La presse, 31 octobre 2008, Cahier A
[" 125e année No 12 50 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Si quelqu'un déguisé en Stéphane Dion sonne à votre porte ce soir pour avoir des sous, c'est vraiment lui.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 EXCLUSIF CHUM ON Y VOIT UN PEU PLUS CLAIR ARIANE LACOURSIÈRE PAGE A10 CINÉMA Lovecraft : Fear of the Unknown Le maître de l'épouvante disséqué ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO REUTERS LA CARTE DE L'AUDACE JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGES A2 ET A3 sur cyberpresse.ca Visionnez l'édito vidéo d'André Pratte sur le nouveau cabinet Harper : cyberpresse.ca/video 772 LITS \u2014 39 SALLES D'OPÉRATION 1 BUREAU PARMÉDECIN 1150 PLACES DE STATIONNEMENT TÉLÉDIFFUSION Pas de redevances pour les télés généralistes LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 PRÉSIDENTIELLE 2008 MICHELLE OBAMA La femme du patron MARIE-CLAUDE LORTIE PAGE A15 TRAFIC DE COCAÏNE Tony Conte décroche le mauvais rôle L'acteur serait un client du cartel du Golfe PAGE A12 CABINET HARPER UNEDIZAINE DE NOUVEAUXVENUS ET UN NOMBRE RECORD DE FEMMES L'Ontario au pouvoir LA CHRONIQUE DE VINCENTMARISSAL PAGE A5 Christian - Thetford Mines - Paradis, ministre responsable de Montréal LA CHRONIQUE DE MICHÈLEOUIMET PAGE A7 CHRISTIAN PARADIS Travaux publics, responsable de la région de Montréal, lieutenant politique au Québec DENIS LEBEL Développement économique régional JOSÉE VERNER Affaires intergouvernementales LAWRENCE CANNON Affaires étrangères JEAN-PIERRE BLACKBURN Revenu PHOTO STEVE DESCHENES, FOCUS1 LISE THIBAULT LA MOUTARDE LUI MONTE AU NEZ Émotive, tremblante, Lise Thibault est sortie de ses gonds à la fin de sa comparution de deux heures hier devant le la Commission de l'administration où elle a souvent été contredite.L'ex-lieutenant-gouverneur du Québec a soutenu que le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, ne lui avait pas donné la chance de s'expliquer autrement «qu'en 250 mots» avant de publier rapidement son rapport accablant.«S'il avait respecté la personne et l'institution et la population pour donner un rapport honnête, juste, il aurait pris le temps de le faire», a accusé Mme Thibault.DENIS LESSARD PAGE A9 PHOTO AP «J'AI FOLLEMENT AIMÉ CE MÉTIER DE DÉPUTÉ» Louise Harel quitte la politique PAGE A8 CANADIEN 2 WILD 1 Le CH supérieur, même en infériorité SPORTS PAGES 1 À 3 PHOTO AP Carey Price et Andrei Markov Montréal vendredi 31 octobre 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 194 $ 2 vols sans escale par jour Vancouver 79$ 8 vols sans escale par jour Toronto Réservez d'ici au 4 novembre 2008.Voyagez un mardi ou un mercredi d'ici au 16 décembre 2008.Réservez sur westjet.com ou communiquez avec votre agent de voyages.Pour tout renseignement, composez le 1 877 956 6982.PARCE QUE LE PROPRIO Y TIENT De quoi réduire vos frais de déplacement.Les tarifs s'appliquent aux réservations effectuées au plus tard le 4 novembre (23h59, heure des Rocheuses) pour les vols effectués un mardi ou un mercredi d'ici au 16 décembre 2008.Les taxes additionnelles, les frais et les suppléments sont en sus, s'il y a lieu.Sièges en nombre limité et pouvant ne pas être disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Non remboursable.Offre pouvant être combinée avec d'autres tarifs.Il est possible que certains vols ne soient pas offerts chaque jour de la semaine.Tarifs pour allers simples.Les billets doivent être achetés à l'avance.\u2020Des restrictions de poids et de taille s'appliquent aux deux bagages enregistrés gratuitement.Visitez westjet.com pour plus de détails.ENREGISTREZ GRATUITEMENT 2BAGAGES 3529356A LE NOUVEAU CABINET HARPER DU BUREAU D'OTTAWA JOËL-DENIS BELLAVANCE Le premier ministre Stephen Harper a fait quelques gestes audacieux hier en dévoilant la composition de son nouveau cabinet.D'abord, il a décidé de confier des responsabilités importantes à un nombre record de femmes.Ensuite, il a demandé à un jeune ministre de 34 ans, Christian Paradis, d'être son bras droit au Québec et de s'occuper des dossiers de Montréal, où aucun député conservateur n'a été élu au scrutin du 14 octobre.Enfin, il a accordé des mandats économiques à plusieurs ministres influents de l'Ontario, une province durement touchée par le ralentissement de l'économie.D'ailleurs, immédiatement après le dévoilement de son équipe, Stephen Harper a affirmé que la priorité absolue de son gouvernement sera de prendre les mesures qui s'imposer pour protéger l'économie canadienne.«Même si les fondements de l'économie canadienne demeurent plus solides, plus stables et plus durables que ceux de tant d'autres pays, il est clair que nous ne sommes pas à l'abri des événements qui se déroulent au-delà de nos frontières.C'est pourquoi notre responsabilité première sera de garantir aux entreprises et aux familles canadiennes la sécurité dont elles ont besoin pour faire face aux difficultés économiques mondiales», a déclaré M.Harper en conférence de presse.Pour faire de la place à du sang neuf tout en conservant les ministres les plus expérimentés, Stephen Harper a décidé d'augmenter la taille de son cabinet, qui passe de 31 à 37 ministres, plus lui-même.De ce nombre, 11 sont des femmes, soit quatre de plus que dans le dernier cabinet.Le poids du Québec au sein du cabinet se trouve tout de même quelque peu dilué.Cinq des 10 députés élus au Québec au dernier scrutin se retrouvent à la table du cabinet.Mais l'Ontario, qui a fait élire 51 députés conservateurs, a été récompensée en obtenant 13 ministres.T itula i re des T ranspor t s depuis février 2006 et homme de confiance de Stephen Harper, le ministre Lawrence Cannon se voit accorder une importante promotion.Il est maintenant ministre des Affaires étrangères.La région du Saguenay compte pour sa part deux ministres : Jean-Pierre Blackburn, qui passe du Travail au Revenu, et Denis Lebel, qui accède au cabinet en se voyant confier le Développement économique régional, auparavant sous la responsabilité de M.Blackburn.Le jeune député Christian Paradis, qui est au cabinet depuis juin, conserve le ministère des Travaux publics, et prend aussi le poste de lieutenant politique au Québec, succédant à Lawrence Cannon, en plus d'être responsable de la région de Montréal.Enfin, Josée Verner voit son souhait exaucé en quittant le ministère du Patrimoine pour s'occuper des Af faires intergouvernementales.Geste surprenant, M.Harper a confié à Leona Aglukkaq, la nouvelle députée de Nunavut, le ministère de la Santé.Avant de faire le saut sur la scène fédérale, Mme Aglukkaq était ministre de la Santé dans le gouvernement du territoire du Nunavut.Le premier ministre a aussi réservé une place de choix à Lisa Raitt en la nommant ministre des Ressources naturelles.Femme d'affaires, Mme Raitt a battu le député libéral Garth Turner, un ancien conservateur, dans Halton, et a été présidente de l'Administration portuaire de Toronto avant de se faire élire.Première députée du Parti conservateur de l'Île-du-Prince Édouard élue depuis 1988, Gail Shea obtient le ministère des Pêches.Mme Shea a déjà été ministre des Transports dans le gouvernement provincial de Pat Binns.La députée de la Saskatchewan Lynne Yelich est l'autre femme qui accède au cabinet.El le obtient un poste junior, celui de ministre d'État responsable de la Diversification de l'économie de l'Ouest.Les autres femmes qui font partie du cabinet sont Rona Ambrose, qui quitte les Affaires intergouvernementales pour s'occuper du ministère du Travail; Diane Finley, qui retourne au ministère des Ressources humaines après son passage à l'Immigration; Bev Oda demeure à la tête du ministère de la Coopération internationale; Diane Ablonczy est toujours ministre d'État responsable des Petites entreprises ; Marjory Le Breton demeure leader du gouvernement au Sénat; et Helena Guergis devient ministre d'État responsable de la Condition féminine.L'Ontario sort grand gagnant de ce jeu de chaises musicales.Le ministre des Finances, Jim Flaherty, reste en poste, mais Tony Clement se voit con fier l' impor tant mi n istère de l'Industrie après deux ans et demi à la Santé, tandis que John Baird sera maintenant à la tête du ministère des Transports et des infrastructures après son passage houleux à l'Environnement.Fait intéressant, le ministre de l'Alberta, Jim Prentice, véritable homme de confiance de Stephen Harper, passe du ministère de l'Industrie à celui de l'Environnement, signe incontestable que ce dossier pourrait devenir une plus grande priorité, de pair avec l'économie, pour le gouvernement conservateur.Plusieursministresont conservé les mêmes fonctions, notamment Peter Mac Kay (Défense), Rob Nicholson (Justice), Chuck Strahl (Affaires indiennes), Vic Toews (Conseil du Trésor) et Gerry Ritz (Agriculture).Certains ont obtenu de nouvelles fonctions, dont Jason Kenney (Immigration), Stockwell Day (Commerce international), James Moore (Patrimoine) et Peter Van Loan (Sécurité publique).UN CABINET AUDACIEUX Nouveaux visages DENIS LEBEL > ministre d'État de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec LEONA AGLUKKAQ > ministre de la Santé LISA RAITT > ministre des Ressources naturelles GAIL SHEA > ministre des Pêches et des Océans Denis Lebel a été maire de Roberval pendant sept ans avant son entrée en politique fédérale.Natif de la région, il a été copropriétaire d'un restaurant et a travaillé dans l'industrie hôtelière.Ce grand amateur de natation est marié et père de deux enfants.Nouvelle en politique, Lisa Raitt est une femme bien connue dans sa communauté.Élue dans la circonscription de Halton, en Ontario, l'avocate de formation a été présidente et directrice générale de l'Administration portuaire de Toronto, tout en participant à des campagnes de financement et en s'engageant dans les associations sportives de ses enfants.Lisa Raitt réside à Oakville avec son mari et leurs deux enfants.L'ancienne ministre de la Santé du Nunavut a fait son entrée en politique fédérale cette année.Députée de la circonscription de Nunavut, la native du Grand-Nord a mené une longue carrière dans la fonction publique des Territoires du Nord-Ouest et de Nunavut.Elle réside au Nunavut avec son mari et leur fils.Députée d'Egmont, à l'Île-du-Prince Édouard, Gail Shea fait son entrée en politique fédérale.Elle compte toutefois sept ans d'expérience au Parlement de l'Île-du-Prince-Édouard, où elle a entre autres occupé le poste de ministre des Transports et des Travaux publics.Elle est mariée, mère de cinq enfants et grandmère de sept petits-enfants.Le premier ministre Harper a fait preuve d'audace, hier, dans la composition de son nouveau cabinet.Plus de femmes, plus de jeunes.Et, au total, beaucoup plus de ministres.Dont les Québécois Lawrence Cannon et Christian Paradis, qui prennent du galon dans une équipe dominée par l'Ontario et dont la composition reflète presque mathématiquement le résultat des dernières élections.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 12 Astrologie du jour AFFAIRES 11 Bourses AFFAIRES 7 et 8 Décès AFFAIRES 11 Forum A 16 et 17 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 10 Monde A 14 et 15 Petites annonces AFFAIRES 4 et 9 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Probabilité de précipitations : 40%, maximum 12, minimum -1.AFFAIRES 11 «Notre responsabilité première sera de garantir aux entreprises et aux familles canadiennes la sécurité dont elles ont besoin pour faire face aux difficultés économiques mondiales.» \u2014 Stephen Harper 3557932A Autres CYBERPRESSE.CA CABINET Voyez nos photos du nouveau cabinet Harper et l'édito vidéo d'André Pratte sur cyberpresse.ca/harper LENOUVEAU CABINET HARPER LAWRENCE CANNON > ministre des Affaires étrangères (était ministre des Transports et lieutenant politique du Québec) CHRISTIAN PARADIS > ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, lieutenant politique du Québec et ministre responsable de la région de Montréal JAMES MOORE > ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles (était ministre d'État aux Langues officielles) Promus Député de Pontiac, Lawrence Cannon a fait son entrée en politique fédérale en 2006.Il compte près de 10 ans d'expérience à l'Assemblée nationale du Québec et quatre ans comme conseiller municipal de la Ville de Gatineau.Diplômé en sciences politiques de l'Université de Montréal, il réside à Gatineau avec sa femme.Christian Paradis a fait son entrée à la Chambre des communes en 2006.Avant son élection, ce père de trois enfants exerçait dans le domaine du droit des sociétés.Le député de Mégantic-L'Érable possède un baccalauréat en droit civil de l'Université de Sherbrooke et un diplôme de droit des sociétés de l'Université Laval.Jeune député bilingue de la région de Vancouver, James Moore a été élu pour la première fois en 2000.Le diplômé de sciences politiques a occupé de nombreuses fonctions au sein du Parti conservateur, dont celles de secrétaire d'État responsable des Jeux olympiques de 2010 et de porte-parole de l'opposition en matière de transports.Rétrogradés JOSÉE VERNER > ministre des Affaires intergouvernementales et présidente du Conseil privé (était ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles) GARY LUNN > ministre d'État des Sports (était ministre des Ressources naturelles) GORDON O'CONNOR > ministre d'État et whip en chef du gouvernement (était ministre du Revenu) HELENA GUERGIS > ministre d'État de la Condition féminine (était ministre d'État aux Affaires étrangères et au Commerce international, ministre d'État aux Sports) Stables JAMES MICHAEL FLAHERTY > ministre des Finances PETERGORDON MACKAY > ministre de la Défense nationale et ministre de la porte d'entrée de l'Atlantique ROBERT DOUGLAS NICHOLSON > ministre de la Justice VIC TOEWS > président du Conseil du Trésor GERRY RITZ > ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé BEVERLEY J.ODA > ministre de la Coopération internationale CHUCKSTRAHL > ministre des Affaires indiennes et du Développement du Nord, et interlocuteur auprès des Métis et des Indiens non inscrits GREGORY FRANCIS THOMPSON > ministre des Anciens combattants MARJORY LeBRETON > leader du gouvernement au Sénat et ministre d'État pour les Aînés DIANE ABLONCZY > ministre d'État de la Petite entreprise et du Tourisme NOUVEAUBRUNSWICK 5% NOUVELLEÉCOSSE 3% QUÉBEC 13% ONTARIO 13 34% ÎLE-DU-PRINCEÉDOUARD 3% 1 NUNAVUT 3% 1 COLOMBIEBRITANNIQUE 13% ALBERTA 16% 6 SASKATCHEWAN 5% 2 MANITOBA 5% 2 MINISTRES PAR PROVINCE OU TERRITOIRE TOTAL : 38 MINISTRES DÉPUTÉS CONSERVATEURS PAR PROVINCE OU TERRITOIRE NOUVEAU6 BRUNSWICK 4% QUÉBEC 10 7% ONTARIO 51 36% NOUVELLE3 ÉCOSSE 2% NUNAVUT 1% 1 ALBERTA 19 % 27 ÎLE-DU-PRINCEÉDOUARD 1% MANITOBA 6% 9 1 COLOMBIEBRITANNIQUE 15 % SASKATCHEWAN 9% 13 MINISTRES SELON LE SEXE TOTAL : 38 MINISTRES HOMMES 27 71% FEMMES 11 29% JEAN-PIERRE BLACKBURN ministre du Revenu national (était ministre du Travail et ministre d'État de l'Agence de développement économique pour le Québec) STOCKWELL DAY ministre du Commerce international et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique (était ministre de la Sécurité publique) RONA AMBROSE ministre du Travail (était présidente du Conseil privé, ministre des Affaires intergouvernementales et ministre de la Diversification économique de l'Ouest Canadien) JOHN BAIRD ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités (était ministre de l'Environnement) DIANE FINLEY ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences (était ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration) JIM PRENTICE ministre de l'Environnement (était ministre de l'Industrie) TONY CLEMENT ministre de l'Industrie (était ministre de la Santé et ministre de l'Initiative fédérale du développement économique dans le nord de l'Ontario) PETER VAN LOAN ministre de la Sécurité publique (était leader du gouvernement à la Chambre des communes et ministre de la Réforme démocratique) JAY D.HILL leader du gouvernement à la Chambre des communes (était whip en chef du gouvernement et secrétaire d'État) JASON KENNEY ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme (était ministre d'État au Multiculturalisme et à l'identité canadienne) ROB MERRIFIELD ministre d'État des Transports LYNNE YELICH ministre d'État de la Diversification de l'économie de l'Ouest STEVEN JOHN FLETCHER ministre d'État de la Réforme démocratique GARY GOODYEAR ministre d'État des Sciences et de la Technologie KEITH ASHFIELD ministre d'État de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique PETER KENT ministre d'État des Affaires étrangères (Amériques) JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Lawrence Cannon avait du mal à cacher sa joie hier après avoir été nommé au prestigieux poste de ministre des Affaires étrangères.Mais de nombreux défis attendent l'homme de confiance de Stephen Harper.«Je suis honoré que le premier ministre m'ait confié cette tâche.C'est tout un honneur pour moi de représenter le Canada à l'étranger.Je pense que le Canada a un rôle extraordinaire à jouer dans cette période d'instabilité politique», a déclaré hier M.Cannon, peu de temps après avoir prêté serment.Parfaitement bilingue, âgé de 61 ans, M.Cannon devient ainsi le quatrième ministre des Affaires étrangères depuis que les conservateurs sont arrivés au pouvoir en janvier 2006.L'une de ses principales tâches sera d'insuffler plus de stabilité à un poste jugé névralgique au sein de l'appareil gouvernemental.Avant M.Cannon , Peter Mac Kay, Maxime Bernier et David Emerson ont été responsables de la diplomatie canadienne au sein du gouvernement conservateur.M.Mac Kay, qui n'avait pas d'expérience dans le domaine des affaires étrangères, a été muté à la Défense en août 2007.Il a conservé ce poste hier.