Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus: samedi
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La presse, 2008-05-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" BONHEUR PRINTANIER 1 799$ par personne, taxes incluses Départs les 23 et 30 mai, 6 et 13 juin 2008 Columbus Isle, Bahamas Turkoise, Turks & Caïcos Départs de Montréal.Pour nouvelles réservations seulement.Offre applicable pour les Villages et dates indiquées ci-dessus.Le prix est par personne, pour 7 nuits, vol-inclus (Westjet), dans une catégorie de chambreminimum et basé sur une occupation double.Offre sujette à la disponibilité et à un contrôle de remplissage et le prix peut augmenter à tout moment.L'offre peut prendre fin à tout moment.Non combinable avec une autre offre.Non applicable aux réservations de groupes.Les frais d'adhésion sont en sus: 60$ par adulte, 30$ par enfant.Turkoise est pour adultes 18 ans et plus seulement.Les conditions d'annulation/changement de la brochure en vigueur s'appliquent.Valide au Canada seulement.Titulaire d'un permis du Québec.Le prix inclut la TPS et la TVQ mais pas les frais de contribution au fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 3.50$ par 1000$.LP300408 1-800-CLUBMED Visitez clubmed.ca ou contactez votre conseiller en voyages Club Med afin de connaître nos offres pour d'autres dates ou destinations 3550580A PLUS SAMEDI GRANDS REPORTAGES, ANALYSES, FORUM LA STRATÉGIE DE CARBORÉVÉLÉE LA CARICATURE DE CHAPLEAU PAGE 5 LE BONHEUR EST COMPLEXE L'ÉDITO DE PRATTE PAGE 5 sur cyberpresse.ca CARICATURES Revoyez la semaine avec humour sur cyberpresse.ca/caricaturistes PRÉSIDENTIELLE Consultez notre dossier sur la présidentielle américaine sur cyberpresse.ca/usa2008 Le géant de la recherche internet Google est l'un des maillons forts de Silicon Valley.L'histoire de cette entreprise est aussi fascinante qu'inspirante.Dans le cadre du second volet de notre série sur la Mecque californienne de la haute technologie, notre journaliste Nicolas Bérubé nous entraîne au coeur de cette entreprise.Demain: Portrait de deux Québécois qui ont tout quitté pour vivre l'expérience de Silicon Valley DANS LES COULISSES DE SILICON VALLEY ILLUSTRATION KEVIN MASSÉ, LA PRESSE Le géant de la recherche sur l'internet a plus que doublé le nombre de ses employés depuis 2006.Une croissance phénoménale, qui se poursuit selon la philosophie de l'entreprise: «Ne fais pas le mal ».Un pari qui attire les talents de partout au monde.et les critiques des voisins.LE CENTRE DU MONDE DANS LES COULISSES DE SILICON VALLEY NICOLAS BERUBÉ CALIFORNIE MOUNTAIN VIEW \u2014 Al Gore est venufaireune visite.Barack Obama aussi.Le dalaï-lama.Bill Clinton.George Soros.Jane Goodall.Une dizainede Prix Nobel.Plusieurs Prix Pulitzer.Si lesiège socialde Google semble être le centre du monde, eh bien! c'est parce qu'il l'est un peu.Pou r l 'at teind re , de San Francisco il faut d'abord rouler 57 kilomètres vers le sud, jusqu'à la petite ville de Mountain View, au coeur de Silicon Valley.À la sortie de l'autoroute s'élèvent une série de bâtiments neufs faits de verre et d'acier.Une petite pancarte discrète, pas plus grosse qu'un plateau de cafétéria, indique qu'il s'agit des locaux de Google.On se gare sous un grand toit plat recouvert de panneaux solaires.Ces panneaux ont le double avantage de générer de l'électricité - 30% de l'énergie utilisée au siège social - et d'empêcher les véhicules de cuire au soleil.Puis, un doute s'installe.Où est la réception?Suivi d'un second doute: est-il possible de se perdre chez Google ?Très possible.Probable, même.Les pavillons sont tous pareils.Sur les pelouses, des employés marchent tranquillement, un café à la main.D'autres mangent à l'une des douzaines de tables protégées du soleil par des parasols aux couleurs de Google.Coup de fil à la responsable des relations publiques.- Bonjour, je suis là, mais je suis perdu.- Peux-tu me dire ce que tu vois ?- Hmmm.Des bâtiments.Des gens qui marchent.Des tables à pique-nique.Elle m'a guidé au téléphone jusqu'à un de nombreux halls de réception.À ma décharge, le hall n'est pas très grand.Il ressemble à une salle de conférence.Deux sofas.Une table.De grandes parois enverre qui filtrent la lumière du jour.Les visiteurs s'enregistrent en tapant leur nom sur un terminal, qui imprime un badge que l'on colle sur soi.Au-dessus du comptoir de la réception, un écran affiche une série de mots.Les mots glissent en silence, de bas en haut, comme les crédits à la fin d'un film: chinese new year facebook heath ledger biography boot düsseldorf divorce singapore jobs wedding cake david bowie global warming.Des termes que quelqu'un, quelque part, est en train de chercher dans Google.Pas une minute perdue Google est au coeur de l'internet.Mais que trouve-t-on au coeur de Google ?On y trouve des voitures hybrides rechargeables.Des sushis gratuits.Des trottinettes étranges avec des drapeaux orange.Beaucoup d'ordinateurs portables.Des jeux de backgammon.Et on y trouve Vincent Dureau.Français d'origine, Vincent Dureau est directeur des projets télé chez Google.Ingénieur de formation, il a été embauché il y a un an et demi.À ce momentlà, l'entreprise comptait 8000 employés.Elle en a aujourd'hui plus de 16 800 dans le monde.«Et nous avons 100 embauches par semaine en moyenne, dit M.Dureau, avec un brin de fierté.Si tu venais un lundi matin, tu verrais que le hall déborde de gens bien habillés, avec leur CV en main.C'est toujours comme ça.Semaine après semaine.Les gens sont nombreux à vouloir travailler chez Google.Et Google le leur rend bien.Garderies gratuites.Gymnases.Piscines.Salles d'entraînement.Salon de coiffure.Service de réparation d'ordinateurs ouvert 24 heures sur 24.L'entreprise fait tout pour que ses employés ne manquent de rien.Et qu'ils passent le plus clair de leurs heures éveillées au travail.C h a q u e s em a i n e , u n e immense ca ravane hi - tech apparaît dans un des stationnements du siège social, aussi appelé Googleplex.La caravane comprend deux salles de dentistes entièrement équipées.Les employés réservent leur place sur l'internet.Ils ne manquent pas une minute de travail après leurs plombages.M.Dureau nous guide dans l'une des 17 cafétérias du campus.Des dizaines d'employés sont assis et bavardent devant leurs plats, pendant que des chefs en toque blanche vont regarnir les plateaux de sushis.Les assiettes débordent de poulet chasseur, de couscous merguez.Les comptoirs à salades proposent des légumes bios fraîchement coupés.Tout cela est gratuit .