La presse, 27 janvier 2001, D. Arts et Spectacles
[" 6LP0101D0127 D1 CINE 27 6LP0101D0127 ZALLCALL 67 01:17:02 01/27/01 B FiLL141 6LP0201D0127 D2 sam.(Arts) 6LP0201D0127 ZALLCALL 67 01:15:27 01/27/01 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 SURVIVOR Suite de la page D1 Les hommes quebecois friands des epouses par catalogue Les participants sont arrives en Australie pour jouer devant les cameras et avec une strategie en tete.Mais ce qui est interessant, c'est que peu importe notre niveau de preparation physique et mentale, notre vraie nature finit toujours par ressurgir.Des anecdotes s'il vous plait ?Peine perdue.Impossible de tirer les vers du nez de l'animateur ni des participants ni d'aucun employe de CBS.Toute personne trop bavarde liee de loin ou de pres a l'emission s'attire une poursuite de 5 millions de dollars ! En attendant, vous pouvez toujours inspecter le site officiel de l'emission1 qui dresse un portrait de tous les participants.Peut-etre serez-vous a meme de determiner, d'apres leur C.V., celui ou celle qui a le plus de chances de sortir grand vainqueur de cette aventure australe.Aventure qui a, selon Mark Burnett, laisse plus de cicatrices que prevu.Jamais auparavant des gens n'ont autant souffert devant les cameras, a-t-il declare au magazine Time.Ca donne le gout de pleurer pour eux.Aurez-vous pitie ?1.http : survivor.cbs.com/primetime/survivor2 TELEVISION Les hommes quebecois, nous ont appris Les Francstireurs mercredi dernier D reprise demain a 18 h 30 a Tele-Quebec, mais vous raterez une partie du Super Bowl D sont de grands amateurs d'epouses par catalogue.Les gars s'abonnent a un service, regardent l'offre sur Internet ou ailleurs et decident ce qu'ils vont acheter .Dans l'emission de cette semaine, on a pu rencontrer deux Philippines qui ont epouse des Quebecois et qui n'ont pas l'air malheureuses de leur sort.La plus amusante est Edwina, qui a epouse un homme des bois de Boileau, un bled perdu de l'Outaouais.Il ne lui a pas envoye de lettre circulaire comme le font plusieurs qui courent plusieurs lievres a la fois, mais un genre de long journal ou il se decrivait.En francais, langue qu'Edwina ne connait pas.Mais elle a reconnu des mots comme dignite et respect et a poursuivi la correspondance.Un jour, le monsieur s'est pointe aux Philippines avec sa grande barbe de missionnaire et Edwina a accepte de l'epouser.La plupart des femmes qui consentent a ce genre de mariage-achat cherchent la fortune, l'aisance, une vie plus facile.Edwina savait que son mari etait pauvre.Il lui avait envoye plein de photos de sa cabane au Canada.Elle l'a epouse en toute connaissance de cause.Voila bien des prejuges qui tombent.Et ils font une vie agreable ensemble, dit-elle.Malheureusement, le mari quebecois s'est laisse filmer de loin mais a refuse de temoigner a la camera.L'autre cas etait celui d'une autre jeune Philippine qui a epouse un Quebecois anglophone dans la soixantaine.Elle admet qu'au debut, ca a ete dur de vivre avec un inconnu, mais qu'aujourd'hui ca va.Je finis par avoir tout ce que je veux , dit-elle.Ils ont l'air d'habiter dans une banlieue confortable.Ce mari a egalement refuse de parler au journaliste Richard Martineau.Les mail order brides ne sont pas toujours aussi heureuses, declare une travailleuse sociale philippine qui vit ici.Certaines sont battues.Les hommes paient des milliers de dollars pour ce service.Pour les femmes des pays pauvres, c'est gratuit.Les catalogues regorgent de photos.Pourquoi tant d'hommes quebecois vont-ils magasiner si loin ?Ils veulent des epouses dociles et obeissantes.Il semble que le feminisme a banni ces qualites si prisees d'une partie de notre population masculine.Au-dela de toutes ces considerations, on se rend compte dans ce bon reportage que l'amour a bien des facons de s'exprimer.Cette femme exilee a Boileau etait institutrice.Elle a appris a vivre avec son coureur des bois.Sans voisins et a sept kilometres du depanneur.En la voyant sourire, je me disais qu'elle n'avait pas du tout l'air d'une perdante.Lina Allard patronne de la Tele des Arts LINA ALLARD a ete nommee directrice generale de la Tele des Arts, la nouvelle chaine culturelle qui doit entrer en ondes l'automne prochain.Cette chaine sera la derniere des specialisees a etre offerte sur le service analogique, ou il ne reste qu'une place.On ignore encore le prix de l'abonnement.Mme Allard fait carriere dans le domaine de l'information a Radio-Canada depuis 20 ans.Depuis 1991, elle etait directrice des emissions d'affaires publiques a la tele, notamment Decouverte, La Facture et Grands Reportages.La Tele des Arts est un consortium forme de Radio- Canada, Tele-Quebec, Bell Globemedia, la chaine ARTE France et l'equipe Spectra.Elle offrira des concerts, des spectacles, des documentaires et des emissions inedites en provenance d'ARTE en Europe.ARTE est une chaine franco-allemande qui diffuse dans les deux langues.Pauline Martin dans le fan club d'Arcand LA COMEDIENNE Pauline Martin est devenue la Miss Meteo de l'emission C'est bien meilleur le matin de CBF.Jeudi matin, l'animateur Rene-Homier Roy etait en retard et les trois reguliers de l'emission : Marc Laurendeau, Jean Page et Pauline Martin, l'ont remplace jusqu'a son arrivee.Mme Martin, qui joue une chroniqueuse de television dans le teleroman Virginie, a fait une intervention passionnee a propos de l'entrevue du ministre Serge Menard a l'emission Arcand diffusee la veille a TVA.Or, Paul Arcand est aussi morningman a CKAC, donc un rival de Rene Homier-Roy.Mes espions me disent que Marc Laurendeau a essaye de l'interrompre mais en vain : Pauline Martin voulait absolument faire connaitre son admiration pour Paul Arcand.On se souvient qu'un predecesseur de Rene Homier- Roy a l'emission du matin avait ete remercie de ses services apres quelques mois en ondes.Le crime qui a fini par le caler : il avait invite Benoit Briere pendant une heure a son emission.Briere jouait dans Cher Olivier, la miniserie du reseau TVA.Et tout ca en pleine periode de sondages BBM, alors que les reseaux sont en guerre ouverte.Le sous-titre de la semaine LE COMEDIEN Luc Picard etait l'invite de Michel Jasmin a TVA cette semaine a l'occasion du lancement du nouveau film de Piere Falardeau.Au cours de l'entrevue, M.Picard a revele qu'il s'occupait de l'organisme Developpement et Paix.En bas d'ecran, le numero de telephone est apparu.Le nom de l'organisme a ete ecrit : Developpement epais.L'erreur viendrait d'un technicien de Quebec d'ou provient l'emission.Jeff Probst, l'animateur de Survivor 1 et 2.La vie des gens (bientot) riches et celebres ISABELLE MASSE collaboration speciale Suivre les peripeties de 16 personnes ordinaires en Australie une heure par semaine ne vous satisfait pas ?Heureusement, il est possible de s'infiltrer dans le quotidien de gens comme vous et moi presque tous les soirs maintenant.Popstars (dimanche, 19 h, sur Global, a compter du 4 fevrier) Le Canada a enfin son girlsband ! Derive d'un concept australien, Popstars relate dans les moindres details la creation d'un quintette feminin, de la toute premiere audition jusqu'a, on l'espere, sa consecration sur tous les palmares.Treize episodes de 30 minutes.The Mole (mardi, 20 h, sur ABC) Dix personnes parcourent quatre pays pour resoudre des enigmes et eventuellement remporter un joli magot.Pour compliquer davantage les choses, une personne du groupe a comme mission secrete de saboter les plans de ses coequipiers.Une famille comme les autres (mardi, 21 h, sur Tele-Quebec) Pendant six mois, les Morin ont vecu devant les cameras.Depuis septembre dernier, on peut suivre les hauts et les bas d'une famille typique du Quebec composee d'un couple de la Rive-Sud dans la quarantaine et de ses trois enfants.En reprise le dimanche a 13 h.Temptation Island (mercredi, 21 h, a Fox) Quatre couples separes a leur arrivee dans une ile paradisiaque des Antilles testent la solidite de leur union durant deux semaines, entoures d'une meute de celibataires aux mensurations irreprochables.Castaway 2000 (deux derniers episodes les lundi 5 et mardi 6 mars, 22 h, sur CBC Newsworld) Cette emission britannique raconte la vie de 28 adultes et huit enfants qui ont vecu dans une ile ecossaise pendant un an, loin des commodites propre a notre epoque.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron Cinema / CONTACT (4) avec Jodie Foster, Matthew Mc Conaughey Le Telejournal Les Nouvelles du sport Fitz / En souvenir de Hillsborough (3/3) (22:50) Le TVA 18 heures Cinema / PARFAITS PETITS ANGES (6) avec Cheryl Ladd, Jody Thompson Cinema / ACCES: INTERDIT (5) avec Sandra Bullock, Jeremy Northam Le TVA Sports / Lot.(23:25) Documentaires - Sciences / L'Aventure genetique Cinema / GEORGIA (4) avec Jennifer Jason Leigh, Mare Winningham Cinema / KANSAS CITY (4) avec Jennifer Jason Leigh, Miranda Richardson (21:05) Cinema / A LA VIE, A LA MORT (4) avec A.Ascaride (23:11) Les Simpson Cinema / ALASKA (5) avec Thora Birch, Vincent Kartheiser Cinema / A LA MANIERE DE CARLITO (3) avec Al Pacino, Sean Penn Le Grand Journal Pulse Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Figure Skating Championships CTV News Pulse / Sport News .Contact Wheel of.e Now Figure Skating Championships Cold Squad News Sat.Report Saturday Night Hockey / Rangers - Maple Leafs Hockey / Canucks - Flames News ABC News Spin City Judge Judy Cinema / COURAGE UNDER FIRE (4) avec D.Washington, M.Ryan News Baywatch.CBS News Entertainment this Week .Super Bowl Commercials Saturday Night Super Bowl .Super Bowl Uncensored ER NBA Basketball / Trail Blazers - Timberwolves (17:30) Cinema / THE GHOST AND THE DARKNESS (4) avec Val Kilmer, Michael Douglas Saturday Night Jazz / Swing (17:00) Yes Minister .Served?The Vicar of Dibley Ballykissangel Sting: Brand New Day Live Cinema / GRAND CANYON (4) BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .romance As Time.Red Dwarf Austin City Limits BBC News Short Cuts City Confidential Behind Closed Doors.Biography / Martha Raye Dalziel and Pascoe 100 Centre Street Arts, Minds .for Variety Aria & Pasta Mozart's Abduction: Moments from an Opera Cirque du Soleil / Nouvelle Experience Ed Sullivan Sex & the City Les Gags .pour rire Gout du monde / Allemagne Celebrites / Extravagants Biographies / Willie Lamothe Navarro / Sur ma vie Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Utilisation des psychotropes Initiation a l'astronomie Les aines branches sur le 3e.Branche-toi.April-Fortier Psychologie.apprentissage Montreal en evolution How'd they do that?Magazine / Air Disaster .Animals Vets in.Timeslot Sex Files Into the Unknown Connection You Asked.Pret a partir D'iles en iles Aqua Planet Travel.Croisieres a la decouverte.Carte postale de Floride Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / CASABLANCA (2) avec H.Bogart, I.Bergman Cinema (22:50) Queen of Swords Popstars Drew Carey Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Fete Lac des Nations Queen of Swords Outer Limits Andromeda PSI Factor A.Hitchcock Saturday Night Legendes de l'Histoire 30 journees qui ont fait le Qc La Face cachee de l'Histoire Cinema / CROIX DE FER (4) avec James Coburn, Maximilian Schell Witness to.Royal Secrets Greatest Journeys on Earth Crown and Country Cinema / BATTLE OF THE BULGE (5) avec Henry Fonda, Robert Shaw TV Guide Flick .Wheels Circus Dogs.Jobs The Lofters Extra Special Weekender: Sydney Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie Cinema / BRILLANTINE (5) avec J.Travolta, O.Newton-John Musicographie Box Office Le Cimetiere Drew.Fax Concert Plus / Britney Spears Concert Plus / Spice Girls Live Clip Groove BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts @The End Histoires.Culture-choc Journal RDI Medias Enjeux / Et l'homme crea son double Telejournal .artistes Culture-choc Histoires.Zone libre / Garcons et filles.Sports 30 Mag .Canadiens Football / Championnat mondial junior: Canada - Etats-Unis RDS extreme Tennis / Omnium d'Australie - Finale masculine Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci La Firme de Boston Affaires non classees The Grafters Cinema / CHAINDANCE (4) avec M.Ironside, R.Dawn Chong Da Vinci's Inquest Cinema / GIA (4) avec Angelina Jolie, Elizabeth Mitchell Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / NEMESIS 2: NEBULA (6) avec S.Price, C.Stahelski Cinema / NEMESIS 3.(6) Sportscentral Gamenight Skiing: FIS Alpine World Cup Snowboarding: FIS Cup Wrestling: WWF Live Sportscentral Snowboarding: FIS Cup Grouille-toi Volt .la vie de Pablo Picasso En scene / Jazz au Lion d'Or Cinema / TROIS BEBES SUR LES BRAS (4) avec Jerry Lewis Josephine: ange gardien The Mysteries of Magic Unmasked: .Deception Secret World of Las Vegas High Stakes - Bet your Life on Vegas Secret World of Las Vegas .(16:30) Sportsdesk 2000 World's Strongest Man Competition Tennis: Australian Open - Final masculine .le chien A.Anaconda Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Vins.(18:10) Jrnl s.(18:35) Journal FR2 Union libre / Jim Corcoran Fous d'humour / Agnes Soral, Emmanuel de Brantes .(22:45) Journal belge Soir 3 Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / ARSENIC AND OLD LACE (3) avec Cary Grant, Priscilla Lane Cinema / THE ODD COUPLE (4) (22:15) Medecine.Les Copines Jeux de societe Portraits intimes Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma Au gout du jour Passion Deco Rendez-vous avec.Vos finances Realite 2001 L'Actuelle Action Emploi Addam's.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Live through this Goosebumps Student.Syst.Crash Radio Active Au-dela du reel Star Trek: la nouvelle generation X Files / Anthologie X Files Highlander John Stossel Goes to Washington Jodie Foster Louise Cousineau 19:00 a - CONTACT Du realisateur du tres bon Forrest Gump, un film de science-fiction avec Jodie Foster adapte d'un roman de Carl Sagan.19:30 P - UNION LIBRE DES AMERIQUES Jim Corcoran, un homme qui sait jouer avec les mots, est l'invite de Francine Ruel.20:00 b - SUPER BOWL'S GREATEST COMMERCIALS On ne peut pas voir les publicites americaines au Super bowl puisqu'il est retransmis par une chaine canadienne qui substitue des pubs d'ici.Cette emission presente une retrospective des meilleurs commerciaux depuis 30 ans.20:00 8 - CONCERT BRITNEY SPEARS Si vous ne connaissez pas la voix de cette jeune vedette americaine, toute une surprise vous attend.Elle donne un concert dans sa ville natale de Kentwood, qu'elle vous fera visiter.Vous rencontrerez meme son dentiste.20:00 U - PORTRAITS INTIMES Jessica Lange a joue dans de tres bons films, notamment All that Jazz et l'incroyable Tootsie avec Dustin Hoffman.Elle a peu interesse les journaux a potins.Pour en savoir plus sur cette bonne et discrete actrice.20:30 K - A LA MANIERE DE CARLITO Un policier qu'on dit tres bon signe Brian De Palma avec Al Pacino et Sean Penn.Duree: 3 heures.22:00 P - NAVARRO Le bonheur de la soiree.L'intrigue est souvent bonne, mais de sont les echanges au commissariat qui font notre joie dans cette serie.Avec Roger Hanin.22:50 a - FITZ Radio-Canada programme bien mal cette superbe serie policiere britannique contre Navarro.Un cas de magnetoscope. 6LP0301D0127 d3 samedi 6LP0301D0127 ZALLCALL 67 01:12:37 01/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 D 3 Les écrivains à la défense de l'élève «dangereux » Il lira son texte controversé, demain, au Centre national des arts STÉPHANIE BÉRUBÉ LORSQU'IL A LU son histoire pour la première fois, il y a deux mois, il était seul devant sa classe et son professeur.Demain, après 34 jours passés en détention, il lira de nouveau.Mais cette fois, au Centre national des arts d'Ottawa, entouré d'auteurs canadiens, parmi lesquels les célèbres Margaret Atwood et Michael Ondaatje, et devant une foule curieuse.Il, c'est l'élève de 16 ans de la région de Cornwall qui a passé le temps des Fêtes dans un centre de détention pour jeunes parce qu'on le considérait dangereux pour la société.Le texte qu'il avait présenté à son professeur racontait l'histoire d'un élève qui planifiait de faire sauter son école.On a cru qu'il avait des desseins meurtriers.Le 11 janvier, on l'a relâché et accusé d'avoir proféré des menaces de mort.C'est pour cette raison qu'on ne peut écrire son nom dans les journaux, en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants.Alors, on le désigne par l'impersonnel pronom personnel « il ».Les journaux anglophones, qui ont suivi l'histoire avec intérêt, utilisent souvent le terme « the boy » en parlant de lui.Le quotidien Ottawa Citizen a publié intégralement Twisted (Tordu), le fameux texte.C'est après l'avoir lu que Sean Wilson, le directeur artistique du Festival international des écrivains à Ottawa a décidé de réagir.« Le texte est écrit à la troisième personne, se déroule au passé et n'est pas vraiment effrayant », explique M.Wilson, depuis son bureau de la capitale nationale.Il ne faisait aucun doute pour lui qu'il s'agissait d'un cas où la liberté d'expression avait été gravement brimée et qu'il fallait réagir.L'événement de demain a été organisé en quatre jours ; il sera animé par Laurier Lapierre, le président de Téléfilm Canada, et le journaliste Patrick Watson, ex-président de la SRC.Plus de deux douzaines d'auteurs canadiens ont accepté d'y participer.Chacun doit lire un extrait de texte ou parler de la liberté d'expression.Il va sans dire que la présence de Margaret Atwood et Michael Ondaatje donne du prestige à la rencontre.Selon Wilson, les deux auteurs ont accepté de participer à la lecture avec empressement.Le garçon sera présent et lira son désormais célèbre Twisted.« Il est très fier de lire son texte parce qu'il a travaillé dur pour l'écrire, explique Sean Wilson.Il est très heureux de ce qui arrive.M.Wilson se défend d'avoir voulu faire du sensationnalisme avec un fait divers ou d'interférer dans un processus judiciaire en cours.Selon lui, certains journaux ont relaté l'affaire sur un ton accusateur.« On veut rétablir les faits », dit-il.Appui de l'UNEQ Bruno Roy, le président de l'UNEQ, l'Union des écrivaines et écrivains québécois, applaudit l'initiative de ses pairs ontariens.« C'est une attaque à la liberté d'imaginer », dit M.Roy à propos de cette histoire.Lui, qui a été enseignant, se souvient d'un élève qui lui avait remis un poème à saveur parricide.