La presse, 1 octobre 2006, C. Arts et spectacles - Radar
[" TÉLÉVISION LES BELLES SURPRISES DE LA TÉLÉAMÉRICAINE PAGE 2 RADIO À LA DÉCOUVERTE DE L'AUTREWONG, CELLE DE CISM PAGE 4 LECTURES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE RENCONTRE JONATHAN LITTELL PAGE 11 NANCYHUSTON NOUS REÇOIT CHEZ ELLE À PARIS PAGE 13 ARTS ET SPECTACLES À LAMODE, LE CHEERLEADING! PAGES 8 ET 9 (x24) (x8) (x7) (x16) (x28) a.b.a.b.CLIC ! OPTIONS (x2) OPTION (Bx1) OPTION (Ax1) ILLUSTRATION : DAVID LAMBERT ET ANDRÉ RIVEST, LA PRESSE © AA x4 Depuis 2003, Gérard D.Laflaque et toute un galerie de personnages virtuels prennent vie chaque semaine sur le petit écran dans Et Dieu créa.Laflaque.Un miracle hebdomadaire dont La Presse dévoile enfin tous les secrets.UN REPORTAGE DE SONIA SARFATI EN PAGES 2 ET 3 LE PLAN LAFLAQUE ENFIN DÉVOILÉ VOUS INVITENT À LA PREMIÈRE DU FILM www.congorama-lefilm.com OLLIIVIIEERR GOUURRMEETT PPAUULL AHMARRANII un film de PHILIPPE FALARDEAU un film de PHILIPPE FALARDEAU Soyez l'un des 100 chanceux à assister à la première de Congorama film d'ouverture du Festival du Nouveau Cinéma, au Cinéma Impérial, le mercredi 18 octobre.Pour participer, inscrivez-vous à l'adresse suivante : cyberpresse.ca, section arts et spectacles.Le concours débute le 30 septembre 2006 pour se terminer le 8 octobre 2006.La valeur des prix offerts est d'environ 1 000 $.3432645A SONIA SARFATI La mission était de percer le mystère de la création de Et Dieu créa.Laflaque.Il fallait donc aller frapper aux portes du paradis qui, comme tout le monde le sait (à part les chauffeurs de taxi), se trouve à Pointe-Saint-Paul.Un paradis artificiel, puisqu'il protège son anonymat derrière l'étiquette Productions Vox Populi.Une fois sur place, il fallait trouver.Dieu.Là, surprise.Non, Dieu n'est pas une femme.Il est multiple (et, en très grande majorité, masculin) : l'émission est en fait le fruit (pas défendu) du travail de près d'une quarantaine de personnes (scripteurs, comédiens, imitateurs, animateurs, modélisateurs, etc.).À leur tête (pensante), une pas très sainte trinité : Serge Chapleau, père spirituel (ou âme damnée ?) de Gérard, producteur au contenu et concepteur principal de l'émission, voix de Laflaque.bref, tout ce qui est dit dans l'émission passe sous ses yeux sinon par sa bouche; Michel Morin, directeur d'écriture; et Pierre Huet, délégué au contenu.Voici une idée, succincte, de la manière dont s'écrit, semaine après semaine, le destin de Gérard D.Laflaque.LUNDI Pendant le week-end - dans ce paradis, on ne se repose pas le dimanche - Serge Chapleau, Michel Morin et Pierre Huet ne se sont pas déconnectés de l'actualité.Contrairement aux Québécois face au reste du Canada, dixit la gouverneure générale Michaëlle Jean dont la déclaration fera l'objet de commentaires ce soir.Bref, avec l'actualité en tête, Michel Morin monte la structure de l'émission à venir.En après-midi, Serge Chapleau enregistre l'intro et l'ouverture tandis que certains scénaristes (ils sont moins d'une dizaine) planchent sur des pistes afin de dégager quelques angles d'attaque.Et « l'humain de service », Christopher Hall ou Frédéric Savard, pose les bases de son topo.Pendant ce temps, enchaînés à leur ordinateur (il y a des chaînes au paradis ?), les animateurs et modélisateurs.animent et modélisent, et animeront et modéliseront ainsi toute la semaine.LE SCOOP DE L'ENVOYÉE SPÉCIALE Aujourd'hui, l'humain sera Fred et il discutera avec Gérard de l'équipe de rêve du PQ -Lisette Lapointe et Pierre Curzi en tête.Allez, roulez jeunesse ! Quant à l'éditorial, il portera sur la malbouffe -dont Gérard se fera le chantre.Surprise, surprise ! MARDI En matinée, Serge Chapleau, Michel Morin, Pierre Huet et quelques personnes qui ont de l'esprit (ou essaient d'en avoir) -une petite huitaine, quoi ! - s'installent dans la salle de conférence pour la séance de brainstorming.Michel Morin arrive avec des pistes qu'il ne leur reste (!) qu'à emprunter, à fouiller et à puncher.Même chose avec le topo écrit par «l'humain de service» et le texte des nouvelles.En après-midi, les scripteurs.ben, empruntent, fouillent et punchent.Aïe ! LE SCOOP DE L'ENVOYÉE SPÉCIALE Daniel Lemire a participé, mardi, à la séance de remueméninges.C'était une première.Et pas une dernière : l'humoriste pourrait fort bien, très prochainement, incarner vocalement un nouveau personnage évoluant dans la ménagerie de Gérard.MERCREDI Enmatinée, le général Chapleau passe en revue les textes écrits par son armée.OK, on pourrait aussi parler de Dieu relisant ses apôtres mais.le ton n'est pas à la parabole.Ensuite, direction le studio d'enregistrement.Il y fait chaud.Il y fait noir.L'enfer ! Mais il ne s'y passe rien de mal.Serge Chapleau et (l'inimitable) Pierre Verville s'y font face - parfois avec d'autres larrons, si le texte l'exige - et, chronométrés par l'assistante à la réalisation Mélanie Bergeron (oui, c'est une fille !), se transforment l'un en Gérard, l'autre en.tout ce dont vous avez besoin.Ensuite, les comédiens Luc La Barre et Karl-Patrice Dupuis se glissent dans les très seyants costumes bleus ornés d'une multitude d'ampoules rouges.Du dernier cri.C'est grâce au premier (et à la magie de la capture de mouvements) que Gérard bouge - déception, Chapleau n'est pas de ce pyjama party-là ! Quant au second, il fait presque tous les autres personnages.Autour d'eux, pour les guider, des écrans.Devant eux, en guise de repères, des squelettes de décors.Dans leurs oreilles, les textes qui viennent d'être enregistrés.Sur le côté, le réalisateur Philippe-Louis Martin et son équipe.LE SCOOP DE L'ENVOYÉE SPÉCIALE Dans l'intimité du studio d'enregistrement, le chat est sorti du sac : le chef du Parti québécois, André Boisclair, est le prochain politicien qui comptera parmi les invités réguliers de Gérard.Il devait faire sa première apparition aujourd'hui.L'avènement a été reporté d'une semaine parce que le Chapleauen- chef n'est pas satisfait de la plastique de « l'enfant ».Autre scoop de l'envoyée spéciale : l'imitateur Benoît Paquette, qui faisait déjà les voix du pape, d'Oussama et autres Élisabotte 2, a passé une audition en présence de La Presse (mais il l'ignorait, donc n'a pas été intimidé) et obtenu le rôle du barman auquel les politiciens viendront se confier.JEUDI Les trois têtes pensantes regardent une version pas finale de l'émission.Évaluent, critiquent.Décident des modifications à apporter.Ils ont jusqu'en début d'après-midi pour demander des changements visuels.Pendant ce temps devant les ordinateurs, les animateurs et les modélisateurs.n'ont pas quitté la place et les fonctions qu'ils occupaient déjà lundi.LE SCOOP DE L'ENVOYÉE SPÉCIALE Pas de scoop: elle n'était pas là.VENDREDI Les dés sont jetés et la cassette de l'émission, envoyée à Radio-Canada.Si un événement important se produit, des modifications, vocales seulement, sont possibles.Là, entre en ligne de compte le « facteur humain », la lourdeur de l'animation 3D et la volatilité de l'actualité.Expliquons.Les animateurs de Et Dieu créa.Laf laque sont moins d'une dizaine et ne peuvent animer que deux minutes chacun par semaine.L'apparition d'un être humain, même pour une ou deux minutes, est essentielle pour rentrer dans le budget de l'émission (qui tourne autour de 180 000 $ par épisode).Si un événement (apocalyptique) se produit, le gars des vues est appelé à la rescousse : dans la banque « gérardienne » se trouvent des Gérard-passe-partout qui disent, par exemple, « Et maintenant, rejoignons Christopher Hall ».Ainsi présenté, le reporter en chair et en os livre la nouvelle.Ce qui n'empêche pas les faux pas.Rares.Pierre Huet se souvient d'une ligne assez raide écrite quand un incendie s'était déclaré à bord du sousmarin Chicoutimi.Il était trop tard pour l'enlever quand on a appris que l'accident avait fait une victime.Dans le même ordre d'idée, le doute planait cet te semaine sur l 'état de santé d'Oussama ben Laden.Or, le premier invité du premier Ti-Bas Show est un certain Oussaba.Il a fallu ajuster l'introduction du sketch, qui sera diffusé ce soir.Enfin, toujours côté animation et lourdeur (on ne parle pas du poids de Gérard), l'équipe qui travaille à l'émission ne fait pas relâche pendant la période estivale : le téléroman et des sketches intemporels sont écrits, animés, réalisés.Cet été, 150 minutes ont ainsi été mises en boîte.Au risque d'être jetées avant usage: Stephen Harper prenant son pied en jouant au Risk, par exemple, s'est retrouvé à la poubelle.Gérard aurait-il du tact ?LE SCOOP DE L'ENVOYÉE SPÉCIALE Ti-Bas se prend déjà pour Guy A.Lepage et «déborde » de son temps.À cause de lui, la première Minute du patrimoine (une autre nouveauté de l'émission) est remise à la semaine prochaine.ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE LE MYSTÈRE DE Depuis son entrée en ondes en septembre 2004, Et Dieu créa.Laflaque possède un noyau dur de téléspectateurs qui compte autour de 8 membres.Quand on pense que l'émission fait ou a fait face à Star Académie, Demandes spéciales, Loft Story et On n'a pas toute la soirée, on pourrait penser que c'est un miracle.Et on se tromperait.C'est plutôt le résultat du travail acharné de « notre » Serge Chapleau et de ses troupes, comme La Presse l'a constaté en suivant la création de l'émission 3 de la troisième saison, diffusée ce soir, à 19 h30, sur les ondes de la SRC.PHOTO FOURNIE PAR PRODUCTIONS VOX POPULI Derrière Gérard D.Laflaque se trouvent quelque 40 artisans.RADAR HUGO DUMAS TÉLÉVISION Avec son poncho tricoté à Guadalajara, ses broches en métal et, surtout, ses courbes féminines, Betty Suarez (America Ferrera), 22 ans, jure dans l'univers chatoyant du magazine Mode, où les employés se sustentent avec une boîte de raisins secs, des cigarettes et un Coke diète à l'heure du lunch.Non, il ne s'agit pas de l'adaptation télé du Diable s'habille en Prada, mais plutôt d'Ugly Betty, la nouvelle comédie du réseau ABC (jeudi, 20h).Malgré sa thématique éculée - Cendrillon ou Pretty Woman, c'est du déjà vu -, cette émission adaptée de la telenovela colombienne Yo soy Betty la fea s'est avérée rafraîchissante, pétillante et pas du tout cucul ni gnan-gnan.Car, oui, on a compris: Betty la laide oeuvre dans un milieu superficiel et impitoyable (pauvre elle!), Betty porte quelques kilos en trop (c'est impensable !) et Betty, fille d'immigrants, s'apprête à vivre le grand rêve américain (elle va s'y casser les dents!).Heureusement pour nous, Ugly Betty transcende les clichés associés aux communautés latines.Jamais on ne verra Betty fracasser une piñata ou se préparer un burrito en écoutant du Paulina Rubio pour nous rappeler, de façon bête et peu subtile, ses origines mexicaines.Betty est tout simplement.Betty, une jeune adulte moderne parfaitement à l'aise avec ses deux cultures.Attachante, intelligente, allumée, débrouillarde, Betty ne s'apitoie jamais sur son sort et on s'attache rapidement à elle.Et, bien franchement, elle n'est pas si laide que ça.Ni grosse non plus.Deuxième belle surprise: Studio 60 on the Sunset Strip, une série dramatique de NBC (lundi, 22h) qui explore avec une rare intelligence les coulisses d'une émission à sketches semblable à Saturday Night Live.Rien d'étonnant, car son créateur s'appelle Aaron Sorkin et a déjà imaginé The West Wing ainsi que Sports Night, une série sur les dessous d'un bulletin sportif télévisé.Mettant en vedette Felicity Huffman, vedette de Desperate Housewives, Sports Night (1998-2000) a été encensée par les critiques, mais boudée par le grand public.Fidèle à ses habitudes, Sorkin a accouché d'une autre série extrêmement bavarde, où les dialogues rapides s'enchevêtrent pendant que les personnages marchent d'un pas alerte.La caméra bouge beaucoup, mais d'une manière élégante: elle glisse d'une pièce à l'autre, sans jamais nous agresser.Studio 60 on the Sunset Strip tourne autour de Matt (excellent Matthew Perry) et Danny (Bradley Whitford), deux scénaristes appelés en renfort pour raviver la populaire émission Studio 60 du réseau NBS.Matt vient de rompre avec une des stars de Studio 60, la très chrétienne Harriet (Sarah Paulson).Et Danny, un ex-cocaïnomane, a rechuté, ce qui n'est pas sans rappeler les batailles bien réelles, mais passées, d'Aaron Sorkin avec la drogue.En 2001, Sorkin a été arrêté avec une valise bourrée de champignons magiques, de cocaïne, de crack et de marijuana.Si vous aimez la télé, vous adorerez Studio 60.La série brosse un portrait hyperréaliste des tensions existant sur un plateau quand, par exemple, des annonceurs vont mettre leur nez dans le contenu d'un sketch.Puisé dans le premier épisode, cet extrait montre à quel point la série vise dans le mille.«Je n'ai aucune raison de te faire confiance et toutes les raisons du monde pour ne pas le faire», lance le scénariste Danny à sa nouvelle patronne, Jordan Mc Deere (Amanda Peet).«Et pourquoi?» lui demande-t-elle.