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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-01-14, Collections de BAnQ.

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sur le chemin, je me retourne sur des silhouettes qui me suivent.Je pense que ça ne finira jamais pour moi, d'être mal regardée parce que j'ai le sang tutsi.Dès que je ferme les paupières sur ça, je pleure en moi-même, de chagrin et d'humiliation.» Par moments on ne peut s'empêcher de penser à Primo Levi, et au fait que parfois, seule la littérature peut rendre compte du mystère de ces monstruosités : « L'Histoire des Tutsis, explique Jeannette, ressemble à celle de Caïn et Abel, des frères qui ne se comprennent plus du tout pour des riens.Mais je ne crois pas que le peuple tutsi ressemble au peuple juif, même si les deux peuples ont été attrapés par des génocides.Le peuple tutsi, c'est simplement un peuple malchanceux sur des collines, à cause de son allure haute.» H H H 1¤2 DANS LE NU DE LA VIE Jean Hatzfeld photographies de Raymond Depardon Éditions du Seuil, 240 pages, Paris, 2000 Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Yvan Lamonde CHERCHEUR Suite de la page B1 Question de prouver à ses lecteurs Ð et peut-être à ses éventuels détracteurs Ð que sa relecture parfois audacieuse de l'histoire est appuyée sur des faits, M.Lamonde multiplie les citations.Il ne cite pas des « études sur des études où l'on peut finir par perdre le sens », mais les textes originaux.« Je suis retourné lire les documents constitutionnels, la déclaration d'indépendance de Robert Nelson ou le discours de Laurier.Je voulais donner la parole aux contemporains, pour montrer que ce que je construis est appuyé », explique-t-il.La profusion d'extraits anciens confère aussi à l'ensemble un dynamisme qui manque souvent à ce genre d'études.Une vision globale Les jeux d'influences intéressent particulièrement M.Lamonde.On le sait depuis qu'il a dévoilé une équation voulant rendre compte des héritages identitaires des Québécois (Q = - F + GB + USA2 - R).En gros, le chercheur estime que les influences américaines et britanniques sont bien plus importantes qu'on ose l'admettre, tandis que nos racines françaises et catholiques romaines seraient de moindre importance qu'on croit.Cette préoccupation se traduit dans son dernier essai par le soin qu'il prend à replacer les événements survenus au Québec dans un contexte national, colonial et international.C'est ainsi qu'il démontre que l'octroi d'une chambre d'assemblée au Bas- Canada en 1790 n'a pas été motivée par la générosité de Londres, mais bien par la peur que les récentes révolutions républicaines dans les colonies américaines et en France n'incitent ses sujets francophones à faire de même.Cette vision « globalisante » permet à l'historien de jeter un éclairage particulièrement intéressant sur les années charnières que sont 1837 et 1838 et de fissurer un peu plus cette image d'un Québec replié sur luimême, dont la persistance l'étonne toujours.Il retrace les sources de ce soulèvement dans de vieilles querelles parlementaires, mais le lie également aux luttes menées à la même époque par les Belges, les Irlandais, les Polonais et dans certains pays d'Amérique du Sud.« J'essaie de montrer quelle connaissance les Bas-Canadiens patriotes ou non patriotes avaient des mouvements d'émancipation en Europe et en Amérique latine et quel usage ils en ont fait.» « L'usage de l'information «relayée par des journaux étrangers » était différent selon ce qu'on promeut comme évolution au Canada, souligne M.Lamonde.Un journal patriote comme La Minerve interprète la situation polonaise d'une certaine façon, tandis que Le Canadien, de Parent, souligne l'attente déçue des Polonais envers la France.Les Patriotes attendaient beaucoup des Américains ; Parent leur dit de se méfier.» L'histoire des idées que propose M.Lamonde est celle de la bourgeoisie francophone « qui savait lire et avait les moyens d'acheter le journal ».Quelqu'un d'autre fera peut-être celle de la bourgeoisie anglophone.« Il faudrait aussi faire une histoire des cultures populaires rurales et urbaines, suggère l'historien.Je connais des dizaines de chansons et de poèmes où on trouve trace des débats d'idées.» Un 2e tome M.Lamonde, qui publiera cet hiver un essai intitulé Ambivalences identitaires visant à expliciter sa fameuse formule mathématique, planche actuellement sur le deuxième tome de son oeuvre (jusqu'en 1960), qui paraîtra d'ici deux ans.Le temps pour nous de digérer l'information contenue dans ce premier volume d'une densité et d'une limpidité exemplaires, qu'il aime présenter comme une grande murale de notre histoire.« Dans dix ou 15 ans, quelqu'un aura peut-être envie de la recommencer ou de la corriger, en se disant qu'il pourrait y avoir plus de personnages, plus de bleu ou de rouge, avance-t-il.Mais on a maintenant un canevas.» L'histoire des idées que propose M.Lamonde est celle de la bourgeoisie francophone.Quelqu'un d'autre fera peut-être celle de la bourgeoisie anglophone.« Il faudrait aussi faire une histoire des cultures populaires rurales et urbaines », suggère l'historien.«Un devoir de clarté » ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale L'une des qualités de l'Histoire sociale des idées au Québec de M.Lamonde est sa grande clarté.Exit le jargon universitaire que d'aucuns considèrent hermétique.Usant d'une langue accessible, l'auteur brosse un portrait vivant de l'activité intellectuelle sous la Couronne britannique et affiche ses visées pédagogiques en proposant, à la fin de chaque chapitre, une miniconclusion qui en rappelle les grandes lignes.« Je n'ai pas écrit ce bouquin-là pour les historiens.Ils vont bien sûr être capables de le lire et de vérifier mes références, mais il s'adresse d'abord au citoyen qui s'intéresse à l'histoire.» M.Lamonde souhaite d'ailleurs que son bouquin devienne un outil de référence grand public.Du moins pour tous ceux « qui ne se découragent pas devant une brique de 500 pages ».Rendre son savoir accessible, c'est d'abord une question de tempérament, croit l'auteur, mais aussi une responsabilité.« Je pense qu'un intellectuel et un professeur ont un devoir de clarté premier.S'il y a parfois un fossé entre les médias et les universitaires, cela peut tenir au langage de ces derniers.Cela tient aussi au fait que les universitaires ont beaucoup de lieux et de temps pour dire ce qu'ils veulent dire.Dans une salle de classe, on prend le temps qu'il faut, illustre-t-il.Mais il n'est pas évident qu'on dispose de suffisamment de temps devant une caméra ou un micro.Il faut aller à l'essentiel avec des formules qui frappent, sans être réductrices.Je souhaite que ce souci se généralise.» Ah, l'amour, l'amour ! collaboration spéciale « L'amour, c'est l'infini mis à la portée des chiens », affirmait il y a plus d'un demi- siècle, avec une manifeste prédilection pour la formule-choc, ce cynique dénommé Céline.Plus près de nous, notre prénommée Celine (sans accent, américanophilie oblige) chante dans la langue de Mariah Carey, avec une candeur à faire pleurer de rire que « l'amour peut déplacer des montagnes ».Entre ces postures situées à l'une et l'autre extrémités du spectre, il y a sûrement une voie mitoyenne, celle de la lucidité qui n'exclut ni les émois ni la prescience de l'inévitable fin.De toute évidence, c'est la voie qu'a choisie de suivre l'écrivain Guy Parent dans son deuxième roman, La beauté du monde.Il va sans dire que s'astreindre à cette voie constitue un défi plutôt difficile à relever.La beauté du monde met en scène deux protagonistes, amants pas plus mal assortis que la moyenne, qui ont en commun des prénoms qui sont aussi des noms de ville.Fruit de l'idylle sans lendemain d'une Québécoise au sang mêlé et d'un Indien de passage dans la capitale britannique, London, ainsi baptisé en souvenir de son lieu de conception, est un journaliste désabusé, si vous m'excusez l'apparence de pléonasme.Sculpteure, Florence fait la connaissance de Lone (ainsi qu'elle préfère l'appeler) par hasard, au lendemain du départ de France, la conjointe dudit avec un autre homme.(London, Florence, France : décidément, on se croirait dans les pages d'un atlas géographique !) Rien ne destine London et Florence l'un à l'autre, d'autant plus que Flo n'estime guère les journalistes, aux rangs desquels appartient d'ailleurs l'auteur : « Vous faites quoi ?Rapporter comme des idiots tout ce que disent les politiciens, les compagnies et les banques.Ça nous fait suer ça, mon vieux.» Et pourtant, Lone et Flo décident de tenter l'aventure de l'Amour avec un grand A, sous le regard attendri et amusé de leurs « doubles astraux », narrateurs externes et pourtant intimement concernés par l'histoire qu'ils suivent et commentent du haut des montagnes à la manière des dieux de l'Antiquité grecque.Voilà pour l'anecdote et la mise en situation.Dans ce deuxième roman, Guy Parent a fait fi de cette tentation de poursuivre dans le sillage du premier livre qui mène parfois les romanciers à se répéter, voire à s'autoparodier sous prétexte d'approfondir un sillon.On est bien loin de l'envoûtante ambiance orientale de L'enfant chinois, que j'avais beaucoup apprécié, quoiqu'on en retrouve les qualités stylistiques.Pour ce récit initiatique au propos philosophique et à la structure complexe, Parent a trempé sa plume dans la même encre lyrique que pour son précédent roman ou que pour ce recueil de poésie paru il y a près de dix ans (Soudain ton rire en ce siècle, Le loup de gouttière, 1992).Lyrique, La beauté du monde l'est assurément ; même que l'auteur pèche parfois par excès de lyrisme.Qu'on se rassure : malgré son sujet, Parent n'a guère de chances de ravir à Alexandre Jardin son titre de champion mondial poids plume de la bluette insignifiante.Néanmoins cette fable, prétexte à une réflexion sur la foi en l'amour, n'a pas su maintenir constamment mon intérêt.Prodigues en maximes et en formules péremptoires, les échanges verbeux entre les observateurs- narrateurs manquent par moments de cette étincelle de naturel indispensable même aux plus rigoureux dialogues philosophiques pour susciter l'adhésion inconditionnelle du lecteur.Certes, dans les meilleurs passages, Parent n'hésite pas à recourir à une douce et fine ironie qui lui évite de sombrer dans les eaux du prêchi-prêcha ésotérico- cucul qui a fait la fortune de bien des écrivains de moindre talent.Hélas, ça ne suffit pas à dissiper cette atmosphère nouvelâgeuse qui, personnellement, ne me charme guère.Au-delà de la romance Bon, l'amour, c'est bien beau et gentil comme concept, mais qui se contenterait de juste discourir sur la question ?Au-delà des considérations métaphysiques, l'amour est une aventure charnelle, ainsi qu'en témoignent éloquemment les héros et héroïnes des Contes coquins pour oreilles folichonnes de Renée Robitaille.Le sujet s'y prêtant, je me permets de revenir ici sur cette plaquette évoquée dans ma rétrospective de l'année littéraire 2000.Robitaille, qui publie ici un premier livre, n'est pas une inconnue des habitués des Dimanches du conte de la brasserie Le Sergent- Recruteur (boulevard Saint-Laurent, à Montréal), sortes de jam-sessions d'art oratoire hebdomadaires présidées par l'extraterrestre Jean-Marc Massie.(Avis aux internautes hors métropole : dans le cadre de l'émission Zigzags bohèmes, on peut en écouter des extraits le mardi à 19h sur le site de CIBL, http : www.cibl.cam.org.) Ce recueil réunit une poignée de gaillardes histoires peuplées de fausses ingénues, de laboureurs de sillons mouillés et d'autres personnages pittoresques qui n'ont guère la langue.dans la poche ! Chez Robitaille, l'humour fait bon ménage avec la naïveté, la joie de vivre et le plaisir d'aimer sans fausse pudeur ni vulgarité, le tout servi dans un style délicieusement vieillot.Je sais, il est un peu prématuré de parler de Saint-Valentin, mais je ne peux m'empêcher de vous recommander d'offrir ce bouquin à l'être cher.Ça ferait un cadeau plus chouette qu'une boule de quille ou une planche à repasser.Et comme le texte s'accompagne d'un CD où l'on s'amusera d'entendre la conteuse raconter en public ses contes malicieux, on peut donc savourer le bouquin à deux.tout en gardant les mains libres.H H 1¤2 LA BEAUTÉ DU MONDE Guy Parent Québec Amérique, 297 pages H H H 1¤2 CONTES COQUINS POUR OREILLES FOLICHONNES Renée Robitaille Planète Rebelle, 56 pages 7LP0301B0114 b3 lectures dimanche 7LP0301B0114 ZALLCALL 67 00:44:43 01/14/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 4 J ANV I E R 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 BIOGRAPHIE LITTÉRATUE DU VOISIN L'été de toutes les initiations L'enfance de l'académicien JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Il faut se méfier de ces vieillards- là, qui s'asseyaient au coin du feu (de leur temps il y avait des coins de feu), le crachoir à portée, la pipe au bec, et poursuivaient un récit sans fin sinon sans paroles, dans lequel on trouvait les mythes du bon vieux temps, le travail bien fait, les enfants polis et bien élevés, et parfois la recette de cuisine du pâté d'alouette (un cheval, une alouette) avec digression sur la vache folle d'aujourd'hui où rien ne va plus.Se méfier des livres sur l'enfance (la leur) que ces gens-là écrivent.Mais pas pour Jean Dutourd.Et pourtant ! S'il est un homme grincheux, malcommode, râleur, mauvais coucheur, c'est bien lui.