La presse, 11 février 2008, D. La Presse Affaires
[" « Ce titre inspirant reflète bien l'esprit de ses auteurs en ce sens qu'il s'agit moins de s'opposer aux souverainistes que de proposer un projet autre\u2026 et qui s'inscrit à la fine pointe de la modernité.» Lysiane Gagnon, La Presse « On trouve à travers cette douzaine d'essais un nouveau souffle qui stimulera les fédéralistes et qui devrait amener leurs adversaires souverainistes à recycler certaines formules.» Gérald Leblanc, La Presse Une invitation à redécouvrir l'extraordinaire potentiel d'un fédéralisme bien compris.Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca RÉJEAN BOURDEAU Une soupe aux crevettes, des sushis, du poulet cacciatore et une mousse choco/framboises.Non, vous n'êtes pas au restaurant mais dans les nouveaux dépanneurs d'Alimentation Couche-Tard! «On prépare une importante offensive dans le prêt-à-manger», explique son président Alain Bouchard, en entrevue au siège social de Laval.Un virage L'objectif : faire passer les ventes des aliments prêts-à-manger de 8% à 18% pour le Québec d'ici les trois prochaines années.C'est un virage qui plaira aux consommateurs à la recherche de plats cuisinés de bonne qualité à prix compétitifs.DÉFI CROISSANCE Offensive dans le prêt-à-manger Sushis et poulet cacciatore chez Couche-Tard L'ENTREPRISE Deuxième chaîne de dépanneurs en Amérique du Nord, Alimentation Couche-Tard compte 5634 magasins, dont 3434 offrent de l'essence.Ses magasins sont répartis dans 29 états américains et six provinces canadiennes.Elle emploie 45 000 personnes.DÉFI Augmenter les ventes des aliments prêts-à-manger STRATÉGIES Lancer des projets pilotes, élargir la gamme des repas, agrandir les superficies et profiter de l'expertise des magasins américains et de l'Ouest canadien.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Alain Bouchard, président du conseil d'administration de Couche-Tard.Bon an, mal an, la Commission des normes du travail (CNT) intervient auprès d'employeurs pour les forcer à rembourser à des salariés les 10 millions de dollars d'une rémunération à laquelle ils ont droit.En 2007, la Commission a ajouté des dents à ses démarches traditionnelles en amenant les moutons noirs devant les tribunaux.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Si la Corporation Bioviro et ses administrateurs Louis Nadeau, Philippe Lamontagne et Marc Fournier rêvaient d'avoir leurs «15minutes de gloire», la CNT vient de leur offrir une notoriété quasi éternelle.Le 23 janvier dernier, l'organisme gouvernemental annonçait dans son site internet qu'ils avaient été condamnés à verser 10 200$ en amendes pour trois infractions à la Loi sur les normes du travail.L'entreprise de vente de produits pour les animaux et ses trois dirigeants ont tenu un registre de salaires non conforme à la réglementation, remis à leurs salariés un bulletin de paie ne contenant pas les informations prescrites par la loi et ils n'ont pas payé leurs salariés à intervalle régulier.En chasse contre les hors-la-loi >Voir OFFENSIVE en page4 >Voir CHASSE en page 4 FRANCIS VAILLES En octobre 2007, c'est le lancement en grande pompe du site internet Capazoo, le Facebook en devenir du Québec.Télévision et journaux couvrent l'événement.L'homme d'affaires Paul Delage Roberge, le hockeyeur Aaron Downey et l'ex-gardien des Nordiques Daniel Bouchard s'associent au projet.Quatre mois plus tard, c'est la consternation.Les deux principaux actionnaires, les frères Michel et Luc Verville, se déchirent devant les tribunaux pour le contrôle de l 'entreprise, a appris La Presse Affaires.Plus de 10 millions de dollars d'investissements sont en jeu.Michel Verville, l'instigateur du projet, affirme avoir été évincé de l'entreprise par Luc Verville et sa conjointe, Marie-Josée Bergeron.Dans une requête déposée le 29 janvier, Michel Verville demande à la Cour supérieure d'interveni r et de nommer l'équipe de son choix à la tête de cette PME internet (1).Les relations sont à ce point tendues entre les deux frères que le 14 septembre 2007, quelques jours avant le lancement du site, Luc Verville aurait menacé de mort son frère, selon la requête.Dans sa déclaration, Michel Verville affirme que Luc lui a dit : «Si je te trouve, je te tue.» Capazoo est un site internet de réseautage qui s'apparente à Facebook.On s'y inscrit pour se Chicane de famille sur l'internet Les frères Verville se disputent le contrôle de Capazoo, le Facebook du Québec Un promoteur convaincant.Des millions de dollars en jeu.Et des personnalités connues, dont Paul Delage Roberge, Gilles Latulippe et Placide Poulin.Dans une série en trois jours, La Presse Affaires brosse le tableau des projets du financier Luc Verville, qui attire la confiance des investisseurs malgré ses deux faillites personnelles.Le dernier projet en lice est Capazoo World, une PME internet au coeur d'une vive dispute devant le tribunal.PHOTO FOURNIE PAR CAPAZOO Luc Verville faire des amis internet, moyen- >Voir CHICANE en page 3 nant 25 à 35$ par année.Son principal dirigeant, Luc Verville, a un historique d'affaires tumultueux, qui a rendu nombre d'investisseurs mécontents, dont l'homme d'affaires Placide Poulin et le comédien Gilles Latulippe, a appris La Presse Affaires (2)(3)(4).Dans sa déclaration en Cour sur Capazoo, Michel Verville affirme avoir incorporé l'entreprise en mai 2006, après avoir longuement mûri le concept.Son frère Luc est devenu associé en juin 2006 afin d'aider au financement du projet.Michel détenait alors indirectement 82% des actions et Luc Verville, 16%.Or, à partir de ce moment, «Luc a rapidement profité de sa position dans Capazoo pour manipuler Michel et l'éjecter de la compagnie», soutient Michel Verville dans sa requête, qui n'a pas été prouvée en Cour.Sportifs professionnels D'abord, Luc Verville a recruté l'ancien joueur de hockey Darryl Shannon et l'ancien joueur de football Grant Carter comme investisseurs et employés clés.Ces anciens sportifs professionnels ont eu pour mandat de recruter des investisseurs parmi leurs pairs.VOIR AUTRES TEXTES EN PAGE 3 www.lapresseaffaires.com LA PRESSE AFFAIRES TRAVAILLEURS AUTONOMES COMMENT TRAVAILLER EN GROUPE PAGE 5 LA PLANÈTE ÉCONOMIQUE PLAN BUSH: REMÈDE OU PLACEBO?PAGE 2 GeorgeW.Bush LA PRESSE AFFAIRESMARCHÉSMONDIAUX RICHARD DUPAUL LA PLANÈTE ÉCONOMIQUE S'il était encore nécessaire de prouver que l'économie américaine est malade, voilà qui est fait.Après la perte de 17 000 emplois en janvier, le groupement national des directeurs d'achat (ISM) du secteur des services a exacerbé les craintes d'une récession aux États-Unis, la semaine dernière.Selon l'organisme, la production de services - qui représente près de 90% de l'économie - s'est contractée pour la première fois depuis mars 2003.De plus, on savait que l'immobilier résidentiel vit sa pire récession depuis une génération.La consommation s'essouffle.Et les réticences des banques américaines à prêter, couplées à la chute de Wall Street, alourdissent