Étoile montante du Par ti conservateur au Québec, M.Bernier avait été nommé ministre des Affaires étrangères il y a 15 mois après son passage au ministère de l'Industrie pour mieux expliquer la mission canadienne en Afghanistan aux Québécois.Mais son règne de neuf mois a été marqué par la controverse.Il a été contraint de démissionner du cabinet en mai à la suite de l'affaire Julie Couillard.Le ministre David Emerson, de Vancouver, a été nommé à ce poste afin de réparer les pots cassés.Reconnu pour sa compétence, M.Emerson a toutefois décidé de ne pas briguer les suffrages au dernier scrutin.Pain sur la planche M.Cannon a donc passablement de pain sur la planche pour redonner du panache à la diplomatie canadienne.Il devra aussi s'attaquer à de nombreux dossiers importants.La mission des 2500 soldats canadiens en Afghanistan vient en tête de liste.Durant la campagne électorale, le premier ministre Stephen Harper a promis que le Canada retirera ses troupes de Kandahar comme prévu en février 2011.Le Canada pourrait faire l'objet d'intenses pressions de la part de ses alliés de l'OTAN pour y maintenir des troupes.Les talents de diplomate de M.Cannon pourraient être mis à l'épreuve à la suite de l'élection présidentielle de mardi prochain.En tête dans les sondages, le candidat démocrate Barack Obama a promis de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Et les démocrates, qui sont habituellement plus protectionnistes que les républicains, pourraient aussi prendre le contrôle du Congrès.M.Cannon devra par ailleurs tenter d'établir de meilleures relations diplomatiques avec la Chine.Ces relations se sont nettement refroidies depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir.La Chine connaît pourtant une croissance économique phénoménale depuis plusieurs années et demeure un important marché à conquérir.En tant que responsable de la diplomatie canadienne, M.Cannon sera appelé à voyager fréquemment à l'étranger.Le Canada est membre de plusieurs organisations internationales, dont celle de la francophonie, le Commonwealth, l'OTAN et l'APEC.Un sommet de l'APEC doit avoir lieu au Pérou la fin de semaine du 22 novembre.Les défis de Lawrence Cannon Le ministre des Affaires étrangères devra redonner du panache à la diplomatie canadienne LENOUVEAU CABINET HARPER Maxime Bernier dit ne pas être amer Exclu du nouveau cabinet de Stephen Harper, Maxime Bernier assure qu'il est fier de pouvoir enfin travailler comme député des Beaucerons, une «chance » qu'il n'a pas eue en 2006 en devenant ministre tout de suite après son élection.En entrevue téléphonique, il explique qu'il n'est pas surpris d'avoir été mis à l'écart du Conseil des ministres.Et s'il a besoin de se consoler, il n'aura qu'à se tourner vers les Beaucerons qui, jeudi encore, lui disaient: «En tout cas, Maxime, t'es notre premier ministre », raconte-t-il.M.Bernier dit ne pas avoir parlé à Stephen Harper depuis la campagne électorale.Quand il s'agit d'expliquer pourquoi son premier ministre n'a pas voulu de lui, il répond: «Moi, je n'explique rien.Je ne suis pas dans sa tête.» - La Presse Canadienne EN BREF HUGO DE GRANDPRÉ ET MALORIE BEAUCHEMIN OTTAWA\u2014 Les partis de l'opposition à Ottawa ont tour à tour lancé des fleurs, puis jeté des pots à Stephen Harper, qui a nommé son Conseil des ministres, hier.Pendant ce temps, à Québec, l'annonce de la nouvelle équipe a reçu un accueil pour le moins tiède.Tous les partis fédéraux ont salué la présence de 11 femmes dans le gouvernement, une proportion de 38%, «du jamais vu depuis des années», claironnait fièrement l'entourage du premier ministre Harper.Les libéraux, en revanche, ont dénoncé le retour de Jim Flaherty à la barre du ministère des Finances.M.Flaherty devrait ainsi piloter son quatrième budget fédéral en autant d'années.«Ça suggère que le gouvernement n'accepte aucune responsabilité pour les problèmes », a lancé le critique du Parti libéral en matière de Finances, John Mc Callum.Les libéraux répètent depuis plusieurs mois que sous la direction financière de M.Flaherty, le gouvernement Harper a dilapidé les surplus budgétaires.«M.Flaherty n'est pas le minist re des Finances qui pourrait donner confiance aux Canadiens que le gouvernement a un plan solide pour faire face à la crise économique aujourd'hui», a renchéri M.Mc Callum.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le leader adjoint du NPD, Thomas Mulcair, ont tous deux réitéré l'importance pour les troupes de Stephen Harper de mieux collaborer avec les autres députés de la Chambre des communes.«La vraie question aujourd'hui est de savoir si ces nouveaux ministres seront muselés comme ceux du dernier groupe », a lancé M.Mulcair lors d'un point de presse à Ottawa.Il a par ailleurs dit voir d'un bon oeil la nomination de James Moore au ministère du Patrimoine.Il a qualifié le jeune ministre de «gentilhomme».«Au-delà des individus, est-ce qu'il va y avoir un changement de cap majeur, qui va tenir compte des résultats de l'élection?» a pour sa part demandé Gilles Duceppe lors d'un entretien téléphonique avec La Presse.« Il ne suffit pas d'inf liger une rétrogradation à Verner et à Blackburn.Encore faut-il que leurs successeurs agissent différemment.Or, ça on va juger», a-t-il ajouté.Quant à Christian Paradis, le nouveau lieutenant du Québec de Stephen Harper et ministre responsable de Montréal, Gilles Duceppe s'est contenté de dire que Michael Fortier n'avait pas créé de grandes attentes en tant que précédent défenseur des intérêts de la métropole.Réception polie à Québec Du côté de Québec, les chefs de l'opposition ont émis des inquiétudes, alors que le premier ministre Jean Charest a jugé, sans grand enthousiasme, qu'il serait bien capable de travailler avec les membres du nouveau cabinet Harper.«J'ai vu la formation du cabinet et je pense qu'il y a là-dedans des gens avec qui on va pouvoir travailler honnêtement et ouvertement, a dit M.Charest hier.Je suis heureux de voir qu'il y a des représentants du Québec.On ne veut pas personnaliser les relations.Il faut donner la chance à ce gouvernement-là qui vient d'être élu de faire ses preuves.» Sur la nomination de Josée Verner aux relations intergouvernementales, un poste que le premier ministre considère « important » pour le Québec, M.Charest a souligné que c'était d'ordinaire le premier ministre canadien qui «avait le dernier mot » sur ces questions, mais qu'il était prêt à travailler avec la députée de Louis-Saint-Laurent.M me Verner et M.Charest avaient eu maille à partir sur la question de la culture pendant la dernière campagne électorale.Le chef de l 'ADQ, Mar io Dumont, a pour sa part estimé que le Québec sortait affaibli de l'exercice, lui qui s'était prononcé en faveur des conservateurs, pendant la dernière campagne, disant même souhaiter que les Québécois élisent de nombreux représentants au gouvernement.«Le poids du Québec est affaibli, puis Jean Charest ne peut pas se plaindre de ça, c'est ce film-là qu'il a souhaité », a dit M.Dumont, qui se réjouit de voir Christian Paradis, «un bon député de région», prendre du galon.Pour la chef du Parti québécois, Pauline Marois, ce nouveau cabinet, c'est «quatre trente sous pour une piastre».«Il n'y a pas de changements suffisamment significatifs et il y a une certaine inquiétude, a souligné la chef péquiste.Mme Verner n'a pas été très sensible aux attentes des Québécois.Pendant la campagne, elle a été assez critique envers le gouvernement Charest.On n'a pas l'impression qu'il y avait une belle entente et là elle est responsable des affaires intergouvernementales.Moi ça m'inquiète pour la suite des choses.» «Le gouvernement Harper avait proposé de régler le pouvoir fédéral de dépenser, il ne l'a pas fait, a-t-elle ajouté.Est-ce que Mme Verner va prendre ce dossier-là et le régler?Permettez-moi d'avoir des doutes.» Le Conseil des ministres tièdement reçu llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll « La vraie question aujourd'hui est de savoir si ces nouveaux ministres seront muselés comme ceux du dernier groupe.» - Thomas Mulcair, leader adjoint du NPD PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE Le premier test du nouveau ministre Lawrence Cannon sera déterminé par l'issue de l'élection présidentielle américaine, mardi prochain.TIGER WOODS ET SA LINK CHRONOGRAPHE CALIBRE S AVEC CALENDRIER PERPÉTUEL RÉTROGRADE 877-444-0824 www.tagheuer.com What are youmade of ?3580860A LENOUVEAU CABINET HARPER Une campagne électorale et près de 300 millions plus tard, il y a quelque chose d'un peu curieux dans le spin des conservateurs, qui insistent pour présenter leur nouveau cabinet sous le signe de la «continuité ».Si M.Harper voulait simplement faire quelques réaménagements aux étages inférieurs de son cabinet et garder le noyau dur, il aurait pu nous épargner un nouveau scrutin.Un remaniement aurait suffi.Cela dit, ce nouveau cabinet, avec ses nombreuses recrues, avec ses femmes et de par sa jeunesse et sa taille, est davantage caractérisé par le changement que par la continuité.Vrai, le ministre des Finances, pièce centrale du grand puzzle, reste le même, mais pour le reste, Harper II est assez différent de Harper I.Une dizaine de nouveaux venus, un nombre record de femmes, une moyenne d'âge (basse en politique) de 50 ans et, au total, 38 postes, ce qui s'éloigne de la doctrine rigoriste des conservateurs.Ceux-ci étaient les premiers à critiquer les gros cabinets luxueux des libéraux.Or, le gouvernement de Paul Martin comptait 39 limousines, soit une seule de plus que celui de M.Harper.Ce qui frappe d'abord, c'est à quel point la composition de ce nouveau gouvernement reflète le résultat des élections.L'Ontario a répondu à l'appel de Stephen Harper en lui donnant 51 députés.Elle a été récompensée hier avec 13 ministres.La Colombie-Britannique, elle aussi sympathique aux conservateurs, prend du poids à Ottawa.Dans Harper II, c'est l'Ontario qui gouverne.Les deux principaux piliers du gouvernement conservateur, l'économie et la loi et l'ordre, sont, en effet, dirigés par des Ontariens.(Jim Flaherty aux Finances, Tony Clement à l'Industrie, Diane Finley et Lisa Rait, respectivement aux Ressources humaines et aux Ressources naturelles.Peter Van Loan à la Sécurité publique et Rob Nicholson à la Justice.) Tout le contrai re pour le Québec, ce qui était prévisible.Avec seulement 10 députés, dont la moitié n'est pas ministrable, M.Harper ne pouvait certes augmenter le nombre de ministres québécois autour de la table de son cabinet.Le Québec garde donc cinq ministres, mais leur influence au cabinet a été affaiblie à un niveau rarement vu dans un gouvernement fédéral.Pour un Lawrence Cannon, promu aux Affaires étrangères, deux autres «seniors », Josée Verner et Jean- Pierre Blackburn, subissent une rétrogradation.M.Cannon s'occupera des Affaires étrangères, qui ne sont pas une priorité au sein de ce gouvernement conservateur.M.Blackburn hérite du Revenu, un ministère qui fonctionne tout seul.Mme Verner se retrouve dans l'ombre de son chef aux Affaires intergouvernementales (souhaitons d'ailleurs qu'elle réponde plus vite à Québec qu'elle ne le faisait à Patrimoine pour les dossiers culturels.).Christian Paradis prend du galon et devient l ieutenant conservateur au Québec, mais est-ce que le député de Mégantic- L'Érable aura vraiment l'oreille du cabinet quand il défendra les dossiers de Montréal, dont il a la responsabilité ?Quant à Denis Lebel, il prend le relais de Jean-Pierre Blackburn au développement économique régional (Québec), ce qui fera plaisir à son homologue québécois, Raymond Bachand, mais on ne peut pas parler ici d'un ministère majeur dans la grosse machine fédérale.Pire encore pour le Québec : le premier ministre Harper répète sans cesse que l'économie est la priorité absolue, mais il n'a nommé aucun Québécois à un poste économique.À moins, bien sûr, que dans un excès d'enthousiasme, on considère que le Revenu soit un ministère économique.Par ailleurs, la perte du ministre- sénateur Michael Fortier laisse un grand trou béant à Montréal, à un moment où la Ville a bien besoin d'un allié au cabinet fédéral.Le message de M.Harper aux Montréalais est limpide : la dernière fois, il a piétiné ses principes pour nommer un non-élu, mais cette fois, Montréal n'aura pas de traitement de faveur.Christian Paradis, nouveau responsable de Montréal, est un jeune homme studieux et plein de bonne volonté, mais certains dossiers, comme le Grand Prix, nécessitent des actions rapides et déterminées.En ce sens, Montréal aurait certainement était mieux servi par Lawrence Cannon.Il faut aussi se demander quel sera l'impact de ce nouveau cabinet sur les relations avec Québec.À vrai dire, on voit mal comment ces relations pourraient être pires que ce qu'elles étaient devenues à la fin de Harper I.En particulier avec les ministres Jean-Pierre Blackburn, persona non grata au gouvernement Charest, et Josée Verner, en froid avec Québec et le milieu artistique.Ces deux sources d'irritation majeures ayant été déplacées, on verra comment se débrouilleront le nouveau titulaire de DEC, Denis Lebel, et son collègue du Patrimoine, James Moore.Ce dernier arrive à Patrimoine à un moment bien difficile.Après Bev Oda et Josée Verner, M.Moore sera-t-il le prochain ministre à s'y casser la gueule ?Deux autres surprises, en terminant.Une bonne, d'abord: Jim Prentice à l'Environnement.Un Albertain à l'Environnement, quelle horreur, diront les écologistes.Mais M.Prentice a la réputation bien méritée d'être un ministre très efficace et la nomination de cet homme de confiance du premier ministre à ce poste envoie le message d'un réalignement dans ce ministère négligé.Puis, une mauvaise surprise : le maintien en poste (à l'Agriculture) de Gerry Ritz, celui-là même qui s'est empêtré dans l'affaire de la listériose et qui a même trouvé le moyen de faire des blagues sur le sujet.Comme quoi, malgré certains changements, Harper II peut se montrer aussi têtu et insensible que Harper I.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca L'Ontario au pouvoir VINCENT MARISSAL CHRONIQUE La perte du ministre-sénateur Michael Fortier laisse un grand trou béant à Montréal, à un moment où la Ville a bien besoin d'un allié au cabinet fédéral.Le message de M.Harper aux Montréalais est limpide: la dernière fois, il a piétiné ses principes pour nommer un non-élu, mais cette fois, Montréal n'aura pas de traitement de faveur.Tous les jours dans ARTS SPECTACLES EN MPREIUMREUCRE CSOE ISRO.IR.NATHAËLLE MORISSETTE ET MARIO CLOUTIER La nomination de James Moore à la tête du ministère du Patrimoine a été plutôt bien accueillie par le milieu culturel québécois.Du même souffle, les représentants de l'industrie ont manifesté le désir de rencontrer le nouveau ministre le plus rapidement possible.James Moore venait à peine d'être assermenté que l'Union des artistes (UDA) était déjà en train de rédiger une lettre à son intention pour solliciter une rencontre.«À partir du moment où il y a un nouveau ministre, il faut voir comment on va pouvoir travailler avec lui, estime Raymond Legault, président de l'UDA.On espère qu'il soit plus qu'un porte-parole.On veut qu'il soit un vrai ministre du Patrimoine.» Le financement des arts, l'avenir du Fonds canadien de télévision et la Loi sur le droit d'auteur sont autant de sujets que veut aborder M.Legault avec le nouveau responsable du ministère.Il souligne par ailleurs n'avoir jamais eu l'occasion de rencontrer l'ancienne ministre, Josée Verner.De son cô té , Miche l G .Desjardins, directeur général de l'Institut national de l'image et du son (INIS), applaudit la nomination de James Moore.Rappelons que l'INIS a appris au cours de l'été -sous le règne de Josée Verner - que le Programme de formation dans le secteur du film et de la vidéo (PNFSFV), qui lui permettait de bénéficier de 900 000$ annuellement, serait aboli.M.Desjardins préfère donc discuter avec un nouveau ministre, «compte tenu du contentieux qui s'est créé au cours des derniers mois ».Pour sa part, le président de Culture Montréal et vice-président du Conseil des arts du Canada, Simon Brault, est d'avis que l'arrivée du nouveau venu est de très bon augure.«De l'avis général, c'est une étoile montante au sein du gouvernement, dit-il.Le fait que le premier ministre lui confie ce ministère est un bon signe.Il est jeune, urbain, bilingue, ambitieux et populaire auprès des autres parlementaires de toutes allégeances.J'ai hâte de le rencontrer.» Le ministre du Patrimoine bien accueilli par les artistes QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Signé «The North Face», l'indispensable blouson nylon matelassé souple, chaudement entredoublé, léger, avec membrane coupe-vent.Piqûres en courbes.Blanc, noir, rouge.Tp.p.m.g.Rég.299.00 LA DOUDOUNE DE SKI HYDROFUGE 209.95 Toile polyester matelassée super résistante, parfaitement hydrofuge, isolée pour supporter les grands froids.Coutures entièrement scellées, capuchon ergonomique, zips d'aération sous les bras, jupette pare-neige amovible, poignets élastique autoréglables.Noir ou gris rayé blanc.P.m.g.tg.Rég.260.00 LE BLOUSON DUVET D'OIE 249.95 3594988A HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA\u2014 Le nouveau ministre responsable de la métropole et nouveau lieutenant québécois de Stephen Harper, Christian Paradis, entend travailler d'ici les prochaines élections pour permettre aux conservateurs d'augmenter leurs appuis dans la province et d'aller chercher au moins un siège dans la métropole.M.Paradis a gagné gros lors de la formation du nouveau Conseil des ministres, hier.Le député de la circonscription de Mégantic-L'Érable, dans le Centre-du-Québec, a été nommé lieutenant québécois de Stephen Harper et ministre responsable de Montréal, en plus de conserver son portefeuille de ministre des Travaux publics.Ce n'est pas une mince tâche qui attend celui qui, jusqu'à juin dernier, n'avait occupé au plus qu'un poste de secrétaire d'État à l'Agriculture et qui, de son propre aveu, n'est pas très familier avec Montréal.