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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-09-08, Collections de BAnQ.

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[" SPORTS WEEK-END 4 PAGESÀ LIRE CAHIERSPORTS MIKE WEIR PHOTO ROBERT SKINNER , LA PRESSE© PHOTO PC PHOTO ARCHIVES, MCPL ROBERT BOTTRILL, CANADIAN FORCES COMBAT CAMERA AFGHANISTAN> LE FRONT POLITIQUE L'OTAN APPELLE AU RENFORT > LACHRONIQUE D'YVES BOISVERT GUYA.LEPAGE MÉCONTENTDEL'ADAPTATION AMÉRICAINE D'UNGARS, UNE FILLE ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 OMNIUM CANADIEN WEIR ETAMES EN ARRACHENT ROSE ET FURYKENFEU SPORTS PAGES 1 ET 10 Les militaires canadiens rencontrent depuis une semaine une résistance inattendue des forces talibanes dans le district de Panjwai.Ottawa refuse toutefois d'envoyer d'autres soldats.NOS INFORMATIONS EN PAGES A2 ET A3 M.Duceppe, arrêtez donc de farfiner Montréal vendredi 8 septembre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 314 50pages 5 cahiers BEN LADEN DE NOUVELLES IMAGES FONT SURFACE Les frais afférents se multiplient Les universités contournent le gel des droits de scolarité ISABELLE LAPORTE Faute de pouvoir hausser les droits de scolarité, les universités québécoises prennent un moyen détourné pour renflouer leurs coffres.Cette année, elles imposeront des frais afférents records, une lourde addition aux droits de scolarité gelés par le ministère de l'Éducation.En comparant les données, La Presse a constaté que ces frais ont presque doublé en cinq ans à Polytechnique.À Mc Gill, ils représentent maintenant près de 40% de la facture au premier cycle, soit 1083$ sur 2750$.Les étudiants trinquent: on leur demande désormais de payer leurs relevés de notes et de cotiser au service de placement.À Bishop's, ils sont obligés de participer à l'achat de livres pour la bibliothèque.>Voir FRAIS en page A14 PHOTO AFP © Oussama ben Laden est revenu hanter le monde occidental hier.Le leader terroriste est apparu en compagnie de deux kamikazes impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001, sur les ondes de la chaîne satellitaire arabe Al-Jazira.Cela à quelques jours du cinquième anniversaire du triste jour.Les images auraient été captées avant les événements de 2001 et montreraient le chef du réseau Al-Qaeda en train de planifier les attaques avec plusieurs complices.Quel impact auront ces images sur le niveau d'alerte au Canada et dans le reste du monde au cours des prochains jours?NOS INFORMATIONS EN PAGE A11 Une mère franchit unmur de feu pour sauver ses enfants Les petits n'ont subi que des blessures mineures.Leur mère se trouve dans un état critique.RÉFORME DU SÉNAT «Nous voulons de Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE l'action», insiste Harper Le Canadien commence sa saison comme il la termine: en jouant au golf.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte LOUISE LEDUC « Mes enfants ! Mes enfants ! » Elle-même déjà brûlée vive, Khaira Akif a pris ses deux petits, les a jetés par la fenêtre du deuxième étage de son appartement d'Hochelaga- Maisonneuve en criant aux voisins de les attraper.Quand est venu son tour de s'échapper de son appartement en feu, les flammes l'encerclaient.« On a roulé la femme par terre sur elle-même pour éteindre les flammes, raconte un voisin, Guillaume Leduc.Elle n'en avait que pour ses enfants, qui étaient à ses côtés et qui s'en tiraient bien, alors qu'elle-même était gravement brûlée.Une autre voisine bien intentionnée, Janet Piercey, a cru bien faire en allant emplir un seau d'eau.Quand elle est arrivée, elle a vu que ses voisins avaient déjà mieux pris en charge Mme Akif.C'était la nuit (dans la nuit de mercredi à hier) et chacun était en mode panique.Les deux petits de 10 et 3 ans n'ont subi que des blessures mineures.Leur mère, brûlée sur une très grande partie de son corps, se trouve dans un état critique à l'unité des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu.Les policiers tentent de joindre le mari de Mme Akif, pour l'informer de la tragédie.Le couple s'est séparé il y a environ un an, et l'homme est reparti vivre au Maroc.>Voir HÉROÏNE en page A14 GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le premier ministre Stephen Harper est très sérieux dans sa volonté de réformer le Sénat.Lors d'un témoignage hier devant le Comité sénatorial spécial sur la réforme du Sénat, le premier ministre a annoncé qu'il déposera dès cet automne aux Communes un projet de loi destiné à faire du Sénat une chambre élue par le peuple.Il s'agissait du premier témoignage par un chef de gouvernement devant un comité du Sénat depuis le début de la Confédération en 1867.Stephen Harper a raillé tous les chefs de partis et les premiers ministres qui ont fait campagne sur la promesse de réformer le Sénat et qui, une fois élus, ont relégué le projet aux oubliettes.« Il faut que ça cesse ! a-t-il lancé.Car le Sénat se doit de changer.Et nous serons les auteurs de ce changement.Le gouvernement ne veut pas d'autres rapports.Nous voulons de l'action.» Stephen Harper s'est aussi présenté devant ce comité sénatorial hier pour défendre son projet de loi (S-4), qui veut limiter dorénavant à huit ans le mandat d'un sénateur.En ce moment, les sénateurs peuvent être nommés à l'âge de 30 ans et siéger jusqu'à l'âge de 75 ans.>Voir SÉNAT en page A9 SOMMAIRE Astrologie du jour NONDISPON.Bandes dessinées ARTS 8 Décès ACTUEL 5 et 6 Forum A 12 et 13 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 6 Monde A 11 et 12 Mots croisés ACTUEL 5 et ARTS 8 Mots fléchés ARTS 8 Mot mystère ARTS 8 Observateur ACTUEL 3 Petites annonces ACTUEL 3 et AFFAIRES 4 Météo Nuageux, maximum 24, minimum 14, plus de détails en page SPORTS 6 L-V 6 21924 98765 1 Taxes en sus.Certaines conditions s'appliquent.MCMarque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.Première classe viarail.ca/superieure Montréal-Toronto 149$ 3406183A oyster perpetual lady-datejust or gris 3418304A JOËL-DENIS BELLAVANCE ET ANDRÉ DUCHESNE OTTAWA \u2014 Le Canada n'a pas l'intention d'envoyer d'autres soldats en Afghanistan même si les responsables de l'OTAN réclament des renforts afin de venir à bout de la résistance des combattants talibans.Le général américain James Jones, qui assume le commandement des opérations de l'OTAN, a indiqué hier qu'il faut déployer au moins 2000 soldats supplémentaires et envoyer d'autres hélicoptères et des avions de transport tactique pour sécuriser la région de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, avant le début de l'hiver.Il a précisé que la résistance et la violence auxquelles les troupes de l'OTAN sont confrontées depuis le lancement d'une vaste offensive dans cette région en ont surpris plus d'un.«Nous avons besoin de renforts pour réduire le nombre de pertes de vie et mener à bien cette mission le plus rapidement possible », a déclaré le général Jones au quartier général de l'OTAN, à Mons, en Belgique, tout en se disant étonné de la « ténacité » des insurgés.18500 soldats À l'heure actuelle, l'OTAN a déployé 18 500 soldats de 37 pays dans diverses régions de l'Afghanistan.À lui seul, le Canada compte environ 2300 soldats dans la province de Kandahar, l'une des régions les plus dangereuses de l'Afghanistan.Le Canada a perdu 32 soldats et un diplomate jusqu'ici depuis le début de cette mission en 2002, dont cinq militaires depuis le déclenchement dimanche de l'offensive à Panjwai, un district à l'ouest de Kandahar encore sous le contrôle des talibans.«Dans le passé, nous n'y avions presque personne.Pour la première fois, nous avons des milliers de soldats dans cette région et ils vont y rester », a déclaré le général Jones.Cette zone, a-t-il souligné, était «le coeur du pays taliban, le coeur de la production de drogue et plus généralement une région hors la loi, où sévissent le crime et la corruption».De passage à Sydney, en Australie, hier, le ministre canadien de la Défense nationale, Gordon O'Connor, a déclaré sur les ondes de CBC Newsworld que le Canada fait déjà sa large part.Pas question, donc, d'envoyer d'autres soldats canadiens en Afghanistan.«Nous avons plus que respecté notre engagement », a déclaré le ministre O'Connor, suggérant au passage qu'il incombe aux autres pays membres de l'OTAN d'envoyer des renforts.Réunion à Varsovie M.O'Connor a aussi indiqué qu'il compte soulever cette question à l'occasion de la prochaine réunion des 26 membres de l'alliance militaire qui aura lieu en fin de semaine à Varsovie, en Pologne.«Nous ne pouvons pas réussir cette mission sans envoyer d'autres soldats», a dit le ministre, ancien militaire de haut rang des Forces armées canadiennes.Dans un entretien accordé à l'agence Reuters, le ministre a aussi soutenu qu'il est utopique de croire que les forces de l'OTAN pourront éliminer complètement «NOUS AVONS PLUS QUE OTTAWA DIT NON À L'OTAN Le Canada n'enverra pas de soldats supplémentaires en Afghanistan, même si l'OTAN réclame des renforts.La résistance des combattants talibans a surpris au cours des derniers jours, mais, avec 2300 soldats canadiens dans la province de Kandahar, Ottawa a déjà fait sa large part, a indiqué hier le ministre de la Défense Gordon O'Connor.Ce qui n'empêche pas les nouveaux messages publicitaires de l'armée de prendre une coloration très agressive, dans l'espoir de recruter de nouveaux soldats.ANDRÉ DUCHESNE «Nous, on est là pour préserver la paix.Ou, quand c'est nécessaire, on la fait, la paix.» Lancée par un soldat des Forces canadiennes, l'affirmation est ponctuée, à la manière d'un point d'exclamation, par le boum distinctif d'un canon, alors qu'un voit un char d'assaut tirer dans un champ.C'est le genre de coloration très agressive qui teinte désormais les messages publicitaires de la Défense nationale à la recherche de recrues pour combler les rangs de l'armée et que l'on peut voir sur son site Internet.Dans un autre message qui fait la promotion du travail dans les blindés, un soldat lance: «Quand les troupes de reconnaissances ont repéré l'ennemi, les forces de combat peuvent passer à l'attaque pour le détruire.Il n'y a rien de plus impressionnant qu'un escadron de Léopard (un type de char) en plein assaut, sur le terrain, en train de tirer sur des cibles véritables.» Terminée donc, l'ère de la publicité où l'accent était mis sur la possibilité de vivre des aventures, d'apprendre un métier passionnant dans un environnement de travail stimulant et avec la possibilité de voyager dans le monde.À propos, d'aucuns se souviennent du populaire slogan «Si la vie vous intéresse».Or, dans les publicités d'aujourd'hui, le «vous» semble être passé à l'histoire.Sur le site officiel du recrutement des Forces canadiennes, on s'adresse au visiteur avec un «tu» bien senti, comme on le fait envers un vieil ami.Hier, le quotidien The Globe and Mail a dévoilé qu'une campagne publicitaire en préparation allait encore plus loin dans l'association entre les Forces canadiennes et les combats sur le terrain.«Combattez la détresse, combattez avec les Forces canadiennes et combattez la terreur», entendraiton dans cette nouvelle publicité destinée au cinéma et à la télévision, mais qui n'a pas encore été rendue publique.Présenté à des groupes témoins, le message aurait cependant suscité des commentaires négatifs -plus particulièrement la portion «combattez la terreur», que l'on peut facilement associer au travail de l'armée canadienne en Afghanistan.De sorte que la firme de consultants retenue par le ministère de la Défense pour évaluer la bande-annonce lui a recommandé de retrancher ce segment.Tous ces clips témoignent d'un changement de ton dans l'approche de la Défense, pour qui le recrutement de nouveaux soldats, tant de la force régulière que de la réserve, est devenu une nécessité.Un changement qui se rapproche des campagnes de recrutement américaines, en fait.Durant leur dernière année au pouvoir, les libéraux avaient promis une hausse des effectifs.Et les conservateurs en ont rajouté lors du dépôt du budget, au printemps dernier.Résultat, la pression est forte pour atteindre les objectifs.La mort de plusieurs soldats au cours des derniers mois en Afghanistan ne semble pas avoir émoussé l'idée d'établir un lien entre une carrière dans l'armée et la chasse à l'ennemi.Bien au contraire.Selon le major-général à la retraite Terry Liston, cette situation n'est pas nouvelle.D'une époque à l'autre, le balancier a oscillé lorsque venait le temps de préparer des campagnes de publicité destinées à recruter.Il y a eu l'époque où l'on voyait un militaire avec son uniforme d'apparat prendre l'avion, une mallette à la main, comme s'il s'en allait chez GM ou dans une autre entreprise civile.Et il y a eu d'autres époques où l'on présentait le soldat sur un champ de bataille durant une fusillade, rappelle-t-il.Les responsables de la publicité au ministère de la Défense n'avaient pas rappelé La Presse hier, en toute fin d'après-midi.Par contre, une porte-parole de l'École de recrutement, à la base de Borden en Ontario, a souligné que la question du recrutement est devenue de toute première importance.L'armée, rappelons-le, manque d'effectifs dans plusieurs domaines spécialisés tels la médecine, la médecine dentaire, l'aviation, la mécanique, la pharmacie, le travail social, le renseignement, les techniques de toutes sortes, etc.Au cours de l'année 2005, la Défense a enrôlé 82 personnes de 50 ans et plus, et 476 personnes âgées de 41 à 50 ans.Ces deux groupes d'âge représentent 5% de tous les engagements au cours de l'année.En général, la moyenne d'âge des recrues est de 26 ans.«Combattez la terreur » RÉDUIRE LES RISQUES DE TIRS ALLIÉS Les Forces canadiennes sont en train d'augmenter leurs stocks de balises dans le but de réduire les risques de tirs alliés, même si leurs propres études leur ont permis de conclure qu'il n'existait aucune solution parfaite à ce problème.Les balises et feux scintillants - certains portés par des soldats, d'autres fixés à des véhicules - émettent des rayons infrarouges, qui sont invisibles à l'oeil nu mais qui peuvent être détectés au moyen de lunettes antiobscurité, notamment.Les militaires affirment que les troupes déployées en Afghanistan disposent déjà de matériel de ce type, et que les plus récents achats augmenteront les stocks disponibles.On ignore si cet équipement a été utilisé le week-end dernier, quand deux avions de chasse américains A-10 Warthog ont tiré en direction d'une unité canadienne, tuant un soldat et en blessant 30 autres, dont cinq sérieusement.La commission d'enquête mandatée pour faire la lumière sur cette affaire s'attardera d'ailleurs à cette question.PHOTO ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Presse Canadienne «Combattez la détresse, combattez avec les Forces canadiennes et combattez la terreur.» La nouvelle campagne de recrutement des Forces armées se veut des plus mordantes. les guérillas.«Nous ne pouvons pas éliminer les talibans, du moins du point de vue militaire.Mais nous devons les circonscrire à un niveau acceptable de manière à ce qu'ils ne menacent pas d'autres régions stables », a dit le ministre.Le chef du NDP, Jack Layton, a de son côté de nouveau réclamé le retrait des troupes canadiennes de l'Afghnistan.«La mission canadienne n'a pas d'objectifs clairs ni aucune stratégie de sortie, a-t-il déclaré, de passage à Montréal, à la veille du congrès de son parti à Québec.L'intervention de nos troupes n'est pas équilibrée.