La presse, 6 novembre 2006, C. Arts et spectacles
[" BILLETS: Info: 514 871-1881 1 888 515-0515 montrealjazzfest.com Hiver 2007 coLIn jamES &ThE LITTLE BIg Band Ven16 février 2007, 20h Salle Wilfrid-Pelletier, Pda ARTS SPECTACLES MUSIQUE NOTRE CRITIQUE DU SPECTACLE DE LHASA DE SELA PAGE 5 MUSIQUE Célébrer la messe sur des airs de U2?La mode se propage des États-Unis à la Nouvelle- Zélande dans les églises épiscopaliennes, raconte Alexandre Vigneault dans sa chronique pop-rock.PAGE 2 LE CHIFFRE DU JOUR 31 000$ La comédie Borat a dépassé toutes les attentes au box-office américain, ce week-end, avec des recettes estimées à 31 000$ par salle, pour un total de 26,4 millions.Pour vous donner une échelle de mesure, on estime que 3000$ par salle est un très bon résultat pour une première semaine au Québec.CYBERCULTURE Nos chroniques hebdomadaires sur la cyberculture et la musique en ligne.PAGE 5 THÉÂTRE Entrevue avec l'auteure Évelyne de la Chenelière, dont la plus récente création, L'Éblouissement du chevreuil, est présentée cette saison au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 25 novembre.PAGE 6 LHASA DE SELA PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© BONO PHOTO AFP PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Question: est-ce qu'un poète qui vend 350 000 exemplaires de son premier album et dont le calendrier est si chargé qu'il ne pourra donner de concert au Québec qu'à l'automne 2007 est toujours un poète ou bien une rock star?Les chiffres ont parlé, mesdames et messieurs.«C'est là toute l'ambiguïté du slam: c'est de la poésie qui touche beaucoup de gens, de la poésie de proximité », répond Fabien Marsaud, de son nom de scène Grand Corps Malade, rencontré la semaine dernière dans son hôtel montréalais.«Populiste, le slam?Ce n'est pas très joli.Populaire, peutêtre.» enchaîne le jeune homme originaire de la banlieue parisienne Seine-Saint-Denis, véritable fief du hip hop français.Le slam est né aux États-Unis il y a une quinzaine d'années.Synonyme de ce que les anglos appellent le spoken word, le slam est une sorte de joute orale au cours de laquelle deux poètes se font face devant un public qui détermine le gagnant.De manière plus générale, on désigne, en France surtout, le slam comme une manifestation où, sur scène, les poètes viennent à tour de rôle faire «claquer les mots », comme aime à dire Grand Corps Malade.«Le slam, c'est de la poésie à l'oral, dit Marsaud.Ça montre aux gens -et à moi le premier ! - que la poésie n'est pas poussiéreuse ; elle est plutôt moderne quand le slammeur utilise des mots de tous les jours pour aborder des sujets qui nous touchent.Et malgré tout, on arrive à faire de la vraie poésie, des textes qui sont jolis.» «Or voilà, sans dire que j'ai un horaire de rock star, disons que la poésie a fait que j'ai un horaire bien chargé!» ajoute Grand Corps Malade, dont le nom de scène est indissociable de cet accident de plongeon qui a bien failli l'immobiliser à vie.Avec sa canne, sa voix grave et ses yeux bleu acier, le grand Fabien Marsaud a d'abord conquis la scène slam parisienne, qui rayonne de plus en plus depuis qu'il y a croisé son producteur Jean-Rachid.«Un jour, dans un café, il est venu me voir et m'a dit : je trouve ça génial, je veux produire ton disque.Jamais j'aurais pensé en vendre 350 000 exemplaires ! » Ces enregistrements sur lesquels « la musique vient se mouler au texte » étaient à la base un projet de potes, « à dimension humaine ».Cependant, parmi les habitués des soirées slam se trouvent Éric et Ramzy, populaire duo d'humoristes qui se fait entendre autant à la télé qu'à la radio.Les deux nouveaux amis du poète l'ont présenté à Thierry Ardisson.«Avant même que mon disque ne soit terminé, Ardisson m'a invité à son émission 93, Faubourg Saint-Honoré (diffusée sur Paris Première), puis à Tout le monde en parle.» C'est à ce moment-là que tout a déboulé et que les maisons de disques ont commencé à frapper à la porte du studio pour écouter ce que l'artiste enregistrait.Universal a signé un contrat avec Grand Corps Malade sous l'étiquette AZ.Une voix unique Fabien Marsaud, pur produit Saint-Denis, est devenu aux yeux des médias français l'ambassadeur du slam.Pour le public, il est une voix unique.Sa «poésie urbaine» est à la fois touchante et confidentielle, complice et rassembleuse, pleine d'espoir et d'images fortes.Son texte intitulé Saint-Denis est certainement l'un de ses plus frappants.Un an après les émeutes dans ces banlieues parisiennes si redoutées, l'auditeur se trouve littéralement plongé dans sa cité qui, finalement, semble beaucoup plus accueillante que ce qu'en disent les médias.>VoirMALADE en page 2 SLAM / Grand Corps Malade Voyage dans Saint-Denis En France, Grand Corps Malade a connu un succès aussi inespéré qu'inédit.Quelque 350 000 exemplaires de son premier album, Midi-20, se sont écoulés en quelques mois.L'exploit est d'autant plus impressionnant que cet artiste de 29 ans est tout le contraire de la star préfabriquée: au lieu des bluettes de radio, Grand Corps Malade propose sur disque la lecture de ses poèmes, dans lesquels il parle de son quotidien, de sa ville et de ceux qui l'habitent d'une voix magnétique, remettant ainsi la poésie au goût du jour.Grand Corps Malade était de passage à Montréal la semaine dernière, au Coup de coeur francophone.PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC Avec son disque Midi-20, Grand Corps Malade remet la poésie à la portée du plus grand nombre. ARTS ET SPECTACLES TRIO LES EX DE TOMCRUISE.Penélope Cruz et Nicole Kidman, qui ont respectivement passé trois et 11 ans aux côtés de Tom Cruise, seront réunies pour la première fois à l'écran.dans un film de Pedro Almodovar.«Pedro sait que j'aime et que j'admire le travail de Nicole.C'est une grande femme », déclare l'actrice espagnole que l'on pourra voir bientôt dans Volver, du même Almodovar.Tom Cruise, paraît-il, est resté en très bons termes avec ces deux ex.On ne peut pas en dire autant de tous ses ex.partenaires d'affaires ! LA POUPÉE QUI SE FAIT DIRE NON Il y a un an, quand la campagne d'Arnold Schwarzenegger s'annonçait difficile, Derrell Brown, ancien conducteur de bus de 75 ans, a commandé à un fabricant de jouets de Taiwan pour 6000$ de poupées à l'image du héros de Terminator.Quand on lui touche le bras, la poupée déclare « I won't be back » (je ne reviendrai pas).Mais c'était sans compter les facultés de rebond de l'acteur reconverti en politique, crédité d'une large avance sur son adversaire démocrate Phil Angelides pour les élections du 7 novembre.Aujourd'hui personne ne veut des poupées de Derrell Brown, pas même les organisations caritatives qui distribuent des jouets aux enfants défavorisés pour Noël.