La presse, 1 mai 2006, D. La Presse affaires
[" LE CHIFFREDU JOUR +2,3% Le PIB du Québec a crû de 1,6% entre janvier 2005 et janvier 2006.Le secteur des services a augmenté plus vite, avec une croissance de 2,3%, comparativement à unmaigre 0,4% pour la production de biens.Source : Institut de la statistique du Québec LA PRESSE lapresseaffaires.com M O N T R É AL LU N D I 1 e r M A I 2 0 0 6 Pas toujours facile, l'étranger Quelques conseils pratiques avant de partir à la recherche de ce lucratif contrat dans les contrées éloignées PAGE 4 Un patron très discret Dans une rare entrevue, Michel Dallaire, de Cominar, explique l'influence de son père et parle de ses projets ontariens PAGE 6 Quel service offrir à la clientèle ?Il est important de le savoir puisqu'il influe fortement sur la satisfaction des clients et, donc, sur leur fidélité PAGE 5 L'art de séparer l'eau du brut TORR Canada, de Montréal, se frotte aux grands du pétrole PAGE 3 JOHN KENNETHGALBRAITH S'ÉTEINTÀ L'ÂGE DE 97 ANS IL FUT l'UN DES ÉCONOMISTES LES PLUS INFLUENTS DU XXe SIÈCLE PAGE 8 JOHN KENNETH GALBRAITH Jacques L.Drouin, direction financière de Torr Michel Dallaire Les détaillants à rabais aux portes de Montréal Ils s'appellent Hart, Korvette, Rossy, Tigre géant.Pour les Montréalais, ce sont les magasins qu'on voit en allant visiter la famille qui habite loin.Mais voilà qu'ils encerclent l'île de plus en plus près et commencent même à y débarquer.Avec leur arsenal de casseroles, de taies d'oreiller, de jouets pas cher.On y trouve même des jeans à 9,97 $ ! PHILIPPE MERCURE Michael Hart ne voulait rien savoir.Quand le propriétaire d'un centre commercial de La Salle lui a proposé d'ouvrir un magasin chez lui, il a mis les points sur les i.« La Salle ?J'ai dit non, non, non.La Salle, c'est Montréal.Nous, nous sommes dans les petites villes », raconte M.Hart, président et chef de la direction des Magasins Hart.Il a fini par flancher il y a trois ans.Aujourd'hui, Vicki Siscoe arpente les allées du premier magasin Hart en territoire montréalais.« Chaque fois que je viens ici, j'achète quelque chose, dit la cliente en exhibant fièrement un bermuda pour son mari.Parfois, je peux me promener une heure.Mais je repars toujours avec quelque chose.Les prix sont vraiment raisonnables.» Rossy a ouvert jeudi dernier à l'Île-Perrault.Korvette est à Contrecoeur et Saint-Jean-sur-Richelieu.Tigre géant, à Sainte-Thérèse, Boucherville et Valleyfield, et il commence à viser la grande région de Toronto.Les magasins se rapprochent des grands centres.Changement de stratégie ?Pas vraiment.« Le propriétaire du centre commercial me disait que La Salle, c'est une petite ville dans une grande ville.Et il avait raison, raconte M.Hart.Là où nous sommes, nous desservons un petit marché dans un grand marché.Nous restons dans notre créneau.» >Voir DÉTAILLANTS en page 2 AUTRES TEXTES Penser en fonction de la mère de famille, en page 2 Les certificats d'émission de CO2 plongent EMMANUEL ANGLEYS AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 Le marché européen du carbone, où s'échangent des droits de polluer, est entré dans une zone de turbulences, le prix des certificats d'émission de CO2 ayant brutalement plongé après l'annonce par plusieurs pays d'émissions moins importantes que prévu.Six pays \u2014 la France, la République tchèque, les Pays-Bas, l'Estonie, la Belgique et l'Espagne\u2014 ont annoncé avoir enregistré des émissions de dioxyde de carbone inférieures aux prévisions pour 2005.Une excellente nouvelle pour la santé des habitants de ces pays et pour la planète, mais qui a jeté un froid sur le marché européen du carbone.Imaginé par les signataires du protocole de Kyoto, ce système vise à endiguer les émissions de CO2, un des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, en imposant des quotas aux pollueurs.>Voir CERTIFICATS en page 4 RECHERCHONS PROJETS D'AFFAIRES COMPOSEZ MAINTENANT LE 3398023A Des scènes saisies dans un magasin de la chaîne Hart, qui a longtemps résisté à l'appel de la ville.PHOTOS ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Le nouveau magasin Rossy de l'Île-Perreault.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © POLLUER COÛTE MOINS CHER La centrale électrique de Radcliffe, près de Nottingham en Angleterre PHOTO REUTERS © PRIX DES CERTIFICATS D'ÉMISSION DE CO2 À LA BOURSE EUROPÉENNE POWERNEXT CARBON Fermeture vendredi 13,55¤ en baisse 3,55 ¤ Les détaillants à rabais aux portes de Montréal DÉTAILLANTS suite de la page 1 Rossy possède des magasins à Montréal depuis des décennies.Mais le coeur de l'entreprise, explique le directeur général, George Kouri, est dans les petites villes du Québec.Comme Hart, Korvette et Tigre géant, il se définit comme un magasin familial de quartier.La stratégie de ces rois des aubaines : s'implanter près des consommateurs pour qu'ils n'aient pas à pas à aller plus loin.La recette fonctionne à merveille en région.« Prenez Louiseville, où nous avons un magasin, illustre M.Hart.Si les gens veulent faire du gros magasinage, ils vont à Trois- Rivières.Mais si on leur offre une bonne sélection de marchandises chez eux, avec de bons prix et un bon service, ils vont venir chez nous pour leurs besoins quotidiens.Ils iront à Trois-Rivières beaucoup moins souvent.» Vêtements, jouets, literie, cosmétiques, grille-pain, radios, savon, boîtes de conserve : ces magasins vendent de tout pour la famille du coin qui a son budget à l'oeil.Mais les choses ne sont plus ce qu'elles étaient.« Avant, vous pouviez être tout seul dans une ville pendant 30 ans.Plus maintenant », dit M.Hart.Dans un monde où Loblaws offre des barbecues et des télévisions, Jean Coutu vend des bas et des caméras et Canadian Tire des lampes et des chaussures, il faut se démarquer.D'autant plus que le géant Wal-Mart étend ses tentacules de plus en plus loin.« Ils ont ouvert à Matane! exclame Michael Hart, encore abasourdi.Ils sont à Lac-Mégantic, à Cowansville.Les pions bougent, et il faut réagir.Quand il a vu que Wal-Mart menaçait de fermer son magasin de Jonquière à la suite de la syndicalisation de ses employés, le directeur général de Rossy, George Kouri, n'a pas perdu de temps.« En 2005, on a fait le tour du Lac.On a ouvert à Saint-Félicien, puis à Dolbeau, puis à Roberval.Je me suis dit que si je pouvais être seul là-bas pendant trois ou quatre ans, il fallait en profiter.» « Aujourd'hui, le commerce de détail est une cible en mouvement, dit Michael Hart.Si vous ne bougez pas maintenant, vous êtes mort.» Daniel Binette, copropriétaire des magasins Korvette, continue de ratisser la province à la recherche de petites villes qui auraient besoin d'un magasin comme le sien.« On vient d'ouvrir notre troisième en trois semaine : Pohénégamook, Rawdon et Saint-Césaire, dit-il, affirmant qu'il prévoit ouvrir une ou deux autres succursales cette année en plus d'agrandir et rénover plusieurs autres magasins.Même dans les villes où Wal- Mart vient s'installer, Hart, Rossy et compagnie prônent le credo de la proximité.Les grandes surfaces débarquent au bord des autoroutes ; eux s'installent au coeur des villes, dans de petits centres commerciaux.« C'est comme ça que notre achalandage reste bon », explique Daniel Binette, dont le Korvette de Lac-Mégantic affronte Wal-Mart depuis un an et demi.« On n'essaie pas de se battre contre Wal-Mart, précise toutefois Michael Hart.On sait qu'on ne gagnera pas la guerre.Le détergeant Tide, par exemple, c'est un excellent produit.Mais on n'en a pas.La raison, c'est qu'on ne peut pas battre Wal-Mart sur le prix.Au lieu d'avoir l'air mauvais et de frustrer nos clients, on trouve autre chose.» Même stratégie pour George Kouri, dont les magasins Rossy sont souvent voisins d'un Dollarama.« Le mot d'ordre, c'est que si on ne peut pas le vendre à 1 $, on ne le vend pas.On ne veut pas que le client dise « C'est 1,29 $ chez Rossy et 1 $ chez Dollarama.» Dollarama, explique-t-il, n'a pas à étiqueter ses produits, fonctionne sans code barres et n'offre ni possibilité de payer par carte de crédit, ni mise de côté.Difficile, dans ce cas, d'arriver à les concurrencer sur leur terrain : il faut vendre autre chose.Réduire les coûts Réduire, toujours, les coûts d'exploitation.Pour les Hart, Rossy et compagnie de ce monde, c'est une obsession pour arriver à maintenir les bas prix.Les trucs sont nombreux.Tigre géant, par exemple, n'affiche pas les numéros de téléphone de ses magasins sur son site Internet pour éviter d'embaucher des employés qui devront répondre au téléphone.Une façon, également, d'inciter les clients à venir chasser les aubaines en chair et en os.« De nombreux magasins ferment dans les petits centres commerciaux de quartier.Nous sommes constamment à la recherche de ces locaux bon marché », dit Jeff York, président de la chaîne.Pour George Kouri, directeur général de Rossy, le fait d'être petit amène aussi une flexibilité.« Il nous arrive souvent, par exemple, qu'un fournisseur nous appelle et nous dise : J'avais une commande de 100 000 unités chez Wal-Mart, ils en ont pris 80 000 et ont annulé le reste.Je suis pris avec 20 000 unités.Êtes- vous intéressés ?Ils nous vendent à bon prix.Et on va les vendre à bon prix.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Le directeur général des magasins Rossy, George Kouri, dans un nouveau magasin de l'Île-Perreault.Penser en fonction de la «mère de famille» PHILIPPE MERCURE Ce n'est pas tout d'installer son magasin près de ses clients : encore faut-il y le remplir d'articles qu'ils auront le goût d'acheter.Tigre géant emploie des acheteurs qui ratissent les boutiques à la mode de Californie et d'ailleurs à l'affût des nouvelles tendances.Ils repèrent les produits dans le vent, puis regardent s'il est possible de les importer et les vendre à très bas prix au Canada.« Nous sommes constamment à la recherche de fournisseurs bon marché dans le monde entier », explique Jeff York, président de la chaîne, qui a son siège social à Ottawa.Les nouveaux produits sont d'abord testés auprès des clients.Si ça se vend, on en commande davantage.