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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-12-01, Collections de BAnQ.

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[" LA BÊTE SORT DE L'EAU HUMOUR STÉPHANE ROUSSEAU REFAIT LE BATACLAN À PARIS ARTS ET SPECTACLES PAGE 2 LES FÊTES EN IMAGES PHOTO FRANÇOIS PRÉVOST De retour d'une mission en mer de 430 jours sur le bateau de recherche Sedna IV, Jean Lemire estime que l'élévation du niveau des océans est le plus grand défi de l'humanité.NOTRE ENTREVUE EN PAGE A11 FAITES SONNER LES CLOCHETTES AVEC LE CONCOURS PHOTO DE LA PRESSE ACTUEL PAGE 1 STÉPHANE ROUSSEAU Jean Lemire photographie un phoque léopard, sur les glaces de l'Antarctique CE QUE BOISCLAIR N'A PAS VU LA CHRONIQUE D'YVES BOISVERT EN PAGE A7 PHOTO JUAN BARRETO, AF Le président du Venezuela Hugo Chavez partage la vedette avec des figures légendaires, Simon Bolivar, Jose Marti et Fidel Castro sur une murale d'une rue de Caracas.Chavez veut aussi faire sa place dans la légende en étant réélu dimanche.Et tous les moyens sont bons : une prime de Noël équivalant à trois mois de salaire a été offerte aux employés de l'État.Habituellement, cette prime est versée avant Noël, mais elle l'a été au début du mois de novembre.NICOLAS BÉRUBÉ ENVOYÉ SPÉCIAL VENEZUELA CARACAS - Un pont majeur achevé il y a deux semaines.Une nouvelle ligne de train.Un barrage qui produit assez d'électricité pour en vendre aux Brésiliens.Une ligne de métro ultramoderne tellement grande qu'en comparaison, le métro de Laval a l'air d'un jouet.Les réalisations inaugurées par le gouvernement d'Hugo Chavez ces dernières semaines sont impressionnantes.Plus impressionnant encore, c'est le synchronisme avec lequel ces projets ont été complétés, à quelques jours des élections nationales.De quoi rendre tout politicien jaloux.Hector Navarro Diaz ne peut réprimer un sourire.« C'est sûr que ça tombe bien pour nous.Mais pensez-y.Ces projets ne se sont pas réalisés en deux semaines.Ni en deux mois.Ça montre que nous tenons nos promesses.» Hector Navarro est l'un des stratèges de la campagne électorale du président Chavez.Chavez ouvre la voie à sa réélection en coupant des rubans Notre reporter vient d'arriver au Venezuela en vue de l'élection présidentielle qui aura lieu dimanche.JOËL-DENIS BELLAVANCE GILLES TOUPIN ET HUGO DE GRANDPRÉ Le congrès libéral à la succession de Paul Martin à Montréal a atteint son point d'ébullition hier avec des jeux d'alliances et de contre-alliances entre les candidats en prévision des deuxième et troisième tours de scrutin demain.L'alliance la plus solide semble se dessiner entre deux des quatre favoris dans la course, soit Stéphane Dion et Gerard Kennedy.M.Dion est allé jusqu'à inviter M.Kennedy à son domicile, à Montréal, vers 23 h 30, mercredi, afin de discuter de stratégie pour assurer la victoire de l'un ou de l'autre au fil d'arrivée.« Ce sera une course serrée, a déclaré M.Kennedy.Les délégués vont devoir prendre des décisions difficiles tout comme mes collègues candidats.» Le candidat, qui est au troisième rang au chapit re des appuis pour le premier tour, a ajouté qu'il voulait rencontrer d'autres candidats afin de savoir ce qu'ils avaient à offrir.« C'est dans la nature de ces congrès », a-t-il dit.Un porte-parole de Stéphane Dion a pour sa part minimisé l'importance de la rencontre avec M.Kennedy en affirmant que l'ancien ministre de l'Environnement avait aussi rencontré d'autres candidats et de nombreux délégués.Congrès d'investiture du Parti libéral du Canada LE GRAND JEU DES ALLIANCES A COMMENCÉ >Voir PLCen page A4 Considérant les relations entre le Parti libéral du Canada et ses anciens chefs, dont Paul Martin, qui a été honoré hier soir, et Jean Chrétien, qui refera surface demain, on se demande ce qui pousse tant de candidats à vouloir absolument le job.Et à voir l'énergie que les équipes des principaux aspirants mettaient hier dans les couloirs du Palais des congrès à convaincre les délégués, un par un, poignée de main par poignée de main, il n'y a pas de doute possible : ils veulent vraiment le poste.Une vraie guerre de tranchées.Pourtant, la vie des chefs politiques est bien ingrate.Ces chefs mal-aimés >Voir CHAVEZ en page A26 VINCENT MARISSAL CHRONIQUE >Voir CHEFS en page A6 123e année No 42 64 pages, 5 cahiers 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées SOMMAIRE Amusez-vous ! ACTUEL 8 Astrologie du jour A CTUEL 6 Décès ACTUEL 7 Forum A 22 et 23 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 8 Monde A 24 et 25 P.annonces ACTUEL 5 et 6 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Pluie verglaçante, maximum -1, minimum -4, plus de détails en page ACTUEL 4 L-V 6 21924 98765 1 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Avis aux automobilistes, il y aura souvent des barrages sur l'avenue Robert-Bourassa.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte Montréal vendredi 1er décembre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.Réservez vos voyages des Fêtes à l'avance.viarail.ca N'attendez pas au 24.3406212A CONGRÈS DU PLC GILLES TOUPIN Joe Volpe, l'ancien ministre de l'Immigration du gouvernement Martin, est le mal-aimé de la course à la direction du Parti libéral du Canada.Il l'est à un point tel que plusieurs partisans des favoris ne souhaitent pas que leur poulain reçoive l'appui du controversé personnage après le premier tour du scrutin.«Ce serait un baiser de la mort », a confié spontanément à La Presse un organisateur de Michael Ignatieff.N'ayant reçu l'appui que de seulement 4,8% des délégués, ils sont seulement 226 à devoir voter pour Joe Volpe au premier tour.La campagne de M.Volpe a connu en effet certains dérapages, dont le recrutement de dizaines de nouveaux membres dans la région de Montréal qui n'ont jamais eu à payer la contribution exigée de 10$, ce qui était à l'encontre des règlements du parti.D'autres membres ont reçu des cartes sans en avoir fait la demande.Il y a même eu des cartes établies au nom de personnes décédées.Le PLC avait décrété que M.Volpe n'était pas responsable de ces infractions.Le candidat a simplement été réprimandé pour trois autres infractions secondaires au code de conduite des candidats à la direction.Mais le mal était fait.Joe Volpe n'a jamais pu se relever de ces égratignures qui s'ajoutaient au feuilleton de ses dépenses extravagantes lorsqu'il était ministre.Pourtant, selon la rumeur, Bob Rae aurait conclu un pacte avec Joe Volpe pour recueillir les voix de ses délégués.Interrogé hier sur la campagne difficile de son ami Joe, M.Rae a plutôt été élogieux envers le vilain petit canard de la course.«Je connais Joe depuis longtemps, a dit M.Rae, et il est l'un des politiciens et parlementaires les plus pragmatiques et les plus accomplis de ce pays.Je pense qu'il peut apporter beaucoup à cette course et à la vie politique au Canada.» JOE VOLPE Le vilain petit canard JOËL-DENIS BELLAVANCE ET TRISTAN PÉLOQUIN Les principaux candidats à la direction du Parti libéral cachaient mal leur colère hier après avoir constaté les ratés sur le bilinguismela veille à l'ouverture du congrès libéral.Les dirigeants du parti ont tenté de corriger le tir au deuxième jour des délibérations afin de reléguer aux oubliettes l'unilinguisme qui régnait mercredi dans la majorité des ateliers visant à donner au parti de nouvelles politiques.Mais la machine libérale, normalement bien huilée dans les deux langues officielles, toussotait encore hier.Conscient que cette bourde était en train de devenir un cauchemar de relations publiques pour le parti qui tente de redorer son blason au Québec, le député libéral Denis Coderre a tenté de détendre l'atmosphère en accueillant les journalistes francophones avec un «Bonnnjourrrr» à l'accent anglais bien senti.Durant l'assemblée plénière au cours de laquelle les militants libéraux ont adopté les résolutions prioritaires du parti, les responsables ont dû corriger une erreur flagrante de français.Chaque fois qu'une résolution était adoptée, on affichait le mot « apprové » sur un écran géant.Incapable de corriger cette erreur avec la même police de caractère, on a glissé un «U» de façon artisanale pour obtenir la bonne épellation en français.Quelques instants plus tard, un délégué s'est levé pour se plaindre que les résolutions prioritaires n'étaient lues qu'en anglais.Au même moment, ironiquement, deux interprètes gestuels traduisaient simultanément à quatre délégués malentendants le contenu des discussions.Plusieurs militants libéraux du Québec interrogés par La Presse ont tour à tour soutenu que l'absence de modérateurs bilingues durant les ateliers de mercredi était « totalement inacceptable » de la part d'un parti qui a défendu l'égalité des langues officielles depuis plus de trois décennies.L'un des meneurs de la course à la direction du Parti libéral, l'ancien premier ministre néo-démo- DES VERTS\u2026 VRAIMENT VERTS On dit souvent qu'en politique, le timing fait foi de tout.Si c'est vrai, disons que le Parti vert du Québec souffre d'un grave problème de stratégie.Le jeune parti qui pourrait profiter du vent favorable pour les verts ces temps-ci au Canada a décidé de tenir son congrès en fin de semaine à Montréal\u2026 en même temps que le Parti libéral du Canada.Les verts du Québec avaient vérifié le calendrier des activités automnales des autres partis provinciaux, mais ils avaient oublié de faire de même avec les partis fédéraux.On sait pourtant depuis plus de six mois que le PLC serait réuni à Montréal en fin de semaine.Comme mauvaise planification, difficile de faire mieux.PARLEZ-VOUS TU FRANÇAISE?Notre manchette d'hier sur l'absence du français au congrès libéral a causé un malaise et, apparemment, quelques engueulades dans la famille libérale, mais cela n'aura pas changé grand-chose, comme nous avons pu le constater encore hier dès l'enregistrement des médias.Les mea-culpa des libéraux du Québec n'auront pas permis non plus d'améliorer le site Internet du Parti libéral, bourré de fautes dans sa version française.Too bad\u2026 LES CONDOMS ROUGES On est libéral ou on ne l'est pas\u2026 L'aile jeunesse du Parti libéral du Canada a distribué à profusion hier des condoms rouges emballés dans un papier transparent sur lequel on peut lire l'appellation officielle Jeunes libéraux du Canada.Une question se pose cependant.Pourquoi les jeunes libéraux veulent-ils éviter un baby-boom rouge à Montréal?À moins qu'ils ne soient simplement soucieux de leur santé?LA MÈRE DE TOUS LES DÉLÉGUÉS Jean Charest est délégué d'office au congrès d'investiture du PLC puisqu'il est chef du PLQ.M.Charest est cependant absent.Pour qui voterait-il s'il participait ?Certains affirment qu'il voterait pour Michael Ignatieff en raison de l'ouverture de ce dernier envers le Québec.Mais Jean Charest est aussi délégué d'office à tous les congrès d'investiture du Parti conservateur du Canada puisqu'il a été chef du Parti progressiste conservateur fédéral, ce qui lui donne le droit de voter également pour le prochain chef du Parti conservateur.GROSSE ORGANISATION, GROS SABOTS?Les nombreux supporteurs qui suivent Michael Ignatieff à la trace déplacent de l'air et une dame l'a appris à ses dépens.Cinq ou six personnes ont pratiquement piétiné une vieille dame qui était tombée devant la foule, hier, avant que quelqu'un lui vienne en aide.La malheureuse est tombée devant la ruée dans un couloir du Palais des congrès, après avoir été accrochée par un cameraman.Dans les coulisses PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Bob Rae, Stéphane Dion, Gerard Kennedy ou Michael Ignatieff ?Impossible de savoir le choix de cette partisane libérale en se fiant uniquement à ses macarons.L'UNILINGUISME PRESSE CANADIENNE Des candidats à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) affirment qu'ils observeraient une ligne de parti stricte en cas de vote sur les mariages de personnes du même sexe, s'ils dirigeaient la formation, et pousseraient tous les membres du caucus à s'opposer à la réouverture du débat sur cette question, la semaine prochaine.Le gouvernement conservateur a annoncé qu'il tiendrait un vote à la Chambre des communes afin de déterminer si le Parlement devrait revenir sur la décision de permettre aux gais et lesbiennes du pays de se marier.Bob Rae a fait savoir de façon catégorique que les députés du parti devraient observer la ligne du parti.«C'est une question de droits de la personne, c'est une indication claire de notre engagement pour les droits de la personne car il n'est absolument pas nécessaire de ressusciter cette question », a déclaré M.Rae à des journalistes, hier.Le député Michael Ignatieff, a déjà fait savoir publiquement qu'il obligerait le caucus à suivre la ligne du parti.L'avocate torontoise Martha Hall Findlay partage quant à elle le point de vue de ses rivaux, MM.Rae et Ignatieff.L'ancien ministre Joe Volpe s'est montré plus vague, affirmant avoir le sentiment que cette question avait déjà été réglée.Consensus sur le mariage gai Maxi Marine Chronomètre | Ref.266-66 3434241A CONGRÈS DU PLC GILLES TOUPIN La question afghane a encore fait des vagues hier au congrès d'investiture du Parti libéral alors que des positions radicalement opposées se sont affrontées, particulièrement celles des deux meneurs de la course, Michael Ignatieff et Bob Rae.Même si la question de la présence militaire en Afghanistan n'a pas été retenue dans le cahier des politiques prioritaires du PLC, les passions soulevées par la mission afghane auprès des candidats démontrent qu'il s'agit bel et bien d'une priorité politique pour quiconque prendra les rênes du parti.Michael Ignatieff a mené la charge hier lors d'une rencontre de tous les candidats avec l'aile jeunesse du parti.Le meneur dans la course s'est porté à nouveau à la défense de la mission afghane, dans le but d'enfoncer son principal adversaire, Bob Rae.«Nos soldats ont sept ans de travail à accomplir en Afghanistan.C'est une bonne mission canadienne parce qu'elle sert à défendre un bon gouvernement élu démocratiquement », a-t-il lancé avec conviction.Bob Rae a év i demment contre-attaqué.