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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-03-18, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © INCREVABLE CUBA « NOUS ALLONS BIEN », PROCLAME FIDEL CASTRO SUR LES AFFICHES QUI SE DRESSENT À LAHAVANE.À 79 ANS, LE LIDER MAXIMO SE PORTE EN EFFETÀ MERVEILLE, RAGAILLARDI PAR SON ALLIANCE AVEC LE PRÉSIDENT VÉNÉZUÉLIEN HUGO CHAVEZ.ON NE PEUT PAS EN DIRE AUTANT DE SON PEUPLE, ESSOUFFLÉ PAR UN DEMI-SIÈCLE DE RÉVOLUTION.NOTRE JOURNALISTE ISABELLE HACHEY ET NOTRE PHOTOGRAPHE MARTIN CHAMBERLAND BROSSENT, AUJOURD'HUI ET DEMAIN, LE PORTRAIT DE CETTE ÎLE TOUT EN CONTRADICTIONS.CHANTAL LAMARRE : PAQUET DE NERFS DYSFONCTIONNEL PAGE 6 RESTAURANTS : PAS TROP SIMPLE ET PLUTÔT CHIC PAGE 10 Princesse Aiko SÉRIE : INCREVABLE CUBA LE SYSTÈME D ENTRE L'ENFER PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Les Cubains croulent sous les problèmes.Les transports publics sont d'une accablante médiocrité.On s'entasse dans les autobus ou on grimpe à l'arrière d'un camion.Cuba est un purgatoire dont on ne voit pas le bout.Le système séduit de prime abord, mais on voit vite que ça craque de partout.La vie au quotidien est ardue, exigeante.Le système Dvient heureusement à bout de bien des contrariétés.De ces contrariétés que les touristes ne voient pas, ou si peu.ISABELLE HACHEY LA HAVANE Te espero.Je t'attends.Les mots sont gravés sur le bracelet de Juan Gonzalez.C'est une femme, une Française, qui le lui a offert.Comme ce mémorable souper aux chandelles au chic Maxim's de Paris.Et comme toutes ces nuits, ardentes, au coeur de la Ville lumière.« Elle était folle amoureuse de moi, confie-t-il en effleurant la chaînette argentée du bout des doigts.Mais elle n'a pas réussi à me retenir.» Malgré les privations, malgré la dictature, Juan Gonzalez ne voudrait quitter Cuba pour rien au monde.Pas même une femme.Nous sommes attablés à la terrasse d'un bistrot qui n'accepte que les pesos convertibles, la monnaie des touristes, presque inaccessible aux Cubains ordinaires.Autour de nous, des étrangers ventrus et grisonnants se pavanent au bras de Cubaines plus jeunes et plus mignonnes les unes que les autres.Non loin, des gamins hilares se rafraîchissent sous les lames qui se brisent avec fracas contre le Malecon, le grand boulevard de La Havane qui longe l'Atlantique.Juan Gonzalez (nom fictif) n'est pas un partisan du gouvernement castriste.Ce professeur quinquagénaire en a assez des pénuries chroniques, de l'apartheid touristique, des disparités qui affligent une société soi-disant égalitariste, d'un régime à la Big Brother qui rend les Cubains paranoïaques.« On nous surveille, chuchote-t-il, l'air nerveux.On sait que je suis en train de discuter avec vous.» Pourtant, Juan Gonzalez ne peut se résoudre à partir.«À Cuba, j'aime le ciel, la mer, les gens.Nulle part au monde je n'ai trouvé la même ambiance.Quand je pars en voyage, j'ai toujours très envie de revenir.C'est mon pays.» Un pays de contradictions.Ni noir ni blanc, quoi qu'en disent les ennemis et les admirateurs du castrisme qui, de Miami à Montréal, se livrent une farouche guerre de propagande depuis maintenant un demi- siècle.Un pays de contradictions Pour le plus grand bonheur des touristes, La Havane respire encore le charme de l'époque coloniale espagnole, comme figée dans le temps, avec ses grandes maisons à colonnades.La capitale résiste encore et toujours à l'envahisseur \u2014 les Gap et Mc Donald's de ce monde n'y ont décidément pas leur place.Ici, pas de réclames publicitaires ni d'affreuses enseignes au néon.Les seules affiches \u2014 omniprésentes \u2014 font la propagande du régime.Vamos bien, dit l'une d'elles, montrant Fidel Castro vêtu de son éternel uniforme olive.« Nous allons bien », assure donc le Lider Maximo à son peuple, comme pour l'en convaincre.La pénible crise ayant suivi la chute de l'empire soviétique, ancien mécène de l'île communiste, serait finalement en train de se résorber.Mais les Cubains vont-ils vraiment bien ?Pas si mal, à en croire Alexis Grela, barbier à La Havane.Il discute en taillant des moustaches, à l'étroit sous une cage d'escalier éclairée par un néon grésillant.« Tout le monde a le téléphone et l'électricité.On ne peut en dire autant dans plusieurs pays d'Amérique latine.Et tous les enfants vont à l'école.Vous n'en verrez pas en haillons, se faufilant entre les voitures pour quémander quelques pesos.Ici, ils ont le droit d'être des enfants.» CUBA EN CHIFFRES > Population : 11,3 millions > Langue : espagnol > Religion : catholique (85 %) > PIB par habitant : 3000 $US > Espérance de vie : 75 ans (hommes) et 79 ans (femmes) > Capitale : La Havane > Type de gouvernement : communiste > Dirigeant : Fidel Castro Ruz PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © La Havane tombe en ruine.Jour après jour.Cette colonne décrépite symbolise la faillite d'un régime fossilisé.Cuba fait penser aux voitures américaines des années 50 qui sillonnent les rues de La Havane : séduisantes au premier coup d'oeil, mais fort mal en point quand on les observe de plus près.\u2014 1492 : Christophe Colomb explore Cuba et la réclame au nom de l'Espagne.\u2014 1868-1878 : la guerre d'indépendance de 10ans se termine sur une trêve, l'Espagne promettant des réformes et une plus grande autonomie.\u2014 1886 : abolition de l'esclavage.\u2014 1895-1898 : seconde guerre d'indépendance, menée par Jose Marti.Les États-Unis déclarent la guerre à l'Espagne.\u2014 1898 : l'Espagne, vaincue, cède Cuba aux États-Unis.\u2014 1902 : Cuba devient indépendant, mais demeure sous la protection des États-Unis, qui conservent le droit d'intervenir dans les affaires du pays.\u2014 1952 : le sergent Fulgencio Batista, qui avait gouverné de 1933 à 1944, s'empare à nouveau du pouvoir.Il dirige un régime oppressif et corrompu.\u2014 1956 : dans les montagnes de la Sierra Maestra, dans l'est de l'île, Fidel Castro, Ernesto « Che » Guevara et les autres guérilleros luttent contre le régime.\u2014 1959 : Castro entre dans La Havane avec 9000 hommes, forçant Batista à fuir.Il s'empare du pouvoir aux côtés de son frère, Raul.\u2014 1960 : toutes les entreprises de Cuba sont nationalisées sans compensation.Washington rompt ses relations diplomatiques avec La Havane.LES GRANDESDATESDE L'HISTOIRE CUBAINE SÉRIE : INCREVABLE CUBA LE SYSTÈME D ET LE PARADIS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Du haut du muret qui borde le boulevard Malecon, certains Havanais se permettent, régulièrement, de plonger dans l'océan.Une baignade qui est une des rares libertés permises.C'est vrai, les petits écoliers en uniforme bourgogne qui s'amusent après les classes dans les rues de La Havane font plaisir à voir.Mais, disent les Cubains aigris, à quoi servent les programmes d'alphabétisation quand le régime censure les livres jugés « antirévolutionnaires » ?À quoi servent les cliniques gratuites s'il n'y a pas de médicaments quand nous sommes malades Comme une belle américaine Cuba fait penser aux voitures américaines des années 50 qui sillonnent les rues de La Havane : séduisantes au premier coup d'oeil, mais fort mal en point quand on les observe de plus près.Rafistolées des dizaines de fois, elles étouffent à tout moment, crachent une fumée noire nauséabonde et dissimulent sous leur capot un moteur Lada d'une autre ère.On s'étonne de les voir rouler, à force de débrouillardise, malgré la misère et le temps qui passe.L'île paradisiaque de nos hivers trop rudes séduit, mais sous son capot se cache un système à la soviétique qui craque de partout.La capitale si bien protégée du capitalisme est en train de s'écrouler.Littéralement.Chaque année, 300 immeubles s'effondrent, exposant toujours plus crûment la faillite d'un régime fossilisé.Carnet de rationnement trop mince, pannes, nids-de-poule géants, conduites qui coulent plus qu'elles ne livrent d'eau.les Cubains croulent sous les problèmes.Et c'est sans parler de l'accablante médiocrité des transports publics.Gilberto, professionnel de La Havane, aimerait acheter une voiture, mais il sait bien que c'est impossible.Pourquoi rêver ?Il n'a pas l'argent, ni même la permission du gouvernement.Alors, comme des millions d'autres Cubains, il s'installe au bord de la route et attend qu'un automobiliste daigne le cueillir.Sinon, il se fraye un chemin à bord d'un bus archiplein ou à l'arrière d'un camion.