La presse, 20 novembre 2006, C. Arts et spectacles
[" NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Je ne savais plus à quoi Zlata Filipovic ressemblait et pourtant je l'ai reconnue tout de suite.Elle déjeunait seule d'un oeuf dur, d'un croissant et d'un café noir, perchée sur un tabouret au milieu du café de l'hôtel Nelligan.Nos regards se sont croisés et, même si la jeune femme aux longs cheveux bruns et aux yeux noisette n'avait plus rien à voir avec l'adolescente de 13 ans que j'avais rencontrée à Montréal en mars 1994, j'ai su d'instinct que c'était elle.Le douanier, à l'aéroport Trudeau, a eu la même réaction.Il venait d'ouvrir le passeport de la jeune femme qui arrivait de Dublin en lui demandant ce qu'elle venait faire à Montréal.Zlata a répondu qu'elle venait au Salon du livre de Montréal présenter les récits de guerre d'une dizaine d'enfants qui, comme elle, avaient un jour tenu leur journal intime.Le douanier a lu son prénom, puis regardé son visage et, subitement, le disque dur de sa mémoire s'est emballé.Il s'est revu, adolescent, tenant entre ses mains Le journal de Zlata, un livre écrit par une enfant de 13 ans qui racontait jour après jour comment une ville qui aurait pu être Montréal s'était laissée lentement et inéluctablement défigurer par la guerre.D'anciens lecteurs comme le douanier, Zlata en rencontre pratiquement tous les jours.Quand ce n'est pas en personne, c'est sur Internet.«Ce matin, en ouvrant mon courriel, raconte-t-elle d'une voix douce et chuchotante, j'avais un message d'un adolescent du Brésil qui vient de terminer mon livre.Ce qui me touche le plus, c'est que, 16 ans plus tard, mon livre a perdu toute son actualité pour accéder à quelque chose d'universel.Ce n'est pas quelque chose que j'avais prévu, mais c'est bien que ça soit arrivé.» Entre Dublin et Sarajevo La première et dernière fois qu'on s'est parlé, Zlata avait 13 ans, des cheveux courts de garçon manqué et un air à la fois triste et espiègle.Elle était accompagnée de son père, Malik, avocat, et d'Alica, sa mère, chimiste.Que s'est-il passé depuis ?Rien et tout à la fois.La famille, dont tous les membres maîtrisaient mieux l'anglais que le français, est allée s'établir à Dublin, en Irlande.Zlata est retournée à l'école, chose qu'elle souhaitait le plus au monde.Son oncle, sa cousine et sa meilleure amie de Sarajevo sont venus vivre avec sa famille à Dublin.La fin de la guerre en Bosnie aurait pu les ramener dans leurs pays, mais les Filipovic ont préféré rester en Irlande tout en retournant à Sarajevo chaque été.Grâce à ses droits d'auteur, Zlata s'est inscrite à l'Université d'Oxford en sciences humaines.Elle a aussi établi une fondation pour les enfants de Sarajevo.Pendant plusieurs années, la fondation a distribué des fournitures scolaires jusqu'au jour où la corruption, encore très forte en Bosnie, a eu raison de ses efforts.Après ses études à Oxford, Zlata est revenue à Dublin faire une maîtrise en relations internationales.Elle a aussi traduit un livre en serbe sur Milosevic et vient tout juste de terminer un stage de deux mois à Paris avec l'International Crisis Group.À 25 ans, elle tient toujours un journal intime.qu'elle ne prévoit pas publier, pas plus qu'elle ne prévoit tenir un blogue sur Internet.La guerre - ou plutôt les guerres - et leurs ravages sur les populations continuent de la passionner.«Quand j'ai commencé à faire la recherche avec Mélanie Challenger pour notre livre Paroles d'enfants de guerre, j'ai été sidérée de découvrir combien de guerres le XXe siècle nous avait données.Mais le plus terrible, c'est que, au début du siècle dernier, 90 % des victimes de la guerre étaient des soldats contre 10 % de civils.À la fin du siècle, les chiffres s'étaient inversés : on comptait 90 % de morts chez les civils contre 10 % chez les soldats.C'est affolant.» La certitude de l'incertitude En partant à la recherche de journaux intimes tenus par des enfants, que ce soit en Palestine ou en Irak, pendant la guerre du Vietnam ou celle de 39-45, Zlata a pris conscience de l'universalité de l'expérience de la guerre.Les enfants de la guerre vivent tous avec la même peur, avec le même sentiment d'injustice et avec la même perte de l'enfance et de l'innocence.Tous restent marqués à vie par une expérience qu'ils portent en eux jusqu'à la fin.Avec le sérieux d'une femme beaucoup plus âgée qu'elle ne l'est en réalité, Zlata raconte que non seulement la guerre en Bosnie a défini ses valeurs, elle a aussi façonné son identité.«La guerre m'a donné la certitude de l'incertitude.Quand je vois des jeunes gens de mon âge me raconter leur plan de vie ou de carrière pour les 20 prochaines années, ça me fait toujours un peu drôle.Moi, je suis incapable de me projeter dans l'avenir à ce point-là.Je sais que n'importe quoi peut arriver n'importe quand.En revanche, j'apprécie les petites choses de la vie, je relativise beaucoup, mais je ne suis pas une sainte ni rien.Parfois je m'énerve et je m'inquiète pour des trucs insignifiants, comme tout le monde.Parfois aussi je me demande si je ne devrais pas laisser tomber toute cette lourdeur pour me lancer dans la création de bijoux.» Mais de toute évidence, les bijoux devront attendre.Après Montréal, Zlata ira à New York rencontrer ses éditeurs américains.Elle aimerait éventuellement réaliser un documentaire avec les enfants qui lui ont confié leur journal de guerre.Une fois de plus, c'est la guerre et non la paix qui mobilise toutes ses énergies.Manifester pour la paix dans la rue, très peu pour Zlata.Elle préfère de loin aller dans les écoles et les collèges parler de la guerre, parce que, dit-elle avec philosophie, la meilleure façon de combattre la guerre, c'est de la connaître.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL LA GUERRE DE ZLATA PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © «Ce qui me touche le plus, c'est que, 16 ans plus tard, mon livre a perdu toute son actualité pour accéder à quelque chose d'universel.Ce n'est pas quelque chose que j'avais prévu, mais c'est bien que ça soit arrivé », dit Zlata Filipovic.En quittant la ville dévastée de Sarajevo en 1993, Zlata Filipovic croyait qu'elle partait vivre la même vie que des milliers de réfugiés.Elle ignorait que son journal intime, publié par Laffont, traduit en 36 langues et vendu à des milliers d'exemplaires, mettrait son visage adolescent en couverture des magazines et l'enverrait aux quatre coins du monde, y compris chez nous.Seize ans plus tard, la petite Zlata, qui a maintenant 25 ans, était de retour à Montréal.Portrait d'un douce guerrière.TÉLÉVISION Guy A.Lepage recevait (entre autres) hier soir les artisans de Passe- Partout, Stéphane Laporte, Richard Martineau et Mario Pelchat.Un heureux mélange ?Hugo Dumas revient sur Tout le monde en parle.PAGE 3 LE CHIFFRE DU JOUR 65 millions C'est la perte nette, en dollars canadiens, de la compagnie EMI au premier semestre.Qu'est-ce qui cloche dans la cour de la troisième multinationale de la musique?La chronique Cyberculture, en page 4 THÉÂTRE C'est le début d'un temps nouveau pour le théâtre de l'Opsis.Après un cycle Tchekhov et un cycle Oreste, la compagnie amorce son cycle états-uniens.PAGE 6 Notre critique de Florence, de Marcel Dubé, présentée au théâtre Denise-Pelletier.PAGE 6 SIMPLE PLAN PLANCHE SURUN ALBUM À LA BARBADE! PAGE 2 Stéphane Laporte LE RENDEZ-VOUSÀ NE PAS MANQUER SAMEDI DANS Gadgets technos, cuisine, mode, sports, sorties, livres, jouets, cadeaux écolo et équitables, musique et encore.3CAHIERS 48 PAGES UNE FOULE D'IDÉES POUR NOËL ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK CINÉMA CASINO ROYALE Après avoir été adapté pour la télévision américaine, et fait l'objet d'une parodie dans les années 60, le premier roman de Ian Fleming dans lequel James Bond fait son apparition est enfin porté au grand écran.Ce retour aux sources se révèle des plus bénéfiques pour les artisans de la plus célèbre franchise de l'histoire du cinéma.Casino Royale relance en effet la série en ramenant le personnage de légende dans un contexte plus réaliste.Pas de surenchère ici, et c'est tant mieux.On doit aussi la réussite de cette nouvelle mouture à Daniel Craig, le nouvel interprète - le sixième officiel en titre - de James Bond.Excellent acteur, Craig possède évidemment le charme et la présence physique requise pour faire honneur au personnage, mais il donne aussi à Bond une profondeur insoupçonnée.