Ça prend un plan qui intègre l'aide humanitaire, la reconstruction et l'engagement militaire, et qui vise l'établissement d'un processus de paix.Elle poursuit une guerre liée aux politiques de George Bush.» Quant au coordonnateur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, Marc- André Boivin, il se dit d'accord avec la réaction du ministre O'Connor.« Je pense qu'il a donné la bonne réponse, dit M.Boivin, qui revient d'un voyage d'étude de terrain en Afghanistan.Ce qu'il a dit sur la contribution canadienne est vrai.Le pays a accepté la responsabilité d'une des régions les plus dangereuses, il a déjà eu le commandement de l'ISAF et pourrait encore le reprendre dans le futur.» D'autres pays pourraient en faire plus, croit-il.Cela dit, la situation était prévisible dans le sud du pays, selon M.Boivin.« Les négociations pour le transfert de responsabilité de la coalition menée par les Américains (opération Enduring Freedom) à l'OTAN ont eu lieu il y a un an, alors que la situation était totalement différente.Mais en un an, les choses se sont dégradées », observe-t-il.Depuis le délogement des talibans dans la foulée des événements du 11 septembre 2001, le sud du pays a été la région la moins occupée par les forces occidentales.Le gouvernement afghan d'Hamid Karzaï y a été pratiquement absent ou a déçu fortement la population en nommant des représentants minés par la corruption.Pas unique La nature ayant horreur du vide, les talibans ont regroupé leurs forces\u2026 «Ce que vivent les soldats canadiens n'est pas unique, rappelle M.Boivin.Dans la province d'Helmand, la région voisine de Kandahar, les Britanniques ont fait passer le nombre de leurs militaires de 3500 à 4500 afin de combattre les insurgés.» Ce n'est pas la première fois que le Canada est présent dans le sud de l'Afghanistan.Au cours de l'opération Apollo amorcée en février 2002, plusieurs centaines de soldats avaient débarqué dans la région de Kandahar pour faire la chasse aux talibans, qui étaient alors en pleine déroute.Après une pause opérationnelle en 2003, le Canada est retourné dans ce pays, cette fois dans la capitale Kaboul, pour une mission plus paci fique.Entamée en novembre dernier, la présente opération (Athena) poursuit le double but de chasser les talibans et de travailler à la reconstruction des infrastructures du pays.Celle-ci s'est avérée de loin la plus meurtrière.Des 33 Canadiens tués en Afghanistan depuis 2002, 29 l'ont été au cours des 10 derniers mois.L'EFFORT CANADIEN EN AFGHANISTAN \u203a Nombre de soldats : 2300 \u203a Pertes à ce jour : 32 soldats et un diplomate tués \u203a Coût de l'opération militaire jusqu'ici : 2 milliards de dollars \u203a Fin prévue de la mission: février RESPECTÉ NOTRE ENGAGEMENT» OTTAWA DIT NON À L'OTAN Il y a un beau mot québécois pour décrire l'attitude de Gilles Duceppe au sujet de l'Afghanistan: farfiner.Farfiner n'est pas tergiverser.Farfiner, c'est parler beaucoup pour ne rien dire, ou plus précisément produire des mots pour dissimuler ce qu'on pense vraiment.Depuis des mois déjà, Gilles Duceppe farfine.Est-il pour ou contre la présence canadienne en Afghanistan?Eh bien voici.C'est-à-dire que.Écoutez, je veux dire, il s'agit d'une question importante.Oui, mais qu'en pense-t-il, là, en ce moment ?Il veut un «débat ».Il veut de l'«information».Finalement, M.Duceppe ne veut rien qu'un bon service de recherche ne puisse pas lui fournir.Alors pourquoi ne commande- t-il pas un bon dossier de recherche sur les talibans, les guerres justes et injustes dans l'histoire, l'importance stratégique de l'Afghanistan, pour ensuite nous dire ce qu'il en pense?Il pourra nous dire s'il est pour ou contre, aujourd'hui, la présence des 2000 militaires qui ont une mission offensive importante contre les talibans.Je n'ai rien contre les débats, au contraire, j'en raffole.Sauf qu'il n'y a rien de plus enrageant qu'un débat entre quelqu'un qui a une position et quelqu'un qui n'en a pas.Ou qui ne la révèle pas.Pour être utile dans un débat à la Chambre des communes, Gilles Duceppe devrait avoir une position claire.En ce moment, il a des questions.Il n'est pas équipé pour faire un débat.Je sais que Jack Layton, le chef du NPD, est contre la présence canadienne: il veut ramener au pays les 2000 soldats canadiens.Il n'a aucun plan B, mais on n'est pas surpris : ce bon vieux Jack est un boy-scout dans l'âme, il aime la paix et les pistes cyclables.Il pense qu'avec une bonne thérapie de groupe, on peut devenir ami avec les talibans.Je ne suis pas d'accord, mais au moins c'est clair.On peut faire un débat avec Jack.Je sais aussi ce que pense Stephen Harper.Il est fermement pour.Il veut aussi mieux équiper l'armée canadienne pour qu'elle fasse son travail efficacement et en sécurité.Il aurait voulu aussi faire la guerre en Irak, et heureusement qu'il n'était pas premier ministre.Mais avec lui aussi, on peut faire un débat.Je sais ce que pense Michael Ignatieff, candidat important à la direction du Parti libéral : il est fermement pour.C'est un homme qu'on accuse d'être inconséquent, mais il l'est surtout quand il écoute ses conseillers qui lui disent de se rétracter.Enfin, làdessus, même si ce n'est pas une position populaire, il n'a jamais varié.On peut faire un débat avec lui.Gilles Duceppe ?Il y a fort, fort longtemps, il a appuyé en principe l'envoi de troupes pour combattre les talibans et détruire les bases terroristes d'Al-Qaeda.Un effort international, soutenu par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, et organisé par l'OTAN.Plus de 30 pays y participent, dont la France et l'Allemagne, des pays insoupçonnables de complaisance avec George Bush.Aujourd'hui ?Gilles Duceppe a un électorat à séduire, et les Québécois sont largement opposés à l'effort de guerre canadien en Afghanistan.Il n'a pas le courage d'affirmer que cette guerre est juste.Et il est incapable, en conscience, d'aller aussi loin que le NPD.Alors il farfine.Peutêtre y aurait-il un «moyen terme» entre des opérations militaires qui coûtent la vie à des soldats canadiens et le retrait pur et simple, dit-il.Ah oui ?Quel moyen terme ?On conduit les camions, mais on ne tire pas?On reste dans les zones sécuritaires et on laisse faire le sale boulot par les autres pays ?I l ne faut pas « souteni r aveug lément » l 'opér at io n militaire en cours, écrivait-il dans La Presse hier.Alors, quoi faire, M.Duceppe, on vous le demande, on est suspendu à vos lèvres.Avez-vous une idée ou, encore une fois, vous contenterez vous de jouer du violon à l'opinion publique québécoise, avec une pantoufle de pacifiste dans un pied et une botte dans l'autre ?Et Gilles Duceppe veut qu'on envoie des troupes au Darfour.Oh, je suis d'accord: ça fait des années qu'on devrait en envoyer, un génocide est en cours.Mais vous savez quoi ?Il y aura des morts.Ça coûtera cher.Allez-vous demander un débat, M.Duceppe, quand il y aura des morts ?Il ne faut jamais rien soutenir aveuglément, c'est vrai.Mais si ce qui était juste en novembre 2001 ne l'est plus, il faut expliquer pourquoi, et proposer une solution de rechange.Il ne s'agit pas du métro de Laval, ici.Quand on est chef d'un parti à Ottawa, dans les temps troubles qui sont les nôtres, si on n'a pas de position claire sur un des enjeux les plus graves de l'heure, on est un insignifiant.Et si on en a une et qu'on n'ose pas la dire, on est un pleutre.Alors, M.Duceppe, secouezvous, arrêtez de farfiner, faites votre débat avec qui vous voulez, trouvez vos réponses.Et quand vous viendrez à la Chambre des communes, ce ne sera pas seulement pour poser des questions.Vous nous direz ce qui, d'après vous, est juste.Des poseux de questions éternels sur les sujets difficiles, on en trouve 15 à la douzaine.D'un chef, on attend mieux.COURRIEL Pour écrire à notre chroniqueur: yves.boisvert@lapresse.ca M.Duceppe, arrêtez donc de farfiner YVES BOISVERT Quand on est chef d'un parti à Ottawa, dans les temps troubles qui sont les nôtres, si on n'a pas de position claire sur un des enjeux les plus graves de l'heure, on est un insignifiant.Et si on en a une et qu'on n'ose pas la dire, on est un pleutre.PHOTO LES PERREAUX, PRESSE CANADIENNE Les troupes canadiennes détiennent un présumé taliban, dans la zone de combat de Panjwai.Cinq soldats ont été blessés hier au cours d'une offensive à l'ouest de Kandahar.«Nous avons besoin de renforts pour réduire le nombre de pertes de vie et mener à bien cette mission le plus rapidement possible.» PHOTO DAN RIEDLHUBER, REUTERS Edmonton, le 25 août dernier.Un soldat du régiment Princesse Patricia pleure la mort d'un collègue tombé au combat au mois d'août en Afghanistan. POLITIQUE EN BREF Libéralisation du transport aérien L'entrée en vigueur de l'entente de libéralisation du transport aérien avec les États-Unis ne devrait plus tellement tarder, a assuré le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon, hier, à l'issue d'une allocution prononcée devant des gens d'affaires.«Ça devrait arriver assez rapidement», a commenté le ministre après avoir fait le bilan de son ministère en matière de sécurité devant les membres de la Chambre de commerce italienne au Canada.«L'entente a été signée (en novembre) et on me dit qu'il ne reste que quelques détails à régler », a-t-il ajouté.L'entente en question, qui devait entrer en vigueur le 1er septembre, va permettre aux transporteurs canadiens de prendre des passagers aux États-Unis avant d'atterrir dans un pays tiers.Elle fonctionnera aussi en sens inverse.Une telle entente existe depuis peu entre le Canada et le Royaume-Uni, notamment.Par ailleurs, interrogé sur la constitution, par le Canada, d'une liste de passagers indésirables à bord des appareils des transporteurs aériens, le ministre Cannon a dit être en mesure d'« annoncer quelque chose à ce sujet d'ici les Fêtes».Presse Canadienne Bois d'oeuvre et les provinces Ottawa pousse apparemment les provinces à prendre une décision cruciale au sujet des exportations de bois d'oeuvre, même si l'entente à ce sujet conclue avec les États- Unis n'a pas encore été adoptée aux Communes.La Presse Canadienne a appris que le gouvernement fédéral avait donné aux provinces productrices de bois d'oeuvre jusqu'à jeudi prochain pour décider laquelle de deux options elles favoriseraient afin de gérer les volumes d'exportations dans le cadre de l'accord conclu cet été avec Washington.Et les provinces qui choisiront la solution des quotas d'exportations ont jusqu'au 15 septembre pour faire savoir à Ottawa quel système de quota elles entendent adopter.Les provinces concernées doivent encore se mettre d'accord à ce sujet.L'entente entre le Canada et les États-Unis sur le bois d'oeuvre, paraphé le 1er juillet, donne aux régions productrices de bois le choix entre deux options.La première prévoit l'imposition à la frontière d'une taxe sur les exportations canadiennes dès que le prix du bois d'oeuvre chute sous la barre des 355$US le 1000 piedsplanche, partant de 5% et pouvant grimper à 15% dans le cas de prix inférieurs à 315$US.La deuxième option consiste à imposer des taxes à la frontière allant de 2,5% à 5% tout dépendant des prix et des plafonds aux exportations, selon un système de quotas reposant sur la part détenue par chaque province du pourcentage canadien du marché américain du bois d'oeuvre.Presse Canadienne CHARLES CÔTÉ Le Bloc québécois a assuré hier pour quelques mois la survie du gouvernement minoritaire de Stephen Harper en donnant son appui à l'entente sur le bois d'oeuvre.Le chef du Bloc Gilles Duceppe a annoncé que son parti voterait en faveur de l'entente conclue le 1er juillet avec les États-Unis, après l'avoir dénoncée.« Ce n'est pas une bonne entente, mais nous n'avons pas le choix», dit M.Duceppe.Il dit en être venu à cette conclusion après avoir consulté l'industrie, les syndicats, les chambres de commerce et l'Union des municipalités du Québec.« Nous sommes dans une situation désespérée, a dit M.Duceppe.On n'a pas l'intention de faire de la petite politique sur le dos de l'industrie, des travailleurs et des régions.» Le Bloc ne pose aucune condition à son appui, sous réserve toutefois que le projet de loi soit conforme au texte de l'entente.Comme cette entente comprend des dispositions fiscales, un vote sur le sujet aux Communes devenait un vote de confiance envers le gouvernement conservateur minoritaire.Si le gouvernement avait était battu, la Chambre aurait été dissoute et des élections déclenchées.Le Parti libéral ne s'est pas encore prononcé sur le sujet mais deux candidats à la direction du parti et l'ex-ministre Ralph Goodale ont exhorté les députés libéraux à rejeter l'entente.De son côté, le Nouveau Parti démocratique s'oppose depuis le début à l'entente «Bush-Harper », et son chef Jack Layton a dénoncé hier la « trahison » du Bloc québécois.«C'est la prise numéro deux pour M.Duceppe.Après avoir accepté le budget des conservateurs, il appuie maintenant l'accord sur le bois d'oeuvre.» « Harper a manqué de leadership et n'a pas vraiment défendu l'industrie.Les travailleurs et l'industrie ont donc été obl igés d'appuyer cet te entente.Si le Bloc avait décidé de se joindre à nous et de forcer Stephen Harper à la modifier, on aurait eu la possibilité d'aider vraiment le secteur du bois d'oeuvre.» « Le gouvernement Harper a accepté que peu importe les victoires en cour, on laisserait un milliard aux Américains, a affirmé M.Layton en entrevue à La Presse.C'est une entente mauvaise pour le Canada et mauvaise pour le Québec.» Le ministre fédéral de l'Industrie Maxime Bernier s'est réjoui de l'appui du Bloc.« Ça nous démontre que ce nouveau gouvernement défend bien les intérêts des Québécois à Ottawa, a-t-il dit en entrevue à La Presse.C'est à se demander l'utilité du Bloc québécois à Ottawa.» Le Bloc québécois demande que le gouvernement Harper aide financièrement l'industrie et les travailleurs, en particulier ceux de 55 ans et plus.Au total, les mesures proposées par le Bloc coûteraient environ 500 millions par année pour l'ensemble du pays.M.Bernier refuse de se prononcer sur les propositions du Bloc.Selon lui, il faut se réjouir du remboursement de 5 milliards de dollars de droits compensateurs, prévu par l'entente.« La meilleure façon d'aider l'industrie est de ramener 5 milliards dans leurs poches rapidement, a dit M.Bernier, en entrevue à La Presse.Quelques semaines après la mise en vigueur de l'entente, vers le mois de décembre, ils vont toucher leur argent.» Au Québec, l'appui du Bloc a fait l'unanimité.«On avait bien avisé le Bloc qu'il ne fallait pas faire tomber le gouvernement là-dessus», a dit le président de la FTQ, Henri Massé, en entrevue à La Presse.Selon lui, un appui conditionnel à l'annonce de mesures de soutien aurait été « une stratégie qui n'aurait pas passé ».Guy Chevrette, président du Conseil de l'industrie forestière du Québec, a rappelé que ses membres s'étaient déjà prononcés en faveur de l'entente.« La bonbonne d'oxygène est tellement indispensable, il faut l'avoir le plus vite possible, ditil.J'ai demandé à tout le monde, y compris au NPD, de mettre la petite politique de côté et d'appuyer l'entente.» Le conflit a déjà fait disparaître 7000 emplois au Québec.L'industrie québécoise devrait récupérer environ 860 millions, sur les 5 milliards.Mais M.Chevrette prévient que la crise est loin d'être terminée.