La presse, 30 juin 2006, C. Arts et spectacles
[" ARTS SPECTACLES CIRQUE DU SOLEIL NOTRE CRITIQUE DE LOVE PAGE 2 JUSTE POUR RIRE GALAS À VENDRE PAGE 3 www.cyberpresse.ca/arts MON T R É A L V EN D R E D I 3 0 J U I N 2 0 0 6 REPRENDRE DU SERVICE CHEZ MARTIN FONTAINE Pendant 10 ans, de Québec jusqu'à Biloxi au Mississippi en passant par Paris, Tokyo, Osaka et Gatineau, Martin Fontaine a joué à Elvis comme d'autres jouent au cow-boy.Un jour, le jeu est devenu une prison dont Martin Fontaine a voulu s'échapper.La cavale a duré un an, le temps que l'interprète retrouve son équilibre et le goût de jouer Elvis à nouveau.Ce sera chose faite le 8 juillet au Centre Bell, où Elvis revivra grâce à un homme qui ne se prend pas pour le King, même s'il le connaît parfois mieux que lui-même.NATHALIE PETROWSKI Les soirs de spectacle, Martin Fontaine met plus de deux heures à se métamorphoser en Elvis Presley.Mais lorsque le rideau tombe après un marathon musical de plus de 45 titres, allant de Love Me Tender à Suspicious Mind, il suffit d'à peine une minute pour que Martin Fontaine chasse Elvis et redevienne lui-même.«Pour être précis, je cesse d'être Elvis à la fin de la dernière chanson du show, quand je me tourne vers le monde et que je leur dis merci et bonsoir en français.Après ça, je retourne à la salle de maquillage, je me passe un linge sur le visage et c'est fini, Elvis est reparti.» Martin Fontaine me lance cette phrase en dardant des yeux pers qui se perdent dans son teint pâle et translucide de rouquin, à des années lumière du grand brun basané aux yeux bleu piscine qu'était Elvis.On l'a écrit mille fois, Martin Fontaine n'a pas la moindre ressemblance physique avec le King et pourtant, au dire de bien des gens, sur scène, dès la première seconde où il apparaît dans le décor d'Elvis Story, il en est sa parfaite et troublante incarnation.Ce décalage entre la vie et la scène a été soigneusement entretenu par cet interprète choisi en audition il y a plus de 10 ans par Mouffe, celle qui a signé la première mise en scène d'Elvis Story au Capitole de Québec.À l'époque, Fontaine se produisait le soir aux Deux Pierrots avec son groupe Red et prêtait sa voix le jour aux jingles de quincailliers et de concessionnaires d'automobiles.En décrochant le rôle d'Elvis, il était loin de se douter qu'il s'engageait dans une aventure qui durerait plus d'une décennie, serait vue par plus d'un million de spectateurs et l'empêcherait d'écrire ses propres chansons, créant un vide qu'il cherche encore à combler.La première chose d'ailleurs qu'il m'annonce lorsque je le rejoins au café de l'hôtel Germain, c'est qu'il n'a pas renoncé à écrire et à réveiller le créateur en lui, même s'il reprend du service chez Elvis.Voir ELVIS en page 4 PHOTOS ÉRICK LABBÉ, PHOTOMONTAGE, LAPRESSE © Cai Guo-Qiang 10 JUIN \u2014 1er OCTOBRE 2006 \u2014 SHAWINIGAN DÉROULEMENT L'Espace Shawinigan fait partie du complexe de la Cité de l'énergie et accueille les expositions du Musée des beaux-arts du Canada.musee.beaux-arts.ca Inopportun.Stade un (détail), 2004.Collection de l'artiste.Photo: Hiro Ihara 3381781A 3381810 ARTS ET SPECTACLES L'APRÈS-LOVE Ne manquez pas, demain, sur www.cyberpresse.ca le compte-rendu du party de la première de LOVE à Las Vegas de notre envoyée Marie-Christine Blais, et les photos exclusives de Martin Tremblay Quand le spectacle LOVE a pris fin, mercredi soir, une seule phrase tournait dans ma tête, à la manière des confettis qui flottaient encore dans la salle : j'aime les Beatles, j'aime les Beatles, j'aime les Beatles.Et si j'ai aussi aimé LOVE du Cirque du Soleil \u2014 non sans quelques réserves \u2014, c'est que ce spectacle est à la hauteur de l'amour que nous portons tous, parfois sans le savoir, au groupe qui a transformé à jamais la musique, nos quatre Mozart à nous, nos Bach du 20e siècle\u2026 Le plus remarquable de ce spectacle ?D'abord, bien sûr, la musique du plus fameux quatuor pop, qui nous enveloppe et nous traverse littéralement le corps, mixée de main de maître par Sir George Martin et son fils Giles : rien n'est gratuit ou facile dans ce montage-mixage puissant de 130 chansons, dont une trentaine au complet.Mais que les amateurs soient avertis : les ultra-classiques du genre Michelle ou Yellow Submarine ou Twist and Shout ne figurent pas vraiment dans la trame sonore.En fait, pratiquement rien des tout premiers disques n'a été retenu, si ce n'est de très brefs extraits et trois, quatre chansons enregistrées entre 1963 et 1966.En effet, plus de la moitié des chansons « complètes » de la trame sonore sont tirées des disques Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967), Magical Mystery Tour (1967) et Abbey Road (1969).C'est donc dire des albums à la fois plus expérimentaux, plus mûrs et plus aboutis, et dont les textes des chansons sont importants pour le déroulement de l'« histoire » du spectacle, textes particulièrement bien mis en valeur dans LOVE, aussi importants que les notes et les arrangements \u2014 c'est un homme de théâtre, de mots, Dominic Champagne, qui signe la mise en scène.L'illusion plus que parfaite Mais que la musique des Beatles soit hors du commun, de quelque façon qu'elle soit diffusée ou mixée, on le savait déjà, n'est-ce pas ?Ce qu'on ne savait pas, c'est à quel point sont exceptionnels et même fondamentaux les dialogues entre les quatre Boys recréés par François Pérusse et jumelés aux fantastiques projections de Francis Laporte et aux éclairages d'Yves Aucoin.On le sait, on l'a répété, le Cirque du Soleil a réinventé l'art du cirque il y a une vingtaine d'années.Avec LOVE, il vient de réinventer ou, en tout cas, de pousser plus loin le multimédia en lui conférant (enfin) une portée émotive : dans un court numéro intitulé Abbey Road, on voit ainsi les silhouettes en 3D des Beatles (grâce à des projecteurs V-Base), les Beatles qui parlent, rigolent et tentent de traverser la fameuse rue immortalisée sur la pochette de leur album Abbey Road.Pas une personne dans la salle ne s'est au moins un instant interrogée : mon Dieu, est-ce que ce sont «eux » en personne ?Est-ce des comédiens ?Non, non, ce sont des ombres numérisées, mais l'illusion est plus que parfaite : elle est humaine.Les Beatles sont avec nous.Et soudain, on a le coeur qui se gonfle d'émotion.Ce simple exemple résume parfaitement un des fascinants paradoxes de LOVE : le Cirque nous émeut et nous ravit le plus en faisant appel soit à des équipements extrêmement pointus (et généralement invisibles), soit à des techniques extrêmement simples.Quoi de plus simple, de plus ancien pour éveiller l'émerveillement, que des silhouettes, des bulles de savon (le sublime numéro Strawberry Fields), des confet t is ou un drap géant dont toute la salle, retombée en enfance, se couvre (le très halluciné et hallucinant numéro Within You, Without You) ?À cela s'ajoutent des centaines d'accessoires absolument irrésistibles, comme autant de jouets qu'on aimerait avoir en sa possession.L a Gra nde-Bret agne es t constamment évoquée par les parapluies, le thé, la reine, un lit volant qui rappelle Peter Pan ou des personnages inspirés de Lewis Carroll.En fait, on pourrait écrire 20 articles juste en analysant les innombrables détails et références historiques de chacun des numéros \u2014 faisons confiance aux maniaques des Beatles, ils sont sans doute déjà en train de les écrire sur l'un des 9000 sites consacrés aux Fab Four ! Oui, mais les acrobaties ?, se demanderont les fans du Cirque.Il y en a.Et quand il y en a, elles sont irrésistibles, comme le sont les numéros Being for the Benefit of Mr.Kite et surtout Help! avec des patineurs fous qui coupent la respiration.Mais LOVE est d'abord et avant tout un spectacle qui mêle théâtre, chorégraphie et musique (à quand la Troupe du Soleil ?), bref un musical qui repose sur deux trames : une chronologique (les moments-clés de la vie des Beatles) et une émotive (les chansons, qui s'enchaînent en fonction de leur texte et non de leur année de composition).Les points faibles C'est cette trame émotive qui est à la fois le point fort et le point faible du spectacle.Le faible ?Le premier tiers de LOVE, certes audacieux, l'est tellement qu'il touchera peu les spectateurs qui ne sont pas des connaisseurs des Beatles - disons qu'il n'est pas à la hauteur du reste du spectacle en étant trop haut ! Est-ce parce que nous ne sommes pas encore habitués au rythme du spectacle, ou décontenancés par cette évocation de la Deuxième Guerre mondiale que nous n'associons pas spontanément au quatuor (les Beatles, c'est vrai, sont tous nés pendant la guerre) ou tout simplement parce qu'on n'y « sent » pas le quatuor, jusqu'à l'arrivée du fameux dialogue «Abbey Road» mentionné plus tôt ?Quoi qu'il en soit, la plupart des spectateurs restent de glace pendant ce premier tiers.LOVE compte aussi d'autres irritants : le numéro récité de Blackbird, d'abord comique, puis long, enfin scatologique et vulgaire sans raison; idem pour un personnage récurrent qui se promène avec de plus en plus de fleurs et qui rappelle surtout les personnages les plus fatigants des anciens spectacles du Cirque.Le point fort ?Une fois le cap du premier tiers passé et les Beatles parmi nous, LOVE devient un grand spectacle, un théâtre musical qui émeut aux larmes, fait rire de plaisir ou rappelle la frénésie particulière des années 60-70 : la mort de la mère de Lennon évoquée dans A Day in the Life, le désespoir magnifique de la danse dans While My Guitar Gently Weeps (dans de «nouveaux » arrangements de George Martin, qui sont tout simplement sublimes, à mon sens \u2014 et les amateurs de danse reconnaîtront peut-être la touche de Margie Gillis dans la chorégraphie\u2026), le bonheur carrément enfantin ressenti pendant Octopus's Garden et Strawberry Fields, l'impression de rêve éveillé pendant Lucy in the Sky with Diamonds, ou l'évocation réussie de la période indienne des Beatles pendant Here Comes the Sun (avec même des odeurs d'encens !) et de la période engagée du groupe pendant Revolution.Le spectacle se termine toutefois sur un dernier paradoxe, à la fois haut en couleurs, joli comme tout et profondément troublant : All You Need is Love, à Las Vegas, une ville où tout le monde chante plutôt «Give me money, that's what I want »\u2026 Alors ?Alors, il y a les Beatles.Contre le cynisme, la musique des Beatles.Contre l'amertume, le génie des Beatles.Et celui de Dominic Champagne et de son équipe qui nous rendent Paul, John, George et Ringo de nouveau vivants, amis et musiciens.Tout ce dont nous avons besoin, véritablement, c'est des Beatles\u2026 LOVE du Cirque du Soleil, présenté à l'hôtel-casino Le Mirage à Las Vegas, du jeudi au lundi, relâche les mardis et mercredis, à 19h30 et 22h30.LOVE, DU CIRQUE DU SOLEIL All we need is.les Beatles ! MARIE-CHRISTINE BLAIS ENVOYÉE SPÉCIALE LAS VEGAS Une fois le cap du premier tiers passé et les Beatles parmi nous, LOVE devient un grand spectacle, un théâtre musical qui émeut aux larmes, fait rire de plaisir ou rappelle la frénésie particulière des années 60-70.