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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles - Radar
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-03-12, Collections de BAnQ.

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[" UN FILM DE ROBERT FAVREAU PRODUIT PAR LYSE LAFONTAINE MICHAEL MOSCA D'après le roman de Gil Courtemanche «UN DIMANCHE À LA PISCINE À KIGALI» © 2000 Éditions du Boréal VOUS INVITENT À LA PREMIÈRE MONDIALE LE 3 AVRIL, À 19H À LA PLACE DES ARTS Le concours commence le 6 mars 2006 et se termine le 19 mars 2006.Valeur totale des prix 1000$.Règlements disponibles sur cyberpresse.ca.Le tirage aura lieu le 20 mars 2006.VISITEZ LE www.cyberpresse.ca/arts ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 50 LAISSEZ-PASSER DOUBLES.LUC PICARD FATOU N'DIAYE 3387026A TECHNO QUAND LE JEU N'EST PLUS DRÔLE PAGE 10 LECTURES NÈGRES ET BLANCS D'AMÉRIQUE PAGE 11 OUPS PRÊTS POUR UN MAUVAIS QUART D'HEURE?PAGES 8 ET 9 MARIE-JOSÉE CROZE MARIE-NEIGE CHAPDELAINE PHILIPPE JOYAL PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © RADIO-RÉMY ICI DEPUIS 25 ANS, LE COMÉDIEN RÉMYGIRARD NE COLLECTIONNE PAS SEULEMENT LES BEAUX RÔLES, MAIS AUSSI LES VIEILLES RADIOS.UN SURPRENANT DADA QUE PLUSIEURS DE SES FANS NE LUI CONNAISSAIENT PAS.L'HOMME, D'UN NATUREL DISCRET, NOUSANÉANMOINS OUVERT TOUTES GRANDES LES PORTES DE SA MAISON POUR NOUS PARLER DE SA PASSION.À LIRE EN PAGES 2À4 NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE MARIE-JOSÉE CROZE PAGE 7 EN DESCENDANT LENTEMENT VERS PORTO ALEGRE LA CHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE PAGE 15 RICHARD POWERS ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ > RADIO imasse@lapresse.ca La couleur du temps sans images ujourd'hui, du soleil et un maximum de - 5 degrés.» «Unmaximum de -5 degrés aujourd'hui avec du soleil.» «Du soleil, aujourd'hui, et -5 degrés comme maximum.» «Soleil, cinq, maximum, moins, aujourd'hui et du.» Pas besoin d'écouter la radio pendant des heures pour constater qu'il y a des sujets plus sexy que les bulletins météo, jugés essentiels dans les émissions matinales et de fin d'après-midi.Alors qu'à la télé, on peut s'accrocher au large sourire de Colette Provencher ou aux images satellites de Jocelyne Blouin, ceux et celles qui annoncent la pluie et le beau temps, à la radio, ont intérêt à avoir le sens de l'humour, connaître à fond leur sujet (ce qui n'est pas le cas de tout le monde) et posséder un vocabulaire recherché, car un mot doit, bien souvent, valoir 1000 images.«Il faut être le plus précis possible, tout en étant original, explique Isabelle Racicot.Ça devient difficile de se réinventer.Trouvez-moi 100 façons de dire: Alternance soleil-nuages!» Depuis l'automne dernier, à Tout l'monde debout (Rock-Détente 107,3 FM), Isabelle Racicot annonce la météo, environ toutes les 10 minutes, de 5h30 à 8h30.Comme Mitsou, à C't'encore drôle (Énergie 94,3).Comme Pauline Martin, à C'est bien meilleur le matin (Première Chaîne de Radio-Canada).«Un bulletin dure environ 45 secondes, raconte cette dernière.Quand j'ai plus de temps, je fais des blagues ou ma savante.Je me sers de mon métier d'actrice pour briser le rythme de l'émission.» «On a parfois l'impression qu'on radote, mais les gens n'écoutent pas une émission du matin au complet, mentionne Véronique Mayrand, présentatrice météo à RDI et Radio-Canada (télé et radio).Cela dit, il ne faut pas que ça paraisse que j'ai déjà fait le bulletin plusieurs fois.» Pauline Martin a bien ri, il y a quatre ans, lorsqu'on lui a proposé d'annoncer la météo à la radio.Mais avant de se joindre à l'équipe de René Homier-Roy, elle a suivi un cours rapide en météorologie avec Pascal Yiacouvakis.«J'adore ça, car la météo, c'est de la physique, une matière que j'aimais à l'école», dit-elle.Même si la météo à la radio n'est pas un sujet sexy?«On peut le rendre sexy quand on connaît ça, dit Véronique Mayrand, formée par Yiacouvakis et Jocelyne Blouin.On peut dire plus que simplement : \u201cAujourd'hui, ensoleillé, -5.\u201d Plusieurs stations ne donnent pas d'importance à la météo.Je le déplore.On donne souvent cette tâche à l'animateur.» «Avant chaque intervention, j'essaie toujours de trouver une nouvelle façon de donner mon bulletin », dit Pauline Martin.Envie-t-elle celles qui présentent la météo à la télé?«Pas du tout, répond-elle.Je ne saurais pas quoi faire avec des cartes.» Un sondage serait de mise ici.Que les auditeurs qui désirent avoir un bulletin de météo complet, comme à la télé, lèvent la main! «Ce qui est important pour eux, c'est de savoir comment s'habiller avant d'aller au bureau», estime Isabelle Racicot.Le petit jeu de la météorologue en herbe, maintenant?Une émission du matin dure jusqu'à quatre heures.Entre amis, trouvez 24 façons d'annoncer des précipitations de 10 centimètres de neige! Le meilleur gagne trois journées ensoleillées.La chronique d'Hugo Dumas revient le 2 avril endantlaguerredu Golfe, Rémy Girard ne regardait pas CNN.Il écoutait plutôt Radio-Koweït ou la BBC sur sa E.H.Scott de 1935.«C'est incroyable à quel point l'information peut être différente lors d'événements comme celui-là, explique-t-il, les yeux brillants.Tout dépend de quel côté de l'océan on est.Les informations étaient beaucoup plus pointues qu'ici.» Mais comment diable pouvait-il écouter en direct ces postes lointains avec un si vieil appareil?Sa superbe E.H.Scott capte les ondes courtes, voilà la réponse.Là-dessus, comme sur tout ce qui concerne la radio, Rémy Girard est intarissable.«La radio à ondes courtes, c'est fascinant.Les ondes courtes sont envoyées vers la stratosphère pour y être réfléchies et c'est pour ça qu'elles peuvent diffuser très loin, selon les heures et le temps qu'il fait.Pour les amateurs, il y'a des revues qui indiquent à quelle heure et à quelle fréquence on peut capter une station parmi les milliers qu'on peut syntoniser.» La sympathiquemaladie de pièces du collectionneur rend inséparable l'amour de l'objet de la curiosité pour son histoire.Rémy Girard s'intéresse autant aux grandes dates de la radio qu'à sa mécanique.Il ne s'agit pas ici d'une lubie uniquement esthétique : toutes les radios de la collection de Rémy fonctionnent\u2014 il tient à nous le prouver en les allumant une par une! Et si elles fonctionnent toutes, c'est grâce aux heures qu'il passe sur Internet pour trouver les pièces manquantes et dans son atelier à la «fine pointe de la technologie» pour la restauration des vieilles radios.«La restauration, ça commence par le nez, dit-il, sérieux comme undégustateur de vin.Il y a différentes odeurs de brûlé qui déterminent le type de problème de l'appareil.» Pour ce faire, Rémy Girard possède toute une bibliothèque de livres spécialisés sur le sujet, des plans détaillés des radios d'origine et un nombre incalculable d'outils de rechange, comme des lampes, par exemple.«Pour moi, la restauration, c'est un plaisir, une détente totale, un casse-tête, une enquête.J'essaie de ramener un appareil à la vie et quand je réussis, j'adore ça.» Çaluiaprisdeuxmoispour retaper sa E.H.Scott, qu'il considère comme la pièce maîtresse de sa collection, bien en vue dans le salon.«Nous l'écoutons tous les soirs», dit-il.Il y a même un lecteur CD connecté à la Scott! En fait, partout où l'on pose son regard dans cette maison, on tombe sur une radio.Rémy Girard dit en posséder une cinquantaine \u2014 quelques-unes sont à son chalet \u2014 mais il avoue qu'il en aurait beaucoupplus s'il avait plus d'espace, car certaines pièces sont, il faut le dire, des mastodontes.«Ce n'est pas une collection de timbres, alors c'est chaque fois une négociation avec ma blonde, lancet- il en riant.Lorsque j'arrive avec RADIO-RÉMY ICI QUE FAIT L'ACTEUR RÉMY GIRARD, LE SOIR, LORSQU'IL RENTRE À LAMAISON ?IL ÉCOUTE LA RADIO SUR SA E.H.SCOTT 1935, LA PIÈCE MAÎTRESSE PARMI SA CINQUANTAINE DE VIEUX RÉCEPTEURS.PORTES OUVERTES SUR UNE COLLECTION SPECTACULAIRE.TEXTE CHANTAL GUY PHOTOS MARTIN TREMBLAY Atwater Kent, « Le premier appareil entièrement électrique, on n'avait plus besoin de batterie.» Une Addison 2Ades années 50.« L'un des rares appareils de fabrication canadienne.» Bang&Olufsen, 1970 « A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉSCOPE \u2014Alexandre Pratt LUNDI UN MONDE BÊTE BÊTE TQS 19h30 629000 Une émission qui profite à fond de l'effet Loft Story, même face à la série Le Coeur a ses raisons.MARDI ENJEUX SRC 21h 370000 La série sur la Chine de Jean-François Lépine, très intéressante, n'a pas fait monter les cotes d'écoute de l'émission.MERCREDI LOFT STORY TQS 19h 1 125000 Le Loft semaintient désormais au-dessus du million et augmente sa cote de jour en jour, un cas rarissime.CASINO SRC 21h 924000 La télésérie de Réjean Tremblay n'a perdu que 55000 fidèles en une semaine.C'est bon signe.VICE CACHÉ TVA 21h 733 000 L'émission de TVA souffre du face-à-face avec Casino.C'est l'une des seules cases où TVA ne règne pas.TÉLÉJOURNAL SRC 22h 471 000 La locomotive Casino tire le Téléjournal vers le haut.Le bulletin de Bernard Derome a obtenu une meilleure cote que celui de TVA (457 000) ÉMISSION TÉLÉSPECTATEURS À RETENIR une nouvelle radio, elle ne me croit plus quand je lui dis que c'est la dernière!» Pas étonnant qu'il soit porte-parole du Festival Son et Image (du 24 au 26 mars) consacré à l'électronique et au divertissement maison.En parallèle de ses trouvailles, il se documente sur le sujet.Les informations sont généralement américaines.« À moins que je ne me trompe, il n'y a que Gilles Proulx qui a écrit sur l'histoire de la radio au Québec.S'il lit cet article et qu'il en connaît d'autres, qu'il communique avec moi! On apprend justement dans son livre que la première station de radio au monde a vu le jourà Montréal enmai 1920, quelques mois avant celle de Pittsburgh en septembre de la même année.Même s'ils n'aiment pas ça, les Américains, dans leurs livres d'histoire, le concèdent.» On s'en doutait, Rémy Girard préfère la radio à la télévision.«Je dis souvent à la blague que je suis plus occupé à être dedans qu'à être devant!» Mais son intérêt remonte à bien plus loin.«Quand j'étais petit, la radio jouait du matin jusqu'au soir chez nous.On écoutait Les Joyeux Troubadours le midi, les radio-romans, les émissions d'information, et le samedi matin, c'était incontournable, j'écoutais Tante Lucille à 9h à Radio-Canada.» Pour lui, la radio est un médium proche des gens.«On n'est pas dérangé par un montage visuel, la communication est directe.Je ressens une symbiose entre l'auditeur et l'animateur.Même si j'aime bien les grands reportages à la télé, je trouve plus facile et plus sérieux d'être informé par la radio.Je ne peux passer une journée sans écouter deux ou trois bulletins d'information.Pour le reste, c'est la musique, puisque je suis un mélomane.» Son immense collection de disques est là pour le prouver.Bien sûr, il observe avec un grand intérêt l'arrivée de la radio par satellite, lui qui fréquente déjà la radio par Internet.«Ce sera une énorme révolution dans le domaine.On parle d'environ 1500 stations sans publicité partout au monde, en diffusion haute définition.Dans les années 50 avec l'arrivée de la télé, on annonçait la mort de la radio.Au contraire ! Même pour le AM, deux nouvelles stations ont été créées l'an dernier! Je pense que la radio occupe son créneau et qu'elle ne pourra plus être délogée.» E.H.Scott (1935-36) Système Allwave 23, cabinet Wellington Grande.« Le top des top, la piècemaîtresse dema collection.C'est le premier appareil de haute fidélité de l'histoire, l'un des plus importants jamais fabriqués.Àl'époque, on le vendait 450$ avec le cabinet.» Tourne-disque Airline Stromberg-Carlson, 1936 « Je l'ai trouvé dans une vente de débarras.C'est un joli modèle, très mince.» Zénith, vers 1948 « Un des premiers poste FM, il ne capte pas la radioAM.» Midget en métal d'Arvin, dans les années 40.« C'était souvent pour les chambres à coucher.Certains collectionneurs ne se spécialisent que dans ce modèle.Unmoment donné, j'étais parti sur les Midget, mais ça m'a passé.» Northern Electric, modèle Rainbow, années 50.« Une autre fabrication canadienne, de la compagnie qui est devenue Nortel.Je l'ai remonté au complet.» Radio-réveil Emerson, fin des années 40 Brion Vega.« Le design italien à son meilleur.Ils ont commencé à commercialiser cemodèle en 1964, mais celui-ci est un modèle récent.» PRÉCIPITATION D'INFORMATIONS.Avis aux jeunes et moins jeunes : vendredi (17 mars), de 19 h à 20 h, Valérie Letarte accueillera la météorologue Ève Christian, à 275-allô/ados-radio, sur la Première Chaîne de Radio-Canada (95,1 FM).Les fronts froids, anticyclones et dépressions n'auront plus aucun secret pour eux ! ÊTRE DENISE.Fonceuses pour certains, têtes dures pour d'autres ! Pas une semaine ne passe sans qu'on parle (en bien ou en mal) de Denise Filiatrault, Denise Robert et Denise Bombardier dans les médias.Elles seront autour de la même table, vendredi (17 mars), à Indicatif présent, sur la Première Chaîne de Radio- Canada.UNE PREMIÈRE POUR CISM 89,3 FM.La station adolescente (15 ans d'existence) va avoir ses premiers résultats BBM, en avril.On en reparle, plus longuement, dans quelques semaines.RADIO EN BREF GRAPHISME CATHERINE BERNARD > SUITE EN PAGE 4 telequebec.tv Télé-Québec Contact Ce soir 20 h Stéphan Bureau rencontre Robert Lepage, homme de théâtre et cinéaste.3371462A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 6H20 RDS GRAND PRIX La F1 retourne en piste aujourd'hui avec le Grand Prix de Bahreïn.Cette saison, toutes les courses sont présentées en exclusivité au Réseau des Sports.Paraît que Jacques Villeneuve pourrait causer des surprises.12H30 a LA SEMAINE VERTE Avant d'acheter votre sirop d'érable, regardez ce reportage sur la face cachée d'une industrie qui connaît de grandes difficultés.La chaudière déborde, la production est plus grande que les ventes, mais les prix ne baissent pas.19H K LOFT STORY Àmoins d'un revirement, le gala millionnaire montre la porte à Mathieu ou Alexandre.19H r ON N'A PAS TOUTE LA SOIRÉE Invités : Dominique Michel, Mario Pelchat, France D'Amour, Herby Moreau et Stéphane Quintal.19H30 a ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE Gérard trouve une vieille lampe contenant un génie et fait trois voeux !Àson talk-show, il reçoit le nouveau porte-parole de la SAQ.19H30 r DEMANDES SPÉCIALES Wilfred Le Bouthillier, Corneille, Marie-Chantal Toupin, Michel Pagliaro, Marie-Mai, Johanne Blouin et Stéphanie Lapointe offrent quelques performances mémorables.20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Guy A.Lepage reçoit la comédienne Danielle Proulx, le journaliste Normand Lester pour son roman Verglas, le titulaire de la chaire Raoul-Dandurand, Charles- Philippe David, pour savoir ce qui arrive à nos soldats en Afghanistan, le gagnant du prix Goncourt 2005 François Weyergans, le Dr Alain Poirier pour parler de la grippe aviaire, l'animatrice Patricia Paquin et l'humoriste Mike Ward.Le Téléjournal Découverte / Neandertal, la renaissance Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Danielle Proulx, Normand Lester, Patricia Paquin, Mike Ward Le Téléjournal Pleins Feux / La Traversée du miroir SPIDER (3) Le TVA 18 heures L'École des fans / F.Raymond On n'a pas./ Mario Pelchat Demandes spéciales /Wilfred Le Bouthillier, Corneille, Marie-Chantal Toupin, Marie-Mai La Fièvre du dimanche soir Le TVA LA FILLE DU GÉNÉRAL (5) avec John Travolta Rire et Délire Loft Story C'EST ASSEZ (6) avec Jennifer Lopez, Billy Campbell Le Grand Journal Loft Story Pure Laine Il va y avoir du sport! / Liza Frulla Contact / Robert Lepage Toute une vie - 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Un allié particulier Sans détour Mission Cascades Danger dans les airs Vous avez dit \"or dur\"?Génération À coeur.chrétiens et musulmans?Planète Terre Information internationale Le Monde à la carte Myth Busters Daily Planet Discovery Presents / Grizzly Man Daily Planet .la France Jet-set.Hôtels Tendance Destination Monde / Mexique .Voyageur Xin Chào Vidéo Guide / Pérou .nomades .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven .(19:25) Radio.(19:49) .