La presse, 11 juin 2006, C. Arts et spectacles
[" TECHNAUTE JEUXVIDÉO NOUVEAUTÉS TABLE TENNIS ET JAWSUNLEASHED PAGE 7 DANS LA VRAIE VIE LE TROUNOIR DEMONTRÉAL PAGE 11 LECTURES DEQUOI CAUSE-T-ON LÀ-BAS?LA CHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE PAGE 12 Marie-Hélène Poitras SUPER ID ÉES POUR L' ÉTÉ PAGES 8 ET 9 CES JOURS-CI, LUCIENFRANCOEUR NE FILE PAS TOUJOURS UN BON COTON.«FRANCOEUR, C'EST LUI QUI, EN FIN DE COMPTE, A PRIS TOUTE LA PLACE.C'EST LUI QUI FAIT LE SHOW.C'EST LUI QUI A PROTÉGÉ LUCIEN ET DIEU SAIT SI LUCIEN, QUI EST VULNÉRABLE, EN AVAIT BESOIN.SAUF QU'À LA LONGUE, FRANCOEUR A FINI PAR ÉCRASER LUCIEN.» Lucien Francoeur se confie à Nathalie Petrowski.Un entretien à lire en page 5 AUTRES TEXTES SUR LES FRANCOFOLIES EN PAGES 2 ET 3 FRANCOEUR AUXANGES LUCIEN ENENFER PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © FRANCOFOLIES RADIOHEAD À LA PDA DANS L'INTIMITÉ D'UN GROUPE HALLUCINANT PAGE 4 Thom York Les Petites Tounes Chapiteau Le Lait 15h Gratuit Le Bestiaire étincelant Le Monde forain Le Lait 16h Gratuit Les Petites Tounes Chapiteau Le Lait 17h Gratuit Alexandre Farina La place Loto-Québec : Portes du Complexe Desjardins 17h Gratuit Steve Marin L'Aire Ford Focus 18h Gratuit Mario Peluso Le Monde pop Desjardins 18h Gratuit Le Bestiaire étincelant Le Monde forain Le Lait 19h Gratuit Mamadou Diabaté Le Monde multiculturel Hydro-Québec 19h Gratuit Omnikron Le Monde hip hop Vidéotron 19h Gratuit Aut'Chose Spectrum 19h Billets Michel Rivard et le Flybin Band Théâtre Maisonneuve \u2014 PdA 20h Billets Station 2X4 Chapiteau Le Lait 20h Gratuit El Motor La Zone Molson Dry 20h Gratuit La Cédille La place Loto-Québec : Portes du Complexe Desjardins 20h Gratuit Temps de chien et Les Chiens avec Monsieur Mono, Jean-François Fortier, Yann Perreau, Vincent Vallières et plusieurs autres Club Soda 20h30 Billets Têtes Raides \u2014 1re partie : Polémil Bazar Métropolis 21h Billets Omnikron Le Monde hip hop Vidéotron 21h Gratuit Genticorum Le Monde pop Desjardins 21h Gratuit Marco Calliari L'Aire Ford Focus 21h Gratuit Anaïs Monument-National 22h Complet Station 2X4 Chapiteau Le Lait 22h Gratuit Mamadou Diabaté Le Monde multiculturel Hydro-Québec 22h Gratuit La Cédille La place Loto-Québec : Portes du Complexe Desjardins 22h Gratuit Call me poupée La Zone Molson Dry 22h Gratuit La Grande Sophie / Ève Cournoyer Spectrum 23h Billets Marco Calliari L'Aire Ford Focus 23h Gratuit Soirée Québectronique 80avec DJ DEE Le Shag, Savoy du Métropolis Minuit Gratuit DIMANCHE 11 JUIN ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE LA CÉDILLE Certains disent de La Cédille qu'elle fait dans l'acid jazz.Certains ont même comparé le collectif hip hop de Besançon à celui de David Dexter D, un concept préfabriqué une décennie plus tôt.N'importe quoi.Révolu depuis la fin des années 90, l'utilisation du jazz et du funk comme matériaux de construction pour un hip hop plus substantiel n'a rien de suranné, à condition bien sûr qu'on le fasse avec talent.À découvrir ce soir, 20 h et 22 h, place Loto-Québec.CALL ME POUPÉE Il y a un petit buzz à l'endroit du tandem Call Me Poupée (Poupée et Ken Fortrel, rien de moins), dont l'album Western Shanghai (réalisé par nul autre que Ramachandra Borcar) magnifie le kitsch des incontournables années 60 et plus encore.Inutile d'ajouter que les guitares font dans le surf rock et que des variables country ou yéyé font immanquablement partie des fondements de l'édifice.Ajoutez un zeste d'électro ainsi qu'une une bonne dose d'humour à ce cabaret rétro et voici Call me Poupée.À22h > ce soir, au parc des Festivals.LE GUIDE DU FESTIVALIER Scènes extérieures gratuites Station de métro Stationnement à vélos Information Stationnement Toilettes Société canadienne de la Croix-Rouge Accès aux fauteuils roulants Tente à langer Salles de spectacles Partys du Shag Boulevard Saint-Laurent Rue Clark Rue Sainte-Catherine Rue de Bleury Rue Saint-Dominique Rue Saint-Urbain Boulevardde Maisonneuve rue Jeanne-Mance Scène ZONE MOLSON DRY Scène L'AIRE FORD FOCUS Scène LE MONDE HIP HOP VIDEOTRON Scène LA PLACE LOTO-QUÉBEC Scène LE MONDE POP DESJARDINS Scène LE MONDE MULTICULTUREL HYDRO-QUÉBEC Scène LE MONDE FORAIN LE LAIT MONUMENTNATIONAL MÉTROPOLIS CLUB SODA Arche d'animation SPECTRUM PLACE DES ARTS THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS SALLE WILFRID-PELLETIER A B NOTREVIRÉE La Cedille ARTS ET SPECTACLES LES CHIENS Dessine-moi une pochette.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE La« carte blanche » à Éric Goulet, baptisée Temps de chien, est un beau geste de la part des Francos \u2014de la part de Laurent Saulnier, en fait, qui a toujours suivi Éric Goulet dans ses nombreuses incarnations musicales au cours des 20 dernières années.L'homme est d'une grande modestie.Or, ne le lui répétez pas trop fort, mais sa carrière est un modèle d'indépendance, de persévérance et de rigueur pour de nombreuses recrues de la scène locale.Réflexions à propos de deux décennies de défrichage.Un hommage mérité Du succès de Possession simple à celui du groupe Les Chiens en passant par le coup de foudre pour la peine d'amour de Monsieur Mono et son dévouement auprès des WD-40, Jean-François Fortier, Vincent Vallières et Yann Perreau, Éric Goulet est la conscience tranquille de l'indie québécois, à qui on rend hommage ce soir au Club Soda.Si Goulet est prêt pour l'hommage qu'on lui rendra, c'est parce qu'il a eu le temps de s'y faire : « Laurent (Saulnier) m'a annoncé ça au début de l'année.Ça m'a fait drôle.J'étais content, c'est sûr.Je ne pensais pas voir ça de mon vivant ! » Ça donne un coup de vieux?«Non.Parce que, pour moi, le meilleur est encore à faire.Ce soir, entouré des membres originaux de Possession simple, de ses collègues des Chiens et de ses amis musiciens, Éric Goulet reviendra sur ses 20 ans de métier.Il n'aura pourtant jamais été aussi présent dans notre vie musicale que ces dernières années.Les albums des Chiens sont toujours estimés de la critique et des fans depuis La Nuit dérobée (2000), le premier album marquant de la décennie enregistré par un groupe québécois.Plus récemment, nous sommes plusieurs à avoir craqué pour Monsieur Mono, aventure solo à coeur ouvert.Pour le grand public cependant, c'est dans l'ombre de Yann Perreau et de Vincent Vallières qu'il aura laissé sa marque en tant que réalisateur.Rappelons aussi que Chacun dans son espace, le tube de Vallières qui a pris les radios d'assaut, est une composition d'Éric Goulet.Ce rôle discret lui sied aussi bien que celui de chanteur des Chiens : « Je fais ça pour faire de la musique, dit-il.Je fais ça pour être one of the boys.Quand j'étais au secondaire, je dessinais les pochettes des disques de mon futur groupe.C'est ça que je voulais faire : être dans un band.» Tout a vraiment commencé en 1986, lors de la formation de Possession simple, une aventure de 10 ans.« Au début, je ne voulais même pas être chanteur.Je voulais écrire des tounes qu'un autre chanterait.Mais je n'ai jamais trouvé la bonne personne.» Déboires après déboires Lorsque Éric Goulet a commencé à se faire entendre sur la scène locale, My Space n'était même pas une vue de l'esprit.Internet, aujourd'hui terreau fertile en jeunes pousses rock, était encore un rêve d'universitaires.Il fallait se battre pour se faire entendre, et le succès de la chanson Comme un cave de Possession simple était un exploit dans une industrie prisonnière des formats radiophoniques.Le succès, croyait-on alors, passait par les concours, l'Empire des futures stars et Rock Envol, concours radio-canadien que Possession simple a remporté : « On se croyait lancés.Puis, ç'a été déboires après déboires.Le plus long a été de faire un premier disque.J'ai appris qu'il fallait prendre les choses en main », dit le rockeur sage.À preuve, c'est lui qui joue le chef d'orchestre du spectacle de ce soir, avec un coup de main de Michel Faubert pour la mise en scène.Voilà un hommage amplement mérité, ainsi qu'en témoigneront les nombreux collègues et admirateurs qui assisteront au spectacle.PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES « Pour moi, le meilleur est encore à faire », dit modestement le chanteur et musicien Éric Goulet après 20 ans de carrière.C'est ce soir, au Club Soda, que de nombreux artistes rendront hommage au leader du groupe Les Chiens.« Laurent (Saulnier) m'a annoncé ça au début de l'année.Ça m'a fait drôle.J'étais content, c'est sûr.Je ne pensais pas voir ça de mon vivant ! » TRIO FRANCOS Pour nous envoyer une question: arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca 2 CURIEUXNOM POLÉMIL BAZAR Le groupe X (appelons-le ainsi) doit faire parvenir un premier disque aux Francouvertes.La veille de l'envoi, il termine la pochette quand ses membres Hugo Fleury et Éric Lavoie s'aperçoivent qu'il reste une case blanche pour le nom du groupe.Après un remue-méninges, les noms de Bazar et Paul-Émile sortent, de même que les Yeux frits («beurk!» dit la petite fille de Fleury) et La Clique Zigot, un clin d'oeil à une chanson des Têtes raides.Le groupe X téléphone d'urgence au journaliste du Voir Éric Parazelli pour avoir son avis.Ce dernier aime bien l'idée de Paul-Émile.La discussion se poursuit.Et la copine d'Hugo évoque une ressemblance avec Polémique bizarre.Eurêka! Le groupe X allait s'appeler Polémil Bazar.Ce soir, le groupe se produit en première des Têtes raides.Au Métropolis, à 21h.1 DANS LE LECTEURDE.PHILIPPE RENAUD Ils sont irrévérencieux et rêvent de se faire poser un «grill» (un dentier de rappeur ) en diamants.Avec 24 Pouces glacés, les rappeurs d'Omnikron ont raffiné leur son atypique, avec le concours de TTC, TEKP, Kid Rolex et, bien sûr, Ghislain Poirier, leur parrain.La formation affronte pour la première fois le public des Francos, ce soir, sur la scène du Monde hip hop.FFF½ OMNIKRON FM2 : 24 Pouces glacés Les Disques Magnifiques/LOCAL 3 QUIZ Dee, alias Martin Granger, est le DJ invité ce soir au Shag, l'ancien fumoir du Métropolis.Sa pop électronique funky a servi au film Horloge biologique, à l'émission de MTV Punk'd de même qu'à une des séries américaines les plus suivies de la dernière saison.Laquelle ?A) Lost B) Grey's Anatomy C) Desperate Housewives D) The O.C.RÉPONSE: B) Grey's Anatomy PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE 18e FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Partout, 18 ans MARIE-CHRISTINE BLAIS CRITIQUE Les Franco Folies de Montréal ont 18 ans.Dans tous les sens du terme.Hier soir, dans trois salles, la moyenne d'âge des spectateurs oscillait autour de 18 à 25 ans, max\u2014 oui, même au théâtre Maisonneuve.La moyenne d'âge des groupes sur scène était plus élevée.Et ces formations faisaient un truc extraordinaire : toutes portaient à leur tour et à leur manière un flambeau, toutes creusaient un sillon musical qui s'étendait loin derrière elles et ne demandait qu'à être tracé droit devant.Dans un Spectrum à la limite du guichet fermé, par exemple, le groupe Kaïn suivait avec brio la trace des Piché, Colocs et compagnie, mais en plus rock, en plus nordaméricain assumé, en plus bluegrass aussi.Le spectacle a pourtant débuté par les premiers accords de.Mexico, de Luis Mariano, afin de lancer, bien sûr, la chanson Mexico de Kaïn.« J'ai rêvé tellement longtemps à ces petites lumières-là », s'est écrié Steve Veilleux en montrant les célèbres petites ampoules de Noël qui décorent les murs du Spectrum.La formation a offert un spectacle solide, musclé et fluide tout à la fois, à la Mellencamp, devant un public manifestement heureux et des fans féminines comblées : Steve, le chanteur-guitariste, est cute, aime Johnny Cash (il a même interprété Ring of Fire ! ! !) et il est gaucher, qu'est-ce qu'une fille peut demander de plus ?Eh bien, qu'il écrive une chanson forte comme Parle-moi d'toi.Ou Comme dans l'temps.Ça ne m'arrive pas souvent, mais quand j'entends cette chanson du quatuor de Drummondville, je suis de retour à Chicoutimi, assise à la Tour devant une grosse Black, et je m'ennuie de Marc, de Jean-François, de Marianne, d'Yves, d'André le Grand Timonier.(Avant que je n'oublie, je tiens à m'excuser d'avoir écrit, hier, que l'hommage à Fiori avait lieu au théâtre Maisonneuve (1453 sièges), alors que le spectacle se déroulait évidemment à la salle Wilfrid-Pelletier (2982 sièges).C'est juste une erreur de 1529 sièges.Eh ! misère.Pas fort.) Au théâtre Maisonneuve, justement, le groupe français Les Ogres de Barback s'inscrivaient plutôt dans la lignée des Brassens, Renaud, Têtes raides.Les quatre frères et soeurs Burguière, dont c'était le troisième passage au Québec, ont fait un petit malheur dans la salle avec leur kyrielle d'instruments, leur répertoire rock-chanson- musette engagé et engageant, leurs textes forts, leur incroyable talent de multiinstrumentistes.Dès la première toune, ça dansait dans les allées ! Si vous voulez avoir une idée de la musicalité et du talent des Orgues sur scène, procurez-vous leur nouvel album live, baptisé Avril et vous et distribué pour la première fois par une étiquette québécoise (Local).La formation avait attiré à la salle Maisonneuve un public qu'on voit habituellement plutôt à La Tulipe ou au Spectrum, un public très attentif qui a écouté avec plaisir, en première partie, le groupe La Balconade, de Québec.Vraiment bien, ce groupe, avec des chansons de plus en plus fortes \u2014 mention spéciale pour En famille (un air festif et un texte terrifiant, précédé d'un solo de gargarisme !) et à Sucre de mer, vraiment jolie.Enfin, au Métropolis, les Loco Locass reprenaient, eux, le flambeau poétique engagé- enragé de Claude Péloquin et French B.Avant d'entrer dans la salle, j'étais un peu inquiète : est-ce que la présence de Radiohead en ville allait jouer un mauvais tour à nos Beastie Boys à nous ?Niet, nenni, pantoute.Le Métropolis était rempli de monde et le trio entamait un marathon d'une quarantaine de chansons, avec des tas d'invités, des éclairages en masse, une sonorisation impeccable et, pour la première fois à ma connaissance, une certaine vulnérabilité.La journée avait été dure, nous ont-ils dit, aidez-nous, on a besoin de vous.Le Métropolis ne s'est pas fait prier et s'est mis à chanter, danser, scander, se brasser le casque.C'était fort.Et plutôt émouvant.Hier soir, les Francos avaient 18 ans.Partout.PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE© Steve Veilleux, du groupe Kaïn, était sur la scène du Spectrum pour la première fois de sa carrière.Il a n'a pas déçu ses nombreux admirateurs.