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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Actuel: Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-07-30, Collections de BAnQ.

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[" COMPLEXE D'ADONIS L'OBSESSION DES GROS MUSCLES PAGES 4 ET 5 ACTUEL SANTÉ PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Pour protéger leurs enfants, des citoyens ont décidé de faire eux-mêmes régner la loi à Grand Manan, un petit village du Nouveau-Brunswick.La semaine dernière, ils ont aspergé d'essence la maison d'un présumé trafiquant, avant de se battre à coups de bâtons de baseball.GABRIEL BÉLAND ENVOYÉ SPÉCIAL NOUVEAUBRUNSWICK GRAND MANAN \u2014 La nuit du 21 juillet s'annonçait calme à Grand Manan.La petite île de 2600 habitants au large du Nouveau- Brunswick s'endormait bordée par l'air marin.Le vent faisait claquer les bardeaux, et les rares rues étaient désertes.Rien n'annonçait la scène de colère collective qui allait enflammer la petite communauté.Vers minuit, une quarantaine d'ombres se rassemblent.Sans bruit, ces hommes et ces femmes de tous âges se rendent jusqu'à la maison d'un présumé trafiquant de drogue.Celui-ci vend du crack à leurs enfants, mais la police ne fait rien, disent-ils.Méthodiquement, ils aspergent la maison d'essence.Leur but est clair : y mettre le feu.L'occupant et une dizaine de ses amis sortent, inquiétés par le tumulte.Commence alors une bataille rangée.DES INSULAIRES SE FONT JUSTICE Des coups de feu sont tirés des deux côtés.Les deux groupes se cognent dessus avec des bâtons de baseball.Dépêchés sur place au milieu de la nuit, les trois agents de la GRC \u2014 l'île en compte quatre \u2014 n'arrivent pas à maîtriser l'émeute.Déjà, des flammes s'élèvent du bungalow.Lorsque les pompiers volontaires tentent de s'approcher de la maison, les résidants les accueillent avec des pierres.Au petit matin, par miracle, il n'y a aucun blessé.Mais il ne reste rien de la maison du présumé trafiquant.Cinq jours plus tard, le calme plat règne à nouveau sur Grand Manan.«Les gens ont mal dormi pendant quelques nuits, de peur des représailles.Mais heureusement, rien ne s'est produit », explique le maire, Dennis Greene, qui refuse de condamner les assaillants.«La police fait son travail, dit-il.Mais la justice ne fait rien.J'ai déjà vu des trafiquants recevoir des peines ridicules.Ils ont été assignés à résidence.C'est une honte.Ils vendent de la drogue à nos enfants.Les insulaires devaient envoyer un message aux trafiquants.C'est fait.Et espérons que ça ne se reproduise plus.» Ryan, nom fictif, est un de ceux qui a participé au règlement de compte.L'homme dans la jeune quarantaine explique que les résidants se sont rencontrés avant pour préparer le coup.«Et ça pourrait se reproduire.Il y a d'autres trafiquants sur l'île.Si la justice se tait.Nous parlerons encore.» Pas d'accusations La GRC n'a arrêté personne.Et un de ses porte-parole ne sait même pas si un des 40 assaillants sera poursuivi.«C'est une situation exceptionnelle.Je n'ai jamais vu ça, explique l'agent Greg Mac Avoy.C'est bien de constater qu'ils se préoccupent du bien-être de leur communauté.Mais je ne crois pas qu'une telle violence soit justifiée.» Au nord de l'île, le traversier continue de déverser son lot quotidien de touristes.Les grèves de galets et les splendides paysages continuent d'attirer les visiteurs.Mais le règlement de compte de la fin de semaine dernière a écaillé le vernis qui recouvrait l'île.Sous des airs de carte postale, Grand Manan est rongé par la drogue.«Il y a tellement de drogue ici, se lamente le maire.Nous avons de la marijuana, de l'ecstasy, de l'Oxycontin, du Dilaudid et du crack.Beaucoup de crack.» Mélange de cocaïne, de bicarbonate de soude et d'ammoniaque, le crack a la particularité d'être peu cher.Ici, nombreux sont les jeunes qui en font leur drogue de prédilection.Au petit hôpital de Grand Manan, une vingtaine de toxicomanes viennent chaque mois «La police fait son travail.Mais la justice ne fait rien.J'ai déjà vu des trafiquants recevoir des peines ridicules.Ils ont été assignés à résidence.C'est une honte.Ils vendent de la drogue à nos enfants.» chercher de l'aide.Karen Thomas, l'infirmière qui les traite, estime que la moitié sont accros au crack.Le plus jeune a 14 ans.«D'après ce qu'ils racontent, le high est incroyable la première fois, explique-t-elle.Ensuite, ils n'arrivent jamais à l'égaler.Ils ne font que courir après ce high.Mais en vain.» Chase Daidla a 14 ans.Les cheveux longs, le ton hâlé, il aime faire de la planche à roulettes et du surf.Il assure qu'il ne prend aucune drogue.« Beaucoup à l'école fument du crack.Moi, je ne touche pas à ça.Mais j'ai toujours su où je pouvais en acheter.Tous les jeunes savent où en trouver.» Une île redneck?Accroupi dans le sable, Ralph Bass raccommode un vieux filet de pêche.Ancien marin, il est aujourd'hui trop vieux pour partir en mer.«Ils auraient dû finir la job.Ils auraient dû passer une corde sur la branche d'un arbre et les faire valser au bout.» > Voir INSULAIRES en page 3 CONTRE LES TRAFIQUANTS, COMME DANS DES DIZAINES D'AUTRES VILLAGES DES MARITIMES OU DU QUÉBEC, LA DROGUE FAIT DES RAVAGES À GRAND MANAN, MAIS ICI, DES RÉSIDANTS EXCÉDÉS PAR LA LENTEUR DU SYSTÈME ONT DÉCIDÉ DE SE FAIRE JUSTICE.AVEC L'APPUI DU MAIRE, ILS METTENT EN GARDE LES TRAFIQUANTS : SI LA LOI NE VOUS FAIT PAS PEUR, LE FUSIL VA S'EN CHARGER.Le défilé de la fierté gaie à San Francisco PLUS HUGO DE GRANDPRÉ Pour la deuxième fois en moins d'un an, une traque médiatique se solde par la découverte de la résidence de la meurtrière Karla Homolka.Après le Toronto Sun, qui la débusquait à Longueuil en août dernier, le réseau de télévision anglophone Global la montrait cette semaine dans les rues de l'est de Montréal.Quelques photos de circonstance, des voisins qui ont peur\u2026 À l'année prochaine, dans un nouveau quartier ?Pour plusieurs, l'idée de traquer sans fin les criminels célèbres est plutôt dérangeante.Qu'il s'agisse d'Homolka (alias Karla Teale) ou de Guy Cloutier, mis en liberté pour ensuite voir sa demeure encerclée par des journalistes.Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Alain Gravel, doute de la pertinence d'une perpétuelle chasse à l'homme.L'été dernier, dit-il, « le nouveau patron de Mme Homolka prétendait qu'elle ne respectait pas les conditions de libération.Donc il pouvait y avoir une pertinence journalistique à cette histoire-là.Cette fois-ci, elle ne fait rien sauf mettre ses lunettes et elle n'est plus liée par des conditions.» « Si elle était sortie du Québec et avait déménagé en Ontario, alors là, ça aurait été une autre histoire, précise M.Gravel.Mais dans ce cas-ci, le fait qu'elle soit encore dans les alentours de Montréal n'est pas quelque chose de nouveau.» Pour ce journaliste, le terrain sur lequel sont engagés certains médias est glissant et fait craindre un « dérapage ».L'homme derrière le scoop de la semaine dernière, Domenic Fazioli, croit au contraire que l'intérêt public justifie son reportage.« J'ai décidé de faire l'histoire parce que les voisins m'ont dit qu'ils étaient terrifiés.Ils voient Karla et craignent pour leurs enfants.Tous les jours.J'ai pensé que c'était important de sortir l'information », a-t-il expliqué à La Presse.M.Fazioli raconte avoir reçu une indication en décembre quant à la nouvelle adresse de Karla Homolka.Mais il continue de taire le nom du quartier où il l'a retrouvée.« Depuis le début de la semaine, j'ai reçu une dizaine de courriels de gens qui voulaient avoir son adresse, dit-il.On peut penser qu'il y en a certains qui lui voudraient du mal.Alors.» Une semaine avant la libération de Homolka, le juge Paul Marcel Bellavance avait pour sa part refusé de délivrer une ordonnance restreignant la liberté des médias dans la couverture de cette affaire.« Le public a le droit de savoir ce qui arrive à Mme Teale à cause des crimes qu'elle a commis, a-t-il alors écrit.Il est indéniable que pour toute sa vie, et particulièrement dans les semaines qui suivront, Mme Teale devra faire face aux conséquences post-sentencielles des crimes qu'elle a commis et qui impliquaient de jeunes femmes.» Sombrer dans l'oubli Trop dangereuse pour être oubliée, Karla Homolka ?Sa menace n'a en tout cas pas été jugée suffisante pour empêcher la Cour supérieure de lever toutes ses conditions de mise en liberté.Y compris l'obligation de se rapporter aux policiers tous les trois mois, de les prévenir de certains déplacements, de ne pas fréquenter des personnes possédant des casiers judiciaires et de ne pas se trouver seule en présence de mineurs.«C'est l'un des rares cas où la détenue purge la totalité de sa peine », observe de son côté Marc-Antoine Carrette, un criminaliste de Montréal.Selon plusieurs, il faut donc conclure que Karla Homolka a payé sa dette à la société.« C'est un principe de base du droit criminel », souligne Me Carrette.Quoi qu'il en soit, le manège ne pourra durer éternellement, prédit Stephen Williams, qui a correspondu pendant deux ans avec la célèbre meurtrière, entre 2001 et 2003, et publié deux livres à son sujet.« Les médias ne pourront pas la poursuivre indéfiniment.S'ils continuent, il se passera quelque chose, la loi interviendra.» L'Ontarien est aussi convaincu qu'Homolka finira par sombrer dans l'oubli.« La plupart des femmes qui ont commis un meurtre sordide dans le passé et sont sorties de prison ont disparu de l'écran radar en plus de connaître beaucoup de succès dans leur nouvelle vie », dit-il.« On n'a qu'à regarder les nouvelles depuis un an.Lorsqu'elle est sortie de prison, c'était le cirque.Lorsqu'elle a été piégée par son employeur de Sherbrooke, la presse nationale a encore repris l'histoire.Cette fois-ci, les médias nationaux ont très peu repris la nouvelle.La prochaine fois, il y a fort à parier qu'on n'en fera pas de cas du tout.» Cela est-il souhaitable ?Plutôt inévitable, répond l'auteur.« Si elle est aussi bonne que d'autres pour disparaître, nous ne le saurons jamais si elle est toujours dangereuse, n'est-ce pas?Après tout, les annales policières sont remplies de crimes non résolus\u2026» Ces criminels traqués par les médias Pratiquée au nom de l'intérêt public, la traque médiatique que subissent les criminels à leur sortie de prison est-elle justifiée ?Débusquée l'an dernier à Longueuil et maintenant dans l'est de Montréal, la meurtrière Karla Homolka devra replier bagages.Épié, le pédophile Guy Cloutier ne sort plus de chez lui.Aux États-Unis, certains criminels célèbres ont fini par se faire assassiner.Effectuée au nom de l'intérêt public, cette traque médiatique est-elle cependant justifiée ?« Les médias ne pourront pas poursuivre Karla Homolka indéfiniment.S'ils continuent, il se passera quelque chose, la loi interviendra.» HUGO DE GRANDPRÉ Au bout du fil, la voix d'Anne- Claude Girard est pimpante.«Si je placarde encore ?Oui, ça m'arrive\u2026» Depuis plus de cinq ans, la Saguenéenne de 42 ans placarde des photos de pédophiles aux\u2026 quatre coins du Québec.Il n'y a pas que les médias qui traquent les criminels sortis de prison.Parfois, les citoyens revêtent la cape et les éperons du justicier.Mère d'une f i l le agressée sexuellement , Anne-Claude Girard a même déjà catalogué les pédophiles sur Internet.Une idée abandonnée depuis.«On ne place pas n'importe qui, précise-t-elle.On placarde seulement ceux qui sont actifs.Je fais mes recherches avant.» Aux États-Unis, une chasse semblable a été érigée en système, parfois même à l'entrée des villes.Et en vertu de la loi Megan, tous les États disposent d'un registre Internet où sont publiées les photos de pédophiles.Le moteur de recherche, très efficace, permet de chercher par nom, par ville, par comté.C'est l'un de ces registres que Stephen Marshall, un homme de 20 ans de la Nouvelle-Écosse, a consulté avant de faire le voyage jusque dans le Maine pour assassiner deux pédophiles, en avril dernier.Ce genre d'acte n'est pas le seul danger.Les groupes de défense d'ex-détenus, comme Elizabeth Fry ou la Société John Howard du Canada, se battent depuis longtemps contre les brimades imposées aux criminels après leur sortie de prison.