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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-06-01, Collections de BAnQ.

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[" KYOTO VA EN CLASSE DOPAGE LANCE ARMSTRONG BLANCHI SPORTS PAGE 1 AFFAIRE CINAR L'EX-PDG NE PAIE PLUS SES HYPOTHÈQUES LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 LES ÉCOLES DE LA COMMISSION SCOLAIRE DE MONTRÉAL PRÉPARENT UNE PETITE RÉVOLUTION VERTE NOTRE DOSSIER EN PAGES A2 ET A3 LANCE ARMSTRONG Montréal jeudi 1er juin 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Chirurgies Le nombre d'interventions augmente mais les délais restent longs 122e année no 218 60 pages 5 cahiers UN PATIENT SUR TROIS ATTEND PLUS DE SIXMOIS PASCALE BRETON Un patient sur trois attend trop longtemps avant de subir une chirurgie dans les hôpitaux de Montréal.Attendre trop longtemps, c'est patienter plus de six mois sur une liste d'attente.Des données obtenues par La Presse révèlent que 36% des patients attendent plus de six mois pour subir une chirurgie de la cataracte, une arthroplastie du genou ou de la hanche, une chirurgie d'un jour ou une chirurgie avec hospitalisation.Il y a un an, le jugement Chaoulli a ramené sur le tapis la question des délais.Combien de temps un patient peut-il attendre une chirurgie sans que cela nuise à sa santé ?Le gouvernement du Québec a dû répondre à ce jugement.Dans le livre blanc déposé au début de l'année, le gouvernement propose de fixer à six mois le délai « médicalement acceptable » pour les chirurgies non urgentes de la cataracte, de la hanche et du genou.>Voir CHIRURGIES en page A5 AUTRES TEXTES Notre dossier en pages A4 et A5 Tour du Grand Montréal La Petite Italie roule PATRIOT ACT Ottawa pourrait bloquer la vente de SNC TEC JOËL-DENIS BELLAVANCE Ottawa pourrait faire échouer la vente de SNC Technologies (SNC TEC), filiale de SNC-Lavalin, à la multinationale américaine General Dynamics Corporation (DGC).Le gouvernement Harper, qui doit avaliser cette transaction de 315 millions de dollars avant le 30 juin, a demandé des avis juridiques afin d'évaluer les conséquences du Patriot Act sur les Canadiens qui travaillent dans les filiales canadiennes de sociétés américaines, a appris La Presse hier.Le Patriot Act, cette loi américaine, adoptée dans la controverse, permet au FBI d'obliger une société américaine à lui fournir des renseignements sur un employé que le corps policier soupçonne d'activités terroristes.>Voir PATRIOT ACT en page A13 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LAPRESSE © Le critérium de la Petite-Italie, troisième étape du Tour du Grand Montréal, a été l'affaire de l'Australienne Katherine Bates.L'Américaine Christine Thornburn conserve cependant le maillot jaune qu'elle détient depuis lundi.Les coureuses donnent leur dernier coup de pédales aujourd'huià Mont-Saint-Hilaire.Nos informations en page 3 du cahier Sports.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE «Est-ce qu'on peut commanditer le jury?»\u2014Charles Guité GRANDE BIBLIOTHÈQUE Éclat de verre Près de 30%des lames recouvrant l'imposant bâtiment sont défectueuses NICOLAS BÉRUBÉ Près du tiers des 6200 lames de verre qui recouvrent la Grande Bibliothèque sont défectueuses et devront être démontées une à une, renvoyées à l'usine et trempées de nouveau.C'est la conclusion de deux études indépendantes réalisées par la firme Patenaude-Trempe et par Jean-Paul Baïlon, professeur au département de génie mécanique de l'École polytechnique de Montréal, et rendues publiques hier par la direction de la Bibliothèque nationale du Québec.Les experts confirment que les lames de verre qui se sont détachées l'an dernier et cette année de la Grande Bibliothèque n'étaient pas le fait d'un problème isolé, mais bien d'un vice de fabrication qui touche près de 2000 des lames qui recouvrent le bâtiment.L'un des auteurs des études, le professeur Jean-Paul Baïlon, estime que la proportion de 30% de lames défectueuses est importante.Selon lui, il est impossible de différencier une lame correctement trempée d'une lame défectueuse.« D'après moi, il n'y a qu'une solution: tout démonter et tout tremper à nouveau.On ne peut pas tremper seulement les lames de verre défectueuses parce qu'elles sont pratiquement impossibles à identifier.» >Voir VERRE en page A16 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 11 Bandes dessinées ACTUEL 4 Décès ACTUEL 8 et 9 Forum A 20 et 21 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 8 Monde A 17 à 19 Mots croisés ACTUEL 4 et ACTUEL 8 Mots fléchés ACTUEL 4 Mot mystère ACTUEL 4 Observateur ACTUEL 6 Petites annonces ACTUEL 6 et AFFAIRES 4 Trait d'union AFFAIRES 11 Météo Nuageux avec averses, maximum 21, minimum 11, plus de détails en page SPORTS 7 L-V 6 21924 98765 1 3376466A MOTONEIGE ET VTT LE BARREAU DÉNONCELE BÂILLON DE QUÉBEC PAGE A9 CSDM UN VIRAGE ÉCOLO MONTRÉAL La CSDM obligera ses Ce n'est pas d'hier que les professeurs inculquent aux enfants l'importance de préserver la planète.Au tour de leurs écoles d'emboîter le pas en appliquant cette conscience environnementale à chacun de leurs gestes.FRANÇOIS CARDINAL La Commission scolaire de Montréal (CSDM) obligera dorénavant ses écoles à se conformer au protocole de Kyoto.Elles devront aussi verdir leur cour, freiner la prolifération des stationnements, modifier leurs habitudes énergétiques, donner des services aux cyclistes, encourager parents et employés à délaisser l'auto.et plus encore.Le conseil des commissaires a en effet adopté hier soir un plan vert contenant 24 résolutions afin que les 200 écoles de la CSDM soient aussi vertes dans leurs gestes que dans leur enseignement.« Chaque fois que l'on prend une décision, il faut mettre dans la balance le confort actuel et futur des Montréalais.Il faut maintenant que cela devienne un véritable réflexe », précise Guillaume Vaillancourt, vice-président du comité exécutif de la CSDM.Parmi les cinq plus importants employeurs de Montréal, la commission scolaire a décidé de se servir de son pouvoir pour donner l'exemple sur le plan environnemental.La CSDM promet ainsi d'agir sur plusieurs fronts pour modifier les comportements de ses 15 000 employés, de ses 100 000 élèves et de leurs parents.Estimant que l'automobile prend trop de place, les commissaires ont par exemple décidé de travailler en collaboration avec la Ville pour aménager davantage de pistes cyclables et de parcours sécuritaires ainsi que pour augmenter le nombre de brigadiers scolaires.« Ce n'est pas normal qu'un enfant de 9 ans franchisse une distance de 800 mètres en auto ! s'insurge le commissaire Vaillancourt.Il est important que ça redevienne normal d'aller à l'école en vélo ou à pied.» Pour contribuer à modifier les habitudes, les écoles seront obligées de se doter de supports à vélos.D'ici le printemps 2007, au moins cinq établissements devront s'être ajoutés à ceux qui en ont déjà.Puis 25 autres écoles devront s'ajouter chaque année jusqu'à ce que chaque école de la CSDM offre des supports, au plus tard en septembre 2011.Moins de stationnement Pour contraindre un peu plus le personnel et les élèves à penser à la marche, au vélo et au transport en commun, un moratoire immédiat a d'ailleurs été décrété hier soir sur « tout nouvel espace de stationnement construit au détriment d'une cour d'école ou d'un espace vert » (voir autre texte).PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE D'ici 2011, bon nombre d'écoles de Montréal jouiront d'une transformation verte comme celle qui touche l'école alternative Jonathan depuis quelques jours.Pour l'instant toutefois, c'est encore le désert de béton.Les écoles de l'an 2011 Brigadier, supports à vélos, espaces verts.Voici à quoi pourraient ressembler les écoles de la CSDM en 2011.> La majorité des élèves se rendent à l'école à pied ou en vélo grâce à des pistes cyclables et des parcours sécuritaires.> La limite de vitesse des autos est réduite dans les quartiers où il y a une école et les brigadiers scolaires sont plus nombreux.> Chaque école est dotée de supports à vélos et d'un plan de transport favorisant l'usage de ce moyen de transport par les élèves et le personnel.> Puisque aucun stationnement n'a été construit au détriment d'une cour d'école depuis un bon moment, le nombre de cours vertes a explosé à Montréal, les arbres sont plus nombreux, de même que les aires de jeux.> Une foule de mesures d'encouragement a permis à bon nombre d'employés de délaisser l'auto pour le transport en commun.> Chacune des 30 millions de feuilles imprimées annuellement est constituée de papier recyclé en plus d'être imprimée recto et verso.> Les cafétérias ont réduit de moitié leur production de déchets plastiques.> Les taux de recyclage dans les établissements dépassent 60% et la plupart du matériel scolaire est réutilisée d'une année à l'autre.> Les écoles sont en bonne voie de respecter le protocole de Kyoto, car elles utilisent moins d'énergie pour le chauffage et la climatisation.PHOTO JEAN GOUPIL, LA PRESSE© En installant des supports à vélos, les écoles veulent encourager élèves et membres du personnel à vivre plus sainement tout en respectant l'environnement.PLANÈTE Quoi faire pour préserver la planète?Écrivez-nous sur www.cyberpresse.ca CSDM UN VIRAGE ÉCOLO AURA DES ÉCOLES VERTES établissements à se conformer au protocole de Kyoto Au cours des prochains mois, la direction de la CSDM devra aussi consulter les directions d'établissement et son personnel dans le but d'identifier les moyens les plus efficaces pour encourager le recours au transport alternatif.Les différentes modalités seront adoptées en avril prochain, quelques semaines avant le Jour de la Terre.Comme les gouvernements du Québec et du Manitoba, la CSDM a également pris la résolution de respecter les objectifs du protocole de Kyoto et de faire les gestes nécessaires pour y arriver.Elle promet ainsi de baisser de 6% ses émissions sous le niveau de 1990.« On va principalement agir sur l'énergie, c'est-à-dire le chauffage et la climatisation, et sur le transport scolaire, a indiqué M.Vaillancourt.Déjà, au cours des dernières décennies, on a fait passer une cinquantaine d'écoles du mazout au gaz naturel.On va donc accélérer le rythme.Et on va demander aux transporteurs scolaires de respecter des normes plus sévères.» Moins de papier Dans un autre volet du document de 10 pages adopté hier, la commission scolaire compte s'attaquer au papier non recyclé.Elle a ainsi décidé d'interdire dans tous les établissements, dès la rentrée scolaire de septembre, l'utilisation de papier non recyclé.Précisant que la production de papier réutilisé diminue la consommation d'eau et la pollution de l'air en plus de favoriser la survie de la forêt boréale, la CSDM souhaite que, dorénavant, l'ensemble des documents présentés aux différents conseils et comités soient photocopiés recto et verso.Plus encore, on veut mettre en place des mesures de réduction de l'utilisation du papier comme un plus grand recours à des publications électroniques.« Si on regarde seulement l'imprimerie de la CSDM, c'est plus de 30 millions de feuilles qui sont utilisées chaque année.Selon nos analyses, 99% de cette production pourrait provenir de papier recyclé.» Sous l'impulsion de différents groupes qu'elle a consultés, comme Greenpeace, le Conseil régional de l'environnement de Montréal et le Bloc québécois, la CSDM a accepté de faire une analyse comparative des coûts du papier jetable et du papier recyclé pour tout ce qui n'est pas matériel scolaire (papier hygiénique, serviette de table, etc.).Une recommandation doit être faite à cet effet d'ici le printemps prochain.Moins de plastique Autre point intéressant, la CSDM compte agir graduellement pour rendre ses cafétérias plus vertes.Puisqu'il s'agit là de changements importants, la commission commencera par la nouvelle école La Voie en l'obligeant à utiliser de la vaisselle lavable et réutilisable dès son ouverture.Cette expérience sera par la suite étendue « progressivement » à toutes les cafétérias afin qu'elles diminuent d'au moins la moitié leur production de déchets plastiques d'ici la rentrée de 2011.Tout comme les municipalités du Québec, la CSDM s'est fixé un objectif général de recyclage de 60% pour l'année scolaire 2008-2009.Elle veut aussi mettre en place des pratiques favorisant la réutilisation du matériel scolaire.Enfin, la CSDM désire également devenir exemplaire dans ses décisions financières.Elle envisage ainsi d'avoir dorénavant recours à des fonds éthiques au moment de placer les fonds provenant de la taxe scolaire.« Entre le moment où l'argent est perçu et le moment où il est dépensé, les fonds, qui représentent quelques centaines de millions, sont placés.L'objectif est de fixer des critères, avec les autres commissions scolaires, pour que ces placements soient plus responsables », explique M.Vaillancourt.COURRIEL Pour joindre notre journaliste francois.cardinal@lapresse.ca « Chaque fois que l'on prend une décision, il faut mettre dans la balance le confort actuel et futur des Montréalais.Il faut maintenant que cela devienne un véritable réflexe.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Le transport des employés n'aura plus à se faire au détriment de l'espace consacré aux cours d'école.Plus d'établissements auront droit, comme l'école Saint-Arsène, à des cours vertes.Moratoire sur tout nouveau stationnement FRANÇOIS CARDINAL Critiquée pour ses quelques cours d'école grises et bitumineuses, la CSDM souhaite donner un grand coup au cours des prochaines années: elle entend remplacer bon nombre d'espaces de stationnement par des arbres et du gazon.Dans un document adopté lors d'une réunion du conseil des commissaires, hier soir, l'organisme a décrété un «moratoire immédiat » sur tout nouvel espace de stationnement construit au détriment d'une cour d'école ou d'un espace vert.Seule exception: la construction d'une nouvelle école.Mais encore là, chaque espace aménagé pour l'auto devra « simultanément» être compensé par une diminution équivalente dans un autre établissement.« De façon générale dans le passé, on a converti des espaces verts en stationnement, reconnaît le viceprésident du comité exécutif de la CSDM, Guillaume Vaillancourt.Ces décisions ont fait mal aux enfants.Il faut donc au contraire offrir davantage d'espaces verts.» En ce sens, la direction générale de la CSDM a été mandatée pour bloquer le renouvellement de bail à des locataires dont la vocation principale est l'exploitation d'un stationnement sur un terrain de la commission scolaire.Reconnaissant que les arbres et les plantes contribuent à assainir l'air et à rendre plus agréable le milieu de vie des élèves, la CSDM invite maintenant les écoles à soumettre des projets de réfection des cours d'école à l'automne 2006.On parle de verdissement, de plantation d'arbres, mais aussi d'ajouts de modules de jeux.La Commission scolaire « assure que tous les moyens raisonnables seront pris pour en assurer la réalisation ».Un peu comme c'est le cas pour ces 18 projets de réfection des cours d'école qui seront effectués cet été, au coût de 250 000 $.La CSDM estime que le transport de son personnel « n'a pas à se faire au détriment de l'espace consacré aux cours d'école ».LA CSDM, c'est : > 200 écoles dont 80 écoles vertes (Bruntland) > 15 000 employés > 100 000 élèves > 700 millions de budget PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Les enfants de l'école Saint-Arsène profitent d'une cour complètement revitalisée, une situation dont pourront se vanter de plus en plus d'établissements scolaires les prochaines années. Les hôpitaux silencieux HUGO DE GRANDPRÉ Peu d'hôpitaux ont accepté de se prononcer sur les données rendues publiques par l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, hier.« C'est une priorité à Maisonneuve- Rosemont de réduire les délais d'attente, a fait valoir son porte-parole, Pascal Mailhot.Depuis quatre ans, il y a une augmentation de 13,6% du nombre total d'interventions chirurgicales.» En effet, le nombre d'interventions chirurgicales dans quatre catégories à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont du 1er avril 2005 au 31 mars 2006 s'élève à 16 091.Il était de 14 176 en 2004, soutient le porte-parole.Ces catégories sont les chirurgies du genou et de la hanche, celles des cataractes, ainsi que celles nécessitant ou non une hospitalisation.Un rapport de l'ASSS obtenu par La Presse montre que plus du tiers des patients attendent plus de six mois pour subir l'une de ces chirurgies, ce qui outrepasse le délai jugé médicalement acceptable.Mis à part le porte-parole du Centre hospitalier de Lachine (voir autre article), M.Mailhot est le seul intervenant à avoir accepté de commenter les résultats de l'ASSS.La Presse a contacté plus d'une demidouzaine d'établissements.Des relationnistes ont fait valoir, de manière non officielle, que d'autres priorités pouvaient influer sur les résultats au chapitre des chirurgies.C'est le cas des urgences, par exemple.Ces données sont à considérer avec prudence, a-t-on aussi noté.Des patients pourraient s'être inscrits sur des listes d'attente de plusieurs hôpitaux à la fois, gonflant indûment la demande.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © De nombreux patients attendent plus longtemps que le délai jugé médicalement acceptable avant d'être opérés.La beauté grandeur nature.Suivre, jamais.audicanada.ca L'Audi Q7.Des créateurs de quattroMD.Audi Q7 3.6 offert à l'automne 2006.Modèle européen montré.« Audi », « quattro » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Suivre, jamais.» et « Q7 » sont des marques de commerce de AUDI AG.© Audi Canada 2006.L'Audi Q7.Un VUS équipé d'un V8 de 350 ch ou d'un V6 de 280 ch alliant allure affirmée et élégance d'un coupé.Une synthèse d'innovation et de beauté fonctionnelle pour vous et les vôtres, avec des places pour sept, un sommet dans la catégorie, et des caractéristiques telles un système de climatisation à quatre zones.Une oeuvre inspirée qui redéfinit la classe sous tous les rapports - exactement ce que vous attendiez des créateurs de la traction intégrale quattro.L'Audi Q7.Grandeur et beauté réunies.L'impossible rendu possible.3406434A .CHIRURGIES EFFECTUÉES DANS LES HÔPITAUX DEMONTRÉAL EN 2005-2006 Hôpitaux CATARACTES HANCHES ET GENOUX Chirurgies totales Patients hors délai %hors délai Chirurgies totales Patients hors délai %hors délai Verdun 1627 12 8% 346 47 29% La Salle ND ND ND ND ND ND Lachine 2926 13 2% ND ND ND Fleury 1196 31 19% 180 12 16% St.Mary 4711 182 24% 382 133 55% Sacré-Coeur 1681 47 17% 391 28 30% Lakeshore 1082 52 18% 242 11 25% Général juif 2381 122 26% 677 127 47% Jean-Talon 247 6 11% 600 25 15% Maisonneuve-Rosemont 3966 145 13% 407 92 40% Santa Cabrini 792 4 4% 168 1 3% Institut de cardiologie de Montréal ND ND ND ND ND ND CHUM 4030 170 21% 277 47 22% CUSM 2233 102 28% 501 210 61% Hôpital de Montréal pour enfants Sainte-Justine (enfants) Shriners (enfants) Chirurgies totales pour Montréal 26872 886 17% 4171 733 39% Cible du gouvernement 26000 3780 LES LISTES D'ATTENTE SONT DEVENUES UNE PRÉOCCUPATION MAJEURE DANS LES HÔPITAUX.AU COURS DES DERNIÈRES SEMAINES, LA PRESSE S'EST INTÉRESSÉE À LA SITUATION DE CES MILLIERS DE PATIENTS QUI ATTENDENT DES SOINS, QUE CE SOIT AUX URGENCES OU AU BLOC OPÉRATOIRE.AUJOURD'HUI, NOUS NOUS ATTARDONS AU POURCENTAGE DE PATIENTS QUI ATTENDENT UNE CHIRURGIE DEPUIS PLUS DE SIX MOIS.VOICI UN RAPPEL DES RÉCENTS DOSSIERS SUR LES HÔPITAUX PUBLIÉS PAR LA PRESSE DEPUIS QUELQUES SEMAINES.Au début du mois, le premier palmarès des urgences classait les hôpitaux du Québec en fonction de leur rendement et de l'attente aux urgences.Il y a 10 jours, nous révélions que, malgré les progrès, 9000 chirurgies ont été annulées l'an dernier à Montréal.Aujourd'hui, nous vous présentons les hôpitaux où les patients attendent le plus longtemps et le moins longtempsà Montréal pour une chirurgie.CHIRURGIES UN CASSE-TÊTE Un patient sur trois attend plus de six mois CHIRURGIES suite de la page A1 Beaucoup d'énergie a été consentie pour réduire les listes d'attente, surtout en ce qui concerne la chirurgie de la cataracte.Les efforts ont porté leurs fruits : seulement 17% des patients, en moyenne, attendent plus de six mois.Mais il faut s'armer de patience en ce qui concerne les autres types d'intervention.Un patient sur deux attend plus de six mois avant de subir une chirurgie d'un jour, vaste amalgame pour décrire une centaine d'opérations différentes.Près de 40% des patients qui doivent subir une arthroplastie du genou ou de la hanche, soit le remplacement complet de l'articulation, sont considérés hors délai.