La presse, 24 février 2001, B. Plus
[" 6LP0101B0224 b01 samedi 24 f vrier 6LP0101B0224 ZALLCALL 67 01:19:03 02/24/01 B Photo AFP Derrière les grilles et les barbelés du camp, le choc culturel est sans doute moins rude qu'en Irak, mais l'atmosphère leur rappelle trop bien ce qu'ils ont fui.Le voyage d'une vie FRÉJUS Ð La périlleuse odyssée d'Hoger Shano a commencé il y a plus de deux mois.Un voyage terrifiant, épuisant, qui l'a conduit de camionnettes boueuses en fermes isolées, jusque dans la cale sombre d'un vieux navire rouillé.Il s'est terminé abruptement, dans la nuit du 17 février, lorsque le cargo s'est échoué sur les rochers de la Côte d'Azur, en France.C'était la fin d'un long périple pour Hoger, beaucoup plus long qu'il n'en avait jamais entrepris.C'était le voyage d'une vie.Aujourd'hui, Hoger n'a plus rien, sinon l'espoir.Il a vendu sa maison, ses quelques biens, jusqu'à sa dernière chemise pour payer son ticket, et celui de sa famille, vers l'Europe et la liberté.Pour 13 000 $ US, la petite troupe de sept personnes a fui la misère, mais surtout les persécutions du régime irakien de Saddam Hussein.Le Kurdistan, terre improbable, terre de souffrances, est loin derrière.Très loin.Rien ne pourrait les faire revenir en arrière.« Tuez-nous, mais ne nous renvoyez pas làbas.En Irak, ils nous tueront, mais lentement, à petit feu », supplie-t-il.Hoger, un ouvrier, fait partie des 908 boat people kurdes qui ont échoué, ahuris, dans une anse coquette du sud de la France.Samedi dernier, le monde entier a vu les images de cette pitoyable cargaison humaine déferler des entrailles de l'East Sea, cargo poubelle abandonné par son équipage, les yeux hagards, le teint livide, encore sous le choc de leur infernal voyage en mer.Pendant huit jours, ils n'ont pas vu le soleil.Ils n'ont mangé qu'un peu de pain.Empilés les uns sur les autres dans une cale étouffante, destinée à transporter de la marchandise, ils n'ont pas pu dormir, ni même s'asseoir : l'eau sale emplissait le fond de la cale.La plupart des réfugiés étaient malades, il n'y avait pas de toilettes, pas d'eau pour se laver.L'odeur était pestilentielle.« On n'avait qu'une petite lumière pour nous tous.On ne savait pas s'il faisait jour ou nuit », raconte l'un d'entre eux.Trois enfants sont nés dans ces conditions terribles, pendant la traversée.Un an plus tôt, en pleine nuit, un homme cagoulé avait cogné à la porte d'Hoger.C'était dans un petit village près de Mossoul, ville pétrolifère du sud du Kurdistan sous contrôle irakien.L'homme lui a proposé un aller simple pour la liberté.Pour 2000 $ par adulte, 1500 $ par enfant.Hoger n'en a jamais eu d'autres nouvelles jusqu'il y a environ deux mois.« Le départ est pour bientôt.» La famille a tout vendu, et elle est partie.En camionnette, elle a traversé la frontière turque Ð moyennant 1500 dollars.Le récit d'Hoger, comme celui de ces compagnons d'infortune, reste flou, imprécis.« Nous avons attendu pendant des semaines dans une ferme isolée.Nous ne savons pas dans quelle ville.Nous ne savons pas qui nous a transportés.Ils avaient tous des cagoules.» Puis, sur une plage du sud de la Turquie, de petites chaloupes les ont conduits jusqu'au East Sea.Le cargo les attendait au large, tous feux éteints.Dans la pénombre de la cale, ils n'ont jamais vu l'équipage, qui menaçait de les jeter à la mer s'ils se plaignaient et qui s'est enfui avant de provoquer volontairement l'échouage du rafiot battant pavillon cambodgien.L'équipage, membre d'une mafia de passeurs qui semblent disposer d'une importante filière en Irak et en Turquie, ne leur parlait qu'en monosyllabes, selon les témoignages des exilés kurdes.Mais peu importe ce dangereux voyage à travers la Turquie et ces huit jours de souffrances en mer : ils sont déjà oubliés.Depuis une semaine, les Kurdes installés dans un camp militaire de Fréjus, chic station balnéaire de la Côte d'Azur, ont repris un semblant de vie normale.Rasés, douchés, nourris et vêtus grâce aux dons de la Croix-Rouge qui s'amoncellent dans l'un des hangars de la caserne, ils s'accrochent à l'espoir d'obtenir l'asile politique dans l'Hexagone.Mais il faudra de longs mois avant que la justice française décide de leur sort.En attendant.ils attendent.La plupart d'entre eux, simples paysans des montagnes du Kurdistan, n'ont plus que quelques dollars américains en poche.Quelques hommes vont parfois faire un tour au centre-ville de Fréjus, émerveillés par les couleurs des marchés provençaux et par les villas luxueuses de la Côte d'Azur, leur premier contact en forme de mirage avec cette Europe dont ils avaient tant rêvé.Mais ils n'achètent rien, sinon des cigarettes et des cartes de téléphones pour communiquer avec leur famille restée en Irak.Solidarité des Français Fidèle au poste depuis le premier jour, Gina, véritable comité d'accueil à elle seule, invite des familles dans sa maison de Fréjus, leur fait prendre une douche, leur sert du café.« Le 2 décembre 1959, le barrage de Fréjus a pété.Il y a eu 450 morts.J'ai eu beaucoup d'aide et maintenant, je veux aider moi aussi.Le soleil doit briller pour tout le monde », dit-elle avec son accent chantant du sud de la France.Gina incarne l'énorme élan de générosité des Français, touchés par le récit des mésaventures des 908 naufragés Ð dont 480 enfants.Mais au-delà des dons, la barrière de la langue freine toute communication.Et les Kurdes retournent rapidement à l'intérieur de la base militaire, avec ses turbines bruyantes, ses lits de camp cordés dans les hangars et ses soldats qui déambulent en tenue de combat.Derrière les grilles et les barbelés du camp, le choc culturel est sans doute moins rude, mais l'atmosphère leur rappelle trop bien ce qu'ils ont fui.« Saddam Hussein a rasé des villages entiers du nord de l'Irak dans les années 1980, explique un interprète, Abdoul Rafiian.Ceux qui sont restés vivants ont été amenés dans des bâtiments préfabriqués dans le désert.» Malgré tout, dans cette caserne que les Kurdes ont surnommée « la prison », la vie s'organise, lentement.Les branches des arbres ploient sous les keffiehs et djellabas mis à sécher, les enfants jouent au ballon sur l'asphalte, les jeunes couples flânent, les femmes et les vieillards sont assis par petits groupes sur des carrés d'herbe jaune.De longues files d'attente se forment ici et là, pour les repas, les couvertures, les vêtements, les produits d'hygiène et les visites médicales.La Croix-Rouge a rapidement su faire face à cette arrivée massive d'exilés, du jamais vu en France.Jeudi, elle a dressé une liste des centres d'hébergement qui accueilleront bientôt les réfugiés en attente de leur sort.« Il vaut mieux qu'on en finisse avec une zone qui peut paraître comme un peu carcérale », a convenu jeudi le président de la Croix-Rouge française, Marc Gentilini.Il s'est réjoui des résultats d'un sondage, cette semaine, indiquant que 78 % des Français étaient en faveur de l'intégration des Kurdes au pays.« C'est un taux qui dément les reproches de xénophobie que l'on fait parfois aux Français.» On leur avait promis l'Europe, ils ont échoué, sans le savoir, en Douce France.Cela leur convient parfaitement.« C'est un beau pays, ce n'est pas comme en Irak, où l'on bombarde, on égorge, on torture et on tue », dit Ali Bro, 74 ans, du village de Gohbel, près de Mossoul.Les 17 membres de sa famille l'entourent, tous assis sur des couvertures de laine grise, posées à même le sol.Son frère a été tué, et depuis trois ans, il est sans nouvelles d'un de ses fils, dit-il.Que savait-il de l'Europe avant d'y débarquer ?« On n'en savait que le nom.Nous sommes des paysans, que voulez-vous que nous sachions ?On nous avait dit d'aller en Europe, que c'était le seul endroit où les Kurdes pouvaient vivre en paix.» C'est ce qu'ils ont fait, au péril de leur vie, sans savoir s'ils seront expulsés dans quelques mois.En moyenne, seulement 18 % des Irakiens (toutes origines confondues) voient leur demande d'asile politique acceptée en France.S'inquiètent-ils de leur avenir ?« Évidemment ! Les Kurdes sont toujours inquiets », répond directement l'interprète Abdoul Rafiian, qui a lui-même fuit la dictature du shah d'Iran, il y a plus de 20 ans.« Avec tout ce qu'ils ont vécu, cela fait partie de leur caractère.Les Kurdes forment un peuple très cartésien : ils ont toujours des doutes.» B2 : L'immigration clandestine en Europe est illégale, mais tolérée DEMAIN : Le Kurdistan, un pays qui n'existe pas EN FRANCE ISABELLE HACHEY envoyée spéciale P 6LP0201B0224 b02 samedi 24 f vrier 6LP0201B0224 ZALLCALL 67 01:13:58 02/24/01 B B 2 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 F É V R I E R 2 0 0 1 Une manne pour les mafias turques ÉRIC BIEGALA Le Figaro « Les Kurdes d'Irak ?Pour les passeurs, c'est du pain bénit : ils peuvent payer 1000 $ et plus pour un voyage.En général ils n'ont plus rien à perdre », assure Marco, un Sénégalais de 25 ans, lui-même candidat à l'exil vers la « terre promise » européenne.Comme une trentaine d'autres Africains, Marco tente de faire quelques économies à Istanbul pour payer son passage clandestin vers l'Europe.Ce dimanche, il vend des fausses Rolex au marché d'Eminönü, dans le centre-ville.« Nous, on a toujours quelque chose qui nous attend au pays et si ça ne marche pas on peut y rentrer.Les Kurdes, eux, vendent tout ce qu'ils ont : bétail, maison et ils ont donc davantage à offrir aux passeurs », explique encore Marco.La plaque tournante stanbouliote regorge en effet de ces transitaires sans scrupules qui ont monté d'impressionnantes filières internationales pour faire passer les clandestins en Europe, quel que soit leur pays d'origine.La moins chère consiste à rejoindre la Grèce à pied, en traversant le fleuve Evros et les marais de son delta.Le voyage est long, épuisant et nullement garanti.« Il y a de bonnes chances de se perdre dans les forêts et puis c'est dangereux », affirme Tafa, jeune Sénégalais de 21 ans, également candidat au voyage.Grèce et Turquie sont souvent à couteaux tirés et la frontière regorge de champs de mines.La filière la plus communément empruntée consiste donc à s'embarquer dans l'une des multiples criques de la façade égéenne turque.Pour quelques centaines de dollars, une barque de pêche non pontée peut emmener l'impétrant vers la Grèce.c'est-à-dire en fait vers l'un des 3000 îlots grecs de l'Égée à quelques encâblures de la côte turque.Il faudra encore regagner le continent et de là passer dans le reste de l'Europe, en général via l'Albanie.À partir de 1000 $, un cargo peut déposer les clandestins directement en Grèce ou en Italie.Ces navires sont en général en piteux état et les accidents ne sont pas rares.Début janvier, le Pati, un cargo battant pavillon géorgien, à l'équipage albanais commandé par un capitaine grec, coulait après s'être drossé sur les rochers de la côte turque.Seul un tiers de la centaine de clandestins qui avaient embarqué quelques heures plus tôt fut sauvé.Les passagers du Pati venaient du Pakistan, d'Inde, d'Afghanistan.mais les candidats à l'exil les plus nombreux à employer les filières turques sont évidemment les Kurdes.Jusqu'à très récemment, ceux de Turquie bénéficiaient d'un passeport leur donnant accès à la Bosnie-Herzégovine sans visa.Les avions faisant la liaison entre Istanbul et Sarajevo étaient pleins à craquer de ces jeunes cherchant à gagner l'Europe via la Bosnie et la Croatie.À l'automne dernier, plusieurs accidents ont révélé la filière et la Bosnie fut contrainte d'imposer un visa pour les « touristes » venus de Turquie.Quant aux Kurdes d'Irak, c'est souvent par familles entières qu'ils quittent leur pays.Le Kurdistan irakien, au nord du pays, n'est plus contrôlé par Bagdad depuis la fin de la guerre du Golfe.Deux factions kurdes rivales s'y affrontent par intermittences, avec l'aide intéressée de l'Iran, de la Turquie et des agents de Bagdad, tandis que les Américains veulent y construire une force d'opposition à Saddam Hussein.Photo AP Installés dans un camp militaire du sud de la France, les Kurdes arrivés illégalement en sol français prennent leurs quartiers.Après les ablutions matinales, ce sera la visite au village.Immigration clandestine illégale mais tolérée en Europe Mise à part la Grande-Bretagne, qui a le grand avantage d'être une île, et donc plus difficile d'accès, tous les pays de l'Union européenne sont aux prises de façon permanente avec les immigrants clandestins.Ils arrivent par voie de terre, certains à pied, d'autres cachés dans des camions de marchandises (pour franchir le tunnel sous la Manche), parfois des camions-citernes venus des profondeurs de l'Asie.Et maintenant, depuis cinq ou six ans, par voie maritime, en provenance de la Turquie et du Proche-Orient.Leur objectif à tous : réussir à mettre au moins le pied à l'intérieur de l'espace européen, en grande partie unifié par les accords de Schengen, qui ont supprimé les frontières entre l'Italie, la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Benelux.Une fois à l'intérieur, chacun essaie dans la mesure du possible de rejoindre sa communauté d'origine, le plus souvent regroupée dans le même pays.Les Kurdes de Turquie sont surtout en Allemagne, ceux d'Irak en Grande-Bretagne, comme les Afghans.Les Maghrébins et les Africains francophones vont majoritairement en France, parfois en Italie où se concentrent par ailleurs les Albanais.Il y a les pays de première ligne, qui servent de porte d'entrée sur le territoire européen.En Allemagne, les flux directs viennent en priorité des anciens pays d'Europe de l'Est, et ils arrivent par voie de terre.L'Espagne, dans une moindre mesure, peut servir de lieu de passage pour les Marocains, les Maghrébins en général, parfois même les Africains L'Italie, de son côté, constitue la destination privilégiée des immigrants qui tentent leur chance par la mer : le détroit d'Otrante, au sud de l'Italie, voit débarquer à longueur de semaines des boat people venus d'Albanie.Les centaines de kilomètres de côtes italiennes servent également de point de chute à tous les réseaux de passeurs qui transportent sur des rafiots pourris les clandestins venus à l'origine de Turquie, d'Irak ou d'Afghanistan.Cela va de gros canots surchargés pour des trajets courts dans le détroit d'Otrante aux épaves flottantes achetées 150 000 $ et où l'on entasse des centaines de passagers, comme sur l'East-Sea.Le trafic maritime de ce genre est assez important pour qu'on ait dénombré pas moins de 11 naufrages entre décembre 1996 et aujourd'hui, avec environ 800 victimes en mer, le plus souvent au large des côtes italiennes.Cent tziganes disparus en mer Adriatique en août 1999.Un canot chavire le 30 décembre de la même année dans le canal d'Otrante avec 60 personnes à son bord.Quatorze Irakiens cachés dans un camion meurent brûlés dans la cale d'un ferry entre la Grèce et Ancona en Italie.La France, elle, n'est pas essentiellement une porte d'entrée en Europe : depuis qu'en 1993 on a institué des visas obligatoires pour tous les voyageurs en provenance des pays « à risque », les arrivées de clandestins par voie aérienne sont devenues marginales.Quand ils arrivent en France, les clandestins ont déjà transité par l'Italie ou l'Espagne, et ils arrivent par voie de terre.Mais cela fait quand même beaucoup de monde : la France est, d'une part, une destination finale pour un nombre important de clandestins et, de l'autre, un lieu de transit pour tous ceux, venus du Sud notamment, qui cherchent à rejoindre l'Angleterre ou l'Allemagne.« Il y a notamment un véritable axe Vintimille- Calais pour les réseaux de passeurs, dit un porte-parole du ministère de l'Intérieur.Cela veut dire que les clandestins ont été d'abord largués depuis des bateaux sur la côte italienne, qu'ils sont arrivés à la frontière à Vintimille.Là ils sont pris en charge par des réseaux tenus par les mafias Ð pour qui c'est encore plus lucratif que la drogue Ð et on les amène à Calais, lieu de passage pour la Grande-Bretagne.C'est le cas des Kurdes irakiens, qui veulent passer en Grande-Bretagne.