La presse, 4 mars 2006, C. Arts et spectacles
[" CÉLÉBREZ LE PRINTEMPS AVEC LE MAGAZINE RICARDO EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo, du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada TÉLÉVISION ROCK LOUISE EST ENCORE D'ATTAQUE PAGE 8 MARIE-JO THÉRIO JUSQU'AU BOUT DES MATINS HABITABLES PAGE 6 LOUISE ATTAQUE ILLUSTRATION ALEXANDRE ROY, LA PRESSE © Elles reçoivent des milliers d'invitations par année.Premières de films, lancements d'albums, vernissages.Et soirs de gala.Ce qu'elles n'aiment pas beaucoup.Car elles risquent, chaque fois, d'être la cible d'un artiste revendicateur (et parfois furieux) qui profite de sa tribune pour défendre une cause.Line Beauchamp, Agnès Maltais, Diane Lemieux, Bev Oda, Liza Frulla et Sheila Copps ont en commun dedéfendreoud'avoirdéfendulaculture au Conseil des ministres.À quelques jours du 8 mars, elles parlent de ce rôle unique et du fait que la culture est si souvent confiée à des femmes.Àlire en pages 2 et 3 MADAME LA MINISTRE PHOTOS PRESSE CANADIENNE ET ARCHIVES LA PRESSE © La culture est une affaire de femmes dans les milieux politiques, comme en témoignent Liza Frulla et Sheila Copps, ex-ministres du Patrimoine et Agnès Maltais, ex-ministre de la Culture et des Communications.Madame la ministre de la Culture STÉPHANIE BÉRUBÉ Depuis 20 ans, au Québec, le ministère de la Culture n'a été confié qu'une seule fois à un homme.Et encore, dans des circonstances exceptionnelles.« C'est vrai ! Il n'y a eu que des femmes depuis 20 ans ! Je suis surpris d'être surpris, lance Jacques Parizeau.Quelque part, ça veut dire que ma féministe de mère m'a influencé dans le bon sens.» Au milieu des années 90, le premier ministre Jacques Parizeau avait repris la Culture après les courts et infructueux séjours de Rita Dionne-Marsolais et Marie Malavoy à ce ministère.La première avait quitté son poste à la suite de mésententes avec le milieu ; la seconde avait dû démissionner après qu'on eut appris qu'elle avait voté sans avoir la citoyenneté canadienne.« Il n'y a eu que des hommes jusqu'au milieu des années 70.Ça s'explique : il n'y avait pas de femmes en politique ! » calcule Diane Lemieux, qui a occupé le poste durant deux ans.Mais encore : si on regarde le pourcentage de femmes parlementaires et qu'on le compare à la fréquence à laquelle ces femmes se sont retrouvées avec la culture entre les mains, il y a inéquation.La domination féminine se confirme aussi à Ottawa.Depuis la fondation du ministère du Patrimoine, né du ministère des Communications en 1993, la culture a toujours été entre des mains féminines.À une exception près.« Je crois qu'au Canada, on a encore cette pensée que l'art est quelque chose de très féminin, risque l'ex-ministre du Patrimoine Liza Frulla.Les artistes, les auteurs sont souvent des gens qui comprennent bien l'émotion.Et dans le milieu politique, on ne montre pas trop ses émotions.Au lendemain des élections du 23 janvier, j'étais triste et je le disais.Mes collègues masculins qui avaient été battus restaient impassibles.Mais c'est évident qu'eux aussi avaient de la peine.» Selon Liza Frulla, les politiciens sont souvent mal à l'aise avec les artistes, dans ce milieu d'émotions ; les politiciennes, moins.« On tombe dans le cliché de la sensibilité, tranche Agnès Maltais.Et c'est dommage, parce que je pense à deux, trois hommes qui auraient été de très bons ministres de la Culture.André Boisclair aurait été un bon ministre de la Culture.C'est un peu bête de se passer de ça.» Qu'en pensent les hommes?Interrogés sur le sujet, Jacques Parizeau et Bernard Landry affirment qu'il n'a jamais été question de sexe au moment de choisir un ministre de la Culture.« Il y a eu de célèbres ministre de la Culture à l'étranger, et même au Québec, qui étaient des hommes, soutient Bernard Landry.Rappelons-nous Clément Richard (ministre des Affaires culturelles de 1981 à 1985).» Bernard Landry, comme Jacques Parizeau, dit qu'il a choisi le candidat qui avait le profil de l'emploi.Point.Selon M.Landry, le ministre de la Culture doit être efficace, dynamique et être capable de convivialité avec le milieu.Il a nommé deux ministres lorsqu'il était premier ministre du Québec : Louise Beaudoin et Diane Lemieux.Cette dernière était d'ailleurs assez surprise de l'offre, elle qui était plongée, à l'époque, dans la réforme du Code du travail.« J'étais perplexe lorsque Bernard Landry m'a offert la culture, confie-t-elle.Je ne me voyais vraiment pas là et je ne comprenais pas que quelqu'un puisse m'y voir.Je ne venais pas du milieu et, depuis mon entrée en politique, j'étais dans le combat.La culture, il faut dire, fait appel à d'autres habiletés.On n'a pas les mêmes relations avec le président de l'Union des artistes qu'avec le président de la FTQ.» Un monde de femmes Agnès Maltais, elle, venait du milieu.Elle a d'ailleurs trouvé difficile son passage de directrice de théâtre à ministre de la Culture en 1998.S'il y a plus de femmes à la tête du ministère de la Culture, c'est qu'il y en a beaucoup dans le milieu, croitelle.« Regardez les gestionnaires en culture.Une directrice de la Place des Arts.Une directrice du Grand Théâtre de Québec.Une directrice du Théâtre du Nouveau Monde.Une directrice du Théâtre d'Aujourd'hui.Des directrices de compagnies de danse majeures : Marie Chouinard, Ginette Laurin.Les femmes ont une place importante en culture.Le public est à 60 % féminin dans les salles, à l'exception du cinéma, où ça dépend du film.» L'actuelle ministre québécoise, Line Beauchamp, pense qu'on se rappelle peut-être davantage du passage des femmes au ministère de la Culture parce qu'elles y sont restées plus longtemps.Généralement.Et ce n'est pas un hasard, croit Mme Beauchamp.« C'est un ministère qui est plus complexe qu'il n'y paraît.Dans une semaine, on peut recevoir une lettre d'un artiste peintre à la retraite qui veut exposer dans le hall de son hôtel de ville dans une région du Québec, mais il y a aussi des enjeux de plusieurs millions de dollars liés à l'industrie des communications.En même temps, notre ministère donne des permis pour changer des fenêtres dans un arrondissement historique ! » Et à cause de cela, plaide-t-elle, mieux vaut assurer une certaine stabilité pour maintenir les contacts avec les intervenants.Sheila Copps a été huit ans ministre du Patrimoine à Ottawa.« Pour tous les ministres, rester en poste longtemps est un avantage : tu connais les gens et tu sais où sont les squelettes dans le placard ! » lancet- elle.Oui, peut-être que la Culture, ou le Patrimoine à Ottawa, est plus souvent confié aux femmes, comme les Ressources humaines, remarque Sheila Copps.« On a tendance à confier aux femmes des ministères qui ne sont pas économiques, mais c'est une illusion.Ce sont souvent des postes hautement économiques », dit-elle.« La culture, la langue, c'est le berceau de la civilisation.Peutêtre qu'on associe ça plutôt à la femme.On dit bien langue maternelle, après tout ! » «Je crois qu'au Canada, on a encore cette pensée que l'art est quelque chose de très féminin.» ARTS ET SPECTACLES CULTURE Quel serait le ministre de la Culture idéal ?Participez à notre forum sur www.cyberpresse.ca/arts Monique Landry Michel Dupuy Sheila Copps Lucienne Robillard Sheila Copps Hélène Scherrer Liza Frulla Bev Oda JUIN 1993 NOVEMBRE 1993 JANVIER 1996 MAI 1996 JUIN 1996 DÉCEMBRE 2003 JUILLET 2004 FÉVRIER 2006 MINISTRESDUPATRIMOINE Antistars de gala STÉPHANIE BÉRUBÉ Lors du dernier gala de l'ADISQ, Liza Frulla a préféré passer son tour.Elle devait être au festival de cinéma, en Abitibi, et ne voulait pas changer son programme pour tout l'or du monde.La raison ?Loco Locass y chantait Libérez-nous des libéraux.Line Beauchamp n'y était pas non plus.«J'ai choisi d'aller au gala Opus, le même soir.Je savais qu'ils (le groupe rap) seraient sur scène.C'était pratiquement un choix éditorial de la part des organisateurs du gala, raconte la ministre de la Culture du Québec.Il faut que le politique soit à sa bonne place : on n'est pas intervenus, on n'a pas demandé quoi que ce soit.Mais cette chanson m'invite à partir, alors j'ai bien compris le message.Je n'y suis pas allée.» Liza Frulla, Agnès Maltais, Line Beauchamp et Diane Lemieux s'entendent sur un point : les soirées de gala peuvent être très désagréables pour une ministre.« C'est très facile de dire ses quatre vérités à quelqu'un qui ne peut rien faire pour se défendre », juge Line Beauchamp.Que les milieux fassent des pressions, c'est tout à fait normal, disent les politiciennes.« La difficulté, explique Diane Lemieux, c'est que lorsque les gens de la culture rompent avec leur ministre, ça enlève de la force au ministre.» Et les galas sont des occasions en or : un million de téléspectateurs, un artiste en colère, une ministre qui sourit devant la caméra.« Après, tu te rassois avec tes collègues au Conseil des ministres et tu leur demandes de l'argent pour un projet culturel ; ils te rappellent alors que tu viens de te faire planter sur la place publique.» raconte Agnès Maltais.« Après le gala, nous, on doit continuer notre job », ajoute Diane Lemieux, à ses côtés.Assises dans un petit café du quartier Saint-Roch, à Québec, les deux politiciennes brisent les préjugés à propos du poste de ministre de la Culture, qu'elles ont toutes deux occupé.Des préjugés tenaces Le préjugé le plus tenace est que la ministre doit se battre pour obtenir sa part au Conseil des ministres.«On en bave, oui, concède Diane Lemieux.Mais comme les autres ministres ! » La culture a même été épargnée au moment où l'État était en restructuration ou en compression, rappellent les deux députées.« La culture a plus de défenseurs que l'on pense, dit Agnès Maltais.Il y a une fierté d'être ministre de la Culture.Au Québec, ça signifie quelque chose.C'est un ministère important.Les citoyens connaissent leur ministre de la Culture et l'apprécient en général, alors que plein de ministres passent inaperçus.» À Ottawa, la ministre du Patrimoine sortante usait de stratégie : avant de se présenter devant ses collègues ministres, Liza Frulla faisait souvent sa petite enquête pour trouver une corde sensible à la culture chez son interlocuteur.«Moi, j'avais une cause à défendre, raconte-t-elle.Alors j'utilisais tout.Si ça devait passer par leur femme, ça passait par leur femme.» L'ex-ministre a en tête une discussion avec Ralph Goodale.Avant de réclamer de l'argent du ministre des Finances, elle s'était souvenue que sa femme siégeait au conseil d'administration du Conseil des arts du Canada.Elle avait utilisé la même tactique lorsqu'elle était ministre de la Culture du Québec, sous Robert Bourassa.Le fils du premier ministre de l'époque est musicien.Toujours, la corde sensible.Elle ne se gênait pas pour parler d'un projet culturel important dans la circonscription de son interlocuteur avant de faire ses demandes.Le plus beau ministère Lorsqu'elle a su qu'elle héritait du ministère de la Culture, Line Beauchamp a donné des coups de fil à des femmes d'expérience.Lise Bacon, Louise Beaudoin, Liza Frulla.« Lise Bacon m'a dit : Tu vas voir, tu vas être une vraie ministre.» Et c'est vrai, dit Line Beauchamp : une vraie ministre, explique-t-elle, parce que ce ministère est unique et que sa titulaire ne croise pas souvent le fer avec son collègue à l'Agriculture ou à l'Environnement, par exemple.Personne pour lui piler sur les pieds et des oreilles attentives autour de la table des ministres.« La culture, ce n'est pas un sujet dont tu parles beaucoup quand tu fais du porte-à-porte.Il est assez rare que ce soit un enjeu majeur lors d'une campagne électorale.Par contre, quand tu arrives autour de la table du Conseil des ministres, une responsabilité vient avec la Culture », dit Line Beauchamp.Et un emploi du temps bien chargé.Liza Frulla dit qu'elle recevait environ 500 invitations par semaine à Ottawa.À Québec, Diane Lemieux affirme qu'il y en avait des caisses ! Du lot, elle en choisissait deux ou trois par semaine.Comment arrive-t-on à départir tout ça ?« C'est une espèce de science.» réplique Diane Lemieux, sourire en coin.Les sorties s'ajoutent bien sûr aux responsabilités de ministre et de député.Pour ne pas être avalée par ce rythme de vie fou, Line Beauchamp s'est donné une règle de vie : pas plus de quatre activités professionnelles par jour.Règle qu'elle transgresse lorsqu'il y a des exceptions, c'est-à-dire fréquemment.Malgré cela, encore une fois, toutes les ministres ou ex-ministres de la Culture sont d'accord: « C'est le plus beau ministère.» « Tu rencontres des gens fascinants qui font des choses que tu n'aurais même pas imaginées », explique Diane Lemieux.Et gare à ceux qui oseraient avancer que le ministère de la Culture est un sous-ministère.« C'est terrible de dire ça ! » répète deux fois plutôt qu'une Line Beauchamp, sur le ton très calme qui la caractérise.« On trouvera toujours des gens pour dire que la culture, c'est des dépenses inutiles, explique-t-elle.En même temps, si tu disais à ces mêmes personnes qu'elles doivent arrêter de regarder leur émission de télévision préférée et qu'on leur sert seulement des reprises doublées en France, elles ne seraient pas très contentes.Le problème, c'est qu'on oublie parfois qu'à la base, il y a des politiques culturelles.Qu'il y a des quotas de chansons françaises à la radio.Qu'il y a une intervention de l'État derrière ce qu'il y a au petit et au grand écran.» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Line Beauchamp regrette que les organisateurs de gala se servent parfois de leur tribune pour l'attaquer.«C'est très facile de dire ses quatre vérités à quelqu'un qui ne peut rien faire pour se défendre.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Bev Oda, la nouvelle ministre du Patrimoine, est une femme déterminée.BEV ODA Pas de promesses au Conseil des arts STÉPHANIE BÉRUBÉ Tous ceux qui étaient là s'en souviennent.En novembre dernier, Liza Frulla, alors ministre du Patrimoine, annonçait, devant une foule d'artistes émus, que le budget du Conseil des arts du Canada allait doubler.Artistes, séchez vos larmes et faites connaissance avec Bev Oda.La nouvelle ministre du Patrimoine est une femme assez déterminée.Pas du genre à dire oui, sûrement, c'est une bonne idée.À allonger des délais pour subtilement se défiler.Elle n'annonce rien de tel : « Cette annonce a été faite quelques jours avant le déclenchement des élections.Je pense que tout le monde s'entend pour reconnaître que c'était une annonce préélectorale », tranche Mme Oda, au bout du fil.Liza Frulla avait convenu que les Canadiens verseraient 10 $ par année en 2008 pour leur Conseil qui aide directement les artistes.« Je vais bientôt rencontrer Karen Kain, directrice du Conseil des arts du Canada, et lui demander quels sont ses plans pour l'avenir, précise la nouvelle ministre.Nous ne remettons pas en question notre soutien aux arts.Nous avons besoin d'informations sur son plan d'avenir, sur sa vision.» Bev Oda connaît bien les chiffres.On a beaucoup parlé de son passage au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, le CRTC, et de ses affinités avec l'industrie culturelle.Et les artistes ?« Je suis aussi à l'aise avec l'entreprise qu'avec les artistes », rassure la nouvelle ministre, qui a fait du théâtre et a enseigné le théâtre avant de passer du côté des décideurs.Depuis qu'elle est en politique, elle manque de temps pour ses sorties culturelles, confie-t-elle toutefois.Elle n'est pas allée au cinéma depuis au moins deux ans, ce qui devrait changer dans un avenir très prochain puisque le ministère du Patrimoine canadien a aussi sous sa responsabilité Téléfilm Canada.Mais à côté de son lit, il y a une pile de cinq livres.Tous en français.Car la nouvelle ministre ne parle pas français.Ou très peu.Alors elle lit présentement une page d'un roman d'Antonine Maillet tous les soirs, et espère augmenter le rythme.Le français est sa troisième langue, après l'anglais et le japonais.Pour l'instant, ses priorités sont aussi du côté de la télévision publique, dans les deux langues.