« Je crois qu'il y a des défis importants à relever en Afghanistan, a dit l'ancien premier ministre ontarien.Je n'ai pas aimé la motion que le gouvernement Harper nous a imposée pour prolonger la mission.C'était une manière injuste de faire les choses.Je ne me sens nullement lié par cette décision de maintenir les troupes jusqu'en 2009.Le Parti libéral et le prochain gouvernement libéral devraient réexaminer à fond cette mission.» Selon M.Rae, il faut aussi augmenter les efforts diplomatiques en Afghanistan et ne pas mettre tous les oeufs dans le panier militaire.Il ne préconise toutefois pas le retrait immédiat des troupes canadiennes, comme l'exige le NPD.«Nous avons tout de même des obligations envers nos alliés de l'OTAN», précise-t-il.Gerard Kennedy a également pris le contre-pied de la position du favori Ignatieff en s'opposant au changement de mandat de la mission des troupes canadiennes là-bas.Selon lui, la mission de combat des militaires Canadiens à Kandahar n'est pas en accord avec les valeurs canadiennes de maintien de la paix.Martha Hall Findlay s'est davantage rapprochée de la position de Michael Ignatieff tout en rejetant une prolongation de la mission au-delà de 2009.« Il n'est pas question d'être là après 2009, a-t-elle dit, à moins d'êt re cer tains de fai re une différence.On doit commander nos partenaires de l'OTAN après avoir déterminé ce que nous pouvons faire.» Stéphane Dion a pour sa part pris ses distances de tout le monde en préconisant une autre approche pour l'Afghanistan, celle d'une initiative comparable au plan Marshall en Europe.« Cela a marché pour le Japon, cela a marché pour l 'Europe, cela a marché quand les États-Unis ont décidé d'aller à Singapour et à Taiwan pour les aider à mettre en place leurs économies, a-til dit.Cela doit marcher aussi pour l'Afghanistan.Mais pour cela il faut arrêter d'avoir des gouvernements néo-conservateurs qui ne croient pas dans le rôle du gouvernement pour aider les économies.Il nous faut une approche libérale pour l'Afghanistan.» La question afghane oppose Ignatieff à Rae PHOTO REUTERS Les soldats canadiens basés en Afghanistan ont fait leurs adieux, hier, à deux de leurs camarades tombés au combat.La prolongation de la mission afghane suscite d'ailleurs les passions entre les différents candidats à la direction du PLC.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Bob Rae s'est dit insatisfait du niveau de bilinguisme qui a cours au congrès de son nouveau parti.crate de l'Ontario Bob Rae, s'est dit insatisfait du niveau de bilinguisme qui a cours au congrès de son nouveau parti.«Franchement, je crois qu'il faut faire un meilleur effort pour s'assurer que les conférences soient absolument bilingues.On ne peut pas avoir un manque de traduction.Il faut que tout le monde puisse parler dans sa langue maternelle.Il faut que le parti soit tout à fait reconnaissant de la réalité bilingue du Canada », a affirmé M.Rae, qui maîtrise très bien les deux langues officielles.Selon des informations obtenues par La Presse, hier les hauts dirigeants du parti ont eu des discussions animées sur les succès et les ratés de la première journée du congrès.Et la question du bilinguisme était le principal sujet à l'ordre du jour.Seul Québécois en lice dans cette course, l'ancien ministre de l'Environnement, Stéphane Dion, a promis de redresser la barre s'il remporte la victoire demain.«Ce sera différent lorsque je serai chef », a déclaré à La Presse Stéphane Dion.Mais dans un point de presse quelques minutes plus tard, M.Dion a répondu à quatre questions en anglais sans prendre le temps de répondre aux questions des journalistes francophones.Dernière dans cette course, Martha Hall Findlay a aussi déploré le manque de français au congrès.«Pour moi, le Canada est un pays bilingue et il devrait y avoir les deux langues et beaucoup plus de français ici.» Le député libéral d'Outremont, Jean Lapierre, a soutenu que la situation s'explique par l'arrivée tardive des délégués québécois.«C'est comme d'habitude.Les délégations québécoises arrivent tranquillement.Je pense que plusieurs ont décidé de monter vendredi, que ça ferait pareil », a-t-il affirmé.Réagissant à la nouvel le publiée dans La Presse hier, le ministre fédéral des Travaux publics, Michael Fortier, a accusé les libéraux d'être déconnectés des besoins des Québécois.«Les libéraux accusent le gouvernement Harper d'être inféodés aux Américains.Or c'est un dirigeant du Parti démocrate des États-Unis qui étaient leur invité d'honneur à l'ouverture du congrès.Ils donnent des leçons aux autres, mais ils ne sont pas forts dans la mise en application de ces leçons », at- il affirmé, de passage à Québec hier.Avec Hugo de Grandpré MINE LES LIBÉRAUX Les hauts dirigeants du parti ont eu des discussions animées sur les succès et les ratés de la première journée du congrès.Et la question du bilinguisme était le principal sujet à l'ordre du jour.QUESTIONDU JOUR Qui, selon vous, sera le prochain chef du parti libéral ?Répondez à notre question du jour sur www.cyberpresse.ca Les passions soulevées par la mission afghane auprès des candidats démontrent qu'il s'agit bel et bien d'une priorité politique pour quiconque prendra les rênes du parti. CONGRÈS DU PLC HUGO DE GRANDPRÉ Bon prince, Paul Martin a profité de son dernier discours devant les militants libéraux, hier soir, pour rendre hommage à son éternel rival Jean Chrétien.Son allocution à peine commencée, l'ancien premier ministre Martin a tendu la main à son prédécesseur, qui brillait par son absence.« Jean Chrétien a été l'artisan de ce changement, et je suis fier d'avoir été l'un de ses ministres », a-t-il affirmé après avoir fait allusion aux progrès sociaux et économiques mis de l'avant par le Parti libéral durant les années 90.M.Chrétien et certains de ses proches, incluant son fidèle lieutenant Eddie Goldenberg, étaient absents lors de la soirée d'hier, donnée en l'honneur du dernier premier ministre libéral.L'opposition entre les deux hommes n'est un secret pour personne.Le congrès d'investiture de 1990, à Calgary, avait donné le ton à la lutte fratricide que les deux ténors se sont livrée pendant plus d'une décennie pour la direction du parti.« Ce n'est pas surprenant qu'ils n'y soient pas\u2026 C'est leur présence qui aurait été une surprise ! » s'est amusé Jean Lapierre hier après-midi.Mais la magnanimité de M.Martin envers son ancien rival s'est arrêtée à ce clin d'oeil, et il a consacré le reste de son discours à brosser un portrait avantageux de son bilan de ministre des Finances et de premier ministre.Il s'est aussi attardé à envoyer un message aux militants pour l'avenir du parti - et à écorcher les conservateurs au passage.« Le progrès et la justice ont peut-être disparu de notre horizon, mais ce n'est que temporaire et personne ne nous en dépossédera.» Après des discours de plusieurs personnalités et de brèves performances artistiques, dont une, désopilante, de la chanteuse et comédienne Natalie Choquette, une bannière affichant la photo de l'ancien chef a été hissée au plafond où elle a rejoint celles de ses prédécesseurs, Trudeau, Pearson, Turner.et Chrétien.Quant à ce dernier, qui était apparemment en Asie, il sera de passage au congrès demain, où il prononcera un discours pour unifier les troupes au terme de l'élection du nouveau chef.Martin fait l'éloge de Chrétien Mais l'ancien premier ministre brille par son absence MICHEL C.AUGER Il n'y a pas un, mais deux congrès libéraux en même temps.D'abord, le congrès au leadership qui accapare toute l'attention, puis un congrès d'orientation qui s'occupe des politiques du parti et de ses règlements internes.D'heure en heure jusqu'à samedi, notre blogueur politique Michel C.Auger analyse en direct le congrès du Parti libéral.Cliquez sur Le congrès en direct sur le site www.cyberpresse.ca.L'ORDRE DU JOUR DU CONGRÈS Aujourd'hui 1er décembre 15 h Premier tour de scrutin des délégués 16 h à 21 h Discours des huit candidats à la direction du Parti libéral 23 h Résultats du premier tour de scrutin Demain 2 décembre 9 h > Début du deuxième tour de scrutin > D'autres tours de scrutin se dérouleront toute la journée jusqu'à ce qu'un candidat obtienne 50 % plus un des voix.> Discours du vainqueur.Dimanche 3 décembre > Conférence de presse du nouveau chef du Parti libéral PHOTO ANDRÉ PICHETTE LA PRESSE © Paul Martin a échangé quelques mots avec Michael Ignatieff hier soir, lors d'une soirée organisée en son honneur.Paul Martin a profité de l'événement pour rendre hommage à son éternel rival, Jean Chrétien.PRESSE CANADIENNE Le député libéral Michael Ignatieff, qui tentera ce week-end de devenir le nouveau chef du Parti libéral du Canada, souhaite voir les jeunes Canadiens exporter les valeurs du pays vers des endroits comme l'Afghanistan et le Zimbabwe.M.Ignatieff, qui a passé l'essentiel des 30 dernières années à l'extérieur du Canada, dit avoir eu ce genre d'expérience internationale quand il était jeune et il souhaite la même chance à la nouvelle génération.«C'est la génération qui peut diriger le monde, a-t-il dit hier lors du congrès à la direction, à Montréal.Je veux être le chef qui enverra cette génération vers le Zimbabwe, l'Afghanistan, ces endroits où le Canada peut avoir un impact.» M.Ignatieff a ajouté que les Canadiens devraient partager leur tolérance, leur bilinguisme et leur fédéralisme avec la planète.Il souhaite voir les jeunes « remercier non seulement le Canada, mais toute la planète » à la fin de leurs études.Si son entourage s'est empressé de clarifier qu'il n'entend pas envoyer les jeunes Canadiens vers ces pays en tant que soldats, M.Ignatief f a précisé qu'il appuie «la bonne mission canadienne» en Afghanistan.Il a aussi affirmé être en faveur du prolongement de la mission canadienne dans ce pays jusqu'en 2009.«Il ne s'agit pas de chercher des terroristes dans (les montagnes afghanes), a-t-il dit.Cette mission est une bonne mission canadienne, il s'agit d'appuyer et de défendre un gouvernement élu démocratiquement, le premier (du genre) en Afghanistan.» Ignatieff veut faire voyager les jeunes Canadiens Mais le camp Dion a aussi mis au point un plan d'attaque pour convaincre les sceptiques d'appuyer sa candidature, a appris La Presse.En fin de journée, hier, les délégués québécois de Stéphane Dion ont reçu le mandat de convaincre trois délégués des autres camps de se ranger derrière leur homme d'ici le vote.En outre, lors d'une réunion de stratégie des délégués de M.Dion, à laquelle La Presse a pu assister, on leur a fait part d'une liste de réponses toutes faites pour répliquer aux critiques les plus souvent formulées contre leur candidat.Par exemple : Stéphane Dion n'a pas d'appuis au Québec?« Il possède au moins 300 délégués de la province.» Dion n'est pas assez rassembleur?« Que faites-vous de la conférence de Montréal sur les changements climatiques ?» M.Dion est un anti-politicien?« Bill Gates a un jour dit : «Soyez toujours gentil avec le rat de bibliothèque (nerd), car un jour ce sera lui qui vous donnera un emploi !« » Pour sa part, Bob Rae a tiré des plans avec Joe Volpe, qui n'a aucune chance de l'emporter mais demeure un facteur en raison de l'appui de 4,8 % des délégués.« Certainement, j'ai parlé avec les autres candidats.C'est normal.C'est ce que je fais chaque jour et je vais continuer de le faire jusqu'à la fin », a affirmé M.Rae.La tension monte donc rapidement à mesure que les heures passent.D'autant plus que, pour la première fois depuis longtemps, de nombreux délégués ont garanti leur allégeance pour un seul tour de scrutin, soit le premier.Après, tous les scénarios sont sur la table, ont confié à La Presse plusieurs sources libérales.Ainsi, bien que Michael Ignatieff soit en tête au premier tour, certains de ses organisateurs affichent une certaine nervosité à l'approche de l'affrontement final.Ces derniers ont fixé la barre à 35% des appuis au premier tour pour remporter la mise.« Si nous n'obtenons pas 35% au premier tour, nous avons un problème », a déclaré hier l'ancien solliciteur général Wayne Easter, l'un des organisateurs de M.Ignatieff, lors d'une entrevue accordée au réseau CPAC.Plus tard, un autre organisateur de M.Ignatieff au Québec, le député montréalais Pablo Rodriguez, a tenté de minimiser les attentes en soutenant que son candidat sera en bonne posture pour coiffer tout le monde au fil d'arrivée en recueillant 32 % des appuis au premier tour.Tous ces jeux d'alliances qui mijotent en ce moment font en sorte que les délégués risquent de veiller très tard demain soir.Plusieurs s'attendent en effet à ce que le choix du futur chef nécessite six ou sept tours de scrutin.Le député libéral et ancien ministre des Transports, Jean Lapierre, estime dans ce contexte que les discours que doivent prononcer ce soir les huit candidats seront de la plus haute importance.