La presse, 19 novembre 2008, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts DUMAS CHANTAL LACROIX DE RETOUR À TVA PAGE 5 SALONDU LIVRE MICHEL FOLCO: L'IMPROBABLE ÉCRIVAIN PAGE 2 sur cyberpresse.ca PHOTOS Voyez nos photos du film Un conte de Noël avec Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni sur moncinema.ca/conte BLOGUE Les superhéros ont la cote à Hollywood où 75 nouveaux projets sont en chantier! Lisez le blogue de Jozef Siroka sur cyberpresse.ca/siroka ALEXANDRE VIGNEAULT L'abolition de deux programmes fédéraux de soutien à la diffusion des arts à l'étranger ajoutée au spectre d'une crise d'économique mondiale sèment l'inquiétude chez les diffuseurs, managers et gestionnaires du monde du spectacle, qui craignent de ne pas pouvoir respecter tous leurs engagements.Plus de 600 représentations de spectacles canadiens à l'étranger sont d'ailleurs menacées selon un coup de sonde mené par la Conférence nationale des arts de la scène (CINARS), qui a débuté hier à Montréal.«L'inquiétude est installée et elle est palpable, surtout chez les compagnies du Québec et du Canada, précise Alain Paré, président-directeur général de CINARS.Celles qui ont signé des ententes pour 2009-2010 se demandent si elles pourront respecter leurs engagements.» Prom Art et Routes commerciales, deux des programmes récemment abolis par le gouvernement Harper, permettaient à plusieurs de ces compagnies de boucler leur budget afin d'aller présenter leurs productions ailleurs dans le monde.«On a déjà des annulations.On sait qu'on ne pourra pas aller en Australie », affirme Lynne ter Metz, directrice marketing chez Les 7 doigts de la main.Ces deux dernières années, la troupe avait reçu 150 000$ de Prom Art.«Nos spectacles, on les tourne beaucoup, alors une coupe comme ça, du jour au lendemain, ça a un impact, poursuit-elle.Mais on veut continuer à exister, on veut trouver des solutions.» Bernard Sauvé, directeur général d'Eponymus, un gestionnaire spécialisé dans la danse contemporaine établi à Vancouver, estime que, si l'aide gouvernementale n'est pas reconduite dans d'autres programmes, il sera «presque impossible» d'effectuer des tournées internationales sans augmenter les cachets ou la contribution du diffuseur.Une idée aussi évoquée aux 7 doigts de la main, tout comme celle de resserrer les tournées pour limiter les déplacements et en diviser les coûts entre plusieurs diffuseurs.L'incertitude qui règne dans le milieu mettrait en jeu quelque 600 représentations de différents spectacles, selon un coup de sonde réalisé par CINARS.Les compagnies et agences qui ont pris la peine de répondre au sondage parlent non seulement de budget à boucler, mais aussi de tournées internationales sérieusement amputées ou compromises, ainsi que d'une atteinte au lien de confiance tissé entre leurs entreprises et ses partenaires étrangers.Le privé, pas une panacée Vu la conjoncture, on aurait pu s'attendre à ce qu'un atelier intitulé Alternatives au financement public : les connaissez-vous ?soit très couru.Une trentaine de personnes seulement s'y sont présentées, hier matin.Il y a été question du très complexe système brésilien de soutien aux arts et du rôle important que jouent les fondations privées aux États-Unis.Adam Bernstein, directeur adjoint de la Fondation Mid-Atlantic, a toutefois tenu à préciser qu'obtenir l'aide d'un fonds privé n'est pas la panacée.L'appui financier des fondations privées est souvent de courte durée \u2014 il faut être chanceux pour décrocher un engagement de trois ans, selon lui \u2014 et il est souvent accordé à un seul projet à la fois.M.Bernstein qualifie l'aide gouvernementale de plus «fiable» en ce sens qu'il peut s'agir d'engagements à long terme qui permettent aux compagnies de se structurer, de pérenniser leurs efforts.Nuages sombres à l'horizon La conjoncture économique, et le spectre d'une crise économique à venir, aura peut-être pour effet d'amplifier les difficultés des artistes québécois et canadiens à trouver les moyens de rayonner sur la scène internationale.CINARS est un supermarché du spectacle où les diffuseurs viennent faire leur shopping.La situation économique influencera-t-elle leurs choix ?«Les gens seront plus sélectifs, prévoit Frank Newman, directeur artistique du Terrapin Puppet Theatre, d'Australie, venu à Montréal pour vendre des productions.Leurs choix seront dictés par la rentabilité.Ils prendront moins de risques et pour les arts ou les productions plus expérimentaux, ce sera plus difficile.» Debora Staiff, agente de spectacle de Buenos Aires, en Argentine, dit avoir déjà perdu trois tournées en Amérique du Sud cette année.«C'est une conséquence directe de la situation, dit-elle.L'an prochain, en Europe, bien des festivals subiront des coupes de budget, alors je présume qu'il leur sera plus difficile d'acheter des spectacles que cette année ou l'an dernier.» Alain Paré, lui, ne croit pas que les diffuseurs se montreront plus frileux qu'à l'ordinaire.