«Tu travailles en télévision», lui rappelle-t-il sèchement.Vlan, dans les dents.Comme Betty est laide, laide Heureusement pour nous, Ugly Betty transcende les clichés associés aux communautés latines. RADAR LA CRÉATION PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Dans le studio d'enregistrement, Serge Chapleau prête sa voix à Gérard, tandis que Pierre Verville (à gauche) se transforme en.n'importe quel autre personnage! PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Séance de remue-méninges pour la scénarisation d'une émission de Et Dieu créa.Laflaque.Sont entre autres présents Simon Leblond, Yvon Landry, Michel Morin (directeur d'écriture), Pierre Huet (délégué au contenu) et Julie Laferrière.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Dans leurs «pyjamas bleus » munis d'ampoules rouges, Karl-Patrice Dupuis et Luc La Barre font «bouger » Gérard D.Laflaque et ses interlocuteurs animés.TÉLÉSCOPE ÉMISSION TÉLÉ SPECTATEURS À RETENIR SURVIVOR MET FIN À L'EXPÉRIENCE ETHNIQUE La polémique autour de la version « ethnique » de l'émission de téléréalité Survivor n'a semblet- il plus lieu d'être : après seulement deux épisodes, les producteurs ont mélangé les tribus des Noirs, des Asiatiques, des Latinos et des Blancs pour former deux équipes pluriethniques.Pour la 13e présentation du jeu qui a débuté le 14 septembre, les participants avaient été répar tis selon leur origine ethnique pour former quatre équipes.Des voix s'étaient élevées contre ce concept, jugé ségrégationniste par ses détracteurs.Aucune raison n'a été donnée par les producteurs pour expliquer l'abandon rapide du concept ethnique.La chaîne CBS, qui dif fuse l'émission le jeudi soir, avait déjà annoncé que les quatre tribus finiraient par fusionner, mais elle n'avait pas précisé quand.La création de groupes ethniquement homogènes était une nouveauté dans l'émission.Les deux premiers épisodes ont recueilli une audience similaire à celle de l'an dernier.\u2014 Associated Press LUNDI L'AUBERGE DU CHIEN NOIR SRC 20h 935 000 Contre Annie et ses hommes en reprise (815000), la SRCremporte la case horaire.MARDI DONNEZ AU SUIVANT TQS 19h30 789 000 Chantal Lacroix n'a pas énormément profité de l'effet d'entraînement de Loft Story.POURQUOI ?TQS 20h30 170 000 Audience plutôt timide pour une vedette comme Jean-Luc Mongrain.MERCREDI LES POUPÉES RUSSES TVA 20h 1 356 000 Le téléroman de TVA connaît un regain de popularité et bat facilement Le match des étoiles (810 000).ENJEUX SRC 21h 556 000 L'excellent reportage sur la discrimination a été supplanté par Lance et compte à TVA (1 475 000).JEUDI CHAÎNE D'ARTISTES TVA 19h 560 000 Le loft (865 000) et Virginie (607 000) relèguent cette émission au troisième rang de sa case horaire.OCCUPATION DOUBLE TVA 20h 1 598 000 Grâce à ses célibataires encabanés, TVA décroche la plus grosse cote d'écoute de la semaine. Les francs-tireurs Un échange surprenant avec Stéphane Dion Ce soir 20 h telequebec.tv 3427893A RADAR EN BREF UNE RADIO POUR OPRAH Depuis lundi, Oprah Winfrey a sa station de radio satellite sur XM (chaîne 156 au Canada).Oprah and Friends diffuse des émissions animées par l'animatrice et des personnalités qui visitent fréquemment son plateau de télé.L'entente de trois ans, signée en février dernier et liant Winfrey à XM, est estimée à 55 millions de dollars US.GROS SPECTACLE Ce soir, à 19h, à l'occasion de la Journée internationale de la musique, Bande à part et CBC Radio 3 présentent un spectacle avec Les Trois Accords, Les Breastfeeders, Emily Haines&The Soft Skeleton et Joel Plaskett Emergency.Le spectacle qui aura lieu à Toronto sera diffusé en direct aux www.bandeapart.com, www.cbcradio3.com et sur les chaînes 93 et 94 de la radio satellite Sirius.OUCH! C'est pourri, mais c'est voulu! Pierre Pagé, l'animateur matinal d'Énergie, lance l'album Tel quel Volume 3 avec trois reprises très personnelles de succès, dont I Think of You de Gregory Charles.Le CD sera vendu 5$, mardi, notamment devant les studios du 94,3 FM (angle Papineau et René-Lévesque, à Montréal), au profit de l'oeuvre des Manoirs Ronald Mc Donald.L'objectif: amasser 10 000$.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION DIMANCHE 1 OCTOBRE Le Téléjournal Découverte / Ne tirez pas sur les oiseaux Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Maurice\u201cMad Dog\u201dVachon, Annie Villeneuve, Benoîte Groult, Marc Messier, Jacques Duchesneau LA PROMESSE (23:45) Le TVA 18 heures Les Gags L'École des fans On n'a pas toute la soirée / Jean Leclerc, Marjo, Sonia Vachon, Gilles Renaud Du talent à revendre Le TVA LA LOI DUMILIEU (5) avec Sylvester Stallone, Rachael Leigh Cook Rire et Délire Loft Story CATÉGORIE 7: LA FIN DU MONDE avec James Brolin, Shannen Doherty (1/2) Le Journal Loft Story Pure Laine Il va y avoir du sport / Gilles Renaud Les Francs-tireurs / Stéphane Dion Pour l'Histoire / Les Détectives de l'Histoire La Planète bleue / Guerre et paix dans le potager APRÈS LA VIE (3) avec Dominique Blanc CTV News ET Spotlight Cold Case The Amazing Race Desperate Housewives Studio 60 on the Sunset Strip (22:02) CTV News CTV News CTV News BROTHER BEAR (4) (17:00) Hockeyville:The Game Hockey: A People's History / Deux émissions Sunday Night Reflections CBC Sports ABC News Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Extreme Makeover:Home Edition Desperate Housewives Brothers & Sisters Alias NFL Football (16:00) 60 Minutes The Amazing Race Cold Case Without a Trace News E.T.News NBC News Football Night in America NFL Football / Seahawks - Bears (20:15) News Summer Wine Mulberry Globe Trekker Nature / Hippo Beach Mystery! / Inspector Lynley Mystery! / Miss Marple (1/2) In the Life BBC News Foreign.Classic Gospel Fall Preview BBC News VERA.Sell this House Flip this House The First 48 Intervention CSI: Miami L'Actors Studio Mange ta ville.Portraits / Musique en liberté Thema / Virtuoses MES ENFANTS.(22:45) The Rolling Stones Arts, Minds Landscape.Harry Gulkin: Red Dawn.THE SUM OF ALL FEARS (4) avec Ben Affleck, Morgan Freeman GOOD.Mario Jean Docu-d / Dans l'intimité des stars Docu-d /.un rodéo Hantise / À la tombée.Témoins de l'étrange Cynisme et Politique L'Adhésion de la Turquie.Démocratie et économie.Le Québec à la loupe Prévenir le harcèlement psychologique au travail Myth Busters Daily Planet Myth Busters Discovery Presents / Atlas: China Revealed Daily Planet Village.Cuba, route.Vue du canal Cap sur la Sicile Le Québec de Jean-Claude Holà Argentina Capitale du Pacifique .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven Zoey.(19:25) .(20:15) Life.(20:38) I'LL DO ANYTHING (4) avec Nick Nolte, Whittni Wright .(22:53) .(23:09) Everybody Hates Chris The Simpsons 'Til Death The Simpsons 'Til Death Family Guy .Hates Chris All of us Girlfriends The Game House &.Nothern.Heroes / Début The Simpsons The War at Home Brothers & Sisters Driving TV Past Lives Hannibal, l'homme.Je m'en souviens Pare-chocs à pare-chocs Le visage de la victoire Origines Weapons that Made Britain / Quatre émissions (17:00) THE MESSENGER (6) avec Fred Williamson, Sandy Cummings Génération 90 Paris vs Nicole Gene Simmons Style de Star La vie.Musico./ L'Histoire du métal Concert Pop.Pierre Lapointe Max Gold Top5.anglo Top.franco .Top5.com Flambant.Hogan.Barker Exposé Nés sous.L'Gros Show Tévé.Embraye avec Babu Noir de monde .a Half Men New Adv.Extreme Makeover Urkanska.In Montreal Luso Montreal Teleritmo World News .Our World The Big Picture with Avi Lewis CBC News: Sunday Night Passionate Eye: Iraq's.The Lens:Naked Les Coulisses du pouvoir Le Monde 5 sur 5 Ushuaïa Nature Le Téléjournal Découverte Le Téléjournal Sec.Regard Football (16:00) Sports 30 Golf / Championnat American Express - dernière ronde Sports 30 Sur la ligne.Prix de Formule 1 (22:50) Edel et Starck Porté disparu Sue Thomas, l'oeil du FBI C.S.I.:Miami Les Experts Paradise Falls Brice de Nice (18:20) Madame Henderson présente Les Pages de notre amour (21:45) A SILENT LOVE (4) avec Noel Burton, Vanessa Bauche Slings & Arrows Trailer Park.Rent.Six Feet Under .(23:10) .(23:41) Smallville / Deux épisodes Eureka STAR TREK: FIRST CONTACT (4) avec Patrick Stewart, Brent Spiner TREKKIES.Baseball / Patriots - Bengals (16:00) Sportsnetnews Spruce Meadows Monte Carlo Millions Wk Baseball World Sport Sportsnetnews Prêt pas prêt Volt Panorama Les vrais.Making of l'Anneau de.L'Or du Rhin .(23:20) The 750 Pound Man Incredible Small: Kenadie's.Little People, Big World / Deux émissions The Smallest People.Little People, Big World Sportscentre NFL Football Night in America NFL Football / Seahawks - Bears (20:15) Sportscentre .EGO TRIP (17:00) Di-Gata.La Classe.Billy.Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Côte ouest Les Simpson Futurama Humanima Journal FR2 .super champion Vivement dimanche / Pierre Palmade Extremis / Désobéir Arrière-scène .(22:55) Invité.Reach for.Rough.That'll Teach 'em New Tricks .Twitch Blind Spot Allan Gregg Film 101 Interventions miracles César.Dre Nadia.Délivrez-moi de mes kilos Dépendance maudite DISSONANCES (4) avec Jacques Gamblin, Didier Flamand Sans filtre Vert tendre Bonheur total Livre Show Ici et là Baromètre Parole et Vie Boxe Rock Parents.Darcy Go les filles go Mauvais 1/4 d'heure Edgemont Degrassi High KART RACER (6) avec Will Rothhaar, Randy Quaid Game Gurus Prank Patrol Committed Bob & Margaret Madison Hollywood.Monstres mécaniques Scénario catastrophe Les Stupéfiants Délire techno MÉTÉORITES (6) avec Tom Wopat, Roxanne Hart Le Téléjournal (22:15) Prochaine Sortie (22:45) CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H30 ySRC ET DIEU CRÉA\u2026 LAFLAQUE Grande première pour Gérard qui reçoit André Boisclair en entrevue.19H30 yTVA ON N'A PAS TOUTE LA SOIRÉE Sur le divan d'Éric Salvail : Sonia Vachon, Gilles Renaud, Jean «Dead Wolf » Leclerc et Marjo.En reportage: rencontre avec Cristobal Huet en Suisse, qui parle de son nouveau salaire, de Josée Théodore et de Paris Hilton, et présentation de la nouvelle candidate du PQ, Lisette Lapointe.20H ySRC TOUT LEMONDE EN PARLE Invités : l'ancien lutteur Maurice Mad Dog Vachon, Annie Villeneuve, Marc Messier, Sylvain Cossette, la députée bloquiste Maria Mourani, l'écrivaine Benoîte Groult et le chef de la direction de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien Jacques Duchesneau.20H30 yTQS CINÉMA: CATÉGORIE 7- LA FIN DU MONDE La planète est encore dans le trouble ce week-end à TQS.Un autre film catastrophe en deux parties, une sorte de suite à Catégorie 6: jour de destruction diffusé l'an dernier.Un phénomène incompréhensible provoque des changements climatiques dramatiques.Première partie.Suite et fin demain.21H yTQC POUR L'HISTOIRE: QUI A TUÉ KENNEDY?Quarante ans plus tard, la mort de Kennedy soulève toujours des questions.Dans un décor de commissariat ultramoderne, des journalistes-détectives reviennent sur les témoignages, le rapport de la commission Warren, le fusil Carcano et les anomalies de l'enquête d'origine.En finale, un spécialiste de l'histoire américaine propose une explication.Elle parle français avec un fort accent anglophone.Sur le coup, lorsqu'on syntonise CISM, le vendredi après-midi, on croirait entendre parler une chanteuse invitée en studio.jusqu'à ce que la demoiselle au micro nous présente une chanson, puis une autre.Elle s'appelle Tiffany Wong, est née à Toronto, a appris à bien parler français à Montréal et travaille en journalisme.Mais là s'arrêtent les ressemblances et liens avec une certaine Jan Wong du Globe and Mail, qui défraye la chronique pour ses propos surprenants depuis deux semaines.«En tant que journaliste, j'aime bien les éditorialistes, comme elle, qui disent les choses que les gens ne veulent pas entendre, avance l'animatrice de l'émission de musique indépendante Parallèle 49.C'est important afin qu'on parle davantage d'intégration et de multiculturalisme.Mais ce n'était pas approprié de faire les liens (avec la loi 101) que Jan Wong a faits avec la fusillade de Dawson.Ça ouvre une porte à la discrimination.» Tiffany Wong n'a pas que lamusique comme passion.À 23 ans, elle a déjà une feuille de route qui ne fait douter aucunement qu'elle fera sa marque dans le milieu des communications.À Montréal, sinon dans le reste du Canada ou du monde.En plus de son émission à CISM 89,3 FM, la jeune femme en anime deux autres à CKUT 90,3 FM (la radio de l'Université Mc Gill), termine un bac en English Social Studies à Mc Gill et espère faire une maîtrise en droit et journalisme à New York.après un séjour prolongé à Hong Kong pour retrouver grandsparents et racines.En attendant de parler le cantonnais, elle améliore son français sur les ondes de CISM, les vendredis, de 14h30 à 16h.«Faire de la radio, c'est une façon intéressante d'apprendre le français », dit-elle dans un français où s'alignent les verbes parfois mal conjugués, mais qu'on apprécie entendre.« Je reçois des courriels d'auditeurs à propos de mon accent, dit Tiffany Wong.Mais ils ne sont jamais négatifs.On me dit que c'est rafraîchissant.Pourquoi faire des commentaires négatifs quand on essaie de parler français ?D'autant plus que je ris de moi en ondes.Il m'arrive de lancer : Ah! mon français n'est pas bon aujourd'hui ! » On s'est moqué de certains animateurs comme Juliet Powell (autrefois à Musique- Plus) pour moins que ça! «Tiffany a vraiment une façon de s'exprimer qui accroche les auditeurs, note Guillaume St-Onge, directeur général de CISM.Si elle n'avait pas une attitude aussi charmante, ça ne passerait pas.» À ses débuts en 2005, nerveuse à l'os, Tiffany Wong intervenait entre les chansons, un papier en main sur lequel tous ses commentaires étaient rédigés.Puis, lentement, le naturel s'est imposé.