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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-12-14, Collections de BAnQ.

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[" Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Le Comité devrait entendre Mulroney et Schreiber en même temps, ça ferait un bon 110%.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 COMITÉ DE L'ÉTHIQUE MULRONEY, LA RÉPLIQUE «Plutôt convaincant» VINCENT MARISSAL Cette histoire n'a pas de bon sens YVES BOISVERT PAGES A4 À A7 RAPPORT MITCHELL SUR LA CONSOMMATION DE PRODUITS DOPANTS AU BASEBALL ÉRIC GAGNÉ ÉCLABOUSSÉ «Les stéroïdes sont LE problème» Extrait d'un courriel faisant référence aux blessures du lanceur québécois entre le DG des Red Sox et un recruteur.Plusieurs vedettes dont Bonds et Clemens, ainsi que cinq anciens Expos sont aussi visés PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE EXCLUSIF DOSSIER-CHOC UN DUOSYMPHONIQUE CÉLINE ET NAGANO POURRAIENT PARTAGER LA MÊME SCÈNE EN 2009 ALAIN DE REPENTIGNY ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 DE MONTRÉAL À PORT-AU-PRINCE ALLER SIMPLE POUR L'ENFER Le Canada expulse chaque année entre 25 et 40 Haïtiens, en majorité du Québec.Du chef de gang de rue au jeune brigand en herbe, ils sont accueillis en parias.Reniés par tous, craints par plusieurs.CAROLINE TOUZIN ET PATRICK SANFAÇON SONT ALLÉS À LEUR RENCONTRE À PORT-AU-PRINCE.RÉCITS D'UN RETOUR BRUTAL.À LIRE EN PAGES A2 ET A3 Tricher dans un monde de tricheurs LA CHRONIQUE DE RÉJEAN TREMBLAY 5 PAGES À LIRE DANS LE CAHIER SPORTS DEMAIN DANS LE CAHIER PLUS Brian UNE POLICE DÉMUNIE, DES CRIMINELS AUX ANGES Mulroney LACROIX VIDE SON SAC 115 MILLIONS DÉTOURNÉS : UNE «ERREUR DE JEUNESSE» LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 Vincent Lacroix RAPPORT DU COMMISSAIRE AU DÉVELOPPEMENT DURABLE LE MYTHE DU QUÉBEC VERT EST DÉBOULONNÉ «Si toute la population humaine adoptait notre mode de vie et nos habitudes de consommation actuelles, il faudrait l'équivalent de trois planètes comme la Terre pour soutenir un tel développement.» LE COMPTE RENDU D'UN PORTRAIT DÉVASTATEUR TOMMY CHOUINARD PAGE A8 LA PRESSE À BALI Le Canada caricaturé durant le sprint final PHILIPPE MERCURE PAGE A8 LE CANADIEN CHEZ LUI À L'ÉTRANGER 3497666A 124e année No 56 62 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 80¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal vendredi 14 décembre 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique 3512625A HAÏTI ALLER SIMPLE POUR L'ENFER VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 10 Astrologie du jour ACTUEL 5 Bourses AFFAIRES 7 à 9 Décès ACTUEL 5 et 6 Forum A 22 et 23 Horaire télévision ARTS 4 Météo Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige, maximum -1, minimum -16.SPORTS 7 CAROLINE TOUZIN ENVOYÉE SPÉCIALE HAÏTI PORT-AU-PRINCE \u2014 Les petits bandits de Port-au-Prince le voient comme un puissant gangster.Yvenel Noël se sent plutôt comme un paria.Le jeune homme menait la «belle vie» avec sa blonde dans un appartement du quartier Rosemont, à Montréal.Aujourd'hui, il partage un taudis au centre-ville de la capitale haïtienne avec quatre membres de sa famille éloignée.Yvene l, 30 an s, es t un « dépor t é ».Aux yeux des Haïtiens, il ne vaut pas plus que les chiens galeux des rues de Port-au-Prince.«Déporté ».C'est ainsi qu'on désigne les Haïtiens expulsés d'un pays riche.Ils n'ont pas la citoyenneté de leur pays d'adoption.Et ont enfreint ses lois d'immigration.La majorité d'entre eux sont expulsés des États-Unis - une cinquantaine en moyenne toutes les deux semaines.Le Canada en expulse entre 25 et 40 par an, en grande majorité du Québec.Depuis 2004, le Canada a suspendu temporairement les renvois vers Haïti, à l'exception des cas criminels.Pour cette raison, les autorités haïtiennes estiment que les «déportés» canadiens sont plus dangereux que leurs confrères américains, renvoyés en Haïti dès qu'ils contreviennent à la loi sur l'immigration.Tous les «dépor tés» que La Presse a rencontrés disent la même chose: «On n'est pas des anges, mais on n'a pas mérité un tel enfer.» Mendier pour manger La mère d'Yvenel a trimé pour permettre à ses deux fils d'immigrer au Canada.À 17 ans, Yvenel atterrit à la polyvalente Calixa- Lavallée, à Montréal-Nord.Il y rencontre d'autres jeunes Haïtiens qui fréquentent des gangs de rue.«Avec eux, je pouvais parler créole.Ils me disaient n'importe quoi et je les croyais », se souvient-il.Il délaisse l'école rapidement.Il fait la fête avec ses nouveaux copains.Sa mère, fatiguée de lui faire la morale, le met à la porte.Un soir, entre deux bières, un ami lui dit de le suivre.«Je vais chercher de l'argent.» En fait, cet ami va braquer un homme dans un guichet automatique.La vie d'Yvenel bascule.Arrêté le soir même, il plaide coupable à des accusations de vol qualifié et de complot.Il purgera sa peine avant d'être expulsé, il y a un an.«J'aurais passé ma vie en prison au Canada plutôt que d'être libre ici», dit-il aujourd'hui.Yvenel a été escorté par deux agents frontaliers canadiens à Port-au-Prince.Il a été remis à l'immigration haïtienne, puis conduit à la Direction centrale de la police judiciaire.Là-bas, les «déportés» sans famille passent de quelques jours à quelques semaines en cellule.Pour lui éviter la prison, la mère d'Yvenel a envoyé 400$ US à un proche.En échange, ce dernier s'est porté garant du «déporté ».Sa famille haïtienne est très pauvre.Elle le méprise d'avoir raté sa chance au Canada.Dans la maison qu'il partage avec quatre membres de sa famille éloignée, il n'y a pas de toilettes.Il doit faire ses besoins dans un trou creusé au bout de la ruelle.CRIMINELS AU CANADA, CAROLINE TOUZIN PORT-AU-PRINCE \u2014 «Quelques déportés sont en mesure de s'ajuster à la vie en Haïti et de devenir économiquement indépendants.Mais la plupart, malheureusement, ne réussissent pas.Leurs problèmes sont décuplés par l'isolement, la pauvreté et la stigmatisation.» C'est le constat qu'a dressé le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) l'an dernier.De ce constat est né le controversé Programme national de réintégration des Haïtiens renvoyés en leur pays, qui vise à réinsérer 1000 expulsés en un an.L'Organisation internationale de la migration (OIM) a mis sur pied le projet d'un million de dollars financé par le PNUD.Le projet ambit ieux a dû affronter beaucoup de résistance.L'OIM a été accusée d'une chose et de son contraire.Une journée, le programme «finançait des kidnappeurs» (le projet a démarré en pleine flambée de kidnappings).Le jour suivant, le même programme servait « d'informateur à la police ».Dans un pays où environ 80% de la population vit avec moins de 2$ par jour, financer des projets pour des «criminels» a été très mal perçu.Une situation «urgente» Au fil des mois, le projet s'est dégonflé.Après 18 mois, seulement 180 projets de micro-crédit ont été financés.Et la direction de l'OIM refuse de parler aux médias, de peur de causer une nouvelle polémique.Et pourtant, la réhabilitation des expulsés est décrite comme «urgente» pour la sécurité du pays.«Un déporté n'ayant pas d'autres recours pourrait facilement être coopté par les gangs », peut-on lire dans le rapport du PNUD.La réhabilitation est jugée tout aussi «urgente » pour la sécurité du « déporté» lui-même.Beaucoup doivent vivre dans la rue.Ce qui expliquerait, selon des évaluations non confirmées, les quelque 600 «déportés » tués depuis 2004, poursuit le PNUD.La réalisatrice montréalaise d'origine haïtienne Rachèle Magloire termine le tournage d'un documentaire sur le sort des «déportés ».« Sur papier, ces jeunes sont haïtiens, mais dans leur tête, ils sont nordaméricains.Le Canada et les États-Unis disent qu'ils les renvoient chez eux, mais ce n'est plus chez eux», a-t-elle constaté.Selon elle, le Canada ne peut donner des millions de dollars pour la stabilisation d'Haïti et en même temps lui envoyer des criminels.Des expulsés vulnérables Les expulsions de criminels de l'Amérique du Nord vers Haïti donnent de sérieux maux de tête au pays le plus pauvre du continent.«N'expulsez pas le chef du gang de la rue Pelletier, Bernard Mathieu», dit aux autorités canadiennes le chef de police d'Haïti.La Presse a enquêté sur les conséquences de l'arrivée de ces «déportés» dans ce pays miné par la corruption et la violence.Premier volet d'une série d'articles sur la criminalité et la justice en Haïti.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Mercier Rémy enseignait les arts martiaux aux futurs policiers haïtiens jusqu'à ce que des policiers québécois appartenant à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti le reconnaissent.GALERIE DE PHOTOS Plus d'images croquées par notre photographe Patrick Sanfaçon sur : cyberpresse.ca/deportes HAÏTI ALLER SIMPLE POUR L'ENFER ÉTRANGERS RENVOYÉS DU CANADA 2006-2007: 12 617, dont 1996 criminels 2005-2006: 11 300, dont 1850 criminels Parmi eux, entre 25 et 40 criminels haïtiens chaque année.CAROLINE TOUZIN PORT-AU-PRINCE\u2014 Le chef de la police nationale d'Haïti, Mario Andrésol, implore le Canada de ne pas expulser le chef du gang de la rue Pelletier, Bernard Mathieu, vers son pays miné par la corruption et la violence.«Bernard Mathieu avait son réseau criminel pendant qu'il vivait au Canada.Il y a passé une trentaine d'années.Il a des antennes partout.Ce sera facile pour lui quand il arrivera de reconstituer son réseau», avertit le policier rencontré le mois dernier à Port-au-Prince.«Vous aurez encore des problèmes à cause de lui au Canada, c'est sûr », a ajouté M.Andrésol.Mathieu, alias Ti-Pon, a été condamné à 10 ans de prison en février dernier pour trafic de drogues et gangstérisme.Il risque l'expulsion vers Haïti lorsqu'il aura fini de purger sa peine.«Bernard Mathieu va se battre pour ne pas être expulsé.Il est arrivé au Canada enfant.Son pays, c 'est le Canada », affirme son avocat à Montréal, Me Clemente Monterosso.Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique d'Haïti, René Magloire, partage les appréhensions du chef de police.