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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles - Radar
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-03-05, Collections de BAnQ.

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[" 3383776A NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE ARIANE MOFFATT PAGE 7 DE LA FRANCOPHONIE LA CHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE PAGE 15 OUPS BANDE DESSINÉE : NOMBRIL À L'AIR PAGES 8 ET 9 LECTURES LES NOUVELLES VOIX FÉMININES : FILLES DE CHOEUR PAGE 11 TECHNO UN CONCEPTEUR DU iPOD AU SERVICE D'UN RIVAL PAGE 10 Moins célèbre que les Whoopi Goldberg, Billy Crystal et autres Steve Martin qui l'ont précédé à l'animation du gala des Oscars, Jon Stewart est à l'image des candidats au prix du meilleur film cette année: politisé, intelligent et .peu connu du grand public.Son humour explosif trouvera-t-il grâce aux yeux du gratin hollywoodien ?Notre dossier à lire en pages2et 3 aLu'inxconnu commandes JSotenwart MARIE-HÉLÈNE POITRAS ARTS ET SPECTACLES CÉRÉMONIE DES OSCARS Suivez en direct la 78e cérémonie des Oscars ce soir dès 20h et retrouvez toutes les photos des gagnants sur www.cyberpresse.ca ANIMATEUR DE LA 78e SOIRÉE DES OSCARS JON STEWART: MARC CASSIVI Lorsque Jon Stewart a été désigné pour animer la 78e soirée des Oscars, son orgueil a été flatté.« Je suis honoré, a-t-il déclaré à la presse.Toutefois, en tant que spectateur assidu des Oscars, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu par ce choix.» Tout Jon Stewart est dans cette déclaration.Incorrigible pincesans- rire, maître indolent de l'autodérision, Stewart, 43 ans, est devenu la coqueluche des médias américains grâce à ce genre de traits d'esprit.Chef d'antenne du faux bulletin d'information le plus célébré des États-Unis, le Daily Show, l'ancien stand-up comique sera aux commandes de la cérémonie des Oscars, ce soir, dans le rôle de l'outsider.Moins célèbre que les Whoopi Goldberg, Billy Crystal et autres Steve Martin qui l'ont précédé à l'animation du gala hollywoodien, Jon Stewart est à l'image des candidats à l'Oscar du meilleur film cette année : politisé, intelligent et peu connu du grand public.Son Daily Show est suivi religieusement par un million et demi de téléspectateurs aux États-Unis, sur la chaîne câblée Comedy Central (ainsi qu'au réseau CTV au Canada), un succès d'estime qui n'a rien à voir avec les quelque 40 millions de téléspectateurs habituels de la soirée des Oscars, aux États-Unis seulement.L'absence de superproductions parmi les candidats à l'Oscar le plus prestigieux (Crash, Munich, Brokeback Mountain, Capote et Good Night, and Good Luck) fait cependant craindre le pire aux organisateurs en ce qui concerne les cotes d'écoute.« Tant qu'à sélectionner des films que personne n'a vus, aussi bien choisir un animateur que personne ne connaît », ironisait cette semaine Jon Stewart, en entrevue au New York Times.Stewart n'est pas parfaitement inconnu du public américain.Il a interprété des rôles mineurs dans des films oubliables (Big Daddy, Death to Smootchy) et a animé la cérémonie des Grammy, en 2001 et 2002.Depuis, le succès critique de son émission a fait de lui l'une des personnalités de la télévision les plus estimées par les journalistes américains (il a fait la couverture du magazine Newsweek en 2003 et Time l'a sacré « animateur de télé à surveiller » la même année).« Jon ne se prend pas au sérieux.Il ne se cache pas derrière un personnage.Il est son personnage », nous confiait Samantha Bee, l'une des « correspondantes» du Daily Show, à l'occasion du festival Juste pour rire en juillet dernier.« J'accorde très peu d'importance à ceux qui me prêtent trop de crédibilité », déclarait lui-même Stewart à Larry King, cette semaine à CNN.Le Daily Show, qui se targue de diffuser « les fausses infos auxquelles on peut le plus se fier » (un clin d'oeil au slogan de Fox News), jouit pourtant d'une telle popularité auprès des jeunes Américains que plusieurs avouent s'y informer davantage qu'auprès des médias traditionnels.Le téléspectateur moyen du Daily Show a 33 ans, soit 10 ans de moins que celui des émissions de Jay Leno ou de David Letterman.Une statistique qui résonne auprès des patrons de télévision et de leurs annonceurs.Sollicité par les réseaux traditionnels, Stewart préfère pour l'instant demeurer à Comedy Central, où l'on dit qu'il touche un salaire annuel de quelque 2 millions de dollars.Une Fin du monde plus politisée Pour situer le téléspectateur québécois peu enclin à regarder CTV les soirs de semaine à minuit cinq (!), disons que le Daily Show est en quelque sorte le pendant plus baveux, politisé et cynique de La fin du monde est à 7 heures (qui s'en est d'ailleurs inspirée).Sous le couvert de la comédie, Stewart et ses « correspondants» se fendent de reportages pertinents sur des enjeux sociaux majeurs.Le faux chef d'antenne, habile intervieweur, a un sens de la répartie hors du commun.Il est érudit, cultivé et sans doute plus informé que la majorité des journalistes.Son style est frondeur, impertinent, irrévérencieux.Stewart ne se fait jamais prier pour égratigner les médias ou l'administration Bush et ne rate jamais une cible, qu'elle soit démocrate ou républicaine.Né Jon Leibowitz dans le New Jersey, Stewart a remplacé Craig Kilborn à l'animation du Daily Show en 1999 et a donné un souffle plus politique au faux bulletin d'informations.L'émission a pris son véritable envol avec l'élection présidentielle de 2000.Quatre ans plus tard, Stewart et ses collaborateurs ont confirmé leur talent et leur verve avec une couverture électorale intitulée Indecision 2004.Dans la foulée, le Daily Show a remporté un prestigieux Peabody Award pour la qualité de son « journalisme » et publié un livre, America (The Book) : A Citizen's Guide to Democracy Inaction, devenu rapidement un best-seller.« Tant qu'à sélectionner des films que personne n'a vu, aussi bien choisir un animateur que personne ne connaît.» PHOTO TINA FINEBERG, ARCHIVES AP Incorrigible pince-sans-rire, Jon Stewart est devenu la coqueluche des médias américains.lllll Précision Sixième nomination pour Steven Spielberg Une carrière d'acteur de deuxième zone Jon Stewart n'a pas eu, jusqu'à maintenant, une carrière d'acteur mémorable.Ce qui ne l'empêchera pas d'animer la soirée la plus prestigieuse du septième art ce soir.Quelques rôles mineurs d'une filmographie de deuxième ordre : > Mixed Nuts (1994) : son baptême cinématographique, dans le rôle du « Rollerblader #1 ».> The First Wives Club (1996) : l'amant de Goldie Hawn ; ses scènes sont coupées au montage.> Half Baked (1998) : un fumeur de cannabis parmi tant d'autres.> The Faculty (1998) : un extraterrestre devenu prof de science au secondaire.> Big Daddy (1999) : son premier troisième rôle ! > The Office Party (2000) : un livreur de pizza.> Jay and Silent Bob Strike Back (2001) : un journaliste de télévision sans scrupules.> Death to Smoochy (2002) : un patron de télévision sans scrupules.Grâce à Munich, Steven Spielberg est sélectionné pour la sixième fois dans la catégorie de l'Oscar de la meilleure réalisation.Lauréat à deux reprises (Schindler's List en 1994 et Saving Private Ryan en 1999), le cinéaste avait aussi été nommé en 1978 (Close Encounters of the Third Kind), en 1982 (Raiders of the Lost Ark) et en 1983 (E.T.The Extra-Terrestrial).Bien que The Color Purple ait récolté 11 nominations en 1986, Spielberg n'avait pas été retenu dans la catégorie de la réalisation.Marc-André Lussier .HUGO DUMAS > DANS MA TÉLÉ hdumas@lapresse.ca Le p'tit printemps tout vert, tout vert L a télé québécoise a entrepris cette semaine unsprint avant l'arrivée du printemps.Dans cette dernière ligne droite, Radio-Canada a remis à l'antenne toutes ses émissions phares, après deux semaines d'intense couverture olympique.Lundi soir, ça faisait du bien de renouer avec Benoît, Esther et Hélène de Rumeurs.Sauf qu'en 14 jours, l'atmosphère au sein du magazine le plus déluré en ville s'est considérablement refroidie.Benoît (James Hyndman) a pété les plombs avec son fils.Pierre-Paul (Christian Bégin) s'est solidement mis dans la m.et y a entraîné bien de ses amis aussi.Hélène (Geneviève Brouillette) en a assez de passer pour la cocotte du groupe.La réaction hilare de ses collègues quand elle leur a annoncé son intention de faire une MBA en adit long sur l'estimequ'ils lui portent.Un excellent épisode.En même temps, à TVA, l'absurde a triomphé au Coeur a ses raisons.La présence de Be-be-Brrrenda ajoute d'ailleursuneautrecouchedeburlesque à cette deuxième saison, encore meilleure que la première.Belle trouvaille que ces meurtrières pattes d'ours polaire.Et le poignant hymne Les Pichets de l'amour de la semaine dernière devrait être commercialisé, ça oui.Tout comme les boiseries originales de l'igloo de Becky (Pascale Bussières) au pôle Nord.Tordant.Toujours à TVA, l'intrigue d'Un homme mort continue de se compliquer.Pourquoi le patron de Paul Devault l'espionne-t-il?Pourquoi René Bédard (Michel Dumont) veut-il absolument acheter une banque au Liban, une plaque tournante pour le blanchiment d'argent?Pourquoi a-t-on l'impression que Kim Blanchard(Karine Vanasse) nous cache quelque chose?Pourquoi l'héroïne a-t-elle coupé les ponts avec sa mère?Et pourquoi Martin Belmont (Sébastien Delorme) magouille-t-il en cachetteavecsapatronne?Plusieurs pistes ont été lancées et on sent que Fabienne Larouche prend un malin plaisir à toutes les embrouiller.Personnellement, j'aime bien les séries où le téléspectateur doit fournir un effort intellectuel pour attacher toutes les ficelles.Comme 24 heures chrono, par exemple.Par contre, la complexité de la trame d'Un homme mort, totalement absentede Loft Story, soit dit en passant, semble avoir rebuté certains téléspectateurs.Jeudi soir, le suspense de TVA a été regardé par 1 309 000 personnes, en baisse par rapport aux deuxpremiers épisodes, quiontobtenu des auditoires chiffrés à 1 785 000 et 1 659 000 téléspectateurs.À Radio-Canada, l'émission de Louis-José Houde a, comme prévu, écopé.L'auditoire est descendu à 770 000 téléspectateurs, lui qui rassemblait, en moyenne, 1 228 000 téléspectateurs avant l'arrivée d'Un homme mort.Toutes ces sanglantes guerres de cotes d'écoute achèvent avec la fin de la saison d'hiver.Et le printemps s'annonce bien pauvre à TVA, qui a reporté la diffusion de sa série Nos étés à l'automne.Le réseau invoque un ralentissement du marché publicitaire, qui a aussi sonné le glas de Vice caché, une autre excellente émission.À Radio-Canada, le printemps nous amène dorénavant une flopée de nouveautés.Ben Laden, les Kiwis, les Beautés désespérées et les naufragés de Lost reviendront, tout comme Des vertes et des pas mûres, version 2.0 avec Sébastien Benoit.À TVA, ilmesemblequelemagazine estival Sucré salé ait fait son temps.Combien de fois un artiste peut-il aller faire du canot dans les îles de Boucherville tout en accordant, candidement, une entrevue sur ses projets de théâtre d'été à Kingsey Falls?Puisqu'on y est, y a-t-il vraiment une différence entre un topo salé et unsucré?Sioui, qu'onnousl'explique clairement.Et y a-t-il des artistes qui se sentaient vraiment à l'aise, assis en tailleur dans cettemontagne de coussins?C'est bien ce qu'on pensait. L'IMPERTINENT.PERTINENT Aujourd'hui, Jon Stewart est incontournable dans le paysage politique américain.Le Tout- Washington, conscient de l'influence de l'animateur sur les jeunes électeurs, veut être vu sur le plateau du Daily Show.Est-ce que ce père de deux jeunes enfants, passionné de politique mais allergique au jet-set, saura trouver grâce aux yeux du gratin hollywoodien ?Parions que oui.Parions aussi que Stewart profitera de cette tribune exceptionnelle pour lancer quelques flèches bien senties en direction de George W.Bush, entre deux gags sur l'homosexualité ou l'antisémitisme.« Il semble que les gens ne se lassent pas des blagues sur les cow-boys gais, confiait-il la semaine dernière au Chicago Sun-Times, avec son ironie habituelle.À bien des égards, c'est comme le type qui glisse sur une banane et se casse la gueule sur le trottoir.Crash et Munich sont aussi des sujets rêvés pour un humoriste.Je me suis toujours dit que si je ne pouvais rire de l'Holocauste, je pouvais au moins rire du massacre des Jeux olympiques.» Attention Hollywood : humour explosif.PHOTOARCHIVES REUTERS Whoopi Goldberg a animé le gala à quatre reprises.Plusieurs animateurs célèbres ont relevé le défi depuis 1940 > Chris Rock : l'animateur de la dernière soirée des Oscars n'a pas su attirer un public plus jeune, malgré son humour décapant.> Steve Martin : animateur en 2001 et 2003, il ne s'est pas gêné pour se payer la tête des acteurs dans la salle.> David Letterman : maître de cérémonie en 1995, son humour caustique a irrité une partie du gratin hollywoodien ainsi qu'Oprah Winfrey.> Whoopi Goldberg : première femme à animer seule la soirée des Oscars en 1994, elle a récidivé en 1996, 1999 et 2002.> Billy Crystal : animateur huit fois depuis 1990 ; il aurait refusé l'offre de l'Académie cette année.> Johnny Carson : il n'a animé le gala qu'à cinq reprises (1979 à 1982 et 1984), mais reste l'étalon par lequel les autres animateurs sont mesurés.> Frank Sinatra : Old Blue Eyes a animé la célèbre soirée deux fois, en 1963 et 1975.> Agnès Moorehead : mieux connue comme la mère de Samantha dans Ma sorcière bien aimée, elle a animé en compagnie de Dick Powell en 1948.> Bob Hope : animateur ou coanimateur 18 fois à partir de 1940, un record.PHOTOARCHIVES AP Johnny Carson PHOTOARCHIVES AP Chris Rock PHOTO FRANK MICELOTTA, ARCHIVES GETTY IMAGES Ancien stand-up comique, Jon Stewart joue le chef d'antenne du faux bulletin d'information le plus célébré des États-Unis, le Daily Show, là où le Tout-Washington rêve maintenant d'être vu.PHOTOARCHIVES REUTERS Le comédien Steve Martin a officié en 2001 et 2003.Il ne s'est pas gêné pour se payer la tête des acteurs présents dans la salle.CÉRÉMONIEDESOSCARS ARTS ET SPECTACLES Suivez en direct la 78e cérémonie des Oscars ce soir dès 20h et retrouvez toutes les photos des gagnants sur www.cyberpresse.ca TÉLÉSCOPE \u2014Hugo Dumas LUNDI RAMDAM T-Q 18h30 402 000 La série jeunesse de Télé-Québec demeure en tête des cotes d'écoute de son réseau.LE COEUR A SES RAISONS TVA 19h30 1 309000 C'est le plus gros auditoire de la soirée pour TVA.