« Il y a des employés qui prennent leurs trois repas par jour ici, explique M.Dureau.Et aucun employé ne travaille à plus de 150 mètres d'une cafétéria.Tout est pensé pour que les gens mangent bien, sans qu'ils aient à se soucier de quoi que ce soit.» .nike shoes tel aviv restaurants mountain cat don imus cute girls vancouver 2010 child abuse.Une grosse boîte noire en plastique se trouve près de la sortie du pavillon.Elle sert de point de chute pour les vêtements sales.Vous avez bien lu: Google lave les vêtements de ses employés.Ceux qui le désirent, en tout cas.«Nous avons beaucoup de jeunes de 23-24 ans qui travaillent de longues heures, explique M.Dureau, pragmatique.Alors il y a un service pour eux.Les employés qui ont des familles s'occupent habituellement eux-mêmes de leur lavage.» Une boîte d'ingénieurs Quand Google a fa it son entrée à la Bourse, le 19 août 2004, ses actions valaient 85 $ chacune.Elles valent près de 450 $ aujourd'hui (après une pointe à plus de 700$ l'an dernier).L'entreprise lancée il y a 10 ans par deux amis dans un garage de Silicon Valley vaut aujourd'hui 141 milliards de dollars.C'est deux fois la valeur de Mc Donald's.Trois fois la valeur de Boeing.Quatre fois la valeur combinée de Ford, GM et Chrysler.L'an dernier, Google avait des revenus de 43 millions de dollars.par jour.Aujourd'hui, la fortune personnelle des deux fondateurs, Larry Page et Sergey Brin, est estimée à 18,5 milliards de dollars chacun.Ils n'ont pas 35 ans.Mais les chiffres sont trompeurs.Ils laissent croire que l'argent pousse dans les arbres sur le campus de Mountain View.C'est peut-être un peu vrai.Mais les employés y sont pour quelque chose.Car avant d'être une entreprise qui of f re des lunchs, avant d'être un endroit où les employés peuvent salir leur chemise et la faire laver gratuitement, Google est une boîte d'ingénieurs.Une machine hyperefficace où les meilleurs programmeurs du monde travaillent à faire augmenter le trafic sur le site, donc les revenus de l'entreprise.Tout, chez Google, est pensé en fonction des ingénieurs .Si un pavillon est trop plein et qu'il faut louer des locaux ail leurs, ce sont les autres départements qui vont déménager.Les finances, par exemple, ou les services juridiques.« Les ingénieurs, explique M.Dureau, sont au sommet de la chaîne alimentaire.» Da n s l e c o i n d 'u n de s pavillons principaux, un espace a été aménagé avec des sofas, des tabourets, des tables et plusieurs machines à espresso.Une douzaine d'employés tra- Les gens sont nombreux à vouloir travailler chez Google.Et Google le leur rend bien.Garderies gratuites.Gymnases.Piscines.Salles d'entraînement.Salon de coiffure.L'entreprise fait tout pour que ses employés ne manquent de rien.Et qu'ils passent le plus clair de leurs heures éveillées au travail.PHOTO TONY AVELARM, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS Si plusieurs habitants de Mountain Viewsont fiers d'être associés à Google, certains digèrent mal le peu de retombées de cette présence pour la région: le Googleplex est tellement bien équipé que biendes employés ne dépensent pas un soudans les commerces de la ville. DANS LES COULISSES DE SILICON VALLEY AUJOURD'HUI> Entrevue avec Craig Newmark, créateur du site craigslist.org, à lire dans La Presse Affaires.DEMAIN > Portrait de deux Québécois qui ont tout quitté pour vivre l'expérience de Silicon Valley SÉRIE DANS LES COULISSES DE SILICON VALLEY S'APPELLE GOOGLE PHOTO FOURNIE PAR GOOGLE « Il y a des employés qui prennent leurs trois repas par jour ici, explique Vincent Dureau, directeur des projets télé chez Google.Et aucun employé ne travaille à plus de 150 mètres d'une cafétéria.Tout est pensé pour que les gens mangent bien, sans qu'ils aient à se soucier de quoi que ce soit.» PHOTO FOURNIE PAR GOOGLE Chez Google, l'environnement de travail est décontracté.L'atmosphère est agréable.Mais tout le monde regarde dans la même direction: celle du développement de l'entreprise.vai l lent , penchés au-dessus de leur ordinateur portable, un ca fé à portée de ma in.L'environnement de travail est décontracté.L'atmosphère est agréable.Mais tout le monde regarde dans la même direction : celle du développement de l'entreprise.«Chaque employé est libre de faire ce qu'il veut, d'assister à une conférence de perfectionnement à 14h de l'après-midi si ça lui chante.Nous avons même des voitures hybrides rechargeables à leur disposition.Mais tout le monde se fixe des objectifs.Tous les trois mois, on s'assoit avec notre supérieur et l'on se donne soi-même une note sur chaque objectif.Impossible de s'en tirer en ne travaillant pas.» .myspace a history of sex radiohead wikipédia how to skate-board white backdrop alfa romeo.Avant d'entrer chez Google, Vincent Dureau était lui-même pa r tena i re e t cofonda teu r d'Open TV, une ent repr ise de Silicon Valley.Open TV programme les puces qui font rouler les terminaux du câble, notamment ceux qui se trouvent dans les centaines de milliers de foyers québécois abonnés à Bell Express Vu.Nombre d'employés: 400.Chiffre d'affaires : 100 millions de dollars.Pourquoi choisir de redevenir employé quand on a été patron?M.Dureau sourit et prend quelques secondes pour réfléchir à sa réponse.