« On voudrait que tous les patients passent en dedans de six mois.On constate qu'il y a des patients pour qui ce n'est pas le cas », reconnaît le Dr Michel Marcil, directeur des affaires médicales et universitaires à l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.Les listes d'attente sont plus longues dans certains hôpitaux.Au Centre de santé de l'Université Mc Gill (CUSM), 61 % des patients sont considérés hors délai pour une arthroplastie du genou ou de la hanche.À l'hôpital St.Mary, un patient sur deux attend plus de six mois ce type d'intervention.Même les enfants n'y échappent pas.Un patient sur deux (55 %), à l'Hôpital de Montréal pour enfants, et 40% des patients, à l'hôpital Sainte-Justine, attendent plus de six mois avant de subir une chirurgie d'un jour.Des hôpitaux comme Maisonneuve- Rosemont ont mis l'accent sur certaines chirurgies.Dans cet hôpital, seulement 13% des patients sont considérés hors délai pour une chirurgie de la cataracte.Mais l'hôpital connaît des ratés en ce qui concerne la chirurgie d'un jour.Environ 57% des gens inscrits sur la liste d'attente doivent patienter plus de six mois.« Il arrive que les listes d'attente s'allongent ailleurs », convient M.Marcil.Dans certains cas, les patients hors délai ne concernent qu'un seul chirurgien, précise-t-il.La majorité des orthopédistes réussissent à opérer leurs patients dans un délai de six mois alors qu'un seul a une liste d'attente très longue, parfois parce qu'il a plus de patients que les autres.L'Agence songe à demander aux chirurgiens qui ont moins de patients hors délai d'épauler leurs collègues qui en ont trop.« Ça se fait dans certaines secteurs comme la chirurgie cardiaque.En orthopédie, malheureusement, on n'a pas encore cette philosophie.C'est une chose dont on discute, mais le patient va toujours avoir son mot à dire.» Chaque hôpital procède périodiquement à « l'épuration » de ses listes d'attente pour s'assurer que l'un des patients n'a pas été opéré dans un autre établissement.Les listes sont parfois revues à la baisse à la suite de ces démarches.Dans le cas des données obtenues par La Presse, la dernière évaluation a été faite en décembre 2005, pour l'année financière qui s'est terminée le 31 mars dernier.Objectifs atteints Il y a tout de même une bonne nouvelle.Considérés dans leur ensemble, les hôpitaux de Montréal ont dépassé les objectifs fixés par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour l'année 2005-2006.Il y a quatre ans, le gouvernement a imposé des cibles aux agences de santé et de services sociaux.Un certain nombre de patients doit être opéré chaque année.Les agences exigent à leur tour des hôpitaux qu'ils atteignent ces objectifs, sans quoi, ils seront pénalisés financièrement.L'année 2002-2003 est l'unité de référence.L'hôpital doit opérer davantage de patients d'année en année.S'il n'y parvient pas, l'enveloppe budgétaire est revue à la baisse.L'île de Montréal compte une dizaine d'hôpitaux.L'an dernier, deux d'entre eux n'ont pas atteint leurs cibles.L'Agence de Montréal refuse toutefois de les identifier.Deux autres ont largement dépassé les objectifs.Au total, 158 863 opérations ont été réalisées l'an dernier dans les catégories mentionnées.UNE PRIORITÉ Au cours des dernières années, tant Ottawa que les provinces canadiennes ont fait des listes d'attente l'une de leurs priorités en santé.Réunies pour une conférence pancanadienne sur la santé en septembre 2004, les provinces avaient convenu de fixer des délais d'attente maximaux pour certaines spécialités.C'était le cas du cancer, de l'imagerie médicale, de la cardiologie, ainsi que des remplacements des articulations et des chirurgies pour améliorer la vue.Le gouvernement du Québec se base sur des délais, fixés par des experts de la santé, pour déterminer qu'une attente de six mois est « médicalement acceptable ».L'Agence de santé et de services sociaux de Montréal fait de même.Pascale Breton Près de 40 %des patients qui doivent subir une arthroplastie du genou ou de la hanche, soit le remplacement complet de l'articulation, sont considérés hors délai.Unmodèle qui marche QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LA CAMI EN LIN COLLIER DENTELLE 39.95 Une très belle pièce créée spécialement pour notre collection de blouses pur lin Coupe petite.Blanc ou noir.P.m.g.tg.Aussi disponible en coupe régulière.LA LONGUE JUPE ÉVASÉE EN LIN 39.95 La longueur parfaite pour une jupe d'été exclusive, coupée pour la femme de 5 pieds 4 pouces et moins.Forme évasée en pièces cousues, taille cordon.Blanc, choco, marine.Tp.p.m.g.tg.Cami 9.99 LA BLOUSE EMPIRE BRODERIE ANGLAISE 29.95 Coupée parfaitement pour la femme de 5 pieds 4 pouces et moins, une blouse en coton très fraîche avec sa texture pure mode et sa forme découpée près du corps.Blanc ou marron.P.m.g.tg.Aussi disponible en coupe régulière.L LE TEE-SHIRT V LISÉRÉ SATIN 19.99 Un style vedette de notre collection de tee-shirts Coupe petite, très apprécié pour le confort exceptionnel de son mélange coton et spandex.Manches 3/4.Noir, blanc, sable, choco, bleu, rose, orange.Tp.p.m.g.tg.ttg.3407809A HUGO DE GRANDPRÉ Au centre d'une controverse sur sa vocation future, le Centre hospitalier de Lachine fait bonne figure au chapitre des performances chirurgicales, des résultats accueillis avec satisfaction par les tenants des deux camps.Pour les chirurgies d'un jour, sans hospitalisation, seulement 3% dépassent le délai médicalement acceptable de six mois.Le nombre s'élève à 5% pour les chirurgies avec hospitalisation et à 2% pour les chirurgies des cataractes.Ces résultats sont largement en dessous de ceux de la plupart des autres établissements.Dans le cas des cataractes, par exemple, l'hôpital St.Mary n'arrive pas à opérer 55% de ses patients dans les délais prévus.La moyenne de tous les hôpitaux oscille autour de 48% pour les chirurgies d'un jour.Le porte-parole du centre de santé et de services sociaux (CSSS) de La- Salle et du Vieux-Lachine, François Marcil, voit dans ces résultats une confirmation de la voie prônée par l'administration.« Ce qu'on voulait faire, c'était de mettre de l'avant les points forts de l'hôpital, a-t-il dit.On a toujours dit que l'on souhaitait faire le maximum avec les ressources qu'on avait.Et c'en est un bon exemple.» Le conseil d'administration du CSSS a proposé il y a plusieurs mois que l'on retranche les soins intensifs et 118 lits de l'hôpital.Déjà, les ambulances ne s'y rendent plus.On souhaite plutôt se spécialiser dans certaines interventions, dont la chirurgie des cataractes.Un comité de travail a été formé pour examiner le projet, auquel s'oppose une large part des résidants.L'un des leaders de cette opposition, le Dr Paul Saba, s'est lui aussi réjoui des résultats.« J'avais justement fait ces représentations devant le ministre Couillard, le 13 avril, a-t-il dit.Ça n'a aucun bon sens de fermer un hôpital communautaire qui est très performant.Il est parmi les meilleurs de l'île de Montréal, sinon du Québec.» .LISTED'ATTENTE Faites-nous part de votre histoire sur www.cyberpresse.ca CHIRURGIES EFFECTUÉES DANS LES HÔPITAUXDEMONTRÉAL EN 2005-2006 Hôpitaux CHIRURGIE D'UN JOUR AVEC HOSPITALISATION Chirurgies totales Patients hors délai % hors délai Chirurgies totales Patients hors délai % hors délai Verdun 2433 195 27% 1639 39 25% La Salle 3984 115 24% 1370 29 32% Lachine 1650 8 3% 413 2 5% Fleury 2003 247 38% 1283 56 30% St Mary 4938 745 55% 2293 191 59% Sacré-Coeur 2817 374 42% 6258 347 44% Lakeshore 3437 180 30% 2766 44 28% Général juif 5233 1049 54% 5064 556 50% Jean-Talon 3028 430 50% 1829 34 19% Maisonneuve-Rosemont 5763 2271 57% 5955 867 53% Santa Cabrini 2589 64 12% 2033 21 11% Institut de cardiologie de Montréal ND ND 417 ND ND CHUM 12530 1574 42% 11936 730 45% CUSM 7378 1750 56% 10008 584 38% Hôpital de Montréal pour enfants 3877 1752 55% 2425 102 45% Sainte-Justine (enfants) 5187 832 40% 4519 275 41% Shriners (enfants) 343 ND ND 422 ND 0% Chirurgies totales pour Montréal 67190 11586 48% 60630 3877 43% Cible du gouvernement 65110 57229 CHIRURGIES UN CASSE-TÊTE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE ACTUALITÉS PHOTO TROY FLEECE, PRESSE CANADIENNE Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé dans son premier budget l'octroi d'une somme de 161 millions pour embaucher 1000 nouveaux agents et procureurs fédéraux d'ici 2010.L'embauche de 1000 agents à la GRC ne suffira pas à combler les départs NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 L'embauche de 1000 nouveaux agents de la GRC annoncée par le gouvernement Harper ne parviendra même pas à combler les postes présentement vacants, a appris La Presse.Déterminé à lutter contre la criminalité, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé dans son premier budget l'octroi d'une somme de 161 millions pour embaucher 1000 nouveaux agents et procureurs fédéraux d'ici 2010, une promesse faite par les conservateurs pendant la campagne électorale.De plus, en augmentant le nombre de policiers, le gouvernement Harper espère donner les moyens à la GRC de rouvrir les neuf détachements fermés au Québec en 2005.Or, ces effectifs ne seront pas suffisants pour mener à bien ces différentes missions, estime une source bien au fait du dossier.Selon des chiffres obtenus par La Presse, en mars 2006, 1825 postes d'agent, dont 148 au Québec, étaient toujours vacants à la suite notamment de départs à la retraite, de mutations ou de démissions.À la GRC, on a refusé de confirmer ces chiffres.Au cours des prochaines années, selon le service des communications, 650 policiers devraient quitter la GRC annuellement pour prendre leur retraite.Le problème : même si la GRC reçoit tous les ans entre 7000 et 9000 demandes de candidats intéressés à y entrer, elle semble avoir du mal à combler rapidement les postes vacants.« À cause du phénomène des baby-boomers, on entre dans une période où beaucoup de gens ont l'âge de prendre leur retraite ; ça fait donc beaucoup de places, explique le sergent Nathalie Deschênes, porteparole de la GRC.En plus, la demande est grande et on a pris de l'expansion.» Il a toutefois été impossible de savoir en combien de temps un poste peut être comblé.Au bureau du ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, on a été plutôt avare de commentaires sur cette situation.Estce que l'embauche de 1000 nouveaux agents est suffisante ?« Ça fait l'objet d'une analyse présentement, a simplement répondu Mélissa Leclerc, porte-parole du ministre.Il y a beaucoup de choses à prendre en considération.On s'est engagé à 1000 policiers, alors ça sera au moins 1000.» Pour sa part, le porte-parole bloquiste en matière de sécurité publique, Serge Ménard, estime que les conservateurs n'ont aucune solution pour remédier à la situation.Selon lui, l'annonce de l'embauche de 1000 policiers n'est que de la poudre aux yeux.« C'est une politique purement improvisée, a déclaré M.Ménard au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse.Les conservateurs savaient très bien que la GRC avait de la difficulté à combler les vacances créées par les départs à la retraite.C'est un problème que l'on connaît depuis 2004.» Selon lui, le gouvernement Harper n'a rien fait pour tenter de renverser cette tendance.Rencontre Par ailleurs, les maires des municipalités du Québec touchées en 2005 par la fermeture de neuf détachements de la GRC, dont plusieurs étaient situés près des frontières, ont rencontré hier dans la capitale fédérale le ministre de la Sécurité publique.Depuis que la GRC a fermé ces détachements, les maires craignent que leur territoire devienne une véritable « passoire » pour les terroristes.Au cours de la dernière campagne électorale, les conservateurs ont promis de remédier à la situation en rouvrant les détachements situés dans des régions du Québec où le parti espère faire des gains aux prochaines élections.Le représentant du groupe, Jean D'Amour, qui est maire de Rivière-du-Loup, s'est dit satisfait de cette rencontre qui a duré une trentaine de minutes.« Le ministre a démontré beaucoup de sensibilité.C'est la première fois qu'on a l'impression d'être entendus », a-t-il déclaré à l'issue de cette rencontre.Pour le moment, toutefois, aucune décision n'a été prise concernant l'ouverture de ces postes.Selon des chiffres obtenus par La Presse, en mars 2006, 1825 postes d'agent, dont 148 au Québec, étaient toujours vacants.Plaidoyer pour le maintien du registre des armes à feu GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le registre des armes à feu fonctionne, il sauve des vies et le gouvernement Harper doit renoncer à son projet de le saborder, estime une coalition québécoise déterminée à obliger les conservateurs à faire marche arrière dans ce dossier.Selon le député bloquiste Serge Ménard, tout démontre que le registre des armes à feu a eu les résultats escomptés depuis 2002.« Certes, le Bloc, tout comme l'ensemble des Québécois, est scandalisé par le coût de la mise en place du Centre des armes à feu canadien, qui a coûté 946 millions au lieu des 2 millions annoncés au début, a déclaré M.Ménard.C'est pourquoi nous demandons qu'une enquête publique soit mise sur pied pour aller au fond de ce scandale.Mais maintenant que nous avons le registre, servons-nous-en ! » M.Ménard et des représentants de la coalition pour sauver le fameux registre, dont le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, estiment que les prétentions du gouvernement Harper sur l'inutilité du registre ne sont pas fondées.« Ce serait irrationnel que de détruire un pont, a soutenu M.Ménard, parce que sa construction par le gouvernement précédent aurait coûté trop cher.C'est la même chose pour le registre.» Le gouvernement conservateur a mis en branle il y a quelques jours une série de mesures pour éliminer le registre des armes à feu longues en faisant bénéficier leurs propriétaires d'une amnistie d'un an, le temps de déposer un projet de loi qui mettra un terme, s'il est adopté, à l'obligation d'enregistrer les armes de chasse et les carabines.M.Ménard était accompagné hier en conférence de presse, outre M.Francoeur, de Catherine Bergeron, la soeur de l'une des victimes de la tuerie de l'École polytechnique, de Stéphanie Legros, de l'R des centres de femmes du Québec, et de Denise Fortin, du Centre de prévention du suicide 24/7.« Depuis 1995, il y a eu une diminution absolue du nombre de personnes tuées et il y a eu aussi une diminution du taux de personnes tuées par rapport à la population accrue, a expliqué M.Ménard, le porte- parole du Bloc en matière de sécurité publique.(.) Les décès par armes à feu ont ainsi diminué de 34% depuis l'instauration du programme.Les homicides avec carabines et fusils de chasse ont diminué de 10% alors que les homicides avec les armes illégales ont augmenté.Mais ce sont surtout les homicides de femmes avec armes à feu qui ont diminué, soit de 31%.On remarque aussi que les vols avec armes à feu ont diminué de 48%.Alors je ne vois pas comment on peut dire que le registre est un système qui ne fonctionne pas.» Le député de Marc-Aurèle-Fortin a également avancé une série de comparaisons avec les États-Unis où, a-t-il rappelé, il n'y a pas de contrôle des armes à feu.«Le taux d'homicides aux États-Unis est trois fois celui du Canada.Vous avez donc trois fois plus de risques de vous faire tuer aux États-Unis qu'au Canada.Mais le taux d'homicides par armes à feu aux États-Unis est huit fois celui du Canada.Le taux d'homicide des femmes est aux États-Unis cinq fois celui du Canada.Cela démontre que le contrôle des armes à feu est un outil de prévention du crime qui fonctionne.» Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a fait valoir pour sa part que le registre aidait beaucoup les policiers dans des situations extrêmes, notamment lorsqu'un individu se barricade chez lui.« Si un individu se barricade, le registre permet de savoir si l'individu est armé, a expliqué M.Francoeur.Les policiers sont mieux équipés pour dénouer les crises, pour protéger les citoyens et se protéger eux-mêmes.Qu'on se le dise, le registre des armes à feu permet de sauver des vies.» 3407893A Un bureau du Bloc à Québec Le Bloc pourrait reconquérir les électeurs de la région de la Vieille Capitale en ouvrant un bureau à Québec.C'est du moins ce que rapportait Radio-Canada lundi, après avoir eu vent de quelques bribes d'un rapport destiné à connaître les raisons expliquant la déconfiture des troupes souverainistes dans la région de Québec lors des dernières élections.Ainsi, l'ouverture d'un bureau à Québec serait l'une des principales recommandations que l'on retrouve dans ce document.Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, devrait prendre connaissance du document cette semaine.Nathaë l l e Mo r i sset t e 3405894A VINCENT MARISSAL Àsoir, on fait peur au monde Le Canada est-il en guerre ?Cette question toute simple, lancée lundi par le sénateur libéral Larry Campbell au ministre des Affaires étrangères, Peter Mac Kay, est toutefois restée sans réponse devant le comité sénatorial qui s'est penché cette semaine sur la mission canadienne en Afghanistan.Sans réponse claire, s'entend, parce que M.Mac Kay avait une réponse préemballée toute prête à servir pour, justement, ne pas répondre directement.« Nous faisons partie de l'effort global visant à vaincre le terrorisme », a répondu le jeune ministre.Relisez la transcription du témoignage de Peter Mac Kay devant le comité en question, réécoutez ses déclarations aux Communes, disséquez les discours de Stephen Harper sur l'Afghanistan, jamais vous ne les prendrez à dire « Le Canada est en guerre ».La raison est évidente : Stephen Harper ne veut pas devenir un « premier ministre de guerre » comme le président George Bush est devenu un « war president ».Politiquement, c'est plus lourd à porter, surtout quand ça tourne au vinaigre.Ce qui explique que M.Harper a décidé, après avoir écarté cette avenue, de faire adopter une prolongation de la mission en Afghanistan par les Communes.Pourtant, il ne s'agit pas d'une mission classique auxquelles les soldats canadiens participent normalement, comme on l'a vu encore cette semaine à Kaboul et Kandahar.Nos soldats traquent un ennemi (les talibans), ils se retrouvent quotidiennement dans des combats ou des escarmouches et le gouvernement nous a maintes fois prévenu que plusieurs d'entre eux ne reviendront pas vivants.C'est aussi une mission dont il est impossible de déterminer la durée et tout le monde a bien compris que la date de 2009 est purement symbolique.Comme le faisait remarquer justement le sénateur Campbell, « une guerre n'a pas d'échéance prévisible, elle prend fin quand l'un des deux camps rend les armes ».Or, personne, à commencer par Peter Mac Kay, ne peut dire quand les talibans rendront les armes, s'ils les rendent jamais.Le Canada est donc en guerre, mais personne ne veut le dire aussi crûment.