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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-02-18, Collections de BAnQ.

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[" 1875, CHEMIN CHAMBLY (rte 112), CARIGNAN 450.447.1234 CHRYsLER 300C À 10 MINUTES DE MONTRÉAL OUVERT LE SAMEDI de 9 h à 17 h SUR LA RIVE-SUD 3542757 RABAIS JUSQU'À 16000$ 17 véhicules 2007 pour livraison immédiate JEEP COMPAss 17 499$ .ET LA SUPER LIQUIDATION DES MODÈLES 2007 FUT! JEEP COMPAss à partir de STOCK NO 8082 22 en inventaire 50ANS, ÇA SE SCHTROUMPFE! UN DOSSIER À NE PAS SCHTROUMPFER ACTUEL PAGES 2 ET 3 UN CRIMINEL DU LAIT À BORDEAUX UN FERMIER PAIE CHER SA VISION ARTISANALE YVES BOISVERT PAGE A5 ÉLECTIONS HISTORIQUESAUJOURD'HUI LE PAKISTAN RETIENT SON SOUFFLE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE FAIT LE PORTRAIT D'UN PAYS EN CRISE ET MENACÉPAR LES ISLAMISTES.PAGES A2 ET A3 CANADIEN 5 FLYERS 3 LE TRICOLORE REJOINT LES SÉNATEURS.MAIS A DISPUTÉ UN MATCH DE PLUS.SPORTS PAGES 1 À 3 PHOTO REUTERS LE KOSOVO, NOUVEAU PAYS NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL RACONTE LE JOUR 1 DE L'INDÉPENDANCE PAGE A16 BANCD'ESSAI UN PARFUM D'EUROPE LA SATURN ASTRA L'AUTO PAGE 10 CÉLINE EN AFRIQUE DU SUD Après une première marquée par des pépins scéniques, René Angélil a mis son chapeau de metteur en scène.ARTS ET SPECTACLES PAGE 6 Céline Dion Des militants opposés à Pervez Musharraf ont appelé samedi, à Lahore, au boycottage des élections d'aujourd'hui.PHOTOAFP, PEDRO DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le salaire des juges de la Cour du Québec a presque doublé depuis 1997, passant de 113 000 à 217 000$.En négociations avec le gouvernement, les magistrats réclament une nouvelle hausse avoisinant 15% d'ici 2010.C'est ce que révèlent les documents qui servent d'argumentaire au gouvernement et à la Conférence des juges du Québec qui débattront cette semaine à Montréal des ajustements de traitement à accorder aux 270 magistrats de la Cour du Québec.Les audiences se dérouleront rue Mansfield, jeudi, vendredi et samedi prochain, présidées par l'ancien premier ministre, Me Daniel Johnson.Ce dernier rendra son rapport le 17 avril.Québec aura à légiférer par la suite sur le sujet.La position de Québec Obtenue par La Presse, la «position gouvernementale» datée du 7 février dernier souligne que le salaire des juges a augmenté de 91,7% entre 1997 et 2006.Le juge en chef gagne 243 000$, celui qui n'a aucune fonction de coordination ou de formation touche 217 000$.Il faut dire que le salaire des magistrats était longtemps resté à la traîne jusqu'à ce que la Cour suprême décide qu'ils devaient être mieux rémunérés pour que leur indépendance soit mieux protégée.Aussi les salaires sont-ils désormais fixés par des comités indépendants du pouvoir politique.Le salaire des juges a doublé en 10 ans Cour du Québec Les magistrats plaident pour une hausse substantielle Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Depuis quelques mois, l'image de Sarkozy brunit.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 124e année No 118 66 pages, 6 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées >Voir JUGES en page A13 Montréal lundi 18 février 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique LA PRESSE AU PAKISTAN MICHÈLE OUIMET ENVOYÉE SPÉCIALE PAKISTAN Naheed Khan était assise à côté de Benazir Bhutto lorsqu'elle s'est affaissée sur le siège arrière du véhicule blindé, inconsciente, baignant dans son sang.«Je pensais qu'elle s'assoyait, raconte Naheed.Pourtant, j'avais entendu des coups de feu.» Il y avait huit personnes dans la voiture aumoment de l'attentat.Les gardes armés étaient assis en avant, Naheed en arrière, à la droite de Benazir Bhutto.C'était le 27 décembre, à 17h.Benazir Bhutto venait de quitter le parc Liaquat Bagh, à Rawalpindi, où avait eu lieu un rassemblement politique monstre.Le véhicule essayait de se frayer un chemin, mais la foule était tellement dense qu'il a été obligé de s'arrêter.«Les gens criaient \"Longue vie à Bhutto!\" en agitant des drapeaux, se rappelle Naheed.Benazir était très excitée.Elle a décidé d'ouvrir le toit et de saluer la foule.» Puis il y a eu les coups de feu.Cinq ou sept secondes plus tard, un kamikaze se faisait exploser.La scène était cauchemardesque: la foule compacte et survoltée, les cris, le chaos, le souffle de la bombe qui avait soulevé la voiture, Benazir Bhutto ensanglantée.«On a paniqué, conte Naheed.On est tout de suite partis à l'hôpital, mais à mi-chemin, le chauffeur nous a dit qu'il ne pouvait plus rouler, la bombe avait brûlé les pneus.On s'est arrêtés au milieu de la route.Il n'y avait personne, pas de police, pas d'ambulance, rien.Un véhicule du parti est arrivé.On a transféré Benazir et on a filé comme des fous.» «Elle est arrivée ici à 17h 35, affirme le directeur de l'hôpital de Rawalpindi, Habidulah Khan.Elle a été transportée dans la salle d'opération.Il y avait huit ou 10 médecins autour d'elle, mais elle était déjà morte.» «Elle était ma soeur, mon leader, mon mentor, dit Naheed.C'est une perte immense.» Naheed était sa secrétaire politique.Elles travaillaient ensemble depuis 24 ans.Le 28 octobre, lorsque Benazir Bhutto est rentrée au Pakistan après ses longues années d'exil, Naheed était près d'elle lorsqu'une bombe a explosé, tuant 140 personnes.Cette fois-là, elle a survécu.Une controverse monstre a éclaté autour de la mort de Benazir Bhutto.A-t-elle été tuée par balle, par la manivelle du toit ouvrant qu'elle aurait violemment heurtée ou par les éclats de la bombe?Certains accusent le président du Pakistan, Pervez Musharraf, d'avoir trempé dans son assassinat, d'autres montrent du doigt Al-Qaeda ou les talibans.Une chose est certaine, sa mort a provoqué une immense vague de sympathie en faveur du Parti du peuple pakistanais (PPP), fondé par le père de Benazir.Le PPP mène dans les sondages.La moitié des Pakistanais l'appuie.Nawaz Sharif, ancien premier ministre et leader du PML-N, recueille 22% des voix, et le parti de Pervez Musharraf, le PML-Q, en récolte à peine 14%.Le PPP a de bonnes chances de remporter les élections.Si elles ne sont pas truquées.La tentation totalitaire Le 17 août 1988, le président du Pakistan, Zia ul-Haq, meurt dans un accident d'avion.Le chef de l'armée, le général Mirza Aslambeg, convoque son conseiller juridique, le responsable de la marine et le directeur des services secrets.Le général ul-Haq était un dictateur.En 1977, il avait pris le pouvoir, proclamé la loi martiale et fait arrêter le premier ministre Zulficar Ali Bhutto, père de Benazir.Deux ans plus tard, Bhutto était exécuté.«Mes amis me disaient : \"Ne convoque pas d'élections, les islamistes vont gagner et il y aura un bain de sang\", raconte Mirza Aslambeg.Je leur ai répondu: \"Les islamistes ne sont pas intéressés par le Pakistan.Ce qu'ils veulent, c'est se débarrasser des Soviétiques en Afghanistan.\"» Le général Aslambeg a fait à sa tête.Il a refusé de s'emparer du pouvoir.Il a convoqué le président du Sénat qui a rétabli la Constitution et déclenché des élections.Zia ul-Haq est mort à 17h.Trois heures plus tard, le processus électoral était enclenché.La tentation totalitaire hante toujours le Pakistan.Le général Pervez Musharraf a pris le pouvoir en 1999 à la suite d'un coup d'État.Le pays pourrait basculer si les élections sont truquées et que le parti de Musharraf gagne.Mais ce n'est pas le seul scénario.«Si Nawaz Sharif et le parti de Bhutto obtiennent les deux tiers des voix, ils vont s'allier pour destituer Musharraf, croit Talat Masood, général à la retraite.Musharraf est immensément impopulaire.Il va probablement démissionner et l'armée va le laisser tomber.» «Musharraf ne survivra pas à ces élections, pense l'ancien chef du puissant service de renseignement pakistanais, Hamid Gul.Mais s'il reste et que les Américains continuent de l'appuyer, le Pakistan va s'enfoncer dans la guerre civile.» Le général Aslambeg approuve.«Le pays risque d'éclater et de suivre l'exemple de l'Irak ou de l'Afghanistan.Les Américains ont créé quatre dictateurs au Pakistan.C'est plus facile de contrôler un pays en négociant avec un homme qu'avec une Assemblée élue par le peuple.» «Comment Musharraf pourraitil continuer à gouverner avec un tel taux d'impopularité?demande Talat Masood.Le pays sera ingouvernable et gravement déstabilisé.Les sondages indiquent que son parti est en difficulté, mais il a une bonne machine électorale.» Et il y a la fraude.Est-ce que les élections peuvent être justes et transparentes?«Non, répond sans hésiter Rasul Bakhsh Rais, professeur de sciences politiques à l'Université de Lahore.On ne peut pas faire confiance à Musharraf.Et c'est lui qui mène le \"show\".» Des élections sous Aujourd'hui, les Pakistanais élisent leurs députés.Des élections sous haute tension.Des attentats sanglants ont marqué les derniers jours de la campagne électorale.Les risques de fraude et de violence sont élevés.Portrait d'un pays au bord du gouffre.MICHÈLE OUIMET Elle est tombée fol lement amoureuse de lui dès le premier regard.Elle avait 24 ans, lui 32.Il était divorcé et il vivait en exil à Damas avec sa petite fille de trois ans, Fatima.Ils se sont mariés 3 ans plus tard, en 1989.Lui , c 'est Murtaza Bhutto, frère de Benazir.Elle, c 'est Ghinwa, réfugiée libanaise qui a choisi de suivre le destin de son mari et d'élever sa fille, Fatima.Aujourd'hui, elle est candidate et Fatima, 25 ans, l'aide dans sa campagne électorale.Lorsque Zulfikar Bhutto a été exécuté en 1979, deux de ses enfants, Benazir et Murtaza, ont voulu le remplacer à la tête du PPP.Benazir a gagné et Murtaza a dû fuir le pays.En 1996, il a connu une fin brutale.« Il a été abattu par des policiers à 10 mètres de la maison.C'est Benazir qui a donné l'ordre de l'arrêter, accuse Ghinwa.Elle était première ministre à l'époque.Elle savait que l'arrestation était risquée et que Murtaza pouvait mourir.» Le clan Bhutto est profondément divisé et la haine est profonde.Onze ans après la mort de Murtaza, les plaies sont toujours vives.Fatima n'a que 25 ans, mais elle nourrit des ambitions politiques.« Je pense qu'el le va être meilleure que Benazir ! » lance Ghinwa.En attendant la gloire, elle écrit des essais et s'initie à la politique auprès de Ghinwa.Pour l'instant, c'est le mari de Benazir, Ali Zardari, qui dirige le PPP.«C'est un personnage très controversé », affirme le général Talat Masood.Ali Zardari a joué un rôle important lorsque sa femme Benazir était au pouvoir.En coulisse.Les Pakistanais le surnommaient Monsieur 10%, car il carburait aux pots-de-vin.À la fin des années 90, près de 90 chefs d'accusation ont été portés contre le couple Bhutto-Zardari.Ils auraient détourné des centaines de millions de dollars.La poursuite s'est terminée en queue de poisson.Aujourd'hui, Zardari est le chef du PPP et il mène une campagne d'enfer.«Selon toutes probabilités, il sera le prochain premier ministre du Pakistan, prédi t le professeur Rasul Bakhsh Rais.Les Pakistanais sont prêts à tout lui pardonner pour se débar rasser de Musharraf.» Ghinwa se porte candidate La campagne de la belle-soeur de Benazir rappelle la division du clan Bhutto « Le pays risque d'éclater et de suivre l'exemple de l'Irak ou de l'Afghanistan.Les Américains ont créé quatre dictateurs au Pakistan.C'est plus facile de contrôler un pays en négociant avec un homme qu'avec une Assemblée élue par le peuple.» s1956 LA CONSTITUTIONEST ADOPTÉE ET LE PAKISTAN DEVIENTUNE RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE.s1947 NAISSANCE DU PAKISTAN À LA SUITE DE LA PARTITION DES INDES BRITANNIQUES.s1963 ZULFIKAR ALI BHUTTO, LE PÈRE DE BENAZIR BHUTTO, CRÉE LE PARTI DU PEUPLE PAKISTANAIS.IL SERA DEUX FOIS PREMIERMINISTRE.s1977 LE GÉNÉRAL ZIA UL-HAQ PROCLAME LA LOI MARTIALE ET FAIT ARRÊTER BHUTTO.s1979 ZULFIKAR ALI BHUTTO EST EXÉCUTÉ.AOÛT s1988 ZIA UL-HAQMEURT DANS UN ACCIDENT D'AVION.DÉCEMBRE s1988 BENAZIR BHUTTO DEVIENT PREMIER MINISTRE.LES ÉLECTIONS EN CHIFFRES Les élections présidentielles ont eu lieu en octobre.Pervez Musharraf a été alors élu président.Aujourd'hui, les Pakistanais élisent les députés qui vont siéger à l'Assemblée nationale et dans les Parlements des quatre provinces.NOMBRE DE DÉPUTÉS À L'ASSEMBLÉE NATIONALE 342, dont 272 élus au suffrage universel ; 60 sièges sont réservés aux femmes, 10 aux minorités religieuses.Nombre de bureaux de vote Nombre d'électeurs 81 millions Nombre de soldats déployés PHOTO TARIQ MAHMOOD, AGENCE FRANCE-PRESSE Un homme s'affaire aux derniers préparatifs en vue du scrutin d'aujourd'hui. PAKISTAN Capitale: Islamabad Population: 164 millions Religion: 77% musulmans sunnites, 20% musulmans chiites Espérance de vie: 63,75 ans Taux de fertilité: 3,7 enfants par femme Taux d'alphabétisation: 50% (36% chez les femmes) Croissance économique: 6,3% en 2007 PNB par personne : 2 600$ US Balouchistan Sindh Punjab ISLAMABAD Rawalpindi INDE AFGHANISTAN LA PRESSE AU PAKISTAN haute tension PHOTO ADEEL KHAN, REUTERS Un jeune garçon à ses côtés, un homme monte la garde devant le bureau électoral d'un candidat aux élections pakistanaises dans la ville de Bannu, en pleine région tribale.MICHÈLE OUIMET «Les bureaux de l'Union européenne (UE) occupent la moitié d'un étage de l'ultrachic hôtel Serena à Islamabad.Une chambre coûte en moyenne 750$US la nuit.Le chef de la délégation, Michael Gahler, est pressé, il doit rencontrer un ministre dans une heure.C'est lui, l'observateur en chef chargé de conclure si les élections sont libres et transparentes.M.Gahler envoie 60 équipes sur le terrain, chacune accompagnée par une auto de police.Elles pourront visiter seulement 1000 bureaux de vote, sur un total de 64 000 dispersés à travers le pays.De plus, l'UE n'a accès ni à la zone tribale ni à la province de la Frontière du Nord-Ouest, sauf à Peshawar.C'est pourta nt la région la plus explosive.Autre hic, la liste électorale.«Le gouvernement a confectionné une liste où figurent seulement 60 millions d'électeurs, dit M.Gahler.Il l'a donc fusionnée avec l'ancienne, celle qui a servi lors des élections de 2002, sinon trop de gens auraient été exclus.Le problème, c'est qu'il y a des doublons.» Les risques de dérapage sont élevés.Samedi, le quotidien Dawn annonçait en manchette que la police de Karachi, la plus grosse ville du pays, avait arrêté 10 talibans qui préparaient des attaques terroristes massives.Ils étaient en possession d'une grande quantité d'explosifs.Aujourd'hui, la police, l'armée et les rangers vont surveiller les bureaux de vote.Y aura-t-il de la violence?«Mais oui, répond sans sourciller le chef de police de la province du Sindh, Azhar Farooqui.Les partisans des différents partis vont s'affronter dans les rues.Ça s'est toujours passé comme ça.» Violence à l'ordre du jour « Les partisans des différents partis vont s'affronter dans les rues.Ça s'est toujours passé comme ça.» s1990 BENAZIR BHUTTOEST DÉMISE DE SES FONCTIONS ET NAWAZ SHARIF EST ÉLU PREMIERMINISTRE.s1993 BENAZIR BHUTTODEVIENT PREMIER MINISTRE POUR UNE DEUXIÈME FOIS.TROIS ANS PLUS TARD, ELLE EST DE NOUVEAU DESTITUÉE.s1997 NAWAZ SHARIF EST ÉLU PREMIER MINISTRE POUR LA DEUXIÈME FOIS.s1999 COUP D'ÉTAT DU GÉNÉRAL PERVEZ MUSHARRAF.s2001 MUSHARRAF ACCEPTE D'APPUYER LES AMÉRICAINS DANS LEUR GUERRE CONTRE LE TERRORISME.27 DÉCEMBRE s2007 BENAZIR BHUTTOEST ASSASSINÉE, DEUXMOIS APRÈS SON RETOUR D'EXIL.DERNIÈRES ÉLECTIONS D'OCTOBRE 2002 RÉSULTATS OBTENUS PAR LES PRINCIPAUX PARTIS LIGUE MUSULMANE DU PAKISTAN (PML-Q), de Pervez Musharraf 25,7% DES VOIX 126 SIÈGES PARTI DU PEUPLE PAKISTANAIS (PPP), de Benazir Bhutto 25,8% DES VOIX 81 SIÈGES MUTTAHIDA MAJLIS-E-AMAL (MMA), regroupement de quatre partis islamistes 11,3% DES VOIX 63 SIÈGES LA LIGUE MUSULMANE DU PAKISTAN (PML-N) de Nawaz Sharif 9,4% DES VOIX 19 SIÈGES L'impeccable ingénierie japonaise www.subaru.ca SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY SUBARU DES SOURCES DOLLARDDESORMEAUX SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHEDES-MONTS SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU DE LAVAL ADMAUTOMOBILES SUBARU RIVE-SUD GREENFIELD PARK JOHN SCOTTI SUBARU ANJOU SUBARU AUTO CENTRE MONTRÉAL LACHUTE SUBARU BROWNSBURG CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY JOLIETTE SUBARU JOLIETTE SUBARU SAINT-JÉRÔME SAINT-JÉRÔME CARREFOURSUBARUAUTO SAINTE-ROSE, LAVAL Pour le modèle Forester 2008 (8J1X0) : paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.0 $ de dépôt de sécurité.Comptant 2 990 $ (taxes en sus) ou échange équivalent.Le montant total exigé avant le début de la période de location est de 3 790,34 $ (taxes incluses).Cette promotion est offerte chez les concessionnaires 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SEULEMENT 72 HEURES ! 