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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-06-18, Collections de BAnQ.

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[" FRANCOFOLIES LA GRANDE FÊTE DE CLÔTURE PAGE 2 EXPOSITION RIOPELLE À L'ERMITAGE PAGE 2 OUPS S'AMUSER À PETIT BUDGET PAGES 8 ET9 LECTURES DONALD WESTLAKE PROFESSION : MACHINE À ÉCRIRE PAGE 11 LACHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE LÉAUTAUD PAR LUI-MÊME PAGE 12 MATHIEU, DENIS ET MARC-ANDRÉ GRONDIN LAMUSIQUE DANS LE SANG AUTANT QU'ILS SE SOUVIENNENT, LES COMÉDIENS MATHIEU (ZAP, 4 ET DEMI) ET MARC-ANDRÉ GRONDIN (C.R.A.Z.Y.) ONT TOUJOURS ÉCOUTÉ LA MÊME MUSIQUE QUE LEUR PÈRE, DENIS, QUI A FAIT DE LA RADIO TOUTE SA VIE.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE UN PÈRE COOL ET SES DEUX FILS QUI N'ONT JAMAIS VÉCU DE RUPTURE MUSICALE, NI DE GUERRE CULTURELLE, NI MÊME DE CHANGEMENT DE GARDE.À LIRE EN PAGE 5 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Mathieu, Denis et Marc-André Grondin DONALD WESTLAKE ÉRIC LAPOINTE MI-CARÊME, DE RIOPELLE Rêver le paysage Brise d'étéà Dinard (détail), 1907.Coll.: MNBAQ www.mnba.qc.ca 418 643-2150 /1866 220-2150 Parc des Champs-de-Bataille, Québec Le Musée national des beaux-arts du Québec est subventionné par le ministère de la Cultureetdes Communications du Québec.présente Forfaitàpartir de 229$ par personne (occ.double) 2 nuits / petits-déjeuners / soupers gastronomiques / service / entrée au Musée 1 877 636-6355 www.vieuxquebec.com 3390907A ARTS ET SPECTACLES MARIO CLOUTIER Depuis vendredi et jusqu'au 17 septembre, Jean Paul Riopelle vit son heure néogothique.Cet «oiseau en liberté », tel qu'il se décrivait vers la fin de sa vie, n'aurait globalement pas refusé l'idée de se poser, avec 30 de ses oeuvres majeures, dans l'une des plus belles salles d'un des plus grands musées du monde, l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.« Je suis franc, confesse Guy Cogeval, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, qui a monté l'exposition.La salle ne convient pas, mais elle est en plein coeur du Musée.Tous les visiteurs doivent passer par là et par Riopelle.» Riopelle l'incontournable, l'international, l'indémodable.«C'est la bonne période pour Riopelle présentement, ajoutet- il.Il y a une redécouverte en Europe et aux États-Unis.Ça fait forcément boule de neige.Le faire circuler en Europe est l'un des grands bonheurs de ma carrière.» De novembre prochain à février 2007, leMBA amènera 54 oeuvres de Riopelle au Musée Cantini de Marseille.San Francisco a aussi fait signe à Guy Cogeval pour la suite des choses.Nourrie à même les collections de Power Corporation et du Musée (il y avait 15 Riopelle au MBA il y a 15 ans contre 261 maintenant), l'exposition joint aussi la tendance au nécessaire, celle des partenariats culturels, nouvelle tendance.Malgré l'urticaire dont souffrent certains à la seule vue du mot, la chose représente une voie d'avenir pour les grandes institutions culturelles.Dans cette quête d'amitiés, le Musée des beaux-arts de Montréal part avec une longueur d'avance.Son association avec l'institution russe, l'une des plus importantes du monde - entre le Louvre et le Metropolitan - représente « une très très belle alliance », selon Guy Cogeval.«Les cultures russe et canadienne se ressemblent, croit-il.À l'Ermitage, ils aiment la manière qu'on a d'envisager les sujets à Montréal.On est très heureux de travailler ensemble.» D'autant plus, dit-i l , que l'Ermitage démontre une ouverture récente à l'endroit de l'art moderne.Ce sont d'ailleurs les dirigeants du célèbre musée qui ont parlé de Riopelle en premier au MBA.«Ils ont une collection méconnue d'art contemporain et veulent en avoir davantage.Ce serait extraordinaire de présenter Riopelle, m'ont-ils m'ont dit.Alors j'ai tout de suite répondu : mais attendez, je vous l'apporte cette exposition», raconte le directeur du MBA.Futurs projets Connaissant les dirigeants de l'Ermitage depuis 15 ans, Guy Cogeval ne s'arrêtera pas là.Après Catherine de Russie, présenté au MBA avec succès, et Riopelle maintenant à l'Ermitage, deux autres projets sont déjà sur le canevas.L'un d'eux porte sur l'art décoratif.Le MBA possède une belle collection, mais l'Ermitage, tenez-vous bien, a acquis deux mil l ions d'objets ! « C'est la plus grande collection d'art décoratif au monde, je pense.L'exposition serait présentée à l'Ermitage et à Montréal, selon des thèmes et des périodes, comme les XVIe et XVIIe siècles », explique M.Cogeval.Et ce n'est pas tout.L'un des plus importants cinéastes dans le monde en ce moment, Alexandre Sokourov, fait l'objet des visées des deux musées afin de mettre en place une exposition ni plus ni moins qu'impériale ! «Sokourov est un génie et Le Soleil, son dernier film, un chefd'oeuvre », tranche Guy Cogeval.EXPOSITION À SAINT-PÉTERSBOURG Riopelle en néogothique PHOTO FOURNIE PAR LE MBA Le tableau Mi-carême, une oeuvre de 1990.PHOTOS FOURNIES PAR LE MBA La Jacob Chatou, une toile de 1954, et Le Canot à glace, une oeuvre de 1992, font partie de l'exposition Riopelle, un artiste canadien, organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et présentée au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, jusqu'au 17 septembre prochain.« Les cultures russe et canadienne se ressemblent.À l'Ermitage, ils aiment la manière qu'on a d'envisager les sujets à Montréal.On est très heureux de travailler ensemble.» Les femmes, Éric Lapointe en parle beaucoup dans ses chansons.Des fois, il est un bum au coeur tendre qui appelle son amour Mon ange, d'autres fois, il est un bum qui aime la Tendre Fesse.Oui, il sait qu'il a une image de macho.«Peut-être que je le suis un peu aussi », dit-il.Et c'est l'une des raisons pour lesquelles il a décidé de ne chanter que des textes écrits par des femmes sur son prochain disque.«J'ai abordé des poètes méconnues, des politiciennes, des journalistes, des parolières connues.Je veux avoir le point de vue des femmes, explique-t-il.Les chansons abordent toujours les mêmes thèmes : l'amour, la mort, la vie, l'amitié.Le plus dur, c'est de trouver un bon angle.Je trouve que les femmes ont une façon différente d'aborder ces thèmes-là.» Éric Lapointe a déjà reçu une pile de textes dans laquelle il va choisir ceux qui l'inspirent le plus.Du lot, il en a déjà remarqué un.Celui d'une auteure dont il veut taire le nom, mais dont il dit qu'elle raconte ses fantasmes.Et ce serait assez cochon.Va falloir se montrer patient, car le rockeur parle d'une sortie au printemps, voire à l'automne 2007.Alexandre Vigneault S'il savait parler aux femmes ALEXANDRE VIGNEAULT La dernière fois qu'Éric Lapointe a donné un spectacle extérieur aux Franco Folies, seul en tête d'affiche, c'était aussi sa première fois.C'était un vendredi soir, le 12 août 1994, trois mois après la sortie de son premier disque.Il espérait que le succès de sa chanson Terre promise l'aide à attirer 1000 personnes.Au moins 10 fois plus de fans se sont présentés à l'angle des rues Jeanne- Mance et Sainte-Catherine.Et l'assistance a chanté avec lui : «Poussé par le vent / partout où la route te mène / Quelqu'un t'attend.» Il a capoté.C'était la première fois qu'il entendait une foule - et une grosse, en plus - chanter l'une de ses chansons.« Je ne m'attendais pas à ça, raconte-t-il, le regard aussi brillant que si la chose s'était produite la veille.On se regardait sur le stage et on ne comprenait pas ce qui se passait.On était dans un autre monde.Ç'a été une soirée magique.» Ce soir, vers 21h, Éric Lapointe foulera de nouveau la scène principale des Franco Folies.«Ça va être un moment vraiment émotif pour moi », prévoit le rockeur, en précisant que c'est ce soir de l'été 1994 qu'il a commencé à croire que sa vie pourrait être coulée dans le rock.Son intuition s'est révélée juste.Depuis, poussé par un vent de popularité qui ne se dément pas, il sillonne le Québec en tous sens et, à chaque spectacle, des centaines ou des milliers de « quelqu'un» l'attendent.Il a beau avoir l'impression de «lancer les dés » à chaque nouveau disque, Éric Lapointe est l'un des rares artistes d'ici que le succès n'a jamais quitté.Au train où vont les choses, il franchira avant longtemps le cap du million d'albums vendus.Essentiellement au Québec.Son bassin de fans lui est fidèle, mais il n'ose pas le tenir pour acquis.Il est du genre qui doute.Il ose tout au plus se sentir privilégié de «faire partie de la vie des gens ».Ce soir, c'est ce succès et sa relation stable avec ses fans qu'il célébrera.Et son amitié avec d'autres artistes dont il a croisé la route depuis 12 ans.«J'ai eu la chance de rencontrer et de travailler avec plein de gens de talent, alors j'ai invité du monde que j'aime ben gros, des gens qui sont devenus des amis et qui me font l'honneur de venir chanter mes tounes avec moi », expose-t-il.Qui ?Impossible de le lui faire dire.«C'est une surprise et ça va rester une surprise», dit-il avec un sourire en coin.Kevin Parent, avec qui il a chanté en ouverture des Franco Folies il y a trois ans, n'y sera pas.Et Daniel Boucher ?Il a congé de Dracula ce soir, sa présence n'est donc pas impossible.Et Garou ?Possible aussi puisqu'il est en ville pour marquer la sortie de son nouvel album et pour participer au spectacle de la Fête nationale au parc Maisonneuve.De tous les invités d'Éric Lapointe, un seul aura le droit de chanter ses propres chansons.«Parce qu'il me fait l'honneur de venir sur mon stage, précise-t-il d'un ton respectueux, et je suis très honoré.» Impossible d'en douter : sitôt qu'il termine sa phrase, le rockeur sourit timidement et baisse les yeux.De toute évidence, cet invité plus spécial que les autres est un monument.Est-ce Ferland, dont Éric Lapointe a repris avec brio Qu'est-ce que ça peut ben faire ?, Si je savais parler aux femmes et Une chance qu'on s'a ?Seraitce Plume, dont il a réinventé, avec un énorme succès, Bobépine ?Encore une fois, impossible de savoir.La seule chose qui est sûre et certaine, c'est qu'il va chanter Terre promise, comme il le fait à chaque spectacle depuis 12 ans.« Je n'ai jamais passé un show sans la faire, assure-t-il.Ce n'est pas parce que je suis superstitieux, mais.C'est un peu comme un porte-bonheur.Et j'espère que les gens vont me faire le bonheur de la rechanter avec moi.» Voilà, la grande demande est faite.La balle est dans votre camp.LA GRANDE FÊTE DE CLÔTURE DES 18ESFRANCOFOLIES Éric Lapointe et ses invités « Je n'ai jamais passé un show sans faire Terre promise.C'est un peu comme un porte-bonheur.Et j'espère que les gens vont me faire le bonheur de la rechanter avec moi.» PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © À la veille du spectacle de clôture des 15es Franco Folies, Éric Lapointe n'a pas voulu révéler qui seront ses invités, ce soir, sur la scène principale. ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE C'eût été le comble : après une journée de grisaille, un autre samedi francofou noyé sous les averses.Heureusement, la météo s'est faite plus clémente puisque, hier soir, le soleil s'est couché radieux derrière la scène Pop (près de la Main) où Philippe B., accompagné par ses acolytes, servait ses douces chansons.Ouf ! On a tous eu la même pensée: enfin, un beau week-end ! En conséquence, les mélomanes se sont rendus en grand nombre au centre-ville pour profiter pleinement des derniers concerts extérieurs de ces 18es Franco Folies.L'affiche était colorée, de la chanson au rock en passant par les rythmes latins de QBanito et Bïa, qui ont fait le plein de festivaliers.À 18h, c'était B., Philippe de son prénom, entouré des Philippe Breault (contrebasse), Guido del Fabro (violon) et Josiane Hébert (accordéon), dont on connaît le travail avec Pierre Lapointe.Sur scène, Phil B., c'est de mieux en mieux : les belles chansons de son album éponyme étaient richement présentées.La foule de curieux réunis devant cette scène consacrée à la nouvelle chanson a chaudement applaudi.Le plat de résistance de ma soirée a cependant été servi au Spectrum à 19h.Arthur H., l'un des auteurs-compositeurs-interprètes français les plus appréciés des amateurs de chanson au Québec, y donnait un tout nouveau concert dans l'esprit de son plus récent album, Adieu Tristesse.Quatre grands miroirs servaient de décor à la scène habitée par Monsieur H.et ses excellents musiciens - le «docteur » Nicolas Repac à la guitare électrique, Patrick Goraguer et l'amusant Jérôme Goldet à la basse, qui servait aussi de fairevaloir aux spirituels commentaires entre les chansons.Albin de la Simone a également participé à l'échafaudage de quelques chansons lorsque sa présence au synthé et au Rhodes le commandait.On ne s'étonnera pas qu'Arthur H.ait confirmé une supplémentaire de son concert ce soir au Spectrum.Les fans qui s'y rendront auront droit à une exquise performance.Encore pourrionsnous ajouter : c'est comme ça, Arthur H.en spectacle, c'est oujours bon.Et toujours différent d'une visite à l'autre, signe que l'artiste est en constante évolution.À ce chapitre, on notera que les nouvelles chansons, celles d'Adieu Tristesse et de Négresse blanche, ont accaparé l'essentiel de la performance ; à ce fan réclamant Maroushka, Arthur a répondu qu'elle avait mal à la tête et qu'elle était allée se coucher.Et qu'elle avait été remplacée par son amie L'Égyptienne d'El Molino, un cabaret de travestis de Madrid où l'ex-bassiste Brad Scott l'a un soir croisée.Et de se lancer dans une suave et climatique interprétation d'El Molino, avec Repac au clavier.Le spectacle a commencé avec La Femme maquillée (a-t-elle été endisquée ?), suivie d'un petit retour dans le passé avec Les Pieds nickelés.Le ton était donné: suave, sexy, collant, coulant, torride.Les morceaux partaient dans une transe soul, la section rythmique était appuyée et terriblement funky, et Repac faisait ses miracles à la guitare, maintenant un riff sec ou se déchirant d'un solo qui prenait aux tripes.Ma dernière nuit à New York City, avant les rappels, nous a carrément portés aux nues.De plus, Lhasa de Sela, qu'il a présentée comme « ze Lady of Montréal », est venue l'accompagner durant Les Jardins des délices, puis pour une de ses propres compositions, On vit encore.Le mariage des voix était parfait.Au rappel, après l'Alabama Song de Kurt Weill et Bertolt Brecht (fameusement reprises par The Doors), ce fut au tour d'Ariane Moffatt de retrouver le Français.Un concert parfait, qu'on vous dit.Arthur H., Philippe B.: la soirée des initiales ! PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Arthur H.sera en supplémentaire ce soir au Spectrum.Ses fans, qui l'ont vu hier au même endroit, ont eu droit à une exquise performance.D'ailleurs, c'est comme ça, Arthur H.en spectacle, c'est toujours bon.Et toujours différent d'une visite à l'autre, signe que l'artiste est en constante évolution.Les mélomanes se sont rendus en grand nombre au centre-ville pour profiter pleinement des derniers concerts extérieurs de ces 18es Franco Folies.L'affiche était colorée, de la chanson au rock en passant par les rythmes latins de QBanito et Bïa, qui ont fait le plein de festivaliers.ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Quand les hommes vivront d'amour, la chanson phare de Raymond Lévesque, a 50 ans cette année.Hier soir encore, le poète se réjouissait que le bon Dieu la lui ait donnée.« Tout nous est donné », a-t-il dit.Le bon Dieu a toutefois une drôle de façon de reprendre d'une main ce qu'il a donné de l'autre.Un demi-siècle après sa création, cet hymne pacifiste teinté de désillusion continue de faire de l'ombre au reste de son oeuvre.En rendant hommage à Raymond Lévesque dans leur spectacle de clôture, les Franco Folies ont donc fait d'une pierre deux coups : saluer les 50 ans de Quand les hommes vivront d'amour et braquer les projecteurs sur son réper toi re chansonnier méconnu.Et ce fut en effet l'occasion de redécouvrir de multiples facettes de ce poète militant à la fois idéaliste et lucide doublé d'un humaniste au sens de l'humour certain.Dire que l'atmosphère était fébrile hier soir, au Théâtre Maisonneuve, serait mentir.Jusqu'au milieu de la première partie, la soirée s'annonçait même assez ordinaire.Plusieurs interprètes ont trébuché au milieu de leur tour de chant, même ceux qui avaient la plupart du temps le regard braqué sur le télésouffleur.Zéro spontanéité, à peine plus d'émotion.Sauf dans le cas de Marie-Marine, la fille du poète, qui a brisé la glace avec Quelle heure est-il ?Catherine Major a bien insufflé un peu de vie à La reine du striptease, mais c'est encore Marie- Marine qui a fini par remuer un peu le public avec Tic Tac To, une récente composition de son père, qu'elle a servie dans un emballage jazzé.Martin Deschamps a saisi la balle au bond, interprétant coup sur coup La bataille de Châteauguay et Quand on a du foin.Ce n'était qu'un avant-goût de ce qu'il allait proposer en fin de soirée.À défaut d'avoir trouvé «une toune qui rocke» dans le répertoire de Raymond Lévesque, il a choisi d'habiller La peau avec du cuir et de la guitare.Et ce fut très réussi.Seuls trois autres invités ont pris autant de liberté avec les chansons de Raymond Lévesque: Loco Locass.Biz, Batlam et Chafiik n'allaient pas se transformer en chanteurs de charme.Il leur a donc fallu réinventer complètement Pourquoi discuter, Reggie Chartrand et Québec mon pays pour en faire du rap.«Les textes restent les mêmes, mais les musiques changent et ça marche, a très justement souligné Biz.C'est la preuve qu'elles sont immortelles.» C'est à ce triplé politisé que le public a le plus réagi.Pas seulement parce que la proposition était dynamique, ludique et différente du reste, mais parce que, de tous les invités, les trois gars de Loco Locass étaient ceux qui semblaient avoir mis le plus d'efforts à se préparer et qui ont pris le plus de plaisir à rendre hommage au poète.Avec Marie-Marine, évidemment.De la seconde partie du spectacle, outre Mar tin Deschamps , on ret ient encore Catherine Major (très belle interprétation de Parc La Fontaine), Luck Mervil (parce qu'il a chanté Bozo les culottes) et un duo très réussi de Marie-Marine et Marie-Denise Pelletier, L'Amour et la Guerre/À nos morts.Raymond Lévesque a évidemment été invité à monter sur scène.Ce qu'il a fait, avec dignité et humilité.Il a remercié un peu tout le monde, de Fernand Robidoux (qui a été le premier à prendre le risque d'enregistrer des chansons écrites par des auteurs d'ici, alors que ça ne se faisait pas) aux Franco Folies, en passant par M.Barclay et le bon Dieu.De son bonheur, sincère, on retient cette image: celui d'un homme rouge de fierté de voir sa fille sur scène auprès de lui, alors qu'elle chantait les premiers vers de Quand les hommes vivront d'amour.Et c'est devant une salle debout que les tous les invités ont chanté en choeur.Avec émotion, cette fois.FRANCOFOLIES Belle fête à Raymond Lévesque PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Francois Léveillée, Rachelle Jeanty, Marie Marine, Catherine Major, Marie-Denise Pelletier et Nicola Ciccone, entre autres, ont rendu hommage à Raymond Lévesque hier dans le cadre des Franco Folies de Montréal.Raymond Lévesque a évidemment été invité à monter sur scène.Ce qu'il a fait, avec dignité et humilité. ARTS ET SPECTACLES THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 17 H yMMAX BON 64E ANNIVERSAIRE, MCCARTNEY! Émission spéciale d'une heure animée par Mike Gauthier pour souligner l'anniversaire de Paul Mc Cartney.18H yTQS FLASH ÉDITION SPÉCIALE CÉLINE Un tour d'horizon de la carrière de Céline Dion animé par Isabelle Racicot et réalisé à partir des nombreux documents d'archives de Flash qui a beaucoup suivi la grande star.19H 30 ySRC POUR UN INSTANT AVEC SERGE FIORI Quelle a été la réaction de Fiori en écoutant ses chansons revisitées par Mes Aïeux, Marc Déry, Catherine Durand et les autres ?Vous le saurez dans ce documentaire qui relate les différentes étapes de création de l'album.C'est suivi, à 20 h 30, du spectacle Salut à toi Serge Fiori, présenté le 9 juin aux Franco Folies de Montréal avec Stéphanie Lapointe, Loco Locass, Marco Calliari\u2026 20 H yCD TSUNAMI - LA DEUXIÈME VAGUE Après le raz-de-marée de 2004 sur les côtes de l'océan Indien, les Indonésiens et les coopérants canadiens se sont mis à reconstruire la région.Un citoyen de Québec, Jean-François Picard, a été choisi parmi 2000 candidats pour se rendre dans la région dévastée de l'Indonésie et constater l'étendue des dégâts\u2026 20 H yNBC TREASURE HUNTERS Émission spéciale de deux heures pour lancer cette nouvelle série d'aventures des producteurs du film The Da Vinci Code.Des équipes sont mises au défi pour décrypter des codes, déchiffrer des cartes et des données et trouver des indices qui les mèneront au trésor.On peut même jouer sur Internet sur le site de NBC.20 H ySE FAMILIA Une jeune femme submergée par des dettes de jeu débarque avec sa fille chez son amie d'enfance, mère et épouse parfaite.Le drame familial de Louise Archambault avec Sylvie Moreau et Macha Grenon.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Le Téléjournal Découverte / X-Prize: les touristes de l'espace Pleins Feux / Pour un instant avec Serge Fiori Pleins Feux / Les Franco Folies de Montréal - Salut à Serge Fiori Le Téléjournal Caméra Témoin / Début L'HOMME QUI EN SAVAIT.Le TVA 18 heures Drôles de vidéos L'École des fans Demandes spéciales / Garou, Marilou, Anne-Marie Angelil, Marc Dupré Céline: 25 ans d'amour Herby Moreau - Chasseur d'étoiles à Cannes Le TVA Poursuites dangereuses Flash Édition spéciale / Céline Dion TRAQUENARD (5) avec Catherine Zeta-Jones, Sean Connery LE ROCHER (4) avec Sean Connery, Nicolas Cage Cultivé et bien élevé Méchant contraste! Boston Public Doc Nature / Les créatures du lagon noir Belle et Bum / Pierre Lapointe, Dan Bigras, Mara Tremblay LE RIN (4) Documentaire CTV News On Assignment Alice, I Think Degrassi: Next DIE ANOTHER DAY (5) avec Pierce Brosnan, Halle Berry CTV News CTV News CTV News Ancient Cataclysm:Volcano The Nature of Things Queen at 80 Sunday Night Reflections CBC Sports ABC News Ebert & Roeper Extreme Makeover:Home Edition NBA Basketball / Finale:Mavericks - Heat Alias News CBS News 60 Minutes Cold Case WHATWOMEN WANT (4) avec Mel Gibson, Helen Hunt News News NBC News Dateline NBC Treasure Hunters / Début Windfall George.Jack Benny Red Skelton .Wine Keeping up Nature / From Orphan to King Mystery! / Miss Marple.PATHS OF GLORY (2) avec Kirk Douglas Nova BBC News Foreign.Classic Gospel Mystery! / Miss Marple: Sleeping Murder (1-2/2) World News Ind.Lens Dallas Swat (16:00) TOUCH THE TOP OF THE WORLD avec Peter Facinelli TOUCH THE TOP OF THE WORLD avec Peter Facinelli Pour l'amour du country Da Vinci Code: réalité ou.Viens voir les comédiens Grands Spectacles: Aeros Le plaisir croît avec l'usage / Luce Dufault Billy Bob Thornton: Profile Arts, Minds Landscape.New Arcadia Facing Miles PRIMARY COLORS (4) avec Adrian Lester, John Travolta Québec en humour Cabaret de l'humour Sans détour / Tsunami Docu-d / Terrorisme américain Stars sur le vif Culture subventionnée.Enseigner.Bilan.Des enfants Prévenir le harcèlement psychologique au travail Des livres.Les Récits évangéliques Myth Busters / Sinking Titanic Daily Planet I shouldn't be Alive / Swept Away - Kidnap in the Killing Fields Myth Busters Daily Planet Mordu de la pêche Roses des Sables Partons, la mer est belle! 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Matche.Roule.Embraye avec Babu Noir de monde Extreme Makeover Will & Grace .arménien In Montreal Stargate Teleritmo World News .Our World .35 Years in the Life Tribe CBC News: Sunday Night The Passionate Eye / Diet Confidential Les Coulisses du pouvoir Le Monde .artistes Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point Coeur recherché Le Téléjournal Sec.Regard Golf PGA (17:00) Sports 30 .le plus fort La Série Champ Car / Portland Sports 30 En forme.Soccer / Coupe du Monde Doc Simplement Zoé Hommes en quarantaine Femme$ de footballeurs Sans laisser de trace SOEUR THÉRÈSE.COM.(16:35) Pinocchio 3000 (18:40) Familia Fahrenheit 9/11 (21:45) / Les Campeuses de St-Tropez (23:50) The Grid 30 YEARS TO LIFE (6) avec Robert Hays, Hugh O'Conor Trailer Billable.AliG Curb your Enthusiasm (22:38) Trailer.(23:20) The Dead Zone Smallville DAREDEVIL (5) avec Ben Affleck, Jennifer Garner MYSTERY MEN (5) avec Ben Stiller (22:15) Sportsnetnews Hockeycentral Wk Baseball Sportsnetnews Baseball / Red Sox - Braves Sportsnetnews Sakados Volt Panorama Tshinanu Aux pays des Djinns GOUPI, MAINS ROUGES (3) avec Fernand Ledoux, Georges Rollin Rythmes du monde Miami Ink / Diffusion de cinq émissions.(16:00) 99 most Bizarre 2006 U.S.Open Golf (12:00) Sportscentre .Hockey NBA Finals NBA Basketball / Finale:Mavericks - Heat 6TEEN Bratz Billy, Mandy La Classe.Henri pis.Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente .Americas Journal FR2 Sacrés Pères 3 JOURS EN JUIN avec Patrick Catalifo .(22:35) Passep Art Panorama Vox Rough.What the Romans did for us Rosemary and Thyme The Corporation Diplomatic Film 101 C'est pourtant vrai Décore ta vie Métamorphose .des noces L'espace.Interventions miracles UNE TRÊVE POUR L'AMOUR (4) avec Julia Roberts Cybertrucs Livre Show Léz Arts Escales et.Sans filtre Parole et Vie Baromètre Que-ritmo Esprit libre Horoscope.galaxie Tête.Mauvais 1/4 d'heure Touche pas.Parents.Derek 70 Charmed Radio Free.Il était une.MRS.DOUBTFIRE (4) avec Robin Williams, Sally Field Ghost.Mystery.15/Love Ready or not Madison Hollywood.Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Les Stupéfiants Délire techno ONDES DE CHOC (4) avec Ralph Fiennes, Angela Bassett Le Grand Journal (23:52) Miami Ink CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES\u2014 Un studio hollywoodien prépare un film à la tonalité politique avec, en tête d'affiche, trois acteurs récompensés par des Oscars : Tom Hanks, Julia Roberts et Philip Seymour Hoffman, selon le quotidien spécialisé Variety.Charlie Wilson's War, dont l'action se situera au début des années 80, racontera comment un homme politique américain et un agent de la CIA trouvent le moyen d'armer secrètement la guérilla dans un Afghanistan alors sous occupation soviétique, selon la même source.Hoffman, récompensé par l'Oscar du meilleur acteur en mars pour Capote, jouera le rôle de l'espion dans ce film, qui sera tourné par Mike Nichols, Oscar du meilleur réalisateur pour The Graduate en 1968.Le tournage de Charlie Wilson's War, qui doit commencer en octobre, aura l'allure d'un conventum de vainqueurs de statuettes dorées, avec la présence de Tom Hanks (Oscar du meilleur acteur en 1994 et 1995) et celle de Julia Roberts, meilleure actrice pour Erin Brockovich en 2001.Julia Roberts et Tom Hanks réunis dans le même film PHOTO VALÉRIE HACHÉ, ARCHIVES AFP Tom Hanks, photographié à Cannes en mai dernier, lors de la première du film Da Vinci Code.PHOTO KEVORK DJANSEZIAN, ARCHIVES AP Julia Roberts, photographiée en février 2005 lors de la remise des Oscars.Remplissez ce bon de prticipation et envoyez-le à l'adresse suivante : GUANTÁNAMO / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.575, Succ.Place d'Armes, Montréal, Québec H2Y 3H8 Nom: Adresse: Ville: Code postal : Courriel (pour d'autres offres et promotions): À L'AFFICHE DÈS LE 30 JUIN! CETTE PROMOTION EST PUBLIÉE DANS LA PRESSE LES 17, 18 ET 19 JUIN.LE TIRAGE DES 20 LAISSEZ-PASSER DOUBLES AURA LIEU LE JEUDI 22 JUIN 2006.LES GAGNANTS RECEVRONT LEUR PRIX PAR LA POSTE.SEULS LES COUPONS ENVOYÉS PAR LA POSTE SERONT ACCEPTÉS.RÈGLEMENTS DE LA PROMOTION DISPONIBLES CHEZ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM.RÉALISÉ PAR MICHAEL WINTERBOTTOM ET MAT WHITECROSS Version originale anglaise avec sous-titres français de The Road to Guantánamo ASSISTEZ AU VISIONNEMENT PRIVÉ Présenté par - Elle - Score - Télérama - MCinéma.com « Un film coup-de-poing.Haletant! » - Nathalie Petrowski, La Presse « Un document utile à la compréhension du monde.» - Le Monde « Incroyable.Un film renversant.» - Caryn James, The New York Times 3412007A ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE De loin, rien n'indique que le monsieur mince au crâne dégarni planté devant une vitrine sale de la rue de l'Église, à Verdun, a un lien quelconque avec les deux jeunes noirauds à qui il parle.Pourtant, en s'approchant du trio et en les observant à la dérobée, on décèle dans l'oeil foncé du monsieur et des deux noirauds un vague air de famille.Et lorsqu'ils rentrent à la queue leu leu dans le local en chantier en adoptant à leur insu la même démarche, on est obligé d'en conclure que si ces trois-là n'ont pas élevé les cochons ensemble, ils ont à tous le moins appris à marcher dans la même maison.Nous nous retrouvons autour d'une table de conférence au milieu des nouveaux locaux de la radio satellite XM, où Denis Grondin est à la fois animateur et directeur des programmes d'une des chaînes.À une extrémité, il y a Marc-André, le plus jeune, son corps filiforme coulé dans un jeans à taille basse hyper moulant et retenu par une grosse ceinture Harley-Davidson.À sa droite, Mathieu, l'aîné, porte des vêtements amples, informes et fripés qui témoignent de son anticonformisme, tendance granole gauchisante.Enfin, au bout de la table, il y a leur père, Denis, 55 ans, qui les observe du coin de l'oeil avec une fierté discrète, mais peut-être aussi avec l'humilité d'un homme qui se rend compte que si ses fils sont ce qu'ils sont, c'est un peu grâce à lui, mais beaucoup grâce à eux.Il n'a pas entièrement tort.Côté métier, les fils Grondin n'ont jamais été tentés d'aller jouer dans les platebandes de leur père, qui a fait de la radio toute sa vie et dont la voix planante est liée aux débuts de CHOM-FM, à l'époque bénie où il n'y avait ni format ni formule, et où les animateurs avaient une grande latitude musicale et toute la liberté du monde, y compris d'en fumer du bon en travaillant.