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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Lectures - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2006-07-09, Collections de BAnQ.

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[" JOCELYNE LEPAGE DANS LA VRAIE VIE L'antiquaire de La Conception, à La Brocante des dénicheurs, historien sur les bords, ne savait pas que son petit village paisible des Laurentides se retrouvait au coeur d'un roman publié l'an dernier: Crimes horticoles, de Mélanie Vincelette (Leméac).«Demandez à l'auteure de nous envoyer des exemplaires, on pourrait en vendre ici », nous a-t-il dit lors de notre visite.Mais Rudy Marshal risque d'avoir une surprise et de ne pas reconnaître sa Conception dans la description que fait Mélanie Vincelette de ce village «où se trouvent les plus belles femmes du monde», celles qui dansent au Faucon bleu.Où un enfant passe près de se noyer dans la chute aux Iroquois.Où un curé douteux règne sur une petite église blanche.Un village où les gens portent rarement leurs noms véritables, où se trouvent une colonie de Polonais et quelques autres de Juifs, et où la culture de pot et de pavot est florissante.Et où, chez Miss Patate, on sert aussi des repas gastronomiques.Un bar tout neuf Le Faucon bleu existe, plus près de Saint-Jovite que de La Conception, qui est un peu plus au nord.Mais la roulotte de danseuses que fréquente le père de la narratrice, une jeune adolescente, et dont quelques personnages colorés animent l'histoire, est aujourd'hui un bar tout neuf qui s'annonce discrètement, quasiment comme une boutique de fleuriste ou de services thérapeutiques.Et c'est plutôt bon genre, eh oui, à l'intérieur, peut-être parce que l'on est dans la grande région de Mont-Tremblant.Les portes en bois des isoloirs ont un petit côté western, en effet.La chute aux Iroquois n'est pas à La Conception, mais à Labelle, et l'église blanche est celle de La Macaza, au nord de Labelle.Elle fait plus protestant que catholique et constitue l'unique institution du village avec le dépanneur, qui sert aussi de station service.La rivière Rouge est plus rouge à Brébeuf et, ma foi, les cultures de pot sont répandues dans toutes les Laurentides, comme dans les autres régions du Québec.Quant aux camps d'été des Juifs hassidiques, il y en a à différents endroits ; entre autres à Lanthier, près de Saint-Agathe.Et il n'y a pas de casse-croûte à La Conception, seulement une auberge où l'on peut aussi manger.«C'est librement inspiré », explique une Mélanie Vincelette toute fière d'annoncer que son roman a trouvé un éditeur en France (Robert Laffont), où il sortira en septembre.«C'est un amalgame, un condensé des Laurentides, précise-t-elle.Mais la roulotte existait il y a cinq ans, j'y suis allée avec mon frère.C'était un endroit \"crade\", avec une rallonge en tôle ondulée.» Drôles de parents Elle a choisi La Conception, mais ça aurait pu être L'Annonciation, ou encore L'Ascension.Des noms qui évoquent le passé pieux des habitants, piété que rappellent d'ailleurs les multiples niches consacrées à la Vierge Marie.De même que les monuments élevés au curé Labelle, fondateur des Laurentides, « roi du Nord», qui veille ainsi toujours sur ses ouailles.Il a fort à faire, le curé, entouré de tous ces nouveaux rois modernes du sexe et autres amusements.Émile, la narratrice de Crimes horticoles, a de drôles de parents.Le père est une sorte de patenteux, vendeur de pot et habitué du Faucon bleu.La mère est une tireuse de cartes qui travaille chez Miss Patate où elle propose aussi des repas gastronomiques.Trompée par son mari, elle le dénoncera à la police.«Mon père est vraiment un original, dit Mélanie Vincelette.Le genre à marcher pieds nus dans le bois tout l'été.Et nous avons vécu dans un chalet où une colonie de chauves-souris s'était installée sous les combles.Il a vraiment eu des problèmes avec la GRC à cause de son champ de pavot.Si vous voulez le rencontrer.Il vit dans une cabane à Sainte-Marguerite- du-lac-Masson.» On a retrouvé le père de Mélanie, un homme grand et fort à qui elle ressemble, d'ailleurs.Il travaillait dans son jardin, pieds et torse nus.Sa femme était là aussi, mais habillée tout de même.Les deux sont enseignants à la retraite, passant une partie de l'année dans leur chalet rustique de la fin des années 40 - plein de cachet, tout de bois foncé à l'intérieur -, et l'autre partie de l'année à Montréal.Il n'y a plus de chauves-souris dans les combles, nous avons visité les lieux, mais il a fallu pour cela démolir le toit.Il n'y a plus de pavot dans le champ.Il est interdit au couple d'en faire pousser.Une drôle d'histoire qui a failli mal tourner.Suggestion « J'ai simplement lancé un sachet de graines de pavots làbas », explique Mme Vincelette en indiquant un endroit où nous entraîne son mari.C'est grand comme un petit carré de gazon d'une maison au centreville.Il y a d'autres trouées dans le boisé où le couple encourage toutes sortes de f leurs sauvages ou cultivées à pousser librement.« J'avais du respect pour la GRC avant, mais là beaucoup moins », avoue l'ancien professeur d'histoire, qui croit que son ancienne voisine, avec laquelle il était en conflit, a fait une plainte.Au bien mauvais moment, à une époque où la police traquait les cultivateurs de mari dans la région.L'aventure de M.Vincelette avec la police, qui s'est quand même bien terminée - sauf qu'il n'a pas le droit d'avoir chez lui de livres sur le pavot -, a fait travailler l'imagination de sa fille, dit-il.Les parents ne semblent pas trop troublés par l'image des parents d'Émile, la narratrice de Crimes horticoles.disent-ils.Suivre les traces de Mélanie Vincelette est intéressant pour un touriste.On va de La Conception à Labelle et, de là, à La Macaza ; on revient à Saint- Jovite après un détour par Brébeuf.La rivière Rouge traverse ces villages et d'autres encore, plus au nord.À La Conception, on a même eu l'idée de faire du beau pont couvert un lieu d'où l'on peut prendre une péniche pour parcourir la Rouge (819) 425-2639).Et Saint-Jovite a de plus en plus des allures de Saint-Sauveur, mais avec plus de retenue.On semble y construire sans relâche.Les cafés et bistros ne manquent pas.On sent, là comme ailleurs dans la région, les effets de Mont-Tremblant.La Conception selon Mélanie Vincelette Une poissonnerie montréalaise transformée en eldorado du poisson exotique, un trou noir énigmatique en plein coeur de Montréal, un club de boxe mythique, un village où vivent les plus belles femmes du monde dans un bar de danseuses.Les écrivains laissent-ils leur imagination les emporter trop loin ?Lectures fait enquête cet été pour comparer fiction et réalité et vous propose, chaque dimanche, ses conclusions.Elles sont parfois étonnantes.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © En retournant sur les lieux qu'elle a décrits dans son roman Crimes horticoles, l'auteure Mélanie Vincelette a découvert que Le Faucon bleu, autrefois triste roulotte de danseuses, est maintenant un bar tout neuf et plutôt chic.