«Je n'irai pas vous dire que je suis un Montréalais.Vous savez que j'habite à 235 kilomètres de Montréal », a-t-il indiqué.Le nouveau bras droit de Stephen Harper au Québec et à Montréal entend néanmoins aborder ses nouvelles responsabil ités avec une att itude d'ouverture et de collaboration.«Lorsque j'ai été nommé comme secrétaire d'État à l'Agriculture, je n'(avais) rien d'un agriculteur, a-t-il souligné.Je suis arrivé là et j'ai dit aux gens: instruisezmoi.Je suis là pour vous aider, c'est un mandat que j'ai.» Organisation politique Christian Paradis est né, a grandi et a fondé une famille à Thetford Mines.Il a étudié aux universités de Sherbrooke et Laval, à Québec.Avant de se présenter comme candidat conservateur, en 2005, il travaillait comme avocat dans une firme de Thetford Mines fondée par son père.Il était aussi président de la chambre de commerce et d'industrie de l'Amiante.En point de presse au parlement, hier, i l a dit vouloi r commencer à plancher sur-le-champ à ses nouveaux t ravaux.Déjà, un entret ien téléphonique était prévu en fin de journée hier avec le maire de Montréal, Gérald Tremblay.Et il a dit vouloir parler avec le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, le plus rapidement possible.M.Pa r ad is souhai te ent re autres aborder la question du Grand Prix de Montréal avec les deux hommes.«Je vais voir ce que l'on peut faire », a-t-il seulement décla ré.Pour le reste, le nouveau lieutenant du Québec compte se pencher sur l'organisation conservatrice au Québec pour s'assurer de mieux faire aux prochaines élections.Le Parti conservateur a remporté 10 sièges dans la province, beaucoup moins que ce que les observateurs de la scène fédérale prévoyaient en début de campagne.«Mon travail est de faire en sorte que Montréal, la prochaine fois, ait un représentant.Et que les autres régions du Québec aient un représentant.Mais il y aura des questions qui devront se poser et des évaluations », a-t-il dit.Christian Paradis souhaite éviter les étiquettes que l'on accole souvent aux conservateurs du Québec.«Je trouve ça tannant, a-t-il lancé.C'est tout le temps de dire: est-ce qu'il est adéquiste?Est-ce qu'il est conservateur?Moi, je suis un politicien fédéral conservateur.Je veux travailler avec les gens qui veulent travailler avec nous.» À LIRE EN PAGE A16, LE QUÉBEC AFFAIBLI, L'ÉDITORIAL D'ANDRÉ PRATTE.Christian Paradis prend du galon Le nouveau lieutenant québécois de Stephen Harper se voit confier la responsabilité de la métropole PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE Le nouveau bras droit de Stephen Harper au Québec, Christian Paradis, entend aborder ses responsabilités avec une attitude d'ouverture et de collaboration.«Mon travail est de faire en sorte que Montréal, la prochaine fois, ait un représentant.Et que les autres régions du Québec aient un représentant.» LENOUVEAU CABINET HARPER LONDRES 31 OCT.-16 DÉC.2008 22 DÉC.2008-30AVRIL 2009 199$ PARIS 31 OCT.-16 DÉC.2008 5 JANV.-30 AVRIL 2009 230$ MUNICH1 FRANCFORT1 31 OCT.-16 DÉC.2008 8 JANV.-30 AVRIL 2009 277$ ZURICH 31 OCT.-16 DÉC.2008 8 JANV.-30 AVRIL 2009 280$ BOGOTÁ LIMA 31 OCT.-16 DÉC.2008 315$ SÉOUL 31 OCT.-16 DÉC.2008 1er JANV.-30 AVRIL 2009 389$ SÃO PAULO 31 OCT.-16 DÉC.2008 8 JANV.-30 AVRIL 2009 405$ BEIJING SHANGHAI 31 OCT.-16 DÉC.2008 8 JANV.-30 AVRIL 2009 480$ SYDNEY, AUSTR.1er NOV.-16 DÉC.2008 499$ HONG KONG 31 OCT.-16 DÉC.2008 8 JANV.-30 AVRIL 2009 640$ Les tarifs sont basés sur un ALLER SIMPLE et sont assujettis à l'achat d'un billet ALLER-RETOUR au départ de Montréal.Dernières dates de départ tel qu'indiqué ci-dessous.Le supplément des frais de carburant n'est pas inclus dans les tarifs : il varie de 65$ à 225$ par aller simple pour les destinations internationales.Voilà un aperçu des destinations internationales en solde.De plus, inscrivez-vous dès maintenant et obtenez jusqu'à 40000 milles-bonis Aéroplan en voyageant entre le 8 septembre et le 15 décembre 2008.Choisissez librement en ligne sur aircanada.com ou en appelant votre agent de voyages.Vous pouvez également nous appeler au 1 888 247-2262.L'offre prend fin le 6 novembre 2008.Bien plus de destinations et 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est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada ou d'Air Canada JazzMC.Le supplément des frais de carburant varie selon le trajet effectué.Les tarifs sont basés sur un aller simple et ne sont accessibles qu'à l'occasion de l'achat d'un billet aller-retour.Dates de départ tel qu'indiqué ci-dessus.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.L'achat à l'avance peut être requis.Un séjour minimal ou maximal peut être requis et d'autres conditions peuvent s'appliquer.Promotion milles-bonis Aéroplan : vous devez être membre du programme Aéroplan et vous inscrire pour être admissible à cette promotion.Les milles-bonis Aéroplan sont attribués pour les voyages à bord des vols admissibles exploités par Air Canada entre le Canada et l'Europe, l'Asie, l'Australie et l'Amérique du Sud.Les voyages doivent être effectués entre le 8 septembre et le 15 décembre 2008.Les milles-bonis sont attribués de la façon suivante: 10000 milles-bonis pour trois (3) allers simples ; 15000 milles-bonis supplémentaires pour six (6) allers simples ; et 15 000 milles-bonis additionnels pour neuf (9) allers simples, soit un total pouvant atteindre 40000 milles-bonis.Les milles-bonis Aéroplan ne sont pas des milles-privilèges Air Canada et ne permettent pas l'accès à un statut supérieur Air Canada.Certaines conditions s'appliquent.Pour obtenir la liste des vols et des tarifs admissibles, pour vous inscrire et pour tous les autres détails, visitez aircanada.com.MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.MDAéroplan est une marque déposée d'Aéroplan, société en commandite.1En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star AllianceMC.3595211A ÉRIC CLÉMENT À peine nommé lieutenant du Québec et responsable de la région de Montréal, le ministre fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Christian Paradis, a été contacté par le maire Gérald Tremblay, hier après-midi, afin d'établir un premier contact.Pour les élus de la région, les attentes sont grandes et diverses.Le mai re Tremblay et M.Paradis ont convenu de se rencontrer prochainement.«Avec la nominat ion du ministre Christian Paradis, les conditions sont en place pour que les intérêts de Montréal soient bien représentés à Ottawa», a dit le maire, qui a ajouté que «dans le contexte économique actuel, il était primordial de soutenir les initiatives et les projets de Montréal afin de contribuer à la stabilité économique du pays.» Le chef de l'opposition, Benoit Labonté, espère aussi rencontrer rapidement M.Paradis afin de le sensibiliser à ses «points de vue».M.Labonté avance trois dossiers prioritaires: les «infrastructures physiques et de transport », des revenus de croissance pour les villes et donc pour Montréal, et le respect des «engagements du fédéral vis-à-vis de la culture».Il croit que M.Paradis devra aussi prendre en main rapidement le dossier du Grand Prix de Formule 1 de Montréal.M.Labonté s'attend à ce que le fédéral appuie le projet de réalisation d'une navette ferroviaire reliant le centre-ville à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, mais aussi les transports en commun.À propos du soutien financier du secteur culturel, M.Labonté dit qu'il ne s'agit pas seulement de réinjecter de l'argent, mais aussi de tenir compte que «la culture au Québec ne peut être traitée de la même façon qu'en Saskatchewan.Il y a des particularités ici qu'il faut traiter de façon particulière.» Benoit Labonté regrette tout de même que M.Paradis ne soit pas Montréalais.«J'aurai préféré que ce soit un élu montréalais, mais il faut accepter la réalité électorale, dit-il.Cela dit, je ne présume pas de sa capacité d'être sensible à la réalité montréalaise.» Laval et Longueuil Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a aussi hâte de rencontrer Christian Paradis.«C'est un jeune homme plein de bonne volonté, plein d'ambitions, voulant absolument réussir, un vrai Beauceron dans ses fibres, dit-il.Le premier ministre Harper vient de lui faire grandement confiance en en faisant son lieutenant, ministre des Travaux publics et ministre responsable de la région de Montréal.Il y aura donc un lien très direct entre lui et le premier ministre.M.Harper est conscient de l'importance de la grande région de Montréal qui représente 50% de la population du Québec et 54 % de son économie.» M.Vaillancourt estime lui aussi que le dossier des infrastructures, notamment celui de l'échangeur Turcot, sera dans le haut de la pile du ministre des Travaux publics.«Nous avons à Laval avec Chantiers Canada pour 137 millions de projets en attente d'approbations », dit-il.Il croit que les transports en commun devront être privilégiés, notamment le prolongement du métro à Laval, (« on est dû pour cela », dit-il), tout comme le logement social.Enfin, le maire de Longueuil, Claude Gladu, dit être «très heureux » de la nomination de M.Paradis.«J'ai hâte de le rencontrer, car on a déjà des dossiers en marche avec le fédéral, notamment le SLR et le développement de l'aéroport de Saint-Hubert, pour la réfection des pistes», a-t-il dit.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca NOMINATION DE CHRISTIAN PARADIS Les élus régionaux ont beaucoup d'attentes Le ma i re de Montréa l , Gér a ld T remblay, ne le connaît pas.Le chef de l'opposition, Benoit Labonté, non plus.Il est né à Thetford Mines, il a étudié à Sherbrooke et à Québec, puis il a travaillé dans sa ville natale avant de filer à Ottawa en 2006 lorsqu'il a été élu député.Montréal?Rien, nothing, nada.Pourtant, hier, Stephen Harper l'a nommé ministre responsable de la région de Montréal.Il s'appelle Christian Paradis.Avocat, père de trois jeunes enfants, 34 ans, joueur de golf et conservateur dans l'âme.Un jeune loup qui a connu une carrière fulgurante.Élu en 2006, nommé secrétaire d'État à l'Agriculture - pas très urbain comme poste -, puis ministre des Travaux publics.J'ai essayé de lui parler, hier.Désolé, m'a-t-on répondu, il est trop occupé.J'ai appelé dans sa circonscription, Mégantic-L'Érable, à Thetford Mines.Ils se sont empressés de me transférer à Ottawa.Connaît-il Montréal?Y a-til jamais mis les pieds?A-t-il pris le métro?A-t-il déjà vu un sans-abri?Lors d'un point de presse éclair, hier, à Ottawa, M.Paradis a juré qu'il aimait Montréal.«J'y ai des amis, de la famille.Il y a un peu de nous autres, c'est notre grande métropole francophone.» «Il est venu dans la région de Montréal au moins une fois par mois au cours des deux dernières années», m'a assuré un de ses proches collaborateurs.J'ai appelé son père, Pierre Paradis, avocat à Thetford Mines.J'attends toujours son appel.J'ai aussi contacté son frère, Jean- François, qui travaille à Montréal.Même silence radio.Pas des « rappeleux », les Paradis.Même si seulement 235 kilomètres séparent Thetford Mines de Montréal, les deux villes ne vivent pas sur la même planète.«Montréal, pour nous, c'est le bout de la terre, a dit le rédacteur en chef du Courrier Frontenac, l'hebdo de la région.Nous, c'est l'est de la province, la Beauce et la ville de Québec.On achète peu La Presse, et Le Journal de Montréal ne rentre pas ici.On ne sait pas ce qui se passe à Montréal.» Christian Paradis est décrit comme un gros travailleur.Un bûcheur.Ses dossiers sont solidement documentés.Mais il n'a jamais vécu à Montréal.Pourrat- il développer une sensibilité, ingrédient essentiel quand on s'occupe d'une région?Prenez Jean Charest, premier ministre du Québec et député de Sherbrooke.C'est lui qui a jeté Montréal dans une orgie de structures lorsqu'il a organisé des référendums permettant aux banlieues de se défusionner.Il n'a jamais voulu admettre que les anglophones allaient en profiter pour larguer Montréal et se replier sur leurs petites villes.Comme si Montréal était un gros Sherbrooke.Zéro sensibilité.Christian Paradis peut difficilement faire pire.Mais Montréal ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.La région a boudé les conservateurs et Stephen Harper ne voulait pas nommer un non-élu comme il l'a fait pour Michael Fortier, qui s'est d'ailleurs fait battre le soir des élections.I l resta it qui?Lawrence Cannon?Il va être débordé avec les Affaires étrangères.Il a une guerre - l'Afghanistan - sur les bras.Et il vient de l'Outaouais.Jean-P ie r re Blackbur n, le ministre du Revenu, député de Chicoutimi?Ou Josée Verner, incapable de gérer la crise dans la culture déclenchée par son parti, qui a mis la hache dans les budgets?À bien y penser, Christian Paradis n'est peut-être pas un si mauvais choix.P remier dossier dont M.Paradis héritera : le Grand Prix de Montréal.Oh ! le beau panier de crabes.Chanceux, va.Voici, en gros, la chose.Bernie Ecclestone, un vieillard de 78 ans, grand manitou du Grand Prix, a décidé de retirer Montréal du circuit de la Formule 1.Le maire de Montréal et les ministres Fortier et Bachand ont rencontré Ecclestone à Londres la semaine dernière pour essayer de trouver une solution.Ils cherchent un promoteur privé prêt à prendre la relève de Normand Legault.Mais le «sauveur » va sûrement demander de l'argent à Ottawa.Le Canada flirte avec la récession et la population est frileuse dès qu'il est question d'injecter de l'argent dans le sport professionnel, surtout la Formule 1, repaire des riches.Une décision doit être prise rapidement parce que le calendrier 2009 du Grand Prix sera bientôt bouclé.Le dossier est complexe.Que fera M.Paradis ?Il travaille fort et il apprend vite, n'a-t-on cessé de me répéter hier.Ça va drôlement lui servir.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse: michele.ouimet@lapresse.ca Christian - Thetford Mines - Paradis, ministre responsable de Montréal MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE Même si seulement 235 kilomètres séparent Thetford Mines de Montréal, les deux villes ne vivent pas sur la même planète.LENOUVEAU CABINET HARPER FEMME MENDY Trouvez le détaillant GEOX le plus près de chez vous : visitez geox.com ou appellez 1-866-454-GEOX (4369) LA CHAUSSURE QUI RESPIRE GEOX.COM GEOX - RESPIRA - - SONT LES MARQUES ENREGISTRÈES DE GEOX SPA 3578848A LE BAS SIMONS EXÉCUTIF 3.99 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUEBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Économisez 33% sur un bas fin essentiel pour tous les jours en nylon-lycra 15 deniers, avec culotte légèrement renforcée et pointes ombrées indémaillables pour une meilleure résistance.Gousset de coton.Parchemin, siamois, noisette, moka, sépia, noir.P.m.g.tg.Rég.6.00 3594630A POLITIQUE CHARLES CÔTÉ DENIS LESSARD ET MALORIE BEAUCHEMIN La députée péquiste Louise Harel, élue sans interruption depuis 1981 dans Hochelaga- Maisonneuve, a annoncé hier qu'elle ne solliciterait pas d'autre mandat.Elle affirme vouloir un train de vie «moins trépidant ».«J'ai follement aimé ce métier de député », dit-elle.Mais il exige une disponibilité constante.«On ne peut pas le faire à moitié.» La Presse a appris que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a demandé à l'ex-députée péquiste de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre, de lui succéder.Par ailleurs, des sources fiables indiquent que Carole Poirier, adjointe de Mme Harel dans Hochelaga pendant 15 ans, envisage aussi de se porter candidate, avec la bénédiction de la députée sortante.Mme Harel, 62 ans, dit avoir pris une décision di f f ic i le, «même quand on pense que c'est une sage décision et qu'on est convaincu que c'est la bonne ».Elle a fait l'annonce en présence de son conjoint, de sa fille et de ses deux petits-enfants, devant ses partisans réunis dans un centre communautaire de Maisonneuve.Elle assure partir de son plein gré, à un moment où, à son avis, «ça va bien» pour le Parti québécois.«Si je choisis de quitter à ce moment-ci, c'est que je suis convaincue que le Parti québécois est entre bonnes mains avec Pauline Marois», a-t-elle affirmé.À quelques jours du déclenchement probable d'élections provinciales, Mme Marois aura un château fort à offrir à un candidat vedette.Les électeurs d'Hochelaga-Maisonneuve ont élu un député péquiste dans 10 élections générales successives depuis 1970.Robert Burns a été député du Parti québécois de 1970 à 1979.Le libéral Georges Lalande l'a emporté dans une partielle en 1979, mais il a été battu par Mme Harel le 13 avril 1981.Par la suite, Mme Harel a prévalu six autres fois.Aux dernières élections, en mars 2007, elle l'avait emporté par plus de 9000 voix de majorité.Mme Harel dit ne pas vouloir se prononcer sur sa succession.«Edmond (Omran, son conjoint) me dit : te mêle pas de ça!» at- elle répondu.«Il y aura une convention, a-t-elle ajouté.Dans notre parti, on ne se fait pas imposer de candidat.» Le départ de Mme Harel a suscité de nombreux commentaires et éloges.