À en croire le grand patron du Service canadien du renseignement de sécurité, Jack Hooper, et son collègue de la GRC, Giuliano Zaccardelli, qui témoignaient devant le même comité, l'ennemi s'est infiltré au Canada et il nous menace des pires dangers.Selon M.Hooper, les terroristes rentrent au pays à pleine porte sans que nous ne puissions les détecter.Il n'est pas rare de voir les forces policières peindre de sombres tableaux devant les comités parlementaires et de conclure leur scénario catastrophe, comme par hasard, par un plaidoyer pour une augmentation de leurs ressources.Sauf que dans le contexte post 11 septembre, on les prend beaucoup plus au sérieux.Après avoir vu les deux tours du WTC s'écrouler, plus aucun scénario ne semble impossible.C'est à cet exercice que s'est livré M.Hooper, affirmant que, faute de moyens, nous ne contrôlons que 10% des immigrants qui arrivent au Canada.Il ajoute que 20 000 immigrants afghans et pakistanais sont arrivés au pays depuis cinq ans, laissant entendre que se trouve parmi eux un nombre indéterminé de terroristes.Et encore : « Je peux vous dire que tous les éléments qui ont mené aux attentats du métro de Londres sont présents ici en ce moment au Canada.» À soir, on fait peur au monde.M.Hooper peut bien lancer une telle bombe, nous n'avons aucune façon de contre-vérifier ses dires (le SCRS, par définition, n'a jamais été très porté sur la transparence).Peut-être est-ce bon pour les budgets du SCRS, mais c'est contre- productif à bien d'autres égards.D'abord, voilà un moyen infaillible de stigmatiser tout un groupe d'immigrants, innocents, comme tous les autres, jusqu'à preuve du contraire.Imaginez un peu la réaction d'un patron qui a engagé ces dernières années quelques jeunes Afghans ou Pakistanais dont parle le patron du SCRS.Ensuite, cela donne raison aux très nombreux Américains qui entretiennent depuis des années des clichés sur le « trop libéral Canada, porte d'entrée et terre d'accueil des terroristes qui viendront demain nous attaquer ».Enfin, cela nourrit le climat de menace permanente (au fait, il y a longtemps que l'on a vu la fameuse échelle d'alerte en couleur de nos voisins du Sud) et justifie les mesures exceptionnelles comme les emprisonnements sommaires, les « excursions de pêche» des services de renseignement dans les fichiers personnels des citoyens, l'appropriation des listes des clients des compagnies de téléphones cellulaires ou autre Patriot Act.Ironiquement, au lendemain de la comparution de MM.Hooper et Zaccardelli, c'était au tour de la commissaire à la vie privée, Jennifer Stoddart, de lancer un cri d'alarme.« Les craintes d'attentats terroristes ou d'une pandémie imminente fournissent des justifications à première vue attrayantes pour obtenir des pouvoirs d'intrusion, mais, souvent, l'obtention de ces pouvoirs n'est pas nécessaire », constate Mme Stoddart.La commissaire s'inquiète notamment de l'utilisation de la radiofréquence, un dispositif qui permet de suivre les consommateurs pas à pas pour savoir ce qu'ils achètent.Qui, de Jennifer Stoddart ou de Jack Hooper aura réussi le mieux à capter l'attention à Ottawa cette semaine ?Poser la question, c'est y répondre.À la guerre comme à la guerre, même si nous ne sommes pas en guerre.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Voilàunmoyen infaillible de stigmatiser tout un groupe d'immigrants, innocents, commetous les autres, jusqu'àpreuveducontraire.Prisonniers en Afghanistan Le Bloc s'inquiète du respect de la convention de Genève GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Une controverse a été soulevée hier aux Communes alors que le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, a nié que les soldats canadiens en Afghanistan aient eu ordre de ne pas appliquer la convention de Genève lorsqu'ils faisaient prisonniers des talibans ou des membres d'Al-Qaeda.M.O'Connor a dû s'expliquer sur les déclarations faites le matin même dans un quotidien anglophone par le lieutenant-général Michel Gauthier, le haut responsable du Commandement de la Force expéditionnaire du Canada à Ottawa, qui affirmait que les militaires canadiens en poste en Afghanistan n'avaient pas à appliquer la convention de Genève aux talibans ou aux membres d'Al-Qaeda tout simplement parce que le conflit n'était pas une guerre entre deux pays.La porte-parole pour les affaires étrangères au Bloc, la députée Francine Lalonde, a exigé du gouvernement qu'il garantisse au moins que les combattants faits prisonniers par les Forces armées canadiennes jouissent du même traitement que celui auquel ils auraient droit comme prisonniers de guerre.« Lorsqu'ils font des prisonniers, a répondu le ministre de la Défense, nos soldats suivent toujours les règles de la convention de Genève.C'est la norme minimale dans chaque situation, peu importe si l'opération en cours est chapeautée ou pas par la convention de Genève.» Le Bloc reproche également au gouvernement Harper de n'avoir pas signé d'entente, à l'image des Pays-Bas, avec le gouvernement afghan, une entente qui prévoirait le maintien du contact avec les prisonniers de manière à connaître en permanence le sort qui leur est réservé.Gordon O'Connor estime pour sa part que l'entente conclue entre le Canada et le gouvernement afghan au sujet des prisonniers remplit les besoins du Canada du point de vue de la sécurité de ceux-ci.Cette entente prévoit qu'une surveillance permanente est assurée par la Croix-Rouge ou le Croissant-Rouge lorsque les prisonniers sont entre les mains des autorités afghanes.« S'il y a quelque chose qui ne va pas, a assuré le ministre, la Croix- Rouge ou le Croissant-Rouge nous informe et nous prenons les dispositions nécessaires.» Le Bloc soupçonne que l'entente signée entre les Pays-Bas et le gouvernement afghan soit beaucoup plus rigoureuse que celle conclue entre le Canada et Kaboul.« Nous allons vérifier cela », a promis hier le chef du Bloc, Gilles Duceppe.PHOTO JOHN D.MCHUGH, AFP Des soldats canadiens surveillent des prisonniers suspectés d'être liés aux talibans. ACTUALITÉS LOI ANTITABAC Première journée sans fumée ni heurt HUGO MEUNIER La scène avait quelque chose de surréaliste.Plus de 200 personnes rassemblées dans une immense salle de bingo de Longueuil.Et, pour la première fois, aucun nuage blanc opaque ne flottait au-dessus de leurs têtes grisonnantes.À en juger par une tournée de bars, restaurants et salles de bingos hier, le virage antitabac s'est déroulé sans heurt dans la région de Montréal.Au bingo de la Rive-Sud, on s'étonnait même de recevoir autant d'adeptes en ce premier jour sans tabac.« Je pensais avoir 150 personnes aujourd'hui », a souligné un des patrons de l'endroit, Guy Préville.« On voit le fond de la salle ! » s'est exclamé son collègue Martin.Lors des pauses, la salle se vidait au profit de petits abris érigés à l'extérieur pour les fumeurs.« Près de 90 % des gens sont sortis ; nos pauses sont un peu plus longues », a expliqué M.Préville.Malgré les apparences, l'adaptation s'annonce difficile pour certains abonnés de l'endroit.« Je suis en train de pogner la panique pour fumer », a lancé Danielle Leclerc, en fouillant dans son sac à main.« Elle est prête, j'ai juste à la sortir », a ajouté la dame, en montrant une cigarette dans le sac.Pour leur part, Jacques Corbeil et sa femme Thérèse se réjouissaient.« On respire mieux ! » ont remarqué ces non-fumeurs.Réflexe Bien sûr, quelques dissidents ont vainement tenté de s'allumer une cigarette ; peut-être davantage par réflexe, ont noté des employés interrogés.« Je les ai avertis et ils sont allés dehors.Ils se sentaient plus gênés qu'autre chose », a raconté Valérie, de la taverne Laperrière, située sur l'avenue du Mont-Royal Même chose au resto-bar aux Gémeaux, rue Masson.« Une femme s'est essayée », a rapporté la barmaid Rachel.Quelques tables et des cendriers ont été installés sur le trottoir devant l'établissement.« On ne sait même pas si on a le droit », a laissé tomber l'employée, en haussant les épaules.Pour faire un clin d'oeil à la nouvelle loi, des paquets de cigarettes- bonbons Popeye traînaient sur le comptoir.Au bar Chez Françoise, rue Ontario, quelques clients ont été rappelés à l'ordre.« J'ai même eu une cliente qui ignorait l'existence de la loi », a souligné la serveuse, Mylène.Derrière elle, un homme a quitté sa chaise devant une machine de loterie vidéo, avant de s'allumer une cigarette et de pousser la porte de l'établissement.« Les gens ne chialent pas trop », a remarqué l'employée, qui évalue à 70 % la proportion de fumeurs parmi sa clientèle.Accoudé au bar, Conrad Blais en avait pourtant long à redire sur la nouvelle loi.« Je me tiens ici depuis 1989.Tout le monde accepte la cigarette ici », a pesté ce client.Ce qui ne l'a pas empêché d'aller fumer à l'extérieur quelques minutes plus tard.Chose certaine, plusieurs employés jubilaient de pouvoir enfin respirer de l'air pur dans leur milieu de travail.Du côté du ministère de la Santé et des Services sociaux, on indiquait hier que les 75 inspecteurs et aides-inspecteurs mandatés pour faire respecter la loi avaient amorcé leur boulot.« Dès aujourd'hui (hier), il pourrait y avoir des endroits visés par des constats d'infraction », a averti Lise Talbot, responsable de la lutte contre le tabagisme au Ministère.Selon elle, une centaine d'établissements sont déjà dans la ligne de mire du Ministère.Chose certaine, plusieurs employés jubilaient de pouvoir enfin respirer de l'air pur dans leur milieu de travail.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Des jeunes filles faisant partie d'une escouade antitabac ont patrouillé les rues de la ville, hier, pour savourer l'entrée en vigueur de la nouvelle loi.À l'arrière-plan, Jean-Pierre Leblanc a voulu encourager l'initiative.une cigarette au bec.L'Exposition d'Antiquités de Montréal 2 - 4 juin, 2006 Hippodro Me de Montréal 7440, boul.décarie Des antiquaires prestigieux vous offrent une sélection vaste d'objets du monde entier Vendredi 2 juin 11h - 21h Samedi 3 juin 11h - 18h Dimanche 4 juin 11h - 17h Adulte $8.00 Âge d'or $6.00 Enfant $1.00 Une réalisation Obsession Antiques Ltée (514) 933-6375 HIPPODROME Décarie Jean-Talon Blue Bonnets Namur & autobus 92 STATIONNEMENT GRATUIT De nouveaux Wal-Mart dans l'île, mais pas à Saint-Michel 1er numéro 2e numéro Numéros «Télé» 3e numéro Tirage du 2006-05-31 25 000 $ 398922 non décompos abl e s 100 000 $ 50 000 $ décompos abl e s Numéro boni 11 2006-05-31 Tirage du 2006-05-31 Tirage du 2006-05-31 NUMÉRO Tirage du 2006-05-31 Tirage du 2006-05-31 06 Complémentaire : Complémentaire : 44 Tirage du 2006-05-31 14 JANVIER 73 SAGITTAIRE Tirage du Jour Mois Année Signe Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.- - - DERNIÈRE JOURNÉE D'INSCRIPTION POUR LE TIRAGE INTERACTIF DE LUNDI ! ÉRIC CLÉMENT Frustrée par ce qu'elle appelle une « campagne de salissage» à son endroit, la compagnie Wal-Mart dit qu'il est faux de prétendre qu'elle a une entente avec la Ville de Montréal ou un promoteur pour ouvrir un autre magasin, mais elle va très prochainement annoncer la création d'un sixième Wal-Mart dans l'île, «mais pas dans les quartiers de Montréal ».Estimant que Wal-Mart fait face à un dénigrement injuste depuis quelques mois, le porte-parole de l'entreprise au Québec, Yanik Deschênes, a fait publier dans La Presse de lundi un message.M.Deschênes y précise notamment que son entreprise « n'étudie présentement aucun projet spécifique dans les quartiers de Montréal ».Pourtant, le 9 février dernier, il avait dit à La Presse qu'à Montréal, « plusieurs projets sont sur la table » et que certains dossiers sont plus avancés que d'autres.« Il y a plusieurs projets qui circulent, celui de la carrière Saint-Michel en est un », avait-il dit à La Presse.Est-ce que la carrière Saint-Michel est un endroit idyllique pour un Wal-Mart ?avait demandé La Presse.« Oui, avait répondu M.Deschênes, comme plusieurs autres endroits d'ailleursà Montréal.» Hier, M.Deschênes a dit à La Presse qu'il ne retirait pas les propos qu'il avait tenus le 9 février, mais que Wal-Mart et le promoteur Smart Centres (ex-First Pro) ne se sont toutefois jamais rencontrés à propos du projet de la carrière Saint-Michel.« Je n'ai pas rejeté du revers de la main la possibilité que le quartier Saint-Michel puisse être un projet qui pourrait nous intéresser », dit-il avant d'ajouter: « actuellement, les gens concluent qu'on est sur le point d'arriver (là) alors que ce n'est pas vrai, c'est prématuré ».M.Deschênes redit, comme en février, que l'île de Montréal est une priorité de développement pour Wal-Mart.D'ailleurs, l'annonce du sixième magasin est imminente.« Je l'ai sur le bout des doigts », dit-il.Où sera ce magasin?«Je suis tout mélangé avec les fusions et les défusions, répond-il.Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce n'est pas dans l'ancienne ville de Montréal, avant les fusions, mais en périphérie.» Wal-Mart s'engage-t-elle à ne pas ouvrir de magasins près des artères commerciales, comme celles de la Plaza Saint-Hubert, de la Promenade Ontario ou de la Promenade Masson?«Non, répond M.Deschênes.Il n'y a pas une entreprise de détail au Canada qui va refuser d'entrée de jeu de regarder un projet.Le 19 juin, la Ville de Montréal donnera un accord de principe au promoteur Smart Centres pour qu'il débute des études de faisabilité (durant de neuf à 12 mois) sur son projet d'ouvrir un centre commercial sur 400 000 mètres carrés de la carrière Saint-Michel.Mal aux pieds ?Pensez à Pouliot.« C'est intolérable.Lorsque je me lève le matin, je dois marcher sur la pointe des pieds tellement mes talons me font mal.» Depuis plus de 30 ans, en étroite collaboration avec votre médecin, nos orthésistes certifiés trouvent des solutions durables à vos maux de pieds.À bien y 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parlementaire sur le même sujet en seulement trois mois, le projet de loi 9 sur les véhicules hors route (VHR), parrainé par la ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet, n'a pas passé le test de l'examen juridique préalable auquel l'ont soumis ces trois organismes.Le Barreau et la Commission des droits de la personne et de la jeunesse ont tous deux affirmé que ce projet de loi entrait en flagrante contradiction avec l'un des principes fondamentaux de la Loi sur le développement durable, adoptée il y a un mois par ce même gouvernement.Pour sa part, la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, a demandé au gouvernement de rétablir sans délai le droit de s'adresser aux tribunaux pour toute personne vivant en bordure d'un sentier de VHR, plutôt que de prolonger pendant cinq ans l'interdiction de toute poursuite, comme stipule le projet de loi.Seule l'Union des municipalités du Québec (UMQ) est venue à la rescousse de la ministre et de son projet de loi, hier, en affirmant qu'une telle protection juridique contre les poursuites de voisinage est nécessaire « pour éviter aux municipalités et aux MRC des recours collectifs qui les placeraient dans une situation financière difficile ».Cette position de l'UMQ lui a aussitôt valu une volée de critiques de l'opposition péquiste et adéquiste, lors de la commission parlementaire.Les députés ont reproché au maire de Maniwaki, vice-président de l'UMQ, Robert Coulombe, de n'avoir présenté aucune preuve à l'appui d'une telle affirmation, qui fait aussi partie des arguments du gouvernement pour défendre son projet de loi.Le projet de loi déposé en avril par Mme Boulet vise à répondre à un jugement de la Cour supérieure du Québec, qui a ordonné la fermeture du parc linéaire du Petit Train du Nord, dans les Laurentides, après sept ans de procédures judiciaires entreprises par les résidants qui vivent à proximité de cette piste.En novembre 2004, la Cour a accordé des indemnités pouvant aller jusqu'à 10 millions à des centaines de familles riveraines de ce sentier interrégional où défilaient plusieurs centaines de motoneigistes à chaque journée d'hiver, et ce, jusque tard dans la nuit.Deux semaines après ce jugement, Québec a adopté une loi d'exception qui a eu pour effet de suspendre le droit des citoyens vivant en bordure de sentiers de VHR de s'adresser aux tribunaux, en cas de litige avec les usagers ou les gestionnaires de ces sentiers.Cette « immunité » temporaire expirait le 1er mai dernier.Le projet de loi 9 propose de prolonger jusqu'en 2011 cette immunité pour laisser le temps aux acteurs régionaux de créer des réseaux de sentiers qui deviendraient permanents et de mettre en place de nouvelles mesures pour discipliner les usagers de VHR et réduire les conflits avec les riverains.Selon le Barreau, aucun gouvernement n'a jamais suspendu les droits civils de citoyens afin de protéger les retombées économiques d'une activité récréotouristique, comme Québec s'apprête à le faire.Dans une critique cinglante de ce projet de loi, le Barreau estime qu'il n'est pas justifiable de suspendre un droit aussi fondamental que le recours aux tribunaux, sans raison grave et urgente.Or, de l'avis du Barreau, le gouvernement du Québec n'a pas démontré que la création ou la protection de sentiers permanents de motoneige et de quad nécessitent la mise en place de mesures « qui placent des citoyens à l'abri des poursuites civiles et qui nient aux autres le droit d'exercer un recours judiciaire ».« Dans une société libre et démocratique, estime le Barreau, on doit laisser les tribunaux assumer leurs responsabilités.Nous ne connaissons pas de gouvernement qui aurait adopté, pour des motifs économiques, un régime d'immunité semblable en regard d'une activité récréotouristique.Il pourrait arriver que l'intérêt public commande une telle immunité si le fonctionnement de la société était gravement compromis, ou la sécurité de l'État était en jeu.Le Barreau soumet qu'une telle situation n'existe pas.» La commission parlementaire se termine aujourd'hui avec des présentations du monde du tourisme, des chambres de commerce et des municipalités, qui se sont tous montrés beaucoup plus favorables au projet de loi 9 et aux moyens proposés pour en assurer les objectifs.PHOTO FOURNIE PAR BOMBARDIER De l'avis du Barreau, le gouvernement du Québec n'a pas démontré que la création ou la protection de sentiers permanents de motoneige et de quad (notre photo) nécessitent la mise en place de mesures « qui placent des citoyens à l'abri des poursuites civiles et qui nient aux autres le droit d'exercer un recours judiciaire ».Selon le Barreau, aucun gouvernement n'a jamais suspendu les droits civils de citoyens afin de protéger les retombées économiques d'une activité récréotouristique, comme Québec s'apprête à le faire.EN BREF 3354086A Pluie de pannes de courant Les orages violents d'hier ont causé de nombreuses pannes de courant à Montréal.En fin de journée, 38 000 abonnés étaient privés d'électricité, surtout dans le nord et l'ouest de la ville.Le nombre avait chuté à 14 000 à 21 h.Environ 1000 abonnés du Richelieu et des Laurentides ont aussi été touchés.Aucun dommage n'aurait été causé aux lignes.C'est plutôt la fermeture automatique du courant en raison des éclairs qui serait la cause des pannes.Ni la police, ni Transports Québec n'ont rapporté d'incident majeur, mis à part certains embouteillages.La Presse Du côté du Journal de Montréal Les négociations se poursuivent entre le syndicat des pressiers du Journal de Montréal et leur employeur.La convention collective prenait fin à minuit ce matin.Les parties reçoivent l'aide d'un conciliateur depuis le 16 mai.