À Radio-Canada, la comédie Rumeurs a été regardée par 929000 personnes.MINUIT LE SOIR SRC 21h30 1 009000 Encore une fois, l'émission de Radio-Canada se colle à l'actualité avec ses cols bleus et profite aussi de l'effet Bougon (1 869000).MARDI L'ÉCHANGEUR TVA 19h30 378 000 Petit auditoire pour l'entretien entre Stéphan Bureau et Stéphane Quintal.On sait que TVA n'est pas tellement patient avec les émissions qui «performent»moins bien.MERCREDI CASINO SRC 21h 979 000 Gros duel entre la nouvelle série de Réjean Tremblay et Vice caché à TVA.Avantage à Radio-Canada, qui a obtenu plus que les 853000 téléspectateurs de Vice caché.JEUDI LOFT STORY TQS 19h 945 000 Toute la semaine, les lofteurs de TQS ont eu le dessus sur Virginie à Radio-Canada et On n'a pas toute la soirée à TVA.LE FRIC SHOW SRC 21h30 530 000 L'épisode sur les t-shirts a souffert de la présence d'Un homme mort à TVA, qui a été regardé par 1 309000 téléspectateurs.Les organisateurs de lasoirée des Oscars, dimanche, prennent tous les moyens pour que l'événement soit mémorable.En effet, un enregistrement vidéo animé par l'acteur américain Tom Hanks a été envoyé à tous les finalistes pour les aider à trouver des façons originales de procéder à leur remerciements.Le court vidéo donne des exemples de remerciements originaux observés au cours des dernières années, comme la mémorable marche de l'acteur italien Roberto Benigni sur les sièges de la salle jusqu'à la scène pour y récolter son prix.On y voit également le langoureux baiser que l'acteur Adrien Brody a servi à une présentatrice.Les organisateurs ont en fait un but avoué: que les gagnants d'un Oscar évitent à tout prix les longues listes de remerciements durant les 60 secondes qui leur sont allouées au micro.ÉMISSION TÉLÉSPECTATEURS À RETENIR LES LAURÉATS DES OSCARS DEVRONT ÊTRE ORIGINAUX \u2014Presse canadienne ARTS ET SPECTACLES LES 21es VICTOIRES Les artistes français célèbrent la musique PHOTO BERTRAND GUAY, AFP Auteur de la meilleure chanson originale, Caravane, le chanteur Raphaël reçoit son trophée des mains du coanimateur de la soirée des Victoires, Michel Drucker.PHOTO BERTRAND GUAY, AFP La chanteuse Camille accepte un prix Victoire pour l'album révélation de l'année.Elle a aussi été récompensée dans la catégorie révélation sur scène.PHOTO AFP Amel Bent a été sacrée révélation de l'année par le public français.PHOTO AFP Nagui, coanimateur du gala, chante les louanges d'Émilie Simon, auteure de la bande musicale du film La Marche de l'empereur.Ce soir 18h Pure laine Pour Dominique, les gais sont une ethnie\u2026 telequebec.tv Télé-Québec 3371457A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H TV5 VIVEMENT DIMANCHE Le chanteur Corneille est sur le plateau de Michel Drucker.19H r ON N'A PAS TOUTE LA SOIRÉE Les invités d'Éric Salvail : Janette Bertrand, Yves Desgagnés, Maxim Martin, Claudine Mercier, Marie- Mai et Sylvie Desgroseilliers.19H30 r DEMANDES SPÉCIALES En compagnie de six nouveaux complices, Marc-André Fortin et Audrey Gagnon, finalistes de Star Académie 2005, animent cette émission dont le format passe à 90 minutes.Leurs premiers invités : Gregory Charles, Nathalie Simard, Mélanie Renaud et Martin Deschamps.20H D THE 78th ANNUAL ACADEMY AWARDS Animée pour la première fois par Jon Stewart, la 78e soirée des Oscars devrait être à la hauteur de l'année cinéma, avec ses productions diversifiées et divertissantes.La compétition est serrée entre Brokeback Mountain, Capote, Crash, Good Night, and Good Luck et Munich.Un gala du grand luxe et de curiosités.20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Ce soir chez Guy A.: la comédienne Lynda Johnson, l'humoriste Marc Boilard, la patineuse de vitesse Anouk Leblanc-Boucher, la gardienne de but de l'équipe canadienne de hockey Kim St-Pierre, le comédien Pierre Lebeau, l'auteurcompositeur et interprète Marie-Jo Thério, l'auteur John Saul, le journaliste Léo Kalinda et la Rwandaise Athanasie Mukarwego.20H30 K CINÉMA : DUPLEX Une comédie distrayante avec Danny De Vito, Drew Barrymore et Ben Stiller.Les nouveaux propriétaires d'un duplex n'en peuvent plus de supporter une vieille dame acariâtre et décident de prendre les grands moyens.Le Téléjournal Découverte / Neandertal Et Dieu créa Laflaque Tout le monde en parle / Lynda Johnson, Marc Boilard, Anouk Leblanc-Boucher, Kim St-Pierre, Pierre Lebeau, Marie-Jo Thério Le Téléjournal Pleins Feux / Sur un air de jazz Le TVA 18 heures L'École des fans / Maritza On n'a pas toute la soirée Demandes spéciales / Gregory Charles, Nathalie Simard, Mélanie Renaud, Martin Deschamps La Fièvre du dimanche soir Le TVA LE PARRAIN 3 (3) avec Al Pacino, Andy Garcia Rire et Délire Talk Show Loft Story DUPLEX (5) avec Ben Stiller, Drew Barrymore Le Grand Journal Talk Show Loft Story Pure Laine Il va y avoir du sport! / Sophie Lorain Contact / Jacques Attali MON AMI MACHUCA (3) avec Matias Quer, Ariel Matulena MON TRÉSOR (3) avec Dana Ivgi (23:10) CTV News etalk Red Carpet Show Oscar Countdown 2006 The 78th Annual Academy Awards CTV News PIGLET'S BIG MOVIE (17:00) Marketplace Venture (19:26) BY THE PRICKING OF MY THUMBS avec Geraldine Mc Ewan Sunday Night .Reflections CBC Sports ABC News Ebert &.Oscar Countdown 2006 The 78th Annual Academy Awards Jimmy.News CBS News 60 Minutes Criminal Minds Cold Case CSI: Crime Scene Investigation News .Raymond NBC News Dateline NBC Law& Order: CI Crossing Jordan George.Moments to Remember my Music (17:30) Dr.Andrew Weil's Healthy Aging Great Performances / Cream Reunion Moments to Remember (16:30) Dr.Wayne Dyer: Inspiration - Your Ultimate Calling World News Short List Flip this House 24 Dog the Bounty Hunter CSI:Miami L'Actors Studio / Jodie Foster Les Misérables (7/8) Portraits: Charles Trenet.Thema: Berlioz Thema: Berlioz .Clint Eastwood (17:00) Arts, Minds Photos Stewart Marshall: Painter SCARFACE (4) avec Al Pacino, Steven Bauer Humour mental Docu-d / Supergadgets d'Hollywood Sans détour / La Corporation: quel avenir?Medium.Catastrophes aériennes .chrétiens et musulmans?Génération À coeur.Le Choc Amérique Europe.Planète Terre Information internationale Le Monde à la carte Myth Busters Science on the Red Carpet Discovery Presents / Tiger Bite - Snake Bite Myth Busters Science on the Red Carpet .la France Jet-set.Hôtels Tendance Destination Monde / Maroc .Voyageur Xin Chào Vidéo Guide .nomades .Sadie (18:06) .Wild (18:33) .so Raven Grady (19:25) Radio.(19:49) Movies (20:42) WHITE SQUALL (5) avec Jeff Bridges, John Savage AIRPLANE II: THE SEQUEL (6) avec Robert Hays What I Like.Twins King of the Hill BAD BOYS 2 (6) avec Martin Lawrence, Will Smith 8 MILE (3) avec Eminem, Kim Basinger House &.Caitlin's.Malcolm.King of the Hill The Simpsons The War.Home The Simpsons Crossing Jordan Past Lives Global Sports Trouvailles.Tragédies / 9/11 Pare-chocs à pare-chocs Compte à rebours Tournants de l'Histoire Avions Band of Brothers Zero Hour Tanks / Sherman Tank PATTON (3) avec George C.Scott, Karl Malden L'Académie .the Pops Musicographie / .années 70 Acoustiques: Patrick Norman En concert: Chicago Musicographie / .années 70 .le monde?Made in.Top5.anglo Top5.franco .la peau de Babu à planche Exposé / Paris Hilton Nu Musik Marc Boilard Mike Ward Fou raide Jackass Noir de monde Dateline .arménien In Montreal Extreme Makeover Teleritmo World News Mansbridge CBC News: the fifth estate CBC News: Correspondent CBC News: Sunday Night The Passionate Eye / Serial Killer Les Coulisses du pouvoir Le Monde 5 sur 5 Ushuïa Nature Téléjournal Le Point L'Affaire Mulroney-Schreiber Le Téléjournal Second Regard Jeux mondiaux Sports 30 Championnat universitaire de volleyball / Finale féminine Jeux extrêmes d'hiver Sports 30 Jeux extrêmes d'hiver Rex Porté disparu Sue Thomas, l'oeil du FBI Victimes du passé François.Voisins.Les Experts Inspecteur Gadget: le super détective (18:15) Les Règles.Nouvelle-France Bobby Darin AliG Little Britain INTO THE FIRE (6) avec Lee Montgomery, Susan Anspach Trailer Park Boys Trailer Park Boys (22:02) Battlestar Galactica Smallville Stargate Atlantis CONAN THE BARBARIAN (5) avec Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones Sportsnetnews CHL Hockey / Medicine Hat - Calgary The Ultimate Fighter Sportsnetnews Degrassi.Volt Panorama Tshinanu Sous les traces de Goliath JEAN COCTEAU, AUTOPORTRAIT D'UN INCONNU.Documentaire Destination Nor'Ouest Overhaulin' / Diffusion de six émissions.(15:00) Sports Disasters Overhaulin' Sportscentre Westminster Kennel Club Dog Show Sportscentre Motoring 6TEEN Carl au carré Billy, Mandy .Titans Batman Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Arrière-scène Journal FR2 Vivement dimanche / Alexandra Lamy UN AMOUR À TAIRE (4) avec Jérémie Renier Job.(22:15) Journal (22:45) .(23:15) .(23:40) Vox Rough.Gulliver's Travels (2/4) PRIVATE LIVES (4) avec David Jason, Philip Jackson Hank & Jimmy: A Story of.Diplomatic.Film 101 Interventions miracles Décore ta vie Métamophose Grand Ménage Dre Nadia.Guy Corneau.L'ENVOÛTEMENT (4) avec Michael O'Keefe, Brian Dennehy .(17:30) Sans filtre Livre Show Le bon air.Doc Lapointe Meublez.Baromètre Parole et Vie Boxe Rock Parents.Degrassi Degrassi 25e anniversaire 70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou THE GOONIES (4) avec Sean Astin, Josh Brolin Fresh Prince Prank Patrol Ghost.Mystery.15/Love My Family Bob (23:35) Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Bolides Délire techno OPÉRATION CHIMPANZÉ (4) avec Mathew Broderick, Helen Hunt CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC Norman Mailer honoré par la France 20 h Contact Jacques Attali, économiste et essayiste.18h30 Il va y avoir du sport Avec Sophie Lorain.telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 17 h Àla di Stasio Cuisiner en toute simplicité.Avec Stefano et Elena Faita, Claudette et Marie-Josée Taillefer\u2026 Animation:Stéphan Bureau 3371516A AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 L'écrivain américain Norman Mailer, 83 ans, a reçu vendredi à New York la Légion d'honneur, la plus haute distinction française, en évoquant ses liens avec la France et son amour pour cette langue qu'il n'a « jamais pu maîtriser ».L'insigne lui a été remis par l'ambassadeur de France aux États-Unis, pour sa contribution à la littérature et ses liens avec l'Hexagone.« Nous (les Français) voyons en vous le héros américain avec son amour très vif de la liberté, et nous voyons l'intellectuel qui a pris parti dans tous les grands combats de son temps, ce que nous appelons « un intellectuel engagé », a dit l'ambassadeur Jean-David Levitte à l'auteur, qui a savouré ces paroles tout en dégustant un verre de vin.« Vous pouvez voir que je suis assez ravi de recevoir cette distinction », a répondu avec malice et émotion l'écrivain, qui se déplace avec peine.« Toute ma vie, j'ai eu une relation à la France excitante, depuis mes jeunes années à Brooklyn où je pensais que Paris était l'endroit où il fallait être », a-t-il dit, évoquant ses études à la Sorbonne après la Seconde Guerre mondiale, ce séjour avec sa première épouse pourtant marqué par les dures conditions des lendemains de guerre, et aussi son attachement à cette langue « que j'adore et que je n'ai jamais pu maîtriser ».Vêtu d'un costume sombre avec cravate rouge, venu entouré de sa sixième épouse et de son fils cadet, Norman Mailer a offert la lecture en français de quelques lignes écrites jadis par la maîtresse de Picasso, Fernande Olivier, qu'il a ensuite traduites en anglais.Biographe, reporter, auteur d'ouvrages politiques et antiestablishment, chantre avec Truman Capote de la « non-fiction créative », il a connu le succès à 25 ans avec son premier roman, Les Nus et les Morts, inspiré de son expérience de soldat dans le Pacifique pendant la guerre.Il a obtenu deux fois le prix Pulitzer.PHOTORICHARD VOGEL, AP Au tribunal de Vung Tau, au Vietnam, Gary Glitter tend l'oreille pour mieux entendre le prononcé de sa sentence.Gary Glitter condamné à trois ans de prison pour attentats à la pudeur ASSOCIATED PRESS VUNG TAU (Vietnam) \u2014 Le Britannique Gary Glitter, ex-star du glam rock, a été condamné vendredi par un tribunal vietnamien à trois ans de prison, suivis d'une expulsion du Vietnam, pour attentats à la pudeur sur deux petites filles vietnamiennes.« Je suis innocent », s'est exclamé Glitter à l'énoncé du verdict.Alors qu'il était escorté hors du tribunal par des policiers, Glitter a continué de clamer son innocence.« Je n'ai rien fait.Je suis innocent.C'est une conspiration », s'est-il écrié.Glitter, Paul Francis Gadd de son vrai nom, comparaissait depuis jeudi devant un tribunal de la province de Ba Ria-Vung Tau.Le procès a été tenu à huis clos pour protéger l'identité des fillettes, âgées de 10 et 11 ans, mais a été ouvert au public pour l'énoncé de la peine.Dans son verdict, la cour a évoqué les témoignages explicites des deux fillettes, selon lesquels Glitter les avait embrassées et caressées, et accompagnées, nu, lors de douches dans la villa qu'il avait louée dans la ville portuaire de Vung Tau, à 125 kmau sud-est de l'ex-Saïgon.Glitter paraissait visiblement amaigri à l'issue de sa détention provisoire à la prison Phuoc Co, depuis son arrestation.Il a été interpellé le 19 novembre à Hô Chi Minh-Ville, alors qu'il tentait de monter à bord d'un avion pour quitter le pays.La police a saisi son ordinateur portable, qui contenait des centaines d'images à caractère pornographique.Les preuves trouvées n'ont pas été suffisantes pour l'accuser de viol sur mineur, passible de la peine de mort.Les familles des enfants ont écrit au tribunal en décembre, demandant que les accusations soient abandonnées après que Glitter leur eut respectivement versé 2000 $US.En vertu du système judiciaire vietnamien, les paiements sont effectivement considérés comme des « indemnités » pouvant entraîner une réduction de peine.En 1999, Glitter avait été reconnu coupable en Grande-Bretagne de possession de pornographie infantile ; il a purgé la moitié d'une peine de quatre mois d'emprisonnement.Il est parti plus tard au Cambodge, d'où il a été expulsé en 2002.ARTS ET SPECTACLES DANIEL LEMAY » PRESSE ÉCRITE daniel.lemay@lapresse.ca Métro a cinq ans L e camelot vous le tend; vous le prenez ou pas.C'est gratuit.Si vous le prenez, ça devrait êtrepour le lire.Dans le métro, dans l'autobus ou une fois arrivé au travail.Le numéro du mercredi 1er mars \u201432 pages tabloïd couleur brochées \u2014 comptait quelque 95 titres.Les plus gros coiffent des articles qui ne prennent pas plus d'une minute à lire; à côté, des nouvelles brèves de 50-60 mots.Après une trentaine de minutes de lecture, vous êtes en possession d'éléments d'information dans l'actualité locale et internationale, économique, artistique et télévisuelle, technologique et sportive; mercredi, vous avez aussi compté trois pages touchant les voyages et le «tourisme équitable».Vous êtes l'un des 18,5 millions de lecteurs quotidiens de Métro, un journal distribué gratuitement dans les grandes villes de 19 pays du monde.L'édition montréalaise, qui fêtait son cinquième anniversaire cette semaine, revendique 265 000 lecteurs pour un tirage quotidien de 140 000 exemplaires(1).Le concept \u2014 journal gratuit de lecture simple et rapide, sans opinion ni commentaire et se finançant entièrement par la publicité\u2014a été lancé à Stockholm par trois jeunes Suédois en 1995 et le premier Métro a atteint la rentabilité à sa première année.Aujourd'hui, Métro se targue d'êtrelequotidien le plusluen Europe, où sont publiées 50 des 61 éditions quotidiennes du journal.Ainsi l'Espagne compte-t-elle 10 éditions publiées en trois langues et distribuées dans 48 villes; en France, Métro est distribué dans 13 villes.Dans la dernière année seulement, Métro a lancé 21 nouvelles éditions à travers le monde (Irlande, Russie, Portugal, etc.).En Amérique, Métro publie huit éditions, quatre aux États-Unis et quatreau Canada.Le Métromontréalais est né d'un partenariat entre Métro International S.A.