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chaque arrondissement est chargé d'assurer le déneigement de son territoire depuis les fusions municipales.«Problème de gouvernance» «Il y a un énorme problème de gouvernance à la Ville, a déploré Karim Boulos, conseiller municipal de Ville-Marie chez Vision Montréal.Les arrondissements doivent composer avec un budget trop restreint et demandent de travailler des heures ridiculement longues.» «Ils subissent également beaucoup de pression de la part des citoyens, a-t-il ajouté.Les employés sont donc tannés, ils passent sur les lumières rouges, et ils font n'importe quoi.» Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, estime que la sécurité des piétons devrait primer, quitte à rallonger les opérations de déneigement.«C'estquoi cettepressedémesurée d'enlever laneige?a-t-il demandé.La neige est loin d'être un drame, et on ne doit pas tuer du monde pour l'enlever.» Richard Bergeron a plaidé pour des rues plus sécuritaires, déplorant que 75% des morts sur les routes patrouillées par le SPVM en 2007 soient des piétons.«Il y a des limites à l'état d'urgence, a-t-il dit.On est là pour déneiger et rendre ça plus sécuritaire, et en le faisant, on risque de blesser des gens.Il y a une contradiction.» Le parti du maire, Union Montréal, ne s'est pas formalisé de la situation.«Ce phénomène n'est pas nouveau, et nous allons continuer de sensibiliser nos employés», a dit Maxime Chagnon, attaché de presse du cabinet du maire et du comité exécutif.La Presse soulignait hier que certains camions chargés de neige étaient payés au voyage, ce qui pouvait pousser les conducteurs à rouler trop vite.«Peu importe le type de véhicule qu'on conduit et le type de travail qu'on fait, le code de la sécurité routière s'applique», a répondu Maxime Chagnon.L'attaché de presse a déclaré que le maire Gérald Tremblay ne pouvait répondreaux questionsde La Presse.Le Syndicat des cols bleus ne nous a pas rappelés.Dangers du déneigement à Montréal L'opposition accuse l'administration municipale PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Ce piéton qui traverse courageusement la rue devant les camions de déneigement sait-il que 75% des morts sur les routes patrouillées par le SPVM en 2007 sont des piétons?C'est du moins ce qu'affirme le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.CATHERINE HANDFIELD Montréal prendra des airs printaniers aujourd'hui.Le mercure pourrait grimper jusqu'à 8oC en aprèsmidi.Mais oubliez les balades le long du fleuve : de la pluie et des vents violents viendront rappeler les affres de la météo.Après le froid glacial des derniers jours, un autre redoux gagne aujourd'hui le Québec.La pluie passagère qui l'accompagnera cessera en après-midi, cédant le pas à des rafales de vent atteignant les 70 km/h.Mais ces températures chaudes seront de courte durée.Les températures froides reviendront dès ce soir.«Et pour le restant de la semaine, nous aurons du beau temps avec des températures en dessous des normales de saison», a dit René Héroux, météorologue à Environnement Canada.On annonce un maximum de -1°C pour demain.Les dangers du redoux Le redoux prévu aujourd'hui présente un risque pour les toitures.L'eau de la fonte des neiges ne peut s'écouler, puisque les gouttières sont gelées.Il y a donc risque d'infiltration.Pour les toits en pente, on suggère de dégager le premier mètre de la partie inférieure des corniches.Pour les bâtiments plats, déneiger le dessus des ventilateurs sur le toit suffit.Mais la prudence est de mise pour ce genre d'opération.Entre 1995 et 2005, 16 personnes sont mortes au Québec en tombant alors qu'elles déneigeaient leur toit.Par ailleurs, la Sécurité civile ne craint pas le débordement de cours d'eau aujourd'hui, la période de redoux étant de trop courte durée.Un redoux venteux Les médecins de l'hôpital de Lachine, seul hôpital francophone de l'Ouest-de-l'Île, craignent de perdre leur langue de travail.Ils ont ajouté leur voix aux citoyens hier pour dénoncer le projet d'intégration de leur établissement au Centre universitaire de santé Mc Gill (CUSM).À la fin de décembre, le directeur général du CUSM, Arthur Porter, a proposé d'intégrer l'hôpital de Lachine à son réseau dès le 1er avril.Le projet est à l'étude et une décision gouvernementale devrait être rendue lors du dépôt du prochain budget.Après un groupe de citoyens et des députés péquistes, les médecins et le personnel de l'hôpital ont émis leurs craintes hier envers l'option de l'intégration de leur lieu de travail aux cinq hôpitaux d'enseignement du CUSM.«Avec l'intégration, nous n'aurons plus de pouvoir décisionnel, nous risquons de nous transformer en clinique, et notre statut francophone est en danger », a dit le Dr Paul Saba.Les médecins prônent plutôt la formule de l'affiliation, qui leur permettrait de conserver leur conseil d'administration et leur accréditation syndicale distincte.\u2014 Catherine Handfield Les médecins de l'hôpital de Lachine disent non au CUSM .Taux effectif en vigueur, en considerant les rabais accordes aux clients qui achetent un vehicule en payant comptant.Offres de location et de financement d'une duree limitee sur tous les nouveaux vehicules Acura 2008 par l'entremise des Services Financiers Honda Inc.sur approbation de credit.Le taux en location de 0,9% jusqu'a 36 mois est applicable sur la gamme des modeles CSX, TSX, TL et RL 2008.Le taux en location jusqu'a 36 mois sur la gamme des modeles RDX et MDX 2008 est de 1,9%.Le taux en financement de 0,9% jusqu'a 48 mois est applicable sur la gamme des modeles CSX, TSX, TL et RL 2008.Le taux en financement jusqu'a 48 mois sur la gamme des modeles RDX et MDX 2008 est de 1,9%.Offres d'une duree limitee applicables a la location d'une nouvelle Acura CSX 2008 (modele FD5558JN), Acura TSX 2008 (modele CL9588J), Acura TL 2008 (modele UA6628J), Acura RDX 2008 (modele TB1828JN) et Acura MDX 2008 (modele YD2828JN) par le biais de Services Financiers Honda sur approbation de credit.Le versement mensuel pendant 48 mois s'eleve a 318 $/398 $/498 $/528 $/658 $.Les frais d'inscription au RDPRM, incluant les droits du registre, les frais de transport et d'inspection prelivraison de 1 370 $/1 725 $/1 825 $/1 825 $/1 855 $, le paiement du premier mois et un depot de garantie de 0$ sont payables des l'entree en vigueur du contrat de location.Les taxes, frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement, ainsi que les droits sur pneus neufs sont en sus.Allocation de 96 000 kilometres ; frais de 0,15 $/km excedentaire (0,12 $ pour la CSX).Le concessionnaire peut louer a plus bas prix.Une commande/un echange de la part du concessionnaire pourrait etre necessaire.Obtenez tous les details aupres de votre concessionnaire Acura.L'offre Aucun paiement pendant 90 jours s'applique sur les offres de financement a l'achat sur tous les nouveaux modeles 2007 et 2008 et sur les vehicules d'occasion Acura de performance certifiee achetes et livres au plus tard le 29 fevrier 2008.Offre en vigueur par l'entremise des Services Financiers Honda sur approbation de credit seulement.Les mensualites sont differees pendant 90 jours.Les contrats seront prolonges en consequence.Les interets (le cas echeant) ne seront pas ajoutes au cours des 60 premiers jours du contrat.Apres 60 jours, les interets (le cas echeant) commenceront a etre ajoutes et l'acheteur devra payer le capital et les interets (le cas echeant) mensuellement jusqu'au terme du contrat.Le rabais comptant de 2 500 $/3 500 $/4 500 $/5 500 $/ 6 500 $ est offert aux clients qui paient comptant seulement sur les modeles Acura RDX 2008 (modele TB1828JN)/(modele TB1858KN) et les modeles Acura MDX 2008 (modele YD2828JN)/(modele YD2858KN)/(modele YD2888KN).Le rabais comptant ne peut etre combine aux offres speciales de financement ou de location.Le concessionnaire peut vendre a prix moindre.Le concessionnaire peut avoir a commander ou a echanger un vehicule.Voyez votre concessionnaire Acura pour tous les details.318$ /MOIS PAIEMENT EN LOCATION SUR 48 MOIS 398$ /MOIS PAIEMENT EN LOCATION SUR 48 MOIS 498$ /MOIS PAIEMENT EN LOCATION SUR 48 MOIS 528$ /MOIS PAIEMENT EN LOCATION SUR 48 MOIS 658$ /MOIS PAIEMENT EN LOCATION SUR 48 MOIS 0COMPTANT Visitez acura.ca des aujourd'hui.ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux 514 696-7777 ACURA METROPOLITAIN 5625, boul.Metropolitain St-Leonard 514 362-2872 LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O.Montreal 514 340-1344 ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Laval 450 682-4050 ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau Brossard 450 659-1616 ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie Blainville 450 435-4455 Pour information seulement : A Taux effectif en vigueur, en considerant les rabais accordes aux clients qui achetent un vehicule en payant comptant.Le rabais comptant ne peut etre combine aux offres speciales de financement ou de location.8,6% 0,9% 0COMPTANT $ 0COMPTANT $ 0COMPTANT $ 0COMPTANT 0,9% 90JOURS FINANCEMENT A L'ACHAT JUSQU'A 36 MOIS JUSQU'A 48 MOIS OU RABAIS 2500$ COMPTANT A L'ACHAT DE ATAUX NOMINAL 6500$ SUR MODELES SELECTIONNES TAUX DE LOCATION 3540521A ACTUALITES Depuis 10 jours, le fermier Yves Desrosiers est enferme a la prison de Bordeaux.Son crime?Ne pas avoir suivi scrupuleusement les reglements de fabrication du lait, avoir ete mis a l'amende et ne pas avoir paye ses amendes.Ave c s on fr e r e A nd r e , M.Desrosiers faisait un produit acclame partout, le lait d'Antan.Quiconque a goute la creme naturelle epaisse des Desrosiers ne peut que retourner en braillant aux cremes 35 epaissies artificiellement qui ne goutent rien.Leur lait biologique non homogeneise etait issu de vaches nourries au soya.Le lait d'Antan porte mieux son nom que jamais.Il n'existe plus.L'an dernier, les Desrosiers ont ete accules a la faillite.Avant d'etre arrete, Yves etait concierge dans une usine .Andre, contre qui pese egalement un mandat, travaille dans une cour a bois en attendant que la faillite se regle.C'est epouvantable, c 'est tellement injuste , dit Daniel Dubuc, d'Horizon Nature, qui dist r ibuait le lait d'A ntan.M.Dubuc organise une collecte pour sortir Yves Desrosiers de prison.Vous ne pouvez pas rencontrer des gens plus travaillants et honnetes que les Desrosiers, dit-il.Pour moi, ce qui arrive est la preuve vivante de ce qui ne va pas dans l'agriculture au Quebec.Ces gens-la faisaient un produit exceptionnel, sante, que les gens avec une intolerance au lait pouvaient consommer.Amendes vitaminees Evidemment, M.Desrosiers n'est pas en prison pour avoir produit du lait.Il est en prison parce qu'il s'est fait imposer des amendes et qu'il ne les a pas payees.En tout, six infractions ont ete retenues par les inspecteurs du ministere de l'Agriculture (MAPAQ).En avril 2003, par deux fois, les inspecteurs ont detecte un trop grand nombre de bacteries dans le lait pasteurise a basse temperature des freres Desrosiers.Le procede conserve le gout nature et plusieurs caracteristiques du lait.Personne n'a jamais rapporte le moindre probleme.Mais ces deux fois-la, apparemment, les normes reglementaires n'etaient pas respectees : deux amendes de 900$.La troisieme infraction: on a trouve des excrements de rongeurs en mai 2003.Amende de 250$.Puis, trois autres infractions : en mars, mai et decembre 2004, leur lait n'avait pas tout a fait assez de vitamine D : 750 $ d'amende chaque fois.Il faut savoir que la loi oblige les producteurs de lait a ajouter de la vitamine D dans leur produit.Il faut qu'il y en ait assez, mais pas trop.Au MAPAQ, impossible de savoir quel etait l'ecart coupable dans ce cas-ci.Mais Andre Desrosiers nous dit qu'il etait forcement infime.Je produisais 3000 a 4000 litres de lait par semaine et je mettais 3 ml de vitamine en tout; ma bouteille de 500 ml (de vitamine) n'etait pas finie au bout de six mois.C'est des toutes petites quantites, mais ils voulaient m'attraper.Huissier desole Les Desrosiers ont recu des avis, mais ils ne s'en sont pas occupes.Menace de prison l'an dernier, Andre affirme avoir paye certaines amendes.Mais il ignorait que son frere devait les payer aussi, et qu'il pendait une peine de prison contre lui aussi.Ils l'ont appris le vendredi 8 fevrier, quand Yves Desrosiers a recu la visite d'un huissier qui lui a reclame le paiement des amendes.Il n'a plus un sou et a donc ete oblige de le suivre a son bureau, puis a la prison de Sorel, qui deborde de prisonniers.Il a ete transfere a Bordeaux, tout aussi pleine.C'a pas de bon sens notre seul but , c 'etait de nourri r les gens, m'a-t-il dit depuis Bordeaux, hier.Depuis 1994, si j'ai pris 10 jours de conge, c'est beau, et pas des journees completes.C'est comme si j'avais fait un crime , dit-il, manifestement sonne.Ses codetenus ont peine a croire son histoire.L'huissier confiait jeudi qu'il etait un peu desole d'embarquer cet homme de 48 ans, qu'il sait vaillant et honnete, pour l'envoyer avec des criminels.Mais il n'est pas paye pour avoir des etats d'ame.Dura lex Il y a deux manieres de voir cette histoire.Du point de vue du ministere de l'Agriculture, c'est simplement l'histoire de gens tetus qui se sont fait avertir, qui n'ont pas ecoute, qui ont ete mis a l'amende (4150 $ en tout), qui n'ont pas paye et qui, comme n'importe qui ne payant pas une amende, ont pris le risque d'aller la payer en sejournant en prison.Que voulez-vous, c'est la loi.A la Federation des producteurs laitiers, plusieurs pensent que les Desrosiers ont voulu contourner les regles et qu'ils ont couru apres.L'aut re facon de voi r cette affaire, c'est que des fermiers dissidents, inspectes et surinspectes, se sont fait prendre en defaut pour des infractions mineures .Et pendant ce temps, croulant sous une reglementation qui ecrase les innovateurs, incapables d'avoir un statut particulier pour s'en tirer financierement, ils ont fini par deposer leur bilan.Sans le sou, il n'y avait evidemment pas moyen pour eux de payer ces amendes.Et voila comment, au bout du compte, on en arrive a cette absurdite : la prison.Il n'est donc pas totalement exagere de pretendre qu'on a emprisonne Yves Desrosiers parce qu'il a commis le peche ne pas faire son lait comme tout le monde.Unmodele desuet Il faudrait trois autres chroniques pour expliquer le systeme des quotas de lait et montrer ses effets pervers.En ce moment, les gros producteurs de lait detenant des quotas sont assis sur une mine d'or.Les industriels de la transformation, qui achetent ce lait, sont bien servis par le systeme.Mais ceux qui veulent faire du lait et le transformer, et qui donc doivent investir dans l'achat de droits de produire (l'equivalent d'environ 30 000$ par vache) en plus de l 'equipement de transformation, ceux-la ont toutes les miseres a survivre, sans parler de croissance.L'operation devient vite prohibitive.Si vous parlez aux gens de la Federation des producteurs de lait, on vous dira que tout va pour le mieux et que le Quebec regorge de transformateurs heureux et prosperes.Interrogez les petits, ceux qui veulent demarrer dans le lait bio, par exemple, et vous aurez un autre portrait.Celui d'un systeme hostile au changement, incapable de travailler a plusieurs vitesses.Tout le monde dans le meme moule.C'est , comme par hasard, le constat de la commission Pronovost sur l'avenir de l'agriculture : Le secteur agricole et agroalimentaire est en train de se refermer sur lui-meme.Les systemes qu'il a mis en place creent des obstacles a l'emergence de nouveaux types d'agriculture, au developpement de produits originaux et a l'exploration de nouvelles possibilites commerciales.Gachis complet Pourquoi ces amendes ne sont pas simplement des dettes, portees au passif de deux fermiers ?Comment il se fait qu'on emprisonne encore des gens dont, a la limite, on aurait pu saisir des biens?Au moment ou les prisons debordent, que fait un fermier honnete a Bordeaux ?Une amende est une amende, vous dira-t-on, et quand elle n'est pas payee, elle est envoyee aux gens de la Justice, qui font suivre avec les moyens usuels de recouvrement.Quelle que soit la raison de l'amende, infraction agricole ou criminelle.E t voi la commen t Yve s Desrosiers s'est retrouve dans un corridor de l'aile G de la prison de Bordeaux, a payer sa dette a la societe .Je repense a ce qu'on a fait depuis 1980, avec mon pere, et je trouve qu'on ne meritait pas ca ; j 'ai une grosse rage en dedans, m'a dit Andre Desrosiers hier apres-midi, en sortant de la prison ou il a rendu visite a son frere.On ne voulait pas s'enrichir, on est juste des gens qui voulaient humaniser l'agriculture.Ils avaient realise leur reve, leur production etait unique, mais apparemment, elle ne pouvait pas survivre dans le carcan du lait quebecois.La ferme est en faillite, le produit n'existe plus, M.Desrosiers est en prison.Le gachis est complet.Il y en a qui diront que les Desrosiers, des gens pas toujours raisonnables, sont les seuls responsables.Je reponds que c'est ce systeme qui a perdu la raison.