À la télévision des Français, il participa durant des années aux Grosses têtes, il en massacra beaucoup qui n'étaient pas de son avis.Au journal France-Soir, il sévit durant un siècle, au moins, page après page, tirant sur tout ce qui avait le malheur de bouger.Ce qu'il a aimé déplaire, ce monsieur, c'est incroyable.Aimait-il ceux auxquels il déplaisait ?J'ai peur que oui.Comme tous les timides, il en remet, il en rajoute, c'est pour attirer l'attention.Voilà pourtant, de Jean Dutourd, de l'Académie française, un livre d'amour comme j'en ai lu peu ces derniers temps.Le grandpère à la pipe et au feu de bois soudain change de refrain.Il raconte tout simplement son enfance, jusqu'à l'âge de 13 ans, et c'est passionnant.Et léger, et tendre, et fin, et n'en jetez plus.Vu d'ici, vu de loin, d'où nous sommes, nous rencontrons un petit Français bien élevé Ð comme un vieux film Ð qui se croit déjà, hélas, situé entre le nombril du monde et la tête à Papineau.Mais bon, on s'y fait, on rirait plutôt de ces sacrés Français impayables Ð parce que trop chers ?On n'a pas fini de rire.Quand on songe aux idées de cet enfant, car il en a, comme ses concitoyens.Il est, entre autres, pro-aristocrate, royaliste, et républicain (c'est ainsi, la jeunesse, n'importe quoi pris dans le vent qui passe).Fils d'un dentiste, il veut être peintre.Fils de sa mère très croyante, il se fait mettre à la porte du cathéchisme.Petit-fils d'une grandmère qui aimait les sciences occultes, il croit au spiritisme (pas longtemps, ce serait plutôt pour embêter ses parents).Bref, un numéro.Pas facile.Surtout, et là me semble l'intérêt principal de ce livre, Dutourd ne trichera pas avec l'enfance, ne nous dira jamais rien pour la défense du petit Jeannot (qui est lui-même, évidemment).Aucune mystification.Bien au contraire, voici ce qu'il écrit sur l'enfance : « L'enfant est un être complet en soi et très différent de l'adulte.Il a ses idées propres, sa morale, ses désirs, ses amours, sa philosophie et enfin, les armes appropriées à son état.Comme il est le plus faible, la plus utilisée de ces armes ne peut être que le mensonge.Les enfants mentent sans cesse, pour la tranquillité, pour couper au plus court de la vie.Dans les romans ou dans les mémoires, les enfants sont, pour ainsi dire, anthropomorphiques.J'ai tâché au contraire, ici, de peindre un enfant totalement enfantin, à la manière dont Jack London peignait les chiens de traîneau, en se mettant dans sa peau, qui n'est pas la mienne.» N'en croyez pas un mot.C'est bien la sienne, entre six mois et trois ans.Dutourd contemple, sans aucune indulgence, ce petit d'homme paradeur, fat, centré sur lui-même (mais sur qui pourrait-il l'être).et pourtant innocent, qui fut lui, et raconte, avec un bonheur parfait qui se transmet au lecteur, les jours et les années de Jeannot.Il y a dans ce livre, mille aventures qui sont toutes passionnantes, rarement nostalgiques avec pleurnicheries, et qui nous entraînent à une époque que nous n'avons pas connue, l'avant-guerre jusqu'à la prise de pouvoir de Hitler, en 1933.À ce moment-là, le petit Jeannot a 13 ans, il va devenir Jean Dutourd.Le livre s'arrête.Il fait bien.L'innocence, même menteuse, hélas, ne dure pas longtemps.H H H 1¤2 JEANNOT, MÉMOIRES D'UN ENFANT Jean Dutourd, Plon, Paris, 308 pages collaboration spéciale Le Jourdain, on le sait, est un fleuve qui sépare Israël de la Syrie, puis du Liban, et qui finit par se jeter dans la mer Morte.Mais avant que ces pays ne voient le jour, le Jourdain avait son rôle à jouer dans l'histoire biblique.Et dans l'imagination populaire américaine aussi, par sa dépendance du Livre saint.Le Jourdain, dans d'innombrables chansons du folklore des Blancs et des Noirs aux États-Unis, c'est la rivière qui nous sépare du paradis, et la traverser, c'est l'épreuve par laquelle il faut passer pour atteindre nos plus chers désirs.La sagesse des proverbes nous met bien à défi : « Un jour, il faudra que tu la traverses, et personne ne pourra la traverser à ta place.» Le Little Jordan du très compact roman de l'Américaine Marly Youmans n'est qu'un gros ruisseau, mais il a aussi son rôle à jouer dans l'été de la petite Meg, adolescente très réveillée, qui va découvrir la vie et la mort dans ses eaux.Je ne connais rien à cet auteur qui vit en Caroline du Nord, près de la ville universitaire de Chapel Hill.Elle est éditée dans la petite collection d'Actes Sud (et coéditée ici chez Leméac) qui s'appelle Un endroit où aller.Un nom curieux pour un regroupement d'oeuvres diverses telles que Le Mur entre nous de Tecia Werbowski, et de romans des écrivains très connus comme Nancy Huston et Alice Ferney.Un endroit où aller semble abriter, en général, des ouvrages à voix singulières, qui ne trouvent pas leur place dans d'autres collections établies, mais qui exigent que l'on les écoute.C'est le cas du Little Jordan de Marly Youmans.À 13 ans, la petite Meg est le genre de jeune adolescente toujours aux aguets, qui observe tout.Ce qu'elle ne comprend pas tout de suite, elle garde pour plus tard, dans sa mémoire, lorsqu'elle sera plus vieille, et en mesure de comprendre.Son monde est peuplé de femmes excentriques et fortes, et qui voient en elle une âme-soeur.Il y a sa mère qui se paie des amoureux, des hommes pas forcément à son hauteur, et qui ne cache presque rien de sa vie sentimentale à sa fille.Et il y a cette voisine au nom inhabituel d'Isidore, dont la fille disparaît un soir.C'est Meg qui trouvera la fille d'Isidore le lendemain matin.Ou plutôt son corps, flottant sans vie dans les eaux du Little Jordan.Meg n'en a pas peur.Elle hisse le petit corps dans ses bras et le transporte jusqu'à la rive, ensuite elle court alerter la voisine.Ce n'est pas que Meg soit sans-coeur, ou froide, mais elle est sans doute fière d'avoir trouvé la fille morte, là où tous les hommes du coin ont échoué.La noyade de la fille d'Isidore ouvre les portes à d'autres initiations pendant l'été des 13 ans de Meg.Privée d'un enfant, la voisine Isidore est de nouveau enceinte, et elle donnera naissance au petit Zandre.Meg livre une bataille à Len Jarrett, le dernier amoureux de sa mère, pour les affections de celleci, le drame typique des mères célibataires et de leurs enfants.Mais Meg ne ressentira que peu de plaisir lorsque sa mère abandonne son nouveau prétendant, sachant qu'il sera vite remplacé.La grande réussite de ce petit livre, c'est le portrait des émotions de son jeune héroïne.Meg observe tout, mais sans froideur.Elle désapprouve les aventures de sa mère, mais elle reste sans amertume, presque sans blâme.Car elle n'est pas étrangère aux vagues d'émotions, elle non plus.Car elle a Fred Massey, garçon de 16 ans qui travaille dans les fermes avoisinantes.C'est un jeune homme sensible, sensuel mais pas trop pressé, qui laisse parler la nature à sa place.Le Little Jordan sera pour eux une rivière de la vie, car à la digue qui retient ses eaux, ils sautent, ils nagent, ils prennent connaissance de leurs corps dans une sensualité délicate et discrète.Ce livre sait faire parler le non-dit.C'est la lecture parfaite pour les adolescentes effarouchées par la sexualité putassière à la Madonna.Comme l'amour, la mort est un des nondit, et le temps que passera Meg avec ses grand-parents au bord de la mer va l'initier à son règne.Les conversations qu'elle a avec son grand-père, affaibli par la maladie, dans une maison qui donne sur le vaste océan Atlantique, sont émouvantes de simplicité.L'écriture intimiste ne me charme pas habituellement, mais ce court roman du sud des États-Unis, aux touches délicates et impressionnistes, et très bien traduit, aura le don de nous transporter loin de notre paysage hivernal.H H H H LITTLE JORDAN Marly Youmans, traduction de Christine Le Boeuf, Leméac / Actes Sud, 118 pages Jean Dutourd Marly Youmans Que seront les guerres du siècle nouveau?MARIO ROY Depuis 1648, le genre humain est entré en guerre contre lui- même à 14 000 reprises, plus de 160 de ces conflits armés ayant été initiés depuis 1945.Au cours du XXe siècle, la guerre a fait 100 millions de morts, soit presque trois fois plus qu'au cours des 19 siècles précédents (38 millions de victimes).Sachant cela, il est illusoire de penser qu'à court terme, notre planète pourrait devenir un lieu de paix et de sérénité.Mais il n'en est pas moins vrai que les conflits du siècle qui commence seront sensiblement différents de ceux que le monde a vécus à ce jour.De sorte que, d'un angle stratégique, il est utile d'examiner quelles sont les possibilités qui s'offrent Ð pour ainsi dire Ð à l'humanité guerrière et, à la fois, potentiellement pacifiste.C'est ce tour d'horizon essentiellement prospectif qu'offre Charles-Philippe David, professeur de science politique et spécialiste des questions stratégiques et diplomatiques, dans un volumineux ouvrage placé sous le titre Ð étonnamment littéraire Ð de La Guerre et la Paix.Celui-ci se veut un manuel d'introduction aux études stratégiques et est donc construit à l'intention de ceux que le domaine intéresse lourdement.Mais il n'en contient pas moins des développements sur des interrogations et des hypothèses qui ne sont pas hors du champ des préoccupations du public, comme l'a notamment prouvé, en 1994, le succès de Guerre et contre-guerre, d'Alvin et Heidi Toffler, essai qui se penchait peu ou prou sur la même problématique.Ainsi, David est-il notamment appelé à supputer certaines des prémisses qu'exploraient déjà les Toffler.C'est le cas de la décroissance du danger d'un affrontement total entre les grands États, en particulier démocratiques.Ce que contrebalance la fin du monopole de l'État sur la violence guerrière.De sorte que de nouveaux acteurs entretiennent et entretiendront des conflits intranationaux, oeuvres de ce que l'auteur appelle des « entités chaotiques ingouvernables ».On pense aux guerres ethniques, aux implosions d'États instables, aux ruptures nationales : le nombre d'États a ainsi quadruplé en un demi-siècle, ce qui a fait passer de 51 à 188 la liste des membres de l'ONU.Ou songe aussi aux conflits d'une nature totalement nouvelle : ce pourrait être le cas des guerres mafieuses.Il suffit à ce sujet de savoir que le trafic international de la drogue est une affaire de 400 milliards de dollars par année, deuxième commerce en importance après le pétrole, commandant une masse monétaire supérieure au budget américain de la défense ! Tout au long de ces pages, Charles-Philippe David manifeste une grande prudence Ð de bon ton lorsqu'il est question de prospective Ð en examinant au mérite les différentes théories s'affrontant dans le champ des études stratégiques, des plus optimistes aux plus pessimistes.Parmi les tenants de ces dernières, par exemple, on n'exclut pas totalement l'improbable, c'est-à-dire la naissance de rivalités susceptibles de dégénérer et qui mettraient aux prises des grandes puissances Ð un universitaire genevois, Gilbert Etienne, vient par exemple de publier Chine-Inde : le match du siècle ?sur cette sorte de prévisibles situations de haute compétitivité.À l'autre bout du spectre, on mise sur une sorte de « fin de l'histoire » au sens où l'entendait Francis Fukuyama pour décréter que la mondialisation, l'extension du libéralisme et de la démocratie rendront à peu près impossibles les conflits armés classiques entre nations ayant accédé à ce type de développement qui implique stabilité et continuité des échanges commerciaux.Plus globalement, le souci de la sécurité nationale se transforme en souci de la sécurité humaine, en vertu de laquelle les interventions de l'OTAN en Somalie et dans les Balkans, notamment, ont été déclenchées.Cette nouvelle approche pose des problèmes totalement inédits Ð comme on l'a aussi constaté Ð et qui nécessiteront « des stratégies qui demeurent encore floues sinon inexistantes.Les défis pour la stratégie restent donc considérables », conclut Charles- Philippe David.H H H H LA GUERRE ET LA PAIX / APPROCHES COMTEMPORAINES DE LA SÉCURITÉ ET DE LA STRATÉGIE Charles-Philippe David, Presses de Sciences po, 2000, 524 pages Charles-Philippe David Décevant, le Rifkin nouveau MARIO ROY Jeremy Rifkin est cet auteur américain qui, au cours des dernières années, a signé les ouvrages majeurs que sont La Fin du travail et Le Siècle Biotech.Il revient aujourd'hui (en traduction) avec L'Âge de l'accès, un essai sur la transformation profonde du capitalisme sous l'effet de la numérisation de la connaissance et de la montée de ce qu'il identifie comme étant l'économie «de la culture et de l'expérience vécue».Laquelle remplace celle des services et, davantage encore, celle de la production industrielle.À terme, entrevoit-il, la notion même de propriété, fondement du capitalisme, n'aura plus de sens, remplacée par celle de l'accès, c'est-à-dire la capacité de profiter de services (du logement jusqu'au savoir) et d'«expériences», culturelles ou autres.Ceux qui connaissent Rifkin auront deviné que, pour lui, et si tant est que la prévision soit exacte, ce bouleversement ne présage rien de bon: ce type de capitalisme sera pire encore que celui qu'il remplace, puisqu'il donnera lieu à la «marchandisation» de toute culture et de tout rapport humain.Moins documenté que La Fin du travail, plus redondant que Le Siècle Biotech, le Rifkin nouveau ne procure pas ce plaisir d'apprendre et de découvrir qui était inclus dans le prix de vente de ses ouvrages antérieurs.On sent ici la recette et ce n'est pas une impression fort agréable.De sorte que l'auteur atteint avec L'Âge de l'accès la limite extrême de la futurologie de type catastrophiste, un des genres les plus à la mode dans le monde de l'essai, qu'il avait jusqu'ici maîtrisé avec un brio certain.H H L'ÂGE DE L'ACCÈS Survivre à l'hypercapitalisme, Jeremy Rifkin Boréal, 2000, 395 pages.FILL06 7LP0401B0114 b4 lect 14 jan 7LP0401B0114 ZALLCALL 67 00:44:57 01/14/01 B BANDE DESSINÉE EXTRAITS Les cyber-grands-pères J'ai lu ça Bédévoles quelque part.ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Freak out ! Albin Michel décrypte le bon vieux Lone Sloane et autres excentriques de Philippe Druillet auquel toute une génération de pouilleux, férue de bédé fantastique et d'héroic fantasy, doit la création en 1974 du magazine Métal Hurlant, le pendant français de Heavy Metal.À côté des angoissantes fresques psychédéliques de Druillet, presque toute l'imagerie cyberpunk des années 90 ressemble à de la tapisserie de salle de bains.Surgi tout droit des chamboulements cosmiques, Lone Sloane, héros des espaces infinis, glisse d'univers secrets en mondes parallèles, toujours en proie aux foudres de divinités galactiques, de druides millénaires et d'inquiétants succubes invraisemblablement roulés.Riche programme ! On ne lit pas Druillet, on « fait » du Druillet, comme on fait de l'acide.Il faut avant d'aborder Druillet être disposé à se laisser halluciner ; aussi bien dire qu'à l'expérience, le lecteur pressé ne prendra pas son pied.Ceux qui ont fait du Druillet dans leur jeunesse savent qu'on n'en sort jamais sans l'étrange impression que les heures n'existent pas.