La presse, 7 novembre 2005, Cahier A
[" Montréal lundi 7 novembre 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 19 76 pages 6 cahiers Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Pourriez-vous me dire qui a gagné ?Je regardais Star Académie.» \u2014Gérald Tremblay « Moi aussi, j'aimerais le savoir, je regardais Tout le monde en parle.» \u2014Pierre Bourque CONSOMMATION DE COCAÏNE Legendre somme Boisclair de vider SOMMAIRE la question une fois pour toutes Astrologie du jour ACTUEL 10 Bandes dessinées ACTUEL 6 Bridge ACTUEL 9 Décès ACTUEL 10 Forum A 20 et 21 Horaire télévision ARTS 2 Loteries A 11 Monde A 19 et 22 Mots croisés ACTUEL 6 et 9 Mot mystère ACTUEL 6 Observateur ACTUEL 7 Petites annonces ACTUEL 7 et AFFAIRES 4 Quoi faire ARTS 6 Têtes d'affiche ARTS 6 Météo Nuageux en matinée, ensoleillé en après-midi, maximum 9, minimum 4, plus de détails en page SPORTS 8 L-V 6 21924 98765 1 TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 André Boisclair « a mal géré la crise » entourant son passé de consommateur de cocaïne et doit lever le voile sur ses frasques passées une bonne fois pour toutes, estime Richard Legendre.« Donner de l'information au compte-gouttes comme il le fait, c'est le supplice de la goutte pour le parti », a-t-il lancé en entrevue à La Presse, hier.André Boisclair doit, selon lui, répondre aux questions que se posent toujours une partie des militants du Parti québécois à son sujet.« Il faut qu'il fasse un geste final », a affirmé Richard Legendre, qui déplore que cette affaire monopolise toute l'attention dans l'actuelle campagne.« S'il juge qu'il a tout dit, qu'il dise clairement qu'il a tout dit.C'est ce qu'il disait jusqu'à maintenant mais, mercredi dernier, en se faisant poser quelques questions de plus, il en a rajouté », a-til expliqué.En marge du sixième débat de la course, la semaine dernière, André Boisclair a en effet révélé que sa dernière consommation remonte à sept ou huit ans et qu'il n'avait pas acheté lui-même la cocaïne.Richard Legendre s'est abstenu de dire ce que devrait faire André Boisclair pour vider cette affaire.Une entrevue à un média ?Une conférence de presse ?« André est un grand garçon.Il sait quoi faire.Mais il faut qu'il y ait un point final à ça », a-t-il répondu.>Voir LEGENDRE en page A16 Plus de 300 photos de Montréal et de ce qui l'anime Vingt témoignages de Français établis dans la métropole Français de Montréal Offert en librairie et sur 250 www.cyberpresse.ca/librairie FRANCE PRIORITÉ «ABSOLUE» AU RÉTABLISSEMENT DE L'ORDRE PUBLIC PAGE A19 MUNICIPALES 2005 > 16PAGES PHOTO PC TREMBLAY BALAIEMONTRÉAL >BOURQUE RESTE CHEF DE L'OPPOSITION > PERCÉE ENCOURAGEANTE DE PROJETMONTRÉAL > FAIBLE PARTICIPATION DES MONTRÉALAIS YVES BOISVERT La pénible transition de Longueuil «démanché» PAGE A11 LONGUEUIL > GLADU ÉCRASE SON ADVERSAIRE PAGE A11 LAVAL > VAILLANCOURT ÉLU POUR UN CINQUIÈME MANDAT PAGE A13 QUÉBEC > LA «DÉFUSIONNISTE» BOUCHER ACCÈDE À LAMAIRIE PAGE A15 «Il va falloir travailler à l'unité des 13 municipalités qui maintenant en forment une.» \u2014ANDRÉE BOUCHER LÉVIS > GARON MORD LA POUSSIÈRE PAGE A9 CAFOUILLAGE INFORMATIQUE PAGE A6 RIMA ELKOURI Sans suspense ni trompette PAGE A10 UNE DÉMOCRATIE BOITEUSE L'ÉDITORIAL D'ANDRÉ PRATTE PAGE A20 PHOTOFRANÇOIS ROY, LA PRESSE© PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © PHOTO PC Sans suspense ni trompette RIMA ELKOURI CHRONIQUE Gérald Tremblay a donc été réélu haut la main, hier.On ne peut pas feindre la surprise.On ne peut pas dire que la campagne nous a tenus en haleine jusqu' au d e r n i er moment .On ne peut pas dire que le suspense a fait frémir la ville assoupie.Les