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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-04-22, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0422 B 1 dimanche 7LP0101B0422 ZALLCALL 67 01:00:21 04/22/01 B Les Éditions internationales Alain Stanké editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Homme de loi (avocat) né à Sorel en 1934.Député du Parti de l'Union nationale de Saint-Jacques (1969-1970), député du Parti libéral de Chambly (1971-1973), puis député du Parti libéral de Robert-Baldwin (1973-1976) à l'Assemblée nationale.Ministre de la Fonction publique (1969-1970) et ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre (1970) dans le cabinet de Jean-Jacques Bertrand.Ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre (1970-1975), ministre de la Fonction publique (1972-1973) et ministre des Richesses naturelles (1975-1976) dans le cabinet de Robert Bourassa.N'est pas député lorsque Robert Bourassa le nomme ministre du Travail le 27 octobre 1970 pour remplacer Pierre Laporte assassiné quelques jours auparavant.Président de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal (1958-1959).Commentateur et animateur à la radio et à la télévision (1977-).A publié, entre autres Le petit Jean, dictionnaire des noms propres du Québec (1993), Plus ça change, plus c'est pareil (1994) et La Mémoire du Québec (1999).Beau-frère (seconde noce) de Jean Frappier.JEAN COURNOYER Homme de loi (avocat) né à Sorel en 1934.Député du Parti de l'Union nationale de Saint-Jacques (1969-1970), député du Parti libéral de Chambly (1971-1973), puis député du Parti libéral de Robert-Baldwin (1973-1976) à l'Assemblée nationale.Ministre de la Fonction publique (1969-1970) et ministre LA MÉMOIRE DU QUÉBEC DE 1534 À NOS JOURS R É PERTOIREDES NO MS P RO PRES Le «NOUVEAU PETIT JEAN» de Jean Cournoyer est arrivé! Disponible en librairie La Mémoire du Québec Dictionnaire de noms propres du Québec 2926696A 7LP0201B0422 b2 lectures dimanche 7LP0201B0422 ZALLCALL 67 00:55:14 04/22/01 B MAKINE Suite de la page B1 ROMAN Le monde va trop vite Est-ce pour cela qu'il a choisi d'écrire en français plutôt qu'en russe ?« J'écris en français tout bêtement parce que je m'adresse aux Français d'abord.Mais aussi, la langue française est un outil fantastique pour un écrivain, parce qu'elle a été Ð beaucoup plus que la langue russe Ð rodée par des générations de grands écrivains.On a un certain nombre d'avantages stylistiques et chaque mot a plus de connotations, puisqu'ils ont été approfondis par plusieurs sens, plusieurs significations littéraires, romanesques, poétiques.La langue littéraire russe est beaucoup plus récente.» L'âme russe Attiré par les séduisantes sirènes de Paris, on pourrait croire qu'Andreï Makine a quelque peu abandonné sa patrie d'origine s'il n'était pas attaché, par le coeur, à la Russie, qui traverse tous ses livres.Avec La Musique d'une vie, Makine s'applique à décrire la destinée d'un homme dans la Russie des années 1930, Alexeï, que le régime communiste et la guerre feront dévier de sa vocation musicale.Portrait troublant et unique d'un homme qui, comme des milliers d'autres Russes, ont eu la vie brisée par les événements inéluctables de l'Histoire.« Vous savez, en Russie, on écrit pour faire vivre aux gens la même expérience, pour la faire comprendre.La grande force et la grande faiblesse de la littérature occidentale, c'est l'intellectualisme, la formulation, l'aphorisme.C'est éblouissant, mais c'est parfois vide.Ce n'est pas ressenti, mais pensé.» L'écrivain tente d'une certaine façon d'expliquer aux Occidentaux la « mystérieuse âme russe », un cliché qui possède sa part de vérité selon Makine.« C'est une civilisation mystérieuse, parce qu'elle est très fuyante, euro-asiatique.Vous essayez de saisir sa face orientale et c'est l'occidentale qui surgit et vice-versa.On croit comprendre puis l'instant d'après, on avoue ; on n'a rien compris.» C'est un visage que veut donner Makine à l'expression d'Alexandre Zinoviev, l'Homo sovieticus, cité dans La Musique d'une vie.Image souvent lourde et triste pour le lecteur occidental.« Pourquoi les cimetières russes sont-ils si gais ?Expliquez-moi ça ! C'est un jardin ! Dans les cimetières occidentaux, c'est triste.Le poids de la mort vous écrase.En Russie, non.Ce qui différencie l'orthodoxie du catholicisme, c'est que la problématique catholique est surtout morale : le bien et le mal.Pour les Russes, c'est la mort et l'immortalité.Donc, en apparence, la Russie est triste, mélancolique.C'est comme une espèce d'adieu à notre corps mortel.Mais, en même temps, il y a un grand sourire, une joie de vivre formidable, puisqu'il y a l'immortalité.Plus que le communisme, c'est la guerre qui marque définitivement Alexeï dans La Musique d'une vie.« Parce que la guerre est une expérience ontologique.La mort est présente tout le temps et c'est une présence métaphysique très forte pendant la guerre.Tous les liens qui sont d'habitude distants entre les personnes deviennent tout à coup très étroits, parce qu'on voit très clairement qu'on est mortel.Tout le reste nous sépare dans la société ; homme-femme, riche-pauvre, noir-blanc.Mais le fait d'être vivant et mortel en même temps, c'est la seule chose qui nous lie et on le remarque beaucoup plus pendant la guerre qu'en temps de paix.» Mais la carrière de pianiste qu'on interdit à Alexeï, c'est au régime politique de son pays qu'il la doit.Selon Makine, l'art est suspect aux totalitarismes parce qu'il est anti-idéologique.« L'idéologie, c'est réduire l'homme à une matérialité, à un concept politique, religieux ou social.À cela, la musique dit « non ».La littérature dit « non ».L'art détruit les barrières idéologiques dont le travail est de nous réduire à une silhouette.» Engagé, Makine ?« Dès qu'on commence à construire sa vision poétique, on est déjà engagé, on est déjà contre quelque chose.On refait le monde.La plus grande révolution est poétique, pas politique.» Andreï Makine a encore quelques amis en Russie.Sollicité par des éditeurs russes, il a le vague projet d'écrire un journal de voyage sur la Russie d'aujourd'hui, sur les changements qui s'y sont produits depuis qu'il l'a quittée.Aussi pour remettre les pendules à l'heure et donner le change aux journaux français, qui, selon lui, expriment actuellement une russophobie invraisemblable.« Mais c'est la Russie que j'ai en moi qui m'intéresse vraiment », conclut-il.RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Il n'est pas facile d'imaginer ce qui peut se passer dans la tête d'un déficient mental.À plus forte raison s'il est sourd et muet, comme le pauvre héros de Mon frère de la planète des fruits.En voici un qui écrit pourtant, c'est-àdire que quelqu'un, l'auteur Perro qui n'a pas de prénom, écrit pour lui qui n'a ni nom ni prénom.Le personnage de ce roman a passé sa vie en institution.Il est adulte maintenant, si on peut dire.Et, pas si bête que sa situation le laisse entendre, il est conscient d'au moins une chose : le monde va trop vite.De ce constat lui vient ce qu'il croit être sa mission : ralentir le monde de façon qu'il lui devienne enfin intelligible.Indifférent à la volonté du narrateur, qui ne dispose d'aucun outil qui puisse le ralentir, le monde continue néanmoins d'aller à son rythme, celui des jours qui se suivent et se ressemblent, surtout pour qui ne dispose d'aucune liberté.Le narrateur peut et sait observer ce qui passe autour de lui.Les gestes de ses semblables, qui ne lui ressemblent pas tant que ça, ne lui échappent pas : ceux qui expriment par la violence ce qui ne laisse aucun autre exutoire à la souffrance, ceux qui ne peuvent que confirmer une insondable débilité, ceux encore d'une jeune femme aveugle, Sophie, presque détruite par les drogues, dont le héros décide qu'il est amoureux, qu'ils auront des enfants et qu'ils seront heureux.Elle sera sa voix et ses oreilles, songe-t-il confusément, et il sera ses yeux.En attendant, il s'émerveille : « J'ai vu ce que personne n'a jamais vu dans la maison.J'ai vu son sourire.Elle est devenue encore plus belle qu'une publicité de détergent qui lave plus blanc.Encore plus belle que toutes les filles en maillot de bain qui ont de gros seins.Le monde s'est complètement arrêté.» Pour repartir de plus belle, puisque la fille guérira et quittera l'institution.Le regard critique s'exerce aussi aux dépens du personnel, dont l'infirmière principale « au gros derrière », femme plutôt sympathique, grande dispensatrice de pilules, qui ne sévit jamais et qui s'offre la fantaisie de coucher avec l'aumônier.Pour ce crime bien innocent, on la remplacera par un monstre qui bat ses protégés et qui sera chassée elle aussi.Il n'est pas certain qu'il faille lire dans ces anecdotes un couplet anticlérical ; ni un réquisitoire contre les institutions où on enferme les déficients, puisque l'auteur ne propose aucune autre solution.Comme les autres pensionnaires, la narrateur regarde la télévision.Il regarde tout, y compris les jeux télévisés, « parce que ce sont des émissions qui plaisent aux débiles ».D'une certaine manière, par la télé, le monde qui va trop vite vient à ceux qui en sont exclus.Dans le cas du héros, il vient aussi grâce à son frère qui, chaque semaine, passe le chercher et l'emmène faire une promenade en auto.Ce frère est ce qui lui reste de famille, après que sa mère, son père et sa soeur furent tués dans un « accident de fusil » dont les lecteurs ne sauront rien de plus.Le frère lui-même cessera ses visites, puisqu'il mourra dans un accident de voiture.Dans ce livre de M.Perro, décidément, on ne rigole pas.Tout n'est pas perdu pour autant, car on y rêve aussi.Le protagoniste peut ainsi expliquer son « cas » : un poisson s'est insinué dans sa tête, qui bouffe tout ce qui pourrait être utile ou favorable à la victime.Contre cet hôte importun, il n'y a rien à faire.Se casser la tête contre les murs calme à peine l'affreux poisson obèse, et encore, pour bien peu de temps.Le héros invente aussi un lutin maléfique, qui lui annonce les mauvaises nouvelles.Dans une veine plus heureuse, il rêve autour des personnages fantastiques de Marc Chagall, découverts dans un album que son frère lui a donné, ou encore à propos des planètes visitées par le Petit Prince.Sans que le message soit très explicite, on comprend que la planète des fruits, d'où vient le narrateur, produit des êtres différents du commun des mortels, certes, mais qui possèdent ce qu'il faut d'humanité pour avoir le droit d'être aimés.Quel que soit le message, si message il y a, l'histoire de M.Perro aurait pu tenir dans une longue nouvelle.Elle y aurait gagné en densité, évidemment, et peut-être aussi en profondeur.H H H MON FRÈRE DE LA PLANÈTE DES FRUITS Perro Les Intouchables, 128 pages Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Attiré par les séduisantes sirènes de Paris, on pourrait croire qu'Andreï Makine (notre photo) a quelque peu abandonné sa patrie d'origine s'il n'était pas attaché, par le coeur, à la Russie, qui traverse tous ses livres.FOLCH-RIBAS Suite de la page B1 « Facile de s'intégrer quand on partage la même langue », dit celui qui tient cet invincible amour de la langue de ses origines catalanes.« De l'étranger, on envoyait de l'argent pour maintenir les écoles clandestines, alors que Franco avait banni le catalan des écoles publiques.La « maison du paradis » a bien existé, sur le bord du fleuve, à la Pointe de Rivière-du-Loup, acquise et rénovée par Jacques et Camille, morte il y a une dizaine d'années.C'est un peu tout ça qu'on retrouve dans le dernier roman de Jacques Folch-Ribas, fidèle collaborateur de notre cahier Lectures.L'auteur y passe du je au il au nous comme pour enrober dans une prudente spirale Ð « prudent, non, prude » dit le peintre Sacha, un personnage du roman Ð le récit de ses jours, mois et années.Pas toujours facile de s'y retrouver, mais toujours agréable de suivre le travail de ce joaillier de la langue.Il s'en dégage toutefois une certaine odeur de tristesse et de mort, celle des trois femmes de Mathieu Ð de Jacques aussi sans doute.« De la tristesse, oui, mais aussi de l'amour, l'amour d'un pays à construire avec une femme », ajoute notre intarissable conteur.Son dernier livre ?« Nul ne peut présumer de l'avenir », répond-il, avant de rappeler le mot de son père : « Si j'arrête de travailler, je vais mourir.C'est exactement ce qui lui est arrivé », dit le jeune professeur de 72 ans qui devait terminer l'entrevue pour se rendre donner ses cours au Cégep Saint- Laurent.H H H 1¤2 DES ANNÉES DES MOIS DES JOURS Jacques Folch-Ribas Éditions Stock 2001, 235 pages En terre étrangère collaboration spéciale Qu'on me pardonne le truisme : au Québec, on ne prise guère les gens qui crachent dans la soupe.Si ces importuns ont le malheur de venir d'ailleurs, on leur indiquera le chemin de l'aéroport pour avoir ignoré l'adage selon lequel à la veillée des coucous, il faut, comme les coucous, bouffer du crottin de cheval.S'ils sont d'ici, on leur tapera sur les doigts avec une force proportionnelle à la gravité de l'offense, histoire de leur rappeler qu'il est malvenu de porter atteinte à la sacro-sainte unanimité.On a l'obsession du consensus et une peur bleue de la controverse, du débat, de l'engueulade.Ceci explique comment les vierges offensées professionnelles et autres amuseurs publics qui haussent le ton dans les médias, même et surtout pour dire des âneries, passent pour d'authentiques francstireurs, expression galvaudée s'il en est une.Ce désolant constat, l'héroïne d'En solo dans l'appareil d'État, de François Tétreau n'en fait pas l'économie, en soulignant avec ironie la complicité incestueuse des médias et de l'ordre établi en notre plusse meilleur pays au monde.À la faveur d'un festival de rock auquel participe son band, la guitariste chinoise Yi Ming demande asile politique chez nous.En réalité, cette jeune femme (qui se nomme Qiu Ang) est une espionne.Placée sous la protection des autorités, talonnée par la presse, elle continue d'expédier clandestinement à ses supérieurs des rapports sur notre société prétendument libre et démocratique, qui se targue de donner au reste du monde des leçons (par exemple, sur le bon usage du « poivre de Cayenne »).Annotée avec parcimonie par leurs destinataires, cette relation de voyage en Amérique constitue le corps de ce livre superbe qui, malgré ses airs de thriller d'espionnage, renvoie davantage à Montesquieu qu'à John Le Carré.À l'instar d'Usbek et Rica des Lettres persanes, Qiu Ang observe le monde occidental avec des yeux d'étrangère.Rien n'échappe à son jugement critique : nos us et coutumes, notre culture, nos préjugés qui sont le reflet des siens propres, les jeux de pouvoir entre les sexes, entre les individus et l'État.enfin tous les aspects de notre vie y passent.Le point de vue « oriental » privilégié par Tétreau ne correspond ni à un racoleur désir d'exotisme, ni aux diktats de la rectitude politique ambiante, Bouddha nous en préserve, mais à une stratégie de décalage qui permet de placer sous la lentille impitoyable du microscope ces aberrations que le quotidien nous a rendues familières, voire acceptables.Inévitablement se profile la problématique de la traduction car Qiu Ang se permet quelques jeux de mots improbables dans un texte vraisemblablement rédigé en chinois qui nous est donné à lire en français.Sans connaître un traître mot de mandarin, je doute fort que les équivalents chinois de phallocrate et falot, par exemple, se prêtent au calembour.Mais qu'est-ce qui me prend de chercher la petite bête dans un livre mené avec autant de brio ?Retenez seulement que ce roman de Tétreau est une excursion des plus dépaysantes au pays de nos propres contradictions.En territoire miné Malgré la volonté de son éditeur de l'envoyer en service commandé, que dis-je, en « tournée de promotion », on n'a pas vu Paul M.Marchand au dernier Salon du livre de Québec.Il faut dire qu'à son dernier séjour dans la Capitale, le journaliste-écrivain et grand fumeur de cigares ne s'était pas fait d'amis en invectivant notre Denise Bombardier internationale au cours d'une causerie où elle se comparait humblement à De Beauvoir, rien de moins.Ainsi, après avoir été la coqueluche de nos médias, l'ex-correspondant de guerre à Beyrouth et Sarajevo s'est mis à peu près toute la confrérie à dos, comme l'ont découvert les relationnistes chargées de lui booker des entrevues à propos de son nouveau bouquin.Rentré en Europe après une couple d'années chez nous, Marchand serait devenu persona non grata.On n'aime guère qu'un importun brave le mou consensus, que voulez-vous.?Il serait cependant dommage que cette réputation de fauteur de troubles dont il s'enorgueillit nuise à la vie de Ceux qui vont mourir, son premier roman qui fait suite à Sympathie pour le diable, le récit autobiographique qui l'avait révélé au public québécois.Un roman ?Sans doute les champions d'une littérature détachée du réel hésiteront-ils à attribuer cette appellation contrôlée à ce récit manifestement nourri des expériences journalistiques de l'auteur.Après avoir survécu à la balle sournoise du sniper serbe qui lui a arraché le bras, une tête brûlée de la presse internationale (qui ressemble comme un frère à Paul M.Marchand) retourne dans la ville assiégée pour traquer « le fils de mille putes » qui lui a tiré dessus, le confronter d'homme à homme.et se venger.Cette trame de polar est ponctuée par des lettres au lyrisme exacerbé que le héros envoie au fils qu'il a eu à Beyrouth, une dizaine d'années plus tôt, et qu'il n'a pas connu.Un vrai de vrai roman ?À quoi bon ergoter sur la nature générique de ce texte, qui d'ailleurs se clôt sur ce mot de Roger Nimier : « Ne me croyez jamais.Doutez.» Avec ses métaphores flamboyantes, parfois excessives, ses considérations dérangeantes sur l'instinct de mort et la liberté du guerrier, Ceux qui vont mourir est un livre résolument noir, encore plus que vous l'imaginez, un livre sans compromis ni demi-mesure, éminemment personnel, explosif sur tous les plans.