«Le concept même de réintégration suppose que vous êtes membre à part entière de la communauté.Trouver un logement, un emploi, des amis\u2026 Tout cela devient beaucoup plus difficile dans les circonstances », explique Barbara Hill, de la Société John Howard.Pour le psychologue et professeur de l'UQAM Marc-Simon Drouin, le sentiment d'impuissance du public peut expliquer ce désir de traquer et châtier à nouveau ces délinquants sexuels.«Qu'on ait du mal à faire reconnaître des droits, à se faire protéger, à se valoriser\u2026 C'est comme une façon un peu primaire de se redonner du pouvoir », analyse-il.« Le but de ça, ce n'est pas de se venger, confirme Anne-Claude Girard.Les gens veulent être libres.Ils veulent se sentir en sécurité.Quand un loup entre dans un village, est-ce que vous l'accueillez à bras ouverts, ou le renvoyez-vous dans la forêt ?» Du côté policier, la GRC tient un registre national des délinquants sexuels depuis 2004.«La GRC appuie tout outil permettant d'assurer notre capacité à veiller à la sécurité des foyers et des collectivités canadiennes », affirme le sergent Martin Blais.Créé en 2004, ce registre n'est accessible qu'aux policiers.En juillet 2005, 2700 noms y étaient inscrits.C'est encore trop peu pour Mme Girard.«Ils ont beau avoir leur photo, ils ne les surveillent pas tout le temps ! Et pendant ce temps-là, ils nous gardent dans l'ignorance\u2026 Non: on est toujours mieux servis par soi-même.» Quand les citoyens se livrent à une chasse aux sorcières PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Bien souvent, les citoyens traquent eux-mêmes les criminels sortis de prison.Et tous les moyens sont employés, comme le placardage auquel se livre ici ce couple à la sortie de prison de Guy Cloutier.PHOTO FOURNIE PAR GLOBAL TELEVISION Karla Homolka a été repérée dans l'est de Montréal et filmée cette semaine par une équipe de Global.En moins d'un an, par deux fois les médias ont découvert le lieu de résidence de la meurtrière.Cette traque est-elle nécesssaire ? DES OH! ET DES BAH! La chronique ironique qui voit et entend tout\u2026 à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT ICI ET AILLEURS CHINE Dure de la couenne Un opposant à la construction du barrage des Trois Gorges en Chine ne peut plus marcher, à la suite de coups violents reçus en juin.Mais selon un organisme autoproclamé « des droits de l'homme en Chine », l'homme s'est infligé lui-même les coups, dont un à l'arrière du cou, qui lui a brisé trois vertèbres.Les raisons qui ont mené les enquêteurs à cette conclusion: il n'y avait pas d'autres traces de pas sur le lieu de l'incident KUALA LUMPUR Talent caché Après une dure semaine de négociations qui n'ont mené à aucune résolution de la crise au Proche-Orient, la Secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, avait besoin de se rassurer sur ses talents.Elle a ouvert la réunion diplomatique de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) avec un numéro de piano qui en a laissé plusieurs pantois.Son prédécesseur Colin Powell s'est déguisé en cow-boy en 2001 pour la même occasion.ÉTATS-UNIS La canicule ne fait pas que des morts C'est grâce à la chaleur corporelle que Lance Armstrong, champion sans égal du Tour de France, a pu vaincre son cancer des testicules, selon des chercheurs de la Johns Hopkins Medical School.Écrivant dans le Journal of the American Medical Association, ils disent vouloir s'inspirer de « l'effet Armstrong» pour appliquer la thérapie de la chaleur, ou hyperthermie, aux autres formes de cancer dans l'espoir de fracasser les cellules malignes.Vive la canicule?ILS ET ELLES ONT DIT.Sainte icône « Chaque décennie a son icône blonde, comme Marilyn Monroe ou la princesse Diana.Aujourd'hui, c'est moi.» \u2014 La chanteuse-actrice-star-de-télétrash Paris Hilton, qui trouve sa place dans cette chronique parce qu'elle interprétera bientôt une véritable icône, mère Teresa (pas blonde, celle-là) dans une superproduction bollywoodienne.Prometteur «Nos petits voisins du nord ne devraient pas avoir peur.Je ne prévois pas être en poste à 100 ans.» \u2014 Fidel Castro, vantant les mérites du système de santé de son pays et la longévité de ses habitants.Il aura 80 ans le 13 août.Il est au pouvoir depuis 1959.EN HAUSSE.EN BAISSE » CHICAGO Le conseil municipal de la Ville des vents a donné son approbation à une mesure qui obligera les géants de la vente au détail à mieux payer leurs employés.Si Wal-Mart veut ouvrir un magasin dans la grande ville américaine, il devra verser 9,25$US de l'heure plutôt que 5,25$ à son personnel.» STEPHEN HARPER Après avoir mis une semaine à organiser les secours pour les Canadiens au Liban, le premier ministre a critiqué les casques bleus de l'ONU qui ont été bombardés au Liban.Avec la collaboration de : Christian Geiser, Mario Girard, Jooneed Khan, Nathaëlle Morissette, Laura-Julie Perreault, Alexandre Pratt et Sébastien Rodrigue.PLUS PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le maire de Grand Manan, Dennis Greene, pose devant les décombres de la maison d'un trafiquant de drogue incendiée par des citoyens.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Ancien marin, Ralph Bass est catégorique : «Ils auraient dû finir la job.Ils auraient dû passer une corde sur la branche d'un arbre et les faire valser au bout.» INSULAIRES suite de la page 1 Ralph Bass assure qu'il n'est pas violent.Mais l'île est petite.Et pour lui comme pour beaucoup d'insulaires, il n'y a simplement pas assez de place pour les trafiquants.« Ici on se fait tous confiance.Avant je partais en mer une semaine à la fois.Jamais je n'ai fermé la maison à clef.Personne ne barre sa porte.J'ai un ami qui laisse ses clefs dans sa voiture tout le temps.» La drogue a toujours été présente dans l'île.Mais depuis quelques années, l'économie de Grand Manan coule en même temps que l'industrie de la pêche.