La presse, 16 mars 2007, Cahier A
[" 3470110A SUR LA ROUTE Patrick Lagacé et Ivanoh Demers parcourent les routes du Québec à la rencontre des électeurs.À voir sur cyberpresse.ca/ route, leur deuxième reportage multimédia.ET SI LE PARTI QUÉBECOIS TENDAIT LAMAINÀ QUÉBEC SOLIDAIRE?«Un rapprochement (.) aurait une valeur symbolique importante.Peut-être même cruciale» LA CHRONIQUE DE VINCENTMARISSAL, À LIRE EN PAGE A5 ÉLECTIONS2007 Q LA COULEUR DE L'ARGENT LE FINANCEMENT DES PARTIS RÉGION PARRÉGION PAGES A2 ET A3 SUR LA LIGNE DE DÉPART DE LA SAISON 2007 GUAY ATTAQUE ! IL GAGNE LE BRONZE AU DERNIER SUPER-GDE LA SAISON 5E PODIUM POUR LE SKIEUR DE MONT-TREMBLANT RÉCOLTE RECORD POUR LE CANADA EN COUPE DU MONDE SPORTS PAGE 1 F1 3 PAGES À LIRE DANS LE CAHIER SPORTS PHOTO FABRICE COFFRINI, AFP GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Les Canadiens risquent dans un avenir rapproché de devoir se procurer un visa pour visiter la France, l'Angleterre ou n'importe lequel des 25 autres pays de l'Union européenne, si Ottawa ne renonce pas à exiger un visa pour les visiteurs de huit nouveaux pays membres de l'UE.Cette menace «a bel et bien été transmise aux autorités canadiennes », a confirmé à La Presse hier un haut responsable à la délégation de l'Union européenne à Ottawa.L'entrée de 12 nouveaux pays dans l'Union européenne depuis le ler mai 2004 est devenue une pomme de discorde depuis près de quatre ans entre l'Union et le Canada sur la question des visas.Avant cette date, Ottawa observait le principe de la réciprocité avec les membres de l'UE et dispensait d'un visa ses visiteurs pour entrer au pays.L'EUROPE MENACEOTTAWA D'UNE GUERRE DE VISAS L'UE reproche au Canada d'exiger un permis de séjour à huit de ses pays membres TOMMY CHOUINARD, MALORIE BEAUCHEMIN, HUGO DE GRANDPRÉ ET ANDRÉ NOËL La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) fera enquête sur les activités de la compagnie Medecina à la demande du premier ministre Jean Charest et de son ministre de la Santé, Philippe Couillard.Comme La Presse l'a révélé hier, cette entreprise de Montréal offre à ses clients d'obtenir un rendezvous avec un médecin spécialiste en 72 heures, moyennant des frais de 290 $ et plus.Jean Charest et André Boisclair ont désapprouvé cette pratique, tandis que Mario Dumont n'a pas voulu la condamner directement.COURTIER EN SANTÉ La RAMQ fera enquête PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Tradition depuis 1997, la manifestation contre la brutalité policière a attiré environ 400 personnes, hier soir.Les manifestants ont confronté les policiers dans un jeu du chat et de la souris, nuisant à la circulation dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.En soirée, le Service de police de Montréal dénombrait une quinzaine d'arrestations.Les protestataires ont fracassé des vitrines, allumé des feux et causé du grabuge.Àlire en page A14.Manif contre la brutalité policière Du grabuge et des arrestations >Voir VISAS en page A11 >Voir SANTÉ en page A10 123e année No 144 58 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 80¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Mario Dumont est-il un accommodement raisonnable ?\u2014Un indécis Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 Montréal vendredi 16 mars 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique ACTUALITÉS Parti qui a récolté le plus de dons par région administrative 1/ABITIBI PQ 55 090,06 $ ADQ 4 700,00 $ PLQ 135 150,00 $ PLQ 69% PLQ ADQ PQ PQ 28% ADQ 2% ADQ 6% TOTAL 194 940,06 $ PQ 85 555,08 $ ADQ 22 307,18 $ PLQ 96 951,01 $ PLQ 47% PQ 42% ADQ 11% TOTAL 204 813,27 $ 2/BAS-SAINT-LAURENT PQ 100 480,04 $ ADQ 16 742,05 $ PLQ 186 897,50 $ PLQ 61% PQ 33% TOTAL 304 119,59 $ 3/CENTRE-DU-QUÉBEC ADQ 11% PQ 65 568,00 $ ADQ 34 739,95 $ PLQ 209 966,00 $ PLQ 68% PQ 21% TOTAL 310 273,95 $ 4/CHAUDIÈRE-APPALACHES ADQ 5% PQ 206 817 $ ADQ 20 825 $ PLQ 227 560 $ PLQ 50% PQ 45% TOTAL 455 202 $ 6/ESTRIE ADQ 1% PQ 34 965 $ ADQ 800 $ PLQ 17 630 $ PLQ 33% PQ 65% TOTAL 53 395 $ 5/CÔTE-NORD ADQ 3% PQ 46 942 $ ADQ 2 800 $ PLQ 44 875 $ PLQ 47% PQ 50% TOTAL 94 617 $ ADQ 6% PQ 193 644,20 $ ADQ 28 029,89 $ PLQ 281 272,00 $ PLQ 56% PQ 39% TOTAL 502 946,09 $ 8/LANAUDIÈRE 7/GASPÉSIE\u2014ÎLES-DE-LA-MADELEINE Méthodologie Les calculs sur le financement des partis politiques ont été réalisés à partir des rapports financiers de l'année 2005.Il s'agit des rapports les plus récents disponibles auprès du Directeur général des élections du Québec.Nous avons utilisé les codes postaux des donateurs afin de les répartir dans chacune des régions administratives du Québec.Nous avons compilé les dons de plus de 200 $ faits aux partis politiques.Les fonds amassés pour la course à la direction du Parti québécois en 2005 n'ont pas été pris en compte.Saisie des données : Caroline Brisson \u2014 Graphisme : Jacques-Olivier Bras, La Presse © PARTI S POL I T IQUE S LA COULEUR ÉLECTIONS 2007 Les 17 régions administratives du Québec 1- ABITIBI 2-BAS-SAINT-LAURENT 3-CENTRE-DU-QUÉBEC 4-CHAUDIÈREAPPALACHES 5-CÔTE-NORD 6-ESTRIE 7-GASPÉSIE \u2014 ÎLESDE- LA-MADELEINE 8-LANAUDIÈRE 9-LAURENTIDES 10-LAVAL 11-MAURICIE 12-MONTÉRÉGIE 13-MONTRÉAL 14-NORD-DU-QUÉBEC 15-OUTAOUAIS 16-CAPITALE -NATIONALE 17-SAGUENAY \u2014 LAC-SAINT-JEAN SÉBASTIEN RODRIGUE Le Parti libéral du Québec (PLQ) a récolté en 2005 les deux tiers de tous les dons faits aux trois principaux partis politiques au Québec.Les troupes de Jean Charest ont dominé le financement dans 13 des 17 régions administratives de la province.Les libéraux dament même le pion aux péquistes au Saguenay-Lac-Saint-Jean, un château fort du PQ.Les libéraux amassent plus de la moitié de leurs fonds à Montréal et en Montérégie, selon les rapports financiers de 2005.Il s'agit tout de même des régions parmi les plus populeuses.Au chapitre des dons par habitant, le PLQ cartonne à Laval, Montréal et au Saguenay-Lac- Saint-Jean, où ils dépassent 1$.Ce n'est toutefois pas le cas sur la Côte-Nord, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.Harold Chorney, professeur de sciences politiques à l'Université Concordia, note que les partis au pouvoir ont plus de facilité à se financer.«Le PLQ est un vieux parti, un parti associé au gouvernement.Il attire des citoyens qui ont de l'argent et qui peuvent donner», ajoute-t-il.Brian Tanguay, professeur spécialisé en politique québécoise à l'Université Wilfrid-Laurier, en Ontario, souligne que les libéraux se sont bien adaptés au régime de financement des partis politiques mis en place par les péquistes à la fin des années 70.M.Tanguay précise que le Parti québécois est davantage un parti de masse, ce qui peut lui nuire en matière de financement.En 2005, le PQ a récolté un peu plus de 3,2 millions en dons, soit la moitié moins que les libéraux.Les rapports financiers du PQ font néanmoins état de plusieurs milliers de dollars donnés en vue de la course à la direction.Montréal et la Montérégie sont encore une fois les principaux pourvoyeurs de fonds.L'Estrie, le Saguenay-Lac-Saint- Jean, la Mauricie et les Laurentides sont les régions les plus généreuses envers le PQ, selon un calcul par habitant.À l'inverse, l'Outaouais et Chaudière- Appalaches donnent le moins.Harold Chorney souligne que le PQ a une bonne machine électorale en temps normal.Le professeur de l'Université Concordia estime que les difficultés de leadership du parti, à certains moments, et la montée de l'Action démocratique ont pu nuire au parti ces derniers temps.Montréal généreux envers l'ADQ L'ADQ fait tout de même figure de parent pauvre devant ses deux rivaux.Le parti de Mario Dumont a amassé en 2005 un peu plus de 330 000$, soit 3,1% de tout le financement populaire des trois principaux partis politiques en 2005.L'Action démocratique recueille la moitié de ses fonds à Montréal, en Montérégie et dans Chaudière-Appa- Au Québec, une partie du financement des partis politiques repose sur les dons du public.Qui récolte le plus ?Le Parti libéral.Quelle région donne le plus par habitant ?Laval.Laquelle donne le moins par habitant ?Le Nord-du-Québec.D'où l'ADQtire-t-elle la majorité de ses revenus en dons ?De Montréal.D'où le PQ tire-t-il le plus de revenus par habitant ?De la Mauricie.La Presse a voulu savoir d'où venaient les dons faits aux partis politiques.L'exercice s'est révélé étonnant. ACTUALITÉS Répartition totale des dons par parti Dons de plus de 200$ par ville, tous partis confondus, en 2005 9/LAURENTIDES PQ 319 040,04 $ ADQ 21 650,00 $ PLQ 445 471,00 $ PLQ 57% PQ 41% ADQ 3% TOTAL 786 161,04 $ PQ 147 325,00 $ ADQ 16 672,50 $ PLQ 484 307,00 $ PLQ 75% PQ 23% ADQ 3% TOTAL 648 304,50 $ 10/LAVAL PQ 213 374,51 $ ADQ 3 255,73 $ PLQ 183 855,00 $ PLQ 46% PQ 53% ADQ 1% TOTAL 400 485,24 $ 11/MAURICIE PQ 660 667,21 $ ADQ 52 181,00 $ PLQ 1 251 633,00 $ PLQ 64% PQ 34% ADQ 3% TOTAL 1 964 481,21 $ 12/MONTÉRÉGIE PQ 679 692,36 $ ADQ 79 716,45 $ PLQ 2 471 787,00 $ PLQ 76% PQ 21% ADQ 2% TOTAL 3 231 195,81 $ 13/MONTRÉAL PQ 221 853,79 $ ADQ 21 133,18 $ PLQ 625 233,00 $ PLQ 72% PQ 26% ADQ 2% TOTAL 868 219,97 $ 16/CAPITALE-NATIONALE PQ 39 218 $ ADQ 1 085 $ PLQ 243 105 $ PLQ 85,8% PQ 13,8% ADQ 0,4% TOTAL 283 408 $ 15/OUTAOUAIS PQ 7 350 $ ADQ 0 $ PLQ 1 200 $ PLQ 14% PQ 86% ADQ 0% TOTAL 8 550 $ 14/NORD-DU-QUÉBEC PQ 194 104 $ ADQ 4 739 $ PLQ 285 551 $ PLQ 59% PQ 40% ADQ 1% TOTAL 484 394 $ 17/SAGUENAY\u2014LAC-SAINT-JEAN DON PARHABITANTDE0$À1$ DON PARHABITANTDE1$À1,50$ DON PARHABITANT DE1,50$À2$ PQ 30,3% 3 272 886,29$ PLQ 66,6% ADQ 7 193 443,51$ 3,1% 331 376,93$ TOTAL : 10797 706,73$ DE L'ARGENT ÉLECTIONS 2007 Pour comprendre Les Québécois ont versé près de 10,8 millions au PQ, au PLQ et à l'ADQ en 2005.Cette somme comprend tous les dons de plus de 200 $.La carte ci-dessous montre la moyenne de dons par habitant par région, tous partis confondus.Montréal 2 782 560 $ Longueuil 864 279 $ Québec 808 049 $ Laval 648 305 $ Trois-Rivières 233 294 $ Sherbrooke 203 525 $ Gatineau 196 955 $ Saguenay 193 072 $ Lévis 160 444 $ Drummondville 118 625 $ Saint-Jean-sur-Richelieu 101 215 $ Rouyn-Noranda 53 770 $ Granby 34 655 $ Sept-Îles 22 420 $ Saint-Jérôme 20 038 $ Rimouski 18 950 $ Baie-Comeau 16 085 $ Gaspé 10 886 $ Il est possible pour un parti d'amasser beaucoup d'argent, mais il n'est pas possible d'acheter les votes.laches, où elle a fait élire trois députés en 2003.Le Bas-Saint-Laurent est la région où l'ADQ obtient le plus d'argent par habitant.Le chef adéquiste représente d'ailleurs la circonscription de Rivière-du-Loup.Brian Tanguay indique que le système de financement au Québec se révèle difficile pour les jeunes partis.Au Canada, moins de 5% de la population donne à des partis politiques, souligne-t-il.Les partis deviennent donc de plus en plus dépendants du financement de l'État.Au Québec, le Directeur général des élections verse 50 cents pour chaque vote obtenu par un parti.L'Action démocratique a ainsi reçu un peu plus de 500 000$ en financement public durant la dernière année, comparativement à 1,2 million pour le PLQ et 912 000$ pour le PQ.Le financement du public est quant à lui limité à 3000$ par personne par année et par parti.Les entreprises ne sont pas autorisées à verser des fonds.Les partis n'ont pas l'habitude de faire des économies.Les formations politiques peuvent dépenser jusqu'à 9,8 millions durant la présente campagne.Les péquistes et les libéraux ont l'habitude de s'approcher de cette limite, tandis que l'ADQ est plus modeste.«Il est possible pour un parti d'amasser beaucoup d'argent, mais il n'est pas possible d'acheter les votes», observe M.Chorney.Moyenne de dons par habitant par région De quoi êtes-vous fait ?JEFF GORDON ET SA CARRERA ACIER ET OR 18 CARATS CHRONOGRAPHE AUTOMATIQUE 866-260-0460 www.tagheuer.com 3460155A ÉLECTIONS 2007 DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 S'il faut en croire l'exministre Claude Castonguay, le Québec aurait tout à gagner à ce que l'ADQ devienne l'opposition officielle.Bien que nuancé, cet appui tombe comme une surprise.Le père du régime d'assurance maladie a toujours été proche du Parti libéral du Québec.Dans une entrevue accordée hier à La Presse, M.Castonguay précise qu'il s'attend à une réélection des libéraux le 26 mars ; il la souhaite même.Mais, selon lui, il serait salutaire pour le Québec que ce gouvernement soit minoritaire.Ancien ministre de Robert Bourassa, il était aux côtés de Jean Charest quand celui-ci avait lancé la plateforme santé de son parti aux élections de 1998.Sans ambages, il dit prévoir que les libéraux seront réélus, mais il serait sain, selon lui, que l'ADQ occupe une plus large place, dans le débat public autant qu'à l'Assemblée nationale.« M.Dumont représentait 18% des électeurs en 2003, ils n'ont pas eu les moyens correspondants.Ce parti a apporté et continuera d'apporter une contribution importante », relève-t-il.Minoritaire « une bonne chose » Pour Claude Castonguay, « la campagne actuelle permet un réalignement des forces très sain pour la démocratie.L'absence de la question de la souveraineté, dans la campagne, « laisse prévoir pour le lendemain du 26, un changement qui pourrait être significatif dans la représentation à l'Assemblée nationale ».« Les sondages permettent d'espérer que l'ADQ devienne l'opposition officielle et que le Parti québécois soit relégué en troisième place, ce qui le forcerait à revoir son orientation », d'ajouter M.Castonguay, qui avait été nommé au Sénat par Brian Mulroney, en 1990\u2014 il avait cependant démissionné deux ans plus tard.« L'arrivée de l'ADQ sur la scène fait que le débat portera beaucoup plus sur les vrais débats du Québec, l'économie, l'emploi, plutôt que sur l'habituelle division entre fédéraliste et souverainistes », observe M.Castonguay, qui se trouvait hier midi à l'allocution de Jean Charest à l'Institut économique de Montréal.« Et je serai à celle de M.Dumont la semaine prochaine.» Selon lui, on s'oriente vers un gouvernement minoritaire : « Je pense que ce serait une bonne chose\u2026 l'attention porterait vraiment sur les enjeux importants.» Selon lui, Mario Dumont a « la compétence et la stature pour devenir un chef de l'opposition efficace et devenir ultérieurement premier ministre », a poursuivi l'ancien collaborateur de Robert Bourassa.Quand on lui rappelle les critiques voulant que le chef adéquiste n'ait pas d'équipe forte autour de lui, il minimise le manque d'expérience des candidats adéquistes: « Ils vont faire leurs armes\u2026 se préparer dans l'opposition pour un jour arriver au pouvoir.» Medicina Appelé à commenter la manchette de La Presse révélant qu'une firme de Montréal, Medicina, se spécialise dans l'accélération du traitement des patients qui acceptent de payer plutôt que d'attendre une intervention, M.Castonguay dit désapprouver « des comportements qui peuvent discréditer toutes les cliniques privées, et l'idée d'une plus grande présence du privé en santé.Ce que je vois dans le journal me paraît étrange.Si c'est le seul et unique service que cette organisation rend, je trouve que ce n'est pas dans l'esprit de ce qu'on a dans le système de santé ».Il y a cinq ans, il avait participé avec le Dr Réjean Thomas, ex-candidat péquiste et proche d'André Boisclair, à un congrès de l'Action démocratique sur la santé.Déjà, les observateurs avaient relevé la parenté des idées de M.Castonguay avec les orientations de l'ADQ.M.Castonguay refuse toutefois d'entrer sur le terrain du programme de l'ADQ en matière de santé.Le parti de Mario Dumont propose un régime mixte, qui laisse une place importante au privé.« Je ne veux rien dire làdessus, Chaque fois qu'on dit le mot changement en santé, on ressort des histoires de système à deux vitesses », constate-t-il.« Après les élections, il sera grand temps de reprendre la question de la santé, et je compte bien intervenir », a-t-il précisé.Charest minoritaire et Dumont chef de l'opposition Tel est le souhait du père de l'assurance maladie Claude Castonguay PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Pour Claude Castonguay, « la campagne actuelle permet un réalignement des forces très sain pour la démocratie ».HUGO DE GRANDPRÉ BEAUHARNOIS \u2014 Mario Dumont propose d'accélérer le développement hydroélectrique en ajoutant 10 000 mégawatts supplémentaires, soit de deux à trois fois plus que la proposition du gouvernement Charest.Pour y arriver, le chef de l'Action démocratique du Québec souhaite même la relance du projet Grande-Baleine et des discussions avec Terre-Neuve sur la mise en valeur du Labrador.« On sait que c'est un projet qui est complexe, que c'est un projet qui a plusieurs enjeux autochtones, environnementaux, a-t-il fait valoir à propos du projet Grande-Baleine, qui avait provoqué l' ire de ces groupes, avant d'être mis sur les tablettes en 1994.Il n'en demeure pas moins que les citoyens ont investi plus d'un demi-mi l l ia rd , simplement pour les études.» M.Dumont entrevoit d'échelonner ce développement sur une période de 10 à 15 ans.Actuellement, environ 36 000MW de puissance sont déjà exploités sur le territoire québécois.La stratégie gouvernementale adoptée en mai dernier prévoit l'ajout de 4500MW d'ici 2010.On compte les puiser dans les projets de la Romaine et de Petit Mécatina, qui devraient livrer à terme environ 1500MW chacun.Les 1500MW restants proviendront de sources d'approvisionnement diverses.D'autres projets sont dans le col l imateur.Ils permett ra ient d'a l ler chercher de l'énergie supplémentaire, pour un total de plus ou moins 2000MW.Il s'agit d'Eastmain- 1-A, Péribonka, Chute-Allard et Rapide-des-Coeurs.L'an dernier, le gouvernement Charest a dû revenir sur ses pas après que son ministre du Développement économique, Raymond Bachand, eut évoqué la possibilité de ressusciter le projet Grande-Baleine.Situé dans le Nunavik, ce complexe devait avoir une puissance de 3210MW.Apport fédéral Par ailleurs, plus tôt en campagne, l'ADQ a proposé de doubler les efforts en matière d'économie d'énergie afin d'en dégager pour les marchés d'exportation, notamment l'Ontario.Hier, M.Dumont a suggéré de solliciter l'apport financier du gouvernement fédéral pour la construction des lignes de transport de courant entre cette province et le Québec.« Le gouvernement canadien a tout un défi en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.Et l'Ontario, en matière de développement électrique, n'a pas la même chance que le Québec.On pense qu'il doit y avoir une vision de développement conjoint.» Le chef de l'ADQ lorgne Grande-Baleine LA CAMPAGNE EN DIRECT DANS L'AUTOCAR Méchante interférence.Un problème technique a forcé Jean Charest à interrompre une conférence de presse à Montréal, hier, ce qui a donné lieu à un spectacle surréaliste.Après qu'il eut répondu à une question d'un journaliste, un technicien a lancé au premier ministre : « Excusez-moi : depuis que vous êtes arrivé, on a comme une interférence\u2026 Est-ce que ça se peut que des Black Berry dans vos poches soient ouverts?» M.Charest a répondu que son téléphone portable était fermé.Puis, il a jeté un coup d'oeil vers ses candidats qui l'entouraient pour l'occasion.« O.K., mettez-vous contre le mur, on va vous fouiller! » a-t-il lancé, provoquant des éclats de rire.« Ce n'est pas nous, a-t-il ajouté sur un ton plus sérieux.Estce que c'est quelqu'un d'autre?» Jean Charest a ensuite fait un test au micro.« Un, deux, trois\u2026 » Et à la blague, il a imité le bruit d'une interférence : « B \u2026 » Le problème technique a finalement été réglé.Jean Charest a pu reprendre sa conférence de presse.Toute la scène a été diffusée en direct sur les chaînes d'information continue ! Tommy Chouinard ILS ONT DIT\u2026 « Les gens ont chacun droit à leur opinion.Ç'a été mon adversaire, dans les débats, le plus coriace de la semaine.» - Jean Charest, à propos du travailleur qui l'a apostrophé, hier, à l'usine ABB de Varennes.« Je pense encore que l'exportation, pour les Québécois, est une voie d'avenir, que les Québécois ont besoin d'argent, ont besoin de ressources financières pour faire face au vieillissement de la population.» - Mario Dumont, qui s'est engagé à relancer le projet de barrage hydroélectrique Grande-Baleine.« Je fais de la politique et non de la linguistique.» - André Boisclair, refusant d'offrir des excuses pour avoir utilisé l'expression « yeux bridés », ce qu'un groupe considère offensant.À LIRE SUR CYBERPRESSE Sur son blogue, le chroniqueur du Soleil, Michel C.Auger apporte un autre éclairage sur les notes de services du ministère des Transports.Christian Raymond, le candidat adéquiste qui s'est fait montrer la porte du parti par Mario Dumont en a remis ! Il réclame à l'ADQ le remboursement de 14 000 $ ainsi que d'autres dépenses relativement à son apparence.