le climat.C'est pourquoi les autorités américaines n'ont pu résister à la tentation d'intervenir pour raviver l'économie.La Réserve fédérale, pour sa part, a opté pour un traitement choc: cinq baisses des taux d'intérêt depuis la fin septembre - une intervention que plusieurs experts jugent nécessaire.Mais le geste de la banque centrale aura peu de prise sur l'économie sans que le gouvernement n'apporte un soutien fiscal.C'est du moins l 'avis de Washington, qui s'apprête à mettre en oeuvre un plan de relance économique de 168 milliards US.Le plan de George Bush, qui vient de recevoir l'appui du Congrès, vise surtout une chose : stimuler la consommation - un secteur responsable des deux tiers de l'économie - en accordant à plus de 111 millions de contribuables un retour d'impôt de 600 à 1200$ par travailleur, plus 300$US par enfant.Au profit de la Chine Mais, malgré les bonnes intentions du gouvernement, le plan Bush est toujours l'objet d'un vif débat.D'un côté, certains mettent en doute son efficacité, surtout pour une raison: les Américains vont dépenser leur chèque de l'État en achetant des biens qui, pour la plupart, sont fabriqués en Asie.Bref, d'autres billets verts dans les poches des Chinois.Les produits fabriqués en Chine ont représenté 15% des importations américaines en 2007.Cela inclut surtout des jouets, des vêtements, et des appareils électroniques - donc des biens à bas prix dont les Américains sont friands.Cependant, le National Retail Federation (NRF), un organisme représentant les grands détaillants américains, n'est pas d'accord avec la réaction anti-chinoise.Car, selon le NRF, on oublie que les autres intervenants de la chaîne vont également profiter d'un sursaut de la consommation.Il faut penser aux gens qui travaillent à la R&D, à la distribution et au marketing des produits importés, comme le fameux i Pod, d'Apple, qui est assemblé en Chine.Il faut donc tenir compte des emplois occupés par des Américains dans le secteur des services.D'ailleurs, pour chaque dollar dépensé sur un bien fabriqué en Chine, seulement trois cents retournent dans l'empire du Milieu.Le reste va aux États- Unis, soutient le NRF.De plus, les emplois dans l'industrie des services sont souvent mieux rémunérés que ceux de la fabrication.Donc, ils contribuent davantage à l'économie, soulignait au réseau CNN Dan Ikenson, directeur associé du CATO, un think tank américain sur le commerce, basé à Washington.Un remède?Mais, sur la planète économique, les choses ne sont pas simples.D'autres indices laissent croire que le plan Bush ne fera pas courir les Américains au magasin le plus près.Un sondage de la firme UBS, dévoilé la semaine dernière, montre que les contribuables utiliseront leur retour d'impôt surtout pour rembourser des dettes.Selon l'enquête, 43% des répondants prévoient prendre l'argent de Washington pour rembourser leurs cartes de crédit et d'autres emprunts, alors que 26% vont le mettre dans leurs économies.Seulement 24% des gens, soit moins du quart, disent qu'ils vont le dépenser.Les experts reconnaissent qu'un chèque de l'État a toujours un effet « feel good» bien réel, mais les remèdes fiscaux temporaires apportent aussi un soulagement\u2026 temporaire.Les entreprises américaines n'embaucheront pas des travailleurs à cause du plan Bush.Au mieux, «elles vont retarder les mises à pied », avance le Center for Economic and Policy Research, de Washington.Remède ou placebo, le plan Bush?Personne ne le sait avec certitude.D'un côté, les mesures fiscales décrétées après les attentats de septembre 2001, combinées à une baisse des taux d'intérêt, ont permis à l'économie américaine d'éviter une récession sévère en 2002.Mais de l'autre, le plan Bush risque d'avoir peu d'effets durables, tout en aggravant le colossal déficit budgétaire américain.Washington croit que son traitement marchera encore en 2008.Reste à savoir si le patient n'est pas plus en mal en point qu'on ne le croit.LE PLAN BUSH Remède ou placebo ?Les signes vitaux de l'économie américaine se détériorent.Pertes d'emplois, consommation amorphe, secteur des services atone.Avec un plan de relance de 168 milliards US, Washington veut requinquer le patient en lui injectant une dose d'adrénaline.Mais cette mesure pourrait s'avérer inefficace.BLOOMBERG/LA PRESSE De l'autre côté de la rue où se trouve l'arène de corrida Las Ventas, à Madrid, un autre combat fait rage.Des affiches dans les fenêtres d'une succursale de La Caixa, plus importante banque d'épargne en Espagne, tentent d'attirer les épargnants en proposant des comptes qui paient un intérêt de 8% le premier mois.Un coin de rue plus loin, Banco Pastor offre un taux de 5,22% et un édredon scandinave.D'autres banques proposent des perles et des Nintendo.C'est une scène qui se répète partout en Espagne où les banques sont en quête de dépôts pour f inancer les prêt s au moment où le resserrement du crédit à l'échelle mondiale coupe l'accès aux marchés obligataires.La concurrence pour les fonds a poussé le taux moyen d'intérêt sur les dépôts de trois mois ou plus à 5,03% comparativement à une moyenne de 3,64% dans la zone euro, démontrent des données de la Banque centrale espagnole et de la Banque centrale européenne.«Les banques sont avidement en quête de l'argent des consommateurs, ça se voit», constate Luis Duran, 61, un courtier en grains, au moment de quitter une succursale de Barclays au centre de Madrid.Un rythme soutenu Les banques espagnoles ont consenti des prêts à un rythme trois fois plus soutenu qu'elles ont augmenté les dépôts au cours de la dernière décennie pour financer un boom de la construction qui a contribué à faire en sorte que la croissance économique a été plus vive dans le pays que dans la zone euro.Cette situation a contraint les banques à compter sur le financement obligataire et elle a rendu les prêteurs vulnérables lorsque la crise des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis a incité les investisseurs à dédaigner les valeurs adossées à des hypothèques, explique Inigo Lecubarri, qui participe à la gestion d'environ 250 millions US chez PCE Investors, à Londres.«Ce sont des conditions toutes rêvées pour une guerre des dépôts, indique M.Lecubarri.Ou bien les banques trouvent davantage de dépôts pour se financer elles-mêmes ou bien elles cessent de prêter.» Prêts et dépôts Les prêts bancaires ont crû dans une proportion de 173% par rapport aux dépôts comparativement à 122% il y a une décennie, selon un rapport de JPMorgan Chase & Co.Dans les banques européennes en général, le rapport prêts/dépôts est de 123%.Aucune institution financière espagnole n'a recueilli des fonds en vendant des titres de dette adossés à des hypothèques depuis novembre dernier, démontrent des données de Bloomberg.«Pour les banques espagnoles, c'est logique de se financer elles-mêmes d'une manière plus fiable», souligne Peter Braendle, qui gère des actifs d'environ 64 milliards de francs suisses (58 milliards CAN) chez Swisscanto Asset Management.