«Mais ils voudront s'assurer que le financement sera là et que ces compagnies n'annuleront pas leurs spectacles », fait-il valoir.Ce n'est pas qu'un petit problème.Dans le sondage réalisé par CINARS, Les 7 doigts de la main précise que l'assurance qu'une partie des frais de transport étaient défrayés par le gouvernement du Canada constituait un élément capital lors de la conclusion d'une entente avec un diffuseur étranger.CRISE FINANCIÈRE L'INQUIÉTUDE GAGNE LA SCÈNE Le monde du spectacle est en général l'un des premiers secteurs de l'économie touchés par un ralentissement.Et dans la foulée de compressions fédérales qui ont fait couler beaucoup d'encre, les sombres perspectives économiques commencent à angoisser les professionnels des arts de la scène.Et déjà, l'industrie du cinéma est directement affectée par la débâcle des banques.PHOTOMONTAGE LA PRESSE À LIRE AUSSI : OTTAWA NE BOUGERA PAS Le nouveau ministre du Patrimoine, James Moore, refuse d'annuler les compressions, en PAGE 6 L'INDUSTRIE DU CINÉMA ÉCOPE Ébranlés par la crise, les Américains annulent leurs tournages à Montréal, en PAGE 6 LA CRISEETLES ARTS «Nos spectacles, on les tourne beaucoup, alors une coupe comme ça, du jour au lendemain, ça a un impact.» SANSTAXES TOUS LES MANTEAUX EN LAINE PARTOUT AU QUÉBEC 1 888 858-5258 ERNEST.CA 3595498A ARTS ET SPECTACLES TRIO > SALONDU LIVRE TOUT SUR LA BÉDÉ Delaf&Dubuc, Michel Rabagliati, Philippe Graton, les artisans de La Pastèque, qui célèbre ses 10 ans, et Étienne Pollet, spécialiste de l'oeuvre de Hergé, répondent aux questions de Jean Fugère et des visiteurs à 19h30 sur la Grande Place.Si vous voulez tout savoir sur l'univers de la bédé.TÉMOIGNAGE SUR L'ADOPTION INTERNATIONALE Laetitia Toanen a décrit son expérience et sa démarche dans L'adoption internationale (Guy Saint-Jean Éditeur).Elle racontera le tout de vive voix à 16h15 à L'Agora pour les futurs parents intéressés par cette voie souvent compliquée.POUR LES FANAS DU SALON Le Salon commence aujourd'hui et c'est 8$ l'entrée.Mais si vous comptez y aller tous les jours, sachez qu'il existe un passeport Salon du livre de Montréal.Pour 10$, vous pouvez aller et venir à votre guise dans les allées de la Place Bonaventure pendant les six jours de la manifestation.Seule condition: vous devez fournir une photographie - après tout, c'est un passeport ! DANIEL LEMAY Avec un quatrième Prix du Gouverneur général, la romancière Marie-Claire Blais est devenue hier la romancière québécoise la plus souvent citée à ces prestigieux prix, les plus anciens du Canada.Après Manuscrits de Pauline Archange (1968), Le sourd dans la ville (1979) et Soifs (1996), l'auteure originaire de Limoilou l'emporte cette année avec Naissance de Rebecca à l'ère des tourments, publié chez Boréal.L'illustrateur montréalais Stéphane Jorisch a aussi atteint le plateau record de quatre «G.G.» pour son travail sur le texte d'Edward Lear, The Owl and the Pussycat (Kids Can Press) ; M.Jorisch était aussi en nomination du côté francophone pour Un cadeau pour Sophie, le texte de Gilles Vigneault qui a remporté au début du mois le prix du Centre canadien du livre jeunesse/Groupe TD.À l'exception de Pierre Ouellet, en voyage au Japon, qui a reçu le Prix de l'essai, son deuxième, pour Hors-temps - Poétique de la posthistoire (VLB Éditeur), tous les lauréats ont assisté hier matin à la présentation du Conseil des arts du Canada (qui administre les «G.G.») au musée Mc Cord de la rue Sherbrooke.Les lauréats seront reçus officiellement par la gouverneure générale Michaëlle Jean, le 10 décembre à Rideau Hall.Chacun des 14 lauréats reçoit une bourse de 25 000$ et leur éditeur, une subvention de 3000$ destinée à la promotion des ouvrages primés.Ces prix littéraires, à leur 72e année, totalisent 450 000$ venant principalement de la commandite du groupe financier BMO.Du côté francophone, les autres lauréats sont, dans la catégorie poésie, Michel Pleau pour le recueil La lenteur du monde (Éditions David) et en théâtre, Jennifer Tremblay pour le monologue La liste (Éd.de la Bagnole).En littérature jeunesse, les jurys ont primé le texte Les trois lieues (La courte échelle) de Sylvie Desrosiers, une histoire destinée aux 13-16 ans sur la difficile relation entre un père (absent) et son fils : « Ils finissent par se rencontrer », nous dira l'auteure.L'illustratrice Janice Nadeau a quant à elle remporté le «G.G.» pour Ma meilleure amie, un texte de Gilles Tibo publié chez Québec Amérique.Traductions Dans les catégories de traduction, les prix sont allés à Claire Chabalier et Louise Chabalier pour Tracey en mille morceaux, la version française publiée aux Allusifs du roman-choc The Tracey Fragments de Maureen Medved (House of Anansi) ; sauf erreur, c'est la première fois que deux soeurs remportent un grand prix de littérature au Canada.Du français à l'anglais, le «G.G.» est allé au Montréalais Lazer Lederhendler pour sa traduction de Nikolski de Nicolas Dickner (Alto), maintes fois primé au Québec et en cours de traduction dans sept autres langues.