À prendre ou à laisser, en somme.Je ne peux décider pour vous mais, moi, je prends sans hésiter.H H H H 1¤2 EN SOLO DANS L'APPAREIL D'ÉTAT François Tétreau L'Hexagone / Le Castor Astral, 183 pages H H H H CEUX QUI VONT MOURIR Paul M.Marchand Grasset, 249 pages 7LP0301B0422 b03 lectures dimanche 7LP0301B0422 ZALLCALL 67 16:51:20 04/23/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 POLAR LITTÉRATURE DU VOISIN Peter Robinson: un maître canadien du polar.anglais Le roman de Laval collaboration spéciale D'habitude, nos écrivains boudent les mystères de la vie en banlieue, et qui peut bien les blâmer ?Les villes de Brossard, Laval et les autres renferment- elles des intrigues susceptibles de les intéresser ?On dirait que non, pour nous, citadins de l'île de Montréal, tout snobs que nous sommes.Mais si, répondrait l'écrivain Joel Yanovsky, car son nouveau roman a comme théâtre le quartier de Chomedey- Laval.Je ne peux rien dire sur Laval ; je n'y ai jamais mis les pieds.Yanovsky, par contre, en est un expert.En tant que critique littéraire pour la Gazette, il a dû lire pas mal de romans américains, et il sait que la banlieue, qui a d'ailleurs été inventée aux États-Unis, est un sujet inépuisable pour ses artistes.Pensez aux comédies de moeurs de John Cheever (un écrivain cité dans ce livre) ou bien, au film American Beauty.Avec son isolement, sa tentative de créer un paradis privé, la banlieue reflète parfaitement l'idéologie américaine d'après la Deuxième Guerre.Vous avez compris, alors.La vie de banlieue est un sujet idéal, souvent négligé au Canada, autant en français qu'en anglais.Yanovsky a baptisé son quartier de banlieue « Court Séjour ».Le nom nous signale, dès le début, le ton comique du roman.C'est une comédie de moeurs, et une comédie tout court aussi, sortie de la plume d'un homme connu pour son humour juif classique, son côté Woody Allen.L'intrigue tourne autour d'un dénommé Jacob Glassman (d'où l'échelle du titre).Glassman, un célibataire endurci, travaille comme journaliste au journal du quartier, et il vit dans le bungalow qui a vu sa naissance.Donc, un homme qui résiste au changement, dont le séjour à Court Séjour est tout sauf court.Quand un homme n'aime pas le changement et le brouhaha, la vie, avec son esprit pervers, s'acharne sur lui, le harcelant de mille aventures rocambolesques, comme si elle avait décidé de se moquer de lui et de son désir d'existence tranquille.Donc, Glassman est entouré de personnages loufoques et démesurés.Dont un rabbin maniaque qui en veut à Glassman d'avoir abandonné la voie de la croyance.Le rabbin est un fanatique, et Yanovsky les adore, les fanatiques, à cause de leur engagement complet et de leur dévouement aveugle.Glassman, quant à lui, est tout sauf fanatique, avec son désir de vie simple.Lui et son rabbin se mettront à lutter l'un contre l'autre, tout comme le Jacob de l'Ancien Testament avec son ange.Il y a aussi Hope, la blonde de son meilleur ami.Elle attend un enfant Ð le grand engagement Ð même si elle n'est pas trop sûre de son geste, tandis que Glassman voudrait bien d'un petit, surtout avec elle.Yanovsky sait très bien que des amours insatisfaites ont des possibilités comiques très fortes.Le problème de Jacob Glassman, et le fondement de l'oeuvre, c'est que c'est un « homme rose », un homme libéré, sensible aux sentiments et aux aspirations féminins.Mais pas si sensible que ça, je trouve, car derrière son côté « rose », Jacob est radicalement passif.Sa passivité est agressive, une façon de frustrer les attentes de son entourage et de garder sa liberté d'action.Yanovsky s'est donné tout un défi : dépeindre un personnage qui manque de maturité, mais qui reste agréable à fréquenter, et dont la vie nous touche.Et là, l'écrivain a réussi.Son style est vif, ses personnages loufoques mais crédibles, avec une intention sérieuse derrière les situations comiques Ð qu'un rabbin fou vous harcèle, ça ne devrait pas être très drôle.Yanovsky a réussi à transformer Laval en territoire littéraire, avec tous les mystères et toutes les complications propres à un tel lieu.Mais ce n'est pas un natif de la banlieue.Il est né dans Parc-Extension, quartier qui a donné naissance à beaucoup d'artistes montréalais (le « Parc Ex » attend toujours son Michel Tremblay.).Depuis 20 ans, il est journaliste à la pige, livrant une chronique toutes les semaines aux pages littéraires de la Gazette.C'est aussi un apôtre de l'autofiction, du roman autobiographique, du regard fixé sur soi.Mais ne craignez pas d'avoir affaire à un écrivain qui se prend en pitié ; son humour l'empêche de tomber dans la complaisance ou la morbidité.Le rire est une une arme puissante contre le péché de se prendre au sérieux.Dans sa version anglaise, ce roman a été finaliste au Grand Prix du Livre de Montréal en 1997.Il est traduit en français par Ivan Steenhout, comme d'autres romans écrits par des écrivains montréalais d'expression anglaise, et publié aux Éditions de la Pleine Lune qui méritent des félicitations pour avoir mis en circulation la littérature du voisin.Seule ombre au tableau pour la banlieue : cet écrivain a abandonné le code régional 450 pour déménager à Notre-Dame-de- Grâce.Avis de recherche : Laval a besoin d'un nouveau chantre.H H H H L'ÉCHELLE DE JACOB Joel Yanovsky La Pleine Lune, 241 pages GILBERT GRAND Peter Robinson écrit, depuis une quinzaine d'années déjà, de bons romans policiers situés dans la campagne du nord de l'Angleterre.Primé plusieurs fois pourtant par ses pairs, il n'avait pas vraiment réussi jusqu'ici à se faire reconnaître à sa juste valeur par le grand public anglo- saxon, et encore moins par les éditeurs français (un seul livre traduit sur 14).Seraitce parce que ce natif du Yorkshire écrivait sur son pays depuis le Canada où il a émigré après avoir été remarqué en 1974 par Joyce Carol Oates, au cours d'un atelier de création littéraire à l'Université de Windsor (Ontario) ?Mais la question ne se pose désormais plus : depuis la parution des excellents Saison sèche (In a Dry Season, 1999) et Cold Is the Grave (2000), il joue enfin dans les ligues majeures, avec tirages et couvertures publicitaire et médiatique qui s'imposent.Et traduction française rapide, on ose l'espérer.Professeur d'anglais et poète à ses heures, Peter Robinson ne s'est mis sérieusement au roman policier qu'à partir de 1987 après que Viking eut accepté Gallows View et A Dedicated Man, les deux premières enquêtes de l'inspecteur divisionnaire Alan Banks (neuf autres suivront).En choisissant pour héros un policier londonien qui, fatigué de la grande ville, a été transféré à sa demande dans une agglomération fictive (Eastvale) du Yorkshire, Robinson pouvait à la fois recréer, sans risque d'erreur et avec un brin de nostalgie, un coin de pays connu pour en observer les transformations et en percer les secrets grâce au regard perspicace et distancié de son enquêteur.Cette volonté, ce besoin nécessaire de prendre du recul expliquent en grande partie pourquoi ses romans ne se déroulent pas au Canada, à une exception près (quelques chapitres de The Hanging Valley à Toronto).L'action de No Cure For Love, un thriller où n'apparaît pas Banks, est cependant entièrement située à Los Angeles.Solidement construites, les intrigues de Robinson sont à l'image d'Alan Banks, un policier honnête, consciencieux, qui prend le temps de réfléchir avant de sauter aux conclusions, un peu comme le commissaire Wexford de Ruth Rendell.À mesure que la série s'affranchit du classique et suranné « crime au presbytère » et aborde des réalités sociales plus contemporaines Ð violences domestiques (Wednesday's Child) et sexuelles (Innocent Graves), racisme (Dead Right) Ð le personnage de Banks vieillit, gagne en profondeur, en crédibilité, en fragilité aussi.Les cas commencent à l'affecter personnellement, sa vision du monde s'assombrit.La désintégration de son mariage le force à se remettre en question, à revenir sur son enfance, sa jeunesse, à chercher de nouvelles amitiés, à prendre des risques professionnels aussi, quitte à remettre à sa place d'un coup de poing Jimmy Riddle, son supérieur incompétent qui l'a pris comme bouc émissaire.C'est dans cet état d'esprit un peu perturbé qu'on le retrouve au début de Saison sèche, alors que Riddle lui confie une enquête impossible.L'été torride vient d'assécher un lac artificiel de la région, mettant au jour les ruines du hameau de Hobb's End, submergé 40 années plus tôt.Un gamin fouineur y découvre par hasard un squelette humain enfoui sous la boue, celui d'une jeune femme poignardée à mort sans doute durant la Seconde Guerre mondiale, indique l'autopsie.Mais comment mettre un nom sur ce cadavre et, plus ardu encore, retrouver le coupable, quand les archives du village ont été détruites, les habitants sont morts ou dispersés aux quatre coins du monde ?Il en faut plus pour décourager Banks, d'autant plus qu'il joue là sa carrière et que la présence à ses côtés d'Annie Cabbot, une jeune collègue perspicace et délurée, lui stimule aussi corps et esprit.Tous deux finissent par découvrir que la victime s'appelait Gloria Shackleton, que cette jeune Londonienne sensuelle, venue travailler aux champs par patriotisme ( ?), avait épousé un gars de la place, disparu ultérieurement sur le front asiatique.Recourant à un procédé romanesque d'une étonnante efficacité Ð le passé répondant au présent, et vice-versa Ð Robinson entrelace leurs recherches ardues d'extraits des mémoires de guerre d'une des habitantes de Hobb's End, Vivian Elmsley, devenue célèbre par la suite en tant qu'auteure de romans policiers.Dans une reconstitution alliant nostalgie et compassion, nous partageons ainsi la dure existence de ces campagnardes privées de leurs hommes, suspendues aux nouvelles du front et troublées par l'arrivée d'aviateurs yankees et alliés sur la base voisine.Mais nous comprenons aussi que Vivian n'est pas un témoin neutre, qu'elle a joué un rôle clé dans la mort tragique de Gloria qui fut sa belle-soeur, sur fond d'adultère et de jalousie.En déroulant cet écheveau passionnel 55 années plus tard, Banks et Annie ne sont pas au bout de leurs surprises.H H H H SAISON SÈCHE Peter Robinson Traduit de l'anglais par Dominique Rinaudo Albin Michel, 460 pages Professeur d'anglais et poète à ses heures, Peter Robinson ne s'est mis sérieusement au roman policier qu'à partir de 1987.ENFANTS Du travail et des livres pour les aspirants enquêteurs SONIA SARFATI Que l'on songe au succès qu'Enid Blyton a connu avec les aventures du Club des cinq et du Clan des sept ou encore à celui qu'obtiennent aujourd'hui Chrystine Brouillet et Laurent Chabin avec les romans policiers qu'ils signent pour les enfants.et la conclusion s'impose : les jeunes sont friands d'enquêtes.Et s'ils le demeurent en grandissant Ð les listes de best-sellers en font foi Ð ils perdent toutefois à travers les bougies d'anniversaire le rêve de devenir inspecteur ou commissaire qui les allumait tant dans leur jeune âge.Pour les heureux encore à cette étape-là, deux livres qui permettent d'aiguiser les dons des (peut-être) futurs Columbo : Le Trésor de l'oncle Ernest d'Éric Viennot et Opération Dragon Jaune de Julian Press.Le Trésor de l'oncle Ernest, donc, c'est un pseudo album de voyage retrouvé au fond d'un grenier.Il contient des photos, un texte manuscrit et la carte menant à un trésor.Pour en déchiffrer les secrets, il faut lire avec attention, trouver les indices, s'amuser avec l'alphabet morse et élucider des charades.Bref, rien n'est donné tout cuit dans le bec.à part un bien beau livre : la mise en page et le graphisme en font déjà un bijou.Mais si c'est le trésor au complet que l'on veut, il faut faire davantage que s'asseoir et regarder le bouquin ! N'est pas Sherlock Holmes qui veut.De présentation beaucoup plus modeste, Opération Dragon Jaune est un grand livre en noir et blanc dans lequel les Malice et Réglisse (deux jeunes gens fort débrouillards et leur cacatoès) ont à résoudre 60 énigmes.Un horaire chargé, pour eux et pour ceux qui les seconderont dans leurs enquêtes.Pour cela, il suffit de lire le texte court qui se trouve sur chaque page de gauche et de trouver la réponse dans l'illustration imprimée sur les pages de droite.Certaines sont la simplicité même.D'autres demandent de se creuser la cervelle à la manière de jeunes Hercule Poirot.On y va, mon cher Watson ?Quand vous voulez, mon cher Hastings ! H H H 1¤2 LE TRÉSOR DE L'ONCLE ERNEST Éric Viennot, Albin Michel Jeunesse, 75 pages (dès 8 ans) H H H OPÉRATION DRAGON JAUNE Julian Press, Actes Sud Junior, 126 pages (dès 7 ans) Le mercredi soir 25 avril, 25 % de votre addition dans plus de 80 restaurants des régions de Montréal et de Québec seront versés à la Fondation Farha pour la lutte contre le sida A table ! Info: Montréal (514) 270-5010 Québec (418) 649-1720 www.total.net/~farha FILL_18A 7LP0401B0422 b4 lectures dimanche 7LP0401B0422 ZALLCALL 67 00:56:17 04/22/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 ROMAN HISTORIQUE PSYCHO-POP Un fleuve tranquille Un Nul pas si simple que ça MARIO DUFRESNE collaboration spéciale Ste-Croix II, les chemins de l'Abitibi reprend l'histoire de la famille Hébert, là où l'auteure l'avait laissée à la fin du premier volet.Si le précédent ouvrage avait pour toile de fond les ravages causés par la grippe espagnole, celui que nous propose aujourd'hui Monique Boisvert nous conduit jusqu'en Abitibi, sur des relents de crise économique.Vers cette région perçue comme une espèce d'Eldorado du Québec au cours des années trente.L'auteure, née à Rouyn-Noranda mais issue d'une famille originaire de Sainte-Croix de Lotbinière, s'inspire de ses propres souvenirs et de ce qu'elle a glané à gauche et à droite pour tracer, ici, ce qui s'apparente à un portrait d'époque, vu à travers le regard de gens de la terre encore habités de l'âme des coureurs des bois.Présence qui, à la fin du roman, leur fera prendre le chemin de l'exil, abandonnant derrière eux un fleuve qui rythmait leur vie.À Sainte-Croix, la vie s'écoulait lentement avec ses hauts et ses bas, comme au gré des marées.Quelques passages houleux, mais dans l'ensemble un univers bien tranquille dont le quotidien était dicté par les saisons, la religion, les premières amours et la tante Christiana qui remplaçait la mère internée à Charlesbourg, conséquence de la grippe espagnole.Une existence sans grande surprise où l'on sait presque à coup sûr ce que demain Ð et souvent plus loin Ð nous réserve.Mais y avait-il là toute la matière pour faire un roman ?D'autant qu'ici on parle de trilogie.Oui.Le problème, c'est que l'auteure semble éprouver de la difficulté à répondre aussi affirmativement.Et, c'est peut-être là le principal défaut de cet ouvrage.Monique Boisvert a l'air d'hésiter entre les genres, tantôt le récit anecdotique, tantôt la chronique et parfois le roman.Elle donne ainsi l'impression de vouloir éviter à tout prix de choquer quiconque.Le récit est très autobiographique et bien des personnages sont encore vivants, ne l'oublions pas.Ça ne veut pas dire que Mme Boisvert ne sait pas raconter une histoire.Mais un éditeur autre qu'ellemême aurait pu rendre les choses, disons, moins imparfaites.Il n'est pas trop tard pour y remédier, puisqu'un troisième volet est en préparation.Ses deux premiers tomes pourront lui servir à merveille de carte de visite et lui ouvrir bien des portes.H H H STE-CROIX II, Les chemins de l'Abitibi Monique Boisvert Monique Boisvert, éditeure 557 pages L I L I A N N E LACROIX Campons d'abord bien la critique d'aujourd'hui.Je suis une inculte totale, agnostique, athée de la chose astrologique, des ascendants, de la conjonction des astres, de Saturne ou Neptune en Lion et du Verseau dans la cinquième maison.Par contre, je suis une vendue de la flopée d'ouvrages « pour les nuls » que je trouve habituellement très instructifs, bien écrits, drôles et surtout pas prétentieux pour deux sous, malgré l'amas d'informations qu'ils distillent habilement sans trop en avoir l'air.Des ouvrages pour les nuls dans leur emballage jaune et noir si familier, je suis prête à en lire sur les champignons, les ordinateurs, les acariens, le sexe, la vie à deux, les vins du Chili, la psychologie ou les amphibiens, autrement dit sur tout et sur rien.Et comme je m'assume bien comme nulle dans la plupart des sujets qu'ils abordent (j'ai bien dit « la plupart », pas tous), je n'éprouve aucune fausse pudeur à les parcourir au grand jour.C'est donc avec une saine ambivalence que j'ai abordé L'Astrologie pour les nuls, de Rae Orion, publié chez First Editions.La page couverture nous promet : « Un livre simple, clair et drôle », tandis que l'endos assure qu'il convaincra « les derniers hésitants ».Aucune de ces promesses ne s'est avérée après ma lecture.L'astrologie a souvent eu mauvaise presse, les sceptiques en font des gorges chaudes et ce n'est souvent qu'en cachette que bien des lecteurs pourtant fort intéressés jetteront un coup d'oeil sur l'horoscope publié dans le journal.Conscient qu'il avait une côte à remonter sur le plan de la crédibilité, l'astrologue américain Rae Orion a choisi de mettre le paquet pour convaincre même les plus sceptiques du sérieux de l'astrologie.Cela donne un ouvrage touffu, extrêmement songé et si complexe qu'il vous donnera quasiment envie de vous plonger dans quelque chose de beaucoup plus simple et plus à votre portée, la physique quantique par exemple.De la même façon, les petites pointes d'humour si précieuses dans les ouvrages « pour les nuls » sont à toutes fins utiles absentes ici.C'est voulu.Pour rien au monde, on ne voudrait vous donner l'idée que ce n'est pas sérieux, l'astrologie.Dans les « conseils », pourtant, on retrouve parfois une certaine légèreté qui aère un peu, genre « si vous êtes séduit par un Verseau, préparez-vous à rencontrer plus d'excentriques qu'il n'en existe au pays d'Oz ».On ne se tape pas exactement sur les cuisses mais enfin.