Ça vous sauve un temps fou ! Opéra ésotérique Moins sombre et cataclysmique que celle de Druillet, mais tout autant tripative, l'oeuvre du tandem Moebius/Jodorowsky verse aussi dans l'opéra spatial ésotérique mâtiné de science-fiction et saupoudré de considérations métaphysiques.Pour tout dire, Druillet pencherait du côté obscur alors que ses comparses illuminés colleraient davantage aux lumières de ce même univers mystique qu'ils semblent partager.Le duo entame avec Le Nouveau Rêve un troisième cycle de L'Incal, cette populaire série où un type brave mais plutôt anodin et maladroit devient malgré lui le héros d'aventures spatio-temporelles aux issues proprement inénarrables.Le pauvre John Difool ne sait pas luimême où le mèneront ses prochains voyages à travers les sphères et les dimensions.Il semble que Moebius et Jodorowsky fassent subir au personnage les aléas de leur propre expérience mystique, au gré des découvertes et au rythme des doutes.Cela au bénéfice du lecteur, bien entendu : L'Incal n'est pas une bédé hermétique mais, à l'inverse, ouverte ; dépaysante certes, mais généreuse et pleine d'humour.Sans le dessin fluide, toujours frais et souvent comique de Moebius, Jodorowsky l'auteur s'égare parfois et finit par se parodier luimême.Ainsi Les Technopères, son dernier scénario brillamment illustré par Janjetov et Beltran, pourrait- il facilement passer pour un pastiche.On y trouve les mêmes obsessions métaphysiques chères à Jodorowsky et les mêmes délires, mais comme poussés à l'extrême limite du vraisemblable (quoique Jodorowsky soit depuis toujours un ami de l'extrême limite et un pourfendeur du tangible).L'homme se ferait-il vieux ?Les Technopères Ð dans lequel des générations futures s'opposent les unes aux autres dans un combat à la fois épique et virtuel Ð témoigne peutêtre de ce gouffre qui se creuserait maintenant entre les vieux flyés, adeptes de Castaneda, et leur ingrate descendance obnubilée par la vitesse.H H H H LONE SLOANE Philippe Druillet six volumes, Albin Michel, 2000 H H H H APRÈS L'INCAL Tome 1 : Le Nouveau Rêve Jodorowsky et Moebius Les Humanoïdes Associés, 2000 H H 1¤2 LES TECHNOPÈRES Jodorowsky, Jantetov, Beltran Les Humanoïdes Associés, 2000 ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Dans le merveilleux monde des arts visuels, et particulièrement dans celui tout petit de la bande dessinée, les bénévoles ne sont pas rares.Et ne parlons pas des artistes eux-mêmes qui, pour une grande part, ne se mouchent pas nécessairement tous les jours dans des billets bruns.Cela, nous le savons.Mais autour de ce monde grouillent des âmes généreuses, et dévouées à la promotion de ce que beaucoup considèrent encore comme une basse activité récréative, enfin un truc pour les enfants lents qui ont peur des livres sans images.Marc de Roussan de Promo 9e art et son acolyte Robert Laplante publient quatre fois l'an un bulletin d'information, Au Pays des Bulles, dont il serait vain d'expliquer le mandat.Cet organe, qui n'a d'abord été qu'une feuille de chou, faute de moyens, prend lentement des allures de vrai fanzine, avec plus d'articles, plus d'entrevues, plus de recensions, plus de photos, une couverture couleur, le tout imprimé sur du papier glacé; le luxe quoi! Il est en quelque sorte le complément de l'émission de radio éponyme, laquelle surgit des ondes de Radio-Centre-Ville depuis déjà trois ans (les lundis à 14h).De telles publications, consacrées très exclusivement à la bande dessinée, émergent ici et là depuis des décennies, avant de disparaître sans laisser de trace, toujours faute de support financier.Espérons que de Roussan l'éditeur, Laplante le rédac, avec l'appui de tous leurs collaborateurs fidèles ou passagers, sauront tenir la barre un bon bout de temps, contre tous les maudits vents et marées.Au Pays des Bulles est répandu entre autres aux librairies Monet (2752, rue de Salaberry) Débédé (3882, rue Saint-Denis) Fichtre! (436, rue de Bienville) et Pantoute à Québec.On le verra peutêtre bientôt apparaître à côté des piles d'hebdos chez Archambault.ÉLIZABETH BENOIT Dans leur livre sur la gastronomie, Maria Luisa Migliari et Alida Azzola racontent que sous l'Empire romain il existait « des maîtres de maison qui invitaient, par vanité, le plus de monde possible pour le dîner, et qui, ensuite, par avarice, ne traitaient pas leurs hôtes aussi bien qu'eux-mêmes.Juvénal (vers 55 - 140) raconte que Virron, un modèle du genre, se nourrissait de pain blanc, de foie gras, de truffes, de mulets de Taormina, de grosses poulardes et de fruits délicats, le tout arrosé de vins vieux, tandis qu'il faisait servir à ses invités des croûtons de pain noir, des choux à l'huile, des carcasses de vieilles volailles et des pommes gâtées.» Maria Luisa Migliari et Alida Azzola, La gastronomie de la préhistoire à nos jours, Paris, Éditions Atlas, 1979, p.95.n n n « Si les atomes ordinaires ne sont pas stables, ils durent longtemps.On leur prévoit une demi-vie de 1032 ans (100 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000).À ce taux, notre planète perd environ un gramme de matière tous les vingt mille ans, et le Soleil près de vingt grammes par année.» Hubert Reeves, Patience dans l'azur, Éditions du Seuil, coll.Points, 1988 « 1981 », p.77.n n n La figue est le fruit le plus mentionné dans la Bible Cederblom, un personnage du Livre d'or des gens de Sunne du Suédois Göran Tunström (Actes Sud/Leméac, 1999 « 1998 », trad.du suédois par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach, p.211).n n n « Dans la Russie du 18e siècle, sous le règne de la Grande Catherine, un certain M.Klostermann fit fortune en vendant de longues rangées de reliures bourrées de déchets de papier, qui permettaient aux courtisans de créer l'illusion d'une bibliothèque et de gagner ainsi les faveurs de la savante impératrice.» Alberto Manguel, Une histoire de la lecture, Actes Sud/Leméac, trad.de l'anglais par Christine Le Boeuf, 1998, p.253.n n n Dans L'Envers du soleil, Michel de Grèce décrit les moeurs du roi Louis XIV (1638-1715) et de sa cour : « Sale, on l'est effroyablement à Versailles.Courtisans chamarrés, femmes ruisselantes de bijoux crachent, vomissent, urinent, défèquent dans les couloirs et dans les escaliers.Ce sont là les moeurs du temps.La Palatine (Charlotte Élisabeth de Bavière, la seconde femme du duc d'Orléans, le frère du roi) ne s'offusque pas de marcher dans les étrons.Par contre, elle ne peut supporter de voir les femmes qui prisent (le tabac) avec un nez sale comme si elles l'avaient plongé dans l'ordure.J'avoue que cela me dégoûte fort », écrit-elle dans sa correspondance.Michel de Grèce, L'Envers du Soleil, Presses Pocket, 1989 « 1979 », p.361.n n n « Les humains comptent peut-être 80 000 gènes, et nous sommes tous à 99,9 % identiques.Autrement dit, le génome de Woody Allen ne diffère de celui de Steve Austin qu'à peu près une fois toutes les mille lettres chimiques.» Extrait d'un article de Thomas Hayden, William Underhill et Gregory Beals paru dans Newsweek et repris dans Courrier international, no 492, du 6 au 12 avril 2000, p.37.n n n « Au 18e siècle, les femmes de la noblesse faisaient encore ouvrir toutes les portes devant elles par leurs gens, dans la crainte de grossir leurs mains en tournant les boutons et en poussant les vantaux.On citait alors la marquise de Créquy, comme une femme étonnamment résolue, car, disait-on, si elle n'avait pas de laquais, elle ouvrirait les portes elle- même, sans crainte des ampoules aux mains.» La Baronne Staffe, Le Cabinet de toilette, Paris, Victor-Havard Éditeur, 1892 « 1891 », p.169.n n n « La météorologie est partout présente dans les grandes oeuvres littéraires, où surgissent tout à coup d'innombrables orages, tempêtes, avalanches, blizzards, sécheresses et moussons : le cyclone de La Tempête de Shakespeare, les coups de chaleur du Roi Lear, la canicule terrible de L'Étranger, l'épouvantable blizzard qui souffle dans Le Divin et l'Humain de Tolstoï.» Le narrateur du roman La Mémoire en fuite de la Torontoise Anne Michaels (Éditions du Boréal, 1998 « 1996 », trad.de l'anglais par Robert Lalonde, p.265) 2919316A SCIENCES Notre royaume boréal EMMANUELLE BERGERON Agence Science-Presse La forêt boréale, qui occupe une place prépondérante au Québec, n'est pas que terre d'épinettes et de bleuets.C'est aussi l'un des plus grands écosystèmes forestiers de la planète, qui représente plus du quart de toutes les forêts mondiales.Son étonnante richesse fait l'objet de nombreuses publications scientifiques.« Malheureusement, la majorité des études qui traitent de la forêt boréale sont destinées aux spécialistes, si bien que le grand public n'a à peu près jamais accès à ces travaux de recherche », déplore Réjean Gagnon, professeur de biologie végétale à l'Université du Québec à Chicoutimi.C'est pour cette raison que le Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale a décidé de mettre à la portée de tous, dix ans de recherches menées Au royaume de la forêt boréale.Cet ouvrage de prestige de 64 pages, magnifiquement illustré, est le résultat d'un travail d'équipe.En plus de présenter la diversité végétale et animale qui règne à l'ombre de la forêt boréale, l'ouvrage présente les récents avancements dans le domaine de la dendrochronologie.Cette science, qui étudie les « ronds » des arbres, permet non seulement de calculer leur âge, mais aussi de retracer les bonnes et mauvaises années de croissance, de même que les perturbations majeures, comme les incendies : ceux causés par la foudre, mais aussi ceux d'origine humaine, qui détruisent chaque année plusieurs milliers d'hectares de forêt.Feuillus et conifères doivent également résister à d'autres ennemis redoutables.La tordeuse des bourgeons d'épinette, la livrée des forêts et le diprion de Swaine, sont quelques-uns des insectes nuisibles, rarement en proportions épidémiques, mais souvent aussi destructeurs que le feu.« L'objectif de cet ouvrage n'est pas de traiter de la gestion controversée des forêts québécoises, précise Réjean Gagnon, mais simplement de présenter au public notre vaste laboratoire naturel à ciel ouvert.» Il ne faut pas non plus oublier qu'en plus d'être une ressource naturelle indispensable (papier et bois d'oeuvre), la forêt génère près de 200 000 emplois directs et indirects, dont 30 000 dans les pâtes et papiers.AU ROYAUME DE LA FORÊT BORÉALE Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale 64 pages 7LP0501B0114 b5 lect 14 jan 7LP0501B0114 ZALLCALL 67 00:45:07 01/14/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 4 J ANV I E R 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ESSAI Fidèle à « l'imagination autobiographique » RÉGINALD MARTEL On comprend la réticence de ses éditeurs à publier des textes de Gabrielle Roy qu'elle n'a pas retenus elle-même pour publication.Cette délicatesse les honore, et aussi qu'ils passent outre.Quand un écrivain meurt, rien ne lui appartient plus, ni ce que fut sa vie, ni les états divers de son oeuvre.François Ricard, Sophie Marcotte et Jane Everett ont bien raison d'écrire, dans leur avertissement, que sans doute le recueil qu'ils ont construit « n'est pas à proprement parler un livre de Gabrielle Roy, puisqu'il n'a pas été voulu par elle », mais qu'il lui est fidèle, sous le rapport essentiel de ce qu'ils appellent très justement « l'imagination autobiographique », par quoi elle a recréé, dans l'écriture, le passé qui l'a faite, femme et écrivain.Des textes de Gabrielle Roy n'ont pas été publiés, au temps de sa vie, parce que d'autres les avaient absorbés ; certains ont été publiés, mais pour une diffusion très restreinte, de nature circonstancielle.Ceux que réunit Le Pays de Bonheur d'occasion sont regroupés selon trois espaces culturels et géographiques, le Manitoba, la France et le Québec, ce qui fait paraître le titre un peu court, mais le titre au complet précise « et autres récits autobiographiques et inédits ».Malgré la faiblesse relative de certains textes, ceux surtout qui sont très près du reportage journalistique conventionnel (par exemple Voyage en Ungava) et donc privés de cet investissement affectif personnel qui est la signature même de l'écrivain Ð textes peutêtre reniés par l'auteur Ð, l'ensemble apporte des moments de bonheur qui sont à la hauteur de ceux qu'offre La Détresse et l'Enchantement.Il ne faut pas s'en étonner, ce sont les souvenirs d'enfance qui, jusque dans son vieil âge, hantent Gabrielle Roy avec une intensité qui ferait croire qu'autrefois était hier, que rien n'a usé ou épuisé les images originelles.La plus saisissante de ces images est certainement celle de la rue Deschambault de Saint-Boniface, où l'enfant a vécu les premières années de sa vie.À un bout de cette rue, une nature presque sauvage, en tout cas laissée à elle-même, lieu peuplé de petits chênes qui invitent à l'introspection et à la réflexion et où Gabrielle Roy trouve à cultiver le goût de la solitude qui sera un élément nécessaire de sa vocation d'écrivain ; à l'autre bout, la grande ville, Winnipeg, où convergent des immigrants de partout, en marche vers l'Ouest de toutes les promesses, et ce lieu est pour l'enfant la synthèse du monde tout entier.Dans Ma petite rue qui m'a menée autour du monde (1978), Gabrielle Roy dit en quelques mots la valeur fondatrice de la rue où elle est née : « Ma courte rue me menait aux pôles opposés de ma nature pour les contenter tous deux, à tour de rôle.Elle m'enseigna, toute jeune, qu'on a également besoin du soi le plus secret et des autres les plus différents.Elle écrit ceci encore, qui révèle Gabrielle Roy telle qu'on l'a lue : « J'atteins le bout de ma petite rue qui donne sur la ville, et j'entends toujours la plainte des hommes qui ne savent pas vivre sans se faire du mal les uns aux autres.Je vais à l'autre bout et je me perds dans le rêve de leur échapper à jamais et d'être délivrée du malheur des humains.Je cherche à concilier la paix du coeur et la torturante solidarité, la solidarité et l'ineffable paix.» Presque tout dans ce beau recueil reprend Ð mais sans redite, parce que le travail d'écriture, jamais le même sinon par sa rigueur, peut, à partir d'une même image, pousser le sens au delà de ce qu'on a pu en retenir Ð des éléments de la vie de l'auteur, et de sa pensée, que ses oeuvres ou son biographe ont déjà révélés.Vie relativement secrète, en ce sens que les liens sentimentaux, sinon avec la famille immédiate, mère et soeurs, sont presque complètement oblitérés ; pensée qui n'a pas l'arrogance de s'afficher comme telle mais qui en est bien une, dans les domaines esthétique et moral.Sous ce dernier rapport, on n'aura trouvé que dans un malheureux recueil de Gabrielle Roy, destiné aux enfants, l'étalage de bons sentiments auquel ne consentent généralement que les écrivains dont la générosité est plus assurée que le talent.Le devoir de fraternité et la nécessité des gestes d'humanité ne sont pas chez Gabrielle Roy une élégante parade, encore qu'elle soit assez lucide pour savoir qu'écrire ne change pas l e monde.Certes, elle sympathise avec les gens du quartier Saint-Henri qui inspireront Bonheur d'occasion, mais elle est tout aussi consciente de sa propre pauvreté, qu'elle compare volontiers à la leur.Les gens qu'elle observe, avec une distance polie et respectueuse certes, sont d'un autre monde que le sien et elle n'y peut rien.Donner une voix à ceux qui n'en ont pas, c'est bien gentil, mais c'est une affaire politique et ce n'est pas le premier souci de Gabrielle Roy, sauf lorsqu'elle fustige ceux qui au Manitoba à la fin du XIXe siècle et plus tard, avec la complicité des politiciens d'Ottawa, ont privé de leurs droits linguistiques une population de résistants, humbles gens qui ne demandaient qu'à participer Ð en français Ð à la construction du pays.Il est tout de même extraordinaire qu'un des plus grands écrivains du Canada français ait dû recevoir à l'école une instruction presque exclusivement en anglais.C'était, il faut en convenir, avant que ce pays ne devînt le meilleur au monde.Gabrielle Roy n'a pas regretté son apprentissage de la langue des autres, bien au contraire.Sa mère y voyait des avantages, et l'occasion d'une leçon de fidélité : « Garde ta langue française