« Celui qui se plante dans son discours est éliminé de la course, affirme M.Lapierre.C'est la première fois où les discours vont revêtir une telle importance puisque tout le monde reste ouvert pour le troisième, quatrième, cinquième ou sixième tour.C'est lors de ces discours que les délégués vont se faire une idée.» Selon lui, Michael Ignatieff devra démontrer qu'il est l'homme de la situation pour défaire le premier ministre Stephen Harper aux prochaines élections.Bob Rae devra convaincre qu'il tient à ce poste et qu'il peut « livrer l'Ontario ».Stéphane Dion doit persuader qu'il n'est pas l'anti-politicien que certains prétendent qu'il est.Quant à Gerard Kennedy, sa seule chance de rallier les délégués sera d'exploiter le filon des opposants à toute reconnaissance de la nation québécoise.M.Kennedy a déjà indiqué qu'il s'opposait à la motion de Stephen Harper votée en Chambre cette semaine.Un autre impondérable pourrait compliquer la vie des libéraux aujourd'hui et demain, celui du mauvais temps qui sévit dans l'Ouest et qui retarde l'arrivée des délégués.Hier en fin d'après-midi, seulement 55 % des délégués de Michael Ignatieff étaient présent s au Palais des congrès.Les appuis de Bob Rae n'étaient eux qu'à 47 % sur place alors Gerard Kennedy ne comptait que 39 % de ses 819 délégués.Stéphane Dion était lui à 57 %, soit 427 délégués sur une possibilité de 754.Les divers camps ont entrepris des négociations pour prolonger la période d'inscription - qui devait se terminer ce matin à 9h - afin de permettre à ceux qui sont coincés par le mauvais temps de participer malgré tout au congrès.Le grand jeu des alliances a commencé PLC suite de la page A1 Pour la première fois depuis longtemps, de nombreux délégués ont garanti leur allégeance pour un seul tour de scrutin, soit le premier.3428993A CONGRÈS DU PLC TRISTAN PÉLOQUIN L'ère des grands congrès au leadership coûteux et complexes n'est pas finie.Au grand dam de l'exécutif national du PLC et de plusieurs membres influents du caucus, les délégués libéraux ont rejeté hier un amendement qui aurait accordé le droit de vote à tous les membres du parti lors du choix d'un nouveau chef.L'amendement, dont la mise aux voix a provoqué de loin le plus vigoureux débat du congrès, a été ardemment défendu par les députés Jean Lapierre et Belinda Stronach.Avec la nouvelle loi sur le financement des partis politiques, qui limitera dès le 1er janvier les dons individuels à 1000$ et qui interdira les dons d'entreprises, la direction du Parti libéral affirme ne plus avoir les moyens de payer pour des rencontres qui réunissent 5000 délégués des quatre coins du Canada.« Ce n'est plus la Banque Royale et BCE qui financent nos congrès », a plaidé hier midi M.Lapierre, devant les délégués.«Ce sont les individus qui paient, et on ne peut pas demander aux individus de participer au financement sans participer aux décisions.On doit devenir un parti de pleine participation, de pleine mobilisation, un parti vraiment populaire.Et pour ça, ça prend un vote pour chaque membre.Fini la baronnie et les clubs exclusifs au sein du parti.» Mais le vibrant appel du député d'Outremont n'a pas suffi à convaincre la délégation.Pour être adopté, l'amendement nécessitait un vote favorable des deux tiers des délégués.Craignant que le principe d'un membre un vote permette à des groupes de pression de prendre le contrôle du vote et éloigne davantage les membres les uns des autres, moins de la moitié des délégués ont voté en faveur de l'amendement.Le Parti libéral reste donc la seule formation fédérale à choisir son chef par le vote de délégués plutôt que par la base militante.De l'avis de plusieurs, ce n'est toutefois qu'une question de temps avant que le principe du vote universel soit adopté.«Les délégués qui sont ici adorent les congrès.Certains y participent depuis l'ère Pearson.Il n'est donc pas étonnant qu'ils soient opposés au principe», a commenté M.Lapierre.«Mais la génération va évoluer et la résistance va s'estomper.J'imagine que ça va se faire par attrition.» Le rejet de l'amendement sur le vote universel n'a pas empêché l'adoption d'une toute nouvelle Constitution pour le parti, en vertu de laquelle les adhésions sont désormais centralisées, plutôt que gérées par chaque aile provinciale.La nouvelle Constitution diminue aussi considérablement le nombre d'officiers exécutifs nationaux, qui passent de 58 à 29.«Ces changements sont nécessaires et permettront de faire de nous un parti moderne», a commenté le chef libéral intérimaire, Bill Graham.Ça revient cher le débat Si le thème du vote universel a soulevé des oppositions, on ne peut en dire autant du reste des résolutions sur lesquelles se sont penchés les délégués.En matinée, ces derniers ont adopté à toute vapeur \u2014 et sans le moindre débat \u2014 les 25 résolutions prioritaires qui composeront la prochaine plateforme électorale.Parmi celles-ci se trouvait une résolution reconnaissant l'existence du déséquilibre fiscal, concept qu'aucun chef libéral n'a jamais voulu reconnaître officiellement.La veille, dans les huit ateliers où ont été adoptées quelque 125 résolutions, à peine sept débats en bonne et due forme ont éclaté.Puisque le congrès coûtera au parti environ 3 millions de dollars, si on ajoute le débat sur le vote universel et celui généré par un vaste projet d'amendement de la Constitution du parti, cela représente un coût unitaire de 333 000$ par débat.Surplus de 4,6 millions Par ailleurs, les dirigeants du parti ont présenté hier un bilan financier positif, affichant pour la deuxième fois de son histoire un surplus, qui devrait atteindre 4,6 millions au 31 décembre.«Notre parti est dans une meilleure situation financière qu'il ne l'a été depuis très longtemps, a affirmé le directeur financier du PLC, Lloyd Posno.Nous aurons les fonds nécessaires pour mener une campagne électorale à tout moment au cours des prochains mois.» Les délégués disent non au scrutin universel À l'approche des élections, la caisse du parti a un surplus de 4,6 millions MALORIE BEAUCHEMIN On ne comptait plus les fêtes organisées par des militants libéraux, hier, en marge du congrès au leadership qui se tient à Montréal jusqu'à demain.De quoi donner le tournis aux indécis.Le camp Ignatieff, qui avait tenu la semaine dernière à Montréal le plus grand rassemblement partisan de toute la campagne, a été fidèle à ses habitudes en organisant le party qui semble avoir été le plus couru par les militants libéraux.Il faut dire que le rassemblement organisé par l'aile Québec- Ontario de l'équipe d'Iggy, à l'hôtel Intercontinental, était aussi le plus rapproché du Palais des congrès, où tous avaient commencé la soirée.La pluie a peut-être découragé certains de se rendre aux autres réceptions.Plusieurs centaines de militants, dont Pablo Rodriguez, Denis Coderre et Liza Frulla, ont donc pu apprécier un petit verre - de préférence de bière canadienne, la Red Leaf - au son d'un petit groupe de jazz.Au moment de mettre sous presse, Michael Ignatieff s'apprêtait à faire son entrée.Deux autres des meneurs de la course à la direction du parti, Stéphane Dion et Bob Rae, n'ont pas été en reste.Le premier, seul Québécois à se présenter, a reçu plus de 300 de ses partisans dans l'ambiance feutrée de l'hôtel Place-d'Armes.Un peu plus à l'ouest, au square Victoria, l'entourage de Bob Rae s'était réuni à l'hôtel W, dans une salle trop petite pour accueillir tous les militants au rendez-vous.Jeunes libéraux Seul le rassemblement des jeunes libéraux, annoncé comme l'événement à ne pas manquer, ne semblait pas vouloir lever, lors du passage de La Presse .Le Métropolis, qui accueillait la relève du parti , semblait beaucoup trop grand pour les quelques dizaines de personnes présentes.Plusieurs jeunes libéraux étaient par ailleurs dispersés dans un peu tous les autres rassemblements, plutôt qu'à celui organisé notamment par Belinda Stronach.Il est vrai que la jeunesse se couche peut-être plus tard.Plus tôt dans la journée, certains avaient déjà commencé la fête.C'est le cas des partisans de Scott Brison, qui ont pris l'apéritif au très chic club Mount Stephen, rue Drummond.Oubliez les écharpes et autres pancartes ; ici, les militants libéraux étaient sur leur trente et un, code vestimentaire oblige.Au menu, vaste choix d'alcools de toute sorte (vin, bière, apéritifs), ainsi que des amuse-gueules, notamment des dumplings aux crevettes et autres foie gras enrobé de chocolat.Plus de 200 personnes ont assisté à la version courte du discours que prononcera M.Brison ce soir devant les délégués du parti.Le candidat « de l'Atlantique » a sommé l'ensemble des libéraux de mettre de côté leurs différends et de s'unir pour montrer la porte à Stephen Harper.Lorsque le candidat a risqué quelques courtes phrases en français, les partisans, très majoritairement anglophones, ne l'ont pas écouté, préférant discuter entre eux jusqu'à ce que quelqu'un fasse « chut ! » Les partisans de Gerard Kennedy, eux, n'ont pas eu à se déplacer bien loin pour se joindre au rassemblement organisé par l'équipe de l'Ontarien, qui est un des meneurs de la course.Un 5 à 7 avait lieu à l'intérieur même du Palais des congrès, au res taurant de gr i l lades Mediterra.Mais au passage de La Presse, les dizaines de convives étaient sagement attablés et mangeaient tranquillement.Certains militants aux écharpes de Kennedy ont même été aperçus en face du Mediterra, en train de dévorer des sandwichs Subway.Soir de sorties pour libéraux en goguette PHOTO SHAUN BEST, REUTERS © La chanteuse Natalie Choquette a offert une performance de son cru au cours de l'hommage rendu à Paul Martin par le Parti libéral.D'autres spectacles ont également eu lieu hier au Palais des congrès en marge de la soirée.AVEC L'ORCHESTRE SINFONIA DE LANAUDIÈRE SOUS LA DIRECTION DE STÉPHANE LAFOREST PRÉSENTÉ PAR LA MAISON SIMONS 3445850A QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE \" LE PARKA CUIR VINTAGE 249.95 Effet usé aux coutures, doublure zip amovible, sans manches, cuir et nylon avec chaude peluche au col.Choco.M.g.tg.ttg.Rég.350.00 Pull 39.95 3441914A 3445887A HUGO DE GRANDPRÉ Les délégués de Stéphane Dion ne se contentent pas de scander le nom de leur candidat; ils parlent et ils comptent bien courtiser les supporteurs des clans adverses.Pendant les quelques heures qui restent avant le premier tour de scrutin, ils ont pour consigne de convaincre chacun au moins trois délégués des autres camps de retourner leur veste.« Commencez dès ce soir à approcher les gens », les a exhorté un organisateur hier, lors d'une réunion de tous les délégués québécois du candidat.Les jeux de coulisses gagnent en intensité à quelques heures du premier tour de scrutin.Hier, des rumeurs persistantes faisaient état de conversations secrètes entre son rival Gerard Kennedy et lui.Et tandis que bien des observateurs prédisent une fin longue et serrée, le fait que chaque vote compte n'aura jamais été aussi vrai.Pour Stéphane Dion, l'une des stratégies consiste en une lutte de visibilité de tous les instants.Les défilés de délégués se sont poursuivis, avec les Dion! Dion! Dion! lancés en cadence.Et un coup de pouce est venu de l'hebdomadaire montréalais gratuit, Hour, qui a placé sa photo en une.« Est-ce que le candidat au leadership libéral Stéphane Dion pourra émettre l'étincelle dans le coeur des délégués en cette saison des Fêtes?» On le saura demain.STÉPHANE DION Entreprise de séduction GILLES TOUPIN C'était la journée des paons hier au congrès d'investiture du PLC.Michael Ignatieff - Iggy pour les intimes - a fait comme les autres.Il a déployé ses plumes pour tenter de prouver à tout le monde qu'il avait le plus beau ramage.En un mot, les partisans d'Iggy se sont rassemblés dans le plus grand tintamarre dans le foyer du Palais des congrès avec les pancartes d'usage, les t-shirt verts ou rouges à l'effigie du candidat et les cris habituels de ralliement, question de faire croire aux autres délégués, par cette démonstration de force, que la victoire finale était dans le sac.Mais il y a eu des moments plus sérieux hier pour M.Ignatieff, notamment un petitdéjeuner avec l'équipe des femmes, sa participation à la réunion de la Commission jeunesse du PLC où il a pris la parole et une conférence de presse.Michael Ignatieff, qui a l'intention ce soir dans son discours aux délégués de démontrer qu'il est celui qui peut faire mordre la poussière au premier ministre conservateur Stephen Harper aux prochaines élections, a assisté hier à l'hommage à Paul Martin avant de courir à deux réceptions tardives dans un grand hôtel de Montréal, l'une organisée par sa délégation ontarienne et l'autre par celle des provinces de la région atlantique.MICHAEL IGNATIEFF Démonstration de force TRISTAN PÉLOQUIN Des quatre candidats favoris, Gerard Kennedy est probablement celui qui a fait le moins de bruit depuis l'ouverture du congrès libéral.Et cette tendance s'est poursuivie hier de façon magistrale.À la sortie d'une activité organisée par les jeunes libéraux, alors que Stéphane Dion et Bob Rae se sont empressés de s'adresser aux médias, Gerard Kennedy était introuvable.Dans un coin, entouré d'affiches portant l'inscription « GK » et de délégués acquis à la cause du candidat ontarien, c'était Justin Trudeau qui répondait aux questions des journalistes.M.Kennedy n'est-il pas un peu trop effacé?« Absolument pas.M.Kennedy est très présent.Si on ne le voit pas, c'est peut-être parce que je suis plus grand que lui », a répondu à la blagueM.Trudeau.Vers midi, M.Kennedy est finalement apparu devant son kiosque de campagne, question de raviver l'ardeur de ses troupes.« Cette course est le combat de notre vie, leur at- il lancé.Nous n'avons peut-être pas la faveur médiatique ni d'appuis en haut lieu, mais nous allons gagner parce que nous travaillons plus fort que les autres.» Le candidat s'est ensuite rendu à un repas dans le Quartier chinois.Selon son entourage, le reste de sa journée était consacré à des rencontres privées avec des délégués.GERARD KENNEDY Discrétion habituelle JOËL-DENIS BELLAVANCE Bob Rae a joué à fond hier sa meilleure carte, celle de l'expérience politique.Devant quelque 500 militants libéraux rassemblés dans une salle du Palais des congrès, l'ancien premier ministre néo-démocrate de l'Ontario a répondu avec doigté et confiance aux questions de son auditoire.Micro à la main, se promenant d'un bout à l'autre de l'estrade, M.Rae était dans son élément naturel, au plus grand plaisir de ses partisans.Et il a démontré, encore une fois, qu'il a un bon sens de l'humour.« Il est merveilleux d'obtenir une ovation debout, surtout de la part d'autant de gens qui sont déjà debout », a-t-il affirmé d'entrée de jeu.Bob Rae en a donc profité pour tenter d'expliquer sa pensée sur une foule de sujets, de l'épineux dossier constitutionnel aux problèmes qu'éprouvent les immigrants qui arrivent au Canada en passant par l'éducation postsecondaire, sans oublier l'économie.Au sujet de l'économie, M.Rae a fait une confession.Alors que l'un de ses plus importants supporteurs, l'ancien ministre des Finances Ralph Goodale, écoutait attentivement, M.Rae a affirmé qu'il a commis une grave erreur en consacrant tous ses efforts à combattre la récession dans les années 90 lorsqu'il dirigeait l'Ontario.