- Marc-André Lussier SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Le péril jaune (couleur autobus scolaire) s'abattra aujourd'hui sur le Salon du livre de Montréal, qui fermera ses portes à 18 h.Outre les rencontres avec les auteurs qui auront aiguisé leurs crayons pour l'occasion (dédicaces obligent !), les enfants pourront participer à l'activité Fred Poulet enquête.et même gagner des prix ; rencontrer Annie Groovie et son irrésible Léon, qui joue comme pas un avec les expressions ; ou écouter les confidences que Jacques Godbout et Pierre Pratt feront à Danielle Vaillancourt au sujet de leur album Bizarres les baisers.Au Carrefour Desjardins, respectivement à 10h30, 11 h30 et 12h30.- Sonia Sarfati AUJOURD'HUI, JUSQU'À 18H, À LA PLACE BONAVENTURE COUPS DE THÉÂTRE LES FLAQUES L'événement par excellence du théâtre jeune public amorce sa seconde semaine d'activités.Notre choix : Les Flaques, une coproduction de PPS Danse et du Théâtre Bouches décousues.Cette pièce, où la danse et le théâtre se rencontrent, évoque avec poésie la traversée d'un orage d'Anatole et Léontine.Un troisième personnage, qui transporte le vent, les invite à confier leur peine en la mettant dans une bouteille qu'ils jetteront à la mer.Ce texte de Marc-Antoine Cyr, mis en scène par Jasmine Dubé et chorégraphié par Pierre-Paul Savoie, est destiné aux 8 ans et plus.- Sylvie St-Jacques À LA MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC, DU 22 AU 25 NOVEMBRE AGENDA Novembre vous fiche le cafard ?Devenez rock star et envolez-vous pour la Barbade ! Non, ce n'est pas le slogan d'un concours du genre Rock Star Académie, mais la triste vie des gars de Simple Plan.MTV.com, qui a traité les cinq Québécois de paresseux l'été dernier, a annoncé la semaine dernière qu'ils travaillent en fait d'arrache-pied à l'écriture de leur troisième disque depuis six mois.Le travail se poursuit ces jours-ci dans les Antilles.Charles « Chuck » Comeau a affirmé à MTV.com que Simple Plan a composé plus de 70 « bouts » de chansons et qu'il est maintenant temps d'essayer d'assembler le puzzle.L'étape du troisième album lui semble cruciale.« C'est le moment où les groupes tombent en morceaux, a-t-il dit.Ce disque va déterminer ce qu'on va faire au cours des deux prochaines années et aussi ce à quoi va ressembler l'autre disque d'après.C'est un tournant pour le groupe et on ne veut pas se tromper.» Simple Plan ne sait pas encore qui va réaliser son prochain disque.Charles Comeau n'exclut pas la possibilité de retravailler avec Bob Rock, mais il a aussi lancé les noms de Wyclef Jean et Will.I.Am.Intrigant.« On aimerait aussi travailler avec une chanteuse, quelqu'un qui possède une voix puissante comme Kelly Clarkson ou Gwen Stefani.» Kelly Clarkson ?Naaan.Gwen Stefani ! Gwen Stefani ! Gwen Stefani ! (D'après MTV.com) Simple Plan (bis) Histoire de faire patienter ses fans, Simple Plan publie ces jours-ci une longue compilation des chansons de Reset, premier groupe de Charles Comeau et de ses amis Pierre Bouvier et David Desrosiers.« Pendant six ans, Reset a été notre vie et notre passion », écrit le batteur.No Worries No Limits compte 25 chansons d'un peu plus de deux minutes qui dégagent une urgence juvénile.L'approche musicale était aussi plus rudimentaire qu'aujourd'hui.Intéressant tout de même de mesurer le chemin parcouru par les gars de l'ouest de Montréal.Les deux cerveaux de Jack White Meg et Jack White vivront-ils un second divorce ?Une séparation artistique ne semble pas au programme, même si l'éminence grise de White Stripes a un nouveau groupe tout neuf, The Raconteurs.Citant le magazine Uncut, NME.com affirme que Jack White est « totalement divisé » entre ces deux projets mais qu'il considère comme un « luxe » d'avoir deux débouchés potentiels pour ses chansons.Meg et lui planchent sur le prochain album de White Stripes lorsqu'il ne tourne pas avec The Raconteurs.Dead Wolf le ratoureux! Il arrive à Jean « Dead Wolf » Leclerc de manquer de clarté, de parler à tort et à travers son chapeau (ah! le vilain !).On ne peut cependant pas lui reprocher de manquer d'humour ni d'esprit.sportif ! Fouetté par la récente controverse qui l'a fait passer pour un mononcle réactionnaire, il a saisi la balle au bond : il a récupéré le titre d'une chronique publiée dans ce journal (« Après moi, le déluge », par Nathalie Petrowski) et en a fait une publicité inspirée.Jeudi dernier, le roi Pompon apparaissait dans ces pages tel qu'on peut le voir sur la pochette de son album Mexico, c'est-à-dire en costard et le regard frondeur fixé dans l'oeil de la caméra, mais les cheveux détrempés par une très forte pluie.Au-dessus de sa tête on pouvait lire « Après moi, le déluge » et des extraits de deux critiques (dithyrambiques, évidemment) de son dernier disque.Un hilarant tour de passe-passe infographique! Noël approche, preuve no 007 Deux compilations des chansons de La Chicane, une de Kevin Parent, une autre d'Éric Lapointe, un live rétrospectif de Laurence Jalbert et j'en passe.Il n'y a pas à dire, c'est la saison des compilations.Qu'espérezvous trouver sous le sapin cette année ?Un bon vieux disque compact bourré de chansons que vous connaissez déjà.ou un baladeur mp3 ?En vrac > Nick Cave a un nouveau groupe baptisé Grinderman.Cette nouvelle formation ne marquera peut-être pas une rupture nette avec les Bad Seeds puisqu'un certain nombre de musiciens participent aux deux projets.Album à paraître l'an prochain.>Air lancera en mars un album auquel ont collaboré Jarvis Cocker (Pulp) et Neil Hannon (Divine Comedy).L'aspect le plus intrigant de ce nouveau disque tient cependant au fait qu'il aura un petit côté asiatique.Le tandem français a en effet intégré du koto et du shamisen, deux instruments utilisé dans la musique traditionnelle japonaise.Le plan de match de Simple Plan CETTE SEMAINE SUR LES TABLETTES : > Stefie Shock : Les vendredis > Loreena Mc Kennitt : An Ancient Muse > Cirque du Soleil : Love > Tom Waits : Orphans : Brawlers, Brawlers & Bastards > Il Divo : Siempre > Brigitte Fontaine : Libido > Kevin Parent : Compilation > Les Respectables : Live au Centre Bell > Oasis : Stop the Clock > Brian Mc Knight : Ten SUR LES PLANCHES : > Eden 106, jeudi au Divan Orange > The Jim Cuddy Band, jeudi au Spectrum > Cat Power & The Memphis Band, jeudi au Métropolis > Robert Charlebois, vendredi au Centre Bell > Les Trois Accords, vendredi au Métropolis > Galaxie 500, vendredi au Petit Campus > Kid Koala, samedi au National > The Living End, dimanche à La Tulipe CLASSIQUE ÉGLISE ST.ANDREWAND ST.PAUL Orchestre de chambre Mc Gill et Choeur de l'église.Dir.Boris Brott.Gillian Keith, soprano, Daniel Taylor, haute-contre, Pascal Charbonneau, ténor, Daniel Lichti, baryton.Messiah (Handel) : 19h30.VARIÉTÉS LIOND'OR Les Zapartistes : 21h.SPECTACLES DANS L'AGENDA DE SILVIA GALIPEAU Passe-Partout fera l'objet d'une exposition au Musée québécois de culture populaire, à Trois-Rivières, entre les mois de mai 2007 et août 2008, a appris La Presse.Lemusée espère mettre la main sur les fameuses marionnettes, le costume de Passe-Par tout, les noeuds-papillons de Passe-Montagne, etc.Une conceptrice de l'émission nous a confié avoir toujours Biscuit, le phoque en peluche de Cannelle, les contes de Grand-Mère, des disques d'origine, ainsi que quelques dessins de la famille d'Alakazou.Vous salivez ?Plus que six mois à patienter.L'APPEL DE LA COURONNE La tiare, les bijoux, les châteaux (et peut-être une bonne raison que l'on ignore).Kate Middleton vient de se réconcilier avec le prince William.La jeune fille, qui pourrait bien devenir reine d'Angleterre, avait rompu sa relation de quatre ans avec le prince après que ce dernier eut embrassé une autre fille lors d'une soirée bien arrosée.C'est la maman de Kate qui l'aurait poussée à reprendre le prince.