«Avant, le \" cerveau\" des technologies était situé dans les terminaux, dans les choses qu'on possédait chez soi, dit-il.Google a changé cela.Aujourd'hui, les ordinateurs agissent de plus en plus comme des bornes internet.Le \" cerveau\" est ailleurs.Dans ma carrière, j'ai simplement fait cette même transition.» Un centre qui grossit, grossit.Chercher le terme «Google headquarters» dans Google fait apparaître une foule de liens intéressants.Le 7 février par exemple, une centaine de travailleurs des hôtels de San Francisco sont venus manifester en face du Googleplex.Ils voulaient recevoir l'assurance que l'entreprise va permettre la syndicalisation dans un hôtel quatre étoiles qui sera construit, prochainement, près du campus.Jusqu'ici, Google n'a rien promis du tout.L'an dernier, le Los Angeles Times a aussi publié un article critique sur l'impact de Google dans la municipalité de Mountain View.Si plusieurs habitants de la ville de 70 000 âmes sont fiers d'être associés à Google, certains digèrent mal le peu de retombées de cette présence pour la région: le Googleplex est tellement bien équipé que bien des employés ne dépensent pas un sou dans les commerces de la ville.Des accusations que réfute Google, qui soutient verser des taxes généreuses à Mountain View et qui a, entre autres, installé un réseau internet Wi-Fi gratuit pour tous les citoyens.Google n'est peut-être pas parfaite, note Vincent Dureau.Mais l'entreprise est la plus transparente de toutes celles où il a travaillé au cours de sa carrière.«Il y existe ici un niveau de confiance et de collaboration rarement vus pour une entreprise de 16 000 personnes », dit-il.M.Dureau nous emmène dans une aire publique où des tables et des chaises sont disposées près de grandes parois de verre qui laissent entrer la lumière de février.C'est ici que chaque vendredi après-midi ont lieu les réunions où les employés peuvent dialoguer avec la direction.Plus d'un millier de personnes y assistent.Les gens viennent entendre Larry Page, Sergei Brin ou le chef de la direction Eric Schmidt, les trois grands patrons de Google, qui animent la rencontre à tour de rôle.«Plusieurs dossiers très sensibles sont abordés dans ces rencontres, explique M.Dureau.La direction étale des chiffres, des statistiques, des noms.Malgré ça, il n'y a pratiquement jamais de fuite.Pratiquement jamais.Ça en dit long sur la philosophie de Google, sur la confiance qui règne ici.» Derrière lui, à travers la baie vitrée, on voit des employés circuler sur des trottinettes électriques, sans doute pour aller à une réunion dans un pavillon quelconque.car battery american idol how to kiss how to flirt.Tout va bien au centre du monde.Jusqu'ici, en tout cas.Comment Google fait-il de l'argent ?Avec la public ité.Google annonce à la fois sur son site et sur des sites qui font affaire avec elle.Google est un acteur majeur dans le marché de la publicité en ligne : chaque fois que vous cherchez un terme, une série d'annonces sont affichées avec les résultats de la recherche.Les annonces sont situées en haut de la page et clairement identifiées.Elles ne se mélangent pas aux résultats.Ces publicités présentées sous forme de texte génèrent des revenus importants pour Google.En plus, Google affiche des annonces sur d'autres sites, sous la bannière «Ads by Google ».Google paie une redevance aux gestionnaires du site et empoche un profit au passage.PHOTO FOURNIE PAR GOOGLE Les employés de Google peuvent garder la forme grâce aux salles d'entraînement, aux piscines et aux gymnases qui se trouvent dans le complexe du siège social. FORUM ROD DREHER L'auteur est éditorialiste au Dallas Morning News.Soye z r é a l i s - tes, demandez l'impossible.Parfait alors : serait-ce possible que nous vivions tout ce mois sans remarquer les actes, les rêves et la signification plus profonde des soixante-huitards ?Bien sûr que c'est impossible: s'attendre à ce que la génération de notre temps qui a la plus grande estime d'elle-même réfléchisse modestement et tranquillement sur les événements de mai 68 à Paris et sur ce qu'ils signifient est pure folie.Les jeunes feraient mieux de comprendre que nous n'en aurons pas fini avec eux tant que, écrasées par des impôts pour payer des pensions et des soins de santé, des hordes en colère de Vingt-Huitards postmillénaires ne s'abattront pas sur les maisons de retraite en Floride et euthanasient tout le monde.Je rigole! En gros.C'est juste que la semaine dernière, les États-Unis ont subi une manifestation particulièrement méchante et destructrice du radicalisme des années 60 qui refuse de la boucler.Le révérend Jeremiah Wright, ce vieux fou pompeux, qui a été le pasteur de Barack Obama pendant plus de 20 ans, a lancé une série d'attaques étonnantes sur la campagne d'Obama.Si Obama perd la candidature démocrate ou les élections générales, on pourra imputer la faute à Wright.Obama n'avait que 6 ans lorsque des étudiants parisiens sont descendus dans la rue.En 1968, un jeune théologien noir du nom de James Cone travaillait à la rédaction d'un livre intitulé Black Theology and Black Power, qui fut publié l'année suivante et qui présente les Noirs comme étant le Peuple élu.«La théologie noire, écrivait Cone, acceptera seulement l'amour de Dieu qui participe à la destruction de l'ennemi blanc.» Jeremiah Wright est le disciple de Cone le plus en vue.Wright est un soixante-huitard américain et sa carrière a fleuri grâce à ses initiatives pour rendre le radicalisme noir chic.Oubliez que Wright se promène au volant d'une Porsche et qu'il se retire dans une grande maison de 10 millionsUS dans un ghetto doré.Il a bâti sa carrière en faisant la réclame de la théologie raciste et des théories de conspiration.Voici qu'ent re en scène Barack Obama, un Noir d'une génération plus jeune dont l'esprit et la conscience ont été formés par l'ère post-années 1960, une époque de plus grande paix et de réconciliation entre Noirs et Blancs.La rage des soixante-huitards ne l'habite pas, et d'ailleurs, comment pourrait-il en être ainsi ?Il ne se définit pas luimême, sur le plan personnel ou philosophique, dans une perspective de conflit Noir-Blanc, ce qui est la perpétuation de la raison d'être de Wright.Dans les États-Unis d'Obama, les célèbres soixante-huitards noirs - les Jeremiah Wright, les Jesse Jackson de ce monde - verront leur pouvoir s'étioler.C'est cela qui a dû inspirer à Wright sa bizarre tentative de bousiller la campagne d'Obama en présentant de nouveau au public ses théories radicales et, de manière encore plus destructrice, en soutenant devant les reporters qu'Obama ment lorsqu'il nie partager ses opinions.Wright comprend très bien que le talon d'Achille du candidat démocrate est cette association que l'on fait avec lui et son radicalisme.En travaillant pour confirmer les soupçons des électeurs qu'Obama est un loup radical déguisé en mouton modéré, Wright sabote la première vraie occasion pour un Noir d'accéder à la Maison Blanche.Cette vanité laisse sans voix.Pourtant, on doit bien reconnaître que si Obama ne s'était pas attaché au fougueux soixante-huitard, il ne serait pas rendu là où il est aujourd'hui.