« Nous avons de nouveaux produits tous les jours.Magasiner chez Tigre Géant doit être une chasse au trésor, dit M.York.Il faut sans cesse stimuler nos clients.Nos sommes dans l'entreprise du divertissement.» Il aura en tout cas réussi son coup avec le petit Félix, 4 ans.La Presse Affaires l'a rencontré au Tigre géant de Sainte-Thèrèse.Debout dans son panier, il négociait ferme avec sa mère et sa grand-mère pour un fusil en plastique.Maman aura bien de la difficulté à le lui refuser : « J'étais venue acheter une blouse, et je repars aussi avec une camisole, une jupe et de la crème solaire », lance- t-elle.Pour Michael Hart, président et chef de la direction des magasins Hart, voilà le secret : viser maman.Son magasin est pensé en fonction de la « mère de famille qui travaille, qui a un budget limité et qui cherche un bon rapport qualité-prix pour sa famille ».« Oui, nous avons des chaussures et des vêtements pour homme.Mais au bout du compte, il faut que vous réussissiez à allumer la femme », explique-t-il.Il faut surtout connaître sa clientèle.George Kouri se souvient d'un fournisseur qui lui avait offert à rabais un lot de jeans de marques américaines réputées.« Ce sont des articles qui se vendent 99 $ dans les boutiques, on les avais mis à 49 $ dans nos magasins.Ça ne s'est pas vendu.Notre clientèle, c'est les jeunes familles ou celles avec des revenus peu élevés.» M.Hart, lui, travaille à développer le créneau des achats impulsifs.Les abords des caisses de ses magasins débordent de gadgets \u2014 piles, paquets de gomme, biscuits, etc.« Si une dame achète une blouse pour 19,99 $ et qu'elle achète des snacks pour 5 $, nous avons augmenté nos ventes de 25 %.Vous ne pouvez pas lui vendre deux blouses : elle n'en veut qu'une ! Mais je peux lui vendre d'autres choses.» TIGRE GÉANT > Siège social : Ottawa > Magasins : 163 de l'Alberta au Nouveau-Brunswick, dont 40 au Québec.> Surface des magasins : entre 4000 et 38 000 pi2 > Nombre d'employés : plus de > Ventes annuelles : plus d'un milliard de dollars HART > Siège social : Montréal (bientôt à Laval) > Magasins : 73, dont 55 au Québec (les autres sont dans les Maritimes et en Ontario) > Surface des magasins : 25 000 pi2 en moyenne, jusqu'à 45 000 pi2 dans les plus grands centres > Nombre d'employés : environ > Ventes annuelles : 148 millions de dollars ROSSY > Siège social : Montréal > Magasins : 62, dont 50 au Québec, 11 au Nouveau- Brunswick et un en Nouvelle Écosse > Surface des magasins : environ 18 000 pi2 > Nombre d'employés : environ > Ventes annuelles : environ 100 millions de dollars KORVETTE > Siège social : Trois- Rivières > Magasins : 47, tous au Québec > Surface des magasins : environ 8500 pi2 > Nombre d'employés et ventes annuelles : données non révélées.REPÈRES DU LUNDI DOLLAR CANADIEN 89,45¢US VARIATION Semaine dernière +1,55¢ Cette année +6,25¢ Var.annuelle Canada -2,9% 0,7087¤ VARIATION Semaine dernière -0,0037¢ Cette année -0,0176¢ 1,1180$ 1,4110$ SOMME REQUISE POUR ACHETER: UN DOLLAR US : UN EURO : PRODUIT INTÉRIEUR BRUT FÉVRIER +0,2 % VARIATION ANNUELLE (Fév.à Fév.) 3,3 % TAUX PRÉFÉRENTIEL DES BANQUES 5,75% TAUX DE LA BANQUE DU CANADA 4,00 % COMMERCE DE DÉTAIL Février -0,4% Variation annuelle +4,6% INDICE DES PRIX À LACONSOMMATION Annuel (mars) 2,2 % Sans éléments volatils 1,7 % BALANCE COMMERCIALE Février +6,31milliards $ TAUX DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE US 4,75% OR(NY Gold) 651,80$ US 71,89$ US PÉTROLE (WTI, contrat terme rapproché) Light Sweet crude 74,04$ US North Sea Brent 72,33$ US Note : dans tous les cas, il s'agit des données les plus récentes disponibles, à la fermeture des marchés vendredi dernier.Sources : Bloomberg, Statistique Canada, SCHL, Léger marketing CANADA 6,3% Québec 8,5% Ontario 6,1% Montréal 9,4% Toronto 6,7% Vancouver 4,8% VENTES AUTOS NEUVES Février -0,4% Variation annuelle +9,7% CANADA +101 500 Québec -2100 Ontario +29600 Mars Base annuelle CANADA 16 838 252 300 Québec 3308 48 100 Ontario 4609 69 900 TAUX DE CHÔMAGE MISES EN CHANTIER EMPLOIS CETTE ANNÉE RÉMUNÉRATION HEBDOMADAIRE MOYENNE Janvier 745,88 $ Variation annuelle +4,6% TAUX D'ACTIVITÉ Mars (désais.) 67,2% stable Mars - désaisonnalisé À VOS AFFAIRES LAPRESSEAFFAIRES.COM Trouvez la valeur du dollar face à la devise du pays que vous allez visiter.www.lapresseaffaires.com/devises PME/TSX LA PRESSE AFFAIRES L'art de séparer l'eau du pétrole HÉLÈNE BARIL Le terrain de jeu de TORR Canada est plutôt vaste.Son marché est international et il est lié aux deux éléments les plus chauds de l'heure, l'eau et le pétrole.TORR se spécialise dans la récupération des hydrocarbures dans l'eau qui sert à extraire le pétrole.Sa technologie pourrait être utilisée pour traiter l'eau utilisée dans plusieurs autres procédés industriels, mais son marché cible est l'industrie pétrolière.« On n'a pas les moyens d'être partout », reconnaît Jacques Drouin, vice-président aux finances de l'entreprise, dont la technologie sera bientôt utilisée par la Koweit Oil Company, la compagnie nationale des pétroles koweïtiens.Qu'il vienne de la terre ou de la mer, le pétrole brut est extrait en même temps que de l'eau, beaucoup d'eau.« En moyenne, on extrait l'équivalent de trois barils d'eau pour chaque baril de brut », explique Jacques Drouin, en entrevue avec La Presse Affaires.Cette eau peut être soit rejetée à la mer, dans le cas des plateformes off shore, soit réinjectée dans les puits terrestres ou encore transformée en vapeur pour extraire le pétrole des sables bitumineux.Dans tous les cas, l'eau doit être traitée et la technologie mise au point par TORR (pour Total Oil Remediation and Recovery) permet de le faire avec de bons résultats.L'entreprise a mis au point une cartouche qui sépare l'eau des hydrocarbures qu'elle contient.Les hydrocarbures récupérés prennent le chemin de la raffinerie tandis que l'eau est rejetée à la mer ou réutilisée.Le système de TORR canalise l'eau à traiter, qui passe à travers une ou plusieurs cartouches, selon la concentration d'hydrocarbures à éliminer.Les cartouches, qui coûtent 550$ l'unité, doivent être changées à intervalles de un à trois mois.« C'est le système Gilette, explique Jacques Drouin.Le rasoir ne coûte pas cher mais il fonctionne avec des cartouches qu'il faut changer régulièrement.Comme pour Gillette, la vente de cartouches nous assure un revenu récurrent.» La technologie brevetée de TORR, commercialisée depuis 2003, commence à être connue dans le milieu du pétrole.En plus du Koweït, elle a été choisie par la compagnie Amerada Hess, active en mer du Nord.L'entreprise a 25 employés à Montréal et des bureaux de vente à Aberdeen en Écosse, à Séoul en Corée, à Calgary et bientôt au Koweït.L'entreprise mise beaucoup sur le Koweït, qui a commencé à injecter de l'eau dans ses puits de pétrole pour en faire augmenter la pression.Le contrat de 20,9 millions de dollars américains conclu avec SK Engineering & Construction, la firme d'ingénierie qui agit comme sous-traitant pour la Koweit Oil Company, prévoit que 260 000 barils d'eau par jour seront traités avec la technologie de TORR.L'entreprise a perfectionné la technologie de récupération des hydrocarbures en cas de déversement mise au point par son ancêtre, EARTH Canada.TORR fabrique ses cartouches à Montréal et fait affaire avec des sous-traitants pour les autres composantes de son système de traitement de l'eau.La production de cartouches passera à 15 000 par année à la fin de l'été.Quand il a décidé d'investir dans l'entreprise, le Fonds de solidarité FTQ est allé chercher l'ancien président d'Ultramar Canada, Alain Ferland, pour en prendre la tête temporairement, le temps de trouver un président-directeur général.Deux ans et demi plus tard, Alain Ferland est toujours là.« J'ai accepté l'emploi parce que la technologie m'intéressait et que c'était ma spécialité », raconte-t-il.Ingénieur chimiste de formation, Alain Ferland a passé 22 ans chez Ultramar Canada.Il est un des rares Québécois à avoir fait carrière dans le secteur pétrolier.Le Québec n'ayant pas beaucoup d'expertise dans le pétrole, comment une petite entreprise d'ici faitelle pour se démarquer dans ce marché ?« Ça fait partie des défis que nous avons », répond le président.L'industrie du pétrole a beau être éparpillée dans le monde entier, ça reste un petit monde, souligne de son côté le vice-président, Jacques Drouin.« On peut dire qu'il y a 250 personnes qui se connaissent et se rencontrent tout le temps.» Issu du monde de la finance, où il a fait pendant 16 ans du financement d'entreprises, Jacques Drouin est arrivé chez TORR Canada en même temps qu'Alain Ferland.Ensemble, ils ont redéfini les priorités de l'entreprise.L'idée n'est pas de fabriquer une machine et d'en vendre le plus possible, mais de comprendre les besoins des clients et d'y répondre, résume Alain Ferland.TORR a plusieurs lignes à l'eau.Des propositions totalisant plus de 100 millions de dollars ont été faites à plusieurs clients potentiels dans le monde.C'est à suivre.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Le président Alain Ferland en compagnie du vice-président aux finances de l'entreprise, Jacques L.Drouin.«C'est le système Gillette.Le rasoir ne coûte pas cher mais il fonctionne avec des cartouches qu'il faut changer régulièrement.Comme pour Gillette, la vente de cartouches nous assure un revenu récurrent.» UNE TECHNOLOGIE PLUS VERTE L'entreprise espère que ses systèmes de filtration remplaceront petit à petit les technologies plus anciennes utilisées par l'industrie pétrolière.C'est un travail de longue haleine, selon son vice-président, parce qu'il s'agit d'une industrie très conservatrice, qui ne change pas rapidement ses façons de faire.Le resserrement des règles environnementales, qui oblige les compagnies pétrolières à traiter plus efficacement leurs rejets, joue toutefois en faveur de TORR.BLOC-NOTES HP COMPAQ nx9420 Puissant, sûr et mobile.