« Le texte était inquiétant et je l'ai rencontré.On en a parlé.Et il n'a jamais tué son père », dit-il.Selon Bruno Roy, il faut voir la métaphore dans le texte du jeune Ontarien.L'explosion de l'école serait l'explosion de son environnement difficile.Quant à savoir s'il est risqué de mettre ce jeune sous les projecteurs au nom d'une cause, Roy ne s'inquiète pas trop : « Ça va le dédouaner pour ce qui est arrivé.C'est très grave de l'avoir mis en prison.C'est un événement heureux parce que ça va le réconcilier avec son environnement.» Pour Pierre Trudel, professeur au Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal, spécialiste dans les causes de liberté d'expression, cette histoire est sans précédent au Canada.Et la cause en question lui semble bien mince.« Dans cette histoire, il n'y a pas d'élément permettant de croire que le jeune allait commettre un crime.Il faut présumer que quelqu'un qui s'exprime a la liberté de le faire.C'est ça, la liberté d'expression », dit M.Trudel, qui estime qu'au Canada, certaines personnes ont tendance à juger la liberté d'expression d'après leurs goûts personnels, ce qui est très dangereux.Paire de dames, paire de soeurs, paire de jazzwomen ALAIN BRUNET DEUX FEMMES de haute taille, de stature imposante.L'une élancée, à la tronche opiniâtre, 35 ans.L'autre pulpeuse, visage lunaire, regard brillant, 30 ans.L'une est trompettiste de jazz, peut-être la plus accomplie au pays, tous sexes confondus.L'autre est saxophoniste alto, compositrice de talent, un des plus beaux espoirs du jazz canadien.Paire de dames, paire de soeurs Jensen.« She's a great sister.Incroyablement généreuse.Une force très positive dans ma vie », dit Christine à propos d'Ingrid.« Elle a beaucoup de profondeur intellectuelle, elle est très cultivée, elle réfléchit beaucoup sur la musique avant d'imaginer la sienne, elle est capable de faire évoluer des concepts originaux.Puisqu'elle compose magnifiquement, son jeu me plaît davantage que plusieurs qui ont des tonnes de technique.Elle ne serait pas ma soeur, je dirais la même chose », dit Ingrid à l'endroit de Christine.Les liens du sang, vous dites ?« Ensemble, renchérit l'aînée, nous sommes en mesure de faire des choses que la plupart des musiciens de jazz ne peuvent accomplir.Il existe une troisième soeur Jensen, apprendra-t-on en ce mercredi de janvier.La véritable aînée se nomme Janet et fait dans l'immobilier au Mexique.« L'esprit le plus libre d'entre nous », affirment à l'unisson les musiciennes originaires de Sechelt, petite municipalité de l'île de Vancouver.Ingrid Jensen est la plus connue.Établie à New York, cette trompettiste et bugliste collabore à nombre d'ensembles dont le superbe orchestre de Maria Schneider.Diplômée du Berklee School of Music, elle est l'un des rares artistes du jazz canadien à vivre de sa musique dans la Grosse Pomme.Sur l'étiquette allemande Enja, elle a signé trois albums en tant que leader Ð Higher Grounds, Here On Earth et Vernal Fields, dont plusieurs compositions ont été signées.Christine Jensen.À New York, Ingrid est comme un poisson dans l'eau : « On y dispose d'un réseau incroyable, on peut sans cesse y recruter tant d'excellents musiciens qui me conduisent à travailler plus fort.Point de vue jazz, New York est toujours une véritable Mecque, une base qui te permet de voyager dans le monde.» Christine Jensen, elle, commence à peine à s'imposer.L'image forte de sa soeur l'a menée à faire carrière dans le même domaine, également à imposer sa propre personnalité de saxophoniste et compositrice.Collage, l'excellent disque qu'elle a créé sur le label Effendi, en témoigne.Diplômée de la faculté de musique de l'Université Mc Gill, cette fille de l'Ouest a choisi l'Est.« J'aime Montréal pour sa dimension européenne, ce que l'on ne retrouve pas sur la côte Ouest.Et j'aime le rythme de cette ville ; il favorise de très solides connexions avec des musiciens tels Aaron Doyle, Frank Lozano, Joel Miller.Aujourd'hui même, tous ces musiciens se retrouvent dans une pièce en train de répéter pour un projet de big band que je dirige.Montréal, par ailleurs, n'est pas très loin de New York, où je compte bien m'établir pour un moment.» Les frangines Jensen ont été élevées dans un environnement hautement créatif.Par une mère volontaire, autonome, combative et ouverte d'esprit.« Lorsque Christine est née, raconte Ingrid, nos parents étaient déjà séparés.Notre mère nous a élevées.Elle est pianiste de formation classique, mais s'est intéressée au jazz alors qu'elle était aux études ; c'est pourquoi nous avons grandi avec la musique de Count Basie, Duke Ellington, Jack Teagarden, etc.Ainsi, nous avions inconsciemment intégré l'histoire du jazz avant même de savoir que nous deviendrions musiciennes.Non à l'académisme Si Ingrid et Christine Jensen préconisent généralement une instrumentation acoustique, elles ne font certes pas dans l'académisme.Et réfutent le piétinement apparent du jazz.« Partout où j'évolue, soulève Ingrid, je suis entourée de musiciens qui cherchent à renouveler le genre.Lorsque je donne des ateliers dans les facultés de musique, je rencontre tellement de jeunes musiciens assoiffés de neuf.Contrairement à ce que l'industrie de la musique et les médias laissent paraître, je vous assure qu'il y a beaucoup de changements dans le monde du jazz.« Bien sûr, ceux qui vendent beaucoup de disques se collent sur les acquis historiques du jazz et abordent le genre comme une musique classique.It's fine with me.Cela étant, il existe toute une communauté de musiciens qui cherchent.Dans le monde du jazz, il y a toujours un inconnu qui surgit, bouleverse tout.and blow you away.» Et si ce facteur de changement était.féminin ?Sans qu'on le lui suggère, Ingrid Jensen soumet cette hypothèse.« Plusieurs musiciens mâles me passent régulièrement la remarque : lorsque les femmes jouent avec les hommes, le son et la dynamique changent.Miles Davis et Gil Evans, vous savez, avaient parfaitement saisi le côté féminin du jazz.En ce qui me concerne, la prochaine grande réforme à apporter au jazz, c'est la venue massive des femmes.« Je sais, les musiciennes de jazz refusent souvent d'aborder cette question.Parce qu'elles sont sur la défensive, parce qu'elle refusent de n'être comparées qu'entre elles.En même temps, elles doivent se battre très fort pour obtenir une certaine reconnaissance.Pour l'instant, le jazz demeure un bastion mâle bien protégé, sauf exception.Mais le changement s'en vient, je le vois dans les facultés de musique ; je vois de jeunes musiciennes et jeunes musiciens qui jouent ensemble, qui s'apprécient sans distinction de sexe.» Reste à multiplier les modèles qui amèneront les jazzwomen de l'avenir à faire l'équilibre dans la gent jazzistique.Inutile d'ajouter que les frangines Jensen donnent déjà l'exemple en ce sens.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Ingrid Jensen, trompettiste et bugliste, et sa frangine Christine, saxophoniste alto, se produisent ce soir au Upstairs.Elles seront accompagnées par le batteur Karl Jannuska, le contrebassiste Fraser Hollins et le pianiste John Sadowy.Le Langue-à-langue d e Da n i e l Da n i s des chiens de roche mise en scène de René Richard Cyr avec Marie-France Lambert, Dominique Quesnel, Normand D'Amour, Pierre Collin, Jean-François Pichette, Isabelle Roy, Catherine Bonneau, Patrick Hivon, Sébastien Rajotte concepteurs Claude Accolas, Angelo Barsetti, Alain Dauphinais, Marie-Pierre Fleury, Nicolas Rollin, François Vincent Photo Jean-François Bérubé DU 10 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2001 3900, rue Saint-Denis Montréal (métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca en coproduction avec le Théâtre français du CNA une création du Théâtre d'Aujourd'hui DERNIÈRE SEMAINE Représentation dimanche 28 janvier à 15 h « .il s'agit incontestablement d'une oeuvre forte.[.] » - Le Devoir « .le secouant Langue-à-langue [.] il vous rentre dedans.» - La Presse « .pensez aux Bons débarras[.] au film Nous étions guerriers.» - Les choix de Sophie, TQ « .d'une force inouïe [.] un gros morceau, une attaque à la gorge.[.] elle a quelque chose d'essentiel.» - icimontreal.com « .laisse le spectateur sonné.[.] propre à tenir en haleine jusqu'à la dernière réplique.» - Le Journal de Montréal « .cette parole est dure mais essentielle à entendre.» - Voir 2918379A d'après le roman de Vladimir Nabokov Production LE GROUPE DE LA VEILLÉE avec Gabriel Arcand, Noémie Godin-Vigneau, Patrice Savard, Daniel Mercille, Marina Lapina, Christophe Rapin, Margarita Gutiérrez, Jean-Antoine Charest et Jocelyn Caron du 23 janvier au 17 février 2001 au théâtre PROSPERO 1371, rue Ontario est.Métro : Beaudry ou Sherbrooke Rés.: (514) 526-6582 Admission : (514) 790-1245 dans une adaptation et une mise en scène d'Oleg Kisseliov 2924362A p r é s e n t e dduu 99 JJ AA NN VV II EE RR aauu 33 FF ÉÉ VV RR II EE RR 22 00 00 11 a v e c D a v i d S AVARD T h é â t re E S PACE GO 4890, b o u l e va r d S a i n t - L a u r e n t , M o n t r é a l PHOTOGRAPHIES : André Panneton GRAPHISME : Stéphane Parent Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne Music-hall ssuuiivvii ddee d e Jea n - L u c L AGARCE Je a a v e c 2918380A «Un texte brillant, absurde et drôle à souhait» Journal de Montréal «Un texte d'une fine cruauté, d'une profonde lucidité.» Lyon Figaro AUJOURD'HUI 16het20h 6LP0401D0127 d4 samedi 6LP0401D0127 ZALLCALL 67 22:17:18 01/27/01 B D 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 THÉÂTRE Un tableau parfaitement achevé JENNIFER COUËLLE UN TABLEAU VIVANT pour annoncer.la mort.Sous une lumière bleue qui livre son intensité peu à peu, à l'abri suggéré d'une charpente de maison, des chaises.Elles sont occupées par un père, par une mère qui tient dans ses bras un enfant endormi, par deux soeurs de dos à la chevelure ondoyante.Leurs regards ne se croisent pas.Ils sont là.Ils attendent.Non pas inquiets, mais suspendus dans un temps qui semble ralenti.Ensemble dans le silence de la nuit.C'est vraiment comme ça, Intérieur, ça vous happe le regard illico.Et pour cause.La beauté ici est irréfutable.Non seulement provient-elle de l'horizon scénique, de l'esthétique à la fois minimaliste et sensuelle de ce décor de presque rien, un rien qui a le don cependant de rappeler l'atmosphère sombre et feutrée d'un Courbet, mais elle émane aussi du dedans, de l'intérieur des acteurs comme des mots et gestes de cette pièce au mouvement toujours lent.Le titre dit tout.Simplement, avec justesse, comme l'ensemble d'ailleurs de ce texte écrit il y a un peu plus de cent ans par le Belge Maurice Maeterlinck.À l'affiche du Rideau Vert depuis mardi, cet Intérieur du Théâtre Ubu s'offre, limpide, dès son premier chuchotement.Une texture sonore imprévisible que vient briser la voix profonde de Gabriel Gascon.Sous la direction infiniment précise de Denis Marleau, il est ce vieillard qui observe et qui décrit.un portrait de famille qu'il a la triste tâche d'assombrir à jamais.En compagnie d'un étranger qui a vu avant lui (Gregory Hlady à la présence droite, sensible et juste assez en retrait), symbolistes.Elle est là cette pièce, toute comprise dans la douloureuse appréhension d'un vieil homme qui hésite à rompre le silence de la quiétude, qui hésite à prononcer la mort ; à inviter la sienne.Il circule, donc, regarde par la fenêtre, épie ceux qui ne se doutent de rien, échange quelques mots avec l'étranger sur comment cette mort doit être annoncée.« Il est bon, dit-il, que la première vague se brise sur quelque parole inutile.» Et Gabriel Gascon, remarquablement fin, a su aller chercher toute la complexité de son personnage intérieur.Il joue en recevant à bras ouverts le poids de son secret, de sa peur.Une charge qui ne l'écrase pas, qu'il absorbe plutôt, qu'il étudie.Qu'il traduit.Admirablement.Ce grand comédien a par ailleurs la chance d'être entouré d'une distribution impeccable à qui, de toute évidence, la direction serrée et visuellement rythmée de Denis Marleau sied comme un gant.Qu'il s'agisse des étirements lents de la mère (Annik Hamel), des déplacements sans heurts des deux soeurs (Catherine Asselin-Boulanger et Éliane Préfontaine), du regard détourné du père (Daniel Soulières), des entrées en scène prestes des petites-filles du vieillard (Marie-Claude Marleau et Pascale Montreuil), la gestuelle comme les voix de ces interprètes sont réglées comme les aiguilles d'une montre suisse.Mais rien ici ne sent le régiment.Le metteur en scène (manifestement en étroite et heureuse collaboration avec ses concepteurs) réussit à insuffler dans cette production une impression d'exactitude qui touche.Qui à travers sa méthode sonne vraie et nécessaire.Plus près du spirituel que de l'austère.Bach vient à l'esprit.En tout cas, cette courte pièce (à peine plus d'une heure) est énorme dans ce qu'elle offre de fini.INTÉRIEUR de Maurice Maeterlinck, mis en scène par Denis Marleau.Avec Gabriel Gascon, Gregory Hlady, Marie- Claude Marleau, Pascale Montreuil, Annik Hamel, Daniel Soulières, Catherine Asselin-Boulanger et Éliane Préfontaine.Scénographie : Catherine Granche.Costumes : François Barbeau.Lumières : Stéphane Jolicoeur.Musique : Denis Gougeon.Au Théâtre du Rideau Vert jusqu'au 17 février.Gabriel Gascon, en vieillard qui doit apprendre à un couple la mort de leur fille aînée, a su aller chercher toute la complexité de son personnage intérieur.EN BREF Un mal nécessaire, la critique ?DANS LE CADRE de sa série de débats-conférences du lundi, le Rideau Vert propose un « sujet brûlant », dit-il.la critique ! Encore une fois, si vous le permettez.Décidément, on ne s'en lasse pas de les interroger, ces mauvaises langues, qu'elles causent théâtre, art et quoi encore.Patrick Mainville, Carole Fréchette, Anne-Marie Cadieux, Jean-Claude Germain et Guillermo de Andrea participeront à ce débat qui débutera par la lecture d'extraits de La Critique des critiques de Marcel Pagnol.Parmi les questions au programme : « Comment les artisans du théâtre sont-ils touchés par la critique ?», « Lisent-ils la critique ?», « La critique a-t-elle un impact sur leur démarche créative ?» Au Théâtre du Rideau Vert, lundi à 19 h 30.Info : 514 845-0267.Josée Lambert au Lundiduda POUR CE TROISIÈME Lundi du directeur artistique du Théâtre de Quat'Sous, c'est la photographe Josée Lambert (Grand Prix des Artistes pour la paix 1998) qui est invitée à venir raconter une histoire en images à même la scéno pont-de-cargo du Mouton et la Baleine d'Ahmed Ghazali.Engagée depuis une dizaine d'années à capter sur pellicule les visages de la guerre au Moyen-Orient, cette artiste qui s'investit profondément dans la vie commentera des photos d'un homme et d'une femme qui revendiquent la liberté de dire.Les Lundiduda, écrit la direction du Quat'Sous, désirent s'intéresser « avec humour et intelligence, aux arts qui, avec le théâtre, peuplent notre monde.» Lundi, à 20 h, au Quat'Sous.Info : 514 845-7277.Du 24 janvier au 17 février les vendredis à 20 h et samedis à 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine, 10h30, 13h30 et 19h) AVEC : JACQUES ALLARD, STÉPHANE BRULOTTE, SIMONE CHARTRAND, LOUISETTE DUSSAULT, JACQUES GIRARD, FRANÇOISE GRATON, GILLES PELLETIER, CHRISTIANE PROULX ET ÉVELYNE ROMPRÉ CONCEPTEURS: YANNICK BOCQUET, DENIS DENONCOURT, CLAUDE ACCOLAS, LUDOVIC BONNIER ET FLORENCE CORNET 4353, rue Sainte-Catherine Est Papineau ou Viau, autobus 34 Pie IX, autobus 139 Mise en scène JACQUES LESSARD À VOS MARQUES, PRÊTS, PONDEZ ! D'EUGÈNE IONESCO L'AVENIR EST DANS LES OEUFS précédé deJACQUES OU LA SOUMISSION 2918488A Du 19 janvier au 11 février 2001 Un spectacle du Théâtre de L'OEil Texte : Réjane Charpentier Mise en scène : André Laliberté Assistance à la mise en scène : Muriel Desgroseillers Conception des marionnettes et du décor : Richard Lacroix Musique : Silvy Grenier Éclairage : Gilles Perron Marionnettistes : Simon Boudreault et Marie-Pierre Simard 245, rue Ontario Est, Montréal www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri à 8 ans Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 514 790-1245 ou 1 800 361-4595 présente 2922085A BILLETS Adultes : 20 $ Étudiants : 10 $ sous la direction artistique de Francine Chabot Réservations : (514) 844-1793 Les Lundis classiques du Rideau Vert 12 février à 20 h Italie Concert : Donizetti, Respighi, Martucci et Tosti avec Marie Fabi, piano Annie Gadbois, violoncelle Pascale Gagnon, violon Michèle Losier, mezzo-soprano 2928439A 6LP0501D0127 d5 samedi 6LP0501D0127 ZALLCALL 67 22:16:58 01/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 D 5 Garou au sommet des palmarès français MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS Ð Deux mois et demi après la sortie de son album intitulé Seul, Garou est le meilleur vendeur de disques en France.Cette semaine, avec son premier disque en solo, le chanteur s'est simultanément classé au premier rang du Top single et du Top album, les palmarès officiels du très sérieux Institut français d'opinion publique (IFOP).Aucun artiste québécois, indique-t-on, n'avait réalisé un tel doublé depuis Céline Dion (avec D'eux et Pour que tu m'aimes encore, écrits pour elle par Jean-Jacques Goldman).Sur disque, à la radio et à la télé, où on n'a vu que lui à la fin de l'année, Garou a réussi à se débarrasser des loques de Quasimodo, auquel il doit tout, mais qui aurait pu à la longue devenir encombrant.En France, il est donc devenu une énorme star, au même titre que les autres vedettes de Notre-Dame de Paris consacrées par les hits parades : Hélène Ségara, Patrick Fiori, Julie Zanneti.Il ne lui reste plus désormais qu'à subir, seul sur scène, l'épreuve du feu, ce qui s'annonce comme une simple formalité.À l'Olympia, sa première grande salle, toutes les places, en effet, ont déjà été vendues.Garou ne devait d'abord s'y produire que trois soirs (les 2, 3 et 4 avril), mais deux supplémentaires, puis une troisième (les 14, 15 et 16 avril) ont été programmées.