La presse, 3 mai 2008, C. Arts et spectacles
[" Achetez vos billets dès maintenant ! 514 496-4724 ou 1 877 496-4724 Centredes Sciencesde Montreal.com Créée et réalisée par Après Tokyo, Saturne et Londres, ils envahissent Montréal.Rencontrez des créatures d'ici et d'ailleurs ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts DENISE BOMBARDIER EN TOUTE AMITIÉ PAGE 21 THÉÂTRE WAJDI MOUAWAD, LE TRAGÉDIEN PAGE 16 sur cyberpresse.ca TÉLÉ Consultez notre horaire télé en ligne sur cyberpresse.ca/tele QUIZ Êtes-vous un vrai fan de Madonna?Faites notre quiz sur cyberpresse.ca/ madonna PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Garou dit qu'il est un très mauvais homme d'affaires, pourtant il se sépare de René Angélil et fonde sa propre entreprise.Le chanteur croit dur comme fer que la gloire lui est tombée dessus par accident et il affirme qu'il a autant de plaisir à participer à une réunion pour son auberge qu'à chanter.Étonnant?Au moment où sort son albumanglais que l'on n'attendait plus, Garou s'explique dans La Presse.> Une entrevue d'Alain de Repentigny à lire en pages 2 et 3.EN LIBERTÉ GAROU ARTS ET SPECTACLES Comme un vieux bouc entêté, mononcle Hugo a longtemps rési sté aux chev r o t emen t s doucereux de Facebook.J'a i ruminé les pour, craché les contre et, surtout, résisté à cette bête informatique qui a rendu esclaves tant de mes amis/connaissances/collègues.Puis, comme 70 millions de moutons dans le monde, j'ai ouvert la porte de l'enclos virtuel et, ta-dah ! , me voici sur Facebook.Au tout début, j'obsédais sur la confidentialité de la bibitte.Qui zyeute mes photos ?Qui consulte mon profil ?Qui joindra le cercle fermé de mes «amis Facebook» ?Qui ?Rassuré, je laissais des traces comiques sur les «murs » des autres, modifiais mon statut pour rigoler et faisais des coucous à qui mieux mieux.Bref, j'existais et vivais dans un univers parallèle au mien et c'est à ce moment que Facebook m'a montré sa deuxième face, celle qui effraie et infantilise.De façon sournoise, le contrôle a commencé à me filer entre les doigts.Je me suis équipé d'un Fun Wall, j'ai reçu des noix de coco en cadeau et j'ai été initié aux superpokes (quelle invention inutile !).Encore pire, on m'a suggéré de cultiver un jardinet virtuel, on m'a incité à répondre à des quiz bidon et à calculer mon quotient intellectuel de voyage.Hein?Reste que le plus dangereux n'avait pas encore clignoté dans mes noti fications: après un mois d'utilisation compulsive, j'avais régressé de 15 ans et me comportais maintenant comme une adolescente dopée à Vrak.tv, à Ramdam et aux émotions primaires .Honte : pourquoi untel refuse-t-i l de devenir mon ami ?Bouderie : je ne lui parle plus tant qu'il ne me renvoie pas mon « zombie hug ».Paranoïa: Y et X s'échangent des martinis vi rtuels , mais m'ignorent complètement, me haïssent-ils à ce point ?Sans compter les déceptions de n'avoir que «34 amis » dans sa liste et tous ces petits jeux d'espionnage de profils, qui permettent de découvrir que - catastrophe - c'est fini entre Annie-Julie et Soleil-Lune : elle a perdu sa best.Un peu plus et je rédigeais un poème larmoyant pour le courrier de Manu dans Filles d'aujourd'hui.Cher journal, aujourd'hui, j'ai de la peine, j'ai été trahi.Bref, Facebook nous catapulte dans un endroit que l'on croyait loin, très loin, derrière nous : la cour d'école.Et c'est précisément là que l'animal tentaculaire a vu le jour, en février 2004, sur le campus de la prestigieuse université Harvard.Son géniteur ?Mark Zuckerberg, qui a 24 ans et qui vaut plusieurs dizaines de millions de dollars.Dans la cour d'école, comme sur Facebook, on se la joue cool (as-tu vu mes photos de Coachella ?) et on veut être copain-copain avec la clique populaire (regarde, Geneviève Borne a accepté d'être mon amie !).Au primaire, ces gestes n'ont peu ou pas de conséquences fâcheuses.Sur le marché du travail, oui.Selon une étude de l'Université de Dayton, 40% des employeurs fouilleraient volontiers dans Facebook pour éca rter des candidats d'un poste au sein de leur compagnie.Oups.Alors, la trouvez-vous encore «malade » cette photo de Vous, le Gros et Biggie complètement ivres au Señor Frog's de Cancún?Zrzrzrz.Ça, c'est le bruit de votre CV qui passe à la déchiqueteuse.Je lévite Avec Champagne, le dernier roman de Monique Proulx.Une écriture fluide, riche et chatoyante, qui éclate sur 391 pages de bonheur.Un livre étincelant comme un lac des Laurentides éclaboussé du soleil de juillet.Je l'évite Hard Candy de Madonna.Pas que cette nouvelle galette m'ennuie.Mais la madone n'y réinvente rien au plan musical.Le livret, très moche, ne renferme pas grand-chose.Et certains titres, comme Dance 2Night, frisent le ridicule au plan sémantique.Bref, un bonbon dur rempli de calories molles.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Dans ta face de bouc, Facebook! HUGO DUMAS CHRONIQUE ENTREVUE GAROU ALAIN DE REPENTIGNY Le journaliste se pince pour être bien certain qu'il ne rêve pas.A-t-il bien devant lui le Garou superstar qui s'est hissé en un temps record parmi les quatre ou cinq chanteurs qui comptent dans les pays francophones?Le Garou jet-set qui joue au poker et a pour amis Guy Laliberté et Jacques Villeneuve?Le Garou qui surprend tout le monde en quittant l'écurie de René Angélil et en fondant sa compagnie, Wolfgang Entertainment International, au moment même où sort son album en anglais que l'on n'attendait plus?Garou, dont le charme est indiscutable, est-il en train de me jouer la carte de la fausse modestie pour mieux me rouler dans la farine?Attablé à la terrasse de l'auberge Le Saint-Gabriel, dont il est propriétaire, il fait une pause, me fixe de ses yeux bleus et lance : «Je ne peux pas être plus sincère.» Puis il éclate d'un rire franc, spontané et désarmant, avec l'air de dire «écoute, tu me crois ou tu ne me crois pas, je n'ai pas d'autre argument ».La veille au soir, je l'avais entendu chanter New York State of Mind, à ma gauche, avec autant, sinon plus d'abandon que Billy Joel, qui donnait son spectacle devant nous sur la scène du Centre Bell.Une chanson que Garou-le-trippeux-de-musique a évidemment déjà interprétée dans les bars, comme, sans doute, cet autre classique de Joel, She's Always a Woman, qu'il a chanté ce soir-là dans l'oreille de sa blonde Lorie juste pour le plaisir de voir ses yeux briller.Mardi dernier, je regardais Garou répéter les chansons de son nouveau spectacle au studio Wolfgang qu'il s'est fait construire dans sa maison des Cantons-del'Est.En cet après-midi frisquet et pluvieux, il était un musicien parmi tant d'autres, un gars de la gang tout à fait dans son élément parmi les compagnons de route de cette nouvelle aventure plus rock, des petits nouveaux au vieux pote qui jouait du piano dans les bars avec lui dans une autre vie.Ensemble, ils ont tenté de jumeler Belle avec Come Together des Beatles.Rapidement, ils en sont arrivés à une fusion intéressante qu'ils serviront probablement au public européen.Puis Garou est sorti du studio et a tendu au journaliste du quotidien Le Parisien le texte de Chu un rocker d'Offenbach, qu'il a aussi l'intention de reprendre en concert en Europe.Pourtant, le mois précédent, alors que nous discutions de la difficulté de faire du rock en français qui passe aussi bien en France qu'au Québec, le même Garou me disait qu'il avait trippé sur Offenbach bien plus que sur Johnny Hallyday, mais qu'il ne pourrait jamais faire des chansons de Gerry en France parce que son public ne comprendrait pas ce qui se passe\u2026 Sur les tablettes Son premier album anglais, Piece of My Soul, il y a longtemps qu'on l'attend.Au Québec, en tout cas, où Garou avait l'impression qu'on lui reprochait de ne pas arriver avec ce disque chaque fois qu'il accouchait d'un album français.Mais son public français - «le premier qui m'a adopté» - lui réclamait des albums dans sa langue et, de toute façon, Garou n'était plus une «priorité» pour Sony depuis que les présidents Paul Berger et Tommy Mottola, a l l iés impor tant s de René Angélil, avaient été virés.Bref, Garou aurait été tout à fait justifié de croire que l'album anglais qui devait lui permettre de percer à l'échelle mondiale était sur les tablettes.Mais il voyait les choses autrement.«Je savais qu'un jour j'allais faire un album anglais, répond-il.Ce qui était surtout sur les tablettes, c'est la grosse carrière internationale, la grosse machine qui voulait que je fasse un hit mondial.Et ça ne me rendait pas malheureux.» La première mouture de Piece of My Soul, qui sera en magasin mardi, «partait dans trop de directions», estime Garou.«On cherchait trop à faire des chansons qui marchent.Si tu savais le nombre de fois où je me suis GAROU Garou peut être étonnant de candeur.Déroutant même.Le genre qui vous dit tout naturellement : «Être numéro un dans le monde entier, ça ne m'intéresse pas pantoute.Sérieusement.» Ou: «Si ça ne marche pas, pas grave, du moment que j'essaie de rendre le monde heureux.» Et encore: «Quand je chantais dans les bars, je m'amusais et je n'avais pas du tout l'intention de faire ça dans la vie ; je pense encore pareil.» Vraiment ?PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE Avec Piece of My Soul, son premier album en anglais, Garou a l'impression de se réinventer complètement.«Quel régal de pouvoir vivre les étapes que j'ai sautées.Grimper au sommet, c'est une chose, mais quand t'es rendu en haut, au bout de dix minutes, tu te demandes ce que tu fais là.Moi, je trouve que la vie est aussi belle quand tu redescends.» ARTS ET SPECTACLES Il y avait le Far West.Il y a maintenant le Far Web, une contrée complexe et insaisissable qui change si rapidement que personne n'est capable d'en prédire l'avenir.J'ai visité cette mystérieuse contrée cette semaine en compagnie des producteurs de films et de télé du Québec réunis en congrès.Au programme, plusieurs conférences sur la progression du web.Une m'intéressait plus que les autres: la conférence consacrée à l'émergence de la VSD (la vidéo sur demande), mais aussi à la migration des films, des fictions et des documentaires sur la webtélé, cette plateforme encore relativement sous-exploitée, mais bourrée de possibilités.Rappelons que chez nous, la webtélé demeure un phénomène relativement marginal qui n'a connu qu'un seul et grand succès avec les Têtes à claques.Pour le reste, les fictions ou les contenus produits ici exclusivement pour leweb se comptent sur les cinq doigts de la main.Tout est donc à faire, me suis-je dit en prenant place dans la salle de conférence, convaincue qu'une île enchantée pavée d'idées nouvelles et de concepts pétés m'attendait.Erreur.L'île était en réalité un village hostile, désertique et poussiéreux du Far Web, peuplé majoritairement d'espèces de vendeurs de voitures usagées, obsédés par les revenus publicitaires et le placement de produits virtuels, se foutant éperdument de la créativité sauf lorsque cette créativité cède tous ses droits d'auteur et ne dure que trois minutes afin de combattre le déficit d'attention remarqué chez l'internaute moyen.La conférence avait pourtant bien commencé avec la présentation de VODEO, un portail français dont l'immense catalogue de plus de 4000 titres est uniquement constitué de documentaires et de reportages sur des sujets allant des trous noirs à Pablo Escobar.VODEO est en une machine distributrice de savoir, mais une machine où les contenus sont payants.En France et a il leurs en Europe, on estime en effet que l'internaute consommateur de contenus n'est pas différent du type qui doit payer sa place au théâtre, au foot ou au cinéma.En Amérique du Nord et au Québec, c'est le contraire.L'internaute est perçu comme un Séraphin virtuel qui refuse de cracher la moindre cenne pour du contenu en ligne.D'où l'importance de l'approvisionner en contenus gratuits, mais financés par la pub, cette manne magique et providentielle censée régler tous les problèmes de la Terre.Sauf que si je me fie à un portail comme Heavy.com, une webtélé américaine dopée à la testostérone qui s'adresse aux mâles de 18 à 34 ans tendance Jackass, les contenus financés par les compagnies de bière sont peut-être gratuits, mais ils sont aussi grossiers, vulgaires et généralement consternants.Chez nous, ce n'est guère mieux avec Canoe.tv, la première web télé canadienne lancée en novembre dernier.Dans sa programmation commanditée entre autres par Hawaiian Tropic, on retrouve des contenus aussi inspirants que la série Miss Hawaiian Tropic, une parodie quotidienne de Denis Lévesque, une pseudo web-réalité mettant en vedette une fausse célibataire qui se cherche un chum sur le web et des programmes sur les voyages et la mode.Plus créatif que ça, tu meurs ou tu t'ouvres une clinique de fertilité de marque Pro Crea.Ceux qui s'inquiètent de voir la webtélé prendre le contrôle du monde et tuer progressivement la télévision conventionnelle peuvent dormir en paix.Tant que le web sera l'otage des comptables, des vendeurs de pubs et des petits cowboys sans culture et sans imagination, la télévision et ses artisans n'ont rien à craindre.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Le Far Web Ici, l'internaute est perçu comme un Séraphin virtuel qui refuse de cracher la moindre cenne pour du contenu en ligne.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE LE BIENHEUREUX demandé ce que j'allais faire là-dedans\u2026» Le coup de barre salutaire s'est produit presque par accident lors d'un lunch avec le réalisateur Peer Astrom, à Stockholm, à l'automne 2006.Garou raconte: «Peer m'a dit: on croit en toi, on sait qu'il y a quelque chose à faire.J'avais travaillé avec lui six ans plus tôt et j'étais surpris que ce gars-là, qui faisait des choses plus pop (Britney Spears, Jennifer Lopez, Madonna), me parle tout à coup du son d'un vrai piano, comme il y en a beaucoup sur l'album.On s'est mis à tripper et, à partir de ce jour-là, je me suis dit: c'est lui et moi dans le studio, that's it, that's all!» Garou a refait toutes les chansons avec Astrom.Celles qu'il n'aimait pas ne sont pas sur Piece of My Soul.Le poing sur la table Les pressions qu'il sentait en travaillant à son album anglais ne venaient pas de René Angélil, Mario Lefebvre et leur équipe, mais de la compagnie de disques, insiste Garou.Depuis, il a «mis le poing sur la table» en présence de Marteen Steinkamp, président de Sony BMG Europe, au cours d'un dîner bien arrosé.Désormais, monsieur le président l'appuie «à fond».Parce que Garou trippe rock, blues et bars, on a souvent senti un décalage entre la musique qui le passionne et celle, plus sage, plus pop, de ses albums français.Pourtant, Garou en assume la pleine responsabilité.«C'est la dernière chose que je pourrais reprocher à René et son équipe, dit-il.Lors d'une de mes premières rencontres avec René, je lui ai demandé - parce que j'avais cette crainte-là - ce qui se passerait si je ne voulais pas chanter une chanson qu'il aimait.René m'a dit qu'il essaierait de me convaincre de la faire, mais que si je ne voulais pas, on ne la ferait pas.» Garou en rajoute pour que ça soit clair une fois pour toutes.On a dit que Gambler était la pire chanson de son premier album?C'est Garou lui-même qui tenait absolument à faire cette chanson rhythm and blues avec les cuivres du groupe Chicago, assuret- il.Pour son deuxième album, il avait envie de tripper roots avec les Français Jean-Jacques Goldman, Jacques Vénéruso et leur bande.«Certains disent que mon troisième album est le moins bon, ajoute-t-il.Je suis tellement en désaccord avec ça! Il y a sur cet album-là du rock comme je voulais en faire et Je suis le même est ma chanson préférée parmi toutes celles que j'ai enregistrées en français.» Il y a six ans, croit Garou, son album anglais serait «sorti de la machine à slush », tandis qu'aujourd'hui, il est plutôt content de commencer au bas de l'échelle dans plusieurs pays où on ne sait rien du chanteur qui était déjà l'immense vedette de Notre- Dame de Paris quand est sorti son premier album solo en français.L'hiver dernier, il s'est beaucoup amusé à faire entendre son album anglais à des oreilles non initiées à Stockholm, Copenhague, Vienne et Milan: «Je me présentais: je m'appelle Garou, voici ce que je chante, ce que j'aime.Après, j'allais manger avec eux, et ils me disaient que c'était la première fois qu'ils faisaient une rencontre humaine avec un artiste.» Garou a l'impression de se réinventer complètement.