(coté en Bourse depuis 2001; chiffre d'affaires 100 millions US) et Médias Transcontinental, quatrième groupe de presse au Canada; le groupe Gesca, propriétaire de Métro, détient une participation minoritaire dans l'entreprise appelée Publications Métropolitaines Inc.Rappelons que 24 heures est unautre journal distribué gratuitementà Montréal;enseptembre 2005, le quotidien de Quebecor comptait environ 60%(311 000) du lectorat de son concurrent.Le lectorat des quotidiens traditionnels est en baisse (La Presse est une exception)mais la formidable expansion des journaux gratuits ne semble pas en être la cause.Selon une étude(2) commandée l'automne dernier par le New York Times, le lectorat de ces derniers se composerait principalement de personnes qui ne lisent pas les journaux payants.Dans son édition anniversaire de mardi (40 pages sur papier glacé : de la belle ouvrage), Métro apportait les précisions suivantes sur ses lecteurs: 55%sontdeshommes,78%ontmoins de 50 ans, 61% travaillent et 21 % sont aux études.La force des «gratuits», par ailleurs, se trouve dans la distribution ; dépendant des lieux et des titres, les journaux sont disponibles dans les stations de métro, les gares, les cafés, sur les campus, etc.Ici, Métro a poussé le concept «métropolitain» un pas plus loin avec cette entente avec la Société de transport de Montréal (STM) qui lui confère un droit exclusif de distribution dans les 65 stations de métro du réseau (rappelons que 24heures s'était montré peu content de la chose).L'entente garantit par ailleurs un certain espace rédactionnel à la STM, qui s'en sert pour joindre le lecteurusager; mercredi, on apprenait que l'installation des écrans de télé dans le métro (Métrovision) avait beaucoup de retard (seules les stations Berri- UQAM et Mc Gill en ont) et que la STM était à revoir tout le projet.Entre-temps, les usagers lisent le Métro.Et quand ils ont terminé, le jettent dans l'un des nombreux bacs installés à cette fin dans les stations.Dans la rue, ils essayent le mettre dans les poubelles de la Ville qui débordent tout le temps parce que, ben là, les cols bleus, pensez-vous qu'ils ont rien que ça à penser, se rappeler de où les petits boss ont caché toutes les poubelles, hein?(1) Selon NADbank, une entreprise de recherche et d'analyse regroupant quotidiens, agences de publicité et annonceurs.2) Étude réalisée par Scarborough Research à Boston, New York, Dallas et Chicago.PHOTO LA PRESSE© Tous les dimanches dans INFORMATION, PRÉVENTION, SOLUTION SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Yahoo! vante son service canadien de téléchargement de musique ALAIN BRUNET CYBERCULTURE Depuis le 31 janvier, Yahoo ! Music Canada propose aux amateurs de musique un service d'abonnement à un répertoire de plus de un million de chansons ou pièces musicales.À l'instar des services Rhapsody, Napster, Music Now et autres modèles préconisant l'accès illimité aux contenus musicaux, Yahoo ! Music Unlimited permet non seulement à ses abonnés de télécharger la musique dans leur ordinateur personnel, mais encore d'en transférer les fichiers dans leur baladeur numérique.Le coût du service est de 11,99 $ par mois à condition de s'engager pour une année complète.Les frais augmentent à 13,99 $ si on désire s'abonner pour un seul mois.« À ce que je sache, il s'agit de la première opération majeure d'un tel modèle d'affaires en ligne piloté à partir d'une entreprise canadienne », souligne Andy West, directeur des contenus chez Yahoo ! Music Canada, filiale du fameux fournisseur américain de services Internet.On sait, par ailleurs, que Napster offre un service semblable aux consommateurs canadiens mais que ce service est piloté à partir des États-Unis.Plusieurs fournisseurs de services Internet pourraient emboîter le pas dans un avenir proche.Comment tout cela fonctionne ?I faut d'abord vous s'inscrire à http://ca.music.yahoo.com/ .Un moteur de téléchargement est fourni gratuitement si s'abonneau service mensuel Yahoo ! Music Unlimited.On peut alors transférer les contenus téléchargés de son ordinateur à des lecteurs portables compatibles avec les mesures de protection adoptées par Yahoo ! Mise à jour des licences Pour être plus précis, Yahoo ! Music Unlimited utilise le système DRM Windows Media 10 de Microsoft.Ce système de protection autorise le téléchargement temporaire illimité, puisque les licences sont mises à jour lors des synchronisations du baladeur avec l'ordi, c'est-à-dire lorsque l'abonné ajoute ou efface des titres à son répertoire personnel.Pour que les fichiers demeurent opérationnels, l'ordinateur de l'usager doit se connecter au service Yahoo ! Music Unlimited au moins une fois par mois afin d'en mettre à jour les licences.Le ou les baladeurs numériques de l'usager, par ailleurs, doivent se connecter mensuellement à son ordinateur personnel pour que les contenus puissent être réactivés.Si le client désire mettre un terme à son abonnement, les contenus deviendront caducs au terme d'une période de 30 jours.Et si ce même usager décide de s'abonner de nouveau, il sera possible pour lui de réactiver tous ses contenus préalablement téléchargés.Pour l'instant, les baladeurs numériques compatibles avec le service Yahoo! Music Unlimited sont les suivants : Creative Zen Portable Media Center, Creative Zen Micro, Dell DJ 20 GB, Dell DJ 30 GB, Dell Pocket DJ, i River H10, i River H320, i River H340, Samsung YH-999 Portable Media Center.La liste ne cesse de s'allonger, assure-t-on chez Yahoo ! « Nous essayons autant que possible de travailler avec tous les fabricants de lecteurs établis au Canada.À partir de notre siège social en Californie, une équipe de Yahoo ! ne cesse de répertorier les nouveaux modèles offerts sur le marché », indique Andy West.« Nous voulons prendre part à la mouvance d'une génération entière d'internautes, qui croient en l'accès illimité aux contenus et qui sont prêts à débourser pour s'assurer de la qualité et de la légalité des fichiers musicaux », renchérit-il.Et le i Pod ?On aura néanmoins remarqué que le fameux i Pod, de loin le plus populaire des baladeurs numériques, ne figure pas dans la liste des outils compatibles avec Yahoo ! Music Unlimited.Le service offre tout de même un modèle de téléchargement à la carte, comparable au célèbre i Tunes Music Store qui a récemment franchi le milliard de chansons téléchargées.Si l'abonné de Yahoo ! télécharge à la manière de iTunes, il peut alors transférer ses contenus sur un i Pod.Le téléchargement illimité chez Yahoo ! a d'autres.limites : impossible de graver ses contenus sur un CD vierge, pas plus qu'on ne peut les échanger hors de la communauté des utilisateurs du service Yahoo ! Unlimited dans sa formule d'abonnement mensuel.Il est toutefois possible d'y parvenir lorsqu'on opte pour le service à la carte.L'entreprise américaine veut ainsi créer sa propre communauté et en circonscrire les échanges.Actuellement, plus de 650 000 internautes canadiens ont fait appel aux services de diffusion ou de téléchargement musical offerts par Yahoo ! Le service d'écoute en transit (streaming) du répertoire Yahoo ! aurait conquis la majorité absolue de ces consommateurs.L'entreprise refuse toutefois de divulguer le nombre d'abonnés au nouveau service par abonnement Yahoo ! Unlimited, se contentant d'exprimer sa satisfaction quant à la progression du service après un mois d'existence.Répertoires diversifiés Pour ce qui est du répertoire de plus de un million de chansons, il s'avère plutôt facile d'accès.Classés par genre, les sous-répertoires semblent s'adresser à l'amateur moyen.« Nous essayons de rendre le répertoire le plus vaste et le plus diversifié possible, soutient Andy West.Nous avons déjà conclu des ententes avec les quatre multinationales de la musique (Universal, Warner, Sony-BMG, EMI).Nous voulons aussi intégrer une portion importante des labels indépendants canadiens.Le contenu canadien est d'ailleurs beaucoup plus élevé dans le répertoire offert au marché canadien.Quant au répertoire français, nous y travaillons.» Pourquoi, au fait, n'offrir le service Yahoo ! Unlimited qu'en anglais aux consommateurs canadiens ?À ce titre, Andy West se montre plutôt évasif « Nous voulons d'abord scruter le marché du Canada anglais pour en évaluer les réactions.Pour l'instant, nous nous affairons à étoffer le contenu francophone de notre répertoire.Chose certaine, nous n'offrons pas une simple réplique du répertoire offerts aux États-Unis, nous voulons vraiment représenter la musique créée et produite au Canada.» Une fois inscrit sur le site http://ca.music.yahoo.com/, le client peut transférer les contenus téléchargés de son ordinateur à des lecteurs portables compatibles avec les mesures de protection adoptées par Yahoo ! « Nous voulons prendre part à la mouvance d'une génération entière d'internautes, qui croient en l'accès illimité aux contenus et qui sont prêts à débourser pour s'assurer de la qualité et de la légalité des fichiers musicaux.» «un THRILLER EXTRÊMEMENT DIVERTISSANT et FANTASTIQUE qui propulse le cinéma russe au coeur du 21e siècle.» RUTHE STEIN «SIN CITY, style Moscou» KYLE SMITH «UN FILM D'HORREUR INVENTIF ET ORIGINAL\u2026 TOUT UN CHOC.» GLENN KENNY LLEE PPRREEMIIEERR CCHAAPPIITTRREE DD''UNEE TTRRIILLOOGGIIEE FFAANTTAASSTTIIQQUEE EETT ÉÉPPIIQQUEE en version originale russe, sous-titré en anglais «Un film qui s'accompagne d'un maïs éclaté.et d'une vodka.UNE VODKA BIEN TASSÉE.» KENNETH TURAN Une comédie hors de l'eau.rdinaire.«Version française» VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINEPLEX DIVERTISSEMENT CAVENDISH (Mail) LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINEPLEX DIVERTISSEMENT LASALLE (Place) CINEPLEX DIVERTISSEMENT COLOSSUS LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 CINEPLEX DIVERTISSEMENT COLISÉE KIRKLAND CINÉMAS AMC LE FORUM 22 MÉGA-PLEXTM GUZZO MARCHÉ CENTRAL 18 CINEPLEX DIVERTISSEMENT CHÂTEAUGUAY ENCORE CINEPLEX DIVERTISSEMENT PLAZA DELSON CINEPLEX DIVERTISSEMENT CARREFOUR DORION CINÉ-ENTREPRISE ÉLYSÉE GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINEPLEX DIVERTISSEMENT LASALLE (Place) CINEPLEX DIVERTISSEMENT STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINEPLEX DIVERTISSEMENT QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINEPLEX DIVERTISSEMENT ST-BRUNO CINEPLEX DIVERTISSEMENT VICTORIAVILLE LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 MÉGA-PLEXTMGUZZO DEUX-MONTAGNES 14 MÉGA-PLEXTM GUZZO MARCHÉ CENTRAL 18 CINEPLEX DIVERTISSEMENT BOUCHERVILLE Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca GVISA GÉNÉRAL VIOLENCE HORREUR ANS + Tous les jours: 14h15 - 16h55 - 19h35 - 22h15 CINÉMAS AMC LE FORUM 22 3386679A CINÉMAS INDÉPENDANTS ANTONIO DAS MORTES Cinémathèque québécoise: 17h.FESTIVALISSIMO ONF: www.festivalissimo THE DAY A PIG FELL INTO THE WELL Cinémathèque québécoise: 19h.CLASSIQUE CHAPELLE DU BON-PASTEUR Martin Verreault, guitariste.Frescobaldi, Torroba, Ponce, Sor, Brouwer: 15h30.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Ensemble Transatlantik Schrammel: 14h30.POLLACK HALL (Université Mc Gill) Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Deborah Thomson, flûtiste, Sarah Pagé, harpiste: 20h.DANSE GESU - CENTRE DE CRÉATIVITÉ (1200, rue de Bleury) Mosaïca Mc Gill Contemporary Dance: 20h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Roch Voisine: 20h30.MÉTROPOLIS (59, rue Sainte-Catherine E) Juanes Mi Sangre Tour: 20h.Distribué par BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©DISNEY ENTERPRISES, INC.(Version Française de Eight Below) VOYEZ-LE MAINTENANT! LE Film No 1 au canadA! « UN FILM À NE PAS MANQUER!» SCOTT MANTZ, 3386735A GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE OU Sony Pictures Releasing.ca version française de THE PINK PANTHER REGARDEZ LA SOIRÉE DES OSCARS® CE SOIR 20H REGARDEZ LA SOIRÉE DES OSCARS® CE SOIR 20H VERSION FRANÇAISE AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca / SON DIGITAL À L'AFFICHE version française de «ULTRAVIOLET» 3386678A 3387600A PHOTO FOURNIE PAR L'AGENCE SPECTRA SCÈNE ARTS Ariane Moffatt a présenté son spectacle sur plusieurs scènes québécoises avant d'être invitée à Paris.ARIANE MOFFATT À PARIS NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE PARIS \u2014 Lundi dernier, quelques heures avant d'entrer sur la scène de l'Olympia avec son piano électrique, Ariane Moffatt est allée chiller, comme on dit en bon québécois.Sa soeur Stéphanie à ses côtés, elle a emprunté une des nombreuses ruelles petites et ombragées qui traversent le ventre de Paris.Les deux filles se sont arrêtées aux bords du quartier Barbès, pour aller s'enfiler un couscous à cinq euros dans un boui-boui algérien.Tout le temps qu'Ariane Moffatt mangeait au coude à coude, parmi les ouvriers, les manoeuvres et les immigrants, elle a savouré l'idée qu'aucun de ses voisins de table ne pouvait se douter que, dans quelques heures seulement, elle chanterait pour « les bourges » du boulevard des Capucines.L'idée qu'elle puisse en une seule et même journée à Paris vivre aussi bien une exposition absolue sur scène et un anonymat complet dans la rue lui a donné des ailes et la certitude qu'elle était la fille la plus chanceuse au monde.Par conséquent, c'est pratiquement en volant qu'elle est revenue à l'Olympia chez Bruno Coquatrix et les bourges du boulevard des Capucines.Je la retrouve le lendemain aux alentours de 15h dans son immense loge, immensément vide.Les murs nus tirent sur le bleu poudre et les deux canapés en tissu ont la teinte incertaine de l'usure.Contrairement à la grande loge voisine d'Alain Souchon, qui croule sous les bouquets de fleurs, celle de la chanteuse ressemble à un hall de gare, vide et transitoire.Qu'à cela ne tienne.Imperméable à la nudité froide du décor, Ariane Moffatt gratte sa guitare d'un air rêveur en savourant chaque instant qui lui reste entre ces murs si chargés de souvenirs invisibles.La veille, elle a rencontré Alain Souchon pour la toute première fois.« Il m'a pris le visage entre ses mains en me disant en souriant : Alors, pas trop nerveuse ?C'était sympathique, chaleureux, et ça m'a fait le plus grand bien.» Elle poursuit en m'expliquant en toute simplicité que, malgré les apparences, Alain Souchon n'a rien à voir avec cet engagement de deux soirs à l'Olympia.« J'aimerais pouvoir dire que M.Souchon a insisté pour que ce soit moi et personne d'autre qui fasse sa première partie, mais ce n'est pas le cas.C'est Virgin, ma compagnie de disques et la sienne, qui a arrangé tout ça.Alain Souchon n'avait aucune idée de qui j'étais.