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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-01-04, Collections de BAnQ.

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[" Le guide touristique MES VACANCES AU QUÉBEC DÉCoUVr Ez lES r ÉgioNS DU QUÉBEC CEt HiVEr Et PArti CiPEz AU CoNCo UrS MES VACANCES AU QUÉBEC grâCE à La Presse, Atr ASSo CiÉES DU QUÉBEC Et lE Mi Ni StèrE DU to UriSME ASSOCIÉES DU QUÉBEC une Tous les détails demain dans Montréal vendredi 4 janvier 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 124e année No72 42 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées CAUCUS RÉPUBLICAINS HUCKABEEHAUT LAMAIN Son véritable test aura lieu la semaine prochaine au New Hampshire, où John Mc Cain l'attend de pied ferme.LE REPORTAGE D'ALEXANDRE SIROIS PAGE A3 Mike Huckabee Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Pour célébrer le dixième anniversaire de la crise du verglas, tous les Québécois vont porter un col roulé.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 621 924 987 651 VERS LA MAISON-BLANCHE LA PRESSE EN IOWA LE KENYA DANS LE CHAOS LA CRISE EXPLIQUÉE EN CINQ QUESTIONS PAGE A9 ENTREVUE NICHOLSON ET FREEMAN SE DONNENT ENFIN LA RÉPLIQUE ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 SÉRIE LES 10 ANS DU VERGLAS La tribu LA CHRONIQUE DEMICHÈLE OUIMET PAGE A5 ÉTATS-UNIS DUR DÉCEMBRE POUR RITE AID.ET JEAN COUTU LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 CONJOINT VIOLENT SENTENCE RÉVISÉE À LA HAUSSE PAGE A7 QUARTIERGAI UNE LIBRAIRIE DISPARAÎT PAGE A6 PÉTROLE LE BARIL À 100$ FAUT-IL S'ALARMER?LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 SCÉNARISTES LETTERMAN ET COMPAGNIE FONT LA BARBE AUX GRÉVISTES ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE LIGHTNING 3 CANADIEN 6 BEAUCOUP DE BUTS, PEU DE RÉSISTANCE Le Canadien a remporté une victoire de 6-3, hier soir au Centre Bell, contre une équipe qui en arrache, le Lightning de Tampa Bay.Auteur de 13 points à ses 12 derniers matchs, Andrei Kostitsyn a prolongé sa séquence heureuse en inscrivant le but gagnant à mi-chemin en troisième période (au centre sur notre photo).Michael Ryder a pour sa part marqué deux fois et récolté un point .Nos informations en pages 1 à 3 du cahier Sports.PHOTOM.SPENCER GREEN, AP BYEBYE 2007 Mission (critique) accomplie NATHALIE PETROWSKI ARTS ET SPECTACLES PAGE 3 Jack Nicholson David Letterman CAUCUS DÉMOCRATES OBAMA ÉCLIPSE CLINTON Victoire convaincante du sénateur de l'Illinois.Décevante performance de la sénatrice de New York qui termine troisième derrière John Edwards.LE COMPTE RENDU DE RICHARD HÉTU PAGE A2 Barack Obama lors de son discours, tard hier soir, à Des Moines. VERS LAMAISON-BLANCHE CAUCUS DE L'IOWA VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS & SPECTACLES 8 Astrologie du jour AFFAIRES 10 Bourses AFFAIRES 6 et 8 Décès AFFAIRES 10 et 11 Forum A 10 et 11 Horaire télévision ARTS & SPECTACLES 4 Loteries A 6 Monde A 9 et 12 Petites annonces AFFAIRES 4 et 9 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Plutôt nuageux avec possibilité d'averses, maximum -4, minimum -5.AFFAIRES 12 ALEXANDRE SIROIS Comment se fait-il que l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, ait récolté un soutien si famélique en Iowa?La plupart des sondages effectués d'un bout à l'autre des États-Unis le donnent pourtant gagnant chez les républicains.C'est bien simple : Giuliani a boudé le petit État du Midwest.Il n'y a presque pas fait campagne depuis le début de l'année.À l'exemple, d'ailleurs, du sénateur de l'Arizona John Mc Cain.Dépassant la mesure, Giuliani ne s'est même pas pointé en Iowa hier, préférant filer vers la Floride.«Sans vouloir insulter l'Iowa, nous voyons ça comme une élection d'un type différent» cette année, a expliqué le populaire politicien mercredi.Contrairement à ce que veut la tradition, il a choisi de miser sur les États les plus importants comme la Floride, la Californie, New York et le New Jersey.Des primaires auront lieu cette année plus tôt qu'à l'habitude dans ces États.Les résultats des caucus d'hier auront un impact certain sur les prochaines étapes de la course vers la Maison-Blanche.Mais la stratégie de Giuliani est la preuve ultime que les jeux sont loin d'être faits.Dès aujourd'hui, les yeux des Américains avides de changement seront rivés sur le New Hampshire.Les premières primaires de la course à la présidence s'y dérouleront le 8 janvier.Une poignée d'autres États se prononceront aussi d'ici la fin du mois, dont le Michigan (le 15), la Caroline-du-Sud (le 19 pour les républicains et le 26 pour les démocrates) et la Floride (le 29).Rares sont les prétendants qui survivront au-delà du 5 février.Ce jour-là, baptisé supermardi ou mardi tsunami, les électeurs de 24 États participeront à des primaires et des caucus.Y compris en Californie et dans l'État de New York.Un nombre record d'États.Ce qui devrait permettre d'identifier les deux candidats qui s'affronteront le 4 novembre prochain pour remplacer George W.Bush.Ce n'est qu'un début ! Les yeux des Américains sont rivés dès aujourd'hui sur le New Hampshire PHOTOS AFP Les militants ont eu une soirée pleine d'émotions, hier soir.Des tristes pour ceux de Hillary Clinton (à droite) ; des plus joyeuses pour ceux de Barack Obama.PHOTO ARCHIVES AFP Hillary Clinton aura fort à faire pour freiner l'élan de Barack Obama.Les habitants de l'Iowa ont joué les trouble-fêtes hier.Ils ont mis des bâtons dans les roues de deux candidats favoris à la Maison-Blanche : Hillary Clinton et Mitt Romney.Barack Obama, qui pourrait devenir le premier président noir du pays, a remporté une victoire éclatante chez les démocrates.Mike Huckabee, ancien gouverneur méconnu de l'Arkansas, a triomphé de façon convaincante chez les républicains.Les yeux des Américains avides de changements se tournent dorénavant vers le New Hampshire.Les premières primaires de la course à la présidence s'y dérouleront le 8 janvier.Les jeux sont loin d'être faits.RICHARD HÉTU DES MOINES COLLABORATION SPÉCIALE Barack Obama a éclipsé ses deux principaux adversaires démocrates hier soir lors des caucus de l'Iowa, soulevant une question qui passionnera les États-Unis et une bonne partie du monde au cours des prochains jours et, peut-être, des prochains mois : le sénateur de l'Illinois, âgé de 46 ans, est-il un feu de paille ou inaugure-t-il une nouvelle ère politique dans son pays ?À la fin d'une journée beaucoup plus chaude que les précédentes , l 'aspirant à la Maison-Blanche a remporté une victoire décisive, récoltant 38% des voix contre 30% à John Edwards et 29% à Hillary Clinton, battue par le gagnant non seulement chez les jeunes mais également chez les femmes.Plus de 200 000 électeurs - un record - ont participé aux caucus du Parti démocrate.«Merci Iowa! » a lancé Barack Obama à ses partisans réunis dans un hôtel de Des Moines, capitale de l'Iowa.«Ils ont dit que ce jour ne viendrait jamais.Ils ont dit que nos visées étaient trop hautes.Ils ont dit que ce pays était trop divisé, trop désillusionné pour se rassembler autour d'un but commun.Mais en ce jour de janvier, à ce moment déterminant de l'histoire, vous avez fait ce que les cyniques ont dit que vous ne pouviez pas faire.Vous avez fait ce que l'État du New Hampshire peut faire dans cinq jours.Vous avez fait ce que l'Amérique peut faire dans cette nouvelle année, en 2008.» Se posant en rassembleur, Barack Obama ne s'est pas seulement adressé aux démocrates, mais également aux indépendants et aux républicains.«Nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, a-t-il dit.Nous avons choisi l'unité plutôt que la division.Et nous envoyons un puissant message: le changement arrive en Amérique.» Et les partisans du sénateur de l'Illinois de scander : «Obama! Obama ! Obama ! » «C'est une victoire majeure pour Barack Obama», a déclaré le stratège démocrate Donna Brazile sur CNN.Une victoire qui, pour la première fois de l'histoire, donne l'avantage à un candidat noir dans une course à l'investiture d'un parti majeur pour l'élection présidentielle des États-Unis.Coup dur pour Hillary Pour Hillary Clinton, cette t roisième place est un coup dur, peut-être fatal.Après avoir mené pendant des mois dans les sondages nationaux, elle échoue à son tout premier test électoral de la campagne présidentielle, malgré des moyens financiers importants et des appuis politiques prestigieux.Parmi ces appuis, il y avait évidemment celui de son mari Bill, qui a joué un rôle important dans la campagne de sa femme au cours des dernières semaines.Accueillie avec enthousiasme par ses pa r t i sans , Hil la r y Clinton est restée positive dans la défaite.