«Quel régal de pouvoir vivre les étapes que j'ai sautées, dit-il avec un enthousiasme qui ne trompe pas.Grimper au sommet, c'est une chose, mais quand t'es rendu en haut, au bout de dix minutes, tu te demandes ce que tu fais là.Moi, je trouve que la vie est aussi belle quand tu redescends.» Dans deux semaines, Garou ira répandre la bonne nouvelle en Europe, où il donnera des concerts dans des salles plus intimes que celles auxquelles il est habitué.Il chantera en France, en Belgique et en Suisse, mais aussi en Russie et en Ukraine, où Piece of My Soul sera bientôt lancé comme dans une douzaine d'autres pays.En octobre prochain, il fera une tournée de petites salles au Québec et chantera dans des villes où on ne l'a jamais entendu.Pour le moment, il n'y a pas de date prévue pour une sortie dans les deux pôles de la musique pop anglaise, l'Angleterre et les États- Unis.«Moi, ça ne me dérangerait pas que le disque ne sorte jamais aux États-Unis, dit Garou.Peut-être que je pourrais avoir une carrière canadienne et européenne - à la limite, l'Asie m'intéresserait plus que les États- Unis - tout en pouvant faire les autres affaires dont j'ai envie.» Je reconnais là le Garou qui me disait, le jour de notre première rencontre, qu'il était aussi intéressé par une réunion pour son restaurant que par une grosse carrière internationale.Et si j'avais plutôt devant moi un artiste qui l'a toujours eue facile et qui s'éparpille pour mieux fuir ses responsabilités?«J'ai déjà entendu ça, répond-il sans broncher.Il y en a qui trouvent que je ne focuse pas.Ça ne me dérange pas.Je fais ce en quoi je crois, j'ai foi en mes choix.Mon seul regret, c'est de ne pas avoir démarré ma compagnie avant.» - Vraiment ?- Je ne peux pas être plus sincère.» À LIRE DEMAIN DANS LE CAHIER EXPRESSO, NOTRE CRITIQUE DU NOUVEL ALBUM DE GAROU «Moi, ça ne me dérangerait pas que le disque ne sorte jamais aux États-Unis.Peut-être que je pourrais avoir une carrière canadienne et européenne - à la limite, l'Asie m'intéresserait plus que les États-Unis - tout en pouvant faire les autres affaires dont j'ai envie.» GAROU PIECE OF MY SOUL Columbia / Sony BMG (en magasin mardi) PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Quand il se met à chanter en assistant au concert de Billy Joel ou que, dans son studio, il tente de fusionner Belle avec Come Together des Beatles, Garou apparaît sous son vrai jour.Avec son premier album anglais, ce trippeux de musique a l'impression de se réinventer, même s'il assume la pleine responsabilité de ses albums français. 3 7A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Malajube n'avait pas l'air très impressionné de partir en tournée aux États-Unis, en janvier 2007.«The Sainte Catherines l'a déjà fait », disait-il en substance, d'un ton un peu blasé.Après avoir visionné The Soda Machine, documentaire consacré au quasi mythique groupe montréalais, on comprend mieux pourquoi Julien Mineau et sa bande refusaient de se péter les bretelles : The Sainte Catherines possède une feuille de route pour le moins impressionnante et son histoire est un véritable feuilleton punk rock.Oui, The Sainte Catherines a tourné aux États-Unis.Une dizaine de fois, disent-ils.En Europe aussi, trois fois.Hugo Mudie et Fred Jacques, les deux seuls membres originaux du groupe, ont plus de 600 spectacles dans le corps.Taillés dans le punk rock pour de vrai, ces deux gars-là.Il le faut pour avoir survécu à autant de tournées effectuées dans des conditions qu'ils disent abominables (on les croit), à une foule de changements de personnel et à autant de problèmes mécaniques avec leur camion de tournée.C'est l'opiniâtreté des Sainte Catherines qui est mise en valeur dans le documentaire de Sophie Fortier et Audrey Gauthier, même si les chansons occupent une grande place.L'approche chronologique, bien que classique, permet de montrer clairement l'évolution musicale du groupe, alors que ce n'est pas le sujet du film.Ce qui compte, ce sont toutes ces entrevues soigneusement juxtaposées, où plusieurs acteurs de l'histoire - dont plusieurs anciens musiciens - racontent leur version de l'histoire.Une constante: ce n'est pas facile et ce n'est pas payant.Même une fois signé sur une grosse étiquette punk rock, Fat Wreck Chords (NOFX, Against Me, etc.), Hugo n'a pas honte de raconter qu'il n'a pas une cenne.Il y a des gars qui sont partis parce qu'ils étaient «tannés de manger des raviolis froids dans une cacanne».Il y en a qui ont voulu étudier ou faire des enfants.Vu de si près, la vie rock'n'roll paraît encore romantique, mais vraiment pas glamour.Un regard intéressant.(DVD en magasin mardi prochain) Faut que ça sonne! The Sainte Catherines a commencé sa carrière sous le nom Concrete Fungus.Eux, ils trouvaient ça drôle.Les autres trouvaient souvent que c'était un très, très mauvais nom de groupe.Dans Rock Formations, David Wilson montre que Hugo Mudie n'a pas été le seul à errer en voulant trouver un nom qui sonne.Pearl Jam a failli s'appeler Mookie Blaylock, d'après un joueur de basketball.Daft Punk a commencé à se produire sous le nom Darlin'.Ces deux groupes auraientils conquis la planète avec ces noms s'ils n'avaient pas changé d'idée?Impossible de le savoir.Mais il est clair qu'un bon nom de groupe (ou d'artiste), c'est une bonne carte de visite.Metallica, ça sonne métal.Jorane, c'est pas mal plus original que Johanne.Même sans en avoi r jamais entendu parler, on est plus tenté d'écouter les chansons d'un groupe qui possède un nom qui palpite, comme Loco Locass, qu'un nom aussi ennuyeux que Longue Distance.Ne m'écrivez pas pour me dire que Rock Formations a été publié il y a quatre ans, je sais.Mais on ne me l'a offert qu'il y a deux semaines et, depuis, je passe mon temps à le feuilleter.Pour y découvrir des infos cocasses (Ugly Kid Joe a choisi son nom pour se moquer de Pretty Boy Floyd, dont il faisait la première partie) ou corriger des choses que je croyais vraies.Saviez-vous que Nine Inch Nails n'est pas une référence à la taille de l'engin de M.Reznor ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca The Sainte Catherines : feuilleton punk rock ALEXANDRE VIGNEAULT Na Laje, deuxième album québécois de Mônica Freire, s'accompagne d'un l ivret plein de photos magnifiques.Tshi, un photographe montréalais, a croqué des scènes de la vie quotidienne à Rio: un gamin accroché à un viaduc avec son cerf-volant, sourires d'une soirée dansante organisée pour des travailleurs ou portrait du Pain de sucre vu des favelas.D'un noir et blanc argenté ou légèrement jauni, ses images possèdent une suavité étonnante vu les sujets.L'aspect légèrement fondu et un peu suranné des photos renvoie directement à la voix de Mônica Freire, douce sans être trop onctueuse, à la fois sensuelle, enjôleuse et rassurante.On s'étonne toutefois de constater que c'est Rio qui est en vedette dans le livret de son nouveau disque, alors qu'elle est originaire de Bahia, berceau du mouvement tropicalia et de la musique afro-brésilienne.Ce n'est qu'un concours de circonstances.Elle aurait aimé que le livret constitue un carnet de voyage entre Rio, où Na Laje a été enregistré, et Salvador de Bahia, où ont été écrites ou terminées une grande partie des chansons.«Bahia, c'est mon refuge, c'est là que se trouvent mes références profondes aussi, dit-elle.Il était important pour moi d'aller au Brésil et de commencer la composition à Bahia.» Délaissant les jolies ambiances électroniques de Bahiatronica, Na Laje met de l'avant un son plus organique.« Je ne voulais pas faire la même chose que Bahiatronica et je ne savais pas comment faire ni à qui m'associer », commence-t-elle.Mônica Freire a pris contact avec Liminha, ancien bassiste du légendaire groupe Os Mutantes devenu réalisateur prisé (Gilberto Gil, Daniela Mercury et des dizaines d'autres) et primé (des Grammys, notamment).«Je suis allé le chercher parce qu'il vient du rock et que j 'avais envie que le son soit plus sale, que ce soit moins parfait », dit encore la musicienne.Musiques du monde « Sale » n'est pas un qualificatif auquel on aurait pensé pour décrire Na Laje.Outre ces moments où les tambours claquent (le début de Ressonnância de Schumann, par exemple), il met de l'avant un son plutôt léché.Propre, donc, mais aussi plus live.Mônica Freire dit ne pas avoir jeté son dévolu sur Liminha pour le rôle qu'il a joué dans l'émergence du mouvement tropicalia - esthétique musicale marquée par un désir d'englober toutes les musiques -, mais ce lien n'a pas nui.«C'est le puits auquel je me suis le plus abreuvée, dit-elle, à propos de ce courant né à la fin des années 60.Dès l'âge de 6 ou 7 ans, je chantais des chansons de Caetano Veloso, par coeur.» Vue par Mônica Freire, la riche mùsica popular brasileira s'approprie ici le reggae, là des traits de la musique orientale, comme en font foi l'incantation placée au début de Você Tem Que Decidir, les percussions indiennes et ce clin d'oeil à la sonorité du sitar tiré d'une guitare électrique caressée par un archet élect ronique (E-Bow).«Le monde est tellement vaste et tellement facile d'accès », lance la musicienne, pour expliquer sa volonté d'embrasser un large éventail de musiques.Sa vision globale, au plan musical, trouve écho dans le propos de plusieurs chansons de Na Laje.Ressonância de Schumann fait référence à une théorie selon laquelle l'humanité serait en décalage avec « le rythme qui maintient l'équilibre entre la Terre et sa biosphère ».D'où cette envie de ralentir exprimée dans la chanson.Ubuntu, qui clôt le disque, fait référence à l'interdépendance des êtres humains.Comme quoi la musique, chez Mônica Freire, est une façon d'appréhender le monde avec un regard neuf, compatissant et dénué de préjugés.MÔNICA FREIRE Vision globale Vu de si près, la vie rock'n'roll paraît encore romantique, mais vraiment pas glamour.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «Je ne voulais pas faire la même chose que Bahiatronica et je ne savais pas comment faire ni à qui m'associer », explique Mônica Freire.Elle a pris contact avec Liminha, ancien bassiste du légendaire groupe Os Mutantes devenu réalisateur prisé et primé.«Je suis allé le chercher parce qu'il vient du rock et que j'avais envie que le son soit plus sale, que ce soit moins parfait.» Revenue de ses rêveries électroniques, Mônica Freire a opté pour un son plus organique sur Na Laje.Pour ce deuxième disque québécois, elle a de nouveau séjourné dans son Brésil natal et s'est adjoint les services d'une figure emblématique du mouvement tropicaliste.Délaissant les jolies ambiances électroniques de Bahiatronica, Na Laje met de l'avant un son plus organique. Dimanches 4 et 18 mai à 14 h 30 « Éric Bruneau et Guy Nadon défendent avec brio leurs rôles\u2026 texte puissant\u2026 Equus reste aussi percutante qu'à l'origine\u2026 La mise en scène de Daniel Roussel permet au texte d'exploser en plusieurs pistes d'interprétation\u2026Soulignons la justesse du jeu brut d'Éric Bruneau [\u2026] Ses yeux de bête égarée, sa beauté sauvage et sa dégaine de rebelle servent avantageusement ce personnage insaisissable\u2026 Guy Nadon est grave et intense dans le rôle du psychiatre\u2026 très grande beauté du texte de Shaffer\u2026 » La Presse « J'ai adoré cette pièce\u2026 C'est époustouflant\u2026 Guy Nadon [\u2026] qui est très juste, qui est excellent, qui est attachant\u2026 Éric Bruneau est très juste\u2026 Tous les acteurs sont franchement très bons\u2026 » C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne «\u2026C'est littéralement un duel\u2026 un textemagnifique [\u2026] extrêmement fort et dense\u2026 » Je l'ai vu à la radio, Première Chaîne «\u2026Guy Nadon [\u2026] qui mène le jeu\u2026Éric Bruneau [\u2026] son jeu est tellement juste\u2026 une bonne distribution, une grande pièce à voir et à revoir\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « \u2026 triomphe du comédien Guy Nadon [\u2026] il est génial\u2026 Ceux qui ne sont pas allés au théâtre depuis un an, deux ans, courez [\u2026] voir la pièce\u2026 Éric Bruneau est excellent\u2026 Guy Nadon joue [\u2026] de façon inoubliable\u2026 C'est la pièce de l'année\u2026 » Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM Éric Bruneau Guy Nadon Micheline Bernard Éric Cabana Eve Gadouas Germain Houde Michelle Labonté Louise Laprade Raymond Legault en collaboration avec Equus de Peter Shaffer mise en scène de Daniel Roussel traduction de Daniel Roussel et Guy Nadon DU 23 AVRIL AU 31 MAI 3553949A PASCALE MONTPETIT / SYLVIE DRAPEAU / SOPHIE CADIEUX / FRANÇOIS ARNAUD / EMMANUEL BILODEAU / CATHERINE B.LAVOIE / PIERRE CHAGNON / DAVID-ALEXANDRE DESPRÉS / SÉBASTIEN DODGE / ROBERT LALONDE / RÉNALD LAURIN / ALAIN ZOUVI / assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN JUSQU'AU 13 MAI HHWWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 HH SUPPLÉMENTAIRE LE 13 MAI! HH «PUR DÉLICE ! UN FEU D'ARTIFICE, UNE MÉCANIQUE INCROYABLE\u2026 UNE FINE SATIRE DU MILIEU DE L'ART\u2026UNE DISTRIBUTION ENDIABLÉE\u2026 HILARANT! » -R-C, Désautels «COUP DE COEUR\u2026 EXCELLENTES INTERPRÉTATIONS DE SOPHIE CADIEUX, PASCALE MONTPETIT ET SYLVIE DRAPEAU\u2026 CHAPEAU À LA MISE EN SCÈNE!» -R-C, Le Téléjournal Montréal «UN FLAMBOYANT BOUQUET DE TALENTS ÉPANOUIS À LEUR PLEIN POTENTIEL.UNE BOUFFÉE D'AIR PRINTANIER.» -LA PRESSE «UNE PIÈCE ABSOLUMENT JUBILATOIRE, JOUÉE AVEC BRIO\u2026EMMANUEL BILODEAU EST EXTRAORDINAIRE ! ON CROULE DE RIRE!» -R-C, Je l'ai vu à la radio «LES COMÉDIENS SAUTENT À PIEDS JOINTS DANS CE CARNAVAL VÉNITIEN AU COURS DUQUEL LE PUBLIC DEVIENT COMPLICE DE CE SAVOUREUX DÉLIRE COLLECTIF.» -VOIR «CATHERINE B.LAVOIE STEALS THE SHOWWHENEVER SHE SINGS.» -THE GAZETTE «\u2026 UNE SUITE DE MORCEAUX DE BRAVOURE.LES COMÉDIENS S'EMPARENT DES DUOS, DES TRIOS, DES QUATUORS ET DES QUINTETTES AVEC UN APPÉTIT EXTRAORDINAIRE.» -LE DEVOIR «DÉSOPILANT\u2026UNE DISTRIBUTION EXCEPTIONNELLE\u2026FOUS RIRES INSTANTANÉS\u2026 UN MUST!» -R-C, C'est bien meilleur le matin DE CARLO GOLDONI TRADUCTION MARCO MICONE MISE EN SCÈNE CARL B É CHARD UNE PRÉSENTATION 3558590A 3559889 Photo : Laurence Labat tournée 2008 www.louisjosehoude.com 514 790-1245 | 1 800 361-4595 | www.admission.com | www.geg.ca Mise en scène:Joseph Saint-Gelais 13-14-15 juin 2008 CoMPLet suivre la parade BiLLets en vente dès aujourd'hui! 3557383A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE ISABELLE MASSÉ / entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA EN HAUSSE.EN BAISSE NAISSANCE Si Paul Mc Cartney devait chanter notre Ô Canada avant un affrontement Canadien- Flyers à Philadelphie, les spectateurs crieraient-ils «chou» comme c'est arrivé cette semaine, au grand désarroi de Daniel Brière?Dès que Philadelphie est mis K.-O.dans les séries, on prédit au centre des Flyers un emploi d'été dans des concours de sosies des Beatles.Suffira de troquer son bâton contre une Gibson Les Paul.Merci à nos lecteurs Ève et Mathieu pour ce rapprochement! Daniel Brière Paul Mc Cartney ÉRIC LAPOINTE Le rocker est millionnaire.Lapointe peut se vanter d'avoir écoulé un million d'albums en carrière au Québec.Il lui aura fallu 14 ans (soit depuis la sortie d'Obsession, en 1994) pour atteindre ce club très sélect dont font partie Céline Dion et François Pérusse.Lancé la semaine dernière, son nouveau bébé, Ma peau, a été vendu à 100 000 exemplaires jusqu'à présent.Une petite fête avec Marie-Stone, les vautours, les boys et son ange pour souligner l'événement?LE GALA ARTIS Un million et demi de téléspectateurs, c'est énorme.Mais c'est un demi-million de moins que l'an dernier.Guylaine Tremblay, Denis Bouchard, Marie-Claude Savard, Sophie Thibault, lauréats encore une fois de trophées\u2026 L'effet de nouveauté n'étant pas la première qualité du gala Artis, cela en a peut-être découragé plusieurs de regarder la célèbre soirée de popularité de TVA, cette année.En tout cas, on ne peut blâmer les «séries».Le Canadien ne jouait pas dimanche dernier.