«C'est librement inspiré.C'est un amalgame, un condensé des Laurentides.Mais la roulotte existait il y a cinq ans, j'y suis allée avec mon frère.C'était un endroit \u201ccrade\u201d, avec une rallonge en tôle ondulée.» EXTRAITS «La Conception est un village du Nord, écrit Mélanie Vincelette dans Crimes horticoles.On peut parfois l'apercevoir de la grande route, ce sentier de béton qui cicatrise les montagnes précambriennes lourdes de conifères.C'est le ventre du monde, l'endroit où Dieu s'est reposé le septième jour avant de créer l'homme.Je ne suis jamais arrivée à compter les montagnes qui entourent le village, car il semble toujours y en avoir une de plus.La rivière Rouge irrigue la vallée.Les habitants nés près de son lit disent La Rouge.» (page 12) « Partout sur le continent, on clame que les plus belles femmes viennent de La Conception.Elles sont notre trésor municipal.Je marche à travers la cerisaie pour me rendre au Faucon bleu, la roulotte à danseuses.Le propriétaire, Pavel Bouillon, profite de notre particularité locale.Il a même dû construire une énorme rallonge à sa roulotte pour y installler des isoloirs avec portes western.» (page 13) «Nous habitons un vieux motel dont les enseignes au néon crépitent toute la nuit, parce que ma mère garde espoir.Elle croit en son mari, en ses fabulations de transformer ce repaire à chauves-souris en une auberge gastronomique.» (page 44) «Mon père vit dans la forêt tout l'été.Il construit des pièges, attache des chiens à des troncs d'épinettes.Il sème ses pavots en balançant tout simplement des poignées de graines dans un sol sablonneux.Cette première plantation de pavots en Amérique du Nord nous rendra riches, car, selon mon père, on attribue à cette plante toutes les vertus.Je viens d'une famille de criminels et de toxicomanes.» (page 52) Exceptionnel /Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter VARIÉTÉS UN SINATRA INTÈGRE AU CASINO PAGE 7 FRANK SINATRA FILS LECTURES ROMAN FFF L'ÉTÉ DE 1939 - AVANT L'ORAGE Jean-Pierre Charland Hurtubise HMH, 496 pages C'est le dernier été avant la guerre au Québec.Un été chaud et orageux, où le tonnerre ramène jusque dans la province francophone l'écho de la montée de l'antisémitisme dans l'Allemagne d'Hitler.Menés par le journaliste Adrien Arcand, les membres du Parti de l'Unité nationale, un regroupement fasciste et violemment anti-Juifs, expriment leur colère devant le manque d'emplois, la pauvreté, la perte de leurs terres.Aveuglés, ils imputent tous leurs malheurs à la communauté juive.C'est dans ce contexte que Renaud Daigle, prospère avocat francophone d'Outremont, mène enquête sur la mort de Ruth Davidowicz, épouse d'un médecin juif aux moeurs légères.Qui a tué cette femme?Son mari?La maîtresse de ce dernier?Ou des membres de l'organisation d'Arcand?S'il n'a pas une écriture très prenante et fait un peu d'embonpoint, ce gros roman historique, où se croisent personnages réels et fictifs, recrée avec justesse l'atmosphère régnant au Québec de l'époque.André Duchesne ROMAN FF ½ LA FILLE DU CARDINAL, TOME II Nadine Grelet vlb éditeur, 413 pages Bien que Myriam ait désormais découvert ses origines amérindiennes, le secret de son adoption et qu'elle soit devenue mère de trois enfants, elle n'en a pas moins continué à chercher qui elle est réellement.Par ses études de droit, sa famille et son peuple, elle poursuit un parcours, en apparence utopique, qui la conduirait vers son indépendance.Une quête dictée par ses deux cultures qu'elle tente sans grand succès de concilier dans ce Québec des années 70, également en émergence.Bref, Myriam demeure insatisfaite.Comme ce fut le cas pour le premier tome, l'histoire est plutôt un prétexte pour sonder l'âme des personnages.Nadine Grelet, peut-être à cause de son passé de psychothérapeute, s'intéresse surtout au «moi profond» et adopte souvent un ton mélo.Les lecteurs qui avaient apprécié le premier tome ne seront pas dépaysés.Mario Duf resne Collaboration spéciale ESSAI FFF ½ LA VÉRITABLE HISTOIRE DU FOOTBALL ET AUTRES RÉVÉLATIONS Dominique Noguez Gallimard, 127 pages Un match de balle aux pieds âprement disputé avait fait deux morts et de nombreux blessés dans un bourg suisse au XVIIe siècle.Les joueurs furent surnommés les Fous de Bâle, nom qui, une fois la Manche traversée aller-retour, revint déformé en football.Noguez s'amuse, à coups d'érudition tantôt bénigne, parfois maligne, à pourfendre quelques idées convenues dont celle des origines du sport le plus pratiqué.Ce recueil de 15 articles aborde surtout des pans ombragés de la vie de personnages illustres ou qui auraient pu l'être, fussent-ils nés au bon endroit, au bon moment.Il en va ainsi de Victor Pénard, inventeur du founix «sorte de pantalon en écorce de hêtre pour adolescents à tendances onanistes», et sans doute premier homme à avoir imaginé un cadre réglementaire au jeu de pieds tel qu'il est devenu.Au passage, Noguez raconte aussi comment sa délicieuse maîtresse lui donna l'idée du ballon de rugby.Charmant recueil parfaitement inutile.Rudy Le Cours MÉMOIRES FFFF NOS VINGT ANS CLARA MALRAUX Les cahiers rouges, Grasset, 271 pages C'est dans ce livre que se trouve la fameuse phrase de Malraux, à sa femme Clara : «Vous ne voudriez tout de même pas que je travaille! ».Elle ne le voulait pas non plus.Ils inventèrent alors un truc de délinquants adolescents (ce qu'ils étaient) : aller piquer quelques statues khmères, en Indochine française, pour les revendre très cher à des collectionneurs.Ils furent arrêtés, jugés, pas punis.Bien d'autres aventures sont dans ce livre de mémoires, de la femme de Malraux.À Ankhor, sur des bateaux impossibles, à Paris et ailleurs.L'homme qui fut célèbre avant le temps de l'être, et la femme qu'il n'aurait jamais dû épouser.C'est passionnant, les grands hommes - et les femmes - quand ils étaient jeunes et fauchés.Après, cela se morpionne, vous verrez bien, suivant votre définition personnelle du succès.Jacques Folch-Ribas Collaboration spéciale RÉCIT FFFF SCHWARTZ, HEBREW DELICATESSEN.THE STORY Bill Browstein Vehicule Presse, 155 pages On a refait le plafond l'an dernier mais ce fut le seul changement d'importance depuis la fondation, en 1928, par Reuben Schwartz's, un Juif d'origine roumaine, d'un petit restaurant fréquenté par les célébrités d'ici et d'ailleurs.On y voit souvent, même sur semaine, les clients faire la file le long du boulevard Saint-Laurent au nord de l'avenue du Parc, la Main pour les habitués, pour y déguster les plus célèbres smoked meat au monde.Toujours le même sandwich de boeuf, mariné et fumé sur place, accompagné de frites, de salade de chou et de cornichons à l'anis, sans café ni dessert ni alcool.Lui-même un habitué de la place, le journaliste Bill Brownstein nous offre une délicieuse histoire de ce monument montréalais, de sa mystérieuse recette, de ses excentriques propriétaires, de ses artisans et de ses clients, de toutes langues et de toutes nationalités, de Montréal et de partout dans le monde.Un seul défaut à ce savoureux récit : il n'a pas encore été traduit en français.Gérald Le Blanc SONIA SARFATI La principale caractéristique de l'oeuvre d'Érik L'Homme est sa constance.dans la qualité.Autrement, le romancier se fait un point d'honneur à ne pas se répéter.Après la trilogie «Le Livre des étoiles », «fantasy » dans la lignée de Tolkien, il a publié un recueil de contes orientaux, Contes d'un royaume perdu ; un diptyque de science-fiction, «Les Maîtres des brisants » ; et, ces jours-ci, il nous revient avec Phænomen (Gallimard), premier tome d'une série fantastique.« J'ai envie de changer de genres.Mais c'est sûr qu'on me demande «Le Livre des étoiles » bis !» fait Érik L'Homme.Sa trilogie, destinée aux jeunes de 11 ans et plus, s'est jusqu'ici vendue à 430 000 exemplaires.Plutôt qu'écouter la demande, il a mis le cap sur la science-fiction, avec «Les Maîtres des brisants ».Là, il a puisé l'inspiration à même ses souvenirs d'enfance, alors que les premiers «mangas en dessins animés » arrivaient à la télévision.