« La radio ?À mon époque, c'était un média en pleine émergence, explique Denis Grondin.Mais aujourd'hui, pour la génération de mes fils, ça ne veut plus rien dire, surtout la radio commerciale.» Marc-André ajoute ses propres explications à l'affirmation de son père.«Veut, veut pas, on a vu la radio se transformer sous nos yeux à travers ce que vivait notre père.On a vu sa liberté diminuer.On a vu les formats entrer et prendre toute la place.On a vu comment les animateurs pouvaient être virés du jour au lendemain et remplacés par des humoristes et tout ce que cela a coûté à notre père.» Pas surprenant donc que les fils aient préféré faire leurs armes à la télévision et cela, à partir de l'âge de 5 ans pour Mathieu, dans une pub de La Baie, et de 3 ans pour Marc-André, qui révéla sa nature profonde de comédien dans une pub de Minute Maid.S'imposer Côté tempérament, les fils Grondin ne sont pas non plus le portrait craché de leur père.Alors que Denis Grondin correspond assez bien au cliché du baba cool, Mathieu, l'aîné, est un boute-en-train expansif, versé dans l'autodérision, qui a connu ses heures d'agitation politique avec les squatters de l'îlot Balmoral et ceux de la rue Rachel.Le cadet, Marc-André, est plus du type timide et renfermé, malgré l'année crazy qu'il vient de vivre.Mais, mettez-le en confiance, et son côté farouchement indépendant et un brin baveux finira par percer sa réserve naturelle.Bref, là où le père à la voix apaisante s'est toujours montré raisonnable et conciliant, ses fils se font à la fois plus impatients, plus critiques mais aussi plus terre-à-terre.«On n'avait pas le choix, raconte Mathieu.On a grandi dans l'Est, à Pointe-aux-Trembles, avec full d'Haïtiens autour de nous, sauf que c'était une époque bizarre où personne se mélangeait et où nous étions obligés de nous battre même si nous n'étions pas des batailleurs.» Non seulement Mathieu et Marc-André n'étaient pas équipés physiquement pour en imposer à leurs adversaires, mais en plus, toutes les fois qu'ils se plaignaient de leur triste sort, leur père, monsieur Peace and Love en personne, leur conseillait de régler leurs conflits avec des mots plutôt qu'avec des coups.«Mon père croyait que si les gens étaient méchants avec nous, c'est parce qu'ils étaient malheureux, poursuit Mathieu.Résultat : on a passé notre enfance à essayer de nous expliquer avec ceux qui voulaient nous rentrer dedans, puis à nous défendre à coups de livres de la Courte Échelle !» lance-t-il avant d'éclater d'un immense fou rire dont l'écho se répercute chez son frère -les deux étant ravis comme des gamins de se payer ma tête.Papa baba cool Plus je les regarde, ces trois-là si différents les uns et les autres, et plus je cherche le filon qui pourrait les unir.Il finit par surgir quelque part entre la première et la dernière bouchée de la pizza full gras trans que les frères ont commandée.Mathieu vient de se souvenir de ce concert d'Indochine au centre Paul-Sauvé où son père l'avait emmené alors qu'il n'avait que 7 ans.Marc-André, qui était trop jeune, fait la moue en racontant que son frère aîné a pu voir la crème des groupes alors que lui, lorsqu'il était enfin en âge d'accompagner son père aux concerts, « tous les bons groupes s'étaient séparés et il ne restait plus que la scrap ».Et puis, subitement, Jimi Hendrix tombe du ciel.Les deux frères se souviennent en même temps et avec le même respect ému que leur père a non seulement vu Jimi Hendrix en concert, mais qu'il a été le seul animateur québécois à l'interviewer.À l'interviewer, vous vous rendez compte ! Le voilà, le filon que je cherchais.Pas tant Jimi Hendrix que la musique.D'aussi loin qu'ils s'en souviennent, Mathieu et Marc-André ont toujours écouté la même musique que leur père.Contrairement aux générations précédentes, il n'y a pas eu entre le père et ses fils de rupture musicale ni de guerre culturelle ni même de changement de la garde.«Ce que j'ai vécu avec mes fils au plan culturel, raconte Denis, c'était du jamais vu pour quelqu'un qui, comme moi, est né dans les années 50.J'aurais jamais pu écouter la musique de mon père et lui n'aurait rien compris à la mienne.» Marc-André enchaîne sur le même thème.«Comparé aux pères de mes amis, mon père était quand même assez spécial.C'était le seul à avoir une super collection de vinyles, le seul chez qui tu pouvais venir lire les premiers Rolling Stone Magazine et les premiers Spin.Il avait déjà été batteur dans un groupe et c'est d'ailleurs à cause de lui si je devenu batteur avec mes vieux chums de Pointe-aux- Trembles dans Nitrosonique et aussi dans Adam Brown.Ma collection de batteries des années 60 et 70, c'est lui aussi.» En d'autres mots, le père de Mathieu et de Marc- André n'était peut-être pas le plus fort ni le plus riche, mais c'était, à coup sûr, le plus cool.Cela n'a pas empêché ses fils de faire des mauvais coups au collège Jean-Eudes, où les deux ont étudié, ni d'avoir comme tous les ados des mauvaises passes où ils en voulaient à leurs parents.Marc-André est particulièrement volubile à ce sujet.« Je me souviens que, pendant mon adolescence, je chialais beaucoup contre mes parents, jusqu'au jour, assez récemment en fait, où je me suis rendu compte que si jamais j'avais un enfant, je ne serais jamais capable d'être aussi cool et détendu qu'eux.» «Surtout pas si c'est une fille, intervient Mathieu, avant d'ajouter judicieusement : on fait partie de la génération dont les parents tenaient absolument à être les chums de leurs enfants.C'est correct, mais vient un moment dans la vie où tu comprends que ton père, c'est pas ton meilleur ami.C'est ton père.» « Faut dire que chez nous, renchérit Marc-André, tout était permis et il n'y avait aucun tabou et aucun sujet dont on n'avait pas le droit de parler à table.» Mieux armés Le tableau est presque trop idyllique.En même temps, il suffit d'observer en douce le langage corporel de ces trois-là pour sentir leur plaisir évident à être ensemble et l'absence de conflits ou de tensions entre le père et ses fils.«Denis, t'es content de tes fils ?» que je lui demande.La réponse est sans équivoque.«Très content et très fier.Je ne m'inquiète pas du tout pour leur avenir.Je les connais, mes gars.Je fais confiance à leurs talents au pluriel.Je sais que si Marc- André ne fait pas du cinéma, il fera autre chose.Il va travailler le bois, devenir menuisier ou alors s'ouvrir un magasin de disques.Bref, il saura se débrouiller.Même chose avec Mathieu.Il est acteur, cinéaste, il peut réaliser des clips ou des pubs.Ils sont beaucoup mieux armés que je pouvais l'être moi-même à leur âge.» Mieux armés au sens qu'ils ont plusieurs cordes à leur arc et une vision de la vie qui ne passe pas par le conformisme ni la soumission.Mathieu, par exemple, a de plus en plus envie de s'attaquer à la réalisation.Il a cessé de jouer dans des téléromans parce qu'il n'y prenait plus plaisir.Marc-André, lui , vient de découvrir les grandeurs et les misères de la notoriété.« Le monde pensait que je n'existais pas avant C.R.A.Z.Y., dit-il, mais j'avais fait un paquet de petits rôles, et la fameuse audition que j'ai passée pour C.R.A.Z.Y., j'étais loin d'être tout seul à la passer.Tous les finissants des écoles l'ont passée aussi.J'ai pas volé le rôle à personne.Cela dit, j'ai fait un hit, mais ça sera pas nécessairement toujours comme ça.La preuve, c'est que j'ai pas tourné depuis septembre.Chose certaine, j'ai pas envie de me rendre malade avec ce métier-là, ni de scrapper ma vie personnelle en devenant une propriété publique.» Un dernier tour de table sur le thème « votre meilleur souvenir avec votre père ».Pour Mathieu, le souvenir est un concert de Moist présenté par son père au studio-théâtre de CKOI.«J'avais été souper tout seul avec mon père et ce soir-là, après le concert, David Usher, de Moist, m'avait dit bye.J'ai mis une semaine à m'en remettre.» Pour Marc-André, ce n'est pas un concert mais une série de spectacles de Weezer, Bon Jovi et compagnie, où il s'amenait fièrement au bras de son père.« La seule autre fois où j'ai été aussi fier, c'est quand je suis allé au Canadian Tire avec Denis m'acheter une perceuse.J'en suis ressorti en sentant que j'étais devenu un homme !» Sur ce, les fils et le père éclatent d'un grande rire complice qui n'est pas arrangé avec le gars des vues ni avec Jimi Hendrix.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse: nathalie.petrowski@lapresse.ca DENIS, MATHIEU ET MARC-ANDRÉ GRONDIN MÊME MUSIQUE DE PÈRE EN FILS Contrairement au père de Zachary Beaulieu dans C.R.A.Z.Y., Denis Grondin n'aime pas particulièrement les chansons de Patsy Cline.Lui, ce qui le branche, c'est plutôt Indochine, Depeche Mode ou Jimi Hendrix.Idem pour ses fils, Mathieu, 26 ans, qu'on a découvert dans les séries Zap et 4 et demi, et Marc- André, 22 ans, la star de C.R.A.Z.Y.Il y a des fils de bonne famille qui vont à la chasse avec leur père ; chez les Grondin, on préfère de loin le béton au bois et un concert rock.au bramement de l'original.«Comparé aux pères de mes amis, mon père était quand même assez spécial.C'était le seul à avoir une super collection de vinyles, le seul chez qui tu pouvais venir lire les premiers Rolling Stone Magazine et les premiers Spin.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Les frères Mathieu et Marc-André Grondin entourent leur père, Denis.En cherchant un peu, on se rend compte que c'est dans la musique que se trouve le lien qui unit les fils à leur père. ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS MAMAISONDE ANNA FAHR ONF: 19h.LE DIABOLIQUE DOCTEUR MABUSE Cinémathèque québécoise: 17h.RENDEZ-VOUS DU CINÉMA D'ANIMATION AMATEUR ONF: Sur réservation.THEMANWHOFELL TO EARTH Cinémathèque québécoise: 19h.CLASSIQUE ESPACEGO (4890, SAINT-LAURENT) A Chair in Love (Tremblay-Metcalf).Pierre-Étienne Bergeron, baryton.Mise en scène: Keith Turnbull.Ensemble Pentaèdre: 16h.DANSE SALLE JEAN-EUDES (3535, BOUL.ROSEMONT) Spectacle du Conservatoire de danse de Montréal: 14h.STUDIO-THÉÂTRE ALFRED LALIBERTÉ Compétition de danse hip-hop.VARIÉTÉS CENTRE BELL Cirque du Soleil, Delirium: 20h.SALLE POLLACK DE L'UNIVERSITÉMCGILL Concert Star Wars: 19h30.FLASHES Mandat d'arrêt contre Boy George Un juge de Manhattan, agacé par l'ex-chanteur de Culture Club, a lancé un mandat d'arrêt contre Boy George, qui ne s'était pas présenté au tribunal pour expliquer pourquoi il demandait à bénéficier d'un autre accord à la suite d'une fausse déclaration de cambriolage.Boy George a plaidé coupable en mars à l'accusation d'avoir signalé un faux cambriolage à son appartement, où la police a saisi de la cocaïne.Précision Dans notre numéro de samedi, en page 14 du cahier Cinéma, il aurait fallu lire: «Le premier festival du film de Tremblant se termine dimanche» et non pas vendredi.Mélanie Léonard CLAUDE GINGRAS Nous ne le savions pas : Montréal compte une nouvelle formation de musique contemporaine, l'Ensemble Prima.Sa jeune directrice, Mélanie Léonard, l'a d'abord créé en 2003 à Hartford, Conn., où elle étudiait la direction, pour le reconstituer ici en 2004.Mais Prima a travaillé dans l'ombre et ne faisait ses grands débuts que vendredi soir.Peu de monde à Pollack en cette chaude soirée d'été : une cinquantaine de personnes, où, bien sûr, brillaient par leur absence les directeurs de nos ensembles concurrents.Élève de Paolo Bellomia et de Jean-François Rivest, Mélanie Léonard, avec des gestes sobres mais efficaces, obtient de ses instrumentistes, tous jeunes, comme elle (et jusqu'à 15 dans une oeuvre), une vraie sonorité collective.Il n'y a pas de « trous », pas de ratés - du moins il ne m'a pas semblé y en avoir.Le programme, entièrement québécois, voire montréalais, appelle plus de réserves.Le meilleur moment en fut le diptyque de Michel Longtin, à l'origine musique pour la télévision, aux sons riches et comme en mouvement.La musique dont Denis Gougeon assortit un conte de Michel Tremblay est extrêmement dissonante et agitée et s'écouterait pour ellemême, surtout qu'elle enterre parfois complètement le texte par ailleurs lu avec clarté.La violoncelliste du groupe, Gwendolyn Smith, pourtant irréprochable dans Longtin, est revenue après l'entracte pour une Improvisation II d'André Prévost jouée assez faux pour suggérer une pièce en quarts de ton.Le pire était à venir.Comme pour son «opéra» de la saison dernière, John Plant nous propose une musique colorée et mordante mais, en même temps, nous impose sa femme et ce qu'il en reste de voix.La main sur le coeur, madame chantonne en le lisant 20 minutes de Lorca dans une diction tellement mauvaise qu'on a peine à s'y retrouver même avec devant soi le texte en trois langues.Mélanie Léonard a en mains un solide petit ensemble.Elle devra revoir sérieusement ses idées de programmation si elle veut se produire devant plus de 50 personnes.ENSEMBLE PRIMA.Dir.Mélanie Léonard.Vendredi soir, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Programme : Hivers (1992) - Michel Longtin Le diable et le champignon (1994) - Denis Gougeon Improvisation II, pour violoncelle seul (1976) - André Prévost Romance Sonambulo (1999) - John Plant Prima pour 50 personnes Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! CINEMAS FORTUNE INC.STTAARRCCIITTÉÉ HHUULL CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.Aucun coupon rabais de ciné-parc accepté VOUS POUVEZ FAIRE LA DIFFÉRENCE.COMMENCEZ TOUT DE SUITE.5% de votre billet ira à la lutte contre le réchauffement de la planète.(Version originale avec sous-titres française de An Inconvenient Truth) « JAMAIS EN 39 ANS JE N'AVAIS ÉCRIT CECI : VOUS VOUS DEVEZ DE VOIR CE FILM.» Roger Ebert, CHICAGO SUN-TIMES « Ne le manquez pas, que vous soyez républicain ou démocrate, libéral ou conservateur.» Roger Friedman, FOX NEWS Droits d'auteur c 2006 à PARAMOUNT CLASSICS, Une division de PARAMOUNT PICTURES.Tous droits réservé À L'AFFICHE! VERS.O.ANGLAISE VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE CINEMAS FORTUNE INC.STARCCITÉÉ HULL CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.À L'AFFICHE! Consultez le Répertoire des Cinémas ou Aucun coupon rabais de ciné-parc accepté www.universalpictures.ca pour l'horaire des films DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS ALBUM SONORE SUR VARÉSE SARABANDE Version française de THE FAST AND THE FURIOUS: TOKYO DRIFT (Version française de The Break-up) 3411903A «DEUX FOIS BRAVO.®» AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez Sony Pictures Releasing.ca VERSION FRANÇAISE «EXPLOSIF, DU PLAISIR CARBURANT À L'ADRÉNALINE! «Version française de \u2039XMEN: THE LAST STAND\u203a» «Version française de \u2039THE OMEN\u203a» «DDeuuxxffoiisbbrraavvo.» ® VERSION FRANÇAISE «DU PLAISIR CONTINU POUR TOUTE LA FAMILLE.» FILM ADVISORY BOARD GAGNANT D'UN PRIX «Version française de \u2039GARFIELD: A TAIL OF TWO KITTIES\u203a» Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE 3411656A vveerssioon fraanççaaissee ddee THE DA VINCI CODE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas À L'AFFICHE ou Visitez Sony Pictures Releasing.ca «DEUX FOIS BRAVO.»