« J'aurais dû combattre la récession et le déficit en même temps.» BOB RAE La carte de l'expérience CONGRÈS DU PLC PHOTO ANRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Marg Stephen est venu d'Edmonton pour prendre part au congrès des libéraux à Montréal.Et à sa manière, il affiche fièrement sa préférence.C'est vrai dans tous les partis canadiens et québécois, mais ce l'est encore davantage ces dernières années au Parti libéral, qui n'a jamais été très sentimental envers ses chefs.Parlez-en à Paul Martin, honoré hier par les militants libéraux, tout juste trois ans après avoir accédé triomphalement au trône.En novembre 2003, il n'y avait pas assez de sièges au Air Canada Centre de Toronto pour accueillir les fans de Paul Martin.Hier, on a marqué honnêtement son départ, mais il ne se trouvait plus grand monde parmi les milliers de délégués pour regretter Paul Martin.Plus personne n'en parle d'ailleurs.Ses plus fidèles amis, qui sont bien discrets dans cette course, ont tout de même noté en privé leur indignation de voir Jean Chrétien invité par le Parti comme conférencier, demain.«M.Chrétien vient jouer les unificateurs, dit l'un d'eux sous le couvert de la confidence, mais il n'a même pas eu la grandeur d'âme de modifier un peu son voyage en Asie pour revenir plus tôt et assister à l'hommage de Paul Martin.Tout un pacificateur! » Il y a trois ans, à Toronto, la bande à Paul Martin entassée dans une loge du Air Canada Centre se bidonnait et lançait de vilaines blagues pendant le discours d'adieu de Jean Chrétien.Hier soir, ses membres ont écouté leur ancien chef étirer encore un peu son départ.Et demain, la boucle se boucle, ils écouteront Jean Chrétien leur parler d'unité et de valeurs libérales.Dur, dur\u2026 Pour les amis de Paul Martin, demander à Jean Chrétien de parler d'unité au Parti libéral, c'est comme inviter un pyromane au congrès des pompiers.« Il a tellement mis d'efforts à miner Paul, c'est fort de le voir maintenant parler d'unité », indique un proche de Paul Martin.À ce jeu-là, il faut toutefois admettre que le camp Martin a lui aussi fait la vie dure aux pro- Chrétien.Si ces deux-là avaient eu la noblesse de passer par-dessus leur rancoeur et leurs ambitions, le parti qu'ils laissent en héritage à un nouveau chef ne serait pas aussi amoché.La bonne nouvelle pour le prochain chef, quel qu'il soit, c'est que l'interminable guerre des clans Chrétien et Martin prendra fin, finalement, avec ce congrès.Non pas que les deux ennemis aient fait la paix, mais plus simplement parce qu'il n'y a plus de clan Martin.Point.Jean Chrétien, le politicien extrême à la ténacité légendaire, a gagné.Tous les candidats à la direction ont consulté Jean Chrétien, ses conseillers ont fait lourdement sentir leur présence dans l'équipe de Bob Rae et c'est lui que l'on invite maintenant comme conférencier, même si on n'évoque presque jamais son nom au Parti libéral depuis l'éclatement du scandale des commandites.L'influence de Jean Chrétien sur son parti n'est plus ce qu'elle était, mais il a encore du poids et il en aura encore davantage si les délégués élisent Bob Rae, demain.L'ancien chef est resté officiellement neutre, mais il suffit de le connaître un peu pour savoir qu'il n'a aucun atome crochu avec Michael Ignatieff (M.Chrétien n'a jamais été proche des universitaires, qu'il juge déconnectés de la vraie politique).On sait aussi qu'il est résolument contre toute motion reconnaissant la nation québécoise.Jean Chrétien a accepté de prendre la parole devant les militants libéraux pour parler d'unité, mais on dit qu'il est profondément blessé d'avoir vu que d'anciens fidèles, comme Denis Coderre, Stéphane Dion ou Dominic Leblanc, ne l'ont pas défendu lors du dépôt du rapport Gomery.Entre l'hommage à Paul Martin, que les libéraux considèrent être le plus grand flop depuis John Turner, et le discours de Jean Chrétien, vu comme le principal responsable du scandale des commandites, on ne peut pas dire que le PLC vit une relation chaleureuse avec ses anciens chefs.Au moment de refermer définitivement le livre sur la guerre Chrétien-Martin, les libéraux disent vouloir d'abord élire un rassembleur capable de soigner les nombreux blessés.Mais, en fait, ce qu'ils cherchent vraiment, c'est un chef capable de battre Stephen Harper le plus vite possible.Le PLC n'est pas un parti sentimental, c'est un parti de pouvoir.On l'a bien vu encore ces deux derniers jours, avec la vitesse à laquelle les militants ont expédié les débats.La seule question qui guidera les délégués, dans le fond, c'est de savoir qui peut les ramener au pouvoir.Quand ils prendront la parole devant le congrès, ce soir, c'est aussi la seule chose qui devrait préoccuper les candidats.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Ces chefs mal-aimés CHEFS suite de la page A1 YVES BOISVERT Depuis le temps qu'il fait de la politique, c'est-àdire depuis 1000 ans, André Boisclai r n'a plus l'excuse de la naïveté, ni de l'innocence.Quand il va faire un sketch avec des humoristes, il ne le fait pas par étourderie.Il le fait par calcul.Quel calcul ?Il est évident.André Boisclair a une image un peu coincée, les gens ne cessent de le lui dire.Quoi de mieux qu'une apparition sympathique dans une émission d'humour pour s'humaniser aux yeux du public et des médias, parfois si ingrats ?Le deuxième objectif était bien sûr de dédramatiser son homosexualité, puisque le sketch est une parodie de ce film de cowboys gais, Brokeback Mountain.Il connaissait le scénario, il savait de quoi il s'agissait, et il a calculé qu'il avait intérêt à le faire.Il n'y a rien de gratuit là-dedans.Mauvais calcul, apparemment, de son propre aveu.Non pas pour les raisons qui sautent aux yeux: la nudité, un «sketch vulgaire», « pas drôle », qui « insulte » le président des États-Unis et Stephen Harper.Insulter le président des États-Unis et Stephen Harper, au contraire, vous assure une ovation au Québec.Ce qui me paraît le plus intéressant, c'est ce à quoi il n'a pas pensé.Il n'a pas pensé qu'il a terriblement l'air ti-cul.André Boisclair succède à Bernard Landry, Lucien Bouchard, Jacques Parizeau, Pierre Marc Johnson et René Lévesque.À côté d'eux, André Boisclair est un politicien-enfant.Pas uniquement parce qu'il est d'une autre génération.Mais parce qu'il n'a rien fait d'autre que de la politique.Et parce qu'il lui reste à montrer qu'il a l'étoffe d'un chef d'État.Qu'il a une pensée originale, notamment.Tel est le fardeau du successeur de ces gens-là.On dit qu'André Boisclair est prétentieux.Mais j 'ai parfois l'impression qu'il se donne cette contenance extérieure rigide pour se convaincre lui-même.Il en rajoute dans l'allure chef d'État.Y croit-il ?S'il y croyait, il se verrait dans le «concert des nations» avec le président des États-Unis (pensez-y: des élections l'an prochain, un référendum gagnant en 2008, et le voici avec George Bush; c'est ça le programme!).Et il aurait vu tout de suite ce qui cloche dans ce sketch pour lui, en tant que futur chef d'État.Il aurait vu ce dont il aurait l'air dans cette petite blague : un gentil politicien provincial invité dans une séance de comédie.Et il aurait dit : pas moi, merci.Ça ne vaut pas une démission.Mais, quoi qu'on en dise, ça nous renseigne mieux sur lui que bien des émissions d'affaires publiques.Paf ! le chien! Stéphane Dion, candidat au leadership libéral, sait lui aussi qu'il dégage une image, comment dire, qu'il faut gérer.L'intellectuel cérébral, un peu hautain, donneur de leçons, était aux Francs-tireurs cet automne.Patrick Lagacé lui a demandé, pour finir l'entrevue, s'il racontait des blagues de temps en temps \u2014 il a tellement l'air sérieux.Des blagues ?Certainement, a répondu M.Dion.«Connaissez- vous l'histoire la plus courte du monde ?» Non, a répondu l'intervieweur.«C'est l'histoire de Paf le chien», a dit Stéphane Dion.Ah bon.Voilà: votre enfant ne veut pas se coucher et réclame une histoire.Racontez-lui l'histoire de Paf le chien.Quelle est donc cette histoire ?«L'auto passe\u2026 et paf ! le chien! » \u2014 Vous trouvez ça drôle ?lui a demandé Lagacé.Oh, oui, Stéphane Dion trouvait ça franchement drôle.Il a même éclaté de rire : « L'auto passe et paf ! le chien! » Voilà qui est bien insignifiant et ne nous en apprend guère sur les idées de l'homme politique, me direz-vous.Sauf qu'on n'élit pas qu'un programme, mais aussi des gens qui sont censés les mettre en oeuvre.La question du caractère n'est donc pas insignifiante.Or, il y a dans ce petit bout d'entrevue un immense révélateur de la personnalité de Stéphane Dion.Cet homme est en train de nous suggérer d'endormir un enfant avec une histoire de chien qui se fait écraser.Allez, bonne nuit mon bébé, et surtout, fais de beaux rêves ! Paf ! le chien! Je ne dis pas ici que Stéphane Dion est cruel ou insensible.Je suis convaincu qu'il ne ferait pas, lui-même, une telle chose avec son enfant.J'observe simplement comment il se met les pieds dans le plat social sans même s'en apercevoir.Il ne s'est pas rendu compte de ce qu'il était en train de raconter.Il n'a pas pensé à ce dont il aurait l'air.Ou plutôt, il y a pensé : il s'est dit qu'il raconterait une bonne blague et que ça le rendrait sympathique, on verrait bien qu'il n'est pas l'être cérébral qu'on présente aux nouvelles.Il pense, certes, mais pour parler comme les livres de croissance personnelle, il n'a pas d'intelligence émotionnelle.Toute sa maladresse sociale est là.Spontanément, l'homme ne mesure pas ses effets.Il ne se met pas naturellement dans la tête de celui qui l'écoute.S'il faisait un discours en disant, comme Bill Clinton, «I feel your pain », ce serait peut-être vrai, mais on ne le croirait pas (Clinton, lui, on le croyait même quand ce n'était pas vrai, mais c'est une autre histoire).Tout ça ressortait de cette petite question apolitique et, finalement, sympathique.Il y a toujours un piège, plus sournois encore quand le politicien sort des sentiers médiatiques battus.COURRIEL pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Ce que Boisclair n'a pas vu Le geste d'André Boisclair ne vaut pas une démission.Mais, quoi qu'on en dise, ça nous renseigne mieux sur lui que bien des émissions d'affaires publiques.PRESSE CANADIENNE L'ancien premier ministre Bernard Landry estime que l'accord intervenu à l'Assemblée nationale sur la question de la nation québécoise va forcer les Canadiens à regarder la vérité en face.«Le texte de la résolution m'apparaît vraiment bien.C'est une belle réconciliation de tous les points de vue», a indiqué M.Landry, à l'issue d'un colloque.«Le Parlement du Canada s'est prononcé.Sans que ce soit lumineux, c'est une avancée respectable.L'Assemblée nationale en prend acte et rappelle que le Québec est libre de mener son destin.C'est une belle unanimité.» Ce qui réjouit particulièrement M.Landry, c'est la perspective que la motion fédérale suivie de la motion québécoise forcent « le reste du Canada, qui est opposé à 80% à la reconnaissance de la nation québécoise, à réfléchir ».«Plus il y aura de débats, plus c'est leur rendre service pour qu'ils regardent la vérité en face », a-t-il dit.De son côté, le président de l'Action démocratique du Québec, Gilles Taillon, a dit croire qu'il était nécessaire et obligatoire qu'il y ait un vote unanime sur cette question.«Il était nécessaire de reconnaître un geste qui est intéressant pour le Québec en provenance d'Ottawa.C'est une obligation de le reconnaître.Bravo, ils se sont entendus.Que l'Assemblée nationale soit unanime est une très bonne nouvelle pour le Québec», a-t-il commenté, à la sortie du même colloque que M.Landry.Motion sur la nation à l'Assemblée nationale Landry et Taillon se réjouissent en ce temps des fêtes! oyster perpetual day-date et lady-datejust 3442799A POLITIQUE DENIS LESSARD QUÉBEC\u2014 Campagne électorale ou pas, le rapport d'enquête du juge Bernard Grenier sera rendu public au printemps, indiquet- on au bureau du directeur général des élections.Le DGE, Marcel Blanchet , a autorisé hier une troisième prolongation pour l'enquête qui doit lever le voile sur les gestes du Conseil pour l'unité canadienne lors de la campagne référendaire de 1995.Le mandat confié au juge Grenier en janvier dernier devait produire un rapport en mars 2006, un horizon repoussé par la suite en septembre, puis en décembre 2006.Avec ce nouveau délai, à mars 2007, le juge Grenier aura pris un an de retard.Pour le porte-parole du DGE, Denis Dion, le commissaire Grenier sera libre de rendre public son rapport au moment qu'il jugera opportun - il n'a pas à être déposé à l'Assemblée nationale.Dans une enquête similaire, le juge Jean Moisan avait suscité beaucoup de remous avec un rapport déposé en juin sur le financement des partis politiques.Le PQ surtout s'était retrouvé dans l'embarras.Avec la prolongation du mandat de la commission Grenier, le chef du bureau du Québec à Toronto, Jocelyn Beaudoin, verra du même coup prolongé son congé payé (un salai re annuel de 133 000 $).Ancien directeur général du Conseil de l'unité canadienne, M.Beaudoin s'était retrouvé sur la sellette quand avait été publié un livre pamphlétaire, Les secrets d'Option Canada .Ses auteurs, Robin Philpot et Norman Lester, avaient soutenu que le gouvernement fédéral avait illégalement dépensé des millions dans la campagne référendaire par l'intermédiaire d'une organisation peu connue, Option Canada, qui à l'origine était un bras du Conseil pour l'unité canadienne.Selon des sources fiables, la commis s i on Gren i e r a « commencé par le bas de la pyramide » et interrogé dans un premier temps envi ron 70 employés subalternes qui avaient t ravai l lé ou été en liens avec Option Canada.Les prochains mois seront utilisés pour interroger les acteurs plus impor tants .L'obl igation de transmettre à tous ces témoins la documentation utile, « la mise en forme des cahiers de preuve exige beaucoup de minutie et donc de temps », explique le juge Grenier, dans la lettre qu'il a transmise au DGE pour obtenir un nouveau report.Selon les informations obtenues, certains témoins dans ces audiences secrètes ont tenté de remettre en question l'impartialité du procureur choisi par le juge Grenier, Me Raymond Doray, une connaissance du chef péquiste André Boisclair.Me Doray avait aussi contribué au financement de sa campagne à la direction du PQ.Ces arguments ont fait long feu ; l'avocat Doray avait été aussi choisi par le très libéral André Ouellet - ex-ministre de Jean Chrétien - pour sa défense devant la commission Gomery ! Plusieurs décideurs importants du Conseil pour l'unité canadienne à l'époque s'étaient retrouvés dans des postes en vue par la suite.La liste des contractuels d'Option Canada, divulguée par MM.Philpot et Lester contenait les noms de plusieurs attachés politiques libéraux actuellement encore dans les cabinets ministériels.Dans son rapport déposé aux Communes en mai dernier, la vérificatrice générale du Canada Sheila Fraser n'avait pas jugé utile d'enclencher une enquête sur la base des documents publiés par MM.Philpot et Lester, à la veille des dernières élections fédérales.