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Au Métropolis, les Loco Locass reprenaient le flambeau poétique engagé-enragé de Claude Péloquin et French B.Météo 3, Francos 0 PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE La série noire des 18e Franco Folies s'est poursuivie hier avec une troisième journée pluvieuse d'affilée.En ce premier samedi soir francofou, il y avait plus de monde en salle qu'à l'extérieur, où seulement quelques dizaines de festivaliers, bien habillés et armés d'un parapluie, ont bravé les intempéries.Pour Spectra, organisateur de l'événement, il s'agit assurément d'un week-end à oublier.C'était triste à voir : l'aire du festival déserte, un samedi soir par-dessus le marché.L'un des pires week-ends que Laurent Saulnier ait connus, de l'aveu même du codirecteur du festival.Pour ce qui est des retombées économiques, on en saura davantage au moment de faire le bilan.Hier soir, les marchands indépendants étaient carrément absents et les concessions de boustifaille et de boissons étaient désertes.Lorsque les vendeurs de bière s'abreuvent de café, c'est signe que rien ne va plus.Malgré la pluie, le vent qui retournait les parapluies et la température bien au-dessous des moyennes saisonnières, les concerts extérieurs auxquels nous avons assisté ont bien eu lieu, ainsi que le promet l'organisation.Plus tard cependant, il a fallu se résoudre à annuler les spectacles d'Yves Lambert.Au moment d'écrire ces lignes, l'Acadien Roland Gauvreau avait été le premier à faire les frais de la météo : programmée à 20h devant le Complexe Desjardins, sa performance a pris fin 30 minutes plus tard, au grand dam d'une poignée d'irréductibles qui giguaient au pied de la scène.Remarquez, plus on dansait, moins on risquait d'attraper la crève.C'était d'autant plus triste que, justement, l'affiche de la soirée était en soi une riche invitation à danser.À 19 h, Lynda Thalie a attiré moins d'une cinquantaine de fans au parc Hydro-Québec, soit la grande majorité des intrépides festivaliers présents.Celle qui avait déjà goûté au mauvais temps lors du spectacle d'ouverture a au moins bénéficié d'une accalmie bien relative : la pluie tombait plus doucement et le vent ne s'était pas encore levé.Sa performance, elle, était admirable.Lynda Thalie a réussi à nous donner quelques chaleurs, entourée d'un bassiste, d'un guitariste et d'un merveilleux percussionniste.Elle s'est carrément moquée de la météo en retirant sa veste et en y allant de lascifs et invitants pas de danse auxquels plusieurs spectateurs ont répondu.La chanteuse qui marie « le miel et le sirop d'érable » (la formule est la sienne) dans ses chansons pop aux accents maghrébins est une soufflante interprète à la voix forte, coulante et suave.Lynda Thalie n'a pas encore toute l'attention qui lui est due, et les Francos auraient justement été une sacrée belle occasion de charmer un nouveau public.Quelle injustice ! Et que dire de La Cédille, formation hip hop-funk de sept musiciens (batterie, guitare, basse, deux cuivres et vocalistes) dont les compositions incitent aux déhanchements, façon Jazzmatazz, ancien projet de Guru.C'était presque un concert privé tellement l'auditoire était dispersé dans la rue Jeanne- Mance.On ne peut que leur souhaiter une revanche.À 20 h, la Grande Sophie a sorti sa chanson rock dans le parc des Festivals.Un retour aux Francos montréalaises, deux ans après sa première visite.La grande chanteuse avait le moral, même si le vent soufflait les gouttes jusqu'à elle.Bien sûr que c'était bon, servi avec assurance et aplomb, mais que voulez-vous, les pieds dans la flotte, c'est toujours plus difficile à apprécier.C'est ce soir au Spectrum (et au sec, surtout), avec Ève Cournoyer, qu'on pourra mieux en profiter. VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION RADIOHEAD À LA PdA Dans l'intimité d'un groupe hallucinant ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE La dernière fois que Radiohead a donné un concert en salle à Montréal, c'était en avril 1998 au Centre Molson, devant 12 000 fans en liesse.Hier, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, ils étaient quatre fois moins nombreux.Trois mille personnes qui savouraient la chance quasi unique \u2014 un deuxième spectacle a lieu ce soir, au même endroit \u2014 de voir ce fabuleux groupe rock dans un cadre aussi intime.Ce n'est pas parce que son étoile a pâli que le groupe de Thom Yorke jouait dans une salle de moindre envergure, c'est par choix.Radiohead, qui n'a pas lancé de nouveau disque depuis Hail to the Thief, il y a trois ans, a repris la route pour baptiser une foule de nouvelles chansons.Jouer des chansons inédites en spectacle, c'est toujours un peu casse- gueule.Mieux vaut le faire dans un cadre plus humain qu'un aréna.Deux ou trois minutes après 20h30, le rideau à l'arrière-scène est tombé, dévoilant une dizaine d'écrans de grande dimension évoquant des fragments de verre brisé.Dans le magma sonore assourdissant qui a envahi la salle, on a distingué des voix à l'accent québécois.Visiblement, l'un des membres du groupe (Thom Yorke?Jonny Greenwood ?) s'était amusé à enregistrer puis à trafiquer les ondes d'une radio montréalaise durant l'après-midi.Des crépitements familiers ont fini par émerger de ce mur de son : l'intro de The Gloaming.Deux minutes plus tard, Thom Yorke tournoyait déjà sur scène en gesticulant comme un épileptique.L'instant d'après, c'était à notre tour de presque perdre pied devant l'étourdissant jeu de lumière accompagnant The National Anthem, une chanson assez déstabilisante en elle-même, avec ce riff de basse répétitif et ce mur de son déchirés, hantés.Radiohead a ensuite asséné un premier coup de rock : 2+2 = 5, percutante chanson qui ouvre Hail to the Thief.Voilà, moins de 15 minutes après de début de leur prestation, Thom Yorke, Jonny Greenwood, Colin Greenwood, Ed O'Brien et Phil Selway avaient aperçu de la variétés de espaces sonores qu'ils allaient explorer.Environ le tiers du concert a été consacré au matériel plus expérimental des albums Kid A et Amnesiac (dont Pyramid Song, Dollars & Cents et How to Disappear Completely).Sept des autres titres interprétés étaient tirés des autres albums (dont My Iron Lung, Street Spirit et Climbing Up the Walls).Les huit autres chansons étaient inédites.Les morceaux inédits laissent difficilement deviner la direction que prendra Radiohead dans les années à venir.Rythmée et entraînante (une partie de la foule tapait allègrement des mains), 15 Step est très électronique.Nude est une ballade d'une grande simplicité.Thom Yorke s'y livre corps et âme sur les mélodies délicates jouées par ses collègues guitaristes.De toute beauté.Plus rock et plus « classique », Arpeggi a été l'une des plus réussie de la nouvelle fournée avec House of Cards, où Radiohead donne l'impression de jouer du folk.électrique.Précisons que des erreurs peuvent se glisser dans les titres des nouvelles chansons, Thom Yorke n'en ayant présenté que deux : Bangers'n Mash, un rock presque garage où il accompagne Phil Selway sur une deuxième batterie, et Down Is the New Up, jouée au rappel.Assez dépouillées, les nouvelles chansons tranchaient avec les morceaux connus, dont les arrangements étaient évidemment plus étoffés.En revanche, on ne sentait pas vraiment de décalage dans l'interprétation.Les musiciens ont fait preuve du même aplomb et de la même cohésion en jouant l'hallucinante Idioteque qu'en interprétant, pour la deuxième fois seulement en public, Down Is the New Low.Thom Yorke a de nouveau été, du début à la fin, particulièrement impressionnant à voir.Émouvant dans Street Spirit, transcendant dans Lucky.Osons un gros cliché : ce gars-là ne fait pas de la musique, c'est sa musique qui le traverse.Et elle est assez généreuse pour nous emporter avec lui et les siens.bas de vignette : Thom Yorke et Radiohead ont offert une prestation étourdissante et émouvante, hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Thom Yorke a de nouveau été, du début à la fin, particulièrement impressionnant à voir.Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films © 2005 UNIVERSAL STUDIOS (Version française de The Break-up) LA COMÉDIE NO 1 AU CANADA! 3410508A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 13h30 SRC SECOND REGARD Dans un récent essai, le philosophe Michel Onfray a tiré à boulets rouges sur les religions en défendant son athéisme.Il explique en quoi Dieu est une fiction fabriquée par l'homme pour tenir le coup devant la mort.18H30 SRC DÉCOUVERTE Une incursion fascinante dans le monde des orangs-outangs à travers l'histoire de Kusaki, un bébé rescapé par la police et confié à un refuge de Bornéo, d'où il s'est enfui pour devenir le mâle dominant de la région.20H CBS 60th ANNUAL TONY AWARDS Remise de prix aux acteurs américains de théâtre et de comédie musicale.Parmi les présentateurs : Ralph Fiennes, Oprah Winfrey, Julia Roberts et Glenn Close.20H30 SRC PLEINS FEUX : BEAU D'HOMMAGE Certains auront peut-être envie de revoir ce spectacle des Franco Folies 2005 qui célébrait le 30e anniversaire de Beau Dommage.Avec Paul Piché, Vincent Vallières, Mara Tremblay, Florent Vollant, Claire Pelletier, Susie Arioli, Mes Aïeux et les soeurs Mc Garrigle.21h CD DOCU-D : PARENTS DE LA DPJ Ce documentaire donne la parole aux parents qui ont déjà fait appel à la Direction de la protection de la jeunesse.Des parents choqués se plaignent de la violation de leurs droits et se disent victimes d'abus, de menaces, de mépris, de chantage et de harcèlement de la part de la DPJ.Si l'on en croit le réalisateur, Joël Bertomeu, parents et enfants sortent de l'expérience passablement mal en point.À voir.21H TVA CINÉ DIMANCHE : PAYEZ AU SUIVANT Un petit garçon se dévoue au bonheur d'autrui et tente de jeter son nouvel instituteur dans les bras de sa mère.Sortez vos mouchoirs.Avec Haley Joel Osment, Kevin Spacey et Helen Hunt.Le Téléjournal Découverte / L'orphelin devenu roi Pleins Feux / Beau D'Hommage.Pleins Feux / Les Franco Folies de Montréal - Beau D'Hommage Le Téléjournal L'est rencontre l'ouest sur la route de la soie MAIS QUI A TUÉ HARRY?Le TVA 18 heures Drôles de vidéos L'École des fans / Daniel Boucher Demandes spéciales / Nanette Workman, Dan Bigras, Francis Cabrel PAYEZ AU SUIVANT (5) avec Haley Joel Osment, Kevin Spacey Le TVA MOI, MOI-MÊME ET IRÈNE (5) avec Jim Carrey, Renée Zellweger LE SHOW TRUMAN (4) avec Jim Carrey, Laura Linney Le Grand Journal (22:38) LES GARÇONS NE PLEURENT PAS (3) avec H.Swank (23:08) Cultivé et bien élevé Méchant contraste! Boston Public Doc Nature / L'autruche, un drôle d'oiseau Belle et Bum/ Boom Desjardins, Jonathan Painchaud, Vincent Vallières UNE PETITE VIETNAMIENNE AU PAYS DE L'ONCLE SAM (4) Documentaire CTV News E.Spotlight Law& Order: SVU Law& Order: Criminal Intent DOOMSTOWN avec K.C.Collins, Mark Taylor CTV News CTV News CTV News Hockeyville / Diffusion de sept émissions.(13:00) Life and Times Sunday Night Reflections CBC Sports .(15:00) Ebert & Roeper Extreme Makeover:Home Edition NBA Basketball / Finale:Heat - Mavericks Alias News CBS News 60 Minutes The 60th Annual Tony Awards News .Raymond NBC News Dateline NBC Law& Order: Criminal Intent Windfall George.Great Performances (17:00) Broadway:The Golden Age Mystery! / Miss Marple.Tim Janis: Coastal America TOM JONES (3) Dr.Wayne Dyer.(15:00) Avi Hoffman's Too Jewish too! Great Performances / Michael Bublé: Caught in the Act World News Ind.Lens Sell this House! Flip this House Road Warriors: The Biker.Intervention CSI:Miami Pour l'amour du country Les Beatles (5/5) Viens voir les comédiens .soirée aux Franco Folies Toute une soirée aux Franco Folies Je t'aime.Rupert Everett: Bravo! Profile Arts, Minds Artist's Life Call me.White.THE UNTOUCHABLES (3) avec Kevin Costner, Sean Connery JENNIFER 8 Québec en humour Cabaret de l'humour Sans détour Docu-d / Parents de la DPJ Stars sur le vif .(17:00) Lachimie.com Enseigner.Bilan.Des enfants.Prévenir le harcèlement psychologique au travail Des livres.Les Récits évangéliques Myth Busters Daily Planet Myth Busters Discovery Presents / Krakatoa:Volcano of Destruction Daily Planet Mordu de la pêche Roses des Sables Partons, la mer est belle! Danse, passion du monde Cap sur la Sicile Capitales du Pacifique .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven Zoey (19:25) Life.(19:49) .(20:42) A FINE MESS (5) avec Ted Danson, Howie Mandel WILDER NAPALM (6) avec Debra Winger NASCAR (13;30) Pub Malcolm.King of the Hill The Simpsons Family Guy Sunny.Charmed .(15:00) National From the Ground up.The War at Home Malcolm.Windfall Past Lives Sports Trouvailles./ Longueuil Sept merveilles du monde.Série noire / Incendies JAG L'Or Tournants de l'Histoire Servants of Evil The Queen Mother.Hitler's Henchmen MARATHON MAN (2) avec Dustin Hoffman, Laurence Olivier La route.La richesse.Musicographie / France D'Amour Benezra Evolution Acoustiques: Sylvain Cossette En concert: Peter Gabriel M.Boilard Salut.Top5.anglo Top.franco .Top5.com Embraye avec Babu Exposé / L'Gros Combat Pop! Matche.Roule.Embraye avec Babu Noir de monde Extreme Makeover:Home Edition Will & Grace .arménien In Montreal The Shield Teleritmo World News .Our World The Lens: Breakin'In Tribe CBC News: Sunday Night The Passionate Eye .Our World Les Coulisses du pouvoir Le Monde .artistes Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point Reza, paroles de liberté Le Téléjournal Sec.Regard Sports Gillette Sports 30 Tennis / Roland-Garros 2006 - finale masculine Sports 30 Sur la ligne.Formule 1 (22:50) Doc Simplement Zoé Hommes en quarantaine Femme$ de footballeurs Sans laisser de trace SOEUR THÉRÈSE.COM.(16:55) Confessions d'une adorable emmerdeuse Le Combat de Tommy Riley Suspect Zéro (21:50) Protéger.The Grid THE GUILTY (6) avec Devon Sawa, Bill Pullman Countdown Trailer Billable.AliG Curb your Enthusiasm (22:37) .(23:18) The Dead Zone Smallville Stargate Atlantis TERMINATOR 2: JUDGEMENT DAY (4) avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton .(14:00) Sportsnetnews Wk Baseball Sportsnetnews Baseball / Indians -White Sox Sportsnetnews Sakados Volt Panorama Tshinanu Archéologie L'ATALANTE (1) avec Jean Dasté, Dita Parlo Rythmes du monde Untold Stories of the E.R./ Diffusion de sept émissions.(14:00) 99 Most Bizarre / Survival Stories - Stunt Disasters Sports Disasters Soccer / Coupe du Monde (17:00) Sportscentre That's Hockey NBA Finals NBA Basketball / Finale:Heat - Mavericks 6TEEN Bratz Billy, Mandy La Classe.Skyland Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente .Americas Journal FR2 Vivement dimanche / Guy Roux TROIS FEMMES.UN SOIR D'ÉTÉ Paris-Montréal Le Journal Passep Art Panorama Vox Rough.What the Romans did for us NEAR DEATH EXPERIENCE avec David Jason, Philip Jackson The Corporation Diplomatic.Film 101 C'est pourtant vrai Décore ta vie Métamorphose .des noces L'espace.Interventions miracles L'AMOUR EST AILLEURS (6) avec Victoria Principal .Francos Xskatera Livre Show Léz Arts Escales et.Sans filtre Parole et Vie .Francos Que-ritmo Esprit libre Horoscope.galaxie Tête.Mauvais 1/4 d'heure Touche pas.Parents.Derek 70 Charmed Radio Free.Il était une.SABRINA DOWN UNDER avec Melissa Joan Hart, Tara Charendoff Yvon of.Ghost.Mystery.15/Love Ready or not Madison Hollywood.Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Les Stupéfiants Délire techno BIENVENUE À GATTACA (4) avec Ethan Hawke, Uma Thurman CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ARTS ET SPECTACLES MADONNA Quelle est votre chanson favorite de Madonna?Répondez-nous sur www.cyberpresse.ca/arts ARTS ET SPECTACLESS NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE À11 h 02, Lucien Francoeur est entré dans le café Second Cup de la rue Bernard, à un jet de pierre de sa maison à Outremont.Comme tous les matins où il vient déjeuner ici, il portait un blue jeans soigneusement délavé, deux authentiques médailles de chien sans inscription au cou et un vieux t-shirt.Seule nouveauté dans son accoutrement : des bottes en lézard rouge qui font partie d'une collection de 50 paires de bottes en serpent, en croco et en autruche, et qui, jusqu'à tout récemment, étaient en pénitence dans son placard.