«Les consolidations et rationalisations vont se poursuivre », dit-il.BOIS D'OEUVRE Le Bloc appuie l'entente QUELQUES REPÈRES En 2002, le gouvernement américain a imposé un droit de 30% pour tout le bois d'oeuvre exporté par le Canada aux États-Unis.En tout, les entreprises canadiennes ont dû verser 5,3 milliards US, bien qu'elles aient obtenu gain de cause devant les tribunaux.Le 1er juillet, le gouvernement Harper a annoncé la conclusion d'une entente avec les États- Unis pour récupérer 80% de la somme.Cela veut dire que l'industrie canadienne laisse 1 milliard US sur la table, dont 500 millions vont au lobby américain du bois, son principal adversaire dans le dossier.L'entente d'une durée de 7 ans peut être dénoncée avant son terme avec un préavis de 18 mois.«On n'a pas l'intention de faire de la petite politique sur le dos de l'industrie, des travailleurs et des régions.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © «Ce n'est pas une bonne entente, mais nous n'avons pas le choix », a déclaré le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.NATHAËLLE MORISSETTE La journaliste de Radio-Canada Christine St-Pierre a été relevée de ses fonctions de courriériste parlementaire à Ottawa pour une période indéterminée après avoir écrit une lettre d'opinion hier dans les pages de La Presse visant à défendre le bien-fondé de la mission canadienne en Afghanistan.À la suite du tollé soulevé par cette prise de position, la journaliste, qui a occupé pendant plusieurs années un poste de correspondante à Washington, admet qu'elle a outrepassé les règles de déontologie journalistique par son manque d'impartialité.En effet, la direction de la Société Radio-Canada a eu toute une surprise hier matin en lisant dans La Presse une lettre écrite sous la plume de Christine St- Pierre.Celle-ci n'avait pas fait part à ses patrons de ses intentions de s'exprimer publiquement sur l'envoi de troupes en Afghanistan, un débat qui fait rage présentement à Ottawa.«Des voix s'élèvent pour réclamer votre retour au pays, a écrit la journaliste à l'intention des soldats déployés en terre afghane.Moi je dis de grâce non.Cette mission entérinée, faut-il le rappeler, par les Nations unies est essentielle et doit aller jusqu'au bout.» «Chers soldats, vos larmes ne sont pas vaines, vos larmes sont bravoure », conclut-elle.Au lendemain de la publication de cette lettre, la journaliste, qui a 30 ans de carrière, a reconnu avoir manqué au devoir de réserve que lui impose sa profession en se prononçant sur un dossier qu'elle connaît bien et qu'elle est appelée à couvrir quotidiennement.«J'ai dépassé la politique journalistique, a-t-elle avoué hier au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse.Je pense que ce n'est pas un exemple à suivre.J'ai plaidé coupable (auprès de mes patrons).» «Dans ce dossier-là en particulier, mon objectivité n'est plus là.Je ne pense pas que je vais couvrir ce dossier-là à nouveau.Cette lettre-là n'engage que mes opinions à moi et non pas celles de Radio-Canada », a répété Mme St-Pierre à plusieurs reprises.La journaliste a décidé de se prononcer sur la question à la suite de la publication mercredi d'un éditorial d'André Pratte défendant la légitimité de la mission en Afghanistan.Le geste de la journaliste n'a toutefois pas plu à la direction de la Société Radio-Canada.Le directeur de l'information de Radio-Canada, Alain Saulnier, qui a rencontré Mme St-Pierre hier à Montréal, a décidé de la relever de ses fonctions de courriériste parlementaire à Ottawa pour une période indéterminée.La direction de la SRC veut prendre le temps d'analyser la situation.En attendant, Mme St-Pierre sera affectée à d'autres fonctions qui n'ont pas encore été déterminées.De son côté, la journaliste affirme qu'elle travaillera sur un dossier qui requiert beaucoup de temps et de recherches.La SRC reproche à Christine St-Pierre d'avoir enfreint les normes et pratiques journalistiques qui existent à Radio-Canada, a expliqué hier le directeur des relations publiques de la SRC, Marc Pichette.Ces normes stipulent notamment que «les journalistes de Radio-Canada ne sont pas autorisés à exprimer leur opinion personnelle dans les publications extérieures ou lors d'interventions dans d'autres médias », s'ils n'ont pas obtenu l'autorisation de la direction.Radio-Canada reproche également à Christine St-Pierre d'avoir bafoué la règle voulant que «les employé(e)s ne doivent pas compromettre l'intégrité de la Société en prenant position sur des controverses publiques ».Radio-Canada réprimande la journaliste Christine St-Pierre « J'ai dépassé la politique journalistique.» UMA THURMAN AVEC SA LINK CHRONOGRAPHE A DIAMANT $4,995 866-260-0460 www.tagheuer.com De quoi êtes-vous fait ?3427262A MALORIE BEAUCHEMIN ET ARIANE LACOURSIÈRE Un établissement de la chaîne K.I.D.S., dans Notre-Dame-de- Grâce, aurait trouvé une nouvelle façon de contourner le règlement sur la tarification fixe dans les garderies, entré en vigueur le 31 août.Les enfants dont les parents paient pour le service de base de 7 $ se retrouvent dans un groupe multi-âge, alors que ceux qui paient pour le service « extra » sont divisés selon leur groupe d'âge, soutient une mère de famille déçue de la situation.« Je trouve inconcevable de traiter les enfants comme ça, souligne la mère d'une fillette de 2 ans, qui souhaite garder l'anonymat tant que sa fille fréquentera cette garderie.C'est créer un système pour les riches et un pour les pauvres, à l'intérieur de la même garderie.» El le re fuse de payer le s huit dollars supplémentaires demandés - comme le permet la loi - pour les petits-déjeuners, les articles d'hygiène et les sorties, parce que son enfant ne profite pas de ces services.La femme a déposé une plainte au ministère de la Famille, parce qu'elle considère qu'il s'agit de discrimination.À Québec, on rétorque que les groupes multi-âge de 18 mois à 4 ans ne sont pas illégaux.« Les enfants d'âges différents peuvent être mélangés dans certaines activités, et ça peut être bénéfique.Mais ce n'est pas dans l'esprit du règlement de créer des groupes selon le paiement », affirme Stéphanie Tremblay, porte-parole au ministère de la Famille.Elle ajoute que cela n'est pas souhaitable s'il se crée une forme de discrimination.De plus, il semble que les services supplémentaires, comme les sorties, devraient être offerts individuellement aux parents, qui peuvent en choisir un ou plusieurs.« Le fait d'offrir une enveloppe d'extras (package deal) serait contraire au règlement », affirme Mme Tremblay.Or, il semble que ce soit la méthode utilisée par la garderie ciblée par la plainte.« Je ne peux pas payer seulement pour les sorties ou les articles d'hygiène, c'est tout ou rien », af firme la mère de famil le, mécontente de devoir attendre que le Ministère analyse sa plainte, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.Une épluchette de blé d'Inde - prévue cet après-midi - est même réservée aux enfants dont les parents paient pour les extras, a constaté La Presse.L'affiche à l'entrée de la garderie le stipule en petits caractères : « Ouvert aux familles qui bénéficient du service extra », peuton lire en anglais.« Je vais devoir finir de travailler plus tôt pour aller chercher ma fille.Tous les autres enfants vont avoir un blé d'Inde, sauf elle », déplore la mère.Les responsables de la garderie ont refusé de répondre aux questions de La Presse.« Je n'ai pas entendu parler de ce cas en particulier, mais les garderies tentent par tous les moyens de s'en sortir », explique le président de l'Association des garderies privées du Québec, Sylvain Lévesque.Des CPE aussi Les garderies privées ne sont pas les seules à contourner le règlement du ministère de la Famille.Deux centres de la petite enfance (CPE) de La Prairie exigent aussi des frais supplémentaires.Les CPE Les Tulipes et Les Grands Boisés demandent deux dollars aux parents qui veulent confier leurs bambins aux éducatrices pendant plus de 10 heures.En payant cette somme, les parents peuvent profiter du service pendant 11,5 heures.« Les parent s demandent de pouvoir faire garder leurs enfants pour plus de 10 heures.Les subventions du gouvernement ne nous permettent pas de le faire.Nous demandons donc un montant de plus », affirme la directrice du CPE Les Tulipes, Claudine Guilbault.Selon elle, d'autres CPE de la Rive-Sud imitent leur méthode.« C'est vraiment la seule façon de satisfaire les parents et d'arriver dans notre budget », dit-elle.Le ministère de la Famille estime que 90 CPE au Québec demandent des frais supplémentaires aux parents.« Il est toutefois impossible pour l'instant de savoir si ces frais sont réglementaires », dit Mme Tremblay, la porte-parole du Ministère.Depuis la fin juin, le Ministère a reçu 215 plaintes de parents pour contribution excédentaire.ACTUALITÉS CAROLINE TOUZIN Une école juive illégale de Montréal a embauché un « consultant externe » pour la conseiller sur la façon d'obtenir un permis du ministère de l'Éducation.Le Ministère s'est réjoui, hier, de cette embauche.Les deux parties négocient depuis janvier 2003 pour régulariser le statut de l'école.L'institution hassidique Beth Esther enseigne à 255 filles du primaire et du secondaire sans permis du Ministère, a révélé Radio-Canada mercredi.« L'embauche du consultant externe est un bon exemple que notre approche de dialogue fonctionne.Nous voulons sensibiliser la communauté juive à ne pas favoriser l'isolement de ces jeunes tout en respectant leur croyance », a expliqué hier à La Presse la porteparole du Ministère, Marie- France Boulay.Mme Boulay n'a pas voulu donner de détails sur ce « consultant externe, un conseiller pédagogique qui connaît bien les programmes du Ministère » embauché par l'école juive.Le directeur de l'école Beth Esther a refusé de commenter.« Un article dans le journal va nuire à nos négociations », a-t-il dit à La Presse en insistant pour que son nom ne soit pas mentionné.Une autre école juive, Toldos Yakov Yosef, contrevient à la Loi sur l'instruction publique québécoise.Elle possède un permis d'enseignement pour ses élèves du primaire, mais pas pour sa soixantaine d'élèves du secondaire qui ne reçoivent qu'une éducation religieuse.« On sait que ce n'est pas la situation idéale, mais c'est dans la tradition juive de former des rabbins », a expliqué Mme Boulay.Écoles juives illégales Une des institutions embauche un consultant Une garderie à deux vitesses PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © «Ouvert aux familles qui bénéficient du service extra.» La mention est écrite en petits caractères au bas de l'affiche annonçant l'événement.Les autres enfants ne pourront pas participer à l'épluchette de blé d'Inde.« Je trouve inconcevable de traiter les enfants comme ça.C'est créer un système pour les riches et un pour les pauvres, à l'intérieur de la même garderie.» Fondez votre propre tradition.Quantième Annuel pour homme Réf.5146J par Patek Philippe.3426898A QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Les pantalons de l'automne sont étroits, directement inspirés par une époque mythique qui voyait défiler sur Carnaby Street, ces jeunes mods qui ont métamorphosé la mode masculine à jamais.Un style coupé spécialement pour le 31, en pure laine, ceinture à passants allongés.Tons de tabac.29 à 40.Col roulé 59.95, casquette 88.00 Le pantalon tweed mini chevrons 75.00 3424344A EN BREF Nouveau système d'empreintes digitales Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a officiellement octroyé, hier, le contrat de son nouveau système automatisé de prise et d'analyse d'empreintes digitales.C'est la firme Cogent Systems qui a obtenu le contrat.À compter de 2007, les policiers du SPVM pourront profiter des avancées technologiques du nouveau système automatisé de traitement d'empreintes digitales qui remplacera le système actuel implanté en 1995, et dont les limites de performance seront bientôt atteintes.Marcel Laroche Accusé d'avoir tiré sur une Porsche Rebondissement dans l'histoire de coups de feu tirés en pleine rue sur une Porsche occupée par un influent gangster lié aux Hells Angels: Lorenzo Giordano, présumé lieutenant du nouveau boss par intérim de la mafia montréalaise, devra répondre de ce geste en Cour du Québec, aujourd'hui.Le gangster de 43 ans sera accusé de possession d'arme et de méfait, indique une dénonciation déposée hier au palais de Montréal.L'incident s'est produit dans la nuit du 23 août, en face du restaurant Cavilli, rue Peel.Les coups de feu auraient été tirés à la suite d'une discussion animée entre le conducteur et quelques autres belligérants massés sur le trottoir.Giordano est considéré comme un homme de confiance du nouveau «parrain» par intérim, Francesco Arcadi.André Cédilot Attaqué à son domicile Trois hommes cagoulés venus détrousser un agriculteur de Howick, en Montérégie, auraient été forcés de s'enfuir les mains vides après avoir été surpris en flagrant délit par le fils de la victime qui aurait été battu à coups de batte de baseball.L'agression est survenue vers 21h mercredi, au moment où l'agriculteur de 51 ans s'affairait à l'extérieur de sa résidence.Trois individus masqués l'auraient accosté dans le champ et l'auraient forcé à entrer dans sa maison.Après avoir enfermé sa conjointe dans la salle de bains, les malfaiteurs l'auraient ligoté sur une chaise de cuisine tout en lui réclamant de l'argent.Les bandits étaient toujours à la recherche du butin quand ils auraient été dérangés par l'arrivée impromptue du fils de 22 ans qui se serait aussitôt porté à la défense de ses parents.Marcel Laroche CAROLINE TOUZIN L'implantation d'un système de récupération de seringues usagées au Québec connaît du retard depuis son lancement le 1er juin.Trois mois plus tard, un important centre de santé de Montréal n'a même pas terminé d'informer les pharmacies et les CLSC du centre-ville, du quartier Centre- Sud et du Plateau-Mont-Royal du projet, a appris La Presse.Le ministère de la Santé a décidé de fournir gratuitement des contenants de récupération de seringues aux pharmacies et aux CLSC.Ces derniers doivent les redistribuer aux malades qui nécessitent des injections régulières comme les diabétiques et aux utilisateurs de drogues injectables (UDI).Une fois pleins, les contenants reviennent aux pharmacies et aux CLSC afin d'éviter que les seringues et les aiguilles souillées ne se retrouvent dans les parcs, poubelles, bacs de recyclage et autres endroits non sécuritaires.Les centres de santé (regroupement des CLSC, CHSLD et hôpitaux sur un territoire) sont chargés de trouver le point de chute où les pharmacies et les CLSC peuvent disposer du matériel contaminé.La majorité des centres se sont tournés vers les hôpitaux.Le hic : le centre de santé Jeanne-Mance n'a toujours pas trouvé d'endroit ni dans le centre-ville ni dans le Centre-Sud ni même sur le Plateau.Malgré le fait que le CHUM se trouve sur son territoire, aucune entente n'a encore été conclue.« C'est un territoire grand et complexe où il y a beaucoup de pharmacies, mais le centre de santé est en voie d'y arriver.Les négociations sont en cours avec le CHUM», explique la porteparole de l'Agence de santé de Montréal, Lauréanne Collin.L'implantation du système a aussi connu du retard en raison des fournisseurs des contenants.L'un des deux fournisseurs, une entreprise américaine, a livré les contenants avec deux semaines de retard, le temps entre autres de traduire les inscriptions sur le produit.Les pharmacies et les CLSC ne se sont pas rués sur la distribution de contenants gratuits.Quelque 71 700 contenants ont été distribués dans tout le Québec jusqu'à présent.L'objectif est d'en distribuer cinq fois plus d'ici la fin de l'année.