« Il faut être certain que le service soit approprié dans chaque langue », dit-elle.Elle a aussi l'oeil sur la loi sur les droits d'auteur et, bien sûr, le Conseil des arts qui tient à sa belle promesse.Il faudra voir si la ministre arrivera à faire des annonces aussi émotives que Mme Frulla.Les attentes sont grandes.MINISTRES DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS Georges-Émile Lapalme Pierre Laporte Jean-Noël Tremblay François Cloutier Claire Kirkland-Casgrain François Cloutier Denis Hardy Jean-Paul L'Allier Louis O'Neill Denis Vaugeois Clément Richard Gérald Godin Lise Bacon Lucienne Robillard Liza Frulla Marie Malavoy Rita Dionne-Marsolais Jacques Parizeau Louise Beaudoin Agnès Maltais Diane Lemieux Line Beauchamp MARS 1961 SEPTEMBRE 1964 JUIN 1966 MAI 1970 FÉVRIER 1972 FÉVRIER 1973 NOVEMBRE 1973 AOÛT 1975 NOVEMBRE 1976 FÉVRIER 1978 AVRIL 1981 OCTOBRE 1985 DÉCEMBRE 1985 OCTOBRE 1989 OCTOBRE 1990 SEPTEMBRE 1994 NOVEMBRE 1994 JANVIER 1995 AOÛT 1995 DÉCEMBRE 1998 MARS 2001 AVRIL 2003 ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Les cols bleus débarquent à Demandes spéciales Le rejeton de Star Académie aura plus de chansons et d'humour LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Décidément, les cols bleus font le malheur des automobilistes mais le bonheur de la télévision.On les a vus à leur plus terrifiant \u2014et drôle\u2014 à Minuit le soir lundi.Ils sont aussi dans une pub de barre énergisante: les collègues appuyés sur leur pelle demandent au gars qui travaille fort ce qu'il a mangé.Et dimanche soir, ils seront à Demandes spéciales, dans Dansons le nid de poule, sur l'air entraînant de Pied de poule.L'émission qui en est à troisième saison passe au format de 90 minutes en augmentant les chansons, bien sûr, mais aussi les sketches humoristiques.Demandes spéciales est ce rejeton de Star Académie où un groupe d'académiciens nouveaux et anciens chantent et font des sketches, entourés d'invités différents chaque semaine.Les fans de Star Académie feraient mieux d'en profiter parce que le grand concours ne sera pas de retour l'automne prochain.Donc rien avant 2007 pour des raisons budgétaires.Même si la productrice Julie Snyder est la conjointe du propriétaire ! On sait que TVA doit se serrer la ceinture et est à la recherche de nouveaux modes de financement.Le réseau a annoncé que la bonne télésérie Vice caché ne reviendrait pas après deux ans : elle coûte trop cher \u2014800 000 $ l'épisode\u2014 et attire seulement un million de spectateurs.Même que ce dernier mercredi, l'auditoire a baissé à 853 000.TVA fait encore moins ses frais.Mais Demandes spéciales a un budget raisonnable: 320 000$ pour une heure et demie.Comme la saison dernière l'émission a attiré une moyenne de 1 352 000 spectateurs par semaine, la série de huit émissions \u2014dont une sur les meilleurs moments\u2014 devrait faire largement ses frais.Pas étonnant qu'on augmente la dose de sketches humoristiques : le concepteur de l'émission est Stéphane Laporte, auteur de plusieurs Bye Bye et chroniqueur à La Presse.Dès demain, vous allez découvrir Patrice Bélanger qui imite avec une énergie surmultipliée Gregory Charles, le héros de la soirée.Patrice est un des animateurs de la série jeunesse Banzaï à Télé-Québec \u2014 l'émission ne reviendra pas la saison prochaine\u2014 et a été remarqué par Julie Snyder à la revue de fin d'année du Rideau vert.Au cours de la saison, il fera Éric Salvail, Charles Lafortune et même Donald Trump, dans une partie de poker avec René Angélil\u2014parodié par son gendre Marc Dupré\u2014 et Patrick Bruel, interprété par Marc- André Fortin, le gagnant du dernier Star Ac, qui coanime dorénavant Demandes spéciales avec Audrey Gagnon, la finaliste féminine.Deux bleuets inséparables.Incidemment, Marc-André n'est pas vilain en imitations : il fera Guy A.Lepage à la barre d'un Tout le monde en parle où une des invités sera une fausse Julie Snyder, jouée par Véronic Di Caire, dans l'affreuse robe bleue immortalisée par Julie à la première de Star Académie l'automne dernier.La vraie Julie Snyder refuse d'aller au vrai Tout le monde en parle.Elle ne peut supporter de ne pas contrôler le montage, dit-elle.Ajoutant en riant qu'elle n'a pas de radio sur Internet à vendre.Chaque semaine, une vedette sera honorée.Notamment par une chanson où collègues et copains donnent l'aubade.Rires et émotions garantis, notamment quand Dan Bigras verra son fils terminer sa chanson le dimanche 12 mars.Bien sûr, on continue à interpréter les chansons demandées par le public : beaucoup d'émotion encore quand la personne choisie entend l'air qui lui rappelle des souvenirs.Nathalie Simard sera une des interprètes demain soir.L'énergie est la marque de commerce de Demandes spéciales, comme l'ont démontré les extraits présentés au visionnement de presse.Véronic Dicaire et Annie Villeneuve sont aussi deux puissantes danseuses, comme on l'a constaté au Match des étoiles.Chantal Lamarre chez Ben Laden En attendant Ben Laden revient cet été à Radio-Canada avec Pierre Brassard et Jean-René Dufort, mais sans Marie-Soleil Michon qui a tellement travaillé à la radio et à la télé cette saison qu'elle prendra des vacances.Des sources fiables indiquent que sa remplaçante sera Chantal Lamarre, l'éditorialiste de la patate au four de l'émission Infoman de Jean-René Dufort.Mme Lamarre animait Tout le monde tout nu l'été dernier, mais cette émission n'a pas été reconduite.Marc Labrèche dansera déguisé en Rabbi Jacob Les fans du Match des étoiles raffolent des surprises, comme on l'a vu mercredi dernier quand Serge Postigo a performé déguisé en fille.Le mercredi 12 avril, ce sera au tour de Marc Labrèche, avec chapeau et frisettes réglementaires, de faire un numéro Rabbi Jacob.Il sera le seul homme invité.Les trois autres concurrentes seront Ginette Reno, France Beaudoin et la hockeyeuse médaillée olympique Kim St-Pierre qu'on verra d'abord en entrevue demain soir à Tout le monde en parle.Retour de Monk, Ma maison Rona et 100 détours TVA a confirmé que le détective Monk reviendra à l'antenne cet été.De même que Ma maison Rona et le rallye 100 Détours, toujours animé par Annie Brocoli.Trois séries qui ne coûtent pas cher au diffuseur.Monk est une série achetée aux États-Unis, ce qui coûte le moins cher à un diffuseur, soit autour de 20 000 $ l'heure.Ma maison Rona et 100 Détours sont des productions d'ici, mais hautement commanditées.Voilà qui fait plaisir à un diffuseur qui se serre la ceinture.Une autre aventure du Rebut global à Télé-Québec Après Les Artisans et Les Citadins du Rebut global, Télé-Québec reviendra la saison prochaine avec une nouvelle version de cette émission écologique qui s'attaquera aux problèmes d'une petite ville, avec rénovation de quelque chose non encore annoncé.La série de cette saison comporte des épisodes de 60 minutes, moins prenants que ceux de 30 minutes de la première mouture.Les Citadins sont une coproduction avec la France qui insistait pour avoir des épisodes d'une heure.On reviendra au format 30 minutes l'année prochaine.Six pieds sous terre débarque le 1er mai De nombreux lecteurs qui ne sont pas abonnés à Super Écran me demandent quand passera la quatrième saison de Six pieds sous terre à Séries +.La date est enfin confirmée : le lundi 1er mai à 23 h.Heure bien tardive, mais les reprises seront plus accessibles : mercredi à 22 h et samedi à 10 h et 21 h.Six pieds sous terre, une des grandes séries produites par HBO, a pris fin cet automne après cinq saisons à Super Écran.Je vous souhaite de vous souvenir de la troisième saison que vous avez vue à Séries + il y a au moins deux ans.Pas drôle d'attendre si longtemps.présente « (.) LE FEU BRÛLANT DE LA SENSUALITÉ SOUS L'ÉLÉGANCE.» Le Monde «ONQUITTE LA SALLE AU COMBLE DU BONHEUR.» O Estado de Sâo Paulo www.dansedanse.net 8, 9, 10, 11 mars 2006 - 20 h Lecuona / Onqotô Onqotô : musique originale de Caetano Veloso et José Miguel Wisnick Brésil rupo Corpo S u pplément a i r e Enfin de retour ! (514) 842-2112 .Admission (514) 790-1245 Aussi 28 mars, Théâtre Hector-Charland, L'Assomption (450) 589-9198 # 5 3378419A \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE > JEAN-MARC PARENT Il fut un temps - plus précisément l'époque de L'Heure JMP - où intellectuels, chroniqueurs et même humoristes levaient le nez sur Jean-Marc Parent, alors adepte du gros rock, des longues improvisations et du flashage de lumières.Après une courte éclipse, il nous est revenu avec le spectacle Urgence de vivre, qui a remporté dimanche les Olivier du spectacle de l'année, du numéro d'humour de l'année et de l'auteur de l'année.Bon prince, il a dit être heureux de la reconnaissance de ses pairs.La médecine fait parfois des miracles, comme on sait, mais elle fait aussi des mutants, malheureusement.Notre lectrice Sophie Gagné, de Rouyn-Noranda, nous a fait remarquer cette semaine que « la poupée de plastique américaine » Loni Anderson (l'ex-femme de Burt Reynolds) a probablement servi d'inspiration pour sculpter la face de Chrystale, la mère de Brett, Brad et Brenda dans Le coeur a ses raisons.Ça fait peur\u2026 Une rubrique qui a une grande urgence de vivre > MICHAEL BAIGENT ET RICHARD LEIGH Michael Baigent et Richard Leigh sont les auteurs de l'essai The Holy Blood and the Holy Grail, paru en 1982.Un ouvrage qui a servi de référence à Dan Brown pour son célèbre Da Vinci Code - il n'a d'ailleurs jamais caché s'en être inspiré.Mais les deux auteurs britanniques ont décidé de poursuivre Brown pour plagiat de leurs idées.Si la tendance se maintient, les écrivains n'oseront plus citer leurs sources\u2026 Follow the money, comme le veut le dicton, d'autant plus que le film tiré du roman risque de faire exploser le box-office ce printemps.ILS, ELLES ONT DIT.«La vengeance est douce au coeur de l'Indienne.» \u2014Marc Boilard, à propos des tensions entre Lysandre et Stéphanie au Loft (qui a résulté en la mise au ballottage automatique de Lysandre par Stéphanie).«Je ne suis pas capable d'endurer la niaiserie.Les intrigues, la maladie mentale, je ne suis pas capable de travailler avec ça.» \u2014Normand Brathwaite, à Tout le monde en parle, sur les chicanes internes à son émission Yé trop d'bonne heure.«Tant de rôles un petit peu pareils et vous m'avez donné quand même ce prix.» \u2014Hugh Grant, recevant le trophée hommage à la Soirée des Césars.«Je viens d'un pays frappé par la censure, l'absence de liberté de presse\u2026 Mais je ne suis pas là pour parler de Radio-Canada.» \u2014Claudine Mercier, déguisée en Michaëlle Jean, au Gala des Olivier.«Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens.» \u2014Dany Laferrière à Tout le monde en parle.«Quand t'as juste 10 personnes à mettre en nomination, c'est pas un gala.C'est du niaisage, du criss de gros niaisage.» \u2014Patrice Robitaille, présentateur au Gala des Olivier.entracte@lapresse.ca SÉPARÉES À LANAISSANCE Loni Anderson Hugh Grant avec Natalie Baye (à droite) et Carole Bouquet ( à gauche).Chrystale Jean-Marc Parent LA DEVISE DU QUÉBEC VUE D'AILLEURS «Les étrangers, on les fait venir pour dorer le blason, puis on les renvoie une fois le citron pressé, sans même dire merci.Cela laisse un goût très amer et pour nous, le \u201cJe me souviens\u201d prend un bien autre sens.» \u2014Moritz de Hadeln, qui affirme avoir été floué par l'organisation du Festival international de films de Montréal.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE© Richard Leigh PHOTO AP PHOTOAP ARTS ET SPECTACLES MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Décidément, le Théâtre de la Ville sied bien à la chorégraphe Marie Chouinard.Deux ans exactement après le triomphe de Chorale, spectacle animal, drôle et sensuel, la Montréalaise remporte une nouvelle fois l'adhésion du public et de la critique avec BODY- rEMIX/vARIATIONS-gOLBERG, créé en juin dernier à la Biennale de Venise et en février à Montréal.Les habitués du temple parisien de la danse contemporaine forment un public exigeant, parfois sectaire.Mardi soir lors de la première, ils ont unanimement ovationné la dernière oeuvre de Marie Chouinard.Dans l'ensemble, la critique est allée dans le même sens, séduite par cette «danse déchiquetée pour corps hérissés de béquilles » (Le Monde), exécutée par les 10 danseurs « prodigieux » (Libération) de la compagnie montréalaise.Dans ce spectacle, Marie Chouinard explore les souffrances que la danse classique impose au corps.Pour la première fois, ses danseuses portent des pointes, mais à ces « symboles du dressage du danseur classique » s'ajoutent des prothèses et des tubes en métal portés à même la peau, collés au milieu du front ou du ventre.En déformant avec « outrance et malice » les codes de la danse classique, Marie Chouinard parvient à créer ce que Le Monde appelle « le corps de ballet le plus mutant du moment ».Pour illustrer ce détournement, le musicien Louis Dufort a remixé (torturé ?) Les Variations Goldberg de Bach, telles que les a interprétées Glenn Gould dans son enregistrement historique de 1981.« Symphonie dissonante, bODY-rEMIX/ vARIATIONS-gOLBERG s'affranchit de tous les us et coutumes pour fouetter l'imagination du corps en mouvement », ajoute Le Monde.Mais le handicap n'est pas le seul thème de ce ballet claudiquant, qui glisse rapidement vers les jeux érotiques et le sadomasochisme.« La chorégraphe s'est emparée du pied de la ballerine torturé dans son chausson de bois recouvert d'un doux satin rose, a analysé Libération.Elle s'attaque ardemment à ce symbole du classicisme.Objet fétiche autant que les accessoires qui sont des agrès pour propulser la danse, le pied ouvre la voie du sexe.Marie Chouinard ne le cache pas sous les tutus.» Libération n'a pourtant pas totalement marché dans cette histoire, et a jugé « fort commune » cette pièce «un peu répétitive dans ses thèmes et finalement plutôt classique ».Marie Chouinard séduit Paris de nouveau JUSQU'AU 1er AVRIL C'est ma vie de Brian Clark mise en scène de Daniel Roussel traduction et adaptation de François Tassé François Papineau Markita Boies Louise Des Châtelets Paul Doucet Michel Dumont Annette Garant Marc Legault Frédéric Pierre Mélanie Roy Jennie-Anne Walker décor Louise Campeau costumes François Barbeau éclairages Claude Accolas conception vidéo Yves Labelle musique Christian /omas accessoires Normand Blais www.duceppe.com en collaboration avec « Faites-vous plaisir.Allez voir ça.C'est plus qu'une pièce de théâtre, c'est un manifeste pour le droit de mourir dans la dignité.» Le Grand Journal, TQS «\u2026une belle pièce\u2026François Papineau [\u2026] tellement expressif, tellement Pourquoi pas dimanche, Première Chaîne « Le spectacle [\u2026] veut provoquer le débat [\u2026] alors à ce niveau-là, c'est un Désautels, Première Chaîne « \u2026 les comédiens ont tous fait un boulot extraordinaire, François Papineau C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne vivant\u2026texte original, lucide, mordant\u2026 dix excellents comédiens\u2026 c'est une très bonne pièce\u2026 » spectacle parfaitement réussi.» le premier.C'est crédible d'un bout à l'autre, on est dans son drame, on est dans sa tête\u2026 » 3381048A DE MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE SERGE DENONCOURT AVEC BENOÎT BRIÈRE + NORMAND D'AMOUR ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE SUZANNE CROCKER DÉCOR GUILLAUME LORD COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE ACCESSOIRES MICHÈLE MAGNAN CONCEPTION SONORE NICOLAS BASQUE CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER COIFFURES ET PERRUQUES CAROL GAGNÉ À L'AFFICHE RÉSERVATIONS 514.866.8668 + WWW.TNM.QC.CA HOSANNA UNE COLLABORATION UN GRAND CLASSIQUE QUÉBÉCOIS.UNE RENCONTRE-CHOC! 3381926A .MARC CASSIVI > CHRONIQUE Les «Flats» d'or C' Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca LA LISTE Cinq vedettes à qui les Québécois confieraient leurs enfants pour une journée, selon un sondage CROP.1.Janette Bertrand 2.Annie Brocoli 3.Véronique Cloutier 4.Céline Dion 5.Jean-Luc Mongrain est lasaison des galas.Hier les Olivier, demain les Oscars, plus tard les Jutra, les Masques et les autres.TQS, labrebisgaleusedelatélévision, a décidé de s'y mettre à sa façon, c'està- dire sans moyens ni imagination, en organisant les Flash d'or, un concours célébrant nos vedettes populaires (original).Des Metro Star du pauvre, en version sans prétention, tout ce qu'il y a de plus gentil, convenu et insignifiant.Eh! qu'on s'ennuie de La fin du monde est à 7 heures.Flash, le magazine à l'origine du concours, se targue d'organiser «la remise de prix la plus originale de la télé» (on faisait la même chose au journal étudiant, en deuxième année du secondaire), en posant les questions qui «intéressent vraiment» les gens (Flash est capable d'autodérision).Il y a des années que je me le demande, moi aussi: quelle vedette embrasse lemieux?Question corollaire: comment le savoir?On installe un kiosque «venez frencher votre star préférée» au complexe Desjardins?Les Flash d'or n'en sont pas à un vice méthodologique près.On se demande ce que la question «quel sportif est le plus superstar» vient faire dans un sondage sur le showbiz québécois.José Théodore a déjà confirmé sa présence à la remise de prix?On n'osait pas offrir un prix au «commentateur sportif s'étant le plus illustré (malgré lui) dans une langue autre que le français»?Les Flash d'or ont visiblement été organisés à la va-vite, sans considération pour des vedettes laides qui embrassent bien.C'est pourquoi j'ai décidé d'organiser mon propre concours, autrement plus crédible: les Flats d'or (dont les catégories s'inspirent des Flash d'or).1 - La vedette dont vous êtes lassé A) Éric Salvail B) Isabelle Maréchal C) Marc-André, l'académicien qui massacre Tu m'aimes-tu ?D) Julie Snyder E) Toutes ces réponses 2 -Àqui ne confieriez-vous jamais vos enfants?A) Éric Salvail B) Charles Lafortune C) Marie-Chantal Toupin D) Paul Arcand E) Jean-Luc Mongrain 3 - Le plus beau couple (d'hier et d'aujourd'hui) A) Patrick Huard et Lynda Lemay B) Patrick Huard et Véronique Cloutier C) Patrick Huard et Mahée Paiement D) Patrick Huard et Peter Mac Leod E) Patrick Huard et son chien 4 - Qui voudriez-vous voir entarté?A) Éric Salvail B) Guy A.Lepage C) Marc Boilard D) Denise Bombardier E) Patricia Paquin 5 - Qui, selon vous, embrasse le mieux?A) Vous B) Votre blonde C) Votre chum D) Benoît Gagnon E) Votre chien 7 - Qui est Benoît Gagnon?A) Un gars qui embrasse bien B) Un sportif «superstar» C) Le gars de la météo de TQS D) L'animateur de foule du Poing J E) Aucune idée 8 - Icône de la mode A)Michel Louvain B) Céline Dion C) Julie Snyder D) Jeff Fillion E) Badaboum 9 - Sex-symbol A) Les Denis Drolet B) Isabelle Maréchal C) Éric Salvail D) Guy A.Lepage E) Youppi! 