(20:42) THE AIR UP THERE (5) avec Kevin Bacon, Charles Gitonga Maina CELTIC PRIDE (5) (22:46) Nextel Cup Racing / Course automobile (16:00) The Simpsons The War at Home Family Guy Free Ride Charmed Charmed House.National Malcolm.King of the Hill Crossing Jordan Past Lives Sports Trouvailles./ Longueuil Tragédies / Les Éboulements Pare-chocs à pare-chocs Compte à rebours Tournants de l'Histoire Avions / Hélicoptère Band of Brothers Conquest Zero Hour BLOW (4) avec Johnny Depp, Jordi Molla Masterminds L'Académie .the Pops Musicographie / Gerry Boulet Les Acoustiques En concert: Dany Bédar Musicographie / Gerry Boulet .le monde?Made in.Top5.anglo Top5.franco .la peau de Babu à planche Exposé Nu Musik M.Boilard Mike Ward Fou raide Jackass Noir de monde Extreme Makeover:Home Edition .arménien In Montreal Will & Grace Teleritmo World News Mansbridge CBC News: the fifth estate CBC News: Correspondent CBC News: Sunday Night The Passionate Eye / Only the Strong Survive Les Coulisses du pouvoir Le Monde 5 sur 5 Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point Il était une fois en Côte d'Ivoire Le Téléjournal Sec.Regard 30 images.Sports 30 .forestier Hockey / Flyers - 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J'ai un power supply pour le faire fonctionner et le haut-parleur est en bois, ce qui est rare.» Sparton en miroir bleu, 1935, Model Sleigh 557 « Je suis en train de le restaurer en suivant le plan, c'est un beau modèle d'art déco, avec du chrome, du miroir et du bois.» Delco, après-guerre.« Elle possède cinq lampes, mais je n'ai pas eu besoin de la restaurer.Vous savez, la fiabilité, c'est une notion moderne, car les tubes, il fallait tout le temps les changer, à l'époque ! » ARTS ET SPECTACLES Le retour de Petula Clark 18h30 Il va y avoir du sport Avec Liza Frulla.18 h Pure laine L'agent immobilier, pas raciste, mais\u2026 telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 17 h Àla di Stasio Cuisine du monde.Avec Ethnée et Philippe de Vienne.3371527A PRESSE CANADIENNE La chanteuse Petula Clark donnera un concert le samedi 25 mars à Montréal.Elle sera sur la scène du Théâtre Maisonneuve de la Place des arts.Le public montréalais pourra ainsi renouer avec l'interprète de Downtown et C'est ma chanson.Née d'un père anglais et d'une mère galloise, Petula Clark a amorcé sa carrière enfant.Elle a enregistré plus de 1000 chansons.Elle a sorti l'an dernier en France un double DVD et un CD enregistrés en spectacle à l'Olympia.Elle a aussi fait de nombreuses apparitions à la télévision, joué dans des comédies musicales et tourné dans une trentaine de films.Consultez les guides-horaires des cinémas ou AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE visitez le www.enprimeur.ca VERSION FRANÇAISE CINEPLEX DIVERTISSEMENT CHÂTEAUGUAY ENCORE CINEPLEX DIVERTISSEMENT PLAZA DELSON CINEPLEX DIVERTISSEMENT CARREFOUR DORION CINÉ-ENTREPRISE ÉLYSÉE GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINEPLEX DIVERTISSEMENT LASALLE (Place) CINEPLEX DIVERTISSEMENT STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINEPLEX DIVERTISSEMENT QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINEPLEX DIVERTISSEMENT ST-BRUNO CINEPLEX DIVERTISSEMENT VICTORIAVILLE LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 MÉGA-PLEXTMGUZZO DEUX-MONTAGNES 14 MÉGA-PLEXTM GUZZO MARCHÉ CENTRAL 18 CINEPLEX DIVERTISSEMENT BOUCHERVILLE GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca «IRRÉSISTIBLE.» -Leah Rozen, People Version française «UN FESTIN VISUEL DU DÉBUT À LA FIN!» Peter Sobczynski, efilmcritic.com version française de «ULTRAVIOLET» À L'AFFICHE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants version française de THE PINK PANTHER 3388486A 3387600A ARTS ET SPECTACLES D errière les gros titres se cachait une crainte énorme: José Théodore va-t-il nous faire le coup de Patrick Roy en allant gagner la coupe au Colorado?Il y a peu à craindre pour cette saison \u2014 d'abord, Théodore est blessé, a plein d'aspects à replacer dans son jeu et l'Avalanche n'est plus la puissance qu'elle était quand Roy y est arrivé en 1995.Quant au futur, il y a au moins un journaliste de Denver qui entretient sa part de doutes.«Excusez mon français mais, sacrebleu! (1) Lacroix est-il en train de virer fou?» demandait Mark Kiszla du Denver Post, au lendemain du «gros échange» qui amenait le gardien David Aebischerà Montréal.Il faisait référence à la déclaration de Pierre Lacroix, le directeur général de l'Avalanche, qui a dit que Théodore est « un des meilleurs gardiens» de la ligue et que l'avenir de l'équipe, devant le but en tout cas, est assuré.Kiszla, lui, lie surtout l'avenir de Lacroixaux performances de Théo.Mais revenons chez nous.Qu'a perdu le Canadien en échangeant José Théodore?D'abord un gardien de but, bien qu'un autre soit arrivé.Et un ancien gagnant (2002) des trophées du joueur le plus utile (Hart) et du meilleur gardien (Vézina), ce n'est pas rien.Un francophone?David Aebischer aussi est francophone \u2014 de même que Cristobal Huet \u2014 mais cela ne semble pas satisfaire la faction ethnocentriste de la presse sportive montréalaise; on souligne quand même avec justesse que c'est la première fois depuis longtemps que le Canadien ne compte pas de vedette québécoise ou canadiennefrançaise, comme on disait avant l'arrivée du PQ.Pour le club, les médias et le public en général, la perte est là : José Théodore était une vedette, point.Du genre que l'on connaît par son simple prénom ou surnom: Théo, Ti-Guy, Carbo qui, à moins d'un gros changement, sera la seule star francophone du Canadien, la saison prochaine.Comme coach.Belle binette, à l'aisesur n'importe quelle scène, capable, on l'a vu jeudi encore, de s'exprimer avec clarté dans les deux langues officielles, José Théodore avait tout du «king» montréalais.Du point de vue médiatique \u2014 une industrie qui carbure aux «noms»\u2014, il était uncadeauduciel, source intarissable de nouvelles, de commentaires et de potins plus ou moins relevés.Théo \u2014 on le lui souhaite \u2014 pourra peut-être retrouver ailleurs sa touche des grandes années.Entretemps, ce que l'on comprend, c'est que le statut de vedette n'est pas toujours transférable.Parlant de vedettes.Le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) a pris une méchante débarque dans le sondage Léger «des entreprises les plus admirées des Québécois », publié dans le numéro de mars de la revue Commerce et dominé par le Groupe Jean Coutu.De la troisième place qu'il occupait l'an dernier, le FIJM quitte le top 10 pour se retrouver 16e.Commerce \u2014 on se demande pourquoi \u2014 n'a pas inclus cette baisse de 13 rangs dans son tableau des «plus fortes baisses », où le FIJM serait troisième derrière Domtar (perte de 17 rangs) et General Motors, le commanditaire principal du festival (moins 15).Pour qui suit un tant soit peu les industries culturelles, il est clair que ce n'est pas tant le Festival de jazz qui est moins admiré du public que Spectra, son producteur et maître d'oeuvre.Aveuglée par la lumière des visions de son président Alain Simard, l'Équipe Spectra est allée se planter dans le Festival international de films de Montréal, une des entreprises les plus mal emmanchées de l'histoire récente du showbiz québécois.Vieux truc gaulois, Simard a voulu en imputer la faute aux journalistes, mais il appert que le public a compris la chose autrement.À « l'indice Commerce », les entreprises culturelles les plus respectées des Québécois sont le Cirque du Soleil (3 e), Radio- Canada (5e), le Festival Juste pour rire (11e) et TVA (14e).Deux précisions sur la chronique de dimanche dernier consacrée au journal gratuit Métro.Un : Gesca, propriétaire de La Presse, a une participation minoritairedans Métro; deux : selon NADbank, Métro a 573 200 lecteurs par semaine (lundi au vendredi) tandis que 24 h, son compétiteur, en a 311 600.(1) En français dans le texte.DANIEL LEMAY > PRESSE ÉCRITE daniel.lemay@lapresse.ca Les médias vont s'ennuyer de Théo PHOTO AP José Théodore PLUS DE SÉRIES DRAMATIQUES À CBC ?Le président de Radio-Canada, Robert Rabinovitch, est d'avis que la société d'État doit chercher à atteindre une masse critique de séries dramatiques canadiennes pour son réseau anglais.«Ce n'est pas assez de faire une ou deux bonnes émissions, nous devons réhabiliter le genre », a-t-il déclaré jeudi.Rabinovitch a ajouté que la CBC doit «prendre des risques et produire des émissions innovatrices \u2014 comme la série britannique The Office ou l'américaine Six Feet Under.» \u2014Presse Canadienne PHOTOAP Les personnages de la série Six Feet Under, qui décrit l'univers d'une famille de.thanatologues.CBCvoudrait bien produire plus d'émissions à succès comme celle-ci, qui collectionne les prix et les fans depuis ses débuts sur la chaîne américaine HBO. ARTS ET SPECTACLES MAGAZINES Hello! Canada intéressera-t-il les lecteurs?MAXIME BERGERON Le magazine à potins britannique Hello ! lancera l'été prochain une version canadienne anglaise.C'est Rogers Média qui publiera la revue, à raison de 25 000 exemplaires par semaine au départ.La publication traitera à 50% ou 60% de vedettes internationales, et le reste sera consacré aux stars locales.L'intérêt des compatriotes sera-til au rendez-vous, compte tenu du fait qu'il n'y a pas de véritable star-système canadien anglais ?Lise Ravary, vice-présidente et directrice de rédaction, titres féminins et nouveaux produits chez Rogers, est persuadée que oui.« Il va y avoir des pigistes et des collaborateurs dans différentes villes du pays, pas juste à Toronto, pour couvrir les réceptions et les endroits où les gens riches et célèbres se rencontrent », explique Mme Ravary.Le reste du contenu proviendra des différentes éditions internationales de Hello ! (anglaise, turque, grecque, russe), de même que du magazine espagnol Hola, à l'origine de toutes ces publications.Hello ! Canada sera plus « glamour » que le seul magazine canadien du genre (Weekly Scoop, publié par le quotidien Toronto Star) et que les US Weekly et autres People, promet par ailleurs Lise Ravary.« C'est un produit différent, un peu plus haut de gamme, assure- t-elle.On n'est pas dans la cellulite des stars, on n'est pas dans le potin ou la rumeur.On est dans la vie des célébrités, et non pas dans les dernières frasques de Paris Hilton, dont on n'a rien à cirer.» Un véhicule publicitaire André Lafrance, professeur de communications à l'Université de Montréal, doute fort de l'intérêt de la future publication pour les lecteurs.Selon lui, cette nouvelle version sera uniquement un véhicule publicitaire, destiné à profiter des deniers publics accordés aux magazines qui offrent du « contenu canadien ».« C'est purement une question financière, d'avantages fiscaux, puisqu'on sait très bien qu'il n'y a pas de star-système au Canada anglais », note l'expert du monde des médias.Avec 25 000 exemplaires offerts au départ, Hello ! aura un tirage relativement faible par rapport à ses compétiteurs américains.En 2004, People a vendu en moyenne 194 000 exemplaires par semaine au Canada, Star Magazine, 128 000, et US Weekly, 67 000, selon les chiffres compilés par l'Audit Bureau of Circulations.Rogers Média n'exclut pas de lancer une version francophone du magazine pour le Québec, mais rien n'est décidé pour l'instant.Le lancement de Hello ! Canada aura lieu à la fin du mois d'août prochain.« On est dans la vie des célébrités, et non pas dans les dernières frasques de Paris Hilton, dont on n'a rien à cirer.» MUSIQUE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Les metteurs en scène chargés de préparer les spectacles lyriques des maisons d'enseignement musical devraient avoir comme premier souci cette élémentaire fidélité aux oeuvres qui situe dans le contexte idéal à la fois les étudiants pour qui ces exercices sont montés et le public nouveau qui y fait lui aussi son apprentissage de l'opéra.Autrement dit, de part et d'autre de la rampe, chez les jeunes chanteurs comme chez ceux qui les regardent et les écoutent, on ne veut pas savoir comment monsieur ou madame le (ou la) metteur en scène conçoit tel ou tel ouvrage : il existe des compagnies professionnelles pour ce genre d'explorations.Puisqu'on est encore à l'école, tout ce qu'on attend, c'est une réalisation exacte de l'opéra abordé.L'autre soir à l'Université de Montréal, Mme Ronfard s'attaquait à Hänsel und Gretel en éliminant carrément l'essentiel : disparue, la cabane de la sorcière ; disparu, le four aux enfants.L'opération-déformation se poursuit ce weekend au Conservatoire, où M.Racine termine Suor Angelica en remplaçant l'apparition de la Vierge et l'enfant, pourtant clairement indiquée chez Puccini, par la lente marche de la petite religieuse vers une espèce de grand cercle blanc (symbole du néant, peut-être !), puis il renchérit en multipliant dans L'Heure espagnole les effets les plus grossiers et complètement étrangers à ce qu'ont voulu Ravel et son libretttiste.Dieu soit loué, M.Racine n'a pas mis son nez dans la musique.En tant que metteur en scène responsable, c'est-à-dire hors de ses « initiatives » d'ordre scénique, il s'est même appliqué à la « direction d'acteurs » et vu à ce que ces jeunes jouent avec une certaine conviction.Le programme double Suor Angelica- L'Heure espagnole est donné au Monument-National trois fois (vendredi soir, hier soir et cet après-midi), avec trois chanteuses différentes dans le rôle principal de chaque petit opéra.Dans le premier cas, une jeune fille de famille noble mise au couvent pour avoir eu un enfant hors mariage ; dans le second, la femme de l'horloger municipal qui reçoit ses amants lorsque son mari est au travail et les cache les uns des autres dans des horloges.De la distribution de vendredi soir se détachent deux sujets.Angèle Plourde, plantureuse soprano ayant aussi l'étoffe d'un mezzo, suggère bien le désarroi d'Angelica, cependant que, dans le Ravel, le baryton Antoine Gervais réunit la solidité vocale et le sens du comique du muletier Ramiro et vole la vedette à Concepcion.L'interprète de ce rôle, Catherine Bouchard- Lavoie, bouge avec naturel, possède une assez bonne voix, mais prononce mal.Anne Julien- Rocheleau a la moitié de la voix et la moitié de la présence qu'on attend de la tante sans pitié de Suor Angelica, alors que l'Horloger du Ravel chante, lui, deux fois trop fort et plutôt mal.Dans l'ensemble, de jolis costumes et des voix convenables.Au piano, une « réduction » d'orchestre très efficace d'Olivier Godin.SUOR ANGELICA, opéra en un acte, livret de Giovacchino Forzano, musique de Giacomo Puccini (1918) ; L'HEURE ESPAGNOLE, opéra en un acte, livret de Franc-Nohain, musique de Maurice Ravel (1907-11).Production : Studio d'opéra du Conservatoire de musique de Montréal.Mise en scène : François Racine.Décors et costumes : Elli Bunton.Éclairages : David Perreault-Ninacs.Au piano: Olivier Godin.Salle Ludger-Duvernay du Monument- National.Première vendredi soir.Reprise auj., 14 h.CINÉMA L'opéra à l'école Solitude et dépression s'abattent sur Deauville MURIEL BRACHET AGENCE FRANCE-PRESSE DEAUVILLE, France \u2014 La solitude et la dépression se sont abattues vendredi sur le huitième Festival du film asiatique de Deauville au deuxième jour de la compétition, marqué par des portraits de femmes fragiles et d'hommes meurtris.Dans 4:30, le Singapourien Royston Tan, dont le premier film, 15, fut récompensé par un prix du jury en 2004, met en scène un jeune garçon, Xiao Wu, livré à lui-même en l'absence de sa mère, partie en Chine pour affaires.De jour comme de nuit, Xiao Wu, qui partage son appartement avec un jeune Coréen suicidaire, invente mille petits stratagèmes pour combler le manque de chaleur humaine dont il souffre.Filmé avec tendresse et poésie, 4:30, quasiment muet, est porté par le jeu tout en nuances de son jeune interprète, Li Yuan.Blue cha cha, du Taïwanais Cheng Wen-Tang, fait également se croiser deux solitudes : A-Ju, une jeune femme instable et rêveuse, qui sort de prison pour un crime dont on ne sait rien au départ, est hébergée par Ann, une ancienne codétenue qui dirige un bar.En dépit des mises en garde de son amie et d'espoirs déçus, A-Yu attend trop des hommes qu'elle rencontre.Dans Midnight My Love, du Thaïlandais Kongdej Jaturanrasmee, le héros, un chauffeur de taxi de Bangkok nommé Bati, est un quadragénaire solitaire aux goûts vieillots.La nuit, il sillonne les rues de la ville en écoutant son émission de radio préférée, consacrée à de vieux succès, tout en s'imaginant en héros de feuilletons à l'eau de rose.Sa vie est bouleversée lorsqu'il rencontre Nual, une jeune prostituée.Un portrait doux-amer, entre tragédie et comédie romantique, éclairé par une mise en scène pleine de légèreté.Ryuichi Hiroki honoré En marge de la compétition, le Japonais Ryuichi Hiroki, 51 ans, à qui le Festival a remis un trophée d'honneur, a présenté son nouveau film, It's Only Talk, portrait délicat et profondément émouvant d'une jeune maniacodépressive qui s'efforce d'affronter seule des sautes d'humeur qui la font passer d'une phase d'euphorie et d'hyperactivité à un état de prostration et de profonde dépression.La journée de vendredi a également été marquée par l'ouverture de la compétition Action Asia, avec la présentation d'un film noir très stylisé, Bittersweet Life, du Sud-Coréen Kim Jeewoon, qui, après le troublant thriller Deux soeurs, prouve sa capacité de maîtriser des genres très différents.Neuf longs métrages sont en lice jusqu'à ce soir pour le Lotus d'or du meilleur film, ainsi que ceux du jury et du meilleur scénario.Cinq autres films concourent pour un lotus Action Asia dans une sélection réservée au polar et aux films d'arts martiaux.Enfin, deux trophées seront attribués par la critique et le public.