« Nous al lons ha r nacher cet enthousiasme jusqu'au New Hampsh i re », a-t- el le dit en réponse aux «Hillary ! Hillary ! » de la foule.Rattrapée par Obama dans les sondages au New Hampshire et en Caroline du Sud, les deux prochains rendez-vous électoraux, Hillary Clinton aura cependant fort à faire pour freiner l'élan de Barack Obama.En Caroline du Sud, par exemple, elle comptait sur l'appui massif des démocrates noirs.Or, lors des primaires de cet État, qui auront lieu le 26 janvier, plusieurs électeurs lui tourneront sans doute le dos et choisiront plutôt de voter pour Barack Obama.Mais Hillary Clinton a promis à ses partisans de poursuivre la lutte, soulevant une question à laquelle elle a fourni elle-même la réponse : «Comment gagnerons- nous ?En choisissant un candidat qui pourra tenir jusqu'au bout et qui sera prêt à être président dès le premier jour ».Sa stratégie contre Barack Obama se résumera à cette phr a s e , qui me t en rel ie f l'inexpérience du sénateur de l' Illinois et le fait qu'il n'a pas véritablement été mis à l'épreuve.John Edwards avait pour sa part besoin d'une victoire pour lancer sa campagne, qui n'a jamais débordé les frontières de l'Iowa.Ayant fait mieux que Hillary Clinton, il sera tenté de se présenter comme la solution de rechange.Contrairement à la sénatrice de New York, il n'a pas félicité Barack Obama dans son discours.«Le statu quo a perdu et le changement a gagné », a-t-il dit.Le gouverneur du Nouveau- Mexique Bil l Richardson a terminé au quat r ième rang avec seulement 2% des voix.Finissa nt der r ière lu i , le s sénateurs Joseph Biden et Christopher Dodd ont annoncé qu'ils se retiraient de la course.Victoire décisive d'Obama C'est une victoire qui, pour la première fois de l'histoire, donne l'avantage à un candidat noir dans une course à l'investiture d'un parti majeur pour l'élection présidentielle des États-Unis. VERS LAMAISON-BLANCHE CAUCUS DE L'IOWA DANS LES COULISSES On compatit.\u2026 avec l'ancien sénateur du Tennessee Fred Thompson, qui a dû démentir hier matin une rumeur selon laquelle il mettrait fin à sa candidature présidentielle s'il n'obtenait pas au moins 15% des voix à l'occasion des caucus de l'Iowa.La rumeur voulait en outre que le républicain apporte son soutien à la candidature du sénateur de l'Arizona John Mc Cain après son retrait de la course.«C'est une histoire inventée de toutes pièces», a-t-il déclaré lors d'une entrevue radiophonique.L'histoire de l'abandon éventuel de la vedette de la série télévisée Law&Order a été publiée sur le site internet Politico, qui citait des sources anonymes au sein du camp Thompson.On apprend.\u2026 que George W.Bush s'intéresse aux caucus de l'Iowa, mais pas au point de changer ses habitudes de couche-tôt.Selon Dana Perino, porte-parole de la Maison-Blanche, le président suit ce «moment passionnant» de la campagne présidentielle «en tant qu'observateur, comme quelqu'un qui s'intéresse beaucoup à la politique, mais il ne consacre pas beaucoup de temps» à la course.Et Perino de demander aux journalistes: «À quelle heure les résultats commencent- ils à tomber?Parce qu'il se couche tôt\u2026» À moins d'une crise majeure ou d'une réception importante, le président se met rarement au lit après 22h.On découvre.\u2026 que le directeur de la campagne du républicain Mike Huckabee est un homme passablement agressif.Ed Rollins a déclaré vouloir faire «cracher ses dents» au principal rival de son poulain en Iowa, Mitt Romney.Ce dernier a désamorcé la remarque de belle façon hier.«Mon seul commentaire est: «ne touche pas à mes cheveux«», a-t-il lancé lors d'un passage en banlieue de Des Moines.Romney est reconnu pour être tiré à quatre épingles et très bien coiffé.Mais jusqu'ici, on ne lui connaissait pas de véritable talent pour l'autodérision.On est sonné.\u2026 lorsqu'on regarde les sommes dépensées par les candidats à la présidence en Iowa.Le montant global pour les prétendants des deux partis s'est élevé à 50 millions US, selon les calculs du New York Post.Un record.Le montant comprend 30 millions pour les publicités télévisés et 10 millions US pour les documents expédiés par la poste par les campagnes.Et on parle d'un petit État de 3 millions d'habitants! À quoi doit-on s'attendre pour le reste de la campagne?À d'autres records.Les démocrates Hillary Clinton et Barack Obama ont déjà amassé plus de 100 millions US chacun pour financer leurs ambitions présidentielles.Du jamais vu.On estime.\u2026 à 3000 le nombre de personnes qui ont assisté au dernier rassemblement de John Edwards mercredi soirà West Des Moines.Un rassemblement auquel a participé le rocker John Mellencamp (notre photo), un ami de l'ancien sénateur de la Caroline du Nord.Après avoir chanté un des ses classiques, Small Town, Mellencamp a déclaré à la foule que John Edwards incarnait le mieux les valeurs et l'éthique de travail que l'on retrouve dans les petites villes du Midwest.Mellencamp est lui-même originaire de l'Indiana.Richard Hétu et Alexandre Sirois PHOTO REUTERS PHOTO AP PHOTO BRIAN SNYDER, REUTERS Des militants attendent de pouvoir s'inscrire au caucus républicain.PHOTO RAMIN TALAIE, BLOOMBERG Des sondages menés auprès des participants aux caucus républicains ont montré que 60% d'entre eux se décrivaient comme des chrétiens «born again » ou chrétiens évangéliques.ALEXANDRE SIROIS ENVOYÉ SPÉCIAL DES MOINES De zéro à héros.La transformation spectaculaire du républicain Mike Huckabee, en l'espace de quelques mois, a été confirmée hier par son triomphe en Iowa.Cet ancien gouverneur de l'Arkansas était un illustre inconnu aux yeux de la majorité des Américains pas plus tard que l'été dernier.Il a désormais une longueur d'avance dans la course visant à déterminer le successeur potentiel de George W.Bush chez les républicains.Huckabee s'est emparé de la première place, avec 34% des voix au moment d'aller sous presse, infligeant ainsi un revers cuisant à Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts.Celui-ci a terminé deuxième, avec 25% des voix, après avoir été pendant longtemps le favori en Iowa.« Ce qu e n o us vo yo n s aujourd'hui, c'est un jour nouveau en politique américaine, a lancé le gagnant radieux.Il était accompagné, sur scène, par l'acteur Chuck Norris qui a fait campagne à ses côtés ces derniers jours.Ça commence en Iowa, a-til ensuite lancé.Et ça se terminera dans un an au 1600, Pennsylvania Avenue.» faisant référence à la Maison-Blanche.Sachant très bien que le vent avait tourné, Romney a cherché à minimiser les attentes plus tôt dans la journée.Il a dit voir d'un bon oeil une deuxième place, tant en Iowa qu'au New Hamsphire, État où auront lieu les premières primaires le 8 janvier prochain.«J'aimerais gagner, mais si je ne gagne pas, terminer second dans ces États représente un message fort », a-t-il déclaré avant le vote.Sa victoire est d'autant plus étonnante que Romney, candidat de l'establishment, a dépensé plusieurs millions en Iowa.Moins bien pourvu, Huckabee a dû se contenter d'injecter quelques centaines de milliers de dollars dans cet État.La victoire de cet ancien pasteur baptiste a visiblement été facilitée par la droite religieuse, puissante dans ce petit État du Midwest.Des sondages auprès des participants aux caucus républicains ont montré que 60% d'entre eux se décrivaient comme des chrétiens «born again» ou chrétiens évangéliques.Huckabee s'est imposé comme le favori des conservateurs purs et durs au fil des mois.Il a fait campagne en dénonçant inlassablement l'avortement, qu'il a déjà qualifié d'holocauste.Chasseur, il a aussi fermement critiqué le contrôle des armes à feu.Et il a promis de lutter contre les mariages gais.Certains de ses partisans étaient animés d'une ferveur carrément religieuse.La Presse a par exemple rencontré cette semaine un couple de chrétiens du New Jersey, Gary Walter et sa femme Joan, ayant décidé de prendre quelques semaines de vacances pour donner un coup de pouce à Huckabee en Iowa, au New Hampshire et en Caroline-du-Sud de façon bénévole.Son populisme, ses talents de communicateur et son humour auront aussi joué pour beaucoup.Au cours des derniers jours, il a par exemple fait rigoler ses partisans en leur recommandant d'empêcher les partisans de ses rivaux de participer aux caucus.