Éric Lapointe PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE 3555724A Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe Le Lion en hiver de James Goldman mise en scène de Daniel Roussel Faits pour s'aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier Le Déni d'Arnold Wesker mise en scène de Martine Beaulne Amadeus de Peter Shaffer mise en scène de René Richard Cyr Pierrette est enchantée de Pierrette Robitaille mise en scène de Jacques Girard Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com 2008 - 2009 3557776A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT «J'avais vu une robe Jean Paul Gaultier, mais je ne rentrais pas dedans.Il aurait fallu que j'en achète deux.J'aimais mieux m'acheter un 4-roues, cet été.» - Lise Dion, en veston et pantalon sur le tapis rouge du gala Artis, à Flash.«Ma mère m'a dit: tes armoires vont finir par tomber!» - Guylaine Tremblay, gagnante de nombreux trophées Artis, depuis six ans, à Flash.«Robert Charlebois a pris plus de produits chimiques dans sa vie qu'un pissenlit sur un terrain de golf.» - François Morency, animateur du gala Artis.«Je voudrais m'excuser auprès de Fabienne Larouche, juste au cas.» - Morency, en tout début de gala, qui ne voulait pas se retrouver dans la même situation que Chantal Fontaine.«Paul, tu me tourmentes! Écoute, c'est ce soir, le gala, non?» - Claude Jasmin, nouveau chroniqueur télé à l'émission de Paul Arcand, au 98,5 FM, qui s'est rendu compte qu'il avait manqué le gala Artis après la question d'Arcand: «Comment t'as trouvé le gala Artis, hier?» «Coanimer \u201cL'avocat et le diable\u201d avec Gilles fut une grande expérience que je retiendrai toute ma vie.Enfin, je parvenais à me hisser dans l'entourage de mon idole de jeunesse.Que peut-on demander de mieux?» - Stéphane Gendron, dans un hommage rendu sur son blogue à Gilles Proulx, qui a annoncé sa retraite des ondes à la fin août.Francois Morency PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE SUR LES PLANCHES Erykah Badu MINISTRY, ce soir au Métropolis.PHOTO AP REVEREND HORTON HEAT, ce soir au Saints.ST-SIPOPLETTE, ce soir au Divan Orange.MELANIE C, demain au Club Soda.ROBYN, demain à La Tulipe.HABIB KOITÉ & BAMADA, demain au National.THE KILLS, demain au Cabaret Juste pour rire.ERYKAH BADU, mardi au Quai Jacques-Cartier.GONZALES, jeudi à La Tulipe.DANY PLACARD, jeudi au Cabaret Juste pour rire.YVES DESROSIERS, vendredi au Lion d'or.TEITUR, vendredi à la Sala Rossa.DIZZY RACERS, vendredi aux Saints.Claude Jasmin PHOTO RADIO-CANADA IS YOU ME Par B.l.eux - MONTRÉAL 23>24>25>26 mai Usine C Deux monstres sacrés de la danse contemporaine, Benoît Lachambre et Louise Lecavalier, enfin réunis sur la même scène dans un duo incandescent créé avec la complicité du plasticien Laurent Goldring.Rencontre au sommet! IWANOW Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz - BERLIN 1>2 juin Monument-National / Salle Ludger-Duvernay L'incorrigible Volksbühne est de retour avec une mise en scène époustouflante de l'oeuvre de Tchekhov signé par Dimiter Gotscheff.Douze acteurs se livrent avec jubilation à l'exercice du comique cruel.Événementiel! CHAMBRE BLANCHE Compagnie Michèle Noiret - BRUXELLES 27>28>29>30 mai Agora de la danse Première escaleà Montréal pour Michèle Noiret avec Chambre blanche, une chambre où tout peut survenir, surtout l'inattendu.Un fascinant et mystérieux quatuor féminin qui témoigne de l'aura poétique et du raffinement des oeuvres de cette chorégraphe d'exception.ORPHÉE ET EURYDICE Cie Marie Chouinard - MONTRÉAL 2>3>4>5 juin Place des Arts / Théâtre Maisonneuve La nouvelle chorégraphie de Marie Chouinard est une oeuvre puissante, habitée de vagues d'humour.Dix interprètes à l'engagement total exécutent une danse infernale.Un spectacle déjà sacré incontournable! L'INVISIBLE Infrarouge - MONTRÉAL 2>3>4>5 juin Usine C Marie Brassard s'aventure à nouveau du côté des mondes parallèles avec L'Invisible, une exploration scénique du double et de l'altérité.Loin de tous les conformismes, cette artiste majeure n'a pas fini de nous surprendre.LA MAREA Mariano Pensotti - BUENOS AIRES 26>27>28 mai Rue Émery - fermée à la circulation L'Argentin Mariano Pensotti fera déferler La Marea, sa marée humaine, en plein coeur du Quartier latin.Déambulez à votre guise parmi ces « brèves de trottoir », ces contes de la vie ordinaire qui vous feront voir la ville autrement.DÉCOUVREZ LES NOUVEAUX HORIZONS DE LA CRÉATION ACTUELLE AVEC PLUS DE 22 SPECTACLES TONIFIANTS ET AUDACIEUX DONT\u2026 ET BEAUCOUP PLUS ENCORE : www.fta.qc.ca 514 844-3822 1.866.984.3822 FESTI dansethéâtre VAL TRANSAMÉRIQUES 22 MAI AU 5 JUIN 2008 PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE PREMIÈRE MONDIALE SPECTACLE EXTÉRIEUR GRATUIT PREMIÈRE MONDIALE PROJECTIONS À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE DÉBUT 7 MAI À 18H : FILMS SUR RAIMUND HOGHE 3559680A Réservez dès maintenant : La revue musicale de l'été 2008 Théâtre Corona billeterie@theatrecorona.com lundi au samedi 12h à18h 514 931-2088 réseau Admission www.admission.com 514 790-1245 Revivez l'époque glorieuse montréalaise du Rhythm &Blues des années 50, 60 et 70 Au Théâtre Corona dès le 18 juin Écoutez des extraits exclusifs du spectacle au: www.theatrecorona.com Plus de 50 succès incontournables dont :Sweet Soul Music Chain of Fools Stand By Me Under the Boardwalk Midnight Hour When aMan Loves a Woman Unchain My Heart Soulman You Send Me Proud MaryIFeel Good Respect etplus\u2026 Une revue musicale de Michael Dozier et Michel Gaumont avec 17 artistes et musiciens sur scène dont Sylvie Desgroseilliers, Michael Dozier, Franck Julien, Andrew Leader, Jimmy Dooley, Skipper Dean, Safiya Ricketts et Brigitte Désy.ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Le téléphone sonne à 14h, comme prévu.Au bout du fil, de Paris, le représentant d'EMI France me demande de patienter le temps qu'il joigne Marc Antoine sur son cellulaire.Moins d'une minute plus tard, j'ai la nouvelle star au bout du fil, la voix très claire malgré le chahut ambiant.T'es où, Marc Antoine?«À l'aéroport.Je viens d'arriver à Montréal.» Savourons l'absurdité de la situation.La maison de disques française d'un chanteur montréalais me met en contact avec lui.alors qu'il se trouve à une cinquantaine de kilomètres de moi.«C'est drôle, hein?» Drôle d'histoire en effet, qui pourrait s'intituler «Douce revanche au coeur de l'Haïtien»: le chanteur Marc Antoine, dont personne ne voulait au Québec, fait chavirer le coeur des jeunes Françaises.«Tu sais quoi ?Même si ce n'est pas toujours évident, j'apprécie chaque moment.J'ai toujours rêvé de ça.Et de retour à Montréal, je peux faire l'épicerie sans me faire déranger!» Comme il se doit est sorti avec fracas lundi dernier en France, appuyé par une campagne promotionnelle «Semaine Marc Antoine» sur Skyrock -la plus importante radio musicale au pays- et de lourdes rotations sur sa concurrente NRJ, entre autres.Du rêve à la réalité Ici, on vient de convenir d'une date de parution: le 19 août prochain.Enfin, pour la version 2.0 de l'album conçu et réalisé par le beatmaker montréalais Sonny Black (Corneille, K-Maro), que la maison de disques française a remixé, remasterisé et légèrement réarrangé pour le marché outre-mer.D'ailleurs, avec un peu de chance, vous trouverez chez un disquaire la première version de cet album, paru au début de 2007.Pourtant, ce n'est pas parce que Marc Antoine Alphonse, un enfant de Montréal-Nord («Un quartier facile de Montréal\u2026» laisse-t-il échapper), n'a pas essayé de percer chez nous.«Parce que c'était presque impossible de trouver une maison de disques qui avait les moyens et la volonté de m'aider, j'ai fondé mon label, Disques 1804 -le nom, c'est parce que je suis haïtien, que Haïti a obtenu son indépendance en 1804, et mon indépendance à moi était de lancer mon propre disque.Bref, on a lancé un premier single, Triste novembre.Ça ne marchait pas beaucoup - en fait, ça tournait surtout en région! Les grosses radios montréalaises étaient réticentes.Il y en a même un (important directeur musical) qui m'a dit : du Marc Antoine, ça ne passera jamais chez nous!» «C'est décourageant de se faire dire ça, mais j'avais un rêve.Je n'ai pas perdu espoir.» Il a bien fait, voyez comment tout s'est enchaîné.Marc Antoine a tourné un clip pour Triste novembre.Le réalisateur du clip avait des contacts en France, il y retournait pour d'autres projets, Marc Antoine lui a confié un album.Embryon d'intérêt de la part de certains industriels.Le chanteur paie alors une attachée de presse à Paris pour voir si ça ne bougerait pas un peu plus.Coup de coeur de la station Ado FM 97,8, qui la fait tourner à fond, puis d'une petite chaîne télé musicale sur Paris.Le clip capte l'attention du label hip-hop/r&b Hostile, propriété d'EMI France.«Il y a plus d'un an, alors que je sortais l'album ici, j'ai dû m'exiler en France pour me faire entendre.C'est dommage, mais personne ne portait attention.» On connaît la suite: campagnes promo, entrevues, concerts, notamment en première partie de ses idoles Boyz II Men, le groupe qui l'a poussé, lui et ses frères, à former leur premier groupe, Eden, il y a 15 ans.«Mais je n'ai pas de rancoeur, assure Marc Antoine.C'est sûr que lorsqu'une radio te dit qu'elle ne te jouera pas, ce n'est qu'un individu qui décide que le public ne t'aimera pas.Si je peux comparer la France au Québec, en France, on s'en fout d'où tu viens, du moment que tu proposes de la bonne musique.Ici, on veut d'abord savoir d'où tu viens avant d'écouter les chansons.J'aimerais qu'on me donne la chance de me faire connaître, que le public d'ici décide.» Ce sera fait, juste avant la tournée française qui se trame pour septembre.Et tant pis pour les radios commerciales québécoises.MARc ANtoINE S'exiler pour se faire entendre Nouvelle sensation r&b en France, le chanteur Marc Antoine a présenté à ses nombreux fans lundi dernier son tout premier album.Intitulé Comme il se doit, le disque paraît dans la foulée du succès de la chanson Tant envie de toi, qui a passé deux semaines au sommet du palmarès radio hexagonal.Qui est Marc Antoine ?Un Montréalais, pardi ! Entrevue avec ce «nouveau Corneille ».PHOTO ARTHUR DELLOYE, COLLABORATION SPÉCIALE Marc Antoine Alphonse, un enfant de Montréal-Nord («Un quartier facile de Montréal\u2026» laisse-t-il échapper), a dû s'exiler en France pour réaliser son rêve de percer dans la musique.«Mais je n'ai pas de rancoeur », assure-t-il.« Il y a plus d'un an, alors que je sortais l'album ici, j'ai dû m'exiler en France pour me faire entendre.» P u p The Toujours aussi kitsch, encore plus rétro et davantage glamour, les Puppini Sisters nous font revivre à leur manière la glorieuse époque du swing ! Délectez-vous\u2026 et dépêchez-vous: ce n'est pas seulement au Québec qu'on en raffole! BILLETS BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est CLUB SODA 514 908-9090 ticketpro.ca HÔTEL OFFICIEL Jeudi 12 juin 20h Club Soda BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUIÀ MIDI ! 3559678A 3552011A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Nouvelles DU DISQUE Pinnock et Bach Le claveciniste et chef britannique Trevor Pinnock vient de réenregistrer les six Concertos brandebourgeois de Bach.Après sa version avec le English Concert, chez Archiv Produktion, à l'époque du 33-tours, il dirige cette fois le European Brandenburg Ensemble, chez Avie.Nicholas ludford Le Choeur du New College d'Oxford, dir.Edward Higginbottom, consacre un disque de la marque K617 au très obscur compositeur anglais Nicholas Ludford (1485- 1557).Leprogramme:Missabenedicta à six voix et quelques antiennes.Raretés de sibelius Chez Naxos, Pietari Inkinen et l'Orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande signent un programme Sibelius de raretés : Scènes historiques opp.25 et 66 et suite de la musique de scène destinée au drame Le Roi Christian II, d'Adolf Paul.Concerto d'Adès Anthony Marwood, le violoniste du Trio Florestan entendu récemment au LMMC, vient d'enregistrer chez EMI le Concerto de Thomas Adès, sous-titré Concentric Paths, avec le Chamber Orchestra of Europe dirigé par le compositeur.Intégrale Dukas Olivier Chauzusignechez Calliope un disque de 76 minutes annoncé comme l'intégrale pour piano de Paul Dukas.Chauzu a été l'élève de Jean-Claude Pennetier à Paris et de György Sebök à Banff.Poulenc choral Polyphony, choeur mixte anglais fondé en 1986 par son directeur actuel, Stephen Layton, consacre un récent disque Hyperion à Poulenc.Le programme : Gloria, Salve Regina, Exultate Deo et motets.AlAIN BRu NeT Habitué du circuit des musiques du monde qui le mène régulièrement à Montréal depuis 1994, Habib Koité frôle les 50 ans.On lui en donnerait 10 de moins.Sa carrure imposante, son port altier et élégant, l'aplomb de ses réparties, l'assurance de ses origines sont autant de caractéristiques d'un homme fier.Fier kassonkhé, il fait partie d'un groupe ethnique qui trouve son origine dans l'union de femmes malinkés et d'hommes peulhs établis dans la partie ouest du Mali - la région de Kayes.Il était destiné à la profession d'ingénieur malgré la caste des griots à laquelle il est lié - les griots sont gardiens de la tradition orale, ce qui inclut l'expression musicale -, mais l'appel artistique s'est avéré le plus fort.Il est devenu musicien professionnel après avoir obtenu un diplôme de l'Institut national des arts de Bamako, où il fut professeur de guitare jusqu'en 1998.Habib Koité est de ces artistes africains de réputation internationale qui ont refusé d'émigrer en Occident.«Je vis toujoursà Bamako, je n'ai jamais pensé vivre ailleurs même si j'ai eu plusieurs occasions de partir.C'est très important pour moi d'y rester.Je préfère voyager avec la musique et revenir à la maison où ma femme et nos trois enfants résident.Tous mes musiciens (du groupe Bamada) sont aussi de Bamako.Nous sommes tous de cette ville, bien que nous soyons d'ethnies différentes - Sénoufo, Peuhl, Bambara, Malinké\u2026 Nous travaillons ensemble depuis plusieurs années, nous tournons ensemble.Le premier, je l'ai connu dans les années 70, et le plus jeune est à mes côtés depuis 10 ans!» souligne-t-il fièrement.Le sens de la continuité, est-on tenté d'ajouter.Le sens du voyage, de surcroît.«Nous sommes sur la route de sept à huit mois par an.J'ai quitté depuis février et je ne rentrerai qu'en septembre.En tournée, je ne dors pas deux jours et deux nuits dans le même lit\u2026 Je suis nulle part ! C'est très excitant de voyager, mais c'est aussi très dur ; subir les décalages horaires, donner sans cesse des concerts.On devient comme n'importe quel autre travailleur.» Débarqué à la fin d'avril pour une journée de promotion à Montréal, Habib Koité repartait immédiatement pour la Louisiane, où son groupe allait le rejoindre afin d'amorcer le volet nord-américain de sa tournée qui fera escale au National.Afriki a d'ailleurs été créé sur la route.«Puisque je ne m'arrête jamais, nous avons fait deux séances d'enregistrement au Mali, deux autres en Belgique et une au Vermont - où j'ai fait les voix.» Transposition Lorsqu'on l'interroge sur sa contribution à la musique et la chanson maliennes, il hésite : «J'ai un public très diversifié qui m'a sûrement influencé.En même temps, j'ai toujours conservé cet intérêt de promouvoir la musique de mon pays.Et parce que j'ai envie de faire des choses qui peuvent rester actuelles, cela implique de la recherche.Il me faut donc puiser dans mon imaginaire artistique sans perdre mon identité.» Après s'être creusé les méninges (très actifs sous ses dreads !), il résume sa singularité: «Je prends d'abord les musiques traditionnelles, les musiques du terroir, ma démarche fait ensuite la différence.