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS FESTIVAL DU FILM SUR L'ART ONF et Cinémathèque québécoise: www.artfifa.com CLASSIQUE REDPATH HALL (Mc Gill) Ensemble Les Fumeux.Musique médiévale: 17h.ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL Elijah (Mendelssohn).Choeur de l'église et Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Julian Wachner: 16h.MONUMENT-NATIONAL Suor Angelica (Puccini) et L'Heure espagnole (Ravel).Atelier d'opéra du Conservatoire.Mise en scène: François Racine: 14h.DANSE TANGENTE Équilibristes: 16h.VARIÉTÉS SALLE ANDRÉ-MATHIEU (475, boul.de l'Avenir, Laval) Quartteto Gelatto: 20h.SALLE PAULINE-JULIEN (Sainte-Geneviève) François Massicotte: 20h.Retrouvez Manon Le Blanc dans lundi 19h30 et mercredi 19h à Le magazine de la déco créative EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT ! 3386501A Six Acadiens en vedette à Paris PRESSE CANADIENNE DIEPPE, N.-B.\u2014 Les Nuits acadiennes reviennent pour la cinquième fois à Paris.Le festival sera lancé le 23 mars avec une prestation de Suzanne Léger, suivie de Fayo.Le vendredi, ce sera au tour de Joseph Edgar et des Païens de se faire entendre.L'événement se terminera le 25 avec Christian «Kit» Goguen, qui sera suivi de Chuck et Albert, de l'Îledu- Prince-Édouard.En plus des concerts, des aprèsspectacles « jam» animés par Vishten permettront aux Parisiens de goûter à la convivialité acadienne.VOYEZ-LE MAINTENANT! RGFMDRUMMONDVILLE VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE « HILARANT! » JIM SVEJDA, KNX/CBS RADIO (Version Française de The Shaggy Dog) (Version Française de Eight Below) LE Film No 1 au canadA TROIS SEMAINES D'AFFILÉE! Distribué par BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©DISNEY ENTERPRISES, INC.3388529A ARTS ET SPECTACLES MARIE-JOSÉE CROZE UNESPRIT LIBREÀ PARIS Trois ans après avoir quitté le Québec en claquant la porte, Marie-Josée Croze is alive and living in Paris.L'année dernière, elle a enchaîné quatre films et une pièce de théâtre avant de se faire imposer un repos forcé par le médecin.Ces jours-ci, elle revient lentement à la vie en savourant chaque minute de sa liberté.Portrait d'une Parisienne libre et d'une actrice sans accent québécois.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE PARIS \u2014 Toute menue, le teint pâle et un brin anémique, en jeans et tshirt, Marie-Josée Croze m'attend tapie dans un coin du bar du chic hôtel Lutetia, où les chambres se détaillent jusqu'à 630 euros la nuit, pétales de roses et champagne compris.J'ai traversé Paris pour venir à sa rencontre et la course, remplie de bouchons, et d'embûches, a ravivé une vieille question: comment peut-on vivre à Paris sans devenir complètement cinglé ?La question fait sourire Marie- Josée Croze, qui comprend mon exaspération, mais ne la partage pas.Depuis ce coup de tête de décembre 2003, quand l'actrice a vidé son appartement montréalais et s'est loué en moins d'une heure un deux-pièces de 50 mètres carrés à Saint-Germain-des-Prés, elle est ici aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau ou qu'un Japonais dans la tour Eiffel.Le manque d'espace, le rationnement de l'eau chaude et les lumières qui s'éteignent au beau milieu de la montée des marches d'escalier ne la dérangent pas.Tout le contraire.« Le confort m'emmerde et trop d'espace m'angoisse, ditelle.Avec tous les films que j'ai tournés, je pourrais facilement m'acheter un plus grand appartement, mais les possessions matérielles, ça me saoule.Tout ce qu'on acquiert, il faut s'en occuper et moi, je suis très mauvaise pour gérer le matériel.Moins j'en ai, mieux je me porte.» Il n'y a pas que le matériel dont Marie-Josée Croze a réussi à se débarrasser.Il y a d'abord l'accent québécois qui, chez cette fille adoptée de Longueuil, n'a jamais été très prononcé, mais qui, au contact de la musicalité pointue parisienne, a complètement disparu.Contrairement à certaines de ses contemporaines québécoises qui forcent la note, la mutation de Croze s'est faite tout naturellement, sans doute parce que de l'aveu de l'actrice, elle attrape les accents comme d'autres des grippes.Aujourd'hui, lorsque Marie-Josée Croze commande un Perrier ou donne la réplique à un acteur français censé être son père, même Thierry Ardisson serait incapable de déceler la trace de ses origines québécoises.Fini l'ego Autre changement chez une actrice qui, en l'espace d'une décennie, est passée de Chambres en ville au Prix d'interprétation féminine à Cannes pour Les Invasions barbares, son ego a disparu.C'est, en tout cas, ce qu'elle m'annonce, mais sans fierté ni vantardise, comme s'il s'agissait d'un truc aussi anodin qu'un changement de couleur de cheveux.« C'est vrai, je n'ai plus d'ego, du moins pas dans le travail.Quand j'embarque dans un projet, j'embarque à fond avec un esprit de trouper.Et ça me fait le plus grand bien.Parce que l'ego, à la base, c'est se préoccuper de ce que les autres pensent de nous.C'est le pire ennemi des acteurs.Dès que tu te laisses corrompre par ça, t'es foutu.» Marie-Josée Croze a si peu d'ego que chaque fois qu'elle reçoit un scénario, elle se fait un devoir de le lire aussitôt.Dès qu'elle tarde un peu, elle se traite de tous les noms y compris de merde, dit-elle.Habituellement, au bout d'une semaine, la lecture est terminée et le cinéaste, rappelé.L'ennui, c'est qu'à Paris, les actrices de son statut (très enviable) prennent en général une éternité avant de répondre, histoire de signaler à leur interlocuteur qu'elles ont d'autres chats à fouetter, même si, en réalité, elles n'ont pas travaillé depuis des mois.« Résultat, dit-elle avec son sens inné de l'autodérision, c'est qu'en lisant plus vite que tout le monde, je passe souvent pour une nulle.Dans l'esprit de certains cinéastes, si je réponds aussi vite, c'est que je suis désespérée.Une fois, j'ai même perdu un rôle à cause de ça.Au lendemain d'une rencontre, quand j'ai appris que la cinéaste venait de proposer le rôle que j'avais pourtant accepté à ma copine Julie Depardieu, je l'ai appelée pour lui dire qu'elle était gonflée, même si j'étais contente pour elle.Depuis, j'essaie de faire traîner les choses.C'est difficile à cause de mon tempérament nordaméricain, mais bon, je n'en fais pas une maladie.» En fait, ce n'est pas tout à fait juste, puisque à force de travailler comme une forcenée, d'enfiler film après film, et, parfois même, d'interpréter trois rôles différents dans une même semaine, le surmenage a eu raison de sa résistance physique.Elle mentionne la chose brièvement et sans grand détail, regrettant presque de l'avoir même évoquée.La nudité C'est que Marie-Josée Croze est énormément sollicitée par le cinéma français.Et bien qu'elle choisisse ses projets avec soin et refuse plus de rôles qu'elle n'en accepte, les propositions n'en finissent pas de s'accumuler.« Des fois, dit-elle, il y a des trucs qui ne se refusent pas.» Ce fut le cas pour le petit rôle de tueuse à gages dans Munich, de Steven Spielberg, ou encore pour celui de Tango, une fille libre et lesbienne qui préfère la compagnie des Blacks des banlieues à celle de sa famille de «bourges », dans Les Oiseaux du ciel, d'Éliane Latour.Même s'il n'y a aucun lien entre les deux films, sinon que Munich est aussi réussi que Les Oiseaux du ciel est raté, un détail les unit : la nudité.Dans Munich, Marie-Josée Croze n'a pas hésité à apparaître complètement nue à la caméra.Et dans Les Oiseaux du ciel, elle a accepté de tourner une scène d'amour assez explicite avec sa partenaire féminine sans que cela ne lui pose le moindre problème.« Dans les deux cas, raconte-t-elle, j'aurais pu garder mon slip ou alors me négocier un cachet supplémentaire pour chaque bout de peau dénudée.Je sais que des chartes de tarifs existent selon ce que tu montres, mais c'est ridicule.Je ne me vends pas en pièces détachées.Et puis, j'ai décidé de faire ce métier et de m'exposer, alors j'assume.Faut dire que j'ai tellement dessiné de modèles nus aux beaux-arts que la nudité, je m'en fous, pour autant qu'elle ait un sens.Ce qui compte pour moi, c'est que la scène soit belle et bien filmée.Pendant le tournage d'Ordo par exemple, j'avais pris du poids.Il y avait une scène où j'étais nue sous un manteau devant une petite lampe allumée.J'ai montré mes bourrelets au réalisateur en lui disant que l'effet serait plus joli si la petite lampe était fermée.Il était tout à fait d'accord.Dans la vie, si tu commences à faire une fixation sur ton corps, ça devient un gros problème.Moi, je n'ai pas envie que ça le devienne.» Allégée de son ego, affranchie de ses complexes et libre de toute hypothèque, Marie-Josée Croze se sent légère et joyeuse quand elle se promène dans Paris.Cela ne l'empêche pas de rêver la nuit à Montréal et de se réveiller avec le sentiment bizarre de son déracinement.Mais quand l'étrangeté s'estompe, tout ce qui lui reste est un lourd ressentiment à l'égard de la société québécoise.« Je suis peut-être partie en 2003, mais en réalité, j'avais quitté le Québec dans ma tête depuis longtemps.Parce que je suis quelqu'un d'original et de singulier, et qu'au Québec, il n'y a pas de place pour la singularité.Ici, ce n'est pas nécessairement plus ouvert.Il y a des acteurs que je trouve parfaitement lamentables, mais au moins, chacun peut avoir sa niche.Au Québec, je n'ai jamais eu le sentiment d'être estimée par le milieu.Quand j'ai fait La Florida par exemple, les gens ont cru que j'étais dans la vie comme dans le film et qu'on m'avait ramassée dans la rue et plaquée devant la caméra.Mais la vérité, c'est que j'ai passé l'audition avec 300 autres filles et c'est moi qui ai décroché le rôle.Alors, je n'ai peutêtre pas fait le putain de Conservatoire et je ne faisais pas partie de la gang de théâtreux, mais j'ai travaillé aussi fort que les autres et mes rôles, je ne les ais jamais volés à personne », dit-elle en montant le ton, des éclairs de feu dans le regard.L'instant suivant pourtant, elle concède qu'elle n'a pas vraiment changé, qu'elle porte les mêmes vêtements et endosse les mêmes valeurs qu'elle avait au Québec.« Sauf qu'ici, je passe pour une Américaine ou du moins, une actrice avec un jeu américain, mais qui a su s'adapter à la musicalité de la langue.Et grâce à cet accent, je ne suis pas condamnée aux rôles d'étrangères comme Monica Bellucci par exemple.Je peux très bien avoir comme père André Dussollier sans que cela sonne faux.» La seule chose que Marie-Josée Croze ne peut pas, et surtout, ne veut pas faire, c'est parader dans les soirées mondaines en Gucci et Prada comme une starlette ou alors se précipiter au Festival de Cannes où, depuis son prix, elle est invitée chaque année en première classe.« Ça serait la chose la plus facile à faire et mon agent en serait ravi, mais c'est un piège, parce qu'à la longue, tu finis par écoeurer le monde.Moi, je préfère me garder une petite gêne et rester un esprit indépendant qui n'appartient à aucun pays, aucune famille et qui trace sa ligne.» En sera-t-il ainsi dans quelques années quand un succès foudroyant lui tombera peut-être dessus et placardera son affiche dans tout Paris?Marie-Josée Croze n'y pense même pas.De toutes façons, elle a des choses plus urgentes à régler, la première étant d'installer un jeu d'étagères dans son appartement comme elle se promet de le faire depuis trois ans.Je la quitte devant le métro Sèvres- Babylone en la regardant faire son chemin à travers le tohu-bohu de la circulation parisienne.Personne ne se retourne sur son passage et peut-être que je me trompe, mais j'ai la nette impression que ça lui donne des ailes.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca PHOTOALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE © Installée à Paris depuis décembre 2003, la comédienne Marie-Josée Croze y est aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau.« Je suis peut-être partie en 2003, mais en réalité, j'avais quitté le Québec dans ma tête depuis longtemps.Parce que je suis quelqu'un d'original et de singulier, et qu'au Québec, il n'y a pas de place pour la singularité.» Ce soir 21h Les temps de Marcel Dubé L'enfance et l'adolescence de l'un des dramaturges les plus importants du Québec.1er de 3 Scénario et réalisation : Gaëtan Lavoie telequebec.tv Télé-Québec 3388160A . JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE SITUATIONS PÉRILLEUSES, QUESTIONS EMBARRASSANTES, PEUR, MALAISES, FOUS RIRES.VOSARTISTES PRÉFÉRÉS PASSENT UN MAUVAIS 1/4 D'HEURE AVEC LES ANIMATEURS MARIE-NEIGE CHÂTELAIN ET PHILIPPE JOYAL.ENTREVUE AVEC LES TÉMÉRAIRES TORTIONNAIRES.Q.Qu'est-ce qui différencie Mauvais 1/4d'heure des autres émissions?PHILIPPE : Les artistes qui sont habituellement reçus sur les plateaux de télévision sont toujours les mêmes et disent souvent la même chose.Nous avons voulu sortir des sentiers battus et leur faire faire des choses flyées.Des performances extrêmes.Q.Quel genre de performances extrêmes?PHILIPPE : J'ai emmené Yann Perreau dans un avion acrobatique et je lui ai demandé de chanter pendant qu'on faisait des vrilles dans les airs.J'ai la chance de pouvoir m'amuser à déstabiliser les invités.Q.Tu n'as pas peur dans ce genre de situations extrêmes?PHILIPPE : Au contraire! J'adore ça! (grand sourire) Q.Et toi Marie-Neige, comment vis-tu ça?MARIE-NEIGE : Disons qu'on ne s'ennuie pas sur ce plateau! PHILIPPE : Le but n'est pas de faire peur à nos invités.Mais de les brasser un peu.MARIE-NEIGE : Par exemple, sachant que les Chick'n Swell sont un peu «douillets», nous ne les avons pas envoyés en avion mais nous leur avons organisé un match de Paint Bal.PHILIPPE : Finalement, le match est devenu «heavy»! Ils ont mangé la claque.(rires complices des deux animateurs) Disons qu'on attend nos invités avec un petit sourire en coin qui veut dire : attention à vous.Q.Comment réagissent généralement les invités sur le plateau?MARIE-NEIGE : Ce que je remarque, c'est le sérieux avec lequel les artistes effectuent la tâche qu'on leur demande.Parce qu'il y a des performances extrêmes mais aussi des contre-performances à faire.Q.Des contre-performances?MARIE-NEIGE :Oui.Il s'agit de leur faire chanter une chanson qui ne colle pas du tout à leur personnalité.Par exemple faire chanter du Andrée Watters à l'humoriste Stéphane Fallu.PHILIPPE : Ils sont généralement mauvais (rires) mais ils le font avec coeur.Il faut voir les Denis Drolet chanter du Jean-Pierre Ferland! Ça donne des moments uniques pour la télé.Q.Il y a aussi une version dangereuse de Roche, papier, ciseaux.MARIE-NEIGE :Oui, ça donne des situations drôles comme les Denis Drolet contre Ariane Moffat.On se rend compte que ce jeu n'est pas si simple, contrai-rement à ce qu'on pourrait croire.Il y a même de la tricherie.Bref, la personne qui perd se fait poser une question qui tue.Q.Qu'est-ce qu'une question qui tue?MARIE-NEIGE : C'est une question embarrassante.Par exemple : quel est le surnom que ta blonde te donne?(sourire taquin) Nous posons aussi des questions dont nous savons les réponses.Les invités ne peuvent se défiler devant les caméras.PHILIPPE : Il y a aussi plus embarrassant encore : Nomme-moi un artiste que tu n'aimes pas.(grimace embarrassée de Marie-Neige) Elle est dure celle-là! Q.Qui nommerais-tu, toi ?PHILIPPE : Je ne peux pas répondre à ça.Q.Tu serais \u201cpeureux\u201d à ta propre émission alors?PHILIPPE : (rires) Pas mal, ouais.MARIE-NEIGE : Il faut dire qu'on a de bons recherchistes qui nous trouvent des citations que les artistes ont déjà dit.