«Pelletez votre neige dans leur entrée et ne les laissez pas sortir», a-t-il lancé à plusieurs reprises lors de ses discours.Quant à Romney, il semble évident qu'au contraire d'Huckabee, sa foi lui a posé problème en Iowa.Il est mormon, ce que les chrétiens évangéliques n'ont jamais aimé.L'ancien gouverneur du Massachusetts a aussi eu du mal à convaincre les républicains les plus conservateurs de sa sincérité et de son authenticité.Un autre candidat républicain avait de bonnes raisons de célébrer hier: le sénateur de l'Arizona John Mc Cain.Il n'a pratiquement pas fait campagne en Iowa.Pourtant, au moment de mettre sous presse il était troisième à égalité avec le comédien Fred Thompson, à 13%.Rudy Giuliani, le meneur sur le plan national, a terminé sixième après avoir lui aussi investi peu d'efforts et peu d'argent en Iowa.Les résultats d'hier confirment que Mc Cain est toujours dans la course.Et sa performance pourrait l'aider à triompher au New Hampshire.Le plus récent sondage dans cet État le donnait en tête, à égalité avec Romney.Thompson, qui misait comme Huckabee sur les plus conservateurs des républicains, avait dit vouloir terminer second en Iowa.Selon certaines rumeurs, il pourrait se retirer de la course.La grande inconnue: comment Huckabee pourra-t-il profiter du tremplin que représente habituellement une solide performance en Iowa?Jusqu'ici, les républicains du New Hampshire se montraient peu sensibles aux charmes de l'ancien gouverneur de l'Arkansas.Dans cet État, où la droite religieuse est beaucoup moins influente, il pourrait se révéler incapable d'effectuer une percée.Huckabee a donc remporté la première bataille avec virtuosité, mais il est loin d'avoir gagné la guerre.Spectaculaire victoire de Mike Huckabee Son véritable test aura lieu la semaine prochaine au New Hampshire PHOTO PAUL SANCYA, ASSOCIATED PRESS Mike Huckabee (notre photo) a infligé un revers cuisant à Mitt Romney, l'ancien gouverneur du Massachusetts.La grande inconnue : comment Huckabee pourra-t-il profiter du tremplin que représente habituellement une solide performance en Iowa ? MAGASINS FIDO MONTRÉAL 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre Rockland Centre Eaton Fairview Pointe-Claire Les Galeries d'Anjou Place Montréal Trust Place Versailles Place Vertu LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour du Nord, St-Jérôme Carrefour Laval Centre Laval Galeries Rive-Nord, Repentigny Galeries Terrebonne Place Rosemère RIVE-SUD Mail Champlain Promenades Saint-Bruno PARTENAIRESDÉTAILLANTS MONTRÉAL ACTION-PAGE INC.4960, boul.Décarie, Montréal 3820, rue St-Denis, Montréal 1221, rue St-Zotique Est, Montréal 3451, rue Ontario Est, Montréal 4328, boul.Henri-Bourassa Est, Montréal 3920, rue Wellington, Montréal 7024, rue St-Hubert, Montréal CELLUMAX INC.Complexe Desjardins, Montréal CELTEL MOBILITÉ 35, rue Beaubien Est, Montréal 101, avenue Mont-Royal Ouest, Montréal 6295, rue Victoria, Montréal 6245, boul.Métropolitain, St-Léonard 245, boul.Côte-Vertu, Ville Saint-Laurent COMMUNICATIONS AIRFLEX INC.4046, boul.Jean-Talon Est, Montréal 5613, avenue du Parc CONNECTION MOBILE 1476, avenue du Collège, Ville Saint-Laurent DURA TECH 5040, boul.Métropolitain Est, St-Léonard FIRST CONE FINANCIAL SERVICES 5175B, rue Sherbrooke Ouest, Montréal FOXCOM Galeries Normandie, Montréal 4282, boul.Métropolitain Est, St-Léonard MOBILE IT Place de la Cathédrale, Montréal 3758, boul.St-Laurent, Montréal MULTI-CELL COMMUNICATIONS 2900, rue Masson, Montréal Centre de la Pointe, Pointe-aux-Trembles PÈRE DUCELLULAIRE (LE) 4889, rue Jarry Est, St-Léonard POSITIVE ELECTRONIQUE PEP INC.200, boul.d'Anjou, bureau 128, Châteauguay Gare centrale, Montréal Centre commercial le Boulevard, Montréal STUDENT PHONES Voyages Campus, Université Concordia ZONE MOBILE Galeries des Sources, Dollard-des-Ormeaux Place Alexis Nihon, Montréal 436, rue Jean-Talon Ouest, Montréal 680, rue Jarry Est, Montréal Centre d'achat Langelier LAVAL ET RIVE-NORD ACTION-PAGE INC.1704, boul.Des Laurentides, Laval CELTEL MOBILITÉ 1637, boul.Daniel-Johnson, Laval ZONE MOBILE 367, boul.Arthur-Sauvé, St-Eustache RIVE-SUD ACTION-PAGE INC.Place Longueuil 1836, Chemin Chambly, Longueuil ZONE MOBILE 3310, boul.Taschereau, Greenfield Park Métro Longueuil Abonnez-vous dès maintenant en composant le 1 866 302-FIDO Les frais mensuels d'accès au réseau de 6,95 $ (frais non gouvernementaux) et les frais mensuels du service d'appel d'urgence 911 de 50 ¢ s'appliquent en sus des frais de service mensuels pour votre forfait mensuel.Le temps d'antenne local en sus des minutes comprises dans le forfait mensuel, les frais d'interurbain et d'itinérance, les options sélectionnées et les taxes applicables s'ajoutent et sont facturés mensuellement.L'offre du forfait Appels entrants illimités est valide jusqu'au 6 janvier 2008 avec Entente Fido de 3 ans.Le forfait Appels entrants illimités est offert à 20 $ par mois après un crédit de 5 $ qui sera appliqué sur la facturemensuelle.L'offre de 50 % de rabais pendant les trois premiers mois sur les frais mensuels des forfaits Appels entrants illimités est valide 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de ce qui suit : i) messages textes et instantanés d'un mobile au Canada à un client d'un fournisseur de sans-fil canadien ; ii) appels locaux, à l'exception des appels faits et reçus dans le réseau élargi et en Appel vidéo et des appels faits par le Renvoi d'appels ; iii) messages images et vidéo d'un mobile au Canadaàun client d'un fournisseur de sans-fil canadien.Appareil compatibleMMSrequis.Toutes les offres primes sont offertes aux nouveaux clients seulement.Ces offres ainsi que la tarification peuvent êtremodifiées en tout temps et sans préavis.Des frais de résiliation hâtive s'appliquent.Sous réserve de la politique d'utilisation acceptable de Fido.®MC Fido et Toujours fidèle sont des marques de commerce de Fido Solutions Inc.> Appels locaux entrants illimités > 50 minutes en semaine + 50 minutes en prime > 1 000 minutes soirs et week-ends dès 19 h En prime : appels locaux, messages textes et images illimités les 3 premiers mois Avec Entente Fido® de 3 ans Forfait Appels entrants illimités 20$ Joies illimitées par mois pour 3 ans 25$ Plus 50 % sur tous les forfaits Appels entrants illimités les 3 premiers mois Avec Entente Fido de 3 ans de rabais 3531138A ACTUALITÉS MARTIN CROTEAU Une fausse alerte à la bombe a tenu les policiers en alerte pendant plus de quatre heures, hier après-midi, sur le pont Victoria.Vers 14 h 15, un automobiliste quittant Saint-Lambert a aperçu une Nissan Altima verte, immobilisée sur le pont Victoria, au-dessus des écluses de Saint-Lambert.«Le citoyen s'est probablement arrêté tout près pour lui demander ce qui se passait, explique le porte-parole de la SQ, Michel Brunet.C'est à ce moment que l'individu lui a dit qu'il avait une bombe avec lui.» Ne faisant ni une ni deux, le citoyen a alerté la SQ.Au bout de quelques minutes, le pont était entièrement bouclé.«La situation a provoqué de graves problèmes, indique Michel Brunet.Le pont Victoria, c'est le pont du CN.Il y a des trains de voyageurs qui doivent circuler sur le pont, des trains de marchandises qui sont en direction de Montréal aussi.» Vers 15h15, le suspect s'est immobilisé du côté montréalais de la structure, est sorti de la voiture et a déposé une mallette par terre avant de se rendre aux policiers.Pendant l'interrogatoire, les artificiers de la SQ, arrivés sur les lieux de toute urgence, ont dû manoeuvrer avec précaution pour inspecter la valise laissée au sol.Vérification faite, elle contenait quelques documents et des télécommandes.Rien pour précipiter le pont centenaire dans le fleuve.La circulation a été rétablie peu après 18h30.Selon les policiers, celui qui a causé cette pagaille a des antécédents psychiatriques.L'homme de 46 ans, originaire de Léry, près de Châteauguay, comparaîtra aujourd'hui devant un tribunal.Il pourrait être accusé de méfait public.Fausse alerte au pont Victoria PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Les policiers ont été tenus en alerte pendant plus de quatre heures, hier après-midi, sur le pont Victoria.EN BREF Contrat controversé Un consortium de Colombie- Britannique a décroché le contrat d'entretien de quatre sous-marins de classe Victoria, d'une valeur de 1,5 milliard, à la suite d'une décision controversée à laquelle le premier ministre Stephen Harper aurait participé.Il y a un an, le gouvernement