À partir de là, d'autres couleurs peuvent apparaître ; des mélodies originales, une instrumentation différente, des influences extérieures\u2026» Et des textes qui parlent d'aujourd'hui, de sa mère disparue subitement ou de Mère Afrique qui doit se prendre en mains sans quémander, des efforts nécessaires à la reconstruction, de la reconnaissance dont il témoigne à ses amis de l'étranger, on en passe.«Sauf quelques versions instrumentales, il est rare que j'interprète intégralement une chanson traditionnelle, indiquet- il en outre.Je peux en reprendre certains fragments, mais j'en transforme la musique.Une suite d'accords tirés d'une chanson ancestrale, par exemple, devient méconnaissable.Je peux aussi transposer ce qui émane des percussions dans le jeu de guitare.Je fais beaucoup d'expérimentations.» Autour de la guitare et du chant, autour des rythmes du Mali et d'ailleurs (reggae, notamment), s'entrelacent avec les balafon, kamale ngoni, doum doum, tama et autres instruments traditionnels maliens des arrangements de cuivres, des cordes ou même des lignes d'harmonica.À la fois local et mondial, Habib Koité.Habib Koité et le groupe Bamada se produisent demain, 20h, au National.HABIB KoITé Du Mali\u2026 et un peu d'ailleurs Le Malien Habib Koité revient à Montréal pour y interpréter le répertoire d'Afriki, son plus récent album paru l'automne dernier sur le label Cumbancha.La facture folk-pop de cet artiste issu d'une noble lignée de griots khassonkés puise d'abord dans le patrimoine ouestafricain\u2026 mais aussi un peu ailleurs.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Habib Koité est de ces artistes africains de réputation internationale qui ont refusé d'émigrer en occident.«Je vis toujours à Bamako, je n'ai jamais pensé vivre ailleurs même si j'ai eu plusieurs occasions de partir.C'est très important pour moi d'y rester.» « J'ai toujours conservé cet intérêt de promouvoir la musique de mon pays.» 3557258A 3557260A 3557262A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION MARIE-CHRISTINE BLAIS En effet, toutes les nuits de la semaine, entre 2h30 et 4h, Télétoon propose aux 18-34 ans - et plus, la journaliste est là pour en témoigner\u2026 - un groupe d'émissions parfaites pour poursuivre leur vie nocturne.Ça commence avec Station X, série animée qui a Montréal pour cadre; ça se poursuit avec Polyvalente Baptiste Huard, émission particulièrement non politiquement correcte (disons que toutes les communautés culturelles, y compris la «de souche» passent à la batte\u2026) et particulièrement hilarante, et ça se termine par Delta State, où les expériences paranormales de quatre jeunes colocataires vous donnent ensuite envie de regarder sous votre lit, histoire d'être sûr qu'aucun «Dériveur» mortel ne s'y dissimule.«On a conçu ce bloc spécialement pour les oiseaux de nuit», explique le conseiller des communications de Télétoon, Sylvain Raymond, lui-même un phénomène: Sylvain est en effet un des fondateurs de SPASM, un festival de courts métrages québécois gore et d'horreur, très couru depuis sa création en 2002.«Il y a un public pour ce genre d'émissions, reprend-il, et ce sont principalement des 18-34 ans qui sont debout à ces heures-là; ils veulent qu'on leur parle demanière particulière et sont prêts à prendre le temps de regarder, de s'interroger aussi.Mais on s'entend aussi que c'est pour un public averti, dans un certain mood.» C'est en tout cas un public qui n'a pas nécessairement une routine, contrairement aux plus jeunes qui veulent absolument voir leur émission à telle heure, beau temps mauvais temps.Les jeunes adultes, eux, sont moins fidèles au poste et leurs habitudes d'écoute varient selon les jours (c'est d'ailleurs pour cela que les émissions décrites ici, hormis Station X, sont présentées exclusivement la semaine: le week-end, tout le monde fait autre chose que regarder la télé à trois heures du matin).Mais parmi les 7,4 millions d'abonnés de Télétoon, les 18- 34 ans constituent un créneau suffisamment important pour que Télétoon ait décidé de créer à leur intention, de même qu'à celle des adolescents, tout un bloc d'émissions baptisé Le détour, en 2002.C'est dans ce large bloc, qui débute à 21h et qui comprend par exemple les émissions Naruto en version originale non censurée (il n'y a pas de sexe, juste pas mal plus de sang\u2026) et la désopilante Punch! (à découvrir elle aussi, sur les dessous d'unmagazine à potins et dont la version québécoise est à se décrocher la mâchoire, qu'il soit question de Vincent Lacroix ou de L'école des fans du Canadien!), que sont présentées Station X, Polyvalente Baptiste Huard et Delta State.En pleine nuit : on utilise même l'expression overnight dans la grille horaire pour souligner à quel point il est tard.Mais jamais trop tard pour rêver les yeux ouverts, devant la télé\u2026 TÉLÉTOON LA NUIT Les insomniaques s'amusent MARIE-CHRISTINE BLAIS Dans Delta State, quatre jeunes adultes partagent un appartement ; ces colocataires sont dotés de pouvoirs paranormaux, mais sont aussi amnésiques.Pour pouvoir comprendre ce qu'il leur arrive, ils doivent passer dans un état de quasi-sommeil, la phase Delta, alors que tout autour d'eux, des êtres particulièrement néfastes, les Dériveurs, semblent vouloir s'emparer des humains\u2026 On pense à Matrix et compagnie, mais en dessin animé.Le comédien Patrice Dubois est une des «voix» québécoises de Delta State, émission d'animation conçue en France sur le principe dit de rotoscopie : ce sont des acteurs dotés de capteurs qui ont tourné toutes les scènes ; par la suite, on a en quelque sorte dessiné par-dessus leurs corps et le résultat donne une série d'animation extrêmement expressive, où le moindre mouvement du sourcil ou de la lèvre est réaliste.«C'est très rare qu'on passe une audition pour nos voix sauf si c'est pour un gros film américain, explique Patrice Dubois.D'habitude, le responsable d'une version québécoise choisit son équipe, et voilà tout.Pour Delta State, au contraire, les concepteurs voulaient vraiment une version avec autant d'expressivité dans la voix que celle qu'on trouve dans le dessin, de très grande qualité ; toutes les voix ont donc été choisies en audition (outre celle de Patrice Dubois, on y entend Bianca Gervais, Stéphane Crête, Michèle Barbara Pelletier, Yvan Ponton, etc.).Le fait de parler en québécois nous a permis un réel niveau de jeu; on avait l'impression de revenir à nous et de jouer dans une télésérie.Et puis, c'est une mission à laquelle on peut facilement s'identifier: ce sont quatre jeunes adultes, un peu amis, un peu amoureux, dont la vie a une faille, souvent familiale.Finalement, c'est très freudien, Delta State!» Delta State est également offerte en DVD, désormais, version québécoise comprise.DELTA STATE Heure de diffusion: 3h30, du lundi au vendredi MARIE-CHRISTINE BLAIS «C'est bien simple, on m'a refusé le premier jet de Polyvalente Baptiste Huard\u2026 parce que ce n'était pas assez rough!»: le comédien Sébastien Dhavernas a tellement aimé écrire et diriger l'adaptation québécoise de cette émission incroyablement incorrecte politiquement qu'il nous a rappelée pour en discuter alors qu'il était en vacances, en train d'attendre un bateau pour l'amener faire de la plongée! C'est qu'on n'a pas souvent l'occasion de voir une oeuvre se donner une telle liberté: la version originale, Bromwell High, conçue en Grande-Bretagne, compte d'ailleurs autant de fans acharnés que de détracteurs horrifiés par l'humour gras et dévastateur de l'émission.En gros, l'histoire tourne autour de trois élèves de la polyvalente: Natella qui est d'origine asiatique et veut toujours tout réussir, Latrina qui est «de souche» mais qui a été élevée par une télévision tant sa mère était dysfonctionnelle et Keisha, une beef intimidatrice d'origine haïtienne.Dans leur polyvalente, le directeur de l'école est un salaud fini, prêt à vendre même la cour de récréation pour arrondir ses fins de mois et\u2026 d'origine arabe.Dans l'épisode baptisé Tolérance, la fameuse cour sera habitée par des Mexicains qui finiront par assouvir les désirs sexuels de deux profs féminines et les 119 nations représentées dans l'école révéleront, à l'occasion d'un concours, que tous aiment exactement le même rappeur et la même sorte de poulet.La mondialisation comme vous ne l'avez jamais imaginée\u2026 C'est bien simple: même sur le site de Télétoon, il faut avoir 18 ans pour pouvoir regarder des extraits de l'émission.«On s'est payé la traite, poursuit Sébastien Dhavernas, il y avait quelque chose de très libérateur pour nous tous, de tellement extrême! Les comédiens se sont amusés comme des malades à exagérer le moindre trait langagier.Pourquoi j'ai choisi le nom de Baptiste Huard comme équivalent de Bromwell High?D'abord parce que ça correspondait au mouvement des lèvres des personnages quand ils prononcent le nom de leur polyvalente.Mais aussi parce que Baptiste, ça évoquait le Québec (oui comme dans la Saint-Jean-Baptiste), et Huard, ben, ça faisait Canada!» » POLYVALENTE BAPTISTE HUARD Heure de diffusion: 3h, du lundi au vendredi Deux heures trente du mat.On rentre d'une soirée dans les bars, ou du travail de nuit, ou on ne dort pas, tout simplement.Pas de problème, c'est l'heure parfaite pour commencer à regarder des émissions d'animation destinées aux adultes\u2026 MARIE-CHRISTINE BLAIS Un long travelling depuis le haut des airs sur une ville: on se croirait presque dans Minuit, le soir, quand débute Station X, production canadienne dont toute l'animation est faite à Montréal.Et très vite, on reconnaît le pont Jacques-Cartier, la Place Ville-Marie, l'Oratoire\u2026 et puis, mais oui, le viaduc Van Horne près du boulevard Saint- Laurent, et surtout le fameux entrepôt qui le domine, avec ses annonces effacées sur les murs et son château d'eau\u2026 Il se trouve que Cité-Amérique, producteur de l'émission, a ses bureaux dans le Mile-End, juste au-dessus du Whisky Café, d'où on aperçoit parfaitement ledit entrepôt\u2026 «Quand je suis parti de Toronto pour venir à Montréal, explique Gregg Dummett, le jeune producteur artistique de Station X, j'ai été complètement séduit par la ville, l'architecture, les gens\u2026 On a donc décidé d'intégrer Montréal dans l'animation.» Mais ce n'est pas le seul charme de Station X.En effet, on y suit un groupe de personnes de 17 à 22 ans qui dirigent une station de radio pirate installée dans l'entrepôt Van Horne.Chacune des 13 émissions aborde un thème - l'intimidation, la folie, la mode, l'argent, l'humiliation, le pouvoir, le sexe, etc.- et intègre des extraits de films de fiction, de documentaires, de vidéos, bref des extraits de culture et d'art, pour discuter des diverses facettes du thème retenu.Dans l'épisode baptisé Violence, on voit ainsi des extraits du film (ic) Léolo (xc) de Jean-Claude Lauzon, du terrifiant et efficace documentaire Scared Straight ! et d'un clip de Bif Naked.Disons qu'il a fallu cinq personnes dans l'équipe de production juste pour libérer les droits sur tout cela ! «J'ai eu cette idée en me souvenant que, plus jeune, j'avais des amis plus vieux que moi qui me faisaient connaître des disques, des films, qui nous donnaient donc des références culturelles, explique Gregg Dummett.C'est un peu le principe de l'émission.» Les thèmes ont été choisis par les membres de l'équipe de la rue Mile-End, dont l'âge moyen est de 24 ans.Et les voix de tous les personnages, au dessin très particulier, sont québécoises: Karine Vanasse, Anne Dorval, Renaud Paradis, Patrice Dubois, etc.sont les voix de Kandi, Slate, Davis\u2026 Cité-Amérique espèrepouvoirmettre enmarcheune deuxième saison de Station X.On se le souhaite.STATION X Heure de diffusion:2h30 dulundi au vendredi, 3h30 le week-end Une comédie musicale d'ALAIN BOUBLIL et de CLAUDE-MICHEL SCHÖNBERG D'après l'oeuvre de VICTOR HUGO 1 800 261-9903 www.lecapitole.com Pour information touristique: www.quebecregion.com VERSION FRANÇAISE NOUVELLE PRODUCTION MUSIQUE CLAUDE-MICHEL SCHÖNBERG TEXTES FRANÇAIS ORIGINAUX ALAIN BOUBLIL et JEAN-MARC NATEL PAROLES HERBERT KRETZMER TEXTES ADDITIONNELS JAMES FENTON ORCHESTRATIONS JOHN CAMERON MISE EN SCÈNE FRÉDÉRIC DUBOIS ASSISTÉ DE FRANCE LAROCHELLE MOUVEMENTS CHORÉGRAPHIQUES GENEVIÈVE DORION-COUPAL DIRECTION MUSICALE NICOLAS JOBIN ARRANGEMENTS ET ORCHESTRATIONS NICOLAS JOBIN et PIERRE-OLIVIER ROY DIRECTION VOCALE CLAUDE SOUCY DÉCORS CHRISTIAN FONTAINE ASSISTÉ D' AMÉLIE TRÉPANIER ACCESSOIRES AMÉLIE TRÉPANIER ÉCLAIRAGES DENIS GUÉRETTE COSTUMES ET ACCESSOIRES YASMINA GIGUÈRE ASSISTÉE DE MARIE-FRANCE LARIVIÈRE SONORISATION RICHARD LACHANCE Une production originale londonienne de CAMERON MACKINTOSH et THE ROYAL SHAKESPEARE COMPANY.Cette production est présentée sous la licence de Music Theatre International en accord avec Cameron Mackintosh.EN EXCLUSIVITÉ AU THÉÂTRE CAPITOLE DU 27 JUIN AU 31 AOÛT présente SUPPLÉMENTAIRES DU 3AU14SEPTEMBRE BILLETSENVENTE MAINTENANT 3559918A 3543717A Kent nagano, directeur musical présenté par en collaboration avec Billets : 514.842.9951 -osm.ca Tarif spécial pour les 18-34 ans Les Couples Légendaires Mardi 13 mai 20 h Emmanu El VillaumE, chef d'orchestre Gounod, Roméo et Juliette, ouverture BErlioz, Roméo et Juliette, scène d'amour et roméo au tombeau Wa Gn Er, Tristan und Isolde, Prelude und Liebestod Tcha Ïko Vski, Roméo et Juliette, ouverture fantaisie rouss El, Bacchus et Ariane, suite no 2 Prenez Part aux festivités de la 75e saison ! Programmation com Plète sur osm.ca Abonnez-vous dès m Ainten Ant ! Les 5 à 8 de l'OSM Les choix symphoniques de Julie Payette Animés par André Robitaille Jeudi 8 mai 17h30 cocktail 19h concert JEan-François riVEsT, chef d'orchestre en résidence de l'OSM extraits d'oeuvres de copland, mozarT, Brahms, hand El, proko FiEV et Williams.achetez un billet et obtenez une passe gratuite pour le Cosmodôme.adulte accompagné d'un adolescent 3559620A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Le 13e Festival de musique de chambre de Montréal se poursuit jusqu'au 24 mai.Il reçoit mercredi prochain le pianiste américain Gary Graffman, un soliste à une main, mais à plusieurs carrières ! MARIO CLOUTIER Quand Gary Graffman a joué à Montréal la dernière fois, «il y a plus d'une génération de cela», dit-il, le pianiste avait l'usage de ses deux mains.Ce n'est plus le cas aujourd'hui, mais l'enthousiaste musicien de 79 ans garde toujours la même passion pour la musique et l'art en général.«Je ne dors pas assez, je fais beaucoup trop de choses, avoue-t-il en entrevue téléphonique depuis sa résidence new-yorkaise.En ce moment, j'étudie le chinois.J'aime explorer toutes sortes de choses.» Après avoir remporté le Leventritt Award en 1949, il a joué et enregistré, pendant 30 ans, avec les meilleurs orchestres du monde, dont quelques fois avec l'OSM.En 1979, il se blesse à la main droite et doit se consacrer au mince répertoire existant pour la main gauche.Sans amertume, il fonce.«Cela a changé ma vie, confesset- il.Je suis passé de 100 à 30 concerts par an.Et je n'avais jamais joué de pièce pour la main gauche auparavant, même pas le concerto pour la main gauche de Ravel, une pièce magnifique.» Il a continué ainsi de jouer avec les orchestres philharmoniques de New York et de Vienne.Sept oeuvres, dont six concertos, ont aussi été composées pour lui au fil des ans.«J'ai été chanceux.Ma maladie est survenue après 30 ans de carrière.J'avais 50 ans.Ce n'était pas dangereux pour ma vie.Je ne m'en réjouissait pas, mais ce n'est pas comme si j'avais été âgé de 25 ans», dit-il en riant.La rare maladie qui l'affecte, la dystonie focale (parfois appelée crampe de l'écrivain), l'amène aussi vers l'enseignement.Il sera professeur, directeur, puis président du célèbre Curtis Institute de Philadelphie pendant 20 ans.«C'est probablement l'un des meilleurs conservatoires du monde, dit-il.À Harvard, on accepte 10% des candidatures, à Curtis, c'est seulement 5%.J'aime y donner des cours encore.Les étudiants sont tellement bons.» Depuis sa «retraite» de l'institution, il y a deux ans, il a gardé quelques étudiants tout en reprenant la route des récitals, dont l'un récemment à Tokyo.