« Souvent, dit-il, les gens s'empêchent de sortir de chez eux parce qu'ils craignent de perdre leur journée à voyager.» Vamos bien, disent pourtant les affiches.En tout cas, Fidel Castro, lui, va bien.Son alliance avec le président vénézuélien Hugo Chavez a donné un nouveau souffle à la révolution cubaine, que l'on croyait en phase terminale après l'effondrement du bloc communiste.Ragaillardi, le « commandant en chef » semble vouloir effectuer un retour aux années 70, en démantelant une à une les réformes qui avaient signalé une certaine ouverture et en resserrant sa poigne contre les dissidents politiques, invariablement accusés d'être à la solde des États- Unis.Un paradis sélect Cuba, c'est l'enfer ou le paradis, selon le filtre par lequel on décide de l'observer.C'est un « néostalinisme tropicalisé », s'indignent les exilés, dont les plus furieusement anticastristes forment la puissante bourgeoisie cubaine ayant trouvé refuge en Floride après la chute du dictateur Batista.C'est le « dernier bastion socialiste » résistant héroïquement à l'impérialiste américain, rétorquent les nostalgiques qui vouent un culte romantique \u2014 et aveugle\u2014à la révolution cubaine.C'est le cas de Jean-Guy Allard, 57 ans, qui a abandonné un poste au Journal de Montréal pour devenir journaliste à Granma International, l'organe officiel du Parti communiste cubain.Fidel Castro était le « Robin des bois » de sa jeunesse, explique- t-il.Et l'éternel duel Québec- Canada l'ennuie à mourir.« Ici, ils l'ont leur souveraineté, et ils la défendent contre la plus grosse puissance économique au monde.C'est un peu ça, aussi, qui m'a fait craquer pour Cuba.» En 30 ans de service chez Quebecor, M.Allard n'a jamais raflé un prix de journalisme.Mais depuis cinq ans, mentions et médailles s'accumulent dans son appartement de La Havane.Il les exhibe fièrement, bien qu'il écrive pour une feuille de propagande dans un pays où la liberté de la presse n'existe pas.Mais il préfère voir Granma comme « un journal militant dans un pays en guerre ».M.Allard a épousé une jeune Cubaine, à qui il a fait un enfant.De ses années chez Quebecor, il a accumulé un fonds de retraite avec lequel il s'en tire beaucoup mieux que les Cubains qui l'entourent.Cela ne correspond peut-être pas à ses convictions égalitaristes, mais ça rend la vie plus douce.Et ce n'est qu'une contradiction de plus sous le soleil cubain.Comme le dit si bien Juan Gonzalez, « Cuba est un paradis pour ceux qui peuvent se le payer ».L'alliance de Fidel Castro et du président vénézuélien, Hugo Chavez, a donné un nouveau souffle à la révolution cubaine, que l'on croyait en phase terminale après l'effondrement du bloc communiste.Partir à tout prix ISABELLE HACHEY LA HAVANE Au coeur de La Havane, la Section des intérêts américains a tout d'une ambassade, sauf le nom.C'est sans doute l'immeuble le mieux gardé de la capitale.De part et d'autre de la haute clôture qui l'entoure, agents cubains et américains se regardent en chiens de faïence.C'est devant ce bunker de béton que le régime organise régulièrement de grandes manifestations anti-impérialistes.C'est aussi là que, plus discrètement, des dizaines de Cubains se réunissent chaque jour.Candidats à l'exil, ils espèrent gagner à la grande loterie annuelle des visas américains.Partir.« N'importe où sauf ici », souffle Marlene, 39 ans, qui convoite l'un des 20 000 visas délivrés à des citoyens cubains, chaque année, par les États-Unis.« J'ai trois enfants et je veux qu'ils aient un avenir.» Partir à tout prix.Des milliers d'autres Cubains choisissent d'entreprendre, au péril de leur vie, la traversée du détroit de Floride sur des radeaux de fortune.Et ils sont de plus en plus nombreux.En 10 ans, jamais autant de Cubains n'avaient été interceptés en mer en tentant d'atteindre les côtes américaines.Selon le New York Times, 2683 Cubains ont été interceptés en 2005, soit près du double de l'année précédente.Washington attribue à la répression accrue cette nouvelle vague d'immigrants.Mais les Cubains de Miami jugent que ce sont plutôt les restrictions que leur a imposées l'administration Bush qui ont semé le désespoir dans l'île.Ils n'ont plus droit de rendre visite à leurs familles que tous les trois ans, et les transferts de fonds à leurs proches sont désormais limités à 100 $ par mois.Selon la politique américaine du wet foot, dry foot, les Cubains interceptés en mer sont renvoyés chez eux, alors que ceux qui parviennent à atteindre les côtes obtiennent automatiquement le droit d'asile.Une politique dangereuse, disent les critiques, puisqu'elle encourage les Cubains à entreprendre la périlleuse traversée.L'an dernier, 39 Cubains ont péri dans le détroit de Floride.\u2014 1961 : les États-Unis parrainent l'invasion ratée des exilés cubains dans la baie des Cochons.Castro proclame Cuba communiste et s'allie à l'URSS.\u2014 1962 : la crise des missiles est provoquée par la décision de Castro de permettre à l'URSS de déployer des missiles nucléaires dans l'île.\u2014 1980 : environ 125 000 Cubains, dont plusieurs prisonniers graciés par le régime, s'enfuient aux États-Unis.\u2014 1991 : les conseillers militaires soviétiques quittent Cuba après l'effondrement de l'URSS.Les subventions de Moscou disparaissent.\u2014 1993 : Castro introduit des réformes (transformation de fermes d'État en coopératives, légalisation du dollar et émergence de modestes entreprises privées) pour permettre aux Cubains d'affronter la crise.\u2014 1994 : les États-Unis acceptent d'accueillir 20 000 Cubains par an.En retour, Cuba s'engage à endiguer le flot de réfugiés vers les États-Unis.\u2014 2003 : en mars, le régime procède à une rafle contre 75 dissidents.Ces derniers écopent de lourdes peines \u2014 jusqu'à 28 ans de prison\u2014au terme de procès bâclés.\u2014 2004 : l'administration Bush limite à une fois tous les trois ans les visites que les expatriés cubains peuvent rendre à leur famille restée dans l'île.De son côté, Castro annonce l'interdiction des transactions en dollars au pays.\u2014 2005 : 200 dissidents tiennent une réunion publique près de La Havane, la première du genre depuis 1959.Source : BBC SÉRIE : INCREVABLE CUBA L'APRÈS-FIDEL SE PRÉPARE « La question n'est pas de savoir s'il y aura des changements ou pas.C'est inévitable.Ce qui se décide en ce moment à Cuba, c'est si ces changements auront lieu pour le bien du peuple et de façon pacifique.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Érigés en véritable système de surveillance, les comités de défense de la révolution, tel que celui où travaille cette femme, sont implantés dans chaque quartier.Ces comités interrogent régulièrement les gens sur les fréquentations et l'ardeur patriotique de leurs voisins.Après Fidel, le déluge.ISABELLE HACHEY LA HAVANE Certains dictateurs font ériger leur statue dans tous les parcs que compte leur pays.À Cuba, il n'y a pas le moindre petit bronze de Fidel Castro.Pas avant sa mort, a-t-il décrété.D'ici là, le vieux leader continue de prononcer des discours- fleuves, quitte à retarder de plusieurs heures la diffusion des sacro-saints matchs de foot.« Avec ce qu'il nous impose à la télé, pas besoin de statues en plus ! » s'exclame un Havanais.À 79 ans, Fidel Castro semble increvable.Mais celui qui fêtera 50 ans de pouvoir absolu sur Cuba en 2009 n'est pas éternel.On l'a d'abord vu faire une chute spectaculaire en descendant d'une estrade.Puis, la CIA a estimé qu'il souffrait de la maladie de Parkinson, et que ses fonctions mentales pourraient bientôt commencer à se détériorer.Le régime a nié, bien sûr.Mais, en coulisses, la succession se prépare.« La question n'est pas de savoir s'il y aura des changements ou pas.C'est inévitable.Ce qui se décide en ce moment à Cuba, c'est si ces changements auront lieu pour le bien du peuple et de façon pacifique », dit Oswaldo Paya, l'une des principales figures de la dissidence cubaine, que La Presse a rencontré chez lui à La Havane.Il flotte donc une odeur de fin de règne, mais l'avenir de Cuba demeure incertain.Assistera-t-on à une succession de type monarchique, où rien ne changera \u2014 à part les statues de Fidel que l'on commencera à ériger d'un bout à l'autre de l'île?Doit-on plutôt s'attendre à des tensions, à des règlements de comptes, à une vague de capitalisme sauvage déferlant tout droit de Miami ?La Havane sera-t-elle envahie par des Mc Donald's plutôt que par des monuments à la gloire du Lider Maximo Raul et les autres M.Paya est convaincu que le régime ne survivra pas à la mort de Castro.Depuis trop longtemps, le gouvernement, c'est lui.Et après lui, ça risque fort d'être le déluge.« Ce régime a développé une dangereuse psychologie de la fin.Il n'a pas d'avenir et il le sait.Alors, il veut punir la société en ne lui permettant pas un avenir non plus.» Les hauts gradés du régime, pourtant, ont tout intérêt à ce qu'il y ait une transition sans heurts, estime Brian Latell, ancien analyste de la CIA pour l'Amérique latine.Les militaires, très impliqués dans la lucrative industrie touristique de l'île, se contenteront fort bien d'une succession dynastique.Selon ce scénario, Raul Castro, 74 ans, ministre de la Défense, prendrait la tête du pays après la mort de son frère aîné.