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Tous les spectateurs n'ont qu'un souhait pendant le numéro particulièrement réussi de Strawberry Fields : être eux aussi sur scène pour faire des bulles de savon\u2026 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Sans doute le premier moment fort de LOVE, à la fois comique et bouleversant, après le premier tiers du spectacle : par la magie combinée des voix, des projections numériques et des éclairages, les Beatles sont soudain parmi nous, sans chair et sans os\u2026 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© La finale de LOVE, où confettis, serpentins, décors féeriques et All You Need is Love accompagnent un montage tout simplement flamboyant d'images des Beatles.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Un autre moment de ravissement de LOVE : Octopus's Garden, où de simples parapluies illuminés font office de méduses, que traverse Rodrigue Proteau, qui campe avec brio le Sergeant Pepper, un personnage clé du spectacle.La grande première du spectacle LOVE, né du mariage du Cirque du Soleil avec les Beatles, aura lieu ce soir à Las Vegas.Notre envoyée spéciale l'a vu en avant-première mercredi soir. ARTS ET SPECTACLES Père et fille, pour le meilleur et pour le rire GALAS JUSTE POUR RIRE QUE LES ANIMATEURS ENTRENT EN SCÈNE ! LA PRÉSENTATION DES GALAS JUSTE POUR RIRE APPROCHE.LAURENT PAQUIN, JEAN-MARC PARENT, DIEUDONNÉ, PETER MACLEOD, FRANCK DUBOSC, STÉPHANE ROUSSEAU, MARTIN PETIT ET ARTURO BRACHETTI ONT HÉRITÉ DE LA PRESTIGIEUSE TÂCHE DE FAIRE RIRE ET DE PRÉSENTER DES COMIQUES, CETTE ANNÉE, SUR LA SCÈNE DU THÉÂTRE SAINT-DENIS, À COMPTER DE MERCREDI PROCHAIN.NOUS LEUR AVONS DEMANDÉ DE NOUS «VENDRE» LEURS GALAS.TEXTES ISABELLE MASSÉ JEAN-MARC PARENT (avec Dieudonné, 7 et 8 juillet) Si nous n'avions qu'un gala auquel assister, pourquoi ce serait le vôtre ?Parce que Dieudonné et moi sommes très différents.Quoique nos façons de parler des travers humains vont se recouper pendant le gala.Qu'est-ce que ça prend pour être animateur de gala ?Une certaine générosité.Il faut bien présenter et mettre en valeur les invités.Votre invité de rêve à un gala que vous animez ?David Gilmour (de Pink Floyd), une idole.Devant lui, je ne dirais pas un mot.ARTURO BRACHETTI (27, 28 et 29 juillet) Si nous n'avions qu'un gala auquel assister, pourquoi ce serait le vôtre ?Parce que c'est le seul gala visuel, qu'il y aura de beaux garçons torse nu et des filles pas mal déshabillées.On n'y assistera pas que pour le rire, mais aussi pour la magie et le rêve.Ce sera un plaisir autant pour les yeux que pour les oreilles.Quel autre genre de gala auriezvous aimé animer ?Les célébrations des 100 ans de la reine mère, car j'aime bien les trucs felliniens et les contes de fées.Votre invité de rêve à un gala que vous animez ?Roberto Benigni, même s' il est incontrôlable.J'aurais peur qu'il m'enlève mon pantalon.Après tout, il a déjà demandé à une présentatrice italienne très connue de lever sa robe devant le public ! LAURENT PAQUIN (5 et 6 juillet) Si nous n'avions qu'un gala auquel assister, pourquoi ce serait le vôtre ?Si vous préférez Peter Mac Leod.Je ne force personne, mais les gens qui ont aimé le gala au contenu social et engagé de l'an dernier risquent de trouver encore mieux, cette année.Qui doit être le meilleur, lors d'un gala, l'animateur ou la brochette d'invités ?C'est un partage de responsabilités.Plus l'animateur est bon, plus les invités vont l'être.Et plus les invités sont bons, plus l'animateur a l'air de l'être.Votre invité de rêve à un gala que vous animez ?Louis de Funès.Je l'imaginerais bien en metteur en scène qui vient m'engueuler à tout bout de champ pendant mes présentations.Les animateurs des Galas Juste pour rire 2006 : Peter Mac Leod, Martin Petit, Jean-Marc Parent, Franck Dubosc, Laurent Paquin, Arturo Brachetti et Dieudonné.PETER MACLEOD (11 et 12 juillet) Si nous n'avions qu'un gala auquel assister, pourquoi ce serait le vôtre ?Parce que je fais un duo avec Éric Salvail.Je l'emmène à la chasse aux canards.Qu'est-ce que ça prend pour être animateur de gala ?De la répartie.Il faut être très préparé, mais toujours prêt à réagir.Votre invité de rêve à un gala que vous animez ?Patrick Huard, car j 'ai vécu de quoi d'écoeurant sur scène avec lui (NDLR: mariage et baiser mouillé, il y a deux ans).Même si on est divorcés depuis, je ne suis pas amer.MARTIN PETIT (16 et 17 juillet) Si nous n'avions qu'un gala auquel assister, pourquoi ce serait le vôtre ?Parce que je vais inviter les spectateurs à rembourser la dette du Québec.Je souhaite amasser 55 milliards que je m'engage à remettre au gouvernement.Alors, si c'est quelque chose qui vous touche.Je ne connais pas beaucoup d'humoristes qui feraient ça ! Comment vous sentez-vous habituellement cinq minutes avant d'entrer sur scène ?Je me demande quel autre métier je pourrais pratiquer calmement.Du genre réparateur de bicyclettes, assembleur chez Bombardier ou maquilleur pour une station de télé locale du Népal.Les blagues à éviter sur scène ?Celles sur Nathalie Simard ne devraient pas pleuvoir cette année.On va s'en tenir au kirpan ! FRANCK DUBOSC (avec Stéphane Rousseau, 14 et 15 juillet) Si nous n'avions qu'un gala auquel assister, pourquoi ce serait le vôtre ?Parce que c'est la dernière fois que je fais un gala avec Stéphane.Cela dit, on ne se sépare pas.On va simplement faire une petite pause pour mieux revenir.Je suis, par ailleurs, très flatté car on a plus d'artistes québécois dans notre gala, cette année.Martin Matte, notamment, qui a écrit un numéro nous rendant hommage.Qui doit être le meilleur, lors d'un gala, l'animateur ou la brochette d'invités ?Être animateur, c'est comme être chef d'orchestre.Il faut être prêt à endosser les critiques, car si c'est mauvais, c'est sur nous que ça tombe.Cela dit, l'ensemble doit être bon.Comme un potage aux 12 légumes, c'est le dosage qui compte.Votre invité de rêve à un gala que vous animez ?Belmondo, mon idole.Petit, je disais que je voulais « faire » Jean-Paul Belmondo.SONIA SARFATI Chez les Massé, on rit en masse.De génération en génération.«La mère de mon père, tu aurais pu lui donner n'importe quel mot du dictionnaire, elle aurait trouvé une joke pour aller avec !» rigole Isabelle Massé, qui couvre entre autres l'humour dans ces pages.Et qui, pour la couverture des Galas Juste pour rire ( qui commencent mercredi, aura, cette année, un «adjoint ».Un professeur de philosophie.Paul-Aimé Massé.Oui, il y a un lien de parenté.Sinon, elle ne l'appellerait pas papa.Son amour de l'humour, elle le tient de lui.Et lui, de sa mère.Qui le tenait de sa mère.Mais, au-delà de la.génétique, disons, Paul- Aimé Massé aime cette forme d'expression pour des raisons personnelles.Et quasi philosophiques : «Pour moi, l'humour est une manifestation de la raison, de l'esprit.De la liberté de l'esprit.Il y a là une espèce de maîtrise de la réalité que l'humoriste atteint en se distanciant de sa propre situation.C'est une manifestation de la raison.Les gens qui, à l'inverse, sont trop sérieux ou dogmatiques, manquent d'humour \u2014 car ils sont très collés à la réalité.» Cet intérêt se décl ine de manière très singulière chez lui : depuis 1988, il a enregistré à peu près tous les Galas Juste pour rire diffusés à la télévision.Dans un cahier, il a noté, pour chacun d'eux, le nom de l'animateur, celui des invités et, souvent, donné un titre aux numéros qu'ils ont exécutés.«J'aime les revoir, et j'aime les montrer aux gens qui viennent à la maison ! pouffe-t-il.Parfois, autour de la table, on discute de tel ou tel numéro.Les uns l'ont vu, les autres pas.Moi, je les ai sur tape et je peux les montrer.» Il peut aussi, mais c'est un secret, donner un coup de pouce aux filles \u2014 dont la sienne \u2014 qui couvrent le Festival Juste pour rire pour La Presse.Michel Lauzière et ses verres musicaux, c'était quand ?Et le We Are the World d'André-Philippe Gagnon ?Pour celui-là, nul besoin de regarder dans le cahier.C'était en 1985.Il était là, au Théâtre Saint-Denis.Avec Isabelle.Le premier Gala auquel ils ont assisté ensemble.«Je pense que c'était la première fois qu'André-Philippe Gagnon faisait ce numéro sur scène.On ne l'avait pas entendu 150 000 fois ! C'était é-coeu-rant !» lance Isabelle, qui a tout de même vécu une petite déception ce soir-là : «J'avais hâte qu'il fasse Cyndi Lauper, et il ne l'a pas imitée !» Son deuxième bain en direct avec l'humour lui a permis de découvrir Michel Courtemanche et ses batteries.Et de rire.Encore.Avec son père.