À LIRE SUR LE BLOGUE DE PATRICK LAGACÉ LES CHEFS AUJOURD'HUI ANDRÉ BOISCLAIR PQ Cap-Chat, Matane, Havre-aux-Maisons JEAN CHAREST, PLQ Rimouski, Matane, Mont-Joli MARIO DUMONT, ADQ Mirabel, Laval, Montréal LE POIDS MÉDIA LE POIDS DE LA CAMPAGNE DANS LES MÉDIAS HIER LES CHEFS Mario Dumont 41 % Jean Charest 33 % André Boisclair 25 % Autres 1% LES ENJEUX Débat des chefs 47 % Viaduc de la Concorde 26 % Débat constitutionnel 4 % Jean Charest et la FQM 2 % Influencecommunicationcalcule l'importance accordée aux chefs et aux différents enjeux de la campagne dans les médias du Québec.Source: Influence communication www.influencecommunication.ca VIVEZ DANS LE MOMENT.ENCORE, ENCORE ET ENCORE.GABRIEL LEXUS ST-LAURENT (514) 747-7777 gabriel.lexus.ca PRESTIGE LEXUS BROSSARD (450) 923-7777 prestige.lexus.ca SPINELLI LEXUS LACHINE LACHINE (514) 634-7171 1 800 352-6111 spinellilexus.com LEXUS LAVAL 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bien changé depuis quatre ans.Considéré comme l'ennemi politique numéro un par tout ce que la gauche comptait d'acteurs engagés au Québec, Mario Dumont avait été mitrail lé, notamment par les grandes centrales syndicales, par les intellectuels et par les commentateurs.Où est aujourd'hui la coalition syndicale qui avait dirigé ses foudres contre Mario Dumont en 2003?En fait, où est la gauche militante, point?Tous les acteurs sont encore là, mais ils sont éparpillés, démobilisés, plutôt que d'être unis comme la dernière fois.Du côté politique, une partie de l'aile gauche souverainiste est partie chez Québec solidaire, déçue du Parti québécois.Du côté syndical, l'arrivée d'André Boisclair à la tête du PQ a créé un froid qui perdure, malgré le ralliement tiède d'Henri Massé de la FTQ.Résultat : Mario Dumont a aujourd'hui beaucoup plus de glace pour jouer qu'il n'en avait en 2003.Le PQ, grugé à la fois par l'ADQ en région et par QS en milieu urbain, a perdu des plumes et reste deuxième derrière le Parti libéral de Jean Charest, pourtant très impopulaire.Et si le PQ tendait la main à QS?Pas pour sauver des sièges, bien sûr (Québec solidaire n'est pas encore en position de rafler des circonscriptions au PQ) ; mais un rapprochement, avant le scrutin, aurait une valeur symbolique importante.Peut-être même cruciale, considérant la lutte serrée que se livrent les trois grands partis pour le pouvoir.Québec solidaire reste relativement marginal dans cette campagne, mais le PQ aura besoin de tout son monde s'il veut avoir une chance de remporter ces élections, surtout si André Boisclair rêve d'une majorité.Voilà une belle occasion pour QS d'imposer au Parti québécois un repositionnement vers la gauche (disons, plutôt, le centre gauche).Et pour André Boisclair de montrer qu'il peut être un rassembleur.Pure fiction?Québec solidaire, en tout cas, est « parlable ».Croisée mercredi à Québec en marge du Forum des municipalités du Québec (elle y est allée, elle), Françoise David a répété que « si le téléphone sonne, nous répondrons », ajoutant du même souffle qu'il se fait tard pour parler rapprochement avant le scrutin et que ce sont ses membres qui devraient décider.De toute, façon, dit-elle, le téléphone n'a jamais sonné.André Boisclair a croisé Mme David à maintes reprises depuis un an et il n'a seulement jamais effleuré le sujet.Le plus grand obstacle à un tel rapprochement demeure André Boisclair lui-même.Quand il a été élu à la tête du PQ, en novembre 2005, M.Boisclair avait déclaré : « Nous devons bâtir une coalition avec les souverainistes de tous les horizons.» De toute évidence, 16 mois plus tard, il n'y est pas arrivé.Quand l'ancien député Jean- Pierre Charbonneau avait proposé, en mars 2006, de faire alliance officiellement avec QS, André Boisclair avait fermé la porte catégoriquement.« J'aurai au moment de la prochaine campagne tout ce qu'il me faut pour rassembler les souverainistes et les progressistes sous la bannière du Parti québécois », avait-il lancé alors.Force est d'admettre que ce n'est pas le cas.En attendant, Mario Dumont continue son petit bonhomme de chemin sans trop d'embûches.Il parle ouvertement d'ouvrir toute grande la porte du réseau de la santé au privé (il avait été trucidé avant même le début de la campagne, en 2003, pour avoir osé aborder cette question), d'abolir les commissions scolaires, de cesser le développement du réseau des CPE, de faire des compressions dans la fonction publique et des coupes à l'aide sociale.Françoise David se dit très inquiète devant la montée d'une droite conservatrice au Québec, mais le fait est que la fragmentation de la gauche favorise ce mouvement.En 2003, le ciel était tombé sur la tête de M.Dumont.Cette fois, tous les astres semblent s'aligner en sa faveur.Outre la fragmentation de la gauche, Jean Charest lui donne aussi un bon coup de main en menant la pire campagne de sa longue carrière politique.La nature a horreur du vide, c'est bien connu, alors Mario Dumont comble les trous.L'image de l'avion du chef libéral pris dans un épais brouillard et obligé de se poser à.Ottawa pour retrouver son chemin est dévastatrice.Et n'en déplaise aux défenseurs inconditionnels de Jean Charest, c'est une illustration parfaite de ce qui ne va pas dans sa campagne : un itinéraire flou, des objectifs imprécis, un programme ultraléger défendu mollement et sans imagination.Le tout agrémenté d'annonces recyclées en attendant les bonnes nouvelles de Stephen Harper dans le budget fédéral de lundi.Ce qui frappe dans la campagne de Jean Charest, c'est qu'elle a toutes les caractéristiques d'une campagne d'un gouvernement usé, alors que les libéraux ont été élus il y a tout juste un peu moins de quatre ans.Événements annulés sans explication, ratés dans les communications, manque d'enthousiasme, programme recyclé, ça commence à ressembler à la campagne de Paul Martin en 2004.À moins, et les libéraux vont devoir commencer à envisager cette possibilité, que ce soit la campagne de Paul Martin en 2006.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Et si le PQ tendait la main à QS?En 2003, le ciel était tombé sur la tête de Mario Dumont.Cette fois, tous les astres semblent s'aligner en sa faveur.SÉBASTIEN RODRIGUE Les intentions de vote des Québecois en vue du scrutin du 26 mars prochain sont plus serrées que jamais.Libéraux, péquistes et adéquistes sont au coude à coude, selon le premier sondage compilé après le débat des chefs de mardi soir.Le sondage TVA-Léger Marketing accorde 33 % des intentions de vote au Parti libéral du Québec, tandis que le Parti québécois et l'Action démocratique obtiennent chacun 30 %.Québec solidaire et le Parti vert récoltent chacun 4 %.L e sondage con f irme la constante montée de l'ADQ dans les intentions de vote.Parmi l'électorat francophone, le parti de Mario Dumont arrive même en tête avec 35 % des intentions de vote, contre 34 % pour le PQ et 24 % pour les libéraux.Mario Dumont apparaît aussi comme le plus apte à diriger le Québec pour 33% des répondants.Jean Charest suit avec 28 % et André Boisclair ferme la marche avec 22 %.Les jeux sont néanmoins loin d'être faits puisque 36% des personnes interrogées affirment qu'elles peuvent encore changer d'idée.Ce dernier sondage alimente tout de même la possibilité d'un gouvernement minoritaire, du jamais vu dans l'histoire contemporaine du Québec.Plus des deux tiers des répondants disent d'ailleurs s'attendre à la formation d'un gouvernement minoritaire.Ce sondage a été réalisé au cours des deux derniers jours auprès de 1000 répondants.Sa marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage.Sondage: l'écart diminue 3469808A ÉLECTIONS 2007 TOMMY CHOUINARD VARENNES\u2014Des travailleurs d'une usine de Varennes ont réservé un accueil hostile à Jean Charest hier.Le premier ministre s'est fait apostropher par Richard Lévesque, qui lui a reproché de ne pas avoir allégé le fardeau fiscal de la classe moyenne comme promis.Un groupe de travailleurs de la compagnie ABB, qui fabrique des transformateurs, attendait de pied ferme le chef libéral.Ces quelques syndiqués, affiliés aux Métallos de la FTQ, refusent de suivre la recommandation de leur centrale qui a donné son appui au Parti québécois.Ils comptent voter pour l'ADQ.Jean Charest s'est rendu dans cette entreprise, située dans le bastion péquiste de Verchères, pour rappeler ses engagements en matière de développement hydroélectrique.Le Québec peut s'enrichir avec l'hydroélectricité comme l'Alberta avec le pétrole, a-t-il plaidé.La visite a ensuite tourné au cauchemar.Au moment de distribuer les poignées de main, Jean Charest a croisé des travailleurs furieux contre son gouvernement.Richard Lévesque, ex-péquiste converti à l'ADQ, lui a d'abord reproché de faire erreur en faisant un parallèle entre le Québec et l'Alberta.« Si vous étiez comme moi un salarié qui se fait manger la moitié de sa paie, et qu'il arrive avec un compte d'Hydro qui, à toutes les estick d'années, augmente, je ne comparerais pas ça de la même manière », a tonné le travailleur de 44 ans.Jean Charest a tenté de le calmer en plaidant que « l'électricité coûte 60%moins cher au Québec qu'en Ontario ».Mais Richard Lévesque a ensuite déploré la hausse des taxes scolaires et de l'impôt foncier, de même que l'augmentation des droits d'immatriculation.« Nous autres, les payeurs de taxes, on s'appauvrit », a-t-il lancé.« Allez-vous les baisser, les impôts ?» Jean Charest n'a fait qu'attiser la colère de M.Lévesque et des quelques travailleurs qui l'entouraient en affirmant que son parti veut baisser les impôts.« Comme vous avez dit à votre denier mandat : on va baisser les impôts\u2026, a-t-il répliqué.Moi, j'ai perdu du pouvoir d'achat en maudit.» « Un autre travailleur, Jacques Chicoine, un libéral qui envisage d'appuyer l'ADQ, a lancé : « Allez-vous les baisser, les impôts?Vous seriez dû là! » Après avoi r remerc ié poliment les travailleurs, Jean Charest a quitté les lieux en trombe.Il a commenté l'incident plus tard en conférence de presse, à Montréal.« Chacun a le droit à son opinion.Cela a été mon adversaire à un débat le plus coriace de la semaine », a-til affirmé, décochant une flèche à ses rivaux André Boisclair et Mario Dumont.Jean Charest a plaidé que les mesures fiscales mises en place par son gouvernement au cours de son mandat sont venus en aide aux familles de la classe moyenne principalement.« Pour les familles, cela n'a pas été une diminution de revenus, ç'a été une augmentation de revenus », a-t-il insisté.Jean Charest a ajouté que son gouvernement « a fait 65% du chemin » pour que le fardeau fiscal des contribuables québécois rejoigne la moyenne canadienne.En apprenant les propos tenus par Richard Lévesque, le syndicat des Métallos a tenu à diffuser un communiqué pour souligner que ce membre a exprimé « une opinion personnelle » et qu'« il n'y a pas de tendance adéquiste chez nous ».En entrevue à La Presse, son président, Michel Arsenault, s'est défendu de brimer la liberté d'expression d'un de ses membres.Un autre travailleur de l'usine ABB, Éric Noël, est quant à lui candidat de Québec solidaire dans Richelieu.Charest apostrophé par des travailleurs LAURA-JULIE PERREAULT Cinq minutes avant le début d'un débat électoral sur l'immigration hier, au centre-ville de Montréal, le téléphone cellulaire du principal organisateur a sonné.Le candidat qui devait exposer les idées de l'Action démocratique du Québec, Charles Gorayeb, s'est désisté, prétextant un malaise.Venue affronter les représentants des autres partis à l'église Saint James de la rue Sainte- Catherine, l'actuelle ministre de l'Immigration et candidate libérale dans Anjou, Lise Thériault, a dit à La Presse qu'elle n'était pas très surprise de cette défection de dernière minute.Selon elle, l'immigration n'a jamais été la priorité du parti de Mario Dumont.Lors d'une récente commission parlementaire, rappelle-t-elle, l'ADQ a été le seul parti à ne pas présenter de mémoire.« Mais je trouve ça dommage.C'est la première occasion que j'avais d'échanger avec l'ADQ », a dit Mme Thériault.Si les adéquistes n'étaient pas au rendez-vous pour répondre aux questions de l'actuelle ministre lors du forum organisé par la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, le représentant du Parti québécois, lui, en a profité pour remettre en cause le bilan du Parti libéral.Candidat du Parti québécois dans Outremont, Salim Laroussi, a accusé le gouvernement libéral d'avoir détourné les fonds destinés à l'intégration des immigrants.« Le transfert d'Ottawa pour l'intégration des immigrants est de 189,2 millions et le gouvernement libéral n'a investi que 106 millions l'an dernier », a lancé M.Laroussi en brandissant un graphique.« Le Parti québécois s'engage à ne plus détourner l'argent qui provient de transfert.Tout ira aux immigrants », a-t-il lancé.Après avoir expliqué qu'une partie des fonds d'intégration ont été versés au ministère de la Santé et de l'Éducation pour offrir des services aux nouveaux immigrants, Lise Thériault a à son tour remis en cause les chiffres avancés par le Parti québécois.La représentante de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a souligné que son parti compte aussi rapatrier tous les fonds du fédéral au ministère de l'Immigration.Québec solidaire promet aussi d'investir 60 millions dans les programmes de francisation, a affirmé la candidate dans Laurier-Dorion.Le représentant du Parti vert, Sébastien Chagnon-Jean, aussi candidat dans Laurier-Dorion, a avoué ne pas connaître les sommes proposés par son parti.« Le Parti vert propose une philosophie de gestion.Il ne fait pas de promesses qu'il faudra défaire ensuite », a-t-il laissé tomber en guise d'explication.DÉBAT SUR L'IMMIGRATION L'ADQ fait défection « Nous autres, les payeurs de taxes, on s'appauvrit.» PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS Des travailleurs d'une usine de Varennes ont réservé un accueil hostile à Jean Charest, hier, lors de la visite de celui-ci. telequebec.tv Ce soir 19h30 Il vayavoir du sport Nos hôpitaux sont-ils dangereux?Avec Paul Lévesque, Jean-Pierre Ménard, Jennie Skeene et Carole Vallières.Avons-nous raison d'être cynique envers la politique?Avec Jean Barbe, Mathieu Bock-Côté, Laure Waridel et Daniel Weinstock.Invité: Amir Khadir 3464130A ÉLECTIONS 2007 DU BUREAU DE QUÉBEC DENIS LESSARD ANALYSE La préposée au guichet de Revenu Québec sera plus patiente que d'habitude aujourd'hui.Et, la semaine prochaine, l'infirmière vous inoculera avec plus de douceur ce maudit vaccin.Et vous vous demanderez pourquoi.Personne ne l'a ressenti, mais hier, l'équivalent d'une secousse sismique a frappé le Québec.Une secousse économique susceptible d'allonger les files d'attente aux caisses des Costco.Pas moins de 31 000 fonctionnaires du gouvernement ont touché 59 millions de dollars en équité salariale hier.À la paye de jeudi prochain, 127000 enseignants et professionnels de l'éducation se partageront à leur tour 377 millions en paiements rétroactifs.Et le jeudi suivant, on ajoutera 202000 employés de la Santé, sur qui il pleuvra 1,2 milliard.D'ici deux semaines, un total de 1,8 milliard aura été versé à 350000 salariés des secteurs public et parapublic.De mémoire d'économiste, on n'a jamais vu un tel déversement, aussi important et aussi subit, de transferts directs aux consommateurs.« C'est absolument sans précédent », convient vite Marc Pinsonneault, économiste en chef de la Banque Nationale.Une fois l'impôt soustrait, c'est 640 millions qui déferleront sur l'économie québécoise, une somme si importante qu'elle fait bouger de 2 ou 3 dixièmes de points l'aiguille du produit intérieur brut réel.Seul précédent, le fédéral avait versé un rappel de salaire important en 2000 - encore là au cours d'une année électorale -, mais on était bien loin des sommes de cette année.Avril ou mars ?Pour la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, cette pluie de chèques n'a rien à voir avec les élections.« Dans un document envoyé à 360000 employés, je parlais déjà de mars 2007 », insistait-elle hier.Mais dans un communiqué diffusé en novembre dernier, Mme Jérôme- Forget soulignait que « les paiements au titre de la rétroactivité seront effectués au cours du mois d'avril 2007 ».Puis, toujours fin 2006, elle se contentait de parler « du printemps ».La ministre juge insultant qu'on puisse croire que ce torrent de chèques est lié à l'imminence du vote du 26 mars.« C'est incroyable que les gens pensent que j'aurais manipulé pour que cela arrive pour les élections », martèle-t-elle.Personne ne m'a téléphoné pour se plaindre qu'on payait trop rapidement.» « Elle nous prend pour des imbéciles », se contente de rétorquer Michel Sawyer, le président des 41 000 fonctionnaires du gouvernement dont plus de la moitié ont bénéficié d'un rappel de salaire hier.« On n'est pas loin des frigidaires de Duplessis », laisse-t-il tomber.Sous la grande noirceur, le « cheuf » faisait envoyer des réfrigérateurs à ses partisans - un produit de luxe dans les régions rurales dans les années 40 et 50.En moyenne, les salariées des groupes concernés - elles sont 350000 sur les 450000 syndiqués de l'État - recevront un chèque de 5000 $ dans les jours autour du 26 mars.Et c'est sans compter une augmentation de salaire permanente de 5 % environ.M.Sawyer se souvient bien de cette réunion de la fin janvier à Québec où les fonctionnaires du Conseil du Trésor ont avisé les centrales que « les paiements de rétroactivité prévus pour la fin d'avril allaient être devancés à mars ».« Depuis, on a vu toutes les heures supplémentaires payées pour effectuer les calculs et faire en sorte que les chèques sortent en mars », renchérit le syndicaliste.Au Trésor, on explique que, chaque mois de retard signifiait une facture de 7 millions en intérêts pour le gouvernement.La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, croit aussi que le gouvernement a hâté le pas.Au départ, souligne-t-elle, le paiement de ces sommes rétroactives devait se prolonger jusqu'en juin dans le réseau de la santé.Personne n'est contre le règlement de l'équité.Mais, fait observer M.Sawyer, la précipitation avec laquelle Québec va débourser ces sommes a causé des inconvénients certains à plusieurs salariées.La loi sur le revenu prévoit explicitement que, sur des paiements forfaitaires d'équité salariale, les salariés peuvent demander de soustraire une partie de l'argent des impôts, pour la placer dans des régimes enregistrés d'épargne retraite.Une salariée aurait pu décider, par exemple, que 2000 $ des 5000 $ qu'elle attendait ne seraient pas imposés à la source, parce qu'ils étaient destinés à son REER.Mais Québec voulait procéder tellement vite qu'il n'a pas eu le temps d'en arriver aux ententes nécessaires, le passage obligé pour que cette mécanique s'applique.Récemment, Québec a proposé une correction - l'impôt total est perçu sur les salaires rétroactifs, mais on pourra faire réduire ses prélèvements d'impôt sur les prochaines payes, jusqu'à concurrence des sommes mises à l'abri pour la retraite.Quoi qu'il en soit, pour les syndicats, tout cet argent ne se transposera pas pour autant en votes.« Les gens ne sont pas des imbéciles !» martèle Michel Sawyer.La rétro et les frigos Québec se défend d'avoir précipité le versement de l'équité salariale à temps pour les élections « (Mme Jérôme-Forget) nous prend pour des imbéciles.» - Michel Sawyer, président du syndicat de la fonction publique HUGO DE GRANDPRÉ HUNTINGDON \u2014 Stéphane Gendron, le maire de Huntingdon, appuie l'ADQ, et il n'a pas mâché ses mots hier pour critiquer le gouvernement Charest et le député libéral sortant.« Il n'a jamais eu le courage de venir serrer la main aux travailleurs qui avaient perdu leur job.Il reste dans sa chiotte à Westmount, mais il ne sait pas c'est quoi, la misère du monde en région.Ce gars-là ne connaît pas les régions! » a-t-il lancé à l'endroit de Jean Charest.Après avoir travaillé pour le candidat libéral André Chenail aux dernières élections, le politicien, avocat et animateur estime qu'il faut un changement dans la circonscription de Huntingdon.« Le député, c'est un distributeur de chèques pour les ministres, pour des organismes sociaux.C'est juste ça, et puis de l'asphaltage\u2026 Ce n'est pas ça, un député », a-t-il laissé tomber.Mario Dumont a prononcé un discours devant une assemblée militante d'environ 200 personnes, hier dans la petite municipalité de Montérégie.Aux dernières élections, André Chenail l'avait emporté par quelque 7000 votes.Le candidat de l'ADQ, Albert De Martin, agriculteur et homme d'affaires, espère lui ravir son siège.De son côté, le PQ mise sur Éric Pigeon.Roger Daoust, un fermier de la région, est d'accord avec le maire de Huntingdon.