«J'adore jouer.Je vais encore en Europe, en Chine.C'est un plaisir sans cesse renouvelé », soutient-il.Collectionneur Ayant beaucoupvoyagé, ilamême eu le temps de développer une autre passion, celle du collectionneur d'art, son «autre vie», comme il aime dire, se spécialisant dans l'art chinois d'avant la dynastie Ming.«Ce sont surtout des pièces qui ont été produites entre 200 ans avant notre ère jusqu'à l'an 200.J'ai beaucoup voyagé.Je crois que la Mongolie est la seule région d'Asie que je n'ai pas visitée.J'étais même au Tibet il n'y a pas si longtemps.Je suis allé en Chine 30 fois et les deux tiers des visites n'avaient rien à voir avec la musique», souligne celui qui joue du piano depuis 72 ans.L'un de ses élèves, le pianiste russe Ignat Solzhenitsyn, lui succédera le 8 mai au piano du festival dans un programme 100% russe.Fils d'immigrants russes lui-même, Gary Graffman n'a pas autant de latitude avec sa main gauche, mais il commencera son programme avec Scriabine avant d'attaquer des pièces plus consistantes de Reinecke, Bach et Reger.«C'est dangereux, mentalement, de jouer des pièces trop longues à une main.Aucune prestation n'est parfaite.Sur disque, oui, mais pas en concert.En jouant des deux mains, une erreur mineure peut presque passer inaperçue, mais à une main, c'est comme faire l'équilibriste sans perche!» Seul un immense éclat de rire répond au journaliste qui lui suggère, à tout hasard, si ce ne serait pas là ce qu'il aime par-dessus tout, être équilibriste.Gary Graffman, en concert le 7 mai, 20h, à l'église St.James, dans le cadre du Festival de musique de chambre.GARY GRAFFMAN Je t'écris de la main gauche.PHOTO FOURNIE PAR AGENCE STATION BLEUE Le pianiste américain Gary Graffman, 79 ans, n'a rien perdu de sa passion.«C'est dangereux, mentalement, de jouer des pièces trop longues à une main.» billets Place des arts 514 842-2112 - 1 866 842-2112 laplacedesarts.com Métro Polis 514 908-9090 - 1 866 908-9090 ticketpro.ca Pavillon air transat 514 908-9090 - 1 866 908-9090 ticketpro.ca club soda 514 908-9090 - 1 866 908-9090 ticketpro.ca billetterie centrale - Métro Polis 59, rue Sainte-Catherine Est Sauf pour les événements présentés à la Place des Arts béné FicieZ d'avanta Ges avec le Pro GraMMe de récoMPenses VISA DESJARDINS au 1 877 billets Spectacles à prix Franco Fous (de 14,50$ à 24,50$) + taxes, redevances et frais d'administration francofolies.com Plus de 50 spectacles en salle ! Billets en vente dès maintenant ! Nicola Ciccone Mercredi 30 juillet Victoria Abril Mardi 29 juillet Espagne La muse d'Almodóvar chante enfin àMontréal ! Théâtre Maisonneuve PdA, 20 h Chloé Sainte-Marie Richard Séguin Véronique Sanson Éric Lapointe Tiken Jah Fakoly Camille Venez découvrir avec nous son univers poétique et musical singulier ! Amadou et Mariam Tricot machine Tricopolis L'atelier peuplé de machines à tricoter géantes, tiré de leur imaginaire singulier ! Félix L'homme de paroles Une célébration en paroles et musiques, sous la direction de Do Mi NiC ChAMPAgNE Les Moquettes Coquettes Les pop et rock, 20 ans de Franco Folies Jeudi 31 juillet Vendredi 1er août Samedi 2 août Samedi 26 juillet Vendredi 25 juillet Samedi 26 juillet Yannick Noah Kevin Parent Monsieur Mono Vendredi 25 juillet Dimanche 27 juillet Mardi 29 juillet Mardi 29 juillet Jeudi 31 juillet Vendredi 1er août Samedi 2 août Métropolis, 21 h Cinquième Salle, PdA 20h30 Pavillon Air Transat (Boul.De Maisonneuve O., angle De Bleury), 20 h 30 Club Soda, 19 h Les Nuits Tout en chanson Tendances SPECTACLE DE CLô TuRE mise en scène :Claude Poissant 31 juillet :20h 1 er août :20h 2août :18h et 21 h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA ÉVÉNEMENT SPÉCiAL 20 ANS Création inéditepou rles 20 ansdes Francos en collaboration avec Tendances en collaboration avec Chansons présente intimes invités : Loco Locass, Navet Confit, Vincent Peake, Louise Forestier, Louis-Jean Cormier (Karkwa), Éric Patenaude (Télémaque), Yves Lambert, Marc-André Brazeau (Band de garage), Dan Bigras, ainsi que Michel Rivard.présente ÉVÉNEMENT SPÉCiAL 20 ANS gregory Charles un piano, une voix, 100 chansons 5 SoiRS ! lundi 28 juillet LES ANNÉES 50 mardi 29 juillet LES ANNÉES 60 mercredi 30 juillet LES ANNÉES 70 jeudi 31 juillet LES ANNÉES 80 vendredi 1er août LES ANNÉES 90 Côte d'ivoire France France France France France Daran Noir Silence Samedi 26 juillet France France Mali 1re partie : Thomas Hellman 1re partie : Daby Touré (France) 1re partie : Le Husky formule trio avec Urbain Desbois, Damien Robitaille, Avec pas d'casque, et plusieurs autres ! Jeanne Cherhal-Katel-ours Stefie Shock microcosme Thomas Dutronc Jeudi 24 juillet, 19 h 4 soirs ! du 25 au 28 juillet 4 soirs ! du 30 juillet au 2 août Nouveau spectacle ! en primeur ! Les Événements France 1re partie : Catherine Major SPECTACLE D'ouVERTuRE Première montréalaise ! Les amplis sont déjà rouges ! La star du reggaeafricain Un Séguin inspirant, clôturant sa populaire tournée québécoise.Rassembleur ! Un grand retour ! Dernière de la tournée Parle-moi On l'aime tout court! Le couple chéridu Mali Hier, pro de l'ace ; aujourd'hui, l'as du top ! To ut le monde jase d'eux, surpris, ravi ! Bienvenuechez lui.aux Francos ! Projet solo d'Éric Goulet France présente Carte blanche à.Michel Fugain avec Daniel Lavoie, Véronique Sanson, Bruno Pelletier et autres amis.Dimanche 27 juillet Salle Wilfrid-Pelletier, PdA ÉVÉNEMENT SPÉCiAL 20 ANS 3559817A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 POÉSIE DU THÉÂTRE SANS UN SOU Le lundi 5 mai à 20h30, le Café Les Entretiens (1577, avenue Laurier Est) présente la troisième de quatre lectures publiques de La tétralogie des feuilles mortes, du poète et dramaturge Romain.Cette mise en lecture du Théâtre Sans Un Sou sera interprétée par le comédien Christian Bégin.Renseignements : 514 563-1079 THEBARONESSANDTHEPIG Traduite en plusieurs langues, la pièce The Baroness and The Pig du montréalais Michael Mackenzie n'a pourtant jamais été présentée dans sa version originale anglaise au Québec.Pour terminer en beauté sa 20e saison, Imago Théâtre présente une mise en scène de cette pièce signée Catherine Bourgeois avec Nathalie Claude et Leni Parker.Au théâtre La Chapelle du 3 au 18 mai.TRIO SYLVIE ST-JACQUES BRECHT À SAINT-HYACINTHE L'heure est aux adieux, pour les finissants de l'École de théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe, qui invitent le public au Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht, leur dernier spectacle de la saison 2007- 2008.Luce Pelletier signe la mise en scène de cette pièce qui occupera la salle Léon-Ringuet du cégep du vendredi 9 au jeudi 15 mai.Informations: 450 773-6800 ou 514 875-4445, poste 408.SYLVIE SAINT-JACQUES OTTAWA \u2014 Il devra se lever tôt le matin, celui qui veut traquer Wajdi Mouawad dans ses nombreux déplacements.Le nomadisme convient à l'auteur, metteur en scène et acteur, qui profite du mouvement perpétuel pour se consacrer entièrement à son art.Mais il n'est pas dans l'errance, celui qui parle avec une grande netteté de ses projets à venir.Comme dans la tragédie grecque, l'avenir est tracé d'avance, dans la vie et l'oeuvre de Wajdi Mouawad.« C'est marrant parce que depuis trois ans, j'ai l'impression de mener une vie d'aristocrate.Les gens que je rencontre le plus souvent sont des femmes de ménage des hôtels», s'amuse l'artiste, qui a définitivement quitté Montréal pour s'installer à Toulouse, pour des raisons de «vie privée».Loin des yeux, loin du coeur?Pas forcément, puisqu'à titre de directeur artistique du Théâtre français du CNA, il porte en lui l'esprit de cette institution pour les quatre prochaines années.À travers cela, il continuera de se produire partout en Europe et poursuit son travail d'artiste associé à Chambéry.Ensuite, il passe à autre chose.Des romans, des essais peut-être.Mais fini le théâtre.« J'aspire à une solitude, à autre chose que le collectif, l'équipe.Il est très clair que pour moi, le théâtre se termine avec le CNA.» Une retraite annoncée sans l'ombre d'un doute.Dans les deux heures que nous a accordées Wajdi Mouawad, il a souvent été question d'intuition et d'un goût accru du risque, de la peur nécessaire à la création, voire même d'une tendance kamikaze.Avec sa douceur habituelle, sa réserve entremêlée d'un éternel souci du mot juste, Wajdi a beaucoup parlé de son besoin de se mener lui-même au bûcher.Artistiquement, du moins.«Le théâtre est une guerre que l'on mène contre soi.Littoral, Forêts, Incendies ont bien marché.Je pourrais continuer longtemps comme ça.Mais comment faire pour me suicider artistiquement ?Comment faire une \"croûte\" et me suicider artistiquement?» Beau problème, diraient plusieurs.Une chose est certaine, c'est que la vision de Mouawad est clairement teintée d'une frontière où la «vraie vie» et le théâtre est de plus en plus floue.À commencer par la création de Seuls, une pièce solo où il se met en scène dans le rôle d'un personnage qui fait une thèse sur Robert Lepage.«Je l'ai croisé récemment à l'aéroport, et j'avais l'impression que c'étaient nos personnages qui se croisaient!» À la guerre comme au théâtre Wajdi Mouawad en a étonné plus d'un en acceptant de succéder à Denis Marleau à la direction artistique du CNA.Il a d'abord décliné l'offre, craignant que cette fonction n'empiète sur son travail de création.Puis il s'est ravisé, lorsqu'on lui a fait comprendre que ce qu'on attendait de lui était davantage d'être un ambassadeur du théâtre.Un peu comme un Kent Nagano du théâtre, finalement.Du nombre des projets personnels que Wajdi compte faire vivre au CNA, il y a bien sûr Seuls, qui y sera présenté en octobre après son passage au Théâtre d'Aujourd'hui.Plus tard dans la saison, il montera Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face, pièce coécrite avec Dominique Pitoiset.Puis, l'année prochaine, il y aura la création de Ciel, suivi d'un projet immense : s'attaquer aux sept tragédies de Sophocle.Dans un avenir pas si lointain, il aspire à un spectacle événement où l'on pourrait voir d'une traite Littoral, Incendies, Forêts et Ciel.C'est une carte blanche et l'entière liberté de déranger qui ont été données à Wajdi Mouawad.Pour sa première saison à la barre du théâtre français, il a voulu mettre en valeur le théâtre jeunesse, en confiant ce volet à son ami, l'auteur et metteur en scène Benoît Vermeulen.En 2008-2009, le public adulte d'Ottawa aura donc l'occasion de voir deux pièces signées Wajdi ainsi que les pièces Manifeste ! (de Gary Boudreault), Oh les beaux jours (une production d'Espace GO mise en scène par André Brassard), Au moment de sa disparition (de Jean-Frédéric Messier), Cyrano de Bergerac (mise en scène de Marie Gignac), la pièce polonaise Krum, la mise en scène de Claude Poissant de Je voudrais me déposer la tête, Le dragon bleu de Robert Lepage, L'invisible de Marie Brassard.Pour annoncer ses couleurs, Mouawad a choisi une phrasechoc: «Nous sommes en guerre.» Reproduite en grosses lettres, face au parlement fédéral, la formule en dit long sur la posture artistique et philosophique de Mouawad.Derrière cette phrasemissile, un enfant qui avance, oeuvre du jeune artiste français Emmanuel Bornstein, qui travaille sur le thème des enfants de la guerre.Bien entendu, on ne peut ignorer l'allusion politique à l'Afghanistan.«Dire \"Nous sommes en guerre\", c'est dire que nous sommes actifs.J'avais envie d'affirmer qu'on peut changer de vie, de pays, qu'on peut agir.Nous sommes en combat, nous sommes forts.» Mais avant la prochaine saison du CNA, avant les Sophocle et les adieux au théâtre, il y aura Seuls, qui sera du prochain festival d'Avignon en juillet.Un solo qui depuis longtemps trottait dans l'esprit de Wajdi.Un spectacle construit à partir de sensations d'enfance, qui rompt avec la parole bavarde.L'histoire d'un gars parti à Saint-Pétersbourg pour rencontrer Robert Lepage, qu i se t rouve enfermé pendant 24 heures dans un musée.«J'avais envie d'un spectacle qui finirait ainsi : je monte sur une chaise et fais descendre un noeud de pendu.Sans trucage, je me le passe autour du cou et fais tomber la chaise, sachant que je peux tenir ainsi 30 secondes.J'attends que quelqu'un du public vienne me sauver », nous a confié Wajdi en précisant qu'il a (heureusement !) abandonné cette morbide idée.Si l'oracle dit vrai, la sortie de Wajdi Mouawad sera radicale et vibrante.Quant à nous, le public, il nous reste encore quatre ans pour être dérangé et inspiré par sa guerre intérieure.WAJDI MOUAWAD Wajdi le tragédien Depuis quelques mois, il faut feuilleter les journaux européens pour savoir ce que devient Wajdi Mouawad.En début d'année, il y a eu la « surprise» de Seuls, un solo écrit et interprété par Mouawad où il est question d'un type qui fait une thèse sur\u2026 Robert Lepage ! Lundi dernier, Wajdi Mouawad recevait la presse montréalaise au Centre national des arts d'Ottawa, pour causer de ses projets avec le Théâtre français du CNA, qu'il dirigera jusqu'en 2012.Après?Il fait ses adieux au théâtre.PHOTO MARTIN ROY, LE DROIT Wajdi Mouawad en a étonné plus d'un en acceptant de succéder à Denis Marleau à la direction artistique du Centre national des arts d'Ottawa.Il a d'abord décliné l'offre, craignant que cette fonction n'empiète sur son travail de création.Puis il s'est ravisé, lorsqu'on lui a fait comprendre que ce qu'on attendait de lui était davantage d'être un ambassadeur du théâtre.Un peu comme un Kent Nagano du théâtre, finalement.« Le théâtre est une guerre que l'on mène contre soi.Littoral, Forêts, Incendies ont bien marché.Je pourrais continuer longtemps comme ça.Mais comment faire pour me suicider artistiquement ?Comment faire une \"croûte\" et me suicider artistiquement ?» hôtel delta centre-ville 777 rue university square-victoria 10e Festival litt ErairE international de Montreal metropolisbleu DU 30 av RilaU4Mai 2008 met blue info festival : 514.937.bleu www.Metropolisbleu.org .et plus de 150 autres événements, voirwww.metropolisbleu.org Billets en vente sur le réseau Admission.samedi 3 mai 17h00 94 Fa Ce À Fa Ce : ro Berto saviano, auteur de Gomorra ENTREVUE SUR SCÈNE - 75 Minutes IF Cartier AB 10,00 $ samedi 3 mai 17h00 98 les é Crivains vo Ya Geurs : Gilles lapou Ge et alain ma Ban Ckou, animée par Caroline morin TABLE RONDE - 75 Minutes F Régence A 10,00 $ La Première Chaîne de Radio-Canada diman Che 4 mai 15h30 135 vo Ya Ge en orient : Geneviève Blais, Feli Cia mihali, Wei-Wei LECTURES COMMENTÉES - 75 Minutes F Versailles 5,00 $ 3542371A PRIX DU PUBLIC SARASOTA FILM FESTIVAL MEILLEUR ACTEUR RADE SHERBEDGIA ROME INTERNATIONAL FILM FESTIVAL SÉLECTION OFFICIELLE FILM D'OVERTURE TORONTO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL AMC THEATRES FORUM sam et dim 2:25 4:55 7:25 9:55 CINÉMAS FORTUNE CAVENDISH sam et dim 1:40 4:40 6:45 9:10 INDÉPENDENT CINÉMA DU PARC sam et dim 3:15 5:15 7:15 9:15 CINEPLEX DIVERTISSEMENT QUARTIER LATIN sam et dim 12:30 3:20 6:35 9:10 Présentement à l'affiche Une PRoDUCt Ion De Ro Be Rt LAntoS, PRoDUCteUR De «SUn Sh Ine» et «PRo MeSSeS De L'oMBRe» Un FILM De Je Re My Po De SwA Ste Phen DILLAne RADe SheRBeDGIA RoSAMUnD PIKe Aye Let ZUReR D'APRèS Le RoMAn à SUCCèS D'Anne MICh AeLS LA MÉMOIRE EN FUITE (version française de Fugitive Pieces) «courageux\u2026 un film d'une grande humanité!» - roger ebert, chicago sun-times «un film émouvant, parmi les plus beaux que vous verrez cette année! » - Jeffrey Lyons, n Bc/reeL taLK «\u2026convaincant et touchant\u2026 comparable au \u201cPatient anglais\u201d » - Leo goldsmith, indie Wire 3559832A Vendredi 9 mai 2008 à 20h Samedi 10 mai 2008 à 20h et Dimanche 11 mai 2008 à 14h À la salle Redpath de l'université Mc Gill (3461 rue Mc Tavish) Claire Guimond Directrice artistique saison 2007-2008 Frank van den Brink à la clarinette, sous la direction de Jaap ter Linden, et au violoncelle, vous feront vivre la musique de Mozart telle qu'elle était jouée au moment de sa création grâce à la sonorité toute particulière des instruments d'époque que reprennent l'orchestre ARION et ses invités.Venez Vi Vre l'expérience! seulement 3 représentations! Mozart et la clarinette comme à cemoment-là! Frank van den Brink Jaap ter Linden 3535193A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE THÉÂTRES D'ÉTÉ Le cahier spécial L'été culturel sera publié le samedi 24mai.Les responsables des théâtres d'été sont priés de faire parvenir leurs programmes, au plus tard le 3 mai, à: Pierrette Bouchard, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9 Télécopieur : 514-285-4814 Courriel : lp2@lapresse.ca SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Wajdi Mouawad a rencontré cette semaine la presse montréalaise pour dévoiler la programmation de sa première saison à la barre du Théâtre français du CNA.Dès son arrivée à la direction artistique, il a transmis sa volonté de rehausser l'importance du secteur jeunesse du CNA.