«L'expression \" rire à se rouler par terre \", avec lui, il faut la prendre dans le sens littéral », poursuit- elle.La première fois qu'elle a assisté à.la chose, c'était devant la télévision.François Massicotte, un panneau autour du cou, dénonçait la rumeur voulant que les humoristes ne passent aucun message.«Il nous a fallu l'écouter deux fois.D'abord, pour lire le panneau.Ensuite, pour se rendre compte qu'en parlant, il ne faisait que des jokes de Newfies.» Et papa de se rouler par terre.Qu'est-ce que ce sera en direct, au Saint-Denis ?À suivre.Parce que ce tandem sera de tous les Galas Juste pour rire.Le lendemain de chacune de ces soirées, vous pourrez découvrir le gag qu'ils ont préféré, celui qu'ils ont le moins aimé, l'invité qu'ils ont jugé le meilleur, etc.On verra bien jusqu'où, en matière de goûts, va la génétique.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Isabelle et Paul-Aimé Massé PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca Une rubrique qui a piqué le jean de Naomi Campbell SÉPARÉS À LA NAISSANCE Une certaine Valérie, cégépienne en vacances (pléonasme !), qui se prénomme de surcroît Docteur Scalpel, trouve que cette rubrique se relâche depuis quelque temps.Que voulez-vous, Docteur Scalpel, nous ne savons plus ce que c'est que les semaines de relâche, par ici\u2026 Tout de même, dans ses temps libres ( !), notre lectrice a eu le temps de faire un peu de recherches pour finalement nous offrir cette suggestion: le nouveau Superman (Brandon Routh) présentement à l'affiche et André Boisclair, chef du PQ.C'est une ressemblance «délicieuse et ô combien lourde de possibilités » dit-elle, avant d'ajouter : « Je peux désormais dormir l'esprit tranquille en ayant l'impression d'avoir accompli mon devoir de bonne citoyenne.» Elle conclut en espérant que son «devoir » sera publié dans cette «bonne vieille Presse du samedi ».Comment ça, vieille ?La jeunesse ne respecte vraiment plus rien ! ILS ELLES ONT DIT «Regardez le symbole que m'envoie le téléphone: je quitte Indicatif présent au moment où l'indicatif devient obligatoire! » -Les ultimes adieux, teintés d'humour et d'émotion, de Marie-France Bazzo à la dernière de Indicatif présent.«Depuis quatre ans, je mange avec les Beatles, je dors avec les Beatles, je rêve des Beatles.Le spectacle que nous avons créé a été fait avec amour.Et notre objectif, c'était d'amener l'amour à Las Vegas ! » \u2014 Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, sur le spectacle LOVE.«Je dois avoir les mâchoires d'un éléphant, mais j'aime vraiment ça! » \u2014 Britney Spears, enceinte jusqu'aux dents, à propos de son appétit étrange pour les cubes de glace\u2026 «Après trois enfants, la loi de la gravité l'emporte, tout tombe au sud, alors j'envisage cette option\u2026» \u2014 Demi Moore, 43 ans, à propos des bienfaits d'une éventuelle chirurgie plastique (encore !).TROIS MOIS, DÉJÀ UNE HAS-BEEN! Vous ne croyez pas encore au culte de la jeunesse à Hollywood?Détrompez-vous, cela atteint des proportions alarmantes.Le récent baby-boom chez les stars a transformé la donne: pendant que les enchères montent, l'âge baisse.À preuve, le poupon de Brad Pitt et Angelina Jolie, Shiloh, a volé la vedette à toutes les vedettes, puisque la vente de ses photos exclusives a atteint la coquette somme de 4 millions.Pas assez rapide dans la course, le couple formé par Tom Cruise et Katie Holmes a vu le prix des photos de leur petite Suri dégringoler parce que le bébé a déjà l'âge vénérable\u2026 de trois mois.Que voulez-vous, y'en aura d'autres plus jeunes plus fous, pour faire danser les bougalous, comme on dit.Mais à ce rythme-là, on craint que la liposuccion ne commence à 18 mois.EN HAUSSE.EN BAISSE L'OSM Après 20 ans de rumeurs et de fausses joies, on dit que cette fois sera la bonne.L'Orchestre Symphonique de Montréal aura une nouvelle salle de spectacle, qui devrait être inaugurée en 2011.Le projet, qui coûtera 105 millions, devrait donner une salle de 1900 places de « calibre mondial », dit-on, dont l'acoustique serait irréprochable.Enfin, on l'espère bien, parce que ça urge: la ville de Toronto a une nouvelle salle d'opéra, elle ! NAOMI CAMPBELL C'est bien simple: est folle.Au moment où la top modèle doit affronter la justice pour une histoire d'agression contre une domestique, une autre de ses employées entame elle aussi une poursuite contre la « tigresse des podiums».Dans les deux cas, une même raison: Mademoiselle Campbell ne supporterait pas qu'on ne retrouve pas sa paire de jeans favorite.Elle se sert de tout ce qui lui tombe sous la main pour surmonter sa terrible frustration, et ce sont les bonnes ou les assistantes qui en mangent toute une.La première plaignante aurait récolté quatre points de suture pour sa grave bévue, qui lui a valu des coups de téléphone cellulaire.Naomi Campbell n'en est pas à ses premiers déboires du genre et est passible de sept ans de prison.À notre humble avis, l'hôpital psychiatrique lui conviendrait mieux.PHOTO A.PICHETTE, LAPRESSE © André Boisclair PHOTO M.ANZUOMI, REUTERS © Brandon Routh PETER FOLEY.REUTERS © Naomi Campbell PHOTO R.LEMÉE, LAPRESSE Kent Nagano Britney Spears PHOTO REUTERS © ELVIS Suite de la page 1 «C'est pas qu'être un interprète ne me suffit pas.C'est plutôt qu'il y a une autre partie de moi qui a envie de s'exprimer en son propre nom, mais qui a la chienne de le faire.La peur de décevoir y est pour beaucoup.Quand tu t'attaques à un monument comme Elvis, c'est dur à accoter après.Mais je garde bon espoir cette fois-ci d'être capable de faire aussi bien Elvis que Martin Fontaine.» Cette tension entre Elvis et Martin est en partie responsable de sa démission il y a un an d'Elvis Story.Mais c'est en partie seulement dans la mesure où Martin Fontaine avait accumulé au fil des ans autant de succès que de récrimination contre son producteur Jean Pilote, neveu de Guy Cloutier.Jouer à l'Halloween En plus d'être l'interprète principal du spectacle, Fontaine en était devenu le directeur artistique, sinon le contrôleur au contenu, tout en gérant le personnel de scène et les mille et un problèmes de ce type d'entreprise.Même s'il était bien payé pour ses multiples tâches, il ne touchait aucun droit d'auteur ou redevance sur un spectacle dont l'évolution était en grande partie son oeuvre.Incapable de s'entendre financièrement avec Jean Pilote, mais surtout frustré de constater que son rêve de s'installer à demeure à Vegas avec Elvis Story n'aboutissait pas, il claqua la porte enmai dernier.Le coup fut d'autant plus dur pour le producteur d'Elvis Story qu'il n'avait pas préparé de relève à Fontaine qui jouait tous les soirs sans filet et sans double et qui n'a jamais manqué une seule représentation en 10 ans.James Aaron Kelley, jeune homme qui est Elvis 24 heures sur 24 fut recruté en catastrophe sans pour autant réussir à remplacer Fontaine dans le coeur du public québécois.De son ex-remplaçant, Martin Fontaine dit : «C'est un bon petit gars de 25 ans qui chante bien, qui bouge bien, mais qui est rentré dans la religion Elvis quasiment à la naissance et qui ne peut pas aller au dépanneur sans être habillé et maquillé en Elvis.Lui, voit ça comme un mode de vie ; moi, je vois ça comme l'Halloween» En entendant Martin Fontaine ironiser ainsi, on ne peut pas s'empêcher de se demander pourquoi il est revenu chez Elvis.L'argent ?La sécurité d'un travail garanti ?Une trop grande dépendance à Elvis ou à l'amour que le public lui porte par procuration ?«D'abord, beaucoup de choses ont changé entre mon départ et mon retour.En commençant par moi.Prendre de la distance m'a fait du bien.Je me suis calmé, j'ai monté mon propre show, Showman que je vais d'ailleurs présenter au Casino cet automne.La pression est tombée.Je me suis rendu compte que j'avais dit des niaiseries sur les producteurs (qui ne servent qu'à répondre au téléphone et à signer des contrats) et quand le téléphone a sonné et que mon producteur m'a dit : \"ça te tentes-tu de jouer à l'Halloween\", je me suis dis pourquoi pas.Je ne reviens pas en rampant.Les conditions sont meilleures, je suis coproducteur, j'ai un mot à dire sur bien des aspects et je sens cette fois qu'on me respecte.» Rêve en veilleuse Martin Fontaine n'a pas pour autant renoncé à son american dream d'aller s'installer à Vegas avec Elvis sauf qu'il a perdu quelques illusions à ce sujet : «Au début, je ne comprenais pas pourquoi Elvis Entreprise nous donnait tous les droits dans le monde sauf à Vegas ni pourquoi ils tenaient tant à développer un projet Elvis avec SFX (les propriétaires de Clear Channel).Quand j'ai appris que SFX était en train d'acheter Elvis Entreprise, j'ai tout compris.Je pensais que mon chat était mort jusqu'à ce que le Cirque du Soleil s'associe à la nouvelle compagnie CFX pour une production Elvis en 2008.Maintenant, j'avoue que je ne sais plus.Je n'ai pas fait une croix sur mon rêve, mais je me suis fait à l'idée que ça ne prendra pas la forme que je pensais.» Parmi les autres raisons qui ont motivé son retour, il y a la facture et le fonctionnement du nouveau spectacle.«Ce que les gens vont voir au centre Bell c'est le show dont je rêvais depuis longtemps.Avant, on était 11 sur scène ; maintenant, on est 40, dont 20 musiciens et 16 danseurs.René Simard a réussi à se négocier un plus gros budget et le fait qu'il soit là et s'occupe du personnel, moi je peux me consacrer entièrement à mon personnage, ce qui va me permettre de souffler et de retrouver l'équilibre que j'avais perdu et qui m'a conduit à faire une ecoeurantite aiguë d'Elvis.» Au fil des ans, sa vision d'Elvis n'a pas changé mais elle s'est approfondie.