À leur tête, Albator.«Cette part d'ombre en lui me fascinait.» On retrouve ce même genre de tourments chez Vrânk, le capitaine du Rongeur d'Os, qui sillonne l'espace du système solaire de Drasill où s'affrontent deux empires.Mais la série, excellente, n'a pas eu le décollage qu'elle méritait : «C'est que la science-fiction n'est pas balisée comme la «fantasy » a pu l'être grâce à Harry Potter et au Seigneur des Anneaux, croit Érik L'Homme qui, avec Phænomen, se lance encore sur un autre type de sentiers.Un croisement, en fait.Entre X-Men, pour les personnages possédant des pouvoirs ; X-Files, pour l'étrange ; et Da Vinci Code, pour le déboulonnage de choses dites établies.Le récit commence à la Clinique du Lac où sont internés des jeunes qui souffrent de graves troubles du comportement.C'est le cas de Violaine, Claire, Nicolas et Arthur.Qui, en fait, sont exclus parce qu'ils possèdent des pouvoirs qu'eux-mêmes ne comprennent pas et qu'on laissera aux lecteurs le bonheur de découvrir.Cela provoque l'incompréhension de ceux qui sont appelés à les côtoyer.Un peu comme les mutants de X-Men.Ér i k L'Homme ne cache d'ailleurs pas que l'idée de cette nouvelle série est née de X2.«Il y a une scène, dans l'école du professeur X, où l'on voit ces gamins exceptionnels mais qui ont l'air paumé», raconte-t-il.Il a vu là ce qu'il voulait faire de ses prochains héros : des jeunes que la société a condamnés car elle ne les comprend pas.Les prendre au moment où leur don semble être une malédiction et les amener à le\u2026 et à se comprendre.Dans Phænomen, le déclencheur est la disparition du seul médecin qui semblait aimer le quatuor.Il a laissé des indices derrière lui.Les quatre jeunes vont les trouver, les décoder, et, ainsi, malgré le trio de malfrats qui les traque, mettre à jour l'un des plus grands secrets du 20e siècle : l'homme n'a jamais marché sur la Lune.Oui, cette théorie existe depuis longtemps.L'explication qu'en donne Érik L'Homme, elle, est inédite.Pour raconter cela, le romancier écrira trois ou quatre tomes.Pas plus.«J'adore donner un destin à mes personnages, explique-t-il.Et un destin, ça ne s'étire pas au fil des désirs de l'auteur.» Ou des lecteurs.À qui il demande, cette fois-ci, un effort supplémentaire.La structure de Phænomen est plus complexe que celle de ses romans précédents.Chaque chapitre est précédé d'une incursion dans l'univers mental d'un des personnages, qui donne des clés au lecteur ; et se conclut par des extraits de livres, tous inventés - qui permettent de passer l'information scientifique sans alourdir ou ralentir le récit.Le résultat est profondément crédible et très incarné.La profondeur et la beauté des personnages ne sont pas étrangères à cette impression.De même que le soin qu'Érik L'Homme a accordé aux détails.«Dans mes autres séries, je sortais ce dont j'avais besoin de mon imaginaire.Cette fois, parce que je ne voulais pas être pris en faute, je me suis bétonné au niveau de la réalité.» Pas pour rien si, sur les traces du professeur, les jeunes se retrouvent à marcher dans la Drôme, région natale du romancier.Qu'il connaît comme sa poche - surtout maintenant, où il a littéralement mis ses pieds dans les pas de ses personnages.Imaginant pour eux un itinéraire, des obstacles, des dangers.Et des énigmes.«J'aime depuis toujours les chasses au trésor.» D'ailleurs, avant de passer à Québec au moment du Salon international du livre, il avait marché 160 km sur le chemin de Compostelle.Une section que son père et son petit frère parcourront cet été.«J'ai placé des énigmes tout le long du tronçon pour motiver mon frère ! », conclut-il en riant.L'art de faire marcher les gens, quoi ! Et les lecteurs.Érik L'Homme, explorateur de genres PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © «Dans mes autres séries, je sortais ce dont j'avais besoin de mon imaginaire.Cette fois, parce que je ne voulais pas être pris en faute, je me suis bétonné au niveau de la réalité », dit Érik L'Homme, qui revient avec Phænomen, premier tome d'une série fantastique. \" Coup de Coeur Nouvelle entrée QQuébécois Les guides annuels sont exclus de ce palmarès Carrefour Laval (450) 681-3032 6925, boul.Taschereau (450) 443-5350 renaud-bray.com 5252, Côte-des-Neiges (514) 342-1515 Dès le 8 juillet Un concept unique au Québec Livres neufs à prix réduits 4301, rue St-Denis (514) 499-3656 Un réseau de 26 librairies Palmarès des ventes 26 juin au 2 juillet 2006 Cette semaine 22 293 titres différents ont été vendus.1 TOURBILLON DE NEIGE ET DE CENDRES, t.1 D.Gabaldon Roman Libre Expression 2 DANS LES BOIS ÉTERNELS\" F.Vargas Polar Viviane Hamy 3 LA DÉFENSE LINCOLN \" M.Connelly Polar Seuil 4 HARRYPOTTER, t.6 (vers.fran.) \" J.K.Rowling Roman Gallimard 5 PASSAGES OBLIGÉS \" J.Michaud Q Biographie Libre Expression 6 DEUX PETITES FILLES EN BLEU M.Higgins Clark Polar Albin Michel 7 LA TOUCHE ÉTOILE \" B.Groult Roman Grasset 8 ÉLOGE DE LA RICHESSE \" A.Dubuc Q Histoire Voix Parallèles 9 LE RETOUR DU PROFESSEUR DE DANSE \" H.Mankell Polar Seuil 10 LABYRINTHE K.Mosse Polar JC Lattès 11 DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P.Morency Q Psychologie Transcontinental 12 DECEPTION POINT D.Brown Polar JC Lattès 13 DANSMONVILLAGE, ILYABELLE LURETTE\u2026\" F.Pellerin Q Roman Planète Rebelle 14 MA VIE \" D.Suzuki Q Sciences Boréal 15 LE CLANDESTIN J.Grisham Polar Robert Laffont 16 LE SOMMEIL DU MONSTRE, t.3 \" E.Bilal B.D.Casterman 17 OÙ EST CHARLIE ?La grande expo ! M.Handford Jeunesse Gründ 18 LATRADUCTIONESTUNEHISTOIRED'AMOUR\"J.Poulin Q Roman Leméac 19 LE PHARE \" P.D.James Polar Fayard 20 LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL \" K.Hosseini Roman Belfond 21 LE COMPLOT CONTRE L'AMÉRIQUE \" P.Roth Roman Gallimard 22 CHARLES LE TÉMÉRAIRE, t.3 \" Y.Beauchemin Q Roman Fides 23 NIKOLSKI \" N.Dickner Q Roman Alto 24 COMME LE FLEUVE QUI COULE P.Coelho Roman Flammarion 25 LESMORDUSSPÉCIALSUDOKUt.1 \",2 \",3 \" F.Savary Q Passe-temps Rudel Medias 26 LEKHAIM ! \" M.Zipora Q Roman du Passage 27 ANGES ET DÉMONS \" D.Brown Polar JC Lattès 28 LE QUÉBEC EN MOTS CROISÉS \" N.Hannequart Q Passe-temps La Semaine 29 LES ALIMENTS CONTRE LE CANCER \" R.Béliveau Q Nutrition Trécarré 30 S.O.S.BEAUTÉ C.Lacroix Q Cuisine La Semaine 31 COMME UNE ODEUR DE MUSCLES \" F.Pellerin Q Roman Planète Rebelle 32 ÉLOGE DE LA LENTEUR \" C.Honoré Sociologie Marabout 33 SOUTIEN-GORGE ROSE ET VESTON NOIR \" R.Germain Q Roman Libre Expression 34 LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE, t.1, 2, 3, 4 A.Robillard Q Science-fiction de Mortagne 35 LE CYCLE DE RINÇAGE P.Morency Q Psychologie Transcontinental 36 SANS PARDON C.Brouillet Q Polar la courte échelle 37 IL FAUTPRENDRELETAUREAUPARLES CONTES\"F.Pellerin Q Roman Planète Rebelle 38 LESMORDUSSPÉCIAL CITATIONS SECRÈTES \" I.Vadebonboncoeur Q Passe-temps Rudel Médias 39 MAGASIN GÉNÉRAL, t.1 - Marie \" Loisel / Tripp Q B.D.Casterman 40 VOTRE GROSSESSE AU JOUR LE JOUR \" L.Regan Maternité Hurtubise HMH 41 LES MORTS NOUS DONNENT SIGNE DE VIE M.Coulombe Q Ésotérisme Édimag 42 DERRIÈRE LES PORTES CLOSES \" M.Tremblay Q Essai Québec Amérique 43 À LA DI STASIO \" J.Di Stasio Q Cuisine Flammarion Qc 44 LA VIE APRÈS LA MORT F.Gauthier Religion La Semaine 45 QUI EST TERRAWILDER ?A.Robillard Q Science-fiction de Mortagne 1999 $ 3370165A LECTURES NORBERT SPEHNER L'ÉTÉ MEURTRIER COLLABORATION SPÉCIALE À Londres, les touristes amateurs de polars ou de sensations fortes peuvent visiter le quartier de Whitechapel, où eurent lieu lesmeurtres attribuésà JackL'Éventreur.