comme ton bien inaliénable, mais apprends aussi du mieux possible l'anglais.Tu es jeune ; ça te sera facile, et ne t'appauvrira aucunement.Les appauvris, ce seront ceux qui n'auront pas fait un pas vers nous alors que nous allons vers eux.» Il faut espérer que Les cahiers Gabrielle Roy de Boréal continueront d'explorer et d'exploiter, au sens noble, l'oeuvre très riche de cet auteur.Ailleurs, on a choisi Jacques Ferron ou Hubert Aquin.Sans nier l'intérêt et peut-être l'utilité des études savantes, nos grands écrivains ont surtout besoin d'une diffusion aussi large que possible de leur oeuvre entier.En optant pour un appareil critique léger, qui exige un labeur certain mais qui ne s'étend pas sur de longues années, les universitaires qui s'intéressent à Gabrielle Roy contribuent à maintenir vivante et accessible une oeuvre dont on ne sait pas tout encore.H H H H LE PAYS DE BONHEUR D'OCCASION Gabrielle Roy Boréal, 160 pages Albert Cossery, l'anarchiste tranquille PSYCHO-POP Qui a peur de la psychothérapie ?SÉBASTIEN LE FOL Le Figaro Àforce d'employer à tort et à travers le terme d'écrivain culte, la critique a fini par en banaliser le sens et, du même coup, à en interdire l'usage.C'est bien dommage car ce qualificatif irait comme un gant à Albert Cossery.Cet écrivain égyptien de langue française, né en 1913, au Caire, est une véritable légende vivante à Saint-Germaindes- Prés.Ses admirateurs se passent son nom comme un « sésame ouvre-toi ».Les commerçants de la rue de Buci lui lancent des « bonjour monsieur Albert », auxquels il répond d'un geste princier.Des lecteurs lui écrivent de toute la France pour lui dire leur admiration.Des gens de sa génération, mais aussi des adolescents.Dans les salons, on fait la queue pour lui faire dédicacer ses livres.Pourtant, Albert Cossery n'est pas un auteur médiatique.Sa célébrité ne dépasse pas un périmètre qui va du Café de Flore, où il passe des heures entières à méditer (près de la porte, à l'angle de la rue Saint-Benoît), au jardin du Luxembourg, où il va entretenir son teint, l'été venu.De plus, son oeuvre reste assez mince : huit romans, publiés entre 1941 et 1999.Alors d'où vient cette fascination ?Pour percer le mystère Cossery, il faut le rencontrer.Rendez-vous est pris dans le hall de l'hôtel La Louisiane, où il occupe la même chambre, la 58, depuis quarante ans.A l'intérieur, un lit, un poste de télévision qu'il regarde le son coupé, une petite penderie, quelques livres (Stendhal, Dostoïevski et Thomas Mann).Règle no 1 de la philosophie cosseryenne : mépriser les biens matériels.Au premier abord, l'ascète de la rue de Seine n'inspire pas la sympathie.Oeil sombre et moue méprisante, il toise son interlocuteur.Privé de ses cordes vocales par un cancer du larynx, il pousse de longs soupirs à peine audibles, sauf pour son éditrice et son attachée de presse.Quand il peine à se faire comprendre, il note sur une feuille de papier quelques phrases lapidaires, du genre : « Je suis un terroriste de la pensée universelle », ou encore : « Quand on a de quoi vivre, on ne travaille pas ».Cossery fait son numéro.C'est un comédien.À peine vient-il d'entamer son plat de penne chez Armani qu'il se redresse brusquement, tourne sa tête de sphinx vers la table voisine, où une jeune femme parle bruyamment à son téléphone portable, la fixe du regard, et lui décoche une insulte, qui laisse la donzelle sans voix.Il est comme ça, Cossery, impitoyable avec les imbéciles, les m'as-tu-vu et les importants.« Mais il est aussi capable de tendresse, ajoute Joëlle Losfeld, qui a fait sa connaissance en 1982, alors qu'elle était encore journaliste à Jeune Afrique.J'ai tout de suite été frappée par l'humanité extraordinaire qui se dégageait de lui.C'est un homme d'une élégance aussi bien extérieure qu'intérieure.» Elle aurait pu ajouter un « homme de fidélité ».Fidèle aux principes qu'il s'est fixés très jeune : pas de travail, pas de femme (une seule, en fait, devenue Mme Philippe Noiret), pas d'enfants.Libre comme l'air ! Albert Cossery a de qui tenir : son père, déjà, vivait de ses rentes.Sa mère était illettrée, mais elle a transmis à son fils cet humour si cocasse du petit peuple cairote, qui deviendra plus tard le personnage central de tous ses livres.« Albert Cossery revendique pour lui-même ce sens de la dérision, la seule richesse inaliénable des misérables, qui deviendra pour lui plus qu'un système philosophique, une règle de vie, écartant toute idée d'ambition, de travail, par nature abrutissant, et d'une vaine réussite sociale », écrit très justement Michel Mitrani dans la revue L'Oeil de boeuf.Adolescent, Albert Cossery dévore Stendhal, Dostoïevski, Poe et Baudelaire, qu'il essaie d'imiter.À vingt-huit ans, il publie son premier recueil de nouvelles, Les Hommes oubliés de Dieu, immédiatement salué par Henry Miller (« c'est le genre de livres qui précèdent les révolutions »).Écrit dans un français élégant et châtié, appris chez les frères du collège de La Salle à Fagalla, l'ouvrage ratera de peu le prix Renaudot.En 1945, Cossery s'installe à Paris.Il loue un studio sur la butte Montmartre, mais passe toutes ses nuits à Saint-Germain.Ses copains d'alors s'appellent Camus, Queneau, Vian et Juliette Gréco.« Avec eux, c'était tous les jours la noce, se souvient-il.Sartre ?On se saluait de loin.Il était un peu hautain, et puis il était entouré de femmes laides ! » La légende dit que Cossery en a séduit de fort belles.Ce dandy oriental a, il est vrai, fort belle allure.Sapé comme un milord, en plus de cela ! Une vraie gueule d'acteur ! D'ailleurs, en 1968, Jacques Deray le prend comme figurant dans La Piscine, aux côtés de Romy Schneider, de Maurice Ronet et d'Alain Delon.« Le tournage a duré tout l'été.C'était exténuant.Romy Schneider était froide avec moi.Quand je suis rentré à Paris, en septembre, Deray m'a rappelé pour me demander de revenir immédiatement : il fallait rejouer une scène ! » Ses personnages aussi sont des comédiens à leur manière.Leur meilleur rôle : tourner en dérision le pouvoir, d'où qu'il vienne.Méfiez- vous de ces mendiants philosophes ! Ils sont pauvres, certes, mais ils ont accès au seul véritable luxe : l'oisiveté.Une oisiveté qui n'est pas synonyme d'inactivité, mais de réflexion.Des livres comme Mendiants et orgueilleux (1955), La Violence et la dérision (1964) et Un complot de saltimbanques (1975) ne sont pas seulement des contes enchanteurs, ce sont aussi des manuels de savoirvivre.L'écrivain y distille une philosophie de l'existence qui prône le détachement, la liberté d'esprit et le scepticisme.« J'écris pour que les gens qui me lisent n'aient plus envie d'aller au bureau », résume-t-il.Cossery, anarchiste tranquille.L I L I A N N E LACROIX Pourquoi suivre une psychothérapie ?Pourquoi la poursuivre ou pourquoi l'abandonner ?En 27 questionsréponses réunies dans un tout petit livre publié chez Stanké et intitulé simplement Mieux comprendre la psychothérapie, deux psychologues démystifient cette démarche vers soi à laquelle la plupart des gens ne se résolvent qu'en désespoir de cause, quand la souffrance est vraiment devenue intolérable.En chapitres courts, écrits simplement et clairement, Marie Jolicoeur et François Sauvé nous amènent à mieux comprendre le processus d'introspection assistée que constitue la psychothérapie, nous éclairent sur les buts recherchés par le thérapeute et abattent, ce faisant, les murs de honte, d'hésitation ou d'orgueil mal placé qui pourraient encore empêcher quelqu'un d'aller chercher l'aide dont il a désespérément besoin.Le thérapeute doit-il s'attacher à son client ?Bien entendu, répondent sans hésiter les auteurs : « À force d'être témoins du débat existentiel de la personne, de ses efforts pour s'en sortir, à force de la soutenir et de se battre avec elle.nous nous attachons à elle.Si le client ne ressent pas ce soutien « de coeur », jamais il ne changera ».Mais ils établissent aussi les limites : contrairement à une relation de couple ou amicale, cette relation n'est pas bilatérale et ne vise que le bien-être du client lui-même.Ils n'hésitent pas non plus à utiliser un mot qui en fera frémir plusieurs et passe presque pour le plus grand des péchés capitaux dans notre société performante : la dépendance.Oui, admettent-ils, le client est dépendant du thérapeute et c'est tout à fait normal.Mais ils précisent : « Qu'on songe à la relation maîtreélève, entraîneur-athlète, ou à toute forme de relation dans laquelle on s'appuie sur la maîtrise d'un autre pour développer la sienne propre.Une relation thérapeutique saine est une relation de dépendance constructive et temporaire.» Dans le chapitre suivant, ils désamorcent les possibles situations d'abus en fournissant aux lecteurs les moyens de « détecter une relation thérapeutique inefficace ou malsaine ».Le phénomène de transfert, le retour vers l'enfance, les encouragements des proches qui se transforment en « Quand arrêtes- tu ?» un peu plus hostiles à mesure que le temps passe, les motifs qui retiennent un psychologue de nous dire, dès la troisième rencontre, ce qui ne va pas avec nous, les différences qui sous-tendent l e s q u a t r e grandes approches en psychothérapie, tous nos questionnements passent.Ce qui e s t e n c o r e mieux, c'est que les réponses, franches et sans détour, sont rassurantes.Pour les gens qui songent à aller en thérapie, pour les proches de ceux qui souffrent ou ont déjà entrepris une démarche et pour les curieux de tout acabit, c'est un petit ouvrage précieux.Parce qu'il est sans prétention et qu'il ne vise qu'à aider.Comme un bon psychologue, justement H H H H MIEUX COMPRENDRE LA PSYCHOTHÉRAPIE Marie Jolicoeur et François Sauvé Éditions Stanké, Collection Partage, Montréal 2000, 139 pages 2917710A le lundi 5 février à 12h.2917719 7LP0601B0114 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B0114 ZALLCALL 67 00:45:56 01/14/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1 4 JANVIER 2001 ZOOM FLASH Le cri de l'ange Cameron Diaz, qui incarne une cambrioleuse dans The Gangs of New York, a eu affaire a un vrai voleur alors qu'elle rentrait a son hotel a Rome ou elle a surpris un individu en train de s'emparer de son ordinateur et de ses vestes de cuir.Qu'a-t-elle fait ?En bon ange de Charlie elle fonca sur lui en hurlant de toutes ses forces et le malfaiteur n'a eu d'autre choix que de tout laisser tomber et de filer en quatrieme vitesse.Popcorn a l'ecran RIDLEY SCOTT va porter a l'ecran l'une des pieces les plus antihollwoodiennes.En effet, apres Hannibal, il s'attaquera a l'adapation de Popcorn, du Britannique Ben Elton, dont le heros est un realisateur dans le genre de Tarantino, qu'on accuse de trop user de la violence dans ses films.Le soir ou il recoit son Oscar, un couple de gangsters le kidnappe dans l'espoir de lui faire avouer a la television qu'il est responsable de leurs actes.Autres temps COMME JON BON JOVI se plaignait de la chaleur lors d'un de ses spectacles a Los Angeles, en guise de soutien plusieurs femmes enleverent leurs gilets pour les lancer sur la scene.Commentaire de l'interesse : C'est leurs petites culottes que les filles avaient l'habitude de lancer sur la scene ! Lorsqu'elles passent aux gilets, on se dit qu'on commence a vieillir.Un autre Faust ALEC BALDWIN sera devant et derriere la camera pour The Devil and Daniel Webster, une nouvelle adaptation libre de Faust.L'action se deroule dans le milieu litteraire de New York.Alec Baldwin jouera l'ecrivain en manque d'inspiration qui vend son ame au diable et Anthony Hopkins incarnera l'editeur qu'il va supplier de l'aider a echapper a la damnation.Quant au diable, il serait campe par Jennifer Love Hewitt.Double match ALORS QU'IL ASSISTAIT a un match de basketball des Lakers avec sa conjointe Lara Flynn Boyle, une fervente admiratrice se presenta devant Jack Nicholson en ouvrant son corsage pour qu'il appose son autographe sur un de ses seins, ce qu'il fit tres volontiers.Mais Lara n'a pas du tout apprecie qu'il se prete a ce manege et il a du attendre que sa colere s'epuise avant de pouvoir se concentrer sur le match.E X P R E S S NICOLAS CAGE jouera un veuf qui se debat pour elever son fils dans un remake d'Il faut marier papa, de Vincente Minnelli avec Glenn Ford ( 1963 ).Le magazine Studio rapporte que Meg Ryan pourrait incarner la star du porno Linda Lovelace, connue pour Gorge profonde, dans un film biographique.La cineaste controversee des Dieux de stade, Leni Riefensthal a refuse de ceder les droits sur ses memoires, publies en 1987, par crainte de voir aborder des points moins glorieux de sa vie.Secouee mais point vaincue, Jodie Foster persiste et signera quand meme sa biographie filmee.Dans Dragonfly, Kevin Costner incarnera un medecin persuade que sa defunte epouse tente de lui parler via des patients tombes dans le coma.SOURCES : Cine Live, Star, People, Globe, Premiere LES UNS ET LES AUTRES Jules, Ordell, Zeus, John Shaft.En presque trente ans de carriere, Samuel L.Jackson a compose quelques personnages inoubliables, dont un des derniers dans Shaft, et a impose son image de comedien cameleon.Le magazine Studio est revenu avec lui sur ce parcours insolite.Q Parfois les grands acteurs sont confines aux roles de faire-valoir des stars.Aviezvous peur que cela vous arrive en jouant dans Jurassic Park ?R Non ! Il ne m'est jamais venu a l'esprit que je resterais un acteur de second role toute ma vie, ni meme que j'accederais aux premiers roles.Tout ce que je voulais, c'etait travailler tous les jours.Trouver ma voie dans ce metier, creer des personnages, faire partie d'un projet.Certes, a cette epoque ( en 93 ), je n'avais pas vraiment le choix.Mais au fil des ans, j'ai pu choisir.Et si je joue encore des seconds roles dans des films, c'est parce que j'en aime le scenario ou que j'ai envie de faire partie de l'aventure.C'est le cas de la nouvelle trilogie Star Wars.C'etait un fantasme que je devais realiser.Q Vous pensez que la notoriete est un handicap pour un acteur, qu'elle l'empeche de disparaitre derriere son personnage ?R Je crois que si vous faites correctement votre boulot, les gens peuvent faire la difference entre l'acteur et le personnage que vous incarnez.Cela dit, il y a des spectateurs qui vont voir des acteurs qui jouent perpetuellement le meme role ; il n'y a que le nom de leur personnage qui change ! Je pense avoir trouve le moyen de m' emparer de mes personnages qui fait qu'on ne melange pas Jules ( Pulp Fiction) avec Ordell ( Jackie Brown ), ni avec Zeus ( Une journee en enfer ), ni avec John Shaft et surtout qu'on les differencie bien de moi.Samuel L.Jackson Julien Clerc D Si vous continuez de travail1er, ce n'est pas parce que vous vous ennuyez en bateau, votre nouvelle passion ?Non, pas du tout.D'ailleurs, parfois, je me dis : Quand les enfants seront grands, je me verrais bien habiter sur mon bateau.Vu le chemin que j'ai pris, cela ne serait pas