conservateur avait accordé la première phase du contrat de 15 ans à la société Canadian Submarine Management Group (CSMG).Mais la conclusion de l'entente avait été suspendue après qu'un groupe incluant Les Chantiers maritimes Irving, une entreprise rivale, eut intenté une poursuite alléguant qu'une des firmes du consortium gagnant avait contribué à la rédaction du cahier des charges du contrat.La rumeur voulait que le contrat fasse l'objet d'un nouvel appel d'offres.Le problème a remonté la voie hiérarchique jusqu'au point où le premier ministre Harper s'est impliqué - et il a finalement donné le feu vert à la reprise des négociations avec le consortium.Il n'y aura pas de nouvel appel d'offres, selon un haut fonctionnaire fédéral.La Presse Canadienne Ottawa fait parfois fi des droits de l'homme Le fait qu'un pays porte atteinte aux droits de l'homme ne suffit pas nécessairement à empêcher le Canada de partager de l'information avec des services de sécurité étrangers, a affirmé Ottawa devant une commission d'enquête fédérale sur la torture.Le Canada doit maintenir des relations avec des alliés «non traditionnels» afin de combattre le terrorisme, indique un mémoire gouvernemental rendu public hier.De plus, le gouvernement admet que son ministère des Affaires étrangères n'est pas toujours capable d'assurer la protection des citoyens détenteurs d'une double nationalité.Ottawa a déposé ce document en prévision des audiences dans le cadre de la commission d'enquête sur les cas de trois hommes qui soutiennent que les autorités canadiennes ont ouvert la voie à leur torture à l'étranger.Abdullah Almalki, Ahmad El Maati et Muayyed Nureddin affirment avoir été torturés à cause d'informations erronées de la GRC et du Service canadien du renseignement de sécurité.La Presse Canadienne Déversement dans le Saguenay Un bateau remorqueur du géant minier Rio Tinto s'est échoué dans la rivière Saguenay, déversant des milliers de litres de diesel dans le cours d'eau.Le remorqueur, d'une capacité de 113 000 litres d'essence, était plein à 75% avant l'incident.Le nombre total de litres de diesel déversés dans la Saguenay n'était pas connu hier soir.«Je ne sais pas combien de litres ont été déversés.Mais aux dernières nouvelles, on avait 7500 litres de diesel récupérés », a indiqué Richard Bonneau, coordonnateur des mesures d'urgence au ministère québécois de l'Environnement.Ce dernier a précisé que l'écoulement de diesel avait été circonscrit à un diamètre d'une vingtaine de mètres autour du remorqueur et que la fuite avait été colmatée.Les causes de l'accident ne sont pas encore connues.Agence France-Presse LA CHEMISE POPELINE ET JERSEY SOLDES ACTUELS QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE CARDIGAN BABY DOLL ÉPARGNEZ 80% 499 RÉG.25.00 ÉPARGNEZ 60% 999 RÉG.25.00 ÉPARGNEZ 25% 2995 RÉG.39.95 BLOUSONS MATELASSÉS GLACÉS PANTALONS SPORT OU CHICS CARDIGANS IMPRIMÉS ÉPARGNEZ 33% 1999 RÉG.30.00 ÉPARGNEZ JUSQU'À 73% 999 RÉG.JUSQU'À 38.00 ÉPARGNEZ JUSQU'À 50% 2995 RÉG.JUSQU'À 59.95 LE POLO LOSANGES EN FLEURS 3529070A ACTUALITÉS Pendant que le ciel nous tombait sur la tête et que le Québec était enseveli sous la glace, ma maison se transformait en camp de réfugiés.J'étais la chanceuse de la famille, celle qui a manqué d'électricité pendant à peine 18 heures.Mon cinq pièces s'est vite transformé en hôtel improvisé.Ma soeur, son chat, ses enfants et son mari ont débarqué avec leurs valises et mes parents ont traversé la moitié de la ville pour fuir leur maison glacée et atterrir dans le confort de mon logement chauffé.Le salon était tapissé de matelas de fortune, mes parents se sont installés dans ma chambre, ma fille a partagé son lit avec sa cousine et mes chats ont accueilli plutôt froidement la chatte de ma soeur.Juchés au troisième étage, nous contemplions le désastre à travers les fenêtres : les arbres fantomatiques, les rues désertes, le grand silence glacé.La vie s'est vite organisée : les expéditions à l'extérieur pour se ravitailler, la rue Mont-Royal méconnaissable sous les glaçons et les piétons qui valsaient sur les trottoirs comme des survivants.Pendant que le Québec vivait un drame sans précédent, que les lignes d'alimentation d'Hydro flanchaient les unes après les autres, que l'armée expédiait 12 000 militaires dans 50 municipalités, que des gens dormaient dans des refuges ou cherchaient désespérément des génératrices qui se vendaient à prix d'or, nous, nous vivions en tribu, heureux.Dans la cuisine étroite, nous avions collé deux tables, étendu des draps en guise de nappe et préparé les repas dans un joyeux bordel.Le beau-frère s'est mis aux fourneaux pour concocter un poulet aux 40 gousses d'ail.Des amis sinistrés se sont joints à nous.La table s'est allongée un peu plus pour accueillir Serge, qui avait fui Saint-Lambert plongé dans le noir, ma grande soeur qui avait quitté l'avenue Bloomfield, à Outremont, heureuse de délaisser son logement éclairé aux chandelles, sans oublier des amies qui avaient de l'électricité, mais qui voulaient partager un repas avec ma tribu.Ma mère avait alors toute sa mémoire.Elle était vive, dévouée, comme toujours.Une force de la nature, une boule d'énergie.Mon père, lui, était droit comme un chêne.Mais le verglas avait un côté sombre.Au-delà du plaisir de se retrouver en famille et de camper en plein coeur de Montréal, il y avait l'inquiétude.Ma soeur, propriétaire d'une petite boutique, voyait son chiffre d'affaires fondre à vue d'oeil et mon père se faisait du mauvais sang pour sa maison.Il avait peur que le froid l'abîme ou que les tuyaux éclatent.«C'était la première fois que je sentais la fragilité des parents.Je les sentais seuls, vulnérables», m'a dit ma soeur aînée quand je l'ai appelée pour lui demander ce qu'elle avait retenu du verglas.Elle m'a d'abord parlé de la beauté des rues, du silence qui enveloppait la ville, des arbres blessés qui ployaient sous le poids de la glace, de ce paysage de fin du monde qui l'avait émue.Puis, elle a lâché ces mots, comme une bombe: la fragilité des parents.Mon père avait alors 76 ans, ma mère 73.Le verglas a coïncidé avec le début de leur vieillesse, la vraie, celle qui rend vulnérable et où le corps rapetisse, se tasse sur lui-même, comme si le poids des années l'écrasait.Pendant que les en fant s s'amusaient et que la maison bourdonnait, mon père s'inquiétait.Ma fille s'en souvient.Elle était dans sa chambre et elle le voyait passer toutes les 30 secondes devant sa porte.Il arpentait le couloir.Des allers-retours qui trahissaient son anxiété.De temps en temps, il traversait la ville pour voir si sa maison tenait le coup, si personne ne l'avait vandalisée ou si l'électricité était revenue.Je l'ai appelé pour lui demander de remuer ses souvenirs.Il se rappelle clairement son inquiétude, mais aussi le plaisir qu'il avait eu de camper pendant plusieurs jours chez sa fille.\u2014 Je te passe ta mère, m'a-t-il dit.\u2014 Et toi, maman?\u2014 Je ne me souviens de rien, m'a-t-elle répondu.Je n'ai aucun souvenir.\u2014 Rien?\u2014 Rien.Pour ma mère, des pans de l'histoire ont disparu, l'encre s'est effacée.Le verglas n'est plus qu'un blanc de mémoire.La tribu MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE JULIE LEMIEUX LE SOLEI L Le maire de Québec et les ministres Josée Verner et Philippe Couillard ont donné carte blanche à Daniel Gélinas pour gérer les allégations de conflits d'intérêts et procéder à des embauches ou à des congédiements au sein de la Société du 400e anniversaire de Québec.Selonlemaire Régis Labeaume, les trois ordres de gouvernement ont bien compris que cette condition était essentielle pour que le nouveau président et directeur général de la Société accepte de relever le défi.«Daniel Gélinas a carte blanche.Je lui ai dit ce que je pensais (des allégations de conflits d'intérêts), mais c'est lui qui décidera des mesures à prendre.J'ai dit aux ministres Couillard et Verner que c'était très important qu'il ait carte blanche pour qu'il accepte notre offre», a-t-il affirmé au Soleil, hier.M.Labeaume a été président du Festival d'été de Québec et a travaillé étroitement avec Daniel Gélinas.C'est d'ailleurs lui qui l'a pressenti pour lui offrir ce poste, avec l'accord des autres ordres de gouvernement et du président du conseil d'administration de la Société, Jean Leclerc.Le maire ne lui a pas laissé le choix de sa réponse.