(EV267AA) Technologie Mobile Intel® Centrino® Duo - Processeur Intel® CoreTM Duo T2400 (1.83 GHz) Microsoft® Windows® XP Professionnel Disque dur de 80 Go Mémoire SDRAM DDR2 de 512 Mo Écran WSXGA+ de 17 po Unité DVD+/-RW double couche Garantie limitée d'un an honorée dans le monde entier après la remise instantanée de 30 $ UN BLOC-NOTES PERFORMANT ET ABORDABLE QUI ALLÉGERA VOTRE TÂCHE.1969$ Économisez instantanément jusqu'à 100 $ à l'achat de certains blocs-notes commerciaux HP Compaq avant le 31mai 20061.HP recommande Microsoft® Windows® XP Professionnel.NOUVEAU NOUVEAU Économisez instantanément 50 $ sur le bloc-notes HP Compaq nx6310 de 2,7 kg et d'une épaisseur de 3 cm en achetant avant le 31mai 2006.1599$ après la remise instantanée de 50 $ Technologie Mobile Intel® Centrino® Duo - Processeur Intel® CoreTM Duo T2400 (1.83 GHz) Microsoft® 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pays.Les autres noms utilisés dans cette présentation servent à des fins d'identification seulement et peuvent être des marques de commerce de leurs propriétaires respectifs.1 Économisez jusqu'à 100 $ sur certains blocs-notes commerciaux HP Compaq achetés entre le 1er et le 31 mai 2006.Offres nulles là où la loi les interdit.En vigueur au Canada seulement.HP se réserve le droit de modifier ou d'annuler ces programmes en tout temps, sans préavis.Ces offres ne peuvent être jumelées avec aucune autre offre ou des prix spéciaux.Toutes les promotions se limitent aux quantités en stock et ces quantités sont limitées.Les prix indiqués sont ceux affichés sur Internet par HP Canada.Les prix peuvent varier et les revendeurs peuvent vendre à un prix moindre.Taxes et transport en sus.Les produits peuvent différer légèrement de l'illustration.Maximum de 25 unités par client.Heures d'ouverture du Centre d'appels : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h 30 HNE.Le magasin en ligne est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.BLOC-NOTES HP COMPAQ nx6310 Mince, léger et mobile.(PZ904UA) 3399852A .L'ENTREPRISE TORR Canada Activités : l'entreprise sépare les hydrocarbures de l'eau qui sert à extraire le pétrole.Siège social :Montréal Nombre d'employés : 25 Actionnaires principaux : Fonds de solidarité FTQ avec 13,5%et les dirigeants (moins de 10%) Symbole boursier : TOR RÉSULTATS FINANCIERS 2005 2004 Revenus 402111$ 283552$ Perte (millions) 3,2 2,6 Perte par action 4¢ 4¢ 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 1,40 1,60 Fermeture 1,50$ LA PRESSE AFFAIRES lllllllllllllll Les prix de l'essence resteront élevés Comment survivre à l'étranger?ARIANE LACOURSIÈRE VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Alors qu'il participait à une réunion d'affaires en Serbie, Jean- Claude Leroux, homme d'affaires aujourd'hui à la retraite, a été surpris de voir ses homologues boire de l'alcool dès 9 h le matin.« J'ai quand même pris un cognac, se rappelle-t-il, car à Rome, il faut faire comme les Romains ! » À l'heure de la mondialisation, un nombre croissant de gestionnaires canadiens négocient des contrats à l'étranger.Face à de nouvelles cultures, plusieurs sont déstabilisés dans leur démarche.« Chaque pays possède sa propre philosophie des affaires.Avant de partir, il faut connaître minimalement les coutumes et la langue de nos hôtes », affirme Lynda Dumais, chargée de cours en formation internationale à HEC Montréal.Malgré la diversité des traditions, quelques règles de savoirvivre s'appliquent partout.Par exemple, pour faire bonne première impression, la traditionnelle poignée de main est la méthode universelle de salutation.Au Moyen-Orient, regarder son vis-à-vis dans les yeux n'est toutefois pas souhaitable.Au Japon, le salut courbé est préférable, mais encore faut-il le maîtriser.« Car ne pas se pencher assez bas peut être signe de mépris », explique Ginette Salvas, spécialiste en étiquette et protocole.À table ! Les gestionnaires évaluent souvent la qualité d'un partenaire potentiel selon sa manière de se comporter à table.« La plupart des ententes se concluent lors des repas.Il faut profiter de ces expériences enrichissantes professionnellement mais aussi personnellement », affirme Dominic Romani, représentant pour des compagnies de vêtements qui parcourt le monde depuis près de 20 ans.Avant même de passer à table, une invitation doit être formulée.Aucune règle ne dicte qui doit prendre l'initiative de la proposition.« Un visiteur doit minimalement inviter son équivalent hiérarchique, suggère Ginette Salvas.Il peut ensui te lui demander s'il veut amener d'autres collègues.Il ne faut pas hésiter à poser des questions.» Dans certaines régions, comme l'Amérique latine, on privilégie les tête-à-tête, alors que dans d'autres pays, comme la Chine, on préfère les éviter.Au restaurant, l'une des plus grandes craintes des voyageurs d'affaires est de ne pas apprécier la nourriture.« Généralement, les mets sont délicieux et diversifiés.La gastronomie chinoise est toutefois plus complexe.Là-bas, la bouffe n'est jamais neutre ! » lance Lynda Dumais, qui ajoute qu'il faut au moins goûter aux plats, sous peine d'offusquer ses hôtes.Heureusement, les serpents, les chiens et les rats font partie des mythes culinaires chinois bien plus que de la réalité.Jean-Claude Leroux se rappelle malgré tout d'y avoir mangé un oiseau entier, avec les os.Le retraité précise aussi qu'en Chine, laisser de la nourriture est mal vu, alors qu'au Japon, finir son assiette signifie que notre portion n'était pas suffisante.Une nuance à retenir.Des cadeaux ?Avant d'entreprendre un voyage d'affaires, plusieurs administrateurs remplissent leurs valises de cadeaux.Une gestionnaire québécoise qui se rend fréquemment au Venezuela a un jour remarqué que la dizaine de pots de sirop d'érable qu'elle avait offerts à son hôte reposaient tous, intacts, dans sa bibliothèque.« Avant d'offrir un présent, il faut se renseigner.Par exemple, donner un cadre de cuir à un Indien ou une bouteille de vin à un Français n'est pas approprié », dit Ginette Salvas.Pour éviter tout malentendu, Jean- Claude Leroux suggère de ne jamais apporter de cadeaux, sauf si un partenaire nous invite chez lui.Peu importe leur destination, les gens d'affaires doivent être prêts à s'adapter aux multiples nuances culturelles.« Mais respecter les coutumes des autres ne veut pas dire ne pas être soi-même, précise Lynda Dumais.Il faut trouver un équilibre entre ses valeurs et celles du pays que l'on visite.» Même s'ils craignent d'être déstabilisés, les gestionnaires canadiens peuvent toutefois se rassurer.« Partout dans le monde, ils sont perçus comme des gens peu agressifs, curieux, pas condescendants, comme de bons vivants qui aiment manger et boire », rapporte Lynda Dumais.Ils ont cependant la fâcheuse habitude de vouloir aller trop vite.« Les Nord-Américains veulent tout régler rapidement, croit l'enseignante.Les compagnies québécoises qui favorisent les voyages éclair devraient revoir leur politique.» Consulter un spécialiste Les entreprises qui désirent conclure une affaire à l'étranger peuvent consulter un spécialiste.Au Québec, le ministère du Développement économique ainsi que plusieurs firmes privées offrent des services de consultation en gestion interculturelle.Au début de sa carrière, le représentant Dominic Romani aurait certainement profité de certains conseils.L'homme s'était rendu au Pakistan dans l'espoir de régler différents contrats pendant des dîners d'affaires.« J'ai finalement mangé seul à l'hôtel pas mal souvent.c'était le Ramadan ! » RÈGLES DE BASE > Bien se renseigner sur le pays visité, en faisant appel aux services de professionnels au besoin.> Prendre le temps d'établir une relation de confiance avec ses homologues.> Prévoir de plus longs séjours ou plusieurs visites.> Avoir une tenue irréprochable à table.> Éviter la condescendance qui est internationalement mal perçue.> Respecter les autres cultures tout en restant authentique.> Ne pas hésiter à poser des questions.AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Les prix de l'essence à la pompe devraient rester élevés pendant au moins deux ans et le gouvernement dispose de peu de moyens à court terme pour en limiter l'ampleur, a déclaré hier le secrétaire américain à l'Énergie, Samuel Bodman.« Les fournisseurs (de pétrole) ont perdu le contrôle du marché », a-til estimé sur la chaîne de télévision NBC pour expliquer pourquoi les prix de l'essence ont fait un bond d'au moins 25% en un mois, ce qui représente une hausse de 60 cents le gallon (3,8 litres).« Il est clair que nous allons connaître plusieurs années, deux ou trois, avant que les producteurs de pétrole soient en mesure de satisfaire à la demande », a prédit M.Bodman.« Il y a une demande provenant de Chine, d'Inde et des États-Unis, qui reflète une forte croissance de ces économies », a poursuivi le secrétaire à l'Énergie.Il a aussi cité des facteurs passagers tels que les perturbations dues à des changements d'adjuvants dans l'essence et l'accroissement de la demande avant le début de l'été.La guerre persistante en Irak contribue également à la pression sur l'offre de brut, a estimé Samuel Bodman.Il a aussi rejeté les accusations lancées par des membres du Congrès selon lesquelles les compagnies américaines manipulent les prix et abusent les consommateurs américains.Le responsable de l'administration a également estimé que l'instauration d'une taxe supplémentaire sur les gains réalisés par les groupes pétroliers était sans doute une idée populaire mais qui n'aurait aucun effet sur les prix à la pompe.Les chefs de l'opposition démocrates ont accusé l'administration Bush de ne rien faire pour empêcher des manipulations du marché de l'essence par les compagnies pétrolières.«Nous croyons qu'elles manipulent l'offre », a lancé la sénatrice démocrate de Californie, Barbara Boxer, sur la chaîne cablée d'informations CNN.