La presse, 1 décembre 2007, P. Plus
[" Pour les nouvelles réservations seulement.Offre applicable pour des départs de Montréal sélectionnés avec Westjet, pour les Villages et dates susmentionnés.Un vol gratuit par 2ème personne pour chaque adulte payant le plein tarif, sur la base d'une occupation double.L'épargne maximum pour l'aller-retour est de 865 $ pour chaque 2ème personne, hormis les taxes et les transferts.Les frais d'adhésion sont en sus : 60 $ par adulte, 30 $ par enfant de moins de 16 ans.Les places sont limitées et l'offre est sujette à la disponibilité au moment de la réservation et peut se terminer ou changer à tout moment et sans préavis.Ne s'applique pas aux réservations de groupes.Des restrictions peuvent s'appliquer.Les conditions générales de la brochure en vigueur s'appliquent également.Pas responsable des erreurs et omissions.Titulaire du permis du Québec Visitez clubmed.ca ou contactez votre conseiller en voyages Club Med pour connaître nos autres offres.1-800-CLUBMED CLUB MED VOUS OFFRE LE VOL DE LA 2ème PERSONNE! Économisez jusqu'à 865 $ 3472172A PLUS SAMEDI GRANDS REPORTAGES, ANALYSES, FORUM QUELLE «MONTRÉALISATION»?UNE ANALYSE DES QUOTIDIENS QUÉBÉCOIS PAGE 4 PAYEZ MAINTENANT.L'ÉDITORIAL DE NATHALIE COLLARD PAGE 5 Plus qu'unmois avant les caucus de l'Iowa, coupd'envoi officiel de la course à la Maison-Blanche.Or, les démocrates et les républicains cherchent toujours désespérément le candidat (ou la candidate) qui saura lesmener à la victoire en novembre prochain.Les électeurs, eux, se posent d'épineuses questions.Une femme ou un Noir peuvent-ils véritablement être portés au pouvoir?Comment incarner le changement quand on représente le parti de GeorgeW.Bush?Nos journalistes nous présentent aujourd'hui une radioscopie des aspirants des deux partis.Demain, ils nous feront pénétrer dans les rouages de cettemécanique électorale complexe.À LIRE EN PAGES 2 ET 3 OBJECTIFMAISON-BLANCHE ALEXANDRE SIROIS Hillary Clinton est la tête de Turc préférée de Mitt Romney, l'un des candidats républicains les plus populaires.Cet ancien gouverneur du Massachusetts soutient que la place de la sénatrice démocrate n'est pas à la Maison-Blanche.Parce que «Washington a besoin de changement», affirme-t-il dans une publicité actuellement diffusée en Iowa.C'est le politologue Dennis Goldford, joint dans cet État du Midwest, qui nous décrit la stratégie de Mitt Romney.Il ne manque pas d'en souligner le paradoxe.«Changement?C'est pourtant le Parti républicainquiamené lebalà Washington» ces dernières années, fait remarquer le professeur de l'Université Drake.«Pour un candidat républicain, le défi est grand: comment proposez-vous de prendre une nouvelle direction sans dire quelque chose de négatif au sujet de votre propre parti?», ajoute-t-il.Une large majorité d'Américains a l'impression que le pays va dans la mauvaise direction.Les candidats républicains, ayant de la difficulté à incarner le changement de façon crédible, ont du plomb dans l'aile.Et ce n'est pas leur seul problème.«C'est très pauvre du côté des candidats républicains », estime le président de l'Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand à l'UQAM, Louis Balthazar.Chacun des candidats les plus populaires semble en effet avoir de vilains défauts aux yeux des membres de la «base» républicaine.«Aucun n'est purement positif», confirme le professeur Dennis Goldford.\u2014 Mitt Romney dit souvent une chose et son contraire.Et il est mormon, ce qui inquiète tout particulièrement les nombreux chrétiens évangéliques.\u2014 Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York, est jugé trop modéré sur le plan social.\u2014 John Mc Cain, le sénateur de l'Arizona, est associé à la stratégie de George W.Bush en Irak; il manque de fonds, et sa campagne ne lève pas.\u2014 Mike Huckabee, l'ancien gouverneur de l'Arkansas, demeure un candidat marginal dont l'organisation et les finances sont limitées.\u2014 Fred Thompson, l'acteur, passe pour un paresseux et sa campagne connaît des ratés.Le désarroi est tel qu'aucun de ces candidats ne se démarque clairement.Le meneur au plan national, Rudy Giuliani, n'arrive pas à récolter le soutien de plus de 40% des républicains.Et ce, un an avant le jour du scrutin et à quelques semaines seulement du début des caucus et primaires.Ça ne s'était pas vu depuis près de 30 ans au sein du parti.La dernière course au leadership aussi serrée remonte à 1979.Ronald Reagan faisait alors face à George Bush père.«Le parti est assez désorienté.Il est écartelé entre une tradition libérale - qui était là autrefois mais qu'on n'arrive pas à faire ressurgir - et son passé immédiat, archiconservateur et rattaché à la religion», explique Louis Balthazar.Dennis Goldford pense par ailleurs que tous les candidats font campagne dans l'ombre de Ronald Reagan.Ce dernier, mort en juin 2004, «a tellement été mythifié par les républicains qu'il est devenu l'équivalent d'un saint », estime l'expert.«En comparaison, aucun candidat en chair et en os ne fait le poids », ajoute-t-il.Les prochains mois nous diront si le candidat républicain sélectionné sera malgré tout de taille à lutter contre le démocrate désigné pour s'emparer de la Maison-Blanche.Les républicains peinent à incarner le changement Depuis 30 ans, les républicains n'ont jamais eu autant de mal à s'entendre sur le choix de leur candidat à la présidence.Cela signifie-t-il que succéder à George W.Bush, pour un aspirant républicain, est un défi insurmontable ?NOM: Rudy Giuliani AFFILIATION: républicain OCCUPATION: candidat à la présidence, ancienmaire de New York ORIGINAIRE DE:New York, New York CANDIDAT DEPUIS LE: 5 février 2007 PHOTO GETTY NOM:Mike Huckabee AFFILIATION: républicain OCCUPATION: candidat à la présidence, ancien gouverneur de l'Arkansas ORIGINAIRE DE:Hope, Arkansas CANDIDAT DEPUIS LE: 29 janvier 2007 PHOTO AP NOM: Duncan Hunter AFFILIATION: républicain OCCUPATION: élu de la Californie à la Chambre des représentants ORIGINAIRE DE:Alpine, Californie CANDIDAT DEPUIS LE: 25 janvier 2007 PHOTO AP NOM: John Mc Cain AFFILIATION: républicain OCCUPATION: sénateur de l'Arizona ORIGINAIRE DE:Alexandria, Viriginie CANDIDAT DEPUIS LE: 16novembre 2006 NOM: Ron Paul AFFILIATION: républicain OCCUPATION: élu du Texas à la Chambre des représentants ORIGINAIRE DE: Pittsburgh, Pennsylvanie CANDIDAT DEPUIS LE: 12 mars 2007 PHOTO GETTY PHOTO AFP NOM:Mitt Romney AFFILIATION: républicain OCCUPATION: candidat à la présidence, ancien gouverneur du Massachusetts ORIGINAIRE DE: Bloomfield Hills, Michigan CANDIDAT DEPUIS LE:3 janvier 2007 PHOTO GETTY NOM: Tom Tancredo AFFILIATION: républicain OCCUPATION: élu du Colorado à la Chambre des représentants ORIGINAIRE DE: Broomfield, Colorado CANDIDAT DEPUIS LE: 12 avril 2007 PHOTO GETTY NOM: Fred Thompson AFFILIATION: républicain OCCUPATION: comédien ORIGINAIRE DE: Lawrenceburg, Tennessee CANDIDAT DEPUIS LE:5 septembre 2007 PHOTO AP Le 3 janvier 2008.La course à la Maison-Blanche démarre officiellement avec les caucus de l'Iowa, premier rendez-vous de la saison électorale.Les étapes suivantes se dérouleront à une vitesse fulgurante.Plusieurs États ont en effet devancé leurs primaires et leurs caucus pour avoir plus d'influence sur le résultat final des courses au leadership des deux partis.Si bien que, le 5 février, on connaîtra probablement le nom des deux politiciens qui s'affronteront le 8 novembre 2008, jour du scrutin.\u2014Alexandre Sirois À la recherche du 44e président des États-Unis OBJECTIFMAISON-BLANCHE RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK - Pas étonnant que la course à l'investiture démocrate s'annonce si passionnante: elle injecte dans l'élection présidentielle de 2008 deux des questions les plus controversées aux États-Unis, celles du sexe et de la race.Et elle ouvre la possibilité d'un changement d'image radical à la tête du plus puissant pays du monde.«C'est excitant ! » s'exclame Paula Mc Clain au cours d'une entrevue sur les chances de Hillary Clinton et Barack Obama, qui battent les républicains dans la plupart des sondages.Mais les Américains sont-ils vraiment prêts à élire une femme ou un Noir à la Maison-Blanche?Femme de couleur, Paula Mc Clain a fondé sa carrière universitaire sur les enjeux soulevés par les candidatures de la sénatrice de New York et son collègue d'Illinois.Elle voit des obstacles à l'élection des deux démocrates à la Maison-Blanche, mais elle reconnaît à Hillary Clinton un avantage certain sur Barack Obama.«Je pense que le pays est rendu plus loin dans l'idée d'une femme à la présidence des États-Unis qu'il n'a progressé dans l'idée d'un Noir à la présidence des États-Unis», dit la codirectrice du Centre d'études sur la race, l'ethnicité et le sexe de l'Université Duke, en Caroline du Nord.«Mais je dois admettre que Barack Obama fait une meilleure campagne que je ne l'aurais cru.» Marie Wilson, directrice du White House Project, partage l'enthousiasme de Paula Mc Clain.Son organisation, dont le siège se trouve à New York, aide à préparer les femmes à des carrières politiques.«Tous les sondages que nous avons réalisés depuis huit, neuf ans, indiquent que les Américains sont prêts pour une femme à la présidence, dit Marie Wilson.Ce qui a changé au cours des quatre ou cinq dernières années, c'est le niveau de confiance des électeurs à l'égard de la compétence des femmes en matière de sécurité nationale, d'économie et de politique étrangère.Le niveaude confiance a augmenté de façon spectaculaire.» Comme Paula Mc Clain, Mme Wilson voit des obstacles à l'élection de Hillary Clinton.Mais elle n'a pas encore détecté de sexisme dans le traitement réservé à la sénatrice de New York, pas même lors de ce fameux débat télévisé à Philadelphie, où les autres aspirants démocrates (et le modérateur Tim Russert) se sont ligués contre elle.«Comme Hillary l'a dit elle-même, ses adversaires ne l'ont pas attaquée parce qu'elle est une femme.Ils l'ont attaquée parce qu'elle est en tête », dit la directrice du White House Project.Dans la course à l'investiture démocrate, Hillary Clinton mise notamment sur l'appui massif des jeunes femmes et des femmes célibataires, un soutien qui contraste avec la méfiance qu'elle inspire chez plusieurs femmes mariées dans la cinquantaine et la soixantaine, selon Marie Wilson.Ironiquement, l'ex-première dame des États-Unis devance Barack Obama chez les Noirs, tirant profit de la très grande popularité de son mari au sein de cette communauté.Autre ironie: Barack Obama est à égalité avec Hillary Clinton, ou légèrement en avance sur elle dans les sondages réalisés auprès des électeurs démocrates de l'Iowa, un État presque tout blanc, où aura lieu le premier rendez-vous électoral de la campagne à la Maison-Blanche, le 3 janvier.Mais Paula Mc Clain se méfie des sondages, surtout ceux indiquant qu'une forte majorité des Américains sont prêts à élire un Noir à la Maison-Blanche.«Nous avons des sondages indiquant la même chose depuis les années 40, soulignet- elle.Sur cette question, ce que les électeurs disent aux sondeurs ne se reflètent pas dans l'isoloir.» Les obstacles du sexe et de la race NOM: Hillary Rodham Clinton AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: sénatrice de New York ORIGINAIRE DE: Park Ridge, Illinois CANDIDATEDEPUIS LE: 22 janvier 2007 PHOTO GETTY NOM: John Edwards AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: directeur du Center on Poverty, ancien sénateur de la Caroline du Nord ORIGINAIRE DE: Robbins, Caroline du Nord CANDIDAT DEPUIS LE:3 janvier 2007 PHOTO REUTERS NOM: Joe Biden AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: sénateur du Delaware ORIGINAIRE DE:New Castle, Delaware CANDIDAT DEPUIS LE: 31 janvier 2007 PHOTO GETTY NOM: Barack Obama AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: sénateur de l'Illinois ORIGINAIRE DE: Jakarta, Indonésie; Honolulu, Hawaii CANDIDAT DEPUIS LE: 12 février 2007 PHOTO REUTERS NOM:Mike Gravel AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: conférencier, ancien sénateur de l'Alaska ORIGINAIRE DE: Springfield, Massachusetts CANDIDAT DEPUIS LE: 14 avril 2006 PHOTO REUTERS NOM: Bill Richardson AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: gouverneur du Nouveau-Mexique ORIGINAIRE DE:Mexico City, Mexique: Pasadena, Californie CANDIDAT DEPUIS LE: 22 janvier 2007 PHOTO GETTY NOM: Chris Dodd AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: sénateur du Connecticut ORIGINAIRE DE: East Haddam, Connecticut CANDIDAT DEPUIS LE: 11 janvier 2007 PHOTO GETTY NOM: Dennis Kucinich AFFILIATION: démocrate OCCUPATION: élu de l'Ohio à la Chambre des représentants ORIGINAIRE DE:Cleveland, Ohio CANDIDAT DEPUIS LE: 29décembre 2006 PHOTO GETTY DÉMOCRATES 1) Quel est le candidat dont le prénom signifie béni des dieux en swahili ?2) Quel candidat a eu un face à face avec Saddam Hussein ?3)Quel candidat a dit que lemessage de Rudy Giuliani se résumait à trois choses: «Un nom, un verbe et le 11 septembre» ?4) Quel candidat s'est fait accompagner par ses parents lors de sa lune de miel?5)Quel candidat a déjà dépensé 400$ pour une coupe de cheveux?RÉPUBLICAINS 1) Quel candidataperdu45,3kilos (100 livres) en l'espace de trois ans ces dernières années et s'est engagé à lutter contre l'obésité?2) Quel candidat a déjà roulé pendant 12 heures pour se rendre en Ontario après avoir attaché son chien sur le toit de la fourgonnette familiale ?3) Quel candidat en est à son troisième mariage?4) Quel candidat est apparu dans le film Die Hard 2, aux côtés de Bruce Willis ?5) Quel candidat a récemment pouffé de rire quand une partisane, l'interrogeant, a qualifié Hillary Clinton de «salope» ?\u2014Alexandre Sirois et Richard Hétu DÉMOCRATES / RÉPONSES: A) MIKE HUCKABEE; B) MITT ROMNEY; C) RUDY GIULIANI; D) FRED THOMPSON; E) JOHNMCCAIN.Que savez-vous vraiment des aspirants démocrates et républicains à la Maison-Blanche?Voici une série de questions qui vous permettront de tester vos connaissances au sujet des principaux candidats des deux partis.CHIEN, CHEVEUX ET LUNE DEMIEL RÉPUBLICAINS / RÉPONSES: A) BARACK OBAMAB) BILL RICHARDSON;C) JOSEPH BIDEN; D) HILLARY CLINTON E) JOHNEDWARDS.À LIRE DEMAIN DANS LE PLUS L'élection du prochain président américain : mode d'emploi.Hillary Clinton PHOTO PC FORUM LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca L'Association des jeunes médecins du Québec vient de lancer, dans une interview au Devoir, un cri d'alarme fort inquiétant.Les patients qui sont privés de médecin de famille (le quart des Québécois et le tiers des Montréalais) pourraient avoir à attendre une vingtaine d'années avant de voir la pénurie s'amoindrir.Vingt ans! Aussi bien dire que nombreux sont ceux qui auront le temps de passer l'arme à gauche avant d'être pris en charge ! Le gouvernement, dans une tentative de régler la pénurie actuelle, offre des incitatifs financiers aux omnipraticiens qui voudraient se consacrer à une vraie médecine familiale et renoncer à la pratique lucrative mais malsaine des cliniques sans rendezvous.Le hic, explique le Dr François-Pierre Gladu, le président de l'Association, c'est que les jeunes médecins qui devraient normalement assurer la relève sont déjà accaparés par ce qu'on appelle les AMP, les «activités médicales particulières ».Pendant leurs 20 premières années de pratique, les jeunes médecins sont en effet tenus de consacrer au moins 12 heures par semaine à du travail en milieu hospitalier.Dans les faits, affirme le Dr Gladu, les multiples obligations découlant de ce service forcé font que les jeunes médecins passent finalement de 25 à 30 heures par semaine à l'hôpital.La majorité d'entre eux comble le peu de temps qui reste dans les cliniques sans rendez-vous.Comment régler ce problème ?Il paraît difficile de demander aux médecins plus âgés d'abandonner une partie de leur clientèle pour effectuer un service obligatoire à l'hôpital.Cela ne ferait que déplacer le problème, encore que le jour se rapproche où les médecins de la génération des baby-boomers abandonneront totalement leur clientèle pour prendre leur retraite\u2026 Or, les plus jeunes, encore contraints aux AMP, ne seront pas en mesure de combler les vacances.La solution, bien évidemment, réside dans l'accroissement du nombre d'omnipraticiens, mais en attendant, que faire ?Faudrait-il réduire la durée hebdomadaire des AMP, la faire passer par exemple à quatre heures, comme en Ontario où tous les médecins doivent mettre l'épaule à la roue ?Faudrait-il réduire la durée de la conscription?Vingt ans, c'est très long: ce n'est qu'à la mi-quarantaine que les médecins sont libérés des AMP! Un médecin du CHUM, qui désire garder l'anonymat, m'écrit pour exposer un problème dont on parle peu, mais auquel se heurtent trop de patients forcés de « voyager » entre les trois hôpitaux qui constituent le CHUM.Le problème tient au fait que chaque spécialité est concentrée sur un même site.Voici le cas typique d'un patient de 70 ans, écrit ce médecin.