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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-09-14, Collections de BAnQ.

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[" NOSCHRONIQUES MICHÈLE OUIMET ET YVES BOISVERT PAGES A9 ET A11 NOSÉDITORIAUX NATHALIE COLLARD ET ANDRÉ PRATTE PAGE A34 COMMEDANSUNMAUVAISRÊVE LE RÉCIT DE LA JOURNÉE PAGES A2 ET A3 L-V 6 21924 98765 1 Une vie de collégienne fauchée.Une vingtaine de blessés, dont quatre graves.Une ville affolée.Montréal a eu le souffle coupé quand un forcené a déclenché une fusillade au collège Dawson avant d'être atteint par les balles de la police.Kimveer Gill était armé d'une arme semi-automatique.Son site Web, imprégné de l'univers noir de la culture gothique, montre le jeune homme arborant fièrement une arme (notre photo ci-dessous).Le bilan aurait pu être bien pire: le collège Dawson, le plus important cégep du Québec, accueille 10000 élèves.Portrait du tireur, compte rendu et analyses d'une journée d'horreur 15 PAGES LA TRAGÉDIE ENMOTS ET EN PHOTOS UN FORCENÉ PREND D'ASSAUT LE CÉGEP DU CENTRE-VILLE FUSILLADEAUCOLLÈGEDAWSON PHOTO MARK MORIN, COLL.SPÉCIALE PHOTO PATRICK SANFAÇON.LA PRESSE © Une jeune évacuée appelle son père pour le rassurer.Une élève tuée Une vingtaine de blessés Le tireur perd la vie Après avoir été atteint à une Kimveer Gill, 25 ans, sur l'une des photos de son site Web.jambe, le tireur a porté une arme contre lui.Les agents l'ont ensuite traîné à l'extérieur.Montréal jeudi 14 septembre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 320 76 pages 5 cahiers 3379965A Reverso Grande GMT.Légendaire montre réversible, réserve de marche de 8 jours, deuxième fuseau horaire avec référentiel GMT.Mouvement mécanique 878, entièrement manufacturé par Jaeger-Le Coultre.Le reflet dévoile lintérieur de la montre.Manufacture Jaeger-Le Coultre, Vallée de Joux, Suisse, depuis 1833.Pour information +41 21 845 02 02 - www.jaeger-lecoultre.com 3418314A ANDRÉ CÉDILOT ET ANDRÉ NOËL Kimveer Gill a stationné sa Pontiac Sunfire noire à l'angle de la rue Wood et du boulevard de Maisonneuve, près du collège Dawson, en plein centre-ville.Il a ouvert le coffre et sorti une carabine semi-automatique de 9 mm, un puissant pistolet de calibre .45 et un sac contenant un fusil de calibre 12 pouvant tirer quatre balles à chaque coup de pompe, ainsi que des vêtements.Il était passé midi trente.Sa vie allait prendre fin une vingtaine de minutes plus tard.Sa vie, et celle d'au moins une cégépienne de 22 ans de Laval.Quatre hommes sont dans un état très critique ; cinq sont sérieusement blessés et au moins six autres ont dû être soignés pour des blessures mineures ou des chocs nerveux.Pendant plusieurs heures, tout Montréal allait retenir son souffle, se demandant si on assistait à la répétition de la tragédie survenue en décembre 1989 à l'École polytechnique, quand 14 étudiantes avaient été tuées par un tireur fou.Mais il y avait une grande différence avec le drame de Polytechnique.Hier, les policiers n'ont pas attendu de renforts avant d'intervenir.Ils sont passés à l'action dès qu'ils ont compris ce qui se passait.Et cela n'a pas pris de temps.Gill, 25 ans, de Laval, sortait de l'ordinaire.Grand (environ 1,80 m), il était habillé tout de noir : hautes bottes noires, pantalon noir, manteau de cuir noir, comme ceux que portent les amateurs de Gothmetal.Ses cheveux noirs étaient coupés à la mohawk.Sur l'épaule d'un de ses vêtements était brodé le mot «Satan».Et sur un chandail, cette phrase: «We do what we have to do».Armé comme un guerrier, il ne passait pas inaperçu.Des étudiants, qui se trouvaient devant le collège Dawson, l'ont remarqué et ont pensé qu'il était déguisé.«Le fusil était tellement gros que je croyais que c'était un jouet, a dit Alexis Rodini, une étudiante.En fait, je croyais qu'il participait au tournage d'un film.» Gill ne voulait pas passer inaperçu, mais il ne souhaitait pas être repéré tout de suite par la police.Or, tout près, se trouvaient deux jeunes policiers dans leur auto, en train de rédiger un rapport sur une petite saisie de stupéfiants.Un obstacle à ses plans.Un premier obstacle qu'il fallait éliminer, comme dans un jeu vidéo.Sans réfléchir, il a tendu le sac qui l'encombrait à un passant.Ce dernier, un avocat , a constaté qu'il y avait le fusil à pompe dans le sac et a entendu des coups de feu.Affolé, il a jeté le paquet sous une voiture et s'est mis à courir.Les fusillades commençaient.Mark Morin, 50 ans, président de Stratégie Marketing, se trouvait dans son bureau au 12e étage de la Place Alexis- Nihon.Il a entendu les coups de TERREUR À DAWSON FAITS SAILLANTS L'ÉVÉNEMENT L'une des quatre pires tueries survenues au Canada.Trois d'entre elles ont eu lieu à Montréal.LES VICTIMES Deux morts.Le tireur, abattu à l'intérieur du collège, et une jeune femme de 22 ans, trouvée dans l'édifice.20 blessés, dont quatre dans un état critique.Treize blessés ont été transportés en ambulance à l'Hôpital général de Montréal, à l'hôpital Jean-Talon, à l'Hôpital général juif et au Royal Victoria.LE SUSPECT Un seul tireur, Kimveer Gill, un Lavallois de 25 ans.Il portait des bottes noires et des cheveux noirs, coiffés en «mohawk».Sur ses vêtements, il portait l'inscription «We'll do what we have to do» et «Satan».LES ARMES Le tireur avait trois armes, dont un fusil de calibre 12 tronqué et une arme automatique ou semi-automatique.au moment de mettre sous presse.SOMMAIRE Astrologie du jour NON dispo.Bandes dessinées AFFAIRES 12 Décès AFFAIRES 14,15,16 Loteries A32 Mots croisés AFFAIRES 12 et SPORTS 7 Mots fléchés AFFAIRES 12 Mot mystère AFFAIRES 12 Observateur AFFAIRES 13 Petites annonces AFFAIRES 13 et AFFAIRES 4 Carrières NON dispo.Traits d'union SPECTACLES 8 Météo Pluie, vents légers maximum 20, minimum 13.plus de détails en page SPORTS 7 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Silence.Venez voir mon blogue! cyberpresse.ca/laporte TOUT JUSTE PASSÉ 12H30, HIER, UNE VOITURE SE GARE PRÈS DU COLLÈGE DAWSON.UN GRAND JEUNE HOMME TOUT DE NOIR VÊTU, KIMVEER GILL, EN DESCEND.IL A TROIS ARMES AVEC LUI, DONT UN FUSIL SI GROS QU'ON A CRU QU'IL JOUAIT DANS UN FILM.MAIS CE N'ÉTAIT PAS UN FILM.ET LA JEUNE FEMME DE 22 ANS QU'IL A TIRÉE EST BEL ET BIEN MORTE.20 AUTRES PERSONNES BLESSÉES, QUATRE DANS UN ÉTAT CRITIQUE.LA POLICE EST INTERVENUE TRÈS RAPIDEMENT.LE TIREUR A ÉTÉ ABATTU ET EST MORT SUR PLACE, CE QUI A MIS UN TERME À LA TROISIÈME TUERIE À SURVENIR DANS UNE INSTITUTION D'ENSEIGNEMENT DE LA MÉTROPOLE EN 17 ANS.COMME DANS PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Le téléphone cellulaire a été la première source d'information pour tous les élèves.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © L'évacuation du collège s'est faite dans un calme relatif compte tenu des circonstances.La victime venait d'entreprendre ses études collégiales HUGO DE GRANDPRÉ La famil le d'Anas tasia De Sousa, abattue au cours de la tragédie d'hier, l'a cherchée pendant toute la journée dans pratiquement tous les hôpitaux de la ville.En vain.La jeune femme, en première session au collège Dawson, a été gardée sur les lieux par les enquêteurs, sans que la famille ne soit mise au courant.Nathalia Hevey, sa tante, était folle d'inquiétude, à l'Hôpital général de Montréal vers 16 h, lorsqu'elle est venue voir si sa nièce s'y trouvait.« Elle n'y est pas et ils ne sont pas capables de dire où elle se trouve! », lançait-elle aux journalistes avec l'espoir, peut-être, que l'appel soit entendu.Télévision Pourtant la famille était certaine de l'avoir vue être embarquée à bord d'une ambulance à la télévision.« Même si ses blessures sont mineures, on veut la trouver, c'est aussi simple que ça.Que quelqu'un nous donne des réponses », a-t-elle imploré.La famille n'a appris la nouvelle qu'à 9 h 30, selon le quotidien The Gazette.Au moment de mettre sous presse, on en savait peu sur Anastasia De Sousa, que ses amis appelaient Stacey.Elle étudiait en commerce international.L'an dernier, elle a fréquenté l'école secondaire Royal Vale, à Notre-Dame-de-Grâces.Son âge est un mystère.La police lui a donné 22 ans.Selon la Gazette, elle en avait 18. TERREUR À DAWSON FAITS SAILLANTS LES SECOURS Une centaine de pol iciers ont été dépêchés sur l e s l i eux.Entre 50 et 100 témoins ont été interrogés par la police.Une vingtaine d'ambulances et de véhicules de soins avancés ont été mobilisés pour soigner les victimes.L'Université Concordia et l'École polytechnique ont mis sur pied de l'aide psychologique immédiate.LES RETOMBÉES Les deux tours de la Place Alexis-Nihon, le collège Dawson et le CPE Dawson ont été évacués.Deux écoles primaires et une école secondaire ont refusé de laisser sortir les enfants si leurs parents ne venaient pas les chercher.Un relais cellulaire a explosé, bloquant les communications.Le service de métro a été suspendu sur la ligne verte de 13h42 à 16h23, entre les stations Mc Gill et Lionel-Groulx.Un appel à la bombe a forcé la fermeture du pavillon Marie-Victorin de l'Université de Montréal, hier soir.au moment de mettre sous presse.TEXTE AGNÈS GRUDA PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Aux abords du collège Dawson, des secouristes tentent de réconforter une femme qui quitte la Plaza Alexis-Nihon en état de choc.UN MAUVAIS RÊVE feu et accouru vers la fenêtre.Il a tout vu.Et pris les photos que nous vous présentons ici.Les photos des premières victimes.Une femme, qui a réussi à se relever et que des secouristes ont pu placer rapidement dans une voiture pour la transporter à l'hôpital.Et un homme, dont la tête baignait dans une mare de sang.Le premier appel 911 est entré à 12 h 41.Il a été suivi de 400 autres.Des dizaines d'élèves fumaient devant l'entrée principale du collège Dawson quand les premiers coups de feu ont été tirés.Cyrielle Vincent, 20 ans, a été alertée par «six à huit bruits de pétards ».Elle a regardé par terre et vu le jeune homme tomber sur le dos.Elle s'est cachée derrière un arbre.Elle a vu plusieurs cégépiens se réfugier à l'intérieur du collège.C'était une mauvaise idée.Kimveer Gill les suivait, braquant sa carabine vers eux.À l'affut par son cellulaire Cyrielle Vincent a entendu sonner son téléphone cellulaire.C'était son amis Nicolas Pensa, barricadé dans une classe voisine de la cage d'escaliers au quatrième étage du collège.La voix saccadée, il lui a dit : «On a mis trois grandes tables, une par dessus l'autre, devant la porte.On est cachés en majorité sous une table.On entend des coups de feu dans l'escalier.» Selon plusieurs témoins, Gill a tiré sur plusieurs cégépiens en se rendant vers la cafétéria, notamment sur un jeune couple.La jeune femme était assise sur son amoureux; Gill a ordonné à l'homme de partir et il a tiré quatre balles sur la femme.«Je sortais de l'école, puis il était là, à quatre mètres de moi, a raconté Fehr Marous, 20 ans.Il portait un trench-coat, des bottes d'armée.Il a commencé à tirer dans la foule, au hasard.Mon amie m'a agrippé par le bras et m'a dit de courir.Je ne sais pas si je serais encore là si elle n'avait pas réagi vite.«Nous avons couru à l'intérieur du collège, parce qu'il arrivait de l'extérieur.Il nous a suivis en continuant de faire feu, jusqu'à ce qu'on sorte de l'école par l'arrière.Il avait le regard de glace.Il n'y avait aucune émotion sur son visage.Il ne souriait pas.Il tenait l'arme à deux mains tout près de sa taille.» Une évacuation «très organisée» Dès 12 h 50, neuf minutes après le premier appel au 911, des dizaines de policiers entourent l'édifice.Les étudiants sortent en grand nombre.«De façon très organisée », souligne Mark Morin, qui voyait toute la scène depuis son bureau du 12e étage.À 12 h 53, son appareil numérique montre des étudiants blessés qui fuient le collège.Une minute plus tard, une vingtaine de policiers entrent dans le collège, l'arme au poing.Yura Selepey, 19 ans, faisait ses devoirs sur une des tables de la cafétéria, près de l'atrium, qui se trouve à l'étage principal, quand il a entendu des coups de feu.Il a vu Gill s'embusquer près des machines distributrices.«Il tirait au hasard dans la foule, a raconté le jeune homme.Des élèves se sont couchés par terre, d'autres ont couru vers le fond de la cafétéria.Des policiers se trouvaient de l'autre côté des machines distributrices.Des coups de feu retentissaient de part et d'autre.» Yura Selepey a vu deux filles et deux garçons touchés par les balles.Felicia Steinfeld, qui se trouvait dans l'atrium, a vu une fenêtre, tout près d'elle, voler en éclats.«Get out, get out, c'est tout ce que j'entendais, a dit Éliane Gagnon.Au début, je pensais que c'était une blague.Mais j'ai vu un gars couché par terre et j'ai compris que c'était vrai.Il avait été touché à l'abdomen, je voyais le sang.Je me suis mise à courir.» Plusieurs élèves se sont barricadés dans les salles de cours.Ils y sont restés cachés de longues minutes.«On a mis des meubles devant la porte, a dit Karlie Carpentier.Il y avait même un piano dans la pièce, alors on l'a poussé et on a mis des choses dessus pour cacher la vitre de la porte.On est restés cachés longtemps, 45 minutes je pense.Puis, on a entendu cogner, mais on ne répondait pas.Et là, quelqu'un a crié : Ouvrez, c'est la police.» Devansh Shrivastava, un frêle cégépien d'origine indienne, a vu des condisciples tomber.Depuis l'étage supérieur, il avait vue sur l'atrium.Il a tendu son téléphone cellulaire pour tenter de prendre une photo de l'assaillant, qui se trouvait à une centaine de mètres de lui.« Il nous a repérés et a pointé son arme sur nous, a-t-il raconté.Nous avons couru.Il a touché d'autres gens.» La fusillade était telle que des balles ont traversé le boulevard de Maisonneuve et atteint la place Alexis-Nihon.Le directeur de ce centre commercial, Robert Leriche, s'apprêtait à signer un bail avec un nouveau locataire quand il a entendu les coups de feu.«Le personnel de mon bureau a vu des projectiles ricocher sur les fenêtres, a-t-il relaté.Un son sourd.Les gens ont crié, c'était la panique.Tout le monde s'est lancé par terre, sous les bureaux, et on a ensuite évacué en catastrophe.» Parce que , justement , l a fusillade se faisait entendre dans le centre commercial, plusieurs personnes ont cru que plus d'un tireur était à l'oeuvre.Des dizaines de policiers ont envahi cet immeuble.Certains d'entre eux, habillés en civil mais portant une arme au poing, ont pu être confondus avec des tireurs fous.«On a vu un homme habillé en bleu avec un revolver », a raconté un passant, affolé, devant la station de métro Atwater.Dans la cafétéria du collège, Gill se sent traqué.Il prend deux hommes en otage.Un policier l'atteint à une jambe.Il sort son pistolet de calibre .45 et se tire une balle dans le visage.Il s'effondre.Les policiers s'emparent de lui et le traînent à l'extérieur, devant une voiture de police, où ils tentent de le ranimer.Mais en vain.Il est 13h02.Ce récit a fait appel à la collaboration des reporters sur le terrain.Pascale Breton Caroline Touzin Hugo Meunier Hugo de Grandpré Marcel Laroche Sara Champagne Anabelle Nicoud Katia Gagnon PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal sont intervenus rapidement et ont érigé un imposant périmètre de sécurité autour du collège. TERREUR À DAWSON « Il a commencé à tirer dans la foule, au hasard.Mon amie m'a agrippé par le bras et m'a dit de courir.Je ne sais pas si je serais encore là si elle n'avait pas réagi vite.» \u2014FEHR MAROUS, collégien « C'était un événement angoissant et l'anxiété de ceux qui étaient là est normale.Il leur faut se rappeler qu'elle n'est cependant pas permanente, et qu'ils ne sont pas en train de devenir fous s'ils ne se sentent pas dans leur état habituel au cours des prochains jours.» \u2014ROSE-MARIE CHAREST, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec MARIE-ANDRÉE AMIOT De Bangkok à Bombay et de Londres à Los Angeles, la plupart des sites d'informations ont repris hier la nouvelle de la fusillade presque en temps réel.Déjà, à 13h30, quelques grands quotidiens américains affichaient la nouvelle.À 17h, Google News dirigeait les internautes vers 470 sites.Si plusieurs ont publié des textes d'agences tels que ceux de Reuters ou de l'Agence France-Presse, quelques-uns ont publié des textes maison.Certains journaux ont même pris les devants sur l'actualité.Le Bangkokpost.com rapportait dès 16h qu'il y avait deux morts et deux tueurs.ABC, reprenant le texte de Reuters, parlait d'un homme solitaire habillé en vêtements de l'armée.Le Herald Sun de l'Australie, affirmait à minuit, heure locale, que le tueur s'était suicidé.Les sites fournissaient des photos, des clips vidéo et des informations supplémentaires.Le USA Today présentait une carte géographique pour situer Montréal.Fox News, des éléments sur le collège Dawson parlant même de sa date de fondation.Canoë, le site de Quebecor, a été la cible de pirates informatiques qui ont mis le site hors service entre 11h et 15h20.On ne sait pas si cette attaque a un lien avec les événements au collège Dawson.Wikipédia, l'encyclopédie en ligne alimentée par les internautes, affichait une mise à jour moins d'une heure après les premiers appels au 911.Aux États-Unis À peine une heure après la fusillade de Montréal, les directeurs d'école des États- Unis contactés au téléphone étaient au courant de la situation.Jim Best, surintendant de la Westside Middle School de Jonesboro, en Arkansas, se montrait consterné.«Nous suivons cela de près et nous sommes consternés de ce qui est arrivé chez vous», a-t-il dit au téléphone.Pareille fusillade a une résonance particulière dans cette école: en 1998, quatre fillettes et une enseignante ont été assassinés par deux garçons, l'un de 11 ans, et l'autre de 13 ans.Outre les sites Internet, la nouvelle de la fusillade s'est propagée à grande vitesse.Les collégiens, presque tous munis d'un téléphone cellulaire, se sont accaparés les ondes, paralysant le service.-Avec la collaboration de Louise Leduc et de Tristan Péloquin Une nouvelle qui a fait le tour du monde à la vitesse grand V PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Peu de temps après la fusillade au collège Dawson, les forces de police se sont rapidement déployées dans le quartier.RUE SHERBROOKE OUEST DE MAISONNEUVE OUEST ENTRÉE 3040, SHERBROOKE OUEST RUEWOOD RUE ATWATER B A E D H G ACCÈS ATWATER ENTRÉE 4001, DE MAISONNEUVE OUEST AVENUE ATWATER RUE TUPPER AVENUE LINCOLN RUE CHOMEDEY AVENUE ELM AVENUE GREENE AVENUEWOOD RUE SHERBROOKE OUEST RUE SAINTE-CATHERINE RUE SHERBROOKE ACCÈS ATWATER COLLÈGEDAWSON WESTMOUNT SQUARE GENDARMERIE ROYALE DU CANADA PLACE ALEXISNIHON BOUL.DE MAISONNEUVE OUEST LIGNE DE MÉTRO VERTE (DIRECTION ANGRIGNON) RUE LAMBERT-CLOSSE SOURCE : STM LES LIEUX DE LA TRAGÉDIE Des témoins voient unhomme sortir d'une Pontiac Sunfire noire, devant le collège Dawson, peuavant 12h40.L'homme sort une arme et un sac ducoffre de l'auto.Voyant des policiers, il donne son sac à unpassant et tire sur les policiers.Le passant enfouit le sac, contenant des armes, sous une auto.Le tireur se dirige vers le collège.Unpremier appel à la police est fait à 12h41.Vers 12h45, des coups de feu sont entendus à la Place Alexis-3 Nihon, qui doit être évacuée.Le tireur est touché par un tir policier à la cafétéria.Il se dirige vers la sortie du collège et s'effondre devant l'édifice, vers 13h03.4 5 Trente-sept bambins fréquentant le CPEDawson, au 3040, Sherbrooke Ouest ont été évacués.Le tireur se précipite vers la cafétéria du collège où il tire plusieurs coups de feu Vers 12h54 les policiers interviennent à la cafétéria du collège.2 Le collège Dawson est situé au 4001, Maisonneuve Ouest, en plein centreville de Montréal.Il accueille environ 10000 collégiens.Le tireur est touché par un tir policier à la cafétéria.Il se dirige vers la sortie du collège et s'effondre devant l'édifice.0 50 100 mètres Accès au métro Réseau souterrain CPE Dawson Coups de feu Tir policier CAFÉTÉRIA LE COLLÈGE DAWSON LE FIL DES ÉVÉNEMENTS TERREUR À DAWSON « Je me suis approché de là où venaient les coups de feu.J'ai vu le tireur: c'était un punk, avec un mohawk (crête sur la tête).» \u2014OTHMANE TAFRAOII, collégien « J'ai vu deux personnes à terre.C'était des adultes, peut-être des profs.Toute la classe a bloqué la porte avec des bancs et nous avons éteint les lumières.J'ai ensuite vu plein de « cops » arriver, des élèves en train de courir.» \u2014JORDAN KUPERMAN, collégien HUGO MEUNIER Son credo: vivre vite, mourir jeune et laisser un corps mutilé.Il aime les armes et la solitude et déteste tous ceux qui s'opposent à ses règles.Sur un site Internet, Kimveer Gill, l'auteur de la fusillade au collège Dawson, a laissé derrière lui une sombre biographie et plusieurs allusions au geste qu'il s'apprêtait à faire.Sur la dernière photo du site en question, l'anglophone de 25 ans fixe l'objectif de ses yeux foncés.Dans un sous-sol, le visage sans expression, vêtu d'un trench-coat noir, il tient une carabine semi-automatique.«Ready for action (prêt pour l'action) », peut-on lire sous la photo.Une image qui détonne avec la jolie maison ornée de colonnes d'un quartier paisible de Fabvreville, où son père a reçu La Presse, hier, les yeux rougis.«Pas maintenant », s'est-il contenté de dire avant de refermer la porte et d'éteindre les lumières ; les policiers se trouvaient déjà à l'intérieur.Sur le blogue du jeune meurtrier, on aperçoit une cinquantaine de photos montrant un homme de 6 pieds 1 pouce, assez maigre, au teint basané qu'il dit tenir de ses parents hindous.Plusieurs autres photos montrent Kimveer Gill, armé et vêtu d'un chandail noir à capuchon à la Ozzy Osbourne.Certaines le montrent en train de coucher l'appareil en joue.Sur une autre photo, on le voit avec un redoutable poignard à la Rambo.On aperçoit aussi des posters de groupes métal sur les murs de ce qui semble être son appartement.Une affiche du film Scarface, avec Al Pacino, côtoie des posters de Metallica, de Harley-Davidson et d'une panthère noire.Les photos semblent avoir été prises à différents moments.Né en juillet 1981, Gill a laissé beaucoup de traces de sa personnalité tourmentée et antisociale dans un questionnaire rempli sur un site Internet gothique.On y apprend sur lui une foule de choses, parfois banales mais souvent troublantes.On découvre, entre autres, que le forcené aime la pizza toute garnie, le Coke, le death metal, la pluie et les jeux vidéo gore ; mais aussi les massacres, l'anarchie.Il déteste en revanche les gens normaux, voire le genre humain au complet.Et surtout les jocks (les sportifs), comme les jeunes Américains qui ont tué leurs camarades de classe à Columbine, au Colorado, en 1999.Kimveer Gill souligne ne pas vouloir aller au collège et croire en lui.Il avoue consommer des drogues et de l'alcool, et qu'il aimerait mourir comme Roméo et Juliette\u2026 ou sous une pluie de projectiles.Il dit ne rien regretter du passé et ne pas s'entendre avec ses parents.En 2004, il travaillait dans un magasin de tapis de luxe.Fidèle à la culture gothique, Kimveer Gill aime le black metal, Marilyn Manson, les vêtements noirs, la pluie et les films d'horreur.Côté cinéma, ses films préférés sont, pour la plupart, violents, tels Natural Born Killers, Scream ou Rambo.Au terme du questionnaire effectué en ligne, les réponses de Kimveer Gill lui ont valu d'être classé «meurtrier» et «soldat», en raison de son tempérament violent et de son attrait pour toutes sortes d'armes à feu.- Avec la collaboration de Tristan Péloquin.Destin noir d'un personnage sombre TRISTAN PÉLOQUIN Kimveer Gill s'est levé hier matin vers 8h20.En attendant que ses lentilles cornéennes «sèchent à l'air », il s'est préparé des rôties et des oeufs.Son humeur du moment était «folle ».Il écoutait la pièce À tout le monde, du groupe métal Megadeath.À 10h41, l'auteur de la fusillade du collège Dawson inscrit une nouvelle entrée dans le journal bien nourri qu'il maintenait sur son blogue : «Du Wiskey le matin.M , , , c'est bon», peut-on lire en anglais.«P.S., je traite les gens de nègres dans mon journal.Ça n'a rien à voir avec la couleur de leur peau.Je traite aussi les Blancs de nègres, simplement parce que ça m'amuse.» Il y décrit son humeur comme étant neutre et dit écouter à nouveau la pièce À tout le monde, du groupe Megadeth.Un des couplets de cette chanson va ainsi : «À tout le monde / à tous les amis / je vous aime / je dois partir / voici les derniers mots / que je dirai / et ils me libèreront ».Exactement deux heures plus tard, Kimveer Gill ouvrait le feu à l'entrée du collège Dawson, tuant une personne et en blessant une vingtaine d'autres.En explorant les différentes entrées inscrites dans le journal, on comprend vitre que le jeune homme est mal dans sa peau.«Transforme ce maudit monde en cimetière.Écrase tout ceux qui te barrent le chemin.Laisse un fleuve de sang dans ton sillage.Traverse cette rivière avec fierté.Tu es le héros, le vrai héros.N'aimestu pas les tombes fraîchement creusées.Moi oui.Humeur : Heil, heil, heil (le salut hitllérien)», liton dans une entrée.«J'adore les fusils.Vraiment.C'est ce qui nous rend tous égaux, vous n'êtes pas d'accord ?HAHAHAHA », lance-t-il ailleurs.Le 26 janvier, il écrit être « enfermé dans une cage invisible coincée dans (sa) tête.Il n'y a aucune chance que je m'en échappe».Début février, alors qu'il écoute le groupe Godsmack, il écrit qu'il a envie de «détruire toute l'humanité».Le 15 février, Kimveer Gill indique être surveillé par les policiers.«Les policiers me surveillent.Ils pensent que je ne le sais pas.Il scrutent mes mouvements à la loupe, écrit-il.Hé, les cochons.Vous ne devriez pas prétendre être de gentilles petites filles gothiques alors que vous surveillez les gens\u2026 ce n'est pas gentil.» Le 4 septembre, à 3h57, il décrit finalement un rêve qu'il a fait : «C'était bizarre, parce que normalement, je rêve de personnes assassinées, qui se font abattre d'une balle dans la tête, et des choses du genre.Parfois, ces choses m'arrivent à moi, et c'est toujours sombre et froid.Mais là c'était différent.» Le motif de sa haine ?Les sportifs « Arrêter d'intimider.C'est pas seulement la faute des taxeurs tu sais.C'est la faute des profs et des directeurs qui ferment les yeux, juste parce que c'est leur travail.Espèce d'enculés pathétiques.C'est la faute de la police qui ne fait rien quand les gens se plaignent (oops mon erreur, les policiers sont des enfants de pute corrompus) Fuck la police.» «C'est la faute de la société qui fait comme si c'était normal pour les gens d'agir en trous de cul avec les autres.La société me dégoûte.C'est la faute de tout le monde qui ne fait rien à moins que ça les atteigne personnellement.FUCK YOU société.» Un autre jour: «Arrêtez l'intimidation à l'école.Arrêtez de rire des autres juste à cause des vêtements qu'ils portent, de leur façon d'être ou de parler, ou toute autre raison.Tout est la faute des jocks (sportifs).Les sportifs ne valent rien.Alors arrêter.O.k.?» Le 10 septembre 5h23.«Je me demande pourquoi ma maison est surveillée par les autorités depuis maintenant six ans.Oh vous vous demandez comment je sais ?(.) Tout ce que chacun dit ou fait contre moi est révélé dans mes rêves.Je vois tout, vous maudits singes.Vous les humains êtes si inférieurs.» Cinq minutes plus tôt , à 5 h 18 : « Je vois tout ce que vous êtes, et ce que vous deviendrez, quand je vous regarde dans les yeux.Vous ne me comprendrez jamais.» C'était écrit.dans son journal Voici autant de photos de Kimveer Gill, tirées de son site Internet, qui illustrent la personnalité de celui qui a ouvert le feu hier au collège Dawson.Nom: Kimveer Date de naissance: 9 juillet 1981 Lieu de naissance: Montréal Couleur des yeux: Bruns Couleur des cheveux: Noirs Taille: 6 pieds 1 pouce Ton origine: Indienne Les souliers que tu as portés aujourd'hui: Des bottes de combat Ton point faible: La paresse Tes peurs: Aucune But que tu aimerais atteindre cette année: Rester en vie La phrase dont tu abuses par messagerie instantanée: Le heavy metal vaincra (Heavy Metal Rulz) Premières pensées au réveil: Fatigué Le souvenir qui te manque le plus: Être jeune Fumes-tu: Non Jures-tu: Oui Prends-tu ta douche à tous les jours: Oui As-tu déjà été en amour: Oui Veux-tu aller à l'université: Non Veux-tu te marier: Non Crois-tu en toi: Oui Te crois-tu séduisant: Plus ou moins T'entends-tu bien avec tes parents: Non Aimes-tu les orages: Oui Joues-tu d'un instrument: Non Au cours du dernier mois, as-tu bu de l'alcool: Très drôle (LOL).Oui Au cours du dernier mois, as-tu fumé: Non Au cours du dernier mois, as-tu consommé de la drogue: Oui Au cours du dernier mois, es-tu sorti avec quelqu'un: Non Au cours du dernier mois, as-tu été largué: Non Au cours du dernier mois, t'estu baigné nu: Non Au cours du dernier mois, as-tu volé quelque chose: Non As-tu déjà été soûl: Oui T'a-t-on déjà traité d'aguicheur: Non T'es-tu déjà fait tabasser: Non As-tu déjà volé à l'étalage: Oui Comment veux-tu mourir: Comme Roméo et Juliette ou dans une pluie de balles Que veux-tu devenir plus tard: Je n'y ai pas pensé Quel pays aimerais-tu le plus visiter: Aucun Style vestimentaire préféré: Entièrement en noir Nombre de drogues que j'ai consommées: Pas beaucoup Nombre de choses de mon passé que je regrette: Je ne regrette rien Kimveer Gill parle de lui PASCALE BRETON ET HUGO DE GRANPRÉ La fusillade au collège Dawson a fait 20 blessés qui ont été soignés dans quatre hôpitaux pour adultes de Montréal.Mais, situé à deux pas du collège, l'Hôpital de Montréal pour enfant a aussi accueilli des dizaines d'élèves en larmes, venus s'y réfugier.Sitôt l'appel entré à la centrale 911, à 12h42, les ambulances d'Urgences-santé ont convergé vers le collège Dawson.Les premiers véhicules se sont difficilement frayé un chemin parmi un flot de personnes qui couraient en tout sens, envahissant la rue.