Évidemment, avant d'accepter que j'ouvre pour lui, il a écouté mon disque et, de toute évidence, il l'a aimé, mais il n'en demeure pas moins que l'idée n'était pas de lui.» Pourquoi seulement deux soirs ?Parce que tout s'est décidé il y a à peine un mois et qu'à ce momentlà, le calendrier de tournée de la chanteuse avait déjà plusieurs dates coulées dans le béton, dont celle de sa rentrée montréalaise, le 9 mars au Métropolis, précédée de quelques soirs de rodage au Vieux Clocher de Magog.Entre les deux, il ne restait qu'une petite et courte fenêtre pour Paris.Ariane Moffatt, qui, à 26 ans, aime toujours autant l'aventure, s'y est engouffrée sans hésiter.Pour son premier Olympia, elle aurait bien aimé voir son nom en grosses lettres sur la célèbre marquise du boulevard des Capucines.Mais ici, les lettres sur les marquises se monnayent à coup de 1500 euros par soir.Ariane Moffatt a préféré investir son argent ailleurs.À Paris comme chez elle Au moment de sortir pour aller chiller ailleurs à nouveau, Ariane et sa soeur Stéphanie, qui est devenue son imprésario l'année dernière, m'entraînent vers l'arrière-scène de l'Olympia.Parmi le va-et-vient des techniciens, nous admirons l'immense salle de 2000 places munie de sièges de velours rouge et dominée par une vaste et confortable scène où Ariane posera bientôt les pieds et alignera cinq chansons avant de tirer sa révérence.« Si on m'avait dit l'année dernière à pareille date que je reviendrais chanter ici dans moins de 12 mois, je pense que je me serais mise à rire.Chose certaine, je n'y aurais pas cru.C'est ben pour dire.» Dehors, la météo parisienne est dans tous ses états.En l'espace d'une heure, il a plu et neigé, et même quand le soleil a daigné montrer son bout de nez frileux, il ne l'a pas fait assez longtemps pour réchauffer quoi que ce soit.Mais Ariane Moffatt se fout du temps pourri comme des mille et une contraintes de la vie parisienne.Elle se sent ici comme chez elle.« La première fois que je suis venue à Paris, j'avais 18 ans.J'avais pas une cenne et je me sentais toute seule face à un monde parfaitement chiant.Mais en revenant au fil des ans, j'ai appris à apprivoiser le quotidien et la vie des quartiers au point d'oublier tous les inconvénients comme le manque d'espace, le manque d'eau chaude et cette espèce de tension permanente qui rend cette ville peut-être inconfortable mais tellement électrique et stimulante.» Aujourd'hui, Ariane Moffatt n'a plus qu'une hâte : revenir à Paris au printemps et s'y installer pour deux mois et demi.« Je reviens d'abord pour un engagement de deux semaines fin mai à L'Européen, une petite salle sympa pour la relève.Je vais aussi en profiter pour faire des premières parties pour Mickey 3D, pour Cali et pour Olivia Ruiz.Mais ce n'est pas l'ambition qui sera mon moteur principal, ce sera le désir de faire des rencontres et de vivre une sorte de trip artistique.En terminant mon deuxième disque, j'ai compris que je venais de boucler une boucle et d'entrer dans ma période fin de nombril.C'est clair que je ne me claquerais pas un troisième disque aussi éprouvant que le dernier.Mélanger à ce point sa vie et ses chansons, c'est bien un temps, mais à un moment, il faut savoir s'ouvrir aux autres et découvrir de nouvelles réalités.C'est ce que j'ai l'intention de faire furieusement.» En l'espace de 12 mois, Ariane Moffatt a changé mais sans perdre pour autant son sens de l'humour et de l'autodérision.Ses rencontres parisiennes avec M y sont pour beaucoup.C'est lui qui, le premier, lui a ouvert les portes d'un Paris bohème et musical où les notions de showbiz paraissent dépassées et ringardes.Grâce à M, Ariane s'est fait des amis et une nouvelle famille de musiciens qui se rencontrent pour le simple plaisir de faire de la musique ensemble et de passer des nuits blanches à boire, à faire la fête et à discuter de tout et de rien.« Pour ce qui est du showbiz, de l'ambition et de l'avenir de ma carrière ici, ajoute Ariane, c'est pas vraiment ça qui compte.» Pourtant, sa carrière française se porte plutôt bien, merci.Elle fait désormais partie, avec Richard Desjardins, de la grande famille Virgin- France.Aquanaute, son premier disque, a été lancé en soft release l'automne dernier et Le Coeur dans la tête sera lancé en mai prochain.Et si on se fie à l'accueil chaleureux que lui ont réservé les Parisiens à l'Olympia, son anonymat risque d'être de courte durée.Les deux soirs de son passage éclair à l'Olympia, le public aurait pu l'écouter d'une oreille distraite ou même attendre l'arrivée de Souchon pour prendre place dans la salle.Mais le contraire s'est produit.La salle était pleine et attentive à cette nouvelle venue.Et quand Alain Souchon l'a présentée en voix hors champ en demandant au public de la prendre dans ses bras, le courant de sympathie n'a fait que s'amplifier.« Ce qui m'a le plus émue chez le public, raconte-t-elle, c'est la qualité de son silence.Pour une rare fois, j'ai été capable d'oublier ma nervosité et de vivre chaque moment sur scène.Ce faisant, j'ai été en mesure de capter le silence rempli d'histoire de cette salle et d'en savourer toute la magie et la profondeur.» Pour ajouter à son émotion, le deuxième soir, Daniel Bélanger, son mentor, dont elle interprète en rappel la chanson Imparfait, était dans la salle.Elle n'a pas manqué de le saluer ni de rendre une version particulièrement sentie de sa chanson.Le lendemain, elle filait à l'aéroport d'Orly pour y tourner avec une équipe québécoise des scènes du clip Montréal.Contre toute attente, la bureaucratie aéroportuaire française a été accommodante et leur a donné le feu vert pour tourner dans le hall des départs comme au milieu des convois à bagages.Puis le surlendemain, la réalité rejoignait la chanson.Ariane Moffatt se retrouvait à Roissy-Charles de Gaulle comme en mai dernier en chantant dans sa tête, comme elle l'écrivait dans le livret du Coeur dans la tête : « Je suis en transit, suspendue entre le passé et son contraire.Le coeur emballé de courage, je rentreà Montréal.» Mais à la différence de mai dernier, si Ariane Moffatt rentre à Montréal cette fois, c'est pour mieux revenir à Paris.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca CHEZ LES «BOURGES» DUBOULEVARD DES CAPUCINES Le printemps dernier, Ariane Moffatt débarquait à Paris à l'invitation deM(Mathieu Chédid) pour plancher sur son deuxième disque.Cette semaine, à quelques jours de sa rentrée montréalaise, elle était de retour à Paris mais, cette fois, à l'Olympia, salle mythique où elle n'avait jamais mis les pieds et où, deux soirs de suite, elle a ouvert pour Alain Souchon, en se pinçant et en remerciant sa bonne étoile.Portrait d'une chanteuse à qui la chance sourit.« Pour une rare fois, j'ai été capable d'oublier ma nervosité et de vivre chaque moment sur scène.Ce faisant, j'ai été en mesure de capter le silence rempli d'histoire de cette salle et d'en savourer toute la magie et la profondeur.» MUSIQUE ARTS ET SPECTACLES Retrouvez les entrevues et les portraits des artistes d'ici sur www.cyberpresse.ca/surscene Karine, c'estlamoche.Trop grande, trop timide, trop «ordinaire ».Jennyet Vicky, cesontles deux chipies.Elle sontpopulaires, sexy, montrentleurnombril et rêventd'embrasser John John, le musclé.Ils'en passe debelles àl'école secondaire des Nombrils.Oups vous propose une rencontre avecle couple debédéistes québécois Maryse Dubucet Marc Delafontaine BANDE DESSINÉE Nombril àl' air JADE BÉRUBÉ Collaboration spéciale Maryse, au secondaire tu étais Karine la moche-fine ou Jenny la sexy-chipie?Karine : Oulala.(rires) Il m'est bien sûr arrivé d'avoir une période méchante.Au secondaire, il faut savoir se battre pour avoir une place, garder une popularité.Mais en général, j'avais tendance à me retirer de cette mécanique et à l'observer de l'extérieur.Et toi Marc, tu étais Dan le romantique esseulé ou John-John le musclé ?Marc : Ah, nettement John-John (rires).Non, moi j'étais Dan, le gars qui n'ose pas s'avancer vers les filles.Mais c'est ce que les filles préfèrent, non?Marc : Ah oui ?.Elles ne me le disaient pas (rires).D'où vous est venu l'idée de faire une BD qui se passe dans une école secondaire ?Maryse : On avait tout d'abord envie d'explorer l'égocentrisme.(On dit aussi le nombrilisme, d'où l'expression « se regarder le nombril ».) L'effet de mode des nombrils nous a ensuite donné l'idée.Comment décririez-vous vos personnages ?Maryse : Vicky est réellement méchante.Elle a fait rire d'elle dans son enfance.C'est pour ça qu'elle se venge maintenant.Elle a découvert qu'elle avait un pouvoir sur les garçons et elle en profite.Jenny est plus stupide que Vicky.C'est la sexy idiote.Et Karine ?Maryse : Le problème avec Karine, c'est qu'elle manque de confiance.Elle a de la difficulté à plaire aux garçons.Mais Karine est toujours persécutée par les deux pestes.Marc : Oui mais elle s'émancipe un peu à la fin.On lui devait bien ça (rires).Pauvre Karine ! Maryse : Elle reste toutefois celle qui gagne notre estime.Àla voir agir, on sait que c'est elle la fille bien dans tout ça.Même si elle mange les coups.Qu'est-ce qui est le plus difficile à faire dans la BDles Nombrils ?Marc : C'est une histoire où il y a un gag à chaque page.La mécanique du gag c'est très fragile.Il suffit de pas grand-chose pour que ce ne soit pas drôle.Et qu'est-ce qui vous plaît le plus dans le travail ?Marc : Se faire mutuellement rire avec nos idées.Trouver le petit gag qui fera rire l'autre.> La bande dessinée Les Nombrils, publiée au Éditions Dupuis, estmaintenant disponible au Québec.Maryse Dubuc et Marc Delafontaine 10 façons de bouger! 1 CAMPERÀ LADURE Vous aimez le camping mais pas les moustiques ni les voisins bruyants ?Parfait.Préparez votre sac de couchage -30C, votre réchaud et une bonne bouillotte et allez affronter les rigueurs hivernales sous tente.On vous conseille de ne pas oublier d'apporter une petite laine de plus.Juste au cas.On n'appelle pas ça du camping hivernal pour rien ! > www.sepaq.com 2 AUCHAUD Trop froid, pas assez.Qu'importe la raison, vous avez envie de rester à l'intérieur.Un petit tour à la Récréathèque vous permettra de vous défouler au chaud.Entre la patinoire plus grande que celle du Centre Bell, une immense aire de jeux, un des plus grands labyrinthes au Québec, ses allées de quilles, sa salle de billard et son manège, il y a ce qu'il faut pour s'occuper.> www.recreatheque.com 3 CORDES SUR GLACE L'escalade sur glace c'est bien, mais vous trouvez difficile de vous hisser jusqu'au haut de la paroie ?Optez alors pour le canyoning de glace, où vous descendez des cascades et des ravins gelés avec l'aide de cordes.Cette activité est donc moins exigeante physiquement.Aucune expérience n'est requise.> www.canyoning-quebec.com 4 GLISSADES EXTRÊMES Trouvez une façon (visite familiale, projet d'étude, voyage d'affaires, etc.) de vous faire emmener dans la région de Québec.Une fois sur place, direction le Village vacances Valcartier et à vous les glissades extrêmes en tous genres et le karting sur glace.Vous pouvez même amener frérot puisqu'une une section est réservée aux tout-petits.> www.valcartier.com 5 KAYAKSUR GLAÇONS Tant qu'à être dans le coin, poussez un peu plus loin et faite du kayak hivernal dans Charlevoix.Coup de pagaie sur glaçons et rencontre de phoques sont au programme.Les 4 et5mars à partir de Cap-à-l'Aigle et les 11 et 12 mars au pied du Massif de Petite-Rivière-Saint-François.> www.katabatik.ca 6 DANS LES ÉTOILES Découvrez les étoiles en compagnie des guides de l'Astrolab du parc national du Mont-Mégantic.Que le ciel soit couvert ou pas, ces passionnés du firmament partageront avec vous leurs secrets.Si la météo vient vous enquiquiner, la visite du centre multimédia vous fera, malgré tout, décoller grâce à ses présentations multimédias.Les samedis du mois de mars.Le 19, il y aura une randonnée en skis ou en raquettes, à la lueur des flambeaux.> www.astrolab.qc.ca 7 CRIERAULOUP Les loups rôdent dans les bois.Vivez dangereusement en allant les voir au parc Oméga à Montebello.Vous y verrez des loups gris et des loups arctiques.Avec un peu de courage et bien assis dans une voiture, il sera possible de les voir de près.Àvous de vous en approcher.dans le confort et la sécurité de votre voiture.Ensuite vous irez faire une petite visite aux bisons, cerfs, orignaux, sangliers et bouquetins des Alpes.> www.parc-omega.com 8 PROS DE LA PLANCHE Pour souligner la fin de votre semaine de relâche, faites un tour au Mont Saint- Sauveur les 24 et 25mars.Il va y avoir de l'action.Les meilleurs planchistes au pays se sont donné rendez-vous pour l'Empire shakedown 2006.Prouesses acrobatiques et frissons garantis.Évidemment, il y aura aussi des spectacles et des défilés et des prix de présence.> www.shakedown.ca 9 UNPEU D'EXPLORATION Attention ! Pas trop de bruit : les chauves-souris dorment.Où ça ?Dans une grotte évidemment.Plus précisément celle d'Aventure Laflèche.Voyez comment ces petits volatiles hibernent et découvrez les stalagmites et stalactites qui décorent les cavernes.Bonne nouvelle, il fera plus chaud dans la terre que dessus ! > www.aventurelafleche.ca 10 S'ÉCLATER SUR LES PLANCHES Classique parmi les classiques.Quoi de mieux qu'une journée en ski pour s'amuser (avec ou sans les parents) ?Un tour dans le parc, une descente dans le sous-bois et une descente endiablée dans les bosses.Le tout souligné par un bon chocolat chaud.En plus, la majorité des stations de ski du Québec vous ont concocté des journées riches en activités.> www.maneige.com CONGÉ SCOLAIRE CHRISTIAN GEISER Grâceà Oups et Musique Plus , cinq denos lecteurs etcinq deleurs amis vontvivre une semaine de relâche en folie àl'émission Plussurcommande !Dès lundi, chacund'eux assisteraen véritable VIP aux spectacles de Stéphanie Lapointe, Les Dales Hawerchuck, Kaïn, Loco Locass et Mentake, dans le cadre de Plussurcommande !Nos gagnantsserontreçuspartoutel'équipe de Musique Plusetvouspourrez lire leurs «critiques »des spectacles le 19 mars dans Oups.Voicilalistedes gagnants: CYNTHIA HOUDE, JEAN-MICHEL LACHAMP, JADE CLOUTIER, LAURA SIMARD-NADEAU etSOPHIE CARON-GUÉRIN.Oups et Musique Plusremercienttousles participantsetvousinvitentàne pasmanquer la Semaine de relâche en folie, delundiàvendredià17h, à Plussurcommande! SUPER CONCOURS Une semaine derelâche en folie avec Oups et Musique Plus! LES GAGNANTS! DIVERTISSEMENT L'un des concepteurs du i Pod a créé son rival ARTS ET SPECTACLES JOHN MARKOFF THE NEW YORK TIMES PALO ALTO, Californie\u2014Quand le manufacturier Samsung a décidé de créerunvéritable concurrentaulecteur numérique i Pod de Apple, au début de l'année dernière, il s'est tourné vers une petite boîte d'infor-matique peuconnue de la Silicon Valley.Cette compagnie, Iventor Inc., était logée dans un bureau d'une seule pièce au-dessus d'une agence de courtiers immobiliers.Elle était toutefois dirigée par Paul Mercer, un ingénieur en informatique de 38 ans, qui avait déjà été concepteur de logiciels pour Apple Macintosh.Mercer avait aussi été impliqué dans la conception originale du i Pod, confiée par Apple à la firme Pixo Inc., alors la propriété de l'ingénieur.Il avait fondé cette compagnie à la suite de son départ d'Apple Macintosh en 1994.Apple avait contacté Pixopour créer le modèle simple d'interface pour les lecteursmusicaux et le nom Pixo apparaît sur le modèle original du i Pod.Pixo a été racheté en 2003 par Sun Microsystems.Le choix de Mercer par Samsung était donc particulièrement judicieux et le résultat de leur collaboration, le lecteur portatif MP3 Z5, se retrouvera sur les tablettes des magasins au cours duweek-end.