Montréalais avaient essentiellement le choix entre deux hommes.Un ex-maire autocrate qui a jadis rêvé « d'une île, une ville » ou un maire sortant qui s'est habilement démené dans la valse-hésitation des fusions-défusions ?Un instinctif ou un technocrate ?Un ex-candidat déchu de l'ADQ ou un ex-ministre libéral ?Un gars de 63 ans qui promet de boucher les nids-de-poule ou.un autre gars de 63 ans qui promet aussi de boucher les nids-depoule Vu l'importance démesurée que les deux principaux candidats à la mairie ont porté à ce dernier thème, on a cru au départ que la campagne électorale ressemblerait à un combat de coqs dans un nid-de-poule.C'était trop optimiste.Finalement, il n'y a même pas eu de combat.Ou si peu, Gérald Tremblay ayant refusé de participer à tous les débats de la campagne, sauf deux.Ce qui fait que la majorité des citoyens ont même oublié qu'il y avait une campagne.Sans doute que le maire sortant, qui partait avec plusieurs longueurs d'avance, ne voyait pas l'intérêt de prendre des risques.Sur le plan stratégique, il a eu raison.Sur le plan démocratique, un peu moins.Est-ce un hasard si le taux de participation a été l'un des plus faibles depuis 15 ans ?Le défi, hier, était donc de « faire sortir le vote », comme on dit.Mais sur le chemin de mon bureau de vote, hier avantmidi, j'ai bien vu que, après une campagne aussi soporifique, ce n'était pas là une mince tâche.Surtout que le vote municipal, c'est bien connu, n'est pas très « sorteux » de nature.Dans la rue, j'ai bien croisé quelques valeureux citoyens qui semblaient marcher vers le même sous-sol d'église que moi.Mais très vite, j'ai réalisé qu'ils n'étaient pas tous là pour « faire sortir le vote ».Plusieurs préféraient faire sortir le bagel, le bébé, le chien ou même le feuillet paroissial.Oui, oui, même le feuillet paroissial.Il y avait plus de gens sur le parvis après la messe qu'au sous-sol de l'église où se déroulait le scrutin.C'est dire l'enthousiasme que suscite la grand-messe municipale.Il y a là une forme de décrochage civique plutôt inquiétant.Les résultats de ces élections seront finalement à l'image de la campagne terne qu'on a servie aux Montréalais : platement prévisibles.On savait que Tremblay, fort de sa nouvelle image de grand sauveteur de Montréal, l'emporterait assez facilement.On savait que Bourque, nostalgique d'une ville qui n'est plus, aurait du mal à faire oublier son passage raté à l'ADQ et son opposition invisible.La seule curiosité était peut-être de connaître le sort que les Montréalais réserveraient à Projet Montréal, ce nouveau venu en politique municipale dont le programme se démarque par son originalité.« Vous voulez voter Bourque ?Il est « fini ».Vous voulez voter Tremblay ?Il n'en a pas besoin.Mais si vous votez pour Projet Montréal, ça fera toute la différence pour notre survie », disait à qui voulait bien l'entendre le chef du parti, Richard Bergeron, cette semaine.Il semble que son message ait été entendu dans certains arrondissements.Il reste à voir si l'appui reçu sera suffisant pour assurer l'avenir de ce jeune parti prêchant pour le développement durable.Pour Gérald Tremblay, dont le premier mandat a somme toute été perçu de façon positive par les Montréalais, les résultats d'hier s'inscrivent dans une continuité logique.Pour Pierre Bourque, qui espérait pouvoir être réélu après sa traversée du désert de quatre ans, c'est la fin d'une époque.Il se présentait aux citoyens comme leur « maire pour toujours ».Les Montréalais lui ont clairement dit que maire pour huit ans, c'était bien assez, merci.Le chef de Vision Montréal, qui a déjà dit qu'il n'était pas intéressé à faire carrière dans l'opposition, quittera sans doute l'hôtel de ville.Reste à espérer qu'il soit remplacé par quelqu'un qui prendra plus à coeur le rôle de chef de l'opposition et qui saura talonner comme il le fau t l 'admi n i s t ration en place.Montréal mérite au moins ça.Les résultats de ces élections seront finalement à l'image de la campagne terne qu'on a servie aux Montréalais : platement prévisibles.ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 LESRÉSULTATS LECONSEILMUNICIPAL DEMONTRÉAL 1MAIRE 64 CONSEILLERS Le conseilmunicipal regroupe lemaire de Montréal et tous les conseillersmunicipaux.Les conseillers d'arrondissement ne siègent que dans les arrondissements.Le conseilmunicipal de Montréal est formé de 65 élus.Pour avoir lamajorité, un parti politique doit y détenir 33 sièges.Le graphique ci-dessous montre la répartition des sièges à l'assemblée du conseilmunicipal.187 187 (52,8%) 130053 (36,7 %) GÉRALD TREMBLAY Équipe Tremblay-Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal PIERRE BOURQUE Équipe Bourque/Vision Montréal 31 601 (8,7 %) RICHARD BERGERON Projet Montréal 5 110 (1,4 %) MICHEL BÉDARD Parti Éléphant blanc de Montréal AU MOMENT DE METTRE SOUS PRESSE.VILLE DEMONTRÉAL En avance Équipe Tremblay- Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal En avance Équipe Bourque- Vision Montréal Projet Montréal Parti Éléphant blanc de Montréal Indépendant Non-disponible À minuit, en raison du cafouillage informatique qui a marqué les élections municipales d'hier, seulement 301 des 402 bureaux de votes avaient été dépouillés à Montréal.ANJOU SAINTLÉONARD MONTRÉAL-EST MONTRÉALNORD SAINT-LAURENT LACHINE MONT-ROYAL OUTREMONT CÔTE-SAINT-LUC HAMPSTEAD LASALLE VERDUN WESTMOUNT MONTRÉAL-OUEST POINTE-CLAIRE DORVAL BEACONSFIELD BAIE-D'URFÉ L'ÎLE-DORVAL L'ÎLE-BIZARD / SAINTE-GENEVIÈVE DOLLARD-DES-ORMEAUX PIERREFONDS / ROXBORO KIRKLAND SAINTE-ANNEDE- BELLEVUE SENNEVILLE CÔTE-DES-NEIGES/ NOTRE-DAME-DE-GRÂCE SUD-OUEST VILLE-MARIE PLATEAU MONT-ROYAL AHUNTSIC / CARTIERVILLE MERCIER / HOCHELAGAMAISONNEUVE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES / POINTE-AUX-TREMBLES ROSEMONT/ LA PETITE-PATRIE VILLERAY/ SAINT-MICHEL/ PARC-EXTENSION RÉSULTATS AU MOMENT DE METTRE SOUS PRESSE En avance En avance Équipe Bourque- Vision Montréal Projet Montréal Parti Éléphant blanc de Montréal Indépendant Non-disponible MAIRED'ARRONDISSEMENT LES ARRONDISSEMENTS >À Montréal, le pouvoir s'articule autour de deux instances : les 19 conseils d'arrondissement et le conseil municipal.Le conseil d'arrondissement est composé d'un maire d'arrondissement, des conseillers municipaux et des conseillers d'arrondissement.Certains conseils d'arrondissement ne sont toutefois formés que d'un maire d'arrondissement et de quelques conseillers municipaux.> Le nombre d'élus dans les conseils d'arrondissement varie donc d'un arrondissement à l'autre.On y trouve entre cinq et sept élus.La carte ci-dessus montre quel parti politique détiendra une majorité d'élus municipaux dans chaque arrondissement.La carte montre également quel parti politique détient le poste clé de maire d'arrondissement, lequel est élu par l'ensemble des électeurs d'un arrondissement.VILLES DE BANLIEUE VILLE DEMONTRÉAL Équipe Tremblay- Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© Gérald Tremblay célèbre la victoire avec les siens, rassemblés au Centre des sciences de Montréal.Victoire décisive de Gérald Tremblay SÉBASTIEN RODRIGUE Après avoir parlé de propreté pendant toute la campagne électorale, Gérald Tremblay a balayé Montréal en surclassant son adversaire à la mairie, Pierre Bourque, avec une avance de 16% tout en remportant 83 des 104 postes disponibles, selon les résultats disponibles au moment de mettre sous presse.Les élections se sont toutefois terminées avec le plus faible taux de participation depuis 40 ans.Un peu plus de 32% des électeurs se sont déplacés hier selon des résultats fragmentaires.Il faut remonter à l'élection de 1966 pour retrouver un taux de participation aussi faible, 30,9 %.