10 - Qui inviteriez-vous à dîner?A) Elisabetta (Loft Story) B) Jean d'Ormesson C) Simone Veil D) Éric-Emmanuel Schmitt E) Marc-André, l'académicien qui massacre Tu m'aimes-tu ?J'attends vos réponses. ARTS ET SPECTACLES MARIE-JO THÉRIO Jusqu'au bout des matins habitables ALAIN BRUNET Les éclairages sont réglés en toute intimité, on projette des images sur une sphère blanche qui surplombe la scène.Trois artistes nous envahissent, nous bercent, nous déconcertent, nous laissent pantois.Notre Marie-Jo Thério invite à contempler son arbre à fruits, débite en anglais des fragments évocateurs de sa vie française.Se laisse propulser par une lumineuse folie.Se laisse guider par un instinct et un subconscient dont on n'élucide certes pas les mystères.Marie-Jo plane, coule telle une rivière qui finit immanquablement par déborder de son lit.Le spectacle qu'elle vient donner de ce côté de l'Atlantique est sensiblement le même que celui livré à Paris au Ciné 13 que possède le cinéaste Claude Lelouch, très mignon et très petit amphithéâtre de la butte Montmartre.Acadien.Franglais.Universel.Aérien.Aquatique.Parfois limpide, parfois trouble.Chose certaine, la chanteuse ne dédaigne pas la proximité.À l'image de ses petites conquêtes, lentes et sûres dans l'Hexagone.« Cet endroit est tellement confortable qu'il faut solliciter l'adrénaline du public », fait-elle observer, quelques semaines après qu'on l'eut rencontrée à Paris.On lui fait alors remarquer que sa prestation a été de courte durée, à peine plus d'une heure.« Ç'a l'air capricieux de le dire, mais je préfère faire des spectacles longs.Y en a qui font des spectacles très longs, parfois trop longs.D'accord, j'ajouterai quelques titres.» concède-t-elle entre deux gorgées de café.On s'en doute bien, l'auteurecompositrice- interprète s'adaptera de nouveau au contexte québécois.Et fera de chaque instant un matériau supplémentaire de sa création.« Pas mal d'improvisation sur scène ?Bien sûr.Au bout de chaque spectacle, on s'est bien amusés ! J'aime faire monter la tension, inviter les gens au rappel avec une chanson plus festive pour ensuite refermer doucement le couvercle.» Complicité amoureuse et artistique Ce spectacle, en fait, se veut intimiste et aléatoire, représentation parfaitement habitable de ses matins habitables, pour reprendre le titre de son dernier album sur l'important label Naïve, réalisé en France par l'amoureux de la chanteuse, Olivier Bloch-Lainé.L'homme l'a incitée à relire son américanité, à conférer un nouvel espace à ses identités acadienne et francophone.L'homme de Marie-Jo est propriétaire d'un studio en périphérie de Paris, plus précisément à La Frette- sur-Seine.Tant de pointures de la chanson française y ont fait escale, Feist et Gonzales sont d'ailleurs en train d'y enregistrer.Cet Olivier semble doux et généreux, son biorythme semble apaiser celui de sa belle.Un soir de janvier, on l'a vu veiller tendrement sur notre Acadienne préférée, transplantée en sol français pour des raisons éminemment sentimentales.« Il n'a pas le même rapport à l'urgence, pas la même façon de transmettre son feu », résume tendrement la chanteuse.D'où cette évidente complémentari té, avons-nous constaté en sol parisien .« On s'est connus il y a quatre ans, on s'est vraiment rencontrés il y a trois ans.Une relation plus que bénéfique.Chaque jour, je me dis don't fuck around with that baby.» Électron libre devant l'Éternel, elle se refuse (évidemment) à faire des plans d'avenir, préfère énumérer ses trois ports d'attache : l'Acadie, le Québec, la France.N'en demeure pas moins.« J'ai dû me repositionner en France : physiquement, psychologiquement, mentalement.J'ai fait le pari que cela n'affecterait pas la relation essentielle avec mon public d'Amérique.Jusqu'à maintenant, ça s'est plutôt bien passé.on a excusé mon exil.Et je rentre au bercail.À un de mes bercails.» Plus d'une dizaine de spectacles sont prévus au Québec, dont ceux du Lion d'or à guichets fermés, à la suite de quoi Marie-Jo se produira à Mexico, pour revenir à Montréal en mai afin d'y donner des supplémentaires.« Comme en France, nous serons trois sur scène mais le personnel ne sera pas toujours le même ; je devrai compter sur trois guitaristes (Éric Sauviat, Bernard Falaise, Simon Angel), deux percussionnistes (Michel F.Côté et Steve Arguëlles), un bassiste (Éric West-Millette).Ils joueront donc aux chaises musicales.J'aime travailler avec des musiciens mercenaires et joyeusement infidèles parce qu'ils me reviennent toujours plus nourris.» On causera enfin de sa quête à venir, prévue à la fin de l'année.En résultera un nouvel album créé au Nouveau Monde.Il y sera question de mémoire franco-américaine, de fouilles familiales.Elle vous en causera lorsque le moment sera venu.Pour l'instant, il s'agit pour elle « d'aller au bout des matins habitables ».MARIE-JO THÉRIO se produira à guichets fermés au Lion d'or, du 7 au 11 mars.Des supplémentaires sont prévues les 11 et 12 mai prochains, au Cabaret Juste pour rire.PHOTO GUILLAUME SIMONNEAU, FOURNIE PAR GSI MUSIQUE Marie-Jo Thério donnera à Montréal un spectacle similaire à celui qu'elle a livré à Paris au Ciné 13, un très mignon et très petit amphithéâtre de la butte Montmartre, propriété du cinéaste Claude Lelouch.« J'ai dû me repositionner en France : physiquement, psychologiquement, mentalement.J'ai fait le pari que cela n'affecterait pas la relation essentielle avec mon public d'Amérique.» DU 2 AU 26 MARS 2006 4 à 8 ans UNE CRÉATION DU THÉÂTRE LES AMIS DE CHIFFON TEXTE JEAN-ROCK GAUDREAULT MISE EN SCÈNE MARTHE ADAM INTERPRÉTATION MARTIN GAGNON, DANY LEFRANÇOIS, MARIE-JOSÉE PARADIS PRÉSENTÉ PAR LA MAISON THÉÂTRE 245, rue Ontario Est, Montréal Berri-UQAM/ Sherbrooke www.maisontheatre.qc.ca BILLETS EN VENTE (514) 288-7211 POSTE 1 ADMISSION (514) 790-1245 1 800 361-4595 Une histoire dont le héros est un chameau et dont le sujet est la vie 3383100A ARTS ET SPECTACLES Information : 1-800-545-7807 www.salutetovienna.com Présenté par Attila Glatz Concert Productions Inc.Jeudi, 16 mars, 2006 20h00 UNE AUTHENTIQUE RECRÉATION DES CONCERTS DE L'ÉPOQUE! Extraits de : Eine Kleine Nachtmusik, Symphonie Jupiter, Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée.Place des Arts : 514-842-2112 Admission : 514-790-1245 www.pdarts.com 3379957A Le spectacle Ode à l'Acadie en campagne de financement PRESSE CANADIENNE MONCTON \u2014 L'aventure ne devait durer que cinq semaines à l'été 2004, mais aujourd'hui, Ode à l'Acadie s'avère un des plus grands succès de l'histoire du spectacle musical en Acadie.Les artistes et les concepteurs se lancent maintenant dans une campagne de financement afin de lui donner un nouvel élan.Il y a deux ans jour pour jour, l'équipe d'Ode à l'Acadie tenait sa première réunion.« Lors de cette réunion, on ne s'attendait pas à toute cette aventure, mais dès les premières représentations, on a compris qu'on faisait partie d'un spectacle qui avait vraiment une portée », a raconté la porte-parole du groupe, Monique Poirier, à la veille du départ pour une première tournée en Europe.« Puisque c'était inattendu, on savoure chaque moment, chaque spectacle.En Europe, on va représenter l'Acadie et raconter comment on voit l'Acadie », a-t-elle confié.Après 150 spectacles, un album, des tournées, Ode à l'Acadie est rendu à un point où il a besoin d'un deuxième souffle pour aller plus loin.Le producteur, Paul Marcel Albert, reconnaît que le public a déjà appuyé beaucoup Ode à l'Acadie, mais le projet a pris de l'ampleur et comme toute organisation culturelle, il fait face à de gros défis financiers.La campagne de financement vise à amasser au moins 100 000 $.Cette somme servira à payer les coûts associés à la période de développement, aux équipements, au nouveau décor de tournée, à l'installation de bureaux administratifs et à la mise en place de projets.« L'idée, c'est d'aller un peu plus vite, un peu plus loin », souligne M.Albert.16, 17 ET 18 MARS BILLETTERIE : (514) 871-2224 (SANS FRAIS) 1-866-844-2172 ADMISSION : (514) 790-1245 PIANO HERITAGE INC.3383459A SUR SCÈNE JUSQU'AU12MARS 2006 < 5DERNIÈRES REPRÉSENTAT IONS CETTE SAISON À MONTRÉAL > Théâtre St-Denis \u2014 Te l-Spec :(514) 790-1111 1800 848-1594 www.tel-spec.com Groupes :(514) 527-3644 Album en magasin PRÉSENTÉ PAR EN COLLABORATION AVEC www.zone3.ca/dracula www.disquesartiste.com Paroles Roger Tabra Musique Simon Leclerc Livret Richard Ouzounian Mise en scène Gregory Hlady et Erick Villeneuve 3387249A qwe yui L'ANNÉE MOZART À L'OPÉRA DE MONTRÉAL SOYEZ DE LA FÊTE! FRé DéRIC ANTOUN TITUS j EMMA BELL VITELLIA HÉLÈNE GUILMETTE SERVILIA j MONICA GROOP SEXTUS JULIE BOULIANNE ANNIUS j JOSHUAHOPKINS PUBLIUS \"\"\" LES VIOLONS DU ROY SOUS LA DIRECTION DE BERNARD LABADIE \"\"\" MISE EN SCÈNE DE CHAS RADER-SHIEBER \" \"\"\"\" BILLETS À PARTIR DE42$ \" ABONNEMENTSÀPARTIR DE98,75$ (3 op Éras) \"\"\"\" PRIX SPÉCIAUX POUR LES 18-30 ANS \" EXTRAITS 514.282.OPÉRA www.operademontreal.com 11_15_18_20_23 MARS 2006 À 20H BILLETS \"\"\" ODM 514.985.2258 \" PDA 514.842.2112 \"\"\" 3369886A ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR MUSICOR Les quatre musiciens de Louise Attaque ont une décennie de vie professionnelle derrière la cravate.ROCK Louise est encore d'attaque ALAIN BRUNET Gaëtan Roussel est au bout du (sans) fil malgré une vilaine grippe qu'il dit avoir transmise à son fils.Voilà une toux sonore qui n'a peine à traverser l'Atlantique ! Louise ne s'empêchera pas d'attaquer pour autant.En témoignent les propos généreux adressés par notre interlocuteur parisien, parfaitement disposé à répondre aux questions du scribe malgré cette invasion de microbes.Rien à voir avec cette allergie présumée aux représentants des médias dont on nous a déjà fait état.Avec le chanteur et parolier de Louise Attaque, nous discutons d'abord de la réalisation du p'tit dernier, fort différent des deux albums précédents \u2014 l'éponyme, vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires, dont 80 000 au Québec, et Comme on a dit, un peu plus opaque, nettement moins viral, écoulé à 25 000 exemplaires en Amérique.Lancé l'automne dernier, À plus tard crocodile semble faire beaucoup mieux que le précédent.Les seules ventes québécoises dépassent les 30 000 exemplaires, un score assez considérable pour que soit bientôt rempli le Centre Bell en version « théâtre ».« Nous l'avons enregistré entre novembre 2003 et février-mars 2004.À la fin du processus, nous sommes partis en tournée en Russie, en Inde, en Amérique latine et en France.Nous avions fait plus de 40 représentations lorsque le disque est sorti l'automne dernier.» Louise Attaque, qui a conquis le marché québécois contrairement à la presque totalité des formations rock de l'Hexagone, n'a pas compté sur Gordon Gano et sur son assistant Warren Bruleigh pour coréaliser À plus tard crocodile, ce qui fut le cas des deux premiers albums.On sait que Gano fut naguère le chanteur et leader de Violent Femmes, formation mythique du rock alternatif américain dont l'esthétique éclatée et la fébrilité contagieuse ont rejailli sur Louise Attaque.Après plus de trois années de pause où les membres du quartette se sont exprimés autrement (Roussel et Arnaud Samuel chez Tarmac, Robin Feix et Alexandre Margraff chez Ali Dragon), le groupe s'est ressoudé.Sûrement pas pour réitérer une formule gagnante.« Nous avons travaillé avec l'Américain Mark Plati pour vivre autre chose.Il est un authentique ingénieur du son, contrairement à Gordon Gano et à Warren Bruleigh qui étaient davantage des directeurs artistiques.Ils nous avaient procuré de l'énergie et de l'humeur, on cherchait surtout ça à l'époque.Cette fois, nous avions envie que la production prenne plus de place, qu'elle se déploie de concert avec la création des chansons.Dans cette optique, nous avions été séduits par le fait que Mark Plati ait collaboré de près à l'enregistrement de Earthling, l'un des meilleurs disques (récents) de David Bowie.» Où est l'urgence?D'autant plus que les quatre musiciens de Louise Attaque ont une décennie de vie professionnelle derrière la cravate.À plus tard crocodile révèle plus de profondeur en ce sens.La question que plusieurs se posent, cependant, concerne l'urgence de dire et la fébrilité de l'émotion, cartes maîtresses de Louise Attaque à l'époque où le groupe a conquis la francophonie.« Aujourd'hui, croit Gaëtan Roussel, notre musique exprime des choses différentes.Ce que nous cherchons, c'est de continuer à nous exprimer sans savoir où ça nous mène.Ce nouvel album n'en demeure pas moins monomaniaque, très énergique, un peu à l'image de Violent Femmes dont nous sommes toujours fans.On a gardé pas mal de spontanéité, même si on a changé la manière de voir ce qu'on voulait faire ensemble.Je crois qu'on n'a pas les mêmes défauts qu'avant, on n'essaie pas de cacher ceux qu'on a.« Le danger, c'est de perdre son identité, c'est de ne plus savoir exactement quoi dire et pourquoi le dire.Sur ce disque-là, en tout cas, on est tout à fait en symbiose avec ce qu'on a voulu exprimer.Demain, d'ailleurs, on pourrait faire un disque très différent.Ce qui compte, c'est de rester en phase avec ce qu'on a envie d'exprimer.Il faut aussi rester ouvert à la découverte, à tous les terrains de jeu.» Un peu plus dans le détail, Gaëtan évoque quelques titres qu'il estime particulièrement réussis : « Une des premières pierres qu'on a jetées et qui nous a permis d'augmenter la surface de notre terrain de jeu, c'est la chanson Shibuya Station.Du coup, on a mis d'autres chansons sur ce terrain de jeu, mais on n'a pas tout mis sur le disque.On est contents d'avoir fait La Valse.On est contents de Si l'on marchait jusqu'à demain qui fait référence au groupe ESG, que des nanas black ont fondé dans les années 80.On est aussi contents d'avoir suggéré plusieurs manières de chanter la question Est-ce que tu m'aimes encore ?» Bien sûr, il fallait poser à Gaëtan la question à 100 piastres : pourquoi avoir réuni le groupe après plus de trois ans d'accalmie ?