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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-08, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A0808 A1 MERCREDI 3LP0101A0808 ZALLCALL 67 01:03:15 08/08/01 B MONTRÉAL MERCREDI 8 AOÛT 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 2 8 4 > 6 8 P A G E S > 6 C A H I E R S 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ Le Dauphin nouveau offrira des films «de qualité » Le clonage humain est en marche Le «docteur Folamour» expose les détails de la procédure scientifique d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Le gynécologue italien Severino Antinori a annoncé officiellement hier à Washington le lancement de son projet de clonage d'un être humain, tandis que l'un de ses collaborateurs a révélé que les préparatifs de cette première tentative mondiale étaient en cours dans deux laboratoires tenus secrets.Le professeur Antinori, que d'aucuns surnomment le « docteur Folamour » de la reproduction, a mis sur pied un consortium privé international de scientifiques afin de cloner le premier être humain à des « fins thérapeutiques ».Cette procédure sera destinée uniquement à « aider les couples stériles », a déclaré le Dr Antinori, lors d'une présentation hier à Washington, devant l'Académie nationale des sciences.Le médecin a exposé les détails de la procédure scientifique mise en oeuvre.Ce sera la même que celle utilisée pour la brebis Dolly: le transfert d'un noyau d'une cellule du corps d'un père ou d'une mère dans l'ovocyte préalablement énuclée d'une femme.Mais cette méthode sera raffinée: le noyau sera inséré successivement dans plusieurs ovocytes pour aboutir à un « reclonage » afin de laisser plus de temps au processus de reprogrammation génétique et diminuer les risques de malformations.L'enfant qui naîtra devrait être en principe une copie génétiquement identique de l'un des deux parents.Le Dr Antinori s'est dit confiant de pouvoir produire un bébé en bonne santé.Un « diagnostic préimplantatoire » sera réalisé afin de s'assurer que « le foetus ne présente pas d'anormalités », a-t-il dit.« Nous espérons que d'ici novembre, nous pourrons commencer le transfert nucléaire, c'est-à-dire le transfert d'un noyau d'une cellule du corps dans l'ovocyte d'une femme dans le but de créer un embryon qui sera implanté dans l'utérus pour commencer une grossesse », avait déclaré auparavant son collaborateur, le Dr Panayiotis Zavos, dans un entretien à la chaîne CNN.Il a précisé avoir recruté 200 couples volontaires dans plusieurs pays.Le Dr Zavos, un andrologue grec chypriote naturalisé américain qui dirige une clinique de traitement de la stérilité à Lexington, dans le Kentucky, a dévoilé que les préparatifs en vue de cette tentative de clonage étaient sur les rails.« Nous avons actuellement deux laboratoires dans lesquels nous travaillons », a-t-il confié sur la chaîne Fox News.Il s'est dit peu préoccupé par l'interdiction totale du clonage humain que le Congrès est sur le point d'adopter, car ces laboratoires ne se trouvent pas aux États-Unis.Selon la presse italienne, l'expérience se déroulera dans un pays méditerranéen non identifié.Quasi unanimes, les scientifiques ont fait part de leur réaction horrifiée face à cette tentative.Voir CLONAGE en A2 STÉPHANIE BÉRUBÉ Le cinéma Dauphin, au coeur du quartier Rosemont, à qui l'on a mille fois prédit une mort imminente, devrait dans quelques jours passer aux mains d'un organisme à but non lucratif qui veut en faire un lieu dédié « à l'excellent cinéma »: du cinéma en français fait au Québec ou ailleurs, mais du cinéma d'auteur et de répertoire « de qualité ».Le groupe qui le reprend veut en faire le pôle culturel du quartier, le rénover, y ajouter une salle de projection et peut-être même élargir les activités de l'établissement.Du théâtre au cinéma Dauphin?Pourquoi pas, dit-on.Le Dauphin nouveau devrait rouvrir ses portes au plus tôt le 17 août, au plus tard le 1er septembre, a appris La Presse hier.Plusieurs films sont déjà au programme, bien que la signature finale du contrat de vente n'est pas encore apposée.Le fait que l'actuel propriétaire, Loews Cineplex Entertainment qui possède la chaîne Cinéplex-Odéon au Québec, se trouve sous la protection de la loi de la faillite a passablement retardé le processus d'acquisition.L'offre d'achat a été déposée le 11 avril dernier par la Corporation de développement économique communautaire Rosemont\u2014 Petite-Patrie ( CDEC ) au nom d'un organisme qui n'était pas encore créé.C'est maintenant chose faite: la Corporation de développement Le Dauphin a tenu la première rencontre de son conseil d'administration hier soir, conseil auquel siègent notamment l'animateur Jean-Pierre Coallier et le réalisateur Philippe Falardeau, tout deux ayant à coeur la survie de ce cinéma de quartier, « le dernier cinéma de quartier », précise le réalisateur de La moitié gauche du frigo.« Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de cinémas de quartier qu'il ne doit pas y en avoir », affirme Jean-Pierre Coallier, qui a de beaux souvenirs du Dauphin.Voir DAUPHIN en A2 PHOTO AP Le Dr Severino Antinori a défendu son projet de cloner le premier être humain à des « fins thérapeutiques », pour « aider les couples stériles », hier à Washington, devant l'Académie nationale des sciences.Cette expérience de clonage débuterait en novembre.Sacré-Coeur maintient ses primes allouées aux médecins des urgences ALEXANDRE S I R O I S L'HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR n'a pas l'intention de cesser d'allouer de généreuses primes aux médecins qui lui prêtent temporairement main-forte aux urgences, ce qui choque leurs collègues des autres établissements hospitaliers montréalais, dont certains ont publiquement dénoncé cette pratique hier.Le chef du département de médecine d'urgence du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, Pierre Désaulniers, ainsi que son collègue Luc Bessette, ont critiqué l'attitude de l'hôpital du Sacré-Coeur.Ils déplorent l'attribution de primes avec d'autant plus de vigueur que la situation de l'établissement s'est améliorée.Non seulement cette mesure est-elle illégale, mais « son existence même met en péril l'équilibre fragile du réseau hospitalier », a écrit le DrP Bessette dans une lettre expédiée lundi au président de la FMOQ, Renald Dutil.Le Dr Bessette explique dans cette missive que l'hôpital du Sacré-Coeur « aura puisé, à terme, plusieurs centaines de milliers de dollars de fonds publics à même son budget et sans l'autorisation du Conseil du Trésor » pour financer les primes en question.L'octroi de primes a été une des solutions préconisées par la direction de l'hôpital du Sacré-Coeur, dès le mois de juin, pour attirer des médecins à ses urgences.On se rappellera que le printemps dernier, plus de la moitié des urgentologues de l'établissement ont démissionné.Il n'en reste que l'équivalent de huit à temps plein, alors qu'il en faudrait 24.Voir SACRÉ-COEUR en A2 Arts et spectacles C1-C6 - télévision C2 Bandes dessinées C7 Bridge E8 Carrières D4, D5 Décès E7 Économie D1-D14 Éditorial A12 Êtes-vous observateur?E3 Feuilleton C7 Forum A13 Horoscope Loteries A2, A8 Monde A10 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces E3 - immobilier E3, E4 - marchandises E4 - emplois E4, E6 - automobile E7, E8 - affaires D5 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 33 > minimum 21 L'état d'urgence décrété à Toronto PC et La Presse TORONTO CONNAÎT une vague de chaleur suffocante qui l'a forcée à décréter l'état d'urgence hier: des édifices possédant l'air climatisé ont été ouverts pour accueillir les personnes incommodées par la chaleur extrême, tandis que les ambulanciers étaient débordés.À Montréal, la situation était moins problématique, mais Environnement Canada a tout de même émis un avis de chaleur et d'humidité accablante en après-midi.Un record de 35 degrés datant de 1947 a été battu.Voir TORONTO en A2 Suivez l'aventure du clonage et le débat qu'il suscite à www.cyberpresse.ca/clonage PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Nicolas Dupuis-Roy, France Landry, Marie-Andrée Taillon et Jérémie Dupuis-Roy se sont joués de l'avis de chaleur accablante qui planait sur la ville hier en faisant trempette dans la fontaine de la place Vauquelin, dans le Vieux-Montréal.Permis du Québec Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 ESPAGNE COSTA DEL SOL 3 semaines à partir de 1 399 $CAN Taxes : 38 $CAN jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com 1098$ à partir de Breezes Costa Verde Breezes Costa Verde La vacances Thaïlande Sol club Coral 1139 $ Sol club las Sirenas 1249 $ Paradisus Varadero 1419 $ 2 sem.à partir de 1 699$can Bali île du paradis 2 sem.en formule tout compris À partir de 2 199$ Taxes 35$ Cuba 2954959A 3LP0201A0808 A2 MERCREDI 3LP0201A0808 ZALLCALL 67 01:04:28 08/08/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 8 A O Û T 2 0 0 1 DEMAIN DANS LA PRESSE Une révolution dans le potager Saviez-vous qu'il existe plus de 100 variétés de laitues?Et pourtant, seule la Iceberg était connue des Québécois il y a une vingtaine d'années.La Boston et la Romaine relevaient alors du mystère.Aujourd'hui, Dieu merci, on trouve de tout.Au Québec, la superficie totale de laitues cultivées en champ représente un territoire de 20 km carrés.C'est la province où il se cultive le plus de laitues, soit près de 70 % de la production totale au pays.C'est d'ailleurs le premier légume que le Québec exporte.Plus du tiers de la production \u2014 Iceberg et Romaine principalement \u2014 est vendue à l'extérieur de la province.À lire demain dans le cahier ACTUEL.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-3-4 > À quatre chiffres : 6-2-7-3 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE CLONAGE Suite de la page A1 La technique du clonage, ont-ils rappelé, connaît des taux d'échec impressionnants chez les animaux, de 95 à 97 %.Elle aboutirait inéluctablement à mettre au monde des enfants souffrant de terribles malformations ou de déficiences mentales.« Il s'agit là d'une technique inefficace et dangereuse qui va conduire à la naissance d'enfants souffrant de malformations », a dit le Dr David Magnus, du centre de bioéthique de l'Université de Pennsylvanie.La brebis Dolly, qui fut en 1997 le premier animal cloné avec succès à partir d'une cellule adulte, est elle-même obèse et présente des signes de vieillissement précoce.« Fausses couches, naissances prématurées ou malformations sont très courantes chez les animaux clonés.On devrait s'attendre aux mêmes échecs pour le clonage humain », a prévenu le « père » de Dolly, le scientifique écossais Ian Wilmut, du Roslin Institute d'Edimbourg.La plupart des clonés nouveau-nés qui survivent à la naissance meurent en général dans les jours ou semaines qui suivent.Selon Rudolf Jaenisch, spécialiste du clonage animal à l'Institut Whitehead de recherche biomédicale, la cause de ces problèmes réside probablement dans une reprogrammation erronée du génome lors du clonage, ce qui entraîne une expression anormale des gènes de l'animal lors de son développement.Le problème, a-t-il souligné, est que cette reprogrammation erronée n'entraîne pas d'altérations génétiques ou chromosomales.Il est donc pratiquement impossible de détecter une quelconque malformation génétique au stade pré-implantatoire ou à celui du foetus.Pour le généticien français Axel Kahn, « techniquement, aujourd'hui, Severino Antinori est incapable de faire naître un bébé cloné, parce que tous les essais pour fabriquer un embryon de primate cloné par la méthode qui a donné naissance à Dolly ont échoué jusqu'à présent ».« Les renseignements biologiques que j'ai m'incitent à croire que personne aujourd'hui n'est capable de le faire.Je pense que des gens ont essayé », ajoute le professeur, également membre du Comité consultatif national français d'éthique.« Cela dit, il n'y a pas d'impossibilité théorique.Un jour, je suis certain qu'on y arrivera ».Pour lui, le médecin italien, motivé par « l'appât du gain », « a des soucis moraux et éthiques extrêmement faibles ou du moins fragiles ».Quant à la Française Brigitte Boisselier, 44 ans, évêque de la secte Raël, elle s'est engagée par écrit en juin, après une inspection de son laboratoire, à ne pas effectuer de recherches sur le clonage humain sans l'accord de la FDA ( l'agence américaine du médicament ), qui interdit le clonage humain.Le premier bébé devait être issu du clonage de cellules du fils d'un avocat américain, mort à 10 mois en septembre 1999.Mais Mark Hunt a annoncé ce week-end qu'il renonçait, après avoir investi près de 500 000 $US dans la construction d'un laboratoire en Virginie-Occidentale.SACRÉ-COEUR Suite de la page A1 « On ne pense pas que c'est plus facile de travailler au CHUM que de travailler à Sacré-Coeur, même si on a beaucoup de respect pour eux et pour ce qu'ils font.On ne croit donc pas qu'il devrait y avoir une rémunération qui les favorise.Deux poids deux mesures, c'était correct pour une crise, pour quelque chose de très aigu et de court », a affirmé le Dr Désaulniers, qui s'est dit irrité par le « maraudage » de l'hôpital du Sacré-Coeur.Le directeur des services professionnels et hospitaliers de l'établissement montré du doigt, Conrad Pelletier, a déclaré qu'il ne savait pas encore quand la mesure controversée prendrait fin.« On a reçu du ministère un mandat: celui de garder nos urgences ouvertes.On a demandé de l'aide, personne n'a pu nous en donner.Le seul moyen grâce auquel on a réussi à obtenir qu'un certain nombre de médecins viennent faire du dépannage ici, c'est en offrant des primes.» « C'est sûr que ça incommode les autres urgences et que ça risque de créer des problèmes ailleurs, a reconnu le Dr Pelletier.Mais l'esprit des primes, ce n'est pas d'attirer ici quelqu'un qui travaille déjà ailleurs.C'est d'inciter les gens à faire plus d'heures supplémentaires qu'ils en auraient fait autrement.» Une stratégie qui porte ses fruits, puisque même des médecins du CHUM auraient effectué quelques quarts de travail aux urgences de l'hôpital du Sacré-Coeur.Le porte-parole des omnipraticiens du Québec, Renald Dutil, a confirmé que « plusieurs médecins » ont déjà exprimé leur mécontentement quant aux primes offertes.