«Reine d'Angleterre, ma fille ! Tu te rends compte ! » Voilà un argument qui semble avoir une certaine force de persuasion.DANS LE NOIR Anna Nicole Smith vient de replonger dans le noir.pour de bon.Elle a perdu son procès contre le fournisseur d'électricité des Bahamas, où elle ne paye plus ses factures depuis longtemps.Elle pourrait aussi bientôt perdre son toit, car le propriétaire, qui ne reçoit plus de chèque de l'ex-playmate lui non plus, essaie de l'expulser.Aux États-Unis, un procès doit aussi déterminer si elle pourra conserver la garde de son bébé.Y a-t-il de la lumière au bout du tunnel ?TRIO PHOTO AP Cannelle PHOTO FOURNIE PAR ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le Quatuor Guarneri, qui remplaçait un collègue, le Belcea, hier après-midi au LMMC, a été fondé en 1964 aux États-Unis et n'a connu qu'un changement d'effectifs en 42 ans d'existence: Peter Wiley (autrefois du Trio Beaux-Arts) remplaça en 2000 son professeur David Soyer au poste de violoncelle.C'était le quatrième engagement du Guarneri au Club.Ses visites ici n'ont pourtant pas été nombreuses.La dernière, et assez décevante: 2004, au Festival de Denis Brott.En 1970, à Pro Musica, il avait joué une première fois l'oeuvre la plus rare de son programme d'hier, le troisième Quatuor de Dohnanyi.L'ensemble américain était dans une bien meilleure forme qu'il y a deux ans.Quelques grincements du premier-violon dans le Haydn - cette musique qui ne pardonne pas ! - sont passagers et, dès le mouvement suivant, le Guarneri retrouve sa pleine sonorité.(En passant, le LMMC datait le Haydn de 1758, ce qui en faisait une oeuvre de jeunesse.Il fallait lire 1788.) Bien que je sois un adepte du renouvellement des programmes, je dois admettre que le Dohnanyi n'est pas très intéressant.Il ne s'y passe rien et, même avec la partition, il est difficile d'y maintenir quelque intérêt.Le Guarneri l'a pourtant joué avec un constant souci des détails.Le grand moment du concert - l'oeuvre autant que sa réalisation - reste le Debussy, traversé dans des tempi où rien ne traînait et des sonorités franches, sans l'affectation où versent tant de quatuors.Une seule petite réserve: dans le bref solo d'alto de l'Andantino, les notes pointées entendues hier ne figurent absolument pas dans le texte.Ovation d'une salle presque comble.Le second-violon annonce «Wolfgang Amadeus Mozart» en rappel, sans préciser qu'il s'agit d'un mouvement du Quatuor K.168, en fa majeur.QUATUOR À CORDES GUARNERI (Arnold Steinhardt et John Dalley, violons, Michael Tree, alto, et Peter Wiley, violoncelle).Hier après-midi, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Présentation: Ladies' Morning Musical Club.Programme: Quatuor no 58, en do majeur, op.54 no 2, Hob.III : 57 (1788) - Haydn Quatuor no 3, en la mineur, op.33 (1926) - Dohnanyi Quatuor en sol mineur, op.10 (1893) - Debussy CLASSIQUE Le Guarneri : pour Debussy PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE© Le groupe Simple Plan lors du dernier gala de l'ADISQ. 514 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis,1594, rue St-Denis, Montréal présente spectaclejoedassin.com Animation et dégustation gratuite de fromages d'ici au bistro des trois colombes, une heure avant chaque représentation.« Les harmonies vocales sont à vous jeter par terre.On sort de là et on est heureux et ça fait du bien ! » Marie-Josée D'amours -Rythme FM «Des chorégraphies extraordinaires.Un spectacle très coloré qui sème la bonne humeur » Daniel Daignault -98,5 « Les voix étaient impeccables, justes, riches ; les costumes, splendides » Julie Marcoux -TVA «Ce qu'il faut pour servir de vaccin contre la morosité » Marie-Christine Blais -La Presse «Du grand divertissement à grand déploiement.Des images d'une grande beauté » Catherine Perrin -Première Chaîne «Des tableaux d'une grande, grande beauté» Louis Gosselin -CKAC « Très festif.Belle soirée ! » Jacques Fabi -CKAC Théâtre St-Denis 1 Diman Che Dernière semaine ! Àl'affiche jusqu'à Samedi à14h et dimanche à16h ne manquez pa SleS repré SentationS en matinée 3443132A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE L'Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal célébrait samedi soir deux anniversaires, son 30e d'existence et son 20e avec Louis Lavigueur comme chef, par un grand concert qui avait attiré une salle comble à Claude-Champagne.La pièce de résistance, la deuxième suite de Daphnis et Chloé, de Ravel, réunissait les 53 musiciens actuels et 33 anciens dont plusieurs parmi nos plus connus.Omniprésent, exact et souple - presque aussi danseur que chef, en fait! -, Lavigueur unifia tous ces éléments, 86 au total, en un vaste orchestre de premier plan où la musique de Ravel s'épanouissait avec liberté, plénitude et fraîcheur.Toute la salle, j'en suis sûr, aura été frappée, comme moi, par la rapide et précise synchronisation des bois, tant sollicités ici, et l'exceptionnel fondu des cordes, entre autres qualités.En première partie : l'ouverture de La Flûte enchantée dans une lecture très appliquée et un Apprenti sorcier riche d'imprévus et même de mystère.Une seule note discordante : le Dvorak catastrophique d'un Turovsky souffrant manifestement de surmenage.Il faut comprendre Lavigueur d'avoir ensuite parlé au micro du «dur métier d'accompagnement ».Sandra Wilson, fondatrice de l'orchestre, a aussi adressé la parole.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES JEUNES DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Louis Lavigueur.Soliste : Yuli Turovsky, violoncelliste.Samedi soir, salle Claude- Champagne de l'Université de Montréal.Programme: Ouverture de l'opéra Die Zauberflöte, K.620 (1791) - Mozart Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op.104, B.191 (1894-95) - Dvorak L'Apprenti sorcier (1897) - Dukas Suite no 2 du ballet Daphnis et Chloé (1913) - Ravel CLASSIQUE Lavigueur : un étonnant Ravel HUGO DUMAS TÉLÉVISION Vous souvenez-vous de la colère piquée par Passe- Partout quand Passe- Carreau avait emprunté sa bicyclette sans lui demander la permission?Ce n'était pas beau à voir, oh! que non.Hier soir à Tout le monde en parle, Marie Eykel était encore fâchée et ce n'était pas beau à voir non plus.Visiblement d'une drôle d'humeur, la comédienne a commencé par fustiger le compositeur des chansons de Passe-Partout, Pierre F.Brault, qui a vendu la pièce L'été c'est fait pour jouer aux fins d'une publicité de téléphone cellulaire de Rogers.Le mot « pute » a même été lancé sur le plateau.Assis à côté de Marie Eykel, Jacques L'Heureux n'en revenait pas.Dans nos salons, nous non plus.