Ça met parfois nos invités dans l'eau chaude.Mais ça reste drôle.On a aussi un jeu de plogue.Q.Un jeu de «plogue»?MARIE-NEIGE : Les artistes viennent souvent à la télé pour se faire de la publicité pour un concert ou pour un album.Alors on joue avec ça.À Mauvais 1/4 d'heure, on leur demande de gagner une plogue en nous impressionnant avec quelque chose.Et on fait voter les ados dans la salle Q.Quelqu'un a-t-il réussi?MARIE-NEIGE : Yann Perreau nous a fait un solo de batterie.On ne savait pas qu'il savait en jouer.C'était GÉNIAL.PHILIPPE :On lui a donc fait une bonne publicité.On a beurré épais.(rires) Q.Et si c'est raté?MARIE-NEIGE : Si c'est raté, on va faire une «plogue poche», on ne dira pas les numéros de téléphone pour acheter les billets, on va parler de son spectacle sur un ton blasé.(rires) PHILIPPE : C'est arrivé avec l'humoriste Stéphane Fallu.C'est ce que j'aime de cette émission.Ce n'est pas arrangé avec le gars des vues.On agace nos invités pour de vrai.MARIE-NEIGE : Et c'est à double tranchant.En mettant nos invités dans l'embarras, on se met parfois dans l'embarras nous aussi.La nouvelle émission deVRAK.TV s'amuse àbrasser les artistes LE CÔTÉ SHOWBIZZ Q.Il y a aussi un côté «showbiz» à cette émission, non?MARIE-NEIGE :Oui, il y a une grosse partie de l'émission qui est un très bon spectacle de musique.À chaque émission, il y a un jeune groupe invité.Toujours un groupe émergent parce que le but c'est de faire connaître aux jeunes des groupes cool qu'ils n'auront pas la chance d'entendre à la radio commerciale.Comme Karkwa par exemple.Ou les Hot Springs.PHILIPPE : C'est tripant parce qu'on remarque que les ados présents aux enregistrements aiment la musique de ces groupes.Ça groove dans la salle à chaque fois.La radio commerciale fait jouer toujours les mêmes groupes.C'est toujours les mêmes chansons qui jouent quand tu entres dans un Mc Do, dans une boutique, dans une voiture.Mais il y a plein d'autres groupes super bons qui ne sont pas connus.Il n'y a pas juste Britney Spears! MARIE-NEIGE : L'émission est une tribune importante pour l'underground.Ça fait du bien.Q.Marie-Neige, tu es aussi chanteuse.Tu dois avoir envie de te joindre aux groupes demusique des fois?MARIE-NEIGE : Au début, je chante l'intro avec le groupe de l'émission et je ferme avec une chanson que nous nous amusons à réarranger.Par exemple, on va reprendre la chanson Illégal de Marjo mais en style « surf » comme les Beach boys.C'est parfois aussi une chanson qu'on est tanné d'entendre mais qu'on va faire redécouvrir.Par exemple la chanson Infidèle de Claude Dubois que je vais faire en style techno.PHILIPPE :On essaie de donner un nouveau souffle à une chanson.Ça finit bien l'émission.Le résultat est vraiment impressionnant.Et puis le studio est tellement beau! C'est à la Tohu, la cité des arts du cirque, alors c'est un studio circulaire immense.MARIE-NEIGE :On fait même des entrevues dans un cube! PHILIPPE :On a un rideau de projections, le même qu'il y avait au spectacle de U2! Ça permet donc plein d'effets spéciaux.On dirait un show de Musique Plus.MARIE-NEIGE : Et puis on a un écran géant de 120 pieds! DES JEUNES ANIMATEURSÀ L'AVENTURE Q.Est-ce que c'est déstabilisant pour vous d'animer une émission qui crée volontairement des malaises?PHILIPPE et MARIE-NEIGE :Oui!!!! PHILIPPE : D'autant plus que nous sommes jeunes.Nous ne sommes pas encore des «pro ».En tout cas, pas moi.Je ne suis pas encore rendu aux lettres P-R-O.MARIE-NEIGE : C'est sûr qu'on travaille fort.Et puis nous avons la chance d'être entourés d'une équipe qui croit en nous.PHILIPPE : Peut-être plus maintenant! (rires) Je blague.Q.Qu'est-ce qui est particulièrement difficile dans votre travail?MARIE-NEIGE :Moi, je suis une chanteuse, Philippe est un sportif mais il a aussi déjà animé H2Snow à RDS.Nous sommes donc habitués à travailler dans ce milieu.Mais quand tu arrives devant cinq caméras, une foule de 400 jeunes qui crient et un régisseur qui fait des décomptes.c'est fou l'effet que ça fait! PHILIPPE : La première fois que j'ai vu le régisseur faire ses signaux, je savais pas c'était quoi.(rires) Je lui répondais par des signaux de base-ball! MARIE-NEIGE : Lors de la première émission, nous étions un peu perdus c'est vrai.Nous avons crié dans les micros.PHILIPPE : La foule est tellement en feu qu'on ne s'entend même pas dire allo! La première fois, on n'avait pas compris que malgré le bruit de la foule sur le plateau, le son dans les micros se rend pareil même si on parle normalement.Alors on gueulait comme des malades dans les micros.Je crois que chaque fois que je vais voir ce premier enregistrement, je vais rire comme un débile de nous voir.C'est notre mauvais quart d'heure à nous en fait.(rires) MARIE-NEIGE : C'est effectivement quelque chose à voir! Mais les jeunes dans la salle sont tellement sur le party pendant les enregistrements, c'est surprenant chaque fois.PHILIPPE :On a autant de fun qu'eux autres alors c'est pour ça que ça fait une bonne émission je pense.On n'est pas tellement plus vieux qu'eux au fait.MARIE-NEIGE : Ce qui est merveilleux c'est que personne sur le plateau ne nous a jamais fait sentir poches.PHILIPPE : Ils l'ont pensé une fois rendus à la maison.(rires) Sérieusement, on est vraiment choyés.C'est un maudit bon show! QUE SONT LES «PERFORMANCES QUI DÉCAPENT» L'ÉMISSION TYPE À chaque émission, en plus du groupe demusique et des deux invités qui passent unmauvais quart d'heure, des performeurs en tous genres viennent nous épater.J'ai entendu entre les branches que des champions de breakdance viendront y faire leur tour.Et ce sera aussi l'occasion de voir un champion de fabrication de pâte à pizza! Deux invités.Exemple:lachanteuse Marie-Maietl'humoriste Rachid Badouri àquionfaitpasser unmauvais quartd'heure.Ungroupe émergent.Exemple:Malajube.Une performancequidécape.Exemple:unchampion de scratch.> > QUI SONT-ILS?MARIE-NEIGE CHÂTELAIN Vousl'avezvuedans Watatatow ou Histoires defilles àla télévision.Elle aaussi gagné le concours Ma première Placedes Artsen2005après une formation en théâtre musical.Comédienne, chanteuse, Marie-Neige sauravousépater.PHILIPPE JOYAL Entraîneurdeski acrobatique, Philippe aparticipé àplusieurs compétitions de wakeboard etacollaboré àlaréalisation de plusieurs films d'aventure.Ilaégalementcoanimé H2Snowà RDS.Avecsasoif d'adrénaline, çavabarder. DIVERTISSEMENT ARTS ET SPECTACLES Internet sans fil sur la ligne Québec-Windsor de VIA Rail DÉPENDANCE quels sont les symptômes?Pour le joueur dépendant, le monde virtuel du jeu vidéo devient plus attrayant que le monde réel, avec l'école, le travail, la famille.Une série de symptômes a été identifiée par les experts.Les reconnaissez-vous, chez vous ou chez un proche ?ENFANT > Passe toutes ses heures de loisir devant l'ordinateur ou la console de jeu.> S'endort en classe.> Oublie de faire ses devoirs.> Présente des résultats scolaires en régression.> Ment sur le temps passé à jouer.> Préfère l'ordinateur à ses amis.> Se retire des cercles d'amis ou d'activités (sports, culture).> Devient irritable lorsqu'il ne peut jouer pendant un certain temps.ADULTE > Obtient des sensations intenses de plaisir ou de culpabilité devant l'ordinateur.> Ne pense et ne parle que du jeu, même lorsqu'il n'est pas devant un ordinateur ou une console.> Passe de plus en plus de temps à jouer, au détriment de sa famille, de ses amis et même de son travail.> Ment sur le temps passé à jouer.> Devient irritable, colérique ou dépressif lorsqu'il ne peut jouer pendant un certain temps.> Dépense de plus en plus pour le jeu.> Laisse le monde virtuel et les rencontres sur Internet remplacer sa vie émotive avec son partenaire et sa famille.MANIFESTATIONS PHYSIQUES > Sommeil perturbé.> Douleurs au dos et au cou.> Migraines et maux de tête.> Yeux irrités.> Désordre de l'appétit.> Difficulté à maintenir son hygiène personnelle.RÉJEAN LACOMBE LE SOLEIL VIA Rail a réalisé une première nord-américaine, le 26 février, en devenant le premier service ferroviaire à offrir un service d'accès Internet sans fil Wi-Fi (wireless fidelity) à bord de ses trains, dans les 22 gares et les sept salons Panorama du corridor Québec-Windsor.D'ici la fin de l'année, tous les voyageurs des classes VIA 1 et Confort pourront accéder àl'Internet dans tous les trains interurbains en Ontario et au Québec.Il aura fallu deux ans de recherches et de travaux pour que les voyageurs des classes VIA 1 entre Québec et Montréal et dansplusieurs voitures VIA 1 entre Montréal et Toronto puissent profiter de ce service unique.Ce réseau Internet sans fil de VIA combine l'utilisation de la technologie Wi-Fi et de la communication par satellite et cellulaire.Il y a trois mois, VIA a signé une entente de cinq ans avec Parsons Corporation pour mettre au point ce système.Cette entreprise américaine qui est considérée comme l'une des plus importantes firmes d'ingénierie et de construction aux États-Unis, a investi 10 millions US dans le projet.«En retour, explique le président et chef de la direction, d'Opti- Fi Net-works, Roland S.Muse, nous avons un engagement de mise à jour périodique avec VIA, En vertu de cet engagement, les deux parties ne sont pas liées à une seule technologie.» Opti-Fi est une société formée par ARINC Incorporated, les fondateurs d'Airpath Wireless, et par Parsons.D'autres entreprises, comme Bell Mobilité, Point Shot Wireless, Pan Am Sat, Just Tech, Corpora Tel et mmwave ont été impliquées dans le projet.Pour le président et chef de la direction de VIA Rail, Paul Côté, il s'agit là d'une étape importante.«Non seulement, dit-il, parce que nous sommes un chef de file de notre industrie en offrant une technologie novatrice, mais aussi parce que nous sommes engagés à offrir une valeur ajoutée à nos clients.» Toutefois, ce service n'est pas gratuit.L'offre de VIA se présente sous forme de trois plans.On retrouve un plan d'accès unique d'une durée de 15 minutes qui coûte 3,99$ et 30 cents pour chaque minute additionnelle.Par ailleurs, l'accès quotidien d'une durée de 24 heures coûte 8,95$.Ceux qui voyagent régulièrement à bord de VIA peuvent opter pour un abonnement mensuel de 46$.L'objectif visé par les dirigeants de la compagnie ferroviaire est que 35% des voyageurs empruntant le corridor Québec-Windsor fassent appelàcenouveauservice haute performance.Ce long corridor est en fait le trajet le plus achalandé chez VIA.L'an dernier, 3 617 000 voyageurs y ont circulé et de ce nombre, 542 000 personnes ont utilisé lapremièreclasse, VIA 1.Cette année, tout sera mis en oeuvre pour attirer 2% plus de voyageurs afin de porter le nombre à 3650000.Quand le jeu n'est plus drôle PETER SVENSSON ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 La bande annonce de Stay Alive, un film sur les adeptes du jeuvidéo quimeurent parcequ'ils jouent au mauvais jeu, affiche ce message sur l'écran: on retrouve100 millions d'adeptes des jeux vidéo en Amérique du Nord et le quart sont des joueurs compulsifs.Les jeux vidéo et l'Internet alimentent les craintes depuis que l'ordinateur est devenu un appareil commun dans les maisons.Et la même critique revient continuellement: les gens restent devant leur ordinateur trop longtemps, au détriment des autres facettes de leur vie.Sont-ils vraiment dépendants?Et le sont-ils autant que certains le prétendent?En fait, la réponse varie selon le sens que vous donnez au terme dépendant.La majorité des experts estiment que les joueurs les plus actifs ne sont pas intoxiqués au même titre que les utilisateurs de drogue, mais plutôt comme les parieurs invétérés.Les conséquences sont toutefois aussi complexes et peuvent prendre une tournure dramatique.«Quand j'ai commencé à devenir accro à l'Internet, en 1995, j'ai réalisé que cela pouvait devenir un problème majeur », affirme le professeur Mark Griffiths, qui étudie les comportements des gens dépendants à l'université britannique Nottingham Trent.«Toutefois les recherches ne confirment pas l'existence du fléau que laisse entendreuncertain battage publicitaire.» Certains cas sont toutefois inquiétants.Donna Meyer passe 12 heures chaque jour dans Second Life, un jeu virtuel sur Internet.La grand-mère de 49 ans demeure à New York et partage un logement virtuel avec un partenaire qui demeure au Nouveau-Mexique.Elle assure pourtant que sa «dépendance » ne constitue pas un problème.«Ma fille se fâche après moi, reconnaît-elle.Elle me dit: Maman, tu devrais sortir et prendre l'air, mais tu es constamment devant ton ordinateur.Je lui réponds invariablement que je suissansemploi, que jen'aipasvraiment d'argent pour aller à l'extérieur et que je rencontre des gens sur Internet.Ce que j'apprécie beaucoup.» Excès et problèmes Le professeur Griffiths soutient qu'il existe une différence énorme entre les utilisateurs excessifs et ceux qui ont des problèmes.Et même ces derniers pourraient ne pas être intoxiqués.Dans son esprit, pour être dépendant, il faut que l'adepte devienne destructif, affiche des symptômes d'isolement et fasse un usage encore plus inconsidéré de son ordinateur.«Quand vous appliquez ces critères à des adeptes des jeux vidéo ou à des utilisateurs d'Internet, vous découvrez que de nombreuses personnes ont au moinsundeces symptômes, mais jamais la totalité.Je considère qu'ils ne sont pas dépendants.» Griffiths souligne ainsi que les gens qui établissent des relations amoureuses par le biais d'Internet délaissent rapidement leur ordinateur quand ils se rencontrent dans le monde réel et qu'ils continuent leurs relations.Jason Ellis, 32 ans, a toutefois vécu l'effet négatif des jeux par ordinateur.Ils lui ont coûté un emploi et au moins une conjointe.«Lors du lancement de Star Craft, en 1998, je jouais pendant un minimum de 10 heures par jour et j'en travaillais huit », dit ce New-Yorkais qui a maintenant abandonné ces jeux et fait plutôt de la musique.«Je ne leur reproche pas ce qui n'a pas fonctionné dans ma vie, expliquet- il.C'était un passe-temps monopolisateur et ça fait longtemps que l'ai accepté ainsi.» Des victimes Professeur en télécommunications à l'Université Michigan State, Robert La Rose a étudié le phénomène parmi ses étudiants et il estime que la dépendance s'applique à environ 1% des utilisateurs, soit un pourcentage équivalent à celui des parieurs invétérés.En Corée du Sud, on a attribué à la culture des jeux vidéo prônant la violence le décès d'au moins quatre personnes.Trois hommes sont morts pendant ou après leurs matchs, dont l'un s'est étiré sur une période de 20 jours.Un poupon de 4 mois a suffoqué pendant que ses parents étaient devant leurs ordinateurs.La psychologue Karen Young soutient que le nombre de joueurs compulsifs sur Internet varie entre 5% et 10%.Par le truchement du Centre for Online Addiction, elle prodigue des conseils au téléphone ou sur son site Internet depuis 1997.Les joueurs compulsifs ne sont peutêtre pas intoxiqués au sens propre du terme, mais Mme Young estime qu'ils ont besoin d'une aide extérieure que les professionnels de la santé sont incapables de donner.«Beaucoup de gens sont venus me voir après des visites à trois ou quatre psychologues qui leur répondaient de fermer leur ordinateur.C'est commedireàun alcoolique d'ar-rêter de boire.» Pour Mme Young, ce scepticisme envers une dépendance aux jeux sur Internet est typiquede la nouvelle réalité des diagnostics.Elle souligne qu'il a fallu des décennies avant que le jeu compulsif ne se retrouve dans le Manuel de diagnostic et des statistiques des désordres mentaux, la bible en matière de psychiatrie.Elle souligne qu'il faudra davantage de recherches pour établir les caractéristiques entre les différentes dépendances.«C'est tellement nouveau, ça n'existe que depuis 10 ans.» Mais 10années dans le monde virtuel, c'est déjà une éternité.«QUAND J'AI COMMENCÉÀ DEVENIR ACCRO À L'INTERNET, EN 1995, J'AI RÉALISÉ QUE CELA POUVAIT DEVENIR UN PROBLÈME MAJEUR.» PHOTO AP PHOTO PC PHOTO MONTAGE, LA PRESSE © Richard Powers a écrit la saga d'une famille noire, d'un couple «mixte» des années 40, de leurs trois enfants.ni noirs ni blancs.Monumental.Etmusical.