« Nous avons bon espoir que les choses se règlent », disait hier soir le directeur des communications du syndicat des Teamsters, Stéphane Lacroix.Du côté du Journal de Montréal, on pressait le syndicat d'accepter l'arbitrage.La Presse La mode sur les allées.Consultez notre circulaire dans le journal d'aujourd'hui 3405326A MICHEL C.AUGER Si on ne bâtit rien au Québec, c'est parce que les groupes communautaires s'opposent systématiquement à tous les projets, déplorait récemment le président du Conseil du patronat, Michel Kelly- Gagnon.Sauf que des projets comme le déménagement du Casino auraient été subventionnés par des fonds publics.Les groupes n'ont-ils pas le droit de savoir comment leur argent sera dépensé ?Vous voulez commenter ?Cliquez sur www.cyberpresse.ca Les immigrants qui ne connaissent que l'anglais repartent une fois sur trois, surtout les gens d'affaires anglophones qui s'en vont deux fois sur trois! Les immigrants ne parlant ni français ni anglais sont le deuxième groupe qui repart le plus souvent (une fois sur quatre).Les bilingues partent une fois sur cinq tandis que les unilingues français sont ceux qui restent le plus, puisque seulement un sur sept repart.\u2014 François Berger Source : Ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec PARTIR OU RESTER?Le Québec perd le quart de ses immigrants dans les 10 ans suivant leur arrivée.La langue y est pour beaucoup.PHOTO JACK GUEZ, AFP FAITS ET GESTES ACTUALITÉS VIRAGE MINCEUR DE L'ADMINISTRATION TREMBLAY-ZAMPINO SARA CHAMPAGNE L'administration Tremblay-Zampino cherche à mettre la main sur la gestion du parc immobilier des cinq commissions scolaires de l'île de Montréal.La question a même été abordée dans le cadre des négociations sur le pacte fiscal avec le gouvernement du Québec, a appris La Presse Au cours d'un entretien exclusif, le responsable des finances et président du comité exécutif de la Ville, Frank Zampino, a expliqué que son administration serait prête à prendre cette responsabilité pourvu qu'elle génère des économies d'échelle.« Est-ce qu'on a besoin de deux structures pour gérer les immeubles scolaires?demande M.Zampino.Ce que je lis et ce que j'entends, c'est qu'une grande partie de la tâche des gestionnaires des commissions scolaires est de gérer des immeubles.Je pense qu'il y a lieu de conclure une entente sur une base d'affaires.» Selon le président du comité exécutif, cependant, il faudrait que cette responsabilité supplémentaire s'accompagne de revenus.« On a présentement les responsabilités d'une métropole, notamment avec la police spécialisée.Mais, au chapitre des revenus, on est traités au même titre que Saint-Donat ou Sainte-Adèle.C'est un non-sens.Si nos revenus n'augmentent pas, et c'est ce que je crains, on sera ultimement obligés d'augmenter les impôts fonciers », a rappelé M.Zampino.L'an dernier, les cinq commissions scolaires ont prélevé auprès des contribuables de Montréal une somme de 376 millions en taxe scolaire.Cela représente 20% du budget des commissions.Cette taxe est utilisée pour entretenir l'équipement et les bâtiments.Les intérêts sur la taxe perçue, 5,7 millions en 2004-2005, sont retournés dans des programmes de lutte contre la pauvreté chez les jeunes.Joint hier, la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, a réservé un accueil plutôt glacial à l'idée de confier la gestion de son parc scolaire, évalué à 1,5 milliard, à la Ville de Montréal.« Je n'ai pas reçu d'appel du maire de Montréal pour en parler.On ne se penchera pas là-dessus aujourd'hui », a-t-elle dit.Et l'idée a fait bondir le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, qui a justement abordé la question la semaine dernière devant la Fédération québécoise des municipalités.« Des études ont déjà démontré que la main-d'oeuvre pour gérer les immeubles scolaires coûterait 27 % plus cher sous une administration municipale, explique M.Caron.Mais au-delà de cette considération, on ne peut pas dissocier l'académique de la gestion, ni dépendre d'une Ville pour l'achat d'équipements sportifs ou de loisirs.Même son de cloche du côté de la Commission scolaire Marguerite-Bourg e o y s ( CSMB), o ù 750 000 $ ont été perçus en frais de location aux différents arrondissements l'an dernier.Du côté du ministère de l'Éducation, l'attachée de presse du ministre Jean-Marc Fournier, Marie- Claude Lavigne, a affirmé qu'il n'y a présentement pas de changement en vue dans les plans de gestion du gouvernement.La gestion des immeubles scolaires dans la ligne de mire de Montréal « On a les responsabilités d'une métropole, mais, au chapitre des revenus, on est traités au même titre que Saint-Donat ou Sainte-Adèle.C'est un nonsens.Si nos revenus n'augmentent pas, on sera ultimement obligés d'augmenter les impôts fonciers.» BRAQUAGE AU FOYER VIOLENT Des «faits nouveaux» modifient l'issue d'un procès tirant à sa fin ANDRÉ CÉDILOT Le verdict de culpabilité prononcé contre trois jeunes Noirs impliqués dans une affaire de braquage au foyer d'une extrême violence est devenu une épine dans le pied du juge Claude Millette.Alors que le juge allait prononcer une lourde peine, l'avocate de la poursuite a exceptionnellement demandé de rouvrir le procès en annonçant qu'elle disposait de « faits nouveaux» d'un grand intérêt pour le tribunal.« Et ce n'est pas nécessairement à l'avantage de la Couronne », a déclaré Me Anne- Marie Otis.C'est que le principal témoin du ministère public, l'une des victimes, a modifié sa version en confiant aux enquêteurs de la police de Montréal que les agresseurs n'étaient plus trois, mais quatre, et qu'il y avait un Blanc parmi eux.Aussi surpris qu'embarrassé par ce revirement inattendu \u2014d'autant qu'il avait reconnu les trois accusés coupables sur la foi d'identifications déjà contestées en appel par la défense\u2014, le juge Millette a immédiatement exigé d'entendre le témoin.Étant incapable de rester debout longtemps en raison des blessures subies lors de l'agression du 13 février 2005, à La Salle \u2014 il a eu un doigt coupé et la rate perforée\u2014 l'homme de 61 ans a demandé la permission de s'asseoir durant son témoignage.Mal à l'aise, le sexagénaire a ensuite relaté avoir eu un « flash » juste avant Noël, quand un ami de son fils s'est présenté chez lui.« Juste avant d'ouvrir, en l'apercevant à travers une vitre de la porte, ça m'a frappé.Là j'ai compris qu'il y avait un Blanc dans ça.C'est sans doute pour ça que j'ai ouvert la porte », a-t-il dit, comme pour donner du poids à sa nouvelle déposition.Au procès, il a déclaré avoir été assailli par trois suspects de race noire portant des cagoules.L'un d'eux lui avait paru être un mulâtre.Il les avait par la suite identifiés sur des photos de la police comme Terrell Smith (celui qui a le teint plus pâle), Kasey Loyd Miller et Rolland Augustin, tous dans la vingtaine.« Pourquoi ne pas avoir dit qu'il y avait une quatrième personne ?» a demandé le juge.« C'était dur de voir à travers la vitre de la porte.Elle est petite, et c'était le soir.Je n'ai pas pensé que le mulâtre pouvait être un Blanc.En ouvrant, le Blanc n'était plus là.Les trois ont foncé dans la maison.Il y en avait un avec une machette et un couteau, a expliqué l'homme.« Si je n'ai pas tiqué sur le Blanc, c'est que j'ai donné plus d'importance à ce qui s'est passé à l'intérieur de la maison.Je me souviens de plus de choses en dedans car c'est là que tout s'est passé et j'ai été poignardé », a ajouté le témoin, en assurant au juge Millette qu'il n'avait fait l'objet d'aucune menace, promesse ou chantage depuis les terribles événements qu'il a vécus avec sa femme, l'an dernier.« Je veux simplement dire la vérité.Pour le reste, je n'ai rien à changer.C'est sûr à 100% qu'ils étaient trois dans la maison.Ma version reste la même pour les trois gars qui sont là », a-t-il souligné en parlant des accusés.Coi jusque-là, l'un des avocats de la défense, Clemente Monterosso, a lancé à l'intention du juge : « Ce n'est plus le même procès.» Manifestement pris au dépourvu, le juge Millette s'est donné jusqu'au 15 septembre pour décider s'il annule, en tout ou en partie, le jugement de culpabilité qu'il a rendu à l'encontre des trois accusés.« Dans l'état de mon dossier, je vois mal comment je pourrais les garder en détention », a-t-il dit, en ordonnant leur élargissement surle- champ contre des cautions de 500$ et 1000 $.Incarcérés depuis 15 mois, les trois prévenus ont sauté de joie.Leurs familles, qui étaient dans la salle, se sont également réjouies de la décision.EN BREF Spectaculaire incendie La foudre serait à l'origine d'un spectaculaire incendie qui a ravagé tôt hier matin six résidences de la rue Ségovie, dans le quartier Vimont, à Laval.Les flammes ont pris naissance vers 4 h dans une maison en construction pour se propager rapidement à l'immeuble voisin, également en chantier.Les deux maisons en construction ont été complètement détruites, tandis que deux autres immeubles aussi en chantier ont subi de lourds dommages.Quant aux deux résidences habitées, c'est surtout leur revêtement extérieur qui a été touché par les flammes.Les pompiers ont eu fort à faire pour combattre l'incendie, alimenté par le vent, qui propageait les flammes sur les résidences rapprochées.Le sinistre a causé des pertes de plus de 1 million et a forcé l'évacuation d'une dizaine de résidants.Personne n'a été blessé.Marcel Laroche Rencontre de citoyens Les cinq élus de Mercier-Hochelaga- Maisonneuve rencontreront la population de l'arrondissement samedi, entre 13h et 16 h, au 5600, rue Hochelaga.Ce sera l'occasion pour les citoyens d'exprimer leurs opinions sur la gestion de l'arrondissement ou de poser des questions à leurs représentants dans différents dossiers.« Il y a longtemps que nous pensions à une façon simple et originale de recevoir la population de nos districts électoraux à nos bureaux dans un cadre informel, en dehors de la séance mensuelle du conseil d'arrondissement et sans qu'il soit nécessaire de prendre rendez-vous », explique la mairesse Lyn Thériault Faust.La Presse . POLITIQUE NÉGOCIATIONS AVEC LES MÉDECINS SPÉCIALISTES Québec rejette l'intervention d'un médiateur PASCALE BRETON ET TOMMY CHOUINARD Québec balaie d'un revers de main la demande des 8000 médecins spécialistes, qui souhaitent la nomination d'un médiateur pour dénouer l'impasse des négociations avec le gouvernement en vue d'un rattrapage salarial.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, invite plutôt la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) à présenter ses préoccupations à la table de négociation.« Nous sommes disposés à négocier de façon intensive avec la ferme intention d'en venir à une entente négociée, mais toujours dans le cadre de la réalité des finances publiques du Québec », a déclaré M.Couillard.La responsabilité du gouvernement est de gérer les fonds publics, a ajouté le ministre.Québec doit assurer un équilibre entre les sommes accordées à la rémunération des médecins et celles dévolues aux soins aux patients.« Il n'y a aucune possibilité ici d'obliger le gouvernement à débourser des fonds publics qu'il n'a pas la capacité de gérer », a indiqué M.Couillard.En assemblée au Stade olympique, mardi soir, quelque 2500 médecins spécialistes ont appuyé le plan d'action soumis par leur fédération, réclamant du coup la nomination d'un médiateur.Une lettre d'entente signée en 2003 avec l'ancien gouvernement prévoit un rattrapage salarial pour les médecins spécialistes qui gagnent moins que leurs collègues des autres provinces.Le gouvernement évalue l'écart à 10% et les médecins, à environ 40 %.La lettre d'entente prévoit aussi l'intervention d'un médiateur en cas de mésentente.Le cabinet du ministre considère que cette lettre d'entente est « inapplicable ».Hier, M.Couillard en a d'ailleurs relativisé l'impact.« Cette lettre comporte plusieurs éléments, dont le fait que l'écart doit être reconnu par les deux parties et qu'il faut qu'on puisse l'appliquer.» Malgré tout, le président de la FMSQ, le Dr Yves Dugré, a accueilli les propos du ministre avec optimisme hier.« Pour moi, à la table de négociation, c'est la bonne place pour parler de médiation.(.) J'interprète que sa réponse n'est pas négative », a-t-il déclaré.L'offre gouvernementale prévoit une augmentation salariale de 8% en six ans.C'est ce qui a été imposé aux employés de l'État en décembre dernier.Québec offre aussi une somme supplémentaire pour les soins aux patients.Une offre «fort généreuse » dans le contexte actuel, a précisé le ministre.Pour l'instant, le ministre refuse de dire s'il est prêt à recourir à une loi spéciale dans l'éventualité où les médecins perturberaient les services à la population.« On n'en est pas là », a-t-il dit.D'ailleurs, les médecins n'envisagent pas de recourir à court terme à des moyens de pression qui nuiraient aux patients.Ils ont encore en mémoire les trois journées d'études tenues en 2002-2003.Un recours collectif a été demandé pour dédommager les milliers de patients dont la chirurgie avait été annulée lors de ces trois journées de moyens de pression.La Cour supérieure du Québec n'a pas encore décidé si elle entendra ce recours.L'AFFAIRE DES PRIX MENSONGERS JULES ET BERTRAND RECONNUS INNOCENTS «Les prix de Bell sont vraiment incroyables.» Les deux plus célèbres castors de la planète ont eu leur heure de gloire hier lorsqu'ils furent innocentés dans l'affaire des prix mensongers.Encore un peu ébranlés par leur récente arrestation pour avoir menti sur les prix, Jules et Bertrand ont livré un témoignage touchant.Jules a même avoué qu'avoir su que les bas prix de Bell lui attireraient tant d'ennuis, il se serait « fermé la trappe.» L'avocat de la poursuite, Me Sanson, a tenté de faire avouer aux castors qu'ils avaient concocté cette affaire pour faire mousser leur célébrité.Jules a alors perdu son habituel sang-froid et a craqué: «On en a assez de ronger notre frein en prison.On n'est pas des menteurs.Croyez-nous sur parole.» Et Bertrand d'ajouter: «Pis, si vous nous croyez pas, appelez vous-mêmes chez Bell.Vous allez en avoir le coeur net, les prix sont vraiment incroyables.» Visiblement surpris par ce rare éclair de génie de son comparse, Jules s'est ressaisi, se joignant à la foule pour applaudir Bertrand qui savourait son moment de triomphe.Les castors à la barre des témoins \u2014 « en beau chêne de qualité », ont-ils dit avec envie.Offre d'une durée limitée; réservée aux nouveaux abonnés de Sympatico.Services offerts aux abonnés résidentiels, là où la technologie le permet.Prix/offres sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent, y compris des exigences techniques minimales.1.Tarif mensuel pour les 6 premiers mois.Dans le cadre d'un engagement de 2 ans.Le tarif mensuel alors courant (maintenant de 20,95$, sujet à changement) s'applique par la suite.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Des frais uniques d'activation (35$) s'appliquent ; crédités aux abonnés Internet de Vidéotron qui passent à Sympatico, le demeurent pour au moins 2 mois et remplissent le formulaire à cet effet.Aux fins de validation seulement, les abonnés de Vidéotron doivent fournir une copie de leur facture Internet pour le présent mois ou le mois passé ; cette copie sera ensuite détruite.Prévoir de 4 à 6 semaines après les 2 premiers mois d'activation pour l'application du crédit.Capacité de téléchargement de 2 Go par mois; frais pour téléchargement en sus.2.La vitesse de téléchargement peut varier selon l'achalandage sur Internet, le serveur et d'autres facteurs.Vitesse constante et pas de ralentissement s'appliquent à l'accès qui est dédié entre l'ordinateur de l'abonné et le commutateur de Bell.3.Fournis avec Radial Point Systems inc.aux abonnés Sympatico.Aucun service n'offre une sécurité absolue.Vidéotron est une marque de commerce de Le Groupe Vidéotron Ltée.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.MC©2005, COVAN.Utilisée sous licence.spécialiste en Internet a suscité un vif intérêt dans l'auditoire.En montrant la souris d'ordinateur qu'il a utilisée pour tester le service, il a affirmé: « Sympatico Intermédiaire offre non seulement un accès rapide à Internet, mais aussi une vitesse constante, même quand beaucoup d'internautes sont en ligne en même temps ».Le juge, peu familier avec un tel jargon technique, lui a demandé d'expliquer.Mimant un bouchon de circulation à l'heure de pointe et utilisant sa souris comme véhicule, l'expert a démontré comment il pouvait maintenir sa vitesse malgré le trafic en utilisant la voie réservée.« Qu'un service aussi rapide et constant puisse être offert à si bas prix, c'est presque pas croyable », a-t-il conclu.Les castors ont fait tomber le barrage de doutes auquel ils étaient confrontés.Les preuves sont accablantes Un service de qualité à prix exceptionnel Les castors à la barre des témoins \u2014 « en beau chêne de qualité », ont-ils dit avec envie.Offre d'une durée limitée 1 877 603-2932 bell.ca/tribunal4 | Espace Bell Une navigation à vitesse constante2 \u2014 notre accès Internet dédié vous évite les ralentissements aux heures de pointe Un service plus rapide \u2014 jusqu'à 9 fois plus rapide qu'Internet de base La possibilité de parler et de naviguer en même temps Service Internet SympaticoMC Intermédiaire: 9 95 $ par mois les 6premiers mois1 Seulement Des services de sécurité inclus, mis à jour automatiquement, avec soutien technique complet: Antivirus pour courriels, Antipolluriel, Contrôle parental et Bloqueur de fenêtres publicitaires3 Une assistance technique professionnelle et amicale, 24/7 3404631A ACTUALITÉS Pluies diluviennes à La Tuque La catastrophe a été évitée ANDRÉ MERCIER LE NOUVELLISTE LA TUQUE \u2014 Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région de La Tuque au cours de la nuit de mardi à hier ont provoqué d'importants glissements de terrain sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice, forçant l'évacuation d'une vingtaine de personnes.Le pire a toutefois été évité, puisque les 14 résidants du secteur le plus touché par ces importants glissements de terrain ont pu être secourus par hélicoptère.Prisonniers de leur propriété durant quelques heures, tous ont pu regagner la terre ferme sains et saufs après quelques heures d'angoisse.En 24 heures, il est tombé pas moins de 93 millimètres de pluie à La Tuque, dont 33 mm en une heure.La forte pluie a tellement gonflé les petits cours d'eau qui se jettent dans la Saint-Maurice, que plusieurs ponceaux ont été emportés par le fort courant, traînant avec eux d'importantes portions de route.C'est le travailleur forestier Larry Caron qui a été le premier à se heurter aux éléments, vers 4 h du matin, lorsque sa camionnette s'est retrouvée coincée dans un trou béant rue Bourassa, sur la rive ouest de la rivière.