«Je veux juste m'en débarrasser », soupire le conducteur de bus à la retraite.Et s'il essayait de les vendre sur e Bay ?.DU SANG NEUF POUR VAN HALEN Ça y est, Van Halen vient de se trouver un bassiste.Et c'est un vrai Van Halen qui a eu le poste.Un vrai ?Oui, c'est le fils du célèbre guitariste Eddie Van Halen, Wolfgang Van Halen, qui apporte du sang neuf au célèbre groupe de hard rock.Du sang neuf ?Oui, Wolfgang a 15 ans ! Fiston doit être de la prochaine tournée estivale du groupe.Le hic, c'est que la formation n'a toujours pas trouvé de chanteur.Qui sait, il y a peut-être un cousin Van Halen qui a assez de talent.Penélope Cruz PHOTO REUTERS Derrell Brown et sa poupée PHOTO MIKE MULLEN, AP ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK Le côté preacher de Bono agace pas mal de gens qui aiment bien les chansons de U2.Il fait cependant l'affaire d'un nombre grandissant de gens d'Église.Une nouvelle mode se propage d'ailleurs dans les églises épiscopaliennes, des États-Unis jusqu'en Nouvelle-Zélande: célébrer la messe sur des airs de U2.Peut-on vraiment s'en étonner ?Bono n'a jamais nié avoir la foi - il a trouvé Jean-Paul II plutôt cool, c'est dire.Et on n'a pas besoin d'un dessin pour saisir la portée religieuse de Pride (In the Name Of Love), I Still Haven't Found What I'm Looking For ou Yahweh.Le catalogue de U2 est bourré de références assez explicites à Dieu ou, à tout le moins, à une quête spirituelle passionnée.«U2 a toujours été un groupe de rock chrétien mais a évité de s'associer à un label chrétien parce qu'il ne voulait pas prêcher les convertis », peut-on lire sur un site néo-zélandais expliquant les cérémonies religieuses baptisées U2charist.Il semble que, à l'église, les gens écoutent U2 d'une oreille neuve.Jouée dans un tel contexte, Daddy's Gonna Pay For Your Crash Car est perçue par certains comme une ode à un Dieu miséricordieux.Pas sûr que Bono serait d'accord avec cette interprétation ni avec l'utilisation qui est faite de ses chansons.U2 a toujours gardé une distance avec l'industrie de la musique chrétienne et en a donné la raison il y a cinq ans au site Internet Beliefnet : «J'adore les hymnes et le gospel, mais l'idée de transformer la musique en outil d'évangélisation, c'est faire fausse route.» Vertigo en 3-D U2 a déjà commercialisé une version DVD de Vertigo, enregistrée à Chicago, en 2005.Une autre sera pourtant publiée d'ici la fin de l'année prochaine et offrira vraisemblablement une expérience totalement différente puisqu'il s'agira d'un film 3D destiné aux salles de cinéma.Histoire d'en promouvoir le lancement, Bono et les autres pourraient aussi donner la toute première prestation live filmée en 3D qui serait retransmise sur grand écran.Vertigo 3D (le film n'a pas de titre officiel pour le moment), sera basé sur des images tournées au Chili, au Brésil, en Argentine et au Mexique l'hiver dernier.(Source : Billboard.com) Cat Stevens : le 13 novembre Sous le nom Yusuf Islam, Cat Stevens va publier son premier album en presque 30 ans la semaine prochaine.Intitulé An Other Cup (on présume que c'est un lointain clin d'oeil à Tea For the Tillerman, son album le plus marquant), le disque viserait à favoriser la compréhension de l'islam dans les sociétés occidentales, selon le site Inrocks.com.Cat Stevens, aujourd'hui âgé de 58 ans, est un défenseur passionné de cette religion qu'il a officiellement adoptée à la fin de l'année 1977.Yusuf Islam, qui s'est tenu éloigné du show business depuis 30 ans, avait fait des vagues en soutenant la fatwa lancée contre le romancier Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, à la fin des années 1980.Plus récemment, il a fait parler de lui après qu'on lui eut refusé le droit d'entrer aux États-Unis.Quelques jours après l'incident, survenu au mois de septembre 2004, les autorités américaines avaient expliqué que Yusuf Islam avait été confondu avec un certain Youssouf Islam.Tir Groupé: rectifier le tir La semaine dernière, dans un article consacré a l'effervescence de la scène musicale québécoise, j'ai laissé entendre que le label Tir Groupé avait cessé ses activités.Nicolas Bouchard, qui s'occupait de Tir Groupé à l'époque de Cargo, m'a signalé que ce n'était pas tout à fait le cas.L'étiquette, qui a notamment lancé KZ Kombination et la compilation Procès Verbal («qui révéla le talent d'un certain Corneille», écrit-il), travaille actuellement à un DVD et à une anthologie consacrée aux Secrétaires Volantes.Des chiffres.et une erreur ! Le tableau faisant état des ventes de disques de plusieurs groupes québécois publié le 28 octobre comportait une erreur: Gros Mammouth Album - Turbo ne s'est pas écoulé à 210 000, mais bien à 185 000 exemplaires.Une hostie avec votre U2?MALADESuite de la page 1 Dans le Saint-Denis du disque, le poète joue le rôle de guide touristique nous faisant découvrir les plus beaux coins de sa cité.«C'est ma vision de cette ville, une vision très chauvine - j'aime ma ville, ça s'entend.J'aime son énergie, son aspect cosmopolite.Tout n'y est pas rose, évidemment ; il y a des arrachages de portables, de la misère.Mais j'ai essayé d'être réaliste et objectif : j'ai grandi là-bas, j'y habite toujours ; c'est légitime que j'en parle.Les médias français ont repris ce texte en disant : \"Regardez les méchants rappeurs qui disent que la banlieue est pourrie.\" C'est horrible, comme si j'avais écrit ce texte pour répondre aux autres ! Ce n'est pas un texte militant, c'est une déclaration d'amour pour ce lieu où j'ai grandi.» «Après, si on me demande mon avis, je dirai que les émeutes n'ont rien changé.Au final, les problèmes restent les mêmes.Je continue à dire : arrêtons de stigmatiser et de diaboliser la banlieue.On y trouve des étudiants, des chercheurs, des docteurs, des cadres supérieurs, des infirmiers, des ouvriers.Nous ne sommes pas une population à part, bien qu'il y ait des quartiers délaissés où il y a du chômage, des gens qui se sentent abandonnés.» «En fait, le problème est plus profond.Il faut s'attaquer au chômage, et à l'urbanisme - comment se fait-il qu'on entasse des gens dans des grandes structures comme ça ?Mais voilà, on ne peut faire le tour du sujet en une entrevue.Au bout du compte, j'ai compris que des gens sentent le besoin de s'exprimer, de se révolter jusqu'à y mettre le feu.Je ne dis pas que je suis d'accord avec ça, je dis seulement que je comprends comment on en est arrivé là.» Voyage dans Saint-Denis PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE © Bono montre la voie à ses fans montréalais.CETTE SEMAINE SUR LES TABLETTES: > Henri Salvador : Révérence > La Volée d'castors : L'album du temps des Fêtes > Laurence Jalbert : Sur la route.évidemment > Josh Groban : Awake > Boom Desjardins : Au nom de la musique > Foo Fighters : Skin & Bones > Boule Noire : Last Call.dernier service > Cea : C'est ça, le fun ?> 120 Days : 120 Days SUR LES PLANCHES: > Buckcherry, ce soir au Saints > Imogen Heap, mardi au Métropolis > Bob Dylan, mercredi au Centre Bell > Teddy Geiger, mercredi au Métropolis > The Tragically Hip, jeudi et vendredi au Métropolis > Gordon Lightfoot, jeudi à la Place des Arts > Blue October, vendredi au Spectrum > Elliott Brood, vendredi au Petit Campus > Jurassic 5, samedi au Spectrum > Elton John, samedi au Centre Bell > Queensryche, dimanche au Métropolis > Citizen Cope, dimanche AGENDA CINÉMANIA LES IRRÉDUCTIBLES Pour Les irréductibles, son premier long métrage, Renaud Bertrand, qui a déjà été assistant pour Jacques Deray et Gabriel Aghion, a puisé ses références dans la culture anglo-saxonne.Il est vrai qu'il y a un peu de Brassed Off dans cette comédie sociale dont les protagonistes sont deux hommes qui, après avoir été mis au chômage, décident, à 40 ans, de terminer leurs études.Si le récit souffre de quelques digressions (une intrigue sentimentale inutile, notamment), il reste que Jacques Gamblin et Kad Merad offrent des prestations fort attachantes.Les irréductibles nous donne aussi l'occasion de voir (et dans un rôle magnifique en plus !) Anne Brochet, une actrice qui se fait trop rare au cinéma.