«À Biloxi, j'ai fait un peu de recherche sur le terrain, j'ai rencontré des gens qui l'avaient connu, tout ça pour aller au-delà du cliché et de la caricature, pour \"dékétainiser\" Elvis et montrer qui il était.Et ce qu'il était c'était un ti-cul qui venait de nulle part mais qui a trouvé une affaire dans la vie qui le faisait tripper comme un malade : la musique.Une de ses blondes m'a raconté qu'il chantait tout le temps.Tout le temps.C'était comme une drogue.Pour le reste, c'était un homme vulnérable.Toute sa vie était un show dont il ne pouvait jamais décrocher.Sa grande difficulté dans la vie, c'était de vivre avec Elvis tout en étant Elvis et sans que personne ne l'ait fait avant lui.Pour Madonna, c'est facile, y'avait Elvis avant elle, mais pour Elvis, y avait personne avant.» Et pour Martin Fontaine, la vie avec Elvis est-elle plus facile ?Il me regarde droit dans les yeux comme au début quand il m'a annoncé qu'il était plus qu'un interprète, sauf que quelque chose a changé.Au lieu de lancer une phrase rationnelle et convenue, il prend le risque de se laisser guider par ses émotions.« L'affaire avec Elvis, c'est que le monde refuse qu'il meure et disparaisse et si mon job à moi, si mon destin et ma mission sur Terre, c'est de le garder en vie pour eux, eh bien! c'est ce que je vais faire.Je ne suis rien qu'un interprète ?So what ! Quand je vois plus d'un million de personnes qui pleurent, qui sourient, qui ont du plaisir à s'imaginer que je suis Elvis, je me dis que je fais la job la plus cool au monde.» Qu'on se passe le mot.Martin Fontaine n'a pas seulement repris du service chez Elvis, il s'est réconcilié avec lui.ELVIS STORY, au Centre Bell, du 8 juillet au 6 août Reprendre du service chez Elvis PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Martin Fontaine est finalement remonté sur scène pour incarner nul autre que.Elvis.« Beaucoup de choses ont changé entre mon départ et mon retour.En commençant par moi.(.) La pression est tombée.(.) Quand le téléphone a sonné, je me suis dis pourquoi pas.Je ne reviens pas en rampant.Les conditions sont meilleures.» Tous les mercredis et samedis dans PARTONS! COMÉDIE de FRED CARMICHAEL ADAPTATION : MICHEL FORGET ET VINCENT BILODEAU MISE EN SCÈNE : VINCENT BILODEAU NICO GAGNON ALAIN ZOUVI FRANCE PARENT BRIGITTE PAQUETTE ANDRÉ LACOSTE DIANE GARNEAU RÉSERVATIONS : (450) 227-8466 (514) 990-4343 THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE RÉSERVATIONS : (450) 227-1389 (514) 990-7272 www.theatresteadele.ca sortie 67, 15 nord ANNETTE GARANT BENOIT LANGLAIS AGATHE LANCTÔT JEAN-PIERRE CHARTRAND CLAUDE LAROCHE COMÉDIE de SAM BOBRICK ADAPTATION : MICHEL FORGET MISE EN SCÈNE : YVON BILODEAU MARIE MICHAUD dès le 9 juin THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR 3411629A Une comédie de Jeff Baron Une traduction de Michel Tremblay Une mise en scène de Jacques Rossi Direction Jean-Bernard Hébert Avec Albert Millaire et Louis-Olivier Mauffette Présenté par Du 22 juin au 2 septembre (450) 469-1006ou1 888 666-3006 www.theatrederougemont.com Une émouvante comédie humaine 3408410A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ La Revanche des nerdz pendant six ans, Flash depuis quatre ans, le gala des Gémeaux, il y a sept mois\u2026 Ces dernières années, on avait (un peu) oublié les côtés revendicateur et engagé de Patrick Masbourian.Oublié que les sujets sociopolitiques lui collaient plus à la peau que les potins de stars.Puis, surprise, le reporter de l'inoubliable Fin du monde est à 7h a pris place dans le siège de Marie-France Bazzo, qui vient de tirer sa révérence pour des cieux télévisés ! Depuis lundi , Masbourian anime, en effet, l'émission estivale Pour la suite des choses, sur la Première Chaîne de Radio- Canada, où logeait Indicatif présent.La tâche est colossale.Il n'a fallu à l'animateur qu'une émission pour s'en rendre compte.« Imaginez, je fais 40 entrevues par semaine ! » lance-t-il.L'épais dossier posé sur ses genoux, lors de son entretien avec La Presse, prouve qu'il ne chômera pas, jusqu'au mois d'août (soit jusqu'à l'arrivée de Christiane Charette en ondes).«Mettons que je n'irai pas à beaucoup de 5 à 7, cet été\u2026 C'est extrêmement exigeant.C'est un vrai job! » Comme à «Bazzo », les sujets qu' i l aborde sont souvent sérieux, mais toujours livrés de façon conviviale avec des chroniques joliment baptisées Les Ex de Patrick, Le deux pour un, On n'arrête pas le progrès, mais on devrait, Pour voir plus vert, La Politique dans tous ses états et L'Heureux vin (avec Jacques L'Heureux).«La radio me semble un médium rigide, juge la recrue.Mais je suis conscient que si on a fait appel à un jeune cave comme moi, c'est qu'on recherche une certaine souplesse.» Ainsi, un mot vaut désormais 1000 images pour Masbourian, avant tout réalisateur de métrages et reportages télé, mais à qui on a, en quelque sorte, donné la chance de retourner aux sources, avec Pour la suite des choses.« Je suis excité comme un enfant.Quand vais-je pouvoir aborder un sujet intéressant pendant 20 minutes à la télé ?À La Revanche des nerdz, quand je recevais Gregory Charles, c'était pour parler d'un gadget pendant cinq minutes, puis de sa carrière pendant 30 secondes.Quand j'ai fait La Course autour du monde à 20 ans, mon père a dit : mon fils a soif de justice, poursuit le grand garçon de 36 ans.Je m'intéressais à la pollution minière en Europe de l'Est et aux réfugiés palestiniens en Syrie.Je traitais d'enjeux sociopolitiques.Ce que je n'ai pas eu la chance de faire vraiment depuis 15 ans.Là, ça me tente de régler le cas de (la prison de) Guantanamo, comme je l'ai fait lundi, à l'émission.» La radio aurait un autre avantage de taille, selon l'animateur : « Je commence à deveni r gros.Je vais enfin pouvoir vivre mon obésité tranquillement !» Étonnant que celui qui a quitté La Revanche des nerdz, il y a quelques semaines, et qui aspire à réaliser un premier long métrage (Mourir c'est partir un peu, en attente de financement) soit, encore cette saison, de l'équipe de la quotidienne culturelle Flash! «J'aime beaucoup Flash.C'est une maudite belle émission.J'essaie de faire mon travail du mieux possible, mais ce serait mentir de dire que j'y suis totalement heureux.Je ne suis pas tout à fait moi-même à Flash.Mais je vais continuer avec plaisir.Je suis très lucide.Je me dis que je suis d'abord un communicateur à qui, parfois, on donne l'opportunité de passer son propre message, et à qui, d'autres fois, on impose un moule.» De toute façon, il faut bien vivre ! En quittant le loft de La Revanche des nerdz, Masbourian a mis une croix sur une sécurité financière.« Je vis maintenant sur ma marge de crédit.Je me suis acheté un scooter comme je pense vendre ma Saab! » dit l'animateur qui estime que les offres n'affluent pas.« Je n'ai pas été un des choyés de La Fin du monde, rappelle-t-il.Tout le monde est sorti de l'aventure en héritant d'une émission sur une chaîne généraliste.» En acceptant les postes d'animation à la radio et la télé, comme ce fut le cas lors du dernier gala des Gémeaux, Masbourian veut montrer à tous qu'il est l'homme de plusieurs situations.«Après la première de Pour la suite des choses, on a reçu des courriels disant que je suis sympathique en ondes.C'est la première fois que j'avais un tel compliment ! Je suis un bon gars.J'en ai de l'amour à donner ! Je ne fais pas que poser un regard incisif sur les choses ! » RADIO / Patrick Masbourian Le justicier remasqué PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Depuis lundi, Patrick Masbourian anime l'émission estivale Pour la suite des choses, sur la Première Chaîne de Radio-Canada.«Mettons que je n'irai pas à beaucoup de 5 à 7 cet été\u2026 C'est extrêmement exigeant.C'est un vrai job ! » 3410225A Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Sylvie-Catherine Beaudoin Michel Daigle David Savard Brigitte Lafleur Une comédie de Bruno Marquis et Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 8 juin 2006 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 3400883A www.theatredescascades.com Ghyslain Tremblay Yvan Benoit Marie-Claude Michaud Diane Lavallée Jennie-Anne Walker Patrick Chouinard © Lavergnephotographe.com ST-MATHIEU-DE-BELOEIL SANS RANCUNE, AUCUNE! UNE COMÉDIE -CHOC ABSOLUMENT DÉLIRANTE! POUR RIREAUX LARMES ! À20MIN DE MONTRÉAL Comédie de S.Bobrick et R.Clark Traduction de Michel Forget Mise en scène de Monique Duceppe Dès le 9 juin pour tout l'été à 20h30 RÉÉSSEERRVVAATTIIOONNSS :: ((445500)) 444466-22226666 LLIIGGNNEE SSAANNSS FFRRAAIISS :: 11-886666-554422-22226666 Forfait Souper-Théâtre Prix de groupe 10 pers.et + www.theatredeshirondelles.com Salle Climatisée 3412493A 3414173A 3400720A ARTS ET SPECTACLES PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE «Métalleux » réincarné en chansonnier italien, Marco Calliari se surprend encore du succès de son premier album solo, Che la Vita.Depuis son départ d'Anonymus, il se consacre entièrement à ce nouveau projet.Le fils d'immigrants italiens vient de lancer Al Dente, un DVD double.Avant d'amorcer une mini-tournée canadienne et européenne, il donne un concert demain à Lachine pour la fête du Canada.Q Tu joues pour la fête du Canada.demain.Est-ce tabou pour un artiste québécois d'endosser cette fête?R J'ignorais que mon concert était associé à la fête du Canada.Moi, je fais des chansons italiennes.Si on m'invite à la Saint-Jean ou à la fête du Canada, je vais accepter.Quand t'es immigrant, c'est le fun de conserver ta première culture et d'apprivoiser ta nouvelle.Je n'ai rien contre le Canada.J'aime le Canada.Mais je suis fier de ma province.Le Québec est extrêmement unique.Sinon, je célèbre plus souvent la Saint-Jean que la fête du Canada.J'ai passé plus de 1er juillet à déménager qu'à fêter.Q Ton récent DVD s'intitule Al Dente.Est-ce un clin d'oeil aux clichés associés aux Italiens?R Oui.