«Mon amie Louise Harel a décidé de ne pas se représenter, a déclaré Pauline Marois, chef du Parti québécois.Je dis ça avec un pincement au coeur.J'aurais aimé ça qu'elle continue à militer à mes côtés.» Mme Marois connaissait la décision de Mme Harel «depuis un bon moment» et elle n'exclut pas d'autres départs à l'approche des élections.«Ne précipitons pas les choses, a-t-elle cependant dit au sujet de la succession.Laissons voir quels seront les choix des militantes et des militants.» «C'est un grand personnage de la politique québécoise qui quitte l'avant-scène, dit l'ex-premier ministre Bernard Landry.Elle est une sorte de phare pour l'indépendance, pour la cause des femmes et pour les causes sociales qu'elle a défendues.À l'âge qu'elle a, j'espère qu'elle va trouver un terrain d'atterrissage pour continuer de mettre ses talents à profit.» M.Landry a par ailleurs trouvé «extraordinaire » l'idée de voir Mme Lefebvre succéder à Mme Harel.«J'ai beaucoup d'admiration pour Elsie Lefebvre », a-t-il dit.La chef de Québec solidaire et ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec, Françoise David, a souligné le rôle «extrêmement important pour faire reconnaître la valeur du travail des femmes » qu'a joué M me Harel.André Lavallée, maire de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, côtoie Mme Harel depuis les années 1970 et a été son directeur de cabinet adjoint.«C'est une femme qui a eu partout une détermination à changer les choses, dit-il.Partout, dans son comté, au Parti québécois et comme ministre.Et elle a parfois joué du coude.» M me Harel a assuré qu'elle continuerait de militer au Parti québécois.« Tant que la souveraineté ne sera pas faite, elle sera à faire, a-t-elle dit.Cela fait partie intimement de notre identité.» Louise Harel quitte la vie politique PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Après 27 ans de loyaux services comme députée du Parti québécois, Louise Harel prend sa retraite de l'Assemblée nationale.CHARLES CÔTÉ Alors qu'elle étudie en sociologie à l'Université de Montréal, Louise Harel est vice-présidente de l'Union générale des étudiants du Québec pendant la turbulente année 1968.Permanente au Parti québécois en 1970, elle gravit les rangs du parti pour devenir vice-présidente en 1979.Pendant ce temps, elle obtient une licence en droit.Le chef René Lévesque lui propose de se présenter dans Maisonneuve aux élections de 1981.Elle bat le libéral sortant.Elle est alors nommée ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration.Ce mandat est houleux.En 1982, la Constitution du Canada est modifiée sans l'accord du Québec, sous l'impulsion du gouvernement fédéral dirigé par Pierre Elliott Trudeau.En 1984, le nouveau chef conservateur Brian Mulroney propose au premier ministre René Lévesque le «beau risque», la réconciliation constitutionnelle, en échange de l'appui du Parti québécois aux élections fédérales.Mme Harel, comme d'autres, s'oppose à son chef.Le « beau risque », qui débouchera sur l'accord du lac Meech, s'est terminé «en queue de poisson» en 1990, rappelait encore hier Mme Harel.En 1985, Mme Harel est réélue dans l'opposition, tout comme en 1989.En 1990-1991, elle siège à la commission Bélanger- Campeau sur l'avenir constitutionnel du Québec.En 1992, elle milite avec le PQ contre l'accord de Charlottetown, au référendum pancanadien qui se soldera par une victoire serrée du NON.Un autre passage difficile, affirmait hier Mme Harel.En 1994, le PQ reprend le pouvoir avec Jacques Parizeau à sa tête.Mme Harel occupe plusieurs ministères, notamment l'Emploi et l'Immigration.Elle fait alors adopter la Loi sur l'équité salariale.Cependant, le point marquant de ce mandat demeure le référendum de 1995, décidé par une faible marge (50,6%) contre le projet souverainiste.«À Hochelaga-Maisonneuve, on a eu 92% de participation et on a égalisé le record du Saguenay-Lac- Saint-Jean pour le OUI», a tenu à rappeler hier Mme Harel.Après sa réélection en 1998, elle hérite du dossier de la réforme municipale qui mènera aux fusions, à Montréal et dans quelque 70 autres villes du Québec.L'enjeu s'est retrouvé au coeur des élections suivantes, avec la promesse des «défusions» du Parti libéral.Le sujet faisait toujours vibrer Mme Harel hier, qui a dénoncé «le cadeau princier de 30 millions par année» fait par le gouvernement Charest aux villes de la banlieue de l'Ouestde- l'Île.«J'étouffe encore rien que d'y penser», a-t-elle dit.De mars 2002 à juin 2003, M me Harel est présidente de l'Assemblée nationale, une première pour une femme.Réélue en 2003, elle devient chef de l'opposition en juin 2005, jusqu'en août 2006.Parcours d'une militante-née «C'est un grand personnage de la politique québécoise qui quitte l'avant-scène.» EN BREF Élection municipale : Re/Max contre groupe Sutton L'élection municipale partielle du 14 décembre dans le district de Cecil-P.-Newman à La Salle pour remplacer l'ex-conseillère Lise Zarac, élue députée fédérale le 14 octobre, opposera deux agents immobiliers: Michael Vadacchino (Vision Montréal) et Josée Troïlo (Union Montréal, le parti du maire Gérald Tremblay).Ce sera en quelque sorte le Groupe Sutton contre Re/Max! L'ex-conseiller et ex-candidat à la mairie de La Salle, Michael Vadacchino, est agent immobilier depuis 18 ans et depuis 13 ans au Groupe Sutton.Josée Troïlo travaille chez Re/Max.Elle est membre du conseil d'administration de la caisse populaire Desjardins de La Salle et de la Table d'action et de concertation en sécurité de l'arrondissement.\u2014 Éric Clément MONTOIT Tous les samedis dans CE SAMEDI formes et couleurs dans la maison d'uncouple d'architectes 3593636A POLITIQUE DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 L'ex-lieutenant-gouverneur du Québec Lise Thibault devra rembourser les sommes dépensées à des fins personnelles au cours de sonmandat de 10 ans comme représentante de la reine à Québec.Le gouvernement du Québec a déjà réservé les services d'une firme spécialisée pour identifier les dépenses qui n'auraient pas dû être rembourséesà Mme Thibault, a indiqué hier le secrétaire général du gouvernement, Gérard Bibeau, devant la Commission de l'administration.Les juricomptables auront à passer au peigne fin les 50 caisses de documents dès que la Sûreté du Québec les aura rendues au gouvernement.L'escouade des crimes économiques achève son enquête sur les dépenses de celle qui a représenté la reine de 1997 à 2007.Fort attendu, le témoignage de Mme Thibault en commission parlementaire hier a été d'une rare intensité.Émotive, tremblante, elle est sortie de ses gonds à la fin de sa comparution de deux heures.«Vous osez me poser une question comme ça!» a-t-elle lancé à Agnès Maltais.La péquiste voulait savoir si Mme Thibault s'était sentie justifiée de réclamer davantage de remboursement parce qu'elle avait été nommée juste après le référendumde 1995.Incapable de marcher à la suite d'un accouchement, Mme Thibault a expliqué que sa famille était «tissée très serré».C'est pourquoi elle s'est sentie justifiée de réclamer un remboursement pour la réception d'anniversaire de sa fille - 4000$ - qui coïncidait avec l'anniversaire de sa nomination.Thibault contredite Mme Thibault a été souvent contredite hier.Elle a soutenu que le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, ne lui avait pas donné la chance de s'expliquer autrement «qu'en 250 mots» avant de publier rapidement son rapport accablant.«S'il avait respecté la personne et l'institution et la population pour donner un rapport honnête, juste, il aurait pris le temps de le faire», a accusé Mme Thibault.Publiant tout de suite un communiqué, M.Lachance a précisé qu'il avait rencontré trois fois Mme Thibault, dont une fois en compagnie de Sheila Fraser, la vérificatrice fédérale.Mme Thibault a eu tout le temps requis, et a pu transmettre tous les commentaires qu'elle souhaitait.Les rapports en ont d'ailleurs tenu compte, expliqueM.Lachance.Mme Thibault n'a pas eu plus de chance avec Monique Jérôme-Forget.Elle avait soutenu que laministre lui avait offert d'augmenter son budget de fonctionnement, ce qu'a nié catégoriquement cette dernière.Mme Thibault a dit ne jamais avoir demandé de traitement spécial pour ses employés.Deux heures plus tôt, le secrétaire général Bibeau avait souligné que le Conseil exécutif avait dû bloquer des augmentation de salaires dépassant les normes et des demandes pour rembourser 100% des congés de maladie à un employé partant à la retraite - c'est normalement 50%.Le Conseil exécutif «payait ce qui arrivait de votre cabinet les yeux fermés, ce n'est pas très glorieux, mais vous avez donc l'entière responsabilité des dépenses qui ont été injustifiées», a lancé à Mme Thibault le président de la commission, l'adéquiste Gilles Taillon.«Ils avaient juste à s'ouvrir les yeux!» a répliqué Mme Thibault.«Nous avons la certitude que vous vous êtes dépensée sans compter», de conclure, incisif, Gilles Taillon.Mme Thibault gagnait environ 170 000$ par année en fin de mandat si on inclut l'indemnité non imposable de 4000$ par mois.Elle avait une voiture de fonction et un garde du corps 24 heures sur 24.La voix brisée, tremblante, elle s'est décrite comme«unehumaniste plutôt qu'une administratrice».Plus tard cependant, elle a insisté sur ses longs états de service comme présidente de l'Office des personnes handicapées et comme vice-présidente de la CSST.«Je voulais que le citoyen voie que ce dont on m'accusait était tout simplement bas, ridicule, disgracieux, mesquin et méchant», a-t-elle dit, rappelant qu'elle avait elle-même sollicité l'enquête du vérificateur général, sûre qu'elle serait blanchie.Mme Thibault a rappelé que les gouvernements successifs n'avaient rien eu à lui reprocher, et que ses prédécesseurs «faisaient ce qu'ils voulaient».Elle s'est emportée quand les députés lui ont rappelé ses importantesdépensesdevoyage.«Je voulais être le lieutenant-gouverneur de tout le Québec, pas de la Ville de Québec! C'est ce que j'ai fait!» Elle attaque les médias qui ont rapporté ses excès.«Je prie le ciel de ne pas envoyer en enfer les gens qui viennent briser les humains.» Sa fondation, qui dotait les centres de ski de nacelles pour permettre aux handicapés de descendre les pentes, visait à «changer notre façon de voir la vie, c'était oser les \"autrement\"\u2026 J'ai comme conviction qu'oser la vie c'est créer des \"autrement\" remplis d'espoirs».Les fleurs au cabinet du lieutenant- gouverneur coûtaient 10 000$ par année.Il en coûtait environ 40 000$ par année pour les services desphotographesofficiels.Les fonds publics ont payé la note pour qu'un de ses gardes du corps lui amène en Floride sa voiturette de golf adaptée.«Avez-vous déjà essayé de pousser un fauteuil roulant dans le sable.pour aller mettre vos doigts de pied dans la mer?» a-t-elle expliqué.Lise Thibault sort de ses gonds La version de l'ex-lieutenant-gouverneur contredite PHOTO STEVE DESCHENES, FOCUS1 L'ex-lieutenant-gouverneur Lise Thibault comparaissant en Commission parlementaire.CYBERPRESSE.CA VOTREOPINION Croyez-vous que Lise Thibault va rembourser les 700 000$ réclamés ?Répondez sur cyberpresse.ca/thibault (MODÈLE TUCSON 2009, ÉDITION 25e ANNIVERSAIRE) TUCSON 2009 4 cylindres, traction avant, transmission automatique 5 299 $ de comptant initial 219$ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS par mois / 48 mois Location à partir de ROUTE 8,0 L / 100 KM VILLE10,2 L / 100 KM 725 KM AVECUN PLEIN MOINS POUR PLUS Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute pour le modèle 2009.UNE VALEUR DE 2 500$ POUR SEULEMENT 1000$.ÉDITION 25e ANNIVERSAIRE (déjà compris dans l'offre de location) Comprenant : Toit ouvrant électrique Système de navigation GPS Garmin® encastré Chaîne audio Kenwood de haute qualité Rétroviseurs extérieurs de la couleur de la carrosserie OFFRE 0 $ DE COMPTANT INITIAL AUSSI DISPONIBLE ENTOURAGE L 2008 V6 de 250 ch., transmission automatique SANTA FE GL 2,7 L 2008 moteur V6, 2,7 L, traction avant, transmission manuelle ROUTE 8,3 L / 100 KM VILLE 12,1 L / 100 KM 904 KM AVECUNPLEIN MOINS POUR PLUS Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute pour le modèle 2008.4 450 $ de comptant initial 289$ 1Prix9d'ach9at c9omp5tant $ (Prix de base) 25 995 $ TRANSPORT ET (Ajustement de prix comptant) -6 000 $° PRÉPARATION INCLUS OU Prix d'achat comptant 19 995$ (Prix de base) 30 995 $ (Ajustement de prix comptant) -11 000 $ ° par mois / 48 mois Location à partir de (MODÈLE SANTA FE LIMITED 2008, 7 PASSAGERS MONTRÉ) (MODÈLE ENTOURAGE LIMITED 2008 MONTRÉ) OFFRE 0 $ DE COMPTANT INITIAL AUSSI DISPONIBLE ROUTE 8,8 L / 100 KM VILLE 13,2 L / 100 KM 909 KM AVECUNPLEIN MOINS POUR PLUS Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute pour le modèle 2008.Meilleure nouvelle minifourgonnette 2008 Toutes les marques de commerce sont la propriété de Hyundai Auto Canada Corp.hyundaicanada.com MC Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada Corp.utilisées sous licence.1 Achetez ou louez un véhicule neuf Hyundai 2008 ou 2009 entre le 3 septembre et le 31 octobre 2008, à l'exception de l'Accent 2008 et de l'Entourage L et GL 2008, et obtenez 4 pneus d'hiver neufs gratuits.Marque et modèle des pneus à la discrétion du concessionnaire.Installation, équilibrage, droit spécifique sur les pneus neufs (3 $ par pneu) et toutes taxes applicables en sus.Certaines conditions s'appliquent.Offre en vigueur au Québec seulement.Hyundai se réserve le droit de modifier ou de retirer cette offre en tout temps sans avis préalable.Voir un concessionnaire participant pour tous les détails.\u2020 Offres de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai sur les modèles neufs en stock Santa Fe GL 2008, 2,7 L, traction avant, transmission manuelle (prix de base : 25 995 $) et Tucson 2009 Édition 25e anniversaire (prix de base : 25 295 $).Mensualités de 289 $ (Santa Fe); 219 $ (Tucson) pour 48 / 48 mois sans obligation au terme du contrat de location.Comptant initial de 4 450 $ / 5 299$ et première mensualité requise à la livraison.Frais de livraison et de destination (Santa Fe 1 610 $ / Tucson 1 610 $) et frais d'acquisition de location (350 $) inclus dans les offres de location.Frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) et toutes taxes applicables en sus des offres de location sont payables au moment de la livraison.Aucun dépôt de sécurité (0 $) pour tous les modèles.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par km additionnel.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réservoir plein de carburant.° Les ajustements de prix comptant s'appliquent aux achats comptants seulement et sont calculés à partir des prix de base applicables en cas de location et / ou financement à l'achat.Obtenez les ajustements de prix comptant suivants à l'achat, comptant seulement, d'un véhicule neuf en stock suivant : Santa Fe GL 2008, 2,7 L, traction avant, transmission manuelle : 6 000 $ / Entourage L 2008, V6 de 250 ch., transmission automatique : 11 000 $.Des offres d'achat comptant sont disponibles sur tous les modèles neufs en stock Santa Fe et Entourage 2008.Frais de livraison et de destination de 1 610 $ / 1 610 $, frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) et toutes taxes applicables en sus.Offres d'une durée limitée pouvant être modifiées ou annulées sans avis préalable.Prix de base des véhicules montrés : Santa Fe Limited 2008, 7 passagers, 36 945 $ /Entourage Limited, 39 495 $.Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute.Les consommations réelles peuvent varier selon les conditions de conduite et l'ajout de certains accessoires automobiles.Consommation des véhicules suivants basée sur les cotes de consommation d'Éner Guide : Santa Fe GL 2008, V6 2,7 L, traction avant, transmission manuelle : 8,3 L / 100 km - autoroute et 12,1 L / 100 km - ville / Tucson 2009 Édition 25e anniversaire : 8,0 L / 100 km - autoroute et 10,2 L / 100 km - ville / Entourage L 2008, transmission automatique : 8,8 L / 100 km - autoroute et 13,2 L / 100 km - ville.Les consommations réelles peuvent varier.Les données d'Éner Guide sont présentées aux fins de comparaison uniquement.\u2020\u2020 La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous réserve du respect des conditions normales d'utilisation et d'entretien.\u2020\u2020\u2020 Certaines conditions peuvent s'appliquer pour le Programme de remise aux diplômés.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voir un concessionnaire pour tous les détails.Chez Hyundai, obtenez 4 pneus d'hiver GRATUITS1! \u2020\u2020\u2020 OFFRES DE FINANCEMENT / CRÉDIT DISPONIBLES.Dernière chance pour les 2008 ! Dernière chance pour les 2008 ! 3586993A SANTÉ ARIANE LACOURSIÈRE Après de longs pourparlers, le projet du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) a finalement été bonifié, a appris La Presse.À moins d'un revirement de dernière minute, l'hôpital comptera 772 lits et 39 salles d'opération.Des espaces seront également prévus pour que chaque médecin ait son bureau personnel.Toutes ces modifications seront possibles car l'actuel hôpital Saint-Luc sera bel et bien démoli et reconstruit à neuf.Au départ, le futur CHUM devait compter 700 lits et 30 salles d'opération.Mais les médecins estimaient que le CHUM serait ainsi trop petit pour soigner convenablement la population.Au cours des dernières semaines, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et les médecins du CHUM ont vivement dénoncé le manque d'envergure du projet.Après de longues discussions, le CHUM a finalement accepté de modifier ses prévisions.La Presse a appris les changements qui seront apportés aux plans fonctionnels et techniques (PFT) du CHUM.Tout d'abord, deux unités de soins ont été ajoutées pour un total de 772 lits.Le bloc opératoire a aussi été majoré du tiers pour un total de 39 salles.Afin que les médecins puissent s'acquitter de leurs tâches dans un environnement agréable, chacun d'eux possédera un bureau personnel.