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Un criminel du lait a Bordeaux Yves Desrosiers est en prison pour non-paiement d'amendes et pour avoir voulu reinventer le lait YVES BOISVERT CHRONIQUE Ils avaient realise leur reve, leur production etait unique, mais apparemment, elle ne pouvait pas survivre dans le carcan du lait quebecois.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Andre Desrosiers devant la prison de Bordeaux, ou est enferme son frere et associe, Yves Desrosiers. Autobahn pour tous.Les nouveauxprixdémarrentmaintenant.vw.ca 3542931A Ventes totales : 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C Ga Gnants Lots Ga Gnants Lots compl.compl.Jour - Mois - Année - Signe Résultats des tirages du : Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C Pour chacun de ces quatre numéros gagnants : 5 derniers chiffres 2 000$ 5premiers chiffres 1 000 $ 4 derniers chiffres 250$ 4premiers chiffres 100 $ 3 derniers chiffres 40$ 3premiers chiffres 20 $ 2 derniers chiffres 20$ 2premiers chiffres 10 $ 1er numéro 25 000 $ décomposable 2e numéro 50 000 $ décomposable 3e numéro 100 000 $ décomposable 4e numéro 500 000 $ décomposable Numéros bonis 7 cinémas maison (non décomposables) 10 croisières Chaque lot est échangeable contre un chèque de 5 000 $ Chaque lot est échangeable contre un chèque de 5 000 $ 1 autocaravane Allegro 4 Ford Mustang 2008 Ce lot est échangeable contre un chèque de 100 000 $ Chaque lot est échangeable contre un chèque de 40 000 $ 3 Roadsters Can-Am Spyder Chaque lot est échangeable contre un chèque de 25 000 $ 2008-02-17 13 MARS 55 SCORPION 746 497,00 $ 0 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75,00 $ 10,00 $ 81 760 5,00 $ 9 000 000 $ 14 486 112 $ 0 4 259 129,00 $ 304 223,40 $ 2 077,00 $ 85,00 $ 10,00 $ 2008-02-16 8 290 5,00 $ Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : pariez sur le hockey ! demandez le programme 1 ou 6.France 490$ À partir de Aller-retour au départ de Montréal ou Toronto Réservez en ligne sur www.airfrance.ca Cette offre est valable sur les numéros de vols Air France pour des départs entre le 11 avril et le 18 juin 2008.Séjour minimum : un dimanche à destination.Séjour maximum : 2 mois.Les billets doivent être émis au plus tard le 2 mars 2008.Taxes et surcharge en sus.Modification/remboursement avant ou après le départ assujettis à certains frais.Tarif applicable seulement aux nouvelles réservations.Tarif soumis à disponibilité et sujet à modifications sans préavis.Nombre de sièges limité.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Des frais de services de 10 $ par personne peuvent s'appliquer pour les billets émis au Centre de ventes et service Air France et de 15 $ par personne pour les billets émis dans les Agences Air France.Appelez Air France au 1-800-667-2747 ou contactez votre agent de voyages.3538160A Appels d'offres Service des affaires corporatives Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h aux dates ci-dessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour : Catégorie: Biens et services Appel d'offres: 08-10658 Descriptif : Gants de travail (36 mois) Date d'ouverture : 5 mars 2008 Dépôt de garantie: aucun Renseignements : François Desmarais, agent d'approvisionnement 514 872-1040 Catégorie: Services professionnels Appel d'offres: 08-10660 Descriptif : Services professionnels pour la mise à jour de la division du territoire de la Ville de Montréal et de ses arrondissements en districts électoraux en prévision de l'élection générale du 1er novembre 2009.Date d'ouverture: 5 mars 2008 Dépôt de garantie: aucun Renseignements : Ghislaine Lachapelle, agente d'approvisionnement 514 872-1858 Catégorie: Services professionnels Appel d'offres: 08-10662 Descriptif : Services professionnels pour la rétention d'une firme d'ingénieurs-conseils afin d'effectuer les relevés d'arpentage dans le cadre du programme de réfection routière de l'arrondissement (PPR 2008-2009); d'effectuer les relevés et la surveillance des travaux pour la constructions d'infrastructure municipale; de réaliser des études de circulation.Date d'ouverture: 12 mars 2008 Dépôt de garantie: aucun Renseignements : Manon Paiement, agente d'approvisionnement 514 868- Documents: Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 18 février 2008 au Service des affaires corporatives, 9515, rue Saint- Hubert, Montréal (Québec) H2M 1Z4, entre 8h30 et 12h et entre 13h et 16h30, contre un paiement de 50$, non remboursable.Vente du cahier des charges: Téléphone: 514 872-1000 Télécopieur: 514 872-2519 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 18 février 2008 Le greffier par intérim de la Ville Me Yves Saindon ACTUALITÉS HUGO FONTAINE Premier titulaire du ministère de l'Éducationdu Québec, Paul Gérin- Lajoie est intervenu pour la première fois en 30 ans dans le débat politique en se portant à la défense des commissions scolaires.Lors d'une conférence de presse hier en compagnie du président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), M.Gérin-Lajoie a qualifié de «sans bon sens » la proposition de l'ADQ d'abolir les commissions scolaires (CS).La voix éraillée, la démarche affaiblie par ses presque 88 ans, Paul Gérin-Lajoie a livré un discours inspiré en faveur des commissions scolaires, proposant même d'augmenter leur autonomie.La sortie de Paul Gérin-Lajoie survient à quelques jours d'un forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires, mercredi et jeudi, convoqué par la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.«Les questions politiques divisent les Québécois, a-t-il déclaré pour justifier ses trois décennies de réserve.Mais quand la question des commissions scolaires a été soulevée, j'ai offert à la FCSQ de promouvoir la cause des commissions au Québec.» «Les commissions scolaires jouent un rôle stratégique pour l'éducation des jeunes et des adultes », soutient celui qui a aussi été vice-premier ministre sous Jean Lesage.M.Gérin-Lajoie reconnaît qu'il existe certains problèmes avec le système des commissions scolaires.Il constate les taux de participation anémiques aux élections scolaires.I l explique le désintérêt de la population d'abord par «l'absence d'enjeux engageants», mais surtout par les très vastes territoires des commissions scolaires.Depuis 1948, le nombre de CS est passé de 1948 à 72, et le contact entre les commissaires et la population en a souffert.Pourtant, c'était là le rôle premier des CS, note M.Gérin-Lajoie.Il faut donc procéder à des changements, mais il faut rejeter «la conclusion simpliste d'abolir les commissions scolaires », dit M.Gérin-Lajoie.Il souligne que la population du Nouveau-Brunswick avait demandé le retour des conseils scolaires quelques années seulement après que le gouvernement provincial eut décrété leur abolition, en 1996.Le porte-parole de l'ADQ en matière d'éducation, François Desrochers, n'était pas disponible hier pour réagir aux propos de M.Gérin-Lajoie.Un plus grand rôle SelonM.Gérin-Lajoie, la qualité même de l'enseignement serait mise en péril si les CS disparaissaient du paysage.«Les commissions scolaires jouent un rôle qui dépasse la répartition des ressources humaines et financières, dit-il.Et leur rôle doit aller en s'accroissant.» Il propose que des problèmes comme le décrochage, la pauvreté et la faible qualité de la langue française soient pris en charge localement par les CS.M.Gérin-Lajoie suggère d'améliorer la communication entre les commissaires et la population malgré l'immensité des territoires de plusieurs CS.Les commissaires devraient notamment organiser des séances d'information pour la population et mettre à profit les moyens de communication modernes.Toujours interpellé par les questions d'éducation, M.Gérin- Lajoie a profité de sa sortie publique pour inviter à une hausse des exigences dans l'enseignement de la langue.Il exhorte aussi les écoles à éviter que les élèves les plus doués soient sacrifiés pour satisfaire les besoins des élèves moins doués.Depuis 1977, Paul Gérin-Lajoie est président de la Fondation qui porte son nom.La mission première de l'organisme est de contribuer à l'éducation et à l'alphabétisation dans les pays du tiers-monde.Paul Gérin-Lajoie sort d'une réserve de 30 ans À la défense des commissions scolaires PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le premier titulaire du ministère de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie, a fait une rare sortie publique hier en faveur des commissions scolaires.Il est accompagné ici d'André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires.LA CSQFAIT SES PROPOSITIONS Prenant position en vue du forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) soutient que la vague de décentralisation vers les écoles, en 1998, est allée trop loin.Elle propose de renforcer le leadership du ministère de l'Éducation dans l'établissement des grandes orientations.Elle insiste sur le rôle de contrôle des commissions scolaires quant à la mise en oeuvre des orientations ministérielles et la répartition équitable des ressources pour l'atteinte des objectifs.L'ex-ministre de l'Éducation a qualifié de «sans bon sens» la proposition de l'ADQ d'abolir ces instances.Santé: la CSN appréhende le rapport Castonguay La Confédération des syndicats nationaux (CSN) s'inquiète des recommandations qui seront faites, demain, au gouvernement par le groupe de travail sur le financement du système de santé présidé par Claude Castonguay.Selon la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, «toutes les informations qui filtrent indiquent que le groupe de travail proposera d'ouvrir toute grande la porte au secteur privé».Elle soupçonne le rapport Castonguay d'avoir été écrit d'avance et anticipe qu'il suggérera un décloisonnement des pratiques médicales, un recours accru aux assurances privées et l'imposition d'un ticket modérateur.Mme Carbonneau espère se tromper mais formule tout de même ses propres recommandations au gouvernement.Ainsi, elle veut que le ministère de la Santé prenne vite position sur les recommandations, qu'il colmate les brèches de la loi 33 et qu'il comprenne que les améliorations doivent se faire dans le réseau public.La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, qui représente 57 000 membres oeuvrant en soins infirmiers et cardiorespiratoires, appréhende pour sa part la réaction gouvernementale qui suivra la publication du rapport.\u2014 La Presse Canadienne EN BREF Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE. 3542924A C A N A D A TRIBUNAL DES DROITS DE LA PERSONNE PROVINCE DE QUÉBEC (Greffe de la Cour du Québec) DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-53-000130-003 COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE LA JEUNESSE Partie demanderesse c.-et- LE COMITÉ PATRONAL DE NÉGOCIATION POUR LES COMMISSIONS SCOLAIRES (CPNCC) -et- LA CENTRALE DE L'ENSEIGNEMENT DU QUÉBEC désormais LA CENTRALE DES SYNDICATS DU QUÉBEC -et- LA FÉDÉRATION DES SYNDICATS DE L'ENSEIGNEMENT Parties défenderesses -et- NORMAND MORIN, JOCELYNE FORTIN, CHANTAL DOUESNARD, JOSÉE THOMASSIN, CLAUDE DUFOUR ET AL.Parties victimes 1.À QUI CETTE NOTIFICATION EST-ELLE DESTINÉE?Cette notification est destinée aux enseignantes et enseignants parties au recours judiciaire intenté en leur nom par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (ci-après « la Commission »), nommément : Tout enseignant ou enseignante à l'emploi d'une commission scolaire francophone ayant déjà donné à la CDPDJ un consentement écrit pour agir en sa faveur devant le Tribunal des droits de la personne dans le cadre du recours judiciaire introduit le 17 mars 2000 visant la non reconnaissance de l'expérience acquise à titre d'enseignant durant l'année scolaire 1996-1997 aux fins de l'avancement dans l'échelle de rémunération (« Gel de l'échelon 1996-1997 ») 2.BUT DE L'AVIS : Le 17 mars 2000, la Commission a introduit un recours judiciaire devant le Tribunal des droits de la personne (ci-après « le Tribunal ») contre le gouvernement du Québec et la Centrale des enseignants du Québec (désormais la CSQ).Ce recours était fondé sur le caractère discriminatoire en raison de l'âge d'un amendement intervenu à la convention collective 1995-1998 prévoyant la non-reconnaissance de l'expérience acquise à titre d'enseignant durant l'année scolaire 1996-1997 aux fins de l'avancement dans l'échelle de rémunération.Une entente hors cours est intervenue entre la Commission, le gouvernement du Québec et la CSQ, le 17 juillet 2007.Le 13 septembre 2007, le Tribunal a décidé qu'il n'avait pas le pouvoir d'entériner cette entente de manière à régler le litige de façon définitive et de clore ce dossier.Pour les motifs qui suivent, la Commission a décidé de cesser d'agir en faveur des enseignantes et enseignants parties au recours et elle notifie toutes les parties à cet effet.3.MOTIFS DE LA DÉCISION : La Commission a intenté un recours judiciaire devant le Tribunal, le 17 mars 2000, pour et au nom de 66 enseignants à l'emploi de commissions scolaire francophones.Considérant l'évolution du dossier, la Commission a pris l'initiative d'ajouter au recours quelque 13 000 autres enseignants s'estimant aussi victimes, en raison de leur âge, du Gel d'échelon 1996-1997.Suite à l'exercice de ce recours, les parties défenderesses ont modifié la convention collective de manière à reconnaître, à compter du 1er juillet 2000, l'expérience acquise durant l'année scolaire 1996-1997 aux fins de l'avancement dans l'échelle de rémunération.Ce dégel constituait dès lors un gain fondamental qui mettait fin, pour l'avenir, aux effets négatifs de la clause adoptée en 1997 et limitait considérablement le préjudice causé aux enseignants visés.Après des années de débats judiciaires de nature essentiellement préliminaire (dont deux auditions à la Cour d'appel du Québec et une à la Cour suprême du Canada), l'audience au fond devant le Tribunal a été fixée au 28 mai 2007.Les parties ont alors demandé au Tribunal de surseoir temporairement à l'audition afin d'examiner une offre de règlement tout juste déposée par le gouvernement du Québec.Après négociations, une entente hors cour est intervenue entre la Commission, le gouvernement du Québec et la CSQ, sous réserve qu'elle soit soumise au Tribunal pour approbation de manière à régler le litige de façon définitive à l'égard de tous et de clore le dossier.Par cette entente, le gouvernement attribue une enveloppe de 22 millions de dollars afin de financer, à la hauteur d'un montant de 1 200,00 $ par enseignant, tout projet à caractère pédagogique (activité, formation, cours, voyage, achat de matériel, etc.), et ce, à l'entière initiative et au seul bénéfice des enseignants affectés par le Gel d'échelon 1996-1997, incluant également ceux qui ne sont pas parties au recours institué par la Commission devant le Tribunal.Or, après une audition au cours de laquelle les enseignants ont été invités à faire valoir leur position, le Tribunal a refusé d'entériner l'entente au seul motif qu'il n'avait pas le pouvoir de l'approuver et de déclarer clos le dossier à l'égard de tous les enseignants parties au recours.De l'avis de la Commission, cette entente est satisfaisante et novatrice notamment quant aux modalités de versement du montant de 22 millions de dollars.Les enseignantes et enseignants sont ainsi assurés de bénéficier d'avantages concrets et immédiats, tout en évitant de devoir attendre encore plusieurs années jusqu'à épuisement des recours judiciaires avant de pouvoir espérer recevoir une éventuelle indemnisation salariale, le tout sans aucune garantie de succès du recours dont l'issue demeure hautement incertaine tant sur le plan du droit que de la preuve.Il y a aussi lieu de réitérer que la mesure contestée par la Commission, en l'occurrence le Gel de l'échelon 1996-1997, a été modifiée par le