«Chaque pays a sa propre philosophie des affaires.Avant de partir, il faut connaître minimalement les coutumes et la langue de nos hôtes.» Les certificats d'émission de CO2 plongent CERTIFICATS suite de la page 1 Mais en leur permettant d'acheter des droits d'émission à ceux qui polluent moins.L'idée est d'arriver à réduire le volume global d'émissions de dioxyde de carbone.Un système d'échange de ces quotas a ainsi été mis en place en Europe en 2005.La Bourse européenne Powernext Carbon, spécialisée sur le marché au comptant, a démarré l'année 2006 sur les chapeaux de roues avec un premier trimestre record d'échanges (5,97 millions de tonnes de CO2 négociées).L'annonce d'émissions moins importantes que prévu dans ces six pays a fait plonger le cours de la tonne de CO2 la semaine dernière.Depuis 10 jours, le cours de ce droit de pollution est passé de plus de 30 euros la tonne à 13,55 euros à la clôture vendredi dernier.« Il y a des circonstances exceptionnelles qui expliquent ce retournement, c'est la publication par les différents États membres des émissions vérifiées », a expliqué à l'AFP Jean-François Conil- Lacoste, Directeur général de Powernext.Il s'agit en effet de vérifier l'adéquation entre les permis de polluer alloués à chaque pays et les émissions effectives de CO2.Or « il se trouve qu'aux Pays- Bas, on a trouvé un excédent de permis de 10 millions de tonnes par rapport aux émissions », a-til souligné.« La bonne nouvelle c'est qu'il y a 10 millions de tonnes d'émissions en moins », a-til observé.Mais cela fait 10 millions de tonnes de permis en plus sur le marché.« Le marché réagit sainement mais de manière un peu brutale », a commenté M.Conil-Lacoste en rappelant que le cours de la tonne de CO2 « flirtait avec les 30 euros il y a peu ».« La tendance était à la hausse, il y avait un froid sec et rigoureux avec une baisse d'hydraulicité (moins de débit dans les cours d'eau en raison du gel ou de la sécheresse), donc davantage de recours aux centrales à charbon, qui sont plus polluantes.Ce sont des éléments objectifs pour une hausse des prix puisqu'il y avait plus de consommation d'électricité à base d'énergies fossiles, plus polluantes », a-t-il expliqué.Il a estimé qu'il y avait « peutêtre un peu d'ajustement à faire dans les plans nationaux d'allocation de quotas ».Sur les six pays qui ont annoncé leurs émissions vérifiées pour 2005, cinq sont « vendeurs nets », avec des émissions inférieures aux allocations accordées.Seule l'Espagne est « acheteur net », mais avec des émissions plus faibles qu'attendu, alors que, selon les estimations initiales, « cinq pays sur les six devaient être acheteurs nets et un à l'équilibre », a fait remarquer un analyste parisien.Plusieurs autres pays européens, dont l'Allemagne et l'Italie, doivent révéler prochainement le niveau de leurs émissions pour 2005.« On n'est pas au bout de nos surprises », a commenté M.Conil- Lacoste.Avis de nomination Jacques P.Leman Kevin Campbell, Vice-président et Directeur de succursale, TD Waterhouse Conse i ls de placement privés, est heureux d'annoncer la nomination de Jacques P.Leman en qualité d'associé au développement des affaires au bureau du 1000, de la Gauchetière ouest à Montréal.Avec plus de 30 années d'expérience au sein de l'industrie des services financiers, Jacques secondera François Tremblay, Vice-président et Conseiller en placements, à offrir un service de qualité aux clients.Conseils de placements privés TD Waterhouse est l'une des maisons de courtage plein exercice les plus réputées au Canada.Épaulé par la force du Groupe financier Banque TD, nous offrons des conseils de placement personnalisés et des solutions financières globales.La Bourse de Montréal en attente PHILIPPE MERCURE Au Canada, les entreprises ne peuvent toujours pas échanger leurs droits d'émission de gaz carbonique.La Bourse de Montréal, où s'effectueront les transactions, attend toujours que le gouvernement fédéral fixe les règles du jeu.Celui-ci doit déterminer les quotas qui s'appliqueront aux différentes entreprises et délimiter le cadre réglementaire.« On suit de très près ce que fait le gouvernement, et on s'ajustera en conséquence », explique Luc Bertrand, président et chef de la direction de la Bourse de Montréal, qui affirme que, du côté de la Bourse, tout pourra être mis en place très rapidement.C'est en décembre dernier que la Bourse de Montréal s'est alliée au Chicago Climate Exchange pour créer le Marché climatique de Montréal.Le Chicago Climate Exchange est actuellement la seule Bourse de produits environnementaux dérivés en Amérique du Nord.Son président et chef de la direction, Richard Sandor, avait confié à La Presse Affaires en décembre dernier qu'il estimait le marché canadien du gaz carbonique à près de 100 milliards de dollars.Il justifiait le chiffre en rappelant que le Canada s'est engagé à éliminer environ 350 millions de tonnes de gaz à effet de serre en vertu du protocole de Kyoto.En estimant le prix des permis à 15$ la tonne et en considérant que les produits dérivés se marchandent à environ 20 fois la valeur des titres de base, on obtient 100 milliards.801 AVIS LÉGAUX H AVIS DE DISSOLUTION I PRENEZ AVIS que les entreprises GMAS ROY INC.dont son siège social est situé au 387 rue Raymond à Lasalle (QC) a demandé au Registraire des entreprises du Québec de procéder à la dissolution de la compagnie en date du J30 septembre 2005.R 850 K Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary J'AI TRAVAILLÉ DURANT UN AN SUR UN PROJET QU'ON LAISSE TOMBER PARCE QUE LE NOUVEAU V.P.NE L'AIME PAS.J'AI GAGNÉ UN MILLIARD $ EN CONVAINQUANT DES IDIOTS QUE DES BARGES DE DÉCHETS SONT DES MAISONS SUR LE BORD DE LA MER.ME PRÊTERAIS-TU DE L'ARGENT POUR LANCER MA PROPRE ENTREPRISE?NON, MAIS JE CONNAIS DES PROPRIÉTAIRES DE BARGE QUI T'EN PRÊTERAIENT.À SURVEILLER CETTE SEMAINE Mardi, le dépôt du premier budget du gouvernement minoritaire de Stephen Harper.Vendredi, Statistique Canada dévoilera le taux de chômage pour avril.POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com DILBERT SUDOKU Que veut la clientèle?Le service à la clientèle, c'est l'ensemble des expériences vécues par les clients quand ils font affaire avec l'entreprise.Il influence fortement la satisfaction des clients et, donc, leur fidélité.Si ce qu'ils perçoivent recevoir est conforme ou meilleur que ce qu'ils attendaient, ils sont satisfaits ou comblés.Si c'est moins bien, ils sont insatisfaits.Mais que veulent-ils au juste ?ROBERT DESORMEAUX GESTION D'AUJOURD'HUI COLLABORATION SPÉCIALE De prime abord, les clients s'attendent à ce que l'entreprise soit honnête et qu'elle ne mette pas en danger leur vie ni leur santé.Ensuite, il existe 15 attentes générales.La fiabilité est la plus fondamentale et la plus importante des attentes envers le service à la clientèle.Donner un service fiable, c'est fournir le service requis, dans les délais prescrits, conformément à la promesse implicite ou explicite faite aux clients, sans erreur ni défaillance, selon les modalités convenues, avec constance dans le niveau de qualité d'une fois à l'autre et quel que soit l'employé en service.La fiabilité inclut les notions de respect des engagements, de qualité, de constance, d'exactitude et de ponctualité.C'est la fiabilité qui bâtit la confiance du client envers l'entreprise.L'importance relative de chacune des 14 autres attentes varie selon les marchés, les segments et les clients : valeur reçue, accessibilité, rapidité, compétence, courtoisie, empressement, prévenance, conseils, empathie, reconnaissance, discrétion, flexibilité, convenance et équité.La valeur reçue, c'est d'abord la valeur relative, c'est-à-dire le rapport entre ce que le client perçoit recevoir de l'entreprise et ce qu'il perçoit payer, incluant le montant déboursé et les efforts fournis (temps, déplacement, inconvénients).Le client trouve-t-il qu'il en a pour son argent, qu'il en reçoit assez pour ce qu'il paie ?C'est ce qui explique qu'un service bas de gamme peut être perçu comme satisfaisant, si le prix est plus bas.La valeur reçue, c'est aussi la valeur concurrentielle, c'est-à-dire comment le client perçoit la valeur relative de l'entreprise par rapport à celle des concurrents.Pour assurer sa satisfaction et sa fidélité, il faut qu'il la trouve au moins aussi bonne que celle des concurrents.L'accessibilité, c'est la facilité pour le client de joindre l'entreprise et de trouver rapidement la personne la plus en mesure de le servir adéquatement, ou d'obtenir la réponse appropriée, dans le cas d'un système de boîte vocale interactive ou d'un site Internet.Les exigences envers la rapidité sont de plus en plus élevées à cause des progrès technologiques et du manque de temps.Aujourd'hui, les clients ne sont plus impressionnés par le fait que l'entreprise réponde adéquatement à une demande ou corrige un problème.Ce qui fait souvent la différence dans leurs perceptions, c'est la vitesse à laquelle l'entreprise agit ou réagit pour les satisfaire.Les clients veulent aussi des employés en contact compétents.L'entreprise doit donc bien former ses employés ; ils doivent bien connaître les services ou produits offerts, les technologies utilisées, les méthodes et procédures et les techniques de communication interpersonnelle aptes à susciter la confiance.Satisfaire l'attente de la courtoisie est simple : il faut appliquer les règles de la politesse sans verser dans l'artificialité, c'est-à-dire ne pas faire comme le serveur qui demande au client s'il est satisfait de son repas.sans écouter la réponse.Les clients veulent aussi de l'empressement : des employés qui les accueillent et se comportent avec eux de telle sorte qu'ils se sentent vraiment bienvenus, Ils veulent que les employés leur consacrent toute leur attention.Malheureusement, trop d'entreprises n'encouragent pas de tels comportements et, même, empêchent leurs employés d'être empressés en les surchargeant de travail.La prévenance consiste à aller audevant des demandes actuelles explicites du client, à anticiper l'évolution de ses besoins afin de lui éviter des irritants futurs