«Mais elles devront payer pour ça», ajoute-t-il.Financement plus coûteux Les titres des banques espagnoles ont écopé parce que les investisseurs tiennent compte de l'impact du financement plus coûteux.Ainsi , l 'act ion de Banco Santander, première banque espagnole, a chuté de 22% cette année, comparativement à une baisse de 16% de l'indice Bloomberg des banques européennes et des services financiers.Banco Popular Espanol, troisième banque en importance en Espagne, propose des dépôts dont le taux d'intérêt passe de 2,9% à 8% en six mois, ce qui donne un taux annuel de 5%.À la fin du troisième trimestre, Banco Popular était la banque espagnole dans une situation «la plus précaire» en raison de sa dépendance envers les obligations, les titres de dette hypothécaires et le papier commercial, qui formaient 41% de ses actifs comparativement à 36% pour les dépôts des clients, soulignaient des analystes de Standard & Poor's le 15 janvier dernier.GUERRE DES DÉPÔTS EN ESPAGNE Les banques s'arrachent les clients PHOTO MARK LENNIHAN, ASSOCIATED PRESS Les Américains vont dépenser leur chèque de l'État en achetant des biens qui, pour la plupart, sont fabriqués en Asie.Bref, d'autres billets verts dans les poches des Chinois.Le débat est lancé.PHOTO MARKEL REDONDO, BLOOMBERG NEWS La concurrence pour les fonds a poussé le taux moyen d'intérêt sur les dépôts de trois mois ou plus à 5,03% en Espagne comparativement à une moyenne de 3,64% dans la zone euro.REPÈRES DU LUNDI DOLLAR CANADIEN 100,02¢US VARIATION Semaine dernière -0,58¢ Cette année +14,21¢ 0,6897\u20ac VARIATION Semaine dernière +0,0108\u20ac Cette année +0,0028\u20ac SOMME REQUISE POUR ACHETER Un dollar US 99,98$ Un euro 1,4496$ TAUX PRÉFÉRENTIEL DES BANQUES 5,75% TAUX DE LA BANQUE DU CANADA 4,00% TAUX DE LA RÉSERVE FÉDÉRALEAMÉRICAINE 3,00% OR (NY GOLD) 918,40$US PÉTROLE West Texas Intermediate 91,93$US Light Sweet Crude 95,53$ North Sea Brent 89,48$ PRODUIT INTÉRIEUR BRUT novembre 0,1% Variation annualisée 2,7% BALANCE COMMERCIALE novembre 3,7milliards INDICEDES PRIX À LA CONSOMMATION Annuel (décembre) 2,4% Sans éléments volatils 1,5% TAUX DE CHÔMAGE janvier (désaisonnalisé) CANADA 5,8% Québec 6,8% Ontario 6,3% Montréal 6,9% Toronto 6,7% Vancouver 4,0% TAUX D'ACTIVITÉ AU CANADA janvier (désaisonnalisé) 67,7% EMPLOIS CETTE ANNÉE CANADA 46400 Québec 7200 Ontario 12900 RÉMUNÉRATION HEBDOMADAIRE MOYENNE novembre 784,83$ Variation annuelle +4,0% MISES EN CHANTIER janvier Base annuelle CANADA 13621 222 700 Québec 2353 40500 Ontario 4190 67700 Variation ann.(Canada) -0,1% COMMERCE DE DÉTAIL novembre +0,7% Variation annuelle +6,1% VENTES AUTOS NEUVES novembre -2,9% Variation annuelle -5,5% NOTE: Dans tous les cas, il s'agit des données les plus récentes disponibles, à la fermeture des marchés vendredi dernier.Sources : Bloomberg, Statistique Canada et la SCHL L'AFFAIRE CAPAZOO Puis, Luc Verville et Marie- Josée Bergeron auraient fait valoir à Michel Verville qu'il devait prendre moins de place dans l'entreprise en raison de son casier judiciaire.S'il est actionnaire majoritaire, ce casier devrait être mentionné dans les documents de la Securities and Exchange Commission des États- Unis lors de l'éventuelle inscription en Bourse de Capazoo, selon la requête.Michel Verville a été reconnu coupable de fraude au criminel en 1997 alors qu'il était entrepreneur en construction à Québec, a appris La Presse Affaires.Il s'est vu imposer une peine d'un an avec sursis, ce qui lui a valu 240 heures de travaux communautaires (5).Au printemps 2007, selon la requête, Michel consent donc à céder la présidence de Capazoo, mais demeure le leader du projet.Par diverses manoeuvres corporatives, Luc Verville prend alors le contrôle du conseil d'administration.Mais les choses s'enveniment avec la nomination chez Capazoo de deux dirigeants expérimentés dans le secteur de la pornographie sur l'internet.Selon la déclaration de Michel Verville, ces nouveaux dirigeants insistaient pour inclure du contenu porno dans le site.Le conflit atteint son apogée lorsque le conseil d'administration décide de congédier Michel Verville à titre de «producteur exécutif », le 1er octobre 2007.10%de commission Par la suite, Michel Verville se dit estomaqué d'apprendre que Capazoo verse 10% de commission à ceux qui recueillent des fonds des investisseurs.Luc Verville, entre autres, a empoché environ 436 000$ de commission pour la période de 11 mois qui précède le 31 mars 2007, selon la requête.Quoi qu'il en soit, Michel Verville plaide à la Cour l'urgence d'agir, car l'entreprise risque sa survie.Capazoo n'a que 10 000 membres, alors que l'objectif était d'en recruter un million avant les Fêtes, soutient-il.L'entreprise a déjà coupé 50 employés, soit le tiers de son personnel, selon la requête.Elle a besoin de nouveaux capitaux, malgré les 10 millions qui y ont déjà été investis.Michel Verville demande à la Cour supérieure que Grant Carter et Darryl Shannon soient destitués du conseil d'administration et que soient nommés, à la place, des administrateurs de son choix.Il exige également d'avoir accès à la liste de tous les investisseurs recrutés depuis le 6 octobre, de même qu'aux documents financiers de l'entreprise.Michel Vervi l le demande également à la Cour d'autoriser Capazoo à poursuivre Luc Verville, Grant Carter et Darryl Shannon pour avoir détourné certains fonds des investisseurs avec le pa iement de commissions.Les propos de Michel Verville n'ont pas été prouvés en Cour.Joint au téléphone, l'avocat de Capazoo World, Marc-André Coulombe, af f i rme que les défendeu rs vont âprement contester la véracité des allégués de Michel Verville.L'avocat qui représente Grant Carter et Darryl Shannon, soit Mason Poplaw, affirme que «plusieurs des allégués ne correspondent pas à la réalité.Il y a des choses totalement incompatibles entre les deux versions », nous a-t-il dit.Luc Verville n'a pas rappelé La Presse Affaires au sujet de la poursuite.(1)Michel Verville et al contre Luc Verville et al, Chambre commerciale, janvier 2008, 500-11-032 389-088 (2) Poursuite pendante de Plarida contre Stéphane Rail et TD Securities, Cour supérieure, Beauce, 350-17-000 053-044.(3) Jugement de la Cour supérieure, Longueuil, Nathalie Tardif contre Olivier Latulippe, février 2007, 505-17-002 084-053.(4)Poursuite pendante de Hermann Cloutier contre TD Evergreen et al, Cour supérieure, Québec, 200-05-016 533-023.