(Rires) Des clichés comme la bouffe, la famille et l'accordéon, ça fait partie de la culture italienne.Il y en a dans mon DVD.Sur le premier disque, ma mère m'apprend à cuisiner mes premiers risottos et cotolettes.C'est très drôle, car je suis nul en cuisine.Mais le titre renvoie aussi à mon spectacle.Je le présente depuis trois ans et il est maintenant al dente \u2014 juste à point.Le premier disque contient mon concert filmé au Lion d'or.Sur le deuxième, on voit des extraits de ma tournée et du Rital Fest, mes trois clips et Mi Ricordo, une pièce de théâtre que j'ai coécrite sur l'immigration italienne.Q En mars dernier, on apprenait ton départ du groupe métal Anonymus.Pourquoi le quitter après 17 ans de carrière?R Je croyais pouvoir ralentir ma carrière solo cette année.Mais cet hiver, j 'ai perdu le contrôle.Les demandes de spectacles n'arrêtaient pas.Les gars ont eu peur.Ils m'ont demandé de prendre une décision.Moi, je pensais avoir le temps de préparer avec eux le nouvel album.Mais je n'avais pas toute la disponibilité qu'ils me demandaient.Je ne voulais pas partir, mais eux ne voulaient pas que je continue comme ça.On se quitte en bons termes, sauf que ça reste difficile.Q Crois-tu pouvoir percer le marché italien avec ta carrière solo?R Le marché italien est très fermé.Il n'y a pas de juste milieu.Soit ton nom circule partout, soit ton nom n'est nulle part.J'ai plus d'espoir en France ou en Belgique.Eux voient la chanson italienne avec plus de spontanéité.Les Italiens sont blasés musicalement.O Sole Mio, ils l'ont entendue des millions de fois.Une nouvelle version ne les intéresse pas.Mais bon, je vais donner cet été quelques petits concerts au Canada anglais, puis en Italie et en Belgique.On envisage une sortie de l'album là-bas.Q Que prépares-tu pour ton nouveau disque?R Les chansons seront des reprises italiennes, comme Bella Ciao et O Sole Mio.Je veux montrer aux gens que la musique italienne ne se limite pas à ce qu'on a entendu des millions de fois à la radio.L'album sort le 17 octobre.Ensuite, je vais lancer un nouvel album de compositions en 2007 ou 2008.Elles vont marier l'italien avec le français, l'espagnol et l'anglais.Marco Calliari, concert gratuit demain, à 14h, au parc Stoney Point de Lachine; infos: http://lachine.ville.montreal.qc.ca 5 QUESTIONS À\u2026 Marco Calliari PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Fils d'immigrants italiens, Marco Calliari vient de lancer Al Dente, son deuxième album solo.Àla suite de la publication de notre article hier sur les racines patriotes de Madonna, il a été porté à notre attention que la chanteuse compte un patriote dans sa généalogie.En plus d'être une descendante directe du patriote Jean-Baptiste Masse, on retrouve dans son arbre l'avocat et patriote Côme-Séraphin Cherrier.Sa soeur, Marie-Rosalie Cherrier, est la quatrième arrière-grand-mère de Madonna.Nous avons confondu hier cette Marie-Rosalie Cherrier avec sa tante, qui porte le même nom et qui est la mère de Louis-Joseph Papineau.Bref: Papineau est le cousin de la quatrième arrière-grand-mère de Madonna (ouf!) - La Presse ERRATUM Un patriote de plus dans l'arbre de Madonna CLAUDE GINGRAS Yannick Nézet-Séguin terminait ces jours-ci un premier tour du monde englobant 20 orchestres.Après Carmina Burana comme premier concert du Centre Pierre-Charbonneau, le 21 juin, il s'envolait pour l'Angleterre diriger à Birmingham le 27.Il revient au Centre mercredi, inaugurera la saison du Festival de Lanaudière avec l'Orchestre Métropolitain le 8 juillet, y dirigea de nouveau le 28, puis entreprendra un deuxième tour du monde le 10 août à Stockholm.Ce retour à l'Orchestre Philharmonique de la capitale de la Suède n'en est qu'un parmi tant d'autres.En effet, le jeune chef a été réinvité à Francfort, Rotterdam, Toulouse, Monte-Carlo et Sydney, aussi bien qu'à Toronto et d'autres villes canadiennes, dont Victoria, où il est principal chef invité.À Toronto la saison prochaine, il dirigera l'Orchestre symphonique mais aussi neuf représentations de Faust, de Gounod.Ce qui laisse songeur : pendant que l'opéra s'en va à la dérive à Montréal, un chef montréalais francophone va diriger un ouvrage français neuf fois à Toronto.En opéra encore, Nézet-Séguin fera ses débuts au Liceu de Barcelone dans La Voix humaine, de Poulenc, et une rareté, Le Portrait de Manon, de Massenet.Autres débuts à signaler : l'Orchestre National de France (l'un des anciens orchestres de Dutoit), la Staatskapelle Dresden (l'un des plus vieux du monde), l'Orchestre Philharmonique de Londres et l'Orchestre de la Suisse romande.Il effectuera aussi une tournée en Allemagne et en Belgique avec l'Orchestre de la Radio de Stuttgart.Au total, Nézet-Séguin remplira de nouveau quelque 20 engagements comme chef invité d'orchestres et de maisons d'opéra jusqu'en juillet de l'année prochaine, en plus de ses concerts comme titulaire de l'Orchestre Métropolitain.NÉZET-SÉGUIN Un autre tour du monde DE RETOUR À MONTRÉAL ! En première partie Richard ABEL Au THÉÂTRE ST-DENIS Le 29 AOÛT à 20h (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis, 1594, rue St-Denis, Mtl Informations : (514) 849-4211 www.theatrestdenis.com directement de NEW YORK LE PLUS PRESTIGIEUX BIG BAND DU MONDE EN SUPPLÉMENTAIRE LE 30 AOÛT 3410451A 3414471A 3390554A commanditaire en titre de l'OSM présenté par « Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.» Wolfgang Amadeus Mozart Mozart, « Ch'io mi scordi di te?- Non temer, amato bene », K.505 Mozart, Concerto pour piano no 5, K.175-382 Wagner, Wesendonck Lieder Mozart, Concerto pour piano no 25 en do majeur, K.503 MERCREDI 5 JUILLET 19 H 30 Louis Lortie, chef d'orchestre et pianiste Michaela Schuster, mezzo-soprano Bach, Partita no 2 pour violon seul en ré mineur BWV 1004, « Chaconne » Mozart, Sinfonia concertante en mi bémol majeur pour violon, alto et orchestre, K.364 (320d) Brahms, Sérénade no 2 en la majeur, opus 16 MERCREDI 12 JUILLET 19 H 30 Pinchas Zukerman, chef d'orchestre et altiste Viviane Hagner, violoniste Orchestre du Centre national des Arts BASILIQUE NOTRE-DAME NOUVEAU ! Pour souligner le 250e anniversaire de Mozart, vous êtes conviés à prolonger votre soirée en assistant à un concert intime de musique de chambre d'environ 30 minutes et ce, sans frais supplémentaires.Billets simples à partir de 15 $ Abonnement 6 concerts à partir de 76,50 $ RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT ! T.(514) 842-9951 www.osm.ca Mozart, Symphonie no 35, K.385, « Haffner » Schubert, Rondo en la majeur pour violon et cordes, D.438 Sarasate, Zigeunerweisen Moussorgski, Tableaux d'une exposition (ochestration Ravel) MERCREDI 19 JUILLET 19 H 30 Jacques Lacombe, chef d'orchestre Scott St.John, violoniste 3414458A ARTS ET SPECTACLES L A P R E S S E 3 0 J U I N 2 0 0 6 A R T S 7 Le frère d'Ivo Un enregistrement de la Sonate en si mineur de Liszt sort chez Intrada sous la signature Pogorelich.Il ne s'agit pas du célèbre Ivomais de son obscur frère Lovro.Diverses pièces pour piano de Liszt complètent le disque.Lovro Pogorelich se produisit ici une fois : en 1994, à Concordia.Un autre enregistrement de la Sonate de Liszt vient de paraître: par Markus Groh, chez Avie, avec des versions pour piano seul du B.A.C.H.pour orgue et de la Totentanz pour piano et orchestre.NOUVELLES DU DISQUE Un spectacle de trapèze exceptionnel et unique! Le rêve de voler « (\u2026) plus qu'un spectacle, c'est une expérience, unique et excitante.» Le Figaro, FRANCE Dès le 25 juillet 2006 En collaboration avec 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (Québec) Canada H1Z 4P3 (514) 376-TOHU 1-888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca Une production des ARTS SAUTS (France) (8648) (8648) EN GRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE présente Visitez le www.forfaitsquebec.com pour en savoir plus sur nos forfaits hébergement et spectacle.3413128A 23 juin au 30 juillet Le Loft du Musée Juste pour rire Billetterie Juste pour rire Visa (514) 845-2322 Admission (514) 790-1245 - www.admission.com Produit en association avec Spiegeltent Productions «C'est très sexy\u2026on est ébloui (par) des moments de beauté.» \u2014Véronique Moreau, Radio-Canada «La Clique est une expérience envoûtante, un retour à des influences undergound et vaudevillesques\u2026 Pas facile de revenir à la vie «normale» après La Clique\u2026» \u2014Sylvie St-Jacques, La Presse «La Clique est un spectacle trop hilarant, original et débridé\u2026 une expérience hors du commun.» \u2014 Pascale Lévesque, Journal de Montréal «J'ai perdu le souffle par moments, j'ai hurlé, c'est trippant, faut y aller en gang, profitez-en!» \u2014Nathalie Pelletier, CKOI FM 3414578A ARTS ET SPECTACLES VIOLAINE BALLIV Y Il s'agit sans doute du choix le plus audacieux de la programmation du Mondial choral de Laval.Tout en cordes vocales et en micros, le groupe autrichien Bauchklang est un cas à part \u2014 voire bizarroïde avec sa musique aux accents électroniques qu'il produit sans jamais toucher à un instrument de musique.Il y a quatre ans, la critique québécoise avait craqué pour lui.Ce soir, il devra prouver qu'une fois la surprise passée, l'engouement persiste.Du nombril aux oreilles : Bauchklang signifie en allemand « sons du ventre ».C'est là que les six chanteurs vont puiser tous les bruits et les rythmes surprenants qu'ils utilisent pour produire les harmonies aussi riches que complexes de leur «groove vocal », un « trompe-l'ouïe» pour l'auditeur non averti.