\u2014 Marc-André Lussier AUJOURD'HUI À 17 H ET DEMAIN À 21H AU CINÉMA IMPÉRIAL.COUP DE COEUR CLAIRE DITERZI Circonscrire l'univers de Claire Diterzi n'est pas une mince affaire.Elle a fait partie du groupe Forget Mi Note, qui a fait la rumba avec la Mano Negra et Bérurier Noir il y a quelques années.Les disques autoproduits, les spectacles dans les squats pourris, elle a connu.Seule aux commandes, désormais, elle propose des chansons aux contours plus arrondis, mais pas nécessairement plus douillettes.Claire Diterzi aime la guitare électrique, ce qui ne veut pas dire qu'elle érige des murs de son.Elle aime aussi la pulsation et le côté atmosphérique de la musique électronique, ce qui en fait une espèce de cousine d'Émilie Simon.On ne s'étonne guère d'apprendre qu'elle aime bien Björk.Elle ne rejette toutefois pas la tradition et emprunte au célèbre Gloomy Sunday, popularisé par Billie Holliday, avec Sombre dimanche.Un univers un peu cérébral à découvrir en programme double avec Mara Tremblay, une fois de plus en solo.\u2014 Alexandre Vigneault CE SOIR, 20H30, AU LION D'OR.CLASSIQUE GRAND SOIR DE PIANO Pro Musica propose ce soir un double événement: l'une des plus récentes découvertes en piano, dans un programme sortant de l'ordinaire.Le détail : salle Maisonneuve de la Place des Arts, la jeune Roumaine Mihaela Ursuleasa, saluée par nous comme « une révélation » lors de son passage à Lanaudière l'an dernier, joue l'ultime et très longue Sonate D.960 de Schubert, l'hallucinant triptyque Gaspard de la nuit, de Ravel, et des sonates de Medtner et de Ginastera.\u2014 Claude Gingras CE SOIR, 19H30, À LA SALLE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS SPECTACLES DANSE ANGLE DES RUES SAINTECATHERINEO.ET CLARK Solo 30 x 30: 12h15.VARIÉTÉS CAFÉ CAMPUS La CIA: 21h.LA TULIPE Trail of Dead & Blood Brothers: 20h. ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Endossée par l'Opéra de Montréal pour sa nouvelle production- maison de La Traviata, l'idée de déplacer l'action de 1840 à 1950 - si idée il y a - n'apporte strictement rien à l'oeuvre telle que nous la connaissons et aimons, bien au contraire, et appartient tout bêtement à une mode lancée par les metteurs en scène de théâtre qui envahissent de plus en plus le territoire du lyrique.La musique n'a pas été touchée, non plus que les situations et les paroles.C'est au visuel que se situent les «nouveautés ».Au premier tableau, la fête chez Violetta, on ne voit pas quelle signification peut prendre l'entrée d'Alfredo en paletot, le chapeau sur la tête (!).Plus tard, dans sa maison de campagne, Violetta porte un tailleur qui la fait ressembler à une sévère femme d'affaires.L'invraisemblance s'augmente ici d'un nouvel élément : les domestiques avaient presque disparu en 1950 et s'il en restait, on ne les appelait certainement pas en sonnant une clochette ! Au dernier acte, Violetta est étendue face au public sur un lit à dossier, style Capitol Furniture.Le cachet XIXe siècle caractéristique du plus tendre des opéras de Verdi a complètement disparu et l'entrée du médecin en bras de chemise et bretelles complète la déception.Sans parler des décors, qui se ramènent à de sinist res structures squelettiques noires auxquelles il semble manquer quelque chose, et qui reviennent de tableau en tableau, regroupées différemment.Jacques Leblanc, metteur en scène de Québec que son concitoyen, l'ex-patron de l'OdM Bernard Labadie, avait invité à monter La Traviata, n'avait pas besoin de ce déplacement d'un siècle pour attirer l'attention sur son travail : celui-ci est parfaitement convaincant au plan dramatique.Le plateau bouge sans cesse, il n'y a aucun doute sur l'amour intense qui unit Violetta et Alfredo, et le jeu est vraisemblable chez tous, bien qu'à des degrés divers.Les interprètes des premiers rôles sont tous inconnus.La Portoricaine Yali-Marie Williams campe une Violetta troublée dès le premier instant par Alfredo et l'émotion qui l'habite grandit jusqu'à la scène finale.La voix appelle plus de réserves : le volume est là, mais la justesse laisse souvent à désirer et l'aigu est criard.Samedi soir, notre public de « connaisseurs » a applaudi au beau milieu de son grand air du premier acte.Deux Américains chantent Alfredo, le ténor, et Germont, le baryton.D'abord terne, la voix du ténor Dimitri Pittas se réchauffe graduellement et se révèle fort acceptable, mais il y a peu à dire sur le baryton Stephen Kechulius : une grosse voix qui détonne.Au plan vocal, rien de particulier à signaler chez les autres.Les choeurs sont excellents.Les costumes des nombreux invités de Violetta et de Flora sont brillants et colorés et, bien qu'étant officiellement de 1950, forment un ensemble moins anachronique que le tailleur de Violetta ou les bretelles du pauvre docteur.L'Américain James Meena obtient de l'Orchestre Métropolitain un commentaire toujours agissant, tant dans les grandes séquences legato des deux préludes que dans les moments d'agitation extrême.Le chef invité a même rétabli quelques passages habituellement coupés ainsi que les pizzicati dans l'air d'Alfredo, «De' miei bollenti spiriti ».LA TRAVIATA, opéra en trois actes (quatre tableaux), livret de Francesco Maria Piave d'après La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils, musique de Giuseppe Verdi (1853).Production: Opéra de Montréal.Salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations: les 8, 11,13 et 16 novembre, 20 h, et 18 novembre, 14h.Avec surtitres français et anglais.Distribution: Violetta Valéry : Yali-Marie Williams, soprano Alfredo Germont : Dimitri Pittas, ténor Giorgio Germont : Stephen Kechulius, baryton Flora Bervoix :Mireille Lebel, mezzo-soprano Annina : Julie Daoust, soprano Le baron Douphol : Alexandre Sylvestre, baryton Gaston, vicomte de Letorières : Antonio Figueroa, ténor Le marquis d'Obigny : Marc Belleau, baryton Le docteur Grenvil : Gregory Atkinson, basse Mise en scène: Jacques Leblanc Décors : Claude Goyette Costumes : Anne-Séguin Poirier Éclairages : Matthieu Gourd Choeur de l'Opéra de Montréal et Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Direction musicale : James Meena Une honnête Traviata Le cachet XIXe siècle caractéristique du plus tendre des opéras de Verdi a complètement disparu et l'entrée du médecin en bras de chemise et bretelles complète la déception.EN BREF Paul Mc Cartney reste «optimiste » L'ex-Beatle Sir Paul Mc Cartney, engagé dans un divorce difficile avec sa seconde femme, a déclaré samedi qu'il n'avait aucune rancune envers elle et qu'il souhaitait maintenir une « certaine dignité » dans cette procédure.« Je pense qu'une relation avec une partenaire est intensément personnelle, et je préfère le maintenir de cette façon, a déclaré le musicien de 64 ans à Radio BBC 4.Lorsqu'on traverse des difficultés, je pense que la chose à faire pour le bien-être des personnes qui sont concernées est de maintenir une certaine dignité et de se souvenir qu'il s'agit d'une affaire privée.De cette façon, on s'en sort probablement mieux», a-t-il expliqué.