surprenant.J'aimais les maisons, les choses plutot sedentaires, et, grace a la chanson, j'ai pu me les offrir.A l'epoque ou je vivais avec Miou Miou, on habitait en pleine nature, et j'etais comme un hobereau du XVIIIe.Lors d'un diner, Francoise Hardy avait fait nos themes et nous avait dit Miou Miou a un cote terrien et Julien pas du tout.Miou Miou avait eclate de rire car le possedant , de nous deux, c'etait moi.J'en etais a ma deuxieme maison.Et la prediction de Francoise s'est verifiee.Gala Cameron Diaz VOUS DITES.Les pieds dans le plat EVOQUE un personnage brutalement indiscret qui, non content de mettre les pieds sur la table, les place a l'occasion dans les assiettes et les plats.Pierre Guiraud ( Les locutions francaises ) voit pour sa part dans l'expression un jeu de mots entre les formes franco-provencales gaffe gue et gaffer nager, patauger et plat au sens de etendue d'eaux basses .Mettre les pieds dans le plat serait donc agiter maladroitement une question qu'il ne faudrait pas aborder , et y patauger .POP-CORN >>> Je ne m'imagine pas mariee.Je ne peux pas vivre avec quelqu'un.Je veux pouvoir controler ma vie.Personne ne peut m'imposer quoi que ce soit.Lucy Liu D Droles de dames >>> IL Y A DES COMEDIENS qui ne sont pas genereux du tout, des especes de murs.Ca m'est arrive de dire mon texte comme si j'etais en face d'un mur et de lever la patte comme un chien.Je n'allais pas jusqu'a pisser dessus, mais jaurais du.Jacques Dutronc >>> DANS L'ENSEMBLE, je suis assez romantique.Mais par contre, inutile de me demander des exemples concrets.Je ne suis pas du genre a livrer mes petits secrets.En tant qu'acteur, je ne me sens pas l'obligation de partager ma vie privee avec le public.Ils m'apprecient pour mes films, pour mes performances d'acteur.En cela, je m'efforce toujours d'ere le meilleur possible.Mais je ne leur dois pas autre chose ! Keanu Reeves VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Paul Piche Louise Cousineau 18:00 A - MALCOLM Premiere d'une nouvelle serie americaine sur un petit genie, Malcolm, qui vit dans une famille de fous.Pas mal bon.18:30 a - DECOUVERTE Parmi les sujets: pourquoi nos ados vivent-ils une puberte precoce?19:00 r - CELEBRATION 2001 Isabelle Brossard et Rene Simard remettent des millions aux gagnants de Loto-Quebec.Bruno Pelletier, Natasha St-Pier, Patrick Norman et Alain Choquette performent.20:00 a - LE CANADA, UNE HISTOIRE POPULAIRE La Rebellion de 1837-1838.Les causes et les repercussions du conflit qui n'avait pas lieu qu'au Quebec.20:00 A - LE PLAISIR CROIT AVEC L'USAGE On donne l'aubade a Paul Piche.Notamment Audrey Benoit.20:00 1 - THE GREAT GATSBY Remake du classique de F.Scott Fitzgerald avec Mira Sorvino dans le role d'une femme qui aime deux hommes.21:00 3 FILIERE D A faire regarder par votre toutou paresseux: un documentaire sur des chiens qui travaillent fort dans le monde.23:00 U - CA S'EX'PLIQUE Les derniers gadgets en matiere de masturbation.Voila qui va vous tenir eveilles.23:30 a - LES ENFANTS DU PARADIS Le meilleur film du grand Marcel Carne avec Arletty dans le role de Garance, Jean-Louis Barrault dans celui du clown Baptiste et Pierre Brasseur en Frederic, le grand acteur a la mode.Un chefd'oeuvre a revoir.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / La salamandre; la puberte precoce Le Monde de Charlotte Beaux Dimanches / Le Canada: une histoire populaire - Rebellions et Reformes Le Telejournal Les Idees Lumiere Sport Cinema (23:18) Le TVA 18 heures Un monde de fous Celebration 2001 / Bruno Pelletier, Natasha St-Pier; Patrick Norman, Alain Choquette Cinema / LE PIED MARIN (5) avec Jack Lemmon, Walter Matthau Le TVA Sports (22:55) / Lot.(23:15) Pub (23:21) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Paul Piche L'Oeil ouvert / Tchaikovsky, l'homme de verre Chasseurs d'idees / Pour une histoire des idees au Quebec Le Septieme La Porte des etoiles Cinema / PAR LA PEAU DES DENTS (5) avec Johnny Depp, Christopher Walken Cinema / LA MAIN DROITE DU DIABLE (4) avec Debra Winger, Tom Berenger (20:58) Grand Journal (23:29) Pulse Travel.60 Minutes Touched by an Angel Charmed W-5 / Life & Death Struggle of Premature Babies CTV News Pulse/Sport News HTTV 7th Heaven Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Cinema / JUNGLE 2.(17:00) Wind at my Back Canada: A People's History Sun.Report Undercurrents Canada: A People's History News ABC News Cinema / JUNGLE 2 JUNGLE (6) avec T.Allen, S.Huntington Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Football / Ravens - Raiders (16:00) 60 Minutes .Raymond Cinema / TOMORROW NEVER DIES (4) avec Pierce Brosnan, Jonathan Pryce ER Night.News Dixie Chicks on the Fly Dateline NBC Cinema / MEN IN BLACK (4) avec T.Lee Jones, W.Smith Cinema Jazz / Our Language (1924 - 1928) Nature: Triumph of Life Masterpiece Theatre Bonhoeffer: Agent of Grace Mystery! BBC News Religion.Ballykissangel Great Performances / From Mao to Mozart - Then and Now Classic Kennedy BBC News Cinema Cinema (16:30) Law & Order Cinema / THE GREAT GATSBY avec T.Stephens, M.Sorvino Cinema / THE GREAT GATSBY avec T.Stephens, M.Sorvino Cher Arts, Minds StarTV Light of the Snow Geese Cinema / THE FORTUNE COOKIE (3) avec Jack Lemmon, Walter Matthau Cinema Insectia Contact Animal Hors Serie / La Saga des Vikings Filiere D / Chiens au travail Cinema / DANS LE VENTRE.Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Justice des mineurs Educational Psychology Le Monde a la carte .Internet Maternelle Le Monde des affaires Peinture moderne au Quebec How'd they do that?Sunday@Discovery Disc.Sunday Showcase Disc.Sunday Showcase Disc.Sunday Showcase Sunday@Discovery Pret a partir Memoires de palaces Romantique Plaisirs.Les Plus Beaux Voyages.Montagnes Vu d'en haut Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Art Attack So Weird .Heartbeat Cinema / THE YEAR OF LIVING DANGEROUSLY (3) M2M & BBMak in Concert Jamie Foxx The PJ's Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Hype Nikki Football / Ravens - Raiders (16:00) The X-Files The Practice A.Hitchcock Sportsline Journal de bord Histoire maritime du Canada La Face cachee de l'Histoire Cinema / LISTE NOIRE (4) avec Robert De Niro, Annette Bening Greatest Jouneys on Earth Voices of War Nat.Geographic Adventures Cinema / THE GREAT ESCAPE - THE UNTOLD STORY Nat.Geographic Adventures Flick TV Guide Things we.Families .Miracles .Homes Lofter Boot Camp Real World The Cruise .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Bon Jovi Les Grands Evenements / David Bowie.Single Luck Musicographie / Bon Jovi d.Box Office Groove Concert Plus: Billboard.Clip Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sun.Report Mansbridge Passionate Eye Antiques Roadshow Branche Medias Journal RDI Histoires.Dessous.guerre du Golfe Telejournal Culture.Pt de presse Sec.Regard Enjeux Football / Ravens - Raiders (16:00) Sports 30 .extreme Golf PGA / Championnat Mercedes - derniere ronde Sports 30 Mag Hors-jeu Sport Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Histoires gay La Loi & L'Ordre Prime Suspect 10-07 An Officer in Distress F/X: The Series Cinema / NASHVILLE (1) avec Ronee Blakley, Henry Gibson Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON (5) avec David Naughton Cinema / AN AMERICAN.(22:15) Sportscentral Wrestling: WWF Heat Hockey / Senateurs - Oilers Sportscentral Grouille-toi Volt Panorama Un air de.Speciaux Nat.Geographic Cinema / UN SINGE EN HIVER (4) avec Jean Gabin Panorama O Zone Susan Smith: Nine Days of.Code Blue: Crossroads Dangerous Pursuits Caught on Camera High Speed Pursuit: Car.Dangerous Pursuits 2001 LPGA Tour (17:00) Sportsdesk .Primetime Mixed Curling Championship / Finale Sportsdesk J.Bravo .Mimi?Redwall Ned et.le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson .le pire Pyramide Journal suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Daniel Auteuil Bouillon de culture (21:15) .d'arts (22:50) Jrnl b.(23:15) Soir 3 (23:45) Get a Life! The Tribe Vox Cinema / THREE COLOURS: BLUE (2) avec Juliette Binoche Diplomatic.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Copines.Quand la vie est un combat Coup de coeur Medecine.secondes .en vedette Copines.Ca sex'plique Place publique .mange?Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Action Emploi S.Holmes Story Studio Zack Files Caitlin's.Radio Active Action Man 3 Friends.S.Holmes Hometown Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Grand Test Technofolie Zone extreme Cinema / NEMESIS (6) avec Olivier Gruner, Tim Thomerson News Passion Deco 7LP0701B0114 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B0114 ZALLCALL 67 00:46:39 01/14/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 4 J ANV I E R 2 0 0 1 B 7 La mort d'Agatha Christie SOUVENIRS-SOUVENIRS Il y a déjà un quart de siècle, Londres était en deuil.Les néons aux frontons de deux théâtres qui présentaient des pièces d'Agatha Christie étaient demeurés fermés.La grande romancière et reine britannique du polar, Agatha Christie, créatrice du célèbre détective Hercule Poirot, le suivait dans la mort.En fait, comme le faisait remarquer un texte de notre journal en date du 13 janvier 1976, le roman Poirot quitte la scène, qu'elle avait publié quatre mois plus tôt, était prophétique puisque la romancière y faisait mourir son grand héros à la toute fin.La romancière, qui célébrait alors son 85e anniversaire de naissance, était trop attachée sans doute à son héros pour lui survivre.En fait, le roman avait été rédigé trente ans auparavant et ne devait être publié, selon les désirs de l'auteur, qu'après son décès.Mais elle avait fini par se raviser et l'avait publié de son vivant, quelques mois avant son propre décès.Agatha Christie, une dame cultivée, calme et fuyant interviews et publicité, était devenue l'auteur policier le plus lu au monde.Elle avait publié 85 livres, lesquels s'étaient vendus à 350 millions d'exemplaires au moment de son décès.Son premier roman a mis en vedette Poirot, mais elle a également créé un autre personnage, Miss Marple, dont le dernier, intitulé La Dernière Aventure de Miss Marple.Ce volume, ainsi que l'autobiographie d'Agatha Christie parurent après sa mort.Moustaki à Montréal IL Y A TRENTE ANS, Moustaki était (« enfin », titrait La Presse du 16 janvier 1971), à Montréal pour quelques jours.Et Rudel-Tessier d'écrire que « le public de Moustaki, qui achète ses disques, depuis pas mal de temps, a enlevé les places comme on se dispute les petits pains chauds.Il a fallu ajouter une représentation, et quand on a vu que ce ne serait pas suffisant, on a trouvé une place, dans le calendrier de la Place des Arts, pour un autre spectacle.Ce qui n'empêchera pas beaucoup de Montréalais d'être déçus, car, déjà, une bonne partie de cette cinquième salle est vendue.Cela devait arriver, car Georges Moustaki, surtout depuis Le Métèque, a ici des milliers d'admirateurs, d'adorateurs.Ceux d'entre eux qui étaient à la première, hier soir, ont fait connaissance avec lui et ont découvert qu'il était tel que ses photos, et tel que sa publicité.Il a chanté ses belles chansons, accompagné de quatre excellents musiciens aussi discrets que lui, aussi simples, aussi sincères, et presque aussi talentueux.Car Georges Moustaki n'est pas seulement un poète, c'est aussi un musicien de talent.Même sa voix est la conséquence de son talent, car peu de chanteurs, sans doute, avaient moins de voix que lui, au départ.» Les débuts des Ice Follies LES ICE FOLLIES sont-elles du sport ou du spectacle1?Ou un peu les deux ?Toujours est-il que c'est dans le cahier « spectacles et concerts » du samedi 14 janvier 1961 que Jean Béraud, un des plus grands critiques culturels que le Québec ait connus, soulignait le 25e anniversaire des Ice Follies, cette troupe née en 1936 rappelait-il, du rêve de trois patineurs amateurs, Oscar Johnson, Eddie Shipstad et son frère Roy, un chimiste, un vendeur de machines à écrire et le troisième, préposé à la garde d'un terrain de stationnement, qui avaient décidé de mettre en commun leurs ressources, de s'associer quelques camarades et d'entreprendre une tournée aux États-Unis.Ils avaient commencé à patiner les dimanches après-midi au lac Como.Un faisait du patinage de style élégant, les deux autres patinaient sur le mode acrobatique et ils avaient été engagés pour divertir les amateurs de hockey entre les périodes de jeu.Ayant loué des costumes, ils se firent applaudir d'abord au Minnesota, puis au Madison Square Garden.C'est alors qu'ils eurent l'idée de partir en tournée.Le premier soir, le 7 novembre 1936, au colisée de Tulsa, à cause d'une épidémie de polio dans la ville, ils n'ont attiré que vingt spectateurs dans un aréna de 4000 places.Puis, à Kansas City, lors de la pire tempête de neige, ils n'attirèrent que 30 spectateurs.Mais grâce à leur persévérance, 25 ans plus tard, ils faisaient salle comble depuis des années.Leur première visite à Montréal date de 1938.Le phénomène Mireille Mathieu IL Y A TRENTE ANS, le phénomène Mireille Mathieu faisait rage à Montréal et bien que le déplorant, Yves Leclerc écrivait, le 16 janvier 1971: « on n'a pas fini d'en entendre parler.ni de l'entendre chanter ».Et ce, bien que, quant à lui, écrivait-il, « je n'aime pas Mireille Mathieu.Ses chansons, son style et sa voix m'ennuient et m'agacent même un peu ».Mais, reconnaissait- il, « il se passe quelque chose à un récital de Mireille Mathieu, quelque chose d'assez fort pour pousser son public à lui faire une ovation.Quelque chose qui, pourtant, défie l'analyse.Bien sûr, elle a une voix puissante, juste, et de plus en plus souple, avec des accents parfois émouvants.Ce n'est pas pour rien qu'elle a entrepris sa carrière en tant que « réincarnation de Piaf ».Mais cette voix est amoindrie par un vilain accent nasillard qui finit par porter sur les nerfs.Bien sûr aussi, la vue de cette toute petite fille perdue dans l'immensité du plateau de la grande salle a quelque chose de naïvement émouvant.Mais la petite fille a des gestes si mécaniquement étudiés, elle manque tellement de grâce naturelle et de spontanéité, que cet effet devrait en être atténué.Pourtant, 3000 personnes passent deux heures les yeux fixés sur elle, comme hypnotisés, comme s'il se passait vraiment quelque chose.» Hommage à Rodolphe Plamondon IL Y A TROIS QUARTS DE SIÈCLE, La Presse, de concert avec la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, avait organisé un grand concert en hommage au ténor Rodolphe Plamondon, né à Montréal en 1876, « notre plus grand ténor », soirée qui se voulait un « hommage national » à un artiste qui avait fait carrière à l'Opéra de Paris, s'était fait entendre sur les grandes scènes d'Europe aussi bien que sur les modestes tréteaux élevés tout près des tranchées, « à qui, écrivaiton le 16 janvier 1926, les critiques se sont plu à reconnaître unanimement une science complète du chant et un art exceptionnel de l'interprétation ».