«C'était une situation assez chaotique.Des gens sortaient du collège, ensanglantés .Certains avaient été blessés par balle, d'autres avaient été piétinés dans la cohue», décrit le porteparole d'Urgences-santé, André Champagne.Deux personnes sont mortes.Une jeune femme âgée de 18 ans, de Laval, est tombée sous les balles du tueur.Ce dernier a à son tour été tué par les policiers.La fusillade et la panique qui a suivi ont fait 20 blessés.Les ambulanciers en ont transporté 13 dans quatre hôpitaux de la ville.Les autres blessés se sont rendus dans les hôpitaux par leurs propres moyens.Établissement désigné en traumatologie, l'Hôpital général de Montréal a reçu 11 victimes.En soirée hier, l'état de quatre blessés était toujours considéré critique.Le patient le plus mal en point a subi une blessure à la tête.Les autres ont été touchés aux bras, à l'abdomen, aux côtes, au bassin et aux jambes.En après-midi hier, l'activité était fébrile aux urgences.Les ambulanciers entraient et sortaient sans cesse dans le stationnement.Les proches des victimes couraient à l'intérieur, tête baissée sous la pluie.«Je suis venu voir mon amie qui s'est fait tirer dans le bassin.Elle aurait aussi une blessure à l'épaule », raconte Matthew Wall, un élève du collège Dawson.Pour d'autres, l'angoisse cédait à la colère.Nathalia Hevey s'est rendue dans trois hôpitaux pouretrouver sa nièce qu'elle a vue à la télévision, amenée en ambulance.Sans succès.«Même si ses blessures sont mineures, on veut la retrouver.C'est aussi simple que ça.Que quelqu'un nous donne des réponses », a-t-elle lancée, furieuse.L'Hôpital général de Montréal a fermé ses urgences aux patients ambulatoires vers 13h, pour faire toute la place aux victimes de la fusillade.La situation est lentement revenue à la normale en début de soirée.L'hôpital Jean-Talon a pour sa part reçu trois blessés.Des jeunes hommes âgés de 18 à 23 ans.L'un d'eux a été blessé au visage et aux membres supérieurs.Une balle a ricoché près de son oeil.En fin de journée, il subissait une évaluation en chirurgie et en ophtalmologie.Un autre a été blessé aux jambes, mais la blessure par balle n'a pas nécessité de chirurgie.Le troisième jeune homme a été blessé au bras.À l'Hôpital général juif, deux jeunes femmes ont aussi été soignées, dont une qui a subi une opération à la jambe.Enfin, un dernier blessé a été transporté à l'hôpital Royal Victoria.Le Dr Clifford Albert est urgentologue au Centre médical du collège, Place Alexis-Nihon.En face, c'est le collège Dawson.Il s'est occupé des premiers blessés.«On a vu une grosse foule sortir du collège.C'était une zone de panique totale.On est tout de suite allés donner un coup de main.» Quelques coins de rue plus loin, l'Hôpital de Montréal pour enfants a aussi été mis à contribution.L'établissement n'a pas reçu de blessés.Mais comme c'est l'hôpital le plus proche, plusieurs élèves en larmes s'y sont réfugiés.Tout l'après-midi, une équipe d'urgence se tenait prête à intervenir.Des travailleurs sociaux et des psychologues ont rencontré les jeunes qui le désiraient, pour parler avec eux des horreurs qu'ils venaient de voir.Avec la collaboration de Katia Gagnon «Une situation assez chaotique » Les 20 blessés ont été transportés dans quatre hôpitaux TERREUR À DAWSON « Le fusil était tellement gros que je croyais que c'était un jouet.En fait, je croyais qu'il participait au tournage d'un film.» \u2014ALEXIS RODINI, collégien « Il nous a repérés et a pointé son arme sur nous.Nous avons couru.Il a touché d'autres gens.» \u2014DEVANSH SHRIVASTAVA, collégien PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les premières ambulances se sont difficilement frayé un chemin parmi un flot de personnes qui couraient en tout sens, envahissant la rue.bmw.ca 1 800 667-6679 Le nouveau Coupé BMWde Série 3 328i 328xi 335i Le plaisir de conduire.MD Le contrôle dans ses moindres détails.Le nouveau Coupé BMW 328xi.©2006 BMW Canada inc.« BMW», le logo BMW et tous les noms de modèles BMW sont des marques déposées de BMW AG, utilisées sous licence.La véritable puissance, c'est bien souvent savoir répartir sa force.Le meilleur exemple: le nouveau Coupé BMW 328xi.Premier Coupé BMW à traction intégrale x DriveMD, il transmet la puissance aux roues ayant la meilleure traction.Intelligent ! Et rassurant, peu importe les conditions.La seule chose qu'il vous reste à contrôler, c'est votre pied droit.3421820A TERREUR À DAWSON « Nous savons à quel point des événements de ce genre sont douloureux à vivre, et nous sommes de tout coeur avec les familles, les étudiants et nos collègues du collège Dawson.» \u2014ROBERT L.PAPINEAU, directeur général de l'École polytechnique «Au début, je pensais que c'était une « joke » .Mais j'ai vu un gars couché par terre et j'ai compris que c'était vrai.Il avait été touché à l'abdomen, je voyais le sang.Je me suis mise à courir.» \u2014ÉLIANE GAGNON, collégienne KATIA GAGNON Mark Morin gagne sa vie avec la publicité.Hier midi, il a eu l'impression d'être catapulté droit dans un film.Du haut de son bureau, au 12e étage de la place Alexis-Nihon, il a tout vu.Les victimes étendues sur l'asphalte, les policiers, arme au poing, faisant leur entrée au collège Dawson et surtout le tireur, son imper, ses bottes noires et son impressionnant mohawk, gisant sur le pavé dans une mare de sang.Le président de Stratégies marketing direct était assis à son bureau, comme tous les midis, dégustant une salade césar avec quelques collègues.Un petit dîner tranquille, quoi.Brutalement interrompu par le claquement sec d'un coup de feu.Immédiatement, les collègues se postent à la fenêtre, qui donne droit sur l'entrée du collège.Le spectacle les cloue sur place pendant quelques minutes.Deux victimes gisent déjà sur l'asphalte.«C'était irréel.Quelqu'un s'est même demandé si ce n'était pas un tournage de film.Mais ensuite, on s'est mis à penser à Polytechnique.» Et soudain, Mark Morin a le réflexe de se ruer sur son appareil photo.Durant la vingtaine de minutes que dure le drame, il prend photo sur photo.Des images presque insoutenables.«J'ai pris des photos par pur réflexe.J'ai passé l'après-midi à me demander si je les effaçais ou si je vous les transmettais.» Finalement, Mark Morin a pris sa décision.« Je me suis dit que l'horreur de l'événement ferait réfléchir les gens.Je ne pouvais pas laisser ça là, raconte-t-il.J'en ai tremblé tout l'après-midi.» En soirée, il débarque donc à La Presse.Et passe s u r s o n ordinateu r ce s image s t r è s dures.Les victimes, étendues sur la chaussée, secourues par des ambulanciers.Une jeune femme, manifestement très mal en point, dans les bras d'un intervenant.Et surtout, le tireur, grande ombre noire échouée sur le pavé au terme d'une longue trace de sang.«C'est difficile à regarder.Une chose est sûre: je ne montrerai certainement pas ça à ma famille.» C'est qu'il a, à la maison, deux grands garçons de 22 et 26 ans.À peu près l'âge de ce tireur fou qui a bouleversé le collège Dawson.Et ce publicitaire émérite, un pionnier du marketing direct, est en contact, toutes les semaines, avec d'autres jeunes adultes : il enseigne les rouages du marketing à l'Université de Montréal.Hier soir, il devait donner son cours qui a, finalement, été annulé.Un grand soulagement.«Une chose comme celle-là aurait très bien pu survenir à l'université.On ne se sent pas nécessairement en sécurité dans les établissements scolaires.Mais en même temps, est-ce qu'on veut des détecteurs de métal à l'entrée comme aux États-Unis?» se demande-t-il.Un dilemme lancinant qui est, plus que jamais, d'une brûlante actualité.La mort comme dans un film «C'était irréel.Quelqu'un s'est même demandé si ce n'était pas un tournage de film.Mais ensuite, on s'est mis à penser à Polytechnique.» TRISTAN PÉLOQUIN À l'ère de la blogosphère et de l'Internet collaboratif, il a fallu à peine plus d'une heure pour qu'apparaisse sur l'encyclopédie en ligne Wikipedia une définition détaillée sur la fusillade du collège Dawson.Appuyé par des photos prises sur la scène du drame, le texte, d'une bonne rigueur factuelle, a été écrit par Gregory Johannson, étudiant en science politique à l'Université Concordia.«Je dormais encore lorsqu'un ami m'a appelé, vers 13 h, pour me dire ce qui se passait, a-t-il expliqué.Comme j'habite tout proche du collège Dawson, je suis descendu dans la rue et j'ai recueilli plein de témoignages.» Quelques instants plus tard, la définition et les photos prises grâce à un téléphone cellulaire apparaissaient sur Wikipedia.«Wikipedia est une source d'information vraiment incroyable, et il me semblait tout naturel de rapporter rapidement ce que j'avais recueilli », a indiqué l'étudiant, auteur de plusieurs définitions sur le populaire site.Pour Thierry Bardini, professeur de communication à l'Université de Montréal, la rapidité avec laquelle l'information est apparue sur Wikipedia n'a rien de surprenant.«Cette couverture presque immédiate de l'actualité ne fait qu'illustrer à quel point ces sites collaboratifs sont devenus une source importante d'information pour une frange importante de la population, souligne-t-il.«Wikipedia est la principale encyclopédie utilisée par beaucoup de mes étudiants, et des recherches sérieuses démontrent qu'on n'y trouve pas plus d'erreurs factuelles que dans l'Encyclopaedia Britannica », poursuit M.Bardini.Apparu en 2001, le site de Wikipedia, complètement gratuit et accessible en plusieurs langues, doit sa bonne réputation à son système de correction par les pairs emprunté au monde scientifique.Son interface permet aux créateurs de rubriques de critiquer le travail des autres et d'apporter des corrections si nécessaire.En cas de conflit, l'utilisateur est informé du désaccord qui persiste au sujet de certains faits.La fusillade en direct sur Wikipedia Une alerte à la bombe dans un des pavillons de l'Université de Montréal a forcé l'évacuation de plusieurs centaines de personnes, employés et étudiants, hier après-midi.À peine quelques heures après la fusillade au collège Dawson, un appel a laissé croire à la présence d'une bombe dans le pavillon Marie-Victorin.Des policiers et les employés de la sécurité de l'Université ont fouillé le bâtiment jusqu'en début de soirée.Aucune bombe n'a été trouvée.Fausse alerte à la bombe à l'UdeM PHOTO MARK MORIN, COLLABORATION SPECIALE Des policiers portent secours à deux victimes de la fusillade au collège Dawson.LE BOXEUR ERGONOMIQUE STRETCH 1999 Économisez 25% sur le fameux boxeur Calvin Klein très apprécié pour sa forme parfaitement ergonomique, avec découpes à coutures amincies et surfilées qui apportent galbe et confort irréprochables.92% coton 8% lycra.Noir ou blanc.Élastique en accent rouge.P.m.g.tg.Rég.28.00 Ce rabais s'applique également sur tous les sous-vêtements et chaussettes Calvin Klein.QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE , VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Vente semi-annuelle 3426305A Les chevaux et le couple ont été déterminés selon la nouvelle méthodologie SAEJ1349 (août 2004).LA M 2007 D'INFINITI.Conçue pour dominer.Sa fougue de 336 lb-pi de couple prend tout son sens jumelée à son moteur V8 de 325 chevaux.Tant de puissance, et nous ne sommes qu'en haut de 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pourquoi ils n'ont pas perdu de temps avant d'intervenir à l'intérieur du collège Dawson.«On a appris de la tragédie de l'École polytechnique, en 1989.Le drame a eu un impact positif sur l'intervention des policiers.À l'époque, à Polytechnique, les policiers avaient commencé par dresser un périmètre de sécurité à l'extérieur.Cette fois, ils ont été proactifs immédiatement à l'intérieur du collège », a expliqué à ce sujet le maire de Montréal, Gérald Tremblay, présent hier sur les lieux du drame.Trois minutes Selon le directeur du Service de police de la ville de Montréal, Yvan Delorme, le tireur a pénétré à l'intérieur du collège à 12 h 41 et les premiers policiers sont arrivés trois minutes plus tard.Une centaine de policiers ont participé à l'intervention hier.Les premiers répondants n'ont pas attendu l'arrivée de l'escouade tactique d'intervention pour foncer à l'intérieur.Après la tuerie de Polytechnique, une commission d'enquête avait été instituée sur les ratés qu'avaient connus les policiers de Montréal.Intervention rapide des policiers «On a appris de la tragédie de l'École polytechnique » Il est 13 h 30.Un corps est étendu pa r ter re devant l'entrée du collège Dawson.Recouvert d'une bâche jaune, ses formes se laissent à peine deviner.C'est probablement le tueur abattu par la police, à moins qu'il ne se soit suicidé.Rien n'était confirmé hier soir.À côté du corps, une voiture du Service de police de la Ville de Montréal est garée au milieu du trottoir.Sur la porte de la voiture et par terre, quelques traces de sang.Accroupis derrière l'auto, deux policiers, vêtus d'un gilet pare-balles et revolver au poing, sont sur le qui-vive.Il fait un temps de chien.Frisquet, nuageux.Un temps maussade qui sent l'automne.Un temps à ne pas mettre un chien dehors.Le boulevard de Maisonneuve, entre Atwater et Wood, grouille de policiers cachés derrière des voitures.Tout le monde surveille la porte d'entrée du collège.La plupart sont habillés en civil.En noir.Arme au poing.C'est le SWAT, l'escouade tactique qui intervient dans des situations périlleuses, comme les prises d'otages.Ou les tueries.Un deuxième suspect se cache peutêtre dans le collège.Les policiers sont nerveux.Ils évacuent les étages, un à un.Les élèves, les professeurs et les employés sortent en courant, les mains en l'air.Comme dans un film.Les policiers crient à tuetête : go! go! go! run! run! run! keep going! Leurs cris énervent les personnes évacuées qui filent, en désordre, se mettre à l'abri.Une femme enlève ses sandales pour courir plus vite, une mère pousse un landau.Les nuages sont gris, la pluie menace.Dans l'édifice situé en face du collège, des haut-parleurs extérieurs continuent de cracher une musique sirupeuse, comme si aucun drame ne se déroulait à quelques mètres.Le bruit des sirènes et des hélicoptères ajoute une touche surréaliste.La scène ne se déroule pas aux États-Unis, à Littleton, au Colorado, où deux jeunes de 17 et 18 ans, armés de revolvers et de bombes artisanales, ont tué 12 élèves et un professeur en 1999.La tragédie se passe à Montréal, en plein centre-ville.C'est la troisième fois depuis 1989 qu'un établissement d'enseignement est pris d'assaut par un tueur fou.Il y a eu Polytechnique en 1989.Marc Lépine abat froidement 14 jeunes femmes.Pendant qu'il parcourt les étages de l'école et ouvre le feu, la police de Montréal reste à l'extérieur et «sécurise» le périmètre en attendant le SWAT.La police a tiré les leçons de cette tragédie.Hier, les premiers coups de feu ont été tirés à 12h41.Trois minutes plus tard, la police était sur place.Et elle ne faisait pas que «sécuriser ».Elle tirait et évacuait les gens barricadés dans des classes.Le 24 août 1992, Valery Fabrikant, professeur à Concordia, ouvre le feu et abat quatre de ses collègues.À l'époque, je travaillais à La Presse.Il était environ 16h lorsque la nouvelle est tombée.J'ai attrapé mon calepin et j'ai filé à toute vitesse à l'université.À l'époque, les journalistes n'avaient pas de cellulaire.J'ai fouillé dans mon sac et j'ai déniché un 25 cents.J'ai fait le pied de grue pendant 10 bonnes minutes devant la porte de la seule cabine téléphonique du coin pour appeler mes patrons.Un homme parlait au téléphone.J'avais l'impression qu'il racontait sa vie.Hier, tous les journalistes avaient des cellulaires, mais les réseaux étaient surchargés.À part l'attirail technologique, c'était le même scénario qu'en 1992: même chaos, mêmes visages égarés des gens évacués, même état de choc.Trois tueries en 17 ans.Quatorze morts à l'École polytechnique, quatre à Concordia, deux à Dawson.14 + 4 + 2 = 20.Vingt victimes innocentes abattues sans aucune raison.Ça fait beaucoup pour une seule ville.Il est trop tôt pour tirer des conclusions.Qui était le tueur?Un gothique, habillé d'un long manteau noir et armé, entre autres, d'un neuf millimètres et d'un semi-automatique, selon des informations recueillies par La Presse.Le mot Satan était écrit sur l'épaulette de son manteau.Les adeptes de la culture gothique, comme les jeunes de Littleton, au Colorado, sont des fans du satanisme et du vampirisme.Où a-t-il trouvé ses armes?La question se pose.Ottawa s'apprête à abolir un pan important du registre des armes à feu.Hier vers 17h, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a donné un point de presse.Le directeur du service de police, Yvan Delorme, l'accompagnait.Ils ont organisé la conférence près du collège Dawson.Dehors.Eux sous un auvent, les journalistes sous la pluie.Le maire a dit qu'il était bouleversé et troublé.Que pouvait-il dire d'autre ?Le chef de police, lui, a répondu aux nombreuses questions des journalistes avec une prudence de Sioux.Ils ne nous ont rien appris, mais au moins, ils ont pris la peine de sortir de leur bureau.Même s'il faisait un temps de chien.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : michele.ouimet@lapresse.ca Temps de chien MICHÈLE OUIMET Trois tueries en 17 ans.Quatorze morts à l'École polytechnique, quatre à Concordia, deux à Dawson.Vingt victimes innocentes abattues sans aucune raison.Ça fait beaucoup pour une seule ville.TERREUR À DAWSON « Il y avait parmi nous un gars blessé par un projectile au ventre.Il avait les mains en sang.Quand il l'a réalisé, il est tombé par terre.» \u2014MICHEL MARION, collégien « J'invite tout le monde à la prudence.Je pense qu'aujourd'hui, ce qui compte, c'est d'exprimer notre sympathie et notre appui aux familles des victimes et à toute la communauté du collège Dawson.» \u2014ANDRÉ BOISCLAIR, chef de l'opposition JUDITH LACHAPELLE Catherine Bergeron était stupéfaite.De la tragédie qui s'est déroulée au collège Dawson, mais aussi de l'intensité des souvenirs que les images ont remués en elle.Le 6 décembre 1989, elle regardait un ballet d'ambulances et la fuite d'étudiants en attendant un coup de fil, qui n'est jamais venu.Sa soeur Geneviève faisait partie des 14 victimes mortes à l'École polytechnique.Hier, elle était bouleversée.« Je suis un peu surprise de ma réaction, a-t-elle dit, quand on l'a jointe durant l'après-midi.C'est peut-être un peu philosophique, mais je pense que les événements bons et mauvais qu'on vit s'inscrivent dans notre corps.» Sylvie Haviernick, soeur de Maud, a appelé toute sa famille pour s'assurer que tous allaient bien.« Ça nous rappelle beaucoup de choses\u2026 Je me mets dans la peau des parents qui n'ont pas de nouvelles, qui attendent un appel qui ne vient pas.Et celui qui vient après n'est guère mieux\u2026» La conj oi nte du père de Catherine et Geneviève Bergeron, Claire Roberge, a elle aussi accusé le coup.« J'ai vraiment revécu l'horreur du 6 décembre 1989.Ce sont des émotions tellement grosses que ça ne s'efface pas avec le temps.J'ai pensé à tous les parents de ces élèves, qui s'inquiétaient de ne pas avoir de nouvelles, comme on l'avait fait le 6 décembre.La panique de tout le monde.L'attente et l'horreur.» « Ça fait 17 ans que c'est arrivé, il y a des jours où je me dis encore que ça ne se peut pas, que c'est tellement absurde de se faire tuer dans une école, dit Claire Roberge.Un accident d'auto, une maladie, c'est triste mais tu acceptes l'inéluctable.Mais après 17 ans, je ne peux toujours pas croire qu'on a perdu notre fille dans une école parce qu'un gars ne voulait pas que les filles y aillent.» Le deuil dure des années, et surprend les familles aux détours de la vie.Depuis qu'elle est elle-même mère de deux enfants, Catherine Bergeron a douloureusement compris ce que ses propres parents ont vécu à la mort de sa soeur.«C'est beau en même temps, parce qu'on réalise ce qu'est l'amour des parents, c'est assez phénoménal », dit-elle.A-t-elle peur de perdre ses enfants ?«Oui, c'est très intense.La peur de les perdre m'envahit parfois un peu trop.Il faut vraiment que je travaille là-dessus, parce que je pourrais me laisser aller facilement, devenir anxieuse et paranoïaque.Il faut que je me parle\u2026 Mon père a toujours dit, à propos de ma soeur, qu'on met les enfants au monde mais qu'ils ne nous appartiennent pas.C'est sa façon à lui de laisser ça aller.Mais moi, je ne suis pas encore capable de dire ça!» Le coup de fil qui ne vient pas De douloureux souvenirs pour les familles des victimes de Poly PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © La tension était à son comble aux abords du collège Dawson.LES ARMES DU CRIME École polytechnique 6 décembre 1989 (tireur : Marc Lépine) Carabine de chasse semi-automatique de marque Sturm Ruger, modèle Mini-14 Université Concordia 24 août 1992 (tireur : Valery Fabrikant) Trois armes de poing, soit un revolver et deux pistolets Collège Dawson 13 septembre 2006 Arme automatique ou semi-automatique et un fusil de calibre 12, tronqué Les armes utilisées par Lépine et Fabrikant sont légales au Canada.Mais, comme pour toutes les armes à feu, il est obligatoire de les enregistrer et de détenir un permis pour les acheter et les posséder.Les armes à feu automatiques sont prohibées, mais pas les semi-automatiques.Le fusil de calibre 12 est légal, mais son canon ne peut être tronqué à moins de 457 mm (environ 18 pouces).Si c'est le cas, l'arme est illégale.LES ARMES À FEU AU CANADA 2 millions de permis d'armes à feu délivrés à des particuliers 1,14 million de permis de possession seulement 793000 permis de possession et d'acquisition 7098386armes de toutes catégories, chez des particuliers, des entreprises et des agences de services publics 6249577 armes sans restriction chez des particuliers 367783 armes à autorisation restreinte chez des particuliers 187118 armes prohibées 17 861 permis d'armes refusés ou révoqués par les contrôleurs d'armes à feu entre le 1er décembre 1998 et le 30 juin 2006 Source: Gendarmerie royale du Canada et Centre des armes à feu du Canada « Je me mets dans la peau des parents qui n'ont pas de nouvelles, qui attendent un appel qui ne vient pas.Et celui qui vient après n'est guère mieux\u2026» TERREUR À DAWSON « La tragédie de Polytechnique, en 1989, a eu un impact sur l'intervention rapide des policiers aujourd'hui.Àl'époque, les policiers avaient commencé par dresser un périmètre de sécurité à l'extérieur.Cette fois, ils ont été proactifs immédiatement au collège.» \u2014GÉRALD TREMBLAY, maire de Montréal « On est bouleversés.Je pense que c'est tout le Québec qui est bouleversé en ce moment.» \u2014JEAN CHAREST, premier ministre du Québec JOËL-DENIS BELLAVANCE ET JUDITH LACHAPELLE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Stephen Harper a qualifié «d'acte de violence lâche et insensé » la fusillade survenue hier midi au collège Dawson de Montréal.Il s'est aussientretenuavecsonhomologue québécois Jean Charest et lemaire de Montréal, Gérald Tremblay, pour leur offrir le soutien de son gouvernement en cette journée tragique.«Nous avons été témoins d'un acte de violence lâche et insensé commis au collège Dawson de Montréal.Nous nous inquiétons tout d'abord d'assurer la sécurité et les soins à tous ceux et celles qui ont été blessés au cours de la tragédie.Nous continuons de suivre de près la situation », a indiqué le premier ministre dans un communiqué de presse.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est dit inquiet de la violence gratuite qui se manifeste de la sorte et fait d'innocentes victimes.Il a soutenu qu'il faut réfléchir aux causes profondes de cette violence.«Pareil malheur nous heurte dans nos convictions les plus fermes et nous consterne profondément.Mais, devant cette violence, nous avons le devoir de réagir et, surtout, d'oeuvrer à l'élimination des sources qui en sont la cause », a dit M.Duceppe.La députée libérale de Westmount- Ville-Marie, Lucienne Robillard, était d'autant plus consternée que la fusillade est survenue dans sa circonscription, à quelques pas de son bureau.«Comme la majorité des personnes, quand un événement comme cela arrive, je suis touchée par cela, mais je suis aussi choquée et indignée.On ne comprend pas pourquoi cela est arrivé.C'est une tragédie inexpliquée », a commenté Mme Robillard.Cette tragédie va-t-elle relancer le débat sur le registre national des armes à feu?Mme Robillard a refusé de répondre à cette question hier.«La priorité du jour, c'est de s'occuper des gens touchés par cette tragédie.Demain, ce sera autre chose.On va le faire ce débat à l'automne.Mais il faut faire une réflexion plus approfondie sur la prévention de la violence dans notre société.On doit le faire.Les gouvernements doivent le faire avec le milieu communautaire et bénévole », a-telle commenté.Le gouvernement Harper a déposé en juin un projet de loi pour abolir l'enregistrement des fusils de chasse.Gilles Duceppe a soutenu que le registre des armes à feu doit être maintenu.« Il y a eu des coûts nettement exagérés, c'est le moins que l'on puisse dire.Mais ce n'est pas une raison pour ne pas avoir de registre », a-t-il affirmé.Tous les sondages montrent que les Québécois appuient massivement le maintien du registre.Et selon Wendy Cukier, présidente de la Coalition pour le contrôle des armes à feu et professeure à l'Université Ryerson, la tragédie d'hier devrait convaincre les Québécois de faire pression sur le gouvernement Harper pour revenir sur sa décision.«Mais pourquoi les Québécois ne le disent-ils pas à Stephen Harper?Ceux qui s'opposent au contrôle des armes à feu agissent, mais ceux qui l'appuient ne disent rien! » Certes, le registre n'a pas empêché une autre tragédie de se produire.Mais ce n'est pas une raison pour le démanteler.«On ne peut se baser sur une seule tragédie.Mais nous savons qu'au Québec, depuis l'entrée en vigueur du registre, le nombre de morts par arme à feu a diminué de 50%.Nous savons que le Québec est beaucoup plus sécuritaire qu'il ne l'était.Nous savons qu'au Québec, la police, les enseignants, les directions de santé publique, les groupes de femmes, tout le monde appuie la loi.» Un «acte de violence lâche et insensé » La tragédie relancera-t-elle le débat sur le registre national des armes à feu ?PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © «Nous avons été témoins d'un acte de violence lâche et insensé commis au collège Dawson de Montréal », a indiqué le premier ministre Stephen Harper.TOMMY CHOUINARD L'onde de choc provoqué par la fusillade survenue hier au collège Dawson s'est fait ressentir jusqu'à Québec.L'événement a bouleversé le monde politique.C'est le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, qui, au beau milieu d'une réunion du Conseil des ministres, a annoncé à ses collègues, consternés, qu'une fusillade était en cours au collège Dawson.Il a ensuite quitté la réunion pour se rendre à Montréal et recueillir les détails sur le déroulement de l'opération policière.À la sortie de la réunion, le premier ministre Jean Charest s'est dit « profondément attristé » par la fusillade.«C'est très bouleversant », a-t-il laissé tomber avant de se rendre à Montréal.Jean Charest a dit avoir une pensée «pour les victimes, les familles, les parents dont les enfants étudient à Dawson et qui ont vécu une journée très difficile, une journée de grande inquiétude».Avant de se diriger vers la métropole, alors que l'opération était toujours en cours, Jacques Dupuis a affirmé aux journalistes sa détermination à «faire cesser ce drame».Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a quant à lui affirmé qu'Urgences-santé déployait tous les efforts nécessaires pour venir en aide aux blessés.Visiblement secoués, plusieurs ministres ont décrit la fusillade comme une « tragédie épouvantable ».