« Leur seule chance : trouver à se cacher moyennant une forte somme dans des camions de marchandises qui empruntent le tunnel sous la Manche.Mais les contrôles sont devenus très serrés du côté britannique et les sanctions très sévères.Résultat : nous nous retrouvons avec une forte concentration kurde autour de Calais, en attente d'un passage.» Immigration zéro Contrairement au Canada qui n'a aucune frontière commune avec un pays d'émigration, et sauf exception pas de gros problème sur ses façades maritimes, l'Europe est entourée aux deux tiers au moins de pays « à risques » ou de frontières impossibles à contrôler, à commencer par les côtes italiennes ou les innombrables îles grecques.Ce qui aboutit à un flux presque ininterrompu d'immigration clandestine, porté en grande partie par des réseaux de passeurs mafieux.En fait, le plus gros de l'immigration effective dans les pays européens finit par être d'origine illégale, soit que ces immigrés s'installent dans le pays en question et y restent parfois dix ou quinze ans sans jamais avoir de papiers, soit qu'ils obtiennent finalement leur régularisation.Dans la plupart des pays européens, qui n'ont jamais été des pays d'immigration comme l'Amérique du Nord, la position officielle des États est claire : immigration zéro.D'abord parce qu'il y a des taux de chômage élevés, ensuite parce que l'immigration massive des années 70 a provoqué de vrais phénomènes de rejet dans l'opinion.En France, où l'extrême droite est montée jusqu'à 15 % des voix, cela fait vingt ans qu'on a en principe fermé le robinet de l'immigration.En réalité, et fort discrètement, il y a chaque année environ 100 000 étrangers qui s'installent dans le pays et s'ajoutent à la population d'origine étrangère.Un rapport récent du Haut-Commissariat pour les réfugiés estimait précisément à 857 000 personnes par année le nombre d'immigrés nouveaux dans les pays de l'Union européenne entre 1990 et 1998.C'est-à-dire à une période où officiellement l'Europe n'acceptait plus de nouveaux immigrants.Et, en effet, une très grande partie de ces nouveaux venus n'ont jamais été ni de près ni de loin des immigrants réguliers, qui seraient passés normalement au travers du processus administratif : ils viennent de l'immigration sauvage.Et s'ils ont réussi à mettre le pied en Europe, c'est très souvent comme « demandeurs d'asile politique ».Même si la plupart d'entre eux n'ont jamais obtenu par la suite l'asile politique en question.Et il est probable que la filière a de beaux jours devant elle puisque, toujours selon ce rapport du HCR, ce n'est pas seulement de 857 000, mais de 1,4 million d'immigrants par année que l'Europe aurait besoin dans les vingt prochaines années pour maintenir à son niveau de 1995 l'équilibre entre population active et retraités.Sur la question de l'immigration en Europe, il se joue donc une partie compliquée et passablement hypocrite, où les gouvernements défendent officiellement le taux zéro, tout en anticipant en fait sur les flux de clandestins pour combler (discrètement) les besoins en maind'oeuvre, sans pour autant relâcher la surveillance aux frontières, pour éviter l'invasion.Car il est certain que, pour la France, une simple ouverture des frontières du côté de l'Algérie amènerait un ou deux millions de personnes à court terme.Idem pour l'Italie face à l'Albanie, de l'Allemagne face aux anciens pays de l'Est.Une méthode éprouvée La France, comme les autres pays européens, gère donc une situation à la fois inavouée et très instable.Dans une joyeuse hypocrisie.Il est vrai qu'à l'autre bout de la ligne, du côté des pays exportateurs de main-d'oeuvre, la France a multiplié les blocages administratifs (visas, etc.) et fait de gros efforts pour empêcher le départ des candidats à l'émigration.Il arrive également qu'on réexpédie chez eux des immigrés illégaux bêtement pris à la frontière ou à l'aéroport.Mais, de l'aveu même d'une porte-parole de l'Office pour les réfugiés et apatrides (OFPRA), « ces interpellations aux frontières sont des cas très minoritaires.La plupart du temps, les candidats à l'immigration sont déjà sur le territoire ».Or justement, une fois sur le sol français, il est très rare qu'un « sans-papiers » soit reconduit à la frontière et expulsé.C'est-à-dire que l'essentiel pour un clandestin consiste à arriver sur le sol français et à s'y incruster au moins quelques mois pour être assuré d'y rester.De ce point de vue, la demande d'asile constitue une méthode éprouvée.Toujours selon l'OFPRA, il y a eu en l'an 2000 environ 39 000 demandes d'asile, ce qui représente déjà 40 % de l'immigration nette dans une année en France.De ce nombre un peu plus de 4500 ont été admis, avec tout ce que cela suppose d'avantages et de droits sociaux Ð une carte de séjour de dix ans entre autres.Quelques milliers d'autres ont obtenu l'asile « territorial », beaucoup moins avantageux, mais qui fournit au moins des papiers de résidence et de travail.Et les quelque 30 000 autres ?« On leur a signifié, après six mois d'attente en moyenne, qu'ils étaient déboutés du droit d'asile, dit-on à l'OFPRA, mais ils n'ont pas été reconduits à la frontière.» Que sont-ils devenus ?La majorité d'entre eux se sont fondus dans le paysage, en profitant généralement du soutien de leur communauté d'origine (congolaise, turque, chinoise ou autre).Ce sont des « sans-papiers », disposant de fort peu de droits, pour le travail ou la santé.Qui restent à la merci d'une interpellation et d'une décision arbitraire d'expulsion, mais que la police manifestement tolère de façon systématique.Des sans-papiers qui escomptent à moyen terme une régularisation « de faveur », après deux, cinq ou quinze ans de séjour.Combien sont-ils aujourd'hui ?Au moins 150 000, mais peut-être le double.« Par définition, on ne peut pas dénombrer les sans-papiers » dit-on au ministère de l'Intérieur.L'Europe fonctionne donc vaille que vaille sur ce système bancal Ð qui a soit dit en passant l'avantage de fournir de la main-d'oeuvre très bon marché pour le textile ou le bâtiment.Le message est désormais connu dans les pays du tiers-monde : l'Europe est pratiquement fermée à l'immigration régulière.mais elle est ouverte aux clandestins et demandeurs d'asile en tout genre.À la seule condition qu'ils réussissent à atteindre le continent, après un voyage dans un camion-citerne ou dans la cale d'un bateau- épave. 6LP0301B0224 b03 samedi 24 f vrier 6LP0301B0224 ZALLCALL 67 01:16:35 02/24/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 FÉVRIER 2001 B3 Samedi prochain, le 3 mars, Bernard Landry devrait Ð si nul autre candidat ne réussit d'ici demain à recueillir 1000 signatures Ð succéder à Lucien Bouchard à la présidence du Parti québécois et au poste de premier ministre du Québec.Notre journaliste Denis Lessard dresse sa feuille de route politique.Bernard Landry en haut de l'affiche QUÉBEC Ð L'image est d'une puissance quasi biblique.Début 1985, dans le bureau du premier ministre, Bernard Landry et Pierre Marc Johnson sont forcés d'empoigner René Lévesque, malade, le temps qu'un médecin lui administre un sédatif.Dans l'échange, Lévesque administre un violent coup de poing à Louis Bernard, le fidèle secrétaire général.Frappé d'un burn out avant que l'expression soit en vogue, Lévesque consentira à se faire soigner.Sa démission est désormais une question de mois.Johnson lui succédera.Landry aussi, mais 16 ans plus tard.Après 30 ans de vie publique, Bernard Landry obtient le premier rôle.Et personne ne pourra accuser l'éternel acteur de soutien de s'être esquivé aux moments difficiles, d'avoir joué les tire-au-flanc.Des studieuses assemblées de cuisine sur l'indépendance dans le comté de Joliette en 1970, aux milliers d'heures bouffées par une vice-présidence du PQ aussi accaparante que bénévole 20 ans plus tard, à la ribambelle des tournées d'usines pour les annonces qui auront redoré son image depuis cinq ans, personne ne pourra accuser Bernard Landry d'avoir compté son temps, ni ménagé ses efforts.Éternel aspirant à la succession, déjà en 1984 il fait grincer des dents en soutenant péremptoirement « être capable d'atteindre la première place ».C'est bien avant le « beau risque » et Lévesque est loin de s'en aller.Il sera d'une loyauté sans faille toutefois tant envers Lévesque qu'envers ses deux plus récents patrons, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.Un jeune loup Il s'en est fallu de peu toutefois pour qu'on parle du « docteur » Landry.Jean-Bernard, c'est son véritable prénom, avait déjà entrepris des études de médecine.Orateur de relève aux assemblées libérales de Joliette, il demande à 23 ans conseil à un juriste en vue, qui l'oriente vers le droit.L'image d'assurance Ð certains diront d'arrogance Ð de Bernard Landry sera sa marque de commerce.Déjà, dans la vingtaine, elle fait en sorte que René Lévesque remarque ce leader étudiant.Alors chef de cabinet de René Lévesque, Pierre F.Côté se souvient de l'arrivée de ce jeune loup comme conseiller.« Il était bien conscient de ses capacités intellectuelles, mais c'était toujours agréable », dit-il.Rapidement « en symbiose » avec Lévesque, le jeune turc n'hésitait pas à ramer à contrecourant.Seul contre tous, il conseilla à Lévesque de refuser d'aller défendre la formule Fulton- Favreau dans un forum étudiant devant un professeur d'université peu connu, Jacques- Yvan Morin.Lévesque refusera cet avis mais en paiera longtemps le prix, se souvient M.Côté.Un autre conseil, un autre changement de cap.Cette fois, André Marier lui recommande de se tourner vers l'économie.Landry se rendra vite en France, en 1965, où il obtiendra deux ans plus tard un diplôme en économie et finance de l'Institut d'études politiques de Paris.Son père, à la carrière fluctuante, n'avait jamais fait d'études à cause de la Crise, mais l'incitait depuis l'enfance à aller y étudier.Ce contact marquera pour toujours Bernard Landry ; avec Jacques Parizeau, il sera probablement le plus « européen » des politiciens québécois.Deux conseils, deux réalignements.Selon Yves Dupré, de BDDS, une firme de relations publiques, qui connaît Landry depuis longtemps, il sonde encore ses proches avec la même avidité.« Sur cet aspect, il ressemble beaucoup à René Lévesque : avant de prendre une décision, il peut parler à 25 personnes pour obtenir leur avis.Il a un très large réseau en périphérie de la politique.» Depuis le début des années 1960, il « flirtait » avec l'idée de la souveraineté Ð il avait confié à des collègues étudiants qu'il comptait devenir « président de la République du Québec ».En 1969, Lévesque l'invite à venir au PQ.Sa décision est vite prise, il retournera rapidement à Joliette, avec sa femme Lorraine Laporte et leurs trois enfants, officiellement pour pratiquer le droit, mais en réalité pour préparer l'élection qui surviendra en avril 1970 où il mord la poussière et finit troisième avec 25 % des voix.En 1973, il recueille 40 % des voix et finit deuxième.Mais en 1976, Bernard Landry a changé de comté.Raison officielle : sa femme, une avocate, décédée aujourd'hui, en avait soupé de l'autoroute entre Joliette et Montréal.En fait, un syndicaliste enseignant, propulsé sous les feux de la rampe par la Commission Cliche, a décidé qu'il deviendrait le candidat péquiste de Joliette.Ainsi naît entre Bernard Landry et Guy Chevrette une tenace rivalité.Vieilles rancunes Il développe alors une âpreté au combat qui l'habite toujours 20 ans plus tard.« Il a une mémoire phénoménale et quand quelqu'un lui a fait quelque chose, il s'en souvient longtemps », confiait récemment l'avocat Guy Bertrand, qui a beaucoup frayé avec tout le gratin péquiste et tenté de devenir chef du parti, avant de passer dans le camp fédéraliste.Landry se laisse parfois submerger par la colère ; pour la première fois en cinq ans, Me Bertrand lui passa un coup de fil récemment.Le vice-premier ministre l'accabla d'injures pendant plusieurs minutes.Puis, une fois la colère passée, il s'entretint comme si de rien n'était sur le dossier de la Gaspésia, le but de l'appel de l'avocat.François Legault estime encore que Landry l'a dupé à la mi-janvier, au terme du bref échange où il lui avait donné son appui dans la course au leadership.« Personne » ne devait être avisé avant 18h, selon Legault.Or Landry, dès l'après-midi, avait annoncé son coup de filet à une Pauline Marois stupéfaite.Il y a longtemps que Landry sait que la politique est un sport que l'on pratique les coudes levés.Après avoir lorgné le « bon » comté de Gouin qui lui préféra Rodrigue Tremblay, une étoile filante, Landry doit se rabattre sur un comté de Laval, moins sûr, où il ne survivra d'ailleurs pas au raz-de-marée libéral de 1985.Après la démission tapageuse de Tremblay, Landry ne put s'empêcher de passer un coup de fil au président péquiste de Gouin pour lui demander ironiquement ce qu'il pensait des « vedettes ».Près de 10 ans plus tard, quand on remaniera la carte électorale, Landry réservera très tôt Verchères, une forteresse péquiste quasi imprenable.L'anecdote de son intronisation au Conseil des ministres est bien connue : René Lévesque le convoque, lui indique qu'il aura le « Développement économique ».« Et si ça se développe pas ?.» bredouille le néophyte encore dans la trentaine.« Si ça se développe pas, on va tous y goûter », répliquera, amusé, Lévesque.« C'était un excellent vendeur, un pédagogue patient, mais la bêtise l'exaspérait déjà comme aujourd'hui », de dire Jean P.Vézina, président de la Société immobilière du Québec, qui fut pendant six ans son sous-ministre.Entre deux passes d'armes avec Rodrigue Tremblay, qui le qualifie de « supposé économiste », Landry laisse sa marque : Bâtir le Québec, suivi du Virage Technologique, deux énoncés politiques qui, bien qu'ils aient vieilli, montrent déjà ce qui fait courir Bernard Landry, le développement.« Cela avait été une contribution très importante », souligne Louis Bernard, qui était à l'époque le premier fonctionnaire.« Vingt ans plus tard, une relecture montrerait que Landry avait déjà établi ses priorités, les valeurs qui allaient le guider tout au long de sa carrière ».Adepte de la croissance, Landry est parfois qualifié de politicien néolibéral.« Avant de distribuer la richesse, il faut la créer », rappelle M.Bernard.« Il a pris un aplomb considérable, l'expérience et la sérénité qui viennent avec l'âge, c'est manifeste », constate son ancien rival Pierre Marc Johnson.Sa vision intégrée du développement économique, il l'avait déjà depuis longtemps, « ce qu'il a fait depuis qu'il est à l'Économie et aux Finances, c'est de mettre en pratique ce qu'il avait à l'esprit depuis 1977 ».Appétit boulimique Landry a appris à la dure qu'on ne fait pas de quartier en politique ; la règle est d'accroître son influence.Ainsi, nommé au Commerce extérieur en 1982, il grugera vite le mollet de son collègue Jacques-Yvan Morin, responsable des Relations internationales, qui perdra subitement 250 fonctionnaires.Ironiquement, quand 15 ans plus tard M.Landry obtiendra les Relations internationales, il récupère sans hésiter ces mêmes directions, passées à l'Industrie.En 1996, Landry devient ministre de l'Économie, responsable de l'Industrie.et les fonctionnaires changent à nouveau de carte d'affaires.L'expérience aidant, agrandir son emprise deviendra pour lui un jeu d'enfant.Il arrache à Lucien Bouchard en 1996 la main haute sur toute l'économie ; son appétit frôle la boulimie.Il doit céder du terrain quand, pour attirer François Legault en 1998, Bouchard refait de l'Industrie un véritable ministère.Les intéressantes annonces d'Investissement Québec sont en jeu ; Landry en un tournemain conclut un pacte avec le néophyte.Legault fera les annonces sauf si elles sont « intersectorielles » ; en fait, 90 % de ces interventions relèvent de plus d'un ministère.Quand Legault revient triomphant, son entente sous le bras, son chef de cabinet lui fait vite comprendre qu'il s'est fait rouler.Depuis les élections de 1998, et le passage de Legault à l'Éducation, Landry régnait sans partage à nouveau.Il oublie parfois que les journées n'ont que 24 heures Ð ses quarts de travail en ont toujours plus de 12 Ð il s'approprie les annonces importantes qu'il doit parfois bâcler faute de temps, laissant souvent des miettes à son ministre délégué, Guy Julien.Quand il voit un mandat passer, il l'attrape sans hésiter.Le « comité sur la souveraineté » en est un exemple ; il n'avait guère de temps à y consacrer et poussa la machine au maximum à la dernière minute pour pondre un rapport au congrès de mai dernier.L'influence est aussi une monnaie d'échange pour Landry.Il poussa pendant des années sur la promotion des jeunes députés membres de son comité aviseur Ð Gilles Baril, par exemple.Et il marchande son support : voulant être « neutre », Rita Dionne Marsolais lui refusa un appui à Yves Duhaime à la tête du Bloc québécois.« Moi aussi, je serai neutre au prochain remaniement », lui répliqua Landry.Premier essai Après le départ de Lévesque à l'été 1985, il se lance dans la course contre le favori Pierre Marc Johnson.« Sa loyauté pour Lévesque faisait qu'il n'avait pas mis de machine en place », se souvient un collaborateur de l'époque.C'est l'humiliation.Pour lancer une campagne en panne, son chef de cabinet, Claude H.Roy, imagine une mise en scène : Landry descendra la Grande-Allée et les gens attablés aux terrasses manifesteront « spontanément » leur appui.Échec lamentable, une poignée d'apparatchiks cria son soutien dans l'indifférence totale des dîneurs.Quelques jours plus tard, Landry déclarait forfait et s'enfuyait en vacances.Mais on ne l'y reprendra pas.À son retour, en 1994, il commencera à tisser patiemment son organisation dans l'éventualité d'une course à la direction du PQ.Battu aux élections de décembre 1985, il se retire plusieurs semaines chez lui, tournant comme un ours en cage.