À chaque fois, les billets se sont envolés en un temps record, raconte-t-on à l'Olympia.Il aura pu faire 15 jours facilement.Ou s'offrir quelques soirs le Palais omnisports de Bercy.En février et en mars, Garou sera précédé sur la scène de l'Olympia par Isabelle Boulay (qui y revient pour la deuxième fois) et Lynda Lemay.Depuis des semaines, les deux Québécoises figurent elles aussi sur les listes des meilleures ventes de disques.Cette semaine, la chanson Parle-moi, interprétée par Isabelle Boulay, est au cinquième rang du Top single (elle était montée jusqu'à la deuxième place).Son disque Mieux qu'ici bas se trouve par ailleurs à la 22e position du Top album (dès sa sortie, il s'était inscrit au sixième rang).Lynda Lemay réussit de son côté à avoir deux albums en même temps dans la liste des meilleures ventes, Du coq à l'âmeet Lynda Lemay.DE ROBERT LALONDE INSPIRÉ DE GUSTAVE FLAUBERT MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL AVEC GILLES RENAUD, MARIE TIFO, GABRIEL SABOURIN, JACQUES LEBLANC, JEAN-JACQUI BOUTET, LORRAINE CÔTÉ, HUGUES FRENETTE, EDITH PAQUET, LOU BABIN ET PATRICIA NOLIN ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE JULIE BEAUSÉJOUR DÉCOR CARL FILLION COSTUMES MARIE-CHANTALE VAILLANCOURT ÉCLAIRAGES LUC PRAIRIE MUSIQUE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE MICHEL SMITH CHORÉGRAPHIES DULCINÉE LANGFELDER ACCESSOIRES NORMAND BLAIS CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER PERRUQUES RACHEL TREMBLAY EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE DU TRIDENT ET LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA À L'AFFICHE 866-8668 www.tnm.qc.ca MONSIEUR BOVARY « \u2026 un MUST\u2026 Portrait brillant et provocant\u2026 Robert Lalonde est déchaîné\u2026 » CBF - Samedi et rien d'autre « \u2026 les comédiens sont excellents\u2026 à voir ! » TVA - Salut Bonjour « Pour : la force de Gilles Renaud\u2026 la généreuse performance de Marie Tifo\u2026 l'exceptionnelle et truculente bouffonnerie du tandem (Jacques Leblanc et Jean-Jacqui Boutet)\u2026 » Journal de Montréal « \u2026 Gilles Renaud incroyable\u2026 pièce qu'il faut voir\u2026 fabuleux comédiens\u2026 je vous conseille d'aller voir Monsieur Bovary\u2026 » CKAC - 3 Maréchal « \u2026 Gilles Renaud prenant, émotif, hallucinant, vraiment impressionnant\u2026 Prenez le temps de voir Monsieur Bovary !» CITÉ - 5 à 7 arts et spectacles « \u2026 magnifique scénographie\u2026 costumes fabuleux\u2026 éclairages chargés de sens et très évocateurs\u2026 chorégraphies exquises\u2026 une équipe formée de grands\u2026 travail gigantesque et minutieux\u2026 » icimontreal.com 2918326A Photothèque, La Presse © Le chanteur Garou «Hé! Les Voisins arrivent!» de Claude Meunier et Louis Saia DÈS LE 4 AVRIL Supplémentaires 9et 29 avril 6 mai www.duceppe.com 2926695A Présenté en collaboration avec CRÉATION « Si vous avez envie d'un bon divertissement, allez-y! » Salut Bonjour, TVA « Un divertissement dynamique » Flash, TQS « Tout le monde sort en chantant Mambo Italiano » Montréal ce soir, SRC « Mélodrame comique à la sauce italienne » Journal de Montréal « Un Mambo réjouissant! » La Presse « \u2026 une pièce efficace servie par une brillante distribution » Échos-Vedettes de Steve Galluccio mise en scène de Monique Duceppe traduction de Michel Tremblay Michel Poirier Patrice Godin Véronique Le Flaguais Normand Lévesque Pierrette Robitaille Mireille Deyglun Maude Guérin Adèle Reinhardt concepteurs Marcel Dauphinais Anne Duceppe Luc Prairie Claude Lemelin JUSQU'AU 3 FÉVRIER www.duceppe.com SUPPLÉMENTAIRE JANVIER 2918396A 2926350A 6LP0601D0127 D6 sam.(Arts) 6LP0601D0127 ZALLCALL 67 01:07:32 01/27/01 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 THÉÂTRE Jacques Allard, Stéphane Brulotte, Christiane Proulx et Simone Chartrand en plein délire du doublé d'Eugène Ionesco présenté au Théâtre Denise-Pelletier.Ionesco sans gras JENNIFER COUËLLE C'EST UN ÉTAT, Ionesco.Entre deux eaux.C'est l'accueil, dit-on, de la contradiction.« Rien n'est tragique, estime le dramaturge d'après-guerre, tout est comique, tout est réel, irréel, impossible, concevable, inconcevable.Tout est lourd, tout est léger.» Ouais.Il en faut du doigté pour faire sens, pour prêter forme à une pensée à ce point paradoxale.Jolie dialectique que le metteur en scène Jacques Lessard laisse impalpable dans son doublé d'Ionesco, qui a pris l'affiche plus tôt cette semaine au Théâtre Denise-Pelletier.Deux récits qui grossissent la bêtise d'une vie préfabriquée jusqu'à ce que distorsion s'ensuive.En bien bref, un jeune homme se soumettra au mariage, un jeune couple, à la procréation.Les familles le veulent.La prise est faible dans ces Jacques ou la Soumission et L'avenir est dans les oeufs qui se suivent pourtant de bon pas et avec l'appui d'une solide distribution.On parvient mal à saisir la profondeur, les motifs des personnages.Ce qui se cache, par exemple, derrière le dégoût de Jacques (Stéphane Brulotte, juste, parfois tendre, du début à la fin de ce deux pour un) pour sa famille comme pour les pommes de terre au lard.qu'il exècre.Il est humain, buté devant la complaisance des siens.Il n'est pas comme les autres, mais on n'y accédera pas plus qu'on n'accède au tréfonds, même à la chair, de la balance de sa famille-robot.Aussi timbrée et inaccessible que celle de sa future épouse aux trois nez, une Roberte incarnée avec, malgré tout l'absurde cet engin qui lui voit pondre des oeufs par douzaines, l'habituelle sensibilité d'Évelyne Rompré.Fan invétéré d'Ionesco, le metteur en scène de Québec monte pour la troisième fois de sa carrière ces deux courtes pièces du maître ès théâtre de l'absurde.D'où sans doute la liberté, bien assumée ici, d'avoir intégré une texture musicale (électronique) à cet univers qui se joue de la langue et de ses possibles déviances.D'où l'assurance, aussi, du très beau décor marqué, d'une maison boîte de conserve au mobilier générique en surabondance Ð la consommation, vous savez.Même sceau personnel pour le petit côté théâtre de boulevard de ce spectacle souvent chorégraphié.Tous y passent.Jusqu'à Gilles Pelletier, constant et sans faille en grand-père trépassé qui continue à chanter depuis l'autre côté du miroir, un cadre vide ici.Son absurde au calme presque plat a pour antipode déchaîné une Louisette Dussault en robe de léopard, tout à fait ravie d'être la maman de la future mariée.Ravie et parfaitement gaga.Cela dit, c'est du surf que nous fait faire Jacques Lessard.On n'y goûte pas, ou si peu, à ce coeur étrange d'Eugène Ionesco.C'est de l'absurde aplani, exhibé davantage comme une formule que senti, que nous sert cette production.didactique.Est-ce pour cela que les comédiens ne parlent pas, mais crient, qu'on a l'impression qu'ils jouent à jouer ?Qu'ils s'écoutent plus qu'ils n'éprouvent ?L'attitude, en tout cas, est généralisée.Ionesco se jouait des clichés jusqu'à plus soif, jusqu'à se distancier du cocon illusionniste du théâtre.Comme dans ce « ne t'évanouis pas tout de suite, attends la fin de la scène.» Or, les pieds de nez aux clichés sont d'autant plus délectables lorsqu'ils nous donnent de quoi nous mettre sous la dent.De rares moments dans ce Ionesco Weight Watchers.JACQUES OU LA SOUMISSION et L'AVENIR EST DANS LES OEUFS d'Eugène Ionesco, mise en scène de Jacques Lessard.Avec Stéphane Brulotte, Simone Chartrand, Évelyne Rompré, Jacques Allard, Gilles Pelletier, Jacques Girard, Christiane Proulx, Françoise Graton et Louisette Dussault.Scénographie, costumes et accessoires : Denis Denoncourt.Éclairages : Claudes Accolas.Musique : Ludovic Bonnier.Au Théâtre Denise-Pelletier jusqu'au 17 février.osm.ca Le retour de Louis Lortie Les 30 et 31 janvier, 20 h Charles Dutoit, chef d'orchestre Louis Lortie, piano Un programme tout Rachmaninov, dont le Concerto pour piano no 2 et les Danses symphoniques! Avant le concert : conférence du musicologue Steven Huebner, de l'Université Mc Gill, à 18h30, au Piano nobile de la Place des Arts.Entrée gratuite sur présentation du billet de concert.Naida Cole interprète Bartók Le 31 janvier, 10 h 30 Charles Dutoit, chef d'orchestre Naida Cole, piano VAUGHAN WILLIAMS, The Wasps, «La Marche des ustensiles de cuisine» et ouverture BARTÓK, Scherzo pour piano et orchestre POULENC, Sept pièces brèves BORODINE, Le Prince Igor, «Danses polovtsiennes» Les Matins symphoniques Métro vous offrent gratuitement collation matinale et café ! Soirée du 30 commanditée par : Soirée du 31 commanditée par : Louis Lortie Naida Cole présente l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique Billets : OSM 842-9951 Place des Arts 842-2112 commanditaire: 514-790-1245 1-800-361-4595 Les Concerts Gala Les Matins symphoniques Métro COMPLET 30 JANVIER ! Les concerts ont lieu à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Diffuseur officiel 2926945A La Presse 27 janvier 2001 Page D7 manquante 6LP0802D0127 d8 samedi 6LP0802D0127 ZALLCALL 67 01:19:12 01/27/01 B D8 · LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 JAZZ Photo BERNARD BRAULT, La Presse © La qualité du scat de Dianne Reeves fait d'elle l'une des plus grandes chanteuses vivantes sur la planète jazz.Dianne Reeves symphonique: la consécration ALAIN BRUNET LORSQU'ELLE A entonné Obsession, la plus exigeante au programme, une tempête magnétique s'est levée.Plus de 2200 plexus furent irradiés, des millions de poils se sont dressés.Dianne Reeves nous avait définitivement conquis.Tous sur le cul ! Encore peu connue des Montréalais (une prestation remarquée nous avait tout de même mis la puce à l'oreille, l'été dernier au FIJM), la chanteuse originaire de Denver vivait hier son baptême symphonique à la salle Wilfrid-Pelletier.Un disque, The Calling, fera bientôt état de cette nouvelle expérience pour Dianne Reeves et orchestre (lancé sur étiquette Blue Note à la mi-février), mais selon les dires de la principale intéressée, c'était la première fois qu'elle se produisait sur scène dans un tel contexte.Qu'en sera-t-il lorsqu'elle aura atteint sa vitesse de croisière ?L'autorité de cette dame à la voix costaude et relativement grave (elle avait parfois l'allure d'un contralto), bien assez puissante pour accoter un orchestre symphonique, a ainsi été démontrée avec éloquence.Qui plus est, son talent d'improvisatrice, la qualité de son scat font de Dianne Reeves une des plus grandes chanteuses vivantes sur la planète jazz.Généralement magnifique dans ce répertoire dont l'objet était de rendre hommage à feue Sarah Vaughan dite « The Divine », Dianne Reeves a repris une douzaine de standards naguère popularisés par la disparue Ð My Funny Valentine, Lullaby of Birdland, Speak Low, Embraceable You, Send In The Clowns, Fascinating Rhythm, Misty, etc.Hier, la chanteuse n'a pas cherché à copier Sarah Vaughan.Son scat et ses manoeuvres dans les basses fréquences pouvaient évoquer The Divine, mais le style de Dianne Reeves s'avérait plus direct, moins duveteux.Bien sûr, tout n'était pas parfait.La sonorisation (des cadres de la Place des Arts, désormais aux prises avec une injonction permanente, dernier épisode du sempiternel conflit de travail entre les techniciens de scène et la direction, voir texte en A3) n'était pas toujours à l'avantage des cordes Ð parfois enterrées par les percussions ou même les riffs du piano.La soudure entre l'OSM et son ensemble (Billy Childs au piano, le Brésilien Romero Lubambo, le batteur Greg Hutchinson, le bassiste Reginald Veal, le saxophoniste Steve Wilson, le percussionniste Munyungo Jackson) n'était pas non plus efficace sur toute la ligne.Les arrangements de Billy Childs et Robert M.Freedman m'ont paru généralement rigoureux, classiques, parfois imaginatifs, pompiers à certains moments.La chanteuse, elle, a semblé un peu moins à l'aise dans la version de Key Largo, mais ce fut l'exception.Cela étant dit, Dianne Reeves a réussi à camoufler tous ces légers irritants, de par sa présence vibrante, voire sa capacité incroyable à magnétiser un public loin d'être conquis d'entrée de jeu.Censé diriger l'OSM hier, Charles Dutoit a changé d'idée vu la nature des partitions (nous ont indiqué les relationnistes de l'OSM) et refilé sa baguette à Simon Leclerc, habitué de pop symphonique (il a, notamment, dirigé le concert de Gino Vannelli, peu avant Noël).S'il avait su de quel bois se chauffe Dianne Reeves, Dutoit aurait peutêtre décidé de rester au pupitre de son orchestre.L'incessante progression du mouvement FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale QU'Y A-T-IL entre la brièveté et l'éternité, entre l'instant et la durée ?Il y a le rythme infini de Mozongi (« ceux qui reviennent » en lingala, une des langues du Congo) de la chorégraphe congolaise et québécoise Zab Maboungou.Après son solo Incantation qui mettait en scène une poétique de la force, Mozongi nous fait connaître quatre danseuses et deux musiciens de la compagnie Nyata Nyata dans une poétique du temps et de la mémoire.Le thème peut paraître abstrait.Or justement, la danse africaine contemporaine de Maboungou nous le rend palpable, tangible.Le temps dans Mozongi est cette incessante progression du mouvement qui a son rythme propre, ses lois internes mystérieusement connectées avec la terre.Ce n'est pas une continuité uniforme, une répétition sans reliefs, mais bien plutôt l'enchaînement ininterrompu de variations infimes et multiples du geste.Le rythme est ici encore plus complexe que toutes les nuances des contretemps du flamenco.Et encore, la comparaison reste faible.Le rythme est partout dans cette pièce.Mais il est d'abord dans la musique ensorcelante des ngomas, ces grands tambours vivants qui ouvrent le spectacle sous les mains habiles des deux musiciens.Bâtons, grattoirs et locolè Ð communément appelé tambour à lèvres ou cellulaire africain ! Ð ajouteront leurs sons et nuances de textures au gré de la danse.La première image des danseuses les saisit dans une étrange immobilité.Instant ou éternité ?Arrêt ou afflux d'énergie ?Le mouvement les guette à tout moment.Puis, elles se mettent en branle, couchées par terre d'abord, toujours ancrées au sol qu'elles martèlent de leurs pieds, de leurs mains, de leurs jambes, de tout leur corps.C'est cet enracinement au sol qui les unit, car jamais elles ne se touchent, mais elles sont toujours ensemble et avec tout ce qu'il y a autour.Même une fois debout, leur posture légèrement fléchie et inclinée vers le sol indique le lien indissociable avec la terre, le poids du temps.La danse se délie davantage plus la pièce évolue, donnant lieu à de beaux enchaînements, vifs et souples comme la houle.La progression de Mozongi rappelle parfois la continuité entre la nature et l'homme, entre le grouillement de vie des cellules et la grâce proprement humaine.Avec un tel sujet, on pourrait s'attendre à une danse frénétique, image qu'on se fait habituellement de la danse africaine.Mais la danse de Zab Maboungou fabrique du temps comme une araignée, sa toile.Vue de loin, la pièce hypnotise, progressant apparemment lentement, presque trop graduellement pour l'oeil.Et quand on se laisse envahir par la danse, on en ressent toutes les nuances et les détails infinis.Malheureusement, la présence scénique des danseuses n'est évidemment pas aussi forte que celle de Zab, fragilisant la communion parfois du rythme qu'elles incarnent.La musique des tambours semble alors mieux y réussir.Mais laissons ces fabricantes de temps Ð comme la chorégraphe appelle tous les danseurs Ð y travailler encore un peu.Une discussion avec la chorégraphe suit la prestation.Restez-y, cela vaut la peine, surtout si vous n'êtes pas sûr d'avoir compris quelque chose.MOZONGI, de Zab Maboungou, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, 29 et 31 janvier à 13 h et les 27 janvier, 2 et 3 février à 20 h.Info : 514 842-2112. 6LP0901D0127 d9 samedi 6LP0901D0127 ZALLCALL 67 01:09:38 01/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 D 9 Le nouveau rôle de Claude Michaud: directeur artistique du Patriote JEAN BEAUNOYER LE COMÉDIEN Claude Michaud a conclu une entente avec le propriétaire du Patriote de Sainte-Agathe, Percival Broomfield, qui lui confiera la direction artistique de son théâtre pour une période de trois ans, à compter de la saison estivale 2002.Le comédien, âgé de 62 ans, a voulu prendre tout le temps nécessaire pour préparer sa première saison et s'accorder un répit, l'été prochain, après avoir joué pendant 32 ans dans différents théâtres d'été.Il profitera de l'occasion pour tourner dans le film Tricoté serré, de Michel Duchesne, pendant une période n'excédant pas 20 jours.On se souvient que Claude Michaud avait mis fin à une fructueuse association de huit ans avec le Théâtre de Saint-Sauveur, l'automne dernier.Après avoir fait salle comble plus souvent qu'à son tour dans des comédies, Michaud avait manifesté l'intention de changer d'air et de style.« Je serai directeur artistique et je jouerai évidemment dans toutes les pièces que je choisirai.Il est évident que je me suis bâti un public au fil des années et ce public va me suivre.Mais au Patriote de Sainte-Agathe, ce sera différent de ce que j'ai fait en été jusqu'ici.Je ne dis pas que je ne ferai plus de comédie, mais je vais changer l'image du gros Michaud qui jouait physiquement.Beaucoup trop physiquement.Je n'ai plus l'âge, il faut bien l'admettre, et j'ai envie d'aller plus loin.On sera très surpris de la pièce que j'ai choisie pour l'été 2002.Malheureusement, je ne peux rien en dire parce qu'on va me la prendre avant que j'aie réglé tous les contrats.» D'ici 2002, on présentera le spectacle d'Yvon Deschamps Comment ça va 2000 au Patriote de Sainte-Agathe, un théâtre magnifiquement rénové depuis l'an dernier.« J'ai reçu quelques offres de théâtres d'été de plusieurs régions du Québec, mais j'ai choisi le Patriote parce que la direction m'a proposé les meilleures conditions qui m'ont été offertes durant tout ma carrière.De plus, j'habite dans les Laurentides, une région particulièrement populeuse.» Michaud a souffert d'un malaise cardiaque en 1994, au tout début de la saison d'été.Pour une première fois en carrière, il avait été contraint d'abandonner son rôle et c'est Jacques L'Heureux qui avait pris la relève.Depuis, Michaud a ralenti ses activités et pris grand soin de sa santé.En saison, il a joué chez Jean-Duceppe dans Bluff et se dit prêt à remonter sur scène.