« En général, les productions pour enfants n'ont pas la même place que les spectacles \"sérieux\" des adultes.D'ailleurs, dans les programmes de saison, on réduit leurs descriptions à un paragraphe, quelque part après la fiche des abonnements.Souvent, ils n'ont même pas de photos, les malheureux ! » Pour concrétiser ce projet d'insister davantage sur la création jeunesse, il a demandé à son ami, l'auteur et metteur en scène Benoît Vermeulen, de prendre les rênes du volet jeunesse.« Je voulais un artiste (et pas un spectateur) qui possédait une grande connaissance du théâtre pour enfants.» Résultat: dès la saison prochaine, les enfants d'Ottawa et des environs pourront participer à des activités où des liens seront créés entre les institutions culturelles de la région.Par exemple, des moniteurs du Musée des beaux-arts du Canada organiseront des activités qui amèneront les enfants à créer des bricolages inspirés des spectacles qu'ils auront vus au CNA.L'objectif : amener les jeunes à créer des dialogues entre les disciplines artistiques.«On entend souvent les gens dire qu'ils n'aiment pas le théâtre, ou l'opéra.On contingente beaucoup les formes d'art», regrette Wajdi Mouawad, qui démontre qu'il faut entraîner les petits très tôt à établir des parallèles entre les formes artistiques.À quand un projet semblable à Montréal?Cure de rajeunissement pour Denise- Pelletier et Fred-Barry Le théâtre Denise-Pelletier a révélé cette semaine ses plans de rénovation qui commenceront en octobre prochain.Un investissement de 10 millions de dollars pour améliorer l'acoustique, la visibilité et le confort des jeunes spectateurs.Alors que j'écoutais le directeur artistique Pierre Rousseau parler avec enthousiasme de ces projets de rajeunissement, je me disais qu'il serait chouette que Denise-Pelletier s'inspire du CNA et crée des liens avec d'autres institutions culturelles.Repartir du bon pied avec une nouvelle salle, c'est bien.Mais pendant qu'on se débarrasse des vieux bancs et que l'on change la moquette, il me semble que l'on pourrait en profiter pour rafraîchir un brin la vision artistique\u2026 La soif des ados J'étais à la première d'Assoiffés, jeudi, pièce pour les plus de 14 ans née d'une collaboration entre Wajdi Mouawad et Benoît Vermeulen.À travers l'enquête d'un anthropologue judiciaire sur deux cadavres retrouvés au fond du fleuve, on plonge dans la révolte d'un adolescent qui, désespérément, cherche le sens de la vie.Délicate entreprise que d'écrire une pièce qui rejoindra la réalité et l'état d'esprit des ados.Mais Mouawad et Vermeulen s'acquittent de cette tâche avec beaucoup de sensibilité, d'humour et d'inventivité.Et les ex-ados y trouvent leur compte aussi.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Spectateurs en formation PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON THÉÂTRE Benoît Landry joue le rôle de Murdoch dans la pièce Assoiffés de Wajdi Mouawad et Benoît Vermeulen, présentée à La Maison Théâtre. Montréal (Pierre-Mercure) - Montréal-Nord - L'Assomption - La Prairie La Salle - Laval - Longueuil - Pierrefonds - St-Hyacinthe - St-Jean - St-Jérôme géorgiedusud -russie-sahara-arménie australie-bretagne-himalaya-provence abonnez-vous et courez la chance de gagner un voyage pour 2 à MARRAKECH (514) 521-1002 ou sans frais1 800 558-1002 www.Les Grands Explorateurs.com Présenté par : Présent à : 3554968A 3557670A 3552721A ARTS ET SPECTACLES JEUNE PUBLIC SPECTACLES C L A S S IQUE ÉGLISE ST.JAMES UNITED Les Violons du Roy.Beethoven, Strauss, Bruch : 20 h.REDPATH HALL (Université Mc Gill) Ensemble Caprice.Dir.Matthias Maute.Shanon Mercer, soprano, Michiel Shrey, ténor.Zelenka : 20 h.DA N S E cINqUIèME SALLE (Place des Arts) Ballet de Lorraine : 20h.SALLE wILfRID-PELLETIER (Place des Arts) Madame Butterfly : 20 h.TANGENTE Moment'homme 2: 19h30.VA R I É T É S cAbARET DU cASINo DE MoNTRÉAL Flower Power : 20h30.cASA DEL Po Po Lo Singer + Cloudland Canyon et autres : 21h.LA TULIPE Pop 80:21h.L'o LyMPIA DE MoNTRÉAL Abdelhadi Belkhayat : 20h30.MÉTRo PoLIS Ministry : 20 h.SALA RoSSA Cheap Thrills 35e anniversaire : 21h.STUDIo-THÉâTRE (Place des Arts) Manuel Gasse : 20 h.THÉâTRE MAISoNNEUvE (Place des Arts) Harmonie Michel Simard : 13 h et 19 h.THÉâTRE SAINT-DENIS Samsara : 20 h.LOUISE COUSINEAU Veuillez noter que la chronique de Louise Cousineau fera relâche pour quelques semaines.JEAN SIAG Au départ, le programmateur de Pet it s bonheurs, Pier re Larivière, n'y croyait pas vraiment.Des spectacles pour des mioches de 6 mois ?10 mois ?Le directeur de la maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve s'est donc rendu en France et en Belgique pour en savoir plus long sur ces savantes productions.Après l'incrédulité vint l'émerveillement.Puis les invitations.La Presse s'est entretenue avec deux créateurs français venus présenter leurs pièces à Québec (Gros becs) et cette semaine à Montréal (Petits bonheurs) : Sophie Grelié, de la compagnie Éclats (Eau douce, Cousu main), et Laurent Dupont (Archipel).Sophie Grelié fait du théâtre pour enfants depuis 20 ans.Musicienne de formation, spécialisée en musique électro-acoustique, ses créations sont en fait des exercices d'éveil sonore.«Les bébés sont des êtres absorbants, explique-t-elle.Il reçoivent tout ce qu'on leur donne et il ressentent beaucoup de choses.Mon travail consiste à stimuler leurs sens.» Pour vous dire, sa pièce Eau douce, créée en 2003, raconte les marais vendéens.«J'ai eu envie de raconter les sensations que j'ai eues petite dans ma région natale (dans le sud de Nantes), où il y a des étendues à l'infini.On croit que c'est plat, désertique, mais en fait c'est très vivant.Ce que je propose, c'est une découverte des sons et des mouvements.C'est vrai que c'est un spectacle assez zen ! » L'autre pièce que présente Sophie Grelié s'appelle Cousu main.«Ce spectacle est centré sur les fonctions de la main, dit-elle.Ces mains qui jouent, créent, caressent, écrivent, travaillent.La musique est encore très présente.Même le décor produit des sons.Encore une fois, on fait appel aux sens de l'enfant.Mais on tient compte de certaines particularités, poursuit-elle.Par exemple, on sait que les petits perçoivent bien les contrastes, alors on a conçu le décor en noir et blanc.» A-t-elle déjà été frustrée par son jeune public?Par son manque d'attention, ou par des pleurs excessifs?«Non, répond Sophie Grelié.Habituellement, ils sont assez captivés par le spectacle.Souvent, des parents me disent que leur bébé n'est jamais resté aussi longtemps sans broncher ! Parfois, les petits peuvent ressentir une émotion forte qui se manifeste par des pleurs, mais ça ne dure jamais longtemps.» Grande disponibilité Laurent Dupont est, lui aussi, un chef de file dans la production de spectacles pour tout-petits.Formé en danse et en chant, il mène d'ailleurs un travail de recherche artistique sur ces spectacles pour bébés.«Je crois qu'on peut entraîner les enfants très loin dans notre jardin secret, explique- t-il.Il y a quelque chose de l'ordre de l'émotion qui fait qu'ils ont une grande capacité d'écoute, une grande disponibilité.» Archipel, qu'il a créé en 1992, est son premier travail pour les petits.Il s'agit d'une pièce musicale où s'imbriquent quatre petites histoires.La première, par exemple, commence par ceci: «Si j'étais un crabe, je chanterais dans l'eau.» À partir de cette proposition, les enfants sont entraînés dans un paysage sonore et visuel.«Il y a sept tambours, grands et petits, qui explorent différents sons, différentes émotions, et dont je me sers pour amplifier la voix.» Ce spectacle, au dire de Laurent Dupont, a beaucoup tourné en France depuis sa création.Il a déjà été présenté ici, à Québec (Gros becs) ainsi qu'à Montréal.«C'est une pièce facilement adaptable qu'on me demande souvent de représenter », dit-il.Parmi ses autres créations, mentionnons Pierre au Bois de terre, Al di la et Le banquet de la mandibule.Deux autres pièces ont été programmées pour les moins de 3 ans : À l'eau de rose et Gong !, de la compagnie du Porte-Voix (France).Mais faites vite, il ne reste que très peu de places pour tous ces spectacles.Pour plus de renseignements et pour l'achat de billets: www.petitsbonheurs.ca FESTIVAL PETITS BONHEURS Quand bébé s'en va au théâtre Vous pensiez emmener vos «grands » enfants au théâtre et appeler une gardienne pour le p'tit dernier?Oubliez ça ! C'est l'occasion de sortir vos bébés et de leur faire voir du pays ! Cette année, le festival Petits bonheurs présente cinq pièces pour les enfants de moins de 3 ans.Entretien avec deux créateurs français spécialisés dans ces spectacles pour tout-tout-petits.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL PETITS BONHEURS «Je crois qu'on peut entraîner les enfants très loin dans notre jardin secret, explique Laurent Dupont.Il y a quelque chose de l'ordre de l'émotion qui fait qu'ils ont une grande capacité d'écoute, une grande disponibilité.» «Les bébés sont des êtres absorbants.Il reçoivent tout ce qu'on leur donne et il ressentent beaucoup de choses.Mon travail consiste à stimuler leurs sens.» 3557701A RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR PATRICK BERNARD explore des terres sauvages où la vie s'écoule comme aux premiers matins du monde.Au coeur de l'Afrique, des «oubliés du temps», chasseurs-cueilleurs ou pasteurs nomades, parcourent inlassablement les déserts et savanes du berceau de l'humanité.Ces peuples d'une grande beauté, à la grâce et à la noblesse légendaire, ont su maintenir le fragile équilibre entre l'environnement humain, naturel et animal.Un magnifique voyage aux sources.MONTRÉAL 8 au 11 mai Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est Jeu.19h, ven.18h - 20h30 Sam.16h - 19h, Dim.13h30 - 16h ST-JÉRÔME 14 mai École de la Magdeleine 1100, boul.Taschereau Mercredi 20h LASALLE 12 et 13 mai Salle Jean-Grimaldi 1111, rue Lapierre Lundi, mardi 20h 6 11 mai 3559578 Mardi, mer.19h ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS À 91 ans, le peintre Fernand Leduc poursuit toujours, avec le même enthousiasme, sa quête exigeante de la lumière.On peut voir ses oeuvres des deux dernières années chez Graff, jusqu'au 24 mai.JOCELYNE LEPAGE Après toutes ces années de quête de la lumière, Fernand Leduc a-t-il l'impression d'avoir atteint son but ?« Jamais de la vie! répond-il spontanément au téléphone.Ça voudrait dire que c'est fini pour moi.Chaque endroit différent que je vois m'apporte architectures, textures et couleurs différentes.Passer d'un lieu à un autre pour découvrir d'autres lumières, ça a toujours été le même mobile, la même motivation qui m'a guidé.» Les deux séries de pastels exposées chez Graff ne font pas exception à la règle.Mexicana et Ciels d'hiver ont été réalisés par Fernand Leduc au cours des deux derniers hivers passés au Mexique.Le peintre qui a longtemps vécu en France et en Italie est rentré au Québec en 2006, mais il trouve les hivers bien froids.«Au Mexique, dit-il, j'ai été ébloui par les couleurs différentes appliquées sur les murs des maisons d'un petit village.Des couleurs différentes pour chaque mur des mêmes maisons.Un mur de la maison est bleu, l'autre est vert, par exemple.La lumière qui ressortait de ces ensembles était étonnante, éblouissante.L'hiver dernier, c 'est le panorama extraordinaire de la Chapala, le plus grand lac du Mexique, qui m'a impressionné.J'étais dans un lieu privilégié par la température (Ajigic).Le soleil brillait sans arrêt sur les paysages.Les ciels étaient tellement beaux - les nuages avaient des tonalités changeantes extraordinaires.» Ce sont ces inst a nts de lumière que Fernand Leduc tente de rendre dans ses pastels.On di rait d'abord des monochromes.Puis on constate en les observant de plus près qu'ils sont constitués de plusieurs couches de pastels de couleurs différentes et que des contrastes ainsi obtenus rejaillit une lumière.Dans le cas des Ciels d'hiver, on dirait des paysages, parfois même des morceaux de tableaux de Monet.Fernand Leduc se considère d'ailleurs parfois comme un impressionniste.Quête spirituelle La démarche formaliste de Fernand Leduc est rigoureuse et savante et ses oeuvres récentes s'inscrivent dans ce qu'il a appelé ses «microchronies » au début des années 70.Les oeuvres de ce peintre ne se livrent pas d'un seul coup ; elles exigent un temps d'arrêt, une sorte de méditation.Et forcent l'admiration des connaisseurs.On peut dire de lui que c'est un peintre qu'aiment les peintres comme il y a des écrivains d'écrivains.Quand on parle d'art formaliste, on utilise souvent des expressions qui évoquent une quête religieuse, ou mystique, ou zen.Quête de la lumière, aller à l'essentiel, action vibratoire de la lumière\u2026 Qu'en pense Fernand Leduc ?« Je parlerais plutôt de quête spirituelle, dit-i l .Dans son art, c'est la qualité d'être d'un artiste qui passe, une qualité universelle.Chacun peut se retrouver dans les oeuvres minimalistes à la condition d'être dans un état de contemplation.L'artiste essaie de traduire cette contemplation.Pour tout artiste, peindre, sculpter ou faire de la musique, c'est une façon de découvrir sa qualité d'être dans une totale liberté.» Chez Fernand Leduc, la vie du peintre et celle de l'homme sont indissociables.À l'entendre parler avec autant de ferveur, on se dit qu'il mène une belle vie.Même si, à son âge comme il dit, il n'ose pas faire de projets de voyage.Pilier de l'histoire de l'art Pour Madeleine Forcier de la galerie Graf f, qui le représente à Montréal, on a beau dire que Leduc est un pilier de l'histoire de l'art contemporain en remontant jusqu'à Refus global dont il fut signataire et en passant par son implication dans la défense de l'art non figuratif, ce qui fait sa véritable force, c'est l'influence qu'il a sur les peintres de générations plus jeunes, des artistes avec qui il a correspondu, ou qui se sont inspirés de lui.Comme Louis Comtois, K iopi n i , s a f i l le Is abel l e Leduc, Michel Lagacé et Guy Pellerin, pour ne nommer que ceux-là, qui ont participé à l'exposition Autour de Fernand Leduc chez Graff en 2006.Fernand Leduc à la galerie Graff (963, rue Rachel Est) jusqu'au 24 mai.Ouvert du mercredi au vendredi, de 11h à 18h; samedi, de midi à 17h.Entrée libre.FERNAND LEDUC CHEZ GRAFF Que la lumière soit ! PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE L'artiste peintre Fernand Leduc fut l'un des signataires de Refus global.«Chacun peut se retrouver dans les oeuvres minimalistes à la condition d'être dans un état de contemplation.L'artiste essaie de traduire cette contemplation.Pour tout artiste, peindre, sculpter ou faire de la musique, c'est une façon de découvrir sa qualité d'être dans une totale liberté.» Valeur de : 6,95 $ l'unité Offrez un abonnement week-end pour 13 semaines à La Presse Deux numéros du magazine Ricardo + OPTEZ POUR UNE DES DEUX OPTIONS SUIVANTES : La Presse ltée.- C.P.11048, Succursale Centre-ville, Montréal (QC) H3C 9Z9 Hâtez-vous, cette offre se termine le 31 mai 2008 et s'adresse aux lecteurs non-abonnés qui résident dans les limites du réseau de distribution.Notez que le magazine est édité selon certaines dates de parution.L'abonnement n'est pas remboursable, mais peut être suspendu en tout temps.Un mois avant la fin de l'abonnement, l'abonné recevra un avis de renouvellement d'une durée de 13 semaines au prix régulier.D'autres conditions peuvent s'appliquer.La Presse, du samedi et du dimanche, en cadeau pour une période de 13 semaines + deux numéros du magazine Ricardo pour seulement 29,64 $ (33,45 $ taxes incluses).ou La Presse, du samedi et du dimanche, en cadeau seulement pour une période de 13 semaines pour 22,23 $ (25,09 $ taxes incluses).