« J'avais une base de français, mais très didactique, apprise à l'école.Alors qu'en ondes, le niveau de langage est plus familier.Aujourd'hui, je suis plus spontanée.» Un récent séjour de plusieurs mois à Paris n'est pas étranger à cette situation.On peut croire que sa confiance en elle grandirait encore davantage si elle animait en direct plus souvent.Tiffany Wong préenregistre très souvent Parallèle 49, de chez elle, la fin de semaine.« J'ai peu de temps libre la semaine puisque je travaille et que j'étudie.» Qu'importe, saluons l'effort ! Qui sait, peut-être fera-t-elle sa marque, un jour, sur une importante FM francophone ou même à la Première Chaîne de Radio- Canada comme Christopher Hall, un autre gentil anglo.La DJ de CISM ISABELLE MASSÉ RADIO Tiffany Wong n'a pas que la musique comme passion.À 23 ans, elle a déjà une feuille de route qui ne fait douter aucunement qu'elle fera sa marque dans le milieu des communications. RADAR ALAIN BRUNET CYBERCULTURE Google, votre moteur de recherche préféré, réalise un chiffre d'affaires quotidien de près de 13 millions de dollars US.Par jour! Et, comme toutes les locomotives de la nouvelle économie, Google profite du retard qu'accuse le droit d'auteur à l'ère numérique pour mêler les cartes et remplir ses coffres.Voici un exemple probant.Le 23 septembre dernier, un tribunal de Belgique ordonnait à Google de retirer tout contenu émanant des périodiques belges - Le Soir, La Libre Belgique, La Dernière Heure, etc.Pourquoi ?Les éditeurs belges en avaient contre le service Google News (ou Google Actualités) ; implantée en 2003 par le fameux moteur de recherche californien, cette fonctionnalité offre aux internautes une revue de presse quotidienne résultant d'une sélection des informations contenues dans les sites Internet de la presse écrite ou électronique.Une équipe de Google News extrait donc des serveurs web des médias conventionnels, de la presse écrite dans le cas qui nous occupe, une foule d'articles afin de les reproduire ou d'en faire des résumés.Mais voilà, Google n'avait pas obtenu l'approbation de ces différents sites belges pour ainsi classifier à sa guise sous la rubrique Google News ce flux d'information protégée par le droit d'auteur.Au cours de la période pendant laquelle un article était affiché gratuitement sur le site Internet de l'éditeur belge, Google y dirigeait directement l'internaute.Or, dès que cet article disparaissait du site gratuit de l'imprimé belge pour être archivé, il était quand même possible d'en lire le contenu via un hyperlien « en cache » dans la banque de données de Google.Au même moment, l'éditeur du journal essayait de rentabiliser son site Internet en offrant un forfait pour accéder à ses archives.Dans le même ordre d'idées, les éditeurs belges reprochaient à Google de court-circuiter les pages d'accueil de leurs sites respectifs en guidant directement les internautes vers les articles de journaux sélectionnés par le fameux moteur de recherche, privant ainsi les journaux de revenus publicitaires - la valeur de ces derniers reposant sur le nombre de visites sur leur page d'accueil.«S'il y avait un tel litige au Canada, il serait lié à la notion juridique de fair use sur Internet, c'est-à-dire de l'usage équitable d'un contenu protégé par le droit d'auteur.Normalement, une entreprise comme Google doit négocier des ententes commerciales satisfaisantes avec les fournisseurs de contenu, alors que cela ne semblait pas le cas avec les éditeurs de la presse belge », explique l'avocat Marc-André Blanchard, spécialiste du droit des médias.À sa connaissance, d'ailleurs, il n'existe pas de cas semblable au Canada.jusqu'à maintenant, du moins.Google n'a évidemment pas apprécié le verdict du tribunal belge.Malgré les protestations de l'entreprise californienne, le portail d'accès de Google.be (be pour Belgique) a non seulement dû retirer les articles des périodiques belges de sa banque (colossale) de données mais encore publier «de manière visible, claire et sans commentaire de sa part sur la home page de google.be et de news.google.be pendant une durée ininterrompue de cinq jours l'intégralité du jugement ».La puissante société californienne, qui risquait une amende de 1 million d'euros par jour de retard, s'est pliée à cette décision, les articles de quotidiens tels que Le Soir, La Libre Belgique ou La Dernière Heure n'apparaissant donc plus sur le portail de Google News.En revanche, Google avait refusé de publier le jugement durant cinq jours sur sa page d'accueil belge, encourant ainsi une amende de 500 000 euros par jour de retard.La semaine dernière, la justice rappelait Google à l'ordre.Reste à savoir si le retrait des articles des journaux belges de Google News (sans compter la disparition des hyperliens vers ces journaux - mesure de représailles du moteur de recherche) augmentera vraiment l'affluence de lecteurs sur leurs sites Internet.Quoi qu'on en pense, le moteur de recherche n'a pas fini de faire face aux éditeurs de ce monde.En décembre 2004, l'entreprise américaine n'annonçait-elle pas son intention de numériser, sur six ans, 15 millions de livres, soit 4,5 milliards de pages?Et en quelle langue au juste?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : alain.brunet@lapresse.ca Google chez les Belges CHRISTIAN GEISER CRITIQUE Fini les vacances.C'était jour de rentrée, mercredi, à la Maison Théâtre.Pour l'occasion, le Théâtre de l'Avant-Pays invitait le public à suivre une petite fille dans la quête de ses origines à travers le tout premier texte pour jeune public de Pascal Brullemans.Une histoire pleine d'énergie.Céleste est furieuse.Ses parents lui ont annoncé qu'ils retournaient dans leur pays d'origine.Pour la consoler, ils lui donnent une clef bien particulière : celle qui permet d'ouvrir l'armoire de leurs souvenirs.Céleste a alors accès à un univers envoûtant.En plongeant dans les trésors qui lui ont été si longtemps interdits, elle va enfin découvrir ses origines, comprendre l'amour qui a uni ses parents et la guerre qui les a chassés.Le public est alors entraîné dans un monde étrange, éclaté, qui mélange angoisse et humour.Les contrastes y sont saisissants et pleins de reliefs.On y rencontre un baron inquiétant (l'oncle de Maman qui la confine dans son château), qui a comme seuls compagnons des corbeaux et un serviteur polymorphe, ainsi que Papa, qui va d'un village à l'autre donner des spectacles de magie.La rencontre des amoureux provoquera l'ire du souverain.Au sommet d'une rampe, bien plantée au centre de la scène, l'armoire en impose.Elle sert à tout.On y projette, avec succès, des images qui permettent de déplacer l'action tout en créant une ambiance prenante, on y présente des spectacles et, bien évidemment, on y entrepose des objets chargés d'histoire.Elle joue, quoi.Autour d'elle gravitent les personnages.Céleste, en chair et en os, les autres sous forme de marionnettes ou encore masqués.La combinaison, tout à fait appropriée et originale, permet de démarquer le présent du passé.Le tout à un rythme soutenu.Pourtant, malgré cette frénésie entraînante, de petits flottements venaient, ça et là, briser la cadence.La salle de la Maison Théâtre, quand elle est bondée, ne pardonne pas ces petits relâchements.Heureusement, les fruits de l'imagination de Céleste ont vite fait de ramener l'attention du public.Évidemment, la petite a «légèrement amélioré » l'histoire, et on peut penser qu'illustrer une guerre, qu'on devine se dérouler dans un des éclats de l'ex-Yougoslavie, par la crise d'un oncle possessif est un peu réducteur.Qu'importe, plus qu'une quête des origines, L'armoire nous entraîne dans la magie de l'imagination infantile, simple et débridée.Celle qui cherche à tout expliquer, à tout comprendre à sa façon et qui a constamment un monde infini à sa portée.L'ARMOIRE, de Pascal Brullemans.Mise en scène de Michel P.Ranger.Assistance à la mise en scène Dominic Anctil.Interprétation: Dominic Anctil, Sylvie de Morais- Nogueira, Isabelle Lamontagne et Shasha Samar.Scénographie, marionnettes et conception des projections : Patrick Martel.Musique : Guillaume Sauriol- Lacoste.Une production du Théâtre de l'Avant-Pays.À La Maison Théâtre jusqu'au 15 octobre.De 5 à 9 ans.Durée d'environ une heure.THÉÂTRE JEUNESSE / L'armoire Céleste imagination lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll « S'il y avait un tel litige au Canada, il serait lié à la notion juridique de fair use sur Internet, c'est-à-dire de l'usage équitable d'un contenu protégé par le droit d'auteur.» EN BREF La ministre Beauchamp inquiète La ministre québécoise de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, a fait part de son inquiétude à la suite de la décision du gouvernement fédéral d'imposer des coupes de 4,6 millions dans son programme d'aide aux musées canadiens.«Les musées sont l'une des composantes majeures de l'offre touristique partout sur le territoire», a déclaré la ministre Beauchamp.Selon elle, les coupes du fédéral viennent contrecarrer les efforts soutenus du Québec dans la consolidation de son réseau muséal.\u2014Presse Canadienne Cesoir 17 h tteelleeqquueebbeecc.ttvv Il va y avoir du sport 18h30 Fidel Castro, dictateur ou héros ?Invité : Gilles Renaud L'apéro avec Mes Aïeux, Vincent Graton, Claudette et Marie-Josée Taillefer\u2026 À la di Stasio 3427836A DES PRODUCTEURS DE MONDE INFERNAL version française de THE COVENANT LE FILM NO 1 AU CANADA «REMARQUABLE!» SHAWN EDWARDS, FOX-TV Consultez les Guides-Horaires des Cinémas À L'AFFICHE ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca Larry King version française de ALL THE KING'S MEN «UN CHEF-D'OEUVRE!» Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca À L'AFFICHE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas À L'AFFICHE ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca version française de GRIDIRON GANG «\u2039LES REBELLES DE LA FORÊT\u203a PLAIRA À TOUTE LA FAMILLE.C'EST BRILLANT, AMUSANT ET ABSOLUMENT DRÔLE.» Francine Brokaw LOS ANGELES FAMILY MAGAZINE version française de OPEN SEASON Découvrez en bonis un billet cinéma pour LES REBELLES DE LA FORÊT (jusqu'à 8.00$CND) dans les copies DVD Sony family spécialement identifiées (en vente dans les grands magasins)! Expire le 27 oct.2006.Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca À L'AFFICHE .SON DIGITAL AUSSI EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINEPLEX DIVERTISSEMENT PARAMOUNT MONTRÉAL 977, RUE STE-CATHERINE OUEST (514) 842-5828 AU CINÉMA ET EN IMAX® 3D IMAX ET IMAX 3D SONT DES MARQUES ENREGISTRÉES DE IMAX CORPORATION CETTE PRÉSENTATION IMAX® EST EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE SEULEMENT VERSION FRANÇAISE 3431834A VOYEZ-LE MAINTENANT! « ACTION PASSIONNANTE ET DES PERFORMANCES TOUJOURS AUSSI FORTES.» David Giammarco, eTALK, CTV (Version française de The Guardian) Distribué par BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©TOUCHSTONE PICTURES « UNE ACTION PALPITANTE ! Si vous recherchez des sensations fortes, n'allez pas plus loin.» Pete Hammond, MAXIM 3431949A Abonnez-vous au site de nouvelles financières et économiques le plus consulté au Québec.C'EST GRATUIT RADAR Le film Volver, du réalisateur Pedro Almodovar, sera présenté en clôture du Festival du nouveau cinéma, le 26 octobre à Montréal.Le film a déjà remporté à Cannes, en mai dernier, le prix du meilleur scénario et un prix d'interprétation féminine collectif, que se sont partagé les comédiennes Penelope Cruz, Carmen Maura, Yohana Cobo et Lola Duenas.Le FNC célèbre ses 35 ans du 18 au 28 octobre.Par ailleurs, Volver a été choisi pour représenter l'Espagne aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger.Les cinq films retenus pour concourir à Hollywood dans la catégorie du meilleur filmétranger seront annoncés par l'Académie des arts et des sciences du cinéma le 23 janvier.La cérémonie des Oscars se déroulera le 25 février prochain.