«Alors lorsque les gens veulent faire de l'argent, ils vendent de la drogue », croit l'ancien pêcheur de sardines de 69 ans.Mais cela n'explique rien, croit le boulanger du village.Pour Richard Rice, le problème est ai l leurs.Ce Québécois d'origine, né à Sherbrooke, vit à Grand Manan depuis une vingtaine d'années.Il y fabrique une baguet te f rançaise dont raffolent les touristes.Selon lui, plusieurs autres villages des Maritimes sont aux prises avec les mêmes difficultés économiques.«Mais ici, à la différence, nous sommes dans une île.Et toute l'île est redneck , entièrement redneck .Il y a deux types de gens ici.Ceux de l'île et les autres.» L'occupant de la maison incendiée, Rony Ross, n'est pas seulement suspecté de vendre du crack.Aux yeux de plusieurs, il est coupable d'un autre crime.Celui d'être originaire du « continent ».Hommes et femmes de tous âges se rendent jusqu'à la maison d'un présumé trafiquant de drogue.Commence alors une bataille rangée.Contre les trafiquants, des insulaires se font justice 220000 Le prix en dollars que Bibliothèque et Archives Canada était prêt à payer pour se procurer une carte du monde, datant de 1562.Oeuvre du cartographe Paolo Forlani, cette carte est l'une des premières à arborer le mot Canada.Mais quelques jours avant la vente aux enchères, BAC a rajusté le tir.Les archives possédaient déjà une autre copie de la précieuse carte, mais l'avaient oublié.6% La baisse de popularité du gouvernement Harper au Québec quelques jours après le début des bombardements au Liban.À suivre après ses déclarations sur l'ONU au Liban (voir plus bas).Le rang du Canada sur la carte mondiale du bonheur.Apparemment, les peuples du Nord ne s'en sortent pas trop mal.Les Danois, les Suisses, les Autrichiens, les Islandais, les Finlandais et les Suédois sont encore plus heureux que les Canadiens.Les habitants du Bhoutan et du Brunei aussi.Qui se regarde se désole, qui se compare se console ?Nos voisins du Sud sont 23e et les Français 62e ! PHOTO REUTERS PHOTO AP Paris Hilton PHOTO REUTERS Premiers Outgames mondiaux > Montréal 2006 PHOTO JOHN GRESS, REUTERS Un participant à l'épreuve de culturisme des Gay Games de Chicago fait une dernière vérification avant d'entrer en scène.MATHIEU PERREAULT En prévision d'un party rave, comme ceux qui se déroulent ces jours-ci dans le cadre des Outgames, plusieurs s'entraînent et se préparent avec un soin maniaque.Qu'on soit gai ou hétéro, il faut être beau lorsqu'on enlève son chandail pour danser jusqu'au petit matin.Mais dans certain cas, l'obsession de la minceur et du gros muscle devient envahissante.On parle alors du complexe d'Adonis, ou bigorexie, un mal qui semble plus fréquent chez les homosexuels.Michel a commencé à fréquenter les raves au milieu de la vingtaine.Il aimait danser, et c'était une bonne occasion de rencontrer d'autres hommes.Mais une chose clochait : il n'avait pas un corps d'Adonis.«Je n'étais pas gros, 185 livres pour 5 pieds 10 », dit Michel, un jeune professionnel qui a maintenant la mi-trentaine, et qui veut taire son vrai nom pour éviter de choquer ses collègues avec ses aventures dans les raves.«Si t'arrives là, que tu enlèves ton chandail et que tu n'es pas correct, tu te fais regarder, tu fais même rire de toi.Vu que je gardais mon chandail, il me manquait quelque chose.» Se prendre en main À l'été 1997, Michel a décidé d'aller en octobre à un rave important, et de se préparer en conséquence.« J'avais un ami culturiste au travail.Il s'y connaissait en nutrition.Il m'a recommandé une diète sans gras ni sucre.Je faisais du jogging cinq fois par semaine, j'allais au gym, je mangeais ma viande bouillie.Je n'ai pas triché, sauf la veille du party, parce que c'était mon anniversaire.Je me suis offert un hamburger, des frites et du dessert.» Le résultat a été foudroyant: Michel a perdu 25 livres.« Je suis passé de 32-34 à 30, comme tour de pantalons.J'étais rendu maigre.Pour moi c'était tellement important qu'au moment où j'enlèverais mon chandail, je ne sois pas gros.Les raves, c'était sacré, c'était comme Noël : il fallait que tout soit parfait.» Depuis, Michel a rencontré son conjoint, et a cessé d'aller aux raves.Il a cependant gardé son poids santé.«C'est un peu ironique que ce soit un événement aussi superficiel qui m'ait amené à changer mes habitudes alimentaires, dit-il.Je continue à couper le sucre la semaine, et je fais attention au gras.» Dangereux coupe-faims Certains des amis homosexuels de Michel sont toutefois plus extrémistes.« J'en connais qui prenaient des coupe-faims avant des gros raves, qui suivaient des régimes fuckés.Ça peut être dangereux pour la santé.» L'histoire de Michel a une fin heureuse.Mais pour plusieurs adeptes des raves, et une proportion significative de la communauté homosexuelle, l'obsession du corps parfait a des conséquences funestes : blessures liées au surentraînement ou à la chirurgie esthétique, problèmes cardiaques résultant de l'usage de coupe-faims et divers problèmes aux organes vitaux causés par les diètes excessives.À un tel point que la communauté médicale a inventé un nom pour désigner ce phénomène: le «complexe d'Adonis », aussi connu sous les noms de «dysmorphie musculaire» et de «bigorexie ».Selon une étude publiée en 2002 par une équipe de l'Université Harvard, entre 100 000 et 200 000 Américains souffriraient de cette maladie.En transposant ces chiffres à la réalité québécoise, on peut penser qu'entre 2000 et 5000 hommes en seraient atteints.«Les experts ont commencé à s'intéresser à ce phénomène à la fin des années 80 », explique Jim Leone, un kinésiologue de l'Université de l'Illinois du Sud, qui vient de publier une méta-analyse sur la dysmorphie musculaire dans le Journal of Athletic Training.