possibles, afin de mieux le satisfaire non seulement maintenant, mais aussi plus tard.L'empathie, c'est la capacité de se mettre à la place du client et c'est particulièrement important quand le client a un problème.L'employé ne doit pas montrer au client qu'il considère son problème comme banal ou qu'il le trouve borné parce qu'il ne comprend pas comment fonctionne le produit ou la procédure.Le client veut de la reconnaissance, être plus qu'un numéro.Il désire qu'on se souvienne de son nom et de ses préférences.Cela requiert un faible taux de roulement du personnel en contact avec les clients ou une excellente base de données clientèle facile à consulter.L'attente de discrétion gagne en importance à cause des inquiétudes croissantes des gens envers le respect de la vie privée.Cela est particulièrement important dans les domaines où les entreprises recueillent des renseignements personnels détaillés sur les clients.Il est crucial de respecter la confidentialité de l'information reçue et de rassurer les clients sur ce point.Les clients veulent souvent de la flexibilité, c'est-à-dire que le service tienne compte de leurs préférences et de leurs besoins particuliers et s'adapte en conséquence, sans que cela entraîne de frais additionnels importants pour eux.La convenance signifie que les clients veulent que l'entreprise leur simplifie la vie, et non le contraire.Pourtant, trop souvent, les entreprises facilitent leur fonctionnement au détriment des clients, par l'établissement de procédures qui compliquent la vie de ceux-ci.Traitement juste Finalement, les clients veulent recevoir ce à quoi ils ont droit et veulent être traités justement par rapport aux autres clients qui paient le même prix qu'eux.C'est ce qu'on appelle l'équité.Par exemple, un client fidèle n'appréciera pas que l'entreprise offre un prix plus bas à des anciens clients dans le but de les reconquérir.Les attentes envers le service à la clientèle évoluent dans le temps et il faut savoir s'y adapter.À mesure que la technologie progresse, que la concurrence s'améliore et que les clients s'habituent au service de l'entreprise, ce qui les comblait auparavant peut maintenant tout juste les satisfaire.Et ce qui les satisfaisait peut ne plus les satisfaire.Alors, on saisit l'importance d'être constamment à l'écoute des clients pour adapter le service à l'évolution de leurs attentes.L'auteur est professeur de marketing à HEC Montréal.Il donne régulièrement des séminaires sur le service à la clientèle.Pour plus d'information, rendezvous sur le site Internet de HEC Montréal, dans la section sur la formation des cadres et dirigeants (www.hec.ca/ cadresetdirigeants).En collaboration avec HEC Montréal, nous présentons chaque lundi un article sur les tendances actuelles en gestion.PHOTOALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE © Les exigences envers la rapidité sont de plus en plus élevées à cause des progrès technologiques et du manque de temps.L'imprimante couleur réseau Phaser® 8500 de Xerox produit des couleurs frappantes, à un prix tout en douceur.Ses concurrentes ne font tout simplement pas le poids.La couleur Xerox.Le bon sens commercial.MAINTENANT849 $ a p r è sremis e de 3 5 0 $ Pour rendre l'imprimante Phaser 8500 de Xerox encore plus irrésistible, nous avons réduit son prix à 849 $ , une fois appliquée la remise de 350 $.Elle offre toujours la capacité de produire jusqu'à 24 pages couleur par minute ainsi qu'un délai de sortie de la première page de seulement six secondes, soit le plus rapide de l'industrie, et une résolution éclatante de 600 ppp.Elle est dotée de fonctions de réglage du pilote, qui permettent d'ajuster les couleurs des imprimés en fonction de celles de votre écran.Et quelle endurance! Possédant l'une des capacités papier les plus élevées de sa catégorie, la Phaser 8500 est toujours en mouvement.D'utilisation et d'entretien faciles, elle offre également l'avantage d'être écologique, grâce à la technologie de l'encre solide.Cela va de soi, car elle fait partie d'une longue lignée d'imprimantes et de systèmes multifonctions couleur gagnants.Communiquez avec nous pour obtenir plus de détails.Notre petite championne vous en fera voir de toutes les couleurs.Téléphone : (877) 662-9338 Web : xerox.com/office/1991 Personne-ressource : Votre revendeur local Offre de durée limitée.Le prix de 849 $ après remise de 350 $ est valable pour les utilisateurs finaux qui achètent une Phaser 8500N neuve de Xerox entre le 1/4/06 et le 31/5/06.Pour les remises relatives à d'autres modèles 8500, rendez-vous à www.Xerox.com/office/rebate.Xerox doit recevoir la demande de remboursement dûment remplie et une copie de la facture datée au plus tard le 30 jun 2006.L'offre ne peut être combinée avec aucun autre programme de promotion de Xerox.Xerox postera le chèque de remise directement à l'utilisateur final admissible.Prévoir de six à huit semaines pour la livraison.Offre ouverte aux clients canadiens possédant une adresse postale valable au Canada.Les revendeurs, agents, concessionnaires, distributeurs et détaillants de Xerox sont exclus.Xerox n'assume aucune responsabilité pour le courrier en retard, perdu ou insuffisamment affranchi.Nul là où interdit.Les taxes applicables, le cas échéant, sont entièrement à la charge de l'utilisateur final.© 2006, Xerox Corporation.Tous droits réservés.Xerox®, Phaser® et La couleur Xerox.Le bon sens commercial.sont des marques de commerce de Xerox Corporation pour lesquelles Xerox Canada ltée détient des permis d'utilisation.3375822A TECHNAUTE.COM Des problèmes avec votre ordinateur ?Passez chez le mécano ! www.technaute.com/pros/mecano À VOSAFFAIRES LA PRESSE AFFAIRES Michel Dallaire, president de Cominar Un leader tres discret JEAN-NICOLAS PATOINE LE SOLEIL Simplicite, honnetete, reserve.Michel Dallaire, president de Cominar, n'a pas le profil-type du chef d'entreprise.Voici l'un des leaders les plus discrets de Quebec.Tout le monde me dit que j'ai le caractere de mon pere, dit doucement Michel Dallaire.Le respect est tres important pour moi.Nous sommes tous egaux.Quand tu es respectueux envers les gens, ils te le rendent.Son pere, Jules, qui a fonde Cominar, specialise dans l'immobilier, en 1965, est aussi un homme secret.Visionnaire, respecte de tous, il a quitte l'an dernier son poste de chef de la direction sans trop faire de bruit.Atteint d'un cancer du poumon, il recupere.On est confiant , dit son fils.Des complices Michel a tout appris de Jules.Ils etaient pere et fils, ils sont devenus complices dans le travail.Je l'ai appele papa jusqu'au jour ou, pendant une reunion, il m'a dit : Arrete de m'appeler papa devant tout le monde, ca me gene , raconte M.Dallaire en riant.Meme seul avec lui, je l'appelle maintenant par son prenom.Michel Dallaire est conscient que son temperament est inhabituel pour le chef d'une si grosse entreprise.Mais il n'y a pas qu'une bonne methode pour diriger, croit-il.J'ai eu la meme approche toute ma vie.C'est une facon de faire qui a bien reussi a Jules.C'est sur qu'il y en a qui aiment bien mettre le poing sur la table.Mais ce n'est pas mon style.Je ne suis pas un crieux.Ce n'est pas essentiel pour faire de bonnes affaires , dit l'homme de 44 ans.Un peu anachronique, cette facon de faire, a l'heure de l'ultracompetitivite et de la mefiance ?Peut-etre.Mais pour Cominar, ca fonctionne.Meme que Michel Dallaire valide certains contrats d'une simple poignee de main.Et jamais il n'a ete berne.Sa discretion fait en sorte qu'il est meconnu du grand public.Comme son pere avant lui, il ne se sent pas tres a l'aise sous les feux de la rampe.Ce n'est pas facile de parler de soi , avoue-t-il pendant son entrevue.Cheminement Michel Dallaire a travaille pour son pere a partir de 14 ans.Il est alors man3.4uvre, peintre en batiment, menuisier, operateur de machinerie lourde.Il se decouvre ainsi une passion pour le domaine immobilier.Il obtient un baccalaureat en genie civil a l'Universite Laval et, apres deux ans dans une firme d'ingenieurs, retourne chez Cominar en 1986.Charge de projet, il s'occupe des le depart du plus gros defi de l'histoire de l'entreprise : la construction de Place de la Cite.Rien ne garantit qu'il sera un jour a la tete de l'entreprise familiale, mais il fait tout pour etre pret si l'occasion se presente.Son cheminement de carriere est axe sur l'acquisition d'une experience dans chacun des secteurs de l'organisation.C'est la chance que j'ai eue : je n'aurais pas pu le faire si je n'avais pas travaille pour l'entreprise familiale.Ca a toujours ete clair, chez nous, que la personne qui allait prendre la releve devait avoir les competences pour le faire.ENTREPRISE A VENDRE ?Vous avez mis plusieurs annees a developper votre entreprise.Quelle que soit la raison pour laquelle vous la vendez, vous desirez en tirer le maximum de valeur, le plus rapidement possible et cela en toute confidentialite.Connaissant une croissance fulgurante, Acquizition.biz est devenu le plus important et le plus efficace reseau d'acheteurs et de vendeurs d'entreprises et de commerces.ACQUIZITION.BIZ FAIT LE BONHEUR DES VENDEURS.ET CE N'EST PAS NOUS QUI LE DISONS ! Notre Auberge du Lac Kenogami etait a vendre depuis plus de 5 ans.Une semaine apres la parution de l'annonce, nous avions deja 5 prospects serieux dont un de Californie! Le premier rencontre a achete l'auberge.Gilles Godbout, CA J'ai vendu mon entreprise dans un delai de deux mois a partir de la premiere journee d'affichage sur Acquizition.biz.J'ai recu exactement 45 appels d'acheteurs pour ma franchise Subway.J'ai donc pu selectionner l'acheteur ideal.Richard F.proprietaire Subway LA CONFIDENTIALITE SUR INTERNET, C'EST POSSIBLE ! 