gouvernement dès juillet 2000 suite au dépôt du recours judiciaire, ce qui a fait en sorte de rétablir la situation pour l'avenir.La Commission, tenant compte des éléments qui précèdent, est d'avis qu'il n'est plus opportun de poursuivre le recours qu'elle a institué en mars 2000 devant le Tribunal dans la cause 500-53-000130-003.Plutôt que de persister dans la voie judiciaire, la Commission privilégie toujours la conclusion d'une entente hors cour pour mettre un terme final au dossier.Cette décision ne prive aucun enseignant déjà partie au recours devant le Tribunal de son droit de poursuivre ce recours, à la condition toutefois d'intervenir à l'instance, personnellement ou par l'entremise d'un avocat dont il aura retenu les services, afin de faire valoir ses droits individuels.POUR CES MOTIFS, la Commission exerce sa discrétion de cesser d'agir en faveur des enseignants parties au recours qu'elle a institué devant le Tribunal dans la cause no 500-53-000130-003, lesquels sont substitués de plein droit à la Commission en vertu de l'article 84 de la Charte des droits de la personne (L.R.Q., c.C-12), à compter de la présente notification.4.QUI SONT LES ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS PARTIES AU RECOURS?Afin de vérifier si vous êtes partie au recours introduit par la Commission le 17 mars 2000, vous pouvez consulter la liste des enseignants inscrits au recours qui se retrouve sur le site de la Commission au www.cdpdj.qc.ca.Vous pouvez aussi y consulter le texte complet de l'entente et de la résolution de cesser d'agir devant le Tribunal.5.QUE FAIRE POUR INTERVENIR DEVANT LE TRIBUNAL?Si vous êtes partie au présent recours, vous devez reprendre l'instance en votre nom en intervenant dans les plus brefs délais devant le Tribunal, soit personnellement ou par l'entremise d'un avocat.Les coordonnées sont les suivantes : Tribunal des droits de la personne Palais de Justice de Montréal 1, rue Notre-Dame Est, bureau 10.51 Montréal (Québec) H2Y 1B6 Courriel : tribunal.personne@judex.qc.ca Téléphone : 514 393-6651 Télécopieur : 514 873-7354 Soyez avisé que faute d'intervenir devant le Tribunal, vous risquez d'être exclu du présent recours.Montréal, ce 18 février 2008 Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse 360, rue St-Jacques, 2e étage Montréal (Québec) H2Y 1P5 Téléphone : 514-873-5146 Numéro sans frais : 1-800-361-6477 Courriel : webmestre@cdpdj.qc.ca Site Web : www.cdpdj.qc.ca NOTIFICATION AUX ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS DE LA DÉCISION DE LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE LA JEUNESSE DE CESSER D'AGIR EN VERTU DE L'ARTICLE 84 DE LA CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE (L.R.Q., c.C-12) ACTUALITÉS SURCYBERPRESSE.CA QUIZ Quel est le nom du stade de la Juventus de Turin?Répondez à cette question et à six autres sur cyberpresse.ca/stades OSCARS La plus glamour des soirées hollywoodiennes aura lieu le 24 février.En attendant, faites vos prédictions et consultez notre dossier Oscars 2008 sur moncinema.ca/oscars TOP 10 DISQUES Guy A.Lepage, Michel Côté, Pierre Lapointe, Paul Piché et 46 autres personnalités dévoilent leurs 10 meilleurs disques québécois de l'histoire sur cyberpresse.ca/top10 L'AUTO Chaque semaine, un constructeur différent est à l'honneur sur notre site monvolant.ca consacré à l'automobile.À commencer par Mazda qui s'affiche aujourd'hui sur www.monvolant.ca/vedette Guy A.Lepage VIOLAINE BALLIV Y Quand vient le temps de dénoncer une injustice, les parents d'élèves du Québec se sentent trop souvent démunis.Contraints à baisser les bras, engager un avocat ou alerter les médias.L'actuel système de traitement des plaintes est «défaillant», dénonce la Fédération des comités de parents, qui réclame un important coup de barre.«Même si le taux de satisfaction à l'égard de l'école est plutôt élevé, il ne faut pas s'illusionner : il y a chaque année des parents qui n'arrivent pas à se faire entendre quand ils sont convaincus que leur enfant ne reçoit pas, en quantité ou en qualité, les services éducatifs auxquels il a droit», assure Lise Ouellet, présidente de la Fédération des comités de parents.Dans un document obtenu par La Presse, la Fédération des comités de parents dresse un constat très dur du système de traitement des plaintes dans le réseau scolaire.Rédigé à la suite d'une série de consultations menées à l'automne, le texte relève que les lois qui régissent le réseau ne précisent pas les principes et les modalités devant entourer le traitement des plaintes de leurs usagers.Ainsi, «des parents ne trouvent tout simplement pas d'interlocuteurs désignés pour écouter, avec rigueur, leurs plaintes.Ils se sentent, avec raison, démunis et isolés dans leur volonté de faire valoir les droits de leurs enfants à l'école ».«Les mesures actuellement disponibles sont, sans l'ombre d'un doute, nettement insuffisantes», lit-on dans le document.«Mécanisme incomplet de traitement des plaintes » En ce moment, un parent qui se sent lésé doit d'abord s'adresser au professeur concerné, puis au directeur, et enfin à la commission scolaire.Si ces démarches s'avèrent infructueuses, le parent n'a qu'un seul recours : demander une révision de la décision au secrétaire général de la commission scolaire.L'ennui, c'est que ce processus «est loin d'être approprié et suffisant pour que l'on puisse véritablement parler d'un mécanisme complet de traitement des plaintes», note le rapport.Toutes les plaintes liées à des questions d'incompétence, d'un manque d'éthique, des conditions de sécurité ou de salubrité sont exclues d'emblée.Et les parents sont sceptiques sur la partialité du processus, puisque la commission scolaire doit juger ellemême d'une situation qui la met en cause.Dans ces conditions, la majorité des insatisfaits baissent les bras.Les plus tenaces alertent les médias ou embauchent un avocat.La semaine dernière, un parent a déposé une demande de recours collectif contre une commission scolaire de la Rive-Sud, qu'il accuse de lui avoir facturé illégalement l'achat de matériel scolaire pour ses deux enfants.En entrevue à La Presse, Luc- Pierre Laferrière s'était justement plaint du peu de recours à sa disposition.Agir sur quatre fronts La Fédération veut profiter de la tenue du forum sur l'avenir des commissions scolaires, qui aura lieu cette semaine à Québec, pour demander à la ministre de l'Éducation de corriger ces lacunes.Elle propose au gouvernement d'agir sur quatre fronts.Premièrement, en bonifiant le mécanisme de révision des décisions.Puis en créant, dans chaque commission scolaire, un bureau de traitement des plaintes «rigoureux et efficace », «obéissant à de hauts standards de qualité», comme il en existe déjà à certains endroits.La Fédération réclame aussi l'élargissement du mandat du Protecteur du citoyen pour permettre la création d'un poste de Protecteur de l'élève.Un pouvoir externe, neutre, reconnu et efficace qui permettrait d'éviter la judiciarisation des conflits, et qui a fait ses preuves pour protéger les usagers de l'ensemble du réseau de la santé et des services sociaux.«Il serait essentiel que les commissions scolaires soient sous la surveillance du Protecteur du citoyen», dit Marcien Proulx, directeur général de la Fédération.Enfin, la FCPQ demande au ministère de faire une vaste campagne d'information auprès des parents.«Les parents sentent qu'on les traite comme une quantité négligeable.Bien des problèmes seraient évités si cette seule chose changeait», dit M.Proulx.PROBLÈMES À L'ÉCOLE Les parents sont démunis Dans ces conditions, la majorité des insatisfaits baissent les bras.Les plus tenaces alertent les médias ou embauchent un avocat. 1Modèle Groupe A00.Transport, préparation, immatriculations, taxe d'air climatisé et taxe sur les pneus en sus.Offre d'une durée limitée.Certaines conditions s'appliquent.Détails chez le concessionnaire.INFINITI LAVAL 305, boul.Saint-Martin Est 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plus du cours de français dans l'espoir de devenir aide-infirmière.Talent était un défenseur des droits de la personne au Congo.Il y était enquêteur principal pour l'Association africaine de défense des droits de l'homme.Il était aussi animateur de radio.Il parlait trop au goût de certains.Il avait le gouvernement et des rebelles congolais à ses trousses.Il a échappé à plusieurs assassinats.Il a été arrêté plusieurs fois, torturé même.Après une longue fuite, avec l'aide d'Amnistie internationale, il a réussi à quitter le pays pour se réfugier ici, en juillet 2003.Sa femme Soki et leurs cinq enfants l'y ont suivi l'année suivante.Une sixième fille est née ici même à Montréal.Survivre est une chose.Vivre en est une autre.Pour veiller aux besoins d'une famille de huit, Talent a dû ramer.Il s'est vite rendu compte que son diplôme en service social ne valait rien ici, pas plus que le diplôme d'infirmière de Soki.Il s'est inscrit à l'Université de Montréal, avec l'ambition de faire du droit.Il s'est vite rendu compte aussi qu'il ne pouvait faire vivre une famille de huit avec 18 000$ de prêts et bourses.«Le problème, c'est le loyer.Il faudrait trouver un HLM», s'est-il dit.Puni pour ses efforts Il s'est informé.Il s'est inscrit en novembre 2004 sur la liste d'attente de l'Office municipal d'habitation de Montréal.Il était 125e sur la liste d'attente.Petit à petit, son nom montait sur la liste.Quand il a appris qu'il était désormais au 19e rang, il s'est dit que Dieu était grand et il s'est mis à espérer.À l'été 2006, une fois le trimestre universitaire terminé, comme la famille n'arrivait pas à joindre les deux bouts, à payer le loyer, le téléphone et l'électricité, Talent s'est dit qu'il devait à tout prix travailler très fort pour s'en sortir.L'emploi qu'il a trouvé?Reforestation au nord du Lac- Saint-Jean.Il a travaillé là comme un fou, dans des conditions difficiles, tandis que sa femme Soki et leur fille aînée s'éreintaient comme cueilleuses dans des fermes.Le 17 septembre 2007, Talent reçoit une lettre de l'Office municipal d'habitation.Enfin le HLM dont il rêve?Pas vraiment.On lui disait qu'il était exclu du programme des HLM.Sa demande était devenue « inadmissible».Comment ça , inadmissible ?«Vous êtes devenu riche», lui a-ton dit.Riche?«J'ai failli tomber évanoui», raconte Talent.En fait, ses revenus familiaux pour 2006 étaient de 41 000$, dépassant de 2000$ la limite de 39 000$ établie pour une famille nombreuse comme la sienne, lui a-t-on dit.Vérification faite auprès de l'OMHM, la limite n'est pas de 39 000$, mais de 43 000$ pour une famille de huit.Y a-t-il eu erreur?«Non, ce n'est pas une erreur nécessairement.Mais un concours de circonstances », m'explique Martin Després, porte-parole de l'Office municipal d'habitation.Un nouveau barème a été adopté en octobre 2007, soit quelques semaines après l'évaluation de la demande de Talent.Sa demande peut-elle être évaluée en vertu du nouveau barème?Non.C'est une question de justice sociale, me dit-on.«On ne va pas le faire passer devant quelqu'un qui fait la moitié de ses revenus».Ça va de soi.Mais une famille de huit qui gagne 41 000$ (incluant des prêts et bourses) est-elle vraiment plus riche qu'un couple qui gagne 23 500$?Bref, Talent s'est épuisé au travail, croyant bien faire, croyant naïvement que ses efforts lui permettraient d'améliorer le sort de sa famille.Mais voilà qu'il est puni pour ses efforts, sous prétexte qu'il est devenu soi-disant trop riche.Au nom de la justice sociale, on est finalement en train de lui dire qu'il aurait mieux fait de se croiser les bras, de demander l'aide sociale ou même de travailler au noir.Dans 100 ans, peut-être.Rassurez-vous, Talent a reçu fin janvier une lettre de l'OMHM disant que sa demande était de nouveau inscrite à la liste d'admissibilité.Son nouveau classement: 141e sur un total de 159.Et juste pour lui donner encore un peu plus d'espoir, on ajoutait ceci: «Dans votre territoire, l'Office municipal d'habitation de Montréal administre un logement répondant à vos besoins et il s'en est libéré zéro depuis un an.» Un seul logement, 140 ménages qui attendent.En d'autres mots, avec un peu de chance, d'ici 100 ans, il l'aura, son HLM, à condition bien sûr qu'il reste dans la misère le plus longtemps possible.C'est merveilleux, la justice sociale, non?Pas cynique pour deux sous, Talent demeure tout de même très reconnaissant envers ce pays qui lui a sauvé la vie.Très c royant, il ne cesse de prier.Mais il se demande souvent s'il a fait les bons choix.I l a l'impression qu'on l'a lancé dans l'océan.Il a des moments de profond découragement.«Je te jure, c'est triste pour les immigrants.Mes amis dans la forêt à Dolbeau, je leur disais: Est-ce que vous priez ?Il faut prier dans la vie pour ne pas devenir réfugié ou immigrant.» TALENT AU BUREAU DES HLM HISTOIRES D'IMMIGRANTS DEMAIN: DANIELA DEVIENDRA DENTISTE PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Talent Bin Hangi, réfugié congolais et sa femme Soki (en haut sur la photo) sont sur une liste d'attente pour un HLM depuis plus de trois ans.Ils ont six enfants.De gauche à droite: Eusèbe, Jeanne-D'arc, qui tient Valérie sur ses genoux, Magalie, Médard et Neige.Il est de ces immigrants qui font tout pour réussir.Tout pour s'intégrer.Et à qui, pourtant, on fait bien des misères, même s'ils sont des actifs pour la société.M.Talent est de ceux-là.Son prénom prédestiné ne lui porte pas chance jusqu'à présent.Notre chroniqueuse nous raconte ses déconvenues dans le cadre de sa série Histoires d'immigrants.Au nom de la justice sociale, on est en train de dire à Talent qu'il aurait mieux fait de se croiser les bras, de demander l'aide sociale ou même de travailler au noir. ON FAIT CE QU'ON PEUT POUR RESTER DISCRET Civic DX 2008 HONDA DE LAVAL Location198$ de 60 mois /mois FINANCEMENT AU TAUX DE A L'ACHAT 0$ DE comptant, TRANSPORT ET PREPARATION 1000$ DE remise ecoauto 1er Photo a titre indicatif.En financement a l'achat.Voir tous les details en succursale.L'OFFRE SOLIDE EST DISPONIBLE AU 700 BOULEVARD ST-MARTIN EST, (450) 629-4429 paiement dans 90jours 0,9 3541731A CE SOIR 20 h W W W.T V 5 .C A 3542358A ACTUALITES MARTIN CROTEAU C'est le cauchemar de tout parent.Un pedophile qui sevit sur la Toile, se faisant passer pour un enfant pour en leurrer d'autres.Pourtant, une nouvelle etude montre que ce scenario releve plutot de la legende urbaine que de la realite.Des chercheurs parraines par l'Association americaine de psychologie peignent un nouveau portrait des cyberpredateurs sexuels.Et de leurs victimes.La plupart des agresseurs sexuels operent a visage decouvert sur la Toile, a constate l'equipe dirigee par la professeure Janis Wolak, de l'Universite du New Hampshire.Dans un cas typique, ils echangeront longuement avec leur victime afin de gagner leur confiance.Resultat: les adolescents qui tombent dans le panneau ont l'impression de se lancer dans une relation romantique avec un adulte.Les medias d'information laissent entendre que ces crimes sont violents, que les agresseurs bernent des enfants tres jeunes, mais ce n'est vraiment pas le cas, explique la Dre Wolak, jointe par La Presse.Ces agresseurs sont tres ouverts.Ils ne cachent a personne qu'ils sont des adultes, et cachent rarement leur interet sexuel.Scepticisme La recherche, qui sera publiee auj ou rd'hui dans la revue American Psychologist, condense les resultats de 3000 entretiens avec des internautes ages de 10 a 17 ans, et de 612 entrevues avec des policiers de differents Etats et provinces.On y apprend qu'a peine 5% des agresseurs se font passer pour des enfants pour attirer leur victime.Et que 75% de celles-ci rencontrent leur agresseur face a face a plusieurs reprises.Il n'y a rien de nouveau la-dedans, tranche Xavier Von Erck, fondateur de l'organisme californien Perverted Justice.Nous aurions pu dire ca aux gens il y a trois ans.Forme en 2003, ce groupe pourchasse les pedophiles qui leurrent les jeunes internautes.Ses benevoles infiltrent les forums de discussion et les sites de reseautage afin de debusquer et de denoncer les cyberpredateurs.Son action a permis l'arrestation de 266 pedophiles depuis 2004.Cette etude nous montre exactement ce a quoi nous avons affaire depuis des annees.explique Xavier Von Erck.Nous avons affaire a des hommes qui entrent en contact avec des enfants et qui tentent ensuite de les convaincre qu'il n'y a rien de mal a avoir des relations sexuelles avec des adultes.Mais d'autres sont sceptiques.Ex-cyberenqueteur, le directeur de l'Institut de securite