Élevé par une famille blanche et formé dans les grandes universités de la côte est américaine, Obama avait besoin de crédibilité dans les rues de Chicago.Obama l'a obtenue en se faisant l'acolyte d'un Noir radical, charismatique, fort en gueule.C'est sans doute pour cela qu'Obama s'est tenu sur les bancs de l'église de Wright pendant 20 ans sans élever d'objection contre la rhétorique toxique du pasteur.Aujourd'hui, au moment où Wright ne peut plus contribuer à son avancement professionnel, Obama souhaite l'écarter de son chemin.Mais Wright n'est pas parvenu là où il est aujourd'hui en faisant preuve d'humilité.La semaine dernière, c'est un Obama dégonflé et déprimé qui a récité une litanie devant les reporters, tentant d'exorciser les démons de Wright qui attaquent sa campagne.Mais les seuls mots ne suffiront pas.Le Spectre de 1968 va hanter Obama - et nous tous, les post-Baby Boomers - tant que le dernier soixante-huitard ne sera pas mort.En français dans le texte.Le talon d'Achille Jeremiah Wright est en train de saboter la première vraie occasion pour un Noir d'accéder à la Maison Blanche PHOTO PAUL SANCYA, AP Jeremiah Wright est le disciple de James Cone le plus en vue.Wright est un soixante-huitard américain et sa carrière a fleuri grâce à ses initiatives pour rendre le radicalisme noir chic.MARTIN ROBERT L'auteur est présentateur du Journal du midi à TQS.Il est de ces anciens porte-parole d'organismes publics qui crachent leur venin sur l'un des chiens de garde de la démocratie.M.Alain Charbonneau, qui sévissait dans cette page hier, fait-il partie de ces relationnistes mandatés par leurs clients pour ne rien dire et faire du vent ?Cette attaque en règle teintée de mépris et de snobisme souligne son culot et sa rancune.En effet, il faut regarder notre société de très haut pour insulter de la sorte les quelque 600 000 téléspectateurs québécois qui consultent fidèlement, malgré les tempêtes, l'une ou l'autre de nos émissions d'information chaque jour.Pour se réjouir de la perte probable du service de l'information de TQS en septembre prochain, celui qui a déjà été porte-parole d'un hôpital et d'une ville n'a d'argument que son expérience passée.Peut-être a-t-il dû tenter de faire taire des collègues journalistes qui devaient, par définition, valider et mettre au jour des événements d'intérêt public ?Il est vrai qu'il existe chez mes collègues une fougue et une volonté d'exposer les faits qui peuvent déplaire.Mais cette passion pour le métier, que nous pratiquons toujours dans les règles de l'art, ne saurait être mise en doute.Il en va de même pour la qualité des messagers que nous sommes.Faut-il nommer mes confrères journalistes et ex-collègues qui poursuivent leur carrière avec brio chez les compétiteurs beaucoup plus fortunés?Je me plais également à décliner la liste de ceux qui seront recrutés prochainement, pour les mêmes bonnes raisons, par l'industrie.Aussi, je rappelle à la mémoire de tous que nos reportages de proximité sur la scène locale s'illustrent à un point tel que le concept a été imité.Les nombreux témoignages de soutien des téléspectateurs et des élus rappellent également la pertinence de notre existence.Ceux qui connaissent notre profession savent le miracle quotidien qu'accomplissent les artisans de TQS avec des moyens anémiques.Je salue également leur courage de tenir l'antenne, ces jours-ci, malgré une épée de Damoclès qui aurait pu anéantir cette fougue.Une passion pour le métier Ceux qui connaissent notre profession savent le miracle quotidien qu'accomplissent les artisans de TQS avec des moyens anémiques PHOTO RYAN REMIORZ, THE CANADIAN PRESS Nos reportages de proximité sur la scène locale s'illustrent à un point tel que le concept a été imité, plaide Martin Robert.On doit bien reconnaître que si Barack Obama ne s'était pas attaché au fougueux soixante-huitard, il ne serait pas rendu là où il est aujourd'hui.J'ai plusieurs amis français qui se souviennent avec nostalgie de mai 68.Ah, les pavés qu'on lançait sur la police! Ah, le vent de liberté qui soufflait sur la société coincée ! Ah, les amours nouées sur les barricades, à l'ombre des drapeaux noirs (pour l'anarchie) ou rouges (pour le marxisme)! À les entendre, on croirait que rien d'aussi intense ne s'est passé, depuis, dans leurs vies.Je n'ai aucun souvenir du genre, et pas une once de nostalgie.En mai 68, je n'étais pas à Paris, encore moins à San Francisco, quoique je m'astreignais consciencieusement à lire la lourde prose de Herbert Marcuse, le penseur du mouvement.Je me souviens du mai 68 montréalais et des mois qui ont suivi comme d'une immense plongée dans l'irrationalité la plus totale, à laquelle je n'ai participé qu'en observatrice partagée entre l'étonnement et l'agacement.Je ne vivais pas du tout la vie des étudiants contestataires dont, jeune reporter, je couvrais les activités, même si j'avais à peu près leur âge.J'étais mariée, j'habitais une maison bourgeoise, j'avais un emploi.Mon mari de l'époque était beaucoup plus âgé que moi, de même que la plupart de mes collègues de travail.Je vivais dans un monde d'adultes.Abolir les cours magistraux ?L'idée même me scandalisait.On n'était pas loin de la Chine maoïste et des professeurs coiffés du bonnet d'âne par des Gardes rouges à peine sortis de l'adolescence.En outre, je me suis toujours méfiée des utopies, et je n'avais aucune sympathie pour les idéologies d'extrême gauche qui agitaient les campus.Je n'avais pas non plus d'atomes crochus avec les éclopés du catholicisme qui n'en finissaient plus de régler leur compte avec l'Autorité.