« Il était suivi depuis des années par son cardiologue et son endocrinologue à l'hôpital Saint-Luc.Or, la cardiologie a été déménagée de Saint-Luc à l'Hôtel-Dieu, pour faire place à la néphrologie et à l'urologie.Donc, ce patient doit voir son endocrinologue à Saint-Luc, puis son cardiologue à l'Hôtel-Dieu.Le patient doit être opéré à un genou, et comme c'est une chirurgie élective, il doit aller à Notre- Dame (les opérations orthopédiques dues à des accidents sont concentrées à l'Hôtel- Dieu).Si, par malheur, le patient souffre d'insuffisance rénale et a besoin de dialyse à long terme, il doit retourner à Saint- Luc\u2026 où la moitié de son dossier n'est pas disponible.» On oublie trop souvent, en effet, que les malades âgés souffrent en général de plus d'une affection.Diverses parties du corps lâchent l'une après l'autre, et l'on ne peut pas les traiter en pièces détachées\u2026 «Comme le CHUM s'est transformé en trois mini-instituts », poursuit mon correspondant, « le CHUM accepte de défrayer tous les déplacements en taxi des patients qui en font la demande.Ceux qui sont hospitalisés se déplacent d'un hôpital à l'autre en ambulance.Le coût est inimaginable.Comme il ne s'agit pas de consultations urgentes, souvent les patients poireautent des heures durant sur une civière, dans les couloirs des cliniques et les laboratoires d'investigation, parfois avec une infirmière pour monter la garde\u2026 Et dire qu'on manque déjà d'infirmières à tel point qu'il faut fermer des lits et des unités de soins\u2026» Ces problèmes causés par la dispersion sur trois sites devraient théoriquement se régler quand le futur CHUM ouvrira ses portes\u2026 mais cela, ce sera dans la semaine des quatre jeudis.Dans cinq ans, 10 ans, qui sait\u2026 La semaine des quatre jeudis Tout sera réglé quand le futur CHUM ouvrira ses portes.DANIEL GIROUX ET PHILIPPE MARCOTTE Les auteurs publient ici les résultats d'une recherche qui a été menée pour le compte du Centre d'études sur les médias.Parmi la panoplie de médias établis en région, les quotidiens demeurent la source la plus abondante de nouvelles concernant leur communauté.Ils emploient bien plus de journalistes que les stations de télévision, que les stations de radio ou que les hebdos.Il ne faut pas s'étonner, en conséquence, que les élites régionales s'inquiètent quand «leur» quotidien change de propriétaire (comme lorsque Le Soleil de Québec, Le Droit d'Ottawa-Gatineau, et Le Quotidien de Saguenay, ont été acquis par Gesca en 2000), réduit le format de ses pages (comme La Tribune de Sherbrooke, et Le Soleil l'ont fait au début de 2006), ou repique de plus en plus de textes préparés par les autres journaux du groupe.Ces personnes craignent que l'information régionale se réduise, que leur quotidien se «montréalise».Le Centre d'études sur les médias, dont les partenaires universitaires sont le département d'information et de communication de l'Université Laval et HEC Montréal, a mené une recherche indépendante sur la nature de ce qu'ont publié trois des six quotidiens régionaux de Gesca (Le Quotidien, La Tribune et Le Soleil) en 1992, en 2002 et en 2006-2007.Voici les principaux résultats de cette analyse.Soulignons d'abord qu'environ 10% de l'ensemble de l'information publiée par les trois journaux provient maintenant des autres salles de Gesca, et tout particulièrement de La Presse.Mais l'apport des rédactions locales des trois journaux n'a pas souffert pour autant.La proportion d'articles signés par les journalistes travaillant pour les trois quotidiens régionaux que nous avons analysés n'a pas fléchi.On utilise plutôt moins souvent les textes des agences de presse telles La Presse Canadienne, l'Agence France-Presse ou l'Associated Press.Mais les articles des journalistes locaux ne portent pas toujours sur des sujets locaux.C'est même rarement le cas des critiques de films et de livres, par exemple.Alors qu'en est-il des articles qui concernent précisément ce qui se passe dans le milieu?Ici, nos résultats varient d'un titre à l'autre.Au Quotidien, l'information de proximité, comme l'appelle nos cousins français, occupe plus d'espace que par les années passées.Sur 10 pages d'information, six sont maintenant consacrées aux sujets qui rythment la vie de la communauté, comparativement à cinq en 1992.La situation est plus complexe au quotidien sherbrookois et dans celui de la capitale nationale, qui sont passés du grand format au format compact en 2006 (Le Quotidien utilise un tel format depuis longtemps).D'une part, on constate une réduction marquée du volume d'information de toute nature, incluant l'information qui a trait à la région.Parce qu'on dispose de moins d'espace dans les pages, les articles sont maintenant plus courts (de 23% dans le cas du Soleil).Ils contiennent donc moins d'information.Mais on observe, d'autre part, qu'à l'intérieur de cet univers plus restreint, l'information régionale a maintenu sa place, tant au Soleil (qui se distingue, par ailleurs, par un traitement plus exhaustif de ce qui se déroule à l'extérieur de sa région) qu'à La Tribune.Notre analyse comporte un autre indicateur du rôle que jouent ces journauxdans les débats publics de leur région.Nous avons vérifié si la place des sujets qui importent pour la vie démocratique régionale - le développement économique, les affaires municipales, ce qui se passe dans les écoles, dans les hôpitaux, etc.- se maintenait.Nos résultats montrent que Le Quotidien privilégie plus qu'avant ces sujets que nous qualifions de «lourds».De leur côté, Le Soleil et La Tribune leur accordent un peu moins d'importance que par les années passées.De plus, alors que Le Soleil dessert une population numériquement plus importante que les deux autres journaux, qu'il emploie bien plus de journalistes et qu'il est plus volumineux, il consacre, en 2007, moins d'espace aux sujets «lourds» qui marquent la vie de la région qu'il dessert que les deux autres titres.Notre recherche montre donc que les trois quotidiens régionaux de Gesca qui étaient l'objet de notre recherche ont maintenu dans leurs pages la place de l'information qui relate et analyse ce qui se passe dans leur milieu.Ils ne se sont pas «montréalisés» comme certains l'appréhendaient.Ils ne l'ont pas fait par grandeur d'âme, mais parce que leurs lecteurs veulent d'abord être informés sur ce qui se passe près d'eux.Or, Gesca ne veut pas perdre ces lecteurs (Le Soleil a opté pour un format plus facile à consulter parce qu'il avait perdu 14 000 lecteurs en semaine entre 2002 et 2006).C'est grâce à eux si l'entreprise garde ses précieux annonceurs.Cette logique d'affaires vaut aussi pour les trois autres quotidiens régionaux de la filiale de Power Corporation que sont Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Le Droit d'Ottawa-Gatineau et La Voix de l'Est de Granby.Nous serions étonnés qu'ils aient choisi une voie différente des journaux que nous avons analysés et qu'ils aient réduit l'information sur leur communauté respective.Ce ne serait pas dans leur intérêt.Pas de «montréalisation» Les quotidiens régionaux de Gesca demeurent toujours aussi fidèles à leur milieu Si les quotidiens de Gesca ne se sont pas « montréalisés », ce n'est pas par grandeur d'âme, mais parce que leurs lecteurs veulent d'abord être informés sur ce qui se passe près d'eux.