« J'ai fait le saut, car ma camionnette s'est soudainement retrouvée avec les roues avant qui pendaient au bord du trou », raconte le jeune père de famille.De l'aide Le ministre de la Sécurité publique, Jacques P.Dupuis, a déjà fait savoir que les sinistrés pourront bénéficier du Programme général d'aide financière lors de sinistres.« Soyez assurés que le gouvernement du Québec soutient les efforts des autorités locales et qu'il viendra en aide aux sinistrés pour faire en sorte que la population retourne à la vie normale le plus tôt possible », a fait savoir le ministre par voie de communiqué.PHOTO ANDRÉ MERCIER, LE NOUVELLISTE En 24 heures, il est tombé pas moins de 93 millimètres de pluie à La Tuque, dont 33 mm en une heure, provoquant d'importants glissements de terrain.Les dégâts sont évalués à plus d'un million de dollars.APRÈS LA CEINTURE DE SÉCURITÉ, VOICI LA VOITURE DE SÉCURITÉ.FIVE HUNDRED SEL 2006 OU 0 % CHOISSISEZ Photo à titre indicatif seulement.\u2020 Mise de fonds de 2 995 $ et première mensualité exigées à la livraison.Des frais de 0,12 $ du kilomètre après 60 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.\u2020\u2020 0 % de taux de financement à l'achat jusqu'à 36 mois, frais de transport de 1 200 $.Ces offres s'appliquent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre offre en vigueur, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle certaines conditions s'appliquent.Ces offres d'une durée limitée s'appliquent uniquement aux véhicules neufs en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut louer ou vendre moins cher.Consultez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.Catégorie : grande voiture pouvant accueillir cinq occupants.D'après les résultats des tests de collision de l'IIHS effectués avec la Ford Five Hundred équipée de sacs gonflables latéraux compris dans le système de sécurité au pavillon.La Ford Five Hundred 2006 a également obtenu la plus haute cote de sécurité (cinq étoiles) pour le conducteur et le passager avant en cas de collision frontale et pour les occupants près des portières en cas de collision latérale lors des tests de la NHTSA du gouvernement américain (www.safercar.gov).Selon l'Office de l'efficacité énergétique au 15 mai 2006 (moteur 6 cyl.avec boîte automatique en option).LA FORD FIVE HUNDRED.Les tests l'ont démontré : la Five Hundred est non seulement la voiture la plus spacieuse de sa catégorie, c'est également une des plus sécuritaires.Tandis que les sacs gonflables latéraux offerts en option vous procurent la tranquillité d'esprit, la position surélevée de ses sièges accentue la visibilité du conducteur.Pas étonnant que seule cette grande berline ait été acclamée « meilleur choix - or » de l'Insurance Institute of Highway Safety (IIHS).Et procurez-vous sa traction intégrale électronique Haldex hautement perfectionnée à un prix imbattable.Visitez votre conseiller Ford dès aujourd'hui\u2026 et retrouvez votre tranquillité d'esprit.www.ford.ca DE TAUX DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 36 MOIS\u2020\u2020 SUR TOUS LES MODÈLES FIVE HUNDRED 2006.DE PLUS PAR MOIS LOCATION 36 MOIS - MISE DE FONDS DE 2 995 $ - FRAIS DE TRANSPORT ET DE PRÉPARATION INCLUS DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 0 $ 359$ 0,9 % /MOIS AVEC TRACTION INTÉGRALE : SEULEMENT 29 $ AUTOROUTE 7,5 L/100 km VILLE 11,2 L/100 km TAUX DE FINANCEMENT DE 3404743A SUITE DE LA UNE Ottawa pourrait bloquer la vente de SNC TEC PATRIOT ACT suite de la page A1 Le FBI peut même exiger qu'on lui remette les transactions bancaires ou immobilières des individus soupçonnés, de même que leurs communications téléphoniques et les renseignements détenus par leurs fournisseurs Internet.De plus, cette loi interdit aux entreprises américaines d'informer leurs clients de cette consultation du FBI touchant ces renseignements.Les Canadiens ne sont pas à l'abri Tous les spécialistes s'entendent pour dire que les renseignements personnels de milliers de Canadiens qui travaillent pour l'une des 2400 filiales canadiennes de sociétés américaines ne sont pas à l'abri des enquêtes antiterroristes de la police fédérale américaine.Si les avis juridiques commandés par le ministère des Travaux publics concluent que le Patriot Act constitue un risque important pour la protection des renseignements privés des Canadiens, le gouvernement Harper pourrait bloquer la vente de SNC TEC.« Ce sera l'un des principaux facteurs dont on va tenir compte avant d'approuver cette transaction.On est très sérieux quand on dit que l'on veut protéger les renseignements privés des Canadiens », a déclaré hier une source gouvernementale sous le couvert de l'anonymat.SNC TEC est située à Le Gardeur, en banlieue de Montréal, et fabrique des munitions de petit, moyen et gros calibres ainsi que des produits d'entraînement Siminution.SNC TEC a aussi une filiale, Expro, située à Valleyfield, qui fabrique des poudres propulsives extrudées à usages militaires et sportifs.Plus tôt cette semaine, les employés d'Expro ont réclamé la garantie de leur futur patron que leurs dossiers personnels ne traverseront jamais la frontière canado-américaine.« On ne veut pas apparaître sur l'écran de George W.Bush », déclarait à ce sujet Marc Laviolette, président des 400 syndiqués (CSN) d'Expro.Hier, quelque 200 délégués réunis au congrès de la Fédération de la métallurgie ont appuyé la requête de M.Laviolette en adoptant une résolution qui demande à l'employeur « un engagement qu'aucun renseignement personnel ne sera transféré aux États-Unis ».Approbation d'Ottawa SNC TEC, qui portait autrefois le nom de « Les Arsenaux canadiens limitée », était une société d'État du gouvernement fédéral jusqu'à ce qu'elle soit privatisée en 1986.La loi donne le mandat au ministre des Travaux publics d'approuver toute transaction future qui accorde plus de 25% des actions de l'entreprise à des intérêts étrangers.Donc, même si l'entente conclue en février entre SNC-Lavalin et DGC a été approuvée par les conseils d'administration des deux sociétés, elle reste «subordonnée» à l'approbation du gouvernement fédéral, entre autres.Le ministre des Travaux publics, Michael Fortier, a confirmé hier que son ministère a commandé des avis juridiques pour évaluer les conséquences du Patriot Act sur les travailleurs canadiens.« C'est évident que c'est un élément dont nous allons tenir compte, l'impact du Patriot Act sur les activités futures de l'entreprise et de ses employés.C'est sûr que le gouvernement prend acte de l'existence de cette loi.Le gouvernement va obtenir les avis juridiques nécessaires pour appuyer sa décision », a déclaré à La Presse le ministre Fortier.« Il faut obtenir des avis juridiques pour nous expliquer quel est l'impact du Patriot Act par rapport aux activités futures de la compagnie si elle devait être sous emprise américaine.Tout le monde veut comprendre.Nous voulons tous en avoir le coeur net », a-t-il ajouté du même souffle.Ottawa inquiet Plus tôt cette semaine, le gouvernement Harper a dit juger « inquiétante » l'invasion américaine que permet le Patriot Act dans la vie privée des Canadiens.Le président du Conseil du Trésor, John Baird, a aussi promis de prendre tous les moyens possibles pour protéger les renseignements personnels des travailleurs canadiens.L'an dernier, le gouvernement fédéral avait décidé de reformuler les contrats fédéraux afin d'empêcher le FBI de pouvoir prendre connaissance d'informations canadiennes qu'Ottawa fournit aux sociétés américaines qui font affaire avec des ministères fédéraux.Le gouvernement avait aussi demandé à tous les ministères et agences d'effectuer une évaluation de leurs pratiques contractuelles en ce qui a trait à l'information canadienne qu'ils transmettent à des entreprises américaines qui travaillent pour eux en soustraitance.Le NPD, de son côté, pour contrer les effets pervers du Patriot Act, continue de réclamer l'adoption d'une loi sévère interdisant aux entreprise d'envoyer des renseignements personnels de Canadiens au sud de la frontière.À Québec, le gouvernement Charest a annoncé qu'il entend adopter de nouvelles règles pour empêcher la transmission de données confidentielles outre-frontières.Nous aimerions vous remercier en personne pour votre fidélité et prendre le temps de mieux vous connaître.Passez à une succursale de TD Canada Trust ou à un bureau de TD Waterhouse le vendredi 2 juin pour un café et des gâteaux et aidez-nous à célébrer la journée d'appréciation des clients.Joignez-vous à nous le 2 juin à l'occasion de la journée d'appréciation des clients.TD Waterhouse représente les produits et services offerts par TD Waterhouse Canada Inc.(membre du FCPE), Gestion privée TD Waterhouse Inc., Services bancaires privés TD Waterhouse (offerts par l'entremise de La Banque Toronto-Dominion) et Services fiduciaires privés TD Waterhouse (offerts par La Société Canada Trust).3407949A LE PATRIOT ACT Le Patriot Act renforce les pouvoirs des forces de l'ordre, notamment du FBI, dans des affaires liées au terrorisme, et il accroît les possibilités d'utilisation de mandats d'arrestation, ce qui permet de détenir des suspects au secret pendant plusieurs mois.La loi permet de mettre sur écoute les communications d'un individu et d'avoir accès à des renseignements comme son dossier médical, sa déclaration fiscale ou la liste des livres qu'il emprunte dans une bibliothèque, sans même l'en informer.La loi a été adoptée six semaines après les attentats du 11 septembre 2001.Selon certains experts, cette loi viole les libertés civiles.Mais le président américain GeorgeW.Bush affirme qu'elle a permis de reconnaître la culpabilité de plus de 200 terroristes. ACTUALITÉS Un nouveau brûlot sur la DPJ KATIA GAGNON À quelques semaines d'une probable adoption de la nouvelle loi sur la protection de la jeunesse, un nouveau film vient dénoncer le manque d'aide donnée par la Direction de la protection de la jeunesse aux parents qui font affaire avec elle.Des intervenants insensibles au désespoir des parents qui perdent leurs enfants, des enfants retirés brutalement de leurs famille et ballottés dans les ressources des centres jeunesse.Le portrait tracé par Marie-Josée Cardinal et Joël Bertomeu, un duo qui avait déjà réalisé, il y a quelques années, le pamphlet cinématographique Les Enfants de la DPJ, n'est pas tendre pour les services de protection de la jeunesse.Les parents de la DPJ, leur nouvelle oeuvre, sera diffusée sur les ondes de Canal D, le 11 juin à 21 h.Et le film est parfaitement d'actualité, puisque la refonte de la loi sur la protection de la jeunesse imposera désormais des délais précis aux parents accusés de négligence ou de mauvais traitement envers leurs enfants, une période au-delà de laquelle les enfants pourront être adoptés, pour de bon, par de nouvelles familles.Or, ces délais, qui vont de un à deux ans, n'ont pas de sens, dénoncent les intervenants qui apparaissent dans le film.« La plupart des parents à qui on impose un délai ne réussiront pas à se reprendre dans un temps si court », estime le docteur Gilles Julien, pédiatre social bien connu qui oeuvre dans Hochelaga-Maisonneuve.Selon lui, « les intervenants de la DPJ ne voient pas le potentiel des familles.Ils voient seulement ce qui ne va pas ».Plusieurs parents interviewés dans le film expriment bien toute la difficulté, pour ces adultes eux-mêmes amochés, de reprendre une nouvelle vie en quelques mois.«Ça prend du temps te rétablir quand tu as été blessée du berceau à ta majorité », lance une mère.Et Manon Rioux, travailleuse du Bureau de consultation jeunesse, un organisme communautaire qui aide les jeunes en difficulté, craint que les parents ne soient pas réellement soutenus au cours de cette période cruciale.« Ce qu'on voit maintenant, c'est qu'il n'y en a pas d'aide réelle aux parents.Pourquoi y en aurait-il plus avec ce projet de loi ?» demande-t-elle.« J'ai peur qu'on retourne dans les années 50 où on donnait systématiquement en adoption les enfants des filles-mères », renchérit Chantal Breton, enseignante en travail social et ex-employée de la Direction de la protection de la jeunesse.« La DPJ va se servir de l'outil adoption comme elle s'est servie de l'outil placement.Avec des dérapages », estime Gilles Julien.L'auteure du film, Marie-Josée Cardinal, espère que le document aura un impact sur la nouvelle loi, qui devrait, selon toute vraisemblance, être adoptée d'ici la fin de juin.« Les Enfants de la DPJ se voulait un cri d'alarme.Celui-là devrait être un coup de tonnerre », dit-elle.Ce second film s'est tout naturellement réalisé après les nombreux témoignages reçus à la suite de la diffusion du premier document.Aucun intervenant de la Direction de la protection de la jeunesse n'avait été invité à la projection.Personne n'a donc été en mesure de commenter ce nouveau film.1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e année Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF Capital garanti à 100% par le gouvernement du Québec.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.Taux avantageux garantis pour 10 ans.ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC 1 800 463-5229 Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.www.epq.gouv.qc.ca la première année, pour les nouveaux fonds REER.BONI DE 1% SOYEZ AUDACIEUX: INVESTISSEZ SANS RISQUE 3,50 3,90 4,10 4,20 4,30 4,40 4,50 4,60 4,70 7,00 % 3402534A Le film est parfaitement d'actualité, puisque la refonte de la loi sur la protection de la jeunesse imposera désormais des délais précis aux parents accusés de négligence ou de mauvais traitement.PROCÈS DE CHARLES GUITÉ Le jury délibère Le juge l'avertit de ne pas faire d'amalgame entre l'accusé et Jean Brault ANDRÉ CÉDILOT Ce n'est pas parce que le président de Groupaction, Jean Brault, a été condamné que l'accusé Charles Guité est nécessairement coupable d'avoir lui aussi fraudé le gouvernement fédéral de 1,6 million.C'est la mise en garde que le juge Fraser Martin a faite aux jurés, hier, avant qu'ils ne commencent à délibérer sur le sort de l'ancien responsable de la publicité du gouvernement fédéral.Dans les faits, les huit hommes et quatre femmes du jury ont à décider si Charles Guité « a sciemment aidé ou encouragé » les crimes de fraude qui ont marqué le programme de commandites mis sur pied par le gouvernement de Jean Chrétien.De l'avis du juge Martin, il est clair dans cette affaire que Brault est l'accusé principal, et qu'il a commis la fraude.« Parce qu'il a plaidé coupable, il serait facile de dire que M.Guité est aussi coupable.Mais ce n'est pas comme ça que ça marche, car M.Brault a peut-être plaidé coupable pour une foule de raisons », a-t-il dit, invitant les jurés à examiner l'ensemble de la preuve étalée durant les 15 jours du procès.Une fois que les jurés auront établi qu'il y a bel et bien eu fraude de la part de Jean Brault \u2014 «ce qui ne m'apparaît pas tellement compliqué à faire », a noté le juge Martin \u2014 ils devront vérifier si le comportement de Guité a facilité la commission des fraudes.« Vous n'êtes pas obligés d'avoir la preuve que Brault et Guité étaient arrangés ensemble.Il suffit que Guité ait péché par omission ou qu'il ait aidé Brault pour qu'il soit partie à la fraude », a souligné le juge, en leur suggérant quelques points de repère.Il leur a dit, par exemple, de mettre en parallèle l'expérience et les connaissances de Guité quant aux règles gouvernementales et la manière dont ont été accordés les cinq contrats litigieux.La piètre vérification des contenus et le paiement des factures sans justification peuvent être aussi des indices de choix.Il les a par le fait même incités à s'interroger sur les raisons de tous ces gestes à répétition.Avant de prendre une position finale, les jurés doivent aussi être convaincus « hors de tout doute raisonnable », selon la formule consacrée en droit, que l'accusé Charles Guité savait que les gestes qu'il faisait profitaient frauduleusement à Jean Brault.Les jurés n'ont plus donné de nouvelles depuis qu'ils se sont isolés, à 10 h 50 hier.Ils prévoyaient délibérer jusqu'à 18h avant de prendre le chemin de l'hôtel.5520, boul.des Laurentides, Laval 4 km au nord de la 440 (450) 622-2410 / Sans frais 1 800 997-2410 Camping?Laissez-vous tenter! 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CAMPAGNE ANNUELLE DE FINANCEMENT de la Fondation pour l'alphabétisation JACQUES DEMERS PRÉSIDENT D'HONNEUR 3407323A www.canderm.com L'implant injectable temporaire le plus durable POLITIQUE CALCUL DE LA PÉRÉQUATION EN BREF Harper et Charest se montrent flexibles Ottawa prolonge l'aide aux travailleurs saisonniers Les conservateurs ont annoncé hier leur intention de prolonger, pendant 18 mois, un programme spécial d'assurance emploi pour les travailleurs saisonniers des régions où le taux de chômage dépasse 10 %.L'annonce, faite à l'improviste, se faisait attendre puisque le «projet pilote » lancé en 2004 par les libéraux venait à échéance dimanche.Le ministre responsable du développement économique au Québec, Jean-Pierre Blackburn, a expliqué que les travailleurs saisonniers vivant dans les régions où le taux de chômage dépasse les 10% continueront à recevoir jusqu'à cinq semaines de prestations supplémentaires.Au Québec, six régions sont visées: Trois-Rivières, Chicoutimi- Jonquière, le Centre du Québec, le Nord-Ouest du Québec, Gaspésie\u2014 Îles-de-la-Madeleine et Bas-Saint- Laurent\u2014Côte-Nord.Presse Canadienne Le NPD dénonce le projet de loi sur le salaire des juges Les néo-démocrates ont dénoncé, hier, le projet de loi des conservateurs qui réduit les augmentations de salaires consenties par les libéraux aux 1100 juges de nomination fédérale.« Comme les juges sont payés par les fonds publics, leurs salaires doivent être fixés en tenant compte des autres demandes (auxquelles fait face le gouvernement) », a déclaré le ministre de la Justice, Vic Toews.Les conservateurs font passer les hausses prévues de 10,8% à 7,3%, de sorte que le salaire de base des magistrats augmentera de 216 600$ à 232 300 $, au lieu des 240 000$ autorisés par l'ancien gouvernement.Les montants seront ensuite indexés au coût de la vie jusqu'en 2008.Ces augmentations coûteront 63 millions en quatre ans aux contribuables.Presse Canadienne La modernisation de l'État permet de faire des économies Ainsi que le rapportait La Presse, hier, la «modernisation de l'État » entreprise par le gouvernement Charest, aurait permis jusqu'à maintenant d'engranger des économies de plus d'un milliard.«À mesure que les années avancent, je suis de plus en plus fière de mon bulletin », s'est félicitée hier la présidente du conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, qui a présenté à Québec le deuxième rapport d'étape du plan de modernisation 2004-2007.La ministre a précisé que l'allègement des coûts de fonctionnement de l'État soulagera les contribuables de dépenses récurrentes de 500 millions de dollars cette année et de 650 millions l'an prochain.Presse Canadienne JOCELYNE RICHER PRESSE CANADIENNE GIMLI, Manitoba \u2014 Le premier ministre Stephen Harper s'est présenté au sommet des leaders nord-américains, hier, en se montrant flexible quant à la refonte de la formule de péréquation.Comme l'avait fait avant lui le premier ministre Jean Charest, il a exprimé ses « préférences », sans trop vouloir dévoiler toutes ses cartes, jugeant prématuré d'écarter des scénarios.