« Je ne veux pas paraître prétentieux, mais j'ai pas tellement envie d'interpréter des rôles mineurs.Je suis heureux d'avoir pris mes précautions côté argent et de ne pas être obligé d'accepter n'importe quoi pour survivre.» Aucune inquiétude de ce côté, Claude Michaud demeure le comédien le mieux payé des théâtres d'été et sûrement le plus populaire.Malheureusement, c'est ce qu'on considère comme son plus grand défaut dans certaines chapelles.Claude Michaud prenez la route du Mireille Proulx MARS Terrebonne > (450) 492-4777 Le Moulinet Lorraine Desmarais trio MARS St-Jean > (450) 358-3949 Cabaret-Théatre du Vieux St-Jean Guy Nadon et le Band du roi du drum FÉVRIER Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel MARS Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville JANV.Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel FÉVRIER Ste-Geneviève > (514) 626-1616 Salle Pauline-Julien FÉVRIER L'Assomption > (450) 589-9198 Théâtre Hector-Charland FÉVRIER Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville FÉVRIER Sept-Iles > (418) 962-0100 Salle de spectacle de Sept-Îles FÉVRIER Baie-Comeau > (418) 295-2000 Théâtre de Baie-Comeau MARS Terrebonne > (450) 492-4777 Théâtre du Vieux Terrebonne MARS Joliette > (450) 759-6202 Salle Rolland-Brunelle MARS St-Hyacinthe > (450) 778-3388 Salle du Collège St-Maurice TOURNÉE Cet hiver, AZZ 22992155111166AA 2918354A 6LP1001D0127 d10 samedi 6LP1001D0127 ZALLCALL 67 01:07:54 01/27/01 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 DISQUES Compassion, lumière, énergies libératrices D'ENTRÉE de jeu, le saxophone alto de François Carrier met la table coltranienne.Le son est costaud, hurlant, cette musique repose sur une quête de lumière, d'énergies libératrices, de compassion.Ces structures simples permettent une liberté maximale à l'improvisateur-soliste.Les mesures s'enchaînent, on oublie progressivement les comparaisons stylistiques.Car il y a là une variété de références.Les cellules rythmiques peuvent effectivement devenir plus latines.Puis monkiennes.Puis ces musiques se déconstruisent, se démembrent, reprennent forme, décollent, s'envolent jusqu'au blues pour ensuite effectuer des loopings arabisants.Le son charnu et le phrasé impeccable de la contrebasse (Pierre Côté) se font remarquer.Manifestant une écoute attentive, le batteur Michel Lambert procure à l'ensemble la pulsation nécessaire à de très beaux emportements.Invité spécial, le pianiste Steve Amirault s'avère encore plus mature, plus singulier.À 39 ans, François Carrier a fini par circonscrire son entière expression.Il pourra passer le reste de son existence à la peaufiner.HHHH COMPASSION François Carrier Trio + 1 Naxos Jazz Alain Brunet Murat : tournée de transition MURAGOSTANG se veut la suite live de Mustango, périple mémorable de Jean-Louis Murat sur les côtes et à l'intérieur des terres américaines.On l'a constaté au printemps 2000 (au Cabaret, souvenez-vous), le trip organique vécu aux É.-U.(John Medeski, Calexico, etc.) n'a pas été reproduit sur scène par son équipe française.Au risque de déstabiliser ses fans (et Dieu sait qu'ils ne sont pas nombreux de ce côté de la flaque), Murat a vécu une transition en tournée, exploitant de nouvelles concessions de mines, quitte à abandonner de riches filons.L'attirail numérique y est proéminent : extraits de films, rythmes house, hennissements et voix déformées fournissent un contrepoint aux mélodies, harmonies et rimes superbement taillées.Transfusion de sens neuf, par voie de conséquence.Une pluie de sons « cingle sa carlingue », un coucou résonne dans sa crevasse, des guitares (façon Wah Wah Watson) crépitent, les samples s'amoncellent aux pieds des guitares et des micros.Arrangements certes inachevés, parfois décousus, mais néanmoins promis à un avenir brillant.HHH 1¤2 MURAGOSTANG Jean-Louis Murat Virgin France Alain Brunet MM&W : le chaos simulé LA PARENTHÈSE acoustique aura été de courte durée pour Medeski Martin & Wood.Après l'album Tonic, le trio le plus frosté de l'étiquette Blue Note revient avec sa panoplie d'instruments habituels : basse, batterie et orgue Hammond.Rare formation audacieuse à être sortie du renouveau acid jazz, MM&W cultive toujours son image de « groove band », mais pointe plus que jamais vers l'abstraction, alors que les sons psychédéliques, la musique actuelle, le free jazz et les rythmes funky s'entrechoquent dans un chaos simulé, proche de l'expérimental.Le guitariste Marc Ribot et le saxo Marshall Allen (ex-Sun Ra Arkestra) font acte de présence sur cet album exigeant mais inégal, qui plaira aux amateurs de jazz-funk déjanté comme aux fans des Beastie Boys.La section rythmique du trio (Martin & Wood) accompagne par ailleurs le chanteur-blanc-à-la-voix-noire Chris Whitley dans un excellent album de countryfolk- blues paru plus tôt cet hiver.Au menu : reprises lousses et hyper personnalisées de Bob Dylan (Spanish Harlem Incident), Hendrix (Drifting), Lou Reed (Perfect Day), Robert Johnson (Stones in my Passway) et autres pépites du terroir rock américain.HHH 1¤2 THE DROPPER Medeski Martin & Wood Blue Note / Capitol HHH 1¤2 PERFECT DAY Chris Whitley Valley Entertainment / Song Jean-Chistophe Laurence Disco pas disco LA HOUSE music et la techno ont remis le disco sur la map.Évitant de tomber dans la réédition évidente (lire Bee Gees et Donna Summer), de petites maisons de disques en profitent pour exhumer quelques perles méconnues de l'époque Saturday Night Fever.L'étiquette anglaise Strut fait particulièrement fort avec cette compil de disco underground new-yorkais, qui fait le pont entre les années 70 et les années 80, à grands coups de rythmes binaires, de basses groovy et d'arrangements frigides à tendance new wave.Ironiquement, on y retrouve bon nombre d'artistes qui visitèrent le disco en touristes, comme Yoko Ono, Ian Dury (avec le duo Sly & Robbie), le groupe Was (Not Was), Bill Laswell, le jazzman Don Cherry et les rockers du Steve Miller Band, pour une version de 16 minutes de Macho City).Curiosités certes, mais du bonbon pour le dancefloor.Get down and boogie ! HHH 1¤2 DISCO (NOT DISCO) Artistes variés Strut / Fusion III Jean-Christophe Laurence Ragga parisien VOUS SAVEZ comment les Français aiment le reggae.Pas étonnant qu'ils s'y adonnent avec tant d'efforts, et que ce son permute à travers les styles de musique pratiqués dans l'hexagone.À Paris, le crew le plus reconnu pour son ragga demeure les Neg'Marrons, proches de Passi et du Secteur A, d'où sont issus les Jacky et Ben-j qui nous proposent ce premier album en duo, intitulé Le Bilan.Quatorze titres (plus la chanson de Wyclef Jean, Ça ne me fait rien), tous interprétés par de vrais musiciens (très peu de boîtes à rythmes), auxquels se greffent les MC Janick, Pit Baccardi et membres de la Fonky Family.Livré avec coeur et de façon convaincante, le son de Jacky & Ben-j rend un bel hommage au ragga, sur des rythmes on ne peut plus dansants.Bel hommage aussi à une grande voix du dancehall/ragga, le surnommé « Stevie Wonder de la Jamaïque » Frankie Paul (sur le titre Front Line).Dans le genre, c'est quelque peu orthodoxe et prévisible, mais néanmoins rayonnant.HHH LE BILAN Jacky & Ben-j Olivi Musique/ DEP Philippe Renaud collaboration spéciale Pas mauvais, mais.VOILÀ maintenant cinq ans que les mecs d'Apocalyptica s'amusent à retoucher les classiques du hard-rock Ð Metallica en tête Ð à l'aide de violoncelles.Le quatuor à cordes de Finlande n'a pas dit son dernier mot, ni torturé son dernier violoncelle.Cult, son troisième album, est un autre mélange de musique classique et de métal hurlant.Cette fois, dix compositions sont au menu, en plus de trois reprises, dont deux titres de Metallica, comme il se doit.Le verdict ?Rien de neuf.Encore ce déluge de cordes qui hurlent, qui vrombissent sous une mer de distorsion, comme s'il s'agissait de guitares maniées par un groupe de death-métal.Six ans plus tard, force est d'admettre que l'effet nouveauté est complètement dissipé.Cult n'est pas mauvais, mais Apocalyptica devrait maintenant chercher à explorer de nouveaux territoires.Son avenir en dépend.HHH CULT Apocalyptica Mercury/Universal Richard Labbé Crooneurs de légende BIEN DES spectatrices se sont précipitées chez le disquaire après avoir vu What Women Want, la comédie romantique à succès mettant en vedette Mel Gibson.Il est vrai que cette collection de titres légendaires, interprétés par quelques-uns des plus illustres crooners de la belle époque, a de quoi rallumer la flamme romantique de n'importe qui.Plusieurs titres de Sinatra (dont I Won't Dance, chanson sur laquelle Gibson en a tant fait craquer en esquissant ses quelques pas de danse) figurent sur cette compilation dont on retient aussi les chansons de Sammy Davis Jr, Tony Bennett, Nancy Wilson, Lou Rawls, et Bobby Darin.Parmi les enregistrements plus contemporains, l'interprétation d'un standard de Cole Porter par les Temptations s'intègre magnifiquement à l'ensemble.On ne peut toutefois en dire autant des succès populaires récents qui viennent carrément détruire l'ambiance.Entre Sinatra et Lou Rawls, Bitch de Meredith Brooks ou What A Girl Wants de Christina Aguilera détonnent.HHH WHAT WOMEN WANT Music From the Motion Picture Columbia/Sony Music Soundtrax Marc-André Lussier L'Apocalypse de 2001 TOUTES CHOSES hard-trance passent à Montréal par Hybrid Structure (et sa division Mindtrip), semblerait-il.Le label local, piloté par Guru Stefan, s'associe au producteur de raves Ray Junior pour présenter la compilation Apocalypse 2001, du nom de l'événement tenu le 31 janvier dernier.Mixé par Morgan Taylor, l'album trimbale son auditeur dans des horizons trance aux percussions appuyées et aux traditionnels arpèges métalliques, le tout développé par une flopée de musiciens locaux : Taylor lui-même, Guru Stefan (sous le nom Paul Jeanne d'Arc, avec l'excellente Transpiration), Steve Austin (très bonne Aftervision), Jet Lag, Analog Junkies, db, Aekt, DJ Uppercut et Global Disable (aussi connu sous l'appellation Mad Max).Près d'une heure de trance brut sans le raffinement Ð ni, heureusement, la prétention Ð d'un Paul Van Dyk ou autres Sasha.Apocalypse 2001 se rapproche ainsi de l'esprit techno, et l'on s'imagine très bien enfoncés dans nos songes, dansant dans un entrepôt obscur et bondé de fêtards.Candyraver, ce disque t'interpelle.HHH APOCALYPSE 2001 Mixé par Morgan Taylor Hybrid Structure / DEP Philippe Renaud collaboration spéciale Pagny dans le métro IL A LA TÊTE de Johnny, vingt ans en moins, et la puissance vocale d'un Bruno Pelletier.En France, il est une mégastar des variétés.Ici, on le connaît surtout pour sa version de la chanson Caruso (avant Bocelli), lancée il y a quelques années.Passé dans le beurre avec son disque suivant (Récréation), le voici qui s'arrête à Châtelet les Halles, station de métro parisienne et titre de son sixième album.On nage ici dans la pop commerciale ambitieuse.Près de quarante musiciens participent à cette mégaproduction, qui allie « gros son rock détente » et réflexions sur la vie et l'amour.Florent Pagny est un jeune homme très sérieux.Chanteur de charme aux prétentions existentielles (Terre, Le temps joue contre nous), ses chansons séduiront les couples de BCBG trentenaires en pleine période de remise en question.Son organe (vocal) puissant mais contrôlé pourrait toucher les fans de Bruno Pelletier ou Garou.Pro, bien fait, gros budget.Mais pour la modestie et la légèreté, on repassera.HH 1¤2 CHÂTELET LES HALLES Florent Pagny Mercury / Universal Jean-Christophe Laurence Pour les fans.L'IDÉE d'un album live peut parfois s'avérer malheureuse.Lorsque la sono et l'ambiance n'y sont pas, l'album live prend rapidement le champ.Ici, celui d'Alice In Chains ne lève simplement pas.La sono, trop souvent brouillonne, ne permet pas de bien distinguer les instruments, de saisir les nuances du groupe de Seattle.Ce ne serait pas si mal si on avait droit à un spectacle au grand complet, mais non.Ce sont plutôt des extraits, enregistrés entre 1990 et 1996.Dur de suivre lorsque le menu est si disparate.Reste les vieux succès (Man in the Box, Would ?, Roster, Them Bones) qui vont certes plaire aux vrais fans.mais à personne d'autre.HH LIVE Alice In Chains Columbia/Sony Richard Labbé L'autre Ricky Martin?JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Elvis Crespo se souvient encore de son premier concert.C'était chez lui à Porto Rico, il y a une quinzaine d'années.« J'avais chanté.dans un institut pour les sourds ! rigole-t-il.Heureusement, d'ailleurs, parce que l'orchestre était vraiment pourri ! » On peut dire que les choses ont changé.Elvis Crespo vit toujours à Porto Rico, mais il est désormais accompagné de musiciens professionnels et son organisation emploie une quarantaine de personnes.Ils sont d'ailleurs une dizaine à l'entourer Ð impresario, traducteur, tour manager et gardes du corps Ð lors de notre rencontre dans un chic hôtel de la métropole.Star montante de la musique latino, spécialiste du merengue, Crespo est de passage à Montréal pour « vendre » son troisième album, Wow Flash ! Joli garçon, soucieux de son image, il pose comme un mannequin pour notre photographe, plonge ses yeux dans l'objectif en espérant peut-être y rencontrer le regard d'une horde d'admiratrices en chaleur.« Celle-là il faut la refaire », lance-t-il en notant un mauvais pli dans sa chemise.Difficile de ne pas penser à Ricky Martin, un autre Portoricain.Ce n'est peutêtre pas une coïncidence d'ailleurs si les deux chanteurs partagent la même gérance et la même compagnie de disques (Sony).Mais là s'arrêtent les comparaisons, affirme le principal intéressé.« Il fait de la pop, je suis plus tropical.Il est beau et je suis moche ! » Plus sérieux, il ajoute : « En ce qui concerne les ventes, Ricky Martin est dans une position privilégiée.Il a fait neuf disques et moi, trois.Mais je ne veux surtout pas me focaliser sur ses réussites et marcher dans ses pas.Mon succès, je veux le mériter par moi-même.» Crespo reconnaît que Ricky Martin a beaucoup fait pour le cross-over de la musique latino.Mais le genre, selon lui, n'avait pas attendu Livin' la Vida Loca pour sortir de son ghetto.« Il a ouvert une fenêtre.mais la porte était déjà ouverte », observe-t-il en évoquant Tito Puente et Gloria Estefan.Révélé il y a trois ans grâce à l'album Suavemente, vainqueur d'un Grammy, Crespo a connu quelques succès avec la formation portoricaine Grupomania avant de se lancer en solo.À l'aube de la trentaine, avec déjà six millions de disques vendus aux États-Unis et en Amérique latine (il est particulièrement populaire en Argentine, dit-on) cet ancien fan de Air Supply et de Menudo rêve aujourd'hui de conquérir le monde en chantant les choses du coeur sur les rythmes dansants du merengue.Son ambition ?« Que ma musique soit reconnue dans le monde et que l'on réalise que tout ce que je fais, je le fais avec amour et passion.Il est important pour moi de chanter des choses positives.Il faut que les enfants eux aussi comprennent et apprécient mes chansons.Et je ne veux pas que les parents ferment la radio parce que je dis des choses négatives.» À la différence d'un Ricky Martin, Elvis Crespo espère toutefois devenir une mégastar dans sa langue maternelle.S'il a déjà chanté quelques chansons en anglais, ce n'était pas pour faciliter le cross-over, dit-il, mais parce que ses compositeurs l'avaient amené dans cette voie.Chose du passé, visiblement : malgré son titre, Wow Flash ! est un album majoritairement chanté en espagnol, ce dont Crespo n'est pas peu fier.On lui demande s'il compte éventuellement se remettre à l'anglais.« Tout dépend de comment ira ma carrière », répond-il.Comprendre qu'entre l'ambition dévorante et les beaux principes, il faudra peut-être choisir un jour.D'ici là, Elvis Crespo, bien appuyé par la branche latino de la multinationale Sony, poursuivra sa virée promotionnelle en Europe, un marché qu'il n'a pas encore percé de façon significative.Impossible de savoir s'il reviendra pour des spectacles au Québec.On sait en revanche qu'il est déjà venu à Montréal en avril 1999 pour un concert au Tazmahal.passé plutôt inaperçu.Ah oui, Elvis.Eh bien ! c'est son vrai nom, si vous voulez savoir.« Mon père était un gros fan du King », sourit le chanteur.Lourd à porter ?« Nous ne sommes pas comparables, conclut-il.Pour l'instant, il est encore plus populaire que moi.» Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © La star montante de la musique latino Elvis Crespo. La Presse 27 janvier 2001 Page D11 manquante 6LP1201D0127 D12 sam.(Arts) 6LP1201D0127 ZALLCALL 67 01:08:46 01/27/01 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 DANSE Sarah Bild et les intempéries du corps FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale PAR UN JOUR d'été en 1995, la chorégraphe- interprète Sarah Bild exulte sur son balcon.Un orage furieux se déchaîne dans le ciel de Montréal.Soudain, elle sent une vive décharge d'énergie effleurer sa joue.avant de s'abattre sur sa cheminée.Littéralement foudroyée par l'expérience, elle crée et interprète Thunder en 1999, un solo inspiré des tumultes de Dame Nature et de leurs curieux effets sur nos vies.Cette année, elle remet ça avec Brain Storm, une oeuvre pour cinq danseurs qui a mûri avec toute la latitude permise par la formule Intégrale de Danse-Cité.« Je suis convaincue que si ma main s'était trouvée sur la rampe du balcon ce jour-là, je ne serais plus ici aujourd'hui.» raconte Sarah Bild, avec un mélange de calme et de fascination.Pourtant, entre l'expérience bien réelle de 1995 et la création de Brain Storm, il s'en est passé des choses : la fondation de sa compagnie Bildanse, une résidence à Bucarest (dont découle la superbe Trilogie Prag), la naissance de ses deux enfants.Quatre ans plus tard, la foudre frappe encore son imaginaire et son destin d'artiste, changeant même sa façon de créer.« Ça a déclenché toute une découverte, au niveau du corps et des énergies, de ces intempéries ; comment on les communique avec le corps.Maintenant, au lieu de toujours orienter le mouvement à partir de mon corps, je fais ressortir l'énergie des danseurs.» Thunder, qui relevait de l'ébauche selon Bild, n'avait pas assouvi son inspiration quant à la thématique des intempéries.