ça vous reposera un peu des calculs que requièrent les passages hautement scientifiques.Malgré tout, et je parle maintenant à tous ceux que l'astrologie attire, fascine ou intéresse le moindrement, ce livre apparaît véritablement comme un des meilleurs et des plus complets à avoir été écrits sur le sujet.Mais que voulez-vous ! Dans ce cas, la cause était quasiment perdue d'avance, la critique étant une sceptique du pire acabit.Une vraie Vierge, quoi ! Pomme de reinette et pomme d'Api C'est la chronique des tâches délicates.La Pomme est paru la semaine dernière, oeuvre de Louise Pomminville et d'Anne Richer, non seulement ma collègue de La Presse, mais ma voisine immédiate au journal, une voisine que j'aime bien d'ailleurs.L'idée d'un livre sur la pomme, un fruit à la fois mythique et si présent dans notre quotidien québécois, lui est venue un été, au milieu d'un verger en fleurs où elle se promenait avec Simon, son petit-fils.« Comment se fait-il qu'il n'existe pas de beau livre important, d'album illustré sur la pomme et le pommier ?» La question a germé jusqu'à donner un grand livre à couverture rigide, magnifiquement illustré.Les deux amies Louise et Anne ont mis sur pied le projet, songé aux chapitres et aux informations qu'elles voulaient y retrouver et confié la rédaction elle-même à un écrivain- fantôme qui s'est vite éclipsé pour donner tout le crédit aux conceptrices, un peu intimidées d'être ainsi poussées à l'avant-scène.Ce livre est à la fois beau et inutile.Inutile comme une jolie statuette sur une table, comme un tableau charmant qui ensoleille une pièce, inutile comme un de ces ouvrages qu'on aimerait posséder parce qu'ils sont si agréables à feuilleter mais qu'on hésite néanmoins à acheter en se demandant si on en a vraiment besoin.De la pomme de discorde des dieux au fruit défendu en passant par la pomme symbole d'amour, on explore les légendes nées de ce fruit si prisé, on fait une incursion dans le monde des comptines enfantines, on rappelle la présence de la pomme dans les romans, le théâtre, le langage poétique et populaire, mais aussi la peinture et l'informatique avec Apple, on se promène dans la France de Pépin le Bref et des cidreries naissantes, dans l'Amérique de Johnny Appleseed et jusqu'en Arménie.Des connaissances des moines à nos jours, on aborde bien des aspects plus scientifiques, des boutures à la taille en passant par la lutte contre les parasites.Le style d'écriture varie selon les sujets abordés.Les sujets scientifiques sont abordés plus directement ; d'autres, empruntés ou originaux, on ne sait trop, affichent un romantisme vieillot.La gastronomie ne pouvant en être absente, le dernier chapitre est évidemment consacré à certaines des recettes les plus célèbres.Ce dernier chapitre est d'ailleurs précédé d'une liste détaillée des principales variétés de pommes.La préférée d'Anne ?Étonnamment, pour quelqu'un qui trippait dans les vergers en fleurs, elle préfère de beaucoup les pommes cuites au succulent fruit charnu et croquant.H H H (à condition d'y croire minimalement) L'ASTROLOGIE POUR LES NULS Rae Orion Éditions First Editions, traduit de l'américain, 384 pages H H H LA POMME Louise Pomminville et Anne Richer Éditions Les bonheurs de la Terre, 153 pages Trois pommes, de Morgan Russell (1910).Tiré de La Pomme, de Louise Pomminville et Anne Richer.publié chez Québec Amérique Marie Laberge Le vendredi 27 avril de 19h à 21h Venez rencontrer Marie Laberge, lors d'une séance de signature et de lecture de son tout dernier roman Adélaïde, le deuxième volet de sa trilogie Le Goût du Bonheur.Une soirée à ne pas manquer ! 1500, avenue Mc Gill College, Place Montréal Trust (514) 281-5549 INDIGO PRÉSENTE 2951980A INDIGO REÇOIT ENFANTS Un divorce olympique SONIA SARFATI Tremblay est connue Ð et très aimée Ð des tout-petits, pour qui elle a imaginé la faune colorée et originale, parfois tendre mais toujours drôle et un peu tordue qui peuple des albums tels Cruelle Cruellina, Marie-Baba et les 40 rameurs, La Véritable Histoire de Destructotor, etc.Elle s'est aussi adressée, moins souvent, aux préadolescents, auxquels elle revient avec l'amusant Un chien dans un jeu de quilles.Où il y a un chien, un jeu de quilles et, surtout, une Olivia aussi indécise qu'imaginative.Or, la voici placée devant la plus difficile des décisions : ses parents vont bientôt divorcer et ils ont la bonne idée ( !) de la laisser libre de choisir avec qui elle va habiter Ð la garde partagée étant hors de question, maman (sommité en colle à dentier) étant mutée à Saint-Ti- Gusse-les-Berges.Pour les départager, elle va organiser des Jeux olympiques parentaux.Fabrication d'un gâteau de mariage, partie de quilles dans l'allée de garage, et ainsi de suite.L'idée ?Le champion ne remporterait pas une médaille d'or mais une petite fille en or.C'est ainsi que se perçoit Olivia.Indécise, imaginative et sans complexes, quoi ! De quoi survivre au pire.Reste à savoir si ses parents, eux, seront de taille.H H H UN CHIEN DANS UN JEU DE QUILLES Carole Tremblay Soulières éditeur, 170 pages (dès 10 ans) Une rose, par achat, par client.Quantités limitées.Le 23 avril seulement.Nicolas de Cues Jean Bédard livre Journée du mondiale Obtenez une rose gratuitement GRATUIT! à l'achat d'un livre.23 AVRIL 2001 La maison au Québec Yves Laframboise Cortex Hector Mac Donald %DE RÉDUCTION SUR TOUS LES LIVRES.LE LUNDI 23 AVRIL SEULEMENT (étiquettes blanches seulement) 2951997A 7LP0501B0422 b5 lectures dimanche 7LP0501B0422 ZALLCALL 67 00:55:38 04/22/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 POÉSIE Oulipo, métro, boulot, dodo CARLE COPPENS collaboration spéciale Veuillez noter que les passages en gras sont de la main de Jacques Jouet, l'auteur des Poèmes de métro dont il est question ici.Nous lui avons soumis cet article en laissant quelques espaces libres et Jouet a eu l'amabilité de bien vouloir remplir ces espaces.Une seule réaction n'avait pas été sollicitée par le journaliste (je vous laisse deviner laquelle).Membre actif de l'Oulipo, et grand amateur de confitures, surtout connu pour sa fossette au menton, Jacques Jouet écrit un poème par jour depuis neuf ans.Ce qui lui demande une sacrée dose d'électricité-machine.Il y a eu les poèmes de navet(1) dans lesquels Jouet consacrait quotidiennement une partie de son temps à la description du légume.Il y a maintenant les Poèmes de métro.« Un poème de métro est un poème composé dans le métro, pendant le temps d'un parcours./ Un poème de métro compte autant de vers que votre voyage compte de stations moins un./ Le premier vers est composé dans votre tête entre les deux premières stations de votre voyage (en comptant la station de départ)./ Il est transcrit sur le papier quand la rame s'arrête à la station deux (.) / Il ne faut pas transcrire quand la rame est en marche./ Il ne faut pas composer quand la rame est arrêtée (.) / Si par malchance la rame s'arrête entre deux stations, c'est toujours un moment délicat de l'écriture d'un poème de métro./ » Avec ses Poèmes de métro, Jouet s'aventure sous les jupes de la ville de Paris, mais aussi sous celles de Lyon, de Cologne et de Montréal dont les dessous un peu rêches ne lui ont pas inspiré ses plus beaux vers.(Pourriez- vous m'envoyer votre thermomètre à « beaux vers » ?que je l'introduise quelque part, merci.Le matin, en descendant dans le métro, Jouet part travailler comme tout le monde.Il installe son atelier sous la surface des choses, aiguise ses outils et pointe au verbe.« Je veux que l'activité poétique descende aux conditions / des travaux quotidiens, pisse-copie et journal de tous les jours de poésie.» Il écrit encore : « Le poème n'a pas à craindre de se laisser composer sur un t-shirt, / le poète d'être rémunéré à la quantité de vers.» Et nous le retrouvons au premier rang de la vie qui va, entomologiste patient, épinglant un visage, une caresse, un bout de dialogue, un regard triste, une bretelle glissant sur une épaule.Nous le retrouvons en pickpocket détroussant ses semblables à la pointe du stylo, en chapardeur volant à l'étalage du jour en marche.Pendant 12 mois, Jacques Jouet s'est fait greffier, témoin méticuleux de la réalité méditative.Une réalité dont il use avec talent, débusquant un alexandrin à la une du journal que lit un passager sans se douter du trésor qu'il a entre les mains « Les voleurs de bijoux voulaient la récompense », laissant ses phrases rouler la routine, bousculer l'habitude qui habite en ces lieux.Fidèle à ses principes, Jouet nous livre une poésie du quotidien, de l'inventaire, une poésie de tunnels, de strapontins, de machines, de néons, d'affiches et de slogans publicitaires, des poèmes qui ont en commun de nous transporter.Il nous offre dans ce recueil, non seulement l'appréhension du monde qui est la sienne, mais une vigilance de tous les instants, la veille sensible d'un graphomane ; un long procès-verbal dont il sait très bien que le monde n'a pas besoin.Mais là n'est pas question, évidemment.Jouet est un explorateur, et ce livre devrait être lu comme le journal de bord d'un homme embarqué pour le jour le jour ; ce livre devrait être lu comme un récit d'aventure.D'ailleurs, qui d'autre que Jacques Jouet pourrait se vanter d'avoir tenté Ð et réussi Ð la première traversée du métro parisien en solitaire ?Qui pourrait prétendre avoir passé près de 16 heures dans le métro, écrivant sans relâche des vers « quand la demande contredit cette passion » ?Qui aurait eu le courage et l'audace de faire du métro le véhicule exclusif d'une odyssée dans le présent On reprochera à Jacques Jouet de ne pas s'être intéressé au fond et de tenir absolument à sa forme, mais qu'est-ce que cela, soyons honnêtes, en regard des qualités de cette oeuvre atypique et entraînante ?Allez, ne boudez pas votre plaisir, n'ayez pas peur du pléonasme : lus dans le métro, les Poèmes de métro doivent l'être.Ceci étant dit, il faut savoir que les livres publiés aux éditions P.O.L coûtent une petite fortune au Québec.Avant de mettre la main sur ces Poèmes de métro, allez donc faire un tour sur le site de l'éditeur à l'adresse www.pol-editeur.fr.Vous y trouverez un extrait des premières pages de Poèmes de métro et pourrez découvrir, en prime, le roman-feuilleton intitulé La République de Mek-Ouyes dont Jouet écrit actuellement un épisode par jour.La République de Mek-Ouyes parce que, vous l'aurez deviné, Jacques Jouet ne se pose pas la question : « en avoir ou pas ».H H H H POÈMES DE MÉTRO Jacques Jouet P.O.L, 264 pages 1 : NAVET, LINGE, OEIL-DE-VIEUX P.O.L., 3 volumes, 938 pages Photo AP Avec ses Poèmes de métro, Jacques Jouet s'aventure sous les jupes de la ville de Paris, mais aussi sous celles de Lyon, de Cologne et de Montréal dont les dessous un peu rêches ne lui ont pas inspiré ses plus beaux vers.L'Oulipo (Ouvroir de VIENT DE PARAÎTRE Littérature Potentielle) NI PRÉCIEUX NI RIDICULES.PETITE HISTOIRE DES CODES DE POLITESSE À TRAVERS LES SIÈCLES, de Anne-Marie Deraspe « Produits en quantité négligeable jusqu'au 19e siècle, les verres étaient rangés avec les balais », apprend-on en feuilletant le texte d'Anne-Marie Deraspe consacré aux codes de politesse à travers les siècles.Son livre favorise la synthèse et l'anecdote et ne prétend nullement, précise-t-elle, au sérieux des chercheurs universitaires.Divisé en sept courts chapitres, l'ouvrage aborde des questions telles la politesse au concert, la mode des yeux cernés et l'insolence (notoire) des pages au 16e siècle.(Éditions Alexandre Stanké, 109 pages) LE PONT DE QUÉBEC, de Michel L'Hébreu Avec ses 1800 pieds, « le pont de Québec est, et demeurera toujours, le cantilever d'acier avec la plus longue portée au monde », peut-on lire dans le texte de présentation de l'ouvrage de Michel L'Hébreu, publié pour la première fois en 1986, qui contient plusieurs photos noir et blanc, de même que des détails et des chiffres.L'auteur y cite des témoignages de l'époque, qui étayent son historique de la construction du pont de Québec, amorcée en 1900, et qui a subi quelques reconstructions.Les travaux seront finalement achevés en 1917.(Septentrion, 255 pages) CARLE COPPENS collaboration spéciale Fondé par Raymond Queneau et François Le Lionnais en 1960, cet atelier de littérature expérimentale s'est donné pour vocation de « créer de nouvelles contraintes à l'expression littéraire » car « l'inspiration des écrivains se nourrit de règles et s'affermit sur l'obstacle » (1).L'oeuvre la plus célèbre sortie des brimades sophistiquées que les Oulipiens infligent à la langue, est sans doute La Disparition de Georges Perec, un livre entier reposant sur une contrainte inimaginable en français : écrire sans utiliser la lettre e.Perec, ce qui est moins connu, s'est ensuite vengé de la lettre proscrite en écrivant Les Revenentes, un livre entier, illisible faut-il l'avouer, se limitant, cette fois Ð à tout seigneur, tout honneur Ð à l'utilisation du e comme unique voyelle.Les signes particuliers des Oulipiens ?Selon Dominique Moncond'huy ( ?), ils « se réunissent régulièrement et se déplacent volontiers en bande ; aiment compter ; (ont été) plusieurs convaincus d'enlèvement (de lettre, de mot et même de personnage !) » On pourrait ajouter à cela une volonté de marier la science à la littérature, d'opérer entre elles un genre de transfert technologique.D'ailleurs, comme le confiait le poète et romancier Jacques Roubaud au quotidien français Libération « une partie des contraintes de La Vie mode d'emploi a été fournie à Perec par les mathématiciens du groupe.» 1 : Dictionnaire des Littératures françaises et étrangères Larousse, 1992.Un grand merci à la Fédération des coopératives québécoises en milieu scolaire, qui s'est jointe au ministère du Patrimoine canadien, à la Société de développement des entreprises culturelles du Québec et au Conseil des Arts du Canada pour diffuser l'information concernant la Journée mondiale du livre.« Le matériel didactique - et le manuel scolaire au premier chef - joue un rôle important dans la vie de l'élève.Il conditionne largement l'enseignement et l'apprentissage et il véhicule nombre de valeurs.» Ministère de l'Éducation du Québec L'École tout un programme Énoncé de politique éducative, p.34, 1997 La clé de l'éducation 2952612A 2943621A 7LP0601B0422 7LP0601B0422 ZALLCALL 67 00:53:51 04/22/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 22 AVRIL 2001 Il est capable de reponses courtes et mordantes ou de tirades dignes des plus grands monologues passionnes de Shakespeare.Le magazine Cine Live a fait le point avec Anthony Hopkins, monstre sacre.Q Eprouvez-vous de la fascination pour Hannibal Lecter ?R A chaque fois que l'on me pose cette quesdon, je suis tente de demander Et vous, que ressentez-vous en le voyant ?Les femmes disent qu'elles sont attirees par lui, mais elles ont du mal a l'accepter et ont meme honte de ce sentiment.Il n'y a pourtant aucune honte car Hannibal represente le cote noir de chacun de nous.Il est esthete, gourmet, genie, artiste, specialiste de Dante ! Mais il est aussi prisonnier de son cote sombre.Nous l'admirons secretement, ce qui ne veut pas dire que nous sommes malades ou pervers.Juste que nous sommes humains.Q Comme Hannibal, vous appreciez les plaisirs de la table ?R Non.Je suis un cuisinier vraiment mediocre.Je ne sais meme pas cuire un oeuf a la coque ! Je ne suis ni gourmand ni gourmet.Ma plus grande aventure culinaire a du etre de me confectionner un sandwich au fromage, alors vous savez.Q En tant qu'acteur principal, vous avez du avoir votre mot a dire sur la distribution.R Non, je n'ai eu aucun controle sur ce point.Et je ne cherche pas a m'impliquer dans ce genre de decision.Je ne suis qu'un acteur, tout ce processus ne m'interesse pas.J'apprends mon texte, j'arrive sur le plateau, je ne me cogne pas contre les meubles et c'est tout.Je joue ce qu'on me donne a jouer.Je fais le travail pour lequel je suis paye et je donne le meilleur de moimeme.Je travaille dur pour apprendre le texte, le comprendre et entrer dans la peau de mon personnage.C'est tout ce que je dois a la production et aux spectateurs.Le reste, ce n'est pas mon affaire.LES UNS ET LES AUTRES Anthony Hopkins, monstre sacre ZOOM FLASH Assez, c'est assez ! Cher, qui commence a en avoir plus qu'assez de sa famille qui n'arrete pas de la siphonner tout en repandant toutes sortes de rumeurs malveillantes sur son compte, a decide de lui couper les vivres.Le Daily Star de Londres rapporte qu'elle a cesse de verser des allocations a son fils Elijah Blue et a sa fille Chastity, une militante gay.La chanteuse et comedienne dont la fortune est estimee a quelque 100 millions de dollars a commente : Les enfants croient qu'ils n'ont pas besoin de gagner leur vie parce que je suis a l'aise.Eh bien, j'ai des petites nouvelles pour eux.Tout ce qu'ils font c'est prendre, prendre et prendre encore sans meme jamais manifester le moindre signe de reconnaissance.Assez, c'est assez ! Ils vont devoir se mettre a travailler et faire eux-memes quelque chose de leur vie.Et ma mere, Georgia, que j'entretiens dans le luxe n'est pas plus reconnaissante que les autres, se contentant de reclamer toujours plus d'argent dans les interviews qu'elle donne aux journalistes.Service ! ALORS QU'ELLE TRAVERSAIT le bar de l'hotel Four Saisons de Beverly Hills, deux hommes d'affaires ont pris Renee Zellweger, vetue d'un pantalon noir et d'un chemisier blanc, pour une serveuse ; sans se demonter, elle a pris leurs commandes et les a servis au grand amusement des autres clients.Quant au pourboire, elle l'a tout bonnement remis a une serveuse reguliere en concluant : C'a ete tres amusant ! .Prix record pour Le Parfum SORTI EN 1986, Le Parfum de l'ecrivain allemand Patrick Suskind n'a cesse de s'attirer des louanges.Cette histoire, qui se