« Il a toujours affirmé sa qualité de Canadien français et il est l'un des nôtres qui a le plus contribué à nous valoir une certaine renommée musicale.» «ÉPOUSTOUFLANT!» Peter Travers, ROLLING STONE v.f.de VERTICAL LIMIT CONSULTEZ LES GUIDESÀ L'AFFICHE ! HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ G HULL 4 VISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! 4 SON DIGITAL version originale anglaise SEAN CONNERY FINDING FORRESTER «UN FILM MERVEILLEUX! SEAN CONNERY EST ABSOLUMENT FANTASTIQUE.» - Lou Lumenick, NEW YORK POST - 2922543A invitent 200 personnes à la grande première ! Cette annonce est publiée dans La Presse du 9 au 14 janvier 2001.Le tirage aura lieu le 18 janvier.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Les facsimilés ne sont pas acceptés.Valeur totale des prix : 2000 $.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.Nom Adresse Ville Code Postal Tél.(jour) (soir) À L'AFFICHE DÈS LE 26 JANVIER ! Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles pour la première du 25 janvier ! Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante: RIVIÈRES POURPRES / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.282, SUCCURSALE B MONTRÉAL, QUÉBEC H3B 3J7 JEAN RENO VINCENT CASSEL Version originale française 2918607A LE FILM #1 AU CANADA « Unique, grisant et inoubliable.Une explosion d'émotions qui vous coupera le souffle ! » Rex Reed, NEW YORK OBSERVER « Un film d'aventure d'une puissance extraordinaire.» Michael Wilmington, CHICAGO TRIBUNE EN NOMINATION AUX GOLDEN GLOBE MEI LLEUR ACTEUR ( D R A M E ) CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 CINÉPLEX ODÉON POINTE-CLAIRE 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CAPITOL ST-JEAN 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Carrefour) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 4 SON DIGITAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! MEILLEUR ACTEUR(Drame) Geoffrey Rush MEILLEUR SC.NARIO Doug Wright G A G N A N T MEILLEUR FILM National Board of Review GAGNANT La Plume et Le Sang version française de 4 SON DIGITAL CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Galeries) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 VERSION FRANÇAISE 16 À L'AFFICHE ! ANS + CINÉPLEX ODÉON ÉGYPTIEN 4 VERSION ORIGINALE ANGLAISE 2922542A 7LP0801B0114 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0114 ZALLCALL 67 00:48:33 01/14/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 4 J ANV I E R 2 0 0 1 Porto, « ville européenne de la culture» en 2001 SPECTACLES Salles de répertoire CATHERINE II DE RUSSIE, HENRI BOURASSA, MARGARET SANGER ET THÉRÈSE CASGRAIN Cinémathèque québécoise (salle F.Seguin): 19h30.CHEMINS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.CHINATOWN Cinéma du Parc: 19h20.CONTENDER (THE) Cinéma du Parc (3): 15h.GOÛT DES AUTRES (LE) Cinéma du Parc (3): 19h.GUERRE DES BOUTONS (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 14h.HELP Cinéma du Parc (3): 17h30.HENRY AND JUNE Cinéma du Parc: 21h50.IRON GIANT (THE) Cinéma du Parc (2): 15h.KNIFE IN THE WATER - MAKING OF MACBETH Cinéma du Parc: 16h45.MURDER Auditorium Maxwell- Cummings (Musées des Beaux-Arts): 12h.NIGHT OF THE LIVING DEAD Cinéma du Parc (1): 22h15.POIDS DES RÊVES (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.PRINCESS BRIDE Cinéma du Parc (1): 15h.SADE Cinéma du Parc: 20h45.SALE COMME UN ANGE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.SHADOW OF A DOUBT Auditorium Maxwell- Cummings (Musée des Beaux-Arts): 14h.STATE AND MAIN Cinéma Impérial: 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.SUZHOU RIVER Cinéma du Parc (1): 17h, 18h45, 20h30.WRONG MAN (THE) Auditorium Maxwell- Cummings (Musée des Beaux-Arts): 16h.Musique PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11h, Quatuor Claudel.Mendelssohn, Borodine, Champagne.Sons et brioches.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Marco Parisotto.Richard Roberts, violoniste, James Hiscott, accordéoniste.Symphonie no 83 (Haydn), Concerto pour violon no 1 (Wieniawski), ouverture de Rienzi (Wagner), Dancing on Wings of Fire (Hiscott), Till Eulenspiegel (Strauss).Dimanches en musique.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Dim., 14h30, Ensemble Strauss-Lanner et choeur.Dir.Jean Deschênes.Johann Strauss.Théâtre THÉÂTRE J.-DUCEPPE (Place des Arts) Mambo italiano, de Steve Galluccio.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Monique Duceppe.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Le Langue-à-langue des chiens de roche, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr.20h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, boul.St-Laurent) Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de Serge Denoncourt.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Extasy-land.com, de Jean- Frédéric Messier.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Antoine Mongrain, Frédéric Paquet, Jean-François Poirier, Marie-Hélène Racicot, Dominic Théberge: 19h30, sauf lun.LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre-Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charleboix.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY Knock, de Jules Romain.Mise en scène de Sylvie Bibeau et Manon Cardinal.Avec Ghislain Bourdeau, Sylvie Bibeau, Gisèle Carrier, Jean-Claude Charron, Luc Dubreauil, Paul Mac Donald, Hélène Michaud et Patrice Tremblay.Ven., sam.: 20h.Variétés CABARET DU CASINO British Invasion, revue musicale inspirée des années soixante, avec 14 musiciens, chanteurs et danseuses à gogo: 21h, sauf lun.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Le Dixieland: 20h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Flamenco: 20h; groupe de jazz: 22h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Paroles de terroir, avec Jacques Pasquet: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Geraldine Hunt et le Trio d'Arnold Ludvig: dès 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Vibraking: dès 21h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Rick Wilson: 22h.JAILHOUSE ROCK (30, Mont-Royal O.) Festival Musi Mour, avec Catchin'22, Limpid, Duo Tabasko, Vibration 9 et Crossroad (Hommage à Bon Jovi): 20h.Agence France-Presse PORTO, Portugal Ð Porto, « ville européenne de la culture » pour l'année 2001, émerge de deux années de travaux qui ont bouleversé et embelli la métropole économique du nord du Portugal.Élue le 28 mai 1998, parallèlement à Rotterdam, par les ministres de la Culture des Quinze, Porto avait à sa disposition un budget de 215 millions d'euros (près de 300 millions CAN) pour mener à bien son projet.Une société publique, Porto 2001 SA, a été créée pour gérer ce capital et préparer la ville à l'événement, notamment par la restauration des monuments et la construction de nouveaux équipements culturels.Divers quartiers ont été restaurés (Jardim da Cordoaria, Praça da Batalha, Caminhos do Romântico, la zone portuaire, le centre historique), ainsi que de nombreux espaces culturels (Palacio do Freixo, amphithéâtre Carlos Alberto, théâtre Rivoli, théâtre national Sao Joao, musée national Soares dos Reis, Colisée).D'autres structures ont dû être créées de toutes pièces, comme la bibliothèque Almeida Garrett, le Centre portugais de photographie et, bientôt, la Maison de la musique.La présidente du conseil d'administration de Porto 2001, Maria Teresa Lago, affirme que, d'ici un an, la ville sera extrêmement valorisée en équipements culturels et en espaces publics.Mais le retard de certains projets et le nombre de chantiers dans la ville ont suscité maintes critiques.Les commerçants et les milieux d'affaires ont manifesté un vif mécontentement depuis le début des travaux qui ont mis Porto sens dessus dessous : chaussées éventrées, rues impraticables, circulation et stationnement problématiques.Certains projets, tel celui de la Maison de la musique, ont dû être remis à plus tard.« Elle n'aurait jamais pu être prête à temps, explique Maria Teresa Lago.Il était impossible de construire un bâtiment de cette taille et avec cette exigence de qualité en moins d'un an », ajoute-t-elle.Les retards ont été aggravés par la démission, en novembre 1999, du premier président de la société Porto 2001, Artur Santos Silva, pour incompatibilité d'humeur avec le ministre de la Culture de l'époque, Manuel Maria Carrilho.Les critiques sont aussi nombreuses à l'égard du programme culturel, notamment de la part des intellectuels et des artistes originaires de la ville.L'écrivain Augustina Bessa-Luis déplore le manque de concertation.Elle regrette également une « programmation trop modeste par rapport à l'importance de l'événement ».Le musicien Carlos Té dénonce un programme élitiste et « inaccessible au plus grand nombre en raison de la taille de la plupart des salles ».Le ministre de la Culture, José Sasportes, balaie les critiques d'un revers de main en affirmant qu'elles ne se justifient plus dans le Portugal d'aujourd'hui.Pour lui, Porto 2001 sera un succès.La journée d'inauguration sera marquée par le vernissage de trois expositions, un concert de l'orchestre national de Porto, la première du film de Joao Botelho, Maos na pedra, olhos no céu, un feu d'artifice et des concerts destinés à un public plus jeune.2922658A CENTRE-VILLE EST CENTRE-VILLE OUEST RIVE SUD RIVE NORD 4SON DIGITAL VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) 3 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.au Mer.4:20,6:55 Jeu.4:20 3 LES DESTINÉES SENTIMENTALES (G) Dim.au Jeu.1:00,4:45,8:45 3LIMITE EXTRÉME (G)Dim.au Jeu.12:25,3:20,6:20,9:15 3 TIGRE ET DRAGON (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:15,1:10,3:35,4:10,6:35,7:05, 9:20,9:50 Jeu.1:10,4:10,6:35,7:05,9:20,9:50 3 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.au Jeu.12:05,2:30,5:00,7:30, 10:00 3 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,7:00,9:45 3 LA PLUME ET LE SANG(16+) Dim.au Jeu.12:40,3:30,6:45,9:40 3 SEUL AU MONDE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,1:00,3:05,4:30,6:15,8:00, 9:30 3 DRACULA 2000(v.française) (13+) Dim.au Mer.1:20,9:25 Jeu.1:20,9:50 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.au Jeu.12:50,4:00,7:00,9:55 MALENA (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.12:20,2:35,4:55,7:20,9:40 3 Trafic (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:20,1:05,3:25,4:15,6:25, 7:45,9:35 3 PLEURE PAS GERMAINE Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:50,7:10,9:30 3TREIZE JOURS(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:10, 1:30,3:15,5:00,6:30,8:30,9:35 CENTRE-VILLE OUEST FAUBOURG PV 1616 ouest, rue Ste-Catherine 849-FILM 121 YOU CAN COUNT ON ME (G) Dim.au Jeu.1:25,7:10 3THE FAMILY MAN(G) Dim.au Jeu.4:00,9:25 DON'T CRY GERMAINE (VOSTA) Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 THIRTEEN DAYS (G)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00, 1:15,3:10,4:30,6:15,7:40,9:15 CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 WHAT WOMEN WANT (G) Dim.& Mar.12:40,3:15,6:40,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:40 THE EMPEROR'S NEW GROOVE (G) Dim.& Mar.12:55,2:45,4:35,6:50 Lun.Mer.& Jeu.6:50 CAST AWAY (G) Dim.& Mar.12:30,3:30,6:30,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:20 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:45,3:40,6:15,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:15,9:10 THE FAMILY MAN (G) Dim.au Jeu.9:05 3 TRAFFIC (13+) Dim.& Mar.12:20,3:20,6:20,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:20,9:25 FINDING FORRESTER (G) Dim.& Mar.12:35,3:35,6:35,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:35 THIRTEEN DAYS (G) Dim.& Mar.12:25,3:25,6:25,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:25,9:30 3 ANTITRUST (G) Dim.& Mar.12:50,3:10,6:45,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:15 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ 3 MISS CONGENIALITY (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,2:50,5:10,7:30, 9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 3 DRACULA 2000(v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.4:20,9:40 Lun.& Jeu.9:40 3 CAST AWAY (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:40,6:30,9:15 Lun.& Jeu.6:30,9:15 3 THE FAMILY MAN (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,8:50 Lun.& Jeu.8:50 3TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.12:10,3:10,6:10,9:10 Lun.& Jeu.6:10,9:10 3DOUBLE TAKE(G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 3 SAVE THE LAST DANCE (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:50,7:10,9:30 Lun.& Jeu.7:10,9:30 3 THIRTEEN DAYS (G) Dim.Mar.& Mer.12:20,3:20,6:20,9:20 Lun.& Jeu.6:20,9:20 ÉGYPTIEN PV 1455, rue Peel 849-FILM -125 MALENA (v.o.Anglaise) (13+) Dim.au Jeu.1:40,3:35,5:30,7:25,9:35 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.2:00,4:30,7:00,9:25 QUILLS(16+) Dim.au Jeu.1:50,4:20, 6:50,9:15 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 MALENA (v.française) (13+) Dim.1:20,3:25,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.7:20,9:30 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:00,3:45,6:45,9:15 Lun.& Jeu.7:00 Mar.& Mer.6:45,9:15 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON 3 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.1:10,3:35,7:10,9:35,11:55 Lun.au Jeu.7:10,9:35 3DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.1:00,3:05,5:20 3 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.5:20,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.12:45,3:00,7:25,9:45,12:05 Lun.au Jeu.7:25,9:45 3 SEUL AU MONDE (G) Dim.1:05,4:00,7:05,9:55 Lun.au Jeu.7:05,9:55 3 Trafic (13+) Dim.12:55,3:50,7:00,9:50 Lun.au Jeu.7:00,9:50 3 TREIZE JOURS (G) Dim.1:00, 3:55,7:00,9:55 Lun.au Jeu.7:00,9:55 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 3DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.Mar.& Mer.12:15,2:35,4:50,7:10 Lun.& Jeu.7:10 3LIMITE EXTRÉME (G)Dim.Mar.& Mer.12:50,3:40,6:35,9:30 Lun.& Jeu.6:35,9:30 3 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:50,6:50,9:10 Lun.& Jeu.6:50,9:10 3SEUL AU MONDE (G)Dim.Mar.& Mer.12:35,3:30,6:30,9:20 Lun.& Jeu.6:30,9:20 3 CAST AWAY (G) Dim.Mar.& Mer.12:00,3:00,6:25,9:10 Lun.& Jeu.6:25,9:10 DRACULA 2000(v.o.Anglaise) (13+) Dim.au Jeu.9:45 3 THE FAMILY MAN (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:20,6:50,9:40 Lun.& Jeu.6:50,9:40 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:35,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 3 Trafic (13+) Dim.Mar.& Mer.12:10,3:05,6:30,9:25 Lun.& Jeu.6:30,9:25 3 TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.12:05,3:25,6:25,9:20 Lun.& Jeu.6:25,9:20 3TREIZE JOURS (G)Dim.Mar.& Mer.12:00,3:00,6:20,9:20 Lun.& Jeu.6:20,9:20 3 FINDING FORRESTER (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:45,6:35,9:25 Lun.& Jeu.6:35,9:25 3THIRTEEN DAYS (G) Dim.Mar.& Mer.12:10,3:10,6:15,9:15 Lun.