« Il n'y a pas d'opposition à Raul à Cuba, du moins pas à court terme.Les autres leaders, militaires et civils, vont se rallier à lui parce que ce sera dans leur intérêt.Ils ne veulent pas de violence », dit M.Latell, auteur du livre After Fidel : The Inside Story of Castro's Regime and Cuba's Next Leader.Dans un plan censé confronter les défis d'un Cuba postcastriste, l'administration Bush estime justement devoir empêcher l'accession au pouvoir de Raul.« La dictature de Castro tente par tous les moyens à sa disposition de survivre et de se perpétuer dans une stratégie de succession.La politique américaine doit travailler à enrayer cette stratégie », lit-on dans ce plan de 400 pages, publié en 2004.Nationalistes, les Cubains refusent que Washington se mêle de leurs affaires après la mort de Castro.Certes, ils espèrent obtenir plus de libertés, mais pas question de sacrifier leur indépendance.Ils se souviennent trop bien de Batista, dictateur corrompu, qui avait laissé la pègre américaine transformer La Havane en gigantesque casino.Ils craignent l'annexion pure et simple.« Les États-Unis veulent faire de Cuba le prochain Porto Rico », peste Alexis Grela, un barbier havanais.Tensions possibles Brian Latell n'exclut pas un scénario plus sombre.Après 50 ans d'oppression et de rancoeurs étouffées, des tensions risquent de surgir.Combien de Cubains, par exemple, voudront régler leur compte aux voisins qui les ont dénoncés « Si la loi et l'ordre commencent à foutre le camp, il pourrait y avoir des exilés de Miami qui retourneront à Cuba pour tenter d'influencer les événements, dit-il.Alors, la situation risquerait de devenir très précaire.» Peu après avoir pris le pouvoir, en 1959, Castro a nationalisé toutes les entreprises de l'île sans compensation.La bourgeoisie cubaine qui s'est enfuie à Miami attend toujours sa revanche.Le rapport présenté par l'administration Bush en 2004 fait état de 6000 demandes de réparation pour les expropriations effectuées par le régime castriste.Les plus pessimistes prédisent une guerre civile si les exilés se mettaient en tête de débarquer dans l'île comme des conquistadores pour réclamer leur dû après la mort de Castro.Oswaldo Paya, président du Mouvement pour la libération chrétienne, fait tout pour éviter un tel désastre.Une autre voie, entièrement cubaine, est possible, dit celui qui tente de susciter un dialogue national sur l'avenir du pays.« Nous voulons décider de notre propre transition, dit-il.Maintenir ce qui est positif, comme l'éducation et les soins de santé gratuits, tout en ouvrant le pays aux droits et libertés économiques, sans pour autant tomber dans le modèle extrémiste néolibéral.» « Nous ne voulons plus vivre sous cette oppression, mais nous n'avons pas besoin d'une intervention étrangère, conclut M.Paya.Nous croyons pourtant que le changement est possible et que nous n'avons pas à nous entretuer.« Nous voulons décider de notre propre transition.Maintenir ce qui est positif, comme l'éducation et les soins de santé gratuits, tout en ouvrant le pays aux droits et libertés économiques, sans pour autant tomber dans le modèle extrémiste néolibéral.» Big Brother vous regarde ISABELLE HACHEY LA HAVANE «À Cuba, la moitié du pays espionne l'autre », laisse tomber Miguelito (nom fictif) avec dégoût.Gare à ceux qui ne marchent pas droit.Les comités de défense de la révolution (CDR), implantés dans chaque quartier, veillent au grain.La « surveillance populaire et révolutionnaire » consiste à rapporter aux autorités « tout ce qui paraît bizarre », explique Luis Lima Jimenez, coordonnateur des CDR pour la province de La Havane.« Par exemple, un inconnu qui déambule la nuit dans le quartier, ou un camion qui livre de la marchandise chez quelqu'un, c'est bizarre.» Dans le Cuba de Fidel Castro, à tout le moins.Les CDR interrogent régulièrement les gens sur les fréquentations et l'ardeur patriotique de leurs voisins.« Ils savent votre nom, votre âge, avec qui vous sortez, si vous avez deux postes de télé.Ils savent tout, dit Miguelito.Si les voisins parlent en mal de vous, vous êtes cuit : vous aurez des problèmes parce que le CDR aura rapporté un avis défavorable au gouvernement.Que ce soit pour être embauché dans le secteur du tourisme, pour obtenir un visa de sortie ou simplement pour se procurer une ligne téléphonique, les Cubains doivent présenter un dossier sans tache.Autrement, c'est peine perdue.« Ceux qui dénoncent n'obtiennent rien du tout, assure M.Jimenez.C'est du patriotisme.» En fait, les délateurs s'arrangent autrement pour obtenir des faveurs.« La dame qui surveille mon quartier est minable, peste Miguelito.Elle m'emprunte de l'huile, des tomates, elle utilise constamment mon téléphone.Je n'ai pas le choix.Si je refuse, elle fera un mauvais rapport au CDR et j'aurai des tas de problèmes.Les CDR ont été créés à l'époque de la baie des Cochons pour protéger l'île des attaques contre- révolutionnaires.Avec le temps, ils se sont mutés en comités de quartier qui organisent des fêtes, mènent des campagnes de vaccination et supervisent les évacuations en cas d'ouragan.Avec leur système de surveillance, les CDR forment aussi la clé de voûte de l'édifice totalitaire érigé par le régime castriste.« Il y a des Cubains qui ne devraient pas être appelés Cubains, qui font des gestes contre- révolutionnaires, dit M.Jimenez.L'objectif général, c'est que le peuple soit tranquille.» Pour l'instant, peut-être.Mais si le régime finit par tomber, il faudra peut-être s'attendre à de violents règlements de comptes.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © À Cuba, gare à ceux qui ne marchent pas droit.La « surveillance populaire et révolutionnaire » consiste à rapporter aux autorités « tout ce qui paraît bizarre ». SÉRIE : INCREVABLE CUBA L'APRÈS-FIDEL SE PRÉPARE « La démocratie n'est pas un produit de la société de consommation.C'est une insulte à la pensée humaine de la considérer comme du Coca-Cola.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Cet homme est considéré par plusieurs comme le successeur de Fidel Castro.Ambassadeur de Cuba aux Nations unies pendant près de 15 ans, Ricardo Alarcon est derrière la plupart des succès diplomatiques de l'île communiste.Après Castro, il est le politicien cubain le plus connu à l'étranger.Président de l'Assemblée nationale depuis 1993, il exerce une énorme influence.Président Alarcon?ISABELLE HACHEY LA HAVANE Dimanche, 23h.La sonnerie du téléphone retentit dans ma chambre d'hôtel, à La Havane.Au bout du fil, un homme au français parfait me fixe un rendez-vous pour le lendemain.C'est Ricardo Alarcon, l'influent président de l'Assemblée nationale de Cuba.Pas de secrétaire et, dans le modeste immeuble de l'ouest de la capitale abritant son bureau, pas le moindre contrôle de sécurité.Décidément, celui que plusieurs considèrent comme le successeur de Fidel Castro ne se préoccupe pas plus du protocole que de potentiels assassins.En entrevue, il tire sur son cigare, étire ses réponses, cite à profusion Kant, Rousseau, Twain et Périclès.Ricardo Alarcon est un pur intellectuel.Ambassadeur de Cuba aux Nations unies pendant près de 15 ans, il est derrière la plupart des succès diplomatiques de l'île communiste \u2014 dont les majorités écrasantes obtenues chaque année à l'ONU par les résolutions condamnant l'embargo américain contre Cuba.Après Castro, il est le politicien cubain le plus connu à l'étranger.Président de l'Assemblée nationale depuis 1993, son influence est énorme.Quand des décisions majeures doivent être prises, surtout concernant les États-Unis, aucune opinion n'a plus de valeur que la sienne, dit-on, aux yeux du Lider Maximo.Quand on lui demande si le régime survivra à la mort de Fidel, M.Alarcon laisse paraître un brin d'exaspération.« Tous les journalistes supposent que les mêmes vieillards descendus il y a un demi-siècle de la Sierra Maestra continuent à exercer le pouvoir, et que la révolution s'éteindra avec ceux qui l'ont faite.Cela n'a rien à voir avec la réalité.La plupart des dirigeants actuels sont nés après la révolution.Ils n'ont pas connu la clandestinité, ni la Sierra Maestra.À l'Assemblée nationale, l'âge moyen est de 45 ans.» En coulisses, les préparatifs de la succession vont bon train, soutient M.Alarcon.