«Il nous apparaît toujours inconcevable que ce genre d'événement puisse arriver chez nous, dans nos établissements d'enseignement, a indiqué Jean-Marc Fournier, le ministre de l'Éducation.Il nous faut maintenant attendre les premiers éléments de l'enquête policière avant de tenter de comprendre.» «C'est un choc », a lancé la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau.Ses collègues du Développement économique, Raymond Bachand, et du Trésor, Monique Jérôme-Forget, ont affirmé que cet événement leur rappelait un douloureux souvenir, celui de la tuerie survenue à l'École polytechnique, le 6 décembre 1989.«Ça démontre qu'on vit dans une société où c'est possible qu'on puisse se retrouver tout à coup devant une situation inexplicable, un moment de folie», a dit Mme Jérôme-Forget.«C'est un drame qui arrive chez nous\u2026 On a toujours l'impression qu'on est à l'abri de tout ça, que ça arrive à l'extérieur.Je pense aux parents qui se demandent où sont leurs enfants, aux personnes qui cherchent leur conjoint.C'est un moment d'inquiétude pour beaucoup de Québécois », a souligné de son côté Claude Béchard.De son côté, le chef du Parti québécois, André Boisclair, qualifie la fusillade survenue à Dawson d'« événement tragique ».Il s'est dit «profondément peiné ».«On a tous un peu arrêté nos activités en apprenant cette nouvelle », a-t-il dit à La Presse.«Je tiens à offrir mon soutien à la communauté étudiante de Dawson et aux familles des victimes », a-t-il ajouté.Laissant de côté les chicanes partisanes, M.Boisclair a contacté le cabinet du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, pour lui témoigner son «appui dans la gestion de cette crise ».Le député péquiste Daniel Turp a plaidé pour des mesures plus strictes pour contrôler les armes à feu.« Il y a des armes qui ont été utilisées pour tuer des gens aujourd'hui.Il ne faut pas que les armes soient aussi accessibles qu'elles semblent l'être», a-t-il affirmé, rappelant qu'Ottawa a l'intention de mettre la hache dans le registre des armes à feu.Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a lui aussi manifesté sa «grande tristesse ».«J'ai été bouleversé par les événements d'une rare violence qui ont eu lieu.Je souhaite témoigner ma solidarité aux étudiants du Collège, ainsi qu'au personnel et aux familles sévèrement affligés par ces événements horribles », a-t-il souligné par voie de communiqué.« Il est urgent que toute l'énergie nécessaire soit déployée afin d'apporter le support et le réconfort approprié aux victimes et à leurs proches », a-t-il ajouté.Une onde de choc ressentie jusqu'à Québec Visiblement secoués, plusieurs ministres ont décrit la fusillade comme une « tragédie épouvantable ».« Pareil malheur nous heurte dans nos convictions les plus fermes et nous consterne profondément.» TERREUR À DAWSON « Nous avons été témoins d'un acte de violence lâche et insensé.» \u2014STEPHEN HARPER, premier ministre du Canada « Cet événement va faire naître de douloureux souvenirs partout où des incidents de ce genre sont déjà survenus.Vous n'en revenez jamais.Vous continuez de vivre avec ça, mais c'est quelque chose qui fait partie de vous, quelque chose de laid qui fera toujours partie de votre vie.» \u2014BARBARA COLOROSO, de Littleton, Colorado (tuerie de Columbine) YVES BOISVERT Àla réunion des parents de la deuxième année, hier soir, la directrice nous a dit que les portes de l'école sont verrouillées en tout temps pendant les heures de classe.Il ne fait plus de doute que les portes des écoles doivent être verrouillées, «surtout après une journée comme ça », a-t-elle dit, sans qu'il soit nécessaire d'expliquer quoi que ce soit aux parents.Ce que je me demande encore en écrivant ces lignes, c'est ce que je vais dire aux enfants avant qu'ils ne partent à l'école.Ils commencent à être prévenus de la folie du monde, remarquez, avec la semaine médiatique qu'on vient d'avoir.Mais ce matin, il ne sera pas question d'avions dans des immeubles à New York.Il sera question d'une école, en plein coeur de Montréal, où est entré un jeune homme pour tirer un peu partout sur des élèves.Et il en a tué.Pourquoi ?Allez donc répondre à ça, quand au fond, on n'en a pas la moindre foutue idée.Est-ce que je ferai comme le psy à la télé, hier après-midi, qui parlait, sans avoir le début du commencement d'une information sur le tireur, de cette société qui «n'aime pas les enfants»?Peut-êt re devrais-je fai re comme le député Daniel Turp, et en profiter pour rappeler l'importance du registre des armes à feu, mis en péril par les conservateurs ?On est tous pour le contrôle des armes à feu, n'est-ce pas ?Moi je le suis.Sauf que le type avait un fusilmitrailleur.Une arme de guerre qui n'a jamais été en vente libre au Canada, et qui évidemment n'est pas appelée à être enregistrée.Un registre peut servir à bien des choses, il peut aider la police, compliquer la vie de criminels.Mais il ne peut pas empêcher des tueries d'arriver, ni les armes de contrebande de circuler, et de se retrouver entre les mains d'un gars au projet meurtrier.J'aimerais autant changer de sujet, je ne fais pas quotidiennement avec mes enfants la revue de presse de l'atroce.Mais là, c'est trop terrible, c'est trop près.Les enfants nous forcent de temps en temps à prendre par les cornes le taureau de la folie humaine et à le regarder dans le blanc des yeux.Pourquoi, alors ?Je ne le sais pas.Je dirai sûrement que le tueur était «malade ».Que ces choses-là n'arrivent jamais.Enfin, presque, n'est-ce pas?Puis, dans ma tête, défileront les images de Poly, de Concordia, de Columbine, et j'avalerai ma salive.On se fera une raison, on se construira une explication quand on en saura plus.La folie s'explique.C'est important de s'expliquer les choses.N'allez pas croire que «n'importe qui» peut faire ça.Il y a sûrement une raison, comme il y en a au suicide et à plein de choses apparemment incompréhensibles.Sauf que ce n'est qu'après, qu'on comprend, quand il est terriblement trop tard.Ça, je ne leur dirai peut-être pas tout de suite.Qu'est-ce que je vais leur dire?Avouerai-je que les dragons existent, contrairement à ce qu'on raconte aux enfants, et qu'ils plantent parfois des couteaux dans le coeur des gens ?Qu'est-ce que je vais dire ?Je vais faire comme vous, je vais me creuser la tête cette nuit pour trouver une manière d'avouer que le mal existe.Ensuite, je vais essayer de les convaincre de ne pas vivre dans la peur.Mais comment être convaincant après une journée comme ça, quand les portes de l'école sont verrouillées ?Et au bout de tout ça, je ne sais pas comment, je vais essayer de «mettre les choses en perspective », ce qui veut dire détourner leur attention de l'horreur.Je tenterai de nous encourager, par quelques anecdotes pour illustrer la beauté de la vie, je dirai qu'on a trouvé une nouvelle espèce d'oiseau en Inde, peutêtre irai-je jusqu'à parler d'amour.Après, si ça se passe comme d'habitude, il y a des chances pour qu'on me regarde avec un oeil incrédule.Et quand j'aurai fini mes sparages, c'est couru, ce seront eux qui diront les choses les plus sensées.Puis, je les regarderai partir avec leur sac à dos, comme tous les matins, mais pas comme les autres matins.COURRIEL pour joindre notre chroniqueur yves.boisvert@lapresse.ca S'expliquer l'horreur On est tous pour le contrôle des armes à feu, n'est-ce pas?Moi je le suis.Sauf que le type avait un fusil-mitrailleur.Une arme de guerre qui n'a jamais été en vente libre au Canada, et qui évidemment n'est pas appelée à être enregistrée.CAROLINE TOUZIN « Police, police, police.» Le petit Olivier, 3 ans, a répété le même mot tout l'après-midi.Il fait partie des 37 enfants du CPE Dawson évacués vers 13h.Les enfants qui se préparaient à faire la sieste ont eu la visite surprise de policiers.«On va faire une sortie.Les policiers vont venir avec nous », leur ont dit les éducatrices.Pas le temps de mettre les manteaux et les souliers.C'est comme une « prat ique de feu ».La garderie est située à un jet de pierre du collège.Son terrain de jeu donne sur le boulevard de Maisonneuve près de la rue Wood.C'est le CPE des enfants des élèves et des employés du collège.« J'ai dit aux enfants qu'on devait traverser le boulevard de Maisonneuve comme des espions.Vite, vite, vite ! », raconte une éducatrice, Yanie Veilleux.Le groupe s'est réfugié dans une salle communautaire adjacente à une église.«Les enfants n'ont pas pleuré.On leur a donné du jus et quelqu'un a joué du piano », ajoute la directrice du CPE, Anita Bartha.Peu de temps après, les éducatrices ont promis un « tour d'autobus » aux enfants.Ils ont été emmenés dans un autobus de la Société de transport de Montréal réservé pour eux.La garderie a joint tous les parents pour les rassurer.Ces derniers ont défilé l'un après l'autre, l'air nerveux, dans l'autobus stationné au coin de Sherbrooke et Wood pour récupérer leurs petits.Myriam Savard-Lajeunesse, la soeur du petit Olivier, est arrivée peu après 15 h.« J'étais tellement inquiète.Mon père m'a appelée pour me dire d'aller le chercher le plus vite possible », raconte la jeune femme de 20 ans.Elle le serrait fort dans ses bras non loin de l'autobus quand La Presse l'a rencontrée.Le blondinet aux yeux bleus ne semblait pas comprendre pourquoi sa grande soeur le serrait si fort.Le petit n'avait pas de souliers, seulement des petites chaussettes blanches.« Police, police », répétait-il encore.Le CPE Dawson évacué dans le calme ÉMILIE CÔTÉ L'école primaire Saint-Léon-de- Westmount et l'École internationale de Montréal sont situées à quelques rues du collège Dawson.À la demande de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), aucun élève n'est retourné à la maison sans être accompagné d'un parent ou d'une personne responsable.Les yeux remplis de larmes, Carrie Haber serrait sa fille Alice avec soulagement, mais aussi avec tristesse.La fillette est en maternelle à Saint-Léon-de- Westmount, rue Clarke.Elle vit sa première rentrée.Quand sa mère a appris qu'une fusillade avait éclaté au collège Dawson, elle a sauté dans sa voiture.« Je voulais être près d'elle, a confié Mme Haber, en retenant un sanglot.C'est horrible ce qui est arrivé.J'ai étudié à Dawson.Ça touche notre ville, et ma fille va grandir là-dedans.» « Comment expliques-tu ça à ton petit ?se désole la jeune mère.C'est quelque chose que les enfants ne devraient pas tenter de comprendre.» Comme tous les élèves de Saint-Léon-de-Westmount, Alice ignorait pourquoi elle était cloîtrée à l'intérieur de son école, hier après-midi.Ni pourquoi elle entendait des hélicoptères et des sirènes de police depuis deux heures.La directrice avait annoncé qu'on allait « faire un essai de récréation de pluie ».À 15 h, de nombreux parents inquiets attendaient leurs bambins dans la cour d'école.«On demande à tous les parents d'aller dans la salle des dîneurs », a alors crié une éducatrice.À l'intérieur, les parents discutaient vivement entre eux.Oguz Sahin était rassuré par les mesures de sécurité, et soulagé de retrouver ses enfants, Alain, 10 ans, et Anne, 6 ans.La famille habite la tour résidentielle du complexe Alexis-Nihon.«J'ai entendu cinq coups de feu, raconte M.Sahin.J'ai regardé par la fenêtre et j'ai compris que les coups venaient de Dawson.Je suis descendu et il y avait plein de caméras de télévision et de policiers.Je suis allé me cacher dans le IGA de la place Alexis-Nihon.Nous étions 50, ou peut-être même 100 personnes.On avait verrouillé l'épicerie.Une élève de Dawson est arrivée sans ses chaussures.Elle pleurait.» À 14 h, un policier a escorté M.Sahin afin qu'il puisse rejoindre ses enfants.Les parents de Saint- Léon-de-Westmount que nous avons interrogés étaient rassurés.Aucun enfant n'a pris l'autobus ou n'est parti sans être accompagné d'un adulte responsable.Un professeur les accueillait à l'entrée.«La direction a bien agi », a signalé une mère, Véronique Cossette.À quelques pas de là, au sud de la rue Sherbrooke, la procédure de sécurité était similaire à l'École internationale de Montréal.La sortie des enfants s'est aussi faite dans le calme.«On a appelé tous les parents.Soit pour qu'ils vi ennent l e s cher cher ou qu'i ls nous donnent l'autorisation de les laisser partir », a expliqué le porteparole de la CSDM, Sylvain Arsenault.«Notre prof de maths nous a dit qu' i l y avait eu une fusi l lade », a raconté Clara Montpetit.«Ma fille m'a appelé à 14 h 45, poursuit son père, Richard Montpetit.Leur grandmère en France était déjà au courant de la fusillade.» La directrice Guylaine Cormier l'a appris quand une ancienne élève est arrivée au secrétariat, apeurée.«Elle avait un cours au troisième étage de Dawson.Elle est venue se réfugier ici.» «Les cours n'ont pas été annulés, souligne M.Arsenault.Mais ça devait être difficile de faire la classe dans une situation comme ça.» \u2014 Avec la collaboration de Marie Allard.Soulagement et tristesse dans deux écoles primaires PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Les 37 enfants du CPE Dawson ont pu être évacués rapidement vers 13h, hier.«On va faire une sortie.Les policiers vont venir avec nous », ont dit les éducatrices aux enfants.Pas le temps de mettre les manteaux et les souliers.C'est comme une « pratique de feu ».«Comment expliquestu ça à ton petit ?C'est quelque chose que les enfants ne devraient pas tenter de comprendre.» TERREUR À DAWSON « Ce qui m'a frappée, c'est de voir tous les souliers abandonnés dans le corridor.» \u2014HÉLÈNE GAUVREAU, prof de français «On ne s'explique jamais comment ce genre de chose peut arriver.(.) Quand on voit tant de violence (par exemple dans les films), une personne qui a des problèmes peut facilement tomber dans ce panneau-là.Est-ce qu'on résout des conflits en utilisant des armes à feu ou en éliminant d'autres personnes ?» \u2014GILLES DUCEPPE, chef du Bloc québécois SIMON DROUIN André Bazergui surfait sur Internet à la recherche d'informations sur la fusillade meurtrière au collège Dawson, hier après-midi.Il y a trouvé informations partielles, confusion et contradictions, soit sensiblement le même scénario qu'il a vécu lors de la tuerie de l'École polytechnique, le 6 décembre 1989.«Un, deux ou trois tireurs, ils ne savent pas.C'est exactement la même réaction qu'à Poly.On ne savait pas combien de personnes étaient impliquées dans la fusillade », a relaté M.Bazergui, professeur à Polytechnique au moment de la tragédie ayant coûté la vie à 14 jeunes femmes.Un mois et demi plus tard, M.Bazergui a été nommé directeur général de l'établissement, poste qu'il a occupé jusqu'en 1998.« Évidemment, je revis une situation assez triste.Je connaissais plusieurs des victimes de Poly.Je leur avais enseigné.J'ai côtoyé les parents pendant tout mon mandat à la direction.Ça me prend.M.Louis Courville, lui, était directeur général par intérim à l'époque.C'était épouvantable ce qu'il a enduré.» Seize ans plus tard, M.Bazergui s'émeut encore de la réaction des étudiants face à l'événement tragique.« Les gens se sont serré les coudes.Il y a eu un esprit de corps beaucoup plus fort.Des choses assez spectaculaires sont survenues.L'année suivante, il y a eu une augmentation de 5% du nombre d'inscriptions chez les femmes.C'est vraiment un message qu'elles ont envoyé à la société.Ce n'était pas vrai qu'elles n'allaient pas s'inscrire dans des programmes non traditionnels.Dans les années qui ont suivi, on a aussi vu des conseils ét ud ia nt s ent iè rement féminins.» Sur le plan pratique, Polytechnique a également t i ré des leçons de la tuerie du 6 décembre.Le nombre d'agents de sécurité a doublé.Tous les accès à l'établissement ont été soigneusement identifiés, consignés et enregistrés de manière à éviter la confusion qui a entouré l'arrivée des premiers secours.Des systèmes de surveillance vidéo et d'interphone sélecti f ont aussi été installés.« C'est un peu une contradiction, note M.Bazergui.Une université est par définition une institution ouverte.Vous ne mettez pas une clôture autour.On a fait notre possible, mais de là à mettre des détecteurs de métal et des trucs comme ça, c'est impossible.» Tout au long de son mandat, M.Bazergui a aussi eu à répondre aux questions des journalistes chaque fois qu'un film violent prenait l'affiche.«Il y avait toujours des allusions à Polytechnique.Moi, je voulais toujours passer le message positif en disant que ce sont des fous qui passent et qu'il ne faut pas attribuer cela à la société en général.» Un douloureux souvenir PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Les alentours du collège Dawson étaient sous haute surveillance après la fusillade.«Une université est par définition une institution ouverte.Vous ne mettez pas une clôture autour.On a fait notre possible, mais de là à mettre des détecteurs de métal et des trucs comme ça, c'est impossible.» VINCENT BROUSSEAU-POULIOT Michelle Ayoub adore la radio étudiante, son repaire favori au collège Dawson.Elle se sent chez elle entre les micros et les piles de CD.C'est pourquoi elle peut y passer des heures ent re ses cours.Mais hier, l'expérience a été « longue et pénible ».La directrice musicale de CIXS The Edge avait décidé de sécher son cours du midi pour préparer des auditions en soirée.Elle a finalement passé quatre heures d'enfer dans le local de la radio, où elle s'était réfugiée avec cinq de ses amis pour échapper au tireur.De peur d'attirer son attention, le groupe a éteint les lumières.On ne communiquait que par chuchotements.La cégépienne de 18 ans avait fermé la sonnerie de son téléphone cellulaire.Celui-ci ne dérougissait pas : son copain, ses parents, ses amis qui avaient été évacués à l'extérieur.Michelle et ses amis n'osaient pas bouger car ils croyaient qu'un suspect courait toujours.« C'était le jeu du téléphone, dit la jeune femme, qui étudie en cinéma et communications.Personne n'était vraiment au courant de ce qui se passait.» Une autre raison les incitait à la prudence : le local de la radio est situé à quelques mètres de l'endroit d'où ont été tirés les coups de feu.Si les six cégépiens étaient sortis manger à la cafétéria deux minutes plus tôt, comme prévu, ils auraient rencontré le tireur sur leur chemin.«On venait de sortir et une personne nous a dit qu'il y avait un tireur dans l'école et qu'il fallait nous cacher, dit-elle.On ne l'a pas cru, on lui disait d'arrêter de niaiser mais il a insisté et on a vu que c'était sérieux.» Quand Michel le Ayoub a recouvré sa liberté à 16 h 30, quatre heures après l'arrivée du tireur à Dawson, elle a constaté l'ampleur des dégâts.«Mes amis sont tous sains et saufs, mais d'autres sont morts.On a tous perdu quelqu'un dans cette tragédie.» RADIO ÉTUDIANTE Un après-midi pas comme les autres PHOTO ANDRÉ PICHETTE , LA PRESSE © Sous le choc, des élèeves s'enfuient du collège Dawson en passant par la station de métro Atwater. TERREUR À DAWSON « On a vu une grosse foule sortir du collège.C'était une zone de panique totale.On est tout de suite allés donner un coup de main.» \u2014CLIFFORD ALBERT, médecin au centre médical du collège «C'est la première fois qu'un événement un tant soit peu violent se produit dans un cégep du Québec depuis 20 ans.» \u2014GAËTAN BOUCHER, président de la Fédération des cégeps LLOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Qua nd j e su i s rentrée chez moi un peu avant 13h hier, Radio- Canada et TVA, les chaînes principales, étaient sur Dawson.Les deux réseaux avaient le même reportage sur leur chaîne de nouvelles.À TQS, Benoît Dutrizac répétait son bulletin de la veille au soir.CTV, CBC et leurs chaînes de nouvelles continues étaient sur le cas.C'était comme dans tous les événements imprévisibles, le bordel dans les informations.Partout, j'ai remarqué une belle retenue des journalistes qui ne voulaient surtout pas annoncer de morts sans avoir une certitude.Pensez aux parents de ces jeunes qu'on a vu courir effrayés, certains en larmes, avenue Atwater.Ce magma de nouvelles qu'on zappe dès qu'on revoit une image déjà visionnée exerce une grande fascination.On veut comprendre.On veut trouver une explication.Chaque témoignage est scruté.Hélas, Radio-Canada, qui faisait une excellente couverture autour du chef d'antenne Simon Durivage, a laissé tomber son reportage à la chaîne principale et renvoyé ses spectateurs à RDI.Pour passer quoi ?Une discussion entre humoristes, un épisode de La firme de Boston, deux reprises de 4 et demi et même La fosse aux lionnes.Important en diable.Tous les spectateurs n'ont pas le câble.Et la magnitude de l'événement imposait que la chaîne principale renonce à ses distractions habituelles pour rester sur l'événement.TVA n'a pas quitté un seul instant sa couverture -un peu trop de vues d'hélicoptère peutêtre, mais quand on a un jouet, on s'en sert.Les images depuis la rue étaient plus significatives.CNN ne parle pas souvent du Canada, sauf quand les vents froids de chez nous frigorifient le territoire des États-Unis et quand Montréal bat une de leurs équipes.Sauf qu'unegrandepartie de l'après-midi à CNN a été consacrée à l'attentat de Dawson.CNN a utilisé tour à tour des images de TVA, de CTV et de CBC.Ils ont annoncé deux morts avant tout le monde.Rien n'était encore confirmé pourtant.Il faut se rappeler qu'au massacre de Polytechnique, c'est le réseau CBS qui a le premier annoncé le nom de Marc Lépine.Radio-Canada l 'a sor ti une minute plus tard.TQS a fait entrer Jean-Luc Mongrain plus tôt pour assurer une couverture de l'événement.Alors que Radio-Canada, chaîne principale, niaisait avec sa programmation habituelle.Qui a pris cette décision imbécile ?Ces gens-là, si soucieux de pureté journalistique, refusent de montrer à leur auditoire un reportage que tous les autres canaux locaux diffusaient.Peut-être l'exemple vient-il de haut.Après tout, le président du conseil d'administration de Radio-Canada, Guy Fournier, peut écrire des articles en s'inspirant des potins non vérifiés trouvés sur Internet.Décidément, il y a quelque chose de pourri dans ce royaume où les journalistes travaillent bien.Mais pas tous leurs patrons.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca Pauvre Radio-Canada ! NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Sans être fréquentes, les tueries semblables à celle du collège Dawson se produisent avec une régularité déconcertante aux États-Unis.Si bien que des groupes d'intervention psychologique sont sur le quivive, prêts à se rendre sur les lieux du crime pour commencer leur travail dès que les ambulanciers et les policiers ont terminé le leur.«Tout doit se passer très vite.Dans la journée même, nous sommes en mesure d'envoyer des experts sur le site d'une tuerie.Il faut procéder rapidement, parce que les autorités de l'école sont débordées », explique Stephen Brock, directeur de l'unité de crise de l'association californienne des psychologues scolaires (CASP) et auteur de plusieurs livres sur la gestion des crises en milieu scolaire.La dernière tuerie à être survenue dans une école aux États- Unis a eu lieu au printemps 2005 au Minnesota, quand un élève d'une école secondaire a tué sept personnes et en a blessé sept autres, avant de s'enlever la vie.Le lendemain, une équipe de psychologues débarquait sur place pour venir en aide aux étudiants et aux professeurs en détresse.Réactions variables M.Brock a lui-même été appelé à monter au front à San Diego, où deux fusillades meurtrières se sont produites a quelques jours d'intervalle, en 2001.Le 5 mars cette année-là, un élève de 15 ans a fait irruption dans son école secondaire armé d'un revolver de calibre 22 et a fait feu en direction de ses camarades.Trois élèves sont morts, et 13 ont été blessés.Quelques jours plus tard, le 21mars, un élève de 18 ans a blessé cinq personnes à son école secondaire, avant d'être lui-même atteint d'une balle tirée par un garde de sécurité.Ces événements ont terrorisé le quartier : moins de sept kilomètres séparent les deux établissements.«Dans des situations comme celles-là, les gens réagissent de façon très différente.Certains élèves sont très affectés par les événements, d'autres le sont moins.Notre rôle est d'identifier les personnes en détresse et de les aider en priorité.Il n'y a pas une seule façon de réagir, et par conséquent il n'y a pas une seule façon d'intervenir », indique M.Brock.Dans le cas des deux fusillades, les établissements ont suspendu les cours la journée suivant les événements, ce qui a permis aux employés et aux professeurs de se réunir et d'établir la marche à suivre.Durant l'après-midi, les médias ont pu visiter l'établissement et du personnel spécialisé a pu rencontrer certains élèves.Les cours ont repris le lendemain.Étonnamment, le taux de présence était presque normal dans les deux cas.«Une des clés du succès de l'intervention psychologique à San Diego a été d'organiser des soirées rencontre réservées exclusivement aux parents.Dans chaque cas, plus de 1000 personnes sont venues, remplissant le gymnase à craquer.Dans chaque cas, la direction de l'école a été surprise de la popularité des rencontres.» Ces rencontres ne doivent pas être obligatoires, elles sont des soirées d'information et de partage, dit M.Brock.«On explique aux parents qu'ils sont importants, qu'ils sont capables de rassurer leurs enfants et de les aider passer à travers les moments difficiles.Cela permet aussi aux gens de faire de point, de partager leurs inquiétudes.C'est une étape importante dans le processus de retour à la normale.» Une question de semaines Selon lui, la vaste majorité des élèves se remettent de ces événements traumatisants dans les semaines qui suivent.«Les gens éprouvent de l'anxiété, certains ont de la difficulté à dormir ou à se concentrer à l'école ou ailleurs.Après trois semaines, c'est normalement chose du passé.Si la détresse persiste, c'est qu'il y a peut-être un choc post-traumatique qu'il faut traiter plus en profondeur.» L'association apprend également au personnel enseignant à faire face aux crises qui peuvent survenir dans leur école.«Pour différents types de crises, c'est très efficace de faire de la prévention.Mais pour des fusillades, c'est différent.On peut sensibiliser les gens, mais l'événement en soit est tellement grave et tellement médiatisé que le personnel de l'école ne sait plus où donner de la tête.Personne n'est vraiment prêt à faire face à une tuerie », dit-il.La tuerie du collège Dawson rappelle bien sûr celle survenue à Columbine, en 1999.Or, ce n'est pas d'hier que les écoles sont prises d'assaut par des tueurs.En fait, la plus importante tuerie jamais survenue dans une école aux États-Unis a eu lieu à Bath, au Michigan en 1927.Le tueur était un fermier, Andrew Kehoe, qui attribuait sa faillite personnelle à la hausse des taxes municipales, augmentées pour financer une nouvelle école.Le 18 mai, Kehoe a tué sa femme et incendié sa ferme, avant de faire sauter l'école du village avec de la dynamite, tuant 45 personnes.Il s'est enlevé la vie le jour même, en laissant derrière lui cette note, agrafée à la clôture de son champ: «On ne naît pas criminel, on le devient.» FUSILLADES À L'ÉCOLE Une « spécialité » américaine PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Pour les personnes qui ont vécu des tragédies comme la fusillade au collège Dawson, les débriefings ne sont pas toujours la meilleure solution.LOUISE LEDUC Le collège Dawson doit-il s'assurer que ses élèves parlent, parlent, et parlent encore de la fusillade à des psychologues au cours des prochains jours ?Rien n'est moins sûr : les débriefings psychologiques d'office sont de plus en plus remis en question.«Moi, dans l'immédiat, c'est vraiment plutôt par l'action que j'ai fait mon deuil, raconte Catherine Bergeron, dont la soeur a été assassinée à l'École polytechnique en 1989.J'ai bataillé pour un meilleur contrôle des armes à feu, aidé à la mise sur pied d'une fondation pour les familles des victimes.J'ai bien vu un psychologue deux ou trois fois sur le coup, mais pas plus que cela.Je n'en ressentais pas le besoin au début.Ce n'est que beaucoup, beaucoup plus tard que ça m'a aidée.» Rapide retour au travail Le député Jean-Pierre Charbonneau, lui, a été blessé par balle en pleine salle de rédaction du Devoir, en 1973, à l'époque où il était journaliste et où le recours aux psychologues n'allait pas de soi.«On m'a tiré dessus en mai et, dès l'été qui a suivi, je reprenais mon poste et je recommençais à écrire sur la mafia, raconte-t-il.Michel Auger a fait de même.Ça ne nous donne pas de mérite particulier, ça ne fait pas de nous des héros.Nous sommes faits comme ça, et dans de telles circonstances, chacun réagit vraiment à sa façon.» Cela ne veut pas dire pour autant que la peur n'a eu aucune emprise sur lui.« Pendant un bon bout de temps, ensuite, je portais une arme dans la salle de rédaction du Devoir, puis dans celle de La Presse.Je me disais : \"Si on me tire encore dessus et qu'on me rate, au moins, je pourrai répliquer.\" C'était naïf, et cette arme me causait finalement plus de soucis qu'autre chose, en raison de la prudence qu'elle m'imposait.» Mais bizarrement, Jean-Pierre Charbonneau raconte que cette balle qui l'a touché au bras n'a pas été l'événement le plus traumatisant de sa vie.