« Nous avons exprimé une préférence d'exclure les ressources naturelles » du calcul de la formule de péréquation, mais « le gouvernement n'a pas encore pris de décision » à ce sujet.Stephen Harper a dit attendre le rapport du comité des Communes sur le sujet, la semaine prochaine, avant de se faire une meilleure idée.Chose certaine, a-t-il constaté, il n'y aura pas de consensus entre les provinces sur ce point.En matinée, à la suite des déclarations du ministre fédéral des Finances Jim Flaherty, le premier ministre Charest avait laissé entendre qu'il ne voulait écarter aucun scénario, dont l'exclusion des ressources naturelles non renouvelables du calcul de la péréquation, dans la mesure où le déséquilibre fiscal serait corrigé à sa satisfaction.M.Charest s'est présenté à la rencontre des leaders nord-américains, hier, en faisant valoir qu'il fallait voir la réforme à venir dans son ensemble et juger du résultat final, pas des moyens utilisés.« Les transferts, ça inclut la péréquation, ça inclut également les transferts directs en argent, ça inclut les points d'impôt et ça inclut la possibilité de libérer un espace fiscal », a-t-il déclaré lors d'un point de presse, alors qu'il allait participer à huis clos à la rencontre qui réunit les premiers ministres provinciaux, de même que des gouverneurs d'États américains et mexicains.En début de semaine, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a déclaré son intention d'exclure les ressources non renouvelables \u2014comme le pétrole\u2014 du calcul de la formule de péréquation, une demande pressante de l'Alberta.M.Charest a dit que cette position n'était pas nouvelle, en reconnaissant que les provinces ne présenteraient pas un front uni dans ce dossier, chacune ayant des intérêts différents à défendre.Invité à préciser sa position, M.Charest a dit, en après-midi, que le Québec maintenait que les 10 provinces devraient être incluses dans le calcul de la péréquation et que les ressources non renouvelables devraient aussi en faire partie.Officiellement, la péréquation n'était pas à l'ordre du jour de la rencontre, mais l'enjeu a retenu l'attention des premiers ministres dans les coulisses.« La péréquation n'est pas à l'ordre du jour, mais je suis sûr qu'il y a aura des discussions à ce sujet et au sujet du déséquilibre fiscal, nos sujets préférés, on adore en parler tout le temps ! », a dit à la blague le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord.Pour le premier ministre Charest, l'important c'est qu'au bout du compte, quelle que soit la formule retenue, le Québec ne soit pas pénalisé sur le plan financier.La rencontre d'hier visait plutôt à faire avancer des dossiers d'intérêt commun pour le Canada, les États-Unis et le Mexique, comme les contrôles d'identité aux frontières et l'imposition du passeport.Récemment, le premier ministre de l'Alberta Ralph Klein a menacé de se retirer du programme de péréquation si les revenus provenant des ressources naturelles non renouvelables faisaient partie du calcul.La péréquation vise à redistribuer la richesse collective du pays entre les provinces afin qu'elles soient en mesure d'offrir des services et programmes équivalents.Selon Bernard Lord, il ne fait aucun doute que les ressources non renouvelables devraient faire partie du calcul « parce qu'on ne peut pas équilibrer les choses si on ne tient pas compte de tous les revenus ».Trop riches, l'Alberta et l'Ontario ne reçoivent pas de paiements de péréquation, contrairement au Québec, pour lequel le programme fédéral est une importante source de revenus.PHOTO PRESSE CANADIENNE En début de semaine, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, avait souligné son intention d'exclure les ressources naturelles non renouvelables \u2014 comme le pétrole\u2014 du calcul de la formule de péréquation, une demande pressante de l'Alberta.MERCI À NOS PARTENAIRES Cet événement est organisé par la Coopérative de travail Terre Nouvelle.OUVERTURE AUJOURD'HUI, dès 11h00 HEURES D'OUVERTURE : Jeudi 11h00 à 17h00 Vendredi 10h00 à 21h00 Samedi 10h00 à 21h00 Dimanche 10h00 à 18h00 3405181A 3408566A SUITE DE LA UNE Éclat de verre Demandes d'accès à l'information de La Presse VERRE suite de la page A1 Hier, le porte-parole de la Grande Bibliothèque nationale du Québec, Patrice Juneau, a dit que les rapports ont déjà été transmis à l'entreprise qui a construit la bibliothèque, la firme Pomerleau.« Ils ont très bien reçu les conclusions des experts et devraient nous revenir avec des éléments de solution dans la semaine du 5 juin.» Selon lui, le problème de la Grande Bibliothèque s'apparente à ceux du propriétaire d'une maison neuve qui présente des défauts.« Ils nous ont livré un produit avec toutes les garanties qui viennent avec.Si le produit fait défaut, le constructeur doit voir à corriger la situation.» La porte-parole de la firme Pomerleau, Marie-Claude Dubeau, n'a pas voulu commenter les études.« Nous étudions les rapports présentement.Nous ne ferons aucun commentaire jusqu'à nouvel ordre », a-t-elle dit.Chute libre Depuis son inauguration, le 30 avril 2005, sept lames de verre ont éclaté à la Grande Bibliothèque.La dernière brisée a été retrouvée le 2 mai dernier.Selon les rapports, trois conditions peuvent, si elles sont réunies, provoquer le bris d'une lamelle de verre : > la présence de rayures ou de fissures sur le verre ; > une pression trop élevée au regard des griffes retenant le verre aux profilés ; une contrainte additionnelle est alors exercée sur le verre lors de dilatations thermiques > un écart élevé entre la température au moment de la pose du verre et la température ambiante (dilatation thermique différentielle).Les rapports indiquent qu'une lamelle de verre présentant une fissure et installée par temps froid (alors que la rétraction est élevée) ne résistera pas à une chaleur accablante (alors que la dilatation est élevée) si les griffes sont trop serrées, exerçant alors une contrainte additionnelle.M.Baïlon rappelle que le trempage du verre est un traitement qui fait qu'une lame qui brise éclate en petits morceaux plutôt que de se fracturer en grosses pièces.Selon lui, il est impossible de savoir si le fait que des milliers de lames de la Grande Bibliothèque présentent un défaut de trempage les rend sujettes à se briser en gros morceaux.« Une lame qui tombe du sixième étage se retrouve en mille miettes par terre.Estce que le verre s'est brisé en tombant ou une fois rendu par terre ?On ne le sait pas.» Le périmètre de sécurité installé l'an dernier autour de la Grande Bibliothèque restera en place jusqu'à ce qu'une solution permanente soit apportée au problème.La divulgation par la Grande Bibliothèque des rapports d'experts sur la question des lames de verre survient alors que La Presse tentait sans succès depuis des mois d'obtenir ces informations par la loi d'accès à l'information.En août 2005, le journaliste Sébastien Rodrigue a fait une demande visant à obtenir des informations sur les lames de verre.La direction de la Grande Bibliothèque a jugé sa demande abusive.En février dernier, M.Rodrigue a fait une deuxième demande d'accès à l'information, cette fois plus concise.Une rencontre entre les avocats de La Presse et ceux de la Grande Bibliothèque devant la Commission d'accès à l'information était d'ailleurs prévue pour le 8 juin.Selon le porte-parole de la GBQ, Patrice Juneau, les informations ne pouvaient être communiquées au journaliste puisqu'elles n'étaient pas disponibles lorsqu'il a fait ses demandes.« Les rapports sont datés du 29 mars 2006, dit-il.Nous n'avions pas les conclusions des études, alors nous ne pouvions certainement pas les dévoiler.» La direction de la Grande Bibliothèque a finalement décidé de rendre publiques les conclusions des experts par la voie d'un communiqué envoyé à tous les médias du Québec hier.Nico las Bérubé Pat Martin se ravise Haïti demande PRESSE CANADIENNE des excuses au Canada OTTAWA \u2014 Après avoir été menacé de poursuites en diffamation, le néo-démocrate Pat Martin a atténué ses allégations au sujet de contributions perçues par l'organisation du candidat à la direction libérale, Joe Volpe.Lundi, le député de Winnipeg a accusé M.Volpe d'avoir commis une « fraude délibérée et bien organisée » afin de contourner la loi interdisant les contributions d'entreprises aux candidats.Le premier ministre haïtien demande des excuses au Canada pour des faits qui remontent à il y a plus de cinq ans, a appris Radio- Canada.Alors que Jacques Édouard Alexis occupait le poste de premier ministre pour la première fois, en 1999, la police nationale se serait livrée à des crimes contre l'humanité, sans que celui-ci n'intervienne.C'est ce que prétend le gouvernement canadien, dont l'ambassade à Haïti lui a fait parvenir une lettre il y a deux ans.On fait notamment allusion au massacre de 11 civils, connu sous le nom de Carrefour- Feuilles.Le premier ministre se défend depuis, disant que les coupables ont été jugés et emprisonnés.De plus, Carrefour-Feuilles ne serait pas associé à un crime contre l'humanité par les organismes internationaux.Peter Mac- Kay, ministre des Affaires étrangères, n'a pas exclu que M.Alexis puisse rentrer au Canada, à l'occasion d'éventuelles visites officielles.Le ministre doit se rendre en Haïti samedi, notamment pour y rencontrer René Préval.La Presse Vieux Québec 99$ .véritable musée à ciel ouvert, jalonné de multiples rues historiques aux boutiques raffinées.Vieux-Québec\u2026 son éventail culinaire distinctif\u2026 ses parcs romanesques.Chambre avec vue magnifique sur le Vieux-Québec et le Saint-Laurent.Àpartir de 99$ en occupation simple, 119$ en occupation double, gratuit pour les enfants accompagnés des parents, selon la disponibilité en juin.Piscine extérieure, gâteries et jeux pour les enfants.1-800-447-2411 hiltonquebec.com 3406693A QUAND LES MOTS VOUS MANQUENT, C'EST QU'IL Y EN A LONG À DIRE.Le coupé G35 d'Infiniti.De tous les mots de la langue française, aucun ne lui rend vraiment justice.Il fallait s'y attendre quand un véhicule résulte de l'intégration parfaite du design avec la performance.À chaque virage, ses ailes inspirées d'un catamaran vous guident avec confiance.Son aérodynamique avec soulèvement zéro fend littéralement le vent même à vitesse élevée.Et bien sûr, nous avons pris soin d'y inclure un moteur de 298 chevaux avec boîte manuelle à 6 rapports, de façon à ce que la route se plie à vos moindres désirs.Prenez-nous aux mots.Infiniti.ca 3385432A MONDE Nouveaux troubles au Timor D'APRÈS AFP ET AP DILI \u2014 De nouveaux troubles ont éclaté hier à Dili, capitale du Timor- Leste (Timor oriental) où des groupes humanitaires placent à plus de 100 000 le nombre de civils qui ont fui les violences, et le chef des soldats rebelles a rejeté les mesures présidentielles destinées à rétablir le calme dans le pays le plus pauvre d'Asie.Le bilan des violences de la semaine dernière s'élève à une vingtaine de morts.Une trentaine de jeunes, la plupart masqués, ont convergé vers un marché en plein air près de l'aéroport, encouragés par un homme assis à l'arrière d'une moto qui criait : « Attaquez, attaquez ! » Ils ont mis le feu à huit étals et deux bâtiments ainsi qu'unmagasin et une maison.Les incidents, qui n'ont fait aucune victime, se sont arrêtés dès l'arrivée des forces étrangères, qui ont fouillé et désarmé les jeunes.La journée avait commencé dans le calme après quelques incidents de nuit.Des inconnus ont mis le feu à deux kiosques qui appartiendraient, selon un habitant, au No 1 des forces de Défense timoraises.Ce dernier est accusé par les Timorais originaires de l'Ouest d'avoir été à l'origine de la mort de plusieurs policiers la semaine dernière.Le président Xanana Gusmao, ancien chef de la guérilla du Fretilin, a pris mardi le contrôle de l'armée et de la sécurité, limogeant les ministres de la Défense et de l'Intérieur.Le commandant Reinado, chef des 600 militaires rebelles (40% des forces timoraises), a rejeté ces mesures d'urgence.Il a de nouveau exigé la démission du premier ministre Mari Alkatiri.Alkatiri, lui aussi un ancien du Fretilin, avait révoqué fin avril le commandant Reinado, ainsi que 600 soldats qui avaient déserté pour protester contre ce qu'ils considéraient être des discriminations à leur égard.Il a démenti avoir été dépouillé du contrôle de l'armée et de la sécurité, ce qui a ajouté hier à la confusion politique dans la toute jeune nation d'unmillion de personnes.« La Défense et la sécurité font partie du gouvernement et je suis chef du gouvernement », a-t-il martelé à la radio australienne.Mais à une radio portugaise, Alkatiri s'est dit prêt à démissionner si son parti, le Fretilin, le lui demandait.Face à la persistance de la crise, des importants donateurs, dont l'Australie et l'Union européenne, ont appelé dans un communiqué « toutes les parties à saisir l'opportunité du dialogue en vue d'une solution pacifique ».Environ 2250 soldats d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Malaisie ont été déployés et 120 gendarmes promis par le Portugal devaient arriver aujourd'hui.PHOTO BAY ISMOYO, AFP Des soldats australiens tentent de maintenir le calme, à Dili, au Timor, où des incendies ont été allumés par des groupes de jeunes hier.À l'achat de bois de marque Taylor Made et Callaway ou de fers droits Odyssey pour hommes, femmes ou seniors, obtenez GRATUITEMENT 15 balles de golf de votre choix.À l'achat de tout sac de golf ou souliers de golf en magasin, obtenez GRATUITEMENT 15 balles de golf Top Flite « XL Distance » GREENFIELD PARK 3680, boul .Taschereau POINTE-CLAIRE (Place Terrarium) 187-B, boul.Hymus LAVAL (Centropolis) 2929, Boul .St-Mart in Ouest ENSEMBLES DE GOLF COMPLETS POUR HOMMES On a le golf dans la peau Notre but est de rendre votre expérience d'achat des plus agréables, c'est pourquoi nous nous efforçons de vous offrir les meilleurs prix à tous les jours.Pour cette raison, si 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l'interdiction de la diffusion du film Da Vinci Code, qui s'appuie sur la thèse selon laquelle Jésus et Marie-Madeleine auraient eu des enfants.« Il est clair que le contenu de ce film est blasphématoire et que le gouvernement ne devrait pas autoriser sa distribution dans un pays où Jésus est reconnu comme un prophète d'Allah », a dit Shareef Mahomed, secrétaire général de l'Association des musulmans du Malawi.D'après AFP PAYS-BAS Mort naturelle Un rapport du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie publié hier réaffirme que Slobodan Milosevic est décédé de mort naturelle, mais admet que les facilités accordées à l'accusé pour sa défense ont provoqué des failles dans la sécurité.L'ancien président yougoslave est mort à 64 ans le 11 mars, au centre de détention des Nations unies à La Haye.Une autopsie a conclu à un arrêt cardiaque.Des médicaments non prescrits ayant été découverts à plusieurs reprises dans sa cellule, des rumeurs ont alimenté la thèse d'une mort violente, allant du meurtre au suicide.D'après AFP PAYS-BAS Un parti de pédophiles Amsterdam a vu naître mardi une formation politique inusitée.Le parti « Amour du prochain, liberté et diversité » (NVD) a pour principal objectif non pas de remporter des élections, mais de militer pour la légalisation de la pornographie enfantine et du sexe entre adultes et enfants.La loi néerlandaise interdit la pornographie enfantine et ne conçoit de sexe « consentant » qu'à partir de l'âge de 16 ans.Le NVD voudrait faire baisser ce seuil à 12 ans.D'après Libération JORDANIE Oui à la violence des maris L'idée de violence domestique est largement acceptée en Jordanie, note une étude d'une organisation jordanienne indépendante, le Partenariat de communication pour la santé familiale (CPFH).Selon le sondage fait auprès de 2000 répondants, 53% des femmes célibataires et 39 % des hommes célibataires de 15 à 24 ans sont d'accord qu'un homme batte sa femme si « elle l'insulte ».Environ trois femmes sur quatre trouvent acceptable la violence d'un mari contre son épouse en cas d'adultère.Mais seulement 5,7% des femmes mariées et 2,8 % des maris trouvent la violence justifiable si l'épouse brûle la nourriture.D'après AFP ÉTATS-UNIS Hillary Clinton en campagne Hillary Clinton a donné hier le coup d'envoi de sa campagne pour un deuxième mandat au Sénat, sans afficher ouvertement ses intentions pour la course à la Maison-Blanche en 2008, où elle fait figure de candidate potentielle pour le parti démocrate.L'ancienne première dame des États-Unis a déclaré qu'elle se sentait « honorée » d'accepter la nomination du Parti démocrate pour l'élection sénatoriale de novembre, dans un discours prononcé à Buffalo.« Nous avons tous besoin de nous lever et de demander une nouvelle direction qui remettra notre pays sur les bons rails », a déclaré Mme Clinton.PROCÈS DE SADDAM HUSSEIN La défense accuse la poursuite de parjure JOONEED KHAN Maintes fois ajourné et marqué par des éclats depuis son ouverture en octobre, le procès de Saddam Hussein et de ses sept coaccusés a sombré hier dans une ronde d'allégations et de contre allégations qui ont placé la poursuite sur la défensive et entraîné l'expulsion d'un accusé et l'arrestation de quatre témoins de la défense.Le dernier soubresaut s'est produit quand le juge en chef Raouf Abdel-Rahman a autorisé à la défense de projeter deux DVD.Le premier montre le président déchu promettant aux paysans de Doujaïl, où le massacre de 148 habitants en 1982 après une tentative de l'assassiner motive l'accusation de « crime contre l'humanité » retenu contre lui, de les aider à améliorer leur vie.L'autre vidéo montre un témoin de la poursuite, Ali al-Haidiri, qui a affirmé en décembre qu'il n'y avait pas eu de tentative d'assassinat à Doujail et que rien ne justifiait la répression qui s'est abattue sur le village.Témoin parjure ?Haidari a été ensuite filmé le 7 juillet 2004 participant à une commémoration de la tentative d'assassinat de 1982.Il y prononce un discours en hommage aux « héros » qui tentèrent d'assassiner « le plus grand tyran de l'histoire moderne ».Les avocats de la défense ont demandé que Haidari, l'un des rares témoins à comparaître à visage découvert, soit poursuivi pour parjure.La vidéo montre un autre homme, décrit comme Jaafar al-Moussaoui, le procureur en chef du tribunal, présent à la célébration de 2004 à Doujail et accusé d'y avoir tenté de soudoyer des participants pour qu'ils viennent témoigner contre Saddam Hussein.Moussaoui avait affirmé mardi n'avoir jamais mis les pieds à Doujail.Il a insisté hier que l'homme sur le DVD était Abdel- Aziz Bandar, l'un des organisateurs.Bandar a été convoqué hier, et la ressemblance entre les deux était plutôt vague.Bandar, plus chevelu, a affirmé que c'était lui qui apparaissait sur la vidéo.Mais le procureur n'était pas au bout de ses peines : un témoin anonyme, habitant Doujaïl, a affirmé que Moussaoui était venu lui demander d'accuser Saddam Hussein, ajoutant : « Il m'a donné 500 dollars.» Un autre a assuré que Moussaoui s'était rendu plusieurs fois à Doujaïl.« La procédure doit être suspendue jusqu'à la clarification de cette affaire », a déclaré un avocat de la défense.La veille, un autre avocat avait indiqué, sans donner de précision, qu'un témoin de la défense avait été tué.Des victimes en vie ?Un autre témoin anonyme habitant à Doujaïl a affirmé que 18 des 148 noms de victimes supposées de la répression de 1982 dans le village étaient en fait toujours en vie.