« Je ne peux pas m'empêcher de constater que le ministère ( de la Santé ) a toléré depuis tout ce temps la situation ( .) Je suis étonné de l'apathie du ministère face à un tel problème », a dit le Dr Dutil.Au cabinet du ministre de la Santé, Rémy Trudel, on répétait hier que les primes ne sont « toujours pas endossées ni par le ministre, ni par le ministère ».Cela dit, l'inaction dénoncée par le Dr Dutil risque de se prolonger.« Si on sévit à Sacré- Coeur, on va créer un autre problème », a déclaré le porte- parole du ministre, Éric Gamache.Il a précisé que le ministère préfère s'asseoir avec les deux fédérations de médecins concernées pour négocier.TORONTO Suite de la page A1 Il n'est pas exclu que cet avertissement se répète encore aujourd'hui puisque le thermomètre devrait de nouveau franchir la barre des 30 degrés pour une huitième journée consécutive.« La température a même atteint 42 degrés avec le facteur humidex, a mentionné le météorologue Marcel Savard.Nous prévoyons encore du temps chaud pour mercredi ( aujourd'hui ) avec un mercure de 33 degrés.Il n'y a pas de pluie prévue avant vendredi et je ne pense pas que les quantités seront suffisantes pour régler les problèmes que nous connaissons.» L'indice de feu est extrême en forêt et les pelouses jaunies réclament à boire.Mais les précipitations ne seront que de courte durée.Dès samedi, Environnement Canada prévoit que le soleil brillera de nouveau, avec un thermomètre qui devrait cette fois rester près des normales de saison avec un maximum de 25.Ailleurs au pays, les habitants des Maritimes et ceux des Prairies devraient pour leur part connaître un léger répit aujourd'hui, mais aucun soulagement ne se dessine à court terme dans le sud de l'Ontario, où la chaleur accablante et l'humidité ont fait hier que les 35 degrés Celsius ambiants équivalaient à 44 degrés.La Ville de Toronto a mis quatre centres de rafraîchissement à la disposition des Torontois ne disposant pas de la climatisation.Des employés de la Croix-Rouge se sont aussi occupés d'emmener les personnes les plus vulnérables dans des endroits frais.La canicule a incité le maire, Mel Lastman, à déclarer l'état d'urgence: des employés municipaux ont distribué des bouteilles d'eau, des lignes téléphoniques spéciales ont été mises sur pied et les personnes âgées ou handicapées ainsi que les sans-abri ont été invités à prendre des précautions supplémentaires pour se protéger.Le volume d'appels auxquels devaient répondre les services médicaux d'urgence n'a probablement jamais été aussi élevé, a précisé Dean Shaddock, superviseur des services médicaux de la ville, qui ajoutait que la chaleur aggrave les problèmes de santé existants, comme les maladies cardiaques ou respiratoires.« Les gens devraient éviter les activités exigeantes et faire tout ce qu'ils peuvent pour demeurer au frais, a indiqué M.Shaddock.Demeurez dans un milieu climatisé si vous le pouvez, sinon, utilisez des ventilateurs et buvez beaucoup de liquide.Buvez même si vous ne sentez pas la soif.» L'état d'urgence décrété à cause de la chaleur constitue une première à Toronto.Il survient quand les risques de décès attribuables à la chaleur dépassent 90 %, a expliqué le superviseur des soins médicaux de la ville.Lundi, un état d'alerte moindre avait été décrété, le risque de décès se situant entre 65 et 90 %.Depuis le début de l'été, Toronto a vécu au moins 14 jours d'alerte au smog, un phénomène que les experts imputent à la température et à la pollution provenant des États- Unis.2975506A DAUPHIN Suite de la page A1 « J'ai passé mon enfance à ce cinéma, raconte l'animateur.Je faisais mes devoirs vite, vite pour aller au cinéma de la rue Beaubien.» Philippe Falardeau a quant à lui accepté de faire partie de ce conseil d'administration notamment parce que le Dauphin offrira un havre de paix aux cinéphiles qui n'apprécient pas l'environnement typique des grands complexes de cinéma.« Il n'y a presque plus de salles pour le cinéma de répertoire et le cinéma francophone à Montréal, explique Philippe Falardeau.Le cinéma du Complexe Desjardins a fermé ses portes et on n'a jamais vraiment remplacé ces salles- là.» Mario Fortin, qui se chargera de la programmation au Dauphin, affirme que les films présentés seront tous en français: en version originale, traduits ou sous-titrés.Il n'est pas question de présenter un film différent à chaque séance, comme on le fait dans d'autres cinémas indépendants, tel le Parc, par exemple.À moins d'y présenter une rétrospective d'un réalisateur ou d'un acteur en particulier, les films tiendront l'affiche des salles du Dauphin à la semaine, comme dans la plupart des autres salles.Le cinéma québécois trouvera une tribune privilégiée au Dauphin, assure aussi Mario Fortin.D'ailleurs, dit-il, une dizaine de films québécois sont déjà au programme pour l'automne 2001.Et le court métrage?Un genre très intéressant, répond le programmateur.« On n'est fermé à rien », dit-il.La programmation pour l'année 2001-2002 est déjà complétée à 80 %.Plusieurs distributeurs de films se disent ravis de cette nouvelle vocation pour le Dauphin.Sylvain Brabant, de Films Séville, espère pouvoir y présenter des films de qualité et a prévu y mettre à l'affiche en octobre Sous le sable, un long métrage de François Ozon mettant en vedette Charlotte Rampling.K Films Amérique compte déjà y présenter deux films allemands.Le Tunnel, qui est en compétition officielle au Festival des films du monde de Montréal cette année, arriverait au Dauphin le 1er septembre et Une poignée d'herbe serait à l'affiche dès le 17 août, si tout est réglé à temps, bien sûr.Le distributeur Films Tonic manifeste également de l'intérêt pour ce nouveau cinéma.On peut aussi s'attendre à des événements spéciaux.Les gestionnaires pourraient se lier avec les organisateurs d'un des grands festivals montréalais et présenter une programmation spéciale durant l'événement.Des films de jazz pendant le jazz, comme on le fait à la Cinémathèque québécoise, par exemple.La collaboration pourrait même aller jusqu'à présenter une activité dans le parc Molson, situé juste en face du vieux cinéma.Parmi les autres projets de la Corporation de développement Le Dauphin, on veut présenter des discussions entre cinéastes et cinéphiles, un peu comme on le fait au théâtre lorsque les comédiens et concepteurs des pièces rencontrent leur public après une représentation.Un réalisateur québécois pourrait venir dialoguer avec le public après la présentation de son film.Philippe Falardeau trouve l'idée charmante.L'organisme à but non lucratif étudie la possibilité d'ajouter une salle au Dauphin.Le cinéma de la rue Beaubien possède actuellement deux salles: l'une toute petite, de 86 places, et une autre de plus de 500 places.Celle-là pourrait être coupée en deux.On songe également à abaisser le plancher de la plus petite afin de donner de l'ampleur à l'écran.Le groupe espère de plus pouvoir doter le lieu d'équipement multifonctionnel afin de pouvoir présenter d'autres activités culturelles au Dauphin.La Corporation de développement attend que la transaction soit officiellement complétée avant de dévoiler tous ses projets.Aux bureaux montréalais de Cinéplex- Odéon, on confirme que la transaction, déjà approuvée, devrait se conclure ces jours-ci.Il reste maintenant à trouver des fonds publics pour appuyer le projet: le groupe attend toujours des réponses tant du gouvernement provincial que municipal.Au ministère de la Culture et des Communications, on affirme « qu'il s'agit d'un projet très intéressant » et que « le dossier va très bien ».À la Ville de Montréal, on assure que « la Ville est très sensible à ce dossier ».Toujours aucun chèque n'a cependant été déposé dans les bureaux de la CDEC.Vendredi, le maire de Montréal, Pierre Bourque, se rendra justement au cinéma Dauphin dans le cadre de sa tournée des quartiers.Aura-t-il de bonnes nouvelles pour l'organisme? 3LP0302A0808 A3 8 août R 3LP0302A0808 ZALLCALL 67 01:07:11 08/08/01 B ACTUALITÉS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 AOÛT 2001 A3 CANADA 3000 GARDERIES EN MILIEU FAMILIAL Une enquête est ouverte Des millions en rattrapage salarial SÉBASTIEN RODRIGUE LES TENTATIVES de syndicalisation des travailleuses de garderies en milieu familial se poursuivent au Québec, et la mise à niveau salariale espérée par les centrales syndicales coûterait entre 40 et 90 millions à l'État, selon certaines estimations.Depuis un mois, la CSN a déposé six nouvelles demandes d'accréditation, portant leur nombre total à 11.Chaque demande d'accréditation est associée à un Centre de la petite enfance (CPE).Ces organismes administrent les garderies ayant pignon sur rue (« en installation », selon le jargon) et coordonnent celles en milieu familial, avec le financement du gouvernement.De son côté, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), soutient quatre demandes et en annoncerait d'autres à l'occasion de la rentrée scolaire.C'est donc près de 300 éducatrices en milieu familial sur les quelque 9000 que compte le Québec qui tenteraient de former un syndicat.La question salariale se trouve au centre des revendications, mais l'amélioration des conditions de travail est aussi dans la ligne de mire.Selon la CSN, ces travailleuses, qui travaillent en moyenne 60 heures par semaine, ne reçoivent aucun revenu pour les jours fériés ni pour leurs vacances annuelles, comme lors d'une absence pour maternité.Bien qu'elle estime prématuré de chiffrer les revendications salariales, la présidente de la FIPEQ, Sylvie Tonnelier, jugerait acceptable une mise à niveau entre les travailleuses en installations et celles en milieu familial.Le salaire de base d'une éducatrice d'un CPE se chiffre à 10,10 $, alors que celui d'une collègue en milieu familial se situe à 4,69 $, selon la FIPEQ.Une mise à niveau entre les salaires des deux types de travailleuses signifierait donc une dépense annuelle de 93 millions pour le gouvernement provincial.À titre comparatif, une majoration au salaire minimum, qui est de 7 $ l'heure, coûterait environ 43 millions.Au ministère de la Famille et de l'Enfance, les coûts éventuels d'une syndicalisation ne sont pas encore calculés, puisqu'il s'agit de cas isolés, selon l'attaché de presse de la ministre Linda Goupil, Patrik Gilbert.Autant le ministère que les centrales syndicales attendent de voir la décision du Commissaire du travail dans le cas du CPE Rose de Vents de Blainville, qui sera entendu le 10 septembre prochain.Il s'agit de la première tentative de syndicalisation des travailleuses en milieu familial à être évaluée par un commissaire.Les centrales syndicales espèrent faire reconnaître ces éducatrices comme des salariés des CPE en vertu du Code du travail.Le ministère estime pour sa part qu'elles demeurent des travailleuses autonomes.La vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, croit qu'« il est abusif de prétendre qu'elles sont des travailleuses autonomes ».Mme Carbonneau rappelle qu'elles vivent une forme de dépendance envers les CPE si elles veulent bénéficier, entre autres, des subventions du gouvernement.La vice-présidente de la CSN déplore notamment que ces travailleuses reçoivent une subvention moindre que les garderies en installation alors qu'elles déboursent davantage de frais pour leur garderie, selon elle.M.Gilbert rappelle pour sa part que le ministère a mis en place un programme de redressement salarial de 150 millions en plus de 34 millions depuis 1999 pour les garderie en milieu familial seulement.Avec cette enveloppe, le salaire horaire moyen des travailleuses en installation atteindra 16 $ l'heure en 2003, comparativement à 11 $ l'heure en 1999.Les garderies en milieu familial reçoivent quant à elle 17,25 $ par enfant par jour en plus des cinq dollars remis par les parents.Là aussi, le montant est majoré chaque année et il était de 15 $ en 1999-2000.PASCALE BRETON UNE ENQUÊTE est ouverte à la suite de l'incident qu'a connu un Boeing 737 de Canada 3000, forcé de se poser d'urgence en Floride samedi dernier.L'Agence nationale de la sécurité des transports des États-Unis a qualifié l'incident de mineur et n'a pas poussé ses investigations plus loin.C'est donc le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada, dont le mandat est de faire avancer la sécurité du transport aérien au pays, qui a décidé de prendre la relève hier.Le Canada mène une enquête parce qu'il existe une flotte importante de Boeing 737 au pays, a expliqué Julie Hébert, porte-parole du BST.« Le moteur de l'avion sera complètement démonté.Nous voulons savoir la cause exacte de ce qui a déclenché le feu.» Lundi, Canada 3000 a expliqué qu'un résidu d'huile a brûlé sur une boîte d'engrenage, mais ne pouvait dire d'où provenait cette huile.Les 111 passagers qui prenaient place à bord de l'avion en provenance de Cuba avaient demandé au BST d'ouvrir une enquête.Les voyageurs ont formé un comité au lendemain des tristes événements, exigeant de savoir exactement ce qui s'est produit, afin qu'une telle situation ne se reproduise plus.« Ce n'est pas étonnant qu'une enquête soit ouverte et c'est ce que nous demandions.Nous avons vu le moteur qui brûlait, et ce n'est pas normal.Nous allons suivre la situation de très près et prendre les mesures qui s'imposent », a commenté hier Michel Mc Kinnon, porte- parole du comité de passagers.Ce psychologue industriel déplore l'attitude cavalière dont a fait preuve selon lui Canada 3000 à leur égard, affirmant qu'aucune aide n'a été offerte aux passagers.« Certaines personnes sont encore très secouées par les événements.J'ai contacté tous les passagers et nous allons nous réunir prochainement à Montréal pour un « briefing » et voir ce que nous allons faire », a-t-il indiqué.Aux yeux de plusieurs passagers, la compagnie aérienne et les responsables américains en matière de transport ont banalisé l'incident.