(L'un des meneurs de la contestation étudiante à l'Université de Montréal était Roméo Bouchard, un curé défroqué qui avait échangé la soutane contre la chemise à carreaux et le bréviaire pour la liberté sexuelle.Bouchard, notre José Bové, allait plus tard militer à l'Union paysanne.) À cette époque, les journaux couvraient tous les faits et gestes de la classe étudiante, parce qu'elle était remuante évidemment, et aussi parce que ces baby-boomers représentaient la génération la plus nombreuse de l'histoire, laquelle donc occupait le centre de la scène.Majorité fait loi\u2026 J'ai un souvenir particulièrement détestable de la grève échevelée des étudiants de l'École des beaux-arts.Les contestataires avaient ouvert les festivités en mettant la hache dans une momie égyptienne précieuse et irremplaçable, avant de saccager les ateliers et le matériel mis à leur disposition par les contribuables québécois.Leurs conférences de presse me terrifiaient.Les camarades embarquaient avec moult quolibets les journalistes sur des chariots pour les emmener dans une salle de réunion, en les exhibant comme des condamnés à mort promenés en charrette (n'étions-nous pas les valets de l'impérialisme américain ?).Ils nous tutoyaient en nous sommant de nous solidariser avec la révolution.Nous notions consciencieusement, assis par terre, dans la fumée épaisse du hasch, la liste des demandes irréalisables des meneurs de la grève.Il y avait des groupes plus rationnels - je pense par exemple aux contestataires du cégep Maisonneuve, dont le porte-parole était un charmant jeune homme fort bien élevé que toute mère québécoise aurait vu comme le gendre idéal\u2026 sauf qu'on le retrouva, deux ans plus tard, dans la cellule felquiste qui avait kidnappé le consul James Cross.Aux Beaux-Arts, c'était autre chose - une rébellion brute, apolitique, presque animale.Les étudiants passaient leurs soirées en assemblée, dans une atmosphère de violence verbale et de bousculades.Une fois l'assemblée théoriquement finie, vers 22 h, je rentrais au journal pour écrire mon compte-rendu: la grève était terminée ! Une heure plus tard, on m'appelait: l'assemblée s'était finalement prolongée et avait renversé les propositions adoptées auparavant: la grève continuait! Bien sûr, il ne restait alors que cinq ou six personnes dans la salle, mais c'était cela, la démocratie de mai 68.Je ne nie pas que l'effervescence de cette période ait eu des effets bénéfiques, en particulier dans la société fortement hiérarchisée qu'était alors la France.Mais au Québec, ce que j'en ai vu ne m'a laissé aucun souvenir lumineux.Plongée dans l'irrationnel LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Les contestataires avaient ouvert les festivités en mettant la hache dans une momie égyptienne avant de saccager les ateliers et le matériel mis à leur disposition par les contribuables québécois.VERS LA MAISON-BLANCHE LE BLOGUE DE L'ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS ÉDITORIAUX Adéquistes masqués On vient d'apprendre que le nouveau porte-parole et attaché de presse de Mario Dumont est aussi la mascotte du Rouge et Or, de l'Université Laval, et qu'il se surnomme la «Merveille masquée ».Honnêtement, si j'étais porteparole de l'ADQ aujourd'hui, moi aussi je porterais un masque ! Stéphane Bessette Les ponts maudits Aux nouvelles, on nous informe que l'autoroute 13 est bloquée à cause de réparations.Ne serait-ce pas plutôt parce qu'il manque de ponts pour rejoindre la couronne nord.A-t-on déjà pensé que si Montréal n'était pas une île, il y aurait plusieurs rues pour rejoindre le nord.Alors pourquoi y a-t-il tant de réticence à construire de nouveaux ponts ?André Laurent Anjou Une décision révoltante La décision de la Cour du Québec de détruire les bulletins de vote du référendum de 1995 (sans le recomptage nécessaire pour faire la lumière sur les 86 000 bulletins de vote rejetés dans des circonscriptions fédéralistes alors que le Comité du Oui tentait de voler le référendum en reniant le droit de vote des citoyens) est absolument révoltante.Depuis 1995, le gouvernement du Québec, tous partis politiques confondus et les médias francophones ont tout fait pour étouffer cet honteux événement.Maintenant, ils ont réussi leur sale besogne.C'est dégoûtant ! André Bordeleau Pointe-Claire Une ville multiculturelle Je suis fatigué de lire des commentaires qui disent que les anglophones de Montréal refusent d'apprendre le français.Moi, je suis un anglo de Toronto (oui, Toronto) et j'ai appris le français avec l'aide de Québécois tolérants à mon égard.Tous mes amis anglos, qui viennent du West Island, de Westmount et de NDG (où j'habite), parlent français.Est-ce qu'on fait des erreurs ?Oui, mais on réalise qu'il est nécessaire d'être bilingue dans cette belle ville multiculturelle avec une riche histoire en français et en anglais.Montréal n'est pas une ville uniquement francophone.Il me semble important de le dire.Ma famille élargie (irlandaise, québécoise et anglaise), qui vit depuis quatre générations à Montréal, a une place dans cette ville.Il faut éviter qu'une nouvelle loi 101 plus «vigilante» divise les cultures à Montréal et impose un environnement agressif.Ryan Hipgrave Pensons au trolleybus J'ai appris qu'il y a eu déjà des trolleybus dans notre ville.Ayant constaté les avantages de ce moyen de transport collectif ailleurs, à Prague et à Mexico, je me demande si leur emploi a été pris en considération dans les plans de modernisation du réseau de transport collectif de Montréal.Je crois que le trolleybus a tous les avantages du tramway (pas polluant, moteur silencieux), mais à un bien moindre coût, car il n'a pas besoins des rails.Et en cas de panne, il est facile de dégager la rue sans causer un retard