À 11h 03, je lui ai posé une question anodine sur sa fille Virginie, 19 ans.À 11 h 29, il n'avait toujours pas terminé sa réponse-fleuve sur sa fille chérie, sur la vie, la poésie, le cash, la consommation, le rap, la gestion comptable, les bagnoles et quoi d'autre encore ?Ah oui, Lucien, le coloc de Francoeur, celui qui ne file pas tellement ces jours-ci et que Francoeur est parfois obligé de ramasser à la petite cuillère.Sérieusement ?Il hoche la tête affirmativement.«Francoeur, c'est lui qui, en fin de compte, a pris toute la place.C'est lui qui fait le show.C'est lui qui a protégé Lucien, et Dieu sait si Lucien, qui est vulnérable, en avait besoin, sauf qu'à la longue, Francoeur a fini par écraser Lucien.» Me voilà prévenue.Je ne suis pas en présence d'un seul homme ou d'un homme seul, mais de deux entités distinctes, l'une publique, l'autre privée.L'une qui fait tout pour attirer l'attention, aussi bien de la poésie, de la musique, de la radio à CKOI, de la polémique à TQS et, anciennement, des pubs pour Burger King et pour les condoms aux fruits Fruty.Et l'autre, diagnostiqué bipolaire léger, et qui suit son alter ego tapageur sans trop savoir ce qu'il fait, ce qu'il veut faire et où il s'en va, mais qui n'a pas la force (ou peut-être le courage) de lui résister.Le tournant Nous en étions où, au fait ?Ah oui, Virginie, 19 ans, née de son union avec la prof et poétesse Claudine Bertrand.Virginie, sa grande fierté, son trésor tardif, qui lui a ouvert les yeux et dont la naissance a marqué une sorte de tournant dans sa vie libre de rocker et de gitan.« Ça m'a rentré dedans, un enfant, dit-il.Comme John Lennon, je me suis mis à changer des couches et à faire des petites purées à la Louise Lambert- Lagacé.J'en ai fait pendant quatre ans de temps pour me rendre compte que le gars qui était le moins fait pour être père était finalement un très bon père.» C'est à ce moment-là que, pour assurer le confort et une certaine stabilité financière à sa fille adorée, le gitan et grand surfeur devant l'éternel a en quelque sorte vendu son âme au diable et est devenu animateur de radio à temps plein.«Mes 10 années à CKOI m'ont permis de vivre une sorte d'Abyssinie rimbaldienne, sauf que mon Abyssinie à moi n'était pas en Afrique mais à Verdun.C'est là que j'ai fait de la cote d'écoute, du cash, et que j'ai roulé en limousine.Aujourd'hui, il ne reste rien de tout cela.Plus personne ne se souvient que j'ai été numéro 1 et cela bien avant Normand Brathwaite.Pendant 10 ans donc, j'ai fait le pitre, j'ai fait de la crotte d'écoute, j'ai été pusher de t-shirts et j'ai rien écrit.Rien», laisse-t-il tomber avec dépit.Il n'a peut-être rien écrit, mais ses années fastes à la radio ont fait de lui une sorte de consommateur et de collectionneur compulsif.Il est devenu propriétaire de 12 bagnoles de collection et pas les moindres \u2014 Fiat, Mercedes, Mustang, Porsche - qu'il a depuis revendues à une sorte de conglomérat de six amis qui se passent et s'échangent leurs bolides.Après les autos, les collections de bottes, de livres, de plumes fontaines et de guitares - il en possède une trentaine- ont suivi.«Et puis un jour, le tourbillon s'est arrêté et j'ai débarqué de la limousine, raconte-t-il, et là, je me suis rendu compte qu'ils étaient tous morts.Tous mes amis : Gaston Miron, Patrick Straram, Louis Geoffroy, Gilbert Langevin, Denis Vanier, Gerry, Sylvain Lelièvre, Georges Dor, Pauline, Gérald Godin et puis, l'année dernière, mon chum Piggy (Denis D'Amour du groupe Voivod), qui est mort exactement comme Gerry.Tout le monde est mort.Ma tribu a disparu et on dirait que je viens juste de m'en rendre compte.» Ce réveil brutal ou, plutôt, ce sommeil prolongé, Lucien le met sur le compte de plusieurs choses : la maniacodépression qui, ironiquement, l'a aidé à vivre dans une brume bienheureuse pendant plusieurs années, sa bonne forme physique, qui lui a permis, tout aussi ironiquement, de s'adonner à tous les excès d'alcool et de drogue, et de fuir sans en payer le prix, et puis, cette espèce de bonne étoile qui a fait en sorte que Francoeur a toujours su tirer le maximum des possibilités qui se présentaient à lui.Peu importe ses talents, ses compétences ou ses dispositions, Francoeur a joué sur tous les tableaux et s'en est presque toujours tiré à bon compte.Décrocheur et fugueur à l'adolescence, il est devenu un poète, façon rock star, et a multiplié les recueils de poésie comme les faits d'armes : prix Émile-Nelligan en 1983, premier auteur de sa génération à être publié en France, premier apôtre de la contre-culture a obtenir une maîtrise de l'Université du Québec à Trois-Rivières sur la force de ses poèmes et premier prof de littérature du cégep de Rosemont à devenir animateur à CKOI et porte-parole de Burger King.«Y a un de mes chums qui me disait : toé Francoeur, un jour tu vas payer, et ce jour-là, tu pourras pas dire : fuck, je fume mon joint et je m'en vais faire du surf en Californie.Il avait raison.Il y a quatre ans, j'ai payé.J'ai eu un ostie de down.Je venais d'arrêter la radio.Virginie, mon bébé, était pu un bébé.C'était une femme.Là j'ai compris que time was not on my side, que je pouvais pu m'endormir et que mon scénario marchait pu pantoute.» Plus cool que la moyenne La résurrection d'Aut'Chose n'est pas entièrement étrangère à ce creux barométrique ni à la remontée qui a suivi.En 2000, avec son vieux complice Pierre Gauthier, Francoeur avait tenté sans grand succès de ressusciter Aut'Chose.Le duo avait enregistré un nouveau CD -Dans la jungle des villes - qui s'était aussitôt perdu dans la brume de la cité après la faillite de la compagnie de disques.Puis en 2003, Francoeur accepte de prendre les commandes de l'émission du matin de COOL-FM qui cherche à rajeunir son public cible.Chaque matin, i l invite des musiciens, dont Denis Piggy d'Amour, le guitariste de Voivod, les pionniers du métal québécois, et un fan de la première heure d'Aut'Chose.À son contact, Francoeur découvre que son groupe mal aimé, mort au bout de deux ans, avait fait école malgré tout.Puis, d'autres témoignages admiratifs lui parviennent de gens comme l'auteur François Avard, le rocker Papillon et la chanteuse Ève Cournoyer.« Je n'étais pas habitué à me faire dire qu'Aut'Chose n'était pas vulgaire, sexiste ni épeurant mais, qu'au contraire, on était en avant de notre temps et qu'on était pas mal plus cool que la moyenne.» Puis voyant approcher le 30 e anniversaire de naissance d'Aut'Chose, Francoeur décide d'en profiter pour monter un show.Ses jeunes amis de Voivod, de Grim Skunk et de Groovy Aardvark acceptent sans hésiter de se joindre à lui sur la scène du Café Campus au printemps dernier, puis d'entrer en studio pour enregistrer le show live on tape comme le dit l'expression consacrée.«Après ça, on s'est mis à faire des shows en province, à refaire la run de lait et à aller jusque dans les réserves indiennes.C'est là que je me suis rendu compte que le Québec était pas mal plus rock que je le pensais.Mais surtout, j'ai compris que j'avais eu de la chance.Comme mes tounes ont pas vraiment joué à la radio et qu'on ne les a pas entendues six millions de fois comme le Phoque en Alaska, elles ne sont pas usées.On peut se construire des nouveaux souvenirs en les écoutant.» Est-ce que l'expérience lui a fait reprendre goût à la vie ?Difficile à dire puisque, au même moment, Lucien perdait son nouvel ami Denis Piggy D'Amour, qui succombait au cancer du côlon, comme son ami Gerry Boulet 15 ans plus tôt.Encore aujourd'hui, tous ces morts qui n'en finissent plus de mourir hantent Francoeur et le poussent à faire et à refaire le bilan de sa vie.«J'ai pas écrit d'oeuvre comme Kerouac ou comme Jim Morrison, j'ai peut-être manqué ma vie et mon exil, mais est-ce que je suis pour autant un bullshitter, un bluffeur ?Je le sais pas.Mes livres, je les ai écrits, les chansons de mes 10 disques, aussi.C'est pas comme si je n'avais rien produit.Peut-être que, dans le fond, mon vrai destin c'était de travailler dans un car wash en Californie.Chose certaine, même si je vieillis et que j'ai la prostate dans le coffre à gants, j'ai réussi à me réconcilier avec la vie, sauf que je ne suis pas heureux.Non, vraiment pas heureux.» Sur ce, il se lève et part rejoindre Virginie qui l'attend rue Bernard au volant de sa Mustang.En le voyant disparaître à l'horizon, sa chanson On achève bien les rockers me revient à l'esprit.Sachant que le «on» exclut habituellement celui qui parle, j'en conclus que personne n'achève mieux les rockers qu'eux-mêmes.LUCIEN FRANCOEUR ON ACHÈVE BIEN LES ROCKERS Lucien Francoeur avait 27 ans, un crâne déjà chauve et des favoris longs comme le Saint-Laurent lorsqu'il a fondé le groupe Aut'Chose.Incapable de chanter, il prit le parti de réciter sa poésie de ruelle avec l'accent de Nancy Beaudoin, devenant par le fait même le premier rappeur québécois.Trente ans plus tard, le rappeur et Aut'Chose renaissent de leurs cendres ce soir sur la scène du Spectrum.Entouré de la crème du métal québécois, le freak de Montréal retrouvera sa maîtresse, la poésie, celle qu'il a trahie avec la radio, trompée avec l'enseignement, abandonnée pour la paternité, mais qu'il n'a jamais cessé d'aimer.« Pendant 10 ans donc, j'ai fait le pitre, j'ai fait de la crotte d'écoute, j'ai été pusher de t-shirts et j'ai rien écrit.Rien.» PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Lucien Francoeur, le rocker de ruelle, s'est réconcilié avec la vie.Mais il n'est pas heureux.N'empêche, le poète-chanteur montera avec son groupe, Aut'Chose, sur la scène du Spectrum ce soir, dans le cadre des Franco Folies.Lancement des festivités les 9, 10 et 11 juin \" Portez un élément fleuri et célébrez avec nous ! \" Obtenez25%de réduction www.ville.montreal.qc.ca/jardin Le Jardin en fête ! Tout l'été, programmation spéciale 3404111A Fête des enfants La soirée-bénéfice de la Fondation d'une Ville pour ses enfants a permis de recueillir 100 000 $, ce qui devrait permettre de maintenir la gratuité et l'accessibilité à la Fête des enfants, laquelle aura lieu cette année les 19 et 20 août au parc Maisonneuve.Observatoire vieillissement La Financière Sun Life, représentée par Francine Cléroux, fait don de 50 000 $ à l'Observatoire vieillissement et société, un organisme de promotion d'un sain vieillissement, favorisant la réflexion et de judicieuses décisions pour faire face aux défis et conséquences du vieillissement de la population.Renseignements : www.ovs-oas.org Petits Frères des pauvres Sous la présidence d'honneur d'Edgar Joly (Fédération des caisses Desjardins), le tournoi de golf des Petits frères des pauvres a permis de recueillir 84 000 $ pour venir en aide aux personnes très âgées et délaissées.Enfants handicapés Le centre de répit Philou, pour enfants handicapés physiques (moins de six ans), a recueilli 85 000 $ lors d'une soirée-bénéfice tenue sous la présidence d'honneur du comédien Marc Messier.Situé près de l'hôpital Sainte-Justine, le centre Philou peut accueillir des enfants ayant une gastrotomie, une trachéostomie, des troubles du sommeil chroniques ou qui sont épileptiques.Renseignement s: 514-739-4861, www.centrephilou.org.Hockey et enfance Entourés des enfants de la garderie Papillon de la Société pour les enfants handicapés du Québec, Jean Béliveau et Marc-André Coallier ont donné le coup d'envoi à une campagne de financement en faveur de la Fondation du Club de hockey Canadien pour l'enfance et de la Société pour les enfants handicapés du Québec, comportant le tirage d'une auto autographiée par tous les joueurs et le personnel d'entraîneurs des Canadiens de Montréal.Billets : 2 $.Vedettes et autisme Un encan pour aider les enfants autistes de l'école Giant Steps/À pas de géant, animé par Iegor Hippolyte et Marc Labrèche, aura lieu le jeudi 15 juin, à l'Hôtel des encans (872, rue du Couvent).Coût : 200 $.Renseignements: 514-935-1911, postes 23 ou 36, www.giantstepsmontreal.com.Parmi les valeurs aux enchères : un repas en compagnie de Dominique Michel et Cathy Gauthier et un séjour au Caesar's Palace comprenant une rencontre avec Céline Dion avant d'assister à son spectacle.Guitares contre cancer La vente de la guitare de Carlos Santana pour 8500 $ et de celle de Sylvain Cossette pour 3001 $ ont grandement contribué au succès de l'encan pour vaincre le cancer du sein organisé par Rythme FM et qui a permis d'amasser 53 781 $.Parmi les autres articles qui ont attisé la convoitise, on retrouvait : la guitare autographiée de Mélissa Ethridge (2000 $), des vêtements pour bébé de Marie Chantal Toupin (2250 $), des billets pour le spectacle de Madonna (1500 $), et les boucles d'oreilles de Véronique Cloutier (1001 $).Un sommet pour l'Alzheimer Nouvelle aventure-bénéfice pour Philippe Boisclair (Canadian Wood Products), 37 ans, Stéphane Côté (Développement Mc Gill), 38 ans, Éric Boyko (e Fundraising.com), 35 ans et Christian Labbé (Summit Forest Products), 34 ans.Après avoir conquis l'Aconcagua, en Argentine, l'an dernier, ces alpinistes s'attaquent maintenant au mont Denali, le plus haut sommet d'Amérique du Nord, culminant à plus de 6194 mètres, en Alaska, au pour appuyer la lutte contre la maladie d'Alzheimer.Ils sont appuyés par Neurochem et BMO groupe financier.Le quatuor se propose de remettre 250 000 $ à la Société Alzheimer de Montréal.On les suit sur : www.efundraising.com/alaska .Alzheimer Laval La première Marche de la mémoire de la Société Alzheimer Laval, tenue sous la présidence d'honneur de Pierre Dandoy (Rona), a permis de recueillir plus de 76 000 $ qui serviront en partie à l'implantation de la Maison Alzheimer sur le territoire lavallois.Familles démunies Anne-Marie Cadieux, Macha Grenon, Suzanne Lévesque, Sylvie Moreau, Kim Yaroshevskaya, Raymond Bouchard, Vincent Gratton, Francis Reddy, Gilbert Sicotte et bien d'autres artistes, ainsi que le duo formé de France Castel et Monique Richard, accompagnées au piano par Nadine Turbide, ont accepté l'invitation d'Andrée Lachapelle et André Melançon, marraine et parrain du Carrefour Familial Hochelaga, de participer au souper-bénéfice au profit de la Fédération québécoise des organismes communautaires de la famille (FQOCF), qui vient en aide à plus de 350 familles dans le besoin.La soirée, sous la présidence d'honneur de Marie Rhéaume, directrice générale de la FQOCF, aura lieu mardi, au Lion d'Or.Encan pour démystifier l'homosexualité PHOTO GILLES DEUSCH, FOURNIE PAR GRIS-MONTRÉAL L'encan-bénéfice des aquarelles de l'écrivain Michel Tremblay (à droite) a établi un record de 47 000 $ de ventes.