« Nous avons été très chanceux, c'est effrayant à vivre.Lorsque l'avion a atterri, des ambulanciers ont dit qu'ils étaient sûrs que nous allions nous écraser », a ajouté M.Mc Kinnon Pour l'instant, les passagers laissent retomber la poussière, mais le comité qui les représente compte demander prochainement une rencontre avec un représentant de Canada 3000 pour mettre la situation au clair.« Nous avons de sérieuses questions à leur poser, nous voulons savoir d'où vient le problème d'huile et connaître les causes de l'incendie.Il n'est pas question que des passagers voyagent dans des tombeaux volants.» Le Boeing 737 de Canada 3000 n'est pas le premier à connaître des ennuis mécaniques de la sorte.Pendant la dernière campagne électorale, l'avion qui transportait le premier ministre Jean Chrétien a dû se poser d'urgence à Québec en raison d'un problème de génératrice, tandis que des flammes ont surgi d'un des moteurs de l'avion qui devait amener Stockwell Day et ses troupes, alors que le Boeing était toujours au sol.PORTRAIT Severino Antinori, le gynécologue kamikaze SUZETTE BLOCH Agence France-Presse ROME \u2014 « Mères au-delà de toute limite : c'est mon défi.» Le gynécologue kamikaze italien Severino Antinori, 56 ans, célèbre pour avoir rendu mères des femmes ménauposées et qui veut cloner des bébés, se présente comme un croisé de la fertilité pour justifier des expériences extrêmes.Né à Civitella del Tronto, un petit bourg du versant adriatique des Abruzzes, le Dr Antinori, gynécologue spécialisé dans la fécondation artificielle, a ouvert en 1980 avec son épouse, la biologiste Caterina Versaci, un Centre de recherche associé pour la reproduction assistée (RAPRUI).Dans son bureau cossu de la via Tacito de Rome, tout près de ce Vatican avec lequel il ne cesse de croiser le fer, cet homme massif aux cheveux et à la moustache soignés, désormais gris, a reçu à sa clinique des milliers de couples stériles du monde entier, sur lesquels il a pratiqué des milliers de fécondations in vitro.Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Joseph Ratzinger l'accuse de « vouloir imiter Hitler » depuis qu'il a fait connaître son intention de procéder à un clonage humain.Lui, qui se dit croyant, s'indigne de cette Église « qui défend la vie et s'acharne sur ceux qui veulent faire des enfants » et déclare que la science italienne est « désormais aux mains des « talibans » catholiques.Il a aussi tenté en vain d'investir le terrain politique, en se présentant aux élections régionales de 2000 dans le Lazio sur la liste « Autonomia Liberale », une formation qui milite pour « le droit à la vie ».L'« accoucheur des grandmères » ou, selon ses détracteurs, « celui qui prend les femmes pour un utérus », a pris position contre l'avortement.Depuis décembre 1993, où l'enfantement de jumeaux par une riche femme d'affaires britannique de 59 ans aux mains du Dr Antinori a fait la une des journaux, les annonces- chocs et scand a l e u s e s d u médecin italien se succèdent.Le 18 juillet 1994, Rosanna Della Corte, 63 ans, accouche d'un bébé « pour remplir le vide de sa vie, provoqué par la mort d'un premier fils dans un accident ».Le Dr Antinori entre alors dans le livre Guiness des records et s'attire la réprobation générale de la communauté scientifique et de la société civile.Il assure qu'aujourd'hui que sa technique de fécondation a fait des dizaines de milliers de « grand-mères mères » dans le monde.En octobre 1996, il fait naître des jumeaux éprouvettes grâce à une technique innovatrice, et poursuit ses expériences extrêmes dans une tentative de repousser encore plus les frontières de la fertilité.Puis, en mars 2001, il fait un pas supplémentaire et annonce qu'il clonera 50 bébés en Israël.Mais Israël rappelle que le clonage est interdit sur son territoire.Le gynécologue apprenti-sorcier, grand amateur de médias, réitère en ce mois d'août son intention de cloner des bébés, et soutient avoir recruté 200 couples volontaires.« Je ne ferai pas des enfantsphotocopies ; je rendrais heureux des milliers de couples », assuraitil hier avant de s'envoler pour Washington, où il devait exposer son projet à l'Académie nationale des sciences américaine.Photo AFP Severino Antinori Photo AFP Une crème contre lesdégâtsdu soleil Bonne nouvelle pour ce résidant de Chicago, qui profitait hier du beau temps pour se dorer la peau aux abords du lac Michigan : des chercheurs américains ont mis au point une crème expérimentale qui pourrait réparer certains dégâts causés par le soleil et réduire les risques de cancer de la peau.La lotion contient un enzyme qui répare l'ADN endommagé par le soleil.Déjà connue des scientifiques pour sa faculté à réparer l'ADN, support des gènes, l'enzyme bactérienne « T4 endonucléase V » a été introduite dans des liposomes, des bulles de graisse microscopiques capables de pénétrer l'épiderme.Si cette crème miracle devait être commercialisée, elle ne permettra pas pour autant d'aller rougir au soleil de manière inconsidérée.La Ville de Nicolet coupable de discrimination À 39 ans, il était « trop vieux » pour devenir policier à temps plein CHRISTIANE DESJARDINS LE TRIBUNAL des droits de la personne vient de condamner la Ville de Nicolet à verser plus de 40 000 $ à un policier qui occupait un emploi à temps partiel depuis neuf ans et s'était vu refuser un poste à temps plein parce qu'à 39 ans, il était jugé trop vieux.Pis encore : après avoir porté plainte à la Commission des droits de la personne, le policier Pierre Boisvert n'a plus jamais été rappelé pour travailler à Nicolet.C'est en 1981, à l'âge de 24 ans, que M.Boisvert a obtenu son diplôme en technique policière.En 1984, il commence à travailler comme garde chez Sécur, puis il y obtient un poste régulier un an plus tard.En 1988, parallèlement à ce travail de 40 heures par semaine, il commence à travailler comme policier- pompier surnuméraire pour la Ville de Nicolet.Il offre ses fins de semaines, congés fériés et vacances comme périodes de disponibilité.M.Boisvert cumule fidèlement ces deux fonctions pendant des années.En novembre 1996, au fait de l'ouverture de postes permanents de policiers en raison de la restructuration des services, il s'informe de ses chances auprès du directeur de la Sécurité publique de Nicolet, Gilles Roy.Celui-ci lui répond qu'il a peu de chances, parce qu'à 39 ans, il est trop âgé.Il pose tout de même sa candidature, mais n'obtient aucun des deux postes affichés, qui échoient plutôt à des candidats de 22 et 28 ans.Le comité de sélection avait reçu environ 60 candidatures.Il est à noter que tous les postulants de plus de 30 ans ne recevaient aucun point (sur une possibilité de cinq) dans la catégorie « âge » de la grille d'évaluation.En mai 1997, M.Boisvert porte plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.La Ville de Nicolet en est informée, et, dès lors, il n'est plus jamais rappelé pour travailler, même si, à la demande des autorités, il les avise par écrit de ses disponibilités.Lors du procès, la Ville de Nicolet s'est défendue en disant que ce n'est pas l'âge de Boisvert qui a été considéré, mais ses compétences.Pourtant, en mars 1997, alors que Boisvert voulait tenter sa chance pour un poste de policier à Shawinigan, le directeur de la Sécurité publique de Nicolet n'avait pas hésité à lui rédiger une élogieuse lettre de référence.Au terme de l'audience, le Tribunal des droits de la personne en est venu à la conclusion que la Ville de Nicolet avait porté atteinte au droit à l'égalité de M.Boisvert, et qu'elle avait usé de représailles contre lui en ne lui offrant plus de travail comme surnuméraire après le dépôt de sa plainte.La présidente du tribunal, Michèle Rivet, a en conséquence condamné la Ville à payer des dommages moraux et punitifs, ainsi que des dommages matériels pour le salaire perdu en raison des représailles.Lors du procès, Boisvert a indiqué que, dans cette affaire, il s'était senti « comme un citron qu'on jetait après en avoir extrait tout le jus ».Aujourd'hui, il occupe toujours son emploi à Sécur et n'a plus travaillé comme policier. 3LP0402A0808 A4MERCREDI 3LP0402A0808 ZALLCALL 67 01:07:18 08/08/01 B Carburer à l'éthanol de maïs: aucun avantage Ce n'est pas un combustible «vert», affirme un scientifique américain, études à l'appui JUDITH LACHAPELLE MÊME SI les gouvernements en subventionnent largement la production, il n'y a aucun avantage à produire de l'éthanol à partir du maïs, répète David Pimentel, chercheur à l'Université Cornell dans l'État de New York.Le scientifique vient de publier une nouvelle étude qui démontre encore une fois que l'éthanol n'est pas le combustible « vert » que l'on pourrait penser.En fait, la production d'éthanol à partir du maïs demande plus d'énergie que le combustible peut en fournir.L'éthanol est un carburant obtenu avec de l'alcool fabriqué avec du maïs.Moins polluant que le gazole (fabriqué à partir du pétrole) lorsque brûlé, il est utilisé comme additif dans l'essence pour la rendre plus propre.Par contre, en tenant compte de tout le processus de production du carburant, depuis l'utilisation de pesticides dans les champs jusqu'à l'essence brûlée par les moissonneuses, l'éthanol ne seraient plus si écolo que ses partisans le voudraient.« J'aimerais pouvoir dire que j'ai trouvé des avantages, mais je dois admettre que non, je ne vois aucune raison d'utiliser du maïs pour produire de l'éthanol », a expliqué hier au téléphone le professeur Pimentel.Ses résultats sont publiés dans l'édition de septembre de l'Encyclopedia of Physical Sciences and Technology.Selon son analyse, la production de 328 gallons d'éthanol nécessitera 1000 gallons de combustibles fossiles, de l'ensemencement à la moisson.L'étape de la distillation gobera encore de l'énergie pour séparer les 8 % d'alcool des 92 % d'eau après la fermentation des grains.Comme au Québec le printemps dernier, le débat fait rage aux États- Unis sur la pertinence d'augmenter la production d'éthanol à partir du maïs.En juin, l'administration Bush a demandé à la Californie d'utiliser l'éthanol comme additif dans l'essence en faisant valoir que sa combustion était moins polluante que celle du gazole.Des critiques ont accusé le gouvernement de détourner des fonds dévolus au transport vers l'agriculture.Des études ont également démontré que la hausse de la demande d'éthanol faisait grimper les prix du maïs.« Je suis certain que sans subvention, l'industrie ne pourrait survivre », dit M.Pimentel.Le Brésil, mentionne le professeur, a laissé tomber la production d'éthanol après analyse.Les États- Unis n'en sont pas arrivés à la même conclusion.« Mais il y a des influences politiques ici ! Il y a de grosses corporations qui font beaucoup de sous et qui obtiennent probablement 60 % et plus des subventions.Ils font de généreuses contributions aux politiciens.Si les fermiers voyaient un peu la couleur de cet argent, je serais un peu plus heureux.Mais l'argent va aux grosses entreprises.» Au Québec, la construction d'une usine d'éthanol à Varennes a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part des ingénieurs du gouvernement du Québec.« Les hypothétiques gains environnementaux dus à l'éthanol dans l'essence ne pourront jamais compenser la pollution occasionnée par la culture du maïs », soulignaient-ils en novembre dernier.David Pimentel indique que la production de maïs érode le sol 12 fois plus vite qu'il peut se régénérer.Les détracteurs de l'éthanol considèrent le maïs comme un resquilleur qui occupe des terres dont les cultures pourraient servir à la consommation humaine.Selon les calculs de David Pimentel, une automobile américaine parcourt en moyenne 10 000 milles par an.Si elle n'utilisait que de l'éthanol comme carburant, la surface de maïs qu'il sera nécessaire de cultiver pour étancher sa soif pourrait servir à nourrir sept personnes.Et si toutes les voitures américaines ne roulaient que sur l'éthanol, 97 % du territoire américain devrait être transformé en champ de maïs ! « Les carburants alternatifs peuvent jouer un rôle dans les problématiques de pollution atmosphérique, mais ça sera un rôle marginal », croit Steven Guilbeault de Greenpeace.L'avenir de ces carburants se trouve peut-être du côté des biomasses, dont les carburants fabriqués à partir des déchets forestiers.Mais il est illusoire, selon l'environnementaliste, de penser venir à bout de la pollution engendrée par les véhicules seulement en changeant de carburant.« Même si on trouvait demain matin une façon de doubler l'efficacité énergétique des voitures, ou un carburant alternatif qui réduirait de moitié les émissions polluantes, si le nombre de voitures double sur nos routes, il n'y a pas de gain net.Le parc automobile continue d'augmenter et il n'y a aucune mesure en place pour essayer de le plafonner.» La productionde maïs érode le sol 12 fois plus vite qu'il peut se régénérer Une coalition affronte toujours le tribunal de l'ALENA SÉBASTIEN RODRIGUE EN DÉPIT des engagements pris récemment par les ministres canadien, mexicain et américain responsables du commerce international, une coalition canadienne maintient sa contestation juridique pour obtenir une meilleure transparence du tribunal d'arbitrage de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) au nom de la liberté de la presse et de la liberté de parole.La coalition formée par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Démocratie sous surveillance, a déposé une requête devant la Cour supérieure de l'Ontario en mai dernier afin de contester le huis clos lors de l'arbitrage de différends commerciaux entre des compagnies étrangères et le gouvernement canadien, en rapport avec le chapitre 11 de l'ALENA.Ce chapitre oblige le Canada, le Mexique et les États-Unis à accorder aux investisseurs étrangers le même traitement qu'aux entreprises locales.Il permet également à une corporation privée mexicaine ou américaine de poursuivre le Canada si elle s'estime lésée par une décision gouvernementale.Pour la coalition, l'ALENA est anticonstitutionnel au Canada parce que le huis clos imposé lors de l'arbitrage des causes contrevient aux droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés.« Les décisions (du tribunal) affectent les citoyens et ses travaux doivent être publics », affirme Robert Fox, directeur des communications du SCFP.La coalition souhaite notamment que les journalistes puissent entendre les arbitrages.Dans les faits, les règles du tribunal d'arbitrage de l'ALENA respectent celles édictées par l'International Centre for Settlement of Investment Disputes (ICSID), un organisme issu de la Banque mondiale.Ce centre trouve également les trois juristes pour arbitrer le litige entre un gouvernement et l'investisseur.Le principe du huis clos qui déplaît à la coalition émane donc de cet organisme.Avant le début des travaux d'arbitrage, une des parties concernées peut exiger le huis clos, ce qui se passe la plupart du temps.Davantage de transparence Lors de la dernière réunion de la Commission de l'ALENA la semaine dernière, le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, le représentant au commerce des États-Unis, Robert Zoellick et le secrétaire à l'Économie du Mexique, Luis Ernesto Derbez, ont signé à Washington une entente afin de rendre plus transparent le processus de règlement des différends.En vertu de cette entente, les documents du tribunal seront dorénavant rendus publics une fois les décisions rendues, sauf ceux pouvant nuire à la compétitivité de l'entreprise et d'autres gardés secrets en vertu de la protection de la propriété privée.Ces modifications ne satisfont pas la coalition qui poursuit toujours ses représentations judiciaires.La coalition se dit déçue que le public soit informé de la décision du tribunal après coup seulement.« Si on ne peut pas suivre un arbitrage, on ne peut pas connaître la défense du gouvernement ni s'il agit de façon responsable », indique M.Fox.Un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) a déclaré à La Presse que le gouvernement canadien demandait systématiquement que les audiences soient publiques, mais que les compagnies impliquées refusaient.Le Canada tenterait de convaincre ses vis-à-vis nord-américains, mais ceux-ci restent tièdes par rapport à des audiences publiques, dit-il.La contestation du chapitre 11 est devenue le cheval de bataille de nombreux groupes écologistes affirmant que cette disposition de l'ALENA empêche le gouvernement de renforcer ses lois liées à l'environnement.D'ailleurs, le Sierra Legal Fund, une organisation spécialisée en droit de l'environnement, fournit des services juridiques à la coalition.Les groupes antimondialisation contestent eux aussi le caractère secret des procédures du chapitre 11, craignant que cette pratique soit étendue à tout le continent avec l'adoption de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Tout comme les écologistes, ils soulignent que le chapitre 11 a eu des effets sur les politiques canadiennes.En 1995 par exemple, le gouvernement canadien a abandonné l'interdiction d'exportation de déchets toxiques après que la compagnie américaine S.D Myers ait lancé une poursuite en vertu du chapitre 11.Au total, trois cas impliquant le gouvernement canadien sont en cours, soit ceux concernant les compagnies américaines S.D.Myers, Pope & Talbot et UPS.SOLDSES O U V E R T S 5 , 1 2 E T 1 9 A O Û T P A R I S P a r i s L o n d r e s B r u x e l l e s B a r c e l o n e G e n è v e N e w Y o r k M i l a n T o k y o w w w .r o c h e - b o b o i s .c o m CHANGEMENT DE DÉCOR JUSQU'AU 1 9 AOÛT LES SOLDES ENTRENT EN SCÈNE CHEZ ROCHE-BOBOIS.VOUS ALLEZ ÊTRE AUX PREMIÈRES LOGES POUR PROFITER DE PRIX EXCEPTIONNELS SUR LES SALONS CUIR OU TISSU, CHAMBRES, SALLES À MANGER, AINSI QUE SUR LES PETITS MEUBLES, TAPIS ET ACCESSOIRES.ALORS DÉPÊCHEZ-VOUS LE RIDEAU RETOMBE LE 19 AOÛT.2976831A Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes VENTE D'ÉTÉ Vous allez dans le Sud cet hiver?Restez au frais avec les vêtements Tilley en coton.Ces vêtements confortables, offerts dans un arc-en-ciel de couleurs et en versions pour hommes et pour femmes, sont conçus pour un confort total.Le fini légèrement gaufré du tissu vous garde au frais et accélère l'évaporation de la sueur.Une création Tilley, fabricant des meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde.Pour combattre la chaleur avec brio 1050, av.Laurier O.Montreal (514) 272-7791 Faites le 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E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 8 A O Û T 2 0 0 1 A 5 CANADA APEC 97 Le rapport Hughes livré dans la confusion L'ex-juge suggère une refonte de la Commission des plaintes L'opposition veut une GRC moins soumise ISABELLE RODRIGUE Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Les recommandations du commissaire Ted Hughes sur les agissements de la GRC lors du sommet de l'Asie-Pacifique (APEC) alimenteront vraisemblablement les débats de la rentrée parlementaire à Ottawa.Tour à tour, hier, les partis de l'opposition ont déclaré que l'automne sera l'occasion, pour eux, de demander des modifications législatives visant à limiter l'ingérence politique dans le travail de la GRC.« Nous insisterons sur cette recommandation, d'autant plus qu'il faut faire vite pour la planification du G-8 qui se tiendra l'an prochain en Alberta.Il y a urgence pour éviter que le même genre de situation ne se reproduise », mentionne Pierrette Venne, critique des affaires du Solliciteur général pour le Bloc.La version anglaise du rapport du commissaire Hughes a finalement été rendue publique hier matin.Le rapport avait été le sujet d'une fuite dans les médias, la veille.Parmi ses recommandations, M.Hughes mentionne que la GRC devrait exiger une codification qui définirait l'indépendance de la GRC dans l'exercice de ses fonctions face au gouvernement.Mme Venne affirme que son parti sera prêt et demandera, dès la rentrée, une législation à cet effet.Par ailleurs, le Bloc québécois se dit satisfait dans l'ensemble du rapport du commissaire Hughes.« C'était ce qu'on demandait.On voit que le commissaire Hughes dit bien que certains agents ont cédé à l'influence et à l'intrusion inappropriée du gouvernement.C'est ce qu'on soutenait depuis le début », poursuit la députée Venne.Le Nouveau parti démocratique (NPD), pour sa part, ne lâche pas le morceau et dit vouloir faire la lumière sur cet aspect.Le NPD déclare également vouloir proposer une loi pour « clarifier plus précisément le rôle entre le gouvernement et la GRC ».Quant au chef du Parti conservateur, Joe Clark, il entend demander que le rapport du commissaire soit déposé devant le Parlement afin que des changements puissent être apportés dans le travail des agents de la GRC.Presse Canadienne VANCOUVER \u2014 La remise du rapport de l'ex-juge Ted Hughes sur le Sommet de l'APEC a été à l'image des événements survenus à Vancouver, en 1997 : elle s'est déroulée dans le chaos et la confusion.Le rapport de M.Hughes, qui devait être rendu public hier, a été accidentellement livré par messagerie un jour trop tôt aux médias québécois, et les autorités fédérales ont été prises de court en constatant la chose, lundi soir.« Nous croyons sincèrement qu'il s'agit d'une erreur humaine commise de bonne foi », a déclaré, visiblement mal à l'aise, Célyne Riopel, la porte-parole de la commission, hier.Le rapport, rédigé pour la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada, conclut que la police a violé les droits des manifestants, et que les policiers n'ont pas respecté les normes de compétence, de professionnalisme et d'efficacité auxquelles on est en droit de s'attendre.Il aborde aussi le sujet de l'indépendance de la GRC, et la façon dont un des bras droits du premier ministre Jean Chrétien, Jean Carle, a tenté d'influencer le travail de la police au sommet.Une refonte s'impose Selon l'avocat Kevin Woodall, qui représente 44 officiers de la GRC impliqués dans les mesures de sécurité au sommet, les toutes dernières heures ont reflété fidèlement la façon dont les choses se sont déroulées tout au long du processus d'audience de la commission Hughes.La confusion et les contretemps qui ont affligé l'enquête, ainsi que les dépenses qu'elle a entraînées, ont d'ailleurs amené M.Hughes à suggérer que la Commission des plaintes du public avait besoin d'une sérieuse refonte.Par ailleurs, M.Hughes recommande que l'indépendance de la GRC par rapport au gouvernement soit réitérée, au moyen d'un code clair.Le rapport de M.Hughes conclut que le gouvernement fédéral n'a pas « ouvertement ou subtilement » dit à la GRC de réprimer les manifestants.Mais il souligne un incident au cours duquel M.Carle, attaché au cabinet du premier ministre, ainsi qu'un fonctionnaire chargé de la coordination du sommet, ont demandé à la GRC de vider un terrain des manifestants qui s'y trouvaient.« J'ai la conviction que, dans ce cas, le gouvernement fédéral, par l'intermédiaire du cabinet du premier ministre, s'est ingéré de manière inappropriée dans une opération de sécurité de la GRC », écrit M.Hughes.Au cabinet du premier ministre, hier, on se refusait à tout commentaire, et on renvoyait les appels au bureau du solliciteur général, Lawrence Mac Aulay.Celui-ci s'est contenté de diffuser une brève déclaration dans laquelle il affirme qu'il attend le rapport final, lequel inclura une réponse de Shirley Heafey, la présidente de la Commission des plaintes.Une porte-parole du solliciteur Mac Aulay, Athana Mentzelopoulos, a refusé de commenter directement les critiques soulevées par M.Hughes.Selon elle, le rapport reconnaît que « les discussions entre la GRC et divers représentants du gouvernement, pour ce type d'opérations de sécurité, sont raisonnables et prévisibles.» L'avocat des 44 policiers de la GRC ne se dit pas surpris par le rapport.Selon Me Woodall, les manchettes des derniers jours ne disent pas toute la vérité.« La vérité, c'est que la GRC a été accusée d'avoir comploté avec des membres du gouvernement pour porter délibérément atteinte aux droits des citoyens, et qu'elle a été exonérée de tout blâme », a-t-il dit.Les quelques cas de violations des droits constitutionnels n'étaient pas le résultat d'actes délibérés de la part des policiers, mais de problèmes de planification, a-t-il assuré.Photo PC L'ex-juge Ted Hughes, signataire du rapport sur les événements du sommet APEC 97, a été croqué par le photographe, aux audiences de la Commission des plaintes du public, vendredi dernier à Vancouver.2978035A Beautyrest Pillowtop Sans Rotation NOUVEAU CARREFOUR LANGELIER (514) 254-3636 3LP0601A0808 A-6 mercredi 3LP0601A0808 ZALLCALL 67 01:04:03 08/08/01 B Des élections dans quatre circonscriptions cet automne Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les électeurs de quatre circonscriptions du Québec seront bientôt appelés aux urnes afin d'élire un député à l'Assemblée nationale.On s'attend à ce que le scrutin soit déclenché fin août pour un scrutin tenu le 1er octobre.Les quatre circonscriptions \u2014 Jonquière, Labelle, Laviolette et Blainville \u2014 ont une solide tradition d'élire des députés du Parti québécois, mais elles ne sont pas à l'abri d'une surprise, du genre de celle qui a permis aux libéraux de ravir le comté de Mercier au PQ, le printemps dernier.Dans Jonquière, sans député depuis la démission de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, le Parti québécois tiendra son assemblée d'investiture le 20 août prochain.Deux candidats sont en lice : Nicole Racine, une retraitée de la Banque Nationale et Raymond Bégin, un physicien à l'Université du Québec de Chicoutimi.Du côté libéral, le parti de Jean Charest sera représenté par une avocate, Françoise Gauthier.Dans Laviolette (Mauricie), sans député depuis la démission de Jean-Pierre Jolivet le printemps dernier, quatre candidats se sont montrés intéressés à être le porte-étendard du parti ministériel.Le ministre Jacques Léonard a démissionné lui aussi au printemps pour causer une vacance dans la circonscription de Labelle (Hautes-Laurentides).Enfin, dans Blainville (Basses-Laurentides), c'est le ministre des Sports et ancien président de Tennis Canada, Richard Legendre, qui tentera de faire son entrée à l'Assemblée nationale, en bénéficiant de la récente démission de la députée péquiste sortante Céline Signori.Son adversaire libérale sera choisi au cours d'une assemblée qui se tiendra le 13 août.Aucun nom n'a circulé officiellement jusqu'à maintenant, dans cette circonscription où la majorité péquiste atteignait presque 8000 voix au dernier scrutin.Le ministre Gilles Baril, responsable des quatre élections pour les ministériels, a déclaré hier que « des élections complémentaires sont toujours difficiles ».Qui est vraiment à blâmer pour la déportation des Acadiens?Presse Canadienne FORT KENT, Maine \u2014 Un historien américain contredit la version officielle sur la déportation des Acadiens, survenue en 1755.Selon Roger Paradis, professeur d'histoire à l'Université du Maine, à Fort Kent, les autorités anglaises locales, y compris le gouverneur militaire Charles Lawrence, ne sont pas à blâmer pour ce véritable exemple d'épuration ethnique.Il faut plutôt s'en prendre au gouvernement britannique, à Londres.M.Paradis soutient avoir mis la main sur un document expédié à Londres en 1758, lequel évalue les coûts de transport des navires et donne des instructions aux gouverneurs des colonies britanniques.Selon la version officielle des événements, le déportation des centaines de colons français de ce qui allait devenir le Nouveau- Brunswick et la Nouvelle-Écosse, ainsi que l'expropriation de leurs terres, en 1755, ont été décrétés par le gouverneur militaire Charles Lawrence et le conseil local.« On nous demande de croire que Lawrence, de son propre chef, et sans savoir s'il réussirait, prendrait une telle initiative », dit M.Paradis.Mais cela paraît improbable, selon lui, compte tenu des coûts de transport sur des bateaux, qu'il évalue à quelque 100 000 livres anglaises, une somme considérable pour l'époque.