À la mairie, le chef de l'Équipe Tremblay/Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM) jouissait donc d'une avance lui garantissant la victoire, avec 52,8 % des voix, contre 36,7 % pour son adversaire, le chef de l'Équipe Bourque/Vision Montréal.Le parti Projet Montréal s'est retrouvé au troisième rang et son chef, Richard Bergeron, obtenait 9,2 % des voix.Projet Montréal a tout de même pu faire élire Carl Boileau, le colistier de Richard Bergeron, ce qui permettra à son chef de siéger au conseil municipal de Montréal.Le parti Éléphant blanc a quant à lui fermé la marche avec 1,5 % des voix.Problèmes informatiques Le scrutin électronique a connu des ratés toute la journée à Montréal avec la transmission des résultats finaux au compte-gouttes et des problèmes à compiler le taux de participation.Plus de trois heures après la fermeture des bureaux de scrutin, 301 endroits de votation sur 402 avaient pu être comptabilisés.Le dévoilement des résultats a aussi été retardé par un incendie à l'école Morand-Nantel, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, où se trouvait un bureau de scrutin.L'incendie a forcé la prolongation de l'ouverture du bureau de scrutin pendant 50 minutes.La divulgation des résultats a ainsi été retardée de près d'une heure.Aux mairies d'arrondissement, Gérald Tremblay et son parti se dirigeaient vers une victoire dans 14 secteurs.L'arrondissement d'Anjou reste sous le contrôle du candidat indépendant Luis Miranda et de son équipe.L'Équipe Bourque/Vision Montréal, a remporté la mairie d'arrondissement dans Mercier-Hochelaga\u2014 Maisonneuve et Villeray\u2014Saint-Michel\u2014Parc- Extension.Le scrutin était encore trop serré pour déterminer un vainqueur aux mairies d'arrondissement dans Ville-Marie et le Sud-Ouest où peu de voix séparaient les candidats.Dans Ville-Marie, Benoît Labonté (UCIM) se dirigeait vers la victoire, tandis que Robert Bousquet (Vision Montréal) menait dans Sud-Ouest.Le parti de Pierre Bourque ne dispose plus que d'une majorité dans deux conseils arrondissements, tous les autres, sauf Anjou, se retrouvant sous l'emprise des élus de Gérald Tremblay.L'arrondissement de Rivièredes- Prairies\u2014Pointe-aux-Trembles est quant à lui partagé, avec une légère majorité pour l'Équipe Tremblay.Les élus de l'Équipe Bourque/ Vision Montréal l'ont pour la plupart emporté par de faible majorité, notamment dans Mercier- Hochelaga-Maisonneuve.Plusieurs demandes de dépouillements judiciaires sont à prévoir étant donné les faibles écarts entre les candidats.Dans son discours de victoire, Gérald Tremblay, a voulu se faire rassembleur.« Ce soir, il n'y a plus une ancienne ville et des anciennes banlieues.Ce soir, il y a Montréal », a-t-il lancé à ses partisans.Le maire de Montréal a aussi tendu la main aux élus des villes défusionnées.«Je souhaite qu'ensemble, nous puissions établir un climat de saine collaboration », a-t-il déclaré.Pierre Bourque a rapidement concédé la victoire à son adversaire.Il est demeuré vague sur son avenir politique.« Je vais rester, c'est certain que je vais rester.Je suis un homme de parole et je me suis engagé avec une équipe extraordinaire », a-til dit.Ailleurs en province À Québec, l'ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, a remporté la mairie.