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE La proportion d'articles signés par les journalistes à l'emploi des trois quotidiens régionaux que nous avons analysés (Le Quotidien de Saguenay, La Tribune de Sherbrooke et Le Soleil de Québec) n'a pas fléchi.On utilise plutôt moins souvent les textes des agences de presse.FRANÇOIS GROS D'AILLON L'auteur est professeur honoraire de l'UQAM.Lors d'un passage récent à Télé-Québec, le philosophe français Michel Onfray, interviewé par Stéphan Bureau, considérait les religions comme des pathologies; j'ajouterais de dangereuses pathologies, responsables depuis plus de 3000 ans de millions de crimes et d'atrocités.Depuis Yaveh envoyant les Israélites à la conquête de Canaan en leur recommandant de ne laisser âme qui vive, en continuant par Allah envoyant les arabes convertir à l'islam, à la pointe de l'épée, le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Espagne et arrêté enfin par Charles Martel lors de la bataille de Poitiers (732), sans oublier les deux siècles de croisades opposants chrétiens et musulmans, puis les atrocités des guerres de religions au XVIe et XVIIe siècle en Europe, chrétien contre chrétiens.Mentionnons au passage l'inquisition et les autodafés de la très catholique Espagne, sans oublier Jeanne d'Arc, brûlée vive en 1431, à l'âge de 19 ans, grâce au très vénérable évêque Cauchon (c'est une erreur d'orthographe, le «au» était en fait un «o»).Plus près de nous, rappelons les pogroms de la Russie orthodoxe, la barbarie nazie et le massacre de cinq millions de juifs, et tout près de nous maintenant, les musulmans chiites contre sunnites et leurs attentats qui font quotidiennement des dizaines de morts en Irak.Il faudrait des livres et des livres pour rappeler tout le mal que les religions ont pu faire, toutes les atrocités qui ont été, sont, et hélas seront encore commises aux nom des dieux.Les religions ont fait des milliers de fois plus de victimes que l'alcool.Or on interdit l'alcool aux moins de 18 ans; si on était un tout petit peu logique et cohérent, on devrait donc interdire la religion aux moins de 98 ans.La religion qui tue Si on était un tout petit peu logique et cohérent, on interdirait la religion aux moins de 98 ans\u2026 ÉDITORIAUX FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef mroy@lapresse.ca MARIO ROY Lorsque l'URSS a implosé, il y a une quinzaine d'années, on prédisait qu'il faudrait plus ou moins 75 ans - période équivalente à celle du régime soviétique - pour que la Russie et la plupart de ses satellites paient la totalité de la note de cette dérive historique.On pensait surtout à l'économie, que l'on voyait exsangue pour des décennies à venir.Ou à l'environnement, massacré en Europe de l'Est comme nulle part il ne l'a été en pays capitalistes.Mais il appert que l'héritage politique est encore plus lourd, Vladimir Poutine assurant aujourd'hui la pérennité d'une sorte de stalinisme soft drapé dans les habits de la démocratie.Demain, la «liste Poutine» va gagner haut la main les élections législatives qui permettront à 107 millions de citoyens russes d'élire 450 représentants à la Douma.Toute opposition, déjà famélique, pourrait être balayée.Il restera ensuite à savoir comment l'exagent du KGB se débrouillera pour garder le pouvoir réel après la présidentielle du 2 mars prochain dans le cadre de laquelle, selon la Constitution, il ne peut être candidat.Bref, on assistera à l'« élection Potemkine », persif le le Christian Science Monitor, faisant référence à ces villages factices montés au bénéfice de la tsarine Catherine II\u2026 un procédé repris ensuite par les camarades présentant une société imaginaire aux compagnons de route venus à genoux des pays de l'Ouest.Pourquoi?Pourquoi Vladimir Poutine, qui emprisonne, rafle, bâillonne, réprime, assassine peutêtre, jouit-il encore aujourd'hui d'un appui populaire qui, dans certains sondages, dépasse les 80%?Il faut ici recourir à la phrase célèbre: «C'est l'économie, stupide!» Et ajouter la strophe de Sting: «Les Russes aussi aiment leurs enfants\u2026» En un mot: les Russes sont plutôt heureux de ce qui leur arrive, et des perspectives d'avenir qui s'offrent à eux.Lorsqu'il a accédé à la présidence, le 31 décembre 1999, Poutine a saisi les rênes d'un pays en faillite absolue, où l'insécurité-mêmephysique - était totale.Depuis, les effectifs de la classe moyenne sont passés de 8 à 55 millions de prolétaires.Plus de 36 millions de Russes ont une voiture et 7,7 millions voyagent à l'étranger.Le taux de pauvreté a fondu de 30 à 17%.La croissance dépassera cette année les 7%, un niveau presque chinois! Et on achète du pain sans faire la queue au dépanneur du coin\u2026 Bien sûr, les oligarches sont scandaleusement riches.Selon Forbes, Moscou compte 44 milliardaires (66 à New York).Il y a une semaine, une «Foire du millionnaire», où on offrait des yatchs et des jets privés, a attiré 45 000 visiteurs - Lénine doit faire des doubles saltos arrière dans sa tombe\u2026 Et, bien sûr aussi, l'«ostalgie» existe.Surtout chez les personnes âgées qui ont connu une sécurité, fût-elle miséreuse, disparue aujourd'hui.De sorte que la seule opposition qui survivra peut-être, demain, sera