À Paris, des organisateurs opportunistes permettent à ces mêmes amateurs de découvrir les lieux décrits dans le Da Vinci Code, de Dan Brown.À Édimbourg, la capitale de l'Écosse, il existe un «Rebus Tour » qui vous permet de visiter, entre autres choses, l'Oxford Bar, le poste de police de St.Leonard et quelques scènes de crimes, hauts lieux des exploits de l'inspecteur John Rebus, le héros récurrent des polars de Ian Rankin, la star incontestée du polar écossais.Ian James Rankin est né à Cardenden le 28 avril 1960.Après des études à l'Université d'Édimbourg (ville où il s'installe à 18 ans), il décroche un doctorat en philosophie.Comme de nombreux écrivains avant lui, il commence par vivoter en faisant toutes sortes de boulots parfois excentriques.Il est tour à tour gardien de cochons, collecteur d'impôts (Rebus n'aurait pas approuvé!), viticulteur (Rebus aurait adoré!), journaliste pour une revue musicale, musicien punk et autres activités destinées à assurer sa survie.Pendant tout ce temps, il écrit des poèmes et des nouvelles, avant de se consacrer au roman policier.En 1987, il publie L'Étrangleur d'Édimbourg, le premier d'une remarquable série de 17 romans (avec Naming of the Dead qui doit paraître en octobre) mettant en scène l'inspecteur John Rebus.L'énigmatique John Rebus Dans le Dictionnaire des littératures policières, le critique Claude Mesplède décrit Rebus comme « une sorte de Maigret qui serait issu de la génération des Rolling Stones ».Grand amateur de musique rock, grand buveur devant l'Éternel, Rebus est un être bourru qui noie ses problèmes, son spleen permanent, dans le whisky et la bière de l'Oxford Bar ou tout autre estaminet (souvent minable) se trouvant sur son chemin.Inspecteur adjoint dans un des pires commissariats de la ville, Rebus est un enquêteur obstiné, teigneux, macho, qui ne vit que pour son métier.Souvent, il est en conflit ouvert avec la hiérarchie et ses règlements, qu'il juge stupides et inutilement contraignants.Quoique non violent, cet ancien militaire, qui a servi en Irlande du Nord, n'hésite pas à jouer avec la légalité et à contourner les dictats bureaucratiques pour obtenir des résultats.Il est sensible aux inégalités sociales et, comme le dit son créateur, «il a de l'humour mais le boulot l'a aigri ».Âgé d'une cinquantaine d'années, cet anti-héros dépressif chronique a déjà été marié.Il a une fille handicapée et une vie sentimentale en dents de scie.On l'a comparé à juste titre au personnage de Harry Bosch, créé par Michael Connelly, avec lequel il partage les qualités de superflic, un caractère de cochon et une méfiance viscérale pour le travail en équipe.Exception faite de Rebus et le loup-garou de Londres (1992), qui se passe dans la capitale anglaise, les enquêtes de Rebus se déroulent dans la cité historique d'Édimbourg, dont l'auteur nous dévoile les aspects sympathiques, mais aussi les côtés plus sordides.Par exemple, dans Causes mortelles (1994), un cadavre est découvert dans les couloirs de Mary King Close, la vieille ville souterraine qui cache de bien sombres secrets.Rebus fréquente parfois des endroits qu'on ne recommanderait à aucun touriste, même le plus aventureux.Treize romans de cette série remarquable ont été traduits en français.Malheureusement pour le lecteur francophone, les traductions ont été publiées dans un désordre invraisemblable.De plus, elles sont offertes par quatre éditeurs différents : le Rocher, le Masque, le Livre de poche et Folio-policier.Aux dernières nouvelles, il semblerait que le Masque reprenne enfin l'intégrale de la série.On le croira quand on le verra.À suivre donc ! Un dénommé Jack Harvey En 1990, lors d'un séjour prolongé en France, Rankin décide d'écrire une série de trois thrillers à l'américaine sous le pseudonyme de Jack Harvey.Deux de ces récits sont traduits en français, soit Nom de Code : Witch (1993) et Double détente (1994).S'ils n'ont pas la profondeur et l'intérêt de sa série de polars, ces trois romans, où l'action prime, ne manquent ni d'intérêt ni d'intensité dramatique.Mais le succès grandissant des aventures de John Rebus (le dernier roman s'est vendu à plus de 700 000 exemplaires), traduites dans plus de 22 pays et avec lesquelles il obtient de nombreux prix et distinctions, oblige Rankin à mettre fin à sa brève carrière sous pseudonyme.Aujourd'hui, Ian Rankin vit à Édimbourg, avec sa femme et ses deux fils.Pour en savoir plus sur Ian Rankin, on peut visiter son site Internet, qui contient des éléments biographiques, une bibliographie mise à jour et diverses infos : www.ianrankin.com.AVEC L'INSPECTEUR REBUS Dans les bas-fonds d'Édimbourg NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPÉCIALE Dans Rebus et le loup-garou de Londres (1992), l'inspecteur John Rebus vient donner un coup de main à la police londonienne pour traquer un tueur en série nommé le Loup-garou parce qu'il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu'il assassine.Considéré à tort comme un expert dans la chasse des tueurs en série, le flic écossais ne se fait pas que des amis dans la police londonienne et manque d'être renvoyé à Édimbourg.L'affaire se complique quand Rebus s'entiche d'une séduisante psychologue.Celle-ci propose de réaliser un profil du tueur, qui garde une longueur d'avance sur la police.Tout au cours de cette enquête passionnante, Rebus ne manque pas une occasion de fréquenter quelques pubs de la capitale ! FFFF REBUS ET LE LOUP-GAROU DE LONDRES Livre de poche, 350 pages À la fin des années 60, un tueur en série surnommé Bible John a semé la terreur en Écosse avant de disparaître.Trente ans plus tard, Édimbourg est le théâtre d'une série de meurtres similaires.À cause d'un accrochage avec un supérieur, John Rebus est écarté de la traque de Johnny Bible et se voit confier une autre affaire : le meurtre d'un employé de plateforme de forage.Mais le destin veille et, le temps de le dire, Rebus se trouve confronté malgré lui au cirque médiatique entourant l'affaire du tueur.L'Ombre du tueur (1997) est un récit touffu, complexe, mais dont l'intérêt ne faiblit jamais, avec un John Rebus plus teigneux, plus obstiné et plus assoiffé que jamais ! FFFF L'OMBRE DU TUEUR Folio-Policier, 642 pages Pour avoir lancé une tasse de thé à la tête de sa supérieure, John Rebus doit retourner sur les bancs de l'académie de police, en compagnie de quelques autres fortes têtes, pour y réapprendre les vertus du travail en équipe et de la discipline.Avec cinq autres flics insoumis, il devra plancher sur le meurtre non élucidé d'un petit voyou de Glasgow.En contrepoint, sa collègue Siobhan Clarke enquête sur le meurtre d'un galeriste d'Édimbourg.Quoique un peu long, Une dernière chance pour Rébus est un des romans les plus complexes de la série, avec une galerie de personnages étourdissante, une intrigue labyrinthique et de nombreux retournements de situation qui nous entraînent inexorablement vers un dénouement bien amené.FFFF UNE DERNIÈRE CHANCE POUR REBUS Le Masque, 524 pages Le meilleur de Ian Rankin PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © L'écrivain Ian Rankin, étoile incontestée du polar écossais, a été photographié lors d'une visite à Paris au printemps 2005.C'est l'été et les polars ont le vent en poupe.Les éditeurs le savent et publient des nouveaux titres de Fred Vargas, par exemple, Henning Mankell et autres Minette Walters et James Lee Burke.Lectures vous propose une série de portraits d'étoiles du polar et vous présente leurs meilleurs romans.Aujourd'hui Ian Rankin, star incontestée du polar écossais. LECTURES MARIO CLOUTIER Chaque fois, c'est la même chose.Gilles Archambault améliorepar petites touches une toile que l'on croyait déjà terminée.Et chaque fois, il démontre, en toute simplicité, que son oeuvre progresse toujours.Son nouveau recueil de nouvelles, L'ombre légère, procède de sa finesse habituelle et de sa pudeur proverbiale tout en cristallisant en quelques pages, rarement plus de 10, la quintessence de personnages à qui il vole de fugaces, mais précieuses vérités.Il y a toujours cette poésie minimaliste dans le style du maître.Les phrases sont courtes mais complètes, simples mais déterminantes.Face à un tel épurement, le plaisir du lecteur n'est autre que celui d'assister à un art chatouillant la perfection.Et Gilles Archambault n'est plus tout à fait cet auteur des débuts qui ne parle que de lui, avec brio et autodérision certes, mais bien le témoin attentif de tous les sexes et de tous les âges.