- La Presse Volver de Pedro Almodovar en clôture du FNC LE SOLEI L QUÉBEC\u2014 Autant que les tableaux de Jean- Paul Riopelle, Jean Paul Lemieux et Alfred Pellan, les sculptures inuites sont désormais les grandes vedettes du Musée national des beaux-arts du Québec.L'ouverture d'une salle permanente d'art inuit, la semaine dernière, est un pas de géant pour le MNBAQ.Dans cette salle ouverte au grand public, et à l'accès gratuit, on trouve les plus belles pièces de la collection Brousseau, la plus importante acquisition de toute l'histoire de l'institution, tant par le nombre d'oeuvres (2635) que par leur valeur artistique et historique.Cette collection unique au monde ne fera pas que meubler magnifiquement une salle permanente: elle servira à des échanges avec lesmusées d'autres pays, attirant chez nous de grandes expositions, tout en faisant rayonner l'art inuit dans le monde.Un coup de maître.L'art inuit est à la fois célèbre et méconnu.En pénétrant dans la nouvelle salle permanente d'art inuit du MNBAQ, on oublie bien vite les bibelots pour touristes en découvrant ces chefs-d'oeuvre qui parlent de la vie, de la culture et de la spiritualité des Inuits, ces «hommes véritables» que l'on appelait autrefois les Esquimaux.Dissipons un malentendu.Cette exposition permanente (et évolutive) dépasse le truc folklorique et passéiste.La plupart des pièces présentées sont récentes : c'est de l'art actuel dans toute l'acception du terme.Ainsi en est-il des oeuvres de Mattiusi Iyatuk, engagé sur une voie non conventionnelle depuis 1980.Il renouvelle la tradition de la taille et de l'incrustation dans des oeuvres comme En tapant les moustiques (1996), où le bois de caribou se marie avec l'albâtre et la serpentine.Cela dit, la collection Brousseau comporte de nombreuses pièces illustrant la vie traditionnelle: chasse, pêche, iglous, kayaks, ours, phoques et boeufs musqués sont au rendez-vous.Amorcée en 1956, cette collection compte des oeuvres d'artistes célèbres de la génération pionnière, tel Barnabus Arnasungaaq qui réussit, avec des outils rudimentaires comme la lime et la râpe, à façonner le basalte, une pierre extrêmement dure.L'exposition présente plusieurs pièces d'Arnasungaaq, impressionnantes par leur force d'évocation et leur douceur de formes, tel ce Sculpteur au travail (1990).La salle Hydro-Québec sera à surveiller, puisque les quelque 285 pièces exposées changeront au fil du temps, afin de mieux rendre justice aux 2635 oeuvres de cette collection amassée patiemment et passionnément, en un demi-siècle, par Raymond Brousseau.L'art inuit à l'honneur au Musée du Québec VU! DOIT TOUT DD OITOIT ÊTRE VV U! Offrez-vous un week-end tout en culture.1800 activités dans plus de 300 villes à travers le Québec.Faites votre programme en consultant le site www.journeesdelaculture.qc.ca NNAAVVEETTTTEESS GGRRAATTUUIITTEESS àà MMoonnttrrééaall AACCCCOORRDDSS DDEE FFÊÊTTEE 2 circuits : circuit du samedi, circuit du dimanche.Les navettes circuleront entre 12 h et 17 h (voir les détails sur le site).Offertes par TD Canada Trust en collaboration avec la STM.Ne manquez pas, le dimanche 1er octobre à midi sur l'Esplanade de la Place des Arts, ,250 choristes, événement extérieur pour toute la famille.Accords de fête 3430873A Découvrez les régions du Québec à visiter cet automne dans le guide touristique MES VACANCES AU QUÉBEC Le guide Mes vacances au Québec est disponible sur: www.cyberpresse.ca/mesvacances Les Centres Infotouriste du Québec ou par téléphone au 1-877-BONJOUR MES VACANCES AU QUÉBEC pour vous donner le goût du Québec ! AUTOMNE 20062006 CÉLÉBRITÉS.MARTHE THOMAS ET GÉRARD BISSON 60 ans de mariage Votre histoire, vos valeurs Et l'amour témoigné, À jamais incrustés Sur l'écrin de nos coeurs.Soixante ans de mariage Et encore à nos yeux, Souvenirs de vous deux, Le plus bel héritage.Michel, Marie-Josée, Richard, Catherine-Anne et tout le clan marqué aussi par votre empreinte vous remercient et vous félicitent ! RUSSEL MORIN À LA RETRAITE ! Après s'être investi auprès de La Presse et de L'actualité pour aider ces médias à augmenter leur nombre de lecteurs, Russel Morin s'est joint au Journal de la Rue.C'est ce qui a permis au magazine Reflet de Société d'atteindre les 471 000 lecteurs à travers le Québec.Russel planifie quelques voyages et des vacances bien méritées pour éviter de reprendre le chemin du travail.Avant de quitter, Russel a légué au Journal de la Rue des équipes de travail dans plusieurs régions du Québec.Les équipes du Journal de la Rue, de Reflet de Société et du Café-Graffiti à travers le Québec unissent leurs voix pour souhaiter une joyeuse retraite à Russel et le féliciter pour le travail accompli.Vous a Vez un é Vénement à célébrer ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 MARTIAL PELLAND Heureux 75e anniversaire papa Suzanne, Michel et Catherine.DIANE LAVOIE BONNE FÊTE POUR TES 60 ANS À la retraite depuis 2 ans, après 28 ans à l'école Coeur Soleil de Laval.Félicitations ! Ton mari, tes enfants et tes petits-enfants Justina, Maïka, Anthony et Juliette.CHRISTIAN THÉRIAULT A terminé son doctorat et obtenu la mention « excellent ».Bravo Cricri, tu es notre idole.Papa, maman, le beau-père, le grand frère, le petit frère, la petite soeur et les autres \u2026 celeb_011006 BRAVO ! BRAVO ! BRAVO ! A mes trois fils Sébastien, Mathieu, Vincent pour votre participation au triathlon de Montréal le 16 septembre dernier.Je suis tellement fière de vous ! Maman xxx JEAN-LOUIS JOLY JOYEUX ANNIVERSAIRE Mari, père, grand-père et arrière-grand-père exceptionnellement présent, généreux et taquin.Toujours aussi jeune de coeur du haut de ses 75 ans.MICHEL PAYMENT (50 ans) Félicitation à un homme au sommet de sa carrière qui à su se démarquer comme employé et/ou directeur du Cimetière N-D, Boutons du Canada, Frigidaire, Radio-Canada.Ainsi que comme père.Diane, Valérie, Gabriel, tes parents et collègues.CÉCILE BERGEVIN ET GÉRARD LEBUIS L'affection que vous vous témoignez Est source d'inspiration pour ceux qui vous cotoient.Tous nos voeux de bonheur pour votre 58e anniversaire de mariage Pierre, Sylvie-Anne et Alice-Anne.RADAR PHOTO FOURNIE PAR DISNEY Mike le gros oeil vert, Sulley le géant bleu et les autres protagonistes de Monstres inc.recréeront sur la glace du Centre Bell l'histoire rocambolesque des ouvriers de l'usine à cris.JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE Dans quelques jours, les monstres de Monstropolis vont envahir la patinoire du Centre Bell.Mike le gros oeil vert, Sulley le géant bleu et les autres protagonistes de Monstres inc.recréeront sur glace l'histoire rocambolesque des ouvriers de l'usine à cris.Sous les diverses peluches colorées, on retrouvera des patineurs primés d'un peu partout, dont Caroline Boucher, une québécoise ayant joint l'équipe de Disney en 2002.«C'était un rêve de jeunesse de faire ce genre de spectacles, lance joyeusement la patineuse jointe au téléphone à Chicago, en pleine tournée américaine du spectacle.J'ai commencé à patiner à l'âge de 6 ans et à cette époque, c'était les Ice Capades qui étaient populaires.Je me souviens de m'être dit : un jour c'est ça que je vais faire! » Caroline Boucher prend donc des cours de patin pour ensuite effectuer des études en lien avec cette discipline, cumulant un baccalauréat en éducation physique et une maîtrise en bio-mécanique du patin.«À la suite de ces études, j'ai bien sûr travaillé comme entraîneuse et comme enseignante.Mais après des années de coaching, mon rêve est soudainement revenu à la surface et quand les auditions de Disney se sont présentées, j'ai foncé.» Boucher plonge alors dans une équipée fort originale qui suit son cours depuis maintenant cinq ans.«C'est vraiment l'aventure, constate-t-elle.Il y a constamment des imprévus ! Mais je suis comblée.Je trouve que j'aurais même dû faire le saut bien avant.Je ne veux pas dire que mon bagage ne me sert pas dans ce travail.Mais l'aspect voyage me plaît beaucoup.» Pourtant, la tournée de Disney On Ice impose un rythme de vie effréné.C'est que l'équipe visite de 32 à 34 villes, à raison d'une ville par semaine.De plus, la troupe joue en moyenne de six à 12 fois par semaine.«Dans certaines villes, comme au Japon par exemple, nous pouvons jouer jusqu'à 27 fois en une seule semaine, poursuit la patineuse.Mais tout ça finit par devenir une seconde nature.Et j'adore découvrir de nouvelles villes, de nouvelles cultures.» Comment devenir monstrueux Outre la dynamique exténuante de ce métier, le patineur est confronté à une discipline nouvelle pour lui : la comédie.«On ne perd jamais de vue qu'on représente un personnage, qui plus est un personnage de Disney, avec tout ce que ça implique, indique Boucher.On apprend à se familiariser avec lui et à l'exploiter au maximum tout en respectant son caractère.Et tout cela doit se faire à l'aide du seul langage corporel.» Et le défi du patineur?«C'est de garder une performance constante tout au long du spectacle, répond Caroline Boucher.Le niveau de difficulté de patinage est d'ailleurs différent de spectacle en spectacle.Dans Monstres inc.par exemple, il y a moins de figures.Il s'agit plutôt de donner vie à ces grosses mascottes.» La tradition Disney demande de garder secret le casting, ne voulant pas briser le charme.Mais Caroline Boucher s'amuse parfois des réactions des enfants de son entourage qui la reconnaissent.« Dans un des spectacles, j'ai interprété la méchante belle-mère de Cendrillon et je crois que ce fut troublant pour eux, dit-elle en riant.Je trouve d'ailleurs plus difficile de jouer des personnages méchants car s'il se passe quelque chose dans la foule ou sur la glace, c'est plus difficile de garder son air sévère.» Il faut dire qu'ignorer les réactions qui fusent spontanément du jeune public doit être fort difficile pour les patineurs.«Les enfants nous parlent comme s'ils faisaient partie du spectacle, admet Boucher.Et on les entend très bien.Ça fait chaud au coeur.Et ça donne une raison d'être à notre travail.» Disney On Ice - Monstres inc., à compter du 4 octobre au Centre Bell.DISNEY ON ICE / Monstres inc.Les monstres débarquent au Centre Bell À MON AMÉRICAINE «Je roule le parfait amour depuis que je t'ai trouvée.» Ton Jean-Guy LE BONHEUR DE TROUVER.3430912A JADE BÉRUBÉ / COLLABORATION SPÉCIALE Mercredi matin, 7 h.Émilie et Élysa sont déjà à l'école.C'est qu'elles sont meneuses de claque (cheerleaders en anglais) pour le Buck de Verdun, l'équipe de leur école.Et les entraînements commencent tôt.Émilie, en cinquième secondaire, pratique cette activité depuis deux ans.Élysa, en troisième secondaire, en est à sa première année.Pourquoi avez-vous choisi ce sport ?Émilie : Parce qu'il allie plusieurs choses : la danse, l'acrobatie, le chant aussi - parce que nous chantons des slogans \u2014, la gymnastique.Ce sont toutes des disciplines que j'aime.Aussi, c'est un parfait mélange de sport et d'art.C'est captivant.Élysa : Moi, j'ai suivi une amie dans l'équipe qui m'en parlait souvent.Je trouvais amusante l'idée de faire des compétitions à l'extérieur de Montréal.Et j'aime le travail d'équipe.Et ça, c'en est.Est-ce difficile jusqu'à présent ?Élysa : Je n'avais jamais fait de gymnastique avant, alors tout était nouveau.Et puis, j'ai appris à me lever très, très tôt ! Émilie : Ce qui est difficile aussi, c'est toute la technique.Par exemple, on ne fait pas que prendre une fille et la lancer dans les airs.Il faut savoir comment bien le faire.Il faut savoir comment la rattraper si elle tombe.Il faut des réflexes car il y a souvent des possibilités de chute.On doit toutes se faire confiance.Et ça non plus, ce n'est pas toujours facile.Faites-vous de la compétition ?Émilie : Oui.Nous participons à des compétitions nationales et provinciales.Nous sommes d'ailleurs allées à Toronto l'année dernière.Vous participez aussi à des matchs de football ?Émilie : Oui.On encourage les joueurs et la foule pendant le match.Et on présente un spectacle à la mi-temps.Rêvez-vous d'être un jour meneuses de claque au Super Bowl ?Les deux :NON! Émilie : Les meneuses de claque de ces gros matchs ne sont pas des acrobates.Ce n'est pas du cheerleading de compétition ; elles ne font que danser.C'est dommage d'ailleurs.Kevin, cinquième secondaire, est drôlement utile à l'équipe, à en croire son entourage.Est-ce qu'il t'a fallu du courage pour te joindre à une équipe de meneuses de claque ?Kevin : C'est sûr que je trouvais ce sport quétaine au début (rires).Mais j'avais envie d'essayer.Surtout que je me disais que je pourrais apporter quelque chose aux filles.Je suis évidemment plus fort.J'étais certain que ça pouvait aider.Et puis, je suis la preuve vivante que ce n'est pas parce que tu es un meneur de claque que tu es niaiseux.Es-tu victime de préjugés ?Ah ben oui! Les gens ne réalisent pas que c'est un sport qui demande de la force.Les filles, elles doivent être vraiment fortes pour réussir ce qu'elles font ! Il faut constamment justifier que c'est un sport.Il y a trois entraînement semaine.On arrive à 6 h 30.Émilie : Moi je dis : une chance qu'on a Kevin.Il est plus fort, ça stabilise les portées.Et puis quand il faut lancer les filles dans les airs, ça va plus haut avec lui.