« On n'avait pas mis de note finale lorsqu'on s'est arrêtés.On ne pouvait quand même pas laisser cette question en suspens ! Ce qui nous a remis ensemble, en fait, c'est ce qu'on arrive à exprimer ensemble.Louise, c'est encore la somme de nous quatre et ça, c'est précieux.Quand on s'est retrouvés, ce qui m'a plu personnellement c'est que chacun d'entre nous était très déterminé à faire ce qu'il avait envie d'exprimer, mais encore de recevoir ce que l'autre avait envie de faire.Nous étions convaincus et convaincants.Nous nous sommes retrouvés au bon moment, nous avons fourni les efforts nécessaires.» Tout indique que Louise n'est pas près de succomber à quelque attaque.LOUISE ATTAQUE le9mars au Centre Bell, 19h30, Déportivo assurera la première partie.« On a gardé pas mal de spontanéité, même si on a changé la manière de voir ce qu'on voulait faire ensemble.» COUPON DE PARTICIPATION Nommez un(e) comédien(ne) de la pièce Nom Prénom Âge Adresse app.Ville C.P.Tél.rés.Tél.trav.de Brian Clark mise en scène de Daniel Roussel CC''EESSTT MMAA VVIIEE, , jjuussqquu''aauu 11eerr aavvrriill QQuuaanndd llee tthhééââttrree ppoossee llaa qquueessttiioonn llaa pplluuss ccoonnttrroovveerrssééee ddee ll''hheeuurree!! RRéésseerrvvaattiioonnss ((551144)) 884422-22111122 Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 10 mars 2006 (date du tirage) à 9 h 30 à : Concours « C'est ma vie » C.P.1029, succ.Desjardins, Montréal, Québec, H5B 1C2.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Règlements disponibles à la Compagnie Jean Duceppe.Valeur totale: environ 2 200 $.C'est ma vie CONCOURS La Presse vous offre la chance d'être parmi les 25 personnes qui obtiendront une paire de billets pour assister à C'est ma vie le jeudi 23mars au -éâtre Jean-Duceppe.Après le spectacle, les gagnants et leurs invités seront conviés à un cocktail en coulisses avec les comédiens de la pièce.www.duceppe.com C'EST MA VIE, jusqu'au 1er avril Quand le théâtre pose la question la plus controversée de l'heure! Réservations (514) 842-2112 3384622A 3382434A ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR LE TNM Hosanna : Les plus vieux se délecteront encore ; les plus jeunes découvriront pourquoi Tremblay est devenu Tremblay.THÉÂTRE / Hosanna Le sacre de la putain à 50 cennes MARIO GIRARD CRITIQUE Dieu que la robe et la perruque devaient peser lourd.Pensez donc, venir défendre après Jean Archambault, André Montmorency, Jacques Leblanc et, surtout, René Richard Cyr, ce monstre de la dramaturgie québécoise, cette vipère grimée et bouleversante qu'est Hosanna.Mais jeudi soir au TNM, devant un parterre de camarades acteurs, de quelques vrais spectateurs et de nombreux juges venus voir de quoi il était capable, Benoît Brière a porté sa Hosanna à bout de bras.Des premiers mots (« Maudite quétaine ! ») jusqu'aux derniers (« Cuirette, chu un homme ! »), ce comédien, aussi populaire que désincarné, offre une signature tout à fait réussie de ce personnage, l'un des plus riches de Michel Tremblay.Hosanna, c'est Claude Lemieux.Un gars de Saint-Eustache venu à Montréal pour «monter » dans la cruelle hiérarchie des travestis.Coiffeur le jour, Claude devient Hosanna la nuit.Il vit depuis quatre ans dans un minuscule appartement de la Plaza Saint-Hubert avec Cuirette, un « gars de bécycle» sans envergure.Depuis toujours, Hosanna a une obsession : devenir comparable à Elizabeth Taylor telle qu'elle apparaît dans le film Cléopâtre.Ainsi, quand la maléfique Sandra décide d'organiser un grand bal déguisé sur le thème des femmes célèbres de l'histoire, Hosanna voit là l'occasion de vivre enfin son fantasme.Pendant les trois semaines où elle prépare sa mise en scène, elle ne devine pas l'infâme trahison qui la guette.Quand Michel Tremblay a écrit Hosanna en 1973, il avait 31 ans.Il y a mis des doses démesurées mais néanmoins justifiées de colère et de militantisme (le discours de Cuirette sur les lampadaires du parc La Fontaine).Ce Tremblay \u2014 pour qui l'indignation s'est quelque peu « institutionnalisée » \u2014 est celui que l'on préfère.Cette pièce, construite sur le thème des pelures d'oignon et du travestissement, avance dans le temps sans rimmel.L'énième production de cette pièce prouve qu'elle demeure l'une des plus grandes oeuvres contemporaines jamais écrites sur la quête identitaire.Le metteur en scène Serge Denoncourt a pris le pari de travailler ce texte en le laissant dans son écrin.Mieux encore, il ne s'est pas laissé influencer par l'espace du TNM et l'a réduit de moitié pour faire ressurgir l'idée de la boîte asphyxiante et embaumant la « putain à cinquante cennes » dans laquelle vivent Hosanna et Cuirette.Summum du kitsch et du cheap, leur appartement prend la forme d'un écran en cinémascope.Le seul effet scénique qu'il crée est cet éloignement du décor lorsque Hosanna entame le long récit de son drame.Benoît Brière et Normand D'Amour, en Cuirette, ont visiblement bien travaillé la langue de Tremblay.À part quelques intentions ratées en première partie, le tandem maîtrise ce texte tels deux virtuoses devant une partition de Stravinsky.La cadence des répliques battant au rythme de la méchanceté et du règlement de comptes est soutenue du début à la fin.Surtout connu pour ses talents de fantaisiste et ses personnages publicitaires, Benoît Brière s'est préparé à jouer son personnage avec une rigueur olympienne.Au fil d'arrivée, il relève le défi : nous faire aimer la détestable Hosanna.Pour cela, il y a les blessures du petit garçon et le mal de l'homosexuel pour qui le miroir est à la fois un confesseur et un ennemi.« Je suis ridicule en femme, ridicule en homme et encore plus ridicule lorsque je suis entre les deux », dit-il devant sa table à maquillage.Visiblement, Brière a bien saisi cet enjeu.Les tics et les manies tant redoutés ont été laissés dans les coulisses.Avec ce rôle, Benoît Brière \u2014la plus charnue de toutes les Hosanna\u2014 démontre qu'il peut avancer sur scène sans béquille.Si Normand D'Amour en Cuirette a parfois tendance à surjouer le machisme (Tremblay a souvent dit que Cuirette est une folle qui se travestit en dur), il ne rate cependant aucun moment d'émotion et d'expiation de son personnage.Plus intense que Gildor Roy il y a 15 ans, il signe un Cuirette bête, pauvre mais conscient.Il faut aller voir cet Hosanna.Les plus vieux se délecteront une fois de plus de ce magnifique texte qui jongle sans cesse avec le rire et la douleur ; les plus jeunes découvriront pourquoi Tremblay est devenu Tremblay.HOSANNA, de Michel Tremblay.Mise en scène : Serge Denoncourt.Avec : Benoît Brière et Normand D'Amour.Scénographie : Guillaume Lord.Costumes : François Barbeau.Éclairages: Martin Labrecque.Jusqu'au 25mars au Théâtre du Nouveau Monde.Des hauteurs de l'Alta Rocca aux eaux profondes de la Scandola, sillonnez cette Corse à la fois familière, secrète et insaisissable.Le conférencier vous fera gravir les sentiers tracés dans le maquis par des générations de bergers et vous fera admirer les granits que le vent, artiste fou, a sculpté en des paysages aussi différents que spectaculaires.présenté par Corse 14 au 23 MARS Laval Salle André-Mathieu 27 et 28 MARS La Salle Salle Jean-Grimaldi 31 MARS et 3 AVRIL Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 4 au6AVRIL Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin 7 au 13 AVRIL Longueuil Salle Pratt & Whitney Canada 15 AVRIL Saint-Jean Auditorium du Fort Saint-Jean 19 AVRIL Saint-Jérôme Polyvalente 8MAI L'Assomption Théâtre Hector-Charland 12 au 14 MAI Montréal Salle Pierre-Mercure 15 et 16 MAI La Prairie École de la Magdeleine (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! 3378179A 3381238A 3384523A Conférencier : Professeur Isabelle Stengers Université Libre de Bruxelles Titre : Science at the crossroads : The end of the Galilean break ?(en anglais) Endroit : Palmer Howard Theatre Mc Intyre Medical Building 3665, Promenade Sir William-Osler Date : Le mercredi 15 mars, 2006 Heure: 18 h 00 Renseignements : (514) 398-4681 Entrée Libre LA FONDATION MOSSMAN PRÉSENTE LA CONFÉRENCE ELIZABETH B.MCNAB SUR L'HISTOIRE DES SCIENCES : ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE/ Encore une fois si vous permettez 3384385A Les pieux mensonges Balthazar 5 ans sur le voilier présenté par La famille Lavoie-Roberge a fait le tour du globe à bord d'un voilier de 10,5 mètres qu'ils ont mis sept ans à construire.Le jour du départ, ils ne savaient pas ce que les cinq prochaines années leur réservaient, mais ils étaient convaincus qu'ils en reviendraient la tête et le coeur remplis d'images inoubliables\u2026 et comme ils avaient raison.(514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! 12 MARS - 19 h Longueuil Salle Pratt & Withney Canada Supplémentaire 5MARS - 19h30 Montréal Salle Pierre-Mercure Supplémentaire JADE BÉRUBÉ CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE L'intimité des autres n'a plus de secret pour personne.Que ce soit celle d'artistes ou d'inconnus, la vie privée est plus que jamais sur la sellette.Remplaçant subrepticement la fiction, elle nourrit à son tour l'imaginaire.Mais que sont devenus nos mythomanes d'antan ?Perdrons-nous peu à peu nos conteurs, nos écrivains, nos fabricants d'histoires rocambolesques Si les artistes réussissent parfois à réinventer l'univers le temps d'une oeuvre, toute une génération de femmes québécoises aura tenté de colorer un monde trop étroit en y ajoutant de la fantaisie.C'est bien connu, l'imagination naît de l'ennui.Nana, femme de maison québécoise, mère de l'auteur Michel Tremblay mais surtout ambassadrice d'une solitude, profite de la complicité qu'elle entretient avec son fils pour lui raconter des bribes d'une vie magnifiée.Entre le ménage et la préparation du souper, Nana parle, s'emporte, se laisse flotter sur le vent de l'exagération.Tout récit paraît alors délicieux, toute anecdote revêt des airs d'événement.Vivant à la croisée du monde réel et du monde fictionnel, Nana pare son quotidien des plus beaux atours.Véritable emblème de la famille québécoise des années 50, la grosse femme de Michel Tremblay apparaît évidemment dans les chroniques du Plateau Mont-Royal sous diverses formes.C'est aussi Victoire, c'est Albertine.Mais ici, l'auteur rend hommage.Et pour ce faire, il choisit sa mère, un personnage qui, bien que présent dans ses autobiographies, demandait l'exubérance de la scène.Avec son sens du punch et sa propension à la théâtralité, Nana (Rhéauna Rathier) monte sur les planches pour retrouver son fils le temps d'une représentation.En donnant vie à sa mère par l'entremise de l'art, Michel Tremblay ouvre la porte sur ses retrouvailles personnelles tout en nous offrant une oeuvre artistique entière.La pièce est cette fois reprise par le Théâtre des gens d'en bas et a valu à la compagnie le Masque de la meilleure production « région » en 2003.Louise Laprade, qui signe ici la mise en scène, choisit de mettre l'accent sur la théâtralité du personnage principal.Fortement connotée par l'histoire intime qui s'y rattache (la mère de Michel Tremblay mourra avant de connaître le succès de son fils), la pièce demande effectivement une distanciation.Le décor ne cherche donc pas à recréer la cuisine typique où se situe l'action.Sur scène, on ne retrouve qu'un vieux coffre et un rideau de tulle blanc derrière lequel Nana redevient la simple mère de famille.L'avant-scène reste réservée à la performance.Colères feintes, crises existentielles rappelant celles des comédiennes des téléthéâtres dont elle raffole, Nana ne ménage pas son auditoire (en l'occurrence son fils).La metteure en scène souligne brillamment cet aspect en plaçant parfois le personnage dans la lumière d'un projecteur de poursuite.La portée de ce petit détail est étonnante, particulièrement lorsque Nana s'interrogera sur sa propre place dans la vie des actrices à qui elle s'identifie.La deuxième partie nous propose toutefois un regard sur la femme qui ne joue plus le jeu.Nue devant l'angoisse de la mort, Nana fait face à la vérité.C'est ici que, paradoxalement, le personnage enfile une toge symbolique, c'est ici que commence la véritable tragédie.Nana ne veut pas mourir et, visiblement, Michel Tremblay ne la laisse pas partir.Le titre de la pièce prend alors tout son sens.Louise Laprade nous confronte alors durement à la mort, cherchant l'émotion et provoquant dans la salle la sortie des mouchoirs.Un choix discutable qui permet néanmoins à la comédienne Louison Danis de nous époustoufler dans le rôle d'une femme qui affronte avec originalité et courage la trivialité de la vie.ENCORE UNE FOIS SI VOUS PERMETTEZ de Michel Tremblay, mise en scène de Louise Laprade, avec Louison Danis et Daniel Simard.Jusqu'au 25mars au Théâtre d'Aujourd'hui.3386120A 3384505A jeunepublic humour danse chanson théâtre jazz Culture Communications Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes Pour découvrir la programmation complète de chacune des salles, consultez leur site Web! BELOEIL Centre culturel de Beloeil (450) 464-4772 www.diffusionscoulisse.ca CHÂTEAUGUAY Salle Jean-Pierre-Houde (450) 698-3100 www.ville.chateauguay.qc.ca GATINEAU Salle Jean-Despréz/ La Basoche (819) 595-7455 www.ville.gatineau.qc.ca JOLIETTE Centre culturel de Joliette (450) 759-6202 www.ccultjoliette.qc.ca L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland (450) 589-9198, poste 5 www.hector-charland.com LAVAL La Maison des arts de Laval (450) 667-2040 www.ville.laval.qc.ca Salle André-Mathieu (450) 667-2040 www.salleandremathieu.com LONGUEUIL Théâtre de la Ville (450) 670-1616 www.theatredelaville.qc.ca MANIWAKI Salle Gilles Carle (819) 449-1651 MONT-LAURIER Muni Spec Mont-Laurier (819) 623-1833 www.journallechoix.qc.ca/sortir.htm MONT-TREMBLANT Scène-Art (819) 681-6428 www.scene-art.com SAINT-EUSTACHE Centre d'art La petite église (450) 974-2787 www.lapetiteeglise.com SAINT-HYACINTHE Centre des arts Juliette-Lassonde (450) 778-3388 www.centredesarts.ca SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Cabaret-Théâtre du Vieux Saint-Jean 1 888 443-3949 www.spec.qc.ca SAINT-JÉRÔME En Scène (450) 432-0660 www.enscene.ca SAINTE-GENEVIÈVE Salle Pauline-Julien (514) 626-1616 www.pauline-julien.com SAINTE-THÉRÈSE Théâtre Lionel-Groulx (450) 434-4006 www.theatrelg.com SOREL-TRACY Azimut diffusion (450) 743-2785 www.azimutdiffusion.com TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne (450) 492-4777 www.theatreduvieuxterrebonne.com VALLEYFIELD Salle Albert-Dumouchel (450) 373-5794 1 800 842-5794 www.valspec.qc.ca Réseau Scènes regroupe 20 diffuseurs de spectacles professionnels et s'intéresse à toutes les disciplines des arts de la scène.blues Michel Rivard L'ASSOMPTION :: 25 mars SAINTE-THÉRÈSE :: 8 avril CHÂTEAUGUAY :: 22 avril L'ASSOMPTION :: 28 avril SAINTE-GENEVIÈVE :: 30 avril musique Les Grandes Dames du Blues L'ASSOMPTION :: 9 mars BELOEIL :: 10 mars Geneviève Bilodeau LAVAL :: 13 et 14 mars À l'image de Piaf VALLEYFIELD :: 11 mars Ariane Moffatt LAVAL :: 8 mars Dobacaracol SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 17 mars JOLIETTE :: 31 mars Charles Dubé SAINT-HYACINTHE :: 23 mars Marjo LAVAL :: 10 mars Loco Locass L'ASSOMPTION :: 11 mars Tous les garçons toutes les filles SOREL-TRACY :: 16 mars Annie Villeneuve SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 18 mars Grupo Corpo L'ASSOMPTION :: 28 mars Jean-Marc Parent VALLEYFIELD :: 9 et 10 mars Steeve Diamond SAINT-HYACINTHE :: 17 mars Jean-Thomas Jobin SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 26 mars Oliver Jones SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 10 mars Paradoxus LONGUEUIL :: 19 mars Serge Lopez CHÂTEAUGUAY :: 16 mars Une année sans été CHÂTEAUGUAY :: 18 mars LONGUEUIL :: 26 mars 3387190A ARTS ET SPECTACLES Ce film est avant tout l'histoire d'une passion pour la Chine.Du nord au sud, d'est en ouest, un film surprenant, ponctué de coups de coeur et d'émotion.Des mégalopoles futuristes aux villages moyenâgeux, des moines taoïstes aux paysans du Yunan, de la somptueuse rivière Li à la majestueuse Grande Muraille, des glaces de Harbin au désert de la Porte de Jade.C'est l'âme du dragon qui, doucement, se dévoilera à vous! présenté par Chine 4MARS Saint-Jean Auditorium du Fort Saint-Jean 6 au 11MARS Longueuil Salle Pratt & Whitney Canada 13 MARS Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 14 au 16 MARS Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin 31 MARS au2AVRIL Montréal Salle Pierre-Mercure 3 et 11 AVRIL La Prairie École de la Magdeleine 10 AVRIL L'Assomption Théâtre Hector-Charland 18 au 27 AVRIL Laval Salle André-Mathieu 1er et2MAI La Salle Salle Jean-Grimaldi (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! 