« Il n'avait pas d'argent et les bateaux n'auraient pas fait le voyage pour rien », ajoute M.Paradis.L'historien fonde son hypothèse sur une facture portant sur les coûts de transport des Acadiens envoyée à Londres en 1758, ainsi que sur une circulaire envoyée aux autres gouverneurs militaires de la région indiquant la participation de Londres dans ces événements.EN BREF Pour ou contre le bouclier antimissile?LE PARTI CONSERVATEUR et les dissidents de l'Alliance canadienne ont discuté du projet de bouclier antimissile avec des spécialistes, hier, mais sans la présence de représentants du Bloc québécois ou du Nouveau parti démocratique (NPD).Ces deux formations politiques ont décidé de ne pas répondre à l'invitation lancée par le chef du Parti conservateur, Joe Clark.Le NPD n'y voit rien de moins que le premier pas d'une tentative pour créer une coalition entre les partis politiques.« Je pense que c'est clair.C'est seulement une stratégie de Joe Clark pour vouloir encore ramasser les forces à droite.Nous avons refusé l'invitation parce que nous ne sommes pas intéressés à encourager l'augmentation des partis de droite », mentionne Alexa Mc Donough, chef du NPD.Cette dernière indique aussi que son parti a pris une position sans équivoque sur le sujet.« Nous disons non au projet de défense antimissile », indique-t-elle.Mondialisation et marijuana Les jeunes libéraux se pencheront sur les enjeux de la mondialisation lors de leur congrès annuel qui se tiendra à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, en fin de semaine.Ils discuteront de libreéchange, d'environnement et de la place du Québec sur la scène internationale et d'un sujet beaucoup plus controversé : la légalisation de la marijuana.Une proposition en ce sens, mise de côté faute de temps l'an dernier, ressurgit cette année.Elle propose que « la marijuana soit légalisée pour utilisation dans des lieux privés seulement par des personnes de 18 ans et plus ».Consciente du risque politique que ferait courir au PLQ une position aussi avant-gardiste, la présidente de la Commission jeunesse du PLQ, Isabelle Mérizzi, n'est pas prête à l'appuyer. 3LP0701A0808 A6MERCREDI 3LP0701A0808 ZALLCALL 67 01:00:59 08/08/01 B Cancer du sein: parfois 12 semaines avant un diagnostic Rajeunir la voix ANDRÉ NOËL QUE FONT 1100 spécialistes de la parole et de l'écoute quand ils se rencontrent ?Ils se parlent et s'écoutent.Hier, ils étaient tout ouïe lorsqu'une spécialiste leur a fait part des dernières recherches sur un phénomène mal connu : le vieillissement de la voix.Comme la peau et les os, la voix vieillit avec le temps, a expliqué Lorraine Olson Ramig.Pourtant, avec quelques exercices, il est possible de lui redonner un bain de jouvence.Bien sûr, il existe des problèmes de santé plus criants, a commenté Louis Beaulieu, président de l'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec, qui accueille le 25e congrès de l'Association internationale de logopédie et de phoniatrie à Montréal cette semaine.« Mais la santé, ce n'est pas seulement l'absence de maladie, souligne-t-il.C'est le bien-être.Or la capacité de bien se faire entendre fait partie de la qualité de la vie.» Mme Ramig, de l'Université de Colorado- Boulder, croit que la perte de la voix handicape des millions de personnes âgées.Avec le temps, la voix devient grave chez les femmes, et plus aiguë chez les hommes.Plusieurs personnes âgées doivent répéter souvent pour se faire comprendre.La communication devient encore plus difficile du fait que 40 % d'entre elles ont de surcroît des difficultés à entendre.« La population âgée est le segment de la population qui augmente le plus, fait remarquer Mme Ramig.Cela dérange les gens quand leur peau se ride ; cela les dérange aussi lorsque leur voix s'enroue et faiblit.Ce phénomène contribue à la perte de l'estime de soi.Une voix forte et claire est associée à une personnalité forte.Une voix chevrotante est associée à un caractère faible.» Avec la vieillesse, les muscles du larynx se relâchent.Les cordes vocales s'atrophient.La bouche, la langue, le voile du palais ramollissent.Dans certains cas, des nodules s'installent sur les cordes.La voix devient rocailleuse.Quand on chante comme Tom Waites, une voix éraillée comporte un certain charme.Sinon, elle est synonyme de mauvaise santé.Une voix claire et forte va souvent de pair avec une bonne forme physique et physiologique.Elle est une des premières affectées par la cigarette, l'alcool ou une mauvaise qualité de l'air.La bonne nouvelle, c'est qu'on peut entretenir sa voix en gardant la forme.Et surtout, ceux qui ne souffrent pas de troubles neurologiques graves peuvent lui redonner de la vigueur à l'aide de divers exercices.Mme Ramig a présenté une vidéo, hier, montrant une sexagénaire à la voix abîmée.Au bout d'une quinzaine de séances de formation animées par des spécialistes, sa voix est devenue harmonieuse.Selon la spécialiste, plus d'un millier de centres offrent des programmes de « remise sur la bonne voix » aux États-Unis.Mais au Québec ces centres sont très rares, a déploré M.Beaulieu.« Quelques grands hôpitaux de la région montréalaise offrent des services d'orthophonie, mais ils font très peu de prévention, ajoute-t-il.Les 900 orthophonistes du Québec éteignent des feux : ils sont accaparés par les besoins urgents des enfants ou des patients qui ont subi des accidents cardiovasculaires.Le Québec accuse un retard important en prévention, si on se compare aux États- Unis et à l'Europe.» Selon M.Beaulieu, plusieurs enseignants doivent prendre des congés parce qu'ils perdent la voix.Une situation qu'ils pourraient éviter en suivant eux-mêmes des cours.Quant aux personnes âgées, la perte progressive de la voix a quelque chose de très déprimant, souligne-t-il.« Quand on vieillit, la communication orale est souvent un des rares plaisirs qui reste.La capacité de parler est la fonction la plus probante de l'être humain.Quand les gens ont de la difficulté à se faire entendre, ils cessent petit à petit de parler.Ils perdent leur réseau de contacts et s'isolent.La rencontre, qui a attiré des participants d'une cinquantaine de pays au Palais des congrès, porte sur plusieurs autres thèmes, notamment les aspects psychosociologiques de l'aphasie (perte de la parole ou de la compréhension du langage à la suite d'une lésion du cortex cérébral), les implants cochléaires (à distinguer des appareils auditifs qui ne sont pas implantés), le multilinguisme, le bégaiement, la dysphasie (retard important du langage chez l'enfant).« La liste est longue », prévient M.Beaulieu.Comme bien des congressistes, les spécialistes de la parole doivent faire attention de ne pas succomber à des attaques de parlote aiguë.Presse Canadienne TORONTO \u2014 Des Canadiennes doivent parfois attendre jusqu'à trois longs mois pour savoir si elles ont le cancer du sein après avoir eu un résultat anormal lors d'un test de dépistage, affirme une nouvelle étude.Seulement cinq pour cent environ des femmes ayant eu des résultats de test anormaux sont diagnostiquées comme cancéreuses.Mais l'attente du diagnostic peut être atroce, affirme le rapport, publié cette semaine dans le Journal de l'Association médicale canadienne.« Le fait de se demander « ai-je le cancer ou pas ?» engendre beaucoup d'angoisse », commente le docteur Ivo Olivotto, chercheur principal pour ces travaux.Le rapport est basé sur l'analyse de données remontant à 1996, données qui ont été utilisées pour instituer des normes nationales sur le délai souhaitable pour qu'une femme reçoive les résultats de ses différents tests.Ces périodes d'attente souhaitables ont été adoptées à l'échelle nationale en 1999.Mais selon le Dr Olivotto, qui est associé à l'Université de Colombie-Britannique, les délais n'ont pas été réduits de manière significative depuis 1996 \u2014 sauf là où les responsables médicaux ont délibérément entrepris d'apporter des améliorations au processus de diagnostic.« Nous observons de longs délais pour les femmes de toutes les provinces », dit-il.Certaines femmes reçoivent leur diagnostic en deux semaines, d'autres doivent patienter pendant plus de 12 semaines.L'étude a porté sur les délais d'attente qu'ont connus 14 000 femmes de Terre- Neuve, Nouvelle-Écosse, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique.Le rapport conclut que l'atteinte des délais proposés comme normes nationales en 1999 représenterait un progrès significatif par rapport à 1996, mais que cela constitue tout de même une longue période d'attente.Selon ces normes, 90 % des femmes devraient recevoir leur diagnostic moins de sept semaines après leur test de dépistage initial \u2014 ce qui semble « terriblement long », admet le Dr Olivotto.Le spécialiste précise que plusieurs provinces ont pris des mesures pour raccourcir cette période d'attente, mais qu'il reste encore beaucoup à faire.Le cancer du sein est le cancer le plus commun chez les Canadiennes.Le nombre de cas de cancer du sein ne cesse d'augmenter depuis 1984 au pays.L'an dernier, 19 200 Canadiennes ont reçu un diagnostic de cancer, et 5500 sont mortes de la maladie.UV A NOUVEAU MAGAS N MAGASIN Spécialiste Apple Centre de service autorisé Chuuut! Gardez ça pour vous.Centre-ville - B.Mac/Dessie : 463, rue Sainte-Catherine Ouest, 2e étage (514) 842-2571 Montréal : 5580, rue Paré (514) 738-9955 Laval : 2600c, boul.Daniel-Johnson (450) 688-4966 \u2020 Jusqu'à épuisement des stocks.Apple, le logo Apple, G4 et i Mac sont des marques déposées de Apple Computer Inc.Moniteur La Cie 19 po Electron II blue (réusiné) 59999 $ iMac400 MHz 119999 $ iMac500 MHz 141999 $ iMac600 MHz 186999 $ G4466 MHz 184999 $ Venez, téléphonez ou visitez notre site www.bmac.ca 2975470A 2159, rue Sainte-Catherine Est Montréal H2K 2H9 Métro Papineau Tél.: (514) 524-1106 www.lacordee.com 2968386A Solde de pianos Directement du manufacturier de New-York Théâtre Maisonneuve, Place des Arts 2 jours seulement Rabais exceptionnels 0 $ comptant 10 ans de crédit Pianos droits ou à queue Vu la nature unique de cet événement vous pouvez prendre un rendez-vous pour jeudi 9 ou vendredi 10 août afin de choisir d'avance votre piano en privé.Téléphonez-nous au : (514) 482-5304 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dimanche.Aucune autre promotion ne peut être jumelée à celle-ci.Soldes 6255, rue St-Hubert, MONTRÉAL (514) 273-7711 2020, rue University, MONTRÉAL (514) 845-7296 2300, boul.le Corbusier, LAVAL (514) 382-6870 Agence France-Presse CRAWFORD \u2014 Le Président George W.Bush a affirmé hier qu'il préfère la chaleur étouffante du Texas à la fièvre des batailles politiques en défendant sa décision de prendre un mois de vacances, des congés que beaucoup d'Américains jugent trop longs.« La température au moins ici n'est pas politique.Je suis parmi des amis », a déclaré George Bush, désinvolte, à un petit groupe de journalistes, en entamant une partie de golf tôt dans la matinée, pour éviter les fortes chaleurs du milieu de journée, le mercure devant monter jusqu'à 38 degrés Celsius selon les prévisions de la météo.« Washington est un endroit très bien et je considère comme un grand honneur de pouvoir travailler dans le Bureau oval (de la Maison- Blanche).Mais je suis le genre de personne qui a besoin de grand air.J'aime être dehors, travailler dehors.Cela me permet de mieux penser et cela me permet d'avoir le moral élevé », a ajouté le président.Le dernier président à s'être accordé autant de vacances avait été Richard Nixon, il y a trente deux ans.Il s'était « mis au vert » pendant quatre semaines dans sa propriété de San Clemente en Californie en 1969.M.Bush passera l'essentiel des prochaines semaines sur les 650 hectares de son ranch texan de Prairie Chapel, près du village de Crawford, qu'il interrompra un ou deux jours chaque semaine pour aller dans différentes régions du pays à la rencontre de ses concitoyens.Après seulement six mois de présidence, M.Bush bénéficiera ainsi de congés annuels deux fois plus longs que ceux de l'Américain moyen.Selon un sondage USA Today/CNN/Gallup publié hier 55 % des personnes interrogées ont estimé que M.Bush passait trop de temps hors de la Maison-Blanche.Soucieux de ne pas laisser M.Bush apparaître comme un président de loisirs, ses collaborateurs présentent ces congés comme des « vacances studieuses ».Le Washington Post a calculé hier que si M.Bush ne regagne Washington comme prévu qu'après la fête du Travail le 3 septembre, il aura passé dans son ranch 54 jours, soit un quart de sa jeune présidence.Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-08-07 Tirage du 2001-08-07 Tirage du 2001-08-07 NUMÉRO: 283819 3LP0901A0808 A9MERCREDI 3LP0901A0808 ZALLCALL 67 00:58:32 08/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 8 A O Û T 2 0 0 1 A 9 ÉTATS-UNIS PILES À COMBUSTIBLES Salt Lake City plutôt tiède GM présente un véhicule face aux JO d'hiver essence/hydrogène TIM KORTE Associated Press SALT LAKE CITY, Utah \u2014 Six mois avant leur ouverture, les Jeux olympiques d'hiver 2002 sont loin de soulever l'enthousiasme à Salt Lake City.Il semble que l'affaire de corruption pour l'attribution des JO qui a éclaboussé la ville ne soit pas étrangère à l'apathie mêlée d'indifférence qui règne dans la capitale mormone.« Beaucoup de gens vont venir et partir, et je ne pense pas que cela change vraiment quoi que ce soit », affirme Chris Svedin, un habitant de la banlieue de Salt Lake City, qui n'a pas l'intention d'assister à la moindre épreuve.En fait, il se préoccupe surtout de savoir comment il se rendra à son travail durant les JO, qui se dérouleront du 8 au 24 février.Certes, il y a des signes annonciateurs de l'arrivée des Jeux.L'aéroport est décoré d'après des thèmes olympiques, les boutiques de souvenirs proposent des maillots et des mascottes ; des éclairages publics et des plaques d'égout sont parés du logo du Comité d'organisation de Salt Lake City ; le long des autoroutes de la région, on peut aussi voir les images colorées de hockeyeurs, de skieurs et d'autres athlètes.Les organisateurs ont mené une opération portes ouvertes la semaine dernière à l'intention des habitants désireux de savoir quelles seraient les conséquences de l'événement sur le déroulement de leur vie quotidienne.Des brochures à cet égard seront envoyées dans les mois prochains.Mais on ne note pas d'élan d'enthousiasme.À la radio, les émissions de sport ouvertes aux auditeurs sont beaucoup plus susceptibles de recevoir des appels concernant l'équipe de basket des Utah Jazz ou l'actualité sportive américaine.