& Jeu.6:15,9:15 OUEST DE L'ÎLE POINTE-CLAIRE PV 6341 Transcanadienne 849-FILM -131 BILLY ELLIOT (G) Dim.& Mar.1:30,3:50,6:50,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:10 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:40,4:30,7:00,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:35 STATE AND MAIN (G) Dim.& Mar.2:10,4:40,7:10,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:25 THE FAMILY MAN (G) Dim.& Mar.1:50,4:15,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 CAST AWAY(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.1:20,2:00,4:00, 5:00,6:40,8:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:40,8:00,9:20 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 DRACULA 2000 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:20 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.12:30,2:45,5:00,7:15 Lun.au Jeu.7:15 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.12:00,2:15,4:30 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.1:10, 3:45,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 SEUL AU MONDE (G) Dim.12:30, 3:25,6:30,9:25 Lun.au Jeu.6:30,9:25 PERE DE FAMILLE(G) Dim.1:00, 4:00,6:50,9:35 Lun.au Jeu.6:50,9:35 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.1:00,3:50,6:50,9:35 Lun.au Jeu.6:50,9:35 Trafic (13+) Dim.12:15,3:15,6:15,9:15 Lun.au Jeu.6:15,9:15 PREUVE DE VIE (13+) Dim.au Jeu.9:30 TREIZE JOURS (G) Dim.12:15, 3:15,6:15,9:15 Lun.au Jeu.6:15,9:15 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 3DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:05,7:10 Lun.& Jeu.7:10 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,2:45,4:50 3 L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.au Jeu.9:25 3 PREUVE DE VIE(13+) Dim.au Jeu.6:55,9:30 3 DONJONS & DRAGONS (G) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:35, 9:50 Lun.& Jeu.7:35,9:50 3 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:00,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 3 SEUL AU MONDE (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:40,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 PERE DE FAMILLE(G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:55,9:35 Lun.& Jeu.6:55,9:35 DRACULA 2000 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:00 3 MISS PERSONNALITÉ (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:15,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 L'EMPEREUR NOUVEAU GENRE(G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:05,5:00,7:05 Lun.& Jeu.7:05 3 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:15,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 Trafic (13+)Dim.Mar.& Mer.12:45, 3:40,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 TREIZE JOURS (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,3:35,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.1:00,3:20,7:00 Lun.& Jeu.7:10 Mar.& Mer.2:10,4:25,7:00 L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.au Jeu.9:40 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.1:25,3:30,7:20 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.2:25,4:40,7:20 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.1:05, 3:40,7:05,9:50 Lun.& Jeu.7:05,9:50 Mar.& Mer.2:05,7:05,9:50 PREUVE DE VIE (13+) Dim.au Jeu.9:00 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.1:15,3:55,6:50,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 Mar.& Mer.2:35,6:50,9:35 L'EMPEREUR NOUVEAU GENRE(G) Dim.1:10,3:15,6:45 Lun.& Jeu.6:45 Mar.& Mer.2:30,4:35,6:45 SEUL AU MONDE (G) Dim.12:55, 3:50,6:35,9:25 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.2:00,6:35,9:25 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.1:20,3:35,7:30,9:55 Lun.& Jeu.7:30,9:55 Mar.& Mer.2:00,4:20,7:30,9:55 PERE DE FAMILLE(G) Dim.1:05, 3:40,7:05,9:50 Lun.& Jeu.7:05,9:50 Mar.& Mer.2:05,7:05,9:50 DRACULA 2000 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:55 Trafic (13+) Dim.12:50,3:45,6:30,9:20 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.2:15,6:30,9:20 TREIZE JOURS (G) Dim.12:45, 3:40,6:30,9:20 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.2:30,6:30,9:20 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.11:55,2:20,4:45,7:10 Lun.au Jeu.7:10 3 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.12:55,3:45,6:55,9:45 Lun.au Jeu.6:55,9:45 SEUL AU MONDE (G) Dim.12:35, 3:35,6:35,9:35 Lun.au Jeu.6:35,9:35 PERE DE FAMILLE (G) Dim.12:45,3:55,6:45,9:20 Lun.au Jeu.6:45,9:20 DRACULA 2000(v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:40 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.12:25,2:50,5:00,7:25,9:50 Lun.au Jeu.7:25,9:50 Trafic (13+) Dim.12:05,3:10,6:25,9:25 Lun.au Jeu.6:25,9:25 TREIZE JOURS (G) Dim.12:15, 3:20,6:30,9:30 Lun.au Jeu.6:30,9:30 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.& Mar.12:55,3:10,5:25,7:35 Lun.Mer.& Jeu.7:35 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:00,4:00,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 ATTENTION ON TOURNE (G) Dim.au Jeu.9:45 MALENA(v.française)(13+) Dim.& Mar.1:40,3:40,5:40,7:40,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:40,9:40 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:20,4:10,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 ALL THE PRETTY HORSES (G) Dim.& Mar.1:30,4:20,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 3Trafic (13+) Dim.& Mar.12:45, 3:45,6:45,9:45 Lun.& Jeu.8:00 Mer.6:45,9:45 PLEURE PAS GERMAINE Dim.& Mar.1:10,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:20 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.1:15,3:15,5:15,7:15 Lun.au Jeu.7:15 PERE DE FAMILLE (G) Dim.1:20,4:00,7:00,9:20 Lun.au Jeu.7:00,9:20 3 SEUL AU MONDE (G) Dim.1:10,3:55,6:55,9:35 Lun.au Jeu.6:55,9:35 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.au Jeu.9:15 Trafic (13+) Dim.1:00,3:45,6:45,9:30 Lun.au Jeu.6:45,9:30 TREIZE JOURS (G) Dim.1:05, 3:50,6:50,9:55 Lun.au Jeu.6:45,9:30 LONGUEUIL (PLACE) PV 825, St-Laurent O.Longueuil 849-FILM -142 DU CINÉMA D'AUJOURD'HUI Á PRIX D'HIER LES MARDIS ET MERCREDIS 1,50$ DU JEUDI AU LUNDI 3,00$ LA BELLE-FAMILLE (G) Dim.3:45,7:05 Lun.& Jeu.8:10 Mar.& Mer.7:05,9:30 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.1:35 LE 6È JOUR (13+) Dim.1:20, 4:05,6:50 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.6:50,9:20 AMES PERDUES(13+) Dim.3:40 Lun.8:10 Mer.9:25 PLANETE ROUGEDim.1:25,7:00 Mar.& Mer.7:00 Jeu.8:10 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Dim.1:40,4:00,6:55 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.6:55,9:10 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:30,3:50,6:45 Lun.& Jeu.8:15 Mar.& Mer.6:45,9:15 RIVE NORD LAVAL (GALERIES) PV 1545, boul.Le Corbusier 849-FILM -151 ATTENTION ON TOURNE (G) Dim.& Mar.3:30,9:30 Lun.Mer.& Jeu.9:30 LA PLUME ET LE SANG (16+) Dim.& Mar.1:10,6:35 Lun.Mer.& Jeu.6:35 THE FAMILY MAN (G) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:30,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:10 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:45,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:20CHOCOLAT Dim.& Mar.12:50,3:30,6:30,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:05 STATE AND MAIN (G) Dim.& Mar.12:35,7:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05 ALL THE PRETTY HORSES (G) Dim.& Mar.3:55,9:15 Lun.Mer.& Jeu.9:15 MALENA(v.française)(13+) Dim.& Mar.12:30,2:45,4:50,7:00,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 PLEURE PAS GERMAINE Dim.& Mar.12:35,2:50,5:00,7:15,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:25 TREIZE JOURS (G) Dim.& Mar.12:20,3:20,6:20,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:20,9:20 LAVAL (CARREFOUR) PV 2330, boul.Le Carrefour 849-FILM -152 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Dim.au Jeu.9:45 DUNGEONS & DRAGONS (G) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:30 Lun.& Jeu.7:30 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:20,7:35,9:50 Lun.& Jeu.7:35,9:50 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:15,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 3 SEUL AU MONDE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:30,2:00,3:25,5:00,6:30, 8:00,9:25 Lun.& Jeu.6:30,8:00,9:25 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:45,7:00,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.au Jeu.9:15 3 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.& Mar.12:00,2:15,4:30,7:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00 3 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.& Mar.12:10,2:20,4:30 3 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.& Mar.1:30,4:05,7:00,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:40 3 PREUVE DE VIE (13+) Dim.au Jeu.6:50,9:40 3 DONJONS & DRAGONS(G) Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40 L'EMPEREUR NOUVEAU GENRE(G) Dim.& Mar.12:45, 2:45,4:35,7:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00 3 DRACULA 2000 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.7:00,9:15 3MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 3 SEUL AU MONDE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:30,1:30,3:30,4:30, 6:40,8:30,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:40,8:30,9:40 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.& Mar.1:05,3:40,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 3 THE FAMILY MAN (G) Dim.au Jeu.9:10 3 CAST AWAY (G) Dim.& Mar.12:45,3:45,6:45,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:35 3 Trafic(13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:40,3:40, 6:40,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:35 3 TRAFFIC (13+) Laissezpasser refusés Dim.& Mar.12:40,3:40,6:40,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:35 3 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.& Mar.1:15,3:55,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 3FINDING FORRESTER (G) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:45,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:30 3 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:35,4:05,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 3TREIZE JOURS (G)Dim.& Mar.12:25,3:25,6:45,9:45 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:45 DU Dimanche 14 à Jeudi 18 2922545A 7LP0901B0114 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B0114 ZALLCALL 67 00:48:05 01/14/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 4 J ANV I E R 2 0 0 1 B 9 THÉÂTRE Une île tragique JENNIFER COUËLLE Le corps y fait image.Il est territoire chez Daniel Danis.De l'amour, de son absence, du trou qu'il creuse lorsqu'il ne vient pas.Celui que je prends par la tête et que je colle sur mon front.; celle que je prends comme ça, je lui parole : j'ai le coeur bandé sur toi.; celle que je tiens par la main, je vais la rencontrer bientôt.C'est un univers Daniel Danis.Prégnant et à ce point marqué, qu'on aime ou on n'aime pas.Mettons que ça se passe à peu près comme ça.La nouvelle pièce du premier auteur québécois à être joué à la Schaubühne de Berlin (Le Chant du Dire-Dire, devenue Das Lied vom Sag- Sager, a été présentée dans la capitale allemande au printemps dernier) vient de prendre l'affiche au Théâtre d'Aujourd'hui.Et il vous rentre dedans, ce Langue-à-Langue des chiens de roche mis en scène par René Richard Cyr.Longuement, un peu trop.Constant dans ses convictions poétiques, le directeur artistique du théâtre de la rue Saint-Denis a également dirigé la création du Chant du Dire-Dire, en 1998.Cette fois, le lieu de déchirement est une île fictive du Saint-Laurent.On la sent glauque, rocailleuse.Ses habitants, dont deux femmes autochtones, font ce qu'ils peuvent.Ils avancent comme ils fuient au nom de l'amour.Un amour, ici, aussi cru et nécessaire qu'un os.Joëlle et Déesse, les soeurs amérindiennes de ce conte lyrique à la fois tragique et touchant, portent le poids d'une blessure trop grande qui les a vu bannies de leur réserve.Elles sont Marie-France Lambert en gérante par défaut du poste d'essence Gaz-O-Tee-Pee, costaude dans son rôle de butée, et Dominique Quesnel qui, attachante, se livre parfaitement au pas dans sa monstruosité fesses-à-l'airparce que-je-n'ai-que-ça.Elle fait d'ailleurs un peu d'ombre à la monstruosité, pourtant écrite, de son complice de scène Coyote, un Normand D'Amour drapé de peaux comme le Devin dans Astérix.Un Normand D'Amour juste mais plutôt docile pour un sex-pot individualiste et alchimiste qui concocte des partys rage et des boissons aphrodisiaques.Vêtue de costumes remarquablement inspirés dans leur mariage d'onirisme et de réalisme (il faut saluer Marie-Pierre Fleury), la distribution est surtout solide.Tout particulièrement dans le cas de la jeune comédienne Isabelle Roy, qui brillait récemment dans La Reine morte de Montherlant au Théâtre Denise-Pelletier.Jouant corps, voix et visage, elle campe une Djoukie, cette jeune ado que la vie a fait vieillir trop tôt, immense dans sa peine qu'elle n'entend plus refouler.C'est qu'elle hurle, cette pièce cadette de Daniel Danis, où un certain Léo (Pierre Collin en père veuf, un faux rude qui rêve encore à sa femme) tient un chenil de 246 chiens.Elle aboie, littéralement, son « au secours d'amour ».Un plaidoyer qui eut été encore mieux reçu en un temps plus court.Cette fresque d'intensité pur jus dure plus de deux heures tout d'un trait.Ça fait beaucoup.Beaucoup de déclamations à haut volume.Beaucoup d'états d'esprit et de coeur contre vents et marées fidèles à leur douleur.Ouf ! En d'autres mots, suivant sa construction en vagues et en ressacs, ce Langue-à-Langue n'en finit plus de finir.Le plein d'émotions fait avant le temps, reste à se rabattre sur la scéno, éminemment visuelle et poétique dans son dépouillement.Un superbe décor en contreplaqué avec juste assez de traces et de couleurs réalisé par le peintre et graveur François Vincent.C'est d'ailleurs une forte impression de cohésion entre les différentes composantes de cette production qui fait que, malgré son étendue, il s'en dégage une sacrée dose d'énergie.Et elle est belle.LE LANGUE-À-LANGUE DES CHIENS DE ROCHE de Daniel Danis, mis en scène par René Richard Cyr.Avec Marie-France Lambert, Dominique Quesnel, Normand D'Amour, Pierre Collin, Jean-François Pichette, Isabelle Roy, Catherine Bonneau, Patrick Hivon et Sébastien Rajotte.Scénographie: François Vincent.Costumes: Marie- Pierre Fleury.