en série sur toute la ligne.Enfin, de futurs trolleybus montréalais pourraient être fabriqués par des entreprises locales: Nova Bus et Bombardier.Je crois que la STM et la Ville devraient examiner cette alternative.Albert Cardin La meilleure option Enfin ! C'est avec plaisir que j'ai lu la nouvelle sur l'élargissement du réseau des maisons de naissance.J'ai trois enfants, dont deux pour lesquels j'ai eu le privilège de bénéficier d'un suivi avec une sage-femme.Le suivi que j'y ai obtenu a été irréprochable.Les sages-femmes sont professionnelles, offrent des services qui respectent les désirs des futurs parents et prennent le temps de répondre à toutes leurs questions et inquiétudes.Vivement une plus grande sensibilisation du public et des professionnels de la santé envers les sages-femmes : Oui elles sont formées, oui les services sont couverts par la RAMQ, oui une femme suivie par une sage-femme peut passer une échographie, un streptoB, et tous les autres tests de dépistage offerts par le réseau public de santé.Les sages-femmes sont, à mon avis, la meilleure option pour une femme sans problème de santé qui souhaite un accouchement naturel et à l'écoute de ses besoins.Geneviève Lussier Montréal «Où sont tous ceux qui se sont battus pour que le grand hôpital (le futur CHUM) soit construit au centre-ville plutôt qu'à Outremont?» demandait André Pratte dans son éditorial de jeudi.Ils se sont terrés dans la tanière du regret et du remords.Regret d'avoir dénié un grand projet porteur pour le développement de l'Université de Montréal (dont ils sont pour la plupart diplômés de surcroît).Regret d'avoir refusé la revitalisation d'un quartier important de la ville avec sa situation géographique centrale, plus accessible pour l'ensemble de la population de la grande région métropolitaine.Remords de constater les coûts exorbitants de vouloir amalgamer du neuf avec du vieux (de belles surprises nous attendent).Remords d'être témoins de frustrations et de ressentiments divers, pour encore plusieurs années à venir.Au Québec, on ne se tire plus dans le pied, on vise directement la tempe.Patrice Leroux La tanière du remords FORUM@LAPRESSE.CA nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Il faut se résigner: l'agrandissement de l'Hôpital général de Montréal (HGM) est inévitable.On ne peut pas exiger d'une institution comme celle-là de déménager en banlieue.D'autant plus que c'est l'hôpital qui a été choisi par Québec pour accueillir le nouveau centre de traumatologie de la métropole.Dans ce contexte, il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur.Si on se fie aux plans actuels, le projet est loin de l'horreur prévue il y a trois ans alors que l'institution projetait d'élever une tour sur le flanc du mont Royal.L'hôpital s'agrandira du côté de l'avenue des Pins plutôt que du côté de l'avenue Cédar, comme il était initialement prévu.Si l'HGM a fait du chemin dans ce dossier, c'est en grande par tie grâce aux organismes comme Les Amis de la Montagne, un groupe qui, inlassablement, sensibilise les institutions à la protection de ce joyau montréalais qu'est le mont Royal.Le projet d'agrandissement de l'hôpital n'est cependant pas parfait.Si la Ville de Montréal veut, comme elle le prétend, protéger la montagne, elle devra se montrer très réceptive aux recommandations qui seront émises lors des audiences de l'Office de consultation publique de Montréal.L'hôpital prévoit entre autres l'ajout de six étages à son aile centrale.Cet ajout bloquera-t-il la vue de la montagne?Est-il inévitable?La Ville doit protéger les intérêts du mont Royal dans ce dossier.Bien sûr, dans un monde idéal, ces travaux n'auraient pas lieu.D'autant plus que c'est la seconde foisque la Villede Montréalpermettra à une institution de gruger une partie de la montagne.L'an dernier, c'est le stade Perceval Molson qui obtenait le feu vert pour agrandir ses installations.Comme si, à chaque demande, Montréal était prête à courber l'échine devant les «bons arguments» des institutions.Quand il est question du mont Royal, la Ville devrait se montrer beaucoup moins flexible.La montagne est un arrondissement historique, ce qui la protège des abus, mais qui n'interdit pas la construction.Cette protection n'est pas suffisante.Surtout quand on sait que les institutions ont toujours d'excellentes raisons pour occuper davantage la montagne.La Ville doit se montrer plus ferme en dotant le nouveau plan de protection du mont Royal d'obligations légales.On ne peut plus seulement se fier à la bonne volonté des occupants.Première étape: accorder plus de pouvoirs à la table de concertation du mont Royal.Mise sur pied il y a trois ans, ses travaux ont inspiré le contenu du récent plan de protection.Aujourd'hui, la Ville voudrait en faire un organisme quasi décoratif.La Table devrait plutôt avoir le droit d'émettre des recommandations pour tout ce qui touche le développement et la protection de la montagne.Montréal, en collaboration avec le ministère de la Culture, devrait également instaurer un processus décisionnel qui examine en amont le moindre impact qu'un projet pourrait avoir sur la montagne.À l'heure actuelle, cette considération arrive presque toujours en dernier, comme un cheveu sur la soupe.L'an dernier nous suggérions la création d'un Protecteur de la Montagne, une sorte d'ami permanent (et indépendant) du mont Royal qui pourrait être nommé par la Ville et dont la tâche serait de veiller exclusivement aux intérêts du mont Royal.Les Amis de la Montagne proposent plutôt la création d'une commission permanente.Peu importe la forme que cette structure prendra, une chose est certaine, la montagne a besoin d'un ami qui lui veut du bien.Là-haut sur la montagne\u2026 PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR LE CHUM apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Les partis de l'opposition sont sortis déçus de la commission parlementairequi devait éclaircir les motifs du congédiement du délégué général du Québec à New York et ami du premier ministre, Bruno Fortier.