« Quand on a eu la crise des fermetures d'usines, Chenail n'a rien fait.C'est Gendron qui est allé tout négocier », a-t-il souligné.M.Daoust a voté toute sa vie pour les libéraux, mais il s'est dit convaincu, hier, par l'allocution du leader adéquiste.Dans celleci, M.Dumont s'en est pris directement à Jean Charest et à André Boisclair, exhortant notamment les militants à débarrasser le Québec de la « culture du camouflage » des libéraux.Selon Stéphane Gendron, l'ADQ est en bonne posture pour l'emporter dans Huntingdon.Il se dit particulièrement séduit par sa promesse d'abolir les commissions scolaires.« L'ADQ attire beaucoup les Anglais, qui sont conservateurs et traditionalistes, ajoute-til.Et là, ils ont la chance d'avoir un candidat qui parle anglais, parce que Chenail ne parle pas un maudit mot d'anglais.» Peu de temps avant la campagne électorale, le maire Gendron avait affirmé que le Parti québécois avait tenté de le recruter pour les présentes élections.Le chef André Boisclair l'a nié avec vigueur.Le maire Gendron accueille Mario Dumont à bras ouverts PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS Ce poupon a semblé impressionné par la présence de Mario Dumont, hier à Delson, en Montérégie.La caravane adéquiste a ensuite mis le cap sur Huntingdon, où le coloré maire Stéphane Gendron a vilipendé le député libéral sortant. Le choix varie selon le magasin.Les rabais s'appliquent à nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », «Achat-choc », « Offre spéciale de la direction », Salviati, Vera Wang, ceux de la Fondation Hbc, des rayons concédés et de la collection olympique.Les mentions « ACHAT-CHOC » et « OFFRE SPÉCIALE DE LA DIRECTION » indiquent que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Il se peut qu'un article soit accompagné d'une étiquette ou d'une affiche indiquant un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi ou pourrait établir pour un article de qualité identique ou comparable.Notez que pour les articles « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction » et ceux de « L'Entrepôt du style » en magasin, les quantités sont limitées; de plus, le choix varie selon le magasin et aucun bon d'achat différé ni article de substitution ne sont offerts.La mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.40% Du vendredi 16 au dimanche 18 mars Mode et tenues d'extérieur pour elle et lui Marques griffées et celles offertes à la boutique Le Président dans le lot Tenues de nuit et peignoirs pour tous Sous-vêtements pour lui Dessous et soutiens-gorge pour elle Tenues d'extérieur et accessoires mode pour bébé et enfant Meubles et accessoires pour bébé Sacs à main Chaussures Bijoux mode diamantés, gemmés, perlés en or et ceux en argent fin ainsi que les montres Toute la marchandise à prix de liquidation actuellement réduit jusqu'à 50 % 40% de rabais Tous les jeans 501 et 505 de LEVI'S Ord.70 $ à 80 $ Solde 42 $ à 48 $ 40% de rabais Tous les vêtements d'extérieur printaniers pour bébé et enfant 30% de rabais Literie, basiques de lit, articles de salle de bains, coussins, jetés, accessoires déco et linge de table et de cuisine à prix déjà réduit 15% de rabais Toute la vaisselle DENBY 30% de rabais Tous les complets, vestons sport, blazers, cravates, vestons habillés, pantalons et chemises de ville pour lui Ord.24,99 $ à 525 $ Solde 17,49 $ à 367,50 $ 40% de rabais Tous les vêtements LEVI'S pour enfant et bébé 55% de rabais Toutes les batteries de cuisine et tous les articles suivis Exception : Calphalon 30% de rabais Bijoux mode JONES NEW YORK, LIZ CLAIBORNE, MONET, 1928 et EXPRESSION Bijoux en argent fin et en jade de la C.-B.60% de rabais Bagages AIR CANADA, SKYWAY, VIA RAIL et SWISS Ord.50 $ à 280 $ Solde 20 $ à 112 $ Exceptions : articles dont le prix se termine par 97 ¢.25% de rabais Chaussures de sport à prix ordinaire pour elle et lui NIKE, ADIDAS, REEBOK et FILA 50% de rabais Bijoux PRINCIPLES et DIAMOND FASCINATION en or à 10 ct et 14 ct Plus 20 % de rabais additionnel ce week-end! 30% de rabais Montres TIMEX, BULOVA, LEVI'S, CASIO, CARDINAL, PERRY ELLIS, ESPRIT, CITIZEN, SEIKO et WENGER SWISS Exceptions : Ironman et Expedition.EXEMPLE Prix ord.100 $ Prix déjà réduit de 50 % 50 $ 40 %derabais additionnel -20 $ Vo us payez 30 $ 30% de rabais Chaussures choisies pour lui ROCKPORT, CLARKS, BOSTONIAN, HUSH PUPPIES et NUNN BUSH Ord.99,99 $ à 175 $ Solde 69,99 $ à 122,50 $ de rabais additionnel Un article à 50 % de rabais à l'achat de 1 Toutes les chaussures et sandales pour femme et enfant Exceptions : Anne Klein, Nine West, Geox et Crocs.DERNIÈRE CHANCE! NE RATEZ PAS CES AUBAINES! 3469699A w w w .s o la r iu m - s e r v it e c h .c o m Rapprochez-vous de la nature.1-800-567-0443 Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS Jour - Mois - Année - Signe Lettre gagnante décomposable dans les deux sens décomposable dans les deux sens 500 000 $ compl.compl.(C) (C) 2007-03-15 Ventes totales : 508 150,50 $ 1 000 000,00 $ 02 25 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 96 265 5,00 $ 18 000 000 $ 17 332 390 $ 12 266 648,00 $ 13 119 184,20 $ 2 482,10 $ 72,90 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 13 18 31 35 48 25 DÉCEMBRE 71 BALANCE 2007-03-14 500 000 $ GROS LOT CE SOIR 18 000 000 $ ÉLECTIONS 2007 TRISTAN PÉLOQUIN Comptant pourtant parmi les thèmes les plus couverts dans les médias hors campagne électorale, l'environnement a été relégué bien loin derrière les controverses, la question nationale et les sondages depuis le déclenchement des élections.Selon des données compilées par Influence communication pour La Presse, l'environnement, qui accapa ra it en moyenne depuis les six derniers mois 3 % de l'attention médiatique, ne représente plus que 0,19 % de l'actualité en général depuis le déclenchement de la campagne, et 1,68 % de la couverture électorale spécifiquement.Il en va de même pour l'éducation (qui représente 3 % de la couverture électorale) et de la santé (5 %), des thèmes qui figurent pourtant parmi les priorités des électeurs selon les sondages d'opinion.En échange, les controverses et les tiraillements entre candidats ont accaparé 25 % de l'attention des médias dans le cadre de leur couverture électorale.Cette proportion atteint 16 % pour la question nationale et 6 % pour les sondages.« Ça nous montre que la campagne est un peu traitée comme un gros show de téléréalité.On pourrait appeler ça occupation triple », lance à la blague le président d'Influence communication.Le professeur de communications André A.Lafrance, de l'Université de Montréal, qui compare plutôt la chose à un « match de hockey », croit que la formule même des campagnes explique en partie ce phénomène.« Dans les autobus, les partis tentent de faire une annonce par jour.Mais ils n'ont rien de véritablement neuf à présenter; ils pourraient tout aussi bien fournir au premier jour 30 enveloppes avec 30 communiqués écrits à l'avance aux médias, affirmet- il.En face d'eux, les médias, dont le but premier est de fournir de la nouveauté, essaient donc de mettre des pelures de bananes sur leur chemin pour avoir quelque chose de neuf à raconter.On peut voir ça comme une forme de dialogue », ajoute M.Lafrance.Selon Florian Sauvageau, spécialiste des médias à l'Université Laval, le phénomène est aussi exacerbé par la rapidité avec laquelle l'information circule de nos jours.« Les Black Berry et les téléphones cellulaires font qu'à tout moment, les chefs se font questionner au sujet des déclarations que vient tout juste de faire l'adversaire.Ils ne se font pas prier pour répondre, c'est vrai, mais en agissant de la sorte, tout le monde est moins informé », dit-il.Marc-François Bernier, professeur de journalisme à l'Université d'Ottawa, jette quant à lui la pierre aux entreprises médiatiques, particulièrement la télévision, qui dans bien des cas n'affectent pas suffisamment de ressources à la campagne, estime-t-il.« C'est facile de dire que le fait d'être dans l'autobus toute la journée ne permet pas aux journalistes de faire des reportages critiques sur les enjeux.Mais plutôt que d'affecter des journalistes montréalais à la vérification des faits, ce qui permettrait de faire des reportages critiques beaucoup plus intéressants sur les promesses des partis, on préfère mettre tout le budget dans un autobus promotionnel qui fait le tour du Québec avec Jean Lapierre », commente-t-il.«Comme un show de téléréalité» L'environnement, la santé et l'éducation : parents pauvres de la couverture médiatique Les controverses et les tiraillements entre candidats ont accaparé 25 % de l'attention des médias dans le cadre de leur couverture électorale.EN BREF Des candidats blessés Dans une campagne électorale, les coups durs ne viennent pas toujours des adversaires.Le député péquiste sortant de la circonscription de Johnson, Claude Boucher, et le chef du Bloc Pot, Hugô St- Onge, l'ont appris à leurs dépens au cours des derniers jours.Tous deux ont été victimes d'accidents de voiture.Mercredi, en fin de soirée, M.Boucher et sa conjointe ont été impliqués dans un face-à-face sur la route 222, à la hauteur de Racine.Ils ont été transportés par ambulance au Centre universitaire de santé de Sherbrooke où ils sont demeurés en observation quelques heures.Par ailleurs, le 8 mars, M.St-Onge, l'agent officiel du Bloc Pot, David Fiset, et deux autres candidats du parti ont été victimes d'une collision latérale dans le quartier Rosemont.M.St-Onge ne peut accomplir que des travaux légers.\u2014 André Duchesne Le DGE fait du recrutement ! À 10 jours du scrutin, le Directeur général des élections (DGE) a encore un urgent besoin de personnel.L'organisme a donc lancé un appel à tous hier afin de combler de nombreux postes encore vacants pour le scrutin du 26 mars.Selon les besoins et les circonscriptions, les postes à pourvoir sont ceux de préposé à la liste électorale, de secrétaire du bureau de vote, de préposé à l'information et au maintien de l'ordre et de président de la table de vérification.Le salaire minimum est de 12,62 $ l'heure.L'horaire de travail est le 26 mars de 8 h 30 à 20 h ou plus, ainsi que trois heures de formation.Pour renseignements : 1-888-ÉLECTION.\u2014André Duchesne Greenpeace salue le projet de SLR Le groupe Greenpeace salue la volonté exprimée tant par les candidats péquistes que libéraux du sud Montréal de soutenir la relance du projet de Système léger sur rail (SLR).L'organisme souligne cependant que « l'objectif premier de la politique des transports collectifs du gouvernement du Québec doit être de réduire à tout prix le nombre de voitures sur les routes » de la province.Par exemple, la réalisation d'un projet de SLR ne doit pas se traduire par l'élimination de la voie réservée aux autobus sur le pont Champlain, dit-on.\u2014André Duchesne Félicitations aux récipiendaires et lauréats Mme Renée Popov Bénévole (Ouest canadien) Le Conseil supérieur de la langue française tient à souligner la contribution de personnes exceptionnelles, décorées membres de l'Ordre des francophones d'Amérique le 14 mars dernier à l'Assemblée nationale du Québec, pour leur engagement en faveur du maintien et de l'épanouissement de la langue de l'Amérique française.Félicitations à la Société généalogique canadienne-française, lauréate du Prix du 3-Juillet-1608, et à Alain Raimbault, écrivain et lauréat du prix Émile-Ollivier (remis en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes), pour son récit jeunesse Le ciel en face.Détails à propos de l'Ordre et des prix du Conseil et formulaires de mise en candidature à l'adresse Internet www.cslf.gouv.qc.ca.M.Jean-Louis Roy Président, Droits et Démocratie (Québec) M.Phil Comeau Cinéaste (Acadie) M.Michel Rivard Auteur-compositeur et interprète (Québec) M.Gaétan Gervais Historien (Ontario) M.Alain Rey Lexicographe, Dictionnaires Le Robert (Autres continents) M.David Cheramie Professeur et poète louisianais (Amériques) 3464867A ©2007 Porsche Cars North America, Inc.Porsche vous recommande de boucler votre ceinture de sécurité et d'observer le code de la route en tout temps.Location d'une Cayman 2007 $ / M O I S MOIS 8 287 $ exigible à la signature du contrat de location Taxe, titre et enregistrement en sus.Aucun dépôt de garanti exigé.Offre d'une durée limitée, pour la location de la nouvelle Cayman 2007, s'adressant exclusivement aux locataires individuels qualifiés dont le crédit a été approuvé par Porsche Financial Services Canada, par l'intermédiaire d'un concessionnaire participant, jusqu'au 31 mars 2007.Le prix conseillé (incluant des frais de transport de 1 085 $) dans cet exemple est de 70 685 $ pour le modèle de base avec équipement de série (peut exiger une commande de fabrication).Les mensualités peuvent varier selon l'équipement et les options choisis.Certaines options sont assujetties à la disponibilité.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer moins cher.Les mensualités, basées sur une valeur de location de 61 035 $ (prix conseillé incluant frais de transport, adaptés afin d'inclure le rabais du concessionnaire et l'acompte de 5 500 $), sont de 799,18 $ pour 48 mois, à un taux annuel de 7,20 %, excluant taxes applicables, frais d'enregistrement et d'immatriculation, enregistrement du contrat de location, assurance, entretien, inspection prélivraison, administration et autres frais, si applicable.Dépôt de garanti non exigé.En vertu de ce qui précède, le taux annuel est de 7,46 % et le coût de location total, de 43 860,64 $.La location se fonde sur un maximum de 16 000 km par an (km additionnels facturés à 0,30 $/km).À la fin du contrat, le locataire est responsable des km additionnels et de l'usure excessive; ou le locataire peut acheter la voiture au prix établi dans le contrat (36 756,20 $), plus 500 $ (frais Option d'achat) et taxes applicables.Le montant exigible à la signature du contrat est de 8 287,43 $, comprenant la première mensualité [799,18 $], l'acompte [5 500 $] et, si applicable : inspection de prélivraison [900 $]; enregistrement et immatriculation [650 $]; frais pour CLIM [100 $] et pneus [17,25 $]; frais d'enregistrement du contrat [71 $] et d'administration [250 $] (montants variables selon le concessionnaire et la province); taxes applicables, assurance et entretien en sus.Offre non valable pour les résidents de la Saskatchewan.Pour connaître le concessionnaire Porsche le plus près de chez vous, composez 1.800.Porsche ou visitez www.porsche.com.Un rêve qui se réalise.Pas mal comme rendement de l'investissement, hein ?Dans la vie, 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ambitieuse pour la capitale nationale ».« Nous voulons soutenir une véritable politique d'innovation dans la région », a-t-il dit, promettant dans investissements totalisant 75 millions en ce sens.La Ville de Québec et ses environs seront très certainement le terrain de nombreuses luttes à trois dont l'issue est toujours imprévisible.De récents sondages montraient même le parti de M.Boisclair en perte de vitesse, arrivant parfois en troisième place dans les intentions de vote, après le Parti libéral et l'Action démocratique.Les deux autres chefs iront à leur tour tenter de convaincre les gens d'affaires de les appuyer, au début de la semaine prochaine.Tempête dans un verre d'eau Mais alors qu'il était dans la capitale nationale pour parler d'économie, André Boisclair s'est retrouvé contraint de répondre d'une controverse suscitée par des propos tenus la veille.Dans un discours sur l'éducation, à l'Université du Québec à Trois-Rivières, M.Boisclair a dit qu'il avait été surpris, lors de ses études à Boston, « de voir que sur le campus, à peu près le tiers des étudiants qui étaient au bac avaient les yeux bridés ».Le chef péquiste parlait des nombreux jeunes provenant de pays émergents et qui viennent étudier dans les pays occidentaux.Reprise notamment par deux quotidiens anglophones, l'expression « yeux bridés » a déplu au Conseil national des Sino- Canadiens et au directeur du Centre de recherche-action sur les relations raciales, Fo Niemi, qui ont demandé des comptes à M.Boisclair.« J'ai utilisé fréquemment cette expression, je n'ai pas du tout l'intention de m'excuser, a répondu le chef du PQ.C'est une expression de tous les jours.Si ça ne veut pas dire la même chose en anglais, eh bien! je l'ai dite en français.C'est une question pour les linguistes, moi je fais de la politique.» Les deux autres chefs des principaux partis ont aussi minimisé l'importance de la déclaration.« Connaissant M.Boisclair, je ne crois pas que ça ait été fait de manière méchante ou provocatrice, a dit Mario Dumont, répondant à une question en anglais.J'ai tendance à penser que c'est un homme généreux, donc je crois qu'il a plutôt utilisé une image.» Le premier ministre Jean Charest a eu sensiblement le même raisonnement.« Je ne crois pas que M.Boisclair ait utilisé ces termes-là de manière péjorative, a-t-il souligné.Il aurait peut-être pu faire un autre choix de mots.Je connais assez M.Boisclair pour savoir que son intention n'était pas d'être irrespectueux envers des Québécois ou des personnes qui sont d'origine asiatique.» Commentaires méprisants Par ailleurs, le chef du Parti québécois a aussi répondu à l'animateur de radio et député fédéral André Arthur, qui a déclaré la veille que M.Boisclair s'était comporté « comme une fille » lors du débat des chefs.« Ces commentaires ne m'étonnent pas venant de la bouche de M.Arthur.C'est déplorable, c'est méprisant », a dit le chef péquiste.En après-midi, M.Boisclair a visité l'Institut national de l'optique, fleuron de ce pôle technologique qu'il veut encourager dans la région.En soirée, le chef péquiste s 'est envolé pou r Mat a ne.Aujourd'hui, il visitera une partie de la Gaspésie pour ensuite se rendre à un rassemblement aux Îles-de-la-Madeleine.Avec la collaboration de Hugo De Grandpré et Tommy Chouinard.Boisclair courtise les gens d'affaires de Québec Le chef du PQ se défend d'avoir tenu des propos offensants PHOTO MATHIEU BÉLANGER, REUTERS © André Boisclair a fait une conférence devant la chambre de commerce de Québec, au Château Frontenac, hier, à Québec, où il a promis une « véritable vision ambitieuse pour la capitale nationale ».GILLES DUCEPPE NE REGRETTE RIEN Gilles Duceppe affirme qu'il ne regrette « absolument pas » sadécision denepas se présenter à ladirection du Parti québécois, il yadeux ans, et répètequ'André Boisclair a tout cequ'il faut pour durer.M.Duceppe a célébré hier le 10e anniversaire de son élection à la tête du Bloc québécois.Àl'heure des bilans, il a confié à la Presse Canadienne qu'il était certain d'avoir pris labonne décision en demeurantà Ottawa en 2005.-PC Arthur Lismer Huile 12.× 16.www.empireauctions.com À L.ENCAN, PAYEZ CE QUE VOUS VOULEZ PAYER! ® VENTE AUX ENCHÈRES EXPOSITION Les samedi et dimanche 17 et 18 mars, de 10 h à 17 h VENTEAUX ENCHÈRES Le dimanche 18 mars à 13 h, et du lundi 19 au jeudi 22 mars à 19 h (chaque soir) ® 5500, rue Paré (514) 737-6586 PLUSDE OBJETS Bureau Louis XIV en marqueterie, vers 1900 Bracelet sertie avec 9,60 cts rubis et 5,50 cts diamants Canada 1 $ MS-60, ICCS A.Y.Jackson, Huile 10½.× 13½.Paire de superbes lions en bronze, hauts de 48.Lalique 5,62 carats Bague à saphir 2,02 carats Dormeuses diamantées Boucles d.oreilles; à 3,25 cts de diamants 3468315A \u2014\u2014 CONCOURS \u2014\u2014 «TRANSFORMEZ VOTRE CUISINE » VOUS OFFRENT LA CHANCE DE GAGNER L'UNE DES TROIS MÉTAMORPHOSES DE CUISINE D'UNE VALEUR DE 5 000 $ OFFERTES PAR ARMOIRES NEWLOOK.Le Salon national de l'habitation est un événement dmg média mondial, une production Expo Media Aucun achat requis.Prix : Valeur approximative de 5 000 $.Les fac-similés et les reproductions mécaniques ne seront pas acceptés.Ouvert aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Détails et règlement disponibles au www.canalvie.com.Pour être déclarés gagnants, les participants devront répondre correctement à une question d'habileté mathématique.Le concours se termine le 25 mars 2007.Le tirage aura lieu le 2 avril 2007.Pour participer, regardez Canal Vie entre le 16 et le 25 mars, repérez l'indice pendant l'émission Manon, tu m'inspires! le samedi à 20h30 et le lundi à 19h30, remplissez votre coupon de participation et déposez-le au kiosque d'Armoires Newlook #932, de La Presse #948 ou à la sortie du Salon.Prénom: Nom: __ Téléphone: Âge: Sexe : Courriel: Oui, j'aimerais recevoir des renseignements et offres promotionnelles concernant le Salon national de l'habitation par courriel.Réponse à la question d'habileté mathématique : (12 x 12) - (78 ÷ 3) = Nommez l'indice de Manon, tu m'inspires ! Tous les détails au canalvie.com ( ) 3465214A 3470425A LA GRANDE TOURNÉE Les 17, 18, 24 et 25 mars de 13 h à 17 h Visites virtuelles: www.gomaison.com/gmn DES MAISONS NEUVES 3468004A SUITE DE LA UNE « C'est inacceptable que l'on paie pour avoir accès à un médecin dans le système public », a lancé le premier ministre lors d'une conférence de presse à Montréal, hier.