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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-04-11, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0102A0411 page A1/11avril 3LP0102A0411 ZALLCALL 67 01:14:48 04/11/01 B MONTRÉAL MERCREDI 11 AVRIL 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 17e ANNÉE > NO 1 70 > 8 4 PA G E S > 6 C A H IE R S MERCIER Landry a bien reçu le message Photothèque La Presse Vera Danyluk QUÉBEC Ð Le gouvernement péquiste « a bien reçu le message » des électeurs de Mercier, a soutenu hier le premier ministre Bernard Landry, commentant la perte au profit du PLQ du comté fétiche du centre-ville.« Quand les souverainistes se divisent, cela fait le jeu du Parti libéral », a-t-il laissé tomber, expliquant la déconfiture de son poulain Claudel Toussaint par les résultats obtenus par le candidat indépendant Paul Cliche.Bernard Landry Mais le verdict de Mercier est venu ajouter à la morosité qui frappe le caucus péquiste depuis la formation du gouvernement Landry, il y a un mois.À chaque réunion hebdomadaire, il manque plus du tiers des élus, reconnaissent des vétérans péquistes.Pour atténuer l'impact de la gifle de la partielle de lundi, M.Landry a sorti une carte de sa manche.Josée Legault Ð politologue et depuis quelques années chroniqueuse à The Gazette Ð deviendra conseillère dans son cabinet pour les questions constitutionnelles.Mme Legault, qui avait en vain tenté de déloger Robert Perreault à l'investiture péquiste de Mercier, incarnait à l'époque la mouvance orthodoxe chez les péquistes de Mercier.Celle qui avait pris fait et cause en 1996 pour des resserrements de la Charte de la langue française Ð elle avait reçu, à l'instigation de Bernard Landry, le mandat du gouvernement Parizeau de faire un bilan de la situation linguistique Ð était muselée hier.« Quand j'étais au cabinet de René Lévesque, c'est lui qui prenait les questions », a dit M.Landry, expliquant pourquoi il ne laissait pas sa nouvelle conseillère répondre aux questions.Voir LANDRY en A2 Autres textes en A5 Vera Danyluk jette l'éponge Photo DENIS COURVILLE, La Presse Une première défaite à Montréal Les luttes sont nombreuses, ces jours-ci, au Stade olympique.Sur le terrain, les Expos ont encaissé la première défaite de leur saison locale, hier soir, en s'inclinant 4-2 contre les Cubs de Chicago devant seulement 8314 spectateurs.Entretemps, dans les coulisses, la guerre des nerfs se poursuit entre les actionnaires locaux et le président Jeffrey Loria, qui vient de demander un deuxième appel de capitaux en moins de 60 jours.Nos informations dans le cahier Sports.Les huit Blatnois plaident coupable Selon une source policière, la « suggestion » de changer leur plaidoyer viendrait de « haut » ÉRIC TROTTIER LES MONTRÉALAIS auront peutêtre droit à une course à deux à la mairie, après tout.Constatant l'échec dans ses négociations avec le clan de Gérald Tremblay, la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk, a annoncé hier qu'elle ne sera pas candidate à l'élection à la mairie de la nouvelle Ville de Montréal, le 4 novembre prochain.Il reste donc trois candidats dans la mêlée : Pierre Bourque, Gérald Tremblay et Michel Prescott.Et ce dernier se disait toujours confiant, hier, d'en arriver à une entente avec Gérald Tremblay pour présenter un seul candidat contre le maire sortant.Pour l'opposition à Pierre Bourque, une telle entente demeure une nécessité car tous les sondages donnent Pierre Bourque gagnant dans une course à trois ou quatre candidats, alors que Gérald Tremblay a des chances de l'emporter dans une lutte à un contre un.La présidente de la CUM, qui avait réclamé à grands cris une réunion des forces de l'opposition, a indiqué par voie de communiqué Voir VERA en A2 PAUL ROY QUÉBEC Ð Leur procès devait durer encore plusieurs mois.Au moins jusqu'à l'été, peut-être jusqu'à l'automne.Il s'est terminé abruptement hier matin.Et ce n'est pas le juge Jean-Claude Beaulieu qui en a prononcé l'avortement, comme il avait menacé à quelques reprises de le faire, excédé par les moyens de pression des agents correctionnels.Non, à la stupéfaction générale, huit membres des Blatnois de la Mauricie, un gang de motards affilié aux Hells Angels, ont reconnu leur culpabilité à plusieurs dizaines d'accusations allant de la participation aux activités d'un gang criminel à la production de cannabis, en passant par les voies de fait graves, Voir BLATNOIS en A2 Photo PC René Monfette, un des huit Blatnois qui ont plaidé coupable hier, quitte le palais de justice de Québec en compagnie de son avocat, Me Léo-René Maranda.Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - Louise Cousineau C2 Bandes dessinées E8 Bridge A12 Carrières D8, D9 Décès E5 Économie cahier D Feuilleton E8 Éditorial A20 Êtes-vous observateur D18 Forum A21 Horoscope D20 Loteries A2, A12 Monde A17-A19 Montréal Plus cahier E Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier D18 - marchandises D19, D20 - emplois D20, D21, E6 - automobile E6, E7 - affaires D2 Politique A5, A10 Vacances/voyage E4 M É T É O Voir page S16 Nuageux avec percées de soleil Maximum 10, minimum 3 Une « clause démocratique » dans la déclaration finale du Sommet de Québec G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Marc Lortie, le sherpa de Jean Chrétien au Sommet des Amériques, a déclaré hier qu'il n'y avait pas de résistance au sein du concert des nations du continent pour inclure une « clause démocratique » dans la déclaration finale du Sommet de Québec et même dans le futur accord sur la Zone de libre-échange des Amériques.« Il y a un consensus au niveau des sherpas, a-t-il dit au cours d'une conférence de presse, pour avoir une clause démocratique qui dira que les pays, qui bénéficieront des privilèges établis à travers la coopération orchestrée par un Sommet des Amériques, doivent appartenir à la fam i l l e démocratique, qu'ils doivent promouvoir les droits de la personne et les libertés fondam e n t a l e s .Sinon ?Ils ne feront pas partie du club.C'est ce que nous voulons réaliser à Québec.» Le représentant personnel du premier ministre a cependant averti qu'il restait encore dix jours avant le sommet et qu'il appartiendra aux chefs d'État et de gouvernement d'entériner le travail des sherpas des 34 pays participants.M.Lortie a de plus révélé hier que le fameux plan d'action de 45 pages qui sera également soumis à l'approbation des chefs d'État à Québec est pratiquement arrêté, certains détails seulement restant à préciser.Quant au travail sur la Déclaration politique, il n'est pas non plus terminé.Cette déclaration, comme le révélait d'ailleurs hier la chaîne CTV, qui a mis la main sur son brouillon, sera un ramassis de promesses et d'engagements sur les Voir CLAUSE en A2 Autres textes en A6 et A7 Photothèque La Presse Marc Lortie 2937405 Permis du Québec 16 jrs, à partir de 1 sem.Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com Puerto Vallarta 1 048 $ Cancun 1 098 $ Cayo Coco 998 $ 0 p.p.Forffaiitt ttoutt iincllus Varadero 878 $ Puerto Plara 898 $ Punta Cana 1 098 $ 1 sem.1 semaine à partir de TOUT INCLUS Jamaïque à partir de Turquie Circuit découvertes 3LP0202A0411 page A2/11avril 3LP0202A0411 ZALLCALL 67 01:15:06 04/11/01 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Le repas pascal Ricardo Larrivée, notre chroniqueur gastronomique, a un faible pour les croyances populaires.Surtout celles dont la signification lui échappe.« Même si mon porte-clés n'est pas garni d'une queue de lapin, j'aime craindre le chiffre 13, dit-il.Je ne m'engage jamais sous une échelle.Je cache une branche de rameau quelque part dans la maison et quand je ne vais pas bien, je regrette que ma grand-mère ne soit plus à mon chevet pour me faire avaler clandestinement une rasade d'eau de Pâques.À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 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peut-on lire dans le document diffusé en après-midi.Mme Danyluk entend continuer à « défendre ses idées et ses valeurs » en tant que présidente de la CUM, un poste qu'elle devra toutefois quitter le 1er janvier prochain, dès que la nouvelle Ville de Montréal aura été mise en place.Elle n'a pas encore décidé si elle entend se porter candidate à un poste de conseillère dans l'arrondissement de Mont-Royal, où elle demeure.« Je trouve regrettable qu'elle se retire, parce qu'elle possède une expérience unique comme présidente de la CUM et comme ancienne mairesse de Mont-Royal », a déclaré Michel Prescott en apprenant la nouvelle.Gérald Tremblay a été moins loquace : « Je respecte sa décision ; ça n'a pas dû être facile à prendre », a-t-il dit.Depuis plusieurs semaines, Mme Danyluk a critiqué la façon dont Gérald Tremblay et son groupe de maires de banlieue ont choisi « leur » candidat à la mairie : en vase clos et sans processus démocratique.Consciente que les opposants à Pierre Bourque ne pourront pas le battre s'ils ne se réunissent pas, elle se disait prête à négocier avec le clan Tremblay, à la condition que celui-ci accepte le jeu (dangereux) d'une course à l'investiture.Il y a deux semaines, des représentants de Mme Danyluk, de M.Tremblay et de Michel Prescott se sont rencontrés pour discuter d'une éventuelle alliance.Selon nos informations, l'organisateur de Gérald Tremblay, André Morrow, s'est alors montré ouvert à toutes les possibilités.Mais à la seconde rencontre, mardi de la semaine dernière, le ton avait changé : M.Morrow s'est dit persuadé que Gérald Tremblay pouvait battre Pierre Bourque, avec ou sans l'aide de Vera Danyluk et Michel Prescott.Pour l'équipe de l'ancien ministre libéral, il n'était pas question d'envisager un autre candidat à la mairie que M.Tremblay.Consternée, Mme Danyluk a alors pensé se lancer dans la course à la mairie avec son propre parti.Elle devait même en faire l'annonce lors d'une conférence de presse organisée au Théâtre Denise-Pelletier (dans Hochelaga-Maisonneuve, son quartier d'enfance), jeudi dernier.Mais à la dernière minute, elle s'est ravisée et a tout annulé.Hier, finalement, elle a jeté l'éponge.Des proches de Gérald Tremblay ont toutefois nuancé l'histoire, hier : « Elle abandonne parce qu'elle s'est rendu compte qu'elle n'avait pas d'appuis », a suggéré l'un d'eux.« Le choix du président du comité exécutif, promis à Frank Zampino par Gérald Tremblay, est peut-être quelque chose qui a choqué Mme Danyluk », a ajouté le maire de La Salle, Michel Leduc, bon ami de la présidente de la CUM.Même Michel Prescott ne semblait pas d'accord avec l'analyse de Mme Danyluk : « Nous, on pense qu'il y a toujours nécessité de s'entendre.On y oeuvre avec un optimisme raisonnable.En tout cas, on sent une bonne volonté de la part du clan Tremblay.» Mme Danyluk a pour sa part refusé de répondre aux questions de La Presse.LANDRY Suite de la page A1 Évitant de pavoiser hier, le chef libéral Jean Charest a relevé que le résultat de Mercier montrait que « beaucoup de Québécois insatisfaits du gouvernement, de droite ou de gauche, ont voté contre le Parti québécois ».Cela n'augure pas nécessairement des prochaines élections partielles, toutes dans des châteaux forts du PQ, comme Laviolette, Labelle et Jonquière, observe M.Charest.Le scrutin de Mercier Ð Robert Bourassa y avait été battu par le poète Gérald Godin en 1976 Ð « était le premier test de M.Landry et il y a échoué ».Bien sûr, convient M.Charest, le PLQ n'a pas augmenté sa part d'appuis par rapport aux élections générales de 1998.« C'est une élection partielle, la participation est plus basse (41 % seulement).Il n'en demeure pas moins qu'on a un député libéral dans Mercier.» Pour Bernard Landry, cette élection partielle ne pouvait constituer « un test » pour son leadership.Les problèmes étaient « un héritage » apparu avant qu'il ne prenne les commandes du PQ.Selon lui, le cuisant revers du PQ dans Mercier s'explique facilement : l'affaire Michaud, les divisions sur la question linguistique, le départ du président d'association, André Rény, et les problèmes personnels du candidat Claudel Toussaint.« Sans cela, le résultat aurait été différent.Il y avait une accumulation de problèmes dans Mercier, une foule d'éléments », constate le premier ministre, relevant aussi que le PLQ « n'a pas réussi à augmenter son vote, alors que le PQ est au pouvoir depuis sept ans ».« Après sept ans d'opposition, le PLQ devrait récolter le vote qui ne nous vient plus.Or, ce vote est allé à M.Cliche », relève M.Landry.Le résultat de lundi ne changera rien à l'échéancier électoral, conclut-il.Photo PC © Le chef libéral Jean Charest, accompagné de la nouvelle députée de Mercier, Nathalie Rochefort.BLATNOIS Suite de la page A1 les voies de fait avec lésions, l'intimidation, l'enlèvement, la séquestration, les menaces de mort, le port d'un déguisement, la possession d'armes prohibées.En début de procès, ils avaient nié leur culpabilité à ces mêmes accusations.Leurs trois avocats ont catégoriquement refusé hier de commenter cette volte-face.Seule Me Danièle Roy a desserré les lèvres le temps de glisser : « Mes clients ont plaidé coupable librement et volontairement.Ils savaient ce qu'ils faisaient.Le jury de six hommes et six femmes, dont le choix avait nécessité plus d'un mois et l'audition de près de 1000 candidats jurés Ð personne ne se bousculant pour juger des motards Ð, a immédiatement été dissous par le juge Beaulieu.Et la date du 1er mai a été convenue pour les plaidoiries sur les sentences.Pas plus les avocats de la Couronne que ceux de la défense n'ont voulu donner d'indications sur les peines qu'ils suggéreront au juge.Mais, pressé de questions, Me Robert Rouleau, de la Couronne, a laissé tomber : « On parle certainement de peines de pénitencier.» Sous-entendu : deux ans ou plus.Les pénitenciers, des institutions fédérales, sont réservés aux peines de deux ans ou plus.Les prisons (provinciales) accueillent les détenus condamnés à des peines de moins de deux ans.Ð Le pénitencier pour les huit ?Ð Oui.La peine maximale pour la participation aux activités d'un gang criminel est de 14 ans.Il n'y a pas de peine minimale.L'arrestation récente de plus d'une centaine de membres et sympathisants des Hells Angels a-t-elle pu inciter les Blatnois à changer leur plaidoyer ?« Vous êtes libre de le penser », a répondu Me Rouleau, qui a admis que jusqu'ici, cette année, la justice se débrouille plutôt bien contre les bandes de motards.Un policier impliqué dans l'enquête et voulant conserver l'anonymat a pour sa part confié à La Presse que la « suggestion » de plaider coupable aurait pu venir de « plus haut » dans la hiérarchie des motards.« Depuis le début du procès, on n'avait entendu qu'un témoin, une femme qui racontait les sévices qu'elle avait subis aux mains des accusés.Et des victimes comme elle, il nous en restait 21 ! Je ne suis pas sûr que les motards, avec les difficultés qu'ils connaissent en ce moment, auraient apprécié entendre raconter des histoires du genre Ð et des pires Ð pendant des mois.Ils n'ont pas exactement besoin de ça.» Pour Me Rouleau, ce dénouement constitue une victoire.« Ce n'est pas banal, a-t-il commenté.C'est un verdict final et sans appel (puisque les accusés ont reconnu leur culpabilité).» D'autres motards ont été reconnus coupables de participation aux activités d'un gang, plus tôt cette année, mais ils ont interjeté appel.« Cette fois, les accusés ont reconnu leur culpabilité, il ne peut donc pas y avoir d'appel, n'est-ce pas ?» Chose certaine, ce dénouement, dont la négociation aurait abouti lundi, « sauve beaucoup de temps d'audition pour le système judiciaire (il restait plus de 140 témoins à entendre ) », au dire de Me Rouleau.Selon lui, le juge Beaulieu a entrepris ce procès avec des « jugements courageux » concernant ent r e autres l'anonymat e t l'invisibilité du jury.« Il (le juge Beaulieu) a jeté les jalons d'une nouvelle façon de faire pour protéger les jurés dans ce genre d'affaires.Au départ, il y avait 13 accusés, dont deux membres des Hells Angels de Trois-Rivières-Ouest, à ce procès.Après quelque temps, les parties avaient convenu de tenir deux procès séparés.Le second, impliquant cinq motards, est censé débuter le 4 juin.Les accusations sont sensiblement les mêmes.Reste à savoir si le plaidoyer est similaire.Vous poupez retracer tous les événements concernant l'offensive contre le crime organisé à : www.cyberpresse.ca/antigang CLAUSE Suite de la page A1 grands principes convenus lors de la rencontre, tel celui de la démocratisation.La déclaration sera cependant rehaussée d'une surprise : la détermination des 34 États de mettre en place un vaste pacte énergétique des Amériques.Par ailleurs, Marc Lortie a assuré que le Plan d'action qui sortira du Sommet sera financé par les gouvernements et les grandes institutions financières, dont la Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale.Ces institutions annonceront à Québec même, à la fin du Sommet, l'ampleur de leur participation.Le sherpa canadien a enfin confirmé hier que le Sommet transformera la vocation de l'Organisation des États américains qui deviendra un instrument important dans l'application de la clause démocratique.« L'OEA va sortir renforcée du Sommet de Québec », a promis M.Lortie.Ce dernier avait convoqué cette conférence de presse hier pour en quelque sorte réfuter, au nom du gouvernement canadien, les accusations des groupes issus de la société civile qui lui reprochent de ne pas se préoccuper de l'intérêt du public lorsqu'il négocie le libreéchange avec les autres pays.Marc Lortie a en effet rendu public le « Rapport national » qui se veut un compte rendu exhaustif de chacune des recommandations faites lors du Sommet de Santiago en avril 1998 et de la façon dont chacun des ministères fédéraux les a assorties de réalisations concrètes.M.Lortie a déclaré, avec ces preuves à l'appui, qu'il était faux d'affirmer que les discussions de ces sommets n'aboutissaient qu'à des voeux pieux.En guise d'exemple, le sherpa canadien a souligné qu'à Santiago, il avait été décidé de renforcer les efforts nationaux et multilatéraux afin d'arriver à une application intégrale de la Stratégie antidrogue de l'hémisphère occidental.Le Canada a publié alors sa propre stratégie antidrogue et a investi quelque 400 000 $ dans le fameux Mécanisme d'évaluation multilatéral (MEM).Un autre exemple cité par M.Lortie a été celui de la ZLEA, où le Canada s'est particulièrement appliqué à « tenir compte des petites économies de l'hémisphère (occidental) dans le processus d'intégration ».Inutile, le Sommet ?Le sherpa a souligné que la question de la « connectivité » était loin d'être banale dans un hémisphère où les leaders de 32 pays pauvres qui représentent 500 millions d'habitants voient avec effarement la distance économique qui s'accroît entre eux, au sud, et les pays branchés, au nord.« C'est une préoccupation capitale pour eux », a commenté Marc Lortie en qualifiant ce phénomène de « schisme informatique ».Parlant de la démocratisation, Marc Lortie a rappelé qu'il y a aussi peu que 25 ans, les Amériques comptaient 19 dictatures militaires.« Nous avons assisté depuis à une transformation incroyable, at- il dit.Mais tout cela est encore nouveau et à compléter.» Le sherpa canadien a enfin affirmé qu'il était faux de prétendre que la société civile était tenue à l'écart du processus de préparation du Sommet des Amériques.« Je fais affaire régulièrement dans cet exercice avec 126 représentants de la société civile.Je les ai rencontrés 15 fois jusqu'à présent et j'ai rencontré une douzaine de fois les organisateurs du Sommet des peuples qui aura lieu à Québec du 15 au 19 avril.Il y a 26 organisations canadiennes sur ces 126 organisations qui seront présentes à Québec.Ce sont les syndicats, Oxfam, Frontières communes, Développement et Paix, etc.Nous avons un dialogue constant.» 3LP0301A0411 A3 mercredi 3LP0301A0411 ZALLCALL 67 01:09:43 04/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 A3 ACTUALITÉS Des procureurs de la Couronne victimes d'actes criminels MORT D'UN AGENT La police de Saint-Hubert blâmée MARCEL LAROCHE UNE SÉRIE de lacunes, autant dans la méthode de travail que dans la directive opérationnelle du Service de police de Saint-Hubert en matière de barrages routiers, jumelées à une formation déficiente des agents pour ce genre d'interventions à haut risque, ont entraîné la mort violente d'un policier de cette municipalité de la Rive-Sud.C'est à cette conclusion qu'en arrivent les enquêteurs de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST) qui ont étudié les circonstances entourant le décès de l'agent Alain Forget, de la sûreté municipale de Saint-Hubert, survenu en début d'après-midi le lundi 28 août 2000.Le jeune policier de 27 ans, qui comptait quatre ans de service, participait avec son collègue de travail à un barrage routier sur la voie de service de la route 116, à Saint-Hubert, lorsque leur voiture de patrouille a été heurtée de plein fouet par une fourgonnette Ford Aérostar dans laquelle se trouvaient trois hommes recherchés pour vol qualifié.Sous la violence de l'impact, le véhicule des fuyards qui roulait à 100 km/h a embouti l'auto de police placée en travers de la route, heurtant au passage l'agent Forget qui a été projeté contre un muret de ciment alors qu'il tentait de s'éloigner pour se protéger.Dans son rapport rendu public hier, l'inspecteur Michel Saucier, de la CSST du bureau de Longueuil, a affirmé que les deux policiers de Saint-Hubert avaient appliqué la méthode apprise à l'École nationale de police du Québec (l'ancien Institut de police de Nicolet) qui enseigne les rudiments théoriques de poursuites à haute vitesse et de barrages routiers.« L'agent Forget et son collègue ont agi au meilleur de leurs connaissances, en fonction de ce qu'on leur avait enseigné à Nicolet.Je ne porte pas de jugement, mais il y a des choses à modifier pour éviter la répétition d'accidents de ce genre », de noter l'inspecteur Saucier.D'autre part, le rapport de la CSST fait état de la rapidité avec laquelle l'opération policière s'est déroulée Ð quatre petites minutes Ð, à partir du moment où l'appel pour vol qualifié a été reçu par le répartiteur jusqu'à l'appel lancé sur les ondes pour annoncer qu'un policier était blessé.D'ailleurs, il s'est écoulé à peine 16 secondes entre le moment où le barrage routier a été érigé sur la route 116 et l'accident qui a coûté la vie au policier Alain Forget.Tout au long de l'opération, aucun des supérieurs des deux policiers n'est intervenu pour ordonner ou interdire la mise en place du barrage routier.Et ce, même si une directive du Service de police de Saint-Hubert spécifie qu'une telle intervention relève de l'autorité de l'officier responsable.La CSST rappelle qu'un agent de la SQ a péri dans des circonstances similaires lors d'une opération policière le 3 octobre 1998 à Notre- Dame-de-Lourdes, dans la région de Joliette.Formation déficiente À la suite de cet accident mortel où les policiers avaient déployé un tapis clouté, la Sûreté du Québec a revu en 1999 sa formation qui contient maintenant des volets théori- Alain Forget que et pratique enseignés à l'ensemble de ses patrouilleurs sur l'utilisation de cette méthode d'interception.Un groupe de travail réunissant plusieurs intervenants a également été créé pour proposer de nouvelles mesures concernant la formation des agents qui doivent avoir recours à un barrage routier ou un tapis clouté lors de poursuites policières à haute vitesse.Dans le but d'assurer une meilleure directive opérationnelle lors d'événements du genre, le groupe de travail recommande au ministre de la Sécurité publique qu'un mandat soit donné à l'École nationale de police du Québec (ENPQ) pour revoir tous les aspects propres à l'utilisation des techniques d'immobilisation dans les diverses formes de barrages routiers.Selon la CSST, les barrages routiers demeurent des opérations à haut risque et ne doivent être utilisés qu'en dernier recours pour capturer des individus en fuite.D'ailleurs, un premier rapport basé sur de nouvelles techniques d'enseignement est attendu en mai prochain alors que l'École nationale de police prépare une vidéo de formation qui devrait être diffusée à l'ensemble des corps de police du Québec.Blâmant le Service de police de Saint-Hubert qui a omis de l'aviser de la mort de l'un de ses policiers, la CSST lui suggère d'apporter des corrections à son plan d'action et de lui en faire part d'ici le 18 avril.La direction du Service de police de Saint-Hubert avait délégué, hier, le lieutenant Claude Descent pour assister à titre d'observateur à la conférence de presse tenue au siège social de la CSST, à Montréal.Affligé par la mort soudaine de son directeur Pierre Trudeau, la semaine dernière, le Service de police de Saint-Hubert s'est refusé à tout commentaire, préférant attendre que son état-major fasse l'analyse complète du rapport de la CSST.MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC Ð Quatre procureurs de la Couronne ont été la cible d'actes criminels depuis la récente frappe policière contre les motards.Bien que le ministre de la Justice, Paul Bégin, affirme qu'il ne peut faire « un lien entre ces incidents et le crime organisé », il a accepté que des mesures de sécurité soient mises en place.Entre-temps, la Sûreté du Québec fait enquête.Dans deux cas, les personnes visées représentent le ministère de la Justice contre des motards appréhendés lors de l'opération Printemps 2001, a relevé à l'Assemblée nationale le député libéral de Saint-Laurent, Jacques Dupuis.Lui-même procureur avant d'entrer en politique, M.Dupuis a précisé que le domicile de l'un de ses ex-collègues avait fait l'objet d'une introduction par effraction.L'automobile d'un autre, une femme, a été vandalisée dans le stationnement de son domicile.Un troisième procureur a reçu des menaces de mort alors que la quatrième personne impliquée, une avocate, a été harcelée par un détenu.Cette affaire serait liée à un dossier de violence conjugale.Photothèque, La Presse © C'est en tentant de forcer un barrage qu'une fourgonnette a heurté une voiture de la police de Saint-Hubert, le 28 août dernier, derrière laquelle se trouvait l'agent Alain Forget, qui a succombé à ses blessures.Pendant l'opération, aucun des supérieurs des policiers n'est intervenu pour ordonner ou interdire la mise en place du barrage routier.Monsieur et madame Tout-le-Monde servaient de courrier aux Hells CHRISTIANE DESJARDINS Pour transporter les énormes sommes d'argent d'un endroit à l'autre, les Hells choisissaient des gens qui n'étaient pas susceptibles d'attirer l'attention.