« J'haïs bien ça », a dit Marie Eykel à propos de l'utilisation de L'été c'est fait pour jouer à des fins commerciales.Un peu plus tard, elle a tenté de se racheter en énumérant les belles qualités de musicien de Pierre F.Brault.« J'ai voulu faire ma tough », a-t-elle justifié, avant d'étendre une deuxième couche sur le malaise qui flottait en studio : « J'aurais aimé qu'il vienne m'emprunter de l'argent à la place.» Ce qui a fait dire à Guy A.Lepage : « Marie, on va te donner une troisième chance.» Quelques minutes plus tôt, les trois comédiens de Passe-Partout avaient été accueillis en stars du rock.« On a l'impression qu'on reçoit les Rolling Stones », a noté le fou du roi, Dany Turcotte.Avec les trois « Passe », Guy A.Lepage a relevé les différents sous-entendus sexuels contenus dans l'émission jeunesse de Radio-Québec.Les comédiens ont aussi nié avoir pris de la drogue pendant les enregistrements de Passe-Partout.« Jamais pendant les tournages », a précisé Marie Eykel.L'arrivéedunouveauchroniqueur du Journal de Montréal, Richard Martineau, alias le-très-chialeux, a déclenché une série de flèches qui ont atteint plusieurs cibles.D'entrée de jeu, Guy A.Lepage a rappelé que Martineau avait déjà écrit dans Voir que Le Journal de Montréal était mort.R.I.P.« C'est une preuve d'ouverture d'esprit qu'ils ont eue en venant me chercher », a répondu le chroniqueur.Guy A.Lepage a ensuite sorti les gros canons : « Tu remplaces Franco Nuovo, trouves-tu que la barre est basse ?» « Ça sent le règlement de comptes », a alors lancé Dany Turcotte.Et ça ne faisait que commencer.« Moi, je ne lis pas Le Journal de Montréal », a tranché Marie Eykel.En commentant la photo de Richard Martineau, Dany Turcotte l'a comparé à un Che Guevara en burnout.Marie Eykel, qui défendait la génération Passe- Partout, a ensuite rappliqué : « Tu parles à travers ton chapeau! » Oui , Richard Martineau a passé un mauvais quart d'heure (et ce, jusqu'à la toute fin).Mais, comme il l'a lui-même souligné, quand on distribue des claques, il faut s'attendre à en recevoir.Alors on ne le plaindra pas trop.Après avoir confié que quand il mange, il mange beaucoup et quand il boit, il boit beaucoup, Richard Martineau a essuyé une réplique cinglante de Jacques L'Heureux : « Et quand tu dis des niaiseries, tu en dis beaucoup.» Puis, le sujet de Benoît Dutrizac a été amené sur le tapis.Richard Martineau a rappelé à son ancien camarade que, au lieu de s'intéresser aux émissions des autres, il devrait s'intéresser à la sienne (à TQS) : « Benoît Dutrizac qui donne des cours de TV, c'est comme Stevie Wonder qui donne des cours de peinture », a lancé Martineau à propos de son excoanimateur aux Francs-Tireurs.Alorsque lesdernièresémissions de Tout le monde en parle avaient été couci-couça, celle d'hier soir a été particulièrement savoureuse et explosive.Mario Pelchat a sans doute gagné de nouveaux fans (en plus de Claire Pimparé) en faisant preuve de beaucoup d'humour et d'humilité, notamment à propos de sa consommation passée de cocaïne et de son bref passage à l'aide sociale.Qui aurait pu prédire que Dany Turcotte embrasserait pasionnément Claire Pimparé?Et qui aurait pu croire que Marie Eykel allait revenir, pendant l'entrevue de Stéphane Laporte, pour encore en rajouter sur le cas de Pierre F.Brault?C'était sa troisième chance.J'aimerais que quelqu'un l'engage, a-t-elle plaidé, comme ça il ne serait pas obligé de vendre ses chansons.« Je le sais.Je me cale à chaque fois », a conclu Marie Eykel, qui ne doit plus compter Pierre F.Brault comme un de ses poussinots préférés.TOUT LE MONDE EN PARLE Passe-Partout est fâchée, fâchée, fâchée PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Jacques L'Heureux, Marie Eykel et Claire Pimparé ont mis de l'action dans le studio de Radio-Canada.Les trois comédiens, qui ont joué dans Passe-Partout, faisaient partie des invités de Guy A.Lepage. ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET CYBERCULTURE EMI, troisième multinationale de la musique après Universal Music et Sony- BMG, vient de rendre publics des résultats négatifs pour le premier semestre de son année fiscale 2006-2007.La maison britannique affiche une perte nette de 65 millions de dollars canadiens comparativement à un bénéfice de 79 millions l'année précédente.C'est un repli de 6,1% sur ce premier semestre avec un chiffre d'affaires de 1,85 milliard.Plus précisément, les ventes de musique enregistrée chez EMI (CD et vente en ligne) ont reculé de 7,4% alors que son secteur d'édition musicale a limité l'érosion de son chiffre d'affaires à 1,5%.Voilà déjà un signe avant-coureur: les droits d'édition sont d'ores et déjà un vecteur de l'avenir pour l'industrie de la musique.De l'avenir, mais pas du présent, force est de constater.Comme on pouvait s'y attendre, les ventes de supports physiques (CD et DVD) ont connu la baisse la plus importante chez EMI: 11,6% en un seul semestre, un résultat en phase avec l'ensemble de l'industrie de la musique.En octobre dernier, l'International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) a révélé que le marché des supports physiques avait reculé de 10% au cours du même semestre.En revanche, les ventes de musique en ligne chez EMI ont progressé de 64% - 73% pour la musique enregistrée et 27 % pour les bénéfices que rapportent les droits d'édition.En fait, la musique numérisée constitue 8,5% du chiffre d'affaires d'EMI (157 millions de dollars), ce qui correspond à peu près au pourcentage de l'industrie mondiale de la musique.Selon les dirigeants d'EMI, ces performances douteuses sont dues à des retards dans le lancement des albums de ses vedettes les plus populaires (Moby, Robbie Williams, Norah Jones, Depeche Mode, etc.) et à une «irrégularité comptable », euphémisme pour décrire une fraude décelée dans sa filiale brésilienne.D'accord pour la fraude, mais.qu'en est-il de ce retard dans le sortie des albums ?L'an passé, les résultats à la hausse d'EMI n'avaient-ils pas été soutenus par les succès commerciaux de Coldplay et Gorillaz, deux albums aussi lancés avec du retard?Voilà qui relance la spéculation sur l'avenir d'EMI, pressentie pour fusionner avec Warner Music afin de tenir la route dans un monde où la progression de la musique en ligne ne compense visiblement pas les pertes des ventes de supports physiques.Ce mariage de raison Warner-EMI pourrait finir par se concrétiser en ce sens, à moins que d'autres entreprises de la nouvelle économie ambitionnent de racheter une entreprise construite sur la distribution physique.et dont la valeur fond comme neige au soleil.Et si une entreprise de télécommunications ou un fabricant d'outils numériques emboîtait le pas avant Warner Music et rachetait EMI ?Steve Jobs, fondateur et grand patron d'Apple, n'est-il pas devenu l'homme fort chez Disney en début d'année?Cette précarité de la santé financière d'EMI, en tout cas, se ressent jusqu'à Montréal.« En 1999, nous étions 13 employés au bureau montréalais lorsque je suis devenu représentant à la promotion.Ils seront sept de moins lorsque je quitterai EMI en décembre.À Montréal, il s'est produit un phénomène semblable lorsque Sony a fusionné avec BMG », indique Patrick Landry, un des plus valeureux représentants des multinationales de la musique sur le territoire québécois.Sa démission de la filiale montréalaise d'EMI n'est-elle pas représentative du phénomène global?On ne peut certes pas parler d'un cas isolé.