«Je me rappelle avoir mis beaucoup plus de temps à me remettre de la fois où, quand j'avais 11 ou 12 ans, j'ai été poursuivi par un gang de jeunes.Rien n'est arrivé.Et pourtant, pendant des années, je m'en suis voulu d'avoir simplement fui.Le petit garçon que j'étais aurait eu besoin que quelqu'un lui dise que la fuite, dans les circonstances, était la meilleure idée.Peu de temps après, je m'inscrivais à des cours d'arts martiaux.» Débriefings nuisibles Ces témoignages illustrent bien les réactions très individuelles à un événement traumatisant et du fait qu'il n'y a pas de recette unique.Plus encore, que les recettes longtemps considérées comme éprouvées doivent être réévaluées.Cet été, dans une étude publiée par le British Journal of Psychiatry, M.Sijbrandij et al.soutenaient par exemple que non seulement les débriefings psychologiques n'aident pas toujours, mais qu'ils peuvent au surplus être carrément nuisibles.Rose-Marie Charest, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, relève que les débriefings sont en effet de plus en plus remis en question.Elle souligne au surplus avoir elle-même sursauté en entendant hier à la télévision tous ces appels à «en parler ».Ceux qui arrivent à mettre des mots sur l'événement s'en sortiront peut-être mieux, mais « certains ne seront pas prêts à raconter ce qu'ils ont vécu », dit Mme Charest.À son avis, le collège Dawson est bien avisé d'offrir de l'aide psychologique aux élèves, mais il ne faut pas imposer quoi que ce soit.Les débriefings de groupe seraient à son avis particul ièrement déconseillés.«Les gens peuvent être prêts à parler, mais pas toujours à entendre ce que les autres ont à raconter, insiste Mme Charest.L'imaginaire de 30 personnes réunies dans une salle peut aller très loin, et cette inflation des émotions n'est pas toujours souhaitable.» Il faut écouter les victimes et ceux qui étaient présents au collège Dawson lors de la fusillade, mais ne pas arracher la confidence.À chacun son rythme, quoi.«C'était un événement angoissant et l'anxiété de ceux qui étaient là est normale.Il leur faut se rappeler qu'elle n'est cependant pas permanente, et qu'ils ne sont pas en train de devenir fous s'ils ne se sentent pas dans leur état habituel au cours des prochains jours.» Attention fragile Ce que la psychologie peut et ne peut pas faire llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll De telles tragédies n'étant pas rares aux États-Unis, les groupes d'intervention psychologique sont toujours prêts à intervenir. Télé HD plasma 42po et le nouveau tout-en-un Express VuMC Comprend : Installation et matériel 2 mois de programmation GRATUITE Deuxième récepteur pour un an Nouveaux abonnés tout-en-un - détails en magasin Adhésion de 2 ans obligatoire La façon simple d'obtenir un téléviseur La grande vitesse du temps de réponse et l'interface HDMI procurent une image nette et précise dans un style esthétique attrayant.ACL pour tous, partout, à bon prix Réf.Web Télé HD ACL de 37 po 169999 ÉCONOMISEZ 300 $ Ajoutez un cinéma maison N epayez rien avant Télés BRAVIA HD ACL de Sony Réf.Web QUANTITÉS LIMITÉES - LIQUIDATION FINALE Économisez jusqu'à 1000 $ surles télésHD Disponible dans certains magasins seulement 26 po 32 po Passez au style et à la qualité Sony à des prix sans précédent Viera Nouvelle technologie XD Engine pour des images HD vraiment réalistes Rapport de contraste 10 000:1 pour des images plus nettes Durée de vie du panneau de 60 000 heures Télé HD 50 po à plasma de LG Réf.Web Passez à 50 po de style et une qualité d'image sans compromis Photosmart C3180 de HP Impr.-photoc.-num.(valeur de 129,99 $) Logiciel Microsoft Office 2003 Student and Teacher Edition (valeur de 199,99 $) À l'achat de tout bloc-notes ou ordinateur de bureau HP Pavilion et ordinateurs Apple sélectionnés Réf.Web Intel Core Solo T1300 Mac mini Processeur Core Solo d'Intel cadencé à 1,5 GHz Mémoire SDRAM de 512 Mo Disque dur SATA de 60 Go Carte vidéo Intel GMA950 62999 759,98 $ avant rem.post.du fab.de 56 $, rem.post.de 50,99 $ et rab.inst.de 222,99 $ Réf.Web 159999 SAVE $330 1929,97 $ avant rem.post.du fab.de 56 $, rem.post.de 50,99 $ et rab.inst.de 222,99 $ iMac Pour faire des trucs vraiment extraordinaires rapidement et facilement! 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Le gouvernement Charest refuse de « confisquer » la seconde baisse de 1% de la TPS promise par les conservateurs à l'ensemble des contribuables, affirme le ministre des Finances, Michel Audet.Québec n'a donc pas l'intention de profiter de cette réduction de taxe de la part d'Ottawa pour hausser la TVQ et ainsi résoudre en partie le déséquilibre fiscal, un scénario qu'évoquait Radio- Canada hier.«Il n'est pas question que le gouvernement du Québec confisque la baisse de TPS qui serait annoncée », a martelé Michel Audet, au cours d'une conférence de presse.Québec avait d'ailleurs refusé d'augmenter la TVQ quand Ottawa a décrété la première baisse de 1% de la TPS, destinée à alléger le fardeau fiscal des contribuables.Mais si Ottawa offre aux provinces de réduire la TPS pour leur permettre explicitement d'occuper ce champ fiscal, le ministre se dit ouvert à cette option, qui serait étudiée «en temps et lieu».Michel Audet a affirmé que le scénario présenté à Radio-Canada «n'est pas la position du gouvernement du Québec ».En outre, le ministre dit toujours réclamer que 100% - et non 50% - des revenus tirés des ressources naturelles soient comptabilisés dans la formule de péréquation.M.Audet a rappelé que la réforme de la péréquation demeure la priorité du gouvernement.Il a indiqué que le gouvernement n'a pas chiffré ses demandes.Radio-Canada affirmait que Québec souhaitait récupérer 2 milliards par année.Québec refuse de « confisquer » la baisse de la TPS TOMMY CHOUINARD QUÉBEC-Dans un aveu qu'il n'avait jamais osé faire jusqu'ici, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a reconnu hier que son gouvernement n'a pas respecté la promesse d'éliminer l'attente qui dépasse les délais médicalement acceptables.«On est en deçà de la cible », a-t-il admis au cours d'une conférence de presse.Le ministre a tenté de minimiser l'impact de cet engagement violé.Ce que le Parti libéral a «accompli» pour le système de santé est «sans précédent », a-t-il plaidé.« Personne ne pourra nous reprocher de ne pas avoir déployé d'efforts maximaux dans le domaine de la santé depuis 2003.On a des résultats.L'attente hors délai est en pratique éliminée en radiothérapie, en chirurgie cardiaque, en cathétérisme cardiaque », a-t-il affirmé.Le ministre a cependant précisé que les résultats ne sont pas «à la hauteur de nos espoirs ».Comme il l'a fait mardi, le ministre a dit avoir besoin de plus de temps, d'un deuxième mandat, pour réduire l'attente.À l'heure actuelle, selon les plus récentes données du ministère de la Santé, environ 33 400 patients attendent depuis plus de six mois pour bénéficier d'une intervention, c'est-à-dire au-delà des délais requis.Au moment de l'élection des libéraux, en 2003, il y en avait un peu plus de 44 000.Le Parti libéral du Québec avait pourtant promis d'«éliminer l'attente » au cours de son mandat.Par ailleurs, les fédérations de médecins ont tiré à boulets rouges sur le projet de loi 33 du ministre lors de leur passage en commission parlementaire, hier.«Les mesures proposées pour garantir l'accès aux soins de santé et répondre au jugement Chaoulli sont insuffisantes, sinon carrément inacceptables », a affirmé le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le Dr Renald Dutil.Selon lui, « plus inquiétant encore, le gouvernement donne l'illusion de remplir sa promesse, dans un projet qui multiplie les procédures et les règlements plutôt que de privilégier des moyens et des ressources pour obtenir des résultats ».La Fédération des médecins spécialistes doute elle aussi que le projet de loi 33 garantisse vraiment un meilleur accès aux services de santé.«Le projet de loi doit être repensé complètement », a tranché son président, le Dr Yves Dugré.Couillard avoue ne pas respecter sa promesse Les médecins condamnent le projet de loi 33 BIEN ÉQUIPÉ À PARTIR DE 51 550 $.PDSF du RX 3502007 (HA31UP «R»).Transport et préparation, immatriculation, redevances et toutes taxes en sus.Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre.COMBLEZ VOT R E I M PAT I E N C E E T VOT R E E N V I E DE VOI R L E MONDE EN UN S E U L MOMENT EXQ U I S .R X Vous voulez découvrir de nouveaux endroits\u2026et vite ! 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réservée aux nouveaux abonnés de Sympatico.Service offert aux abonnés résidentiels, là où la technologie le permet.Prix/offre sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent, y compris des exigences techniques minimales.1.L'offre s'adresse aux nouveaux abonnés Sympatico, dans le cadre d'un engagement de un an.20,95$/mois pour les mois 7 à 12 et le tarif mensuel courant s'applique par la suite.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Des frais uniques d'activation (35$) s'appliquent; crédités aux abonnés Internet de Vidéotron qui passent à Sympatico, le demeurent pour au moins2mois et remplissent le formulaire à cet effet.Aux fins de validation seulement, les abonnés de Vidéotron doivent fournir une copie de leur facture Internet pour le présent mois ou le mois passé; cette copie sera ensuite détruite.Prévoir de 4 à 6 semaines après les 2 premiers mois d'activation pour l'application du crédit.Capacité de téléchargement de 2 Go par mois; frais pour téléchargement en sus.2.S'applique à l'accès entre le modem de l'abonné et l'équipement de commutation de Bell.La vitesse peut varier selon vos configurations techniques, l'activité sur Internet, le serveur, les facteurs environnementaux ou d'autres facteurs.Vidéotron est une marque de commerce de Le Groupe Vidéotron Ltée.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.MC©2005, COVAN.Utilisée sous licence.Profitez de la haute vitesse sans ralentissements frustrants.Jules: Ça, c'est un service Internet qui nous ressemble.Bertrand: Vrai.C'est cool, rapide et séduisant.995$ /mois pendant6mois1 Service Internet Sympatico¥ Intermédiaire de Bell Toujours rapide même durant les heures de pointe2 Installation simple et rapide Assistance technique 24/7 Visitez un détaillant Bell près de chez vous.bell.ca/voisins8 | 1 866 357-3731 3424660A 1re-Service offert en succursale 1re - Rapport qualité-prix 1re - Recommandation à la famille et aux amis 1re - Importance accordée aux affaires du client 1re - Produits et services financiers 1re - Taux d'intérêt et frais de service Reconnue pour son excellence parmi les 5 grandes banques canadiennes selon le sondage Indice de service à la clientèle effectué par Synovate, septembre 2006.MC Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Écosse.S'il y a une chose que nous avons apprise, depuis 175 ans que nous sommes en affaires, c'est qu'on ne devient pas une des premières banques canadiennes sans un solide engagement en matière de service clientèle.Selon un récent sondage mené par Synovate, la Banque Scotia a remporté, haut la main, la première place dans 6 des 11 principales catégories de service à la clientèle.Nous n'aurions pu en arriver là sans la fidélité de nos clients et le dévouement de nos employés qui grâce à leurs efforts constants pour dépasser les attentes de nos clients, nous ont permis de dépasser les nôtres.Encore merci.Venez faire vous-même l'expérience du service Scotia à la succursale la plus proche.La Banque Scotia se classe première dans six catégories de service à la clientèle I l nous reste à exprimer notre reconnaissance avec un grand MERCI à nos clients et employés.3428142A POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 La ministre fédérale du Patrimoine, Bev Oda, demande au président du conseil d'administration de Radio-Canada, Guy Fournier, de présenter des excuses en bonne et due forme à la communauté libanaise, à la suite des propos controversés qu'il a tenus à son endroit dans la livraison du populaire magazine 7 jours de la semaine dernière.De retour au pays hier soir après avoir séjourné en Europe, la ministre cachait mal sa colère après avoir pris connaissance des «commentaires faux» de M.Fournier au sujet de la sexualité au Liban.Mme Oda a toutefois refusé de dire si elle compte mettre M.Fournier à la porte s'il n'obtempère pas à sa requête.Dans le magazine en question, M.Fournier a écrit ceci : «Au Liban, la loi permet aux hommes d'avoir des relations sexuelles avec des animaux à condition qu'il s'agisse de femelles ! Faire la même chose avec des bêtes mâles peut entraîner la peine de mort.» Ces propos ont évidemment soulevé l'ire des membres de la communauté libanaise, qui réclament une rétractation.Certains membres comptent même envoyer une mise en demeure à TVA publications, le propriétaire de 7 jours, le magazine le plus lu au Québec.Les fonctionnaires du gouvernement canadien ont vérifié les propos de M.Fournier et ont rapidement constaté qu'une telle loi n'existait pas au Liban.«Il n'y a pas de telle loi.Cela veut dire que M.Fournier a écrit des faussetés dans le magazine en question.Évidemment, de telles faussetés ne servent pas l'intérêt de la population.Ceux qui oeuvrent dans les médias ont la responsabilité de faire preuve de rigueur.Cela est d'autant plus vrai dans le cas de M.Fournier compte tenu de ses responsabilités et de son rôle dans le monde des communications », a déclaré Mme Oda à La Presse hier soir.«Ces propos ont un impact important sur la communauté libanaise.M.Fournier doit reconnaître qu'on s'attend à plus de lui.Et il doit s'excuser pour avoir écrit des propos qui sont faux», a ajouté la ministre.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, est allé plus loin que Mme Oda en demandant à Guy Fournier de remettre sa démission.M.Duceppe a fait valoir que l'auteur et chroniqueur n'en n'était pas à ses premiers écarts.«M.Fournier a dépassé les bornes.Cela fait quelques commentaires peu judicieux qu'il fait.Je pense que dans l'intérêt de la Société Radio-Canada et dans le sien propre, il devrait quitter son poste », a affirmé M.Duceppe, à l'issue d'une réunion de son caucus visant à préparer la rentrée parlementaire de la semaine prochaine.Dans une entrevue accordée à La Presse, mardi, M.Fournier a dit qu'il ne comprenait pas que sa chronique ait pu insulter des gens.Il avait toutefois ajouté qu'il n'avait pas vérifié l'information qu'un ami lui avait transmise.Ce n'est pas la première fois que les propos de Guy Fournier provoquent la controverse.Le 9 mai dernier, il avait déclaré à la chaîne anglaise de la radio de Radio-Canada que la SRC avait nui à la cause de l'unité nationale en manquant parfois d'objectivité dans l'information diffusée.Quelque temps plus tard, il accordait une entrevue à une radio communautaire de Toronto sur le plaisir de déféquer.M.Fournier est président du conseil d'administration de Radio-Canada depuis l'automne dernier.Il a été nommé par l'ancien gouvernement libéral de Paul Martin.Guy Fournier sommé de s'excuser PHOTO FRED CHARTRAND, ARCHIVES LA PRESSE La ministre fédérale du Patrimoine Bev Oda.3426514A ENVIRONNEMENT FRANÇOIS CARDINAL Faisant l'objet d'une poursuite de plusieurs millions, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) saura demain si elle doit fermer ses portes.Les yeux sur le couperet, les écologistes préparent quant à eux une vaste mobilisation.La dernière police d'assurance de l'AQLPA vient à échéance demain.Et à moins que l'organisme ne trouve rapidement un nouvel assureur, elle devra plier l'échine à la suite de la poursuite pour complot de 5 millions de dollars intentée par l'entreprise AIM de Lévis.Pour les spécialistes du droit de l'environnement, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une SLAPP (« Strategic Lawsuit Against Public Participation»), une poursuite stratégique contre la mobilisation publique.Le but d'AIM serait d'écraser cet organisme qui a osé la défier.Et cela semble porter ses fruits : l'assureur de l'AQLPA, Promutuel Dorchester, a décidé de ne plus couvrir l'organisme.Il aurait même annulé rétroactivement l'assurance responsabilité de l'association à une date antérieure à la poursuite.«Il y a eu plein d'autres cas de SLAPP au Québec, mais il s'agit du premier où le défendeur refuse de se taire, précise Michel Bélanger, avocat spécialisé en environnement.Il s'agit aussi du premier où un assureur décide de laisser tomber son client.» La crainte du précédent, qui pourrait avoir un effet domino, hante les écologistes depuis quelques semaines.Plusieurs ont en effet avoué avoir téléphoné à leur assureur pour ne pas prendre de risques.D'ailleurs, la maison d'édition Éco Société vient tout juste d'apprendre qu'elle perdait, elle aussi, son assureur.«C'est en raison des risques accrus de poursuites, a expliqué la coordonnatrice, Julie Mongeau.Il ne s'agit pas d'un cas de SLAPP, mais cela nous éveille aux dommages d'une telle pratique.» Et des dommages, il peut certainement y en avoir, selon Me Bélanger.« Si l'AQLPA ferme ses portes, le son de cloche est double.On donne raison à ceux qui veulent pratiquer des SLAPP, avec un succès certain.Et on démontre l'importance d'une action législative contre cette pratique », croit-il.Plusieurs organismes comme l'AQLP, le Parti vert du Québec et, depuis hier, Québec solidaire, exhortent d'ailleurs le gouvernement Charest à mettre en place une loi anti-SLAPP, comme il en existe aux États-Unis.Au cabinet du ministre de l'Environnement, Claude Béchard, on ne souhaite toutefois faire aucun commentaire sur le sujet, en raison de la poursuite pendante.Mobilisation Au cours des dernières semaines, le directeur de l'AQLPA, Denis Breton, a tenté de mobiliser les communautés environnementale, artistique et autres à sa cause.Plusieurs centaines de personnes et d'organismes ont été contactés.«Presque tous les gens à qui j'ai parlé sont révoltés, a-t-il raconté.Ce terrorisme juridique est une menace directe à la liberté d'expression et à la participation de tous à la vie publique.» Une importante s oi réebénéfice devrait avoi r l ieu en octobre, a confié celui qui a eu l'initiative de l'importante mobilisation contre la centrale thermique du Suroît il y a deux ans.Des vedettes comme les Cowboys fringants pourraient y participer.On demandera à certaines entreprises un soutien financier.Et les gens intéressés seront invités à devenir membres de l'AQLPA.«On a besoin d'un assureur, mais on a aussi un urgent besoin de fonds, a précisé M.Breton.La caisse est dans le rouge, on doit payer les employés et continuer à se battre.» COURRIEL : Pour joindre notre journaliste : francois.cardinal@lapresse.ca Une «poursuite stratégique» menace un organisme vert AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 L'évolution de l'énergie dégagée par le Soleil ne semble pas avoir eu de conséquences sur les changements climatiques, au moins depuis le XVIIe siècle et probablement au cours des derniers millénaires, selon une étude à paraître aujourd'hui dans la revue Nature.La luminosité du Soleil, ou son énergie, augmente ou diminue d'un peu moins de 0,1% selon le cycle des taches solaires.«Dans l'ensemble, nous ne pouvons trouver aucune preuve de variations de la luminosité du Soleil d'une amplitude suffisante pour provoquer des variations du climat significatives à une échelle de cent, mille ou même un million d'années», estiment les auteurs de l'étude, menée par une équipe travaillant dans des instituts américains, suisse et allemand.«Nos résultatsimpliquentque, aucoursdu dernier siècle, l'action de l'homme a de loin surpassé les changements de la luminosité du Soleil pour ce qui est du changement climatique», souligne l'un des chercheurs, Tom Wigley, du Centre national pour la recherche atmosphérique.Changements climatiques: le Soleil ne serait pas en cause La crainte du précédent, qui pourrait avoir un effet domino, hante les écologistes depuis quelques semaines.La clarté du réseau est établie à partir de tests sur le réseau dans la majorité des centres urbains au Canada, à l'intérieur de la zone de couverture de Rogers Sans-fil, en comparant le service de voix des principaux fournisseurs de service sans-fil.Visitez rogers.com/clairetnet pour tous les détails.Incluant 1,5 Mo de transmission de données.Certains frais supplémentaires peuvent s'appliquer.L'offre est valable seulement dans le cadre d'un abonnement de trois ans à certains forfaits données Black Berry.Le rabais de 50% sera appliqué comme un crédit.Consultez rogers.com/deplacement pour 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jeudi.On conclut l'entente ! 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1, rue de Castelnau E.514-262-6666 BELOEIL Mail Montenach 450-467-4286 BOUCHERVILLE Promenades Montarville 450-449-4998 BROSSARD Mail Champlain 450-671-3300 Place Portobello 450-671-4744 CANDIAC 87B-4, boul.Marie-Victorin 450-444-2100 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste 450-692-2201 Centre Régional Châteauguay 450-692-5136 DRUMMONDVILLE 965, boul.St-Joseph 819-478-9977 Promenades Drummondville 819-475-5024 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 819-663-8580 Promenades de l'Outaouais 819-561-3031 GRANBY 583, boul.Boivin 450-777-6612 Galeries Granby 450-375-4355 GREENFIELD PARK 3320, boul.Taschereau 450-671-2303 HULL Les Galeries de Hull 819-775-3687 442, boul.St-Joseph 819-776-4377 ÎLE-PERROT 15, boul.Don-Quichotte 514-425-5505 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.450-755-5000 Galeries Joliette 450-760-3000 LAVAL 2142, boul.des Laurentides 450-629-6060 Centre Laval 450-978-1081 1888, boul.St-Martin O.450-682-2640 241C, boul.Samson 450-969-1771 Carrefour Laval (boutique) 450-687-5386 Carrefour Laval (kiosque) 450-686-7566 1273, boul.Curé-Labelle 450-680-1234 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly 450-442-1566 2877, chemin de Chambly 450-679-9077 MAGOG 221, rue Principale O.819-843-4455 POINTE-AUX-TREMBLES Carrefour de la Pointe 514-642-6334 REPENTIGNY 110, boul.Industriel 450-657-3666 Les Galeries Rive-Nord 450-581-7756 ROSEMÈRE Place Rosemère 450-971-2000 135, boul.Labelle 450-419-7630 401, boul.Curé-Labelle 450-971-2000 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno 450-653-7472 SAINT-CONSTANT Méga-Centre St-Constant 450-635-9022 SAINT-EUSTACHE 360E, boul.Arthur-Sauvé 450-974-9299 SAINT-HUBERT 5245, boul.Cousineau, kiosque 4 450-926-5656 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe 450-261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu 450-359-4941 145, boul.St-Joseph, bur.110 450-880-1888 SAINT-JÉRÔME Carrefour du Nord 450-436-5895 60, rue Bélanger 450-431-2355 SALABERRY-DE-VALLEYFIELD Centre Valleyfield 450-373-0519 SHERBROOKE 2980, rue King O.819-566-5555 Carrefour de l'Estrie 819-822-4650 SOREL Promenades de Sorel 450-746-2079 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 450-964-1964 Les Galeries de Terrebonne 450-964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges 819-372-5000 5635, boul.Jean-XXIII 819-372-5005 Centre Les Rivières 819-694-6812 VICTORIAVILLE 1111, boul.Jutras Est 819-357-5007 VOUSilLTÉE Choisissez parmi notre sélection d'appareils à la fine pointe de la technologie et d'applications exclusives pour maximiser votre temps.3428241A ACTUALITÉS FRANÇOIS CARDINAL Après sept ans de travail, Ottawa annoncera demain qu'il met un point final à l'étude de milliers de produits chimiques dont la toxicité n'a jamais été évaluée.Il s'agit pour les écologistes du jour «le plus important dans l'histoire de la pollution au Canada».Le milieu environnemental risque cependant d'être déçu.Selon les informations obtenues par La Presse, Environnement Canada ne dévoilera aucune conclusion ni plan d'action pour réduire les polluants au pays avant plusieurs semaines.Lors de l'adoption de la loi canadienne sur la protection de l'environnement, le 14 septembre 1999, une date limite avait été fixée pour faire l'inventaire détaillé de quelque 23 000 produits chimiques, dont un grand nombre n'ont jamais subi de test d'innocuité adéquat.Il s'agit, dans bien des cas, de produits utilisés commercialement au pays.Parmi ces milliers de produits chimiques qui se retrouvent dans les produits de beauté, les shampoings ou les nettoyants, il existerait «au moins 4000 mauvais élèves », dont 400 seraient particulièrement toxiques, selon l'Association canadienne du droit de l'environnement (ACDE).«Je suis très impatient, a confié hier Rick Smith, directeur général de l'organisme Défense environnementale.Ça fait sept ans que les Canadiens attendent pour avoir le même niveau de protection que les Américains et les Européens.On traîne sérieusement la patte sur cette question.» Du côté d'Envi ronnement Canada, on se réjouit de pouvoir enfin annoncer la fin de cette vaste étude.On demande cependant un peu de temps avant le dépôt de l'inventaire, de la liste des produits jugés toxiques, de ceux qui seront interdits, etc.«Le dévoilement se fera dans quelques semaines», a précisé Danie Dubé, gestionnaire au service de l'évaluation chimique.Défense environnementale a de grandes attentes, tout comme l'ACDE.Rappelant que le gouvernement Harper a promis une diminution «concrète» de la pollution dans le plus récent discours du Trône, les deux organismes souhaitent une action rapide et musclée.