« La plupart des courriers n'ont pas de casier judiciaire, et on y trouve même des gens de 65-75 ans.Il y a 1,5 million dans le camion, et ça passe comme s'ils transportaient des peanuts », a expliqué le sergent Richard Despatie, qui poursuivait hier son témoignage dans le cadre de l'enquête sous cautionnement de Jean Adam, 42 ans, et Dominique Tremblay, 26 ans, arrêtés le 28 mars, lors de l'opération Printemps 2001 visant les Hells Angels et leurs présumés acolytes.Le rôle de Tremblay, et surtout d'Adam, dans cette affaire, semble être celui de courrier, du moins si l'on se fie à la preuve présentée hier devant le juge François Doyon.Le tribunal a visionné des vidéocassettes où l'on voit à quelques reprises Tremblay livrer un sac à un certain Robert Gauthier, dans un appartement d'Anjou.Le contenu des sacs variait d'une fois à l'autre, mais il s'agissait toujours de grosses sommes d'argent, parfois plus de 200 000 $.Adam, de son côté, n'est allé livrer un sac qu'une seule fois, et il contenait 100 100 $.M.Despatie a expliqué que la surveillance et l'écoute électronique dans cet appartement n'avaient commencé qu'en novembre 2000, et qu'il ne pouvait affirmer que les deux hommes s'y étaient rendus avant.Ni l'un ni l'autre n'étaient connus de la police auparavant.Cependant, M.Despatie a signalé que chaque fois que Tremblay apportait un sac d'argent, le compte de Sourire (un surnom associé, selon Despatie, à une section (chapitre) des Hells de Trois-Rivières) était ajusté en conséquence.En ce qui concerne la livraison d'Adam, c'est le compte de Ti-Noir qui aurait été ajusté.Selon un état de compte des Hells contenu sur une disquette, et que les policiers ont copié, Ti-Noir était classé dans les mauvais payeurs.En après-midi, l'avocate d'Adam, Me Carole Beaucage, a demandé une ordonnance de non-publication, si bien qu'il nous est impossible de dévoiler la preuve de la défense qui voudrait bien que les deux accusés puissent recouvrer leur liberté en attendant leur procès.Soulignons seulement que des parents des deux accusés sont venus dire qu'ils étaient prêts à se porter garants d'eux.L'enquête sous cautionnement des deux hommes se poursuivra aujourd'hui.Immédiatement après, commencera celle d'un troisième accusé, Tony Capozzi, 33 ans.Rappelons que la centaine de personnes arrêtées le matin du 28 mars dans le cadre de la vaste opération Printemps 2001, sont détenues depuis.CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD concours il y a des gens qui se distinguent Mode homme Les sous-vêtements confort Caleçon moulant, jambe longue, tout coton, noir, blanc ou gris, 22 $.T-shirt assorti, 19 $.Mode femme Le classique cinq poches Le classique, jambe évasée, en denim stretch usé à point, 89,95 $.MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 www.lesailes.com Grande ouverture : Centre Bayshore - Ottawa - Août 2001 CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD concours 2935420A 3LP0401A0411 a4 mer 3LP0401A0411 ZALLCALL 67 01:12:21 04/11/01 B Les Hells ripostent Ils contestent les ordonnances de blocage de leurs biens JEAN-PAUL CHARBONNEAU LES HELLS ANGELS ripostent à l'opération Printemps 2001 et mandatent un avocat, Claude Olivier, pour contester devant les tribunaux les ordonnances de blocage de leurs biens autorisées par des juges.« Actuellement, j'ai comme clients huit femmes ou conjointes de Hells détenus et d'autres viendront bientôt s'ajouter.C'est un véritable travail de moine que j'entreprends.Au cours des prochains mois, je vais lire page par page, ligne par ligne, tout ce qui est écrit dans les documents d'ordonnance de blocage.Lundi, tout à fait par hasard, j'ai découvert d'intéressantes choses », a indiqué Me Olivier à La Presse lors d'un entretien hier.Le criminaliste a ajouté qu'il ne fallait pas oublier que derrière les motards arrêtés, il y a des femmes et des enfants et qu'à la suite des ordonnances de blocage, ces personnes n'ont presque plus d'argent pour subvenir à leurs besoins.« Il y a des frais de subsistance à regarder, poursuit-il, il faut que ces personnes- là vivent.Il y a aussi les frais juridiques pour tous ces accusés.Je pense que le ministre de la Justice, Paul Bégin, est allé un peu trop vite lorsqu'il a dit que les 12 millions saisis serviront à payer les coûts de construction de deux salles d'audience et du tunnel sur les terrains de la prison de Bordeaux.Le ministre aurait dû lire la loi touchant les produits de la criminalité avant de faire une telle déclaration.Une porte-parole du ministre Bégin a déclaré hier que le ministre n'a jamais dit que les millions saisis serviraient à payer le bâtiment qui sera construit près de la prison de Bordeaux.Le ministre Bégin aurait plutôt répondu, à un journaliste qui lui demandait si les Hells allaient financer leur palais de justice, que sur les 12 millions de dollars saisis, une certaine partie pourrait faire partie des produits de la criminalité.La porte-parole a ajouté que la loi prévoit que les sommes ainsi perçues doivent être distribuées à certains organismes, dont les corps policiers, et au fonds consolidé de la province.Au ministère de la Justice, on ne fait aucun commentaire sur la contestation qui se prépare du côté des Hells.Me Olivier est convaincu qu'aucune autorité ne va décider à quoi va servir l'argent saisi avant un minimum de deux ou trois ans.« Et lorsque le moment sera venu, il va rester beaucoup moins d'argent qu'actuellement, car la loi permet qu'il puisse être utilisé pour payer plusieurs frais, comme ceux des avocats », a-t-il ajouté.Me Olivier a précisé qu'un article de la loi sur les produits de la criminalité est très clair sur les droits des accusés de se servir d'une partie de l'argent saisi pour payer les frais de subsistance Ð tant qu'ils ne sont pas reconnus coupables Ð, et les frais d'avocats.L'article 462.33 (3) c précise que des sommes raisonnables provenant des biens bloqués peuvent être prises pour les dépenses courantes et celles des personnes à charge d'un accusé.Elles peuvent aussi servir à payer ses dépenses commerciales courantes et ses dépenses et frais juridiques, dans la mesure où ces dépenses et frais sont raisonnables.Pour autoriser ces dépenses, le juge doit être convaincu que l'auteur de la demande ne possède pas d'autres biens ou moyens pour payer tous ces frais.« Mes interventions devant le tribunal, souligne Me Olivier, peuvent être présentées avant le début des procès.Elles peuvent arriver sous différentes formes de requêtes.L'avocat a mentionné qu'il allait entreprendre ses longues recherches, dès qu'il aura reçu les affidavits lui permettant d'aller fouiller dans tous les mandats de perquisition et autres documents qui ont servi durant la longue enquête policière.« C'est très long.Pour préparer un dossier semblable au Nouveau- Brunswick il m'a fallu plus d'un mois.Incidemment, un juge vient d'accorder à un coaccusé dans cette province l'autorisation d'utiliser 200 000 $ d'une somme bloquée pour payer ses trois avocats dans une affaire d'importation de stupéfiants.Pour ce qui est de mon client, je m'en viens avec une requête qui va friser le demi-million de dollars », a conclu Me Olivier.MEURTRE D'UN TENANCIER DE BAR Cinq suspects relâchés JEAN-PAUL CHARBONNEAU APRÈS AVOIR ANNONCÉ hier qu'elle avait arrêté sept suspects liés au Rowdy Crew relativement au meurtre de Francis Laforest, tenancier de bar de Terrebonne, la Sûreté du Québec a en a relâché cinq en soirée, tandis que les deux autres seront simplement accusés aujourd'hui de possession de stupéfiants.Un porte-parole des affaires publiques de la SQ a seulement indiqué hier soir que l'enquête sur ce meurtre crapuleux se poursuivait.La bande Rowdy Crew est affiliée aux Hells Angels de Trois-Rivières.Francis Laforest, 29 ans, a été tué à coups de bâton de baseball devant chez lui pour avoir expulsé des motards de son établissement, le Bistro Mc Tavish, situé dans le Vieux-Terrebonne.Munis de mandats de perquisition où était écrit comme motif le meurtre du jeune homme, une quarantaine de policiers de la SQ et quelques collègues des corps municipaux de Terrebonne et de Mascouche ont effectué des descentes dans sept résidences à Mascouche, Saint-Lin-Laurentides, Lafontaine, Saint-Antoine, L'Assomption et dans le quartier Pointe-aux-Trembles, à Montréal.En plus de procéder aux arrestations, les policiers ont saisi diverses drogues et de l'équipement utilisé dans des serres hydroponique.Des tests au luminol ont été effectués dans le but de détecter des taches de sang.Durant toute la journée, les membres de l'escouade des crimes contre la personne de la SQ ont cru pouvoir faire porter contre quelques-uns d'entre eux des accusations de meurtre aujourd'hui au palais de justice de Saint-Jérôme.Après de longs interrogatoires, les policiers en sont venus à la conclusion qu'ils n'avaient pas assez de preuves pour en faire inculper de meurtre.Il semble que la saisie d'une fourgonnette, le 28 février à Sorel, avait permis aux spécialistes de la SQ de progresser dans leur enquête.Ce véhicule correspondait au signalement fourni par des témoins de l'agression qui avaient mentionné avoir vu trois hommes prendre la fuite dans une Dodge Caravan.Copropriétaire du bar, Francis Laforest était considéré comme un homme fier et droit.Pour ses pairs, il est un héros.Après sa mort, près de 2000 personnes, dont le journaliste Michel Auger, victime d'un attentat, avaient participé à une marche pour dénoncer la violence.Photo Reuters © La GRC a arrêté Amodeo (notre photo) à Montréal en février dernier.Il aurait présumément commis deux meurtres en Europe.L'audience sur l'expulsion d'Amodeo reportée Presse Canadienne L'AUDIENCE en déportation d'un présumé caïd de la mafia italienne a été reportée, hier, afin de donner plus de temps à son avocat pour faire traduire des documents.L'arbitre de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Suzanne Lajeunesse, a reporté l'audience de Gaetano Amodeo au 14 juin.La Gendarmerie royale du Canada a arrêté Amodeo à Montréal en février dernier, sur la base de mandats d'arrestation européens.Amodeo aurait présumément commis deux meurtres Ð l'un en Allemagne, l'autre en Italie.Les autorités policières soupçonnent Amodeo, qui est âgé de 48 ans, d'être un puissant « homme d'honneur » au sein du clan mafieux sicilien de la Cosa Nostra.Sa présence au Canada a suscité des remous au Parlement, des membres de l'opposition ayant déclenché une offensive en période de questions à la suite de son arrestation.Ils exigent de savoir à quel moment, exactement, le gouvernement a appris qu'Amodeo se trouvait au pays Ð et ce qu'il y a fait.Loris Cavaliere, l'avocat d'Amodeo, a demandé le report de l'audience pour pouvoir examiner davantage 12 disquettes d'ordinateur qui lui ont été envoyées par les autorités italiennes.Cela équivaut à environ 12 000 pages de témoignages recueillis au cours d'une audience préliminaire, en Italie.Environ 2000 pages font directement mention d'Amodeo, et son avocat a dit avoir l'intention de soumettre jusqu'à un millier en preuve.Parce qu'il ne s'agit pas d'un procès au criminel, il revient à Amodeo de prouver qu'il n'existe pas de motifs raisonnables pour Ottawa de croire qu'il est recherché pour meurtre, a indiqué Robert Gervais, porte-parole du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration.« Il n'est pas citoyen canadien, ni résident permanent au Canada », a souligné M.Gervais après l'audience.« Nous voulons démontrer qu'il doit être déporté, parce qu'il est une personne inadmissible (au Canada) à cause de ses activités criminelles », a-t-il dit.Amodeo, qui est détenu au centre de détention de Rivière-des-Prairies depuis son arrestation, comparaîtra à nouveau devant Mme Lajeunesse le 7 mai, pour un examen obligatoire de sa détention.La présence d'Amodeo au pays est devenu un sujet hautement controversé aux Communes, quand on a allégué que le ministre fédéral des Travaux publics, Alfonso Gagliano, avait utilisé son influence pour aider la femme d'Amodeo à obtenir le statut de résidente permanente. 3LP0501A0411 A5 11 avril 3LP0501A0411 ZALLCALL 67 01:07:52 04/11/01 B ÉLECTION PARTIELLE DANS MERCIER Un message pour le PQ, disent les groupes antipauvreté KATIA GAGNON QUÉBEC Ð S'il persiste à ignorer les questions de pauvreté, le Parti québécois pourrait bien se voir mettre des bâtons dans les roues aux prochaines élections par les groupes antipauvreté, qui, à la lumière de la partielle de Mercier, estiment que le gouvernement ne peut plus « les tenir pour acquis ».Le résultat surprenant obtenu dans le comté de Mercier par Paul Cliche, du Rassemblement des forces progressistes, qui a recueilli le quart des voix dans Mercier, a visiblement revigoré les membres du Collectif pour une loi contre la pauvreté.Le gouvernement doit y voir un message clair, estiment-ils.« Une des leçons de Mercier, c'est que le Parti québécois ne doit pas nous tenir pour acquis », lance François Saillant, du Front populaire en réaménagement urbain.Officiellement, le Collectif, qui rassemble plusieurs dizaines de groupes, est non partisan.Mais si le gouvernement ne fait pas davantage pour la pauvreté d'ici le début de juin, moment où se tiendra une assemblée générale, les choses pourraient changer, laisse-t-on entendre.« On donne une dernière chance au gouvernement d'ici le 4 juin », tranche Jean-Yves Desgagnés, du Front commun des personnes assistées sociales.« Estce qu'on va garder la même attitude de non-partisanerie ?On verra à ce moment-là », ajoute M.Saillant.Appuyer un éventuel parti de gauche ?« C'est sûr qu'il y a des groupes au sein du Collectif qui sont déjà acquis à cette idée-là », dit M.Saillant.« La pauvreté va devenir un enjeu électoral », renchérit Vivian Labrie, la porte-parole du Collectif.En attendant, les groupes antipauvreté demandent au gouvernement d'aller bien au-delà des mesures annoncées au dernier budget qu'ils ont reçu comme une « gifle ».« On ne peut pas continuer à tourner en rond, à dire une chose et en faire une autre », lance Mme Labrie.Le gouvernement devra y aller d'une stratégie globale de lutte et y mettre de réels moyens, plaident ces groupes, qui ont d'ailleurs écrit au premier ministre pour lui faire part de leurs inquiétudes.En Chambre, le chef libéral Jean Charest, fort de l'élection de sa candidate Nathalie Rochefort dans le fief péquiste de Mercier, a pris le relais des groupes pour relancer Bernard Landry sur l'enjeu de la pauvreté.« Qu'est-ce qui est arrivé pour que le premier ministre crée autant d'espoir pour finalement céder au marketing et décevoir les Québécois qui veulent que leur gouvernement s'occupe de pauvreté », a demandé Jean Charest.« Il ne faut pas avoir une conception étriquée de la lutte contre la pauvreté.Il faut la débusquer partout où elle se trouve.L'arme absolue contre la pauvreté, c'est la création d'emplois », a répondu M.Landry, soutenant que le dernier budget faisait la part belle aux mesures de lutte contre la pauvreté.Loin des 300 millions annoncés au budget, le premier ministre en était hier à 871 millions.Il en arrive à ce chiffre en comptabilisant notamment plusieurs mesures susceptibles de créer des emplois, comme l'impôt zéro pour les PME en région.Mais les libéraux, même s'ils ont gagné Mercier avec une candidate résolument à gauche, n'ont pas non plus à pavoiser, estiment les groupes antipauvreté.« Mme Rochefort va avoir toute une côte à remonter avec son parti.Elle devrait se demander comment ça se fait que quand on se présente dans un comté ouvrier comme Mercier on est obligé de changer notre discours », conclut Jean-Yves Desgagnés.Cliche persiste et signe MARIE-CLAUDE LORTIE PAUL CLICHE est très fier des résultats de son équipe à la partielle de lundi dans Mercier.Et que personne n'aille accuser ses électeurs d'avoir trahi l'idéal souverainiste en ne votant pas pour le Parti québécois et en permettant ainsi à la libérale Nathalie Rochefort de se faufiler.M.Cliche ne le prendra pas.« Il va falloir qu'ils apprennent à nous faire de la place.Le PQ n'a pas le monopole de la souveraineté », a lancé M.Cliche en entrevue hier à La Presse.Le candidat progressiste a été particulièrement outré d'entendre Bernard Landry dire, jeudi dernier durant le dernier droit de la campagne électorale, que les « bons souverainistes » ne prendraient pas le risque de diviser le vote indépendantiste.« Qui estil pour déterminer qui est un bon souverainiste ?Est-il le pape de la souveraineté ?» a demandé M.Cliche.Et si Bernard Landry décide de déclencher des élections avant la fin de 2001, M.Cliche sera au poste, dans Mercier toujours, si sa coalition tient bon.Et il tentera de refaire la même chose et même d'aller chercher encore plus de votes.Un de ses voeux les plus chers est que les partis de gauche qui ont formé l'Union des forces progressistes et qui sont allés chercher 24 % des votes dans Mercier restent unis.« J'espère que ce test concluant nous permettra de maintenir l'unité.(.) Si les dirigeants de ces partis reviennent dans leurs chapelles, ils vont tout saboter », a expliqué M.Cliche.Selon lui, la gauche aurait tout à perdre de rembarquer dans des chicanes internes.La coalition que représentait M.Cliche dans Mercier, et qui a vraisemblablement fait perdre le candidat péquiste Claudel Toussaint, était formée du Rassemblement pour l'alternative progressiste (RAP), du Parti de la démocratie socialiste, de la section québécoise du Nouveau Parti démocratique (NPD), du Parti vert et du Parti communiste du Québec.Lundi soir, au Resto-Plateau, dans Mercier, où les sympathisants de M.Cliche se sont retrouvés, on a fêté fort.On s'attendait à de bons résultats, mais les chiffres ont été particulièrement encourageants.« Je me suis fait des ennemis », a lancé Pierre Boileau, ex-péquiste qui a dirigé la campagne de M.Cliche.« Heureusement, je me suis aussi fait de nouveaux amis », a-t-il ajouté.En fin de campagne, quand la déroute des péquistes est devenue évidente, les espérances des progressistes ont augmenté, mais au moment du lancement de la campagne de M.Cliche, on se disait prêt à être heureux avec 10 % des votes.Lundi, les progressistes ont plus que doublé cet objectif en allant chercher presque le quart des voix.M.Cliche serait donc prêt à recommencer, rapidement.Mais il dit que si M.Landry attend à 2002, il n'est pas sûr qu'il aura encore l'énergie nécessaire.À 65 ans, M.Cliche est prêt à laisser la place à d'autres.Mais il continuera de militer au sein du Rassemblement pour une alternative progressiste, le parti dont Michel Chartrand est membre.Un faible taux de participation MARIE-CLAUDE LORTIE À 41 %, LE TAUX de participation à l'élection partielle dans Mercier, lundi, n'est certes pas très élevé.Mais il n'a rien d'un record, affirme Louis Massicotte, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal.Le niveau de participation enregistré lundi est de 34 points de pourcentage moins élevé que le taux de participation à la dernière élection en 1998.Mais si on fait la moyenne des baisses des taux de participation enregistrés durant les élections partielles depuis six ans, on remarque que cette baisse de 34 points n'est pas loin des normales.La baisse moyenne du taux de participation aux partielles depuis 1994 au Québec est d'environ 30 points.Et la baisse est aussi de 30 points si on fait la moyenne des baisses enregistrées pour les élections partielles qui ont eu lieu partout au Canada depuis 1997, explique M.Massicotte.Historiquement, il y a eu des taux de participation aux partielles bien plus bas que dans Mercier, dit le professeur de l'Université de Montréal.Dans Outremont, en 1996, quand le libéral Pierre Étienne Laporte a été élu dans la circonscription autrefois détenue par Gérald Tremblay, on a enregistré une participation de 34,4 % ! On parle d'une baisse de 48 points environ par rapport au taux de participation enregistré auparavant dans Outremont.En 1969, dans le comté de Saint- Jacques, Jean Cournoyer, l'ancien ministre et animateur à la radio, a été élu lors d'une partielle où sont allés voter seulement 20 % des électeurs inscrits.Il faut dire, note M.Massicotte, que l'opposition n'avait pas présenté de candidat.Selon Paul Cliche, le candidat indépendantiste de gauche qui est allé chercher 24 % des appuis, beaucoup d'électeurs péquistes (à ne pas confondre avec les militants) ne sont pas allés voter.Les équipes progressistes chargées de faire sortir le vote et qui voulaient aller chercher des appuis chez les péquistes mous, se sont butées à un mur, dit M.Cliche.« On n'en a quasiment pas sorti », dit-il.Daniel Latouche, chercheur à l'Institut national de recherche scientifique, croit que ce sont les péquistes pro-Michaud qui sont restés chez eux.« Je ne crois pas qu'ils se sont dit : tiens, je vais aller voter pour un candidat d'origine haïtienne », dit M.Latouche, qui, de son côté, a trouvé le discours de défaite du candidat Claudel Toussaint particulièrement élégant.« Ce qui peut être surprenant au PQ », a-t-il ajouté.En revanche, M.Massicotte croit que les pro-Michaud ont voté pour Cliche.Selon le professeur, toute l'affaire Yves Michaud (blâmé par l'Assemblée nationale pour des commentaires sur la communauté juive) est en fait l'éclatement du débat interne du PQ sur les avantages de la stratégie modérée par rapport à la ligne dure en matière d'indépendance.Les élections fédérales de novembre 2000 ayant prouvé l'échec de la stratégie modérée de Lucien Bouchard (les libéraux de Jean Chrétien ont fait des gains au Québec tandis que le Bloc québécois perdait des appuis), les radicaux du PQ sont sortis de leurs gonds.Ce n'est pas pour rien, dit M.Massicotte, que l'affaire Michaud a éclaté tout juste après ces élections.« Les élections dans Mercier ont donc donné lieu à un règlement de comptes au sein du Parti québécois.(.) Et Bernard Landry n'est pas capable de faire le pont entre les deux (factions).» M.Latouche, en outre, se demande ce qui s'est passé avec les supporters de l'ADQ, qui a obtenu seulement 6 % des votes (seulement un point de plus que Pierre Audette du Bloc Pot !), alors qu'en temps normal, dans des élections partielles, l'ADQ est capable d'aller chercher jusqu'à 17 % des votes.« Pourtant, Mario Dumont s'est occupé de la campagne et André Larocque avait un nom.Sont-ils aussi désorganisés qu'on pense ?» demande le professeur.André Blais, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, croit pour sa part que toutes sortes de facteurs locaux ont pu jouer et qu'il faut être d'une très grande prudence avant de tirer des conclusions de cette élection.En fait, dit-il, la seule chose qu'on peut dire clairement, c'est que « l'élection reflète certainement un mécontentement ».LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Le chemisier safari pur lin 49.95 Confort, belle allure du lin pur.Poches plaquées, manches roulées sur sangles.Kaki, noir, blanc, indigo, rouge, orange.P.m.g.tg.Rég.65.00 Le tee-shirt col V bordé ruban 29.95 Détail féminin, délicat ruban floral sur tee-shirt pur coton extrafines côtes.Taupe, olive, marine, rouge, jaune, orange.P.m.g.tg.La tunique rayures nautiques 39.95 De notre collectin exclusive de pulls en tricot pur coton.À offrir en combinaisons de marine et blanc, maïs et marine, rouge et marine.P.m.g.tg.Tricot texturé lin et coton rebrodé au crochet de petites fleurs en contraste sur grège, blanc, maïs, rouge, lilas.P.m.g.tg.Rég.75.00 Le cardigan bordures en fleurs 59.95 Le certificat-cadeau Simons, le bon-cadeau qui laisse entièrement carte blanche.Valeur de votre choix.Disponible à toutes nos caisses.2941587A 3LP0601A0411 A6 mercredi 3LP0601A0411 ZALLCALL 67 01:12:29 04/11/01 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 Ottawa verse 25 millions pour la démocratie en Amérique latine G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Le Canada a décidé de donner l'exemple avant même la tenue du Sommet des Amériques à Québec, du 20 au 22 avril, en annonçant déjà un premier versement de quelque 25 millions de dollars pour favoriser la démocratie en Amérique latine.Lors d'un petit déjeuner parrainé par le World Trade Centre à Montréal, la ministre de la Coopération internationale, Maria Minna, annoncera ce matin divers projets d'aide de l'Agence de coopération internationale (ACDI) intimement liés au processus de démocratisation.D'autres montants et d'autres projets seront également annoncés plus tard dans deux autres domaines connexes appelés « Créer la prospérité » et « Réaliser le potentiel humain », ce dernier domaine touchant plus particulièrement les soins de santé.L'aide annoncée aujourd'hui par Mme Minna ira à la Bolivie, au Guatemala, au Pérou, à la Colombie, au Nicaragua, à la Jamaïque et au secrétariat de la Communauté des Caraïbes.On sait que le volet « démocratie » sera la grande priorité des discussions qui auront lieu à Québec entre les 34 chefs d'État qui participent au Sommet.Certains États, dont le Canada, travaillent même à inclure dans l'accord sur la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) une clause dite démocratique qui ferait du critère de la démocratie une obligation pour tous les États qui veulent adhérer à ce pacte commercial.