deroule au XVIIIe siecle, d'un voleur d'odeurs qui vampirise ses victimes pour creer des parfums divins a fait fantasmer plus d'un grand metteur en scene, parmi lesquels Roman Polanski, Ridley Scott ou Joel Schumacher Mais Suskind n'en voulait qu'un : Stanley Kubrick.Finalement, l'ecrivain a accepte de mettre les droits de son livre aux encheres et c'est le studio allemand Constantin Films qui a remporte la mise pour 10 millions de dollars.Un record qui place Le Parfum en premiere position des livres les plus chers, devant Hannibal de Thomas Harris.On ne sait pas encore a quel realisateur le studio allemand destine Le Parfum.E X P R E S S ELTON JOHN voulait emmener avec lui un petit chien en tournee, mais comme c'est toujours un peu complique de voyager avec un animal vivant, il a plutot achete, pour quelque 4000 $, un chien mecanique qui jappe, qu'on peut promener en laisse et qui leve meme la patte.Et il l'a appele Gianni en souvenir de feu son ami le designer Gianni Versace.En vacances a Cuba, Charlize Theron emportait avec elle les restes de ses repas pour nourrir les chiens errants.Catherine Zeta-Jones, Penelope Cruze, Nicole Kidman et Jamie Lee Curtis partagent une recette de cocktail compose de mangue, d'avocat, de lait, de champagne, de kiwi, d'oeufs de caille et de poivre de Cayenne qui donne a leurs cheveux un eclat tres particulier.SOURCES : Movieline, Star, Studio, Globe Charlotte Rampling J'ai tres peu tourne juste pour vivre.Je me suis debrouillee autrement pour 1'argent.A travers les hommes.J'ai vecu avec des hommes absolument magnifiques qui m'ont toujours dit : Ne travaille jamais si tu n'as pas envie, trouve de bons films.Sinon, je te protegerai.C'est la verite.Je sais qu'on n'entend pas souvent ca.Peut-etre que d'autres femmes ont d'autres points de vue la-dessus, mais moi je suis tres touchee par ca.Qu'un homme aime vraiment une femme et lui dise : Tu n'as pas a travailler si tu n'es pas oblige ou si tu n'as pas pleinement envie de faire quelque chose de bien.Premiere Cher VOUS DITES.Les rouleaux de printemps LE ROULEAU DE PRINTEMPS serait ne dans la province de Fujian sur la cote sud-est de la Chine, en face de Taiwan.Les emigrants, partis conquerir l'Asie du Sud-Est en passant par Taiwan, ont pour ainsi dire emporte le rouleau de printemps dans leurs bagages.On le consommait traditionnellement au moment ou les marches regorgeaient de legumes frais, d'ou leur nom.Apres la saison des legumes d'hiver ou en conserves, on appreciait particulierement de pouvoir retrouver la fraicheur des ingredients utilises dans le rouleau de printemps.Avant d'arriver en Occident, ce mets a non seulement change d'aspect, mais egalement de contenu, et les ingredients de la farce ont ete adaptes aux realites et aux preferences regionales.Specialites de l'Asie du Sud-Est ( Konemann ) POP-CORN >>> JE NE PARLE JAMAIS de ma vie privee.Je ne vais pas aux soirees, je ne change pas mon style de coiffure, les gens ne me reconnaissent pas dans la rue, et c'est bien.Ce que je veux, c'est qu'on arrete de me voir dans des roles de femme lasse ; je suis tres joyeuse ! Marie Gillain >>> J'AI AUJOURD'HUI 44 ANS et pas mal de choses se sont passees dans ma vie.Le temps est une drole de chose.Oui, il me fait peur.Oui, c'est encore plus vrai depuis Seul au monde.Mais que vous soyez sur ile deserte ou chez vous, il passe.C'est amusant, car en revenant sur les lieux du tournage un an plus tard, pour terminer le film, nous nous sommes demandes si nous etions vraiment partis.Nous sommes tous a la merci du temps, seulement Chuck, mon personnage, ne regarde pas sa montre mais simplement le soleil, les marees.Tom Hanks VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Louise Cousineau 16:00 P - MEMOIRES DE PALACES Nouvelle serie consacree aux grands hotels.Aujourd'hui, le Danieli de Venise, qui evoque Mahler, George Sand, Proust, Visconti.20:00 a - AMERYTHMES Le spectacle multimedia commandite par le gouvernement du Canada qui a ete offert aux grands de ce monde a Quebec hier soir.20:00 X - MUSICOGRAPHIE La vie et l'oeuvre de Dan Bigras, un bum de bonne famille qui manque de confiance en lui, mais qui est en train de trouver un bel equilibre.20:00 1 - THE DOORBELL RANG Les amateurs de romans policiers qui ont lu Rex Stout dans la version originale americaine sont tombes amoureux de son gros detective Nero Wolfe qui ne sort jamais et debusque les coupables.Helas! les critiques nous disent que l'adaptation televisee est bien mauvaise.21:30 A - L'ERREUR BOREALE La rediffusion de ce film est parfaite en ces jours de mondialisation ou les multinationales regnent.Richard Desjardins y demontre que nos forets ne sont plus gerees par l'Etat, mais par les compagnies.Plus qu'inquietant.22:00 1 - BIOGRAPHY Celle de Robert Redford, acteur et realisateur et bel homme en diable.23:00 3 - ARMEN ET BULLIK Si vous voulez savoir pourquoi la carriere au cinema de Roch Voisine n'a pas leve, regardez ce navet.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Les bebes de l'alcool; attention, requins.Le Monde de Charlotte Les Beaux Dimanches / Amerythmes Sommet des Ameriques Le Telejournal Les Idees Lumiere Les Nouvelles du sport Cinema (23:15) Le TVA 18 heures Un monde de fous Fort Boyard / Sonia Vachon, Francis De Passille Cinema / APOLLO 13 (4) avec Tom Hanks, Kevin Bacon Le TVA Sports (23:25) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Clemence Des Rochers Cinema / L'ERREUR BOREALE (4) Documentaire Chasseurs d'idees (22:45) La Porte des etoiles Cinema / HARCELEMENT (5) avec Michael Douglas, Demi Moore Cinema / LE FANTOME DES TENEBRES (4) avec Val Kilmer, Michael Douglas (21:45) Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed W-5 CTV News Pulse / Sport News HTTV 7th Heaven Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Cinema / THE WIZARD.(17:00) Sunday Rep.Counter Spin Reflections News ABC News Cinema / LADIES AND THE CHAMP avec Olympia Dukakis Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / MURDER ON THE ORIENT EXPRESS avec A.Molina ER NBA Basketball / Serie eliminatoires: Trail Blazers - Lakers (17:30) Cinema / GODZILLA (6) avec Matthew Broderick, Jean Reno Stargate Red Green .Wildlife Birdwatch Naturescene Nature / Wisdom of the Wild Masterpiece Theatre / Wives and Daughters Conversation with Gregory Peck, an American BBC News Redwall Noah's Ark Cinema / SCHINDLER'S LIST (2) avec Liam Neeson, Ben Kingsley BBC News Cinema / HORATIO.(17:00) Law & Order Nero Wolfe Biography / Robert Redford: Hollywood Outlaw Marilyn Monroe Arts, Minds Freeman.My Art Will Rise up & Speak Cinema / WHEN HARRY MET SALLY.(4) avec Billy Crystal Cinema / PRELUDE TO.Insectia Contact.Hors Serie / L'Histoire des armes a feu (1/2) Filiere D / AUTOPSIE D'UN FILM EROTIQUE.Documentaire Cinema / ARMEN & BULLIK Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Aines branches, 3e millenaire Mecanique 101 Galerie d'art .Internet Capharnaum .d'histoire Hanna et.L'Universite du 3e millenaire How'd they do that?Sunday@discovery Discovery Sunday Showcase Discovery Sunday Showcase Storm Warning! Sunday@discovery Evasion.D'ici & d'ailleurs Lonely Planet .tendres Avventura Travel Travel .les voiles Aventures asiatiques D'ici & d'ailleurs .l'hotel Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / CAPRICORN ONE (5) avec Elliott Gould, James Brolin Baseball Fever (23:05) Seinfeld The PJ's Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Popstars The X-Files The Practice A.Hitchcock Sports Journal.America Hist.maritime.Hiver Face.Boma-Tervuren Cinema / DOUZE SALOPARDS (3) avec Lee Marvin, Charles Bronson Elizabeth 1 / From Prison.Disasters of the Century The Brits: The War Against.Cinema / HOSTILE WATERS (5) avec Rutger Hauer Turning Points / Ambush.Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special Talk 16 .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Dan Bigras Presentation Musi Max Clips Chic Planete Musicographie / Dan Bigras d.Box Office Groove Concert Plus / Jam des neiges 2001: les meilleurs moments Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Sports Journal Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge Passionate Eye Antiques Roadshow Sommet des Ameriques (17:30) Journal RDI Histoires.Zone libre / Le Bebe d'Alison Telejournal Le Sommet.Medias Sec.Regard Enjeux Monde, golf Sports 30 Mag Tennis Masters Series Sports 30 Mag F1 Magazine RDS Motorise Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / MILLION DOLLAR BABIES - PART TWO (4) Newsroom Trailer.Cinema / AGNES OF GOD (4) avec Jane Fonda, Anne Bancroft Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / GREMLINS (4) avec Zach Galligan, Phoebe Cates Cinema / GREMLINS 2.(22:15) Gamenight Sportcentral Wrestling: WWF Heat Sportscentral Playoff Edition Wrestling: WWF Heat C.Sandiego Volt Panorama Les Intrus Exploration Cinema / LES DAMES DU BOIS.Archimedes Panorama O Zone Secrets of Forensic Science Junkyard Wars / Siege Maternity Ward Labor & Delivery Labor & Delivery Maternity Ward 2 .(17:00) Sportsdesk SPGA Golf / Las Vegas NBA Basketball / Series eliminatoires: Magic - Bucks Sportsdesk J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le meilleur Drole, voyou Simpson S.O.S.Fantomes X-Men South Park Simpson Quads! Pyramide Jrnl suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Alain Souchon Bouillon de culture (21:15) Ecrans.(22:36) Journal belge Soir 3 Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Cinema / EVERYBODY'S FINE (3) avec Marcello Mastroianni Diplomatic.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Les plus etonnantes.2 Femmmes.Pour la vie! .en vedette Les Copines Ca sex'plique Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Passion Deco Action Emploi .(17:30) Loup-garou La Vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait Videaste.(23:40) Michael Flatley's Lord of the Dance: Feet of Flames Summit of the Americas Gala 2001 Women's Tennis Association NBA in the Paint 7LP0702B0422 B7 - DIMANCHE 7LP0702B0422 ZALLCALL 67 16:53:18 04/23/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 · B 7 Visite guidée des bâtiments stratégiques Week-end métal à Montréal P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Avec le beau temps, une vague de musique brutale, rapide et défoulatoire a déferlé sur Montréal.Les amateurs de métal hurlant avaient le sourire large : Sepultura, Papa Roach (avec Fear Factory en première partie), Vulgaires Machins (précédés de Tagada Jones) et même Gary Numan Ð viré métal Ð ont rempli les salles de la métropole.Ce fut un week-end corrosif comme on a peu l'occasion d'en voir ! Hier soir, d'abord, Gary Numan faisait son tour de piste au Café Campus (le bonhomme a déjà rempli le Wembley Stadium de Londres !).Quoi, métal, cette relique du new-wave ?Fallait le voir se démener sur scène comme s'il n'avait plus rien à perdre Ð ou, plutôt, tout à gagner, en matière de fans.D'où le virage musicalement plus costaud qu'il a effectué au courant des années 90.Deux types de spectateurs étaient sur place ; les nostalgiques, d'abord, qui ont trippé sur A Pleasure Principle, son meilleur album, sorti en 1980, qui contenait entre autres la fameuse chanson Cars.Puis, les autres, qui ont suivi sa carrière, ou qui l'ont découvert sur le tard, mais qui embrassaient sans honte le virage gothique du chanteur.En pleine action, donc, Gary Numan, tout de noir vêtu, affiche un laisser-aller un peu trop calculé, presque risible.Débarrassé de ses synthétiseurs (deux autres musiciens s'en chargent), Numan, avec ou sans guitare, court partout, hoche de la tête, jette des regards salaces sur son public.À ses côtés, un épouvantail de bassiste rehaussé d'un mohawk.Pure, son dernier album (qu'il a interprété presque au complet), donne dans le Nine Inch Nails, cinq ans plus tard.La batterie croustille mécaniquement, les nappes de synthétiseurs embourbent parfois la voix, mais l'énergie semble authentique et tout le monde s'amuse.Dans le flot de chansons nouvelles et méconnues, quelques souvenirs déclenchent les applaudissements les plus nourris.Cars, évidemment, qui a perdu de la froideur distillée (très kraftwerkienne) ayant fait la légende de Numan.Puis, Down in the Park, autre hit d'il y a 20 ans.Verdict : surprise, ce fut amusant et plein de bonnes intentions.Sepultura au Metropolis L'endroit était archiplein, en ce beau vendredi soir.Véritable fierté pour les Brésiliens, Sepultura poursuivait son travail de défonçage de tympans, entrepris sur la fin des années 80.Les amateurs du genre les tiennent en haute estime : ce sont des techniciens accomplis ayant toujours maintenu un standard de rapidité et de brutalité irréprochable, imbibé des influences rythmiques de leur pays natal.Cette fois, Sepultura présentait leur nouvel album, l'excellent Nation.La perte de Max Cavalera (parti fonder Soulfly) n'a pas affaibli l'écriture des chansons, et le nouveau gueuleur, Derrick Green, nous a prouvé sa hargne.Une terreur, ce Green ! Une armoire à glace, la mort en personne.Les fans l'ont adopté illico, comme les chansons de Nation.Lorsqu'ils ont interprété Sepulnation, tous les spectateurs étaient debout, le poing bien en vue, comme sur la pochette du disque.Sous le grand « S » cartilagineux servant de logo au groupe, les quatre membres, tels les cavaliers de l'Apocalypse, ont chargé à coup de décibels.La salve était puissante et enivrante.Entre les nouvelles chansons Ð dont on devine les influences du courant nu-métal, à la Papa Roach, justement Ð, quelques classiques.Propaganda, entre autres (tirée de l'album Chaos A.D.), rentrait au poste avec l'aplomb des belles années de Sepultura.Défoulement garanti ! Les fans de métal, et ils sont très nombreux au Québec, ont sûrement savouré leur acouphène jusqu'au lendemain matin.DÈS QUE LE PRINTEMPS arrive, art et plein air deviennent indissociables.En collaboration avec Héritage Montréal, le Centre canadien d'architecture propose dès aujourd'hui une série de randonnées pédestres autour de bâtiments stratégiques de Montréal.Emplacements directement liés aux réseaux de transport et au développement urbain, ils ont façonné l'image de la métropole.Ces sorties du samedi découlent de l'exposition Villes en mouvement, conclue au début du mois.Premier rendez-vous : les usines Angus, jadis cité industrielle.Puis suivront la gare Windsor (28 avril), la Gare centrale (5 mai) et la station de métro Berri-UQAM (12 mai).Beau temps, mauvais temps, les visites commencent à 14 h.Frais de 8 $.Info et réservations : 514 286-2662.VOTRE HOROSCOPE Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Gary Numan, en spectacle hier au Café Campus, affichait un laisser-aller un peu trop calculé, presque risible.TAUREAU DU 21 AVRIL AU 20 MAI Un proche pourrait vous révéler ses ennuis car vous serez d'humeur stable, ce qui attire toujours les confidences.Si vous cherchez la solution à un problème, prenez une pause aujourd'hui, pensez à autre chose, la solution viendra de manière inattendue.Vous ferez des liens intéressants.Votre imagination sera vive.Prenez les choses une à une.C'est votre tour d'être gâté, profitez-en bien.Semaine idéale pour les activités qui demandent le sens de l'organisation.Vous serez vif et imaginatif, et vous n'aurez aucune difficulté à régler tout problème qui se poserait.Votre vie amoureuse promet d'être surprenante.Intérieurement, ce dicton zen pourrait vous inspirer : Attrape le cheval fougueux de ton esprit.Les amis pourraient se faire nombreux autour de vous dans les prochains jours.Vos multiples activités risquent pourtant de vous tenir très occupé.Vous aurez du coeur au ventre et le désir bien arrêté de terminer certaines choses.Cette semaine, vous pourriez en profiter pour terminer certaines activités dans lesquelles vous avez pris du retard.Si vous commencez un nouveau projet, vous aurez la curiosité et la ténacité qu'il faut pour le mener au mieux.Vos amours seront paisibles.Vous saurez montrer votre attachement.Semaine intéressante mais sans grands changements, votre vie familiale promet d'être prenante, votre sens pratique sera plus ou moins fort, votre sensualité le sera, votre vie professionnelle prendra une tournure particulièrement intéressante.Plutôt solitaire cette semaine, vous serez tout de même sollicité par vos proches ou vos collègues.Dans vos relations sentimentales, vous serez tendre et chaleureux.Vous aurez peut-être envie de changer de vie et, plutôt que de l'espérer, cette fois, il est possible que vous amorciez de réels changements.Il pourrait être question du passé.Dans votre vie sentimentale, les avantages d'un changement d'attitude se feront sentir rapidement.Vos efforts seront couronnés de succès.Vous aurez l'appui d la Lune pour une amélioration de votre situation financière.Prenez le temps de converser avec quelques amis qui sauront vous prêter une oreille attentive et vous comprendre.Dans vos activités, vous aurez une capacité d'analyse forte cette semaine.Si vous faites des efforts maintenant, l'été sera plus tranquille.Cette semaine, vous saurez faire avancer pas mal de choses mine de rien.Les questions d'argent et celles qui touchent à l'acquisition d'un bien seront d'actualité.Dans votre vie affective, vous aurez le coeur tendre et vous vivrez sûrement des moments forts.Votre fantaisie débordante pourrait vous entraîner dans un voyage imaginaire.Laissez les travaux d'organisation pour une autre fois et ne faites cette semaine que ce dont vous aurez envie.Extérieurement, restez posé, vous ne le regretterez pas.Vie plaisante.Vous vous sentirez apprécié.On reconnaîtra votre valeur.Relaxez intérieurement.Faites ce que vous avez à faire, sans vous inquiéter du futur.Vous aurez la manière de réunir les gens et de les mettre à l'aise.Dans vos activités, la patience vous servira.Il vaudrait mieux vous méfier de votre imagination cette semaine car la réalité sera plus intéressante que vos rêves.Une personne de votre famille voudrait