® EBERT & ROEPER «IRRÉSISTIBLE!» PEOPLE - LEAH ROZEN «\"\"\"\"» TORONTO SUN - LIZ BRAUN vvveeeerrrrssssiiiioooonnnn ffffrrrraaaannnnççççaaaaiiiisssseeee ddddeeee OOOOVVVVEEEERRRR TTTTHHHHEEEE HHHHEEEEDDDDGGGGEEEE VERSION FRANÇAISE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS «DEUX FOIS BRAVO.»® EBERT & ROEPER «\"\"\"\"» LOU LUMENICK, NEWYORK POST 3411651A CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.VERSION FRANÇAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! (Version Francaise de Cars) carsthemovie.com ©2006 Disney/Pixar 3411917A NICOLAS RITOUX COLLABORATION SPÉCIALE Pas de Half Life 3 cette année, mais on a droit à une suite du 2, sous forme d'«épisodes».Avec ce nouveau concept de livraison par morceaux, ses concepteurs ont voulu prolonger le plaisir du shooter pour PC le plus révolutionnaire des dernières années, sans nous faire trop attendre.Half Life 2: Episode One nous remet dans les bottes du scientifique rebelle, Gordon Freeman, à l'instant où nous l'avions laissé, quand il venait de détruire le mystérieux pouvoir tenant «Cité 17» sous le joug d'une dictature brutale.L'histoire n'est pas terminée.Alors que la forteresse ultramoderne où siègent les forces ennemies est en train de s'écrouler, elle menace d'emporter toute vie avec elle aux alentours de la ville.Gordon doit donc retourner dans les entrailles de l'édifice, pour bricoler des solutions temporaires en attendant que la population ait terminé son exode.Quand il y parvient finalement, on nous passe le générique.Bien que les 20$ demandés par Valve pour cette partie d'environ cinq heures soient raisonnables, la coupure brutale de l'histoire nous laisse dans le même état d'attente insupportable que nos téléséries préférées, quand il faut attendre une semaine pour en voir la suite.Dans cet épisode qui ajoute quelques nouveaux procédés d'éclairage et de rendu à la technologie déjà splendide de Half Life 2, on profitera amplement de la présence d'Alyx, protagoniste féminine du jeu, qui aidera Gordon dans son parcours.Gordon doit s'armer au fur et à mesure du jeu, alors qu'il rencontre de plus en plus d'ennemis.Quelques ajouts ont été effectués à ce chapitre, mais les plus menaçants restent les fameuses fourmis-lions dans une étape particulièrement difficile du parcours, quand elles surgissent en horde dans le dédale d'un stationnement souterrain.On trouvera d'ailleurs plusieurs étapes de ce genre, où un grand nombre d'ennemis nous assaillent sans nous laisser le temps de réfléchir aux énigmes mécaniques que l'on doit résoudre simultanément.De manière générale, l'action est plus condensée que dans Half Life 2.Comme à l'accoutumée, elle se passe en temps réel sans ellipses, et laisse une grande place à la narration et aux émotions, sur lesquelles cette franchise a bâti son originalité.Selon Valve, l'épisode 2 sortira d'ici le 31 décembre, ce qui changera des délais auxquels le studio nous a habitués û il a fallu attendre six ans pour la sortie de Half Life 2, puis 18 mois pour cet «épisode».En fait, c'est justement pour éviter de renouveler de tels délais que Valve a développé ce concept d'épisodes.Comme les trois épisodes prévus sont développés par autant d'équipes séparées, qui ont commencé le travail au même moment, on peut croire que les délais seront respectés.ARTS ET SPECTACLES ALAIN McKENNA / COLLABORATION SPÉCIALE alain.mckenna@lapresse.ca Agir de façon sécuritaire au volant de sa voiture, cela va de soi.Pourtant, les automobilistes qui zigzaguent d'une voie à l'autre sur l'autoroute, au volant de leur VUS, parce qu'ils profitent de cet instant pour lâcher un coup de fil à leur mère, ne savent pas à quel point ils sont dangereux, tant pour les autres que pour eux-mêmes.Il y a pourtant des solutions pratiques et de plus en plus élégantes, de réduire une partie du risque: faire l'acquisition d'un mains-libres sans fil.La qualité sonore du mains libres JX10 de Jabra est remarquable.La minuscule touche de jumelage rapide est difficile d'accès.MAINS-LIBRES SANS FIL La sécurité au volant, chic et de bon goût Gardez le contact avec la technologie sur www.technaute.com TECHNAUTE Half-Life 2 : Episode One Jabra JX10 La société Jabra fabrique des oreillettes, avec ou sans fil, pour le compte d'autres marques d'appareils électroniques, comme Motorola.Ses produits sont reconnus pour la qualité du son, mais dans le cas du JX10, c'est aussi le design original qui distingue cette marque des modèles concurrents.Car le JX10 est l'un des casques mains libres sans fil les plus petits et les plus légers sur le marché, sans être pour autant dénué d'attrait visuel.Pour Jabra, c'est le modèle le plus stylisé de la gamme, et il suffit de l'asseoir sur son socle de chargement pour réaliser que son design compte pour beaucoup.Par ailleurs, une connexion USB est utilisée pour charger le casque, ce qui permet de s'en servir avec un ordinateur portatif, en voyage, par exemple.Relativement simple à utiliser, il est muni d'une touche de jumelage automatique qui accélère le temps dévolu à le connecter à un téléphone cellulaire compatible.Cela dit, la touche en question est plutôt minuscule.Une fois jumelé, le JX10 filtre électroniquement le niveau du volume et réduit considérablement le bruit en arrière-plan.Pour l'interlocuteur à l'autre bout du fil (ou du sans-fil, dans ce cas-ci), le résultat est étonnant.Jabra JX10 (200$) » Casque d'écoute Bluetooth 1.2.» Autonomie: six heures de conversation, 200 heures de veille.» Charge par le port USB.» Réduction électronique du bruit de fond.» www.jabra.com.Plantronics Discovery 640 L'oreillette Discovery 640 de Plantronics est un mains-libres compact parmi les plus agréables à utiliser sur le marché.Sa qualité sonore est tout à fait satisfaisante.Il est si agréable à utiliser qu'on se demande pourquoi le gouvernement doit l'imposer aux automobilistes de façon législative.Suffit de connaître son prix de détail pour comprendre.Après tout, il n'y a qu'à glisser son étui de chargement sous le paresoleil pour éviter d'avoir à quitter la route des yeux tout en pouvant gérer ses appels.Dès que l'oreillette est retirée de l'étui, le signal est envoyé au téléphone de prendre l'appel, et la conversation s'engage rapidement, le temps de mettre l'embout de caoutchouc dans l'oreille.Malgré les trois formats d'embouts fournis avec le Discovery 640, il ne convient pas à toutes les oreilles.Il faut alors utiliser un petit crochet qui se glisse derrière l'oreille.Pour en prolonger l'autonomie, on peut ajouter à l'étui une extension comprenant une pile AAA, qui recharge le mains-libres à chaque fois qu'il y est replacé.Sinon, pour charger à partir d'une fiche électrique, il faut utiliser l'embout de connexion compatible avec le chargeur de son téléphone, à condition bien sûr de posséder un modèle d'une des quatre ou cinq marques reconnues par Plantronics.Le mains-libres Discovery 640 de Plantronics est le plus simple à utiliser sur le marché.Malgré les trois petits embouts de caoutchouc, il n'est pas facile de le faire tenir sur son oreille.Plantronics Discovery 640 (225$) » Casque d'écoute Bluetooth 1.2.» Autonomie: 15 heures de conversation, 70 heures de veille.» Charge par un étui spécial (pile AAA opt.).» Réduction électronique du bruit de fond.» www.plantronics.ca Tekkeon ez Talker mini Sans avoir le style du JX10 de Jabra, l'oreillette ez Talker mini de la marque Tekkeon est aussi discrète.Son format en fait le plus petit appareil du genre sur le marché.En plus, comme la société scandinave a récemment revu son logiciel interne afin de le rendre compatible à la version 1.2 du protocole Bluetooth, il profite de la robustesse de connexion et de la meilleure qualité sonore de cette technologie sans fil.Évidemment, la taille réduite de ce mains-libres comporte son lot d'inconvénients.Les touches de contrôle du volume, par exemple, sont vraiment minuscules, en plus d'être inutilement rapprochées.Leur manipulation est pour le moins délicate.En fonction, ce mains-libres est en apparence aussi confortable et efficace que les autres modèles, pourtant trois à quatre fois plus onéreux.C'est probablement sa plus grande force: pour le prix, l'ez Talker est une oreillette sans fil qui n'a pas grand-chose à envier à la compétition.Évidemment, ses fonctions, ou son allure, ne sont pas aussi flamboyantes que celles des deux autres modèles présentés ci-contre, mais dans le cadre d'un usage conventionnel, on n'y trouve rien à redire, si ce n'est une autonomie, en conversation, qui aurait pu être un peu plus longue.Le mains-libres ez Talker mini de Tekkeon est discret et confortable.Le contrôle du volume exige des doigts de fée.Tekkeon ez Talker mini (60$) » Casque d'écoute Bluetooth 1.2.» Autonomie: cinq heures de conversation, 120 heures de veille.» Charge grâce à un chargeur autonome.» Réduction électronique du bruit de fond.» www.tekkeon.com.PHOTO VALVE Half Life 2 JEU VIDÉO Concepteur: Valve.éditeur: Electronic Arts.Console: PC.Joueurs: jusqu'à 16 Prix: 20$.Cote: M, 17 ans et plus.Évaluation: Half Life 2: Episode One 3407577A . IDÉES GÉNIALES POUR L'ÉTÉ JADE BÉRUBÉ COLLABORAT ION SPÉCIALE S'AMUSER À PETIT BUDGET 1 > Dormir sous la tente! Pas besoin d'aller très loin pour faire du camping et vous faire réveiller par les écureuils.Votre cour ou celle du voisin peut très bien faire l'affaire.2 > Faites un tour dans un ciné-parc pour voir le dernier film d'horreur.Celui de Saint-Eustache propose même un marché au puces.Peut-être y trouverez-vous un vieux jeu Atari?(450) 472-6660 3 > Pourquoi ne pas aller fêter aux Tam-tam, ces grands rassemblements peace and love où on peut danser en plein air au rythme des bongos ?Tous les dimanches au pied du mont Royal.4 > Et si vous profitez des grandes vacances pour enfin créer cette bande dessinée dont vous avez envie?Qui sait, peut-être pourrez-vous la vendre ensuite?5 > Les amis aussi s'ennuient ?Organisez une soirée jeux de société.Croustilles, arachides au miel et.qui sera le plus riche au Monopoly?6 > Faites un tour à la tour de l'Horloge dans le Vieux-Port de Montréal.En grimpant les escaliers, vous pourrez apercevoir son balancier et tout son fonctionnement.Impressionnant! www.vieuxportdemontreal.com/histoire_patrimoine/tour.asp 7> Profitez-en pour faire un tour sur la place Jacques-Cartier du Vieux-Montréal et vous divertir en regardant les divers amuseurs publics et cracheurs de feu.ENCORE 50IDÉES POUR L'ÉTÉ ?D'ACCORD!MAIS IL N'YAPLUS DE RAISON DE TOURNER EN ROND APRÈS, HEIN ?8> Pourquoi ne pas réaliser un court métrage entre amis?Les soirées de projection KINO accueillent tous les courts métrages, professionnels et amateurs.Informez-vous.www.kino00.com 9> Voici venu le temps d'impressionner tout le monde avec un plat cuisiné.Faites les courses au marché Jean-Talon avec votre sac recyclable sous le bras et prenez le temps de choisir chaque légume.Un vrai bonheur.L'étédes gourmands 10> L'été ne serait pas l'été sans la banane royale d'un bar laitier.Allez, vous en avez rêvé tout l'hiver, je le sais.Pourquoi ne pas essayer ce Mont-Blanc aux biscuits Oreo ?11> Vous devez aussi aller au moins un fois chez Dic Anns, l'institution du hamburger aplati.Piquant, délicieux.Une expérience en soi.Coin Pie-IX et Charleroi à Montréal-Nord.12> La grosse boule Orange Julep du boulevard Décarie accueille les jeunes depuis des années et des années.Le jus d'orange est onctueux.Mium.Métro Namur.13> Le restaurant La Maison hantée propose des soirées où fantômes et revenants vous frôlent les pieds pendant que vous dégustez.Brrr! www.maisonhantee.qc.ca SPORT 14> Vive le canot-camping! Pas besoin d'aller loin, le camping d'Oka propose de beaux emplacements accessibles seulement en portage.Ho hisse ! www.campingquebec.com/parcnationaldoka 15> Fanatique de planche à roulettes ?Profitez de l'été pour perfectionner vos manoeuvres dans un des parcs aménagés de votre arrondissement.16> L'été, c'est aussi le temps de grimper aux arbres comme Tarzan.Mais attention, avec un harnais ! Suggestion de sites d'hébertisme: La Forêt des aventures Arbraska, à Rigaud et Rawdon.www.arbraska.com 17> Téméraire?Le parcours d'hébertisme de la Forêt de l'aigle de Maniwaki vous propose un sentier suspendu entre ciel et terre.Sensations fortes en vue.www.cgfa.ca 18>Arbre en arbre Duchesnay : un parcours d'hébertisme situé sur unmassif pour le singe grimpeur qui sommeille en vous.Pas le vertige, j'espère?www.arbreduchesnay.com 19> Et explorer une caverne?Tunnels sombres et humides vous attendent avec l'Aventure Laflèche.Il semble que seuls les braves s'aventurent dans le passage des Fourmis.www.aventurelafleche.ca/fr/index.php 31> Le Centre aquatique de Rivière-des-Prairies et son immense piscine intérieure vous feront sûrement retrouver le sourire.www.clubaquatiquerdp.org 32> En déambulant entre les ballots de fourrure et les canots d'écorce, vous pouvez tout apprendre sur les Premières Nations et le commerce des fourrures au Lieu historique national du Canada du commerce des fourrures à Lachine.Info: (514) 637-7433.33> Je connais un endroit à vous faire dresser les cheveux sur la tête: le centre d'interprétation des champs électriques d'Hydro-Québec.Pour tout savoir sur la foudre et l'anguille électrique.(450) 652-8977.34> Pas que des DVDqui se louent.Faites un tour à l'Artothèque où vous pouvez louer pour presque rien des oeuvres d'art, question de changer radicalement la déco de votre chambre ! www.artothèque.ca 35> Aussi, la Phonothèque vous permet d'emprunter des CD.Des heures à fouiller dans les piles, je vous le dis.(514) 872-2860.36> Pourquoi ne pas tout simplement fouiller dans les vieux vinyles de vos parents ?Découvertes musicales garanties ! 37> Quoi?Vous n'êtes pas encore allé à la Grande Bibliothèque ?Mais ! Mais ! qu'est-ce que vous attendez pour aller fouiner dans les romans d'aventure?www.banq.qc.ca SORTIES AVEC FRÉROT OU SOEURETTE?PAS DE PANIQUE.VOICI QUELQUES IDÉES OÙ TOUT LEMONDE AURADU PLAISIR.38> Emmenez frérot à Jungle Aventure, où des tunnels, des labyrinthes et des cordes de Tarzan vous feront retrouver le sourire.www.jungleaventure.com 39> Il n'y a pas une goutte d'eau à Cache à l'eau, mais des sauts en harnais et desmurs d'escalade pour petits et.grands ! www.cachealeau.com 40> N'oubliez pas la Fête des enfants les 19 et 20 août au parc Maisonneuve où une foule d'activités sont organisées.Plus de 200 000 personnes se sont présentées l'été dernier malgré la pluie! www.ville.montreal.qc.ca/fetedesenfants 21> Avez-vous déjà joué à la balle molle?C'est le temps d'essayer sur les terrains de baseball du parc Jeanne-Mance.Info : 872-0566 22> Connaissezvous les Jeux de la rue ?Vous n'avez qu'à former votre équipe (5 ou 7 joueurs) et vous inscrire aux préliminaires qui se dérouleront les 11-12-13 juillet.Le tournoi aura lieu du 5 au 12 août.