«Présentement au CHUM, le seul bureau des médecins c'est un crochet sur le mur.Avoir un bureau est donc une amélioration intéressante!» dit un médecin du CHUM.Certains secteurs de soins ambulatoires auront plus d'espaces de pratique, dont l'oncologie et la dermatologie.La demande de soins dans ces deux secteurs devrait augmenter au cours des prochaines années et c'est pourquoi le CHUM veut leur accorder plus de place.Le CHUM se gardera également un «espace tampon» pour accueillir s'il le faut certains surplus.La vocation de cet espace sera établie au moment jugé opportun.Toutes ces modifications seront possibles grâce à la démolition de l'hôpital Saint-Luc.Dans le projet initial, l'aile nord de l'hôpital Saint-Luc devait être uniquement rénovée et non pas reconstruite.Mais comme l'a expliqué une source bien informée à La Presse, l'hôpital Saint-Luc sera reconstruit à neuf ce qui permettra un réaménagement important des espaces.La démolition de Saint-Luc n'a pas encore été confirmée par le Ministère, mais elle est déjà considérée comme acquise par les principaux intervenants du CHUM.Cette semaine, des informations ont circulé au sujet du stationnement du futur CHUM.On indiquait que seulement 800 places pourraient être construites.Mais il semble que le projet comportera finalement 1150 places comme prévu, peut-être plus.Certains entrepreneurs situés à proximité du CHUM ont témoigné leur intérêt à vendre des espaces au CHUM.Les nouveaux PFT où sont déta i llés tous ces éléments seront déposés la semaine prochaine au ministère de la Santé.À moins d'un revirement de dernière minute, le projet du futur CHUM pourrait donc être lancé avant Noël comme le souhaite le gouvernement.Le CHUMsera bonifié Les médecins et la direction s'entendent : il y aura 772 lits et 39 salles d'opération PHOTO FOURNIE PAR LE CHUM À la demande des médecins, deux unités de soins ont été ajoutées pour un total de 772 lits.EN BREF La gastroentérite frappe à l'hôpital de Saint-Eustache Une éclosion de gastroentérite à l'hôpital de Saint- Eustache force la fermeture de deux unités d'hospitalisation du deuxième étage de l'établissement qui seront interdites aux visiteurs jusqu'à demain.Les urgences demeurent ouvertes et accessibles, cependant la population est invitée, dans la mesure du possible, à utiliser d'autres services, notamment ceux d'Info-Santé, pour les 24 prochaines heures.- La Presse Canadienne Pas de malbouffe dans les écoles même à l'Halloween Lesdéguisementset lesbonbonsdes célébrations d'Halloween dans les écoles canadiennes ont laissé place à des chandails orange et des muffins à la citrouille, depuis que la rectitude politique et un souci pour la santé des enfants ont transformé la façon de célébrer les festivités du 31 octobre.Au cours des dernières années, plusieurs provinces ont adopté des mesures pour bannir la malbouffe dans les écoles.Les commissions scolaires ont essayé d'incorporer quotidiennement l'éducation physique et une saine alimentation.La commission scolaire des Patriotes, en Montérégie, a annoncé qu'elle ne changera pas ses habitudes, même pour l'Halloween.- La Presse Canadienne Le futur CHUM 772 lits, SOIT 10% DE PLUS QUE CE QUI ÉTAIT PRÉVU AU DÉPART.39 salles d'opération, SOIT 33% DE PLUS QUE CE QUI ÉTAIT PRÉVU AU DÉPART.1150 PLACES DE STATIONNEMENT.1 BUREAU PAR MÉDECIN.PLUSD'ESPACE RÉSERVÉAUX SOINS AMBULATOIRES.UN ESPACE TAMPON POUR LESDEMANDES IMPRÉVUES.La Maison Heffel EXPOSITION À MONTRÉAL DÉBUTE JEUDI La Maison Heffel ~ Encanteurs et Évaluateurs Vancouver Toronto Ottawa Montréal 13 Hazelton Avenue Toronto, Ontario M5R 2E1 Téléphone: 416 961 6505 Sans frais: 1 866 961 6505 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OEUVRES CANADIENNES IMPORTANTES David Brown Milne, Femme avec valise, 16 x 20 in.300 000 $ - 500 000 $ Marie Jo Paquet au 416.926.1774 mariejo.paquet@sothebys.com VENTE AUX ENCHÈRES 380 rue King est, Toronto - Lundi, le 24 novembre 2008 à 10h30 Viola Mc Gowan au 514.934.1864 viola.mcgowan@ritchies.com Pour plus d'informations, veuillez contacter À MONTRÉAL Ritchies, 1980 rue Sherbrooke ouest, suite 100 Vendredi le 31 octobre 12h à 18h Samedi le 1 novembre 11h à 17h À TORONTO Ritchies, 380 rue King est Vendredi le 21 novembre 12h à 19h Samedi le 22 novembre 12h à 17h Dimanche le 23 novembre 12h à 17h EXPOSITIONS DE PRÉ-VENTE 3589573A RENÉ-CHARLES QUIRION LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 Une véritable course à la vie peut s'enclencher à tout moment au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) lorsque le tragique destin frappe et qu'une mort neurologique est imminente.Aussitôt que la mort cérébrale d'une personne est confirmée, le processus de prélèvement d'organes se met en branle.Une délicate opération s'enclenche, réglée au quart de tour entre l'hôpital où l'on prélève les organes et ceux où ils serviront à sauver des vies.Dans la salle d'opération où la chirurgienne Anne Méziat-Burdin et son équipe s'apprêtent à réaliser une délicate intervention, il règne une certaine sérénité.«J'aborde cette intervention comme n'importe quelle autre sur le plan technique.Cependant, sur le plan émotionnel, c'est différent.Nous savons que nous allons prélever les organes pour des receveurs», explique la Dre Méziat-Burdin.Le chronomètre part lorsque le coeur est clampé, c'est-à-dire que l'on cesse l'apport d'oxygène au donneur.Dans l'espace restreint et stérile, sept personnes s'activent à prélever les organes.C'est lors de cette phase de l'opération que la tension atteint son paroxysme.Trois équipes de spécialistes travaillent en même temps pour prélever des organes qui serviront à sauver des vies partout au Québec, mais aussi ailleurs au Canada.«Il faut travailler en équipe.La coordination de tous est essentielle.Une fois le prélèvement commencé, il faut s'entendre sur le moment de clamper le coeur et sur les endroits où l'on sépare les organes.Ils sont prélevés toujours dans le même ordre en commençant par le coeur et les poumons.Ce sont ceux qui supportent le moins bien de ne plus être irrigués qui vont être prélevés et transplantés en premier», explique la Dre Méziat-Burdin.Dans un laps de temps de quatre à six heures, la vie de deux personnes reprendra un nouvel élan grâce à celle qui fait don de son coeur et de ses poumons.«Il faut s'assurer que tout soit stérile, autant la solution pour irriguer les tissus que la glace qui sert à conserver les organes.C'est ce qui garde les tissus sains», explique l'infirmière instrumentiste au CHUS Johanne Hébert.La course contre la montre se poursuit alors que le foie est déposé dans une glacière et est acheminé à toute vitesse.Il sera transplanté dans les 12 heures.Moins d'une heure après le prélèvement du premier organe, les reins sont délicatement retirés du donneur.Avec un soin méticuleux, on assure leur conservation afin qu'ils puissent sauver une, si ce n'est deux autres vies dans les 24 heures.Avec le même soin qu'elle a pris pour prélever les organes, la Dre Méziat-Burdin achève l'intervention.«C'est certain que nous avons toujours une pensée pour le donneur.Je ne veuxpas aller rencontrer les familles, afin de ne pas entrer dans les sentiments.Nous avons une intervention à faire dans le plus grand respect du patient.C'est impressionnant que des personnes aient la générosité de vouloir en aider d'autres après leur décès», souligne Anne Méziat-Burdin.Les intervenants des différentes étapes du prélèvement d'organes s'entendent pour dire que l'atmosphère entourant un prélèvement d'organes est très spéciale.En 3h35, l'équipe du CHUS aura coordonné et réalisé une intervention qui permettra à au moins six personnes d'améliorer considérablement leur qualité de vie.Si la vie s'est éteinte chez une personne, son don aura permis de la préserver pour tant d'autres.SANTÉ PHOTO LA TRIBUNE Trois équipes de spécialistes travaillent en même temps pour prélever des organes qui serviront à sauver des vies.PRÉLÈVEMENT D'ORGANES Une délicate course à la vie ARIANE LACOURSIÈRE Les pharmaciens qui travaillent dans les établissements de santé prennent les grands moyens pour dénoncer la pénurie qui touche leur secteur.Réunis en assemblée extraordinaire mercredi soir, ils ont voté à 99% pour l'adoption de moyens de pression.Dès maintenant, ils se retirent de tous les comités consultatifs où leur expertise est demandée.D'ici quelques jours, ils cesseront également leurs tâches d'enseignement.Il manque 200 pharmaciens en établissement au Québec.Cette pénurie met beaucoup de pression sur les pharmaciens d'établissement, qui effectuent plus d'heures supplémentaires que tous les autres corps de métier du milieu de la santé.Alors que les pharmaciens qui pratiquent au privé ne complètent qu'un baccalauréat, ceux qui travaillent dans les établissements de santé doivent posséder une maîtrise.Même s'ils sont plus scolarisés, les pharmaciens du public gagnent en moyenne 62 000$ lors de leur première année de travail contre 82 000$ pour leurs collègues du privé.«Cet écart salarial n'est plus soutenable.Le gouvernement a laissé cet écart augmenter au fil des ans, sans rien faire», dit Linda Vaillant, directrice générale de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES).Actuellement, 18% des postes de pharmacien en établissement sont vacants.«Dans cinq ans, il manquera 600 pharmaciens», affirme le président de l'APES, Charles Fortier.Au début de l'année, le gouvernement avait ouvert la porte à une négociation, mais en septembre, les pourparlers se sont interrompus, dénonce l'APES.Le ministère de la Santé ne veut pas entreprendre de discussions avant l'échéance du contrat de travail des pharmaciens d'établissement prévu pour 2010.«C'est inacceptable.La crise est trop grave!» estime Mme Vaillant, qui demande que l'écart salarial soit réglé dès maintenant.En attendant, les pharmaciens d'établissement se retirent des comités consultatifs.Par exemple, il ne siégeront plus au comité qui détermine quel médicament doit ou non être remboursé par le gouvernement.Ils cesseront aussi leurs tâches d'enseignement.«Tous les étudiants en pharmacie, qu'ils aillent au privé ou au public, font leurs stages avec nous.On va arrêter de leur enseigner dans les prochains jours», annonce Mme Vaillant.Les services aux patients ne seront toutefois pas touchés par ces mesures.Pharmaciens des établissements de santé Grogne et moyens de pression L'Association canadienne des dons d'organes (ACDO) rend hommage aujourd'hui à 182 donneurs.Mais comment se déroule le processus de prélèvement des organes qui seront transplantés dans les heures suivantes ?La Tribune y a assisté. ACTUALITÉS TONY CONTE AU CINÉMA: > Nitro, réalisé par Alain Desrochers > La rage de l'ange, réalisé par Dan Bigras > Stealing God, réalisé par Dave Swuz > The Delicate Art of Parking, réalisé par Trent Carlson > Laura Cadieux\u2026 la suite, réalisé par Denise Filiatrault > Matroni et moi, réalisé par Jean-Philippe Duval > Nô, réalisé par Robert Lepage > Québec-Montréal, réalisé par Ricardo Trogi AU PETIT ÉCRAN Virginie, Urgence, Omertà, Fortier ANDRÉ CÉDILOT ET MARCEL LAROCHE Le beau mafioso de la célèbre télésérie Omertà, Tony Conte, est sous les verrous avec quatre présumés complices, après s'être fait prendre comme un débutant, par de très bons acteurs de la police de Montréal, dans une importante transaction de cocaïne.Conte est un client du cartel du Golfe, l'une des plus grandes organisations mexicaines du trafic de drogue qui cherche à s'implanter à Montréal.Conte, 44 ans, fait face à des accusations de complot et de trafic de drogue.Il en va de même des deux représentants du cartel mexicain, Miguel Sandoval, 40 ans, et Guillermo Tobon-Gonzalez, 39 ans, ainsi que des Italo-Québécois Paul Maravita, 36 ans, et Anthony Riccio, 51 ans, dont le nom est ressorti dans la superenquête Colisée sur le clan Rizzuto.Tous ont comparu hier en Cour du Québec.Ils seront de retour au palais de justice de Montréal lundi, en vue de leur enquête sur mise en liberté.L'enquête a commencé il y a plusieurs mois quand les policiers ont appris que les dirigeants mexicains du cartel du Golfe étaient en train d'étendre leurs tentacules à Montréal.Sans crier gare, les enquêteurs ont monté une opération d'infiltration dans le but de coincer les redoutables narcotrafiquants étrangers.De fil en aiguille, les agents doubles ont été mis en contact avec Sandoval et son bras droit, Tobon-Gonzalez, venus du Mexique pour s'occuper des intérêts du cartel.D'après la dénonciation judiciaire, les agents secrets ont rencontré Sandoval et son acolyte pour la première fois le 16 octobre dernier dans un marché public de Montréal.Selon les procureurs au dossier, un deuxième face à face a eu lieu une semaine plus tard dans un hôtel de l'avenue du Parc.C'est à la suite de ces deux rencontres que Conte et ses deux sbires sont entrés dans le portrait, après avoir été présentés aux agents doubles comme d'éventuels acheteurs.De 100 à 5 kg À en croire les propos de Me Nancy Bérubé, de la Couronne, les négociations portaient initialement sur un achat de 100 kg de cocaïne d'une valeur de plus de 2,5 millions.Elle est passée à 30 kg pour finalement se conclure à 5kg, en début de soirée mercredi, dans une chambre de l'Auberge des Gouverneurs de la Place Dupuis, rue Saint-Hubert.«Ça s'est passé au 16e étage.On avait remarqué dans le hall un Mexicain un peu costaud qui paraissait nerveux et qui semblait faire le guet», a révélé à La Presse un membre du personnel qui a assisté aux arrestations.Selon toute vraisemblance, c'est Conte qui aurait fait l'achat des 5 kg de cocaïne qui lui ont été remis par les agents doubles.La vente tournait autour de 150 000$.Une fois la transaction conclue, Conte et les quatre autres individus ont été arrêtés.L'acteur montréalais était en possession de la rondelette somme de 200 000$, tandis que Riccio dissimulait dans ses vêtements 20 000$ en billets de 20$.«Conte, c'était un acheteur », a indiqué Me Bérubé, à l'issue des comparutions, hier.En tout, durant l'enquête, la police a saisi pas moins de 250 000$, en plus de garder intacte l'importante quantité de cocaïne propriété de l'État, exceptionnellement offerte aux trafiquants.Des antécédents Selon des documents de l'enquête Colisée, qui a permis de faire condamner le chef mafieux Nicolo Rizzuto et les cinq autres principaux dirigeants du clan sicilien, Anthony Riccio a été vu à quelques reprises, au cours des cinq ans de l'enquête, en compagnie de Vito Rizzuto ou de son lieutenant, Francesco Arcadi.Quant à Conte, qui s'est fait connaître dans la série Omertà par son personnage de Vincenzo Spadollini, il a déjà eu maille à partir avec la justice en 1984.Il s'en était tiré avec un sursis de peine et une probation d'un an.Il était représenté hier par Me Loris Cavaliere, avocat principal du clan Rizzuto.En plus d'avoir joué plusieurs rôles dans des films et à la télévision, Conte a été vu dans des publicités de la chaîne de restaurants Mikes.Il est le troisième comédien d'Omertà à se retrouver devant les tribunaux pour des affaires de stupéfiants, après Dino Tavarone et Bruno Diquinzio.«Ce genre de chose n'est pas écrit dans le curriculum vitae des comédiens », a souligné Luc Dionne, auteur de la populaire série télévisée.Il a refusé d'émettre de plus amples commentaires.«Ce n'est pas mon rôle de donner mon opinion sur cette affaire », a-t-il mentionné au cours d'un entretien téléphonique.\u2014 Avec la collaboration de Nathaëlle Morissette Fiction et réalité se marient Tony Conte, le mafioso d'Omertà, était un client du cartel du Golfe CHRISTIANE DESJARDINS En l'an 2000, alors qu'il était recherché partout au Canada et même ailleurs, Paul Fontaine a pu emprunter sans problème l'identité de Jean Goyer, un enfant né à Lachine en 1955, et mort en 1956 à l'âge de 18 mois.Le Directeur de l'état civil a délivré sans rouspéter trois actes de naissance sous ce nom, à une certaine Nancy Gagnon qui en a fait la demande en remplissant un formulaire, le 13 septembre 2000.C'est ce qui se dégage du témoignage que Jean-François Pothier, employé du bureau du Directeur de l'état civil, a rendu, hier, au procès de Paul Fontaine.M.Pothier a expliqué qu'en 2000, les règles éta ient beaucoup moins sévères qu'aujourd'hui.