À compter de 1986, il enseigne au département d'administration de l'UQAM.Il sera un véhément adepte du libre-échange, un traité qu'il enseignera même Ð en espagnol Ð à Mexico.Vice-président du PQ de 1989 à 1994, un travail accaparant qu'il exécuta bénévolement sans compter ses heures, Landry jouera un rôle important dans la mise en place du Bloc québécois en maraudant les conservateurs de Brian Mulroney, qui sort vite de ses gonds.Aux transfuges potentiels qui s'inquiètent pour leur avenir, Landry a cette phrase suave : une fois la souveraineté réalisée, « la maison du Québec sera grande » Ð on vous trouvera une nomination.Dans l'atmosphère survoltée de l'après-Meech, le chant des sirènes est entendu cinq sur cinq.L'arrivée de Lucien Bouchard dans le décor change la donne Ð une tension s'installe vite entre M.Landry et l'ancien ministre de Brian Mulroney qui veut éviter que le Bloc ne devienne une succursale du Parti québécois.Il fallut un long face-à-face entre les deux hommes pour que cette rivalité soit mise de côté.D'une loyauté indéfectible à Parizeau, Landry parut louvoyer au printemps 1995.Pour s'assurer qu'il n'y aurait pas de référendum au printemps, il souligne qu'il n'a pas l'intention d'être « le commandant en second de la charge de la Brigade légère » de la guerre de Crimée, c'est-à-dire d'amener les troupes péquistes à l'abattoir.Landry niera toujours formellement avoir enfoncé une porte ouverte, mais les apparatchiks de l'époque soulignent qu'au comité de stratégie où siégeait Landry, il était clair que le scrutin avait basculé à l'automne.À sa décharge, il faut admettre que Parizeau refusait de le dire explicitement.Plus tard, la guérilla lancinante de Jacques Parizeau contre Lucien Bouchard fera sortir Landry de ses gonds.Parizeau était devenu « l'allié objectif » de l'adversaire, attaqua Landry.Mais Parizeau devint un appui lors d'un grave affrontement entre Landry et Bouchard, lorsque le premier ministre retourna sa veste sur un projet de loi pour forcer le maintien de la Bourse de Montréal.Souverainiste Tout souverainiste qu'il soit Ы je suis l'homme d'une cause », répète-t-il souvent Ð, Landry n'a jamais hésité à jongler avec d'autres pistes comme pour accroître sa marge de manoeuvre.Il sauta par exemple sur l'idée du « référendum sur la nation québécoise », lancée par Pierre Drouilly à la fin de 1997, qu'il cautionna sur le parquet d'un conseil national.« C'était un signe d'impatience, il voulait qu'il se passe quelque chose », explique-t-on aujourd'hui.Landry sera, dit-on, « très irrité » d'être désavoué sur-le-champ par Lucien Bouchard.Mais il se rangea.tout comme il ravala sa salive quand, une autre fois, M.Bouchard relégua aux oubliettes l'idée du « gradualisme » évoquée par des intellectuels comme Denis Monière.Cette idée d'un référendum sur autre chose que la souveraineté surgit à nouveau quand Jean-François Lisée publia Sortie de Secours.Québec, selon Lisée, devait faire une autre proposition au Canada anglais pour dénouer l'impasse.Des proches de Landry, notamment Daniel Audet, un ancien bras droit, avaient préparé le terrain ; le vice-premier ministre accueille plutôt favorablement l'idée d'un débat sur l'option péquiste.Mais Landry, bon soldat, obéit à Bouchard et tira à bout portant sur la thèse de l'ex-stratège.Malgré tout, Landry garde la cote auprès des souverainistes « purs et durs », eux qui auraient volontiers fait passer un test sanguin trimestriel à Lucien Bouchard pour vérifier qu'il ne versait pas dans le fédéralisme renouvelé.Par rapport à l'aile radicale du PQ, « il est très crédible.Paradoxalement, il a longtemps été identifié à M.Parizeau, même s'il n'avait pas démissionné lors du beau risque de René Lévesque en 1984 », constate Pierre Marc Johnson, « pustché » par cette même faction en 1987.« Je ne suis pas le front runner, mais je suis le runner le plus durable », disait Landry avant son faux départ de 1985.Plus de 15 ans plus tard, le temps lui aura donné raison, ce temps « qui ne respecte pas ce qu'on fait sans lui », a déjà dit Bernard Landry.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Plus de 15 ans après son échec de 1985, le temps lui aura donné raison, ce temps « qui ne respecte pas ce qu'on fait sans lui », a déjà dit Bernard Landry. 6LP0401B0224 b04 samedi 24 f vrier 6LP0401B0224 ZALLCALL 67 01:13:37 02/24/01 B B 4 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 F É V R I E R 2 0 0 1 Une guerre à finir ?Face à Saddam, l'administration Bush II risque de ne pas s'en tenir aux sanctions Même s'il aime distribuer les surnoms à gauche et à droite, George W.Bush ne doit pas apprécier ceux que la presse irakienne lui donne ces jours-ci : « le nouveau nain » et « fils de serpent ».À Bagdad, selon les journalistes en place, tout le monde s'entend pour dire que le jeune Bush veut finir le travail de son père, lui-même surnommé « le criminel ».Le peuple subjugué n'a peut-être pas tort.Ce week-end, sur fond de raids américano- britanniques, Colin Powell sera au Proche- Orient pour expliquer la politique de l'administration Bush II vis-à-vis de l'Irak.À l'occasion de sa première tournée dans la région à titre de secrétaire d'État, il tentera de donner « un second souffle » aux sanctions contre le pays de Saddam Hussein.Au mieux, l'ex-général fera face au scepticisme.Au pire, à l'hostilité.Au Proche-Orient comme ailleurs dans le monde, les États-Unis ont perdu la guerre des relations publiques sur la question des sanctions.Elles ont été adoptées pour forcer Hussein à respecter les conditions fixées dans le cessez-le-feu signé après la guerre du Golfe, en 1991.Saddam doit notamment accepter le retour des inspecteurs de l'ONU chargés de s'assurer que l'Irak ne relance pas la fabrication d'armes de destruction massive.Mais Saddam s'est toujours moqué de l'embargo contre son pays.En 1998, il a fini par bouter hors de l'Irak les derniers inspecteurs de l'ONU, qui n'y ont pas remis les pieds depuis.Le raïs irakien préfère voir souffrir les enfants plutôt que de se soumettre.Il est plus pétulant que jamais.D'où la question lancinante : à quoi sert l'embargo, sinon à affamer les enfants irakiens ?Dans son autobiographie, publiée en 1995, Powell se montrait lui-même critique, observant que « les sanctions fonctionnent mieux contre les dirigeants qui ont l'intérêt de leur pays et de leur population à coeur », pas contre ceux « qui ne sont préoccupés que de leur seul intérêt et de leur maintien au pouvoir », comme Saddam.Jeudi, lors de sa première conférence de presse depuis son intronisation, Bush a été plus direct, comparant les sanctions contre l'Irak à un « fromage suisse ».« Nous allons revoir le régime actuel de sanctions », a déclaré le président américain.Des discussions en ce sens ont été entamées cette semaine entre Américains et Britanniques.On a parlé de sanctions mieux « ciblées », plus « intelligentes », qui empêcheraient Saddam de se réarmer sans causer de souffrances au peuple irakien.« Nous éprouvons de la sympathie pour le peuple irakien, nous nous soucions des enfants de l'Irak », a déclaré Powell, la semaine dernière.« Nous voyons là un régime qui a plus d'argent qu'il ne lui en faut pour faire face aux problèmes de sa société, si au moins il l'employait à bon escient.» Depuis quatre ans, l'ONU permet à l'Irak de vendre une partie de son pétrole pour acheter de la nourriture et des médicaments.Au début de l'année, Saddam disposait d'un budget de 5,5 milliards pour ce faire.Or, selon l'ONU, pour les six premiers mois de l'année, il n'a réservé que six millions pour les enfants dans le besoin.Un nouvel emblème Saddam s'amuse à narguer les Américains et les Britanniques, ceux qui tiennent le plus à maintenir l'embargo contre l'Irak.Il y a quelques semaines, Uday Hussein, fils de Saddam, a présenté à l'Assemblée nationale du pays un « document de travail » réclamant l'adoption d'un nouvel emblème, un emblème qui montrerait le Koweït « comme partie intégrale du Grand Irak ».En 1990, l'invasion du Koweït par l'Irak avait été le premier acte de la guerre du Golfe.Pour Saddam, le Koweït est toujours la 19e province de son pays.Et Saddam continue à tirer sur les aviateurs américains et britanniques qui survolent son pays pour faire respecter les zones d'exclusion aérienne, créées pour protéger les minorités du sud et du nord de l'Irak.Les tirs de la défense antiaérienne de Saddam ratent toujours la cible, mais ils ont fourni un prétexte aux derniers raids angloaméricains.Ces raids ont été dénoncés dans plusieurs pays d'Europe et du Proche-Orient.Aux États-Unis, cependant, ils ont fait l'unanimité.Républicains, démocrates et éditorialistes ont dit que les alliés se devaient de répondre aux provocations de Saddam.Les bombardements n'ont pas été très précis.Environ 25 bombes « intelligentes » de la marine américaine ont été lâchées lors du raid du 16 février, mais la majorité d'entre elles sont tombées « à plusieurs dizaines de mètres » de leurs cibles, a reconnu la Navy cette semaine.Mais le « fils de serpent » ne s'en fait pas.L'important, c'est de lancer un message à Saddam.« L'objectif premier est de faire comprendre clairement à Saddam que nous attendons de lui qu'il soit un voisin pacifique dans la région et nous attendons de lui qu'il ne fabrique pas des armes de destruction massive », a dit Bush à la Maison-Blanche lors de sa conférence de presse de jeudi.« Et si nous découvrons qu'il le fait, il y aura des conséquences.» C'est le cow-boy en Bush qui parlait ainsi.Face à l'Irak, celui-ci risque de préférer la force à l'embargo.Chose certaine, son administration est bourrée de faucons.En 1999, trois d'entre eux ont recommandé, dans une lettre à Bill Clinton, l'utilisation de l'armée américaine, si nécessaire, pour déloger Saddam.Il s'agit de Donald Rumsfeld, numéro un au Pentagone, Paul Wolfowitz, numéro deux au Pentagone, et Richard Armitrage, numéro deux au Département d'État.Une des recommandations du trio a déjà été adoptée par l'administration Bush II, le soutien financier à l'opposition irakienne, qui recevra bientôt 29 millions de dollars.Selon Rumsfeld et CieP, les États-Unis et leurs alliés doivent profiter de la « haine » des Irakiens à l'égard de Saddam.« L'Irak est aujourd'hui mûr pour un soulèvement général, écrivait le groupe en 1999.Nous devons exploiter cette opportunité.» Le deuxième affrontement Bush-Saddam ne fait que commencer.Photo AFP George W.Bush a reçu le premier ministre britannique Tony Blair à Camp David hier.C'est la première visite d'un dirigeant européen depuis la prestation du serment du président américain, il y a un mois.À Bagdad, Saddam Hussein, pendant ce temps, est bien en selle.Et là-bas, on croit que le jeune Bush veut finir le travail de son père, commencé en janvier 1991.Le cardinal Turcotte de plus en plus présent à Rome On a tous vu les photos du cardinal Jean- Claude Turcotte avec la famille de Lucien Bouchard lors de leur audience privée avec le pape Jean-Paul II, il y a une quinzaine de jours.L'archevêque de Montréal était de nouveau à Rome cette semaine pour le consistoire au cours duquel le pape a intronisé 44 nouveaux cardinaux.« Avant, c'était quatre ou cinq fois par année, mais il aura déjà dépassé ce nombre de voyages dans la Ville sainte avant la fin de l'été », dit Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire qui a souvent accompagné le cardinal à Rome.Certains pensent même qu'il pourrait un jour succéder à Jean-Paul II à la tête de l'Église catholique.Quelques spécialistes européens des questions vaticanes l'ont en effet inclus dans la liste des candidats susceptibles de devenir pape, les « papabili » selon l'expression italienne.Le quotidien The Citizen d'Ottawa relançait l'affaire, samedi dernier, en faisant paraître la photo du cardinal Turcotte à la une, en tête d'un long article sur l'élection du prochain pape.« Je ne connais pas assez d'Italiens », avait déjà répondu en blague le cardinal Turcotte.« Il continue de s'amuser de ce potinage », dit Mgr Dicaire, en ajoutant qu'on serait certes fier de voir l'un des nôtres accéder au plus haut poste de l'Église.Imaginez les cahiers des quotidiens et les émissions de télé qu'entraînerait l'élection d'un pape québécois comme ce fut le cas en Pologne lors de l'élection de Karol Vojtyla, en 1978.Un triomphe dépassant l'accouchement de Céline et la mort du Rocket.Pas question de partir Il n'y a cependant pas de succession à l'horizon car Jean-Paul II n'a aucunement l'intention de démissionner.Il a même déjà prévu cinq voyages à l'étranger Ð sa spécialité avec la canonisation de plus de personnes que tous ses prédécesseurs réunis Ð notamment à Toronto, en août 2002, pour le rassemblement de la jeunesse.On est pape jusqu'à la mort : la seule exception est survenue en 1294.Profondément divisés, les cardinaux firent alors appel au moine Pietro Angeleri, qui démissionna cinq mois plus tard pour retrouver la paix de son ermitage.« On fait preuve de beaucoup de discrétion quand on aborde la question de la santé du pape.On le sait malade, mais il a toujours l'oeil brillant et pétillant », dit Mgr Dicaire, qui a partagé deux repas à la table de Jean- Paul II, qui aime bien utiliser le français appris lors d'études en philosophie à Paris.Même son de cloche du côté d'un observateur privilégié, Wilfred-Guy Licari, un Italo- Montréalais diplomate de carrière qui est ambassadeur du Canada au Vatican depuis six mois.« Le pape a vieilli et est affaibli par la maladie qui affecte ses déplacements et son élocution, mais il combat de façon exemplaire.Le seul changement à son horaire fut le déplacement de sa messe quotidienne de 7 h à 8 h du matin.» M.Licari accompagnait aussi la famille Bouchard au début du mois et il a passé une demi-heure avec le pape lors de la présentation de ses lettres de créance, l'automne dernier.« C'est un des grands personnages du XXe siècle, un grand leader spirituel, mais aussi un politique d'une rare habileté.» La course à la papauté M.Licari a reçu cette semaine quatre des cinq cardinaux canadiens qui assistaient au consistoire : Turcotte de Montréal et Ambrozic de Toronto, ainsi que deux retraités, Gagnon et Carter.Le cardinal Vachon de Québec, aussi retraité et âgé de 88 ans, n'a pu se rendre à Rome.« C'est extraordinaire le réseau de contacts que le Vatican entretient partout dans le monde.On s'informe de tout.On m'a demandé ce que signifiait le départ de Lucien Bouchard et l'arrivée de Bernard Landry.On savait tout sur la récente élection aux Philippines.» Quant à la course à la papauté, M.Licari ne sent aucune fébrilité particulière à Rome, surtout en raison de la volonté du pape de demeurer bien en place.« Les journalistes dressent leur liste de papabili, les classent selon les tendances conservatrices ou libérales, mais le passé nous a appris que ces favoris ne sont jamais élus.Qui entre pape au conclave en ressort cardinal, selon le vieil adage.» Autant M.Licari que Mgr Dicaire soulignent la profonde transformation de l'échiquier catholique : la majorité des fidèles se trouve maintenant dans l'hémisphère sud (Amérique latine, Afrique, Philippines) et plus de 40 % des cardinaux viennent du tiers-monde.De tous les pays, c'est au Brésil qu'on retrouve le plus de catholiques.Pas surprenant donc que 11 des nouveaux cardinaux viennent d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale.M.Licari perçoit deux courants.D'un côté, certains Italiens, le plus fort contingent national avec 24 cardinaux, aimeraient bien revenir à la tradition de 450 ans brisée par l'élection du pape polonais.De l'autre, on se dit que la glace est maintenant brisée et que le prochain pape viendra de l'hémisphère sud, probablement d'Amérique latine.Et le cardinal Turcotte dans tout ça ?Un candidat possible mais improbable, tout autant que l'était le cardinal polonais au conclave de 1978.Dans la prison du conclave tout peut arriver ! « Quand on a choisi d'habiter le mystère, faut pas s'étonner qu'une partie de la réalité nous échappe », aime bien dire Mgr Dicaire, surtout quand les questions touchent des points trop sensibles.Photothèque La Presse Wilfred-Guy Licari, ambassadeur du Canada au Vatican, accompagnait le cardinal Turcotte quand, au début du mois, le pape a reçu le premier ministre du Qubec, Lucien Bouchard, et sa famille. 