> Voir NOIRS en page 12 PARIS\u2014La première surprise concernant Richard Powers : il n'est pas noir.Ni même métis, comme les deux frères Strom, Jonah et Joey, héros de son roman.En plongeant dans cette saga monumentale, 764 pages grand format bien tassées, j'ai eu la même impression que pour Les Corrections de Franzen, autre grande fresque familiale : d'une manière ou d'une autre, l'histoire de cette famille ne pouvait pas ne pas avoir un rapport, même indirect, avec celle de l'auteur.Qui était ce Richard Powers, encensé par le New York Times en 2003 pour ce livre, et plutôt bon vendeur ?Je commence sans rien savoir de l'auteur : ni son âge, ni son parcours.Après une centaine de pages, il est devenu évident que Powers ne peut pas ne pas être noir - ou moitié-moitié, comme les deux héros principaux.Pour une bonne raison.Le fil conducteur du roman, outre la musique chantée, c'est l'histoire des Noirs américains, principalement depuis l'immédiate avant-guerre jusqu'au début des années 90.Delia Daley est, sans raison explicite, une Noire « claire », née à Philadelphie dans la famille du docteur Daley, fils de pharmacien, petit-fils de barbier et arrière-petit-fils d'un esclave affranchi.En 1939, au milieu de la foule accourue entendre Marian Anderson sur les marches du Capitole, elle rencontre David Strom, physicien juif allemand qui a fui le nazisme.Ils auront trois enfants : Jonah et Joey, nés au début des années 40, et voués à la musique classique comme leur mère - Jonah, le plus clair de tous et avec des traits sémitiques, fera une grande carrière de ténor - puis, vers 1950, Ruth, la plus foncée des enfants, qui prendra parti pour les Black Panthers à l'âge de 18 ans.Outre que la musique (opéras, lieder) est omniprésente dans le récit, il y a cette obsession permanente qui structure le récit : à quoi ressemble la vie dans les années 40 ou 50 d'une jeune femme, même claire, issue de la bourgeoisie noire ?Eh bien à ceci : dès qu'elle esquisse un pas endehors du ghetto social, ça se passe mal.Chanteuse classique douée, elle est refoulée avec mépris d'une prestigieuse école de chant.Mariée à un « Blanc », et même au milieu des années 50, elle s'assoit sur la banquette arrière quand ils vont en voiture, et elle passe pour la gouvernante de la famille.Les deux garçons si clairs de peau, eux, bénéficieront de cette ambiguïté pour se faire admettre, vers 1955, dans une grande école de musique \u2014 même si tout le monde sait qu'ils sont noirs.« Aux États- Unis, me dit Richard Powers, une goutte noire, un petit 1%, fait de vous un Noir.» LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE Mauvais temps, mauvais livre FRANÇOIS CARDINAL Le célèbre Michael Crichton semble, pour une rare fois, avoir complètement manqué son coup.Au cours des trois dernières décennies, l'auteur de Jurassic Park et de nombreux autres best-sellers s'est bâti une enviable réputation en faisant peur à ses contemporains.Son succès planétaire repose d'ailleurs sur sa capacité à choisir LE sujet d'actualité qui, enrobé dans une brume de fiction, réussit à tout coup à effrayer des millions de lecteurs.Ce qui cloche avec son dernier livre, État d'urgence (State of Fear), c'est qu'il porte sur une menace déjà si inquiétante que Crichton s'est senti obligé d'en prendre le contre-pied, histoire de maintenir son statut de redresseur de torts, acquis avec des titres comme Harcèlement et Soleil levant.Résultat : un « techno-thriller » insipide dont se sert l'auteur pour passer un message encore plus faux qu'à contre-courant.Un roman d'un grand ennui où fiction et (pseudo) réalité s'entremêlent dans une bouillabaisse totalement indigeste.Un navet où les prétentions de l'auteur prennent malheureusement le pas sur un récit que l'on aurait voulu plus enlevant et fluide.Il faut savoir qu'au début de son livre, Crichton prend bien soin de préciser qu'État d'urgence est une « oeuvre de fiction» mais que «la réalité est dans les notes ».Le lecteur intéressé par les péripéties du personnage principal, un scientifique du nom de Kenner qui ne croit pas au dérèglement climatique, est obligé de se taper des centaines de notes de bas de page aussi lourdes qu'inutiles.Pis encore, les dialogues sont truffés de « faits» scientifiques, de tableaux, de graphiques qui rendent la lecture si fastidieuse qu'ils donnent envie de lire un roman.Et pour ceux qui n'en auraient pas assez, on retrouve en annexe une section intitulée «message de l'auteur » (bonjour la subtilité !).Crichton en profite pour se lancer dans une diatribe contre les tenants du réchauffement de la planète, un concept qu'il estime tout droit sorti de l'imagination de scientifiques peu scrupuleux et d'écolos en manque de fonds.>Voir URGENCE en page 12 EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT! Manon Le Blanc inspirations Retrouvez Manon Le Blanc dans lundi 19 h 30 et mercredi 19 h à 217P . LECTURES LITTÉRATURE DU VOISIN Des sociétés suicidaires DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE Les Grandes Conférences Massey sont, au Canada anglais, des moments- clés de réflexion sociale.On donne à un savant (ou à une savante) carte blanche pour méditer, à haute voix, sur un sujet de son choix.L'historien et philosophe Ronald Wright a eu son tour, et il a choisi de méditer sur la fin des civilisations \u2014 y compris la nôtre.Sujet d'actualité qui arrive chez nous sous le titre Brève histoire du progrès.Si, d'emblée, vous n'êtes pas attirés par la philosophie ou l'histoire.abandonnez vos réserves.Les Conférences Massey passent à la radio ; le conférencier est obligé de prendre un ton « parlé » pour communiquer avec son public.Le livre de Ronald Wright possède un ton amical, presque enjoué, très loin du savant pris dans ses idées.Il lui faut ce ton, et pour deux raisons.D'abord, Wright entend nous parler de la fin de notre civilisation.Il a l'intention de nous raconter notre suicide collectif, en direct.Un sujet.disons, délicat.Il vaut mieux qu'il l'aborde avec le sourire s'il veut se faire entendre, car on apprécie très peu les prophètes de malheur.Et là, il réussit.Ensuite, il ne lui suffit pas de décrire notre folie collective : il entend nous sauver de notre ruée vers l'autodestruction.Pour réussir cette oeuvre, il doit nous accompagner, et non pas nous sermonner.Puisque c'est un historien, Wright se penche sur les civilisations disparues.Les Mayas, par exemple, sa spécialité.Ou bien, dans le chapitre intitulé « Le paradis de la sottise », les Sumériens, le grand empire qui a régné dans le territoire occupé par l'Irak d'aujourd'hui.Qu'ont fait les Sumériens, quelles ont été les erreurs fatales qui ont mené à leur disparition?Ils ont tout simplement tenté de vivre au-dessus de leurs moyens.Ils ont exploité leurs terres jusqu'à l'épuisement et à la fin, ils n'étaient plus capables de subvenir à leurs besoins.Ils ont brûlé la terre, poussés par des élites qui ne pensaient qu'à leur gloire.Ça vous rappelle quelque chose dans notre monde ?Les Mayas, les Romains\u2014autant de belles civilisations disparues passent dans les pages de Brève histoire du progrès.Wright nous rappelle une vérité essentielle : notre culture \u2014 notre espèce aussi \u2014 n'est qu'une expérience.Elle n'est pas le but de l'histoire, mais un simple passage.Nous lisons tous les jours sur le réchauffement de la planète ou sur d'autres dangers semblables.Et nous sommes peu nombreux à prendre ces nouvelles au sérieux.Le livre de Wright contient cette leçon pour nous : plusieurs belles civilisations, aussi glorieuses que la nôtre, ont déjà disparu.Alors, pourquoi pas ?C'est l'heure des choix.FFFF BRÈVE HISTOIRE DU PROGRÈS Ronald Wright traduit par Marie-Cécile Brasseur HMHÉditeur, 221 pages Plusieurs belles civilisations, aussi glorieuses que la nôtre, ont déjà disparu.Alors, pourquoi pas nous ?Nègres et Blancs d'Amérique Mauvais temps, NOIRS suite de la page 11 mauvais livre Mais justement: un romancier peut-il écrire aussi longuement d'un point de vue Black sans être lui-même noir?Aussi improbable qu'un roman de femme écrit par un homme.J'en étais tellement convaincu qu'en arrivant au rendez-vous, je me suis mis à scruter cet adolescent longiligne né en 1957, modèle 1 m 90.Richard Powers, de fait, est plus blanc que blanc.Né à Chicago, éduqué dans des écoles où il était l'un des rares écoliers à n'être même pas juif.Fils d'un directeur d'école qui emmène sa famille pour cinq ans à Bangkok.Aujourd'hui professeur de littérature et d'ateliers d'écriture dans une prestigieuse université du sud de l'Illinois.« Ça me fait plaisir que vous ayez cru que j'étais Noir, dit-il, mais ce n'est pas le cas.Comment je me suis mis dans la peau d'un médecin noir de Philadelphie dans les années 30, puis de sa fille qui épouse un Blanc, puis de ses deux garçons métis élevés « comme des Blancs » ?J'ai fait des dizaines d'interviews, avec des Noirs, avec des enfants métissés, j'ai lu énormément sur la question, par exemple cette somme sociologique intitulée Philadelphia Negro.J'avais comme repères des dizaines d'histoires et de parcours personnels.« Par exemple, j'ai vérifié le fait que, même au milieu des années 50 et dans le Massachusetts, un couple mixte ne pouvait pas s'asseoir ensemble sur la banquette avant d'une voiture sans risquer d'avoir des problèmes.Outre des crimes horribles qui se produisaient régulièrement dans les États du Sud, j'ai relevé aussi tous les petits incidents qui pouvaient survenir, même dans ces grandes villes du Nord où officiellement n'existait pas la ségrégation.Estce que vous savez qu'il a fallu attendre 1967 pour que la Cour suprême déclare inconstitutionnelles les lois de certains États qui interdisaient encore les mariages mixtes ?«Mon livre veut également montrer comment cette situation a changé au fil des décennies.À l'époque du Dr Daley dans les années 30 et 40, il existe déjà au Nord une classe moyenne noire : mais, en réponse au racisme dont elle a été victime, elle choisit elle-même la voie de la ségrégation.Le Dr Daley, pourtant cultivé, rompt avec sa fille Delia parce qu'elle élève ses fils « dans le monde blanc ».Il y a une forme de stabilité dans ce racisme « asymétrique ».« Et puis, tout vole en éclats.Il y a les luttes pour l'égalité du début des années 60, qui changent les choses.Ça continue, à partir de 1965, avec 30 années de violentes émeutes urbaines.Aujourd'hui, le paysage est bien différent.Bien sûr, le racisme et les inégalités sont toujours là.Mais, en faisant peur, les Noirs ont obtenu une forme de respect.Il y a aussi de plus en plus d'unions mixtes : 3 à 4 % de la population américaine, c'est à dire entre 15 et 20% des Noirs.Curieusement, malgré les injustices criantes, on constate que, bien souvent, c'est la culture «noire », la musique et le rap, qui est devenue à la mode chez les jeunes.Tout ça reste ambigu : globalement, les Noirs continuent de vivre séparément du « monde blanc », soit qu'ils sont rejetés, soit qu'en réaction ils refusent d'y entrer, d'adopter ses valeurs.« Il y a eu 200 ans d'esclavage aux États-Unis.Ça s'est terminé il y a tout juste 150 ans, et avec les suites que l'on connaît.C'est une sorte de catastrophe historique qui continue, aujourd'hui encore, de déterminer en profondeur la société américaine.» FFFF LE TEMPS OÙ NOUS CHANTIONS Richard Powers Éd.du Cherche-Midi, 764pages URGENCE suite de la page 11 « Personne ne sait si la tendance au réchauffement est un véritable phénomène naturel.Personne ne sait jusqu'à quel point elle est liée à l'activité humaine.Personne ne sait si le réchauffement va se poursuivre au siècle prochain », écrit-il en manipulant les faits au maximum.Certes, les études qu'il cite sont réelles.Par contre, nombre de scientifiques qui ont eu l'honneur de retrouver leur nom dans ce roman sont montés au créneau pour dénoncer l'usage malhonnête qu'en fait Crichton.À l'unisson, ils ont clamé que l'auteur disait précisément le contraire de ce qu'ils avaient écrit.Liberté de l'auteur ?Mais n'est-ce pas là la liberté de l'auteur ?Oui.jusqu'à un certain point.Personne ne s'est ému de l'utilisation de « références scientifiques » qu'a faite Crichton dans La Proie ou dans Prisonniers du temps.On en venait à croire que les nanorobots peuvent voler de leurs propres ailes et que la téléportation existe.Le problème, dans le cas qui nous occupe, c'est que l'auteur a décidé de sauter la clôture artistique pour atterrir du côté politique.Il a ainsi accepté de s'exprimer devant un institut de recherche de Washington et devant le Congrès américain à titre de « spécialiste ».Un don de Dieu.républicain Il n'en fallait pas plus pour que les républicains américains récupèrent ce don de Dieu.Mais bon, venons-en à l'essentiel : l'histoire.Peu avant sa mort, un milliardaire qui se donne bonne conscience en appuyant financièrement un organisme écologiste apprend un secret qui l'incite à tourner le dos à la cause qu'il chérissait.Tout cela est prétexte à suivre le cheminement intellectuel de deux personnages qui, sous l'influence de l'énigmatique Kenner, passent de fervents environnementalistes à écosceptiques.Peu surprenant, puisqu'ils découvrent que les écologistes sont prêts à tout pour faire croire à l'existence des changements climatiques, allant même jusqu'à provoquer de toutes pièces un tsunami et à détacher un glacier en Antarctique.Bien qu'ennuyante, la lecture du protocole de Kyoto ne sera jamais aussi assommante que ce mauvais livre.ÉTAT D'URGENCE Michael Crichton Robert Laffond, 647 pages Bien qu'ennuyante, la lecture du protocole de Kyoto ne sera jamais aussi assommante que ce mauvais livre.«Aujourd'hui, le paysage est bien différent.Bien sûr, le racisme et les inégalités sont toujours là.Mais, en faisant peur, les Noirs ont obtenu une forme de respect.» AU PIED DE LA LETTRE Les petites nouvelles du monde littéraire SONIA SARFATI sonia.sarfati@lapresse.ca Chloé Sainte-Marie PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE FrançoisWPHe Oy Te OrgSRa Cns PHOTO JACQUES DEMARTHON APPRIS La journaliste et chroniqueuse littéraire Danielle Laurin est la nouvelle directrice littéraire de la maison d'édition Varia, achetée en octobre par Pierre Bourgie.Elle chapeaute une collection consacrée à la fiction, une série de portraits d'artistes et « Autour de la littérature» \u2014 une collection où paraîtra en septembre un collectif sur Marguerite Duras.Dix ans après la mort de l'auteur de L'Amant, une vingtaine d'écrivains, artistes et intellectuels québécois et français (dont Geneviève Brisac, Madeleine Gagnon, Paule Baillargeon, Laure Adler, Louise Dupré, Michael Lonsdale, Robert Lalonde, Brigitte Haentjens) ont écrit, à la demande de Danielle Laurin, une lettre à Marguerite Duras.Une lecture-spectacle inspirée de ces lettres sera d'ailleurs de la programmation du Festival international de la littérature (FIL), en septembre.ENTENDU « Les écrivains, on les voit jamais à la « tivi ».S'ils ont les moyens de snober la « tivi », c'est que ça doit être payant en câlisse, leur affaire.» - Jérôme à Dolorès, maintenant auteure à succès grâce à son autofiction Plote, publiée sous un «couvert drabe » (titre rouge sur fond beige) parce que, comme le dit son éditeur, « les ceuses qui lisent, c'est touttes des péteux de broue.Un livre de cul avec un couvert super drabe, ça leur donne l'impression qu'ils lisent de la littérature ».