Ça ne prenait pas de cartes d'identité, n'importe qui pouvait avoir n'importe quoi.Avec les événements du 11 septembre 2001, les règles ont été modifiées et resserrées.Il a aussi signalé qu'en 2000, le système informatique ne permettait pas de faire des recoupements, par exemple avec les décès.Le système a été en mesure de faire ces recoupements seulement à partir de 2003.Trois actes pour 100$ Le 14 septembre 2000, donc le lendemain de sa demande, Nancy Gagnon (on ignore son lien avec Fontaine pour le moment) est passée au comptoir du Directeur de l'état civil et a pris livraison des trois actes de naissance demandés la veille.Elle avait payé un peu plus de 100 $ pour les trois copies, incluant les frais pour service accéléré.Quand il a été arrêté en mai 2004, Fontaine vivait sous cette identité de Jean Goyer, né le 23 mars 1955.Hier, les parties ont fait des admissions, ce qui a permis d'éliminer sept témoins.Le procès reprendra lundi.Rappelons que Fontaine est accusé de meurtre prémédité relativement à la mort du gardien de prison Pierre Rondeau.Celui-ci a été abattu d'une rafale de mitraillette, alors qu'il était au volant d'un fourgon cellulaire, le matin du 8 septembre 1997.La Couronne prétend que Fontaine, maintenant âgé de 40 ans, est un des deux tireurs.Au nez du Directeur de l'état civil Fontaine a vécu sous l'identité d'un poupon mort en 1956 PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Tony Conte (à gauche) en compagnie de Romano Orzari (au centre) et Dino Tavarone, d'autres comédiens d'Omertà, dans cette photo prise en janvier 1999.LA PRESSE CANADIENNE HALIFAX \u2014 Bob Gainey a ressenti un mélange de tristesse profonde et de satisfaction douce-amère lorsqu'il a pris connaissance des conclusions du Bureau de la sécurité des transports.Le rapport souligne que ce sont des défaillances sécuritaires qui ont coûté la vie à sa fille lorsqu'elle était à bord du Picton Castle.L'enquête sur la disparition de Laura Gainey à bord d'un grand voilier de la Nouvelle-Écosse recommande de nouvelles normes afin d'améliorer les procédures de sécurité sur les bateaux d'entraînement à voile.La fille du directeur général du Canadien de Montréal, Laura, âgée de 25 ans, a été emportée par une vague alors qu'elle se trouvait sur le pont, le 8 décembre 2006, en pleine tempête dans l'Atlantique.Bob Gainey a appuyé d'emblée les conclusions de l'enquête.Il souhaite que l'industrie tire des leçons de cette tragédie et qu'elle change ses procédures de sécurité.Il a dit espérer que le rapport devienne un document «que tout le monde de l'industrie des bateaux d'entraînement à voile devrait lire très attentivement afin que la leçon apprise au coût d'une vie soit assimilée».M.Gainey a tenté d'obtenir une enquête canadienne sur ce qui est arrivé à sa fille Laura pendant plus de 23 mois.Il affirme désormais être satisfait.«Le rapport englobe beaucoup des espoirs et des buts que nous avions lorsque nous avons traversé la tragédie», explique-t-il.Le Bureau de la sécurité des transports du Canada est d'avis que sept causes expliquent cet incident, dont l'absence de procédures de sécurité écrites et claires sur le vaisseau.Le rapport remet aussi en question la décision des responsables du voyage de lever l'ancre alors que des tempêtes s'annonçaient.ENQUÊTE SUR LA MORT DE SA FILLE Gainey triste mais satisfait EN BREF Villanueva atteint trois fois Fredy Villanueva, ce jeune de Montréal-Nord qui a perdu la vie lors d'une intervention policière le 9 août, a été abattu par l'agent Jean- Loup Lapointe.L'agent a tiré quatre fois sur le jeune homme, mais l'a atteint à trois reprises, dont deux mortellement, d'après le rapport du coroner.L'incident a eu lieu après que l'agent Lapointe, qui compte cinq ans d'expérience, eut tenté d'interpeller le frère de la victime, Dany Villanueva, alors qu'il jouait aux dés avec de l'argent.Le policier était en compagnie d'une collègue, Stéphanie Pilotte, qui compte un an et demi d'expérience.Dany Villanueva a tenté de résister à son arrestation.Un témoin oculaire et ami des deux frères, cité dans le rapport de police, a affirmé que Fredy Villanueva s'est alors approché de la scène en criant et a tenté de séparer son frère et le policier.L'agente Pilotte a déclaré avoir reçu un coup de pied au cours de l'altercation.Elle a alors dit à son collègue qu'elle se faisait frapper, et celui-ci a alors tiré.- La Presse Canadienne Selon toute vraisemblance, c'est Conte qui aurait fait l'achat des 5 kg de cocaïne qui lui ont été remis par les agents doubles.La vente tournait autour de 150 000$.LE CARTEL EN BREF Le cartel du Golfe est au coeur de la guerre des gangs qui a fait plus de 3000 morts au Mexique en 2008 pour le contrôle du trafic de drogue à destination des États-Unis.Le gouvernement mexicain a lancé une offensive antigang dans laquelle plus de 36 000 soldats et policiers ont été déployés.Craignant cette répression, les dirigeants du cartel, à l'image des narcotrafiquants colombiens, ont envoyé des représentantsà Montréal pour trouver de nouvelles sources d'approvisionnement en cocaïne.D'où l'importance du coup de force de la police de Montréal, avec l'arrestation de deux de ses émissaires.Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca L'ACTUALITÉ EN CARICATURES! Sous la plume d'André-Philippe Côté, l'un des caricaturistes les plus en vue au Québec, revivez l'actualité de l'année 2008 avec plus de 125 caricatures, dont 25 inédites! 3593460A ACTUALITÉS CYBERPRESSE.CA NOSBLOGUES RICHARD HÉTU The Economist appuie un «marxiste» Les républicains l'ont traité de socialiste, de communiste, voire de marxiste.Et pourtant, Barack Obama vient d'obtenir l'appui enthousiaste de l'hebdomadaire The Economist.Lisez la suite sur cyberpresse.ca/hetu HALLOWEEN Toujours à la recherche du menu parfait pour votre soirée d'horreur ?Consultez notre dossier sur cyberpresse.ca/halloween MAISON Des questions concernant votre maison?Plus de 800 réponses d'experts vous attendent sur montoit.ca/experts PHOTOS DU JOUR Consultez notre sélection des meilleures photos du jour sur cyberpresse.ca/24heures PHOTO AP CAROLINE TOUZIN QUÉBEC \u2014 Le plus souvent à leur insu, des entreprises pharmaceutiques et chimiques canadiennes vendent au crime organisé les ingrédients essentiels à la fabrication de drogues de synthèse.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a rappelé aux représentants de cette industrie l'importance de dénoncer les achats suspects de leurs produits à la Conférence sur le détournement de produits précurseurs et chimiques qui s'est terminée hier à Québec.Pour fabriquer des méthamphétamines et de l'ecstasy, les criminels ont besoin d'ingrédients «précurseurs» comme le phosphore rouge et la pseudoéphédrine.Ces produits ont un usage légal.La pseudoéphédrine sert à fabriquer des décongestionnants, entre autres.Mais quand ils tombent entre les mauvaises mains, ils servent à faire des drogues qui font beaucoup de ravages au pays.«Des groupes criminels ont atteint un haut niveau d'organisation pour se procurer des précurseurs.Nous devons atteindre ce niveau d'organisation pour les stopper dès les premières étapes de fabrication des drogues de synthèse», a dit l'officier responsable des enquêtes criminelles pour la GRC au Québec, François Deschênes.Les criminels multiplient les intermédiaires pour que les entreprises légales perdent la trace de leur produit.Une importante entreprise pharmaceutique québécoise en a récemment été victime.La GRC a refusé de la nommer, mais a dévoilé ce cas pour conscientiser son auditoire.L'entreprise québécoise fabrique un médicament contenant deux fois plus de pseudoéphédrine (120mg par pilule) que les autres médicaments du genre.Son médicament est ensuite distribué par une autre compagnie dans tout le Canada.Or, une seule pharmacie en Colombie- Britannique s'est mise à acheter le quart de sa distribution annuelle.La popularité soudaine de son produit a allumé un voyant rouge chez l'entreprise québécoise.Cette dernière a averti la GRC.Le corps policier s'est rendu compte que la pharmacie de l'Ouest canadien revendait ensuite illégalement le produit via l'internet aux États-Unis.«La compagnie québécoise ignorait que son produit était revendu aux États-Unis.Elle aurait pu se faire mettre à l'amende.On peut aussi se poser de sérieuses questions sur l'utilisation du produit une fois exporté quand on sait que la pseudoéphédrine sert à fabriquer la méthamphétamine», a indiqué le caporal Raymond Martel de la GRC.Pour éviter des problèmes à ses membres, l'Association canadienne des distributeurs de produits chimiques collabore avec la GRC.Il y a cinq mois, une entreprise membre a eu des doutes sur une transaction avec un homme d'affaires de Montréal, a raconté à La Presse la présidente de cette association, Cathy Campbell.Le Montréalais offrait d'acheter pour 12 millions de dollars d'un produit chimique.«La GRCnous a recommandé de faire la transaction pour pouvoir la suivre à la trace», a expliqué Mme Campbell.Le criminel est tombé dans le piège.Il a été arrêté après avoir livré son achat à une bande criminelle asiatique de Toronto.Cette dernière fabriquait des méthamphétamines dans un gros laboratoire clandestin, aussi démantelé.Au Canada, les règlements pour contrôler le commerce de produits précurseurs sont récents.Le pays a ratifié un accord de collaboration internationale sur le sujet en 1990.Mais ce n'est que 13 ans plus tard que des règles ont été adoptées.Pendant toutes ces années de flottement, des groupes criminels ont flairé la manne.Ils se sont installés au pays pour exporter des produits précurseurs en grande quantité, notamment vers les États- Unis, selon la GRC.Bien que ce soit aujourd'hui plus difficile de se procurer des précurseurs, des bandes de motards criminels, les groupes criminels asiatiques et la mafia russe sont toujours impliqués dans ce lucratif trafic.Ils importent le produit en contrebande de la Chine et de l'Inde.Un comprimé de méthamphétamines se vend de 5 à 10$ dans la rue.La pilule fera effet pendant plus de 10 heures.Ce stimulant du système nerveux central a un fort potentiel de dépendance et peut créer des psychoses.INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE À leur insu, des entreprises collaborent avec le crime organisé «Des groupes criminels ont atteint un haut niveau d'organisation pour se procurer des précurseurs (les ingrédients essentiels à la fabrication de drogues de synthèse).» HUGO MEUNIER Une rupture amoureuse entre deux femmes expliquerait une agression au couteau suivie du violent incendie qui a ravagé une résidence de Saint-Colomban, près de Saint- Jérôme hier matin.L'une des femmes a gravement été incommodée par la fumée.Les policiers tenteront de démêler cette sombre histoire impliquant un couple de femmes, qui a partagé plusieurs années un toit dans la rue Au-Bois-Dormant.Âgées d'une quarantaine d'années, elles avaient rompu en septembre dernier.Vers 10h20, les policiers de Mirabel ont reçu l'appel du frère d'une des femmes qui vivait désormais seule.Le frère se disait inquiet pour sa soeur et a convaincu les policiers de se rendre chez elle.Dans l'intervalle, le frère est parvenu à retrouver sa soeur au centre hospitalier de Saint-Jérôme.«Elle a piqué ma soeur!» a aussitôt rapporté le frère aux policiers.La victime aurait subi de multiples blessures causées par un couteau ou une machette, mais on ne craint pas pour sa vie.«La femme blessée s'est rendue toute seule à l'hôpital», a précisé l'inspecteur Daniel Rivest, de la police de Mirabel.Lorsque les autorités ont débarqué dans la rue Au-Bois-Dormant, une épaisse fumée noire s'échappait de la résidence cossue.«On nous a mentionné la présence d'une personne suicidaire à l'intérieur.Les pompiers ont découvert une femme étendue près de la porte-fenêtre arrière», a expliqué Jean Lacroix, le directeur du service incendie de Saint-Colomban.«Elle bougeait, mais elle était très intoxiquée par la fumée et la chaleur.Elle respirait faiblement», a ajouté le chef des pompiers.«Elle ne va pas bien, elle est intubée et inconsciente», a précisé l'inspecteur Rivest.Dans leurs efforts pour sauver la femme, deux policiers et un ambulancier ont été incommodés par la fumée.Même s'il est trop tôt pour tirer des conclusions, plusieurs indices pointent en direction d'un incendie d'origine criminelle, allumé par celle qui a poignardé son ancienne amie de coeur.«On a trouvé deux foyers d'incendie et nous enquêtons pour savoir s'il y avait des traces d'accélérant », a souligné le chef des pompiers.Les flammes se sont en tout cas répandues à une vitesse folle, pour finalement provoquer l'effondrement de la maison.Les enfants d'une garderie située à quelques mètres de la maison incendiée ont été évacués par précaution.Deux heures après le début du sinistre, des flammes vives s'échappaient encore du toit, de même qu'une épaisse colonne de fumée noire.En milieu d'après-midi, une pelle mécanique s'affairait à raser la maison.Selon les nombreux voisins rencontrés sur place, les deux femmes étaient discrètes, ne se mêlaient pas aux autres et s'occupaient de leurs chiens.Les rares échanges avec le voisinage se faisaient à la boîte aux lettres au bout de la rue.«Elles faisaient leurs petites affaires», a résumé un voisin.Personne ne savait d'ailleurs que les deux femmes n'habitaient plus ensemble.Le 21 septembre dernier, les policiers s'étaient présentés là pour répondre à un appel concernant une personne en détresse.Une rupture mène au drame PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Une querelle d'amoureuses a mené à la destruction totale de cette maison de Saint-Colomban.3583266A NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES\u2014 Valdecir Perez a toujours voté républicain.Cette année, les choses sont différentes.«J'en ai jusque-là des républicains, dit l'homme de 54 ans, propriétaire d'une entreprise d'électricité à Bakersfield, au nord de Los Angeles.Ils sont incapables de finir la guerre en Irak.Ils nous mènent tout droit dans une récession.Ils sont vraiment incompétents.» Le 4 novembre, M.Perez entend Voter pour tous les candidats démocrates.«Sénat, Chambre des représentants, Maison-Blanche, peuimporte.Je ne veux plus voir un républicain dans le portrait.» Ce discours, de plus en plus répandu cette année, menace non seulement la candidature de John Mc Cain, mais aussi celles des centaines de candidats du Congrès qui font face à l'électorat.Trente-cinq sièges du Sénat sont en jeu le 4 novembre, de même que les 435 sièges de la Chambre des représentants (voir autre texte).Kevin Mc Carthy, républicain de Bakersfield élu à la Chambre des représentants, estime que son parti essuiera des pertes.«Nous ne jouons pas à l'offensive.Nous sommes défensifs», a-t-il récemment expliqué.Selon lui, l'impopularité du président Bush nuit aux chances des républicains qui font campagne cette année.«Nous n'avons pas le vent dans le dos.Nous avons le vent en pleine figure.C'est difficile d'être un républicain.» Cette année, plusieurs événements minent les chances de réélection des congressistes républicains.Au Minnesota, la républicaine Michele Bachmann a mis sa réélection en jeu après avoir accusé les démocrates d'être « anti-Américains » dans une entrevue télé.John Warner, de Virginie, qui prend sa retraite, est pratiquement certain d'être remplacé par le démocrate Mark Warner.Norm Coleman, aussi du Minnesota, pourrait perdre son emploi au profit de son opposant, Al Franken, après avoir été sali par un scandale d'achat de vêtements de luxe par des donateurs républicains.Sans compter que cet te semaine, Ted Stevens, sénateur de l'Alaska, a été reconnu coupable de corruption.M.Stevens, 84 ans, est en campagne pour se faire réélire.À quelques jours du vote, les républicains font désormais preuve d'originalité pour sauver les meubles.Certains candidats omettent d'identifier leur parti dans leurs annonces publicitaires, se limitant à dire qu'ils «collaborent avec les élus de tous les partis ».D'autres évitent de s'associer à John Mc Cain et Sarah Palin.C'est le cas du gouverneur républicain de l'Indiana, Mitch Daniels, lui-même en campagne de réélection, qui a raté les trois discours de Sarah Palin dans son État «à cause d'un conflit d'horaires».Les congressistes qui sentent la soupe chaude ont une nouvelle ligne d'attaque : ne laissez pas le gouvernement entre les mains des démocrates dépensiers.C'est en somme ce qu'a dit le chef des républicains au Sénat, Mitch Mc Connell, dans un courriel envoyé à ses partisans, cette semaine.«Une victoire d'Obama est une réelle possibilité, écritil.Il est primordial que je sois réélu pour protéger les électeurs contre les hausses d'impôts et les politiques libérales que les démocrates vont essayer de faire adopter.» MONDE VERS LA MAISON-BLANCHE ÉCHOS DE LACAMPAGNE JUDITH LACHAPELLE 21,7% LE CHIFFRE DU JOUR L'infopub d'une demi-heure de Barack Obama, diffusée mercredi soir, aurait été regardée par 21,7% des foyers américains, donc plus de 26 millions de personnes, selon l'institut Nielsen.LA CITATION DU JOUR « Je craignais que nos votes ne soient pas comptabilisés si je votais à l'avance.Ils ont assez de temps pour perdre ces bulletins.Et je déteste le dire, mais c'est le genre de la Floride.» \u2014Glynetter Prather, une Floridienne de 44 ans qui a voté pour Barack Obama.L'ENGAGEMENT DU JOUR Rien n'est écarté pour inciter les Américains à voter.À Las Vegas, lors du vote par anticipation, des électeurs ont pu voter entre deux machines à sous dans un supermarché.En Californie, des bureaux de vote offraient le service au volant.À Cleveland, une Église a servi du poulet frit aux électeurs venus du bureau de vote voisin.Le vote par anticipation serait en hausse de 10% cette année, selon des estimations publiées hier dans le New York Times.LE CONTRÔLE DU CONGRÈS EN JEU Les républicains menacés par une vague démocrate L'abc du Congrès NICOLAS BÉRUBÉ Le Congrès américain est composé de deux chambres: le Sénat et la Chambre des représentants.Le Sénat compte 100 membres.Actuellement, les démocrates et les républicains y possèdent chacun 49 sièges.Deux sièges appartiennent à des indépendants.Les démocrates sont presque certains de faire des gains au Sénat le 4 novembre.La question est de savoir s'ils réussiront à atteindre le chiffre magique de 60 sièges, une majorité absolue, ce qui empêcherait les républicains de torpiller les projets de loi.Le mandat d'un sénateur est de six ans.Tous les deux ans, le tiers des sièges (plus précisément 35cette année) est en jeu.La Chambre des représentants, elle, compte 435 membres.Les démocrates y comptent 235 sièges, contre 199 pour les républicains.Tous ces sièges sont en jeu le 4 novembre.Encore là, les analystes s'entendent pour dire que les démocrates devraient accroître leur contrôle de la Chambre cette année.Selon divers scénarios, de 20 à 30 sièges devraient passer aux démocrates.PHOTO AP Ted Stevens PHOTO GETTY IMAGES Al Franken et Hillary Rodham Clinton JOONEED KHAN ANALYSE Quand un candidat à la présidence des États-Unis est populaire et se fait élire par une forte vague, voire un raz-de-marée, il a un effet d'entraînement pour les candidats de son parti aux autres niveaux, au fédéral et dans les États.Les Américains appellent cela le «coattails effect»: les candidats accrochés aux «basques de la redingote» de leur aspirant présidentiel se font élire avec lui.Selon le nombre de candidats de son parti qui «passent» ainsi la barre, le jargon politique dit même si le président élu a eu «des basques longues» ou «courtes».