6LP0501B0224 b05 samedi 24 f vrier 6LP0501B0224 ZALLCALL 67 01:17:19 02/24/01 B La commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) vient d'effectuer à Pékin la première des cinq visites d'inspection des villes candidates à l'organisation des Jeux olympiques de 2008.Les 17 membres de la commission se rendront ensuite à Osaka, à Toronto, à Istanbul et enfin à Paris avant de remettre leur rapport aux 131 membres du CIO qui éliront le gagnant le 13 juillet prochain au cours d'une réunion à Moscou.LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 FÉVRIER 2001 B5 Olympisme gigantisme et.développement Les promoteurs de la candidature de Pékin ne redoutent pas l'hyperbole.S'ils obtiennent gain de cause, ils promettent les travaux de construction et d'aménagement « les plus énormes que la Chine ait connus depuis la construction de la Grande Muraille ».Les autorités municipales ont affirmé aux inspecteurs du CIO qu'elles étaient en mesure de dépenser 20 milliards de dollars américains d'ici 2008 afin que les Jeux se déroulent dans les meilleures conditions.C'est à une quinzaine de kilomètres au nord du centre de la ville, entre le quatrième boulevard de ceinture (en voie d'achèvement) et le cinquième (à venir), que se situera éventuellement le principal chantier olympique.Un parc olympique sera établi sur une superficie de 2000 hectares comprenant un stade de 80 000 places, une quinzaine de gymnases et de salles d'entraînement, le village des athlètes, un centre d'exposition de 450 000 m2, un centre de congrès de 600 000 m2 et plusieurs hôtels.Plus au centre de la ville, le stade de la Capitale et le stade des Travailleurs, qui accueilleront les compétitions masculines et féminines de football, seront rénovés.Ainsi que le Centre sportif olympique, au nord de la ville, dans lequel s'étaient déroulés les Jeux asiatiques de 1990.Pour desservir le Parc olympique et pour améliorer la circulation notoirement congestionnée, Pékin prévoit le triplement du réseau routier qui atteindra 700 km, la construction d'une ligne urbaine de chemin de fer et d'une nouvelle ligne de métro nord-sud, longue de 15 km, qui reliera la gare ferroviaire centrale au village olympique.Le groupe canadien SNC-Lavalin a signé récemment une lettre d'intention pour la construction de cette ligne, un projet évalué à 1,4 milliard.À plus long terme, Pékin compte établir un réseau de métro de 408 km, contre 54 km actuellement.Pour organiser des Jeux « verts » en 2008, sept années ne seront pas de trop pour s'attaquer à la pollution atmosphérique, la qualité de l'eau et de l'environnement en général de la municipalité de Pékin.Pékin affirme avoir consacré trois milliards depuis 1998 à divers projets de réduction de la pollution, comme l'introduction du gaz naturel en remplacement du charbon.Les membres de la commission d'évaluation du CIO ont inspecté Baobeidian, la plus grande usine de traitement des eaux usées de Pékin, en banlieue sud-est.Le directeur Yang Xiangping avait une semaine plus tôt fait visiter les lieux à des journalistes étrangers, toujours dans le cadre de la campagne de promotion des Jeux olympiques.« En 2008, les rivières de Pékin seront propres et 96 % des eaux usées seront traitées alors que nous n'en traitons que 51 % à l'heure actuelle » a-t-il affirmé.Pour atteindre cet objectif, la capitale chinoise devra se doter de huit nouvelles usines.Cinq doivent être achevées en 2005, financées en partie par une subvention de 200 millions de la Banque mondiale.Ces projets ne se concrétiseront pas tous si Pékin n'obtient pas la tenue des Jeux de 2008.Certains, comme le Parc olympique, ne verront pas le jour.D'autres, comme le métro, sont déjà assez avancés et sont nécessaires, qu'il y ait ou non les Jeux de Pékin en 2008.Mais la stratégie des autorités municipales est bien de combiner projet olympique et plan de développement urbain.« Le projet olympique est un catalyseur pour accélérer le développement de notre ville.En 2008, grâce aux travaux que nous allons entreprendre, la qualité de l'environnement à Pékin aura atteint le niveau des villes de pays développés », dit Liu Jingmin, vice-maire de Pékin.Photo AP Au-delà de l'opération de charme qu'elle a voulu mener auprès des membres de la délégation du CIO, Pékin devait apporter des arguments pour étayer sa candidature.La municipalité a donc exposé ses projets.Ils sont pharaoniques.Tapis rouge et gazon vert pour le CIO L'herbe est plus verte sur les pelouses pékinoises quand les inspecteurs du CIO sont en ville.Comme Pékin passait à l'inspection olympique en premier, en plein mois de février, il a bien fallu donner un coup de pouce à la nature, encore avare de ses bontés en cette saison.Pour décorer les grands boulevards, des bouquets multicolores de fleurs artificielles ont été placés dans des jardinières.Des banderoles, des drapeaux, des affiches et des enseignes lumineuses aux couleurs olympiques pavoisaient l'avenue de la Paix éternelle, qui traverse la ville d'est en ouest.Mais pour le gazon desséché et racorni des bordures et des terrepleins, les grands moyens s'imposaient.On l'a carrément arrosé de peinture verte.Effet garanti ! Faute de pouvoir décréter un printemps hâtif, les autorités municipales avaient ordonné un grand ménage et une mise en beauté de la capitale afin de donner un avantgoût de ces jeux « verts, high-tech et populaires » que Pékin souhaite ardemment organiser en 2008.Des centaines de milliers de personnes, étudiants, soldats, fonctionnaires, ouvriers, avaient été mobilisés pour astiquer les 126 km de garde-fous métalliques qui séparent les voies de circulation sur les axes principaux.Le samedi précédant l'arrivée de la commission, les Pékinois avaient été priés de nettoyer la devanture de leur maison, de briquer les fenêtres et les trottoirs et de faire disparaître de la vue les ordures ménagères.Au début de l'année, les comités de quartier avaient pris en main les opérations d'embellissement des façades Ð visibles de la rue Ð des immeubles d'habitation.Malgré les recommandations des fonctionnaires municipaux qui préconisaient le gris, les habitants ont choisi des couleurs un peu plus ébouriffantes, toutes les nuances du rose, de l'orange et du vert.Si le régime chinois avait voulu démontrer qu'il est encore capable de mobiliser les masses populaires pour un objectif commun, il a parfaitement réussi.Durant la semaine, la police a accru sa surveillance pour éliminer tout ce qui pouvait gâcher le paysage : les propriétaires de véhicules sales se sont fait sermonner, les vélos sans plaque d'immatriculation ont été saisis et les vieux tacots remorqués.Comme chaque fois que Pékin doit servir de cadre à des manifestations de prestige, la chasse aux indésirables avait été faite soigneusement : mendiants, éclopés, prostituées et vendeurs de disques pirates ont été invisibles.Tout ce qui peut nuire à l'image de ville dynamique, moderne et propre que Pékin souhaite projeter a été impitoyablement écarté.Écartées aussi les quelques voix qui osent s'opposer à la tenue des Olympiques à Pékin.Comme Shan Chengfeng, épouse d'un militant pro-démocratique emprisonné, une des 28 signataires d'une pétition au CIO en décembre dernier demandant la libération des prisonniers politiques.Arrêtée en janvier, Mme Shan a été condamnée jeudi à deux ans de camp de travail pour avoir « perturbé l'ordre social ».D'autres personnes, des parents de dissidents, ont été placées sous surveillance policière à leur domicile avec ordre de ne pas chercher à entrer en contact avec les membres de la délégation olympique.Un groupe de défense des droits de l'homme basé à Hong Kong a fait circuler une lettre ouverte demandant au CIO de ne pas répéter l'erreur de 1936, lorsqu'il avait accordé à l'Allemagne hitlérienne l'organisation des Jeux olympiques à Berlin.La lettre n'a évidemment pas circulé dans les médias chinois.L'arrivée de la délégation du CIO a été présentée comme un événement considérable, méritant la une des journaux et l'ouverture du bulletin d'informations télévisé.Les 17 membres de la délégation, dirigée par le Néerlandais Hein Verbruggen et comprenant notamment le champion ukrainien de saut à la perche Serguei Bubka, ont eu droit au traitement de VIP.Logés dans un hôtel cinq étoiles à deux pas de la place Tiananmen, ils ont été reçus par le président chinois Jiang Zemin.Chaque jour, la délégation du CIO a pu rencontrer de nombreuses personnalités qui appuient la candidature de Pékin : l'actrice Gong Li, la gymnaste Sang Lan, handicapée à la suite d'une chute en compétition aux États-Unis, la pongiste Deng Yaping, médaillée d'or et championne du monde.Au-delà de l'opération de charme qu'elle a voulu mener auprès des membres de la délégation du CIO, Pékin devait apporter des arguments pour étayer sa candidature.La municipalité a donc exposé ses projets.Ils sont pharaoniques.Pékin s'est engagé à dépenser 20 milliards de dollars américains pour organiser les Jeux de 2008.La commission d'évaluation du CIO est purement technique, diton.Elle doit inspecter les installations existantes et les sites prévus pour la construction des infrastructures nécessaires.Elle doit évaluer les capacités d'accueil des villes sélectionnées.Mais ses recommandations seront cruciales puisque, en vertu des nouveaux règlements pour tenter de mettre fin à la corruption dans le processus d'attribution des Jeux, les membres du CIO ne peuvent pas être invités Ð et couverts de cadeaux Ð par les villes candidates.« New Beijing, Great Olympics », proclament en anglais les affiches, omniprésentes, dans tous les quartiers de la ville.Dans une rue commerçante du centre-ville, on a installé une horloge géante qui égrène le compte à rebours jusqu'au 13 juillet, date à laquelle le CIO annoncera sa décision.On avait fait pareil pour la rétrocession de Hong Kong et de Macao ! C'est dire si Pékin prend les choses au sérieux.Malgré les efforts considérables qui ont été faits pour donner une image positive et séduisante de Pékin, les mêmes questions qui ont fait dérailler sa précédente candidature demeurent entières.En 1993, lors de la sélection finale pour les Jeux de 2000, Pékin avait échoué d'une voix.Le souvenir de la répression du mouvement démocratique de 1989 sur la place Tiananmen était encore frais dans les mémoires.Cette fois, les responsables municipaux s'évertuent à dire que les choses ont changé.« Par rapport à 1993, Pékin est une ville plus ouverte, plus prospère et plus démocratique », dit le maire Liu Qi.Il fait valoir aussi que c'est une ville plus internationale que jamais, visitée chaque année par des millions de touristes du monde entier, dans laquelle résident 6000 étrangers et où étudient 100 000 étudiants venus de tous les points du globe.Mais pour plusieurs membres du CIO, la situation des libertés en Chine pose un problème.La chasse que le régime fait aux adeptes du mouvement Falun Gong et la manière dont il s'y prend pour éliminer ce « culte maléfique » en laisse beaucoup sceptiques sur les progrès de la justice et du droit en Chine.Depuis qu'il a fait irruption sur la scène publique chinoise en avril 1999, en organisant un rassemblement de 10 000 personnes devant Zhongnanhai, le siège du pouvoir, le mouvement Falun Gong fait l'objet d'une virulente répression.L'image d'hommes et de femmes arrêtés de manière musclée et embarqués sans ménagement dans les fourgons de la police, place Tiananmen, est comme une nouvelle tache sur la belle image que Pékin veut donner d'elle-même et de sa grande esplanade Ð célèbre dans le monde entier, mais pas pour de bonnes raisons.Les Chinois comprennent bien que, selon la remarque d'un diplomate, pour eux, Tiananmen, c'est le nom d'une place.Et que pour le reste du monde, c'est le nom d'un massacre.Pour casser cette image, les Chinois ont décidé de faire de la place Tiananmen leur site olympique du volley-ball de plage.On ne sait pas si ce sont des conseillers qui leur ont soufflé l'idée, mais il est clair que le succès remporté à Sydney par cette discipline n'est pas passé inaperçu ici.Entre le portrait sévère de Mao au nord et le mausolée où le même Mao repose, embaumé, au sud, imaginer l'austère place Tiananmen transformée en « Bondy Beach », cela donne toute la mesure du problème d'image qui reste collé à Pékin.Le vice-maire Liu Jingmin n'aime pas qu'on l'interroge sur ces problèmes.« Il ne faut pas mélanger la politique et les Olympiques, dit-il.Ce que nous voulons, c'est que les membres de la commission d'évaluation se fassent une idée exacte des conditions et des capacités d'organisation des Jeux olympiques dans notre ville.» M.Liu croit que Pékin dispose d'au moins deux avantages sur ses rivales.Le premier est l'appui massif de la population au projet olympique (94,8 % selon un sondage Gallup).Le deuxième atout de Pékin, c'est le soutien inconditionnel de l'État central qui est disposé à financer sans compter pour que la capitale chinoise soit gagnante cette fois-ci, pour le plus grand prestige de tout le pays.L'enthousiasme de la population pour les Olympiques n'est peutêtre pas aussi élevé que le laissent entendre les autorités chinoises, mais il est indéniable.La Chine a montré qu'elle figurait, au plan sportif, parmi les superpuissances.À Sydney, la Chine s'est classée en troisième position pour le nombre de médailles.L'appétit pour les retransmissions télévisées des compétitions sportives et pour la presse sportive témoigne de l'engouement des Chinois pour les disciplines olympiques.Beaucoup de Pékinois, des jeunes en particulier, croient que si les Jeux de 2008 se déroulent à Pékin, ce sera une étape cruciale pour la poursuite de l'ouverture de la Chine sur le monde extérieur. CHARLES TRENET > 1913-2001 L'hommage de Michel Rivard Pour Charles Trenet ( L'année de ma naissance, Charles Trenet enregistre L'Âme des poètes.Il me fait sans le savoir un cadeau dont je me souviendrai toute ma vie.Cette chanson est collée à mon enfance comme une gomme baloune sous un banc d'école.Comme il a décidé de prendre sa retraite, je lui offre aujourd'hui ces quelques lignes, en toute humilité.) Trenet-la-Lune Trenet-les-Anges La radio sentait bon Dans les années cinquante Trenet-l'Enfance Trenet-la-France Et j'entendais ton nom Dans la bouche des grands Trenet-la-Joie Trenet déjà Le parfum des chansons Dans ma vie bien petite Plus tard plus vieux Trenet-Paris Trenet-le-Spleen Que reste-t-il de ces beaux jours ?Trenet-la-Mer Trenet-l'Amour Léger l'amour et même la mort Dans tes chansons.Une escapade en bleu de ciel Une paire d'ailes en complet bleu Le temps passe-t-il sans nous voir ?Ou, immobile, nous laisse-t-il passer ?Trenet-le-soir Trenet-l'Espoir Tu imagines l'extraordinaire Comme un jardin dans la cité Comme le Diable en sa Java Comme le Monsieur qui attendait.Trenet-le-Swing Dans la tourmente Des années trente à aujourd'hui Trenet-le-Fou Ton chapeau mou Salue le siècle J'te dis merci.Michel Rivard, 22 février 2001 Quelques semaines avant sa mort, Charles Trenet avait évoqué sa vie avec un journaliste du Figaro au cours de l'un des nombreux déjeuners qu'il affectionnait.Nous reproduisons ici cette interview que le Figaro a publiée le lendemain de sa mort.J A C Q U E S P E S S I S Le Figaro LE FIGARO.L'âge ne semble pas avoir sur vous une grande influence.Charles TRENET.Ma jeunesse frise la maladie mentale.J'ai toujours eu l'âme badigeonnée d'un enduit isolant.L'âge ne veut rien dire.Ce qui compte c'est de conserver une fraîcheur morale.Il y en a qui ont du coeur au ventre, moi, j'ai du coeur aux joues et à l'âme.Vous avez dit un jour que vous souhaiteriez que l'on fasse graver sur votre tombe : «Charles Trenet né poète, mort athlète?» C'est vrai, mais le plus tard possible.Il faut maintenir le corps dans un état physique correct.C'est pour cela que je m'oblige chaque matin à faire du sport.Dès huit heures, dans le bois de Vincennes, ou sur la Croisette, à Cannes, je marche pendant plus d'une heure.Je passe ensuite une demi-heure dans un sauna, et je termine par un plongeon dans la piscine et une séance de gymnastique.J'avais abandonné les haltères en 1975 ; je les ai repris le jour de mes 75 ans.J'avais beaucoup grossi à l'époque, et je me sentais beaucoup plus vieux qu'aujourd'hui.À l'époque, vous aviez fait vos adieux à la chanson et voilà que vous avez repris le chemin de la scène.À l'époque, j'avais fait mes adieux à l'Olympia mais pas à la scène.Je voulais que ma mère, qui commençait à être fatiguée, me voie chanter une dernière fois.Un jour de 1982, Gilbert Rozon, un jeune producteur, qui est devenu depuis mon imprésario, est venu me chercher pour donner un récital à Montréal.L'accueil du public a été tellement chaleureux que j'ai commencé à éprouver l'envie de revenir.Votre public a-t-il rajeuni en même temps que vous ?En coulisses, après un récital, je fais la connaissance des petits-enfants de mes fans de jadis, qui accompagnent leurs grands-parents.Leur émotion est telle que j'ai l'impression de retrouver l'ambiance de mes débuts.Pourquoi, au départ, avez-vous choisi un partenaire en la personne de Johnny Hess ?Pourquoi n'avezvous tenté votre propre chance que cinq ans après ?À l'époque où je suis arrivé à Paris, j'ai écrit une chanson pour Fréhel.La Valse à tout le monde qui n'a pas connu un gros succès.La mode était en effet aux duos.Nous étions influencés par les chansons de Mireille et Jean Nohain interprétées par Pills et Tabet.Mon idée de départ était de m'inspirer de ce style.Et, pour cela, il me fallait un partenaire.En passant devant un club de la rue Vavin, j'ai entendu un pianiste qui m'a paru exceptionnel.Je suis entré pour l'écouter : c'était Johnny Hess.Le coup de foudre professionnel a été immédiat ?Nous avons décidé de travailler ensemble, mais nous avons travaillé pendant un ans avant d'enregistrer nos premières chansons.Nous avons été engagés au Palace, où nous avons été mis à la porte au bout de trois jours.Heureusement, nous avons pu obtenir un contrat au Fiacre, où ça s'est beaucoup mieux passé.À l'époque, vous n'étiez pas encore le Fou chantant ?Ce n'est pas moi qui ai trouvé cette formule mais Edmond Bory, qui dirigeait, avant la guerre, un grand hôtel sur la Canebière.J'étais alors militaire à Istres, et un soir, il m'a engagé.Johnny n'était plus là.