À eux seuls, le meneur, les bassistes, les percussionnistes et la «boîte de rythmes » humaine, ils couvrent si bien l'environnement sonore qu'on les imagine trois, quatre, voire cinq fois plus nombreux qu'ils ne le sont.On les croit même parfois accompagnés de guitares, de batterie ou d'un DJ avec sa plaque tournante.Nenni.C'est bien a capella qu'ils font de la musique électronique.«La moitié des gens qui nous entendent pour la première fois croient que nous sommes un groupe traditionnel, dit Andreas Fraenzl, la voix dominante du sextuor, joint à Vienne.Ils ne nous croient pas quand on leur dit que notre voix est notre seul instrument.» Ce soir, la formation \u2014 amputée exceptionnellement d'un membre \u2014 renoue avec le public québécois qui l'avait adorée lors de son premier passage en 2002.«Étonnant » « époustouflant », «hallucinant », plusieurs critiques en avaient fait leur coup de coeur du Festival d'été de Québec alors qu'à Montréal, trois spectacles s'étaient ajoutés à l'improviste après le succès remporté par le premier - et unique - concert initialement prévu.Depuis, ces oiseaux rares veulent confirmer qu'ils sont davantage qu'un phénomène de mode auquel on ne consacre qu'une oreille curieuse.Bauchklang a accouché au début de l'année de son deuxième album, Many People, frère cadet de Jamzero.Nouveaux textes et nouveaux sons, les lointaines influences africaines et reggae des premiers jours ont été passablement gommées pour laisser encore plus de place à l'influence de la musique hip hop.Les instruments de musique, eux, brillent toujours par leur absence.«C'est ce qui fait notre unicité », dit Andreas Fraenzl, qui écarte, presque dédaigneux, tout changement.«On ne peut pas se priver de notre principale caractéristique.Et puis, on arrive très bien tout seul à préparer quelque chose de très complet.On n'a pas besoin d'ajouts.» Après tout, s'il l'avait voulu, le groupe aurait pu emprunter une voie plus conventionnelle il y a longtemps : chacun maîtrise un instrument de musique appris au conservatoire de Vienne.C'est d'ailleurs là qu'ils se sont rencontrés et qu'ils ont eu l'idée, poussés par un professeur, d'explorer les limites de la galaxie Chorale.Leur première prestation dans un bar underground a eu l'effet d'un déclic, se rappelle Andreas Fraenzl.«C'est vraiment très particulier de pouvoir faire danser une foule dans un bar avec la seule force de ses cordes vocales.C'est un contact beaucoup plus vrai que celui qu'un DJ peut établir.» En studio, la formation se permet de tricher un poil en doublant quelques pistes.Mais sur scène ce soir, les chansons seront présentées dans leur version la plus dépouillée, et l'on se permettra à peine de moduler la vitesse et le volume des micros.Bauchklang veut garder un lien «pur et direct » avec son public.Entre son ventre et vos oreilles.Bauchklang, ce soir, 20h, sur la scène extérieure du Mondial choral de Laval, 475 boul.de l'Avenir.Gratuit.LE MONDIAL CHORAL / Bauchklang De ventre à oreilles PHOTO FOURNIE PAR LE MONDIAL CHORALE Bauchklang, qui signifie en allemand « sons du ventre », est un groupe de musique électronique.sans instruments et sans table tournante.Tous les membres du groupe chantent a capella.«C'est vraiment très particulier de pouvoir faire danser une foule dans un bar avec la seule force de ses cordes vocales.C'est un contact beaucoup plus vrai que celui qu'un DJ peut établir.» ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Le Mondial de soccer n'est pas qu'un fantastique rendez-vous sportif où convergent toutes les nations du monde \u2014 ou presque.C'est aussi une redoutable machine de marketing.Or, la FIFA a pensé à tous les détails : après les 45 minutes de la première mi-temps, pendant qu'un Don Cherry argentin s'emporte sur la performance et que vous vous soulagez de quelques Buds, que peut la grande organisation du football pour garder votre attention captive ?C'est bien cela: vous inviter à écouter de la musique de Mondial.Des quelques albums marqués (ou non) du sceau Official Licensed Product du Mondial 2006 se trouve souvent le pire, rarement le meilleur.Commençons par le plus divertissant : Goleo VI presents his 2006 FIFA World Cup Hits.Goleo VI, bien sûr, le sympathique lion qui joue la mascotte de ce Mondial, qui aime danser sur des tubes pop électroniques de par le monde.À la première écoute, on se demande si cet albumne s'adressepas justement aux enfants\u2026 Le Français Bob Sinclar recrute un Gary «Nesta» Pine le temps d'un ritournelle dance assez efficace, mais bien inoffensive, intitulée Love Generation.Par la suite, ça va de l'étrange au stupéfiant : un fameux riddim dancehall jamaïcain détourné par Lumidee & Fatman Scoop, qui ont volé un refrain à Whitney Houston ; un pastiche de Prodigy rebaptisé British Intelligence criant It's All About Football; les Soca Warriors (le groupe préfabriqué pour l'hymne trini, pas l'escouade caribéenne) qui\u2026 chantent du hip hop en liftant Bittersweet Symphony de The Verve.Reste d'intéressante, cette rencontre du clan Marley \u2014Damian, Stephen, Ziggy et papa \u2014 pour une reprise de Could You Be Loved.À défaut d'être bon, c'est amusant.Mais il y a pire.Voices From the FIFA World Cup est un ramassis de vieilles chansons pop agrémenté de titres exclusifs à la compétition \u2014 Il Divo, en duo avec Toni Braxton, interprétant l'hymne officiel du Mondial, et un étrange duo Herbert Grönemeyer et Amadou & Mariam! Entre ces deux chansons, les Your Song d'Elton John, Hero de Mariah Carey, One Moment in Time de Whitney Houston (n'avait-elle pas été composée pour des Jeux olympiques, celle-là ?), Kelly Clarkson, Rod Stewart, Barbra Streisand, Savage Garden et même notre Céline, en duo avec Il Divo.Il existe aussi deux agréables compilations, parues chez Warner, Play Brazil et Play Africa, qui ont peu à voir avec le foot, mais qui proposent de bons titres d'artistes du Brésil et de l'Afrique, avec une pochette montrant le ballon rond qui se dirige inéluctablement vers le fond du filet adverse.Bon entracte! ARTISTES VARIÉS Voices From the FIFA World Cup FF Syco Music/Sony-BMG ARTISTES VARIÉS Goleo VI presents his 2006 FIFA World Cup Hits FF½ Universal ARTISTES VARIÉS Play Brazil FFF½ WEA ARTISTES VARIÉS Play Africa FFF½ WEA DISQUES Le Mondial en musique Tous les mercredis et samedis dans PARTONS! EN COLLABORATION AVEC La vraie nature du blues Remplissez ce bulletin de participation, répondez correctement à la question et postez-le à: Concours «La vraie nature dublues», La Presse, C.P.11618, Succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W5 Nommez un artiste présent au Festival international du blues de Tremblant 2006 : Nom: Prénom: Adresse : App.: Ville : Province : Code postal : Courriel : tremblant.ca | 1 866 678-7179 Le bulletin de participation sera publié dans La Presse les 27, 30 juin, 2, 3, 4, 5, 7, 9, 10, 11 juillet 2006.Tirage le 18 juillet 2006.Règlement du concours disponible à La Presse et sur le site tremblant.ca/blues/concours/lapresse.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Valeur totale approximative des prix offerts : 4 000 $.Programmation complète du Festival sur tremblant.ca/blues.RÉSERVEZ VOTRE SÉJOUR Participez au concours La vraie nature du blues et vous pourriezgagner un week-end pour deux personnes à Tremblant! 150 CONCERTS GRATUITS DU 7 AU 16 JUILLET 3410712A 3406893A 3406283A ARTS ET SPECTACLES JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Vélos bleus, mobilier vert, grands miroirs, l'avenue du Mont-Royal prend ses couleurs d'été.Son panorama estival, éphémère.D'où ces Paysages éphémères, nom de l'événement qui chapeaute les cinq interventions d'art et de design urbain, entre le métro Mont-Royal et la rue Cartier.Vous rappelez-vous des chaises géantes, l'an dernier, à la sortie du métro ?C'était pour la première de Paysages éphémères.Pour sa deuxième mouture, la manifestation poursuit dans la même veine ludique et démesurée, avec une note un brin plus écolo.À l'instar de l'arbre déraciné \u2014 un vrai \u2014, posé à la place des immenses chaises.«Il y a un engagement à l'arbre en ville.C'est devenu la thématique, reconnaît Michel Depatie, le directeur artistique, mais c'est fortuit.Ce qu'on veut, c'est surprendre le passant, proposer un moment d'arrêt pour voir la ville autrement.» Voir la ville autrement.Littéralement, c'est ce qu'offre Bin Ocle, 10 paires de lunettes d'approche, vertes, dispersées un peu partout.Aussi inhabituel soit-il, le geste de coller les yeux sur l'appareil amène à fixer un détail pourtant familier.Si familier qu'on ne le remarque plus.«On veut rompre la monotonie, arrêter une course, dit Godefroy Meyer, un des quatre concepteurs de Bin Ocle.Les gens sont mécaniques, se déplacent avec un itinéraire à respecter.On espère rouvrir les yeux.» Meyer en veut à ce manque de civisme généralisé qui fait qu'on n'est plus prompt à porter secours lorsqu'on est témoin d'un accident.Avec Bin Ocle, cet architecte ne tient pas ainsi à ce qu'on se mette à admirer l'environnement bâti.Ni à s'épier entre nous.Il voit dans ces lunettes urbaines un projet davantage rassembleur, qui incite à la communication.Des inconnus feront connaissance, croit-il.L'arbre dans tout ça ?Il est très présent dans trois projets.Au parc de la rue Cartier, Réflexions végétales, du groupe Catalyse urbaine, multiplie, avec des miroirs au pied d'arbres, la présence de feuillages et de ramures.Bécik Bleu, d'Espace Drar, propose une balade en vélo en invitant à porter un oeil à la végétation.Pour ce faire, un ruban bleu autour des troncs rehausse la présence de chaque arbre.Puis, bien sûr, il y a cet arbre à la verticale.