vous voir plus souvent.Chance en amour.Vous serez véritablement choyé par Vénus.Je suis né le 30 novembre 1956 à 1h du matin à Montréal.Quel chemin astrologique prendra mes prochaines années sur les plans amoureux, financier, physique, etc.?Vous avez le Soleil dans le signe du Sagittaire et l'ascendant dans celui de la Vierge.Cette combinaison est signe d'une grande conscience professionnelle et morale mais malheureusement sans beaucoup d'envergure ou liée à trop d'hésitations.Perspicace et réaliste, vous êtes très adroit pour obtenir des avantages, mais c'est souvent aux autres autour de vous qu'ils profitent.Vous recherchez une union parfaite et très favorable et pourriez peut-être avoir plusieurs unions ou mariages ou encore ne jamais trouver la bonne personne.Instable ou incertain dans vos réactions, c'est dans vos sentiments que vous vous trompez le plus à force de vouloir jouer au plus fin.Vous êtes tout particulièrement attiré par les personnes qui ont l'ascendant dans les Poissons, la Lune dans le Sagittaire ou le Soleil dans la Vierge.Avec Jupiter en Maison IX, ce transit est très favorable car cette planète est chez elle.Ce transit de près d'un an vous porte à regarder du côté de la philosophie et autres formes d'analyse de la pensée.Commencez particulièrement par faire votre propre analyse, d'étudier ce que vous ressentez profondément.C'est votre propre apprentissage qui importe et non celui des autres.Il vous importera aussi de vivre en harmonie avec votre environnement.Désormais le temps est venu de considérer ce que peut vous apporter la paix et la justice dans votre vie.Prenez le temps de vous positionner personnellement dans votre milieu de vie et à l'extérieur de celui-ci.Les changements seront radicaux et vous ne pourrez vous empêcher de trouver certains moments forts désagréables.Mais dans le fond vous adorez prendre ces risques et vous aurez l'occasion de faire des découvertes à la fois sur vos besoins d'ordre personnels et sexuels.Côté santé c'est surtout votre moral qui subira quelques effets de votre questionnement par des attaques d'anxiété toutefois vite maîtrisées.GÉMEAUX DU 21 MAI AU 21 JUIN CANCER DU 22 JUIN AU 22 JUILLET LION DU 23 JUILLET AU 23 AOÛT VIERGE DU 24 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE RADIO Pas de deux aux Refrains ÉRIC CLÉMENT PARI RISQUÉ À moitié gagné pour le 26e Cabaret des Refrains, diffusé ce soir au 95,1 FM, et consacré aux duos célèbres de la chanson française : Jane Birkin- Serge Gainsbourg, Sylvie Vartan- Johnny Hallyday et Françoise Hardy-Jacques Dutronc.C'est bien connu : il est toujours audacieux de vouloir recréer l'harmonie réalisée souvent une unique fois.Alors, avec d'autres interprètes, c'est une autre affaire.Celle de Jane et Serge qui tissèrent avec dextérité paroles et sons aux cris et chuchotements dans Je t'aime moi non plus en est un bel exemple.Marc Déry et Geneviève Bilodeau ont bien tenté de nous amuser à adapter la chose libidineuse à la sauce de chez nous (on baise et on s'tire), cela manquait de.conviction.Même si la version 2001 était plus réaliste, on était loin du couple enfiévré par le désir.Dommage.Mais bon, la soirée, enregistrée comme d'habitude au Cabaret du Musée Juste pour rire, n'en fut pas moins intéressante, à partir du moment où l'on essayait de se détacher un tant soit peu du souvenir des oeuvres originales.Marc Déry est parvenu à rendre avec brio son Poinçonneur des Lilas et fut encore plus à l'aise avec le rythme de Chez les yé-yé.Jeune guitariste classique, Geneviève Paris trouvait jadis que Johnny et Sylvie « étaient si ridicules » qu'elle s'était juré de ne jamais devenir chanteuse.On connaît la suite ! Et finalement, elle a réussi une belle interprétation de Quand tu es là, une chanson plutôt plate et difficile à chanter.Ce fut aussi l'occasion de découvrir Manuel Gasse, jeune auteurcompositeur- interprète dont les espiègleries et autres provocations collaient bien au personnage du jeune et désinvolte Jacques Dutronc dans Les Playboys puis dans Puisque vous partez en voyage avec Hardy alias Véronique Beaupré.Miss Beaupré, coiffeuse de son état, mais visiblement émule du célèbre barbier sévillan, était une Françoise plus flyée que nature mais avec ô combien plus de voix ! L'animatrice Monique Giroux et.le journaliste du Devoir, Sylvain Cormier, plombier d'un soir, ont interprété, avec moult facéties, la fameuse Panne d'essence déjà interprétée par Franky Jordan et Sylvie Vartan (également par Johnny ?).L'expérience du journaliste-chanteur allait-elle démontrer qu'il est toujours périlleux de mélanger les genres ?En fait, Sylvain et Monique ont été burlesques, l'un dans le genre naïf et l'autre qui n'a guère besoin de se forcer pour être coquine, duo style Bourvil-Morgan.Sylvain Cormier nous a gratifiés en plus d'une séance de formation au twist, comparant la version made in France (« On écrase une bestiole avec la jambe gauche en même temps qu'on s'essuie les fesses avec une serviette ») à celle plus classique « des États ».Croulant.Le Devoir va-t-il perdre un autre journaliste, cette fois-ci à cause du pouvoir de la corporation artistique ! ?Pour finir, notez que le prochain Cabaret des refrains reviendra au classicisme des éditions précédentes et honorera d'abord Juliette Greco en mai avant de rendre hommage une autre fois à Georges Brassens, en juin.BALANCE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE ILLUSTRATION : MARIE LAFRANCE Un grand merci à la Fédération des coopératives québécoises en milieu scolaire, qui s'est jointe au ministère du Patrimoine canadien, à la Société de développement des entreprises culturelles du Québec et au Conseil des Arts du Canada pour diffuser l'information concernant la Journée mondiale du livre.2952617A SCORPION DU 24 OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE SAGITTAIRE DU 23 NOVEMBRE AU 21 DÉCEMBRE CAPRICORNE DU 22 DÉCEMBRE AU 20 JANVIER VERSEAU DU 21 JANVIER AU 19 FÉVRIER POISSONS DU 20 FÉVRIER AU 20 MARS BÉLIER DU 21 MARS AU 20 AVRIL RÉPONSES À VOS QUESTIONS 7LP0801B0422 B8 - DIMANCHE 7LP0801B0422 ZALLCALL 67 01:00:47 04/22/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 OPÉRA L'audacieux Kopernikus GUY MARCEAU collaboration spéciale LA PRÉSENTATION EN première à l'Opéra de Montréal de Kopernikus, seul opéra achevé du compositeur québécois Claude Vivier est sans conteste un événement.En fait, la création de Kopernikus eut lieu en 1980, au Théâtre National à Montréal, sous la direction de Lorraine Vaillancourt, en présence du compositeur.Vivier devait mourir trois ans plus tard à l'âge de 35 ans, assassiné sauvagement à sa résidence de Paris.Un destin tragique et une courte vie pour ce génie de la musique contemporaine qui laissa en 15 ans plus d'une quarantaine d'oeuvres dont Chants (1973), Siddhartha (1976), Orion (1979), Zipangu et Lonely Child (1980), et Wo Bist du Licht (1981) pour ne nommer que ceux-là.Vivier avait dédié Kopernikus à son maître et ami Gilles Tremblay qui lui a enseigné la composition au Conservatoire de musique de Montréal (1966-1970).Mais Vivier ira ensuite étudier en France et en Allemagne la composition et l'électroacoustique notamment avec Karlheinz Stockhausen.En 1977, un voyage en Asie devait laisser une empreinte indélébile sur sa production qui s'enrichit de Pulau Dewata, Shiraz, Love Songs, Journal (1977) et Paramirabo (1978) inspirés de l'Île de Bali, de son peuple et des sonorités orientales.C'est au retour de ce périple initiatique qu'il débute la composition de Kopernikus qui utilise, outre des textes en prose et poétiques, une langue inventée, comme dans Lonely Child et Wo Bist du Licht.« Ce langage inventé n'est pas codifié, explique Thérèse Desjardins, amie de toujours du compositeur.Viver disait qu'il était davantage utilisé pour le contenu émotif des sons et la consonance que pour sa trame significative.On peut y déceler le mélange des langues allemande, anglaise, française et orientale, et même du joual.» La voix aura été le médium de prédilection de Vivier (le chant grégorien le fascinait) et son oeuvre marquée par le sceau de la spiritualité et de la métaphysique.Avec Chants comme avec Kopernikus (deux rituels de mort), il exploite ses thèmes favoris : l'enfance, la mort, l'amour et l'immortalité.Vivier recherchait avant tout la simplicité même si certaines compositions peuvent paraître complexes ou d'une écoute plus difficile.Sa recherche originale des textures et des timbres rend l'expressivité de sa musique aux limites de l'envoûtement.« Quiconque entend pour la première fois une oeuvre vocale de Vivier, comme Kopernikus, doit absolument s'ouvrir et se laisser impressionner par les sensations et bercer par toutes les sonorités qui recèlent beaucoup de tendresse, d'humour et de riches et grandes beautés », conclut Thérèse Desjardins.Opéra-rituel de la mort Disons d'emblée que Kopernikus(1) n'est pas un opéra ordinaire et peut être.déstabilisant.Résolument moderne et vocalement audacieux, autant par son contenu que son contenant, il ne fait ni appel à une grosse distribution ni ne met en scène la dualité habituelle des personnages de l'opéra traditionnel.Opéra de chambre en deux actes pour sept chanteurs solistes et huit musiciens, Kopernikus est une allégorie poético-mystique d'Alice au pays des merveilles, un conte de fées sur la mort.Le personnage central, la petite Agni, se laisse peu à peu apprivoiser par le chant des êtres imaginaires (Lewis Carroll, Merlin, une sorcière, la Reine de la nuit, un aveugle prophète, un vieux moine, Tristan et Isolde, Mozart, le Maître des eaux, Copernic et sa mère) qui s'emploient à vaincre ses peurs et ses résistances pour l'attirer « de l'autre côté du miroir ».Selon Vivier, la mort n'est pas une sombre finalité mais un lumineux passage vers l'au-delà et l'atteinte du pur esprit.Le résultat sonore est étrangement mélodique.Exceptionnellement, l'opéra est présenté à la salle Maisonneuve de la Place des Arts et seulement deux soirs, soit les 26 et 28 avril prochains à 20h.Kopernikus dure un peu plus d'une heure.Préparez-vous donc à assister à une expérience sonore et visuelle que vous n'êtes pas près d'oublier.1: En collaboration avec l'Opéra de Montréal, Kopernikus est une coproduction internationale proposée par Autumn Leaf Performance et le Banff Centre for the Arts avec l'appui de l'Association Française d'Action Artistique (AFAA).CETTE FOIS-CI, VOUS NE POUVEZ PAS ZAPPER.« UNE DÉMENCE INSPIRÉE ! » - Mark S.Allen, KMAX-TV «UN FILM D'ESPIONNAGE GÉNIAL!» Bonnie Churchill, National News Syndicate LETAILLEUR DE PANAMA version française de THE TAILOR OF PANAMA P R I X ET ON N'EST MÊME PAS PASSÉS PRÈS DE O MEILLEUR FILM en version originale anglaise À L'AFFICHE ! 4 SON DIGITAL GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants 4 SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 CINÉPLEX ODÉON BROSSARD 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 13 À L'AFFICHE ! ANS + LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 4 SON DIGITAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS LAISSEZ-PASSER REFUSÉS 2952451A Selon Vivier, la mort n'est pas une sombre finalité, mais un lumineux passage vers l'au-delà et l'atteinte du pur esprit.Photo d'archives, La Presse Claude Vivier, le compositeur de l'opéra Kopernikus, photographié ici en 1980, trois ans avant sa mort.Concours «LE ROI DANSE» 85, St-Paul Ouest, suite 530, Montréal (Québec), H2Y 3V4 Nom: Prénom: Adresse: Ville: Code postal: Téléphone: Tirage de 125 laissez-passer doubles le 25 avril 2001.Les fac-similés seront refusés Valeur approximative des prix: 1500.00$ Les règlements du concours sont disponibles chez Remstar www.remstarcorp.com réalisateur de Farinelli et le ma Ître de Musique un film de Gérard Corbiau www.leroidanse.com ont le plaisir de vous inviter à l´avant première du film au cinéma QUARTIER LATIN le 2 mai 2001 à 19:00h Pour participer, remplissez ce coupon et retournez-le à l'adresse suivante: 2948340A Michael Jackson n'ira pas en Afrique Associated Press NEW YORK Ð Bien qu'il soit profondément bouleversé par l'esclavage des enfants sur le continent noir, le chanteur pop Michael Jackson n'accompagnera pas en Afrique le révérend Al Sharpton et le rabbin Shmuley Boteach, comme annoncé vendredi dans un communiqué.Jeudi, des représentants de M.Sharpton et M.Boteach, un ami proche de la star américaine, avaient publié un communiqué expliquant que le chanteur les rejoindrait en Afrique dans leur mission de lutte contre l'esclavage des enfants.Toutefois, l'agent de Michael Jackson Cheri Fine a déclaré hier qu'il y avait eu un malentendu et que la vedette n'ira pas en Afrique.La star est trop occupée à terminer son album et à préparer le grand concert qu'elle donnera pour ses 30 ans de carrière à Manhattan, en septembre, a précisé Cheri Fine.Vendredi, le Rabbin Shmuley Boteach avait expliqué que le chanteur restait très préoccupé par la question de l'esclavage des enfants et qu'il avait beaucoup de respect pour tout ce que faisait le révérend Al Sharpton qui était en Afrique, début avril.Boteach et Jackson ont fondé ensemble l'oeuvre caritative Heal the Kids (Soignez les enfants). 7LP0901B0422 B9 - DIMANCHE 7LP0901B0422 ZALLCALL 67 00:54:10 04/22/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 B 9 Le centenaire de l'Orchestre de Québec SOUVENIRS, SOUVENIRS L'Orchestre Symphonique de Québec est probablement le plus ancien du Canada.Il a longtemps été un orchestre semi-professionnel, semblable à ces petits orchestres allemands dont les membres sont musiciens le soir, et fonctionnaires le jour.La Presse du 18 avril 1966 lui avait consacré un reportage profitant de la visite de l'orchestre québécois à Montréal.C'est en effet la présentation, en 1902, de l'oratorio Le Paradis perdu, de Théodore Dubois, qui avait en quelque sorte contribué à la naissance d'un orchestre symphonique à Québec.Joseph Vézina avait en effet monté cet oratorio pour la célébration du Jubilé d'or de l'Université Laval et, pour l'occasion, avait fait appel aux meilleurs musiciens québécois.Forts de cette expérience, les jeunes instrumentistes lancèrent l'idée de former un orchestre symphonique et demandèrent à Vézina d'en prendre la direction.Quelques musiciens d'expérience vinrent renforcer leurs rangs et le 3 février 1903, l'orchestre vint officiellement au monde, fruit de l'expérience de 1902.On peut donc dire que cette année marque la 100e année de musique symphonique dans la Vieille capitale.Ce n'est toutefois que bien plus tard, après la Seconde Guerre mondiale, que Wilfrid Pelletier prit la direction artistique de l'OSQ et en fit un orchestre professionnel.Quand Elvis chassa le western Il y a trente ans, Yves Leclerc et Pierre Vincent faisaient remarquer (22 avril 1971) que sans rien demander à personne, le western existait depuis environ 25 ans au Québec (bref depuis l'Aprèsguerre), mais qu'Elvis Presley et l'avènement du rock'n roll l'avaient chassé de l'avant-plan.En 1971, donc, il était devenu, d'une certaine façon, un phénomène « underground » que le profane ne découvrait pas facilement.Mais il n'en fut pas toujours ainsi.En effet, le « Hootenanny » avait attiré 3662 personnes au Forum le 13 octobre 1963 et l'année suivante, le 14 mai 1964, le « Nashville Jamboree » en avait attiré 6500.Puis, à l'automne 1969, Johnny Cash a chanté devant une foule record pour ce genre de spectacle à Montréal de 15 789 personnes.Et le 14 mars 1970, Glenn Campbell chantait devant 22 309 personnes.Au Centre Paul-Sauvé, entre 1964 et 1967, les spectacles western attiraient en moyenne de 2000 à 3000 personnes et, de 1967 à 1969, 4000 personnes.Enfin, à l'automne 1970, un spectacle mettant en vedette uniquement les vedettes locales Willie Lamothe, Paul Brunelle, Roger Miron et Marcel Martel avait attiré 6245 personnes à cet endroit, ceux-là même qui avaient fait la pluie et le beau temps entre 1945 et 1955.Puis, comme dit Paul Brunelle, « Elvis Presley est apparu.Le rock'n roll nous a, à toutes fins pratiques, chassés de Montréal.» Félix Leclerc en France Il y a un demi-siècle, Félix Leclerc s'apprêtait à repartir en France où il connaissait le succès.Le 21 avril 1951, il déclarait à ce propos à Raymond Guérin : « J'ignorais qu'avec ça, tu peux gagner ta vie, que tu peux être amusant, divertir les gens, obtenir un peu de succès.» Et Raymond Guérin d'expliquer que le « ça » en question, c'était le talent de Félix Leclerc.Leclerc savait bien sûr qu'il avait plu à Paris et que son ascension y était assez vertigineuse, mais il ne faisait preuve d'aucune pédanterie.En fait, il acceptait tout cela plutôt philosophiquement : « Ils (les Français) comprennent mes chansons.Il n'y est en somme rien qui leur soit étranger.Les labours, la campagne, la nature.Et puis je crois bien que l'exotisme y compte.Pour eux, je suis l'homme qui vient de loin, qui s'accompagne sur une guitare, qui symbolise une autre contrée.» Guérin ajoutait que Félix Leclerc était tellement en demande qu'il ne saurait bientôt plus où donner de la tête.« Il n'est à Montréal que pour une semaine.Il ne sait pas même où il va pouvoir loger, on lui annonçait ce matin que sa maison de Vaudreuil était inondée.Il repart.L'attend une tournée de France et de Belgique pour mai et juin.Puis, en juillet, Genève le reçoit.En août, il se repose (en Bretagne peut-être).» Le retour au Canada n'était prévu que pour octobre.Mais il devait retourner encore à Paris, son contrat avec une compagnie de disques exigeant sa présence périodique dans la Ville Lumière.Monsieur Pointu Il y a trente ans, Paul Cormier, ex-violoneux de l'hôtel Lafayette, ex-mécanicien en réfrigération, mieux connu sous le nom de « Monsieur Pointu », était en pleine gloire.Yves Leclerc, qui venait de le rencontrer, écrivait le 22 avril 1971, après avoir parcouru la Suisse, la Belgique et la France avec Gilbert Bécaud, avant de repartir pour la Roumanie, la Bulgarie, la Turquie et le Japon que Monsieur Pointu avait changé pour le mieux par rapport à une rencontre précédente, quelques mois plus tôt.