« Bien que la plupart des pays d'Amérique latine et des Caraïbes soient des démocraties, affirme la ministre Minna, certains le sont depuis peu et demeurent fragiles.Les mesures que j'annonce illustrent l'engagement du Canada à renforcer la démocratie, l'un des principaux thèmes du Sommet des Amériques qui se déroulera la semaine prochaine.» Les 25 millions de dollars de l'ACDI serviront à diverses initiatives dont celle d'appuyer le bureau du protecteur du citoyen en Bolivie (cinq millions de dollars).Pour favoriser le développement économique et social des Caraïbes, Ottawa verse 4,8 millions au secrétariat de la Communauté des Caraïbes.Pour la démocratisation et les droits de la personne au Guatemala, quelque 4,5 millions iront au Fonds pour le développement démocratique.En Bolivie, on consacrera sept millions pour appuyer, grâce à l'assistance d'organismes canadiens, la réforme du secteur public.Au Pérou, où la démocratie a été mise à mal ces dernières années, l'ACDI versera 1,6 million pour favoriser le dialogue démocratique.En Colombie, Ottawa verse un million au Fonds colombien pour la gouvernance et la sécurité humaine.Il y aura aussi 500 000 $ pour la Banque interaméricaine de développement afin qu'elle améliore les procédures de contrôle en matière d'approvisionnement du secteur public au Nicaragua.Enfin, quelque 325 000 $ iront à Conseils et Vérification Canada pour aider le Bureau du vérificateur général de la Colombie.Tous les textes sur le Sommet des Amériques sont repris dans notre section spéciale de Cyberpresse à : www.cyberpresse.ca/sommet PHOTOTHÈQUE, La Presse © La ministre de la Coopération internationale, Maria Minna, annoncera ce matin divers projets d'aide de l'Agence de coopération internationale intimement liés au processus de démocratisation.«De la belle argent » 30 $ l'heure à pas bouger plus qu'il faut.Landry défend la Zone de libre-échange des Amériques PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le premier ministre Bernard Landry a profité d'un débat sur une motion commune sur le Sommet des Amériques pour réaffirmer sa foi dans la nécessité de créer une vaste zone commerciale des Amériques, même si le Québec n'est pas présent aux négociations.« Si le Québec avait été impliqué directement dans cette discussion, a soutenu M.Landry, à cause de la belle unanimité qui se retrouve dans cette Assemblée (nationale), on aurait pu apporter une note au concert des nations.» Il a ensuite tiré profit du débat pour promouvoir la souveraineté en recommandant au chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, d'ajuster son programme constitutionnel en conséquence.« Lui qui est en train de parler d'union confédérale, a-t-il dit, j'espère que le député de Rivière-du- Loup retiendra ce que j'ai dit et que dans son programme constitutionnel, quand il en aura un, il prévoira que le Québec doit faire partie du concert des nations.» Le premier ministre a fait écho aux inquiétudes des opposants à la ZLEA en recommandant une plus grande transparence dans la procédure de négociation.« Je souhaite que les gens soient tenus au courant du contenu des négociations, qu'on mette la population dans le coup », a-t-il dit.Pour cet apôtre indéfectible du libre-échange, la création d'une ZLEA est incontournable si l'Amérique veut faire contrepoids à l'Europe.« Ce sera une manière de dire à l'Europe que nous aussi on a un vaste marché », a dit M.Landry.L'attitude des jeunes face au phénomène de la mondialisation, cependant, laisse le premier ministre songeur.« Quand je vois des Bernard Landry jeunes Québécois outrés de façon absolue à l'encontre du libre- échange, ça me fait de la peine, parce qu'en soi, être totalement opposé au libreéchange parce que les frontières sont ouvertes, c'est réactionnaire », a-t-il prétendu.Cela dit, M.Landry a demandé que les documents de négociation soient publiés et que la population soit mieux informée.« Il faut expliquer le côté positif de cette mondialisation, a-t-il af firmé.Nous devons prendre nos responsabilités jusqu'au bout et souligner aussi les dangers et les périls, car il y en a.» Le chef de l'opposition, Jean Charest, libre-échangiste lui aussi, et coauteur de la motion spéciale, a insisté sur la nécessité pour le Québec de s'ouvrir au monde.« Pourquoi c'est important pour nous ?at- il demandé.Pourquoi ça l'est moins pour les États-Unis, l'Allemangne et la France ?Eh bien ! c'est parce qu'on a un petit marché intérieur.Les Américains sont 300 millions.En Italie, en France et en Angleterre, ils sont 160 millions.Au Canada on est 30 millions et au Québec, 7 millions.» Pour le chef libéral, l'important dans ce processus c'est de se préparer à faire face à la concurrence, « parce qu'on s'en va jouer sur une plus grosse patinoire ».Pour lui, il faut agir, entre autres, sur les taux de taxes et d'impôt.« On est les citoyens les plus taxés en Amérique du Nord, a noté M.Charest, même après le dernier budget.Alors ça c'est de mauvais augure.» PAUL ROY QUÉBEC Ð La facture du Sommet des Amériques risque d'être salée.Pas un jour sans que soit mentionnée une nouvelle petite dépense.Hier, par exemple, deux chauffeurs de taxi ont dit s'être fait offrir « de la belle argent » pour travailler à l'intérieur du périmètre de sécurité, les 19, 20, 21 et 22 avril.Les deux avaient été contactés quelques minutes plus tôt par la compagnie de taxi Coop, dont ils sont membres.« Mais l'offre vient du Sommet », ont-ils précisé.Et en quoi consiste-t-elle ?« À faire huit heures par jour minimum, pendant quatre jours, à 30 $ de l'heure.Ça fait 960 $, si je sais compter ! » Ð Vous avez accepté ?Ð Non, j'ai refusé, a répondu un des deux chauffeurs.Pendant le Sommet, je reste chez moi.Pas question de me faire démolir mon auto.Ð Mais vous allez être protégé à l'intérieur du périmètre de sécurité Ð Une émeute, monsieur, savezvous ce que c'est ?C'est peut-être de la belle argent, mais je ne veux pas prendre de chance.Le second chauffeur, lui, avait l'intention d'accepter.« On m'a dit que 95 % du temps, je ne ferais qu'attendre ; 960 $, à pas bouger plus qu'il faut.Reste à voir si je vais passer à la sécurité.J'ai déjà été condamné pour outrage au tribunal lors d'une grève, il y a 12 ans.» Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la TIBURON 2001 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 9 552 $.1 895 $ comptant, dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour le SANTA FE GL 2001 à partir de 299 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 14 352 $.3 995 $ comptant, dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 5,8 % jusqu'à 48 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2001.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 30 avril 2001.GARANTIE 5 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manifestations.Les voyageurs américains sont également priés de prendre note qu'il pourrait y avoir des retards aux postes-frontières.Les autorités locales prévoient que 20 000 manifestants se rendront à Québec avant et pendant la rencontre, et que « certains manifestants pourraient tenter de perturber le Sommet », ajoute le département d'État.« Comme cela s'est déjà produit dans d'autres rencontres internationales, il est possible que certains manifestants aient une conduite désordonnée ou violente.Les autorités locales tentent de réduire au minimum cette éventualité », précise l'avis. 3LP0701A0411 A7 mercredi 3LP0701A0411 ZALLCALL 67 01:10:32 04/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 A 7 Le Sommet des peuples, cheval de Troie de Québec DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Le Sommet des peuples sera le cheval de Troie du gouvernement Landry.Québec mise sur cet événement qui se tiendra en marge du Sommet des Amériques pour percer le barrage mis en place par les organisateurs fédéraux pour freiner l'accès aux 2000 journalistes étrangers qui déferleront la semaine prochaine sur la capitale.Destiné à donner la parole aux adversaires de la Zone de libre-échange des Amériques, le Sommet des peuples a reçu une subvention de 300 000 $ du gouvernement du Québec.Bernard Landry accueillera ses organisateurs à une réception, aujourd'hui, en fin d'après-midi.Or, a appris La Presse, c'est par cette filière que les organisateurs québécois ont mis la main sur la liste recensant la grande majorité des journalistes étrangers qui sont accrédités au Sommet des Amériques.Les organisateurs fédéraux ont jusqu'ici opposé une fin de non-recevoir aux demandes pressantes des fonctionnaires québécois qui réclamaient quelques accréditations pour, tout au moins, pouvoir distribuer des communiqués de presse à la salle des médias prévue pour le Sommet des Amériques.Ottawa refusait aussi de fournir au Québec un exemplaire de la liste des journalistes accrédités, venus des 34 pays présents au Sommet.On attendait 2500 journalistes, un peu plus de 2000 seulement sont accrédités, dont plus de 1500 se sont aussi inscrits au Sommet des peuples.Les relations tendues entre Ottawa et Québec servaient de toile de fond à la séance d'information donnée hier matin par les fonctionnaires du ministère québécois des Relations internationales, sur les interventions de Québec durant le Sommet.Le premier ministre Bernard Landry, Mme Louise Beaudoin et son collègue à la Sécurité publique, Serge Ménard, se tiendront prêts, à Québec, durant tout le Sommet pour servir la réplique à Ottawa, donner le point de vue du Québec, a-t-on expliqué.Or on ne sait pas encore à quelles déclarations les politiciens provinciaux auront à réagir, d'expliquer embarrassés les porte-parole de Québec, mis en demeure de préciser le nombre et l'heure de ces points de presse.En cas de problèmes majeurs dans le secteur, on a même prévu une salle de presse de rechange, loin de l'épicentre du Sommet.Le peu de collaboration d'Ottawa se reflète aussi dans l'organisation des réunions bilatérales demandées par Québec.Le premier ministre Landry souhaitait rencontrer ses homologues du Chili, de l'Argentine, du Brésil, du Panana et du Costa Rica.Seule une rencontre avec Vicente Fox, le leader mexicain, est confirmée jusqu'ici.Entrant dans la danse, l'Assemblée nationale a entrepris hier un débat sur la Zone de libre échange des Amériques.« Le processus de négociation doit être transparent et démocratique et un éventuel traité de libreéchange devra respecter nos compétences constitutionnelles, nos valeurs sociales et notre identité collective » dit la motion qui doit être adoptée aujourd'hui.Banni de la salle de presse officielle du Sommet, le gouvernement du Québec en a organisé une, pour lui seul, dans un bâtiment tout près du Centre des congrès, le coeur du sommet officiel.On compte y attirer les journalistes internationaux grâce, notamment, à l'immense panneau électronique qui, tout en présentant le Québec, annoncera les points de presse du gouvernement Landry.En tout, Québec consacrera grosso modo 2 millions en publicité et en subventions à des événements associés au Sommet des Amériques.« C'est un investissement », disait hier soir Bernard Landry pour qui cette contribution reste modeste comparée aux millions déversés en unifoliés par Ottawa à Québec durant la prochaine année.Pour la durée du Sommet, des oriflammes Ð des banderoles sur les lampadaires Ð, des panneaux routiers et des abribus répéteront à satiété que le Québec est « une nation d'Amérique et d'avenir ».Les slogans choisis par Québec ne visent pas à créer la controverse.La campagne sera neutre, promet-on, bien que Louise Beaudoin ait, la semaine dernière, acquiescé à l'idée que la campagne « permettra aux délégués étrangers d'être plus conscients de la nation québécoise ou d'espérer que le Québec devienne un pays ».Dans le périmètre de sécurité, Québec injectera 460 000 $, dont 100 000 $ pour la location pendant trois jours d'un panneau d'affichage électronique.Par ailleurs, 425 000 $ iront au spectacle « D'Amérique et de solidarité » qui sera enregistré ce soir au Spectrum.Une vingtaine de colloques et de conférences internationales, du Salon du livre de Québec jusqu'à la Conférence de Montréal, obtiendront aussi des fonds publics pour donner une dimension transaméricaine à leur événement.On prévoit de la casse NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC Ð Convaincus qu'il y aura « de la casse », les avocats des trois ordres de gouvernement ont demandé hier à la Cour supérieure le maintien intégral du périmètre de sécurité installé pour le Sommet des Amériques.Des avocats représentant le gouvernement du Canada, du Québec et de la Ville de Québec ont en conséquence demandé au juge Gilles Blanchet le rejet de l'injonction réclamée par l'avocat Marc-F.Tremblay.Ce dernier veut aller manifester pacifiquement, en solitaire, lors du Sommet des Amériques qui réunira du 20 au 22 avril prochains 34 chefs d'État des Amériques.Il s'est adressé au tribunal pour obtenir une injonction faisant respecter ce droit.Le juge Gilles Blanchet a indiqué qu'il rendra sa décision au milieu de la semaine prochaine, soit avant le début du Sommet.Me René Leblanc, procureur du gouvernement fédéral, a cité des déclarations assermentées de dirigeants policiers selon lesquels « il est probable et prévisible que des groupes subversifs et violents viennent investir Québec » pendant le Sommet.Il a identifié notamment le « Black Bloc, un groupe hétéroclite d'anarchistes prônant la violence ».La Gendarmerie royale attend 20 000 manifestants.« Permettre l'accès du périmètre aux manifestants créerait un engorgement qui compromettrait sérieusement les capacités des forces de l'ordre », estime dans une déclaration soumise au tribunal le policier Henri Dion, de la GRC.Michel Coulombe, du Service canadien de renseignement, juge pour sa part que les manifestations tenues au Sommet « seront ponctuées par des actes de violence ».Pour l'ensemble de ces raisons, les avocats gouvernementaux demandent au juge Blanchet de rejeter la demande d'injonction de l'avocat Tremblay qui veut faire lever le périmètre de sécurité.Ils exigent même qu'un permis individuel de manifester ne soit pas délivré pour M.Tremblay, à cause de « l'effet d'entraînement » que cela pourrait engendrer.Si en effet M.Tremblay obtient un laissez-passer pour venir manifester seul et pacifiquement, « il n'y aura plus aucune base de refus pour les 19 999 autres manifestants qui vont vouloir entrer dans le périmètre », a déclaré Me Leblanc.« Une telle décision pourrait envoyer le message que l'émission de laissez-passer a été refusée sans droit par la GRC.Une pareille décision sèmerait la confusion dans l'opinion publique », a dit pour sa part un autre avocat du gouvernement fédéral, Me Claude Joyal.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Pour le Sommet des Amériques, un vaste périmètre de sécurité sera délimité par une haute clôture.Des commerçants de Québec se considèrent livrés aux casseurs PAUL ROY QUÉBEC Ð Vous voulez manifester et être vu et entendu des Bush, Chrétien, Fox et autres quand ils se réuniront au Centre des congrès de Québec, du 20 au 22 avril ?Ce ne sera pas facile.Parce que partout où ils regarderont, les 34 chefs d'État et de gouvernement ne verront que des portions de la ville de Québec comprises à l'intérieur du périmètre clôturé, et seront donc inaccessibles au commun des manifestants.Une seule exception : un bout de la rue Saint-Jean compris entre les rues Saint-Augustin et Sainte-Geneviève, parfaitement visible de l'arrière du Centre des congrès.et juste à l'extérieur du périmètre de sécurité.Alors, si vous voulez manifester et être vu des Bush et cie, où irez-vous ?C'est également ce que pensent les commerçants du Faubourg Saint-Jean-Baptiste, qui se considèrent « pris en otage, livrés aux manifestants et aux casseurs, exposés au pillage et au vandalisme et sacrifiés » par les organisateurs du Sommet et la police.Depuis plus de trois mois, ils tentent sans succès de sensibiliser les autorités à leur sort.Aussi, hier matin, réunis au café-restaurant Le Hobbit, en plein coeur du Faubourg et à quelques jets de pierres du Centre des congrès, ils ont annoncé qu'ils venaient de faire parvenir une mise en demeure au Sommet, aux gouvernements du Canada et du Québec et à la Ville de Québec.Ils exigent une « confirmation écrite » : > que tous les commerçants membres de l'Association des gens d'affaires du Faubourg Saint-Jean- Baptiste (ils sont environ 90) seront « justement compensés pour tout dommage matériel » ; > qu'ils seront « remboursés pour les frais encourus pour limiter les dommages éventuels aux propriétés, aux commerces et à leurs employés » ; > qu'ils seront « informés des mesures qu'entendent déployer les organisateurs du Sommet et les forces de l'ordre pour leur assurer un accès sûr à leurs commerces et sécuriser bâtiments, contenus, employés et clients » ; > qu'ils seront « inclus dans la politique d'indemnisation pour manque à gagner » (celle-ci ne vise que les commerces situés à l'intérieur du périmètre).« La police a confirmé que nous étions une zone tampon à risque, a indiqué Donald Perron, directeur général de l'AGAF.Nous sommes la seule fenêtre au travers de laquelle les manifestants pourront être vus et entendus des participants au Sommet.» Les commerçants craignent, s'ils se barricadent, de ne pas être indemnisés par l'assurance en cas d'incendie.Et s'ils ne se barricadent pas, de ne pas l'être en cas de vandalisme.Quel impact aura leur mise en demeure ?Clément Saint-Laurent, propriétaire de la vieille épicerie J.A.Moisan, espère qu'elle réveillera les autorités.« On nous annonce des terroristes et des extrémistes.On est dans un site historique, patrimonial, on a raison d'être inquiets.Et il n'y a pas un politicien au monde qui va se boucher les yeux et les oreilles ! » Si bien des gens, à Québec, sont stressés à l'approche du Sommet Ð dont on dit qu'il pourrait attirer entre 10 000 et 25 000 manifestants Ð, les commerçants du Faubourg Saint-Jean-Baptiste, eux, le sont plus que d'autres.« C'est dramatique ! s'exclame M.Saint-Laurent.Ce stress, certains commerçants le vivent doublement étant également résidants du Faubourg.» À l'AGAF, on va jusqu'à soupçonner les organisateurs du Sommet d'avoir choisi leur bout de rue comme fenêtre, pour permettre aux manifestants de se faire voir des participants au Sommet.« C'est impensable qu'ils aient mis la ligne ici ! Est-ce que c'était voulu, cette fenêtre-là ?» 3LP0801A0411 A8MERCREDI 3LP0801A0411 ZALLCALL 67 01:11:55 04/11/01 B Autoroute 30: le ministre Chevrette rabroue le fédéral 36 passagers clandestins arrivés à Vancouver TERRI THEODORE Presse Canadienne VANCOUVER Ð Trente-six immigrants clandestins ont été découverts dans deux conteneurs, à bord d'un navire entré hier dans le port de Vancouver.Des représentants de Douanes Canada, de la Gendarmerie royale du Canada et de Citoyenneté et Immigration ont entrepris des recherches à bord du MS Pretty River après avoir été informés par l'équipage, qui avait entendu des voix provenant des conteneurs.Après plusieurs heures de recherche, ils ont découvert six femmes et 30 hommes d'origine asiatique.Ces immigrants clandestins ont été trouvés dans des conteneurs placés sur le pont du navire.Ce dernier battait pavillon panaméen et arrivait de la Chine via la Corée du Sud.Il faisait route vers Long Beach, en Californie.Des médecins ont été amenés sur le navire pour examiner les passagers, et ils ont jugé leur état de santé satisfaisant.Cependant, ils ont voyagé dans des conditions épouvantables, selon le porte-parole de la GRC, le caporal Grant Learned.« La santé et la sécurité des individus sont notre première préoccupation pour le moment, a déclaré aux journalistes Rob Johnston, de Citoyenneté et Immigration.Nous avons avec nous un médecin qui examine les passagers à mesure que nous les faisons sortir des conteneurs.En janvier 2000, 25 Chinois ont été découverts dans le port de Vancouver à bord d'un cargo, le California Jupiter, qui battait pavillon libérien et appartenait à des Japonais.L'été 1999, près de 600 personnes originaires de la province de Fujian, en Chine, ont été trouvées à bord de quatre rafiots au large des côtes de la Colombie-Britannique.PASCALE BRETON La bisbille s'installe entre les gouvernements provincial et fédéral concernant le prolongement de l'autoroute 30.Hier, le ministre des Transports du Québec, Guy Chevrette, a clairement fait connaître son mécontentement à l'endroit du fédéral concernant son éventuelle implication dans le projet.Dans une lettre envoyée à son homologue David Collenette, M.Chevrette souligne qu'il « est inconcevable que le gouvernement fédéral procède unilatéralement avec le secteur privé sur une partie du projet en conservant les revenus d'un éventuel péage, et laisse au Québec le reste de la construction sans source de financement ».Lundi, le gouvernement fédéral a fait savoir qu'il comptait entamer un appel d'intérêts auprès du secteur privé afin de construire deux ponts nécessaires au prolongement de l'autoroute 30, en plus de participer à la réalisation de 14 des 35 kilomètres de route.Pendant ce temps, le ministre Chevrette annonçait que le provincial allait payer 50 % de la facture pour le prolongement des 35 kilomètres de l'autoroute 30 si le fédéral s'engageait à faire de même.« M.Chevrette n'est pas cohérent dans ses positions, a indiqué le ministre fédéral des Travaux publics, Alfonso Gagliano.Dans le grand plan de transport qu'il a présenté en 2000, il avait dit que si le fédéral s'engageait à construire deux nouveaux ponts, le provincial s'engagerait à réaliser le prolongement de l'autoroute 30.Ces deux ponts traversent des voies maritimes, ils sont donc de juridiction fédérale et c'est clair que nous allons aller de l'avant avec ce projet, tandis que l'autoroute est de juridiction provinciale.» L'appel d'intérêts devrait être lancé au cours des prochains jours et M.Gagliano espère que la réponse du privé sera connue dès cet automne.« C'est un projet que nous voulons réaliser pendant ce mandat », a indiqué le ministre.Consultation controversée sur les OGM JOIGNEZ UNE ÉQUIPE DYNAMIQUE Repentigny Laval Brossard Montréal St-Léonard Postes à temps plein/partiel disponibles Connaissance du sport et bilingue est avantageux Vendeur(euse): vêtement golf, vélo, patin.Caissiers(ères) et technicien à l'atelier pour golf, vélo.Envoyez votre C.V.: André Lalonde Sports 256, Notre-Dame, Repentigny J6A 2R6 ou fax: 450-582-2541 E-mail: info@andrelalondesports.com Ste-Catherine Ouest de la Montagne Drummond INFO: 1 888 LALONDE MTL: (514) 990-5420 (514) 848-0078 LAVAL 3900, autoroute 440 Ouest.JOLIETTE 20, Place Bourget TROIS-RIVIÈRES Ouest Centre Le Carrefour BROSSARD Place Portobello, 7250, boul.Taschereau Ouest REPENTIGNY 256, Notre-Dame MONTRÉAL Centre-Ville 1231, rue SAINTE-CATHERINE OUEST LAVAL MTL AUTOROUTE 440 de la Montagne Drummond Carrefour Laval DÉCOR 440 André Lalonde Sport AUTOROUTE 13 AUTOROUTE 15 CURÉ LABELLE 117 Rue Ste-Catherine Ouest www.andrelalondesports.com Certaines photos sont à titre indicatif .Quantités limitées Vive le printemps Bye bye l'hiver.Nos vélos 2001 sont arrivés ! 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hier à Montréal une consultation pancanadienne sur les OGM, handicapée par le boycott d'une cinquantaine d'organismes.Pour ses cinq audiences sur les OGM, le Comité consultatif de la biotechnologie, qui conseille sept ministres, a décidé de procéder à huis clos et par invitation, plutôt que d'entendre les avis de tous les intéressés.« Certains experts sont intimidés par la présence des médias » a expliqué la coprésidente du Comité, Suzanne Hendricks, pour justifier le huis clos.Résultat : de la soixantaine d'organismes représentant la « société civile » invités, seuls une poignée ont témoigné.Greenpeace et le Conseil des Canadiens, qui sont opposés aux OGM, réclament un débat parlementaire plutôt que des « discussions entre les membres du cabinet ».Par contre, Action réseau consommateur, qui milite pour l'étiquetage obligatoire des OGM, a témoigné à Montréal.Les autres interventions, une centaine, ont tourné autour du resserrement de la réglementation, de l'accès à l'information, et des enjeux sociaux.Le Comité jongle ainsi avec l'idée d'une évaluation séparée des impacts socioéconomiques des OGM, pour éviter qu'ils soient ignorés ou intégrés en catimini dans les évaluations agroalimentaires.Par exemple, la Commission canadienne du blé a récemment demandé au gouvernement canadien de retarder l'introduction de blé transgénique, prévue entre 2003 et 2005, afin de protéger les exportations canadiennes de blé : la Commission n'ayant pas pour le moment le moyen de transporter séparément deux sortes de blé, toute la récolte canadienne serait étiquetée transgénique, et donc refusée par certains pays comme le Japon ou l'Europe.Le hic, c'est que l'évaluation fédérale se limite pour le moment aux risques pour la santé humaine et l'environnement.Pour ce qui est de l'information, le Comité a eu beaucoup d'appels à la transparence, relève Mme Hendricks, une nutritionniste d'Ottawa.