« J'espère qu'au Canada vous allez commencer à le réhabiliter pour que nous n'ayons pas à faire le travail seuls», a dit cet ancien criminaliste qui a longtemps pratiqué à Montréal.Les expulsions de criminels déplaisent aux autorités haïtiennes.«Les déportés s'évaporent dans la nature.C'est facile pour eux de commettre des crimes.Ils profitent de nos faiblesses, dit le chef Andrésol.Ces déportations ont une incidence sur la sécurité de notre pays.Vu que, déjà, nous n'avons pas d'institutions adéquates pour combattre l'insécurité.» Pour les autorités haïtiennes, les «déportés» sont souvent responsables de kidnappings, de meurtres et de trafic de drogue.Sauf qu'il n'existe pas de rapports officiels de crimes commis par des «déportés» en Haïti, souligne le Programme des Nations unies pour le développement.L'ambassade du Canada a demandé à plusieurs reprises ces statistiques.«On a le devoir (de nous assurer) que ces expulsions n'aient pas de conséquences dramatiques sur la société haïtienne.Mais jusqu'à présent, nous n'avons pas de preuve qu'il y en ait », a dit un responsable à l'ambassade canadienne en Haïti.Manque de moyens Si la police ne fournit pas de statistiques, c'est par manque de moyens, répliquent les autorités haïtiennes.Les policiers disent croiser les «déportés» sur leur chemin.«On en arrête de temps en temps », confirme le commandant des policiers de l'ONU dans la région de Port-au-Prince, le Canadien John White.«On retrouve généralement les déportés dans les mêmes activités criminelles que celles pour lesquelles ils ont été expulsés », dit le commissaire Patrice Israël, du Bureau de lutte au trafic de stupéfiants d'Haïti.«Quand on démantèle des gangs, on trouve toujours un déporté dans le lot », ajoute l'inspecteur haïtien aux enquêtes spéciales, Abel Louissaint.Autre obstacle : le changement d'identité.«Les déportés ont tendance à changer de nom.C'est facile dans un contexte d'instabilité de payer quelqu'un pour avoir une carte d'identité», raconte son collègue aux homicides, l'inspecteur Colas Jacob.Du «cas par cas» Les autorités haïtiennes font aussi valoir qu'elles ne sont pas toujours informées de l'arrivée d'un « déporté» canadien.En vertu d'un accord bilatéral , les Américains transmettent des dossiers criminels complets.Avec le Canada, «c'est du cas par cas », confirme le porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada, Éric Paradis.Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique d'Haïti, René Magloire, veut que ça change.« Nous voulons que tous les pays, pas seulement le Canada , nous transmettent les dossiers pour savoir à quel genre d'individus nous avons affaire.» Le Canada envisage de signer un accord de coopération judiciaire pour que les criminels purgent la fin de leur peine dans les prisons d'Haïti, selon une source canadienne près du dossier.Ainsi , Haïti ne perdrait plus la trace des «déportés » à leur arrivée au pays.L'ambassadeur du Canada en Haïti, Claude Boucher, refuse de commenter cette solution.«On essaie de trouver des moyens qui respectent à la fois les exigences canadiennes et la réalité haïtienne.C'est un sujet qui fait partie du dialogue permanent entre Ottawa et Portau- Prince», dit-il.Haïti ne veut pas de Bernard Mathieu PARIAS EN HAÏTI PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Marc Richard Pierre Louis vivait dans un univers violent a Montréal, mais ce n'était rien en comparaison de Port-au-Prince.Un policier haïtien lui a tiré dans le dos.La balle est ressortie par le ventre.AUJOURD'HUI> Les «déportés», criminels au Canada, parias en Haïti DEMAIN > Une police démunie, des criminels aux anges DIMANCHE > Justice déficiente et prisons horribles SÉRIE HAÏTI ALLER SIMPLE POUR L'ENFER « J'aurais passé ma vie en prison au Canada plutôt que d'être libre ici », dit un jeune « déporté ».« Les \" déportés \" s'évaporent dans la nature.C'est facile pour eux de commettre des crimes.Ils profitent de nos faiblesses, dit le chef de police.Ces déportations ont une incidence sur la sécurité de notre pays.Vu que, déjà, nous n'avons pas d'institutions adéquates pour combattre l'insécurité.» Son quartier manque d'électricité chaque jour.Yvenel doit mendier pour se nourrir.Il ne mange pas tous les jours.Son «beau linge» acheté dans des boutiques rue Sainte- Catherine s'use.«Les déportés qui décident de continuer leur business (vente de drogues) ici font une belle vie.Pour l'instant, je résiste.Les petits bandits savent que j'ai fait de la prison au Canada.Ils me regardent comme des enfants qui admirent le chanteur de gangsta rap 50 Cent», raconte-t-il.Une expulsion payée cher Un aut re «dépor té » de Montréal, Marc Richard Pierre Louis, a commis des crimes plus graves.Et les a payés très cher.Sonpère l'a fait venirà Montréal, à l'âge de 14 ans.Marc ne voyait pas souvent ce père travaillant jour et nuit dans un restaurant.Quand l'ado désobéissait, son père lui donnait une solide correction.À 18 ans, Marc a fait de la prison pour la première fois.Une histoire de taxage.Il y retournera pour violence conjugale.Puis, pour voie de fait simple, avant d'être expulsé en février 2005.Au Québec, il a eu deux enfants dont il a raté la naissance.À cause de sa dépendance à la coke, entre autres.Marc se tenait avec des membres dugangde la rue Pelletier, dans Montréal-Nord (cinq d'entre eux ont été condamnés pour gangstérisme en janvier dernier).Un des trafiquants du gang était jaloux de Marc qui consommait avec sa petite amie.Il a voulu se venger.Personne n'est mort, mais des coups de feu ont été tirés et le trafiquant a été poignardé.Son univers était violent à Montréal, mais ce n'était rien comparé à Port-au-Prince.Après avoir logé à gauche et à droite sans jamais se sentir le bienvenu, Marc a rencontré la fille d'un ancien militaire.Un soir, alors qu'il la raccompagnait chez elle, un policier surgi de nulle part lui a tiré dans le dos.La balle est ressortie par le ventre.Il séjournera plusieurs mois à l'hôpital général de la capitale.Depuis le mois dernier, Marc se sent moins seul.Sa soeur Francette et son beau-frère ont accepté de l'héberger dans leur logement de deux pièces loué dans un quartier pauvre.Le couple de chômeurs couche par terre sur le béton.Marc dort dans le seul lit du logement.Le propriétaire veut les expulser.Marc espère que sa soeur ne l'abandonnera pas.Parfois, il se dit qu'il serait mieux mort.Marc n'est pas le seul à penser au suicide.Mercier Rémy gardait le moral jusqu'à ce que des policiers québécois de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti le reconnaissent.Cet expert en arts martiaux a été expulsé du Canada en 1995, entre autres pour avoir menacé de tuer «tout policier qui abattrait un Noir».Quelques années plus tard, début 2000, il a été embauché pour enseigner les techniques d'autodéfense aux futurs policiers haïtiens.Le chef de police, Mario Andrésol, l'a suspendu après avoir appris son passé.Depuis, le «déporté» de 54 ans n'a pas d'emploi.Il organise des entraînements «gratuits» avec les policiers haïtiens.Ses élèves se cotisent de temps à autre pour qu'il puisse nourrir ses deux plus jeunes enfants.Ses enfants plus âgés, restés au Canada, ont coupé les ponts.«J'ai payé pour mes crimes au Canada.Je n'ai pas commis d'autres crimes ici, mais je paie encore.» TAGHEUER PRESENTE LE CALIBRE RS, PREMIER MOUVEMENT MECANIQUE AVEC SYSTEME ROTATIF, INSPIRE PAR LES VOITURES GT QUI SONT TOUJOURS A LA FINE POINTE DE LA TECHNOLOGIE ACTUELLE.WWW.TAGHEUER.COM 1-877-444-0824 LE PRIX DE DETAIL SUGGERE CANADIEN EST EGAL AU PRIX DE DETAIL SUGGERE AMERICAIN 3462491A ACTUALITÉS ATTAQUE ET RÉPLIQUE Karlheinz Schreiber soutient avoir remis 300 000$ en argent comptant à Brian Mulroney pour qu'il l'aide à installer une usine de construction de véhicules militaires légers au Canada.Brian Mulroney réplique qu'il n'a reçu que 225 000$, soit trois versements de 75 000$, pour convaincre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU(Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et États- Unis) d'acheter des véhicules militaires légers qui seraient construits par Thyssen Canada.Brian Mulroney réplique que c'est un jeune employé conduisant une Jeep usagée qui est allé chercher Karlheinz Schreiber et que les deux hommes ont discuté de la situation politique au pays, de la réunification de l'Allemagne et du projet Bear Head qui n'a jamais vu le jour au Canada.«Il n'y a eu à ce moment aucun échange au sujet d'une relation d'affaires avec lui.» Brian Mulroney réplique qu'il a rencontré les dirigeants de la Chine, de la France, de la Russie, des Etats- Unis afin de jauger leur intérêt d'acheter les véhicules militaires légers durant cette période.Il affirme avoir fait un rapport oral d'une heure à M.Schreiber, en décembre 1994, à l'hôtel Pierre à New York, pour lui expliquer le travail qu'il avait fait.Brian Mulroney réplique que M.Schreiber a contribué à sa campagne au leadership en\u2026 1976.M.Mulroney a rappelé que M.Schreiber avait affirmé sous serment devant un juge il y a quelques mois qu'il avait seulement contribué à la campagne de 1976.«Il n'a rien eu avoir avec la campagne de 1983, zéro.» Brian Mulroney réplique qu'il n'était pas à court d'argent.«Est-ce que j'avais une tonne d'argent ?Non.Estce que j'étais sans le sou?Non.» Brian Mulroney réplique qu'il n'a jamais eu un avocat en Suisse avant de faire l'objet d'accusations fausses de la GRC selon lesquelles il aurait touché des pots-de-vin à la suite de l'achat d'Airbus.Karlheinz Schreiber soutient qu'une limousine est allée le chercher le 23 juin 1993 pour qu'il rencontre Brian Mulroney au lac Harrington, la résidence d'été du premier ministre, pour discuter du travail que M.Mulroney pourrait faire pour lui après avoir quitté la politique.Karlheinz Schreiber soutient que Brian Mulroney n'a finalement effectué aucun travail pour lui en 1993 et 1994 pour la somme qu'il lui a versée.Il a intenté une poursuite devant les tribunaux en 2007 pour récupérer cette somme d'argent.Karlheinz Schreiber soutient avoir versé 25 000$ à la campagne au leadership de Brian Mulroney en 1983.Karlheinz Schreiber affirme que Brian Mulroney éprouvait de graves problèmes financiers en 1993 avant de quitter la politique.Karlheinz Schreiber soutient que Brian Mulroney avait un avocat en Suisse qui devait obtenir de l'argent pour l'ancien premier ministre à la suite de l'achat de 32 appareils Airbus par Air Canada pour la somme de 1,8 milliard de dollars en 1988.TEXTES DE JOËL-DENIS BELLAVANCE PHOTO TOM HANSON, PC Dire que le témoignage de Brian Mulroney était attendu est un euphémisme.Les députés avaient fait leurs devoirs, et préparé de bonnes questions.L'ancien premier ministre conservateur lui aussi était prêt, prêt à donner sa version sur l'affaire Schreiber.Erreurs, allégations, excuses, accusations.Autant de tableaux sur lesquels l'avocat et communicateur Mulroney a joué hier.Son témoignage a duré quatre heures.A-t-il convaincu?Pas sûr.Et pas tout le monde.PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE «Quand j'y repense aujourd'hui, je me rends compte que c'était une grave erreur de jugement que d'accepter un paiement en argent comptant pour ce travail, même s'il n'y avait là absolument rien d'illégal», a dit hier Brian Mulroney lors de son témoignage.