« C'est la première fois qu'une de mes aquarelles se vend plus de 1000 $ », a affirmé Michel Tremblay.Trois de la centaine de ses oeuvres ont trouvé preneur à plus de 1000 $, la plus chère ayant même atteint 1900 $.Les profits de l'encan ont été remis à Robert Pilon, à titre de président du Groupe de recherche et d'intervention sociale gaies et lesbiennes (GRIS-Montréal), organisme qui cherche à démystifier l'homosexualité en milieu scolaire.TÊTES D'AFFICHE Aide aux enfants de Laval PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION MARCEL-VAILLANCOUT Le dîner au homard de la Fondation Marcel-Vaillancourt pour l'enfance lavalloise a rapporté 263 500$ cette année.Dans l'ordre habituel : Kazimir Olechnowicz (Cima + ), président du CA de la fondation, Pierre Bibeau (Loto-Québec), coprésident d'honneur et Gilles Vaillancourt, maire de Laval et l'un des fils de feu Marcel Vaillancourt.Rappelons que cette fondation a été créée en 1981 par les 10 enfants de Marcel Vaillancourt lors de son décès.La fondation aura remis quelque deux millions aux organismes de Laval qui viennent aide aux enfants, avec cette dernière activité de financement.CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINEMAS FORTUNE INC.CINEMAS FORTUNE INC.VERSION FRANÇAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! carsthemovie.com ©22000066 DDiissnneeyy PPiixxaarr «LEPREMIERGRANDFILMDEL'ÉTÉ» - Richard Corliss MAGAZINE DÉCLARE QUE LES BAGNOLES EST LABANDESONOREDECARSMETENVEDETTESHERYLCROW, JOHNMAYER, RASCALFLATTS, JAMESTAYLOR.MUSIQUEÉCRITEPARRANDYNEWMAN.LEMEILLEURALBUMPOURPRENDRELAROUTE! (Version Francaise de Cars) 3410500A Consultez les Guides-Horaires des Cinémas À L'AFFICHE ou Visitez Sony Pictures Releasing.ca version française de THE DA VINCI CODE LE FILM NO 1 AUMONDE «DEUX FOIS BRAVO.»® EBERT & ROEPER «\"\"\"\"» LOU LUMENICK, NEWYORK POST 3410336A Golf Sainte-Justine 562900$ AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez Sony Pictures Releasing.ca «\"\"\"\" LE MEILLEUR JUSQU'À PRÉSENT!» Marshall Fine «VOUS SEREZ SIDÉRÉ!» Neil Rosen, NY1 «FANTASTIQUE.» «EXPLOSIF, DU PLAISIR CARBURANT À L'ADRÉNALINE! Elizabeth Weitzman, New Yor k D ai l y N e ws «DEUX FOIS BRAVO.» «Version française de \u2039XMEN: THE LAST STAND\u203a» «Version française de \u2039THE OMEN\u203a» «DDeuxxfooisbrraavvoo.» ® Richard Roeper, «Étoonnant.» AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca VERSION FRANÇAISE VERSION FRANÇAISE 3410281A PHOTO TDIPHOTO.CA Le 19e tournoi de golf de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine a permis d'amasser 562 900 $.Ont présenté le chèque symbolique affichant cet heureux résultat, dans l'ordre habituel : Khiem Dao, directeur général du CHU Sainte-Justine ; Raymond Boucher, président du CA de la fondation hospitalière; Anièle Lecoq, PDG de la fondation; Jérémie Martel ambassadeur de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine; André Beauchesne, président du comité organisateur du tournoi, Serge Godin (CGI), président d'honneur du tournoi et Pierre Boivin, vice-président du CA de la fondation hospitalière.«DEUX FOIS BRAVO.»® EBERT & ROEPER «IRRÉSISTIBLE!» PEOPLE - LEAH ROZEN «\"\"\"\"» TORONTO SUN - LIZ BRAUN vvvveeeerrrrssssiiiioooonnnn ffffrrrraaaannnnççççaaaaiiiisssseeee ddddeeee OOOOVVVVEEEERRRR TTTTHHHHEEEE HHHHEEEEDDDDGGGGEEEE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS 3410268A ARTS ET SPECTACLES ALAIN McKENNA COLLABORATION SPÉCIALE alain.mckenna@lapresse.ca Les fabricants d'appareils audiovisuels ont la fâcheuse manie de lancer de nouvelles technologies à intervalle régulier.Par exemple, le magnétoscope, qui faisait si bien l'affaire il y a cinq ans à peine, est désormais désuet pour qui désire rester à la fine pointe de la technologie.Les enregistreurs numériques personnels et les graveurs de DVD sont des appareils plus qu'alléchants, mais il n'est pas nécessaire de sacrifier pour autant sa vidéothèque\u2026 En combinant un enregistreur DVD, un magnétoscope et une mémoire interne, l'enregistreur personnel DMR-EH75V de Panasonic offre le meilleur des trois mondes.Il faudra convaincre Panasonic Canada de lancer ce modèle sur le marché canadien bientôt.ENREGISTREURS DVD/VHS Aller de l'avant sans sacrifier le passé Gardez le contact avec la technologie sur www.technaute.com TECHNAUTE JEUX VIDÉO / NOUVEAUTÉS PanasonicDMR-EH75V Panasonic est l'une des rares marquesàproposerunenregistreur personnel aussi polyvalent.Le DMR-EH75V est muni d'un graveur deDVD, d'un magnétoscope ainsi que d'un disque dur interne, d'une capacité de 80 gigaoctets (go).Autrement dit, en plus de pouvoir enregistrer et transférer dans les deux sens du matériel audiovisuel sur DVD et sur cassette VHS, cet appareil peut aussi emmagasiner dans sa propre mémoire jusqu'à 148 heures de contenu télévisuel.Ces trois fonctions à elles seules valent largement le détour.Seul hic, l'appareil n'est pas encore disponible au Canada.Chez nos voisins du Sud, la chaîne Circuit City détaille ce modèle ; on s'attend à ce que sa filiale canadienne, La Source, en fasse autant sous peu, si assez d'acheteurs se manifestent.Grâce au disque dur intégré, l'appareil peut enregistrer une émission de télé et, par la suite, la graver sur DVD en accéléré.Des tests indiquent qu'il peut graver une émission d'une demie-heure en 10 minutes, mais cette fonction n'est malheureusement pas disponible pour le transfert d'un ruban VHS au DVD.Enfin, il est aussi possible de régler l'appareil afin qu'il ajuste la qualité d'enregistrement en fonction de la surface disponible sur un DVD.Ainsi, il le remplit au maximum.PanasonicDMR-EH75V » Enregistreur DVD/VHS avec disque dur de 80 go.» Copie de VHS à DVD et du disque dur à unDVD.» Port IEEE 1934 pour caméscopeDV.» 600 $ SamsungDVD-V9650 Pour une fraction du prix demandé pour de nombreux modèles concurrents, l'enregistreur DVD-V9650 de Samsung permet non seulement d'enregistrer du contenu télévisuel sur à peu près tous les formats de DVD, mais il est également en mesure de simuler un signal haute définition (HD) de 720 ou 1080 lignes à partir du contenu d'un DVD ordinaire.Évidemment, un téléviseur HD peut en faire autant, mais il semble que ce soit préférable de convertir directement à la source.Pour en profiter, il faut toutefois pouvoir connecter l'appareil à un écran ayant une connexion de type HDMI.Par contre, il faut aussi passer un autre câble, si l'on désire utiliser le magnétoscope inclus dans l'appareil, puisqu'il n'en transmet pas le signal par la connexion HDMI.Compte tenu de ses caractéristiques, la qualité de l'image que produit le DVD-V9650 n'est pourtant pas à la hauteur des attentes.Après tout, un signal HD devrait être hautement détaillé, ce qui n'est pas tout à fait le cas avec cet appareil.Cela dit, il s'agit d'un enregistreur personnel à un prix très abordable.À 200 dollars, il permet de profiter de la technologie audiovisuelle la plus récente à une fraction du prix.L'enregistreur DVD-V9650 de Samsung est un appareil très abordable.Malgré la conversion du signal à la HD, la qualité de l'image n'est pas aussi détaillée qu'on le souhaiterait.SamsungDVD-V9650 » Enregistreur DVD et magnétoscope VHS » Conversion du format DVD au format HD (1080i/720p) » Copie de VHS à DVD » Port IEEE 1934 pour caméscope DV » 200$ SonyRDR-VX530 Une nouveauté mise en marché ce mois-ci par Sony, l'enregistreur DVD et magnétoscope VHS RDR-VX530 s'apparente drôlement à son confrère, le RDR-VX515.On l'espère cependant un peu plus performant au chapite de la copie du contenu d'une cassette VHS à unDVD.Àce propos, d'ailleurs, cet enregistreur ne fait pas exception à la règle au plan de la compatibilité : à peu près tous les formats inscriptibles deDVDpeuvent être utilisés pour enregistrer jusqu'à six heures de matériel audiovisuel, incluant les disques DVD à double couche.Pour transférer le contenu audiovisuel de plusieurs cassettes VHS sur DVD, cet enregistreur est tout à fait conseillé.Il effectue tout le boulot à la seule pression d'un bouton, ce qui évite d'avoir à régler le tout à partir d'une interface vidéo inutilement longue.Cela dit, plusieurs ont déjà critiqué la qualité douteuse de l'image, une fois copiée sur disque, des autres modèles de la série RDR de Sony.Reste à voir si c'est également le cas pour ce modèle-ci.En plus de la sortie vidéo composite, le RDR-VX530 possède une sortie S-Video, ce qui plaira certainement à plusieurs.L'enregistreur RDR-VX530 de Sony copie le contenu de cassettes VHS sur un DVD à la simple pression d'un bouton.D'autres enregistreurs de ce prix-là offrent plus de caractéristiques.SonyRDR-VX530 » Enregistreur DVD et magnétoscope VHS » Copie de VHS à DVD et de DVD à VHS » Port IEEE 1934 pour caméscope DV » 500$ Table Tennis JAWS UNLEASHED WINDA BENEDETTI COLLABORATION SPÉCIALE Soyez avertis, vous n'apprécierez pas Jaws unleashed (Mâchoires meurtrières) si vous êtes incapable d'assister à la mort de nombreux phoques ou si vous avez la nausée en voyant un humain déchiqueté.Dans ce féroce jeu d'action sous l'eau, vous personnifiez un gros gargantuesque qui se gave vraiment de tout : phoques, poissons, tortues, humains.C'est donc votre boulot de bouffer toutes ces créatures qui envahissent votre territoire afin de les arrêter et de les repousser.Le jeu se déroule selon une trame ouverte, un peu comme Grand Theft Auto, et cette histoire de requin offre quelques intéressantes scènes d'action.Les amateurs de cinéma reconnaîtront certaines scènes du film Jaws, d'autant plus que la trame sonore originale de John Williams est incluse.Mais le parallèle s'arrête là.Avec des angles de caméra exaspérants, des pépins techniques à répétition et un graphisme très décevant, cette histoire de pêche coule dans des profondeurs obscures.Concepteur: Rockstar Games.Genre: sport.Console: Xbox 360.Prix: 49,99$.Cote: E, pour tous.Évalutation: Table Tennis Concepteur : Majesco.Genre : action.Console : Xbox, PS2, PC.Prix : 29,99$, 39,99$.Classe: M (sang et violence).Évaluation : Jaws Unleashed WINDA BENEDETTI COLLABORATION SPÉCIALE C'est en 1972 qu'un jeu électronique appelé Pong a fait son apparition sur le marché.Il s'agissait d'un simple simulateur de ping-pong qui consistait en deux lignes qu'on pouvait bouger (les raquettes) et un point qui bougeait (la balle).Les « beeps » et les « boops » agissaient comme effets sonores.Malgré la technologie embryonnaire, j'ai eu vraiment beaucoup de plaisir à jouer à ce jeu.Le choc a été grand lorsque Rockstar Games, la compagnie derrière Grand Theft Auto, a annoncé que son premier jeu pour le Xbox 360 serait Table Tennis.Difficile d'imaginer comment les concepteurs de Rockstar pourraient rendre un tel jeu violent ou controversé.Mais comme Pong à l'époque, Table Tennis attirera de nombreux joueurs.Le jeu est vraiment brillant.Vous pouvez oublier les effets du jeu Pong qui relèvent de l'antiquité électronique.Avec Table Tennis, vous pouvez choisir parmi 11 joueurs qui possèdent chacun leurs forces et leurs faiblesses.Et l'environnement graphique est conforme au standard des consoles de nouvelle génération.Mettez le jeu en action et vous verrez toutes les applications de la physique avec des smashs de part et d'autre de la table, des effets rétro, ascendants ou dans n'importe quelle direction que vous parviendrez à maîtriser.Vous pouvez vous mesurer à l'ordinateur ou à un ami.De plus, vous pouvez défier des joueurs sur toute la planète grâce au système Xbox 360 online.Et si vous ne désirez pas être joueur, vous pouvez regarder un match grâce à l'option spectateur.Dans l'ensemble, les manettes et les différents contrôles du jeu sont d'un abord facile pour les débutants, tout en offrant quantité de possibilités aux joueurs plus aguerris.Bref, tout le monde y trouve son compte.Du côté négatif, on peut déplorer que les caractères animés soient un peu lents à réagir.Ce serait aussi plus amusant si le jeu offrait une plus grande variété de fonctions de jeu.Mais ne soyons pas trop sévères : les qualités l'emportent largement sur les défauts.Et c'est vraiment charmant de voir la compagnie Rockstar mettre en scène autre chose qu'une association de criminels.3407548A SUPER IDÉES POURL'ÉTÉ JADE BÉRUBÉ Collaboration spéciale LE PARCJEAN-DRAPEAU ET L'ÎLENOTRE-DAME OFFRENT PLEIN D'ACTIVITÉS QUI VOUS FERONT OUBLIER L'ASPHALTE.POUR TOUS LES DÉTAILS : WWW.PARCJEANDRAPEAU.COM 1> Le parc Jean-Drapeau est accessible par la piste cyclable qu'on peut prendre à différents endroits, et même de la Rive-Sud par le pont Victoria.Rien de tel qu'un peu de sueur avant de plonger dans l'eau.2> Vive l'odeur de la noix de coco ! Sur une très belle plage de sable, faites bronzette ou jouez au volley avant la saucette.3> Pourquoi ne pas en profiter pour louer une planche à voile ou un kayak au centre aquatique, question de voir si vous n'avez pas perdu la forme pendant l'hiver ?4> Apportez la nappe, le thermos et les fraises, car ce seront bientôt les floralies dans les jardins duparc.Après le gueuleton, pourquoi ne pas faire une promenade en canot sur les canaux de l'île ?Un poème avec ça?PLUSIEURS AUTRES PARCS VOUS DONNERONT L'ILLUSIONDE LA CAMPAGNE.ILS SONT TOUS ACCESSIBLES EN TRANSPORT EN COMMUN.PLUS DE DÉTAILS SUR LE SITE WWW.VILLE.MONTREAL.QC.CA.5> Chaussez de bons souliers et parcourez les sentiers dumont Royal jusqu'aulac aux Castors.N'oubliez pas vos jumelles! 