« Les dossiers des OGM sont évalués pendant six mois, un an, deux ans, sans que la population le sache.La décision est rendue publique plusieurs mois après la mise en marché.Peut-être que les décisions devraient être publiées dès la mise en marché, 60 jours après, ou même 60 jours avant ?Des intervenants ont aussi suggéré que les données fournies aux évaluateurs fédéraux soient publiées.Pour le moment, seul le type de tests est publié.Il faudrait aussi une source d'informations crédible, non biaisée, qui ne prend pas partie pour ou contre les OGM.» Le Comité, qui recueillera les commentaires des Canadiens jusqu'au 20 avril par téléphone, fax ou courriel, publiera un rapport préliminaire en juin ou juillet.Les commentaires de la population seront colligés pendant six mois, pour offrir un « effet de levier » à ceux qui veulent débattre des OGM sur la place publique.Des recommandations seront adressées aux sept ministres concernés, « logiquement dans la première moitié de 2002 ».Le Comité, un organisme permanent, entreprendra des audiences sur le brevetage des organismes vivants vers la fin avril.Suivront des consultations sur la protection des renseignements personnels de type génétique, sur les nouvelles techniques comme les cellules souches, et sur la bioéthique.CCCB : www.cccb.gc.ca 3LP0901A0411 A9MERCREDI 3LP0901A0411 ZALLCALL 67 12:56:09 04/13/01 B Des études universitaires?Oui, mais.MARC THIBODEAU La plupart des familles québécoises souhaitent envoyer leurs enfants à l'université, mais bien peu d'entre elles économisent de manière à ce que ce désir puisse devenir réalité.Une nouvelle étude de Statistique Canada qui découle d'une enquête menée sur les « approches en matière de planification des études » indique que 87,1 % des familles du pays souhaitent que leurs enfants atteignent ce niveau d'études, mais que seulement 40,7 % d'entre elles économisent à cette fin.Au Québec, où les ambitions sont tout aussi importantes, seules 28,8 % des familles mettent de l'argent de côté.Il s'agit du plus faible taux observé parmi les provinces canadiennes.Cette situation n'empêche pas les familles québécoises de se montrer plus optimistes que celles des autres provinces lorsqu'on leur demande si leurs enfants devront éventuellement travailler durant leurs études postsecondaires pour les financer.Un peu plus de 77 % d'entre elles croient que ce sera le cas alors que près de 86 % des familles interrogées à l'échelle du pays ont répondu par l'affirmative.De manière plus prévisible, l'étude de Statistique Canada indique que ce sont généralement les familles à plus faible revenu qui ne réussissent pas à mettre de l'argent de côté pour l'université, même si elles désirent y envoyer leurs enfants.Parmi les ménages gagnant moins de 30 000 $ par année, 18,8 % avaient économisé à cette fin alors que le résultat correspondant était de 62,6 % dans les ménages où le revenu excédait 80 000 $.Le niveau de scolarité des parents semble aussi jouer un rôle important, note Statistique Canada, puisque seulement 16 % des parents n'ayant pas complété leurs études secondaires avaient économisé pour les études universitaires de leurs enfants, comparativement à 60,5 % pour les détenteurs de baccalauréat.Ces derniers chiffres reflètent le fait, comme le rappelle Statistique Canada pour souligner l'intérêt des études universitaires, que les revenus des diplômés ont tendance à être plus élevés, ce qui leur donne une plus grande marge de manoeuvre pour économiser.Enfin, l'étude souligne que les sommes mises de côté par les parents sont, en général, considérablement inférieures au coût prévisible des études universitaires.La valeur médiane des montants accumulés pour les enfants de 18 ans ou moins en 1999 était de 3000 $ alors que les frais de scolarité annuels pour des études menant à un baccalauréat atteignaient 3378 $ au Canada à l'automne 2000.Les familles québécoises sont favorisées à cet égard puisque les droits de scolarité, actuellement gelés, sont au moins de moitié inférieurs à ceux qui sont imposés par les autres provinces.Chirurgie oculaire au laser: les risques minimisés?ALEXANDRE S I R O I S Les ophtalmologistes qui pratiquent des chirurgies oculaires au laser n'offrent pas, en général, une information assez complète à leurs patients sur les risques reliés à l'opération, estime l'organisme Option consommateurs.« Quand on se rend sur place, dans les cliniques, on est mis dans un espèce de climat de confiance.On a l'impression que dans 95 % des cas, les choses vont bien se passer, que s'il y a un problème, ça va être un petit problème et qu'il va y avoir des solutions », a déclaré hier Isabelle Rivest, rédactrice en chef du magazine Consommation, d'Option consommateurs, dont le plus récent numéro comporte une enquête sur le sujet.« Quand on garde la tête froide, (qu'on obtient) d'autres informations, entre autres de sources scientifiques, on se rend compte que d'une part, on minimise les risques et que d'autre part, on exagère les chances de succès » dans plusieurs cliniques, a ajouté Mme Rivest.À l'automne 1999, Option consommateurs avait publié une enquête menée auprès de cinq cliniques dont les résultats révélaient qu'on s'y montrait exagérément optimiste, au téléphone, en matière de renseignements offerts.« Un an et demi plus tard, force est de constater que la situation ne s'est pas vraiment améliorée », a indiqué la rédactrice en chef de Consommation, qui a cette fois expédié trois enquêteuses sur le terrain, au sein de dix cliniques de la grande région métropolitaine.Résultat : concernant les risques potentiels de l'opération, uniquement 30 % des cliniques (trois sur dix) ont donné une réponse jugée « relativement complète ».Sept cliniques sur dix n'auraient pas donné une information assez complète, « et, par le fait même, ont minimisé les risques », a soutenu la directrice de l'organisme Option consommateurs, Louise Rozon.Elle a entre autres rappelé que, dans un pour cent des cas, il y a des complications graves irrémédiables comme une vision brouillée ou même quadruple, et que personne ne connaît les effets à long terme de l'opération.Les enquêteuses, deux myopes modérées et une hypermétrope légère et astigmate, ont aussi demandé quelles étaient leurs chances de retrouver une vision de 20/20 (celle que procure généralement des lunettes).Une clinique a notamment répondu que ces chances étaient de 99 %, ce qu'Option consommateurs conteste en se basant sur un rapport publié par le Conseil d'évaluation des technologies de la santé du Québec, qui indique plutôt qu'entre 50 et 95 % des gens n'ont plus besoin de porter de lunettes après l'opération.Trop « pointilleux » Invité à réagir aux allégations d'Option consommateurs, le président du comité de la chirurgie de la réfraction à l'Association des médecins ophtalmologistes du Québec, Michel Podtetenev, a estimé que l'organisme était trop « pointilleux ».« En général, il y a une grande amélioration dans la qualité de la vision chez les patients qu'on opère aujourd'hui, parce qu'il y a eu une grande amélioration des lasers et du choix des patients.L'expérience nous a notamment montré que ce n'est pas fait pour les fortes myopies et les fortes hypermétropies », a-t-il expliqué, mentionnant que les statistiques rapportées par Option consommateurs ne reflétaient pas nécessairement la réalité pour ce qui est du succès de l'opération.« En général, j'avais l'impression qu'on donnait beaucoup d'informations, a ajouté M.Podtetenev au sujet des renseignements sur les risques.C'est certain que cette étude nous montre qu'il faut être encore beaucoup plus prudent et que peut-être que les gens ont besoin de beaucoup plus d'explications sur l'intervention.» Au Collège des médecins, interpellé hier par Option consommateurs, on affirmait avoir fait des efforts pour inciter les ophtalmologistes à offrir tous les renseignements nécessaires à leurs patients.Un guide sur la chirurgie au laser en ophtalmologie a été publié « il y a quatre ou cinq ans », et un second en septembre 2000.Ces guides comportaient des lignes directrices « pour rappeler que même si c'est une chirurgie élective, avec des techniques de plus en plus raffinées, il faut vraiment expliquer aux patients les risques, les bénéfices et les résultats attendus, pour qu'ils puissent consentir de façon éclairée », a déclaré le directeur de l'amélioration de l'exercice au Collège des médecins, André Jacques.Qui plus est, depuis une dizaine d'années, plus de 300 ateliers sur la communication et la relation entre les médecins et les patients ont été organisés par la corporation.En revanche, M.Jacques a fait savoir que les résultats de l'enquête d'Option consommateurs « sont des éléments un peu décevants » qui pousseront le Collège « à continuer à faire des efforts.» TECHNOLOGIE LITURGIQUE Le dernier cri: un encensoir électronique Agence France-Presse CITÉ DU VATICAN Ð L'encensoir électronique est le dernier cri de la technologie liturgique, breveté par une maison italienne spécialisée dans la production d'objets pour le culte, qui en vantait hier les mérites et les avantages dans la revue pour clergé Vita Pastorale (Vie pastorale).Une page entière de publicité est consacrée à cet objet destiné à diffuser vers le ciel la fumée de l'encens, symbole de la prière montant vers Dieu.« Plus de problème d'allumage du charbon, promet la publicité : dans le plein respect de la liturgie.l'encens brûle en appuyant simplement sur une touche.» « Coupure automatique ; encensoir équipé de chargeur de batteries ; écologique, avec réduction de la consommation d'encens ; support d'appui (en option) ; finition en or, en argent et en nickel », énumère l'annonce publicitaire.Les prix ne sont communiqués que par la société Belltron, installée près de Teramo.Un encensoir en nickel coûte 465 euros (643 $ CAN), un en argent, 516 euros (713 $) et le modèle finition or, 620 euros (857 $).La revue Vita Pastorale n'accepte sur ses pages que de la publicité pouvant intéresser le clergé et les communautés religieuses.Elle se charge également de publier chaque semaine un encadré consacré à un dépôt-vente d'objets liturgiques, tenu par la société Genuflex.De nombreuses pages de publicité sont réservées aux systèmes électroniques de cloches toujours plus sophistiqués.Le top des clochers sur ordinateur permet de réveiller une ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants grâce à la puissance des décibels émis par 64 cloches informatisées, aux mélodies mémorisées pour une année liturgique tout entière. 3LP1001A0411 A10 11 avril 3LP1001A0411 ZALLCALL 67 01:10:48 04/11/01 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 CANADA Stockwell Day n'a pas fait ses devoirs, estime le PC G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð « Stockwell Day a tiré sans regarder » lorsqu'il a reproché au juge de la Cour supérieure du Québec, Joël Silcoff, d'avoir été en conflit d'intérêts quand il a autorisé en fin de semaine une demande de perquisition chez François Beaudoin, l'ancien directeur de la Banque de développement du Canada (BDC).C'est ce qu'a affirmé hier le porte- parole du Parti progressiste-conservateur en matière de justice, le député Peter Mac Kay, qui trouve que le chef de l'opposition officielle fait preuve de bien peu de sérieux dans ses déclarations publiques.« C'est sans doute une tentative pour détourner l'attention de ses propres problèmes », a ajouté le député de Nouvelle Écosse.On sait que M.Day est soupçonné d'avoir engagé un détective privé pour faire enquête sur le Shawinigate, ce que l'intéressé dément énergiquement.Au bureau du chef conservateur Joe Clark, sa porte-parole Marie- Chantale Lépine, une avocate, a déclaré à La Presse hier que dans la requête de saisie et l'ordonnance de la Cour supérieure, il n'était nullement mention de la destruction des dossiers, comme l'affirme Stockwell Day.M.Mac Kay, un ancien procureur de la Couronne, est aussi de cet avis.« Je n'interprète pas ce mandat comme une carte blanche pour détruire des preuves, a-t-il dit hier.Ce que l'ordonnance dit, c'est de détruire des copies que possède M.Beaudoin, pas les originaux.» François Beaudoin, on s'en souvient, est au coeur de l'affaire Grand-Mère.Il était président de la BDC lorsque M.Chrétien a fait pression sur lui pour dégager un prêt de 615 000 $ en faveur de l'Auberge Grand-Mère, un établissement situé à côté du golf de Grand-Mère.M.Chrétien était actionnaire de ce golf jusqu'en 1993, mais il n'a pas été payé pour la vente de ses actions avant 1999.L'opposition accuse le premier ministre de conflit d'intérêts puisqu'il avait encore des intérêts financiers dans le golf lorsqu'il s'est arrangé pour relancer l'établissement hôtelier de l'un de ses amis, Yvon Duhaime, ce qui du coup revalorisait la valeur du terrain de golf.Stockwell Day a reproché au juge Silcoff ce week-end d'avoir accordé une ordonnance de saisie alors que, avant d'être nommé juge en juin 2000 par Jean Chrétien, il était à l'emploi du bureau d'avocats montréalais Pouliot Mercure, le bureau qui s'est occupé du dossier de l'acheteur final des actions de M.Chrétien dans le golf, Placements Louis Michaud.M.Day a alors affirmé que le juge était en conflit d'intérêts.« Je pense que M.Day a sauté bien vite aux conclusions dans son commentaire sur le juge Silcoff, a déclaré Peter Mac Kay.Il y a des preuves maintenant, semble-t-il, qui confirment que son bureau d'avocat avait travaillé pour le golf de Grand-Mère, mais que lui n'avait jamais touché à ce dossier.Day n'a pas fait sa recherche et ses commentaires sont pauvres.» Me Pierre Paquet, de Pouliot Mercure, a confirmé à La Presse hier que Joël Silcoff a travaillé pour ce bureau de juin 1995 à août 2000.Mais, selon Me Paquet, M.Silcoff n'a jamais été mêlé de près ou de loin au dossier du golf.« Il n'a pas travaillé dans ce dossier-là, affirme Pierre Paquet.Et je ne lui en ai pas parlé socialement ni professionnellement, d'aucune façon.» L'avocat affirme aussi que c'est tardivement que le bureau Pouliot Mercure a été appelé à s'occuper du dossier du golf.« Moi, dit-il, j'ai eu le mandat pour les actions flottantes, les actions dans les airs, j'ai eu cela en 1998 et j'ai terminé en 1999 pour Placements Louis Michaud.» Les conservateurs se disent davantage préoccupés par le geste de la BDC que par le juge Silcoff.« Quels sont les motifs de la banque pour agir ainsi quand M.Beaudoin avait déjà indiqué à ses avocats que le 15 avril, il remettrait tout ses documents à la cour ?demande Peter Mac Kay.Je pense que c'était une frappe d'avertissement de la BDC pour tenter d'intimider la partie adverse.Regardez ceux qui travaillent à la BDC.Vous avez M.Vennat, M.Jean Carle, des individus associés de très près au premier ministre.» L'opposition réclame depuis des semaines en vain que les documents faisant état du cheminement des actions de M.Chrétien entre 1993 et 1999 soient rendues publiques.Les documents en possession de François Beaudoin semblent liés de près à ce dossier, estime M.Mac Kay, qui souhaite que M.Beaudoin dépose au plus vite une requête en opposition.« Il doit faire en sorte que la BDC ne soit pas en possession de ces documents, estime-t-il.Ils ne devraient pas avoir ce qui est saisi à M.Beaudoin.Cela devrait être en les mains de la cour afin que rien ne soit détruit.La destruction de preuves importantes est une faute grave.» On ne connaît pas encore les intentions de François Beaudoin.M.Doug Mitchell, son avocat, n'a pas rappelé La Presse hier.Vous retrouverez les textes et analyses publiés, ainsi qu'une sélection d'hyperliens sur le Shawinigate à l'adresse suivante : www.cyberpresse.ca/ shawinigate La direction allianciste de Charlevoix démissionne et passe chez les conservateurs HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne OTTAWA Ð Charlevoix, l'ancienne circonscription du premier ministre Brian Mulroney, a retrouvé ses racines conservatrices.En effet, désenchantés du leadership du chef Stockwell Day et du sort réservé à l'ex-chef réformiste Preston Manning, les sept membres du conseil de direction de Charlevoix de l'Alliance canadienne viennent de démissionner en bloc pour se joindre au Parti progressiste- conservateur, Cette annonce a été faite hier à Baie-Comeau par le seul député conservateur, André Bachand, qui s'est dit « heureux d'accueillir ces nouveaux membres.» « Il s'agit d'un pas de plus dans la reconstruction du Parti progressiste-conservateur au Québec », a indiqué M.Bachand par voie de communiqué.Joint par téléphone, M.Deslauriers a souligné que M.Day n'était pas à la hauteur de la situation et qu'il négligeait le Québec.« Le seul qui fait le travail de chef de l'opposition, c'est M.Clark.» À cela s'ajoute l'indifférence du bureau de l'Alliance à Calgary qui fait souvent la sourde oreille aux doléances de Charlevoix.« Le Québec, est-ce vraiment important pour eux ?Je pense que M.Diefenbaker se retournerait dans sa tombe s'il voyait la façon dont on traite les Québécois.Il avait dit aux Québécois : c'est vous qui allez m'élire premier ministre.M.Day n'a pas compris ça.Il s'est concentré sur l'Ontario.» « Je pense qu'il a trop de problèmes relativement à son leadership maintenant pour faire le travail qu'il faut faire.Le départ de M.Manning n'est pas étranger à cela, ça été la goutte qui a fait déborder le vase.» « Son départ nous a beaucoup dérangés.On a beau être d'accord avec Preston Manning ou pas, c'était un homme qui était foncièrement honnête.Il disait ce qu'il avait à dire.Qu'il soit obligé de légitimiser sa démission du parti et de la vie politique comme il l'a fait, j'ai trouvé que c'était très humiliant pour lui et très humiliant pour l'Alliance canadienne.» Découvrez le nouvel hôtel FOUR POINTS par Sheraton Hull- Ottawa et profitez de notre tarif familial avantageux jusqu'au 30 avril.Petit déjeuner canadien GRATUIT pour les parents et enfants de moins de 6 ans.1/2 prix pour les enfants de 6 à 12 ans.Stationnement GRATUIT.L'emplacement idéal pour passer des vacances emballantes.201 chambres et suites spacieuses avec café à titre 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communication particulièrement longs entre les fonctionnaires et leur entreprise.La petite société a cessé ses activités il y a quelques semaines, entraînant la mise au chômage de cinq personnes.Malgré les efforts de l'entreprise pour répondre aux exigences du ministère du Revenu du Québec, les clients d'Impôt Lazer ne pouvaient toujours pas se servir du logiciel.La compagnie a dû se tourner vers un autre concepteur afin de satisfaire sa clientèle, impatiente de commencer à remplir les déclarations.C'est Dr Tax, un éditeur montréalais homologué en janvier, qui a accueilli les quelque 600 clients d'Impôt Lazer.Au moins cinq autres éditeurs ont connu des délais similaires avec Revenu Québec.Outre Grifftax et Taxamatic, qui fournissent des logiciels pour consommateurs et dont La Presse a récemment raconté les ennuis, Marichêsne, PCImpôts et LGL ont également attendu de longs jours avant d'être approuvés.« Au fédéral, j'ai envoyé mon logiciel à Revenu Canada et deux ou trois jours après, j'avais ma réponse », lance Denis Deschênes, qui dessert une soixantaine de clients représentant environ 11 000 déclarations.« Au Québec, j'ai reçu le OK le 28 février.» PC-Impôts (1000 clients, 130 000 déclarations environ) a reçu son homologation le 8 janvier, soit deux semaines plus tard que l'an dernier.Normalement, cette entreprise est la première à recevoir son homologation.Son président Marcel Saucier dit que les clients commençaient à poser des questions.Johanne Moïse de LGL a décliné tout commentaire.Un processus complexe et long Avant de permettre aux contribuables ou aux professionnels de la fiscalité de les utiliser, le ministère du Revenu du Québec doit homologuer tous les logiciels d'impôt : 12 au total, dont les plus importants sont Informatrix et Dr Tax.Or, les règles sont bien précises et les mêmes pour tous.Les éditeurs soumettent leur logiciel dès le mois de décembre.À son tour, Québec s'engage à les évaluer, relever les erreurs et retourner les documents en moins de 15 jours ouvrables afin que l'entreprise puisse les corriger.S'ensuit alors un échange entre fonctionnaires et concepteurs jusqu'à ce que le produit soit approuvé.Idéalement, une réponse est fournie avant la période cruciale des impôts.Si les contribuables qui remplissent leur déclaration eux-mêmes attendent souvent à la dernière minute, ce n'est pas le cas des professionnels, qui se mettent au boulot dès la mi-février.Pour un client d'Impôt Lazer comme René Jodoin du bureau Jodoin, Ménard, Pouliot, des délais de quelques jours seulement causent des angoisses.« Nous avons 6000 clients environ, explique M.Jodoin.Cette année, nos clients ont dû attendre jusqu'à dix jours de plus que l'an passé.Ai-je besoin de vous dire qu'ils n'étaient pas contents ?» Le 16 février, Impôt Lazer négociait une entente avec Dr Tax.Une question de micromètre Les ennuis d'Impôt Lazer ont commencé après que Québec eut tardé à retourner les documents dès la fin décembre.« Certains problèmes ont été impossibles à résoudre, commente Mme Paillé.Par exemple, on a exigé des hauteurs de 5,4 mm, des champs impossibles à réaliser en DOS, le système d'exploitation de ces logiciels et le préféré des professionnels.» « Effectivement, confirme Marcel Saucier, de PCImpôts, les correcteurs ont des exigences très, très pointues.» Au ministère du Revenu du Québec, on ne comprend pas l'insatisfaction des concepteurs.Selon Carole Lafond, directrice des communications, le processus cette année s'est fait en 12 jours ouvrables, soit un jour de moins que l'an dernier.« Nous sommes particulièrement satisfaits de la façon dont les choses sont allées cette année.Nous avons la conviction d'avoir respecté les délais.» Mme Lafond a précisé que le 5 mars, sept logiciels sur dix \u2014 deux concepteurs s'étant retirés \u2014 avaient reçu leur homologation.Pour ce qui est des bureaux de comptables impatients d'acheter leur logiciel, Mme Lafond répond que Revenu Québec « n'est pas là pour juger de l'organisation des bureaux de comptables, mais les employeurs ont jusqu'au 26 février pour remettre les documents tels les T4, etc.» Il ne sert donc à rien de se presser.Quant aux problèmes spécifiques de chaque concepteur, Mme Lafond cite l'article 69 de la Loi sur le Revenu interdisant aux fonctionnaires de révéler quoi que ce soit sur les contribuables à moins d'obtenir une procuration de la part de l'entreprise.Photo PIERRE McCANN © Gérald Pain et Julie Paillé emballent les dernières boîtes de leur bureau qu'ils ont dû abandonner quand leur entreprise a fermé ses portes.Les acériculteurs accusent Santé Canada d'être à la solde des É.-U.L'interdiction de la pilule de l'érable protégerait l'industrie américaine Le marché noir de la pilule de l'érable Presse Canadienne GRANBY \u2014 Même si « la pilule de l'érable » est illégale depuis 10 ans, Santé Canada affirme qu'au moins un producteur de sirop sur deux l'utilise encore à grande échelle pour allonger son temps de production.En mars, les inspecteurs de l'organisme gouvernemental ont contrôlé 50 érablières du Québec, dont neuf situées dans la région de Granby.Des pastilles blanches de paraformaldéhyde (PFD), complètes ou partiellement désagrégées, ont été retrouvées chez quatre producteurs de la région, et chez 21 au Québec.Les producteurs fautifs sont passibles d'amendes variant entre 50 000 $ et 250 000 $ selon le degré de leur collaboration avec les enquêteurs.Mais selon Daniel Thibault, un producteur de Roxton Pond, la proportion d'utilisateurs de la fameuse pilule est beaucoup plus élevée.« Chez les gros producteurs, je dirais qu'au moins 70 % utilisent la pilule.Certains de mes confrères vous diront même que cette proportion monte jusqu'à 90 %, surtout dans le sud de la province.» Et pourtant, seulement la moitié des producteurs ont été pris en faute.« Les gros producteurs commencent à entailler en janvier pour être prêts pour la première coulée.Lorsque les inspecteurs sont passés en mars, la plupart des capsules étaient déjà fondues » soutient-t-il.Daniel Thibault, qui a déjà utilisé le PFD par le passé, estime que les producteurs n'ont quasiment pas le choix s'ils veulent maintenir leurs standards de production.Seuls ceux qui veulent être conformes à la loi ne l'utilisent plus.« En cessant d'utiliser la pilule, tu vois ta production diminuer de presque une livre par entaille.Quand tu entailles plus de 10 000 arbres, tu vois une méchante différence ! » Malgré sa capacité à prolonger le temps de cicatrisation des entailles, le paraformaldéhyde est d'abord un désinfectant.Presse Canadienne ROXTON POND \u2014 Daniel Thibault, producteur acéricole de Roxton Pond, en Montérégie, accuse Santé Canada d'être à la solde des Américains en inspectant et en mettant à l'amende les acériculteurs québécois qui utilisent la pilule de l'érable.Santé Canada a avoué, il y quelques temps, que les dernières menaces de sanctions proférées par le Vermont avaient été déterminantes dans la décision d'inspecter les érablières.De tels aveux irritent plusieurs acériculteurs.« La plupart des gros producteurs utilisent le paraformaldéhyde (PFD) depuis des années, mais Santé Canada ne veut pas le réglementer », s'indigne Daniel Thibault.Selon certaines études, le PFD aurait des propriétés cancérigènes et, d'après lui, les Américains utilisent cet argument pour faire pression et nuire aux exportations canadiennes.C'est une guerre économique, selon Daniel Thibault, qui a déjà été président du syndicat des acériculteurs de la région de Roxton Pond.« Les Américains demandent un prix plus élevé que nous pour leur sirop Ils veulent tout simplement protéger leur marché ! » L'an passé, l'or sucré québécois était vendu sur le marché industriel à 1,46 $ CAN la livre et le sirop américain, 1,80 $ US.« Mets tous ça en dollars américains et ça donne presque du deux pour un.C'est très dur pour eux de nous concurrencer après ça ! » En interdisant les capsules de PFD, la production d'eau d'érable de qualité diminue et les prix montent.Les producteurs américains peuvent ainsi concurrencer plus facilement le sirop canadien.Mais dans ce dossier, les producteurs américains ne seraient peutêtre pas aussi blancs qu'ils le prétendent.Même si le gouvernement américain affirme ne pas utiliser le PFD, le marché noir y serait quand même présent, au dire de certains producteurs.M.Thibault croit aussi que le PFD peut être cancérigène pour l'humain.« Mais à forte dose seulement ! » précise-t-il.Le produit est tellement dilué et filtré, selon lui, que les résidus trouvés dans le sirop sont inoffensifs.Tout peut être cancérigène pour l'acériculteur.