« Je voulais poursuivre avec d'autres danseurs plus matures, et diriger ça de l'extérieur.» La proposition de Danse-Cité, il y a deux ans, tombait donc à point.Avec la liberté de choisir ses interprètes et collaborateurs sans subir la charge administrative du projet, la formule Intégrale était toute désignée pour approfondir sa recherche gestuelle et esthétique.Pas besoin de fouiller très loin pour comprendre que le climat fascine Sarah Bild.Fille de diplomate, enfant du monde, elle retient surtout de ce grand voyage que fut le début de sa vie « le climat, l'humidité, la jungle, les typhons ».Bien avant Thunder, elle avait créé Swamp, un autre solo aux humeurs atmosphériques.Mais Thunder et Brain Storm marquent un tournant dans sa quête artistique.Brain Storm l'a pourtant éloignée du thème climatique pour l'entraîner du côté des émotions qui s'y apparentent ou s'en inspirent.« Je ne reproduis pas la tempête sur scène, mais c'est un point de départ pour explorer les mêmes vieilles choses : les turbulences intérieures, les émotions, les peurs, l'intimité, l'amour.» L'oeuvre aborde donc toutes ces questions qui, aussi imprévisibles et tourmentées qu'une tempête, nous renvoient à notre condition humaine.« Si on doit définir une chose qui caractérise mes recherches, c'est notre place dans ce monde, à quoi elle est due.» La voix de la chorégraphe est apaisante, le ton, assuré.Malgré le questionnement fondamental sous-jacent à ses pièces, Sarah Bild sait ce qu'elle veut et où elle va.L'artiste visuel Douglas Lowrie, collaborateur de longue date pour la scénographie de ses pièces, lui a d'ailleurs appris à préciser ses intentions chorégraphiques en apprivoisant l'espace de la scène.« J'ai découvert à travers lui que la scène n'est pas un lieu neutre.Tout est affaire de choix.Ne pas avoir de décor est un choix, peupler l'espace avec des interprètes en est un autre », explique-t-elle.Ce dernier choix est probablement le plus important dans le processus de Brain Storm.Du solo Thunder, qu'elle interprétait elle-même, au quintette de sa nouvelle oeuvre, il y a toute une marche.« C'est un processus complètement différent.Je ne suis pas limitée par mon vocabulaire physique à moi.» D'autant plus que, deuxième fois maman depuis à peine dix mois, Sarah Bild a dû arrêter de danser.Un tout petit sacrifice pour le grand bonheur que ses petits lui procurent.« C'est une ressource qui m'est très importante ; ils me donnent de l'énergie aussi », confie-t-elle avant de rejoindre son groupe de danseurs pour la suite des répétitions.PROJET BILD de Danse-Cité à l'Agora de la danse du 31 janvier au 3 février et du 7 au 10 février, 20 h.Info : 514 525-1500.La chorégraphe Sarah Bild Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal (514) 872-9150 musee-pointe-a-calliere.qc.ca Design graphique : Dominique Boudrias, Pointe-à-Callière - Signature : Sahara communications graphiques - Photo : Damiano Rosa, Museo Pigorini - Illustration : Bruce Roberts Venez découvrir plus de 160 instruments de musique recueillis par les explorateurs italiens lors de leurs expéditions en Afrique au 19e siècle.Exploration d'une collection du Museo Pigorini Jusqu'au 8 avril 2001 2924793A 2926000A 6LP1301D0127 D13 sam.(Arts) 6LP1301D0127 ZALLCALL 67 01:17:23 01/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 D13 DISQUES Verdi aujourd'hui, Emerson demain, Lortie mardi CLAUDE GINGRAS AUJOURD'HUI marque le 100e anniversaire de la mort de Verdi, survenue le 27 janvier 1901 à Milan.Cet après-midi, le « Met » diffuse en direct le plus célèbre de tous ses opéras : Aida.De son côté, Universal, après le petit album-rétrospective commenté samedi dernier, prolonge son hommage avec un disque contenant cinq oeuvres religieuses inédites datant des années de jeunesse du compositeur, soit de 1832 environ.Les détails : une Messa solenne de 22 minutes, pour quatre solistes (dont deux ténors), choeur et orchestre, et quatre pièces plus courtes (dont deux Tantum ergo) pour solistes avec ou sans choeur.Le disque est complété par trois oeuvres aussi obscures que Verdi composa beaucoup plus tard : un Pater noster choral et un Ave Maria pour soprano seul, de 1880, destinés à être chantés ensemble, et la version originale du Libera me pour soprano qui clôt le célèbre Requiem.Ce disque de raretés réunit le Choeur et l'Orchestre Giuseppe- Verdi de Milan et six solistes, sous la direction de Riccardo Chailly.Une seule de ces huit oeuvres est connue.C'est le Libera me, encore que la version offerte ici ne soit pas tout à fait celle qu'on entend dans le Requiem de 1874, mais une première mouture de 1869.Cette année- là, Verdi participa avec 12 autres compositeurs à une messe collective pour le premier anniversaire de la mort de Rossini, sa contribution étant le Libera me final.Un enregistrement de cette Messa per Rossini, paru en 1989 chez Hänssler, avait révélé ce premier Libera me que Verdi réutilisa, en l'améliorant, dans son Requiem.Cristina Gallardo-Domâs, entendue ici, est supérieure à la soliste de Hänssler ; les autres solistes forment un ensemble plus inégal.Quant aux oeuvres, celles du début portent naïvement la marque de Haydn et Mozart ; celles de la fin sont beaucoup plus audacieuses.Un même engagement de Chailly caractérise cependant le programme entier.(Une nouvelle, concernant Cristina Gallardo-Domâs : elle chantera le rôle-titre d'une nouvelle Aida annoncée par Teldec et dirigée par nul autre que l'exspécialiste du baroque, Nikolaus Harnoncourt.) Le Quatuor Emerson Demain après-midi au LMMC, le Quatuor Emerson glisse, entre un Haydn et un Beethoven, le 14e Quatuor de Chostakovitch, attirant ainsi l'attention sur sa récente intégrale des 15 Quatuors du compositeur russe.Enregistrée devant un auditoire parfaitement silencieux dont on a d'ailleurs coupé les applaudissements après les quatuors se terminant en douce, il s'agit d'une lecture très virtuose et très sonore où cependant le drame, l'intériorité et le sarcasme sont moins présents que dans les irremplaçables versions russes.Louis Lortie Louis Lortie, qui revient à l'OSM mardi et mercredi pour Rachmaninov, poursuit chez Chandos son intégrale des 32 Sonates pour piano de Beethoven avec un huitième disque qui, consacré aux trois de l'op.31, porte à 24 le nombre de sonates disponibles.Ces 24 interprétations englobant des sonates de toutes les périodes \u2014 Lortie ne suit pas l'ordre chronologique \u2014 donnent déjà une bonne idée de ce que sera l'ensemble.Sans modifier une discographie parmi les plus vastes qui soient, son Beethoven est toujours richement pianistique et toujours musical.Deux sonates légères et même désinvoltes et, au centre, une sonate sombre et dramatique : tel est l'op.31, dont Lortie traduit les différents climats avec exactitude, servi par un piano et une prise de son qui reproduisent les moindres nuances de son jeu.Le joyau ici est l'« Adagio grazioso » de la première sonate, miracle de « bel canto pianistique » ruisselant de trilles identiques aux deux mains, que Lortie articule avec un charme exquis.Il ne néglige pas pour autant les épisodes méditatifs, quitte à prendre certains tempi plus lentement qu'indiqué.C'est peut-être ce qui l'a obligé à omettre la reprise dans la première sonate.HHH VERDI : oeuvres religieuses pour choeur et solistes.Dir.Riccardo Chailly Decca, 467 280-2 HHH CHOSTAKOVITCH : les 15 Quatuors à cordes.Quatuor Emerson Deutsche Grammophon, coff.5 d., 463 284-2 HHHH BEETHOVEN : Sonates op.31 nos 1, 2 et 3.Louis Lortie, pianiste Chandos, CHAN 9842 Petru GUELFUCCI Isula S'o chjodu l'occhji Corsica Memoria Vita avec le soutien de la COLLECTIVITÉ TERRITORIALE DE CORSE 2927725A présente Passion Jeunesse Dynamo Théâtre Mur-Mur « Un spectacle de GYMNASTIQUE et de danse FÉROCEMENT ÉNERGIQUE, au rythme enlevé ! » The Globe and Mail « Défiant la gravité avec ses saltos arrière et ses vrilles (.) du THÉÂTRE JEUNE PUBLIC d'une CRÉATIVITÉ STUPÉFIANTE » Los Angeles Times Billets individuels et forfaits-famille : 987-6919 Admission : 790-1245 Samedi 3 février 2001 - 16 h 30 Dimanche 4 février 2001 - 14 h Âge recommandé 7 ans et plus Une production du Centre Pierre-Péladeau 2926705A LA NOUVELLE SÉRIE D'ÉMISSIONS et Steeve Diamond Peter Mac Leod Sylvain Larocque Frank Dubosc Serge Thériault Jacques Chevalier André Ducharme avec MARIO JEAN www.hahaha.com DEMAIN 19 H 2925146A 6LP1401D0127 d14 samedi 6LP1401D0127 ZALLCALL 67 01:13:32 01/27/01 B D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 JAZZ Patricia Barber, en toute humilité ALAIN BRUNET LA DERNIÈRE fois qu'elle s'est produite à Montréal (en juillet 1999), elle nous avait servi une version de Tom Jones, She's a Lady.De la part d'une jazzwoman ouvertement gay, c'était bien envoyé ! Cela étant, nous ne nous étendrons pas sur l'orientation sexuelle de Patricia Barber, orientation assumée et rendue publique depuis des lustres.Ce qui nous regarde, en fait, c'est ce qu'on écoute.Mais.puisqu'elle chante chez nous à guichets fermés (ce soir au Spectrum), demandons- lui d'abord si elle compte servir à ses fans (un public hétérogène, précisons-le) un autre tube macho dont elle a inversé le sens afin de nous dilater la rate.« Si je le savais, je ne vous le dirais pas », glousse-t-elle au bout du fil.Le ton est goguenard, vous vous en doutez bien.La chanteuse, pianiste et compositrice a officieusement baptisé son actuelle tournée le Nightclub Tour, en référence à son nouvel album paru l'automne dernier Ð étiquette Premonition / Blue Note.Chose inhabituelle pour Patricia Barber, ce disque est exclusivement constitué de standards ÐBye Bye Blackbird, Alfie, Autumn Leaves, Un homme une femme (de Pierre Barouh, mais si), You Don't Know Me, etc.Anachronique pour cette chanteuse que l'on dit novatrice, acclamée pour la singularité de ses albums précédents Ð en particulier Modern Cool (1998) et Café Blue (1996) ?« Mon travail, croit la musicienne, n'est pas si éloigné de Nightclub.Enregistrer cet album, vous savez, ce fut un pur plaisir.Il s'agissait pour moi de reprendre les standards que l'auditoire aimait entendre.Ça n'avait pas d'autres prétentions.» Et c'est ce dont il sera question ce soir.Michael Arnopol officiera à la contrebasse, Tom Hipskind à la batterie.Deux musiciens de Chicago, comme leur employeur.Patricia Barber chérit sa ville natale, c'est le moins qu'on puisse dire.« J'y suis née, j'y ai grandi, ma mère et moi avons quitté la ville (pour l'Iowa) lorsque mon père est décédé, mais j'ai eu tôt fait d'y rentrer afin de m'y installer pour de bon.Pourquoi Chicago ?Non seulement un musicien de jazz peut y vivre, mais il peut prendre le temps d'y préciser sa personnalité.Voilà un luxe que tu ne peux te permettre à New York ou Los Angeles.Là-bas, tu dois faire un splash immédiatement.À Chicago, j'ai un appartement à deux étages en plein centre-ville, je peux marcher pour me rendre aux endroits qui me sont chers.Et il y a toujours du travail pour les musiciens.» Est-il besoin d'ajouter que Patricia Barber a voulu recréer l'ambiance de ses clubs préférés de Chicago, The Gold Star Sardine Bar (où elle fut lancée) et le Green Mill dont elle apprécie grandement l'ambiance.Et l'angle Barber ?Certains soutiennent qu'elle a transcendé la notion de chant jazzistique, qu'elle en a modifié profondément les paramètres.Ce serait lui prêter des intentions qu'elle n'a pas.Nous n'avons pas affaire à une iconoclaste, à une chanteuse de jazz contemporain qui s'exprime sur des schémas rythmiques complexes, à une artiste qui se vautre dans la dissonance et l'arythmie, qui s'enveloppe de fréquences bruitistes ou industrielles.Ronde et douce, sa voix n'en demeure pas moins particulière, juste assez pour qu'on conclut à une certaine originalité.Ajoutons à ce timbre un phrasé lascif, bellement déployé.De là à parler de révolution.Au plan du jeu pianistique, parlons d'un style qui en camoufle les limites techniques, parlons d'une capacité à transformer les défauts en qualités.Laissons plutôt à la principale intéressée le soin de se décrire en toute humilité.« Je n'ai pas travaillé si fort pour trouver une voix originale qui est la mienne.En fait, je n'ai pas trop écouté les grandes chanteuses de jazz, j'ai évité les influences de l'habituelle brochette Ella Fitzgerald, Betty Carter, Sarah Vaughan ou Billie Holiday.Je n'ai pas grandi avec le scat (que j'évite après l'avoir pratiqué au début de ma carrière) ; j'ai plutôt écouté les chanteurs « classiques », c'est-àdire Frank Sinatra, Judy Garland ou Peggy Lee, des artistes moins ouvertement jazzy.Moins marginaux.Mes plus grandes influences, en fait, sont les chanteuses brésiliennes, à commencer par Elis Regina.Elle avait une façon de livrer une chanson avec tellement d'émotion dans le timbre de sa voix, sans jamais trop forcer.» Et l'angle Barber selon Barber, quel estil « La seule chose qui me vient à l'esprit, c'est une voix indépendante et singulière.Une voix qui ne ressemble à celle de personne.Je ne peux en dire davantage.» Notre interviewée a beau aimer transformer des pièces du répertoire pop en standards jazzy, elle ne se sent pas moins proche d'une tradition intégrée en deux décennies de carrière.« Je ressens, dit-elle, une fierté à en être partie prenante.Je ne suis pas toujours certaine que la tradition m'accepte, cependant.Ð Faites-vous allusion à l'empire Marsalis Ð Oui, en quelque sorte.Mais je suis très consciente de l'apport de toutes les grandes chanteuses qui précèdent celles de ma génération.Et j'essaie sincèrement d'être à la hauteur.» En fait, la plus belle qualité de Patricia Barber est sa capacité à attirer de nouveaux mélomanes sur la planète jazz.En jazzifiant, entre autres, She's a Lady, Light My Fire ou Un homme une femme, elle enrichit le répertoire standard.« Mon auditoire, fait-elle remarquer, ne vient pas seulement du jazz, mais aussi d'autres cultures musicales.Pas plus tard qu'hier, nous avons donné un concert et des spectateurs sont venus me voir en me disant qu'ils n'aimaient pas le jazz, mais que ma musique les avait charmés.Noirs, Blancs, jeunes, moins jeunes, gays ou straight.Je ne vois donc pas de division raciale, ni sexuelle ni générationnelle.Vous savez, les auditoires sont beaucoup moins fragmentés que ne le pensent certains musiciens et critiques.» Patricia Barber est capable d'attirer de nouveaux mélomanes sur la planète jazz.SEMAINE DU 28 JANVIER 2001 SD SD ?1 ?INDEPENDENT WOMEN 1 DESTINY'S CHILD WALK ON 8 U2 BABYLON 5 DAVID GRAY AGAINST ALL ODDS 2 MARIAH CAREY & WESTLIFE LOVE DON'T COST A THING 11 JENNIFER LOPEZ THE CALL 12 BACKSTREET BOYS STAN 3 EMINEM IF I TOLD YOU THAT 4 W.HOUSTON & G.MICHAEL DON'T TELL ME 7 MADONNA ONE MORE TIME 16 DAFT PUNK ROAD TRIPPIN' 15 RED HOT CHILI PEPPERS IN REPAIR 17 OUR LADY PEACE THANK YOU 18 DIDO WHY 9 COLLECTIVE SOUL WALKING WOUNDED20 TEA PARTY MS.JACKSON 23 OUTKAST EVERYWHERE I GO 10 SHAWN MULLINS KIDS 22 KYLIE MINOGUE & ROBBIE WILLIAMS BUTTERFLY 24 CRAZY TOWN ORIGINAL PRANKSTER 14 THE OFFSPRING ANGEL LIONEL RICHIE YOU MAKE ME SICK 26 PINK WARNING 28 GREEN DAY JADED 30 AEROSMITH IT WASN'T ME 29 SHAGGY PERFECT DAY Ð COLLECTIVE SOUL & ELTON JOHN HANGING BY A MOMENT Ð LIFEHOUSE LADY (HEAR ME TONIGHT 19 MODJO YOU ALL DAT Ð BAHA-MEN 3 ET CETERA GABRIELLE DESTROISMAISONS 2 SUPRÊME ROBBIE WILLIAM 1 AVEC MES PEINES FRANCE D'AMOUR 5 LADY MARMELADE LUCK MERVIL 6 SALUT MON CHUM MARC DÉRY 8 SOUVIENS-TOI LES RESPECTABLES 9 PARLE-MOI ISABELLE BOULAY 4 SUPERHÉRO SKY 11 TERRIFIÉ SEE SPOT RUN 7 LA DÉSISE DANIEL BOUCHER \u2039\u2039 Il y a trop de blanc au Québec! \u203a\u203a - Michel Mpambara 8-9-10 MARS 1200 rue de Bleury, Mtl Billets : (514) 861-4036 Admission : (514) 790-1245 Placedes- Arts MARS 2 > Joliette 3 > Ste-Julie 7 > Longueuil 8-9-10 > Montréal 21 > Rouyn 22 > Amos 23 > Val d'or 24 > Sanneterre 30-31 > Sherbrooke JANVIER 13 > Québec 19-20 > Ste-Eustache 25-26 > Chateauguay 27-28 > L'Assomption FÉVRIER 16 > Valleyfield 22-23 > Terrebonne En tournée! 2925685A ÉCOLE 6LP1501D0127 D15 sam.