«Il est temps d'interdire les pires substances et de réglementer les autres, avec l'objectif de les remplacer par des produits alternatifs plus sécuritaires», a dit Hugh Benevides, de l'Association du droit de l'environnement.Un récent rapport produit par Défense environnementale révélait la présence, en grand nombre, de polluants toxiques chez les enfants et leurs parents.Dans plusieurs cas, les concentrations de certains produits chimiques étaient plus élevées chez les rejetons que chez leurs parents.Ottawa répertorie les produits toxiques Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.PRESSE CANADIENNE La présence des bactéries résistantes aux antibiotiques serait plus fréquente qu'on le croyait dans les hôpitaux, indique une vaste étude réalisée au pays.La recherche, menée dans les unités de soins intensifs de19 centres hospitaliers au pays, a révélé que les superbactéries comme le SARM et l'ERV étaient plus présentes que le milieu médical le croyait auparavant.Par exemple, dans le cas du SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline), le corps médical croyait auparavant à une prévalence de 5 à 15%.L'étude a plutôt révélé une prévalence d'environ 20%.Le milieu médical s'inquiète également de l'apparition du SARM hors de l'hôpital, puisque des cas ont récemment été décelés chez des soldats, des athlètes et des utilisateurs de drogues injectables.Les chercheurs ont aussi trouvé une prévalence de 6,8% pour l'ERV (entérocoque résistant à la vancomycine) dans les échantillons prélevés.Le phénomène des superbactéries résistantes aux antibiotiques inquiète le monde médical depuis des années, et il est en croissance.Les hôpitaux canadiens, nids de bactéries Montréal 2185, rue Crescent, 843-6996 RECEVEZ DES POINTS TD EN DOUBLE avec une nouvelle carte Visa TD Or Voyages 1 La demande de carte doit être approuvée au plus tard le 22 septembre 2006.L'offre peut être modifiée, prolongée ou retirée n'importe quand sans préavis et ne peut être jumelée à aucune autre offre.Certaines conditions s'appliquent.L'offre ne s'applique qu'aux nouveaux comptes Visa TD Or Voyages.Les Points TD en prime seront remis au nouveau titulaire principal de la carte dès l'approbation.Jusqu'au 31 décembre 2006 inclusivement, vous recevrez deux Points TD, au lieu de l'offre standard d'un Point TD, pour chaque dollar d'achats nets admissibles portés à votre compte ou six Points TD, au lieu de l'offre standard de cinq Points TD, pour chaque dollar porté à votre compte pour des réservations de voyage effectuées au Centre de Primes-voyages Visa TD.Les Points TD sont obtenus sur les achats, moins les remboursements, les remises et autres crédits semblables; sont exclus les frais, les avances de fonds, les chèques Visa TD, les transferts de soldes, les frais de service ou d'intérêts et les services offerts en option.Pour obtenir les modalités standards du Programme de primes-voyages Visa TD qui s'appliquent aux achats nets admissibles portés à votre compte, passez à une succursale de TD Canada Trust ou rendez-vous à l'adresse www.tdcanadatrust.com/francais/visatd/agreements.jsp, sous la rubrique « Les modalités du Programme de primes-voyages Visa TD » du Contrat du titulaire de carte Visa TD Or Voyages.2 En fonction des places dont dispose le fournisseur et sous réserve des modalités du prestataire.Visa International Service Association/Utilisée sous licence.Marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion.Pour présenter une demande dès aujourd'hui, composez le 1-866-606-5623, passez à une succursale de TD Canada Trust ou rendez-vous à l'adresse www.tdcanadatrust.com/voyages LES NOUVEAUX TITULAIRES DE CARTE REÇOIVENT DES POINTS TD EN DOUBLE JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 2006 Vous pouvez voyager dès maintenant à l'aide des Points TD en prime Obtenez 7 500 Points TD en prime sur approbation de votre carte Vous avez besoin de vous évader?Maintenant?Demandez une nouvelle carte Visa TD Or Voyages et, dès l'approbation, vous recevrez des Points TD en double pour chaque dollar d'achats portés au compte de votre nouvelle carte, jusqu'à la fin de l'année.Grâce aux 7 500 Points TD en prime que vous recevrez dès l'approbation, vous pouvez voyager sur-le-champ, car il faut un minimum de 5 000 Points TD pour les échanger.L'offre prend fin le 22 septembre 20061; alors ne la manquez pas! Utilisez vos Points TD pour économiser sur pratiquement toutes vos dépenses de voyage et d'hébergement2.Avec votre nouvelle carte, vous avez le vent dans les voiles.Découvrez tous les avantages de la carte Visa TD Or Voyages et commencez à recevoir des Points TD en double dès aujourd'hui! 3419557A ACTUALITES BRUNO BISSON Apres avoir ete musele pendant pres d'un an et demi par ses propres administrateurs, le Conseil regional de l'environnement (CRE) de Laval a brise hier le consensus lavallois en affichant publiquement son opposition a un projet de pont a peage entre Montreal et Laval, dans le prolongement de l'autoroute 25.Dans un memoire rendu public hier, et qui devait a l'origine etre depose lors des consultations du BAPE de mai-juin 2005, le CRE de Laval estime que ce projet de pont ne peut pas etre cautionne, parce qu'il ne repond pas aux criteres fondamentaux d'un developpement durable en termes de transport, de pollution et de sante publique.Selon le CRE, la solution aux problemes de circulation automobile entre Laval et Montreal devrait passer par le developpement d'infrastructures de transport en commun, et par des mesures incitatives pour augmenter leur frequentation pendant les periodes de pointe.On ne peut etre favorable au projet du pont et du parachevement de l'autoroute 25 tel que presente par le ministere des Transports du Quebec (MTQ), estime le CRE de Laval.La proposition actuelle se presente comme une alternative, et non une solution a la problematique du transport routier dans le territoire metropolitain.Le CRE rejoint ainsi la position adoptee par tous les groupes ecologistes de la metropole, par la Direction de la sante publique de Montreal et par l'administration du maire Gerald Tremblay, qui considere que le prolongement de l'autoroute 25 entre Laval et Montreal peut attendre.La Ville de Montreal souhaiterait voir d'autres projets realises, avant le pont de la 25, comme la transformation de la rue Notre-Dame en boulevard, dans l'est de la ville, l'amenagement d'un train de banlieue dans l'est, ou la construction d'une navette ferroviaire entre le centre-ville de Montreal et l'aeroport Pierre-Trudeau.Force au silence La publication de ce memoire, prevue a l'origine pour le printemps 2005, survient a la suite de manoeuvres des ecologistes du CRE, qui ont reussi a modifier la composition du conseil d'administration, afin de s'affranchir de la quasi-tutelle exercee par la Ville de Laval sur l'organisme.En mai 2005, lors d'une reunion du conseil d'administration, les membres ecologistes du CRE avaient reussi a faire predominer leur point de vue en votant la publication de ce memoire, par cinq voix contre quatre.Une avocate, Me Diane Lambert, qui assure les relations entre la Ville et les gouvernements du Quebec et du Canada, et qui est de ce fait tres proche du maire de Laval, avait alors affirme qu'il fallait une majorite absolue du conseil, qui comptait 13 membres au total, pour valider ce vote.Le CRE avait donc ete contraint de se taire, et de se retirer de la coalition montrealaise contre le projet de l'autoroute 25.En mai dernier, toutefois, cinq sieges du conseil qui etaient attribues d'office aux organismes du milieu, comme la Ville de Laval, l'UPA locale et un representant du monde industriel, ont ete abolis lors d'une refonte des statuts du CRE de Laval.Le conseil de l'organisme a alors ete reduit a huit membres, dont cinq proviennent d'organismes ecologistes.Jeudi dernier, a leur premiere rencontre depuis les nouveaux statuts, les administrateurs du CRE ont donne le feu vert a la publication de ce memoire.Le CRE devient ainsi le premier organisme lavallois a se prononcer contre le pont.L'an dernier, lors des audiences du BAPE, quelques citoyens de Laval avaient enregistre leur dissidence, mais aucun organisme d'importance n'avait encore ose s'opposer a ce projet de partenariat public-prive de 400 millions, dont le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, est le plus fervent promoteur.PROLONGEMENT DE L'AUTOROUTE 25 Une voix brise le consensus lavallois Programmes de location au detail et de financement a l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de credit par Toyota Services Financiers.Premiere mensualite de 0 $ sur tous les modeles Corolla, Matrix et RAV4 2006 neufs en stock, pour un terme de location de 48 mois.Premiere et deuxieme mensualites de 0 $ sur tous les modeles Prius, Highlander, Sienna et Tacoma 2006 neufs en stock, pour un terme de location de 48 mois.Premiere, deuxieme et troisieme mensualites de 0 $ sur tous les modeles Avalon, Highlander hybride, Sequoia, Tundra et 4Runner 2006 neufs en stock, pour un terme de location de 48 mois.Dans l'eventualite ou un client desire avoir un terme de location moindre que 48mois, un rabais representant le cout d'une mensualite (Corolla, Matrix et RAV4 2006), de deux mensualites (Prius, Highlander, Sienna et Tacoma 2006) et de trois mensualites (Avalon, Highlander hybride, Sequoia, Tundra et 4Runner 2006) basees sur un terme de 48 mois sera accorde (taxes incluses).Offre de 0 $ depot de securite a la location sur tous les modeles Toyota 2006 neufs en stock.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Un montant comprenant l'acompte (s'il y a lieu), le droit sur les pneus, la taxe sur le climatiseur (si applicable) et les taxes sera exige avant le debut de la periode de location.Remise a l'achat equivalant a une mensualite de location (Corolla, Matrix et RAV4 2006), a deux mensualites de location (Prius, Highlander, Sienna et Tacoma 2006) et a trois mensualites de location (Avalon, Highlander hybride, Sequoia, Tundra et 4Runner 2006) basees sur un terme de 48 mois, taxes incluses, applicable au financement a l'achat des ces modeles 2006 neufs en stock.L'immatriculation, les frais de transport, la preparation, l'assurance et les taxes sont en sus.Le rabais aux diplomes (jusqu'a1 000 $ de remise) peut differer selon le modele.Le concessionnaire peut louer ou vendre a prix 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psychologie du transport et en securite a velo vient de deposer une etude qui sera publiee prochainement dans la revue Accident Analysis & Prevention.Sur une bicyclette munie d'une camera video et d'un detecteur de distance a ultrasons, il a parcouru 320km entre Bristol et Salisbury, le temps de se faire depasser par plus de 2300 vehicules.Je roulais a 18km/h, chaque jour aux memes endroits et avec les memes vetements.Je portais un casque la moitie du temps , a repondu le chercheur a La Presse, pour expliquer sa methodologie particuliere.Il a meme porte une longue perruque blonde afin de determiner l'effet du sexe sur le comportement des routiers.Resultat : les automobilistes s'approchent en moyenne 9 cm plus pres des cyclistes lorsque ceux-ci portent un casque.Deux collisions mineures (alors qu'il avait la tete couverte) lui ont meme permis d'ajouter une dose d'emotions fortes a la rigueur de son analyse statistique.Deguise en femme, on lui laissait 14cm de plus d'espace vital.Peut-etre s'agit-il d'un geste de mefiance ou de respectueuse precaution envers la gent feminine ?Les recherches ne sauraient conclure pour l'instant.Plus serieux Le port du casque serait-il donc dangereux?Sans elever ses hypotheses au rang de lois de la physique, le chercheur avance que les conducteurs percevraient les cyclistes casques comme plus serieux et moins susceptible de faire de mouvements brusques .D'autres etudes et sondages, effectues aupres d'automobilistes anglais, avaient confirme ces tendances des 2002.Ce fauxsentiment de confiance est courant chez les automobilistes, explique Jacques Bergeron, psychologue du transport a l'Universite de Montreal.On prend davantage de risques lorsqu'on se sent en securite soi-meme.Ironiquement, c'est la securite accrue du cycliste, et non celle du conducteur, qui pourrait le mettre en danger dans ce cas-ci.Ces conclusions, qui vont a l'encontre non seulement de la sagesse populaire, mais aussi des intuitions du principal concerne, ont tout de meme cree un engouement pour les travaux du Dr Stewart.Plusieurs chercheurs m'ont demande s'ils pouvaient emprunter ma bicyclette hi-tech afin de verifier leurs propres hypotheses , explique-t-il.L'organisme Velo Quebec a refuse de commenter des resultats aussi recents et peu orthodoxes.La Societe d'assurance automobile du Quebec (SAAQ) en a profite pour reiterer son opinion en faveur du port du casque.Depuis que les jeunes portent des casques, nous avons observe une diminution de 40% des traumatismes craniens a la suite des accidents de velo, soutient Jacqueline Laliberte, conseillere en securite a la SAAQ, en citant un rapport recent de l'Institut canadien d'information sur la sante.En attendant une confirmation des resultats de Ian Stewart, la meilleure option pour eviter les accidents ne semble pas de se defaire de son casque, mais plutot d'opter pour un look a la Marilyn.Le casque de velo qui attire les ennuis ASSOCIATED PRESS NEW YORK.L'homme de Neandertal a vecu plusieurs milliers d'annees de plus que ce que les scientifiques pensaient jusqu'ici.C'est du moins ce qu'affirme une etude publiee hier sur le site Internet du journal Nature selon laquelle sa presence est attestee dans une grotte de Gibraltar au moins 2000 ans apres la date de sa supposee disparition.Apparu il y a environ 2 ans, Neandertal etait un chasseur techniquement peu avance, ne en Asie occidentale avant de migrer vers l'Europe.Il aurait disparu entre 35000 et 40 000 ans avant notre ere, laissant la place a l'ancetre direct de l'etre humain actuel, l'homme anatomiquement moderne, egalement appele l'homo sapiens.Or, selon l'etude du musee de Gibraltar publiee sur le site de Nature, des restes de charbon et d'os d'animaux chasses par Neandertal decouverts dans la grotte de Gorham, a Gibraltar, prouve que celui-ci a vecu dans cette region de l'Europe, il y a 28000, voire 24000 ans.Ces nouvelles informations semblent toutefois loin de faire l'unanimite dans la communaute paleontologue.L'homme de Neandertal aurait vecu plus longtemps qu'on le croit PHOTO REMI LEMEE, ARCHIVES LA PRESSE c Des ambulanciers patrouillent a velo a Montreal.BLESSURES A LA TETE EN VELO - En 2003-2004, 24% des patients hospitalises a la suite d'un accident de velo ont souffert de traumatisme cranien.Les deux tiers d'entre eux etaient ages de 5 a 24 ans.(www.icis.ca) - Selon une etude anglaise, il faut en moyenne plus de 3000 heures de velo avant de souffrir d'une blessure serieuse a la tete.(www.cyclehelmets.org) ACTUALITÉS SÉBASTIEN RODRIGUE ET DENIS LESSARD Devant une haussemoyenne «inégalée » de la valeur des résidences dans l'île de Montréal de 47,4%, la Ville demande à Québec de suspendre l'application du nouveau rôle d'évaluation ou d'introduire des mesures spéciales pour éviter d'importantes augmentations de taxes.Les nouveaux rôles d'évaluation de Montréal et des 15 villes reconstituées marquent un tournant avec une progression des valeurs des résidences plus forte dans l'est de Montréal que dans l'Ouest-de-l'île.Les arrondissements du Sud- Ouest (61,1%) et de Villeray-Saint- Michel-Parc-Extension (60,4%) ainsi que Montréal-Est (59,1%) connaissent les hausses les plus fortes.À l'inverse, Senneville (27,6%), Baie-d'Urfé (35,9%) et Sainte- Anne-de-Bellevue (35,6%) ont des hausses parmi les moins élevées.La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, a toutefois rejeté la proposition de maintenir le rôle actuel.«Jem'interroge sur cette solution qui ne ferait que reporter le problème», a-t-elle déclaré.À Longueuil, par exemple, les propriétaires ont encaissé douloureusement un report de deux ans du rôle d'évaluation.La ministre est tout de même prête à discuter avec l'administration municipale pour trouver le moyen d'atténuer le «choc foncier».Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, a proposé trois pistes de solutions à défaut d'un gel du rôle.«Il y a des transferts fiscaux importants qui affectent les secteurs moins nantis », déplore-t-il.Montréal propose ainsi à Québec d'étaler le rôle sur quatre années au lieu de trois.Cette mesure a d'ailleurs été bien accueillie par la ministre.L'administration Tremblay- Zampino suggère aussi d'introduire une nouvelle catégorie de d'imposition pour les maisons unifamiliales et les appartements en copropriété ou de mettre en place des remboursements d'impôts fonciers pour aider les personnes avec des faibles revenus.Le président du comité exécutif, Frank Zampino, précise que l'augmentation des évaluations municipales ne se traduira pas par une hausse équivalente de l'impôt foncier.Sans suspension du nouveau rôle, les propriétés avec des hausses plus importantes que la moyenne recevront tout de même un avis d'impôt foncier à la hausse.En conséquence, les propriétés dont les hausses sont inférieures à la moyenne auront des baisses de taxes.En bref, Montréal percevra toujours le même montant en taxes, mais leur provenance changera de secteur.Selon M.Zampino, les propriétaires montréalais fourniront environ cinq millions de dollars de plus, ce qui procurera autant d'économie dans les secteurs épargnés par les fortes hausses d'évaluation foncière.Le président du comité exécutif mentionne que la Ville pourrait aussi étaler l'augmentation des valeurs sur trois ans.M.Zampino s'est montré prudent par rapport à la promesse électorale de maintenir le fardeau fiscal global des contribuables.Il a dit «souhaité fortement » y arriver en conférence de presse.Impact des premiers acheteurs Selon la directrice adjointe du service d'évaluation de la Ville de Montréal, Francine Godin, la difficulté d'acheter une première propriété en raison des prix élevés dans certains secteurs a influencé le rôle d'évaluation.Mme Godin souligne qu'il y a eu une demande accrue pour les propriétés de moins de 150 000$.«Dans certains cas, les propriétés ont doublé de valeur», note-t-elle.Cette tendance explique les fortes hausses à Lachine, La Salle, Villeray-Saint- Michel-Parc-Extension, Montréal-Est, Mercier-Hochelaga- Maisonneuve et Rivière-des- Prairies-Pointe-aux-Trembles.Plusieurs de ces arrondissements comportent encore les propriétés dont la valeur moyenne est la plus abordable dans l'île.La ruée vers des immeubles à revenus de petite dimension (les «plex») ont aussi fait bondir la valeur de ces propriétés.L'arrivée sur le marché des hypothèques permettant d'acheter en indivision a aussi eu un impact, précise Mme Godin.Dans l'arrondissement du Sud- Ouest, par exemple, la valeur des triplex a augmenté en moyenne de 81,4%.La valeur des duplex dans Rivière-des-Prairies-Pointeaux- Trembles a bondi de 61,3% en moyenne.Pour le secteur non résidentiel, la hausse moyenne est de 23,7% tout secteur confondu.L'évaluatrice en chef de la Ville de Montréal note que ce type d'immeuble a rattrapé pour la première fois le recul des valeurs encaissées en 1992.Le rôle a suscité une vague d'inquiétude et de mécontentement.L'idée de suspendre l'application du rôle a été mal reçue par l'opposition officielle à l'hôtel de ville.La cheffe de l'opposition, Noushig Eloyan, a souligné que l'administration devrait d'abord réduire ses dépenses pour réduire le fardeau fiscal des Montréalais.La CORPIQ a pour sa part lancé un appel aux propriétaires pour contester massivement le nouveau rôle.Le groupe de pression estime que les propriétaires n'auront d'autre choix que de refiler la facture aux locataires.Les groupe de locataires se montrent d'ailleurs inquiets des impacts sur les coûts des loyers.L'évaluation foncière dopée La Ville de Montréal demande à Québec d'instaurer des mesures pour atténuer le choc Frank Zampino précise que l'augmentation des évaluations municipales ne se traduira pas par une hausse équivalente de l'impôt foncier.Variation moyenne des valeurs foncières SENNEVILLE SAINTE-ANNEDE- BELLEVUE BAIE-D'URFÉ BEACONSFIELD KIRKLAND DOLLARD-DES-ORMEAUX POINTE-CLAIRE PIERREFONDS - ROXBORO L'ÎLE-BIZARD - SAINTE-GENEVIÈVE L'ÎLE-DORVAL CÔTELACHINE SAINT-LUC SAINT-LAURENT DORVAL HAMPSTEAD MONTRÉAL-OUEST LASALLE SAINT-LAURENT Unifamiliale 37,8 % Condominium 38,6 % Duplex 47,4 % Triplex 44,8 % 4 et 5 logis 34,9 % 6 à 11 logis 37,5 % Imm.logements30,4 % 38% MOYENNE PIERREFONDS\u2014ROXBORO Unifamiliale 45,4 % Condominium 45,1 % Duplex 53,8 % Triplex 43,1 % 4 et 5 logis 48,3 % 6 à 11 logis 41,3 % Imm.logements 31,2 % 46% MOYENNE L'ÎLE-BIZARD\u2014 SAINTE-GENEVIÈVE Unifamiliale 40,9 % Condominium 45,2 % Duplex 57,9 % Triplex 49,4 % 4 et 5 logis 50,2 % 6 à 11 logis 45,8 % Imm.logements 35,8 % 42% MOYENNE BAIE-D'URFÉ Unifamiliale 36,7 % Condominium 34,8 % Duplex \u2014 Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements \u2014 36% MOYENNE BEACONSFIELD Unifamiliale 40,7 % Condominium 39,0 % Duplex 42,3 % Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements 36,7 % 41% MOYENNE DOLLARD-DES-ORMEAUX Unifamiliale 39,1 % Condominium 51,8 % Duplex 68,0 % Triplex \u2014 4 et 5 logis 60,1 % 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements 40,1 % 41% MOYENNE LASALLE Unifamiliale 55,4 % Condominium 46,5 % Duplex 62,7 % Triplex 50,2 % 4 et 5 logis 63,5 % 6 à 11 logis 70,5 % Imm.logements 41,5 % 57% MOYENNE LACHINE Unifamiliale 50,2 % Condominium 44,5 % Duplex 63,4 % Triplex 61,0 % 4 et 5 logis 70,9 % 6 à 11 logis 67,1 % Imm.logements50,8 % 54% MOYENNE DORVAL Unifamiliale 45,0 % Condominium 41,9 % Duplex 40,3 % Triplex 44,5 % 4 et 5 logis 40,5 % 6 à 11 logis 43,3 % Imm.logements 29,8 % 43% MOYENNE L'ÎLE-DORVAL Unifamiliale 37,0 % Condominium \u2014 Duplex \u2014 Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements \u2014 37% MOYENNE CÔTE-SAINT-LUC Unifamiliale 39,4 % Condominium 29,6 % Duplex 51,5 % Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements 36,2 % 37% MOYENNE HAMPSTEAD Unifamiliale 41,8 % Condominium 52,0 % Duplex 41,7 % Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements 39,6 % 42% MOYENNE MONTRÉAL-OUEST Unifamiliale 37,1 % Condominium \u2014 Duplex 38,4 % Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis 38,0 % Imm.logements \u2014 37% MOYENNE KIRKLAND Unifamiliale 40,1 % Condominium 36,4 % Duplex \u2014 Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements \u2014 40% MOYENNE POINTE-CLAIRE Unifamiliale 44,3 % Condominium 27,1 % Duplex 69,1 % Triplex 44,0 % 4 et 5 logis 44,0 % 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements 23,6 % 41% MOYENNE SENNEVILLE Unifamiliale 27,8 % Condominium \u2014 Duplex 31,9 % Triplex \u2014 4 et 5 logis \u2014 6 à 11 logis \u2014 Imm.logements \u2014 28% MOYENNE SAINTE-ANNEDE- BELLEVUE Unifamiliale 37,9 % Condominium 25,3 % Duplex 41,7 % Triplex 41,0 % 4 et 5 logis 43,7 % 6 à 11 logis 41,0 % Imm.logements 29,8 % 36% MOYENNE SITE INTERNET Les rôles peuvent être consultés sur le site http://ville.montreal.qc.ca/evalweb ACTUALITÉS SÉBASTIEN RODRIGUE Q Qu'est-ce que le rôle triennal d'évaluation foncière ?RLe rôle d'évaluation reflète la valeur de toutes les propriétés dans la métropole.Il sert notamment à établir les avis d'imposition.Le nouveau rôle exprime la valeur d'une propriété au 1er juillet 2005 et il s'appliquera à partir du 1er janvier 2007.Le nouveau rôle tient compte de l'évolution du marché entre le 1er juillet 2002 et le 1er juillet 2005.Q Comment évalue-t-on les propriétés ?RSelon la Loi sur la fiscalité municipale, le rôle triennal d'évaluation doit refléter la valeur d'une maison, c'est-à-dire son prix le plus probable si elle était mise en vente.Pour déterminer l'évaluation foncière des 435 190 immeubles de Montréal, les fonctionnaires ont étudié des «unités de voisinage» composées d'immeubles du même type.Les évaluateurs de la Ville ont aussi scruté les transactions immobilières entre le 1er janvier et le 31 décembre 2005 et consulté plus de 25 000 propriétaires d'immeubles à partir de questionnaires.temps le rôle d'évaluation s'appliquera-t-il ?RLe nouveau rôle d'évaluation s'appliquera pour les années 2007, 2008 et 2009.À l'automne 2008, la Ville présentera un autre rôle d'évaluation pour les années 2009, 2010, 2011.QEst-ce que la Ville obtiendra plus de revenus grâce au nouveau rôle ?RLe responsable des finances au comité exécutif, Frank Zampino, a promis que son administration ne récolterait pas davantage de revenus en impôt foncier.Si la hausse moyenne de la valeur des immeubles résidentiels a été de 47,4 %, les taux d'imposition seront abaissés dans une même proportion.Cet exercice occasionnera néanmoins des fluctuations d'un arrondissement à l'autre.Les propriétés ayant subi des hausses dépassant 47,4 % verront ainsi augmenter leur avis d'imposition.Les autres auront une baisse.La Ville pourrait aussi étaler la hausse sur trois ans afin d'amoindrir le choc.Il faut maintenant attendre le prochain budget pour confirmer les mesures mises en places.QQu'est-ce que Montréal propose pour limiter les hausses d'impôt foncier ?R L'administration Tremblay- Zampino a demandé au gouvernement de suspendre l'application du nouveau rôle.Avec une telle mesure, la valeur des maisons resterait la même qu'en 2006.La Ville suggère aussi d'autres mesures pour atténuer l'impact, notamment l'application du rôle sur quatre années au lieu de trois.Montréal propose également l'introduction d'un taux d'imposition différent pour les unifamiliales et les condos, et un remboursement foncier plus généreux.QPeut-on contester la nouvelle valeur d'une propriété ?ROui.La loi prévoit que les propriétaires auront jusqu'au 30 avril prochain pour contester l'évaluation.Si un propriétaire n'est pas satisfait des corrections apportées, il peut ensuite porter sa cause devant le Tribunal administratif du Québec.Le rôle d'évaluation en cinq questions PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE © La valeur des immeubles a fortement progressée lors des dernières années.dans le nouveau rôle d'évaluation SUD-OUEST VERDUN CÔTE-DES-NEIGES - NOTRE-DAMEDE- GRÂCE WESTMOUNT VILLE-MARIE PLATEAU MONTROYAL ROSEMONT - LA PETITE-PATRIE MERCIER - HOCHELAGA - MAISONNEUVE MONTRÉAL-EST ANJOU SAINTLÉONARD RIVIÈRE-DES-PRAIRIES - POINTE-AUX-TREMBLES MONTRÉALOUTREMONT NORD VILLERAY - SAINT-MICHEL - PARC-EXTENSION AHUNTSIC - CARTIERVILLE MONT-ROYAL OUTREMONT Unifamiliale 38,0 % Condominium 43,0 % Duplex 46,1 % Triplex 65,5 % 4 et 5 logis 43,0 % 6 à 11 logis 43,0 % Imm.logements 36,6 % 42% MOYENNE ANJOU Unifamiliale 49,1 % Condominium 36,3 % Duplex 59,4 % Triplex 47,3 % 4 et 5 logis 34,4 % 6 à 11 logis 57,0 % Imm.logements 41,1 % 48% MOYENNE VERDUN Unifamiliale 42,5 % Condominium 31,7 % Duplex 72,7 % Triplex 78,8 % 4 et 5 logis 77,0 % 6 à 11 logis 69,7 % Imm.logements 38,1 % 46% MOYENNE SAINT-LÉONARD Unifamiliale 51,9 % Condominium 48,5 % Duplex 48,7 % Triplex 46,8 % 4 et 5 logis 56,0 % 6 à 11 logis 40,7 % Imm.logements38,0 % 50% MOYENNE MONTRÉAL-NORD Unifamiliale 49,2 % Condominium 36,6 % Duplex 60,9 % Triplex 65,9 % 4 et 5 logis 54,3 % 6 à 11 logis 63,7 % Imm.logements 35,4 % 54% MOYENNE VILLE-MARIE Unifamiliale 39,7 % Condominium 46,9 % Duplex 64,2 % Triplex 61,8 % 4 et 5 logis 59,9 % 6 à 11 logis 52,5 % Imm.logements 42,3 % 47% MOYENNE SUD-OUEST Unifamiliale 66,8 % Condominium 50,7 % Duplex 72,8 % Triplex 81,4 % 4 et 5 logis 67,1 % 6 à 11 logis 59,1 % Imm.logements 33,5 % 61% MOYENNE PLATEAUMONT-ROYAL Unifamiliale 56,5 % Condominium 48,4 % Duplex 52,9 % Triplex 51,3 % 4 et 5 logis 47,6 % 6 à 11 logis 41,7 % Imm.logements 43,6 % 49% MOYENNE MERCIER\u2014HOCHELAGAMAISONNEUVE Unifamiliale 53,8 % Condominium 47,3 % Duplex 54,9 % Triplex 56,1 % 4 et 5 logis 74,0 % 6 à 11 logis 65,6 % Imm.logements 43,6 % 55% MOYENNE VILLERAY\u2014 SAINT-MICHEL\u2014 PARC-EXTENSION Unifamiliale 55,6 % Condominium 49,8 % Duplex 64,8 % Triplex 61,3 % 4 et 5 logis 61,8 % 6 à 11 logis 60,8 % Imm.logements 49,9 % 60% MOYENNE AHUNTSIC\u2014CARTIERVILLE Unifamiliale 44,6 % Condominium 48,7 % Duplex 51,8 % Triplex 46,6 % 4 et 5 logis 64,0 % 6 à 11 logis 54,8 % Imm.logements46,4 % 48% MOYENNE ROSEMONT\u2014 LA PETITE-PATRIE Unifamiliale 55,4 % Condominium 47,3 % Duplex 55,2 % Triplex 53,5 % 4 et 5 logis 62,1 % 6 à 11 logis 52,5 % Imm.logements50,4 % 53% MOYENNE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES\u2014 POINTE-AUX-TREMBLES Unifamiliale 53,6 % Condominium 57,9 % Duplex 61,3 % Triplex 58,8 % 4 et 5 logis 52,6 % 6 à 11 logis 56,1 % Imm.logements 33,4 % 54% MOYENNE CÔTE-DES-NEIGES\u2014 NOTRE-DAME-DE-GRÂCE Unifamiliale 39,8 % Condominium 40,1 % Duplex 55,6 % Triplex 53,9 % 4 et 5 logis 54,6 % 6 à 11 logis 51,3 % Imm.logements 47,0 % 47% MOYENNE MONT-ROYAL Unifamiliale 40,1 % Condominium 35,0 % Duplex 53,6 % Triplex 35,0 % 4 et 5 logis 34,9 % 6 à 11 logis 35,0 % Imm.logements50,9 % 41% MOYENNE MONTRÉAL-EST Unifamiliale 66,1 % Condominium 54,7 % Duplex 68,9 % Triplex 49,7 % 4 et 5 logis 60,5 % 6 à 11 logis 56,4 % Imm.logements 22,4 % 59% MOYENNE WESTMOUNT Unifamiliale 36,2 % Condominium 42,9 % Duplex 34,0 % Triplex 34,0 % 4 et 5 logis 42,9 % 6 à 11 logis 34,3 % Imm.logements 35,4 % 37% MOYENNE AGGLOMÉRATIONDEMONTRÉAL Hausse moyenne pour le secteur résidentiel : 47,4% Hausse moyenne pour le secteur non résidentiel : 23,7% VILLE DE MONTRÉAL Hausse moyenne pour le secteur résidentiel : 49,8% Hausse moyenne pour le secteur non résidentiel : 24,6% LÉGENDE HAUSSE FORTE HAUSSE LÉGÈRE BAISSE POLITIQUE EN BREF 300 000$ de revenus publicitaires pour Lachine Afin de pallier le manque de dotation provenant de l'administration centrale, l'arrondissement de Lachine doit trouver de nouveaux revenus.En consequence, ses representants viennent de signer un contrat de vente d'espaces pour des publicites sur panneaux, ce qui rapportera 300 000$ par an pendant 15 ans.Le contrat, indexe au cout de la vie, a ete signe par Lachine et la firme Astral Media Affichage.La firme installera deux douzaines d'enseignes, explique le maire de Lachine, Claude Dauphin.Nous reinvestirons les 300 000$ dans le secteur de l'environnement, pour le recyclage, pour enlever les graffiti ou planter des arbres.Les panneaux seront bien integres au paysage, loin des residences, sur Cote-de-Liesse, pres de la 220 et de la 13.Eric Clement PRESSE CANADIENNE OTTAWA.Le journaliste Graham Fraser avait l'habitude de couvrir le depot des rapports de la commissaire aux langues officielles.Mais, si tout se deroule comme prevu, il sera bientot l'auteur de ces rapports.Le premier ministre Stephen Harper a propose la nomination de M.Fraser, hier, au poste de commissaires aux langues officielles.Age de 60 ans, le correspondant du Toronto Star a Ottawa est un journaliste respecte sur la colline parlementaire, un francophile et un ardent defenseur du bilinguisme.Cette nomination, qui doit encore etre approuvee par le Parlement, a ete applaudie par les partis de l'opposition et les groupes de defense des francophones.Il apportera a cette fonction une pleine comprehension de la dualite linguistique du Canada, a laquelle il est tres sensible, a declare le premier ministre Harper, par voie de communique, soulignant egalement l'independance d'esprit du journaliste.M.Fraser remplacera Dyane Adam, qui avait accepte de prolonger temporairement son mandat, pour donner le temps au bureau de M.Harper de lui trouver un remplacant.Il devrait entrer en fonction des que le gouvernement obtiendra l'aval du Parlement, ce qui ne devrait pas causer trop de problemes.C'est une excellente nomination, a indique le chef du Bloc quebecois, Gilles Duceppe.Meme son de cloche au Parti liberal du Canada et au Nouveau Parti democratique (NPD).Pour Jean-Guy Rioux, president de la Federation des communautes francophones et acadienne (FCFA), la nomination de Graham Fraser est une bonne nouvelle.Sa nomination demontre que le premier ministre accorde une grande importance a la dualite linguistique parce que M.Fraser est une personne qui a une bonne connaissance des communautes linguistiques du Canada, a declare M.Rioux.M.Fraser est l'auteur de cinq ouvrages, dont le plus recent, intitule Sorry, I Don't Speak French, porte justement sur l'etat des langues officielles au Canada.M.Fraser voit dans la dualite linguistique l'une des valeurs fondamentales du Canada, ajoute le president de la FCFA.En entrevue, Graham Fraser a explique que ce nouvel emploi lui permettra