À Laval, Gilles Vaillancourt a remporté un cinquième mandat face des adversaires marginaux.La jeune candidate de 18 ans, Audrey Boisvert, a tout de même récolté près de 16% des voix.Sur la Rive-Sud, Claude Gladu succèdera à Jacques Olivier à la mairie de Longueuil et détiendra la quasi- totalité des sièges au conseil municipal.À Lévis, le maire sortant Jean Garon a essuyé la défaite aux mains de Danielle Roy-Marinelli.À Gatineau, le maire sortant Yves Ducharme a perdu face à Marc Bureau.Le maire sortant de Sherbrooke, Jean Perrault a eu plus de chance en défaisant sa principale adversaire, Hélène Gravel.Même chose pour Yves Lévesque à Trois-Rivières qui a défait l'ancien ministre péquiste Guy Julien.Jean Tremblay a pour sa part gagner la confiance des électeurs pour un autre mandat à Saguenay.Les élections se sont toutefois terminées avec le plus faible taux de participation depuis 40 ans.Un peu plus de 32 %des électeurs se sont déplacés hier, selon des résultats fragmentaires.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Rassemblés au Centre des sciences de Montréal, des partisans de Gérald Tremblay accueillent avec joie les résultats.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE© Les premiers résultats semblent inquiéter Pierre Bourque.ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© La journée d'hier n'a pas été de tout repos pour le chef de Vision Montréal, Pierre Bourque, qui a fait le tour de ses bureaux de campagne, où les bénévoles s'activaient à faire voter les électeurs, comme ici, dans Cartierville.Le sprint final de Pierre Bourque La Presse a voulu suivre les deux principaux candidats à la mairie durant leur dernière journée de campagne, hier.Le maire sortant, Gérald Tremblay, a rejeté notre proposition ; Pierre Bourque s'est prêté de bonne grâce à l'exercice.Récit d'un dernier sprint.LOUISE LEDUC 9h45.La tournée électorale de la veille s'est terminée à 23h30, mais Pierre Bourque s'est malgré tout levé comme d'habitude avant 6h.Il a fait ses 25 longueurs de piscine et pris un copieux déjeuner composé d'oeufs et de céréales.« Avec ça dans l'estomac, je suis bon jusqu'à ce soir ».Ce matin, il a même pris le temps de lire un peu.Mémoires : 50 ans de réflexion politique, de Raymond Aaron, sur la politique française.Votre première pensée au réveil, monsieur Bourque ?« La météo.Pourvu qu'il ne pleuve pas ! » 10h20.Pierre Bourque va voter à pied.L'école Marguerite-de-La- Jemmerais est tout près de chez lui.Une quinzaine de caméras sont déjà là.Pierre Bourque affiche une belle confiance.« Qu'allez-vous faire demain, si ça ne va pas comme vous voulez ?» lui demande une journaliste.« Ça va aller comme je veux ! » tranche-t-il.10h30.La Presse monte à bord de la Honda Civic hybride de Pierre Bourque, avec le chauffeur, l'attachée de presse, Suzanne Gagnon, et un étudiant de cégep qui a aussi obtenu la permission de suivre le chef de Vision Montréal toute la journée.Voilà qui remplit bien une Honda Civic ! 10h35.« Franchement, la typographie sur les bulletins est beaucoup trop fine, ça n'a pas d'allure !» se plaint M.Bourque après avoir voté.Puis, à son attachée de presse Suzanne Gagnon : « C'est toute une trotte de faire tous les bureaux, j'ai peur qu'on n'ait pas le temps d'aller partout.» La stratégie, aujourd'hui, n'est pas d'aller à la rencontre des électeurs mais bien de visiter chacun des 38 bureaux de Vision Montréal, où les bénévoles s'activent à stimuler le vote.11h15.Arrivée à l'Île-Bizard.« Pour moi, l'Île-Bizard, Sainte- Geneviève, c'est dans le sac.» M.Bourque, avez-vous tout de même dans vos poches deux discours, l'un pour la victoire, l'autre pour la défaite ?« Tout est dans ma tête.11h50, à Lachine.