(Arts) 6LP1501D0127 ZALLCALL 67 01:08:29 01/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 D15 TRANSFERT INTERROMPU HAPPY BIRTHDAY Louis Fortier, un artiste qui a du nez Habile massacre de photos JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale QUI N'A PAS déjà rêvé de détruire ses mauvaises photos de famille ?Clint Griffin, lui, n'en rêve pas, il en a fait une habitude.Mais plutôt que d'utiliser ses propres clichés, cet artiste de Toronto les ramasse un peu partout, souvent récoltées chez ses proches.Si vous avez un jour à vous débarrasser de vos photos, ne vous inquiétez pas, Clint Griffin saura s'en servir à bon escient.Son art consiste à amputer l'image, à lui enlever toute trace référentielle.Il les découpe, les crayonne, les massacre.Parfois, il en colle plusieurs, les coud même.Sa cible préférée ?Les visages, qu'il efface un après l'autre.Non pas par haine, mais pour consolider l'anonymat de ces photos.Pour effacer les souvenirs les plus personnels.Et faire de ces scènes photographiées quelque chose d'universel.Pour sa première présence individuelle à Montréal, à la galerie Trois Points, Griffin expose une vingtaine d'oeuvres sous le titre Happy Birthday ; la plupart des photographies récupérées ayant été prises lors d'anniversaires, d'enfants dirait-on.Gâteaux, cadeaux, ballons, ces objets, isolés de leur contexte, n'en deviennent pas moins fétiches.Les Happy Birthday sont bien sûr ces lettres décoratives vendues dans n'importe quel Dollarama.Mais c'est aussi le titre de l'oeuvre qui accueille le visiteur.Une banale représentation d'une fête, dominée par un mur bleu, qui prend tout son intérêt par les interventions agressives de l'artiste.Objets du quotidien, trésors privés, ces photos deviennent oeuvres d'art, des concepts destinés à la scène publique.Très visibles, les retouches de l'artiste font que ces photos, prises a priori sans aucun souci esthétique, acquièrent une valeur artistique.Sa trace laisse apparaître, tel un coup de pinceau, une zone peinte.Le ballon bleu semble taché de peinture blanche.En réalité, c'est qu'en arrachant l'émulsion photographique, le papier blanc refait surface.Plutôt que rajouter des couches, Griffin en enlève.Tels qu'exposés à Trois Points, les saccages de Griffin se présentent sous deux formes : l'une où la photo abîmée est le support même de l'oeuvre, l'autre, sur un support de bois, où elle devient un élément parmi d'autres.En fait, ce sont les six travaux sur bois qui conservent le mieux l'acte destructif de Griffin.Les autres perdent un peu de leur sauvagerie dans leurs petits cadres noirs trop soignés par rapport à la facture des oeuvres.Beaucoup plus imposantes par leurs dimensions, les oeuvres sur bois offrent des compositions raffinées, souvent des paysages, tel ce Moon and Sun Landing.Les bouts de photos sont associés à des dessins griffonnés rapidement et directement sur le bois.L'altération et la récupération d'objets sans intérêt se prolonge donc au-delà du support photographique.Ces supports en bois sont de toute évidence des restes aussi, des restes de caisses ayant appartenu à la Dominion Textile Company où à d'autres entreprises.Making Tree révèle combien Griffin sait se servir d'objets anodins pour créer des scènes uniques.Aux côtés de l'arbre et de l'homme photographiés et des lignes dessinées, une multitude de broches surplombent la composition, menaçant, tels des nuages, le prétendu paisible spectacle.Bien qu'il prenne plaisir à altérer la figure humaine jusqu'à la faire disparaître, Griffin fait d'elle l'élément central de ses oeuvres.Même sans visage, même sans les expressions qui distinguent chacun, même absents, ces hommes, femmes et enfants sont inévitables.La silhouette de leurs corps supprimés les rend, presque, davantage présents.Plutôt que vus, ces corps seront imaginés, chaque spectateur pouvant alors se projeter dans ses propres souvenirs.En fait, êtesvous sûr que ce gâteau n'est pas le vôtre ?1991, Laval, pour les douze ans de.Non, non, impossible, direz- vous.Qui sait ?Clint Griffin a peut-être une antenne au Québec.HAPPY BIRTHDAY de Clint Griffin, galerie Trois Points, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 17 février.Info : 514 866-8008.JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale LES REGARDS sont tournés vers lui.Il ne le sait pas, mais le spectateur est épié dès qu'il franchit la porte de la galerie.Une multitude de visages, en cire ou en plâtre, sculptés, moulés, manipulés pointent leur nez vers le visiteur.Ces visages, il faudra apprendre à les observer, tellement ils sont déformés, et à les apprécier.La répulsion, éprouvée possiblement aux premiers c o u p s d ' o e i l , s e transforme peu à peu en fascination.Pourvu que l'on ne s'arrête pas illico.Accrochés au mur, suspendus, posés au sol, ces mille et un visages composent les sculptures de l'exposition Transfert interrompu ! de Louis Fortier, artiste passionné par l'humain et, en particulier, par la tête.Dolly en neuf temps (modèle de croissance), par exemple, renferme neuf visages grisâtres, aussi différents les uns que les autres.On comprend par le titre que l'artiste lance une flèche à cette science, supposément avancée, qu'est le clonage.Un discours qu'il tenait déjà en 1999 à la galerie B- 312 \u2014 Clones, justement \u2014 et qui présentait également une multitude de petites têtes.Jadis peintre, aujourd'hui sculpteur, Louis Fortier manipule son art comme personne d'autre.Au-delà du simple geste de tailler, il procède sur ses moulages à toute une série d'expériences, autant avec les doigts ou des petits outils qu'avec la couleur et des effets de gravité.« Je travaille avec la nature, comme un scientifique, dit-il.C'est très expérimental, ce que j'aime c'est provoquer des déformations.» Étirées, tordues, compressées, morcelées, les têtes de Fortier ne sont jamais identiques, bien qu'elles découlent toutes du même moule.Il est évident que le sculpteur prend un plaisir fou à jouer avec les formes.Et on sent tellement son doigté qu'on a presque envie, à notre tour, de participer à cette défiguration.Avec cette nouvelle exposition, présentée à Plein Sud, Louis Fortier parle davantage de communication que de science médicale.Mais son point de vue n'a pas pour autant perdu de sa rage, car il a des raisons de regretter le recul dans les relations humaines, malgré le soi-disant progrès technologique.Internet, pour lui, constitue un échec qui isole davantage les gens.« C'est plus ou moins efficace », dit-il en référence au titre de l'exposition.Quoi de plus frustrant, lorsque la communication est rompue et la machine affiche son « transfert interrompu ! » Dans chacune des 48 boîtes cubiques de Forum de discussion, l'artiste a inséré une tête qui semble coincée, incapable de dialoguer avec sa voisine.L'ouverture de ces petits cubes est orientée de façon à ne jamais mettre en contact deux têtes.Elles donnent plutôt l'impression qu'elles cherchent à rejoindre le visiteur.Comme dans Boules de stress, où des visages en plâtre gisant par terre hurlent leur désespoir.Il y a une certaine sensualité dans ces têtes, même si parfois elles ont l'air morbides (comme des crânes) ou dégoûtantes (comme des foetus).Leur expression fait quand même rire, parfois frisant la caricature : des nez pointus ou crochus, des bouches très élargies, des faces aplaties.Il faut préciser que le nez est ici l'objet de prédilection de l'artiste.Pièce frôlant l'abstraction, Segment de population expose d'ailleurs une incroyable série de narines, comme des collectionneurs arborent leurs papillons.Une façon plutôt singulière de parler du besoin de communication.Transfert interrompu !, une exposition à visiter pour cette poésie si ambiguë où se marient tendresse et cruauté.Ne serait-ce que pour Les Baisers chauds, l'imposante sculpture murale où 48 paires de têtes se tiennent par le bout des lèvres.La moitié d'entre elles, couleur rouge sang, se laissent difficilement apprivoiser.Pour bien les voir, peutêtre de profil, par en dessous, mais difficilement de face, il faut oser.Ne pas s'arrêter au premier obstacle.TRANSFERT INTERROMPU ! de Louis Fortier, au Centre d'exposition Plein Sud, 100, rue de Gentilly Est, Longueuil, jusqu'au 11 février.Info : 450 679-2966.Vieilles branches (détail), ce sont deux visages qui expriment l'isolement provoqué par les froides et inhumaines technologies comme Internet.EN BREF \u0002 Jean-Michel Anctil \u0002 Yvon Deschamps \u0002 Lise Dion \u0002 André-Philippe Gagnon \u0002 Patrick Huard \u0002 Mario Jean \u0002 Pierre Légaré \u0002 Daniel Lemire \u0002 Peter Mac Leod \u0002 Stéphane Rousseau Concours Grâce à avec la collaboration de votez pour votre humoriste préféré et courez la chance de gagner un voyage pour 4 personnes au nouveau Super Clubs Breezes Costa Verde de Cuba avec Caribe Sol.Pour participer : \u0002 choisissez votre humoriste préféré parmi la liste des finalistes ; \u0002 remplissez le bulletin de participation disponible dans La Presse les lundis, mercredis et samedis du 3 au 31 janvier 2001 ; \u0002 repérez l'indice lors de la chronique culturelle de l'émission Salut, Bonjour ! au Réseau TVA; \u0002 postez le bulletin de participation à la boîte postale de Radio Énergie, C.P.1027, Station B, Montréal (Québec) H3B 3K5 Bulletin de participation Nom Prénom Adresse Ville Code postal Téléphone résidence Téléphone travail Indice repéré à Salut, Bonjour ! Date de l'émission Voyage formule super inclu 4 étoiles.Le tirage aura lieu le vendredi 9 février 2001.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Réservé aux 18 ans et plus.Aucun achat requis.Règlements du concours disponibles dans toutes les stations Radio Énergie.Postez les bulletins de participation à : Concours Les OLIVIER, a/s Radio Énergie, C.P.1027, Station B, Montréal (Québec) H3B 3K5.Un bulletin de participation par enveloppe seulement.Date limite de participation : le vendredi 2 février à 17 h.( ) ( ) app.: 2920061A 2920072 La genèse selon Laperrière FEMMES, hommes, animaux, Denise Laperrière en peint depuis vingt ans.Une peinture à l'huile, riche en symboles, où la vie et la nature brillent de toute leur aura.Et, en prime, une dose de cynisme.Comme le rappelle cette toile de 1986, Mère, préambule à Une certaine genèse, l'exposition célébrant le vingtième anniversaire d'une longue carrière.Mère fait du Christ crucifié.une femme.En l'an 2000, l'oeuvre de Laperrière est toujours teinté de cette sobre couleur féministe.Mais les nombreuses allégories finissent par peser.C'est que, pour cette ancienne professeure de littérature, le désir d'éduquer prime avant tout.Ses Abécédaires et ses Leçons de généalogie en sont la preuve.Laissez-vous raconter cette genèse à la Maison des arts de Laval, jusqu'au 25 février.Info : 450 667-2040.Les bruits de Gauthier sur disque MARTIN TÉTREAULT est musicien- bricoleur, Jean-Pierre Gauthier, sculpteur-bricoleur.Mais parfois, ils inversent leurs rôles comme à la galerie Dare-Dare.Tétreault a créé un curieux objet en détruisant un livre d'histoire de l'art de 365 pages.Quant à Gauthier, connu pour ses machines « bruitistes », il a mis sur disque ses explorations musicales.L'un d'eux rassemble les sons de ses sculptures exposées récemment (dont celles vues en novembre à B- 312) ; l'autre, Machines consentantes, est né de ses recherches en studio.Ses instruments : compresseur à air, interférences radio, tôle de garage, etc.Les disques sont en vente à la galerie.Jusqu'au 24 février.Info : 514 878-1088.Vernissages > CENTRE DE CRÉATIVITÉ (Gesù) : Asie-Montréal, exposition collective, mercredi à 17 h.> Espace Trois (Saidye-Bronfman) : Corpus, peintures de Jacques Clément, jeudi à 17 h.> Galerie Leonard & Bina Ellen (Université Concordia) : Charles Gagnon, Observations et Laura Vickerson, Trace, jeudi à 17 h 30.Jérôme Delgado collaboration spéciale 6LP1601D0127 d 16samedi 6LP1601D0127 ZALLCALL 67 01:09:31 01/27/01 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 Une importante exposition Cartier-Bresson à Milan EN BREF Pour qui la liberté de la statue ?À L'APARTÉ, les spécialistes du théâtre politique présentent Aux pieds de la liberté, une oeuvre inédite du dramaturge Robert Gurik, cofondateur, également, du Centre d'essai des auteurs dramatiques.Cette pièce qui est présentée dans le cadre de la série « lectures politiques » du café-théâtre de la rue Saint-Denis fait se rencontrer deux clochards au pied de la célèbre Statue de la Liberté.L'un des deux se prend pour le Christ, l'autre est un ancien prof de philo.La mise en lecture est de Denis Trudel.Avec François L'Écuyer, Roch Castonguay, Gaston Caron, Denis Larocque, Johanna Gruda et Catherine Amman.Lundi et mardi à 20 h.Info : 514 282-0911.Goldoni au Conservatoire LES FINISSANTS de troisième année du Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec font dans le jet-set vénitien du XVIIIe siècle.Le propos ?Les rapports amoureux.Inspirée de l'oeuvre de Carlo Goldoni (La Locandiera) dans une traduction-adaptation de Marco Micone et une mise en scène de Serge Denoncourt, Les Femmes de bonne humeur est présentée (à coût très modeste) tous les soirs, à 20 h, jusqu'au 3 février.Relâche le dimanche 28 janvier.Au Studio-théâtre Jean-Valcourt, 100, rue Notre- Dame Est.Info : 514 873-4283.Un Rembrandt vendu plus de 12 millions UN TABLEAU de Rembrandt a été vendu 12,65 millions de dollars hier chez Christie's à New York, soit le deuxième prix le plus élevé jamais payé pour une oeuvre du maître flamand.Ce Portrait d'un gentleman en pourpoint rouge, datant de 1633, est considéré comme l'une des oeuvres les plus importantes de Rembrandt à être proposée aux enchères au cours des dernières années.Il a été acheté par Robert Noortamn, un marchand d'art néerlandais, a précisé Christie's.Il provenait de la collection rassemblée à Las Vegas dans l'hôtel Bellagio par le milliardaire Stephen Wynn, qui l'avait acquis il y a deux ans.Pixcom, diffuseur au Sommet des Amériques LA COMPAGNIE Pixcom, de Montréal, de concert avec Dome Productions, a été retenue pour être le diffuseur hôte du Sommet des chefs d'État et de gouvernement des Amériques et des Antilles, qui se tiendra en avril prochain à Québec.Pixcom assure la transmission du Grand Prix du Canada depuis une douzaine d'années, et a aussi assuré, pour d'autres diffuseurs internationaux, la captation des Jeux d'Atlanta, de Nagano et de Sydney.Peintres canadiens exposés.à la télé DES PEINTRES canadiens renommés participent indirectement à la nouvelle télésérie The Associates, présentée par le réseau CTV.En effet, des toiles originales de Jacques Hurtubise, Ken Danby, Sheila Butler, Claude Breeze et Gordon Smith sont accrochées sur les murs du cabinet d'avocats.Elles ont toutes été prêtées par la Banque d'oeuvres d'art.Victoria Henry, directrice de l'organisme affilié au Conseil des arts du Canada, s'est dite « ravie » que des oeuvres d'artistes contemporains soient ainsi présentées à un vaste public.L'acteur Guy Tréjan n'est plus LE COMÉDIEN français Guy Tréjan est décédé hier à l'âge de 79 ans au terme d'une longue carrière théâtrale et cinématographique.Né le 18 septembre 1921 à Paris, Guy Tréjan avait fait ses débuts sur la scène parisienne en 1952.En 1991, il avait remporté le Molière du meilleur comédien pour Heldenplatz de Thomas Bernhard.Au cinéma, il a interprété de nombreux seconds rôles aussi bien pour Visconti, Henri Verneuil ou Jean Delannoy, apparaissant dans Marie-Antoinette en 1955, Pouic Pouic en 1963, ou J'ai épousé une ombre en 1983.Il était également un acteur familier du petit écran pour lequel il avait tourné plusieurs téléfilms ou feuilletons dont Nana en 1981.6,1 millions de visiteurs au Louvre en 2000 PLUS DE 6,1 millions de visiteurs se sont rendus au musée du Louvre à Paris en l'an 2000, une augmentation de 16 % par rapport à l'année précédente, a annonce hier la direction du musée.Ce chiffre, qui n'inclut pas les entrées aux expositions temporaires, est comparable au record absolu de fréquentation qu'avait connu Le Louvre après l'ouverture de l'aile Richelieu en 1994, une partie du palais restaurée.Pour les responsables du musée, ces résultats s'expliquent par « un contexte global très porteur : reprise économique générale, effet an 2000, ouverture des nouvelles salles des arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques ».Agence France Presse MILAN Ð Une importante exposition consacrée à Henri Cartier-Bresson, réunissant 155 photographies du maître français de l'image, a ouvert ses portes au public, hier, au Palazzo Reale de Milan.L'exposition, mise au point par Magnum Photos et sobrement intitulée Henri Cartier-Bresson photographe, durera jusqu'au 18 mars.Elle se divise en deux parties.Images et paroles est constitué de 50 photos accompagnées, au bas, de commentaires par des écrivains, intellectuels, artistes dont Francis Bacon, Balthus, Jim Jarmusch, Milan Kundera, Arthur Miller et Antonio Tabucchi.Depuis sa première création au Palais de Tokyo à Paris en 1988, cette exposition est devenue un « classique », expliquent les organisateurs.Pour l'occasion, toutefois, la série a été enrichie d'une dizaine de nouveaux clichés commentés.L'autre partie de l'exposition, plus importante par la taille, intitulée Paysages est, elle, inédite, une « première mondiale », selon la plaquette de présentation.Elle regroupe une centaine de photos, très célèbres pour certaines, plus rarement vues pour d'autres.Des scènes de villes et de campagne, avec leurs jeux d'ombre et de lumière, leurs découpages savants malgré l'apparente spontanéité.Avec cette exposition, les services culturels de la municipalité de Milan poursuivent un cycle consacré aux grands photographes contemporains, entamé l'an passé par une première exposition consacrée à des clichés de gens en voyage signés Sebastiao Salgado.Cette dernière exposition a accueilli plus de 40 000 visiteurs, ce qui suffit à démontrer « l'intérêt du public pour la photographie », a souligné le conseiller municipal aux affaires culturelles et aux musées, Salvatore Carrubba.27 et 28 janvier, 3, 4, 10 et 11 février de 10 h à 17 h Animation et jeux de neige dans un site naturel enchanteur! En collaboration avec Nouveautés! Emboulevent Hydro-Québec De glace ou vivants, les oiseaux prennent d'assaut le bateau de glace Emboulevent! Observez les animaux sauvages d'Amérique du Nord Wapitis, bisons, caribous et loups blancs arctiques en ville! Refuges chauffés de Chatchoc Volet éducatif et école de maquillage.Événements spéciaux le samedi 27 janvier Cérémonie d'ouverture Les mascottes fêtent Boule de Neige! Concours populaire de sculptures sur neige LA PRESSE Île Sainte-Hélène 2918626A 6LP1701D0127 D17 sam.(Arts) 6LP1701D0127 ZALLCALL 67 01:07:41 01/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Mambo italiano, de Steve Galluccio.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Michel Poirier, Patrice Godin, Véronique Le Flaguais, Normand Lévesque, Pierrette Robitaille, Mireille Deyglun, Maude Guérin et Adèle Reinhardt.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 3 février.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Monsieur Bovary, de Robert Lalonde, inspiré de Gustave Flaubert.Mise en scène de Lorraine Pintal.Avec Gilles Renaud, Marie Tifo, Gabriel Sabourin, Jacques Leblanc, Jean- Jacqui Boutet, Lorraine Côté, Hugues Frenette, Édit Paquet, Lou Babin et Patricia Nolin.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Dimanche le 11 février à 15h.Jusqu.au 11 février.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Intérieur, de Maeterlinck.Mise en scène de Denis Marleau.Avec Gabriel Gascon, Gregory Hlady, Pascale Montreuil, Marie-Claude Marleau, Annik Hamel, Daniel Soulières, Catherine Asselin-Boulanger et Éliane Préfontaine.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.Jusqu'au 17 février.- Lun., 19h30, La Critique, extraits de La critique des critiques, de Marcel Pagnol, débat-conférence avec Patrick Mainville, auteur, comédien et metteur en scène, Carole Fréchette, auteure et comédienne, Anne-Marie Cadieux, comédienne, Jean-Claude Germain, historien, auteur, et Guillermo de Andrea, directeur artistique du Rideau Vert.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Mouton et la baleine, de Ahmed Ghazali.Mise en scène de Wadji Mouawad.Avec Paul Ahmarani, Peter Batakliev, Saïd Benyoucef, Nazih Bouchared, Pascal Contamine, Pierre Curzi, Gérald Gagnon, Jean-Denis Levasseur, Serge Mrius Takri, Dany Michaud, Igor Ovadis, Danièle Panneton et Robert Vézina: 20h.Jusqu'au 17 février.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Le Langue-à-langue des chiens de roche, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Marie-France Lambert, Dominique 2¤3Quesnel, Normand D'Amour, Pierre Collin, Jean-François Pichette, Isabelle Roy, Catherine Bonneau, Patrick Hivon et Sébastien Rajotte: 20h.Jusqu'au 3 février.