de plonger dans l'action apres avoir analyse de pres les langues officielles.C'est un peu un defi, a-t-il dit dans un excellent francais.J'ai plante mon drapeau d'une certaine facon, et voici la possibilite de verifier si c'est realiste, ce que j'ai dit.Correspondant a Ottawa pour le Toronto Star depuis 2000, il a aussi travaille pour le magazine Maclean's, Globe and Mail et The Gazette.Il a ete correspondant a Quebec et a Washington.Le commissaire aux langues officielles releve du Parlement et a pour mandat de proteger et promouvoir la dualite linguistique au Canada.Il est nomme pour sept ans.Il recoit les plaintes du public et peut mener des enquetes.COMMISSAIRE AUX LANGUES OFFICIELLES Harper nomme un journaliste francophile PRESSE CANADIENNE QUEBEC.Malgre les progres sociaux, il demeure encore difficile en 2006 pour un plombier noir ou une analyste informatique d'origine maghrebine de faire sa place sur le marche du travail au Quebec, a deplore mercredi la ministre de l'Immigration, Lise Theriault.Ce n'est pas normal que des gens issus de l'immigration, de deuxieme et de troisieme generation (.) vivent plus de chomage que les Quebecois blancs , a dit la ministre Theriault, donnant le coup d'envoi a la commission parlementaire intitulee Vers une politique gouvernementale de lutte contre le racisme et la discrimination.Plus de 80 groupes, aussi divers que la Federation des femmes du Quebec (FFQ) et l'Union des municipalites du Quebec (UMQ) feront entendre leur point de vue sur le sujet au cours des 11 jours de travaux de la commission.Des le debut des travaux, hier, l'Observatoire international sur le racisme et les discriminations a donne le ton.Cet organisme avance que l'ombre du racisme plane encore sur la societe quebecoise.Nous ne sommes pas sous un regime nazi, a pris soin de preciser la directrice de l'observatoire Micheline Labelle.Neanmoins, selon elle, le racisme persiste au Quebec, par le biais des insultes, des blagues, de l'utilisation toujours repandue des termes nigger , negresse , sauvage et de l'amalgame des mots arabe et terroriste .Mme Labelle reproche entre autres aux medias de colporter les cliches a l'egard du monde arabomusulman, en multipliant les images d'islamistes en colere ou accroupis en priere.Il y a une meconnaissance, des prejuges et parfois, nous perpetuons ce que l'on entend.Cela mene dans certains cas au racisme et a la discrimination , a opine la ministre Theriault.Les minorites visibles plus touchees par le chomage Les manifestations de racisme sont souvent subtiles mais les statistiques parlent d'une facon eloquente.Meme avec un taux de diplomes superieur a la moyenne quebecoise, les minorites visibles sont deux fois plus affligees par le chomage que les citoyens dits de souche.Chez les fils et les petitsfils d'immigrants faisant partie des minorites visibles, le taux de chomage atteint presque 16 pour cent.Avec l'arrivee attendue de 48 000 nouveaux venus en 2007, il est plus que temps de ramener la barre du chomage a des proportions plus proches de la majorite de souche, estime Mme Theriault.On ne peut pas continuer a faire entrer des gens qui ne trouvent pas leur place.C'est leur Quebec a eux aussi.Prevue pour le printemps 2007, la nouvelle politique gouvernementale contre le racisme contiendra de nouvelles mesures incitatives pour favoriser les minorites sur le marche de l'emploi, a-t-elle promis.Ces moyens se traduiront en partie par des investissements supplementaires, a-t-elle ajoute, sans preciser davantage.Toutes les pistes sont sur la table, a mentionne Mme Theriault.Il faut de l'argent pour realiser un plan d'action et nous aurons l'argent pour le faire.Quebec s'attaque au racisme L'annonce a ete applaudie par les partis de l'opposition et les groupes de defense des francophones.SEULEMMENNTT 169 95$$ SKIS INTERMEDIAIRES AVEC FIXATION SKIS DYNASTAR OMEDRIVE 6 FIXATIONS SALOMON C 509 GRANDEURS 146-154-162-170 CM PAIRES DE BOTTES DE SKi PAIRES DE BOTTES DE PLANCHE A NEIGE de 599.995 $ a 9999.995 $ SEULEMMENNTT 199 95$$ DE MARQUES NORDICA, SALOMON, LANGE ET PLUS CERTAINES GRANDEURS NON DISPONIBLES de 599.995 $ a 9999.995 $ DE MARQUE VANS, ROSSIGNOL, LAMAR, AIRWALK ET PLUS ENSEMBLE COMPLET DE PLANCHE A NEIGE PLANCHES LTD OU AIRWALK FIXATIONS AMS BOTTES LTD ADULTE ET JUNIOR LIQUIDATION DE TOUT NOS SKIS DEMONSTRATEURS MODELES 2005-2006 LE PLUS GRAND MAGASIN DE SKI AU CANADA LOTS DE CASQUES DE 29.95$ A 49.95$ PARMI LES MARQUES LEEDOM, BOERI, BRIKO ET PLUS CERTAINES GRANDEURS NON DISPONIBLES Compagnies sur place samedi le 16 et dimanche le 17 septembre a Laval seulement Apprenez-en plus sur le monde financier.Pour investisseurs particuliers Introduction aux marches financiers Montreal (7 soirs .18 h 30 a 21 h 30) 4, 11, 18, 25 octobre et 1, 8, 15 novembre 2006 150$ Gestion de portefeuille Montreal (2 soirs .18 h 30 a 21 h 30) 3 et 5 octobre 2006 150$ Analyse technique Montreal (2 soirs .18 h 30 a 21 h 30) 10 et 12 octobre 2006 150$ NOUVEAU COURS! Profitez des avantages relies a l'utilisation des options dans vos portefeuilles Montreal (2 soirs .18 h 30 a 21 h 30) 17 et 19 octobre 2006 150$ Pour professionnels de la finance Introduction aux derives negocies en bourse et de gre a gre Montreal (9 h a 17 h) 12 octobre 2006 450$ Introduction aux produits derives : concepts et applications pratiques en planification financiere (en partenariat avec l'IQPF, niveau 1) Montreal (9 h a 17 h) 28 septembre 2006 300$ (membres IQPF) 450$ (non-membres) NOUVEAU COURS! Strategies des derives et leurs incidences fiscales dans la planification financiere (en partenariat avec l'IQPF, niveau 1) Montreal (9 h a 17 h) Quebec (9 h a 17 h) 29 septembre 2006 19 octobre 2006 27 octobre 2006 300$ (membres IQPF) 450$ (non-membres) NOUVEAU COURS! Strategies de couverture sur taux d'interet et sur devises pour les societes Montreal (9 h a 17 h) 13 octobre 2006 450$ Comptabilisation des instruments derives Montreal (9 h a 17 h) Quebec (9 h a 17 h) 20 octobre 2006 600$ 13 octobre 2006 600$ Inscrivez-vous en ligne a www.d-x.ca ou composez le 1 866 871-7888 Renseignez-vous sur nos seances GRATUITES d'information sur les options en visitant notre site Web.3424109A Demeurez sur le parcours.Consultez notre encart dans le journal d'aujourd'hui.3423882A Executive Development Course (57e edition) 18 septembre .11 decembre 2006 Accounting & Finance for Non-Financial Managers 18 .21 septembre 2006 4 .7 decembre 2006 5 .8 mars 2007 28 .31 mai 2007 Advanced Interpersonal Business Communications 7 .8 decembre 2006 10 .11 mai 2007 Communicating as a Leader 9 .10 novembre 2006 12 .13 avril 2007 Creative Thinking & Innovation 15 .17 novembre 2006 14 .16 mars 2007 Essential Management Skills 30 octobre .3 novembre 2006 19 .23 fevrier 2007 28 mai .1 juin 2007 The Change Leadership Journey: From Manager to Leader 30 octobre .2 novembre 2006 23 .26 avril 2007 Negotiating for Success 16 .18 octobre 2006 18 .20 avril 2007 Principals of Persuasion Workshop 9 .10 novembre 2006 29 .30 mars 2007 Project Management 18 .20 octobre 2006 14 .16 mars 2007 Triple Impact Coaching 27 .29 septembre 2006 11 .13 avril 2007 Working with Financial Information: Fundamental Tools for Lawyers 29 .30 septembre 2006 8 .9 decembre 2006 9 .10 mars 2007 Advanced Management Course 29 janvier .2 avril 2007 Interesse par un seminaire de formation?Et pourquoi pas en anglais?Pour de plus amples renseignements: (514) 398-3970 www.executive.mcgill.ca 3428303A Notre clinique offre un nouveau traitement base sur les plus recents progres scientifiques en neurologie de l'acouphene.Dans la majorite des cas, la technique exclusive reduit l'acoupheneades niveaux tres tolerables, dans des delais plus courts.L'analyse detaillee de votre acouphene permet, en une session, de developper votre traitement acoustique personnalise a suivre en toute autonomie.Dr Daniel Sommer - psychologue (514) 933-1333 376, av.Victoria, Westmount, bur.430 ACOUPHENES ~ Nouveau traitement ACTUALITES ASSOCIATED PRESS CAPCANAVERAL, Floride.Pour le deuxieme jour consecutif, les astronautes d'Atlantis ont effectue hierunesortiedans l'espacepour installer de nouveaux panneaux solaires devant alimenter la Station spatiale internationale (SSI) en electricite.Une operation menee avec succes malgre la perte d'un nouveau boulon.Au cours de la sortie de sept heures et 11 minutes, soit pres de 45 minutes de plus que prevu, l'astronaute americain Dan Burbank et le Canadien Steve Mac Lean ont poursuivi l'installation du module de 17,5 tonnes et prepare le systeme de rotation qui doit permettre aux panneaux solaires de rester idealement orientes par rapport au soleil.Comme cela etait deja arrive la veille, les mecanos ont a nouveau perdu un boulon, parti on ne sait ou en flottant dans l'espace.Je ne l'ai pas vu partir , a souligne Mac Lean.Les debris spatiaux peuvent etre dangereux en cas de perforation des parois de la SSI ou de combinaisons spatiales ou peuvent bloquer des mecanismes essentiels.Toutefois, la perte d'objets n'est pas rare au cours des sorties dans l'espace.En juillet denier, les astronautes de Discovery avaient ainsi perdu une spatule de 35 centimetres.Il ne semble pas que le nouveau boulon egare soit entre dans un des mecanismes de l'ISS, et les experts pensent qu'il est plutot parti a la derive dans l'espace, a explique Grey Hautaluoma, porte-parole de la NASA.Les astronautes Joe Tanner et Heidemarie Stefanyshyn-Piper, qui ont mene mardi la premiere des trois sorties dans l'espace prevues pour installer le module, devraient egalement realiser la derniere demain.Les mecanos de l'espace perdent un nouveau boulon PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Les astronautes sont une nouvelle fois sortis dans l'espace hier.L'installation du module se poursuit malgre la perte d'une piece. ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Anne-Marie Péladeau aurait encore une fois fai t rimer «liberté» avec «consommer », ce qui lui a valu de retourner en prison hier matin.Le 11 septembre, à son retour à la maison de thérapie L'Estime après un congé de cinq jours, l'héritière déchue de l'empire Péladeau aurait eu un résultat positif à un test d'urine.L'analyse a démontré qu'elle avait consommé de la cocaïne.Comme il se doit, la maison de thérapie de Sherbrooke a avisé la Couronne de ce manquement.Hier, Péladeau s'est présentée devant le juge Normand Bonin, qui l'a envoyée derrière les barreaux.Elle retournera devant le tribunal lundi.Me Mylène Grégoire, procureure de la Couronne, entend demander au juge Jean- Pierre Lortie, la révocation de la mise en liberté de Péladeau, puisqu'il s'agit de bris répétés.C'est la troisième fois depuis le mois d'avril que la cadette des Péladeau, âgée de 42 ans, brise sa principale condition de mise en liberté, soit celle de s'abstenir de consommer des stupéfiants.Chaque fois, les bris sont survenus quand Péladeau a pu profiter d'un assouplissement de surveillance, après une cure fermée.Son avocate, Me Nicole Grégoire, admettait hier que Péladeau fonctionne bien dans ses thérapies fermées, et que les difficultés surviennent quand elle tente de se réinsérer socialement.Rappelons que Péladeau, dont l'arrestation brutale avait été filmée par un hélicoptère de TVA, est en attente de procès pour vol, complot et voies de fait contre des policiers.Ce procès devrait se tenir à compter du 18 novembre prochain et durer trois jours.Anne-Marie Péladeau retourne en prison ANDRÉ CÉDILOT Sans surprise, la juge Carol Cohen, de la Cour supérieure, a refusé tout cautionnement, hier, à Giuseppe Cossentino, coleader d'un réseau «sino-italien» de production et de vente de marijuana aux États-Unis et en Ontario.C'est la deuxième fois depuis son arrestation le 21 mars qu'un tribunal le prive d'une liberté provisoire.«La preuve est accablante, et l'ampleur de l'implication de Cossentino dans cette organisation criminelle ne fait pas de doute», a souligné la juge, appuyant du même coup la décision de première instance du juge Jean- Pierre Bonin, le 10 avril.Des 38 personnes accusées dans cette affaire, deux seulement demeurent écrouées en attendant le procès, soit Cossentino et son principal associé, Anthony Di Maulo.Dans son jugement, la juge Cohen a rappelé que Cossentino était dans la ligne de mire des policiers depuis octobre 2004.Au fil de l'enquête - sans compter l'écoute électronique, son nom est mentionné dans pas moins de 225 rapports de filature - Cossentino a été vu, et même filmé, transportant de la marijuana dans une maison de Terrebonne où elle était coupée, pesée et ensachée avant d'être vendue.Outre Cossentino, seulement deux personnes, Anthony Di Maulo et son frère Joe Vince, avaient accès à cette cache.«Cossentino était l'homme de confiance de Tony Di Maulo et, de ce fait, au plus haut niveau de l'organisation », a noté la juge Cohen.À ses dires, l'importance de Cossentino se vérifie aussi à son train de vie - il a notamment des résidences évaluées à 900 000 $ à Blainville et Morin Heigths - ainsi qu'à la montagne de billets de plus de 250 000$ que la police a trouvée chez lui et dans des coffrets de sûreté.L'enquête de la police de Montréal a démontré que le gang écoulait en moyenne 200 livres de marijuana par semaine.La plus grande partie était vendue aux États-Unis avec l'aide de complices autochtones de la réserve de Kanesatake.La drogue était vendue 2300 $ la livre au pays de l'Oncle Sam.Les plants de marijuana étaient cultivés au Québec dans des serres hydroponiques sous le contrôle de criminels d'origine asiatique.Comme l'avocat de la poursuite, Éric de Champlain, l'avait fait dans son argumentation, la juge Cohen a soulevé des doutes sur la moralité des personnes qui se sont portées garantes de la bonne conduite de Cossentino, s'il avait été mis en liberté.Entre autres, le père qui met Cossentino en garde contre une possible rafle de la police; la mère qui a un faux bail à son nom; et enfin, une amie restauratrice de Saint-Sauveur dont le conjoint semble lui aussi impliqué dans le narcotrafic.En somme, conclut la juge Cohen, «il n'y a rien pour (la) convaincre autrement de renverser la décision du juge Bonin ».Cautionnement refusé à Giuseppe Cossentino Détenu à la prison de Québec, François Pépin, qui a avoué publiquement avoir fait feu sur la policière Valérie Gignac, n'a pas fait le voyage à Laval avec ses geôliers, hier, comme il aurait dû le faire pour comparaître devant le tribunal.Son avocat, Me Robert La Haye, a expliqué au juge Paul Chevalier, de la Cour du Québec, que les expertises psychiatriques et psychologiques qu'il avait demandées n'étaient pas encore terminées et qu'il avait obtenu l'autorisation que son client ne se déplace pas.En accord avec le procureur de la Couronne, Me Bruno Larivière, le tribunal a reporté au 20 novembre l'enquête préliminaire de l'homme accusé de meurtre prémédité.Me La Haye a demandé que son client soit vu par des spécialistes afin de déterminer son état le 14 décembre dernier.«Nous voulons savoir ce qui s'est passé dans sa tête quand il a fait feu à travers la porte», a indiqué le criminaliste.L'avocat de la défense a obtenu que Pépin soit transféré à Québec au lieu d'être gardé la prison de Saint-Jérôme parce que l'accusé a prétendu avoir été victime de harcèlement et de mauvais traitement de la part de gardiens.\u2014 Jean-Paul Charbonneau Meurtre d'une policière L'enquête préliminaire de l'accusé reportée PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE © Anne-Marie Péladeau aurait eu un résultat positif à un test d'urine, ce qui lui a valu de retourner en prison, hier.C'est la troisième fois depuis le mois d'avril que la cadette des Péladeau, âgée de 42 ans, brise sa principale condition de mise en liberté, soit celle de s'abstenir de consommer des stupéfiants.Sandwich ou\u2026sandwich?POUR MIEUX CHOISIR La boîte à lunch.UN CAHIER SPÉCIAL EN PAPIER GLACÉ, À LIRE SAMEDI 3423013A OUVERT 7 JOURS SUR 7 JUSQU'À 21 H DU LUNDI AU VENDREDI SAMEDI : 9 H À 17 H DIMANCHE : 11 H À 17 H OU www.corbeilelectro.com 29 MAGASINS MONTRÉAL > 7566, rue Saint-Hubert 514 271-1118 9570, boul.de l'Acadie 514 383-1141, face au Costco, Marché Central 4646A, avenue du Parc 514 270-7811, voisin du Père du meuble SAINT-LÉONARD > 9355, boul.Lacordaire 514 326-7710, voisin du Père du meuble 6725, rue Jean-Talon Est 514 259-2800 LASALLE > Carrefour Super C, 7401, boul.Newman 514 363-6789 DOLLARD-DES-ORMEAUX > 3163, boul.des Sources 514 421-5395 LACHENAIE > 294, Montée des Pionniers 450 585-9941 LAVAL>3675, boul.St-Martin O.450 682-6609, voisin du Père du meuble 3607, autoroute 440 Ouest 450 682-4090 Mégacentre Notre-Dame 450 689-0844 LONGUEUIL > 3595, chemin de Chambly 450 646-7512 BROSSARD > 7535, boul.Taschereau 450 443-2163 SAINT-JÉRÔME > 1147, boul.J.-Baptiste Rolland 450 432-3008 MASCOUCHE > 285, Montée Masson 450 474-5995 JOLIETTE > 95, rue Baby 450 759-5229 ST-HUBERT > 1563, boul.des Promenades, près des Promenades Saint-Bruno 450 676-8861 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU > Décocentre Bouvreuil, 100, rue Moreau 450 349-0066 CENTRE DE LIQUIDATION SAINT-LÉONARD > 5100, boul.des Grandes-Prairies 514 322-8595 AUSSI À DRUMMONDVILLE, GRANBY, GATINEAU, TROIS-RIVIÈRES, SHERBROOKE, QUÉBEC (2), VAUDREUIL-DORION et OTTAWA (2).DOUBLE RABAIS chez Corbeil! 100$ 50$ Jusqu'à Jusqu'à de Corbeil de sur le frigo Sur réfrigérateurs homologués ENERGY STAR® sélectionnés.Remise par la poste d'Hydro-Québec sur réfrigérateurs homologués ENERGY STAR®.100$ 100$ Jusqu'à Jusqu'à de Corbeil de \u2020\u2020 sur le duo \u2020 Sur laveuses homologuées ENERGY STAR® sélectionnées.À l'achat d'un duo laveuse/sécheuse.\u2020\u2020 Rabais à la caisse sur certains modèles de laveuses homologuées ENERGY STAR®.Renseignez-vous auprès d'un conseiller.Demandez à un de nos conseillers.\u2020\u2020\u2020 Zéro dépôt, zéro intérêt avant 2010, si payé 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de la séance du conseil municipal, que la somme en jeu a été pour la première fois publiquement dévoilée.En plus de la somme présumément disparue, Sainte-Eulalie a dû débourser jusqu'à maintenant 175 000 $ en frais comptables et juridiques.Cela représente beaucoup d'argent pour une municipalité dont le budget total est d'environ 1,1 million.«L'état financier de la municipalité est en bonne santé, mais il le serait encore plus si ça n'avait été de cette histoire.C'est de l'argent qui aurait pu être investi dans le parc industriel et le développement domiciliaire.C'est de l'argent qui n'a pas donné de services aux citoyens », déplore le maire Jacques Tassé.D'ailleurs, ce dernier entretient peu d'illusions quant à la possibilité de revoir la couleur de cet argent.«Ce serait assez surprenant, mais on va faire tout ce qu'on peut pour aller en chercher le plus possible », précise M.Tassé.C'est un appel du ministère des Affaires étrangères qui a mis la puce à l'oreille aux élus.«Ça faisait un peu plus de deux ans que les états financiers n'avaient pas été faits quand la municipalité a été avisée.Nous, on ne le savait pas.La personne en question ne voulait pas que les états financiers sortent tout de suite parce qu'elle sentait la soupe chaude», raconte M.Tassé.La présumée fraudeuse aurait alors fait traîner les choses pendant deux ans de plus en donnant toutes sortes d'excuses pour expliquer les retards.«On a tous été endormis à l'éther », déplore le maire.Quant à savoir comment la municipalité ne s'est pas rendu compte des anomalies alors que leur employée a omis de produire les états financiers pendant quatre ans, M.Tassé assure que davantage d'informations seront dévoilées lorsque le processus judiciaire sera terminé.«Une fois que ça va être fini, on va pouvoir dire comment elle a procédé pour ralentir les choses », précise-t-il.La confiance a aussi un rôle à jouer dans toute cette histoire.«Dans une petite place comme la nôtre, tout le monde se connaît.On se fait confiance.» Après un ultimatum, la dame a fini par être confrontée, et en octobre 2005, elle a obtenu un congé avec solde.Quelques jours plus tard, elle démissionnait.Selon M.Tassé, le travail de la firme comptable prouve que les élus n'ont rien à se reprocher dans toute cette affaire.Bien que cette histoire soit quelque peu embarrassante pour la municipalité, le maire n'a pas l'intention de la balayer sous le tapis.«On s'est fait dire par le ministère des Affaires municipales qu'il y aurait 12 ou 15 municipalités par année qui seraient dans la même situation.Il y en a qui essaie de ne pas trop l'ébruiter.Nous, on aime mieux être clair et transparent en disant aux contribuables de Sainte-Eulalie ce qui s'est passé.D'abord, c'est leur argent.On veut leur dire où on est rendu dans le dossier au fur et à mesure qu'on a des développements.On leur donne l'heure juste.» Près de 267 000$ envolés en fumée Une petite municipalité de la Mauricie victime d'une fraude importante NANCY MASSICOTTE LE NOUVELLISTE Un homme de 60 ans, André Gagné de Manseau, fait face à la justice pour avoir infligé de mauvais traitements à son fils dans les années 70.Son procès a en effet commencé, hier, devant le juge Narcisse Proulx.Les faits reprochés au prévenu auraient été commis sur une période de 10 ans.La victime, Yvon Gagné, aujourd'hui âgée de 40 ans, soutient avoir été malmenée physiquement et moralement durant toute son enfance par son père adoptif.Lors de son témoignage rendu hier matin, Yvon Gagné reproche notamment à André Gagné de l'avoir frappé à maintes reprises en lui assénant notamment des claques sur les oreilles ou en le poussant dans des escaliers, de l'avoir injurié et traité comme un vaurien et de l'avoir forcé à travailler dès l'âge de 4 ans en tondant la pelouse entre autres.Il s'est décrit comme le souffre- douleur et le mouton noir de la famille.Son père prenait, semble-t-il, un malin plaisir à lui presser des chaussettes sales sur le nez au point presque de l'étouffer.Aux lendemains du décès de sa petite soeur, le père l'aurait obligé à prendre l'enfant mort dans ses bras pour se faire photographier.Pire encore, il l'aurait forcé à sourire sur la photo pour pouvoir le décrire à ses amis comme un être sans coeur.En ce sens, Yvon Gagné soutient que les mauvais traitements subis dans son enfance sont à l'origine de la dépression vécue à l'âge de 36 ans et de ses troubles auditifs.En 2001, il avait d'ailleurs envoyé une lettre à son père dans laquelle il lui réclamait 7000$ en dommages et intérêts pour les soins psychologiques et la perte de salaire causée par une intervention chirurgicale à l'oreille.«Ce montant d'argent, ce n'était pas grand-chose pour avoir scrappé ma vie.Il s'est vanté à tout le monde qu'il était un bon père mais il m'a élevé comme un chien.Tout ce que je voulais au fond était qu'il admette ses torts.J'aurais alors abandonné les poursuites », a-t-il raconté.Plainte en 2005 Finalement , il n'a entamé aucune poursuite civile.En 2005, alors qu'il venait de dénicher un nouvel emploi, il a décidé de porter plainte au criminel parce que son père le dénigrait de nouveau auprès de son employeur et de ses collègues de travail.Pour sa part, la défense réfute totalement les allégations de la présumée victime.L'avocate Mélanie Vogt soutient qu'il s'agit davantage d'une histoire de vengeance imaginée par Yvon Gagné dans le but de soutirer de l'argent à son client et de le discréditer.Quant au prévenu, il a été dépeint comme un bon père de famille, généreux, doux et même très protecteur.Lui-même s'est décrit comme un homme qui peut tout donner et qui a maintes fois rendu service à son fils.Leprocèsd'André Gagnédevrait se poursuivre aujourd'hui.Accusé d'avoir maltraité son fils dans les années 70 MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde LE TOUR DU GLOBE DANEMARK Agent distrait Un document confidentiel de la police sur un coup de filet antiterroriste réalisé la semaine dernière au Danemark a été retrouvé sur un quai de gare près de Copenhague, a reconnu hier le service de renseignement danois PET.Ce papier, perdu par un agent du PET, contenait le plan détaillé d'une opération policière avec les identités et coordonnées des policiers ayant participé le 5 septembre à une razzia contre un groupe musulman soupçonné de planifier une action terroriste au Danemark ou à l'étranger.Le chef du PET, Lars Findsen, a «déploré profondément» cet incident, qui compromet la crédibilité de son service.AFP LIBAN Hezbollah blâmé Le mouvement chiite libanais Hezbollah s'est rendu coupable de crimes de guerre en visant délibérément les civils israéliens dans son récent conflit avec Israël, accuse Amnistie internationale (AI).L'organisme souligne que le bilan de ces bombardements - 43 morts et 33 blessés graves - aurait été beaucoup plus lourd si des centaines de milliers d'Israéliens n'avaient pas fui et si les villes n'avaient pas été équipées d'abris efficaces.Auparavant, AI avait imputé des crimes de guerre à Israël.AFP DARFOUR Dallaire en appelle aux jeunes Le lieutenant-général Roméo Dallaire a lancé hier à Ottawa un appel aux jeunes Canadiens pour les inciter à «démontrer leur internationalisme » et veut tout particulièrement les voir participer, dimanche, à la journée mondiale de mobilisation pour le Darfour.«On a besoin que les jeunes Canadiens se bougent le derrière et descendent dans la rue », a lancé ce sénateur libéral, qui était commandant de la Mission d'observation de l'ONU au Rwanda lors du génocide.Plusieurs, dont le département d'État américain, affirment qu'un génocide est actuellement en cours au Darfour, province du Soudan en proie à une guerre civile.M.Dallaire souhaite qu'on y expédie au plus vite une force multinationale.CP ÉTATS-UNIS Machines truquées Un professeur et des étudiants de l'Université de Princeton ont démontré qu'on pouvait facilement truquer certaines machines à voter électroniques qui vont être utilisées pour les élections législatives de novembre aux États-Unis.Le groupe d'informaticiens a créé un logiciel de vote frauduleux, l'a installé en quelques minutes sur une machine à voter et prouvé qu'il peut changer les résultats sans être détecté, selon son rapport diffusé hier sur le site de la prestigieuse université du New Jersey.«Nous avons créé et analysé ce code dans l'esprit d'aider et de guider les responsables pour qu'ils prennent les bonnes décisions sur la manière dont il faut sécuriser les élections », a dit Edward Felten, directeur du Center for Information Technology Policy de l'Université.AFP LIBAN 1,2 million de bombes L'armée israélienne a répandu au Liban au moins 1,2 million de sous-munitions au cours de la guerre contre le Hezbollah chiite, rapportait hier le quotidien israélien Haaretz.Ces bombardements ont été «déments et monstrueux», a déclaré au journal un commandant d'une batterie de lanceroquettes, qui tiraient les bombes à fragmentation.Les bombes à sous-munitions sont composées d'un conteneur principal qui libère en l'air plusieurs centaines de petites bombes.Des artilleurs ont affirmé de leur côté avoir tiré des obus au phosphore, selon le journal.La Croix-Rouge internationale considère que les tirs de bombes au phosphore contre des êtres humains contreviennent aux lois internationales sur la guerre.AFP PHOTO D'ARCHIVES AFP Un des raids israéliens dans le sud du Liban.PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Un camp de réfugiés du Darfour, au Soudan.PHOTO D'ARCHIVES AFP Hillary Rodham Clinton, sénatrice démocrate de l'État de New York, voit plus loin que les élections du 7 novembre.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Hillary Clinton a défié la tradition électorale mardi soir à New York, un des neuf États américains où se tenaient des primaires en vue des élections du 7 novembre.Contrairement aux autres vainqueurs de la soirée, elle n'a pas célébré sa victoire en public.La sénatrice a remporté 83% des suffrages démocrates contre un candidat antiguerre peu connu.Le 7 novembre, elle fera face à l'ancien maire républicain de Yonkers, John Spencer.Seule la marge de sa victoire reste un mystère.Chose certaine, Hillary Clinton ne restera pas silencieuse ce soir-là.Après avoir assuré sa réélection au Sénat, elle prononcera vraisemblablement le premier discours de la longue campagne qui pourrait la mener à la Maison- Blanche en 2008.En attendant, Hillary Clinton n'est pas la seule tête d'affiche de ces élections dites de mi-mandat, où les Américains seront appelés à renouveler le tiers du Sénat (33 sièges sur 100) et la totalité de la Chambre des représentants (435 sièges).Trente-six postes de gouverneur sont également en jeu, dont celui de l'État de New York, qui devrait passer au démocrate Eliot Spitzer.