« La vitesse à laquelle on peut voir un spécialiste doit être déterminé par les besoins », et non en fonction des moyens financiers, a-t-il ajouté.Jean Charest n'exige pas la fermeture immédiate de Medecina.Il souhaite d'abord que la RAMQ « établisse les faits ».« Après, on agira en consé - quence.Mais on ne peut pas avoir un pied dans le système public et l'autre dans le système privé », a-t-il dit.La société Medecina , qui fonctionne depuis un an, propose une liste de médecins spécialistes avec lesquels un patient peut prendre rendez-vous en 72 heures et éviter l'attente, comme la cardiologie ou la neurologie.Les prix commencent à 290 $.L'entreprise réfère ses clients surtout à des médecins non affiliés à la RAMQ, mais aussi à des médecins affiliés, rémunérés par le régime public.La Société en commandite Medecina appartient à deux médecins spécialistes : le docteur Gilles Mercier, gynécologue à l'Hôpital général du Lakeshore, dans l 'ouest de Montréal, et le docteur Alfred Leblanc, chef du département de radiologie à l'hôpital Anna- Laberge à Châteauguay.Le commandité est la compagnie 9163-1333 Québec inc., dont le président est Patrick Mercier (le fils de Gilles) et dont la secrétaire est Isabelle Leblanc (la fille d'Alfred).Philippe Couillard, qui ignorait jusqu'à hier matin l'existence des services de courtage de médecins offerts par Medecina, souhaite que la lumière soit faite « dans les plus brefs délais ».« Il serait inacceptable qu'une entreprise puisse contourner l'esprit et la lettre de la Loi sur l'assurance maladie en offrant des rendez-vous rapides avec des médecins qui sont participants à la RAMQ en échange d'une contribution monétaire.C'est contraire au consensus québécois qui protège l'accès aux soins de santé des iniquités sociales », a indiqué le ministre par voie de communiqué.Jean Charest a tenu à préciser que des cliniques privées peuvent, en toute légalité, imposer des frais aux patients qui veulent obtenir une chirurgie à condition que les médecins ne soient pas affiliés à la RAMQ.« Ça existe, mais ces systèmeslà sont en dehors du système public.Ce n'est pas illégal », a-t-il noté.Mario Dumont a refusé de condamner directement les activités de Medecina.« Je pense qu'elle est légale, mais je n'ai même pas étudié la question », a-t-il dit à propos de la formule offerte par la compagnie.Il a déploré « l'hypocrisie » du système de santé actuel qui laisse une place au privé « par la porte d'en arrière ».Plus tôt dans la journée, à une mise en situation proposée par l'animateur Paul Arcand, il s'était déclaré en faveur du système mis en place par l'entreprise.« Oui, si le neurologue a d'abord et avant tout fait, pendant la semaine, toute sa pratique publique.Si ce neurologue a servi à l'intérieur du réseau public tous les patients qu'on lui demande de servir, je réponds oui : c'est un complément.» Dans sa plateforme électorale, M.Dumont propose de « favoriser le développement d'un véritable système de santé mixte ».Il souhaite notamment que les médecins qui le veulent puissent pratiquer dans le secteur privé, après avoir rempli un quota d'un certain nombre d'heures dans le réseau public.Le chef du Parti québécois, André Boisclair, juge « tout à fait inacceptable » les pratiques de la société Medecina.« Ce genre de pratique, dans le Québec que je souhaite, n'a pas sa place.Elle doit cesser », a-t-il souligné.« Je comprends que cette pratique n'est peut-être pas encore illégale au sens du règlement, a-t-il dit.C'est une pratique nouvelle, où essentiellement des gens se proposeraient pour être des courtiers pour donner accès à des services de santé.Il faut resserrer la loi ou les règlements.» M.Boisclair a remis en question la position sur la santé de Mario Dumont.« Vous voyez donc concrètement où va nous conduire des propositions comme celles de l'Action démocratique du Québec, qui veut donner un accès plus large au secteur privé, et donc donner un accès privilégié à des gens qui ont des revenus supplémentaires », a-t-il affirmé.Selon le chef péquiste, cela va à l'encontre du principe de gratuité des soins.« Je n'hésite pas à condamner ce genre de pratique, parce qu'il y a un principe fondamental : quelle que soit la hauteur de notre portefeuille, on devrait avoir un accès égal aux services de santé.» Medecina : la RAMQ fera enquête SANTÉ suite de la page A1 « C'est inacceptable que l'on paie pour avoir accès à un médecin dans le système public.La vitesse à laquelle on peut voir un spécialiste doit être déterminé par les besoins et non en fonction des moyens financiers.» SAISIE ÉCRAN DU SITEWWW.MEDECINA.CA/ La société Medecina, qui fonctionne depuis un an, propose une liste de médecins spécialistes avec lesquels un patient peut prendre rendez-vous en 72 heures et éviter l'attente, comme la cardiologie ou la neurologie.Les prix commencent à 290 $.L'entreprise réfère ses clients surtout à des médecins non affiliés à la RAMQ, mais aussi à des médecins affiliés, rémunérés par le régime public. DÈS AUJOURD'HUI ! PLUS DE 500 EXPERTS POUR VOUS CONSEILLER photo : Monic Richard Le Salon national de l'habitation est un événement dmg média mondial, une production Expo Media LA MAISON DE BOIS URBAINE Une étonnante maison de bois rond qui allie chaleur et fonctionnalité entièrement meublée des dernières tendances à caractère contemporain en aménagement intérieur.L\u2018extérieur est agrémenté d'un bassin d'eau habillé de végétaux naturels insufflant un vent de fraîcheur et un sentiment de détente.Réalisée par Woodmaster Canada.Une conception de Yvon Design en collaboration avec Meubles Re-No et Aménagement Dominique Filion.PARCOURS DES NOUVEAUTÉS Présenté par Les dernières tendances et les plus récentes innovations en rénovation, décoration, construction et aménagement paysager.DE PLUS\u2026 L'ÉCOLE NATIONALE DU MEUBLE ET DE L'EBÉNISTERIE DE MONTRÉAL expose plusieurs des magnifiques créations au design unique de ses finissants.Une réalisation de LA TERRASSE «CUISINE EN PLEIN-AIR » Présentée par Gracieuseté de Découvrez les plus récents modèles de BBQ haut de gamme et savourez les délicieuses bouchées préparées par nos chefs invités.L'INTEMPORELLE Une maison multi générationelle d'inspiration européenne, toute de brique et de bois torréfié, procédé unique et nouveau au Québec, et dotée d'une toiture en tôle recyclée.En vedette, un magnifique bassin intérieur fait de céramiques d'Italie et le mur d'eau de plusieurs mètres de haut sur 4 côtés.Réalisée par Maisons Marcoux et le Groupe Servicom.Une conception de Gau Designs et Concepts en collaboration avec JC Perreault et Aménagement Denis.THÉÂTRE RE/MAX \u2014 OUVERT À TOUS ! 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continué d'exiger, après 2004, des visas pour 10 de ces pays, soit pour la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la Hongrie, l'Estonie, la Bulgarie et la Roumanie.Après examen de l'ensemble du dossier, Ottawa a dispensé en cours de route les Hongrois (en 2005) et les Estoniens (en septembre dernier) de visas.Mais ces concessions sont loin de satisfaire l'Union européenne.Dans un document d'information à l'intention du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, obtenu par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information et daté de novembre 2006, il est écrit en toutes lettres que « la Commission européenne et les nouveaux pays membres continuent à faire pression sur le Canada pour qu'il renonce à exiger le visa et pourraient lui imposer des sanctions, en vertu desquelles les diplomates canadiens et les autres titulaires de passeports officiels du Canada pourraient se voir tenus d'obtenir un visa pour entrer dans tout pays de l'Union européenne ».Officiellement, le gouvernement Harper a affirmé à l'UE qu'il s'engageait à lever l'exigence de posséder un visa pour les États ciblés dès que ces États « répondront aux critères établis par le Canada en matière de dispense de visa ».Dans les faits, les négociations piétinent.« Je dois dire à propos de ces négociations sur les visas, affirme l'ambassadrice Jakstonyté, que nous en sommes plus ou moins au point où nous étions il y a quatre ans, au début des pourparlers.J'ai été personnellement impliquée dans le processus pendant plus de quatre ans et je dois dire qu'il n'y a pas eu de réels progrès.» À la délégation de l'Union européenne à Ottawa, le haut responsable souligne que l'UE garde encore espoir de régler le différend.« D'autres négociations ont eu lieu ces derniers jours et la cible du 4 juin 2007 a été arrêtée pour un règlement du problème.Ce jour-là, le premier ministre Stephen Harper doit rencontrer en Allemagne le président de la Commission européenne, le premier ministre portugais José Manuel Barroso.» Le diplomate a cependant refusé de dire si, en cas d'échec de la rencontre, les sanctions envisagées par l'Union européenne contre le Canada s'appliqueraient immédiatement.« Les pays concernés, a-t-il ajouté, sont très en colère et ne comprennent pas pourquoi ils sont traités de la sorte.» Au ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, un porteparole a précisé à La Presse hier que « la politique canadienne en matière de visa n'est pas fondée sur la réciprocité; elle repose sur la nécessité de protéger la santé et la sécurité des Canadiens et de gérer l'accès au Canada.Les dispenses de visa ne sont pas consenties en fonction de l'affiliation à des organisations politiques ou militaires comme l'UE ou l'OTAN.Le Canada a examiné individuellement la situation de chacun des nouveaux États membres pour déterminer si une dispense du visa pouvait être accordée ».En novembre dernier, le viceprésident de la Commission européenne, l'Italien Franco Frattini, est venu à Ottawa pour discuter du problème avec le gouvernement.Lors d'une rencontre avec les ambassadeurs de l'UE en poste dans la capitale fédérale, on a reproché au Canada d'invoquer pêle-mêle, pour justifier son refus de dispenser certains États de visas, l'importance de la corruption, de la fraude documentaire, du crime organisé et du risque d'un afflux de Roms au Canada.Ottawa a également justifié son intransigeance, selon les Européens, par la contrainte d'une coordination croissante de leurs politiques d'immigration et d'asile avec les États-Unis.Le vice-président Frattini a également indiqué aux ambassadeurs de l'UE au Canada que l'Union européenne « ne pouvait tolérer la persistance d'un traitement inégalitaire des citoyens de l'Union européenne ».L'Europe menace Ottawa d'une guerre de visas VOYAGES FAITS PAR LES CANADIENS DANS L'UE (2005) France : 616 000 visites (4e pays le plus visité) Italie : 383 000 visites (7e) Allemagne : 317 000 visites (8e) Pays-Bas : 197 000 (9e) Espagne : 170 000 ( 10e) Suisse : 139 000 (14e) Autriche : 128 000 (15e) Sources : Statistique Canada, Culture, Tourisme et Centre de la statistique sur l'éducation PHOTO ARCHIVES JACK GUEZ, AFP © Le Canada a examiné individuellement la situation de chacun des nouveaux États membres de l'Union européenne pour déterminer si une dispense du visa pouvait être accordée.Sur la photo, une vue de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à Paris.EN BREF Les États-Unis sont indulgents Aucun voyageur canadien sans passeport ne s'est vu refuser l'accès aux États-Unis depuis la mise en application des nouvelles normes de sécurité aux frontières américaines.Cette application indulgente devrait se poursuivre pendant toute la durée de la période très occupée de la relâche scolaire printanière, alors que même les États-Unis sont aux prises avec une demande accrue de passeports de la part de ses citoyens.« Personne n'est refusé, a déclaré la porte-parole de l'agence supervisant la protection des frontières américaines, Kelly Klundt.Nous avons bel et bien l'autorisation d'appliquer strictement les nouvelles mesures, mais nous avons décidé de ne pas le faire pour le moment.» Presse Canadienne AVIS ÉLECTIONS GÉNÉRALES PROVINCIALES DU 26 MARS 2007 CANDIDATE ET CANDIDATS INDÉPENDANTS AUTORISÉS Conformément à l'article 64 de la Loi électorale, le Directeur général des élections désire informer la population qu'il a autorisé la candidate et les candidats indépendants suivants: REPRÉSENTANTE OFFICIELLE OU REPRÉSENTANT OFFICIEL DATE CIRCONCRIPTION NOM, PRÉNOM D'AUTORISATION Chomedey DE LIMA ONOFRE, Noemia RODRIGUES, Ana Paula 2007-03-06 Hochelaga-Maisonneuve LAFOREST, Daniel LEROUX, Benoît 2007-03-09 Jacques-Cartier SROUGI, Andy PAGEAU, Yves 2007-03-09 Laurier-Dorion BEN KIRANE, Mostafa BOUKHEZAC, Abdallah 2007-03-09 Marquette WOOD, Russell WOOD, Dean 2007-03-05 Mille-l Ies MILLETTE, Régent BLATTER, Rick 2007-03-09 Outremont ANGELES, Romain DESSERTEAUX, Laure 2007-03-09 Verdun LINDBLAD, Robert KANE-ALLARD, Angela 2007-03-08 L'autorisation donne au candidat indépendant le droit de solliciter ou recueillir des contributions, d'effectuer des dépenses électorales et de contracter des emprunts suivant les dispositions de cette loi.Après le jour du scrutin, l'autorisation accordée habilite le candidat à solliciter et àrecueillir des contributions aux seules fins de payer les dettes qui découlent de ses dépenses électorales.Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez composer sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon est Montréal (Québec) H2R 1W3 (514) 279-3709 www.johanneverdon.com Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest Magog (Québec) J1X 2A8 (819) 868-3368 Boutique Luc Mathieu 5455, boul.des Forges Trois-Rivières (Québec) G8Y 5L5 (819) 378-7777 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy Lévis (Québec) G6V 6C9 (418) 833-5933 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Centre Laval 1600, boul.Le Corbusier Laval (Québec) H7S 1Y9 (450) 688-5455 Vitavie au naturel 3333, boul.du Carrefour Promenade Beauport (Québec) G1C 5R9 (418) 667-0070 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.Saint-Joseph Gatineau (Québec) J8Y 3Z8 (819) 770-3645 Bio-Actif inc.880, rue Michèle-Bohec Blainville (Québec) J7C 5E2 (450) 979-2506 Heures d'ouverture restreintes www.bio-actif.com Boutique Luc Mathieu 2304, rue King Ouest Sherbrooke (Québec) J1J 2E8 (819) 823-3322 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, chemin Ste-Foy (Plaza Laval) Bureau 109, Ste-Foy (Québec) G1V 1V6 (418) 656-1266 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 145A, boul.des Promenades St-Bruno (Québec) J3V 5K2 (450) 653-6009 (Promenades St-Bruno) Commandes postales pour les boutiques Luc Mathieu ligne sans frais: 1-877-511-3368 www.boutiquesantelucmathieu.com Ferti 2000: commandes postales Téléphone: (514) 272-1365 Ligne extérieure: 1-800-272-1365 Lundi 8h à 18h Mardi au vendredi 8h à 17h Samedi 7h à 17h Dimanche 7h à 17h Jusqu'à épuisement de l'inventaire En vigueur du samedi 17 mars au mardi 20 mars 2007 Achetez une crème Alvéol et recevez la 2e tout à fait GRATUITEMENT Disponible aux endroits suivants: est comme la fleur dans l'histoire du Petit Prince.Ce qui distingue un être ou un produit de beauté d'un autre tient souvent à peu de choses.Parfois un seul élément, mais tout à fait remarquable.Ce qui rend cette crème exceptionnelle, en plus de tous les ingrédients de qualité qui la composent, c'est la présence du pollen lacto-fermenté des abeilles, appelé souvent « pain d'abeilles ».C'est en quelque sorte du pollen ancien ensilé dans les alvéoles, qui sert à nourrir les jeunes abeilles et à en faire des ouvrières de qualité.La crème Alvéol recèle aussi d'innombrables molécules florales en faisant appel aux six éléments du mas des abeilles.Vous profitez de la compétence ancestrale des abeilles qui ont assimilé ce nectar des dieux, présent dans le règne végétal, symbiose végétale toni-active pour 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pour réaliser que les plus grands trésors des soins de beauté sont à portée de notre main, au coeur même de la nature.Maintenant, nous le savons.C' 3469811A PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS Le 29 janvier dernier, à Ottawa, un militant de Greepeace déguisé en ours polaire enjoignait au gouvernement Harper de respecter les engagements canadiens envers le protocole de Kyoto.FRANÇOIS CARDINAL Dans un geste sans précédent, le gouvernement Harper a décidé de fermer les portes du budget qu'il présentera lundi à quatre groupes écologistes reconnuspour leur sens critique.Cette liste noire empêchera les journalistes de recueillir leurs réactions, comme ils le font habituellement.La Presseaapprisque Greenpeace, Équiterre, Friends of the Earth et le Réseau action climat se sont vu refuser l'accès au huis clos qui précède la lecture officielle du budget à la Chambre des communes.La raison : il n'y a pas suffisamment de place.Or, curieusement, deux d'entre eux avaient aussi été exclus d'activités fédérales, en août dernier, lors de la tournée du ministère de l'Environnement visant à présenter l'ébauche de la loi sur la qualité de l'air.Selon Dimitri Soudas, porteparole de Stephen Harper, le bureau du premier ministre n'a rien à voir avec le choix des organisations.Le ministère des Finances, responsable du huis clos, n'a quant à lui pas répondu à nos appels, hier.Les organisations visées se sont dites «scandalisés », d'autant que ce geste s'ajoute au démantèlement tout récent d'une section du ministère fédéral de l'Environnement liée au réchauffement.Ottawa a en effet décidé ces derniers jours d'abolir la Direction des politiques sur les changements climatiques.Dix employés ont ainsi été réaffectés ailleurs au ministère.Ils étaient, pour la plupart, responsables de la mise en place des nouvelles politiques climatiques.Alors que la Presse Canadienne soutient que cela crée un vide déploré par certains fonctionnaires, Environnement Canada affirme qu'il s'agit d'une décision faisant partie d'une plus large restructuration.« Ça s'inscrit visiblement dans une tendance, a lancé, furieux, Steven Guilbeault, de Greenpeace.Non seulement on décide d'exclure du budget les groupes les plus critiques, mais on ose aussi couper à l'interne les ressources affectées à ce dossier.C'est un véritable scandale.» Cela dit, tout comme Friends of the Earth, Greenpeace est un habitué des huis clos précédant la lecture des budgets.Cela permet de prendre connaissance des documents en même temps que les autres lobbies canadiens.Les écologistes peuvent ainsi répondre aux questions des journalistes qui n'ont aucun accès à l'extérieur du huis clos entre 9 h 30 à 16 h.« Il s'agit d'une curieuse coïncidence, mais les groupes exclus sont ceux qui sont reconnus pour leur franc-parler », a fait remarquer John Bennet, directeur du Réseau action climat, une coalition qui réunit une centaine de groupes écolos.Il a reconnu ne pas avoir été invité l'an dernier, mais des raisons techniques expliquaient alors cette exclusion.Selon plusieurs observateurs interrogés hier, autant chez les écologistes qu'à la tribune de la presse d'Ottawa, l'exclusion de certains groupes ciblés est un geste sans précédent.« Cette décision est cohérente avec la position des conservateurs dans le dossier climatique, estime Beatrice Olivastri, présidente de Friends of the Earth.C'est désolant de voir que cela arrive au moment où l'on demande aux partis de serrer les rangs pour lutter contre les changements climatiques.» Tout comme son confrère de Greenpeace, Mme Olivastri ne comprend absolument pas pourquoi le gouvernement Harper a choisi, parallèlement, d'éliminer la Direction des politiques sur les changements climatiques.Elle n'est en rien rassurée par les propos d'Environnement Canada qui soutient que les employés continuent néanmoins de faire leur travail.