de l'information du Quebec, Jacques Viau, estime que la realite est beaucoup plus sombre que le portrait trace par la nouvelle etude.Les activites a caractere sexuel sur l'internet ont connu une croissance fulgurante et le nombre de reseaux organises de pedophiles a grandi, dit-il.Ce qu'on constate, aussi, c'est que les jeunes sont approches de facon extremement intelligente.Ces predateurs sont tres fins a cet egard.Victime impuissante?N'empeche, ces nouvelles donnees pourraient modifier en profondeur la facon dont les forces de l'ordre combattent les predateurs sexuels sur l'internet.Car les victimes de ces criminels sont souvent moins impuissantes, moins naives qu'il n'y parait.On se rend compte que le comportement des adolescents prouve qu'ils sont au moins partiellement conscients de la rencontre qu'il vont avoir avec un adulte, explique Benoit Dupont, professeur au Centre international de criminologie comparee.Ils savent aussi pourquoi l'adulte veut les rencontrer, c'est-a-dire pour avoir des relations sexuelles.Nous devons etre beaucoup plus francs avec les jeunes au sujet de ce type de criminalite, estime Janis Wolak.En fait, ces resultats devraient nous inciter a eduquer davantage les jeunes adolescents au sujet des relations sexuelles avec les adultes.Le nouveau visage des cyberpredateurs Une etude trace un portrait etonnant des pedophiles sur l'internet.et de leurs victimes HD-DVD: Toshiba baisserait les bras Le groupe japonais Toshiba envisage d'abandonner le developpement et la commercialisation du format de DVD de nouvelle generation HD-DVD, ayant perdu la bataille contre le format concurrent Blu-ray de Sony, a indique une source industrielle proche du dossier.Toshiba va revoir de fond en comble son activite HDDVD et un retrait complet est envisage, a declare cette source a l'AFP, confirmant des informations parues dans la presse japonaise durant le week-end.Interrogee sur cette question, une porte-parole de Toshiba a cependant affirme qu'aucune decision officielle n'a encore ete prise a ce sujet.Agence France-Presse La Terre serait loin d'etre unique Des planetes de type terrestre se formeraient dans presque tous les systemes solaires similaires au notre dans la Voie lactee, ce qui permet de penser que la vie est plus repandue qu'on le croit, selon des travaux rendus publics hier aux Etats-Unis.L'astronome Michael Meyer, de l'Universite d'Arizona, travaillant avec le telescope spatial Spitzer de la NASA, a determine qu'au moins 20% et peut-etre jusqu'a 60% d'etoiles comparables a notre soleil permettraient la formation de planetes rocheuses comme la Terre.L'astronome a presente son etude a la conference annuelle de l'Association americaine pour la promotion de la science, a Boston.Associated Press Une ferme du Manitoba pourrait etre truffee d'explosifs Le sol d'une ferme d'elevage de porcs se trouvant sur le site d'une ancienne base aerienne, dans le sud du Manitoba, pourrait etre truffe d'explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale, et le gouvernement federal est a la recherche d'une entreprise pour passer le secteur au peigne fin.Ottawa a lance un appel d'offres, la semaine derniere, afin de confier a un sous-traitant le contrat d'inspection et de nettoyage de l'ancienne base Rivers des Forces armees canadiennes, environ 50 kilometres au nord de Brandon, apres qu'un adolescent de 16 ans eut ete defigure lors d'une explosion accidentelle.Les Forces canadiennes ont indique n'avoir trouve aucun dossier ni releve aucune indication laissant croire que l'ancienne base a ete utilisee comme champ de tir ou comme secteur de bombardement.Elles ont cependant trouve des documents indiquant que les lieux comportaient des installations pour entreposer et manipuler des explosifs et des munitions.La Presse Canadienne EN BREF PHOTO ASSOCIATED PRESS Les jeunes victimes de cyberpredateurs sont contactees de facon extremement intelligente par leur agresseur.Seule une infime minorite des agresseurs se feraient passer pour des enfants afin d'attirer leur victime. Les offres de location-bail et de financement d'une durée limitée sont faites par les Services Financiers Honda Inc., sur acceptation du crédit.Ces offres portent sur les véhicules neufs 2008 mentionnés ci-après.Pour les véhicules, sont identifiés : a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant au terme de la location.Période de location de 48 mois : Accord berline LX manuelle 2008 (modèle CP2538E) : a) 328 $, b) 0 $, c) 15 744 $.CR-V LX 2RM 2008 (modèle RE3838E) : a) 358 $, b) 0 $, c) 17 184 $.Odyssey DX 2008 (modèle RL3818E) : a) 438 $, b) 0 $, c) 21 024 $.Pilot LX 2RM 2008 (modèle YF2818EX) : a) 488 $, b) 0 $, c) 23 424 $.Ridgeline LX 2008 (modèle YK1648E) : a) 438 $, b) 0 $, c) 21 024 $.Période de location de 60 mois : Civic berline DX manuelle 2008 (modèle FA1528EX) : a) 198 $, b) 0 $, c) 11 880 $.Franchise de kilométrage de 120 000 km pour la Civic; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Franchise de kilométrage de 96 000 km pour l'Accord, le CR-V, l'Odyssey, le Pilot et le Ridgeline; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Taux de financement à l'achat de 0,9%pour 36 mois sur les modèles sélectionnés suivant : FA1528EX, CP2538E, RE3838E, RL3818E, YF2818EX, YK1648E.\u2020L'offre « Aucun paiement pendant 90 jours » s'applique sur les offres de financement à l'achat sur tous les nouveaux modèles 2007 et 2008 et sur les véhicules d'occasion certifié Honda achetés et livrés au plus tard le 29 février 2008.Offre en vigueur par l'entremise des Services Financiers Honda sur approbation de crédit seulement.Les mensualités sont différées pendant 90 jours.Les contrats seront prolongés en conséquence.Les intérêts (le cas échéant) ne seront pas ajoutés au cours des 60 premiers jours du contrat.Après 60 jours, les intérêts (le cas échéant) commenceront à être ajoutés et l'acheteur devra payer le capital et les intérêts mensuellement jusqu'au terme du contrat.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Photos à titre indicatif.La remise à l'achat varie entre 1000$ et 9000$ selon le modèle.L'offre s'applique seulement à l'achat comptant.La remise de 9000$ s'applique seulement sur une S2000 2007 (modèleAP2147EN) au PDSF de 50 600 $.Les frais de préparation et livraison de 1 540 $, les enregistrements, assurance, immatriculation et taxes sont en sus.Les offres de remise en argent ne peuvent être combinées avec des offres de financement à l'achat ou à la location.Le concessionnaire peut vendre à prixmoindre.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule.\u2020\u2020Vous pourriez être éligible au Programme de remise écoAUTO du gouvernement du Canada.Pour plus d'information, visitez www.ecoaction.gc.ca.Voyez votre concessionnaire Honda pour tous les détails.honda.ca L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.Pilot LX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ Ridgeline LX 2008 Prixde location à partir de Odyssey DX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ par mois/48 mois $ Ridgeline EX-L 2008 illustré Prixde location à partir de par mois/60 mois $ Civic DXmanuelle 2008 Accord LX manuelle 2008 Prixde location à partir de Comptant à la location par mois/48 mois $ 0$ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Prime écoAUTO1000$\u2020\u2020 CR-V LX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Civic berline EX-L 2008 illustrée Accord berline EX-L 2008 illustrée CR-V EX-L 2008 illustré Taux de financement à l'achat sur les modèles sélectionnés 0,9% Comptant à la location Remise à l'achat allant jusqu'à Valide sur les autres modèles 2007/2008 sélectionnés.0$ $ Transport et préparation inclus à la location 0 $ ou Aucun paiement pendant 90 jours\u2020 Odyssey EX-L 2008 illustrée Pilot EX-L 2008 illustré 3538361A ACTUALITÉS LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La surveillance de l'industrie des mollusques par le gouvernement fédéral comporte tant de lacunes qu'elle menace la santé des consommateurs, selon un rapport dévoilé récemment.Le «manque de cohérence » dans l'application des mesures de contrôle représente «un risque potentiel pour la santé et la sécurité des Canadiens», indique l'étude indépendante commandée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.Le document signale que le programme fédéral de supervision de l'industrie des mollusques ne compte pas suffisamment d'inspecteurs, et qu'il manque de recherches et de fonds pour protéger adéquatement l'industrie contre les toxines mortelles.Des mollusques contaminés pourraient se retrouver dans les marchés de certaines régions parce que l'application du Programme de contrôle de la salubrité des mollusques ne peut fournir l'assurance totale que tous les mollusques consommés ont été récoltés à l'intérieur de zones de croissance classées, et traités dans des installations accréditées, ajoute le rapport, qui date de juillet 2007, et dont La Presse Canadienne a pris connaissance grâce à la Loi sur l'accès à l'information.Des espèces récoltées au Québec Trois instances - les ministères de l'Environnement et de Pêches et Océans, ainsi que l'Agence d' inspec t ion des aliments - administrent conjointement le programme de contrôle de la salubrité, qui dispose d'un budget de 14,6 millions par an.Les espèces visées sont principalement les praires (clams), les palourdes, les panopes du Pacifique, les huîtres, les pétoncles et les moules récoltés dans les provinces atlantiques, au Québec et en Colombie-Britannique.Ces mollusques ont une valeur commerciale d'environ 200 millions par an, ou environ 130 000 tonnes de mollusques.Plus du quart proviennent de l'industrie de l'aquaculture.Toute épidémie d'empoisonnements causés par des mollusques contaminés pourrait nuire à l'industrie de la pêche tout entière, dont les revenus sont évalués à 5 milliards de dollars par an, prévient le document.Une représentante de l'Agence d'inspection des aliments a assuré qu'en dépit de ces problèmes, le secteur des mollusques au Canada est contrôlé et que les consommateurs n'ont pas à s'inquiéter.Une menace pour la santé des consommateurs Mollesse dans les contrôles de salubrité des mollusques La Chine moderne Deuxième cahier spécial à lire samedi CHINE SOYEZ VU! BIEN VENEZ DÉCOUVRIR LES GAMMES COMPLÈTES DES GRANDS MANUFACTURIERS : MOTOS, VTT, SCOOTERS, VÊTEMENTS ET ACCESSOIRES.DÉCOUVREZ UN SALON RECONFIGURÉ, PROPOSANT MAINTENANT LA PLUS GRANDE SURFACE D'EXPOSITION DE SON HISTOIRE.Placed'Armes 22, 23 ET 24 FÉVRIER 2008 PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL VENDREDI : 12 h à 22 h SAMEDI : 10 h à 21 h DIMANCHE : 10 h à 17 h ADMISSION : 12 $(TAXES INCLUSES) WWW.SALONMOTOMONTREAL.COM PRODUIT PAR : POUR LE : HORAIRE CLINIQUE DE SANG VENDREDI 14 h À 20 h 30 SAMEDI 10 h À 16 h DIMANCHE 10 h À 16 h SOYEZ À L'AFFÛT DE L'ACTUALITÉ, DES DÉBATS, TABLES RONDES, QUIZ ET INFOS: VISITEZ LE «MOTO STUDIO» ET SUIVEZ SUR PLACE LA DIFFUSION DE NOS ÉMISSIONS SPÉCIALES.NOUVELLE POLITIQUE «VENTE AU DÉTAIL» : LIBÉRATION DE MARCHANDISE SUR PLACE INTERDITE.LES VISITEURS QUI VOUDRAIENT CONCLURE CERTAINES TRANSACTIONS DEVRONT IMPÉRATIVEMENT PRENDRE DES ENTENTES DE LIVRAISON AVEC LES COMMERÇANTS.UNE COLLABORATION MÉDIA DE : 3535006A 3535827A ACTUALITÉS COURANT_VERT FRANÇOIS CARDINAL ENVIRONNEMENT Derrière le volant, les Montréalais sont d'incorrigibles délinquants qui estiment avoir priorité en tout temps sur la route.Voilà, résumés en quelques mots, les nombreux courriels reçus ces derniers jours, dans la foulée de la publication de notre dossier sur les piétons.La frustration est manifeste: les marcheurs de la métropole en ont tout simplement ras-lebol d'être traités en citadins de seconde zone.«J'ai souvent l'impression qu'à Montréal, les automobilistes nous perçoivent comme des objets qui nuisent à leur parcours», écrit une lectrice.«Les millions d'automobilistes décérébrés semblent trouver bien amusante cette chasse aux piétons», renchérit un autre.«Au moins, dans le Rest of Canada, ils savent vivre», conclut un troisième.Mais les piétons ont-ils raison de croire que les automobilistes de Montréal sont plus imprudents que ceux du reste du Canada?Qu'ils sont plus à risque dans les rues de l'île qu'à Toronto?Il semble que oui et non.Les conducteurs montréalais sont bel et bien des dangers publics, mais ils ne causent pas plus d'accidents pour autant.D'abord, les études confirment le bon vieux cliché voulant que les automobilistes d'ici conduisent comme des fous.Selon une étude menée en 2003 pour le compte du ministère des Transports, 74% des automobilistes ontariens s'immobilisaient pour laisser passer un piéton, contre seulement 30% dans l'île.«À Montréal, les conducteurs ont tendance à croire qu'ils ont la priorité, que la route leur appartient», concluait Jacques Bergeron, professeur de psychologie à l'Université de Montréal et expert québécois du comportement des automobilistes.Surprise, toutefois, ce comportement ne se traduit pas par un taux plus élevé de collisions.Pourquoi?Tout simplement parce que les piétons, tels des animaux frayant dans leur habitat naturel, se sont adaptés au comportement de leurs prédateurs.Lorsqu'un automobiliste roule dans sa direction, le piéton de Toronto continue son chemin, celui de Montréal déguerpit.Les chercheurs ont constaté que tout près de 73% des piétons de Montréal accordent la priorité aux autos, contre seulement 51%dans la Ville reine.«Cela démontre que les piétons se sont adaptés, qu'ils ont appris à vivre avec les automobilistes.Un peu comme un vieux couple!» notait le professeur Bergeron.On pourrait donc conclure que les automobilistes et les piétons se sont moulés à leur environnement, qu'ils ont trouvé un certain équilibre dans le partage de la route.On pourrait même être tenté de minimiser l'inquiétude des lecteurs qui, comme cette résidante d'Hochelaga- Maisonneuve, craint le jour où son enfant voudra se rendre seul chez ses amis.Ce serait ignorer une donnée essentielle: l'imprudence des Montréalais, automobilistes et piétons confondus, peut mener à des accidents autrement plus dramatiques qu'à Toronto.Et ce sont les piétons, beaucoup plus vulnérables, qui en font les frais, parfois en y laissant la vie.Dans la métropole, la probabilité de décès d'un piéton blessé est six fois plus élevée que pour l'occupant d'un véhicule.Que faire?D'abord, réduire le nombre de véhicules.La Ville promet de s'y attaquer, mais les experts estiment cela peu probable dans le contexte du prolongement de l'autoroute 25, de l'élargissement de la rue Notre-Dame et de l'amélioration de la fluidité sur l'échangeur Turcot.Seul un moratoire sur les projets routiers et un objectif quantifiable de réduction du nombre d'autos permettraient d'y arriver, affirmait d'ailleurs en novembre la commission du transport de la Ville, dont certains membres font partie de la formation du maire.Ensuite, appliquer des mesures d'apaisement de la circulation, comme des dos d'âne, des obstacles rétrécissant la voie routière ou des trottoirs en saillie.Et il ne faut pas se concentrer uniquement sur les rues résidentielles, comme c'est souvent le cas, la grande majorité des piétons blessés se retrouvant plutôt sur les grandes artères.C'est d'ailleurs de cette façon que les quartiers aisés de la métropole sont devenus au fil des ans des secteurs beaucoup plus sécuritaires pour les piétons.À APPLIQUER «Je vois quotidiennement des familles qui veulent quitter la ville centre parce que les voitures sont rendues dans les rues locales, ne se contentant plus de circuler dans les artères.Les gens se plaignent du bruit.Ils n'osent plus faire sortir leurs enfants.» - Dr Louis Drouin, responsable du secteur environnement urbain et santé, DSP de Montréal.À LIRE Le prochain numéro de la revue Moebius s'intitule «Éloge de la marche».Sous la forme de contes, nouvelles, essais et poésie, la vingtaine d'auteurs du collectif ajoutent leurs voix à celles des citoyens qui réclament le droit à une ville permettant la marche, cette «vibrante célébration de la fuite», selon les mots d'un des collaborateurs, Bertrand Laverdure.En librairie jeudi.Pour info : triptyque.qc.ca À qui appartient la rue ?