Émilie : Un jour pendant un match, tout le monde s'est mis à nous faire des signes étranges.On a finalement compris qu'il fallait mettre un genou à terre, mais on ne savait pas trop pourquoi.On n'avait rien vu aller.Finalement, c'est parce qu'il y avait un blessé sur le terrain.Mais nous n'étions pas au courant de cette tradition.On a eu l'air un peu désorganisées.Kevin : Alors qu'on se rendait à une compétition, un feu a pris naissance dans notre autobus.Malgré des blessés et des brûlés, on a quand même gagné la deuxième place ! Montée d'une voltigeuse : cupie.Lancer en l'air : basket (les bases rattrapent la voltigeuse en panier).Descente de la voltigeuse : pop twist (descente en tournant).Saut : toe touch (sauter en touchant les orteils).OUBLIEZ LES MINETTES QUI SE FONT ALLER LE POPOTIN.LE CHEERLEADING, C'EST UN SPORT, ET MÊME UN SPORT EXTRÊME.ALORS, ONSELANCE ?PAS QUE LES FILLES ! ANECDOTES PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE © QUELQUES FIGURES Quand : le 14 octobre, à partir de 10 h.Où : au centre sportif Claude-Robillard.1000, avenue Émile-Journault.514-872-6911.Pour en savoir plus ou suivre des cours Deux sites québécois proposent leurs services : www.cheerquebec.com ou www.cpcheer.com QUESTION Croyez-vous aux fantômes ?Avez-vous vécu des expériences étranges et inexpliquées ?Avez-vous été témoin d'un phénomène paranormal ?Que pensez-vous des jeux comme le oui-ja ?Participez à notre Oups «Spécial peur » en faisant parvenir vos réponses à l'adresse suivante : oups@lapresse.ca DEHORS LES BRASSEUSES DE POMPONS ! Roxane Mathieu-Gendron représente l'entraîneuse que tout le monde rêve d'avoir.Yeux brillants, passionnée, elle dirige l'équipe en plus d'être elle-mêmemeneuse de claque pour les Broncos de North Shore.Quelles sont les qualités d'une bonne meneuse de claque ?De l'énergie, du sourire.Et surtout ne pas avoir peur d'avoir mal et de travailler fort.Il y a des ecchymoses, des tensions musculaires.Des possibilités de chutes.Il faut être prête à travailler.Nous ne sommes pas de simples «brasseuses de pompons ».Est-ce que le mythe de la« brasseuse de pompons » un peu idiote dérange ?Oui ! Ça fait 11 ans que je pratique ce sport et je me tape encore les commentaires débiles.Les gens se basent sur des meneuses de claque qui ne font en réalité que de la danse sexy, ne participent pas aux compétitions et dont les costumes ne sont pas réglementaires (sourire en coin).Mais le vrai cheerleading, ce n'est pas ça.Je voudrais que les jeunes filles ne restent pas accrochées à ce préjugé.Àquoi donc sert une équipe de meneuses de claque ?Ben voilà, elle n'a pas besoin de quelque chose à rien puisque c'est un sport de compétition comme le football ou le soccer, ou la danse acrobatique ! L'équipe de meneuses de claque est indépendante.Elle peut exister sans l'équipe de football, car elle n'a pas besoin du football pour aller en compétition.Une école sans football peut avoir du cheerleading de haut niveau.D'OÙ VIENT LE CHEERLEADING ?Le 2 novembre 1898, à Princeton, un spectateur nommé Johnny Campbell est tellement excité par le match de football qu'il commence à faire des pirouettes et à chanter.Le premier meneur de claque était né.Dans les années 30, les écoles se sont mises à former leurs propres meneurs de claque.Les équipes étaient alors mixtes.Mais dans les années 40, les hommes sont partis à la guerre.Les femmes ont alors continué et perfectionné les figures, ajoutant toujours plus d'acrobaties.Ce sport est toujours pratiqué en majorité par des femmes.L'ENTRAÎNEMENT «On sourit avec les dents ! » crie l'entraîneuse.«Alexandra, où est ton ruban ?- Je l'ai perdu au match de football de vendredi dernier.» Nous voilà en plein entraînement des meneuses de claque du Buck.Une des « voltigeuses » pleure de rage, entourée par ses amies.« Pourquoi je reste pas en l'air ?» lance-t-elle à son entraîneuse avant de se mettre à rire devant le ridicule de la situation.Allez hop ! «Cupie », crie l'entraîneuse adjointe.Les «bases» remontent les trois voltigeuses en l'air.Ca y est, la pyramide tient le coup.Et à go, on lancera les voltigeuses en l'air.L'ENTRAÎNEMENT TYPE 6h30.Les voltigeuses (celles qui sont en haut des figures) se concentrent tout d'abord sur des étirements variés.Les «bases» (les piliers des figures) font de la musculation, de la course et divers exercices.7h30.On exécute ensuite toute la série des pyramides humaines.Elles doivent être parfaitement stables pendant les compétitions.L'entraînement comporte aussi une partie de chants (slogans) et de chorégraphies.Tout doit être parfaitement synchronisé.Le sens du rythme est très important, même dans les acrobaties ! 8h30.Les cours commencent.Vite en classe ! DISPARAÎTRE ESPECE HUMAINE MENACEE CINÉ-JEU SNOWBIRDS www.centredessciencesdemontreal.com Comme les pilotes d'élite, prenez les commandes GRATUIT ! À l'achat d'un billet pour virtuelles d'un avion d'entraînement.MAMMIFÈRES DE L'ÈRE DE GLACE DISPARAÎTRE, UN ÉVÉNEMENT POUR TOUTE LA FAMILLE.LES 7, 8 ET 9 OCTOBRE SEULEMENT.3401350A GÉNI E S EN HERBE #1217 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- SCIENCES 1.Élément chimique se durcissant au contact d'un solide et entrant dans la composition des dents des pelles mécaniques, mon symbole vient du nom du minerai dont je suis issu, le wolfram ?2.Pour quelle raison la quantité d'oxygène par mètre cube d'air est plus élevée près de la Mer Morte qu'à Tel Aviv ou Jérusalem 3.Quelle planète initialement prise pour une comète et ensuite appelée « Planète géorgienne » en l'honneur du roi Georges III d'Angleterre a un axe de rotation unique puisqu'il est presque parallèle au plan écliptique ?4.Quelle maladie orientale causée par un spirochète et transmise par les rats a un nom à une voyelle près identique à ce casse-tête mathématique japonais 5.Quelle période géologique voit la formation du super continent de la Pangée ainsi que la plus importante extinction de masse de l'histoire de notre planète ?Recrue des Capitals de Washington.D- ASSOCIATION Associez le roi à sa dynastie 1- Charlemagne 2- Clovis 1er 3- St-Louis 4- François 1er 5- Louis XIV A.Mérovingien B.Capétien C.Valois D.Bourbon E.Carolingien G- CERVEAU DIRECTION Trouvez le mot qui unit les trois de chaque suite 1- proche 2- slalom 3- poupées 4- cutanée 5- national express Beaupré drapeau volcanique hanséatique moyen panda vodka amoureuse femmes B-HOCKEY 1- Quelle recrue des Capitals de Washington fut le 1er choix au repêchage de la LNH en 2004 ?2- Quelles sont les 4 issues possibles lors d'une égalité après 60 minutes de jeu dans la LNH ?3- Quel problème médical a causé l'effondrement de Jiri Fischer sur le banc des Red Wings de Détroit ainsi que le retrait d'Équipe Canada de Mario Lemieux 4- Quel cerbère originaire de la ville de Cap-Rouge détient le record du plus grand nombre de parties jouées par un gardien de buts en séries éliminatoires 5- Qui est considéré comme le premier joueur européen à faire carrière dans la LNH ?E- COMMENÇANT PAR «A» 1- Manteau chaud à col de fourrure dont on doit l'invention aux Inuits.2- Région la plus peuplée d'Espagne ayant comme capitale Séville.3- Oiseau marin ayant l'envergure la plus grande pouvant atteindre 3 mètres.4- Locution désignant une forme de chant sans accompagnement 5- Au revoir en italien H- ACTUALITÉS 1- Lors de la campagne électorale fédérale 2005, quel ministre québécois a fait un rapprochement controversé entre les propos du chef bloquiste Gilles Duceppe et le nazisme ?2- En décembre 2005, au sein de quelle écurie de F1 Jacques Villeneuve s'est-il assuré un volant pour la saison 2006 ?3- À l'automne 2005, dans quelle ville s'est déroulé le sommet sur les changements climatiques ayant abouti à une entente entre les pays signataires de l'accord de Kyoto et les États-Unis?4- Lors de quels jours de la semaine les deux concerts de U2 au Centre Bell eurent-ils lieu?5- Quelle série réalisée par Riccardo Troggi et mettant en vedette Patrice Robitaille et Pierre-François Legendre voit 4 amis d'une trentaine d'années vivre des péripéties amoureuses suite à un pacte exigeant une rupture avec leur copine respective ?F- GÉOGRAPHIETOURISME 1- Quelle est la plus petite des régions administratives du Québec?2- Sur les rives duquel des grands lacs la ville de Toronto est-elle située ?3- Ayant comme capitale Karthoum, lieu de jonction des branches bleue et blanche du Nil, quel est le pays africain ayant la plus grande superficie ?4- Parmi les pays ayant fait partie de l'Europe des 15, lesquels n'utilisent pas l'euro comme unité monétaire ?5- Quel est l'hôtel le plus photographié du monde ?C-MÉDICAMENTS 1- Sous quel autre nom est mieux connu le Sildénafil produit par la compagnie Pfizer ?2- Dans un essai clinique visant à démontrer l'efficacité, l'innocuité ou encore la tolérabilité d'un médicament, comment appelle- t-on le comprimé de sucre inerte administré aux sujets du groupe témoin ?3- Quelle compagnie pharmaceutique américaine ayant son siège social canadien à Montréal a annoncé à l'automne 2005 l'élimination de 7000 emplois à l'échelle mondiale ?4- À quoi sert le Lipitor, médicament d'ordonnance le plus vendu au monde?5- Ayant été senti comme joueur important dans la prévention de la propagation de la grippe aviaire, à quelle catégorie de médicaments appartient le Tamiflu Ministre québécois GEN01OE SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES LECTURES ANTHOLOGIE CLAUDE SIMON, OEUVRES Édition établie par A.B.Duncan Pléiade Gallimard, 1582 pages Rien que pour le roman La route des Flandres, il serait juste de s'intéresser à Claude Simon, Prix Nobel de littérature.Ce fut un événement, ce livre, dans le monde littéraire des années 60.On parlait de Nouveau Roman, mais on parlait de symphonie des couleurs, de l'Histoire, des personnages, de rhapsodie, et puis sont venus d'autres chefs-d'oeuvre, Le palace, La bataille de Pharsale, Les géorgiques et L'Histoire revisitée, décrite en voluptés romanesques.Sans parler ici des autres écrits de Simon, de son discours de Stockholm pour le Nobel, de tant de textes qui devinrent célèbres.Mais si, justement, ce livre en parle, les rassemble, les présente, les commente de manière à la fois magistrale et simple - ce n'est pas incompatible.Je crois bien que Claude Simon restera l'un des plus grands romanciers de France et de Navarre.Jacques Folch-Ribas, collaboration spéciale PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS Q Dans les bulletins d'information, on entend souvent : «il y a eu des blessés graves, légers ».Il me semble plus correct de dire «des personnes blessées gravement, légèrement ».Qu'en dites-vous ?\u2014 Aimé Quintal R Les locutions blessé léger et blessé grave, naguère critiquées, ont fini par se frayer un chemin dans l'usage.Certes, ce n'est pas le blessé qui est léger ou grave, mais la blessure.Mais ce transfert d'un nom à un autre nom de la même famille lexicale est fréquent en français.On l'appelle épithète de transfert.C'est ainsi que maladie imaginaire a engendré malade imaginaire.L'expression petite enfance est dérivée de petit enfant.Petite bourgeoisie a produit petit-bourgeois.Ces constructions suscitent souvent de la résistance.Du moins au début.Mais l'usage finit par les accepter.Comme le fait remarquer Grevisse, le transfert n'est pas toujours possible.Si on accepte, par exemple, boucherie chevaline et artillerie lourde, on ne peut dire boucher chevalin et artilleur lourd.Et si vue panoramique a engendré restaurant panoramique, on ne saurait dire dîner panoramique.Bâtisse ou bâtiment ?Q On emploie souvent le mot bâtisse pour désigner des églises ou des cathédrales.Mais à Travaux publics, ce mot avait un sens péjoratif.Nous devions employer bâtiment plutôt que bâtisse lorsqu'une construction était en bon état.Qu'en pensez-vous ?\u2014 Jacques Lambert R Le terme bâtisse n'est pas nécessairement neutre.Il désigne parfois un « gros bâtiment sans caractère et plutôt laid », comme en témoigne cette citation de Georges Duhamel : «L'Amérique s'est dévouée à des oeuvres périssables.Elle élève des bâtisses et non des monuments.» Les écriteaux qui annoncent Bâtisse à vendre m'ont toujours fait sourire.C'est un peu comme si on disait Immeuble laid à vendre.Comme argument de vente, on a déjà vu mieux\u2026 S'agissant de\u2026 Q Je vois souvent la charnière s'agissant de, comme dans cette phrase : S'agissant de la branche fiscale de l'équation, la proposition récente de.J'aimerais savoir si vous jugez cet emploi correct.\u2014 Frederick Leclerc R Le Grand Robertmarque s'agissant de\u2026 comme vieilli.Cette marque d'usage paraît injustifiée puisqu'on trouve des centaines de milliers d'emplois de cette locution en consultant Yahoo ou Google, et ce, même en limitant la recherche à la seule France.Cette expression a le sens de «quand il s'agit de.» ou de «puisqu'il s'agit de\u2026».Elle n'est pas du tout fautive, mais elle est incontestablement lourde, voire rébarbative, comme le montrent les exemples suivants: «Le vent tourne» s'agissant de la peine de mort aux États-Unis, déclare l'émissaire du Conseil de l'Europe.S'agissant de la question nucléaire iranienne, M.Jean François-Poncet s'est interrogé sur l'issue de la négociation en cours\u2026 Bref, s'agissant de\u2026 a quelque chose de bureaucratique.C'est pourquoi je la déconseille dans les textes courants.Sur ton cellulaire Q On entend souvent « Je t'appelle sur ton cellulaire ».Je soupçonne qu'il s'agit d'un calque de « I'll call you on your cell ».Ai-je raison, et dans l'affirmative, que devraisje dire ?\u2014 Denise Synnott R La locution Appelle-moi sur mon cellulaire n'est pas un calque de l'anglais.On trouve dans le Grand Robert Appelle-moi sur mon portable.La seule différence, c'est qu'au Québec on emploie cellulaire au sens de téléphone portable ou de portable, termes qu'on emploie généralement dans le reste de la francophonie.En France, on emploie aussi téléphone mobile ou mobile.Doper les ventes Q Que faut-il penser du bizarre usage du verbe doper dans les titres suivants parus dans votre journal ?L'auto dope les ventes au détail.La filiale Atrium dope AEterna.Cet emprunt à l'anglais semble utilisé ici dans le sens de « faire bondir ».\u2014 José Mailhot, Sainte-Julie R Ce verbe a effectivement été emprunté à l'anglais, mais au début du XXe siècle.Il est aujourd'hui largement répandu en français.Au figuré, doper a, depuis 1953, le sens de «augmenter la puissance ou le rendement, donner un nouvel élan, faire bondir ».Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière : 1) La Tchéquie a adhéré à l'Union européenne en 2004.2) Ils ont mis l'épaule à la roue.\u2014 En français, la seule graphie reconnue et officielle est République tchèque.Mais on rencontre à l'occasion l'appellation informelle Tchéquie.\u2014 La locution mettre l'épaule à la roue est un calque de to put one's shoulder to the wheel.On dira plutôt, selon le contexte, s'atteler à la tâche, mettre la main à la pâte, donner un coup de main, donner un coup d'épaule, pousser à la roue.Les phrases suivantes comprennent au moins une erreur.Quelles sont-elles?1) Il faisait des allers et venues entre Québec et Montréal.2) Il y a une tâche sur ses pantalons.Les réponses dimanche prochain.Blessés légers et graves LECTURES Exceptionnel /Excellent / Bon / Passable / A eviter LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPECIALE PARIS C'est l'evenement fracassant de cette rentree romanesque.Les bienveillantes, de Jonathan Littell, est un aerolithe de 910 pages surgi de nulle part et qui est venu s'ecraser sur le petit monde litteraire parisien en releguant a l'arriere-plan tous les concurrents, vieux ou jeunes.Gallimard avait pris le risque enorme de tirer a 12 000 exemplaires ce premier roman pesant deux millions et demi de signes.Un mois plus tard, on a depasse les 150 000 ventes, Littell est le favori au Goncourt, et l'ecrivain franco-espagnol Jorge Semprun, lui-meme rescape des camps de la mort, parle du plus grand roman a ce jour du XXIe siecle .Dans un texte serre presque sans paragraphe, un jeune homme de 39 ans (35 au moment de l'ecriture) pretend raconter avec meticulosite la Shoah et la guerre sur le front de l'Est, mais a travers les yeux d'un exterminateur nazi qui, quelques decennies apres les faits, ne regrette rien des atrocites dont il a ete responsable et temoin.Provocation supreme: le bourreau n'est pas un bureaucrate borne a la Eichmann, mais un homme d'une grande culture, qui discute de Kant, pleure sur la tombe de Lermontov et lit L'Education sentimentale de Flaubert au milieu des charniers.Un monstre ultracivilise, par ailleurs homosexuel, coupable d'inceste avec sa soeur et du meurtre de sa propre mere.Une entreprise si ambitieuse que son auteur ne pouvait pas etre simplement ce jeune Americain longiligne qui a l'air sur les photos d'un etudiant de bonne famille.Et, de fait, l'auteur de cet ovni litteraire est peut-etre aussi complexe et megalo que son roman.Le rendez-vous avec l'auteur a ete obtenu de haute lutte.Tous les grands medias francais et europeens lui courent apres depuis le debut septembre.Mais Jonathan Littell n'est a Paris que pour cinq jours.Avant la sortie du livre, fin aout, il a daigne donner quelques interviews aux grands titres parisiens, refuse d'avance toute apparition a la tele (je n'ai jamais vu la tele de ma vie), puis il est reparti a Barcelone, ou il est maintenant installe.Pour son bref passage a Paris, le 22 septembre, il a accepte de rares interviews a la radio: Je deteste ca autant que la tele, mais c'est dans une logique de compromis avec mon editeur On suppose que s'il n'en tenait qu'a lui, Jonathan Littell ne donnerait strictement aucune interview.Partant de ce principe que, sur la Guerre, sur la Shoah, sur son heros baptise Max Aue, il vient d'ecrire 910 pages et n'a donc rien de plus a en dire.Pourquoi en avoir fait un homosexuel?Je ne sais pas.Pourquoi avoir ecrit en francais, alors que l'anglais reste malgre tout sa langue maternelle?Il n'y a pas de raison veritable.Les grands auteurs que j'aime sont francais, c'est tout.Quel est le degre de culpabilite de Max Aue?La reponse se trouve dans le roman, c'est a vous de voir.Je ne sais rien de plus que vous.Est-ce LE roman d'une vie?Peut-etre, je n'en sais rien.Sans etre hors norme, le parcours de Littell est a tout le moins particulier.A 3 ans, il a quitte les Etats-Unis avec sa famille pour l'Europe.Y a fait quelques brefs sejours, notamment pour ses etudes universitaires.Sur 39 ans, j'en ai passe 12 en Amerique.Son pere, Robert Littell, est un romancier a succes.Mais il n'est pas vrai que je lui ai servi de documentaliste.J'ai simplement verifie certains details materiels ou geographiques pour lui, notamment en Russie.Littell fils a cette particularite, outre le francais et l'anglais, de parler le russe couramment, et d'avoir vecu de longues annees a Moscou .c'est la qu'il a ecrit en seulement quatre mois le premier jet presque definitif de son roman, fin 2002, debut 2003.Il a ete a l'emploi d'Action contre la faim .ce qui m'a donne l'occasion de traiter avec des massacreurs en Tchetchenie; il a aussi ete traducteur anglais-francais ambidextre.Du francais vers l'anglais, j'ai tout de meme traduit des textes de haut niveau: Maurice Blanchot, Sade, Jean Genet La genese de ce texte est une longue histoire.J'ai commence a y penser il y a 17 ans, en voyant a la faculte cette photo celebre d'une jeune partisane sovietique torturee et a moitie nue dans la neige.Je savais que j'en ferais un roman, et certains episodes du roman datent de cette epoque: par exemple la lecture de L'Education sentimentale par Max Aue au milieu des cadavres et de la debacle.Debut 2001 et pendant deux ans, j'ai mene des recherches sur le terrain, en Ukraine et en Allemagne, j'ai lu plus de 200 bouquins, bref, tout ce qui etait disponible.Fin 2002, je me suis enferme et j'ai ecrit a la main, a raison de 10 pages imprimees par jour (30 000 signes !), et j'ai termine en quatre mois le premier jet, qui s'est revele definitif a 80 % J'ai passe l'annee 2003 a tout retaper a la machine en retravaillant la version initiale.Fin 2003, j'en etais a la quatrieme mouture, definitive.Au passage, j'avais supprime.Une centaine de pages, car il y avait des longueurs Tous les critiques se sont a juste titre emerveilles devant l'impressionnante qualite documentaire, la precision maniaque des details des massacres en Ukraine, des faits et gestes de personnages historiques tels Eichmann, Himmler ou Albert Speer.Mais ce qui donne son caractere grandiose au roman, c'est aussi et surtout cette plongee dans le cerveau d'un bourreau nazi non repenti, qui organise et benit les bains de sang, mais pleure egalement sur les cadavres, subit d'effroyables malaises physiques a la vue des charniers.Max Aue, dit-il, est un nazi improbable, qui pour les besoins de la construction romanesque a vecu en personne tous les evenements majeurs.Mais il y a eu dans la realite tellement de types differents d'exterminateurs nazis que lui-meme a bien pu exister.Jamais je n'aurais pu prendre comme heros un bureaucrate automate a la Eichmann.Il me fallait quelqu'un de complexe et de paradoxal.Max Aue, en fait, est un idealiste; il adhere au Parti nazi des 1932, et continue meme quand les choses commencent a deraper, simplement pour rester fidele a son ideal et a ses engagements Un exercice perilleux et de haute voltige qui amene l'auteur a ecrire des dizaines de pages hallucinantes sur la question de savoir si, pour les chefs nazis, certains Bergjuden d'Ukraine doivent etre consideres ou non comme juifs et extermines ou pas.Quelques centaines de pages plus loin, on retrouve Max Aue chez Eichmann ou, au cours d'un diner raffine, ils discutent doctement de l'imperatif categorique chez Kant.Une plongee vertigineuse dans le cerveau d'un monstre, au risque de l'humaniser.Une entreprise inedite et tellement provocante qu'on en arrive a cette question: le jeune Jonathan Littell, qui n'a pas connu la guerre, aurait-il pu ecrire ce roman si sa famille n'etait pas d'origine juive, et donc apparentee aux victimes, meme de facon lointaine?Ma famille est arrivee aux Etats-Unis en 1880, et nous n'avons eu aucun lien avec des victimes de la Shoah, dit-il.Ce n'est pas en tant que juif que j'ai ecrit ce livre.Ca n'a aucun rapport.D'ailleurs, quand j'etais enfant, dans ma famille, on ne parlait pas de la Shoah a la maison, mais de la guerre du Vietnam ENTREVUE / Jonathan Littell La recrue de l'annee Un jeune Americain publie sur la Shoah, en francais, un premier roman fracassant de 900 pages.Gallimard en imprime 12 000 exemplaires.Un mois plus tard, on depasse les 150 000 ventes de ce livre que beaucoup qualifient de chef-d'oeuvre, voire de plus grand roman a ce jour au XXIe siecle .PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AGENCE FRANCE-PRESSE Pourquoi Jonathan Littell ecrit-il en francais, alors que l'anglais reste sa langue maternelle ?Il n'y a pas de raison veritable.Les grands auteurs que j'aime sont francais, c'est tout, repond l'ecrivain de 39 ans.L'auteur de cet ovni litteraire est peut-etre aussi complexe et megalo que son roman.EN KIOSQUE DES MAINTENANTscrapbooking Faites le plein d'idees FILL227P LECTURES AU PIED DE LA LETTRE SONIA SARFATI sonia.sarfati@lapresse.ca Les petites nouvelles du monde litteraire FRANCOIS LETOURNEAU A CRAQUE POUR.Le monde selon Garp, de John Irving.Je l'ai lu a 11 ans.A l'ecole, on nous faisait lire des romans que je trouvais plates.Celui-la, je l'ai trouve drole.J'ai aime les references a la sexualite un peu tordue.Je n'ai pas tout compris, mais ce fut comme un eveil pour moi , indique l'auteur et acteur.On pourra d'ailleurs le voir, des vendredi, dans Cheech de Patrice Sauve .dont il a signe le scenario a partir de sa propre piece de theatre.APPRIS L'ecrivaine Camille Laurens, dont le plus recent roman, Ni toi, ni moi (P.O.L.) se trouve sur la premiere liste du Goncourt (et compte donc aussi parmi les livres en lice pour le Goncourt des lyceens), sera presente au Salon du livre de Montreal, qui se deroulera du 16 au 20 novembre a la Place Bonaventure.ENTENDU La seule facon de creer des personnages credibles est de les creer de maniere a ce qu'ils changent.Comme vous, comme moi.Nous ne serons pas les memes demain, parce que des choses se seront produites .peut-etre meme simplement parce que nous nous sommes parle ! Je deteste les livres dans lesquels vous savez tout sur le personnage des la premiere page et qu'apres, il demeure immuable.Kurt Wallander, donc, changera jusqu'au jour ou il mourra.Mais je n'ai pas l'intention de le tuer ! .Le romancier et dramaturge Henning Mankell en entrevue avec La Presse.A noter que sa piece Antilope sera montee en janvier au theatre Prospero, dans une mise en scene de Carmen Jolin et avec Gabriel Arcand comme tete d'affiche.HONORES L'Academie des lettres du Quebec a remis ses prix vendredi.Le prix Alain-Grandbois (poesie) est alle a Fernand Ouellette pour L'inoubliable (L'Hexagone); le prix Ringuet (roman), a Martine Desjardins pour L'evocation (Lemeac) et le prix Victor-Barbeau (essai), a Catherine Mavrikakis pour Condamner a mort .Les meurtres et la loi a l'ecran (Presses de l'Universite de Montreal).Dans un autre ordre d'idee, l'illustrateur Steve Adams, dont on peut regulierement voir le travail dans La Presse, a remporte le Grand Prix Lux 2006 dans la categorie Livre d'enfant, pour le tres bel album Le tresor de Jacob, ecrit par Lucie Papineau et publie chez Dominique et compagnie.RENDEZ-VOUS La sixieme saison du Cabaret des auteurs du dimanche commence aujourd'hui a 20 h au Diable vert (4557, rue Saint-Denis).Le concept, pour ceux qui n'auraient jamais frequente la chose ?Cinq auteurs volontaires ont une semaine pour ecrire un spectacle sur un theme suggere par le public.Le theme de cette soiree inaugurale : la ressemblance.Les auteurs enroles sont Ian Lauzon, Edouard Hardcore, Isabelle Menard, Andre Truand, Martin Petit et Jean-Francois Aube.Mario Saint-Amand sera du spectacle a titre de lecteur invite.Francois Letourneau PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSEc MARIE CLAUDE FORTIN CRITIQUE COLLABORATION SPECIALE Qu'elle se rebaptise Sissi, ou Marie-Kiki, ou Lea, Marie-Sissi Labreche s'est toujours donnee comme l'heroine de ses romans, autant dans Borderline que dans La breche, ou dans La lune dans un HLM, le plus recent.Envers et contre tous, elle a fait de l'autofiction biographique son terrain de predilection.Mais attention.L'auteure nee en 1969 d'un pere manquant et d'une mere folle est une ecrivaine.Elle subtilise certains faits, joue sur la frontiere entre le reel et la fiction, s'invente un personnage qui lui ressemble comme une jumelle.Et elle le fait avec un talent qui, avec son troisieme livre, s'affirme et se confirme hors de tout doute.La lune dans un HLM est un roman a deux voix, une histoire a double tranchant.D'un cote, il y a Lea, qui reverait d'etre une grande peintre, qui venere Picasso (les chapitres portent d'ailleurs les titres de toiles celebres), mais qui doit s'occuper seule de sa mere rongee par la folie et vivant seule dans un HLM insalubre.De l'autre cote, il y cette autre femme qui ecrit des lettres a sa mere, qui dit je , commente le roman qu'elle est en train d'ecrire, explique ses doutes, ses craintes, ses subterfuges.Je ne sais plus ce que j'ai conserve de moi pour creer Lea, ecrit-elle, mon sentiment de culpabilite, ca oui, mais je ne lui ai pas donne ma grande gueule, ma bouche immense, deformee, incapable de reunir ses dents pour empecher les secrets de s'echapper, ma