« Le chlore, par exemple, à grande dose, c'est dangereux, mais ça n'empêche pas qu'on en retrouve dans les piscines et même dans l'eau du robinet.» « Si Santé Canada et la Fédération des acériculteurs se tenaient debout, le PFD serait homologué et le problème serait réglé depuis longtemps », rajoute M.Thibault.La lutte contre la pilule de l'érable est aussi une question d'image.« Tant que l'industrie tiendra à ce que le sirop soit vendu comme étant pur à 100 %, les acériculteurs devront se soumettre aux normes », fait valoir Johanne Lafortune, de Santé Canada.« Le sirop ne sera jamais pur à 100 %, rétorque Daniel Thibault.Rien n'est pur de nos jours, même pas l'eau en bouteille ! » Pour le producteur, vendre du sirop en misant sur sa pureté serait presque de la fausse représentation.8145, boul.Saint-Laurent, Montréal (Angle Jarry) Stationnement disponible Tél.: (514) 385-5551 Courriel : Help@saeco-canada.com Internet : www.saeco-canada.com Supervapeur 4500 Supervapeur 2500 IDÉAL POUR LES PERSONNES AL LERGIQUES AUX DÉTERGENTS Et oui! 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était talonné par Antonio Villaraigosa, 48 ans, ancien président de l'Assemblée de Californie (20 %), et le républicain Steve Soboroff, 52 ans (18 %).La campagne a été la plus chère qu'ait connue la ville pour un scrutin municipal et sans doute l'une des moins fair play.Les six principaux candidats ont collecté plus de 17 millions de dollars, pulvérisant le record de 12,9 millions établi en 1993.Les dépenses records de campagne s'expliquent par la difficulté à s'adresser à un électorat cosmopolite qui parle une dizaine de langues dans une ville qui s'étend sur 1200 km2.« La seule manière de faire passer votre message efficacement (.) est de passer à la télé », souligne le politologue Kerman Maddox.« Et passer à la télé dans cette ville coûte très cher.» À l'approche du scrutin, le climat de la campagne s'est détérioré.Des électeurs ont reçu des appels téléphoniques prétendant soutenir M.Soboroff, affirmant qu'il était en baisse dans les sondages et qu'il était « entièrement dépendant de l'argent juif ».Les appels, dont la source n'a pas été identifiée, ont été condamnés par les dirigeants politiques et religieux.M.Soboroff, un promoteur immobilier juif, est soutenu par le maire sortant.Le même type de tactique a été employé contre M.Villaraigosa, accusé dans des messages téléphoniques de laxisme en matière de lutte contre la criminalité.Ce fils d'immigrés mexicains doit également faire face à une série de pubs radio qui lui reprochent d'avoir voté pour la dérégulation du secteur de l'énergie, à l'origine de la crise de l'électricité en Californie, et d'avoir intercédé en faveur d'un revendeur de drogues, dont la peine a par la suite été commuée par Bill Clinton.M.Villaraigosa a dénoncé dans une publicité radio « un coup bas de dernière minute » et insinué que M.Hahn en était à l'origine.Il deviendrait le premier maire hispanique de la ville depuis 129 ans s'il l'emportait.Les Hispaniques représentent désormais 47 % des 3,7 millions d'habitants de Los Angeles contre 40 % il y a dix ans.Mais ils ne devraient constituer que quelque 20 % des votants, selon les experts, contre 14 % lors du dernier scrutin municipal en 1997.Le nouveau maire sera confronté à plusieurs dossiers, dont une affaire de corruption qui éclabousse la police et une menace de sécession d'un secteur aisé et à majorité blanche de la ville.Agence France-Presse LOS ANGELES Ð Après la quasifaillite de Pacific Gas and Electric la semaine dernière, les autorités de Californie sont arrivées à un accord avec l'autre grand distributeur d'électricité de l'État, Southern California Edison, pour tenter d'éviter des pénuries massives cet été.Conclu lundi soir entre le gouverneur démocrate Gray Davis et Southern California Edison (SCE), cet accord prévoit que l'État va racheter le réseau de lignes de la compagnie de distribution pour 2,76 milliards de dollars, lui offrir sa garantie pour qu'elle puisse s'approvisionner à bas prix et abandonner ses poursuites.Cet accord tranche avec la guerre ouverte déclarée entre le gouverneur et l'autre grand distributeur d'électricité de l'État, Pacific Gas and Electric (PGE).Celui-ci s'est placé vendredi sous la protection de la loi sur les faillites, affirmant qu'il lui était impossible de rembourser les dettes accumulées pour acheter de l'énergie sur le marché californien au comptant, ouvert à la concurrence depuis 1996.Les autorités voient arriver l'été avec appréhension car la consommation de courant y est supérieure en raison de l'air conditionné.Photo REUTERS © L'aspirant maire Antonio Villaraigosa lors d'une visite à des électeurs dans le quartier de Boyle Heights, hier.Quand on n'a pas la foi ! NP0420401 Copyright 2001.Sears Canada Inc.TOUS LES GROS APPAREILS MÉNAGERS ET ASPIRATEURS DE GRANDES MARQUES SONT EN SOLDE PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU SAMEDI 14 AVRIL 2001 Avec la carte Sears, pas de paiement avant un an pour tous les gros appareils ménagers MAYTAGMD BOSCH JENN-AIRMD FRIGIDAIRE BISSELLMD GEMD SANYO WHIRLPOOLMD KITCHENAIDMD AMANAMD PANASONIC HOOVERMD EUREKAMD Kitchen Aid est une marque déposée de Kitchen Aid USA.Kitchen Aid Canada usager inscrit au Canada SEARS.CHOIX.SERVICES.RÉCOMPENSES.Pas de paiement avant avril 2002, avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 29 avril ou, si Sears est fermé, au samedi 28 avril 2001.Renseignez-vous.R/20 Couture et entretien des sols; à l'exclusion des aspirateurs avale-tout Gros appareils ménagers en ligne au www.sears.ca Il y a des magasins Sears près de chez vous Gros appareils ménagers disponibles dans les magasins suivants: Amos Magasin-concession d'Amos (819) 732-6451 Deux-Montagnes Les Promenades Deux-Montagnes (450) 491-5000 Drummondville Les Promenades de Drummondville (819) 478-1381 Granby Les Galeries de Granby (450) 375-5770 Joliette Magasin-concession de Joliette (450) 759-3900 Mont Laurier Magasin-concession de Mont Laurier (819) 623-4100 Montréal Magasin de meubles et d'électroménagers d'Anjou Langelier et Jean Talon (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon (450) 678-9066 Carrefour Angrignon La Salle (514) 364-7310 Carrefour Laval (450) 682-1200 Mail Champlain Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rouyn-Noranda Place Rouanda (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 2945943A ANDRÉ TRUDELLE LE BRIDGE a t r u d e l l e @ l a p r e s s e .c a Au cours des prochains jours, je publierai des mains jouées au 9e tournoi international Forbo, aux Pays-Bas, à la fin de février.Les Canadiens Fred Gitelman et John Carruthers défendaient les couleurs de l'équipe de l'Amérique du Nord dans cette compétition.En compagnie de Brad Moss et de Howard Weinstein, ils ont remporté la coupe de Nations.Voici une main où les deux camps demandent le petit chelem à Co.L'un joué par Sud et l'autre par Nord.Lequel des deux déclarants a réussi son contrat ?Le 6 Co joué par Nord a reçu l'entame de la Dame de Tr.Ouest a pris de l'As et il a rejoué Tr.Le déclarant a défaussé un petit Pi, espérant un partage 6-2 des Tr.Moins un.Ce Nord avait ouvert les enchères à 1 Co.L'autre Nord a demandé 4 Tr, alerté.Cette enchère indiquait une ouverture forte de 4 Co ! Sud cuebide son As de K, Nord son As de Pi et Sud demande 5 Co que Nord pousse au chelem.Ouest entame de l'As de Tr, mais, voyant le singleton du mort et la Dame de son partenaire, il a préféré croire que la Dame avait été jouée de Dame-Valet, il a retourné un atout ! On notera que si Nord joue le contrat et coupe de la Dame de Co, les Co étant partagés Valet-10 et 3-2, le contrat réussit.Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2001-04-10 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-04-10 Tirage du 2001-04-10 NUMÉRO: 121010 3LP1301A0411 a13 mercredi 3LP1301A0411 ZALLCALL 67 01:12:10 04/11/01 B Napster menacé de fermeture Castro rencontre Costner Le président cubain Fidel Castro a assisté à la projection privée de 13 jours au Palais de la Révolution à La Havane aux côtés de Kevin Costner, qui a produit et joué dans ce film sur la crise des missiles soviétiques installés à Cuba en 1962.« Le président était assez agité », a rapporté hier l'agent de Kevin Costner, Stephen Rivers.« Pendant le film, il n'arrêtait pas de reconnaître les scènes et d'identifier les personnages, surtout les responsables américains.» Fidel Castro, le dernier des trois chefs d'État impliqués dans la crise à être encore en vie, n'est pas représenté dans le film.L'intrigue, qui est racontée du point de vue du président américain de l'époque, John F.Kennedy, et de ses conseillers, se focalise sur les prises de décision qui ont conduit l'URSS à retirer ses missiles du territoire cubain.Kevin Costner, qui incarne dans le film un haut conseiller de la Maison-Blanche, a ensuite participé à un dîner avec Fidel Castro et plusieurs ministres cubains, qui a duré jusque tard dans la nuit.Agence France-Presse SAN FRANCISCO Ð La juge fédérale Marylin Hall Patel a menacé hier de fermer Napster si le site n'arrive pas à se mettre en conformité avec son ordre d'empêcher les échanges de fichiers musicaux protégés par des droits d'auteur.La juge a qualifié d'« honteux » les efforts de Napster pour se mettre en conformité avec son ordre du 5 mars de stopper l'échange de musiques protégées par les droits d'auteur, à charge pour l'industrie du disque de lui indiquer les titres des morceaux à bloquer.Le site a installé le 14 mars un filtre destiné à arrêter tous les échanges de musique illicites, que les éditeurs phonographiques jugent toutefois insuffisant.Napster affirme de son côté que les listes remises par les maisons de disques sont erronées et empêchent le filtre de bloquer efficacement toutes les chansons sous droits d'auteur.« Vous avez créé ce monstre, débrouillez- vous » pour arrêter les échanges illicites, a lancé la juge hier.« Qualifier ce genre de filtre d'efficace revient à comparer un parapluie plein de trous avec un abri anti-ouragan », avait commenté la présidente de l'Association de l'industrie du disque (RIAA), Hillary Rosen, dans un communiqué en date du 28 mars.Photo AP © Les députés invitent la reine Élisabeth à publier «un registre des intérêts royaux » Agence France-Presse LONDRES Ð Une cinquantaine de députés britanniques ont « salué » hier le souhait de la reine d'Angleterre d'éviter tout conflit d'intérêts entre le statut officiel des membres de la famille royale et leurs activités professionnelles, mais l'ont invitée à aller plus loin dans la transparence.Dans leur motion, les 47 députés, la plupart travaillistes, ont invité la reine Elizabeth à publier « un registre des intérêts royaux » des différents membres de sa famille similaire à celui imposé aux parlementaires, qui doivent déclarer précisément d'où ils tirent leurs différents revenus.Ébranlé par les confidences malheureuses de Sophie de Wessex, épouse du prince Edward, à un journaliste déguisé en cheik arabe, le palais de Buckingham avait annoncé dimanche que l'éventualité d'un conflit d'intérêts entre les devoirs royaux et les affaires privées « des membres de la famille royale qui travaillent » allait être étudiée « au cours des semaines à venir ».Au-delà de ses remarques désobligeantes à l'égard du premier ministre Tony Blair et de son épouse Cherie, ou encore du chef de l'opposition conservatrice William Hague, la belle-fille de la reine avait montré dans cet entretien volé qu'elle se servait volontiers de ses accointances royales pour décrocher des contrats et faire prospérer son cabinet de relations publiques.Très critiquée par la presse, la comtesse de Wessex s'est mise en congé de la présidence de son entreprise « tant que les questions soulevées par les récents événements n'auront pas été étudiées en profondeur ».Selon un sondage sur 5304 personnes publié hier, par le Teletext, une chaîne d'informations écrites sur écran télévisé, 21 % des Britanniques souhaiteraient que le Royaume-Uni devienne une république et 79 % y seraient opposés.Selon un sondage de la chaîne privée Channel 4 publié la veille, 70 % sont en faveur de la monarchie et 23 % opposés.Edward et Sophie à Edmonton cet été Le prince Edward et sa femme, Sophie, pourraient venir à Edmonton cet été afin d'y inaugurer les Championnats mondiaux d'athlétisme.Le cabinet de la gouverneure générale Adrienne Clarkson a avisé le gouvernement albertain que le couple pourrait visiter la capitale de cette province.Une invitation aurait été adressée au couple royal par les organisateurs des jeux d'Edmonton.Photo REUTERS © Sophie de Wessex est entre autre critiquée parce qu'elle profite de ses accointances royales pour décrocher des contrats. 3LP1401A0411 A-14 MERCREDI 3LP1401A0411 ZALLCALL 67 01:12:37 04/11/01 B La France patauge, bat des records et ronchonne Agence France-Presse PARIS \u2014 La pluie n'en finit pas de tomber en France et du nord au sud du pays les records sont battus provoquant des inondations, des dégats importants, et la colère des sinistrés qui s'en sont pris au premier ministre Lionel Jospin.À Paris \u2014 où la Seine est récemment sortie de son lit, provoquant une longue fermeture des voies routières qui la longent et des embouteillages monstres dans le reste de la ville \u2014 un tel niveau de précipitations n'avait pas été atteint depuis près de 130 ans, selon la météo nationale.Il faut en effet remonter à 1873 pour retrouver le niveau atteint dans la capitale française entre avril 2000 et mars 2001, soit 1020 mm d'eau, une augmentation des deux tiers par rapport à la moyenne (650 mm).Même à Nice, la cité de villégiature par excellence dans le sud de la France, où ceux qui le peuvent fuient la grisaille de l'hiver, la pluie a battu des records avec un niveau de pluviométrie en six mois équivalant à un an de précipitations.« Il a plu nettement plus que la normale dans quasiment toutes les régions françaises depuis six mois, sauf certaines zones à l'abri des reliefs comme Perpignan (sud) et Clermont- Ferrand (centre) », note Patrick Galois, prévisionniste à Météo France.Dans le nord du pays le département de la Somme est inondé et lors d'une visite à Abbeville, lundi, M.Jospin a été pris à parti par des habitants sinistrés, dont les maisons ont été envahies par les eaux.Abbeville, à 175 km au nord de Paris, a reçu en six mois 780 mm d'eau, soit le double des précipitations moyennes, et pour le seul mois de mars, il est tombé trois fois plus de pluie sur cette ville que d'habitude.M.Jospin a dû répondre aux soupçons des habitants qui assurent que des canaux entre le bassin de la Somme et celui de la Seine ont été fermés pour épargner à Paris une nouvelle crue de la Seine, et que cette manoeuvre aurait provoqué le débordement de la Somme.« Ne croyez pas à cette rumeur qui n'a aucun sens.Le phénomène (pluviométrique) est exceptionnel (.) On n'a pas vu cela depuis un siècle.a-t-il expliqué à une femme qui, sceptique, persistait à dire : « l'eau qui arrive, c'est énorme, ça vient bien de quelque part ».« Il n'y a pas un robinet entre le bassin de la Somme et le bassin de la Seine », lui a-t-il dit.Pour les experts, six mois de précipitations exceptionnelles ont saturé les sols et les nappes phréatiques superficielles, entraînant les inondations actuelles en Normandie et dans la Somme.« Des sols saturés d'eau, qui forment une couche imperméable, empêchent l'eau de pluie de s'infiltrer », souligne Vazken Andréassian, hydrologue au Cemagref (Institut de recherche sur l'agriculture et l'environnement).Et « les nappes phréatiques superficielles, situées à environ un mètre en dessous du sol, affleurent dans les lits des cours d'eau », ajoute-t-il.Avec un ciel où s'ammoncellent les nuages, le soleil a du mal à percer et à Paris, notamment, le déficit de beaux jours est important : les Parisiens n'ont eu que 1,400 heures de soleil en 12 mois au lieu des 1,700 heures en moyenne.Photo AP Madame Béatrice Bertin tente de sauver ses meubles de l'inondation.Sa maison à Abbeville, à 175 km au nord de Paris, a été envahie par les eaux.Pour le seul mois de mars, il est tombé trois fois plus de pluie sur cette ville que d'habitude.Fortes intempéries en Californie et en Ohio: neige, orages, tornade Samedi CONFORT SOUS TOUS SES ANGLES Jouez gagnant en améliorant l'isolation, la climatisation ou le chauffage.Ce fascicule vous aidera à joindre le confort et l'efficacité avec ses capsules-conseils sur l'acoustique, l'étanchéité, la qualité de l'air, la réduction de l'humidité et de la pollution intérieure.À lire absolument si vous avez le goût\u2026 d'une meilleure qualité de vie! Procurez-vous, ce samedi, le dernier des six fascicules de 12 pages en couleurs et richement illustrés.Yves Perrier, architecte et collaborateur au cahier Mon Toit de La Presse, propose trois projets de rénovation avec plein d'idées séduisantes et de capsules-conseils très pratiques.La Presse vous donne L E G O Û T D E rénover en collaboration avec Le dernier bulletin de participation sera publié samedi.Participez au concours 5 000 $ d'achats chez RONA 2943568A Associated Press NEW YORK \u2014 Des chutes de neige et des orages ont affecté des portions du sud de la Californie lundi, provoquant un carambolage impliquant une centaine de véhicules, tandis qu'une tornade a balayé l'ouest de l'Ohio, entraînant la mort d'un homme, foudroyé dans un parc.Tard lundi, le mauvais temps a causé au moins quatorze accidents en chaîne à proximité de Fontana, à environ 72km à l'est de Los Angeles.Six personnes ont été hospitalisées.Parallèlement, un autocar de tourisme s'est renversé sur une autoroute montagneuse gelée, à l'est de San Diego, faisant une trentaine de blessés, graves pour la plupart.Une collision a aussi été signalée dans cette région par les autorités.L'ouest de l'Ohio a été touché quant à lui par une tornade, au cours de laquelle un homme de 34 ans est mort foudroyé dans un parc alors qu'il se dirigeait vers un abri, avec notamment un groupe de jeunes joueurs de softball.Les intempéries ont aussi endommagé deux maisons à Lowellville et abattu des arbres et des lignes électriques.313-E.boul.Cartier, Laval (800) 473-5543 (450) 663-5543 Bottes Wakeboard 89 $ Planche et fix 299 $ Planche seulement 149 $ \u201c WET SUIT \u201c NEIL PRYDE Veste néoprene 99 $ \u201c Wet-Suit \u201c 2 pièces 179 $ \u201c Shorty \u201c 49 $ Ski nautique HO O'Brien Maple KD 7000 Slalom 99 $ Ensemble corde/ski/veste 149 $ KITESURF Faites l'essai, Détails (450) 663-5543 Liquidation démo jusqu'à Pâques -50% WINDSURF Planches Mistral Score V85 995 $ Vision 130 démo 1 000 $ Voiles Neil Pryde 1/2 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à la CSN et contre la Standard Life, afin d'obtenir justice quant au partage du surplus de la caisse de retraite, qui s'élevait à 1,6 million en 1986 et qui est maintenant estimé à 4,7 millions.Aujourd'hui, ils vont manifester devant le siège social de la Standard Life, rue Sherbrooke Ouest, pour protester contre l'attitude de la compagnie d'assurance, gestionnaire de la caisse de retraite, qui refuse de leur donner accès aux documents.Cette affaire, qui n'est pas sans rappeler le cas des retraités de l'ex- Singer de Saint-Jean-sur-Richelieu et de l'ex-Simonds de Granby, se complique par les rebondissements juridiques et administratifs qu'a connu le dossier.Il faut remonter à la nationalisation des mines d'amiante (Asbestos et British Canadian) au début des années 1980 pour comprendre l'origine du différend.Dès 1982, le marché de l'amiante amorce une série de crises à cause de la mise au ban de ce produit par les Américains et les Européens.En raison du rétrécissement du marché, le gouvernement Bourassa décide de créer en juillet 1986 une société en commandite, LAB Chrysolite, afin de regrouper les joueurs privés et publics de manière à réduire les coûts.En même temps, il annonce une rationalisation des effectifs et la terminaison des régimes de retraite de la Société Asbestos Ltée.C'est ainsi que 176 employés profitent d'un programme de mise à la retraite.Avec la terminaison des régimes de retraite, la Société Asbestos doit remettre un rapport à la Régie des rentes afin de faire le bilan de la caisse.Dans le cas des travailleurs à taux horaire, la société signale qu'un déficit de 158 000 $ a été enregistré.Or, la Régie des rentes refuse en 1990 ledit rapport en signalant certaines erreurs ou omissions.Il faudra attendre 1993 avant que la Régie accepte un nouveau rapport, qui cette fois mentionne l'existence d'un surplus de la caisse de l'ordre de 1,6 million.L'année suivante, Mazarin devient propriétaire des actifs d'Asbestos et veut s'emparer du surplus, mais la CSN conteste cette prétention.La même année, la Loi sur les régimes complémentaires de retraite est amendée afin de prévoir la création d'un tribunal d'arbitrage en cas de différend.Les 235 cadres de la société Asbestos ont eu, les premiers, recours au tribunal d'arbitrage, et ils ont obtenu une décision favorable.En 1997, les anciens mineurs d'Asbestos qui avaient été affectés à la mine British Canadian de Black Lake reçoivent leur avis de congédiement après la décision de LAB Chrysolite de fermer définitivement la mine.C'est en 1999 qu'est formé le tribunal d'arbitrage afin de statuer sur le surplus de la caisse des travailleurs à taux horaire.La chicane éclate lorsqu'un mineur, Charles Lacroix, se fait dire par un membre du conseil d'administration de Mazarin qu'un « deal » est intervenu avec la CSN pour disposer du surplus.M.Lacroix forme aussitôt un groupe de dissidents qui conteste la représentativité du procureur de la CSN, Me Marius Ménard.Le Robin des Bois des mineurs estime que le syndicat CSN a manqué à ses devoirs à plusieurs reprises, en ne déposant pas de griefs lorsque l'employeur n'a pas respecté ses obligations à l'égard de la caisse de retraite des employés.À la Fédération de la métallurgie de la CSN, le président, André Lampron, rejette les allégations des dissidents.Il soutient que des rapports d'activité du fonds de retraite ont été présentés lors d'assemblées générales et ont été entérinés par les membres.Quoi qu'il en soit, le Groupe Lacroix, qui dit représenter 600 mineurs, a décidé de recourir aux services d'un procureur distinct, Me Sarto Lacroix, qui défend leur cause devant le Tribunal d'arbitrage, et qui a demandé au début du mois à celui-ci de se récuser, prétextant la partialité des membres du Tribunal.Les dissidents ont retenu les services d'un enquêteur et d'actuaires afin de faire la lumière sur le fonds de retraite.Ces derniers auraient découvert que le non-transfert des crédits de rente des participants entre 1994 et 1997 aurait occasionné une perte de 649 000 $.Lors d'une séance du tribunal le 20 mars dernier à Robertsonville, les membres du tribunal, André-A.Beaudoin, Me Jean Beauvais et Me Gaston Gamache ont été chahutés pendant plus d'une heure après avoir rejeté une demande de suspension de la part des dissidents.Ils ont dû demander l'intervention de la SQ afin de quitter la salle de rencontre.Le procureur syndical sentant la soupe chaude s'était fait accompagner par cinq gardes du corps à cette occasion.En même temps, Me Lacroix a demandé à la Régie des rentes de mettre en tutelle le régime de retraite en nommant un curateur.Un porte-parole de la société d'État, Herman Huot, a laissé entendre que la Régie avait retenu certains éléments de la requête et qu'elle avait demandé des éclaircissements au gestionnaire de la caisse de retraite.Elle ne fera connaître sa décision qu'à la fin de ce mois.Me Lacroix a indiqué à La Presse qu'il s'adressera à la Cour supérieure si le Tribunal d'arbitrage refuse de se récuser.Si les ex-mineurs manifestent aujourd'hui devant la Standard Life, c'est pour protester contre le refus de cette dernière de rendre accessible l'ensemble du dossier.Toutefois, selon l'avocat de la société Asbestos, Me André Johnson, toutes les parties s'étaient entendues à la fin de novembre pour rendre disponibles certains documents, mais le groupe des dissidents aurait exigé plus tard d'avoir accès à l'ensemble du dossier.Le Tribunal d'arbitrage a par la suite cassé cette ordonnance.Il faudra sans doute attendre la fin de l'année avant d'en arriver à la conclusion du dossier.Si les dissidents gagnent la bataille, ils auront un supplément de rente de 100 $ par mois.ACURA vos concessionnaires fiables ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean, Dollard-des-Ormeaux (514) 696-7777 LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O., Montréal (514) 340-1344 ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau O., Brossard (450) 659-1616 ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie, Blainville (450) 435-4455 GALERIES 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tellement plus.P.D.S.F.21500 $ P.D.S.F.22500 $ 4,8% Financement à l'achat.Jusqu'à Durée limitée.60 mois 2946165A 3LP1601A0411 3LP1601A0411 ZALLCALL 67 01:11:45 04/11/01 B Gagarine: entre folie et alcoolisme MATHIEU PERREAULT DANS LA CAPSULE Vostok 1 qui l'emmenait hors de l'atmosphère terrestre, le 12 avril 1961, Youri Gagarine avait une petite enveloppe à ouvrir en cas de pépin.Elle contenait une clé lui donnant le contrôle de la capsule.Les médecins soviétiques craignaient en effet que l'apesanteur ne mène à la folie : la chienne Laïka Ð le premier être vivant lancé dans l'espace en 1957 Ð n'était pas morte en arrivant en orbite, mais qui donc pouvait évaluer son équilibre psychique ?Il avait donc été décidé que le centre de contrôle de Baïkonour, au Khazakstan, manoeuvrerait la capsule depuis le plancher des vaches, au cas où Gagarine perdrait la carte.La clé servirait en cas de rupture des télécommunications.Effectivement, la folie des hauteurs guettait le cosmonaute de 27 ans.Mais le mal l'a frappé seulement après son vol historique.Traité en héros par ses patrons, le peuple soviétique en entier et un bon nombre de personnalités occidentales, le major Gagarine s'est perdu dans le défilé de cocktails.Invité à prendre le thé avec la reine d'Angleterre, embrassé (sur la joue) par Gina Lollobrigida, il a sombré dans l'alcool, eu plus de 20 accidents de voiture en moins de sept ans et volé moins de 10 heures chaque année jusqu'à sa mort, le 7 mars 1968.Le Mig 15 qu'il pilotait après une autre nuit d'ivresse s'est écrasé sans raison apparente.Une biographie récente, Starman : The Truth Behind the Legend of Yuri Gagarin, met sa chute sur le compte de l'antipathie qu'éprouvait Leonid Brejnev envers Nikita Krouchtchev.