6> Le parc-nature du Bois-de-Liesse propose des circuits d'observation d'oiseaux, des sous-bois, des ruisseaux et plein d'animaux à croiser au détour d'un sentier.Chic! 7> L'Île-de-la-Visitation est un grand parc où migrent les poissons.Il est donc possible d'y pêcher et d'observer une foule d'oiseaux aquatiques le long de ses sentiers pédestres.L'ÉTÉ DES SPORTIFS 8> Vous pouvez repousser vos limites grâce au centre d'escalade Horizon Roc.Structures originales intérieures et extérieures de débutant à expert.Formation pour ceux qui le désirent.www.horizonroc.com.9> Faire du patinage de vitesse sur une piste de Formule 1?Pourquoi pas?Le circuit Gilles-Villeneuve accueille les cyclistes et les patineurs tout l'été sur son serpentin asphalté.www.parcjeandrapeau.com.10> Connaissez-vous les bateauxdragons?Il faut être synchronisés car on y rame tous en même temps.Une petite compétition entre amis?Après une formation de 20 minutes, plaisir garanti.www.parcjeandrapeau.com.11> Ah le rafting! Sur le fleuve Saint-Laurent ou dans les rapides de Lachine ?Coeurs sensibles s'abstenir.Pour ceux qui ne sont pas faits en chocolat ! www.raftingmontreal.com.12> À10 minutes du centre-ville, 100km de pistes cyclables.C'est ce que propose le regroupement Pôle des Rapides (Lachine, Verdun, Sud-Ouest) : www.polesdesrapides.com.Alors, à quand le tour de France?13> Vous voulez vivre des sensations fortes ?Des virages à 350 degrés dans unbateauhaute vitesse sur le Saint-Laurent, ça vous mettra de la «broue dans le toupet ».Yahouuuu! www.jetboatingmontreal.com.TOUT LE MONDE N'APAS LA CHANCE DE PROFITER DE LA NATURE PENDANT LES VACANCES.LES LACS, LES QUENOUILLES, LE CANOT.ET SI ON YALLAIT QUAND MÊME TOUT EN RESTANT EN VILLE ?IL PLEUT?PAS DE PANIQUE.LA JOURNÉEN'EST PAS GÂCHÉE, LOIN DE LÀ! 14> Enfilez votre ciré, armez-vous de vos vieilles baskets et courez sous la pluie ! Le plaisir de sauter dans les flaques d'eau vous reviendra très, très vite.15> Profitez-en pour tenter une chouette activité rétro entre amis : les quilles.Avec les souliers tendance et une racinette à la main, vous êtes prêt pour les abats, les réserves et les dalots.Et avec un peu de chance, le minigolf d'à côté vous titillera aux premiers rayons de la journée.16> Le Tom Cruise en vous rêve d'une mission impossible?L'entreprise Laser Quest vous invite à prendre votre laser pour vous lancer dans un labyrinthe sombre en tentant d'éviter vos ennemis.Et ce n'est pas un jeu vidéo ! Info: 393-3000.17> Pourquoi ne pas profiter de la pluie pour aller à Imax vivre l'expérience du 3D avec la projection de Sous les mers du monde ?Les requins vous attendent.www.centredessciencesdemontreal.com/imax.18> Pas très original de louer un film! Mais la cinérobothèque vous offre un choix de 8300 films à regarder dans unmini-cinéma pour une personne ou deux à la fois.Chouette, non?www.onf.ca.19> N'oubliez pas d'ailleurs la nuit des Perséides autour du 12 août, alors qu'on peut voir ces pluies d'étoiles filantes dans le ciel du Québec.Sac de couchage et maïs soufflé pour une nuit blanche. À COURT D'IDÉES?31> L'Insectarium accueille les plus gros cétoines du monde et vous invite, en août, à assister à l'étiquetage des monarques voyageurs.www2.ville.montreal.qc.ca /insectarium.32> Vous rêvez d'un voyage?Le Jardin botanique fête ses 75 ans avec des fins de semaine thématiques selon les cultures: Japon, Chine, Turquie, Premières Nations.Dépaysement assuré.Info: 872-1400.33> Vous voulez parler aux fantômes?C'est possible grâce au circuit Légendes et Histoires du Vieux-Montréal.Auteurs et victimes de crimes historiques vous attendent dans les rues aux abords du Vieux-Port.Brrrr ! www.phum.qc.ca.34> Il vous faudra aussi affronter le terrible labyrinthe du Hangar no 16, si gigantesque que les «sauveurs d'ados perdus» sont en patins à roulettes.Héhé.Info: 499-0099.35> Quatre copains et pas d'idées?Pourquoi ne pas louer unquadricycle pour tenter l'expérience sur un des quais du Vieux-Port?www.quaisduvieuxport.com.36> Une course dego-kart, ça vous dirait?Pas besoin d'aller bien loin pour se sentir pilote de F1.www.kart-o-mania.ca.Et s'il fait trop chaud: karting intérieur: www.circuit500.com.L'été ne serait pas l'été sans les nombreux festivals (et les rues ouvertes aux piétons!).Aaaah!Déambuler dans les rues sans inquiétude.Pour toute info et une loooongue liste de festivals divers: www.festival.qc.ca.37> Tous les mercredis et samedis du17 juin au 29 juillet, à 22h, installez-vous avec votre couverture et un thermos dans les environs dupont Jacques-Cartier pour regarder les feux d'artifice de l'International des feux Loto-Québec.Idéal pour un rendez-vous doux.38> Il faut errer au moins une fois sur l'esplanade de la Place des Arts pendant le Festival de jazz, qui célèbre la Louisiane cette saison.Attention, tabasco et crocodiles! 39> Les vacances, ça vous déprime?Le festival Juste pour rire offre encore une fois une panoplie de spectacles dans les rues du Quartier latin, du13 au 23 juillet.40> Vous préférez danser?Le festival Nuit d'Afrique saura combler vos attentes avec ses soirées endiablées et gratuites au parc Émilie-Gamelin, du13 au 23 juillet.41> Pour les gourmets, le festival Rythmes du monde vous invite à fêter les arts de la table de tous les pays dans le Vieux-Port, du 28 au 30 juillet.42> Les cow-boys se retrouveront quant à eux aux compétitions de rodéo du Festival équestre de Valleyfield.Vous avez toujours rêvé d'essayer?Initiation sur place pour les téméraires.Àvos lassos! POUR TOUS LES GOÛTS 43> Les glissoires d'eau, ça fait toujours son effet.L'Aquadôme de La Salle vous attend, chambres à air comprises.Info: 367-6460.44> Amateurs de techno, c'est le retour des Piknik Électronik à l'île Sainte-Hélène tous les dimanches après-midi.Allez vous trémousser en plein air sur les tubes de la scène électro montréalaise à la place de l'Homme.www.parcjeandrapeau.com/activites/piknicelectronik.asp.45> Une façon de transformer la baignade des piscines publiques en joies de la plage?Surveillez les occasions spéciales où l'on vous permet d'apporter ballons, filets, nouilles et planches à voile.www.ville.montreal.qc.ca.46> Pourquoi ne pas profiter de l'été pour découvrir de nouveaux sports qui deviennent nettement branchés pour les bobos dans les parcs: pétanque et thé glacé?Croquet et sloche aux bleuets?Palet et frulatté?www.ville.montreal.qc.ca.47> Lorsque viendra le temps, organisez une épluchettes de blé d'Inde.Trouvez une grosse poubelle et invitez vos amis à savourer l'épi avec en bruit de fond vos groupes musicaux préférés.Miam! Avec du beurre, hein?48> Une autre version du party d'été est celle du barbecue.Pour les carnivores, cuisinez vos steaks et pavanez-vous en chef incontesté de la soirée, spatule à la main.Succès garanti.49> Simple, rigolo et pas cher du tout: la traditionnelle Guerre des tuques.Heu non, guerre des «balounes» d'eau.Oui.C'est ça.Formez vos clans.Et à l'extérieur, hein?50> L'incontournable, la préférée de tous ceux qui n'ont pas mal au coeur sur un escabeau: La Ronde.Privilégiez les matins nuageux pour éviter les files d'attente.N'oubliez pas le «cornet de glace concassée».Tradition oblige.www.laronde.com .20 > ET SI UN MÉTÉORITE ATTERRISSAIT DANS VOTRE JARDIN ?POUR TOUT SAVOIR À CESUJET, RENDEZ-VOUS AU PLANÉTARIUM.WWW.PLANETARIUM.MONTREAL.QC.CA.Des musées cool 21> Devenez Indiana Jones et partez faire des fouilles au Musée d'archéologie et d'histoire de Pointe-à-Callière.Un vrai site et tous les secrets sur le passé de Montréal.www.pacmuseum.qc.ca.22> Comment photographiait-on en 1870?Initiezvous à ce drôle de procédé photographique au Musée Mc Cord.www.mccord-museum.qc.ca.23> Une belle chaise inconfortable?Un vase dans lequel aucune fleur ne peut entrer?Bienvenue dans le monde dudesign.Vous pourrez vous familiariser avec cet art et fabriquer votre propre objet art déco au Musée des beaux-arts.www.mbam.qc.ca.24> Il fait desmasques avec des baskets Nike.Il fait aussi des squelettes avec des chaises de jardin.Il s'appelle Brian Jungen.Et il est très cool.Aussi possible de créer votre propre objet à partir d'un soulier au Musée d'art contemporain.www.macm.org.25> Vous rêvez de piloter un avion?C'est possible grâce au simulateur de vol Snowbirds du Centre des sciences.www.centredessciencesdemontreal.com.SUPPORTEURS OFFICIELS ?26> En juillet, au mont Sainte-Anne, vous pourrez suivre la série officielle de4XCross de l'est du Canada PoweradeMSA.www.mont-sainte-anne.com.27> Amateurs de tennis, n'oubliez pas d'aller applaudir les finalistes de la Coupe Rogers.En vedette, les cinq meilleures joueuses de tennis aumonde au Stade Uniprix, du 12 au20 août.www.rogerscup.com/french 28> N'oubliez pas la course des régates Molson Dry, de Valleyfield, et toutes ses festivités.Quelque chose nous dit que vous serez heureux d'apprendre la présence de Kaïn là-bas.www.regates.ca.PLUS CAPABLE DE SUPPORTER LA CHALEUR?29> Allez vous rafraîchir dans l'écosystème antarctique du Biodôme, où vous pourrez suivre de près les découvertes du Sedna IV.www2.ville.montreal.qc.ca/biodome 30> Ressortez vos patins de l'armoire.Oui, oui.La patinoire intérieure de l'Atrium, 1000 de la Gauchetière, est ouverte toute l'année.Une mélodie de Noël dans le lecteur MP3 et ça y est! www.le1000.com.L A S E M A I NE PR O C H A I N E : GÉNIES EN HERBE #1201 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- ACTUALITÉ 1 Australienne 2 Grippe espagnole 3 C 4 Quatre 5 Médecine interne E- IDENTIFICATION PAR INDICES George Eastman F- CHARADE Bicyclette B- ACTUALITÉ 1 Bali 2 Les Deux solitudes 3 Kate Moss 4 Harriet Miers G- ÉNERGIE NUCLÉAIRE 1 Enrico Fermi 2 Uranium 3 Fonte partielle d'un réacteur nucléaire 4 Protocole de Kyoto 5 Three Mile Island C- PHOTOGRAPHIE 1 Nuboyoshi Araki 2 Ottawa 3 Cigare 4 Kim 5 Robert Doisneau D- ASSOCIATIONS 1 c 2 d 3 e 4 a 5 b H- UNION EUROPÉENNE 1 Autriche 2 Royaume-Uni 3 Bulgarie et Roumanie 5 Luxembourg GEN11JNR ÊTES-VOUS OBSERVATEUR?Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.ERR11JN VOIR SOLUTION À LA FIN DES PETITES ANNONCES Fondation Palli Ami C.P.531, succursale C, Montréal (Québec) H2L 4K4 Téléphone (514) 890-8000, poste 27434 Télécopieur (514) 412-7523 Pour rendre acceptable.l'inacceptable.www.palliami.org BT_PA3 ET QU'ELLE SERA PRISE AVEC TOI POUR LE RESTANT DE SES JOURS ! OH, S'IL POUVAIT Y AVOIR UNE FAÇON DE LA METTRE EN GARDE.AS-TU PENSÉ, CHARLIE BROWN, QU'UN JOUR UNE PAUVRE FILLE T'ÉPOUSERA.ATTENTION! ATTENTION! BEN GARFIELD MAIS J'AIME BIEN M'Y APPUYER.C'EST DE L'INTIMIDATION PAR ASSOCIATION.CE N'EST PAS MON ÉCRITEAU.ATTENTION, CHAT MÉCHANT ATTENTION, CHAT MÉCHANT ATTENTION MÉCHANT COMIC11JNM SALUT SALUT BLEU?LE CIEL N'EST PAS SEULEMENT BLEU! D'ACCORD, J'Y VAIS! VA DONC VOIR PAR TOI-MÊME.QU'EST-CE QUE TU FAIS?TU DOIS COLORIER LE CIEL EN BLEU! LE CIEL EST MULTICOLORE.IL Y A UN PETIT PEU DE JAUNE, DU BLANC, DU ROSE, DU VERT ET .AH NON?TU ES FOU! LE CIEL EST BLEU, PAS VRAI, CHARLIE BROWN?TU MÉRITERAIS UNE GROSSE BAFFE! JE N'AI AUCUNE IDÉE DE CE QUI SE PASSE! NON, JE DIRAIS QU'IL EST MULTICOLORE.IL Y A UN PETIT PEU DE JAUNE, DU BLANC, DU ROSE, DU VERT ET .BÉLIER DU 21 MARS AU 20 AVRIL ASTROLOGIE DU JOUR LION DU 23 JUILLET AU 23 AOÛT SAGITTAIRE DU 23 NOV.AU 21 DÉCEMBRE Certaines situations peuvent être largement amplifiées en ce dimanche de Pleine Lune en Sagittaire, mais vous serez en mesure de résoudre un problème avant que celui-ci ne prenne de plus amples proportions.Certaines personnes peuvent s'agiter inutilement; vous préserverez votre paix d'esprit si vous prenez la peine de clarifier toute ambiguïté au moyen d'explications détaillées.Avec une Pleine Lune Plutonienne en Sagittaire, ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour essayer de régler une question épineuse.Une solution mise en application aujourd'hui risquerait de n'être qu'éphémère.Profitez plutôt de ce dimanche pour vous divertir et vous amuser.Car avec Vénus en Taureau, les parties de plaisir sont loin d'être exclues.Conjointe à Pluton, cette Pleine Lune en Sagittaire, face aux Gémeaux, pourrait faire ressortir une facette cachée de votre personnalité.Alors en cette étape anniversaire laissez-vous un peu aller.Vous ne regretterez pas d'avoir fait de la place à un petit brin de folie dans votre emploi du temps.Certes, la routine est rassurante, mais pourquoi ne pas vous en déloger aujourd'hui?Le climat de ce dimanche de Pleine Lune s'annonce assez volatile.Vous pouvez changer d'avis quant à une prise de position ou au mode d'exécution d'un projet récent.Les inquiétudes superflues peuvent vous envahir l'esprit.Il suffira de prendre un peu de recul afin de vous rassurer quant aux paramètres qui régissent votre situation.Il n'y a aucune raison de vous alarmer.TAUREAU DU 21 AVRIL AU 20 MAI VIERGE DU 24 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE CAPRICORNE DU 22 DÉC.AU 20 JANVIER GÉMEAUX DU 21 MAI AU 21 JUIN BALANCE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE VERSEAU DU 21 JANVIER AU 19 FÉVRIER CANCER DU 22 JUIN AU 22 JUILLET SCORPION DU 24 OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE POISSONS DU 20 FÉVRIER AU 20 MARS astrologue@astro-communications.com HOR11JN Au trigone de votre Signe, l'influence de cette Pleine Lune conjointe à Pluton en Sagittaire ne permettra pas aux affaires de stagner.Au contraire, vous risquez d'avoir de la difficulté à suivre le cours des événements tant les développements se précipiteront.Un problème qui survient rapidement peut également se régler en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.Quelques problèmes d'ordre pratique peuvent vous donner du fil à retordre en ce dimanche de Pleine Lune en Sagittaire.Prenez le temps d'analyser la situation au lieu de vous précipiter aveuglément sur la première solution qui s'offre à vous.Ce sont votre astuce et votre présence d'esprit qui vous aideront à trouver une solution appropriée et à vous tirer indemne d'une situation délicate.Ce dimanche ne s'annonce pas désagréable, mais ne vous attendez pas à naviguer sur une mer tranquille.En effet, cette Pleine Lune en Sagittaire, conjointe à Pluton, risque de faire basculer vos plateaux! Il y a beaucoup d'instabilité dans l'air et les données dont vous disposez pour prendre une décision peuvent encore changer.Alors ne précipitez rien.Avec une Pleine Lune conjointe à Pluton en Sagittaire, les surprises sont à l'ordre du jour! Tandis que les gens qui vous entourent peuvent vous sembler instables et indécis, les prises de décisions risquent de vous incomber.En règle générale, les rassemblements promettent aujourd'hui d'être animés, agités et même.vaguement indisciplinés.Il pourrait s'agir d'un dimanche que vous n'oublierez pas de si tôt! Conjointe à Pluton, cette Pleine Lune en Sagittaire peut entraîner une suite d'événements imprévus, soudains et peut-être même inespérés.condition de ne pas commettre d'imprudences, vous ne perdrez rien à tenter d'appeler votre propre chance.L'imprévisible est la seule chose à laquelle on puisse vraiment s'attendre.Un jour de Pleine Lune n'en est habituellement pas un où l'on peut s'attendre au calme plat, surtout quand la plénitude s'effectue aux côtés de Pluton dans un Signe de Feu.Étant donné que les remous sont au menu, vous devriez vous accorder une bonne marche de manoeuvre afin de ne pas vous laisser déstabiliser par ceux-ci.Certaines perceptions provenant du passé auraient avantage à être mises à jour.D'ailleurs en ce jour de Pleine Lune, vous pourriez entrevoir les facettes cachées de certaines personnes que vous côtoyez.C'est probablement le temps de les considérer sous un jour nouveau.Somme toute, voici un dimanche qui devrait vous déloger de votre routine.Cette Pleine Lune conjointe à Pluton en Sagittaire se situe au carré de votre Signe.Assurez-vous de percevoir les choses clairement avant de vous emballer ou de vous décourager.Il vous manque encore quelques données importantes pour effectuer un choix juste et rationnel.Et puis, il vaut mieux attendre que le climat ambiant soit plus décontracté avant de prendre une décision. Retrouvez Manon Le Blanc dans lundi 19 h 30 et mercredi 19 h à EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT! Manon Le Blanc inspiration Pour en profiter cyberpresse.ca/privileges 216P JOCELYNE LEPAGE «Bien entendu, tout a commencé à l'angle de la rue Ste-Catherine et de Saint-Laurent, car à Montréal, tout part de là, du degré zéro des énergies de la ville, plaie béante, ouverture centrale, fortuite rencontre des quatre points cardinaux qui en cet endroit s'annulent.écrit Marie Hélène Poitras dans Le Trou noir de Montréal, une nouvelle publiée sur le net dans Montréal Cultures, édition de janvier 2006.« En sortant de là (NDLR : du bar Le Dôme près de la rue Clark), on se retrouve non loin du trou noir de Montréal, là où se rencontrent le plus d'êtres humains en chute libre au mètre carré, poursuit-elle.Je parle de cet espace trouble qui réunit de douteux magasins de souvenirs, de colliers cheap, de pipes à hasch et de tuques aux couleurs de la Jamaïque lointaine, de là où, dans l'entrée du Burger King, on voit parfois deux nains manger de trop gros hamburgers.