3373451A MUSIQUE Des prix pour Arcade Fire et Annie Villeneuve PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Le groupe Arcade Fire et Annie Villeneuve ont été primés mercredi soir lors du sixième gala annuel de la Canadian Independent Music Awards, la vitrine des artistes indépendants de la scène musicale au Canada.Le groupe anglo-montréalais Arcade Fire a remporté le prix remis pour le meilleur album de l'année, Funeral, tandis qu'Annie Villeneuve a été choisie la meilleure artiste ou groupe sur la scène francophone.Arcade Fire a également reçu le prix décerné pour la vidéo de l'année, pour la pièce Neighbourhood.Les artistes en nomination avaient été choisis par des comités formés de professionnels de l'industrie, et les gagnants étaient déterminés par les votes tant du public que de professionnels du milieu.12 et 13 avril 2006 Cabaret du Musée Juste pour rire 2111, boul.St-Laurent, Montréal Billets au Cabaret : (514) 845-2322 ou Réseau Admission : (514) 790-1245 www.admission.com album en magasin Unanimement acclamé par la cr itique ! En supplémentaires 3387250A ARTS ET SPECTACLES DISQUES Bénabar fait mouche! Il ne nous viendrait jamais à l'esprit de militer pour que les disques de Gérald de Palmas ou Calogero soient systématiquement publiés chez nous.Rayon chanteur populaire sans saveur, le Québec ne fait pas que du dumping, il en importe aussi de la France.Nous sommes quittes.Le cas de Bénabar est différent.Il a beau afficher son attachement pour l'art chansonnier accessible, le sien a de la personnalité et même du mordant.Jusqu'ici, aucun des albums de Bénabar n'était paru au Québec.Seule une compilation intitulée Couche-tard et lève-tôt avait trouvé sa place chez nos disquaires.Nul doute qu'on aurait commencé à piaffer d'impatience si Reprise des négociations, lancé fin octobre en France, n'avait pas été distribué ici.Ce ne sera pas nécessaire puisqu'il le sera dès mardi.Bénabar est l'une des figures de proue de la nouvelle chanson française.Une manière de dire qu'il s'inscrit dans une certaine tradition tout en cherchant à ne pas s'y embourber.Il y a donc des violons, des cuivres et du piano.De la chanson française, quoi.Mais ce disque témoigne aussi d'un intérêt pour la tradition américaine (Bénabar a l'air d'aimer le banjo) en plus d'emprunter une idée ou deux au rock britannique porté sur les atmosphères.Ce n'est pas tant avec ses musiques qu'avec ses textes que Bénabar se démarque.Fin observateur, il sait voir au-delà des apparences et traduire des réalités complexes grâce à une plume précise.Peu attirée par la fabrication d'images poétiques recherchées, son écriture s'attache au quotidien, à des détails parfois.Il s'en sert pour peindre des portraits touchants.« Y'a des V.I.P.dans les maternelles comme en boîte de nuit », chantet- il, lorsqu'il raconte le chagrin d'une fillette qu'on n'invite pas à jouer à la marelle parce qu'elle est « trop petite ».De fil en aiguille, il en vient à montrer comment on a du mal à trouver les mots qu'il faut pour réconforter celui ou celle qui vit un coup dur, combien on a du mal à dire « ça va aller », parce qu'on sait que le vie n'est pas qu'une partie de plaisir.Sur un mode plus léger qui rappelle Y'a une fille qui habite chez moi, il use de toutes sortes d'arguments peu convaincants pour se soustraire à un dîner avec les amis de sa copine.Bénabar ne fait pas mouche à tous les coups (Bruxelles et Maritie et Gilbert Carpentier séduisent moins), mais il vise souvent dans le mille.Reprise des négociations témoigne d'une écriture mûre, d'un délicieux sens de la formule et, ce qui est plus rare, d'une capacité à doser.Touchant sans être mièvre, ironique sans sombrer dans le cynisme, voilà un album avec lequel on a envie de passer nos temps libres.Écriture mûre Bruxelles Al exandre Vigneaul t CHANSON Bénabar Reprise des négociations FFF1/2 Phaneuf/ Sélect ROCK Hawksley Workman Treeful Of Starling FFF1/2 Isadora/ Universal Goûteux et ambitieux Lover/Fighter, effort commercial de l'homme orchestre Hawksley Workman, n'a pas donné les résultats escomptés.On s'autorise donc à croire que c'est en toute connaissance de cause que le Canadien a choisi de revenir à un son plus marginal.Moins « cabaret » que ses premiers disques, Treeful of Starling opte pour un son folk-pop étoffé.Superbes mélodies, orchestrations riches, interprétation brûlante, ces neuf nouvelles chansons ne pourraient être plus habitées.Hawksley Workman fait penser à Rufus Wainwright, en ce sens que ses disques témoignent d'une ambition dévorante et font la preuve qu'il possède le talent correspondant à sa démesure.La différence, c'est que Wainwright se paye la traite au chapitre des arrangements, volontiers luxuriants, alors que Workman cherche plutôt à mettre en valeur son chant romantique.Treeful of Starling possède aussi un côté country-folk plus traditionnel qui tranche avec les airs enrobés de Rufus.Hawksley Workman a dit adieu à la radio, ce qui ne veut pas dire qu'il fait des disques abscons.Celui-ci est beau, bon et, encore une fois, il l'a fait tout seul à la maison.L'intensité dramatique Un peu court Al exandre Vigneaul t POP Malade Mantra Quatre millions de tounes FFF Voxtone Éclectisme pop Bruno Rouyère (chant, guitares), André Désilets (saxo, guitares, etc.) et Mathieu Massicotte (batterie) ont réuni des amis musiciens pour y malaxer quelques genres\u2014Igor Bartula à la basse, Nathalie Cora au cora, Jacques Séguin à la trompette, El-Hadji Diouf au djembé, etc.Un trio, quelques collaborateurs, quatre millions de tounes.Onze chansons, en fait.Pop, rock, swing, reggae, dub, ska, funk ou afrobeat défilent ainsi sous les rimes.Tout y est très bien exécuté, les références stylistiques sont clairement évoquées, les textes sont finauds pour la plupart.Ces randonnées dans l'absurdité de nos existences, ces espoirs caressés, cette haine qu'on rengaine, tout ça est généralement bien fagoté.Enfin bref, Malade Mantra a posé les bases de son expression avec ce premier opus.La voix un peu enrhumée de Rouyère exerce un charme certain, mais ce jeune groupe devra trouver de véritables liants musicaux pour nous faire oublier cette nomenclature de styles dont il fait état.Tous les ingrédients y sont, il faut maintenant trouver le son.La qualité de la livraison L'intégration des genres Alai n Brunet POP Goldfrapp Supernature FFFF Mute/EMI Déca-danse Elle vieillit bien, la belle Alison ! Sur Supernature, la diva électro-glam paraît plus inspirée qu'elle ne l'a jamais été depuis ces quelques beaux moments de studio de Felt Mountain.Entre ces deux albums est paru un Black Cherry (2003) inégal.Ce deuxième album, trop éparpillé entre le vieux son plus granuleux du groupe et les tendances club de l'heure, tombait rapidement sur les nerfs, la voix suave et ingénue d'Alison ne réussissant pas à adoucir les angles.Avec Supernature, Goldfrapp propose une pop électro simplifiée et totalement assumée, jusque dans ses références à la pop électronique des années 80 (Art of Noise, Yello, Gary Numan, un peu de Kraftwerk, vous pigez ?) et dans ses thèmes douteux \u2014 le deuxième single, Ride a White Horse, dont le titre renvoie au White Horse du one-hit wonder Laid Back.Tout semble judicieusement dosé : la production impeccable, dense mais lumineuse, d'Alison et son compère Will Gregory, la palette sonore distincte, des tempi variés, des mélodies accrocheuses, des textes futiles et naïfs mais chantés avec un clin d'oeil coquin.Trop facile, trop sucré, pour être aussi bon, et pourtant.On accroche dès la première écoute C'est en même temps si prévisible Ph i l ippe Renaud, co l laborat ion spéciale POP SERGIO MENDES Timeless FF Concord Music Group Pauvre Sergio.Mais dans quoi t'es-tu donc embarqué ?Dès les premières mesures de ta célébrissime Mas Que Nada, dès qu'arrivent sur les couplets les membres de Black Eyed Peas avec leurs grotesques beats et leurs rimes molles, on pressent déjà la faillite du projet qui cherchait pourtant à te rendre hommage.Ta propre vision de la bossa nova s'était certes déjà ancrée dans la pop américaine au cours des années 60 et 70 \u2014 un peu trop au goût de certains puristes, soit \u2014, mais ce n'était pas une raison pour t'acoquiner avec le groupe hip-pop de l'heure sans mettre tes poings sur la table lorsque les versions risquaient de dérailler, comme cela arrive hélas! trop souvent sur Timeless.Pourquoi avoir laissé le contrôle total de la réalisation au si peu subtil Will.I.Am, dont les beats s'avèrent si régulièrement navrants?Même la participation des Erykah Badu, de Stevie Wonder, de l'excellent John Legend (pas si mal, sa Please Baby Don't Go, tout de même), du Jamaïcain Mr.Vegas, d'India.Arie ou de Black Thought ne peuvent sauver ton hommage du naufrage.C'est triste.L'intention était noble Le résultat est catastrophique Ph i l ippe Renaud, co l laborat ion spéciale CHANSON André Duchesne Arrêter les machines www.andreduchesne.com/Dame Arrêter les machines, trouver l'essentiel Longtemps après avoir été leader de Conventum (groupe alternatif parmi les plus allumés de nos années 70), après trois décennies émaillées d'albums en solo ou en formation (Quatre guitaristes de l'Apocalypso Bar, Locomotive), de musiques de films et de compositions « sérieuses », de passages à vide et de précarité matérielle, André Duchesne signe ici un disque magnifique dans ce qu'il fait de mieux : la chanson.Arrêter les machines évite le piège de la surcharge poétique, ce disque fait aussi valoir le talent du compositeur (après tout, il fut recruté pour la Symphonie du millénaire), sans que la complexité ne l'emporte sur la clarté \u2014 ce qui n'empêche pas les mesures composées, la complexité harmonique, l'atonalité passagère, la tenue impeccable de Jean Derome aux flûtes et saxes, de Pierre Tanguay à la batterie, de Patrick Hamilton à la basse.À 57 ans, Duchesne peut être fier d'avoir ainsi épuré son expression, trouvé l'essentiel au coeur de l'âme rock qu'il a toujours.Voilà un disque qui traite de la beauté jaillissant de l'adversité.La synthèse d'une vie La petitesse des moyens Alai n Brunet WORLD Artistes variés Congotronics 2 : Buzz'n'Rumble From the Urb'n'Jungle (CD+DVD) FFF1/2 Crammed/Fusion III Nouveau Monde sonore Les centres urbains du Congo- Kinshasa sont récemment devenus des «mondes musicaux perdus » depuis la redécouverte de Konono No1, que certaines rumeurs mettent d'ailleurs à l'affiche du prochain Festival de jazz de Montréal.L'orchestre qui, par nécessité, a inventé une musique d'origine traditionnelle s'apparentant au rock d'avantgarde et à l'électronique brute, a fasciné les mélomanes.Le producteur belge Vincent Kenis récidive avec Congotronics 2, une compilation cette fois qui déterre plusieurs autres formations de musique de transe congolaise génétiquement altérée par une amplification de fortune \u2014 les puissants Basokin, dont la composition Mulume est un moment fort de l'album, Kisanzi Congo, Kasai Allstars.Konono No1 était une fascinante découverte, sa suite manque alors de l'effet de surprise initial, donnant quelque peu l'impression d'avoir déjà entendu cette juxtaposition de percussions et de chants traditionnels et de pianos à pouces (likimbés) «électronifiés », qu'on peut confondre avec une guitare électrique ou un synthétiseur.Le véritable cadeau, c'est le DVD de 41 minutes archivant l'aventure du producteur belge au Congo enregistrant six des formations présentées sur Congotronics 2.« Out of this world », diraient les Anglais On y préfère l'album de Konono No1 Ph i l ippe Renaud, co l laborat ion spéciale ÉLECTRO Mike Shannon Possible Conclusions to Stories that Never End FFF Scape/Fusion III Essais-erreurs L'impénitent globe-trotter Mike Shannon, Ontarien d'origine ayant résidé au Chili, à Montréal et désormais établi en Espagne, offre un nouvel album qui marque une distance avec le son tech-house aventurier auquel on l'associait depuis près de dix ans.Possible Conclusions to Stories that Never End est son premier album pour Scape, label allemand des Deadbeat, Pole, Jan Jelinek et autres lumineux designers sonores.Dans l'esprit du label, Shannon expose enfin les expérimentations downtempo sur lesquelles il planchait depuis quelque temps.Il semble toutefois moins en contrôle de ses impulsions musicales avec ce type de rythmes que lorsqu'il s'adresse directement aux planchers de danse.L'assemblage de Possible Conclusions.a demandé une surprenante dose de jazz (sur Tears, par exemple, avec Patrick Watson au piano), de voix féminine (la chanteuse Anais), d'authentiques sons de batterie (l'instrumentiste torontois Tim Stokes Reese), d'enregistrements environnementaux (l'orage du début a été capté à Tokyo) et d'électro sombre.Si cette avenue plus douce est une première pour Shannon, le résultat laisse un arrière-goût de déjà entendu, sans toutefois être désagréable.La palette sonore est redondante et certaines compositions tombent à plat, comme si elles avaient manqué d'une dernière bonne idée pour aboutir à quelque chose.Agréable Pas mémorable Ph i l ippe Renaud, co l laborat ion spéciale JAZZ Manu Katché Neighbourghood FFF ECM/ Universal « Voisinage » rassurant Dans le « voisinage» de Manu Katché, le jazz doit être goûté à la manière d'un comfort food que votre maman vous a jadis cuisiné un soir de semaine.Rien ne dérange, tout est agréable et rassurant, les ingrédients sont connus et d'autant plus éprouvés.On se retrouve dans les années 70 et 80, on se rappelle le bon vieux temps où naissait ce nouveau jazz de chambre à l'européenne.Mais.dans le cas qui nous occupe, on n'y est bouleversé par bien peu de choses.Aucun soliste ne s'y surpasse sauf peut-être le trompettiste polonais Tomasz Stanko qui me semble manifester un plus d'appétit dans le contexte.Ce disque, en tout cas, me semble plus réussi que le concert du percussionniste parisien, célèbre pour ses accompagnements de Sting ou Peter Gabriel, a donné à Montréal l'été dernier.La collaboration de Katché à la formation électro-jazz du fameux saxophoniste norvégien Jan Garbarek lui vaut un retour d'scenseur : le souffleur est ici invité à s'exprimer au ténor sans nous jeter par terre.Voilà un disque bien fait, créé sans prétention.Manu Katché y poursuit son désir d'intimité, les structures relativement simples de ses compositions et la sobriété de la livraison d'ensemble constituent le point d'ancrage d'un ensemble de jazz.qui n'a pas encore vraiment émergé en ce qui me concerne.Beau disque de vulgarisation Manque de personnalité Alai n Brunet JAZZ Joshua Rager Sextet FFF1/2 www.ragermusic.com Délicatesse, raffinement.et jazz Mari de la douée pianiste Min Jung Suh (mieux connue sous le nom de Min Rager), le Montréalais Joshua Rager vient de lancer un disque d'un niveau plus que respectable.Moderne à souhait, ce jazz pour sextuor ne réinvente pas la roue mais révèle l'étoffe et le raffinement de son créateur, pianiste de jazz comme sa femme \u2014 à qui il dédie d'ailleurs ce disque.Cinq des neuf pièces au menu dépassent les huit minutes, on a ainsi droit à une série de fresques toutes aussi substantielles les unes que les autres.Les dynamiques qui s'y improvisent, notamment entre la trompette de la virtuose Ingrid Jensen et la batterie de l'expérimenté batteur Dave Laing, font bellement contraste avec la délicatesse de l'écriture orchestrale.Ce qui frappe d'autant plus l'imagination du mélomane, c'est la connaissance profonde de l'idiome manifestée par Rager, bon pianiste et improvisateur mais d'autant plus compétent au plan des arrangements, de la composition et de la direction d'orchestre.Voilà qui dépasse le travail de synthèse, nous ne sommes pas ici en proie à quelque académisme jazzistique.Ne reste à Rager qu'à déterminer ce qui le distingue vraiment des musiciens évoluant sur le même territoire.La finesse, la délicatesse Les signes distinctifs Alai n Brunet RÉÉDITION WD-40 Tout pour le rock : anthologie 95-00 FFF1/2 Outside Nés pour être sauvages! Ainsi, WD-40 serait devenu un groupe-culte.Et Tout pour le rock : anthologie 95-00 en est la preuve.Irréfutable : Gramme de mort, Gosse de beu, Y'en aura pas de petites culottes et la chanson titre sont indéniablement des classiques du rock alternatif d'ici.Un rock lousse, taché par le boogie, le country, la ballade braillarde, mais interprété avec un sens aigu de la comédie.Un rock viscéral qui a frappé les fans de la première heure qui s'étaient procuré la cassette-démo Le Calvaire d'un cow-boy (1994) \u2014 Alex Jones, compositeur principal, a toujours eu le tour avec les titres qui frappent.Les chansons de cette cassette, comme celles de Né pour être sauvage (1995), ont été réenregistrées par Éric Goulet (Les Chiens) l'automne dernier.Cependant, les titres des CD Hors Série (1996) et Crampe en masse (1998) sont intacts, brouillons et chaotiques, intempestifs témoignages de l'appétit d'un groupe qui se battait alors pour sa place sur une scène alors beaucoup moins ouverte aux sonorités différentes.Justice est rendue en remettant sur le marché ces enregistrements de collectionneurs.L'énergie, l'originalité, toujours fraîches Il manque un livret détaillé, tiens ! Ph i l ippe Renaud, co l laborat ion spéciale . ARTS ET SPECTACLES DISQUES / Bénabar La vie n'est pas qu'une salope ALEXANDRE VIGNEAULT Bénabar était dans les coulisses des Folies Bergère lorsqu'on l'a eu au téléphone en début de semaine.Il s'apprêtait à effectuer des ajustements au sixième et dernier concert qu'il donnait mardi dans la célèbre salle parisienne.