«Je lui ai dit que c'était le maire de Québec qui lui demandait d'accepter cette offre et que je ne lui laissais pas beaucoup le choix.Il a compris.» M.Labeaume préc ise que Daniel Gélinas ne pourra pas «refaire le monde» avec la Société du 400e puisqu'il devra travailler avec des projets déjà en branle et avec des délais très serrés.«Mais si quelqu'un est capable de faire le travail, c'est bien lui.Le maire de Québec n'est pas le promoteur de cet événement, mais il se sent en sécurité avec lui.Et il faut aussi dire que Jean Leclerc est excellent.C'est un homme intelligent, qui fait très bien son travail.» Le maire raconte qu'il a été en contact constant avec M.Leclerc et avec les ministres fédéral et provincial pour gérer ce dossier pendant le temps des Fêtes.«Il y a juste le 25 décembre qu'on ne s'est pas parlé.Je pense que tout le monde était un peu gêné de s'appeler ce jour-là ! » lance-t-il en riant.Société du 400e anniversaire de Québec Carte blanche au nouveau patron Le 5 janvier 1998, des dizaines de milliers de Québécois se sont réveillés en découvrant un singulier panorama.Une importante couche de verglas enveloppait le paysage urbain et rural.Ceux qui trouvaient l'effet magnifique ne savaient pas qu'ils s'apprêtaient à vivre la plus importante catastrophe naturelle de l'histoire canadienne.Pour souligner les dix ans de cet événement, La Presse publie, à compter de demain, une série en trois volets.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE La beauté des rues, les arbres blessés qui ployaient sous le poids de la glace, ce paysage de fin du monde.LE VERGLAS EN TROIS TEMPS > Le récit des événements > Cinq témoignages passionnants > Les leçons apprises par l'État et les citoyens À compter de demain dans La Presse 1220, place George-V Ouest, Québec 18779999620 www.hotelchateaulaurier.com VOTRE HÔTEL SUR LES PLAINES Les Grandes Tables du Vieux-Québec Hébergement pour2nuits Petit-déjeuner chaque matin 2 soupers gastronomiques dans l'un de nos restaurants partenaires: Louis-Hébert, Aux Anciens Canadiens, La Crémaillère, Le Gambrinus, Café Sirocco Service sur les repas Certaines conditions s'appliquent.Autres forfaits disponibles Àpartir de179$ Par personne Occ.double Tarif basse saison Les Week-ends à l'Hôtel Château Laurier Québec à3531272A 1%AC:B3BA 67A B9@387A 6C+ 1%AC:B3BA 67A B9@387A 6C+ \"6%5=;?=A34:7 63 27: les Kényans votent massivement pour départager le président Mwai Kibaki, candidat à sa réélection, et Raila Odinga, son ancien allié.> 29: un dirigeant du Mouvement démocratique orange (ODM) d'Odinga affirme que ce dernier a remporté la présidentielle.Devant la lenteur du dépouillement et la multiplication des accusations de fraudes, des émeutes éclatent dans les bidonvilles de Nairobi et dans l'ouest du pays.> 30: Odinga accuse le président sortant de fraude sur «300 000 voix».La Commission électorale annonce la victoire de Kibaki avec 200 000 voix d'avance.> 31: Au moins 104 personnes sont tuées, selon la police et la morgue de Kisumu.À Mombasa, deuxième ville du pays, 19 personnes sont tuées, plusieurs à la machette.JANVIER 2008 > 1er : Nouvelles émeutes et violences.Au moins 74 corps sont découverts, selon la police, dont 55 à Kisumu, sous couvre-feu.Au moins 35 personnes, dont des femmes et des enfants, sont brûlées vives dans une église près d'Eldoret.Les violences ont fait depuis le 27 décembre au moins 350 morts et 100 000 déplacés.KENYA VIOLENCES POSTÉLECTORALES André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS FORUM@LAPRESSE.CA BERNARD DRAINVILLE Député péquiste de Marie- Victorin, l'auteur réagit au texte de Pierre Céré publié dans le numéro de La Presse du samedi 29 décembre 2007.Je suis venu en politique par amour pour le Québec et pour servir la cause de son indépendance.Parce que je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble depuis 400 ans et que je veux faire ma part pour assurer l'avenir.Notre peuple n'est ni meilleur ni pire que les autres peuples de la terre.Juste différent.Unique.J'en ai l'intime conviction: la présence d'une nation francophone en terre d'Amérique rend l'aventure humaine plus riche et plus belle.À titre de députés de l'Assemblée nationale du Québec, notre devoir est de protéger cette société distincte pour que son voyage se poursuive encore longtemps.C'est dans cet esprit que j'ai fait partie de l'équipe qui a travaillé au projet de loi sur l'identité de M me Marois.Le but visé ?Renforcer le français comme langue d'intégration au Québec.La pièce maîtresse?Le contrat d'intégration qui impose droits et devoirs au nouvel arrivant ET à la société québécoise qui l'accueille.Lui s'engage à apprendre le français et elle, en retour, s'engage à lui fournir l'aide et l'accompagnement pour y arriver.Cette responsabilité mutuelle s'appuie sur un nouveau droit - «le droit à l'apprentissage du français » - que nous proposons d'ajouter à la Charte québécoise des droits et libertés.C'est notamment pour aider les Néo-Québécois à se trouver du travail en français que nous étendons l'application de la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés, désormais tenues d'obtenir un certificat de francisation.Évidemment, c'est la création d'une citoyenneté québécoise qui a causé la controverse que l'on sait.S'agit-il du droit à la citoyenneté québécoise que nous rendons conditionnel à la maîtrise de la langue française ?Intolérable! Même s'il est calqué sur une exigence identique au Canada, soit la maîtrise de l'une des deux langues officielles.S'agit-il du droit de se porter candidat aux élections législatives que nous rendons conditionnel à l'obtention de la citoyenneté québécoise ?Discriminatoire ! Même si une exigence identique s'applique au Canada, en France, aux États- Unis, en Grande-Bretagne et dans combien d'autres pays ! « Justement », me répondrat- on, «le Québec n'est pas un pays ».Soit ! Mais le Québec est souverain dans l'espace politique qui est le sien.Ses compétences constitutionnelles se prolongent sur le plan international.Pourquoi le priverait-on de sa propre citoyenneté pour la seule raison qu'il ne jouit pas (encore) de sa pleine souvera ineté ?D'autant que le Parlement fédéral a reconnu que le Québec est une nation.Cette reconnaissance n'est-elle que symbolique, ou comporte-t-elle une valeur réelle, institutionnelle ?Si le Québec est une nation, n'a-t-il pas le droit de revendiquer la création de sa propre citoyenneté dans le respect de son identité francophone et de son espace national propre?«Ce serait inconstitutionnel », me répliquera-t-on sans doute.Ah oui?Selon qui?À ce que je sache, aucun tribunal ne s'est encore prononcé là-dessus, et les avis des constitutionnalistes sont pour le moins partagés.Dans leur sagesse et leur indépendance, les juges nous réservent parfois de bien drôles de surprises.Il est possible qu'ils jugent déraisonnable la création d'une citoyenneté québécoise qui lie le droit d'être candidat aux élections à la maîtrise du français.Mais peut-être jugerontils cette mesure raisonnable dans une société libre, démocratique, et majoritairement francophone.C'est ce que les juges ont fait en déclarant constitutionnels les articles de la loi 101 qui obligent les enfants des nouveaux arrivants à s'inscrire à l'école française.Comme avec la loi 101, les tribunaux devront mettre dans la balance droits individuels et droits collectifs.Ils devront tenir compte de notre existence comme communauté francophone d'Amérique.Cette communauté qui permet à une langue de se transmettre et de durer.Celle sans laquelle le droit de parler français n'a plus aucune valeur faute de parlants français avec qui la partager.Une suggestion Bref, les droits n'émanent pas que de la personne.Ils découlent aussi de notre appartenance à une communauté.Communauté linguistique ou culturelle certes mais communauté politique aussi.Le chartisme de Pierre Trudeau - qui donne aux droits individuels un caractère absolu - n'est pas une doctrine intouchable.Le concert quasi unanime de critiques qui a accueilli le projet Marois me fait craindre qu'une Sainte Évangile des droits individuels soit en train de s'installer au Québec.Et que celui (ou celle) qui cherche à en baliser l'exercice soit condamné ex cathedra.Permettez une suggestion ?Débattons du mérite de la proposition Marois, voyons ce que la population en pense et laissons aux tribunaux le soin de se prononcer, en temps et lieu.Si, d'aventure, notre appartenance au Canada nous interdisait de nous donner une citoyenneté québécoise, il appartiendra alors aux Québécois de juger si cet état de fait est juste et raisonnable.Quant à nous, nous ne cesserons de clamer haut et fort le droit de construire, en Amérique, une société francophone, pluraliste et démocratique.L' évangile des droits individuels Le concert de critiques qui a accueilli le projet Marois me fait craindre que quiconque cherche à baliser l'exercice des droits individuels sera condamné ex cathedra.