« Je ne doute pas que la révolution se poursuivra, parce que ses idéaux, sa vision et ses objectifs ne vont pas disparaître, pas plus que la nation cubaine.Il y a plus de gens préparés à prendre des responsabilités qu'à mon époque.Il y a des milliers de cadres très bien entraînés, mieux formés et plus cultivés que ceux de ma génération.» Il n'y aura pas de nouveau Fidel.Personne n'a l'autorité ou le charisme pour le remplacer.Il reste qu'à 68 ans, Ricardo Alarcon se situe quelque part entre les purs et durs du régime \u2014ces vieillards descendus de la Sierra Maestra\u2014 et les technocrates plus modernes, au premier rang desquels figure Carlos Lage, un ancien pédiatre ayant forcé une certaine ouverture économique après la chute de l'Union soviétique.Les deux hommes pourraient unir leurs forces pour contrer l'élite orthodoxe révolutionnaire.De la démocratie et du Coca-Cola Certains observateurs croient qu'un éventuel président Alarcon adopterait le modèle chinois : plus d'ouverture économique, mais pas de concessions politiques.D'autres pensent qu'il présiderait à de véritables réformes démocratiques.Pour l'instant, du moins, il s'insurge contre le modèle « fallacieux» de démocratie que l'Occident tente d'imposer au reste du monde.« La démocratie n'est pas un produit de la société de consommation.C'est une insulte à la pensée humaine de la considérer comme du Coca-Cola.Fin diplomate, M.Alarcon est sans doute le mieux placé pour enterrer la hache de guerre avec les États- Unis, un pays qu'il connaît bien pour avoir vécu à New York du temps de son passage à l'ONU.Cela ne l'empêche pas d'afficher un air de défi lorsqu'on lui rappelle qu'en 2004, le président George W.Bush a plus ou moins suggéré qu'il pourrait y avoir une intervention militaire à Cuba après la mort de Castro.« Nous sommes préparés à faire face à n'importe quelle sorte d'agression.Si les États-Unis essaient d'occuper Cuba, ils devront s'attendre à une résistance farouche et très bien organisée partout au pays.Cela dit, avec ce qui se passe en Irak, ce ne serait pas très populaire pour M.Bush d'annoncer une autre intervention.DEMAIN S'adapter ou résister .Retrouvez tous les textes et plus de photos sur www.cyberpresse.ca .PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Comme cet homme croqué sur le vif dans la vieille Havane, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'avenir du régime cubain et du pays.Et nombreux sont ceux qui redoutent le pire à la mort de Fidel Castro.« Je ne doute pas que la révolution se poursuivra, parce que ses idéaux, sa vision et ses objectifs ne vont pas disparaître, pas plus que la nation cubaine.» ACTUEL ÉVITEZ LA LIGNE, ACHETEZ EN LIGNE! Obtenez2$de rabais sur le prix d'entrée pour adulte.www.salonnationalhabitation.com Coupon de participation CONCOURS À LA PORTE DU PRINTEMPS Courez la chance de gagner une piscine creusée Trévi Ovation 14' X 24' d'une valeur totale de 20 000 $.Prix offert par Trévi en collaboration avec TD Canada Trust et le Salon national de l'habitation présenté par RE/MAX.Complétez ce coupon de participation ou à la sortie du Salon.l'emplacement de Trévi au Salon national de l'habitation présenté par RE/MAX, le dimanche 26 mars 2006 à 17h15.Prénom: Nom: Tél.(rés) : Tél.(autre) : Courriel : Question : De quelle date à quelle date se tient le Salon national de l'habitation cette année?Âge: 18-30 31-40 41-50 55+ Sexe: H La réponse se trouve sur la page couverture du guide officiel du Salon ainsi que sur ce coupon de participation.Cochez ici si vous désirez recevoir des offres-rabais sur nos prochains évènements en habitation par courriel.Pour être valide, ce coupon doit être dûment complété.Ce concours s'adresse aux résidents du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles chez dmg média mondial, Trévi et seront également affichés sur le site du Salon (www.salonnationalhabitation.com).Les fac-similés ou reproductions mécaniques ne sont pas acceptés.Du 17 au 26 mars 2006 Du 17 au 26 mars 2006 Place Bonaventure Lundi au vendredi de 11h à 21h30 Samedi de 9h à 21h30 Dimanche de 10h à 18h Prix d'entrée (taxes incluses): adultes: 12$, aînés et étudiants: 8$, enfants de 6 à 12 ans: 4$ L'Espace Côté Cours, Côté Jardins PRÉSENTÉ PAR UN COIN DE VERDURE AU SALON! La nature reprend ses droits au Salon avec l'Espace Côté Cours, Côté Jardins.Un monumental retour en force avec 40 000 pieds carrés de plantes et d'idées.Une immense salle verte en plein mois de mars au coeur du centre-ville! Des professionnels là pour vous! Plus de 500 partenaires et exposants\u2026 CARREFOUR CAA-QUÉBEC HABITATION INFO-CENTRE GO MAISON.COM Ma vie, mon condo RÉALISÉ PAR LE GROUPE CHOLETTE ET PRÉSENTÉ PAR RE/MAX ET BELL.4 condos, chacun son style, construits sur place jusqu'aux moindres détails.«Vivez» dans chacun des condos le temps de votre visite au Salon! CONDO CHAMPÊTRE CONDO EUROPÉEN CONDO CONTEMPORAIN CONDO AVANTGARDISTE Des idées mur à mur Des choix, des tendances, des experts ! EN CE MOMENT ! 3389348A PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Un concorde s'envole à Toulouse, en 1969.Le Concorde élu joyau du design du XXe siècle ASSOCIATED PRESS LONDRES \u2014 Les Britanniques ont élu le Concorde comme joyau du design du XXe siècle, selon les résultats de la consultation organisée par le Musée du design de Londres.Plus de 200 000 personnes ont participé au vote pour déterminer leur création préférée née en Grande- Bretagne.Le public devait désigner les 10 premiers lauréats, et des experts le reste des 25 premiers du classement.Le bus londonien rouge Routemaster, la minijupe, la couverture de l'album Sgt.Pepper des Beatles figurent dans la liste.Le fameux plan du métro londonien, l'Underground, inspiré d'un circuit électrique, se classe deuxième.Mais le Concorde aux formes élancées, issu de la collaboration de la British Aerospace et de l'Aérospatiale française, se classe premier.L'avion supersonique au long nez a réalisé son premier vol en 1969 avant de prendre sa retraite en 2003.British Airways avait arrêté les vols de Concorde en octobre 2003 estimant qu'ils n'étaient plus rentables.Air France, la seule autre compagnie à faire voler le Concorde, l'avait précédé en mai 2003.En juillet 2000, un Concorde d'Air France s'était écrasé peu après son décollage de Roissy\u2014Charles-de- Gaulle, tuant les 109 personnes à bord et quatre personnes au sol.amedi après-midi, début mars.Les trottoirs sont secs et le temps vraiment plus doux.Mafille de3ansetmoiécrivons à la craie un message de bienvenue sur le perron avant, mon gars de 15 mois dort dans sa poussette, le bonhomme fume son cigare en inspectant son domaine.Le tableau est tellement parfait qu'on pourrait en faireune illustration pour l'apprentissage de l'anglais au primaire.«Mother and daughter are drawing outside, baby is sleeping while father is dreaming about a newcar.» Ce beau moment de béatitude s'évanouit malheureusement brutalement : «Une volée d'outardes!» s'exclame poétiquement le papa.Mon sang ne fait qu'un tour.«R'tournez donc à Fort Lauderdale avec votre grippe aviaire !» que je hurle, angoissée, vers le ciel.Ma petite rit.Pour elle, les élans de tragédienne de sa mère ou un vieux film de Jerry Lewis, c'est du pareil au même.«Ben oui, Minette, ta mère beurre épais, mais tu vas voir qu'elle peut être gros bon sens plate aussi.» Devenir parents, c'est parfoispasser de petite nature inquiète à paquet de nerfs dysfonctionnel.Vous vous apercevrez aussi que vos chers amis que vous considériez lucides et éclairés ne sont qu'une bande d'imbéciles heureux qui vivent la plupart du temps comme s'ils étaient au camp de vacances.La pandémie?«On va pas arrêter de vivre pour ça», qu'ils se disent en se toussant dessus entassés les uns sur les autres.«T'as pas fini d'avoir peur ma pauv'capotée ; on passe de l'alerte orange à orange fluo depuis des mois, puis les maringouins pleins de virus du Nil ne sont même pas décongelés.» Moi quin'ai jamais ététrop pleutre, je suis rendue à surveiller l'indice UV, l'indice de smog et l'échelle d'activité grippale dans ma région.Je suis également pas peu fière de mon nouvel aspirateur qui avale les acariens et de mon nettoyant pour le four sansémanationstoxiques.Ma fille dessine un bonhomme sur une marche : grosse tête, grandes pattes et pas de corps.«C'est toi!» qu'elle me dit.