À la surprise générale, fin juin, la GRC a annoncé qu'elle menait sa propre enquête sur Option Canada, alors que la police fédérale avait soutenu, dans des notes transmises au gouvernement Harper en février 2006, qu'il n'y avait pas de motifs suffisants pour poursuivre une investigation.Troisième report du rapport sur Option Canada PHOTO JACQUES BOISSONOT, PRESSE CANADIENNE Libéraux, péquistes et adéquistes ont mis de l'eau dans leur vin et sont parvenus à un compromis, tard mercredi soir, saluant le « caractère positif » de la reconnaissance de la nation québécoise par Ottawa.TOMMY CHOUINARD QUÉBEC -Après deux jours de tir à la corde, l'Assemblée nationale accouche finalement d'une motion unanime saluant le « caractère positif » de la reconnaissance de la nation québécoise par Ottawa.Libéraux, péquistes et adéquistes ont mis de l'eau dans leur vin et sont parvenus à un compromis, tard mercredi soir.«Ça exigeait un certain effort de part et d'autre, a reconnu le premier ministre Jean Charest.En vertu de la motion adoptée à l'unanimité hier, l'Assemblée nationale « prend acte du fait que la Chambre des communes a entériné le 27 novembre dernier, par une forte majorité et avec l'appui de toutes les formations politiques représentées au Parlement canadien, la motion présentée par le premier ministre du Canada se lisant comme suit : Que cette Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni.» La motion précise également que l'Assemblée nationale reconnaît «le caractère positif» du geste d'Ottawa.Elle ajoute enfin que ce geste «ne diminue en rien les droits inaliénables, les pouvoirs constitutionnels et les privilèges de l'Assemblée nationale et de la nation québécoise».C'est le ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, qui a rédigé cette motion.Le PQ a exigé de légères modifications.Le chef de cabinet du premier ministre, Stéphane Bertrand, et celui de la leader parlementaire du PQ, Stéphane Dolbec, sont parvenus à un compromis acceptable pour tous.Libéraux et péquistes trouvent leur compte dans cette motion, même s'ils ont dû faire des concessions.Les péquistes ont accepté que la motion souligne la reconnaissance de la nation québécoise «au sein d'un Canada uni».Toutefois, ils sont satisfaits du passage précisant que le geste des Communes ne diminue en rien les droits de l'Assemblée nationale, même s'ils voulaient au départ rappeler que le Québec n'a pas adhéré à la Constitution.Dans leur motion originale, présentée mardi, les libéraux souhaitaient que l'Assemblée nationale «se réjouisse du geste significatif» fait par les Communes et affirme qu'il s'agit d'un «progrès important ».Ils se contentent finalement de souligner son « caractère positif », une formule plus modeste.Les adéquistes, qui appuyaient les libéraux depuis le début de la saga, ont appuyé la motion sans hésitation.Depuis mardi, les trois formations politiques ferraillaient au sujet de la réponse que devrait donner l'Assemblée nationale à la position d'Ottawa.«Nous voyons dans cette motion de la Chambre des communes un signal très important de l'évolution du système fédéral canadien», a affirmé Jean Charest.Il a voulu saluer le «courage» de son homologue fédéral Stephen Harper, qui a fait «un geste de respect et d'ouverture important à l'endroit du Québec».Jean Charest a prononcé une partie de son discours en anglais pour affirmer d'un ton rassurant «à l'ensemble des Canadiens» qu'en reconnaissant la nation québécoise, «We celebrate Canada itself».André Boisclair a dit saluer «dans le respect et la sobriété» la reconnaissance de la nation québécoise par le Parlement fédéral.«Les souverainistes sont capables de marquer les progrès et de les reconnaître, ce qui ne nous distrait pas de notre objectif.» Le chef péquiste a souligné que «les fédéralistes sont, encore aujourd'hui, confrontés à leur vrai problème: l'impasse constitutionnelle de 1982».«Si j'ai déploré l'hésitation pour arriver à cette motion, je me réjouis grandement, aujourd'hui, que l'Assemblée nationale soit capable de le faire», a affirmé de son côté le chef adéquiste Mario Dumont.«Cette reconnaissance de la nation est une excellente nouvelle qui ouvre la porte à une vision enrichie de la place du Québec dans le Canada», a-t-il ajouté.Reconnaissance de la nation québécoise par Ottawa L'Assemblée nationale adopte une motion à son tour De la collection de bijoux sertis de diamants BIRKS LACEMC créée par Jose Hess, créateur vedette de Birks.Collier, 7 750 $.Boucles d'oreilles, 4 850 $.Magasinez avec nous en ligne ou à votre magasin Birks préféré.Visitez le www.birks.com ou composez le 1.800.682.2622.Le raffinement.Inspiré par Birks.3446445A Vous ne manquerez pas d'idée.LeS guideS de cadeaux Le Samedi 2 décembre REPORTAGES PUBLICITAIRES Le plus dur sera de choisir.«Gagnez vos cadeaux» et ne manquez pas les concours Le Samedi 9 décembre 3441883A POLITIQUE ÉMILIE CÔTÉ L'audience publique à laquelle étaient convoqués Québec et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) n'a donné lieu qu'à un débat de procédures, hier.Les deux parties ne s'entendaient pas sur la partialité du Conseil des services essentiels quand l'audience a été ajournée.Il n'a jamais été question de l'impact des moyens de pression annoncés par les médecins spécialistes sur les usagers du système de santé.Les discussions reprennent ce matin.Et elles pourraient durer plusieurs jours.Avant-hier, la FMSQ a déposé deux requêtes préliminaires.L'une conteste la constitutionnalité de la loi spéciale imposée en juin aux médecins, et l'autre remet en question l'impartialité du Conseil des services essentiels.La première a été rejetée, car la FMSQ conteste déjà la constitutionnalité de la loi 31 devant la Cour supérieure.Le Conseil se prononcera sur la deuxième ce matin, après avoir entendu les deux parties hier après-midi.Les avocats des médecins spécialistes soutiennent que les membres du CSE sont en conflit d'intérêts, du moins «en apparence», car ils sont payés et nommés par Québec.«Le gouvernement qui est ici à titre de partie est celui qui vous paye», a fait valoir l'un des avocats, Me Jean-Pierre Belhumeur.«Vous n'êtes pas un tribunal, mais même si vous étiez un tribunal, votre organisme répond aux critères d'impartialité», a rétorqué le procureur général, Me Marc- André Fabien, après avoir cité des cas de jurisprudence.Représentant le gouvernement, Me Jean-François Lemay a déploré la longueur des procédures.«Comme représentant du Ministère, je trouve malheureux qu'on gruge le temps d'aujourd'hui pour traiter de ces questions», a-t-il commenté.Le directeur général du Conseil pour la protection des malades, Me Paul G.Brunet, était du même avis.«Convenons qu'il n'y aura pas de moyens de pression ou de menaces pendant que vous débattez des droits fondamentaux», a-t-il suggéré.Mais le procureur de la FMSQ, Me Jean-Marie Larivière, soutient que les médecins spécialistes respectent la loi spéciale.À l'heure actuelle, les médecins boycottent seulement les tâches d'enseignement.Des tâches qui ne sont pas rémunérées, plaide l'avocat.«C'est la seule petite porte dans la loi que nous pouvons ouvrir.» Les autres moyens de pression annoncés ne représentent pour l'instant que des menaces.«Actuellement, les patients ne sont pas privés de soins.Ce qui nous inquiète, c'est ce qui se dessine en janvier», a confirmé à La Presse le président du Regroupement provincial des comités d'usagers, Jean-Marie Dumesnil.Mais il se dit préoccupé par le sort des étudiants en médecine qui sont privés de stage.«On manque déjà de médecins», a-t-il souligné.Hier, le Regroupement n'a pu prendre la parole, faute de temps.Ni les étudiants en médecine de l'Université Laval.L'audience reprend ce matin, à 9h30.CONFLIT ENTRE QUÉBEC ET LES MÉDECINS SPÉCIALISTES Les parties discutent.procédures llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le min is t re du Développement économique Raymond Bachand déposera aujourd'hui ce qui devrait être le dernier projet de loi destiné à changer les heures d'ouverture des commerces, dans l'histoire parlementaire du Québec.Le très court projet de loi déposé aujourd'hui prévoira qu'à l'avenir, de telles modifications pourront se faire par voie réglementaire, un mécanisme beaucoup plus léger que celui prévu dans la loi adoptée en 1992.Le projet de loi de M.Bachand prévoit que les employeurs pourront avoir le nombre d'employés qu'ils désirent jusqu'à 20 h, la fin de semaine.Par la suite, la règle de quatre employés s'appliquera.Lemaximumdequatreemployés, qui s'applique dès 17h la fin de semaine, est la cause d'inconvénients majeurs chez les consommateurs comme chez les détaillants.Le projet de loi sera scruté la semaine prochaine par les députés - deux jours de commission parlementaire sont déjà prévus où une douzaine de groupes ont été invités à se faire entendre.HEURES D'OUVERTURE Des modifications par règlement DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le retour de Pierre Marois comme président de la Commission des droits de la personne sera bref.Le gouvernement Charest compte nommer rapidement l'ex-bâtonnière du Québec, Madeleine Lemieux, à la présidence de cet organisme plongé dans la tourmente depuis plus d'un an.En procédant rapidement, probablement avant l'ajournement des Fêtes.Québec veut tourner rapidement la page sur la présidence de Pierre Marois, qui devait réintégrer ses fonctions le 11 décembre, après 14 mois d'interruption.Le mandat de M.Marois est terminé depuis juin 2006, mais la pratique veut qu'un président nommé par l'Assemblée reste en poste tant que son successeur n'est pas choisi.L'ancien ministre avait quitté son poste le temps qu'une enquête soit effectuée sur les accusations de «harcèlement psychologique» déposées contre M.Marois.Une entente à l'amiable était intervenue, mais M.Marois en avait brisé les termes la semaine dernière en rendant public un long plaidoyer affirmant qu'il avait été « exonéré de tout blâme ».La plaignante, Ginette L'Heureux, pourrait facilement utiliser cette sortie pour faire casser l'entente, nouvelle source d'irritation pour le gouvernement, a-t-on appris.Commission des droits de la personne Le retour de Pierre Marois sera bref MARTIN OUELLET PRESSE CANADIENNE QUÉBEC\u2014Les régions du Québec vont devoir modérer leurs attentes en regard de la décentralisation des pouvoirs promise par le gouvernement Charest.La ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, a lancé cet avertissement hier tout juste avant de rencontrer les leaders régionaux réunis en colloque à Québec pour faire le point sur les projets de décentralisation proposés par les municipalités régionales de comtés (MRC).«Je veux vous dire qu'il n'y aura pas de grande nuit de la décentralisation », a prévenu d'emblée Mme Normandeau au cours d'un point de presse dans la capitale.Les MRC souhaitent exercer des pouvoirs accrus en matière d'exploitation des ressources naturelles, d'aménagement du territoire, de transport, de gestion scolaire, de formation de la main-d'oeuvre, de justice, de développement économique et de tourisme.Même si les projets retenus par les MRC présentent «des pistes intéressantes à explorer », il n'est pas dans l'intention du gouvernement de brûler les étapes, a mentionné Mme Normandeau.Selon elle, une démarche «progressive » et «graduelle» s'impose pour éviter que l'exercice de la décentralisation ne se résume qu'à un nouveau «pelletage des responsabilités» dans la cour des municipalités.«Il n'y a pas de recette magique, pas de solution miracle, ce n'est pas vrai que l'on va tout régler par la décentralisation.Donc, on privilégie une approche pragmatique, (on) veut qu'elle donne des résultats concluants », a-t-elle dit.En dépit de la prudence du gouvernement, le processus de décentralisation se déroule somme toute rondement depuis l'élection générale de 2003, a fait valoir Mme Normandeau.Entre autres, par le biais de la politique énergétique, les leaders régionaux sont devenus « des acteurs et non plus des spectateurs » du développement éolien et hydroélectrique.« Le fait (pour les régions) d'être partenaires et de participer financièrement à l'érection d'une mini- cent rale ou d'un parc éolien va se traduire par des recettes, des revenus autonomes (.).En soit, c'est une petite révolution », a illustré la ministre.