« Là, on travaille plus des détails, des trucs qui n'ont pas marché la veille, de petites idées.Je ne suis pas perfectionniste, se défend-il.Plutôt du genre à vouloir essayer de nouvelles choses chaque soir.» Reprises des négociations, son plus récent album, arrive au Québec poussé par un vent favorable : des critiques positives, malgré quelques bémols, et des ventes d'au moins 300 000 exemplaires, selon le quotidien Libération.Un succès qui s'additionne à ceux de ses disques précédents \u2014en partie regroupés au Québec sur un album intitulé Couche-tard et lève-tôt \u2014 et qui place le chansonnier de Belleville dans le peloton de tête des artisans de ce qu'on appelle la « nouvelle chanson française ».Bénabar est un chanteur populaire, au sens propre et artistique du terme.Moins deuxième degré que Vincent Delerm, moins déjanté que Camille, moins rêveur que Fersen, mais pas moins intéressant pour autant.Il assume son côté variétés sans mettre de guillemets et avoue sans détour vouloir se distancier d'une tradition un peu lourde à porter.« Je ne crache pas du tout dans la soupe, précise-t-il toutefois.Je ne dénigre pas du tout le truc, mais il y a quand même un danger au côté un peu trop intégriste de la chanson française qui fait systématiquement référence à Brel ou Brassens.Vu la taille des modèles, ce côté un peu poussiéreux est un peu dangereux.Ça peut être castrateur.» Il a choisi d'adopter une attitude à la fois décontractée et décomplexée.« J'essaie d'assumer mes références en sachant très bien qu'il y a eu des auteurs nettement meilleurs que moi, qui ont fait des chansons 10 fois plus belles que les miennes sur les mêmes sujets », dit-il, sans la moindre trace de fausse humilité ou d'autodérision.Il a beau être tributaire du passé, au plan formel surtout, mais parfois aussi au plan sonore, il n'en fait pas une maladie.Faire parler les objets « On a essayé de faire plus pop, même si ça reste encore chanson française, dit-il à propos de Reprises des négociations.On a voulu aller plus vers la pop, vers les variétés.» Ça ne l'empêche pas de lorgner l'Amérique et aussi de s'inspirer, momentanément, des guitares rock ambiantes à la Coldplay.Il n'en demeure pas moins que c'est d'abord et avant tout son talent d'auteur qui happe et séduit.Bénabar pose un regard d'écrivain sur le monde.Il possède aussi, fort heureusement, une plume à la hauteur de son fin sens de l'observation.Son habileté se remarque tout particulièrement dans la manière qu'il a de faire parler les objets, lorsqu'il recense le contenu d'un sac à main de femme (facile, mais réussi), les signes de la présence d'une femme dans son appartement (moins facile et assez désopilant) ou encore lorsqu'il fait « parler » des photos de voyages et les quatre murs d'une maison.« On peut retrouver plein de choses dans les objets.On le voit bien, d'ailleurs, lorsqu'on remarque la décoration intérieure des gens, constate-t-il.Les objets donnent des informations précieuses sur quelqu'un ou sur une situation.Alors ils sont assez pratiques pour planter un décor, faire passer une émotion par rapport à un personnage.Ils permettent d'aller plus vite.» Reprise des négociations, comme les disques précédents de Bénabar, est érigé sur deux principes contradictoires: la vie vaut la peine d'être vécue, mais bon Dieu qu'elle fait chier parfois ! Il y a à la fois une grande tendresse et une certaine dureté dans une chanson comme Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise ?où il cherche notamment les mots qu'il faut pour consoler un ado qui vit sa première peine d'amour.sans lui dire que ça lui arrivera encore et que ça lui fera peut-être encore plus mal la prochaine fois.Bénabar, loin d'adopter le ton pleurnichard de ces ballades mettant en vedette des coeurs brisés, sait trouver l'équilibre entre l'émotion, le détachement, la formule poétique, l'humour et l'humanité qu'il faut pour parler de nos petites vies modernes.« Ma perception de l'existence, c'est qu'il ne faut pas se laisser abattre, dit-il.La vie est parfois laide, mais elle est belle aussi.Il faut quand même vivre, prendre du bon temps et chatouiller les enfants.PHOTO FOURNIE PAR ANNEXE COMMUNICATIONS Bénabar pose un regard d'écrivain sur le monde.Sa plume sait faire parler les objets et peint avec une grande habileté les tragicomédies de nos petites vies modernes.« Les objets donnent des informations précieuses sur quelqu'un ou sur une situation.Alors ils sont assez pratiques pour planter un décor, faire passer une émotion par rapport à un personnage.» DISQUES Saint-Saëns avec émotion CLAUDE GINGRAS La troisième Symphonie, dite « avec orgue », de Saint-Saëns est, sauf erreur, la seule oeuvre orchestrale d'envergure à avoir connu trois enregistrements montréalais.La récente version ATMA de Yannick Nézet-Séguin et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, réalisée à l'Oratoire Saint-Joseph avec le titulaire Philippe Bélanger à l'orgue, est cependant la seule de niveau professionnel produite en une même opération et en unmême lieu.Bien que mettant aussi en vedette le colossal Beckerath de l'Oratoire, la version Decca (à l'époque Decca- London) de 1982 de Dutoit et l'OSM avait été réalisée en deux temps: a) enregistrement de l'orchestre à l'église de Saint-Eustache, selon la formule toujours suivie ; b) superposition de la partie d'orgue par Peter Hurford à l'enregistrement d'orchestre.Au plan technique : aucun décalage dans le discours ou l'équilibre sonore.On regrettait simplement l'absence du titulaire, Raymond Daveluy.M.Hurford, expliquait- on, était davantage connu à l'étranger.et il avait un contrat avec Decca.Rééditée dans la collection « Eloquence » \u2014avec en illustration l'orgue de Notre-Dame de la Place d'Armes ! \u2014, la version Dutoit n'est pas la seule à avoir été ainsi réalisée en deux opérations : Deutsche Grammophon nous avait donné tour à tour Barenboïm dialoguant de Chicago avec Gaston Litaize à Chartres et Karajan de Berlin avec Pierre Cochereau à Notre- Dame de Paris.Quant à la troisième version montréalaise, c'est celle, plus modeste et oubliée aujourd'hui, de Louis Lavigueur et son Orchestre symphonique des Jeunes, réalisée en 1996 par la petite marque Claver à Saint-Jean-Baptiste avec le titulaire Jacques Boucher au grand Casavant de l'église.Aucun problème à l'orgue.Mais l'orchestre n'est pas du même niveau que les deux autres.La version Dutoit demeure au sommet de la discographie : masse orchestrale parfaitement homogène, orgue magistral, direction pleine de noblesse.Et, pourtant, il y manque un élément que nous apporte la version Nézet-Séguin : l'émotion.En effet, l'émotion guide le jeune chef dans tout ce qu'il fait dire à son orchestre, qu'il s'agisse d'éclat, de légèreté, de tendresse ou même de mystère.Et même si l'OM n'est pas l'OSM, la haute qualité de son jeu et de ses couleurs est indiscutable et comme magnifiée par la prise de son : cordes unifiées, bois aériens, cuivres généreux, timbales vivantes, cependant que les interventions de l'orgue ont toute l'éloquence souhaitée.En soi et hors de toute comparaison, voici une version pleinement satisfaisante.En complément : trois pièces pour orgue seul de Guilmant, Vierne et Widor où le nouveau titulaire du Beckerath en exploite habilement la puissance et les timbres.Une réserve : pour le Widor, l'auteur des notes aurait dû vérifier.Au lieu de parler d'« un mouvement » de la sixième Symphonie pour orgue, il aurait précisé : premier mouvement.Et ce mouvement n'est pas un «Allegro vivace » mais un simple « Allegro ».FFFF SAINT-SAËNS : Symphonie no 3, en do mineur, op.78 + pièces pour orgue seul.Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Philippe Bélanger, organiste.ATMA, SACD22331 Le scrapbooking Le phénomène de l'heure autocollants GRATUITS à l'achat du magazine 228P COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ SOURCES : PITCHFORKMEDIA.COM, ROLLINGSTONE.COM, MTV.COM LU «C'est comme si j'avais eu la chance d'aller dans une boutique de location de costumes et de choisir le costume de Zorro le plus fou.(.) Le résultat est tellement différent.C'est davantage une reprise qu'un \"remix\".» \u2014Feist, à mtv.com, sur sa collaboration avec le duo Postal Service, pour une reprise/remix de Mushaboom, paru sur son album Let It Die.Une rubrique qui n'annonce pas de REER NOUVEL ALBUM DE PEARL JAM : 2 MAI Pearl Jam sortira son huitième album studio le 2 mai prochain.Comme Riot Act (2002), il sera produit par Adam Kasper (Soundgarden, Foo Fighters).Enregistré à Seattle, ce sera le premier disque de Pearl JamavecJRecords (Sony BMG).«Quelques chansons rock, quelques ballades.It's not rocket science », a dit Stone Gossard à Rolling Stone.Le bassiste a souligné que les nouvelles chansons de Pearl Jam avaient davantage de potentiel commercial.Le premier extrait, World Wide Suicide, devrait jouer à la radio sous peu.THE STILLS EN DISQUE ET EN SPECTACLE Il devait sortir bien avant, mais voilà que le nouvel album de The Stills, Without Feathers, sortira le 9 mai chez Via Records.Quatre jours plus tard, le 13 mai, le groupe montréalais sera en spectacle au Spectrum.Without Feathers comporte des invités de marque: Kevin Drew de Broken Social Scene, sa collègue Emily Haines (Metric) et Sam Roberts.Les fans peuvent entendre la première des 12 chansons du disque (In the Beginning) sur la page My Space du groupe.Avant la sortie de leur album, les membres de The Stills seront en spectacle aux États-Unis.Jason Collett et Sam Roberts assureront quelques premières parties.TV ON THE RADIO AVEC INTERSCOPE Comme les Yeah Yeah Yeahs, TV on the Radio sortira son prochain album avec une grande marque.Le groupe new-yorkais a quitté l'étiquette Touch and Go Records pour se joindre à Interscope, filiale de Universal.La suite de Desperate Youth, Blood Thirsty Babes n'a pas encore de titre, mais des fuites circulent sur le Web et le disque s'annonce bon.Une tournée suivra la sortie de l'album, au printemps.BLOC PARTY PLANCHE SUR SON DEUXIÈME ALBUM Bloc Party entrera bientôt en studio afin d'enregistrer son fort attendu deuxième album.Le quatuor a écrit les titres de la suite de Silent Alarm en tournée, l'année dernière.Et il s'est enfermé dans une salle de répétition pour les répéter, en janvier dernier.Le son est différent, mais plusieurs chansons demeurent dansantes.« Il y a plus de chansons douces, mais ce n'est pas un albumdoux », a dit à Rolling Stone le bassiste du groupe, Gordon Moakes.«Quand tu essaies autre chose, il y a toujours un danger de décevoir les gens », a-t-il ajouté.Selon Moakes, Bloc Party s'est inspiré du rock rêveur de TV on the Radio, ou encore de Radiohead.Le groupe est à la recherche d'un réalisateur.Il souhaite sortir son nouveau disque au mois d'août.Bloc Party Pearl Jam Feist PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © DISQUES/Mario Pelchat L'occasion d'une vie JEAN BEAUNOYER Mario Pelchat lance l'album le plus important de sa carrière, celui qui devrait lui permettre de réaliser le rêve de sa vie : percer le marché français et s'installer parmi les incontournables de la chanson francophone à titre d'auteur, compositeur et d'interprète.Le Monde où je vais, son 12e disque à ce jour, est un projet fort ambitieux qui a coûté cinq fois le montant habituellement accordé à un enregistrement de ce genre grâce à la confiance de la compagnie EMI en France.Enregistré au studio Guillaume Tell, à Paris, et en Belgique, Le Monde où je vais (en magasin le 7 mars) est le premier d'une série de quatre albums de Pelchat que produira EMI durant les prochaines années.Et il s'agit d'un engagement ferme, par contrat.En somme, EMI mise énormément sur Mario Pelchat, qui obtient ainsi la chance de sa vie.« J'ai attendu ce moment-là toute ma vie, confie Pelchat.Et toute ma vie, je me suis fait de fausses joies.Alors j'évite de m'emballer trop vite.Mais je mesure l'importance du projet et j'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté.» Pelchat s'est entouré de plusieurs collaborateurs pour la création de cet album.Parmi eux, notons la présence de Maurane, avec qui il interprète en duo Reste de Paul Piché ; Lynda Lemay, qui chante avec lui Chacun fait sa musique, et Catherine Lara, qui a réalisé, arrangé et qui joue même du violon sur trois titres.Frank Eulry et Jean-Félix Lalane se partagent la réalisation des autres chansons de l'album.Pelchat entend aussi faire de nombreux voyages aller-retour entre la France et le Québec durant les prochaines années et accepte les nombreux sacrifices qu'exige une carrière internationale.Il a perdu 15 livres, écrit de plus en plus souvent et a mis de l'ordre dans sa vie.D'abord un imprésario fiable, Lionel Lavault, Québécois d'origine française qui lui a redonné confiance.Puis une meilleure gestion de ses affaires.Enfin, une belle harmonie avec l'ex-femme de sa vie.Se sortir des comédies musicales À vrai dire, je croyais que Mario Pelchat avait déjà ses entrées en France depuis ses prestations dans les comédies musicales La Vie en bleu, Notre-Dame de Paris, Les Dix Commandements et Don Juan.« Il ne faut pas croire que la comédie musicale est un tremplin pour une carrière personnelle.C'est un bon moyen pour apprendre son métier, mais, au bout d'un moment, il faut savoir se retirer.J'ai arrêté de jouer dans Don Juan avant qu'on m'appelle monsieur comédie musicale.Depuis 1999, je n'avais pas produit de nouvelles chansons : il était grandement temps de sortir un album original et de m'occuper de ma carrière.Et c'est justement à cause de ses nouvelles chansons que EMI a misé sur lui.Aznavour, Barbara, Alain Souchon, Françoise Hardy, Raphaël, Dao enregistrent chez EMI.C'est la maison des artistes qui interprètent leurs chansons, et Pelchat sera le seul Québécois qui fera partie de ce groupe sélect.L'album sortira en mai en France et, déjà, la major prépare une campagne de promotion et des spectacles.« L'avantage de ne pas être trop connu en France, c'est que je peux partir à neuf sans vivre avec les préjugés, poursuit Pelchat.À 42 ans, j'ai tout le temps devant moi pour m'imposer à titre d'auteur-compositeur.Goldman doit bien avoir 55 ans et sa carrière est en progression.« Au Québec, le chemin a été long.J'ai commencé en chantant les chanson des autres alors que j'étais un teenage idol.Après, je me suis mis à écrire mes chansons.Eddy Marnay, qui a écrit pour moi, m'a encouragé, surtout à la fin de sa vie, à écrire mon propre matériel.Lynda Lemay m'a également encouragé à composer.Mais j'ai toujours eu plus de facilité à écrire pour les autres.La chanson-titre de l'album, Le Monde où je vais, je l'avais composée pour la chanteuse Marie-Lou.Heureusement que je l'ai récupérée.J'ai encore beaucoup de difficulté à écrire pour moi et je regrette de ne pas avoir plus de chansons de moi sur cet album (six, en fait).Sûrement une question de pudeur.Mais mon prochain album ne sera assurément composé que de mes chansons.» Et il y sera encore question d'amour, un thème que privilégie Pelchat qui se garde bien d'être fleur bleue.« Les gens qui pensent que les chansons d'amour sont quétaines réalisent qu'ils en ont besoin.Il faut être réaliste : tout le monde est en quête d'amour et il ne faut surtout pas se gêner pour parler des vraies affaires.» Mais Pelchat a élargi ses horizons et, sur son nouvel album, il est question de la violence faite aux enfants (Arrêtez-les) et de l'incertitude (Des milliards de personnes, Le Monde où je vais).Dieu sait où ce monde le mènera.Probablement à l'Olympia.