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projets evalues a 50 millions sont sur la table a dessin.M.Dallaire parle aussi d'un projet de 5 millions qui devrait debuter d'ici un mois.Mais il ne veut pas en devoiler les grandes lignes.C'est le probleme d'une societe publique.Tant que ce n'est pas officiel, je ne peux pas vraiment en parler , dit-il, sourire en coin.Cominar s'est inscrite a la Bourse de Toronto en 1998.Deux raisons motivaient ce choix : assurer la perennite de l'entreprise et accelerer sa croissance grace a un meilleur acces a du financement.Cominar detient maintenant 129 immeubles, 78 de plus qu'il y a huit ans.Nous n'aurions pas pu atteindre une telle croissance autrement, dit M.Dallaire.Si c'etait a refaire, on le ferait demain matin.Les choses ont bien change chez Cominar depuis son entree en Bourse.Un conseil d'administration doit maintenant approuver les transactions d'acquisition.C'est sur qu'avant ca, on n'etait pas contraints de demander quoi que ce soit a personne.Par contre, ca t'amene a te depasser.La famille Dallaire detient presentement 22% des parts de la compagnie.Seulement les grands centres Tous les immeubles de Cominar sont situes dans les grandes regions de Quebec et Montreal.La raison en est fort simple : Cominar offre une panoplie de services qui exigent une grosse equipe.On fait a peu pres tout a l'interne.La location, la maintenance.Nous avons des architectes, des designers, des ingenieurs.On fait tous les plans d'amenagement.Il faut avoir assez d'immeubles pour soutenir ce personnel-la , explique M.Dallaire.Tread Lightly!(r) Conduisez prudemment hors route.(c) 2006 Land Rover Canada.+ Achetez un Range Rover HSE 2006 neuf a partir du PDSF de 99 900 $, ou le modele Range Rover a moteur suralimente illustre a partir du PDSF de 118 900 $, ou un Range Rover sport HSE 2006 neuf a partir du PDSF de 77 800 $, ou le modele Range Rover sport a moteur suralimente illustre a partir du PDSF de 93 800 $, ou encore le nouveau LR3 V6 2006 a partir du PDSF 53 900 $, ou le modele LR3 V8 HSE illustre a partir du PDSF de 68 900 $.Les taxes sont calculees sur le montant total de la transaction.Un taux de financement de 4,4 % pour un terme allant jusqu'a 48 mois vous est offert a la location de tout LR3 V6 2006 neuf.++ Exemple : sur approbation de credit de Services financiers Land Rover a la location du LR3 V6 2006 neuf, vous obtenez un taux de financement annuel de 4,4 % pendant 24 mois a 699 $ par mois.L'obligation locative totale est de 16 776 $ et la valeur residuelle, de 37 946,55 $.Certaines conditions, ainsi qu'une limite de 32 000 km, s'appliquent.Des frais de 20 cents le km, plus taxes applicables, s'appliquent au kilometrage excedentaire.Aucun versement initial exige.Premiere mensualite et depot de garantie de 800 $ exiges.Frais de transport (995 $), immatriculation, assurances et toutes taxes applicables en sus.Certains mo-deles peuvent faire l'objet d'une commande speciale.Offres d'une duree limitee.Six visites d'entretien periodique sans frais.Modeles illustres a titre indicatif seulement.L'offre de location ne peut etre jumelee a aucune autre et peut etre annulee en tout temps sans preavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer moins cher.Details chez votre concessionnaire Land Rover.Depuis 2002.LES NOUVEAUX LAND ROVER : 96 PRIX INTERNATIONAUX ET D'INNOMBRABLES ACCOLADES.Ici, a Tokyo ou a Francfort, les nouveaux Land Rover ont domine dans la plupart des concours de VUS auxquels ils ont participe.Au total, 96 prix internationaux.Des recompenses qui consacrent le style et le confort inegales du Range Rover, les performances epoustouflantes du Range Rover sport et la technologie avant-gardiste du LR3.Devant tant d'excellence, il aurait ete difficile de ne pas s'entendre pour applaudir.Partez aujourd'hui meme dans un LR3 V6 bien equipe a seulement 699 $ par mois.LR3 V6 A partir de 53 900$ RANGE ROVER HSE A partir de 99 900$ RANGE ROVER SPORT HSE A partir de 77 800$ LA BONNE ENTENTE REGNE ENFIN SUR LE MONDE.699$ /MOIS 24 MOIS 4,4% TAUX ANNUEL JUSQU'A 48 MOIS VERSEMENT INITIAL 0$ ENTRETIEN PERIODIQUE SANS FRAIS LOCATION LR3 V6 2006 LES MOTEURS DECARIE 8255, rue Bougainville Montreal (angle Decarie et de la Savane) Tel.: (514) 334-9910 www.decarie.com LAND ROVER SAINT-LEONARD Division de John Scotti Auto 4305, boul.Metropolitain Est Saint-Leonard Tel.: (514) 722-3344 www.johnscotti.com LAND ROVER LAVAL 3475, boul.Le Carrefour Laval Tel.: (450) 688-1880 Tel.: (514) 388-1880 www.landroverlaval.com Le huard a 90centsUS cette semaine! PRESSE CANADIENNE Plusieurs analystes s'attendent a ce que le dollar canadien fracasse la barriere des 90 cents US cette semaine.La devise canadienne a termine la derniere semaine a 89,45 cents US, son niveau de cloture le plus eleve en 28 ans, soit depuis juin 1978.Depuis le debut de l'annee, la valeur du huard a augmente de 4 %.Des economistes croient meme que le dollar canadien pourrait etre a parite avec le dollar americain d'ici peu, en raison de la demande mondiale pour le petrole et les metaux canadiens.La derniere fois qu'une telle situation s'est produite, c'est en novembre 1976, il y a pres de 30 ans.Notre devise est stimulee par la hausse des taux d'interet de la Banque du Canada et les recentes statistiques sur la croissance de l'economie canadienne.Le Canada est le seul pays du G8 qui peut se vanter d'avoir des excedents budgetaires.Si les voyageurs canadiens profitent de la force de leur dollar a l'etranger, les entreprises canadiennes qui exportent sont, elles, de plus en plus craintives. LA PRESSE AFFAIRES Encore deux ans «d'expansion soutenue» au Japon ROLAND DE COURSON AGENCE FRANCE-PRESSE TOKYO \u2014 L'économie nippone va encore vivre au moins deux ans « d'expansion soutenue » avec une croissance attendue de 2,4% en 2006-2007 et de 2% au cours de l'année budgétaire suivante, estime la Banque du Japon (BoJ) dans son dernier diagnostic semestriel.La banque centrale nippone a également prévu une accélération des prix à la consommation hors produits frais dans les deux ans à venir, même si le taux d'inflation devrait rester très modéré (+0,6% en 2006-2007 et +0,8% en 2007-2008) par rapport à ceux des autres grands pays développés.La BoJ a revu à la hausse les prévisions formulées dans son précédent diagnostic, en octobre dernier.Celles-ci évoquaient une hausse de seulement 1,8% du produit intérieur brut (PIB) et un taux d'inflation de 0,5 % pour l'année 2006-2007 (qui a commencé le 1er avril dernier).Jusqu'à fin mars 2008, « l'économie japonaise va probablement vivre une période d'expansion soutenue » grâce à de fortes exportations, à l'amélioration continuelle des bénéfices des entreprises et à la bonne tenue de la demande intérieure grâce au recul du chômage, a estimé la BoJ.«Les dépenses des ménages seront la principale force appuyant une demande privée soutenue.En retour, la fermeté des dépenses des ménages se répercutera sur les entreprises.Il est probable qu'un cercle vertueux se poursuivra », a-t-elle ajouté.©Microsoft Corporation, 2006.Tous droits réservés.Microsoft, Microsoft Dynamics, le logo Microsoft Dynamics et Votre potentiel.Notre passion.sont des marques déposées ou des marques de commerce de Microsoft Corporation aux États-Unis et/ou dans d'autres pays.EMBRASSEZ TOUTE LA DYNAMIQUE «Avoir les chiffres en temps réel procure un avantage en temps réel » Les forces dynamiques d'une entreprise sont nombreuses.Maîtrisez-les toutes grâce à Microsoft DynamicsMC Voici Microsoft Dynamics, une gamme de solutions de gestion - gestion financière, gestion des relations avec la clientèle et gestion de la chaîne d'approvisionnement - destinées aux entreprises où les employés sont toujours prêts.Ces solutions sont faciles à apprendre et à utiliser\u2026 parce qu'elles ressemblent aux logiciels de MicrosoftMD que vos employés utilisent tous les jours.Visitez microsoft.com/microsoftdynamics 3400101A PHOTO BILL PUGLIANO, GETTY IMAGES © Rick Wagoner GM sabre la paie de son PDG BLOOMBERG General Motors a décidé de sabrer de 46%, pour l'année dernière, la rémunération de son PDG Rick Wagoner, qui a tout de même touché 5,48 millions de dollars américains tandis que la compagnie a essuyé une perte de 10,6 milliards.Ainsi, M.Wagoner, 53 ans, a touché 2,2 millions en salaire plus 395 315 $US et des options sur des actions d'une valeur de 2,88 millions à la date où elles ont été accordées, a fait savoir ce week-end GM dans une déclaration aux autorités réglementaires.Il n'a pas obtenu de prime.En 2004, sa rémunération totale avait été de 10,1 millions.« La moitié de sa rémunération est tributaire de la performance de la compagnie, alors cela semble passablement raisonnable comparativement à ce que touchent d'autres PDG dans de grandes compagnies », souligne David Healy, analyste de Burnham Securities, qui possède des actions de GM.