À cela s'ajoutera d'ici « quelques jours » la présentation de la nouvelle version de la Politique de la ruralité, qui comportera « des outils bonifiés » pour les régions, a promis Mme Normandeau.Le président de la Fédérat ion québéc oi se des municipalités (FQM), Bernard Généreux, qui a souvent dénoncé la lenteur du gouvernement à enclencher la décentralisation tant promise en campagne électorale, semble aujourd'hui beaucoup moins critique.Les choses progressent bel et bien, même si ce n'est « peutêt re pas à la vitesse qu'on aurait souhaité », a confié M.Généreux.Pouvoirs accrus des MRC Il n'y aura pas de «grande nuit» de la décentralisation, prévient la ministre PHOTO ASSOCIATED PRESS Il n'a jamais été question, hier, de l'impact des moyens de pression annoncés par les médecins spécialistes sur les usagers du système de santé.L'audience publique à laquelle étaient convoqués Québec et la Fédération des médecins spécialistes du Québec n'a donné lieu qu'à un débat de procédures.Les discussions reprennent ce matin et pourraient durer plusieurs jours.Selon Nathalie Normandeau, une démarche «progressive» et «graduelle» s'impose pour éviter que l'exercice de la décentralisation ne se résume qu'à un nouveau «pelletage des responsabilités» dans la cour desmunicipalités.AVIS NOUVELLE AUTORISATION En vertu de l'article 64 de la Loi électorale, le Directeur général des élections donne avis qu'il a autorisé, à compter du 21 novembre 2006, l'instance du parti Québec solidaire de la circonscription de Saint-Henri \u2014 Sainte-Anne.Monsieur William Sloan agit comme représentant officiel de cette instance.Pour plus de renseignements, composez sans frais 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) 3434314A POLITIQUE PRESSE CANADIENNE Le gouvernement provincial rémunère moins bien son personnel que lamoyenne des grosemployeurs de la province, secteurs privé et public confondus, révèle une enquête de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) rendue publique hier.D'après l'étude, le salaire des employés de l'administration publique québécoise était cette année de 15,2% inférieur à celui des autres salariés d'entreprises ou d'organisme dont l'effectif dépasse 200 personnes.Si l'on tient compte des avantages sociaux et des heures travaillées, l'écart rétrécit à 12 % avec l'ensemble des salariés, et à 8% avec ceux du secteur privé.L'ISQ souligne cependant que certains avantages ne sont pas pris en considération, puisqu'on ne peut les traduire en coûts.C'est entre autres le cas de la sécurité d'emploi.Malgré tout, « lorsque les années 2001 et 2006 sont considérées, la situation comparative de l'administration québécoise s'affaiblit vis-à-vis de ces deux secteurs, tant sur le plan salarial que sur celui de la rémunération globale », peut-on lire dans le document intitulé «Rémunération des salariés.État et évolution comparés 2006».Cette étude est menée tous les ans par l'ISQ, à la demande du gouvernement et des syndicats de la fonction publique.L'organisme étudie les salaires de 60 emplois dans cinq secteurs de la fonction publique, y compris ceux des commissions scolaires et du système de santé.L'enquête ne considère cependant que les postes ayant des équivalents dans l'administration fédérale ou dans le secteur privé.Elle ne tient donc pas compte des postes se retrouvant exclusivement dans le secteur public, comme ceux de médecins spécialistes et des enseignants, par exemple.Si l'on se fie à l'étude, les salariés les mieux rémunérés, en moyenne, se retrouvent dans la fonction publique fédérale ou dans les entreprises publiques, comme la Société des alcools du Québec (SAQ) ou Hydro-Québec.Selon l'Institut, la majorité des salariés québécois devraient profiter en 2006 et 2007 d'augmentations supérieures à l'Indice des prix à la consommation (IPC).La hausse salariale moyenne serait de 2,3% pour les deux années.Avec des augmentations de 2%, les salariés de l'administration québécoise ne verront toutefois leur pouvoir d'achat s'améliorer que de 0,1%, comparativement à 0,9% pour ceux du secteur privé.Selon le président de la FTQ, Henri Massé, le retard salarial des employés du secteur public québécois par rapport à leurs collègues du secteur privé est «carrément honteux».«On fait régulièrement état de la dégradation des infrastructures publiques, de leur entretien, de l'hygiène dans nos hôpitaux, de l'éclosion de bactéries et, en même temps, on envoie le message que les personnes qui doivent s'en occuper ne méritent pas un salaire convenable.Il faut être conséquent », a-t-il fait valoir dans un communiqué.RÉMUNÉRATION Québec paye moins que le privé Les mieux rémunérés se retrouvent dans la fonction publique fédérale ou dans les entreprises publiques, comme la SAQ ou Hydro-Québec.PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Les municipalités du Québec veulent s'approprier la filière éolienne et mettre un terme au développement désordonné, sinon anarchique, de l'énergie du vent dans les régions.La Fédération québécoise des municipalités (FQM), l'une des deuxgrandes organisationsmunicipales au Québec avec l'Union des municipalités (UMQ), souhaite en effet mettre en commun le bloc de 250 mégawatts (MW) d'énergie éolienne réservé par le gouvernement Charest aux communautés locales.Le président de la FQM, Bernard Généreux, en a fait l'annonce hier dans la capitale à l'occasion d'un colloque des municipal ités régionales de comté (MRC).Les municipalités veulent «mutualiser » l'éolien 3434317A Ce soir, gros lot c'est de l'argent ! lotoquebec.com approximatif 22millions$ 3445888A ENVIRONNEMENT A 11 FRANÇOIS CARDINAL Après 430 jours en mer, le chef de la mission Antarctique du Sedna IV, Jean Lemire, revient avec des preuves : les changements climatiques sont non seulement en cours, ils s'accélèrent.« Le plus grand défi de l'humanité sera sans doute la lutte contre l'élévation du niveau de la mer », a lancé hier M.Lemire, à l'occasion d'une de ses premières sorties publiques depuis son retour sur la terre ferme.« C'est certainement ce qui nous attend, en raison évidemment de la fonte des glaciers, mais surtout à cause de l'augmentation de la température des océans, a ajouté le biologiste.Le British Antarctic Survey a prouvé que dans le secteur où nous étions, la température de la mer a grimpé d'un degré.C'est énorme! » Pour illustrer à quel point la situation est grave, M.Lemire a rappelé que deux forces majeures influencent le climat de la Terre : les grands vents atmosphériques et les courants des océans.« Or, tous les grands courants sont influencés par l'Antarctique », a-t-il précisé.Amarré pour son hivernage dans une petite baie de la péninsule arctique (fraîchement baptisée baie Sedna), l'équipage de marins, de cinéastes et de scientifiques a ainsi pu observer de visu la fonte accélérée des glaciers.Pas surprenant : le Sedna IV était à une centaine de kilomètres de la station Palmer, le lieu où a été observée la plus forte hausse des températures sur la planète depuis 50 ans : 6 degrés Celsius.« Les pôles sont aux avant-postes et nous disent que la planète entière va être affectée », a lancé M.Lemire.Rappelons que le plus récent rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), organisme scientifique lié à l'ONU qui est devenu la référence en la matière, prédit une hausse moyenne du niveau des océans de 0,09 à 0,88 mètre d'ici 2100, ce qui risque d'avoir de graves conséquences pour les pays côtiers.Conviction politique Fort de ses observations empiriques, le capitaine du Sedna IV n'a pu que se désoler du changement de la position environnementale du Canada depuis son départ des Îles-de-la-Madeleine, le 19 septembre 2005.Il promet d'ailleurs de talonner de près les élus des deux ordres de gouvernement, à l'avenir, afin qu'ils se réveillent à l'urgence de la situation.« J'ai suivi ça de loin avec une certaine tristesse, a-t-il dit.Le Canada a reculé sur la scène internationale de façon honteuse.Je ne peux comprendre qu'un pays dont une partie se trouve en Arctique ne joue pas son rôle sur la scène internationale.» Tout comme l'a fait la ministre française de l'Écologie au Kenya, il y a quelques jours, M.Lemire a prédit la défaite du gouvernement Harper aux prochaines élections à cause de sa position sur le protocole de Kyoto.« Il s'agit d'un suicide politique », a indiqué Pierre Lemire.Fraîchement débarqué au pays, Jean Lemire s'attellera maintenant au montage de toutes les images captées afin d'en faire une série de reportages et de documentaires.Radio-Canada présentera ainsi dès 2008 une série de 13 émissions de 30 minutes sur les coulisses de l'expédition.L'émission Découverte présentera pour sa part trois émissions d'une heure sur les observations scientifiques de la mission.Et enfin, un long métrage sera diffusé sur l'Arctique, le dernier continent vierge de la planète.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : francois.cardinal@lapresse.ca La hausse du niveau des mers, «le plus grand défi de l'humanité » THOMAS GERVAIS La première pluie verglaçante de la saison devrait frapper le sud du Québec aujourd'hui, en avant-midi, a annoncé hier Environnement Canada.Il y a à peine quelques heures, on égalisait pourtant le record de chaleur (17°C) pour un 30 novembre, établi en 1991.Un tel plongeon du mercure vers le point de congélation s'explique par un changement brusque de direction dans les vents dominants, du sud au nord-est, rapporte René Héroux, météorologue à Environnement Canada.En Minganie et en Haute-Gatineau des avertissements météorologiques on été émis hier par l'organisme gouvernemental.Mais d'après le spécialiste, le sol encore chaud devrait empêcher la formation d'une couche de glace importante dans la région de Montréal.« Il y aura peut-être une accumulation sur les voitures, mais c'est difficile à prévoir quand la température est si près de zéro », dit M.Héroux.Si tôt en saison froide, il est tentant de faire de ce caprice climatique un présage de l'hiver à venir.Mais René Héroux refroidit rapidement les ardeurs.« Il y a toujours une ou deux fortes variations de température par saison, dit le météorologue.Ce n'est vraiment rien d'anormal.» Record de chaleur hier, verglas aujourd'hui PHOTO FOURNIE PAR MARTIN LECLERC Ces manchots royaux ont été croqués sur le vif en Géorgie du Sud par les photographes et caméramans de l'équipage du Sedna VI, que l'on aperçoit à l'arrièreplan.Les images captées seront utilisées pour la réalisation d'une série de documentaires qui devraient être présentés sur les ondes de Radio-Canada en 2008.LE SEDNA IV Le Sedna IV est un voilier océanographique qui vient de compléter « l'une des plus grandes expéditions des temps modernes », si l'on en croit son capitaine, Jean Lemire.Au cours des 430 derniers jours, ce dernier a mené avec son équipage la mission Antarctique, véritable campagne de sensibilisation aux changements climatiques et à ses effets.En plus des images prises pour des documentaires, un programme de recherche scientifique a été mené au cours de l'expédition sur des sujets aussi divers que la biologie, l'océanographie, la climatologie et la glaciologie.Enfin, une étude comportementale sur les effets de l'isolement dans des conditions extrêmes a été réalisée en collaboration avec la NASA.\u2014 François Cardinal Amarré dans une baie de la pénisule arctique, l'équipage du Sedna IV a pu observer de visu la fonte accélérée des glaciers.PRESSE CANADIENNE Le gouvernement fédéral doit dévoiler, aujourd'hui un nouvel avion de surveillance capable de repérer les pétroliers qui profitent de la noirceur de la nuit pour décharger leurs déchets dans la mer, a révélé hier une source impliquée dans le projet.Un avion de type Dash 8 a été équipé de plusieurs instruments de détection -dont un radar aéroporté à antenne latérale et un radiomètre à infrarouge à balayage linéaire - qui peuvent analyser différents déversements et identifier des navires dans l'obscurité.« Le plus grand bienfait de notre point de vue est qu'il (l'avion) peut voir la nuit, ou à travers les nuages, et c'est très important parce que nous soupçonnons, évidemment, que plusieurs de ces gestes sont posés sous couvert de la nuit, a expliqué la source.C'est comme n'importe quoi d'autre.Si tu sais que les policiers sont là, tu ne feras pas de vitesse.» Les fonds pour ce projet sont disponibles depuis que le ministère fédéral des Transports a annoncé, le 17 décembre 2004, une dépense de 2,3 millions pour l'équipement et de la formation.L'avion modernisé patrouillera la région de l'Atlantique et les Grands Lacs.La technologie a été développée par l'Agence spatiale suédoise et est déjà utilisée en Grèce, en Norvège, en Pologne, en Suède et aux États-Unis, mais c'est la première fois qu'elle est mise en place au Canada.Les écologistes affirment que des déversements se produisent régulièrement en eaux canadiennes, surtout le long de la côte sud de Terre-Neuve.En avril, des douzaines d'oiseaux de mer ont été retrouvés couverts d'huile après un déversement dans une zone écologiquement délicate près de la péninsule d'Avalon.Aucune accusation n'a jamais été portée.Pollution des océans Un avion radar traquera les pétroliers fautifs ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT La Cosa Nostra de New York a donné à un tout jeune mafioso de 35 ans le défi de redorer le blason de la « famille »Bonanno, marquée par une vague sans précédent d'arrestations et de trahisons qui a eu des répercussions jusqu'à Montréal.Surnommé « l'homme de fer » parce qu'il exploite une petite usine de sidérurgie à Brooklyn, Salvatore Montagna est surtout connu pour avoir fait un pied de nez au Grand Jury de Manhattan chargé de passer à la loupe les activités illicites du clan new-yorkais, en 2002.Son refus de témoigner lui a valu une période d'essai.Le premier à annoncer la désignation de Montagna à la tête du célèbre clan mafieux, le New York Daily News, estime « que nommer quelqu'un d'aussi jeune et si peu expérimenté montre bel et bien le désarroi de l'organisation à la suite des nombreuses poursuites et condamnations qui ont décimé ses rangs ces dernières années », écrit le journaliste John Marzulli, en citant un ancien expert de la lutte antimafia à New York.«C'est une geste de désespoir évident », a convenu Antonio Nicaso, joint par La Presse à Toronto.Selon lui, il y a tellement de membres du clan Bonanno qui ont fait défection, dont l'ancien patron Joseph Massino, que Montagna pourrait se retrouver très vite sur la brèche.