« Le portrait brossé par la Presse Canadienne est complètement faux, a indiqué Mark Colpitts, porte-parole.La décision de fermer la direction s'inscrit dans une large restructuration visant à améliorer l'efficacité du ministère.Les 10 personnes concernées ont été affectées à des tâches similaires ailleurs au ministère.» M.Colpitts précise également que la direction avait été créée en 2004-2005 pour implanter le projet vert du gouvernement libéral.L'approche des conservateurs étant différente, la structure n'avait plus sa raison d'être.Or, selon deux employés d'Environnement Canada cités de façon anonyme par la Presse Canadienne, les fonctionnaires ne sauraient plus, à l'heure actuelle, qui est responsable des politiques climatiques.On ajoute que cette décision participe d'un effort de centraliser ce dossier entre les mains dubureaudupremier ministre, ce que réfute M.Colpitts.Pour Steven Guilbeault, cela démontre le peu de sérieux du virage vert entrepris par le gouvernement Harper depuis la nomination de John Baird à la tête du ministère de l'Environnement.« Le naturel des conservateurs finit toujours par revenir au galop dans ce dossier, note-t-il.Ce n'est pas un changement de ministre qui a fait une différence, car le problème est à un autre niveau, soit au bureau du premier ministre.» Budget fédéral lundi prochain Des groupes verts exclus du huis clos Le gouvernement Harper abolit également la Direction des politiques sur les changements climatiques « Non seulement on décide d'exclure du budget les groupes les plus critiques, mais on ose aussi couper à l'interne les ressources affectées à ce dossier.C'est un véritable scandale.» ACTUALITÉS Ce soir, gros lot c'est de l'argent ! lotoquebec.com approximatif 18 millions $ 3469493A STADE OLYMPIQUE 16 AU 18 MARS 2007 9 H À 18 H Arrivez au Salon avant midi et GAGNEZ en Gaspésie et au Lac-Saint-Jean DEUX VOYAGES Spectacles et animation pour toute la famille LE SHOW DION et les Découvertes nouvelle génération vendredi et samedi à 14 h et 16 h dimanche à 11 h, 14 h et 16 h vendredi et samedi 11 h et 13 h (détails au Salon) Donnez du sang, donnez la vie JUSQU'À DIMANCHE BRUNO BISSON Le procureur de la Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde, Michel Décary, s'oppose à ce que l'Association des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) ait le droit d'interroger les témoins convoqués pour éclaircir les causes de l'effondrement de cette structure, qui a fait cinq morts, le 30 septembre dernier, à Laval.Mardi, lors de la toute première journée d'audience de cette commission présidée par l'ancien premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson, Me Michel Décary a fait valoir que les ingénieurs du gouvernement qui ont travaillé sur cette infrastructure, à titre d'inspecteur ou de surveillant, pourront être défendus par un avocat du gouvernement ou par un avocat externe en vertu de leur convention collective.Il s'est ainsi opposé à ce que l'APIGQ, le syndicat des 1100 ingénieurs du gouvernement du Québec, dont 500 travaillent à Transports Québec, puisse représenter ses membres devant la commission Johnson, dont les audiences publiques vont débuter le 10 avril prochain, à Laval.Me Décary a estimé qu'un statut de participant, qui permettrait à l'APIGQ d'être représentée par un avocat en tout temps, sans toutefois pouvoir poser des questions aux témoins, serait suffisant.Le président de la commission, Pierre Marc Johnson, a mis cette demande en délibéré et devait rendre une décision sur le sujet, au plus tard hier.Mais au moment de quitter le bureau, peu avant 17 h hier, Michel Gagnon, président de l'APIGQ, attendait encore le verdict quand La Presse l'a joint.Et il fulminait.« Nous sommes carrément insultés.Comment une commission d'enquête sur un événement aussi grave, qui peut remettre en question la façon dont nous gérons nos travaux de construction, peut-elle se priver de l'expertise des 1100 ingénieurs que nous représentons, dont presque la moitié travaillent au ministère des Transports?» M.Gagnon, qui s'est montré très critique de la gestion des structures du ministère des Transports du Québec depuis la tragédie du 30 septembre dernier, et qui a qualifié la commission Johnson de « fantoche » dans Le Soleil d'hier, était d'autant plus en colère que l'APIGQ est le seul organisme à qui la commission Johnson a refusé son statut d'intervenant.Lors de la courte audience de mardi, les six autres organismes qui avaient présenté des requêtes devant la commission ont tous obtenu le statut demandé.Sauf l'APIGQ.La Commission a reconnu le ministère des Transports du Québec, de même que les constructeurs (Interstate Paving) et les ingénieurs (Desjardins Sauriol devenu aujourd'hui Dessau) du viaduc de la Concorde et de l'autoroute 19.La Ville de Laval, responsable de l'entretien d'une partie de cette structure, s'est aussi vu accorder sans opposition le statut d'intervenant demandé.Pour leur part, l'Ordre des ingénieurs du Québec et la Coalition pour l'entretien et la réfection du réseau routier du Québec, un lobby formé par 17 associations industrielles du milieu de la construction, ont obtenu le statut de participant qu'ils demandaient.En audiences, mardi, l'avocat de l'APIGQ, Me Jean Morin, a fait valoir que cette association « peut apporter beaucoup d'éclairage à cette commission sur la gestion par le ministère des Transports de toutes les infrastructures au Québec ».« À ce titre, a-t-i l plaidé, l'APIGQ entend possiblement faire entendre des témoins sur les conséquences du fait que les budgets pour l'entretien des infrastructures ont été trop tardivement disponibles, sur la façon avec laquelle on a procédé dans les minutes qui ont suivi l'effondrement, sur les conséquences du fait que seulement un ingénieur sur deux est remplacé », dans la fonction publique.VIADUC DE LA CONCORDE Les ingénieurs du gouvernement « insultés » Le procureur leur refuse le droit d'interroger des témoins PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Des ouvriers s'affairaient, ces derniers jours, à reconstruire le viaduc du boulevard de la Concorde.Le 30 septembre 2006, le viaduc, construit au début des années 70 dans l'est de Laval, s'est subitement effondré, tuant les cinq passagers des deux véhicules qui circulaient sur l'autoroute 19, juste en dessous.« Comment une commission d'enquête sur un événement aussi grave peut-elle se priver de l'expertise de 1100 ingénieurs?» ACTUALITÉS ACTUALITÉS SARA CHAMPAGNE ET ÉMILIE CÔTÉ Les cols blancs de Montréal qui travaillent à l'aide sociale et dans certains services d'emploi ne pourront déclencher la grève lundi, a tranché hier le Conseil des services essentiels (CSE).Mais le syndicat a contre-attaqué en annonçant une grève générale illimitée à partir du 30 mars.« Aucun service ne sera offert la journée des chèques », a indiqué Monique Côté, présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux, fort de 10 000 membres.Le 6 mars, ce syndicat qui représente les 850 cols blancs visés avait signifié son intention de déclencher une grève à partir du 19 mars (lundi).Mais ce n'est qu'hier après-midi qu'il a présenté au CSE la liste des services qu'il entend maintenir durant le débrayage.Selon l'administration Tremblay- Zampino, le Syndicat des fonctionnaires municipaux ne respectait par le délai de sept jours prescrits par le Code du travail.La Ville a donc demandé au Conseil des services essentiels (CSE) d'intervenir.Le CSE lui a donné raison.Le syndicat n'a effectivement pas respecté « les délais du Code du travail pour l'envoi d'une liste ou d'une entente de services essentiels pour déclencher une grève légale », peut-on lire dans la décision rendue hier soir.Mais, selon Mme Côté, la Ville et le syndicat avaient conclu une entente verbale avant-hier.« Nous allions amorcer la grève le 26 mars plutôt que le 19 mars.Nous allions en grève pour quatre jours, nous retournions au travail le 30 (journée de la remise des chèques d'aide sociale).Et après un autre quatre jours de débrayage, la grève prenait fin le 4 avril.» Monique Côté déplore que la Ville n'ait pas respecté cette entente verbale.« Notre proposition de départ était moins radicale que la grève générale illimitée (votée par les membre à 85 %).» Si la grève ne devrait pas perturber l'envoi des chèques aux assistés sociaux, elle pourrait sérieusement ralentir le traitement des différents dossiers sous la responsabilité des cols blancs.Mais il pourrait y avoir une entente d'ici là.Le syndicat et la Ville de Montréal doivent se rencontrer aujourd'hui en compagnie d'un représentant du Conseil du Trésor.L'origine du conflit En juillet dernier, l'administration municipale avait annoncé son intention de se départir de la gestion des 20 centres locaux d'emploi de Montréal (CLE), du Tribunal administratif du Québec (TAQ), de même que du Centre spécialisé des demandeurs d'asile.Selon le directeur des relations professionnelles au service du capital humain de la Ville, Jean- Yves Hinse, les services d'aide sociale et d'emploi ont fait perdre 17 millions en trois ans à Montréal.« La décision de Montréal de transférer le service au gouvernement est définitive, dit-il.On ne reviendra pas là-dessus.Cette menace de grève est dommage parce que les négociations vont bon train avec Québec pour le maintien des emplois permanents et temporaires », dit-il.De son côté, le syndicat réclame que les postes des fonctionnaires municipaux, tant permanents que temporaires, soient éliminés par attrition.Le gouvernement du Québec reprendrait donc en charge graduellement le service, explique Monique Côté.VILLE DE MONTRÉAL Grève imminente des cols blancs de l'aide sociale ÉMILIE CÔTÉ Un jeu du chat et de la souris dans les rues, des feux, des méfaits sur des véhicules, du grabuge et une quinzaine d'arrestations.Tradition qui dure depuis 11 ans déjà, des manifestants se sont réunis hier pour souligner la Journée internationale contre la brutalité policière.Contrairement aux années précédentes, les quelque 400 manifestants ne se sont pas réunis au parc Émilie-Gamelin, mais à la station de métro Snowdon.Au moment de mettre sous presse, le Service de police de la Ville de Montréal rapportait 15 arrestations, dont six personnes mineures : quatre pour incendie (possiblement criminel), une pour agression armée sur un policier, une pour méfait sur un véhicule et quatre pour attroupement illégal.Une femme a également signalé à la police avoir été victime d'une agression sexuelle.À la sortie de la station de métro Snowdon, un manifestant armé d'un couteau lui aurait empoigné un sein, avant de prendre la fuite.Les manifestants ont arpenté les rues jusqu'à la station de métro Plamondon, sur la ligne orange.« C'est toujours le même problème.Ils ne nous disent pas où ils vont, donc cela cause des problèmes pour les automobilistes », a indiqué le sergent Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.Ensuite, des dizaines de manifestants ont pris le métro en direction du parc Émilie-Gamelin.Ils ont allumé des feux, en plus de commettre des méfaits sur des voitures et une dizaine de commerces, principalement rue Saint-Denis.Personne n'a été blessé.Vers 22 h, tout était rentré dans l'ordre.Mais chaque année cette manifestation cause des maux de tête aux policiers.« C'est malheureux, ça fait partie du3%à 5%de manifestations où il y a des arrestations », a déploré M.Lafrenière.L'an dernier, le SPVM a procédé à 33 arrestations lors de la manifestation contre la brutalité policière.En 2005, six.Rien à avoir avec 2002, alors que plus de 370 manifestants avaient été arrêtés.Manifestation contre la brutalité policière Une quinzaine de personnes arrêtées Une femme a signalé avoir été victime d'une agression sexuelle.NE033F207 © 2007.Sears Canada Inc.Ou vous pourriez grattez et gagnez un téléviseur ToshibaMD de 20 po à CL.La valeur approximative au détail est de 529,99 chacun.Aucune obligation d'achat pour obtenir une carte à gratter ou gagner un prix.Nulle si elle n'est pas grattée par un conseiller à la vente Sears.Carte à gratter en vigueur les samedi 17 et dimanche 18 mars 2007.Les cartes à gratter sont disponibles dans la limite des stocks.Les 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à l'exclusion des meubles pour bébés et des meubles de jardin 3469933A Offre d'une durée limitée consentie aux clients admissibles seulement sur approbation du crédit par les concessionnaires Volvo et les Services financiers de la Compagnie des automobiles Volvo du Canada.Les véhicules peuvent différer de ceux illustrés.Cette offre s'applique à un XC90 A SR/une XC70 A SR 2007 (le prix inclut les frais de transport et de préparation de 1 295 $).698,90 $ (645 $/779 $)/598,09 $ (545 $/677 $) par mois; terme de 39/39 mois.Un acompte de 2 950 $ (4 940 $/0 $)/2 950 $ (4 950 $/0 $), la première mensualité incluant les taxes, l'inscription au RDPRM de 42,88 $ et le dépôt de garantie de 900 $/700 $ sont dus à la signature du bail.Taxes, immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs et frais d'administration en sus.Allocation de 60 000 km (0,16 $ par km excédentaire).Taux d'intérêt annuel de 3,25 %/2,60 %.Total des mensualités : 27 257,10 $ (25 155 $/30 381 $)/23 325,51 $ (21 255 $/26 403 $).La mensualité et le dépôt de garantie peuvent varier selon le choix d'équipements additionnels.Valeur de rachat à la fin du bail : 30 543,90 $/26 470 $ plus taxes.Le concessionnaire peut louer à un prix inférieur.Cette offre prend fin le 31 mars 2007.Certaines conditions s'appliquent.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre.Communiquez avec un concessionnaire Volvo pour plus de détails.©2007 La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.« Volvo pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site volvocanada.com VOLVO Volvo.pour la vie VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 www.volvo-pointeclaire.com VOLVO LAVAL 2350, boul.Chomedey Laval (450) 682-3336 www.volvodelaval.com JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 www.johnscottivolvo.com VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 www.volvobrossard.net UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré, Montréal (514) 737-6666 www.uptown-volvo.com FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 www.frankevolvo.com VOLVO ST.HYACINTHE 855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 www.volvosthyacinthe.com AFIN DE VOUS AIDER À PRENDRE LE VOLANT DU VÉHICULE IDÉAL, NOUS VOUS FAISONS UNE OFFRE SPÉCIALE SUR LE ROBUSTE XC90 REDESSINÉ ET LA POLYVALENTE XC70.DÉCOUVREZ LA CONFIANCE QUE VOUS PROCURERONT LA TRACTION INTÉGRALE CONTRÔLÉE ÉLECTRONIQUEMENT AVEC INSTANT TRACTION AINSI QUE LES SYSTÈMES ANTIDÉRAPAGE (DSTC) ET ANTI COUP DE FOUET CERVICAL (WHIPS).FAITES CONNAISSANCE AVEC LE VÉHICULE DE VOS RÊVES CHEZ LE CONCESSIONNAIRE VOLVO LE PLUS PROCHE DÈS AUJOURD'HUI.LA TRACTION INTÉGRALE VOLVO.LA CONFIANCE EST CONTAGIEUSE.ACOMPTE DE 4 950$ = 645 $/MOIS ACOMPTE DE 2 950$ = 699 $/MOIS ACOMPTE DE 0 $ = 779 $/MOIS 3,25 % TAUX DE CRÉDIT-BAIL 39 MOIS 699 $ REDESSINÉ XC90 AWD UNE OFFRE À LA FOIS ROBUSTE ET POLYVALENTE.Nouveau moteur en ligne 3,2 litres de 235 ch Nouvelle boîte de vitesse à 6 rapports pour une meilleure économie d'essence Phares bi-xénon actifs (ABL) Roues en alliage de 18 po Incrustations en noyer 90 XC PAR MOIS ACOMPTE DE 2 950 $ 70 XC ACOMPTE DE 4 950$ = 545 $/MOIS ACOMPTE DE 2 950$ = 599 $/MOIS ACOMPTE DE 0 $ = 677 $/MOIS 2,60 % TAUX DE CRÉDIT-BAIL 39 MOIS 599 $ PAR MOIS ACOMPTE DE 2 950 $ POLYVALENTE XC70 AWD Moteur turbo 2,5 litres 5 cylindres de 208 ch Système de protection contre l'impact latéral (SIPS) Sacs gonflables à plusieurs seuils de déclenchement Rideau gonflable 3466109A ACTUALITÉS LAURA-JULIE PERREAULT Un mois après avoir remporté une importante victoire devant la Cour suprême dans le dossier des certificats de sécurité, un Montréalais d'origine marocaine, soupçonné de liens avec Al-Qaeda, a appris hier que le plus haut tribunal du pays s'intéressera pour la deuxième fois à sa cause.Hier matin, la Cour suprême a annoncé qu'elle accepte d'entendre un autre appel d'Adil Charkaoui.Dans son premier jugement, la Cour a déclaré que certaines dispositions des certificats de sécurité sont inconstitutionnelles et a donné un an au gouvernement pour revoir la loi actuelle.Dans le nouvel appel accordé hier, l'avocate du Montréalais, Dominique Larochelle, entend plaider que le certificat de sécurité dont son client fait l'objet depuis 2003 doit être abandonné parce que la police secrète canadienne a manqué à son devoir.Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a avoué devant la Cour fédérale avoir détruit des notes d'une entrevue réalisée avec M.Charkaoui en 2002.Cependant, le résumé de ces notes se trouve dans la preuve qui a été remise à huis clos au juge Simon Noël, pour que ce dernier décide si M.Charkaoui peut être expulsé du Canada.Interrogé par le juge de la Cour fédérale, les représentants du SCRS ont avoué que cette pratique est courante.« Imaginez! On allègue que vous êtes un terroriste, mais on détruit la preuve.Pourquoi ?Peut-être parce qu'elle est favorable à la personne qui fait l'objet de l'enquête.On ne garde que la preuve contre vous », a dit hier Mme Larochelle à La Presse.Devant la Cour fédérale, l'avocate a exposé l'an dernier que la destruction systématique de preuves porte atteinte à la justice fondamentale à laquelle a droit M.Charkaoui et que par conséquent, la Cour doit mettre fin au processus contre son client.Mme Larochelle a aussi demandé à la Cour de mettre de côté des éléments d'enquête que le gouvernement a ajoutés dans le dossier de M.Charkaoui après l'émission du certificat de sécurité.La Cour fédérale et la Cour d'appel fédérale ont rejeté les arguments de l'avocate l'an dernier, mais la Cour suprême accepte de les entendre à nouveau.Hier, joint à son domicile, Adil Charkaoui s'est dit ravi que la Cour suprême accepte de se pencher à nouveau sur son cas.« La première victoire devant les juges en a été une de principe.En m'entendant à nouveau, la Cour suprême démontre qu'elle s'inquiète des procédures en vigueur au SCRS.À cause d'eux, je suis privé de liberté depuis quatre ans, sur la base d'une preuve secrète, détruite en partie.Ce n'est pas sérieux », a conclu M.Charkaoui.Charkaoui de retour devant la Cour suprême JUDITH LACHAPELLE Leministèrede la Sécuritépublique du Québec ne bronche pas : une agente des services correctionnels ne peut porter le voile islamique au travail, pour des raisons desécurité.Le syndicat des agents correctionnels provinciaux est d'accord, mais n'est pas fermé à un accommodement raisonnable.Quant au syndicat des agents fédéraux, il ne voit pas où est le problème : si un détenu veut vraiment faire du mal à une agente, il trouvera le moyen de le faire.Hidjab ou pas.Mardi dernier, Sondos Abdelatif, une musulmane de 19 ans qui suivait depuis une semaine une formation pour devenir agent correctionnel, s'est fait demander par ses supérieurs de la prison de Bordeaux de choisir entre son hidjab ou son emploi.La direction, appuyée par le syndicat, invoque une mesure de sécurité : un détenu enragé qui empoignerait son hidjab risquerait de l'étrangler.Sarah Elgazzar, du Conseil canadien des relations islamoaméricaines, comprend les réticences des agents correctionnels.Mais le hidjab, dit-elle, peut être porté de plusieurs façons pour éviter ce danger d'étranglement.« On peut l'attacher derrière la tête, ou encore le fixer avec des attaches de Velcro », dit-elle.Mme Abdelatif, ajoute-t-elle, est d'accord pour trouver un compromis.Pour Michel Hubert, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, il est clair que le voile islamique, enroulé autour du cou, peut être dangereux pour l'agente.« Mais si on nous démontre que ça peut s'avérer conforme et sécuritaire, on ne s'opposera pas », dit-il.Les agents portent d'ailleurs, pour cette raison, une cravate fixée avec des pinces plutôt qu'attachée autour du cou.Il ne demande qu'à ce qu'on lui fasse la démonstration.« Ça peut certainement être étudié.» La même ouverture ne se retrouve pas au ministère de la Sécurité publique du Québec, qui a répété hier la position émise mercredi.« Par mesure de sécurité, le voile ne peut être accepté dans l'uniforme des agents correctionnels », selon Réal Roussy, porte-parole du ministère.Pourtant, dans The Gazette hier, le sous-ministre associé Jean Lortie a fait preuve de plus de souplesse.M.Lortie disait « laisser les portes ouvertes » à un port du voile qui serait conforme aux exigences de sécurité.