« Je quitte une industrie de la musique en pleine compression, j'estime ne plus avoir les ressources qui me semblent nécessaires pour exercer mon métier comme il se devrait.Ces ressources pourraient se faire attendre longtemps.Les ventes de la musique sont en chute libre, surtout pour le produit étranger.L'ADISQ, d'ailleurs, a fait beaucoup de lobbyisme sur le téléchargement illégal de la musique québécoise.Peut-être pas autant en ce qui a trait à la musique qui vient d'ailleurs.Ça me brise le coeur de quitter cette industrie.J'aurai bientôt 33 ans et je travaille dans le milieu de la musique depuis que j'en ai 19.» Qu'ajouter à cela?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur: alain.brunet@lapresse.ca La fragilité d'EMI : en arrière la musique\u2026 Les résultats négatifs dévoilés par EMI relancent la spéculation sur l'avenir de la multinationale, pressentie pour fusionner avec Warner Music.Le Concours OSM, qui s'est terminé samedi soir, réunissait 24 concurrents : 16 en piano et huit en chant.Le premier prix en chant n'a pas été attribué.Les pianistes formaient deux catégories: 18 à 25 ans et 17 ans et moins.Chez les 18- 25 ans, le premier prix (8000$) est allé à Michelle Nam.Chez les plus jeunes, Shika Card a remporté le premier prix (même montant).En chant, le deuxième prix a été décerné ex æquo à trois candidats : Pascale Beaudin, Marianne Fiset et Alexandre Sylvestre.Le troisième prix n'a pas été octroyé.En piano, catégorie 18-25 ans: deuxième prix à Justine Pelletier et troisième prix à Vicki Ning Wang; catégorie 17 ans et moins: deuxième prix à Isabelle David et troisième prix à Naomi Woo.Le Grand prix, une nouveauté, couronnant un premier prix qui s'est le plus démarqué pendant la compétition, va à Michelle Nam.Mlle Nam a reçu quatre autres prix.Concours OSM: résultats LUNDI 20 NOVEMBRE Le Téléjournal Virginie Les Morissette L'Auberge du chien noir C.A.Tout sur moi Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La Fosse aux./ L.Morissette Le TVA 18 heures Le Cercle Occupation double Le Sketch Show Annie et ses hommes Le Négociateur II Le TVA 22 heures Le Cercle Denis Lévesque Le Grand Journal (16:30) Flash / Lucie Laurier Loft Story Rire et Délire LA GRANDE ARNAQUE (5) avec Owen Wilson, Sara Foster Dutrizac 110% Loft Story Macaroni tout garni Ramdam Méchant contraste! Les citadins du rebut global Visite libre Doc Monde / Loin de Fidel: les écoles du capitalisme Bazzo.tv / Jean-Claude St-Onge, auteur Méchant contraste! La Reine vierge (1/4) CTV News Access.H.e Talk Corner Gas The Class Law & Order: SVU CSI: Miami CTV News CTV News eTalk Jeopardy CBC News Canada Now Coronation.Air Farce Doctor Who 72 Hours.Rumours The National The Hour .Raymond ABC News .Raymond Will & Grace A Charlie.He's a Bully.Bachelor: Rome.What about Brian Sex and the City Nightline News CBS News E.T.How I Met.The Class 2 1/2 Men .Christine CSI: Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Deal or no Deal Heroes Studio 60 on the Sunset Strip Tonight (23:35) The Newshour World News Profile Antiques Roadshow / Bismarck, ND (2/3) Kennedy Center Presents / Mark Twain Prize Georgia.Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour NY Learns / Parents Night World News Crossing Jordan CSI: Miami Gene Simmons Family Jewels Growing up Gotti Les Belles Histoires des pays.La Vie, la vie Grands Spectacles / Les Boréades Le plaisir croît avec l'usage / Daniel Bélanger Street Legal Videos Dance.Solstrom THAT MIDNIGHT KISS (5) avec Mario Lanza, Kathryn Grayson Law & Order Par la bande Fou! Fou! Fou! Biographies / Brad Pitt Superscience / Les Astéroïdes Les Grands Travaux Un tueur si proche 48 Heures Le Cégep.La FAD.Démocratie et économie.L'Adhésion de la Turquie.Centre.de l'automobile Beau temps.Limoilou .communicateurs The Greatest Ever Daily Planet Myth Busters / Alcatraz Escape Deadliest Catch / Crashing in Canada's worst Driver Daily Planet Pilot Guides / Maroc 2 Biosphère .à table Beauté du monde Village.Soleil tout inclus Inspiration So Little.Darcy's.so Raven Smart Guy 8 Simple.Life with Derek The Sinbad.Bonnie Popular 8 Simple.Life with Derek That '70s Show King of the Hill The Simpsons Seinfeld Prison Break House .Chris All of us Girlfriends The Game News House &.ET Canada E.T.Heroes Without a Trace E.T.Open Homes Soldats Chantiers / Barrages Je m'en souviens / Scandales NCIS Docu Fiction / Homme et Animal Mad Labs Things.Tour of Duty Tank Overhaul / The Panther Deadwood / Six épisodes Évolution.Top5.franco Top5.anglo Ça commence.Génération 90 Paris vs Nicole Les 101 rencontres.Concert Pop, Loco Locass.Info Max Top5.anglo Infoplus M.Net .clips Presque.VJ Rockde Babu Hogan.Barker Mes vieux.Viva la Bam Aroma de cafe The Insider Seinfeld Deal or no deal Sino Mtl Ni Hao The Closer Soul Call Late.(23:35) World News .Our World CBC News CBC News The Hour CBC News:The National A Spy's Story CBC News:The National Dominique Poirier en direct Le Climat: un sujet chaud! Le Téléjournal 5sur 5 Le National Le Téléjournal Sports 30 Sports 30 .hockey Hockey junior / Russie - Ligue de hockey junior majeur du Québec Sports 30 Sans laisser de trace Témoins silencieux Fortune et Trahisons Justice à Boston C.S.I: Miami Destins croisés Capote (17:00) Jarhead (18:55) Deadwood 3 / Deux émissions Jardin secret de la séduction Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Regenesis Life on Mars CSI (23:10) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Alias The 4400 F/X:The Series Prime Time Sports Overtime Hockey / Wild - Sénateurs Sportsnetnews CHL Hockey / CHL - Russie Sciences.Degrassi.Panorama Vu du large LES BOTTES (4) avec Daphné Baiwir, Anne Brochet Panorama While you were out Texas Cheer Moms Little People, Big World World's Tallest People Miami Ink Little People, Big World .the Record Sportscentre .Hockey NFL Monday Night.NFL Football / Giants - Jaguars Sportscentre Les Simpson Delilah & 6TEEN .Titans Batman Futurama Les Simpson Henri pis.Futurama Décalés.Les Simpson Star.Questions.Journal FR2 .brocante Des racines et des ailes / Le Musée des Arts décoratifs Le Grand Charles (2/2) / TV5 Le Journal (23:15) Coeurs.(23:40) Fetch! Time Warp.What the Ancients did for us The Agenda DARK AUTUMN (1/2) The Search for the Norwest.The Agenda Déco sur.Ménage On joue.Manon.Interventions miracles Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Déco.5$ pour.Connexion Ar Shitechs.Le Guide de l'auto Sans filtre Livre Show Boom la vie Louise à votre service Boxe Rock Smallville Phénomène.Darcy Parents.70 Charmed R-Force Académie.Il était une.70 Odd Parents Being Ian Avatar Team Galaxy Malcolm.Weird Years 15 Love My Family .(22:05) .(22:35) .