«On reste avec davantage de questions», a conclu l'adéquiste Sébastien Proulx.Pourtant, ce qui s'est passé est désormais clair.Seulement, les réponses obtenues ne sont pas celles qu'espéraient l'ADQ et le PQ.Pas de crise, pas de scandale: il s'agissait bel et bien d'un simple problème administratif.L'objectif de l'opposition, ce n'était pas de découvrir la vérité - souvent terne, comme chacun sait - mais de trouver quelque élément spectaculaire qui aurait éclaboussé Jean Charest.Les députés ont donc multiplié les questions, les allusions, les pièges.Rien n'y fit: premier ministre, ministre et hauts fonctionnaires ont tous répété la même chose: M.Fortier a été remercié de ses services parce qu'il avait désobéi à une directive formelle de son sous-ministre en modifiant la tâche d'une personne qui venait de porter plainte contre lui pour harcèlement psychologique.Pour le sous-ministre, Alain Cloutier, c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase; il a jugé qu'il ne pouvait plus faire confiance au délégué général et a recommandé à la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon- Tremblay, de le démettre.Aussitôt recommandé, aussitôt fait, ami du premier ministre ou pas.Incapable de faire suinter quelque fait juteux que ce soit, l'opposition a tenté un autre angle d'attaque et souligné le caractère radical de la mesure disciplinaire choisie.Un député adéquiste a parlé de «bombe atomique», un autre de «peine capitale».M.Proulx a déploré que Bruno Fortier ait été congédié «de la façon la plus cavalière possible ».Les députés de l'opposition accusaient donc le gouvernement d'avoir traité trop sévèrement un ami du premier ministre! Le monde à l'envers.La frustration des députés est en partie justifiée, il faut le dire.Ils ont dû composer avec la langue de bois des fonctionnaires, une langue qui est encore plus hermétique que la leur, ce qui n'est pas peu dire.C'est ainsi qu'à des questions simples, ils obtenaient rarement des réponses limpides.Par exemple, quand on a demandé au responsable des ressources humaines à la délégation de dire si le climat de travail y était aussimauvais que leveut la rumeur, le fonctionnaire a répondu: «Est-ce que les gens étaient heureux, tous, en partie?Le bonheur est quelque chose de complexe.Qu'est-ce qui rend les gens heureux, malheureux?On pourrait en parler pendant longtempsmais je ne peux pas vous dire qu'il y avait un mauvais climat de travail.» Tout cela pour dire qu'entre la futile chasse au scandale de l'opposition et la novlanguedes bureaucrates, cette commission parlementaire fut une totale perte de temps.Le bonheur est complexe À VOTRE TOUR YVON JOLICOEUR L'auteur demeure à Outremont.Depuis des décennies, une horreur abandonnée empoisonne le paysage montréalais.L'ancien cinéma Séville situé au coin nord-ouest des rues Sainte-Catherine et Chomedey expose sa carcasse laide et sans intérêt à cette intersection, en plein centre de Montréal.Jusque-là, c'était abominable.Les ajouts récents rendent cette situation potentiellement criminelle.En effet, jugeant sans doute que la façade du bâtiment, rue Sainte-Catherine, menaçait de s'effondrer, on a placé sur le trottoir une structure d'acier pour soutenir ce désastre.Cette structure d'acier bien implantée, semble indiquer qu'elle est là pour y rester très longtemps.Le résultat de cette opération incompréhensible est que les piétons doivent maintenant utiliser la rue pour poursuivre leur route.De plus, comme il y a des voitures stationnées le long de la clôture qui entoure la structure d'acier, les piétons se retrouvent au milieu de la rue, avec les voitures qui circulent sans arrêt sur cette artère majeure.L'ancien cinéma Séville ne mérite pas d'être préservé.C'est laid, délabré et sans intérêt.Ce qui reste du bâtiment est irrécupérable étant donné le nombre d'années d'inactivité et de manque d'entretien.Le pic des démolisseurs est la solution appropriée.Il y a eu et il continue d'y avoir des tentatives pour revitaliser ce secteur de la rue Sainte-Catherine, allant de la rue Guy à la rue Atwater.Ce geste irréfléchi de rendre le trottoir inaccessible aux piétons ne va certainement pas dans cette direction.Ce n'est qu'une question de temps avant qu'on enregistre un décès à cet endroit.Pour ma part, je vais conserver une copie de mon texte publié dans La Presse, la date bien en vue, de manière à aller l'afficher sur les lieux le jour où un piéton y perdra la vie.Personne ne pourra alors plaider l'ignorance.J'envoie copie de ce courriel au maire de Montréal et au maire de Ville-Marie en espérant que l'un ne se déchargera pas de sa responsabilité sur le dos de l'autre, et vice-versa.L'auteur de la lettre de la semaine, Yvon Jolicoeur, recevra une copie laminée de cette page.Laid, délabré et sans intérêt PHOTO RÉMI LEMÉE, LAPRESSE La structure d'acier qui retient la façade de l'ancien cinéma Séville oblige les piétons à marcher dans la rue pour poursuivre leur route, déplore Yvon Jolicoeur.DANIELLE GARCEAU L'auteure est une résidante de Mc Masterville.Mon fils a 11 ans et il étudie en sixième année du primaire.Comme chaque vendredi, l'enseignant vérifie les connaissances de ses élèves avec un test.Cette semaine, on bonifie le test avec 20 questions portant sur les deux derniers matchs du Canadien.Eh oui, la folie du hockey se rend jusque sur les bancs d'école.L'équipe de mon fils a obtenu un maigre score de 5/20.Il se couche tôt, mon fils.Et à son âge, on n'épluche pas le cahier des sports en déjeunant.Vingt questions, ce n'est pas rien.L'enseignant a même demandé la couleur de la cravate de Guy Carbonneau.Vous le savez, vous?Vous en souvenez-vous?Je pensais que mon fils allait en classe pour apprendre à lire et à écrire sans faute, bien entendu.Et à compter, pas juste le nombre de buts évidemment.L'histoire aussi ça me plairait assez qu'on la lui enseigne.En passant, la veille de son examen de Hockey 101, il y avait à la télé un très bon documentaire.C'était Le peuple invisible, de Richard Desjardins.Vous connaissez peutêtre?Non?Mais le