« Certains pharmaciens en avaient déjà et voulaient écouler leur stock.D'autres n'étaient pas certains d'embarquer dans le projet sans connaît re le point de chute des contenants pleins sur leur territoire », dit la porte-parole du dossier au ministère de la Santé, Hélène Gilbert.Les pharmacies et les CLSC peuvent en commander autant que leur clientèle en demande.Les malades qui se prodiguent des soins et les UDI sont visés en priorité.Dans une seconde phase prévue plus tard cette année, les tatoueurs, les perceurs et les électrolystes pourront aussi se procurer les contenants.Les CLSC seront obligés de les accepter et de les éliminer de façon sécuritaire sans frais.« Le véritable objectif n'est pas le nombre de contenants distribués, c'est de diminuer le nombre de piqûres accidentelles », souligne Mme Gilbert.Une seule piqûre accidentelle chez un travailleur coûte en moyenne 1500 $ à la CSST.À sa première année, le programme de récupération de seringues et d'aiguilles usagées coûtera un million de dollars.RÉCUPÉRATION DE SERINGUES USAGÉES Du retard dans le programme ANDRÉ CÉDILOT Accusé d'être le codirigeant d'un important réseau de narcotrafiquants qui vendait de la marijuana aux États-Unis et en Ontario, Giuseppe Cossentino était préoccupé par une seule chose: légitimer son argent sale.C'est ce qu'a révélé en Cour supérieure, hier, le principal enquêteur au dossier dans le cadre de la demande en révision de cautionnement présentée par Cossentino.Membre de la brigade antigang de la police de Montréal, le sergentdétective Pascal Dubecq a dit tenir ces «petits secrets» de l'écoute électronique.«Son plus grand souci, c'était de justifier ses biens illégaux, son train de vie.Il était prêt à investir dans tout, et principalement à ouvrir des restaurants», a relaté le policier.Un mois avant l'arrestation de Cossentino et de son gang en mars dernier, le sergent Dubecq affirme avoir pris connaissance d'une conversation dans laquelle le père de l'accusé incite celui-ci à la plus grande prudence.«Ça fait trois ou quatre ans que tu fais ça, et tu pourrais tout perdre en 10 minutes», aurait-il dit à son fils.Âgé de 35 ans, Cossentino se dit administrateur de restaurants.Pendant les 18 mois de l'enquête, de l'automne 2004 au 21mars 2006, les détectives montréalais ne l'ont vu occuper aucun emploi, «si ce n'est que trafiquer de la marijuana», a noté le sergent Dubecq.Depuis sa faillite de 2002, il a déclaré au fisc des revenus moyens de 52 000$ par année.L'enquête a pourtant démontré qu'il habite une maison de 700 000$ à Blainville.Il possède également un chalet évalué à 200 000$ à Morin Heights, dans les Laurentides.Lors des diverses perquisitions qui ont marqué la fin de l'enquête, les policiers ont trouvé chez lui 60 000$ en argent, ainsi qu'un kilo de haschisch et un peu demarijuana.La découverte d'une toute petite clé a plus tard mené à la saisie dans une banque de près de 200 000$ en devises canadiennes et américaines.Le coffret de sûreté était au nom de la mère de Cossentino, «et dégageait une forte odeur demarijuana», a précisé le détective.Dans la maison, il y avait aussi des factures et des baux de location de sa maison de campagne.Selon toute vraisemblance, il s'agit de faux documents destinés à justifier une mince partie de la richesse de Cossentino.D'après l'enquête, Cossentino travaillait main dans la main avec les frères Anthony et Joe Vince Di Maulo, neveux des célèbres parrains du clan Cotroni.Alimentés par des producteurs asiatiques, les trois hommes exportaient le gros de la marijuana aux États-Unis.Des passeurs la faisaient transiter par la réserve de Kanesatake, à cheval sur les frontières du Québec, de l'Ontario et de l'État de New York.Aucun autochtone n'a été arrêté, même si quelques-uns ont été formellement identifiés par les douaniers américains.La juge Carol Cohen, de la Cour supérieure, décidera mercredi prochain si elle accepte de remettre Cossentino en liberté provisoire.En première instance, devant le juge Jean-Pierre Bonin, il avait essuyé un refus.Une seule des 37 autres personnes arrêtées dans cette affaire demeure incarcérée, Anthony Di Maulo.Justifier ses biens illégaux pour mieux passer inaperçu ACTUALITÉS BRAQUAGES Craignez-vous les braquages au foyer ?Répondez-nous sur www.cyberpresse.ca 191 pays à découvrir! Journée portes ouvertes samedi 9 septembre (10h à 17h) Consultez les nouvelles brochures 2006-2007 Planifiez votre voyage Économisez avec nos nombreuses promotions Cadeaux surprises chez venez rencontrer nos spécialistes : LavaL (ste-dorothée): IGA Crevier - 450-689-7117 saint-eustache: Loblaws - 450-473-2426 pincourt: Faubourg de l'Île - 514-453-0852 hudson: 449, Main - 450-458-6616 Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: GROS LOT CE SOIR 10 000 000 $ En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS Jour - Mois - Année - Signe Lettre gagnante décomposable dans les deux sens décomposable dans les deux sens 500 000 $ compl.compl.2006-09-07 Ventes totales : 458 549,50 $ 1 000 000,00 $ 00 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 93 835 5,00 $ 14 000 000 $ 14 986 814 $ 8 104 529,00 $ 05 60 730,10 $ 2 200,30 $ 69,40 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 04 14 18 25 38 28 MARS 74 BALANCE 2006-09-06 500 000 $ ©2006 Samsung Electronics Canada, Inc.Samsung est une marque déposée de Samsung Electronics Co., Ltée.Tous droits réservés.Les images d'écran sont des simulations.Renseignez-vous auprès d'un détaillant de votre région pour connaître les quantités disponibles et les prix.du garage au stade avec le même téléphone Imaginez un téléphone qui voit grand comme vous.L'audacieux a950 a tout ce qu'il vous faut pour partir en tournée.Imaginez la technologie sans fil Bluetooth® et des fonctions de messagerie photo et vidéo de 1,3 million de pixels pour rester branché avec les amis et la famille.Imaginez un lecteur MP3 intégré et une roulette de navigation pratique pour vous permettre de garder le rythme.Un téléphone dont chaque pièce est aussi douée que vous l'êtes.Avec le a950 de Samsung, tout ça n'est pas difficile à imaginer.Pour plus d'informations, visitez notre site au www.samsung.ca ou faites le 1 800 SAMSUNG.a950 3421898A ACTUALITÉS PIERRE GINGRAS Faute de subventions gouvernementales, les difficultés financières s'accumulent à International Flora Montréal, la grande exposition horticole et architecturale qui se déroule depuis le 16 juin au parc des Écluses du Vieux-Port de Montréal.Plusieurs petits fournisseurs n'ont pas encore été payés, et le deuxième versement que devaient recevoir les créateurs de la cinquantaine de jardins en montre a été retardé de nouveau.L'organisation s'était engagée à payer 25000$ pour la réalisation de chaque jardin afin d'absorber une partie des frais d'aménagement, mais le second versement d'une dizaine de milliers de dollars tarde toujours.De plus, le temps moche qu'on a connu cet été n'a pas aidé : les revenus provenant de la billetterie ont été beaucoup moins élevés que prévu.D'ailleurs, à trois reprises, au cours des récentes fins de semaine, les portes ont été fermées plus tôt que l'horaire prévu en raison du mauvais temps.Le grand responsable d'International Flora Montréal, Jacques Ouimette, a expliqué à La Presse que l'amortissement des dépenses pourrait se faire sur deux ans.C'est que les subventions attendues ne sont pas matérialisées.On croyait que les négociations aboutiraient vers la mi-août.M.Ouimette se dit d'ailleurs très déçu de l'attitude des diverses instances gouvernementales à l'endroit de l'exposition.La Ville de Montréal a refusé d'accéder à une demande de service de l'ordre de 5 $ qui était prévue au budget de Flora.À Québec, le ministère du Tourisme estime que l'événement est une foire horticole, ce qui n'est pas de son ressort, expliqueM.Ouimette.«Pourtant, fait-il valoir, plus de 50 journaux américains et canadiens ont parlé de Flora Montréal.» Pour sa part, le ministère québécois de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Pêcheries tiendrait des propos similaires, considérant toutefois qu'il s'agit d'une manifestation touristique.«Et au bureau du premier ministre, on laisse entendre qu'avant de se commettre, Québec attend qu'Ottawa fasse les premiers pas car l'événement se tient sur un terrain fédéral », ajoute M.Ouimette.Tous les espoirs de Flora reposent désormais entre les mains du gouvernement Harper.M.Ouimette se montre encore optimiste même s'il a déjà essuyé un refus du ministère fédéral du Développement régional.«Si le gouvernement fédéral nous laisse tomber, nous prendrons alors les décisions qui s'imposent» a-t-il dit sans donner de détails.Flora Montréal a accueilli 130000 visiteurs jusqu'à maintenant.L'exposition prend fin le 9 octobre, mais doit en principe ouvrir de nouveau au cours des quatre prochaines années.FLORA MONTRÉAL Les difficultés financières s'accumulent PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE © Le temps moche de cet été n'a certainement pas aidé les exposants de Flora Montréal.Après l'hypothèse du pneu éclaté et celle du chauffeur endormi, voici qu'une des victimes de l'accident d'autocar Greyhound soutient qu'une défectuosité mécanique pourrait avoir causé la sortie de route qui a tué cinq personnes, le 28 août.Un avocat de Plattsburgh est à la recherche de témoins qui pourraient corroborer la version de sa cliente, une citoyenne américaine qui a été blessée grièvement.«Peu après Saratoga, le chauffeur se serait arrêté en bordure de la route pour inspecter l'extérieur du véhicule, a expliqué l'avocat Mark Schneider.Ma cliente soutient que le véhicule vacillait de façon anormale.» La passagère croit aussi que le chauffeur pourrait avoir «fait de la vitesse».Malorie Beauchemin EN BREF Accident d'autocar: une autre hypothèse Le maire de Montréal a annoncé hier l'ajout d'un tronçon cyclable sur fond de lutte électorale.Gérald Tremblay a tenu un point de presse dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie pour dire aux cyclistes qu'ils auront leur voie cyclable sur la 16e Avenue, entre les rues Saint- Zotique et Rachel.Un projet de 250 000 $, qui se concrétisera avant la fin d'octobre.Avec en prime deux nouveaux feux de circulation.Mais une demi-heure après l'annonce, Vision Montréal tenait à son tour un point de presse pour dénoncer un geste « purement électoraliste », selon le parti.Le maire de Montréal, qui a promis une piste cyclable tout le tour de l'île lors de son arrivée au pouvoir en 2001, a rétorqué qu'il ne voulait surtout pas faire de la politique avec les pistes cyclables.Sara Champagne Tronçon cyclable sur fond électoral MALORIE BEAUCHEMIN Les responsables du Taz persistent et signent.Même si le projet d'établissement du roulodrome dans Saint-Michel a du plomb dans l'aile, l'architecte Pierre Thibault a été sélectionné pour en dessiner les plans.«Nous espérons que le projet débouche.Si c'est le cas, les plans pourraient être prêts pour décembre », soutient l'architecte, qui a déjà longuement songé à ce qu'il ferait du Taz.On pourrait s'attendre à une construction originale, dans laquelle les jeunes seraient invités à participer, et qui respecterait les principes du développement durable, dit-il.Mais l'aventure entourant l'installation du Taz dans Saint- Michel se poursuit.Lors de la dernière séance du conseil municipal de Montréal, le règlement d'emprunt a été retiré de l'ordre du jour à la dernière minute.Le Taz attend depuis 2001 d'être relogé, après avoir été expulsé du Palais du commerce, pour laisser place à la Grande Bibliothèque du Québec.Mais depuis, le parc intérieur Orkus a vu le jour, remettant en question la pertinence de poursuivre le projet du Taz, qui se voudrait aussi un espace culturel pour les jeunes.Hier, les responsables de l'organisme à but non lucratif ont affirmé avoir convaincu la mairesse de l'arrondissement d'appuyer le projet, elle qui semblait froide à l'idée.«Nous avons rencontré la mairesse d'arrondissement et, à notre grande surprise, elle n'est plus contre l'idée, a souligné le directeur général du Taz, Michel Comeau.Nous espérons maintenant qu'elle va convaincre ses collègues de l'opposition du bien-fondé du projet.» Au bureau d'Anie Samson, on confirme que la mairesse d'arrondissement a bien rencontré les gens du Taz.Mais on soutient qu'elle continue à faire des vérifications auprès des différents ordres de gouvernement et qu'elle ne se prononcera pas avant le début de la semaine prochaine.À la ville-centre, on explique que c'est le manque de consensus qui a fait retarder le règlement.«Il y a eu plusieurs interventions publiques contre le projet, a dit Bernard Larin, porte-parole du comité exécutif.Il faut examiner de nouveau le projet.Il faut qu'il y ait consensus.» Impossible de savoir si la résolution sera remise à l'ordre du jour bientôt.Un architecte pour le Taz POLITIQUE DENIS LESSARD Élu après s'être engagé à réduire considérablement les impôts des particuliers, le gouvernement Charest n'a pas respecté sa parole.Après trois ans de mandat, le bilan économique des libéraux à Québec est «modeste et ambigu».L'Institut économique de Montréal (IEDM) a lancé hier un pavé dans la mare qui a fait bondir le ministre québécois des Finances, Michel Audet, et sa collègue responsable du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, peu habitués à des attaques venues du flanc droit.Dans un texte préparé par la vice-présidente de l'IEDM, Tasha Kheinddin, l'organisme constate que le gouvernement est bien loin d'avoir rempli sa promesse d'une réduction annuelle de 1 milliard des impôts.Après quatre budgets, Québec s'entête à présenter comme des baisses d'impôts des allègements fiscaux consentis aux familles à bas revenus qui, par définition, paient peu ou pas d'impôts, constate l'Institut.Ainsi, au lieu des 3 milliards qu'auraient dû recevoir les contribuables, après trois ans, on retrouve environ 626 millions de véritables baisses d'impôts, estime l'IEDM La croissance des dépenses publiques par rapport à la richesse collective des Québécois a ralenti : le ratio est passé de 18,1 à 17,7 % en trois ans, grâce à la croissance du PIB plutôt que grâce à la frugalité du gouvernement.Vu sous cet angle, les deux gouvernements péquistes - Bouchard et Landry - s'étaient astreints à une discipline plus rigoureuse, poursuit l'institut.L'organisme juge aussi bien modeste les résultats de la reconfiguration de l'État.Après trois ans, on constate que la fonction publique, qui avait atteint un sommet avec 75 800 personnes, se trouve réduite de 2500 postes.Seize organismes ont été abolis, mais leurs responsabilités et leurs budgets ont été transférés ailleurs dans la machine gouvernementale.Titulaire des Finances, Michel Audet était manifestement furieux à la suite des critiques de l'organisme.«L'Institut se discrédite avec un tel pamphlet.Je me serais attendu à une étude sérieuse et chiffrée ; on nous présente un papier d'opinion dogmatique dont le manque de sérieux choque», a-t-il soutenu dans un entretien accordé à La Presse.Le jugement négatif de l'IEDM sur la performance économique du gouvernement a été clairement contredit par le verdict favorable de la firme Moody's, qui a revu à la hausse son évaluation de la qualité du crédit québécois après le dernier budget », a souligné M.Audet.