(Hockey, basket-ball ou soccer).Info: (514) 872-4892.23> En l'honneur de la coupe Rogers, pourquoi ne pas perfectionner un peu votre revers de tennis en louant un terrain ?Peut-être deviendrez-vous la prochaine Émilie Mauresmo.www.tennismontreal.qc.ca 24> Le vélo demontagne vous intéresse?Le nouveau parc de vélos de montagne de Bromont vous accueillera dès le 16 juillet avec ses possibilités de sauts et de wallride.www.skibromont.com.Fuir la ville.en restant en ville: Toutes les infos sont sur le site www.ville.montreal.qc.ca section Grands Parcs/Parcs Nature.25> L'organisation Maski-courons recrée un véritable village temporaire expressément pour des compétitions sportives de toutes sortes à Saint- Gabriel.Pour le sportif invétéré.www.maskicourons.com 26> Le parc Pointe-aux- Prairies, accessible en transport en commun: centre d'interprétation de la nature, sentiers de randonnée où vous pourrez croiser des hérons verts.Soyez à l'affût: il y a aussi des grandsducs.27> Le parc Angrignon: aires de détente et.forêt de 20 000 arbres ! De quoi vous faire oublier les klaxons de la ville.28> Il faut aussi aller faire une tour à la ferme du parc Angrignon.Coqs, poules, canards, vaches, tout y est.(514) 280-3744.29> Envie de pêcher ?Le parc de la promenade Bellerive vous en donne l'occasion dans le sud-est de la ville.Aussi sur place, une piscine extérieure et des sentier d'exploration de la faune.30> Faites saucette à la plage du parc Cap-Saint- Jacques avant d'aller observer les tortues au Havre des tortues.Possibilité aussi de pêcher.Accessible en transport en commun.www.ville.montreal.qc.ca LE PARC DE L'ANSE-À-L'ORME, LIEU D'OBSERVATION D'OISEAUX DANS LES DIVERS SENTIERS ET CENTRE AQUATIQUE OÙ VOUS POUVEZ LOUER DES DÉRIVEURS.ENCORE DE LA PLUIE ?PASDEPROBLÈME SORTIES FAMILIALES?41> Le festival Spectacles jeune public de Lanaudière propose aussi des activités pour toute la famille, du 6 au 9 juillet.Info: (450) 470-3001, poste 3487.42> Dans un bassin, 4500 kilogrammes d'hippopotames, c'est pas banal! Le Zoo de Granby, avec sesmanèges et sa piscine à vagues, est un incontournable des vacances en famille.www.zoodegranby.com 43> Pourquoi ne pas faire un pied de nez à l'été et aller.au Village du père Noël de Val-David?Très rigolo de faire des jeux d'eau entouré de neige artificielle.www.noel.qc.ca 44> Visitez une ferme de reptiles.L'Exotarium propose, entre autres choses, une fosse aux alligators et une antre au scorpions.Toujours prêt ?www.cam.org/reptile 45> Avez-vous déjà pensé à l'équitation?L'école 1101 offre pour tous âges des initiations sur des manèges extérieurs.www.ecoledequitation1101.com 46> C'est le temps de la cueillette! Les fraises au début juillet, les framboises ensuite.Partez avec votre petit panier sur les routes de la Ferme de l'Anse-au-sable.Info: (514) 453-1396.47> Vous pouvez également rendre visite à Intermiel et ses 2000 ruches.Miel, gelée royale, pollen et cire d'abeille n'auront plus de secret pour vous.bzz.(450) 258-2713.Etpuis.48> Ce sera le 23e Festival d'astronomie au mont Mégantic les 30 juin, 1er et 2 juillet.Projections et activités dans l'Astrolab, randonnées nocturnes sous les étoiles et observation au télescope pour tous.www.astrolab.qc.ca/festival 49> Pour le scientifique en vous, le centre d'interprétation des biosciences du musée Armand- Frappier propose une exposition interactive sur les micro-organismes et bactéries: le micro-zoo.www.musee-afrappier.qc.ca 50> Saviez-vous qu'il était possible de louer de petits voiliers télécommandés dans le Vieux-Port?Une petite course avec ça?www.microvoile.ca Enfin, pourquoi ne pas tout simplement faire bronzette sur un pédalo, comme les stars?Location de pédalos au bassin Bonsecours du Vieux-Port.www.vieuxportdemontreal.com Àl'occasion de son dernier numéro avant les vacances d'été, l'équipe de Oups et Nintendo vous offrent la possibilité de mettre lamain sur l'un des gadgets les plus recherchés de l'heure: la toute nouvelle console DS Lite.Deux lecteurs chanceux gagneront chacun une console avec les populaires jeux New Super Mario Bros.et Tetris.De quoi occuper vos temps libres au cours des prochaines semaines, non?Il suffit de répondre à la question ci-dessous par courriel à oups.concours@lapresse.ca, sans oublier de préciser vos coordonnés.BONNES VACANCES ET REVENEZ-NOUS À LA RENTRÉE! Gagnezune DS Lite! QUESTION: LEQUEL DE CES TROIS PERSONNAGES N'EST PAS UN ENNEMI DE MARIO?A.BOWSER B.PEACH C.GOOMBAS CONCOURS OUPS 20 > ARTS ET SPECTACLES TÊTES D'AFFICHE Généreux Québécois Si les Québécois sont, statistiquement, les moins généreux des Canadiens (en matière de dons de charité), il y a tout de même toujours de braves gens qui font de petits miracles de bonté, comme François Pinet.Appelé à agir à titre de consultant auprès d'une entreprise minière en Guinée, celui- ci a été touché par la situation des enfants de ce pays.Il a donc organisé, avec l'aide de ses collègues de Sento Consultants, une collecte de fonds.Les quelques milliers de dollars ainsi recueillis ont permis de préparer quelques milliers de sacs de fournitures scolaires, qu'il a pu remettre en mains propres aux élèves de Guinée, grâce au concours du transporteur Air France.Alzheimer Laval La première Marche de la mémoire de la Société Alzheimer Laval, tenue sous la présidence d'honneur de Pierre Dandoy (Rona), a permis de recueillir plus de 76 000 $ qui serviront en partie à l'implantation de la Maison Alzheimer sur le territoire lavallois.Classique de golf Moisson Montréal Moisson Montréal, la plus grande banque alimentaire du Canada, est fière d'annoncer la tenue de la 4e Classique de golf Moisson Montréal.En plus d'offrir une programmation diversifiée qui allie information et divertissement, le Réseau TVA s'est donné comme mission d'entreprise de venir en aide à un grand nombre d'oeuvres philanthropiques caritatives et artistiques.L'humoriste Laurent Paquin, le nouveau porte-parole de Moisson Montréal, inaugure sa collaboration en se joignant aux golfeurs lors de la soirée de clôture.Cet artiste aux multiples talents fait un geste de solidarité en apportant son soutien et sa contribution au rayonnement de cet organisme qui soutient depuis plus de 20 ans la population moins nantie du Grand Montréal.Petits Frères des pauvres Sous la présidence de M.Edgar Joly, vice-président, Développement de l'organisation des talents et de la relève, Fédération des caisses Desjardins du Québec, le 8e Tournoi de golf des Petits Frères des pauvres, tenu le 25 mai dernier au magnifique terrain de golf de Val-des-Lacs, à Sainte-Sophie, a permis de recueillir la somme inégalée de 84 000 $.Les Petits Frères des pauvres luttent contre l'exclusion et la solitude des personnes âgées seules de 75 ans et plus en les accueillant, en les accompagnant et en recréant autour d'elles une famille pour toute la vie.Les Petits Frères des pauvres, c'est une famille pour ceux et celles qui en n'ont plus.Téléthon Telus pour Enfant soleil Fidèle partenaire d'Opération Enfant soleil, l'entreprise Telus, joue un rôle important dans la présentation de son téléthon mettant à sa disposition plus de 200 postes téléphoniques dans trois centres d'appels.C'est donc accompagné de sa fille Florence, que le représentant de Telus, Jean-François Cloutier, a remis les fruits de diverses activités-bénéfice : 160 314 $ à Montréal, à Rimouski et à Sept-Îles.Quelque 80 bénévoles TELUS dévoués à la cause des enfants malades du Québec ont également participé à la levée de fonds.Jean-François Cloutier, directeur général, Développement commercial et solutions d'affaires, Marchés publics et parapublics de TELUS, était présent lors du téléthon, accompagné de sa fille Florence, et a remis, au nom de l'entreprise, un chèque au montant de 160 314 $, une somme amassée grâce à la tenue d'activités diverses au profit de l'organisme.Familles démunies Anne-Marie Cadieux, Macha Grenon, Suzanne Lévesque, Sylvie Moreau, Kim Yaroshevskaya, Raymond Bouchard, Vincent Gratton, Francis Reddy, Gilbert Sicotte et bien d'autres artistes, ainsi que le duo formé de France Castel et Monique Richard, accompagnées au piano par Nadin ont accepté l'invitation d'Andrée Lachapelle et André Melançon, marraine et parrain du Carrefour Familial Hochelaga, de participer au souper- bénéfice au profit de cet organisme communautaire qui vient en aide à plus de 350 familles dans le besoin.Cette soirée, sous la présidence d'honneur de Marie Rhéaume, directrice générale de la Fédération québécoise des organismes communautaires de la famille (FQOCF), aura lieu mardi, au Lion d'Or, 1676 rue Ontario.Bourse Pierre-Trudeau Quinze étudiants recevront la bourse de doctorat Trudeau 2006 d'une valeur pouvant atteindre 200 000 $ chacune, a annoncé la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau.L'un des seuls programmes de bourses d'études doctorales en sciences humaines au Canada, le programme des bourses Trudeau se veut beaucoup plus qu'un appui financier.En effet, les boursiers ont accès à une communauté stimulante de grands penseurs et de leaders avec qui ils peuvent échanger.Réadaptation d'enfants handicapés PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION MARIE ENFANT Le tournoi de golf de la Fondation Marie Enfant a rapporté 60 500$ pour assurer le mieux-être des enfants handicapés physiques qui doivent fréquenter le centre de réadaptation Marie Enfant.Ont présenté le chèque symbolique, dans l'ordre habituel: François Hudon, président de la fondation ; Lucie Brunet, de la fondation, accompagnée de sa fille Magali ; Sylvie Noël, directrice de la fondation ; et Réal Bouclin (Réseau Sélection), président d'honneur.GB18JN Paul Mc Cartney a 64ans PC et AP LONDRES \u2014 « Quand je serai vieux et que je perdrai mes cheveux, dans de nombreuses années.», chantaitil dans When I'm Sixty-Four (« Quand j'aurai 64 ans »), titre enjoué tiré du mythique album Sgt.Pepper des Beatles.La chevelure est toujours là, mais les années ont passé.Et Paul Mc Cartney, actuellement en instance de divorce, a 64 ans aujourd'hui.Un porte-parole de l'ex-Beatle n'a pas précisé comment l'artiste prévoyait de passer ce nouveau cap.Aucune fête n'était toutefois prévue, Paul Mc Cartney traversant des moments difficiles entre sa séparation d'avec Heather Mills et les informations relayées par la presse à scandale sur le passé sulfureux de celle qui fut son épouse durant quatre ans.« Les gens semblent plus intéressés par lui en tant que célébrité qu'en tant que musicien », observe Peter Doggett, historien des Beatles.Une énigme mal vécue par celui qui, avec John Lennon, formait l'un des duos de compositeurs les plus fameux de l'histoire du rock.Ses fans, eux, répondent par l'affirmative à Paul Mc Cartney qui se demandait dans When I'm Sixty-Four si l'on aurait encore besoin de lui à 64 ans.Des rendezvous étaient programmés dans quasiment tous les pays du monde.Beaucoup devaient se retrouver à Liverpool, la ville des Fab Four, pour partager un gâteau au musée The Beatles Story et passer un week-end de beatlesmania.Avec pour exercice imposé un concours de karaoké sur.When I'm Sixty-Four.Surnommé le « beau Beatle », Mc Cartney est toujours très apprécié dans sa ville d'origine, avec laquelle il n'a jamais coupé les ponts.Il y a fondé le Liverpool Institute for Performing Arts et s'y est encore produit devant 30 000 personnes en 2003.Mc Cartney composa When I'm Sixty-Four lorsqu'il était encore adolescent avant d'enregistrer à 25 ans cette chanson évoquant un troisième âge fait de jardinage, de tranquillité et de visites de petits-enfants.Deux ans plus tard, le bassiste des Beatles épousait en première noce la photographe américaine Linda Eastman.Leur union devait durer près de 30 ans, jusqu'à la mort de Linda, emportée en 1998 par un cancer du sein.Anéanti par cette disparition, il se remariera pourtant en 2002 avec la top-model et militante anti-mines Heather Mills, de 26 ans sa cadette.Une fillette, Beatrice, naîtra de ce second mariage.Mais la presse tabloïd britannique va vite voir d'un mauvais oeil cette nouvelle compagne, l'accusant d'ingérence dans la carrière de Sir Paul, qu'elle aurait même obligé à se teindre les cheveux et à recourir à la chirurgie esthétique.Depuis l'annonce de leur séparation, le mois dernier, la même presse s'est acharnée sur Heather Mills, fouillant dans son passé et publiant des photographies d'elle à caractère érotique, qui remonteraient à la fin des années 80.L'ancien mannequin a également été accusée de vouloir une part de l'immense fortune de son mari, estimée à quelque 800 millions de livres.« On a laissé entendre qu'elle m'avait épousé pour mon argent.Il n'y a pas une once de vérité là-dedans », a réagi Mc Cartney, tandis que sa future ex-épouse annonçait son intention de poursuivre certains journaux en justice.Malgré ses récentes déconvenues, l'ex-Beatle ne semble pas encore vouloir se réfugier dans le jardinage. LECTURES Exceptionnel /Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter SONIA SARFATI L'ÉTÉ MEURTRIER Donald Westlake est une machine à écrire.Il ne faut rien y voir de péjoratif.Simplement, il est de ces gens qui ont 12 idées à la seconde et qui écrivent plus vite que leur ombre.À 74 ans, l'écrivain américain a signé plus de 100 romans policiers \u2014 utilisant, à ses débuts, une douzaine de pseudonymes.«J'écrivais trop, à l'époque.Il fallait que j'essaime parmi les éditeurs et que je varie les signatures », indique le romancier, dont l'ironie et l'humour, noir mais pas que noir, teinte les oeuvres.et la conversation.Père spirituel de Dortmunder, voleur dont les plans géniaux tournent inévitablement en eau de boudin, et de Parker, criminel de haut vol qui a la dureté du diamant dont les aventures sont signées Richard Stark («Richard pour Richard Widmark et son rôle de Tommy Udo dans Kiss of Death; et stark (austère, cru, dur) pour me rappeler ce que l'écriture devrait être »), Donald Westlake est aussi l'auteur du Couperet.Une fable (amorale) où un cadre au chômage se débarrasse de la concurrence en tuant les hommes qui possèdent un profil professionnel identique au sien, que Costa-Gavras vient d'adapter au cinéma avec José Garcia, excellent dans le rôle principal.Habitué au grand écran Pas une première pour Donald Westlake : «Vingt-trois de mes histoires ont été adaptées pour l'écran, plus en France que partout ailleurs.Et j'ai aussi écrit six scénarios originaux.Résultat ?J'en ai aimé quelques-uns, j'en ai détesté quelques-uns.et il y en a plusieurs que je n'ai jamais vus.» Son verdict sur Le Couperet ?«Je l'ai vu trois fois.Chaque fois, je l'ai adoré.Même la scène où j'apparais », indique-t-il.Parce que, oui, il fait une apparition dans le film.Il était de passage à Paris au moment du tournage et Costa-Gavras l'a invité à passer par le plateau.