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) Mar., 10h30; mer., 19h; jeu., 13h30; ven., 10h30 et 20h, L'Avenir est dans les oeufs précédé de Jacques ou la soumission, d'Eugène Ionesco.Mise en scène de Jacques Lessard.Avec Jacques Allard, Stéphane Brulotte, Simone Chartrand, Louisette Dussault, Jacques Girard, Françoise Graton, Gilles Pelletier, Christiane Proulx et Évelyne Rompré.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Andrée Lachapelle, Annick Bergeron, Henri Chassé et David Savard.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h.Jusqu'au 3 février.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Auj., 19h30, Extasy - Land.com, de Jean-Frédéric Messier.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Antoine Mongrain, Frédéric Paquet, Jean-François Poirier, Marie- Hélène Racicot et Dominic Théberge.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Camera Obscura, d'après le roman de Vladimir Nabokov.Adapt.et mise en scène d'Oleg Kisseliov.Avec Gabriel Arcand, Noémie Godin- Vigneau, Patrice Savard, Daniel Mercille, Marina Lapina, Christophe Rapin, Margarita Gutiérrez, Jean-Antoine Charest et Jocelyn Caron.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 17 février.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre-Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charlebois.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 3 février.Supplémentaire le 28 janvier à 15h.GESÙ (1200, de Bleury) Le Visiteur, d'Éric-Emmanuel Schmitt.Avec Jean-Louis Roux, Emmanuel Bilodeau, Frédéric Desager et Anne Bryan: 20h.Jusqu'au 10 février.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Les femmes de bonne humeur, inspirée de l'oeuvre de Carlo Goldoni, d'après la traduction- adaptation de Marco Micone.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Éric Paulhus et Simon Rousseau: 20h, sauf dim.Jusqu'au 3 février.CAFÉ-THÉÂTRE CCSE MAISONNEUVE (4375, Ontario E.) Auj., 20h; dim., 14h, La Commedia del Arte, de Marc Favreau.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 20h, Mr.Lear, de John Sipes.Avec Georges Molnar et John Sipes.LE FARFADET (4108, St-Denis) Lun., 20h, En attendant Godot, de Samuel Beckett, lecture-cabaret avec Stéfan Perreault, Martin Desgagné, Jean Harvey, Marie- Josée Forget, Alexandre Martineau et Guillaume Champoux.Présentation du TOF.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Knock, de Jules Romain.Mise en scène de Sylvie Bibeau et Manon Cardinal.Avec Ghislain Bourdeau, Sylvie Bibeau, Gisèle Carrier, Jean-Claude Charron, Luc Dubreuil, Paul Mac Donald, Hélène Michaud et Patrice Tremblay.Ven., sam., 20h.Jusqu'au 24 février.Pour enfants MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj.et dim., 13h 15 15h, Un autre monde, de Réjane Charpentier.Mise en scène d'André Laliberté.Marionnettistes: Simon Boudreault et Marie-Pierre Simard.(4 à 8 ans) CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Dim., 14h; lun., 10h (anglais); lun., 13h (français), Un Éléphant dans le coeur, de Jean- Frédéric Messier.Avec Stéphan Allard, Nadine Meloche.(7 à 10 ans) THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Dim., 15h30, Bébé Dragon (3 à 10 ans) Danse PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Auj., ven., 20h; lun.mar., mer., 13h, Zab Maboungou.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Brain, de Sarah Bild.Avec Tom Casey, Laurence Lemieux, Robert Meilleur, Mathilde Monnard et Carole Prieur: 20h.Jusqu'au 3 février et du 7 au 10 février.Présentation de Danse-Cité.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Auj., 20h30; dim., 19h30, Trial and Eros, de Deborah Dunn.Série des majeurs.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 9 h, Lenore Alford, organiste; 10 h, Kevin Komisaruk, organiste; 11 h, Peter Butler, organiste; 13 h, David Phillips, organiste; 14 h, Erik Reinart, organiste; 15 h, Sylvie Poirier et Philip Crozier, organistes; 16 h, Patrick Wedd, organiste; 17 h, Jonathan Oldengarm, organiste; 20 h, Alain Trudel, tromboniste, Patrick Wedd, organiste, et ensemble de cuivres.Dim., 13 h, Montreal Organ Consort.Pérotin, Tallis, Reich.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 19 h 30, Le Nozze di Figaro (Mozart).Atelier d'opéra de Mc Gill.Dernière.Dim., 15 h 30, Quatuor Emerson.Quatuor op.74 no 3 (Haydn), Quatuor no 14 (Chostakovitch), Quatuor op.131 (Beethoven).Ladies' Morning Musical Club.Lun.et mar., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.James Ross.Ouverture de Manfred (Schumann), Symphonie en do (Stravinsky), Symphonie no 4 (Beethoven).Jeu., 19 h 30, Richard Roberts, violoniste, et musiciens de l'OSM.Serenata in vano (Nielsen), Nonet (Rheinberger), Souvenir de Florence (Tchaïkovsky).Concerts CBC.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13 h 30 et 15 h, Les Chantres Musiciens.Dir.Gilbert Patenaude.Saknt-Saëns.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Michèle Losier, mezzo-soprano: Schumann, Poulenc, Tosti; Benoit Loiselle, violoncelliste, et François Zeitouni, pianiste: Valentini, Prévost, Brahms.Lun.et mar., de 9 h à 17 h, auditions publiques de la série Début.Mer., 20 h, Marika Bournaki et Élise Cournoyer, pianistes, Duo Laferrière- Doane.Jeu., 20 h, Annie Tremblay, vocaliste, et ensemble de musique contemporaine.Ven., 22 h, John Stetch, pianiste.Jazz nocturne.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Louis Lortie, pianiste.Symphonie en ré mineur, Concerto pour piano no 2, Intermezzo de Aleko et Danses symphoniques (Rachmaninov).Concerts Gala.Mer., 10 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Naida Cole, pianiste.The Wasps (Vaughan Williams), Scherzo pour piano et orchestre (Bartok), sept pièces brèves (Poulenc), Danses polovtsiennes du Prince Igor (Borodine).Matins symphoniques Métro.SALLE PIERRE-MERCURE Mer., 12 h, Pierre Jasmin, pianiste.Mozart.Ven., 20 h, La Chapelle de Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Élise Lavoie, violoniste.Les Quatre Saisons, Credo et Magnificat (Vivaldi).UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Ven., 12 h 15, Jan Jarczyk, organiste; 20 h, Luba et Ireneus Zuk, pianistes-duettistes.Willan, Fiala, Infante, Dychko, Kolodub.Variétés PLACE DES ARTS (Studio-théâtre) Lun., 20h, David Marin, Geneviève Grenier et Wendy Cyr.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Dès mar., Claude Dubois.Jeu., ven., La Belle Vie, avec Pierre Lalonde.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 20h, Patrici Barber.MÉTROPOLIS (59, Ste-Catherine E.) Ven., 20h, Everclear.THÉÂTRE ST-DENIS Mer., jeu.ven., 20h, Dominic et Martin.THÉÂTRE ST-DENIS 1 Auj., dim., mer., jeu., ven., 20h, Daniel Lemire.SALLE JEAN-GRIMALDI (1111, Lapierre, Lasalle) Ven., 20h, Sylvain Cossette.CABARET (2111, St-Laurent) Mar., 20h30, 54-40, avec Paloma; jeu., 21h, J Mascis and the Fog.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Ven., 20h, Vivre en ce pays, avec Pierre Calvé.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 22h30, Groupe Up the Irons.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Jeu., 21h, Fiesta Salsa, avec Asere.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h, Arbre à fruits, arbre à fruits, avec Marie-Jo Thério.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Jeu., ven., 20h, Okoumé.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Auj., 22h, Aziz en trio, avec Aziz Tabah.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Auj., groupe Caramba.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, East of 9; dim., 20h, le Dixieband; mar., 20h, Céline Delisle, Jean Rabouin et Gilles Bélanger; mer., 21h, John Mc Gale; jeu., 21h, Dirty Zen Child.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Richard Lachapelle et Serge Lachapelle; jeu.et ven., 21h30, Richard Lachapelle et Mario Fredette.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., Troïka; dim., Lise Villeneuve; lun., cabaret Ludwig Van Bite au Vent; mar., Cabaret Nelli; mer., Solo Vox; jeu., Bahtalo; ven., Sonia Johnson, Amandine Paccioni et Myriam Pelletier: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 20h, flamenco; 22h, groupe de jazz; mar., 22h, les Misérats.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Mario Fredette.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau; lun., 21h30, Tomas Jensen présente Patrick Lavoie; mar., 21h30, soirée Joe Dassin avec Raphaël Torr, Nicholas Rivain.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Paul Deslauriers et Marc Deschênes; dim., Nick Payne: dès 21h30.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 22h, Bountalo, avec Idrisssa Cissokho.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Dominic Grenier et Alain-François.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Alex Sohier et le groupe Dany Pouliot.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, Freddie James.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, La femme aux entrailles rieuses, avec Edwige Bage.LE ZEST (2100, Bennett) Lun., 20h, Alice, la Chango Family et Kaïn.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h, Skyjuice.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Auj., de 18h30 à 22h, Sophie Lapierre; dès 22h, Johnny Scott.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Quintette Ingrid Jenson; mer., Duo Michael Golden: dès 21h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., 22h30, Papo Ross et son groupe Playa; dim., 22h, Sonia Johnson et Swing Souls.JELLO (151, Ontario E.) Auj., 22h30, Urban Roots.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., 22h, Gary Davis et Pat Lesyk.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe The Prisonners.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Sona.THÉÂTRE DE LA VILLE (150, de Gentilly E., Longueuil) Mer., 20h, Martin Matte.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Ven., 20h, Jacques Rochon.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., Claude Dubois; dim., Marie-Denise Pelletier; mer., jeu., ven., Patrick Huard: 20h30.MOULINET (950, Île-des-Moulins, Terrebonne) Ven., 20h, The Marilyn Monroe Show, soirée cabaret Hollywood.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj.et dim., 20h, Y'a trop de blanc au Québec, avec Michel Mpambara.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (salle Rolland-Brunelle) Mer., 20h, Renaud; ven., 20h, Richard Abel.L'ENJEU (173, Victoria, Valleyfield) Auj., 22h, The Ramblers.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, François Cousineau.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Daniel Boucher.COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Jean Lapointe.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Renaud.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.du Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Martin Matte.MAISON DE LA CULTURE DE WATERLOO (441, de la Cour, Waterloo) Auj., 20h30, Sylvain Larocque.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Marc Séguin - les Rosaces et Oeuvres-phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle et Hitchcock et l'art: coïncidences fatales.Du mar.au dim., de 11h à 18h.GALERIE D'ART (Musée des Beaux-Arts de Montréal, 1390, Sherbrooke O.) Exposition Hibernation et Réflection, oeuvres des artistes de la galerie.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., dim., de midi à 16h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Exposition Africa Musica!.Jusqu'au 15 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition Montréal, America!.Du mar.au dim., de 10h à 16h30.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Quêtes et songes - La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition L'Hiver québécois.Exposition Éventails de dentelle.Dès jeu., exposition De quel droit?.Du mer.au dim., de midi à 17h.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière) Oeuvres de Naomi Bellos.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 11 février.ATELIER GILFORD (841, Gilford) Oeuvres de Bob Desautels, Denyse Lahaye, Patrick Henley, François Gourd, Pablo Van Momo, Virgin ie Bédard, Bertrand Lavoie, Patrycja Walton, Michel Pedneault, Robert Deschênes, Pierrot Gaudreau, Bernard Fougères, Gabrielle Grimard, Dominique Desbiens et Armand Vaillancourt.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Marie-A.Côté et Joseph Branco.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 février.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition De la création littéraire à la création artistique - 34 reliures d'art.Du mar.au sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 10 mars.BORDUAS (207, Laurier O.) Bronzes de Kieff et d'André Martel.Gravures de Claude Montoya.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Photographies de Sharon Kivland et installation vidéo de Caroline Langill.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 10 février.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition Villes en mouvement.Mer., ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 1er avril.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O., espace 444) Oeuvres de Kevin Kelly et Valérie Kolakis.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 13 février.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Le nouveau Montréal: projets urbains marquants dans le Vieux-Montréal.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 25 février.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Exposition Spare Some Social Change.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 10 février.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte Ste-Catherine) Exposition Gravures et dessins au temps de la République de Weimar.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 22 mars.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Auj., de 10h à 17h30, oeuvres de Catherine Tremblay.GALERIE CLARK (963, Rachel E.) Exposition Clarkgraff, oeuvres de Martin Boisseau, Sylvain Bouthillette, Thomas Corriveau, Sylvie Laliberté, Éric Lamontagne et Monique Mongeau.Jusqu'au 25 février.GALERIE DARE DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Oeuvres de Jean-Pierre Gauthier et Martrin Tétreault.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 24 février.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Willie Doherty, Marie-Jeanne Musiol et Gilles Peress.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 25 février.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, David Bierk, Éric Demers, Joe Fafard, Tom Hopkins, James Lahey, Norman Laliberté, Danièle Rochon, Michale Smith, Claude Tousignant.Du lun.au sam., de 10h à 18; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Exposition Rêver en couleurs.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 4 février.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉ- BEC (350, St-Paul E.) Auj.et dim., de 10h à 18h, exposition Mathieu Collette et Olivier Maranda.GALERIE F.52 (4933, de Grand-Pré) Exposition Comix 2000 - l'Association.Jusqu'au 31 janvier.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Petits formats de Cosgrove, Ayotte, René Richard, Chantale Jean, Tougas, Lucienne Zégray, Andrée Vézina.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 305) Auj., de 13h à 18h, oeuvres de Ron Jamieson.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Martin Boisseau, Sylvain Bouthillette, Thomas Corriveau, Sylvie Laliberté, Éric Lamontagne et Monique Mongeau.Mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 3 février.GALERIE D'ART INTER PALLAS (2325, Guy) Exposition Après le solstice d'hiver.Du lun.au mer., de 10h à 18h; jeu.et ven., de 10h à 20h; sam., de 10h à 14h.Jusqu'au 16 mars.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Patricia Nguyen Huong, Steven Klein, Katerina Mertikas et Manon Otis.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Louis Hughes et Suzanne Ferland.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St- Paul E.) Oeuvres de Raymonde Duchesne, Eva Moronyi et André Leblanc.Jusqu'à lundi.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, boul.de Maisonneuve O.) Dès jeu., oeuvres de Laura Vickerson.Lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 11 mars.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Robert Roy et Serge Brunoni.Jusqu'au 4 février.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O., espace 424) Exposition Paysages, oeuvres de Luc Bergeron, Louis Boudreault, Bruno Lacroix, Gustave Loiseau et Léon Perreault.Jusqu'au 17 février.GALERIE LIANE et DANNY TARAN (Centre des Saidye Bronfman, 5170, Côte-Ste-Catherine) Oeuvres de Lisa Neighbour.Jusqu'au 4 mars.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Photographies de Ronald Grieco.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.GALERIE OLIVIER MARTIN (1257, av.du Mont-Royal E.) Estampes de E.Bouchard, V.Gaudreau, M.-A.Nadeau et F.Vincent.Jusqu'au 20 février.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Auj., de 10h à 17h, dessins et constructions de Sheila Segal et oeuvres de Josée Wingen.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Gérard Castonguay, Jean- Pierre Lafrance et Nicole Payette.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 4 février.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de P.Ahrweiller, J.-Guy Desrosiers, Jacques Lisée, John Hammond, R.Palmaerts, Tex Lecor, Jacques Poirier, Sylvain Tremblay, Marc Siméon, Claude St-Jacques, Vivian Case-Fox et Marilyn Reim.GALERIE PORT-MAURICE (8420, Lacordaire) Exposition Canalisée, oeuvres de Manon Fournier.Jusqu'au 10 février.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste- Catherine O., espace 405) Oeuvres de Sharon Kivland, Antonietta Grassi, Betsabée Romero, Sheila Segal et Françoise Sullivan.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 fév.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de Dominic Besner, Diane Desmarais et Claude St-Jacques.Jusqu'au 4 fév.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Clint Griffin.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Oeuvres de Léo Ayotte et tableaux anciens.GALERIE UQAM (pavillon Judith-Jasmin, 1400, Berri, salle J-R120) Oeuvres de Marcel Blouin, André Clément, Jean Dubois, Paul Landon, Sylvie Readman, Stephen Schofield.