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Mario Pelchat a signé un contrat pour quatre albums avec EMI.«J'ai attendu ce moment-là toute ma vie, confie Pelchat.Et toute ma vie, je me suis fait de fausses joies.Alors j'évite de m'emballer trop vite.» Ce soir 20h Libreéchange Avec Mario Roy, Rafaële Germain, Sophie Lorain, François Cardinal, Michel Dumont\u2026 Animation : Suzanne Lévesque telequebec.tv Télé-Québec 3371456A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 a LA FUREUR Invités : Kevin Parent et Les Porn Flakes.19h30 TV5 LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE Michel Drucker et Nagui animent ces 21es Victoires de la musique.La chanteuse Camille part avec une longueur d'avance avec ses quatre nominations.Aussi : Juliette, Lââm, Marc Lavoine, Zazie et plusieurs autres.À découvrir : Bazbaz.19h30 a LES GRANDS FILMS : GAZ BAR BLUES En 1989, dans un quartier défavorisé de Québec, François gère un Gaz Bar avec l'aide de son ami et de ses fils.Rongé par la maladie, il songe à fermer boutique au risque de laisser un grand vide parmi les habitués du quartier.Un film de Louis Bélanger à revoir pour la performance de Serge Thériault, prix du Meilleur acteur en 2004.20h45 r CINÉMAX : LA MÉMOIRE DANS LA PEAU Un excellent thriller avec Matt Damon.Un homme amnésique découvre qu'il est un tueur travaillant pour la CIA et que ses supérieurs veulent sa peau ! 20h45 K CINÉMA : LE DERNIER SAMOURAÏ En 1876, un capitaine américain venu entraîner les troupes de l'empereur japonais est fait prisonnier par un samouraï rebelle.Ce film sur la culture ancestrale samouraï a reçu quatre nominations aux oscars en 2004.Avec Tom Cruise, plutôt adroit aux jeux d'épées.21h ARTV LA FIÈVRE DES OSCARS Pour sa traditionnelle émission pré- Oscars, David Sheehan rencontre George Clooney, Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman, Reese Witherspoon, Charlize Theron.ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Retrouvez toutes les entrevues et les critiques de disques sur www.cyberpresse.ca/musique Le Téléjournal La Fureur / Kevin Parent, Les Porn Flakes GAZ BAR BLUES (4) avec Serge Thériault, Gilles Renaud Le Téléjournal Temps dur Le Garage Le TVA 18 heures RAPIDES ET DANGEREUX (5) avec Paul Walker, Vin Diesel LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (4) avec Matt Damon, Franka Potente (20:45) SLAPSHOT II (5) (23:45) Loft Story ÉLOGE DE LA LIBERTÉ (5) avec Mandy Moore, Matthew Goode LE DERNIER SAMOURAÏ (4) avec Tom Cruise, Ken Watanabe (20:45) Les Citadins du rebut global / 7e semaine Les Francs-tireurs / Guy A.Lepage Libre Échange / État d'urgence de Michael Crichton Belle et Bum/ Mélanie Renaud, Dawn Tyler Watson, Francine Raymond LES VESTIGES DU JOUR (3) avec Anthony Hopkins, Emma Thompson CTV News Sportsnight W-Five / Illegal Immigrants Barbara Walters Special Law& Order: SVU Law& Order: Criminal Intent CTV News CTV News Reg.Contact Sat.Report Sat.Night Hockey / Sénateurs - Maple Leafs Hockey / Sharks - Flames ABC News The Insider Will & Grace A BEAUTIFUL MIND (4) avec Russell Crowe, Jennifer Connelly Alias News CBS News Entertainment this Week PANIC ROOM (4) avec Jodie Foster, Forest Whitaker 48 Hours Mystery News King of Queens NBC News 2006 Olympic Wrap Dateline NBC Law& Order: SVU Conviction Saturday Night Daniel O'Donnell.(17:00) As Time goes by Moments to Remember Monty Python's.Best Daniel O'Donnell:The Rock'n'Roll Show Moments to Remember my Music Four Tops 50th Anniversary Celebration American Justice City Confidential WINDTALKERS (4) avec Nicolas Cage, Adam Beach American Justice Vive les bébés! Pour l'amour du country Viens voir./ Huguette Oligny .les Oscars SUR LES QUAIS (1) avec Marlon Brando, Eva Marie Saint Le FIFA.Arts, Minds StarTV Marie-Nicole Lemieux.Grease Mania George Burns in Concert Godiva's Significant.Hidden.Humour PQ Fou! Fou! Fou! Québec en humour Humour mental Excès de stars Excès de stars Le Monde à la carte La Religion Capharnaüm L'ère du développement.Cynisme et Politique .apprendre Durs à cuire .entreprises touristiques Howit's Made The Greatest Ever Myth Busters / Penny Drop Deadliest Catch American Chopper Dirty Jobs / Roadkill Cleaners .l'Espagne Ciel.Soif de.Adoptez.Soleil tout inclus .Voyageur Capitales du Pacifique Documentaire européen Rose .Sadie (18:06) .(18:33) .so Raven Grady (19:25) Radio.(19:49) Movies (20:15) MIAMI RHAPSODY (4) avec Sarah Jessica Parker, Antonio Banderas MERMAIDS (4) avec Cher Pub That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted 24 Mad TV Inside Ent.2 Chance Legends and Lore.Falcon Beach Blue Murder Code Name: Eternity Driving TV Saturday Night .qui ont changé le monde Passion Maisons Avions NCIS BONANNO: L'HISTOIRE D'UN PARRAIN (5) (2/2) Frontiers of Construction Things.Masterminds Borradailes Century SCENT OFAWOMAN (4) avec Al Pacino, Chris O'Donnell .(16:00) Benezra.le monde?Made in.Musicographie /.années 70 Les 100 scandales.Génération 80: 1982 La vie.Les stars.BO2 Roule.Exposé / Paris Hilton Hogan.Tommy Lee.Pimp mon char Mes vieux.Concert Plus / Teen Choice Awards 2005 La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Indo.Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV World News Fashion File Marketplace/Venture Antiques Roadshow Sat.Report Mansbridge The Lens: She's Only Six NW.Crack in the System La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux Le Téléjournal Vivre ici Zone libre / Opération retour Le Téléjournal Vu du large .forestier Sports 30 Avant-match Hockey / Canadiens - Lightning C'est pas fini (22:15) Sports 30 H2 Snow Destins croisés Doc La Loi & l'Ordre François.Voisins.Témoins silencieux Nos vies secrètes Les Incroyable (17:15) Voyage au pays imaginaire (19:15) XXX: l'État de l'union (21:05) Influences (22:50) Silent Witness DISTANT DRUMMING:A NORTH OF 60 MYSTERY Blue Murder Y TUMAMA TAMBIEN (3) avec Maribel Verdu, Gael Garcia Bernal MutantX The Dead Zone Battlestar Galactica JUST VISITING (5) avec Jean Reno, Christian Clavier REPLI-KATE (6) Hockeycentral Sportsnetnews NBA Action NBA Basketball / Hawks - Heat Saturday Night Poker Sportsnetnews Coups de.Presse.com Panorama Maestro Culture du tabac LES BOTTES (4) avec Daphné Baiwir, Anne Brochet La Mémoire perdue de.While you were out Little People, Big Dreams Little People, Big World Trading Spaces: Kindness.Wild Weddings Little People, Big World Sportscentre Fight Sports Knockouts! Boxing / Demetrius Hopkins - Mario Jose Ramos Boxing / Miguel Cotto - Gianluca Branco Bratz.(17:00) Billy, Mandy .Titans Batman Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Écrans.Journal FR2 Passep Art Les 21es Victoires de la musique Le Journal d.On ne peut.Animal.Undersea.National Geographic SUNSET BOULEVARD (1) avec William Holden, Gloria Swanson THE BAD AND THE BEAUTIFUL (3) (22:40) Des seins en abondance Décore ta vie Métamophose Oui, je le veux! .la cigogne Super Nanny Au-delà des apparences Ni homme, ni femme .dada Parole et Vie .arts Esprit libre Baromètre Top plus City Life Que-ritmo Le Guide de l'auto Méchant.Une grenade.galaxie .j'aime Touche pas.Parents.70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou Prank Patrol Zixx: Level2 Ghost.Dark Oracle Smallville PRETTY IN PINK (4) avec Molly Ringwald, Andrew Mc Carthy Bob & Margaret Bolides Délire techno Tru Calling Alias ONDES DE CHOC (4) avec Ralph Fiennes, Angela Bassett Le TVA (23:15) CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ARTS ET SPECTACLES DANSE / Grupo Corpo telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 21h Belle et Bum Mélanie Renaud, Dawn Tyler Watson, Francine Raymond, Les Moquettes Coquettes.18 h Les citadins du rebut global Ils reconstruisent lesmurs extérieurs.19 h Les francstireurs Avec Guy A.Lepage 3371515A Amour, football et crise existentielle STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE Grupo Corpo a fait un malheur lors de son premier passage à Montréal en 2002.La compagnie de danse contemporaine la plus populaire du Brésil réchauffe à tout coup le plus frigorifié des publics grâce à un mélange de virtuosité et de rigueur, infusé de charme et de sensualité.Voilà qu'enfin Grupo Corpo revient à Montréal, à partir du 8 mars prochain, avec deux nouvelles chorégraphies : Lecuona et Onqotô.Les origines métissées du peuple brésilien coulent dans les veines des danseurs de Grupo Corpo.Le chorégraphe Rodrigo Pederneiras s'inspire de leur mémoire collective, imprégnée de samba, de capoeira et du sens de la fête, et la mêle aux lignes de la technique classique et à l'audace de la danse contemporaine pour créer la saveur unique de Grupo Corpo.Imaginez un instant que Pederneiras marie l'âme très brésilienne de sa compagnie aux rythmes de la musique cubaine.Attention, chaud devant ! C'est exactement ce qu'il a fait en créant Lecuona.En 2002, Pederneiras déniche une série de chansons d'amour, écrites par un de ses compositeurs préférés, Ernesto Lecuona.Surnommé le « Gershwin cubain », Lecuona, mort en 1963, fut l'un des plus célèbres compositeurs de l'avant-garde cubaine.Mis en nomination pour un Oscar, il se forge aussi une solide réputation à Hollywood, notamment auprès d'Elvis Presley et de Bing Crosby.D'aucuns reconnaîtront quelques-unes des compositions orchestrales de Lecuona, dont la suave La Comparsa ou Malagueña, que Maurice Ravel, professeur de Lecuona, jugeait encore plus magnifique que son propre Bolero.Dès que Pederneiras entend ces chansons, il décide d'en faire un ballet.Pourquoi tant d'empressement ?« Mais parce qu'elles parlent d'amour ! lance le chorégraphe.Et d'une manière très forte, très latine (rires), pleine de passion, mais aussi de jalousie et de vengeance.» Et quand on est Brésilien, l'érotisme est-il incontournable ?« Non, je ne me sens pas obligé d'en mettre dans mes créations.mais j'aime ça.J'aime travailler avec la sensualité, la sexualité », avoue-t-il d'un rire complice.La forme de Lecuona s'imposera d'ellemême : 12 chansons deviendront 12 pas de deux, reflétant chacun un style distinct.Pederneiras a moulé chaque duo à la personnalité du couple \u2014 enfin, surtout de la femme \u2014 qui le danse.« Je connais très bien mes danseurs \u2014 on peut dire que nous sommes amis \u2014 et j'ai voulu que les duos reflètent leur manière d'être », poursuit le chorégraphe.On veut des exemples ! « D'accord, mais sans nommer de noms (rires) ! Je peux vous dire, par exemple, qu'une de nos danseuses est une jalouse notoire, tandis qu'une autre vit sa relation amoureuse de manière beaucoup plus calme et sereine.D'autres encore sont très fortes.» Des chansons d'amour, des duos.Voilà qui peut tomber à pieds joints dans les clichés.« Oui, mais justement l'idée ici, avoue Pederneiras, c'est de frôler le kitsch de très près.» De l'existence et du foot Il n'y a peut-être qu'au Brésil que l'on peut mélanger questions existentielles et.football.Qu'y avait-il avant l'origine de l'univers ?La réponse donnée par le dramaturge et journaliste brésilien Nelson Rodrigues : « Le Fla-Flu a commencé 40 minutes avant le vide.» Le Fla-Flu.une petite expression qui désigne l'énorme rivalité entre les deux plus grandes équipes de foot de Rio de Janeiro, Flamengo et Fluminense.Lorsque Rodrigo Pederneiras invite ses amis Miguel Visnic et Caetano Veloso à créer la musique pour un nouveau ballet, les deux compositeurs se souviennent tout à coup du Fla-Flu et de leurs longues conversations autour du bigbang et des origines de l'univers.Ainsi naît Onqotô, ou « où suis-je ?» dans le dialecte du Minas Gerais, l'État brésilien d'où vient Grupo Corpo.Où suis-je?Où vais-je?Qui suis-je?Mais comment traduire ces questions existentielles en danse ?« J'ai créé quelque chose d'extrêmement chaotique, explique Pederneiras.Tout disparaît en une fraction de seconde.et c'est à ce moment que la chorégraphie commence.» « Je peux vous dire que vous aurez l'impression que les deux pièces ont été créées par deux chorégraphes différents », conclut Pederneiras.Voilà donc une soirée qui promet d'être aussi énergique que variée.GRUPO CORPO, du 8 au 11 mars, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, dans le cadre de la série Danse Danse.Infos : 514 842-2112.PHOTO FOURNIE PAR DANSE DANSE Dans Lecuona, 12 chansons suscitent 12 pas de deux, reflétant chacun un style distinct.« J'ai créé quelque chose d'extrêmement chaotique.Tout disparaît en une fraction de seconde.et c'est à ce moment que la chorégraphie commence.» RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE PARIS NEW YORK SEAL VEND DES CONDOS Le chanteur Seal n'est pas devenu agent immobilier, mais c'est tout comme.Jeudi soir, il a chanté à l'ouverture d'un condominiumdel'Upper West Side, à Manhattan.Lespromoteurs de l'immeuble appelé The Avery l'ont choisi parmi une liste de 20 chanteurs ou groupes populaires pour attirer des acheteurs potentiels.Ils auraient préféré Sting, mais l'ancien chanteur du groupe The Police n'était pas disponible, selon le New York Times.Le même soir, John Legend, sacré révélation de l'annéeaux Grammy Awards, chantait au20Pine:The Collection, un nouveau condominiumsitué dans le quartier de la finance.Seal a aidé le promoteur immobilier à vendre des condos allant de 750 000 $US (pour une chambre à coucher) à 3,9 millions US (pour un penthouse).Il n'y a là rien de scandaleux.Sting vend des Jaguar, U2 des i Pod et Seal des condos.Pour l'immobilier, c'est moins rassurant.Comme la carrière de Seal, le marché new-yorkais refroidit considérablement.LE RAP AU MUSÉE Drôle de conférence de presse mardi au Hilton de New York.Il y avait là plusieurs pionniers du rap, forme d'art née dans le Bronx, dont Grandmaster Flash, Russell Simmons et Ice-T.À son tour au micro, Ice-T a employé des jurons pour commenter son entrée au Musée national de l'histoire américaine, une des grandes institutions du Smithsonian, à Washington.Ice-T tient à garder sa crédibilité de rappeur.Mais il a accepté de léguer des objets personnels\u2014t-shirts de tournée, CD rares.\u2014 au Smithsonian, qui a annoncé la création d'une nouvelle collection majeure consacrée au rap.Grandmaster Flash a donné au musée le tournedisque Technics qui lui a permis de créer un nouveau beat.«Le rap est mort», a pensé l'imprésario Russell Simmons, fondateur de l'étiquette Def Jam, en entendant parler du projet du Smithsonian pour la première fois.Il s'est depuis réconcilié avec l'idée du rap au musée.RUFUS CHANTERA JUDY Rufus Wainwright est en train de réaliser un coup fumant à New York.Il a déjà réussi à remplir le célèbre Carnegie Hall avec, pour toute publicité, une annonce sur son site Internet.Cette annonce s'inspire de la couverture orange et noir d'un album de Judy Garland, Judy At Carnegie Hall, enregistré à cet endroit le 23 avril 1961.C'est ce concert que Rufus Wainwright se propose de reprendre en entier, les 14 et 15 juin, dans un spectacle-hommage à Judy Garland.Accompagné d'un orchestre de 40 musiciens, le chanteur montréalais interprétera les 26 chansons du concert d'avril 1961, considéré par plusieurs comme le meilleur en carrière d'une chanteuse à la voix unique et à la personnalité fragile.