«Paul a été impliqué dans le projet dès le début afin de concevoir et de fabriquer l'interface de l'utilisateur du Z5», mentionne Phillip Chung, vice-président de la division de l'audiovisuel numérique de Samsung.Le Z5 devrait se vendre entre 199$ et 249$ et Samsung espère sabrer dans les parts de marché d'Apple avec ce nouveau produit.Ceux qui ont eu la chance de tester le nouveau lecteur ont été impressionnés par la simplicité et la facilité d'utilisation du nouveau logiciel, des points forts traditionnels des produits Apple.Le souci des détails «Paul est un ingénieur en informatique vraiment minutieux.Il sait comment dessiner les petites pièces pour le code du logiciel », souligne Steve Capps, chef de groupe de projet Newton, qui a conçu l'ordinateur de poche.Originaire du nord de l'État de New York, Mercer a toujours été très intéressés par l'informatique et il a étudié les sciences informatiques à l'Université de Syracuse.C'est là qu'il a commencé à créer des programmes pour Macintosh et qu'il a été repéré par Apple, qui cherchait de jeunes programmeurs.Il est rapidement devenu l'un des deux ingénieurs responsables de la création du System 7 pour le programme Macintosh Finder.Vers 1988, on lui a donné carte blanche pour mettre au point de nouvelles idées pour la compagnie.Au début des années 90, avant la réunion des dirigeants de la compagnie, il leur avait présenté un modèle de poche de l'ordinateur Macintosh, plusieurs années avant que les modèles Newton, Palm Pilot ou General Magic ne soient mis en vente.La technologie était brillante.Mercer a vite réalisé sa naïveté quant à la réception qu'il s'attendait à recevoir avec son invention.Plutôt que de recevoir des félicitations, il a reçu un appel du directeur exécutif John Sculley, qui lui a dit qu'Apple venait de signer une entente avec la compagnie électronique Sharp pour concevoir le projet Newton et qu'il n'y avait pas de place dans la compagnie pour un projet concurrent.Il a donc été prêté à Sharp pour travailler sur les ordinateurs portables jusqu'à ce qu'il quitte Apple, en 1994, pour fonder Pixo.Une équipe réduite Profitant de la vague des «dotcom », Pixo a connu un développement météorique et Mercer s'est vite retrouvé avec une centaines d'employés hyperqualifiés que les grandes compagnies embau-chaient pour développer leurs projets de pointe.« J'ai vendu cette compagnie parce que c'était devenu trop grand, dit-il.Un créateur doit garder une vision d'ensemble de tous les projets de sa compagnie et j'avais l'impression que c'était devenu impossible.Nous avions l'impression, moi et mes proches collaborateurs, quenous dispersions nos énergies.» Avec Iventor Inc., Mercer est très prudent sur les projets qu'il met en chantier et son équipe est réduite.Cela l'oblige à mettre la main à la pâte et à retrouver les horaires infernaux de ses débuts.«Nos partenaires de Samsung étaient en Corée et nous étions souvent obligés de travailler de nuit, rappelle-t-il.De toute façon, nous avons souvent accompli des semaines de 100 heures de travail et plus au cours des mois intensifs de développement.» Mercer a gardé la passion du génie et l'envie de créer des produits originaux.«Avec Samsung, j'avais envie de développer un nouveau logiciel, plus performant, pour les lecteurs numériques, explique-t-il.Je reste fasciné par les ordinateurs personnels et je rêve de concevoir un appareil de petit format qui per-mettrait d'obtenir un accès complet aux informations et aux médias.» SAM GREWAL ASSOCIATED PRESS Le Torontois Jamal George a défait un joueur de la NFL, des aspirants de toute la planète et un champion américain intimidant pour devenir le champion du monde du jeu électronique de football Madden NFL.George a remporté le championnat organisé par la NFL à Hawaï dans le cadre des activités du Pro Bowl.Il avait été invité à cette compétition après avoir remporté le tournoi de Toronto et le championnat canadien.À la suite de sa victoire dans ce tournoi, l'adolescent de 16 ans a immédiatement été défié par le vainqueur d'un tournoi américain parallèle.Débordant de confiance en ses moyens et fort en gueule, Jarvis Thompson, du Maryland, avait rem-porté la compétition américaine aux dépens des 32 champions régionaux aux États-Unis.Il avait alors mérité une bourse de 100 000 $.Dès la fin du tournoi à Hawaï, Thompson a défié George de mettre son titre international en jeu.Thompson est peut-être plus riche de 100 000 $, mais il a dû ravaler toute sa hargne après avoir été pulvérisé par l'adolescent torontois.« Je l'ai défait 49-7, raconte George, qui était accompagné par son oncle lors de son péripleà Hawaï.Je ne l'ai plus entendu parler à compter du deuxième quart.» Même s'il est devenu le champion international, le prix de George ne se compare aucunement à la bourse reçue par le champion américain.Pour sa victoire, il a mérité unvoyage pour assister au match de son choix dans la NFL et une nouvelle console Xbox360.Le jeune homme n'est toutefois nullement amer de ne pas avoir récolté la bourse de son rival américain.«J'ai eu beaucoup de plaisir lors de ce voyage et j'ai rencontré beaucoup de joueurs de la NFL.» Il a d'ailleurs blanchi le secondeur Donnie Edwards, des Chargers de San Diego, 27-0 en demi-finale du tournoi international.«Il ne m'a pas dit grand-chose, juste que j'étais bon.Je n'ai pas eu l'occasion de parler aux autres joueurs, mais j'en ai vu plusieurs comme Warrick Dunn et Ray Lewis entre autres.Comme nos performances étaient retransmises sur le réseau de la NFL pendant nos matches, nous ne pouvions parler à personne.» Jamal George est un joueur étoile de son équipe scolaire, tant au poste de demi de coin qu'à celui de demi offensif.Il espère jouer dans une équipe universitaire aux Etats-Unis après avoir obtenu son diplôme, l'an prochain, au Central Tech de Toronto.«J'ai hâte de retourner sur le terrain, a-t-il avoué.Je n'ai pas eu l'occasion de courir beaucoup dernièrement.Je suis toutefois très enthousiaste à la perspective d'être le champion défendant, l'an prochain, au tournoi de Madden NFL.» Un Canadien champion au jeu Madden NFL JEUVIDÉO Depeche Mode en langue Sim Une pièce du groupe Depeche Mode a été traduite dans le langage des Sims et sera disponible pour les amateurs de musique et de jeux sur PC dans Les Sims 2 \u2014 La Belle Affaire, le troisième pack d'expansion qui complète le célèbre jeu d'Electronic Arts.David Gahan, le chanteur de Depeche Mode, a expliqué: «Nous avons toujours été ouverts aux nouvelles façons de partager la musique, et réenregistrer une version Sim de Suffer Well était une idée bizarre à laquelle nous n'avons pu résister.» L'équipe de développement des Sims a créé le langage original Sim à partir d'éléments de l'ukrainien et du tagalog, la langue des Philippines.Le créateur des Sims, Will Wright, a également suggéré d'utiliser le navajo, une langue dont s'inspirait le langage codé des alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.Une vidéo de la chanson, présentant des images de Depeche Mode et des extraits de Les Sims 2 \u2014 La Belle Affaire, sera disponible à thesims2.ea.com etwww.depechemode.com.GADGET Un i Pod pour le salon Steve Jobs a présenté cette semaine un nouveau système stéréo: le i Pod Hi-F, un système composé de trois haut-parleurs qui peut accueillir les i Pod, peu importe leur génération.Ce système peut être connecté directement au mur, mais fonctionne également avec six piles, pour être transporté à l'extérieur si cela vous chante.Il peut aussi être contrôlé à distance.L'appareil est vendu 429$ sur le site d'Apple.«Les audiophiles aiment entendre les instruments séparément.Ils veulent entendre les basses et les hautes fréquences.Ils ne veulent pas de distorsion », a dit Steve Jobs à l'occasion de la présentation, promettant que ce nouveau système avait une qualité sonore incomparable.Paul Mercer dans son bureau en Californie.PHOTO NOAH BERGER Le lecteur portatifMP3Z5 de Samsung. CÉLÉBREZ LE PRINTEMPS AVEC LE MAGAZINE RICARDO EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo, du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada TÉLÉVISION LECTURES LESNOUVELLES VOIX FÉMININES FILLES DE CHOEUR MARIE CLAUDE FORTIN / COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO PATRICK SANSFAÇON, LA PRESSE © PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © PHOTO ROBERTMAILLOUX, LA PRESSE © PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © Mélanie Vincelette Marie Hélène Poitras Emilie Andrews Karoline Georges Marie-sissi Labrèche DÉBUT DÉCEMBRE 2005.LE SIXIÈME NUMÉRO DU MAGAZINE ZINC, PUBLIÉ PAR LES ÉDITIONS MARCHANDDE FEUILLES, ETCONSACRÉAUX «NOUVELLES VOIXFÉMININESDELA LITTÉRATUREQUÉBÉCOISE», VIENT DE PARAÎTRE.SUR SON BLOGUE, L'ÉCRIVAIN PATRICK BRISEBOIS ÉCRIT AUSUJET DE LA PLUMEDES AUTEURES DU ZINC: «SAUF QUELQUES EXCEPTIONS (ELLE EST) TROP DÉTACHÉE, SÉRIEUSE, RETE-NUE, ACADÉMIQUE, CALCULÉE.ALORSQUEL'ÉCRITUREDES HOMMES EST SANGUINE, BOUILLONNANTE, PARFOIS BÂCLÉE, SOUVENTADOLESCENTE, CELLEDES FEMMES SESITUEÀ L'OPPOSÉ:FROIDEETCRUE, SANSÉMOTION \u2014 MÊME SI L'ÉMOTION EST LEUR SUJET DE PRÉDILECTION.ELLESCACHENTLEURSLARMESCHAUDESDE PETITES FILLES DERRIÈRE UN ÉPAIS MUR DE GLACE.» COMMENTCES FEMMES ONT-ELLESRÉAGI ?LARÉPONSEENPAGE13. LECTURES LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Deux sagas, même combat JOCELYNE LEPAGE Il y a certaines ressemblances entre Les Huit Cahiers, de la députée féministe brésilienne Heloneida Studart, publié aux Allusifs, et L'Art de la joie, de la Sicilienne Goliarda Sapienza, publié par Viviane Hamy.Le projet est semblable : raconter le sort des femmes sur quelques générations dans des pays particulièrement machos et superstitieux.Dans les deux cas, le point de vue est féministe.Mais il y a aussi beaucoup de différences.L'Art de la joie s'étend sur plus de 600 pages et le projet de l'auteure est très ambitieux.Il ne s'agit pas seulement de raconter l'histoire de quelques femmes sur une centaine d'années \u2014 le XXe siècle.Il faut aussi y faire entrer les idéologies qui ont traversé le siècle en Sicile comme dans le reste de l'Italie.On y verra naître le fascisme et combattre le communisme, entre autres choses.Sans oublier Freud qui servira d'excuses à certains actes.Là où l'auteure est particulièrement remarquable, c'est dans la description du désir et des élans amoureux et sexuels.Une sorte de sensualité dans l'écriture.Rarement a-t-on lu des passages aussi vrais sur l'amour physique, aussi bien celui qui s'installe entre la jeune héroïne \u2014 qui tuera beaucoup pour être libre ou fera tuer \u2014 et le vieil amant qui pourrait être son père, ou entre elle et d'autres femmes ou d'autres hommes.Mais les livres de plus de 600 pages peuvent finir par lasser le lecteur ou la lectrice qui n'est pas en vacances.Dans le cas de L'Art de la joie, que les libraires français ont désigné Livre de la rentrée l'automne dernier, la sauce s'étire, les rebondissements n'arrêtent pas de rebondir, on finit par avoir l'impression de lire un Harlequin de gauche.Tirer trop fort sur la « couverte » idéologique finit par étioler le récit.Mais on ne peut qu'admirer la ténacité de cette femme et l'ampleur de cet ouvrage unique, publié très discrètement en italien en 1998, une vingtaine d'années après que l'auteure en eut fini la rédaction.Le succès qu'a connu L'Art de la joie depuis sa publication en français, l'automne dernier, est considéré comme phénoménal \u2014 il s'en serait vendu 85 000 exemplaires, selon l'éditrice Viviane Hamy.Un succès qui serait dû aux libraires indépendants (Le Monde, 17 février) et qui aurait entraîné un regain d'intérêt pour la saga en Italie.Télescopage efficace De son côté, Les Huit Cahiers, le roman d'Heloneida Studart, est court, même s'il traverse lui aussi trois générations.L'auteure a choisi un procédé de télescopage très efficace.Une femme d'aujourd'hui, avocate de profession, aux prises avec toutes sortes de problèmes familiaux, reçoit en héritage les cahiers intimes d'une tante qui s'est suicidée.Dans ces cahiers, la tante \u2014 soeur de la mère \u2014 raconte la vie des femmes de sa famille.L'avocate découvre le dur sort qui fut réservé à certaines d'entre elles \u2014 celle à qui on enlève l'enfant illégitime et que l'on jette au couvent comme on jette en prison, celle que la famille chasse parce qu'elle écrit des livres, celle que l'on élève froidement en l'empêchant de s'épanouir pour qu'elle reste le bâton de vieillesse de sa mère.Le sort de ces femmes aura des conséquences sur celui de leurs descendantes.Dans ce roman écrit par une féministe reconnue, syndicaliste respectée, députée de gauche, on ne sent pas le parti pris idéologique.La description de la méchanceté de ces mères de la haute société envers leurs filles et leur mari est terrible.Et la haine des femmes \u2014 leur absence d'amour pour leurs enfants dans une société rigide et hypocrite \u2014 y est épouvantable.Le roman semble dur, décrit ainsi, mais il est surtout cynique dans sa description de la vie et des moeurs bourgeoises au Brésil.Mme Studart a beau être une femme engagée, elle n'en est pas moins une grande écrivaine.Par ailleurs, les deux femmes ont aussi en commun d'avoir des personnalités hautes en couleur.Heloneida Studart est considérée comme la De Beauvoir du Brésil, dérangeante dans son pays où elle a même fait de la prison pour ses idées.Goliarda Sapienza, fille d'un socialiste et d'une féministe militante à une époque où elles étaient rares, a fait du théâtre et du cinéma avec, entre autres, Luigi Comencini et Luchino Visconti.Elle était très belle et aussi très libre.Elle a préféré l'écriture.Elle aura consacré neuf ans à cette saga (de 1967 à 1976) mais n'aura pas trouvé d'éditeur de son vivant.Son livre était trop anticlérical et immoral.Elle est morte en 1996.FFF1/2 L'ART DE LA JOIE Goliarda Sapienza Viviane Hamy, 643pages FFFF LES HUIT CAHIERS Heloneida Studart Les Allusifs, 237 pages GABRIELLE VALOIS-HÉBERT Noces de papier MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Assise bien droite dans le fauteuil de son séjour, tirée à quatre épingles, sérieuse comme tout, Gabrielle Valois-Hébert a l'air d'une étudiante que l'âge aurait prise par surprise.