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 17 février.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Jean-Paul Riopelle, Marc-Aurèle Fortin, Paul Beaulieu et Henry Jones.Mar.au ven., 10h à 17h30; sam., 10h à 17h.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Oeuvres de Lynn Cazabon.Jusqu'au 10 fév.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Oeuvres de Guy Bourgeois et Éric Bolduc.Du lun.au sam., de 9h30 à 18h; jeu., de 9h30 à 21h.Jusqu'au 2 février.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Meubles d'art, meubles de culture.Jusqu'au 18 février.OBORO (4001, Berri, espace 301) Exposition Heavyweight - Yo Bro.Jusqu'au 11 février.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Kosio Minchev.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.OCCURRENCE (400, Ste-Catherine O., espace 307) Exposition Chapitre.du prince, oeuvres photographiques de Claude-Philippe Benoit.Jusqu'au 17 février.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres d'André Clément, Denis Lessard et Arlene Stamp.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.PLACE DES ARTS (dans le corridor des Pas perdus) Photographies sur Mozongi de Marc Verret.Jusqu'au 5 février.USINE C (1345, av.Lalonde) Oeuvres d'Angela Coles.Jusqu'au 24 fév.690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Concours Simplement Montréal Quêtes et songes hyperboréens : La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique Des trésors vieux de 4 000 ans.Une exposition itinérante réalisée par le Musée canadien des civilisations.Procurez-vous un bon de participation au Musée Mc Cord, à la Place Montréal Trust, au Complexe Desjardins ou à La Baie.Répondez correctement aux 8 questions et courez la chance de gagner un des onze fabuleux prix dont une fin de semaine de luxe au Ritz-Carlton.Ne tardez pas, le concours Simplement Montréal prend fin le 16 février.finsdesiècle@mccord Une exposition multimédia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! Également à l'affiche Simplement Montréal coup d'oeil sur une v i l l e unique 2916794A 6LP1801D0127 D18 sam.(Arts) 6LP1801D0127 ZALLCALL 67 01:18:26 01/27/01 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 J ANV I E R 2 0 0 1 Un fou bien sympathique La fête du chocolat FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Le printemps est dans l'air quand on commence à parler de chocolat.La Saint-Valentin est, toujours, le signe avantcoureur.Pâques suit et ce sera le 15 avril que les cloches sonneront le retour.Cette année, une nouveauté : une fête consacrée au chocolat.C'est au coeur du village de Bromont, où existe déjà un Musée du chocolat, que la première Fête du chocolat se déroulera les fins de semaine des 12 et 13 mai, puis des 19, 20 et 21 mai.Le concepteur, Michel Bilodeau, veut réunir autour de ce produit qu'aiment les petits et les grands, aussi bien les familles, les gourmands que les épicuriens.une fête ludique et gastronomique.Un grand chapiteau sera dressé, le billet d'entrée aura la forme d'une tablette de chocolat (6 $) et ouvrira la porte à toutes les dégustations qu'offriront les maisons de chocolat qui établiront là leurs stands.Au nombre de ces exposants, on retrouvera Cacao Barry, Callebault, Valhrona, Carma, Hershey.De nouveaux produits seront proposés et les douceurs plus sages seront au rendez- vous.Cette fête sous chapiteau sera complétée par une Route du chocolat, un itinéraire conduisant à Bromont en sillonnant la Montérégie et l'Estrie et donnant les points de chute de tous les chocolatiers de la région.(Une Route des cidres se balade aussi par là, et l'on se rappelle que c'est en mai que fleurissent les pommiers.) Autour des dégustations de chocolat, un programme d'événements particuliers sera organisé.Situant cette fête dans un contexte culturel, l'ouverture officielle sera marquée par un concert Chocolat et musique classique avec l'orchestre I Musici.Parmi les autres activités : la Danse du cacao sur un plancher recouvert de fèves de cacao, suivi d'un repas tout-chocolat, un concours de scultptures dans des blocs de chocolat, un record Guinness à battre avec la confection de la plus longue tablette de chocolat au monde.et, peut-être, un jour, un défilé de mode de mannequins portant des robes en chocolat ! Salon des vins Le Salon des vins, bières et spiritueux de la Vallée-de-l'Or, organisé pour la deuxième année, à Val-d'Or, l'automne dernier, a eu un succès tel que les organisateurs intégreront l'ensemble de la région dans ses activités.L'événement portera le nom de Salon des vins et spiritueux de l'Abitibi-Témiscamingue et se déroulera les 19 et 20 octobre prochain.Ce salon auquel participent les grandes maisons « d'aliments liquides » et qu'animent des professionnels du Québec autant que de l'étranger est également l'occasion pour les producteurs régionaux de venir présenter une gamme de produits reflétant bien la richesse agroalimentaire du 48e Nord.Les bénéfices du Salon des vins, bières et spiritueux de l'Abitibi-Témiscamingue sont versés à la Corporation de développement de l'enseignement supérieur.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Comme dans la plupart des restaurants qui ont choisi d'adopter la formule « apportez votre vin », l'atmosphère du Puy du Fou a ce petit quelque chose de particulier : les tables sont animées de conversations menées comme on les mène en privé.On dirait que ces tables sont, essentiellement, des points de rencontre.Comme à cette enseigne, en général, ce n'est pas sur le décor que l'on investit le plus et le service est fait par les gens de la maison.Quand la cuisine est bonne et que l'on sait que l'on peut choisir d'apporter un bon vin pour l'accompagner, la formule répond bien aux besoins de certaines situations, que l'on soit client, que l'on soit cuisinier ou cuisinier-restaurateur en quête d'établissement.Le Puy du Fou n'est pas le premier restaurant à occuper ce petit local.Le décor ne pouvait guère changer.Il a gardé ses caractéristiques et demeure simple et sympathique.C'est la qualité et l'amabilité souriante du service qui fait le charme de l'endroit.Et la connaissance des plats qu'il propose, la plus belle des mises en appétit.Le restaurant offre une table d'hôte abrégée, dans laquelle le dessert n'est pas compris, et la complète par une suggestion d'entrées à la carte.Un jus de légumes peut avoir la valeur d'une salade lorsqu'il est frais pressé.Carottes et céleri, avec une pointe de citron, donnaient à ce celui-là une qualité exceptionnelle d'autant qu'il était servi dans une jolie coupe sur pied.La soupe de poissons était une excellente préparation, généreuse et savoureuse, odorante aussi, une soupe consistante avec du goût et de la texture, servie (sans croûton et sans rouille) en assiette creuse.À la carte, une salade tiède de poire et Bleu bénédictin renouvelait l'habituelle présentation.Les fruits, cuits « à sec », mettaient en valeur, en l'adoucissant, le caractère du fromage bleu.Une petite salade bien assaisonnée apportait un beau contraste.La terrine de canard aux bleuets servie au même moment avait des qualités de goût que l'on trouve rarement.Confiture d'oignon et petite salade complétaient cette assiette, pour le plaisir des papilles.Trois viandes, de bons haricots, une petite chapelure en surface, le cassoulet sortait du four dans son caquelon.Plat robuste et chaleureux, il avait de belles qualités.Une cuisse de canard confit, une bonne saucisse de Toulouse, des haricots bien cuits.pour un bel appétit.Le riz du risotto n'avait pas assez d'amidon pour transformer le liquide de cuisson.Croquant au coeur, les grains manquaient de ce côté un peu crémeux qui fait le charme de ce plat.Un autre riz aurait sauvé le plat.Par contre, le dôme de lamelles de parmesan qui coiffait l'assiette était excellent et donnait de l'intérêt au plat.Le gratin de fruits est un « vieux » dessert qui ne se démode pas.Léger, en chaud et froid, celuilà mettait de l'exotisme au coeur de l'hiver.Les bananes de la Tatin prouvaient que ce fruit peut avoir du charme.même si la Tatin est associée aux pommes.Le Puy du Fou 4354, rue Christophe-Colomb 514 596-2205 Ouverture : du mardi au samedi, de 17 h à 22 h Fumée : non-fumeurs Vin : « apportez votre vin » Soupe de poissons Jus de légumes Risotto et parmesan Cassoulet Gratin de fruits exotiques Tatin à la banane Cafés Menu pour deux : 52 $ 29e HIVER DU PORTUGAL AU 111, RUE SAINT-PAUL EST, VIEUX-MONTRÉAL TÉL.(514) 861-4562 STATIONNEMENT - NAVETTE POISSON ET FRUITS DE MER Comme seul les portugais les font, tout en écoutant le son magistral du « fado » Aussi : viande, volaille, gibier, accompagné de légumes frais à partir de: 1454 Peel 514.288.5105 Chef invité Pierrick Celibert de chez Michel Guérard HHH Michelin Suggestion: Foie gras de canard aux figues Poêlée d'escargots aux cèpes Crevettes géantes laquées au miel Daube de canard Râble de lapin en cocotte et plus encore.Vin au verre de la Maison Calvet 2926722A Contactez les esprits de La Maison Hantée et obtenez tous les détails sur : ENFANTASTIQUES ! le RABAIS DE 10 $ sur les RÉSERVATIONS DE DERNIÈRE MINUTE RÉG.42 $ PAR PERS.5$ de RABAIS par personne Réservations : (514) 392-9268 www.maisonhantee.qc.ca 1037, rue de Bleury, Montréal 8-12 ans et les matinées 37 $ taxes incl.(6 PERS.ET PLUS) Rabais d'hiver! Frissons d'enfer! SOUPER-SPECTACLE Janvier, février et mars 2001 2921574A 6LP1901D0127 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0127 ZALLCALL 67 01:18:00 01/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 D19 En janvier, on paie ses factures.DU VIN «C'est mort », vous répètent les commerçants, qui s'ennuient derrière leurs comptoirs.Ne sommes-nous pas en janvier, le mois des calculs ?Mois pendant lequel on additionne ses factures.Et qu'il faut ensuite payer.Vin curieux, inattendu, le Gerrouane 99 La Medina, du Maroc, conviendra parfaitement à la période actuelle, où l'argent nous semble se raréfier.Ce vin rouge coûte en effet moins que rien (9 $), tout en donnant une bonne dose de plaisir pour son prix ! Élaboré avec de la Syrah (80 %) et du Cabernet Sauvignon (20 %), il est étonnamment coloré, d'un beau pourpre foncé, brillant, avec un bouquet de bonne ampleur, aux odeurs de mûres.Passablement corsé, ses saveurs ont de l'éclat, et on retrouve sur le plan gustatif les arômes de mûres, sur des tannins tendres.L'ensemble reste simple, assez rustique, sans qu'on reconnaisse ni la Syrah ni le Cabernet Sauvignon, mais, vu le prix, on n'a rien à redire ! Produit courant (C), 578765, 9 $, HH $ 1-2 ans.Un bordeaux sage.L'un des bonheurs de l'existence consiste.à savourer un verre de bon bordeaux.Tout particulièrement s'il s'agit d'un vin vendu à prix correct, bien fait, typé bordeaux, alliant ce mélange de distinction et de réserve qui est l'une des plus belles caractéristiques des vins du Bordelais.C'est tout cela qui est réuni, à prix sage, dans le 1ères Côtes de Bordeaux Château Laroche Bel Air, moyennement corsé, aux tannins bien enrobés, discrètement boisé, et qui, pour ainsi dire, ne fait pas d'esbroufe ! Bordeaux de milieu de gamme, de facture classique, c'est (si l'on peut dire), un bon élève, discret, parfaitement équilibré et qui sait se tenir.Histoire de voir comment il allait s'en tirer, j'en ai laissé un verre, sur le plan de travail, pendant 24 heures.Il était encore très correct après ce « martyre ».Vin de spécialité (S), 866988, 16,90 $, HH(H) $$ 2-3 ans.D'autres bonheurs.Curieux de tout, l'amateur prend plaisir à goûter des vins d'appellations et de vignobles peu connus.Sait-on jamais ?Ainsi, et même si on est en janvier (!), il ne faut pas hésiter à acheter une bouteille du Costers del Segre 97 Castell del Remei, d'une appellation espagnole, de Catalogne, dont on commence à parler davantage.En un mot, c'est du sérieux.Bien coloré, c'est un vin encore sur la réserve, au bouquet généreux, mais pour l'instant peu intense, dans lequel dominent, à mon sens, les arômes du Cabernet Sauvignon, avec des notes épicées (c'est le bois) qui apparaissent à l'aération.Passablement corsé et charnu, un peu austère, il a des saveurs nettes et des tannins de qualité, serrés et fermes.S, 899005, 16,25 $, HHH $($) 3-4 ans au moins.Un Châteauneuf-du-Pape Il n'y en avait plus que 23 caisses en début de semaine.Quand même, et puisqu'il en reste un certain nombre de bouteilles, je me permets de faire état du Châteauneuf-du-Pape 97 Domaine du Vieux-Lazaret, goûté tout récemment.Car, chose qui n'est pas si fréquente, c'est un vin tout à fait prêt à boire, complexe, dont le bouquet offre une large gamme d'arômes (cuir, feuilles mortes, figues séchées, etc.) Ð des arômes tertiaires, qui se forment avec le temps Ð, sans qu'il soit déclinant.Même complexité en bouche, même richesse d'arômes, et des saveurs relevées, très présentes, sur des tannins souples, fondus, comme on dit.Un grand plaisir, donc.S, 969733, 27,10 $, HHH(H) $$$, 1 an, à boire.Un Riesling Certains viticulteurs d'Alsace (et leur nombre augmente, semble-til) s'arrangent désormais pour que leurs vins blancs renferment une certaine quantité de sucre.Le consommateur, lui, n'a aucun moyen de savoir que le blanc alsacien qu'il achète, et qu'il croit sec, n'ira pas du tout avec, par exemple, le poisson.À cause précisément du sucre.Rien à craindre du genre de la part de la maison Trimbach, dont le Riesling 97 Réserve Trimbach est, lui, un vrai vin de Riesling d'Alsace, sec comme il se doit.Assez peu coloré, il est bien typé Riesling au nez, son bouquet étant intense, distingué, avec des notes rappelant des odeurs de conifères.Plutôt léger, sec (s'il renferme du sucre, c'est bien peu), légèrement perlant (on sent le picotement du gaz carbonique sur la langue), il a tout ce qu'il faut d'acidité pour lui donner ce tonus propre aux bons Riesling.Impeccable.S, 969709, 21,45 $, HHH 4-5 ans sans doute.Un bourgogne En matière de vin, tout est affaire de mesure, d'équilibre.Le vin ne doit pas être maigre, décharné, mais, inversement, il faut éviter le piège de la concentration excessive, qui mène à la lourdeur.Il faut de l'acidité et des tannins, mais juste assez, etc.Le Vougeot 1er cru Clos de la Perrière 98 Domaine Bertagna est, précisément, un bourgogne rouge qui a cet équilibre.La couleur est soutenue pour un bourgogne, tout en restant bien transparente ; le bouquet affiche beaucoup d'ampleur, avec un très beau fruit aux notes de framboises, et un boisé bien présent, mais également bien dosé, plus une petite note fumée.La bouche, elle, est structurée, concentrée sans exagération, avec pour la porter de beaux tannins fermes.Grand bourgogne, mais très cher.S, 860908, 82 $, HHHH 5-6 ans aisément.Un grand porto Il y a des vins qui évoluent en dents de scie, tels le porto millésimé Graham's Malvedos 88.Mais impossible de comprendre ce qui se passe, on ne peut que constater.Plutôt simple dans sa jeunesse, et semblant manquer alors de concentration, il a en effet changé, depuis, du tout au tout.Encore bien jeune, c'est maintenant un vintage au très beau bouquet, large, d'un fruité très pur, dense en bouche, avec beaucoup d'éclat, déjà merveilleusement savoureux, bien qu'il n'ait pas encore atteint son apogée.Pour cela, sans doute fautil l'attendre encore deux ou trois ans environ.Grand vintage, à mon avis, et une aubaine à ce prix.S, 285304, 49,50 $ et 44,50 $ jusqu'en fin de journée aujourd'hui, HHHH $$$$ 5-6 ans au moins.Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939.7026 www.cca.qc.ca Présenté par du 15 novembre 2000 au 1er avril 2001 Photo : © Fondation Daniel Langlois villes en mouvement 2918605A 6LP2001D0127 z20 samedi-car 6LP2001D0127 ZALLCALL 67 01:13:25 01/27/01 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 JANVIER 2001 EN BREF Jerry Lewis en convalescence LE COMIQUE américain Jerry Lewis, qui devait entamer cette semaine une série de spectacles à Las Vegas, est en convalescence.Il se remet d'une opération discale subie il y a deux semaines à Houston.L'artiste de 74 ans doit se reposer pour une période de trois à quatre semaines.En août dernier, Jerry Lewis a signé un contrat de 20 ans à l'hôtel-casino The Orleans de Las Vegas.Il y donnera cinq séries de quatre spectacles par année.Le retour de Lévesque & Turcotte DOMINIC Lévesque et Dany Turcotte n'auront pas été séparés très longtemps.Déjà, ils annoncent un nouveau spectacle qui ramènera le populaire duo au Vieux-Clocher de Magog, dès le 31 juillet 2011.Le dernier spectacle de Lévesque & Turcotte, lancé en 1997, a été joué plus de 300 fois partout dans la province et a attiré 200 000 spectateurs.Bernard Y.Caza s'occupera désormais de la production et la mise en marché de leur nouveau spectacle.Marilyn Manson se déguise en SS LE CHANTEUR américain Marilyn Manson a fait sensation lors d'une séance de dédicace, mardi soir, au Virgin Megastore de Londres.Le rocker est en effet apparu coiffé d'une casquette d'officier SS et vêtu d'un long manteau en cuir noir.Faisant la promotion de son album Holy Wood, Manson, entouré de son groupe et de 500 admirateurs, a dédicacé des exemplaires de son dernier extrait en date, Disposable Teens.Le feuilleton Elian à la télé UNE ÉMISSION d'une heure que présentera en février la chaîne PBS dans le cadre de sa série Frontline relatera l'histoire d'Elian Gonzalez, ce petit Cubain dont les États-Unis et Cuba se sont disputé la garde durant sept mois, à la suite de son naufrage au large des côtes de la Floride en 1999.Intitulé Saving Elian, le documentaire a été tourné à Cuba et aux États-Unis, et s'intéresse à l'impact que l'événement a eu dans le sud de la Floride.Ni le gouvernement cubain ni aucun des proches d'Elian n'ont accepté d'être interviewés pour Frontline.Madonna et U2 invités aux Grammies EN LICE tous deux dans la compétition, Madonna et U2 ont accepté de se produire à la cérémonie de remise des prix Grammy, le 21 février à Los Angeles.Cinq fois lauréate d'un Grammy, Madonna est en nomination cette année dans la catégorie meilleure performance vocale pop féminine et meilleur enregistrement pour Music, ainsi que pour le meilleur album pop.Avec sept Grammies à leur compteur, les rockers irlandais sont en nomination pour le meilleur enregistrement et la meilleure chanson avec Beautiful Day."]
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