«C'est un arbre que j'ai trouvé.Il a probablement été déraciné par le vent », dit, rassurante, Catherine K.Laflamme.L'oeuvre Un arbre, un contrat est d'elle, et de son frère.Peint en or, accompagné d'un texte sans équivoque de Frédéric Back («Ce monde n'est pas exclusivement la terre des hommes »), le végétal se présente comme une jambe en plâtre à signer.Les passants sont invités à adhérer au propos du cinéaste en apposant leurs noms.«C'est un contrat symbol ique , dit Catherine Laflamme.On veut rappeler que les arbres étaient là avant nous.Qu'on a pris leur place.» L'arbre, pour elle, est précieux, d'où son côté doré.Et elle tenait à lancer un doux rappel, pas un cri d'alarme, agressif.Dans ce cas, c'est Richard Desjardins qui aurait rédigé le contrat, pas Back.Et l'arbre aurait été rouge.Concluants, ces deuxièmes Paysages éphémères ?Si on les juge selon la participation des gens, certainement.Comme les chaises l'an dernier, l'arbre déraciné, bien noirci, est déjà fort populaire.Les binocles et vélos devraient l'être aussi.Faut-il que ce soit le seul critère du fait qu'on est dans l'espace public ?La cinquième intervention, (parenthèse) de Justin Dubé et Hubert Pelletier, serait alors un échec: la plupart des passants la contournent comme un échafaudage.Pourtant, ce corridor, dont l'extérieur est recouvert de miroirs, questionne avec soin la réalité piétonnière.L'affaire n'est pas si inusitée, mais elle offre cette ambiguïté dont on ne sait que faire.Comme les binocles, elle est un peu ludique, un peu pernicieuse.Ce sont les deux seules propositions qui ne se contentent pas du premier niveau gentiment acceptable de tous.Heureusement.ARTS VISUELS / Paysages éphémères Manifestation écolo PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Dans Un arbre, un contrat, les passants, sont invités à signé un « contrat d'engagement envers la nature », préparé par le cinéaste Frédéric Back.«Ce qu'on veut, c'est surprendre le passant, proposer un moment d'arrêt pour voir la ville autrement.» ARTS ET SPECTACLES CHANTAL GUY «Après Dubmatique et l'album de Jérôme Philippe, j'étais en stand by, j'étais comme un peu mort.Pour moi, cet album, c'est tout simplement renaître.» Avec Sincérité volontaire, OTMC \u2014 de son vrai nom Ousmane Traoré \u2014 se lance dans l'aventure solo, un peu plus d'un an après son comparse Jérôme Philippe (alias Disoul).Il y a une dizaine d'années, les deux gars, avec DJ Choice, ont fait office de pionniers du hip hop au Québec en créant le groupe Dubmatique.Leur premier album, La Force de comprendre, paru en 1996, s'est vendu à plus de 125 000 exemplaires.Passer de pionnier à jeune premier n'est pas chose facile, c'est certain.Plusieurs des textes de Sincérité volontaire sont teintés par le doute, le besoin d'y croire encore, le découragement et l'espoir.Il aura fallu à OTMC faire le deuil de Dubmatique, ce dont il parle aisément en entrevue, sachant qu'avant de faire sa marque tout seul, on lui rappellera sans cesse son passé au sein du groupe.Mais lâcher prise a du bon, semble-t-il.«Je n'avais pas vraiment de stress comme ce l'était devenu avec Dubmatique.Pour suivre le succès, il fallait faire un deuxième, puis un troisième album.Avec celui-ci, je me suis dit que je devais n'en faire qu'un, alors il fallait que ce soit le bon, il fallait que je me fasse plaisir.» Un album où le hip hop domine, certes, mais en bonne compagnie : soul, rock, dance, funk, ça se mélange musicalement pour donner un ton très pop et accessible au public.La réalisation lui aura pris un peu plus d'un an, avec Albert Chambers et une équipe d'amis, à la manière indépendante puisqu'ils ont mis sur pied la compagnie de production Mégaphonie.Une équipe très jeune et enthousiaste qui papillonne autour d'OTMC pendant toute la durée de cette entrevue \u2014 c'en est étourdissant.De son expérience dans le showbiz, le chanteur dit avoir appris qu'il faut avant tout savoir bien s'entourer.L'importance des amis, de l'amour et de la famille revient dans ses chansons, comme Peuples de la terre.Sa vie a bien changé depuis les tournées en Europe avec Dubmatique et lorsqu'on lui demande ce qu'il a fait pendant son absence, il répond, tout sourire : «Deux beaux enfants !» Deux filles, en fait, de 5 et 1 an.Pour les femmes D'ailleurs, il ne cache pas que le public cible de cet album est les femmes, lui qui baigne dans un environnement féminin.Le timing est bon: dernièrement, tout le Québec en émoi débattait de la vulgarité machiste de groupes rap comme Black Taboo.Il n'y a vraiment rien de cela sur Sincérité volontaire, bien au contraire.L'une des meilleurs pièces de l'album, qui a tout pour devenir un tube d'été, Fanm Mwen (Nos femmes, en créole) rend hommage à la moitié féminine de l'humanité \u2014 qui serait meilleure si elle était dirigée par des femmes en tailleurs, dit-il \u2014 ainsi qu'à\u2026 Janette Bertrand! Une autre pièce, Petite Déesse critique l'hypersexualisation des filles.Alors, que pense le pionnier de la tendance gangstarap à saveur porno ?« Je trouve que les jeunes groupes font un peu n'importe quoi.Je ne vis pas la réalité de ces gens-là, j'ai deux enfants et une femme à la maison! Le rap, ce qui va être capté tout de suite, c'est le message et pour moi, c'est vraiment essentiel.Les textes, c'est la religion, la bible dans le rap.Peut-être que dans les ghettos aux États-Unis, il y a ce discours, mais on est au Québec ici, les filles on ne les appelle pas bitchs dans la rue et on ne leur donne pas 5$ pour une passe.Je pense que ces groupes tentent de reproduire ça ici.Ça fait scandale parce que ce discours ne nous appartient pas au Québec.Ici, on préfère parler d'égalité, de liberté d'expression ou de multiculturalisme.Ils ne sont pas sur le bon terrain de jeu.» Avec raison, il déplore qu'on n'aborde le hip hop dans les médias que dans ce contexte négatif, et s'il y a une chose qui le décourage bien plus que ce scandale, c'est à quel point ce genre musical piétine encore dans le paysage québécois, où la relève peine à se faire entendre.Rappelons que Dubmatique a déjà remporté le Félix de l'album « rock alternatif » faute d'une catégorie hip hop\u2026 «Je trouve qu'on est revenu 10 ans en arrière.Les radios commerciales hésitent encore à diffuser du rap.Pourtant, après nous, il y a eu Muzion, Loco Locass, K-Maro\u2026 Mais on met tout dans le même sac et j'ai l'impression que je vais encore devoir me battre avec cet album-là.» Pour cette raison, il pense au marché français, là où le hip hop est une mouvance forte et reconnue.Car, il l'avoue, être musicien au Québec n'est pas facile \u2014 et quand on pense que même Pierre Lapointe critique les radios commerciales, on devine ce que cela doit être comme difficulté pour le rap, encore considéré comme underground.«Ils sont vraiment en train d'étouffer une nouvelle génération d'artistes.Je ne sais pas ce qui se passe avec les radios, on dirait qu'elles attendent encore le groupe rap qui va marcher.Mais tout ce qu'il faut est de passer la bonne toune\u2026 Et j'espère que j'ai les bonnes sur mon album! Je ne m'attends pas à en vendre 100 000, la priorité, c'est d'éviter d'être écrasé.Je trouve qu'il y a urgence pour les artistes d'ici car dans les prochaines années, les radios auront fait leur choix \u2014 elles sont toutes déjà pop rock \u2014 et si on n'entre pas dans leurs créneaux, ce sera bye bye la musique!» Heureux d'être de retour dans la ronde promotionnelle, OTMC nous serre la main avant d'aligner d'autres entrevues.Le soir même, tous ceux qui croient en lui étaient au Tap Room pour le lancement officiel de Sincérité volontaire.Et c'est sûrement sa volonté et sa sincérité qui le ramèneront au devant de la scène\u2026 et quelques bonnes tounes, évidemment ! Sincérité Volontaire de OTMC sera en magasin le 11 juillet.www.otmc-lesite.com.HIP HOP OTMC La force de renaître « Je trouve qu'on est revenu 10 ans en arrière.Les radios commerciales hésitent encore à diffuser du rap.» PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © OTMC prépare la sortie de son album, Sincérité volontaire.Dix ans après l'avènement de Dubmatique dans le paysage musical québécois, l'ancien membre du groupe de hip hop considère que le Québec n'est toujours pas une terre fertile pour ce type de musique.«On est en train d'étouffer une nouvelle génération d'artistes», déplore-t-il.COLONNE DE SONS PAUL JOURNET Une rubrique qui pleure ses Boys BECK VIRE RAP Beck prépare un virage rap pour son prochain album.La suite de Guero devrait paraître cet automne.C'est son réalisateur Nigel Godrich (Radiohead) qui l'aurait convaincu d'emprunter cette direction.Et à en juger par leur travail acharné, le résultat risque de plaire.Le duo travaille depuis plus de deux ans en studio.Plus de 40 pièces ont été enregistrées, et il reste à choisir lesquelles conserver.La pochette, elle, est déjà complétée.Ou presque.Il s'agit d'un petit cours d'art plastique : un livret vierge avec des autocollants inclus séparément.On les assemble selon son goût.Beck renoue aussi avec le réalisateur Michel Gondry (Björk, White Stripes).Le Français prépare le clip du premier extrait, Cell Phone's Dead.Par ailleurs, Beck célébrera le 10e anniversaire d'Odelay, son premier album.Odelay sera réédité en disque double, avec plusieurs raretés et remixages signés notamment par Aphex Twin et Dust Brothers.KEVIN QUITTE SES BOYS Les Backstreet Boys pleurent Kevin Richardson.La figure archétypique du grand frère au regard rassurant quitte ses Boys.Un départ «difficile mais nécessaire pour passer à autre chose », affirme-t-il solennellement.Il laisse ses quatre comparses dans le désarroi.Nick-la-coqueluche, devenu Nick arrêté pour ivresse au volant et escarmouche dans un bar de Miami.AJle- dur-à-cuire, dont un éclair de lucidité a sûrement contribué à sa chute dans « l'enfer de la drogue » \u2014 un préalable pour tout groupe aspirant à une musicographie.Brian-le-rigolo au charme qui s'épuise.Et Howie-le-coeurtendre qui reste\u2026 Howie-le-coeur-tendre.Après une absence de quatre ans, les Boys avaient réussi leur retour l'an dernier.Avec un titre d'album digne des plus grands moments du marketing: Never Gone.Comme quoi on ne se débarrassera jamais d'eux.Et la prophétie tient toujours.Les Boys s'accrochent.Malgré le départ de leur phare spirituel, ils retournent en studio pour enregistrer un nouvel album.Et regarnir leurs REER.JAY-Z RESSUSCITÉ L'entrepreneur du bling-bling redevient le rappeur du bling-bling.Jay-Z s'était retiré en 2003 pour consacrer plus de temps à sa compagnie Def Jam.Mais le PDG s'ennuie du rappeur.Jay-Z est remonté sur scène dimanche dernier à New York pour commémorer le 10e anniversaire de Reasonable Doubt, son premier disque.Il envisage maintenant un retour.Pas pour lui, bien sûr.Plutôt par altruisme, pour sauver le hip hop.