«Tout entier au présent, il entrevoit l'avenir comme une longue période extensible », écrit-il au sujet d'un jeune protagoniste de 19 ans qui va tantôt mourir.Ce premier texte s'appelle Le Bonheur.En y ajoutant le dernier titre À demi-mot, on y aperçoit tout Archambault.Les habitués y retrouveront sa tristesse nuancée, ses tourments face au vieillissement et à la mort, son questionnement envers les femmes et la sexualité, ses personnages pleins de contradictions évoluant souvent dans le domaine des arts et de la communication.Lire Gilles Archambault, c'est penser qu'on reconnaît un peu l'écrivain derrière chaque phrase ou situation.Mais sa maîtrise du texte est telle qu'il sait désormais jouer à la cachette avec luimême autant qu'avec les lecteurs.Les clins d'oeil abondent quand ce n'est pas un message clair aux exégètes : «On me répète souvent que je suis nostalgique.C'est faux.Pour moi, il n'y a pas de paradis perdu.» À ne pas confondre avec les plaisirs de la mélancolie, les fuites immobiles et les voyages distraits.Sans aucune lourdeur, ces 22 textes finement taillés sentent bon la technique parfaitement maîtrisée d'un écrivain qui, pourtant, arrive à toucher l'émotion pure, tout en conservant sa douce lucidité.« Josyane me reproche parfois de me recroqueviller sur moi-même, je ne proteste même plus.Elle a raison.Si elle savait à quel point j'ai besoin de me retrouver dans le genre de solitude habitée qu'elle seule peut rendre attachante », glisse-t-il dans J'ai vécu là.Gilles Archambault ne marche pas lourdement dans le paysage du roman québécois.Au contraire.Mais son ombre légère y est omniprésente.Et à l'inverse du titre du très beau film de Bernard Émond, Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de trace, l'écrivain accentue, à chaque reprise, sa prégnance inestimable.FFFF L'OMBRE LÉGÈRE Gilles Archambault Boréal, 177 pages LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE L'ombre marquante de Gilles Archambault ESSAI FFFF LES VERTES LECTURES Michel Tournier Flammarion, 157 pages Il paraît qu'en vieillissant, on retombe en enfance.À 81 ans, le romancier Michel Tournier a trouvé une manière bien à lui d'emprunter cette route.En écrivant le très beau Les Vertes Lectures, un essai plein d'amour et de pertinence sur ses premières lectures.L'auteur de l'essentiel Vendredi ou la vie sauvage y évoque - avec quel amour ! - Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson, de Selma Lagerlöf, lecture fondatrice pour lui - et tant d'autres ! - parce qu'il est le livre par lequel il est «entré en littérature».Dans son palmarès, se trouvent aussi Alice au pays des Merveilles, de Lewis Carroll, l'oeuvre de la comtesse de Ségur (au «féminisme agressif»), celle de Jules Verne, de Jack London, de Rudyard Kipling, etc.Lire ce livre, c'est (re)découvrir que ces auteurs dits «pour enfants » étaient des auteurs entiers - en talent et en contenu.C'est aussi retrouver un goût d'enfance.Peu importe la distance qui nous sépare de la vieillesse.Sonia Sar fati GÉNI E S EN HERBE #1205 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- ÉCOSSE 1- C'est dans cette plus grande et plus populeuse ville d'Écosse que l'on retrouve la Kelvingrove Gallery, ainsi que la Burrell Collection ?2- Quel plat typiquement écossais est composé d'un hachis de mouton accompagné de navets et de purée de pommes de terre ?3- Quel édifice écossais sis à Édimbourg et récemment construit au prix de 431 millions de livres présente une architecture moderne évoquant une branche d'arbre et ses feuilles ?4- Quel archipel écossais est situé le plus au nord, à quelque 6 degrés au sud du cercle arctique ?5- Comment se nomme la rue principale de la vieille ville d'Édimbourg, qui descend du château, situé au haut de la colline, au palais d'Holyrood, tout en bas ?E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1- Il naît en 1948 à Chateauroux dans une famille modeste.Une adolescence tumultueuse ponctuée de vols et de menus larcins le mène à Paris à l'âge de 16 ans, où il se découvre une passion pour le cinéma.2- Il suit des cours de théâtre avec Jean-Laurent Cochet et décroche un premier rôle au cinéma dans un court métrage intitulé Le beatnik et le minet.Son physique imposant lui attribue des rôles de voyous, dont un dans Les valseuses de Blier, qui lui vaut un succès à l'échelle nationale.3- Les succès s'enchaînent alors qu'on peut le voir dans les films Le dernier métro de Truffaut et Jean de Florette, qui lui vaut un César et une nomination aux Oscars en 1986.Au cours de sa prolifique carrière, il interprète de nombreux rôles historiques et issus de classiques de la littérature française, tels que Cyrano de Bergerac, Edmond Dantes, Obélix et Christophe Colomb.4- Plus récemment, il a réalisé Un pont entre deux rives, et joué dans Le placard de Veber et Les temps qui changent.Malgré le fait qu'il a annoncé sa retraite pour l'année 2006, les critiques sont sceptiques quant à un complet retrait du cinéma de ce bourreau de travail.B- ACTUALITÉ 1- Quel pays d'Amérique du Sud a émis une demande d'extradition pour crimes humanitaires contre son ancien président, d'origine japonaise, lors du retour de celui-ci d'un exil volontaire en vue de prendre part aux élections présidentielles de 2006 ?2- Quel ministre de l'Intérieur français s'est retrouvé dans l'eau chaude pour avoir, par ses déclarations, encouragé la poursuite des émeutes et de l'agitation en France, causées par des jeunes originaires de banlieues défavorisées, qui ont notamment brûlé près de 5 000 véhicules ?3- Comment s'intitule le thriller rédigé par l'ancien chef du personnel de Dick Cheney, Lewis Libby, publié il y a neuf ans et présentement en voie de réimpression, suite à la soudaine attention médiatique dont son auteur est l'objet en raison d'un scandale impliquant la fuite du nom d'un agent de la CIA ?4- Quelle jeune cégépienne a terminé deuxième aux élections municipales de la ville de Laval, avec quelque 18 % des voix, contre 72% des suffrages pour Gilles Vaillancourt, qui entame ainsi son 5e mandat ?5- Quelle ancienne mairesse de Sainte-Foy est devenue le 6 novembre dernier la première mairesse de la ville de Québec, sans toutefois d'équipe derrière elle, et se retrouve ainsi aux prises avec 24 conseillers issus du parti de son principal rival, Claude Larose ?Acteur français C- BIOLOGIE 1- Outre les reins, quel autre organe, capable de se régénérer, peut être l'objet d'une transplantation de vivant à vivant, le donneur donnant près de 60 % de son organe ?2- Quelle maladie dentaire très répandue