(23:05) Hollywood.La Porte des étoiles .nerdz .c'est fait Invasion Star Trek: Enterprise Monstres mécaniques La Porte des étoiles CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H yTQC MÉCHANT CONSTRASTE! Une émission sur le thème « Télévision et identité culturelle : une belle illusion?» Paul Toutant parle de la télé qui aime bien flirter avec le star-system, et le sociologue Michel Lemieux (La télé cannibale) se demande si la télévision est toujours le meilleur outil de diffusion de notre richesse culturelle.19H30 ySRC LES MORISSETTE Premier épisode d'une série de quatre librement inspirés de la vie de couple de Véronique Cloutier et Louis Morissette.Ce soir : Louis vit dans l'ombre de tout le monde et Véro rencontre une dame qui la prend pour son sosie.20H yTVA ANNIE ET SES HOMMES Annie et Hugo découvrent Pierre sous un tout nouveau jour.Maxime réalise à quel point son accident l'a marqué.21H yVIE JEUX DE SOCIÉTÉ Le monde serait-il meilleur si les femmes étaient au pouvoir ?Joane Prince pose la question à ses invités : Pauline Marois, Monique Jérôme-Forget et Claude Plante, ancien attaché politique de deux femmes ministres.21H yTVA LE NÉGOCIATEUR II Le Kid, ancien bras droit du Chat, s'évade, mais la vie en cavale, sans amis, sans arme et sans refuge, n'est pas de tout repos.Il demandera à Mac de lui venir en aide.21H ySRC C.A.L'histoire d'amour de Yannick tourne au drame : il est battu par sa blonde.Méchant contraste! Ce soir 19 h telequebec.tv Regard incisif sur la culture à la télévision Réalisation-coordination : Louise Allard 3427698A ARTS ET SPECTACLES STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Quelle chouette folie que Les 4 saisons.du chorégraphe français Angelin Preljocaj, présenté en fin de semaine à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Une soirée colorée et ludique, pleine de rebondissements et de surprises, mâtinée, ici et là, de petits glissements plus sombres et coquins.Le tout porté par la danse énergique de Preljocaj, l'imagination débridée de son complice, le plasticien Fabrice Hyber, et par le chef-d'oeuvre éponyme de Vivaldi, que l'on découvre sous un jour nouveau.C'est d'abord l'immense guirlande suspendue au-dessus de la scène qui étonne.Elle est composée d'objets hétéroclites - un tigre en peluche, une lune et des nuages en carton, de la corde, un sac en papier, un pantalon, une veste de père Noël.Puis, deux interprètes traversent la scène, affublés de costumes de nounours transparents et des fesses qui nous font des coucous.Ici, l'irrévérence est au menu.Rien à voir avec le traitement plus lyrique et atmosphérique qu'ont donné certains chorégraphes, dont James Kudelka, aux Quatre Saisons de Vivaldi.Parfois, le phrasé chorégraphique de Preljocaj épouse parfaitement le tempo et les différentes inflexions de la musique, parfois le chorégraphe se rit de toute référence littérale.Ici, au mouvement largo de l'été, il oppose une gestuelle enlevée, truffée de clins d'oeil acrobatiques.Là, le printemps se fait fétichiste alors qu'une splendide créature aux escarpins vernis, se laisse «culbuter », au sens figuré comme au sens propre, dans de petits escaliers instables imaginés par Hyber.Ailleurs, des hurlements déchirent les sonorités pétulantes ou langoureuses du concerto estival - dur contraste - tandis qu'un danseur gueule après une danseuse coincée, encore et encore, dans une course frénétique avant qu'elle ne chute, quasi agonisante; comme si Preljocaj avait accroché aux courants plus mélo qui sous-tendent effectivement chacun de ces trois mouvements.Ailleurs, c'est le tac-tac d'une corde à danser - les interprètes s'en donnent à coeur joie - qui marque la mesure.Et à un moment du concerto hivernal, le chorégraphe semble ne goûter qu'aux liaisons du violon, transposés en porcs-épics aux épines ondoyantes.La gestuelle de Preljocaj, simple mais dynamique, faite de développés, de petits sauts, de tours et de bras qui s'élancent dans les airs, joue de spirales et de penchés vertigineux.Tout se décline en solos, duos, trios et grands ensembles, ces derniers formés de petits sous-ensembles d'unissons mouvants.Malgré tous ses POF (prototypes d'objets en fonctionnement) - de bien curieux objets, imaginés par Hyber -, ses grenouilles niinja et ses jolies pin up, jamais Les 4 saisons.ne verse, sinon très peu, dans l'excès.On vogue de surprise en surprise avec la bonhomie naïve d'une Alice au pays des merveilles.Preljocaj module tout cet univers saugrenu de main de maître, grâce à une composition au quart de tour, dont des transitions soignées et originales qui ne laissent presque jamais le spectateur en plan.DANSE / Les 4 saisons.Délicieux cocktail danse et musique Parfois le phrasé chorégraphique de Preljocaj épouse parfaitement le tempo de la musique, parfois le chorégraphe se rit de toute référence littérale.ASSOCIATED PRESS BORDEAUX, France \u2014 Le réalisateur et scénariste Francis Girod est mort dans la nuit de samedi à hier à l'âge de 62 ans à Bordeaux, où il tournait un téléfilm sur l'affaire Alègre.Il avait notamment filmé Romy Schneider en Banquière, Jean-Louis Trintignant en président de la République dans Le bon plaisir ou, plus récemment, Robinson Stévenin en travesti dans Mauvais genres.En Gironde, depuis le début du mois, Francis Girod avait déjà tourné les deux tiers de Notable donc coupable pour France-2.Il est décédé dans son hôtel, apparemment à la suite d'un malaise cardiaque.Br ièvement journal iste à l'ORTF dans les années 60, Francis Girod avait commencé sa carrière de cinéaste comme assistant de Jean-Pierre Mocky et de Roger Vadim.Également acteur, il est passé à la réalisation en 1974 pour un premier film très remarqué pour sa liberté de ton, Le trio infernal, avec Michel Piccoli et Romy Schneider.Son dernier film, Un ami parfait, était sorti en salle au mois d'avril dernier.Au côté de Carole Bouquet, Antoine De Caunes incarnait un journaliste frappé d'amnésie.Francis Girod était officier de la légion d'honneur et de l'ordre national du mérite.Il siégeait à l'Académie des beaux-arts depuis 2002.Décès du cinéaste français Francis Girod PHILIPPE RENAUD MUSIQUE EN LIGNE COLLABORATION SPÉCIALE Un combat de titans aura lieu devant les tribunaux de Los Angeles : Universal Music Group (UMG) a annoncé vendredi dernier avoir intenté des poursuites contre My Space pour violation de droits d'auteur, arguant que le site de réseautage bafoue ces droits en permettant aux usagers de téléverser et de partager du matériel sans permission.Universal estime que My Space doit lui verser 150 000 $US pour chaque document illégalement partagé sur My Space.La plainte survient après plusieurs mois de négociations entre les deux parties.L'affontement s'annonce particulièrement intéressant.D'abord, de toutes les grandes entreprises, seule UMG a les reins assez solides pour s'engager dans une telle bataille juridique.La compagnie, propriétaire de Vivendi SA, a justement mis son poids (elle est la première au monde avec un peu plus de 25 % du marché) dans la balance ces derniers mois pour conclure des ententes avec quelques autres acteurs importants du secteur de la musique en ligne.Des compensations ont ainsi été promises par Google pour obtenir le droit de diffuser des clips sur Google Vidéo et You Tube; UMG a néanmoins engagé une bataille juridique avec deux autres clones de You Tube : Bolt et Grouper - ce dernier appartient à Sony Pictures Entertainment.De plus, Microsoft devra verser à la compagnie de Vivendi SA 1 $ pour chaque Zune vendu, en plus des redevances inhérentes au commerce de fichiers musicaux sur le Zune Marketplace.My Space, de son côté, est bien conscient de sa position délicate.D'une part, il est un puissant outil de promotion gratuit pour les artistes; d'autre part, il admet que ses utilisateurs enfreignent la loi puisque les administrateurs du site tentent de trouver des solutions au téléversement d'oeuvres protégées.Convaincu de respecter le Digital Millenium Copyright Act américain (DMCA), le site, propriété de News Corp (Fox), s'appuie sur la technologie antipiratage mise au point par Grace Note pour refréner le téléversement de fichiers protégés par ses quelque 130 millions d'usagers.Ainsi, les représentants de My Space considèrent comme « non fondée » la plainte de UMG, affirmant avoir mis tout en oeuvre sur le site pour résoudre le problème.Un feuilleton judiciaire à suivre\u2026 Du hockey dans votre i Pod La semaine dernière, la LNH