«Très bien, très bien», que je réponds en vérifiant nerveusement si elle m'a fait des oreilles et un sourire.Parfait, ta mère n'a pas de bras, mais elle écoute et est de bonne humeur, conclus-je avec, pour seule référence, mon cours de psycho de cégep.Je regarde le père vérifier si le petit n'a pas trop chaud ; les pauvres petits ne sont pas chanceux car le bonhomme est pas plus zen que moi; peur des escaliers, des sacs en plastique, des allergies, des conducteurs de Honda Civic rouges, des bactéries dans les pataugeuses, des adultes tout seuls au parc, des adultes accompagnés de petits tyrans au parc, peur que les enfants s'enfargent, se brûlent ou s'empoisonnent.Misère ! Ils n'ont même pas commencé le ski acrobatique que je me répète en boucle en respirant profondément par le nez.Un jour, pourtant, nous allons lâcher le morceau à force de nous faire demander comment ça se fait que nous sommes aussi fous.Nous allons les asseoir et nous allons leur répondre : «On l'sait pas!» Parce que nous, nous n'avons jamais mis de casque ni de vêtements fluos pour faire de la bicyclette.Les adultes ne nous demandaient jamais notre avis.Nous traînions dans la rue, le soir, à manger des tonnes de cochonneries pas bios.Nous avions le temps de nous enfermer dans la sécheuse et de mettre le feu quelque part avant qu'un parent se demande ce que nous étions en train de faire.Nous n'avions pas de livres expliquant pourquoi les papas et les mamans se séparent ou ce qui peut arriver si nous buvons du Varsol.Et dans nos émissions de télévision, ni Bobino, et encore moins le Capitaine Bonhomme ne nous invitait à parler de nos émotions.Moi, avec ma nouvelle phobie des oiseaux.Mon ami, Richard me rappelle que le Capitaine et oncle Pierre faisaient même tirer des perruches ! Nos enfants vont nous regarder comme des extraterrestres et, c'est là que nous allons leur assener le coup fatal: «Tenez-vous bien les enfants, nos bas n'ont jamais eu d'antidérapant.» Le petit se réveille en gazouillant.«Allez, les amours, nous rentrons, c'est l'heure du jus de pommes et carottes», dit maman.«J'vais aller voir à la cave si nous n'avons pas une bouteille de rhum qui traîne», dit papa.Faut bien se détendre, c'est la fin de semaine.Paquet de nerfs dysfonctionnel CHANTAL LAMARRE DEHORS, LE MONDE! COLLABORATION SPÉCIALE Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE. J'aime bien les histoires d'amour \u2014 surtout celles qui racontent leurs débuts.Déformation professionnelle ou furieux manque d'originalité?Je ne sais pas.Un peu des deux, peut-être.Mais je pense que tout le monde a un petit penchant pour ces histoires de premiers pas et de papillons dans le ventre.Ça nous rappelle les nôtres, celles qu'on a vécues, celles qu'on connaîtra peut-être.Mon amie Élisabeth collectionne les beaux débuts.Elle est un peu comme une athlète des papillons dans le ventre, la fille qui se relève les manches devant chaque nouvel espoir, bien décidée à ne pas le laisser passer, à ne rien regretter et à tout oser pour la beauté d'y croire.Je l'admire beaucoup, Élisabeth.Elle s'est cassé la gueule à quelques reprises, mais elle ne désespère pas.Elle en rit aussi : «Allez, ma mère me dit que je suis accro à l'amour, que pour moi c'est comme un sport extrême, mais c'est pas vrai, j'y crois, c'est tout.» Implacable logique de l'optimiste.N'allez pas penser qu'elle carbure uniquement aux émotions fortes des débuts, par contre.Elle a eudeux longues relations, qu'elle a travaillées avec tendresse et plaisir.Mais elle a aussi dans son bagage plusieurs aventures rocambolesques ou touchantes qui émerveillent ses amies qui ont parfois renoncé, à l'approche des premiers papillons, par lassitude ouàcausedusouvenirencorecuisant d'un espoir déçu.Élisabeth dit qu'elle ne peut tout simplement pas passer à côté de ce qui pourrait être un beau grand amour.Même s'il n'y a encore rien qu'une infime étincelle \u2014 on ne sait jamais, explique-t-elle.C'est une question d'éthique, aussi, une des plus drôles et des plus jolies questions de principe que je connaisse: dans unmonde si avide d'amour, peut-on vraiment lever le nez sur ce qui pourrait en être ?Je vous donne un petit exemple: il y a quelques mois, au début de l'automne, Élisabeth remarque dans l'immeuble où elle travaille un beau jeune homme.Elle le voit presque tous les jours, le matin ou à l'heure du midi, dans l'ascenseur.Il descend, au 4e étage, un bureau d'avocats.Il a d'immenses yeux bleus et semble avoir un fort penchant pour les cafés Starbucks démesurés qui ont l'air d'être servis dans des cartons de crème glacée.Il ne lui parle pas.Et jusque-là : ça va.Élisabeth a beau aimer l'amour, elle ne s'est jamais forcée à le voir là où il n'y avait que beaux yeux bleus et bucket de café.Puis un jour, il y a eu un sourire.Et plus tard des échanges de regards, qui ont rapidement pris une lourdeur de moins en moins innocente.§tre vraiment mesquin, on pourrait dire qu'Élisabeth voulait voir tout cela.Mais je ne crois pas.Elle se connaît bien, et elle pouvait bien sentir, dans cet ascenseur, la pression chaude du désir, entre elle et lui, tout autour d'eux.Alors Élisabeth a fait ce qu'elle sait si bien faire.Un jour, un peu avant midi, elle a pris son courage à deux mains, et elle est descendue jusqu'au 4e étage.A cherché, dans les grands bureaux vitrés, le beau jeune homme aux yeux bleus, dont elle ne connaissait même pas le nom.Ayant presque fait le tour de l'étage, elle s'est sentie soulagée de ne pas l'avoir trouvé.Mais le gars des vues veillait sans doute, et dans le dernier bureau, penché sur des papiers, était assis le beau jeune homme.Élisabeth a quand même hésité û ce n'est pas parce qu'on a l'habitude d'aller audevant de l'amour qu'il ne nous intimide plus.Elle avait le coeur battant, les mains moites, et la nette impression d'être peut-être en train de faire une folle d'elle.Mais elle était là aussi, en suspens, au coeur de ce moment où tout était encore possible.Elle a cogné.Il a levé la tête, a semblé surpris, et a souri.Élisabeth a fait bonjour de la main.Puis elle l'a pointé, lui, et s'est pointée elle, avant de faire le geste de quelqu'un qui boit quelque chose et d'indiquer, de sa main droite, cinq.C'était assez clair : «Toi, moi, un café dans cinq minutes?» Il a eu l'air estomaqué\u2014quelques secondes à peine, jusqu'à ce qu'il sourie et, d'un signe tout aussi laconique lui indique : «À côté, dans cinq.» Je trouve que c'est un beau moment.Un peu comme dans les films, quand on se dit «allez, ça n'arrive jamais», mais qu'on sourit pareil, content pour la fille qui se retourne et ne peut retenir un petit «yessss!» de soulagement et d'exaltation.Je ne vous raconte pas le reste de l'histoire, tous ces gestes et ces sentiments qui ont suivi les premiers pas et qui sont une autre aventure.Je peux vous dire par contre que ça n'a pas marché, mais qu'Élisabeth ne regrette rien, parce que, comme elle me l'a dit: «Qui ne risque rien n'a rien», qui ne risque rien pourrait ne plus ressentir ce beau vertige à l'idée que peut-être, cette fois, tout est possible.Des conseils pratiques pour mieux vivre, chaque semaine.GROSSE SEMAINE POUR.LE HAÏKU Les voyages Stephen Harper est parti pour Kandahar.La moitié des hipsters montréalais sont apparemment partis pour Austin et SXSW.Boum Boum Geoffrion est parti pour un monde meilleur, tout comme Slobodan Milosevic, parti lui pour un monde pas nécessairement meilleur, mais dépourvu de Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.Et Jean Charest, lui, est parti pour.Hmm.Aucune idée, vraiment.Mais il est parti, la chose semble évidente.Quant à Desmond Dawson, il est parti pour Disseldorf.Mais l'Écossais de 46 ans a bu quelques verres de trop à bord du train et, pour faire une histoire courte, s'est plus tard retrouvé dans la cellule d'une prison allemande, inconscient, après avoir à plusieurs reprises exposé aux autres passagers ce qu'il portait sous son kilt : rien du tout.Les choses ne se sont pas améliorées par la suite pour Dawson, qui a passé les trois jours suivants à l'hôpital à cause d'une crise d'épilepsie, et risque maintenant des poursuites judiciaires.La leçon, ici ?Si vous devez voyager en fin de semaine, faites-le avec classe.Et de grâce, portez des sous-vêtements.La même recommandation s'applique d'ailleurs aux discours inauguraux, et aux déplacements en territoire taliban.L'actualité hebdomadaire sous la forme du poème classique japonais ACTUELITÉS RAFAËLE GERMAIN JE T'AIME MOI NON PLUS COLLABORATION SPÉCIALE Questions, réponses, commentaires, suggestions : actuel@lapresse.ca.PHOTO PC Bruno Pelletier NICOLAS LANGELIER COLLABORATION SPÉCIALE 10000 CHOSES QUI SONT VRAIES No 9970 Il vous arrive parfois de rêver qu'un jour votre numéro à vous soit lui aussi retiré.Dans un moment de rêverie, vous imaginez l'une de ces cérémonies émouvantes, avecmusique poignante et extraits vidéo au ralenti \u2014 vos moments les plus glorieux en version condensée, et les larmes qui montent aux yeux de vos parents, amis, fans \u2014 et par la suite votre chandail qui serait hissé vers le plafond, avec majesté et un minimum d'à-coups.Ce serait magique.Ce serait, en fait, l'aboutissement parfait à une vie bien remplie.Après un tel événement, vous pourriez vous retirer du