« La première fois que je l'ai rencontré, il rentrait de Paris et du show de l'Olympia.Il était à la fois abasourdi par ce qu'il lui arrivait et un peu orgueilleux de toutes les attentions qu'on lui prodiguait.Il ne savait pas sur quel pied danser et en même temps, il n'était pas loin de croire ceux qui le qualifiaient de « vedette ».Cette fois-ci, il est clair qu'il a eu le temps d'y penser et que les choses ont repris leur juste perspective.Il est à la fois beaucoup plus sûr de lui, et plus humble.Et il n'a rien perdu du côté bonhomme qui fait son charme.Il a l'intention d'exploiter au maximum la chance qui lui a amené le succès.mais ce succès, il ne le prend pas pour ce qu'il n'est pas.» Une association de spectateurs Le 22 avril 1961, on annonçait en grande pompe dans notre journal, avec photo des dirigeants, la fondation d'une « association de spectateurs » sous le nom des « Amis du Théâtre ».Le compte rendu qui accompagnait la photo affirmait que « pour la première fois depuis que le théâtre existe au Canada, une association de spectateurs est fondée.Elle a pour centre Montréal et porte le nom de « Les Amis du Théâtre ».Cet organisme a pour but de promouvoir le théâtre et de faciliter l'accès des différents spectacles dont les moyens sont limités.Ceci par des réductions fort avantageuses, qui leur sont accordées aussi bien par les troupes régulières du pays, que par les troupes étrangères de passage au pays ».La formule, expliquaiton, s'apparentait à celles du « Club du Théâtre des Nations » et des « Amis du T.N.P.», en France, ou encore des « Teatro Club » italiens.Le ministre des Affaires culturelles, Georges-Émile Lapalme, en était président d'honneur et le syndicaliste André Thibeaudeau, de la FTQ, secrétaire général.En effet, les « Amis du théâtre », disparus depuis belle lurette, se proposaient d'organiser des rencontres mensuelles, dans les usines mêmes, entre les syndiqués et les artistes qui auraient été y jouer du théâtre sur place.2952148A CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD \u0001SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:10,9:50 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:00,3:15,6:20,9:25 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.2:00,4:30,6:55,9:35 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.2:10,4:25,6:50,9:10 \u0002 LES SILENCES DU DÉSIRS (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.1:50,4:20,7:10,9:20 \u0002 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.au Mer.6:55,9:35 Jeu.9:35 PRINCES ET PRINCESSES (G) Dim.au Jeu.2:05,4:15 \u0002 LE MEXICAIN(13+) Dim.au Jeu.9:40 \u0002 LISTE D'ATTENTE (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.1:15,4:10,6:50,9:25 \u0002 MEMENTO (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:20,7:05,9:40 \u0002LE TAILLEUR DE PANAMA (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:50,6:45,9:30 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:45,7:15 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.au Mer.7:40,10:00 Jeu.10:00 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.2:00,4:30,7:25,9:50 \u0002 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.au Jeu.1:45,4:25 \u0002CARTEL(13+) Dim.au Jeu.1:00, 4:00,7:00,9:55 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.au Jeu.12:05,2:30, 4:55,7:20,9:45 \u0002 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.au Jeu.2:15,4:45,7:30,10:00 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:10,2:30,5:00,7:15,9:45 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 \u0002 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.6:35,9:10 \u0002TRAFFIC(v.o.Anglaise) (13+) Dim.au Jeu.8:45 SPY KIDS (G) Dim.& Mar.12:30, 2:35,4:40,6:45 Lun.Mer.& Jeu.6:45 ALONG CAME A SPIDER (13+) Dim.& Mar.12:50,3:15,6:40,9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:00 JUST VISITING (G) Dim.au Jeu.9:30 POKEMON 3 (G) Dim.& Mar.1:05,3:30 BLOW(13+) Dim.& Mar.12:45,3:35, 6:30,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:05 SOMEONE LIKE YOU (G) Dim.& Mar.1:00,3:20,7:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00 BRIDGET JONES'S DIARY (G) Dim.& Mar.12:35,2:45,4:55,7:05,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 JOSIE & PUSSYCATS (G) Dim.& Mar.12:55,3:25,6:50,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:15 IN THE MOOD FOR LOVE (G) Dim.& Mar.12:40,2:40,4:45,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002TRAFFIC(13+)Dim.au Jeu.9:10 \u0002 ENEMY AT THE GATES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:10,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 \u0002 SPY KIDS (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:30,7:10 Lun.& Jeu.7:10 \u0002 POKEMON 3 (G) Dim.Mar.& Mer.1:30 \u0002 BLOW(13+) Dim.Mar.& Mer.1:40, 4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 \u0002 BRIDGET JONES'S DIARY (G) Dim.Mar.& Mer.1:40,3:55,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 JOE DIRT (G) Dim.Mar.& Mer.3:25, 5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:30,9:30 \u0002 CROC.DUNDEE IN L.A.(G) Dim.Mar.& Mer.1:35,3:35,5:35,7:45, 9:50 Lun.& Jeu.7:45,9:50 \u0002 FREDDY GOT FINGERED Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:45,3:45,5:40,7:40,9:45 Lun.& Jeu.7:40,9:45 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Lun.& Jeu.7:15 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.1:10,3:10,5:10,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:10 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:00,3:00,5:00 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.1:30,3:50,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:30,9:40 CARTEL(13+) Dim.1:40,4:10,7:15 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.6:50,9:30 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.1:20,4:10,7:10 Lun.& Jeu.7:10 Mar.& Mer.6:50,9:25 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:00,3:05,5:10,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:20,9:25 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:30,3:40,5:00,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:20,9:30 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.1:20, 3:20,5:20,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:30,9:40 QUELQU'UN COMME TOI (G) Mar.& Mer.9:20 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,6:50 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:45,4:00,7:10 Lun.au Jeu.7:10 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.au Jeu.9:25 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.1:10, 3:15,5:20 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.au Jeu.7:20,9:20 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.1:25,3:25,5:25,7:25 Lun.au Jeu.7:25 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.au Jeu.7:15,9:15 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:00,3:00,5:00 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.au Jeu.7:20,9:20 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 Lun.au Jeu.7:10,9:10 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.9:00 \u0002SPY KIDS (G)Dim.Mar.& Mer.1:00,3:25,7:00 Lun.& Jeu.7:00 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:05,5:05,7:05 Lun.& Jeu.7:05 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.9:05 SOMEONE LIKE YOU (G) Dim.au Jeu.9:10 \u0002 BLOW (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:00,6:35,9:05 Lun.& Jeu.6:35,9:05 \u0002POKEMON 3 LE FILM(G)Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,6:50 Lun.& Jeu.6:50 \u0002CARTEL(13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:05,6:30,9:00 Lun.& Jeu.6:30,9:00 \u0002BRIDGET JONES'S DIARY(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:45,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 \u0002JOE DIRT(G)Dim.Mar.& Mer.1:25,3:50,6:55,9:15 Lun.& Jeu.6:55,9:15 \u0002 JOSIE & PUSSYCATS (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:35,6:45,8:55 Lun.& Jeu.6:45,8:55 \u0002JOSIE ET LES PUSSYCATS(G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,6:40,8:50 Lun.& Jeu.6:40,8:50 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.Mar.& Mer.1:05, 3:40,7:15,9:25 Lun.& Jeu.7:15,9:25 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:20 \u0002 FREDDY GOT FINGERED Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 Lun.& Jeu.7:10,9:10 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:40,4:30,7:05 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.1:50,4:20,7:00 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:50,4:20,6:55,9:25 Mer.6:55,9:25 LE TAILLEUR DE PANAMA(13+) Dim.2:00,4:40,7:00 Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:00,4:40,7:00,9:35 Mer.7:00,9:35 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.& Mar.1:30,3:30,5:30,7:30 Lun.Mer.& Jeu.7:30 SOMEONE LIKE YOU (G) Dim.1:35,3:40,5:35,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:35,3:40,5:35,7:40,9:40 Mer.7:40,9:40 LES SILENCES DU DÉSIRS (sous-titre français) (G) Dim.1:30,3:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:30,3:30,7:30,9:30 Mer.7:30,9:30 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:20,3:35,5:40,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:20,3:35,5:40,7:50,9:55 Mer.7:50,9:55 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Mar.& Mer.9:45 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:15 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.au Jeu.1:25,3:30,7:15 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.7:25,9:40 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.au Jeu.1:15,3:25 CARTEL (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:50,9:20 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,6:55,9:30 LE PLACARD(G)Dim.au Jeu.1:20,3:20,7:20,9:25 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.au Jeu.1:05,3:45,7:10,9:35 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.au Jeu.1:00, 3:10,7:00,9:10 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Dim.au Jeu.1:30,3:40,7:05,9:40 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 TIGRE ET DRAGON(G) Dim.1:25, 3:55,7:05,9:50 Lun.& Jeu.7:25,9:50 Mar.& Mer.2:05,4:35,7:05,9:50 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:30 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.1:00,3:45,6:50,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.2:40,6:50,9:30 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.1:30,3:30,5:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.2:35,4:40,7:30 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.7:20,9:25 CARTEL(13+) Dim.1:05,3:50,6:55,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 Mar.& Mer.2:40,6:55,9:40 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.1:15,3:40,7:10,9:35 Lun.& Jeu.7:10,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:25,7:10,9:35 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:10,3:15,5:15 Mar.& Mer.2:10,4:20 LE PLACARD(G)Dim.1:35,3:30, 5:30,7:35,9:45 Lun.& Jeu.7:35,9:45 Mar.& Mer.2:20,4:20,7:35,9:45 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:00,3:25,7:30,9:55 Lun.& Jeu.7:30,9:55 Mar.& Mer.2:25,4:35,7:30,9:55 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:05,3:15,5:25,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 Mar.& Mer.2:00,4:10,7:40,9:50 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.1:20, 3:20,5:20,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 Mar.& Mer.2:15,4:45,7:25,9:40 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Sneak Preview Dim.7:00 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 Trafic (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.3:45,8:00 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.au Jeu.6:55,9:30 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:25,7:05,9:35 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.Mar.& Mer.1:30 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:10,6:55,9:35 Lun.& Jeu.6:55,9:35 \u0002 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.au Jeu.9:20 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.9:30 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:20,7:25 Lun.& Jeu.7:25 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:10,7:15 Lun.& Jeu.7:15 \u0002 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,2:55,4:55 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:30, 9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 \u0002 CARTEL(13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:15,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:10,5:15,7:30, 9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.Mar.& Mer.12:45, 3:05,5:10,7:20,9:50 Lun.& Jeu.7:20,9:50 \u0002VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:20,7:30,9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.7:15 Mar.au Jeu.9:30 BLESSURES FATALES (16+) Dim.7:10 Lun.7:40 Mar.au Jeu.9:15 LES ENJÔLEUSES(G) Dim.7:05 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:05,9:45 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.12:55,3:00,5:10 Mar.au Jeu.7:10 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.1:55,4:05 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:15 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:15,3:30 CARTEL (13+) Dim.1:45,4:25,7:00 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:00,9:40 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:35,3:50,7:30 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:30,9:50 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:25,3:40,7:35 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:35,9:55 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.1:05, 3:10,5:15,7:20 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:20,9:25 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.Mar.& Mer.9:30 Lun.& Jeu.7:45 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.1:35,3:30,7:25 Mar.& Mer.7:25 CARTEL (13+)Dim.3:20,7:00,9:20 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:20 POKEMON 3 (G) Dim.1:30 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.1:45,3:35,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:20,9:20 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:40,3:40,7:15,9:15 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:15,9:15 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY Laissez-passer refusés Dim.1:40, 3:25,7:30,9:25 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:30,9:25 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.12:40,3:40,6:40,9:30 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:35,4:05,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 \u0002 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.au Jeu.6:50,9:30 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:55,9:25 \u0002 MON AMI SPOT (G) Dim.& Mar.12:00,2:10,4:20 \u0002 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 \u0002 BLESSURES FATALES(16+) Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:15, 9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:35 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI(G) Dim.au Jeu.9:20 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.& Mar.12:10,2:15,4:20,7:10, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:15 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.& Mar.12:00,2:05,4:10,7:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05 \u0002POKEMON 3 LE FILM(G) Dim.& Mar.12:35,2:40,4:45 \u0002 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:50,7:05,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 CARTEL(13+) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 \u0002 LE PLACARD (G) Dim.& Mar.1:00,2:55,4:50,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u0002 LE TAILLEUR DE PANAMA (13+) Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:15,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:35 \u0002 BLOW (13+) Dim.& Mar.1:30,4:10,6:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:30 \u0002 JOSIE ET LES PUSSYCATS(G) Dim.& Mar.12:30,2:40,4:50,7:00, 9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.& Mar.12:25, 2:35,4:45,7:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDYLaissez-passer refusés Dim.& Mar.12:20,2:25,4:30,7:00, 9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 DU Dimanche 22 à Jeudi 26 2952455A 7LP1001B0422 B10 - DIMANCHE 7LP1001B0422 ZALLCALL 67 00:53:41 04/22/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 A V R I L 2 0 0 1 SPECTACLES Mort du poète André du Bouchet Salles de répertoire DISH (THE) Cinéma du Parc (2): 15h, 17h, 19h, 21h.DR.STRANGELOVE Cinéma du Parc (3): 19h.EMPEREUR NOUVEAU GENRE (UN) Théâtre Outremont: 13h30.GREASE Cinéma du Parc (3): 15h15.HOUSE OF MIRTH2¤3(THE) Cinéma du Parc (1): 13h55, 16h20, 18h55, 21h25.LIRE C'EST VIVRE; LES DÉSERTS DE L'AMOUR, DE RIMBAUD - LE CIEL BLEU COëTE CHER Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin): 19h.MONKEYBONE Cinéma du Parc (3): 19h.PETIT THÉÂTRE DE JEAN RENOIR (LE) - TOUTE UNE NUIT Cinémathèque québécoise (salle Claude- Jutra): 18h30.SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ Cinémathèque québécoise (salle Claude- Jutra): 20h30.UN TEMPS POUR L'IVRESSE DES CHEVAUX Cinéma du Parc (3): 17h20.VUES D'AFRIQUE (Journées du cinéma africain et créole) Cinéma ONF: 16h.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Toi, moi et l'autre, d'Isabelle Chevrier, et L'Ove, de Marie-Julie Asselin: 19h30.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2550, Ontario E.) À Suivre., oeuvres chorégraphiques signées par les danseurs et danseuses des Grands Ballets Canadiens de Montréal: 20h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BONPASTEUR Dim., 15 h 30, Trio de guitares de Montréal.Mozart, Gagnon, Metheny, Piazzolla.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15 h 30, Alexander Tselyakov, pianiste.Sonate K.332 (Mozart), Sonate op.110 (Beethoven), Élégie, Prélude op.32 no 12, Étude-tableau op.39 no 3 et Sonate no 2 (Rachmaninov).Ladies' Morning Musical Club.Dim., 20 h, Rachelle Taylor, claveciniste.Bach, Haydn, Mozart, Vogler.