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 L'ancien premier ministre Brian Mulroney affirme avoir commis deux graves erreurs dans sa vie.La premièreaété d'avoir rencontré Karlheinz Schreiber dans les années 80.La deuxième a été d'avoir accepté de l'argent comptant de cet homme d'affaires controversé en 1993 et 1994.Mais s'il reconnaît ses torts et présente ses excuses aux Canadiens à ce sujet, M.Mulroney réfute la totalité des allégations formulées par M.Schreiber dans une déclaration sous serment déposée à la Cour supérieure de l'Ontario le 7 novembre.Dans un témoignage attendu et soigneusement orchestré devant le comité de l'éthique de la Chambre des communes, hier, l'ancien premier ministre a soutenu que cette déclaration sous serment n'est rien de moins qu'un tissu de mensonges de la part d'un homme prêt à tout pour éviter d'être extradé vers son pays natal, l'Allemagne, où il doit répondre à des accusations de fraude, d'évasion fiscale et de corruption.Allégations sans preuve M.Mulroney, qui était accompagnépar sa femme Milaet leurquatre enfants, a ajouté que l'homme d'affaires germano-canadien a réussi à duper tout le monde, au premier rang les députés, en lançant une panoplie d'allégations sans preuve.Selon lui, M.Schreiber a remporté son pari d'être libéré de prison tout en demeurant au Canada, puisque son extradition a été suspendue indéfiniment d'ici à ce que la Cour suprême du Canada se penche de nouveau sur son cas.«Il a préparé cette déclaration sous serment le 7 novembre, qui est totalement fausse, et il a obtenu sa carte de libération de la prison.Il a réussi.Il a eu ce qu'il voulait.Il est assis dans son manoir à Rockliffe en train de rire.(\u2026) Je crois qu'il a sérieusement induit tout les députés en erreur.Tout cela est faux.Il a répudié tous les éléments importants de sa déclaration durant d'autres témoignages sous serment», a affirmé M.Mulroney durant son témoignage de près de quatre heures.Dans sa déclaration sous serment, M.Schreiber a affirmé avoir rencontré M.Mulroney le 23 juin 1993, au lac Harrington, alors que celui-ci était encore premier ministre, afin de discuter du travail que M.Mulroney pourrait faire pour lui après avoir quitté la politique.Il a aussi affirmé avoir versé 300 000$ à l'ancien premier ministre pour l'aider à installer une usine de fabrication de véhicules militaires légers d'abord en Nouvelle Écosse et ensuite dans la région de Montréal.Il a soutenu que M.Mulroney n'a jamais fait le travail requis après avoir été payé.Enfin, il a affirmé que M.Mulroney a accepté de discuter de ses problèmes d'extradition avec le premier ministre Stephen Harper au lac Harrington en août 2006.Le mandat de Mulroney Tout cela est faux, a rétorqué hier M.Mulroney.D'abord, il n'a pas reçu300 000$, mais bien 225 000$ de la part de M.Schreiber en trois versements de 75 000$ à trois endroits différents.Ensuite, M.Schreiber lui a confié le mandat non pas de l'aider à installer une usine de construction de véhicules militaires légers au Canada, mais de faire du démarchage à l'étranger pour convaincre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Russie, Chine, France, Grande- Bretagne et États-Unis) d'acheter ces véhicules pour les missions de paix des Casques bleus.Enfin, M.Mulroney a aussi dit avoir fait le travail exigé en rencontrant les leaders de la Russie, de la France, de la Chine et des États-Unis en 1993 et 1994, mais qu'il y avait finalement peu d'intérêt à acheter ces véhicules.Il a dit avoir soumis un rapport oral à M.Schreiber à ce sujet à l'hôtel Pierre à New York, au moment de recevoir le dernier paiement de 75 000$.Fred Doucet, ancien collaborateur de M.Mulroney qui agissait comme lobbyiste pour M.Schreiber à ce moment-là, était présent à cette rencontre.L'ancien premier ministre a dit avoir hésité avant d'accepter de l'argent comptant de M.Schreiber durant la première rencontre.«Il m'a dit qu'il était un homme d'affaires international et qu'il faisait toujours ses transactions en argent comptant.» «Quand j'y repense aujourd'hui, je me rends compte que c'était une grave erreur de jugement que d'accepter un paiement en argent comptant pour ce travail, même s'il n'y avait là absolument rien d'illégal.Cette erreur de jugement était la mienne, je m'en excuse et assume l'entière responsabilité», a déclaré M.Mulroney.Un homme d'affaires prospère À l'époque, M.Mulroney a dit qu'il n'avait pas raison de douter des intentions de Karlheinz Schreiber puisque ce dernier était un homme d'affaires prospère à la tête de Thyssen Canada, entreprise employant 3000 personnes au pays.En outre, d'anciens ministres libéraux comme Marc Lalonde et Allan Mc Eachen et un ancien ministre conservateur, Elmer Mac Kay, le père de l'actuel ministre de la Défense Peter Mac Kay, côtoyaient régulièrement cet homme.«Il y a 15 ans, il (Karlheinz Schreiber) était connu au Canada comme un homme d'affaires prospère.(\u2026) Aujourd'hui, des gens comme vous et moi avons une opinion assez différente de lui», a-t-il dit.Les relations d'affaires entre les deux hommes ont pris fin en 1995 après que la GRC eut envoyé une lettre aux autorités suisses dans laquelle elle accusait faussement M.Mulroney d'avoir touché des pots-de-vin à la suite de l'achat de 34 avions Airbus par Air Canada pour la somme de 1,8 milliard de dollars.M.Schreiber était aussi visé par cette lettre.L'ancien premier ministre a affirmé n'avoir pas déclaré la somme d'argent comptant immédiatement au ministère du Revenu parce qu'il estimait n'avoir pas terminé son mandat.Mais en 1999, il a soumis une déclaration volontaire au fisc après que M.Schreiber eut été arrêté à Toronto afin de répondre à des accusations de fraude en Allemagne.Il a décidé alors qu'il était préférable de régulariser sa situation en déclarant les 225 000$ en revenu.De l'argent caché Mais M.Mulroney a eu de la difficulté à expliquer au député bloquiste Serge Ménard pourquoi il avait gardé une partie de cet argent dans un coffre-fort dans sa résidenceà Montréal et le reste dans un coffret de sûreté à New York plutôt que de le déposer à la banque.Les explications deM.Mulroney n'ont pas convaincu certains députés de l'opposition, dont le député du NPD, Pat Martin.«Je ne vous traite pas dementeur, M.Mulroney, mais je ne veux pas que personne pense ici que je vous crois», a lancé M.Martin sur un ton caustique.M.Mulroney pourrait être appelé à témoigner de nouveau devant le comité en 2008.VOIR AUSSI LA DÉCLARATION DE M.MULRONEY ET LA CHRONIQUE D'ALAINDUBUC, EN PAGE 23.Brian Mulroney critique les allégations de Karlheinz Schreiber «Untissudemensonges» d'unhommedésespéré « Il a obtenu sa carte de libération de la prison.Il a réussi.Il a eu ce qu'il voulait.Il est assis dans son manoir à Rockliffe en train de rire.» QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LA CHEMISE OSAKA 29.95 Un design exclusif signé le 31 pour une chemise en pur coton lavé.Manches longues à rouler sur ganse, poches à soufflet et rabat.Fond écru, gris, choco, pesto.P.m.g.tg.ttg.LE PULL LAINE MÉRINOS ITALIENNE 49.95 En exclusivité au 31, un col montant en fine laine mérinos provenant de la 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problèmes financiers, contrairement à ce qu'a déclaré son ex-porteparole Luc Lavoie.Il faut avoir les moyens pour laisser dormir dans un coffret 75 000$, sans intérêts.Et qu'a-t-il fait de cet argent, reçu en décembre 1994?Quand Karlheinz Schreiber a été arrêté en 1999, pour être extradé en Allemagne, leur relation d'affaires s'est terminée : M.Mulroney a déclaré l'argent reçu à l'impôt, et il a tout bonnement inclus les 75 000$ dans le cours de ses affaires financières aux États-Unis.Ce n'est pas très sérieux.Les deux autres tranches de 75 000$ reçues dans des chambres d'hôtel, à Mirabel (août 1993) et Montréal (décembre 1993)?Il a mis ça dans des coffresforts.À la maison.Pourquoi diable, après avoir accepté du comptant, aller cacher les billets dans un coffre-fort ?La banque n'est-elle pas une des grandes inventions de l'histoire économique?Pourquoi, sinon précisément pour la même raison que la transaction s'est faite en espèces : pour dissimuler l'argent.Déposer du comptant pour plus de 10 000$ suppose de faire une déclaration sur la provenance de l'argent.On sait qu'il a fait ses arrangements avec l'impôt en 1999.Justement l'année où des journalistes ont découvert le compte «Britan», contrôlé par Schreiber.À quelle date exactement a-t-il fait sa déclaration au fisc ?Au fait, à quel endroit à New York était situé ce «coffret de sûreté» d'où il tirait des billets de 1000$ canadiens pour faire des affaires aux États-Unis, après 1999?M.Mulroney a dit sous serment, en 1996, qu'il n'a jamais eu de compte en banque ailleurs qu'à Montréal.Un coffret de sécurité n'est pas un compte en banque, en effet.Légal ! Local ou international ?L'argent reçu, ces 225 000$, dit-il, c'était pour des dépenses.Ensuite, il nous dit que seulement 45 000$ ont servi à des dépenses.Il a empoché le reste comme honoraires, donc.Mais il a déclaré le tout comme revenus, sans déduire les dépenses, histoire d'être irréprochable.Quel travail a-t-il fait ?Il a rencontré Boris Eltsine - maintenant mort.François Mitterrand - mort aussi.Des dirigeants chinois non précisés - Deng Xiaoping est mort depuis.Et des dirigeants américains ; on ne sait pas lesquels.Pourquoi ?Pour défendre l'idée du projet d'usine de chars légers pour des missions de paix, projet appelé «Bear Head» que la multinationale Thyssen voulait implanter au Canada, au moyen d'une subvention de 100 millions, et qui a échoué.C'est donc le président de Thyssen Canada , Karlheinz Schreiber, qui a pour mandat d'implanter une usine au Canada, qui aurait embauché M.Mulroney pour faire des affaires avec des dirigeants étrangers, et implanter l'usine ailleurs dans le monde?