«Charles», ce n'était pas suffisant sur l'affiche : il a eu l'idée d'ajouter «le fou chantant» ! Vous n'imaginiez pas que, plus de cinquante ans plus tard, on continuerait à vous surnommer ainsi?Pas du tout ! À l'époque, je ne savais pas très bien où j'allais.J'étais si peu certain de mon avenir que, le soir de ma première apparition au théâtre de l'ABC, en 1938, je suis entré en scène parfaitement décontracté.Je me suis dit que je n'avais rien à perdre et toute la vie devant moi pour faire autre chose si ça ne marchait pas.Le trac avant la représentation est venu ensuite et ne m'a plus jamais quitté! On a raconté que Maurice Chevalier, qui avait créé Y a d'la joie ! n'a pas apprécié que vous repreniez ce titre?À l'époque, il était courant qu'une même chanson soit interprétée par plusieurs artistes.C'est vrai que Chevalier a été très fâché, mais pour une tout autre raison.Lorsque Mistinguett m'a entendu depuis la salle dans Y a d'la joie ! elle s'est exclamée avec sa gouaille habituelle : « Il chante mieux que Maurice ! » Deux ans plus tard, la guerre at- elle brisé votre élan ?Sans aucun doute.Sans elle, mon destin aurait sans doute changé.Je m'apprêtais à partir aux États-Unis juste avant qu'elle n'éclate.J'ai vécu, comme toute le monde, quatre ans d'abomination.Je viens d'ailleurs d'en faire une chanson de mon nouveau disque : Nous, on rêvait.On m'a accusé de m'appeler en réalité Charles Netter et d'être juif.Pour prouver le contraire, j'ai dû reconstituer l'arbre généalogique familial.En 1940, on a également annoncé ma mort dans les journaux! On vous a également accusé de tous les maux, d'avoir chanté pour les Allemands.Je n'ai chanté qu'une seule fois devant les Allemands, et à mon corps défendant.En 1942, j'avais accepté un contrat aux Folies-Bergère.Lorsque je suis entré en scène, je n'ai vu que des uniformes vert-de-gris.À la fin de mon récital, je suis allé trouvé Paul Derval, le maître des lieux, et je lui ai aussitôt demandé de me rendre mon contrat, ce qu'il a aussitôt accepté.Je conserve d'ailleurs un souvenir très cocasse de cette soirée.Avant d'entonner Un rien me fait chanter, j'ai trébuché dans l'escalier du décor et j'ai failli tomber.J'ai alors distinctement entendu Mistinguett s'exclamer : «Il devrait pas faire des choses comme ça !» Vous conservez en mémoire beaucoup de souvenirs de ce genre?Max Jacob me disait toujours : «Tu as une mémoire gênante.» J'ai le privilège de n'être passé à côté d'aucun des grands personnages de ce siècle et je m'en souviens.Conservez-vous une affection particulière pour l'un d'entre eux ?Pour Cocteau, incontestablement.Cela fait une vingtaine d'années que j'ai commencé une chanson intitulée Jean, tu nous manques, que je n'arrive pas à terminer.Mais je me souviens aussi de Max Jacob, qui m'a ainsi dédicacé un livre : «À Charles Trenet, qui a donné la vie à la poésie par sa voix, et sa voix à la vie de sa poésie.» Il y a eu aussi Louis Lumière et Charlie Chaplin, qui n'avaient pas la réputation d'être d'un abord facile.J'ai reconnu Louis Lumière sur une plage de Bandol, en 1924.Je lui ai demandé un autographe, que je conserve encadré encore aujourd'hui.J'ai fait la connaissance de Charlie Chaplin aux États-Unis en 1948, à l'Embassy, un cabaret où je me produisais.Je chantais Le Grand Café en imitant le pas de Charlot, et ça l'a beaucoup amusé.Nous sommes devenus amis.Il m'a invité à la première de Monsieur Verdoux.À la fin du film, j'ai vu les projecteurs se braquer vers moi, avant de m'apercevoir qu'il s'était discrètement installé à côté de moi.Vous n'avez que quelques amis que vous retrouvez de temps à autre, et la plupart du temps, vous êtes pratiquement injoignable.Pourquoi cette vie en solitaire, alors que vous connaissez la terre entière ?La solitude est un luxe que j'apprécie et dont je paie le prix.N'avez-vous jamais songé à vous marier ?Cela m'est arrivé deux fois, mais le destin en a décidé autrement.Vous avez des maisons et des appartements à Antibes, à Aix, à Narbonne, à Nogent-sur-Marne, et vous venez d'emménager dans un grand appartement à Canet-Plage.Est-ce pour mieux brouiller les pistes?Que voulez-vous ! J'ai rêvé de chaumières et je me suis fait construire des palais.Si je passe régulièrement de l'un à l'autre, c'est qu'il faut bien que je m'en occupe.Autrement dit, je continue ma vie de tournées, sauf qu'au lieu de descendre à l'hôtel, je vais chez moi ! Mais je suis plus attaché à mes chansons qu'à mes maisons ! Vous venez de vendre la maison de votre père, à Perpignan.Comptezvous vous séparer de celle où vous êtes né, située à Narbonne, dans une avenue qui porte aujourd'hui votre nom ?J'ai quitté Perpignan pour les mêmes raisons que La Varenne voilà une quinzaine d'années.Il y avait trop de bruits alentour.Pas question de me séparer de ma maison de Narbonne.Je suis actuellement en négociation avec la mairie pour qu'elle soit transformée en musée quand je ne serai plus là ! Votre seule folie, ce sont les voitures.D'après mes calculs, vous en possédez actuellement une bonne dizaine.Ma folie des voitures est née dans les années 50.J'en ai douze.Ceux qui apercevaient tous ces véhicules dans mon jardin croyaient que je donnais une réception, alors que je me trouvais tout seul chez moi ! Mais peu importe, quand on aime, on ne compte pas ! Connaissez-vous également le nombre de chansons que vous avez écrites?Tout ce que je sais, c'est que j'en ai déposé plus d'un millier à la Sacem.Mais il y en a beaucoup que j'ai commencées sans jamais les terminer.Parfois, l'inspiration est venue tardivement.Voici quelques temps, à l'issue d'un récital à Perpignan, on m'a remis un texte retrouvé au collège, que j'avais commencé à l'âge de treize ans et que je n'avais jamais terminé : «La tramontane dans les platanes chante tout bas ; l'hiver approche.Bientôt la cloche s'éveillera.» Je l'ai achevé, mis en musique, et je viens de l'enregistrer.Soixante-six ans après ! Parmi toutes vos chansons, quelles sont celles que vous préférez?Celles que j'ai composées la semaine dernière et que le public ne connaît pas encore.Vous avez récemment enregistré vingt-six nouveaux titres.En avezvous encore beaucoup d'autres en réserve?Bien sûr, et pas seulement des chansons ! Je suis en train de réfléchir à une parodie des Sermons de Bossuet, et je mets la dernière main à un recueil de poèmes.Je pensais d'abord l'intituler : La vérité sort de la bouche du métro, ou Au clair de ma plume.J'ai finalement opté pour Guère épais en raison de la taille du manuscrit.N'avez-vous pas l'impression d'être passé à côté d'une carrière d'écrivain ?J'aurais pu écrire plus de livres, mais cela viendra peut-être.Voilà vingt-cinq ans que je songe à donner une suite à un roman dans lequel je me retrouve totalement.Un noir éblouissant.Regrettez-vous de ne pas avoir poursuivi au cinéma une carrière qui s'annonçait prometteuse?J'ai tourné quelques films pendant la guerre parce que les studios étaient chauffés, mais cela ne m'a guère passionné.J'ai eu ensuite une grosse proposition de Hollywood que j'ai refusée.Je ne l'ai jamais regretté.Lorsque vous enregistrez un disque, vous donnez une leçon à tous les autres artistes.Vous ne faites qu'une seule prise, et vous interprétez de trois à cinq titres en une matinée.Est-ce par paresse ou par professionnalisme?C'est une habitude que j'ai prise à l'époque où l'on gravait nos enregistrements sur des galettes de cire.En cas d'erreur, il fallait tout recommencer.Et puis une chanson, c'est aussi un climat.L'interprétation que l'on en donne correspond à un moment, à un état d'esprit qui est unique.Pour vos derniers disques, vous avez fait appel à de jeunes orchestrateurs capables de moderniser vos mélodies sans détruire leur classicisme.Ils ont travaillé pour vous avec autant d'enthousiasme que pour une star du Top 50.Est-ce encourageant pour l'avenir de la chanson française?J'ai l'impression qu'après des années d'errance, la chanson française a de nouveaux beaux jours devant elle.Ceux qui l'écoutent préfèrent enfin le texte au sexe.Alain Souchon a dit que vous étiez «le patron».Quels sont ceux que vous considérez comme vos disciples, ou plutôt vos collaborateurs?On a également dit que j'étais le père de la chanson française.Je préfère en être le grand frère.Souchon a beaucoup de talent.Au cours d'une émission de Guy Lux, il a chanté J'ai ta main avec une certaine sensibilité.J'aime Renaud, bien sûr, mais aussi Patrick Bruel et David Hallyday, en qui j'ai cru dès le départ.Je crois même avoir été le premier, voilà trente ans, à prédire le succès de Johnny ! Les disparitions de Serge Gainsbourg et de Michel Berger vous ont-elles beaucoup affecté?Beaucoup.Pour moi, «Gainsbarre» a tué Gainsbourg pour se venger de l'avoir créé.J'avais aussi beaucoup de sympathie pour le talent de Michel Berger.Il ne l'a jamais su, mais je l'avais surnommé «le prince de la nuance».Pensez-vous parfois à ce que deviendront vos chansons d'ici à quelques siècles?Réécoutez L'Âme des poètes, et vous aurez la réponse.Vous arrive-t-il souvent de donner des surnoms à certaines personnalités?Cela m'arrive parfois.Ainsi, pour moi, Régine, c'est «la petite soeur des riches».Lorsque j'ai aperçu Jeanne Mas pour la première fois, je me suis dit : «On dirait Mata Hari à cinq heures du matin.» Ce surnom lui est ensuite resté.Êtes-vous réellement un homme de gauche?Détrompez-vous ! Je ne me suis jamais préoccupé de politique de ma vie.Je n'ai même pas de carte d'électeur.Ce genre d'engagement ne m'intéresse pas du tout.Ma devise serait plutôt «Touche pas à mon poète».Les grandes misères du monde vous affectent-elles?C'est autre chose que la politique.Plus je les découvre à travers la télévision, plus je me dis que le monde a été créé par le diable, et plus j'espère qu'il ne deviendra que l'expression de son remords.Vous arrive-t-il parfois de vous prendre au sérieux?Quand on a rêvé sa vie et que l'on vit son rêve depuis soixante-dix ans, il ne serait guère convenable de se prendre au sérieux.En n'oubliant pas toutefois que la vie a un sens profond, qu'il ne faut pas négliger sous prétexte d'être heureux.Croyez-vous en Dieu?Oui.Mais lui aussi a cru en moi, puisqu'il m'a permis de mener une existence aussi privilégiée.Les souvenirs du poète Juillet 1946, la guerre est finie, Trenet s'arrête à Montréal.Ils sont nombreux à lui faire autographier disques et photos au magasin L.-N.Messier.Trenet a dit qu'il n'avait jamais monté à cheval avant ce rodéo au cours duquel il fit un tour de chant à Montréal.« L'âge ne veut rien dire.Ce qui compte, c'est de conserver une fraîcheur morale.Il y en a qui ont du coeur au ventre, moi, j'ai du coeur aux joues et à l'âme.» Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R Q R « Quand on a rêvé sa vie et que l'on vit son rêve depuis soixante-dix ans, il ne serait guère convenable de se prendre au sérieux.» En juillet 1983, Trenet accepte l'offre de Gilbert Rozon et revient chanter à Montréal dans le cadre du Festival Juste pour rire.La Presse a proposé à Michel Rivard d'écrire un texte sur Charles Trenet.Il nous a fait parvenir ce poème.B6 | PLUS L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 24 F É V R I E R 2 0 0 1 | PLUS | B7 6LP0801B0224 b8 0224 6LP0801B0224 ZALLCALL 67 01:09:57 02/24/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 F É V R I E R 2 0 0 1 Les échos d'une guerre Lundi, le Koweït célébrera dix ans de libération en pleine tension avec l'Irak Agence France-Presse KOWEÏT Ð En pleine recrudescence de la tension, le Koweït célébrera lundi pour la première fois depuis 10 ans la fin de l'occupation irakienne en présence des principaux acteurs de sa libération.L'ex-président George Bush, les ex-premiers ministres britanniques Margaret Thatcher et John Major et l'actuel secrétaire d'État américain Colin Powell, qui fut chef d'état-major durant la guerre de libération du Koweït en janvier et février 1991, figurent en tête des invités de marque.Sera également présent le général Norman Schwarzkopf, commandant des forces de la coalition alliée ayant chassé les troupes irakiennes du Koweït après sept mois d'occupation.Le programme des festivités prévoit plusieurs parades, dont une démonstration d'avions de combat koweïtiens, un défilé de 17 000 élèves et étudiants, des jeux laser, des feux d'artifice et des processions sur la principale artère de la ville de Koweït, longeant la mer.Plusieurs dignitaires étrangers devront participer à une « Ardha » (danse à l'épée).Les festivités seront également marquées par l'inauguration d'un musée avec des équipements militaires irakiens détruits pendant la guerre.« Les menaces irakiennes (contre le Koweït) se poursuivent et la politique de Bagdad demeure inchangée », constate le ministre koweïtien de la Défense, cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah.Le 15 janvier, Oudaï, le fils aîné du président irakien Saddam Hussein, avait recommandé au Parlement irakien de redessiner la carte du pays pour inclure le Koweït dans un « Grand Irak ».Cette relance des revendications de l'Irak sur le Koweït, à la veille du 10e anniversaire de la guerre du Golfe, avait suscité de vives condamnations au Koweït, dans plusieurs pays arabes et dans le monde, et a été considérée comme une violation des termes du cessez-le-feu.Ces condamnations n'ont pas empêché Bagdad de menacer implicitement de revenir sur sa reconnaissance du Koweït si ce pays ne respectait pas la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak.L'Irak avait reconnu officiellement en 1994 l'État de Koweït et les frontières communes telles que définies par l'ONU.« C'est une preuve de plus sur les ambitions irakiennes au Koweït.L'Irak confirme qu'il ne respecte pas les traités internationaux et parle comme si le Koweït est l'agresseur », note le président de la Commission des relations extérieures au Parlement koweïtien, Mahommed al-Saqer.L'Irak a menacé de représailles l'Arabie Saoudite et le Koweït, après des raids aériens américano-britanniques le 16 février sur des postes de la DCA près de Bagdad.Le régime de Saddam Hussein est certes affaibli militairement, mais il bénéficie d'un début d'érosion des sanctions.Après avoir été isolé pendant presque neuf ans, il a réussi à normaliser ses relations et à nouer des accords sur des zones de libreéchange avec l'Égypte et la Syrie, deux alliés arabes des États-Unis durant la guerre du Golfe.En outre, des vols aériens vers Bagdad se sont intensifiés malgré l'embargo observé depuis plus de dix ans.En octobre, l'Irak a assisté à un premier sommet arabe depuis 1990 et espère renforcer sa présence lors du prochain sommet le 27 mars à Amman.Selon un diplomate arabe, le président égyptien Hosni « Moubarak a mené des efforts pour surmonter les divergences arabes, mais les déclarations (provocatrices) de l'Irak et les craintes qu'elles sont suscitées au Koweït et en Arabie Saoudite font qu'il serait difficile de favoriser une réconciliation ».« Le prochain sommet arabe cherchera à préparer le terrain pour mettre fin aux provocations, afin de hâter une réconciliation », a-t-il cependant ajouté.Mais il sera difficile de convaincre les Koweïtiens que Saddam Hussein puisse renoncer un jour à son rêve d'annexer le Koweït.2935699 6LP0901B0224 6LP0901B0224 ZALLCALL 67 01:18:19 02/24/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 F É V R I E R 2 0 0 1 P L U S B 9 L'asthme multiplie les risques d'accouchement difficile La science-fiction au secours de la science ANDRÉ PRATTE LES FEMMES asthmatiques courent beaucoup plus de risques que les autres d'avoir un accouchement difficile, révèle une étude réalisée par Santé Canada et publiée récemment dans une revue spécialisée.(1) L'épidémiologiste Shi Wu Wen a analysé les données portant sur deux millions d'accouchements rapportés à l'Institut canadien d'information sur la santé, de 1989 à 1996.De ce nombre, un peu plus de 8600 accouchements concernaient des mères souffrant d'asthme.Toutes proportions gardées, en tenant compte des différences d'âge et d'état de santé entre les mères, celles qui sont asthmatiques ont été 78 % plus nombreuses à voir leur travail commencer prématurément.Elles ont aussi été deux fois plus nombreuses à souffrir d'hypertension liée à la grossesse.Selon cette étude, les femmes souffrant d'asthme courent un risque de 50 % à 60 % plus élevé de faire une hémorragie avant ou après la naissance, et un risque de 50 % plus élevé d'accoucher par césarienne.Enfin, les asthmatiques souffrent deux fois et demie plus souvent d'une infection du liquide amniotique.