(5) Jugement de la Cour d'appel, Michel Verville vs La Reine, août 1999, 200-10-000 528-97 Chicane de famille sur l'internet CHICANE suite de la page 1 FRANCIS VAILLES Capazoo.com est une firme de réseautage sur internet qui s'apparente à Facebook.En plus d'aider les internautes à se faire des amis, le site donne accès à une variété de services: musique, vidéos, services bancaires, météo, horoscope, etc.En octobre 2007, plusieurs médias ont couvert le lancement du site, dont le Journal de Montréal, Le Devoir et TQS.L'homme d'affaires Paul Delage Roberge était présent au lancement, à titre de président de Capazoo Québec.L'ex-dirigeant des Ailes de la Mode et des Boutiques San Francisco a investi 100 000 $ dans le projet.Joint au téléphone à la fin novembre, Luc Verville nous a expliqué que Capazoo s'apparente aux sites Facebook et You Tube, mais avec une équation financière différente.Entre autres, Capazoo promet de partager une partie de ses profits avec les membres, qui doivent d'abord débourser entre 25 et 35$ par année.L'entreprise a son siège social à Montréal, mais aurait aussi des bureaux à Miami, New York, Atlanta et Toronto, soutient M.Verville, âgé de 45 ans.L'entreprise aurait plus de 110 employés et consultants, selon le communiqué de presse.Pour le financement du projet, Luc Verville dit avoir obtenu 10,5 millions de dollars de divers hommes d'affaires, dont la plus grande partie viendrait de sportifs professionnels.Son financement, nous a-t-il dit, respecte les règles de l'Autorité des marchés financiers (AMF).Sportifs professionnels Parmi ses investisseurs, Luc Verville mentionne les joueurs de hockey Keith Primeau et Aaron Downey, de même que les joueurs de football Champ Belley et Rob Davis.Aaron Downey est ce dur à cuire qui a quitté le Canadien de Montréal la saison dernière pour joindre les Red Wings de Detroit.Joint au téléphone, Aaron Downey admet avoir injecté des fonds dans Capazoo, sans en préciser le montant.Selon lui, le site Capazoo est une belle façon de joindre les fans de hockey et d'amasser des fonds pour des oeuvres de charité.L'ancien gardien des Nordiques de Québec, Daniel Bouchard, fait également partie des investisseurs.Daniel Bouchard, qui réside aujourd'hui près d'Atlanta, dit travailler à temps plein pour Capazoo à titre de responsable du développement des affaires.Il dit avoir investi dans l'entreprise, mais ne sait pas combien de sportifs professionnels ont fait comme lui, ni qui contrôle l'entreprise.Au registre des entreprises du Québec, le nom d'aucun sportif ne figure parmi les actionnaires de Capazoo, ni celui de Paul Roberge.Selon le registre, Capazoo est détenu par deux compagnies à numéro, gérées par Luc Verville d'une part, et son frère Michel Verville, d'autre part.Capazoo a commencé sa phase de développement à l'été 2006, environ un an avant son lancement officiel.Depuis, la PME a fait l'objet de cinq poursuites, dont quatre sont encore pendantes.Les poursuivants, qui ont travaillé pour monter le site internet, réclament de 14 500$ à 89 730$.Un site pour se faire des amis internet FRANCIS VAILLES Luc Verville et son frère Michel ont touché 1,2 million de dollars de rémunération en 2007 pour développer la PME Capazoo, soit 20% des fonds des investisseurs, a appris La Presse Affaires.Nos informations sont tirées des plus récents états financiers vérifiés de l'entreprise, que nous avons obtenus (1) (Voir notes en fin de page).Au cours de l'exercice terminé le 31 mars 2007, Luc Verville a empoché 656 378 $, tandis que son frère a obtenu 519 067 $, pour un total de 1,18 millions.Cette somme correspond à 20% des fonds recueillis auprès des investisseurs, qui ont totalisé 5,9 millions au cours de l'année terminée le 31 mars 2007.La rémunération de Luc Verville est double.D'abord, le financier s'arroge une commission de 10% pour les fonds qu'il recueille auprès des investisseurs.Ce volet de son travail lui a permis d'empocher 436 378$.Ensuite, Luc Verville a encaissé 220 000$ de salaire à titre de chef de la direction de l'entreprise.De son côté, la somme récoltée par Michel Verville est constituée de salaires et d'avances qui ne comportent ni intérêts ni modalités de remboursement.Michel et Luc Verville sont les deux principaux actionnaires de Capazoo.À eux deux, ils détiennent plus de 80% des actions de l'entreprise, selon nos estimations, basées sur les documents les plus récents de l'entreprise.Les deux frères n'ont rien déboursé pour ces actions, émises à la création de l'entreprise, en juin 2006.Au cours de l'année terminée le 31 mars 2007, Capazoo était en développement et n'a donc réalisé aucun revenu.L'entreprise a par contre déclaré une perte de 4,4millions, dépense financée avec les fonds des investisseurs.Commission de 10% Dans le secteur financier, la commission de 10%prise par Luc Verville, ajoutée à son salaire, font dresser les cheveux sur la tête.Sans identifier l'entreprise ou les personnes, nous avons expliqué la situation au gestionnaire de portefeuille Guy Leblanc, en affaires depuis 20 ans, notamment avec les PME.Habituellement, dansunplacement public, la commission d'un courtier pour recueillir des fonds se situe plutôt autour de 5 à 8% et augmente avec le degré de risque.Toutefois, dit M.Leblanc, la commission est versée à une personne indépendante de l'entreprise, qui ne touche pas un salaire en plus.«Je n'ai jamais vu ça.Ce n'est pas correct.Il y a beaucoup de lumières rouges qui s'allument.Il y a un conflit d'intérêts patent», nous dit le président de Cote 100.Une réserve aux états financiers Par ailleurs, la firme externe qui vérifie les états financiers de Capazoo World, soit Raymond Chabot Grant Thornton, a émis une réserve aux états financiers de l'entreprise.«Notre examen indique certaines déficiences dans le système de contrôle interne.Nous avons donc été incapables d'établir avec satisfaction, par les mesures normales de vérification, que toutes les dépenses ont été justifiées.Conséquemment, certains ajustements peuvent être nécessaires en regard de l'inscription ou de la noninscription d'actifs ou de passifs ou d'éléments à l'état des résultats, des bénéfices et des flux monétaires.» Les frères Verville empochent 1,2 million par an FRANCIS VAILLES Paul Delage Roberge défend l'entreprise Capazoo, mais dit qu'il n'a rien à voir avec le litige entre les frères Verville.«Dans la poursuite des Verville, d'ailleurs, mon nom n'apparaît nulle part », dit M.Roberge, à qui nous avons parlé vendredi dernier.L'homme d'affaires dit avoir connu Luc Verville par l'entremise d'une connaissance commune, à Sherbrooke.Il a été emballé par le site internet Capazoo, dans lequel il a investi 100 000$, en plus d'acheter les droits pour le Québec.«Il y a un potentiel incroyable pour Capazoo.L'entreprise va devenir un grand succès.Des gens viennent nous voir et nous disent que c'est fantastique, spectaculaire (\u2026).Je sais que tantôt notre rendement sur l'investissement va être extraordinaire », dit M.Roberge, qui ne reçoit pas de rémunération de l'entreprise.Actionnaires et employés Au tota l , dit-i l, Capazoo compte 55 actionnaires et 67 employés.Environ 13 millions de dollars auraient maintenant été injectés, selon ses plus récentes informations (Luc Verville parlait de 10,5 millions à la fin novembre).D'autres actionnaires sont d'ailleurs en lice pour investir, dit-il.Paul Roberge dit être bien au courant des émoluments des frères Verville et ne s'en offusque pas.Le chef de la direction de l'entreprise, Luc Verville, se prend une commission de 10% sur les fonds qu'il recueille, à laquelle s'ajoute un salaire annuel de 240 000$ pour diriger la PME.Pour l'exercice terminé le 31 mars 2007, il a ainsi empoché quelque 656 000$.Les règles du jeu «On connaît très bien les commissions.Tous les investisseurs savent que les Verville se prennent un salaire et une commission.Pour le commun des mortels, c'est particulier.Mais pour les gens qui ont mis de l'argent, ils connaissent les règles du jeu», dit-il.Dans une décla rat ion en Cour, Michel Verville dit vouloir poursuivre son frère pour de telles commissions.Or, selon M.oberge, Michel Verville était d'accord avec ces commissions, «puisqu'il a signé les chèques sur ça.Dans l'audition en Cour, vous verrez, beaucoup de choses vont être corrigées», dit-il.