monde l'esprit en paix : vous seriez désormais un immortel, au même titre que Victor Hugo, ou Gilbert Perreault.Mais ça n'arrivera pas, évidemment, ne serait-ce que parce que, selon toute vraisemblance, vous n'êtes pas un athlète professionnel.Et que vous n'avez pas non plus de numéro à proprement parler, et qu'il serait fort étonnant que dans 40ans, il vienne à l'esprit de quelqu'un de retirer votre numéro de cellulaire ou le pseudo que vous utilisez sur les forums de discussion.Et puis vos grands moments au ralenti, ce serait quoi ?La fois où vous avez envoyé promener votre patron, déclenchant les applaudissements des autres employés ?Celle où vous vous êtes promené nu dans les rues de Terrebonne, pour des raisons qui semblaient très drôles à l'époque ?Cette paire de Prada que vous avez dénichée chez Winners, en 2002 ?Ce n'est pas avec ça que vous allez faire pleurer vos petits-enfants.Et de toute façon, vous êtes au-delà de cela, vous.Vous allez vivre pour toujours dans la mémoire des gens qui vous aiment (et des citoyens de Terrebonne), et cela vous suffit amplement.Vous n'avez pas besoin de cérémonie empesée, ni de discours mièvre, et encore moins d'une peinture kitsch à la perspective douteuse.Vous ne diriez pas non à une haie d'honneur, cependant.Les beaux débuts Discours de Charest qui, de façon curieuse, semble le seul à se croire ACTUELITÉS RECOMMANDE 1) Gold Lion (Diplo Remix), des Yeah Yeah Yeahs Pour la modique somme de 99cents, vous trouverez ceci sur ITunes : l'excellent nouveau single des YYY, remixé de manière non moins excellente par M.MIA lui-même.Une dose de printemps pour moins d'un dollar ?Une bonne affaire.2) Balayer son bout de trottoir Un admirable acte de civisme, en cette période d'accumulation massive de petites roches.3) Les casquettes de capitaine On a vu cette semaine un monsieur portant noblement sa casquette bleu et blanc, et vraiment, il avait fière allure, arrivant à inspirer à la fois dignité et liberté, discipline et aventure.Pas certain que tout le monde puisse réussir ce look, cependant.SYLVIE ST-JACQUES Merci de ne plus fumer QUESTION D'ÉTHIQUE OU D'ÉTIQUETTE ?Bonjour, J'ai cessé de fumer il y a quelques mois, après près de 20 ans de dépendance à Du Maurier Light.Comme plusieurs nouveaux nonfumeurs, j'ai rapidement développé une intolérance à la boucane.Or, plusieurs membres demon entourage, qui n'ont pas encore écrasé, ne se gênent pas pour en griller une en ma présence, en voiture ou au resto.Pire : lors des soupers d'amis, certains remplissent allègrement les cendriers de la maison, sans même offrir de sortir sur le balcon ou d'ouvrir une fenêtre.Serais-je devenue trop stricte ?Coincée ?Intolérante ?Comment satisfaire les besoins de nicotine de mes copains sans hériter de leurs fonds de cendrier et odeurs de «lendemain de veille» ?\u2014 Régine, Montréal Pas facile de changer des coutumes ancrées depuis des décennies.Parlez-en aux établis-sements québécois qui, fébrilement, se préparent à appliquer la fameuse loi antitabac, en vigueur à partir du 31mai.Il y a plusieurs façons de mettre vos convives au parfum de votre nouvelle aversion pour les arômes de nicotine.Pour mettre fin à 20 ans de «cendriers ouverts », le mieux est d'y aller graduellement.Lors de votre prochain souper d'amis, ouvrez grandes les fenêtres (même s'il fait -5), au moment où s'enflammera le premier briquet.Si, par politesse, on vous propose de fumer plutôt à l'extérieur, acceptez avec empres-sement.On vous nargue en vous rappelant vos nombreuses rechutes?On vous reproche d'être devenue une non-fumeuse rabat-joie?Clouezleur le bec en mentionnant l'emphysème et tous les cancers qui planent sur leur existence enfumée.Encas de forcemajeure, installez une affiche «non-fumeurs» dans votre salle à manger et exigez une amende des contrevenants.Vous avez des interrogation éthiques, des dilemmes moraux déchirants et autres questionnements existentiels ?Écrivez-nous à Questions existentielles, à ethique@lapresse.ca ou au 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Questions ?Commentaires ?Écrivez à Rafaële Germain à actuel@lapresse.ca ou au 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 Jean Charest PHOTO REUTERS DANS UN MONDE SI AVIDE D'AMOUR, PEUT-ON VRAIMENT LEVER LE NEZ SUR CE QUI POURRAIT EN ÊTRE ? PHOTO FOURNIE PAR LE RESTAURANT PER SE Thomas Keller, le chef du restaurant new-yorkais Per Se, où a été photographié ce plat de caviar et de tapioca, a popularisé la technique de la cuisson sous vide, aujourd'hui dans la ligne de mire des inspecteurs du département de la Santé publique new-yorkais.New York fait la guerre au sous vide DANA BOWEN NEW YORK TIMES NEW YORK \u2014 L'expression « sous vide » était inconnue de la plupart des New-Yorkais quand elle a commencé à apparaître sur les menus dans leur ville ces dernières années.Les serveurs de restaurants comme Per Se, Sumile, Blue Hill ou Cru connaissaient le sens de l'expression française, qui fait référence aux sacs de plastique étanches dans lesquels des poitrines de poulet, par exemple, sont infusées de fines herbes ou un homard est lentement poché à basse température.Des chefs novateurs d'ici et d'ailleurs aux États-Unis \u2014 des temples de la gastronomie de Manhattan aux petits cafés du Midwest \u2014 ont adopté la technique, qui rend les aliments plus tendres et plus savoureux que toute autre méthode de cuisson.Certains l'utilisent pour la plupart de leurs plats.La gastronomie se heurte à la bureaucratie Le département de la Santé de la Ville de New York est pourtant en train de réprimer la révolution du sous vide.Il semble que ce soit la première fois aux États-Unis qu'une agence municipale s'intéresse à cette méthode et à la façon dont les chefs l'utilisent.Au cours des dernières semaines, des inspecteurs ont ordonné à certains chefs de jeter des aliments emballés sous film plastique.Ils leur ont aussi interdit de cuire et d'entreposer des aliments sous vide jusqu'à ce qu'un plan approuvé par le gouvernement soit prêt.Dans certains cas, ils imposent des amendes de 300$ ou plus par infraction.Le code de la santé de New York, qui régit la restauration, ne traite pas expressément de la façon dont un restaurant doit emballer la nourriture sous vide.Bien qu'aucun problème de santé n'ait jamais été attribué au sous vide dans les restaurants new-yorkais, les fonctionnaires disent qu'un mauvais emballage pourrait provoquer le botulisme ou contenir la listeria.« Ça s'en venait », dit Geoffrey Zakarian, le propriétaire des restaurants Town et Country, à propos de l'action des autorités.Il dit que les inspecteurs ont visité son restaurant Country il y a environ trois semaines.David Chang, chef au Momofuki Noodle Bar dans l'East Village, dit qu'il y a trois semaines, les inspecteurs lui ont fait jeter pour 1500$ de nourriture emballée sous vide et ont décrété que sa machine à emballer, qui vaut 2700 $, était illégale.« Il n'y a pas de ligne directrice pour le sous vide, dit Chang, frustré, mais tout le monde le pratique ».Elliott Marcus, commissaire associé au département de la Santé de la Ville de New York, qui supervise l'inspection des restaurants, dit que l'emballage et la cuisson sous vide ne font pas partie du cours que suivent les chefs pour obtenir leur permis.À cause de leur récente popularité, l'agence tente d'établir des règles.La Food and Drug Administration fédérale est consultée, de même que la Commission de la santé de New York et des spécialistes, comme ceux de l'Institut culinaire français de Manhattan, qui monte un laboratoire de technologie des aliments.Bientôt un cadre Marcus dit espérer que les lignes directrices seront prêtes pour juin.D'ici là, dit-il, les restaurateurs qui désirent utiliser la technique du sous vide doivent consulter un spécialiste de l'alimentation et suivre la procédure décrite dans le code alimentaire fédéral.Mais plusieurs chefs qui utilisent le sous vide disent l'avoir étudié avec des pionniers du domaine \u2014comme le chef français George Pralus \u2014 qui ont inventé des méthodes pour assurer l'innocuité du sous vide.« C'est une façon de cuisiner plus sûre et plus précise », dit Jonathan Benno, chef du Per Se, au Time Warner Center.Benno a passé toute une journée à élaborer un plan avec le gourou du sous vide Bruno Goussault.Ce scientifique en produits alimentaires travaille avec Cuisine Solutions, d'Alexandria, en Virginie, entreprise connue pour sa production à grande échelle de produits sous vide.Thomas L.Gregg, le président de Cuisine Solutions, qui prépare des plats sous vide pour les compagnies aériennes et qui a enseigné cette méthode à plusieurs chefs de Manhattan, dit n'avoir jamais entendu parler de telles mesures administratives auparavant.Mais il dit que, comme n'importe quelle technique, elle peut être dangereuse si on l'utilise sans formation particulière.La cuisson sous vide est aussi devenue populaire auprès des chefs maison aventureux, et certains d'entre eux utilisent des appareils d'emballage vendus à la télévision comme le Seal-a-Meal.Thomas Keller, chef au Per Se et au French Laundry de Yountville, en Californie, lancera bientôt un livre sur la cuisson sous vide.