celle du Parti communiste.Les Russes, qui en ont une connaissance toute théorique, aspirent sans doute à une «vraie» démocratie.Et sans doute vont-ils un jour y arriver.Mais, pour eux, la distance qui les en sépare importe probablement moins que celle qu'ils ont parcourue dans leur vie de tous les jours depuis Mikhaïl Gorbatchev, depuis la chute du mur, depuis Boris Eltsine.Les Russes Poutine assure la pérennité d'un stalinisme «soft» drapé dans les habits de la démocratie.Comment peut-on être assez naïf pour croire que le fait de faire passer le taux d'alcoolémie de ,08 à ,05 ou de réduire la vitesse 50 à 40 km/h fera baisser le nombre d'accidents sur les routes du Québec?Les seules personnes visées par ces mesures sont les gens bien ordinaires qui rentrent chez eux le soir un peu après 22h et les travailleurs qui sont sur la route bien souvent le matin avant 7h pour se rendre au boulot.Il faudrait commencer par imposer des limites intelligentes.Jamais personne n'est arrêté sur les autoroutes si elle circule à moins de 119 km/h.La raison est simple: il n'y a aucun danger à rouler à 120 km/h sur la majorité des autoroutes du Québec.Alors, il faudrait fixer la limite à 120 km/h et pénaliser de façon significative, mais vraiment très significative, quiconque excède cette limite.Par ailleurs, personne à mon avis ne respectera la limite de 40 km/h, comme d'ailleurs pratiquement personne ne respecte la limite de 50 km/h.Fixez-la à 60 km/h et, dans ce cas également, soyez sévère avec les contrevenants en triplant les amendes et en retirant le permis de conduire aux récidivistes.On devrait aussi saisir le véhicule, s'il le faut.Et la police devrait rendre public le résultat de ses opérations; je suis persuadé que cela serait un succès.Claude Alain Saint-Augustin Prenons les bonnes mesures PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Les seules personnes visées par les mesures annoncées contre l'alcool au volant sont les gens bien ordinaires, pas les récidivistes.Du grand vaudeville Karlheinz Schreiber arrive menotté au parlement, le comité des Communes chargé d'entendre son témoignage se dispute sur des questions de procédures, chaque parti espérant se faire du capital politique avec cette situation, et finalement, la «vedette» ouvre la bouche.pour affirmer qu'elle ne dira rien faute de préparation adéquate.Mais Karlheinz Schreiber lâche innocemment une mini-bombe de 500 000$ qui.après un rabais d'importance, se ramène à un «modeste» 300 000$! Du grand vaudeville apparenté au burlesque dont nos politiciens ont souvent le secret.Il ne manque que l'entrée en scène de Brian Mulroney pour ajouter un peu de couleur locale pour ne pas dire.irlandaise.comme son origine! Pierre Bissonnette Laval Métro à deux vitesses à Laval Depuis l'ouverture des trois stations de métro de Laval, il y a deux vitesses le matin: à Laval, entre 7h15 et 8h30, les départs sont aux quatre minutes, tandis qu'à Montréal (station Henri-Bourassa) les départs sont aux deux minutes.Alors, à la station Cartier (troisième station lavalloise), à l'occasion nous devons laisser passer un train car il n'y a pas de place.Donc pour un prix d'entrée plus élevé à Laval vous attendez plus longtemps et êtes assurés d'être debout.Tandis qu'à Montréal (Henri-Bourassa), il y aura une rame sur deux qui sera vide, et tout cela pour un prix moindre.Ce que les gens font maintenant, c'est embarquer à Cartier, rouler une station, descendre à la suivante (Henri-Bourassa) et attendre quelques secondes le prochain train vide qui est déjà en attente dans le tunnel pour obtenir le service VIP des Montréalais.Drôle de situation quand même, en espérant qu'en 2008 l'AMT ou la STM corrigent cette anomalie en augmentant de façon proportionnelle la fréquence des rames de métro à l'heure de pointe en fonction de l'affluence de la clientèle matinale, qui est toujours plus concentré le matin que le soir.Philippe Champagne Laval Pluie d'infractions Nous assistons à un record de contraventions.Il commence à être temps: nous assistons à un record d'infractions, selon les responsables de la sécurité routière.Nos propres observations nousmènent aux mêmes conclusions chaque fois où, au volant de notre véhicule, nous empruntons le réseau routier.C'est incroyable de voir des gens monter aux barricades contre ce travail de surveillance effectué par nos policiers.Il reste encore beaucoup d'infractions non sanctionnés plutôt que l'inverse.Il est temps de revoir notrementalité voulant que la loi.c'est pour les autres.Michel Genest Je veux mon 1,25$ MM.Bell, Hydro-Québec et les autres, Je suis prêt à adhérer à la formule des factures internet si vous réduisez le coût de vos services mensuels du même montant que vous économiserez, c'est-à-dire les coûts reliés à la facturation de vos services (timbre, enveloppe, papier, salaire de l'employé, équipement d'imprimerie, etc.).Pourquoi ne transmettriez-vous pas vos gains de productivité à vos clients, nous, les consommateurs?Je suis prêt à adhérer à la facture internet si vous réduisez votre facture mensuelle de 1,25$.Daniel Desautels Repentigny PHOTO M.TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Le métro de Laval.nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Les raisons qui incitent les gens à prendre la voiture plutôt que les transports en commun sont souvent les mêmes: le confort et la flexibilité.Comme le service de transports collectifs ne pourra jamais rivaliser avec l'auto pour le confort, la Société de transport de Montréal (STM) a choisi de miser sur l'amélioration de la qualité du service, ce qui est une excellente nouvelle.Elle y consacrera un peu moins de 30 millions de dollars au cours des prochaines années.Le hic, c'est qu'encore une fois, c'est l'usager qui se fait refiler une partie de la facture et ce, avant même d'avoir vu l'ombre d'une amélioration.Depuis 10 ans, les utilisateurs ont vu