«Les baisses d'impôts, pour nous, c'est 2,9 milliards, a renchéri Mme Jérôme-Forget.Le gouvernement a favorisé les familles à faibles revenus, et dans toutes les études on a reconnu qu'il s'agissait de baisses d'impôts.» Sur la reconfiguration de l'État, elle soutient que les gestes faits ont réduit les dépenses publiques de 1 milliard par année.Le Québec s'est contenté d'une augmentation de dépenses équivalant à la moitié de la moyenne canadienne, une rigueur appréciée par Moody's, a aussi rappelé la ministre.«Ne remplacer qu'à un poste sur deux quand on sait que d'ici 2012, 40% des fonctionnaires actuels seront partis, c'est tout un défi», a-t-elle soutenu.Pour le critique péquiste aux finances, François Legault, le verdict de l'IEDM donne une gifle à un gouvernement qui s'était laissé aller à des promesses irréalistes de baisses d'impôts.«La crédibilité de M.Charest sur les questions économiques en prend pour son rhume.J'ai toujours dit que les baisses d'impôts promises étaient irréalistes», a souligné le député péquiste de Rousseau.Pour l'ADQ, Mario Dumont a soutenu que l'Institut s'était censuré en parlant d'un bilan «modeste et ambigu».«En bon québécois, on appelle ça un bilan pourri », a-t-il dit.«C'est un abandon total des engagements si on considère qu'on n'a que le huitième des baisses d'impôts promises et que de l'autre côté, le gouvernement a procédé à des hausses de tarifs totalisant 1 milliard», a noté M.Dumont.Trois ans après les élections, le bilan du gouvernement est «un échec qui permet de mesurer l'ampleur de la tromperie qui a été faite», a ajouté le chef de l'ADQ.À l'approche des élections, les efforts de réduction de dépenses de Québec seront probablement annulés par la «distribution des cadeaux de Noël », une opération «qui devient ridicule » devant l'ampleur des ratés de la politique économique du gouvernement, mis à jour par l'IEDM, a conclu M.Dumont.Un pavé dans la mare libérale L'Institut économique de Montréal affirme que les libéraux n'ont pas rempli leurs engagements PHOTO ANDREW VAUGHAN, PC Après trois ans de mandat, le bilan économique des libéraux à Québec est «modeste et ambigu», selon l'Institut économique de Montréal.TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Les villages profiteront eux aussi des millions que le premier ministre Jean Charest fait pleuvoir sur le Québec.Le cadeau pourrait s'élever à une centaine de millions de dollars, voire jusqu'à 200 millions, sur cinq ans, selon ce qu'a appris La Presse.L'organisme Solidarité rurale, mandaté par Québec pour le conseiller sur le renouvellement de la Politique de la ruralité, recommanderait sous peu d'au moins doubler les investissements qui ont été versés aux petites municipalités entre 2001 et 2006.En 2001, le gouvernement péquiste avait décidé d'accorder 90 millions de dollars sur cinq ans à la mise en oeuvre de la Politique de la ruralité.Cette politique arrive à échéance en mars 2007.Fort du succès remporté par cette initiative, Solidarité rurale proposerait au gouvernement d'y allouer 200 millions de dollars sur cinq ans.La ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, manifeste une certaine ouverture.Son porteparole affirme que le gouvernement Charest sera plus généreux que le précédent.«On va faire plus.Le gouvernement est prêt à mettre des sommes importantes.Mais il est trop tôt pour parler de montant d'argent précis », a affirmé l'attaché de presse de la ministre Normandeau, Jonathan Trudeau.Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, membre de Solidarité rurale, constate de son côté que le gouvernement envoie des « signaux positifs », qu'il semble plutôt favorable au versement des 200 millions de dollars.Solidarité rurale transmettra un avis à la ministre Normandeau la semaine prochaine, à la suite d'une réunion de son conseil d'administration.C'est dans cet avis qu'il recommandera officiellement une bonification de la Politique de la ruralité.Jean Charest a promis de renouveler cette politique cet automne.Mais avant de procéder à une annonce, le gouvernement tiendra deux « journées de la ruralité », les 11 et 12 octobre, à Duchesnay, près de Québec.«On va consulter nos partenaires pour mieux connaître leurs besoins », a expliqué Jonathan Trudeau.La Politique de la ruralité vise à assurer la revitalisation et le développement des quelque 1000 villages du Québec où vivent 1,6 million de personnes.Son enveloppe budgétai re permet de financer des projets soumis par les MRC, comme la construction d'une maison de jeunes ou la mise en valeur de sites touristiques.En août, lors d'une visite sur la Basse-Côte-Nord, Jean Charest s'est donné comme objectif de développer une stratégie d'occupation de tout le territoire québécois.Le renouvellement de la Politique de la ruralité s'inscrit dans cette stratégie.Le ministre Raymond Bachand doit quant à lui présenter une politique de développement régional.Québec réserve plus d'une centaine de millions pour les villages PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 La députée péquiste de Rimouski, Solange Charest, a annoncé hier qu'elle ne solliciterait pas un nouveau mandat lors du prochain scrutin général.Âgée de 56 ans, Mme Charest a cependant l'intention d'achever le présent mandat, son troisième.Elle a été élue pour la première fois à l'Assemblée nationale en septembre 1994, puis réélue en 1998 et 2003.L'an dernier, lors de la course à la direction du Parti québécois, M me Charest avait appuyé Richard Legendre.Son nom s'ajoute à la liste des départs annoncés dans les rangs péquistes : Jean-Pierre Charbonneau (Borduas), Hélène Robert (Deux-Montagnes), Claude Pinard (Saint-Maurice) et Michel Morin (Nicolet-Yamaska), sans compter les démissions récentes de Nicole Léger (Pointe-aux-Trembles) et Pauline Marois (Taillon).Lorsque le Parti québécois était au pouvoir, Mme Charest a occupé diverses fonctions, dont celle d'adjointe parlementaire de la ministre Pauline Marois.Depuis 2004, elle est porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux.Solange Charest annonce son départ Comme Jacques Demers, aidez 800 000 Québécois à sortir de l'ombre! Faites un don! CAMPAGNE ANNUELLE DE FINANCEMENT de la Fondation pour l'alphabétisation JACQUES DEMERS PRÉSIDENT D'HONNEUR 3426853A Célébrez votre amour.L'allégresse.Inspirée par Birks.De la collection exclusive de bagues à diamants créées par Toni Cavelti, des bagues de fiançailles et des joncs en platine et or jaune à 18 carats, à partir de 2 600 $.Magasinez avec nous en ligne ou à votre magasin Birks préféré.Visitez le www.birks.com ou composez le 1.800.682.2622.3422073A SUITE DE LA UNE «Nous voulons de l'action», insiste Harper Bob Rae présente son programme Le Canada a besoin d'un programme national de couverture de médicaments onéreux pour aider les patients qui font face à la faillite parce qu'ils ont besoin de médicaments très coûteux pour survivre, a déclaré le candidat à la direction des libéraux Bob Rae, hier.Ce qu'on appelle « l'assurance médicaments unifoliée » est la pièce de résistance d'un programme électoral composé de six sections, que M.Rae a dévoilé hier dans l'espoir d'améliorer ses chances de succéder à Paul Martin au poste de chef du Parti libéral du Canada.«Personne au Canada ne devrait se retrouver dans l'obligation de choisir entre sa santé et la catastrophe financière, et c'est malheureusement le cas d'un trop grand nombre de Canadiens de nos jours », a déclaré M.Rae, qui a qualifié son programme de « stratégie très pratique et réaliste ».M.Rae, qui a dirigé un gouvernement néodémocrate en Ontario de 1990 à 1994, a dit avoir les connaissances qu'il faut pour concevoir un programme d'assurance médicaments efficace.Presse Canadienne SÉNAT suite de la page A1 « Le fait que les sénateurs puissent être nommés \u2014 et ils le sont quelquefois \u2014pour des mandats de 15, de 30, voire de 45 ans, n'est tout simplement pas acceptable pour la collectivité canadienne du XXIe siècle », a plaidé le premier ministre.Ce dernier a ajouté d'ailleurs que S-4 « serait une avancée modeste » dans la réforme du Sénat mais qu'il s'agit, a-t-il insisté, d'une première étape qui ne nécessiterait pas d'amendement constitutionnel et qui serait suivie plus tard par « d'autres propositions» plus ambitieuses.Interrogé par le sénateur néoécossais Gérald Comeau sur les conséquences d'un rejet de S-4 par le Sénat, tout aussi « modeste » soit cette réforme, le premier ministre a répondu par une mise en garde.« Je pense que cela va suggérer à la population que n'importe quel changement sera difficile ou sera même peut-être impossible.Plus important, cela suggérera que le Sénat actuel est incapable de participer à une telle réforme.» Le premier ministre n'en a pas moins plaidé en faveur du maintien du Sénat dans le système parlementaire canadien.« Je crois aux principes qui soustendent la Chambre haute, a-t-il affirmé.Le Canada a besoin d'une Chambre haute qui fournisse un second avis sérieux et efficace.Le Canada a besoin d'une Chambre haute qui donne la parole à nos diverses régions.Mais le Canada a aussi besoin d'une Chambre haute qui ait une légitimité démocratique.» Le sénateur libéral Jim Munson a pour sa part demandé au premier ministre si ses projets de limiter le mandat d'un sénateur à huit ans et de faire élire le Sénat ne constituaient pas « une américanisation» du système parlementaire canadien.« Je m'attendais à cette remarque, a répondu M.Harper.Je ne crois pas que les Américains aient le monopole de la démocratie.Notre projet est une idée canadienne et c'est en fait une idée partagée par de plus en plus de pays dans le monde.Presque tous les pays élisent toutes leurs législatures.» D'autres sénateurs se sont inquiétés de l'imprécision du projet de loi S-4, qui demeure silencieux sur le caractère renouvelable d'un futur mandat de huit ans d'un sénateur.Ils craignent en effet que si le mandat proposé de huit ans est renouvelable, certains sénateurs mettront en veilleuse leur indépendance politique pour servir le gouvernement en place dans le but d'obtenir un second mandat.Le premier ministre a reconnu cette lacune tout en soulignant que le projet de loi avait été conçu dans la perspective d'un éventuel Sénat élu.« Pour cette raison, a-t-il ajouté, je pense que la possibilité du mandat renouvelable est désirable.Cependant, si le comité conclut que le renouvellement d'un mandat de huit ans n'est pas désirable pour des raisons constitutionnelles ou pour d'autres raisons, le gouvernement est prêt à faire preuve de flexibilité et à abandonner cette idée.On peut vivre avec cela.» « Le Canada a besoin d'une Chambre haute qui donne la parole à nos diverses régions.Mais le Canada a aussi besoin d'une Chambre haute qui ait une légitimité démocratique.» ARTGOLD 4937, rue Sherbrooke Ouest (514) 484-3515 VENDÔME PAIEMENT COMPTANT Nous achetons les bijoux, diamants, montres et tableaux de qualité.La demande internationale très forte nous permet d'acheter au prix le plus élevé et de payer sur-le-champ.Toutes les transactions sont strictement confidentielles.Bijoux Victoriens, Tiffany, Cartier, Van Cleef & Arpels, or, 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sunnite ont présenté hier au Parlement deux projets de loi différents sur le fédéralisme.Entamant l'étude des projets, les députés sunnites ont accusé les chiites de vouloir diviser l'Irak, et le président du Parlement a dû intervenir pour calmer les esprits.La Constitution d'octobre 2005 prévoit que la structure de l'État soit fédérale, avec la possibilité pour les 18 provinces de se regrouper en régions autonomes - comme les trois provinces du Kurdistan, qui disposent d'une administration commune et qui ont même remplacé le drapeau irakien par le drapeau kurde.Une large partie de l'Alliance chiite est favorable à la création d'une région autonome dans les provinces du sud.Les Arabes sunnites redoutent l'éclatement du pays.Les ressources pétrolières sont dans le nord et le sud.Dans un enregistrement audio mis en ligne sur un site islamiste, le chef d'Al-Qaeda en Irak, Abou Hamza al-Mouhajer, a appelé entre-temps tout sunnite à tuer au moins un Américain dans les 15 prochains jours.Trois GI ont été tués mercredi dans des attaques séparées en l'Irak, a annoncé hier l'armée états-unienne.Ces décès portent à 2662 le nombre de GI et personnel assimilé morts en Irak depuis l'invasion de mars 2003.La morgue de Bagdad révisait de son côté de 550 à 1535 le nombre de tués pendant le mois d'août dans la capitale, qui fait l'objet d'opérations de sécurité ciblées par les forces états-uniennes et irakiennes.Le gouvernement Maliki a prolongé d'un mois l'état d'urgence dans le pays.Hier, il a fermé pour un mois le bureau de la télévision Al Arabiya à Bagdad, l'accusant, sans donner de précisions, de faire du «reportage non professionnel ».Avec AFP, CSM, AP, Reuters, The Times, BBC L'Irak prend le commandement de son armée Les États-Unis rappellent que leurs soldats vont rester BENOIT FAIVELEY COLLABORATION SPÉCIALE RAMALLAH \u2014 La cour du collège est déserte.Les quelques paquets de chips et les canettes de soda traînent sur le bitume, comme des vestiges de la précédente année scolaire.Depuis le début des dernières vacances, rien n'a été nettoyé, car dans ce collège de Ramallah, la cloche qui devait sonner samedi la rentrée des classes est restée désespérément muette.Samedi devait être aussi la douzième rentrée des classes de Hadnan Samea.Ce professeur de mathématiques ne fera pas cours aujourd'hui, ni sans doute, dans les prochains jours.En cette période de rentrée scolaire palestinienne, ce sont 90% des écoles qui n'ont pas ouvert leurs portes.N'ayant pas reçu de salaire depuis six mois, Hadnan a décidé de faire grève, comme des milliers de ses collègues.L'Autorité palestinienne, privée de l'aide internationale depuis l'arrivée du Hamas au pouvoir, n'a plus les moyens de payer ses fonctionnaires.Aujourd'hui Hadnan est un homme amer : « J'en veux au monde qui n'a pas respecté notre démocratie et qui nous a coupé les vivres, commente-t-il tristement.J'en veux surtout à notre gouvernement qui n'est pas capable de nous sortir de là.Le Hamas est responsable de la catastrophe que nous vivons.» Sama, la femme de Hadnan, continue à travailler.Propriétaire d'un salon de beauté à Ramallah, cela lui permet de rapporter quand même un peu d'argent à la maison.Coquette, pas voilée, elle affiche fièrement des photos des top-modèles israéliennes sur les murs de son institut.Le couple n'a aucune sympathie pour les islamistes du Hamas qu'il juge irresponsable : «Nous, on a la chance d'avoir un salaire qui vient du privé, admet Sama, mais parmi notre clientèle, beaucoup de gens sont des fonctionnaires de l'Autorité et leur situation est dramatique.D'ailleurs ils ne viennent plus ici.» Déçus par le Hamas La grève s'est élargie à toutes les institutions palestiniennes.Car, comme Hadnan et Sama, un nombre croissant de Palestiniens se disent déçus par le Hamas.Pour eux, le refus obstiné de reconnaître Israël a obligé la population à se priver de l'aide internationale pourtant indispensable à l'économie.Les laïques du Fatah, eux, veulent profiter de cette grande grève des fonctionnaires pour pousser les islamistes à la démission.Ainsi, dans les faubourgs de Ramallah, une tente dressée arbore de larges drapeaux palestiniens et des représentants du Fatah se succèdent au microphone pour s'adresser aux grévistes.Haranguant le petit nombre de personnes venues assister à son discours, le porte-parole du Fatah, Ahmad Abdel el-Harman clame haut et fort qu'«un démocrate a besoin