Canadien, sans doute, c'est plus intéressant en ce moment.J'aurais préféré qu'on demande à mon fils de veiller un peu plus tard pour se sensibiliser à une problématique réelle et cruelle (quelle qu'elle soit) qui nous voisine plutôt que pour remarquer la couleur d'une cravate.Heureusement, les parents que nous sommes ont eu suffisamment de jugeote pour conserver le couvre-feu habituel.Vous me direz peut-être qu'il s'agissait de l'acte isolé d'un enseignant qui a voulu s'amuser avec ses élèves.Peut-être.Mais quel message envoie-t-on à mon fils?Que ce n'est pas grave de se coucher tard pour regarder le hockey car le professeur va nous questionner sur ce sujet et nous donner des points si on obtient des bonnes réponses?Je répète qu'il ne s'agissait pas d'une ou deux questions bonis, mais bien de 20 questions.Cela traduit toute l'importance de cette folie actuelle où le hockey passe avant l'école.Et dire que les séries vont seulement se terminer en juin\u2026 PHOTO RYAN REMIORZ, LA PRESSE CANADIENNE Quelle est la couleur de la cravate de Guy Carbonneau?Des élèves de sixième année ont dû répondre à cette question dans un examen.Hockey 101 LETTRE DE LA SEMAINE MYRIAM BÉLANGER La société nous amène de plus en plus à nous conscientiser sur l'état de notre santé dans le but d'améliorer notre qualité de vie et prolonger nos années actives.On mange mieux, on compte les calories, on cesse de fumer, on fait de l'exercice, on se sent coupable à l'idée de manger un sac de croustilles et de boire une boisson gazeuse devant la télé.Et on se crée un millier d'objectifs pour s'assurer de belles années en santé.Le hic, c'est que les statistiques nous démontrent bien que l'espérance de vie augmente toujours de plus en plus et que nous sommes en mesure d'être actifs plus longtemps, alors que l'âge auquel nous n'avons plus notre place sur le marché du travail ne change pas.Mario a 55 ans.Il est en pleine santé et croque à pleines dents dans la vie.Il a cessé de fumer, s'est acheté des machines d'exercice et s'efforce de maintenir un bon équilibre de vie et de saines habitudes de santé.Il a travaillé toute sa vie avec passion.Mais voilà qu'il y a un peu plus de six mois, son poste a été aboli et il s'est retrouvé au chômage.Catastrophe! Aucun problème, s'est-il dit, c'est une mauvaise passe et je serai rapidement de retour sur le marché du travail.Cinquantecinq ans, ce n'est pas un âge pour la retraite, selon lui.Travailler est sa fierté et il est un passionné de son métier.Malheureusement pour lui, aux yeux de la société, il est maintenant dépassé et il n'y a plus rien à faire.Voyons, de toute manière, dans cinq ou dix ans, il prendra sa retraite.Cinq ou dix ans, c'est énorme pour quelqu'un qui a toutes les capacités et le désir de travailler.Si la société veut que nous améliorions notre sort et que nous soyions actifs plus longtemps, il faudrait que les gestes reflètent les intentions.Si nous sommes en mesure de vivre en pleine santé jusqu'à 80 ans au lieu de 71, et que nous avons envie de travailler, laissez-nous-en la chance.Sinon, à quoi bon être en pleine santé et rempli d'énergie, mais complètement malheureux à la maison parce qu'on a jugé que notre tour est passé.est toujours à la maison et malheureux.À la maison et malheureux\u2026 LORRAINE PAGÉ L'auteure est une Montréalaise.La Semaine de l'action bénévole vient de se terminer.Des responsables de l'organisation des services bénévoles dans des institutions de toute nature, et particulièrement dans le réseau hospitalier, en ont profité pour rappeller l'apport de toutes ces personnes qui donnent généreusement de leur temps et ont fait appel à nous en soulignant l'ampleur des besoins.Tout en étant d'accord avec ces propos, je voudrais vous faire part d'une petite anecdote qui pourrait en faire réfléchir quelques-uns.Il y a plusieurs années, une de mes amies ayant atteint l'âge de la retraite avait souhaité demeurer active et utile en offrant ses services, à titre de bénévole, dans un centre hospitalier de Montréal.Son expérience dans le commerce de détail et son entregent la destinaient tout naturellement à travailler à la boutique cadeaux.Pendant plus de 15 ans, elle a accueilli avec le sourire des milliers de visiteurs, partageant leurs joies devant une naissance ou une guérison, leurs inquiétudes devant la maladie, leurs tristesses devant l'inéluctable.Pendant 15 ans, beau temps, mauvais temps, malgré ses soucis personnels, ses propres malaises ou ses occupations, elle a été disponible et fiable.Mais voilà, le temps passant et ayant franchi le cap des 80 ans, elle est devenue moins en forme et a décidé de mettre fin à son engagement.Il m'aurait semblé tout naturel que l'administration profite de son départ pour exprimer sa gratitude et souligner son apport et sa contribution en réunissant autour d'elle les personnes avec lesquelles elle avait travaillé bénévolement pendant toutes ces années.Elle serait ainsi partie avec le sentiment d'avoir été utile et appréciée.Penser ainsi, c'était malheureusement ignorer la culture de certaines de nos grandes institutions pour lesquelles les politiques administratives ont pris le pas sur les initiatives chaleureuses.Après tout , souligner un départ « créerait un précédent », comme on l'a fait savoir ; et puis, « il y a une fête annuelle pour les bénévoles ».On croit rêver ! Je sais pertinemment à quel point la présence des bénévoles est nécessaire ; tout comme je peux personnellement témoigner de l'immense satisfaction qui nous habite quand nous rendons service aux personnes plus démunies et, ainsi, à toute la société.Si seulement, l'an prochain, la Semaine de l'action bénévole pouvait aussi être l'occasion de remettre en question certaines pratiques qui reflètent un manque de sensibilité et de générosité alors que les bénévoles en témoignent tellement.Une note discordante VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Les politiques administratives ont pris le pas sur les initiatives chaleureuses."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.