«Si l'on trace une croix pour diviser la ville, sur une carte, on fera glisser le stylo sur Sainte- Cathe pour la traverse et Saint- Laurent devient le poteau.Cette croix c'est le tombeau invisible des junkies qui claquent à la jonction des deux lignes, là où tout finit par mourir.« L'âme véritable du t rou noir, sa centrale, n'est pas visible de l'extérieur.Sauf qu'on la sent bien.Deux portes.Deux entrées, donc, sur Sainte-Cathe, juste avant sa jonction avec la Main.Qui mènent à l'Hôtel Le Boléro et à l'Abri du voyageur.Sieste: 20 dollars.» Dans cette nouvelle qui prend l'allure d'un minisuspense -on ne sait pas avant la toute fin pourquoi la narratrice se réveille au petit matin sur un tas d'ordures derrière les Foufs (Foufounes électriques) avec les oreilles tailladées et une dent cassée -, Marie Hélène Poitras décrit ce morceau de quartier avec une grande lucidité et une certaine tendresse pour tous ces paumés qui le traversent, promis à une mort rapide et probablement violente.La jeune femme de 30 ans, qui travaille comme chef de pupitre (musique) à l'hebdomadaire Voir, a publié un recueil de nouvelles, La Mort de Mignonne et autres histoires (Triptyque, 2004) et un roman, Soudain le Minotaure (Triptyque 2002), qui ont impressionné la critique.Elle fait partie des nouvelles voix, comme on dit.Mais qu'est-ce que c'est, dans la vraie vie, que ce trou noir ?Mercredi matin, 8h 30 Le boulevard Saint-Laurent est en transformation depuis quelques semaines.Du boulevard René-Lévesque à la rue Sherbrooke, c'est à peine si on peut y marcher.On refait la rue, les trottoirs.Ce matin, les prostitués et les junkies sont curieusement absents.J'ai l'habitude en me rendant à La Presse de les croiser, peu importe l'heure.Ils attendent leur crack ou viennent de le prendre et tournent sur euxmêmes comme des toupies.Ce sont les jeunes et moins jeunes les plus poqués en ville, comme dit Marie Hélène.Mais peut-être que la présence d'une voiture de patrouille, qui vérifie les identités de vagabonds au parc de la Paix, en face du Monument National, les a tous fait fuir.La police est plus présente que d'habitude, les Franco Folies commencent jeudi.D'ailleurs à la limite nord-ouest du Trou noir, rue Clark, il y a bien ce mur jaune et gris dont parle la jeune femme et il est rempli de bandes-annonces pour les Francos, comme elle précise que cela arrive parfois.Mais cherchons le trou.De la rue Sanguinet à l'est du boulevard Saint-Laurent, au mur jaune et gris à l'ouest, rue Clark, il y a, d'un bord et de l'autre de la rue Sainte-Catherine, un mélange vraiment fascinant d'établissements d'enseignement (de l'UQAM) et culturels - le Metropolis, le TNM- côtoyant des bars de danseuses nues, des clubs vidéo XXX, des restos vietnamiens et de fast-food et des magasins « douteux », pour reprendre l'expression de Marie Hélène.C'est aussi le coin en ville où l'on trouve le plus de graffitis, certains très beaux.« I sold my soul for turkey », a écrit quelqu'un.Le Trou noir, c'est peut-être cet îlot dont l'ancienne tabagie, tout à fait au coin de la Main et de la rue Sainte-Catherine, côté sud-est, est placardée et couverte d'affiches depuis quelques années.Les magasins du rez-dechaussée vendent des vêtements, des ongles et de la crème glacée.Au-dessus, il n'y a que du sexe.Entre la tabagie dévastée et le Club Soda sur Saint-Laurent, il y a un trou, un terrain vague qui relie les deux édifices par de grosses poutres.Une telle horreur en plein coeur de Montréal, dans une rue dont on parle tant dans les dépliants touristiques.Il paraît qu'en janvier dernier, la Ville a mis cet îlot sous réserve foncière, interdisant au propriétaire de vendre sans autorisation.Les gens du Quartier des spectacles ont l'oeil là-dessus.Mais le trou, il est où ?Jeudi, midi Appelée à la rescousse, Marie Hélène Poitras elle-même est venue sur les lieux.Le trou, explique-t-elle, est en plein coeur de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.On ne le voit pas vraiment.Il est au milieu de la croix formée par ces deux rues magiques de Montréal.«Je passe là depuis deux ans, en me rendant au travail, explique- t-elle en faisant une tournée des alentours.C'est la première fois que je suis aussi précise dans la description des lieux.Le sujet de ma nouvelle, c'est vraiment la rue.J'ai écrit ça à la campagne, en regardant un lac gris qui m'a fait penser à un parking de Montréal.Le personnage principal est le Trou noir.La narratrice est là pour ajouter une trame, pour que le lecteur s'identifie à quelqu'un qui est dans la rue.C'est intéressant d'être fidèle au lieu, mais le texte a ses propres exigences.» En refaisant le trajet suivi par la narratrice quand elle emprunte une ruelle, Marie Hélène constate que ce n'est pas tout à fait le souvenir qu'elle en avait gardé.«Mais ça reste plausible », ajoute-t-elle.Plausible ou pas, Marie Hélène Poitras est vraiment une auteure à découvrir.Allez voir par vousmême à l'adresse suivante : www.culturemontreal.ca/mtl cultures/0601125p5trounoir.htm DANS LA VRAIE VIE LE TROU NOIR DE MONTRÉAL Une poissonnerie montréalaise transformée en eldorado du poisson exotique, un hôtel de ville décrit comme une aberration architecturale, un trou noir énigmatique, une binerie devenue institution nationale.Ces lieux existent-ils vraiment, dans la vraie vie ?Lectures fait enquête tout l'été et vous propose, chaque dimanche, ses conclusions.Elles sont parfois étonnantes.PHOTO ROBERT MAILLOUX LA PRESSE Marie Hélène Poitras devant le trou noir, un lieu symbolique au coeur de la rencontre de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.Marie Hélène Poitras décrit ce morceau de quartier avec une grande lucidité et une certaine tendresse pour tous ces paumés qui le traversent, promis à une mort rapide et probablement violente.LECTURES Exceptionnel /Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter BÉDÉ FFF ½ QUINTOS Andreas/ Isa Cochet Dargaud À quelques mois du 70e anniversaire de la guerre civile espagnole, Andreas et Isa Cochet ont décidé à leur tour d'ouvrir cette plaie qui n'est toujours pas cicatrisée en Europe.À travers l'expédition de sept volontaires internationaux, chargés de porter secours aux républicains de Quimera assiégés par les nationalistes espagnols et par l'armée fasciste allemande, les auteurs mettent en place un troublant huis-clos où les motivations, les croyances et les idéaux des sept membres de la brigade s'affrontent sous la menace constante d'une armée allemande venue s'entraîner en Espagne, d'une partie de la population hostile et d'un clergé prêt à les moucharder.À la façon du Land of Freedom, de Ken Loach, les auteurs traitent sobrement et sans complaisance de la vie quotidienne de ces combattants volontaires mal équipés, mal entraînés, déchirés par des conflits idéologiques et abandonnés par un gouvernement qui s'écroule.Une réflexion sévère mais intéressante.Robert Laplante collaboration spéciale FEUILLETON FFFF L'ÉTRANGLEUR Tardi Casterman L'Étrangleur est le titre d'un mensuel en papier journal, qui ne durera que cinq numéros (demars à août) dans lesquels on peut lire, en feuilleton, 10 pages à la fois, la nouvelle histoire mise en dessins par Jacques Tardi.Histoire inspirée par Monsieur Cauchemar, de Pierre Siniac, publié en 1960.Une histoire évidemment cynique de meurtres dans la brume et le froid de Paris.L'album, Le secret de l'étrangleur paraîtra cet automne chez Casterman.En plus du feuilleton, il y a la une du journal qui évoque l'actualité du moment en lien avec l'histoire, et une drôle de rubrique sur les films à l'affiche au même moment.Et autres surprises.À lire avant de relire en album.Tardi sera toujours Tardi.Jocelyne Lepage HISTOIRE FF LES CANADIENS FRANÇAIS ET LA GUERRE DE SÉCESSION Jean Lamarre VLB éditeur, 192 pages L'ouvrage aurait pu davantage s'adresser au grand public, intéressé par l'histoire et toutes ses ramifications.Hélas ! Le ton de ce livre ne réussit jamais à dépasser celui de la «communication scientifique » ennuyeux comme la pluie.Simplement passer à travers le premier chapitre sur l'historiographie relève de l'exploit.Mais tout n'est pas perdu.L'auteur a fait un travail de moine pour décortiquer, recenser et chiffrer la participation canadienne aux côtés des Nordistes.Si les travailleurs saisonniers se sont engagés pour préserver des emplois, la guerre leur aura servi de tremplin pour une migration définitive aux États-Unis, dit-il.Quant aux Canadiens ayant déjà élu domicile fixe aux États, ils ont pris les armes pour défendre la patrie et la liberté, à l'image de concitoyens d'origine allemande ou irlandaise.À noter, toutefois, ces nombreuses défections et tous ces engagements non renouvelés.Intéressantes aussi, ces pages où la guerre américaine est examinée à travers la lorgnette du clergé et des journaux d'ici.André Duchesne ROMAN FF L'ACCRODU SHOPPING A UNESOEUR Sophie Kinsella Belfond, 404 pages Déception, ici.Sophie Kinsella signe l'accro de trop avec L'Accro du shopping a une soeur.Déjà, le troisième volet de la série, L'Accro du shopping dit oui, sentait le réchauffé et n'avait pas le pétillant de l'inégalable Confessions d'une accro du shopping ou de L'Accro du shopping à Manhattan.Ce quatrième tome, lui, est presque sans saveur tant la sauce a été étirée.L'ineffable Becky est de retour au pays après des mois de voyage de noces autour du monde avec l'irrésistible Luke.Elle veut surprendre ses parents.mais ce sont eux qui la surprennent en lui annonçant qu'elle a une demi-soeur, fruit des amours prénuptiaux de son papa.Elle s'appelle Jess, et elles ne partagent pas grand-chose à part des gènes (très) récessifs.Quelques moments rigolos - la stupéfaction de Luke, par exemple, quand deux ou trois camions stationnent devant chez lui afin de livrer.les souvenirs que Becky a achetés pendant leur lune de miel -, mais, en général, bien peu de surprises pour qui est familier avec l'univers de la plus attachante des shopaholics.Sonia Sar fati ESSAI FFFF L'ANNÉE DU COQ.CHINOIS ET REBELLES Guy Sorman Éditions Fayard, 325 pages La Chine s'enrichit, mais ne se développe guère.C'est le constat sévère dressé par l'essayiste Guy Sorman dans son nouveau livre, L'année du Coq.Chinois et rebelles.Ce globe-trotter infatigable a sillonné l'Empire du Milieu pendant l'année 2005.Il a écouté ceux qui font entendre une voix dissidente - commerçants aigris, militants démocrates, ouvriers désabusés\u2026 À mesure que la Chine s'ouvre au monde, le peuple, mieux informé -grâce à l'Internet -, se rebelle contre la tyrannie du Parti communiste.Ce qui a permis la croissance chinoise, affirme Sorman, est le déplacement, non forcé mais fortement encouragé de millions de paysans vers les villes (notamment en leur refusant de leur reconnaître la propriété privée), pour y constituer une maind'oeuvre corvéable et bon marché.Mais qui écoute ces Chinois en révolte ?Fascinés par le Parti et ses prétendus succès, l'Occident préfère pactiser avec un régime autocratique plutôt que favoriser l'émergence d'une démocratie chinoise.Un récit palpitant et un diagnostic décapant.Elias Levy, collaboration spéciale DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE I.Un quartier si vivant L'hôtel de Paris, avenue du Maine, tout juste en face de la gare Montparnasse.Une zone que je ne connais pas bien -on découvre toujours une île vierge dans cette ville.Musique urbaine de sirènes d'ambulance mêlées de klaxons de taxis impatients.Des restaurants marocains, japonais, chinois, vietnamiens ou indiens cachés dans ces petites rues encombrées par des camions de livraison.Manger étant vraiment la première préoccupation des gens de cette ville.C'est bien sûr un prétexte pour causer de tout : livres, films, politique et sexe.Ça va vite.Je regarde les visages toujours animés par la flamme de convaincre, tout en m'installant à cette table près de la porte d'entrée.On cause du fait qu'Almodovar se révèle aujourd'hui le seul cinéaste à voir dans les femmes autre chose que des symboles sexuels.Il vient d'en faire la preuve avec nulle autre que l'éclatante Penélope Cruz.On discute aussi de l'ahurissante montée de Ségolène Royal dans un paysage politique machiste, tout en supputant ses chances avec des mimiques de turfiste.Elle danse, semble-t-il, sur une corde raide en jouant ainsi au poker avec Sarkosy.Le problème c'est qu'il n'y a pas d'autre jeu possible si on ne veut pas revoir Le Pen au deuxième tour des élections de 2007.Avec ses dernières déclarations sur l'immigration ou les 35 heures (le Parti socialiste avait réduit le travail hebdomadaire à 35 heures), Ségolène Royal vient de se placer à la droite de Sarkozy.Mais que faire quand toute la France bascule à droite.Est-ce une stratégie ou la gauche française est-elle passée à droite aussi ?Faut faire gaffe car à jouer à Margaret Thatcher on peut finir par y prendre goût.Juste derrière moi, c'est de foot qu'il s'agit.Et du plus haut niveau : le mondial.Ce championnat qui se tient en Allemagne, sur les lieux où Hitler avait tenté de faire des jeux olympiques un tremplin pour imposer l'Allemagne comme une puissance redoutable.Déjà les néonazis s'excitent.Je vous étourdis, mais c'est ainsi dans les bars : on passe d'un sujet à un autre, et quand tout est dit, on vide son verre, on règle, et on rentre.II.Un sprinter Le type à la réception n'a même pas relevé la tête.Je donne mon nom, et il me tend une clé.Ces petits hôtels en face de gare : service minimum, anonymat assuré.C'est dans un de ceux-là que Genêt avait choisi de mourir, il y a 20 ans (on le fête ces joursci avec une exposition au Musée des beaux-arts de Tours).Chambre 2.Je défais ma valise, prends une douche, me repose un peu.Faut pas trop dormir sinon on sera complètement déréglé.Le corps humain est monté comme une horloge.C'est rare que je rêve que je suis en train de dormir.Un sommeil dans un autre.Je reste un moment à regarder le plafond.Il n'y a que les chambres d'hôtel qui permettent une telle intimité avec soi-même.Finalement, je sors acheter une carte de téléphone à 7,50 euros pour éviter d'utiliser les téléphones des hôtels (une vraie arnaque).J'appelle mon éditeur.On devrait discuter de contrat.J'ai beau lui dire que je ne suis plus un écrivain en activité.Il veut me donner de l'argent pour que je lui doive quelque chose.Un écrivain qui ne doit rien à son éditeur est un homme libre.On remarque qu'on a vieilli quand votre éditeur veut à tout prix vous faire signer un contrat.Au début d'une carrière, c'est plutôt le contraire.On doit courir après l'argent.Vers la fin, c'est l'argent qui vous court après (calmons-nous, les écrivains ne manipulent que de petites sommes).L'homme libre c'est celui qui court plus vite que l'argent.Je ne crache pas sur l'argent, pas du tout, simplement je me méfie de ce que cela me coûtera.III.Souper avec Léautaud Soir.Je flâne un peu dans le quartier latin.J'entre dans ce restaurant marocain pour une tajine.Comme je mange seul, j'ai sorti mon gros bouquin de Léautaud (Journal littéraire, Mercure de France, 894 pages).C'est un plaisir de lire Léautaud à Paris, lui qui a tant parcouru cette ville à la recherche de chiens perdus.On retrouve ses traces partout.Surtout dans le quartier de Saint-Germain-des-prés qui a toujours été, semble-t-il, celui des artistes.C'est là qu'il allait souper avec Remy de Gourmont, le grand critique littéraire de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.Léautaud s'étonnait toujours de la façon dont les gens regardaient Gourmont qui, selon tous les témoignages, était un homme franchement laid.Lui-même Léautaud attirait les regards par ses manières originales.Sa façon de s'habiller, de parler (une franchise désarmante), de marcher, et d'être en dehors de tout réseau, ne cessait d'étonner ses contemporains.On le voit dans ce journal, il fait tout différemment des autres.Il préfère vivre misérablement (la moitié de son pauvre salaire va pour la nourriture de ses animaux) plutôt que d'hypothéquer une once de cette liberté de penser.Il fréquente Gourmont parce que celui-ci le laisse dire tout ce qui lui passe par la tête.Et évite un Marcel Schwob trop susceptible et vilainement partisan.Valéry l'invite à dîner, il y va et s'ennuie royalement.Ce petit salon bourgeois avec des règles strictes ne lui convient pas.Ce type qui semble ne se soucier de rien, ni de personne (son journal le montre), est en fait l'un des esprits les plus sensibles et attentifs de son époque.Tout lui importe.Il prête la même attention à ses voisins qu'aux écrivains de premier plan qu'il fréquente.Eh bien, lui qui s'habille comme un clochard même pour aller au théâtre, et qui n'hésite pas à traverser Paris pour récupérer un chien sauvage et affamé, déteste la familiarité.Et les femmes ?C'est d'abord le sexe.Toujours affamé.Prenons Le Fléau, celle avec qui il a eu la plus tumultueuse relation, eh bien\u2026 Je m'arrête là car ma tajine vient d'arriver.III.Le train des écrivains Tôt le matin, à la gare Montparnasse.Un groupe d'écrivains (une centaine) venant du monde entier.De l'Inde surtout puisque c'est le pays invité cette année au festival littéraire Étonnants Voyageurs.Et tout ce mondelà monte dans un petit train qui va jusqu'à Saint-Malo.La plupart se sont déjà rencontrés dans d'autres festivals.