Éclairages: Claude Accolas.Musique: Alain Dauphinais.Maquillages et coiffures: Angelo Barsetti.Au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 3 février.Dominique Quesnel, Marie-France Lambert et Isabelle Roy, marquées au fer dans le secouant Langue-à-Langue des chiens de roche de Daniel Danis.A-SANTÉ 1 Quel dérivé de la cortisone est sécrétée lors de stress?2 Quel nom porte la tendance d'un corps à garder stables certaines de ses caractéristiques, comme la température?3 Quel nom de ville a-t-on donné au syndrome où un otage se prend d'affection pour ses ravisseurs?4 Au Japon, de quoi meurent ceux qu'on appelle « karoshi »?5 À quel type de méthode associez-vous les noms de Schulz ou Jacobson?G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 B-HISTOIRE D'« O » 1 Quel puissant cartel de l'énergie est fondé par 13 pays en 1960 à Vienne?2 Le trafic de quel produit fut à la base de deux guerres sinobritanniques en 1839-42 et 1856-60?3 Quel ordre religieux occulte, qui se veut une véritable armée de Dieu moderne, est fondé par Josémaria Escriva en 1928?4 Quel nom a-t-on donné à la nouvelle frontière entre la Pologne et l'Allemagne dessinée par les Alliés en 1944-45?5 Quel État américain a donné son nom à la route empruntée par les colons qui émigraient vers le Far West?Jean-Sébastien Bach D-BACH 1 De quelle région allemande la dynastie Bach était-elle originaire?2 De quel compositeur, connu pour ses canons, Jean- Sébastien Bach fut-il l'élève?3 Quel nom porte le type de composition où s'enchevêtrent plusieurs lignes mélodiques qui sont parfois indépendantes les unes des autres?4 Dans quelle ville, où il mourut, Bach occupa-t-il le poste de cantor?5 Quel musicien réalisa le très populaire album Switched on Bach avant de subir une opération de changement de sexe?F-ÉNERGIE 1 L'énergie d'une bombe atomique équivaut à cent mégatonnes de quel explosif?2 Quel physicien étudia le premier en détail les champs électromagnétiques?3 Quel nom porte la supposée capacité à déplacer des objets seulement avec la force de l'esprit?4 Quelle formule donne l'équivalence entre masse en grammes et énergie en ergs?5 Quel titre portait l'émission de télévision jeunesse animée par Marc-André Coallier à Radio- Québec?C-GLACE 1 Quels deux ex-hippies ont vendu leur entreprise de crème glacée, une institution vermontoise, à la multinationale Lever en 1999?2 Quel écrivain danois, auteur de contes, est l'auteur de La Reine des glaces?3 Quel nom donne-t-on à la mince couche de glace transparente que l'on retrouve sur les routes l'hiver?4 Quel gaz compose la glace sèche?5 Quel nom porte la préparation italienne, semblable au sorbet, mais avec de gros cristaux de glace, souvent au citron?E- PONTS 1 Quel roi, mari de Marie de Médicis, fit bâtir le Pont-Neuf de Paris?2 Quel nom porte le fromage carré à pâte molle de la région de Calvados qui contient le mot `pont`?3 Quel type de pont fait-on à quelqu'un lorsqu'on veut le décider à accepter un nouvel emploi?4 Quel titre, signifiant `faiseur de ponts` était un ministre du culte chez les romains?5 Quel nom connu donne-t-on aux extrémités avant et arrière du pont d'un navire?Marc-André Coallier G-MAGIE 1 Quel magicien américain du début du siècle portait le même nom que le découvreur de la tombe de Toutankhamon?2 De quel magicien français populaire au 19e siècle Harry Houdini s'était-il inspiré pour choisir son nom?3 Quel magicien anime des émissions télévisées pour Loto-Québec?4 Quel magicien américain a fait disparaître la Statue de la liberté ainsi qu'une relation avec Cindy Crawford?5 Quel est l'autre nom de l'illusionnisme, partie de la magie préoccupée par les tours de mains et les disparitions d'objets?H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Magistrat et écrivain français né à Belley en 1755 et mort à Paris en 1826.2 Il s'opposa à l'introduction de la Terreur dans la ville de Belley dont il était maire, mais on le connaît pour ses écrits sur la gastronomie.3 Un fromage et un plat portent son nom.4 Il est l'auteur de La Magicien Physiologie du goût.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Denys Lasdun, un des plus grands architectes britanniques, meurt à 86 ans Agence France-Presse LONDRES Ð Denys Lasdun, l'un des plus grands architectes britanniques, est mort jeudi à 86 ans à la suite d'une double pneumonie, a rapporté vendredi la presse britannique.Le père anglais du modernisme de béton, qui se plaisait à marier les concepts définis par Le Corbusier avec les formes cubistes, a fondamentalement marqué l'architecture du XXe siècle.Il avait amorcé sa carrière dans les années 30 et est notamment l'auteur des plans d'une tour, Knightsbridge Barracks, qui domine l'ouest de Londres, ainsi que du Collège royal de physique à Londres et de l'Université d'East Anglia à Norwich.Son oeuvre majeure reste le Théâtre National à Londres, une série de cubes de béton, construits en « strates » sur la rive sud de la Tamise en 1976.Le prince Charles avait décrit le bâtiment comme « une façon intelligente de construire une centrale nucléaire dans le centre de Londres sans que personne ne s'y oppose ».L'un des principaux thèmes de travail de Denys Lasdun était la conception de bâtiments comme des paysages, formés d'espaces et de niveaux décalés.L'architecte Norman Foster, concepteur notamment du pont du Millénaire et de la récente restauration du British Museum, a exprimé sa peine de voir s'éteindre « un pionnier, un architecte d'envergure mondiale et qui a eu une influence énorme (sur ses pairs) ».« Il était le dernier de sa génération », a reconnu Gavin Stamp, président de la Société du XXe siècle, association de préservation du patrimoine. 7LP1001B0114 B 10 sciences 01-14 7LP1001B0114 ZALLCALL 67 00:46:09 01/14/01 B SCIENCES B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 4 JANVIER 2001 Photothèque LA PRESSE Avec ses neuf cratères, le Québec compte presque le dixième des structures géologiques mondiales nées d'un impact de météorite.Et surtout, deux des cinq épisodes les plus importants, Manicouagan et Charlevoix.ISABELLE BURGUN Agence Science-Presse Le patrimoine géologique québécois est plus qu'un sac de vulgaires roches.À l'heure où l'homme s'éprend plutôt de technologie et d'Internet, le parent pauvre des sciences a bien des choses à raconter.Malgré le musée de géologie bien dissimulé au coeur de l'Université Laval, la collection de 120 météorites du Planétarium ou les collections des six clubs de minéralogie québécois, la première source de découvertes géologiques est souvent dans les.publications.« Contrairement aux autres provinces, le Québec n'a pas de lieu qui permettrait de centraliser, préserver et valoriser l'ensemble de son patrimoine géologique », dénonce Mario Cournoyer, directeur général du Musée de paléontologie.Cinq ans après sa création, ce musée espère toujours.un local afin d'exposer sa collection de fossiles.Les 1500 spécimens du musée et les 50 000 exemplaires de l'organisme Paléovision moisissent hors de la portée de tout regard, dans les sous-sols de membres et d'amis.« Des pièces uniques, comme près de 200 ossements d'oiseaux et de bélugas de l'époque de la mer de Champlain, sont entreposées dans mon garage », soupire Mario Cournoyer.Car depuis longtemps, les musées généralistes ont amorcé un virage au profit des sciences de la nature et de la technologie, délaissant les sciences de la terre.Cette situation s'accentue encore avec la fermeture des départements de paléontologie ou de géologie de l'Université de Montréal et de l'Université Concordia ou encore du Centre muséographique de l'Université Laval, qui possédait un volet consacré à la géologie.Des fragments d'histoire plein les yeux Des fossiles aux minéraux, en passant par les pierres à bâtir, sans oublier les structures géologiques, les cavernes naturelles ou les impacts de météorites, la liste du patrimoine géologique est longue et méconnue.La plupart des villes québécoises cachent ainsi de vieilles demeures aux pierres vénérables.« Le cachet unique du Vieux-Québec provient des carrières des riches provinces géologiques des Appalaches, des Basse-Terre du Saint-Laurent et du Bouclier canadien », fait remarquer Henri-Louis Jacob, spécialiste du ministère des Ressources naturelles du Québec.Pour sa part, loin des calcaires, des grès et des granites multicolores, Montréal affiche plutôt ses édifices de « pierre grise », un calcaire du groupe de Trenton ou de Chasy.Les monolithes de Mingan ou les fossiles de l'île d'Anticosti symbolisent la richesse géologique québécoise.Mais la province compte aussi pas moins de 3850 espèces minérales homologuées.À deux coins de rue de chez lui, l'observateur curieux trouvera des traces des quatre étapes géologiques responsables de l'actuel paysage.« Avec un peu d'attention et de connaissances, il pourra s'imprégner d'une histoire vieille d'un milliard d'années », relève Gilbert Prichonnet, professeur au département des sciences de la terre et de l'atmosphère de l'UQAM.Les collines d'Oka et de Rigaud, massifs avancés du plateau des Laurentides, appartiennent à la période la plus ancienne de notre planète, le Précambrien (près d'un milliard d'années).À un jet de pierre, des affleurements exposent des grès et des calcaires d'un lointain océan de l'ère Paléozoïque (550 à 430 millions d'années).Le mont Royal et les collines montérégiennes affichent les vestiges du Crétacé inférieur (100 millions d'années).Des dépôts de surface témoignent de la dernière glaciation et de la mer de Champlain.La géologie, un sentier à emprunter Lorsqu'on emprunte le chemin de la préhistoire, on se heurte parfois à quelques obstacles : accès interdit, propriétés privées, végétation envahissante dissimulant les reliefs.Des sites fossilifères subissent aussi la dégradation de collectionneurs amateurs non avertis.Tous n'ont pas la chance d'être préservés comme celui de Miguasha, en Gaspésie, déclaré site patrimonial mondial par l'UNESCO.Au Québec, le concept de richesse patrimoniale géologique en est encore à ses premiers balbutiements.Les organisateurs du premier colloque sur le patrimoine géologique du Québec, tenu cet automne à Montréal, qui font partie des rares privilégiés à avoir accès à des collections souvent dispersées, désirent créer une Conférence permanente sur le patrimoine géologique du Québec.« Des chapitres entiers de la très longue histoire de la terre et de la vie sont écrits et conservés au Québec », note Michel A.Bouchard, président de l'Association professionnelle des géologues et des géophysiciens du Québec.Des sentiers de découvertes géologiques restent à développer, tout comme la préservation et la valorisation des sites exceptionnels et des diverses collections.Mais le colloque laissera une trace.Un ouvrage sur le patrimoine géologique du Québec est en cours de préparation, en partenariat avec le ministère des Ressources naturelles du Québec.Il sera publié d'ici le printemps 2001.Les fruits des bombardements célestes La géologie s'intéresse à toutes sortes de roches.même à celles qui nous tombent sur la tête ! Avec ses neuf cratères, le Québec compte presque le dixième des structures géologiques mondiales nées d'un impact de météorite.Et surtout, deux des cinq épisodes les plus importants, Manicouagan et Charlevoix.« Sommes-nous les damnés de Dieu ?» plaisante Michel A.Bouchard, président de l'association professionnelle des géologues et des géophysiciens du Québec.Plus probable est le fait que notre vaste territoire à la croûte ancienne a été beaucoup inspecté par de nombreux géologues.Avec ses 100 kilomètres de diamètre, le plus célèbre des lieux d'impact reste le cratère de Manicouagan, vieux de 210 millions d'années.« Visible par satellite, c'est l'un des plus importants du globe, tant par sa taille que par le fait qu'il coïncide dans le temps avec une extinction majeure des espèces vivantes », poursuit M.Bouchard, également membre du comité consultatif sur les météorites et les impacts de l'Agence spatiale canadienne.Pourtant, le véritable bijou québécois est plutôt le cratère du Nouveau-Québec (Nunavut), qui se place parmi les cratères simples les mieux conservés de la planète.Avec son rebord intact, il accueille un lac Ð celui de Pingualuk, un joyau patrimonial Ð hébergeant l'eau la moins minéralisée au monde.Ce miroir d'altitude reflète dans ses eaux l'ensemble du ciel en mystifiant nos sens.Une rencontre avec la beauté.La Commission québécoise des biens culturels vient d'en recommander le classement.Le site de Charlevoix est moins reconnaissable.Avec sa forme érodée, il est aussi trop grand pour être embrassé du regard.La majorité des cicatrices terrestres laissées par les bombardements célestes sont encore moins spectaculaires et souvent inaccessibles.C'est le cas des six autres cratères québécois scientifiquement reconnus.Pourtant leur valeur scientifique et historique n'est plus à démontrer.Sur la planète, on recense actuellement 150 lieux d'impacts, mais on estime que de ce patrimoine si particulier, il en reste peutêtre trois fois plus à découvrir.Le squelette d'un jeune hominidé de trois millions d'années découvert en Éthiopie Agence F r a n c e - P r e s s e ADDIS ABEBA Ð Le squelette partiel d'un jeune hominidé qui vivait il y a au moins 3 millions d'années a été découvert dans la zone de Dikika, au nord-est de l'Éthiopie, a indiqué vendredi à l'AFP le paléontologue éthiopien qui l'a trouvé.Le crâne complet, les cervicales et plusieurs côtes d'un jeune hominidé proche de Lucy (Australopithecus afarensis de 3,2 millions d'années) ont été découverts le 9 décembre dans cette zone du pays Afar, a précisé Zeresenay Alemseged, 31 ans.« Les découvertes de jeunes hominidés sont assez rares et c'est un squelette partiel avec des sédiments qui peuvent révéler » d'autres fossiles intéressants, a déclaré le Dr Zeresenay, qui a obtenu en 1998 son doctorat en paléontologie à l'Université Paris VI, en France.« Cette découverte est exceptionnelle vu qu'il s'agit d'un jeune individu Ð or on en connaît très peu Ð et deuxièmement en raison de l'état de conservation quasi parfaite de ce jeune hominidé », a assuré à l'AFP un expert occidental qui a requis l'anonymat.La zone de Dikika est située plus au sud de Hadar, toujours en pays Afar, où avait été mise au jour Lucy, il y a un quart de siècle.« Maintenant, il me reste à (.) dégager petit à petit (.) le tout, (.) et retourner sur le site pour découvrir les restes de ce jeune hominidé », a souligné le paléontologue, originaire d'Axoum (obélisque), actuellement chercheur associé dans un cycle de postdoctorat à l'Institut des Origines humaines de l'Université de l'Arizona, aux États- Unis.Par ailleurs, plus à l'ouest de Dikika, dans la zone de Busidima, toujours en pays Afar, le chercheur éthiopien a également découvert les restes d'une faune diversifiée ainsi que des outils un peu plus récents.Début juillet 2000, Addis Abeba avait annoncé la découverte récente de restes d'hominidés antérieurs à Lucy dans la localité de Galili, dans le bassin de Mulu, en pays Afar.Début décembre 1999, la moitié du crâne d'une australopithèque, contemporaine de Lucy (Australopithecus afarensis) a été découverte un peu plus tôt dans le nord-est de l'Éthiopie parmi les restes d'une vingtaine d'hominidés.Outils de pierre Fin avril 1999, une équipe de paléontologues américano-éthiopienne avait mise au jour dans le Moyen-Awash (nord-est) les restes d'un australopithèque qui utilisait déjà des outils de pierre."]
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