le prix de leur CAM augmenter de 20$ alors que les services, eux, se détérioraient.La hausse du coût du laisser-passer mensuel annoncée jeudi, qui sera en vigueur dès janvier, n'est donc pas justifiée.Le budget qu'on alloue au transport n'estpas élastique.Unindividu qui décide de laisser sa voiture à la maison pour se rendre au boulot en transports en commun ne réalise pas une grande économie.Il paie sa voiture ET il paie son passage.On ne l'encourage donc pas à faire le choix des transports en commun en augmentant les tarifs.Cela dit, cette nième augmentation aurait peut-être mieux passé si elle avait été accompagnée, comme à Laval, d'une série de mesures incitatives comme la diminution du coût du billet unitaire, une réduction de 60% les jours d'alerte au smog ainsi que le passage gratuit pour enfants les jours fériés et les week-ends.Voilà une approche audacieuse.Or l'audace et l'innovation font cruellement défaut à la STM.Un exemple: la clientèle cycliste.À Montréal, on ne peut toujours pas accrocher son vélo sur un support installé à l'avant d'un bus comme c'est le cas dans plusieurs villes nord-américaines.La STM promet un projet pilote pour 2008, après consultation (une autre !) avec les milieux cyclistes.Quant à un plus grand accès au métro avec son vélo, ce n'est même pas dans les plans.Là où la Société de transport devrait sérieusement faire preuve de créativité, c'est dans son approche à l'endroit des étudiants, clientèle vulnérable s'il en est une.La STM gagnerait à les courtiser davantage comme à Sherbrooke, où les transports en commun sont gratuits pour les quelque 20 000 étudiants.L'introduction de la carte à puce, prévue pour l'an prochain, permettrait par exemple à la Société de transport d'offrir aux étudiants des coûts modulés (moins cher à l'extérieur des heures de pointe ou durant la fin de semaine, par exemple).La STM fait le contraire, elle augmente leur carte mensuelle d'un dollar.Drôle d'approche.En général, les usagers contribuent autour de 40% du budget d'une société de transport.À Montréal, on s'approche dangereusement des 50 %.Pour une ville qui dit vouloir faire des transports en commun sa priorité, c'est une tendance difficile à comprendre.L'exemple de Toronto, où la hausse des tarifs s'est traduite par une chute vertigineuse de l'achalandage, devrait servir d'exemple à ne pas suivre pour Montréal et la STM.Laissons souffler les usagers.Payez maintenant\u2026 La hausse de la CAM n'est pas justifiée. À VOTRE TOUR LETTRE DE LA SEMAINE VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 NORMAND CAYOUETTE L'auteur est un Montréalais.Si le modèle d'ange chrétien de mon enfance n'a pas su traverser les époques, il existe encore, sur cette terre de Caïn, au moins un ange gardien.Un vrai celui-là.Son nom, Yoyo.Rien de très angélique.Si c'est Dieu qui l'a ainsi nommé, il avait ce matinlà, l'inspiration au degré zéro.Qui plus est, Yoyo fume.Je la vois à 8h35, bien installée sur le trottoir en face de l'école Saint-Paul-de-la-Croix.Assise sur son petit siège pliant, elle grille une clope jusqu'à la dernière touche, sereine, discrète, souriante.Yoyo travaille au service de garde de l'école.Le matin, elle arpente le béton de la cour et ils sont nombreux à venir l'entourer, gars et filles du primaire, masse grouillante de petites faces énervées.Ils l'accompagnent comme des abeilles autour de la reine.Derrière ses verres fumés (c'est un ange à lunettes de soleil) elle voit l'âme de chacun, elle devine les humeurs, elle scrute, suppute, questionne, comprend et diagnostique l'état général de chacun de ses chérubins.Et elle intervient.Jamais elle ne laisse la détresse envahir un de ses protégés.Elle s'est assise à côté de celle-ci qui s'était cassée un bras le dernier jour d'école en juin et a attendu avec elle que la situation évolue dans le bon sens ; elle a fait parler le grand roseau silencieux accoté à la clôture Frost là, au fond de la cour, qui dodelinait de la tête en s'inquiétant pour une histoire d'enfant de la plus haute importance: une histoire d'ami, de devoir perdu, une tristesse sans adresse, un coup d'ennui, qui sait\u2026 Elle n'est pas un docteur, Yoyo, elle ne trouve pas l'antidote à tous les malheurs.Je vous l'ai dit, c'est un ange.À cigarette et à verres fumés.Elle était là la semaine dernière, à 17h15, pour un Benjamin qui pestait contre un ballon reçu en plein visage.Il pleurait en gueulant contre l'univers au grand complet.Elle s'est tenue là, tout près du petit être abîmé, elle a écouté sa complainte, elle lui a lancé un mot drôle et, quand elle a vu qu'il la suivait dans les marches de l'école en grognant, elle a su qu'il allait mieux.Sans morale, sans histoire, sans un doigt en l'air, elle lui a dit sans lui dire, qu'elle l'aimait.Et il a compris.Il est retourné s'amuser, toujours en maugréant un peu, mais bon\u2026 Le grand roseau, la petite fille au bras cassé et le Benjamin bougon sont mes enfants.Et chaque matin, ma douce et moi, quand nous les poussons dans le derrière pour qu'ils se dépêchent, qu'ils prennent leur jus d'orange et qu'ils n'oublient pas leur boîte à lunch, nous savons que nous sommes des gens privilégiés.Parce que chaque matin, quand nous leur souhaitons bonne journée, nous savons qu'il y a, à l'autre bout de notre amour, de nos inquiétudes et de nos impatiences, un ange gardien qui prend le relais.Un ange nommé Yoyo, qui fume à 8h35 sur son petit siège pliant .Merci Yolande Appleby pour tous ces petits coeurs vaillants, souriants, pas reposants et bruyants dont tu prends soin chaque jour de la semaine.Ils ne le savent pas, ils peuvent s 'égratigner un coude ou vivre une peine grosse et triste comme un devoir à recopier, tant qu'il y aura une Yoyo dans le coin, ils peuvent continuer à vivre leur enfance sans crainte\u2026 un ange veille sur eux.L'auteur de la lettre de la semaine, Normand Cayouette, recevra une copie laminée de