« Attendez que je rassemble mes souvenirs », fait-elle, cherchant dans les pages de son carnet de notes, couvertes d'une écriture soignée, des noms, des dates, des titres.Elle est belle à regarder, et passionnante à écouter, cette femme délicate et pourtant solide, née le 8 février 1913, ce qui lui fait 94 ans bien comptés.Avant-gardiste C'est à l'invitation de sa nièce, Louise Hébert, que nous sommes venus rencontrer cette dame « avant-gardiste » qui, à l'âge de 17 ans, fondait dans la région de Montréal un cercle littéraire, le cercle Récamier, qui compte aujourd'hui 75 ans d'existence.Si le cercle a changé de nom, au cours des ans, s'associant à la Société d'études et conférences, il a poursuivi ses activités jusqu'à l'été dernier, les ennuis de santé forçant sa fondatrice (et quelques membres, toutes âgées) à prendre une pause.Tout au long de ces années actives, les dames du cercle auront lu et commenté Racine, Flaubert, Balzac, Lamartine, mais aussi Jacques Poulin, Denise Bombardier ou Alice Parizeau.Elles auront composé des critiques et des résumés, et fait « des travaux de recherche et de créativité ».Cure de jouvence En attendant de se refaire une santé, Gabrielle Valois-Hébert (qui est la fière tante de la poétesse Louise Warren) continue de lire chaque fois que sa concentration le lui permet.Son dernier coup de coeur ?Les six tomes des aventures de Harry Potter.« Il y a dans ces livres-là une imagination extraordinaire ! » s'enflamme-t-elle, l'oeil brillant.La lecture, comme cure de jouvence ?À la voir, on n'en doute pas un instant.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE À 17 ans, Mme Gabrielle Valois-Hébert fondait, dans la région de Montréal, le cercle Récamier, un clercle littéraire qui compte aujourd'hui 75 ans d'existence.À 94 ans, Mme Valois-Hébert continue toujours de lire et avoue un petit faible pour.Harry Potter.AU PIED DE LA LETTRE Les petites nouvelles du monde littéraire SONIA SARFATI sonia.sarfati@lapresse.ca PHOTO SRC Dolorès (Hélène Bourgeois Leclerc) PHOTO SRC LU «Qui suis-je?Je pèse aujourd'hui sept tours Eiffel et je peux faire une fois et demie le tour du monde.» Réponse : la Bibliothèque rose, qui célèbre ses 150 ans.Fondée en 1856 par Louis Hachette, la collection a initié sept générations d'enfants à la lecture \u2014 grâce aux romans de la comtesse de Ségur, aux aventures d'Alice, de Oui- Oui, du Club des cinq, du Clan des sept et de Fantômette, de Georges Chaulet.dont le 50e épisode paraîtra le 21 avril, après 18 ans d'absence.Rappelons qu'au départ, la collection s'appelait la Bibliothèque des chemins de fer et avait pour but d'occuper les voyageurs pendant leurs déplacements en train.(Le Monde.fr ) INAUGURÉ Margaret Atwood en parle depuis plus d'un an mais c'est aujourd'hui à Londres qu'elle inaugure son fameux système de dédicaces à distance, le Long Pen, qui permet à un auteur d'autographier des livres à l'autre bout du monde.Le principe?Du côté émission, une tablette numérique sur laquelle l'auteur écrit.Du côté réception, un bras robotique muni d'un stylo qui «retranscrit» le message dans un livre.Un autre bras canadien, quoi! À L'HONNEUR Le Centre culturel canadien et la radio de Radio-Canada ont annoncé cette semaine les noms des finalistes du prix Anne-Hébert, qui sera remis le 20 mars à Paris.Les titres choisis par le jury sont Scrapbook, de Nadine Bismuth, Nikolski, de Nicolas Dickner, Les Bruits, de Reine-Aimée Côté, Je voudrais me déposer la tête, de Jonathan Harnois, et Ultimes battements d'eau, de Martyne Rondeau.Créé en mars 2000 au Salon du livre de Paris, ce prix-hommage à la grande écrivaine est doté d'une bourse de 7500 $.APPRIS Dolorès devient écrivaine ! C'est ce que l'on découvrira dans l'épisode des Bougon qui sera diffusé demain à 21 h à la télévision de Radio-Canada.La jeune femme se laisse en effet convaincre par l'un de ses clients \u2014 un éditeur au crâne rasé : on se demande bien où les auteurs ont déniché tel personnage! \u2014 de publier son journal intime sous un titre choc, Plotte! La nouvelle auteure d'autofiction fera le tour des médias, ébahie devant l'engouement que suscitent ses mémoires de chambre à coucher.GUILLAUME LEMAY-THIVIERGE A CRAQUÉ POUR.«Le premier tome de Conversations avec Dieu de Neale- Donald Walsch.Je suis loin d'être croyant mais ce livre-là touche exactement aux questions fondamentales que l'on se pose quand on arrive à la trentaine.et il donne des réponses que l'on a le goût d'avoir.On y interroge le besoin que les humains ont de croire en un dieu pour conclure que finalement, le dieuultime est en nous, qu'il faut l'écouter, lui faire confiance.Et qu'au bout du compte, on est responsable de ce qui nous arrive.Je suis arrivé à la conclusion que si Dieu existait, je le voudrais commecelui qui est présenté dans ce livre», raconte la vedette de la série Casino (le mercredi à 21 h à la SRC), qui nous en a récemment mis plein la vue au Match des étoiles. LECTURES LES NOUVELLES VOIX FÉMININES Filles de choeur Début décembre 2005.Le sixième numéro du magazine Zinc, publié par les éditions Marchand de feuilles, et consacré aux « nouvelles voix féminines de la littérature québécoise », vient de paraître.Sur son blogue, l'écrivain Patrick Brisebois écrit, au sujet de la plume des auteures du Zinc : Sauf quelques exceptions (elle est) trop détachée, sérieuse, retenue, académique, calculée.Alors que l'écriture des hommes est sanguine, bouillonnante, parfois bâclée, souvent adolescente, celle des femmes se situe à l'opposé : froide et crue, sans émotion\u2014même si l'émotion est leur sujet de prédilection.Elles cachent leurs larmes chaudes de petites filles derrière un épais mur de glace.» MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Quelques heures après, levée de boucliers : des dizaines de commentaires s'affichent, dont quelques-uns, enflammés, écrits par des signataires du magazine incriminé.Tout cet échange, comme c'est souvent le cas dans l'éphémère monde des blogues, a été retiré du site de l'écrivain Brisebois.Mais l'idée a fait son chemin.Le débat était lancé.Y a-t-il, oui ou non, une nouvelle écriture typiquement féminine ?Si oui, quels en sont les thèmes, les caractéristiques, les enjeux?Et qu'est-ce qui les différencie des jeunes écrivains masculins ?Mélanie Vincelette, auteure et éditrice de Marchand de feuilles, est celle qui a lancé et dirigé cette édition du Zinc, qu'elle a baptisée affectueusement « La Mort de Barbie », du titre de la photo de la page couverture, prise par Sophie Bernier (la conjointe de Patrick Brisebois !).Pour Vincelette, il y avait entre les textes publiés dans Zinc « un point commun effrayant : le désir cassé, gangrené, malade.Comme si la nouvelle féminité se définissait par la cassure totale du couple ou du lien amoureux, poursuit Vincelette.Comme si l'affranchissement n'était possible que dans la négation des valeurs amoureuses standardisées.Comme si ces femmes ne décrivaient ou ne parlaient que du côté sombre de l'amour, le désir comme un piège, un danger qui opère quand même comme une fascination.Je crois que c'est symptomatique de ma génération éclatée, avance Mélanie Vincelette.Je crois que c'est la ligne de force qui traverse toutes ces oeuvres, c'est le squelette commun que nous cachons toutes dans notre placard.C'est pourquoi nos homologues masculins se sont enflammés à la lecture de de numéro de Zinc ; ils se voyaient rejetés systématiquement.Écriture du corps et du désir ?Un discours que ne contredit pas Marie Hélène Poitras (qui a signé la nouvelle intitulée Depuis que les églises ont des trous dans le ventre), mais auquel elle apporte quelques nuances.« En général, quand on parle d'écriture au féminin, on se réfère à l'écriture du corps et du désir, commente l'auteure de La Mort de Mignonne et autres histoires (Triptyque), à un rapport de grande proximité vis-à-vis de ce qui touche à l'intime.Or je connais tout un tas de gars qui écrivent autour de ces sujets-là, mais on entre pourtant dans leurs oeuvres avec d'autres clefs.» Emilie Andrewes, qui a écrit la nouvelle Le Porc et le Paysan, ne croit pas en ce clivage des sexes.« Selon moi, écrit l'auteure des Mouches pauvres d'Ésope (XYZ éditeur), lorsque nous écrivons nous devenons hermaphrodites, ce qui nous assure une double divinité, que nous perdons malheureusement, je ne sais pour quelle obscure raison, lorsque nous déposons le crayon.» Quant à Karoline Georges, auteure de la nouvelle intitulée La Relation, elle croit aussi que le sexe, l'âge, la culture importent peu.« Là où les distinctions émergent, c'est au niveau de la focale du point de vue, commente l'auteur d'Ataraxie (L'Effet pourpre).Les fatalistes de toutes les époques ont toujours refermé leurs oeuvres sur le constat d'une insurmontable finalité, commente encore Karoline Georges.Je me fous totalement qu'une écriture soit froide ou chaude, bâclée ou calculée, ce qui m'intéresse, c'est l'intention à l'origine du texte, qui, elle, commande le mode d'expression.Le ton d'un texte est un moyen, pas une fin en soi.» Pourtant, des histoires écrites par ces jeunes auteures ressortent quelques constantes.La difficulté d'entrer en contact avec l'autre, de nouer une relation amoureuse harmonieuse et durable.La quête du sacré (ou « du sublime », dixit Karoline Georges).« L'amour, cette chose problématique, obsédante, qu'on recherche tous », comme le note Marie-Sissi Labrèche.« Et le désir, ajoute Marie Hélène Poitras, l'amour et son contraire, les relations qui volent en éclats, le rapport au corps, l'exploration vibrante et sensible de tout ce qui se passe à l'intérieur.» Et le masculin ?Mais est-ce typiquement féminin ?Rien n'est moins sûr.« Je dois avouer, dit Marie Hélène Poitras, que je ne sais plus exactement ce que c'est que le féminin, aujourd'hui, par rapport au masculin, les valeurs attenantes au fait d'être une femme.D'accord, je veux bien que les femmes et les hommes soient différents.Mais je souhaite, tout comme le mec qui est à mes côtés, être bien plus qu'un être délicat dont on n'attend pas qu'il fasse preuve de courage.» Mélikah Abdelmoumen, qui a signé la nouvelle intitulée P.et qui est l'auteure, entre autres romans, du Dégoût du bonheur (Point de fuite), suggère de renverser la question.« Et si on se demandait s'il y a une écriture typiquement masculine ?Pensons aux propos de Patrick Brisebois, selon lesquels l'écriture des hommes serait « sanguine, bouillonnante, parfois bâclée, souvent adolescente ».Un tollé pourrait aussi se déclencher.Et ça m'étonne d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu d'hommes pour réagir, et d'auteurs qui ne se reconnaissent pas dans le culte célino-bukowskien.» Enfants de divorcés Et si c'était plutôt une question de génération?Une hypothèse intéressante, que Marie Hélène Poitras avance prudemment.« Et si nous \u2014 qui sommes dans une large mesure les enfants de la première vague de couples divorcés \u2014 nous réagissions ainsi, à l'âge qu'on a, en se posant tout un tas de questions sur le désir, sur le fait d'être en couple et sur la durée de l'amour ?On n'a plus tellement l'occasion de rêvasser, poursuit Marie Hélène Poitras : dès le départ on imagine le pire et on le craint.On a peur de souffrir.Sans parler de toute la pollution du désir par la porno.Normal que ça craque quelque part, non ?Les Guillaume Vigneault, Alexandre Laferrière, Grégory Lemay, Stéphane Dompierre, Maxime-Olivier Moutier (d'avant son dernier livre du moins), tout différents qu'ils soient les uns des autres, ne racontent-ils pas des histoires d'amour déchu et de désir contrarié eux aussi ?» « C'est vrai que nous écrivons sur le côté sombre de l'amour, renchérit Marie-Sissi Labrèche.Mais c'est idem pour les garçons.Les relations hommes-femmes ne sont pas jojo dans les livres de Patrick Brisebois ni dans ceux de Guillaume Vigneault, et encore moins dans ceux de Mistral.De toute façon, on écrit toujours à partir de ce qui nous dérange, de ce qui nous fait mal.C'est quand on a mal qu'on est le plus vrai.Qui a envie de parler de sa journée à La Ronde ?À moins que dans la grande roue, on ne se soit sérieusement disputé avec notre Ti-Pou, qu'il ait tenté de nous jeter dans le vide, ou encore qu'on ait baisé comme des bêtes ! » Comme une littérature parallèle « J'ai l'impression qu'on lit les écritures féminines à travers une lorgnette, conclut Marie Hélène Poitras, d'un point de vue prédéterminé que l'on applique aux oeuvres comme une grille.On parle d'écriture ET d'écriture « féminine », comme si la féminine était une littérature parallèle, comme s'il y avait d'un côté la littérature et, de l'autre, le polar, la science-fiction, la bédé et la littérature des femmes.Ainsi on enlève de l'ampleur aux textes des femmes, et du coup ça minimise leur portée.Et ça me trouble.C'est délicat, il faut en parler, mais élargir le débat commence à urger à mon avis.Des femmes sont passées avant nous, des battantes ont défriché une zone où on peut se rendre désormais, et où il fait bon écrire.Ne pas négliger cet héritage, cesser de ramener l'écriture des filles aux même vieux lieux communs.Les choses ont changé, non ?» La question est posée.Y a-t-il une écriture typiquement féminine ?Participez à notre forum sur www.cyberpresse.ca/lectures PHOTO FOURNIE PAR L'AUTEURE Selon Mélikah Abdelmoumen, il faudrait aussi se demander s'il y a une écriture typiquement masculine.« Lorsque nous écrivons nous devenons hermaphrodites, ce qui nous assure une double divinité, que nous perdons malheureusement.lorsque nous déposons le crayon.» UN 2$ QUI VA DROIT AU COEUR! Jusqu'au 28 février, lors de votre prochaine visite chez IGA, RONA ou PJC JEAN COUTU, faites un don de 2$ à la Fondation de l'Institut de Cardiologie de Montréal.Obtenez automatiquement 1 mille de récompense AIR MILESmd et la chance de gagner gros ! Aucun achat requis.Détails et règlement disponibles à la Fondation de l'ICM et dans les IGA, les RONA ou les succursales PJC Jean Coutu participants.Question réglementaire d'arithmétique requise.Date limite de participation: le 28 février 2006.Tirages le 12 avril 2006.md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.