(Les Bougon, SRC) LU « Summer Crossing valait-il la peine d'être publié ?Certes non, puisque son auteur ne le souhaitait pas.Mais certes oui aussi, puisque Capote sur la fin de sa vie se résignait à publier des fragments et des ratages et qu'en tout cas, ce premier essai vaut bien tous les petits déjeuners chez Tiffany.» Libération, à propos de l'inédit publié en novembre par Random House.CHLOÉ SAINTE-MARIEACRAQUÉ POUR.L'Homme rapaillé de Gaston Miron.Ce que Gilles (Carle) a fait avec des images en portant le peuple québécois à l'écran, Miron l'a fait avec les mots, grâce à sa poésie concrète, charnelle, viscérale et organique», fait celle qui est porteparole de Montréal capitale mondiale du livre pour le mois de mars.Et qui tient aussi chèrement à L'Âge de la parole de Roland Giguère : « C'est une autre écriture que celle de Miron, mais j'aime la réflexion de Giguère sur la mort et sa manière de parler de la libération de l'homme à travers la poésie, sa façon de dire quequandtu es dans lapoésie, tu es en étant de liberté », fait cette femme de coeur.et de liberté.RENDEZ-VOUS Le romancier François Weyergans, qui a reçu le prix Goncourt 2005 pour Trois jours chez ma mère (Grasset), a fait la tournée des médias québécois cette semaine.Si ses propos et/ou son roman ont piqué votre curiosité, la librairie Gallimard (3700, boulevard Saint-Laurent) vous donne l'occasion de le rencontrer en personne, aujourd'hui dès 16h, lors d'une entrevue publique animée par Robert Lévesque. LECTURES Pièges pour des hommes seuls NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPÉCIALE L'Homme sans passé, de Robert Crais, commence par une scènechoc : dans une petite maison de banlieue, en 1968, la police de Los Angeles découvre un véritable carnage.Une famille entière a été massacrée à coups de batte de baseball.Seule une fillette de 4 ans a échappé au tueur déchaîné.Dans les griffes du passé Au chapitre suivant, l'action se transpose dans le présent, où nous retrouvons Elvis Cole, seul et désemparé.Sa petite amie Lucy et son fils Ben l'ont quitté, car la vie avec un détective privé n'est pas de tout repos.C'est alors qu'il est appelé sur les lieux d'un meurtre par l'inspectrice Kelly Diaz, qui lui explique que, avant de mourir, l'homme abattu a murmuré quelques mots : il est venu à Los Angeles pour retrouver son fils, Elvis Cole.Qui est cet homme ?Cole se lance dans une enquête mouvementée destinée à trouver la véritable identité de la victime.Cela l'oblige à revenir sur un passé douloureux, peuplé de souvenirs pas toujours heureux: une mère mentalement instable, un père inconnu et un enfant livré à lui-même qui fugue régulièrement, à la recherche de la figure paternelle absente.Malgré le soutien de ses amis Starkey et Pike, c'est en solitaire que Cole affronte les démons de son passé.L'Homme sans passé n'a pas la puissance dramatique du roman précédent, Le Dernier Détective, mais ça reste un thriller de haut niveau où l'action ne manque pas.Est-il nécessaire d'ajouter que la scène initiale du massacre va revenir en force et s'insérer de manière astucieuse dans le dénouement de l'intrigue ?Les pièges de la mémoire Nathan Falh se réveille dans un hôpital norvégien sans le moindre souvenir de son identité.Membre d'une expédition polaire, il a eu un accident de plongée.Très vite, il se rend compte qu'il est en danger, que les membres de son entourage lui cachent quelque chose.Le Cercle de sang, de Jérôme Delafosse, propose un schéma classique, une recette éprouvée : le héros est au coeur d'une monstrueuse machination dont il est un personnage-clé.Page après page, chapitre après chapitre, avec une efficacité redoutable et un grand sens de l'intrigue, l'auteur nous entraîne dans une aventure haletante qui mêle science et religion, rites occultes et armes biologiques, malédiction ancestrale et terrorisme international.La quête d'identité du héros va l'amener des glaces arctiques aux terres brûlées de la Nubie en passant par le Rwanda, avec comme seul guide son instinct de traqueur et le texte d'un manuscrit malouin du XVIIe siècle qui renferme un incroyable message : le Cercle de sang, une secte issue du fond des âges, prépare une série d'attentats monstrueux avec une souche régénérée du virus de la grippe espagnole.Oubliez la sacro-sainte vraisemblance ! Le Cercle de sang est un roman d'aventures rocambolesques dans la grande tradition du genre.Grand reporter photographe, réalisateur de documentaires pour la télévision, Jérôme Delafosse fait partie de cette nouvelle génération d'auteurs français (Jean-Christophe Grangé, Maxine Chattam, Philip Le Roy, etc.) qui ont surmonté leurs complexes pour se lancer, avec succès et brio, dans le thriller à l'américaine, pour le plus grand plaisir des amateurs de sensations fortes et de littérature populaire intelligente.Traquenard pour un homme riche Si, comme moi, vous avez aimé Paranoïa, de Joseph Finder, vous apprécierez encore davantage Company Man, que l'éditeur présente très justement comme étant un roman à suspense d'une rare intensité doublé d'un business thriller (Fric fiction ?).Le génie de Finder est d'avoir su raconter une histoire dans laquelle une affaire policière classique se combine astucieusement avec une machination machiavélique dans le monde impitoyable des affaires.Le héros de cette tragédie criminelle et financière se nomme Nick Conover.Il est directeur d'une importante usine de chaises de bureau.Comme il a licencié la moitié de ses employés, il est détesté par la plupart des habitants de la ville.Et puis, quelqu'un le harcèle.Ce sont d'abord des grafittis haineux, puis un inconnu étripe son chien et le jette dans la piscine.Pour protéger sa vie et celle de ses enfants, Conover se procure une arme et l'inévitable arrive : placé devant son persécuteur, il est obligé de l'abattre.Malgré une intervention discrète de son chef de la sécurité (un ami d'enfance, ex-flic au passé douteux) qui le débarrasse du cadavre, la vie de Nic Conover bascule dans le cauchemar.En l'espace de quelques heures, il devient le principal suspect du meurtre, puis il découvre que son entreprise est en danger.Des cadres de l'entreprise agissent à son insu, tripotent les chiffres, font d'étranges voyages en Chine.Malgré des problèmes familiaux douloureux (Rick est veuf, avec deux enfants à charge), des flics teigneux qui le harcèlent, Rick est décidé à sauver sa compagnie coûte que coûte.Le dénouement réserve quelques bonnes surprises, mais il n'y a rien d'artificiel.Jusqu'à la fin, Finder joue la carte du réalisme, ce qui donne d'autant plus d'intensité à nos inquiétudes: Nick Conover peut-il s'en sortir?Et si oui, comment?Les réponses sont à la hauteur de nos attentes.Magistral ! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : nspehner@globetrotter.net FFF1/2 L'HOMME SANS PASSÉ Robert Crais Belfond, 392pages FFF1/2 LE CERCLE DE SANG Jérôme Delafosse Laffont, 408pages FFFF COMPANY MAN Joseph Finder Albin Michel, 570pages LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Les adieux de Noël Audet RÉGINALD MARTEL Noël Audet nous a quittés fin décembre.Ultime politesse, il vient nous dire adieu avec Entre la boussole et l'étoile, un journal dont le sous-titre, « livre de bord », rappelle ses origines maritimes.Entre 1984 et 2005, il a noté dans un cahier moins ses pensées intimes, encore qu'elles n'en soient pas absentes, que sa manière d'appréhender ses trois grandes passions, la vie, l'amour et la littérature.On ne trouvera rien de croustillant dans ces pages, sinon l'acuité sans sécheresse de l'observation.Audet n'était pas de ceux qui, par démagogie plus que par conviction, refusent le titre redoutable d'intellectuel, tout en profitant de son statut symbolique.Écrivain et professeur, il a pleinement assumé ses responsabilités.Il a appris que la vie est mouvement et changement.Ainsi ses opinions et idées changent- elles au fil des ans, au point presque d'épouser leur contraire.Par exemple, sa position en faveur de l'indépendance du Québec, d'abord inconditionnelle, évolue lentement et décisivement, non pas jusqu'à agréer les turpitudes d'un certain discours fédéraliste, mais jusqu'à reconnaître que la souveraineté n'est pas un dogme immuable, surtout si le peuple lui-même n'en veut pas, peut-être parce qu'on n'a pas le courage de l'en entretenir franchement.On est loin pourtant du cynisme néolibéral qui, au nom de lois du marché votées par une main invisible, claironne la mort des nations et le triomphe d'un universalisme qui tiendrait lieu d'identité pour tous.La singularité du peuple québécois lui paraît incontestable, tout ouvert qu'il puisse être aux réalités et valeurs des Amériques.Cette spécificité, que la persistance d'une langue particulière contribue à attester, n'est pas une valeur positive en soi.Selon l'essayiste, nous serions ouverts surtout à l'improvisation en toutes choses, prêts à sacrifier à la mode des valeurs encore pertinentes, pour recommencer à zéro.Pour faire table rase du passé, encore faut-il savoir où on va, ou à tout le moins où on veut aller.Pour Noël Audet, la réforme de l'éducation est un échec total et lamentable.Il en voit la preuve dans les taux d'abandon scolaire catastrophiques.Ces situations ne semblent pas préoccuper outre mesure les intellectuels, qui seraient trop occupés à s'inventer, ici et pour eux-mêmes, sans égard à la géographie et à l'histoire, une appartenance à l'Europe que le peuple lui-même récuserait, si on la lui proposait.Les remarques qui précèdent ne constituent pas la lettre de la pensée de l'écrivain.Elles en disent seulement l'esprit, sans tenir compte des mille nuances qu'une intelligence fine comme la sienne ne peut manquer d'apporter.On pourrait ajouter encore que Noël Audet, dans le plus aigu de sa critique sociale, ne manifeste jamais le moindre mépris, même inconscient, pour le peuple dont il est issu et dans lequel il se reconnaît.Quand il lui concède quelques défauts, il s'empresse de préciser que lui-même n'en est pas exempt.L'actualité \u2014 politique, économique et culturelle \u2014 suscite beaucoup de commentaires, qui sont plus souvent des questionnements que des réponses toutes faites.Même les faits divers, parce qu'ils trouvent leur source dans la réalité sociale elle-même, inspirent l'écrivain.Racisme, sexisme, fondamentalisme, tout y passe, un peu trop vite parfois, mais on devine que cet exutoire est nécessaire, qu'il permet de traverser presque indemne les tragédies collectives et privées.Noël Audet, comme la plupart des écrivains, se désole de l'espace de plus en plus étroit qu'occupe dans la société et ses médias la littérature, dont la sienne.Il recourt volontiers à l'ironie pour fustiger ses collègues universitaires qui lui reprochent le succès par exemple de L'Ombre de l'épervier, prétextant qu'il s'agit de littérature populaire, aussi bien dire d'un déchet.Il ne croit pas, et il a raison, que le succès d'une oeuvre, qui tient en partie à sa lisibilité, la dévalorise en quelque manière.Avec la même ferveur et la même éloquence, il défend la richesse de la fiction, qui crée un nouveau réel, contre la domination croissante du vécu \u2014 le déjà vécu \u2014, du témoignage qui ne représente que soi, c'est-à-dire peu de chose.Le journal de Noël Audet est très lacunaire.Pendant les périodes d'écriture, l'homme a bien d'autres soucis.Quand il en a terminé avec un roman, il se sent vidé, inquiet du résultat, et se prépare déjà à une nouvelle gestation.Dans ces pages, même celles qui l'aident à faire face à une mort devenue imminente, il n'en finit jamais de célébrer l'art et la vie, avec l'amour au beau milieu.FFF1/2 ENTRE LA BOUSSOLE ET L'ÉTOILE Noël Audet XYZ éditeur, 232 pages PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Le poète Jean-Paul Daoust.7e QUINZAINE DE LA POÉSIE Lettres de noblesse MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE « La poésie est le journal intime de la planète.» Cette déclaration, qui est un poème en soi, est du poète Jean-Paul Daoust, porte-parole de la septième Quinzaine de la poésie, organisée par la Ville de Montréal, qui commence aujourd'hui et se poursuit jusqu'au 29 mars.Une manifestation qui, cette année, a cherché à se renouveler en ajoutant, notamment, un volet cinéma.C'est ainsi que l'on pourra voir ou revoir, demain dès 19 h 30 au théâtre Outremont, deux documentaires d'André Gladu, Portager le rêve et Gaston Miron: Les Outils du poète.Toujours demain, à 19 h au cinéma Beaubien, on présente Les Guerriers, adaptation de la pièce de théâtre de Michel Garneau signée Micheline Lanctôt et mettant en vedette Patrick Huard et Dan Bigras.Parmi les activités à ne pas manquer, des rencontres sur fond de musique improvisée au piano par Sylvain Daigneault, avec les poètes Erin Moure, Manno Ejèn, Jean- Marc Desgent, Paul Chamberland ou René Lapierre.Et de nombreux spectacles pluridisciplinaires où la poésie se chante, se joue, se vit.Parmi ceux-ci, le 21 mars, Journée mondiale de la poésie, la comédienne et chanteuse Martine Francke présentera « une sélection de chansons méconnues de Jacques Prévert », à 14h à la maison de la culture Ahuntsic-Cartierville.Toujours le 21 mars, à 20 h, Lou Babin, Pierre St-Jak et Caroline Meunier interpréteront des chansons à partir des textes du poète Michel X Côté, dans un spectacle intitulé J'entends des oiseaux.Le 29 mars, à la maison de la culture Côte-des-Neiges, on présentera Montréal : case à parole et à langues, un spectacle multidisciplinaire conçu par Rodney Saint-Éloi, « une polyphonie-symphonie» à plusieurs voix et en différentes langues (français, anglais, espagnol, créole, arabe, yiddish, italien) sur fond de tambours et de flûtes.« Ce qui caractérise la programmation de cette année, remarque Jean- Paul Daoust, c'est sa diversité, tant physique que culturelle.La poésie ne sera pas restreinte à un seul lieu.On la retrouvera partout dans la ville, dans les bibliothèques et les maisons de la culture, du Plateau Mont-Royal à Ahuntsic, en passant par Pointe-aux-Trembles.» Un incontournable, aujourd'hui : la table ronde qui inaugurera la Quinzaine, animée par M.Daoust.Le sujet : Économie de la poésie.Le public est invité à ce débat portant sur « les rapports entre le politique et la poésie, à partir d'une question d'actualité qui soulève de nombreux remous et inquiétudes: l'achat du groupe Sogides par Quebecor Média.Une rencontre qui promet d'être animée, voire mouvementée.et peut-être même poétique ! Il n'en finit jamais de célébrer l'art et la vie, avec l'amour au beau milieu.LE CYBERMAGAZINE DE L'HABITATION MONTOIT.ca Une réalisation LECTURES FICTION FFF1/2 COMMENT ÉCHAPPER À SA FEMME.\u2014 WILT 4 Tom Sharpe Belfond, 259 pages Les amateurs d'humour britannique connaissent bien l'oeuvre de Tom Sharpe et ils affectionnent particulièrement Wilt, cet anti-héros qui, dans Comment échapper à sa femme et à ses quadruplées en épousant une théorie marxiste, accumule les catastrophes pour la quatrième fois.Il pensait pourtant se la couler douce après qu'Eva et leurs filles ont pris l'avion pour l'Amérique.Lui a pris la route.À pied.Comme ça.Pas d'horaire.Pas de carte.Une idée : redécouvrir l'Angleterre.Il se retrouvera à l'hôpital, accusé d'incendie et de meurtre tandis que, de l'autre côté de l'Atlantique, sa femme sera soupçonnée de trafic de drogue.Ce pourrait être n'importe quoi.et ce l'est un peu.Ce le serait complètement s'il n'y avait pas la fantaisie et l'humour dévastateur de Tom Sharpe, ici en très grande forme.À noter que les trois premiers tomes de la série viennent d'être réédités en poche, dans la collection 10-18.Youpi ! Sonia Sarfati BD FFFF LOCAS, VOLUME 1 DE LOVE AND ROCKETS Jaime Hernandez Seuil, 348 pages Dans les années 80, les branchés sur l'underground vouaient un culte à la série de comics américains « Love and Rockets ».On la devait aux frères Hernandez, jeunes dessinateurs qui y racontaient la vie dans le milieu adolescent tout aussi branché des groupes punk, anarchistes et autres marginaux.Et plein d'autres choses aussi.Ils ont ensuite réuni leurs comics en volumes.Il y en a 20 d'après leur site internet.Le premier volume, Locas, vient de paraître en français, aux éditions du Seuil.Il a remporté le prix du Patrimoine au dernier Festival d'Angoulême.Les histoires \u2014 et les histoires dans les histoires, c'est tout plein de clins d'oeil à la culture comic \u2014 n'ont pas vieilli tant que ça, le look et les vêtements troués ayant eu le temps de revenir à la mode.Le dessin en noir et blanc, à l'américaine, est remarquable.La traduction du slang en français des banlieues est évidemment toujours difficile à avaler pour nous, francophones d'Amérique.Si vous ne connaissez pas les Hernandez, c'est à découvrir.Ces comics ont changé l'histoire de la bande dessinée.Jocelyne Lepage ESSAI BIOGRAPHIQUE FFF LARS VON TRIER \u2014 LE PROVOCATEUR Jean-Claude Lamy Grasset, 260 pages Alors que Manderlay gagne enfin nos écrans, l'essai biographique Lars von Trier \u2014 Le Provocateur constitue un excellent complément pour qui veut en connaître un peu plus sur l'un des esprits les plus créatifs du cinéma.Écrit par Jean-Claude Lamy, corédacteur du Larousse du cinéma, cet ouvrage met en parallèle la personnalité singulière du cinéaste danois dans la vie, et les oeuvres qui émanent de son imaginaire.Bien documenté, cet essai tente ainsi de capter l'essence de ce provocateur dont le cinéma est en constante recherche sur le plan technique et formel.Des films plus éclatés du début (The Element of Crime, Epidemic) jusqu'aux grands succès internationaux (Breaking the Waves, Dogville), chaque étape est analysée, sans complaisance, à l'aune de la vie personnelle de celui qui a lancé le fameux mouvement Dogme 95.Le parcours est fascinant.Marc-André Lussier POÉSIE FFF1/2 RUINES PRÉVISIBLES Marc Landry Écrits des Forges, 68pages Il y a quelque chose de touchant et de romantique dans ces Ruines prévisibles, le premier recueil de Marc Landry.