«Une traduction, a dit M.Lederhendler avec humour, n'est jamais fidèle ni appréciée mais personne ne dit jamais qu'elle manque d'originalité » (la traduction est de La Presse.).Le Montréal multiethnique des années 80, par ailleurs, est au centre du roman de Nino Ricci, The Origin of Species (Doubleday) qui a valu au Torontois un deuxième Prix du Gouverneur général en «fiction».Inquiétude Parlant de territoires, Marie-Claire Blais, après les remerciements d'usage, a fait part à l'assemblée de son «inquiétude» sur l'avenir des programmes d'aide aux écrivains qui travaillent hors des frontières nationales.Les créateurs ne sont jamais absents, a dit, en substance, la lauréate du prix Médicis 1966 (Une saison dans la vie d'Emmanuel).«Ils doivent se déployer vers le monde et ils seront toujours, où qu'ils soient, source de lucidité et de clairvoyance.» Rappelons finalement que, en 1968, Mme Blais avait reçu son premier prix du Gouverneur général après que Hubert Aquin (1929-1977), cité pour Trou de mémoire, l'eut refusé pour des «raisons politiques ».Infos complètes sur le site: www.conseildesarts.ca/prix/plgg LIVRES Un 4e «G.G.» pour Marie- Claire Blais ALAIN DE REPENTIGNY Alors qu'il travaillait comme bus-boy dans un restaurant de New York, au milieu des années 60, Folco est venu à Montréal acheter une 2 CV afin de participer à un grand raid de Citroën.Il n'a jamais remis les pieds chez nous avant de débarquer en ville lundi pour le Salon du livre où il sera impossible de rater cet auteur dont on jurerait qu'il a emprunté les traits de ses personnages.Comment ce diable d'homme, aujourd'hui âgé de 65 ans, est-il devenu romancier sur le tard?«Quand on est fils unique, mauvais à l'école, avec des parents toujours en déménagement, il n'y a pas mieux que la lecture pour passer le temps, on est ailleurs », racontaitil hier dans sa chambre d'hôtel au beau milieu d'un sprint d'interviews.Le père des Tricotin et des bourreaux Pibrac se souvient très précisément du jour où il a commencé à écrire son journal quotidien, le 8 octobre 1961 : «Je n'ai jamais arrêté depuis, pour moi c'est comme faire ses gammes.Quand on commence à écrire et qu'on est nul, on n'y pense pas, on verra bien ce qui arrivera.» Folco a été photographe pour des agences tout en écrivant cinq romans qui n'ont jamais trouvé preneur.Quand il a compris qu'il ne pouvait pas travailler et écrire en même temps, il s'est trouvé une «combine» qui lui a permis de vivre pendant les trois années où il s'est consacré à l'écriture de Dieu et nous seuls pouvons.«J'ai fait 20 copies de mon manuscrit, j'en ai envoyé 19 aux maisons d'édition qui m'ont été retournées et j'ai donné la 20e à une amie journaliste au Nouvel Obs qui s'en est débarrassée en la remettant à Hervé Hamon du Seuil.Ça lui a plu tout de suite.Quand j'ai vu que le livre se vendait bien, j'ai photocopié toutes les lettres de refus, je les ai reliées et les ai envoyées à Hervé Hamon qui s'est bien marré.» Voilà qui est digne des personnages tordus, mais quand même sympathiques que les fans de Folco ont retrouvé avec plaisir dans Un loup est un loup et En avant comme avant puis dans le tout récent Même le mal se fait bien, dont le titre paraît fait sur mesure pour ces énergumènes tout autant que les autres «mal-aimés » qui les entourent, loups, rats, araignées et autres termites.Peu d'espoir Chez nous, c'est surtout par son deuxième roman, Un loup est un loup, que Michel Folco s'est fait connaître.Le collègue Pierre Foglia y a sûrement un peu contribué en saluant cette «histoire d'avant la télé, pas pasteurisée (\u2026), vivante de toutes ses bactéries».Pour une fois, disait Foglia, quelqu'un nous raconte une histoire.«Un loup est un loup, c'est le contrepied du Livre de la jungle, dit Folco.Mowgli récupéré par les loups, non seulement c'est absolument improbable, mais ça n'a jamais existé, c'est du pipeau total.Mais bon, c'est une belle histoire.Moi, j'ai fait le contraire, mon personnage élève les petits loups, il devient le meneur de loups.» Michel Folco n'a pas beaucoup d'espoir pour la race humaine.«Sur le plan de la planète, on est un animal horrible, un microbe pathogène», dit-il.De ses personnages sans bons sentiments, souvent vulgaires, Folco dira qu'ils sont sincères.Au fil des pages et des années, ceux-ci croiseront Napoléon ou Freud, et le jeune Adolf Hitler.Folco se défend bien de faire comme Eric-Emmanuel Schmitt qui s'amuse à réécrire l'histoire de Freud, Hitler ou Ponce Pilate.«Lui, il est sérieux, il a un message.Moi, je n'en ai pas.Et je ne me sers pas assez longtemps de ces personnages pour qu'ils prennent le pouvoir dans le bouquin», dit-il.Il met au moins cinq ans à pondre ses romans auxquels il voudrait toujours ajouter 200 pages.