de manger.Vous pouvez être aussi démocratique que vous le voulez mais a la fin vous vous préoccupez de votre estomac.Un ventre vide a le droit de demander à son gouvernement pourquoi il en est ainsi.» Dimanche, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rencontrait le premier ministre Ismaël Haniyeh - issu du Hamas - pour tenter, encore une fois, de dénouer la crise palestinienne.Si aujourd'hui les fonctionnaires n'ont pas l'air de croire à une solution miracle, la grève aura au moins fait quelques heureux : sur la route qui mène à Jérusalem, des enfants, contraints à faire l'école buissonnière, jouent au foot sur un terrain vague.TERRITOIRES PALESTINIENS Grève des profs et des fonctionnaires PHOTO BENOIT FAIVELY, COLLABORATION SPÉCIALE Dans les faubourgs de Ramallah, une tente dressée arbore de larges drapeaux palestiniens et des représentants du Fatah se succèdent au microphone pour s'adresser aux grévistes.Les laïques du Fatah, eux, veulent profiter de cette grande grève des fonctionnaires pour pousser les islamistes du Hamas à la démission.MONDE ATLANTIS Les dernières nouvelles sur le lancement de la navette spatiale Atlantis sur www.cyberpresse.ca 3425900A MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde LE TOUR DU GLOBE RDCONGO Kabila en tête La plate-forme politique du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila est arrivée en tête des élections législatives du 30 juilletmais n'obtient pas lamajorité absolue, selon les résultats annoncés par la Commission électorale de RDC.Selon les résultats provisoires complets du scrutin, l'Alliance de la majorité présidentielle obtient plus de 200 des 500 sièges à pourvoir au sein de la nouvelle Assemblée nationale.En 2e position, arrive le Regroupement des nationalistes congolais, une alliance de partis qui soutient le vice-président Jean-Pierre Bemba et qui décroche une centaine de sièges.AFP BELGIQUE Terroristes néonazis Les autorités belges ont annoncé hier le démantèlement d'un réseau néonazi au sein de l'armée qui envisageait, selon elles, des actions terroristes pour déstabiliser les institutions démocratiques du royaume.Le principal suspect, identifié par les initiale B.T., est un militaire en fonction au Régiment Libération de Léopoldsburg, dans la province du Limbourg (Nord-Est).Il est le fondateur d'un groupement néonazi baptisé BBET (Sang-Terre- Gloire-Honneur), qui recrutait au sein de l'armée.AFP SUISSE Haro sur les minarets La construction de minarets se heurte à une opposition de plus en plus vive en Suisse et le parti de droite UDC en a demandé l'interdiction dans le canton de Zurich, suscitant les protestations des autres partis et des institutions religieuses.Devant le Grand Conseil zurichois, l'organe législatif du canton le plus peuplé de Suisse, l'UDC, premier parti suisse, a fait passer de justesse une motion demandant d'interdire à l'avenir la construction de minarets.Nous avons l'impression que le minaret est une provocation, que nous ne pouvons pas accepter, a déclaré Claudio Zanetti, secrétaire général de l'UDC zurichoise, qui en fait une question de principe.AFP RUSSIE Mine en feu Un incendie a éclaté hier dans une mine d'or de Sibérie, coinçant plus d'une trentaine de mineurs dans des tunnels souterrains.L'accident s'est produit dans la mine Verchino-Darasounski, dans la région de Tchita, à 4800 mètres à l'est de Moscou.Sur les 64 mineurs qui travaillaient dans la mine, 31 ont pu être évacués.AFP HAÏTI «Étude rigoureuse » Athena Kolbe a admis hier avoir travaillé il y a 10 ans avec une organisation proche d'Aristide, mais elle a insisté pour dire que cela n'entamait en rien la rigueur de son étude, dans The Lancet, sur les violations des droits humains en Haïti après le renversement de l'ancien président en 2004.«Je me suis expliquée avec Charles Arthur, du Haiti Support Group, à Londres, et il a regretté avoir contesté ma crédibilité auprès de The Lancet», a-t-elle dit.L'étude a établi que 8000 personnes ont été tuées et 35 000 femmes agressées sexuellement dans les 22 mois suivant le renversement d'Aristide en février 2004.La Presse ÉTATS-UNIS Tours dévoilées Le promoteur Larry A.Silverstein a présenté hier les maquettes de trois gratte-ciel qui s'élèveront à l'emplacement des anciennes tours jumelles du World Trade Center.Chaque édifice sera signé par un architecte différent - deux Britanniques, Norman Foster et Richard Rogers, et un Japonais, Fumihiko Maki, participeront à ce projet prestigieux.Le projet rendu public hier présente l'image la plus précise de l'allure que prendra l'horizon de Manhattan une fois le projet réalisé.Les tours 1, 2 et 3 s'ajouteront à la Freedom Tower de 541 mètres , ou Tour 1, qui dominera le paysage.New York Times PHOTO GETTY IMAGES Trois gratte-ciel s'élèveront à l'emplacement des anciennes tours jumelles du World Trade Center.MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 L'avenir politique de Tony Blair est de plus en plus incertain.Après 48 heures de rumeurs et de luttes intestines dans son parti, le premier ministre britannique a confirmé pour la première fois de vive voix hier qu'il quitterait son poste d'ici un an.Il a fait cette annonce très attendue devant les élèves d'une école dans le nord de Londres.Ses nombreux détracteurs au sein du parti exigeaient la date précise de son départ.Huit membres de son cabinet l'ont réclamée de manière éclatante hier en démissionnant, voulant l'acculer au mur.Blair ne leur a pas donné entière satisfaction.«Concernant le calendrier et la date de mon départ, j'aurais préféré le faire à ma manière, a-t-il dit lentement.Mais il est évident que, à cause des affirmations de plusieurs de mes collègues, le prochain congrès du Labour dans deux semaines sera mon dernier en tant que dirigeant du parti.» Cet aveu représente une défaite pour Tony Blair.Il s'obstinait depuis des mois à ne dévoiler aucun indice sur le moment où il tirera sa révérence d'ici les prochaines élections en 2009 ou 2010, comme l'a fait remarquer The Guardian hier.Toutefois, les fortes pressions de ses anciens fidèles et du camp de Gordon Brown, le ministre des Finances et dauphin de Blair, ont fini par l'ébranler.Si le premier ministre a cédé du terrain, il a tout de même refusé de préciser une date ou un mois.«J'annoncerai (le moment de mon départ) à une date ultérieure et je le ferai dans l'intérêt du pays et en fonction des circonstances du moment », a-t-il affirmé.Quant à Gordon Brown, avec qui Tony Blair aurait eu un entretien orageux mercredi, il a déclaré qu'il appuyait la décision de son rival.Mai 2007?Les rumeurs allaient bon train hier quant à cette fameuse date.The Evening Standard et la chaîne Sky News proposaient le 4 mai 2007 alors que The Sun annonçait plutôt le 31 mai.Jack Straw, ministre fidèle de Blair, a confirmé hier qu'il serait «raisonnable» que le premier ministre reste à Downing Street au moins deux ans après les dernières élections, soit jusqu'en mai 2007.Le chroniqueur pol itique Nick Robinson, de la BBC suggérait hier que les fidèles de Blair voulaient gagner du temps pour permettre à un candidat sérieux d'affronter Gordon Brown dans une course à la direction.Leur meilleur espoir en ce moment serait John Reid, le ministre de l'Intérieur.Malgré toutes ses hypothèses, il n'en demeure pas moins que l'heure est grave pour Tony Blair, croit l'expert politique David Jarvis.«La position du premier ministre est de plus en plus intenable, explique le professeur de l'Université de Cambridge à La Presse.Maintenant qu'il a cédé du terrain, il devra faire toujours plus de concessions pour calmer la grogne dans son parti.» « Je crois que d'ici quelques mois, il sera poussé vers la sortie avant qu'il ne soit prêt à partir.La seule chose qui pourrait le garder au pouvoir plus longtemps serait une crise majeure internationale.» M.Jarvis soutient aussi que l'idée de se rallier à un chef en perte de vitesse séduira de moins en moins les membres du Labour.«Son pouvoir et sa crédibilité s'effritent de jour en jour.D'autres députés travaillistes pourraient se rebeller contre lui.Sa volonté de rester à la tête du parti sera sérieusement mise à l'épreuve dans les prochaines semaines.» Tony Blair quittera son poste d'ici un an « La position du premier ministre est de plus en plus intenable, explique l'expert politique David Jarvis.Maintenant qu'il a cédé du terrain, il devra faire toujours plus de concessions pour calmer la grogne dans son parti.» ARIANE LACOURSIÈRE À quelques jours du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre, Oussama ben Laden est apparu sur les ondes de la chaîne Al-Jazira.Le chef du réseau terroriste Al-Qaeda est montré en compagnie de deux kamikazes impliqués dans les attaques du World Trade Center et du Pentagone qui ont fait près de 3000 morts en 2001.Selon le réseau de télévision arabe, la vidéo d'une durée d'une heure et demie montre «pour la première fois des dirigeants d'Al-Qaeda en train de planifier les attaques du 11 septembre et de s'entraîner à leur exécution».Oussama ben Laden apparaît assis par terre en compagnie d'Abu Hafs Al- Masri et de Ramzi Binalshibh, deux des principaux suspects des attentats.À un autre moment il déambule, vêtu d'une longue robe noire et d'un bandeau blanc, parmi une douzaine d'hommes armés.Les militants masqués qui l'entourent s'entraînent à la pratique d'un art martial.Un peu plus loin, la vidéo présente les kamikazes saoudiens Hamza Alghamdi et Wail Alshehri.Tous deux se trouvaient à bord des avions qui ont percuté les tours sud et nord du World Trade Center.Les deux hommes livrent leurs derniers souhaits à la caméra.Le directeur du Groupe de travail sur la sécurité nationale de l'Université d'Ottawa, Wade Deisman, s'interroge sur la véracité des images montrées par Al-Jazira.«Il faut remettre en question la crédibilité de cette vidéo.Ça ressemble un peu à un montage mal fait », dit-il.Mais peu importe la source de ces images, les conséquences de leurs publication seront minimes, prévoit M.Deisman.Plusieurs vidéos montrant Oussama ben Laden ont circulé dans le monde depuis le 11 septembre.Selon lui, en diffuser quelques-unes de plus ne changera rien.« Les gens voient que le monde est devenu plus dangereux.La majorité croit maintenant que cette situation a très peu à voir avec Oussama ben Laden.Ce sont plutôt les différentes actions des États-Unis, comme les abus à Abou Ghraib, qui sont maintenant montrées du doigt », croit-il.M.Deisman ajoute que la population sera beaucoup plus attentive aux commentaires de ses dirigeants à l'occasion de l'anniversaire du 11 septembre qu'à ces images de terroristes.«Les discours que prononceront George W.Bush et le premier ministre de Grande-Bretagne, Tony Blair, auront plus de conséquences », pense-t-il.Les Canadiens et les Américains peuvent aussi se rassurer.Ce n'est pas parce qu'une vidéo est diffusée qu'il faut craindre un attentat dans les prochains jours, estime M.Deisman.«De toute façon, tous les pays occidentaux sont déjà en état d'alerte maximale.Ce n'est pas une vidéo de plus qui changera quelque chose.Mais je crois que malgré cela, d'autres images sortiront dans les médias d'ici le 11 septembre », ajoute-t-il.Avec l'Agence France-Presse, Associated Press et Al-Jazira.11 SEPTEMBRE Al-Jazira montre une vidéo de ben Laden préparant les attaques PHOTO MATT DUNHAM, AP Un premier avion, de la Middle East Airlines, a atterri hier à Beyrouth, après la levée du blocus aérien imposé pendant près de deux mois par Israël.Israël maintient toutefois son blocus maritime contre le Liban et n'a l'intention de le lever qu'après le déploiement d'une force navale internationale le long des côtes libanaises.L'État hébreu veut ainsi empêcher toute livraison d'armes au mouvement armé chiite Hezbollah.Liban Le blocus aérien levé FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Ignatieff et lanation apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Lorsque, à la veille de la Fête nationale des Québécois, le premier ministre Harper a esquivé les questions portant sur la nation québécoise, les médias en ont fait tout un plat.Les leaders souverainistes aussi: Gilles Duceppe s'est dit « insulté », André Boisclair a parlé d'« affront ».Avant-hier, le favori dans la course à la direction du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, a publié son programme, programme dans lequel il prend fermement partie en faveur de la reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise.Silence total.Les médias de langue française n'en ont pas dit mot.Il ne s'est pas trouvé de politicien du Québec pour s'en réjouir.Il est vrai que ce n'est pas la première fois que M.Ignatieff parle de la nation québécoise.Sauf qu'il y a une différence entre glisser une phrase dans un discours et affirmer solennellement qu'une réforme constitutionnelle devra prévoir « la reconnaissance du statut national du Québec ».« Le Québec a fait son entrée dans la fédération à la condition explicite que ses caractéristiques distinctes bénéficient d'une protection spéciale au sein du gouvernement fédéral, écrit Ignatieff.Depuis, l'unité canadienne repose sur la reconnaissance de ce principe.» Ce n'est pas rien : voici un successeur potentiel de Pierre Elliott Trudeau à la tête du Parti libéral du Canada, défendant d'un océan à l'autre l'idée qu'il faut reconnaître le Québec non comme simple société distincte \u2014 un concept que Trudeau a férocement combattu \u2014 mais comme nation ! Dans son document, Ignatieff soutient aussi \u2014 à l'encontre de quelques fédéralistes dépassés \u2014 que « le Québec est une nation au plan civique et non une nation au plan ethnique ».Il affirme, cette fois à l'opposé des adversaires de la loi 101, que «la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et sa réglementation linguistique font l'équilibre entre les droits de la majorité et les droits des minorités ».Les Québécois les plus nationalistes ne se satisferont évidemment pas de ces propos.On les entend déjà dénoncer le verre à moitié vide : M.Ignatieff ne veut pas accorder de nouveaux pouvoirs au gouvernement du Québec (lesquels veut-on, exactement ?) ; il prône un gouvernement fédéral suffisamment fort pour pouvoir « maintenir l'unité de la citoyenneté canadienne » (quelle horreur !).Il n'en demeure pas moins que la reconnaissance de la nation québécoise proposée par M.Ignatieff, que souhaitent aussi bon nombre de libéraux fédéraux du Québec, représenterait un virage d'importance pour le PLC.Ce changement de philosophie politique de libéraux de haut niveau démontre encore une fois que, contrairement à la perception partagée par trop de Québécois, le fédéralisme canadien n'est pas immuable.Seulement au cours des deux dernières années, le concept de « fédéralisme asymétrique » a été introduit dans divers accords Québec-Ottawa, ce qui aurait été impensable autrefois.Des ententes importantes entre les deux gouvernements ont ouvert la voie à la mise en place d'un régime québécois de congés parentaux et à la présence du gouvernement du Québec à l'UNESCO.L'équilibre fiscal entre Ottawa et les provinces est en voie d'être rétabli, si ce n'est déjà fait.Au Québec, chacune de ces avancées a été tout de suite minimisée, puis rangée aux oubliettes.Et de passer à la prochaine revendication existentielle ! Les Québécois devraient se réjouir de voir un politicien libéral de l'envergure de M.Ignatieff défendre une vision aussi réfléchie, cohérente et équilibrée du Canada.Une vision où, comme il le dit, « la grande majorité des Québécois considèrent le Québec comme leur nation et le Canada comme leur pays ».serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca JACQUES ROY L'auteur est professeur aucégep de Sainte-Foy et membrechercheur l'Observatoire Jeunes et Sociétéde l'INRS.