- Agence France-Presse ISABELLE MASSÉ TÉLÉVISION La brochette d'invités de l'émission Tout le monde en parle, hier, faisait saliver.Aux côtés des Serge Thériault (intéressant et bizarre) et du ministre de l'Environnement Claude Béchard : Juliette Binoche, Michel Blanc et Patrick Bruel.Il ne manquait que Thierry Ardisson pour animer l'émission! Les Français peuvent être joyeusement bavards, surtout quand ils débarquent en bande sur un plateau.À preuve, les échanges hilarants et commentaires pas piqués des vers d'Ardisson et de Serge Lama, lors de la première émission de la saison.Petite déception: Michel Blanc et Juliette Binoche s'en sont tenus à des commentaires sur leur vie professionnelle, répondant poliment aux questions de Lepage.Se trompet- on si on dit que Binoche semblait timide ou un peu fatiguée?On a quand même appris de la bouche de Michel Blanc que, à l'époque de Tenue de soirée, jouer les travestis avec Gérard Depardieu peut faire bobo, quand il se trouve dans notre dos.«104 kilos, monsieur! a lancé l'acteur plutôt menu.Il aurait pu faire (avec moi) ce qu'il voulait!» Il aurait été bien agréable de le voir échanger bisous et potins parisiens avec Juliette Binoche.Malheureusement, ni lui ni elle ne sont restés sur le plateau après leur entrevue.Étonnamment, c'est avec le souriant Claude Béchard que l'émission a décollé.Et ce, même si, en bon ministre, il s'en est tenu à des réponses de politicien sur les dossiers du mont Orford, des éoliennes et sur son plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Pas de gros mots à lancer sur Rona Ambrose, qui n'appuie pas Béchard.À 21 h 15, Patrick Bruel est venu donner encore plus de tonus à l'émission.On attendait un chanteur de charme qui allait nous parler d'amour.L'ancien tombeur de ces dames, transformé depuis qu'il est papa, a tenu un discours cohérent sur les émeutes dans les banlieues françaises, les conflits en Israël, la guerre au Darfour.Le sourire toujours collé au visage, Bruel a même osé dire que le Québec avait donné à Dieudonné une trop grande tribune.Dommage que la chaise du chanteur ne soit pas restée chaude, elle non plus, jusqu'à la fin de l'émission.Bruel a lui aussi quitté le plateau, pour cause de décalage horaire.Cet Algérien d'origine aura au moins eu le temps d'échanger avec la réalisatrice Nadia Zouaoui, qui a fait un documentaire sur la situation des femmes en Algérie.Au cours de l'excellente entrevue, la féministe algérienne, mariée de force et divorcée après 12 ans d'union, a rappelé que plusieurs femmes dans le monde sont condamnées à vivre dans la peur et la misère, même quand le gouvernement de leur pays semble de leur côté.«Les lois les protègent, mais la culture les enferme et les garde soumises.» En guise de dessert, Lepage nous a offert un Martin Picard épicurien et enveloppé.S'il n'y avait qu'un mot à retenir de son passage à Tout le monde en parle, c'est «anus».Soit la réponse du chef du Pied de cochon, créateur de la poutine au foie gras, à la question: «Quelle est la partie la plus bizarre que tu as apprêtée?» Sachez, mesdames et messieurs, que les derniers pouces de l'intestin qui y sont rattachés font la meilleure enveloppe de saucissons.Le chef a suscité bien des rires dans la salle.Voilà un invité inspirant pour le fou du roi, Dany Turcotte, qui ne doit vraiment plus regretter d'être sorti du placard, l'an dernier.«Je n'ose même pas dire que j'en ai déjà mangé, mais oui.» a-t-il lancé pendant un bref échange sur la façon d'apprêter les testicules.d'agneau.Tiens, voilà le menu parfait pour une émission de Tout le monde en parle : un chef amusant au dessert.et des cannettes de boisson énergisantes plutôt que des verres de vin aux invités français, pour leur éviter la fatigue ! TOUT LE MONDE EN PARLE Bienvenue dans l'Hexagone PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Parmi les invités français de Tout le monde en parle, c'est Patrick Bruel qui a brillé.même si le chanteur a quitté le plateau après son entrevue.DU LUNDI AU VENDREDI 11H WWW.RADIO-CANADA.CA/RICARDO L U N D I Gâteau à la vanille marbré au caramel M A R D I Tarte feuilletée aux endives et aux champignons M E R C R E D I Un menu 30 minutes pour recevoir simplement Consommé espresso au chorizo et au parmesan Moules rôties au four, aux tomates et aux pommes de terre Salade de fruits d'hiver et panettone J E U D I Purée de pommes de terre 101 et côtelettes d'agneau au paprika V E N D R E D I On cuisine les fruits rouges : chutney aux canneberges salade de fenouil et de grenade 3427026A 3435426A ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE «Ce qui compte, ce sont les liens d'affection qui relient les gens entre eux, formant une toile immense et invisible sans laquelle le monde s'écroulerait.Le reste, auquel on consacre la plus grande partie de son temps en prenant des airs très sérieux, n'a que peu d'importante.» C'est l'écrivain québécois Jacques Poulin qui a écrit cela, dans son roman Le vieux chagrin.Poulin n'a probablement jamais rencontré Wajdi Mouawad, mais cette citation trouve pourtant écho dans Incendies.En particulier à travers les paroles de Nawal, qui répète: «Maintenant que nous sommes ensemble, ça va mieux.» Dans son testament, Nawal ordonne à ses jumeaux Simon et Jeanne de retrouver leur père et leur frère.Ce retour aux sources est marqué par l'absurdité de la guerre, l'amitié sincère entre deux survivantes, le viol, l'abandon.Malgré les horreurs et les désillusions, il y a aussi un amour originel pour raccrocher les jumeaux à la vie, les sauver de l'anomie.Parce que, sans cela, c'est certain, leur monde s'écroulerait.De grands panneaux transparents dominent la scène du TNM, où sont dissimulés des personnages qui, chacun leur tour, sortent de l'ombre.Si bien que les scènes d'Incendies se suivent et se superposent sans linéarité.Le procédé donne lieu à plusieurs moments qui relèvent du génie.Comme cette scène dans le jardin d'Hermile Lebel (le notaire québécois), où la conversation est ponctuée du bruit assourdissant de marteaux piqueurs (ou sont-ce des bombes?).Ou encore la tirade de Nawal qui décrit l'explosion d'un autobus, tandis que l'arrosoir pivotant de la pelouse d'Hermile l'asperge d'eau (ou est-ce du sang?).La distribution est la même que lors de la création du spectacle au Quat'Sous, en 2003.Seulement, le «pays» jamais nommé, le Liban, a retrouvé l'été dernier le bruit trop familier des bombes.Forcément, l'impact de la pièce s'en trouve décuplé.Et puis il y a Éric Bernier dans ce personnage de tueur enfermé dans sa bulle, qui carbure à la violence et à la musique rock.Et voilà que le souvenir récent de Kimveer Gill nous habite.Transposé sur la scène du TNM, le texte de Wajdi Mouawad demeure percutant, pertinent et d'une beauté foudroyante.Tenezvous le pour dit: ce spectacle exige du spectateur une attention soutenue, pour en saisir toute la poésie.Les performances d'acteurs sont tout aussi admirables.Andrée Lachapelle, qui arrive en dernière partie du spectacle, incarne une Nawal souveraine, pleine de son passé terrible.Reda Guerinik est renversant dans le rôle de Simon, le boxeur furieux et entêté.Isabelle Roy est touchante en Nawal adolescente, amoureuse et déterminée.Dans le rôle du notaire Hermile Lebel qui varlope allégrement le langage, Richard Thériault apporte une dose d'humour à la québécoise.Qui d'autre que Wajdi Mouawad saurait recréer avec un tel génie l'amitié entre un Québécois débonnaire et une Libanaise meurtrie par la guerre?Il