À titre de ministre de la Justice de New York, Spitzer s'est bâti une réputation nationale, celle d'un justicier incorruptible.Mardi soir, il a remporté la primaire démocrate pour le poste de gouverneur avec 81% des votes.Le gouverneur républicain, George Pataki, a renoncé à briguer un quatrième mandat, voulant consacrer tout son temps à sa propre campagne à la présidence.La victoire de Hillary Clinton ne faisant pas de doute, l'attention des médias et des stratèges politiques s'est tournée mardi soir vers la primaire républicaine de Rhode Island.Ironiquement, la Maison-Blanche s'est réjouie de la victoire du sénateur Lincoln Chafee, le plus modéré des républicains du Sénat, qui faisait face à un conservateur pur et dur.Chafee est le seul sénateur de son parti à avoir voté contre la guerre en Irak.Opposé à la peine de mort, il a également voté contre les baisses d'impôts du président.Dans un État démocrate comme le Rhode Island, un républicain doit savoir faire preuve d'indépendance et surtout de modération.Un démocrate musulman D'où la déception des démocrates, qui espéraient la défaite de Chafee.Un candidat républicain plus à droite aurait favorisé l'élection de l'aspirant démocrate, Sheldon Whitehouse, exministre de la Justice de Rhode Island.Pour l'heure, Chafee et Whitehouse sont à égalité dans les sondages.Les élections du 7 novembre pourraient changer le paysage politique à Washington, où les républicains dominent à la Maison-Blanche et dans les deux assemblées législatives du Congrès (le Sénat et la Chambre des représentants).Les démocrates doivent ravir aux républicains au moins six sièges au Sénat pour devenir majoritaires.Les candidats républicains les plus vulnérables se trouvent au Rhode Island, en Pennsylvanie, au Montana, en Ohio et en Floride.Ceux de la Virginie et du Tennessee, qu'on croyait imbattables, montrent également des signes de faiblesse.À la Chambre des représentants, les démocrates doivent conquérir 15 sièges pour passer de la minorité à la majorité.Dans l'État du Minnesota, le démocrate Keith Ellison pourrait devenir le premier musulman à se faire élire à la Chambre des représentants.Il a remporté mardi la primaire de son parti dans une circonscription de Minneapolis.ÉLECTIONS DE MI-MANDAT La sénatrice Hillary Clinton défie la tradition Les élections du 7 novembre pourraient changer le paysage politique à Washington, où les républicains dominent à la Maison-Blanche et dans les deux assemblées législatives du Congrès (le Sénat et la Chambre des représentants).AGENCE FRANCE PRESSE BRUXELLES \u2014 L'OTAN a repoussé d'au moins plusieurs semaines l'envoi de renforts dans le sud de l'Afghanistan, aucun pays n'ayant offert hier d'y expédier des soldats, a indiqué le porteparole de l'Alliance atlantique, James Appathurai.«Aucune offre formelle n'a été faite lors d'une réunion au quartier général à Mons» (Belgique), a-t-il déclaré à la presse, tout en soulignant que l'opération Méduse, lancée le 2 septembre dans le Sud afghan contre les talibans, n'était pas pour autant en danger et constituait même un succès.«Le commandant en chef de l'OTAN, le général James Jones, est confiant qu'il y a suffisamment de forces sur le terrain pour mener à bien l'offensive en cours», a ajouté le porte-parole.À son retour d'une visite en Afghanistan, le général Jones avait pourtant réclamé la semaine dernière l'envoi urgent d'environ 2000 hommes, reconnaissant que la résistance des talibans était «plus forte que prévue».Selon une source diplomatique, on va plutôt adapter la stratégie aux moyens disponibles que le contraire.«Il y a des limites à ce que les alliés peuvent faire, mais ni la solidarité alliée, ni l'OTAN ne sont en danger », a ajouté cette source, sous réserve de l'anonymat.«On ne peut pas décider de l'envoi de renforts pour des missions de combat en une semaine», a estimé une autre source diplomatique à l'OTAN, laissant entendre que la procédure prendrait encore quelque temps.Des pays ordinairement gros fournisseurs de troupes et déjà présents en Afghanistan comme la Turquie, l'Espagne, l'Italie ou la France avaient par avance refusé d'envoyer des soldats prêter main-forte dans le Sud, en raison de la multiplication de leurs engagements extérieurs dans les Balkans, au Proche-Orient ou en Afrique.M.Appathurai a cependant affirmé que des «indications positives» avaient été données par les participants à la réunion de Mons quant à l'envoi de forces ultérieurement en Afghanistan, sans préciser quels pays seraient concernés.Pas de renforts pour l'OTAN en Afghanistan « Il y a des limites à ce que les alliés peuvent faire, mais ni la solidarité alliée ni l'OTAN ne sont en danger », a déclaré une source diplomatique, sous réserve de l'anonymat. MONDE JOONED KHAN ENVOYÉ SPÉCIAL LA HAVANE Étonnant phénomène à La Havane : le sommet du Mouvement des pays non alignés, qui se tient dans la capitale cubaine, n'a pas attiré de «sommet parallèle».Les ONG et militants de la société civile pensent-ils que les peuples y sont bien représentés?Ils vont peut-être y réfléchir de plus près.La question du terrorisme divise en effet le MNA, et la formulation de la Déclaration finale et du Plan d'action, pourtant négociés depuis des mois, continue de faire problème, à la veille du sommet des chefs d'État et de gouvernement des 116 pays membres.Les divergences entre Cuba et l'Inde éclatent au grand jour : l'Inde, victime du terrorisme tel que défini par l'administration Bush, résiste à la volonté de Cuba d'orienter le MNA en opposition à «l'unilatéralisme et l'hégémonisme » des États-Unis.«Cuba subit depuis 45 ans le terrorisme des États-Unis sous toutes ses formes », affirme Abelardo Moreno, vice-ministre des Affaires étrangères.Ricardo Alarcon, président de l'Assemblée nationale, a pris à témoin la presse étrangère réunie à La Havane pour rappeler que le 11 septembre, alors que les États-Unis pleuraient les victimes des attentats de 2001, un juge du Texas libérait Luis Posada Carriles, que le Venezuela et Cuba recherchent depuis des années pour terrorisme.Carriles s'est vanté d'avoir participé à l'explosion en vol en 1976 d'un avion de ligne cubain, faisant 73 morts, et d'avoir fait sauter des hôtels à La Havane en 1997, tuant un homme d'affaires canadien d'origine italienne, Fabio di Celmo.L'Inde fait face au même paradoxe au Pakistan, où le chef du groupe islamiste Lashkar-e- Toïba, lié à Al-Qaeda et soupçonné des attentats massifs de Bombay cet été, vient d'être libéré par un tribunal pakistanais.Mais l'offre de coopération nucléaire de George W.Bush durant sa dernière visite en Inde expose Delhi à l'accusation de s'aligner de plus en plus sur les États-Unis - position qui est celle du Pakistan depuis sa création en 1947.Visitant le Brésil avant de se rendre à Cuba, le premier ministre indien Manmohan Singh s'est défendu de « cultiver des liens avec les États-Unis aux dépens d'autres pays ».Il a accentué la priorité « développement » du non-alignement, alors que Cuba met l'emphase sur le multilatéralisme et la coopération Sud-Sud.Le poids des « alignés » Tout en faisant partie du MNA, des pays comme les Philippines, l'Indonésie, le Honduras ont été «alignés» par des liens militaires avec les États-Unis - et Cuba était «aligné» à l'Est jusqu'à l'éclatement de l'URSS en 1989.L'URSS n'est plus, mais le Pakistan, l'Égypte, les pays d'Amérique centrale, les pétroémirats du Golfe sont autant de pays membres du MNA « alignés » sur Washington.Comme l'Inde et le Brésil, plusieurs de ces pays veulent entrer au Conseil de sécurité dans le cadre d'une réforme de l'ONU.La Palestine a toujours été la cause chérie du MNA, et elle devait faire l'objet d'une séance spéciale hier soir, mais Israël a aussi ses partisans.Autre question régionale épineuse : la volonté de la Bolivie, sous Evo Morales, d'accéder à la mer.Un sommet des pays enclavés du MNA était aussi prévu hier soir, ainsi qu'une réunion du Groupe des 15, et un texte distinct sur la question nucléaire iranienne.Le terrorisme divise les non-alignés MARC THIBODEAU PARIS Le passé colonial de la France n'a pas fini de la hanter à en juger par la polémique qui fait rage actuellement autour du Petit Robert, accusé par certains de ses détracteurs de véhiculer en douce une rhétorique assimilable à celle de l'extrême droite.Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a ouvert le bal la semaine dernière.Dans un communiqué mordant, le président de l'organisation, Patrick Lozès, s'insurge contre le fait que le respecté dictionnaire parle, au mot «colonisation», de la «mise en valeur» des territoires devenus colonies.Aux yeux de M.Lozès, la définition - qui est présente dans le dictionnaire depuis sa toute première édition en 1967 - tente de présenter sous un jour positif la colonisation.«Le terme «mise en valeur» nie la souffrance des peuples colonisés », souligne en entrevue le président du CRAN, qui ne réclame ni plus ni moins que le retrait des copies récemment mises en vente.«Un dictionnaire, c'est une référence, et quand une référence vous trompe, ça fait très mal.Les éditeurs prétendent que le contenu est nouveau de A à Z, mais ils ont visiblement oublié la lettre C», déclare M.Lozès.Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a emboîté le pas au CRAN en élevant une vigoureuse protestation contre les définitions retenues.Elles ne sont «ni plus, ni moins qu'une caution et une justification de la colonisation», souligne le secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, qui insiste sur la nécessité de «lever l'ambiguïté au plus vite».Il voit dans les définitions retenues un écho d'une loi présentée en février 2005 à l'Assemblée nationale française qui faisait état du «rôle positif» de la colonisation.L'article devait finalement être supprimé début 2006 après avoir suscité une gigantesque controverse.Patrick Lauzès abonde dans ce sens et dit relever des tentatives de réhabilitation de la colonisation chez bien des acteurs de la scène politique française.«On essaie directement ou indirectement de dire que la colonisation a amené des bienfaits.C'est le même message que celui véhiculé par le Front national », martèle-t-il en se référant à la formation d'extrême droite française.Dure quarantaine La charge contre le Petit Robert, qui célèbre cette année son 40e anniversaire, a été très mal reçue par ses éditeurs.Le responsable de la publication, Alain Rey, a souligné, dans quelques entrevues à des médias français, que le CRAN et le MRAP comprenaient mal le sens de l'expression «mise en valeur», une expression «neutre» à portée économique et non politique.Il a accusé, du même coup, les deux organisations de chercher à générer une polémique pour attirer l'attention.M.Rey refuse aujourd'hui d'accorder de nouvelles entrevues à ce sujet.Une porte-parole, Béatrice Darcy, a indiqué qu'il avait été «assez troublé par cette histoire» et qu'il ne souhaitait pas jeter d'huile sur le feu par de nouvelles interventions.La maison d'édition insiste dans un communiqué sur le fait que les définitions n'ont pas à être dictées par des «groupes de pression».Elle met parallèlement en exergue sur la page d'ouverture de son site Internet les définitions retenues relativement à la colonisation, incluant celle de «colonialisme», décrite comme un système politique préconisant «l'occupation et l'exploitation de territoires dans l'intérêt du pays colonisateur».Tout en soulignant qu'ils ne mettent pas en doute la probité intellectuelle de M.Rey, les dirigeants du MRAP et du CRAN préviennent qu'ils ne lâcheront pas prise tant que les définitions montrées du doigt ne seront pas modifiées.«Si M.Rey se contente de dire que l'on ne sait pas lire correctement, ça ira plus loin», souligne M.Aounit, qui appelle au boycott du dictionnaire.M.Lozès ne veut pas non plus entendre parler d'une modification ultérieure du dictionnaire.«Quand on a un produit défectueux, on le retire de la vente, on ne tente pas d'argumenter et d'obtenir du temps.C'est d'une indécence totale », dit-il.Polémique sur la « colonisation» dans les pages du Petit Robert PHOTO ENRIQUE DE LA OSA, REUTERS Une voiture de police cubaine passe devant un panneau qui fustige le président américain George Bush, dont le portrait est placé entre celui d'Adolf Hitler et celui de l'exilé cubain Luis Posada Carriles.Le Venezuela et Cuba recherchent cet homme depuis des années pour terrorisme, ont rappelé les dirigeants cubains dans le cadre du Sommet des pays non alignés.Les divergences entre Cuba et l'Inde éclatent au grand jour : l'Inde, victime du terrorisme, résiste à la volonté de Cuba d'orienter le MNA en opposition à « l'unilatéralisme et l'hégémonisme » des États-Unis.AGENCE FRANCE PRESSE LOS ANGELES \u2014 Deux septuagénaires américaines, inculpées du meurtre de deux vagabonds pour toucher des millions de dollars d'assurance-vie, ont plaidé non coupable hier, a-t-on appris de source judiciaire à Los Angeles.Helen Golay, 75 ans, et Olga Rutterschmidt, 73 ans, sont soupçonnées d'avoir fait signer à ces sans-abri des assurances-vie à leur bénéfice.Les deux hommes avaient été retrouvés morts, apparemment écrasés par une voiture, respectivement en 1999 et 2005.Si les deux veuves noires présumées persistent à plaider non coupable, elles seront jugées dans un procès dont la date n'a pas encore été fixée.Poursuivies pour meurtres avec circonstances aggravantes, elles risquent la peine de mort.Au total, les deux femmes, en détention préventive sans possibilité de mise en liberté sous caution, auraient réclamé 3,8 millions de dollars aux compagnies d'assurances qui leur en ont versé 2,2 millions, selon les enquêteurs.Inculpées du meurtre de vagabonds 514.333.0010 /www.mdspharma.ca Pour notre mieux-être à tous ! Marc et Émilie nous aident tous en participant à une étude clinique Chaque année, depuis vingt ans, des milliers de personnes apportent une contribution essentielle à la recherche médicale en participant à nos études cliniques.Candidats recherchés : hommes et femmes non-fumeurs et fumeurs, 18 à 55 ans.Durée du séjour : 2 séjours, du dimanche au mercredi, avec des visites de retour.Indemnité compensatoire : 2 250 $ Numéros «Télé» 25 000 $ 50 000 $ 100 000 $ Résultats des tirages du: NOUVEAU ! GROS LOT DE 500 000 $ En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Jour - Mois - Année - Signe décomposables 500 000$ décomposable dans les deux sens Numéro Boni non décomposables 12 JUIN 35 LION compl.compl.2006-09-13 ARTGOLD VENDÔME 4937, rue Sherbrooke Ouest (514) 484-3515 PAIEMENT COMPTANT Nous achetons les bijoux, diamants, montres et tableaux de qualité.La demande internationale très forte nous permet d'acheter au prix le plus élevé et de payer sur-le-champ.Toutes les transactions sont strictement confidentielles.Bijoux Victoriens, Tiffany, Cartier, Van Cleef & Arpels, or, monnaie et platine sous toutes les formes.Diamants Toutes les formes et toutes les tailles.Montres Rolex, Patek Philippe, Vacheron & Constantin, Cartier, Omega, Le Coultre, etc.Tableaux Oeuvres européennes et canadiennes des 19e et 20e siècles, aquarelles, fleurs, paysages, enfants, animaux, scènes arabes, Louis Icart.MONDE ASSOCIATED PRESS REGENSBURG, Allemagne \u2014 Le pape Benoît XVI a célébré mardi une messe en plein air devant 230 000 fidèles aux portes de Ratisbonne, ville de sa Bavière natale, et fait un pas dans la controverse sur l'islam et la violence, en citant des commentaires chrétiens historiques sur la guerre sainte et les conversions forcées.Lors de son discours à l'Université de Ratisbonne, Benoît XVI a fait des références inhabituelles au djihad - ou guerre sainte, un concept utilisé par les militants extrémistes islamistes pour justifier des attaques en Occident.«La violence est incompatible avec la nature de Dieu et la nature de l'esprit », a déclaré le pape, dans un discours sur la foi et la raison, et comment elles devaient être séparées et restaient essentielles pour «ce dialogue sincère des cultures et des religions si urgent aujourd'hui ».Le pape a cité des passages d'un livre rendant compte d'une conversation entre un empereur byzantin du XIVe siècle, Manuel Paleologos II, et un Perse cultivé, sur les vérités du christianisme et de l'islam.«L'empereur est venu parler de la question de la guerre sainte», a déclaré le pape.«Il a dit, je cite, \"montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses diaboliques et inhumaines, comme son ordre de diffuser par l'épée la foi qu'il prêche\"», a dit le pape, citant un passage du livre.« L'empereur a continué en expliquant en détail les raisons pour lesquelles diffuser la foi par la violence est quelque chose de déraisonnable », a poursuivi le souverain pontife, sans rapporter la réponse de l'érudit perse.La foi et la raison Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a déclaré que le pape n'avait pas donné une interprétation de l'islam comme « quelque chose de violent », bien qu'il estime que la religion contient des parties violentes et non violentes.Le pape doit faire son premier voyage dans un pays musulman en novembre, en Turquie.Par une matinée ensoleillée, les fidèles munis de drapeaux aux couleurs de la Bavière et du Vatican, et de chaises pliantes, ont pris place sur les lieux de la célébration - un champ - avant l'arrivée du souverain pontife, qui possède encore une maison dans cette ville du sud de l'Allemagne.Benoît XVI a fendu lentement la foule à bord de sa papamobile, faisant signe de la main aux pèlerins, avant d'atteindre la plateforme où se dressait l'autel.Dans son homélie, l'ancien archevêque de Munich (1977-1982) a abordé le thème de la foi et de la raison, rejetant l'idée d'un « cosmos mathématiquement ordonné » sans Dieu qui signifierait que le monde n'est «rien d'autre qu'un résultat hasardeux de l'évolution».«Nous croyons en Dieu.C'est une décision fondamentale de notre part », a-t-il déclaré.Lors d'une messe célébrée dimanche, il avait déjà estimé qu'une foi excessive dans la science et la technologie avait rendu les sociétés modernes «dures d'oreille » ou sourdes au message de Dieu.De nombreux fidèles ont passé la nuit de lundi à mardi dans le champ d'Islinger près de Ratisbonne où le pape a célébré la messe.«Sa présence est importante car c'est un représentant du Christ», a déclaré Eva Renz, qui a pris la route à 3h du matin avec son mari et ses six enfants pour assister à la célébration.Nicole Miserendino, une enseignante d'Hohenkirchen, près d'Hanovre, est venue avec un groupe de jeunes équipés d'instruments de musique.«Le pape comprend mieux les jeunes qu'on ne le pense », assurait la jeune femme âgée de 20 ans.La foule semblait moins religieuse que celle présente lors de la visite de Benoît XVI lundi à Altotting, lieu de pèlerinage célèbre pour son sanctuaire marial et sa Vierge noire, et bien qu'imposante, elle ne remplissait pas totalement le champ d'Islinger.Au troisième jour de sa visite en Bavière lundi, Benoît XVI avait déjà célébré une messe en plein air devant une foule de 70 000 fidèles à Altotting avant de se rendre brièvement dans le village qui l'a vu naître il y a 79 ans, Marktl-am-Inn.Son voyage de six jours est le deuxième en Allemagne depuis le début de son pontificat.Le pape prononce un discours controversé sur l'islam et la violence PHOTO JOHANNES EISELE, AFP Le pape Benoît XVI s'est retiré de l'attention publique pour passer une journée avec son frère de 82 ans, Georg Ratzinger, après avoir prononcé un discours controversé sur l'islam et la violence, lors de son passage dans sa Bavière natale. LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca L'arrogance avec laquelle le gouvernement Charest a traité les médecins spécialistes s'inspire d'un égalitarisme de très mauvais aloi, et qui aura des répercussions désastreuses sur les patients.Au printemps dernier, le gouvernement a décrété que les médecins spécialistes, dont l'écart salarial avec le reste du Canada est astronomique, seraient assujettis aux mêmes restrictions que les autres employés du secteur public.D'abord, c'était mathématiquement ridicule, car les médecins, même si leur pratique émarge au budget de l'État, n'ont aucun des bénéfices sociaux des employés du secteur public.Ils doivent défrayer eux-mêmes leurs dépenses de bureau, leurs assurances professionnelles, leurs régimes privés d'assurancemaladie et leur fonds de retraite.Surtout, c'était jouer avec le feu.Ce gouvernement qui aime tant louer la loi du marché quand cela fait son affaire, a oublié que sur le marché, justement, les médecins spécialistes sont une denrée rare, à traiter avec précaution parce que de tous les professionnels oeuvrant dans le secteur public, ils sont \u2014 et de très loin \u2014 les plus difficilement remplaçables.Ces médecins qui ont derrière eux 12 ou 15 années d'études universitaires et d'innombrables heures de pratique clinique sont les seuls professionnels à être en demande partout au monde.Aussi ne faut-il pas s'étonner qu'un récent sondage indique que plus du quart des médecins spécialistes songe à quitter le Québec.Certes, ce sondage illustre autant la colère que l'intention.On ne verra pas demain d'exode massif.Mais l'exode à petites doses, qui existe déjà depuis des années, va s'amplifier, privant le Québec de quelquesuns de ses meilleurs spécialistes (ce sont les plus compétents, évidemment, qui sont les plus mobiles), empêchant le recrutement de sommités médicales de l'étranger, et réduisant de façon draconienne le bassin déjà trop petit des spécialistes.La pénurie est criante, on le voit au temps qu'il faut attendre pour obtenir un rendezvous.Elle risque d'empirer, car l'âge moyen des spécialistes a augmenté.Un exemple : les pathologues, dont le travail est essentiel (ils analysent les tissus, ce sont eux qui déterminent si la biopsie qu'on vient de vous faire annonce un cancer ou non) étaient 200 il y a dix ans ; ils ne sont aujourd'hui que 140, alors que la population croît et vieillit.« Si ce n'était la langue, dit un rhumatologue encore sous le coup du décret du printemps, ce serait bien plus du tiers qui partirait ».Oui, la culture française attache encore les médecins au Québec, mais c'est moins le cas chez les jeunes, qui ont l'esprit plus cosmopolite que leurs aînés.Le ministre de la Santé Philippe Couillard était particulièrement mal placé pour traiter les revendications salariales de ses anciens collègues avec une telle désinvolture, lui qui a renoncé à faire des études post-doctorales parce que, comme il l'affirmait candidement au magazine L'actualité en 2003, cela représentait trop de sacrifices financiers, et qui a quitté son poste de neuro-chirurgien à Saint-Luc pour aller faire pendant quatre ans un très gros magot d'argent (non-imposable !) en Arabie saoudite, au service d'une société pétrolière appartenant à la famille royale.« Nos dépenses (bureau, loyer, secrétaire, assurances, etc.) augmentent mais nos revenus ne bougent pas », dit un spécialiste.« On nous dit que le coût de la vie au Québec est moins élevé qu'en Ontario, mais nous sommes les citoyens les plus taxés en Amérique ! Et si le Québec est si pauvre, pourquoi les députés et les administrateurs du secteur public sont-ils les mieux rémunérés au Canada ?» L'écart, par rapport au reste du Canada, va jusqu'à 44 %.La rémunération, pour un pontage, est de 21 % inférieure à celle de l'Ontario ; pour une cataracte, de 42 % inférieure ; pour une côlonoscopie, de 81 % inférieure.Le Québec est la province qui rémunère le plus mal ses médecins.Même Terre-Neuve et la Saskatchewan font mieux.Même le Nouveau- Brunswick, petite province pas riche, a aligné sa rémunération sur celle de l'Ontario ! La Fédération des médecins spécialistes compte intenter des recours juridiques contre la loi d'exception du printemps.On ne peut la blâmer.Le gouvernement Charest vient de trouver 8,2 milliards dans ses coffres pour lancer toutes sortes de projets d'importance secondaire à saveur électorale, dont une campagne de 400 millions $ parfaitement redondante en faveur de « saines habitudes de vie » alors que les médias et le système scolaire sont déjà engagés à fond de train dans cette croisade-là.Qu'il ne vienne pas nous dire qu'il n'a pas les moyens de rémunérer honorablement les médecins.FORUM Une colère bien justifiée La grandemanipulation Le ministre Couillard veut faire croire que la liste d'attente de la chirurgie à Sainte-Justine s'est améliorée LOUI SE CAOUETTE LABERGE L'auteur est médecin, professeur titulairede clinique à l'Universitéde Montréal et chef du servicede chirurgie plastiqueàl'hôpital Sainte- Justine.Monsieur le ministre Couillard, Nous avons bien reçu vos instructions de « faire disparaître » les cas qui sont en attente de chirurgie depuis plus d'un an à l'hôpital Sainte-Justine.Nous sommes dans l'obligation de faire attendre les cas plus urgents pour que les cas non urgents qui attendent trop longtemps ne viennent pas troubler votre image et que « les statistiques s'améliorent ».Laissez-moi vous expliquer pourquoi nous avons malheureusement des enfants qui attendent un à deux ans pour une chirurgie non urgente.Au cours des dernières années, nous avons eu une réduction de 25 % de notre temps opératoire et nous devons continuer de traiter les cas urgents et prioritaires avant les cas non urgents.Les enfants brûlés, les accidentés, porteurs de tumeurs, de malformations craniofaciales ou de fentes labiopalatines doivent continuer à être traités en priorité même si votre image en souffre.Nous suivrons, monsieur le ministre, vos instructions très claires et nous opérerons cette semaine les enfants aux oreilles décollées qui ont trop attendu et qui dégradent vos statistiques.Ne me demandez toutefois pas d'être complice de cette manipulation qui veut faire croire que la liste d'attente de la chirurgie à Sainte-Justine s'est améliorée.Votre gestion des listes d'attente «pour l'image» me laisse un goût amer : la liste d'attente du service de chirurgie plastique de l'hôpital Sainte- Justine ne s'est pas améliorée.Monsieur le ministre, n'oubliez pas les enfants qui ont besoin de soins pour que personne n'aie à attendre un à deux ans pour une chirurgie.Donnez-nous les moyens de vos ambitions « Les enfants brûlés, les accidentés, porteurs de tumeurs, de malformations craniofaciales ou de fentes labiopalatines doivent continuer à être traités en priorité même si votre image en souffre.» PHOTO ARCHVES LA PRESSE© Philippe Couillard Réalité ou utopie?La protection des milieux humides est loin de constituer une priorité pour nos gouvernements TOMMY MONTPETIT L'auteur s'exprime aunom du Front Vert.Le Front Vert est unmouvement citoyen composéde plusieurs associations et groupes environnementaux : Association pour laprotection du Bois Angell, Association pour lasauvegarde dulac Saint-François, Citoyens pour laprotection de Pointedu Lac, Coalition citoyenne santé et environnement, Coalition Verte, Comitédes citoyens de laMRC Deux-Montagnes, Comitédes citoyens pour les Rapides ducheval blanc, Comitédes citoyens d'Irlande (Beauce), Enviro Mille-Îles, Fondation Rivières, La Corporation pour lamise envaleur dubois de l'Équerre (Laval), Le Comité pour un environnement sainà Dollard-Des- Ormeaux/Roxboro, Le Centred'information sur l'environnement de Longueuil, Le Regroupement pour laprotection des espaces verts Saint- Lambert, Le Regroupement des citoyens de Saraguay, Environnement nature Boucherville, Patrimoine bâti et naturel de Verdun, Sauvons nos boisés et milieux humides et tous les citoyens amis du Front Vert.Les citoyens du Québec sont depuis longtemps conscients des menaces qui pèsent sur les terres humides et de l'importance de mettre ces îlots de biodiversité à l'abri de la destruction.Avec acharnement et dévouement, ils se sont battus depuis plusieurs années en première ligne dans de véritables guerres de tranchées pour préserver les différents milieux dont la survie était précaire, bien souvent contre leur propre gouvernement.Suite à l'annonce de la protection intégrale des milieux humides par notre ex-ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) en mai 2005, une certaine accalmie, voire un certain vent d'optimisme, s'était installée chez les militants écologistes.Ce n'était qu'une brève illusion et, rapidement, les cas de destruction ont recommencé à se multiplier, avec ou sans autorisations des fonctionnaires du MDDEP.Rien ne semble maintenant pouvoir freiner la grosse machine du développement et les promesses faites par notre gouvernement ne se sont toujours pas matérialisées.Avec le développement immobilier qui continue son ascension fulgurante, l'industrialisation de l'agriculture et l'étalement urbain qui se poursuivent sous les yeux des gens responsables de protéger notre environnement, les milieux humides du Québec méridional disparaissent à un rythme alarmant malgré la priorité que notre gouvernement semblait avoir accordé à leur protection.Les effets dévastateurs de cette quasi-extinction se font sentir très durement dans le sud du Québec.Les inondations récurrentes, l'érosion des berges et la surcharge de polluants de toutes sortes présents dans les petits cours d'eau agricoles et urbains qui ne possèdent plus de filtres naturels pour se protéger, illustrent bien les conséquences de la destruction des derniers milieux humides.On retrouve, au bout de ces bassins versants, les grandes rivières méridionales qui se retrouvent en tête de liste du palmarès des cours d'eau les plus pollués au Québec.Et puis, après, il y a le Saint-Laurent qui n'en fini plus d'agoniser.La biodiversité qui trouve refuge dans les terres humides ou qui en dépend directement se retrouve elle aussi au bord du précipice.Le chevalier cuivré, la rainette fauxgrillon de l'Ouest et plusieurs espèces de tortues menacées ne représentent que la pointe de l'iceberg de la problématique des espèces en danger de nos milieux humides.Plusieurs autres espèces plus communes ont aussi subi un déclin important et constituent des indicateurs que nos marais, marécages, tourbières et rivières se portent vraiment mal.Beaucoup de questions En constatant cet échec en matière de protection des terres humides, comment se faitil qu'une législation plus appropriée et beaucoup plus sévère n'ait pas encore été adoptée ?Pourquoi le gouvernement n'a-til pas scruté à la loupe la question de la gestion passée et présente de ces milieux, pour mieux nous préparer au futur ?Ne serait- il pas essentiel d'imposer un moratoire ou une forme de protection immédiate pour ces écosystèmes non seulement riches en biodiversité, mais aussi du point de vue du rôle plus qu'important qu'ils ont à jouer dans le contrôle des inondations et de la rétention des polluants?Commence-t-on à voir une nouvelle tendance se dessiner à l'horizon, celle de laisser le soin aux municipalités de décider du sort des milieux humides sous une nouvelle forme de partenariat public-privé, bien souvent sous le couvert d'études effectuées par des firmes privées, qui ressemblent plus à des plans de développement qu'à de véritables plans de conservation ?Ces questions fondamentales ont été posées à notre gouvernement à maintes reprises et n'ont jamais reçu de réponses.Il serait odieux de penser que l'on pourrait encore sacrifier quelques hectares de terres humides, surtout que le Québec méridional affiche déjà un grave déficit à ce niveau.Les milieux humides ne couvrent plus qu'un minuscule pourcentage de la superficie qu'ils occupaient historiquement et tous doivent être protégés, du plus petit au plus grand.Demandez aux scientifiques, ils vous diront la même chose.Mais comme plusieurs citoyens et groupes environnementaux l'ont réalisé, il semble encore utopique de croire à une quelconque protection systématique de nos milieux humides aussi longtemps que notre gouvernement se laissera dicter ses actions par des intérêts économiques et non par la volonté populaire, celle de la protection de l'environnement et de la santé publique.