À première vue, les mères asthmatiques courent 40 % plus de risques d'accoucher d'un bébé mortné.Mais une fois qu'on tient compte de leur âge et de leur état de santé général (par rapport à ceux des mères ne souffrant pas d'asthme), ce risque relatif baisse à 17 % et, du point de vue statistique, n'est pas significatif.Les médicaments Les auteurs de l'étude soulignent qu'une recherche américaine, publiée il y a trois ans, a abouti à des résultats similaires, ce qui donne à penser que l'association entre l'asthme et les complications à l'accouchement existe bel et bien.Les chercheurs font cependant remarquer que les cas d'asthme léger n'ont peut-être pas été signalés.Si c'était le cas, l'augmentation du risque concernerait surtout les femmes souffrant d'un asthme sérieux.Les données employées pour cette étude ne permettent pas de savoir si les mères prenaient ou non des médicaments contre l'asthme.Cependant, d'autres études ont montré qu'une médication appropriée réduit de beaucoup les risques de complications à l'accouchement.Par ailleurs, les meilleures études disponibles indiquent que les médicaments contre l'asthme n'ont pas d'effets néfastes sur la grossesse ou sur le bébé.Selon l'Association pulmonaire canadienne, « les risques connus d'un asthme insuffisamment maîtrisé excèdent de loin les risques connus des médicaments contre l'asthme pour la mère et le foetus ».De l'avis de l'Association, les médecins doivent rechercher une bonne maîtrise de l'asthme avec les doses les plus faibles possibles de médicaments.Pourquoi l'asthme augmente-t-il les risques de complications à l'accouchement ?Les spécialistes en sont encore aux hypothèses.Certains croient que l'irritabilité des muscles utérin et bronchique pourrait avoir une origine commune.« Quoi qu'il en soit des mécanismes impliqués, concluent les chercheurs de Santé Canada, cette étude confirme que les femmes enceintes souffrant d'asthme courent un risque substantiellement plus élevé de complications à l'accouchement.Pour cette raison, on devrait porter à ces patientes une attention particulière.» (1) Shi Wu Wen et al., Adverse outcomes in pregnancies of asthmatic women : results from a Canadian population, Annals of Epidemiology, vol.11, no.1, janvier 2001.SAN FRANCISCO Ð Dans un des premiers épisodes de la série télévisée X-Files, en 1994, la pathologiste Dana Scully se fait expliquer un concept biologique susceptible de prouver l'existence d'extraterrestres : l'ADN.L'acide désoxyribonucléique, expliquait sans sourire le technicien de laboratoire au Dr Scully, forme la base de tous les êtres vivants.Depuis trois ans, le Dr Scully mentionne à qui veut bien l'entendre qu'un chercheur malfaisant a altéré son ADN en lui implantant une puce électronique dans le cou, lui donnant le cancer par la même occasion.La pathologiste des X-Files ne ressent plus le besoin d'expliquer l'ABC de la génétique à chaque épisode.Peut-on en conclure que la science- fiction reflète l'évolution de la culture populaire, qui a maintenant intégré la notion d'ADN ?Ce n'est qu'en partie vrai, selon Sanyin Siang, qui travaille sur les politiques scientifiques à l'Association américaine pour l'avancement de la science.Mardi à la réunion annuelle de l'AAAS, l'ingénieure biomédicale de 25 ans soutiendra que la science-fiction joue un rôle crucial dans l'éducation scientifique du public, et même qu'elle est à la source des débats éthiques sur la génétique.La conférence de Mme Siang cite comme témoins Jurassic Park et Gattaca, un film de 1997 qui décrit une société futuriste où les perspectives d'éducation et d'emploi d'une personne dépendent de la qualité de son code génétique, testé à la naissance.« Le livre Jurassic Park est paru près de dix ans avant Dolly (la première brebis transgénique), bien avant qu'on parle de clonage », explique Mme Siang, en entrevue à Berkeley, au congrès de l'Association américaine des journalistes scientifiques.« Gattaca abordait la discrimination génétique et les corrections du génome de l'embryon, cinq ans avant que ces questions soient débattues dans les parlements du monde entier.» L'an dernier, durant la réunion annuelle de l'AAAS à Washington, le président Bill Clinton a signé un ordre présidentiel interdisant aux organismes gouvernementaux d'obliger leurs employés à passer des tests génétiques.Et en janvier dernier, l'OCDE a publié un rapport sur les tests génétiques qui dénonce les trous dans les lois protégeant la vie privée et les malades.Justement, le symposium de Mme Siang accueillera le « père » de la thérapie génique, W.French Anderson, de l'Université de Californie du Sud, qui prépare des essais cliniques de corrections génétiques intra-utérines.Le Dr Anderson, qui travaille depuis 10 ans sur la thérapie génique, a « volontairement » conseillé le scénariste- réalisateur de Gattaca, Andrew Niccol, après que ce dernier lui eut posé quelques questions.« Je voulais être sûr que le film ne serait pas absurde », a déclaré le Dr Anderson au magazine Science en 1997.L'abandon de la scène finale du film l'a d'ailleurs fait sourciller.On y mentionnait que John Kennedy, Albert Einstein et Ray Charles ont hérité de leur parents la maladie d'Addison, la dyslexie et le glaucome.Suivait un avertissement : avec la multiplication des tests génétiques, peut-être découragera-ton les couples porteurs des gènes de ces maladies d'avoir des enfants.La séquence a été coupée parce que les focus-groups la trouvaient trop déprimante.« La science-fiction explore les possibilités qu'offre le développement des techniques scientifiques actuelles, soutient Mme Siang.C'est la base de la réflexion éthique sur la science.Cette année, les deux candidats à la présidence ont parlé de cellules d'embryons.Des films comme Gattaca montrent à la population les dérives possibles de ces techniques.En cela, la science-fiction peut influencer les politiques gouvernementales, notamment le financement de la science.» Mars et la Lune Justement, la NASA a collaboré récemment à deux films sur l'exploration de la planète Mars, Red Planet et Mission to Mars.Cette collaboration n'est pas innocente, selon Mme Siang : la NASA cherche désespérément de l'argent pour préparer une mission vers la quatrième planète du Système solaire.« Dès Jules Verne, la science-fiction a imaginé ce que pourrait être l'exploration spatiale.L'intérêt du public a certainement aidé le financement des missions vers la Lune.» La NASA vient d'ailleurs de lancer un site Internet consacré à la science-fiction, qui recense les erreurs des romanciers (vesuvius.jsc.nasa.gov).Sanyin Siang a organisé le symposium par intérêt pour la sciencefiction, une passion qu'elle a découverte en allant voir Star Wars avec son père ingénieur, et entretenue au fil des rediffusions de la première série Star Trek.« Star Trek posait un tas de questions éthiques sur les relations entre les gens, entre les sociétés.J'arrivais moimême de Taiwan et je me posais les mêmes questions, en tant qu'immigrante.» Tirage du 2001-02-23 Tirage du 2001-02-23 Tirage du 2001-02-23 Tirage du 2001-02-23 05 07 13 16 17 18 23 27 29 32 36 37 43 46 50 55 62 64 67 68 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2001-02-23 3 4 221 7870 NUMÉROS LOTS 132291 100 000 $ 32291 1 000 $ 2291 250 $ 291 50 $ 91 10 $ 1 2 $ NUMÉROS LOTS 585386 50 000 $ 85386 5 000 $ 5386 250 $ 386 25 $ 86 5 $ 58538 1 000 $ 5853 100 $ 585 10 $ 01 04 06 09 14 19 31 Numéro complémentaire: 46 Le jeu doit rester un jeu LE SOLEIL ET LA LUNE .AU PAYS LE MONDE AU SOLEIL L\u2019ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL Val-d\u2019Or -8/-12 Chicoutimi -14/-20 Maniwaki -8/-13 Sainte-Agathe -10/-14 Trois-Rivières -11/-14 QUÉBEC -10/-14 La Tuque -11/-16 Rimouski -12/-15 Thetford Mines -10/-15 Sherbrooke -9/-15 Burlington -6/-11 MONTRÉAL -7/-10 HULL/OTTAWA -7/-10 Plattsburgh -6/-11 Front chaud Front froid Occlusion Creux A Anticyclone D Dépression 40 30 20 10 0 -10 -20 -30 www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.New York Halifax Montréal Toronto Ottawa Chicago Winnipeg Dallas Los Angeles Vancouver Calgary Edmonton Neige Pluie Pluie verglaçante Orages .PRÉVISIONS RÉGIONALES Régina St-Jean Nouvelle-Orléans Miami Sudbury Denver N N N AUJOURD\u2019HUI AUJOURD\u2019HUI AUJOURD\u2019HUI AUJOURD\u2019HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN DEMAIN BAIE-COMEAU BAIE-JAMES GASPÉ SEPT-ÎLES LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l\u2019an passé RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR VENT Aujourd\u2019hui INDICE UV Aujourd\u2019hui PRÉCIPITATION Hier MONTRÉAL ET LES ENVIRONS AUJOURD\u2019HUI AUJOURD\u2019HUI AUJOURD\u2019HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN QUÉBEC OTTAWA TORONTO -7 -10 4/-7 -2/-12 Passages nuageux en matinée, généralement ensoleillé en après-midi.Probabilité de précipitations: 20%.Vents légers.Généralement dégagé.Probabilité de précipitations: 10%.Pluie ou neige.Probabilité de précipitations: 80%.Plutôt nuageux avec averses de pluie ou de neige.Probabilité de précipitations: 60%.MAX/MIN DEMAIN MAX/MIN CETTE NUIT MINIMUM AUJOURD\u2019HUI MAXIMUM LUNDI Ensoleillé.-10/ -14.Ciel variable.-7/ -10.Nuageux avec faible neige.-1/ -4.Nuageux avec faible neige.-2/ -6.Pluie ou neige.5/ -7.Nuageux avec faible pluie.9/ -3.Passages nuageux.-11/ -17.Généralement ensoleillé.-15/ -19.Ciel variable.-9/ -15.Passages nuageux.-10/ -18.Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.Nuageux avec faible neige.-9/ -28.Passages nuageux.-2/ -10.Ciel variable.-4/ -10.-4 -2 6 -17 -11 2 8 en 1981 -22 en 1972 03 mars 09 mars 16 mars 25 mars 6h41 17h35 7h39 18h56 Durée totale du jour: 10h54 -9 Bas 3mm Calgary Charlottetown Cornwall Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Moncton Régina Rouyn Saint-Jean Saskatoon Sudbury Thunder Bay Vancouver Victoria Whitehorse Windsor Winnipeg Yellowknife Acapulco Bahamas Barbade Bermudes Cancun Daytona B.Ft.Lauderdale Honolulu KeyWest La Havane Las Vegas Miami Montego Bay Myrtle Beach Orlando Palm Springs Phoenix Puerto Plata Tampa W.Palm B.Amsterdam Athènes Beijing Berlin Bruxelles Buenos Aires Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New Delhi New York Paris Port-au-Prince Rio Rome Tokyo Washington Ave neige -16/-21 Variable -18/-25 Variable -10/-13 Variable -4/-6 Beau -9/-11 Plu ou nei 4/-6 Ave neige -15/-20 Variable -13/-27 Beau -5/-14 Ave neige -1/-6 Variable -7/-12 Variable -1/-4 Variable -14/-30 Faib neige -14/-22 Variable -9/-15 Variable -2/-5 Ave neige -14/-20 Variable -16/-32 Variable -8/-10 Plu ou nei 5/-17 Nuageux 1/-8 Plu ou nei 0/-3 Ave neige -15/-21 Variable -16/-30 Faib neige -7/-9 Plu ou nei 5/-12 Faib neige -2/-8 Ave neige -1/-21 Variable 7/1 Variable 6/-5 Variable 8/1 Variable 7/-3 Ensoleillé -18/-29 Ave neige -10/-12 Verglas 0/0 Pluie 11/-4 Nuageux -8/-14 Variable -14/-27 Variable -26/-34 Soleil -23/-29 Beau 6/-2 Beau 23/13 Soleil 4/-11 Faib neige 1/-6 Averses 5/-2 Orages 34/24 Beau 20/11 Variable 8/-1 Beau 15/9 Beau 15/2 Variable 22/7 Faib neige 1/-5 Nuageux 30/8 Beau 2/-2 Beau 7/-2 Beau 32/22 Beau 33/23 Beau 16/5 Pluie 14/7 Nuageux 6/1 Variable 31/22 Soleil 28/22 Soleil 29/23 Soleil 20/13 Beau 32/20 Nuageux 25/19 Beau 27/23 Beau 26/21 Beau 27/23 Soleil 32/19 Beau 17/5 Nuageux 28/23 Soleil 30/24 Beau 15/10 Nuageux 26/18 Beau 18/8 Beau 18/10 Averses 29/21 Beau 26/20 Venteux 26/23 AUJOURD\u2019HUI DEMAIN AUJOURD\u2019HUI AUJOURD\u2019HUI 1 mm d\u2019eau = environ 1 cm de neige 6DE1001B0224 DECES SAM 24 FR 6DE1001B0224 ZALLCALL 67 01:31:24 02/24/01 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 FÉVRIER 2001 INDEX DES DÉCÈS ARCAND, Auguste Stevensville, Ontario BEAULIEU, Cécile BÉLEC-BÉLUSE, Becky BILODEAU, Auguste BOUCHARD, Léo Longueuil CAILLÉ, Jean-Paul Saint-Luc CASAVANT (Pelletier), Gabrielle Châteauguay CYR, Jean-Guy Montréal FINE, Allan FOURON (née Thébaud), Maritza Lanoraie GERVAIS, Bernard Montréal HOTTE, Paul-André HUBERT (Bernier Minier) Simone Montréal LACROIX, Sr Cécile, M.I.C.Thérèse-du-Sacré-Coeur LADOUCEUR-Desjardins, Diane Mirabel LAROSE, Réjean Laval LAVALLÉE, Camille Montréal LAVALLÉE-DESROSIERS, Aline Montréal LAVOIE, abbé Joseph St-Hyacinthe LEBEAU (Roberge), Germaine Laval L'HEUREUX, Sr Géraldine LIBERSAN, Régis Île Bizard MASSON, Pierre Saint-Albert-le-Grand McCARTHY, Madeleine NORMANDEAU, Raymond Brigadier gén., Rég.de la Chaudière PARÉ (Arsenault), Cécile Longueuil PRESSEAULT-CAYEN, Blanche Hawkesbury, Ontario REID, Jacques Valleyfield ROLLAND-CHEVALIER Clothilde Sorel Tracy SANSREGRET, Dr Jean Montréal SAURO (née Normandin), Elmira Montréal TOUTOUNGI, Edmond Montréal VERMETTE (Morel), Alma Ville St-Pierre WEILBRENNER, Jean Guy Ste-Victoire de Sorel WONG KWAN CHUEN, Maurice Longueuil DÉCÈS ARCAND, Auguste À Stevensville, Ontario, le 22 février 2001, à l'âge de 91 ans, est décédé M.Auguste Arcand.Il laisse dans le deuil sa femme Maria-Luisa Biondi, sa fille Linda ainsi que la famille de son frère décédé Louis J.Au lieu de fleurs, faire parvenir des messes à la paroisse St-Antoine, 4570 Portage, Niagara Falls, (905) 358-5549.BEAULIEU, Cécile 1915 - 2001 À la Résidence Dickson de Montréal, le 23 février 2001, à l'âge de 85 ans, est décédée madame Cécile Beaulieu, fille de feu François Beaulieu et de feu Virginia Dubé.Elle laisse dans le deuil de nombreux neveux, nièces, parents et amis.Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 11 h en l'église Notre-Dame des Victoires, 2700 Lacordaire et de là au cimetière Repos St-François d'Assise.Au lieu de fleurs, des dons à la Société Alzheimer de Montréal ou à la Fondation des maladies du coeur du Québec seraient appréciés.Direction funéraire Alfred Dallaire inc.(514) 270-3111 BÉLEC-BÉLUSE, Becky 1919 - 2001 Entourée des siens, est décédée le 22 février 2001, Rébecca (Becky) Bélec Béluse.Elle a retrouvée son \"trésor\" Eugène.C'était une femme profondément humaine, généreuse, éternelle optimiste et dotée d'une capacité d'écoute inépuisable.Elle laisse dans le deuil ses filles Mireille (Guy Plourde), Monique (Jacques Bourgeois) et Ginette (Pierre Burelle), ses petits-enfants Isabelle (Eric Lamoureux), Annie et Vincent ainsi que son arrière-petits-fils Guillaume.Elle laisse également sa soeur Madeleine, son frère Robert (Aline Leclair), sa belle-soeur Pierrette, des nièces et des neveux ainsi que de nombreux amis.La famille accueillera parents et mais au salon funéraire Alfred Dallaire inc.2645, boul.Henri-Bourassa Est le dimanche 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Le service religieux aura lieu en l'église St-Antoine-Marie-Claret, boul.Henri- Bourassa Est, angle Larose, Montréal, le lundi 26 février à 11 h, suivi de l'inhumation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.BILODEAU, Auguste 1905 - 2001 À l'hôpital du Haut-Richelieu, le 20 février 2001, à l'âge de 95 ans et 2 mois, est décédé Auguste Bilodeau, époux de feu Éliane Corriveau.Il laisse dans le deuil ses enfants, Jules (Georgette Hains), Yves (Fleurette Granger), Roch (Gisèle Benoit), Gemma (Denis La Roche), Jocelyne (Pierre Desranleau), Claudette (Jean-Claude Jacques) et Ginette; ses douze petits-enfants et dix-sept arrière-petits-enfants, son frère, Jean-Marie et son épouse, Thérèse Dubois; sa belle-soeur, Lucie Corriveau; ses neveux et nièces, autres parents et amis.Exposé le dimanche 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 22 h aux salons funéraires Joseph Dion & Fils Ltée, Bedford Tél.: (450) 248-2911, téléc.: (450) 248-3749 Salon ouvert dès 11 h, le jour des funérailles, le lundi 26 février à 14 en l'église de Pike River.Des dons à la Fondation Claude Deserres seraient appréciés.BOUCHARD, Léo 1915 - 2001 À Longueuil, le 22 février 2001, à l'âge de 86 ans, est décédé monsieur Léo Bouchard, époux de feu madame Rita Baron.Il laisse dans le deuil ses enfants Micheline (Bertrand Marchand), Claude (Jocelyne Richard), Francine, Rachel (Peter Bedrich) et Hélène, ses petits-enfants, son frère Michel (Élise), ses beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces ainsi qu'autres parents et amis.Selon ses volontés il ne sera pas exposé.Un service religieux en présence des cendres aura lieu en l'église St-Antoine de Longueuil, rue St-Charles angle chemin Chambly, le lundi 26 février à 13 h 30.Parents et amis êtes invités.Direction funéraire Alfred Dallaire inc.CAILLÉ, Jean-Paul 1911 - 2001 À Saint-Luc, le 23 février 2001, dans sa 90e année, est décédé monsieur Jean-Paul Caillé, époux de feu Hectorine Dubois.Il laisse dans le deuil ses enfants feu Jean- Pierre (Odette Filion), André (Lyse Senécal), Alain (Francine Martel) et Roger, ses petits-enfants Nathalie, Daniel, Stéphane, Stéphanie, Alain-Sébastien, Guillaume et Marc-Vincent, ses arrière-petits-enfants Samuel, Kevin et Béatrice, ses soeurs, son beau-frère, ses belles-soeurs ainsi que plusieurs nièces et neveux, parents et amis.La famille accueillera parents et amis au Complexe funéraire LeSieur & Frère 95, boul.Saint-Luc, Saint-Luc le dimanche 25 février à compter de 14 h.Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 11 h en l'église Saint-Luc.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès 10 h.Des dons à la Fondation de la Résidence Champagnat seraient appréciés de la famille.CASAVANT (Pelletier), Gabrielle 1918 - 2001 À Châteauguay, le 23 février 2001, à l'âge de 82 ans, est décédée Gabrielle Pelletier, épouse de Maurice Casavant.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Michelle (Gilles De Blois), Denise (Jérémy Morais), Jean-Marc (Claudette Beaudoin) et Pierre (Suzanne Girard), ses petits-enfants Yves, Nathalie, Geneviève, Clémence, Yannick, Jean-Félix et Sophie, ses arrière-petits- enfants Nicolas et Alexi, son frère Roch, sa soeur Claire, beaux-frères, belles-soeurs ainsi que parents et amis.Elle repose au Salon Alexandre Nicole Complexe funéraire Châteauguay 96, boul.St-Jean-Baptiste, Châteauguay Une liturgie de la Parole aura lieu le lundi 26 février à 10 h en la chapelle du salon.