Ça ressemble de plus en plus à ces joueurs de tennis qu'on voit sur tous les courts de la planète.C'est la World Fiction dont parlait déjà Carlos Fuentes.Pourquoi l'Inde ?Michel Lebris, l'organisateur de ce festival, estime que l'Inde connaîtra sous peu le boom que les écrivains sud-américains avaient connu dans les années 70.S'ils sont déjà intégrés dans le monde anglosaxon, ils ne sont pas bien connus chez nous.Voici les noms à surveiller : Amit Chaudhuri (Freedom Song, Piquier, 240 pages) qui crache sur cet Occident d'une « suffisance immuable » ; Rana Dasgupta (Tokyo, vol annulé, Buchet-Chastel, 527 pages) qui vit à Delhi sans parler l'hindi; Tarun J.Tejpal (Loin de Chandigarth, Buchet-Chastel, 677 pages) adoubé par l'irascible Naipaul.Et, la coqueluche du festival, l'impertinent Indrajit Hazra (Le jardin des délices terrestres, 300 pages) qui remarque que l'Inde croule sous les stéréotypes, avant d'ajouter qu'ils sont tous vrais d'ailleurs.Plutôt inquiets de ce qui les attend, et sentant déjà le risque de se faire dévorer par l'ogre Occident dont le ventre est un sac sans fond.Hazra définit le danger : «Pressés par les éditeurs occidentaux, certains auteurs multiplient les descriptions pour faire plus vrai.En réalité, ils font de l'anthropologie sous couvert de romans et assomment le lecteur indien.» Voilà le déchirement, on ne sait pas encore à qui on voudrait s'adresser : le lecteur indien ou le lecteur occidental.Ces deux groupes sont pourtant irrémédiablement opposés.Hazra conclut qu'il voudrait plutôt «jouer avec la vérité ».Ou avec le feu.Situation dangereuse.En attendant, c'est la fête.On les reçoit avec des vivats partout.Je continue ma lecture de Léautaud, assis près de la fenêtre, et jetant, de temps à autre, un regard sur la douce campagne française.Saint-Malo.Pays de marins et de foi naïve.C'était autrefois, aujourd'hui ils se sont convertis en une horde de lecteurs enthousiastes qui ont fait de ce festival, situé dans une Bretagne regardée de haut par les Parisiens, le plus inventif événement littéraire du monde.Je ne connais pas mieux, et ça fait la cinquième fois que j'y participe.Jamais une erreur.Ma valise m'attend toujours à l'hôtel.Les animateurs ont lu les livres des écrivains qu'ils doivent rencontrer.Plus de 100 événements intéressants (cinéma, musique, littérature).Sans oublier les huîtres toujours fraîches.À côté de Saint-Malo, les salons du livre de Paris et de Montréal ressemblent à de bruyants marchés publics où l'on ne fait qu'acheter et vendre.Peut-être qu'il est temps que Montréal nous présente autre chose, sinon il faudrait qu'une nouvelle administration arrive avec des idées neuves pour réanimer ce gros machin poussiéreux.De quoi cause-t-on là-bas ?L'homme libre c'est celui qui court plus vite que l'argent.LECTURES LECTURES Dimanche dernier, le premier portrait de notre série estivale sur les étoiles du polar, était consacré à Fred Vargas et à son nouveau roman.Dans les bois intérieurs fait suite à Sous les vents de Neptune, qui se déroule dans la Gatineau et pour lequel la romancière a inventé un parler québécois que certains lecteurs, ici, n'avaient pas aimé.Fred Vargas nous a écrit cette semaine pour s'expliquer.Je saisis l'occasion de dire ici ce que je souhaitais dire à tous les Québécois depuis la sortie de Sous les vents de Neptune, et du malentendu linguistique qui s'ensuivit : je savais pertinemment, en l'écrivant, que j'inventais du « faux québécois », compressant et tordant la langue.Je le savais si bien que je n'ai pas fait relire mon manuscrit à mes amis de Hull, car je devinais très bien leur censure ! J'ai déformé cette langue, c'est vrai, mais, de la même façon, je tords et malmène le français de France, inventant des mots, des conjugaisons et des expressions qui n'existent pas.Je le fais toujours, comme pour jouer du son des phrases, le personnaliser de sorte que la voix de chacun s'identifie, un peu comme des instruments différents de l'orchestre.Je n'ai pas du tout imaginé que mon « faux québécois » heurterait les sensibilités, là-bas.Car il est juste de dire que j'avais conçu ce livre comme un hommage aux Québécois, hommage à leur ouverture, leur gentillesse, leur générosité, qui m'avaient frappée et touchée lors de mes deux séjours dans ce pays.Je voulais l'exposer dans ce roman, depuis le personnage de Sylvain jusqu'à celui de Laliberté.Mais le malentendu sur la langue a fait échouer l'hommage : tout au contraire, des Québécois ont cru que je me moquais d'eux, ce qui ne me serait pas venu à l'esprit une seule seconde.En revanche, il a réussi en France - où la déformation des phrases n'a pas été perçue -, où les lecteurs ont aimé les hommes et le pays.J'ai fait erreur, donc, et que les Québécois veuillent bien m'en excuser.Qu'ils sachent que cette liberté prise avec leurs mots n'allait nullement à leur encontre, tout au contraire.-Fred Vargas Fred Vargas nous écrit NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPÉCIALE L e l i e u t e - na nt Jul ien Stifer, un flic du SPCUM, a des raisons personnelles de s'intéresser au meurtre sordide de Sanguine, une jeune femme mystérieuse qui posait pour des photos sadiques et macabres, reconstitutions fidèles de crimes réels passés.Il y a deux ans, Chloé, la fille de Stifer, a disparu mystérieusement et depuis, il a remué ciel et terre pour la retrouver.En vain.Sanguine avait à peine 16 ans et Stifer voit en elle sa fille qui a peut-être subi un sort analogue.Sanguine (1994), troisième roman de Bissonnette, est un excellent récit de procédure policière, très noir, qui raconte la descente aux enfers d'un flic entêté confronté à l'horreur la plus abjecte.FFFF SANGUINE, Alire, 2002, 244 pages D a n s Gu e ul e d'Ange (1998), Anémone Laurent , nouvelle recrue diplômée en criminologie juvénile, vient épauler le lieutenant Stifer qui enquête dans les pires basfonds de Montréal.Les policiers ont d'abord trouvé le cadavre de Claudia qui faisait partie d'un trio d'inséparables avec ses amies Nancy et Dahlia.Puis celui de Nancy est découvert dans un squat.Quant à Dahlia, surnommée Gueule d'Ange, elle a disparu.Dès lors, une course folle s'engage : il faut retrouver la jeune femme avant l'assassin.Avec ses personnages attachants, un suspense efficace, et en dépit d'un dénouement un peu forcé, Gueule d'Ange confirme le talent de conteur de cet écrivain qui signe ici son oeuvre la plus maîtrisée.FFFF GUEULE D'ANGE Alire, 2004, 337 pages À Montréal , Julien Stifer et Anémone Laurent enquêtent sur le meurtre d'Ismaïl, un ressortissant algérien qu'on a retrouvé à moitié décapité.La victime avait des liens avec une cellule terroriste dirigée par un redoutable trafiquant d'héroïne.Pendant ce temps, au Pakistan, un jeune Montréalais idéal iste et nai f , nommé Nabil, est recoulé par des extrémistes musulmans pour une opération ter roriste de grande envergure au coeur du continent américain.Mais le badal, l'équivalent pachtoune de la vendetta, va venir brouiller les cartes et déclencher un bain de sang.Badal est un thriller exemplaire dont la thématique est soudain d'une actualité inquiétante.FFFF BADAL Libre Expression, 2006, 412 pages Autres romans de Jacques Bissonnette MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Il y a 20 ans, Jacques Bissonnette faisait son entrée dans le monde peu fréquenté du polar made in Québec, avec Programmeurs à gage (vlb éditeur).Depuis, cet as de l'informatique poursuit une oeuvre de plus en plus noire, dense, douloureusement ancrée dans la réalité comme le prouve son livre le plus récent, qui met en scène des terroristes islamistes.montréalais.Tous les jours de la semaine, vers 4 heures du matin, Jacques Bissonnette se réveille, prépare son café, et s'assoit devant son ordinateur.C'est aux aurores que l'auteur de Gueule d'ange écrit ses romans.Quand la ville dort.Quand sa maison est silencieuse.«Ça m'a pris quelques années avant de prendre ce rythme, explique-t-il, mais maintenant, je suis habitué, j'aime ça, c'est une seconde nature.» C'est ainsi qu'il a écrit Badal, son plus récent roman, où le meurtre d'un ressortissant algérien nous mène sur la piste d'une cellule terroriste qui menace Montréal.Une troisième enquête pour son enquêteur fétiche, Julien Stiffer.Un roman étrangement prémonitoire, car il paraissait quelques semaines avant l'arrestation d'un groupe de suspects de terrorisme, à Toronto.Une coïncidence qui a étonné l'auteur.Mais pas outre mesure.«Le monde est une grande toile, commente Bissonnette.Les terroristes qui ont été pris à Toronto avaient des contacts à Londres, aux États-Unis.Tout est relié, tout le monde communique, autant pour le bien que pour le mal.Pour moi c'était évident que ça allait finir par arriver au Canada, et je pense que ça va peut-être arriver à Montréal.On s'imagine que parce qu'on est fins et gentils on est à l'abri, mais tout ça se joue dans un autre registre.» Terrorisme, jeunes sans-abri, cybercrime, snuff movies, Jacques Bissonnette nourrit ses histoires des faits divers des journaux, notamment ceux de La Presse.Son prochain roman portera sur le phénomène du drive-by shooting (crime consistant à faire feu sur un conducteur à bord d'un véhicule en marche, ndlr) entre gangs de rue.«J'ai lu plusieurs articles sur ce phénomène qui a gagné Toronto, explique-t-il.Je me suis dit que tout comme le terrorisme, ça allait finir par arriver à Montréal.S'il y en a là-bas, je ne vois pas pourquoi ça n'arriverait pas ici.» Ce monde dur, impitoyable, l'auteur apprend à le connaître notamment en surfant sur le cyberespace.« Je fa i s toutes mes recherches sur Internet, raconte Bissonnet te.Je sauve un temps fou avec ça.Pour mon prochain livre, je consulte des sites de gangs de rue.C'est phénoménal, tous les gangs américains ont leur propre site Web ! Vous allez là-dessus, vous l isez des histoires, des biographies, de la poésie, des choses contre les autres gangs, etc.Je suis aussi allé voir sur le site que la police de Montréal consacre aux gangs de rues.J'y trouve des profils de personnages et des scènes qui m'aident à inventer.» Passé composé Plus jeune, Jacques Bissonnette rêvait de faire comme Léonard de Vinci.«Je voulais toucher à la fois à la science et aux arts, raconte-til.Et pour moi, l'informatique était la technologie moderne.J'ai toujours joué sur les deux tableaux, littérature et informatique.Comme je suis arrivé dans le boom du Net, c'était facile d'intégrer l'informatique dans les romans policiers.» Bissonnette a appris l'informatique sur les bancs de l'université.Mais ses leçons d'écriture, c'est dans les livres qu'il les a trouvées.« Je n'ai pas suivi de cours de littérature, mais j'ai lu des bons romanciers, raconte-t-il.Dont Romain Gary, mon auteur fétiche.Je lisais ses livres trois fois, quatre fois.Je les étudiais, je détaillais ses scènes, regardais comment il les commençait, comment il décrivait les gens, en quelques lignes.J'ai étudié ses livres pendant trois, quatre ans.Ça été mon école d'écriture.» Par contre, pour apprendre à construire un polar, Bissonnette a longtemps préféré l'école des Anglo-Saxons, John Le Carré, Philipp Kerr, Rick Ambler.«Un polar c'est sombre, c'est noir, ditil.Le meurtre ne peut pas être léger.Or les Français font souvent des polars humoristiques, cocasses.Ils n'ont pas ce fond sombre qu'ont les Anglo-Saxons.» Père de deux garçons, adepte de méditation bouddhiste, Jacques Bissonnette s'est longtemps intéressé à la psychologie, qu'il a étudiée pendant quelque temps à l'université, avant de se consacrer à l'informatique.«J'aime fouiller les personnages, explique-t-il.Pour moi, les personnages c'est ce qui est intéressant dans un livre, ce qui donne la saveur, la texture au texte.Comme je suis un émotif, il faut que je m'attache aux personnes.Dans tous mes livres, j'essaie de suivre leur cheminement sans juger.» Pas toujours facile, quand on a affaire à des meurtriers, des délinquants, des terroristes.