cette page.Un ange nommé Yoyo PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Yolande Appleby voit l'âme de chacun, elle devine les humeurs, elle scrute, suppute, questionne, comprend et diagnostique l'état général de chacun de ses chérubins de l'école Saint-Paul-de-la-Croix.Le matin, ils sont nombreux à venir entourer Yoyo, gars et filles du primaire, masse grouillante de petites faces énervées.MARC-ANDRÉ LACASSE La Ville de Pierrefonds vient de rendre une décision complètement absurde et incompréhensible.Elle a donné une contravention à un résidant ayant peint sa porte de garage aux couleurs du drapeau grec et lui a ordonné de repeindre sa porte.Il y a plusieurs choses que je ne comprends pas.Est-ce que toutes les portes de garage de Pierrefonds doivent être peintes de la même couleur et de façon identique?Sinon, quelles couleurs sont permises et quelles couleurs sont interdites?Est-ce qu'on permettra de peindre sa porte en jaune, en vert ou en rouge, mais pas en blanc; en noir, en violet ou en brun, mais pas en bleu ; en turquoise, en orange ou en marron, mais pas en mauve?Sinon, toutes les couleurs sont permises, mais seulement certains motifs sont interdits?Alors les quadrillés seront permis, mais pas les lignés ; les diagonales seront permises, mais pas les croix; les points seront permis, mais pas les cercles?Les affiches électorales de 1,80m sur 1,80m sont permises en plein milieu d'un boulevard achalandé et ne constituent en rien une pollution visuelle, mais les portes de garage sur un terrain privé peuvent en constituer?Les publicités commerciales monstres en plein milieu de l'espace public sont permises et ne constituent en rien une pollution visuelle, mais les portes de garage sur un terrain privé peuvent en constituer?Par ailleurs, il est entendu qu'il est permis à tous d'arborer un drapeau devant chez soi.Ainsi donc, le résidant de Pierrefonds pourrait avoir un drapeau grec devant chez lui, mais il ne peut pas avoir les couleurs du drapeau grec sur sa porte de garage?Une décision absurde PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Théodore Antonopoulos, qui avait peint sa porte de garage aux couleurs de la Grèce lors de l'Euro 2004, devra reprendre le pinceau, la Ville de Pierrefonds jugeant la porte non conforme.Est-ce que toutes les portes de garage de Pierrefonds doivent être peintes de la même couleur et de façon identique ?BRIGITTE DUBÉ L'auteure réside à Matane.Toute une surprise ce matin ! Mon dentiste prend sa retraite et il n'y a personne pour le remplacer.Il a tenté pendant des années de trouver une relève, mais aucun candidat ne daigne venir en région.Eh! Oh ! Vous, les dentistes de la ville, la Matanie, c'est pas la brousse ! Nous avons l'électricité et l'eau courante à Matane et dans toutes les régions « éloignées» d'ailleurs (éloignées de quoi, au fait, et d'où ?).Nous avons même l'internet à haute vitesse et quelques petits restos sympas, de la bonne bouffe bio et tout.On a le sens de l'humour et, comme vous, on aime refaire le monde autour d'un bon repas le samedi soir.On fait du ski, on joue au golf et patati et patata.On regarde la même télé et, culturellement, on est rendu à la même place que vous.Plus loin peut-être parce qu'à voir la perception que vous semblez entretenir au sujet des gens des régions, je constate un sérieux manque d'ouverture.Vous faudrait-il des accommodements raisonnables pour que vous consentiez à venir prendre soin de nous ?Sommes-nous si différents ?Je me demande ce qui vous anime, vous les jeunes professionnels, que vous soyez dentistes, médecins ou autre.Votre devoir est de soigner le monde, pas de ne rechercher que le fric et de ne consentir à soigner que ceux que vous considérez comme des êtres humains.La Matanie, ce n'est pas la brousse ! DAVID-ALEXANDRE FABER L'auteur est un étudiant de 19 ans domicilié à Montréal.Jeunes cégépiens, mon amie et moi décidons d'aller magasiner au centre-ville de Montréal après un examen.Ce devait être une soirée tranquil le pour oublier l'angoisse de la vie étudiante en faisant du lèche-vitrine.On arrête au Starbucks du Chapters, rue Sainte-Catherine, pour commander des cafés.Le garçon au comptoir a du mal à comprendre notre français et on doit se répéter plusieurs fois pour finalement recevoir la mauvaise commande.Insatisfaits de notre service, on remplit un coupon pour signaler notre mécontentement.Après quelques boutiques, on s'arrête au Burger King du Centre Eaton.Malgré le fait que je m'adresse à la caissière en français, elle me répond en anglais.Lorsque je lui demande à parler à un gérant, elle ne me comprend pas.Elle va chercher un autre caissier qui ne me comprend toujours pas.Troisième caissière\u2026 Bingo! Le gérant est dans son bureau.Lorsqu'il m'offre de la nourriture gratuite, je lui fais comprendre que ce n'est pas ce qui m'intéresse, mais bien de recevoir un service équivalent à celui que reçoivent les anglophones.Il me dit que, dorénavant, le français de ses employés sera vérifié à l'embauche et me donne le numéro du siège social de Burger King pour les plaintes.Comment se fa it-i l qu'on ait pu employer une caissière qui ne comprend pas le français?Comment se fait-il que des clients francophones soient discriminés à Montréal en 2007?Je croyais que mes parents et mes grands-parents s'étaient déjà battus pour cela.Finalement, lorsque je déballe mon hamburger, surprise, ce n'est pas un trio végétarien, mais un fondant au bacon qui m'attend! Des situations comme celles-ci ne sont pas acceptables ! Une situation inacceptable Des clients francophones sont discriminés à Montréal en 2007.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE © Que les professionnels se rassurent : il y a l'électricité et l'eau courante à Matane.Aussi, internet à haute vitesse, de bons petits restos, de la bouffe bio, de l'humour."]
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