se caractérise par le saignement des gencives pendant le brossage, des rougeurs, de l'enflure et de la sensibilité ?3- Combien de phalanges compte le gros orteil ?4- Quelles sont ces parties du corps humain qui sont au nombre d'environ 650 et comptent pour près de 40 % du poids total du corps ?5- Quels animaux, dont on peut aisément déterminer l'âge par la dentition, peuvent avoir des dents surnuméraires appelées dents de loup ou dents de cochon F- CHARADE 1- Mon premier est une construction voûtée placée sous une église.2- Mon second est un préfixe qui réfère au tout, à l'entièreté.3- Mon troisième est l'équivalent français de la lettre espagnole jota ?4- Mon tout est la science des écritures secrètes et des messages codés.G- VOLCANS 1- Sur quelle île de l'océan Indien, portant le nom de Bourbon au tout début de la colonisation française, retrouve-t-on le volcan du Piton de la Fournaise ?2- De quel type est le volcan du Piton de la Fournaise, qui, tout comme ses homologues hawaïens, est caractérisé par une forme de cône très aplati dont les pentes sont douces et d'une inclinaison d'environ 10 degrés ?3- Comment appelle-t-on ce grondement sourd et continu qui accompagne généralement le début des éruptions volcaniques et qui est dû aux mouvements souterrains de magma et de gaz ?4- Où a eu lieu la plus grande éruption volcanique du 20e siècle, ayant projeté en 1912 près de 15 kilomètres cubes de magma, i.e.l'équivalent du magma projeté par le volcan hawaïen de Kilauéa durant 230 années d'éruption continue ?5- Qui jouait le rôle principal de l'héroïque chef des services d\u2018urgence, aux côtés de la sismologue Anne Heche, dans le film de 1997 Volcano ?D- ASSOCIATIONS Associez l'adjectif anglais à sa signification française.1- Cunning a- Économe 2- Stunning b- Astucieux 3- Dodgy c- Superbe 4- Thrifty d- Douteux 5- Wordy e- Verbeux H- ANAGRAMMES Thème : suppléments alimentaires 1- E É É I A H N C C 3- É I É U M S L N 4- I N Z C Ancienne mairesse de Sainte-Foy 5- A I E I S V M N T GEN09JT SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES CÉLÉBRITÉS.VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 LUCILLE CLÉMENT ET ROSAIRE CHATELAIN Le 14 juillet 1956 Félicitations pour votre 50e anniversaire demariage.Votre amour est pour nous une source d'inspiration.Vos enfants, petits-enfants qui vous aiment.RITA ET FERNAND LAUZIÈRE Que de chemin parcouru depuis le 14 JUILLET 1956 Où Monseigneur Gagnon célébra votre mariage En l'église de St-Cyrille-de-Wendover FÉLICITATIONS POUR VOTRE 50e ANNIVERSAIRE ET MERCI POUR TOUT! Vos enfants et petits-enfants qui vous aiment! CAROLE LEFEBVRE ET ANDRÉ BOIES 10 juillet 1971 35 ans de mariage Félicitations Leur fille Marie-Ève, Éric Provençal et leur fils Alexandre LOUIS LEBLANC ET YOLANDE GAGNON Félicitations! 60 ans de mariage 6 juillet 1946 De Normand (Paula), Louise (Denis) et Chantal, vos petits-enfants : Mélissa, Michelle, Jonathan (Marie Ève) et Danielle-Louise et votre petit-fils, Kyle.FLEURETTE SAVARD-DARVEAU BONNE FÊTE et félicitations pour tes 88 ans en ce 9 juillet 2006! De ceux qui t'aiment : tes enfants, conjoints-es, petits-enfants et tous les autres\u2026 FRANÇOISE ET ANDRÉ RENAUD 7 juillet 1956 Félicitations pour votre 50e anniversaire de mariage De vos enfants et petits-enfants qui vous aiment celeb_090706 RACHEL THIBEAULT ET CLAUDE VERMETTE 7 juillet 1956 Joyeux 50e anniversaire de mariage à vous deux! Avec toute notre affection, Vos filles, Diane et Maryse ainsi que la famille VALENTINE ET ALBERT WELLENS 60 ans de mariage, le 13 juillet Félicitations! Mamie et Papy Suzanne, Frédéric, Geneviève, Valérie, les conjoints et les arrière petits-enfants.DRE CAROLE JOUBERT Félicitations pour tes 25 années de médecine.Ta mère et ton père.LUCIENNE LEMIRE, PATENAUDE FÉLICITATIONS! 90e anniversaire de naissance 10 juillet 2006 Votre famille, vos parents et amis.ARTS ET SPECTACLES JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Après avoir présenté l'an dernier une charmante petite comédie sans prétention - mais fort amusante - intitulée Parents à vie, le Théâtre des Cascades a voulu poursuivre dans la même veine cette année en proposant la suite de cette saga familiale, Parents à vie 2 - Le Retour.Vous devinez sans doute que les deux enfants de Maurice et Gisèle (interprétés respectivement par Michel Daigle et Sylvie-Catherine Beaudoin) vont revenir à la maison après avoir quitté le nid familial.Vous devinez aussi que les parents, qui croyaient bien avoir la paix, ne sont pas particulièrement heureux de recevoir leur fils Dominic, qui n'a toujours pas trouvé de travail à l'approche de la trentaine.Leur fille voyage en Europe mais trouvera bien le moyen de revenir à la maison, elle aussi.Pour l'instant, c'est Dominic qui demande à sa mère de l'héberger pour quelques jours, le temps de rénover son appartement.Mais les travaux sont plus longs que prévus et Dominic (David Savard) s'installe chez ses parents avec sa nouvelle copine, Chris, interprétée par Brigitte Lafleur.Et non seulement il s'installe, mais le couple qu'il forme avec Chris prend littéralement possession de la maison.Les choses se compliquent davantage quand la compagne de Dominic surprend tout le monde en annonçant qu'elle est enceinte.Les parents sont d'abord stupéfaits, puis presque ravis.Maurice, le père à la retraite qui s'ennuie à mourir à la maison, se découvre subitement une passion pour cet enfant à venir.Il s'exerce à bercer et à changer le bébé en utilisant une poupée.Et le père et la mère de cet enfant n'ont toujours pas de travail et de logement.Je vous épargne la crise du nouveau père, qui quitte la maison de ses parents en proie à une prise de conscience existentielle, et qui revient animédes meilleures intentions du monde.N'ayant jamais été semoncé par ses parents, qui ont toujours enduré sa paresse et ses frasques d'éternel adolescent, Dominic se prend subitement en main.Et les parents sont heureux, et le seront plus encore quand tout s'arrangera à la fin.Concluons de cette histoire qu'il eût mieux valu que les auteurs québécois Bruno Marquis et Marylise Tremblay se limitent à un seul Parents à vie.On ne peut pas faire une série de comédie sur le thème des enfants qui, de nos jours, ne décollent pas de la maison.Tout avait déjà été dit sur le sujet dans la première version et on a manifestement dilué la soupe.De plus, le rôle de la mère, joué par France Castel l'an passé, a été repris par Sylvie-Catherine Beaudoin, le rôle de la fille du couple a été effacé puisque celle-ci voyage en Europe et le public a du mal à s'y retrouver au début.Il est préférable de faire une suite avec les mêmes personnages et les mêmes comédiens.Quant au jeu des acteurs, on remarque un flagrant déséquilibre alors que Brigitte Lafleur surjoue, prend toute la place, cabotine constamment.Accordons-lui que c'est peut-être pour combler le vide de la pièce.Et le pire dans toute cette histoire, c'est que les auteurs, qui doivent sûrement être fiers de leur oeuvre, ont écrit Parents à vie 3.Heureusement, l'excellent comédien qui est aussi directeur artistique du Théâtre des Cascades, Michel Laperrière, remonte sur la scène de ce théâtre l'été prochain.Parents à vie 2 - Le Retour, comédie de Bruno Marquis et Marylise Tremblay, présentée du mercredi au samedi au Théâtre des Cascades jusqu'à la fin de l'été.Réservations au (450) 455-8855 ou 1 866-494-8855.THÉÂTRE D'ÉTÉ / Parents à vie 2 Une comédie pas drôle pour les parents Il eût mieux valu que les auteurs québécois Bruno Marquis et Marylise