« Je me suis fait un manteau de matin tranquille / pelage de tigre et patience claire / pour de longues traversées du vide », écrit le poète qui met toute son énergie à vivre en des lieux qui servent de remparts à sa mélancolie.Éloge de la fuite, rivages et rues, marquent le passage des rêveries vers la réalité.Une intensité émouvante donne à ces poèmes des airs d'aveux et « l'errance fine au fil des poignets » ressemble à un bilan fragile, pour un autre départ en « De nouveaux habits ».Par les espaces déserts, les mots s'en vont, solitaires et complices, « Quand la musique s'échapperait / de la maison ouverte / que la fumée de la cafetière / mimerait l'Andalousie ».Beau voyage assuré dans la poésie de Marc Landry ! Claude Beausoleil collaboration spéciale JEUNESSE FFF ACCUSÉE ! FrancesO'Roark Dowell Bayard, 215 pages (dès9ans) Un village de la Caroline du Nord, en 1928.Dovey Coe a 12 ans.Elle a une soeur de 16 ans, Caroline.Un frère de 13 ans, Amos, devenu sourd quand il n'avait que quelques mois.La famille est pauvre mais indépendante d'esprit.Voilà qui ne plaît pas à tous, en particulier aux Caraway \u2014 qui possèdent à peu près toute la région.Parmi eux, Parnell.Il est beau.Il a 17 ans.Il est amoureux de Caroline et méprisé par Dovey.Quand la première refusera ses avances, la seconde sera accusée du pire.« Je détestais Parnell Caraway, mais je ne l'ai pas tué ! » affirme Dovey en ouverture d'Accusée !, de Frances O'Roark Dowell.Dans les pages qui suivent, la jeune fille au coeur d'or assorti d'un surprenant franc-parler, raconte avec aplomb les semaines qui ont précédé le drame, et son propre procès.On l'y suit avec confiance.Et inquiétude.Sonia Sarfati INÉDITS DE DUMAS RUDY LE COURS Tout comme la Révolution française, l'Antiquité a nourri l'imagination prodigieuse d'Alexandre Dumas, bien que cet aspect de sa production littéraire immense reste encore mal apprécié.Le retour en grâce du romancier, dramaturge, journaliste, biographe, historien, mémorialiste, chroniqueur et cicérone, qui a culminé avec sa panthéonisation en 2002, convainc les éditeurs de sortir de l'oubli quelques oeuvres méconnues, voire inédites en volumes.Isaac Laquedem est du nombre.Cet ambitieux roman inachevé, paru en 1852 et rarement réédité depuis, vient d'être relancé par les éditions Les Belles Lettres.L'ouvrage se voulait un voyage fantastique dans l'Histoire, en suivant le parcours du Juif errant.Cet homme mythique, qui aurait été condamné à l'immortalité pour avoir refusé de prêter main forte au Christ durant son chemin de croix, a inspiré plusieurs romanciers, dont Eugène Sue et Jean d'Omersson.Il ne pouvait laisser indifférent une plume aussi féconde que celle de l'auteur des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo.L'odyssée qu'il propose nous fait assister à la naissance de Jérusalem, visiter la mythologie grecque, observer la vie de Jésus.C'est l'occasion de dépeindre maints décors jusqu'au tombeau de Cléopâtre, qu'Isaac ressuscite au moment où s'achève le roman, nous laissant sur notre faim même si l'ensemble déconcerte un tantinet.Les Mémoires d'Horace paraissent ces jours-ci pour la première fois en volume, encore une fois aux Belles Lettres.Ce texte exhumé par Claude Aziza, qui signe une copieuse préface, se veut la narration vivante de la vie quotidienne aux jours les plus glorieux de la République romaine, célébrée dans les oeuvres du poète.C'est à Horace que l'on doit l'immortel aphorisme « Carpe diem, quam minimum credula postero.» (Cueille le jour, sans te fier le moins du monde au lendemain).Le peintre Delacroix, qui fréquentait les mêmes salons romantiques que l'écrivain, avait noté dans son journal à quel point l'amusaient ces mémoires apocryphes.Il s'agira du deuxième inédit de Dumas cette année.La publication du premier revient aux bons soins du Québécois Réginald Hamel.Les Voleurs d'or (chez Stanké) est en fait le découpage et la réécriture pour le théâtre d'un roman de Céleste de Chabrillan, amie, ancienne maîtresse de l'écrivain et marraine de sa fille Micaëlla.Dumas n'a jamais signé cette pièce, bien que la femme qui a remporté un vif succès sur la scène en la produisant ait reconnu dans ses mémoires que c'est bel et bien l'oeuvre du maître.Pour nous en convaincre, Hamel analyse les différences entre le roman et la pièce.Si l'Australie est dans les deux cas le décor de ce drame parmi la société violente des orpailleurs, la pièce recèle des procédés et des coups de théâtre propres à la dramaturgie dumassienne, assure-t-il.Le succès remporté l'an dernier par la découverte du Chevalier de Sainte-Hermine (chez Phébus), vaste saga napoléonienne de plus de 1000 pages, incite les éditeurs à relancer les deux premiers volets de cette trilogie non annoncée qui a le destin de la famille Sainte- Hermine pour fil conducteur.Terreur et Directoire France-Empire et Phébus publient presque simultanément Les Blancs et les Bleus ainsi que Les Compagnons de Jéhu, qui se déroulent, le premier sous la Terreur et ses lendemains, le second sous le Directoire.Des deux éditions, on préférera la Phébus, un peu plus chère certes, mais établie à partir des manuscrits retrouvés, enrichie de chapitres inédits et d'un appareil critique très fouillé de Claude Schopp, celui-là même à qui on doit la parution en volume de Sainte-Hermine.La Révolution française et ses lendemains ont été le terreau qui a permis le mieux à Dumas de cultiver son inspiration.Dans La Route de Varennes (Mille et Une Nuits), il donne une leçon d'Histoire à Thiers et Michelet, qui travaillaient à partir d'archives, en se rendant sur les lieux mêmes de l'arrestation de Louis XVI en fuite.Des procès en diffamation ont donné raison au créateur de D'Artagnan et d'Edmond Dantès.La fascination de la guillotine a aussi inspiré Dumas, qui a écrit plusieurs nouvelles dans le registre fantastique sur le sujet.Le thème récurrent : la tête tranchée survit- elle quelque temps?À la lecture passionnante des Mille et un fantômes et surtout de La Femme au collier de velours (Folio), il semblerait que oui.Guide touristique Dumas reste avant tout un écrivain instinctif et d'humeur joyeuse.Frappé par le choléra dans sa jeunesse, il part pour les Alpes à la recherche de l'air tonifiant des montagnes.C'est pour lui l'occasion de raconter tout ce qu'il voit et entend.Son Voyage en Suisse (chez Hermann) est considéré aujourd'hui comme l'ouvrage à l'origine de tous les guides touristiques modernes.Dumas péplum AUTO PRINTEMPS 2006: LE BAL DES NOUVEAUTÉS NE MANQUEZ PAS NOTRE CAHIER SPÉCIAL MERCREDI DANS LECTURES En descendant lentement vers Porto Alegre DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Voir À l'aéroport de Toronto, en attente de mon avion pour le Brésil, j'étais assis tranquillement en train de lire ce bouquin passionnant (On n'y voit rien \u2014 Descriptions, Denoël, 2000) de Daniel Arasse.C'est le genre de livre qui réclame toute votre attention.Ça raconte le fait qu'on ne voit pas ce qu'on regarde \u2014 on parle ici de peinture.Les tableaux les plus connus sont les plus mal vus.Et ce diable d'homme (Arasse est mort en 2003 à 59 ans) nous montre tout ce qu'on n'a pas su voir, et qui pourtant nous sautait aux yeux, dans certaines toiles du Tintoret, de Manet, Bruegel l'ancien, Francesco del Cossa, Vélasquez ou Titien.Et ce n'est pas du tout pédant.Alors que j'étais plongé dans un tableau de Titien en train, non pas d'analyser ou de penser, mais simplement de regarder cette Vénus (La Vénus d'Urbin, 1538), me demandant ce que je n'arrivais pas à voir, car dans un moment Arasse va décrire la toile et je verrai pour la première fois tant de choses qui sont pourtant là sous mes yeux (c'est assez frustrant), j'ai senti ce charivari.Un groupe de jeunes Japonais courant dans le hall pour venir se jeter sur les fauteuils autour de moi.Cet intermède passé, je replongeais dans le tableau.Déjà une erreur.Il ne fallait pas plonger, car l'astuce de cette toile c'est que Titien, et plus tard Manet (Olympia, 1863), a placé cette courtisane si près du bord du tableau qu'elle semble bloquer l'entrée de la chambre.Cette femme nue et sensuelle en train de se caresser de la main gauche n'est pas bien différente de la pin-up que les étudiants boutonneux ont pris l'habitude d'épingler sur le mur de leur chambrette.Ce tableau appartient à Guidobaldo dont le père, un riche florentin, avait commandé une version plus pudique à Titien.La femme est habillée chez le père, et nue chez le fils.En fait, elle n'est pas nue, mais déshabillée et c'est nouveau.Mais les jeunes Japonais sont devenus trop bruyants pour que je puisse suivre Arasse dans son subtil raisonnement.Entendre Mais qu'est-ce qui me fait penser que ce sont des Japonais ?J'ai procédé par élimination.Ce sont des Asiatiques et ce ne sont pas des Chinois ni des Coréens.Comment reconnaître cette particularité ?En dehors des différences physiques notoires, il y a comme une sorte de modernité chez les jeunes Japonais.Ils ressemblent à ces magnifiques briquets (compacts et efficaces) qu'on aimait tenir dans sa main autrefois, du temps qu'il était bien vu de s'allumer une cigarette dans un salon.Et c'est vrai aussi qu'ils sont très fashion (vêtements colorés, cellulaires, caméras).Donc le Japonais c'est l'identité par élimination.Alors qu'un Chinois est un Chinois.Bon, c'est facile quand on est un milliard \u2014 une identité par accumulation.Et encore une fois, on a oublié le Coréen \u2014 une minorité invisible.Donc c'était des Japonais.Ils sont si minces qu'ils doivent se mettre de travers sur les fauteuils pour donner une impression de puissance.L'avion a fini par arriver.C'est la longue descente vers le sud.J'ai repris mon livre.Et là encore, je suis soufflé car Arasse décortique cette fois le Tintoret (Mars et Vénus surpris par Vulcain, vers 1550).Travail d'orfèvre.On entend l'aboiement du chien qui cherche à attirer l'attention de Vulcain sur la présence de Mars caché sous le lit.Mais Vulcain est trop pris sous le charme du sexe de son épouse pour voir et entendre quelque chose.Ce Arasse a le savoir gai.Je m'endors après le début du film.Le chariot de bouffe me réveille.Toujours le même dilemme : manger ou dormir.Choix suspect: boeuf ou poulet?Hier c'était la vache folle, aujourd'hui c'est la fièvre aviaire.C'est plus prudent de dormir.Si ça continue, on ne mangera plus que les animaux qu'on connaît personnellement.Ah, voilà Sao Paulo, le monstre, près de 20 millions d'habitants.Et je me trouve de nouveau parmi ces jeunes Japonais jacassants.La rangée des Brésiliens.Ce n'était donc pas des Japonais.Des Brésiliens.Je les regardais sans les écouter.Ils parlaient portugais.Dans le cas d'un être vivant, c'est le langage qui importe.La voix, cette musique du corps.Mais, comme aurait remarqué Arasse, on n'y entend rien.Le temps À l'aéroport de Sao Paulo, la première chose que je remarque c'est l'absence d'horloge.J'en cherche une pour me mettre à l'heure locale.Suis-je tombé dans un autre temps (comme notre amie Alice)?Un temps imprécis.J'attendais depuis une heure l'avion quand tout le monde s'est levé d'un coup.Aucun agent pourtant derrière le petit comptoir où c'est toujours indiqué que l'avion est bel et bien à l'heure.On annonce l'embarquement.Mais au lieu de garder les rangs, les gens sont retournés à leur place.Une poignée d'étrangers encore debout.De l'autre côté, les employés causaient tranquillement entre eux.Des hommes se touchant avec autant de délicatesse, j'avais oublié cela.Un temps qui me sembla long avant que de nouveau la foule nous rejoigne.La queue s'épaissit au lieu de s'allonger.Et l'embarquement commença cahin-caha avec un retard qui dépasse maintenant le temps de vol.Les gens ont manifesté si peu d'impatience que je me suis demandé si ce n'était pas la foule qui dirigeait cette opération.Suspectant même une chorégraphie organisée par les locaux pour manipuler les visiteurs.Les mouvements, d'un côté comme de l'autre du cordon, me semblaient trop bien coordonnés pour être improvisés.La paranoïa n'est pas mieux que la malaria.On ne regarde pas le temps ici, il est inscrit dans les corps.On sait quand cela va être le temps de faire quelque chose.Ce n'est pas le temps saucissonné, haché, stressé du nord, mais bien celui harmonieux du sud.Et ce temps n'est pas non plus chevillé à l'argent.C'est un temps libre.Pour le sentir, il faut ménager le corps, d'où les gestes presque langoureux du préposé aux valises.Son corps c'est son seul bien, alors il le protège.C'est qu'au lieu de regarder sans cesse ma montre, si j'avais observé ce qui se passait ou écouté ce qui se disait autour de moi, j'aurais assez vite capté ce rythme bossa nova qui touche toutes les sphères de la vie quotidienne.D'ailleurs tout ce qui concerne l'heure se regroupe sous le vocable « relogio » qui veut dire horloge.La montre est un «relogio de pulso » (horloge de poignet ou de pouls) et le « relogio de parede» c'est l'horloge posée contre le mur.C'est que le temps se vit ailleurs que dans les petites boîtes qui l'emprisonnent.Ce sud est un nord Il y a toujours ce premier moment quand on arrive dans une nouvelle ville.Que regarder?Tout s'offre à nous.Je préfère fermer les yeux, espérant aussi un peu de silence.C'est impossible d'éviter les monuments de pacotille et le discours patriotique qui flotte autour d'eux.Une grande statue du « gaucho », ce cow-boy sud-américain, plus docile et travailleur que son homologue nord-américain.Ailleurs dans cette Amérique c'est l'Indien.Jamais le Noir qui, pourtant, a contribué aussi à faire tourner la roue.Mais là, au bout de l'Amérique (nous ne sommes pas loin de l'Uruguay et de l'Argentine), il n'y a presque plus de trace du Noir.Et ce n'est pas par hasard.On s'en était servi comme chair à canon dans les conflits opposant ces villes soeurs: Montevideo, Porto Alegre et Buenos Aires.Et quand Porto Alegre, au milieu du XIXe siècle, a voulu se séparer de la Fédération en refusant de payer des impôts injustes, ce sont encore les Noirs qu'on a envoyés d'abord au front durant cette effroyable tuerie qui a bien duré 10 ans.Mais tout ça c'est tabou ici.On traverse le centre-ville.Le quartier du Moulin à vent est chic.On le sait parce que les hôtels, les restaurants ont des noms français.J'avais remarqué cela dans les romans de Jorge Amado : les prostituées françaises étaient toujours les mieux prisées.Parfum de Paris.C'est aussi plus cher.Au loin les collines ceinturant la ville.Les quartiers pauvres.Une erreur car durant l'été, cette saison chaude et humide, il fait toujours plus frais là-haut.Autrefois c'était la bourgeoisie au sommet, la classe moyenne à flanc de colline et les pauvres dans la crevasse.Aujourd'hui, les riches occupent le centre-ville.Et les pauvres n'y viennent que la nuit.La nuit à Porto Alegre, les chats sont noirs.Je suis dans la chambre.Fenêtre ouverte.Bruits de la ville.Des ouvriers réparent la chaussée.J'ouvre la télé.Le cheval partout.C'est une culture de bétail.La viande est variée et excellente.J'avais oublié que nous sommes au début de la pampa, ce «vertige horizontal » selon Drieu La Rochelle.Porto Alegre se trouve tout au sud, mais c'est une ville du nord.SALON DU LIVRE ANCIEN DE WESTMOUNT le dimanche 19 mars 2006 au Selwyn House School, 95 ch.Côte St-Antoine, Westmount de 10h à 17h - Entrée: 2$ Rens.: 935-9581 LIBRAIRES La fugitive L'histoire de la femme la plus célèbre du monde.Un roman de FRANCINE LEMAY Récipiendaire du prix du Livre élu 2005 (France) Offert en librairie au prix suggéré de 24,95 $ « Cet ouvrage est, selon moi, un incontournable pour l'ensemble des lecteurs et lectrices, peu importe leurs croyances.Un roman qui deviendra vite un succès littéraire.» Denis Lévesque, animateur de l'émission Votre quotidien, CHRM Matane Les Éditions Louis Martin inc.3388395A Cette semaine 20 886 titres différents ont été vendus.\" Coup de Coeur Nouvelle entrée Q Québécois Carrefour Laval (450) 681-3032 Centre Fairview (514) 782-1222 renaud-bray.com 5252, Côte-des-Neiges (514) 342-1515 Devenir un homme : Qu'est-ce qui rend un gars adulte?Jean Fugère r e n c o n t r e Jean-François Beauchemin Maxime-Olivier Moutier Le dimanche 12 mars de 15 h 30 à 17 h 4380 St-Denis - Succursale Champigny (514) 844.2587 Un réseau de 26 librairies Palmarès des ventes 27 février au 5 mars 2006 1 DECEPTION POINT D.Brown Polar JC Lattès 2 S.O.S.BEAUTÉ C.Lacroix Q Cuisine la semaine 3 LES MORDUS SPÉCIAL SUDOKU t.1\", 2\", 3\" F.Savary Q Passe-temps Rudel Medias 4 LA TRILOGIE DE L'HÉRITAGE, t.2 - L'aîné \" C.Paolini Roman jeun.Bayard jeunesse 5 MA VIE AVEC MOZART É.