À l'origine, Rufus ne devait présenter le concert qu'un soir.Il faut croire que son site Internet est populaire.Compte tenu de la demande, Carnegie Hall a dû ajouter un deuxième soir.Reste à voir comment Rufus chantera Judy.BA-DA-BING! BA-DA-BANG! Comment prendra fin la série de la chaîne HBO The Sopranos, dont la sixième et dernière saison débutera le 12 mars, après 22 mois de relâche ?Le magazine New York a posé la question à six auteurs, dont trois prédisent l'assassinat de Tony, le parrain de la famille mafieuse du New Jersey.Deux d'entre eux s'accordent sur l'identité du tueur : Christopher, le neveu de Tony, dont l'exblonde, Adriana, a été tuée sur ordre de son cher oncle.Auteure de plusieurs romans policiers à succès, Lisa Scottoline opte pour un autre tueur, ou plutôt une tueuse, en l'occurrence Carmela Soprano, qui voudra, selon elle, se venger pour toutes les vacheries que lui a fait subir le père de ses enfants.Un seul des auteurs prédit la mort d'un autre personnage à la fin de la saison.Selon Emily Mussbaum, c'est Meadow Soprano, la fille de Tony, qui payera pour les crimes de son père.Rufus Wainwright PHOTO GETTY IMAGES Ice-T PHOTO AP ARTS ET SPECTACLES WD-40 Profession de foi PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ils reviennent de loin, et pas forcément de l'Est, comme le voulait une de leurs chansons.Les membres de WD-40 n'espéraient plus trop refaire de la musique ensemble, mais c'est dans leur peau, que voulezvous ?C'est peut-être même la seule chose qui ait jamais compté pour eux.Je n'ai pas osé poser la question au leader du groupe, Alex Jones, revenu au front en décembre dernier avec son frère, Jean-Loup Lebrun, et le batteur Michel Dufour, qui remplace Julien Livernois dans cette nouvelle incarnation de WD-40.Une compilation vient de paraître, et le groupe prépare ces jours-ci un nouvel assaut sur disque, dont plusieurs extraits seront présentés au public mercredi prochain, au Café Campus.Il a peut-être même déjà un titre, ce nouveau disque, confirme Alex Jones, joint au local de pratique : « Saint-Panache.Ou quelque chose comme L'Héritage de Saint-Panache.Ce serait un village, quelque part dans le bout de Mont-Laurier, où j'ai été invité à un festival de chanson », délire Jones.On le sent fatigué au bout du fil.C'est peut-être parce qu'il est encore tôt (il n'est que midi.) dans la journée de ce rockeur impénitent.C'est peut-être aussi l'usure.La lourde impression de devoir encore repartir à zéro \u2014 ou presque.Le dernier album original du trio, Fantastik Strapagosse, est paru il y a cinq ans déjà chez La Tribu.WD-40 s'est ensuite dissout.Jones avait en quelque sorte fait le vide autour de lui.La dèche solide, la dépendance aux drogues dures, la vie rock'n'roll quoi, dans le pire sens du terme.« Ces dernières années, j'ai mené WD-40 tout seul.Mon frère n'était plus là.On ne se parlait plus tellement, en fait.Julien, lui, était parti aux Îles-de-la-Madeleine.C'est Michel Dufour qui nous a rassemblés.Je pensais que j'étais fini, même si j'ai essayé de continuer.Mais, tu sais, j'ai WD-40 tatoué sur le bras.Je savais que je ne m'en débarrasserais pas.» Résurrection rock Alex Jones est heureux d'avoir retrouvé son frère et sa place au sein d'un groupe.On serait tenté d'ajouter qu'il se sent soulagé d'être revenu dans le monde, d'avoir surtout réglé ses problèmes personnels.De plus, le ménage a été fait dans l'organisation du groupe.« Hey, on a ouvert un compte commercial à la caisse pop ! C'est rendu sérieux, là ! » Avec l'aide de papa Richard et d'un nouvel imprésario, WD-40 a autoproduit Tout pour le rock : Anthologie 95-00 (distribué par Outside), compilation regroupant les premières chansons du groupe, tirées de ses quatre premiers démos / albums : l'évocateur Gramme de mort, Y'en aura pas de petite culotte, Caroline, Bête du lac, Né pour être sauvage.Des chansons qui ont trouvé leur chemin dans l'alignement du traditionnel Noël Noir de WD-40, présenté en décembre dernier aux Foufounes Électriques et qui marquait le retour officiel du groupe sur les planches.Récemment, le trio \u2014augmenté du guitariste Éric Goulet, « le cinquième Beatles » de WD-40\u2014a diverti la galerie au spectacle anniversaire de CISM.« Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu autant de monde.Hey, 5000 personnes, c'est impressionnant.Une nouvelle chanson a alors été dévoilée aux fans : Bronco Billy.« C'est l'histoire d'une espèce de John Travolta jouant dans Grease.Un rockabilly en amour avec une Betty \u2014qui s'appelait en fait Linda\u2014 et qui, dans la chanson, graisse sa banane en attendant de sortir de prison, 20 ans après avoir fait exploser le camion du chum de Linda.» Fiou ! L'imagination pas possible de Jones n'a pas souffert des dernières années de galère.À ce moment-ci de notre discussion, Alex Jones ne paraît plus du tout fatigué.Ses propos sont passionnés, drôles, allumés.Sans le vouloir, Jones nous rassure en expliquant que presque tout le nouvel album est déjà composé, qu'il comportera beaucoup de ballades.ce qu'on a du mal à croire.« Le disque va sortir en septembre 2006, et va nous remettre sur la mappe », professe Jones.« Je trouve ça drôle la façon dont on est perçus aujourd'hui, ajoute-til.Avant, on était un groupe de la relève, et ça, durant des années.Puis, WD-40 est disparu.Aujourd'hui, on est un groupe-culte aux yeux de plusieurs, on aurait influencé plein de jeunes groupes ! » Et lui qui pensait qu'il était fini ! .WD-40est en spectacle le8mars à 20 h au Petit Campus, avec Dany Placard et les Trappeurs.PHOTO FOURNIE PAR INDICA WD-40 sera sur la scène du Petit Campus mercredi prochain.3383188A 1 conte magique 8 amis attachants 1 trésor à retrouver DÈS 4ANS Draco, le dragon céleste De l'astronomie pour les petits et les grands Spectacle multimédia présenté du 25 février au 12 mars Lundi au vendredi à 10 h Samedi et dimanche à 10 h 30 (514) 872-4530 www.planetarium.montreal.qc.ca 3382344A 3385332A 23 février au 30 avril Grande serre du Jardin botanique de 9 h à 17 h, du mardi au dimanche, et les lundis 6 mars et 17 avril 4101, rue Sherbrooke Est 514 872-1400 Papillons 26o Celsius en liberté 2000 papillons 1 coup de coeur www.museumsnature.ca 3379141A ARTS ET SPECTACLES HUMOUR Dominic et Martin en ont des plus longues à conter ISABELLE MASSÉ L'histoire est triste.À 13 ans, lors d'une activité scolaire sur un terrain de golf, Dominic Sillon a encaissé un coup de bâton dans l'oeil.« Ma joue a éclaté », dit l'humoriste.Deux mois et trois opérations plus tard, il sortait de l'hôpital avec un faux oeil et une joue reconstituée.On imagine son quotidien, à l'adolescence.« Mon père a aussi perdu un oeil, mais à 50 ans, dit Sillon.Je pense qu'à 13 ans, c'est moins pire, car à cet âge, on n'a aucune responsabilité.À l'époque, je me disais : Je vois encore ! Je vais pouvoir regarder la télé ! Mon père ne peut plus conduire aujourd'hui.» L'histoire est triste, mais Dominic Sillon trouve le moyen de nous faire rire en nous la racontant, dans le nouveau spectacle de Dominic et Martin.Comme lorsque Martin Matte parle de son frère handicapé.Comme lorsque Mike Ward et Jean-Marc Parent parlent de leur mère décédée trop vite.« On a la réputation de faire 400 gags, de ne pas émettre d'opinion sur scène, explique Dominic Sillon.Cette fois-ci, on a voulu raconter des histoires.On voulait aller ailleurs, tout en restant ce qu'on est.D'ailleurs, pour la première fois, on a fait appel à des auteurs (François Massicotte, Benoit Pelletier et Sylvain Ratté).» Pour la première fois aussi, ils osent se présenter seuls devant les spectateurs, le temps de deux numéros.même si leur troisième spectacle se nomme Inséparables ! « Guy Jodoin, le metteur en scène, voulait voir qui on est vraiment, raconte Dominic Sillon.C'était l'enfer au début.J'étais mal à l'aise la première fois que j'ai présenté le numéro solo, car j'ai toujours pu m'accrocher à quelqu'un sur scène, quand j'ai un blanc de mémoire, par exemple.» « Guy a ouvert des portes, poursuit Martin Cloutier.C'est plus théâtral et plus varié comme spectacle.C'est plus poli et frotté.On a répété 200 heures, soit plus que les deux spectacles précédents combinés.On chante et on danse aussi.Mais ceux qui nous connaissent ne seront pas dépaysés.La dynamique du duo est encore présente, mais on ne raconte plus 40 gags sur un même thème.» Après le tumulte Inséparables, qui sera présenté en première montréalaise le 8 mars, comporte notamment des numéros sur les régions du Québec, sur un superhéros et son fidèle compagnon Robin, et sur l'actualité.Dominic Sillon et Martin Cloutier veulent surprendre les spectateurs.« Je fais Robin et non Batman, dit Martin Cloutier, le plus grand et enveloppé du duo.Et les collants ne m'avantagent pas vraiment.Dans un autre numéro, on est au cinéma et on se place dos au public.Reste qu'Inséparables leur conviendrait plus que jamais, au dire des gars, unis professionnellement depuis 12 ans.C'est que ce troisième spectacle en carrière arrive après une année plutôt tumultueuse qui a solidifié leur union.Une chicane avec leur ancien agent de la Maison Octant (qui a fait faillite par la suite), en 2004, a précipité la fin des représentations de leur deuxième spectacle Dominic et Martin dans une salle près de chez vous.« Octant a grossi rapidement et on a jugé qu'on n'avait plus le même service, explique Martin Cloutier.On a monté le deuxième show en faisant la baboune au bureau.Un an après le début de la production du spectacle, on nous a présenté un contrat qui ne faisait pas notre affaire, en ce qui a trait au partage des profits notamment.Les premières représentations avaient déjà eu lieu ! En janvier 2004, on a donc rencontré notre gérant pour tout arrêter.et ça s'est mis à mal aller.Il y avait de l'argent à séparer qu'on n'avait jamais eu.Notre gérant ne répondait pas à nos avocats.On est allés en cour.Ce fut difficile, mais libérateur.» Le duo n'a pas perdu de temps pour retourner sur scène.Sillon et Cloutier ont rencontré les patrons de la maison de production Avanti qui leur a proposé d'animer une émission (C'est mon show, à TQS), puis de produire leur nouveau spectacle.« Quand je ne fais pas de scène pendant un bout de temps, je suis comme un lion en cage », confie Dominic Sillon.« En 2004, j'ai vécu le meilleur et le pire de ma carrière, ajoute Martin Cloutier.On a été amochés, mais on n'a jamais pensé faire autre chose.Au contraire, cet épisode nous a solidifiés.» .DOMINIC ET MARTIN au Gesù jusqu'au 11 mars.En supplémentaires du 27 au 29 avril.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Les humoristes Dominic et Martin présentent leur nouveau spectacle au Gesù.es 7, 8, 9 et 10 mars prochains, la relâche se vit au Musée des beaux-arts de Montréal avec l'exposition Catherine la Grande.Un art pour l'Empire.Chefs-d'oeuvre du musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.Au programme: une multitude d'activités ludiques et éducatives qui entraîneront toute la famille à la découverte d'un royaume féerique.Et c'est gratuit pour les enfants de 12 ans et moins accompagnés d'un adulte! Non applicable pour les groupes.DU 7 AU 10 MARS - SEMAINE DE RELÂCHE Lecture d'un conte russe: «Si Catherine de Russie m'était conté\u2026» En français: 15h (les 7, 8, 9 et 10 mars) En anglais : 14h (les 8 et 9 mars) Atelier pour les familles : création de médaillons royaux Bilingue: 11h, 12h, 13h, 14h (les 7, 8, 9 et 10 mars) Jeu de piste: «Merveilles de Russie: les trésors de Catherine la Grande» De 11h à 16h (les 7, 8, 9 et 10 mars) Pas de réservations pour cette activité.1379, rue Sherbrooke Ouest Métro Guy-Concordia/Peel 514.285.2000 Horaire détaillé des activités: www.mbam.qc.ca/relache-catherine Nombre de places limité.Premier arrivé, premier servi.Laissez-passer offerts à la billetterie du Musée à partir du 1er mars et le jour même de l'activité.L'exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée des beaux-arts de l'Ontario et le musée de l'Ermitage, en collaboration avec la Fondation canadienne du musée de l'Ermitage.Manufacture royale des Gobelins, Carrosse du couronnement des Romanov (détail), premier quart du XVIIIe s., restauré en 1856, chêne, hêtre, frêne, pin, fer, acier, cuivre, bronze, argent, verre, cuir, soie, tissu.Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.Catherine de Russie.Un vrai conte de fées\u2026 CATHERINE DE RUSSIE T R É S O RS DE TS A R D U 2 FÉ V R I ER AU 7 MA I 2 0 0 6 UNE PRÉSENTATION DE 3386310A « C'est plus théâtral et plus varié comme spectacle.C'est plus poli et frotté.On a répété 200 heures, soit plus que les deux spectacles précédents combinés.» Viau En collaboration avec 1 escapade nocturne 500 tapeta lucida 0 cauchemar Pour la relâche scolaire Le Biodôme au clair de lune.un déTOUR 5 étoiles Du3mars au 11mars Membrane réfléchissante qui permet la vision nocturne chez les animaux.LE JOUR 9 h à 17 h 30 Spectacle multimédia et communication en direct avec l'équipe de la Mission Antarctique Alimentation des manchots (10 h 30 et 14 h 30) LE SOIR 17 h 30 à 20 h 30 Visite de nuit des écosystèmes Spectacles d'oiseaux de proie Visite de l'Observatoire de la Tour de Montréal Astronomie www.biodome.qc.ca 514.868.3000 Forfait Bio-Tour 3382340A . ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE Les Parker dans Mozart Nos trois Parker pianistes \u2014 les frères Jon Kimura et James et leur cousin Ian\u2014 viennent de signer un programme de concertos de Mozart chez CBC Records / Les Disques SRC, avec l'Orchestre de Radio-Canada de Vancouver dirigé par Mario Bernardi.Jon Kimura joue le célèbre K.467 (le Elvira Madigan), Jon Kimura et James jouent celui pour deux pianos, K.365, et tous sont réunis dans le K.242 à trois pianos.Rappelons qu'on entend Ian ces jours-ci dans le premier Concerto de Brahms avec l'Orchestre Métropolitain.À Montréal : concert lundi soir, 19 h 30, salle Maisonneuve de la PdA.Les deux Milhaud Habituellement enregistrés séparément, les deux Concertos pour violon de Darius Milhaud font l'objet d'un couplage Orfeo, joués par Arabella Steinbacher et l'Orchestre de Radio-Munich, dir.Pinchas Steinberg.Deux pièces de Milhaud pour violon et orchestre complètent le disque.Le 2e Concerto est celui que le violoniste acadien Arthur Le Blanc commanda et créa en 1946.Alexandre Da Costa doit l'enregistrer l'an prochain chez Disques XXI.Réédition Gulda Brilliant réédite en un coffret de neuf compacts l'intégrale Friedrich Gulda des 32 Sonates pour piano de Beethoven réalisée en 1967.Le pianiste autrichien avait alors 37 ans et l'enregistrement avait d'abord paru chez Amadeo, en onze 33-tours.Retour du Philadelphie L'Orchestre de Philadelphie recommence à enregistrer, cette fois avec son chef Christoph Eschenbach, successeur des Ormandy et Stokowski, et pour la marque scandinave Ondine.Premier titre de sa rentrée au disque : le Concerto pour orchestre de Bartok, dont il existe au moins trois enregistrements passés du Philadelphie, soit deux chez Columbia et un chez RCA.Daquin orchestré Les 12 Noëls pour orgue de Louis-Claude Daquin font l'objet d'une nouvelle version pour le moins inusitée : la marque Linn les offre dans une adaptation pour choeur et ensemble instrumental, exécutée par les choristes et musiciens de la Royal Scottish Academy of Music.Chopin par Rudy Le dernier disque du pianiste Mikhaïl Rudy, chez EMI, est un Chopin : 24 Préludes, Sonate op.35 (celle qui contient la Marche funèbre) et quelques Nocturnes.Activez notre « Alerte emploi » et trouvez un Plusieurs propositions d'emploi.On vous nomme Parent du siècle.CV pas mis à jour.Perdez 2 tours.On vous donne plein de surnoms sympa.Nommé « joueur le plus utile » au bureau.Votre mariage se porte mieux que jamais.Le succès ne vous enfle pas la tête.Élu collègue le plus sympa.Votre alma mater vous remet un diplôme honorifique.Vous arrivez à tout garder en perspective.Jouez de nouveau.Vos enfants vous trouvent cool.Vous oubliez d'utiliser « Conseils sur le réseautage » sur workopolis.com.Reculez de 5 cases.La compagnie paie votre stationnement.Prenez des vacances de rêves en Arizona.Vous oubliez d'utiliser les outils de recherche d'emploi sur workopolis.com.Perdez 2 tours.Utilisez notre section « Rapid Emploi » sur workopolis.com pour vite trouver l'emploi idéal.On s'arrache déjà vos Mémoires.L'un des 47 « employeurs de choix » sur 50 au pays vous embauche.Baignez en plein bonheur domestique.On lance une figurine d'action à votre effigie.Les ventes montent en flèche.Avalanche de Montrez à votre promotions.enfant à patiner dans votre cour.Prenez un an de congé pour un projet en Amérique centrale.Votre enfant fait votre portrait à la peinture digitale.Vous faites partie des « étoiles montantes ».L'équipe de hockey que vous dirigez gagne le championnat.Utilisez nos « Conseils sur la rédaction de CV et la survie à l'entrevue ».Abonnez-vous à notre « Bulletin Info-Emploi ».super emploi.Se m i - r e t r a i t e Gérez votre carrière avec workopolis.com.Vous gagnerez à tout coup.47 des 50 « employeurs de choix » au Canada affichent sur notre site.Plus d'emplois sont affichés sur notre site plutôt que sur tout autre site au pays.Plus d'entreprises recrutent avec nous plutôt que sur tout autre site d'emplois au pays.VOTRE VIE VOUS ATTEND.Vous bâtir une belle carrière, c'est le début de la belle vie.Commencez dès maintenant à bâtir la vôtre.3377211A "]
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