«Pour rester en santé, l'industrie nécessite de grands albums et de grands événements.Sous cet angle, je crois qu'un nouvel album est requis », observe-t-il.Mais pour pondre d'autre succès, Jay-Z souffre désormais d'un lourd handicap.Il perd une de ses muses préférées : le champagne Cristal.Jay-Z boycotte la marque depuis les commentaires jugés « racistes » de son président Frédéric Rouzaud.Questionné par The Economist sur les allusions répétées à Cristal dans le hip hop, il a répondu « trouver la chose curieuse mais rester serein ».Puis au sujet de l'impact sur l'image de sa marque, il a ajouté : «Que pouvons-nous faire ?».LU «Je craignais devoir porter un habit orange de prisonnier.Mais on me laisse mettre ce qui me plaît.Je vais m'habiller chic \u2014 ma tenue aura de la gueule.» \u2014 Boy George, alias George O'Dowd, soulagé des conditions vestimentaires de sa peine.Un juge new-yorkais l'a condamné à cinq jours de travaux communautaires pour avoir simulé un cambriolage chez lui.La star déchue voulait purger sa peine en organisant des ateliers de mode.Mais sa conception de la justice punitive n'a pas été retenue.Pendant ce temps, son ancien groupe, Culture Club, se reforme et cherche un nouveau chanteur.SOURCES: ROLLINGSTONE.COM, NME.COM, SPIN.COM, BBC.CO.UK AFP PHOTO, STAN HONDA Le chanteur Beck aux Grammy Awards.AFP PHOTO, LUCY NICHOLSON Boy George COLLABORATION SPÉCIALE 3404122A Quand l'archéologie rejoint l'art Une collection d'objets millénaires jamais réunis en Occident Japan World Exposition Commemorative Fund Consulat Général du Japon à Montréal 3406280A 3405054A COUREZ LA CHANCE DE VOUS ENVOLER POUR L'ASIE À gagner une paire de billets pour 2 personnes sur Air Canada 30 certificats-cadeaux de la librairie Raffin du Vieux-Montréal 30 certificats-cadeaux de la Boutique de Pointe-à-Callière Bulletin de participation JAPON Du 25 juin au 23 juillet 2006, répondez à l'une des 2 questions suivantes et courez la chance de gagner un voyage pour 2 personnes en Asie ou l'un des 60 certificats-cadeaux.Pour participer, remplissez ce formulaire, répondez à l'une ou l'autre des 2 questions et déposez-le à la billetterie de Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, 350 place Royale, Vieux-Montréal.1- Écoutez le cinéma Historia diffusé à Historia du lundi au samedi dès 22 h et repérez l'indice concours au bas de l'écran 2- Quel grand musée japonais est partenaire de l'exposition Japon?Pour plus d'information : (514) 872-9115 Nom : Prénom : Tél.(jour) : Adresse : app.: Ville, province : Code postal : Courriel : Question d'habileté mathématique : (13X8) + (18+2)-14 = Les bulletins de participation, aussi disponibles à Pointe-à-Callières, seront publiés dans La Presse les 23, 30 juin, 8, 15 et 22 juillet et devront être déposés au Musée au 350, place Royale dans le Vieux-Montréal.Aucun coupon ne peut être posté.Le tirage aura lieu le 27 juillet aux bureaux du Musée.Aucun achat requis.Valeur totale des prix : 5 800 $.Règlements disponibles au Musée.Limite d'un bon de participation par jour.Fac-similés refusés.BOUTIQUE DU MUSÉE 3406427A museumsnature.ca 514 872-1400 Week-end en fête ! Jardin japonais Danses traditionnelle et contemporaine 1er et 2 juillet à 14 h 30 3413412A ARTS ET SPECTACLES JEAN BEAUNOYER Qu'on se rassure.À 71 ans, Albert Millaire n'a pas changé.Il est toujours rebelle, têtu, conscient de sa valeur et de ses moyens, et il est surtout en parfaite santé.Fini, passé, oublié ce cancer de l'oesophage qui aurait pu lui être fatal en l'an 2000.Il interprète le rôle de monsieur Green dans la pièce de Jeff Baron tout l'été au théâtre de Rougemont et doit porter une vieille perruque grise pour interpréter ce personnage de 86 ans, Albert Millaire n'ayant pas encore de cheveux blancs.Ce comédien qui a marqué l'histoire de la télévision québécoise, en incarnant d'Iberville et Sir Wilfrid Laurier notamment, a été oublié ces dernières années par le petit écran.Quelques années à Stratford, en Ontario, et un cancer ont laissé croire à plusieurs qu'Albert Millaire ne faisait plus partie du paysage québécois ou qu'il avait fait le tour de son jardin, désoeuvré ou désintéressé.En vérité, il n'en est rien.Il ne m'en a rien dit, sûrement par fierté, mais je crois qu'il a beaucoup souffert de cette désaffectation des gens du milieu.« Je sais que je suis dans l'imaginaire populaire, dit-il, mais je ne joue pas à la télé.Mais bon! J'ai fait partie d'une génération de comédiens qui a eu le meilleur de la télé avec les téléthéâtres, de grandes séries, de remarquables téléromans et des concerts.En fait, la télévision ne s'est jamais définie et elle ressemble aujourd'hui à des pages jaunes internationales.» Albert Millaire n'est pas amer.Peut-être réaliste ou fataliste, qu'importe, la vie continue et il semble avoir férocement le goût de vivre.Après la rémission de son cancer, il a joué avec la jeune troupe de théâtre de l'Opsis, qui vivait à ce moment-là son cycle Tchekhov et il a interprété le rôle de Vanina qui lui a valu un Masque.Il s'est également impliqué socialement en occupant la présidence de l'Académie québécoise du théâtre et celle du Conseil canadien du statut de l'artiste qui lui a permis de faire adopter la loi C7.«En 2000, la sciencem'a sauvé la vie.Je n'ai plus aucune séquelle de mon cancer et j'ai décidé de vivre», dit Millaire qui a aussi travaillé avec Denis Marleau dans Faust et qui a parcouru l'ouest du Canada avec Les Visites à monsieur Green.Pas moins de 75 représentations de cette pièce, depuis septembre dernier dont un mois à Saint-Boniface, deux semaines à Toronto, quelques représentations à Vancouver et un week-end à Saskatoon.Et toujours en français.«Pour entrer dans la peau de mon personnage, j'ai pensé à un de mes oncles et aussi à Jean Duceppe, qui était excellent dans ce genre de personnage.J'ai aussi pensé à ma mère et au Misanthrope que j'ai déjà joué.Parce que monsieur Green est en réalité un misanthrope, un être sévère qui demeure cependant très attachant.» Justement.Ce personnage isolé, aigri, mais vulnérable n'est-il pas plus attirant aujourd'hui, après la maladie et certaines désillusions ?«Absolument pas, reprend Millaire.Je ne jouerai pas mieux et d'une manière différente un personnage parce que j'ai eu le cancer.Cela peut avoir changé ma vie personnelle, mais pas ma façon de jouer.Nous, les acteurs de ma génération allons vers un personnage alors que les jeunes acteurs ramènent le personnage à eux.Tout ça a commencé avec l'Actors Studio qui a ramené le jeu à soi.Cette façon de travailler un rôle peut te faire perdre le contrôle et c'est ce qu'il faut éviter parce que le plus important, c'est le contrôle.Je ne crois pas non plus au work and progress parce que c'est une façon de créer, de jouer qui débalance tous les autres comédiens et qui retarde énormément la production.Si la pièce n'est pas prête, il faut retourner en studio et ne pas pénaliser les spectateurs avec un travail non achevé.» Non! Albert Millaire n'a pas changé et il se souvient encore de la directrice du théâtre du Rideau Vert, Yvette Brind'Amour le surnommait « son grand chien fou ».Et il en tire encore beaucoup de fierté.Je crois qu'il n'a jamais été un acteur comme les autres.Il a été secrétaire et codirecteur du théâtre du Nouveau Monde, a raté de peu la direction de ce théâtre qui lui revenait de droit, mais dans l'ensemble de sa carrière de 50 ans, il n'a pratiquement jamais fait partie d'une chapelle, d'une clique ou d'un théâtre en particulier.«Je fais cavalier seul!» qu'il m'a dit en racontant une étrange histoire.Il venait de jouer et de réciter des vers et des extraits de pièces de théâtre dans un restaurant.Le spectacle était terminé et on venait de le payer en argent.Une grosse liasse qu'il avait mis dans sa poche.Il marchait dans la rue, seul, avec cet argent et une petite valise contenant des extraits de pièces classiques qu'il avait jouées durant sa carrière.Rostand, Lafontaine, Shakespeare, Molière.«Je marchais tout seul et je me voyais avec de l'argent cash dans mes poches, une petite valise contenant les classiques que j'avais joués, c'est tout.Et.j'avais 71 ans !» Non! Ce n'est pas triste.Quelle belle scène ce serait pour le théâtre! Les Visites à monsieur Green, jusqu'au 2 septembre au théâtre de Rougemont.THÉÂTRE / Albert Millaire La vie continue.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Après avoir bataillé contre un cancer, Albert Millaire a plus que jamais le goût de vivre.Insatiable depuis, il joue notamment au théâtre de Rougemont cet été.Les grilles télé de ce vendredi 30 juin et du samedi 1er juillet sont en page 9 du cahier Jazz.Grilles télé « Les acteurs de ma génération vont vers un personnage alors que les jeunes acteurs ramènent le personnage à eux.Cette façon de travailler un rôle peut te faire perdre le contrôle.» "]
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