« Certains s'étaient enfuis en Iran et sont revenus après l'invasion américaine.D'autres sont morts de mort naturelle.Je peux vous écrire leurs noms », a-t-il poursuivi.Le tribunal a ordonné l'arrestation de quatre témoins de la défense.Un responsable états-unien a indiqué qu'ils avaient été arrêtés « dans le cadre d'une enquête sur leurs accusations contre le procureur », précisant qu'ils n'étaient pas inculpés.Le juge Abdel Rahmane, peu à son aise, s'est emporté contre le demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, qui se référait à son origine kurde.« Je ne suis ni Kurde ni Arabe, je suis votre juge et je suis un Irakien comme vous », a déclaré le juge, avant d'ordonner l'expulsion de Barzan, et d'ajourner l'audience au lundi 5 juin.Avec AFP, AP, Reuters, BBC, LATimes, Daily Star, Al-Jazira, WPost, CNN D'AURES MORTS > Les jours macabres se suivent et se ressemblent en Irak : au moins 22 personnes ont été tuées hier, et 40corps de personnes assassinées ont été découverts.Les violences avaient fait 53 morts la veille.> Le premier ministre Nouri al-Maliki a décrété pour un mois l'état d'urgence à Bassorra, capitale du sud en proie à la violence inter chiite pour le contrôle de la contrebande de produits pétroliers.> Une vague de désertions chez ses soldats en Irak agite le Royaume-Uni.Selon le Times, plus de 3000 ont manqué à l'appel depuis 2003, et 1100 sont toujours portés disparus.Le Parlement a refusé toutefois de réduire à deux ans la peine de prison à vie pour désertion.PHOTO AP Slobodan Milosevic Irak : des images troublantes PHOTO AFP Le président américain George W.Bush s'est dit « troublé », hier, par les soupçons de massacre de civils qu'auraient perpétré les marines en Irak et a assuré que les coupables seraient punis si les faits étaient vérifiés.De son côté, le Pentagone a indiqué que vraie ou pas, cette affaire risquait d'avoir un impact sur les opérations militaires en Irak.Au moins 24 civils irakiens ont été tués le 19 novembre 2005 à Haditha, à 260 km à l'ouest de Bagdad.Selon un reportage du magazine Time, ils auraient été abattus de sangfroid par les militaires.Selon la version officielle initiale, ils auraient péri dans l'explosion d'une bombe.Sur la photo, on voit un groupe d'Irakiens transportant les corps de victimes de la tuerie.AFGHANISTAN PHOTO REUTERS Hillary Clinton, hier, après sa nomination pour l'élection sénatoriale de novembre prochain.Une autre bavure militaire D'APRÈS ASSOCIATED PRESS KABOUL \u2014 Le Parlement afghan a voté hier une résolution demandant au gouvernement d'intenter des pourusites judiciaires contre les militaires américains impliqués dans l'accident routier qui a déclenché des émeutes sanglantes lundi à Kaboul.De son côté, le président George W.Bush s'est engagé à mener une enquête complète sur ces incidents.Les images de Humvees militaires écrasant des voitures civiles ont précipité des centaines de gens dans les rues de Kaboul, dans la pire vague de violence à embraser la capitale depuis le chute du régime des talibans.L'Assemblée nationale afghane a adopté sa motion mardi, au lendemain de cette émeute qui a fait une vingtaine de morts et plus de 160 blessés.De nombreux bureaux d'organisations non gouvernementales ont été pillés durant cette flambée de violence.La situation s'est calmée depuis à Kaboul qui demeure soumise à un couvre-feu.La motion votée hier affirme que « les responsables de l'accident de lundi devraient être remis aux autorités judiciaires afghanes », a indiqué Saleh Mohammed Saljuqi, adjoint du président de l'Assemblée.Selon la version officielle de l'armée, l'accident aurait été causé par une défaillance des freins du véhicule.MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde MONDE Revirement dans la relation tendue Washington-Téhéran Les États-Unis prêts à négocier ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014 Revirement historique dans la relation tendue entre Washington et Téhéran : l'administration de George W.Bush a dit hier vouloir entamer des pourparlers avec le régime iranien au sujet de son programme nucléaire.La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a affirmé que son pays participera aux négociations européennes avec Téhéran si la république islamique cesse d'enrichir de l'uranium.« Les États-Unis sont prêts à faire preuve d'un leadership fort pour donner à la diplomatie ses meilleures chances de succès », a déclaré Rice lors d'une conférence de presse surprise au département d'État.« Les États-Unis vont s'asseoir à la table avec nos trois partenaires de l'Union européenne et rencontrer les représentants iraniens », a-t-elle précisé.Le président Bush a renchéri un peu plus tard, qualifiant la nouvelle politique américaine de « diplomatie vigoureuse ».Lors d'un bref point de presse, il a dit faire « tous les efforts nécessaires » pour résoudre la crise actuelle à l'aide de négociations et non par la force.La tension entre l'Iran et la communauté internationale a grimpé d'un cran en février dernier lorsque le pays a repris ses activités d'enrichissement d'uranium après une brève pause.Il a refusé de les interrompre, tel qu'exigé par l'ONU à la fin avril.Le régime des mollahs persiste à défier les États-Unis et leurs alliés dans ce dossier.L'Iran a également refusé de coopérer avec les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.À quand la bombe ?Le gouvernement américain soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique.Il s'inquiète d'autant plus que la république islamique a dorénavant à sa tête un président ultraconservateur imprévisible et provocateur, Mahmoud Ahmadinejad.L'annonce d'hier, qui a contribué à la chute du prix du pétrole, survenait à la veille d'une rencontre cruciale.Les ministres des Affaires étrangères des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU discuteront du dossier iranien aujourd'hui à Vienne.Rice s'est d'ailleurs envolée vers la capitale autrichienne quelques heures après sa conférence de presse tenue en matinée à Washington.« Nous espérons que le gouvernement iranien va considérer cette proposition avec sérieux au cours des prochains jours », a dit Rice avant son départ.La veille, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avait semblé faire preuve d'ouverture.Il s'était dit prêt à étudier les propositions européennes qui comprennent des mesures incitatives dans le but de faire plier Téhéran.Washington n'a pas eu de contacts officiels avec l'Iran depuis 1980, à la suite de la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran.C'est d'ailleurs l'ambassadeur suisse aux États-Unis qui se chargera de transmettre l'offre faite hier à Téhéran.La décision de se lancer dans un dialogue direct avec l'Iran est donc jugée comme une étape historique en sol américain.La force demeure une option Rappelons que le président iranien avait expédié une longue lettre fort peu diplomatique au président Bush au début du mois de mai.Deux anciens secrétaires d'État, Henry Kissinger et Madeleine Albright, avaient alors néanmoins conseillé à la Maison-Blanche d'en profiter pour amorcer des pourparlers avec Téhéran.Plusieurs pays européens ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, avaient aussi exercé des pressions sur Washington en ce sens.Cela dit, même si l'administration Bush a fait preuve d'ouverture, la secrétaire d'État est demeurée ferme.Elle a dénoncé le régime iranien et a confirmé que les États-Unis n'hésiteront pas à faire usage de la force s'ils en ressentent le besoin.Pas de carotte sans bâton, donc.Et l'offre d'hier pourrait être celle de la dernière chance.La Russie et la Chine seraient prêtes à approuver l'imposition de sanctions \u2014 et peut-être même plus \u2014 si ces pourparlers achoppent.L'annonce d'hier, qui a contribué à la chute du prix du pétrole, survenait à la veille d'une rencontre cruciale (.) aujourd'hui à Vienne.NIKOLAÏ ALEKSEÏEV Le visage de la cause gaie en Russie AGNÈS GRUDA Jeune juriste, Nikolaï Alekseïev voulait faire sa thèse de doctorat sur les droits des minorités sexuelles.Mais ses professeurs à l'université de Moscou ont jugé le sujet peu intéressant.Au lieu de changer de thème, l'étudiant a transporté ses recherches sur le terrain des travaux pratiques : il a porté plainte pour discrimination contre son université devant la Cour européenne.Cinq ans plus tard, le tribunal de Strasbourg vient d'accepter d'entendre sa cause.Et à 28 ans, Nikolaï Alekseïev incarne le mouvement de défense des droits des gais en Russie.Dans ce pays où les homosexuels ont plutôt l'habitude de se cacher, par crainte d'être harcelés, c'est lui qui a eu l'idée d'organiser une manifestation de fierté gaie samedi dernier, pour commémorer le 13e anniversaire de la dépénalisation de l'homosexualité dans son pays.L'événement a été interdit par la mairie de Moscou.Il a attiré une quarantaine de militants, dont la moitié venaient de l'étranger.Il a aussi attiré des dizaines de néonazis qui s'en s'ont pris aux manifestants en scandant « Moscou n'est pas Sodome» ou encore « Dehors les pédérastes ».La police en a arrêté quelquesuns, mais elle a aussi coffré le leader de cette première Fierté gaie à la russe.« Lorsque j'étais au poste de police, j'ai pu constater à quel point nos agresseurs sont jeunes.Certains avaient 13 ans à peine », s'étonne Nikolaï Alekseïev, que La Presse a joint à Moscou, hier.« Plusieurs d'entre eux ne venaient pas de Moscou, ils y ont été amenés en autobus depuis leurs villages, ce sont des gens sans éducation », poursuit-il.Mais il n'y a pas que les ploucs de province à manifester une flagrante homophobie en Russie.Le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a justifié sa décision en affirmant que les homosexuels n'avaient pas de droit particulier à se rassembler pour défendre leurs « déviances sexuelles immorales ».L'homophobie est en hausse en Russie, reconnaît Nikolaï Alekseïev.« Mais cela s'inscrit dans un contexte plus large de montée du nationalisme et de xénophobie, dans un contexte d'effritement de la démocratie.Toutes les minorités en souffrent », dit-il.Selon un sondage conduit par Gay Russia, une organisation fondée et dirigée par Nikolaï Alekseïev, 30% des Russes étaient prêts à accepter la tenue d'une manifestation de fierté gaie.Seulement 30 % ?« Mais cela fait beaucoup de gens.Et de toute manière, même si 80% des Russes sont en faveur du retour de la peine de mort, la Russie ne pourrait pas exécuter des gens parce que c'est contraire aux standards européens », plaide-t-il.La Russie n'a pas le monopole de l'homophobie, dans cette région du monde, et les gais polonais se sont fait refuser plusieurs fois le droit de manifester.Comment explique-t-il ce phénomène ?« Sous les régimes communistes, les gens se sont habitués à la répression.Par exemple, l'Église a été réprimée, Aujourd'hui, elle veut reprendre du pouvoir et elle fait campagne sur le dos des homosexuels », avance-t-il.Pourquoi si peu de gens ont-ils assisté à la manifestation ?« Nous n'avons pas publicisé l'événement parce que nous savions que ça risquait de tourner mal », dit-il.Nikolaï Alekseïev reste convaincu que malgré les attaques néonazies, malgré les arrestations, la manifestation du 27 mai a été un succès.«Maintenant, le monde entier a vu comment les homosexuels sont réprimés en Russie.Et nous espérons que le monde fera pression pour que les choses changent », dit le jeune militant, assurant qu'il prépare déjà la manifestation de l'an prochain.PHOTO SERGEY PONOMAREV, AP Nikolaï Alekseïev avait organisé une manifestation de fierté gaie à la russe, samedi dernier, à Moscou.La manifestation était interdite par la mairie.Le juriste de 28 ans a été arrêté par la police.BEAUBIEN Photos peuvent différer Valide jusqu'au 14 juin 2006 6229, St-Hubert Montréal (Québec) www.lozeau.com 514 274-6577 1 800 363-3535 - 5 mégapixels - Zoom optique 4x - Écran ACL de 1,8\u201d - ISO 800 27999$ 42499$ Power Shot A530 ZR-600 Power Shot A700 Incluant un chargeur CP-5000 (une valeur de 40$) Incluant un chargeur CP-5000 (une valeur de 40$) Captez l'émotion avec après rabais postal de 25$ du manufacturier après rabais postal de 100$ du manufacturier 5MP - 8 mégapixels - 3 images / seconde - Mise au point à 7 zones - 8,2 mégapixels - 3 ou 5 images / sec.- Moniteur ACL de 2,5\u201d - Mesure spot et AF à 9 points - Mode d'enregistrement au format 16:9 - Zoom optique 25x - Large moniteur ACL de 2,7\u201d - Technologie Double Shot 92999$ 2 14999$ 49999$ - 6 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problèmes de l'école publique.Le document soumis aux militants péquistes aborde la question du privé de manière subliminale en proposant de décourager la sélection d'élèves pratiquée par la plupart des collèges privés et par certains établissements publics.Le texte de la proposition est vague mais on comprend qu'elle mènerait à une réduction des subventions versées aux écoles qui admettent les élèves sur la base de leurs notes ou de tests d'admission.« Selon l'opinion de plusieurs observateurs et chercheurs, peut-on lire, le financement des écoles pratiquant une sélection à partir des résultats scolaires et de la capacité de payer des parents appauvrirait l'environnement scolaire des enfants inscrits dans les écoles qui ne pratiquent pas une telle sélection.» Même si les mots « écoles privées » sont soigneusement évités, il est clair que c'est essentiellement d'elles qu'il est question lorsqu'on parle d'« écoles sélectives ».L'objectif : mettre fin à l'« écrémage » des meilleurs élèves par le privé pour ramener tous les jeunes dans le même panier de l'école publique.Ce projet n'a pas de sens.Contrairement à celle qui est fondée sur le revenu ou la classe sociale des parents, la sélection basée sur les aptitudes et la performance académique des élèves n'a rien d'injuste.La sélection est une constante de la vie en société à laquelle il faut préparer les jeunes plutôt que les en protéger.Elle permet de stimuler la performance et de garantir la compétence, que ce soit en sport, en chimie ou en musique.Qu'arriverait-il si le gouvernement réduisait les subventions aux écoles privées qui pratiquent la sélection?Ces écoles continueraient de choisir leurs élèves sur cette base et augmenteraient leurs droits de scolarité.Seuls les parents riches pourraient se permettre d'y envoyer leurs jeunes, les autres se tournant vers le public.Cet afflux d'élèves plus forts que la moyenne aurait-il l'effet stimulant supposé par les tenants d'une telle politique ?Non.Si la moitié des 120 000 élèves des écoles primaires et secondaires fréquentant actuellement le privé s'en allaient dans le réseau public, cela ferait quelque deux élèves par classe.Croire que ces deux élèves rehausseraient sensiblement la performance de leurs camarades relève d'une immense naïveté.Le risque serait grand, toutefois, que, dans un milieu académiquement trop faible pour eux, les élèves en question souffrent d'un manque de stimulation.C'est cette même théorie de la mixité sociale qui avait amené la commission Parent, dans les années 1960, à recommander la construction des polyvalentes.L'échec de cette expérimentation est à l'origine de la croissance du secteur secondaire privé depuis 30 ans.Un autre argument souvent employé pour dénoncer les subventions versées aux écoles privées veut que le gouvernement serait mieux avisé d'investir cet argent dans l'enseignement public.Ce raisonnement ne tient pas.D'abord, parce que les sommes en question ne pèsent pas lourd par rapport aux montants consacrés par Québec au réseau public : 388 millions contre 7,2 milliards.Ensuite, parce que chaque élève qui quitterait le privé coûterait plus cher à l'État, le gouvernement subventionnant les écoles privées à hauteur de seulement 60% de ce qu'il en coûte au public.L'école publique fait certes face à de graves difficultés, en particulier à Montréal où sont concentrés les problèmes reliés à la pauvreté et à l'intégration des immigrants.Ce n'est toutefois pas en saccageant un réseau scolaire qui va bien qu'on en réparera un autre qui est mal en point.Il faut plutôt accorder au réseau public davantage de ressources\u2014 c'est déjà commencé pour ce qui est de la diminution du nombre d'élèves par classe et de l'ajout de professionnels.Il aurait aussi mieux valu faire l'économie d'une nième réforme pédagogique qui risque de faire des ravages parmi les élèves plus faibles.Les militants du Parti québécois devraient donc rejeter la proposition qui leur est soumise.D'autant plus qu'il serait malséant pour le chef du parti, André Boisclair, de dénoncer les « écoles sélectives », lui qui est diplômé de la plus sélective de toutes, le collège Jean-de-Brébeuf.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION Cen'est pas en saccageant unréseau scolairequi vabien qu'on en répareraunautre qui estmal enpoint.Un référendum occulté Le 21 mai, les électeurs suisses ont accepté un accroissement des compétences fédérales en matière d'enseignement universitaire et de formation professionnelle PATRICE GARANT L'auteur est professeur émériteà l'Université Laval.Le dimanche 21 mai n'est pas passé inaperçu pour ceux qui s'intéressent à l'évolution du fédéralisme.D'un coté le référendum au Monténégro où les indépendantistes l'ont remporté par une majorité de 55,5 % marque la fin de la Fédération yougoslave déjà gravement amputée depuis les années 1990 par la sécession de la Slovénie, de la Croatie, de la Bosnie, de la Macédoine.On doit dire que depuis trois ans l'arrangement avec la Serbie en faisait en quelque sorte une fédération en sursis.Par ailleurs le contexte dans lequel ont évolué les relations entre les membres de cette fédération est tellement différent du contexte de le fédération canadienne que tout rapprochement est de peu d'utilité.(.) Toutefois on peut retenir du référendum du 21 mai trois choses ; 1) la question était claire ; 2) la réponse, soit le +55 %, suggérée par l'Union européenne était significative ; 3) tout s'est déroulé de façon démocratique et civilisée.ce qui dans les Balkans est prometteur pour l'avenir.Quant aux raisons profondes qui ont poussé les Monténégrins à se séparer de la Serbie, elles paraissent radicalement différentes de celles qui justifieraient les Québécois à s'extraire du Canada.Évolution du fédéralisme L'autre référendum dont on a peu parlé s'est déroulé en Suisse et nous paraît d'un plus grand intérêt pour l'évolution du fédéralisme, d'autant plus que les rapprochements des fédérations suisse et canadienne sont très instructifs au plan politique, économique, culturel.Le 21 mai les Suisses ont approuvé par une majorité de 86 %, et dans les 26 Cantons, une modification à la Constitution qui vise à renforcer l'harmonisation des compétences en matière d'éducation et de formation entre les Cantons et la Confédération, et à permettre à cette dernière d'intervenir directement dans les cas d'échec de la concertation inter-cantonale ou fédérale-cantonale.Le nouveau texte renforce la présence de la Confédération (le fédéral) en matière d'enseignement universitaire mais surtout de formation professionnelle.Les Cantons conservent leur compétence de base en matière d'enseignement, du primaire à l'université (les dix grandes universités cantonales).Le fédéral conserve sa compétence constitutionnelle quant à la recherche scientifique et au financement des universités, bien encadrée par une Loi fédérale sur l'aide aux universités et la coopération dans le domaine des hautes écoles (1999).Le pouvoir fédéral de dépenser ne scandalise personne dans ce pays ; il existe même en Suisse un Secrétariat (fédéral) d'État à l'éducation et à la recherche et d'autres institutions ou mécanismes de concertation et collaboration entre les Cantons et la Confédération.La réforme constitutionnelle de 2006 vient consolider une accentuation du fédéralisme coopératif dans un esprit qu'on a qualifié de « pragmatique ».Il s'agit d'un fédéralisme d'ouverture, flexible, qui n'a pas peur de son ombre ; les francophones qui représentent 20,4 % de la population ne semblent pas craindre d'être écrasés ou assimilés à la majorité alémanique (63,7 %).Cela contraste avec la tendance assez marquée au Québec à concevoir le partage des compétences en matière d'enseignement supérieur et de recherche comme un compartiment étanche.