a conclu avec You Tube une entente permettant la diffusion de résumés vidéo des matchs diffusés sur NHL Channel (chercher NHL Video dans You Tube).Pour faire écho à cette entente, pourquoi ne pas garnir la mémoire de votre baladeur numérique de contenu portant sur votre sport favori?Ainsi, deux baladodiffusions s'offrent aux fans du Canadien, deux nouvelles productions audio réalisées par de purs gérants d'estrade.D'abord, l'équipe du blogue Ste-Flanelle offre depuis peu une baladodiffusion un peu brouillonne (ils n'en sont qu'à leurs débuts) mais ô combien sympathique! D'autre part, des fans anglophones du CH proposent le substantiel Habs Cast : pendant une bonne quarantaine de minutes, entrecoupées d'extraits musicaux, les spécialistes de salon commentent les matchs du CH.ste-flanelle.com (l'icône Podcast est à gauche) habscast.com En vrac > Jefito Blog offre, dans son entrée du vendredi 10 novembre, un enregistrement pirate de Black Sabbath, connu sous le nom de Cannabis Confusion.Enregistré durant le California Jam ontarien en juillet 1974, le concert comprend Children of the Grave, Iron Man, Sweet Leaf, War Pigs, Supernaut\u2026 Ça grésille un peu mais ça en vaut la peine! jefitoblog.com/blog/ ?p=978 > Tout nouveau tout chaud : on passe par la page My Space de TTC pour entendre Téléphone, premier extrait du prochain album du groupe rap français, intitulé 36 15 TTC, à paraître le 26 décembre en France et le 8 janvier chez nous.myspace.com/inbedwithttc > Le duo chéri Numéro# a offert une sélection aux mélomanes-blogueurs- radio DJ de l'excellent carnet mp3 Fluo Kids, dans le cadre de son émission radiophonique Miam les fruits.On télécharge ce savant dosage de pop, hip hop et électro (de Lady Sov à Peaches, en passant par Duchess Says et Annie) sur la page My Space de Miam les fruits.Profitezen aussi pour mettre la main sur le mix de Teki Latex (Spandau Ballet, Whitney Houston, Meat Loaf, etc.).myspace.com/miamlesfruits > Pendant que la multinationale EMI enregistre de mauvaises performances (lire l'article de mon confrère Alain Brunet en page 4), la rumeur se fait de plus en plus insistante concernant l'arrivée imminente du catalogue des Beatles sur l'une ou l'autre des plateformes de vente de fichiers musicaux en ligne.Cette fois, c'est le Times de Londres qui cite David Munns, patron de la division nord-américaine d'EMI.timesonline.co.uk (cherchez Beatles digital).> La téléréalité atteint de nouveaux sommets d'absurdité.En Angleterre, l'émission The Race, diffusée sur Sky One, oppose des vedettes dans des courses automobile.Pas du go-kart - la Formule Ford à laquelle ces stars participent, sur le circuit Silverstone, frôle une vitesse moyenne de 160 km/h.Voyez, dans la course finale, Brian Johnson d'AC/DC envoyer dans le décor Ms.Dynamite, laquelle a dû être hospitalisée d'urgence.Johnson arrachera finalement la victoire à Gary Numan (cherchez Brian Johnson Ford dans Youtube) Le combat Universal-My Space AU PALMARÈS TOP 5 VENTES - SINGLES 1- The Saints are Coming (Live from New Orleans) - Green Day & U2 2- Mad World (from « Donnie Darko ») - Sacre 3- Chasing Cars - Snow Patrol 4- How to Save a Life - The Fray 5- Maneater - Nelly Furtado Source : i Tunes Store Canada, 17/11/06 >>> TOP 5 VENTES - ALBUMS 1- 9 - Damien Rice 2- Wintersong - Sarah Mc Lachlan 3- Doctor's Advocate - The Game 4- Skin and Bones - Foo Fighters 5- When Your Heart Stops Beating - +44 Source : i Tunes Store Canada, 17/11/06 TOP 5 FICHIERS MUSICAUX PARTAGÉS 1- My Love - Justin Timberlake 2- Smack That - Akon 3- Chain Hang Low - Jibbs 4- Lips of an Angel - Hinder 5- Sexy Back - Justin Timberlake Source : Big Champagne, du 6 au 13 novembre 2006 La face cachée de.12h30 et 22 h Bazzo.tv tteelleeqquueebbeecc.ttvv .Passe-Partout.Et, les dessous de l'industrie de la santé.3427727A Cette promotion est publiée dans La Presse du 18 au 25 novembre.Le tirage des 100 laissez-passer doubles aura lieu le mardi 28 novembre.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Règlements de la promotion disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.Nom : Adresse : Ville: Code postal : Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante: Roméo et Juliette / Alliance Atlantis Vivafilm, La Presse, C.P.575 Succ.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3H8 À L'AFFICHE DÈS LE 15 DÉCEMBRE Ou visitez le www.vivafilm.com/concours.html et inscrivez l'indice suivant : Passion CINÉMAGINAIRE ET ALLIANCE ATLANTISVIVAFILM PRÉSENTENT THOMAS LALONDE CHARLOTTE AUBIN JEANNE MOREAU UN FILM DE YVES DESGAGNÉS vous invitent à assister à la GRANDE PREMIÈRE du film à la Place des Arts en compagnie des artistes le lundi 4 décembre à 19h00 Le cinéma québécois donne vie à la plus grande histoire d'amour.SCÉNARIO NORMAND CHAURETTE PRODUIT PAR DENISE ROBERT DANIEL LOUIS 3443148A 3443149 THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES La fête au Carré-Théâtre Pour ses 20 ans d'existence, le Carré-Théâtre s'offre tout un cadeau : un lieu de création et de diffusion bien à lui, baptisé la salle Carpe Diem.Située dans le Vieux- Longueuil, à quelques pas des bureaux du Carré-Théâtre, cette salle de 65 places accueillera prochainement sa première saison de manifestations artistiques.Des soirées littéraires, musicales et théâtrales sont au programme.Cette première saison, notons une mise en lecture par Anouk Simard de la nouvelle pièce de Maryse Pelletier, Le carnivore, avec entre autres Jean Maheux et Brigitte Paquette, une lecture du Nez qui voque par Gabriel Arcand et un spectacle théâtral créé par Carol Jones.Les fêtes avec Irma Vep « Irma Vep, l'excuse parfaite pour éviter la belle-famille à Noël », titre le communiqué.De fait, cet hybride entre le spectacle d'humour absurde et le film d'horreur de série B revient à temps pour nous permettre de faire une pause comique dans le tourbillon des Fêtes.« Plus drôles qu'une débarque sur les trottoirs glacés de la ville de Montréal, Serge Postigo et Éric Bernier vous aideront à digérer les surplus de dinde et les derniers relents d'alcool », promet-on.Il paraît que, après l'expérience Irma Vep, les histoires de loup-garou ne nous inspirent que des fous rires.Au Monument-National, du 19 au 22 décembre, du 27 au 30 décembre et du 4 au 6 janvier 2007.Renseignements : 514-845-2322.Du théâtre à Outremont Le quotidien de M.Ratichon est organisé : 7 h 21, café ; 8 h 02, journal ; 10 h 10, rien\u2026 Un jour, sa routine est bousculée par des incidents en apparence anodins qui l'obligent néanmoins à prendre des avenues inconnues.Dans M.Ratichon dans : la vie est un match, production du Théâtre La Pire Espèce, Marc Maudit remet en question les valeurs de performance et de dépassement.Pour ce spectacle essentiellement non verbal, il nous révèle un univers passionnel où se côtoient humour et poésie.Le 28 novembre, le Théâtre Outremont présente en reprise ce spectacle créé en novembre 2005 à La Licorne.Renseignements : 514-495-9944.Prolongations Si vous n'avez pas vu le bouleversant Incendies, de Wajdi Mouawad, il n'est pas trop tard.La pièce est présentée en prolongation sur la scène du TNM, du 28 novembre au 2 décembre.Renseignements : tnm.qc.ca Dans un tout autre esprit, le théâtre du Grand Jour prolonge la série des Grands responsables, ses forfaits de « théâtre à domicile.» Une chance unique de recevoir, dans le confort de son foyer, l'un des trois spectacles signés Olivier Choinière, Stéphane Crête et Joseph Hillel.Renseignements : grandjour.com EN BREF ENTRÉE EN SCÈNE >Blue Heart, à l'Espace GO, du 21 novembre au 16 décembre > Discours de la méthode, au Théâtre d'Aujourd'hui, du 21 novembre au 9 décembre >Under Construction, à la Salle 2 de l'Espace GO, du 21 novembre au 16 décembre >Outrage au public, au Goethe Institut, du 21 novembre au 9 décembre SYLVIE ST-JACQUES « Les États-Unis sont tellement présents dans nos vies, surtout depuis les dernières années.Je me disais souvent que les États- Unis, ça ne pouvait pas juste être Bush qui fait la guerre.C'est pour ça que je suis allée chercher d'autres paroles qui ne sont pas nécessairement politiques, pour montrer une autre couleur des États-Unis », dit Luce Pelletier, directrice artistique de l'Opsis.Les États-Unis sont un bien grand pays.Et leur théâtre est vaste.Ce qui a donné beaucoup de pain sur la planche à Luce Pelletier, qui signe la mise en scène d'Under construction.Les dramaturges américains sont assez bien connus au nord de la frontière, grâce au rayonnement des Eugene O'Neill et David Mamet.