«Ce qui est malheureux au Québec, c'est qu'on essaie toujours de détruire le prochain.Ça me fait de la peine de voir cette attitude.Est-ce que ça vaut la peine de développer les entreprises du Québec où on va ailleurs?» dit-il.Paul Roberge dit ne pas être au courant des affaires passées de Luc Verville, qui a fait une faillite personnelle à deux reprises et dont l'entreprise Hastings Aviation a fait perdre plus de 23 millions aux créanciers et investisseurs, en 2001.Paul Delage Roberge défend Capazoo DEMAIN Quand Gilles Latulippe se brûle avec les paradis fiscaux PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le joueur de hockey Aaron Downey fait partie des investisseurs de Capazoo.Il a quitté le Canadien de Montréal l'an dernier pour les Red Wings de Detroit.Pour le financement du projet, Luc Verville dit avoir obtenu 10,5 millions de dollars de divers hommes d'affaires, dont la plus grande partie viendrait de sportifs professionnels.Son financement, nous a-t-il dit, respecte les règles de l'Autorité des marchés financiers (AMF).PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Paul Delage Roberge 710 OCCASIONS D'AFFAIRES BONBONS GOURMET.Pas de compétition.Profits incroyables.Emploi unique à temps partiel.1 866-345-1918 www.gourmetquebec.ca 801 AVIS LÉGAUX AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est doné à toute personnes intéresséées que l'inventaire pur la successin de M.Wilfred Vincent anciennement de la ville de Châteauguay qui est décédé le 18 décembre 2003 est situé à ce jour 8 février 2008 au bureau du liquidateur Suzanne Vincent, 106 Carré St- Patrick, Châteauguay, Québec J6K 1W7 CANADAPROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT D'ABITIBI COUR DU QUÉBEC CHAMBRE DE LA JEUNESSE ORDONNANCE DE SIGNIFICATION PARAVIS PUBLIC.Arts.138, 139 et 813 C.p.c.NO: 170-41-000010-061 Et 170-43- 1-083 À: Daniel Beauclaire, adresse inconnue Considérant la demande formulée par la requête en date du 5 février 2008, la Cour ordonne à Daniel Beauclaire, de comparaître au Palais de Justice de Chibougamau, dans les 10 jours afin de prendre possession d'une copie de la Requête en révision d'ordonnance (art.95 aliéa 2 l.p.j.) et de la Demande en déclaration d'admissibilité en adoption (art.559 C.c.Q.) concernant l'enfant M.B.né le 2 mai 2006 à Chibougamau, Québec, Canada, laquelle requête sera présentée au Palais de Justice de Chibougamau le 25 février 2008 à 9H30.À défaut par le défendeur de se faire, la Cour pourra procéder dans l'instance sans autre avis.6 février 2008.Le greffier CHIBOUGAMAU, le février 5, 2008.850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie PRODUITS INDUSTRIELS CANADANC., demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 333 MONTEMURRO INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Le 7 février 2008.De Grandpré Chait s.e.n.c.r.l.Procureurs de la compagnie AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie AUBIN ET FILS TRANSPORT INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Me Michelle Lavigne PRENEZ AVIS que la compagnie «9053- 7754 Québec Inc.» ayant son siège social au 610, rue Cartier Ouest, Laval, H7V 3X4, demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.PRENEZ AVIS que la compagnie 9096- 9981 Québec inc.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, 6 février 2008.Joli- Coeur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre, s.e.n.c.r.l.Procureurs de la compagnie.PRENEZ AVIS que la compagnie «9157- 9300 Québec Inc.» ayant son siège social au 740, Plymouth, Montréal, H4P 1P1, demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.LA PRESSE AFFAIRES À L'AGENDA n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action M : million G : milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU Source: Bloomberg Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary VENDREDI 15 FÉV.Ventes d'automobiles neuves (Canada) déc.: 3,0 % nov.: -2,9 % Indice de confiance du Michigan (États-Unis) fév.: 76,3 janv.: 78,4 DEMAIN Coca-Cola BPA 4T.: 27¢US General Motors BPA 4T.: -62¢US Molson Coors BPA 4T.: 64¢US Tembec BPA 1T.: -61 ¢ LUNDI 18 FÉV.Marchés fermés aux États-Unis (Presidents' Day) Russel Metals BPA 4T.: 42 ¢ MERCREDI 13 FÉV.Ventes au détail (États-Unis) janv.: 0,2 % déc.: -0,4 % Fond de revenu Pages Jaunes BPA 4T.: 28 ¢ CAE BPA 3T.: 15¢ JEUDI 14 FÉV.Commerce international (Canada) déc.: 3,5G $ nov.: 3,7G $ Balance commerciale (États-Unis) déc.: -61,0G $ nov.-63,1G $ AUJOURD'HUI Bourse de Montréal BPA 4T.: 24 ¢ GLV BPA 3T.: 9 ¢ Teck Cominco BPA 4T.: 90 ¢ Une visite au magasin montréalais, près de l'École de technologie supérieure (ETS), donne un aperçu du nouveau concept, même si les offres et les superficies varieront d'un dépanneur à l'autre.Pas moins de 40% de l'espace du magasin est consacré à la section prêt-à-manger.Un gérant, qui se consacre uniquement à ce service, est responsable des commandes de nourriture, de la réception des produits, du merchandising et du service à la clientèle.Dans les îlots aménagés, on trouve des aliments « santé », comme les produits Sainbiose (poulet au gingembre, soupes repas), des yogourts Liberté bio et des collations au soya So Yummi.Il y a également des pâtes alimentaires East Side Mario's et des produits de La Maisonnée (sandwichs, wraps, etc.) dans des comptoirs réfrigérés.Les repas Minçavi sont disponibles.Sans compter les viennoiseries chaudes et les cafés haut de gamme près des tables de style bistro.Huit projets pilotes Depuis l'automne, huit projets pilotes ont été lancés sur le territoire québécois, notamment à Montréal, à Laval et à Pierrefonds.« Jusqu'à maintenant, les résultats sont très encourageants, dit M.Bouchard.Les augmentations de ventes s'élèvent entre 12 à 31%.» Pour développer son concept, Couche-Tard a investi 2 millions au cours des derniers trimestres pour rénover et agrandir les huit magasins.Est-ce que ce concept s'appliquera à tous les dépanneurs du Québec?«Environ 20% des magasins peuvent prendre toute l'offre, dit M.Bouchard.Mais tous les magasins en prendront une partie.» Couche-Tard est déjà partenaire avec de grandes chaînes de restauration, comme Dunkin Donuts, Subway, A&W, Mac Donald's, etc.