Tremblay se limitent à un seul Parents à vie.3413817A ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS LA PLACE JEEMA EL FNA SUIVI DE TRIBUTE TO CHARLIE PARKER Cinémathèque québécoise: 18h.SYNPHONY IN BLACK SUIVI DE DAVIDMURRAY BIG BAND JOUE ELLINGTON Cinémathèque québécoise: 16h.CLASSIQUE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE AMPHITHÉÂTRE Quartango et chanteurs.Mise en scène: François Racine: 14h.CENTRE D'ARTS ORFORD (Salle Gilles-Lefebvre) Quatuor Claudel-Canimex, Alexandre Da Costa, violoniste, Anne-Marie Dubois, pianiste.Ysaye, Brahms, Mozart, Schumann: 16h.OLD BRICK CHURCH (BROME-OUEST) Ensemble Arion.Vivaldi: 11h et 15h.DANSE LA PLACE À CÔTÉ (4571, PAPINEAU) Festival de Flamenco.VARIÉTÉS CHAPITEAU IGA (CENTRE-VILLE DE JOLIETTE) Grande finale du concours de la relève: 13h.CHAPITEAU SAINT-SAUVEUR François Morency.PARC LAFONTAINE Groupe Ihozo: 19h30.PARCMOLSON L'Ensemble Montréal Tango.THÉÂTRE DU CENTRE BELL Elvis Story: 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE Sh.Boom, Sh.Boom: 20h30.THÉÂTRE OUTREMONT Timbuktu Part 2 - Urban Element: 16h.AGENCE FRANCE-PRESSE ROME \u2014 Le cinéaste David Lynch sera honoré par le 63e Festival de cinéma de Venise, ont annoncé vendredi les organisateurs.La Mostra se déroulera du 30 août au 9 septembre dans la cité lacustre et le Lion d'or sera décerné à David Lynch au cours d'une «soirée de gala » organisée le 6 septembre pour la projection de son nouveau film Inland Empire.David Lynch « est un des metteurs en scène qui a fortement influencé l'imaginaire contemporain grâce à son style visionnaire et troublant ».Il est « à l'origine du nouveau cinéma américain indépendant et a ouvert la route à des auteurs tels les frères Coen, Jim Jarmush, Spike Lee et Quentin Tarantino », ont souligné les organisateurs.Né en 1946 dans le Montana, David Lynch connaît son premier véritable succès avec Elephant Man (1980), puis avec Dune (1984) dans lequel il s'essaie à la science-fiction.Il remporte la Palme d'or à Cannes en 1990 avec Sailor et Lula, puis enchaîne les succès avec Twin Peaks (1992), Lost Highway (1997) ou encore Mulholland Drive (2001).Venise rendra hommage au cinéaste David Lynch PHOTO ARCHIVES PC David Lynch recevra un Lion d'or de la Mostra de Venise pour l'ensemble de sa carrière.PRESSE CANADIENNE SANTA MONICA, Californie \u2014 Dans un témoignage sur bande vidéo présenté vendredi au jury, Michael Jackson a indiqué qu'il ne se souvenait pas avoir été impliqué dans des transactions financières avec un ex-associé, qui lui réclame maintenant 1,8 million de dollars.Michael Jackson, qui a eu deux entretiens à Londres avec l'avocat de F.Marc Schaffel, a affirmé qu'il se souvenait d'avoir reçu de l'argent de M.Schaffel à une seule occasion, sur le plateau de tournage d'un vidéoclip.L'artiste a raconté que M.Schaffel avait déposé l'argent dans un sac de restauration rapide et que l'argent avait alors été désigné comme étant des «frites ».Mais Jackson croyait que l'argent provenait de ses propres fonds.«Je ne lui aurais jamais demandé de l'argent.C'est ridicule.Je ne pourrais pas », a-t-il dit.À l'origine, M.Schaffel réclamait 4,2 millions à Jackson pour des prêts impayés, des redevances et d'autres dettes.Le montant de la poursuite a cependant été réduit à 1,8 million.Un ex-associé poursuit Michael Jackson 3411233A EN COLLABORATION AVEC La vraie nature du blues Remplissez ce bulletin de participation, répondez correctement à la question et postez-le à: Concours «La vraie nature dublues», La Presse, C.P.11618, Succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W5 Nommez un artiste présent au Festival international du blues de Tremblant 2006 : Nom: Prénom: Adresse : App.: Ville : Province : Code postal : Courriel : tremblant.ca | 1 866 678-7179 Le bulletin de participation sera publié dans La Presse les 27, 30 juin, 2, 3, 4, 5, 7, 9, 10, 11 juillet 2006.Tirage le 18 juillet 2006.Règlement du concours disponible à La Presse et sur le site tremblant.ca/blues/concours/lapresse.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Valeur totale approximative des prix offerts : 4 000 $.Programmation complète du Festival sur tremblant.ca/blues.RÉSERVEZ VOTRE SÉJOUR Participez au concours La vraie nature du blues et vous pourriezgagner un week-end pour deux personnes à Tremblant! 150 CONCERTS GRATUITS DU 7 AU 16 JUILLET 3410712A 3415172A LA BANDE SONORE DE CARS MET EN VEDETTE SHERYL CROW, JOHN MAYER, RASCAL FLATTS, JAMES TAYLOR.MUSIQUE ÉCRITE PAR RANDY NEWMAN.LE MEILLEUR ALBUM POUR PRENDRE LA ROUTE! ©2006 Disney/Pixar (Version Francaise de Cars) carsthemovie.com REVOYEZ-LE! VOYEZ-LE MAINTENANT! ((VVeerrssiioonnffrraannççaaiisseeddeePPiirraatteessoofftthheeCCaarriibbbbeeaann)) DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS «ILYATOUJOURSUNSUCCÈS DEL'ÉTÉ!JOHNNYDEPP EXCELLEDANSCELUI-CI!» DEAN RICHARDS, WGN-TV «LEVOYAGELEPLUSEXCITANT QUEVOUSFEREZCETÉTÉ! À COUPERLESOUFFLE!» CLAY SMITH, THE INSIDER « VOUS NE VERREZ RIEN DE PLUSTRÉPIDANT, DRÔLE OU FOU CET ÉTÉ! » PETER TRAVERS 3415669A «DRÔLEMENT SCANDALEUX.Peter Travers, ROLLING STONE «Version française de \u2039THE DEVIL WEARS PRADA\u203a» «DU PLAISIR MALICIEUX.Meryl Streep est diablement sensationnelle.» David Ansen, NEWSWEEK «Une chouette surprise.» Leah Rozen, PEOPLE VERSION FRANÇAISE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca aussi à l'affiche en version originale anglaise «L'UN DES MEILLEURS ET PLUSEXTRAORDINAIRES FILMS DE L'ANNÉE.» Paul Fischer, DARK HORIZONS «\u2039CLIC\u203a VOUS FERA PLEURER DE RIRE.UNE COMÉDIE HILARANTE ET CHALEUREUSE.» IN TOUCH WEEKLY version française de CLICK À L'AFFICHE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca 3415607A ARTS ET SPECTACLES JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Frank Sinatra fils ne présente pas au Casino de Montréal le spectacle que l'on attendait.En fait, c'est beaucoup mieux.Le fils du plus célèbre crooner de son époque n'a jamais voulu renier son cheminement de musicien, arrangeur et compositeur pour perpétuer l'image publique de son père.Il n'y a aucune photo de ce dernier pendant le spectacle, aucun son de sa voix, jamais de duo avec celui que l'on surnommait The Voice.Plus encore, Frank fils s'est refusé à imiter son géniteur, même si, à mon avis, il aurait pu le faire.Il a préféré rendre à sa manière la musique et l'âme de son père en conservant son intégrité artistique.S'exprimant à quelques occasions en français, l'artiste a puisé dans les 60 ans de musique de Frank Sinatra pour faire revivre des chansons de chacune des décennies.Entouré de 38 musiciens dont bon nombre accompagnaient son père, Frank fils, maintenant âgé de 62 ans, a chanté les chansons connues et moins connues du paternel.Il s'est cependant refusé à interpréter My Way, laissant à l'orchestre le soin de reprendre la mélodie et se contentant de conclure en chantant ces paroles : «It was his way ».L'homme, qui bouge très peu sur scène, a préféré laisser toute la place à la musique, qui devient l'histoire de Frank Sinatra père.Après Swinging on a Star, le fils reprend l'un des premiers succès de son père, qui date des années 30, One for My Baby, appuyé au piano.Cette scène est émouvante tant pour l'auditoire que pour le chanteur parce que le pianiste qui accompagnait son père pour interpréter cette chanson n'était pas en mesure de jouer ce soir-là.Bill Miller, âgé de 92 ans, souffrait d'un malaise à la hanche.Il a été remplacé par un pianiste qui a très bien su recréer l'atmosphère des années 30.Ce n'était pas Miller, le