À cinq jours du scrutin de mardi, des sondages publiés hier donnent toujours au démocrate Barack Obama un net avantage sur le républicain John Mc Cain.Le sondage Washington Post/ ABC News le met huit points devant Mc Cain (52% à 44%).Le baromètre quotidien Zogby lui donne sept points, celui de Rasmussen cinq.Le dernier sondage Gallup lui accorde entre cinq et sept points d'avance.«L'effet Bradley» Ces chiffres sont stables depuis des semaines.Répartis État par État, car ce sont les 538 voix du collège électoral qui décident, ces chiffres donnent des scénarios qui varient de 300 et plus pour Obama à au moins 265 pour Mc Cain (la majorité requise est de 270).Sur la base de ces chiffres, il est permis de prévoir l'élection d'Obama mardi, par un raz-demarée même, peut-être.L'usure des républicains, les échecs de Bush, la soif de changement, le charisme d'Obama sont autant de facteurs qui justifient un tel scénario.Mais il y a aussi « l'effet Bradley », du nom d'un ancien candidat noir au poste de gouverneur de Californie : il menait dans les sondages, mais il a été battu.Les analystes en ont déduit que, pour ne pas paraître racistes, les gens sondés ont dit l'appuyer, mais que, dans l'intimité du vote, ils l'ont rejeté.Cet «effet Bradley» est évalué à quelque 6 points dans les sondages, ce qui veut dire que, à cinq jours du scrutin, Obama et Mc Cain sont peut-être plus ou moins à égalité.La victoire d'Obama n'est pas garantie mardi.Elle l'est d'autant moins que le tandem Mc Cain-Palin brasse bien les pulsions de l'Amérique profonde.Ni la droite religieuse ni la droite laïque n'ont d'autre choix que de bloquer Obama.Pour cimenter les néolibéraux et les néoconservateurs derrière eux, Mc Cain et Palin accusent aussi Obama d'être «socialiste » et de flirter avec des «terroristes».Si Obama est victorieux mardi, il le devra peut-être à l'envers du coattails effect : c'està- dire que l'usure républicaine et la mobilisation démocrate à la base seront si déterminantes que c'est une vague populaire qui le porterait jusqu'à la Maison-Blanche - neutralisant «l'effet Bradley ».Ce serait alors un «effet de poussée» au lieu d'un «effet d'entraînement ».Les basques d'Obama MONDE PHOTO D'ARHIVES ASSOCIATED PRESS Michelle Obama, l'épouse du candidat démocrate à la présidence américaine, était très à l'aise pendant son entrevue avec Jay Leno sur les ondes de NBC.Avez-vous vu Michelle Obama à Jay Leno lundi soir à NBC?Vêtue d'un ensemble jaune J.Crew dont elle était fière de pouvoir dire qu'il avait été commandé sur l'internet - «Je n'ai pas le temps de faire du magasinage autrement!» -, la femme de Barack Obama était tellement à l'aise qu'on pouvait presque se demander si elle avait réellement préparé des messages-clés avec les spécialistes en communication remplissant les coulisses du Parti démocrate, comme c'est l'usage pour ce genre d'entrevue.Elle a fait des blagues, elle a rappelé aux gens l'importance d'aller voter, elle a parlé de sonmari sur le ton de la confidence - elle a conté, par exemple, qu'il lui avait apporté des fleurs pour leur anniversaire de mariage et qu'ils étaient allés manger ensemble malgré la folie de la fin de la campagne.Elle a même trouvé l'élégance de parler de sa propre frugalité vestimentaire sans assommer la colistière républicaine, Sarah Palin et sa garde-robe à 150 000$.Instruite, femme de tête à la fois forte et relax, Me Obama - car elle est avocate comme son mari - en dit long sur le genre de société que Barack Obama voit dans ses céréales quand il se lève le matin.En fait, plus j'y pense et plus je comprends les Américains d'accorder une importance primordiale aux conjoints de leurs candidats et de leurs élus.Au temps de Géraldine Ferraro, la candidate à la vice-présidence démocrate qui a dû expliquer certaines anomalies fiscales chez son mari, et même Teresa Heinz Kerry, maintes fois critiquée pour son franc-parler, je les trouvais présomptueux de fondre les personnalités du mari et de la femme comme si leurs cerveaux étaient fusionnés.Or, plus ça va et plus je me dis que le couple en dit long, mais dans la différence entre les deux personnalités.Car c'est dans le reflet de l'un sur l'autre qu'on peut comprendre la vision et la compréhension du monde d'un politicien.Bref, aujourd'hui, si vous voulez découvrir le type de société qu'un candidat a en tête, regardez qui il ou elle a choisi d'épouser.Une femme qui parle?Une femme qui se tait ?Une «liftée» ?Une extravagante ?Une amateure d'art?Une intello?Un col bleu?Prenez Cindy Mc Cain, par exemple, avec ses tenues à 300 000$, sa très grande blondeur et son improbable tonus facial.Ne trouvezvous pas qu'elle a l'air sortie d'un épisode de Dallas?Elle n'a pas les mégaépaulettes super années 80 de Linda Evans dans Dynasty, mais ne reflète-t-elle pas cette impression que le républicanisme de John Mc Cain veut tirer parti d'une certaine nostalgie pour la prospérité à la Reagan?Michelle Obama, de son côté, fait penser à Claire Huxtable, la toujours fiable mère de famille avocate du Cosby Show.Comme chez Claire, on sent la battante, on sent la coéquipière et on sent le sourire en coin de la femme qui tient son bout et qui est sur scène à part entière, quitte à faire des gaffes comme Michelle en a fait, avant de les assumer, de se corriger, et de repartir de plus belle en campagne.En regardant Mme Obama faire rigoler Jay Leno à la télé l'autre soir, j'ai repensé aussi à la campagne électorale canadienne et l'étrange bâillon que le parti essaie de mettre sur Laureen Harper, la femme du premier ministre, qui s'appelait d'ailleurs Laureen Teskey jusqu'à son arrivée au 24, Sussex.Officiellement, on essaie de la faire passer pour une mère de famille qui consacre tout son temps à ses enfants et à la randonnée pédestre.Mais en fouillant un peu, on réalise qu'elle adore les arts, qu'elle est moins religieuse que son mari et plutôt rieuse et extravertie, qu'elle a été jusqu'à son arrivée à Ottawa une prospère chef d'entreprise et qu'elle sort sans son conjoint dans les galas de la capitale\u2026 Bref, sa personnalité est beaucoup moins traditionnelle qu'on pourrait le croire en lisant les notes biographiques fournies par le parti.Or, on la garde silencieuse.Pourtant, si Laureen Teskey avait pu montrer qu'elle ne correspond pas à l'image de «red neck» pro-fusil, pro-vie, pro-prison, anticulture, que les adversaires du Parti conservateur aiment nourrir, peut-être aurait-elle marqué des points dans les zones urbaines où on craint le conservatisme social du parti de Harper.Pourquoi, au Canada, le premier ministre choisit-il d'avoir une femme muette?La femme du patron MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE CYBERPRESSE.CA DOSSIER Pour en savoir plus sur la présidentielle américaine, lisez notre dossier sur cyberpresse.ca/usa2008 LE TOURDUGLOBE RDCONGO Appels et navettes À Kinshasa hier, Louis Michel et Jendayi Frazer, émissaires d'Europe et des États-Unis, ont appelé au «dialogue» entre le Congo et le Rwanda pour régler la rébellion arméepro-rwandaise dans l'est congolais.Mais Michel a aussi appelé la «communauté internationale» à «bouger» pour le Congo.La France cherche à convaincre l'UE d'envoyer une force «humanitaire» dans le pays.La situation humanitaire y est «catastrophique», a déclaré le Comité international de la Croix- Rouge (CICR).Au Canada, les Congolais se mobilisent pour une manifestation à Montréal samedi prochain, le 8 novembre.- AFP et La Presse INDE Attentats en série Soixante et un morts et 300 blessés: c'est le bilan de 12 attentats qui ont ébranlé hier plusieurs départements de l'Assam, État du nord-est de l'Inde.Le carnage est attribué à une rébellion séparatiste, le Front de libération de l'Asom (ULFA), en guerre depuis 30 ans.En une heure, la capitale, Guwahati, a été la cible de six engins qui ont tué 31 personnes.Trois autres départements ont été visés, avec 30 morts.- AFP IRAK Prisons secrètes Un député irakien a affirmé, hier à Genève, qu'il existait «plus de 420 prisons secrètes» en Irak et il a demandé à l'ONU d'enquêter.Mohammad Al-Dainy, sunnite indépendant, a précisé en conférence de presse que certains de ces cachots étaient souterrains, d'autres dans des prisons officielles.La Maison- Blanche a reconnu entre-temps que l'Irak a dumal à adopter un accord sur la présence militaire américaine.Les partis irakiens se préparent pour les élections provinciales d'ici au 31 janvier.- AFP ISRAËL Tolérance douteuse La Cour suprême d'Israël a autorisé la construction d'un «musée de la tolérance» sur le site d'un cimetière musulman à Jérusalem-Ouest.Le mufti de Jérusalem, cheikh Mohammad Hussein, a dénoncé « une décision grave» qui «porte atteinte aux lieux saints musulmans ».Il s'est étonné que les promoteurs aient baptisé «Musée de la tolérance» un ouvrage «dont la construction est un acte d'agression».- AFP Règlements disponibles à La Presse.Le tirage aura lieu le 2 novembre 2008.Les fac-similés sont refusés.Valeur approximative du prix : 3000 $.Nom: Prénom: Âge: Adresse: App.: ___ Ville: Code postal : Tél.(rés.) :( ) Tél.(trav.) :( ) Courriel : Pour participer, remplissez ce coupon et apportez-le sur le site du Complexe Desjardins ou achetez une entrée au Salon des vins et fromages.www.salonvinsfromages.ca 1 (888) 847-2050 Courez la chance de gagner un fabuleux forfait de deux nuits pour deux personnes avec tour en hélicoptère et des certificatscadeaux d'une valeur de plus de 1200$ pour découvrir les vignobles québécois.Partez à la découverte des vins du Québec en hélico, en compagnie de Gaston Lepage 3e édition présenté par pour un Québec éconergétique GAGNEZ des appareils ménagers ENERGY STAR, le remboursement de votre facture d'énergie ou une Smart.une petite auto écolo, en participant au concours Pour un Québec éconergétique Pour participer, vous devez remplir ce coupon et le retourner à : CONCOURS Pour un Québec éconergétique C.P.15180, Québec (Québec) G1K 7X2 avant le 25 novembre 2008 à 9h45 ou vous inscrire en ligne à : tva.canoe.ca.Tirage le 27 novembre 2008 à 10h.Nom: Tél.(jour) : Aucun achat requis, 18 ans et plus.Résidants du Québec seulement.Règlements disponibles au Réseau TVA.Valeur approx.des prix: 35 000$.Date limite de participation : 25 novembre 2008.Montant maximal de 5 000$ CONCOURS Parce que ça rapporte, J'agis maintenant.3593062A André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS Le texte suivant est cosigné par Daniel Weinstock, Marie Mc Andrew, Rachida Azdouz, Jane Jenson, Roderick Mac Donald et Micheline Milot (membres du Comité conseil de la Commission Bouchard-Taylor) ainsi que Jocelyn Maclure (analyste expert de la Commission).Comment réagir à la décision prise par le gouvernement Charest d'exiger de tout immigrant admis au Québec qu'il signe un «contrat moral» à l'effet qu'il adhère aux valeurs de la société québécoise ?Nous pourrions tout simplement décider de l'ignorer.Après tout, le calcul politique qui le sous-tend est clair.À la veille du déclenchement d'élections, le parti au pouvoir a pu penser qu'un flirt avec la tendance hérouxvilloise de la société québécoise serait la condition de son obtention d'une majorité parlementaire.Par ailleurs, la profession de foi qu'auront dorénavant à faire les nouveaux arrivants n'a heureusement rien de contraignant.Il ne s'agira pas de retourner dans leurs pays d'origine les néo- Québécois dont l'ardeur démocratique et égalitariste serait jugée lacunaire par un fonctionnaire de l'État.Bref, ce contrat représentera pour le nouvel immigrant un agacement de plus parmi les multiples obstacles administratifs et financiers que nous plaçons dans le chemin des candidats à l'immigration, un peu à l'image du serment qu'il devra porter à la Reine et à ses héritiers.Si nous pensons qu'il faut néanmoins rappeler le gouvernement à l'ordre sur ce point, c'est que, tout anodin qu'il soit sur le plan strictement juridique, il véhicule une vision fausse et dangereuse à la fois des rapports entre les membres de la société québécoise à ses nouveaux arrivants, et de ces fameuses «valeurs québécoises» dont le gouvernement semble craindre qu'elles ne feront pas l'objet d'une adhésion suffisante de la part des immigrants.La faute des immigrants?Prenons d'abord le premier point .Ce qui semble latent dans cette mesure est que, s'il y a problème dans la société québécoise pour ce qui est de l'acceptation des valeurs d'égalité et de démocratie libérale, il se situe entièrement du côté des immigrants, les populations historiquement installées en terre québécoise étant entièrement immunisées contre toute velléité anti-démocratique ou anti-égalitariste.Or, aucune étude sérieuse ne conforte cette hypothèse.Rien, outre le préjugé, ne donne à penser que des attitudes problématiques du point de vue de la démocratie québécoise sont plus répandues chez nos immigrants que chez les populations installées depuis longtemps.Mais qu'en est-il, réellement, de ces fameuses «valeurs » ?Elles sont énoncées dans le contrat moral à un tel niveau d'abstraction qu'elles en perdent toute signification concrète.Prenons l'exemple de l'égalité des hommes et des femmes.Rien de plus facile que de donner un assentiment verbal à ce principe.Le bât blesse lorsqu'il s'agit d'en t i rer des implications concrètes .Par exemple, les Québécois de confession catholique pourraient lui donner leur assentiment tout en continuant à exclure les femmes du clergé.D'autres pourraient penser que cette exclusion est incompatible avec le principe de l'égalité.Bref, les valeurs affichées dans le contrat mora l sont ouvertes à de multiples interprétations.Le débat entre les tenants de ces diverses interprétations représente d'ailleurs le pain et le beurre de la vie démocratique.Le gouvernement entend-il imposer une version particulière de ces valeurs à nos immigrants ?En ce cas, c'est lui, et non eux, qui court-circuitent la démocratie.Son intention est-elle plutôt d'exiger une conformité rhétorique?Il se complairait alors dans un symbol isme vide de sens, mais ô combien dommageable aux relations civiques québécoises.Si le gouvernement de Jean Charest a sincèrement l'intention d'améliorer les mécanismes par lesquels les immigrants s'intègrent à la société québécoise, il est à espérer qu'il se ravisera, car les enjeux de l'intégration se situent ailleurs que dans les déclarations de grands principes.Il renoncera à cette mesure inutile, qui donne par ailleurs une image d'un Québec frileux et paranoïaque qui voit dans ses immigrants une menace plutôt qu'un atout.Un agacement de plus La profession de foi qu'auront à faire les nouveaux arrivants n'a heureusement rien de contraignant PHOTO LA PRESSE Les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor.Au premier plan, on reconnaît André Drouin, conseiller municipal à Hérouxville, à l'origine de la controverse.Les enjeux de l'intégration se situent ailleurs que dans les déclarations de grands principes.apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Plusieurs commentateurs l'ont souligné: de mémoire contemporaine, outre lors de l'éphémère règne de Joe Clark, le Québec n'a jamais été aussi faiblement représenté au gouvernement fédéral qu'au sein du cabinet formé hier par Stephen Harper.On ne peut pas s'en prendre au premier ministre: il a fait ce qu'il pouvait avec la députation que lui ont envoyée les électeurs québécois.Des 38membres du cabinet, cinq seulement viennent du Québec (13%), contre 40% pour l'Ouest et 33% pour l'Ontario.Outre Lawrence Cannon aux Affaires étrangères, aucun ministre québécois ne dirige un portefeuille de grande influence.Pire, en cette période où l'économie sera la grande priorité du gouvernement, on ne trouve aucun Québécois à la tête des ministères économiques.Dans ce cabinet, nulle trace de «French power».Ainsi en ont décidé les Québécois, qui ont choisi d'abdiquer l'influence des décideurs pour celle des critiqueux.Exception faite de ce déplorable affaiblissement du Québec, la composition du cabinet nous réjouit à plusieurs titres.Lawrence Cannon n'est pas reconnu pour son expertise en affaires internationales, mais son expérience et sa prudence lui permettront de représenter correctement le Canada à l'étranger.Ses premières entrevues ont été rassurantes.Comme on s'y attendait, M.Harper a gardé Jim Flaherty aux Finances.C'est une bonne décision, la situation actuelle commandait la continuité à ce poste stratégique.L'Albertain Jim Prentice a la réputation d'être le ministre le plus solide de M.Harper.On ne peut que se réjouir de le voir nommé à l'Environnement, portefeuille crucial et complexe.Ce conseil des ministres compte 11 femmes.Encore trop peu, mais c'est le pourcentage le plus élevé de l'histoire du gouvernement canadien.Trois nouvelles venues en politique fédérale obtiennent des postes importants, en particulier l'Inuite Leona Aglukkaq (Santé).C'est triste à dire, mais Josée Verner et Jean-Pierre Blackburn méritent leur rétrogradation.Mme Verner, quelles que soient ses autres qualités, est visiblement incapable de gérer un ministère important et de défendre des décisions controversées.Sous M.Harper, son nouveau ministère, les Affaires intergouvernementales, n'a aucun poids.M.Blackburn s'est mis à dos tout le milieu économique du Québec par une politique insensée, têtue et partisane.Il sera inoffensif au Revenu.Le député de Mégantic-L'Érable, Christian Paradis, devient ministre des Travaux publics.Toutefois, ses responsabilités les plus importantes sont celles de lieutenant politique du Québec et de ministre responsable de Montréal.La récente campagne électorale a montré que le Parti conservateur avait encore beaucoup à faire pour comprendre la culture politique québécoise et s'enraciner profondément dans la province.