«Mais j'arrive à avoir un peu de compassion pour chaque personnage.Ils font des erreurs à cause de la souffrance intérieure qu'ils ont.Ce sont des humains.» Crimes et châtiments L'ÉTÉ MEURTRIER À l'approche de l'été, les polars ont le vent en poupe.Les éditeurs le savent et annoncent un nouveau Fred Vargas, par exemple, un nouveau Michael Connelly et autres Donald Westlake, Henning Mankell, Minette Walters et James Lee Burke.Lectures vous propose, pour l'été, une série de portraits d'étoiles du polar et une présentation de leurs oeuvres.Aujourd'hui, un auteur québécois de plus en plus apprécié : Jacques Bissonnette.BISSONNETTE EN QUELQUES DATES 1953 > Naissance dans le quartier Villeray, à Montréal 1986 > Publication du premier roman, Programmeurs à gages, à 33 ans.1991 > Publication de Cannibales, deuxième roman.Un «tournant » dans sa carrière.Naissance de son personnage, le détective Stiffer.1994 > Publication de Sanguine.1995 > Naissance de son premier garçon, Raphaël 1998 > Publication de Gueule d'ange ; naissance de son deuxième garçon, Félix 2006 > Publication de Badal Terrorisme, jeunes sans-abri, cybercrime, snuff movies, Jacques Bissonnette nourrit ses histoires des faits divers des journaux.PHOTO ROBERT MAILLOUX LA PRESSE© «Je fais toutes mes recherches sur Internet, raconte Jacques Bissonnette.Je sauve un temps fou avec ça.Pour mon prochain livre, je consulte des sites de gangs de rues.» LE CYBERMAGAZINE DE L'HABITATION MONTOIT.ca Une réalisation 3409940A LECTURES GÉRALD LEBLANC On parle beaucoup de l'Opus Dei, surtout en mal et surtout depuis que le Da Vinci Code l'a mis dans le camp des moutons noirs.On ne compte plus les reportages sur cette mystérieuse organisation qu'on qualifie de mafia catholique et d'Église dans l'Église.Or voici que nous arrive une exception de taille : Un regard objectif sur les mythes et réalités nous promet d'emblée le journaliste américain John L.Allen dont l'ouvrage vient de paraître en français.Pas surprenant donc qu'une relationniste de l'Opus Dei nous ait recommandé, l'an dernier, l'étude de John Allen après avoir lu notre recension du très noir portrait de l'oeuvre fait par les Français Bénédicte et Patrice des Mazery (L'Opus Dei, enquête sur une Église au coeur de l'Église, Flammarion, La Presse, 25 octobre 2005.) Le seul fait qu'Allen ne soit pas contre l'Opus Dei donne l'impression qu'il est pour l'organisation tant décriée par les progressistes catholiques qui s'opposent aux traditionalistes sur le mariage des prêtres, l'ordination des femmes, les gais, la limitation des naissances\u2026 Une position soutenue par Jean-Paul 11 et Benoît XVI.Difficile donc de reprocher à l'Opus Dei d'être aussi catholique que le pape! John Allen fait vraiment le tour des sujets litigieux : les manies du fondateur et sa canonisation expéditive, les finances, la place des femmes, l'endoctrinement, l'influence au Vatican\u2026 On pourrait l'accuser d'une certaine complaisance, surtout en ce qui touche le fondateur Escriva de Balaguer, et d'une certaine méfiance pour les anciens membres meurtris par leur expérience au sein de l'Opus Dei.Ce sentiment pourrait toutefois venir de l'habitude de ne lire que du négatif sur l'Opus Dei.Le plus souvent John Allen ne fait que renvoyer dos à dos admirateurs et accusateurs, en accordant tout de même clairement la chance au coureur, présumé innocent.Il a mené une enquête d'envergure, un peu partout dans le monde, et nous fait un rapport honnête qui rend l'Opus Dei respectable.Un livre sérieux et crédible, mais plate à lire! Et l'ouvrage d'Allen, déjà adopté par les services d'information de l'Opus Dei, pourrait bientôt connaître un second lancement puisque Double Day, l'éditeur du Da Vinci Code , a l'intention de publier un coffret comprenant le roman de Brown, l'enquête d'Allen et La Voie, un ouvrage du fondateur de l'ordre.C'est ce qu'annonce le Nouvel Observateur (18 mai) dans un reportage intitulé L'Opus Dei sort de l'ombre.FFF½ OPUS DEI - UN REGARD SUR LES MYTHES ET LES RÉALITÉS DE LA PUISSANCE LA PLUS MYSTÉRIEUSE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE John L.Allen, Jr., traduit par Jean-Louis Morgan Éditions Stanké, Montréal 2006, 512 pages ESSAI L'Opus Dei s'affiche EN BREF Des nouvelles de Larry Tremblay Pris d'on ne sait quelle folie, un professeur de littérature se rend, en pleine nuit, chez un de ses étudiants, afin de lui remettre sa copie corrigée.En chemin, une image vue à la télé l'obsède; «des monceaux de vaches, les pattes raidies en l'air, carbonisées à moitié », détruites pour éviter la propagation d'un virus.La seule pensée qu'il ait pu trouver la situation «normale» le plonge dans l'angoisse.Cette nouvelle brillante, déstabilisante, intitulée La Hache, est celle qui ouvre ce recueil de trois textes du Québécois Larry Tremblay, publié chez Gallimard.Les deux autres textes, Piercing (mettant en scène une jeune fugueuse chicoutimienne qui débarque à Montréal), et Anna à la lettre C.(qui parle du désir d'une femme et d'un homme plus âgé, un jour de canicule), non inédits, prouvent encore, si besoin était, le talent d'écrivain de ce dramaturge hors pair.Marie Claude Fortin, collaboration spéciale FFF½ PIERCING Larry Tremblay Gallimard, 2006, 158 pages No 1 aux États-Unis No 1 en Grande-Bretagne No 1 en France No 1 en Italie Les maîtres du thriller chez 3410791A 3408815A 3409941A 3409942A LECTURES L'essai, très documenté, est rehaussé de plusieurs photos signées ou attribuées à Gerda ainsi que des portraits d'elle réalisés par Friedman, qui périra 20 ans plus tard sur une mine en Indochine.BIOGRAPHIE FFF MAVIE David Suzuki Boréal, 507 pages Si David Suzuki est peu connu au Québec, il est une figure de premier plan au Canada comme son bilan en atteste: généticien et écologiste de réputation internationale, lauréat du prix Kalinga pour la science de l'UNESCO, médaillé de l'environnement des Nations unies, il fait partie du palmarès de la CBC des plus grands Canadiens de l'histoire.Mais malheureusement, une impressionnante feuille de route ne fait pas nécessairement une excellente biographie.Encore moins une autobiographie.Si Ma vie montre les talents de vulgarisateur de Suzuki, animateur de l'émission scientifique The Nature of Things, elle met moins l'accent sur ses talents de penseur.Son parcours, du camp de concentration qu'il a connu, au Canada, durant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu'à ses rencontres avec les plus grands de ce monde, est loin d'être inintéressant.Mais il manque les détails de sa pensée, sa réflexion, ses idées, choses que l'on retrouvait notamment dans L'Équilibre sacré et Good News for a Change.À 70 ans, Suzuki a choisi de jeter un regard rétrospectif sur sa vie peu banale, ce qui est une excellente chose.Les anecdotes auraient toutefois dû laisser une plus grande place à la réflexion.François Cardinal RUDY LE COURS La guerre civile espagnole a servi de sanglant prologue à la Deuxième Guerre mondiale qui l'aura vite occultée par son ampleur et ses horreurs.Elle n'en était pas moins sale pour autant.Elle a servi de banc d'essai aux bombardements aériens de civils, mais aussi au photo-reportage de guerre.François Maspero, qui a surtout mis pendant ces dernières années sa plume nuancée au service d'auteurs qu'il a traduits en français (Carlos Ruiz Zafon, John Reed, Joseph Conrad), reprend l'édi fication de son oeuvre avec un doublé en forme de miroir.L'Ombre d'une photographe, Gerda Taro retrace la vie de cette pionnière du photo-reportage, morte en mission à l'âge de 27 ans.Maspero explique comment il en est venu à s'intéresser à cette femme toute menue mais fort belle alors qu'il était éditeur et libraire spécialisé dans la littérature de gauche.Attiré comme tant d'autres par Robert Capa, il découvre peu à peu que Gerda, sa compagne, et lui signent souvent du même nom d'emprunt leurs clichés respectifs.C'est ce qui explique en partie que Gerda soit tombée dans l'oubli alors qu'Endre Friedman devint célèbre sous son nom d'emprunt.L'essai, très documenté, est rehaussé de plusieurs photos signées ou attribuées à Gerda ainsi que des portraits d'elle réalisés par Friedman, qui périra 20 ans plus tard sur une mine en Indochine.Lorsqu'il la laisse, elle signe ses premiers reportages.«Elle n'est plus du tout l'ombre de Capa.C'est seule qu'elle loge au Florida, elle y est l'amie de Hemingway (.) Ce n'est pas avec Capa, mais avec Ted Allan, un garçon de 21 ans attaché au service médical du docteur Norman Bethune, fol lement amoureux d'elle, qu'elle va au front.Il est près d'elle quand elle se fait écraser par un char républicain.» Mort atroce qu'on peut associer à un tir ami.Le deuxième Pour ce résumé, Maspero prête sa voix à un de ses personnages du recueil de nouvelles Le Vol de la mésange.Ses lecteurs assidus ont déjà fait connaissance avec quelques-uns d'entre eux rencontrés dans des romans précédents (Le Sourire du chat, La Plage noire).Ils ont pour trait commun d'avoir été mêlés à des conflits, de leur gré ou contre.C'est au cours d'une conversation entre eux que l'histoire de Gerda est évoquée sur fond de guerre en Bosnie où Maspero livre plusieurs pages douces-amères.On ferme ces deux l ivres avec l'impression un peu triste, mais fausse j'espère, que l'écrivain qui n'est plus très jeune complétait ses chantiers avec ce doublé somme toute bien soigné, mais moins pourvu de la tristesse touchante de ses romans précédents.FFF L'OMBRE D'UNE PHOTOGRAPHE, GERDA TARO François Maspero Avec photos.Paris.Seuil 2006.136 pages FFF LE VOL DE LA MÉSANGE François Maspero Seuil, 232 pages Un duo de Maspero ALBIN MICHEL www.albin-michel.fr © Ph.Bernard Vidal 3407526 3409943A 3409944A GÉNI E S EN HERBE #1201 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- MÉDECINE 1 De quelle nationalité sont les deux récipiendaires du prix Nobel de médecine 2005 qui ont travaillé sur l'origine bactérienne des ulcères d'estomac 2 Quel virus ayant décimé quelque 50 millions de personnes suite à la Première Guerre mondiale a été reconstitué dans un laboratoire américain, dans le but d'étudier les raisons de sa virulence ?3 Quel type d'hépatite qui ne peut être contré par un vaccin, se contracte lors de relations sexuelles ?4 Combien de facultés universitaires québécoises offrent le doctorat en médecine ?5 Quelle spécialité de la médecine associez-vous les médecins traitant des patients référés par d'autres médecins et présentant des problèmes non chirurgicaux difficiles à résoudre?Quel est le prénom de cette petite fille?E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Il naît en 1854 dans l'État de New York et commence à travailler à 14 ans pour soutenir financièrement sa famille suite à la mort de son père.2 Employé dans une banque durant la journée, il se passionne pour la photographie durant la soirée et la nuit.3 Grâce à son invention, une caméra photographique utilisant pour la première fois un rouleau de film, l'usage de la caméra se répand et se démocratise.Fondateur de la compagnie Kodak en 1892, il invente ce mot en s'inspirant de sa lettre favorite, k.4 Grand philanthrope, il crée une école de musique à son nom et finance l'Université de Rochester et le MIT.Il se suicide en 1932, atteint d'une maladie arthritique le forçant à se déplacer en chaise roulante.F- CHARADE 1 Mon premier est le symbole chimique du bismuth.2 Mon second est le laps de temps nécessaire au déroulement d'un phénomène météorologique, tel le passage des saisons.3 Mon troisième est une conjugaison du verbe être au présent de l'indicatif.4 Mon tout est un mode de transport inventé au 19e siècle.B- ACTUALITÉ 1 Dans quelle île indonésienne eurent lieu de nouveaux attentats terroristes en octobre 2005 ?2 À quel livre de Hugh Mac Lennan la nouvelle gouverneure générale Michaëlle Jean a-telle fait référence dans son discours d'intronisation à l'automne 2005 ?3 Quelle mannequin d'origine britannique a été photographiée en pleine consommation de cocaïne, photos qui ont ensuite paru dans le Daily Mirror londonien ?4 Quelle ancienne avocate personnelle de George W.Bush a été nommée au poste de juge à la Cour suprême américaine en remplacement de Sandra Day O'Connor ?5 Suite à l'approbation donnée par le Sénat canadien, combien d'États autorisent désormais le mariage entre conjoints de même sexe ?G - ÉNERGIE NUCLÉAIRE 1 Quel physicien nobélisé d'origine italienne a réalisé la première réaction nucléaire en chaîne sous les courts de Squash de l'Université de Chicago en 1942 ?2 Quel élément radioactif est au coeur de la production d'énergie d'origine nucléaire ?3 Quel phénomène illustrant les risques reliés à l'énergie nucléaire est présenté dans le film hollywoodien de 1979, The China Syndrome, dans lequel le réacteur d'une centrale s'enfonce dans la terre suite à une panne du système de refroidissement ?4 Quel protocole environnemental entré en vigueur en 2005 a comme effet pervers d'encourager les États à un retour partiel à l'énergie nucléaire, car celle-ci émet peu de CO2 en comparaison aux centrales thermiques ?5 Quelques jours après la sortie de ce film en 1979, quelle centrale nucléaire de Pennsylvanie a véritablement été l'objet d'une fonte partielle de réacteur ?C- PHOTOGRAPHIE 1 Quel photographe d'origine japonaise, dont l'oeuvre a été à la fois qualifiée de monstrueuse, de pornographique et de géniale, a publié en tout près de 300 recueils de photos, à saveur autobiographique, dont une sur le cancer et la mort de sa femme Yoko en 1990 ?2 Dans quelle ville retrouve-ton le Musée canadien de la photographie contemporaine, qui regroupe des oeuvres datant des années 60 à aujourd'hui 3 Avec quel objet, que l'on retrouve dans la célèbre photographie de Yousuf Karsch, Sir Winston Churchill a-t-il été maintes fois photographié ?4 Quel est le prénom de cette petite fille courant nue dans les rues de Trang Bang au Vietnam en 1972 sur une célèbre photo de Nick Ut, gagnant du prix Pulitzer ?5 Quel photographe français, décédé en 1994, avait pour sujet de prédilection la vie parisienne ?H- UNION EUROPÉENNE 1 Quel pays s'est fortement opposé à l'ouverture des négociations entre l'UE et la Turquie à l'automne 2005, négociations qui pourraient à long terme mener à l'entrée du pays eurasiatique dans l'organisation ?2 À l'opposé, quel pays insulaire de l'UE est le principal promoteur de l'inclusion d'un pays à population majoritairement musulmane au sein de l'organisation ?3 Quels deux pays d'Europe de l'Est devraient, selon toute vraisemblance, faire leur entrée au sein de l'Union en 2007 ?4 Combien de pays font, depuis le 1er mai 2004, partie de l'UE ?5 Dans quel micro-état, membre de l'UE depuis ses débuts en 1957, siège la Cour de justice des Communautés européennes D- ASSOCIATIONS Associez l'île ou les îles au pays.1 Île de Wright a) Espagne 2 Îles Ferroé b) Grèce 3 Madere c) Royaume-Uni 4 Tenerife d) Danemark 5 Santorin e) Portugal Ancienne avocate.SOLUTION DANS LA PAGE DES BANDES DESSINÉES GEN11JN 3409763A LECTURES TÉMOIGNAGE FFFF LEMONDE SECRET DES GEISHAS Lesley Downer L'Archipel, 391 pages On n'a plus les geishas qu'on avait, c'est sûr.Ni les Geishas qu'on croyait.Voilà des femmes qui sont, dès leur jeune âge, formées aux arts, à la danse, au chant, à la musique, à la conversation « intellectuelle » que les occidentaux appelaient « de salon».Sont-ce là les prostituées outrageusement serviles que l'on nous raconte depuis 300 ans ?Il faut pouvoir entrer, comme l'a fait l'auteur (une Américaine) dans ces écoles célèbres de Kyoto où il est très difficile d'aller - il faut des semaines et des mois d'apprentissage et de préliminaires pour comprendre ce qui s'y passe.Ce que veulent les geishas, ce qu'elles apprennent, ce qu'elles font et feront plus tard avec des messieurs, et comment se déroulera une vie tout entière vouée à la beauté.C'est un reportage, un roman, un témoignage sur le Japon le moins connu qui soit.Jacques Folch-Ribas Collaboration spéciale Dans la rubrique Génies en herbe publiée dans notre édition du 4 juin dernier, il aurait fallu lire, dans la section H-1 Littérature, «Ce poète français qui a traduit Edgar Allan Poe.» plutôt que «Ce poète français traduit par Edgar Allan Poe.» Toutes nos excuses.Rectificatif 3370158A "]
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