« Peu importe l'angle que j'utilise lorsque j'aborde les Jeux, se lamente Ian Furness, un animateur de la station locale KFNZ.Le scandale, les athlètes, les sports, j'ai tout essayé et je n'obtiens pas un appel ! » L'affaire de corruption a éclaté fin 1998.Deux responsables du Comité d'organisation de Salt Lake City sont accusés d'avoir corrompu des membres du Comité international olympique (CIO) avec des cadeaux et de l'argent notamment, pour obtenir l'attribution des JO.Ted Wilson, un dirigeant de l'université de l'Utah et ancien maire de la ville de 1975 à 1985, explique l'apathie générale comme le contrecoup du scandale.Selon lui, les habitants de la cité mormone ont été échaudés.Malgré tout, les bénévoles, la municipalité et les commerces se préparent tranquillement en vue du mois de février.Le propriétaire du Lamb's Restaurant, un établissement populaire du centre-ville, prévoit de faire passer son personnel de 30 à 45 employés durant les trois semaines des Jeux.À quelques kilomètres au sud de Salt Lake City, une dizaine de badauds s'arrêtent chaque jour pour découvrir l'emplacement qui accueillera les épreuves de patinage de vitesse.« Il est difficile de jauger l'intérêt des gens pour les Jeux en ville, souligne Bart Schouten, un entraîneur des patineurs de vitesse américains.Lorsqu'ils viennent ici, ils s'enthousiasment.» M.Wilson prédit que les habitants de Salt Lake City vont commencer à se passionner pour les Jeux après les fêtes de fin d'année, lorsque les décorations de Noël auront été remplacées par celles des JO.Agence France-Presse DETROIT \u2014 Le premier constructeur automobile mondial, l'américain General Motors (GM), a présenté hier un véhicule fonctionnant avec une pile à combustible utilisant de l'essence pour produire l'hydrogène nécessaire à son fonctionnement.Ce véhicule, tout en réduisant les émissions polluantes, pourra ainsi utiliser le réseau des pompes à essence existant pour se ravitailler, a précisé GM.Appelé « Gen III », ce processeur essence / hydrogène a été présenté sur une camionnette à plateau (pick-up) Chevrolet.La pile à combustible permet de produire de l'électricité et de la chaleur en utilisant directement l'énergie chimique de l'hydrogène et de l'oxygène.Le courant continu de ces piles est produit suivant le même principe qu'une batterie (réactions électrochimiques).L'hydrogène peut être utilisé pur ou obtenu par transformation de tout combustible possédant des atomes d'hydrogène : gaz naturel mais aussi méthanol, essence, etc.L'oxygène est obtenu à partir de l'air ambiant.« Associée à notre unité pile à combustible, cette technologie peut permettre d'atteindre un seuil d'utilisation de 40 % de l'énergie produite, ce qui est déjà 50 % de plus qu'avec un moteur à combustion classique », a souligné Larry Burns, vice-président de GM chargé de la recherche et du développement.« Pour l'instant, il est difficile de trouver de l'hydrogène ou du méthanol à la stationservice du coin et créer une telle infrastructure coûterait des centaines de millions de dollars », a-t-il ajouté.Selon Larry Burns, « le développement de piles à combustible alimentées en essence va rendre cette technologie beaucoup plus rapidement accessible, peut-être dès cette décennie ».Selon GM, l'utilisation de l'essence sera privilégiée jusqu'à la mise au point de piles à combustible à hydrogène pur commercialement viables.« Il y a encore bien sûr beaucoup de progrès à faire dans plusieurs domaines.Mais nous sommes à l'aube d'un changement historique dans les technologies de la propulsion et du transport », a déclaré Larry Burns.Photo AP Larry Burns, vice-président de la recherche, du développement et de la planification chez GM, présente la Chevrolet S-10. 3LP1001A0808 A-10 MERCREDI MONDE 3LP1001A0808 ZALLCALL 67 01:01:58 08/08/01 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 8 A O Û T 2 0 0 1 www.dumoulin-direct.com CENTRE-VILLE 2050, boul.St-Laurent (514) 288-7755 (Stationnement facile) LE PLUS GRAND CHOIX! 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Étui et pile inclus! 2976027A MONDE Arafat envisage une alliance avec le Hamas et le Jihad face à Israël d'après AFP JÉRUSALEM \u2014 Un ministre palestinien a affirmé hier que les attaques d'Israël contre les activistes accusés de « terrorisme » accroîtront l'influence des mouvements radicaux Hamas et Jihad islamique, que le président palestinien Yasser Arafat est prêt à accueillir dans son gouvernement.« La poursuite de la politique de liquidations pousse les Palestiniens à prendre des positions plus extrémistes et rend plus difficile l'exercice du pouvoir par l'Autorité palestinienne », a affirmé à la radio publique israélienne le ministre chargé du dossier de Jérusalem, Ziad Abou Ziad.« Israël encourage ainsi les extrémistes et affaiblit la direction palestinienne favorable au processus de paix », a-t-il déploré.Israël, arguant de « son droit fondamental à la légitime défense », mène une politique de liquidation d'activistes, notamment de membres du Hamas, dont pas moins de neuf ont été tués depuis le 17 juillet dans des attaques aux missiles.Interrogé à Amman sur une éventuelle formation d'un gouvernement d'union nationale avec le Hamas et le Jihad, Arafat a répondu : « Nous accueillons favorablement tous ceux qui veulent se joindre au gouvernement actuel ».Le ministre palestinien de l'Information, Yasser Abed Rabbo, a indiqué qu'Arafat allait rencontrer dans « les prochains jours » les dirigeants des divers mouvements en vue de former une alliance face à Israël.« L'Autorité palestinienne va entamer un dialogue national avec les différentes organisations palestiniennes », a-t-il déclaré.Un responsable du Hamas, Ismaël Hania, a qualifié de « positive » l'idée d'une telle réunion.« Quand cela nous sera officiellement présenté, nous étudierons la réponse à apporter à cette proposition », a-t-il ajouté.« Nous appelons à un maximum d'efforts pour unir le peuple palestinien en vue de continuer l'Intifada et d'intensifier la lutte », a déclaré de son côté un dirigeant du Jihad, Mohammad al-Hindi.Mais pour Abou Ziad, un tel gouvernement n'est pas « réalisable, dans la mesure où les organisations d'opposition estiment que le processus de paix s'est effondré et qu'il n'est plus possible de le relancer ».Bon nombre des organisations qu'Arafat prévoit rencontrer contestent l'autorité du président palestinien, estimant qu'il approuve un certain compromis avec Israël afin de mettre un terme au conflit israélo-palestinien.Contrairement à l'Autorité palestinienne, le Jihad et le Hamas, qui ont revendiqué une série d'attentats anti-israéliens meurtriers, n'ont jamais reconnu l'existence d'Israël.Le chef du Fatah, le mouvement d'Arafat, pour la Cisjordanie, Marwan Barghouthi, avait déjà appelé à la formation d'un gouvernement d'union nationale incluant tous les mouvements palestiniens.Un tel « gouvernement devrait adopter la politique de l'Intifada et de la résistance » car les Israéliens ont décidé « de lancer une guerre totale contre le peuple palestinien », avait-il dit.Hier, un colon, Zohar Shirgi, résident de la colonie de Yafit en Cisjordanie, a été tué lorsque des Palestiniens ont tiré sur sa voiture, selon des sources israéliennes.Auparavant, un Arabe israélien du village israélien de Taïbeh, proche de la ligne de démarcation avec la Cisjordanie, avait été tué par balles en Cisjordanie.EXPRESS INTERNATIONAL Cachemire Tués dans une gare ONZE PERSONNES ont été tuées et au moins 30 blessées, la plupart des pélerins hindous, lorsque trois activistes musulmans ont ouvert le feu à l'arme automatique hier sur des centaines de personnes dans la gare de Jammu au Cachemire, dans le nord de l'Inde.Les agresseurs ont commencé à tirer aussitôt après être descendus du train Malwa Express, entré en gare vers 20h 40 locales, a indiqué la police locale, ajoutant que le train venait d'Indore, dans le centre de l'Inde.Les rebelles, armés de fusils d'assaut, ont d'abord tiré sur un groupe de soldats massés dans un train en partance pour Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien et foyer du sécessionnisme musulman.\u2014 d'après AFP Philippines Le Front Moro signe LE PRINCIPAL mouvement rebelle philippin, le Front Moro islamique de libération (MILF), a signé formellement, hier à Kuala Lumpur, un pacte de cessez-lefeu avec les autorités de Manille.Le MILF a également signé un pacte d'unité avec le Front Moro de libération nationale (MNLF), un autre groupe séparatiste, afin de ramener la paix civile dans le sud des Philippines, où est concentrée la minorité musulmane du pays, en proie à une insurrection islamique depuis plusieurs décennies.Le document prévoit la mise en place d'équipes d'observateurs originaires de Malaisie, d'Indonésie et de Libye, représentant l'Organisation de la conférence islamique, qui réunit 56 nations.Les chefs de la négociation ont reconnu qu'on était encore loin d'un accord de paix formel.\u2014 d'après AFP Syrie Grève inhabituelle INAUGURANT un genre de protestation inhabituel en Syrie, le député indépendant Mamoun Homsi a annoncé hier qu'il entamait une grève de la faim pour protester contre l'absence de démocratisation du régime.Il se dit « en colère et frustré » de n'avoir reçu aucune réponse des autorités sur ses demandes, soit la fin de la loi martiale et des contrôles exercés par les services de sécurité.Mamoun Homsi compte jeûner une première semaine, à l'issue de laquelle il sera rejoint par d'autres députés si ses revendications n'ont toujours aucun écho.Député depuis 1992, il a aussi réclamé des mesures de lutte contre la corruption et le népotisme.\u2014 d'après AP Iran Réformateur blessé UN DIRIGEANT réformateur et allié politique du président Mohammad Khatami, Mohammad Salamati, a été attaqué au couteau et grièvement blessé lundi soir par deux inconnus dans le nord de Téhéran, rapportait hier l'agence officielle IRNA.Salamati, âgé d'une cinquantaine d'années, est le secrétaire général de l'Organisation des Moudjahidine de la révolution islamique (OMRI), l'une des composantes de la coalition qui soutient le président Khatami.Il est aussi directeur de la revue réformatrice Ars-é-Ma, un hebdomadaire hostile aux conservateurs.\u2014 d'après AFP Colombie Discussions suspendues LE PRÉSIDENT colombien Andres Pastrana a annoncé hier la suspension des discussions avec l'Armée de libération nationale (ELN) du fait de « l'obstination » de ce groupe de guérilla guévariste, le deuxième en importance de la Colombie.Des représentants du gouvernement et de l'ELN avaient participé à la fin de juillet à des discussions au Venezuela pour tenter de relancer le processus de paix, gelé par l'ELN le 19 avril dernier.\u2014 d'après AFP Photo REUTERS Un clandestin débusqué Un garde civil espagnol extirpait hier un immigrant illégal d'un camion à Ceuta, enclave espagnole sur la côte marocaine.Plus de 80 clandestins venus d'Afrique étaient cachés dans des véhicules appartenant à des forains.Reprise des négos en Macédoine d'après AFP et AP OHRID \u2014 Les négociations de paix entre Macédoniens et Albanais, interrompues lundi, ont repris hier à Ohrid (sud-ouest) et un accord pourrait être signé vendredi à Skopje, selon une source macédonienne.La reprise des pourparlers a été assombrie par une opération musclée de la police macédonienne, qui a tué à Skopje cinq Albanais membres de la guérilla de l'UCK, selon le ministère de l'Intérieur, tandis que des échanges de tirs entre forces macédoniennes et rebelles ont eu lieu dans la région de Tetovo (nord-ouest).La guérilla albanaise de l'UCK a enlevé cinq civils macédoniens près de Tetovo, a annoncé dans la soirée la télévision privée macédonienne Sitel, citant des sources policières.Les cinq Macédoniens travaillaient à la réfection d'une route près du village de Zelino.De source macédonienne et occidentale à Ohrid, on estimait qu'un règlement politique pourrait être conclu dès aujourd'hui et signé vendredi dans la capitale.La journée d'hier a été marquée par la venue du représentant permanent de l'OTAN pour les Balkans, Pieter Feith, dans le but d'aplanir les divergences apparues pendant les pourparlers.L'OTAN a assuré le président macédonien, Boris Trajkovski, qu'elle se chargerait ellemême du désarmement des insurgés albanophones après la conclusion d'un accord de paix et l'instauration d'un cessez-le-feu.Quelque 3500 militaires seraient déployés par l'Alliance atlantique pour superviser l'intégralité du désarmement des rebelles.Ces garanties données à Skopje semblent destinées à permettre la conclusion d'un accord entre représentants des communautés slavo-macédonienne et albanaise.Les négociations semblaient mener tout droit à l'échec lundi soir après la demande inattendue par la partie slave de désarmement préalable des rebelles avant la ratification de tout accord de paix par le Parlement.L'espoir de sauver l'accord de paix en Ulster vacille d'après AP et AFP BELFAST \u2014 L'espoir suscité par la proposition de l'IRA concernant la neutralisation de son arsenal semblait s'éloigner hier et la crise nord-irlandaise s'aggraver.David Trimble, principal dirigeant protestant d'Ulster, a jugé que cet engagement n'était pas suffisant pour garantir la survie d'un exécutif nordirlandais de coalition.Lundi, la Commission pour le désarmement de la province avait fait part de cette offre de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), la jugeant satisfaisante, bien que la méthode choisie reste secrète et ne soit pas assortie d'un calendrier.Immédiatement, Londres, Dublin et Washington s'étaient réjouis.Après avoir pesé le pour et le contre avec les représentants du Parti unioniste d'Ulster (UUP), le premier ministre nord-irlandais démissionnaire a réaffirmé que l'IRA devait entamer concrètement son désarmement, et ce d'ici 48 heures.Faute de quoi, a-t-il prédit, John Reid, ministre britannique chargé du dossier nord-irlandais, serait contraint de suspendre les institutions nord-irlandaises.Voire de rétablir l'administration directe de Londres sur la province.Les unionistes semblent donc rejeter en l'état le plan de compromis anglo-irlandais présenté le 1er août par Tony Blair et Bertie Ahern pour tenter de ramener catholiques et protestants sur la voie de la paix.Les unionistes devaient s'entretenir dans la journée avec le général canadien John de Chastelain, qui préside la commission du désarmement.Pour Martin Mc Guinness, ancien commandant de l'IRA et « ministre » Sinn Fein de l'Éducation dans le gouvernement semi-autonome de Belfast, cette attitude est la plus « grossière erreur politique jamais commise » par Trimble.Car ce geste de conciliation des combattants républicains n'a pas suffi à convaincre des protestants de plus en plus réticents à travailler avec le Sinn Fein, l'aile politique de l'IRA.