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Bernard Drainville propose de débattre du mérite de la proposition de Pauline Marois et de laisser aux tribunaux le soin de se prononcer, en temps et lieu.L'enfant et la «charrue» Lendemain du jour de l'An, en compagnie de la fille de ma compagne, de son mari et de Victor, leur fils de deux ans et demi, nous décidons d'aller sur l'avenue du Mont-Royal, dans l'un des très rares endroits ouverts en ce jour\u2026 pour nous donner congé de vaisselle.C'est le jour de l'année où la ville ralentit et prend le temps de vivre.Après un copieux petit déjeuner, au moment de sortir, Victor, plutôt du genre éveillé malgré sa hauteur de trois\u2026 clémentines, entraîne la serveuse pour lui montrer ce qu'il appelle la «charrue» (il s'agit en fait d'une rétrocaveuse ou tractopelle) stationnée en face du restaurant.Il est totalement ébahi par l'énormité de cette machine qui clignote dans la lumière éblouissante de ce lendemain de tempête.Assis au comptoir, un homme d'un âge certain écoute avec amusement l'émerveillement de cet enfant.Sans doute se revoit-il à cet âge?Qui sait ?Mais c'est lui, le chauffeur de cette «charrue», et le voici qu'il propose à la serveuse d'amener ce garçon faire un tour dans sa «charrue»! À 10h40, le 2 janvier 2008, au coin de la rue Boyer et l'avenue du Mont-Royal, des passants ont pu voir une énorme rétrocaveuse qui élevait et rabaissait sa pelle en faisant retomber la neige, reculait et avançait, sans cohérence apparente.À l'intérieur de la cabine de pilotage, un tout petit enfant, avec des yeux grands comme les clignotants, sur les genoux du conducteur qui s'en amusait tout autant , gravait certainement l'un des grands souvenirs de son histoire de vie.Bonheur sublime en ce début d'année 2008 enneigé! Mais, au fait, c'est sûrement pour cela que le déneigement ne s'effectue pas normalement à Montréal.Les conducteurs de charrue\u2026 «perdent» leur temps à fabriquer les plus beaux souvenirs de l'enfance! Merci ! Jacques Beaumier Québec Oh! my God! Mon souhait pour l'année 2008, c'est que les Québécois apprennent à bien parler leur langue et à en être fiers.Je constate depuis quelques années que nombreux sont ceux qui utilisent des expressions anglaises telles que «Oh! my God!» pour marquer l'étonnement, ou encore pour signifier la satisfaction : «Yes!».Ce faisant, ils semblent vouloir faire plus anglais que les Anglais.Ils ne se rendent pas compte qu'ils expriment en fait un complexe d'infériorité vis-à-vis de la langue anglaise, à tout le moins, sinon vis-à-vis d'eux-mêmes.Parce qu'il est clair dans ces deux exemples que la langue française ferait tout aussi bien l'affaire.Ce n'est donc pas la langue qui pose problème.D'ailleurs, les linguistes vous le diront, la langue française est, avec l'allemand, celle qui traduit le mieux les moindres nuances de pensée.Paul-André Allard Montréal apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Jamais on n'a mené une enquête aussi exhaustive auprès de l'industrie aérienne : 25 000 pilotes de ligne et 4000 pilotes d'avion privé, interrogés sur leurs expériences de vol.Les résultats de cette étude ont été publiés dans la controverse par la NASA, qui l'a réalisée entre 2001 et 2004.Dans la controverse parce que l'agence spatiale n'a consenti à la publication des données qu'après avoir fait l'objet de pressions de la part du Congrès.Controverse aussi parce que le tout a été publié dans une forme incompréhensible, et ce, le 31 décembre, date idéale pour qu'une information passe inaperçue.La NASA a avoué craindre que l'étude ne nuise à l'industrie.C'est que, selon les compilations faites par les médias américains, les pilotes auraient rapporté beaucoup plus d'incidents - collisions évitées de justesse, pannes de moteurs, plongeons soudains - que ce qu'indiquent les données officielles.Tout en publiant ces 16000 pages de tableaux codés, la NASA a tout fait pour en minimiser la valeur scientifique.De même à la Federal Aviation Administration, dont une porte-parole a qualifié l'étude de «placotages de hangar ».On comprend mal comment ceux qui ont la responsabilité de la sécurité du transport aérien aux États-Unis peuvent ainsi balayer du revers de la main ce qu'ont confié quelque 30000 pilotes.Inquiétant tout cela?On est certainement en droit de se demander comment une industrie dont les services sont si désespérément bordéliques est capable d'être efficace quand il s'agit de sécurité.Pourtant, toutes les statistiques indiquent que l'avion est un moyen de plus en plus sûr de voyager.En 2006, il y a eu dans le monde 28 acc idents graves impliquant des appareils de ligne, accidents qui ont fait 498 victimes.Cela paraît beaucoup.jusqu'à ce qu'on réalise qu'au Québec seulement, les accidents de la route font 200 victimes de plus chaque année.Et que ces 28 accidents ne représentent qu'une infime partie des 20 millions de vols qui ont été réalisés cette année-là.En fait, le taux d'accidents mortels n'a cessé de baisser au cours des 40 dernières années.Aux États-Unis et au Canada, il se situe maintenant à moins de 0,5 par million de départs.Il y a quelques mois, la Flight Safety Foundation a qualifié Transports Canada de «leader mondial en matière de sécurité ».Selon cette organisation internationale, « lorsque les Canadiens embarquent dans un avion de ligne canadien, ils peuvent se sentir en sécurité ».N 'empêc he , da n s l e contexte actuel de croissance continue de l'industrie et de concurrence féroce entre les compagnies aériennes, les responsables ne seront jamais trop vigilants.Comme l'a rappelé il y a quelques semaines le patron de la FAA, le défi de la sécurité est d'autant plus difficile à relever que «les ressources n'augmentent pas aussi vite que le nombre de vols ».Selon Robert Sturgell, «même des grenailles d'information peuvent permettre de déceler un problème plus grave avant que celui-ci ne produise une catastrophe».Cela étant, il nous semble que les confidences de milliers de pilotes recueillies par la NASA devraient être publiées sous une forme compréhensible et analysées avec beaucoup d'attention.AVEZ-VOUS PEURENAVION?Écrivez-nous à forum@lapresse.ca Les pilotes placotent Comment l'industrie aérienne, dont les services sont si désespérément bordéliques, peut-elle être efficace quand il s'agit de sécurité? FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 OLIVIER GUILLARD L'auteur est Directeur de recherche Asie à l'Institut de relations internationales et stratégiques, Paris.Entre autres ouvrages, il a publié «Le Pakistan de Musharraf, enfin respectable?» (Lignes de repères, Paris, 2005).Au tournant d'une année 2007 d'une densité particulière, (trop) riche en évènements - généralement de mauvaise facture -, il ne fallait pas être grand clerc pour anticiper, à quelques jours d'un scrutin capital, une énième tragédie déstabilisant plus encore un pays tourmenté déjà si près du gouffre.À moins naturellement qu'il n'y fût déjà\u2026 Deux mois après le plus sanglant attentat de son histoire (Karachi; 150 victimes) - une action déjà dirigée contre Benazir Bhutto, égérie du renouveau politique -, le fléau terroriste a une nouvelle fois sévi.