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Marie-Nicole Lemieux, mezzosoprano.Au piano: Michael Mc Mahon.Gluck, Scarlatti, Cesti, Chausson, Duparc, Poulenc.Anim.Joseph Rouleau.Sons et brioches.ÉGLISE SAINT-PIERRE-APçTRE Dim., 14 h, Choeur de l'Art Neuf.Dir.Pierre Barrette.Monteverdi, Hindemith, Daunais, Mercure, Vigneault.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14 h, Ensemble de chambre du Conservatoire.SALLE PIERRE-MERCURE Dim., 20 h, Ensemble Anonymus.Dir.Claude Bernatchez.Entrée libre.SALLE CLAUDE-POTVIN (Laval) Dim., 14 h, ven., 20 h, La Veuve joyeuse (Lehar).Théâtre d'Art lyrique de Laval.SALLE JEAN-GRIMALDI (La Salle) Dim., 20 h, La Fille du régiment (Donizetti).Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Les Voisins, de Claude Meunier et Louis Saia.Mise en scène de Denis Bouchard.Avec Louis Champagne, Martin Drainville, Luc Guérin, Diane Lavallée, Sylvie Moreau et Sonia Vachon.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30; dim., 14h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St- Denis) Les Fourberies de Scapin, de Molière.Mise en scène de Jean-Louis Benoit.Avec Marcel Leboeuf, Anne Dorval, Claude Prégent, Isabelle Blais, Pierre Collin, Guy Jodoin, Roger La Rue, Charles Lafortune, Gina Couture et Brigitte Lafleur.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h, et 20; dim., 15h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Variations énigmatiques2¤3, de Éric- Emmanuel Schmitt.Mise en scène de Daniel Roussel.Avec Guy Nadon et Michel Rivard.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean- Claude Germain, 3900, St-Denis) Le Long de la Principale, de Steve Laplante.Mise en scène de Caroline Lavoie.Avec Gary Boudreault, Dominique Quesnel, Audrey Lacasse, Pierre Limoges, Micheline Poitras et Patrice Robitaille.Du mar.au sam., 19h.- La Caverne, de Dominic Champagne.Avec Dominic Champagne, Jean-François Casabonne, Julie Castonguay, Nathalie Claude, Julien Poulin et Miro: 20h30.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Rustres ou La Compagnie des sauvages, de Carlo Goldoni.Du mar.au ven., 19h30.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Les Soifs du désert, sous la direction et mise en scène de Frédéric Dubois.Avec Myriam Houle, Marie-Josée Normand, Odette Caron et Louis-David Morasse: 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) L'Affaire Dumouchon, de Lise Vaillancourt.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Vincent Bilodeau, Macha Limonchik, Monique Miller et Denis Roy.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Une vie et un tiers, de et avec Fanou Lanciault.Mise en scène de Caroline Binet: 15h.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Les Éphémères, de Geneviève Billette.Mise en scène de Jean-Stéphane Roy.Avec Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Éric Paulhus, Simon Rousseau, avec la participation de Jean-Marie Moncelet: 20h, sauf dim.BLIZZARTS (3964, St-Laurent) The Mary Project, d'Ann Lambert.Mise en scène de Rachael Van Fossen.Avec Jane Gilchrist, Rachelle Glait, Carol Hodge, Debra Kirshenbaum, Janis Kirshner, Neil Kroetsch, Laura Mitchell et Maggie Nagle.Jeu., ven., sam., 20h; dim., 19h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chacun son tour, comédie de Ray Cooney et Tony Hilton.Ven., sam., 20h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) La Seconde perdue, de Sulvain Frydman et André Parisot: 13h et 15h.(4 à 7 ans) COLLôGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Patou: 14h.Variétés CASINO DE MONTRÉAL La Bande à Joe.Dim.: 13h30.CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Parade sauvage, direction littéraire et mise en scène de Téo Spychalski.Avec Carmen Jolin: 20h.Relâche les dimanches et lundis ainsi que les mardis 24 avril et 1er mai.THÉÂTRE ST-DENIS Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon et Richard Cocciante.Mise en scène de Gilles Maheu.Avec Mario Pelchat, France D'Amour, Herbert Léonard, Jean-François Breau, Richard Charest, Luck Mervil, Gabrielle Destroimaisons.En alternance: Charles Biddle, Marie-ôve Janvier, Matt Laurent, Corinne Zarzour, Jean Ravel.: 20h, sauf lun.NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Jour de la terre: 19h30.AU MEDLEY (1170, St-Denis) Ligue nationale d'improvisation: 19h30.LA PLACE À CçTÉ (4571, Papineau) Ann Landreville: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Madeleine Royer: 21h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Élizabeth Leroux chante Piaf, Brassens, Barbara: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St- Laurent) Contes du Pays-d'en-Haut, avec Andréa Zaninetti, Claudette L'Heureux, Denis Gadoury, Éric Gauthier, André Lemelin, Évelyne Ménard, Yves Robitaille, Serge Rose et Jacques Pasquet.Anim.: Jean-Marc Massie: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt et son trio: dès 20h.CENTAUR (453, St-François-Xavier) Oliver!, textes, paroles et musique de Lionel Bart.Mise en scène de Robb Paterson.Avec James Marlotti-Lapointe, Daniel Richard Giverin, Alain Goulem, Heather Henderson, Ryan Kennedy, Gordon Masten, Kathleen Mc Auliffe, Stephanie Mc Namara, Glenn Roy, Felicia Shulman, Laura Teasdale: 14h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quartette Michael Golden: dès 21h.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Troubadores: dès 21h.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Yves Duteil: 20h.Associated Press PARIS Ð La ministre française de la Culture, Catherine Tasca, a salué en André du Bouchet, décédé jeudi à l'âge de 77 ans, « l'un de nos plus grands poètes » et un « admirable serviteur de la langue française ».« Il y a maintenant un demi-siècle, ce grand ami de Reverdy, de Tal Coat, de Giacometti, s'était lancé à corps perdu dans l'aventure poétique », souligne la ministre.« Depuis son premier recueil, il n'aura cessé d'approfondir le mystère de la parole, et de l'éclairer pour nous dans une oeuvre dont l'exigence l'apparente bien souvent à Mallarmé.» Rappelant également son travail de traducteur, Mme Tasca observe qu'André du Bouchet était « un poète sans cesse à l'écoute de cette voix unique qui, par-delà les siècles et les frontières, parle aux poètes du monde entier ».Né en 1924 à Paris, André du Bouchet partageait son temps entre Paris et la Drôme, délivrant une oeuvre rigoureuse, mariant une écriture opposée à la spontanéité à une poésie sensible.En 1966, il avait également participé à la création de la revue L'Éphémère, qu'il dirigera jusqu'à son ultime numéro en compagnie, d'abord, de Yves Bonnefoy, Jacques Dupin, Louis-René des Forêts et Gaetan Picon, que rejoindront Paul Celan et Michel Leiris.Outre des écrits poétiques, notamment Dans la chaleur vacante (1962), il avait publié des traductions, allant de Shakespeare à Joyce, en passant par Holderlin, et des méditations sur l'art (Giacometti dans Qui n'est pas tourné vers nous, Tal Coat dans Peinture.Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A HISTOIRE DU XXe SIÈCLE 1 Quel ex-pilote vit sa popularité entachée lorsqu'il suggéra que les États-Unis négocient une entente avec Hitler en 1941 ?2 Quelle personnalité a mis de l'avant la philosophie du satyagraha, qui inclue boycotts et résistance passive ?3 De 1793 à nos jours, quelle fut la seule période où la devise française «Liberté, Égalité, Fraternité» fut supendue ?4 Qui refusa l'Oscar pour son interprétation du général Patton en 1970 ?5 Quel duo présidait la commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme ?F FILMS DE GENRE 1 À quel genre de films, populaires dans les années 60, associez-vous Annette Funicello et Frankie Avalon ?2 Combien la série des Vendredi 13 comportet- elle de films ?3 Quel réalisateur a ressuscité le péplum le temps d'un film avec Gladiator ?4 Dans quel genre s'était fait connaître le Néo- Zélandais Peter Jackson, le futur réalisateur du Seigneur des anneaux?5 Quel acteur remporta l'Oscar pour son interprétation de Bela Lugosi dans le film Ed Wood, de Tim Burton ?G MUSIQUE 1 Quel musicien de rhythm and blues américain a composé et popularisé la chanson In the Midnight Hour ?2 Quel artiste de performance avait connu un certain succès en 1983 avec la chanson utilisant l'électronique Oh Superman (for Massenet) ?3 Quel chanteur québécois est l'auteur de la chanson God is an American ?4 Quel pianiste québécois a connu le succès avec la pièce instrumentale disco Wow ?5 Quelle chanson de recrutement des «Village People » porte le même titre qu'un film d'Abbott et Costello ?Il refusa son Oscar.B ARMÉE 1 Quel corps de l'armée française entouré d'une certaine mystique romantique fut créé en 1831 ?2 À quelle division de l'armée américaine le corps d'élite des «Seals» est-il rattaché ?3 Quel animal fantastique a donné son nom à des soldats de cavalerie ?4 Quel nom porte le navire chargé du déminage ?5 Que signifient les lettres «G.I.» ?E SIGNES 1 Quel est le nom français du signe «@» ?2 Quel est le nom de la lettre grecque «k» utilisée comme symbole de somme?3 En mathématiques, que signifie le signe «y» ?4 Dans quel domaine utilise- t-on le bécarre ?5 Dans quelle partie des mathématiques utiliset- on un «A» à l'envers comme quantificateur universel ?C COMBUSTIBLES 1 Quel combustible minéral riche en carbone donne le goudron par distillation 2 Quel carbure d'hydrogène d'origine organique est récupéré dans certains sites d'enfouissement 3 Quel est le nom du résidu de la distillation du pétrole que nous appelons huile à chauffage ?4 Quel carburant utilisé dans les avions donne son nom à une étiquette de disques alternatifs ?5 Dans quel type de véhicule utilise-t-on le propergol comme carburant ?D FLORIDE 1 Quels sont les deux seuls États qui touchent à la Floride ?2 Quels marais retrouvet- on au sud du lac Okeechobee ?3 Quel port important, arraché aux Anglais par Andrew Jackson en 1814 et en 1818, changera de mains encore plusieurs fois pendant la guerre de Sécession ?4 Dans quel comté Tallahassee, capitale de la Floride, est-elle située ?(Un indice, le nom du comté célèbre le découvreur de la Floride) 5 Quelle région de la Floride donne son nom à une célèbre recette de tarte à la lime ?Artiste de performance.H IDENTIFICATION D UN PERSONNAGE 1 Roi d'Écosse et héros de guerre (1274-1305).2 Comme duc, il jure loyauté à Edward 1er d'Angleterre, mais rejoint finalement la rébellion de William Wallace.3 Après la mort d'Edward, il réussit à bouter les Anglais hors d'Écosse reprenant tous les châteaux sauf deux.4 Héros de l'indépendance écossaise, il est interprété par Angus Macfadyen dans le film Braveheart de Mel Gibson.SOLUTION EN PAGE A5 Drame à l'opéra de Berlin Agence France-Presse BERLIN Ð Drame vendredi soir au Deutsche Oper de Berlin : le chef d'orchestre italien Giuseppe Sinopoli, l'un des plus réputés au monde, est mort en plein concert, la baguette à la main, terrassé dans la fosse d'orchestre par une crise cardiaque aussi soudaine que brutale.Giuseppe Sinopoli (54 ans) s'est effondré dans la fosse d'orchestre à la fin du 3e acte d'Aïda de Giuseppe Verdi, sa baguette de chef tombant à côté de lui.Aussitôt, l'orchestre s'est arrêté de jouer, un musicien criant : « Un médecin, un médecin.» Emmené dans les coulisses par des musiciens et des secouristes, il devait, malgré des massages cardiaques, décéder peu après, les médecins ne pouvant que constater sa mort dans l'ambulance le transportant à l'hôpital, en présence de son épouse.Il est ainsi le cinquième chef d'orchestre à décéder la baguette à la main après l'Autrichien Felix Mottl (1856-1911), le Néerlandais Eduard Alexander van Beinum (1900-1959), le Grec Dimitri Mitropoulos (1896-1960) et l'Allemand Joseph Keilberth (1908-1968).Giuseppe Sinopoli avait conçu cette Aïda, qu'il devait de nouveau diriger aujourd'hui, représentation pour laquelle il est remplacé au pied levé par son compatriote Marcello Viotti, comme celle de la réconciliation avec le metteur en scène allemand et directeur général du Deutsche Oper Goetz Friedrich, décédé en décembre dernier.À la suite de désaccords, le chef italien avait renoncé à devenir en 1990 premier chef d'orchestre et n'avait plus mis les pieds sur cette scène lyrique prestigieuse.Dans le programme distribué aux spectateurs, en hommage à Goetz Friedrich, auteur de la mise en scène, il avait écrit un texte quasi prémonitoire, citant les mots de l'Oedipe de Sophocle : « Que le destin vous soit favorable et que vous vous souveniez toujours de moi avec joie, quand je serai mort ». 7LP1101B0422 B11 DIMANCHE 7LP1101B0422 ZALLCALL 67 00:55:47 04/22/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 AVRIL 2001 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE C'est aujourd'hui que débute la Semaine de l'action bénévole, « inaugurée » hier par l'annonce faite à Granby, par la nouvelle ministre déléguée à la Solidarité sociale Nicole Léger, des noms des lauréats des prix Hommage bénévolat- Québec de cette année.La cinquantaine de personnes et organismes ainsi honorés recevront officiellement leur prix lors d'une cérémonie devant se tenir à l'Assemblée nationale le 9 mai.Ce sera alors l'occasion de rappeler la mémoire de l'ex-vice-président et éditeur adjoint de La Presse, Claude Masson, reconnu pour son soutien indéfectible pour l'action bénévole.Le Prix Claude-Masson sera en effet décerné pour la première fois, pour la catégorie « jeune bénévole ».Et pour souligner l'Année internationale des bénévoles, ont remettra un prix dans la catégorie « bénévole international » à trois personnes ayant contribué au développement d'une communauté située à l'extérieur du pays.n n n Georgette Rivet L'amour du prochain e s t peut-être un thème suranné, il est pourtant des gens qui le vivent presque quotidiennement dans des gestes d'action bénévole qu'on pourrait encore qualifier de « charité C'est le cas tout particulièrement de Georgette Rivet, d'Outremont, une femme qui se dévoue depuis des années pour les enfants défavorisés, ayant fondé avec feu le père Maurice Lamarche (qui a enseigné aux Trudeau, Péladeau et autres grands Québécois, au collège Jean de Brébeuf) L'Accueil des enfants défavorisés.Plusieurs personnes, dont des religieuses, ont tenu à nous faire part de leur admiration pour la débrouillardise dont sait faire preuve cette femme, qui arrive toujours à trouver, presque par miracle, une solution à des problèmes d'apparence insolubles.Renseignements : C.P.48585, Outremont.n n n Grâce à un important legs testamentaire fait par Bernard B.Richmond, la Société de recherche sur le cancer a pu remettre une première « Bourse à la mémoire de Bernard B.Richemond » pour un projet de recherche sur le cancer.Le premier lauréat de cette bourse est le Dr Mario Chevrette, et vise à récompenser ses efforts dans le domaine de la recherche sur le cancer de la prostate.Des bourses du même genre seront ainsi décernées, une ou deux fois l'an, pour favoriser des recherches sur la prévention et la guérison du cancer de la prostate.Renseignements : (514) 861-9227.n n n Les représentants de la Fondation de l'hôpital Jean-Talon Jacques Talon ayant à leur tête son président Jacques Mc Donald, ont procédé récemment à la remise d'un chèque symbolique de 300 000 $ aux responsables de l'administration de cet hôpital montréalais.Ces fonds, qui ont été recueillis au cours de l'année, serviront à l'achat d'une table d'urologie, de lampes chirurgicales, d'un appareil de laparoscopie, de chaises roulantes et d'un appareil d'unidose pour la pharmacie.n n n Grâce à la générosité des employés, médecins et Jean Neveu bénévoles de l'hôpital Pierre- Boucher, comme de nombre d'entreprises, de fondations, d'ex-patients et autres donateurs, le président de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher, Jean Neveu (président du conseil de Quebecor), a pu remettre 550 000 $ aux administrateurs de l'hôpital longueuillois.Cet argent, qui représente la somme des dons parvenus à la fondation hospitalière lors de sa campagne annuelle de souscription, doit être affecté à l'achat d'équipement médical et à la réalisation de projets spéciaux.n n n Invitation à dîner au restaurant, le mercredi 25 avril, et de contribuer du même coup à l'oeuvre de la Fondation Farha pour la lutte contre le sida.En effet, des dizaines de restaurants participent le mercredi 25 avril à l'opération Rubans et restaurants, s'engageant à remettre le quart de leurs recettes de la soirée pour venir en aide aux hommes, femmes et enfants vivant avec le VIH-sida.Renseignements, et pour connaître la liste des restaurants participants : (514) 270-5010, ou pwww.total.net/Ð-tilt Ðfarha.n n n Jacques Dignard La soirée-bénéfice du Théâtre de la Ville, qui s'est tenue cette année sous la d'honneur de Jacques Dignard ( M o u v e m e n t Desjardins), avec le maire de Longueuil Claude Gladu, comme patron d'honneur, a permis d'amasser 34 000 $.n n n Gertrude Robinson, de Montréal, vient d'être portée à la présidence de la fondation Thérèse-F.