À cet égard, la tâche qui attend M.Paradis est colossale.Le Québec affaibli M.Harper a fait ce qu'il pouvait avec la députation que lui ont envoyée les Québécois.akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunicat ions canadiennes (CRTC) a finalement rejeté la coûteuse demande des télés généralistes, qui réclamaient des redevances comme en reçoivent les chaînes spécialisées.C'est une bonne nouvelle pour les abonnés au câble et au satellite, qui auraient vu leur facture exploser.Sans oublier qu'une position contraire aurait injustement favorisé les groupes médiatiques qui exploitent des réseaux de télé, en leur apportant des revenus auxquels les autres n'ont pas accès.La décision rendue hier par le CRTC devrait avoir un impact positif pour les abonnés au câble et à la télédistribution par satellite - autrement dit, la grande majorité des foyers canadiens.Elle devrait, à terme, leur offrir plus de possibilités, autant dans la diversité des chaînes que dans les choix qu'ils peuvent faire parmi celles-ci.Le Conseil considère par exemple que les chaînes de nouvelles générales et de sport existantes (RDI, LCN, RDS, etc.) sont assez solides pour affronter de nouveaux concurrents.Il est donc prêt à accorder de nouvelles licences, ce qui donnera plus de choix aux téléspectateurs.La même ouverture pourra se manifester pour d'autres types de chaînes, comme la musique, lorsque les aspirants diffuseurs pourront démontrer que les acteurs existants sont assez bien établis.L'organisme de réglementation a aussi enlevé beaucoup de contraintes dans l'assemblage des fameux bouquets, ces assortiments de chaînes spécialisées que les abonnés peuvent ajouter à leur forfait de base.Les distributeurs comme Vidéotron ou Express Vu ne seront plus obligés d'inclure au moins 50% de chaînes canadiennes dans chaque assortiment - une obligation qui irritait beaucoup les amateurs de chaînes étrangères.La règle du 50% s'appliquera plutôt à l'ensemble des chaînes reçues par le client.Comme le forfait de base qui leur est imposé avec tout abonnement (Radio-Canada, CBC, TVA, CTV, APTN, etc.) est déjà entièrement constitué de chaînes canadiennes, les distributeurs auront beaucoup de latitude dans la composition des forfaits.C'est à eux que les abonnés devront se plaindre si on ne leur offre pas ce qu'ils recherchent.Les chaînes payantes et spécialisées auront aussi plus de flexibilité dans leur programmation ce qui, encore une fois, devrait profiter aux téléspectateurs.Les chaînes ont tout intérêt à utiliser cette marge de manoeuvre pour bonifier leur grille, afin de fidéliser leur public et de l'accroître.Car chaque fois qu'un abonné renonce à une chaîne spécialisée, il ne réduit pas seulement l'auditoire qu'elle peut vendre aux annonceurs.Il la prive automatiquement d'une redevance mensuelle.Évidemment, cette décision ne fera pas que des heureux.En fait, toutes les parties concernées y trouveront probablement à redire.Les généralistes seront déçus de ne pas avoir de redevances, encore plus s'ils exploitent aussi des chaînes spécialisées de nouvelles.La plupart des chaînes spécialisées vont trouver encore plus difficile de négocier avec les distributeurs.Les abonnés, eux, vont continuer à se plaindre du prix à payer pour regarder tous les canaux qui les intéressent.Le rôle du CRTC n'est pas de faire des heureux, mais de veiller à l'équilibre de cet écosystème complexe qu'est la télédiffusion canadienne - incluant tous ceux qui vivent de la production d'émissions.Les Canadiens ont accès à bien d'autres loisirs que la télé.Si les distributeurs n'ont pas la flexibilité nécessaire pour leur proposer un menu attrayant, ils vont se désabonner en masse.Personne dans l'industrie n'en ressortirait gagnant.Le pari télé La décision rendue hier par le CRTC devrait avoir un impact positif pour les abonnés au câble. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE Tout indique qu'on se dirige vers une campagne électorale qui portera sur l'économie et sur les menaces qui pèsent sur le Québec.Pour l'instant, les deux partis d'opposition accusent le gouvernement Charest de ne rien faire, l'enjoignent à s'occuper d'économie et réclament qu'il dépose un plan pour lutter contre le ralentissement.C'est bien beau.Mais c'est quoi, au juste, un «plan» ?Le point de départ de cette campagne économique sera sans doute l'énoncé que présentera mardi prochain la ministre des Finances, Mme Monique Jérôme-Forget, où elle fera le point sur l'état des finances publiques et de l'économie.Cette intervention devait avoir lieu hier.Si elle a été retardée, c'est sûrement, pour qu'on puisse l'enrichir et la transformer en mini-budget qui donnerait le coup d'envoi à la campagne libérale.On peut déjà prévoir que péquistes et adéquistes trouveront ce plan insuffisant.Ce ne sera jamais assez.Jusqu'à ce que ces partis sortent de leur logique d'opposition et proposent eux aussi leur propre plan.On peut supposer que le Parti québécois, plus interventionniste, et plus porté au spectaculaire, voudra proposer une stratégie capable de frapper l'imagination.On entrera alors dans la bataille des plans.Mais de quel «plan» le Québec a-t-il besoin?La première difficulté, c'est le diagnostic.Qu'est ce qui attend le Québec, une crise économique, une récession ou un simple ralentissement?Ce diagnostic déterminera le genre de solutions et la nature du plan dont le Québec aura besoin.Le scénario le plus probable, auxquels trop de Québécois, inquiets, ne veulent pas croire, c'est que, sur une toile de fond de crise mondiale, le Québec connaisse un ralentissement qui ramènera la croissance presque à zéro à la fin de cette année et au début de la prochaine.Aucune maison de prévision importante ne prédit de récession majeure pour le Québec, même si la situation est sérieuse et préoccupante.Mais la tentation sera grande, surtout pour l'opposition, de dramatiser la situation, comme le fait déjà Mme Marois en disant que «le feu est pris», et d'oublier qu'un politicien, même en campagne, doit donner l'heure juste tout en étant capable de rassurer et restaurer la confiance.Le second danger, qui découle du premier, c'est la tentation du colossal.Surtout quand on regarde la campagne électorale américaine où l'on injecte littéralement des centaines de milliards pour relancer une économie au point mort.Nous n'avons pas ces moyens.Et surtout, nous n'avons pas ces besoins.La situation économique québécoise ne justifie pas ce genre d'intervention massive.D'autant plus que le gouvernement Charest a lancé, il y a un an et demi, un programme massif d'investissements en infrastructures, 13 milliards cette année, autant l'an prochain.Bien sûr, ce programme n'avait pas été conçu pour lutter contre le ralentissement.Mais le hasard a bien fait les choses.Ces investissements jouent leur rôle, et ils sont en place à temps.Ce dont le Québec a besoin, ce sont plutôt des mesures moins spectaculaires, beaucoup plus pointues, pour contrer les méfaits du ralentissement et de la crise financière, par exemple le resserrement du crédit qui pénalise les entreprises.Ou encore éviter la perte de compétences dans les entreprises vivant des difficultés temporaires.Et surtout, la poursuite et l'intensification de mesures pour rendre l'économie plus compétitive, par exemple la formation de la main d'oeuvre et l'augmentation de la productivité.Au plan macroéconomique, le Québec, on le verra mardi, semble être capable d'éviter le déficit.Ce qui lui donne une marge de manoeuvre.Mais nous sommes dans une période où un gouvernement doit dépenser, pour contrer les effets du ralentissement.Ce n'est pas le temps de tenir trop serrées les courroies de la sacoche.À condition que ces dépenses soient bien ciblées et qu'elles soient de nature temporaire pour ne pas engager l'État à tout jamais.Nous sommes cependant dans une période d'incertitude qui impose un principe de prudence.Cela exigera en quelque sorte une stratégie à deux vitesses, pour voir les choses venir et être prêts à réagir rapidement si les conditions se détériorent.Dans ce cadre, il ne faut pas ériger en dogme le refus du déficit.Ces débats, très techniques, lasseront rapidement en campagne électorale.Ce ne sont pas les plans eux-mêmes qui seront déterminants, mais la crédibilité des partis et la confiance qu'inspirent les chefs.Cela se ramènera, en bout de ligne, à une question de leadership.Quel «plan» pour le Québec?La tentation sera grande, de dramatiser la situation, comme le fait déjà Mme Marois en disant que «le feu est pris».JUSTIN MASSIE L'auteur est doctorant à Queen's University et Chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes de l'UQÀ M.La nomination de Lawrence Cannon comme ministre des Affaires étrangères démontre que le premier ministre Harper est conscient de l'importance des dossiers que devra gérer le nouveau ministre, mais également que sa formation souffre de son peu de profondeur, notamment au Québec.Avec la rétrogradation de Josée Verner et de Jean-Pierre Blackburn, le manque d'expérience de Christian Paradis et de Denis Lebel et la mise à l'écart de Maxime Bernier, aucun autre Québécois ne pouvait occuper un poste aussi prestigieux au sein du gouvernement Harper.M.Cannon possède une certaine expérience en matière d'affaires internationales, surtout au plan commercial.Il a également prit part au sommet de la Francophonie à Québec.Force est de constater qu'il n'a pas la trempe d'anciens ministres des Affaires étrangères, tels Joe Clark, Lloyd Axworthy, John Manley et Bill Graham.Les conservateurs ne disposent tout simplement pas de députés forts et expérimentés en diplomatie internationale.Au manque d'expérience s'ajoute le style centralisateur du premier ministre, lequel permet peu d'autonomie, d'initiative et de droit de parole de la part de ses ministres.En ce sens, Stephen Harper agit pratiquement comme s'il était lui-même ministre des Affaires étrangères.Cette situation est symptomatique d'un double phénomène en politique étrangère canadienne.D'abord, le ministère des Affaires étrangères vit une crise d'identité et de rôle avec, d'une part, la concentration de la prise de décision au bureau du premier ministre et au Conseil privé et avec, d'autre part, l'internationalisation des dossiers de plusieurs autres ministères.De plus, son rôle de coordination des relations extérieures, en Afghanistan par exemple, semble de fait chimérique.S'il demeure prestigieux, ce Ministère n'exerce plus de leadership en matière d'affaires internationales.Pourtant, la politique étrangère du gouvernement conservateur est loin d'être claire et consensuelle.Le nouveau ministre devra positionner le Canada sur la question du système financier mondial lors du sommet du G20 en novembre prochain.«Nous n'allons pas aussi loin que la France en disant que nous repensons le capitalisme», avait commenté Lawrence Cannon, alors ministre des Transports.Le Canada présentera- t-il une alternative à la «Stratégie de régulation globale» que proposera le directeur du Fonds monétaire international?Puis il y a le dossier des relations avec la Chine, passablement ternies depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Harper.Ce dernier a d'ailleurs promis qu'il se rendrait en Chine advenant sa réélection.Ce sera une occasion unique pour le nouveau ministre des Affaires étrangères de poursuivre le travail amorcé par David Emerson afin d'insuffler un peu de réalisme à la politique canadienne vis-à-vis de Beijing.Enfin, deux grands enjeux domineront l'attention du nouveau ministre: l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle administration américaine et la guerre en Afghanistan.Si Barak Obama remporte l'élection présidentielle la semaine prochaine, le gouvernement canadien pourrait devoir réviser sa position sur les changements climatiques, s'assurer que l'ALENA ne soit pas rouvert et rapatrier Omar Khadr de Guantánamo.Le Canada devra également justifier le retrait militaire canadien de Kandahar, prévu pour décembre 2011, alors que ses alliés sont en faveur d'une nouvelle stratégie diplomatico-stratégique, laquelle ne peut qu'être discréditée par la défection prématurée du Canada.Enfin, Ottawa devra éventuellement se positionner au sujet des incursions militaires américaines au Pakistan, en Syrie et peut-être ailleurs au Moyen-Orient.Le ministre Cannon aura donc de multiples occasions de s'illustrer et de démontrer le leadership international du Canada, pour autant qu'il soit libre de le faire.Prestigieux, mais peu décisif En tant que nouveau ministre des Affaires étrangères, il n'est pas assuré que Lawrence Cannon aura les coudées franches PHOTO FRED CHARTRAND, LA PRESSE CANADIENNE Lawrence Cannon aura de multiples occasions de démontrer le leadership international du Canada, pour autant qu'il soit libre de le faire.Le coût du Bloc Stephen Harper a présenté hier son nouveau cabinet à la population canadienne.Le nouveau cabinet Harper est composé de 38 ministres, mais seulement cinq proviennent du Québec.Cela veut dire que la Belle Province va être sous-représentée dans le conseil des ministres du gouvernement conservateur.Sans compter que la perte de Michael Fortier va faire très mal parce que celuici aurait été le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, un excellent ministre fédéral et un grand défenseur des intérêts de la métropole montréalaise.Le 14 octobre dernier, les Québécois ont voté massivement pour le Bloc québécois et ils en payent le prix maintenant.Simon Leduc Reproches mérités Les frasques de Mme Lise Thibault sont dans la continuité du scandale des commandites, de l'affaire Norbourg et autres événements où, finalement, les sanctions imposées sont bien minces.Ce qui distingue Mme Thibault, c'est que cette dernière était déjà grassement rémunérée, logée et nourrie par les contribuables.Tous ces privilèges afin d'occuper un poste strictement honorifique, auquel la grande majorité des Québécois ne croient pas et dont ils pourraient se passer facilement.Mais le pire est que cette femme, parce qu'elle devait utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer, a gagné la confiance des gens âgés, handicapés, malades et démunis financièrement qui voyaient en elle une battante devant l'adversité.Vous n'aviez, madame, aucun droit de décevoir ces gens qui avaient trouvé en vous un modèle.De ce fait, vous méritez amplement les reproches publics qui s'abattent sur vous et les conséquences qui en découleront.Jean Chenay Montréal Abus royaux Rien ne peut justifier de se servir de sa responsabilité protocolaire pour abuser sans vergogne de l'argent des citoyens.En d'autres temps et sous d'autres cieux, tout cela aurait fini par déclencher une révolution populaire.Ce n'est pas parce qu'elle pouvait jouer constamment sur deux tableaux que Lise Thibault va s'en sortir blanchie.Si la royauté et ses proches subalternes abusent de leurs titres et de leur prétendu pouvoir, il y aura une conséquence bien plus grave qu'un remboursement partiel de cette débauche royale: lemépris et la colère à peine retenue des citoyens abusés.Mme Thibault, quittez au plus vite cet orgueil protocolaire! Jacques Léger Montréal Oui des élections et vite ! Croyez-vous vraiment que le PQ et l'ADQ feront une trêve pour permettre àM.Charest de doter le Québec d'un plan d'action économique?Vous rêvez?Bien au contraire, meilleures seront les mesures avancées par M.Charest, pire sera l'opposition.L'obstruction pékiadéquiste est le pire ennemi de notre relance économque! Ni le PQ, ni l'ADQ n'ont avantage à donner de chance à M.Charest de bien servir les citoyens.Ils ne veulent pas d'élection maintenant, mais en souhaitent dans quelques semaines! Quoi encore?Ils ne recommenceront à critiquer que dans quelques semaines?Voyons donc! Un chausson avec ça?Vite un gouvernement majoritaire au Québec! Lucien Paquet L'Ancienne-Lorette Décidez-vous, M.Charest M.Charest, l'économie vous préoccupe ou non?Si je comprends bien, on va en élection pour avoir un gouvernement fort face à la situation économique mondiale.Pourtant, vous vous retirez de l'importante mission économique en Chine.Rien de moins.De plus, M.Harper convoque ses premiers ministres provinciaux pour discuter stratégie économique.Vous, vous serez en pleine campagne électorale donc, non disponible.Puisque l'on parle d'économie, expliquez-moi votre calcul ?Lyse Deslauriers Laval-Des-Rapides PHOTO LA PRESSE CANADIENNE L'ex-lieutenant-gouverneur du Québec, Lise Thibault.FORUM@LAPRESSE.CA Si Barak Obama remporte l'élection présidentielle, Ottawa pourrait devoir réviser sa position sur les changements climatiques, s'assurer que l'ALENA ne soit pas rouvert et rapatrier Omar Khadr. 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