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 21 h, lundi à compter de 9 h.Des dons au Centre hospitalier Anna-Laberge seraient appréciés.CYR, Jean-Guy 1928 - 2001 À Montréal, le 21 février 2001, à l'âge de 72 ans, est décédé Jean-Guy Cyr.Il laisse dans le deuil sa conjointe Thérèse Châteauneuf, ses enfants Joanne, Michèle, Dominique (Michel Nolin) et Claude (Isabelle Meunier), ses 8 petits-enfants ainsi que tous ses parents et amis.Un service religieux en présence des cendres aura lieu le lundi 26 février à 15 h en l'église St-Benoit, 500 Fleury Ouest, angle Tanguay et Meilleur, Ahuntsic.La famille accueillera Parents et amis à compter de 13 h pour recevoir les condoléances.Au lieu de fleurs, des dons au Centre Unitas, 4877 Westmount, Montréal, H3Y 1X9, seraient appréciés.Direction : Complexe funéraire Fortin Incinération C.I.F.(514) 386-9771 FINE, Allan Paisiblement, à son domicile, le jeudi 22 février 2001, est décédé M.Allan Fine.Outre son épouse, Catherine, il laisse dans le deuil son fils Howard (Shari), ses petitsenfants Jordan et Carolyn, son frère George (Shari) et Sonia Fingerhut.Le service funèbre se tiendra au salon Paperman et Fils 3888, Jean-Talon Ouest le dimanche 25 février 2001, à 14 h.Au lieu de fleurs, un don en sa mémoire à la Fondation \"Allan Fine Memorial Fund\", a/s de la Fondation de l'Hôpital général juif (514-340-8251) serait apprécié.FOURON (née Thébaud), Maritza À Lanoraie, le 20 février 2001, est décédée Maritza Fouron, épouse de Dr Paul Fouron.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Anabel et Sébastien, ses frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, et autres parents et amis.La famille recevra les condoléances le samedi 24 février 2001 de 16 à 19 h au Centre funéraire Côte-des-Neiges 4525, ch.de la Côte-des-Neiges, Montréal Tél.: (514) 342-8000 Un don à la Société canadienne du cancer serait apprécié.GERVAIS, Bernard À Montréal, le 21 février 2001, à l'âge de 75 ans, est décédé Bernard Gervais.Il laisse dans le deuil sa soeur Claire, son frère Raymond (Lise), sa nièce Chantal et sa petitenièce Vicky, ainsi que de nombreux parents et amis.Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 14 h en l'église de la Visitation (1847 Gouin).La famille recevra parents et amis dès 13 h 30.Des remerciements spéciaux au personnel médical du module ématho-oncologie de l'hôpital du Sacré- Coeur pour leurs excellents soins.HOTTE, Paul-André 1922 - 2001 Décédé le 22 février 2001, après une trop lente agonie, à l'Hôtel-Dieu de St-Jérôme.Ingénieur, associé principal chez Desjardins Sauriol et Associés, devenu DESSAUSOPRIN.Il laisse dans un deuil inattendu son épouse et compagne Lise Bérubé Hotte, ses enfants Sylvie (Brian Rayner), Guy (Pascale Vaillancourt), Pierre (Danielle Hémond), François (Maureen Maccabe), David (Nicole Turmel) et Nathalie (Benoît Denis).Il laisse également sa soeur Bérangère (feu Maurice Bergeron), son frère Georges-Henri (Huguette Morin), sa belle-soeur Fernande (feu Guy Beaulac), ses onze petits-enfants, ses nombreux neveux et nièces, autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3517, boul.Lévesque O.Chomedey Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 14 h en l'église Ste-Adèle, 170 rue Lesage, Ste-Adèle.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures de visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi à compter de 11 h.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.HUBERT (Bernier Minier), Simone 1935 - 2001 À Montréal, le 21 février 2001, à l'âge de 65 ans, est décédée Simone Hubert (connue sous le nom de Bernier), épouse de Jérôme Minier.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Richard (Anne Sauvageau), Hélène (Daniel Lavoie) et Dahian (Stéphane Robert), ses petits-enfants Alexandre, Hugo, Olivier, Patrick, Audrey, Jérémie, Jordan et Kevin, ses frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces et autres parents et amis.Exposée au Salon funéraire Alfred Dallaire inc.5805, Boileau, Montréal le vendredi 23 février de 9 à 12 h, de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, samedi dès 10 h.Les funérailles auront lieu le samedi 24 février à 14 h en l'église Notre-Dame des Victoires suivies de l'inhumation au cimetière de McMasterville.LACROIX, Sr Cécile, M.I.C.Thérèse-du-Sacré-Coeur Au Pavillon D.Tétreault des Soeurs Miss.de l'Immaculée-Conception, est décédée, le 23 février 2001, à l'âge de 82 ans, Sr cécile Lacroix, m.i.c., fille de feu Caïus Lacroix et de feu Rose-Anna Blais.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil un frère, le père Benoît Lacroix, o.p.ainsi que des neveux, nièces, cousins, cousines et amis.Elle sera exposée à la Maison Les SS Missionnaires de l'Immaculée-Conception 100, Place Juge Desnoyers Pont-Viau, Laval (Qué.) le 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h 30.À 19 h 30 temps de prières.Les funérailles auront lieu le 26 février à 14 h à la chapelle de la Communauté.L'inhumation se fera au cimetière à Pont-Viau.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Direction funéraire: Charles E.Rajotte inc.LADOUCEUR-DESJARDINS, Diane Au Centre d'accueil de St-Benoit, Mirabel, le 22 février 2001, à l'âge de 66 ans, est décédée Diane Desjardins, épouse de Georges Ladouceur, demeurant à St-Augustin Mirabel, autrefois de Ste-Scholastique.Outre son époux, elle laisse dans le deuil sa fille Francine (Mario Lallemand), ses petitsenfants Audrey et Guillaume ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, autres parents et amis.Exposée au Salons funéraire Guay inc.15180, rue St-Augustin St-Augustin Les funérailles auront lieu le lundi à 14 h en l'église de St-Augustin.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès midi.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation soleil du Centre d'accueil St- Benoit ou à la recherche S.L.A.seraient appréciés.LAROSE, Réjean 1925 - 2001 À Laval, le 23 février 2001, à l'âge de 75 ans, est décédé M.Réjean Larose, époux de Pierrette Chartier.Il laisse dans le deuil son filleul Yves (Danielle), ses belles-soeurs Marie-Claire (feu Léopold) et Paulette (feu Pierre), plusieurs nièces, neveux, arrièreneveux et nièces ainsi qu'autres parents et ami(e)s.La famille accueillera parents et ami(e)s au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prières aura lieu à la chapelle du complexe le lundi 26 février à 13 h et de là au Repos St-François d'Assise.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès midi.Des dons à la Fonsation des maladies du coeur du Québec seraient appréciés.LAVALLÉE, Camille À Montréal, le 22 février 2001, à l'âge de 76 ans, est décédé Camille Lavallée, époux de Thérèse Daupninais.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses enfants: André, Daniel (Lyne Gariépy), Marc (Michèle Dubois), ses petites-filles Amélie, Catherine, Mélodie et Sophia, ses beaux-frères, bellessoeurs et leurs familles.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3955, Côte-de-Liesse, St-Laurent Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 11 h en l'église St-Laurent et de là au cimetière Les Jardins Urgel Bourgie.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation du C.H.S.L.D.Paul-Lizotte seraient appréciés.Un merci particulier au personnel de la résidence Paul-Lizotte.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.LAVALLÉE-DESROSIERS, Aline À Montréal, le 3 février, à l'âge de 102 ans, est décédée Mme Aline Lavallée-Desrosiers.Née à Ste-Élizabeth de Joliette, le 24 octobre 1898, elle avait épousé, en 1922, Georges-Étienne Desrosiers, médecin, et vécu à Shawinigan jusqu'au décès de son mari en 1940.Elle laisse dans le deuil sa fille Micheline (Léo Gosselin), son fils Pierre Desrosiers, sa belle-soeur Juliette Desrosiers (Georges Gratton), ses petits-enfants, Marie, Jean, Paul et François Gosselin, Julie et Étienne Desrosiers, plusieurs arrière- petits-enfants ainsi que des arrière-arrière- petits-enfants.Les funérailles ont eu lieu le 6 février en l'église St-Pierre Claver, dans la plus stricte intimité.LAVOIE, abbé Joseph À St-Hyacinthe, le 20 février 2001, à l'âge de 96 ans, est décédé M.l'abbé Joseph Lavoie, né au Lac Mégantic, fils de feu Arsène Lavoie, chef de gare, et de feu Célanire Lavoie.Il laisse dans le deuil son frère, M.l'abbé Louis-Denis Lavoie, retraité au séminaire de St-Hyacinthe.Après ses études classiques au Séminaire de St-Hyacinthe et théologiques au Grand Séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre le 21 mai 1932 pour le diocèse de St-Hyacinthe.Il exerça son ministère à différents endroits.Vicaire à St-Césaire, St-Mathieu de Beloeil et Notre- Dame à Sorel, curé à Brigham (1949-1950), Ste-Cécile de Milton (1950-1958) et L'Ange Gardien (1958-1971), aumônier au foyer Ste-Elisabeth de Farnham (1971-1984) et retraité au séminaire de St-Hyacinthe depuis 1984.Exposé le dimanche 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h 30 au Séminaire de St-Hyacinthe 650, Girouard Est, St-Hyacinthe Funérailles le lundi 26 février à 10 h 30 en la chapelle du Séminaire de St-Hyacinthe, suivi de la mise en crypte au Séminaire de St-Hyacinthe.Direction : Complexe funéraire Ubald Lalime inc.St-Hyacinthe Tél.: (450) 774-6417, télec.: (450) 773-7778 LEBEAU (Roberge), Germaine 1911 - 2001 À Laval, le 22 février 2001, à l'âge de 89 ans et 6 mois, est décédée Germaine Roberge, épouse de feu Léopold Lebeau.Elle laisse dans le deuil sa fille Louise, son fils Georges (Jacqueline Charette), sa soeur Marie-Laure (feu Lionel Landry), son frère Maurice (Marie-Reine Aube) ainsi que de nombreux neveux et nièces.Les funérailles auront lieu le lundi 26 février 2001 à 14 h en l'église St-Gilles, angle des Alouettes et Léger, Pont-Viau, Laval.La famille accueillera parents et amis à compter de 13 h 15, suivra l'inhumation au cimetière de la paroisse Ste-Famille de Boucherville.Remerciements au personnel de la résidence Ste-Dorothée pour leur soutien.Direction Alfred Dallaire inc.L'HEUREUX, Sr Géraldine Soeur M.Madeleine-du-Crucifix, S.S.A À la Maison mère des Soeurs de Sainte- Anne, le 22 février 2001, à l'âge de 89 ans, est décédée Sr Géraldine L'Heureux, fille de feu Paul L'Heureux et de feu Evélina Mousseau, autrefois de Fugèreville, Témiscamingue.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil 3 soeurs : Marie-Ange (Mme Sylvio Barrette), Marie-Anna, S.S.A.et Laurette (Mme Élias Rioux); 3 frères : Henri (Mme Marie-Ange Lachance), Sylvio et Marcel, sa belle-soeur Mme Kathleen Merrit (feu Jean-Paul), de nombreux neveux, nièces, arrière-neveux et arrière-nièces.Date de profession : 24 juillet 1934.Elle sera exposée à la Maison mère des Soeurs de Sainte-Anne 1950, rue Provost, Lachine Entrée du salon mortuaire : 745, avenue Esther-Blondin, Lachine le dimanche 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h 30.Célébration de la Parole à 19 h 30.Funérailles le 26 février à 13 h 30 en la chapelle de la Maison mère.Inhumation au cimetière de la Congrégation des Soeurs de Sainte-Anne.Célébration de la Parole le 20 avril 2001 à 13 h 15.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Direction funéraire Alfred Dallaire inc.LIBERSAN, Régis 1972 - 2001 À l'Île Bizard, le 22 février 2001, à l'âge de 28 ans, est décédé M.Régis Libersan, conjoint de Nadia Brunet.Il laisse dans le deuil ses fils Olivier et Charles, ses parents Michel Libersan et Francine Lavigne, ses frères Pascal et Daniel, ses beaux-parents Denise et Alban Brunet, ses grands-parents, ses belles-soeurs, ses parents et amis.Une réunion de prières en présence des cendres aura lieu le lundi 26 février à 15 h en la chapelle du Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.14370, boul.Pierrefonds, Pierrefonds La famille sera présente à compter de 14 h pour recevoir vos condoléances.Au lieu de fleurs, des dons à un organisme de votre choix seraient appréciés.MASSON, Pierre, O.P.1924 - 2001 Au Couvent Saint-Albert de Taishan, province de Taipei, Taiwan, le 20 février 2001, à l'âge de 76 ans et 7 mois, est décédé le Père Pierre Masson, dominicain, de Saint-Albert-le-Grand, Montréal.Originaire de Montréal, il était le fils de feu Jean-François Masson et de feu Adelina Lamb.Après ses études classiques à l'Université d'Ottawa (Cours des Arts et Institut de Philosophie), il est entré chez les Dominicains en 1946 et a été ordonné prêtre le 20 mars 1951.De 1954 à 1968, à l'Université Saint- Thomas (Rome) il a été bibliothécaire et il a enseigné la méthodologie.De 1968 à 1976, il occupa le poste de secrétaire du Maître de l'Ordre des Dominicains.Après avoir obtenu, au début de 1978, un doctorat en théologie de l'Université du Latran, il est professeur invité à l'Université nationale de Taiwan à Taipei.De retour au Canada en 1981, il met sur pied Rencontres Échanges Culturels Est Ouest (RECEO), dont il fut le président et l'âme dirigeante jusqu'à son décès.Le Père Masson laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse, un frère, Michel (Maureen Gordon), de Thunder Bay, Ontario, et deux soeurs, Micheline, de Montréal, et Madeleine (Roland Harel), de Paris, France; plusieurs neveux, André, Jean- François et Christian, et une nièce, Jacqueline.La date et l'heure des funérailles du Père Masson, en l'église Saint-Albert-le- Grand, seront annoncées plus tard.McCARTHY, Madeleine Le 22 février 2001, à la Résidece \"The Wales Home\" de Richmond, est décédée saisiblement Mme Madeleine McCarthy, née le 18 mars 1911 à Clarenceville, Québec.Madeleine laisse dans le deuil son frère William McCarthy, ses nièces Ginette, Patricia, Johanne et Maureen, ses neveux Kevin, Stephen, Brian et Gary et leurs familles.Elle était la soeur de feu Kathleen Neville et de feu Clarence McCarthy.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 5650, Côte-des-Neiges, Montréal lundi de 19 à 21 h et mardi de 9 h 30 à 10 h 30.Les funérailles auront lieu le mardi 27 février à 11 h en l'église St-Kevin, 5600 Côte-des-Neiges.La famille tient à remercier les personnes qui, durant les derniers mois, ont accompagné Madeleine avec affection et générosité, et lui ont apporté joie et réconfort : anita, Brian, Timothy et Keith, Mme Kathleen Lynch ainsi que le personnel bienveillant de la Résidence \"The Wales Home\" et ses nombreux amis.Si désiré, des dons à la Société MS du Canada ou au Centre Hopewell Eating Disorder Support, suite 178, 1411-A av.Carling, Ottawa, Ontario, K1Z 1A7 seraient appréciés.NORMANDEAU, Raymond Au CHA Hôpital du St-Sacrement, le 22 février 2001, à l'âge de 86 ans, est décédé monsieur Raymond Normandeau, époux de feu dame Frances Drouin.Il était brigadier général du Régiment de la Chaudière.Un service sera chanté le samedi 24 février à 11 h 30 en l'église St-Dominique, 175, Grande-Allée Ouest.Il laisse dans le deuil son fils feu Peter B.Ohrt, sa belle-fille Paule Champoux, ses petits-enfants Caroline (Philippe Dubuc) et Susan (Pierre Pilote) et cinq arrière-petits-enfants; ses frères et soeurs Paul (Denise St-Pierre), Jean (Marguerite Moreau), Pauline (Jean Sicotte), Yves (Marguerite A'hern), Jacques (Jacqueline Lefaivre), Denise, Claire, André (Suzanne Audet), Monique et Louise (Noël Brady).Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'hôpital du St- Sacrement, Renaud Lemieux, 1050, ch.Ste-Foy, Québec, G1S 4L8.La dépouille a été confiée à La Coopérative funéraire du Plateau Sainte-Foy Renseignements: (418) 688-2411 Télécopieur: (418) 688-2414 Courriel: cfp@videotron.net PARÉ (Arsenault), Cécile De Longueuil, anciennement de Ste-Justine de Newton, le 22 février 2001, à l'âge de 88 ans, est décédée Mme Cécile Arsenault, épouse de feu Roger Paré.Elle laisse dans le deuil ses enfants, André (Nicole), Jean (Louise), Monique, Gilles (Marlene), Jacques (Odette), Claire, Rosaire, ses dix petits-enfants et ses trois arrière-petitsenfants, ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, autres parents et amis.Exposée à: La Maison Darche 505, boul.Curé Poirier Ouest, Longueuil info@maisondarche.com Une liturgie de la parole sera célébrée le dimanche 25 février 2001 à 11 h 30 en la chapelle de la résidence funéraire et de là au crématorium Darche.Heures des visites: samedi de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, dimanche ouverture du salon à 9 h 30.2930959 Missing files that are needed to complete this page: 6LP1101B0224 b11 plus samedi 6LP1101B0224 ZALLCALL 67 01:18:09 02/24/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 F É V R I E R 2 0 0 1 B 1 1 PRESSEAULT-CAYEN (Demers), Blanche De Hawkesbury, Ontario, est décédée doucement suite à une longue maladie, Mme Blanche Presseault-Cayen née Demers, le mercredi 14 février 2001, à l'âge de 80 ans.Elle est la fille de Flora Bédard (102 ans) et de feu Damien Demers.D'un premier mariage avec feu Lorenzo Presseault, elle laisse dans le deuil son fils de Châteauguay Gilles Presseault (Lise Landry) et ses deux petites-filles Mélanie (Jean-Philippe Ménard) et Céleste.Elle est également regrettée par ses soeurs et frères Laurence Lachaine (feu Yvon), Jeannette (feu Mike Assaly), Réal (Thérèse Baron) et Maurice (Patricia Timbers).De ce premier mariage, elle laisse également ses beaux-frères et belles-soeurs Larry (Suzanne), Gabrielle, Muguette, Pauline, Jacques (Colette) et Rachel (Michel).D'un second mariage avec feu Hervé Cayen, elle laisse ses beaux-fils Laurent (Jacqueline) et Richard (Murielle).Ses nombreux neveux et nièces, sa famille et ses amis se rappellent son grand optimiste et sa bonté.La direction des funérailles a été confiée au Salon funéraire Berthiaume ltée 416, rue McGill, Hawkesbury (Ontario) (877) 632-8511 Les obsèques auront lieu en la paroisse St- Dominique à Hawkesbury, le samedi 24 mars 2001 à 11 h.La famille sera présente à l'église à compter de 10 h 30 pour recevoir vos condoléances.Pour offrir vos condoléances par télécopieur, composez le (613) 632-1065 ou par courriel: presseaultg@hotmail.com REID, Jacques À Valleyfield, le 23 février 2001, à l'âge de 70 ans, est décédé M.Jacques Reid, résidant à Valleyfield.Il laisse dans le deuil ses filles Danielle (Pierre) et Andrée, sa soeur Thérèse (Robert), son frère Jean (Jeannine), beaux-frères et belles-soeurs, parents et amis.La famille recevra les condoléances le lundi 26 février de 10 h à 10 h 45 au Centre funéraire J.A.Larin & Fils inc.317 rue Victoria, Valleyfield Les funérailles suivront à 11 h en la cathédrale.Inhumation au cimetière de Valleyfield.ROLLAND-CHEVALIER, Clothilde 1914 - 2001 À la Résidence Sorel Tracy, le 23 février 2001, à l'âge de 86 ans et 4 mois, est décédée Mme Clothilde Rolland, veuve de Rodolphe Chevalier, autrefois à St-Jean-sur- Richelieu.Elle laisse dans le deuil une fille et deux fils, Jacqueline (Pierre Bissonnette), Serge (Lucie Pelletier) et Jacques (Lise Foucault); ses quatre petits-enfants, Patrice Chevalier (Nicole Lemaire), Sophie Chevalier (Jean-Claude Guyon), Maxime Chevalier et Pierre-Olivier Couillard; cinq arrièrepetits- enfants, Émilie, Antoine, Julien Chevalier, Catherine et Félix Guyon; son frère, Paul et Magella Rolland; sa belle-soeur, Mariange (feu Philippe Rolland); ses neveux et nièces, dont: Denise Ménard (Claude Perrier) et Cécile Ménard (Alphé Audet) ainsi que plusieurs autres parents et amis.Elle sera exposée au salon: Gilbert Mandeville & Fils ltée 912, chemin St-Roch, Tracy information: (450) 743-3607 Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 13 heures en l'église St-Enfant-Jésus (Route Marie-Victorin, Tracy).Inhumation au cimetière de St-Jean-sur-Richelieu.Heures d'accueil: le dimanche 25 février, de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures et lundi dès 11 heures.Des dons à la Fondation de la Résidence Sorel-Tracy, seraient appréciés.SANSREGRET, Dr Jean Le 11 février 2001, à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, à l'âge de 76 ans, est décédé Dr Jean Sansregret, fils de feu Médéric Sansregret et de feu Augustine Perreault, demeurant à Montréal et autrefois de Joliette.Il laisse dans le deuil ses frères, M.Paul Sansregret, Marcel et son épouse Madeleine Martin, Luc et son épouse Lise Racine, plusieurs neveux et nièces.La liturgie de la Parole a eu lieu le 17 février au Salon Garceau & Garceau 636, rue Manseau, Joliette L'inhumation au cimetière de St-Paul.SAURO (née Normandin), Elmira À Montréal, le 22 février 2001, à l'âge de 85 ans, est décédée Elmira Normandin, épouse de feu Félix Sauro, fille de feu Léopold Normandin et de feu Edouardina Boucher.Elle laisse dans le deuil ses enfants Claudette (Dr Ronald Saint Denis), Robert (Diane Fauvel), Jacqueline et Gilles, ses petits-enfants Danyk, Caroline, Simon et Marc-André, ses neveux et nièces ainsi que de nombreux autres parents et amis.Exposée au Complexe funéraire J.A.Guilbault inc.5359, boul.St-Michel (angle Masson), Montréal Tél.: (514) 721-4925, télec.: (514) 728-3467 Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 11 h en l'église St-Esprit de Rosemont (rue Masson angle 5e avenue) et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Heures de visite: vendredi de 19 à 22 h, samedi et dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi à compter de 9 h.TOUTOUNGI, Edmond 1921 - 2001 À Montréal, le 23 février 2001, à l'âge de 79 ans, est décédé M.Edmond Toutoungi, époux de Mme Ghislaine De Sahb.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Thérèse (Paul Haraoui), Basile (Marina Janin) et Nicolas (Joëlle Assouad), ses petits-enfants Patrick et Muriel Haraoui, Edmond et Philippe Toutoungi et Adrien Toutoungi ainsi que d'autres parents et amis.Exposé au Centre funéraire Côte-des-Neiges inc.4525, ch.de la Côte-des-Neiges, Montréal (Québec) H3V 1E7 Tél.: (514) 342-8000 Les funérailles auront lieu le mardi 27 février à 13 h en l'église Notre-Dame-des-Anges, 5621 Gouin O., Montréal et de là au cimetière Nore-Dame-des-Neiges, lieu de la sépulture.Heures de visite: le lundi 26 février de 18 à 21 h et mardi, jour des funérailles, à compter de 10 h.Au lieu de fleurs, un don à la Fondation Palli-Ami de l'hôpital Notre- Dame serait apprécié.VERMETTE (Morel), Alma À Ville St-Pierre, le 21 février 2001, à l'âge de 91 ans, est décédée Mme Alma Morel, épouse de feu Hector Vermette.Elle laisse dans le deuil ses enfants Diane et Denise, ses petits-enfants Suzanne (France-Lyne), Richard (Carole) et Frédéric (Annick), ses arrière-petits-enfants Josianne, Marie-Ève et Roxanne, ses soeurs Carmen (Fernand Ouellette) et Yvette Bowes ainsi que plusieurs nièces et neveux, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1750, Notre-Dame, Lachine Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 11 h en l'église St-Pierre-aux-Liens.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi à compter de 9 h.Des dons à la Société canadienne du cancer ou à la Fondation du Centre hospitalier de LaSalle et du Centre hospitalier Angrignon, Pavillon Verdun, seraient appréciés.WEILBRENNER, Jean Guy 1927 - 2001 Au Centre d'Hébergement de Tracy, le 22 février 2001, à l'âge de 73 ans, est décédé M.Jean Guy Weilbrenner, époux de Marie Paule Gélinas, demeurant chemin des Patriotes à Ste-Victoire de Sorel.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants, Jean Pierre, Lorraine et Jean Claude; ses deux petits-fils, Randy et Marshall; ses frères et soeurs, feu Fernand (Lanquedoc), Françoise, Marcelle (Marcel Cabana), Andrée (feu Roger Rancourt) et Bernard (Renée Baulne); ses beaux-frères et bellessoeurs, Soeurs Thérèse-Suzanne et Jeanne Gélinas, toutes Oblate de Bethanie, feu Soeur Aurore Gélinas (A.S.V.), feu Bruno (Irène Leblanc), feu Père Antonio Gélinas, feu Bernard (Julienne Desaulniers), ses neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.Il sera exposé à compter de dimanche, 14 heures, au salon: Mandeville & Mineau 80, Charlotte, Sorel Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 14 heures, en l'église St-Pierre.Inhumation au cimetière des Saints-Anges de Sorel.Les salons seront ouvert de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures et lundi à compter de midi.WONG KWAN CHUEN, Maurice (née Wong Kee Song) À Longueuil, le 20 février 2001, à l'âge de 52 ans, est décédé Maurice Wong Kwan Chuen, époux de Patricia Lim Siong Kee.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Jean-David, Véronique, Rachelle et Jennifer, sa mère adoptive Simone, sa maman Kong Ah Fung, ses frères et soeurs Agnès (François),Philippe (Angéline), Gabriel (Claudinette), Michel (Suzanne), Félix (Hélène), Louis-Maurice (Josiane) et Marie- Anne (Jean-Noël), ses neveux, nièces ainsi qu'autres parents et amis.Exposé au Centre funéraire Côte-des-Neiges inc.4525, ch.de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3V 1E7 Tél.: (514) 342-8000 Les funérailles auront lieu le lundi 26 février à 11 h en la chapelle du Centre funéraire et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, lieu de la sépulture.Heures de visite: le dimanche 25 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h, lundi à partir de 10 h.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation de l'hôpital Pierre Boucher de Longueuil seraient appréciés.REMERCIEMENTS LaROCQUE, Simonne (Desormeault) Pour faire suite au décès de Simonne Desormeault LaRocque, survenu à Montréal le 3 février 2001, épouse de feu François LaRocque, la famille désire exprimer ses remerciements aux parents et amis pour leurs marques de sympathie, d'amitié et de tendresse.S'il-vous-plaît, veuillez considérer ces remerciements comme personnels.LEDUC, Nicole Suite au décès de Mme Nicole Leduc, survenu le 15 janvier 2001, nous désirons remercier très sincèrement tous les parents et amis qui nous ont témoigné des marques de sympathie sous quelque forme que ce soit.Soyez assurés de notre profonde gratitude et veuillez considérer ces remerciements comme personnels.Son conjoint Gilbert, ses enfants Francis et Vincent ainsi que les familles Leduc et Grenier.450-452-2042 RINGUETTE (Trottier), Carmela Nous remercions sincérement tous les parents et amis qui nous ont témoigné leur sympathie lors du décès de Carmela Trottier Ringuette, survenu le 17 janvier 2001.Que chacun et chacune trouve ici l'expression de notre profonde reconnaissance et considère ces remerciements comme leur étant adressés personnellement.Ses enfants.12ième ANNIVERSAIRE LÉVEILLÉ (Bourbonnais), Jacqueline Déjà 12 années sont passées, beaucoup de pensées et de souvenirs reviennent à ma mémoire.Tu es toujours dans nos coeurs.Une messe sera chantée à une date ultérieure.Ton époux Gaston 3ième ANNIVERSAIRE DUPLESSIS, Paul-Émile 1916 - 1998 Tu nous as quittés depuis 3 ans déjà et ta présence nous manque terriblement.Chaque jours qui passent nos pensées pour toi sont là et nous permettent de continuer notre chemin.Aujourd'hui est une occasion de te témoigner une fois de plus notre reconnaissance et notre amour éternel.De ton épouse, tes enfants et petits-enfants.REMERCIEMENTS REMERCIEMENTS à la Sainte Vierge pour faveur obtenue.M.R 2929265 Une mammographie à 40 ans?Les femmes devraient consulter leur médecin ANDRÉ PRATTE Jusqu'ici déconseillée pour les Canadiennes de 40 à 49 ans, la mammographie de détection est désormais laissée à la discrétion de chaque femme et de son médecin.C'est le sens d'une étude rendue publique cette semaine par le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs.Le Groupe, constitué d'experts de partout au pays, publie régulièrement des recommandations sur les examens médicaux préventifs susceptibles de protéger la santé des Canadiens.En 1994, le Groupe avait décidé de ne pas recommander la mammographie pour les femmes dans la quarantaine.Les études disponibles à cette époque indiquaient que dans ce groupe d'âge, l'examen ne réduisait pas les risques de mourir du cancer du sein.Depuis, de nouvelles études ont été publiées, certaines révélant au contraire une baisse de la mortalité chez les femmes de cet âge ayant subi une mammographie.En moyenne, les diverses recherches menées sur cette question démontrent maintenant une baisse du risque de mortalité de 18 %.Mais le débat entre spécialistes n'est pas clos.En outre, plus une femme est jeune, plus ses seins sont denses, ce qui rend la mammographie moins fiable.Cela entraîne toute une série d'inconvénients.« On peut manquer des cancers, parce que l'image est moins claire, explique la docteure Patricia Goggin, directrice médicale du Programme québécois de dépistage du cancer du sein.Des femmes seraient donc rassurées après avoir passé une mammographie, alors qu'en réalité, elles en ont un.Inversement, plus de femmes vont être envoyées pour des examens supplémentaires, qui vont finalement se révéler négatifs.» C'est pourquoi le Groupe d'étude conclut que, dans l'état actuel des connaissances, il ne peut ni recommander ni déconseiller la mammographie de dépistage pour les femmes dans la quarantaine.« Lorsqu'elles atteignent 40 ans, les Canadiennes devraient être informées des avantages et des risques potentiels de la mammographie.(Le médecin) devrait les aider à décider à quel âge elles souhaitent commencer à subir cet examen », écrit le groupe d'experts.« Chaque femme devrait se demander à quel point le cancer l'inquiète, et comment la mammographie pourrait calmer ses inquiétudes, a précisé à La Presse la responsable du rapport, la docteure Jolie Ringash, oncologue à l'hôpital Princess Margaret, de Toronto.Elle devrait aussi songer à ce que serait sa réaction si la mammographie donnait un résultat positif, puisqu'à cet âge-là, les risques d'un résultat positif sont élevés même s'il n'y a pas réellement de cancer.» Au Québec Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein, mis sur pied en 1998, ne s'adressait à l'origine qu'aux femmes de 50 à 69 ans.Parmi les femmes plus jeunes, seules celles présentant un haut risque en raison de leurs antécédents familiaux pouvaient subir cet examen aux frais de l'État.L'an dernier, tenant compte des dernières données scientifiques, le Programme a été modifié pour permettre aux femmes dans la quarantaine, sur recommandation de leur médecin, de subir cet examen gratuitement.« La décision de soumettre une femme de moins de 50 ans au dépistage par mammographie devrait se faire à la suite d'une évaluation individualisée de la pertinence d'un tel examen », a fait savoir à ses membres le Collège des médecins du Québec.Dans la mesure où la mammographie semble pouvoir réduire les risques pour les femmes de 40 à 49 ans, pourquoi ne pas leur offrir cet examen de façon systématique ?Parce que la preuve scientifique n'est pas encore faite.Parce qu'un dépistage systématique chez les femmes de ce groupe d'âge coûterait très cher.Et parce que cela entraînerait beaucoup d'inconvénients pour des milliers de femmes qui, en réalité, sont peu susceptibles d'être atteintes d'un cancer du sein.Le risque de souffrir d'un cancer du sein dans la quarantaine est en effet de 1,3 %, deux fois moins que dans la cinquantaine.Pour prévenir un décès parmi les femmes dans la quarantaine, il faudrait faire 1500 mammographies, comparativement à seulement 170 chez les femmes de 50 à 59 ans.La migraine entraîne la perte de sept millions de jours de travail par année Presse Canadienne OTTAWA Ð Les maux de tête attribuables aux migraines entraîneraient la perte d'au moins sept millions de jours de travail par année au pays, a indiqué hier Statistique Canada.Il se pourrait cependant que ces données sous-estiment l'importance de ce problème de santé, car plusieurs personnes souffrant de migraine ne se sont pas fait traiter, souligne l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) de 1998-1999.Un Canadien sur 12 âgé de 12 ans et plus, soit près de deux millions de personnes, a reçu un diagnostic de migraine.« La migraine peut compromettre la productivité et le mode de vie.Elle peut faire perdre des jours de travail, saper le rendement et, en général, limiter les activités », indique la recherche.En 1998-1999, le nombre moyen de journées d'incapacité a été de 1,8 pour les personnes qui souffraient de migraine, et de 0,8 pour celles qui n'en souffraient pas.L'enquête a permis de constater que la migraine est trois fois plus fréquente chez les femmes Ð environ 12 % des femmes âgées de 12 ans et plus en souffrent, comparativement à 4 % chez les hommes du même âge.Les femmes de 25 à 54 ans sont les plus touchées.De plus, la proportion de femmes chez lesquelles un diagnostic de migraine a été posé s'est accrue de façon significative, passant de 10 % en 1994-1995 à 12 % quatre ans plus tard.Chez les hommes, le taux n'a pas varié.L'enquête révèle également que 56 % des personnes atteintes de migraines disent avoir reçu un traitement pour leurs maux de tête en 1998-1999, comparativement à 48 % en 1996-1997.Malgré le fait qu'une forte proportion ne se fait pas traiter par un médecin, les personnes souffrant de la migraine sont d'assez fréquents utilisateurs des services de santé, constate Statistique Canada.Les personnes atteintes de migraine ont tendance à avoir d'autres problèmes de santé.Presque 30 % des femmes et 20 % des hommes souffrant de migraine ont dit avoir d'autres problèmes de santé chroniques, comme des allergies, de l'arthrite ou des rhumatismes, des maux de dos, une sinusite ou des ulcères.Ces proportions sont nettement plus élevées que celles observées chez les personnes ne souffrant pas de migraine.En outre, 13 % des femmes et environ 7 % des hommes souffrant de migraine ont dit avoir fait une dépression, des proportions qui sont deux fois plus élevées que celles observées chez les personnes non atteintes.L'enquête de l'ENSP a en outre permis de découvrir que le taux d'hystérectomie pour 100 000 femmes de 35 ans et plus a diminué, passant de 937 en 1981-1982 à 628 en 1996-1997.Le fléchissement le plus prononcé a été observé au Québec.Selon les résultats de 1998-1999, plus du cinquième des femmes de 35 ans et plus, soit environ 1,8 million, ont subi une hystérectomie. La Presse 24 février 2001 Page B12 manquante "]
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