À Rawalpindi, à quelques kilomètres du siège du pouvoir politique, Islamabad; à quelques encablures du quartier général de la puissante Pakistan Army et de ses redoutés services de renseignement (ISI).Tout un symbole.Dans une action combinée qui ne laissait pas la moindre chance à sa cible - utilisation à bout portant d'une arme à feu, suivi d'un attentat suicide par explosion dans un périmètre proche -, Benazir Bhutto, alors en campagne, perdait la vie, deux mois après son retour d'exil; une rentrée qui soulevait autant d'espoir auprès du peuple que d'appréhension chez ses détracteurs.Trois décennies après la disparition brutale de son père, le premier ministre Zulfikar Ali Bhutto, démis, arrêté puis pendu par les militaires, la dynastie Bhutto perdait à nouveau un de ses membres, tout entière dévouée à sa passion.Mais, au Pakistan comme ailleurs, on n'est fait que de chair et de sang - un sang qui coule abondamment du reste - \u2026 et une importante échéance électorale se dessine, là, si proche: même si ces prochaines élections, prévues le 8 janvier, auront finalement lieu à la mi-février, il convient de battre le fer pendant qu'il est chaud ; fut-ce en période de deuil.Un régent sulfureux Aussi, dans un scénario qui en dit long sur la mainmise dynastique dans la région (Inde, Bangladesh et Sri Lanka), la famille Bhutto et son influent parti, le Pakistan People Party (PPP), ont vite relevé la tête et fait montre d'un pragmatisme qui ne forcera pas l'admiration de tous.En élevant Bilawal Bhutto Zarwari, fils aîné de la défunte, au rang de Président du PPP, son père Asif Ali Zarwari à la vice-présidence, en décidant de prendre part au prochain scrutin (alors que l'hypothèse du boycottage trouvait d'importants relais dans l'opinion), le camp de la disparue s'est en un clin d'oeil remis en ordre de bataille, laissant aux sympathisants meurtris le soin de pleurer leur passionaria.Visiblement, les sondages d'opinion (plus encore favorables au PPP depuis ce veule homicide) ont des impératifs que la mélancolie ignore.Ainsi, il revient à un jeune étudiant en histoire et sciences politiques de 19 ans, inscrit à Oxford (comme le fut en son temps son illustre grand-père, Zulfikar), de reprendre le flambeau politique familial et d'associer son destin personnel au cours tumultueux du pays; en vérité, plus un fardeau qu'un flambeau.Parce que ce nouveau venu, dont s'esquisse la finesse des traits de sa mère sur son juvénile visage, n'est pas encore à même d'assumer la gestion du PPP, de s'investir dans le jeu complexe des intrigues politiques, son père, le sulfureux Asif Ali Zarwari, assurera la régence, en ses qualités complémentaires d'époux de la défunte et de (trop?) fin connaisseur des arcanes du pouvoir.Un choix discutable quand on connaît la piètre estime que lui porte le citoyen pakistanais et la liste des affaires (influence, corruption, prise d'intérêt, etc.) où ce dernier s'est retrouvé - à tort ou à raison - impliqué.Ses 11 années passées derrière les barreaux et les chemins de l'exil (dans un confort tout sauf spartiate, dont New York ces trois dernières années.) n'auront pas réussi à lui redonner une improbable virginité\u2026 Qui a tué Benazir ?Reste la question de l'identité des auteurs de l'assassinat, et, par-delà, de leur (s) commanditaire (s).Nul doute que la charismatique Benazir, femme de conviction, portée jusqu'à son dernier souffle par une ferveur populaire et une indiscutable aura en Occident, ne suggérait pas qu'admiration et déférence ; établie de longue date, la liste de ses ennemis s'était étoffée ces derniers mois.Adepte d'une approche gouvernementale moins conciliante à l'endroit des fondamentalistes, terroristes et autres éléments discutant l'autorité de l'État, la dame de fer du Sindh paya le prix de sa popularité grandissante et, dès lors, de ses chances de recouvrer une troisième fois les fonctions de chef de gouvernement.Une perspective intolérable pour beaucoup; à commencer par le président Musharraf, lequel - dépossédé à contrecoeur quelques jours plus tôt de ses attributions militaires - n'accepta la perspective d'une possible cohabitation avec la fille de Zulfikar que contraint et forcé par Washington, son principal soutien extérieur.Alors qu'Islamabad pointe le doigt vers Al-Qaeda et ses connexions talibanes, sises en zones tribales (Waziristan), - une hypothèse certes crédible, mais un peu courte -, il serait terriblement osé compter la Présidence au rang des possibles instigateurs de cette odieuse action.Cela ne saurait se concevoir si brutalement.Cependant, comment interpréter alors l'évidente légèreté des dispositifs de sécuritémis en place lors de l'ultime intervention publique de Benazir?Deux mois après Karachi, les cercles du pouvoir n'ignoraient rien des menaces, crédibles et renouvelées, pesant sur elle.Et pourtant\u2026 Diffusées sur une chaîne télévisée nationale, les images montrant la présence du binôme d'assassin quelques mètres à peine en retrait du leader du PPP, démontrent combien l'optimum des procédures de sécurité, ô combien nécessaires et légitimes, n'avait pas été retenu.Une négligence - sinistre euphémisme - qui coûta la vie à une vingtaine de victimes innocentes.Une fois encore.Monsieur le président, alors que votre légitimité politique confine avec les abysses de l'impopularité, que les chefs de l'opposition craignent chaque jour pour leur vie (quand ils ne la perdent pas), qu'Al-Qaeda et les talibans vous défient jusque sous vos fenêtres (cf.épisode de la Mosquée rouge, Islamabad, juillet 2007; vallée de Swat) et, eu égard aux récents (et futurs, tout aussi sûrement) débordements de violence, qu'une énième loi martiale fait à présent plus de sens que la tenue d'élections législatives «libres et honnêtes» (un concept du reste bien flou dans votre pays), par quel miracle, quel tour, parvenez-vous encore à garder votre superbe ?Après avoir remisé vos habits militaires, le temps est peut-être venu d'y associer enfin vos costumes présidentiels.Le clan Bhutto passe le\u2026 fardeau Il revient à un étudiant de 19 ans d'associer son destin personnel au cours tumultueux du Pakistan HUGUETTE GUAY L'auteure habite Saint Armand.Les images du Téléjournal montrant des camps de réfugiés, la guerre, la famine, nous terrassent et nous laissent avec un profond sentiment d'impuissance, surtout en ce temps des Fêtes, temps de partage.Nous n'y pouvons rien, croyons-nous.Pourtant, nous vivons dans une des grandes démocraties du monde.En démocratie, le citoyen a du pouvoir.Comment prendre la parole ?On peut constater que le Canada, dans les sillages américains, se fait éducateur de la démocratie.Il sait donc écouter ses citoyens.Nous pouvons donc l'influencer.Rappelons simplement à notre gouvernement la promesse qu'il a faite, en l'an 2000, en signant les Objectifs du millénaire visant à réduire, avant l'an 2015, de moitié la proportion de ceux qui vivent avec moins d'un dollar par jour.On y promet aussi d'offrir l'enseignement primaire à 115 millions d'enfants, de lutter plus efficacement contre les maladies infectieuses et d'accroître nettement l'aide publique au développement.Pour y arriver, les pays riches acceptaient de consacrer au moins 0,7% de leur PIB à l'aide internationale.Le Canada est encore très loin de cette cible avec moins de 0,4% et une attitude pingre.Face à l'impuissance, nous avons la parole.Sans relâche, demandons à notre gouvernement de tenir sa promesse et de jouer un rôle d'entraînement auprès des pays signataires à la mémoire courte.Notre pouvoir ne se limite pas à la charité individuelle, il est aussi politique : influençons nos députés.En 2008, ne laissons plus l'impuissance nous paralyser.Bonne année à la démocratie et à notre parole pour lutter contre la pauvreté des plus démunis de la terre.En 2008, fini l'impuissance ! PHOTO AAMIR QURESHI, AGENCE FRANCE-PRESSE En élevant Bilawal Bhutto Zarwari (notre photo), fils aîné de Benazir Bhutto, au rang de président du PPP, son père Asif Ali Zarwari à la vice-présidence, en décidant de prendre part au prochain scrutin (alors que l'hypothèse du boycottage trouvait d'importants relais dans l'opinion), le camp de la disparue s'est en un clin d'oeil remis en ordre de bataille, laissant aux sympathisants meurtris le soin de pleurer leur passionaria.Dans un scénario qui en dit long sur la mainmise dynastique dans la région, la famille Bhutto et son influent parti, le PPP, ont vite relevé la tête et fait montre d'un pragmatisme qui ne forcera pas l'admiration de tous. NE011H208 ©2008.Sears Canada Inc.image is too small- Enlargement is too much.RÉNOVATION DE CUISINE ET SALLE DE BAINS Choix de formules de paiement lorsque vous utilisez votre carte Sears ou Master CardMD SearsMD.Renseignez-vous.Prix soldés en vigueur jusqu'au vendredi 1er février 2008 Sears fera faire l'installation par des entrepreneurs qualifiés.Les offres ne s'appliquent pas aux contrats déjà signés.L'offre ne peut être combinée à aucune autre remise ou promotion.Dans certains marchés seulement.Des produits et services de toute confianceMD Passez à votre magasin Sears ou composez le numéro ci-dessous Licence RBQ: 1281-5924-64.Pour un devis à domicile, sans obligation, composez le numéro sans frais suivant: 1-800-590-8676 épargnez 10% Armoires de cuisine, installées (achat minimum de 10 000$) Services de design professionnel et installation de qualité.Satisfaction garantie.Dans certains marchés seulement épargnez 10% Coiffeuses et armoires de salle de bains, installées (achat minimum de 7500 $) Sears vous propose un grand choix d'appareils sanitaires de grandes marques en plusieurs styles, couleurs et gammes de prix.Services de design professionnel et installation de qualité.Satisfaction garantie.Dans certains marchés seulement 3531509A MONDE TOUR DU GLOBE TURQUIE Attentat meurtrier Un attentat à la voiture piégée a fait cinq morts et 70 blessés hier à Diyarbakir, principale ville du sud-est de la Turquie à fort peuplement kurde.L'explosion téléguidée a eu lieu au passage d'un véhicule militaire, à une centaine de mètres d'une base de l'armée turque, selon la police.