« La police en sait tellement sur l'organisation qu'il est quasi suicidaire d'en prendre la direction », avance le spécialiste de la Ville reine.Trois autres patrons et patrons intérimaires du gang new-yorkais ont mordu la poussière depuis 2003.C'est d'ai l leurs un autre ancien homme fort du groupe, Salvatore Vitale, qui a fait le plus mal en dénonçant Massino.Il est aussi à l'origine de l'extradition à New York du chef mafieux montréalais Vito Rizzuto, accusé des assassinats de trois capitaines du clan, en 1981.La cause revient devant le tribunal de Brooklyn, aujourd'hui.Les avocats amér icains de Rizzuto devraient présenter au juge les moyens qu'ils entendent prendre pour assumer sa défense au procès.La tâche de Montagna est d'autant plus lourde qu'il doit non seulement réorganiser son clan en profondeur - « c'est ce qu'il doit absolument faire en toute priorité », avance Nicaso - mais aussi tenter de regagner la confiance des autres clans de New York et de la Cosa Nostra américaine en général.«À Montréal même, avec ce qui s'est passé, il a une très longue côte à remonter, en particulier auprès du clan Rizzuto », estime l'exjournaliste torontois.D'autant plus que les rapports entre les deux organisations étaient déjà passablement tièdes depuis l'assassinat de Gerlando Sciascia à New York, en 1999.« L'ampleur du riche marché de la drogue de New York et la situation géographique de Montréal obligent les deux organisations siciliennes à faire bon ménage », rappelle Nicaso.Autre atout non négligeable, mais plus symbolique celui-là : Montagna est originaire de Castellamare del Golfo, d'où venaient Joe Bonanno lui-même et nombre des plus illustres mafiosi qui ont marqué l'histoire des États-Unis.À 35 ans, Salvatore Montagna a le mandat de redorer le blason de la Cosa Nostra «Un geste de désespoir évident » Salvatore Montagna est à l'origine de l'extradition aux États-Unis du chef mafieux montréalais Vito Rizzuto (notre photo), accusé des assassinats de trois capitaines du clan, en 1981.«Nommer quelqu'un d'aussi jeune et si peu expérimenté montre bel et bien le désarroi de l'organisation.» WENDY COX PRESSE CANADIENNE VANCOUVER \u2014 La Couronne estime que Nathalie Gettliffe devrait être condamnée à deux ans d'emprisonnement pour avoir enlevé ses enfants afin de les ramener en France.La procureure Gail Dickson a indiqué hier, lors des plaidoiries avant la sentence, que le comportement de l'accusée s'est avéré à ce point répréhensible qu'elle devrait également écoper trois ans de probation assortis de conditions.Une sentence de deux ans serait toutefois réduite, dans les faits, de 10 mois, soit le double du temps que Gettliffe a déjà passé derrière les barreaux.L'ancien mari de Gettliffe, Scott Grant, a expliqué aux journalistes que l'idée de voir son ex-femme être emprisonnée ne lui plaît pas.Il a précisé être à reconstruire sa relation avec ses enfants, tout en rappelant qu'ils ont aussi besoin de leur mère et qu'elle a eu deux autres enfants avec son nouveau conjoint.«Dans un monde parfait, ce serait bien qu'elle puisse rentrer chez elle pour élever ses enfants et que tout le monde puisse s'excuser, a-t-il dit.Mais je pense qu'il faut aussi indiquer à ceux qui seraient tentés de faire comme elle et de priver leur conjoint de leurs enfants pendant cinq ans qu'il y aura des conséquences.» Plus tôt ce mois-ci, Nathalie Gettliffe a reconnu sa culpabilité à des accusations d'enlèvement d'enfants.La Couronne réclame deux ans pour Nathalie Gettliffe Humour, découvertes et plaisirs avec Patrick Huard.N o u v e l le ém i s s i o n Ce soir21h Àladi Stasio 3445679A Avec une nouvelle activation d'un forfait urbain de Solo; offert avec les appareils compatibles, dans les zones de couverture du réseau principal de Solo Moblile, là où la technologie le permet.Chaque forfait est facturé sur une base mensuelle et, à moins d'indication contraire, les minutes pour toute utilisation (données ou voix) sont locales dans la zone de couverture Solo Mobile ; sinon, des frais d'interurbain et d'itinérance (y compris impôts étrangers) peuvent s'appliquer.Les appels en provenance ou à destination de l'extérieur de votre zone sont à 30 ¢ la minute.D'autres frais mensuels s'appliquent, comme les frais du service 9-1-1 (50 ¢/mois), d'accès au réseau - qui ne sont pas des frais gouvernementaux (6,95 $/mois) et d'activation (frais uniques de 35 $).Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Modifiable sans préavis.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent.(1)S'applique aux appels reçus à l'intérieur de votre zone d'appel locale et de zones sélectionnées ; 30 ¢/min.pour les appels interurbains au Canada.(2)S'applique aux appels locaux et non aux appels itinérants et interurbains, pour lesquels un minimum de 30 secondes est exigé.Solo Mobile et le logo Solo sont des marques de Solo stratégie de marque inc., utilisées sous licence.ANJOU Les Galeries d'Anjou 514 351-4616 MONTRÉAL Plaza Alexis Nihon 514 989-7338 Centre Rockland 514 735-1068 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire 514 695-7969 ROSEMÈRE Place Rosemère 450 420-3833 ST-BRUNO-DE-MONTARVILLE Les Promenades St-Bruno 450 461-2783 BROSSARD Quartier DIX30 450 676-7844 LAVAL Megacentre Laval 450 664-2502 PINCOURT Faubourg de l'Île - kiosque 514 453-0236 ANJOU Les Galeries d'Anjou 514 353-0257 BROSSARD Mail Champlain 450 465-8759 DELSON 5 Route 132 450 635-9999 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3352 boul.des Sources 514 684-6846 3699 boul.St-Jean 514 626-8888 DORION-VAUDREUIL 84 boul.Harwood 450 424-1416 DORVAL Les Jardins Dorval 514 631-1222 LASALLE 7567 boul.Newman 514 368-8000 Carrefour Angrignon 514 364-3071 LAVAL 1655 boul.St Martin 450 680-1010 Carrefour Laval 450 681-3344 Carrefour Laval -kiosque 450 978-7133 Centre Laval 450 680-2355 LONGUEUIL 666 Place Transcanada 450 463-7777 Place Longueuil 450 679-4558 MONTREAL 9280 boul.de l'Acadie 514 385-0770 5187 avenue Papineau (angle Laurier) 514 526-2020 892 rue St-Catherine Ouest 514 866-6686 Boul.Décarie (angle Jean-Talon) 514 739-7777 Centre Rockland 514 340-1269 Place Alexis-Nihon 514 939-2439 Place Dupuis 514 844-1313 Place Versailles 514 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges 514 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) 514 270-1155 MONTRÉAL-NORD Place Bourassa 514 322-3202 POINTE-AUX-TREMBLES 12530 Sherbrooke est 514 645-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire 514 630-4992 REPENTIGNY 309 rue Notre-Dame 450 585-4455 Les Galeries Rive-Nord 450 657-4455 ROSEMÈRE 232 boul.Curé-Labelle 450 979-3838 Place Rosemère 450 435-0024 ST-BRUNO-DE-MONTARVILLE Les Promenades St-Bruno 450 441-1535 ST-EUSTACHE Place St-Eustache 450 623-8500 ST-HUBERT 5190 boul.Cousineau 450 676-9919 3879 boul.Taschereau 450 926-2020 ST-LAURENT La Place Vertu 514 335-2355 ST-LEONARD 6050 boul.Métropolitain est 514 257-9292 Centre Le Boulevard 514 376-2288 TERREBONNE Les Galeries Terrebonne 450 964-7985 AUTEUIL Entreprise Yaco enrg.5330 boul.des Laurentides 450 628-9366 LACHINE CBCI Telecom Inc.2409 46e Avenue 514 422-3334 LAVAL Metro Com Canada 800 boul.Chomedey (120) Tour C 450 687-4000 LONGUEUIL Triacom 2771 boul.Jacques-Cartier est 450 928-2244 MONTRÉAL ABCO Telecom Inc.8900 rue Lajeunesse 514 389-8900 CELLUMTL Complexe Desjardins 514 282-3388 Télécentre Québec 6855 rue St-Jacques ouest 514 485-5222 ST-EUSTACHE Communications J.D.66 rue Dubois (107) 450 974-7444 ST-LAURENT J.D.Mobilité 4232 rue Seré 514 448-6650 TERREBONNE Her-Comm 1729 chemin Gascon 450 964-7777 Le forfait urbain de Solo Souhaitez la bonne année 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MAINTENANTAVEC LA FACTURATION À LASECONDE2 MINUTES EN TOUTTEMPS APPELSENTRANTS ILLIMITÉS 30 $ /mois DANS TA RÉGION URBAINE Disponible chez: 3446389A ACTUALITÉS PRESSE CANADIENNE QUÉBEC\u2014 Le député fédéral indépendant André Arthur est atteint d'un cancer de la prostate.L'ex-animateur radiophonique a tenu à annoncer lui-même la nouvelle en conférence de presse, hier.« Pour moi, c'est fondamental.La santé d'un homme politique fait partie de son personnage public et c'était mon devoir de le communiquer.» Un test de dépistage du cholestérol qu'il a subi, il y a 10 jours, a confirmé le diagnostic.Ses médecins ont parlé d'un cancer avec des cellules agressives, mais les spécialistes ont ajouté que ses chances de vaincre la maladie étaient bonnes.M.Arthur a dit qu'il se sentait bien.Il n'est donc pas question, pour l'instant, qu'il abandonne ses fonctions de député de Portneuf-Jacques-Cartier à la Chambre des communes.« C'est un cancer de la prostate, a-t-il déclaré en entrevue à Radio- Canada, pas un cancer du cerveau.C'est technique.Il faut faire face à la situation.On joue la vie avec les cartes qu'elle nous donne et si on s'épanche et qu'on se désole, on finit par être très peu efficace.» Le député, qui aura 63 ans le 21 décembre, entreprendra à la mi-décembre des traitements à l'Hôtel-Dieu de Québec.« Ça va coûter moins cher qu'un voyage dans les îles et ça va me permettre de rejoindre le Parlement à la fin de janvier, quand il va recommencer à siéger.» André Arthur a commencé sa carrière radiophonique en 1970, à Québec.Il a maintes fois défrayé la chronique en raison de ses propos controversés en ondes.Il a été élu député aux élections fédérales du 23 janvier dernier.André Arthur atteint d'un cancer de la prostate PHOTO JACQUES BOISSINOT, PRESSE CANADIENNE Le député André Arthur a tenu à annoncer lui-même la nouvelle publiquement.LE NOUVELLISTE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Une famille réclame une enquête publique à la suite de la mort de l'un des siens, qui avait contracté la bactérie Clostridium difficile lors d'un séjour au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.Richard Martin a contracté la bactérie après avoir été hospitalisé pour une insuffisance cardiaque.Sa famille se demande pourquoi, lors d'une réadmission ultérieure en raison de diarrhées abondantes, il a dû patienter 11 heures dans la salle d'attente et trois jours en observation, faute de chambre.« Je ne veux pas que ce soit quelqu'un du CHRTR qui fasse l'enquête, parce que l'hôpital n'a pas été transparent.Je veux une enquête publique », a dit Georges Martin, son fils.Il n'en veut pas au personnel qui a pris soin de son père au pavillon Sainte-Marie.Cependant, dans une lettre adressée au directeur général du CHRTR, Jean Bragagnolo, M.Martin s'interroge « sur l'efficacité de l'équipe (des urgences) ce jour-là et sur les décisions qui auraient dû être prises, sachant que vous aviez à ce moment une éclosion de C.difficile (22 cas) ».Il demande au ministre de la Santé, Philippe Couillard, de ne pas attendre que le CHRTR « se retrouve avec 12 morts comme à Saint-Hyacinthe avant de réagir et d'ordonner une enquête ».Le CHRTR a rappelé que « les familles peuvent faire appel à des personnes au sein de l'établissement pour obtenir des réponses à leurs questions », et que « la révision des dossiers par l'équipe d'infectiologues est systématique dans les cas d'infections, afin de favoriser l'adoption rapide de mesures correctives ».Selon le CHRTR, même si M.Martin a séjourné aux urgences et que ce n'est pas l'endroit le mieux indiqué dans les cas d'infections, il « a reçu la médication et les traitements appropriés ».Georges Martin a contacté l'avocat Jean-Pierre Ménard afin de vérifier les possibilités d'un recours collectif.C.DIFFICILE À TROIS-RIVIÈRES Une famille réclame une enquête publique Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon est Montréal (Québec) H2R 1W3 (514) 279-3709 www.johanneverdon.com Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest Magog (Québec) J1X 2A8 (819) 868-3368 Boutique Luc Mathieu 5455, boul.des Forges Trois-Rivières (Québec) G8Y 5L5 (819) 378-7777 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy Lévis (Québec) G6V 6C9 (418) 833-5933 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Centre Laval 1600, boul.Le Corbusier Laval (Québec) H7S 1Y9 (450) 688-5455 Vitavie au naturel 3333, boul.du Carrefour Promenade Beauport (Québec) G1C 5R9 (418) 667-0070 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.Saint-Joseph Gatineau (Québec) J8Y 3Z8 (819) 770-3645 Boutique Luc Mathieu 2304, rue King Ouest Sherbrooke (Québec) J1J 2E8 (819) 823-3322 Bio-Actif inc.880, rue Michèle-Bohec Blanville (Québec) J7C 5E2 (450) 979-2506 Heures d'ouvertures restreintes www.bio-actif.com Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, chemin Ste-Foy (Plaza Laval) Bureau 109, Ste-Foy (Québec) G1V 1V6 (418) 656-1266 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 145A, boul.des Promenades St-Bruno (Québec) J3V 5K2 (450) 653-6009 (Promenades St-Bruno) Commandes 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pas se dessécher et d'être moins desquamée.La substance qui protégeait la peau toute neuve, peut maintenant être utilisée en cosmétologie et aider la peau abîmée par les ravages des années.Préfix, une crème des produits Johanne Verdon à base de squalane contient du vernix qui redonne à la peau toute sa souplesse perdue.D'une parfaite tolérance et d'une très grande facilité de pénétration dans l'épiderme, Préfix sans parfum à base de squalane marin, amollit et relâche les tissus en provoquant un travail de fond qui a pour but d'activer les molécules actives et naturelles des actifs propres aux crèmes Johanne Verdon.\u201cNe pourrons-nous jamais sur l'océan des âges, jeter l'ancre un seul jour?\u201d continuait Lamartine en soupirant.Oui! avec Préfix, maintenant vous le pouvez.\u201cÔ temps! suspends ton vol.\u201d Jusqu'à épuisement de l'inventaire NOUVEAUNOUVEAU 3445995A ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Cinq hommes accusés d'avoir violé une femme de 21 ans pendant une quarantaine d'heures, l'été dernier à Montréal, ont tous été libérés des accusations, hier.Retour brutal du balancier, c'est maintenant la prétendue victime qui pourrait être accusée de méfait public.«C'est suffisamment grave pour qu'on se pose la question si une accusation de méfait public doit être portée.C'est sous enquête actuellement », a indiqué la procureure de la Couronne, Nathalie Fafard, qui refuse toutefois de dire que la plaignante a carrément menti.Selon Me Fafard, ce sont des faits nouveaux portés à l'attention des policiers, soit l'apparition d'un témoin qui était sur place lors des événements, qui ont fait tourner le vent.