facon epouvantable de tout reveler.D'un chapitre a l'autre, ces deux voix alternent.L'histoire de Lea est entrecoupee de ces lettres qui nous laissent l'impression vive d'entrer dans le secret de l'auteure, dans la fabrication intime du roman qu'elle est en train d'ecrire sous nos yeux.Et c'est beau, douloureusement beau, tellement beau que ca fait mal au coeur.Alors que l'on nage en pleine detresse, en pleine tragedie humaine, on se sent portes par la grace de cette ecriture qui joue avec les maux avec une inventivite et un bonheur rare.Avec La lune dans un HLM, on aurait pourtant pu craindre le pire.Quoi, encore un livre ou l'auteure nous parle de sa mere et de sa grand-mere, et de la folie qui pousse sur les branches de son arbre genealogique comme des fruits toxiques ?Eh bien oui.Elle fait cela.La lune dans un HLM, c'est encore l'histoire de cette fille dont la mere vit dans la folie, de cette fille qui n'a pas eu d'enfance car elle a toujours du etre la mere de sa mere.Comme la vraie Marie-Sissi, qui doit encore s'occuper de la sienne, et qui en parle ouvertement.Mais des femmes de sa famille de folles, elle a fait d'inoubliables, de grands personnages de roman.LA LUNE DANS UN HLM Marie-Sissi Labreche Boreal, 2006, 250 pages LITTERATURE QUEBECOISE L'ecriture ou la vie DANY LAFERRIERE CRITIQUE COLLABORATION SPECIALE I.Hugo et le dictionnaire Parmi les livres que je traine depuis un moment figure ce Hugo piaffant des Choses vues (Quarto, Gallimard, 2002).On le sent partout dans la ville, notant tout ce qui traverse son champ de vision.C'est bien lui de s'essayer a la chronique et de placer tout de suite ce genre a un niveau inegalable.Sa visite a Balzac en train de mourir vous laisse pantelant.Hugo face a un Balzac agonisant.Deux grosses betes en tete a tete.Mais il n'y a pas que cela : les faits divers fourmillent dans cet enorme bouquin (1420 pages).L'oreille du memorialiste capte les conversations les plus oiseuses.Dans un salon, Mme Riviere disait l'autre jour : Quand je suis chez ma grand-mere Baillot, je vois Mme Liadiere avec Pierrelot, Mme de Loyne avec d'Haubersart, Felicie (Mme de Behague) avec Honore (le comte de Sully), la duchesse (d'Otrante) avec le baron (Perignon), M me de Sampayo avec Mignet, et je suis toute honteuse et toute bete.Il n'y a que moi qui sois avec mon mari.Quelle commere, ce Hugo ! Mais il parle aussi du manque de pain dans certaines familles de Paris.Il suit cet homme qui parle tout seul.C'est le poete des petites gens .Il rapporte, et c'est la raison de cette note, cette etonnante discussion a l'Academie francaise.Aujourd'hui 12 decembre 1850, l'Academie travaillant au Dictionnaire, a propos du mot accroitre, on a propose cet exemple tire de Mme de Stael : La misere accroit l'ignorance et l'ignorance la misere.Trois objections ont surgi immediatement.1.Antithese.2.Ecrivain contemporain.3.Chose dangereuse a dire.L'Academie a rejete l'exemple.J'ajoute une quatrieme objection: cela venait d'une femme, donc doublement dangereux.Actuellement il y a un grand debat, en France, sur la definition du mot colonisation dans la derniere edition du dictionnaire Le Robert.Colonisation : mise en valeur, exploitation des pays devenus colonies.Des associations de Paris reprochent au Robert, tout en demandant le retrait des exemplaires deja en vente, l'expression mise en valeur accolee au mot colonisation.On y voit la une tentative, par la bande, de justifier la colonisation, ou du moins de lui trouver des aspects positifs (l'un des debats de l'ete dernier).Les responsables du Robert se defendent en disant qu'un dictionnaire est toujours objectif et qu'il n'est pas tributaire de l'ideologie.Mon oeil ! Il n'y a rien de plus ideologique que la definition des mots (on l'a vu dans l'exemple de Hugo).Voudrait-on de la definition du poete martiniquais, Aime Cesaire, qui, lui, connait la colonisation du dedans ?Si oui, la voici : Je parle de millions d'hommes a qui on a inculque savamment la peur, le complexe d'inferiorite, le tremblement, l'agenouillement, le desespoir, le larbinisme.(Discours sur le colonialisme, Presence africaine, 1955.) Cela dit, je trouve le retrait des dictionnaires plutot excessif.On n'a qu'a attendre la cuvee 2008 pour y inserer, comme le propose d'ailleurs Alain Rey, le responsable du Robert, la cinglante reflexion de Cesaire.II.Un poete dans la ville J'ecoute la musique dans ma voiture, comme je lis dans mon bain.On m'avait refile Mexico, le dernier opus de Jean Leclerc.Je ne connaissais Leclerc que par ce qu'en disaient les medias, donc pas vraiment.Il m'arrivait parfois de sentir son angoisse.C'est pas courant un jeune homme doue veritablement torture.Son allure aerienne lui fait un air de funambule.Un clown triste.Et pourtant, il parait tout joyeux dans sa musique.Il est aussi electrique, dense et elegant.Je dis elegant parce qu'il fait tout pour cacher sa deprime.C'est d'autant plus etonnant que ce n'est pas le desespoir de celui qui voit tout en noir.C'est un desespoir gai.Un desespoir de jeudi soir.Ce qu'il veut me semble tout simple, trop simple pour etre possible dans ce monde a multiple sens.Il tente precisement d'enlever quelques couches de sens a notre quotidien, de laver en quelque sorte la vie.De la decaper de toute sa graisse jusqu'a ce qu'il ne reste plus qu'un squelette.Un squelette buvant et dansant.Leclerc veut faire de la musique, comme d'autres fabriquent des chaussures.Justement, on lui explique qu'il n'est pas un cordonnier.Il s'enferme alors chez lui ou dans sa tete.Mais plus il se cache, plus on s'interesse a lui.Il y a plus d'articles qui a ete ecrit, ici, sur le fait qu'il change de nom que sur la guerre du Congo qui a coute des millions de morts.Quelle epoque! Je remarque que quand il passe a la tele, il evite de regarder son interlocuteur.C'est parce qu'il se demande comment fait l'autre pour lui poser, avec tout son serieux, les memes trois questions que tout le monde lui a mille fois posees.Alors il fait des pirouettes pour ne pas crever de honte.Ses chansons : des graffitis urbains qui me rappellent les premiers tags de Jean-Michel Basquiat.La meme immediatete.Et le meme desir d'atteindre l'extreme justesse, la note aigue, sans perdre le gout de la chair juteuse.Chroniques sanglantes livrees avec nonchalance.On meurt a chaque chapitre.Mais la mort est aussi drole que les gros mots dans la bouche des enfants.De temps en temps, quand il s'en rappelle, il dessine l'epoque en traits rapides.Il veut aller tout de suite au coeur des choses.Et le coeur des choses c'est precisement le coeur lui-meme.Il s'y installe a demeure.Et les images fusent, legeres et insouciantes.C'est comme ca qu'on devrait parler de la mort.Ou de l'amour, c'est pareil.Cela fait un disque bancal, tropical (avec des courants d'air chaud) et follement amusant.Un poete, je vous dis.III.Les ravages de l'exil Voici Anthony Phelps.Lui aussi est un poete.Il habite au Quebec depuis 1964.Quarantedeux ans, c'est une vie.Il a publie plus d'une vingtaine de recueils de poemes et de romans.Il fait des disques de poesie, et a participe a des documentaires.Son oeuvre est traduite en espagnol, russe, ukrainien, allemand, italien, japonais.Il vit a Montreal, et vous ne le connaissez pas.Aujourd'hui, il a 78 ans, toujours bon pied bon oeil, mais depechez-vous.Vous savez, une ville ne se fait pas uniquement avec les gens qu'on voit.Ceux qu'on ne voit pas y contribuent parfois plus.Et si Montreal est devenue une ville si vivante c'est parce qu'il y a des gens comme Anthony Phelps qui l'arpentent et la faconnent.Mais qui est cet Anthony Phelps ?Il est ne a Port-au-Prince en 1928 d'une famille bourgeoise.Tres tot, il s'interesse a la poesie.En 1961, il reunit quelques amis dont Davertige et Serge Legagneur autour d'une conception plus moderne de la poesie (la poesie haitienne etait devenue anecdotique et folklorique).Avec ses copains du groupe Haiti Litteraire, il s'active a la radio et dans les journaux a empecher que la derive ne soit totale.Il publie trois recueils de poemes (Ete, 1960 ; Presence, 1961 ; Eclats de silence, 1962).Il oppose la culture a la dictature.Duvalier riposte.Il fait jeter en prison un grand nombre d'intellectuels.Phelps connait d'abord la prison, ensuite l'exil.Il s'etablit a Montreal en mai 1964.J'insiste sur Haiti, car on a tendance a croire que la vie d'un exile commence a partir de son arrivee dans le pays d'accueil.On croit qu'il ne s'integrera que s'il oublie ce qu'il a ete avant.C'est pas juste pour le pays qui l'a forme.En 1968, Phelps publie a Montreal Mon pays que voici, un long poeme qui est devenu, pour les Haitiens sous la dictature, le chant national.Il y est dit toutes les souffrances d'un peuple, depuis le voyage, dans les cales des bateaux negriers, des cotes d'Afrique jusqu'en Amerique.Phelps chante la longue epopee des esclaves jusqu'au temps present de la dictature.Je continue O mon pays Ma lente marche de poete Un bruit de chaine dans l'oreille Et sur les levres un gout de sel et de soleil.Le poete dans le poeme.On avait l'impression, a Port-au- Prince, qu'il ne nous avait pas oublies.Aujourd'hui, Anthony Phelps vient de publier, chez Lemeac, un roman sur l'exil et une tentative avortee de retour (La contrainte de l'inacheve ).Le titre le dit bien: on veut toujours terminer ce qu'on a commence.Dans ce livre, il s'agit d'un amour brutalement interrompu.Des decennies plus tard, le narrateur voudrait reprendre l'histoire d'amour la ou elle s'etait arretee, mais le temps fonce en avant comme un bolide.Tout le monde connait de telles situations, mais les exiles le vivent de maniere plus brulante.Ce n'est pas seulement une personne qu'on laisse derriere soi, mais un univers.Du jour au lendemain, on doit changer de vie.On se refugie dans la fiction.On invente ce qui aurait pu se passer.Phelps exprime, dans ce roman, avec pudeur et elegance, ce terrible sentiment d'inachevement.Le poids des mots et la douleur de l'exil Les responsables du Robert pretendent qu'un dictionnaire est toujours objectif et qu'il n'est pas tributaire de l'ideologie.Mon oeil ! Il n'y a rien de plus ideologique que la definition des mots.12 L E C T U R E S Retrouvez Manon Le Blanc dans lundi 19 h 30 et EN KIOSQUE DES MAINTENANT! Pour en profiter vendredi 22 h 30 a cyberpresse.ca/privileges LECTURES CHANTAL GUY PARIS M.Todorov au quatrieme, Mme Huston au cinquieme.C'est ce qu'on peut lire a l'entree de cet immeuble typiquement parisien du Ve arrondissement, situe tout pres de la Grande Mosquee et du Jardin des plantes, ou Nancy Huston a donne rendezvous a La Presse.Ent rer chez l 'ec r ivain et essayiste, en lice pour les prix Goncourt et Femina pour son dernier roman Lignes de faille, conjointe de l'eminent linguiste, specialiste de la semiologie, philosophe (etc.) Tzvetan Todorov, cela a quelque chose d'intimidant, qui n'est pas sans rappeler certains couples celebres du non moins celebre Quartier latin.Franche et honnete, Nancy Huston coupe court a tous les fantasmes.Ce n'est pas dans ce dernier etage charmant, agremente de lucarnes et de poutres, qu'elle ecrit.C'est plutot l'endroit ou elle joue a l'ecrivain et gere le personnage mediatique, particulierement sollicite ces jours-ci.Le lieu de la creation est ailleurs, dans un autre immeuble.Une cellule de moine, ou il n'y a absolument rien, juste une table et une vue, dit-elle de sa voix chuchotante, teintee d'un leger accent qui fait penser a Jane Birkin.Ou je ne suis pas Nancy Huston, absolument rien.Juste l'ecoute.Je ne bosse pas ou il y a mes livres, mes enfants, moi-meme, mon passe Ici, c'est tout le contraire.Un bureau confortable, certes, mais range, ou on ne voit pas les feuilles froissees des premiers jets, mais des factures.Des photos d'amis, d'enfants, une photo de l'ecrivain Romain Gary qu'elle aime tant, comme s'il faisait partie de la famille, des cartes postales, des livres .notamment tous ceux dont elle est l'auteur.Pas necessairement ranges a premiere vue, mais sagement alignes.Lignes de faille vient d'arriver, trois ans apres Une adoration, deux ans apres son essai Professeurs de desespoir.En regardant la trentaine de titres, on ne peut s'empecher de lui demander ce que cela lui fait d'avoir une oeuvre, apres une douzaine d'annees a ne vivre que de sa plume.Cela ne l'impressionne pas le moins du monde.Qu'est-ce qu'on peut ajouter ?Ce serait absurde de dire que je ne suis pas contente.Je suis contente d'avoir pu faire ca.Je suis contente d'avoir ecrit des choses qu'une petite partie de la population mondiale a eu envie de lire.Ce n'est pas de la litterature universelle.Je n'ai meme pas une aspiration d'etre celebre dans le monde entier, car je trouverais ca epouvantable de ne pouvoir circuler tranquillement.Oui, elle voulait etre ecrivain, elle l'admet du bout des levres, mais elle se mefie du vouloir etre .J'ai commence a pouvoir ecrire quand j'ai cesse de m'obseder a l'idee d'etre ecrivain.Je ne crois pas qu'on ait une identite etablie qui attend juste le moment de s'exprimer.Je suis convaincue que c'est le faire qui fait l'etre.C'est en ecrivant qu'on devient \"ecriviste\" ! Le puzzle Huston Sympathique, mais pas necessairement chaleureuse.On sent bien que Nancy