« C'est une bonne stratégie mais quand on l'aura utilisée dans 10% de nos magasins on aura atteint la limite (droits ter ritoriaux) , précise Alain Bouchard.Mais il reste 90% des magasins qui peuvent avoir une off re élaborée de nourriture.» Le concept du prêt-à-manger est populaire dans les magasins Couche-Tard situés aux États-Unis et dans l 'Ouest canadien.La société québécoise profite de cette expertise pour faire grandir les ventes dans tout son réseau nord-américain.Couche-Tard: offensive dans le prêt-à-manger OFFENSIVE suite de la page 1 RÉJEAN BOURDEAU En septembre 20 05, Alain Bouchard n'était pas prêt à faire une grande acquisition.« On a rega rdé quelques dossiers, mais c'est vraiment trop cher », nous avait-il dit en entrevue.À l'époque, le grand patron de d'Alimentation Couche-Tard avait quand même esquissé son plan de match: attendre un ralentissement économique et profiter d'une baisse de prix pour mettre la main sur un important réseau.Presque deux ans et demi plus tard, alors que l'économie américaine flirte avec la récession, est-ce le temps de passer à l'attaque?«Je ne veux pas créer d'attentes mais nous sommes prêts si une occasion se présente, dit-il.Le marché arrive dans un creux et c'est cette année que ça risque de se faire.» Au fil des années, Couche- Tard a réussi de grandes acquisitions des deux côtés de la frontière.Au Canada, elle a mis la main sur la chaîne de dépanneurs Silcorp (980 magasins), puis elle a avalé les américaines Johnson Oil (225), Dairy Mart (287) et Circle-K (1663).L'entreprise a les moyens de faire un achat d'un milliard sans avoir besoin d'émettre de nouvelles actions.«On peut même faire une transaction de 1,5 milliard si on vend des immeubles», ajoute le dirigeant.Cela dit , Couche-Ta rd se prépare à faire de plus petits achats.«J'ai dit aux actionnaires qu'on allait acheter 200-300 magasins lors de notre exercice 2007- 2008, rappelle-t-il.J'ai plusieurs dossiers devant moi et à quelques mois de notre fin d'année (fin avril) je pense être en mesure de livrer la commande.» Les cibles étudiées possèdent toutes des stations d'essence.La plupart des entreprises sont américaines.«On parle d'une à trois transactions », souligne Alain Bouchard.Prêt pour d'autres achats À RETENIR >Àquoi s'attendre en 2008?«Les fondamentaux font en sorte qu'on devrait avoir une bonne croissance des ventes comparables.Les marges de profits des marchandises devraient suivre.Par contre, il risque d'y avoir des pressions sur les magasins traditionnels (les 40% des dépanneurs du groupe qui n'ont pas été rénovés).Pour eux, il faut faire des sacrifices au niveau des marges pour protéger nos parts demarché.Je pense qu'on devrait quand même livrer une bonne année.Les actionnaires patients seront récompensés.» > L'impact de l'essence: «L'essence c'est un naturel pour nous.Le jumelage essence/alimentation a amené une belle évolution pour nos commerces.Ça va se poursuivre.La grande difficulté c'est que le marché de l'essence a constamment rétréci les marges des détaillants depuis 10ans, tant au Canada qu'aux États- Unis.On est au bout de la ligne et on n'a aucun contrôle sur les prix.Connaissezvous un produit, autre que l'essence, qui est affiché aux coins des rues et qui change ses prix à tous les jours?Les grandes pétrolières possèdent demoins en moins de stations.On va en acheter parce que lemarché est en train de se stabiliser.En plus, les stations-services créent de l'achalandage pour nos magasins et nos ventes moyennes d'essence augmentent de façon fulgurante.» > Du côté de l'international : «Nos gens sont confiants de signer dans un autre pays d'Asie au cours de l'année.On est déjà présents à Hong-Kong et en Chine (380 magasins), en Indonésie (100), au Mexique (70) et à Guam (15).Ça vient de la transaction de Circle-K.Ils payent des redevances et des frais de licences.Il y a aussi 3000 dépanneurs au Japon mais ils ne nous rapportent rien parce qu'ils ont acheté les droits à Circle-K il y a des années.Mais on échange de l'information avec eux.» Les autres fautifs ont écopé d'amendes variant de 850$ par entrepriseà1700$, lorsqu'un administrateur était également condamnés.Il s'agit de Portes Dollar et Claude Thibert, Lex, Relation Canada, le restaurant Chesters et Nicolas Giannakopooulos ainsi que de l'International Cothiers.Dans ces cas, les condamnations sont en majorité liées à des refus de remettre aux enquêteurs de la CNT les registres des salaires ainsi que des rapports hebdomadaires et horaires de salariés.Les recours ont été entrepris au nom des salariés par les procureurs de la CNT.Jusqu'à l'an dernier, ils étaient intentés par le ministère de la Justice, après leur recommandation.«Ce processus était très lourd et long.Depuis les débuts de la CNT, une vingtaine de poursuites au total avaient été tranchées par des tribunaux.En agissant directement, nous avons complété le processus pour six dossiers en six mois à peine», se réjouit Me Robert Rivest, directeur des affaires juridiques du bureau de Montréal de la CNT.«Nous avons enclenché des poursuites pour des infractions à d'autres types de règles, comme celles sur le travail des enfants, mais l'essentiel de nos démarches portent sur des enjeux pécuniaires », précise-t-il.Des millions chaque année Lors d'un sondage mené auprès de l'ensemble de la population québécoise, la CNT a découvert que l'absence de bulletins de paie détaillés était identifiée par un grand nombre de répondants qui avaient constaté des infractions à la Loi dans leur milieu de travail.«Sans ce document, les bas salariés n'ont pas la possibilité de vérifier si leurs heures régulières et supplémentaires leur ont été payées correctement », explique l'avocat.Et l'expérience de la CNT démontre que nombreux sont ceux qui sont ainsi lésés.Bon an, mal an, ses procureurs règlent par des interventions civiles pour environ 3 millions de dollars de réclamations de bas salariés.Quelque 8 millions sont de plus retournés à des petits salariés à la suite de démarches administratives de son personnel.Selon Me Rivest, cemagot de plus de 10 millions prive principalement des bas salariés, en majorité des femmes qui occupent des emplois précaires.«Plusieurs jeunes font également partie des victimes», ajoute-t-il.En 2005, près de 150 000 personnes gagnaient le salaire minimum, selon des données publiés par l'organisme Au bas de l'échelle.Les femmes, qui occupaient 49% de tous les emplois sur le marché du travail, occupaient par ailleurs 58% des postes au salaire minimum.Amendes et célébrité En accélérant les procédures devant les tribunaux et en diffusant les noms des condamnés dans le cyberespace, la CNT espère que les employeurs y penseront à deux fois avant de fournir à leurs employés des bulletins de paie confus ou de refuser de remettre leurs registres à ses enquêteurs.