«Au début, on parlait surtout du milieu des culturistes.Puis on s'est intéressé aux homosexuels.Ils ont davantage de problèmes d'anorexie que le reste des hommes.Comme la bigorexie est dans la même catégorie que l'anorexie, on pense qu'elle est plus fréquente chez les homosexuels, même s'il n'y a pas encore de données solides pour le prouver.» Selon M.Leone, le complexe d'Adonis est lié aux changements dans les rôles sexuels traditionnels.«Comme les femmes prennent de plus en plus de place dans le monde du travail, certains hommes ont l'impression de perdre le contrôle sur leur vie.Ils se tournent vers le seul domaine qu'ils contrôlent vraiment: la force physique.On peut aussi penser que le phénomène a toujours existé, comme l'anorexie, mais que maintenant on le note davantage parce que les hommes sentent qu'ils peuvent en parler.Avant, un homme ne pouvait pas prendre soin de son poids, de son corps.» Le Dr Pierre-Paul Pelletier, médecin conseil au groupe BBCM, qui organise beaucoup de raves à Montréal, ajoute un élément: l'homophobie.«Beaucoup d'homosexuels ont des problèmes d'estime de soi, à cause de l'homophobie.Alors ils se concentrent sur leur corps, pour améliorer cette estime de soi, pour la réparer.Des fois, ça devient obsessif.» Mais les homosexuels ne sont pas les seuls à pâtir de l'obsession du corps.Les femmes sont souvent comparées aux mannequins des défilés et des magazines, et les sportifs doivent faire subir des entraînements extrêmes à leurs corps.N'est-il pas facile de cibler les homosexuels à ce sujet?Voir ADONIS en page 5 Le complexe d'Adonis ANOREXIE AU MASCULIN L'anorexie masculine est étroitement liée à l'homosexualité, selon une étude française de 2002, publiée dans les Annales de médecine interne.Cette méta-analyse rapportait qu'entre 25% et 58% des hommes souffrant d'anorexie sont homosexuels.Cela est supérieur à la proportion d'homosexuels dans la population en général, qu'on estime entre 1% et 21%.SOUFFREZ-VOUS DU COMPLEXE D'ADONIS ?Voici les critères permettant de déterminer si quelqu'un souffre de dysmorphie musculaire, le nom scientifique du complexe d'Adonis, selon une équipe de Harvard.À noter, ces critères n'ont pas été formellement approuvés par l'Association psychiatrique américaine.Pour obtenir le diagnostic de dysmorphie musculaire, il faut répondre oui à deux des quatre questions suivantes.> Annulez-vous des activités sociales, professionnelles ou récréatives pour maintenir votre programme d'entraînement et de diète ?> Évitez-vous des situations où vous exposeriez des parties de votre corps que vous jugez insuffisamment musclées, par exemple des fêtes au bord d'une piscine ou des vacances au bord de la mer?> La préoccupation concernant votre musculature insuffisante vous causet- elle de l'anxiété et des limitations importantes dans votre vie sociale ou professionnelle ?> Continuez-vous à respecter votre programme d'entraînement et de diète même quand vous vous rendez compte qu'il vous cause des problèmes de santé ?LES HOMMES SE PRÉFÈRENT PLUS MUSCLÉS Hommes et femmes n'ont pas la même idée de ce qui rend un homme attirant, selon une étude américaine publiée en 2000 dans la revue American Journal of Psychology.À partir d'un échantillon incluant des hommes et des femmes d'Autriche, de France et des États-Unis, les auteurs ont découvert que les hommes pensent qu'ils seraient plus attirants pour une femme s'ils avaient 14 kilos de muscle en plus.Les femmes, elles, les estimaient attirants à peu près comme ils étaient.Les hommes de l'échantillon avaient un poids modéré - aucun n'était obèse.« Pour moi c'était tellement important qu'au moment où j'enlèverais mon chandail, je ne sois pas gros.Les raves, c'était sacré, c'était comme Noël : il fallait que tout soit parfait.» Tous les jours dans CE QU' I L FAUT SAVOIR Thermopompemurale « split » Climatise et chauffe Garantie complète installation Gratuite 18 000 BTU 3 350 $ www.flexdepot.com (514) 993-5575 12 000 BTU en coin, chauffant tout l'hiver, 2 900$ 12 000 BTU 1 950$ 18 000 BTU 3 350$ Venez nous rencontrer tout l'été au Carrefour Laval (entrée #2) 3416397A Pour de plus amples renseignements sur une participation à cette étude, veuillez communiquer avec l'Hôtel-Dieu du CHUM au 514-890-8000, poste 12905 (Mme Hélène Langelier ou Mme Nicoleta Sandovici).Recherchons volontaires avec diabète de type 2 traités par diète seule avec un taux de sucre sanguin élevé pour nouveau projet de recherche Le but de l'étude est d'évaluer un médicament expérimental pour traiter le diabète et obtenir un meilleur contrôle de la glycémie.Chercheur principal : Dr Jean-Louis Chiasson Pour être admissible à ce projet, il faut répondre aux critères suivants : # Homme de 18 à 70 ans # Femme de 18 à 70 ans (ménopausée ou chirurgicalement stérile) # Être connu diabétique de type 2 # Ne pas prendre de médicament pour le diabète OUTGAMES 2006 QUOI FAIRE?QUOI VOIR?30 JUILLET Compétitions > ATHLÉTISME 9h-17 h, complexe sportif Claude-Robillard > AVIRON 9h-18h, bassin olympique > BADMINTON 8h-18h, cégep du Vieux-Montréal > BASKETBALL 8h-18h, centre sportif de l'UQAM > BILLARD 10 h-15h, Boul noir > NATATION 8h 30-16 h, piscine olympique > QUILLES 9h 30-18h, salon de quilles Laurentien > VOLLEY-BALL DE PLAGE 8h-20 h, plage du parc Jean-Drapeau > WATER-POLO 8h-18h, complexe sportif Claude Robillard Aussi, hockey, balle molle, racquetball, soccer, tennis, squash, volley-ball et tennis de table.Bracelet laissez-passer requis, 20 $, en vente sur les différents lieux des Outgames.Donne droit à un accès illimité aux activités sportives et culturelles, à l'exception des événements payants (cérémonies d'ouverture et de clôture, patinage artistique, danse sportive, festival de chorales, Grand Bal, Outsplash, Mascarade sur glace, partys Bears et Cuir, partys Body, Mind, Soul).Activités culturelles > DANSE COUNTRY 10 h-24h, hôtel Delta centre-ville > SOIRÉE WORLD BEAT NOW 20 h 30, square Viger.> PROJECTION DE FORBIDDEN LOVE: UNASHAMED STORIES OF LESBIAN LIVES 17 h, Cinéma ONF, 1564, rue Saint-Denis, entrée libre ou contribution volontaire au profit de Gai Écoute.