« C'est le fief de Claude Dauphin.La bataille va être dure, ici.» D'autant plus que, dans le bureau, il n'y a qu'une bénévole.« Tout le monde est sur le terrain », assure-t-elle.Pierre Bourque n'a pas l'air très rassuré.Midi.« Le dossier des fusions, c'est fini, alors cette campagne électorale a été plus facile, dit Pierre Bourque.En 2001, dans Westmount et Côte-Saint-Luc, je me faisais bousculer et je me suis fait beaucoup insulter.» 12h45, dans la Petite-Bourgogne.« Si je ne gagne pas ici, dans le Sud-Ouest, je m'en vais chez nous ! » lance M.Bourque, à qui les organisateurs résument la situation.Jusqu'ici, 12 des 235 Montréalais d'origine chinoise réputés favorables à Bourque sont allés voter, et seulement deux Pakistanais sur 159, lui annonce- t-on.13h15.« Je le savais, que ça flancherait ! » Les ordinateurs du Directeur général des élections ont sauté.Vision Montréal n'a plus accès aux listes indiquant d'heure en heure quels citoyens ont voté et lesquels il faut convaincre de le faire.Consolation pour Pierre Bourque : le soleil sort.13h50, Côte-des-Neiges.« Comment ça va avec nos crickets ?» s'enquiert M.Bourque.Les quoi ?Les « crickets » : des joueurs de cricket indiens qui passent la journée à transporter des électeurs qui lui sont favorables.Ça marche, confirme-t-on.Mais dans Côte-des-Neiges, il s'inquiète.« Êtes-vous la seule bénévole chinoise ?» demande-til à une Asiatique.« Non, non, les autres sont sur le terrain.» 13h55, Côte-Des-Neiges.« Le vote des Philippins sera crucial.Ici, il y en a 7000.» Leur appui est d'autant plus important que « le vote juif », dit Pierre Bourque, est acquis à Michael Applebaum et Saulie Zajdel, du camp Tremblay.14h05, à Outremont.En 2001, dit M.Bourque, « j'ai obtenu 64 % des voix des gens de Montréal.Alors dans ma tête, je n'ai pas été battu.J'ai été battu par les défusionnistes, au terme d'un vote très émotif, très anti-Parti québécois.» 14h45, Plateau-Mont-Royal.La tension monte.Les problèmes informatiques ne sont toujours pas réglés, et les bénévoles travaillent sans savoir s'ils appellent des gens qui sont déjà allés voter ou pas.« Il ne faut pas paniquer, il faut juste s'organiser », lance Pierre Bourque.15h12.Pierre Bourque engage un vrai sprint : « Quand l'obscurité arrive, c'est la fin.» 15h13, Parc-Extension.« C'est bon, les communautés culturelles votent.Ça me réchauffe le coeur.Si elles votent, on va gagner, c'est sûr.» 15h20.« Le DGE ne répond pas ! Je ne comprends pas qu'il n'ait pas d'informaticien volant », s'indigne Pierre Bourque.Les ennuis informatiques se poursuivent.« Je vais envoyer le président du parti voir directement Jacqueline Leduc (greffière de la Ville et présidente des élections).16h25, Ahuntsic.« Achille Polcaro a toujours peur de se faire battre parce qu'il est Italien dans un quartier francophone.Mais de tous, c'est celui qui correspond le mieux à l'image du conseiller idéal.Il va voir les citoyens, il s'occupe des trous dans la chaussée.» 16h35.On présente un peu prématurément à Pierre Bourque le « gâteau de la victoire ».Beaucoup de glaçage rouge et blanc, et une reproduction de la pancarte électorale sur le dessus.17h05.Monsieur Bourque, ditesnous donc franchement : à combien évaluez-vous vos chances?«Partout, je sens l'affection des gens, et on s'est renforcé beaucoup dans des endroits comme Pierrefonds et L'Île-Bizard.» Il semble y croire vraiment.Les Montréalais l'aiment, il aime les Montréalais.19h30, Ville-Marie.En raison des problèmes informatiques du DGE, on demeure dans le brouillard.