« Jusqu'à maintenant, les employeurs profitaient du fait que peu d'amendes avaient été distribuées pour refuser de collaborer avec notrepersonnel alorsqu'ilsn'auraient jamais agi ainsi avec des inspecteurs du ministère du Revenu.Nous croyons que notre nouvelle approche va provoquer un respect similaire», note Me Rivest.En chasse contre les hors-la-loi CHASSE suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF CIBC trilingue Les clients s'exprimant en chinois ont désormais accès dans leur langue aux 3800 guichets automatiques bancaires de la Banque CIBC au Canada.Ce service s'ajoute aux renseignements fournis sur le site Web et aux services offerts par téléphone et dans de nombreux centres bancaires dans l'ensemble du pays.Il s'agit essentiellement d'offrir davantage à nos clients sur le plan de l'accès, de la souplesse et du choix, en particulier aux nouveaux Canadiens qui entreprennent un nouveau chapitre de leur vie au pays, déclare Christina Kramer, vice-présidente à la direction, Services de distribution.Comme le Canada accueille plus de 250 000 immigrants chaque année, cette amélioration apportée au réseau des GAB de la Banque CIBC s'inscrit dans l'engagement continu et à long terme de la Banque à l'égard de la diversité.-CNW HSBC vend La banque britannique HSBC envisage de vendre 300 de ses agences en France, rapporte The Sunday Times, sans citer de sources.D'après le journal, la banque a chargé le groupe Goldman Sachs d'examiner les diverses options pour son réseau d'établissements en France.La vente éventuelle de ces agences constitue un signe supplémentaire que la banque souhaite réorienter son activité vers les marchés émergents.-AP Nano européenne Le conglomérat indien Tata compte proposer d'ici quatre ans une version destinée à l'Europe de sa «Nano», la voiture la moins chère du monde, a assuré un cadre dirigeant du groupe dans une interview à un hebdomadaire allemand.L'entreprise développera un successeur (à l'actuelle Nano) qui respectera les règlements Euro-5 sur les gaz d'échappement et les exigences européennes en matière de crash .-AFP LA PRESSE AFFAIRES En collaboration avec HEC Montréal, nous publions notre chronique hebdomadaire sur les défis auxquels font face les entreprises au plan de la gestion.HUGUES BOISVERT COLLABORATION SPÉCIALE On distingue plusieurs rôles au comptable en entreprise (CPE).Celui-ci produit les états financiers, assure l'intégrité de l'organisation, gère la trésorerie et les budgets, est responsable de l'enregistrement des transactions financières (clients, fournisseurs, paie, etc.) et de la fiscalité, et il produit une information de gestion (coût de revient, analyse de projets, analyse des écarts budgétaires, etc.).Le temps consacré à ces diverses activités varie beaucoup d'une entreprise à une autre.Une étude récente de la Chaire internationale CMA (disponible sur le sitewww.hec.ca/cicma) identifie clairement les quatre profils du CPE: \u2014 un profil fiduciaire par lequel celui-ci consacre principalement son temps à la production de résultats financiers compréhensibles pour les diverses parties prenantes ; \u2014 un profil transactionnel où celui-ci consacre principalement son temps à des activités transactionnelles ; \u2014 un profil hybride qui présente une combinaison d'activités diverses ; \u2014 un profil analyste par lequel celui-ci consacre principalement son temps à l'analyse des affaires et à la production d'une information de gestion.La performance Le profil analyste est particulièrement intéressant pour la gestion, car il intervient directement dans la gestion de la performance organisationnelle.Par ailleurs, avec le déploiement des systèmes d'information intégrés, la fonction qui les soutient intervient de plus en plus directement dans la production d'information de gestion.Dans ce contexte, l'évolution du profil analyste du CPE soulève plusieurs questions.Compte tenu de sa formation et de sa place dans l'entreprise, le CPE est-il en mesure de produire une information utile à la gestion de la performance organisationnelle ?Comment l'information produite par le CPE se distingue-t-elle de celle qui est issue des systèmes intégrés d'information ?Quels sont les facteurs organisationnels susceptibles d'influer sur l'utilité de l'information de gestion produite par le CPE?De manière générale, le CPE analyste connaît très bien la comptabilité, plusieurs entreprises exigeant qu'il soit membre d'un ordre professionnel reconnu.Cependant, les décisions du gestionnaire concernent des données opérationnelles ; les indicateurs clés de performance qu'il utilise couramment ne sont pas d'ordre financier.Ainsi, un CPE qui sait concevoir des modèles explicatifs de la performance organisationnelle, liant les indicateurs non financiers aux résultats financiers, est en mesure de produire une information jugée utile à la gestion.Un sondage récent situait à seulement 37% la moyenne de l'information de gestion produite par le CPE effectivement utilisée pour la prise de décision.En 2008, les besoins d'information sont complexifiés par un environnement en constante et rapide évolution.Les clients sont mieux informés, les marchés et les modèles d'affaires changent ; l'utilisation de la technologie est un facteur clé de la productivité, de la déréglementation, de la redéfinition des canaux de distribution dans plusieurs secteurs d'activité, des cycles de production compressés et des multiples sources d'information externes à l'entreprise.Tous ces faits nécessitent de mettre au point de nouveaux modèles d'analyse explicatifs des résultats financiers à partir des données externes et internes sur lesquels s'appuient généralement les décideurs.La production d'information de gestion requiert une expertise nouvelle du CPE.Au sein des entreprises, la structure de l'organisation joue un rôle crucial dans la nature et la qualité de l'information de gestion produite par le CPE.La centralisation de la fonction finance tend souvent à confiner le CPE à l'analyse des seules données financières, évacuant ainsi la modélisation et l'analyse fort importantes des liens entre des données opérationnelles non financières et les résultats financiers.De plus, la priorité y est le plus souvent donnée aux activités associées au profil fiduciaire.Il n'est donc pas surprenant alors de voir des analyses réduites aux seules données financières.Par contre, dans le cadre d'une structure décentralisée de la fonction finance où il est imputable au directeur de l'entité à laquelle il est rattaché, le CPE est alors plus susceptible de répondre aux besoins en information de son patron immédiat.