Étonnant ! Il y avait des factures, des notes de frais, des pièces pour prouver le travail de M.Mulroney, ditil.Malheureusement, il a tout détruit après avoir réglé avec le fisc en 1999.Dommage! Contradictions M.Mulroney contredit la plus récente déclaration de Luc Lavoie sur au moins deux points.M.Lavoie a dit que l'ancien premier ministre, en quittant le 24, Sussex, «n'avait pas d'argent ».M.Mulroney dit que ce n'était pas le cas et n'a pas invoqué sa situation financière pour expliquer cette «grave erreur de jugement ».Plus étonnant, M.Lavoie a dit que Schreiber a donné 100 000$ dès la première visite, et non 75 000 $.Toujours dans cette entrevue à Can West, M.Lavoie disait que c'était pour de la consultation pour l'implantation du projet Bear Head à Montréal.Il avait tout faux, l'ex-porte-parole ! Mais plus important encore : M.Mulroney dit que s'il n'a pas divulgué la nature exacte de ses relations avec Karlheinz Schreiber, lors de son témoignage de 1996, c'est que les «neuf avocats du gouvernement» ne lui ont pas posé la question.Il dit que juridiquement, une question ne portant pas sur sa poursuite, centrée sur l'affaire Airbus, aurait été illégale\u2026 mais qu'il y aurait répondu quand même.«Pas une fois ils ne m'ont demandé si j'avais établi une relation d'affaires» avec M.Schreiber après avoir cessé d'être premier ministre, a-t-il dit pour se justifier hier.Lisons plutôt cet extrait de l'interrogatoire du 17 avril 1996, fa it pa r l 'avocat Claude-Armand Sheppard: Quest ion: «Êtes-vous resté en contact avec M.Schreiber après avoir cessé d'être premier ministre?» Réponse de M.Mulroney (ma traduction): «Eh bien, de temps en temps, pas très souvent.Quand il passait par Montréal, il m'appelait.Nous allions prendre un café, je crois, une ou deux fois.Et il me disait qu'il continuait à travailler sur son projet, qu'il poussait auprès d'un nouveau gouvernement.«Et il me disait que l'idée du projet à ce moment-là était le même projet (Bear Head), mais la volonté à ce moment-là était de travailler avec le gouvernement de la province de Québec et le gouvernement fédéral, le nouveau gouvernement fédéral, pour installer ce nouveau projet dans l'est de Montréal, où il y avait un grand besoin d'emplois.» Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est incomplet, pour quelqu'un qui avait juré de dire «toute la vérité ».Il dit ensuite, dans ce même interrogatoire de 1996, que M.Schreiber lui a appris avoir embauché Marc Lalonde comme lobbyiste pour «pousser » le projet Bear Head auprès du gouvernement Chrétien.On est clairement dans l'après-gouvernement Mulroney.On est loin d'Airbus.M.Mulroney est en plein dans la période critique, mais il tait le fait qu'en plus de Marc Lalonde, Schreiber l'a embauché, lui, comme «consultant » à l'international.Question de Me Sheppard : «Quand il passe par Montréal et vous rend visite, est-ce à votre bureau ou chez vous?» Réponse : «Bien, il ne passe pas par Montréal pour me rendre visite.Il vient\u2026 Quand il est en route pour Montréal, il m'a appelé et m'a demandé, je dirais peut-être une ou deux fois, si je pouvais venir prendre une tasse\u2026 prendre une tasse de café avec lui à l'hôtel.Je crois que j'en ai pris une avec lui au Reine-Elizabeth.» Voilà ce que M.Mulroney a répondu en 1996.Et voilà, en vérité, sa «troisième plus grave erreur», pour ajouter à sa liste : non seulement il a accepté de rencontrer Karlheinz Schreiber un jour (la plus grave, dit-il) ; non seulement il a accepté du comptant (la deuxième) ; mais en plus, il n'a pas été transparent sur ces transactions, ni en 1996, ni quand l'affaire a fait surface dans les médias, ni encore hier.Et quoi qu'on puisse penser de la mauvaise crédibilité de ce magouilleur de Schreiber, je suis d'accord avec Serge Ménard, du Bloc, qui a bien cuisiné le témoin : si un jury avait à juger M.Mulroney sur la base de ce témoignage, il ne le croirait pas.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Cette histoire n'a pas de bon sens YVES BOISVERT CHRONIQUE Je suis d'accord avec Serge Ménard, du Bloc: si un jury avait à juger M.Mulroney sur la base de ce témoignage, il ne le croirait pas.ISABELLE RODRIGUE LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 L'ancien premier ministre Brian Mulroney a défendu son honneur bec et ongles, mais ses arguments n'auront pas convaincu les députés de l'opposition, qui envisagent déjà la possibilité de le réinviter en février.Plusieurs questions n'ont pas été abordées à cause des limites de temps, a admis le libéral Robert Thibault, qui cite par exemple la rencontre entre Karlheinz Schreiber et M.Mulroney, en Suisse, qui n'a pas été soulevée du tout.Le député néo-démocrate, Joe Comartin, un avocat d'expérience de formation, croit qu'il en aurait «pour des jours» avec un témoin comme M.Mulroney.«Son explication ne fait pas de bon sens», a-t-il fait valoir.«Il y a beaucoup d'invraisemblances dans ce qu'il nous dit», a souligné le bloquiste Serge Ménard.Enquête publique M.Ménard est convaincu qu'à cause des trous qui demeurent dans toute l'histoire, une enquête publique est encore plus nécessaire, quoi qu'en pense M.Mulroney, qui laissait entendre qu'une telle enquête était peut-être inutile.Le témoignage de Mulroney ne convainc pas l'opposition Ce soir, gros lot boni c'est de l'argent ! 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d'avoir versé d'importantes commissions secrètes à M.Schreiber, la porte-parole a déclaré que la direction ne souhaitait pas réagir.«En fait, il s'agit là d'une affaire ancienne qui ressort régulièrement.Aujourd'hui comme hier, elle n'appelle aucun commentaire de notre part», a précisé Mme Kracht.Les allégations relatives aux commissions sont explicitées notamment dans le mandat d'arrestation délivré en 1997 par les autorités allemandes à l'encontre de M.Schreiber.Les procureurs affirment dans ce document qu'Airbus a transféré près de 11 millions dedollars américains de 1988 à 1991 à une compagnie contrôlée par l'homme d'affaires, International Aircraft Leasing (IAL).Ces sommes, soulignent-ils, étaient liées à la vente d'avions au Canada et en Thaïlande.Ils indiquent que M.Schreiber a confié la gestion d'IAL à un associé, le comptable Giorgio Pelossi, et un autre homme, Edmund Frick, pour cacher ses revenus au fisc allemand.La version avancée par la justice allemande - mais contestée par Karlheinz Schreiber - colle étroitement au scénario décrit par M.Pelossi, l'une des principales sources au dossier.Ce comptable de formation, rencontré il y a quelques semaines en Suisse, affirme qu'il acheminait les commissions reçues pour divers contrats canadiens, incluant Airbus, vers un compte central contrôlé par M.Schreiber.La justice allemande estime que «plusieurs» personnes, au Canada et ailleurs, ont ensuite reçu une partie de ces sommes.M.Pelossi, que le comité de l'éthique de la Chambre des communes souhaite convoquer à Ottawa, affirme avoir signé luimême le contrat liant Airbus à IAL en mars 1985.Il a remis à La Presse copie d'un document numéroté AI/ CC-L-573-3/85 - intitulé «entente de consultation» - qui explicitait le pourcentage de commission à verser pour chaque vente d'appareils Airbus.Selon lui, la seule copie signée du contrat a été placée dans un cabinet d'avocats de Zurich parce que l'avionneur souhaitait garder l'entente «secrète».À la retraite La Presse a tenté en vain à plusieurs reprises de joindre un cadre de l'entreprise identifié par M.Pelossi comme l'un des rédacteurs du contrat.Une secrétaire répondant en son nom aux bureaux de l'entreprise à Blagnac, dans le sud de la France, a indiqué après quelques appels qu'il était à la retraite.La porte-parole d'Airbus a refusé de lui relayer la demande d'entrevue, soulignant que l'entreprise avait «pour règle de ne pas communiquer les coordonnées de ses collaborateurs ou anciens collaborateurs à des personnes extérieures».Mme Kracht a précisé que l'homme avait pris sa retraite il n'y a «pas longtemps », ce qui expliquerait, selon elle, pourquoi une secrétaire continuait de répondre en son nom.Le versement de commissions par Airbus à IAL a été décrit comme avéré à plusieurs reprises par les grands médias canadiens depuis 10 ans.En Europe, le dossier a eu beaucoup moins d'écho pour Airbus à en croire une recherche dans les archives des principaux médias francophones.En 1995, année où a éclaté la controverse relative aux liens présumés entre M.Schreiber et Brian Mulroney, le journal économique La Tribune a publié un court article dans lequel Airbus niait le moindre lien avec cette affaire «canado-canadienne».