À MÉDITER Le tout premier accident de la route impliquant un piéton serait survenu à Londres, le 17 août 1896.Une mère de deux enfants a été frappée par un véhicule roulant à moins de 7 km/h, une vitesse qualifiée de «stupéfiante» par les témoins.Le coroner a écrit que «cela ne doit plus jamais se reproduire». Appréciez la conduite zen FORD ESCAPE XLT 2008 279 $/mois Location 48 mois Frais de transport et de préparation inclus Dépôt de sécurité de 0$ LE MEILLEUR VENDEUR FORD F-150 XTR À CABINE DOUBLE 369 $/mois Location 36 mois Frais de transport et de préparation inclus En ville : 10,3 L/100 km Sur route : 7,7 L/100 km L'ATTRAYANTE FORD FUSION SE 2008 299 $/mois Location 48 mois Mise de fonds de 0 $ Frais de transport et de préparation inclus OU 0%de financement à l'achat jusqu'à 60 mois 1-Système Advance Trac® avec contrôle de stabilité antiretournement exclusif\u2020.2-Suspension indépendante aux quatre roues pour un roulement plus doux.3-Habitacle maintenant plus silencieux.4-Conduite au-dessus de tout souci.FORD EST UN FIER PARTENAIRE DES CANADIENS DE MONTRÉAL Photos à titre indicatif seulement.Première mensualité et mise de fonds de 2 995 $ (Escape) et 3 995 $ (F-150) exigées à la livraison.Des frais de 0,12 $ le kilomètre après 60 000 kilomètres (F-150) ou 80 000 kilomètres (Fusion et Escape) et d'autres conditions s'appliquent.\u2020 Catégorie : Petits VUS.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle certaines conditions s'appliquent.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres d'une durée limitée s'appliquent uniquement aux véhicules neufs en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre concessionnaire Ford peut louer moins cher.Tous les détails chez votre concessionnaire Ford.Selon les données de Ressources naturelles Canada (2008).www.ford.ca 3540540A ACTUALITÉS Le document de 65 pages évalue de nombreuses variables, allant du salaire brut en passant par le salaire moyen dans la province et le pouvoir d'achat.Il conclut que les juges du Québec sont de 12 à 28% mieux payés que leurs collègues des autres provinces.Québec préconise, pour les trois prochaines années, des augmentations et un montant forfaitaire qui totalisent 3,6% d'ici l'été 2010 (1,5%, 1% et 1,1% pour les trois prochaines années).La position des juges Dans son document du 15 janvier, la Conférence des juges du Québec soutient que «la compétence très étendue de la Cour du Québec dépasse largement celle des autres cours provinciales ».Ce champ d'action très large, «unique pour une cour provinciale», fait qu'on devrait davantage la comparer à la Cour supérieure du Québec, de compétence fédérale.Aussi les juges sont-ils plus gourmands quant à leurs revendications salariales.Ils demandent 5,7% d'augmentation rétroactive à juillet 2007, et une formule de montant forfaitaire et d'indexation totalisant 2,9% pour chacune des deux années suivantes, pour un total frôlant les 12% en trois ans.À partir de 2010, ils souhaitent ensuite toucher une hausse équivalente à l'indice des prix à la consommation (environ 2%).Pour le gouvernement, le salaire des juges au Québec se compare très avantageusement à celui des autres provinces, surtout quand on tient compte de la richesse collective.Les juges de la Cour supérieure, nommés par Ottawa, gagnent davantage (257 000$), le pouvoir d'achat d'un juge provincial au Québec est plus élevé que celui d'un juge fédéral en Ontario.En outre, il faut ajouter au traitement versé le régime de retraite et la valeur des assurances collectives.Une fois ces avantages calculés, la «rémunération globale» d'un juge au Québec atteint 302 000$ par année, comparativement à une moyenne de 280 000$ pour l'ensemble des provinces.Seul l'Ontario est plus généreux avec ses magistrats de la Cour provinciale, avec 228 000$ de salaire et 313 000$ de rémunération globale.Régime de retraite Le régime de ret raite d'un juge au Québec coûte 64 800$ à l'État, la retraite la plus généreuse de tous les magistrats provinciaux, tant en chiffres absolus qu'en pourcentage du salaire.Les assurances collectives valent 20 000$ par année; ici encore, seul l'Ontario est plus généreux avec 33 000$.Mais si on tient compte de la richesse collective des Québécois, leurs juges sont parmi les mieux payés au pays.Leur salaire représente presque six fois le salaire moyen de l'ensemble des salariés québécois en 2006, alors qu'en 1997, ils gagnaient 3,7 fois le salaire moyen.Les juges du Québec gagnent 7% de plus que les sous-ministres les mieux payés au gouvernement.Il y a 10 ans, ils gagnaient 54% de plus que les avocats du gouvernement.Ils sont désormais à 130% des juristes de l'État.Les juges de l'Île-du-Prince-Édouard sont aussi six fois plus payés que les salariés de la province, mais ils gagnent 186 000$ par année.Sous cet angle, le salaire des juges québécois est presque 30% plus généreux que la moyenne canadienne.Selon le gouvernement, il n'y a pas de problème à attirer des candidats aux postes de juges.Il est vrai que la compétence des magistrats québécois est plus large que celle des juges des autres provinces, «la valeur de cette compétence accrue n'a pas été évaluée, pas plus que la charge de travail des juges ni que le degré de polyvalence exigé par leur fonction».Le salaire des juges a doublé en 10 ans JUGES suite de la page A1 Les juges du Québec gagnent 7%de plus que les sous-ministres les mieux payés au gouvernement.HUGO FONTAINE Après le Bloc québécois et sa campagne publicitaire, voilà que le Parti conservateur lance une offensive ciblant le Parti libéral et leur chef, Stéphane Dion.Le ministre de l'Industrie, Jim Prentice, a présenté hier une analyse indiquant que la dette canadienne gonflerait de 62,5 milliards au cours des quatre prochaines années si les libéraux prenaient le pouvoir et respectaient leurs promesses.Au total, les dépenses augmenteraient de 98 milliards sur cinq ans, selon le rapport.Le porte-parole libéral enmatière de finances, John Mc Callum, a rétorqué que le rapport était truffé d'erreurs.Il a ajouté que les conservateurs eux-mêmes avaient tellement augmenté les dépenses que «quand l'économie sera plus faible, ils n'auront plus rien en banque».Jim Prentice nie que la sortie des conservateurs représente une attaque préélectorale.\u2014Avec Can West News Service et Radio-Canada Au tour des conservateurs d'attaquer a partir de 169$ par mois/location 60 mois.Transport et preparation inclus.Comptant de 2 076 $.Option 0 $ comptant disponible.a l'achat a partir de15 785$ L'economique COROLLACE 2008 a partir de 289$ par mois/location 48 mois.Transport et preparation inclus.Comptant de 4 605 $.Option 0 $ comptant disponible.a l'achat a partir de25 900$ L'ecologique CAMRY LE 2008 Programmes de location au detail et de financement a l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de credit par Toyota Services Financiers.Offres de location au detail valables sur lesmodeles Corolla CE 2008 (BR32EM AA) et Camry LE 2008 (BE46KP AA) neufs en stock.Premiere mensualite de 0 $ sur tous lesmodeles Corolla et Camry 2008 neufs en stock, pour un terme de location de 60mois (terme de 48 mois pour la Camry).Dans l'eventualite ou un client desire avoir un terme de locationmoindre que 60 mois (moindre que 48 mois pour la Camry), un rabais representant lecout d'une mensualite basee sur un terme de 60 mois (terme de 48 mois pour la Camry) sera accorde (taxes incluses).Offre de0$depot de securite a la location sur tous lesmodeles Toyota 2008 neufs en stock.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de7(Corolla) et de10(Camry) du kilometre excedentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Lemontant total exige avant le debut de la periode de location est de 2 341,40 $ pour la Corolla CE 2008 (BR32EM AA) et de 5 144,37 $ pour la Camry LE 2008 (BE46KP AA), taxes incluses.Remise a l'achat equivalant a une mensualite de location basee sur un terme de 60 mois (terme de 48 mois pour la Camry), taxes incluses, applicable au financement a l'achat des modeles Camry et Corolla 2008 neufs en stock.Pour la Camry2008 neuve en stock, a la location ou a l'achat, un escompte de 2 500 $ sera deduit du prix du vehicule ou une carte d'essence prepayee Esso Canada de 2 500 $ sera offerte.PDSF pour les modeles Corolla CE 2008 (BR32EM AA) et Camry LE 2008 (BE46KP AA) neufs en stock.L'immatriculation, les frais de transport, la preparation, l'assuranceet les taxes sont en sus.Le rabais aux diplomes (jusqu'a1000$de remise) peut differer selon le modele.Cotes de consommation (ville/route) basees sur l'annee-modele 2008 pour une transmission manuelle (transmission automatique pour la Camry) pour le moteur du modele indique.Recevez une remise de 1000 $ a l'achat ou a la location d'une Corolla 2008 a transmission manuelle a 5 vitesses dotee d'un moteur de 1,8 L dans le cadre du programme de remise ecoAUTO du gouvernement du Canada.Pour plus de details, visitez le www.ecoaction.gc.ca/ecoauto.Le concessionnaire peut louer ou vendreaprixmoindre.Photos a titre indicatif seulement.MC Marque de commerce de l'Association des concessionnaires Toyota du Quebec utilisee sous licence.Les offres s'adressent aux particuliers et se terminent le 29 fevrier 2008.Details chez votre concessionnaire Toyota participant de la grande region de Montreal.VOTRE NOUVELLE TOYOTA PART TOUJOURS AVEC LE PLEIN D'ESSENCE, L'ASSISTANCE ROUTIERE ET DES TAPIS PROTECTEURS.Vehicule a emissions ultra faibles Ville : 9,5 L/100 km Route : 6,2 L/100 km Vehicule a emissions ultra faibles Ville : 7,1 L/100 km Route : 5,3 L/100 km Les ecolonomies: prix faibles, emissions faibles.MC ecolonomies.ca 0$ depot de securite a la location 1re mensualite gratuite a la location ou remise equivalente a l'achat PROGRAMME DE REMISE remise de 1000$ Sur les Camry et Corolla2008 2500$ de rabais a l'achat ou a la location d'une Camry 2008 a l'achat ou a la location d'une Corolla2008 a transmission manuelle a 5 vitesses 3539837A POLITIQUE LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA .Les efforts du gouvernement Harper pour trouver un terrain d'entente au sujet du role et du terme de la mission canadienne en Afghanistan sont couronnes de succes.C'est la conclusion a laquelleenest venu le ministre federal des Affaires etrangeres, Maxime Bernier, lorsqu'invite a reagir a la publication d'une lettre ouverte du chef du Parti liberal du Canada au sujet du retrait des troupes de Kandahar.Le ministre Bernier affirme que le document prouve que les liberaux et les conservateurs sont unis derriere le fait que la mission doit continuer au-dela de fevrier 2009.Le depute de la Beauce ajoute que les deux formations sont aussi d'accord que cette mission doit se terminer aux alentours de 2011.Dans les pages des quotidiens du pays, vendredi, Stephane Dion a reitere que la mission de combat doit se terminer des fevrier 2009 et se transformer en une mission de formation de l'armee afghane.Selon le chef de l'opposition officielle, les troupes canadiennes devraient avoir quitte le sol afghan de facon definitive en 2011.Stephane Dion concluait en pressant le premier ministre d'accepter la motion liberale plutot que de tenter de marquer des points sur l'echiquier politique.Maxime Bernier rappelle que ce sont les liberaux qui ont envoye les soldats canadiens en Afghanistan et que les conservateurs n'ont fait que prendre la releve pour gerer cette mission.MISSION EN AFGHANISTAN Liberaux et conservateurs sont unis, selon Bernier LA PRESSE CANADIENNE Des erreurs du passe reviennent hanter des milliers de voyageurs americains alors que les douaniers canadiens examinent leur casier judiciaire au moyen d'une technologie amelioree.Le partage d'informations informatisees et la prudence accrue depuis le 11 septembre 2001 ont empeche plus de 18 000 ressortissants americains de franchir la frontiere canadienne depuis 2003.Les delits commis, tels que possession de marijuana, agression et conduite en etat d'ebriete, l'ont souvent ete il y a longtemps.L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) affirme que le nombre de ces cas a diminue de facon graduelle ces dernieres annees.Quelque 3430 personnes ont ete refusees parmi 28,9 millions de visiteurs americains en 2006, comparativement a 5876 personnes trois ans auparavant sur un total de 35,5 millions.Mais les avocats de l'immigration des deux cotes de la frontiere disent avoir constate une hausse des plaintes a ce sujet.Ainsi, Randy Kutter, un pompier du Minnesotaqui aime pecher dans les eaux canadiennes, a ete reconnu coupable de conduite avec les facultes affaiblies, en 1981 et 1986.Les autorites canadiennes lui ont fait savoir, en 2006, qu'il n'etait plus le bienvenu au Canada, en depit du fait qu'il ait franchi la frontiere au moins une centaine de fois depuis sa plus recente arrestation.Le passe vient hanter des voyageurs americains MONDE NASRAT SHOIAB AGENCE FRANCE-PRESSE KANDAHAR, Afghanistan \u2014 Entre 65 et 80 personnes ont été tuées et des dizaines blessées hier dans l'un des attentats suicide les plus meurtriers commis en Afghanistan, attribué aux talibans et perpétré lors d'un spectacle de combat de chiens dans la ville de Kandahar.Cet attentat au bilan non encore définitif pourrait être le plus sanglant de l'Afghanistan depuis le renversement des talibans à la fin de 2001.Celui commis le 6 novembre dans la province de Baghlan (nord) et considéré jusqu'à présent comme le plus meurtrier de tous avait fait 79 morts, dont six parlementaires et des dizaines d'enfants.Peu avant midi, «un kamikaze a actionné les explosifs qu'il portait au milieu de la foule dans le 7e district de Kandahar, tuant plus de 65 personnes et en blessant plus de 50 autres », a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué dit « révisé », après avoir annoncé dans un premier temps 80 morts.Parmi les victimes figurent des policiers, a précisé le ministère.«Un certain nombre de blessés sont dans un état grave et l'éventualité d'une augmentation du nombre de victimes existe », ajoute le communiqué.Un responsable de l'hôpital militaire a indiqué à l'AFP que 90 blessés se trouvaient dans les deux principaux centres médicaux de Kandahar.Seize Afghans grièvement blessés ont été transférés dans le centre médical de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN dans la base de Kandahar, selon cette dernière.«C'est la plus importante attaque que j'aie jamais vue à Kandahar», a déclaré à l'AFP le chef du Conseil provincial, Wali Karzaï, frère du président Hamid Karzaï.En visite officielle au Qatar, ce dernier a fait porter la responsabilité de cette attaque aux «ennemis de l'Afghanistan qui ne peuvent tolérer le bonheur de notre peuple», selon un communiqué.«De tels actes sont opposés aux valeurs de l'islam», a-t-il dit.Wal i Karzaï et le gouverneur de la province, Asadullah Khalid, ont rendu les talibans responsables du carnage, mais un porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, a refusé de le revendiquer.Sur le lieu de l'attentat, un journaliste de l'AFP a vu des dizaines de victimes emmenées d'urgence à bord de voitures vers les hôpitaux de la ville.Plusieurs corps, beaucoup de vêtements couverts de sang voisinant avec des restes humains jonchaient le sol aux côtés du cadavre d'un grand chien.Des dizaines de personnes paniquées bougeaient dans tous les sens, a-t-il également constaté.«Plus de 500 personnes s'étaient réunies pour assister à cette compétition entre chiens», a raconté à l'AFP un témoin, Abdul Karim.«Et tout à coup j'ai entendu une énorme explosion près d'un véhicule de police».Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les talibans avaient interdit les spectacles de combat de chiens, ainsi que tous les autres combats entre animaux, les jugeant «anti-islamiques».KANDAHAR Un attentat suicide fait au moins 65 morts MARC THIBODEAU ENVOYÉ SPÉCIAL KOSOVO Mustaf Sopi aura finalement manqué d'une journée le moment dont il avait rêvé toute sa vie.Cet ancien commandant de l'Armée de libération du Kosovo (UCK), qui avait croisé le fer avec les militaires serbes lors d'un sanglant conflit en 1999, est mort de cause naturelle la veille de la déclaration officielle d'indépendance pour laquelle il avait combattu.Et pour laquelle son fils unique est mort.Alors que les festivités débutaient en contrebas au coeur de Pristina, des hommes s'affairaient à creuser la tombe du disparu dans un cimetière sommaire réservé aux «martyrs » de la cause indépendantiste.«C'est à la fois une journée triste et une journée heureuse.Oncle Mustaf nous avait dit, dans un message, de ne pas penser à lui si l'indépendance était déclarée.Qu'il fallait absolument fêter puisque c'est un moment très important pour nous», a confié peu avant l'enterrement un neveu du commandant, Kreshnik Sopi, âgé de 21 ans.Des dizaines de personnes convergaient au même moment à une centaine de mètres de là vers la tombe de l'ex-président kosovar Ibrahim Rugova, mort en janvier 2006.