serait vain de résumer tous les thèmes abordés dans Incendies.De la même façon que la pièce rappelle qu'il est impossible de retracer les origines d'une guerre.C'est de la condition humaine qu'il est question, dans sa beauté comme dans sa capacité du pire.Avançons simplement que la pièce nous dit que malgré l'horreur, les bombes, les « couteaux plantés dans la gorge », il restera toujours les liens entre les humains pour se réchauffer, quand il pleut.Le reste n'a que peu d'importance.Incendies, texte et mise en scène de Wajdi Mouawad, une présentation du Théâtre Abé carré cé carré, au Théâtre du Nouveau Monde jusqu'au 25 novembre, supplémentaires les 28 et 29 novembre.THÉÂTRE / Incendies Ensemble, c'est tout PHOTO YVES RENAUD, FOURNIE PAR LE TNM Incendies, pièce de Wajdi Mouawad, est présentée une nouvelle fois sur les planches, au TNM.THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H00 yEV BIOSPHÈRE À l'heure du virage vert, cette nouvelle série nous rappelle que le pays compte 13 réserves mondiales de la biosphère, ces zones protégées identifiées par l'Unesco.Première : le mont Saint-Hilaire.Animateur : Marc- André Coallier.19H00 yCD BIOGRAPHIES: CLAUDE CHARRON Il a le don de raconter une histoire, alors imaginez quand c'est la sienne ! Claude Charron se révèle un homme à la mémoire remarquable, sensible et fidèle en amitié.Souvenirs de ses débuts en politique et de sa carrière médiatique.Primeur.20H00 yTVA ANNIE ET SES HOMMES Par un drôle de hasard, le psy qui évalue Annie et Hugo pour l'adoption tombe sur Sylvie et François.Avec des amis comme ça.20H00 yABC THE 40TH CMA AWARDS Amateurs de country américain, c'est votre gala ! En direct de Nashville, Brooks & Dunn présentent Alan Jackson, Rascal Flatts, Carrie Underwood, Sara Evans, Brad Paisley.21H00 yTVA LE NÉGOCIATEUR Mac se retrouve avec une autre affaire délicate sur les bras.La fille de Sonia Lupien, l'ex de Pigeon, disparaît.La mère relie l'affaire à sa dette envers un prêteur italien, mais Mac découvre que la situation est pas mal plus compliquée qu'elle en a l'air.21H00 ySRC C.A.Sarah joue les détectives pour prendre son homme en flagrant délit d'infidélité ! 21H30 ySRC TOUT SUR MOI Ne confiez jamais votre enfant à trois acteurs en mal de travail ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION LUNDI 6 NOVEMBRE Le Téléjournal Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir C.A.Tout sur moi Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La Fosse aux./ Michel Tremblay Le TVA 18 heures Le Cercle Occupation double Le Sketch Show Annie et ses hommes Le Négociateur II Le TVA 22 heures Le Cercle Denis Lévesque Le Grand Journal (16:30) Flash / Michel Blanc Loft Story Rire et Délire AFTERSHOCK:TREMBLEMENT DE TERRE À NEW YORK (5) avec Tom Skerritt, Sharon Lawrence (2/2) Dutrizac 110% Loft Story Macaroni tout garni Ramdam Méchant contraste! Les citadins du rebut global Visite libre Bazzo.tv / Joseph Facal, Michel Tremblay Méchant contraste! Casanova (3/4) CTV News Access H.e Talk Corner Gas The Class Justice CSI: Miami CTV News CTV News eTalk Jeopardy CBC News Canada Now Coronation.Air Farce Doctor Who 72 Hours.Rumours The National The Hour .Raymond ABC News .Raymond Will & Grace The 40th Annual CMA Awards Sex and the City Nightline News CBS News E.T.How I Met.The Class 2 1/2 Men .Christine CSI: Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Deal or no Deal Heroes Studio 60 on the Sunset Strip Tonight (23:35) The Newshour World News Profile Antiques Roadshow / Roadshow Remembers American Experience / The Gold Rush Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour World News Crossing Jordan CSI: Miami / Trois épisodes Gene Simmons Family Jewels Growing up Gotti Les Belles Histoires des pays.La Vie, la vie Grands Spectacles - La Traviata à Paris / Opéra Le Garage Le plaisir croît avec l'usage Street Legal Videos Dance.Solstrom QUEEN OF THE STARDUST BALLROOM (4) avec Maureen Stapleton Law & Order Par la bande Fou! Fou! Fou! Biographies / Claude Charron Superscience Danger dans les airs Un tueur si proche 48 Heures Le Cégep.La FAD.Démocratie et économie.chrétiens et musulmans?Centre.de l'automobile Beau temps.Limoilou .communicateurs Mean.Cars Daily Planet Megabuilders Deadliest Catch Canada's worst Driver Daily Planet Pilot Guides Biosphère .à table Beauté du monde Village.Soleil tout inclus .le spa Pub So Little.Darcy's.so Raven Smart Guy 8 Simple.Life with Derek The Sinbad.Bonnie Popular 8 Simple.Life with Derek That '70s Show King of the Hill The Simpsons Seinfeld Prison Break Justice .Chris All of us Girlfriends The Game News House &.ET Canada E.T.Heroes Without a Trace E.T.Open Homes Soldats Chantiers / Les Mines Je m'en souviens / Émeutes JAG Docu Fiction / Speer et Hitler Mad Labs Things.Finding the Fallen Turning Points of History Deadwood / Six épisodes Évolution.Top5.franco Top5.anglo Ça commence.Musicographie / Bob Dylan Paris vs Nicole Les 101 rencontres.Concert Pop, Florence K.Info Max Top5.anglo Infoplus M.Net .clips Presque.VJ Mathieu Rockde Babu Hogan.Barker Mes vieux.Viva la Bam Aroma de cafe The Insider Seinfeld Deal or no deal Sino Mtl Ni Hao The Closer Soul Call Late.(23:35) World News .Our World CBC News CBC News The Hour CBC News:The National Return of the Taliban CBC News:The National Dominique Poirier en direct Prison et corruption en Russie Le Téléjournal 5sur 5 Le National Le Téléjournal Sports 30 Hockey / Sénateurs - Capitals Sports 30 Les Agents.Billard féminin Sans laisser de trace Témoins silencieux Fortune et Trahisons Justice à Boston C.S.I: Miami Destins croisés Sois Cool (17:10) Reste (19:15) Deadwood 3 / Deux émissions Perversions mystiques 3 Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Regenesis Dead Like me CSI: Crime Scene Investigation Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Alias The 4400 F/X:The Series Prime Time Sports Hockey / Sénateurs - Capitals Overtime Sportsnetnews Best Damn Sports Show Period Sciences.Degrassi Panorama Vu du large INGUELEZI (4) avec Marie Payen, Éric Caravaca Panorama Jamie's Kitchen / Pig Farm Texas Cheer Moms Little People, Big World Smallest People in the World Miami Ink Little People, Big World .the Record Sportscentre .Hockey NFL Monday Night.NFL Football / Raiders - Seahawks Sportscentre Les Simpson Delilah &.6TEEN .Titans Batman Futurama Les Simpson Henri pis.Futurama Décalés.Les Simpson Star.Questions.Journal FR2 .brocante Vie privée, vie publique / SOS, enlèvement d'enfant LE TEMPS DE LA DÉSOBÉISSANCE (4) Journal (23:10) Coeurs.(23:40) Fetch! Time Warp.To Build a Nation The Agenda WHO KILLED COCK ROBIN?Morning Sun (1/2) The Agenda Déco.Ménage On joue.Manon.Interventions miracles Jeux de société / .sans-abri?Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Déco.5$ pour.Connexion Ar Shitechs.Le Guide de l'auto Sans filtre Livre Show Boom la vie Louise à votre service Boxe Rock Smallville Phénomène.Darcy Parents.70 Charmed R-Force Académie.Il était une.70 Odd Parents Being Ian Fresh Prince Malcolm in the Middle Weird Years 15 Love My Family .(22:05) Bob (22:35) .(23:05) Hollywood.La Porte des étoiles .nerdz .c'est fait Invasion Star Trek: Enterprise Monstres mécaniques La Porte des étoiles Doc Monde / Pas en notre nom CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC Méchant contraste! Ce soir 19 h telequebec.tv Quand l'art est esthétique et.