« Je ne ferai pas la même erreur une troisième fois », a lancé Trimble.Il faisait référence à 1999, lors de la constitution du premier exécutif biconfessionnel avec le Sinn Fein, puis mai 2000, lorsqu'une nouvelle fois l'IRA promettait de mettre ses armes hors d'usage, sans plus de suite que la première fois.En réaction, Trimble avait démissionné le mois dernier, plongeant le processus de paix du Vendredi saint de 1998 dans la tourmente : s'il n'est pas remplacé d'ici samedi minuit, l'exécutif nord-irlandais sera suspendu, voire dissous par Londres.Le temps presse vraiment : l'IRA doit faire un geste d'ici à demain, compte tenu des délais de convocation de l'Assemblée nord-irlandaise, pour donner à celle-ci le temps de réinstaller Trimble à son poste avant l'échéance fatidique de samedi.« Il faut au minimum 48 heures pour convoquer l'Assemblée », a souligné Trimble. La Presse 8 août 2001 Page A11 manquante 3LP1201A0808 A-12 mercredi 3LP1201A0808 ZALLCALL 67 01:01:08 08/08/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 AOÛT 2001 Le poivre et la liberté a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a En annexe de son rapport sur les incidents survenus au Sommet de l'APEC il y a quatre ans, le commissaire aux plaintes de la Gendarmerie royale du Canada, Ted Hughes, a placé un extrait de la Charte des droits et libertés.Car au-delà des nombreuses conclusions et recommandations contenues dans ce rapport, le juge Hughes nous rappelle qu'en démocratie, gouvernants et policiers ont le devoir de protéger les droits fondamentaux des citoyens.À une époque où les opposants \u2014 à la mondialisation, aux sommets, au capitalisme.\u2014 se manifestent avec de plus en plus de détermination, et parfois de violence, il est tentant pour l'État de n'avoir en tête que le maintien de l'ordre.Mais c'est la liberté d'expression, et non l'ordre, qui est le fondement de la démocratie.À plusieurs reprises à l'occasion du Sommet de l'APEC, les policiers ont brimé les droits des manifestants.Ces derniers ont soutenu que la répression avait été commandée par le bureau du premier ministre, qui aurait voulu à tout pris ménager les susceptibilités du président indonésien, le général Suharto.Le juge Hughes a rejeté cette interprétation.Il ne l'a pas fait par complaisance, ou en éludant la question.Il a étudié à fond la thèse avancée par les plaignants, et l'a repoussée parce que rien ne prouve l'existence d'une telle intervention.Selon le commissaire, les abus commis par les policiers, entre autres l'aspersion au gaz poivre de plusieurs manifestants pacifiques, sont dus à la planification déficiente de l'opération par la GRC.Le rapport dresse d'ailleurs un portrait apeurant de l'amateurisme dont ont fait preuve les officiers supérieurs à l'époque.Ted Hughes croit que le bureau du premier ministre Chrétien n'a rien eu à voir avec l'incident qui a rendu tristement célèbre le sergentchef Hugh Stewart, pas plus qu'avec les autres événements déplorables qui se sont produits le 25 novembre 1997.Certes, le gouvernement avait fait beaucoup d'efforts pour rassurer le président Suharto, qui menaçait de ne pas venir à Vancouver.Mais « le gouvernement canadien n'a pas indiqué aux policiers de la GRC, ouvertement ou subtilement, qu'ils devraient agir comme ils l'ont fait afin de limiter les manifestations et d'écraser toute dissidence visible », écrit Ted Hughes.Cela dit, le rapport critique vertement deux interventions d'un des principaux conseillers de M.Chrétien, Jean Carle, dans les jours précédant la réunion.Dans un cas, M.Carle a demandé aux responsables du Sommet de déloger une quinzaine de manifestants qui campaient près de l'édifice où devaient se retrouver les chefs de gouvernement.Bien qu'en désaccord avec une telle mesure, la GRC a cédé aux pressions du gouvernement.\u0001 \u0001 \u0001 La responsabilité du premier ministre n'est pas du tout celle que lui prêtaient les manifestants anti- APEC.Cela ne signifie pas que M.Chrétien puisse tout de suite passer à autre chose.En premier lieu, il porte, en définitive, la responsabilité des gestes posés par son bureau, et donc des manoeuvres de M.Carle.Deuxièmement, M.Chrétien a commis l'erreur de minimiser l'importance de ce qui s'était passé à Vancouver (« Moi, le poivre, j'en mets dans mon assiette »).Or, le rapport Hughes montre que les droits fondamentaux de certaines personnes ont bel et bien été violés.Exonéré de l'essentiel des accusations portées par les manifestants, le gouvernement libéral doit néanmoins tirer des enseignements de l'enquête Hughes.D'abord, il faut qu'il se penche sérieusement sur la principale recommandation du commissaire, voulant qu'un texte de loi protège l'indépendance de la GRC à l'égard du pouvoir politique.Ensuite, en vue du Sommet du G8 qui aura lieu en Alberta l'an prochain, le gouvernement et la GRC ne doivent pas se reposer sur le succès, relatif, des mesures de sécurité prises à Québec.Le rapport Hughes démontre l'importance d'une planification intelligente et minutieuse.Pendant ces préparatifs, policiers et politiciens devront garder à l'esprit qu'un pays démocratique n'a pas à avoir honte, à la face du monde, de la présence de manifestants, aussi marginaux et bruyants soient-ils.Au contraire, il doit en être fier.FORUM Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Épargner l'eau ON FAIT grand cas de la pénurie d'eau qui est à nos portes, du niveau des cours d'eau qui baisse sans cesse et que sais-je encore.Il faut être raisonnable, sinon ça risque d'être grave.Mais il faudrait aussi parler de la récupération des ordures, une initiative écologique tout aussi louable que nécessaire.Or, la Ville vient tout juste d'équiper le vaste immeuble à condo où j'habite de réceptacles à déchets accompagnés d'un mode d'emploi très pointu et impératif.Entre autres exigences, il faut recycler tous les contenants de verre, de plastique, de carton après les avoir soigneusement lavés.Or, je suis renversé par le volume d'eau que requiert le rinçage d'un carton de lait, de jus de fruit, d'une bouteille de vin, d'un pot de confiture, etc.Ces exigences portées à l'échelle de la Ville ne posent-elles pas, comme l'arrosage des pelouses et le lavage des voitures, une question de choix de société ?CLAUDE VALLERAND Montréal Quand la bise.AINSI NOTRE bon maire chante ou plutôt beugle une chanson de Trenet, danse en ligne avec les gays, mais ne s'aperçoit même pas que la circulation automobile est à peu près impossible dans sa fichue de ville.Pour ne pas citer Lafontaine : « La cigale ayant chanté (et dansé) tout l'été se trouvera peut-être fort dépourvue quand la bise du 4 novembre sera venue.» DANIEL FORTIN Île-des-soeurs De l'usage de la mari JE DÉSIRE répondre à la lettre pamphlétaire de monsieur Pierre Murray parue le 3 août 2001, intitulée « Serment d'Hippocrate ou hypocrisie », portant sur la réaction prudente du Collège des médecins face à la prescription de marijuana à nos patients.Médecin depuis plus de 21 ans, attentive aux nouveautés pouvant aider mes patients, j'ai suivi les développements récents du dossier de l'utilisation de la marijuana.Je suis confrontée parfois à des douleurs tenaces et très difficiles à soulager chez certains patients très souffrants.Loin d'être à la solde des compagnies pharmaceutiques, comme l'affirme outrageusement monsieur Murray, j'utilise la médication, outil précieux avec lequel je travaille constamment, selon les indications prouvées scientifiquement par des études à double insu, c'est-à-dire en éliminant le biais de l'effet placebo autant chez le patient que chez le médecin prescriveur.Je dois me renseigner constamment pour me tenir à jour sur les études qui foisonnent, pour évaluer leur qualité et départager celles scientifiquement valables.Je dois me payer des cours de formation à mes frais, en fermant mon bureau, pour aller chercher une information non biaisée.De plus, tout médecin qui se respecte et respecte son serment d'Hippocrate, doit s'assurer d'avoir la preuve de l'effet recherché par le médicament à prescrire et non pas se fier à des rapports anecdotiques de patients souffrants qui recherchent désespérément un soulagement.J'ai une responsabilité envers mon patient et elle m'oblige à garder ma compétence à jour, à donner les meilleurs soins possibles à mon patient.Et oui aussi, à parler pour lui et demander que l'on fasse le plus rapidement possible une recherche scientifiquement valable pour nous éclairer sur l'efficacité de la marijuana, à quelle dose, et quelle fréquence, etc.SUZANNE CUMMINGS médecin Syndicat de bananes Laissons le mariage aux hétérosexuels M i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Gaston Fauvel, le redoutable président du Syndicat des pompiers de Montréal, est en colère.La semaine dernière, il a fustigé le candidat à la mairie Gérald Tremblay, parce qu'il avait osé dire tout haut ce que tout le monde sait : il faut améliorer la productivité des pompiers.Le bouillant Fauvel a affirmé que les décisions concernant la future grande ville étaient prises sans faire d'études, comme dans les républiques de bananes.En fait, c'est plutôt le syndicat des pompiers qui est dirigé comme une république de bananes.M.Fauvel n'a pas de leçon de démocratie à donner aux élus municipaux.Il a d'ailleurs été sévèrement blâmé par un juge de la Cour supérieure à la suite des dérapages qui ont marqué le conflit de 1997.Les pompiers avaient alors joué les gros bras.Ils avaient pris le contrôle des casernes, mis de la colle dans les prises électriques, brisé les ordinateurs, tapissé les camions d'autocollants, harcelé leurs chefs en crevant les pneus de leurs voitures et en leur lançant des oeufs, etc.M.Fauvel a toujours plaidé l'ignorance et juré qu'il n'avait rien à voir avec ces folies.Mais le juge André Denis n'a pas été dupe.« M.Fauvel est un homme intelligent et articulé qui a mis au point un système d'information remarquable sur tout ce qui se passe quotidiennement dans les casernes, a-t-il écrit en octobre 2000.(.) Il sait tout, il voit tout et rien n'arrive sans qu'il ne le sache immédiatement ou sans qu'il ne l'ait ordonné.Et c'est à cet homme que le gouvernement du Québec s'apprête à livrer la nouvelle ville de Montréal.Lui, le Jean Lapierre des pompiers.Les cols bleus et les pompiers partagent la même vision dépassée du syndicalisme : une culture de gros bras qui n'a pas peur de verser dans l'illégalité pour conserver le moindre petit acquis d'une convention collective bordée d'or, avec des planchers d'emploi bétonnés.Dans son projet d'une île, une ville, la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, a sciemment oublié un point : la force de frappe des syndicats.Elle a laissé la future ville pratiquement toute nue devant des mégasyndicats qui, à partir du 1er janvier, étendront leur pouvoir à la grandeur de l'île.En échange, ils n'ont pas contesté les fusions.Le Code du travail n'assouplit pas les règles de la sous-traitance, ce qui aurait permis de contrebalancer le pouvoir des syndicats en donnant une partie du travail à l'entreprise privée.De plus, les villes n'ont pas le droit de décréter un lock-out.Cette arme est peu efficace, car elle envenime les conflits sans les régler, mais elle permet, au moins, de créer un rapport de force plus égalitaire avec les syndicats.Lorsque Montréal sera secouée par une grève, elle devra aller pleurnicher dans les bras du gouvernement pour le supplier d'adopter une loi d'exception.Les pompiers veulent profiter des fusions pour augmenter leur effectif.La Ville, elle, a plutôt l'intention de rationaliser son service des incendies.Le bras de fer qui s'annonce n'augure rien de bon.LE DÉPUTÉ FÉDÉRAL Réal Ménard a fait connaître sa position non équivoque en faveur du mariage homosexuel (La Presse, 4 août).Il souhaite et prédit pour les prochains mois l'arrivée de débats vigoureux entre tenants des deux camps, hétéro et homosexuels.Sa prédiction repose uniquement sur les propos de personnes du monde juridique ou politique.Le commun des mortels serait donc écarté du débat à toutes fins utiles.Pour lui, le mariage est une réalité juridique qui, dans sa forme actuelle, prive les homosexuels d'avantages réservés aux seuls hétéros.Cela est vrai.Mais ce n'est pas le mariage qui en est la cause puisqu'il a été institué pour officialiser et encadrer l'union entre personnes de sexe différent dans le but de procréer.Ce qui manque probablement à notre société, c'est une loi institutionnalisant l'union de personnes de même sexe, qui devra forcément être différente de celle régissant le mariage.En prenant pour acquis, toutefois, que différence ne signifie pas iniquité ou injustice.Le Québec a beaucoup évolué, au cours des dernières décennies, pour devenir un des États les plus tolérants au monde en matière d'orientation sexuelle.L'ouverture d'esprit des gens du Québec et la compréhension de ce phénomène, de plus en plus reconnu d'ordre génétique, est en train de porter un coup fatal aux préjugés défavorables envers ceux et celles que la nature a pourvus différemment de la majorité.Les homosexuels deviennent de plus en plus sympathiques aux yeux d'un grand nombre d'hétérosexuels qui regrettent le traitement et la marginalisation dont ils (les homosexuels) ont été l'objet dans le passé.Les homosexuels ne manquent pas de noter avec satisfaction ce changement d'attitude de la population.Cependant, ils doivent prendre conscience qu'à trop vouloir profiter de la sympathie qui leur échoie présentement, ils risquent de provoquer un retournement de l'opinion publique.Parlons d'exclusion.Le mariage homosexuel doit être à l'ordre du jour des discussions nationales, selon monsieur Ménard, afin que se poursuive la lutte contre l'exclusion dont les homosexuels seraient l'objet encore aujourd'hui.Après l'étalement quelque peu criard et presque sans pudeur de leur orientation sexuelle, pour laquelle il est difficile de voir une raison particulière de fierté (je ne vois pas la fierté qu'il y a à tirer de son orientation sexuelle), voilà que les homosexuels poussent l'impudence jusqu'à vouloir s'emparer d'une institution hétérosexuelle, le mariage, dont le but premier est d'assurer la pérennité de l'espèce.Il y a quelque chose d'insolent dans cette revendication.Cela dit, je remarque que les lesbiennes agissent avec beaucoup plus d'intelligence et de subtilité dans la démarche qu'elles ont entreprise pour la reconnaissance de leurs droits.Elles savent tenir compte de la sensibilité publique.Laissons donc aux hétérosexuels leur institution, le mariage, et invitons les homosexuels à définir leur propre contrat de vie commune afin que l'État se dote le plus rapidement possible d'une loi qui leur soit équitable.Nous éviterons ainsi bien des débats aussi émotifs qu'inutiles.Il n'est pas trop tard pour inviter les homosexuels à plus de modération.Cette modération qui donne toujours de meilleurs résultats.CLAUDE LALANDE Sainte-Foy Photo ARMAND TROTTIER, La Presse© Ce couple homosexuel a parcouru 1500 kilomètres pour se marier au Vermont l'an dernier. 