- AFP LIBYE ONU et respectabilité Longtemps traitée en paria pour ses liens avec le terrorisme, la Libye a pris le 1er janvier et pour un mois la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU.La Libye a été élue en octobre, pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du colonel Kadhafi en 1969, à l'un des sièges non permanents du conseil, qu'elle occupera pour deux ans.- AFP PALESTINE Raids aériens Neuf Palestiniens, dont deux femmes, ont été tués et 48 blessés hier dans de nouveaux raids aériens et bombardements de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, selon des sources médicales et des témoins.La plupart des raids ont été menés à Bani Souheila, près de Khan Younès, où l'opération terrestre était en cours.- AFP ESPAGNE 30 ans de prison La justice espagnole a condamné hier un ex-responsable de l'organisation séparatiste basque ETA à 30 ans de prison pour avoir ordonné l'assassinat, en 2000, du procureur de la région d'Andalousie.Juan Antonio Olarra Guridi est un ancien chef de l'appareil militaire de l'ETA, tenue responsable de 819 assassinats en Espagne en 40 ans de violence.- AFP ÉTATS-UNIS Vidéos de la CIA La Maison-Blanche a promis hier de coopérer avec l'enquête criminelle ouverte la veille sur la destruction de vidéos qui auraient pu illustrer les méthodes employées par la CIA pour faire parler les suspects de terrorisme.«Nous coopèrerons dans cette enquête», a affirmé la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino.- AFP AFGHANISTAN Attaque mortelle Sept policiers afghans et un ingénieur indien ont été tués hier, en Afghanistan, dans un attentat suicide.L'attaque, dans l'ouest du pays, s'est produite dans un lieu où des forces de sécurité s'étaient rendues pour examiner l'impact d'une explosion précédente.- AFP AGENCE FRANCE-PRESSE BOGOTA \u2014 Manuel Marulanda, chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste), a appelé à une «offensive générale» dans le pays, où les spéculations vont bon train après l'échec de l'opération humanitaire visant à récupérer trois otages de la guérilla.Le vieux guérilléro, âgé de 77 ans, demande à ses troupes de «préparer les conditions d'une offensive générale» contre le président Alvaro Uribe, dans un message de fin d'année rendu public hier mais daté du 24 décembre.«Il faut profiter de la crise générale que traverse le gouvernement et de la fatigue de certaines unités militaires », affirmet- il, sans mentionner la mission montée par le Venezuela pour récupérer les otages dont les FARC ont promis la libération.Le fondateur de la guérilla, en rébellion contre le pouvoir de l'oligarchie depuis 1964, appelle à «des actions armées sur les routes, dans les hameaux, les centres urbains, les villages et les casernes sans laisser de trêve à l'ennemi».Son message est publié au moment où l'armée annonce la mort d'un important membre des FARC, tué dans d'« intenses combats» le 31 décembre, jour même de l'annonce du report de l'opération humanitaire.Les affrontements ont eu lieu dans le département d'Arauca, limitrophe de l'État d'Apure au Venezuela, où se trouve l'un des aéroports préparés pour accueillir les otages.Les hélicoptères envoyés pour cette opération ont quitté hier l'aéroport de Villavicencio, en Colombie, où ils ont attendu en vain que la guérilla fixe un point de rendez-vous pour aller les chercher dans la forêt.Les émissaires internationaux se sont dits prêts pour une nouvelle mission, mais après un accord préalable.L'émissaire brésilien Marco Aurelio Garcia estime, lui, préférable une opération clandestine.Uribe, qui n'a jamais évoqué la suspension des opérations militaires, a affirmé qu'aucun combat n'avait été enregistré dans la région, où devaient être libérés Clara Rojas, assistante de l'ancienne candidate présidentielle Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel et l'ex-élue Consuelo Gonzalez.Pour les autorités, l'échec de la mission est dû au fait que les FARC ne détiennent plus le fils de Mme Rojas, qui serait hébergé depuis deux ans dans un foyer à Bogota.L'Agence bolivarienne de presse (ABP), proche de la guérilla, a affirmé que la libération des otages était toujours en vue et a reproché à Uribe de «détourner l'attention».Les FARC appellent à l'offensive en Colombie JOONEED KHAN La crise au Pakistan a encore polarisé le débat politique aux États-Unis, surtout après l'assassinat de Mme Benazir Bhutto, l'administration Bush estimant qu'une enquête de l'ONU n'est pas nécessaire et des opposants démocrates réclamant le départ du président Pervez Musharraf.Dernier épisode en date : le Pentagone a autorisé le 1er janvier la firme Lockheed de vendre 18 chasseurs F-16 au Pakistan pour 500 millionsUS, une décision que le sénateur Joe Biden, aspirant président démocrate, a qualifié de «dangereusement mal avisée ».«Si ce contrat implique de l'aide états-unienne, il est illégal ; s'il n'implique aucune aide, la vente est techniquement légale mais tout à fait mal avisée », a déclaré Biden, président du Comité sénatorial des Relations étrangères.Aide gelée Sous la pression du sous-comité de la Chambre sur les opérations étrangères, le Congrès a déjà bloqué 50 millionsUS sur un total de 300 millions d'aide militaire au Pakistan.Les élus menacent d'accroître les sommes gelées si Islamabad n'autorise pas une enquête indépendante sur l'assassinat de Mme Bhutto.Écrivant hier dans le Boston Globe, Bill Richardson, gouverneur du Nouveau- Mexique et aspirant présidentiel démocrate, affirme que «Musharraf doit partir ».Dans le Seattle Post-Intelligencer, la journaliste Amy Goodman estime que l'administration vise «le maintien du régime» au Pakistan, après avoir imposé «le changement de régime» en Afghanistan et en Irak.Le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) est intervenu hier dans le débat en affirmant que Musharraf doit quitter le pouvoir pour que le Pakistan retrouve une certaine « stabilité» après l'assassinat de Mme Bhutto.Musharraf, qui a pris le pouvoir par un coup d'État en 1999, «n'est plus, s'il ne l'a jamais été, un facteur de stabilité », estime l'ICG dans son dernier rapport.«Il est temps de reconnaître que c'est la démocratie, et pas un général artificiellement soutenu, défroqué et largement méprisé, qui offre les meilleures chances de retour à la stabilité », a accusé Robert Templer, directeur de l'antenne Asie de l'ICG.Musharraf offusqué Outre le départ réclamé du chef de l'État, l'ICG plaide pour le rétablissement complet de la Constitution du Pakistan et la réinstallation des juges de la Cour suprême congédiés lors l'imposition de l'état d'urgence le 3 novembre.«La mort de Mme Bhutto a dessiné encore plus clairement les lignes de fracture entre le régime Musharraf, soutenu par l'armée, et la majorité modérée du Pakistan qui ne veut rien moins qu'une authentique démocratie parlementaire », a avancé le vice-président de l'ICG, Mark Schneider.À Islamabad, Musharraf s'est offusqué hier d'avoir été mis en cause, avec les services de renseignements, dans l'assassinat de Benazir Bhutto.Sous le feu des quest ions des médias internationaux, il a dit qu'il n'était «pas totalement satisfait » de l'enquête en cours, mais il a martelé que le gouvernement ou les services de renseignements n'avaient pas tenté de cacher des «secrets ».Le Pentagone autorise la vente de F-16 au Pakistan Les démocrates réclament le départ du président Pervez Musharraf PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Le président pakistanais Pervez Musharraf s'est offusqué hier d'avoir été mis en cause, avec les services de renseignements, dans l'assassinat de Benazir Bhutto."]
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