«Mais il faut que je les sorte, ne serait-ce que pour vivre, dit-il.Mon éditeur me dit toujours : \"Si t'en sortais un à tous les deux ans, tu ne serais pas toujours à chercher du pognon.\" C'est vrai, j'aimerais bien, mais je ne peux pas.» Michel Folco dédicacera ses romans au stand de Hachette, niveau 400, stand 160, aujourd'hui de 19h à 19h30; demain de 15h30 à 17h30; vendredi de 14h30 à 16h30; samedi de 15h30 à 17h30; et dimanche de 11h à 13h.ENTREVUE / Michel Folco Parcours atypique, écrivain improbable PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Michel Folco, père de Charlemagne Tricotin et des bourreaux Pibrac, sera en vedette cette année au Salon du livre.Michel Folco a publié son premier roman, Dieu et nous seuls pouvons, à 40 ans.«Je n'ai fait aucune étude, l'école m'a quitté en quatrième (l'équivalent de la 3e secondaire) et j'ai glandé.Comme ceux qui ne savent pas quoi faire, j'ai voyagé », raconte-t-il.Michel Folco n'a pas beaucoup d'espoir pour la race humaine.« Sur le plan de la planète, on est un animal horrible, un microbe pathogène.» ARTS ET SPECTACLES NATHAËLLE MORISSETTE La relation de couple télévisuel qui existe entre Guylaine Tremblay et Denis Bouchard - les célèbres Annie et Hugo de Annie et ses hommes - ne se terminera pas avec la fin du populaire téléroman.Dès l'an prochain, le duo sera à nouveau réuni pour monter sur les planches du Théâtre Saint-Denis.Ça se joue à deux, voilà le titre de la pièce dans laquelle les comédiens se retrouveront à partir du 19 octobre 2009.L'oeuvre sera signée Annie Piérard et Bernard Dansereau, les deux auteurs d'Annie et ses hommes.Par contre, ceux qui espèrent voir revivre au théâtre les attachants personnages d'Hugo et Annie seront déçus.«Ça n'a rien à voir avec Annie et ses hommes », a souligné Guylaine Tremblay, lors d'un point de presse hier pour annoncer le projet.Seuls à monter sur scène, les deux comédiens incarneront différents couples, qui ne vivent pas nécessairement les mêmes réalités.Ils aborderont assurément des thèmes concernant la famille et les aléas de la vie conjugale.Mais au bout du compte, toutes ces histoires vont s'entremêler.Il s'agit en fait d'un tout nouveau défi pour Guylaine Tremblay et Denis Bouchard, qui ont volé la vedette au petit écran dans Annie et ses hommes pendant sept ans.«Pour la télévision, on leur demande de toujours rester dans un certain réalisme, explique Bernard Dansereau.Mais ils ont ce talent de créer des personnages plus grands que nature.» Les comédiens, en collaboration avec les deux auteurs, souhaitaient ardemment travailler ensemble sur un projet afin de vivre de façon plus harmonieuse le deuil d'Annie et ses hommes qui prendra fin cet hiver.C'est pourquoi ils ont décidé d'aller de l'avant avec cette nouvelle idée.Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les deux complices montent ensemble sur les planches.En 1995, ils avaient joué dans Pare-chocs, pièce écrite par Denis Bouchard et Rémy Girard, présentée au Théâtre des Grands Chênes, à Kingsey Falls.«Nous sommes le contraire d'un couple dans la vie, a déclaré Guylaine Tremblay.Après sept ans, on est dans un renouveau conjugal.» THÉÂTRE Denis Bouchard et Guylaine Tremblay restent en couple Cinémania : le public choisit Versailles Leprixdupublic Mel Hoppenheim du festival Cinémania, doté d'un trophée et d'une bourse de 5000$, a été décerné au film Versailles, de Pierre Schoeller.«La performance juste et bouleversante de Guillaume Depardieu, récemment disparu, a convaincu les cinéphiles qui ont voté généreusement et majoritairement pour Versailles.De plus, la mise en scène sobre et poignante de Pierre Schoeller laisse présager une carrière captivante pour le jeune réalisateur.À Cinémania, nous ne manquerons pas de le suivre avec beaucoup d'intérêt, » indique Geneviève Royer, directrice générale de l'événement.La présidente et fondatrice Maidy Teitelbaum sera à Paris en décembre pour remettre en mains propres le trophée et la bourse au réalisateur.\u2014 La Presse FLASH SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Chambristes du Conservatoire: 20h.VA R I É T É S CLUB BALATTOU Amélie Larocque, Gwen: 21h.L'éTOILE QUARTIER DIx30 (Rive-Sud) Night Fever: 20h30.O PATRO vyS Opossum: 20h.PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS/SONY BMG Bob Dylan, qu'on voit ici sur une photo non datée, a effectué sa troisième visite en deux ans à Montréal hier soir, dans un Centre Bell où s'étaient rassemblés 6604 spectateurs.ALAINDE REPENTIGNY CRITIQUE Bob Dylan vieillit bien.Tellement qu'à sa troisième visite en deux ans à Montréal, personne parmi les 6604 spectateurs rassemblés hier soir au Centre Bell n'a semblé trouver le concert redondant.Dylan et ses cinq musiciens étaient beaux à voir, énergiques, pleinement investis dans leur musique vitaminée qui a accroché un sourire à leurs fans montréalais.Comme