«S'il était présent parmi nous, il chanterait aujourd'hui», a indiqué Shefki Rushiti après avoir embrassé le monument funéraire.L'homme de 70 ans voue une admiration sans bornes au défunt politicien, qui préconisait une approche pacifiste éloignée des méthodes musclées utilisées par l'UCK pour contrer les Serbes.«Ils ne peuvent plus rien faire.La Serbie estdéfinitivementmortepournous», s'est réjoui M.Rushiti en parlant de Belgrade, qui refuse de reconnaître la sécession annoncée hier.L'annonce officielle de ladéclaration d'indépendance, vers 15h30, a été accueillie par une explosion de cris de joie et de klaxons au centre-ville de Pristina, où des Kosovars venus des quatre coins de la province avaient commencé à converger par milliers enmatinée à bord de véhicules décorés avec les drapeaux albanais et américain.Des gens dansaient aux balcons et devant les bars, esquissant des pas de danse traditionnelle, tandis que la ville résonnait du bruit de mille pétards.Extatiques, les résidants couvraient de mercis toute personne ressemblant de près ou de loin à un ressortissant américain.«Merci d'être venu pour célébrer avec nous.George W.Bush est notre plus grand ami», a lancé à La Presse un pompiste ayant mal compris le pays de provenance de son interlocuteur.Même enthousiasme de la part d'Hajriz Hoti, un Albanais de 45 ans qui était venu du Connecticut pour fêter.«Je ne pourrais pas me sentir mieux.Je suis né ici.Les gens se sont battus contre les Serbes pendant desdécennies pour pouvoir être libres et c'est enfin une réalité.Merci aux États-Unis! Merci au Canada! Merci à l'Union européenne», a-t-il déclaré, avant de confier qu'il avait combattu avec l'UCK en 1999.Des milliers de personnes ont convergé en début de soirée au centre-ville vers un monument formant le mot anglais «Newborn», en référence à l'État nouveau-né.Les Kosovars faisaient la queue pour écrire leurs réflexions ou leurs noms sur les lettres géantes, sous le regard amusé de compatriotes qui bondissaient d'excitation au son d'une chanson de U2 parlant d'une «magnifique journée».Imperméables à cette bonne humeur, les Serbes du Kosovo ont accueilli en serrant les dents la déclaration d'indépendance, apparemment déterminés, pour la plupart, à rester dans le nouvel État sans reconnaître sa légitimité.Dans l'enclave serbe de Gracanica, près de Pristina, les soldats de l'OTAN contrôlaient étroitement les allées et venues afin d'éviter tout dérapage susceptible de mener à des violences.Un calme plat régnait en milieu de journée dans l'agglomération de 30 000 personnes.Plusieurs résidants ont refusé d'être interviewés.«Partez.Je ne veux pas parler de politique», a lancé un commerçant qui peinait à cacher son dépit.Plus prosaïque, Miqiq Dobrivoje, retraité de 67 ans, a dit qu'il devrait bien se faire à la nouvelle donne politique «puisqu'il n'a pas d'autre endroit où aller».Le vieil homme, qui se plaint de la difficile situation économique des Serbes kosovars, croit que l'indépendance est la faute des États-Unis.«J'espère que Dieu fera mourir le président Bush», a-t-il déclaré.KOSOVO: LE DIVORCE, L'ÉDITORIAL DE MARIO ROY À LIRE EN PAGE A16.Explosion de joie au Kosovo Pristina a déclaré officiellement hier son indépendance PHOTO DARKO BANDIC, ASSOCIATED PRESS Des milliers de personnes se sont réunies hier soir dans le centre de Pristina pour célébrer la proclamation d'indépendance du Kosovo.Des gens dansaient aux balcons et devant les bars, esquissant des pas de danse traditionnelle, tandis que la ville résonnait du bruit de mille pétards.LE TOURDUGLOBE ÉTATS-UNIS Sociétés fictives et infiltration La CIA a créé 12 sociétés fictives, principalement en Europe, après les attentats du 11 septembre dans le but d'infiltrer des organisations islamistes, a rapporté le Los Angeles Times sur son site internet samedi soir.Citant des responsables actuels et d'anciens membres du renseignement américain, lequotidien précise que l'agence a désormais fermé toutes ces sociétés, sauf deux, après avoir conclu qu'elles étaient inadaptées.Ces entreprises, pour lesquelles la CIA a dépensé des centaines de millions de dollars, faisaient partie d'un vaste plan pour accroître le potentiel de l'agence à infiltrer les réseaux islamistes, affirme le journal.-AFP KENYA Non à l'ingérence Le gouvernement kényan a réitéré hier son refus de toute ingérence extérieure dans le règlement de la crise post-électorale, dans une allusion voilée à la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, attendue au Kenya aujourd'hui.«Nous encourageons nos amis à nous soutenir, à nous encourager, mais pas à faire l'erreur de pointer un pistolet sur la tempe de quelqu'un et de dire \"c'est ça ou rien\", parce que ça ne peut pas marcher», a déclaré le ministre kényan des Affaires étrangères, Moses Wetangula.Mme Rice, dépêchée à Nairobi par le président George W.Bush, entend faire pression sur les rivaux kényans pour qu'ils acceptent un accord de partage du pouvoir.-AFP ÉGYPTE 40 islamistes arrêtés Quarante membres des Frères musulmans, le principal groupe d'opposition en Égypte, ont été arrêtés hier à l'aube pour avoir commencé à faire campagne en vue des prochaines élections municipales, a-t-on appris auprès des services de sécurité.Officiellement interdite en Égypte, la confrérie islamiste est cependant tolérée et détient plus d'un cinquième des sièges au Parlement égyptien.Ses députés ont été élus sous l'étiquette d'«indépendants».-AFP CHYPRE Le président sortant éliminé Le président chypriote sortant, Tassos Papadopoulos, tenant d'une ligne dure sur le dossier de la division de l'île, a été éliminé hier au premier tour de la présidentielle qui opposera dimanche prochain Ioannis Kasoulides (droite) et Demetris Christofias (communiste).Selon les chiffres officiels, M.Kasoulides, député européen et ex-ministre des Affaires étrangères, arrive en tête avec 33,51%.Il ne devance toutefois le président du Parlement, Demetris Christofias, que de 980 voix.Dans cette île divisée depuis 1974 entre la République de Chypre (sud) et la République turque de Chypre Nord, uniquement reconnue par la Turquie, MM.Kasoulides et Christofias se présentent tous deux comme les champions de «l'ouverture» envers la communauté chypriote-turque -AFP LE CHIFFRE DU JOUR C'est le nombre de tonnes de viande de boeuf congelée provenant d'un abattoir soupçonné de mauvais traitements sur les animaux dont le département américain de l'Agriculture a ordonné le rappel hier.Le secrétaire américain à l'Agriculture a expliqué que les autorités avaient la preuve que la société Westland/Hallmark Meat Co., basée à Chino, en Californie, ne fait pas systématiquement appel aux services vétérinaires lorsque ses bovins ne sont plus en état de tenir debout ou de se déplacer, en violation des règles sanitaires américaines.Il s'agit du plus important rappel de viande bovine jamais ordonné aux États-Unis.-AP Cet attentat pourrait être le plus sanglant de l'Afghanistan depuis le renversement des talibans à la fin de 2001.LES RÉACTIONS DANS LE MONDE > Le Conseil de sécurité de l'ONU a de nouveau constaté hier son désaccord sur le Kosovo, les pays occidentaux reconnaissant sa proclamation d'indépendance tandis que la Russie demandait à l'ONU de la déclarer «nulle et non avenue».> «Aucun pays n'a soutenu la demande de la Russie d'annuler la proclamation d'indépendance du Kosovo», a déclaré l'ambassadeur de Grande-Bretagne hier à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil convoquée à la demande de la Russie.> Sept pays (Allemagne, Belgique, Croatie, États-Unis, France, Grande- Bretagne, Italie) ont rédigé une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment que « l'indépendance internationalement supervisée (du Kosovo) est la seule solution viable pour apporter stabilité et sécurité».> Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir de nouveau aujourd'hui pour discuter du statut du Kosovo, de même que les ministres européens des Affaires étrangères de l'Union européenne.Six pays de l'UE (Chypre, la Slovaquie, l'Espagne, la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie) ont déjà exprimé leur opposition à cette indépendance, la considérant comme un précédent pour les séparatismes à travers le monde.> À Toronto, des milliers de Canadiens d'origine albanaise se sont rassemblés hier pour célébrer la proclamation d'indépendance, en attendant de savoir si Ottawa reconnaîtrait le nouveau statut du Kosovo.Mais le gouvernement Harper n'avait toujours pas pris position hier, et un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué qu'il soupesait toujours sa décision.- D'après AFP et PC «Merci d'être venu pour célébrer avec nous.George W.Bush est notre plus grand ami ! » André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX PLANÈTE André-Philippe Côté, Le Soleil DROITS RÉSERVÉS PHILIPPE FAUCHER L'auteur est directeur du département de science politique et chercheur associé au Centre d'études et recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM.ca) En ces temps de gouvernements minoritaires, qui nous valent des rumeurs aussi permanentes que lassantes d'élections, je m'interroge sur la pertinence des lignes de parti.Bien que précaires dans notre système politique, les gouvernements minoritaires, les études lemontrent, ne sont pas moins performants que les gouvernements majoritaires.Après une période d'apprentissage, les élus maîtrisent, survie oblige, la négociation et le compromis.L'opposition est soudainmoins vile, ses propositions deviennent des contributions pertinentes à la solution des problèmes.Bref, un terrain d'entente existe.Aussitôt, on s'agite dans les estrades.Le gouvernement, sans perdre sa légitimité, peut-il adopter des propositions émanant de l'opposition?Cette dernière risque-t-elle sa crédibilité si elle collabore avec le pouvoir?Une politique peut-elle échapper à la saveur idéologique du jour?Pire encore, l'entente entre clans opposés menace la démocratie.En effet, si l'opposition et le gouvernement se mettent d'accord, pourquoi nous demander de choisir?Sartre avait-il raison: «élections piège à cons»?Faire bouger les lignes Existe-t-il un clivage politique plus figé que celui qui oppose, en France et ailleurs, la droite à la gauche?Dans les hauteurs grisantes des grands principes, si la ligne divise les camps autour de l'injustice, toujours intolérable pour la gauche et malheureusement inévitable pour la droite, il n'y a pas de place pour le compromis.Mais, si être de gauche se caractérise par une double exigence de liberté et d'égalité, s'insinue alors la notion de la bonne politique.La ligne de parti, celle qui appelle la langue de bois, qui rameute le militant et rétrécit le jugement, cède la place à la politique comme exercice de responsabilité.La rencontre entre la gauche et la droite, entre le gouvernement et l'opposition, autour de projets proposant plus de liberté et plus d'égalité, est alors possible.La république des experts Élu par la droite selon la convention qui règne dans le système politique français, le président Sarkozy, aux premières heures de son mandat, a tenu le pari en invitant des personnalités politiques de l'autre clan à participer à son gouvernement.Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans Frontières, est nommé au ministère des Affaires étrangères et européennes, l'ineffable Jack Lang est invité à diriger le Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions.Il propose Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international.Il confie à Jacques Attali, conseiller spécial pendant 10 ans du président Mitterrand, écrivain et homme-orchestre, le mandat de présider la Commission pour la libération de la croissance française.Des opportunistes, sans doute, mais assumés, auxquels il faut reconnaître des compétences indiscutables et des états de services impeccables dédiés à l'intérêt général.Le rapport Attali, déposé fin janvier, présente 319 «décisions»1.Rompre avec le conservatisme et les privilèges, renouer avec la croissance, libérer la concurrence pour plus d'égalité et plus de liberté, tel est le projet foisonnant d'idées tantôt anciennes, parfois neuves.Les réactions étaient prévisibles.L'opération présidentielle est aussitôt qualifiée de «brouillage politique».Les auteurs sont discrédités, un expert respecté devient un «intellectuelmédiatique» et le militant de toujours n'est plus qu'un «présumé socialiste».Les vieux réflexes d'intimidation se mettent en branle.Ainsi les taxis parisiens, dont le rapport recommande d'augmenter le nombre, ont-ils déclenché une grève préventive le 30 janvier pour préserver leur rente.Contre la politique dupire Alorsque naïfs, on rêve de débats, on nous renvoie les insultes de toujours.Aussitôt entrouvert, le dialogue entre camps opposés se referme.Les nuances et les compromis sont dénoncés comme autant de traîtrises.Il se trouve aussi au Québec quelques tentatives d'ouverture.Ainsi, les convergences entre les propositions pour une «gauche efficace» de Jean-François Lisée et les «onze idéespour secouer le Québec» du professeur Marcel Boyer de l'Institut Économique de Montréal sont saisissantes.Défendre la bonne politique dans un cadre non partisan est un exercice périlleux.Je soutiens néanmoins que choisir de se taire pour des raisons partisanes, plutôt que de proposer des solutions et d'engager le dialogue sur une question dont dépend le bienêtre collectif, est à condamner au même titre que le refus de traitement de la part d'un médecin.1 www.ladocumentationfrancaise.fr/ La «bonne » politique Existe-t-il un clivage politique plus figé que celui qui oppose, en France et ailleurs, la droite à la gauche ?Bien que précaires dans notre système politique, les gouvernements minoritaires ne sont pas moins performants que les gouvernements majoritaires.PHOTO PHILIPPE WOJAZER, REUTERS Élu par la droite, le président Nicolas Sarkozy (assis), aux premières heures de son mandat, a invité des personnalités politiques de l'autre clan à participer à son gouvernement.Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans frontières, a notamment été nommé au ministère des Affaires étrangères et européennes mroy@lapresse.ca MARIO ROY apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Des documents de travail préparés par les militants du Parti libéral du Québec en vue de leur congrès de mars, les médias ont retenu que les libéraux souhaitent une application plus vigoureuse de la loi 101.À nos yeux, ce n'est pas l'aspect le plus important de ces textes.Dans la foulée des supposées crises des accommodements raisonnables et de la langue, on pouvait craindre que le PLQ se laisse emporter par la vague, s'abandonne à une surenchère identitaire avec ses rivaux du PQ et de l'ADQ.Heureusement (sous réserve des décisions qui seront prises au congrès), les libéraux ont décidé de réaffirmer avec force les valeurs qui les caractérisent, en particulier la conviction que la diversité, loin d'être une menace, est une richesse inestimable.Il vaut la peine de citer un passage substantiel du rapport Identité et fédéralisme: «La diversité dans la composition démographique d'une société apporte une richesse majeure au chapitre des points de vue véhiculés et des expériences vécues par ses citoyens.Cette diversité fournit la société en une variété d'idées, de perspectives, de connaissances et de compétences qui contribuent à sa prospérité.«Plus encore, la diversité d'une société, qui amène une nécessaire cohabitation des individus et des communautés portant des visions et ayant des comportements différents, est fondamentalement une source de progrès.» Cela étant, l'immigration devrait être vue non seulement comme une nécessité (en raison du déclin démographique), mais comme une opportunité.Par exemple, en intégrant des nouveaux arrivants, les entreprises d'ici pourraient s'ouvrir des portes dans leurs pays d'origine.Bien sûr, des mesures doivent être prises pour s'assurer que les immigrants s'intègrent bien et respectent les valeurs qui font consensus ici.Les libéraux, à la suite des péquistes et des adéquistes, prônent une augmentation «substantielle » des ressources consacrées à la francisation des néo-Québécois.Toutefois, ils renvoient aussi les Québécois de souche à leurs responsabilités.Le gouvernement du Québec, en particulier, doit redoubler d'efforts pour recruter les nouveaux fonctionnaires au sein des communautés culturelles.