«La sélection par une compagnie de nos appareils repose exclusivement sur des critères de qualité, à la fois technique et économique», soulignait alors l'entreprise.Pots-de-vin déductibles À l'époque du versement allégué des commissions, la plupart des pays européens ne disposaient pas de lois interdisant la remise de pots-de-vin à des officiels étrangers.Elles étaient même déductibles d'impôt en Allemagne.La situation a changé à la fin des années 90 avec l'approbation par les États membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), incluant la France, d'une convention interdisant ces pratiques.EADS, le conglomérat francoallemand qui chapeaute Airbus, s'est félicité publiquement il y a quelques années de la rigueur des mécanismes de contrôle interne institués pour éviter toute entorse à la convention.Airbus - tout comme son principal rival, Boeing - a néanmoins fait à plusieurs reprises depuis ce temps l'objet d'allégations de corruption.La revue française L'express a notamment rapporté au printemps que la Direction de la surveillance du territoire (DST) avait mis au jour chez l'avionneur un système de «caisse noire» servant au versement de commissions.L'information a été démentie tant par l'entreprise que les autorités françaises.Des allégations de malversation ont aussi circulé récemment relativement à la vente d'avions géants A380 à une firme des Émirats arabes unis ainsi qu'à la Libye.Un audit interne demandé par la direction a conclu qu'il n'y avait eu «aucune irrégularité».Airbus affirme n'avoir «aucun lien» avec Schreiber PHOTO SEAN KILPATRICK, THE CANADIAN PRESS Karlheinz Schreiber, lors de son témoignage, devant le comité des Communes.A 6 Au chaud pour l´hiver Comme toute bonne chose a une fin.notez que cette offre se termine le 20 décembre 2007.OBTENEZ 40% de réduction sur les vêtements Tommy Hilfiger pour femme Le choix varie selon le magasin.Les rabais s'appliquent à nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction », ceux de la Fondation Hbc et des rayons concédés.Les mentions « ACHAT-CHOC » et « Offre spéciale de la direction » indiquent que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Notez que pour les articles « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction » et ceux de L'Entrepôt du style en magasin, les quantités sont limitées, le choix varie selon le magasin et aucuns bons d'achat différé ni articles de substitution ne sont offerts.La mention « PRIX CISEAUX » signifie que le prix courant est temporairement réduit.Précisions en magasin.3527230A CORRECTION Nous annonçons dans notre cahier publicitaire en vigueur jusqu'au 21 décembre que nos succursales Wal-Mart seront ouvertes 24 heures par jour et ce jusqu\u2018à Noël.En raison des restrictions sur les heures d'ouverture des commerces de détail, les succursales Wal-Mart au Québec seront ouvertes durant les heures d'ouverture normales en décembre.Veuillez visiter le site : walmart24hours.ca pour plus de détails.Toutes nos excuses pour cet inconvénient.3528598A 3527014A ACTUALITÉS Brian Mulroney est un tribun redoutable, mais le défi qui se dressait devant lui hier était trop fort.On ne peut pas se battre contre des billets de 1000$, c'est aussi simple que ça.Avez-vous déjà tenu un billet de 1000$ dans vos mains?Non?Alors encore moins 75 billets de 1000$, que vous déposez ensuite précautionneusement dans le coffre- fort de votre luxueuse résidence de Westmount.On dirait une scène tirée d'un mauvais film de série B des années 70.On a vu des dizaines de fois: un sombre bougre à la mine patibulaire, qui tourne la combinaison de son coffre-fort dissimulé derrière un quelconque tableau au mur de son bureau pour y enfouir une enveloppe bien dodue.Il y a des images comme cellelà contre lesquelles on ne peut rien.Et c'est précisément ce qui est arrivé à Brian Mulroney, hier à Ottawa.Avec tout le sens théâtral dont il est capable, l'ancien premier ministre s'est pointé devant les députés du comité de l'éthique des Communes avec trois objectifs en tête: s'excuser pour «la pire erreur de sa vie», démolir le témoignage de son accusateur Karlheinz Schreiber et rétablir sa réputation en affirmant qu'il n'a rien fait d'illégal.A-t-il atteint ces objectifs?Les deux premiers, sans doute.Il a avoué une faute et il a présenté sa version des faits, qui valait certainement celle de M.Schreiber.C'est pour le troisième objectif que ça cloche, et c'est sans doute ce qu'il y a de plus important pour M.Mulroney.On n'arrivera vraisemblablement jamais à prouver qu'il a commis quelque faute criminelle que ce soit, mais sa réputation, elle, est ternie pour de bon.Nous sommes ici en politique, pas dans une cour de justice.Nous sommes dans le domaine des perceptions.C'est pour ça que cette histoire de billets de 1000$ (et peu importe qu'il ait touché trois fois 75 000$ ou trois fois 100 000$) fait si mal à l'ex-premier ministre.Le député du Bloc québécois, Serge Ménard, avocat criminaliste de carrière, savait fort bien ce qu'il faisait en lui demandant, question anodine en apparence: «En quelle dénomination avez-vous été payé?» « En billets de 1000 $ », a répondu M.Mulroney.«Vous savez pourquoi on (le gouvernement fédéral) a retiré les billets de 1000$ de la circulation?Parce qu'ils servaient souvent lors de transactions financières de nature criminelle», lui a alors lancé M.Ménard, sur le ton d'un papa qui gronde un gamin pincé la main dans le pot de biscuits.M.Mulroney peut s'offusquer, affirmer qu'il n'a rien fait de criminel, il y en a qui ont vu leur réputation démolie durablement pour moins que ça devant la commission Gomery.Et ils n'étaient pas ex-premier ministre, un titre qui impose des normes de probité encore plus élevées qu'elles ne le sont pour le commun des mortels.Un ex-premier ministre qui s'est fait dire sans ménagement par le député néo-démocrate Pat Marin: «Je ne vous traiterai pas de menteur, mais je veux que tout le monde sache que je ne vous crois pas.» Et vlan, dans les dents! Brian Mulroney s'est indigné devant les insinuations des députés Ménard et Martin.C'est juste s'il n'a pas lancé la fameuse phrase de Nixon: I'm not a crook! Quand il se trouvait coincé, notamment par Serge Ménard qui l'a cuisiné sur les 225 000$ cachés dans un coffre-fort, M.Mulroney revenait toujours à seule défense: «J'ai commis une erreur de jugement et je m'en excuse.» Nice try, comme disent les anglos, mais meilleure chance la prochaine fois.Dans le milieu judiciaire, le cours du remords est peut-être à la hausse (pensez seulement à Conrad Black et à Vincent Lacroix), mais en politique, cela ne suffit pas à amoindrir sa peine devant le tribunal de l'opinion publique.Cela dit, M.Mulroney a démontré hier qu'il est capable et disposé à se battre.Et, très franchement, au test de crédibilité, Brian Mulroney battra Karlheinz Schreiber 11 fois sur 10.Quand il a pu parler, hier, quand il a été capable de «prendre le plancher», comme on dit, autrement dit quand les députés conservateurs l'ont laissé parler, M.Mulroney a été plutôt convaincant.Il a méticuleusement démoli toutes les affirmations de M.Schreiber, déclarations et documentation à l'appui.Après cette autre journée haute en émotion aux Communes, la question se pose plus que jamais: at- on vraiment besoin d'une longue et coûteuse commission d'enquête publique sur les relations entre l'obscur M.Schreiber et le flamboyant M.Mulroney?Voilà la question à 1000$.Brian Mulroney en réclamait une pour rétablir sa réputation.L'opposition à Ottawa, quant à elle, espère que l'exercice fera la preuve de la culpabilité de l'ancien premier ministre.Il est de plus en plus évident qu'une commission d'enquête ne ferait ni l'un ni l'autre.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca La question à 1000$ VINCENT MARISSAL CHRONIQUE On n'arrivera vraisemblablement jamais à prouver que M.Mulroney a commis quelque faute criminelle que ce soit, mais sa réputation, elle, est ternie pour de bon.LA PRESSE CANADIENNE Voici une brève chronologie des événements qui entourent Brian Mulroney, Karlheinz Schreiber et l'«affaire Airbus».> 1988: Air Canada achète à Airbus 34 appareils de portée moyenne.> 1989: la GRC mène une enquête sur le contrat; le dossier est ensuite mis sur les tablettes.> 1994: M.Mulroney nie des allégations selon lesquelles il aurait incité Air Canada à verser 5 millions en honoraires d'expertconseil à la firme de lobbying de son ami Frank Moores.> Mars 1995: des informations laissent entendre qu'Airbus pourrait avoir versé des commissions secrètes à des Canadiens pour faciliter la transaction, qui aurait été négociée par le marchand d'armes Karlheinz Schreiber.> Juillet 1995: la GRC rouvre l'enquête.> Octobre 1995: à la demande des autorités canadiennes, un magistrat suisse gèle les comptes bancaires liés à cette affaire.> Novembre 1995 : les avocats de M.Mulroney poursuivent Ottawa pour diffamation.> Janvier 1997: une entente intervient; Ottawa s'excuse et versera tout près de 2,1 millions en frais juridiques à M.Mulroney.> Novembre 1997: M.Mulroney déclare que «seule une commission royale d'enquête pourra faire la lumière sur toute cette affaire».> Septembre 1998: le fisc allemand lance un mandat d'arrêt contre Schreiber au sujet de commissions alléguées, dont celles de la transaction d'Airbus et celles de la vente d'hélicoptères à la Garde côtière canadienne en 1986.> Août 1999: Schreiber est arrêté en vertu des accusations allemandes d'évasion fiscale, de corruption et de fraude; son extradition est ordonnée; les appels se poursuivent.> Octobre 2002: la GRC dépose des accusations de fraude contre Eurocopter Canada et deux de ses dirigeants.> Avril 2003: la GRC annonce que l'enquête Airbus est terminée; aucune nouvelle accusation ne sera portée.> Novembre 2003: des informations révèlent que Schreiber a embauché M.Mulroney et lui a remis trois paiements totalisant 300 000$ en espèces en 1993 et 1994.> Janvier 2006: le Parti conservateur de Stephen Harper forme un gouvernement minoritaire.> Février 2006: le ministère de la Justice annonce que le dossier Mulroney est clos.> Octobre 2007: des informations révèlent que M.Mulroney n'aurait pas payé d'impôt sur les 300 000$ quand il a reçu l'argent, mais qu'il a ensuite déposé volontairement des documents réglant le tout; le gouvernement refuse la tenue d'une enquête publique.> 2 novembre: M.Harper affirme que les transactions de M.Mulroney ne sont pas d'intérêt public.>8novembre: Schreiber affirme, dans une déclaration sous serment, que M.Mulroney et lui ont conclu une entente de lobbying de 300 000$ le 23 juin 1993, deux jours avant qu'il ne quitte le Parlement.Il prétend que M.Mulroney lui a promis l'an dernier de discuter d'Airbus avec M.Harper.> 9 novembre: M.Harper annonce un examen des transactions entre MM.Mulroney et Schreiber.> 13 novembre: M.Mulroney demande une enquête publique complète.> 14 novembre: le recteur David Johnston recommandera le mandat et les paramètres de la commission d'enquête.> 29 novembre: première comparution de Schreiber au comité de l'éthique des Communes.