il y a deux ans au même Centre Bell et en juillet 2007 à Wilfrid-Pelletier, Dylan a puisé dans son répertoire juste ce qu'il fallait pour satisfaire les friands de classiques, mais il leur a aussi servi sept chansons sur 16 provenant de Love and Theft et Modern Times.Ce n'est pas un hasard.Avec ses deux derniers albums, Dylan a trouvé un nouveau souffle qui le motive plus que jamais à poursuivre sa tournée sans fin.En début de programme, on a eu droit à Lay Lady Lay et Just Like a Woman, appréciées davantage pour les belles chansons qu'elles sont que pour la façon dont le chanteur atypique les a rendues.Si une poignée de spectateurs a reconnu immédiatement Just Like a Woman, ce n'est sûrement pas à cause de la voix de Dylan qui, au mieux, chantait à côté de la mélodie.Les fans ont d'ailleurs eu la bonne idée de la chanter eux aussi comme pour conjurer le sort.Dylan le chanteur, l'harmoniciste et l'organiste, a été pas mal plus convaincant pendant les nombreuses chansons trempées dans le boogie, le blues-rock et le rockabilly.J'ai même vu His Bobness déchaîné, debout sans instrument devant son batteur, esquisser quelques pas de danse et plier les genoux pendant la rarissime This Wheel's On Fire, l'une des plus belles surprises de la soirée.Lonesome Day Blues, qui comme Masters of War et la très belle chanson folk première époque John Brown fait référence à la guerre, valait à elle seule le prix d'entrée : un long jam torride dans lequel Dylan et ses musiciens semblaient prendre plaisir à se relancer.En passant, Wilfrid-Pelletier a beau être un peu plus intime, le rock sonne tellement mieux au Centre Bell ! Public de connaisseurs Les spectateurs, qui connaissaient manifestement leur Dylan, ont applaudi tout autant The Levee's Gonna Break, Spirit On the Water et Thunder On the Mountain que les classiques Stuck Inside of Mobile With the Memphis Blues Again et Highway 61 Revisited.Un public réceptif, assis tout au long de la soirée sauf pour une rescapée de Woodstock qui faisait de l'expression corporelle, et dont certains éléments ont trahi leur âge en allumant des briquets pendant Like a Rolling a Stone.Cet enthousiasme palpable a semblé énergiser Dylan dont la voix a retrouvé un tonus qu'on n'espérait pas en début de concert.C'était presque émouvant de voir l'un des rares monuments de la musique populaire encore vivants jouer de la musique de façon aussi organique, tout naturellement, sans fla-fla, sans prétention, avec une énergie qui ne se dément pas.Oui, Bob Dylan vieillit bien.L'artiste insaisissable aura réussi à échapper au dernier des stéréotypes, celui du rocker vieillissant qui n'est plus qu'une caricature de lui-même.BOB DYLAN AU CENTRE BELL Le monument garde la forme Tous les jours dans EN MPREIUMREUCRE CSOE ISRO.IR.ARTS SPECTACLES Oui, Bob Dylan vieillit bien.L'artiste insaisissable aura réussi à échapper au dernier des stéréotypes, celui du rocker vieillissant qui n'est plus qu'une caricature de lui-même.Séances de signature Mercredi, 19 novembre 19 h à 21 h Jeudi, 20 novembre 19 h à 21 h Vendredi, 21 novembre 13 h à 15 h 19 h à 21 h Samedi, 22 novembre 10 h à 12 h 19 h à 21 h Dimanche, 23 novembre 10 h à 12 h 16 h à 18 h www.editions-saintmartin.com Salon du livre de Montréal, stand 541 VENEZ RENCONTRER YVE LAVIGUEUR 3596313A Demain JEUDI GRANDE PLACE 18h SUR LA ROUTE DE L'AVENIR Benoît Charette reçoit Pierre Langlois Normand Mousseau Gaëtan Lafrance DÉDICACES Chrystine Brouillet 18h Rose-Marie Charest 19h Arlette Cousture 19h Christiane Duchesne 15h30 Ken Follet 19h France Gauthier 19h Philippe Graton 18h Jacques Lacoursière 19h Paul Ohl 19h Gilles Valiquette 19h Programmation complète sur salondulivredemontreal.com CARREFOUR DESJARDINS 17h30 LE POLAR AU QUÉBEC Stanley Péan reçoit Chrystine Brouillet Sylvain Meunier André Marois 19h45 L'AMOUR DE LA LITTÉRATURE Ariane Émond reçoit Monique Proulx Eric Dupont Jean-François Beauchemin Antonine Maillet Marie Hélène Poitras Brigitte Haentjens 18h LA DYNAMIQUE AMOUREUSE Jean Fugère reçoit Rose-Marie Charest MERCREDI-JEUDI 17H À 19H 2 1 ACHETEZ UNE ENTRÉE ET OBTENEZ-EN UNE GRATUITEMENT POUR Soyez au coeur du salon Présidente d'honneur : Mireille Deyglun Invités d'honneur : François Barcelo Jean-François Beauchemin Philippe Beha Christiane Duchesne Philippe Graton Jacques Lacoursière Pierre Lespérance Scholastique Mukasonga Mohamed Salmawy 3598194A Renseignements et billetterie : : : 514 355-1825 Claire Guimond, dire Ctri Ce artistique Dominiq Ha Mnadtetlhew Labad Ci Ceulial Coop Cerla Giruei Gmuo Haydn CGluaiimro Claire Gu LCal Paaisrseio Gneu Guy va Dominiq HMaatntdhew Clair Cel Gaiur Cl Ha Miraea Clair Cel Cl (E77 Warning de Dave St-Pierre et Mandala Situ, du 25 au 29 novembre, au Théâtre La Chapelle.3588698A ARTS ET SPECTACLES Nouveau poste, nouvelle émission et nouvelle tête! Chantal Lacroix porte maintenant ses cheveux blonds comme les blés.Une exigence de TVA afin de bien marquer son divorce d'avec le Mouton noir, où elle a officié \u2014en rousse incendiaire\u2014 pendant dix ans?Non, a rigolé l'animatrice et productrice en point de presse hier, en précisant qu'elle a modifié la couleur de sa tignasse «pour le kick ».