À entendre la rumeur publique, alimentée à souhait par les médias, les jeunes sont incultes, indifférents au monde qui les entoure et ils ne tiendraient à aucune valeur.Pour tout dire, les jeunes seraient nihilistes ! Et quand ils ont des valeurs, ce serait celles dictées par l'économie marchande, soit la consommation et le divertissement.Ils y seraient passivement asservis selon certains carburant généreusement aux préjugés.Ces représentations ne sont pas sans déteindre malencontreusement sur le portrait des cégépiens.Ils seraient porteurs du même mal ! Une récente enquête réalisée dans l'ensemble des collèges du Québec auprès de 1729 étudiants s'inscrit en faux contre ces mythes entretenus à leur égard.Voyons de plus près.Les valeurs des cégépiens Cette enquête nationale effectuée au printemps dernier a mis en évidence l'existence d'un système de valeurs prédisposant au savoir et aux études collégiales chez les cégépiens.C'est ainsi que des énoncés de valeurs tels que l'acquisition de connaissances, la compétence professionnelle, la méritocratie \u2014 soit l'importance de l'effort pour réussir \u2014, bien faire les choses et l'autonomie, figurent au premier rang des énoncés de valeurs retenus par les étudiants.À mi-chemin, on retrouve d'autres énoncés tels que l'importance de posséder une culture générale et la signification que revêt le diplôme d'études collégiales pour les étudiants.Les valeurs liées au monde de la consommation et du divertissement sont présentes bien sûr \u2014 les enfants du cyberespace sont aussi le produit de la société de consommation \u2014 mais elles sont secondarisées dans l'esprit des cégépiens par rapport à leurs études.Ainsi, les énoncés de valeurs se rapportant à l'apparence, à la consommation de biens matériels ou à l'argent vite fait, se situent au bas du tableau des énoncés de valeurs.Globalement, les cégépiens sont pragmatiques et ouverts à la différence \u2014 ce sont aussi les enfants des chartes des droits pour qui le racisme, l'homophobie ou le sectarisme religieux par exemple ne font pas partie de leur vision du monde.Et les études collégiales constituent pour la majorité d'entre eux un parcours significatif en lien étroit avec leur avenir personnel et professionnel.Sur un autre registre, nous avons mesuré l'impact du système de valeurs des cégépiens sur des indicateurs de la réussite scolaire.Il appert que des valeurs telles que l'importance accordée aux études, à l'effort pour réussir, à la famille et au diplôme collégial sont positivement associées à un bon rendement scolaire ou à une persévérance accrue aux études collégiales.Inversement, ceux et celles privilégiant des valeurs liées au monde de la consommation et à la culture de l'immédiateté (ce qui importe c'est le moment présent), présentent des risques plus imminents à l'échec et à l'abandon scolaires.Une génération qui s'exprime bien Les valeurs des collégiens ne sont pas le seul déterminant de la réussite scolaire.Des facteurs tels que la qualité de contact avec les professeurs, le soutien familial, les conditions socioéconomiques ou le bien-être personnel par exemple exercent un rôle certain sur la trajectoire scolaire des élèves.Cependant, selon nos résultats, le système de valeurs des cégépiens, conjugué à d'autres facteurs, représente un fil conducteur de la réussite.En particulier, il constituerait un facteur décisif chez les élèves masculins à risque d'échec et d'abandon scolaires.La bonne nouvelle consiste au fait que la grande majorité des cégépiens ont dans leur mire la réussite de leurs études.Elle loge au premier plan de leurs valeurs.C'est ainsi que 78 % des collégiens estiment « très importante » cette réussite (83 % chez les filles, 63% chez les garçons).On est loin du désabusement collectif que certains croient déceler dans les nouvelles générations.Le repérage des principaux indicateurs de l'enquête nationale nous fait donc voir un profil de cégépiens se sentant bien au collège, engagés dans leurs études et valorisant le savoir.Informés, critiques et créatifs, s'exprimant avec facilité, ils réclament de leurs enseignants une pédagogie certes exigeante mais aussi variée dans ses méthodes afin qu'ils se réapproprient les apprentissages, les connaissances.Le cégep est pour eux un lieu de développement personnel et de préparation de leur avenir professionnel.Et ils s'y investissent : les élèves consacrent en moyenne 12 heures par semaine à leurs études (près du cinquième y accorde 20 heures et plus sur une base hebdomadaire) et 85%considèrent leur charge de travail comme « élevée» ou « très élevée ».(.) Des cégépiens incultes, indifférents et sans valeurs où le collège serait une oasis de passage laissant libre cours à leur errance existentielle ?Fadaise que tout cela ! Ce n'est pas la première fois que les représentations populaires ne s'accordent pas avec la réalité.Ces cégépiens ont plutôt besoin d'enseignants qui croient en eux, en leur potentiel réel, de parents qui les appuient moralement et financièrement \u2014 ils sont un facteur de persévérance aux études selon nos travaux \u2014 et d'une population qui reconnaît en eux un investissement pour l'avenir de la société.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Une génération nihiliste?Contrairement aux idées reçues, les cégépiens d'aujourd'hui valorisent le savoir et leurs études, avant la consommation et le divertissement.Liturgie symphonique mroy@lapresse.ca MARIO ROY L'Orchestre symphonique de Montréal a vécu un moment privilégié, mercredi soir, dans et autour de la salle Wilfrid-Pelletier.Y était présenté le concert d'ouverture de sa 73e saison, et célébré le sacre officiel du sauveur, Kent Nagano.Pour la spectaculaire Neuvième, la grande nef de la Place des Arts était comble, bien sûr.Il y avait foule aussi sur le parvis, où le concert était retransmis sur écran géant et emballé dans une présentation audacieuse.sans parler de l'accompagnement des cloches de la ville aux cent clochers, peut-être l'ornement en trop qui faisait un peu vieille soutane ! Enfin, dans les chaumières, une foule plus grande encore se trouvait certainement devant le petit écran pour la retransmission offerte par Radio-Canada.Au total, on a osé beaucoup.Surtout compte tenu du fait que le milieu de la musique classique est, de toutes les cliques culturelles, le plus méfiant vis-à-vis tout ce qui pourrait modifier la séculaire liturgie symphonique.Or, il faudrait oser davantage encore.Car, paradoxalement, l'affaire a mis en évidence les difficultés que vit la grande musique.À commencer par le spectaculaire vieillissement de ses fidèles, évident à l'intérieur, alors même que se pressait à l'extérieur un peuple jeune et curieux.Mais l'événement a aussi suggéré ce que donnerait une réforme.païenne.Beethoven était branché, mercredi, sur des consoles d'image et de son.Il n'aurait fallu qu'un clic de souris pour que, dans la salle aussi, on voie Nagano de face en gros plan, ou les doigts des violoncellistes, ou les visages des choristes.Pour qu'une subtile amplification (nous savons : c'est sacrilège !) donne au quatrième mouvement la puissance sonore qu'il n'avait pas: ce n'est pas qu'une question de salle, mais aussi d'habitudes d'écoute, lesquelles ont radicalement changé depuis la domestication de l'électricité.Bref, il faut de toute urgence désacraliser la musique classique.Et laisser les cloches sonner le glas des vieux cérémonials.Les cégépiens ont besoin d'enseignants qui croient en eux et en leur potentiel réel, ainsi que de parents qui les appuient moralement et financièrement.Le dernier adieu?Ce n'est pas rare qu'un chanteur ou un groupe nous annonce sa tournée d'adieu.Mardi dernier, c'était au tour de l'infatigable Charles Aznavour, 82 ans, de lancer une série de concerts \u2014 les derniers assure- t-il \u2014 dans toutes les langues sauf le français.Il n'est pas le seul à nous menacer de sa disparition.À chaque tournée des Rolling Stones, on laisse entendre que ce pourrait bien être la dernière fois que les papys du rock montent sur scène.Les Who, qui donnent un spectacle la semaine prochaine à Ottawa, ont pour leur part fracassé bien des guitares en jurant que c'était la dernière fois.Puis ils sont revenus.Et revenus.Tout ce marketing autour du supposé dernier tour de piste d'un artiste est ridicule.Si l'énergie est encore là l'année suivante, si l'artiste peut encore gagner de l'argent en faisant ce qu'il aime, il reviendra.Sinon, eh bien, tant pis.Les fans qui auront vu son dernier spectacle en garderont un souvenir ému.C'est toujours mieux que de payer cher pour assister à un moment historique et voir l'événement historique se répéter.deux ans plus tard.Nathalie Collard . L'acharnement thérapeutique ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Après des années, non, après des décennies de rebondissements, d'espoirs et de dernières chances, le chantier maritime de la Davie, à Lauzon, ferme définitivement ses portes.On peut dire définitivement parce que l'absence d'acheteurs crédibles a enclenché un processus de liquidation, où les équipements seront vendus aux enchères, ce qui rendra impossible tout retour en arrière.En principe, il ne faut pas se réjouir de la mort d'une entreprise, avec tout ce que cela représente en termes de pertes d'emplois, d'effets sur le tissu économique, de symboles.Mais, dans le cas précis de la Davie, il faut dire : « Enfin ! » Parce qu'il n'est pas vrai que la Davie vient de mourir.Elle était en mort clinique depuis longtemps, et l'on n'a fait que la débrancher pour mettre fin à un cruel et inutile acharnement thérapeutique.Les efforts de relance de ce chantier étaient vains.Et la bataille acharnée pour sa survie a eu un effet très débilitant pour la région de Québec.De l'argent gaspillé.Des énergies mal placées.Une vision faussée de l'économie.J'ai souvent écrit sur la Davie.Il y a 15 ans, en 1991, je dénonçais un investissement gouvernemental d'un tiers de milliard, parce que déjà ce chantier vivait sur respirateur artificiel.C'était une entreprise incapable de concurrencer des pays en émergence dont la structure de coûts était plus basse et qui ne survivait qu'avec des subventions gouvernementales et de complaisants contrats étatiques.Et cela n'a jamais changé.Mais comment se fait-il qu'il ait fallu si longtemps pour mettre la clé dans la porte ?En grande partie grâce à la mobilisation de la région de Québec, dont les leaders, les porte-parole, les médias ont fait de la Davie un symbole.On ne pouvait pas, disait-on en substance, accepter la disparition d'une entreprise qui s'inscrit dans l'histoire maritime de la région, qui est l'une de ses rares grandes entreprises industrielles, qui emploie des milliers de personnes, même si elle était en fait en faillite depuis la fin des années 90.Un argumentaire fragile.D'abord parce qu'il faut se méfier comme de la peste d'une conception patrimoniale du développement.Ensuite, parce que les emplois perdus sont fictifs puisque le chantier était fermé.Aussi parce qu'il repose sur une vision fausse de l'économie locale.La région de Lévis est fortement industrialisée.Et son taux de chômage, comme celui de Québec, de l'autre côté du fleuve, est extrêmement bas, aux alentours de 5 %.Mais la mobilisation a donné des résultats grâce à ce qu'on peut décrire comme la force du chantage régional.Dire non à la Davie, c'était dire non à la région de Québec, ce qui a longtemps paralysé les gouvernements de Québec et d'Ottawa.Derrière toute cette énergie, on retrouve également des traits culturels propres à cette région en symbiose avec l'État, et qui a tendance à compter sur l'aide publique.Mais en creusant un peu, on décèle une conception implicite du développement qui fait abstraction d'un élément essentiel au succès économique.Ce qu'on voulait sauver, c'était un chantier.Or, le développement économique ne repose pas d'abord sur des installations physiques, mais il se fait à travers des entreprises, sur la qualité de leur leadership, leur culture, leur stratégie, leurs capacités d'innover, de vendre, de se financer.Il n'y avait rien de cela à la Davie : un chantier vide et, pour assurer la continuité, un syndicat qui est l'une des causes du naufrage.Et c'est ainsi que, depuis quelques mois, on comptait sur un acheteur norvégien, comme s'il suffisait d'un acheteur.On a finalement découvert que cette entreprise, Teco, avait un petit problème : pas d'argent et pas de capacités de financement.Détail.Ce n'est pas cette liquidation qui nuit à Québec, mais la longue bataille pour son sauvetage, qui a eu des effets débilitants pour la région, qui encourageait de mauvais réflexes de dépendance et qui, surtout, l'amenait à se mobiliser pour un canard boiteux et pour une cause perdante à sa face même.Les énergies qui ont été consacrées à sauver la Davie n'ont pas été déployées ailleurs, et chaque dollar que les gouvernements de Québec et d'Ottawa ont englouti dans ce chantier sont des dollars qui n'ont pas été investis dans des projets qui auraient eu des effets bien plus structurants.On peut pleurer la disparition d'un fleuron du patrimoine économique.Ou encore, on peut voir cette fermeture comme une libération pour une région qui pourra passer à autre chose.Et peut-être, espérons-le, comme un pas de plus pour affranchir le Québec d'une conception du développement économique qui lui a beaucoup nui.