«Lorsque la plaignante a été confrontée aux dires de ce témoin, ses allégations ne tenaient plus la route.Il y avait des contradictions », a expliqué Me Fafard.La nuit du 22 juillet dernier, la prétendue victime avait appelé les policiers, en affirmant avoir réussi à s'enfuir d'un appartement où elle était détenue depuis deux jours.Elle disait avoir été violée à répétition par plusieurs jeunes hommes.Sceptiques au départ, les policiers avaient fini par déclencher une opération.Dans les heures suivantes, les supposés agresseurs, des hommes de race noire âgés de 21 à 28 ans, étaient arrêtés et accusés.Au terme de leur enquête sous cautionnement, Gaétan Gordon, David Isio Mboyo, Miguel Kuba et Massenga Ngbongolo restaient détenus.Un cinquième homme, Jonathan Altamura, était aussi accusé, mais restait en liberté.Deux semaines plus tard, après avoir obtenu de nouvelles informations, la Couronne revenait sur ses positions et consentait à ce que les accusés puissent recouvrer la liberté.«La Couronne a très bien agi car une fois qu'ils ont eu des informations, ils ont remis les accusés en liberté », a indiqué hier Me Georges Jabbouri, avocat de l'un des accusés.Selon Me Jabbouri, les incidents se sont déroulés dans le cadre d'une fête d'anniversaire.Sept hommes et deux femmes (dont la plaignante) participaient à cette fête, qui avait lieu dans un appartement et dont certaines parties ont été filmées, notamment des ébats sexuels.À aucun moment la plaignante n'aurait tenté d'appeler la police ou de fuir.«À la fin, ce sont eux qui l'ont mise dehors », a indiqué l'avocat.L'été dernier, cette histoire avait fait grand bruit et déclenché des réactions enflammées.Dan Philip, président de la Ligue des Noirs du Québec, était monté au créneau en dénonçant le «racisme» des policiers.En présence des médias, il avait fait jouer une vidéo d'une trentaine de minutes de la fête pour montrer que la victime avait l'air consentante.Sa position avait provoqué la colère de groupes de femmes, de la police et du père de la plaignante.Dan Philip avait reconnu par la suite être allé trop loin.Hier, la Ligue des Noirs était confortée dans ses premières positions, et promettait de déposer une plainte en déontologie policière pour cette affaire.De son côté, l'avocat de deux prévenus, Richard Tawil, songeait à poursuivre la plaignante au civil, «si elle est solvable ».La femme «violée» avait déformé la vérité BROSSARD Quartier DIX30 450 676-7844 LAVAL Megacentre Laval 450 664-2502 PINCOURT Faubourg de l'Île - Kiosque de Bell 514 453-0236 ST-SAUVEUR-DES-MONTS 153, rue Principale 450 240-0701 AUTEUIL Entreprise Yaco enr.5330, boul.des Laurentides 450 628-9366 HULL Action Solutions Radio Inc.73, rue Jean-Proulx 819 777-0999 JOLIETTE Boutique du Téléphone 127, boul.St-Charles- Borromée Nord 450 752-5030 LACHINE CBCI Telecom Inc.2409, 46e Avenue 514 422-3334 LAFONTAINE Cosat 2121, boul.Labelle 450 431-5122 LAVAL Metro Com Canada 800, boul.Chomedey 120 Tour C 450 687-4000 LONGUEUIL Triacom 2771, boul.Jacques-Cartier Est 450 928-2244 MONTRÉAL ABCOTelecom Inc.8900, rue Lajeunesse 514 389-8900 Cellumtl Complexe Desjardins 514 282-3388 Télécentre Québec 6855, rue St-Jacques Ouest 514 485-5222 SHERBROOKE Gobeil et Filles 4505, boul.Industriel 819 563-0406 ST-EUSTACHE Communications J.D.66, rue Dubois 107 450 974-7444 ST-LAURENT J.D.Mobilité 4232 rue Seré 514 448-6650 TERREBONNE Her-Comm 1729, chemin Gascon 450 964-7777 ANJOU Les Galeries d'Anjou 514 353-0257 BELOEIL Mail Montenach 450 446-7176 BROSSARD Mail Champlain 450 465-8759 CHÂTEAUGUAY Centre Régional Châteauguay 450 691-7665 COATICOOK 18, rue du Manège Place J.R.Lefebvre 819 849-9997 COWANSVILLE Domaine du Parc 450 263-4444 DELSON 5, Route 132 450 635-9999 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3352, boul.des Sources 514 684-6846 3699, boul.St-Jean 514 626-8888 DORION-VAUDREUIL 84, boul.Harwood 450 424-1416 DORVAL Les Jardins Dorval 514 631-1222 DRUMMONDVILLE 2265, boul.St-Joseph 819 478-5178 Promenades Drummondville 819 474-4433 GATINEAU Promenades de l'Outaouais 819 246-2355 GRANBY 688, rue Principale 450 378-3618 Galeries de Granby 450 777-4058 HULL Galeries de Hull 819 771-2716 JOLIETTE Les Galeries Joliette 450 755-5533 LASALLE 7567, boul.Newman 514 368-8000 Carrefour Angrignon 514 364-3071 LAVAL 1655, boul.St-Martin 450 680-1010 Carrefour Laval 450 681-3344 Carrefour Laval kiosque 450 978-7133 Centre Laval 450 680-2355 LONGUEUIL 666, Place Trans-Canada 450 463-7777 Place Longueuil 450 679-4558 MAGOG Galeries Orford 819 847-1117 MONTRÉAL 9280, boul.de l'Acadie 514 385-0770 5187, avenue Papineau angle Laurier 514 526-2020 892, rue St-Catherine Ouest 514 866-6686 Boul.Décarie angle Jean-Talon 514 739-7777 Centre Rockland 514 340-1269 Place Alexis-Nihon 514 939-2439 Place Dupuis 514 844-1313 Place Versailles 514 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges 514 342-5444 Tour Jean-Talon Rez-de-chaussée 514 270-1155 MONTRÉAL-NORD Place Bourassa 514 322-3202 MONT-TREMBLANT 517, rue de St-Jovite 819 681-0404 POINTE-AUX-TREMBLES 12530, rue Sherbrooke Est 514 645-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire 514 630-4992 REPENTIGNY 309, rue Notre-Dame 450 585-4455 Les Galeries Rive-Nord 450 657-4455 ROSEMÈRE 232, boul.Curé-Labelle 450 979-3838 Place Rosemère 450 435-0024 SALABERRYDE- VALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield 450 377-1256 SHAWINIGAN 1, Plaza de la Mauricie 819 539-8691 SHERBROOKE 2700, rue King Ouest 819 823-9994 Carrefour de l'Estrie 819 565-1605 SOREL Les Promenades de Sorel 450 742-6789 ST-BRUNODE- MONTARVILLE Les Promenades St-Bruno 450 441-1535 STE-AGATHE-DES-MONTS 80A, boul.Morin 819 321-0265 ST-EUSTACHE Place St-Eustache 450 623-8500 ST-HUBERT 5190, boul.Cousineau 450 676-9919 3879, boul.Taschereau 450 926-2020 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 450 778-1749 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 391, boul.Séminaire Nord 450 348-5210 Carrefour Richelieu 450 349-4400 ST-JÉRÔME Le Carrefour du Nord 450 431-3926 ST-LAURENT La Place Vertu 514 335-2355 ST-LÉONARD 6050, boul.Métropolitain Est 514 257-9292 Centre Le Boulevard 514 376-2288 TERREBONNE Les Galeries Terrebonne 450 964-7985 TRACY 604, route Marie-Victorin 450 746-7777 TROIS-RIVIÈRES 5691, boul.Jean XXIII 819 376-6849 Centre Les Rivières 819 691-0482 VICTORIAVILLE 567 boul.des Bois-Francs Sud 819 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs 819 357-5776 Aussi offert chez ces détaillants participants: Visitez un détaillant Bell près de chez vous 1888 4MOBILE bell.ca/mobilite L'offre prend fin le 31 déc.2006; avec une nouvelle activation d'un nouvel appareil dans le cadre d'une entente de service min.de 3 ans à un forfait mensuel voix.Offerts avec les appareils compatibles, dans les zones de couverture du réseau principal et du réseau mobile haute vitesse Mobilité de Bell, là où la technologie le permet.Modifiables sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.Jusqu'à épuisement des stocks.Photo à titre indicatif.Non offert dans tous les magasins.D'autres conditions s'appliquent.(1) Avec une nouvelle activation d'un nouvel appareil dans le cadre d'une entente de service min.de 3 ans à un forfait mensuel voix et à un forfait Courriel et Internet min.de 60$ par mois.La marque, le terme et les logos Bluetooth sont la propriété de Bluetooth SIG Inc.(2) Avec une nouvelle activation d'un nouvel appareil dans le cadre d'une entente de service min.de 1 an à un forfait 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les 1er et 2 décembre 2006 seulement et s'applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l'exception des cartes-cadeaux SAQ, des chèques-cadeaux SAQ et des bons-cadeaux «Les Connaisseurs ».18 ans et plus.Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.LE SOLDE D'APRÈS NOËL AVANT NOËL Économisez avec tout achat de 10% 100 $ et plus 1er et 2 décembre seulement 3444672A ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Le proxénète Alain Jean-Pierre affirme qu'il n'est pas cet être froid, narcissique et manipulateur qu'on dépeint dans un rapport réalisé sur sa personne.Lui qui vivait fastueusement de ce que lui rapportaient ses filles affirme avoir des remords de les avoir entraînées dans ce monde « pas bon ».« Les filles m'aimaient.Je les ai envoyées dans un milieu pas bon où il y a de la drogue.J'ai continué à abuser d'elles », a raconté d'un air contrit Alain Jean-Pierre, hier.Il témoignait alors devant le juge Jean-Pierre Boyer, dans le cadre des plaidoiries sur la peine à lui imposer.Au terme de son procès, en mai dernier, Jean-Pierre, 32 ans, a été reconnu coupable de cinq accusations de proxénétisme à l'égard de deux victimes, dont une mineure.Au moment des crimes, en 2001 et 2002, il était agent de surveillance du métro.Il collectionnait les conquêtes féminines, qu'il incitait par la suite à danser nues et à se prostituer pour ensuite lui remettre l'argent qu'elles récoltaient.L'homme n'usait pas de violence, mais de son charme.« Son arme, c'est lamanipulation amoureuse », a reconnu hier son avocat, Me Patrice Desbiens, avant d'ajouter que pas une fille n'était venue se plaindre que Jean-Pierre avait été violent avec elles.L'avocat estime qu'une peine avec sursis de deux ans moins un jour serait appropriée.Son client n'appartenait à aucun groupe organisé et n'avait pas d'antécédent judiciaire au moment des faits.L'ex-agent de métro accusé de proxénétisme exprime des remords Trois nouvelles accusations à caractère sexuel ont été déposées contre Luc X., qui purge une peine de neuf ans de pénitencier pour agressions sexuelles répétées sur sa fille de 4 ans, ainsi que pour production et diffusion de matériel pornographique infantile.Ces nouvelles accusations découlent de paroles incriminantes que l'accusé aurait prononcées en prison.La victime présumée est une fillette qui gravitait dans l'entourage de Luc X.à l'époque où il agressait et filmait sa propre fille, de la fin des années 90 à 2002.Le procès de Luc X., en 2005, avait soulevé l'ire de bien des gens par ses détails scabreux.L'homme de 33 ans, résidant du Centre- Sud, filmait ses ébats sexuels avec sa fille, et mettait les films en ligne à l'intention des internautes pédophiles.Selon la preuve présentée au procès, il aurait aussi « prêté » sa fille à un pédophile.Luc X.a été condamné à 15 ans de prison, mais cette peine a été réduite à neuf ans par la Cour d'appel.La Couronne conteste cette réduction en Cour suprême.Christiane Desjardins Trois nouvelles accusations contre un agresseur sexuel EN BREF Jeune femme fauchée par un camion Une jeune femme a été heurtée à mort par un camion à l'angle des rues Pie-IX et Ontario, en milieu d'après-midi hier.Elle a été fauchée par un camion filant en direction est.Le camionneur n'aurait pas vu la victime, qui est morte sur le coup.Une importante zone de travaux est située à proximité du lieu de l'accident.Des citoyens du quartier, témoins de la scène, se sont plaints du manque de sécurité entourant le chantier de construction.Malorie Beauchemin Début de l'opération Nez rouge Si décembre est souvent synonyme de dinde et d'atocas en famille, c'est aussi le mois des partys bien arrosés et du petit verre de trop.Pour pallier ce problème, une fois de plus cette année, opération Nez rouge est sur les rails.Dès 19 h ce soir, et jusqu'au 31 décembre, les téléphonistes du centre de coordination du Parc olympique et les équipes de raccompagnement seront à l'oeuvre dans la région de Montréal.La Centrale de la métropole sera en fonction de 21 h à 3 h 30 du dimanche au mercredi et de 19 h à 3 h 30 du jeudi au samedi.Le numéro à composer pour Montréal est le 514- 256-2510.Le service étant gratuit, les dons sont acceptés; ils sont remis à des organismes de charité.L'an dernier, les équipes de Montréal avaient récolté autour de 100 000 $ en dons, environ 15 000 $ de plus qu'en 2003.Plus de 3100 raccompagnements ont été effectués dans la métropole en décembre 2005, contre 60 000 pour l'ensemble du Québec.Malorie Beauchemin Manifestation pour les animaux Une groupe de personnes se réclamant de l'organisation SHAC a manifesté dans les rues de Montréal, hier, contre les tests sur les animaux en laboratoire.Partant de la place Émilie-Gamelin, les quelques dizaines de manifestants se sont dirigés vers Westmount, mais la pluie a tôt fait de diminuer leur nombre.Le groupe international SHAC (Stop Huntingdon Animal Cruelty) réclame que la multinationale Huntingdon cesse ses tests sur des animaux en laboratoire.À plusieurs reprises cette année, des manifestants de ce groupe ont marché dans les rues de Montréal.Dimanche, 13 manifestants pour les droits des animaux avaient été arrêtés parce qu'ils troublaient la paix dans les rues de Westmount.Il est fort probable qu'il s'agisse de la même organisation.La manifestation d'hier s'est toutefois déroulée dans le calme.Malorie Beauchemin ça fait changement! SUR VOTRE ACHAT TOTAL EN RÉGLANT AVEC VOTRE CARTE DE CRÉDIT HBC 3 JOURS SEULEMENT VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE JOURNÉES D'APPRÉCIATION DE LA CLIENTÈLE 1 er, 2 et 3 DÉCEMBRE 2006 10%DE RABAIS Accessoires, ornements d'arbre de Noël, fleurs, vaisselle et davantage %de rabais 33 Articles déco des fêtes 3445606A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS Jour - Mois - Année - Signe Lettre gagnante décomposable dans les deux sens décomposable dans les deux sens 500 000 $ compl.compl.GROS LOT CE SOIR 22 000 000 $ ( approx.) 2006-11-30 Ventes totales : 549 484,00 $ 1 000 000,00 $ 00 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 126 908 5,00 $ 4 000 000 $ 19 250 818 $ 13 809 794,00 $ 14 96 438,20 $ 1 686,00 $ 65,40 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 01 08 20 26 37 04 FÉVRIER 78 VIERGE 2006-11-29 500 000 $ \", )+$ ./&-(( ?'463;;@'4:8 27EFA@E& 03@F3=A@E& -D3H3F7E& 1AG=;7DE& .;=7FE& -:7?;E7E& @A7G6E B3B;==A@ /34;F 67 H;==7 =3;@7 CG3=;F$ ))> 83;F -3@363 %(2) 3G B3DF;D 67 +, ', ,5 #D79'
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