«Et mon chum a l'impression d'avoir une nouvelle femme», ajoute-t-elle en riant.Ex-star de TQS, Chanta l Lacroix a bouclé un contrat de deux ans avec TVA, qui lui a confié l'animation de la téléréalité La collection, une sorte de Project Runway québécois où dix jeunes designers joueront du ciseau et du dé à coudre pour dessiner une collection de prêt-à-porter pour les magasins La Baie.Cette série, prévue au printemps et produite à l'interne par TVA, comportera huit épisodes d'une heure.« J'adore la mode.La mode est belle pour tout le monde, pour toutes les tailles», souligne Chantal Lacroix, qui a requinqué l'estime de plusieurs Québécoises avec S.O.S.Beauté sur les ondes de TQS.Et après La collection?Mystère.«TVA, c'est un naturel.J'ai commencé ici.C'est un réseau près des gens qui fait de la télé avec les gens.Je reviens à la maison », raconte Chantal Lacroix, la mère Teresa de la télévision québécoise.A pr ès un sé j o ur ch e z Météomédia, Chantal Lacroix a traversé à TVA, où elle a livré les prévisions de la météo dans le bulletin de nouvelles de Jacques Moisan, puis à Salut, bonjour.Elle a aussi coanimé Scènes de rue avec Jean-Michel Dufaux et fait du Bla bla bla avec Danielle Ouimet, avant de se poser à TQS avec l'émission Partis pour l'été.La carrière de Chantal Lacroix au Mouton noir a cependant connu une fin brutale.La quasi faillite de la station a coulé 90 minutes de bonheur, dont la production a été abruptement suspendue en janvier.Début avril, la créatrice de Donnez au suivant a contre-attaqué avec une poursuite de 1 458 078,75$ contre les anciens propriétaires de TQS, le groupe Cogeco.«Rien n'a encore été réglé », note Chantal Lacroix, à qui TQS devait plus de 846 000$ avant sa vente à Remstar.Elle enchaîne: «Je ne peux pas être amère envers les gens qui sont là.Ça ne me donnerait rien de leur en vouloir».Au début du mois, TQS a tendu une perche à Chantal Lacroix, qu'elle a rapidement repoussée.«Oui, il y a eu un échange courriels entre Robert Montour (le patron des programmes) et Chantal Lacroix, mais c'était pour tâter le terrain, et non pour un poste en particulier», nuance la porte-parole de TQS, Sophie Marsolais.Et Radio-Canada?«Avec sa boîte de production (Kenya), Chantal Lacroix nous a déposé des projets, qui ne se sont pas concrétisés.Cet automne, ce n'est pas Radio-Canada qui est allé vers Chantal Lacroix», souffle la porte-parole de la SRC, Guylaine O'Farrell.Aux côtés de la vice-présidente programmation de TVA, France Lauzière, qui l'a qualifiée de «créative, talentueuse et généreuse », Chantal Lacroix rayonnait hier.Que pense-t-elle du Mouton noir des frères Rémillard?«Ils se cherchent en ce moment.C'est plus à l'automne 2009 qu'ils vont nous montrer ce qu'ils veulent faire avec leur grille.Pour l'instant, ce n'est pas clair», note Chantal Lacroix, que vous verrez en rousse dans Lance et compte : le grand duel cet hiver.Bégin a ri.de lui ! Non, Christian Bégin n'a pas été «dévasté» par la parodie de Curieux Bégin pondue par Marc Labrèche et sa délirante équipe de 3600 secondes d'extase.Selon son agent, Maxime Vanasse, le comédien et animateur au bracelet de cuir «s'est bien bidonné et a même envoyé un courriel personnel à Marc Labrèche pour l'inviter à un futur épisode de Curieux Bégin, si l'émission est renouvelée».Christian Bégin, grand amateur de scooter, n'a pas accordé d'entrevue à ce sujet hier.«Il n'était pas dévasté du tout.Au contraire, il a trouvé ça très drôle.Lui-même fait des imitations.Il m'a dit: venant de Marc Labrèche, je prends ça comme un compliment», détaille Maxime Vanasse.Réponse identique du producteur de Curieux Bégin, Jean-Pierre Paiement, de la boîte Zone 3 : «Christian a beaucoup ri et il n'est pas du tout déprimé».Jean-Pierre Paiment précise que Christian Bégin enfile pas mal moins de verres de vin rouge cette saison, en comparaison avec l'automne dernier.«On a réglé ça.Dans l'épisode de vendredi, il ne boit qu'un jus de pommes », indique le producteur.Sur son carnet personnel, hébergé sur le site de Télé- Québec, Christian Bégin a glissé une référence «au Vinier avec une paille» et noté que son dernier tournage a été «festif, éthylique et déjanté comme je les aime».«Un show qui va faire plaisir à Marc Labrèche», ajoute Christian Bégin dans cette entrée de blogue.Un p 't it ve r r e de v ino, quelqu'un?TVA adopte Chantal Lacroix HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Pour Chantal Lacroix, revenir à TVA, c'est comme revenir à la maison.