-Casgrain.Elle sera assistée dans sa tâche de deux vice-présidentes, Monica Matte et Irène Lépine.Créée en 1986 pour commémorer la mémoire de Mme Casgrain et poursuivre son oeuvre de promotion des droits de la personne et de défense des intérêts économiques, politiques et sociaux des femmes, cette fondation décerne une bourse de recherche pour des travaux portant sur des questions affectant les femmes et le changement social, ainsi qu'une bourse d'études à une pensionnaire de la Maison Casgrain (maison de transition pour femmes).Enfin, la ministre de la Santé et du Bien-être de l'époque, Monique Bégin, a créé le prix Thérèse-FCasgrain décerné à un étudiant de l'Institut Simone de Beauvoir de l'Université Concordia, pour un travail exceptionnel dans les Études sur les femmes.Renseignements : www.fondationtheresecasgrain.org n n n Don bien particulier fait par le Dr Charles Scriver à Charles Scriver Mc Gill.En effet, le chercheur, réputé pour son avant-gardisme en matière de maladies génétiques et ayant participé à la création du projet du génome humain, vient de donner un exemplaire d'un important manuel sur les maladies génétiques.The Metabolic and Molecular Bases of Inherited Desease, dont le donateur est le principal rédacteur, est l'ouvrage le plus complet des connaissances sur des gènes particuliers.On y traite de 1000 sujets différents.Les prochaines éditions de cet ouvrage seront disponibles sur Internet et seront régulièrement mises à jour.La septième édition de cet ouvrage a remporté le prix du meilleur ouvrage de Publisher's World.n n n Le président-directeur général de la Société des alcools, Gaétan Frigon, Gaétan Frigon était particulièrement heureux de remettre un chèque de 42 000 $ représentant l'argent recueilli par le personnel de la SAQ pour Leucan, car cette campagne annuelle de financement a permis de recueillir depuis 1984 plus d'un million de dollars.n n n Le président de la Fondation de l'UQAM Guy Marier, président de Bell Québec), a dû accueillir avec beaucoup de satisfaction le témoignage de Jonathan Bélec, étudiant au baccalauréat en économique de l'UQAM, lorsqu'il a fait part de la motivation qui l'a animé en recevant la première Bourse Guy-Marier.Cette bourse a été créée par un don personnel de M.Marier qui prêche ainsi par l'exemple à l'endroit des gens d'affaires qu'il a l'occasion de solliciter pour contribuer à l'essor de l'UQAM.n n n La MRC de Beauharnois-Salaberry est la première MRC de la Montérégie à se doter d'une politique culturelle et d'un Conseil culturel qui bénéficiera d'une mise de fonds de 15 000 $ pour soutenir autant des artistes que des organismes ou projets culturels.Cette MRC a également remis 50 000 $ à Valspec à titre de contribution pour la rénovation de la salle de spectacles Albert-Dumouchel au Collège de Valleyfield (projet estimé à plus de cinq millions de dollars).Les maires Jean-Noël Tessier (Saint-Timothée), Denis Lapointe (Salaberryde- Valleyfield) Michel Quevillon (Beauharnois), Daniel Charlebois (Melocheville), Nicole Séguin (Grande-Île), Gaétan Ménard (Saint-Étienne-de-Beauharnois), et Maurice Vaudrin (Saint-Stanislasde- Kotska), ainsi que la directrice générale de la MRC de Beauharnois- Salaberry, Linda Phaneuf, et la présidente de Valspec, Pauline Séguin, ont participé à ces annonces officielles.n n n L'Association québécoise de la fibrose kystique a choisi de marquer Martin Rochon son vingtième anniversaire en créant ses prix reconnaissance remis à une dizaine de lauréats québécois, le prix provincial Brigitte- Laflamme ayant été remis à Martin Rochon, président de la Chambre de sécurité financière.L'association voulait ainsi souligner que depuis plus d'une quinzaine d'années, les employés de la Chambre de sécurité financière ont amassé 2,1 millions de dollars pour la recherche sur la fibrose kystique.n n n Sans doute passé inaperçu pour la plupart d'entre nous, la commémoration de l'anniversaire de sir William Logan, né un 20 avril, à Montréal mériterait pourtant d'être soulignée.Homme de science ayant vécu au milieu du XIXe siècle, sir Logan, fils d'une famille aisée, a fait sa marque en traçant les premières cartes géologiques détaillées du Canada.De la Commission géologique qu'il fonda sont issus bon nombre des principaux musées et établissements scientifiques canadiens, et la chaire Logan de l'Univ Renseignements :(www.nrcan.gc.ca/gsc/logan/ index Ðf.html).Gens d'affaires honorés C'est sous la présidence d'honneur de Ronald Brisebois, président et chef de la direction de Cognicase, que s'est tenue la cérémonie de remise des prix Leadership SP, la division québécoise de la Société canadienne de la sclérose en plaques ayant alors rendu hommage à 41 gens d'affaires, dont huit femmes.La cérémonie, qui était commanditée par Power Corporation, Cognicase et Bridgepoint a honoré les personnes suivantes : Benoit Arsenault (Fidelity Investments), Thomas Birch (Pyderion Contact Technologies), Sabin Boily (Minutia), Richard Boudreau (Courrier rapide), Sonya Branco, (Pricewaterhouse Coopers), Michael Brossard (Rona), Jacques Brouillette (Global experts tous risques), François Camirand (Banque Scotia), Jeannine Domingues (Télémédia-Gasbeau), Me Yves Duceppe, Jim Dunn (Les Amusements classique), Lucie Fréchette (Meloche Monnex), Bruno Gagné (Chrysler et Toyota), Jean-François Garneau (station Mont-Tremblant), Nathalie Gélinas (Novaxa), Jean-Marc Gravel (Intégrale MBD), Charles Guay (Fidelity Investments), Yves Hamelin (Provigo), Me Louis-François Hogue, Charles-André Horth (Solutions et technologies industrielles), Normand Houle (Bell Canada), Me Yves Lacasse, Jean-Claude Langlois (groupe JCL), Luc Lavergne (groupe Lavergne), Paul Lepage (Locus Dialog), Jean-François Léveillé (Banque Larentienne), Jean-François Marsolais (entreprises Marsolais), Patrick Mc Lean (Mandrake), Kevin Mc Mullen (Medical Frontiers International), Réjean Monette (éditeur du Courrier), François Morin (services Investors), Gaby Murphy (Serono), Guy Noël (financière Banque Nationale), Claude Pinard (Hydro-Québec), Philippe Rainville (Molson), Line Rivard (BMO Nesbitt Burns), Martin Routhier (Openface Internet), Anne Saint-Michel (IMAG), Johanne Tanguay (Cintech agroalimentaire), Pierre Tessier (Optimum).Médis, don record à Centraide Les employés et la direction de Médis ont présenté un don record de près 61 000 $ pour la campagne 2000 de Centraide du Grand Montréal.Ce don représente une augmentation de 25 % par rapport à l'an dernier.Étaient de la présentation officielle du don : Alain Vachon et Yves Portelance, responsables de la campagne auprès des employés (aux extrêmes gauche et droite), Claudio Bussandri, président et chef de la direction de Médis, et Michèle Thibodeau-De Guire, pdg de Centraide du Grand Montréal. 7LP1201B0422 B12 dimanche 7LP1201B0422 ZALLCALL 67 00:56:35 04/22/01 B photo AP Le commandant Kent Rominger en compagnie de John Phillips et Chris Hatfield, au cours d'une conférence de presse à bord d'Endeavour.photo AFP Une illustration du bras canadien Canadarm2.photo AP La navette Endeavour, vue de la Station spatiale internationale.B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 AVRIL 2001 SCIENCES UN PEU DE MONTRÉAL EN ORBITE Plusieurs éléments du Canadarm2 ainsi que les antennes de communication espace-sol ont été fabriqués dans la région O L I V I E R - L O U I S ROBERT collaboration spéciale roboliv@aol.com Jeudi après-midi, les quelque 800 employés de la division montréalaise de la société EMS Technologies Canada ont suivi avec émerveillement le lancement de la navette Endeavour, alors que l'imposant vaisseau spatial s'élançait majestueusement dans le ciel de la Floride, emportant vers la Station spatiale internationale (SSI) le Canadien Chris Hadfield et ses six coéquipiers de la mission d'assemblage STS-100/ ISS-6A.À l'émerveillement s'est mêlée une immense fierté tirée de la charge utile principale se trouvant dans la soute d'Endeavour, le Canadarm2, arrimé dans une plateforme Spacelab qui lui sert de berceau.Une fierté bien légitime puisque tous ces gens de l'Ouest-del'Île ont participé activement au développement du grand bras télémanipulateur de la station, aux côtés de centaines d'autres ingénieurs et de techniciens provenant des sept firmes canadiennes réunies sous la maîtrise d'oeuvre de la société MD Robotics, de Brampton, en Ontario.« Il y a un peu de notre âme qui habite le Canadarm2 puisque notre contribution à la réalisation de ce chef-d'oeuvre de la robotique spatiale canadienne représente plus de 15 ans d'efforts pour plusieurs d'entre nous », souligne Daniel Provençal, chef de la planification et du contrôle des programmes chez EMS.La firme de Sainte-Anne- de-Bellevue (anciennement Spar Aérospatiale) a été impliquée dès le début dans le développement des éléments qui allaient composer le Système d'entretien mobile (MSS), contribution principale du Canada à la SSI (pour laquelle le Canada aura investi 1,4 milliard depuis 1986).Le Canadarm2 est le premier des éléments du MSS (qui comprend également une base mobile et un Manipulateur agile spécialisé) à être expédié en orbite.EMS a conçu et développé toute l'électronique du grand bras de la station, son système nerveux en somme.Les ingénieurs de la firme ont notamment développé un amplificateur de puissance, connu sous l'acronyme anglais SPA (Servo Power Amplifier), qui est au coeur du système électronique de commandes des moteurs qui actionnent les articulations du bras.« L'expertise qu'on a acquise en travaillant sur l'électronique du Canadarm2 a permis de développer des produits connexes trouvant des débouchés dans d'autres secteurs, tel celui des communications où on utilise une technologie semblable pour contrôler le mouvement d'antennes orientables, par exemple », explique M.Provençal.Ces nouveaux amplificateurs ont d'ailleurs été aussi adaptés pour améliorer les capacités de manipulation du bras de la navette, le célèbre aîné du Canadarm2.Par ailleurs, les deux extrémités préhensiles Ð ses mains en quelque sorte Ð de même que ses articulations ont également été construites (mais non conçues) aux installations d'EMS à Sainte-Annede- Bellevue.Enfin, les techniciens d'EMS ont réalisé l'assemblage des quatre caméras vidéo à très haute définition qui sont montées sur le Canadarm2 (une de chaque côté du coude, une à chacune des deux extrémités).Aujourd'hui, après le retour dans la navette de Chris Hadfield et Scott Parazynski au terme de leur première sortie (qui doit débuter un peu après 7 h HAE, et se terminer vers 13 h 30), le Canadarm2 sera activé pour la première fois.Jim Voss, un membre de l'équipage Expedition Two qui sera dans le laboratoire Destiny, au poste de contrôle robotisé (désigné par l'acronyme RWS - Robotic Workstation), donnera au Canadarm2 sa première commande qui consistera à se relever de 90 degrés.EMS Technologies a construit, pour le compte de MD Robotics, les deux postes de contrôle RWS qui se trouvent actuellement sur la station spatiale, celui d'où Voss actionnera le bras de la station et un second, entreposé à bord jusqu'à l'arrivée de la coupole, dans laquelle il sera installé.« On peut donc dire que l'interface humaine entre la Station et le Canadarm2 est montréalaise », de commenter M.Provençal.C'est évidemment au grand constructeur d'équipements satellites qu'on a confié la conception et le développement des systèmes de communication de la station spatiale.Celle-ci est donc dotée de trois antennes de communication fournies par EMS afin d'assurer les communications espace-sol.Il y a d'abord deux systèmes d'antennes pour les communications en bande de fréquences S.Le rôle de ces deux antennes (il y en a une seulement d'installée actuellement) de la taille d'un homme est d'assurer les commandes et la télémétrie à basse vitesse de la station spatiale, en plus de relayer la voix.L'autre système comprend une antenne dont le réflecteur parabolique, d'un diamètre de 1,8 mètre, est monté sur un cardan motorisé.Cette antenne en bande de fréquences Ku à très haut débit (75 Mb/s) est utilisée depuis son activation, il y a deux semaines, pour les transmissions de données télémétriques scientifiques à haut débit, ainsi que pour la transmission et la réception des images vidéo de haute résolution.Ce sont les antennes principales de la station, souligne M.Provençal.L'antenne UHF qui sera installée par Chris Hadfield et Scott Parazynski durant leur deuxième sortie n'a qu'une portée de quelques centaines de mètres, et ne peut donc être utilisée que pour les communications espace-espace.Stéphane Desjardins est gestionnaire de la mission de Chris Hadfield à l'Agence spatiale canadienne.Le jeune ingénieur mécanique a presque un lien sentimental avec le Canadarm2.Avant de joindre les rangs de l'Agence, en 1996, M.Desjardins travaillait à titre de chef de groupe ingénierie pour la tubulure du Canadarm2 à la société FRE Composites de Saint-André, près de Lachute.Cette firme, un chef de file mondial en matière de conception et de fabrication de produits composites, a obtenu en 1990 un contrat pour fournir les mâts composites (tubulures) qui constituent l'ossature du grand bras de la station spatiale.En partenariat avec le fabricant de trains d'atterrissage Héroux de Longueuil, FRE a aussi conçu les différents éléments métalliques qui viennent se greffer aux mâts composites, tels les brides d'extrémité et les blocs des montage des ordinateurs.« Il fallait développer un procédé de fabrication à partir de rien, se souvient M.Desjardins.On a fait des essais innombrables pour prouver qu'on pouvait fabriquer le matériau que j'avais choisi (une résine thermoplastique de type polyéther- éther-kétone, ou PEEK) et qui résistait mieux à l'environnement hostile de l'espace, aux radiations et au cyclage thermique (passage du jour à la nuit à chaque demi-orbite autour de la Terre).» À Saint-Hubert, des contrôleurs veillent sur le nouveau-né de la robotique spatiale LES OPÉRATIONS du Canadarm2 seront soutenues au sol par toute une infrastructure dont le centre stratégique se situe dans une salle de contrôle au Centre spatial John H.Chapman de l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert.Contenant une demi-douzaine de pupitres informatisés rigoureusement semblables à ceux du Centre de contrôle de mission du Johnson Space Center, le Centre de soutien aux activités spatiales (SOSC : Space Operations Support Center) de l'Agence est relié directement à Houston.En fait, le SOSC constitue une antichambre technique du Centre de contrôle de Houston (backroom, selon la terminologie de la NASA) pour assurer un soutien et un dépannage en temps réel lorsque les astronautes activeront le grand bras de la Station.Le SOSC est une des composantes du Centre des opérations de missions, ou MOC (Mission Operations Center).Les performances du Canadarm2, constamment surveillées par l'intermédiaire du SOSC, seront analysées par les spécialistes en robotique du Centre de soutien à l'ingénierie qui se tiendront prêts pour aider à régler tout problème que les astronautes ne pourront résoudre en suivant les procédures standard en cas de défaillance.Ces ingénieurs pourront parfois recourir à une autre installation de l'Agence, le Simulateur d'exploitation et d'entraînement, utilisé pour enseigner aux astronautes provenant des pays partenaires à devenir opérateurs du Canadarm2.L'Agence a formé une équipe de sept contrôleurs de vol qui, au cours de cette mission de Chris Hadfield, travaillent à Houston, où ils ont d'ailleurs complété leur formation.Il ne faut cependant pas s'attendre à d'éventuelles conversations entre Saint-Hubert et la station spatiale puisque la règle est stricte : seul le capcom (l'astronaute qui, à Houston, assure les communications avec un équipage en orbite) est habilité à transmettre les différentes consignes émanant des contrôleurs de vol.Un centre de contrôle fonctionne de manière verticale : les différents backrooms acheminent leurs analyses et leurs recommandations aux contrôleurs affectés à la surveillance d'aspects spécifiques d'une mission spatiale (telles les sorties extravéhiculaires ou la robotique).À leur tour, les contrôleurs transmettent leurs données au directeur de vol, qui est une sorte de rédacteur en chef.Évidemment, ce dernier travaille étroitement avec le capcom en poste.photo AP La Station spatiale internationale a été arrimée, hier, à la navette Endeavour (au bas de la photo).Endeavour et la Station spatiale arrimées pour l'installation du bras-robot Agence France-Presse HOUSTON Ð La navette Endeavour s'est arrimée hier à la Station spatiale internationale sur laquelle son équipage doit installer le bras-robot canadien Canadarm2, une des clés de la construction de la SSI, et fixer pour quelques jours le module logistique italien Raffaello.Terminant une course-poursuite de deux jours, le commandant de bord d'Endeavour, l'Américain Kent Rominger, a d'abord approché lentement son vaisseau de la station, un ensemble qui mesure 51 mètres de long, 72 m de large et 27 m de haut pour une masse de 112 tonnes.Le système d'accrochage s'est ensuite enclenché alors que le complexe spatial survolait le Pacifique à plus de 300 km d'altitude, a précisé la NASA au centre Johnson à Houston (Texas, sud).Pour ce Dennis Tito neuvième arrimage d'une navette à la SSI, Rominger était notamment secondé pendant l'approche par le Canadien Chris Hadfield, l'un des trois étrangers à bord de la navette américaine avec l'Italien Um berto Guidoni, de l'Agence spatiale européenne (ESA), et le Russe Youri Lonchakov.L'équipage d'Endea vour est désormais à quelques mètres de celui de la SSI, le Russe Iouri Oussatchev et les Américains Susan Helms et James Voss.Mais ils ne se rencontreront pas avant demain, d'autres opérations devant se dérouler avant.Dimanche, en effet, aura lieu la première des deux sorties dans l'espace prévues au cours de cette mission, pour attacher à la SSI le Canadarm2.Elle sera réalisée par Chris Hadfield et l'Américain Scott Parazynski.En outre, le module italien Raffaello, un conteneur, sera fixé à la SSI demain et le transfert dans la Station des quelque cinq tonnes de matériel qu'il transporte commencera immédiatement.Raffaello effectue là son vol inaugural.Ses casiers sont chargés d'équipements, de vêtements et de nourriture, et surtout de neuf expériences scientifiques.Parmi celles- ci figurent des expériences sur la pousse des végétaux en apesanteur et sur les radiations dans l'espace.La mission d'Endeavour se déroule alors qu'au sol s'échangent les dernières passes d'armes entre les agences spatiales participant au projet SSI sur le prochain vol éventuel du « touriste » de l'espace, Dennis Tito."]
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