> LE VILLAGE AU GRAND JOUR promenade commentée : 9h 30, 14h, 18h, départ à l'angle de Sainte-Catherine et Cartier.Billets : 12 $ (adultes), 10 $ (aînés).Et à Divers/Cité : > DÉFILÉ DE NUIT boulevard René-Lévesque, de l'avenue de Lorimier à la rue Saint-Hubert, départ à 20 h45.ADONIS suite de la page 4 «C'est assez différent, dit le Dr Pelletier.Les athlètes ont toujours un coach qui va les guider, et qui normalement les empêchera d'endommager leur santé.Dans la communauté homosexuelle, les diètes et les entraînements extrêmes sont souvent transmis de bouche à oreille, sans contrôle professionnel.Pour ce qui est des femmes, il y a beaucoup de discussions sur les dangers de l'obsession de la beauté.Il y en a moins dans la communauté homosexuelle.» À l'hôpital Douglas, le directeur du programme des troubles alimentaires, Howard Steiger, estime que le complexe d'Adonis est causé par une vulnérabilité sous-jacente, héréditaire, qui est activée par les aléas de la vie.«S'il semble y en avoir davantage, c'est probablement parce qu'on parle plus librement aujourd'hui de l'homosexualité et du corps des hommes, dit le psychologue Steiger.Je ne pense pas qu'il y en ait davantage qu'avant.Il faut se souvenir que le complexe d'Adonis est un trouble proche de l'anorexie.D'ailleurs, on parlait au départ d'«anorexie inverse».Or, dans les études internationales, l'anorexie a toujours la même prévalence, dans toutes les cultures du monde, même celles où être gros est un avantage esthétique.Ça devrait être la même chose avec le complexe d'Adonis.» Le complexe d'Adonis ÉRIC CLÉMENT LES OUTGAMES DE L'INTÉRIEUR Es-tu prêt pour ton match ?Tout le monde me pose la question.«Et surtout n'oublie pas, Éric, de la finesse, contre un Allemand, il faut de la finesse !» ne cesse de me répéter mon collègue Christian, d'origine Suisse (la finesse et la précision, il connaît ça).Oui, je suis prêt ! Autant en fait qu'on peut l'être quand on ne joue pas au tennis six heures par jour.Mais j'ai quand même eu un professeur qui a haussé un peu mon niveau.Merci, Thibault ! Je dois aussi remercier mes amis qui ont accepté de frapper des balles avec moi.Simon et Mathias, vraiment meilleurs que moi, ont tout fait pour ne pas avouer s'ennuyer ! Mais bon, ça a dû fonctionner quand même un petit peu puisque mon chum Claude, mon partenaire habituel, trouve moins drôle que je me sois amélioré ! Alors oui, je suis prêt pour affronter ce matin Thomas Simon, mon sympathique (j'espère!) adversaire munichois.J'ai été sage, hier soir.Je n'ai pas trop fêté au Stade.Et je n'ai pas bu d'alcool, car sinon mes pauvres jambes joueraient de l'accordéon.Les athlètes des Outgames ont-ils été aussi sages ?Pas vraiment.Isabelle Ripert et Brigitte Rivet, un couple de Paris, ne débutent leur compétition de patinage à roulettes, un semi-marathon de plus de 20 km, que vendredi.Alors, comme c'est la première fois qu'elles viennent au Canada, elles ne se priveront de rien d'ici là.«On vient surtout pour participer et visiter », dit Isabelle, très contente d'avoir été choisie parmi les 100 athlètes français qui ont été reçus par le consul de France à Montréal, vendredi soir, pour une réception officielle.Joueur de soccer, Grégory Girard, de Montréal, lui, est prêt\u2026 depuis des mois.«Avec mon équipe des Pacifix, on s'est entraînés tout l'hiver en salle à la polyvalente Pierre-Dupuis.Alors, les derniers jours, on n'y va pas trop fort, on essaie de courir un peu.Il ne faut surtout pas se blesser, ce qui est arrivé à plusieurs de nos joueurs.» Les Pacifix rencontrent une équipe de Vancouver ce matin au parc Hébert.Dans leur poule, ils ont également une équipe américaine, une japonaise et une australienne.Pour bien se préparer, Grégory mange des pâtes, «des sucres lents » et s'hydrate «au maximum».«Il faut prendre des repas super équilibrés, éviter les graisses, privilégier les fruits, les légumes non cuits et aussi un peu de viande pour les protéines.Mais pas question de prendre de la créatine ou d'autres poudres pour se faire des muscles.De toute façon, à ma connaissance, il n'y a pas de dopage dans le soccer, car c'est surtout technique.Ce n'est pas parce que tu vas courir plus vite que tu maîtriseras bien le ballon.» Policière de profession, Myriam Lavoie est aussi inscrite au soccer, avec l'équipe Outaouais Pacifix, même si elle habite à Laval.Elle a résidé longtemps dans l'Outaouais.Son équipe affrontera l'équipe de Go Montréal au complexe Claude-Robillard, cette après-midi à 16 h 30.Son fils William sera là pour l'encourager.Elle espère être en forme car elle ne s'est pas beaucoup entraînée cette année.Elle était en mission en Haïti.«Mais bon, j'ai fait un peu de course à pied et d'entraînement en salle», dit-elle.Sportive, Barbara Vanik, originaire de Duisburg, en Allemagne, est venue passer 10 jours à Montréal pour participer à la compétition de water-polo avec une équipe\u2026 d'Amsterdam.Elle a en effet rencontré ses partenaires lors des jeux gais de Sydney en 2002 et a décidé de concourir avec elles.Elle a déjà commencé son entraînement hier, à midi.Barbara est en forme.«Je suis une diète, dit-elle.Peu de gras, des fruits, des légumes, peu de viande.Mais le plus important pour moi ici, c'est de voir mes copines que je n'ai pas vues depuis Sydney et de rencontrer de nouveaux amis.» Êtes-vous sûrs d'être prêts ?