« Il n'y a pas de ligne directrice pour le sous vide, mais tout le monde le pratique ».Pas de crêpe sur le château d'eau Forfait incluant l'hébergement pour 2 nuits, 2 petits-déjeuners, 2 soupers gastronomiques aux restaurants de votre choix : La Closerie, Aux Anciens Canadiens, Le Paris-Brest, Le Louis-Hébert ou Le Café Sirocco Service inclus sur les repas.www.vieuxquebec.com 1-877-999-9620 À partir de 159$ Par pers.en occ.double Taxes en sus pour les Hôtels Château Bellevue et Manoir Lafayette À partir de 189$ Par pers.en occ.double Taxes en sus pour l'Hôtel Château Laurier Certaines conditions s'appliquent.Jusqu'au 30 avril 2006.Autres forfaits «Grandes Tables» disponibles sur notre site internet Offrez-le aussi en forfait cadeau! 16, rue de la Porte, Vieux-Québec 1220, place George-V Ouest, Québec 661, Grande Allée Est, Québec 3361858A + taxes Dès le 17 mars 2006 2995$ Debbie Savoy Morel, professionnelle en titre au Club de golf Le Mirage et enseignante de Céline Dion.Anne Chouinard, directrice de golf au Canadian Golf Academy et entraîneure de Lorie Kane, professionnelle de la LPGA.L'apprentissage du golf simplifié Un élan pour la vie Anne & De b b i e Présenté par Des technologies pour la vie 3387810A ASSOCIATED PRESS BURTON, Ohio \u2014 La localité de Burton, dans l'Ohio, a beau s'autoproclamer « ville de la crêpe aux États- Unis », sa passion pour les pancakes a des limites.En témoigne son refus d'une fresque représentant une pile de crêpes sur le château d'eau local.Le conseil municipal a refusé le projet de la présidente de la chambre de commerce, Marie Lovas, le jugeant de mauvais goût.Mme Lovas considérait une telle publicité justifiée alors que 20 000 visiteurs se pressent chaque année dans ce village, les week-ends de mars, pour manger des crêpes.Au début, le maire Nick Fischbach était favorable au projet, à condition qu'il soit financé par des dons, mais il a ensuite changé d'avis face aux objections de ses administrés.« Nous ne voulons pas d'une ambiance de carnaval, a-t-il expliqué.C'est un peut trop tape-à-l'oeil à notre goût.» Mme Lovas espère encore que le conseil municipal reviendra sur sa décision.B I S T R O B A R RESTOTAPAS Resto_6 Plats cuisinés et grillades et Choucroute royale au champagne (toujours disponible de midi à 2h du matin) l'Alsace à Montréal 1454 rue Peel - (514) 288-5105 www.chezalexandre.com 3387091A ACTUEL RESTOS Vous prévoyez faire une sortie au resto en fin de semaine?Faites votre choix en consultant nos plus récentes critiques sur www.cyberpresse.ca/cuisine ACTUEL Bordeaux, toujours! JACQUES BENOIT DU VIN Les nouveaux riches, et qui découvrent le vin, s'arrachent à l'heure actuelle les grands vins de Bordeaux.C'est le cas notamment en Russie et à Hong Kong, selon Laurent Navarre, le directeur général des Établissements Jean-Pierre Moueix, du Bordelais.« Il n'y a jamais eu autant de demandes pour les grands vins de Bordeaux », signalait-il en effet, début février, à l'occasion d'une dégustation d'une douzaine de vins rouges 2003 de cette société, dont les Pomerol Châteaux Lafleur-Pétrus, Trotanoy et Pétrus.Autrement dit, l'immense vignoble bordelais (110 000 hectares de vignes) est aujourd'hui le théâtre de contrastes saisissants! D'un côté les domaines très réputés, plus riches que jamais, de l'autre des centaines de propriétés aux prises avec des difficultés énormes, et menacées de faillite.Résultat, on peut retrouver de leurs vins, dans de grandes surfaces d'Europe, à des prix ridiculement bas.Deux euros, un euro et demi \u2014soit environ 2 $ ! Rien de tel pour en ternir l'image.« La seule chose qui échappe à la crise, disait ce jour-là Laurent Navarre, c'est les très grands.» Peut-être 50 vins, et 150 dans un très grand millésime.Et, bien sûr, ce sont ces vins qui remorquent tout le vignoble bordelais.« On se sert de nos grands vins pour accrocher le reste, dit-il à ce propos.Déjà, au début des années 70, à la suite de plusieurs millésimes catastrophiques (notamment 72, 73 et 74), Bordeaux traversa une crise retentissante.Le Bordelais s'en est remis et on peut s'attendre à ce que ce vignoble \u2014 le plus prestigieux sur terre, et qui compte pas moins de 8000 domaines\u2014 retombe encore une fois, à terme, sur ses pieds.Quand, comment et dans quel état ?Nul ne le sait.En même temps, Bordeaux reste un objet de fascination, d'envie et d'admiration, le tout inextricablement mêlé, partout sur terre.Un paradoxe : alors que ce vignoble est perçu comme l'un des plus traditionnels \u2014 par ses méthodes de culture, de vinification, d'élevage de ses vins, etc.\u2014 , il n'hésite pas à innover, ou encore à adopter des techniques venues d'ailleurs.Ainsi, pour obtenir des vins plus denses, plus colorés, surtout dans des millésimes secondaires, des domaines prestigieux n'hésiteront pas à réduire, par un moyen ou un autre, la quantité d'eau présente dans les moûts.Bordeaux utilise aussi, désormais, la micro-oxygénation, ou micro-bullage, une technique qui fut inventée dans le Sud-Ouest, à Madiran, et qui consiste à diffuser des doses très précises d'oxygène dans les vins afin d'en attendrir les tannins.Et, veulent-ils des vins rouges pourvus de notes boisées- épicées plus marquées, des domaines élèveront une partie de leur vin rouge dans des fûts de chêne américain, et non plus seulement dans du chêne français.Après quoi on assemble le tout.Toujours en ce qui regarde le bois des fûts, des expériences y sont en cours avec des fûts de chêne de pays de l'Est (Slovénie, Russie, etc.).Bordeaux fait tout cela, mais en parle très peu.Une bonne nouvelle, à ce qu'on dit : la mode des vins noirs, très concentrés, qui brillaient dans les dégustations, mais beaucoup moins à l'heure des repas, y serait en train de s'estomper.Ceci, parce que les vins de ce genre, dits vins de garage, vieilliraient mal.(Vins de garage, parce qu'il est arrivé à certains producteurs de tels vins de les élever dans des lieux très exigus \u2014 entre autres leur salon.) « Les garagistes », dit-on à Bordeaux en manière de dérision.Autrement dit, le très influent dégustateur américain Robert Parker, friand de vins très colorés et très concentrés, aurait commencé à perdre de son influence.quoiqu'on trouve de ses notes de dégustation affichées dans de multiples grandes surfaces françaises ! Sans doute ne suis-je pas le seul dans ce cas.Car, il faut le rappeler, c'est avant tout le Québec qui boit du bordeaux, puisque plus de 70% des ventes et de la consommation canadiennes de bordeaux sont le fait du Québec.Toujours est-il que, personnellement, je reviens immanquablement au bordeaux.De retour d'un autre vignoble, par exemple, et quel que soit ce vignoble, j'ouvre une bouteille de bon bordeaux.Il me la faut! Bordeaux étant.quelque chose (si on peut se permettre cette comparaison) comme ces pantoufles, merveilleusement adaptées à son pied, dans lesquelles on se glisse avec le plus grand plaisir, sa journée terminée.Des bordeaux Le bordeaux est cher, comme le bourgogne, quoique le recul récent de l'euro par rapport au dollar ait entraîné une diminution appréciable des prix.Exemple, le Pauillac 2003 Barons de Rothschild, produit par le célèbre Château Lafite-Rothschild avec, cependant, des vins achetés à de petits vignerons, et dont le prix atteignait 31,50 $ dans le millésime 2002, contre 27,65 $ pour le 2003.Passablement coloré, sans qu'il soit du tout opaque, c'est un vin au bouquet d'ampleur moyenne, associant des arômes de fruits rouges et noirs, relevé de notes boisées discrètes.D'une bonne concentration, charnu, ses tannins sont bien enrobés, aimables, et, quoiqu'il n'ait pas, de mémoire, l'élégance du 2002, il s'agit d'un très bon bordeaux, déjà parfaitement agréable à boire.S, 869651, 27,65 $, FFF $$$, à boire, 3-4 ans.Au moment de la rédaction de ces lignes, il y avait en tout plus de 200 caisses de ce vin, dans les succursales et aux entrepôts.Plus cher, et plus coloré, le Bordeaux- Côtes de Francs 2003 Les Cerisiers Château de Francs, au bouquet large, mais pour l'instant retenu, et tout d'un bloc, avec des notes épicées-boisées discrètes (le genre de nuances épicées faisant croire qu'une partie du vin a été élevée dans des fûts de chêne américain), est de son côté