«Quand il m'a vu, il m'a dit: «C'est beau.Tu te places là, tu ne bouges pas.Quand ils se mettent à marcher dans cette direction, toi, tu vas dans l'autre.» Je suis donc l'homme en polo que croisent, dans un couloir, José Garcia et la femme qui va lui faire passer une entrevue.» Après Le Couperet, publié en 1997 dans sa version originale, Donald Westlake a écrit Mort de trouille.Qui, en anglais, ne s'est retrouvé sur le marché qu'en 2002.Sous un nom de plume.Et chez un autre éditeur que celui avec qui le romancier faisait habituellement affaire.Celui-là trouvait Mort de trouille trop léger pour le lancer dans le sillage du Couperet.«J'avais, jusqu'ici, écrit sans trop attirer d'attention sur moi.Et soudain, on s'intéressait à mon travail.Ça m'a paralysé et il m'a fallu plusieurs mois pour trouver un autre filon, qui a donné Le Contrat.Comme quoi il est possible de vivre l'angoisse du deuxième livre même après 40 ans de carrière.» Rivages Thriller vient justement de publier Mort de trouille.Roman assez léger, en effet.Mais pas mineur.L'histoire est celle de Barry et de Lola.Il est un Américain moyen.Elle est une Sud-Américaine originaire d'un pays fictif appelé Guerrera.Ils sont beaux, ils s'aiment, ils sont mariés.Et ils tirent le diable par la queue.Pour s'en sortir, une solution: toucher leur assurance-vie.Le hic : pour cela, l'un des deux doit mourir.Ou.faire semblant de mourir.C'est Barry qui hérite de ce « rôle »-là.Il est donc victime d'un « accident » au Guerrera.Sauf qu'il y a bientôt du sable dans l'engrenage.Surtout quand les frères de Lola décident qu'ils aimeraient bien avoir une part du magot.Et qu'un vrai mort serait pas mal plus convaincant qu'un faux.Le résultat est typiquement « westlakien ».Drôle, ironique, plein de rebondissements.Et de surprises.«L'idée de départ, raconte Donald Westlake, m'est venue d'un article du New York Times.Il était question du fait que la plupart des « faux décès » destinés à frauder les assurances se faisaient outre-frontières, pour compliquer la tâche des enquêteurs.Puisque j'avais déjà inventé le Guerrera et que je le connais bien, je me suis dit : \" Envoyons-y quelqu'un! \" C'est que j'ai fait.» Des personnages nés du hasard Actuellement \u2014 «Enfin, pas exactement actuellement puisque je suis en train de vous parler », plaisante le romancier \u2014 Donald Westlake travaille à son prochain Dortmunder.Il s'intitule What's so Funny?et fait suite à Watch your Back !, qui n'a pas encore été traduit en français.En fait, pour les lecteurs francophones, le plus récent Dortmunder est Les Sentiers du désastre (Rivages Thriller), publié en mars.L'escroc malchanceux organise le vol des voitures de collection d'un magnat de la finance coincé dans une manière de scandale Enron.Dire que, au départ, l'écrivain n'avait même pas pensé que le personnage serait récurrent \u2014 pas plus que le Parker de Richard Stark, d'ailleurs.«Sinon, je lui aurais donné un prénom!» Pour ce qui est de Dortmunder, son identité est le fruit du hasard.Le romancier était dans un bar au-dessus duquel se trouvait un écriteau où il a lu : «Dortmunder Actien Bier ».«C'était exactement ce qu'il me fallait : un personnage d'action avec quelque chose qui ne va pas en lui.Le nom m'a en quelque sorte donné le personnage.» Et Dortmunder, par la suite, est revenu dans l'inspiration de Donald Westlake.S'y est imposé de manière régulière.Le romancier répond donc à l'appel.Comme il répond à l'appel de tous ses personnages.Les surprenant et se surprenant lui-même, puisqu'il ne fait pas de plan de ses intrigues.«Quand je travaille à un livre, ce qui est à peu près tout le temps le cas, je m'installe chaque jour devant ma machine à écrire.Et j'écris.» Oui, à la machine à écrire.Une Smith-Corona Silent- Super.Ses parents lui en ont offert une quand il a obtenu son diplôme d'études secondaires.Il l'a adoptée.L'a remplacée quand il a fallu, toujours par le même modèle.«Je pense histoires, pas équipement », explique-t-il.Quelque 100 romans plus tard, on peut dire que c'est, pour lui, la bonne méthode.DONALD WESTLAKE Profession: machine à écrire NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPÉCIALE Donald Westlake a écrit u n e sé r i e d e p o l a r s comiques et picaresques met tant en scène l'antihéros John Dortmunder, cambrioleur professionnel, et sa fine équipe d'escrocs à la petite semaine, spécialistes des coups tordus et foireux ! Dans Mauvaises nouvelles (2001), Dortmunder et Cie se surpassent dans une aventure insensée et rocambolesque où il est question d'arnaquer des propriétaires de casino à l'aide d'un cadavre d'Amérindien bien encombrant dans les circonstances.Des corps que l'on remplace, des identités que l'on substitue, et trois groupes de malfrats qui rêvent tous d'escroquer les deux autres, tout cela donne un joyeux carnaval où le fou rire est au rendez-vous.FFFF MAUVAISESNOUVELLES, Rivages Noir, 2004, 280 pages La fin justifie-t-elle tous les moyens ?Telle est la question que pose Le Couperet (1997), un récit mordant qui raconte comment un cadre supérieur d'entreprise, qui vient d'êt re licencié, règle de ma n iè r e radicale son problème de chômage : i l exécute froidement tous les candidats potentiels au nouveau poste qu'il convoite.Victime des nouvelles règles du jeu d'une société cynique et inhumaine, il va pousser jusqu'au bout la terrifiante logique d'un système absurde.Ce roman très noir, parfaitement d'actualité, vient d'être adapté à l'écran par Costa-Gravas.Plusieurs amateurs de polars sont d'avis que Le Couperet est un des meilleurs romans noirs jamais écrits.LE COUPERET, Rivages Noir, 2006, 332 pages Sous le pseudonyme de Richard Stark, Donald Westlake a écrit une série de romans noirs mettant en scène un truand indépendant nommé Parker, un braqueur professionnel qui ne déteste pas la bagarre, bien au contraire.Dans Le Septième, (1965), Parker et six complices ont réussi le braquage d'un stade, avec une recette appréciable.Mais un inconnu s'est introduit chez Parker, a tué sa petite amie et s'est emparé de l'argent.Parker et ses complices déc ident de traquer l'assassin alors que la police, de son côté, cherche à retrouver les voleurs.Le Septième est un roman d'une grande intensité dramatique, où l'action rebondit constamment, avec en prime, une finale jouissive ! FFFF LE SEPTIÈME, Rivages Noir, 2004, 250 pages Le meilleur de Westlake C'est l'été et les polars ont le vent en poupe.Les éditeurs le savent qui annoncent un nouveau Fred Vargas, par exemple, un nouveau Connelly et autres Henning Mankell, Minette Walters, James Lee Burke.Lectures vous propose, pour la saison des maringouins, une série de portraits d'étoiles du polar et vous présente de leurs meilleurs romans.Aujourd'hui, l'incroyable Donald Westlake, l'homme qui écrit plus vite que son ombre.PHOTO PATRICK GAILLARDIN, AGENCE OPALE FOURNIE PAR RIVAGES À 75 ans, Donald Westlake ne semble pas vouloir ralentir son rythme de production.Avec plus de 100 livres à son actif, l'écrivain américain continue d'inventer des aventures à ses personnages fétiches.À 74 ans, l'écrivain américain a signé plus de 100 romans policiers \u2014 utilisant, à ses débuts, une douzaine de pseudonymes. LECTURES DANY LAFERRIÈRE Vous avez remarqué que je me suis entiché de Léautaud (1872-1956).Je le trouve drôle, vif, gai.Il pose le même regard à la fois sceptique et amusé sur les êtres et les choses \u2014 sauf les chiens perdus et les chats malades.C'est un homme libre qui n'hésite jamais à dire ce qu'il pense de quiconque, au prix même d'une amitié.C'est aussi un promeneur infatigable qui rentre le soir, fourbu, pour noter dans son cher Journal ce qu'il a vu, senti, aimé ou détesté durant la journée.Par bonheur, on peut le lire encore aujourd'hui (Journal littéraire, Mercure de France, 894 pages) \u2014 le Journal complet fait 19 volumes.En voici de brefs extraits.La messe Ce matin, messe à Saint-Thomas- d'Aquin pour Apollinaire (cinquième anniversaire de sa mort) et ensuite réunion au cimetière.Je suis arrivé le premier à l'église.Je n'avais jamais vu de si près ce que c'est que dire une messe.C'est à mourir de rire.J'avais pensé à me retenir.Le grotesque et la bêtise de la chose dépassent toute mesure.Ce prêtre, qui tient en main un ciboire, qui l'élève, qui trace au-dessus, dans le vide, avec une main des signes mystérieux, c'est absolument le prestidigitateur qui vous montre un chapeau, qui vous dit : «Voyez, Messieurs, Mesdames : il n'y a rien dedans », qui fait ensuite je ne sais quelle acrobatie de gestes, et vous remontrant le chapeau en tire une douzaine d'oeufs.Il faut vraiment être doué d'une incurable et monumentale bêtise pour assister en crédule respectueux à une pareille singerie.Chat malade Lundi soir, ce pauvre Boule a été bien malade.J'étais allé à l'Hermitage avec Van Bever.Je rentre tard, à 8h10.Bl\u2026 me dit tout de suite que Boule venait d'avoir une petite crise et qu'elle était fort inquiète.Au lieu de me mettre à dîner, je cours rue de Pontoise chercher le vétérinaire.Absent, dîner en ville, rentrera tard.Je donne des indications à l'infirmier pour que le vétérinaire vienne sans faute le lendemain matin.En route, j'entre chez un pharmacien du boulevard Saint- Germain pour tâcher tout de même d'avoir l'adresse d'un autre vétérinaire.Je lui parle de l'état de mon chat, et que néanmoins il ne manque pas d'appétit, qu'il ne semble pas fiévreux, etc.Il me dit de me rassurer, de lui faire boire du lait un peu chaud, avec un peu de rhum, tout comme à une personne.J'achète le nécessaire.Nous faisons boire Boule.Un instant après grande crise, Boule les flancs battants, la langue tirée, haletant, étouffant presque.Nous n'en menions pas large, Bl\u2026 et moi, et déjà nous pleurions, ne pouvant nous retenir.Ce chat nous est si cher.Boule est à la fenêtre, enfermé dans sa maison d'osier.Oui, il est très pris.Emphysème cardiaque, dit aussi le vétérinaire, qui craint fort qu'il ne soit asthmatique après tout cela.Quand le verrai-je souple, dispos, jouant avec moi à cache-cache, ou à courir, et me mordant, et me sautant après les jambes comme auparavant.Avec quelle vivacité je serais malade à sa place, et quelle peur et quel chagrin il nous a faits.On peut rire, si l'on veut : je m'en\u2026 moque.Le regard des autres Il y a longtemps que ma seule vue étonne les gens, les fait sourire et même rire carrément.Je ne sais pas pourquoi.Je suis habillé comme tout le monde, peut-être avec moins de guindé et moins de souci de la mode.Je porte les cheveux de façon très normale.Je ne crie ni ne gesticule et enfin ne cherche en rien à me faire remarquer.J'étais hier soir à Marigny.À un entracte, je me promenais dans une galerie.Deux femmes étaient assises.Je passe : l'une rit et se penche vers l'autre.Je repasse : de même.Alors tout près d'elle, je me penche vers elle, et presque nez à nez, je lui dis : «Vous savez, madame, que vous êtes bien plus drôle que moi !.» Surprise, décontenancée, elle commence à vouloir me dire: «Mais, Monsieur, vous vous trompez\u2026» J'insiste : «Oui, oui\u2026 Je vous le répète : Vous savez, Madame, que vous êtes bien plus drôle que moi.» Le sexe Madame a peut-être raison : mes envies répétées de faire l'amour sont peut-être d'ordre pathologique.Moi, je reste sceptique.Je mets cela sur le compte de la modération de toute ma vie jusqu'à 40 ans passés, sur le grand goût que j'ai pour elle, qui fait que je ne puis voir un coin de sa personne sans avoir aussitôt envie.du reste, et aussi sur ceci que je n'ai jamais eu une maîtresse aussi remarquable\u2026 quand elle veut.Je mets cela aussi sur le compte de bien des choses dont j'ai été privé, comme la nudité féminine, pour laquelle il m'est venu un grand goût.Je suis même étonné quand je pense à ce que je suis devenu, à l'égard de toutes ces choses, après ce que j'étais étant tout jeune homme et même longtemps après, ne pensant à rien, ayant peu de moyens, trouvant peu de plaisir et me bornant à l'essentiel.Gide Tantôt visite de Gide.Il m'a demandé s'il pouvait me donner à lire, pour en avoir mon avis, quelque chose qu'il vient de faire imprimer, à tirage restreint et non mis dans le commerce.Quelque chose d'assez particulier, et d'assez risqué, et de délicat en même temps, sorte de confessions dans lesquelles, m'a-t-il expliqué pour m'en faire sentir le côté délicat, il n'est pas seul en jeu, mais encore des intimes.Il serait heureux que je lui dise ce que j'en pense.Tout cela avec son ton chuchoté, ses attitudes penchées, sa physionomie si expressive, son ton de perpétuelle confidence.Je ne l'avais jamais aussi bien regardé qu'aujourd'hui.Il a un très beau visage, des yeux d'une expression merveilleuse et un sourire délicieux, séduisant au possible, dans lequel il y a de la grâce d'une femme.Valéry Il est vrai que c'est moi qui avais commencé (les petites choses désagréables) avec ce que j'ai écrit à son propos, au sujet du monument à Paul Adam, et peutêtre même avec mon compte rendu de La Jeune Parque, c'était pendant la guerre, je crois, quand j'ai fait au Mercure un Intérim de la rubrique des «Poèmes ».Il n'y a rien à faire.Je suis ainsi, capable de dire des choses désagréables sur mes meilleurs amis, quand cela me fait plaisir.Ce serait à refaire, pour Valéry, que je le referais.La musique Il y aurait un petit chapitre à écrire contre la musique, contre l'art le plus primitif, le plus sauvage, celui qui s'adresse le plus, pour ne pas dire uniquement, à nos instincts.L'origine de la musique est certainement l'homme primitif, tapant en cadence deux morceaux de bois l'un contre l'autre et gigotant en cadence avec ces frappements.Un enfant au bord de la mer qui entend le bruit du roulement des vagues et cherche à l'imiter avec sa bouche: hou-ou, hou-ou\u2026 fait de la musique.C'est à la musique que le plus grand nombre des parties les plus basses de la société sont le plus sensibles.Il n'importe pas de savoir quelle musique.C'est de la musique, ce point suffit.La musique devenue possible à domicile, ils se sont jetés dessus et chaque soir se repaissent de ce vacarme.Preuve que la musique s'adresse aux parties les plus primitives de notre être : je vais quelquefois dîner à Robinson, dans une guinguette.Un affreux gramophone doublé d'un haut-parleur jette sur les dîneurs les flots d'une musique basse et scandée, et je sens naître en moi je ne sais quelle envie de me lever et de m'élancer à gigoter comme le dernier sauvage de la plus lointaine peuplade aux sons du tambour de sa tribu.Tous les bruits qui ont un rythme sont de la musique.Son côté fleur bleue Je deviens romanesque en vieillissant.Je passe mon temps à lire des romans d'amour.C'est pour remplacer ce que j'aurais aimé et que la vie ne m'a pas donné.Je m'aperçois que je ne suis pas aussi sec qu'on pourrait le croire.Je pars avec mes héros dans leurs aventures.Je rêve, je ris, je désire, je souffre avec eux.Quand je ferme le livre, j'ai comme une barre dans l'estomac et je refoule avec peine un besoin de pleurer.Au moins pendant quelques heures, j'ai échappé à ma vie médiocre, j'ai donné un objet à mes rêves inutiles.Autocritique Le premier morceau de Amours dans le Mercure a paru.Dieu de Dieu