«On s'est entraînés tout l'hiver en salle à la polyvalente Pierre- Dupuis.Alors, les derniers jours, on n'y va pas trop fort, on essaie de courir un peu.Il ne faut surtout pas se blesser.» PHOTO AARON HARRIS, PC Un participant à la parade de la fierté gaie de Toronto, en juin dernier.Si le phénomène n'est pas propre aux gais, l'obsession du gros muscle semble particulièrement fréquente chez les homosexuels.A C T U E L 5 PLUS Je ne suis pas certain que le maire Gérald Tremblay appréciera, mais il faut se rendre à l'évidence : les urubus à tête rouge affectionnent de plus en plus Montréal.Faut-il y voir un signe quelconque ?Si majestueux soit-il en vol, celui qu'on appelait jadis vautour à tête rouge est grand amateur de charogne, ce qui lui confère un rôle essentiel dans la nature.S'il est délicat de faire un lien de cause à effet, sa présence accrue en sol montréalais a peut-être un rapport avec la campagne de propreté menée par nos autorités municipales ou encore avec les très fortes odeurs dégagées par certains vautours de la finance, comme ceux à l'origine de l'affaire Norbourg.Plus sérieusement, si les oiseaux ont habituellement un sens olfactif très limité, notre familier charognard est une exception à la règle.De très loin, il peut localiser ses proies attendries par le temps et les bactéries grâce à l'odeur qu'elles émettent.Au milieu des années 1980, les ingénieurs ont même fait appel aux urubus pour détecter rapidement une fuite dans un pipeline d'une soixantaine de kilomètres, raconte Frank B.Gill dans son fascinant ouvrage Ornithology.On a tout simplement injecté dans le tuyau une substance chimique dégageant une odeur similaire à celle de la viande en décomposition.Restait ensuite à découvrir le rassemblement d'urubus attirés par la fuite de pétrole odorant.Exhibitionniste Cette réalité scientifique n'explique sans doute pas la présence du rapace à tête chauve sur le territoire montréalais.Pas plus qu'on ne peut dire pourquoi l'oiseau, normalement discret et distant, se fait presque exhibitionniste ces derniers temps.Peut-être veut-il montrer que sa laideur proverbiale, du moins selon nos critères, parvient à susciter l'intérêt ?À vrai dire, selon les plus récents témoignages, rarement aura-t-on pu le voir d'aussi près.L'automne dernier, je vous faisais part des observations d'une lectrice d'Outremont qui avait été étonnée de voir plusieurs urubus dans un arbre à deux pas de chez elle.Plus récemment, début mai, un spécimen était aperçu dans le petit parc de La Presse, en plein centre-ville.Et le 1er juin, c'était au tour de François Chartre, qui travaille dans un bureau de la tour Scotia, d'observer longuement deux urubus perchés sur le rebord d'une fenêtre, presque au dernier étage de la tour voisine du Montréal Trust.«Je les voyais très bien avec mes jumelles, raconte-til dans un courriel.Ils frappaient continuellement une des vitres, un comportement que je n'arrive pas encore à m'expliquer.Les oiseaux - souvent ils étaient quatre - ont d'ailleurs été revus régulièrement jusqu'à la mi-juillet.» Voulaient-ils chasser leur reflet qu'ils considéraient comme un envahisseur territorial, comme cela se produit chez le merle ou le cardinal ?Tout le laisse croire, même si je n'ai jamais entendu parler d'une pareille attitude chez cette espèce.Un peu plus tard, vers la fin juin, un autre couple d'urubus s'est manifesté près de la montagne.Cette fois, à l'École polytechnique.Là encore, les gros rapaces se sont installés sur le rebord d'une fenêtre, manifestement intrigués (autant que leurs spectateurs d'ailleurs) par ce qui se passait de l'autre côté.Ils semblaient peu farouches et ne se sont pas enfuis lorsqu'ils ont été photographiés à travers la fenêtre, de très près.Étonnant ! Dans les années 1960, on ne signalait qu'un ou deux urubus à tête rouge au Québec durant l'été.Mais trois décennies plus tard, les observateurs notaient une véritable expansion de l'espèce dans la province, et depuis, les oiseaux semblent de plus en plus nombreux.Le premier cas de nidification a été découvert dans l'Outaouais en 1986.Nourris par régurgitation Aujourd'hui, l'espèce est observée quotidiennement un peu partout dans le Québec méridional, notamment dans la grande région métropolitaine, comme à Saint-Hilaire et dans les Basses- Laurentides.Tout laisse croire que des urubus passent même la nuit dans certains arbres du mont Royal.Dans le Sud, certains dortoirs peuvent compter des milliers d'individus.Montréal devra-t-il avoir les urubus à l'oeil ?En dépit de son nom en anglais, vulture, et de son ancienne appellation en français, l'urubu n'a pas de lien de parenté avec les vautours de l'Ancien Monde, même s'il a certains airs de famille.Il se distingue notamment par sa tête dénudée et il est plutôt apparenté à la cigogne, estiment certains scientifiques.Migrateur dans les régions nordiques, l'urubu à tête rouge est répandu du sud du Canada jusqu'au sud de l'Amérique du Sud.D'un poids d'un peu plus de deux kilos, d'une longueur de 70 à 80 centimètres et d'une envergure d'aile d'environ deux mètres, le rapace se nourrit presque exclusivement de charogne, fraîche ou en état de décomposition.Il lui est déjà arrivé de capturer de jeunes hérons, mais les oiseaux de petite taille ne semblent pas troublés par sa présence.En période de disette, on l'a déjà vu manger de la citrouille.Le couple, uni pour la vie semble- t-il, élève habituellement deux petits dans une dépression sur le sol.Il n'y a pas de nid proprement dit et les adultes se font tellement discrets durant la période de reproduction que le site de nidification est souvent découvert par hasard, à cause des puissants parfums qui s'en dégagent.Mâle et femelle partagent toutes les tâches familiales.Nourris exclusivement par régurgitation, les jeunes prennent leur envol 70 jours après l'éclosion.Ils ont la tête noire mais dès le printemps, elle se colore rose foncé.Ils revêtent leur plumage d'adulte environ 14 mois après leur naissance.Dans le passé, l'urubu à tête rouge a été abattu en grand nombre pour des raisons sans fondement scientifique.Aujourd'hui, il est protégé aux États-Unis et au Canada.Se nourrissant souvent de mammifères victimes de la route, il est considéré comme le rapace le plus fréquemment tué par collision avec un véhicule.Par ailleurs, sa propension à se laisser porter par les vents ascendants l'entraîne parfois à des altitudes considérables.L'urubu a d'ailleurs été en cause dans quelques accidents d'avion, et il est considéré comme un problème par l'aviation militaire américaine.Les urubus affectionnent Montréal PIERRE GINGRAS À TIRE D'AILE QQu'arrive-t-il au merle qui vient chez moi régulièrement et semble dépérir de jour en jour, le pauvre ?Comme dit la chanson, «Mon merle à perdu son bec », le mien perd ses plumes.Hélène Racicot, Laval.R Tout porte à croire que votre merle est en train de muer.