un vin plus corsé que le précédent, concentré, aux tannins solides, un peu carrés, quoique sans rien de rustique.Pour amateurs de bordeaux aux épaules carrées.Très bon dans son genre.S, 10388889, 33,25 $, FFF $$$ , à boire, 5-6 ans.Raison assez évidente de ce prix passablement élevé : ce domaine appartient à deux viticulteurs très réputés, à savoir Hubert de Boüard, copropriétaire du Saint-Émilion Château Angélus, et Dominique Hébrard, ex-copropriétaire du Saint Émilion Premier grand cru classé Cheval Blanc, qu'ont racheté.deux milliardaires (Bernard Arnault, de France, et Albert Frère, de Belgique).Quantités disponibles du Château des Francs 2003 : 94 caisses, contre 79 du Premières Côtes de Blaye 2003 Château de Ségonzac, lui aussi bien coloré et bien en chair, mais un peu moins dense que le précédent, nettement plus que moyennement corsé, et pourvu de beaux tannins serrés.S, 10389013, 25,50 $, FFF $$$ , à boire, 4-5 ans.Enfin, mais il ne sera mis en vente qu'en mai ou juin, il faudra alors goûter sans faute ce si joli bordeaux blanc qu'est l'Entredeux- Mers 2005 Château Bonnet, dont la bouteille sera désormais bouchée avec une capsule à vis.Couleur peu prononcée, à reflets verdâtres, bouquet aux notes fines de Sauvignon blanc, le tout suivi d'une bouche plutôt légère, aux saveurs franches, toute en fraîcheur \u2014un régal à prix doux qu'a fait goûter la semaine dernière, à Montréal, son propriétaire André Lurton.C, 837709, 15,45 $, FF $ , à boire, 1-2 ans.Mais il ne sera là, je le répète, qu'en mai ou juin.De retour d'un autre vignoble, par exemple, et quel que soit ce vignoble, j'ouvre une bouteille de bon bordeaux.Il me la faut! ACTUEL Pas trop simple et assez chic Du bon fish & chips ROBERT BEAUCHEMIN RESTOS COLLABORATION SPÉCIALE La ville de Verdun est tout sauf simple, et tout sauf chic.C'est une ville qui a gardé ses airs de petite cité de campagne si bien qu'on s'y sent loin de la grande ville.Pour une bouffée d'air \u2014même virtuelle\u2014 c'est un petit voyage bien agréable que d'y passer une soirée.Surtout qu'un très bon restaurant baptisé Simpléchic y a élu domicile depuis un peu plus de deux ans.Ironie bien culottée que de baptiser d'un tel nom un bistro qui se donnerait des airs de grandes maisons.Mais soyez rassuré, il n'en est rien : on ne survivrait pas à la prétention par ici.Même si Westmount n'est qu'en haut de la côte et que l'île des Soeurs se rejoint presque à pied.Le cadre évoque plutôt une fermette rejuponnée croisée à un café- gril de banlieue bourgeoise, avec des nappes impeccablement blanches, de la belle faïence et des couleurs sobres partout.À la carte, on sent que le chef a des humeurs, des préférences, qu'il est porté sur la viande mais qu'il sait faire des propositions aux végétariens sans être banal et qu'il mise sur la qualité des compositions sans tomber dans les appellations affectées.On sent que tout est orchestré par quelqu'un de sérieux.Sa cuisine pétille, rebondit, interpelle, malgré quelques lourdeurs dans les assemblages.Ainsi, une mise en bouche allie du poisson en effiloché en gratin miniature, saupoudré d'un peu de Parmigiano-Reggiano, rapidement passé à la salamandre.Au demeurant, le mariage entre le fromage et les poissons est l'un des plus improbables et commencer sur une telle alliance est risqué.Mais la miniaturisation aidant, on passe vite à autre chose.En entrée, le tartare de boeuf est déposé sur un hachis de carottes, bien mayonnaisé, et l'on détecte des petits fragments acidulés de cornichons qui donnent un peu de relief à ce mélange.Assiettes splendides Autre choix, les pétoncles, au nombre de trois, étaient entourés d'un ruban de prosciutto qui desservait sa délicatesse.Mais les coquillages étaient escortés d'un chutney aux relents de ketchup, bien goûteux.On avait l'impression de chausser des bottes de construction pour aller faire un pas de deux.Cela dit, et c'est un point fort ici, les assiettes sont splendides, travaillées avec un soin manifeste dans la présentation.Une application rare qui donne aux plats une dimension éloquente.En plat, la joue de veau \u2014à la mode par les temps qui courent\u2014 est braisée longuement et parfaitement moelleuse, succulente avec son goût dense et viandeux.Elle est accompagnée d'une sauce riche en collagène, autour de pommes de terres crémées et de champignons sauvages disposés comme dans une toile du Caravage.La poitrine de pintade est simplement rôtie et repose sur une tombée d'épinards au beurre, qu'accompagne une purée de patates douces, cuites avec des oignons caramélisés.Cela met l'accent sur la douceur plutôt que sur le goût terreux des deux légumes.On nappe le tout d'une « espuma» à la crème d'ail (autre mode, ces écumes pleines de bulles) au parfum étrangement fin.En finale, la pannacotta à l'orange sanguine est de saison et au diapason entre les textures et les parfums.Le chef la présente sur une belle assiette rectangulaire blanche et il l'associe à des croustillants au sésame.Le petit gâteau moelleux aux dattes, légèrement tiédi d'une cuisson à la minute, est un peu loin de la datte, mais est assez chocolaté et servi avec une glace à la pistache au fort parfum d'amandes amères et un caramel au whisky.Franchement, ce Simpléchic promet et livre des nourritures averties et originales et sait éviter l'aspect pompeux que le talent réel du chef pourrait éveiller.LILIANNE LACROIX SUR LE POUCE MANGER POUR 15 $ TOUT INCLUS COLLABORATION SPÉCIALE Les études universitaires en alimentation ont beau répéter que les Québécois ne mangent pas assez de poisson, Martin Brodeur, lui, a une tout autre perspective sur notre réalité collective.« En tous les cas, en ce qui nous concerne, ils en mangent en tabarnouche », lance en s'esclaffant le gérant du Chalutier MLM.Plus de 800 livres par semaine de poisson qui sort des cuisines du resto où presque tous les weekends à partir de 18h, on fait la queue pour avoir une table.Il faut dire qu'il y a de quoi.Le fish & chips, sur lequel j'avais pourtant fait une croix depuis longtemps au même titre que le poulet pané infect qui sort, graisseux et immangeable, de certaines chaînes, y est absolument impeccable.Un épais morceau d'aiglefin moelleux et savoureux délicatement enrobé juste avant cuisson dans une panure qui se révélera légère et croustillante (l'assiette de fish & chips coûte 12,45 $ avec soupe, dessert et café).Chalutier MLM, 1031, boulevard des Laurentides, Laval, (450) 663-6471.Le poisson évidemment, délicieux aussi grillé.Les prix et le service rapide, mais courtois.Le manque d'ambiance (avec ces petites tables alignées sagement comme des pupitres dans une classe) et les files d'attente.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Simpléchic promet et livre des nourritures averties et originales.CHEVROLET.LA MARQUE NO 1 AU PAYS.gmcanada.com L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2006 suivants: Malibu (1ZS69/R7C) et Impala (1WB19/R7A).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.\u2020À l'achat, préparation incluse.Transport, frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Frais de transport et préparation inclus.Frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 15 ¢/km après 80 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.Cote de consommation telle que publiée dans Éner Guide par Ressources naturelles Canada.\"Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant (tests d'impacts frontaux).Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur la Impala et la Malibu 2006.#Comprenant un abonnement de un an gratuit au plan Sain et sauf.Contrat de service requis.Pour obtenir tous les détails et modalités liés au service On Star, composez le 1 800 667-8677, informez-vous auprès de votre concessionnaire ou consultez le site onstarcanada.com.MCMarque de commerce ©2005, Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.Utilisée sous licence.Tous droits réservés.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de la Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca; sauf la Impala) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer ou vendre à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples détails, renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gmcanada.com.LA MALIBU 2006 OFFRE PLUS D'ÉQUIPEMENT DE SÉRIE POUR BEAUCOUP MOINS.Moteur L4 ECOTEC de 2,2 L de 144 HP Transmission automatique à 4 vitesses Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable Lecteur CD Régulateur de vitesse Climatisation Roues de 15 po Télédéverrouillage Colonne de direction inclinable et télescopique Glaces, portières et rétroviseurs à commande électrique Et plus encore! 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