« Gagarine était l'homme de Krouchtchev », explique Piers Bizony, l'auteur de Starman, en entrevue téléphonique depuis l'Angleterre.« Après sa mort, en 1968, Gagarine s'est vu refuser l'accès aux hautes sphères du Kremlin, alors qu'il avait toujours été invité aux célébrations prestigieuses.Il a aussi beaucoup moins voyagé à l'étranger.» Comme Krouchtchev, Gagarine était un fils de paysan.« Son curriculum faisait de lui un héros communiste parfait, explique M.Bizony.Son concurrent principal parmi les cosmonautes, Guerman Titov, n'a pas été choisi comme premier homme dans l'espace parce que ses parents étaient des professeurs.La biographie officielle de Gagarine passe d'ailleurs sous silence le fait que sa mère venait d'une famille d'ingénieurs de Saint-Pétersbourg, et mentionne à peine qu'elle lui lisait des histoires quand il était petit.On mentionne surtout son père, un menuisier un peu mécanicien au solide sens pratique, qui a donné à son fils ses qualités de technicien.» Après des études de fondeur, Gagarine est devenu pilote d'essai.Des critiques ont relativisé l'impact de l'antipathie de Brejnev sur Gagarine.Il s'agit simplement d'un paysan qui a volé trop haut et s'est brûlé les ailes, a écrit un soviétologue dans le Sunday Telegraph, en conclusion de sa recension de Starman.« Il ne faut pas exagérer, ni dans une direction ni dans l'autre », tempère le physicien russe Roald Sagdeev, qui enseigne à l'Université du Maryland après une vingtaine d'années passées à l'agence spatiale russe.« Gagarine ne fêtait pas beaucoup plus que la moyenne.Il est certain que certains traits de Gagarine irritaient le Kremlin, particulièrement ses histoires avec les femmes.Un jour, il s'est même lancé du deuxième étage quand sa femme l'a surpris avec une autre.» Gagarine a longtemps été un héros de premier plan en Union soviétique.Mais la population prenait avec un grain de sel les symboles derrière l'homme.M.Sagdeev se souvient des nombreuses blagues qui ont continué à courir sur Gagarine bien après sa mort.Dans une blague, Krouchtchev lui disait, avant un rendez-vous avec le pape : « Le pape va te demander si tu as vu Dieu.Je sais que tu l'as vu, mais dis-lui que non.» Le pape, lui, disait à Gagarine : « Je sais que tu n'as pas vu Dieu.Mais j'aimerais que tu dises que tu l'as vu.» Une chose est sûre, Gagarine n'avait pas froid aux yeux.Il a notamment été choisi pour Vostok 1 parce qu'il était petit, 1,6m et 70kg, et pouvait facilement sortir de la capsule.Un défaut technique empêchait la séparation du dernier module de propulsion qui rendait la capsule trop lourde pour un parachute.Gagarine a donc dû se jeter dans les airs à 7000 m.Et la crainte d'une défection avait incité ses patrons à munir la capsule d'un dispositif d'autodestruction qui devait être désactivé de Baïkonour.Le balisticien en chef, Serguei Korolev, avait outrepassé les ordres et donné à Gagarine le code secret de désactivation avant le départ.Les questions d'altération du comportement ont par la suite marqué le programme spatial soviétique.Les longs séjours dans les stations spatiales ont été scrutés à la loupe par les psychologues.Le dernier haut fait de la Russie dans l'espace, la station Mir, montre bien que les Soviétiques avaient raison de se méfier de l'humeur de leurs cosmonautes.En juin 1997, un cargo a embouti Mir, causant une dépressurisation presque dramatique, parce que le commandant Vasily Tsibliyev souffrait d'épuisement professionnel.Le premier vol d'un homme dans l'espace Les premiers exploits soviétiques dans l'espace Agence France-Presse MOSCOU Ð Il y a 40 ans, le 12 avril 1961, le cosmonaute soviétique Youri Gagarine réalisait le premier vol humain dans l'espace à bord d'un vaisseau Vostok-1 (Orient), en effectuant une révolution autour de la Terre en 1h48, à des altitudes variant entre 181 et 327 km.Depuis quelques jours, les rumeurs allaient bon train dans la capitale soviétique sur l'imminence d'un tel événement.L'annonce par l'Agence Tass, en différé d'une heure, du lancement de Gagarine provoqua un enthousiasme considérable dans le monde entier.Dans toute l'Union soviétique, le travail fut interrompu pour écouter la radio et, à Moscou même, une foule de plus en plus dense envahit dans la matinée les rues et la place Rouge.Jamais, de mémoire de Moscovite, on n'assista à un tel délire collectif.Fait sans précédent, la Pravda, principal quotidien soviétique, sortait, le jour même, une édition spéciale, avec ce titre, à la une, en gros caractères, sur huit colonnes : « Le plus grand événement de l'histoire du monde ».« C'est le plus grand exploit scientifique de l'histoire de l'humanité », déclarait l'astronome anglais sir Bernard Lovell, directeur de l'Observatoire de Jodrell Bank.Le président John Kennedy, qui saura relever ce second défi lancé par l'URSS à l'Amérique, Ð après le lancement du premier spoutnik le 4 octobre 1957 Ð, avec son programme Apollo, salua « l'exploit scientifique des plus impressionnants » des savants et ingénieurs soviétiques.Les États-Unis étaient, une fois de plus, battus dans la course à l'espace.Leur premier astronaute ne fera qu'un « saut de puce » de 15 minutes, le 5 mai suivant, et il faudra attendre le 20 février 1962, pour qu'un Américain, John Glenn, effectue le premier vol orbital (3 révolutions) autour de la Terre.C'est à peine 3 ans et demi après le lancement du premier spoutnik que Gagarine effectua son vol historique.Durant l'été 1959 une « directive » définit les critères de sélection des cosmonautes qui seront choisis parmi les pilotes de l'armée de l'Air.Sur 3000 candidats, 20 seront retenus pour une « mission spéciale ».Ils seront six à faire partie du noyau des cosmonautes prêts à voler.Et ce n'est que le 25 mars 1961 qu'ils assisteront à un lancement de la base de Baïkonour.C'était précisément une « répétition générale », le lancement d'un Vostok ayant à bord la chienne Petite Étoile et un mannequin nommé « Ivan Ivanovitch ».Le vol est une réussite, comme le précédent, le 9 mars, avec la chienne Noireaude et un mannequin truffé de rats, de souris, de cultures biologiques.Le 3 avril 1961, la décision est prise de tenter un vol humain.Moins de trois semaines avant le vol de Gagarine, un des candidats désignés, Valentin Bondarenko, meurt à l'entraînement dans une chambre barométrique qui prend feu à la suite d'une imprudence.Gagarine, comme par la suite d'autres cosmonautes et astronautes, aura les nerfs bien solides.Avant de monter au sommet de la fusée portant le Vostok, il dira à ses collègues, inspiré par la lecture des Trois Mousquetaires : « Les gars : un pour tous, tous pour un.» Lors de la mise à feu, on l'entendra dire ce que tout Russe dit avant un départ : « Poïekhali » (En route).Il partira en effet, pour la gloire, la sienne et celle de son pays.Au cours des nombreux voyages qu'il fera à l'étranger, il sera reçu par les chefs d'État, les rois et les reines, et applaudi par des millions de gens.Youri Gagarine mourra, le 27 mars 1968, dans un accident d'avion.Agence France-Presse MOSCOU Ð Voici quelques unes des « premières » soviétiques dans l'espace : Ð 4 octobre 1957 : le premier satellite artificiel de la Terre, Spoutnik, une petite sphère de 58 cm de diamètre, décrit autour de la planète une trajectoire elliptique en 1h35 Ð 3 novembre 1957 : le premier être vivant dans l'espace est la chienne Laïka qui y survivra 7 jours, « première victime de l'espace »; Ð 4 octobre 1959 : Lunik-3 effectue le premier vol autour de la Lune et transmet les premières photos de la face cachée du satellite de la Terre Ð 19 août 1960 : première récupération d'êtres vivants (deux chiennes, Strelka et Belka) après un vol spatial Ð 12 avril 1961 : Youri Gagarine, premier homme dans l'espace.Il fait une révolution autour de la Terre en 1h48 à une altitude variant entre 175 et 380 km; Ð 11-15 août 1962 : premier vol groupé d'Andrian Nikolaïev dans Vostok-III et Pavel Popovitch dans Vostok-IV, à 5 km l'un de l'autre.Ils atterrissent le 15 août à six minutes d'intervalle Ð 16-19 juin 1963 : Valentina Terechkova, première femme dans l'espace à bord de Vostok-VI.Elle atterrit le 19 juin après un vol de 2 jours 22h50 et 48 révolutions autour de la Terre; Ð 12-13 octobre 1964 : premier vaisseau multiplace Voskhod-1 avec trois cosmonautes à bord sans scaphandre : Vladimir Komarov (pilote), Konstantin Feoktistov (physicien), Boris Egorov (médecin), premiers cosmonautes « non professionnels »; Ð18-19 mars 1965 : première sortie d'un cosmonaute dans l'espace, Alexeï Leonov à bord de Voskhod-2; Ð 3 février 1966 : premier atterrissage en douceur d'une sonde sur la Lune Luna-9; Ð 17 janvier 1969 : première station expérimentale créée par l'amarrage de Soyouz-4 et Soyouz-5; Ð 25 juillet 1984 : la Soviétique Svetlana Savitskaïa est la première femme à avoir fait une sortie dans l'espace, durant 3h35; Ð 19 avril 1971 : première station spatiale habitée (Saliout); Ð 13 mars 1986 : deux cosmonautes soviétiques emménagent dans la station orbitale Mir; Ð 22 mars 1995 : Valeri Poliakov rejoint la Terre après un séjour record de 437 jours dans l'espace à bord de la station Mir.MERCREDI SAINT, 11 avril à 20 h, la Messe Chrismale sera présidée par Monsieur le cardinal Jean-Claude Turcotte.JEUDI SAINT, 12 avril à 20 h, la messe solennelle de la Cène du Seigneur sera présidée par Mgr André Rivest, évêque auxiliaire.VENDREDI SAINT, 13 avril à 15 h, la méditation du Chemin de la Croix sera présidée par Monsieur le cardinal Turcotte, assisté de Mgr Pierre Saint- Cyr; à 17 h, Mgr Jude Saint-Antoine, évêque auxiliaire, présidera l'Office de la Passion.SAMEDI SAINT, 14 avril à 20 h, Monsieur le cardinal Turcotte présidera la Veillée pascale.DIMANCHE DE PÂQUES, 15 avril à 11 h, Mgr Jude Saint-Antoine présidera la Messe de la Résurrection.Pour information, 866-1661 La cathédrale Marie-Reine-du-Monde est située sur le boulevard René-Lévesque, angle Mansfield.Station de métro Bonaventure.Ville de Montréal Musique d'ambiance Halte-garderie Stationnement gratuit Chaussegros-De Léry Marché Bonsecours 350, rue Saint-Paul Est Champ-de-Mars Chères Montréalaises, Chers Montréalais, Donner de son sang, c'est faire acte d'amitié et de générosité envers tous ceux et celles qui nous entourent.Je vous invite, encore cette année, à venir faire un don de vie à l'occasion de la collecte de sang annuelle du Vendredi saint qui aura lieu au marché Bonsecours.Amenez vos parents et vos amis le 13 avril, de 10 heures à 20 heures.Mes collègues du conseil municipal et moi-même serons heureux de vous y accueillir.Le maire, Pierre Bourque du Vendredi saint 2001 2950477A MONTRÉAL - TORONTO - VANCOUVER - CALIFORNIE DU LUN.AU SAM.CONSULTATION GRATUITE C L I N I Q U E S INTERNATIONAL Garantie Fini la cire et le rasage.Épilation laser garantie - c'est vrai, LCI est le seul à garantir par écrit leurs traitements pour 2 ans.Prix garanti - LCI égalera le prix de la compétition avec preuve écrite.Financement disponible Traitement à partir de 77$ Montréal - Brossard et Dollard-des-Ormeaux Bientôt Laval - l'est de l'île 1 800 217-6789 3LP1701A0411 A-17 MERCREDI MONDE 3LP1701A0411 ZALLCALL 67 01:09:55 04/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 A17 MONDE Les Pays-Bas, premiers à légaliser l'euthanasie La loi comporte plusieurs conditions et prévoit des commissions de contrôle Agence France-Presse LA HAYE Ð Les sénateurs néerlandais ont approuvé hier une loi légalisant l'euthanasie sous certaines conditions, faisant ainsi des Pays-Bas le premier pays au monde à autoriser officiellement cette pratique médicale controversée.Les sénateurs ont adopté le texte par 46 voix contre 28.Il avait déjà été adopté à une large majorité par les députés en novembre dernier.Le principal parti d'opposition, l'Alliance chrétienne démocrate (CDA) a voté contre ainsi que les petits partis chrétiens et le Parti socialiste (SP).Tous les partis de la coalition gouvernementale de centre- gauche ont en revanche approuvé le projet, rejoints par les écologistes.La loi pourrait entrer en vigueur dans la deuxième moitié de cette année, ont précisé hier soir les ministres néerlandais de la Santé, Els Borst, et de la Justice, Benk Korthals.Elle ne fait en réalité que donner un cadre légal à une pratique déjà tolérée depuis 1997.Elle était partiellement décriminalisée pour les adultes depuis mai 1994, tout en restant officiellement punissable d'une peine maximale de 12 ans de prison.La légalisation de l'euthanasie est assortie de plusieurs conditions.Les médecins devront s'assurer que le malade est affligé de « souffrances insupportables », qu'il n'a aucun espoir de survie et qu'il veut effectivement mettre fin à sa vie.Ils devront ensuite se soumettre au contrôle de commissions régionales chargées de veiller au respect de ces conditions.Ces commissions seront composées d'un médecin, d'un juriste et d'un spécialiste en éthique.Les mineurs entre 12 et 16 ans auront également la possibilité de recourir à l'euthanasie, s'ils bénéficient de l'accord de leurs parents.Pour les jeunes âgés de plus de 16 ans, ce consentement parental ne sera plus nécessaire.En Australie, le Parlement de la province des Territoires du Nord avait adopté en juillet 1996 une loi légalisant, pour la première fois au monde, l'euthanasie.Ce texte avait été abrogé au niveau fédéral quelques mois plus tard.Quelque 8000 opposants ont manifesté silencieusement hier aprèsmidi à La Haye à l'appel d'une trentaine d'organisations religieuses en demandant au Sénat de rejeter le projet.Résumant la philosop parlementaire néerlandais Van der Flies a souligné que « le droit des mourants n'est pas une mort douce, mais un adoucissement de la dernière phase de la vie ».Une enquête récente démontre cependant qu'une large majorité de Néerlandais (85 %) est favorable à une légalisation permettant l'euthanasie en cas de souffrance physique intolérable où le patient n'a pas d'espoir de survie.Ils sont également 57 % à estimer que des patients victimes de longues souffrances psychologiques doivent pouvoir décider de mettre un terme à leur vie.C'est surtout de l'étranger que fusent les critiques les plus véhémentes, dans le sillage du Vatican qui a condamné, après le vote par la Chambre basse, cette « triste primeur » des Pays-Bas.Certains pays, notamment l'Allemagne, craignent de voir un « tourisme de l'euthanasie » se développer vers les Pays-Bas.Le premier ministre, Wim Kok, avait tenté de couper court à ces critiques, soulignant « le travail consciencieux » effectué pour parvenir à l'élaboration de cette loi.« Nous n'avons pas à en avoir honte », a-t-il dit.Pas moins de 2123 cas d'euthanasie ont été officiellement recensés aux Pays-Bas en 2000, dont l'écrasante majorité touchant des patients atteints de cancer, selon des chiffres des commissions chargées d'évaluer cette pratique.L'année dernière, 1893 cancéreux ont demandé à un médecin de mettre fin à leurs jours, soit 89 % de l'ensemble des euthanasies pratiquées.Les patients atteints de maladies nerveuses, pulmonaires et cardio-vasculaires ont ensuite été les plus nombreux à demander « une mort douce » avec respectivement 51, 45 et 28 demandes.Les commissions ont comptabilisé dix euthanasies pratiquées sur des malades atteints du sida.La majorité des euthanasies sont pratiquées à la maison (1773), puis dans les hôpitaux.Le ministère de la Justice estime que plusieurs centaines de cas d'euthanasie par an ne sont pas déclarées aux commissions régionales par crainte des poursuites judiciaires ou pour des raisons de confidentialité.« Parfois, un patient me demande de pratiquer l'euthanasie mais ne veut pas que sa femme ou ses enfants le sachent.Dans ce cas, je ne déclare rien aux commissions », a reconnu un médecin néerlandais interrogé par la télévision nationale.Photo AP Quelque 8000 opposants ont manifesté silencieusement hier après-midi à La Haye à l'appel d'une trentaine d'organisations religieuses en demandant au Sénat de rejeter le projet de loi sur l'euthanasie.La course au poste de premier ministre du Japon s'intensifie d'après AFP TOKYO Ð Deux nouveaux poids lourds du Parti libéral démocrate (PLD) sont entrés hier dans la course pour diriger le Japon, rendant plus incertaine son issue même si l'ancien premier ministre Ryutaro Hashimoto reste le favori.Après le réformiste Junichiro Koizumi lundi, Shizuka Kamei, chef de la stratégie politique du parti, et Taro Aso, ministre délégué aux Affaires économiques, ont annoncé leur volonté de se présenter à l'élection pour la présidence du PLD.Ils devraient être rejoints d'ici demain, date de dépôt des candidatures, par l'ancien premier ministre Ryutaro Hashimoto, donné comme favori par les experts et la presse.Une assemblée de 487 parlementaires et délégués du PLD sera appelée le 24 avril à élire un nouveau président.En raison de la prééminence du parti à la Diète, le nouvel élu devrait remplacer, le 26 avril, le très impopulaire premier ministre Yoshiro Mori, démissionnaire.L'élection va davantage se jouer sur l'équilibre des forces entre les neuf factions composant le PLD que sur des programmes politiques, même si ces derniers ont leur importance, notamment sur les questions économiques.Les clans, soudés autour d'un leader, fonctionnent comme de petits partis, qui peuvent s'allier entre eux au gré des circonstances ou de leurs intérêts.Si la logique interne du parti était respectée, Hashimoto, premier ministre de 1996 à 1998, devrait retrouver les rênes du Japon puisqu'il est à la tête de la principale faction, forte de 102 parlementaires.Elle arrive ainsi loin devant celle de Koizumi, avec 60 membres, et celle de Kamei, avec 55.Aso est affilié à une petite faction de seulement douze parlementaires.Les observateurs tablent au final sur un duel Hashimoto-Koizumi, que la faction de Kamei sera en mesure d'arbitrer.L'avantage de Koizumi, 59 ans, est sa forte popularité auprès de la base du parti et de l'opinion.Le PLD pourrait s'en servir pour reprendre des couleurs à l'approche d'élections sénatoriales qui s'annoncent très délicates pour lui en juillet.Mais la vieille garde du parti se méfie des idées réformatrices de cet ancien ministre de la Santé.Dans ce contexte, Hashimoto, 63 ans, apparaît davantage comme un rassembleur.Mais sa popularité reste plombée par la cinglante défaite aux élections sénatoriales de 1998, qui l'avait obligé à quitter le pouvoir.Photo AFP L'ancien premier ministre Ryutaro Hashimoto veut reprendre les rênes du Japon.Mettez bien plus que votre argent en lieu sûr.Louez une Classe M.LA CLASSE M.À PARTIR DE 48600$ Si vous aviez déjà plusieurs raisons de considérer la Classe M, en voici une de plus: la ML320 2001 est présentement assortie d'une offre irrésistible.Conduisez, pour tout juste 529 $ par mois, le seul utilitaire sport dont la résistance lors de tests de collision et le remarquable rapport prix/valeur lui ont respectivement valu les titres de «Meilleur choix»\u2020 et de « Meilleure valeur hors tout de l'année ».\u2020\u2020 Bénéficiez d'un espace utilitaire de 2 300 L.De trois systèmes de contrôle de traction.Ainsi que du luxe, du confort et de la tenue de route d'une Mercedes.C'est là un bien petit prix à payer pour offrir à votre famille ce 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les frais d'enregistrement et les taxes en vigueur.Les frais d'assurance, d'entretien et de réparation sont à la charge du client.[Pour le Québec, voir en page 1 du contrat de bail pour plus de détails sur les termes et conditions.] Si le client décide de ne pas acheter le véhicule en fin de bail, il s'engage à rendre ledit véhicule au concessionnaire et est responsable pour tout kilométrage au-delà de 36 000 kilomètres, au coût de 20 ¢ le km, ainsi que, le cas échéant, pour tout excès d'usure et d'utilisation.[Pour le Québec, voir en page 2 du contrat de bail pour plus de détails sur les degrés d'utilisation courants et les coûts entraînés au-delà de la normale.] Le client a l'option d'acheter le véhicule en fin de bail pour la somme de 38 094 $, plus les frais et les taxes en vigueur, sauf au Manitoba où l'option d'achat n'est pas possible.Les accessoires en option sont en sus.Le concessionnaire peut offrir un prix de location moindre.Détails complets auprès du concessionnaire 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se sont rejetés la responsabilité de la collision, tandis que Pékin exige des excuses de Washington pour la disparition du pilote qui se trouvait à bord du chasseur chinois abimé en mer après la collision.Les 24 membres de l'équipage de l'avion de surveillance électronique sont pour leur part détenus depuis dix jours sur l'île chinoise de Hainan.Plutôt dans la journée d'hier, le président George W.Bush a prêché la patience aux Américains dans la crise avec la Chine, qui retient 24 militaires américains depuis dix jours, et il a admis pour la première fois que les discussions avec la Chine traversaient une « impasse ».« La diplomatie prend parfois un peu plus de temps que les gens ne le souhaiteraient (.) Mon administration fait tout ce qu'elle peut pour briser l'impasse de manière efficace », a déclaré le président américain devant la presse, en marge de ses entretiens avec le roi Abdallah de Jordanie.La Chine a continué d'insister hier auprès des États-Unis pour obtenir des excuses pour la collision aérienne survenue au large de ses côtes avec un avion espion-américain.« Les États-Unis doivent présenter des excuses », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Sun Yuxi.« Nous espérons que les États-Unis adopteront une attitude pragmatique et coopérative afin de répondre aux exigences du peuple chinois.Le problème pourra ainsi être rapidement résolu », a-t-il dit lors d'un point de presse De l'Argentine, où il accompagne le président chinois Jiang Zemin en visite officielle, un autre porte-parole du ministère, Zhu Bangzao, s'était fait lundi plus tranchant.« La Chine n'est absolument pas satisfaite des déclarations faites par les États-Unis jusqu'à présent », avait-il lancé.La Chine a toutefois signalé qu'elle entendait soigneusement calibrer sa position en organisant une cinquième rencontre hier à Haikou entre les aviateurs et la mission diplomatique américaine dirigée par le général Neal Sealock.Comme il le fait après chacune de ces rencontres, ce dernier a fait part au président Bush de ses impressions.« Il m'a dit qu'ils gardent un moral d'acier et que nos troupes sont patientes », a déclaré le président.La présence de l'armée syrienne ranime les divisions de la guerre civile au Liban Rencontre de talibans et de membres du Congrès américain au Qatar SAM GHATTAS Associated Press BEYROUTH Ð La présence de 30 000 soldats syriens au Liban ranime les divisions de la guerre civile (1975-90) entre la communauté chrétienne, qui souhaite le redéploiement ou le départ des troupes de Damas, et les musulmans qui préconisent leur maintien.La tension est attisée par des manifestations et les discours des hommes politiques ou des religieux.La semaine dernière, Nicholas Nassif, chroniqueur du quotidien de Beyrouth An-Nahar, affirmait que même durant la guerre civile, il n'avait jamais vu « un tel climat sectaire ».Entre 1975 et 1990, la guerre a fait 150 000 morts au Liban.Les 30 000 soldats syriens envoyés au pays du cèdre en 1976 ont fini par prendre le parti des musulmans contre les chrétiens et après la guerre, le Liban s'est retrouvé sous la tutelle politique de Damas.Depuis qu'Israël a retiré ses troupes du Liban-Sud en mai dernier, les appels se sont multipliés pour demander aux Syriens de relâcher leur emprise sur le pays, de redéployer leurs soldats en les envoyant près de la frontière libanosyrienne ou de les retirer purement et simplement.Le cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche de l'Église catholique maronite libanaise, mène depuis septembre une campagne pacifique contre le contrôle politique et militaire exercé par Damas, tout en plaidant pour de bonnes relations de voisinage.« Nous demandons une chose très simple : que le Liban soit souverain, libre et indépendant », a souligné le prélat.Avec 900 000 fidèles, les maronites constituent la plus importante communauté chrétienne du Liban.Mais plus de 60 % des 3,5 millions d'habitants sont musulmans, essentiellement chiites.La rue a commencé à s'emparer de la question syrienne le 14 mars lorsque un millier d'étudiants, principalement chrétiens, ont organisé une marche en direction d'une base militaire syrienne près de Beyrouth.Ils ont finalement été bloqués par des soldats libanais.Des étudiants musulmans et d'autres pro-syriens ont tenu une contre-manifestation quelques jours plus tard.La tension est montée d'un cran avec le rassemblement de 150 000 chrétiens criant des slogans anti-syriens à l'occasion du retour de Mgr Sfeir d'une tournée en Amérique du Nord le 27 mars dernier.La réplique est venue le 4 avril : le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a mis à profit un jour saint pour réunir 300 000 personnes en soutien à la Syrie.