À moins que d'autres symptômes indiquent qu'il puisse s'agir d'un autre problème, l'oiseau devrait retrouver son plumage normal d'ici peu.QDepuis deux ans, les quiscales vident mes mangeoires aussitôt remplies.Ils sont parfois quarante ou cinquante, occupent tout l'espace, faisant fuir les autres oiseaux.Que faire pour améliorer la situation ?Claudette Leclerc.RJe suis tenté de vous répondre : augmenter la capacité de vos mangeoires.Même s'ils sont nombreux, les quiscales ne s'éterniseront pas sur place et les autres oiseaux viendront se nourrir à tour de rôle.Vous pouvez aussi utiliser des petites mangeoires suspendues à unfil ou encore des silos à chardon qui feront le bonheur des chardonnerets et roselins, sans pour autant attirer les oiseaux noirs.Il existe aussi des mangeoires spéciales situées à l'intérieur d'un treillis métallique qui empêche les gros oiseaux et les écureuils d'y accéder.Il va sans dire que si vous utilisez des plateaux ouverts, il vous sera impossible de sélectionner les visiteurs.La ruse du renard, la bêtise du loup, la prudence du serpent, la prévoyance de la fourmi et l'insouciance de la cigale.Ces qualités et défauts prêtés aux animaux, mais que partage fort avantageusement la nature humaine, furent adroitement mis en scène sous forme de courts récits moralisateurs, tant par le fabuliste Jean de La Fontaine que par Ésope, son inspirateur et prédécesseur grec.De l'Antiquité, jusqu'au XVIIIe siècle, la présence d'animaux est constante tant dans les fables que dans les contes.Leur comportement, presque caricatural parfois, offre néanmoins une contrepartie fort acceptable, pour l'époque, quant aux moeurs et aux travers humains.Les similitudes pouvant exister entre les bêtes et les hommes étaient très appréciées, jadis, non seulement sur le plan moral et comportemental, mais aussi physionomique.C'est d'ailleurs au siècle de La Fontaine, du moraliste La Rochefoucauld et du peintre Le Brun que s'est imposée cette « science», abandonnée depuis, et qui se nommait alors la «physiognomonie ».Cette dernière tirait ses fondements d'une banale constatation physique: on tend parfois, inconsciemment ou instinctivement, à attribuer aux gens un caractère particulier en se basant sur leur morphologie.Le langage populaire utilise encore, d'ailleurs, ce genre de comparaison douteuse: un nez ou un regard d'aigle, un front de boeuf, une crinière de cheval, des cuisses de mouche, une mémoire d'éléphant.Depuis la plus haute Antiquité donc, la physiognomonie a pour objet la connaissance de la personnalité et du tempérament d'une personne en fonction de sa ressemblance avec une espèce animale.Peintre officiel de Louis XIV, Charles Le Brun s'est tout particulièrement intéressé à ce phénomène en réalisant, à la demande de Colbert, un série de portraits mettant en parallèle un visage humain et son faciès animal correspondant : tête de lion, d'aigle, de boeuf.La particularité de ces dessins réside dans la primauté donnée au visage, l'exclusion totale du reste du corps, un intérêt particulier pour les yeux, les caractéristiques propres à chaque espèce animale, la concordance entre l'homme et la bête.Cette oeuvre, peu banale, prit toute son importance dans le cadre du grand débat qui animera la littérature française des siècles durant, entre Montaigne qui reconnaissait aux animaux une forme d'intelligence comparable à celle de l'homme, Descartes prônant sa fumeuse théorie des animaux-machines et donc totalement insensibles et La Fontaine concédant une forme d'«âme» aux animaux capables selon lui, et eux aussi, de plaisirs ou de souffrances.Avec ses étranges dessins (conservés au musée du Louvre), le peintre Le Brun chercha à mettre en évidence les traits spécifiques de certains personnages et leur pendant animalier.Ces planches (bien qu'elles ne soient basées sur aucune étude scientifique sérieuse) eurent néanmoins, et au moment de leur parution, un immense pouvoir de fascination sur les foules.Ne rappellent-elles pas à l'homme, à tort ou à raison, et qu'il ait un caractère de chien ou une cervelle d'oiseau, son «grand voisinage et cousinage» avec les animaux, déjà noté par Montaigne ?Visages d'hommes, caractères de bêtes FRANÇOIS LUBRINA ANIMAUX COLLABORATION SPÉCIALE LE CONSEIL DU VÉTÉRINAIRE Un tapis roulant pour chiens Si Médor s'empâte et que vos occupations ne vous laissent pas assez de temps pour son jogging quotidien et combien salutaire, pourquoi ne pas lui offrir un tapis roulant d'exercice ?Pour plus d'information, taper www.jogadog.com Ces tapis, commercialisés par une société américaine, sont utilisés lors des tests d'effort sur les chiens sportifs, dans le cadre d'une rééducation postopératoire.Et par de nombreux particuliers, aussi, qui veulent garder leur compagnon en grande forme, voire le faire maigrir à domicile, beau temps, mauvais temps ! PHOTO JULIE TREMBLAY, COLLABORATION SPÉCIALE © Déjà experts en vol plané à haute altitude, ces deux jeunes urubus à tête rouge se sont installés sur le rebord d'une fenêtre de l'École polytechnique de Montréal pour examiner les lieux.Les dessins de Charles Le Brun tendent à prouver qu'il existerait une étroite corrélation entre le caractère d'un individu et l'animal auquel il ressemble.Illustration tirée du livre De la physionomie humaine et animale du Louvre.Tout laisse croire que des urubus passent même la nuit dans certains arbres du mont Royal.Dans le Sud, certains dortoirs peuvent compter des milliers d'individus.Montréal devra-t-il avoir les urubus à l'oeil ?COURRIER PLANÈTE ANIMALE "]
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