« Nous devons au moins y jeter un coup d'oeil », a déclaré Jean Lortie au quotidien.Il n'a pas été possible de parler à M.Lortie hier.Selon Mme Elgazzar, des policières musulmanes portent déjà le voile à Vancouver, tout comme des soldates des Forces armées canadiennes.Elle ajoute que le service de police d'Ottawa cherche même des façons d'encourager des musulmanes voilées à poser leur candidature pour travailler dans ses rangs.Le Conseil des relat ions islamo-américaines n'exclut pas de déposer une plainte pour discrimination à la Commission des droits de la personne du Québec.Mais Mme Elgazzar souhaiterait davantage trouver un terrain d'entente avec le ministère de la Sécurité publique.Si les raisons invoquées sont discutables, selon elle, elle ne croit pas que la musulmane a été exclue pour des motifs racistes.« Je crois plutôt que c'est de l'ignorance de gens qui ont peur de l'inconnu.» SERVICES CORRECTIONNELS Pas de hidjab pour les agentes PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © Adil Charkaoui a été arrêté en mai 2003 en vertu d'un certificat de sécurité par les ministres de la Sécurité publique et de l'Immigration. Simple et rapide! Visitez le www.cyberpresse.ca/privileges Abonnés de La Presse Profitez des OFFRES EXCLUSIVES du 10 à 30% de rabais sur livres des Éditions La Presse 10 à 30% de rabais sur les magazines des Éditions Gesca : RICARDO, INSPIRATION Manon Leblanc et HOCKEY 2 billets pour 25 $ pour le spectacle de Guy Nantel Au Théâtre St-Denis 2, 16-17 mars 2007 Offre valable jusqu'au 16 mars.LES FABRICANTS DE BOIS MODERNE INC.3466432A Québec Rimouski Gatineau Montréal : 4596, boulevard St-Laurent 514 848.0100 1 877 967.0100 Vous portez des orthèses ?Vous n'avez pas à sacrifier l'élégance pour autant.Dernières tendances, importations exclusives, chez Pouliot vous trouverez la plus belle et la plus vaste sélection de chaussures - homme et femme - pour orthèses sur le marché.Faites-vous du bien, rendez-vous chez Pouliot dès aujourd'hui.Depuis 1971.Reconnu et accrédité par les organismes gouvernementaux et les assureurs privés.Élégance et orthèse 3467300A ACTUALITÉS HUGO MEUNIER Pour la deuxième fois en deux semaines, les policiers de Laval ont saisi hier une quinzaine de véhicules utilitaires sport (VUS) volés, dans un local commercial du parc industriel de l'île Jésus.Ces VUS sont évalués à 2 millions de dollars.Personne n'a encore été arrêté.Ce qui pourrait être une surprise de taille attendait Jocelyne Sabourin hier matin, durant son quart de travail dans un cassecroûte de la rue Bergman, à Laval.Quelques semaines après s'être fait voler son VUS dans le stationnement de sa résidence de Laval-Ouest, la serveuse versait du café à un policier attablé à son restaurant.« Avez-vous retrouvé un Nissan Murano?» a-t-elle lancé à la blague.« Oui, il y en a un », a répliqué le policier.Un Murano qui ressemble énormément à celui de M me Sabourin se trouvait avec 13 autres VUS volés dans un local situé à moins de 50 mètres de son lieu de travail.L'endroit visité par la police hier est entouré de locaux où sont établies de petites entreprises spécialisés.Mme Sabourin pense avoir été suivie jusqu'à chez elle par les voleurs, qui auraient repéré son véhicule dans le stationnement.Mais les policiers n'ont pu lui confirmer s'il s'agit de son VUS, en attendant de procéder à une expertise.« C'est sûr que ça serait un soulagement, au prix qu'on paie », a commenté Mme Sabourin.Mercedes, Honda Odyssey, Lexus, Volvo, les 14 véhicules retrouvés hier ont été volés depuis moins d'un mois, tous dans la région métropolitaine.Les numéros de série des VUS étaient maquillés.À l'intérieur du local, une sorte de garage, les véhiculesétaient tous alignés devant la porte, prêts à partir.« Habituellement, ils sont expédiés dans des conteneurs outre-mer », a expliqué l'agent Nathalie Lorrain, de la police de Laval.Le local où a eu lieu la perquisition était loué depuis environ un mois.Les policiers connaissaient d'ailleurs l'endroit pour y avoir fait une descente il y a quelques mois seulement, cette fois contre des trafiquants de cannabis.« Ça change souvent de locataires dans le coin », a remarqué Robert Michaud, propriétaire d'un commerce de pièces d'autos situé en face.Le mécanicien ne savait rien des activités qui se déroulaient devant chez lui.« On voyait parfois de belles voitures entrer et sortir, mais la porte (de garage) ouvrait rarement », a-t-il souligné.La plupart des employés des commerces voisins ne cachent pas que le secteur est souvent le théâtre d'activités louches.« On s'est déjà fait voler un camion et les véhicules de plusieurs autres compagnies se font siphonner leur essence.Il fait très noir ici la nuit », a raconté l'employé d'une entreprise de polissage.Même constat pour Dominic Moisan, distributeur du Journal de Montréal.« Il y a beaucoup de rôdeurs par ici, des gens qui cherchent des pièces.» La compagnie GHP corporation immobilière, qui possède plusieurs locaux rue Bergman, dont les trois qui ont récemment fait l'objet de perquisitions, n'a pas rappelé La Presse.Les policiers n'ont pu affirmer que la trentaine de VUS saisis en 15 jours ont été volés par le même réseau.« On espère », a conclu un enquêteur rencontré sur place.LAVAL La police saisit des VUS volés CHRISTIANE DESJARDINS Pierre Landrevil le a trouvé dans Internet tout un exutoire pour ses multiples perversions sexuelles, incluant la bestialité et le sadomasochisme.De la porno adulte il est passé à la porno infantile.Puis il s'est mis à en fabriquer lui-même avec une fillette de 4 ans et un garçon de 10 ans, pour ensuite dist r ibuer son matériel sur Internet.Hier, pour ces gestes qu'il a commis en 2001 et 2002, et pour lesquels il a plaidé coupable, ce résidant de L'Assomption a été condamné à huit ans de prison, au palais de justice de Joliette.Le juge Marc Vanasse lui a en outre accolé l'étiquette de « délinquant à contrôler » pour une période de cinq ans après sa sortie de prison.Car les risques de récidive sont toujours présents, estiment les experts qui ont évalué l'homme de 46 ans, et qui croient qu'il ne devrait plus jamais utiliser d'ordinateur.De fait, en 2004, alors qu'il était libre et en attente de procès dans la présente affaire, il s'est fait reprendre à télécharger de la pornographie infantile.Ce qui lui a valu d'être réincarcéré.Hier, on a d'ailleurs soustrait 30 mois de sa sentence de huit ans, pour compenser sa détention préventive.Landreville était complice de Luc X, ce père de famille qui a écopé de 15 ans de prison (réduits à neuf par la Cour d'appel), pour avoir utilisé sa propre fille de 4 ans comme objet sexuel et comme modèle pour la pornographie infantile qu'il distribuait à l'échelle planétaire.Landreville a admis avoir photographié la petite lui aussi, mais il nie l'avoir agressée.Il a cependant admis avoir eu des contacts sexuels avec un garçon de 10 ans.Il a commencé par montrer de la pornographie infantile au garçon, puis l'a entraîné à se dévêtir et à poser nu.Sur certaines photos distribuées sur Internet, une femme masquée apparaît en train de toucher les parties génitales de ce garçon.Cette femme court toujours, car elle n'a jamais été identifiée.Le juge a indiqué hier que les deux victimes de Landreville sont restées extrêmement perturbées par les abus commis à leurs dépens.La fille de Luc X a des comportements sexuels qui ne sont pas de son âge, tandis que le garçon a toujours refusé de parler des agressions et s'est mis à consommer de la drogue.Lui-même marié et père de deux filles, Landreville tenait une boutique de décoration à L'Assomption avant son arrestation, en décembre 2002.Il a avoué qu'il était devenu complètement accro à Internet.Alors que son commerce ne fonctionnait plus trop bien et que les relations avec sa femme allaient mal, il trouvait sa valorisation auprès des pédophiles sur Internet qui le félicitaient pour le matériel qu'il leur envoyait.C'est d'ailleurs de cette façon qu'il avait connu Luc X, qui partageait ses déviances.Aujourd'hui, Landreville dit prendre conscience du tort qu'il a fait autour de lui.Ses propres filles ne veulent plus rien savoir de lui.JOLIETTE Huit ans de prison pour un pédophile CHRISTIANE DESJARDINS Le juge Robert Sansfaçon a finalement accepté, hier, de faire sortir Mark Lafleur de prison, mais uniquement pour que le jeune homme de 22 ans se soumette à une thérapie de désintoxication à la maison Dianova, de Terrebonne.Le fils de la légende du hockey Guy Lafleur fait face à 22 accusations diverses, dont voie de fait et agressions sexuelles sur une fille de 17 ans.Détenu depuis le 31 janvier dernier, il a subi une évaluation d'un mois dans l'aile psychiatrique de l'hôpital de Sherbrooke.Au terme de celle-ci, son avocat, M e Jean-Pierre Rancourt , a proposé que le jeune homme puisse aller suivre une thérapie de désintoxication plutôt que de rester en prison en attendant la suite du processus judiciaire.La procureure de la Couronne, Sophie Lavergne, s'y opposait pour sa part.Après avoir écouté le témoignage du jeune homme, hier, le juge a décidé de lui donner une chance, tout en lui faisant de sévères mises en garde et en lui imposant des conditions.Entre autres celle de ne pas communiquer avec la victime présumée et ses proches.Le père de l'accusé a aussi dû s'engager à hauteur de 10 000 $ pour cautionner la libération de son fils.Ensortant de la salle d'audience, hier, Guy Laf leur paraissait manifestement plus détendu que la semaine dernière.« Il n'aura pas deux chances, il est mieux de la prendre celle-là », a dit le célèbre numéro 10 du Canadien.Il souhaite que son fils fasse une réelle prise de conscience.« Je m'attends à ce qu'il change, qu'il ait une vie plus normale, qu'il se rende compte de tout ce qu'il a fait avant, et que ça lui serve de leçon, a commenté M.Lafleur.Je pense que les derniers 45 jours l'ont vraiment fait réfléchir et lui ont donné un aperçu que ce n'est pas ça la vie.Dans la vie, il faut travailler, puis il faut avoir une vie normale et savoir se contrôler.» Mark Lafleur retournera devant le tribunal le 4 mai.Mark Lafleur libéré pour suivre une thérapie PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © À l'intérieur du local où la police de Laval a fait une perquisition, une sorte de garage, les véhicules étaient tous alignés devant la porte, prêts à partir. Suivre, jamais.audi.ca Votre rêve est accessible.Louez une Audi A4 quattro® avec boîte manuelle à 6 vitesses pour529$ par mois avec acompte de 4 030$ ou pour649$ par mois aucun acompte Prestige Audi 5905, autoroute Transcanadienne St-Laurent QC 514 364-7777 www.audiprestige.com Les Automobiles Niquet 1917, boul.Sir Wilfrid Laurier, Route 116 St-Bruno QC 450 653-7553 www.niquet.com Les Automobiles Popular 5442, rue Saint-Hubert Montréal QC 514 270-3566 www.popularaudi.com Park Avenue Audi 8755, boulevard Taschereau Brossard QC 450 445-4811 www.parkavenueaudi.com Automobiles Lauzon 2435, boulevard Chomedey Laval QC 450 688-1120 www.lauzon.qc.ca Location de 36 mois Taux de location de 5,4 % Incluant l'Ensemble commodités, transport et inspection de prélivraison Taux de location fermé offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires Audi participants.Sujet à approbation du crédit (S.A.C.).Location de 36 mois au taux annuel de 5,4 %.Acompte de 4 030 $ / 0 $ ou échange équivalent, dépôt de garantie remboursable de 580 $ / 700 $, première mensualité de 529 $ / 649 $, frais de transport de 0 $.Montant dû au début du bail : 5 140 $ / 1 349 $.Obligation totale découlant du bail : 19 044 $ / 23 364 $.Montant calculé en fonction du PDSF de l'Audi A4 de 44 485 $.Taxes, immatriculation, droits, frais administratifs (incluant les frais d'inscription jusqu'à 46 $ au Registre des droits personnels et réels mobiliers), assurances et autres options en sus.Livraison avant le 31 mars 2007.Frais de 0,20 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Contribution requise pouvant modifer la transaction finale négociée.Offre d'une durée limitée pouvant changer sans préavis.Détails chez le concessionnaire.Modèle montré Audi A4 de 44 485 $.« Audi », «quattro » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de Audi AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi AG.©Audi Canada 2007.Pour en savoir plus sur Audi, 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Ville de Montréal- Ouest à ôter, d'ici 17 h aujourd'hui, la barricade et la barrière qu'elle a placées mardi à deux endroits du chemin Broughton, entre les avenues Easton et Hillcrest, à la limite du quartier Saint-Pierre de l'arrondissement de Lachine.Montréa l-Ouest a adopté récemment une résolution décrétant la fermeture du chemin Broughton à la suite de demandes de citoyens qui ne voulaient plus être importunés par les véhicules passant devant chez eux en trop grand nombre, selon eux.Montréal a plaidé hier que l'action de Montréal-Ouest pouvait avoir des conséquences graves pour les résidants du quartier Saint-Pierre lors d'interventions de pompiers, de la police ou d'Urgences Santé.L'injonction oblige Montréal-Ouest à ôter son barrage pour 10 jours, le temps de trouver un terrain d'entente entre les deux villes.« Les motifs que nous avions donnés, comme la sécurité publique et la circulation des véhicules d'urgence et des matières dangereuses qui nécessite que la rue soit ouverte, ont été retenus par la juge Corriveau », a dit le maire de Lachine, Claude Dauphin, à La Presse.De son côté, le maire de Montréal- Ouest, Campbell Stuart, n'est pas étonné de la décision de la juge et dit que sa ville va se soumettre à la loi.« Dans un certain sens, la bataille ne fait que commencer », ajoute-t-il.Maintenant que l'injonction est obtenue, M.Dauphin espère que ce dossier trouvera une issue négociée, comme ce fut le cas en 2002 quand Robert Libman était le maire de l'arrondissement de Côte-Saint-Luc-Hampstead -Montréal-Ouest.Mais il n'y a eu aucun contact entre M.Dauphin et M.Stuart depuis un repas partagé entre eux lundi midi.« On garde de bonnes relations même s'il y a un différend politique, dit M.Dauphin.M.Stuart m'a dit que sur le plan politique, il n'avait pas le choix de mettre une barricade et que toute possibilité d'arrangement était exclue.Je lui ai donc dit que dans ces conditions-là, c'est les tribunaux qui décideraient.» Placer des ralentisseurs de circulation rapprochés les uns des autres dans la rue Broughton pourrait être une solution.« Mais vous connaissez les gens de Montréal-Ouest, dit M.Dauphin.Les maisons valent un million.Les gens ne veulent pas être dérangés.Il y a quelques années, on a osé faire passer le Tour de l'Île dans Montréal- Ouest .Vous ne pouvez pas savoir le nombre de lettres qu'on a eues le lendemain comme quoi ce serait la dernière fois qu'on autoriserait des cyclistes à passer dans Mont-réal-Ouest.Ce sont des gens qui veulent que personne d'autre qu'eux puisse passer sur leurs voies publiques.» BARRICADE À MONTRÉAL-OUEST Montréal gagne la première manche Cinq enfants blessés dans un accident Cinq enfants, deux éducatrices de garderie et un chauffeur d'autobus ont été légèrement blessés hier à la suite d'un accident survenu vers 11 h à l'angle des rues Jeanne- Mance et Prince-Arthur.L'un des chauffeurs a subi un choc au sternum, les deux éducatrices ont été blessées au nez et les enfants ont eu des blessures mineures, notamment aux genoux.Les enfants du CPE Villeneuve revenaient d'une sortie à la Maison Théâtre.Louise Leduc ÉMILIE CÔTÉ Reprochant toujours à 23 anciennes municipalités de l'île de Montréal d'avoir négligé le contrôle de l'herbe à poux dans les années 1990, Françoise Nadon se tourne maintenant vers la Cour d'appel pour obtenir un recours collectif de 1,8 milliard.En janvier dernier, le juge William Fraiberg de la Cour supérieure réfutait l'ensemble des allégations de la poursuite.Le procès avait débuté en septembre 2005 et s'était terminé en juin 2006, après 84 jours d'audience.Déposé en 1992, le recours collectif - le plus important jamais entrepris au Québec - reprochait à 23 municipalités de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM) d'avoir mal appliqué sa propre réglementation sur le contrôle de l'herbe à poux sur les terrains municipaux.Au début des années 90, un règlement obligeait les propriétaires à arracher l'herbe à poux.« (.) elle n'a pas prouvé que le pollen émis par les plantes retrouvées sur les terrains présumés de chacun des défenseurs ait pu causer ou contribuer à la souffrance de la plupart ou de tous les requérants », peut-on lire dans le jugement.Selon Me Odette Nadon, qui représente sa soeur Françoise Nadon, « le juge a interprété la Loi sur la qualité de l'environnement à l'encontre de tout ce qui avait été fait avant ».Il y avait également des erreurs scientifiques dans les expertises, ajoute-t-elle.« On prend ça au sérieux, a indiqué le responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan De Sousa.Nous espérons mettre fin à la poursuite rapidement.Ça fait longtemps que ça dure.» Le recours collectif touche environ 180 000 personnes qui ont vécu à Montréal de 1991 à 1995.Les dommages réclamés se chiffrent à 2000 $ par personne par année.Recours collectif sur l'herbe à poux La cause portée en appel Quinze mois pour des attouchements sur une adolescente Un parent d'une famille d'accueil, Robert Seers, a écopé d'une peine de 15 mois avec sursis pour des attouchements sur une adolescente de 15 ans qui avait été placée chez lui par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Son nom sera également inscrit dans le fichier canadien des agresseurs sexuels.Les attentats à la pudeur se sont déroulés sur une période de trois mois en 2003.Les agressions se sont limitées à du tripotage et des jeux de mains.Seers purgera sa peine dans la communauté.André Cédilot EN BREF Anne-Marie Péladeau arrêtée Les policiers ont arrêté Anne- Marie Péladeau, hier, dans une librairie Renaud-Bray de la rue Saint-Denis.Après avoir passé la nuit en prison, elle doit comparaître ce matin au palais de justice de Montréal pour bris de condition et vol à l'étalage.Selon nos informations, un agent de sécurité a vu Mme Péladeau voler deux DVD, un peu avant 18 h.La direction du Renaud-Bray - succursale Champigny - a ensuite porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Lors de son arrestation, Anne-Marie Péladeau est restée calme, ont rapporté des témoins.La fille de Pierre Péladeau se retrouve encore auxprises avec la justice, brisant une fois de plus ses conditions de mise en liberté.Il y a trois semaines, la cour lui a imposé une période de probation de deux ans avec l'obligation de terminer sa thérapie entreprise récemment.En septembre dernier, elle avait plaidé coupable à une accusation d'entrave à la justice après avoir tenté de camoufler qu'elle avait consommé de la drogue dans un maison de thérapie.Rappelons qu'elle avait aussi plaidé coupable à des accusations de vol et de possession de biens volés pour les incidents survenus en octobre 2005.Émilie Côté Div orce Le divorce.Un dossier spécial à lire dès samedi.3468797A MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Khaled Cheikh Mohammed, originaire du Pakistan, a été arrêté en mai 2003.Le présumé « cerveau » du 11-Septembre est emprisonné à Guantanamo et n'a pas d'avocat.PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Le journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, a été kidnappé et décapité en février 2002 au Pakistan.AGNÈS GRUDA Enplusd'unetrentained'attentats, dontcelui du 11-Septembre, le plus célèbre prisonnier de Guantanamo, Khaled Cheikh Mohammed, confesse avoir lui-même décapité le journaliste américain Daniel Pearl, assassiné il y a cinq ans alors qu'il se trouvait en reportage au Pakistan.« J'ai décapité de ma main droite bénie la tête du juif américain Daniel Pearl dans la ville de Karachi au Pakistan », affirme Khaled Cheikh Mohammed dans la version révisée de sa déposition, rendue publique hier.« Pour ceux qui en voudraient la preuve, il y a des photos de moi tenant sa tête sur Internet », prend-il la peine de préciser.La référence au journaliste du Wall Street Journal se trouvait déjà dans les documents diffusés mercredi.Mais les extraits concernant Daniel Pearl ont été retenus jusqu'à ce que la famille du journaliste soit avisée, selon le Pentagone.Dans la première version de cette déposition faite samedi à huis clos, Khaled Cheikh Mohammed dit avoir orchestré les attentats du 11 septembre 2001 « de A à Z».Son représentant a lu une liste de 31 actes ou tentatives d'actes terroristes incluant l'attentat de 1993 contre le World Trade Center, un projet d'attentat contre le canal de Panama, les attentats commis en 2002 à Bali, en Indonésie, et de nombreux plans visant à assassiner l'ex-président des États-Unis Bill Clinton, le pape Jean- Paul II et le président du Pakistan Pervez Musharraf.Des questions « Il prend le crédit pour tous les grands attentats terroristes de la dernière décennie », constate le président de Human Rights Watch, Kennett Roth, joint au téléphone hier.Le problème, c'est que ces aveux pourraient avoir été arrachés sous la torture, estime cette organisation, qui demande au gouvernement américain de rendre publique une déclaration sous serment du prisonnier qui a été jusqu'à maintenant gardée secrète.Cette déclaration a été présentée comme la « pièce D-d »durant l'audience de samedi, mais son contenu n'a pas été rendu public.