> 13 décembre: comparution de Brian Mulroney.Chronologie de l'«affaire Airbus» SOMMET SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES TOMMY CHOUINARD QUÉBEC\u2014Dans son tout premier rapport à l'Assemblée nationale, le commissaire au développement durable, Harvey Mead, déboulonne le mythe du Québec vert.Au moment même où le gouvernement Charest vante ses actions environnementales à la Conférence de Bali, il révèle que le Québec se classe au huitième rang des plus grands gaspilleurs de ressources de la planète.La province se situe tout juste derrière le Koweït, l'Australie et l'Estonie.«Si toute la population humaine adoptait notre mode de vie et nos habitudes de consommation actuelles, il faudrait l'équivalent de trois planètes comme la Terre pour soutenir un tel développement », a lancé Harvey Mead en conférence de presse, hier.Son rapport est dévastateur pour le gouvernement Charest qui, sur toutes les tribunes, décrit le Québec comme un leader mondial en matière de développement durable.Harvey Mead réfute cette affirmation des libéraux et démontre que le gouvernement contrevient à sa propre loi sur le développement durable adoptée en 2006.Pour son rapport à l'Assemblée nationale, le commissaire a calculé «l'empreinte écologique» du Québec, une première.Cet indicateur reconnu à l'échelle internationale mesure l 'impact d'une population sur la nature.L'empreinte, exprimée en hectares, représente la surface nécessaire pour répondre à la consommation de ressources d'une population et pour absorber ses déchets.Le résultat du calcul de Harvey Mead est troublant.L'empreinte écologique du Québec est de six hectares par personne.La province se retrouve dans le top 10 des États «surdéveloppés», dont la consommation et la production de ressources vont à l'encontre du développement durable.Les Émirats arabes unis et les États-Unis caracolent en tête de ce palmarès.Le Canada, dont l'empreinte est de 7,6 hectares, se classe au quatrième rang.Le Québec fait donc mieux que l'Alberta et les provinces maritimes, par exemple.Mais les Québécois dégradent plus l'environnement que les Français, les Anglais, les Allemands, les Russes et les Japonais.L'empreinte écologique moyenne de l'humanité est de 2,2 hectares.Pour respecter la capacité de la planète à soutenir notre mode de vie, l'empreinte écologique devrait atteindre 1,8 hectare.«Des lacunes sérieuses» Le rapport éclabousse le gouvernement Charest.Sa stratégie en matière de développement durable, rendue publique cet automne, «comporte des lacunes sérieuses », a soul igné Harvey Mead, qui se dit «très préoccupé».Cette stratégie demande aux 150 ministères et organismes gouvernementaux d'adopter des mesures envi ronnementales concrètes, en matière d'efficacité énergétique et de consommation responsable par exemple.Harvey Mead déplore que la stratégie ne comporte aucune cible, aucun calendrier de réalisation.Elle ne détermine pas les responsabilités propres à chaque organisme.Bref, elle ne respecte pas toutes les exigences de la loi sur le développement durable.Le commissaire constate également que la production de déchets «croît sans cesse» au sein de l'État québécois en dépit de politiques qui, depuis 20 ans, visent à la réduire.Québe c a du ma l à concilier la protection de l'environnement et le développement de l'agriculture, ajoute Harvey Mead.Par exemple, la Financière agricole du Québec «applique le principe d'écoconditionnalité de façon non conforme aux orientations gouvernementales ».En vertu de ce principe, les producteurs agricoles doivent respecter les règles environnementales s'ils veulent bénéficier de l'aide du gouvernement.C'est à compter de 2005 que la Financière devait s'assurer que tous les agriculteurs bénéficiaires du programme d'assurance sta- Le mythe du Québec vert déboulonné par PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Est-ce l'effort des négociations de dernière minute ou le réchauffement climatique ?John Baird, ministre canadien de l'Environnement, semble avoir chaud à Bali.« Si toute la population humaine adoptait notre mode de vie et nos habitudes de consommation actuelles, il faudrait l'équivalent de trois planètes comme la Terre pour soutenir un tel développement.» PHILIPPE MERCURE ENVOYÉ SPÉCIAL BALI L'image frappe.Et à quelques heures du dénouement de la conférence de Bali sur les changements climatiques, elle fait jaser.Le Jakarta Post a publié ce matin une pleine page montrant Stephen Harper, George Bush et Yasuo Fukuda (le premier ministre du Japon) dans une parodie du film Titanic.Les dirigeants des pays qu'on surnomme désormais les «bad boys de Bali» sont dépeints souriants devant la proue du fameux navire.Dessous , ces mots : «Pas de cible.Pas d'icebergs.Seulement un désastre global.À l'affiche prochainement.» L'annonce est signée Avaaz, une organisation non gouvernementale mondiale.Et indique que de toute évidence, le discours prononcé hier par le Canada - qui maintient vouloir utiliser 2006 comme année de référence pour calculer ses réductions de gaz à effet de serre plutôt que 1990 comme le souhaite la plupart des pays - continue d'engendrer des réactions.À travers les menaces de boycottage, les inquiétudes, les avancées et les agendas chargés, les négociations se sont poursuivies hier.Il fait chaud à Bali, et autant sous le soleil de plomb que dans les salles de conférences climatisées.À midi trente, le secrétaire de la convention cadre sur les changements climatiques de l'ONU, Yvo de Boer, a enclenché le compte à rebours.«À midi, demain (ndlr: aujourd'hui), les jeux seront faits.Quelle que soit l'issue de cette conférence, nous devrons l'imprimer dans les six langues officielles », a-t-il lancé aux médias du monde entier venus écouter ses propos.Vingtquatre heures, donc, pour rallier 190 pays aux intérêts extrêmement divergents autour d'un projet commun.Vingt-quatre heures de négociations, de rumeurs, de jeux de coulisses et de mots parfois durs.«Au rythme où vont les choses, je suis très préoccupé», a laissé tomber M.de Boer devant les positions en apparence inconciliables des parties autour de la table.Le sprint final aura été marqué par des remarques incisives de l'Union européenne envers les États-Unis.Bruxelles a demandé à Washington de «se réveiller » sur la question des changements climatiques, qualifiant sa position actuelle «d'insensée» dans la mesure où elle n'inclut pas de cibles contraignantes pour limiter les émissions.«Quel est le point qui bloque?Pour dire les choses honnêtement et simplement, nous sommes déçus de ne pas encore avoir entendu les États-Unis nous dire quel niveau d'engagement ils sont prêts à mettre dans la feuille de route de Bali », a dit Humberto Rosa, ministre de l'Environnement du Portugal, qui parlait au nom de l'Union européenne.L'Union européenne a indiqué qu'elle pourrait ne pas se rendre à la conférence des «grands émetteurs » organisée par les États-Unis à Hawaii le mois prochain si la conférence de Bali ne permet pas d'accoucher d'une feuille de route «ambitieuse».En soirée, le Prix Nobel de la paix Al Gore a aussi accusé son propre pays de bloquer les négociations, invitant même la communauté internationale à avancer sans lui.Il a aussi encouragé le Canada à se distancer de son allié du sud.Entre les blocages, quelques avancées.À 15h, c'est un Yvo LES «BAD BOYS DE BALI » « Pour dire les choses honnêtement et simplement, Nous sommes déçus de ne pas encore avoir entendu les États-Unis nous dire quel niveau d'engagement ils sont prêts à mettre dans la feuille de route de Bali.» > Les négociations de dernière minute se poursuivaient tard SOMMET SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Selon Harvey Mead, commissaire au développement durable, le Québec se classe au huitième rang des plus grands gaspilleurs de ressources de la planète.PHOTO ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Une étude rendue publique hier laisse entendre que les récifs de corail pourraient disparaître des mers du monde entier si rien n'est fait pour atténuer l'impact des changements climatiques, qui compliquent la reproduction de ces organismes fragiles.Des scientifiques ont passé trois ans à analyser ces rochers à fleur d'eau, découvrant qu'ils étaient frappés par un double problème biologique qui pourrait provoquer leur extinction au cours des 10 prochaines décennies.Ils ont découvert que l'augmentation croissante de gaz carbonique atmosphérique, ces dernières années, avait provoqué une hausse des températures de l'océan telle que les coraux peinent à survivre.Le deuxième facteur nuisant à la croissance des coraux est l'acidité croissante du CO2 atmosphérique présent dans les eaux de partout dans le monde.L'acide empêche les coraux de produire du carbonate de calcium, l'un de leurs principaux éléments constitutifs.Les récifs de corail appelés à disparaître bilisation des revenus agricoles respectent les critères relatifs à l'écoconditionnalité.Or, cette année-là, elle s'est contentée de viser les nouveaux producteurs ou ceux qui exploitaient de nouveaux lieux, c'est-à-dire seulement 9% des assurés.L'année dernière, la Financière s'est limitée aux producteurs de porcs.Mais elle n'a pas respecté ses propres principes.Cinquante-sept producteurs ont touché 42 millions de dollars en aide financière même s'ils contrevenaient à la réglementation environnementale.Et il y a plus.Harvey Mead note que «la façon actuelle de gérer le développement agricole sur le territoire québécois ne tient pas suffisamment compte de la capacité de support des bassins versants».Le ministère de l'Environnement n'a reçu que neuf plans directeurs de l'eau sur les 33 possibles.Aucun n'a été approuvé.Pendant ce temps, 79% des certificats d'autorisation délivrés par le même ministère pour accroître le cheptel l'ont été dans des municipalités se trouvant à l'intérieur de bassins versants dégradés.