À l'occasion de la fête des mères.POUR SEULEMENT 29,64 $ + taxes PROFITEZ DE CETTE OFFRE DÈS MAINTENANT 514-285-6911 ou 1800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement/meres 3558055A ARTS ET SPECTACLES THE MASK (4) avec Jim Carrey SAMEDI 3 MAI 400 fois Québec L'Épicerie Le Téléjournal Le Match des étoiles / Karine Vanasse, Hélène Florent, Sébastien Benoît FAMILIA (4) avec Sylvie Moreau, Macha Grenon.\\ Criblée de dettes, une joueuse compulsive débarque avec sa fille adolescente chez une amie d'enfance dont la vie familiale semble heureuse et confortable.Cover girl / L'amour à l'anglaise Le Téléjournal Passion Sports / Combat de boxe: Antonin Décarie - Brian Camechis INDIANA JONES ET LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE (3) avec Harrison Ford (15:45) Le TVA 18 heures LE TOUT POUR LE TOUT 2 (6) avec Anne Judson-Yager.\\ Furieuse contre la leader des meneuses de claque, une étudiante décide de former une équipe rivale.COUP DE FOUDRE À NOTTING HILL (4) Comédie sentimentale de Roger Michell avec Hugh Grant, Julia Roberts et Rhys Ifans.\\ Un libraire londonien et une star américaine de cinéma tombent amoureux après plusieurs rencontres impromptues.Le TVA LE DÉLATEUR (4) avec Mel Gibson.\\ Une avocate est entraînée dans la fuite d'un vieil ami.Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle AVANT LA NUIT TOUT EST POSSIBLE (4) avec Ethan Hawke.\\ Un écrivain américain renoue avec une jeune Française rencontrée neuf ans plus tôt à Vienne.LA RUMEUR COURT (5) avec Jennifer Aniston.\\ Après avoir découvert que sa famille a inspiré l'histoire du film \"The Graduate\", une jeune femme cherche à en savoir plus sur ses véritables origines.(20:15) La Villa des plaisirs (22:45) FIANCÉE À LA CARTE (4) (23:15) Atomes et Neurones / Nom d'un chien! Malcolm Bienvenue au Moyen Âge! Les Francs-tireurs / 10 ans - La Religion - Raymond Gravel Planète bleue / Guerre et paix dans le potager - Avril à août (1/2) Belle et Bum / Marc Labrèche, Richard Séguin, Mathieu D'Astous, France D'Amour BREAKFAST ON PLUTO (3) avec Cillian Murphy, Liam Neeson.\\ Un jeune travesti irlandais part pour Londres afin d'y retrouver sa mère qu'il n'a jamais connue.Championship Figure Skating (14:00) Sat.Report Hockey Tonight Hockey / Séries éliminatoires: Flyers - Canadiens The Rick Mercer Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five EIGHT DAYS TO LIVE avec Kelly Rowan, Shawn Doyle Dexter News CTV News .Guy (16:00) Global National News Focus Montreal Global Currents Mutant X Andromeda Renegadepress.com News Final Sat.Night Pub ABC News Ebert & Roeper News .Raymond THE CHRONICLES OF NARNIA: THE LION, THE WITCH AND THE WARDROBE (4) avec Tilda Swinton Sex and the City Golf / Wachovia Champ.(15:00) News CBS News Entertainment Tonight CSI: Miami 48 Hours Mystery / Deux émissions News Late Night Horse Racing (16:00) NBC News Stargate: SG-1 Medium Law & Order: CI Law & Order Sat.Night Carrrier(16:00) Carrier Antiques Roadshow Keeping up.As Time goes by / Deux épisodes Waiting, God World News Soundstage The Lawrence Welk Show As Time goes by Keeping up.Served Vicar of.Sherlock Holmes Austin City Limits Antiques Roadshow / Louisville THE OUTSIDERS (16:00) THE LAST BOYSCOUT (5) avec Bruce Willis, Damon Wayans UNDER SIEGE (5) avec Steven Seagal, Tommy Lee Jones The First 48 Flip this House La Boîte à souvenirs Alys Robi Pour l'amour du country Symphonie du Nouveau Monde Toute une soirée au Cirque.Toute une soirée au Cirque.Toute une soirée au Cirque.MIDNIGHT IN THE.(14:30) Arts & Minds Bravo! Videos Opera under the Stars Chantal - Live at the Pyramids Mario Lanza: Singing at the Gods .(23:15) Autopsie / .la vérité Humour en santé Drôle, monde .fou! Casse-croûte chez Albert Grand Rire Bleue Mayday / Hélicoptère à la mer Webdreams L'ÎLE DU DOCTEUR.(16:25) L'AFFAIRE AL CAPONE (18:10) SUSPECT DANGEREUX LES FRÈRES MCMULLEN (22:10) / LA BÊTE DE GUERRE (23:50) Mayday How it's Made / Deux émissions What's that about?Dirty Jobs / Casino Food Recycler Myth Busters / Western Myths Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Hindenburg.50 heures de vacances Planète en furie Suivez le guide Dans la roue du Tour Paris bouche à bouche Lonely Planet / Melbourne Champagne Hôtels insolites Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) HONEY, I BLEWUP THE KID (5) avec Rick Moranis STEPMOM (5) avec Julia Roberts, Susan Sarandon Baseball / Mets - Diamondbacks (15:30) NASCAR on Fox / Crown Royal 400 News Mad TV La loi du colt Kaamelott Les deux font Miami Beach PQ Chantiers / .ventre de Monréal NCIS NUIT NOIRE (4) avec Nick Nolte, Sheryl Lee Digging for the Truth Re-Inventors .Legends Rome / Testudo and Lepus Bloodlines OUT OF SIGHT (3) avec George Clooney, Jennifer Lopez Masterminds Max Week-end (16:00) Présentation Musi Max / Les dernières 24 heures de.24 heures de./ J.Joplin Plus riche que toi Liaison.Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char Les Pussycat Dolls: Girlicious Matche-moi L'Heure Rencontre Coup, foudre Présentation spéciale / Detroit Rock City Hogan.Pimp mon char Le Pont Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir de monde Le Téléjournal Planète prise La Semaine verte Journal RDI La Facture Hockey - La fierté d'un peuple Le Téléjournal Films IMAX / .endroits du monde Planète prise Le Téléjournal .l'Histoire Les Experts New York 911 Godiva's Porté disparu Juste Cause Bones Dossiers classés .(16:05) LE PONT DE TERABITHIA (17:35) AU PAYS DES FEMMES (19:15) SPIDER-MAN 3 (21:05) RÈGLES.Doc TELL ME NO LIES (7) avec Amber Smith, Byron Bay SIBLINGS (5) avec Alex Campbell, Sarah Gadon Kenny vs Spenny Trailer Park Boys Moitié.Prêt pas prêt .Choux Bravo Gudule Panorama Jardins Planète Country / Jerry Cormier La ruée vers l'or Chaplin aujourd'hui Métropolis / Alexandrie.Flip that House Property Ladder Moving up Flip.House Date.House Trading Spaces Moving up Flip.House Date.House SCOOBY-DOO ET LES EXTRA-TERRESTRES (5) Planète.Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Punch! South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Paroles et./ France D'Amour .(17:55) Journal FR2 Survivre / Le Lémurien Les Années Bonheur / Hugues Aufray, Ricet Barrier, Marie-Paule Belle .(22:20) Le Journal .pas couché En quête de beauté Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Des idées.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Baromètre Parole et Vie Vert tendre En route vers mon 1er gala JPR Razzia Prenez garde La Relève JPR Le 9,5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre Stan.stars Changement Smallville Wildfire La clique de Brighton Samantha Parents.Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait Cracks du lab Bouche-trous Jobs de bras Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Dead Zone ANACONDA (5) avec Jennifer Lopez, Jon Voight Golf PGA (15:30) Hockey / Séries éliminatoires: Flyers - Canadiens Sports 30 (21:45) Canadiens express NBA Action Overtime Hockeycentral Baseball / Rays - Red Sox Fulltiltpoker.net Sportsnet Connected Premier League Poker (16:00) Sportscentre 2008 NASCAR Spring Cup / Crown Royal 400 Sportscentre Le Journal (22:15) Ha!ifax Comedy Sports 30 La Zone 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION LITTÉRATURE METROPOLIS BLEU Grosse journée en ce samedi au festival littéraire Métropolis Bleu, qui se termine demain.Parmi les dizaines d'activités proposées, nos suggestions: à 13h30, une discussion sur l'héritage de Simone de Beauvoir animée par Danielle Laurin avec Louise Mailloux, France Théoret et Annie Heminway; toujours à 13h30, Sylvie Durbet-Giono discute des correspondances de son célèbre père, Jean Giono; à 14h, un entretien de Marie-Andrée Lamontagne avec Alina Fernandez, fille de Fidel Castro; à 15h, notre collaborateur David Homel mène l'entrevue avec Misha Glenny, auteur de Mc Mafia: The Dark Side of Globalization (en anglais); enfin, à 17h, le journaliste Roberto Saviano, auteur du livre-choc Gomorra sur la mafia napolitaine dont nous vous avions parlé cet hiver, racontera son enquête, en italien.Infos: www.metropolisbleu.org.-Chantal Guy À L'HÔTEL DELTA CENTRE-VILLE (777, RUE UNIVERSITÉ) AGENDA ALINE APOSTOLSKA CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE La mythique histoire de Cio-Cio- San et du lieutenant Pinkerton, celle de l'amour trahi et des différences irréconciliables constitue l'un des plus inoubliables opéra de Puccini.En faire un ballet dont le lyrisme, le rêve et l'exaltation soient l'équivalent est une gageure, remportée par le Houston Ballet dans une enivrante version du chorégraphe Stanton Welch.Puisque, Casse-Noisette mis à part, les Grands Ballets canadiens de Montréal ne produisent plus de ballet classique, ils mettent un point d'honneur à inviter des compagnies dont le classicisme rime avec passion et perfection, pour satisfaire les amateurs encore nombreux.La distribution est très convaincante, enlevée, vive et les interprètes font vraiment montre de leur talent d'acteurs autant que de leurs prouesses techniques.Le jeu des lumières, la richesse du décor, sa poésie qui rappelle que Madame Butterfly vit dans un rêve, cruel certes, et dont elle déchantera, et qui sait parfaitement magnifier la composante orientaliste, tout cela constitue un écrin qui magnifie le jeu et les interprètes.Fougue, foi, idéalisme se déploient ainsi dansuneambiance mi-réelle mi-projetée qui est celle des illusions et des folles espérances.La musique, grandiose et romantique à souhait, s'élève parfois comme une cathédrale, l'histoire oscille entre des extrêmes, entre envolées et chutes.Il faut alors que la danse soit littéralement à la juste hauteur.Et elle l'est.Le tout est très efficace et emporte le spectateur dans ses méandres.C'est tout à la fois fastueux et féerique, jusqu'à parfois manquer un peu de nuance.C'est toujours pareil: jouer le vertige passionnel trop textuellement, rend la chose moins vibrante, or l'interprétation culmine toujours avec l'ivresse des sommets.Mais c'est un détail, car plusieurs moments de cette pièce sont vraiment d'une grande beauté, magiques parfois.À noter tout particulièrement le pas de deux entre Pinkerton et Madame Butterfly qui clôt le premier acte.De véritables trouvailles chorégraphiques s'y logent, bien pensées par Welch et finement interprétées.Il s'agit littéralement de sauts dans le vide: elle s'élance comme pour s'envoler, bras et jambes en croix, pour retomber à l'abri dans les bras de son mari fraîchement épousé.Il la rattrape, la fait tourner, pousse son envol et amortit la chute.On tremble à l'idée, évoquée, qu'il pourrait ne pas la rattraper et qu'alors.et c'est ce qui arrivera bien sûr, à la fin, mais la chorégraphie suggère habilement la part idéalisée et éventuellement mortifère de cette relation d'abandon et de fol espoir.Autre moment fort: une scène proprement merveilleuse, où Madame Butterfly et sa servante f idèle Suzuki, déploient en ombre chinoise leurs silhouettes prolongées par des éventails, derrière des portes coulissantes japonaises, tandis que tombent du ciel des (fausses) lucioles électriques, on plisse les yeux: est-ce un mirage, une scène de film ou une projection intérieure?En tout cas, le mystère, la sensualité et le magnétisme côtoient ici l'astuce scénographique et la prouesse technique.Deux moments marquants qui ne sont pas les seuls, loin de là.La pièce est fortement symbolique.Du grand, du bon, classique.Madame Butterfly, par le Houston Ballet, ce soir, 20h, à la salle Wilfrid-Pelletier.DANSE / Madame Butterfly Faste et féerie Les interprètes font vraiment montre de leur talent d'acteurs autant que de leurs prouesses techniques. ENTREVUE DENISE BOMBARDIER PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE On a parfois l'impression que les femmes du Tout-Montréal se divisent entre celles qui sont encore les amies de Denise Bombardier et celles qui ne le sont plus.Celles qui ne le sont plus ont été les premières à s'esclaffer lorsqu'elles ont su que Madame B s'apprêtait à publier un livre sur ses amitiés féminines.«Écrire sur l'amitié quand les trois quarts de tes amies ne peuvent plus te supporter ni te voir en peinture, faut le faire ! » s'est même exclamée l'une d'elles.NATHALIE PETROWSKI Il fut un temps , à la fin des années 80, où Denise Bombardier recevait dans sa vaste maison à Outremont une méchante gang de filles qui s'é t a ient bapt i s é es la Compagnie du Bas-Canada.La compagnie était constituée de 14 membres, toutes plus connues les unes que les autres, à quelques rares exceptions, et réunissant autour d'une joyeuse table et de nombreuses bouteilles Édith Butler, Clémence Des Rochers, Lise Bissonnette, sans oublier Louise Beaudoin et Liza Frulla.Au beau milieu de cette mêlée animée et tapageuse trônait l'incontournable Madame B, reconnue pour son sens de la fête, son impayable sens de l'humour et son besoin maladif d'être un centre permanent d'attraction.La Compagnie du Bas-Canada connut ses heures de gloire, notamment lorsque Madame B loua un corps complet de majorettes qu'elle rejoignit dans la rue, le temps de faire crouler de rire Clémence dont c'était l'anniversaire.Au bout de trois ou quatre années pourtant, la Compagnie du Bas-Canada fit en quelque sorte faillite, victime de l'usure, du manque de temps et de la personnalité jugée trop envahissa nte de Madame B.Depuis, on a parfois l'impression que les femmes du Tout-Montréal se divisent entre celles qui sont encore les amies de Denise Bombardier et celles qui ne le sont plus.Celles qui ne le sont plus ont été les premières à s'esclaffer lorsqu'elles ont su le sujet du bouquin de Bombardier.«Écrire sur l'amitié quand les trois quarts de tes amies ne peuvent plus te supporter ni te voir en peinture, faut le faire ! » s'est même exclamée l'une d'elles.Elle oubliait seulement une chose : Denise Bombardier n'en est jamais à un paradoxe près.Ce matin-là, à peine de retour de sa tournée avec Céline Dion, Denise Bombardier me reçoit dans son loft au troisième étage d'un immeuble industriel du Plateau.Avec son immense espace de près de 5000 pieds carrés, ses vues imprenables sur la montagne, ses tableaux et ses grands canapés crème aussi doux que des nuages, l'endroit est magnifique.Bombardier y vit avec Jim, son mari, le miracle irlandais qui est entré dans sa vie il y a cinq ans pour ne plus en sortir.C'est lui qui vient ouvrir la porte, prendre mon manteau et servir le café pendant que Denise, aux prises avec un problème de dos, s'enfonce dans le sofa et m'annonce que ce matin même, trois amies l'ont déjà appelée.«Et c'est comme ça tous les jours.Mes amies m'appellent et moi, peu importe où je suis dans le monde, j'en fais autant.» Amitié bousillée On ne peut pas dire que Madame B n'a pas le sens de l'àpropos.Je viens à peine d'arriver que nous sommes déjà dans le vif du sujet.Sauf que Denise Bombardier ne raconte pas tout.Elle veut bien répéter que Mes chères amies est né à la suite d'une peine d'amitié.Pour le reste, elle invoque la pudeur de ses sentiments et refuse de révéler les détails de l'histoire.Elle concède cependant que lorsque les événements sont arrivés, elle a réagi à outrance.