À GAGNER 50 000 milles de récompense AIRMILES 5 LOTS DE 5000 milles de récompense 50 LOTS DE 1000 milles de récompense 20 . LECTURES LIVRE INUTILE L'HOMME DERRIÈRE LE DA VINCI CODE Lisa Rogak (traduction d'Anne Lavédrine) Michel Lafon, 183pages Aux personnes qui surfent sur la vague provoquée par Da Vinci Code, s'ajoute maintenant Lisa Rogak, auteure de « la biographie non autorisée de Dan Brown, un document choc traduit dans 30 pays ».Pour le choc, faudra attendre.Quiconque a suivi le cas Brown dans les médias n'aura ici qu'une révélation (!) : avant de devenir romancier et après avoir fait une croix sur son désir de faire carrière dans la chanson, il a signé, avec la complicité de sa femme, deux opuscules humoristiques aujourd'hui épuisés \u2014 187 Men to Avoid : A Survival Guide for the Romantically Frustrated Women et The Bald Book.Biographie sans bibliographie, qui cite Brown et quelques personnes qui l'ont côtoyé (de très loin) sans jamais indiquer les sources (la plupart du temps, Internet et des entrevues accordées par Brown.dans le temps où il en accordait), L'Homme derrière le Da Vinci Code est un livre inutile.Dire qu'on a tué des arbres pour imprimer ça ! Sonia Sarfati ROMAN FFFF LE SIÈGE DE L'AIGLE Carlos Fuentes Gallimard, 444 pages Diplomate, universitaire, journaliste et écrivain, Carlos Fuentes est un personnage de premier plan au Mexique.Il a signé une trentaine d'ouvrages, la plupart traduits en français, comme son roman épistolaire Le Siège de l'Aigle, dont la traduction vient de paraître chez Gallimard.L'action s'y déroule en 2020, dans les grouillantes coulisses de Mexico, alors qu'on s'apprête à remplacer le président qui s'est attiré les foudres des États-Unis en dénonçant leur invasion de la Colombie.En guise de représailles, les Américains ont paralysé le système de télécommunications mexicain.C'est donc par lettres, chacune formant un des 70 chapitres du roman, que se tissent les alliances et se trament les complots.Un vrai suspense épistolaire et un vrai plaisir de suivre Fuentes dans les méandres de cette impayable démocratie qui fut longtemps gouvernée par le PRI, le Parti révolutionnaire institutionnel.Seuls les Mexicains pouvaient accoucher d'une telle trouvaille.Gérald Le Blanc ROMAN FFFF NEIGE Orphan Pamuk Éditions Gallimard, 496pages Neige, le roman le plus récent du grand écrivain turc Orhan Pamuk, qui a obtenu en 2005 le prix Médicis du meilleur roman étranger, est une oeuvre magnifique et fort bouleversante ayant comme trame centrale les hostilités irréductibles entre laïcs et religieux dans la Turquie contemporaine.Ce récit relate l'histoire de Ka, un journaliste mélancolique qui sillonne la ville de Kars \u2014 qui veut dire neige en turc\u2014située aux confins de l'Anatolie, pour enquêter sur une vague de suicides de jeunes filles, obligées par leur école de renoncer au foulard islamique.Ce roman extraordinaire, mêlant habilement voyage méditatif et enquête policière, recèle des réflexions courageuses et fort perspicaces sur la quête identitaire qui agite la Turquie à un moment charnière de son histoire où ce pays aspire à devenir européen à part entière.Orhan Pamuk, qui a eu dernièrement de sérieux démêlés avec la justice de son pays à cause de ses prises de position politiques anticonventionnelles, dépeint avec brio un tableau de la Turquie d'aujourd'hui tiraillée entre l'Orient et l'Occident.Un vrai coup de maître littéraire et une leçon politique d'une grande lucidité.Elias Levy, collaboration spéciale BD FFFF LE LÉGATAIRE, TOME 1 DU RENDEZ-VOUS DE GLASGOW Giroud/Béhé/Meyer Glénat Suite attendue du Décalogue, Le Légataire ne décevra pas ceux qui avaient été impressionnés par la série originale.Le Légataire reprend la même trame : les bouleversements sociaux et politiques causés par l'apparition d'une sourate écrite de la main même du prophète et les dangers qu'elle représente pour tout le clergé musulman.Mais si Le Décalogue se consacrait ambitieusement aux différentes apparitions historiques de la sourate révolutionnaire, Le Légataire, lui, se limite à sa nouvelle réincarnation dans un Glasgow actuel, à la fois glauque et lumineux.À la façon d'un Dan Brown, Giroud élabore un thriller mystico-politique aux nombreux rebondissements où se croisent des conspirateurs intégristes, un jeune Algérien en quête mystique, une directrice littéraire endeuillée et un tueur en série qui se retrouve malgré lui mêlé à ce suspense inquiétant et dramatiquement actuel.Et si, comme le clergé catholique, les autorités religieuses musulmanes cachaient certains aspects de la vérité.Robert Laplante, collaboration spéciale POÉSIE FFF1/2 UN BRUIT SOURD ENTRE LES CHOSES Claude Latendresse Éditions du Noroît, 62 pages C'est un chant murmuré que propose Claude Latendresse dans son recueil Un bruit sourd entre les choses.Dans une chambre qui pourrait bien être le lieu du poème, une voix s'interroge avec retenue, posant des questions, à l'écoute du corps et des heures.Et « quand la langue touche/au silence/les mots deviennent/ronds et rares ».Cette poésie a une belle qualité rythmique.Son souffle inventorie les passages de la lumière au noir, avouant que «ce soir rien/ne ressemble à la vie/même ta lampe/allumée, et cette main/qui bouge ».L'atmosphère est lourde, mots et silences se conjuguent en une expérience qui veut cerner l'émotion d'écrire.Et le poète demeure proche des bruissements de la vie, de l'intime, se demandant en finale de ce premier recueil réussi : « j'entends battre le mots/est-ce encore mon poème/ce bruit sourd entre les choses ».Claude Beausoleil, collaboration spéciale LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Contre toutes les fins du monde: le geste créateur RÉGINALD MARTEL Les tours jumelles s'effondrent, l'une après l'autre.Parce que le centre apparent de tous les pouvoirs est touché, on croit que c'est la fin du monde.Pourtant, à la périphérie, mille veilleurs refusent d'attester le temps achevé.Parmi eux, André Ricard.Sans rien relativiser du malheur des victimes de New York, il voit, selon les yeux du corps, du cour et de l'esprit, ce qui persiste à vivre.Ceux qui affolés se jettent dans le vide ne sont pas si différents de l'écrivain, hanté par des images rémanentes, qui revit pour en mourir encore ses amours délitées et se lance tout entier dans la fabrication d'un réel autre, qui puisse pallier la fuite du sens.Théâtre, philosophie, poésie.Issu de l'événement que l'on sait, prétexte utile si on ose dire, Une paix d'usage est le récit du séjour au Mexique, pour une création collective, d'un dramaturge québécois.S'il y a beaucoup à apprendre, dans ce texte dur comme le plus pur diamant, sur la prégnance du théâtre dans le champ de la culture, le propos est plus vaste encore.Pour subvertir les apparences, autrement dit la simple mise en spectacle du monde en marche, M.Ricard emprunte à tous les langages et leur rend leur dû.La philosophie n'est pas son moindre recours, pour témoigner de la puissance souveraine de la raison, non plus que la poésie, pour aborder à l'ineffable quand la raison s'oblitère.Dans le corpus littéraire québécois, rien ne ressemble, sinon les oeuvres récentes de Marie- Claire Blais, à une appropriation aussi globale de la condition humaine contemporaine.À l'à quoi bon du renoncement, Mme Blais et le dramaturge André Ricard opposent une même dénonciation du consentement au désastre, une même éthique de la solidarité et finalement, un même lamento amoureux.Contre toutes les fins du monde, il y aura encore et toujours le geste créateur, qui transforme en art la terre et les mots, les sons et les couleurs, la douleur de vivre et d'en mourir.Ce n'est pas une panacée mais c'est mieux encore : l'affirmation incoercible de la dignité humaine.Tandis que l'onde de choc se propage depuis Manhattan et que les guerriers orgueilleux préparent leur vengeance \u2014 on entend déjà leur vocero \u2014, une femme que le narrateur a aimée va mourir.Singulier et touchant rapprochement du public et du privé, dans la conscience d'un homme qui ne tient rien pour acquis.Les réunions parfois tumultueuses du collectif de théâtre apparaissent alors, dirait-on, comme le simple contrepoint, mais pas dérisoire pour autant, d'événements dont le poids énorme risque d'infléchir le fatum humain.À travers les praticables d'un décor, tout comme au théâtre de l'Histoire, des mouvements profondément ancrés dans les cultures, ou dans leur négation, se tissent pour appeler ou conjurer le désastre absolu.La sensibilité du narrateur est aiguë à l'extrême, elle use des mots selon une économie qualitative très poussée, de façon que rien de ce qui importe, la vérité subjective, ne soit dilué dans le flou approximatif.L'intelligence n'est pas en veille pour autant.Pourtant déliée, elle affiche une crispation que paraît justifier l'urgence de saisir ce qui se refuse et fuit.Elle ne perd pas de vue un instant son objet, elle le saisit et le détruit et le réinvente et le voici fragile mais viable, effet apparemment égaré de sa cause, porteur de virtualités encore inimaginables.Il s'agit de penser comme on aime, pour durer.Durer non pas contre ce qui s'éteint, mais pour ce qui peut advenir.L'art peut y jouer un rôle instrumental, sinon de simple substitution.Son accessibilité est bien mal répartie : trop de bouches à nourrir, de blessures à panser, de caresses à porter d'urgence.L'art ne sauvera pas le monde, c'est peu dire.Il peut au moins alléger le mal de vivre, ce qui n'est pas lâcheté : « Ce que l'art a rendu libère le porteur et, dans une certaine mesure, celui même qui fait sienne un peu de l'expérience consignée.Avec moins d'humilité, un autre protagoniste défend ainsi le mal absolu : « Il importe de rendre à la mort ce qu'on lui doit : l'exaltation de la vie.» Mort et vie sont en ce sens bien servies dans le récit d'André Ricard, monument tissé des mots de la révolte et de la compassion, qui s'élève sans arrogance sur les terres brûlées où achèvent de se dissoudre les plus fraternelles utopies.UNE PAIX D'USAGE André Ricard, Triptyque, 240pages PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS TRIPTYQUE André Ricard. LECTURES De la francophonie DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Oh ! là là, à partir de maintenant vous entendrez parler jusqu'à plus soif de la langue française et de son rayonnement universel.Paris a décrété que 2006 était l'année de la francophonie.La francophonie c'est cette tentative de regrouper, sous un même toit économique (l'argent n'a pas d'accent), tous ceux qui s'expriment en français.Officiellement, on parlera de littérature, de culture, de civilisation même.On semble parfois oublier que ceux qui parlent la même langue ne partagent pour autant la même vision de la vie.Un fasciste ne change pas en passant d'une langue à une autre.C'est bien la limite de ce concept dont l'impact sur nous varie suivant notre rapport avec l'histoire.Celui qui a choisi la langue française (les francophiles d'Europe de l'Est) n'a pas le même rapport avec elle que cet autre (certains pays d'Afrique) à qui elle a été imposée.Chacun son itinéraire.Voici le mien.Le nez de la langue J'ai toujours été très ambivalent avec cette notion de francophonie.Tout à coup ce vocable est apparu pour occuper un si vaste espace dans ma vie d'individu, et surtout dans ma vie d'écrivain.Avant, je me sentais comme alourdi par cet héritage colonial : une langue maternelle (le créole) différente de la langue officielle (le français).On doit apprendre le français si on veut sortir du lot, tout en ayant l'impression, se faisant, d'avoir trahi son enfance.Le créole devenant subitement la langue d'avant l'école, et cela même si on continue à le parler toute sa vie.En fait, rien ne nous obligeait à garder le français après l'indépendance en 1804.Et à tout moment, on pouvait renverser la situation par un simple décret.Bien qu'on ne se débarrasse pas aussi aisément d'une langue tissée dans la chair et le sang de l'histoire.Le débat créole/français a fait rage en Haïti dans les années 70.Nous en étions là quand un fantassin en sueur est venu nous presser de porter secours à une langue française menacée dans sa survie.Et le français est passé, subitement, d'une langue colonisatrice à une langue en voie d'être colonisée.Le bourreau est devenu victime.Un nouveau puissant occupe la scène, et c'est l'anglais.Disons mieux : l'américain.Pour nous garder en état constant d'admiration, on nous avait fait croire que le français était une langue immortelle.Et voilà qu'on nous annonçait, avec des sanglots dans la gorge, sa mort prochaine.Nous ne pouvions plus ouvrir la radio ou le journal sans tomber sur une oraison funèbre.À Port-au-Prince, nous étions stupéfaits, car le problème, à l'époque, c'était quand même la dictature.Il fallait presque laisser tomber la dictature pour partir au chevet d'une langue malade.Pour vous dire honnêtement, on a hésité un peu.C'est qu'on n'était même pas des Français ! Qu'à cela ne tienne, nous voici devenus des francophones.Les tirailleurs de la langue.À partir de ce moment, tout s'est mis à aller très vite.Ce n'était plus le territoire qui me définissait mais la langue.Je n'étais plus un écrivain haïtien ou québécois ou même américain, mais plutôt un écrivain francophone.Brusquement, je partageais une connivence avec des gens qui n'avaient aucune idée de ce continent qui m'avait formé.Ce monstre ruminant placidement l'histoire, le paysage, la faune et la flore américaine.Comment contourner le lieu?Surtout que j'ai toujours rêvé, afin de changer de rythme, de me perdre dans ce vaste territoire nord-américain.Le rythme m'intéressait plus que la couleur des mots.C'est donc pour cela que je m'étais défini, à l'époque, comme un écrivain américain qui écrit directement en français.La langue ne me semblait pas suffisante pour faire de moi un écrivain francophone.Je me suis alors acheté un saxophone pour devenir un écrivain jazz.Enfermé dans une petite chambre surchauffée du quartier latin de Montréal, j'ai tapé comme un dératé, sur une vieille Remington déglinguée, mon premier roman.J'avais laissé loin derrière moi l'histoire coloniale et ses avatars pour observer cette neuve Amérique.J'ai signalé à mon traducteur (le romancier David Homel) qu'il n'aurait aucun mal à traduire ce livre déjà américain dont seuls les mots étaient encore français.J'avais fait la première étape en écrivant mon livre, maintenant, je voulais qu'il soit diffusé dans le monde.Le français pourrait-il m'assurer un tel rayonnement ?La francophonie semblait trop abstraite pour le Nord-Américain que j'étais devenu.Et un élément important allait faire son apparition dans ce débat, et c'était l'argent.Le rapport avec l'argent en Amérique n'est pas le même qu'en Europe.Surtout dans le milieu littéraire parisien.Écrire en Amérique est avant tout un travail.Le travail est lié à l'argent.Là-bas, en France, on a essayé de détacher la littérature de l'argent.On reconnaît pourtant l'importance d'un projet au budget qui lui est alloué.Combien alors pour la francophonie?Combien pour les écrivains qui, parce qu'ils travaillent dans la langue même, se sont retrouvés sur le front depuis le début de cette guerre des langues (une guerre moins spectaculaire que celle des religions, mais tout autant implacable) ?On multiplie les onéreuses réceptions, sans penser vraiment à payer les artisans.Et les organisateurs de ces sauteries littéraires paraissent toujours étonnés qu'un écrivain leur demande un cachet décent pour faire chanter la langue, simplement pour le bon plaisir des politiciens, des hommes d'affaires et des femmes du monde.N'est-ce pas ironique qu'on tente de payer des écrivains avec des mots ?Tout cela me semblait plutôt moyenâgeux, et je m'éloignais de plus en plus de l'espace francophone.Ce qui m'y a ramené finalement, c'est le voyage.Depuis 15 ans, je n'ai jamais autant voyagé, rencontrant des lecteurs de partout, me liant avec des écrivains du vaste continent africain, de la France, de la Suisse, de la Belgique, et même de l'Océan indien, etc.Mes livres sont devenus comme des « baisers, au loin, qui me suivent ».Et ça, c'est grâce à la francophonie.Je sais bien que le relent colonialiste est encore assez fort mais, tout compte fait, on gagne à aller au-delà du mot, quitte à se boucher le nez.II.Un soir, à Bamako Je me rappelle ce soir, à Bamako, où j'ai croisé sur une minuscule piste de danse la comédienne Pascale Montpetit.Un petit orchestre local jouait, sur un rythme béninois, des chansons françaises de l'époque yéyé.Que faisait-elle dans cette surréelle nuit malienne où le chant des cigales parvenait à couvrir la voix du chanteur ?Il y a des gens qui refusent toute prison identitaire.Ils parcourent le monde, libres et sans attache.Montpetit m'a toujours fait penser à Holly Golightly, ce fantasque personnage du roman de Truman Capote (Petit-déjeuner à Tiffany, folio 1980).C'est étrange : je suis convaincu qu'un jour, dans ce monde ou dans un autre, Pascale Montpetit disparaîtra pour toujours, comme ce fut le cas d'Holly Golightly, dans cette mystérieuse Afrique qui la fascine tant.Et qu'un voyageur intrépide la découvrira, bien plus tard, changée en vieille pythonisse de Casamance.Le narrateur du roman raconte qu'il a eu par hasard des nouvelles de Holly, dont il avait perdu la trace depuis un moment.On lui a remis une enveloppe.