« De telles augmentations signifient qu'il faudra étendre encore plus de fumiers dans une région où le bassin versant est déjà dégradé ou le transporter à l'extérieur.Dans les deux cas, les conditions ne sont pas favorables à l'amélioration de la protection de l'environnement», souligne le rapport.Le ministère du Développement durable et de l'Environnement a mis en doute le sombre portrait dressé par Harvey Mead.L'empreinte écologique n'est pas un indice fiable pour mesurer la performance d'un État en matière de développement durable, estime le sous-ministre Léopold Gaudreau.Et selon lui, la stratégie du gouvernement tant décriée par le commissaire a été bonifiée tout récemment.Le commissaire au développement durable, un poste créé en 2006, relève du Vérificateur général du Québec.le commissaire au développement durable HUGO FONTAINE Même La Niña n'y peut rien: 2007 devrait être au septième rang des années les plus chaudes sur le globe depuis 1850, la deuxième pour l'hémisphère Nord.Les conditions plus froides associées à La Niña, le phénomène opposé à El Niño, n'empêchent pas le réchauffement climatique de se poursuivre de plus belle, selon les données colligées par des chercheurs de l'Université de East Anglia et du Hadley Centre, au Royaume-Uni.En fait, les 11 années les plus chaudes depuis 1850 ont eu lieu depuis 1995.Le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud, a présenté ces données hier aux délégués internationaux présents à Bali pour la Conférence sur les changements climatiques.Au début de l 'année, les chercheurs britanniques soulignaient que 2007 était en route vers le record de tous les temps.Le dernier mois de janvier est même le plus chaud jamais enregistré.Mais La Niña a atténué les chaleurs au fil de l'année.Reste que les températures de 2007 s'élèvent à 0,41 degré Celsius au-dessus de la moyenne de 1961 à 1990, qui est de 14 degrés.1998 en tête Depuis le début du XXe siècle, les températures ont augmenté de 0,74 degré, mais le réchauffement s'est accéléré au cours des 50 dernières années.Grâce à El Niño, c'est toujours 1998 qui trône au sommet de la liste des années les plus chaudes (0,52 degré au-dessus des moyennes).El Niño est un phénomène périodique qui réchauffe les eaux du Pacifique Est.À l'opposé, La Niña entraîne en surface du Pacifique Est plus d'eau froide qu'à l'habitude.\u2014 Avec la BBC et AFP 2007 parmi les plus chaudes LES 10 ANNÉES LES PLUS CHAUDES >1998 + 0,52 oC (au-dessus de la moyenne -14oC- de 1961-1990) >2005 + 0,48 oC >2003 + 0,46 oC >2002 + 0,46 oC >2004 + 0,43 oC >2006 + 0,42 oC >2007 + 0,41 oC (provisoire) >2001 + 0,40 oC >1997 + 0,36 oC >1995 + 0,28 oC de Boer moins sombre qui s'est adressé aux médias.« Je suis plus optimiste», a-t-il affirmé, indiquant qu'une entente sur les transferts technologiques entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement était à portée de main.Ce matin, très tôt, c'est un centre de conférence étonnamment tranquille qui attendait les journalistes.Les négociations, entend-on partout, se sont poursuivies jusque tard dans la nuit.Ici, les horaires changent, les conférences de presse sont souvent déplacées.Pour tenter de sortir des impasses, toutes sortes de réunions sont tenues.Après avoir présenté sa position officielle devant la communauté internationale et les médias, le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, a par exemple continué une bonne partie des négociations derrière des portes closes.Puisqu'il est impossible de réunir 190 délégués autour d'une table, des comités plus restreint sont formés.M.Baird participait ainsi hier à une rencontre à huis clos formée d'une quarantaine de délégués choisis pour représenter l'ensemble des points de vue.Du G8 au G77 - une coalition de pays émergents dont fait partie la Chine - en passant par le groupe africain et l'Alliance des petits États insulaires, les pays négocient souvent en équipe.Le ministre Baird a ensuite échangé ses vues avec les délégués de la Corée du Sud, a tenu un tête-à-tête avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avant de participer à un souper où les négociations se poursuivent.À quelle heure peut se coucher notre ministre?«Impossible à dire, répond son attaché de presse, Éric Richer.On peut le reconduire à sa chambre vers 23h ou minuit, mais on sait alors qu'il téléphone à Ottawa.Et si le téléphone sonne la nuit, il doit se lever.» En tant qu'ancien président de la Conférence de Montréal, Stéphane Dion discute avec les différents délégués pour faciliter les négociations.Son programme hier?Il est secret.Les gens qui font appel à ses conseils ne veulent pas nécessairement le dévoiler publiquement.On sait toutefois qu'il rencontrera aujourd'hui Al Gore.Dans d'autres salles, ce ne sont pas des enj eux qu'on négocie.On débat plutôt.de la meilleure façon de négocier.Faut-il accélérer l'échéancier pour mettre de la pression ?Vaut-il mieux fixer des objectifs moins ambitieux pour rallier les dissidents ?Ou au contraire arracher tout ce dont on est capable, quitte à revenir négocier les détails dans quelques mois ?C'est la spécialité de Pierre Marc Johnson, par exemple, qui se dit intéressé par « l'architecture des négociations».Les 24 dernières heures ont aussi démontré à quel point les enjeux discutés sont techniques à Bali.La veille, Stéphane Dion avait d'ailleurs dénoncé que les négociations aient versé dans un «débat sémantique».Même le patron de la négociation de Bali, Yvo de Boer, a admis qu'il avait bien du mal à décoder certaines expressions.«Si vous écrivez un article sur ce point bien précis de ce paragraphe donné, vos lecteurs ne vous liront jamais», a-t-il d'ailleurs lancé à un journaliste qui lui posait une question.CARICATURÉS UN SECRÉTARIAT INTERNATIONAL À MONTRÉAL Un secrétariat international destiné à sensibiliser la société civile aux changements climatiques sera installéà Montréal.L'annonce a été faite cematin à Bali par la ministre de l'Environnement du Québec, Line Beauchamp, et des représentants de plusieurs organisations non gouvernementales dont Steven Guilbault, porte-parole d'Équiterre, qui a piloté le projet.L'initiative est décrite comme une coalition internationale d'organisations non gouvernementales qui s'est donné un but: sensibiliser les citoyens du monde, en particulier ceux des pays en voie de développement, aux dangers des changements climatiques.Le gouvernement du Québec a annoncé cematin qu'il appuierait l'initiative à raison de 100 000$ par année durant trois ans.Greenpeace International, WWF International et le Pew Environmental Group sont parmi les organisations impliquées.- Philippe Mercure cette nuit pour tenter de rallier les 190 pays participants Du vendredi 14 au jeudi 20 décembre Le choix varie selon le magasin.Le rabais s'applique sur nos prix ordinaires, saus avis contraire.40% de rabais Mode féminine Tailles courantes et grandes.Sur nos prix ordinaires.3527235A Cartes cadeaux Faites plaisir àcoup sûr ! Une section spéciale dans le cahier Actuel Gourmand, le samedi 15 décembre dans ACTUALITÉS ANDRÉ NOËL Le gouvernement du Québec envisage de fermer 10 des 21 centres locaux d'emploi (CLE), sur le territoire de l'ancienne Ville de Montréal, selon un plan daté du 30 novembre et obtenu hier par La Presse.Le projet fait craindre une détérioration des services pour les chômeurs et les assistés sociaux.Ils sont des centaines à se rendre chaque jour dans les CLE pour chercher un emploi, demander de l'aide financière ou discuter de leurs dossiers.Le chèque d'aide sociale s'élevant seulement à 548$ par mois pour une personne seule, chaque dollar compte.«Le 15 du mois, les personnes vivant de l'aide sociale n'ont souvent plus d'argent, explique Nicole Jetté, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales du Québec.Elles doivent aller chercher leur nourriture dans des banques alimentaires.Elles hésitent à dépenser 5,50$ en billets d'autobus pour aller au CLE et en revenir.Elles marchent.Que ferontelles quand le CLE de leur quartier sera fermé?» Selon son «Plan d'organisation administrative régionale», Emploi Québec projette la fermeture des 10 CLE suivants: Mercier, Rivière-des- Prairies, Fleury, Crémazie, Parc- Extension, Rosemont-Petite-Patrie de l'avenue du Parc, Rosemont Petite-Patrie de la rue Beaubien, Sainte-Marie-Centre-Sud, Ville Émard et Notre-Dame-de-Grâce.Il a été impossible de parler à un porte-parole du ministère, hier.Mais un responsable, que nous ne pouvons nommer, a confirmé que la direction régionale d'Emploi Québec travaille sur ce plan et sur les échéanciers.Il est prévu que les fermetures se fassent en 2008.Les 10 CLE touchés seront intégrés à d'autres, mais le ministère n'a pas encore décidé auxquels.La présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Monique Côté, a dit qu'elle avait été mise au courant du projet de fermeture.Environ 850 membres de ce syndicat travaillent dans les CLE de Montréal.Ces derniers ont longtemps été gérés par la Ville, mais la gestion a été transférée à Emploi Québec.«Des gens du Ministère nous soulignent depuis longtemps que la gestion des CLE coûte plus cher à Montréal que dans le reste du Québec, a dit Mme Côté.Avant les dernières élections provinciales, notre syndicat avait proposé de fermer quelques centres où il y a peu d'achalandage, comme à Rivière-des-Prairies.On nous avait répondu que cette solution coûterait trop cher politiquement.