(.) Les textes constitutionnels canadiens ne traitent pas explicitement ni du pouvoir fédéral de dépenser ni des compétences en matière d'enseignement supérieur ou de recherche scientifique.Quant au pouvoir de dépenser, il se fonde sur une pratique constitutionnelle vieille de 139 ans, ponctuée de nombreux textes législatifs dont les premiers se retrouvent dans l'AANB même, ou d'accords fédéral- provinciaux.La Cour suprême ne l'a d'ailleurs jamais désavoué.Les Pères de la Confédération canadienne l'ont, dès 1865, considérée comme naturelle.Le pouvoir fédéral de dépenser est l'instrument par excellence de la redistribution de la richesse, une des raisons d'être du fédéralisme.Compétence exclusive Pour ce qui est de la compétence exclusive en matière d'« éducation » énoncée à l'art.93 de la Constitution de 1867, l'ensemble de la jurisprudence l'a considéré, sauf dans un arrêt, comme se rapportant surtout au niveau primaire et secondaire.Au surplus, il n'a jamais été question de recherche scientifique.La présence du Fédéral, par la péréquation et ses nombreux programmes, dans les universités et la recherche scientifique constitue- t-elle une impasse dont il faudrait se sortir ?En quoi les universités francophones en Suisse sont-elles moins performantes et moins « culturellement francophones» parce qu'elles sont largement financées par la Confédération, en concertation avec les Cantons ?(.) À ceux qui craignent que la participation des universités du Québec à l'effort pan-canadien de développement des universités et de la recherche scientifique ne conduise à l'assimilation, on doit répondre que, depuis que le fédéral participe à ce développement, jamais les universités québécoises n'ont cessé de progresser, de performer et de rayonner.La participation de nos universités à l'aventure canadienne a été bénéfique tant au plan financier qu'au plan culturel.Il y a cinquante ans (1956) faisait rage la bataille des « octrois fédéraux aux universités » (consultez Cité Libre et Le Devoir de l'époque).S'il elle avait été gagnée par les autonomistes à la Duplessis, où en seraient nos universités et la recherche scientifique au Québec en 2006.on peut se le demander.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Harmonieàl'OSM Jean-François Rivest occupe à compter d'aujourd'hui ses fonctions de chef en résidence à l'Orchestre symphonique de Montréal.Le travail consiste bien entendu à assister le flamboyant Kent Nagano, à vaquer dans les « cuisines» de l'OSM, mais aussi à diriger des concerts.Rivest en a 22 au programme.Le premier, le 17 juin, est monté en collaboration avec les Alouettes et sera donné au stade Percival-Molson au profit de deux oeuvres caritatives vouées à la prévention du décrochage scolaire.Justement, le nouveau chef en résidence, qui enseigne aussi la musique à l'Université de Montréal, entend notamment axer son mandat sur l'éducation musicale et la démocratisation de la musique symphonique.« Parce que, dit-il, la beauté est là pour tout le monde.Ce n'est pas parce que ce n'est pas snob que ce n'est pas sophistiqué.Et ce n'est pas parce que c'est sophistiqué que tout le monde ne peut pas comprendre.» On sait que, depuis l'arrivée de Nagano, l'OSM a redémarré en beauté après les mois plutôt sombres ayant suivi le départ de Charles Dutoit.Mais l'orchestre se débat toujours avec la nécessité de renouveler son public, ainsi qu'avec un déficit de deux millions que l'on veut ramener à zéro en 2007.La philosophie de travail annoncée par Jean-François Rivest se révélera certainement utile dans cette quête de l'harmonie.financière.Mario Roy La participation de nos universitésàl'aventure canadienneaété bénéfique tant auplan financierqu'auplan culturel.CYBERPRESSE Un procès sommaire À son tour, l'ancien président du Conseil du patronat et maintenant conseiller spécial chez HKDP Communications et affaires publiques, Gilles Taillon, intervient dans le débat sur l'immobilisme au Québec.Dans un texte intégral publié sur Cyberpresse.ca/ opinions, M.Taillon affirme que, lorsqu'on montre du doigt les groupes d'opposition et le manque de courage des politiciens pour expliquer l'absence de projets d'envergure au Québec, on oublie de parler d'une autre cause plus fondamentale : la carence d'investissements privés au Québec ?Àlire et à commenter sur : Cyberpresse.ca/opinions. FORUM Poudre aux yeux LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Bon d'accord, Stephen Harper projette l'image d'un leader résolu, qui sait où il s'en va.D'où l'estime que lui porte, pour l'instant, une bonne partie des électeurs.Mais ce n'est pas parce qu'on fait ce qu'on avait promis de faire et qu'on s'exécute sans tergiverser qu'on réalise des choses géniales.À l'exception de trois grands dossiers (règlement du conflit du bois d'oeuvre, engagement en Afghanistan et assainissement des relations avec le Québec), le gouvernement Harper s'éparpille en effet dans des avenues tout à fait secondaires.Ses décisions touchent le plus souvent à des problèmes mineurs, pour ne pas dire inventés de toutes pièces, leur seul but étant de plaire à certaines clientèles-cibles et de donner l'impression qu'il y a du changement à Ottawa.Ainsi cette « allocation » de 1200 $ par année aux jeunes parents.Un cadeau populaire, évidemment, mais qui n'a rien à voir avec une politique sociale digne de ce nom.Ainsi ces mesures de renforcement contre le crime, à une époque où les statistiques montrent que le crime contre les personnes a sensiblement diminué.N'importe, cela plaira, dans les villes qui ont été, comme Toronto, le théâtre de meurtres particulièrement révoltants.(On se rappellera, entre autres, la fusillade en plein centre-ville, au lendemain de Noël.) Ainsi l'amnistie accordée aux propriétaires d'armes à feu non enregistrées.Cela n'aura aucune incidence sur la criminalité, mais plaira aux agriculteurs de l'ouest et aux chasseurs du Québec.Ainsi l'implantation d'un vaste système de surveillance de l'activité gouvernementale, un système parfaitement abusif de « gouvernance » qui accouchera d'une nouvelle bureaucratie et légitimera la délation\u2014un système qui repose sur l'idée que tous ceux qui touchent aux fonds publics, politiciens comme fonctionnaires, sont foncièrement malhonnêtes.Comme si le scandale des commandites avait été la norme plutôt qu'une grossière exception ! Ce nouvel échafaudage de contrôles coûteux et inutiles ne vise qu'à souligner à gros traits phosphorescents l'« intégrité » du nouveau gouvernement.en faisant ressortir la « corruption » du précédent.Les deux dernières décisions du gouvernement Harper \u2014 élections à date fixe et microréforme du Sénat\u2014sont de la même eau.Désormais, les élections fédérales auront lieu à date fixe plutôt qu'au gré de l'intérêt du premier ministre.Était-ce une réforme nécessaire ?Pas du tout.Le seul premier ministre qui a abusé du système actuel est Jean Chrétien, qui écourtait ses mandats en deçà de la limite raisonnable, dans le but enfantin d'accumuler un nombre record de victoires électorales.D'autres premiers ministres ont gouverné, par peur d'être défaits, jusqu'à la limite maximale de cinq ans.Mais où était le drame?C'était parfaitement légal et si l'opposition regimbait, la population, elle, ne s'en plaignait pas.Avec cette promesse de mandat fixe, M.Harper se gagne les éloges des badauds, qui le félicitent de se départir volontairement de l'un de ses pouvoirs.Mais cette réforme inutile aura des effets pervers.Le Parlement sera pratiquement paralysé pendant les deux dernières années du mandat par l'opposition qui, sachant d'avance la date des élections, accroîtra ses tactiques de harcèlement sans risquer de se voir elle-même précipitée dans des élections prématurées.Le premier ministre verra son ascendant diminuer, un peu comme les présidents américains qui deviennent tous des « lameduck presidents », autrement dit des présidents boiteux, dans la deuxième moitié de leur second mandat.(La différence sera toutefois que le premier ministre pourra être réélu pour plus de deux mandats.) Deuxième décision, qui ne passionnera que ceux qui ne souhaitent pas l'abolition pure et simple du Sénat : le mandat des futurs sénateurs, qui peuvent actuellement rester vissés à leur fauteuil jusqu'à l'âge de 75 ans, sera réduit à huit ans.Joli principe mais pure poudre aux yeux, puisque cela ne s'appliquera qu'aux futurs sénateurs et que M.Harper n'a pas l'intention d'en nommer ! (La nomination de Michael Fortier, un non-élu que M.Harper voulait faire entrer au cabinet, est une exception).N'importe.Les conservateurs avaient promis une réforme du Sénat pendant la campagne électorale, et cette mini-décision donnera l'impression qu'ils ont commencé à remplir leur promesse.même s'il y a tout lieu de croire que ce « premier pas » n'aura aucune suite.Pour cela, il faudrait se lancer dans un exercice de révision constitutionnelle dont nul n'ignore qu'il serait voué à l'échec.Même un gouvernement majoritaire n'oserait pas rouvrir cette boîte de Pandore.MAR IE-FRANCE CYR L'auteure enseigne àl'UQAM.Hier, date d'entrée en vigueur de la loi antitabac, c'était le jour de mon anniversaire.Je suis enfin libérée de la fumée des autres qui m'a rendue malade.Toutes les cellules de ma gorge et de mes poumons sautent de joie ! Sortir ne sera plus un supplice.Je n'aurai plus peur de perdre ma voix, enfin À l'âge de 19 ans, lors de ma première année d'étude à l'UQAM, j'ai fait six laryngites en quatre mois.C'était dans les années 80 et on avait le droit de fumer dans les salles de cours (mes étudiants actuels ne me croient pas quand je leur raconte qu'on fumait en classe dans mon temps).Je me servais alors d'un éventail japonais pour dissiper la boucane qui me pourchassait.Je me souviens d'un cours durant lequel j'ai changé de place quatre fois tellement la fumée m'incommodait.C'était le règne des fumeurs.La cigarette me brûlait la gorge.Un oto-rhino-laryngologiste m'a appris que j'étais allergique à une substance contenue dans la fumée de cigarette.J'ai alors cessé de fréquenter les bars, moi qui adore danser.Hier, jour de mon anniversaire, j'ai pu enfin danser sans fumée.J'ai passé ma vie active à fuir les lieux enfumés de peur de perdre ma voix qui est mon outil de travail puisque j'enseigne et donne des conférences.Il y a deux ans, après un souper réunissant plusieurs fumeurs, j'ai encore perdu la voix.Je devais parler des couples dans les magazines, mon sujet de thèse, à l'émission Le Mec à dames.J'ai dû appeler une collègue et lui demander, en chuchotant, de me remplacer au pied levé pour qu'elle puisse parler de sa thèse à elle.Dorénavant, je pourrai accepter les invitations dans les restaurants sans craindre de perdre la voix.Une époque révolue Quand j'étais enfant, mon grand-père, mon père, la plupart de mes oncles et de mes tantes fumaient.Petite, je trouvais que la cigarette puait, mais je pouvais la supporter.J'ai dû en fumer des paquets durant mon enfance et mon adolescence avec tous ces fumeurs qui passaient la soirée à en griller une après l'autre, telles des cheminées ! À cette époque (années 70), on connaissait pourtant déjà les risques associés à la cigarette, mais c'était à la mode de fumer et les gens ne voulaient pas s'en priver.Personne n'aurait pensé protéger les enfants contre la fumée secondaire.J'ai été hospitalisée durant onze jours pour une pneumonie à l'âge de trois ans, mais les grands ont continué à fumer autour de moi.Tous les jours, je disais à mon père que sa cigarette puait et il me trouvait bien intolérante.En 1988, il m'a fait un grand cadeau : il a écrasé pour de bon.En fait, c'est un cadeau qu'il s'est donné, évidemment.Mes trois frères continuent de fumer, ainsi que plusieurs de mes cousins et cousines.Ils n'arrivent pas à se passer de nicotine, malgré bien des essais.Je comprends le besoin de liberté éprouvé par les fumeurs qu'on contraint à ne plus fumer.Ils veulent conserver leur droit et leur liberté de fumer.Le hic, c'est qu'un fumeur qui en grille une à côté de moi m'oblige à respirer cette boucane qui me brûle la gorge.C'est donc ma liberté de respirer sans fumer la fumée des autres qui est maintenant défendue légalement et c'est pour cela que je me réjouis tant.Le buveur, lui, ne force personne à boire quand il avale sa boisson alcoolisée.(.) Tabac: jour 1 Malgré le mécontentement de nombreux fumeurs, la première journée vécue sous l'emprise de la nouvelle loi interdisant de fumer dans les lieux publics s'est passée sans « drame majeur ».Voici quelquesuns des courriels que nous avons reçus à ce sujet.Mon plus beau cadeau PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© Une escouade antitabac a patrouillé des rues de Montréal histoire de marquer la première journée de la loi antitabac.La vertu bientôt obligatoire L'humoriste français Michel Leeb a déjà dit que l'écologie, ce serait « ne respirez jamais avant d'avoir fait bouillir votre air ».Il y a du bon dans l'idée de prendre des mesures pour diminuer la quantité des fumeurs.D'autant plus que les compagnies de cigarettes ont tout fait pour trafiquer les données et pour créer le plus possible l'accoutumance chez les adeptes de la cigarette.Néanmoins, je me méfie de la promotion trop angélique de la vertu et de la diabolisation radicale de ce que l'on appelle « des vices ».La sexualité peut être dangereuse, le sport est parfois dangereux, l'alcool est potentiellement dangereux et trop manger ou mal manger peut être néfaste.Bientôt, la vertu sera obligatoire comme c'est le cas dans des oeuvres de littérature d'anticipation comme 1984, Le meilleur des mondes, Fahrenheit 451, etc.Quoi qu'il en soit, on a beau faire et on a beau dire, il n'en reste pas moins que l'un des facteurs principaux de la maladie et de la santé déficiente, c'est la pauvreté.Or, je ne sache pas que nos gouvernements déploient de gros efforts pour limiter et diminuer le taux de pauvreté.Je me méfie de la vertu outrancière et, dans ce texte, je ne défends pas mes habitudes de vie, compte tenu du fait que je n'ai jamais été un fumeur.Parfois, je crains le meilleur des mondes ! Jean-Serge Baribeau Une punition Personnellement terminer mon repas dans un restaurant devant un bon café et une cigarette était pour moi un moment de détente agréable.Aller fumer à l'extérieur en laissant mon conjoint au chaud quand il fait -40 degrés, je vois ça comme une punition.Ma vie et mes choix m'appartiennent, je vais donc, à compter de ce soir, rester chez moi et refuser toute invitation ou je ne me sentirai pas libre.La tolérance a bien meilleur goût ! Ginette Parizeau Le retour des anges À une émission de La Part des choses consacrée à la Loi sur le tabac, l'animateur Bernard Drainville disait, condescendant et paternaliste, à une barmaid invitée qui avait des réserves sur ladite loi : « Mais cette loi-là a été faite en partie pour vous.» Elle de répondre : « J'ai accepté de travailler dans de telles conditions.Je fume aussi.Je ne veux pas jouer à la police.» Et l'ange Bernard d'ajouter à cette femme têtue : « Mais ce n'est pas bon pour votre santé.» Wow, ça c'est du journalisme objectif ! Comme c'est bon d'être dans le Bien, d'être un bien-pensant, de cultiver la délation et de jouir des mea culpa de futurs convertis à la Bonne Nouvelle.Tant qu'à y être, finissons la job : interdiction totale du tabac, publication des photos des récalcitrants sur le site de la SQet recours collectif de 100 milliards $ contre les Amérindiens pour nous avoir fourni ce tabac du diable.Fahrenheit 451, ça vous dit quelque chose ?Claude Gervais Montréal La faute des autres Je suis asthmatique et je me suis toujours empêchée d'aller dans les bars et dans certains restos où la section fumeur était beaucoup plus importante.Pourtant je n'ai jamais crié à l'injustice.Je n'ai jamais accusé les fumeurs de brimer ma liberté de non-fumeur.Alors pourquoi les fumeurs agissent-ils en enfants gâtés ?C'est toujours la faute des autres, hein ?Chantal Gasse Un jour de célébration Youpi ! Finalement, nous pourrons respirer librement dans un bar.Fini les soirées où je devais rentrer chez moi à minuit, comme Cendrillon, parce que j'avais les larmes aux yeux.Pas d'émotion malheureusement, mais d'allergies causées par les cigarettes.Il est temps que les fumeurs apprennent que leur dépendance est pire que la drogue.Je pense que le 31 mai devrait désormais être une journée de célébration au Québec, puisqu'elle représente notre journée de libération des fumeurs, de leur manque de courtoisie envers les non-fumeurs mais surtout leur absence de pensée envers leur propre santé, et de leur manque de responsabilité envers les milliers de nonfumeurs qu'ils tuent par la fumée secondaire.Oui, le 31 mai est un jour de célébration.Rima Hallit Trouvez un autre exutoire Pourquoi s'en prendre à la cigarette ?Cible trop facile disent les opposants.Et que fait-on de la pollution des gros véhicules et de la malbouffe disponible partout ?La cigarette, oui, peut-être parce que lorsqu'on se présente à l'hôpital pour un problème cardiaque, le médecin ne vous demande pas (ou du moins pas encore) si vous habitez près d'une autoroute mais plutôt si vous fumez et combien de cigarettes vous fumez par jour.La cigarette représente un facteur important de risque de maladies cardiaques.Bien sûr, au moment de prendre congé de l'hôpital, vous repartirez avec un document de prévention mentionnant les autres facteurs de risque que sont la mauvaise alimentation, le manque d'exercice et le stress.Vous me direz que vous fumez parce que vous êtes stressé.Ne reste plus qu'à trouver un autre exutoire.Un exercice modéré quotidien, une simple marche de dix minutes et, après quelque temps, vous deviendrez accroc de l'activité physique.Lyse Des Lauriers Précision Contrairement à ce que nous écrivions hier en éditorial, M.Guy Fournier n'a jamais animé l'émission de cuisine Les pieds dans les plats.Nos excuses.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ACCÈS VIP À LA VOLVO DE VOS RÊVES.LE FESTIVAL VOLVO EST VOTRE LAISSER-PASSER POUR DES RABAIS EXCLUSIFS SUR DES VÉHICULES DE QUALITÉ : BAS TAUX DE CRÉDIT-BAIL, BAS TAUX DE FINANCEMENT ET MODÈLES DE SÉRIE LIMITÉE.POURQUOI UN FESTIVAL?PARCE QUE C'EST BEAUCOUP PLUS QU'UN SOLDE.À L'ACHAT OU LA LOCATION DE D'UNE SÉLECTION DE MODÈLES DE NOTRE GAMME 2006, VOUS RECEVREZ 1 250 $ D'ACCESSOIRES SANS FRAIS.MAIS CE FESTIVAL NE DURE QU'UN MOIS, ALORS RENDEZ VISITE À UN CONCESSIONNAIRE VOLVO DÈS AUJOURD'HUI POUR EN PROFITEZ.POUR TOUS LES DÉTAILS, VISITEZ LE SITE VOLVOCANADA.COM BAS TAUX DE CRÉDIT-BAIL SPÉCIAUX BAS TAUX DE FINANCEMENT SPÉCIAUX MODÈLES DE SÉRIE LIMITÉE SPÉCIAUX Certaines conditions s'appliquent.Communiquez avec votre concessionnaire Volvo pour plus de détails.© 2006 La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.« Volvo pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site volvocanada.com.3407707A ."]
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