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca FORUM Le Québec, une nation La grandemajorité des Québécois considèrent le Québec comme leur nation et le Canada comme leur pays MICHAEL IGNAT IEFF Nous publions ici un extrait dudocument « Bâtir notre nation », rendupublic mercredi par Michael Ignatieff, candidatàladirection du Parti libéral du Canada.Dans une fédération forte, toutes les provinces doivent être égales, bien que toutes les provinces ne soient pas pareilles.Chacune s'est jointe à notre fédération avec sa propre histoire qui doit être reconnue.Le Québec, en particulier, a une histoire unique parmi les provinces : il s'agit de la seule ancienne colonie française à s'être jointe à la fédération avec sa propre langue, son propre système juridique et ses propres institutions religieuses.Le Québec a fait son entrée dans la fédération à la condition explicite que ses caractéristiques distinctes bénéficient d'une protection spéciale au sein du nouveau gouvernement fédéral.Depuis, l'unité canadienne repose sur la reconnaissance de ce principe.Par ailleurs, les Québécois en sont venus à se reconnaître comme nation, avec une langue, une histoire, une culture et un territoire qui les caractérisent et en font un peuple distinct.Le Québec est une nation au plan civique et non une nation au plan ethnique.Cette nation est composée de tous les peuples venus au Québec de contrées diverses pour s'associer aux valeurs et aux traditions du Québec et du Canada.La Charte des droits et libertés de la personne du Québec \u2014 et sa réglementation linguistique \u2014 font l'équilibre entre les droits de la majorité, d'une part, et les droits des minorités, notamment de la minorité linguistique, d'autre part.Plus de 5000 nations sont reconnues comme telles dans le monde, mais moins de 200 États siègent aux Nations unies.Il est donc normal que des nations s'unissent avec d'autres peuples pour partager un État.Les Écossais forment une nation, mais ils considèrent la Grande-Bretagne comme étant leur pays.Les Basques et les Catalans reconnaissent que leurs peuples forment des nations, mais acceptent que l'Espagne soit leur pays.Il en va de même pour le Québec.La grande majorité des Québécois considèrent le Québec comme leur nation et le Canada comme leur pays.Reconnaître le Québec \u2014 et les peuples autochtones \u2014 en tant que nations à l'intérieur du Canada n'équivaut pas à faire de nouvelles concessions.C'est simplement reconnaître un fait.Ce n'est pas non plus le prélude à une nouvelle série de transferts de compétences.Le Québec possède déjà l'autorité dont il a besoin dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'immigration, de la formation de la main-d'oeuvre, de la langue et de la culture pour protéger l'identité de son peuple et pour promouvoir son développement économique et social.Depuis les années 1960, il a choisi de ne pas participer à certains programmes nationaux (selon le concept du opting out), comme le Régime de retraite du Canada, préférant offrir ses propres programmes qui répondent à ses objectifs et à ceux de la fédération.Ces droits négociés au opting out devraient être respectés, mais les Québécois devraient également avoir le choix d'un opting in, c'est-à-dire de participer pleinement à des programmes pancanadiens qui leur permettent d'élargir leur citoyenneté, d'accroître les possibilités qui s'offrent à eux et d'améliorer leur rendement économique.Cet équilibre entre l'autonomie provinciale et la citoyenneté nationale permet déjà à une majorité nette de Québécois de déclarer avec fierté: « Le Québec est ma nation ; le Canada est mon pays.» Une architecture inachevée En dépit de cet équilibre, le Québec n'est pas signataire de l'Accord constitutionnel de 1982, et d'ici à ce qu'il le soit, l'architecture de notre fédération demeure inachevée.Il faudra du temps pour réunir les conditions nécessaires au succès des négociations visant à achever ce grand projet qui consiste à bâtir notre nation.La ratification d'une nouvelle constitution demandera bonne foi et volonté politique de toutes parts.Dès que ces conditions seront réunies, les Canadiens devront se préparer à ratifier les modalités d'une entente qui reconnaît le fait que nous sommes un pays composé de nations distinctes, dans le cadre d'un nouveau document constitutionnel.Les détails à régler dans cette nouvelle constitution sont complexes, mais les principes fondamentaux à respecter sont clairs : division constitutionnelle des pouvoirs entre les ordres de gouvernement autochtones, provinciaux, territoriaux et fédéral, accompagnée de procédures claires pour le partage des compétences qui se chevauchent ; reconnaissance du statut national du Québec et des nations autochtones du Canada ; définition d'un mandat clair pour l'autorité fédérale visant à promouvoir l'unité de la citoyenneté canadienne, l'unité de l'espace économique national et la protection de la souveraineté canadienne; définition constitutionnelle du Canada en tant qu'État bilingue et multinational ; et affirmation de la primauté de la Charte des droits et libertés en tant qu'expression par excellence de l'unité et de l'indivisibilité de la citoyenneté canadienne.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Dès que les conditions seront réunies, les Canadiens devront se préparer à ratifier une entente qui reconnaît le fait que nous sommes un pays composé de nations distinctes.Un phare dans la tempête Les États-Unis voueront une «reconnaissance éternelle» au Canada pour son rôle à la suite des attentats du 11 septembre 2001 DAV ID H.WILKINS L'auteur est ambassadeur des États- Unis au Canada.Mon pays souligne un anniversaire à la fois triste et sacré : le cinquième anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre 2001.Cette journée est dédiée au souvenir et à la réflexion.Pour la plupart des Américains, et pour des millions de personnes partout dans le monde, les moindres détails de cette journée sont à jamais gravés dans leur mémoire : l'endroit où nous nous trouvions, avec qui nous étions lorsque nous avons entendu la nouvelle pour la première fois.Une image particulière nous revient en mémoire : la dernière bataille d'un pompier, un drapeau flottant au-dessus d'un tas de débris, une bougie dans la nuit.Je n'étais pas en poste au Canada le 11 septembre 2001.Je sais cependant quelle fut la réaction des Canadiens en apprenant cette terrible nouvelle.Des milliers d'entre eux se sont réunis sur la colline du Parlement pour assister à un service commémoratif en honneur de mon pays.Dans de nombreuses villes partout au pays, grandes et petites, des quantités innombrables de gens ont exprimé leur chagrin et offert leur aide.J'ai vu les images émouvantes de centaines d'avions posés sur des terrains d'aviation canadiens.J'ai entendu les histoires racontant comment, au cours des jours qui ont suivi la pire attaque terroriste survenue aux États-Unis, les Canadiens ont accueilli, dans leurs coeurs comme dans leurs demeures, des milliers de passagers effrayés et pris en sol étranger.Quelqu'un a dit : « être reconnaissant envers quelqu'un et ne pas lui en faire part est comme d'emballer un cadeau et ne l'offrir à personne ».C'est pourquoi, comme mon pays s'apprête à souligner le cinquième anniversaire de cette journée fatidique, je tiens à exprimer, au nom des États- Unis, notre plus profonde gratitude envers nos amis canadiens.(.) Voilà cinq ans, au coeur de la stupéfaction et de la confusion entourant les événements qui venaient tout juste de se produire, et la perspective de ce qui nous attendait, le président Bush a demandé à Dieu qu'il nous protège, et qu'il nous dote de patience et de détermination pour faire face à l'avenir.Cinq ans se sont écoulés, et nous savons que nous sommes toujours vulnérables.Nous avons toujours besoin de protection, et aussi, peut-être même plus qu'avant, nous avons besoin de patience et de détermination, à mesure que les héros s'effondrent sur de lointains champs de bataille et que les ennemis de la liberté font la guerre à nos moeurs.Nous nous trouvons en des temps difficiles, mais je crois que les valeurs qui nous importent vraiment régneront ; ces valeurs que nous partageons avec nos voisins canadiens et tous les autres peuples passionnés de liberté.(.) Cinq ans plus tard, nous persévérons toujours.Et nous prions.Nous honorons la mémoire des victimes du 11 septembre 2001.Nous soulignons les efforts de tous ces gens \u2014 secouristes, bénévoles et citoyens, les troupes et leur famille \u2014 qui ont pris part à la cause de la liberté.La population des États-Unis d'Amérique exprime sa gratitude et son respect au peuple canadien.Nous n'oublierons jamais votre compassion, votre empathie et votre accueil chaleureux d'il y a cinq ans.Le Canada a été pour nous comme un phare dans la tempête.La population des États-Unis d'Amérique « n'oubliera jamais votre compassion, votre empathie et votre accueil chaleureux d'il y a cinq ans ».PHOTO ARCHIVES LA PRESSE VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 SUITES DE LA UNE Les universités contournent le gel des droits de scolarité FRAIS suite de la page A1 « On essaie d'aller chercher minimalement les sommes perdues à cause de la non-indexation des droits de scolarité », explique André Tanguay, directeur des ressources financières et matérielles à Polytechnique.Les frais y ont été majorés de 90% depuis 2002.En gros, cette hausse s'explique par l'imposition de « frais technologiques» en 2005.Polytechnique voulait alors améliorer ses réseaux et services informatiques mais n'avait pas les quatre millions nécessaires.Elle s'est alors tournée vers ses 6000 étudiants.« On a toléré cette hausse, dit Michel Jacques, président de l'Association des étudiants de Polytechnique.C'était ça ou risquer d'être à la traîne sur le plan technologique.» Un argument massue, pour de futurs ingénieurs.À Mc Gill, la progression a été plus graduelle.Mais il faut dire qu'en 2002, les frais afférents étaient déjà deux fois plus élevés que ceux de Polytechnique cette année.Aujourd'hui, les frais s'élèvent à 1083 $ par année pour un étudiant typique de premier cycle, inscrit à temps plein.C'est presque autant que les droits de scolarité, fixés à 1668 $ par le Ministère depuis 1994.« Cet argent nous permet d'offrir énormément de services aux étudiants », affirme Morty Yalovsky, vice-principal, Administration et finances à l'Université Mc Gill.Il ne s'émeut nullement d'apprendre que cette somme est 450 % plus élevée que celle demandée à l'Université du Québec en Abitibi- Témiscamingue.« Mc Gill est en concurrence avec le reste du monde, so be it », rétorque-t-il.Oui, mais pourquoi 36$ pour les relevés de notes?C'est un genre de forfait, selon M.Yalovsky.« Après la remise de votre diplôme, vous pouvez obtenir gratuitement autant de relevés de notes que vous le voulez », indique- t-il.À la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), on considère que la question des frais d'études doit être débattue d'une manière locale.« Dans chaque université, l'administration devrait consulter l'association étudiante avant d'agir », résume Christian Bélair, secrétaire général de la FEUQ.À l'Université de Montréal, la direction est passée outre à cette recommandation et a imposé unilat é r a l e m e nt d es f r a i s technologiques de 120 $ cette année, selon la FAECUM.« Les étudiants auront une très mauvaise surprise quand ils recevront leur facture, s'indigne Jonathan Plamondon, secrétaire général de la Fédération.C'est 4,3 millions que l'Université vient chercher dans leur poche.» Qualifiant la situation d'« injustifiable », la FAECUM vient de lancer une campagne pour faire reculer la direction.« Pourquoi demander plus d'argent aux étudiants ?De toute façon, ça ne règle aucunement le problème du sous-financement des universités », plaide M.Plamondon.« On ne peut plus imaginer aujourd'hui un campus qui n'offrirait pas Internet haute vitesse ou des salles d'ordinateurs modernes », répond Pierre Simonet, vice- provost et vice-recteur, Planification à l'Université de Montréal.« Or, ces services ont un coût.C'est pourquoi on demande une contribution spécifique aux étudiants », explique-t-il.Ces frais ne suscitent pas la controverse partout.Ainsi, HEC impose de loin les frais technologiques les plus élevés, sans créer de tollé.« Je trouve que ça vaut largement le coût, observe Benoît Fredette, président de l'Association étudiante.Pour la majorité des étudiants ici, la qualité des infrastructures technologiques est déterminante.On est choyés », insiste-t-il.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Selon toute vraisemblance, un problème électrique aurait provoqué l'incendie de l'immeuble du quartier Hochelaga-Maisonneuve, qui a été combattu par 25 pompiers.Une mère franchit unmur de feu pour sauver ses enfants HÉROÏNE suite de la page A1 Aux yeux des voisins qui ont assisté à la scène, Mme Akif est une héroïne.« La chambre des enfants est située à l'arrière de l'appartement, et le feu s'est déclaré dans le couloir.Tout indique donc que Mme Akif, dont la chambre est à l'avant, a franchi une barrière de feu pour aller chercher ses enfants », raconte Daniel Paiement, l'un des voisins, encore ébranlé, qui a participé au sauvetage.Pour M.Paiement, chef cuisinier qui a déjà été gravement brûlé aux deux jambes à la suite d'un accident de travail, cette vision avait une résonance toute particulière.« Je pense qu'il n'y a pas de souffrance plus intense, dit-il.Ma convalescence a duré un an et demi et pendant les quatre premiers mois, pas un médicament ne parvenait à me soulager.Je n'ose même pas penser à ce que cette femme va endurer.J'ai parlé à mes voisins.On veut aller la voir à l'hôpital, et amasser des fonds pour l'aider, elle et ses enfants.» Une fois Mme Akif partie en ambulance et les enfants dirigés vers l'hôpital Sainte-Justine, M.Paiement a eu une petite pensée pour son autre voisine, dont l'appartement a aussi été très touché par la fumée.« Ma voisine de palier a pu se sauver à temps, mais son chat est mort.Pour lui épargner cette vision au petit matin, j'en ai disposé moi-même.À 71 ans, ces petits deuils peuvent faire particulièrement mal.» Selon toute vraisemblance, un problème électrique aurait allumé l'incendie, qui a été combattu par 25 pompiers.Dans le quartier, tout le monde s'entendait pour dire que les appartements sont très bien tenus, que les propriétaires sont très à leur affaire et que ce n'est là qu'un sale coup du destin.Richard Miron, superviseur du complexe d'appartements Le Domaine n'a pour sa part que de bons mots pour sa locataire.« Il y a quelques mois, quand son mari l'a quittée, elle est venue au bureau pour changer le nom sur le bail.Autrement, on ne la voyait pas, parce qu'elle ne causait jamais de problème.Elle était une locataire exemplaire.Tout en mangeant leur sandwich avant de retourner à l'école, les enfants du quartier se racontaient le drame pendant l'heure du midi, montrant du doigt l'appartement dont il ne reste plus grand-chose, sinon deux petites bicyclettes sur le balcon.\u2014 Avec Marce l Laroche CONCESSIONNAIRES DE LA RÉGION DE MONTRÉAL Moteur V8de4,3litres Chaîne audio haut de gamme Mark LevinsonMD de 240watts Surfaces des sièges en cuir Contrôle de la stabilité du véhicule Sièges avant chauffants Toit rigide escamotable à commande assistée SC 430 2006 5,5 % 998 $ /MOIS LOCATION DE 48 MOIS ACOMPTE DE 16 300 $ LES TROIS PREMIERS MOIS SONT GRATUITS À LA LOCATION D'UNE LEXUS SC 430 2006 (FN48YP-A) D'UNE DURÉE DE 48 MOIS.2,9 % LOCATIONDE48MOIS GS 430 2006 Modèles Lexus neufs SC 430 2006 (FN48YP-A)/GS 430 2006 (BN96ST-A) à un PDSF de 93 050 $/74 700 $ respectivement.Frais de transport et de préparation (1 775 $), taxes applicables, immatriculation, enregistrement, taxe sur les pneus neufs et assurances en sus.Les concessionnaires Lexus peuvent établir leurs propres prix au détail.Plans de location de Lexus Services Financiers sur approbation du crédit.Offres de durée limitée valides à la location d'un modèle neuf Lexus SC 430 2006 (FN48YP-A)/GS 430 2006 (BN96ST-A).Location basée sur un terme de 48/48 mois, à 5,5 %/2,9 % et PDSF de 93 050 $/74 700 $.Paiement mensuel de 998,47 $/820,87 $ avec acompte de 16 300 $/10 000 $, ou échange équivalent, frais de transport et de préparation de 1 775 $, dépôt de sécurité de0$/0 $ et premier paiement mensuel exigibles au début du bail.Taxes applicables, immatriculation, enregistrement, taxe sur les pneus neufs et assurances en sus.Kilométrage limité à 96 000/96 000 km.Des frais de 0,15 $ pour chaque kilomètre supplémentaire s'appliquent.Les concessionnaires Lexus peuvent établir leurs propres prix de location.Les trois premiers mois sont gratuits à la location d'unmodèle Lexus SC 430 2006 (FN48YP-A) d'une durée de 48 mois.6 modèles disponibles à la mise sous presse.Pour les contrats de location de moins de 48 mois, les achats faits par financement et les achats au comptant, une réduction basée sur un contrat de location de 48 mois, sans acompte (0$), s'appliquera.Taux de location utilisé : 4,9 %.Taxes comprises.Les paiements mensuels commencent dès le début du quatrième mois.L'offre s'applique à l'inventaire en 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