« Mais ce n'est probablement pas raisonnable aux yeux de l'employé qui vient tout juste d'être licencié », ajoute-til.La divulgation de la rémunération de M.Wagoner survient huit jours après que le constructeur eut fait savoir que ses ventes avaient atteint un record au premier trimestre et que ses pertes avaient diminué de moitié en Amérique du Nord.Ces résultats meilleurs que prévu sont peut-être un signe avant-coureur que le plan de restructuration du patron de GM contribue à hausser les revenus et à regagner des clients.Microsoft investit 900 millions en Chine BLOOMBERG Microsoft, qui a dévoilé des résultats décevants la semaine dernière, vient de révéler des projets pour investir 900 millions de dollars américains en Chine en achetant du matériel informatique fabriqué sur place et en formant des partenariats et des coentreprises pour stimuler les ventes de ses logiciels sur le deuxième marché informatique au monde.L'argent sera investi sur une période de cinq ans, a précisé l'entreprise de Redmond, dans l'État de Washington.Ces dépenses, soit 700 millions pour le matériel et 200 millions pour les partenariats et coentreprises, s'inscrivent dans la deuxième phase d'un accord intervenu en 2002.Microsoft, premier fabricant mondial de logiciels, a investi plus d'un milliard de dollars américains en Chine pour gagner à sa cause les autorités qui, selon la compagnie, sont en mesure de s'attaquer au piratage.Microsoft a besoin de réaliser plus de ventes en Chine, qui présente le troisième taux mondial de piratage de logiciels, pour contrer une croissance plus faible aux États-Unis et en Europe de l'Ouest. LA PRESSE AFFAIRES John Galbraith s'éteint à 97 ans Il fut un des économistes les plus influents du XXe siècle AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 John Kenneth Galbraith, l'un des économistes américains keynésiens les plus influents de la deuxième moitié du XXe siècle, est décédé samedi dans un hôpital de Cambridge, au Massachusetts, a confirmé hier un porteparole de l'Université de Harvard où il avait enseigné depuis 1948.Il est décédé à 97 ans de causes naturelles deux semaines après son admission au centre hospitalier, at- il précisé en citant l'un des fils de l'économiste.D'origine canadienne, John Kenneth Galbraith était né le 15 octobre 1908 à Iona Station, en Ontario.Il avait obtenu une licence de science de l'Université de Toronto en 1931, puis une maîtrise en 1933 et un doctorat, toujours en science, en 1934, de l'Université de Californie.De 1934 à 1939, il est assistant à l'Université de Harvard.Il devient citoyen américain en 1937.Galbraith a enseigné aux universités de Californie et de Princeton (New Jersey) avant de retourner à Harvard en 1948 comme assistant en économie puis comme professeur en 1949.Enseignant populaire, connu pour son humour mordant, il a pris sa retraite de Harvard en 1975.Démocrate de longue date, Galbraith était aussi actif sur la scène tant politique qu'académique.Il a commencé sa carrière dans l'administration du président Franklin D.Roosevelt, où il a organisé et supervisé le contrôle des prix durant la Deuxième Guerre mondiale.En 1945, il est directeur du bureau chargé d'évaluer les dégâts économiques infligés par les bombardements alliés en Allemagne.Dans les années 50, il participe à la campagne et conseille Adlaï Stevenson, candidat démocrate malheureux à la présidentielle.Il avait aussi conseillé le démocrate John Kennedy durant sa campagne pour la Maison-Blanche en 1960.Celui-ci l'a ensuite nommé ambassadeur des États-Unis en Inde, où il est resté de 1961 à 1963.John Galbraith a écrit de nombreux articles, notamment dans le New York Times et le New Yorker, et 33 ouvrages dont La Société d'opulence, en 1958, qui l'a rendu célèbre dans le monde entier.Il a été notamment décoré à deux reprises de la médaille présidentielle de la Liberté, plus haute distinction civile américaine.Il était aussi Commandeur de la Légion d'honneur française.Détracteur de l'économie de marché, Galbraith était en faveur de l'arbitrage de l'État.PHOTO BRIAN SNYDER, ARCHIVES REUTERS © John Kenneth Galbraith le 13 octobre 1998.Pour Galbraith, c'est l'offre qui détermine la demande Série 3 Prix mondial de la Voiture de l'année.www.bmw.ca Le plaisir de conduire.MD BMW 323i Les taux de location sont ceux offerts par Services Financiers BMW sur approbation de crédit uniquement quant au modèle BMW 323i 2006 en stock.Le PDSF pour le modèle BMW 323i 2006 de base est de 35 200 $.Pour une location de 36 mois comportant une mensualité de 605 $, un montant de 1 299 $ est exigé à la signature du contrat de location (ces montants incluent le dépôt de sécurité, la première mensualité et excluent les frais d'administration du concessionnaire et l'enregistrement d'une hypothèque mobilière).Le taux de location applicable est de 7,45 %.Le coût de l'enregistrement du véhicule, les frais d'immatriculation, les options, l'assurance et les taxes applicables sont en sus.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 21 472 $.La mensualité varie selon le montant emprunté et la valeur de la reprise.Le kilométrage annuel alloué est de 20 000 km ; 0,15 $ du kilomètre excédentaire.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre sujette à disponibilité.Le véhicule doit être livré au plus tard le 30 juin 2006.Photo à titre indicatif seulement.Les modèles BMW 2006 achetés au Canada d'un concessionnaire BMW autorisé sont couverts par un programme d'entretien sans frais de 4 ans ou 80 000 kilomètres, selon la première éventualité.Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16710, aut.Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Rive-Sud Park AvenueBMW 8400, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montréal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com Rive-Sud BMWSainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier (450) 922-1633 (514) 875-4400 www.bmwsaintejulie.com 605$ BMW 323i 2006 à partir de /mois pendant 36 mois 0$COMPTANT INCLUANT LE TRANSPORT ET LA PRÉPARATION AINSI QUE LE PROGRAMME D'ENTRETIEN.Découvrez 30 ans d'innovation et de raffinement grâce à cette berline sport de luxe.Première de classe pour la tenue de route et entièrement redessinée en 2006, la BMW de Série 3, l'expérience d'une vie chaque fois que vous prenez le volant.Ce prix est décerné par un jury formé d'une cinquantaine de journalistes automobiles distingués, représentant le lancement de voiture le plus important dans le monde.Consultez toutes les offres du moment sur offresbmw.ca 3401672A AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Critique acerbe de l'économie de marché triomphante, l'économiste américain Kenneth Galbraith a défendu avec ferveur l'importance des facteurs sociaux pour façonner la politique économique et promouvoir une société plus égalitaire.Galbraith rejette la théorie classique et néoclassique, fondement de l'économie de marché, selon laquelle les décisions de production des entreprises sont exclusivement basées sur la demande des consommateurs.Son approche présentée dans l'ouvrage Le nouvel État industriel, publié en 1967 et considéré comme son oeuvre économique principale, consiste à inverser cette logique : ce n'est pas la demande qui détermine l'offre mais le contraire.Étant donné l'énorme influence économique, politique et médiatique des grandes entreprises, ce sont elles qui manipulent les consommateurs pour leur imposer l'achat de certains produits et services.Les consommateurs seraient ainsi emprisonnés selon Galbraith, par ce qu'il appelle la « technostructure ».Il s'agit d'une catégorie d'individus qui, de par leur savoir-faire et leurs connaissances technologiques et organisationnelles, prennent les décisions.Cette classe de « managers » sont les vrais décideurs par les détenteurs de capitaux.Cette culture de la consommation est riche en biens mais pauvre en services sociaux et d'intérêt public, déplorait Galbraith.Il expliquait que la société américaine est devenue obsédée dans la surproduction de biens de consommation.Inflation et récession Cette course effrénée accroît les risques d'inflation et de récession en créant une demande artificielle pour des produits sans utilité.Cette demande est entretenue en encourageant des crédits à la consommation excessifs et en glorifiant le secteur privé au détriment du secteur public.Précurseur du mouvement de protection de l'environnement 10 ans avant son apparition, Galbraith soulignait que l'excès de production pour produire ces biens avait un effet néfaste sur la qualité de l'air et de l'eau.Pour corriger ces excès néfastes à l'intérêt public et à ceux des plus défavorisés de la société, Galbraith, keynésien convaincu et dernier grand « institutionnaliste », prône un rôle accru de l'État démocratique.Le plus connu de ses détracteurs, Milton Friedman, lauréat du Nobel d'économie et grand théoricien moderne de l'économie libérale, n'hésitait pas à dire que Galbraith était plus un missionnaire qu'un théoricien économique.Sa vision est idéologique et ne repose sur aucune base empirique, affirment ainsi ses critiques.Son interprétation de l'économie dérive de sa perspective idéologique et non l'inverse, selon eux. FORUM LA PRESSE AFFAIRES .ÉDITORIAL Le contrat social mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT C'est bien connu, les grands patrons d'entreprises n'aiment pas se prononcer publiquement sur les enjeux sociopolitiques de l'heure.Ils préfèrent de loin la discrétion des lobbyistes professionnels, à qui ils confient la tâche de faire avancer les dossiers qui auront un impact sur les activités de leur entreprise.Ils ont tort.Plutôt que de briller par leur absence lorsqu'il s'agit de débattre d'enjeux comme l'environnement ou la délocalisation des emplois par exemple, le chefs d'entreprise devraient prendre la parole, voire lancer le débat.C'est l'opinion exprimée dans un article publié dans le plus récent numéro du Mc Kinsey Quaterly, le magasine que publie la société américaine du même nom.Mc Kinsey est une firme de consultants de réputation mondiale, spécialisée dans les questions de leadership en entreprise.Comme le soulignent avec justesse les auteurs de cet article, l'époque où la seule responsabilité d'une entreprise était de maximiser le rendement pour ses actionnaires est bel et bien révolue.On exige aujourd'hui beaucoup plus des compagnies en matière de responsabilité sociale.Plutôt que de combattre cette nouvelle tendance, les entreprises doivent comprendre qu'elles ont tout intérêt à l'intégrer à leur culture et à faire connaître leur initiative.De tout temps, les entreprises ont eu un certain nombre de responsabilités envers leurs employés, les consommateurs, les autorités réglementaires ou leurs actionnaires.Ces responsabilités dépassent aujourd'hui le seul cadre légal pour englober le contrat social, une notion beaucoup plus floue.Ne pas être sensible aux préoccupations des groupes de pression, qui sont de plus en plus organisés, et sous-estimer l'impact de leur mouvement de protestation peut coûter très cher.Le boycottage de Nike, accusée il y a une dizaine d'années de profiter du travail effectué dans des ateliers de misère, en est un exemple probant.Les entreprises doivent être à l'affût, car la notion de responsabilité sociale évolue avec le temps.Mc Kinsey Quarterly donne l'exemple de l'obésité.D'une question de stricte responsabilité individuelle, l'obésité est devenue un enjeu que les sociétés du secteur de l'alimentation ne peuvent plus négliger.On les tient, par exemple, de plus en plus responsables du problème de l'obésité chez les jeunes.Que l'on soit d'accord ou non avec ce glissement, les spécialistes de Mc Kinsey croient qu'il est préférable de s'y adapter plutôt que d'en nier l'existence.C'est ce qu'ont fait Coca-Cola et Pepsi Co, dont les publicités ne visent plus les jeunes de moins de 12 ans.Prévoir la prochaine tendance au chapitre de la responsabilité sociale a bien servi Toyota qui, avec la Prius, a été le premier constructeur automobile à lancer un modèle hybride.Il revient au chef de la direction de placer la responsabilité sociale de l'entreprise au rang des priorités et de s'assurer que cette nouvelle approche soit appliquée avec cohérence.Les grands patrons doivent réaliser qu'il est préférable pour eux d'établir leur politique en la matière plutôt que de se faire imposer des normes par les pouvoirs publics.Le mouvement favorisant la poursuite d'un développement économique durable fait de plus en plus d'adeptes, le milieu des affaires doit y ajouter sa contribution.