«Maintenant, le gouvernement envisage la fermeture de la moitié des CLE.C'est énorme.L'accès sera plus difficile pour bien des gens.Bien des salles d'attente vont devenir bondées.Les tensions pourraient monter.» «Quand on est sur l'aide sociale, on est en détresse et on a souvent besoin de rencontrer un fonctionnaire pour demander de l'aide, dit Mme Jetté.Cela va devenir beaucoup plus difficile si ce projet de fermeture se concrétise.» Environ 80 000 ménages vivent de l'aide sociale dans les neuf arrondissements de l'ancienne Ville de Montréal, soit environ 120 000 personnes en incluant les enfants et les conjoints.CENTRES D'EMPLOI MONTRÉALAIS La moitié menacée de fermeture PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Chômeurs et assistés sociaux craignent une détérioration des services en cas de fermeture de CLE.LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le salaire minimum augmentera de 0,50$ l'heure le 1er mai 2008 au Québec, ce qui constituera la plus importante hausse du salaire minimum depuis 1975.Selon le ministre du Travail, David Whissell, le taux général du salaire minimum passera de 8$ à 8,50$ l'heure à compter du 1er mai, ce qui touchera plus de 254 000 personnes.Une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum verra son revenu annuel augmenter d'environ 1000$, une majoration de 6,25%.D'autre part, le taux du salaire minimum consenti aux employés à pourboires sera porté de 7,25$ à 7,75$ l'heure, alors que le taux payable aux salariés de certains secteurs de l'industrie du vêtement passera de 8,25$ à 8,50$ l'heure.Quant aux cueilleurs de petits fruits payés au rendement, ils bénéficieront d'une augmentation proportionnelle à celle accordée aux travailleurs rémunérés au taux général du salaire minimum.Actuellement, près de 6% des salariés sont rémunérés au taux du salaire minimum au Québec.Ils évoluent surtout dans le secteur des services, soit le commerce de détail, l'hébergement et la restauration.Le salaire minimum augmentera de 50 cents LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC\u2014 Les seuils d'admissibilité à l'aide juridique seront haussés à partir du 1er janvier 2008 au Québec, tel que prévu au Règlement sur l'aide juridique.Ainsi, par exemple, les personnes seules, pour lesquelles le seuil d'admissibilité à l'aide juridique gratuite était de 8870$ le 1er janvier 2006, le verront passer à 11 250$.Les seui ls d'admissibil ité n'avaient pas été augmentés ni indexés depuis près de 25 ans pour les personnes seules, et depuis près de 15 ans pour les autres catégories de bénéficiaires Le ministre de la Justice et procureur général, Jacques Dupuis, croit que cette augmentation permettra à un plus grand nombre de Québécois démunis d'avoir accès à l'aide juridique.Les nouveaux seuils d'admissibilité gratuite à l'aide juridique seront les suivants avec, entre parenthèses, le revenu annuel maximal: personne seule (11 250$); famille d'un adulte et d'un enfant (14 447$); famille d'un adulte et deux enfants ou plus (16 107$); conjoints sans enfant (15 723$); conjoints avec un enfant (18 012$); conjoints avec deux enfants ou plus (19 674$).Les nouveaux seuils d'admissibilité à l'aide juridique avec contribution, au 1er janvier 2008, seront les suivants avec, entre parenthèses, le revenu annuel maximal: personne seule (16 031$); famille d'un adulte et un enfant (20 586$); d'un adulte et de deux enfants ou plus (22 953$); conjoints sans enfant (22 405$); conjoints avec un enfant (25 667$); enfin, conjoints avec deux enfants ou plus (28 035$).Insuffisant Alors que les réactions se multiplient, certains estiment que ce ne sera pas suffisant pour assurer l'accessibilité à la justice.Au Barreau du Québec, le bâtonnier, Me Michel Doyon, estime que ces seuils devraient être plus élevés afin d'y inclure les personnes au salaire minimum ou les personnes âgées peu fortunées.Pour Me Doyon, une personne seule qui gagne 16 640$ au salaire minimum est loin d'être riche et ne pourra se tourner vers les tribunaux, si nécessaire, alors que l'essentiel de ses revenus est utilisé pour se nourrir et se loger.Comme le Barreau, la Coalition pour l'accès à l'aide juridique a souven réclamé que les seuils soient élevés au moins jusqu'au salaire minimum.Parmi les membres de cette coalition figure l'organisme «Au bas de l'échelle» (ABE) qui défend les droits des travailleurs non syndiqués depuis 1975.Sa porte-parole, Esther Paquet, estime que «ça n'a pas de bon sens» qu'une personne seule qui travaille à temps plein au salaire minimum n'ait pas accès à l'aide juridique parce qu'elle gagne plus de 11 250$ par année.Selon Mme Paquet, il s'agit d'un problème d'accessibilité à la justice pour ces personnes qu'elle qualifie de «pauvres», puisqu'un revenu annuel au salaire minimum n'exclut pas le recours aux banques alimentaires.Du côté de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ), la porte-parole Sylvie Lévesque soutient aussi que le gouvernement n'augmente pas suffisamment les seuils d'admissibilité.Elle estime que la gratuité de l'aide juridique vise surtout les prestataires d'aide sociale.Selon Mme Lévesque, bien des personnes qui en théorie peuvent avoir accès à un avocat de l'aide juridique, en déboursant certains frais, n'ont tout simplement pas les moyens de payer les 600$ à 800$ du volet contributif.ADMISSIBILITÉ À L'AIDE JURIDIQUE Les seuils haussés 3527141A METRO CREMAZIE 8955 ST-LAURENT VENTE D'ENTREPOT Tous les: Jeudi: 10h a 18h Vendredi: 10h a 18h Samedi: 9h a 17h LEVI'S GENEVIEVE LAPIERRE DICKIES HARLEY-DAVIDSON ABSORBA JORDAN DISNEY jusqu'a75%de rabais Nous payons les TAXES tout le mois de Decembre Nouveau-ne a 20 ans Entre Cremazie et Chabanel VETEMENTS D'ENFANTS 3528488A 3525983A POLITIQUE NORMAN DELISLE LA PRESSE CANADIENNE QUEBEC .Le gouvernement Charest souhaite le maintien du registre federal des armes a feu.Mais si jamais Ottawa y renoncait, le Quebec accepterait d'en assumer certaines responsabilites, a explique hier Jean Charest.Le premier ministre assistait a la sanction, par le lieutenantgouverneur Pierre Duchesne, du projet de loi qui vise a mieux controler la circulation des armes a feu.Ce projet a ete surnomme la loi Anastasia , du prenom de la jeune Anastasia De Sousa, qui est morte sous les balles d'un tireur fou il y a un an au college Dawson.Les parents de la jeune fille, Louise et Nelson De Sousa, etaient d'ailleurs presents a la ceremonie.Le premier choix du gouvernement est que soit maintenu le registre federal des armes, a explique M.Charest.Mais si jamais il n'est pas maintenu, Quebec demande qu'on lui en delegue les pouvoirs.Le ministre de la Justice, Jacques Dupuis, en a avise ses collegues federal et provinciaux lors de la derniere conference federale-provinciale des ministres de la Justice.M.Charest a rappele a plusieurs reprises que son premier choix demeurait neanmoins le maintien d'un registre national.Au nom du bon sens, le registre existe.Pourquoi s'en defaire?a-t-il dit.Il a cite les policiers qui estiment que ce registre est essentiel pour la lutte contre le crime et que le Quebec pourrait le maintenir sur son territoire si jamais Ottawa decidait d'y mettre fin.Ent r e - temps, Quebe c a demande au ministre federal de la Securite publique, Stockwell Day, la delegation de certains pouvoirs en matiere de transport et d'entreposage des armes a feu.Les negociations se poursuivent, a mentionne le ministre Dupuis.Meme si Ottawa y renonce Quebec est pret a maintenir le registre des armes a feu MARTIN CROTEAU C'est maintenant officiel, Maka Kotto quitte Ottawa.Le depute bloquiste de Saint-Lambert portera les couleurs du Parti quebecois dans la circonscription de Bourget, a l'est de Montreal.Il a ete presente aux militants de ce chateau fort pequiste, hier soir, apres avoir remporte l'investiture sans opposition.Devant un parterre de militants et de deputes, tant du Bloc que du PQ, il s'est dit convaincu de donner un nouvel elan electoral au mouvement souverainiste, apres le message cinglant livre par les electeurs lors des dernieres elections provinciales.M.Kotto succede a Diane Lemieux, qui a quitte la politique avec fracas a la suite d'une mesentente publique avec la chef Pauline Marois.Dans son discours de remerciement, le nouveau candidat a d'ailleurs fait allusion a cette querelle.Il a affirme vouloir montrer l'horizon a ses electeurs, et non l'impasse de nos contradictions, de nos insignifiantes petites luttes intestines, souterraines, voire occultes.La circonscription de Bourget a longtemps ete occupee par Camille Laurin, pere de la loi 101.Le PQ n'en a pas ete deloge depuis 1994.Le PQ devient donc le seul parti a avoir choisi ses candidats pour occuper les deux sieges vacants de l'Assemblee nationale.Une election partielle pourrait etre organisee d'ici la fin du printemps, si le gouvernement minoritaire de Jean Charest n'est pas renverse.Dimanche dernier, le PQ avait annonce l'investiture de Nicole Leger, pour remplacer Andre Boisclair dans Pointe-aux-Trembles.Notre parti doit reprendre l'initiative sur tous les plans, a affirme Pauline Marois, qui dit souhaiter un scrutin le plus vite possible.C'est important qu'il reprenne aussi l'initiative au niveau de l'annonce des candidatures.Ce sont deux candidatures prestigieuses.Accommodements raisonnables Alors que la commission Bouchard-Taylor organisait hier son dernier forum public sur les accommodements raisonnables, la chef pequiste s'est montree critique face a cette formule de discussion.Elle a reconnu qu'il s'agissait d'un exercice perilleux.Rappelons que les forums ont ete critiques pour avoir permis l'expression de propos racistes.On aurait du rester, essentiellement, sur la question des accommodements ra isonnables, a-t-elle dit.On a deborde largement.Ces propos rejoignent ceux de M.Kotto, qui s'est neanmoins dit heureux que les forums aient permis de crever l'abces .Il faut s'applaudir, sans etre fats, qu'un tel debat puisse se tenir ici sans que des coups de poing s'echangent , a-t-il indique.Le Parti quebecois presentera son memoire a la commission ce matin.BOURGET Maka Kotto confirme comme candidat du PQ PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE c Le bloquiste Maka Kotto rejoint le Parti quebecois de Pauline Marois.Il portera les couleurs du parti provincial aux prochaines elections partielles dans Bourget.Le projet de train rapide Quebec-Montreal remis sur les rails Le gouvernement du Quebec a remis sur les rails jeudi le train rapide Quebec-Montreal, un projet de plusieurs milliards de dollars qui permettrait de relier les deux centres-villes en moins de deux heures.Le ministre de la Sante et responsable de la region de Quebec, Phillippe Couillard, a annonce hier la constitution d'un comite strategique qui sera preside par le recteur de l'Universite Laval, Denis Briere.Il faut le distinguer du projet de TGV qui a ete abandonne en cours de route, juge trop couteux.Cette nouvelle liaison ferroviaire emprunterait la rive-nord et se rendrait jusqu'a Montreal, dans un premier temps, mais on espere le prolonger vers Toronto et, qui sait, le relier a l'Ouest du pays.C'est un projet de plusieurs milliards de dollars, a rappele M.Couillard.Quant a l'echeancier ca pourrait se faire sur cinq ou six ans .La Presse Canadienne EN BREF
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