À peine 3,5% des membres de la fonction publique sont nés à l'étranger, alors que Québec s'était engagé il y a plus de 15 ans à porter cette proportion à 9%.Le comité libéral liquide en deux paragraphes le problème des accommodements raisonnables.En matière de religion, il préfère une «laïcité ouverte» plutôt qu'une «laïcité intégrale», la première étant «plus respectueuse de la diversité québécoise et des libertés fondamentales des individus ».Quant aux accommodements comme tels, «le bon sens doit prévaloir et une approche au cas par cas s'y prête mieux».Bravo! Les politiciens se sentent souvent obligés de sacrifier leurs convictions aux impératifs électoraux.Lorsqu'ils tiennent bon, comme c'est le cas ici pour les libéraux, il faut le souligner.Pour notre part, nous sommes convaincus que cette approche d'ouverture sur le monde et sur les autres est de loin la plus prometteuse pour l'avenir du Québec.Éloge de la diversité Lorsqu'un parti refuse de sacrifier ses convictions aux impératifs électoraux, il faut le souligner.Kosovo: le divorce L'histoire récente interdit que ces deux peuples, serbe et kosovar, puissent vivre ensemble.L'affaire se compare à une longue procédu re de divorce marquée par une extrême violence, puis par une médiation sans espoir, aboutissant à une séparation de facto décidée par l'un des partenaires\u2026 et dont on ne sait pas comment elle va tourner.Le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance, hier, au terme d'un «long chemin plein de sacrifices vers la liberté », a résumé le premier ministre Hashim Thaçi en ouvrant la session extraordinaire du Parlement destinée à rompre avec la Serbie.Septième État à émerger des décombres de l'ex-Yougoslavie, ce petit pays de deux millions de citoyens très pauvres, traumatisés par des déchirements qui sont allés jusqu'au nettoyage ethnique, entre ainsi en terrain miné.Tout de suite, à Belgrade, le leader serbe Vojislav Kostunica a rejeté cette proclamation d'indépendance.Il a décrété que les lois et institutions serbes continueraient à s'appliquer et à agir au Kosovo, ce «faux pays» né de «l'agression de l'OTAN».L'agression?En 1999, l'OTANavait repoussé les troupes militaires et paramilitaires de Slobodan Milosevic (décédé en 2006 alors qu'i l subissait son procès pour crimes contre l'humanité) occupées à «nettoyer» le Kosovo, province à 90% albanophone et musulmane.Par la suite, 17 000 Casques bleus mandatés par l'ONU étaient chargés d'y assurer la sécurité, sans toujours être capables d'empêcher les représailles contre la minorité serbe.Hier, les deux parties ont exclu le recours à la violence, bien qu'on ait noté des incidents à Mitrovica, ville emblématique du nord du Kosovo où les deux communautés vivent séparées par un pont enjambant un fleuve\u2026 de ressentiment.L'Union européenne a ici une grande responsabilité et, de fait, tout indique qu'elle est prête à l'assumer.Les États-Unis et la plupart des pays de l'Europe vont vraisemblablement reconnaître le nouvel État.La Russie, qui ne le fera évidemment pas, en a tout de suite appelé au Conseil de sécurité des Nations-Unies qui s'est réuni d'urgence, hier.La légalité de cette partition est en effet contestable et contestée, puisque le statut du Kosovo ainsi que la résolution 1244 adoptée par le Conseil en juin 1999, servant de cadre juridique, ouvrent la por te à toutes les interprétations.Mais le principe de réalité devra un jour prévaloir, fut-ce au prix des plus grandes difficultés : l'histoire récente de cette région, qui baigne littéralement dans le sang, interdit que ces deux peuples, serbe et kosovar, puissent vivre ensemble.Pour l'instant, la réaction de la communauté internationale est largement fondée, non pas sur une froide évaluation de la situation sous examen, mais sur des égoïsmes particuliers.En clair : les États au sein desquels des minorités importantes possèdent un pouvoir politique réel se méfient du précédent que le Kosovo pourrait créer\u2026 Hier, le gouvernement de Stephen Harper, évasif depuis des mois sur le sujet, n'a pas fait connaître sa position.Or, nonobstant tout souci intérieur que le Canada pourrait avoir, il serait moral qu'Ottawa reconnaisse rapidement le 194e État apparu sur la planète. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 MARCEL CÔTÉ L'auteur est associé de Secor.La fusion de la Bourse de Montréal (MX) et de la Bourse d e T o r o n t o (TSX) dans une nouvelle entité appelée Groupe TMX a réveillé de vieux démons.Montréal se fait-elle avoir par cette transaction, qui fait disparaître un nom fortement associé à l'histoire de Montréal comme place d'affaires?Malheureusement, en s'orientant vers les aspects symboliques de la fusion, le débat public risque de faire trop peu de cas des véritables enjeux associés à cette transaction.La véritable transaction Il y a neuf ans, la Bourse de Montréal et la Bourse de Toronto se sont divisées pour une période de 10 ans le marché canadien: à Toronto le marché des actions, à Montréal le marché des dérivés.La transaction était significative quant au rôle de Montréal comme place d'affaires.En effet, le Québec reconnaissait par le fait même le rôle prépondérant de Toronto comme centre financier, et plus spécifiquement dans la levée du capital des entreprises.Sur le plan économique, la transaction de 2008 n'a pas du tout l'envergure de celle de 1999.Le gouvernement du Québec et la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), aujourd'hui devenue l'Autorité des marchés financiers (AMF), ont entériné cette entente de spécialisation négociée par les deux Bourses en 1999.Or, l'entente s'est avérée gagnante pour tous, c'est-àdire pour les deux Bourses, leurs actionnaires, les entreprises cotées et le public investisseur.Toronto, comme partenaire Le contexte d'affaires des Bourses a évolué significativement depuis 1999, avec un important mouvement de consolidation de la propriété des places boursières et l'émergence de holdings boursiers internationaux présents autant dans les marchés d'actions que dans les produits dérivés.Ces transformations majeures constituent aussi une réponse stratégique à la mise sur pied de plusieurs nouvelles plateformes de transactions visant les gros investisseurs.La recherche d'efficacité transactionnelle pour diminuer les coûts des transactions explique donc les mutations de l'industrie.Les Bourses de Montréal et de Toronto ne sont pas à l'abri de ces tendances.Il était devenu inévitable que la Bourse de Montréal, une petite bourse sur l'échiquier mondial, devait incessamment s'intégrer à un autre groupe, soit une Bourse étrangère spécialisée dans les produits dérivés ou une bourse traditionnelle avec une offre complémentaire, telle la Bourse de Toronto.Cette dernière faisait d'ailleurs face aux mêmes choix.Une fusion avec une Bourse complémentaire permet à Montréal de protéger sa plateforme dans les produits dérivés, ce qu'elle n'aurait probablement pas pu faire en fusionnant avec une Bourse étrangère active dans les produits dérivés.Il était possible, et ce fut fait, pour la Bourse de Toronto et la Bourse de Montréal de négocier une entente de complémentarité crédible, permettant de maintenir la spécialisation des deux parquets.L'entente, décrite de façon détaillée dans la circulaire de la Bourse de Montréal, maintient à perpétuité la complémentarité des activités des deux Bourses, garantissant à Montréal le maintien des activités sur les produits dérivés.Si la Bourse de Montréal avait fusionné avec une Bourse spécialisée dans les dérivés, une telle assurance aurait été difficile à obtenir et si obtenue, aurait été très fragile, car les synergies d'intégration auraient inévitablement commandé à un moment donné une rationalisation.Or, tous les autres partenaires possibles pour une fusion avec la Bourse de Montréal étaient des bourses spécialisées en dérivés.La compétitivité La Bourse de Montréal demeure une Bourse spécialisée de petite envergure, face à ses concurrents.En fait, sur le plan économique, la Bourse de Montréal est une société de taille moyenne avec quelques centaines d'employés et des revenus de moins de 100 millions.Il y a des centaines d'entreprises plus importantes économiquement à Montréal.La Bourse offre un service financier très spécialisé.La majorité de ses principaux clients ne sont pas établis à Montréal et transigent électroniquement, à distance.C'est le mythe de la Bourse du siècle dernier, beaucoup plus que la réalité économique de la Bourse d'aujourd'hui, qui soulève la tempête médiatique des derniers mois.Il faut comprendre aussi que la question du contrôle est, à plusieurs égards, secondaire.En fait, la localisation à Montréal d'un parquet boursier dépendra uniquement de sa capacité à demeurer concurrentielle.C'est d'ailleurs ce qui amène la Bourse de Montréal à fusionner.Car il est inévitable que de nouveaux concurrents s'attaqueront à son lucratif marché des dérivés sur taux d'intérêt canadien, un marché que la Bourse de Montréal domine (qui représente les deux tiers de ses revenus et d'où elle tire vraisemblablement la quasi-totalité de ses profits).La Bourse ne pourra y maintenir sa dominance face à l'entrée de nouveaux acteurs que si elle joue bien ses cartes.(\u2026) Les vieux démons C'est le mythe de la Bourse du siècle dernier, beaucoup plus que la réalité économique de la Bourse d'aujourd'hui, qui soulève la tempête médiatique des derniers mois (\u2026) En 2001, la CVMQ a accepté que la Bourse de Montréal devienne une société publique, détenue par des investisseurs, à qui on reconnaît le droit de maximiser la valeur de leur placement.L'AMF, successeur de la CVMQ, non seulement est tenue de respecter cette décision, mais elle doit veiller à ce que les intérêts des actionnaires de la Bourse de Montréal soient protégés dans cette transaction.L'AMF n'est pas une agence de développement économique et n'a pas à recevoir des conseils de la classe politique à cet effet.Son rôle est de protéger l'intérêt des actionnaires et de s'assurer que les marchés financiers sont efficaces.I l s'agit par ailleurs d'un dossier hautement visible pour l'AMF, particulièrement auprès des grands investisseurs qui t ransigent sur les marchés de dérivés de la Bourse de Montréal.Dans ce contexte, le meilleur service que l'AMF peut probablement rendre à l'économie de Montréal, est de démontrer que le marché québécois est bien régi, dans le meilleur intérêt des investisseurs, et que la Bourse de Montréal sera une plateforme compétitive pour transiger des produits dérivés.Car la confiance dans l'intégrité d'une Bourse et la mise en place d'un environnement d'affaires concurrentiel sont des conditions essentielles à sont attrait et à son succès.En fait, l'AMF est probablement l'un des grands gagnants dans cette transaction.D'une part, elle obtient un droit de veto sur toute transaction impliquant la vente de la nouvelle Bourse, ce qui inclut l'ac tuel TSX, une hypothèse qui aurait été considérée comme totalement irréaliste il y a même quelque mois.D'autre part, l'AMF se voit reconnaitre le rôle effectif de régulateur national des produits dérivés, car c'est le MX de Montréal, un marché qu'elle règlemente, qui gèrera le marché des dérivés de la nouvelle entité.Ces nouvelles responsabilités réglementaires sont d'ailleurs loin de plaire à tous dans l'industrie, qui rêvent d'un seul régulateur national pour tous les marchés boursiers.L'AMF sera en quelque sorte sur la sellette lors des audiences publiques qu'elle tiendra sur la transaction.Elle est appelée à jauger dans cette transaction les intérêts des actionnaires de la Bourse de Montréal, son premier devoir, et le maintien de l'intégrité des marchés financiers qu'elle règlemente.D'aucuns souhaitent qu'elle élargisse de façon très ad hoc sa mission et qu'elle multiplie les exigences de toutes sortes.Aller dans cette dernière direction serait tomber dans un piège et ne pourrait que nuire aux activités boursières qui sont conduites au Québec.Les règles du jeu L'AMF est probablement l'un des grands gagnants de la fusion des Bourses de Montréal et de Toronto La Bourse de Montréal demeure une bourse spécialisée de petite envergure, face à ses concurrents.PHOTO NORM BETTS, BLOOMBERG NEWS La véritable transaction a eu lieu en 1999, alors que les Bourses de Montréal (présidée par Luc Bertrand) et de Toronto se sont divisé le marché canadien: le marché des actions à Toronto, et le marché des dérivés à Montréal.FORUM@LAPRESSE.CA Un débat malsain Pendant qu'on discute des mérites comparés du système public de santé par rapport au privé, de la place de l'un par rapport à l'autre, on évite ainsi de regarder en face certaines réalités.Un, de plus en plus de citoyens sont disposés à payer pour leurs propres services de santé tout en étant fermés à une plus grande contribution collective.Deux, les politiciens sont prêts à tout pour éviter une hausse de taxes et d'impôts.Trois, le système public est mal géré parce que le politique s'immisce trop dans la gestion opérationnelle du réseau.En conclusion, tout est en place pour une apparence de statu quo où le privé va prendre progressivement de plus en plus de place aux dépens des plus démunis de la société.Gilles Lacoste Sainte-Thérèse Un cercle vicieux J'ai pris la sage décision de voir un médecin de famille en clinique privée! Eh oui, et j'aurais dû le faire avant car, depuis plus de 10 années, je n'avais eu aucun bilan de santé.J'ai pris cette décision car je n'ai pas demédecin de famille au public et pas le temps de passer six heures d'attente dans une clinique sans rendez-vous.Je crois que le gouvernement profite des contribuables comme nous, qui payent en double (cotisations pour le système public et visites au privé).Les cliniques vétérinaires traitent mieux les animaux dans bien des cas.Lisa Bélanger Collaboration intelligente Je vais toujours dans des cliniques sans rendez-vous, car c'est la seule option malheureusement.Aller aux urgences, ce n'est pas intéressant et la multiplication des bactéries, qui contaminent même des visiteurs (c'est arrivé à des amies), me fait avoir peur demettre les pieds dans un hôpital.De plus en plus, beaucoup de cliniques sans rendez-vous ne vous acceptent que si vous avez déjà un dossier.C'est pourquoi je vais à une clinique située assez loin de mon quartier, où j'ai eu un dossier lorsque j'habitais encore dans le coin; celle située près de chez moi nem'accepte pas.Surtout qu'ils sontGMF et qu'ils sont «à pleine capacité».Je prends en note les noms desmédecins que je vois et je tente de me rendre lorsque ce sont eux qui sont en service, pour tenter au moins de voir toujours le même.Je ne sais pas quelle serait la solution.Je ne sais pas si le privé est la solution ; j'y vois à long terme des effets pervers.Une collaboration intelligente et bien encadrée entre les systèmes privé et public serait peut-être le mieux.Suzie Dufour Investir dans notre santé J'ai passé du public au privé moi aussi, il y a quelquesmois.J'aurais dû le faire bien avant! Choisissons d'investir dans notre santé! Eh! oui, ça coûte cher lamédecine privée, mais c'est tellement plus rassurant.Accueil chaleureux par un personnel qui prend le temps de bien vous traiter.sans compter la propreté des lieux et l'empathie.On est loin de cette médecine expéditive qui traite le malade comme un vulgaire numéro pour VITE passer au suivant.Moi, je n'étais plus capable de supporter ça! On dépense beaucoup d'argent pour des futilités tout au long de l'année.Mettons-en un peu de côté en prévision de visites médicales et optons pour un service de qualité.Josée Leboeuf PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Plusieurs citoyens sont las d'attendre et préfèrent consulter en clinique privée. nissan.ca Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques et slogans de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.et/ou à ses filiales nord-américaines.en douceur et en longueur.Prendre la route ne se sera jamais fait avec autant de plaisir.Beaucoup plus.Comme un moteur V6, 3,5 litres de 265 chevaux.Et une boîte de vitesses à variation continue Xtronic CVTMD qui offre une accélération sans changement de rapport pour une poussée tout Un design à la hauteur des performances.Le tout nouveau Murano 2009 de Nissan.Avec des feux arrière fuyants à diodes électroluminescentes, des fauteuils de cuir à double coutures, un contrôle de température à deux zones et plus encore.Le tout nouveau Murano 2009.Le bonheur est dans Le détaiL.Mission acco Mp Lie.découvrir l'innovation 3539454A "]
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