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Tommy Montpetit Les milieux humides ne couvrent plus qu'un minuscule pourcentage de la superficie qu'ils occupaient historiquement.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Bien sûr qu'on a tous pensé à Polytechnique.Comment faire autrement ?Un tueur fou dans une école, des étudiants qui s'enfuient en courant, des cris, la panique.La majorité des élèves de Dawson doivent être nés en, ou autour de 1989, l'année de la fusillade.Ils ne se souviennent pas.Mais pour tous ceux qui se rappellent la mort brutale des 14 jeunes femmes de Poly et qui ont pleuré devant leur télé ce terrible soir du 6 décembre, les images de Dawson ont ravivé une douleur toujours présente, 17 ans plus tard.En les voyant se réconforter sur le trottoir du boulevard Maisonneuve, à quelques pas du collège, on ne pouvait s'empêcher de penser qu'une autre génération d'étudiants venait de perdre, ô combien brutalement, le sentiment de sécurité qu'on ressent habituellement lorsqu'on se trouve à l'école.Il y a quelque chose, toutefois, qui distingue les drames de l'École polytechnique et de Concordia, en 1992, de celui d'hier.Cette fois \u2014 et l'évolution est vraiment frappante \u2014 le drame s'est déroulé pratiquement sous nos yeux, à la télévision.Nous étions là, AVEC les collégiens de Dawson, les regardant courir dans les rues, la peur au ventre.Nous avons été témoins de leurs pleurs, de leur stupeur, de leur choc.Nous les avons vus, pris de panique, lorsque la rumeur s'est répandue qu'un homme armé courait dans les rues (c'était un policier, nous a-t-on précisé plus tard).Nous les entendions parler au téléphone, rassurant leurs parents et leurs amis.Nous pouvions les voir faire les premiers gestes qu'on fait au moment où un drame se déroule.Dire que c'était surréaliste est devenu un cliché.Et pourtant.En 1989, au lendemain de la tuerie de Poly, la chroniqueuse télé de La Presse, Louise Cousineau, reprochait aux grandes chaînes de télévision (Radio-Canada et TVA) de ne pas avoir interrompu leur programmation régulière pour informer les téléspectateurs du drame qui se déroulait.La SRC diffusait CTYVON, TVA présentait une partie de hockey, suivie d'une émission après-match ! Les deux réseaux diffusaient un bulletin d'information toutes les heures pour divulguer les derniers développements du drame.Comme les temps ont changé.« On veut pas l'savoir, on veut le voir.» Eh bien cette fois, on l'a vu! «Vous écoutez l'émission spéciale: Fusillade au collège Dawson », déclarait un animateur de télé, avec une voix de circonstance, hier après-midi.On assistait à du direct on ne peut plus direct, avec son lot de fausses informations, de suppositions, d'approximations, de témoignages confus et paniqués.Avec, aussi, son flot d'images inexpliquées, accompagnées de « si », de « peut-être », de « sous toute réserve ».Il y avait trois, puis deux, puis un seul suspect.Il s'était barricadé, il s'était suicidé.Attendez, non, on l'avait abattu.On n'était sûr de rien mais la prudence fait rarement un bon show de télé.Un journaliste, irresponsable, a même osé lancer : « La rumeur veut que les victimes soient toutes des filles ».Vraiment ! Bref, on a assisté hier aux débordements médiatiques qui viennent désormais avec les chaînes d'information continue, les hélicoptères chasseurs d'images et les téléphones cellulaires.Sur le coup, peu d'information et beaucoup de spectacle.Les explications viendront plus tard.ÉDITORIAUX Tout est chaos serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Et le registre des armes à feu?PIERRE-ALEXANDRE FORTIN Croit-on vraiment qu'un petit numéro d'enregistrement au gouvernement du Canada, obtenu en échange d'un montant d'argent quelconque, aurait empêché l'usage de l'arme utilisée aujourd'hui au collège Dawson ?Et si l'arme était en fait déjà enregistrée On a ressorti le même discours lors du suicide des deux jeunes garçons à Saint-Hyacinthe, il y a de cela trois semaines.Aucun registre d'armes à feu ne pourra compenser le manque de responsabilité d'un propriétaire d'arme qui n'en restreint pas de manière convenable l'accès à ses enfants.La nécessité de restreindre l'accessibilité à tout type d'armes à feu est évidente, encore plus lors d'une tragédie comme celle d'hier.Mais est-ce que les milliards engouffrés dans un registre d'armes à feu, probablement utile aux policiers mais dont l'efficacité à réduire le nombre de crimes armés reste à m'être démontrée, ne seraient pas mieux investis ailleurs ?Et avant tout, est-ce que le problème n'est pas plus profond qu'une simple question d'accès aux armes à feu ?Avant les condoléances Avis aux naïfs Avis à tous les naïfs qui croient au registre d'armes à feu ou encore au bannissement des armes à feu en général.Réveillez-vous de votre rêve utopique, c'est comme pressant.On peut se procurer n'importe qu'elle arme juste de l'autre côté du pont Mercier.Là où tous les Québécois s'approvisionnent en petits bâtonnets de cancer sans payer les taxes.Cette idée de recenser les honnêtes gens qui possèdent des armes est saugrenue et coûteuse.Il n'y a rien qui va arrêter un malade de sauter une coche avec une arme à feu.Désolé, mais c'est le monde dans lequel on vit.Nicolas Roberge Une relation claire Je demande aux gouvernements canadien et québécois d'interdire purement et simplement toute arme à feu.La relation de cause à effet est clairement démontrée entre la possession d'une arme à feu et le « passage à l'acte » (homicides ou suicides : sept fois plus élevés que la moyenne chez les détenteurs « légaux » d'armes à feu).Claude Nadeau Une vraie farce Le contrôle des armes à feu est une vraie farce.Deux milliards de dollars investis et aucun résultat probant.Sauf que nos dirigeants vont nous refaire leurs numéros de clown pour nous rassurer.C'est pathétique ! Le citoyen honnête en a marre.Richard L'Écuyer Solution simpliste Après voir suivi tout l'après-midi le déroulement de cet événement dramatique, je viens de lire le cyberédito d'André Pratte sur Cyberpresse.ca.J'aimerais simplement souligner à M.Pratte et aux autres défenseurs du registre des armes à feu que, même si ce registre est utile aux corps policiers, il m'apparaît extrêmement simpliste d'y voir une « solution » contre un drame tel que celui d'aujourd'hui.Un individu qui veut vraiment une arme trouvera le moyen de s'en procurer une, et il n'ira pas l'enregistrer.Et de grâce, ne tombons pas dans la facilité de blâmer les conservateurs sur ce qui s'est passé aujourd'hui.Ce serait d'une telle futilité.Vincent Beaucher Contrôler les frontières Je possède des armes de chasse, ce ne sont pas des jouets.Un registre bien tenu aurait sa place.Dommage que les fonctionnaires aient dérapé dans l'élaboration de ce registre.Je serais favorable à un contrôle efficace des frontières pour lutter contre l'importation d'armes par certains groupes.dont on permet trop d'immunité.Yves Gervais Un désastre total Il n'y a aucun lien entre le registre des armes à feu et l'incident au collège Dawson.La création du registre des armes à feu a été un désastre total.Le registre ne donne aucun contrôle sur les criminels.Ceux qui veulent tuer et faire du mal peuvent se procurer des armes illégales en tout temps sur le marché noir.Le registre n'aurait aucun effet sur les gens malhonnêtes.C'est à leur avantage de ne pas s'enregistrer pour ne pas laisser de traces.C'est au corps policier de faire son travail pour démanteler les réseaux d'armes illégales.Est-ce qu'ils font réellement leur travail ?Le problème est au-delà du registre des armes à feu.Alessandro Pelle Des armes légales Marc Lépine avait légalement acheté son arme avec un permis en règle et, si je me souviens bien, Valery Fabrikant aussi.Promulguer des mesures décoratives qui ne visent qu'à embêter les gens qui se conforment déjà à la loi ne serait que l'équivalent de donner des coups d'épée dans l'eau pour se faire un peu de capital politique en profitant d'une tragédie.Il faut traiter les causes, pas les symptômes.Patrick Larose apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Après chaque tragédie comme celle qui s'est produite hier au collège Dawson, la même question est posée à répétition : aurait-on pu éviter cela ?Il serait présomptueux de tenter d'y répondre à l'heure qu'il est tellement on sait peu de choses sur les circonstances de la fusillade.Cependant il faudra, bien évidemment, que toutes les institutions concernées s'interrogent au cours des prochains jours, des prochains mois, et cherchent à apprendre de ce triste événement.Du côté des forces policières d'abord.Les propos des témoins et les observations des reporters indiquent que la police de Montréal est intervenue très rapidement et a agi avec compétence, avec courage.Le tireur a été « neutralisé », l'évacuation s'est faite dans un ordre remarquable compte tenu des circonstances.Rendons hommage à ces policiers \u2014 on ne le fait pas assez souvent \u2014 qui ont risqué leur vie pour sauver celle d'autrui.Néanmoins, une vingtaine de personnes ont été blessées, au moins une est morte (outre le suspect).L'intervention policière aurait- elle pu se faire de manière encore plus efficace ?Les autorités ont le devoir de s'en assurer et d'informer la population de leurs conclusions.Le collège ?Il devra y avoir une nouvelle réflexion dans les maisons d'enseignement, comme l'a souligné le premier ministre Charest.Il n'est pas facile d'imaginer ce qui pourrait être fait pour empêcher un déséquilibré de pénétrer en coup de vent dans un bâtiment et de se mettre à tirer.Les collèges accueillent tout simplement trop d'élèves pour qu'on puisse imaginer de les fouiller un à un ou d'installer des détecteurs de métal.Des études sur les tueries survenues dans les écoles menées par les services secrets américains et le FBI ont conclu qu'il n'y avait pas de mesure de protection magique.Ces drames se déroulent souvent si rapidement que les meilleures chances d'intervenir surviennent.bien avant que la personne perturbée ne passe à l'acte.Ce qui interpelle les amis, la famille, les enseignants.La fusillade d'hier a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu, en particulier sur l'opportunité d'abandonner l'enregistrement obligatoire des armes de chasse, comme a décidé de le faire le gouvernement Harper.Non pas qu'on puisse faire un lien entre cette décision et ce qui s'est passé hier, évidemment.Seulement, la tragédie nous rappelle quelle puissance destructrice acquiert quiconque porte une arme à feu.En quelques minutes, cette personne peut ruiner des dizaines de vie.Il ne faut donc rien négliger \u2014 rien! \u2014 pour éviter que des armes à feu ne tombent entre des mains criminelles ou déséquilibrées.C'est ce à quoi contribue le registre des armes à feu, selon ce qu'ont maintes fois déclaré les corps policiers du pays.Bien sûr, il y aura toujours des meurtres, des suicides, des tueries.Mais si on en prévient ne serait-ce qu'un seul par an, cela ne vaut-il pas quelques tracasseries imposées aux chasseurs ?Le premier ministre Harper a exprimé hier soir sa sympathie aux personnes touchées par cet événement.L'homme est père de famille, on ne peut douter de sa sincérité.Tout de même, on aurait souhaité qu'il manifeste aussi son souci pour la sécurité des Canadiens en résistant au lobby militant pour l'abolition du registre des armes à feu.Quand on est rendu aux condoléances, il est trop tard.PHOTOKEVIN FRAYER PC, ARCHIVES LA PRESSE Efficace le registre des armes à feu ?La tragédienous rappelle quellepuissance destructrice acquiert quiconqueporte une armeàfeu. MICHEL C.AUGER LE SOLEIL Khaleed Juma a un impressionnant trousseau de clés dans le cou et une liasse de billets d'autobus dans la main.Devant le pavillon Hall, de l'Université Concordia, il crie « les étudiants de Concordia vous attendez votre navette de l'autre côté, les étudiants de Dawson, prenez l'autobus bleu ici ».Khaleed Juma est président de l'Association des étudiants de Concordia.Un de ses amis a été blessé \u2014 une blessure relativement mineure, heureusement \u2014 à Dawson.Mais son premier réflexe a été d'organiser la solidarité.Concordia était la grande institution la plus proche des lieux du drame, alors il a vite compris que c'était à lui de faire quelque chose.La communauté de Concordia, tant l'administration de l'université que l'association étudiante, a mis toutes ses ressources à la disposition des confrères de Dawson.D'abord pour aller les chercher, l'Université a utilisé les autobus qui servent normalement à transporter ses étudiants entre ses deux campus.Puis, une fois arrivés à Concordia, ils pouvaient rencontrer des psychologues de l'Université ou des infirmières du CLSC du centre- ville, pour parler des événements, de leur angoisse et se faire rassurer.Mais, à la surprise des gens de Concordia, les premiers besoins étaient souvent bien plus banals.« Ils nous demandaient si le collège allait être ouvert demain.Ce qu'ils devaient faire s'ils avaient un examen ou un travail à remettre », expliquait Khaleed en fin d'après-midi.Bien évidemment, les élèves voulaient appeler leurs parents ou leurs proches pour les rassurer et leur donner des nouvelles.« On a donné accès à une banque de téléphones pour qu'ils puissent appeler ».Bien des collégiens n'avaient pas mangé, alors l'association étudiante a ouvert son BBQ sur le toit de l'immeuble et a fourni les hamburgers gratuitement tout l'après-midi.Et comme personne n'avait eu le temps d'aller ramasser un imperméable ou un chandail avant d'évacuer les lieux, la coop étudiante a donné ses cotons ouatés aux couleurs de l'Université.« Nous avons servi de point de chute pour tous ceux qui voulaient aider : des gens qui avaient une auto et qui étaient prêts à reconduire les élèves chez eux, par exemple », dit-il.Sans compter des compagnies de taxi qui ont fourni leurs services et la Société de transport qui a donné des billets de métro.Puis, tout naturellement, Concordia est devenu le lieu où les parents ont pu venir recueillir leurs enfants.Au début, les étudiants ne parlaient pas beaucoup, dit le Dr Janet Ritchie, psychologue à Concordia et qui a donné de l'aide aux élèves de Dawson tout l'après-midi.Puis, au fur et à mesure qu'ils ont rencontré des amis ou des connaissances, de petits groupes se sont formés tout naturellement pour raconter leurs expériences.« C'est ce qui est le plus utile dans ce temps-là, que des gens qui se connaissent puissent échanger et mettre leurs expériences en commun en petits groupes.La pire chose est que les gens s'isolent après des expériences traumatisantes, alors nous étions là pour les faire parler », dit le Dr Ritchie.Hier, c'est donc entre 200 et 250 élèves de Dawson qui ont pu trouver à Concordia un refuge, une oreille attentive ou un simple coton ouaté.Au cours des prochains jours, on aura tout le temps de se poser toutes les questions sur un drame aussi horrible, le genre de drame dont on aimerait croire qu'il n'arrive qu'aux autres, ailleurs, mais pas chez nous.On fera des liens avec les tueries de Polytechnique ou de Columbine, au Colorado.Mais dans cette tragédie, hier, il y avait des gens comme Khaleed Juma, et toute la communauté de Concordia, qui ont tenté d'organiser la solidarité et d'aider, dans la mesure de leurs moyens, à contrer l'horreur.Dans une journée noire pour Montréal, il y a eu ce petit peu de lumière.On dit que c'est l'environnementaliste français René Dubos qui a inventé la maxime « Penser de façon globale, mais agir au niveau local », mieux connue dans sa version anglaise « Think globally, act locally ».Au cours des prochains jours, il ne manquera pas de gens pour « penser de façon globale » et offrir toutes sortes d'analyse des événements tragiques de Dawson.Mais à Concordia, on a « agi localement » en organisant la solidarité.Et pour bien des élèves qui avaient besoin d'un simple coup de pouce : de trouver un téléphone ou de manger un hamburger, de parler à leurs parents ou à une psychologue, ces petites actions locales étaient l'aide la plus précieuse qu'on pouvait leur apporter.Sécurité déficiente Une preuve de plus que notre niveau de sécurité ne s'est pas amélioré, ni depuis les tristes événements de Polytechnique, ni depuis ceux du 11 septembre 2001.Pourquoi ne pas remettre aux élèves et au personnel des cartes d'accès à leur établissement d'enseignement ?Et installer des caméras de surveillance ?Je comprends bien que ce ne serait pas parfait mais ce serait au moins cela de gagné.Est-ce trop cher pour protéger la vie de nos enfants ?Notre société change rapidement et visiblement pas pour le mieux et les autorités doivent maintenant agir proactivement.Attendre, c'est attendre la prochaine catastrophe, comme en ce moment.Richard Monaco Moment de silence La folie, la démence violente, a toujours existé.Pourquoi ?Voilà un grand mystère.Pourquoi les gens dérapent, perdent la raison à ce point ?Personne ne peut répondre avec certitude.Je fais silence, je pense et prie pour toutes les personnes touchées par cette tragédie.Michel Lebel La vie est parfois étrange Quand c'est arrivé à Polytechnique, j'étais enceinte de ma fille.qui ira au cégep l'an prochain.Elle veut étudier en arts graphiques et souhaite aller à Dawson.La vie est parfois étrange.Toutes mes pensées vont vers les victimes, leur famille, leurs amis.Mimi Tremblay Un accident de parcours ?Un geste de désespoir, de la jalousie ou un crime gratuit ?Que pouvons-nous en penser ?Nous citoyen(ne)s canadien(ne)s pensons vivre dans un pays sécuritaire, nous sommes d'ailleurs reconnus, de par le monde, en tant que pays où il fait bon vivre ! Est-ce que les jeunes sont aussi avides d'expériences ?J'espère que ce n'est qu'un accident de parcours mais je dois avouer que ça m'attriste beaucoup quand je pense aux victimes, parents et amis.Aussi, en tant qu'étudiante, je me pose certaines questions à savoir si nous sommes réellement en sécurité dans un milieu qui se doit d'être neutre et propice à l'apprentissage, sans stress de ce genre.Amélie Michaud Carte d'identité Comme nul n'est à l'abri d'individus mal intentionnés, et même si cela n'arrive que rarement, pourquoi ne pas exiger, dans les écoles, cégeps, universités, une carte d'identité à l'entrée ?Et pour les visiteurs, qu'un réceptionniste vérifie s'il y a bien rendez-vous qui justifie l'accès à l'intérieur de l'établissement.Cela se fait à La Sorbonne où je voulais jeter tout simplement un coup d'oeil, lors d'un séjour à Paris.J'étais avec ma fille et on m'a refusé l'accès en m'expliquant qu'il en était ainsi depuis le 11 septembre 2001.Je l'ai très bien compris.Je n'ai pas insisté.Dans le cas où une personne insiste, on s'inquiète alors.Et on fait venir la sécurité.Dans le cas de salles de spectacles, telle la Placedes- Arts, peut-être devrait-on faire comme à l'aéroport : passer à travers un détecteur d'armes.?France Brochu De l'utopie ?Avant de pointer du doigt les responsables ou les causes de cette tragédie, j'offre mes sincères condoléances aux proches des victimes et mes voeux de prompt rétablissement à tous les blessés.Cela fait, je me pencherai sur mes attitudes personnelles qui contiennent parfois, sans doute, des éléments de violence, même minimes.Ne devrions-nous pas le faire devant de telles énormités ?Et si la violence venait de chacun de nous, dans des petits gestes banals ?Alors, avant de demander à la société de changer, à nos gouvernants de voter telle ou telle loi, remettons-nous chacun(une) en cause.Peut-être que de tragédies comme celle d'hier ne se répéteraient pas.ou suis-je trop utopique ?Guy Bureau Violence urbaine Nous n'avons pas le droit de nous fermer les yeux.Une autre image de la violence urbaine, difficilement supportable, nous a tous atteints hier.Je suis loin d'avoir toutes les informations sur le pourquoi et le comment de l'événement.Ma réflexion se veut plus globale et en même temps plus urgente.Un nombre important d'individus étranges circulent dans les rues de Montréal.Nous risquons tous d'être un jour témoins d'une attaque insensée.Devant porter secours à une personne en danger et dans l'urgence du moment, devons-nous faire semblant de ne rien voir et de suivre notre chemin ou intervenir au mieux de nos moyens ?À tous les niveaux, à commencer par nos élus, une réflexion très sérieuse de tous les groupes d'intervenants spécialisés en ce domaine doit se mettre en branle et y impliquer les citoyens dans nos différents quartiers.N'attendons pas une dérive incontrôlable dans laquelle risque autrement de sombrer cette trame urbaine qui interpelle chacun d'entre nous.Jacques Léger Montréal Intervenir au secondaire Il faut à tout prix augmenter les mesures de sécurité dans les collèges.Et une autre mesure serait de mieux encadrer les étudiants dès le secondaire.Fréquemment, des étudiants rejetés et mal-aimés au secondaire se retrouvent au cégep dans une situation encore pire : ils sont complètement ignorés, laissés à eux-mêmes et c'est alors qu'un plan aussi mesquin se dessine.En tant que citoyen, étudiant et humain, je dénonce cet acte et je crois que nous avons tous un petit quelque chose que nous pouvons faire pour ne pas que cela se reproduise.Philippe Roy-Pothier Question de sécurité La sécurité est encore en question, même si l'individu concerné semblait très bien connaître la bonne heure et le bon endroit pour commettre son forfait.Une petite carte de passe tout comme à la SRC ou dans d'autres édifices importants serait peut-être la solution à envisager pour des établissements scolaires.Des mesures d'évacuation d'urgence telles que dans les hôpitaux ou les édifices gouvernementaux devraient aussi être mises en place et enseignées, comme pour les pratiques de feu ou de sinistres qui ont aussi leur place dans la plupart des édifices importants.Ce qui n'était manifestement pas le cas à Dawson.Yvon Roy Sus aux politiciens Chaque fois qu'une tragédie se produit, comme tout le monde, ça m'attriste profondément et je tente de m'expliquer intérieurement l'inexplicable.Une profonde tristesse m'envahit et ma réaction se manifeste par le silence face à l'ampleur du drame.Je ressens le même sentiment lors d'une célébration funéraire.Mais je deviens hors de moi lorsque je vois la meute de politiciens et le gratin défiler au micro en tentant d'être celui (ou celle) qui semblera le plus triste ! Spectacle dégradant que les médias nous rejouent tel un ruban.Il me semble qu'un certain décorum devrait être de rigueur.Tout événement est prétexte à souffler sa propre trompette.Personnalités peutêtre importantes, mais certes sans envergure.Robert Vallée PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Le corps du meurtrier gît sous une bâche à gauche de la voiture de police.CLAIRE ROBERGE Une fusillade dans une école.Le 6 décembre 89, c'était dans l'école de notre fille, à Polytechnique.On nous montrait plein d'images à la télé.Des étudiant( e)s en pleurs, des étudiant(e)s sur des civières.On scrutait chaque image.Pas les civières.Les amas d'étudiant(e)s.Où est-elle ?Le téléphone sonne.On se précipite : C'est elle ! Non, ce n'est pas elle.Mais cessez ne nous appeler pour qu'elle puisse nous rejoindre ! Pourquoi elle n'appelle pas ?Tu connais Geneviève, elle doit être tout à l'envers, elle si sensible.Ou peut-être qu'elle n'était même pas à l'école ?On parle de classes de quatrième, elle est en deuxième.Myriam pense l'avoir vue à la télé.Mais pourquoi elle n'appelle pas ?Elle doit savoir qu'on est inquiets ?Re-téléphone à Poly : « Avezvous des nouvelles de Geneviève Bergeron ?Pouvez- vous la trouver s'il vous plaît et lui dire d'appeler ses parents ?» « Madame.pouvez-vous venir à Polytechnique ?Il reste une victime à identifier.» C'est ce que je revis ce 13 septembre 2006.L'horreur pure.L'absurdité.Le « pas possible ».Ni la tête, ni le coeur ne peuvent le prendre.Jamais.Sincères sympathies à toutes les victimes de ces horreurs.FORUM Pour contrer l'horreur, la solidarité Hier, c'est donc entre 200 et 250 étudiants de Dawson qui ont pu trouver à Concordia un refuge, une oreille attentive ou un simple coton ouaté.BOÎTE AUX LETTRES Nos lecteurs sous le choc Du 6/12/89 au 13/9/06 Sony est une marque déposée de Sony corporation.BRAVIA et Incomparable sont des marques de commerce de Sony corporation.Les images à l'écran sont des simulations.DES ÉCRANS PLATS ACL DE PLUS EN PLUS GRANDS : Les téléviseurs BRAVIA ACL (affichage à cristaux liquides) de Sony sont équipés d'écrans plus grands que jamais - une vaste gamme de formats d'écran allant de 23 à 46 po et ce, à des prix concurrentiels par rapport aux autres technologies de télévision à écran plat.RÉSOLUTION EXCEPTIONNELLE : Plusieurs téléviseurs BRAVIA ACL (modèles de 40 po et de 46 po) sont dotés de la Haute Définition maximale à 1080 lignes de résolution.C'est la plus haute résolution qu'il est possible de recevoir par l'entremise d'un signal Haute Définition aujourd'hui.EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE : Les téléviseurs BRAVIA ACL sont très efficaces sur le plan de la consommation énergétique; ils représentent le choix de l'avenir, puisqu'ils consomment en moyenne moins d'énergie que les autres technologies de téléviseurs à écran plat.Ils respectent ainsi autant l'environnement que votre budget mensuel d'électricité! SUPERBE IMAGE, PEU IMPORTE LES CONDITIONS DE VISIONNEMENT : Les écrans des téléviseurs BRAVIA ACL sont dotés de surfaces à faible réflexion, ce qui permet des superbes conditions de visionnement, même si la lumière du jour ou une source de lumière artificielle se trouve à proximité de l'écran.DURABILITÉ DE L'ÉCRAN : La technologie intégrée dans les panneaux du BRAVIA ACL de Sony (cellules à cristaux liquides qui laissent passer la lumière ou la bloquent selon la luminosité de l'image) est robuste et durable, ce qui fait de la télévision ACL le produit de choix pour les années à venir.RENDEZ VISITE À VOTRE MAISON SONY OU À UN DÉTAILLANT AUTORISÉ SONY POUR UNE DÉMONSTRATION DES NOUVEAUX MODÈLES BRAVIA.VOYEZ POURQUOI LE TÉLÉVISEUR ACL EST MAINTENANT DEVENU LA TECHNOLOGIE DE TÉLÉVISEUR LA PLUS POPULAIRE AU CANADA! QUEL AVANTAGE ! B R A V I A A C L 3428363A "]
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