Huston se protege.De multiples facons, et elle en a bien le droit.Nous avons acces a l'etage officiel , le cinquieme; pas a l'antre de l'ecrivain , pas plus qu'au quatrieme, qu'on imagine etre l'endroit familial.Une vie compartimentee comme ses multiples identites (canadienne et francaise) ?Aussi polyphonique que le sont habituellement ses romans ?Aussi divisee que son ecriture, qui se partage entre essais et fictions, comme on separe le coeur et l'esprit ?On se le demande, mais tout cela est coherent.Ce n'est meme pas etonnant.C'est Nancy Huston.J'ecris des essais pour dire ce que je sais, et des romans pour dire comment je ne sais pas, explique-t-elle.Le savoir est mortel pour le roman, j'en suis de plus en plus convaincue.Quand j'ecris un roman, j'ai l'impression de ne rien savoir du tout ; mais toujours, je subis, j'entends des voix, un peu a la Jeanne d'Arc, et j'essaie de reproduire fidelement ce que les voix me disent.Et je suis percluse de peur, de toutes sortes d'angoisses, du type que je ne suis pas a la hauteur, que ce que j'ecris n'interesse personne, a commencer par moi.A 53 ans, Nancy Huston a toujours la silhouette d'une jeune fille et en a peut-etre meme l'insecurite.Contrairement a d'autres, elle n'est pas dupe de l'enfant qui perdure en elle ; c'est meme une source inepuisable d'inspiration.Cette enfant a mal appris a aimer le piano, affirme-elle, mais elle vient de s'y remettre, apres la lecture du livre Crescendo, de son amie Catherine David, qui exhorte les amateurs ayant abandonne l'instrument a y retourner.Apres 30 pages, je me suis jetee sur mon piano, ditelle, enthousiaste.J'ai eu ma premiere lecon depuis 1970.Je vais m'acheter un tres bon piano C'est tres bien d'avoir vendu des livres pour ca ! Ensuite elle nous flanque a la porte pour sauter dans un taxi, non sans avoir eu la delicatesse de nous indiquer ou se trouve la Mosquee de Paris Nancy Huston, le personnage mediatique, a encore beaucoup de rendez-vous a son agenda.ENTREVUE / Nancy Huston A Paris chez Nancy Nancy Huston nous a ouvert les portes de son chez-soi.qui n'est pas tout a fait l'endroit ou elle vit et ou elle ecrit.Rencontre avec une auteure qui cultive le mystere.CHANTAL GUY PARIS .Sol, fils de Randall, fils de Sadie, fille d'Erra.Ils ont tous 6 ans au moment des faits, et c'est ce au moment qui compte vraiment.A rebours, de la guerre en Irak a la Deuxieme Guerre mondiale, de Sol a son arrieregrand- mere Erra, il y a chaque fois une vingtaine d'annees qui les separent, mais dans les quatre chapitres de Lignes de faille, ils parlent tous au present.Le lieu, que l'on soit dans l'Allemagne des annees 40 ou aux Etats-Unis de nos jours, est toujours celui de l'enfance, un perpetuel present, peut-etre, ou un present sans cesse perpetue En verite, ecrire du point de vue de l'enfant a ete une epreuve pour l'ecrivain.C'etait epouvantable, dit Nancy Huston.Je suis bien contente d'en etre sortie.D'ailleurs, c'est vraiment le contraste maximal pour moi entre le deplaisir de l'ecriture et le plaisir de la reception, car les gens recoivent bien le roman.Parce que je ne suis pas une enfant, mais que j'ai ete enfermee pendant tous ces mois dans leurs tetes.J'ai retrouve cette angoisse d'etre petit, entoure de geants qui decident de tout, qui sont tres puissants mais imprevisibles, instables, parfois mechants, qui se disputent entre eux.A 6 ans, on a compris que les adultes ne sont pas aussi parfaits que ca.On n'est pas stupide, mais on est ignorant, on ne sait pas comment le monde fonctionne, on n'a que la parole des grands pour le comprendre.C'est dur, comme experience.Une source d'inspiration pour Huston: l'histoire des Lebensborn, des centres ou l'on eduquait a l'aryenne des enfants voles en Pologne, en Ukraine ou dans les pays baltes, avant de les placer dans des familles allemandes dans le cadre d'un vaste programme de repeuplement de l'Allemagne et de germanisation des etrangers.Erra, la matriarche, est un bebe des Lebensborn.Arrachee a sa famille biologique, placee dans une famille allemande, puis envoyee au Canada apres la guerre, puisque sa vraie famille a ete exterminee.Ce destin hors du commun fera d'Erra une femme etonnamment libre, trop libre pour sa fille Sadie, qui souffrira de son absence et deviendra obsedee par le passe mysterieux de sa mere; cette obsession la menera en Israel, ou son propre fils, Randall, decouvrira la haine au contact d'une fillette arabe, haine qu'il transmet a son fils Sol, bombarde d'images violentes de la guerre en Irak Les ramifications sans fin fascinent Nancy Huston.Ce n'est pas parce que c'est sans fin que c'est previsible.Avec la meme donne de depart, disons une mere absente, une enfant va reagir en etant une mere ultrapresente, ce qui va creer d'autres degats, alors qu'une autre ne le sera pas.C'est comme le principe mathematique du chaos.Impossible de ne pas penser a ce que Nancy Huston a confie sur l'abandon de sa mere lorsqu'elle avait 15 ans, sur la liberte que lui a donne la langue francaise par rapport a sa langue maternelle, l'anglais Je me reconnais dans les quatre personnages.Sol, enfant du totalitarisme americain ?Nous ne saurons pas ce que deviendra Sol, le dernier de la lignee, mais son avenir s'annonce plutot sombre.Le constat de Huston sur la societe americaine est dur.D'ailleurs, Lignes de faille n'a pas trouve preneur chez les editeurs americains, tandis qu'au Canada anglais, on a demande a l'ecrivain de supprimer de nombreux passages, presque tous concernant Sol, une sorte d'enfant-roi americain qui carbure a la porno et aux images de torture a Abou Ghraib sur Internet, pendant que sa maman est obsedee jusqu'a l'absurde par sa sante et sa securite.Mon sentiment, c'est que l 'Amer ique contemporai ne reproduit pas mal de traits de l'Allemagne nazie, annonce sans hesiter Nancy Huston.Je crois que nous sommes dans un etat pre-totalitaire.On voulait que j'enleve la moitie des pages de Sol, tout ce qui tournait autour de Jesus, de la guerre en Irak, de George Bush, de la pornographie, etc.Je me suis demande si effectivement, j'exagerais et puis j'ai vu l'autre jour le film Matrix.A la fin, il y a cette espece de Jesus qui va sauver l'humanite en tuant tout le monde a coups de kung-fu.C'est ca, Jesus de nos jours.C'est le massacre.C'est d'une pauvrete et d'un manicheisme absolument terrifiants et c'est un film-culte.Un monstre bicephale, c'est vraiment ca les Etats-Unis de nos jours.Une tete qui dit : la democratie, les libertes individuelles, la generosite, Jesus-Christ et le born again, et de l'autre cote, on est en train d'assassiner, de massacrer, d'apprendre aux gens a torturer et de leur faire accepter la torture, d'accepter l'invasion de leur maison, de leurs comptes bancaires, de leur telephone.LIGNES DE FAILLE Nancy Huston Actes Sud/ Lemeac, 481 pages.A hauteur d'enfants Avec Lignes de failles, un roman a quatre voix d'enfants sur quatre generations, Nancy Huston s'est taille une place dans la premiere liste de candidats aux prix Goncourt et Femina.Un roman qu'elle a trouve particulierement difficile a ecrire, ou l'on decouvre comment le chaudron de l'enfance bouillonne encore plus sur le feu de l'Histoire, celle d'hier comme celle qui s'ecrit aujourd'hui.PHOTO MARC CHAUMEIL, COLLABORATION SPECIALE J'ecris des essais pour dire ce que je sais, et des romans pour dire comment je ne sais pas , explique l'ecrivaine francocanadienne Nancy Huston.Nancy Huston se protege.Nous avons acces a l'etage officiel , le cinquieme; pas a l'antre de l'ecrivain , pas plus qu'au quatrieme, qu'on imagine etre l'endroit familial.Une vie compartimentee comme ses multiples identites ? Faites le plein d'idees EN KIOSQUE DES MAINTENANT 3430361A 368 pages cahiers photo 29,95 $ Un livre particulierement passionnant qui se lit comme un roman.Carl Bernier, Radio-Canada Une mine d'informations fort impressionnante.Michel Viens, RDI Le livre de Mme Clarkson etonne par sa generosite et par son ton intimiste.L'ancienne gouverneure generale n'a pas craint de parler avec son coeur, de nous livrer pour la premiere fois de son existence les tourments et les joies de son ame, de nous dire la femme qu'elle est.Gilles Toupin, La Presse Adrienne Clarkson Le Coeur au poing 3431841A 3373492A Trucs et conseils pour reussir ses etudes Ecrit par un jeune pour les jeunes Offertenlibrairie et sur www.septembre.com/reussir 3432359A c Ludovic Fremaux L'art de Godbout c'est d'avoir orchestre tout cela avec une grande douceur et beaucoup de compassion.Il atteint de nouveau la simplicite et cette justesse de ton qui avait fait la marque de Salut Galarneau ! Dany Laferriere, La Presse on s'amuse, on tourne les pages a toute allure.Il y a un tel souffle de jeunesse dans cette ecriture que j'en suis restee bouche bee.Danielle Laurin, Le Devoir JACQUES GODBOUT Au fil des ans, Godbout est passe maitre dans l'art de decortiquer notre ambivalence entre a la fois notre americanite et notre francite.Andre Magny, Le Droit Ecrit comme une fable, avec une certaine distance et une ironie Un trop rare roman de Jacques Godbout.Michel Desautels, Radio-Canada La concierge du Pantheon 3430387A SONIA SARFATI Un jeune entre dans un college.Il est arme.Il tue.L'horreur est sans nom.Mais elle fuit de mots et de maux.Lionel Shriver .une femme, comme son prenom ne le dit pas .a pris ces mots, ces maux.En a fait un livre dur, troublant, a la limite du supportable.Ou elle ne juge pas.Au lecteur de repondre aux questions posees.Ou elle etale les cartes.Au lecteur d'interpreter la donne.Il faut qu'on parle de Kevin sera en librairie dans les prochains jours.On n'en sort pas indemne.La narratrice, c'est Eva.Elle publie des guides touristiques grace auxquels elle sillonne la planete et est devenue millionnaire.A 34 ans, elle epouse Franklin.Est heureuse dans cette vie a deux.Mais Franklin veut un enfant.Elle, non.Elle finit par ceder.En 1982, a l'age de 37 ans, elle donne un fils a Franklin.Franklin a qui elle ecrit, car il n'est plus a ses cotes.Une lettre apres l'autre.Assez pour remplir un bouquin de 472 pages.Bien tassees, les pages.Elle se raconte et raconte la vie avant et apres Kevin.Leur fils.Emprisonne depuis la tragedie.Depuis l'innommable.Eva y refere en ecrivant JEUDI.Un jeudi majuscule et noir deuil.Un jeudi de fin du monde.Le 8 avril 1999, Kevin est entre dans son lycee.Il y a tue neuf personnes.C'etait trois mois avant son 16e anniversaire.Tous les 15 jours, envers et contre tout et tous, Eva lui rend visite.Et elle s'interroge.Estelle responsable du geste qu'il a commis ?Apres tout, elle ne l'a pas desire.L'a-t-elle seulement aime ?L'a-t-il senti?Et si elle ne l'est pas, responsable .elle qui l'est aux yeux de tous .pourquoi l'adolescent est-il devenu un assassin ?I l est (malheureusement) d'actualite, ce Il faut qu'on parle de Kevin signe Lionel Shriver (Belfond).Le septieme roman de l'ecrivaine, le premier traduit en francais.Inspire par la tragedie de Columbine.Signe par une romanciere qui, a 8 ans, a decide qu'elle ne serait jamais mere.Et qui, a 15 ans, a change son prenom.Margaret-Ann est devenue Lionel.Ses couleurs, qui sont celles de son roman, elle ne les cache pas.La dedicace de Il faut qu'on parle de Kevin va ainsi : Pour Terri, le pire scenario auquel nous avons tous les deux echappe.A la page suivante, elle cite Erma Bombeck: C'est quand il le merite le moins qu'un enfant a besoin de votre amour.Ce n'est qu'un avant-gout de ce livre qui est comme un uppercut donne en plein ventre.Il fait mal.D'un mal qui, malgre le flou a miparcours, demeure des jours apres en avoir referme la derniere page.A cause du coup assene dans les dernieres lignes.Il est impitoyable.On en sort K.-O.Les larmes aux yeux, alors que les milliers de mots parcourus auparavant s'eclairent d'une autre lumiere.IL FAUTQU'ONPARLE DE KEVIN Lionel Shriver (traduit par Francoise Cartano) Belfond, 472 pages Une mere, un fils et une tuerie LECTURES RECITS AUNORD DENOS VIES Jean Desy XYZ, 2006, 125 pages Docteur en medecine, Jean Desy a une longue experience des hopitaux et dispensaires du Nunavik, entre les baies d'Hudson et d'Ungava.Le vrai Nord.L'aride, l'eblouissant, parcouru par les caribous et les quatre roues .La ou les anciens pechent l'omble dans des kayaks en peau de phoque.Ou les jeunes crevent d'ennui ou d'ethylisme.Ou il y a plein de mots pour dire neige : qanik, la neige qui tombe, masak, la neige humide, maoyak, la neige molle, pukaq, la neige granuleuse .S'il a souvent evoque cet amour du Nord dans ses livres .Le coureur de froid, Voyage au nord du nord, Nunavik/Carnets de l'Ungava ., il n'avait pas tout dit, peu s'en faut.Dans Au nord de nos vies, il nous propose huit recits narres par un alter ego, le Dr Julien Breton, qui tente de sauver des vies dans les plus dures conditions.Au terme de ce voyage en huit etapes, nous restera le souvenir de heros illustres et inconnus, medecins, infirmieres, pilotes d'avionsambulances, mais aussi d'Inuits, jeunes et vieux, dont l'auteur fait des portraits saisissants.Marie Claude Fortin , collaboration speciale Tous les jours dans A CHACUN SON CHOIX Tous les jours dans L'ARGENT, L'ARGENT OU PASSE-T- I L?"]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.