« Les allégations de torture devraient faire l'objet d'une enquête et non être camouflées », soutient Human Rights Watch.Pour Kenneth Roth, l'impressionnante liste d'aveux de Khaled Cheikh Mohammed est tout sauf une preuve crédible de sa culpabilité.« Ce sont peut-être des vantardises destinées à montrer quel grand terroriste il est, ou alors une tentative de disculper d'autres détenus », note-t-il.Chose certaine, cette confession ne passerait pas le test d'un tribunal civil, selon de nombreux défenseurs des droits humains.Aux yeux de Kenneth Roth, le gouvernement Bush s'est en quelque sorte piégé en traitant les prisonniers accusés de terrorisme en combattants étrangers : « C'est exactement comme cela qu'ils veulent être perçus », dit-il.Sa première comparution a permis à Khaled Cheikh Mohammed de se « glorifier », selon M.Roth, mais ne permet pas davantage de le traduire devant la justice.Le présumé terroriste, originaire du Pakistan, a été arrêté en mai 2003.Il n'a toujours pas d'avocat.Confession controversée de l'ex-no3 d'Al-Qaeda Khaled Cheikh Mohammed dit avoir décapité le journaliste Daniel Pearl MARC THIBODEAU PARIS Le président français Jacques Chirac risque d'être confronté à la justice de son pays lorsqu'il quittera ses fonctions officielles.L'Agence France-Presse, faisant écho à une nouvelle de l'International Herald Tribune, a indiqué hier que le chef de l'État sera entendu en juin dans une affaire d'emplois fictifs remontant à la période où il était maire de Paris, de 1977 à 1995.Le dirigeant français dispose pour l'heure de l'immunité judiciaire.Il la perdra cependant un mois après la fin de son mandat, le 16 mai, rendant possible une convocation judiciaire par le juge d'instruction chargé du dossier, Alain Philibeaux.Le président, qui a été confronté à plusieurs allégations de corruption durant son passage à l'Élysée, pourrait être entendu à titre de « témoin assisté », un statut intermédiaire entre celui de témoin et de mis en examen qui lui permettra de répondre aux questions avec l'aide de ses avocats.Le parquet de Nanterre, qui est chargé de l'affaire, a précisé hier dans un communiqué qu'il n'y avait « rien de programmé, ni de prévu pour l'instant » relativement à M.Chirac.Les procédures judiciaires ont débuté en 1995 lorsque la justice française a été informée que les salaires de certains employés du RPR, le parti de M.Chirac, avaient été pris en charge par la mairie de Paris.Lors de perquisitions menées à l'époque, les enquêteurs ont mis la main sur une lettre dans laquelle le maire Chirac demandait que soit promue une secrétaire qui avait travaillé au siège du RPR.La Cour de cassation a statué en 2001 que le président ne pouvait être entendu comme témoin ou être mis en examen durant son mandat, entraînant la suspension de toute démarche à son encontre.Plusieurs proches collaborateurs de Jacques Chirac ont cependant été condamnés en relation avec cette affaire, dont l'expremier ministre Alain Juppé, qui agissait comme secrétaire général du RPR.Il a été condamné à 14 mois de prison avec sursis ainsi qu'à une année d'inéligibilité politique.M.Juppé est revenu dans l'arène politique française en septembre dernier après avoir passé un an au Québec.La classe politique française a réagi hier avec réserve à l'annonce de la possible convocation du président Chirac.Le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui est ministre de l'Intérieur, a refusé de commenter en évoquant la nécessité de respecter « l'indépendance de la justice ».Le candidat centriste François Bayrou a déclaré pour sa part qu'il accueillait cette possibilité avec des sentiments partagés.« Ce n'est pas quelque chose d'agréable d'imaginer que le chef de l'État va avoir à vivre cette épreuve et en même temps, cela veut dire que la justice est indépendante », a-t-il noté.L'ancien ministre Roland Dumas, qui a déjà été jugé pour une affaire de corruption, prédit pour sa part que l'affaire n'ira nulle part en ce qui a trait au président sortant.« Personne ne veut enquêter sur Chirac, mais personne ne veut non plus donner l'impression qu'il le protège.Quelques gestes seront posés et ensuite tout ça va graduellement disparaître », a-t-il déclaré au International Herald Tribune.Jacques Chirac face à la justice française?LE TOUR DU GLOBE AFGHANISTAN Deux attentats Deux attentats suicide ont eu lieu hier dans un même district de la province de Farah, dans l'ouest de l'Afghanistan, faisant un blessé parmi les soldats de la force de l'OTAN, a-t-on appris auprès de l'OTAN et des autorités afghanes.Dans le district de Bakwa, un homme a déclenché la charge qu'il portait sur lui à proximité d'un convoi de la force de l'OTAN, se tuant et blessant un soldat.Les talibans s'étaient brièvement emparés en février dernier du petit district de Bakwa, également une importante zone de production d'opium.Une deuxième attaque suicide visant un convoi de l'armée afghane a eu lieu hier dans ce district, mais ne faisant d'autre victime que le kamikaze à moto.AFP ZIMBABWE La tension monte Douze membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) ont été arrêtés dans la deuxième ville du Zimbabwe, Bulawayo (Sud), après un rassemblement du parti mercredi soir, a indiqué hier le MDC.Les autorités zimbabwéennes ont interdit tout rassemblement et manifestations dans le pays.À Bulawayo, traditionnellement plus hostile au régime du président Robert Mugabe que la capitale Harare, la tension monte depuis l'arrestation du président du MDC, Morgan Tsvangirai, dimanche et les mauvais traitements qui lui ont visiblement été infligés en détention.AFP PROCHE-ORIENT Gouvernement rejeté Israël a officiellement refusé hier de reconnaître le nouveau gouvernement palestinien d'union, bien qu'un haut responsable israélien ait indiqué plus tôt qu'un dialogue était envisageable sous conditions.« La position israélienne reste inchangée.Nous ne reconnaîtrons pas ce gouvernement ni ne traiterons avec lui ou avec certains de ses membres », a déclaré Miri Eisin, porte-parole de la présidence du Conseil.Selon elle, la plateforme du nouveau gouvernement d'union palestinien n'inclut, ni explicitement ni implicitement, les trois principes internationaux de la reconnaissance d'Israël, de l'acceptation des accords passés et le renoncement au terrorisme.AFP FRANCE Une sentence clémente La justice française a condamné hier à un an de prison avec sursis une médecin et acquitté une infirmière accusées d'avoir donné la mort à une patiente atteinte d'un cancer en phase terminale, alors que les deux femmes risquaient 30 ans de prison.De plus, les jurés de la Cour d'assises de Dordogne ont décidé que la condamnation du Dr Laurence Tramois ne sera pas inscrite à son casier judiciaire.L'infirmière Chantal Chanel, 40 ans, et le Dr Tramois, 35 ans, étaient accusées d'avoir, le 25 août 2003, respectivement administré et prescrit une injection létale de potassium à Mme Druais, 65 ans, atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale.AFP ÉTATS-UNIS Votemitigé sur l'Irak Les adversaires démocrates du président Bush ont obtenu des résultats mitigés hier pour imposer un calendrier de retrait militaire d'Irak, rejeté par la Maison-Blanche, avec une réussite à la Chambre des représentants et un échec au moins provisoire au Sénat.Une commission budgétaire de la Chambre a voté en faveur du retrait des troupes de combat au plus tard en 2008, dans le cadre d'un collectif budgétaire finançant les opérations militaires en Irak et en Afghanistan pour l'année en cours.De son côté, la majorité démocrate du Sénat a mis aux voix, en vain, un texte appelant au retrait de la plupart des troupes de combat d'ici à mars 2008.Cette proposition a été rejetée par 50 voix contre 48.AFP PHOTO AP Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à droite) et le premier ministre Ismail Haniyeh. LE RÉSEAU LE PLUS FIABLE AU PAYS1 Le moins d'appels interrompus | La réception la plus claire et nette Peu importe à qui vous parlez, nous veillons à ce que notre réseau soit le plus fiable possible.En fait, il a été démontré par une firme indépendante que nous avons le réseau avec le moins d'appels interrompus et la réception la plus claire et nette au pays.Alors, où que vous soyez, il est clair que notre réseau sans-fil ne vous laissera pas tomber.OBTENEZ MAINTENANT TROIS MOIS D'APPELS LOCAUX ILLIMITÉS 2 Pour en savoir plus, composez le 1-888-rogers2, visitez rogers.com/fiable ou rendez-vous chez nos distributeurs Rogers Sans-fil ou Rogers Plus.1 « Le réseau le plus fiable» fait référence aux résultats de tests menés par Rogers et une firme de recherches indépendante quant à la clarté des appels et aux appels interrompus dans la majorité des centres urbains au Canada, à l'intérieur de la zone de couverture de Rogers Sans-fil, et comparant le service de voix des principaux fournisseurs de service sans-fil.2 Certaines conditions s'appliquent.MCMarques de commerce de Rogers Sans-fil S.E.N.C.ou de Rogers Communications inc.utilisées sous licence.©2007 3461636A MONDE LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE SÈTE, France \u2014 À chacun son style.Une réunion électorale de José Bové, ça rappelle les bons vieux comités de citoyens au Québec dans les années 70.Le public est mélangé, ce n'est pas franchement orthodoxe : il y a des écolos, de vieux anarchistes, d'anciens communistes, des altermondialistes classiques.Dans une ville de 40 000 habitants comme Sète, l'Astérix du Larzac fait salle comble, avec environ 1200 sympathisants enthousiastes .On vend des badges et des tee-shirts, une cantine « militante » vend pas cher des plats chauds, des huîtres, du vin bio bon et un peu trouble.Pierre Vassiliu, qui eut sa période de gloire à l'époque de Qui c'est ça celui-là ?, version personnelle d'un tube brésilien, chante sur scène dans une mauvaise sono.«Avant, me dit-il, je soutenais les communistes, parce que c'étaient les seuls à s'occuper des gens qui en avaient besoin.Aujourd'hui je soutiens José Bové.» Le point commun qui met tout le monde d'accord : l'antilibéralisme sous toutes ses formes.Vers 20 h 30, la voiture de Bové arrive à la hauteur des Halles, où se tient la réunion.Il s'attarde avec un petit groupe, en attendant l'apparition de sa compagne Ghislaine qui, elle, est partie de Montredon, leur bergerie du Larzac, sur les hauteurs de Millau, là où il produit des fromages de chèvre avec deux associés.Entre-temps, un colosse fait son apparition et lui tombe dans les bras.« C'est un copain, dit Bové, il a commencé à faire de la peinture en prison et maintenant, il est devenu artiste, et ça marche bien.» Dans la salle, acclamations enthousiastes : José Bové se fraie un chemin jusqu'à l'estrade tandis que la mauvaise sono entonne une chanson écrite à sa gloire sur un air vaguement reggae.Candidature probable Ici, pas de mise en scène ni de savants éclairages, encore moins d'orateurs-vedettes.Bové et les autres sont assis sur les marches tandis que défilent au micro des militants locaux qui déroulent leurs professions de foi.Une assemblée à la Bové, c'est programmé à 19h, ça commence à 20h45 et ça se prolonge bien au-delà de 23h.Bien sûr, les militants présents auraient souhaité que les comités antilibéraux, formés après la victoire du Non au référendum sur le traité européen en juin 2005, présentent un seul candidat, José Bové de préférence.Finalement tout le monde est parti à la bataille en ordre dispersé : la communiste Marie George Buffet, le trotskiste Alain Besancenot.Sans compter une autre trotskiste, Arlette Laguillier, et l'écolo Dominique Voynet.Résultat : ils font tous entre 1 et 2 % dans les sondages.Malgré sa grande notoriété, Bové plafonne pour l'instant à 1,5 %.Mais peu importe : la « révolte citoyenne » passe « également » par le combat électoral, mais ne se limite pas à ça.Donc, peu importent les mauvais sondages.Hier soir, on n'en était pas à comptabiliser les suffrages.On en était, à une vingtaine d'heures de la limite pour le dépôt des candidatu res au Conseil constitutionnel, et l'organisation du candidat déclare disposer très exactement de 492 parrainages d'élus locaux sur les 500 requis pour la validation d'une candidature.« Il n'y a pas l'ombre d'un coup de pouce du Parti socialiste, me dit Bové, nous avons 800 militants sur le terrain qui continuent de chercher les signatures.Je crois que c'est bon, mais c'est très serré.» Lui-même doit rentrer à Paris le lendemain matin par le premier avion pour aller avant 18h au Conseil constitutionnel déposer officiellement son dossier.Une candidature qu'on estime probable, même si elle n'est pas absolument certaine.Et dont se seraient certainement passés les autres candidats d'extrême gauche.Même avec une organisation plutôt floue et indisciplinée, José Bové dispose de réseaux enthousiastes.Sa personnalité et ses actions illégales sont controversées : « Dans la région et à la campagne, me dit sans surprise le maire de droite de Millau, Jacques Godfrain, les gens n'apprécient guère les opérations de destruction de Bové.D'ailleurs il n'est ni un vrai paysan ni un gars du coin et en Aveyron, il n'a obtenu que deux signatures d'élus.» Un jugement qui n'est pas partagé par tout le monde : « José Bové est quelqu'un que les gens ont tendance à trouver sympa, dit un journaliste de Millau, même s'ils ne votent pas pour lui.C'est le petit qui se bat contre les gros.Et qui a le contact facile.» Un personnage médiatique, en tout cas, qui pourrait bousculer les choses, du moins au sein de l'électorat antilibéral, le jour où il entrera vraiment en campagne.PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE Le suspense des parrainages s'étire pour José Bové PHOTO D'ARCHIVES AFP Le militant français José Bové, qui veut être candidat à l'élection présidentielle, participait le 7 mars dernier à une réunion aux côtés de l'ancienne ministre malienne de la Culture et du Tourisme.AGENCE FRANCE-PRESSE VARSOVIE\u2014 Depuis hier, quelque 700 000 Polonais sont tenus de remplir une déclaration sur leur passé durant la dictature communiste, en raison d'une nouvelle loi voulue par les frères jumeaux Kaczynski, respectivement président et premier ministre du pays, pour qui la « décommunisation » de la Pologne est la priorité numéro un.Dix-sept ans après la chute du communisme, journalistes, universitaires, avocats ou directeurs d'école, entre autres, s'ils sont âgés de plus de 35 ans, doivent dire s'ils ont ou non collaboré avec la police secrète communiste (SB), qui espionnait les faits et gestes de tous les citoyens.Une loi sur la « décommunisation » existait déjà depuis 1997 mais elle ne s'appliquait qu'à tout au plus 30 000 personnes, députés, ministres, hauts fonctionnaires et magistrats.Contre la loi Une partie des journalistes des médias privés, notamment ceux de Gazeta Wyborcza, un journal créé par les dissidents anticommunistes, a déjà annoncé le boycottage de la loi estimant que l'obligation est humiliante et contraire à la liberté de la conscience.«Si j'ai été dans l'opposition anticommuniste, ce n'est pas pour ressortir après toutes ces années des preuves que j'étais OK.Ce n'est pas pour me confesser à qui que ce soit de mes bons et mauvais offices», a écrit Ewa Milewicz, une journaliste du quotidien Gazeta Wyborcza et grande figure de l'opposition démocratique dans les années 80.D'autres journalistes, sous l'égide du quotidien de droite Rzeczpospolita se sont rangés du côté des frères Kaczynski.Les médias publics, la radio et la télévision, accordent eux aussi le plein soutien à la loi.« Les journalistes qui n'auront pas rempli de déclaration pour dire s'ils ont collaboré ou non, seront licenciés, de même que ceux qui avoueront leur collaboration », a déjà annoncé le président de la radio publique Krzysztof Czabanski, pourtant lui-même ancien membre du parti communiste.Payés eux aussi par l'État, les enseignants des universités n'ont pas appelé au boycottage de la loi, mais les recteurs entendent l'appliquer avec réserve, en espérant une possible censure de la Cour constitutionnelle.Le reste de la Pologne ne se passionne pas pour ce débat.Selon un sondage publié hier, une majorité de Polonais (52%) estime qu'une collaboration avec la police secrète n'a pas d'importance.En vertu du texte, les personnes concernées devront remplir une déclaration et la soumettre à l'Institut de la mémoire nationale (IPN), qui vérifiera sa véracité avec les archives de la SB et des autres services secrets communistes dont il a la garde.La Pologne se « décommunise » André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX sergechapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION MARC BELLEMARE L'auteur est avocat.Il a été ministre de la Justice au début du mandat de Jean Charest.Si Pierre Marc Johnson pouva i t pr é tend re ju squ ' à aujourd'hui à une quelconque objectivité à la tête de la commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde, tout indique qu'il l'a maintenant perdue.Cette commission a été créée par le premier ministre Charest quelques jours à peine après l'effondrement de la structure, le 30 septembre dernier.La tragédie a fait 11 victimes dont cinq morts.Avant le débat des chefs, on n'avait pas entendu parler de monsieur Johnson depuis quatre mois.Après sa nomination, il avait mis quelques semaines pour expliquer sa grande satisfaction d'avoir été choisi, transmettre ses sympathies aux victimes et repousser les attaques des chefs Dumont et Boisclair qui lui reprochaient d'avoir accepté de servir d'exutoire politique, d'être une sorte de mercenaire de Jean Charest.Compte tenu de l'importance des questions abordées par la commission et de sa très nécessaire indépendance face au gouvernement, Mario Dumont se demandait pourquoi Jean Charest n'avait pas plutôt choisi un juge de carrière, comme c'est généralement le cas dans ce genre d'affaires.Pensons au juge Robert Lesage, de la Cour supérieure, chargé par le gouvernement de présider l'enquête sur le fiasco de la Gaspésia, ou encore au juge Gomery, nommé par le premier ministre Paul Martin à la tête de la commission d'enquête sur les commandites.Lors du débat des chefs, Mario Dumont est revenu à la charge en exhibant des documents internes du ministère des Transports donnant à penser que le gouvernement de Jean Charest n'avait pas tout fait pour éviter l'accident ou pire, qu'il avait caché des faits qu'il connaissait ou devait connaître.Deux heures après la fin du débat, vers minuit, monsieur Johnson émettait un long communiqué, en sa qualité de président de cette commission.Il commentait implicitement l'incident du débat et affirmait que le calendrier de la commission n'avait été déterminé que par elle-même, contredisant ainsi le chef adéquiste qui venait d'affirmer que monsieur Charest avait joué d'influence afin que le début des audiences n'ait pas lieu avant les élections.