« Si les dirigeants syriens veulent retirer leurs forces du Liban, nous leur dirons : Vous avez tort et ce que vous faites n'est pas dans l'intérêt du Liban », a lancé à la foule le chef du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah.Nadjah Ouakim, un homme politique chrétien qui soutient l'appel de Mgr Sfeir pour un redéploiement syrien, a affirmé lundi que son bureau a été incendié en raison des tensions intercommunautaires.Une enquête a été ouverte.Certains espèrent que les choses se seront apaisées avant la visite du pape Jean-Paul II à Damas prévue le 5 mai.Le cardinal Sfeir aurait été invité à se joindre au souverain pontife.Les dirigeants libanais pro-syriens, dont le président maronite Émile Lahoud, estiment que l'armée syrienne contribue à la stabilité du pays face à Israël et à la fragilité de la paix intérieure.Le chef spirituel sunnite, le grand mufti Mohammed Rachid Kabbani, a estimé vendredi dernier dans un vibrant sermon que l'intérêt national « appelle à dire non au départ des forces arabes syriennes fraternelles du Liban ».De nouveaux rassemblements des deux camps étaient prévus pour aujourd'hui et certains musulmans ont appelé à affronter les chrétiens hostiles à la présence de l'armée syrienne avec « les dents, les mains, des bâtons et des couteaux de cuisine ».Les chrétiens ont préféré annuler leur rassemblement pour éviter des violences potentielles et le ministère de l'Intérieur a interdit toute manifestation.d'après AFP DOHA Ð Des membres du Congrès américain, en visite à Doha, ont rencontré hier une délégation des talibans, la milice islamique au pouvoir à Kaboul, qui est en rupture avec Washington, a annoncé un ministre qatariote.« La réunion a eu lieu », a déclaré le ministre qatariote des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, interrogé par la chaîne de télévision qatariote Al- Jazira sur une rencontre entre des membres du Congrès et la délégation des talibans, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Wakil Ahmed Mutawakel.« Elle a été tenue pour permettre à chacune des deux parties d'exposer son point de vue, sans pour autant prendre d'engagement sur quoi que ce soit », a ajouté le ministre, indiquant que son pays avait contribué à l'organisation de la rencontre.Selon Al-Jazira, les deux parties ont notamment évoqué le cas du terroriste présumé Oussama ben Laden, réfugié en Afghanistan, la situation de la femme et les libertés publiques, soumises à de sévères restrictions par le régime des talibans qui affirment agir conformément à la charia (loi islamique).« La position des talibans était souple sur la plupart des questions évoquées et la délégation afghane s'est montrée disposée au dialogue », a déclaré à la télévision le président de l'Institut islamique de Washington, Khaled Sfouri.Sfouri est présent à Doha en même temps qu'une dizaine de membres du Congrès américain pour un séminaire qataro-américain sur la démocratie et le libreéchange, qui s'est terminé hier.La rencontre a eu lieu avant le départ dans l'après-midi de la délégation des talibans, au terme d'une visite de quatre jours au Qatar, qui assure la présidence de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).Cheikh Hamad n'a donné aucune indication sur l'identité ou le nombre des membres du Congrès ayant rencontré les représentants de la milice afghane.En janvier, l'ONU avait renforcé les sanctions contre l'Afghanistan, à la demande des États-Unis et de Moscou, pour contraindre les talibans à extrader Oussama ben Laden, un milliardaire déchu de sa nationalité saoudienne soupçonné d'être derrière des attentats commis en 1998 contre des ambassades des États-Unis en Afrique de l'Est.Les talibans sont au pouvoir à Kaboul depuis 1996.Le Pakistan, l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, tous membres de l'OCI, sont les seuls pays à avoir reconnu le régime des talibans.Lorsque l'Insurance Institute for Highway Safety décrète que votre véhicule est l'utilitaire sport le plus sécuritaire jamais mis à l'essai, il y a de quoi célébrer.Avec son moteur V8 optionnel de 282 chevaux, le X5 propose une performance tout aussi réjouissante.En ajoutant à sa maniabilité et son contrôle légendaires des caractéristiques de sécurité exceptionnelles ainsi qu'une stabilité à toute épreuve, BMW a su créer le premier et unique véhicule d'activités sportives - le X5.Un véhicule sportif qui fait la preuve sur quatre roues que sécurité peut aussi rimer avec liberté.Renseignez-vous sur la Formation de conduite BMW www.bmw.ca 1 800 667-6679 BMW X5 3.0i 4.4i \u201cLe meilleur utilitaire sport que nous ayons mis à l'épreuve.\u201d © BMW Canada Inc.« BMW », le logo BMW et « Le plaisir de conduire » sont des marques de commerce de BMW AG, utilisées sous licence par BMW Canada Inc.Véhicule à sécurité maximale.Le plaisir de conduire.MC Brian O'Neill, président, Insurance Institute for Highway Safety 924994699669A6A 3LP1901A0411 A-19 MERCREDI MONDE 3LP1901A0411 ZALLCALL 67 01:07:13 04/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 MOND E A 1 9 EXPRESS INTERNATIONAL Tchétchénie 17 cadavres découverts DIX-SEPT CADAVRES d'hommes ont été découverts à Grozny dans un bâtiment en ruine situé dans l'enceinte d'une unité des forces du ministère russe de l'Intérieur, a admis hier le général russe Viktor Kazantsev, confirmant une information de la presse.Le général, qui a dirigé l'opération militaire en Tchétchénie à ses débuts, a refusé d'accuser les policiers russes du meurtre de ces civils, qui ont été tués par balles selon le quotidien Kommersant.Le maire tchétchène pro-russe de Grozny, Bislan Gantamirov, qui s'était battu aux côtés des forces fédérales contre les rebelles indépendantistes, a accusé les forces russes d'avoir exécuté ces civils, selon la même source.Les Tchétchènes ont été tués il y a environ six mois.Un charnier contenant une soixantaine de corps a été découvert en février dernier près du quartier général des forces fédérales à proximité de Grozny.Ð d'après AFP Bosnie Attentat croate LA TENSION est encore montée d'un cran hier entre la communauté internationale et les autorités de Bosnie d'un côté, la minorité croate nationaliste de l'autre, après un attentat à la voiture piégée devant le domicile d'un membre du gouvernement central.Selon la police, la bombe, placée dans une voiture, a explosé vers 3h30 locales à Siroki Brijeg, dans le sud-ouest de la Bosnie, devant le domicile d'un ministre croate sans portefeuille du gouvernement central, de tendance modérée, Mladen Ivankovic.L'explosion n'a pas fait de blessés mais a causé des dégâts importants.Mladen Ivankovic et son frère Jerko, député, figurent parmi les principaux industriels d'Herzégovine, la région de Bosnie où se concentre la minorité croate.Ils sont connus pour leur opposition aux partis nationalistes, en particulier au premier d'entre eux, la Communauté démocratique croate (HDZ).Ð d'après AFP Italie Bombe de l'extrême gauche UN GROUPE d'extrême gauche a revendiqué hier l'attentat à l'explosif qui a endommagé à l'aube à Rome l'entrée du siège d'un institut de recherche sur l'économie mondiale et d'une association pour les relations Italie-É.-U.Le message de revendication, qui vise explicitement les deux organismes, est signé du « Noyau d'initiative prolétaire révolutionnaire » (NIPR).L'engin était confectionné avec environ 600 grammes d'explosif et un détonateur relié à la sonnerie d'un téléphone portable.Le NIPR n'est pas complètement inconnu des services de police.Il a déjà signé une tentative d'attentat à l'explosif, à la mi-mai 2000, au siège de la Commission d'étude et de surveillance des normes antigrèves.Le centre de recherche, fondé en 1965, se spécialise dans l'analyse des grands équilibres économiques planétaires, comme la mondialisation.Il avait organisé récemment un séminaire préparatoire au sommet du G8, qui se tiendra à Gênes en juillet.Ð d'après AFP Iran Contre la sécurité DES ROQUETTES ont atteint hier soir le siège des Forces de sécurité nationale, dans le centre-ville de Téhéran, lors d'une attaque revendiquée par l'organisation des Moudjahidine Khalq.Des témoins ont raconté avoir entendu une série de fortes explosions, ajoutant que des pompiers et des ambulances s'étaient rendus sur les lieux.Ils ont précisé que cette attaque n'avait cependant fait aucun blessé ni causé de dégâts importants aux bâtiments.Ali Safavi, porte-parole des Moudjahidine Khalq à Paris, a déclaré que l'organisation d'opposition avait utilisé des roquettes autopropulsées durant cette attaque visant le bâtiment de la sécurité iranienne, situé dans le quartier Youssef-Abad de la capitale.Il a expliqué que cette attaque constituait une riposte à la récente vague d'arrestations de membres de l'opposition iranienne.Ð d'après AP Pays basque Grève peu suivie QUELQUES ARRESTATIONS ont été réalisées hier au Pays basque espagnol à l'occasion d'une journée de « grève générale » organisée par les indépendantistes mais qui n'a eu aucune répercussion sur la vie quotidienne.La coalition indépendantiste Euskal Herritarrok (EH), à l'origine de l'appel à la grève lancé à un mois des élections régionales basques, a dénoncé « l'énorme pression de la préfecture, des organisations patronales et de certaines formations syndicales et politiques pour empêcher la libre adhésion des citoyens au mouvement de grève ».À la mi-journée, environ 2000 militants indépendantistes, avec à leur tête le dirigeant d'EH, Arnaldo Otegi, et le secrétaire général du syndicat indépendantiste LAB, Rafael Diez, ont manifesté à Saint-Sébastien sur le thème de la journée de grève : « La souveraineté, c'est la paix ».Ð d'après AFP France Congrès d'abolitionnistes LES PAYS qui ont aboli la peine de mort chercheront cet été en France à convaincre les autres que cette pratique, à leur yeux barbare, est aussi inefficace et dangereuse.Le premier congrès mondial contre la peine de mort se tiendra du 21 au 23 juin à Strasbourg et sa présentation a réuni à Paris des figures européennes du mouvement abolitionniste.Les États-Unis ont de nouveau été montrés du doigt lors de cette rencontre et le président George W.Bush a été mis en cause dans l'usage de nature électoraliste de la peine capitale.Cent huit pays ont déja aboli la peine de mort en droit ou en fait, sur les quelque 200 pays du monde.Parmi eux, 75 l'ont fait pour tous les crimes et 13 pour les crimes de droit commun uniquement.Vingt-deux pays qui n'ont pas aboli la peine capitale ne procèdent plus à des exécutions depuis dix ans.Selon Amnistie internationale, 1813 prisonniers ont été exécutés en 1999 dans 31 pays, dont les États-Unis.Ð d'après AFP Bornéo Les policiers fuient QUELQUE 200 POLICIERS d'élite devaient quitter hier la ville de Sampit, dans la partie indonésienne de l'île de Bornéo, après avoir été menacés d'être décapités par les tribus Dayaks.Environ 550 d'entre eux avaient été acheminés dans le centre de Kalimantan (nom indonésien de cette partie de Bornéo), où les Dayaks ont lancé le 18 février une chasse aux migrants originaires de l'île de Madura.Plus de 500 personnes ont été tuées, pour la plupart mutilées et décapitées.Lundi, un passant avait été tué à Sampit (700 km au nord-est de Jakarta) quand les policiers ont tiré pour disperser des centaines de Dayaks qui attaquaient leur quartier général.Vendredi, trois policiers d'élite avaient été tués par des Dayaks qui refusaient d'être désarmés.Les membres des tribus Dayaks, premiers habitants de Bornéo, veulent « vider » le centre de Kalimantan des Madurais.Plus de 70 000 Madurais ont été évacués par l'armée mais des assassinats et des violences sporadiques sont encore signalées.Ð d'après AFP Schröder tend la main à Poutine sur la dette et évite les frictions DMITRI ZAKS Agence France-Presse SAINT-PÉTERSBOURG Ð Le chancelier Gerhard Schröder s'est voulu conciliant avec la Russie lors de sa visite de deux jours à Saint-Pétersbourg, lundi et hier, tendant la main à Moscou sur le dossier de la dette et éludant les questions épineuses.Schröder a affirmé que l'Allemagne, principal créancier de la Russie, était prête « à aider Moscou à restructurer sa dette » si elle éprouvait des difficultés en 2003-2004 à remplir ses obligations envers ses créanciers.« Nous pouvons être reconnaissants à l'Allemagne », a commenté le président Vladimir Poutine.Toutefois, les discussions concrètes sur la manière de convertir une partie de la dette de Moscou envers Berlin en investissements allemands dans l'économie russe n'ont guère avancé, selon les agences russes citant des sources anonymes dans les délégations qui comprenaient les principaux ministres des deux pays.La Russie fera face en 2003 aux remboursements les plus élevés de sa dette, devant verser au total sur l'année quelque 18 milliards de dollars US contre 13 milliards en 2000, et estime indispensable un rééchelonnement de la dette héritée de l'URSS auprès du Club de Paris.Sur le plan international, Schröder et Poutine ont discuté de la défense antimissile, un sujet sensible à Moscou qui, comme Pékin, est totalement opposé au projet américain de bouclier antimissile (NMD).Schröder a estimé qu'il « serait raisonnable que les Russes et les Américains en discutent entre eux », comme le fait l'Europe avec Washington.L'Europe a émis des doutes quant au bien fondé du NMD, qui vise au départ à protéger les seuls États-Unis contre une attaque venant de pays comme l'Iran, l'Irak ou la Corée du Nord.Les questions économiques ont dominé les débats au sommet.Dans ce domaine, les relations entre les deux pays « ont fait des progrès significatifs », a noté le chancelier.Des accords sur la formation d'économistes russes et sur la coopération spatiale ont été signés, ainsi qu'un accord de coopération technique sur un an entre le géant gazier russe Gazprom et le numéro un européen, l'allemand Ruhrgas.En revanche, Schröder a soigneusement éludé les sujets de friction comme la Tchétchénie ou la liberté d'expression en Russie.Concernant la situation dans la république caucasienne, il a simplement répété sa volonté de voir « une solution politique » mettre un terme au conflit qui dure depuis le 1er octobre 1999.De son côté, Poutine a affirmé que « nombreux étaient maintenant ceux qui comprenaient l'action de la Russie en Tchétchénie » à la lumière des événements en Macédoine où l'armée est aux prises depuis quelques semaines avec une guérilla albanaise.Pressé par les journalistes russes, Schröder s'est abstenu de prendre position dans le conflit qui oppose la rédaction de la chaîne indépendante NTV à la nouvelle direction, affirmant « ne pas connaître les détails » de l'affaire.NTV, unique chaîne d'opposition d'audience nationale, est passée la semaine dernière sous contrôle du géant gazier Gazprom, dont le principal actionnaire est l'État.Depuis, la rédaction refuse d'obéir aux nouveaux dirigeants.« Il faut séparer les propriétaires des journalistes », a simplement dit Schröder, reconnaissant que « les journalistes représentent la liberté démocratique dans un pays ».Poutine a réaffirmé qu'il entendait rester en dehors « de cette bouillie », jugeant que seuls les tribunaux étaient en mesure « de régler la question ».Avant de quitter la Russie, Schröder a reçu un tableau du XVIIe siècle jadis exposé à Dresde.« Nous voulons que tous les facteurs qui compliquent nos relations quittent notre pays », a expliqué Poutine.Mandat d'arrêt international du Rwanda contre l'ex-premier ministre Rwigema d'après AP KIGALI Ð Le Rwanda a délivré un mandat d'arrêt international aux États-Unis contre l'ancien premier ministre Pierre- Célestin Rwigema, que Kigali veut aujourd'hui juger pour son implication présumée dans le génocide de 1994, a annoncé hier le procureur général, Gérard Gahima.Âgé de 47 ans, Rwigema, ex-premier ministre du gouvernement d'union nationale et responsable du principal parti hutu, avait été contraint à démissionner le 28 février 2000, accusé de corruption et de mauvaise gestion.Il s'était alors enfui, réclamant l'asile aux États-Unis et affirmant être persécuté par le régime de Kigali, repris en main par son homme fort, Paul Kagamé, aujourd'hui président.Les autorités américaines n'ont pas répondu à la demande rwandaise pour l'instant, a précisé le procureur.À l'époque du génocide, Rwigema, un modéré, était membre d'un groupe politique hutu opposé au gouvernement extrémiste qui orchestra le massacre de plus d'un demi-million de tutsis et hutus modérés.Mais certains survivants du génocide ont témoigné qu'il n'avait pas fait assez pour éviter les massacres, alors qu'il occupait les importantes fonctions de chef de la sécurité dans son quartier de Biryogo, à Kigali.Il a été accusé par d'autres d'avoir distribué des armes aux miliciens Interahamwe, principaux auteurs des massacres.Pendant des années, il n'a pas été poursuivi.Après le génocide, Rwigema purgea son parti, le Mouvement démocratique républicain (MDR) des extrémistes hutus et des ennemis du Front patriotique rwandais (FPR, tutsi), arrivé au pouvoir à Kigali en juillet 1994.Il devint ensuite premier ministre du gouvernement d'union nationale tutsihutu mis sur pied par le FPR, en vertu des accords de partage du pouvoir signés en 1993.Tenez-vous loin des fermes canadiennes pendant 14 jours.Si vous devez visiter une ferme, lavez à la machine, à l'eau chaude, tous les vêtements ou faites-les nettoyer à sec, et désinfectez dans un mélange moitié eau moitié vinaigre tous les effets personnels (en particulier vos souliers) que vous avez emportés à l'étranger.Si vous prévoyez aller à un zoo, à un parc national ou provincial, veuillez prendre les mêmes précautions en matière de désinfection.Si vous exploitez une ferme au Canada : Interdisez la visite de quiconque a séjourné au cours des 14 derniers jours dans les pays touchés par la fièvre aphteuse.Si des visiteurs doivent quand même se rendre à votre ferme, ils devraient au préalable prendre des précautions sanitaires supplémentaires, telles que le lavage et la désinfection de tous les équipements et effets personnels.Nous avons besoin de votre aide pour que le Canada demeure exempt de la fièvre aphteuse La grave épidémie de fièvre aphteuse qui touche l'Europe a mené à l'abattage de centaines de milliers de bêtes.Cette maladie virale hautement contagieuse s'attaque aux bovins, aux porcs, aux moutons, aux chèvres, aux chevreuils et à d'autres animaux.Bien qu'elle ne constitue pas une menace d'importance pour la santé humaine, il se peut que les gens introduisent le virus au Canada en le transportant sur leurs souliers, leurs vêtements, leurs bagages ou en rapportant des produits alimentaires contaminés.Les voyageurs qui arrivent au Canada en provenance de pays touchés doivent se soumettre à une procédure de désinfection simple, mais efficace.L'inspection des bagages personnels et des produits importés est maintenant beaucoup plus stricte.Voici ce que vous pouvez faire pour que le Canada demeure exempt de la fièvre aphteuse.Après un voyage dans l'un des pays touchés : Assurez-vous que les vêtements et les souliers que vous portiez durant votre séjour à l'étranger ne comportent aucune trace de terre ou de fumier, surtout si vous avez visité une ferme.Déclarez tout produit de viande, produit laitier et produit d'origine animale que vous désirez rapporter au Canada.La déclaration de ces articles n'entraîne pas de sanction, mais il y a une peine sévère si vous négligez de le faire.Pour plus de renseignements, composez le 1 877 227-0677 (du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, heure avancée de l'est) (le samedi, de 9 h à 17 h, heure avancée de l'est) (fermé les 14 et 15 avril) ATME 1 800 465-7735 ou consultez le site www.inspection.gc.ca 2948897A 3LP2001A0411 a20 mercredi 3LP2001A0411 ZALLCALL 67 01:04:57 04/11/01 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 FORUM Les enfants du Ritalin m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a L'utilisation du Ritalin a augmenté de façon fulgurante au Québec.En dix ans, de 1990 à 2000, le nombre de prescriptions vendues est passé de 33 000 à 248 000.Alarmant ?Oui, parce qu'on ne connaît pas vraiment les effets secondaires à long terme de ce médicament et qu'il est donné à tort et à travers dans les écoles afin de calmer les enfants les plus turbulents.De la discipline chimique, quoi.Mais il faut mettre quelques bémols à ces statistiques.Même si elles reflètent une hausse vertigineuse de la consommation de Ritalin, une drogue qui calme les enfants hyperactifs, les raisons de sa popularité restent obscures.Estce dû à un problème de surconsommation, à une utilisation prolongée du Ritalin jusqu'à l'âge adulte ou à un dépistage plus précoce du trouble de déficit de l'attention chez les jeunes ?Ou les trois à la fois ?Pour l'instant, il n'y a pas de réponse à ces questions mais chose certaine, les chiffres sont troublants.Environ 200 000 enfants prennent du Ritalin au Canada.Surtout des garçons.Le phénomène est essentiellement nord-américain.En France, par exemple, le Ritalin a été formellement introduit en 1995 seulement et il ne peut être prescrit que par des pédiatres qui exercent en milieu hospitalier.Au Canada, le Ritalin est utilisé depuis une quarantaine d'années.Aux États-Unis, environ 10 % des enfants d'âge scolaire prenaient du Ritalin en 1996 et dans certaines classes, jusqu'à 25 % des élèves étaient abonnés à cette drogue controversée.Mais il faut prendre ces statistiques avec des pincettes car elles proviennent de l'Association des parents contre le Ritalin.Le Ritalin n'a pas que des détracteurs.Pour plusieurs parents, il représente une planche de salut inespérée.Les enfants qui souffrent d'hyperactivité éprouvent d'énormes difficultés à l'école.Incapables de se concentrer très longtemps, ils bougent continuellement, tolèrent mal la frustration, accumulent les échecs scolaires, vivent de nombreux conflits avec leurs amis et exaspèrent souvent leur enseignant qui ne tarde pas à les prendre en grippe.Le Ritalin les calme et les aide à se concentrer.Mais il y a des détracteurs et leurs arguments frappent.Le Ritalin ne guérit rien, il ne fait qu'atténuer les symptômes.De plus, son action ne dure que trois ou quatre heures et ses effets secondaires sont importants : insomnie et perte d'appétit.n n n L'école connaît mal le Ritalin et l'hyperactivité.En Ontario, 108 enseignants ont été interrogés en janvier dans le cadre d'un sondage.L'étendue de leur ignorance est troublante.Par exemple, 32 % des professeurs interrogés croyaient à tort que le sucre et les additifs alimentaires peuvent causer l'hyperactivité.À Montréal, des enseignants, probablement tout aussi ignorants que leurs confrères ontariens, exigent que les élèves les plus agités prennent du Ritalin sinon ils les excluent de la classe.Certaines écoles vont jusqu'à distribuer des dépliants qui vantent les bienfaits du médicament aux parents souvent dépassés par le problème d'hyperactivité de leur enfant.Il y a quelque chose d'odieux dans ces pressions indues.Le Ritalin est souvent utilisé à tort et à travers et au bout de la ligne, ce sont les enfants qui paient pour cette ignorance.De plus, l'hyperactivité est un concept fourretout qui camoufle d'autres problèmes.Aux États-Unis, affirment certaines études, le Ritalin a été utilisé sans raison valable dans un cas sur cinq.Plus troublant encore, le problème de la surconsommation touche surtout les milieux pauvres.En fait, le gouvernement du Québec ignore combien d'enfants prennent du Ritalin.Mais la Régie de l'assurance- maladie du Québec détient des chiffres sur la consommation de médicaments des bénéficiaires de l'aide sociale.En 1997, environ 12 % des enfants pauvres avaient pris du Ritalin.Dans l'ensemble de la population, 3 à 5 % des jeunes souffrent d'hyperactivité.Un écart inquiétant qui soulève des questions.Pourquoi les enfants de l'aide sociale sont-ils trois fois plus nombreux à être branchés sur le Ritalin ?Les recherches tendent pourtant à démontrer que les causes de l'hyperactivité seraient neurobiologiques et génétiques.Pas sociales.Une explication possible : les parents des milieux défavorisés n'ont pas les moyens de se payer des psychologues et ils sont plus vulnérables aux pressions de l'école qui se rabat sur une solution facile pour régler ses problèmes de discipline : mettre les élèves sur les pilules.Devant la hausse de la consommation de Ritalin et son utilisation douteuse par les écoles, le gouvernement du Québec a décidé de mettre sur pied un groupe de travail qui a pondu l'année dernière un rapport proposant un plan d'action qui dégage un fort relent bureaucratique.« Concertation » de tous les milieux, étude plus poussée pour mieux cerner l'ampleur du phénomène, etc.Bref, pas de quoi fouetter un chat.Et surtout, pas de quoi régler le problème.Aux États-Unis, certains États ont interdit aux écoles de demander qu'un enfant prenne du Ritalin pour rester en classe.Le Québec devrait faire preuve de la même fermeté.C'est aux médecins et aux parents de prendre une telle décision et non aux écoles débordées qui ne cherchent qu'une solution à court terme pour régler des problèmes de discipline.