vieil ami qui a tout appris au fils, mais the show must go on.Et Frank reprend Nothing at All avant de poursuivre vers les années 40 avec Night and Day, de Cole Porter.Encore une fois, l'artiste laisse la place à la musique de ce fabuleux orchestre qui enveloppe la salle du Casino de Montréal.La section des cordes se mêle aux cuivres et les deux ensembles rivalisent de sensibilité dans cette pièce romantique comme elle l'était à l'époque.Frank n'est pas le chanteur isolé, sa voix se fond à la musique de l'orchestre et il devient un instrument comme les autres.Sa voix est feutrée, ondule avec la mélodie, se confond avec les instruments et n'est plus qu'au service de la musique.Comme son père à ses débuts avec l'orchestre des frères Dorsey.Les années 50 nous ramènent l'une des plus belles chansons de Cole Porter, I've Got You Under My Skin.Que ceux qui ont entendu la version enregistrée par Sinatra en duo avec Bono se rassurent.On entend les mêmes arrangements, les mêmes instruments et sûrement les mêmes musiciens pendant le spectacle.Et l'acoustique de la salle de spectacle du Casino est irréprochable.Dans les années 60, Sinatra a répliqué à la Beatlemania en enregistrant For Once in My Life, de Stevie Wonder, et Strangers in the Night.Deux succès qu'interprète sobrement le fils, mais avec la même rigueur, le même soin que le père.Il n'y a jamais de fausse note ni de demi-mesure chez les Sinatra.Dans les années 60, Sinatra père chantait Luck Be a Lady tous les soirs dans les casinos de Las Vegas avec le Rat Pack avant de connaître l'un de ses plus grands succès, New York New York.Les lumières bleues s'allument alors devant la scène, les musiciens s'éclatent et on a la chair de poule en sentant tout l'univers de Sinatra s'éveiller en nous.Sinatra, ce n'était pas qu'une voix, c'était aussi de la grande musique.Une musique unique à l'Amérique.Presque un art de vivre.Après Summer Me, Winter Me, Frank effleure My Way, qu'il laisse à son père, et revient en rappel avec I Get a Kick Out of You.Bien sûr, il n'a pas chanté tous les succès (innombrables) de son père, mais qu'importe, puisqu'il change le répertoire à chacun de ses spectacles.Et certains retournent même trois ou quatre fois pour entendre leurs chansons préférées.C'est la grâce que je vous souhaite.SINATRA SINGS SINATRA, avec Frank Sinatra fils et 38 musiciens sous la direction de Terry Woodson, au Cabaret du Casino de Montréal, du mardi au dimanche à 20 h 30 jusqu'au 30 juillet.Réservations : 514 790-1245 ou 1 800 361-4595.VARIÉTÉS / Sinatra Sings Sinatra Un Sinatra intègre PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Frank Sinatra fils a puisé dans les 60 ans de musique de son célèbre père pour faire revivre des chansons de chacune des décennies.AGENCE FRANCE PRESSE NEW YORK \u2014 Le musée Metropolitan de New York a catégoriquement rejeté hier l'hypothèse que le tableau Madone à l'enfant, acquis en novembre 2004, pour plus de 45 millions de dollars, soit un faux.Petite oeuvre sur bois à la tempera, cette oeuvre de Duccio di Buoninsegna, réalisée vers 1300, avait été acquise par le musée lors d'une vente aux enchères réalisée par Christie's.Mais des doutes sur l'authenticité de l'oeuvre ont été émis par James Beck, professeur d'art de l'université de Columbia, qui affirme qu'il s'agit d'un faux du grand peintre toscan, réalisé en fait au XIXe siècle.«Ce n'est même pas une bonne imitation», a affirmé M.Beck au Times de Londres.Le musée a réagi en disant que les experts considéraient ce tableau comme un chef-d'oeuvre de l'histoire de l'art occidental et qu'il avait été scrupuleusement étudié avant son acquisition.Un tableau de 45 millions est peut-être un faux 3404122A 3413026A 3416046A SOLUTIONSDESJEUX DU 2 JUILLET MOTS CODÉS SOLUTIONSDESJEUX DU 25 JUIN MINI-GRILLE 100 SUR 100 MOTS CODÉS MOTS BULLES ADDITIONS CROISÉES CARRÉ MAGIQUE SUDOKU MOTS MOTS FLÉCHÉS EN LISTE ALPHACROISÉ GRILLE BLANCHE M L A D G A E PERSONNE QUI MANIPULE PROPOS FUTILES PLACÉ PLUS HAUT SUAIRE ESCARPÉ PRONOM PERSONNEL CONVOITISE BOURRÉ FIDÈLE ILS SONT TÊTUS PAS CONCRETS QUERELLES BRUYANTES ASSEMBLER EAU-DE-VIE DÉSINTOXIQUÉ TOMBE SANS BRUIT PRINCE MUSULMAN PLANÉTAIRE PÉRIODES DE TEMPS ANCIEN OUI EXTERMINÉ UN MARTINI COULENT À LONDRES ENVOYER AD PATRES PAS À LUI POMME DE TERRE DE LA MÊME MÈRE ALGUE VERTE QUI NE VALENT RIEN IMPLIQUÉ IL PARLE HAUT ET FORT.ROCHE DURE ET GRENUE BANAL EN JANVIER BANAL POINT CARDINAL PARTIE D'UN VIOLON NI LAVÉ NI BLANCHI ENLÈVE SANS DANGER AMENÉE DE FORCE PARASITE INTESTINAL INSECTE PARASITE ON LA FIXE EN TERRE COUVERT DE CHAMPIGNONS DÉTRUITS À LA BASE PLEURNICHEUR TYPES LUTIN SCANDINAVE CANDIDE ESTONIEN SERVICE DE FAIT TOUT SAUTER SANS VIVACITÉ VOLÉES DE COUPS LQUI EST AU DEDANS RAISONNABLE COMPAGNON D'ISEUT DROIT DE PASSAGE ARMÉE FÉODALE COUPANT POSSESSIF ROMAINS D'UN AUXILIAIRE DIRIGÉ PAR L'HIGOUMÈNE NATURELS SIÈGE À NEW YORK CENTILITRE STYLE MUSICAL ÎLE GRECQUE MÉLANGE GAZEUX PILASTRE CORNIER AVALÉ DIEU DE LA MER CUIR CÔTÉ CHAIR HOMME DE DÉCISION EFFRAYÉES 8 + = 16 8 + = 3 +=21 8 + + = 14 + +=4 D 1 2 N 3 4 S 5 6 7 8 9 Y A T I E B O F R C V L P U M L A S S E R A V E U L I M A R R I S I N T I M E E C I M E E S E R I E S > 1 N A G E R A G A C E R E G A L R E E L U E S S E S > 2 O R A G E D E G A T E T I R E O R L O N N O E U D > 3 G E N E R A G A P E L A T I N O R A N T P E L E E > 4 A T O M E L A C E T L U E U R E P A T E R E N E S GUÉRIR RETARD AIRBUS BERCER CELLES LÉROTS MILIEU INAPTE PRIORI ONAGRE GRILLÉ LÉGÈRE REMPLI PERSAN SERTIR TRÉPAN PÉTRIR RÉDIGE LÉGUME URÈTRE TENDRE DÉDIER INERTE REMÈDE GRANGE NAPPER PÉRONE OBSÉDÉ EXAMEN MAXIME MINI-GRILLE 100 SUR 100 MOTS BULLES ADDITIONS CROISÉES CARRÉ MAGIQUE SUDOKU MOTS MOTS FLÉCHÉS EN LISTE ALPHACROISÉ GRILLE BLANCHE C R E O T R S INDIVIDU MÉPRISABLE DIMINUTION D'ACTVITÉ PRIÈRE POUR LES MORTS PATRON DES PEINTRES DÉCAPITÉ INEXISTANT C'ÉTAIT L'ARMÉE OBSTINÉE SE FONT AU PRINTEMPS ABJURENT ARTICULÉ AVEC FORCE HIRONDELLES DE MER N'AVOUE PAS SOUS L'OCCIPUT PRIVILÈGE SPASMOPHILIE D'UNE COULEUR NOIRE SES FRUITS SONT NOIRS POUSSER DES CRIS DE FUREUR GÉNIES DE L'AIR ABONDANCE IVRESSE FUMÉE ET BROUILLARD UN PEU FOU OBTENUS COL DES ALPES VARIÉTÉ DE PRUNE PASTROP CUITES PETIT RONGEUR PARTIE D'UNE FLÛTE INSTRUMENTS À CORDES TRAVAILLE DANS LE BOX ARGENT HABITÉE PAR LES CARIOCAS HÉTÉROCLITES DEVENUE VIEILLE PHÉNOMÈNE HORS NORMES DANS LA BIÈRE BOUCHÉE-DELA- REINE RADIAN FÊLER ÉCHUS PRÉNOM DE FERRÉ ÎLE DE L'ATLANTIQUE AMI DES BÊTES DÉTACHÉE TROUBLE INSECTE CHASSEUR SILLON DE LA PEAU QUI ONT VU LE JOUR BIÈRES USANT BANG! VILLE DU CANADA ONY FAIT DU FEU TRÈS MAL REÇUE FEMME D'HÉRACLÈS ONYVEND DES OBJETS D'OCCASION PARTIE DU CHEVAL CRÊPE RUSSE POISSON PLAT MASSE DE PIERRE CRUCHE INTERVENIR QUELCONQUE ÉCHASSIER APTITUDE INNÉE MÉLANGE CONFUS DU VERBE AVOIR MANOUCHE POUFFÉ REPRÉSENTE LE PAPE CRACHE EN SICILE SE SOULAGENT AUTEUR DE PAMPHLETS 8 + = 5 8 + = 18 +=15 8 + + = 7 + +=9 S E C R E T I N H U M E G R I S O N N O T E N T A B O N D E L E N T E S > 1 A S T R E S I O U X S E R A C E G I D E Z E L E S > 2 A Z O T E R E B U T E N J E U N O E U D E N T R E > 3 T I R E R A D O R E R O U G I I L E O N N E T T E > 4 G E R B E E P O U X N A N T I O R I E L U S N E E BOTTER TENANT ACABIT BENOIT OLIVES VELUES PRESTO STERNE RESSAC SOIGNE GRESIL SEIGLE BARBER BILLET LIASSE STUDIO DELIER INOUIE CAMERA ETABLI BONSAI STATUT TEILLE LESION PYJAMA AVOCAT CASINO INGRAT ROUPIE POUSSE www.hannequart.com T 1 2 3 P 4 5 6 7 8 9 10 E M L H A R S G I D N B O C U V F "]
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