À mon avis, le geste posé par monsieur Johnson est regrettable et irréfléchi.Tort ou raison?Que Mario Dumont ait eu tort ou raison n'a aucune importance ici.Les chroniqueurs et analystes de toutes sortes se chargeront bien d'en débattre.L'électorat aussi.Monsieur Johnson a eu tort de s'immiscer dans cette affaire délicate.Il a pris partie pour un Jean Charest ébranlé qui, du reste, est bien capable de se défendre seul du haut de sa chaire de premier ministre.Son intervention sentait la promiscuité à plein nez, une perception absolument incompatible avec l'indépendance et le détachement dont il doit faire preuve tout au long de sonmandat, en tout état de cause.L'intervention, sur le fond comme sur la forme, était de nature politique, qu'il le veuille ou non.Le contexte électoral à son paroxisme, le statut des protagonistes et le volet hautement émotif de cet événement tragique ne trompent pas.On se demande bien comment cette commission pourrait dorénavant avoir le détachement requis pour blâmer le gouvernement Charest en relation avec l'événement de la Concorde.Même chose pour le ministre des Transports, Michel Després, qui n'en finit plus de défendre ses fonctionnaires, répétant ad nauseam qu'ils n'ont rien à se reprocher.Madame la sous-ministre adjointe responsable des structures, Anne-Marie Leclerc, n'a pas plus de discernement lorsqu'elle accepte de prendre publiquement fait et cause pour le ministre, sur la même tribune, en pleine tourmente politique.Et les ingénieurs fonctionnaires qui en ont rajouté au téléjournal du soir, y allant de leurs savantes explications, toutes plus disculpantes les unes que les autres.Tout ça fait plutôt clique.La clique des irréprochables.La clique qui se protège.Dans La Presse du surlendemain, le jeudi 15 mars, on en apprenait un peu plus alors que monsieur Johnson affirmait avoir parlé directement avec le chef de cabinet du premier ministre Charest peu après l'émission du communiqué.Une révélation qui est loin d'améliorer les choses.Imaginez un instant le juge Gomery communiquer avec le bras droit de Paul Martin deux heures après un débat électoral ou ce dernier aurait été apostrophé sur le scandale des commandites\u2026 Non, me direzvous.Inimaginable.Intervention regrettable Pierre Marc Johnson n'aurait pas dû répondre aux accusations de Mario Dumont PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Pierre Marc Johnson sur le site de l'effondrement du viaduc de la Concorde.Imaginez un instant le juge Gomery communiquer avec le bras droit de Paul Martin deux heures après un débat électoral.mroy@lapresse.ca MARIO ROY Le présumé numéro 3 et « chef militaire » d'Al- Qaeda, Khaled Cheikh Mohammed, a confessé avoir été le maître d'oeuvre des attaques du 11 septembre 2001.Il a aussi revendiqué la responsabilité d'une trentaine d'autres opérations diverses, dont l'exécution (de sa propre main, dit-il) du journaliste Daniel Pearl, en 2002.Cheikh Mohammed a été appréhendé en mars 2003, interné dans les prisons secrètes de la CIA, puis transféré à Guantanamo où il a rejoint 13 autres détenus «de haute valeur», selon la terminologie militaire.Il y a six jours, il a comparu à huis clos devant une instance chargée de déterminer s'il a le statut d' «ennemi combattant », ce qui l'enverrait devant une commission militaire.C'est la transcription - partielle - de cette audience qui a été rendue publique par le Pentagone, mercredi et hier.L'homme est connu depuis longtemps des services secrets occidentaux et son rôle dans le massacre de New York et Washington avait été à peu près établi avant même son arrestation.Par conséquent, sa confession ne surprend guère.Cependant, quelle que soit l'horreur qu'inspirent ces actes, il est impossible d'être aujourd'hui à l'aise avec l'ensemble des procédures employées.Au surplus, le détenu affirme (sans que ce soit clair) avoir été maltraité pendant sa détention.Et l'étendue de ses aveux est si considérable qu'elle soulève en elle-même des questions.Enfin, malgré la condamnation des tribunaux d'exception par la Cour suprême des États- Unis et la lutte des médias américains afin d'obtenir davantage de transparence, les commissions militaires prévues à la loi signée par la Maison-Blanche en octobre dernier demeurent largement dénoncées.Bref, rien de tout cela n'est sat isfa isa nt, rien ne donne confiance, rien ne rassure, hélas! C'est le résultat du comportement d'une administration qui aura gravement erré sur le plan légal comme sur un certain nombre d'autres plans qu'il est inutile d'énumérer.Rien ne rassure, hélas! Ce soir, les Remparts affrontent les Saguenéens de Chicoutimi au Colisée de Québec.On se souvient du dernier match entre ces deux équipes de la Ligue junior majeur du Québec.Il s'était terminé par une bagarre générale.Avec, comme cheerleaders, deux entraîneurs s'invitant, veston arraché, à un combat de boxe.Le tout enjolivé par le spectacle d'une foule déchaînée\u2026 parmi laquelle aucun mon'oncle n'est tout de même allé jusqu'à la charge au couteau contre un joueur, comme cela s'est produit récemment dans les corridors de l'arène Pepsi.Voyez le tableau.Des adolescents montés sur patins et gonflés de testostérone.Des adultes payés pour les calmer, mais qui les excitent.Une foule dont une partie - oh, une toute petite partie, sans doute\u2026- ne déteste pas cette version sur glace des antiques jeux d'un autre Colisée.Serait-il possible, par amour du hockey ou par pur souci esthétique, de ne pas remettre ça ce soir, s'il vous plaît?Merci.Mario Roy S'il vous plaît.Merci apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Depuis le débat des chefs de mardi , plusieurs observateurs ont comparé le «lapin sorti du chapeau» de Mario Dumont au coup qu'avait fait Jean Charest à Bernard Landry lors du débat de 2003 et qui avait déstabilisé toute la deuxième moitié de la campagne du Parti québécois.La comparaison ne tient pas vraiment.En 2003, le chef libéral avait souligné une déclaration faite quelques heures plus tôt par Jacques Parizeau, déclaration où M.Parizeau avait semblé répéter ses propos controversés du 30 octobre 1995.C'est une manoeuvre à laquelle il y aurait eu une parade facile si M.Landry avait su que son prédécesseur avait fait cette déclaration.Mais il a été pris de court.Pire - et c'est surtout cela qui avait fait dérailler la campagne péquiste - le lendemain, M.Landry ne savait toujours pas exactement ce que M.Parizeau avait dit et était donc incapable de se tirer efficacement du pétrin.D'où le fameux «Audi alteram partem» qui a fait découvrir à plusieurs jeunes Québécois qu'autrefois, on enseignait le latin à l'école.La manoeuv re de Ma r io Dumont était d'un autre ordre.Il ne s'agissait pas seulement d'embarrasser le premier ministre.Il s'agissait de laisser entendre que son gouvernement était responsable de l'effondrement du viaduc de la Concorde et donc, par sa négligence, de la mort de cinq personnes.Ce n'est quand même pas banal! En plus, le chef de l'ADQ a cité seulement les phrases des notes de service étayant sa thèse en omettant le fait que les ingénieurs du ministère des Transports n'avaient pas jugé la situation assez préoccupante pour recommander des réparations.Si la manoeuvre de M.Charest au débat de 2003 était un coup bas, celle de M.Dumont était un coup vicieux.D'autant plus qu'il violait les règles convenues par les trois partis selon lesquelles aucun document ne devait être exhibé pendant le débat.Hier, en point de presse, Jean Charest a répété que ce geste allait «suivre M.Dumont pendant toute sa carrière politique».On comprend la colère du chef libéral.Mais sa prédiction risque peu de s'avérer.Le premier ministre en est la preuve vivante.Alors qu'il était chef de l'opposition officielle, ses députés ont harcelé le gouvernement péquiste jour après jour, le rendant responsable de chaque décès, chaque chirurgie retardée, chaque bain non donné dans le réseau de la santé.À toutes ces attaques, la ministre de la Santé d'alors, Pauline Marois, répondait avec indignation en affirmant que «lorsque la vie des gens est en danger, les médecins les traitent immédiatement ».Ce qui ressemble étrangement à la réplique de M.Charest au «lapin» de Mario Dumont : le gouvernement ne prend jamais de risque lorsque la vie des Québécois est en péril.À l'époque , les libéraux n'avaient aucun scrupule à agir comme si les membres des cabinets Bouchard et Landry avaient sciemment joué avec la vie des patients plutôt que commis des erreurs de bonne foi dans leur gestion du système de santé.Bien des commentateurs trouvaient cette tactique scandaleuse et irresponsable.Et pourtant, qui s'en souvient aujourd'hui ?Et Jean Charest est premier ministre.À chacun ses lapins FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des 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ministère des Transports, pour attribuer la responsabilité de l'effondrement du viaduc de la Concorde au premier ministre Charest.C'était ce qu'on appelle un «cheap shot ».Mais peut-on vraiment s'en indigner, quand on sait que les coups fourrés font hélas ! partie de l'arsenal politique?Et que la victime de la manoeuvre, Jean Charest, a fait exactement la même chose à Bernard Landry, dans le débat des chefs d'il y a quatre ans.L'arroseur a été arrosé.Ce qui est vraiment étonnant, et également très inquiétant, c'est que le chef adéquiste en ait remis le lendemain, et soit allé jusqu'à réclamer la démission du ministre des Transports, Michel Després.Dès le soir du débat, la lecture des fameuses notes, dont Mario Dumont n'avait cité que quelques phrases hors contexte, montrait que celles-ci ne permettaient absolument pas d'accuser le gouvernement de négligence.La sagesse aurait alors voulu que Mario Dumont empoche discrètement les points que sa manoeuvre lui a fait gagner durant le débat, et passe à autre chose.En fonçant comme il le fait, de façon complètement folle, le chef adéquiste risque de se faire énormément de tort dans les derniers jours de la campagne.Il faut prendre Mario Dumont très au sérieux.Notre sondage CROP de samedi dernier relevait que l'ADQ est le parti qui est en tête en dehors de la zone montréalaise.Dans cette autre moitié du Québec, l'ADQ recueille 35% des intentions de vote, contre 29% pour le PQ et 26% pour le PLQ.L'incident du viaduc nous montre qu'il y a un autre Mario Dumont.Il y bien sûr le jeune politicien agréable, à la grande sensibilité politique, aux talents de communicateur.Sa croisade met en relief des traits de caractère moins savoureux, l'opportunisme, le populisme et la démagogie.Et sa propension quand il se laisse emporter par un élan démagogique, à perdre les pédales.Qu'est-ce qu'un opportuniste?Un politicien prêt à tout pour marquer des points, y compris en oubliant ses principes.C'est ce qu'il a fait cette semaine avec des accusations sans fondement.Mais ce n'est pas la première fois.Le mois dernier, il a eu un grand succès avec les accommodements raisonnables et en récupérant l'incident d'Hérouxville sans jamais dénoncer la xénophobie honteuse du code de vie de cette municipalité.Il a fait la même chose, à Québec, pour gagner une élection partielle, en se portant à la défense de CHOI-FM, la radio-poubelle, menacée de fermeture par le CRTC, avec une absence d'esprit critique qui en faisait le complice de la vulgarité de cette radio, de sa culture de violence, de ses attaques odieuses contre des victimes innocentes.Mais on remarquera une constante dans ses croisades et c'est le populisme.Les causes qu'il a tendance à épouser sont celles qui expriment un sentiment de colère et de frustration populaire face au pouvoir et aux institutions.En soi, c'est une bonne chose qu'un politicien soit près du monde.Mais pas quand il renforce les préjugés les plus primaires d'une partie de la population.Sa sortie sur le viaduc comporte tous les ingrédients de la théorie du complot: on dénonce le gouvernement, les fonctionnaires, le secret, et même une commission d'enquête.Il avait fait la même chose, encore une fois dans son bastion de Québec, en appuyant une croisade malsaine pour rouvrir une enquête sur la prostitution juvénile.Ajoutons à cela de la démagogie.Dans le cas du viaduc, rien ne permet de soutenir la thèse de Mario Dumont.Les fameuses notes de service montrent en toutes lettres que les ingénieurs ne recommandaient pas d'intervention rapide pour les dommages observés sur le viaduc de la Concorde.Plus encore, les spécialistes affirment que les dommages dont on parlait dans ces notes n'ont rien à voir avec les facteurs qui ont provoqué l'effondrement du viaduc.On sait très bien aussi qu'un ministre ou un premier ministre ne lisent pas les milliers de notes de service qui circulent dans un ministère.On sait enfin qu'il y a une commission d'enquête pour déterminer les causes de la tragédie.Comment Mario Dumont pouvait-il passer à l'attaque avec un dossier aussi fragile, qui ne résistait pas aux faits?Cela montre que, dans ses sorties démagogiques, M.Dumont peut faire preuve d'un entêtement déraisonnable.Le franc-tireur devient un loose cannon.Mario Dumont est proche du pouvoir, Mais il vient de montrer qu'il lui manque toujours deux ingrédients essentiels pour l'exercer et devenir un chef d'État, le sens des responsabilités et la capacité d'imposer le respect.L'autre Mario Dumont ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE JEAN-FRANÇOIS LESSARD L'auteur travaille à la chaire sur la mondialisation, la citoyenneté et la démocratie à l'Université du Québec à Montréal.Le concept est simple, la formule testée.On réunit un certain nombre d'individus ensemble, l'idée est de nous les présenter sous leur «vrai jour».Ils doivent nous ressembler, ne pas être trop différents, sympathiques et sans prétention.Ils sont les nouvelles vedettes du petit écran: les participants aux émissions de téléréalité.Le nombre de ces émissions ne cesse d'augmenter, cela s'explique par leur succès.Mettre des gens qui nous ressemblent, qui nous parlent est en vogue.De plus, le concept s'inscrit très bien dans l'esprit de la démocratie à revendication égalitariste.Les participants doivent s'illustrer, mais ne pas démontrer une originalité trop radicale par rapport à la population et les téléspectateurs ont le droit de voter.Ce sont eux qui décident de garder ou de rejeter un participant.Deux partis politiques ont adopté une formule similaire : le Parti socialiste (PS), en France, et le Parti québécois (PQ), ici.On a demandé aux membres de ces deux formations politiques de voter pour le candidat de leur choix.Le vote était universel et ressemblait à s'y m'éprendre à la méthode de la téléréalité.D'ailleurs, le Parti québécois a eu recours à la méthode retenue par Star Académie pour organiser son «scrutin téléphonique ».Les frontières sont ici très minces.Dégringolade Or, qu'observe-t-on de part et d'autre de l'Atlantique où les campagnes électorales battent leur plein?La dégringolade des candidats élus de cette manière.Ce n'est pas tant l'idée et le principe de la désignation au suffrage universel qui est en soit répréhensible, c'est plutôt la méthode.Voter pour un candidat dans une campagne électorale n'est pas la même chose que de voter pour un candidat à la direction d'un parti politique.Les désaccords ne peuvent pas être aussi grands à l'intérieur d'une même famille politique.Les conceptions de l'avenir ne sont pas si différentes non plus.On se rabat donc sur l'image que le candidat ou la candidate projette.Faut-il également souligner que tous ceux qui votent sont loin d'être de réels militants, que leur engagement est bien relatif ?Certains payent leur cotisation dans le simple but de voter sans jamais militer par la suite.C'est le cas désormais d'une majorité de membres.L'esprit de la stratégie politique est donc loin d'animer ces électeurs.L'apparence de changement et de nouveauté a été un facteur avantageux autant à Ségolène Royal qu'à André Boisclair.L'idée qu'ils ne faisaient pas parti de l'establishment (la vieille garde au PQ et les éléphants au PS) a également joué en leur faveur.Ils ont donc remporté les primaires pour l'une et le scrutin téléphonique pour l'autre.Ils ont également remporté un concours de popularité.En fait, ils ont peut-être beaucoup plus remporté un concours de popularité qu'une course à la direction.Nous sommes maintenant dans une logique électorale.L'orientation du parti et la qualité de l'équipe sont des éléments fondamentaux.Néanmoins, nous savons que la personnalité du chef est incontournable.La logique électorale n'est pas la même.Les électeurs se demandent si la candidate ou le candidat a les capacités pour être un chef d'État, s'il est assez solide pour passer à travers les tempêtes, s'il saura s'imposer et imposer ses idées, encore faut-il qu'il ait une pensée politique articulée.Bref, ce que l'on constate, ce sont les interrogations grandissantes à propos de Royal et de Boisclair.Le temps est peut-être révolu où les plus militants participaient à des conventions politiques pour élire la personne qu'ils considéraient la plus apte (en intégrant des éléments de stratégie politique dans leur choix).L'idée du suffrage universel est peut-être noble, mais elle ouvre grand la porte à l'éphémère, au feu de paille.Le vote en faveur de la personne la plus agréable et le vote en faveur du plus capable ne relève pas de la même logique.Les campagnes électorales française et québécoise en cours semblent l'attester.Téléréalité politique Tant André Boisclair que Ségolène Royal ont peut-être beaucoup plus remporté un concours de popularité qu'une course à la direction de leur parti PHOTO FOURNIE PAR LE PARTI QUÉBÉCOIS Ségolène Royal et le chef du Parti québécois, André Boisclair, à Paris, en janvier dernier.Le vote en faveur de la personne la plus agréable et le vote en faveur du plus capable ne relève pas de la même logique.LA BOÎTE AUX LETTRES Pour nous écrire : forum@lapresse.ca RÉPLIQUE Radio-Canada dénonce les attaques gratuites et sans fondement que madame Lysiane Gagnon a dirigées contre l'animateur Guy A.Lepage dans sa chronique du 10 mars dernier portant sur la campagne électorale québécoise.Radio-Canada reconnaît que le concept même de l'émission Tout le monde en parle (TLMEP) est de nature à susciter la discussion, voire la polémique.Il est normal que l'animateur compte son lot de détracteurs.Cependant, madame Gagnon erre complètement lorsqu'elle met le travail de Guy A.Lepage en parallèle avec les propos les plus outranciers qu'on peut entendre sur certaines stations de radio.Elle s'étonne qu'il ne soulève pas la même indignation.Le public, comme la grande majorité des observateurs, sait faire la part des choses et ce n'est pas un hasard si Tout le monde en parle intéresse un auditoire dépassant largement le million et demi de téléspectateurs.Cette émission rassemble une part importante de la population autour d'une gamme étendue de sujets d'ordre culturel, social ou politique et Radio-Canada en est très fière.Guylaine Bergeron directrice générale des communications, Radio-Canada Une fierté problématique À lire la défense que fait Radio-Canada de son animateur-vedette, on voit que le niveau de langage de M.Lepage fait merveilleusement l'affaire de la SRC, cette télévision d'État qui ne croit plus aujourd'hui qu'aux cotes d'écoute, comme le ferait la pire des chaînes privées.«Radio-Canada», nous dit sa porteparole, «est très fière» de cette émission.Voilà bien le problème.Lysiane Gagnon Radio-Canada est fière de TLMEP Le bluff de Mario Dumont Qui donc serait le ministre des Finances de Mario Dumont?Luimême n'a visiblement pas de talent pour les chiffres puisqu'il les fuit comme la peste.Est-ce que ce pourrait être Gilles Taillon, le lobbyiste du Conseil du patronat ?En espérant que ce ne serait pas la voyageuse à Walt Disney ou le fraudeur qui a voulu cacher aux médias son sombre passé, ni un autre de ses 123 «no name» qu'il a saupoudrés sur le Québec à la toute dernière minute.Donc, devant le manque de compétence grave de son équipe, M.Dumont a choisi de dévoiler ses chiffres à la toute dernière minute avant le jour de l'élection.Comme dans le débat des chefs, M.Dumont esquive les questions trop précises et développe sur un sujet différent.Il capitalise sur une valeur sûre en politique : l'ignorance et la superficialité de l'électorat.M.Dumont bluffe.Le plus tard ses cartes seront sur la table et moins les analystes et les médias pourront les tailler en pièces et plus il pourra surfer sur la vague de sympathie tenant à sa fière allure et à son franc parler.Jeannot Vachon Québec Des querelles puériles Que Victor-Lévy Beaulieu soit devenu adéquiste, c'est un tantinet étonnant et cela me laisse un peu ébaubi ! Mais pourquoi pas ?Là où j'éprouve un malaise sérieux, c'est lorsque VLB justifie son choix en faisant état de son opposition aux «montréalistes » branchés, lesquels constitueraient la base du PQ.Je suis de ceux qui en ont plus qu'assez d'une haine vertueuse et militante vis-à-vis des urbains, des citadins, des montréalistes et des snobs du Plateau Mont-Royal ou de la Grande-Allée.Si ces porteparole régionalistes et provincialistes ne trouvent rien de mieux que la haine des citadins, alors là je ne marche plus.Trop, c'est trop! Les problèmes des villes et des régions sont interreliés.Alors, cessons ces querelles puériles.VLB ne se grandit pas en prenant les positions qu'il prend vis-à-vis des «montréalistes ».Quand les wagons veulent faire sauter la locomotive, il y a de quoi s'inquiéter ! Jean-Serge Baribeau Montréal MC 2006, COVAN.LE PLUS GROS SITE D'EMPLOIS AU QUÉBEC GO! BING! BINGO! worko bingo! 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