3LP1301A0808 A-13 mercredi 3LP1301A0808 ZALLCALL 67 01:00:52 08/08/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 AOÛT 2001 A13 FORUM Photo H.Ruckemann, News Com 25 novembre 1997 : aux abords du Musée de l'anthropologie de UBC, des manifestants renversent une clôture sur des agents de la GRC.La GRC sévèrement blâmée La responsabilité première de ce qui est arrivé lors de la réunion de l'APEC, en 1997, incombe à ceux qui ont tenu des rôles clés dans la planification de la sécurité Nous publions ici des extraits du rapport de la commission Hughes, chargée de faire la lumière sur les événements ayant entouré le Sommet de l'APEC à Vancouver en 1997.La traduction est de La Presse .La conduite de certains policiers a contribué aux apparences de répression aux dépens des manifestants étudiants à la conférence de l'APEC, mais elle fut en fait la conséquence directe de la performance inadéquate des forces policières (.).Cette conduite s'est manifestée lors des incidents suivants L'arrestation de Singh le 24 novembre \u2014 Si le Détachement de UBC (University of British Columbia) avait été intégré convenablement dans le processus de planification de la sécurité, je crois que M.Singh n'aurait pas été arrêté le 24 novembre ou à quelqu'autre moment que ce soit depuis l'incident du mégaphone le 7 novembre.Si l'on avait exigé que le Détachement de UBC demande conseil auprès de personnes sages et d'expérience ayant pleine connaissance du dossier de la rencontre des leaders quant à son projet d'éliminer M.Singh du campus le 25 novembre, je crois que ce projet n'aurait jamais été mis à exécution.L'enlèvement du drapeau du Tibet \u2014 Mes commentaires exprimés tout juste ci-dessus à propos de l'arrestation de M.Singh s'appliquent également à ceci.Le Détachement de UBC a pris l'initiative de faire enlever le drapeau et il n'aurait pas dû être en position de ce faire.On aurait dû exiger que le détachement demande conseil auprès d'officiers supérieurs, ayant pleine connaissance du dossier, quant à son projet d'enlever le drapeau.Ces officiers n'auraient certainement pas cédé à la pression exercée par des visiteurs nocturnes au Détachement de UBC et au suivi du Consulat de Chine.Le dégagement de la barrière 6 \u2014 Dans toute la litanie des événements examinés dans le cadre de ce rapport, c'est dans la position où les policiers se sont retrouvés vers 15 heures, le 25 novembre, que les lacunes de la planification policière et de la mise en place des mesures de sécurité pour la rencontre des leaders sont apparues dans la lumière la plus crue.Les policiers se sont alors rendus compte que toutes les issues de sortie avaient été bloquées et qu'ils ne disposaient d'aucun plan d'urgence pour faire face à la crise.Le recours inutile au gaz poivre contre les manifestants fut la conséquence directe de ces lacunes.La fouille à nu de toutes les manifestantes dans les cellules de Richmond \u2014 Si le Détachement de Richmond avait été avisé à l'avance de ce à quoi il devait s'attendre le 25 novembre, je suis d'avis que ces plaintes n'auraient jamais eu lieu.Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que l'inspecteur Speevak aurait fourni le leadership dans la préparation de ce que le détachement risquait de connaître le 25 novembre.Cela aurait inévitablement mené à la prise en compte de procédures et à des discussions concernant les procédures à suivre à l'arrivée des personnes arrêtées à UBC, y compris les méthodes de fouille.Il m'est impossible d'imaginer que la fouille à nu des manifestantes étudiantes aurait été considérée nécessaire, à moins de circonstances imprévues.Il est clair que le traitement différent accordé aux prisonniers masculins et féminins n'aurait pas eu lieu.(.) La participation incorrecte du gouvernement fédéral Le rôle du gouvernement fédéral dans l'action visant à déloger les campeurs sur le terrain du Musée d'anthropologie, le 22 novembre, forme l'un des deux cas où les opérations de sécurité de la GRC ont constitué une participation incorrecte.Il m'apparaît que c'est à cause de l'intervention du gouvernement que les campeurs furent délogés ce soir-là.N'eût été de cette participation, c'est l'avis contraire exprimé par le commandant du site, Thompsett, qui aurait été déterminant.Mais il est arrivé que son avis n'a pas fait le poids en raison de l'assentiment d'autres membres du personnel de la GRC, principalement le surintendant May, qui ont succombé à l'influence du gouvernement et à son intrusion dans un domaine où une telle influence et une telle intrusion sont inappropriées.L'autre cas où la participation incorrecte et inappropriée du gouvernement fédéral dans les services de sécurité fournis par la GRC concerne la taille du secteur où des manifestations pouvaient avoir lieu près de la faculté de Droit.Dans ce cas, les efforts du gouvernement ne l'ont pas emporté en raison de l'intervention d'autres acteurs, y compris le commandant du site, Thompsett, au nom des manifestants.Si ces personnes n'étaient pas intervenues, les défis qu'aurait dû affronter la GRC sur le plan de la sécurité le 25 novembre auraient bien pu être plus considérables.Quelques réponses Qu'est-ce qui peut expliquer la performance de la police examinée dans ce rapport, performance qui n'a pas répondu à une norme acceptable et escomptée de compétence, de professionnalisme et de rendement?Dans de nombreux cas, cette performance s'est traduite par une conduite policière inappropriée, laquelle a fourni l'apparence d'une répression policière aux dépens des manifestants à UBC.Je crois qu'il y a deux réponses à cette question.La séparation de la planification et des opérations \u2014 Les preuves fournies par les experts voulant que le maintien de l'ordre public par la police lors d'un événement exigent que les personnes aux postes de commande lors de l'événement doivent avoir participé étroitement aux étapes de planification, sont convaincantes.La plus grande part du travail s'effectue aux stades de planification et ceux qui accomplissent ce travail possèdent les antécédents et l'expérience nécessaires pour mettre en oeuvre ce plan de manière efficace le jour venu.À mon avis, la division des rôles qui est survenue constitue la raison principale des lacunes dans les services de police fournis le 25 novembre, services inférieurs aux normes acceptables et escomptées de compétence, de professionnalisme et de rendement.L'inspecteur Dingwall, qui se trouvait au deuxième rang de commandement lors de la planification à temps plein de l'événement et qui ne figurait pas dans la chaîne de commandement sur le campus le 25 novembre, a reconnu - avec une référence évidente à sa participation de deux années - que sa base de connaissance à propos de l'APEC, « était différente, que ce soit globalement ou dans les détails », de celle des commandants adjoints du site, Killaly et Edwards, qui avaient été mis dans le coup quelques jours seulement avant l'événement.Il se peut qu'il existe d'autres modèles d'intégration totale recommandée par les experts qui ont témoigné et, si tel est le cas, c'est une avenue à explorer.Mais il est clair que le modèle de division totale qui a été suivi dans ce cas constitue un échec complet.L'incapacité de prévoir les événements \u2014 La GRC et le service de police de Vancouver constituaient les Directions de la sécurité pour l'équipe de planification de l'APEC Coordinating Office (ACCO) dirigée par M.Vanderloo.Le bureau du surintendant May se trouvait dans le même édifice au centre-ville de Vancouver que celui de l'ACCO.Il participait à toutes les réunions des directeurs de l'ACCO.De plus, le surintendant May, ou l'inspecteur Dingwall à titre de son adjoint, ont participé à toutes les réunions du comité de coordination.(.) Si la véritable préoccupation que la police aurait dû nourrir était effectivement présente, elle s'est exprimée bien tard dans la journée.Par exemple, le fragile bâti de la clôture de sécurité illustre que l'on n'a pas tenu compte de la possibilité de manifestations de grande envergure.De plus, il est inquiétant de constater que la question soulevée le 9 novembre par l'inspecteur Dingwall pour savoir si un officier avait été chargé de préparer un plan d'urgence pour faire face aux problèmes susceptibles de survenir le 25 novembre est arrivée bien tard dans les travaux de planification.Bien plus encore, si l'on avait jaugé à sa juste valeur l'étendue de l'opposition à l'APEC qui prenait forme sur le campus, comme on aurait dû le faire plusieurs semaines avant l'événement, des mesures utiles auraient été adoptées pour rassembler les équipes d'intervention rapide beaucoup plus tôt que la semaine précédant l'événement et des dispositions auraient été prises pour que les membres de ces équipes s'entraînent ensemble de façon à ce qu'ils puissent travailler comme un groupe coordonné.(.) Derniers commentaires Il saute aux yeux que, dans la plupart des cas où j'ai trouvé que la conduite policière ne convenait pas aux circonstances ou bien qu'elle était incompatible avec la Charte des droits, la responsabilité première incombe à ceux qui ont tenu des rôles clés dans la planification de la sécurité en vue de la conférence de l'APEC.Cette responsabilité peut être imputable au plus haut échelon de la direction générale de la GRC à Ottawa.Il semble que c'est là que se trouvait la source d'approbation, sinon la direction, de la fourniture de services de sécurité le 25 novembre par des officiers qui, au mieux, s'étaient trouvés à la périphérie du processus de planification d'une durée de deux ans, alors que ceux qui avaient participé étroitement à ce processus ne se trouvaient pas en commandement dès que s'est ouverte la conférence de l'APEC.Cette division, alliée aux déficiences dans la connaissance du dossier et la préparation de ceux à qui l'on a confié le commandement le 25 novembre, explique en bonne partie pourquoi les événements de ce jour ont semblé une « répression » des manifestations au sommet des leaders de l'APEC.(.) De toute l'histoire de la GRC, il s'agissait de l'événement commandant les mesures de sécurité les plus vastes.Étant donné les carences dans la planification et la fourniture des services de police qui ont joué un si grand rôle dans les tristes événements du 25 novembre, il m'apparaît évident que les cadres supérieurs à Ottawa avaient un rôle à jouer et qu'ils devaient s'engager eux-mêmes dans les préparatifs de ce jour crucial sur la côte Ouest du Canada.Mais je ne dégage pas de leurs responsabilités les acteurs ne figurant pas au sommet de la hiérarchie.Par exemple : - J'ai trouvé que le sous-sergent Plante a pris des décisions qu'il n'aurait pas dû prendre.Le véritable coupable est la source qui lui a permis, dans son isolement, à titre de sous-officier en tête du Détachement de UBC, de prendre des décisions graves de ce genre.- Mon opinion est sensiblement la même en ce qui concerne la participation du sous-sergent Stewart et des autres sur place avec lui à la Barrière 6.On n'aurait jamais dû le mettre dans une situation où il ne disposait que de quatre minutes pour dégager la voie.En raison des pressions qui s'exerçaient sur lui, il a pris des décisions malheureuses, mais plus coupables encore, à mon avis, sont ceux qui, dans des postes de responsabilité, ont permis que les événements à la Barrière 6 surviennent et se déroulent comme ils l'ont fait.- L'inacceptable fouille à nu survenue au détachement de Richmond représente une situation semblable.J'estime que la principale responsabilité de cet incident incombe à ceux qui avaient la responsabilité, qu'ils n'ont pas assumée, de préciser son rôle au détachement lors de la journée du 25 novembre.J'ai trouvé que le policier Watson était un très bon policier à qui les officiers supérieurs du détachement auraient dû fournir des directives concernant les procédures à suivre cette journée-là plutôt que de le lancer sans coup férir dans une situation presque chaotique et de le laisser se débrouiller.- Je partage sensiblement la même opinion à propos des promesses que les campeurs ont dû signer pour obtenir leur libération.Étant donné la portée de l'affectation, les responsables du processus de planification auraient dû permettre la participation d'officiers de rang nettement supérieur et la quête d'avis auprès de personnes formées en droit.(.) Photo REUTERS Le commissaire Ted Hughes. La Presse 8 août 2001 Page A14 manquante "]
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