« L'enveloppe contenant trois photographies se ressemblant plus ou moins, bien que prises sous des angles différents.Celle d'un grand Nègre délicat, vêtu d'une chemise de calicot et qui, avec un sourire timide et pourtant affecté, exhibait entre ses mains une bizarre sculpture sur bois, la sculpture étirée d'une tête de jeune fille aux cheveux de garçon, courts et lisses, ses yeux de bois trop grands et obliques dans un visage effilé, la bouche large, exagérée, assez semblable à des lèvres de clown.Au premier coup d'oeil cela ressemblait à une sculpture des plus primitives.Mais ce n'était pas le cas.C'était l'effigie toute crachée de Holly Golightly, du moins pour autant que ce sombre objet immobile pût l'être.» La photo a été prise par un touriste japonais, le jour de Noël de 1956.Voilà donc une jeune actrice fauchée de Manhattan dont le destin semble intrinsèquement lié à celui de cette lointaine tribu africaine.Je me demande toujours avec un étonnement grandissant, et cela malgré mes trente ans hors du pays natal, comment on peut naître quelque part et vibrer pour ailleurs.C'est dans les yeux de Pascale Montpetit que je vis miroiter les plus fabuleuses pierreries du continent noir.Cette Afrique à la fois rêvée et réelle.Contemporaine et si vieille.Après la fermeture de la discothèque, nous cherchions cette nuit-là un dernier bar, avec l'essayiste congolais Boniface Mongo-Mboussa (Désir d'Afrique, Gallimard, 2002), le romancier Alain Mabanckou, qui n'avait pas encore publié son magnifique Verre cassé (Seuil, 2005) et l'étincelant dramaturge togolais Kossi Efoui, dont le côté feu follet a tant plu à Pascale Montpetit.Nous dérivions dans les rues obscures de Bamako où l'on entendait des voix sans visages.Le chauffeur s'était perdu.Je me suis alors retourné pour découvrir le visage immobile de Pascale Montpetit qui me fit tant penser à cette sculpture de Holly Golightly.Pour nous garder en état constant d'admiration, on nous avait fait croire que le français était une langue immortelle.Et voilà qu'on nous annonçait, avec des sanglots dans la gorge, sa mort prochaine.CURIOSITÉ LES PRÉNOMS DES ENFANTS EN NOUVELLE-FRANCE Un guide pour inspirer les parents québécois d'aujourd'hui Guy Giguère Éditions Stanké, 164pages En tout, 1251 prénoms pour les garçons et seulement 373 pour les filles.C'est tout ce que contenait le Rituel du diocèse de Québec, publié en 1703 sous le règne de Mgr de Saint-Vallier et qui énumérait les prénoms admis pour le baptême en terre canadienne-française, des prénoms inspirés des apôtres, martyrs et saints, comme de raison.Heureusement, l'usage d'antan permettait les prénoms composés et nos ancêtres n'en privaient pas leurs petits Pierre- Gaspard, Jeanne-Ursule ou Marie- Madeleine-Michelle.Si les petites Barbe étaient légion, le prénom Diane était considéré comme profane ou ridicule et était carrément proscrit par l'Église.Pas de Nicole et encore moins de Mégane et d'Audrey.Pour inspirer les parents d'aujourd'hui, l'ethno-historien Guy Giguère a sorti ces prénoms anciens des boules à mites en nous présentant les grandes lignes du baptistère d'enfants de colons et de bourgeois en plus de détails sur quelques personnages marquants comme Frontenac ou Champlain.Des notes du journal de voyage du Suédois Pehr Kalm viennent ajouter des éléments intéressants sur la vie quotidienne de l'époque.L'impression générale : Quel minuscule catalogue de prénoms pour ces couples sans doute parmi les plus prolifiques de l'Histoire, avec leur douzaine d'enfants chacun! Lilianne Lacroix Faites le plein d'idées autocollants GRAT UITS àl'achat du magazine 3383181A Vers le sud Roman 256 pages · 22,95 $ «Vous êtes mon écrivain francophone contemporain préféré.» Guy A.Lepage Tout le monde en parle Radio Canada «Sensualité, sexe, amour, argent.Les sentiments se mêlent, ambigus.Mais le charme agit, toujours.» Marianne Payot L'Express © Éléanor Le Gresley Dany LAFERRIÈRE 3386081A Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR. LECTURES C'est ou ce sont ?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS QDans un cahier Arts et spectacles, Louise Cousineau titrait Oubliez les Bougon, c'est les élections ! N'aurait-elle pas dû écrire Oubliez les Bougon, ce sont les élections ! Benoit Goulet QJ'ai lu dans le magazine Châtelaine cette phrase qui m'amène à m'interroger : D'autres ont dit ça avant elle, mais c'étaient rarement des psychologues.Je croyais avoir appris que le « c » désigne cela est ou cela était.B.Savary RComme on peut le voir, l'accord du verbe être quand ce annonce un substantif ou un pronom au pluriel pose des problèmes aux usagers, mais aussi aux grammairiens et aux écrivains.Sachez qu'il existe un arrêté officiel, daté du 16 février 1901, autorisant l'emploi de c'est dans tous les cas », compte tenu de la « grande diversité d'usage » et du fait que «les meilleurs auteurs ont employé c'est ».L'Encyclopédie du bon français soutient même que la logique devrait nous amener à employer c'est plutôt que ce sont.Dans la langue parlée, c'est s'est imposé.Dans la langue écrite, l'usage est plus hésitant.Ce sont est jugé plus soigné, c'est plus familier.Tout dépend du ton que l'auteur veut adopter.C'étaient est encore plus rare que ce sont, « parce que, note Hanse, l'oreille ne perçoit aucune différence entre c'étaient et c'était ».Lentille ou objectif ?La popularité des appareils photo numériques a ramené dans l'actualité le terme lentille, que l'on emploie à mauvais escient au sens d'objectif.L'objectif d'un appareil photo ou d'une caméra est formé de lentilles, mais ce n'est pas une lentille.En ce sens, lentille est un emprunt à l'anglais.Je profite de l'occasion pour rappeler que caméra est également un anglicisme au sens d'appareil photo.Le mot caméra existe en français, mais il a le sens d'« appareil de prise de vues pour le cinéma, la télé ou la vidéo ».L'anglais, pour sa part, appelle cinecamera l'appareil cinématographique.Le composé ciné-caméra est en français un anglicisme au sens de caméra.On notera que l'emploi de caméra au sens d'appareil photographique tend à se répandre, même en France.Mais cette évolution ne me paraît pas souhaitable; le français y perdrait une nuance importante.Portable ou portatif ?QDepuis les débuts de la téléphonie cellulaire, les médias écrits et électroniques utilisent le terme portable pour décrire l'appareil.Je crois que c'est un anglicisme.Devrait-on dire plutôt téléphone portatif ?W.Hénault RL'adjectif portable existe depuis 1265 au sens de « facile à porter ».Depuis le milieu de XXe siècle, sous l'influence de l'anglais, on a commencé à l'employer comme substantif pour désigner tout appareil portatif : machine à écrire, téléviseur, puis ordinateur et téléphone.> Tu peux me joindre sur mon portable.Ce terme est bien intégré au français et tous les dictionnaires l'ont attesté.Cela dit, son emploi est assez rare au Québec, où l'on utilise plutôt cellulaire.> Ayez l'obligeance de fermer vos cellulaires durant la projection.Quant à l'adjectif portatif, il se dit, selon le Grand Robert « des modèles spéciaux d'appareils ou d'objets dont les types habituels sont impossibles ou difficiles à transporter ».> Une machine à écrire portative, un orgue portatif.Répondeur et boîte vocale QOn dit « laisser un message dans une boîte vocale ».Peut-on dire « laisser un message dans (ou à) un répondeur téléphonique » ?Guy RS'il faut en croire le Petit Robert, on laisse un message sur un répondeur (téléphonique).En revanche, le mot boîte étant synonyme de « récipient », l'usage veut, comme vous le soulignez, qu'on utilise dans plutôt que sur.Le Grand Dictionnaire terminologique donne d'ailleurs les exemples suivants : laisser, transférer, acheminer ou déposer un message dans une boîte vocale ; messages reçus, enregistrés ou recueillis dans une boîte vocale.Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière : 1) On a rendu hommage à sa feu tante.2) On peut accéder au balcon par la porte-patio.\u2014 Au sens de défunt, feu reste invariable s'il est placé devant l'article défini ou l'adjectif possessif.Mais feu varie en genre et en nombre s'il est placé entre l'article défini ou l'adjectif possessif et le substantif auquel il se rapporte.\u2014 La « porte qui s'ouvre sur un balcon, une cour intérieure ou une terrasse » est une porte-fenêtre, non une porte-patio.Il aurait donc mieux valu écrire : 1) On a rendu hommage à sa feue tante.2) On peut accéder au balcon par la porte-fenêtre.Les phrases suivantes comprennent au moins une erreur.Quelles sont-elles ?1) Il a obtenu sa promotion en bumpant son collègue.2) L'appartement comprend une petite galerie.Les réponses dimanche prochain.GÉNI E S EN HERBE #1187 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1- Elle est née en 1968 à Turin, en Italie, d'une mère pianiste et d'un père qui écrit, à temps perdu, des opéras.2- Elle grandit à Paris et entame des études en arts et en architecture avant de tout abandonner à 19 ans.3- Elle lance alors une carrière de mannequin avec l'agence City Models et travaille pour des couturiers tels que Lagerfeld, Lacroix, Galliano, St-Laurent et Dior.4- sa retraite du monde de la mode, elle offre ses premières compositions musicales à Julien Clerc pour son album Si j'étais elle.5- Mais c'est en 2002, avec son premier album intitulé Quelqu'un m'a dit, qu'elle se fait définitivement connaître en tant que chanteuse.A- MÉTÉO 1- Suivant l'évolution des calottes glaciaires, dans quel type de période vivons-nous depuis 20 000 ans et vivrons-nous pour les prochains 80 000 ans, période caractérisée par une réchauffement ?2- Comment nomme-t-on ces calendriers comportant des prédictions météorologiques annuelles ?3- Entre quels mois de l'année les moussons se produisent-elles en Asie du Sud-est ?4- Quel anticyclone détient le record de la plus forte pression atmosphérique avec 1083,8 hPa, mesure enregistrée à Agata ?5- Quels types de nuages peut-on associer aux fronts chauds ou aux dépressions ?G- MOTS COMMENÇANT PAR LA LETTRE « G » 1- Quelle famille de mécènes espagnols a financé Gaudi pour la construction de parcs et de demeures à Barcelone?2- Ces conduits saillants servant à déverser les eaux de pluie loin des murs sont souvent ornés de visages fantaisistes, tels que ceux que l'on retrouve à Notre-Dame de Paris.3- Quel acteur a prononcé cette célèbre réplique adressée à Scarlett O'Hara : « Frankly, my dear, I don't give a damn » ?4- Quel architecte allemand fut le fondateur du mouvement Bauhaus à Weimar en 1919 ?5- De quelle ville italienne est originaire la famille princière Grimaldi, régnant actuellement sur Monaco?B- ACTUALITÉ 1- Quelle colonie a dû être évacuée de force en août dernier par l'armée israélienne, s'opposant à la résistance pacifiste des colons?2- Quel pays d'Afrique saharienne, situé entre le Mali et le Tchad, a connu une grande famine durant l'année 2005 ?3- Quel spectacle présenté à la salle Wilfrid-Pelletier le 10 août dernier a été un véritable fiasco technique, le changement des décors et le son étant totalement aléatoires?4- Quelle île de 1,2 km2 située entre l'île d'Ellesmere et celle du Groenland est présentement l'objet d'un litige de souveraineté entre le Danemark et le Canada ?5- Quelle agence internationale dont le siège se trouve à Vienne est en pourparlers avec l'Iran depuis plusieurs années au sujet de la conversion d'uranium Septacle qui a été un fiasco technique.F- CHARADE 1- Mon premier est davantage employé par nos cousins français pour désigner un autobus.2- Mon second est la note-repère produite par un diapason.3- Mon troisième est un préfixe grec signifiant semblable.4- Mon quatrième est l'équivalent latin de la lettre grecque Lambda.5- Mon cinquième est le nom du serpent dans les aventures du Livre de la jungle.6- Mon tout est le nom de cette Ontarienne récemment libérée de prison, célèbre ex-compagne de Paul Bernardo.H- SCULPTURE 1- Nommez de gauche à droite les Présidents américains dont les visages sont sculptés dans le roc du mont Rushmore.2- Dans quel édifice parisien pouvez- vous visiter la reconstruction de l'atelier du sculpteur roumain Brancusi?3- Dans quel square montréalais peut-on admirer le monument à Louis Cyr réalisé par Robert Pelletier ?4- Comment nomme-t-on une sculpture dont on peut faire le tour, i.e.dont toutes les faces sont sculptées ?5- Cette statue grecque représentant une femme ailée est exposée au Louvres et a été découverte par le vice-consul de France sur une île de la mer Égée en Turquie ?C- SUISSE 1- Quel est cet autre nom du cor des Alpes, dont on retrouve une académie musicale à Montreux en Suisse ?2- Quelle controversée réforme québécoise est inspirée d'une réforme entreprise, puis abandonnée, par le canton suisse de Genève ?3- Quel type de démocratie directe est régulièrement pratiqué en Suisse, à la fois au niveau fédéral et dans les cantons 4- C'est dans la ville suisse de Genève que cette célèbre impératrice a été assassinée en 1898, à l'âge de 61 ans.5- À quelle langue officielle de la Suisse peut-on associer la région du Tessin, située au sudest du pays ?D- ASSOCIATIONS Associez l'acteur de soutien au film pour lequel il a été oscarisé.1- Robert Duvall 2- Joe Pesci 3- John Malkovich 4- Jack Nicholson 5- Don Ameche a) Places in the Heart b) Apocalypse Now c) Reds d) Cocoon e) Raging Bull Célèbre ex-compagne de Paul Bernardo.SOLUTION DANS LA PAGE DES BANDES DESSINÉES GEN05MS Une autre façon de célébrer les femmes À l'occasion de la Journée mondiale de la femme, le 8 mars, le Studio littéraire présentera Une autre façon d'aimer les femmes (dès 19 h 30 au Studio-théâtre de la Place des Arts).Pour Michel Garneau, poète, dramaturge, lecteur, traducteur, animateur, cette autre façon, c'est de les traduire.Il montera donc seul sur scène et se fera le porteur des mots de 15 poètes américaines qu'il aime depuis longtemps.Des femmes peu connues ici mais que lui, connaît par coeur tant il les aime.PHOTOMICHEL GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE © À l'occasion de la Journée mondiale de la femme, Michel Garneau rend hommage à 15 poètes américaines."]
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