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le cinquième et dernier coffret des DVD de Passe-Partout a été lancé hier à Montréal en présence de Marie Eykel, Jacques L'Heureux et Claire Pimparé.Au menu des 25 épisodes du coffret : le cinquième anniversaire de Cannelle et Pruneau, les adieux de Passe-Carreau, Passe-Montagne et Passe-Partout et un documentaire sur le phénomène Passe-Partout.Mise en ondes pour la première fois le 14 novembre 1977, la série éducative a connu un succès sans précédent en DVD au Québec : plus de 3 exemplaires des quatre premiers coffrets ont en effet trouvé preneur en date d'hier.- La Presse PASSE-PARTOUT Le dernier coffret Participez au 26e concours LE PRIX DU GRAND PUBLIC Salon du livre de Montréal / La Presse et votez pour le plus apprécié des best-sellers de l'année, volet Essais / Livres pratiques.Vous pouvez gagner un des quatre chèques-cadeaux d'une valeur de 250 $ offerts par le Salon, en choisissant le livre d'un auteur québécois parmi les meilleures ventes de la dernière année, telles que recensées par l'Association des libraires du Québec.L'auteur du livre le plus populaire dans sa catégorie recevra une bourse de 2000 $ offerte par La Presse, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste verrier Denis Gagnon, remises le lundi 24 novembre.Les noms des gagnants des chèques-cadeaux seront dévoilés à ce moment et publiés dans La Presse.Faites votre choix parmi les titres suivants.Indiquez celui-ci sur le coupon-réponse et échangez votre bulletin aux guichets du Salon du livre de Montréal contre une entrée à mi-tarif, soit 4 $, le mercredi 19 ou le jeudi 20 novembre, de 9 h à 20 h, à la Place Bonaventure.Le prix du Grand public 2008 Faites votre choix Écrire en lettres majuscules Nom : Prénom : Adresse : Ville: Code postal : Téléphone (rés.): Téléphone (trav.) : Mon choix se porte sur le no : Titre : Déposez ce bulletin déjà complété au guichet du Salon du livre de Montréal et obtenez une entrée à mi-tarif, soit 4 $, le mercredi 19 ou le jeudi 20, de 9 h à 20 h, à la Place Bonaventure.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.Le prix du GRAND PUBLIC 2008 Volet ESSAIS ET LIVRES PRATIQUES A.Pasta et cetera - Josée di Stasio - Flammarion Québec B.Entre cuisine et quincaillerie - Stefano Faita - Trécarré C.L'Espèce fabulatrice - Nancy Huston - Leméac/Actes Sud D.Les Lavigueur - Yve Lavigueur - Éditions Saint-Martin E.Mission antarctique - Jean Lemire - La Presse F.Je n'aurai pas le temps - Hubert Reeves - Seuil G.ABC des trucs de Mme Chasse-taches Louise Robitaille - Publistar H.À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même ?Jacques Salomé - Éditions de l'Homme I.Je m'appelle Marie - Christian Tétreault Éditions de l'Homme ESSAIS ET LIVRES PRATIQUES 3590556A 3588255A ARTS ET SPECTACLES ANABELLE NICOUD L'industrie montréalaise du cinéma a été touchée par la crise financière, soutient le commissaire du Bureau de la télévision et du cinéma du Québec (BCTQ), Hans Fraikin.Premier dommage collatéral: l'annulation de plusieurs tournages de films américains.«On devait avoir des tournages qui ont été annulés à la fin de l'année.Les trois quarts de ces projets ont été annulés ou reportés.Dans les autres cas, ils sont allés vers des États avec des incitatifs (financiers, ndlr) plus importants que le nôtre.Les budgets sont de plus en plus serrés », affirme Hans Fraikin.Le Commissaire s'est refusé à citer des projets en exemple.Mais, dit-il, ces tournages auraient été ceux de «petits, moyens ou gros» projets : « Il y avait de tout », assure-t-il.«Avec la crise financière aujourd'hui, les compagnies d'acquisition (distributeurs, ndlr) ont moins de moyens actuellement.Beaucoup d'entre elles ont aussi fermé leurs portes.» Aux États-Unis, la crise financière n'a pas épargné l'industrie du cinéma : sortie de films repoussées, investissements limités.«L'an dernier, les marchés financiers avaient investi 25 milliards à Hollywood.Cette année, c'est 18 milliards.Il y a un sacré différentiel, de presque 30%», analyse Hans Fraikin.Certaines banques d'Hollywood ont même annulé leurs partenariats.Parmi eux, la banque allemande Deutsche Bank ainsi que la banque française Société générale.«Dans des temps d'incertitude, il y a moins de capital à investir.Et ils souhaitent investir dans des secteurs plus sûrs.L'industrie est complètement chamboulée», note Hans Fraikin.La récession qui touche les États-Unis pourrait toutefois avoir des conséquences heureuses pour Montréal, qui a aussi souffert, ces dernières années, de la concurrence de certains États américains offrant des ristournes fiscales plus avantageuses aux producteurs américains.En temps de crise, ces investissements publics risquent de s'amoindrir.«Ça enlève une sacrée concurrence.Surtout maintenant que nous, nous avons un intérêt financier », estime Hans Fraikin, faisant référence à la baisse du taux de change.Enfin, le Commissaire du BCTQ rappelle que l'industrie du cinéma fonctionne aussi, à Montréal, grâce à la vigueur des tournages locaux de télévision et de cinéma.