écologique! Et entrevue avec Frédéric Back.Réalisation-coordination : Louise Allard 3427693A Joseph Facal, Michel Tremblay.12h30 et 22 h Bazzo.tv tteelleeqquueebbeecc.ttvv Leur dernier livre.Et un mot d'actualité avec Laure Waridel.3427718A ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET CYBERCULTURE Internet héberge désormais 101 millions de sites.Imaginez qu'en 1995, on n'en recensait que 19 000! Le million de sites avait été franchi en 1997, multiplié au centuple une décennie plus tard.La plus forte expansion s'est produite depuis 2004 ; elle repose en grande partie sur la popularité phénoménale des blogues, indique une étude du cabinet Netcraft publiée jeudi par AFP.Depuis le début de 2006, dévoile en outre Netcraft, la Toile a accueilli 27,4 millions de nouveaux sites, comparativement à 17 millions en 2005.Au Canada, le 750000e nom de domaine vient d'être recensé par l'Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), ce qui représenterait une hausse de 50% du nombre d'enregistrements «.ca» en moins de deux ans.Les blogues et les sites collaboratifs sont les principaux responsables de cette croissance exponentielle, d'où le rachat spectaculaire de You Tube par Google.Le site de vidéo en ligne occupe actuellement 46% des parts de marché dans l'échange des contenus vidéo en ligne sur Internet, avec un réseau de plus de 100 millions d'utilisateurs.Quelques semaines après avoir fait l'acquisition de You Tube pour 1,65 milliard de dollars US, Google accélère les négociations avec les plus puissantes entreprises de contenu médiatique.C'est qu'il faut convaincre les éventuels partenaires de la rentabilité d'une telle plateforme.Encore faut-il que Google puisse convaincre les fournisseurs de contenu de sa capacité à sécuriser You Tube.C'est pourquoi le site s'applique déjà à purger de son immense répertoire des milliers de contenus protégés par le droit d'auteur qui ne font pas l'objet d'ententes, parce qu'ils ont été mis en ligne par des usagers ordinaires qui les ont copiés impunément - The Daily Show With Jon Stewart, The Colbert Report et South Park font partie de ces purges, révélait le New York Times la semaine dernière.Propriété du conglomérat médiatique News Corp (Rupert Murdoch), le fameux site My Space.com, qui compte sur 37 millions d'utilisateurs aux États- Unis, a également annoncé avoir développé des mesures techniques de protection pour que les contenus numérisés ne se retrouvent pas illégalement sur son réseau collaboratif.You Tube et My Space doivent donc transiger avec les plus inf luents titulaires du droit d'auteur, d'où cette urgence à rendre sécuritaires les contenus de leurs partenaires d'affaires.Or, la tendance de plusieurs sites d'abonnement en ligne est à l'assouplissement des mesures techniques de protection, particulièrement ceux se consacrant essentiellement à la musique.Il faut voir dans cette nouvelle tentative d'instaurer l'ordre dans le contenu vidéo en ligne une intransigeance des industries de la télé et du cinéma.Similaire à l'intransigeance que manifestait celle de la musique il y a quelques douzaines de mois.Pendant que la télé et le cinéma jouent les gros bras, les majors de la musique avalent tranquillement la pilule, conscients que la façon de déterminer la valeur marchande des contenus ne sera jamais plus la même.La multinationale Universal Music ne vient-elle pas d'annoncer son intention de réduire de plus de 30% le prix à l'unité du téléchargement pour 1500 albums de son répertoire ?Cité récemment dans le journal en ligne du site Générations Nouvelles Technologies, le célébrissime Edgar Bronfman Jr, patron de Warner Music, ne souhaite-t-il pas une plus grande souplesse dans la fixation des prix chez iTunes ?Bien sûr, là où les investissements de contenu sont les plus considérables, on agit comme l'industrie de la musique l'a fait précédemment.C'est dire que les majors de l'information et du divertissement auront la mèche courte pour une période encore indéterminée.Aux États-Unis, par exemple, l'administrateur d'un réseau d'échange Peer-to-Peer (P2P) vient d'être condamné à une peine d'emprisonnement de cinq mois pour violation des droits d'auteur.Grant T.Stanley, 23 ans, un des responsables du service P2P Elite Torrents (133000 membres, 2 millions de contenus), est un cas exemplaire visant à décourager les millions d'internautes.Comment, au fait, arrivera-t-on à les décourager?Comment pourrat- on mater 101 millions de sites?COURRIEL Pour joindre notre choniqueur : alain.brunet@lapresse.ca 101 millions de sites Internet à maîtriser Depuis le début de 2006, la Toile a accueilli 27,4 millions de nouveaux sites, comparativement à 17 millions en 2005.Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX PHILIPPE RENAUD MUSIQUE EN LIGNE COLLABORATION SPÉCIALE Question : doit-on remplacer le terme anglophone podcast pour netcast ?Si la question ne se pose pas en français - bien que le mot baladodiffusion fasse grincer des dents bien des adeptes , le débat étymologique fait rage depuis que le «netcaster» Leo Laporte a jeté son pavé virtuel dans la mare.Vulgarisateur des nouvelles technologies bien en vue dans les médias, le New-Yorkais Leo Laporte est à la tête du siteTWiT.tv - ou plutôt, This Week in Tech - et y produit plusieurs baladodiffusions, dont l'immensément populaire This Week in Tech, qui trouve 250 000 adeptes chaque semaine.Ainsi, en septembre dernier, Laporte a mis en ligne une baladodiffusion militant pour une meilleure définition du terme et proposait d'abandonner l'appellation «podcast », déjà largement acceptée par les internautes, pour «netcast ».Plusieurs arguments sont invoqués pour ce changement.D'abord, dit Laporte, «le nom podcast indique qu'on a besoin d'un i Pod pour en écouter, ce qui est faux».Pour les initiés, il s'agit d'une évidence.Mais, croit Laporte, pour ceux qui s'initient aux joies de la baladodiffusion, cela mérite une clarification.Plus important encore, la compagnie Apple a déposé au début du mois de septembre des demandes auprès du bureau américain des marques déposées (Trademark Office) et du bureau des brevets (United States Patent) pour que les termes podcasting et i Podcast deviennent des marques de commerce appartenant à Apple.Déjà, Apple a distribué quelques mises en demeure pour usage abusif du terme «pod» et «podcast », notamment à l'agrégateur Podcast Ready.http://blogs.zdnet.com/BTL/?p=3482 www.podcastready.com/ www.twit.tv/ Frank Zappa, homme politique En 1988, le regretté génie musical Frank Zappa a contemplé la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle américaine, après avoir milité durant plusieurs années pour que les jeunes se rendent aux urnes, allant même jusqu'à installer un «bureau de vote» à ses concerts.Sa plus grande cause fut cependant celle de la libre expression et, en 1985, le musicien a même témoigné devant le Sénat américain contre le lobby pro-censure Parents Music Resource Center.Pour se mettre dans l'esprit des élections de mi-mandat aux États-Unis, voici un fascinant document vidéo hébergé par You Tube nous permettant de mieux connaître Zappa l'homme politique.D'une durée de près de 22 minutes, ce débat, portant sur la censure (mais dérivant sur la nature «fasciste» de l'Amérique, telle que vue par le musicien) a été diffusé durant l'émission Crossfire de CNN le 28 mars 1986; il oppose Zappa et l'hôte Tom Braden à leur contrepartie de droite Robert Novak et au chroniqueur du Washington Times John Lofton.