que c'est long, pesant, gris, assommant et mal écrit ! Je ne suis pas Flaubertiste, mais mal écrire à ce point-là, c'est un peu trop tout de même.Encore une belle expérience.J'ai voulu trop en mettre, n'omettre aucun détail, parler de mille choses hors du sujet.J'ai obtenu quelque chose comme un fait divers.Toujours le résultat aussi, de ce qu'on écrit sans plaisir, avec la hâte d'avoir fini.La critique Un critique qui ne publie pas est un lâche.Léautaud par lui-même ROMAN FFF ½ AUMOMENT MÊME Carol Shields Québec Amérique, 274 et 290 pages Voici un roman assez singulier par sa facture : d'un côté, l'histoire de l'homme.Retournez le livre, c'est celle de la femme.Si bien qu'on a toujours l'air de tenir le livre à l'envers et qu'on peut choisir de lire les histoires l'une à la suite de l'autre ou en alternance chapitre par chapitre, voire simultanément.Le prétexte est terriblement banal : Brenda, mère au foyer de son état, s'en va à Philadelphie pour un congrès d'artisanes.Son historien de mari reste à la maison à Chicago avec les enfants.Chacun de son côté fera face à ses contradictions, à des micro-aventures, à des remises en question bien naturelles quand on a 40 ans et qu'on vit avec la même personne depuis 20 ans.Mais c'est peut-être la banalité même de l'histoire qui fait son intérêt: on se reconnaît dans chaque personnage, voire dans chaque situation.Ce sont de petits bouts de vie qui, comme les morceaux de tissu dépareillés des courtepointes de Brenda, finissent par faire un tout cohérent.Fabienne Couturier BIOGRAPHIE FFF ½ LA VÉRITÉ SUR DIEUDONNÉ Anne-Sophie Mercier Éditions Plon, 2006, 192 pages L'humoriste Dieudonné est-il un militant antiraciste échaudé ou un antisémite invétéré?Après avoir gagné 22 procès qu'on lui a intentés pour antisémitisme, Dieudonné a été condamné en mars, pour la première fois, par la justice française pour «haine raciale contre les Juifs ».La journaliste Anne-Sophie Mercier essaye de décrypter l'énigme Dieudonné.Un humoriste dont les frasques et les déclarations suscitent de vives controverses.Le comédien, qui a essayé d'interdire la publication de cette biographie vitriolique, se défend des accusations d'antisémitisme dont on l'accable.Il dit qu'il est farouchement antisioniste et non antisémite.Anne-Sophie Mercier récuse cet argument ressassé par Dieudonné.Elle cite un extrait d'une interview accordée en 2005 par l'humoriste où il déclare : «Je ne prononce plus le mot «Juif ».Après mes différents procès, j'ai compris qu'il pouvait y avoir interprétation sur ce mot, alors que pour « sioniste », il n'y a pas d'interprétation possible.» (p.24).Cette polémique n'est pas à la veille de s'atténuer ! Elias Levy collaboration spéciale JEUNESSE FFFF FLOUP DANS LE NOIR Carole Tremblay et Steve Beshwaty Éditions Imagine, 24 pages (dès 18 mois) Il est si mignon, le Floup imaginé en mots par Carole Tremblay et mis en images par Steve Beshwaty qu'on a envie qu'il sorte du livre et se fasse toutou-doudou.Un rêve qui se concrétisera peutêtre un jour.En attendant, il est possible de profiter de lui dans les deux adorables albums que vient de lancer le tandem, Floup dans le noir et Floup fait la lessive.En quelques phrases soigneusement pensées et pesées, Carole Tremblay raconte comment Floup se réveille, une nuit, à cause d'un bruit.qui ne peut qu'être causé par un monstre.Ou un ogre.Ou pire.Elle raconte aussi la journée de lessive.où, finalement, Floup se retrouvera lui-même sur la corde à linge (pas pour dormir!).Steve Beshwaty a pris ces deux anecdotes à bras-le-corps et s'est amusé à les faire drôles et tendres à la fois.Attention: essayer Floup, c'est l'adopter! Sonia Sar fati NOUVELLES NOIRES FFF ½ DU CYAN PLEIN LESMAINS André Marois La Courte Échelle, 200 pages Du cyan plein les mains est un recueil de 18 nouvelles noires d'abord publiées sur le site Internet de l'auteur (andremarois.com) et dans diverses revues ou magazines dont Alibis, Urbania, L'Ours polar et Meobius.Dès la première histoire qui donne son nom au recueil, on reconnaît la plume acide et satirique de Marois qui manie à merveille l'humour noir et la dérision.Comme dans tout recueil de ce genre, la qualité des nouvelles est un peu inégale, mais aucun texte n'est médiocre et il y a quelques perles comme «Le vrai du faux » et son piètre voleur, «Le bruit qui tue » et son sniper malchanceux, ou «Le musée des odeurs » qui nous plonge dans l'horreur.Ces nouvelles ont en commun un héros masculin, solitaire et urbain, révolté par le monde étrange et déconcertant dans lequel il vit, entouré de personnages inquiétants ou carrément meurtriers.Norbert Spehner collaboration spéciale DICTIONNAIRE FFF DICTIONNAIRE JULES VERNE François Angelier Pygmalion ,1196 pages Les Voyages extraordinaires de Jules Verne lui ont valu renommée et postérité.Ils représentent la part du lion d'une oeuvre où le théâtre et quelques essais historiques tiennent aussi une jolie place.Proposer une lecture raisonnée de l'oeuvre en retraçant les apparitions de quelques personnages fameux dans chacun des romans ou en rappelant l'ordre de narration (Vingt mille lieux sous les mers précède ainsi L'île mystérieuse où réapparaît un personnage des Enfants du capitaine Grant) aurait été bien suffisant.À la différence du Dictionnaire Dumas des Québécois Hamel et Méthée, qui raisonne la lecture de l'oeuvre du père de D'Artagnan, le Dictionnaire Jules Verne d'Angelier relève à la fois l'entourage, les personnages fictifs et historiques, les lieux et les oeuvres dont il est question dans les livres de l'inventeur de la science-fiction.Copieux, voire indigeste pour les non-exégètes, cette somme plaira davantage aux admirateurs d'érudition qu'aux amants de littérature d'aventure.Rudy Le Cours Léautaud est un homme libre qui n'hésite jamais à dire ce qu'il pense de quiconque, au prix même d'une amitié. LECTURES MARIE CLAUDE FORTIN DANS LA VRAIE VIE COLLABORATION SPÉCIALE Dans Meurtres à la carte, de Kathy Reichs, la police de Montréal mène une enquête après la découverte de trois squelettes dans la cave d'une pizzeria, rue Sainte- Catherine.Temperance Brennan, la célèbre anthropologue judiciaire, est appelée à déterminer la date des décès.Au cours de son enquête, elle doit se rendre à l'hôtel de ville de Montréal, afin de trouver, à partir de l'adresse de la pizzeria, les numéros des cadastres et des lots.Une fois ces renseignements en main, elle pourra se rendre au palais de justice et obtenir l'historique de la propriété.On ne peut pas dire qu'elle ait été charmée par notre hôtel de ville.«Planté sur la place Jacques-Cartier, l'hôtel de ville de Montréal est une extravagance victorienne en pierre rehaussée de cuivre, écrit Kathy Reichs 1.Édifié entre 1872 et 1878, il donne l'impression d'avoir été conçu par un architecte qui ne savait pas très bien comment il l'appellerait.Un toit à la Mansart ?Oh, oui.Ce sera très parisien.Des colonnes ?Naturellement.Des portiques ?Bien sûr.Des auvents, des lucarnes, des balcons, une coupole, une horloge ?Oui.Oui.Oui.Oui.Et oui.En partie ravagé par un incendie en 1922, il a pu être rénové, ses structures n'ayant pas été touchées.-C'est sûr qu'on ne risque pas de le confondre avec la mairie de Clover, a dit Anne pendant que nous escaladions les marches du perron.Je lui ai désigné le balcon au-dessus de la porte principale.-C'est là que Charles de Gaulle a prononcé sa phrase admirée ou honnie «Vive le Québec libre ».Malgré les apparences, l'hôtel de ville n'est pas seulement une attraction pour les touristes, c'est surtout le centre administratif le plus important de Montréal.Le lieu où étaient conservées en principe les informations que je recherchais.Du moins, je l'espérais.» Un édifice bien de son temps Mardi matin.Des touristes bienheureux se font photographier à côté de la statue du maire Jean Drapeau.Des groupes d'élèves s'épivardent dans les allées du jardin du château Ramesay.L'espace réservé aux calèches, devant la Cour d'appel du Québec à Montréal, est désert : tous les chevaux sont occupés.Le Vieux-Montréal a des airs d'été.«Contrairement à ce que laisse entendre l'auteure de Meurtres à la carte, les architectes (ils étaient deux) de l'hôtel de ville de Montréal savaient exactement ce qu'ils faisaient », explique Nancy Dunton, qui fut, pendant plusieurs années, guide de visites architecturales pour le Centre canadien d'architecture et Héritage Montréal.«Les caractéristiques que Kathy Reichs présente comme une liste d'épicerie - toit à la Mansart, colonnes, portiques, lucarnes, balcons, coupole, etc.- sont typiques du style Second Empire (NDLR: un style né en France sous le règne de Napoléon III, lors de l'agrandissement du palais du Louvre), que l'on utilisait beaucoup, à l'époque, pour les bâtiments municipaux, comme l'hôtel de ville de Boston, par exemple.Un bâtiment symétrique, un toit brisé, des colonnes, etc.Tout y est.» Sauf les auvents.Nous avons beau chercher, il n'y a pas d'auvents sur la façade.Kathy Reichs les aurait-elle inventés ?Vérification faite, dans la version originale de son roman, le mot utilisé est eaves.Un terme qui se traduit par «avant-toit », précise Dunton.«À l'époque -on parle de l'époque victorienne, de la fin du XIXe -, poursuit-elle, un hôtel de ville devait « se péter les bretelles », se montrer comme un bâtiment important.Les architectes, Alexandre Cowper Hutchison et Henri- Maurice Perreault, ont choisi ce style parce qu'il dégageait une impression de pouvoir, de solidité.» Par curiosité, nous avons aussi fait une visite à l'accueil de l'hôtel de ville, pour vérifier s'il était effectivement possible de trouver des numéros de lots et de cadastres à partir d'une adresse.La dame de la réception, fort courtoise (contrairement à celle décrite dans Meurtres à la carte), nous a dirigés à l'étage au-dessous, aux bureaux d'Accès Montréal, comme dans le roman.Petite différence : là, on nous a expliqué que nous pouvons faire nous-mêmes nos recherches, gratuitement, à l'aide des ordinateurs mis à notre disposition.Quant à la pizzeria, on sait qu'elle existe réellement.Lors d'une entrevue, la romancière, qui est aussi anthropologue judiciaire, a raconté à notre collègue Sonia Sarfati avoir été appelée, il y a cinq ans, à identif ie r de s ossements retrouvés d a n s l a cave d'une pizzeria montréalaise située non loin de son éditeur, Robert Laffont.Mais la romancière prend bien garde de ne pas donner l'adresse exacte, et l'on comprend pourquoi.Dans le roman, la cave est infestée de rats ! 1Meurtres à la carte (Monday Mourning), Kathy Reichs, Robert Laffont, p.116 en français dans le texte original Nancy Dunton présente, à l'espace d'exposition MONOPOLI, du 21 juin au 16 septembre, une exposition sur le nouveau Quartier international de Montréal (www.galeriemonopoli.com).L'HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL Une aberration, vraiment ?Une poissonnerie montréalaise transformée en eldorado du poisson exotique, un hôtel de ville décrit comme une aberration architecturale, un trou noir énigmatique, une binerie devenue institution nationale.Les écrivains laissent-ils leur imagination les emporter trop loin ?Qu'en est-il dans la vraie vie de ces lieux qu'ils décrivent avec tant de passion ?Lectures fait enquête tout l'été et vous livre, chaque dimanche, ses conclusions.Elles sont parfois étonnantes.DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE Walter Mosley, romancier américain né de mère juive et de père noir, est surtout connu pour sa série de polars mettant en vedette le privé Easy Rawlins.Mais, amateurs de romans noirs, attention.Un homme dans ma cave dépasse de loin les frontières du genre, tout en gardant cette ambiance glauque et ce sentiment d'angoisse que livrent les bons polars.Le héros de ce conte que je qualifierais de moral, Charles Blakey, tient très fort à la maison familiale où il vit seul à Long Island, dans l'État de New York.Mais pour entretenir une maison, il faut du cash, et voilà que Blakey est sans travail.Sa situation ne le dérange pas trop - sauf pour la maison, qui est sa seule possession dans la vie.Sans compter qu'il ferait honte à ses ancêtres s'il la perdait.C'est dire sa vulnérabilité lorsqu'un petit homme blanc, un dénommé Anniston Bennett, se pointe sur le perron et demande à louer la cave.«Elle n'est pas à louer », lui répond Blakey.Mais Bennett a l'habitude d'obtenir ce qu'il souhaite, et il devient vite le locataire de Blakey.Disons que Bennett a fait une offre que ne pouvait refuser Blakey vu sa situation financière, dont Bennett est curieusement au courant.Et c'est là que les choses prennent un aspect insolite.Bennett souhaite être plus que simple locataire du sous-sol d'une maison vétuste : il voudrait être le prisonnier de Blakey.Et, pour y arriver, il se construit une cellule de type sécurité maximale dans la cave, et il entend transformer son propriétaire en geôlier.Manifestement, Bennett a quelque chose sur la conscience.Un poids très lourd.« Je suis un criminel déterminé à racheter ses crimes », signale-t-il à Blakey au tout début de sa captivité.Quelle est la nature de sa faute ?