«Heureusement pour les entreprises québécoises, il y a quand même une industrie locale qui a un volume de production de 900 millions chaque année.Ça fait travailler », dit-il.Il existe toujours un intérêt pour la métropole et la province québécoise, croit Hans Fraikin.De retour de l'American Film Market, organisé tous les automnes à Los Angeles, le Commissaire a ainsi glané, au cours de ses meetings, plusieurs projets qui pourraient se concrétiser au Québec.L'an 2009 pourrait démarrer sous des auspices plus favorables que 2008.L'industrie du cinéma subit des dommages collatéraux La crise financière ralentit le rythme des tournages américains NATHAËLLE MORISSETTE Bien que plusieurs productions culturelles québécoises qui doivent être présentées à l'étranger l'an prochain soient menacées d'annulation, le nouveau ministre du Patrimoine, James Moore n'a pas l'intention de faire volteface en rétablissant les programmes récemment abolis par son gouvernement.Ainsi, James Moore semble vouloir suivre les traces de son prédécesseur, Josée Verner.«Les décisions prises sont prises, on regarde en avant maintenant, a mentionné hier à La Presse la porte-parole du ministre, Deirdra Mc Craken.Le ministre compte travailler avec les divers groupes et organismes », a-t-elle ajouté.Or, en raison de l'annulation par le gouvernement Harper de programmes comme Prom'Art et Routes commerciales, qui visent à favoriser le rayonnement de la culture québécoise et canadienne sur la scène internationale, plus de 600 représentations pourraient être annulées l'an prochain, selon les données d'un sondage réalisé par la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS) auprès de 220 compagnies de théâtre, de danse et de musique du pays.Et des revenus de près de 5 millions pourraient être perdus.Toujours selon cette enquête, l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM), les Grands Ballets canadiens et le Cirque Eloize comptent parmi les compagnies qui craignent d'être durement touchées.Meilleure gestion À la fin de l'été, les conservateurs ont annoncé l'abolition d'une quinzaine de programmes destinés à la culture.Le montant total de ces coupes s'élève à environ 45 millions.À la suite de ces décisions, les artistes avaient vivement réagi en organisant notamment des manifestations et un spectacle de soutien à la culture.Des sites internet ont même été mis en ligne pour dénoncer ces compressions.Mais la grogne suscitée par ces décisions ne fera vraisemblablement pas fléchir le nouveau responsable de Patrimoine Canada.«Notre gouvernement s'est engagé à mieux gérer l'argent des contribuables afin de faire en sor te que chaque dol lar dépensé produise des résultats pour les Canadiens; un des éléments de cette nouvelle approche est l'examen des programmes », a expliqué la porte-parole du ministre.De son côté, la ministre québécoise de la Culture, Christine St-Pierre, réclame une fois de plus le rétablissement de ces programmes ou la mise en place de mesures équivalentes.Selon elle, les résultats du sondage réalisé par CINARS sont éloquents.«Ça montre l'ampleur de ces compressions- là », souligne-t-elle.En raison du déclenchement de la campagne électorale provinciale, Mme St-Pierre n'a pas encore eu l'occasion de rencontrer son nouvel homologue fédéral.COMPRESSIONS FÉDÉRALES Le nouveau ministre du Patrimoine garde le cap PHOTO ARCHIVES REUTERS Le nouveau ministre du Patrimoine, James Moore, n'entend pas revenir sur les décisions prises par son prédécesseur Josée Verner.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Le tournage du film américain The Factory, avec John Cusack, a eu lieu en février dernier à Montréal.« Les décisions prises sont prises, on regarde en avant maintenant.» l'écran Soleil ! En novembre, TQS vous envoie dans le Sud.1 voyage par jour pendant 20 jours ! Regardez «Le Retour avec Benoit Gagnon » du lundi au vendredi de 17 h30à19h et surveillez la question du jour.Ti rage d'une croisière pour 2personnes, jusqu'au 5décembre.Détails sur tqs.ca tqs.ca 3596823A Courez la chance de gagner un des 25 coffrets de collection DVD Les Lavigueur Concours réservé aux personnes âgées de 18 ans et plus.En tout, 100 coffrets seront partagés entre les 7 quotidiens de Gesca, dont 25 pour les participants du quotidien La Presse.Le tirage aura lieu le 27 novembre 2008.Valeur totale des prix : 4 995 $.Règlements disponibles à La Presse.Fac-similés refusés.Nom: Prénom: Âge: Adresse: App.: Ville: Code postal : Tél.(rés.)( ) Tél.(trav.)( ) Courriel : Oui, j'accepte de recevoir de la documentation de La Presse.Question d'habileté : De quelle famille s'agit-il dans cette histoire ?Pour participer, retournez le coupon ci-dessous dûment rempli à: CONCOURS «Les Lavigueur», La Presse, C.P.11051, succ.Centre-ville, Montréal, Québec, H3C 4Y7 La série in Contournab Le De L'année! 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