À ce dernier, Frank Zappa lance un savoureux «You can kiss my ass»! http://youtube.com/watch?v=6HljzEXJvj8 Le podcast est mort, vive le netcast ?AU PALMARÈS TOP 5 VENTES - SINGLES >1- Chasing Cars - Snow Patrol >2- Maneater - Nelly Furtado >3- How to Save a Life - The Fray >4- Wind it Up - Gwen Stefani >5- Fergalicious - Fergie Source : i Tunes Store Canada, 04/11/06 TOP 5 VENTES - ALBUMS >1- The Black Parade - My Chemical Romance >2- Wintersong - Sarah Mc Lachlan >3- The World Container - Tragically Hip >4- No Stranger - Tom Cochrane >5- Eyes Open - Snow Patrol Source : i Tunes Store Canada, 04/11/06 TOP 5 FICHIERS MUSICAUX PARTAGÉS >1- My Love - Justin Timberlake >2- Smack That - Akon >3- Chain Hang Low - Jibbs >4- It's Okay (One Blood) - The Game >5- Buttons - Pussycat Dolls Source : Big Champagne, du 23 au 30 octobre 2006 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Lhasa de Sela a renoué avec son public montréalais le week-end dernier.MARIO CLOUTIER CRITIQUE La fée est de retour et sa magie opère toujours.Lhasa a poursuivi son histoire d'amour avec les Montréalais samedi et hier au Coup de coeur francophone.Avec tout l'ensorcellement dont elle est capable, la chanteuse a présidé samedi une sorte de veillée sur le perron nord-américaine, intimiste, sans fil et sans micro.Enfin, il y en avait bien quelques-uns cachés ça et là, mais passons sur les technicalités afin de nous concentrer sur la fée nerveuse et rieuse, intense et spontanée qui trouble, touche et séduit.La llorona était là aussi sur ce grand balcon éclairé par de petites lanternes chinoises.La cérémonie sans cérémonie s'est déroulée en compagnie de musiciens fabuleux: Rick Hayworth, Mélanie Auclair, Marc-André Larocque, mais aussi Patrick Watson et le frérot de la fée, Alex, l'elfe aux doigts magiques.Dans la forêt enchantée de Lhasa, certains fantômes avaient été conviés: Bob Dylan, Elliott Smith et Tom Waits.C'est à ce dernier que l'on pense en écoutant les belles et nouvelles chansons de la chanteuse à la voix veloutée, comme Love Came Here et Bells Are Ringing.L'amour reste son univers de prédilection mais, sur le quai des allers et retours fréquents, il peine à rimer avec toujours.Lhasa c'est toujours toutes les relations et toutes les émotions du monde dans une seule voix, d'innombrables gestes et sa poésie bien à elle.Un nouveau personnage apparaît : une araignée sexy, mais la pauvre n'a pas réussi à «attirer le bonheur dans sa toile ».Un poisson se demandera plus tard «si la vie est comme ça pour tous».La deuxième partie montre la chanteuse généreuse et parfois choriste, laissant de la place à Bob Dylan et Mélanie Auclair, violoncelliste devenue chanteuse country-folk.Et le moment de grâce final, une pièce merveilleuse dédiée à papa-quiétait- dans-la-salle, I'm Going In, au sujet d'un foetus un peu hésitant, mais qui lance enfin: « Je suis prête à y aller maintenant, j'y vais.» L'acoustique souffrait parfois de la petitesse de la salle et de la disposition des musiciens.Malgré ce bémol, Lhasa a mis au monde un spectacle unique et touchant.CHANSON / Lhasa de Sela La magie de l'ensorceleuse THÉÂTRE Evelyne de la Chenelière est une tête chercheuse.De plus, elle sait peser ses mots et fuir les phrases creuses ou prétentieuses.Son intelligence n'a d'égale que son audace.Pour sa dernière création, L'éblouissement du chevreuil, la dramaturge et comédienne de 31 ans a voulu entrer dans la tête d'un mec.Rien de moins.SYLVIE ST-JACQUES «Cela peut ressembler à une promenade dans la tête pleine de questions d'un être humain », indique Evelyne de la Chenelière à propos de L'éblouissement du chevreuil.Ce fantasme d'accéder aux pensées des autres, elle nous l'avait déjà dévoilé dans Désordre public , avec ce personnage de Max qui entendait réfléchir les gens.«En effet, j'aime bien que la liberté d'écriture m'amène vers des propositions impossibles, comme celle d'avoir accès à l'intimité des étrangers », exprime-t-elle.L'auteure des Fraises en janvier - pièce qui a été jouée en anglais au dernier festival Fringe d'Édimbourg - est une fille d'équipe.Du moins, c'est l'image qu'elle projette, attablée au milieu des comédiens qui ont cheminé avec elle dans le long processus qui a mené à la création de L'éblouissement du chevreuil.Cette pièce, ils la portent en eux depuis 2003, soit depuis que de la Chenelière a créé une première ébauche de la pièce lors d'un exercice de finissants du Conservatoire d'art dramatique.Elle a un penchant pour l'initiative, celle qui n'a attendu aucune permission pour écrire et créer.Propulsée depuis ses débuts par son tempérament de défricheuse, elle n'a pas hésité lorsque ces nouveaux collaborateurs du Conservatoire lui ont communiqué leur désir de monter un spectacle autonome.C'est-à-dire sans subvention ni encadrement.«Ce qui nous réunit, c'est l'envie pure de donner vie à cet objet théâtral.Autant dans nos choix artistiques que dans notre proposition, nous avons été souverains jusqu'au bout.Personnellement, ce sont les démarches auxquelles je crois le plus.» Travestisme intellectuel Dans son effort de compréhension des femmes, Joe, personnage principal de L'éblouissement du chevreuil, revient à la première figure féminine de sa vie : sa mère.Il croise ensuite toutes les figures féminines, issues de l'univers cinématographique ou télévisuel, qui ont forgé son imaginaire.Audrey Hepburn et Lauren Bacall croisent l'itinéraire onirique de ce pauvre diable qui, selon Marie- Laurence Moreau, «ressemble à notre chum, notre frère».« Joe a besoin de visiter l'intérieur de choses pour trouver le morceau qui lui manque », ajoute le comédien Justin Laramée, qui joue le rôle de ce héros en pleine psychose.Evelyne de la Chenel ière parle de cette oeuvre comme de sa « première pièce féministe ».Elle y occulte les fantasmes masculins, s'aventure dans ce désir qu'ont les hommes de combler l'ultime manque féminin, et ce, « même si tout le monde sait théoriquement que personne ne peut rendre l'autre pleinement satisfait ».Joe est si déterminé à comprendre les femmes qu'il va jusqu'à se créer un alter ego féminin nommé Joséphine.Inversement, Evelyne de la Chenelière a essayé de se mettre dans la peau d'un homme, pour entrer dans la tête de Joe.