« Je n'ai commis aucun crime passible de jugement dans ce pays », ajoute-t-il aussitôt.Charles Blakey et nous sommes devant un casse-tête.Blakey, lui, ne veut rien savoir du passé de Bennett.Nous, si.C'est inévitable, un lien se forme entre Blakey et son étrange prisonnier, et ce lien prive Blakey de son monde tranquille et de ses soirées passées à la taverne avec ses copains.Sa vie sentimentale en est troublée aussi, car quelle femme voudrait passer la nuit dans une maison où loge un prisonnier comme Bennett ?Un prisonnier beaucoup plus puissant que son geôlier, il va sans dire.J'aime trop les lecteurs pour dévoiler la fin de ce huis clos assez sombre.Mais lorsque vous aurez lu la dernière phrase, vous ne serez qu'au début de vos réflexions.FFFF UNHOMME DANSMACAVE Walter Mosley, Traduit par Mireille Vignol.Seuil, 264 pages.LITTÉRATURE DU VOISIN Un nouveau virage pour un dur à cuire «À l'époque - on parle de l'époque victorienne, de la fin du XIX e -, un hôtel de ville devait « se péter les bretelles », se montrer comme un bâtiment important.» PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Nancy Dunton, qui fut, pendant plusieurs années, guide de visites architecturales pour le Centre canadien d'architecture et Héritage Montréal, explique que les caractéristiques de l'hôtel de ville de Montréal, que Kathy Reichs relève dans Meurtres à la carte, sont typiques d'un style né en France sous le règne de Napoléon III.3412030A 432 pages 31,95 $ Une fascinante plongée au coeur même de la machine judiciaire américaine.3411857A GÉNI E S EN HERBE #1202 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A-LITTÉRATURE 1 Quel pseudonyme emploie le Britannique David Cornwell pour la publication de ses thriller et suspense, dont celui intitulé La Constance du Jardinier a récemment été adapté au cinéma 2 Le nom du second dans Moby Dick, ce livre de Herman Melville, a inspiré celui de cette chaîne de cafés lancée en 1971 aux États-Unis, multinationale qui donne également depuis tout récemment dans la musique 3 Quel romancier irlandais a remporté le Booker Prize en 2005 pour son 14e roman La mer ?4 Quel ancien dirigeant serbe a vu sa vie de famille devenir l'objet d'une pièce de théâtre en 2003 à Vienne, suite à la divulgation d'appels téléphoniques enregistrés par les services secrets croates ?5 Quel dramaturge britannique, auteur de pièces politiquement engagées et parfois controversées No Man's Land et Ashes to Ashes, a reçu le prix Nobel de littérature en 2005 ?B-ACTUALITÉS 1 Quel pays asiatique, où l'on retrouve l'épicentre de Muzaffarabad, a été durement touché par un tremblement de terre de magnitude 7,7 sur l'échelle de Richter en octobre 2005 ?2 Quelle femme est devenue la première chancelière de l'Allemagne à l'automne 2005, à la tête d'une grande coalition chrétienne-démocrate (CDU)- sociale-démocrate (SPD), regroupant près de 70 % des sièges du Bundestag ?3 Quelle compagnie d'animation britannique, créatrice des dessins animés Creature Comforts, a vu son entrepôt de Bristol réduit en cendres, quelques jours après la sortie de son nouveau film, Wallace et Gromit : Le mystère du lapin-garou ?4 Dans quelle province canadienne quelque 40 000 enseignants ont-ils effectué une grève illégale à l'automne 2005 afin d'obtenir un meilleur salaire et des meilleures conditions de travail ?5 Quelle province canadienne a déclaré un surplus budgétaire record de près de 7 milliards de dollars l'année dernière et a décidé d'envoyer un chèque de 400 dollars à l'ensemble de ses citoyens ?Quel est son pseudonyme ?D-ASSOCIATIONS Associez le designer à la maison de haute couture.1 Stefano Pilati a) Chanel 2 Alessandra Facchinetti b) Louis Vuitton 3 Karl Lagerfeld c) Gucci 4 Marc Jacobs d) Yves Saint-Laurent G-ARTS 1 Quel peintre néerlandais du 17e siècle a peint la toile Samson et Dalilah, qui pourrait bien déménager de la National Gallery londonienne, afin de prendre place au haut du foyer de la maison-musée Rockox à Anvers, endroit pour lequel la toile avait originalement été conçue par le peintre pour son ami Nicolaas Rockox ?2 Quel musée londonien est situé sur la rive sud de la Tamise, dans une ancienne centrale électrique convertie en 2000 en musée d'art moderne ?3 Quel architecte danois du Parlement du Koweït n'a jamais vu son chef-d'ouvre, l'Opéra de Sydney, terminé en 1973, car il refuse de prendre l'avion ?4 Qui est cet Italien, interné à plusieurs reprises dans des asiles psychiatriques, qui a scié un des orteils du David de Michel- Ange en 1991, et gribouillé avec un stylo sur une des toiles de Jackson Pollock à Rome en 1999 ?5 Comment appelle-t-on cet art médiéval consistant à peindre des manuscrits ?E-IDENTIFICATION PAR INDICES 1 De son véritable prénom, Marguerite, elle est née en 1898 dans une riche famille newyorkaise.À l'âge de 21 ans, elle hérite d'une petite fortune.2 Amoureuse d'un artiste bohème, elle part vivre à Paris en 1920, fréquente le quartier de Montparnasse et y rencontre Man Ray, Brancusi et Duchamp.3 Mariée à un artiste dada, Laurence Vail, elle entame une collection d'art moderne qu'elle expose à Londres en 1938.Elle poursuit sa collection durant la Seconde Guerre mondiale, achetant entre autres plusieurs Picassos, Magrittes et Miros.4 Divorcée, elle épouse en 1942 l'artiste Max Ernst et retourne vivre à New York où elle ouvre une galerie, Art of This Century.De nouveau divorcée, elle s'installe à Venise et établit sa collection dans le Pallazo Venier del Leoni.Elle a aidé à promouvoir la carrière de plusieurs artistes, dont Jackson Pollock et John Tunnard.5 À sa mort, elle a légué sa demeure et sa collection à la fondation de son oncle Solomon.H-CINÉMA / TÉLÉVISION 1 Quel film d'horreur à faible budget paru en 1974 s'inspirait des exploits meurtriers d'Ed Gein, meurtrier en série ayant vécu au Wisconsin ?2 Quelle actrice a pour la première fois interprété le rôle d'une Présidente des États- Unis dans la série Commanderin- Chief diffusée à l'automne 2005 ?3 Quel film palestinien, racontant l'histoire de deux kamikazes et financé par Israël, est le candidat palestinien dans la course à l'Oscar au meilleur film étranger de l'année 2004 ?4 Avec quelle maison de production appartenant à Steven Spielberg, la compagnie britannique Aardman a-t-elle signé un contrat de 5 films, dont les deux premiers parus sont Poulets en fuite et Wallace et Gromit 5 Combien de fois Pierce Brosnan aura-t-il interprété James Bond avant d'être mis à l'écart du tournage du prochain film, Casino Royale?C-INSECTES 1 Quelle maladie tropicale désire- t-on éradiquer par la stérilisation de moustiques mâles aux testicules fluorescents génétiquement modifiés?2 Quel écrivain d'origine russe, auteur de Lolita et Machenka, était également un célèbre lépidoptérologiste ayant organisé la collection de papillons de zoologie de l'Université Harvard 3 Cet entomologiste français du 19e siècle retrace dans son livre Souvenirs entomologiques la dégustation d'insectes aux temps de l'Empire romain ?4 Quelle est cette maladie parasitique tropicale transmise par des insectes femelles à près de 500 millions de personnes chaque année ?5 Quel terme devrions-nous employer en remplacement du terme insectes, afin d'inclure dans cette catégorie non seulement les insectes, comptant 3 paires de pattes, mais également les diplopodes et les arachnides, au nombre de pattes variables ?F-CHARADE 1 Mon premier est le mot qui termine le titre de cette chanson de Sinatra, The lady is a \u2014\u2014\u2014.2 Mon second est l'abréviation employée en médecine et en pharmacologie pour désigner une huile.3 Mon troisième est une préposition anglaise qui signifie dans.4 Mon tout est un sport consistant à exécuter divers mouvements acrobatiques en rebondissant sur une toile élastique tendue.GEN18JN SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES LECTURES YVES LAVERTU COLLABORATION SPÉCIALE À côté de ce récit, la colonisation de l'Abitibi apparaît presque comme une joyeuse randonnée à la campagne.Malgré son titre qui laisse croire à un roman, L'île aux cannibales n'en est pas un.L'endroit existe.Encore aujourd'hui, ce morceau de terre perdu au milieu de l'Ob, un grand fleuve de Sibérie, traîne ce surnom tel un ancre qui le retient à son passé.L'histoire est vraie tout comme l'île de Nazino est réelle.Il y a pourtant une filiation à établir entre cette affaire et un célèbre roman, celui de H.G.Wells, L'île du docteur Moreau.Dans les deux cas, une entreprise utopique de remodelage du vivant tourne au cauchemar.«Sur l'île de Nazino, écrira le principal dénonciateur de la tragédie, l'homme a cessé d'être un homme.Il s'est transformé en chacal.» On doit à l'historien Nicolas Werth cette minutieuse reconstitution d'un épisode qui, pendant soixante ans, a été passé sous silence.Grâce à des documents d'archives aujourd'hui accessibles, l'auteur éclaire à travers cet événement le modèle stalinien de peuplement forcé.En Sibérie et ailleurs en Union soviétique, la mise en valeur des ressources naturelles s'est faite pendant un temps au moyen de déportations massives et expéditives.Werth montre à quel point la colonisation de la Sibérie, ce «Far East » soviétique, reposait sur un plan utopique d'ingénierie sociale.Cela a conduit tout droit des gens ordinaires à s'entre-dévorer.Sur les 6000 personnes que le pouvoir déverse sur l'île déserte de Nazino au printemps de 1933, il n'en reste plus quelques semaines plus tard que 2000.Arrêtés à Moscou et à Leningrad parce qu'ils circulaient sans papiers ou qu'ils avaient quitté la campagne pour chercher de quoi manger en ville, les déportés sitôt débarqués des péniches sont laissés à eux-mêmes.Pour tout ustensile, ils ont leurs chaussures pour boire quand ils ont la chance d'en avoir encore.Isolés dans cette prison à ciel ouvert, certains survivants commencent à manger la chair des morts.Puis, on s'attaque aux vivants.Sur les branches des arbres, on voit alors apparaître de la viande d'homme coupée et accrochée en attente d'être consommée.Aux enquêteurs dépêchés à la fin de l'hécatombe, des déportés leur crieront : «Vous affamez le peuple.Eh bien nous nous mangeons les uns les autres ! » FFFF L'ÎLE AUX CANNIBALES Nicolas Werth Éditions Perrin, 209 pages HISTOIRE L'île du Dr Staline (514) 725-2653 1 877 725-7725 www.sla-quebec.ca info@sla-quebec.ca LA MALADIE DE LOU GEHRIG SLA SOCIÉTÉ DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE DU QUÉBEC UNE BATAILLE POUR LA VIE BTSLA8 414 pages 29,95 $ «Tel un vaste puzzle, le récit prend lentement forme dans un univers où s'entremêlent le passé et le présent, dans un tango nostalgique, viscéral et sordide.» Marie-Claude Mirandette, Le Devoir «Un auteur de romans formidables.Un plaisir de lecture garanti.» René Homier-Roy, TQS / Flash 3411862A 3370160A Ce roman riche et troublant offre un univers littéraire fascinant qui tient, en soi, de l'expérience.Sonia Sarfati La Presse Un livre noir, cru et plein de colère qui reste passionnant de la première à la dernière ligne.Sophie Joubert Radio-France C'est absolument passionnant, avec plein de rebondissements.René Homier-Roy Radio-Canada La Rose Pourpre et le Lys Tome I · 528 pages Tome II · 640 pages Roman · 13,95 $ Michel Faber Maintenant en édition de poche 3412059A LES TEMPLIERS DU NOUVEAU MONDE 4 0 0 p a g e s | 27 , 9 5 $ LA POUSSIÈRE DU TEMPS Tome 3 - Sur le boulevard 5 1 2 p a g e s | 27 , 9 5 $ L'ÉTÉ DE 1939 avant l'orage 4 9 6 p a g e s | 27 , 9 5 $ LES DERNIERS INSURGÉS 4 5 6 p a g e s | 27 , 9 5 $ Des livres aux couleurs de votre été | www.hurtubisehmh.com 3409589A LILIANNE LACROIX «Les filles qui parlent de leur papa chéri sont souvent cassepieds », écrit Sylvie Laliberté.Ce n'est certainement pas le cas des femmes, elle comprise, qui participent aux Histoires de pères.D'entrée de jeu, Sylvie Laliberté, artiste reconnue dans le milieu de l'art contemporain et auteure de l'une de ces Histoires de pères, met ses collègues en garde.Effectivement, l'exercice aurait pu être «full téteux », comme diraient mes filles mais ces portraits de pères, écrits par leur propre fille, sont tout autres.D'abord, il faut préciser que pour mettre les chances de son côté, l'éditeur est allé chercher des femmes lettrées qui savent écrire, des écrivaines, comédiennes, poètes, professeures, une animatrice\u2026 Et elles ont accepté de parler de leur père respectif, si imparfait soit-il.En parlant de son géniteur, Catherine Mavrikakis, romancière et professeur de littérature à l'Université de Montréal, est implacable.Ce n'est pas une plume qu'elle tient, c'est une hache et les coups, marqués par les répétitions, tranchent dans le vif du sujet : - «Mon père prenait souvent des médicaments pour se suicider\u2026 Nous nous relayions à son chevet pour mêler nos plaintes feintes aux siennes.- «Mon père n'aimait pas les animaux.Misou (la chatte de sa mère) disparut pendant que ma mère et moi étions parties en voyage\u2026 Je n'ose encore, après tant d'années, imaginer le sort qu'il lui réserva.-Et quasiment encore pire : -«Mon père ne disait jamais du mal de personne.Les autres ne l'intéressaient pas.» Ailleurs, avec le détail, la date précise, l'auteur devient un procureur impitoyable.-«En juillet 1973, mon père qui avait des ennuis d'argent, vidait mon compte bancaire\u2026 Il promit de me rembourser un jour.Il ne le fit jamais.» On comprend qu'elle écrive alors, un peu plus loin: - «Mon père n'avait pas de métier, si bien que je ne savais jamais quoi écrire ou dire quand on me le demandait.Je pris l'habitude de déclarer qu'il était un escroc.» Ayoye! Une fille pour un garçon Auteure et cofondatrice de la Coalition Eau Secours, Hélène Pedneault trace aussi un portrait sans indulgence.La toute première phrase laisse deviner la cassure : «Je n'ai pas vu mon père depuis 30 ans.Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il est devenu.» Pendant des années pourtant, il l'avait amenée partout avec lui.«J'étais le garçon qu'il n'avait pas encore », dit-elle.Mais il l'a laissé tomber complètement à 12 ans.«Salement, sans explication», se rappelle- t-elle.Cette explication, elle se l'est forgée: «Mon frère venait de naître alors qu'il n'espérait plus de garçon.Il était enfin comblé, et je devenais de plus en plus une fille.» Eh oui, on est loin, bien loin du politically correct.Comme dans la vie, les pères sont de toutes sortes : de l'admirable au plus minable.Mais les portraits, eux, ont tous leur charme.Même quand les auteures parlent avec tendresse d'un père méritant, les portraits présentent un tour inusité.Alors que l'auteure-compositeure-interprète Jennifer Salgado, élevée chez sa grand-mère haïtienne, parle de sa toute première rencontre avec son père, la comédienne, metteure en scène et professeur de théâtre Michèle Magny a choisi de s'attarder à sa mort, tout seul, dans une chambre d'hôtel.L'auteure Francine Chicoine, elle, décrit cette mort interminable qu'on appelle l'Alzheimer : «On dirait qu'il se dessèche debout, comme un vieil arbre honteux de perdre sa cime\u2026 L'immense absence de mon père prend la place de ce que fut jadis son imposante présence.».Avec franchise et une délicatesse empreinte de tendresse, la comédienne Louise Bombardier nous dévoile l'analphabétisme de son «papa à elle », couverte par des allures de seigneur italien.Quant à la comédienne Isabelle Cyr, c'est auprès de l'avocat Cyr, défenseur des droits égaux, de la justice pour tous, premier à défendre les droits des Acadiens au conseil municipal, qu'elle a appris la fortune, la vraie, la générosité, la vraie, le courage, le vrai, et bien sûr aussi : l'amour\u2026 le vrai.L'artiste visuelle et poète Monique Deland a vécu auprès d'un père alchimiste, un «petit père trois couleurs » qui a composé à son intention un triple alliage de grandeur, de beauté et de mystère.Vingt cinq ans après sa mort, elle espère toujours la renaissance du phénix.Mais elle a enfin compris qu'avec son alliage merveilleux d'ouverture sur la vie, il lui a offert une véritable éternité.Pères absents, indignes ou admi rables , pères simple - ment imparfaits et oh combien humains, ils se côtoient tous dans des portraits d'où ressort immanquablement toute l'importance de cet homme, le premier dans la vie de chaque femme.FFFF HISTOIRES DE PÈRES Collectif écrit sous la direction LECTURES Extravagants ou sages, présents ou absents Il n'y a pas deux papas pareils PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © «Les filles qui parlent de leur papa chéri sont souvent casse-pieds », écrit Sylvie Laliberté.Ce n'est certainement pas le cas des femmes, elle comprise, qui participent aux Histoires de pères. Colosseum® du Caesars Palace® Par téléphone 1-877-4-CELINE ticketmaster.com Caesars Palace Box O0ce Merci pour 25 ans d'émotions\u2026 3411769A "]
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