-E.Schmitt Roman Albin Michel 6 LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE, t.1,2,3,4,5,6,7,8 A.Robillard Q Sc-fiction de Mortagne 7 VERS LE SUD D.Laferrière Q Roman Boréal 8 GOMERY L'ENQUÊTE F.Perreault Q Essai L'Homme 9 LES MEILLEURES RECETTESÀ LAMIJOTEUSE D.-M.Pye Cuisine Guy Saint-Jean 10 MINÇAVI MANGER SANTÉ POUR LE PLAISIR \" Collectif Q Cuisine Minçavi 11 DANS MONVILLAGE, ILYABELLE LURETTE\u2026 F.Pellerin Q Roman Planète Rebelle 12 ARTEMIS FOWL, t.4 - Opération opale E.Colfer Roman jeun.Gallimard 13 COMME UNE ODEUR DE MUSCLES F.Pellerin Q Roman Planète Rebelle 14 LA FEMME DE MA VIE \" F.Noël Q Roman Leméac 15 LA FABRICATION DE L'AUBE \" J.-F.Beauchemin Q Roman Qc Amérique 16 BROKEBACK MOUNTAIN \" A.Proulx Roman Grasset 17 LA CONSPIRATION DES FRANCISCAINS J.Sack Polar les Intouchables 18 ANGES ET DÉMONS \" D.Brown Polar JC Lattès 19 DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P.Morency Q Psychologie Transcontinental 20 TROIS MODES DE CONSERVATION DES VIANDES \" M.-O.Moutier Q Roman Marchand de feuilles 21 COCA-COLA, L'ENQUÊTE INTERDITE \" W.Reymond Économie Flammarion 22 LES ALIMENTS CONTRE LE CANCER \" R.Béliveau Q Nutrition Trécarré 23 IL FAUT PRENDRE LE TAUREAUPAR LES CONTES F.Pellerin Q Roman Planète Rebelle 24 LE MONDE DE NARNIA \" C.S.Lewis Jeunesse Gallimard 25 À TABLE AVEC FRANÇOIS CHARTIER \" F.Chartier Q Cuisine La Presse 26 PLATS MIJOTÉS - 125 recettes actuelles \" D.-M.Pye Cuisine L'Homme 27 À LA DI STASIO \" J.Di Stasio Q Cuisine Flammarion Qc 28 LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL \" K.Hosseini Roman Belfond 29 MON DIEU\u2026 POURQUOI ?A.Pierre Religion Plon 30 ÉLOGE DE LA LENTEUR \" C.Honoré Sociologie Marabout 31 PETIT COURS D'AUTODÉFENSE INTELLECTUELLE N.Baillargeon Q Essai LUX 32 GEISHA \" A.Golden Roman JC Lattès 33 PING, UNE GRENOUILLE À LA RECHERCHE.S.Avery Gold Psychologie L'Homme 34 ÉTAT D'URGENCE M.Crichton Polar Robert Laffont 35 HARRY POTTER, t.6 (vers.fran.) \" J.K.Rowling Roman Gallimard 36 AUX PAYS DES MERVEILLES \" A.Pratte Q Essai vlb éditeur 37 GUÉRIR GRÂCEÀ NOS IMAGES INTÉRIEURES M.-L.Labonté Médecine L'Homme 38 SPARTACUS, t.1 - La révolte des esclaves M.Gallo Roman Fayard 39 LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT \" E.Tolle Spiritualité Ariane 40 LE CODE ALTMAN R.Ludlum Polar Grasset 41 LES SCHTROUMPFS, t.24 - Salade de Schtroumpfs Peyo B.D.Lombard 42 COMMENT NOURRIR SON ENFANT,3e édit.\" L.L-Lagacé Q Maternité L'Homme 43 LES MORTS NOUS DONNENT SIGNE DE VIE M.Coulombe Q Ésotérisme Édimag 44 QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?\" J.Spencer Psychologie Michel Lafon 45 SAUVAGES \" L.Hamelin Q Roman Boréal 3299 $ Les guides annuels sont exclus de ce palmarès.3370123A La chanson est un artmajeur MARIE-CHRISTINE BLAIS Serge Gainsbourg apprécierait sans doute l'ironie de la chose, lui qui affirmait, provocateur devant l'Éternel, que « la chanson est un art mineur » : il est luimême la preuve par 973 pages, celles de L'intégrale et caetera, que c'est tout le contraire et que la chanson occupe depuis quelques décennies la place qu'avait la poésie avant.Neuf cent soixante-treize pages où toutes les chansons connues à ce jour de « Serge à la tête de chou » sont répertoriées, annotées, expliquées, remises en contexte, comme on le ferait de poèmes, comme s'il s'agissait d'un ouvrage de la Pléiade.Neuf cent soixante-treize pages qui comprennent en outre 117 inédites et une longue préface tout simplement lumineuse sur le travail de Gainsbourg auteur, parolier, génie de la langue française.Serge est peut-être mort il y a 15 ans, le 2 mars 1991, son oeuvre, elle, est toujours terriblement vivante.Pas étonnant que les compilations-hommages et reprises de ses chansons se multiplient, sans relâche.et souvent par des artistes anglophones Travail titanesque Derrière ce travail titanesque d'une rigueur irréprochable, il y a Serge Vincendet, qui signe justement la préface, rappelant que, dans les chansons de l'homme né Lucien Ginzburg, « pour un mot, la priorité est toujours donnée au son, il faut ensuite en faire surgir un sens ».On ne saurait mieux expliquer la particularité des textes de Gainsbarre.Justifié, aussi, ce parallèle avec Picasso ou Baudelaire, cette parenté avec Boris Vian.Et Vincendet relève pas moins de 20 procédés stylistiques, de l'allitération à la paronomase (figure qui consiste à rapprocher des quasi homonymes dans une phrase), dans les chansons de Gainsbourg.Comme on l'aime.Le plus étonnant, c'est de se surprendre, le soir dans son lit, en train de feuilleter cette énorme brique, pour « lire » du Gainsbourg comme on lit un auteur.On s'arrête sur tel ou tel texte, on lit minutieusement toutes les notes qui établissent mille et un liens entre les chansons, les interprètes ou certains événements clés de la vie de l'auteurcompositeur- interprète, on songe sérieusement à s'acheter l'intégrale CD de Gainsbourg.« Nous nous aimions le temps d'une chanson », fredonnait-il dans son succès La Javanaise.Imaginez comme on l'aime, le temps de 650 textes de chansons.FFFF1/2 L'INTÉGRALE ET CAETERA Serge Gainsbourg, édition établie par Yves-Ferdinand Bouvier et Serge Vincendet Éditions Bartillat, 973pages LECTURES Tout le monde en parle PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS QJ'aimerais connaître d'où vient l'utilisation du verbe PARLER dans l'exemple suivant : Demain, on parle d'une tempête de neige qui nous amènera 30 centimètres de neige.Pierre Crépin, Boucherville RPeut-être faut-il y voir l'influence de Tout le monde en parle ou de Parler pour parler.Toujours est-il qu'à la télé ou à la radio québécoise, on parle beaucoup avant de parler.On parle d'une tempête de neige, au lieu de nous annoncer une tempête de neige.On parle de 30 centimètres de neige, au lieu de prévoir 30 centimètres de neige.On parle d'un accident qui a fait trois morts, au lieu de nous faire savoir qu'un accident a fait trois morts.Ou encore on parle d'un spectacle qui connaît beaucoup de succès, au lieu de nous préciser qu'un spectacle connaît beaucoup de succès.Comme en français on peut parler d'une chose, d'un événement, d'un sujet, bref de n'importe quoi, cet emploi n'est pas fautif.Mais c'est devenu un tic de langage répandu, une maladresse de style agaçante.L'exemple que vous donnez aurait été encore plus réaliste si vous aviez écrit un 30 centimètres de neige, une tournure également très répandue et celle-là fautive.On ne peut avoir un 30 centimètres de neige ou un cent millions de dollars.Cette construction est anglaise.En français, il faut s'exprimer autrement : > Demain, il y aura une tempête.On prévoit 30 centimètres de neige.> Le gouvernement ajoutera (une somme de) cent millions à ce programme.Problématique et problème QIl me semble que l'on fait un usage immodéré du terme « problématique » alors que « problème » ferait parfaitement l'affaire dans bien des cas.« Problématique », en sciences sociales en tout cas, s'applique à la question que l'on se pose, à l'hypothèse que l'on émet avant de commencer une enquête.Pour moi, l'engorgement des urgences est un problème, mais la problématique consisterait à s'interroger sur ses causes : mauvaise administration, budget insuffisant, etc.Suis-je dans le droit chemin, ou bien devrait-on éradiquer « problème » de nos lexiques ?Mireille Barrière RVous avez tout à fait raison.Comme substantif, problématique est attesté depuis 1936.Mais ce n'est pas pour autant un synonyme de problème.La problématique, c'est l'« art de poser des problèmes ».> Pour trouver une solution, il faut d'abord définir la problématique.Le terme problématique peut également désigner un « ensemble de problèmes dont les éléments sont liés ».> «Ces problèmes de numérisation sont la traduction concrète d'une nouvelle diffusion de l'offre.Ce sont les volets d'une même problématique.» Comme adjectif, problématique a le sens de difficile, équivoque, hasardeux, hypothétique, litigieux.Respectif(s) QJe souhaiterais que vous éclairiez ma lanterne quant à l'utilisation de l'adjectif respectif dans la phrase suivante : « Le premier ministre Jean Charest et le nouveau chef péquiste André Boisclair ont fait campagne aux côtés de leur candidat respectif.» Aurais-je raison d'affirmer que l'on aurait dû utiliser le pluriel dans la phrase ci-dessus ?En fait, existe-til vraiment des cas où l'on pourrait utiliser le singulier ?Raymond Gauthier, Saint-Eustache RLe pluriel est plus fréquent, mais le singulier n'est pas pour autant incorrect.On rencontre, par exemple, les positions respectives de deux astres, mais aussi, la position respective de deux astres.On lit plus souvent leurs métiers respectifs, leurs places respectives, leurs chefs respectifs ou leurs candidats respectifs.Mais dans tous ces cas, le singulier, répétons-le, ne serait pas fautif.Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière : 1) Il a obtenu sa promotion en bumpant son collègue.2) L'appartement comprend une petite galerie.\u2014 La « procédure par laquelle un employé est délogé de son poste par un collègue, en vertu de l'ancienneté » se nomme la supplantation, et non le bumping.On dira de la victime de la supplantation qu'elle est délogée, évincée ou supplantée, et non bumpée.\u2014Le mot galerie désigne un « lieu de passage couvert et généralement assez grand, situé à l'intérieur ou à l'extérieur d'un bâtiment ».En revanche, la « plateforme disposée en saillie sur une façade et entourée d'un garde-fou » est un balcon, non une galerie.Il aurait donc mieux valu écrire : 1) Il a obtenu sa promotion en supplantant son collègue.2) L'appartement comprend un petit balcon.Les phrases suivantes comprennent au moins une erreur.Quelles sont-elles ?1) Il a brisé les clauses du contrat.2) Ma mère ne sort jamais sans sa bourse.Les réponses dimanche prochain.Paul Roux est l'auteur du Lexique des difficultés du français dans les médias.Il anime le blogue des Amoureux du français à cyberpresse.ca/amoureux.Vous pouvez le joindre à paul.roux@lapresse.ca GÉNI E S EN HERBE #1188 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- TÉLÉVISION 1- Quelles deux téléséries inspirées de deux romans d'Arlette Cousture figurent parmi les 10 émissions québécoises les plus regardées de l'histoire du Québec 2- Quelle est la version francophone de la télésérie américaine L World, mettant en scène l'univers des femmes gaies ?3- À quel endroit était réalisée l'émission estivale Des kiwis et des hommes mettant en vedette Vincent Gratton et Francis Reddy?4- Quel canal, anciennement le Canal famille, diffusait la série Dans une galaxie près de chez vous ?5- Cette ancienne animatrice de Vision mondiale a changé de cap en 1997 et anime dorénavant la Boutique TVA.Cinéaste d'origine française D- ASSOCIATIONS Associez la multinationale à son pays d'origine.1- Intel 2- Nortel Networks 3- Alcatel 4- Shell 5- Miele a) États-Unis b) Canada c) France d) Allemagne e) Royaume-Uni et Pays-Bas B- ACTUALITÉ 1- Quel est le nom de ce cinéaste d'origine française, époux de la nouvelle Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean ?2- Quelle émission matinale est coanimée par la toute nouvelle épouse de Justin Trudeau, Sophie Grégoire, à l'automne 2005 sur les ondes de la SRC ?3- D'où provenait le gigantesque nuage de sable qui a traversé les cieux américains de la Floride au Texas en juillet dernier?4- Quelle chanson figurant sur le dernier album des Rolling Stones, A Bigger Bang, a fait l'objet d'une controverse en raison de ses références à la société Halliburton, au Pentagone et aux néo-conservateurs ?5- Quel art graphique a été célébré lors du Festival Under Pressure tenu à Montréal en août dernier ?E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1- Il naît le 26 janvier 1925 à Montréal.Après des études en service social à l'Université de Montréal, il fait un stage d'études en histoire à l'Université pontificale grégorienne de Rome.2- Profondément religieux, il est de 1945 à 1962 secrétaire national de l'Action catholique canadienne au Québec.Vers la fin de sa carrière, il enseigne également les études catholiques à l'Université Mc Gill et reçoit un doctorat honorifique en théologie.3- L'éducation, notamment celle des adultes, est un sujet qui lui tient à coeur.Il est durant 6 ans président de l'Institut canadien d'éducation des adultes, puis il préside un comité d'étude sur la question pour le ministère de l'Éducation du Québec.Il est également ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur sous le gouvernement Bourassa.4- Éditorialiste au Devoir dès 1962, il devient directeur du quotidien en 1964 et y reste jusqu'en 1978.5- Ce chef du Parti libéral du Québec de 1978 à 1982, qui a combattu fermement les idées séparatistes au Québec, s'éteint en septembre 2004.G- VILLES DE L'ANTIQUITÉ 1- Dans quel pays actuel retrouve- t-on les villes d'Ur, où serait né Abraham, et de Babylone, où l'on situe le récit biblique de la tour de Babel ?2- Quel général romain mit à sac Carthage en 146 avant J-C aux termes de la troisième guerre punique?3- Quel peuple antique établi en Mésopotamie fonda les cités États de Lagash et d'Ourouk et employa le premier l'écriture cunéiforme ?4- Quelle ville espagnole de la Murcie, de son nom latin Carthago Nova, a été fondée par Hasdrubal en 230 avant J-C, en tant que colonie ?5- Quelle cité surnommée la «phocéenne» a été fondée par des marins grecs et se situe sur la côte méditerranéenne française ?C- ASTRONOMIE 1- Les poussières de cette comète nous permettent d'observer à chaque été, au mois d'août, une pluie d'étoiles filantes nommées Perséides.2- Quelle première méthode liée au déplacement de l'observateur terrestre en raison de la rotation de la Terre permit aux astronomes de calculer la distance des étoiles?3- Quelle étoile est la plus rapprochée du Soleil ?4- Quelle étoile faisant partie du même système d'étoiles triples que Proxima du Centaure présente des conditions similaires au Soleil ?5- Quel astronome polonais émit l'hypothèse du géocentrisme au 16e siècle ?H- STARS HOLLYWOODIENNES 1- Quel métier manuel a exercé Harrison Ford alors qu'il tentait parallèlement sa chance au cinéma 2- Quelle ancienne actrice de Dawson's Creek jouit d'une publicité extraordinaire depuis le début de sa relation avec Tom Cruise ?3- Quel acteur, rencontré lors du tournage de Cléopâtre, Elisabeth Taylor épousa-t-elle deux fois ?4- Quelle star de films «d'ados» a joué dans les films suivants : I know what you did last summer (Souviens-toi.l'été dernier) et Can't hardly wait ?5- Quelle nationalité ont en commun ces stars hollywoodiennes : Mel Gibson, Nicole Kidman et Ancienne actrice de Danson's Creek Heath Ledger?SOLUTION DANS LA PAGE DES BANDES DESSINÉES GEN12MS F- CHARADE 1- Mon premier est une particule élémentaire dont la masse vaut 965 fois celle de l'électron.2- Mon second est le diminutif du nom du personnage principal du film C.R.A.Z.Y.3- Mon troisième est le prénom du personnage interprété par Rémi Girard dans les Boys.4- Mon tout est un État d'Asie centrale où se situe le cosmodrome de Baïkonour.CURIOSITÉ FFF EXERCICES NÉGATIFS.E.M.Cioran Gallimard, collection Les inédits de Doucet, 227 pages Cité par à peu près tous les commentateurs vraiment branchés, de Michel Houellebecq à Richard Martineau, feu Cioran, « penseur privé », mystique raté obsédé par le Rien, serait sans doute désagréablement surpris de constater qu'il est maintenant, et plus que jamais, un auteur « à la page ».Plus fâché encore d'apprendre que des éditeurs indiscrets fouillent ses fonds de tiroir sans relâche dans l'espoir d'y dénicher quelque curiosité afin de parachever son oeuvre posthume.Tant pis pour lui ! Et tant mieux pour nous: Gallimard a publié récemment ces Exercices négatifs, assemblage commenté, annoté et documenté d'ébauches et de textes inédits, écrits par un Cioran encore fiévreux, le Cioran des années 50, encore Roumain avec le R majuscule et bien roulé, et résolu à publier son premier bouquin en français.Ce livre- ci, enfin ce document, aurait pu s'intituler, en hommage à son ouvrage le plus célèbre, Les Restes du Précis de décomposition.Aleksi K.Lepage, collaboration spéciale "]
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