«Je me suis sentie rejetée par mon amie et ça m'a fait très mal.Mais je comprends aujourd'hui que le contexte y était pour beaucoup.Je venais de finir d'écrire le roman sur mes tantes et de réaliser qu'il ne me restait plus aucune famille.J'étais dans un état d'extrême vulnérabilité et de tristesse et puis est arrivée cette affaire et j'ai pété les plombs.» De l'extérieur, l'affaire semble banale.Elle débute avec la publication d'Amitié interdite, le livre sur l'amitié entre Louise Beaudoin et Liza Frulla, écrit par Danièle Bombardier, la soeur de Denise.Selon des sources proches, le coeur du conflit tourne autour du fait que le nom de Denise Bombardier n'est évoqué qu'une fois dans le bouquin et que celle qui a le mérite d'avoir présenté Liza Frulla à Louise Beaudoin est Francine Jolicoeur et non Bombardier.Or, techniquement, il est vrai que Francine Jolicoeur, la femme d'un notable de Québec qui semble avoir hébergé toute la classe politique québécoise depuis 30 ans, a présenté les deux femmes l'une à l'autre dans un cadre professionnel.Mais il est tout aussi vrai qu'elles ont commencé à se fréquenter socialement dans des soupers chez Bombardier à l'époque de la Compagnie du Bas-Canada.Une autre femme aurait peutêtre été légèrement froissée par cette minuscule omission, mais l'intempestive Madame B n'a pas seulement grimpé dans les rideaux et hurlé sa peine d'amitié au monde entier, elle s'est lancée dans une guerre de mots dont la charge a bousillé une longue amitié.Denise Bombardier refuse de confirmer l'histoire et prétend même que tout est revenu comme avant avec « son» amie.Du même souffle pourtant, elle plaide qu'à partir de 50 ans, tout dans la vie des femmes change, y compris leurs amitiés.«Il y a des amies qu'on abandonne en cours de route parce que leur façon de voir les choses ne correspond plus à nos valeurs.Inversement, on se fait de nouvelles amies.En France, par exemple, j'ai eu un coup de coeur pour Françoise Laborde, qui anime les nouvelles à France 2.On a un plaisir fou ensemble.À Montréal, Julie Snyder, que j'adore parce qu'elle est folle, angoissée et brillante, est une amie.» Esprit libre De la souplesse de l'amitié qui se fout de l'âge, nous glissons à une forme d'amitié moins jolie : l'amitié intéressée qu'on entretient dans le seul but de servir ses intérêts.Au risque de la froisser, je demande à Denise si elle ne cultive pas certaines amitiés pa rce qu'el les lui permettent avant tout de rayonner professionnellement.Denise Bombardier ne se fâche pas, mais prend néanmoins un air un brin supérieur pour me lancer : «Là où je suis rendue, c'est plus les autres qui sont intéressés à mon amitié que le contraire.Moi, je n'ai absolument pas besoin de cultiver qui que ce soit pour faire ce que je fais.Mon pouvoir, je l'ai fait moi-même.Je n'ai pas besoin d'être amie avec Julie ou avec Pierre Karl Péladeau pour être à TVA.Et si je suis chez Paul Arcand tous les matins, ce n'est certainement pas parce que nous sommes amis.Nous ne le sommes pas.Je suis quelqu'un de complètement libre et c'est pour ça que je suis perçue comme menaçante.Les gens libres comme moi font peur aux autres.» C'est vrai que Denise Bombardier est libre.Alors que les membres de la classe médiatique choisissent habituellement leur camp et s'y tiennent, Denise Bombardier va où on la demande.Populiste chez les populos, élitiste chez les intellos, aussi à l'aise à discuter moralité publique chez Pivot qu'à tenir une valise au Banquier, Madame B a l'esprit libre et élastique.Elle se fout éperdument de ce qu'on peut penser d'elle, y compris lorsqu'on la traite de groupie de Céline Dion.Totale admiration Depuis déjà deux mois, Denise Bombardier suit Céline en tournée dans le monde entier en vue d'écrire un essai sur la notoriété de la diva nationale.Elle ne veut évidemment pas trop en parler pour ne pas brûler le sujet, mais avoue que l'idée du livre lui est venue en lisant L'aube le soir ou la nuit, le récit très impressionniste de Yasmina Reza sur la campagne électorale de Sarkozy.Bombardier a directement appelé René Angélil pour lui faire une proposition qu'il aurait immédiatement acceptée.Bombardier nie qu'il a vu dans son offre une belle occasiond'acheter un peu de vernis intellectuel pour l'image de Céline souvent malmenée par les intellos.Elle affirme qu'elle n'est pas embedded avec Céline et qu'elle paie ses dépenses pendant la tournée.Elle concède pourtant qu'elle a voyagé à deux reprises gratuitement dans le jet privé de Céline, qu'elle monte régulièrement dans ses voitures sans payer.Quant aux notes de frais dans les hôtels où elle descend avec l'entourage de Céline, elle affirme qu'Albin Michel, son éditeur, les acquitte.«Mon lien avec Céline n'est pas amical.Je suis en totale admiration devant elle et le phénomène planétaire qu'elle représente.Son parcours me fascine et d'autant plus que les pop stars dominantes d'aujourd'hui sont toutes américaines ou anglaises.Céline est la seule qui vient d'un petit endroit qui ne pouvait pas être un tremplin pour une telle carrière.Le regard que je porte sur elle est celui d'une sociologue.Moi, je ne connais rien du monde de la pop.Je n'ai jamais écouté une chanson de Madonna, mais Céline me dépasse.Elle n'est pas qu'une machine, c'est un mythe.Et c'est ce mythe-là dont je veux rendre compte.Quant au Céline bashing dont trop de critiques québécois semblent se délecter, à mon avis, c'est de la maladie mentale.» Dès lundi, Denise Bombardier repartira avec son mari sur les traces de Céline, d'abord à Londres, puis dans plusieurs autres villes en Europe.Elle assistera à ses concerts, conférences de presse et rencontres avec le public.Pour une femme habituée à toujours être le centre d'attention, ce sera presque du repos.AVEC TOUTE SON AMITIÉ De retour d'une tournée triomphale en Asie et en Afrique du Sud avec Céline Dion, Denise Bombardier a posé ses valises à Montréal, le temps de lancer son douzième livre.Après avoir exploré son enfance, son besoin d'amour et son amour des hommes, voilà qu'avec Mes chères amies, elle tente de lever le voile sur les amitiés féminines, dédiant son livre à toutes ses amies et à celles qui ne le sont plus.Portrait d'une drôle d'amie de fille.«Mon lien avec Céline n'est pas amical.Je suis en totale admiration devant elle et le phénomène planétaire qu'elle représente.(.) Quant au Céline bashing dont trop de critiques québécois semblent se délecter, à mon avis, c'est de la maladie mentale.» Ornithologie en fête! 75 espèces à voir et entendre 26 avril au 19mai 2008 Défi d'observation d'oiseaux, spectacle d'oiseaux de proie, exposition d'oeuvres d'art.museumsnature.ca 514 868-3000 3558427A ARTS ET SPECTACLES CONCOURS MARIE-CHRISTINE BLAIS Trois membres dans La Patère Rose, quatre dans Le Citoyen, cinq dans Bonjour Brumaire : ça va faire du monde sur la scène, mais aussi dans le Club Soda, tous ces jeunes musiciens.«C'est une des choses qui nous ont le plus frappés cette année, explique Sylvie Courtemanche, directrice générale des Francouvertes.C'est la première année que seuls des groupes peuvent s'inscrire, et cela a amené plus de public dans la salle - ne serait-ce que parce que chacun des musiciens amène sa famille, ses amis, etc.Ça multiplie les spectateurs.Les préliminaires et la demi-finale ont toujours lieu au Lion d'or et, cette année, on a eu une moyenne de 230 personnes par soir, dans une salle d'environ 260 places ; toutes les soirées avaient des airs de demi-finale!» C'est également l'année où les Francouvertes ont reçu le plus d'inscriptions: 292, au lieu des 210 à 220 habituelles.De ces candidatures, 21 ont été retenues pour participer aux préliminaires.De 21, le nombre de groupes en lice est passé à neuf pour la demi-finale, puis à trois pour la finale de mardi soir.Dans le jury «industriel », on retrouvera donc les artistes Richard Desjardins et Yann Perreau, mais aussi Laurent Saulnier des Franco Folies de Montréal et François Lemay de Bande à part (Radio-Canada couvre d'ailleurs en direct la soirée).Et dans la salle ?Eh bien! comme d'habitude, les spectateurs seront invités à voter eux aussi pour le groupe de leur choix.Car c'est une des particularités des Francouvertes depuis ses débuts : le vote du public compte pour 50% dans la détermination du gagnant.«On n'a pas d'équivalent de ce genre de concours en France, explique Youri Zaragoza, du groupe Bonjour Brumaire, arrivé au Québec il y a deux ans.Ce sont soit des concours très underground, soit des radio-crochets, c'est-à-dire de très gros trucs organisés par les grandes stations radio.» «Et parce qu'il y a beaucoup de gens de l'industrie qui viennent assister aux Francouvertes, dit de son côté Jérôme Dupuis-Cloutier, du groupe Le Citoyen, les participants ont une visibilité particulière.Je pense qu'il aurait fallu qu'on fasse encore au moins un an de spectacles avant d'attirer l'attention, alors que d'être aux Francouvertes nous a fait connaître par plein de gens, en deux soirs seulement (préliminaires et demi-finale).» De l'avis de tous les observateurs, en tout cas, la compétence et la qualité d'ensemble des groupes augmentent constamment au fil des ans et des éditions des Francouvertes.Les prix sont mieux répartis, au lieu de privilégier uniquement le gagnant avec une grosse palette de prix.Ainsi, Karine Novelle, qui s'est rendue jusqu'aux demi-finales des Francouvertes (et qui est désormais la claviériste de\u2026 Bonjour Brumaire !) a remporté un stage d'écriture et un spectacle au Festival de la chanson de Tadoussac, cet été.Absolument tous les participants ont également «gagné» des heures de studio.Le grand gagnant remportera pour sa part une bourse de 10 000$ offerte par les Francouvertes grâce au soutien de Sirius Radio Satellite, bourse qui servira à la production, la promotion et diffusion de son spectacle et de son disque.Enfin, les commentaires écrits par le jury de l'industrie et par le public après chaque spectacle - commentaires qui sont obligatoires pour que le bulletin de vote soit admissible! - sont lus avec avidité par les formations, qui ont d'ailleurs droit à TOUS les commentaires, sans censure aucune.Comme le concours soutient la musique émergente de plus d'une façon, l'organisation des Francouvertes s'orientera également, l'an prochain, vers le développement de public, afin que les diffuseurs qui présentent des spectacles des participants du concours puissent compter sur des salles plus pleines.En attendant, le grand soir, c'est mardi, au Club Soda.Pour l'occasion, Yann Perreau offrira une courte performance avant le concours proprement dit, et LX, l'un des deux DJ de Radio Radio, se produira pendant le dépouillement des votes.La soirée débute à 20h, et les billets sont à 12$ (plus taxes).On vous offre un coup d'oeil sur les trois groupes participants?LES 12es FRANCOUVERTES Groupes de tête Mardi soir se tiendra la 12e finale des Francouvertes, concours qui a couronné, au fil des ans, Loco Locass, les Cowboys fringants, Karkwa, Damien Robitaille et bien d'autres.Cette année, au Club Soda, ce sont les formations Bonjour Brumaire (indie rock), Le Citoyen (folk rock) et La Patère rose (pop électro-acoustique) qui seront en lice.Parmi les membres du jury: Richard Desjardins et Yann Perreau, qui ont eux aussi fait partie d'un groupe, un jour.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Trois groupes en lice aux 12es Francouvertes, donc trois chanteurs : Fanny Bloom, de La Patère rose, Youri Zaragoza, de Bonjour Brumaire, et Jérôme Dupuis- Cloutier, du groupe Le Citoyen.Bonjour Brumaire > La petite histoire du groupe « Je travaillais dans un magasin de t-shirts, explique Youri Zaragoza.J'étais dans le back-store, où j'écoutais des Beatles, du Gainsbourg, du vieux Green Day.Nathan (Howard, le guitariste de BB), lui, travaillait dans la boutique, mais il détestait la musique électro qui y jouait.Il a demandé à être muté pour travailler dans le back-store avec moi, on a discuté musique, il m'a présenté deux amis musiciens et voilà.On s'est retrouvés à être deux Québécois anglophones, un Québécois francophone, plus moi qui suis français, donc quatre garçons, plus une fille, la claviériste.C'est l'ONU, Bonjour Brumaire (rires).Et puis, la claviériste a décidé de partir après les préliminaires des Francouvertes\u2026 J'avais reçu un message de Karine Novelle, qui participait elle aussi aux Francouvertes et qui me disait qu'elle aimait beaucoup ce qu'on faisait.Je me suis souvenu que Karine avait une formation de piano, je lui ai demandé si elle accepterait de nous accompagner, elle a accepté et elle a appris nos sept morceaux en quatre jours! » > Est-ce votre premier concours ?«J'ai immigré au Québec il y a seulement deux ans, répond Youri, je ne connaissais donc pas les concours ici.C'est Cynthia Bellemare, qui travaillait à l'époque à la SOPREF (Société pour la promotion de la relève musicale de l'espace francophone), et Sébastien Charest, qui s'occupe du GAMIQ(Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec), qui nous ont recommandé de nous inscrire.» > La genèse du nom du groupe «On cherchait un mot désuet et un brin grandiloquent, un mot dont les gens diraient : pardon, je n'ai pas compris, c'est quoi?Et on a choisi \"brumaire\" (qui désigne le mois s'étendant du 22 octobre au 20 novembre, dans le calendrier républicain français, adopté pendant la Révolution française).Mais comme ça faisait un peu triste, on a décidé d'y ajouter un peu de joie et on l'a fait précédé du mot \"bonjour\"! » Adresse My Space: myspace.com/bonjourbrumaire Le Citoyen > La petite histoire du groupe « Le Citoyen, au début, c'était moi tout seul, raconte Jérôme Dupuis-Cloutier.Je faisais des chansons chez nous, à Sherbrooke, il y a deux ans ; c'était surtout des ballades folk.Et puis, d'autres musiciens se sont greffés au groupe (dont le guitariste Jean Vivier, qui est le fils de Raymond Lévesque !), on a continué à travailler, à faire plus dans le folk-rock.Ça fait deux ans qu'on vit à Montréal, qu'on fait des shows\u2026 Mais j'ai l'impression qu'on s'en va de plus en plus vers la chanson, vers un son de plus en plus smooth, on écoute plein de vieilles chansons, du Jean-Pierre Ferland, du Charlebois, et on aime ça, ça nous inspire.» > Est-ce votre premier concours ?«Non, avec un groupe, j'ai déjà participé au Festi- Rock de Richmond, et Le Citoyen a également participé au Festival de Granby.Mais je savais que toute la scène montréalaise, toute une partie de l'industrie se tient aux Francouvertes, c'était important pour nous d'être sélectionnés.Et là, on va être des finales\u2026» > La genèse du nom du groupe «Comme j'étais tout seul au début, je trouvais que Le Citoyen, c'était un nom drôle, un peu absurde, à la fois banal et pas banal (rires).Maintenant, on est quatre et on s'appelle encore Le Citoyen ! » Adresse My Space: myspace.com/lecitoyen La Patère rose > La petite histoire du groupe «Au départ, explique Fanny Bloom, c'était un projet musical personnel, sous mon nom d'artiste, Fanny Bloom.Je connaissais Julien et Thomas depuis le cégep de Sherbrooke, eux étaient en musique et moi, en lettres.Et ils m'accompagnaient, on travaillait ensemble mes chansons.Et puis, tout le monde a déménagé à Montréal il y a deux ans, et Julien et Thomas (Thomas est le frère d'Olivier Hébert, contrebassiste du Citoyen !) se sont mis à travailler à leur groupe Misteur Valaire (où on les connaît sous les surnoms de Jules et To).Mais on continuait à répéter ensemble tous les trois, une fois par semaine, dans le studio en bas de leur grand appartement, dans Rosemont.Et puis un jour, il y a environ un an, je leur ai proposé qu'on devienne un vrai groupe à trois, et là, ça s'est vraiment mis en place.» > Est-ce votre premier concours ?«Oui, répond Fanny, il n'y a pas beaucoup de concours destinés aux groupes, comme c'est le cas pour les Francouvertes.Julien et Thomas me demandaient si on s'inscrirait, et finalement j'ai rempli le formulaire (en ligne) deux jours avant la date limite; je ne suis pas trop bonne en informatique\u2026» > La genèse du nom du groupe « La vraie histoire?Ça faisait trois mois qu'on se cherchait un nom, on était sur mon balcon à se lancer des idées et des jeux de mots, et Thomas a lancé ça, La Patère rose.Pourquoi pas ?Mais ça serait le fun que je trouve une histoire plus inventive que ça\u2026» Adresse My Space: myspace.com/lapatererose De l'avis de tous les observateurs, en tout cas, la compétence et la qualité d'ensemble des groupes augmentent constamment au fil des ans et des éditions des Francouvertes."]
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