« Ce serait un peu naïf de ma part de me dire que je vais découvrir des auteurs peu ou pas montés », lâche-t-elle.Or, Luce Pelletier s'est rendu compte, lors d'un voyage à New York, que l'effervescence de Broadway menaçait la dramaturgie américaine.« Comme les auteurs sont moins soutenus par le gouvernement, ils sont tenus au succès.Si bien que très peu de pièces à risque ou moins traditionnelles sont montées.Comme les jeunes auteurs d'ici, qui ont besoin du soutien du CEAD, plusieurs ont besoin d'une plateforme pour prendre leur envol.C'est chez ces auteurs-là que je fouille.» De la lumière à l'âge des ténèbres Né à la fin des années 1930, Charles Mee nage dans l'intelligentsia new-yorkaise.Il a écrit Under Construction en réaction à la morosité qui a suivi la réélection de Bush.Sa pièce fait la lumière sur l'évolution (avortement, mariage gai.) vécue dans l'Amérique des 50 dernières années.Pour montrer que Bush n'a rien inventé, on retourne dans les années 50, décennies idéales selon de nombreux néoconservateurs.« Certaines scènes sont carrément inspirées de Papa a raison.À ces références typiques des années 50, il mélange les premiers héros beatnik, qui ont été précurseurs des années 70.» On devine qu'il y a de nombreux clins d'oeil dans ce texte, qui nous rappelle que Bukowski est issu de la même société que le Dr Welby.C'est dans l'urgence que Charles Mee a créé cette pièce, qui se construit sur une trentaine de tableaux.Luce Pelletier a opté pour l'abondance dans ses choix scéniques.« La petite salle de l'Espace GO sera remplie jusqu'au plafond.Pendant que quelqu'un danse, il y a une vidéo et un comédien qui parle.Cela reflète toute l'effervescence des États-Unis, où tout est tellement gros, tellement over.» Bien avant Yves Desgagnés, le Théâtre de l'Opsis a pris goût à travailler avec une troupe de comédiens et de concepteurs qui cheminaient ensemble dans plusieurs spectacles.Les Louise Cardinal, Jean-François Casabonne, Geneviève Rioux et Étienne Paré, qui se partagent la scène d'Under Construction, on devrait les retrouver dans les autres pièces du Cycle états-uniens.« Comme on fait beaucoup de recherche sur les époques, il est intéressant de conserver le même noyau artistique.Pour comprendre une oeuvre, les comédiens doivent se documenter.Une fois qu'ils ont ce bagage, autant en profiter.C'est pourquoi j'adore l'idée du cycle, cette façon de travailler sur trois ans.Une fois qu'une équipe est formée et qu'on a tissé des liens, je ne vois pas pourquoi je perdrais ces gens dans la nature.» Under Construction, de Charles Mee, traduction de Pierre-Yves Lemieux, mise en scène de Luce Pelletier, du 21 novembre au 16 décembre, dans la salle 2 de l'Espace GO.THÉÂTRE / Luce Pelletier Prendre la route des États C'est le début d'un temps nouveau pour le Théâtre de l'Opsis.Après un cycle Tchekhov et un cycle Oreste, la compagnie amorce son cycle états-uniens.La pièce Under Construction, de Charles Mee, entreprend une aventure de trois ans au coeur de la dramaturgie américaine.PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE Serge Postigo dans Irma Vep SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Pour la deuxième fois cette saison, on s'interroge sur la pertinence de recréer des oeuvres moins connues du répertoire de Marcel Dubé.Louise Marleau s'en est tirée honnêtement dans Au retour des oies blanches, une production empreinte de nostalgie.Par contre, le résultat est moins heureux pour Jacques Rossi, qui s'est attaqué à Florence, une pièce sur l'affirmation identitaire dans le Québec de la Révolution tranquille.Écrite et créée en 1957 à la télévision de Radio-Canada, la pièce expose le destin de Florence, jeune fille à cheval entre deux époques qui rêve d'émancipation.Le jeu de Marie-Anne Alepin dans le rôle-titre est parfois convaincant, mais souvent caricatural.Ou peut-être est-ce le texte plein de « messages » sans subtilité qui donne à l'affaire un air de téléroman d'époque ?Toujours est-il que la pièce est figée dans un esthétisme rétro souligné à gros trait avec des perruques, des costumes à la Moi et l'autre et un décor très « Expo 67 ».Bref, de quoi amuser les spectateurs adolescents du théâtre Denise-Pelletier, mais pas assez pour les garder captifs pendant deux heures.Marcel Dubé, fautil le rappeler, avait un penchant pour le dévoilement des secrets.Il a créé des scènes d'affrontement entre les membres d'une famille en proie au choc des valeurs.Bien que de façon moins fulgurante que dans les Oies blanches, Florence comporte aussi son explosion dramatique, où chacun crache à qui veut bien l'entendre sa soif d'affirmation.Florence clame à ses parents sa volonté de faire sa vie seule et de ne pas épouser Maurice, l'ennuyeux prétendant qui lui était destiné.Le père, Gaston, incarné par Michel Daigle, accepte quant à lui ses torts d'homme ordinaire depuis toujours exploité par ses méchants patrons anglais.Il entreprend même de surmonter ses peurs en se joignant à la marche syndicale.Antoinette (excellente Pauline Martin), la mère aimante, couveuse, refuse de regarder vers l'avenir\u2026 Dans le rôle d'Eddy, le patron crooner de Florence, Pierre Gendron essaie tant bien que mal de donner de l'humanité à un personnage ridicule.Genre de croisement entre Austin Powers et Jean-Paul Belleau, il séduit la naïve Florence avec des « shagalag » carrément comiques.Et lorsque la pauvre enfant ne comprend pas qu'il refuse de l'épouser après une nuit d'amour torride, eh bien! on croule de rire.Il faudrait être amnésique pour ne pas reconnaître comment, à l'aube des années 1960, ce tableau des Québécois a pu toucher une corde sensible.Seulement voilà : on ne fait pas du bon théâtre avec de bonnes intentions, et Florence est une pièce qui a mal vieilli.La construction des personnages et de leurs relations restent superficielles, écrasées par la charge pamphlétaire.Il n'y a rien de mal à initier les jeunes à la dramaturgie québécoise d'hier.Par contre, tout ne mérite pas de renaître de ses cendres.La qualité dramatique devrait primer l'aspect didactique.Parce que l'idée, après tout, n'est-elle pas de donner aux jeunes le goût du théâtre ?Florence, de Marcel Dubé, mise en scène de Jacques Rossi, au théâtre Denise-Pelletier jusqu'au 25 novembre.Souvenirs de Florence PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Luce Pelletier signe la mise en scène de Under Construction, qui amorce le cycle états-uniens du théâtre de l'Opsis.On ne fait pas du bon théâtre avec de bonnes intentions, et Florence est une pièce qui a mal vieilli."]
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