Étant aussi plus près des opérations locales, il est davantage susceptible d'adapter son analyse pour tenir compte des indicateurs clés de la performance des opérations.Les leçons à tirer de cette recherche sur le rôle du CPE analyste sont doubles.Il est important de former des professionnels qui combinent à l'expertise comptable celle en technologie de l'information, mais aussi en stratégie et en gestion.Enfin, c'est dans le cadre d'une structure décentralisée de l'organisation et de la fonction finance que le CPE analyste est susceptible de produire une information de gestion utile et utilisée.Hugues Boisvert, Ph.D., FCMA, est titulaire de la Chaire internationale CMA, à HEC Montréal.http://www.hec.ca/profs/hugues.boisvert.html HEC La performance et le rôle du comptable Les travailleurs autonomes ont parfois besoin de socialiser pendant leurs journées de travail solitaire.C'est pour répondre à ce besoin qu'est né le «co-travail », à mi-chemin entre le bureau en colocation et le café du coin.Le concept fait des petits dans toutes les grandes villes, incluant Montréal, où vient d'être lancée la Station C, premier projet du genre.NICOLAS RITOUX COLLABORATION SPÉCIALE Travailler chez soi, ce n'est pas toujours la belle vie.On a beau rester au chaud, ignorer les aléas de la circulation et s'épargner les corvées de pelletage, il reste que l'humain est un animal social qui, seul, s'ennuie.C'est pour remédier à ce syndrome qu'a été créée la Station C, un espace de «co-travail» dans le Mile-End, un des quartiers de Montréal où l'on trouve le plus de travailleurs autonomes.Fondée par deux investisseurs issus du secteur des technologies de l'information, la Station C (5369, boulevard Saint-Laurent, www.station-c.com) est un local de 2500 pieds carrés incluant 16 espaces de travail, des salles de réunion, un coin café-lounge et une puissante connexion à l'internet.Le reste est à votre guise: tout travailleur solitaire peut venir s'installer pour une journée, pour une semaine ou à temps plein.«La Station C fonctionne davantage comme un club privé qu'un espace corporatif, ce qui favorise les interactions et le réseautage.Et ça coûte moins cher que de louer son propre bureau», résume Patrick Tanguay, designer web montréalais à l'origine du projet.Les tarifs vont de 25$ pour un bureau à la journée (de 9h à 18 h) à 330$ par mois pour un bureau permanent (accessible en tout temps).Les salles de réunion peuvent être louées 100$ la demi-journée, et des forfaits flexibles de 14 heures ou 28 heures par semaine sont proposés.Parmi les travailleurs déjà inscrits, on trouve des designers graphiques, des programmeurs, des gens de marketing, des rédacteurs, un photographe, une scénariste et un «baladodiffuseur ».La plupart avaient déjà l'habitude de travailler dans les cafés, équipés d'un ordinateur et d'un cellulaire.Pour eux, ce nouvel espace reproduit l'ambiance conviviale du café, sans les dérangements intempestifs, et sans factures ni pourboires.Les avantages du café «On réalise vite que de travailler dans les cafés branchés à l'internet, ce n'est pas le meilleur choix pour abattre du travail», témoigne Michael Lenczner, 30 ans, gestionnaire de projet dans le secteur communautaire, qui a réservé un bureau à temps plein à la Station C.Bien qu'il soit déjà colocataire d'un bureau, M.Lenczner préférait depuis quelques mois travailler au café d'en face.Mais avec la Station C, il dit avoir trouvé le compromis idéal.«J'avais migré dans les cafés parce que je m'ennuyais dans mon bureau.Avec ce nouvel espace, je pourrai faire autant de rencontres intéressantes qu'au café, sans être autant dérangé.Et ça va me motiver de voir les autres se concentrer sur leur travail.» «On va pouvoir interagir entre professionnels de di f férents horizons, en se stimulant les uns les autres», renchérit Nadia Seraiocco, consultante en gestion culturelle qui a aussi réservé une place à plein temps.«C'est particulièrement utile dans les phases d'idéation et de conception du travail, quand on a besoin de se faire nourrir d'autres points de vue.» La Station C est en fait la version montréalaise d'un concept qui se multiplie dans les villes nord-américaines.Sous l'étiquette «co-working», des dizaines d'espaces au fonctionnement similaire ont vu le jour en 2007 - on peut en voir la liste à l'adresse http://wiki.coworking.info.Qu'il s'agisse de sociétés, de coopératives ou d'organismes sans but lucratif, le but est toujours le même: rompre la solitude des travailleurs autonomes et favoriser l'échange d'idées entre professions.Leur transition est facilitée par l'internet et les cellulaires, qui permettent de travailler n'importe où, et par les modalités flexibles de ces espaces de travail, où l'on s'inscrit un peu comme dans un gym.Le co-travail est l'une des tendances majeures à surveiller d'ici 10 ans, selon un rapport sur l'avenir des petites entreprises publié par l'Institute for the Future, de la Silicon Valley.Le plus impor tant espace de co-travail au Canada est le Workspace de Vancouver, fondé il y a 18 mois dans le quartier Gastown, l'équivalent local du Plateau.Patrick Tanguay s'en est beaucoup inspiré pour créer la Station C.«Au début, on pensait n'avoir que des programmeurs et des designers web, mais on a des membres de tous les secteurs, de la comptabilité aux services juridiques, et c'est positif car ils peuvent se donner des coups de main selon leur spécialité», dit Dane Brown, gérant du Workspace (www.abetterplacetowork.com).«Les membres apprécient surtout de pouvoir recevoir leurs clients avec un bon espresso dans un cadre corporatif, avec un équipement multimédia de pointe.Ça crée parfois des situations comiques, quand un client d'un de nos membres pense que le bureau entier appartient à son fournisseur.On est alors forcé de leur expliquer la vérité.» Travailler en solitaire.à plusieurs PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Patrick Tanguay (au centre) et Daniel Mireault (à droite), cofondateurs de la Station C, la version montréalaise d'un concept qui se multiplie dans les villes nord-américaines.Sous l'étiquette «co-working», des dizaines d'espaces au fonctionnement similaire ont vu le jour en 2007.PHOTO ARCHIVES REUTERS En 2008, les besoins d'information sont complexifiés par un environnement en constante et rapide évolution, ce qui nécessite de mettre au point de nouveaux modèles d'analyse explicatifs des résultats financiers à partir des données externes et internes sur lesquels s'appuient généralement les décideurs. Un siècle d'excellence professionnelle Les CGA comptent 100 ans de réalisations remarquables.Ils célèbrent une longue et brillante histoire qui témoigne de leur expertise en finance et en comptabilité dans tous les secteurs de l'économie canadienne.Les CGA sont des professionnels aux talents exceptionnellement variés, de fervents promoteurs de l'esprit d'équipe, des stratégistes et des décideurs, des chefs de file en comptabilité et en affaires, dans l'industrie et le commerce, au gouvernement et en cabinet, au Canada et dans plus de 80 pays.Il n'est donc pas étonnant que le titre de CGA soit le titre comptable professionnel qui connaît la plus forte croissance au Canada.Les CGA.Forts de nos 100 ans.CGA-Canada recherche, à l'échelle mondiale, 100 CGA exceptionnels qu'elle honorera dans le cadre des célébrations de son centenaire.Pour en savoir plus, visitez cga.org/canada-fr.100e anniversaire 3533275A "]
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