« Je me suis souvent demandé ce que j 'écrirais si j 'étais un homme», confie-t-elle.On n'a pas fini d'entendre les scientifiques disserter sur les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes.Avec L'éblouissement du chevreuil, Evelyne de la Chenelière tente, par la fiction, d'aborder une énigme qui obsède les humains depuis que le monde est monde.Qui sait si sa pièce ne nous donnera pas un début de réponse, pour mieux comprendre ces mystérieuses créatures qu'on appelle le «sexe opposé»?L'éblouissement du chevreuil, d'Evelyne de la Chenelière, mise en scène de Jean-Guy Legault, avec Delphine Bienvenu, Sébastien Huberdeau, Justin Laramée et Marie-Laurence Moreau, du 7 au 25 novembre à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.THÉÂTRE / L'éblouissement du chevreuil Éblouissante de la Chenelière PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © La distribution de L'éblouissement du chevreuil : Sébastien Huberdeau, Jean-Guy Legault, Justin Laramée, Marie-Laurence Moreau, Evelyne de la Chenelière (auteure de la pièce) et Delphine Bienvenu.SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Un appartement délabré.Quelques cartons, un divan recouvert de plastique, des carreaux barbouillés qui cachent un ciel étoilé.L'univers de Vincent River est sombre, glauque même.Les personnages incarnés par Danielle Proulx et Renaud Lacelle-Bourdeau nous entraînent dans leur triste destin où rôde le spectre d'un mort.Leur duel est imprégné de douleur, de sang, de neige, d'amour filial et de sexe honteux.Anita est une mère brisée par la mort de son fils, tué sauvagement lors d'un carnage homophobe.Ostracisée par son entourage, elle a trouvé refuge dans un quar tier mal famé.Danielle Proulx est brillante dans ce rôle éprouvant et émouvant, où elle se révèle maternelle, meurtrie, désespérée, souveraine.Actrice longiligne, elle porte la troublante beauté de cette femme au passé chaotique, qui doit trouver le courage de vivre malgré l'horreur.Cela fait des mois que Davey espionne Anita.Cette dernière en a assez.Pour connaître les motifs de ce garçon, elle l'invite à entrer chez elle.Il lui dit que, depuis qu'il a découvert le cadavre de Vincent, la mort le talonne.L'improbable couple fait alors un pacte qui le propulse sur la piste de la vérité, qui ne laissera personne indemne.Avec un don i ndén iable pour la métamorphose, Renaud Lacelle-Bourdon fait vivre à son personnage de Davey une transformation d'adolescent timoré en être charnel, assoiffé de sexe.Langue brutale La pièce de Philip Ridley se situe à Londres et on a gardé intactes les références aux quartiers londoniens dans la description des lieux.La traduction de Maryse Warda emploie un langage populaire québécois, tout en conservant une certaine musicalité britannique.De cet hybride émerge une langue brutale, où le joual rencontre la dureté de la langue des quartiers populaires de Londres.Seule ombre au tableau : le fait d'avoir situé cette histoire à notre époque.Le récit se déroule dans une grande ville, vers les années 90.Bien sûr que les crimes homophobes existent toujours, on ne saurait le nier.Cependant, cette femme ostracisée, persécutée à la suite de la mort honteuse de son fils de 35 ans encore dans le placard, elle appartient aux années 60.En 2006, on ose espérer que la mère d'un fils assassiné recevrait un peu de compassion de la part de son entourage.Vincent River se présente comme une pièce sur l'homophobie.Mais ce texte explore d'abord et avant tout la très grande complexité des rapports mère-fils.Dans ce huis clos, Anita et Davey tentent désespérément de refaire le puzzle pour enfin donner un sens à la mort de Vincent.Pour y parvenir, ils s'aident avec de l'alcool et des pilules, et se lancent dans un jeu dangereux où ils recréent les événements tragiques.Leur description des faits est terriblement précise.Et on saisit leur désarroi lorsque le simple parfum d'une chemise ou la description d'un épisode de masturbation les trouble jusqu'à les rendre malades.Il suffit de deux comédiens qui savent raconter pour imaginer les scènes clés qui ont précédé le croisement des destins d'Anita et de Davey.Savoir toucher ainsi à l'imagination du spectateur, voilà quelque chose de rare, de presque magique.Préparez-vous: la plongée au coeur de la vérité est intense, presque insupportable.Et les personnages s'en sortent encore plus meurtris.Mais cela est à l'image de la fatalité.Vincent River, texte de Philip Ridley dans une traduction de Maryse Warda, mise en scène de Robert Bellefeuille, au Quat'Sous, jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE / Vincent River Un homme mort La dramaturge parle de cette oeuvre comme de sa « première pièce féministe ».Leur duel que met en scène la pièce est imprégné de douleur, d'amour filial et de sexe honteux.EN BREF SYLVIE ST-JACQUES Une trop bruyante solitude au Prospero Moins connu que Milan Kundera, Bohumil Hrabal est pourtant considéré comme l'un des auteurs phares de la littérature tchèque.« Il peut être comparé à Kerouac et à Céline, par son style très vivant et imagé.Personnellement, je trouve qu'il y a une parenté avec le réalisme magique de Gabriel Garcia Marquez », dit Téo Spychalski, qui signe la mise en scène de la pièce Une trop bruyante solitude, production du Groupe de la Veillée qui prend l'affiche du Prospero cette semaine.Hanta, protagoniste du récit, travaille dans une usine de recyclage où il pilonne des livres qu'on destine au recyclage.Les litres de bière qu'il ingère nous amènent dans les dédales de ses pensées.Hrabal qui a passé sa jeunesse dans une brasserie, auprès de sa mère et son beau-père, a travaillé dans une usine de recyclage semblable à celle imaginée dans Une trop bruyante solitude.«La pièce est une sorte de confession- monologue.Le livre comporte plusieurs mises en situation de ses souvenirs dans la cave de l'usine », explique le metteur en scène, qui a choisi le comédien Claude Lemieux pour ce personnage qui voue un culte presque charnel aux livres.«Hanta hume, sent et touche les livres.Il boit les phrases avant de les mettre dans la machine à presser.» «Hrabal a créé un imaginaire éclaté du peuple tchèque et bohémien », affirme Téo Spychalski.Arrivé tardivement à l'écriture dans les années 1950, Bohumil Hrabal est l'auteur du film Trains étroitement surveillés qui, en 1967, a récolté l'Oscar du meilleur film étranger.Supplémentaires pour Traces Une semaine après la première de Traces, la TOHU annonçait une série de supplémentaires pour ce nouveau spectacle des 7 Doigts de la main.Les cinq artistes recrutés par les 7 Doigts rajeunissent le cirque avec leurs numéros de breakdance et de skateboard.Les représentations supplémentaires auront lieu les 7, 8, 9, 10 et 11 novembre à 20h (mais c'est déjà complet pour les 7 et 9 novembre).Jouer contre la désertification Le Théâtre de l'Abysse a décidé de faire sa part pour la lutte contre la désertification.En collaboration avec l'Agence canadienne de développement international et l'Association québécoise des organismes de coopération internationale, cette compagnie a monté une pièce sur les gestes que chaque citoyen peut faire pour contrer le phénomène.Certification D, qui s'adresse aux enfants âgés de 9 à 12 ans, tient du jeu vidéo.Jean- Gérard, le joueur, doit combattre la désertification dans sept des grands déserts de la planète.Le 12 novembre prochain à la Maison de la culture Côte-des-Neiges.C'est gratuit.Information: (514) 971-0435.Y a-t-il trop de compagnies théâtrales?C'est à cette question polémique que s'attaque la 50e Entrée libre de Jeu, le 13 novembre à 17h au Théâtre La Chapelle.Cette discussion animée par Michel Vaïs amènera les invités Davis Lavoie, Pierre Mac Duff et Richard Simas à aborder le problème sous plusieurs angles.On s'intéressera par exemple au besoin d'équilibre entre l'offre et la demande, à la gestion de la croissance du milieu ou aux problèmes engendrés par l'augmentation du nombre de compagnies éphémères.ENTRÉE EN SCÈNE > Une trop bruyante solitude, au Prospero, du 7 novembre au 2 décembre > L'éblouissement du chevreuil, au Théâtre d'Aujourd'hui, du 7 au 25 novembre > Florence, au Théâtre Denise-Pelletier, du 7 novembre au 6 décembre "]
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