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS L'époqueoùlaseule responsabilitéd'une entrepriseétait de maximiser le rendement pour ses actionnaires est bel et bienrévolue.LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES Calgary, la riche Les gens n'ont plus de temps à perdre à critiquer le Québec.Autant on se foutait d'eux il y a 30 ans, autant ils se foutent de nous aujourd'hui.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Calgary n'a plus de complexes.Sa population est passée de 400 000 au début des années 70 à plus d'un million aujourd'hui.LA BOÎTE AUX LETTRES GAETAN FRIGON Ayant occupé différents postes de direction dans le commerce de détail pendant près de 40ans, notammentà SAQ, l'auteur est aujourd'hui copropriétairede plusieurs entreprises dont Publipage inc.C'est vers le milieu des années 70 que j'ai commencé à aller dans l'Ouest canadien par affaires.C'était pénible pour deux raisons : tout d'abord, on s'ennuyait à mourir car il n'y avait rien à faire et, ensuite, il y avait un ressentiment contre le contrôle que le Québec et l'Ontario exerçaient à la fois sur l'économie et sur la politique au Canada.Pas facile dans un tel contexte de faire valoir son point de vue.En fait, au niveau politique, on était aux antipodes surtout que le Parti québécois venait de prendre le pouvoir au Québec.Et les provinces de l'ouest canadien avaient la réputation d'être des amateurs en politique avec des gouvernements peu organisés et peu structurés.C'était une époque où, il faut l'admettre, l'est du pays se foutait royalement de ce qui se passait à l'ouest de l'Ontario, sauf à Vancouver, une ville déjà reconnue comme cosmopolite et que l'on enviait.Mais l'Alberta attendait son tour et ruminait sa rancoeur contre certaines politiques d'Ottawa, dont le désormais regretté Programme national de l'énergie qui a servi de catalyseur pour leurs revendications.Quant à nous à Montréal, on ne voulait rien savoir de ces revendications.On avait déjà le meilleur club de hockey, un bon club de baseball, les meilleurs restaurants, des festivals de toutes sortes, une économie en forme et un Jean Drapeau qui nous avait donné l'Expo 67 et les Jeux olympiques d'été de 1976.Et notre pétrole ne provenait même pas de l'Alberta.Tout un changement Aujourd'hui, 30 ans plus tard, quel changement, surtout à Calgary où je dois aller par affaires personnelles plusieurs fois par année.Tout d'abord, la population est passée de 400 000 au début des années 70 à plus de un million aujourd'hui.Et croyez-moi, ils n'ont plus de complexes.Le pétrole leur a donné des ailes et une assurance dont ils avaient besoin pour prendre leur place sur l'échiquier canadien.On réalise que le triangle Calgary-Edmonton- Vancouver prend la place du triangle Montréal-Ottawa-Toronto.Et on est mieux de s'y faire car l'hégémonie de l'ouest pourrait durer longtemps.Un voyage à Calgary aujourd'hui est tout simplement une belle aventure.Ça bouge partout.À mon dernier voyage, j'ai compté 20 édifices à bureaux en construction et j'en ai certes oublié.Les restaurants sont variés et la bouffe est excellente.Peutêtre pas encore la finesse qu'on retrouve à Montréal, mais on y arrive.Il n'y a pas de taxe provinciale, les impôts sont les plus bas, l'aéroport est un bijou et les hôtels sont pleins.En fait, à Calgary, il y a un climat propice aux affaires et on ne s'enfarge pas dans les fleurs du tapis.Les gens n'ont plus de temps à perdre à critiquer le Québec.Autant on se foutait d'eux il y a 30 ans, autant ils se foutent de nous aujourd'hui.Le Québec veut se séparer ?Alors, allez-y, on est capable de vivre sans vous.Cette confiance en soi et ce renouveau ont vraiment commencé avec les Jeux olympiques d'hiver de Calgary en 1988 et se poursuivent aujourd'hui avec leur fameux Stampede qui a atteint une réputation mondiale.L'argent coule à flots Ce qui frappe à Calgary, c'est l'argent.Ça coule à flots partout.Il y a maintenant plus de sièges sociaux à Calgary qu'à Montréal et l'écart va en s'agrandissant.Quand on parle d'une vieille bâtisse, on parle d'un immeuble construit il y a à peine 25 ans.La ville est propre et les gens sont fiers.Des maisons unifamiliales à plus de un million, il s'en construit partout.Les Albertains ont un peu un bouffon en Ralph Klein comme premier ministre, mais son règne tire à sa fin.Il a été bon pour eux mais ils savent qu'ils doivent maintenant passer à quelqu'un d'autre.De toute façon, son successeur sera aussi un politicien issu de la droite car la gauche, en Alberta, n'attire personne.Alors que le filet social est omniprésent cheznous, à grands frais il faut le dire, le capitalisme à l'américaine règne en maître chez eux.Espérons qu'ils sauront éviter les pièges qui guettent ceux qui ont le succès facile, surtout quand il vient du pétrole, une ressource non renouvelable, et que ce même succès peut créer des classes sociales qui finissent par détruire le fondement même de la société.Le Canada s'est fait passer un sapin On peut dire qu'avec l'entente sur le bois d'oeuvre, le Canada s'est fait passer un sapin.En fait les États-Unis n'ont introduit que la tête du sapin, soyons patients le reste viendra.Harper est trop « groupie » de Bush, cette attitude de basset tournant autour du pitbull n'augure rien de bon pour le Canada.Le seul point positif est que le règne de Bush achève.Peut-on en dire autant de celui des républicains ?Comment les libéraux provinciaux peuvent-ils nous dire que l'entente est bonne quand de l'autre côté on dit que nos PME carburent au libre-échange ?Cette brèche dans le libre-échange mènera sûrement à d'autres contestations dans d'autres domaines de la part de nos amis.J.- P.Lalonde Drôle de victoire ! Nous avons appris de la bouche de Stephen Harper, que le conflit sur le bois d'oeuvre est enfin réglé et qu'il s'agit d'une grande victoire.Drôle de victoire que celle où nous nous sommes fait voler plus d'un milliard de dollars.Soyons lucides un instant.On nous remet une partie du butin volé en nous faisant croire que c'est une faveur ; ça ressemble aux méthodes mafieuses et comme dans le cas de la mafia, on peut s'attendre à ce que ce cher Geoge W.Bush demande un retour d'ascenseur quand il voudra l'appui moral ou militaire du Canada pour attaquer un autre pays.Monsieur Harper osera-t-il refuser ?Je ne le crois pas.Alain Hould Chambly La cause était gagnée Les Américains ont perdu sur toute la ligne devant les instances arbitrales mais ils refusent obstinément de passer à la caisse.Ils nous demandent pour régler le litige de leur faire cadeau de plus d'un milliard et d'accepter des contraintes pour limiter nos exportations.Nous devrions donc signer cette entente de règlement.une entente ?Avec des gens qui refusent d'honorer les ententes le jour où elle ne fait plus leur affaire ?Pourtant des ententes sur un litige sont faites lorsqu'aucune des deux parties n'est sûre de gagner sa cause.Je n'ai jamais vu d'entente de règlement après que la cause ait été gagnée en justice.Non seulement le Canada ne devrait pas accepter ce règlement mais il devrait renoncer à toute négociation avec un partenaire qui ne respecte pas ses ententes.On devrait aussi parcourir la terre avec notre histoire et convaincre tous les pays du monde qu'une entente avec les États- Unis ne fonctionne que dans un sens et que lors d'un désaccord il n'y a aucune instance qui puisse leur faire entendre raison.Et Harper voudrait qu'on s'agenouille devant les Américains et qu'on aille en plus faire la guerre à leur côté ?On ne s'allie pas à un peuple qui se croit supérieur au point de ne respecter que les règles et les lois qu'il crée au fur et à mesure de ses besoins et de ses désirs.Jean Lachance Comptable Onréalise que le triangle Calgary-Edmonton- Vancouver prend la placedu triangle Montréal-Ottawa- Toronto. BEN GARFIELD COMIC01MI PEANUTS MOTS FLÉCHÉS Solution à la fin des petites annonces PLONGEUR AMAS MARQUÉS AU HOCKEY CHANTEUR DE CHARME RIDICULE S'AVANCE DANS LA MER CLARTÉ DU SOLEIL TUE BIEN DU MONDE OS ENCHÂSSE PARTIE D'UNE BRIDE SAVOIRFAIRE PETIT MARSUPIAL RAPACES PARTIE D'UN CANAL FRUIT CHARNU RIDEAU COURT MARQUE LA SURPRISE FLÉTRIS MOYEN DE DÉFENSE ASTÉRIE SYMBOLE CHIMIQUE 4 GARÇONS DANS LE VENT SA SÈVE EST SUCRÉE PIÉMONTAIS DISTINCT PAS GAUCHES NACRÉE FIN DE VERBE TRÈS SALE DISCIPLINE OLYMPIQUE DIVISION D'UNE PARTIE A COURS EN IRAN A DÉPOSÉ LES ARMES APAISE EN FLATTANT INTENTER UNE ACTION MARQUE DE COMMERCE IL A UN PETIT LIT SINISTRE ABRASIF PROGRESSIFS QUESTIONS D'UNTEST ATTACHENT A L'AIDE! ELLE A UN FAN-CLUB ARAIGNÉE A SIX FACES SERT À STIMULER DÉMENTIS NAGE DANS L'ÉTANG APRÈS LE DO LE MOI OBSTINÉ RIVIÈRE D'AFRIQUE SE SERVENT D'UN SCALPEL CUMULUS APPRIS PAR L'ACTEUR fleche@hannequart.com No 79 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - "]
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