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Commission Séguin: une réflexion qui doit être globale pour être utile G I L L E S VAILLANCOURT L'auteur est maire de Laval et président de la Coalition pour le renouvellement des infrastructures du Québec.Dans son récent discours inaugural, le nouveau premier ministre du Québec, monsieur Bernard Landry, a évoqué la mise sur pied d'une Commission d'étude sur le déséquilibre fiscal qui prévaut entre les deux paliers de gouvernement.Cela correspond à une préoccupation profonde du gouvernement du Québec qui estime, entre autres choses, que « les dépenses sont à Québec et les revenus sont à Ottawa ».La dernière fois que le gouvernement du Québec s'est permis une réflexion en profondeur sur des questions apparentées, ce fut Gilles Vaillancourt au moment de la Commission d'étude sur la fiscalité et les finances publiques (Commission D'Amours, 1996).Or, aussitôt le rapport déposé, dans les jours qui ont suivi le Sommet socio-économique convoqué par le premier ministre Lucien Bouchard, le gouvernement a reconnu que la partie du rapport qui traitait des problèmes de fiscalité et de finances du palier municipal (qui constitue le 3e ordre de gouvernement, même s'il ne figure pas dans la Constitution canadienne) ne reflétait pas adéquatement la complexité des situations et des problèmes vécus à ce niveau.D'où, quelques mois plus tard, une entente entre le gouvernement du Québec et le monde municipal pour créer une nouvelle commission (la Commission Bédard, dont le rapport a été déposé en mars 1999) pour traiter en priorité de ces questions complexes.Pourquoi ne pas dès maintenant, alors que le travail de la nouvelle commission n'a pas encore débuté, élargir son mandat de façon à y inclure la fiscalité municipale et, ainsi, se donner un portrait complet de la situation du partage des ressources fiscales entre les différents ordres de gouvernement Une mutation importante du monde municipal depuis une génération En 1965, devant une commission d'étude sur la fiscalité créée par le gouvernement de monsieur Jean Lesage, et dont le secrétaire était nul autre qu'un jeune économiste du nom de Robert Bourassa, le monde municipal, représenté par son porte-voix, l'Union des municipalités du Québec (UMQ), réclamait l'exclusivité du champ foncier pour financer les énormes dépenses d'urbanisation que connaissaient les milieux urbanisés.C'était l'époque du rapport Parent en éducation, et de la volonté du gouvernement de prendre en charge le financement de l'éducation, enlevant aux commissions scolaires leur traditionnelle autonomie de financement sur le champ foncier.Malgré la clairvoyance du constat que faisait l'UMQ dans son mémoire, il a fallu attendre 14 ans, soit jusqu'en 1979, avant qu'une réforme de la fiscalité municipale n'accorde aux villes ce qu'elles réclamaient pour répondre aux problèmes fiscaux des années 60.C'est, pour l'essentiel, le type de fiscalité qui est aujourd'hui encore réservé aux villes.Or, la société évolue plus vite que les institutions et les arrangements administratifs qu'elles mettent en place.Les problèmes urbains, en particulier, ont évolué rapidement.Ils sont nés d'abord des besoins nouveaux des citoyens pour des services qu'ils considèrent de base, tels les services communautaires, les bibliothèques municipales, les arénas, les équipements culturels, le service 911, etc.).Ces besoins sont également nés des modifications, le plus souvent à la baisse, des services auparavant assumés par le gouvernement et qui sont commodément refilés aux villes : les coûts des enquêtes policières, l'entretien des ponts et des routes principales, les déficits du transport en commun, la désinstitutionnalisation en santé mentale, etc.Dans chacun de ces cas, ce sont les villes qui ont dû prendre la relève du gouvernement, car les problèmes « effacés » des colonnes de chiffres du Conseil du trésor ne disparaissent pas ; ils sont simplement transférés à d'autres paliers de gouvernement.C'est vrai du fédéral lorsqu'il coupe dans ses transferts aux provinces, et ce l'est aussi du provincial lorsqu'il coupe dans ses services ou dans ses subventions aux villes.Enfin, les besoins des milieux urbains du Québec découlent de plus en plus de la nécessité d'entretenir et de protéger le capital collectif issu de la période d'urbanisation massive d'après-guerre.Chacun aura compris qu'il s'agit, tout simplement, d'entretenir et de réparer nos infrastructures publiques, et de les mettre au niveau des nouvelles normes.(.) Les dix dernières années, en particulier, ont entraîné un grave déficit d'entretien à leur égard, alors que les municipalités « absorbaient » factures sur factures du gouvernement, en tentant de respecter la capacité de payer de leurs contribuables.Or, les investissements qui auraient dû normalement être faits durant cette période coûteront beaucoup plus chers à mesure qu'on attend pour les faire.(.) Des « vraies » villes À quoi ressemblera le paysage urbain du Québec, lorsque les nombreux regroupements en cours seront complétés ?On trouvera dorénavant une vingtaine de grandes villes qui feront face à l'ensemble des problématiques sociales qui caractérisent nos milieux urbains.Jusqu'à maintenant, très peu de villes détenaient le potentiel pour affronter ces problématiques, car la plupart des mil artificiellement maintenus dans une fragmentation administrative qui conduisait à des déchirements improductifs.Dans cette vingtaine de grandes villes se concentrera plus des 2/3 de la population du Québec.Bien sûr, il restera encore plus de mille autres municipalités, et elles seront importantes, car chacune l'est aux yeux de ses citoyens.Les besoins seront toutefois concentrés auprès de ces vingt interlocuteurs majeurs : problèmes de transports, problèmes d'environnement (diminution des gaz à effet de serre), problèmes de logement, problèmes d'intégration sociale, etc.Or, comment nos grandes villes pourront-elle maintenir dans les années qui viennent une fiscalité équilibrée et compétitive si elles demeurent exclusivement dépendantes du champ foncier, lequel est bien mieux adapté au financement des dépenses relatives aux immeubles qu'aux dépenses reliées aux services directs à la population Et ne nous y trompons pas : le vecteur d'accroissement des dépenses municipales provient autant des services directs à la population (diversification des services communautaires, enquêtes policières, etc.) que du retard qu'il faudra combler dans nos dépenses d'entretien et de réfection des infrastructures urbaines.Ces dernières années, le gouvernement du Québec a franchi des pas de géant pour combler un retard historique, celui de la réorganisation du milieu municipal.Pourquoi avoir fait cela ?Pour une raison fondamentale à mes yeux : au cours de la prochaine génération, ce sont les villes qui seront les mieux placées pour soutenir les efforts de développement économique, alors que les États s'interdisent mutuellement, en adhérant à des ententes de libreéchange, d'intervenir pour soutenir leurs entreprises.Qui eût cru que la mondialisation allait constituer une raison de plus pour réorganiser le secteur municipal ?C'est pourtant la situation, et ce mouvement va s'accélérer.Et il est éloquent de constater, pour quiconque s'étonnerait de tels propos, que dix des trente-quatre chefs d'État qui seront présents au Sommet des Amériques dans quelques jours, représentent des populations moins importantes que la seule Ville de Laval ! Et que dire de la Ville de Montréal qui, une fois fusionnée, représentera l'équivalent de la cinquième province canadienne.Ce sont des réalités qui s'imposeront de plus en plus dans le « grand village global ».Les exemples cités plus haut témoignent du fait que la majorité des problèmes auxquels notre société fera face à court ou moyen terme se règlent mieux à l'échelle locale qu'à un niveau de gouvernement plus éloigné.Mais, encore faut-il que les responsables municipaux puissent intervenir efficacement et assumer leurs responsabilités sans creuser des écarts fiscaux intolérables avec leurs voisins.(.) Le feuilleton royal m r o y @ l a p r e s s e .c a Dans tous les pays du monde sauf celui-là, les médias, et en particulier la télévision, doivent inventer des histoires, produire des fictions, tourner des feuilletons, pour agrémenter l'ordinaire d'un public toujours intéressé par les déboires, réels ou imaginaires, des gens riches et célèbres.En Grande-Bretagne, pas besoin : on y entretient à grands frais une famille royale, tout exprès ! Le dernier épisode de la saga des Windsor a pour personnage principal Sophie Rhys-Jones, épouse d'Edward, fils cadet de la reine.La comtesse, puisque ça en est une, a ouvert son coeur et livré ses opinions définitives Ð sur la reine, sur son époux, sur le prince Charles et Camilla, sur le premier ministre britannique et tutti quanti Ð à un faux cheikh arabe qui s'est révélé être un vrai journaliste, Mazher Mahmood, du News of the World.On remarquera au passage que, nulle part dans la presse, on n'a remis en question les méthodes du scribe impliqué.Lequel, dans le passé, a déjà usé de ce subterfuge pour coincer d'autres personnages plus ou moins en vue qu'il a débusqués en pleine séance de consommation de drogue.Bref, les malheureuses confidences de Sophie ont déclenché le scandale que l'on devine, de sorte qu'une partie de la presse s'est mise à réclamer pour la millième fois l'abolition de la monarchie, que la comtesse de Wessex a perdu son emploi (de PDG d'une firme de relations publiques) et que la reine, dans son palais de Buckingham, a trouvé tout cela shocking, my dear.Au palais, justement, on encaisse le choc et on se contente de songer à une sorte de code d'éthique pour têtes couronnées qui spécifierait, à l'intention de toutes les Sophie-lagaffe de la haute société, que le silence est d'or.En particulier lorsque, au pays du thé et du fair play, on doit vivre avec une presse qui a le redoutable honneur d'avoir inventé le jaunisme et ne recule devant rien pour perpétuer cette admirable tradition. 3LP2101A0411 a21 mercredi 3LP2101A0411 ZALLCALL 67 01:03:56 04/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 A21 Faut-il avoir peur du Brésil?Pour Brasilia, le Mercosur n'est que la première étape dans le développement d'un accord de libre-échange sud-américain (ALESA) P H I L I P P E FAUCHER e t SYLVAIN TURCOTTE M.Faucher est professeur au département de science politique de l'Université de Montréal ; M.Turcotte est chercheur principal pour l'Amérique latine à la chaire Téléglobe Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, à l'UQAM.Le texte qui suit a été écrit dans le cadre du projet Chaire Téléglobe- Raoul-Dandurand/CEIM/La Presse à l'occasion du Sommet des Amériques.Le Brésil, avec 170 millions d'habitants et un produit intérieur brut de 655 milliards de dollars américains, donc supérieur à celui du Canada, est la grande puissance économique et politique de l'Amérique du Sud.Malgré la dévaluation brutale de sa monnaie début 1999, la croissance économique s'est maintenue pour atteindre 4,2 % en 2000, et les perspectives pour 2001, année électorale, prêtent à l'optimisme.L'importance des besoins en infrastructures, le dynamisme de la demande de consommation et les perspectives de croissance attirent depuis le milieu des années 90 les capitaux étrangers à raison de 30 milliards $ américains par année, ce qui place le pays au second rang derrière la Chine dans ce domaine.Longtemps isolé de ses voisins latino-américains par l'histoire, la géographie, la langue et la culture, le Brésil a pris l'initiative en 1990 de raffermir ses liens commerciaux avec l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay en créant une zone de libre- échange, le Marché Commun du Cône Sud, ou Mercosur.Même s'ils sont eux-mêmes à l'origine du rapprochement commercial dans le Cône sud de l'Amérique latine, les dirigeants brésiliens se montrent sceptiques quant la pertinence de la création de la Zone de libreéchange des Amériques.Le président Cardoso l'a clairement réaffirmé lors de sa visite à Washington il y a quelques jours, la conclusion d'un accord des Amériques devra signifier des gains pour son pays, et des gains tangibles signifient des concessions importantes de la part des États-Unis.La stratégie commerciale brésilienne a lentement mené à une situation où les échanges se font aujourd'hui en proportion équivalente avec les pays de l'Amérique latine, de l'Europe, de l'Amérique du Nord et du reste du monde.Cette distribution exceptionnelle donne au gouvernement une marge de manoeuvre importante dans la conduite de sa politique commerciale.De leur côté, les producteurs brésiliens craignent, à la suite d'une entente de libreéchange, de voir leur marché envahi par les produits américains et mexicains, et de perdre des marchés dans la région, alors qu'ils ne s'attendent pas à effectuer de percées significatives en Amérique du Nord.Dans ces conditions, les coûts associés au projet de libreéchange dans cette partie de l'hémisphère sont considérés trop importants.Bien que le scepticisme affiché par le Brésil soit certainement partagé par plusieurs pays de la région, c'est ce pays qui est régulièrement pointé du doigt comme cherchant délibérément à ralentir le processus de négociation.Et il faut reconnaître que les manoeuvres de diversion n'ont pas manqué au cours des dernières années.Bref, le Brésil se présente à Québec comme le porte-parole d'une résistance, qu'il veut réaliste et responsable, à tout projet d'intégration continentale qui signifierait un accroissement unilatéral de l'influence politique et une mainmise accrue des intérêts des États-Unis sur la région.Une autonomie durement acquise et chèrement payée Deux facteurs permettent de comprendre l'origine des réticences brésiliennes à l'égard de la ZLEA.Le premier, d'ordre économique, est associé à la volonté de protéger une économie diversifiée, mais toutefois peu compétitive, des exportations en provenance des économies développées.Le second, d'ordre politique, est lié à la volonté du Brésil de s'imposer comme leader régional en Amérique du Sud et d'asseoir son statut de puissance moyenne sur des bases concrètes, et plus spécifiquement sur un marché commun sud-américain.En dépit de la crise de la dette et des difficultés économiques qui ont frappé la région au cours des années 80, parmi tout les pays latinoaméricains qui, à partir des années 50, avaient réussi à développer une économie diversifiée, le Brésil est le seul qui ait réussi à conserver son parc industriel, bâti grâce à l'intervention de l'État et des barrières tarifaires élevées.Si les pays voisins, comme l'Argentine et le Chili, ont privilégié la voie de l'ouverture et la libéralisation de leur économie au milieu des années 70, le Brésil a été plus réticent à choisir cette voie, préférant limiter l'ouverture et conserver une certaine autonomie en matière de développement.Cette marge de manoeuvre dont le Brésil semble être le seul à profiter en Amérique latine est rendue possible par son vaste marché national.Profitant d'un accès privilégié à ce grand marché, il est facile de comprendre les raisons pour lesquelles le secteur privé brésilien, longtemps protégé et soutenu par un financement public généreux, hésite à se laisser séduire par les promesses du libre-échange.L'entrée au Brésil de produits plus concurrentiels en provenance des pays développés signifie pour plusieurs producteurs locaux, soit une période d'adaptation difficile, soit la vente à des intérêts étrangers, comme cela s'est produit au cours des dernières années, soit la disparition pure et simple.D'autre part, le développement d'un rôle de puissance régionale pour le Brésil en Amérique latine passe par la diversification des partenaires commerciaux, dans le but avoué de réduire au maximum sa dépendance envers les économies développées.Les chiffres du commerce extérieur brésilien montrent que les échanges avec les États- Unis ne comptent que pour 23 % du total, même si ce pays représente son principal partenaire commercial.C'est dans cette perspective de développement d'un statut de puissance régionale qu'on doit placer le Mercosur, le troisième marché en importance à l'échelle mondiale.Même si l'économie brésilienne a traversé une longue période de plus de 15 ans de crise, marquée par une forte inflation et une croissance faible, la confiance est revenue avec la stabilisation monétaire, dont le principal architecte, élu une première fois en 1994, est l'actuel président Cardoso.Ce n'est qu'au début des années 1990 que l'ouverture commerciale a été progressivement réalisée, bientôt suivie par un ambitieux programme de privatisation.L'option ZLEA dans la stratégie brésilienne Si, pour les trois autres pays du Cône sud, le Mercosur représente avant tout un accès au vaste marché brésilien, pour le Brésil, le regroupement régional a une fonction principalement politique qui permet de lui donner plus de poids dans les négociations internationales.Les discussions actuelles préparant la future ZLEA n'y font pas exception.Le Brésil insiste pour que le Mercosur parle d'une seule voix aux tables de négociations, ce que les États-Unis ont fini par accepter, même si cela allait à l'encontre des méthodes privilégiées par Washington.Pour Brasilia, le Mercosur n'est qu'une première étape dans le développement d'un accord de libreéchange sud-américain (ALESA).L'objectif poursuivi est de redéfinir le cadre de la négociation menant à la ZLÉA, en mettant en présence deux grands blocs commerciaux, l'un regroupant les économies de l'Amérique du Nord, l'autre rassemblant celles de l'Amérique du Sud.Mais l'ambition brésilienne se heurte à de nombreux obstacles : l'instabilité monétaire à laquelle sont confrontés les membres du Mercosur, l'attrait que représente le marché américain pour les petites économies de la région et la méfiance que ceux-ci éprouvent à l'endroit des visées hégémoniques du Brésil.C'est dans ce contexte qu'il faut replacer l'initiative du Sommet de l'Amérique du Sud, qui s'est tenu à Rio de Janeiro à l'automne 2000 et qui réunissait les chefs d'État de la région, pour discuter entre sudaméricains (les représentants des États-Unis et du Canada n'avaient droit qu'à un statut d'observateur) d'un agenda fortement teinté par les résistances du Brésil à l'endroit du projet d'intégration des Amériques.Les négociations en cours entre le Mercosur et les quatre pays de la Communauté andine (Bolivie, Pérou, Équateur et Colombie) doivent être également placées dans cette perspective.Il s'agit de créer, autour du Brésil, un bloc de pays de manière à diminuer les écarts entre la première puissance mondiale et les pays de l'Amérique du Sud afin de profiter d'un rapport de forces plus favorable à une négociation.La stratégie brésilienne ne se limite pas au seul théâtre des Amériques.Afin de créer une course aux enchères, le Brésil et le Mercosur, imité en cela par le Mexique, se sont lancés dans des négociations commerciales avec l'Union européenne.Celle-ci, en effet, s'inquiète de la création d'une Zone de libre-échange des Amériques qui profiterait principalement aux États-Unis.Et dans ce contexte, il est important de signaler que les pays de l'Union européenne, et en particulier l'Espagne et l'Allemagne, la France et la Hollande sont parmi les premiers investisseurs du Mercosur, et que la ZLEA pourrait, à terme, remettre en question cette prédominance.Cependant, le libreéchange avec l'Europe ne constitue pas une alternative valable pour le Brésil.Les marchés d'Europe sont plus protégés que ceux des États- Unis et offrent peu de débouchés aux produits brésiliens, alors que la production manufacturière du Brésil n'est pas en mesure de concurrencer les exportations européennes sur le marché local.Les négociations sur plusieurs fronts que mène le Brésil depuis 1998 sont motivées par un objectif essentiel : multiplier les alternatives bilatérales et multilatérales de manière à pouvoir résister aux pressions américaines et à celles des autres pays de la région.Les Américains, probablement inquiets de l'issue du projet, se livrent au même petit jeu.Les dirigeants de Brasilia admettent que le rapprochement commercial à l'échelle du continent est inévitable.Leur position est inconfortable car ils ont besoin de temps, ils refusent d'être bousculés et craignent de se retrouver isolés.Par exemple, des tensions se sont manifestées à Toronto au début du mois d'avril à l'occasion de la rencontre des ministres des Finances des Amériques.La crise monétaire que traverse l'Argentine ébranle la solidarité des pays du Mercosur.L'Uruguay a fait savoir qu'il envisageait d'ouvrir des négociations bilatérales avec les États- Unis si le Mercosur faisait obstruction aux négociations de la ZLEA, et l'Argentine a manifesté fréquemment des signes d'impatiences devant les ambitions de son voisin.Face à ce constat, les dirigeants brésiliens tentent d'assurer leurs arrières en menant discrètement des discussions avec le département du Commerce des États- Unis sur les exportations brésiliennes qui sont soumises à des quotas ou au paiement de droits compensatoires.Au même moment, pour gagner du temps et pour s'assurer des intentions américaines, le Brésil demande que le président Bush obtienne un mandat de la part du Congrès (le fast track) avant de s'engager dans des négociations actives.Le jeu est complexe, les enjeux élevés et l'issue des plus incertaine.Une certitude existe néanmoins.La création d'une Zone de libreéchange des Amériques passe nécessairement par la conclusion d'une entente satisfaisante pour les deux géants du continent.Le succès ou l'échec du Sommet de Québec pourra être apprécié par l'enthousiasme sincère ou la retenue polie qu'afficheront les présidents Bush et Cardoso le 22 avril prochain.FORUM Le Brésil peut compter sur une économie diversifiée, mais toutefois peu compétitive.Le succès ou l'échec du Sommet de Québec pourra être apprécié par l'enthousiasme sincère ou la retenue polie qu'afficheront les présidents Bush et Cardoso le 22 avril prochain.LA B O Î T E AUX LETTRES Mercier : pas de quoi être fier ! ILS DOIVENT être fiers aujourd'hui, les souverainistes dissidents Ð et absents Ð de Mercier, d'être représentés par un député libéral.Plus colonisé que ça, tu demandes le rétablissement de l'esclavage ! Quand un peuple est sur la voie de la décadence, il se met à se déchirer.Peu de temps après la mort du Christ en Palestine, les légions romaines étaient aux portes de Jérusalem pour « pacifier » cette population rebelle.Les Juifs n'ont trouvé rien de mieux à faire que de se diviser en factions ennemies prêtes à s'entre-tuer.L'histoire nous enseigne qu'ils ont été écrasés et déportés.ANDRÉ DAOUST Montréal Un gâchis pour les minorités QUEL GÂCHIS, mais quel beau gâchis pour les minorités ethnoculturelles en général, pour les minorités dites visibles et pour la communauté haïtienne plus particulièrement que cette défaite humiliante à tous égards du candidat péquiste Claudel Toussaint dans Mercier.Le Parti québécois, le gouvernement péquiste et le premier ministre ont voulu, en catastrophe, donner l'impression d'être bien disposés envers les minorités ethnoculturelles en « garrochant » une personne « noire » déjà connue dans la mêlée électorale pour tenter d'atténuer les effets de discours embarrassants ayant cours au sein du Parti québécois relativement à celles-ci.Or, comme il arrive fréquemment lorsqu'on ne se préoccupe que de soi et de son image, cette tactique improvisée s'est retournée tout à la fois contre ses auteurs et contre le cobaye qu'on a ainsi envoyé au front sans examiner sérieusement les risques de ce stratagème.Lorsqu'on songe à quel point il s'avère long et ardu de faire évoluer les mentalités, on ne peut qu'être profondément désolés ou choqués des manoeuvres péquistes erratiques et de leurs ravages des derniers mois et dernières semaines autour de l'affable Claudel Toussaint, qui, lui Ð on l'a entendu hier soir Ð, est allé jusqu'à prendre sur lui en grande partie sa défaite, alors qu'on constate que ce qui a le plus contribué à celle-ci, ce sont essentiellement des souverainistes contre eux-mêmes (comme le décrivaient ou le rappelaient Mario Roy et Marie-Claude Lortie dans La Presse du 10 avril).Si l'on peut déplorer, à la faveur de cette élection partielle, une désaffection croissante des citoyens envers la chose politique ou à l'égard des politiciens, qu'en est-il maintenant, aujourd'hui, plus spécifiquement, de « l'image » des « Noirs » alors qu'on vient de faire mordre la poussière pour une troisième fois d'affilée à l'un des plus sympathiques d'entre eux ?Souhaitons que la classe politique « québécoise » se réveille au plus tôt et prenne conscience qu'il s'impose de plus en plus de cesser de multiplier les bourdes et piètres manèges, tels ceux auxquels nous venons d'assister, si l'on compte édifier une société québécoise vraiment inclusive notamment eu égard aux immigrants et aux minorités ethnoculturelles.DENIS BEAULÉ Montréal Un vrai message LE PQ a perdu.Voilà, le mal est fait.Depuis 1976, donc depuis la défaite de Robert Bourassa, le PQ n'avait jamais perdu ce comté.Le sacro-saint PQ est donc défait.Mais pourquoi ?Je dois avouer que j'ai hésité, dans l'isoloir.J'ai hésité entre Paul Cliche et monsieur Toussaint.Pourtant, mon idée était faite : j'allais voter pour Cliche, ce qui allait donner un bon message à monsieur Landry et au PQ que, malgré la facilité de leur victoire dans Mercier, ils devaient enfin comprendre qu'une vraie idéologie de gauche nationaliste pouvait menacer la certitude de la victoire.Aussi, mon vote s'est inscrit en faveur de quelqu'un qui allait pouvoir défendre les « moins bien nantis », les citoyens, dans le respect de la personne et non seulement d'un système.Mais quelle surprise ! Amassant les miettes des deux « tendances » qui préoccupent la majorité des Québécois (la politique de gauche et l'indépendance), le Parti libéral s'est faufilé et l'a emporté dans Mercier.La première chose que je me suis dite hier soir, c'est que j'aurais dû voter PQ.Comme cela, je n'aurais rien divisé.Mais, pour la première fois, j'ai cru au vote pédagogique, celui qui allait donner la leçon selon laquelle il ne faut plus prendre les « nationalistes » en otage.Qu'il faut s'engager à fond pour la société.Je n'avais pas prévu que mon message allait contribuer à la renaissance du Parti libéral.Mais je ne regrette rien.Peutêtre venons-nous de voir naître un vrai parti de gauche ?Les libéraux ne constitueraient alors que la défaite qui nous fait grandir.Par la division, ils ont gagné ; le message est clair : que la gauche se réunisse.RENÉ ROUSSEAU Claudel Toussaint La Presse 11 avril 2001 Page A22 manquante "]
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