« Il paraîtrait que 220 000 personnes ont voté, mais c'est dur à dire.Parle- t-on d'un taux de participation de 40%?De 30%?Ce sera la surprise.21h00.Bourque fait son entrée à l'Auberge Universel.Aucun résultat n'est encore entré.Les organisateurs lui parlent, mais il regarde fixement l'écran géant sur lequel seront bientôt dévoilés les premiers résultats.Pierre Bourque reste au milieu de la salle et c'est là, à la face du monde, qu'il apprendra l'issue des résultats.Seule une cinquantaine de sympathisants se sont pointés à la fête.Les journalistes, eux, sont présents en grand nombre.21h12.« Alors, il n'a pas l'air pressé de réagir ?», entend-t-on à Radio-Canada.Les premiers résultats sont mauvais pour Pierre Bourque.21h15.« On a une caméra sur lui », dit Jacques Bissonnet de Radio- Canada.Pierre Bourque ne dira pas grand chose, préférant attendre des résultats plus complets.21h45.Pierre Bourque tire de l'arrière par 46 000 voix.Défaites prévisibles dans Outremont, Lachine, Lasalle, Plateau Mont-Royal.Devant les médias, Pierre Bourque concède la victoire à Gérald Tremblay.«À la lecture des chiffres que je vois, je me dois de féliciter M.Tremblay.» Les journalistes demandent au candidat battu ce qu'il compte faire.« Laissez-moi d'abord me reposer.» 22h15.«Mon père y a mis tout son coeur, mais je savais que la bataille serait difficile », admet Ana, la fille de Pierre Bourque.Je le connais bien, il va vite retomber sur ses pattes ! » 22h30.N'est-ce pas un peu lourd de perdre comme ça, au milieu de la salle, devant tous les médias ?« Ouais, j'aurais peut-être dû me trouver une petite salle et attendre les résultats tranquillement.Mais bon, c'est moi, ça, je reste avec le monde », dit Pierre Bourque.22h35.«Y a-t-il un médecin dans la salle ?» C'est par cette phrase que se termine le discours du candidat défait à la mairie.Une partisane, l'une des rares à s'être rendue au lieu de rassemblement, s'écroule, victime de ce qui semble être une crise d'épilepsie.22h45.Radio-Canada insiste pour interviewer Pierre Bourque sur une estrade.tout juste devant la partisane écroulée.En arrière-plan, les ambulanciers arrivent.Radio-Canada cadre serré.22h50.Vous qui détestez être chef de l'opposition, allez-vous vraiment rester en politique ?Déjà, la réponse est moins claire que quelques minutes plus tôt.«Oui, je reste à l'hôtel de ville, dit M.Bourque.Pour les prochains mois.» 23h15.Dans la salle, une autre dame s'est effondrée.Une autre ambulance arrive.M.Bourque, lui, ne comprend plus rien.« En 2001, M.Tremblay a obtenu 310 000 votes et moi, 280 000.Cette fois, M.Tremblay n'en a que 154 000 et moi, j'en ai 180 000 de moins.Où sont allés tous les votes ?» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE© Pierre Bourque, sa petite-fille accrochée à sa jambe, au lancement de sa campagne, le 18 septembre.ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE C'est un Pierre Bourque un brin déconfit qui a suivi hier soir l'inscription des résultats, accompagné de sa fille, Anita, de son fils, Enrique, et de son attachée de presse, Suzanne Gagnon.Secoué, Pierre Bourque va «rester» SARA CHAMPAGNE « Je vais rester, c'est certain que je vais rester.Je suis un homme de parole et je me suis engagé avec une équipe extraordinaire », a dit Pierre Bourque en concédant la victoire à Gérald Tremblay, vers 22 h, alors qu'il restait environ 100 000 votes à dépouiller.Lui qui avait pourtant admis durant la campagne qu'il avait été un piètre chef de l'opposition.« On va se réunir demain et décider, mais je vois que ma colistière, Nicole Thibault, est en avance dans le district Marie-Victorin.Je ne vais pas lâcher.Ce sont quand même de bonnes nouvelles.Les traits tirés, les joues rougies par l'effort, Pierre Bourque souhaite prendre un peu de repos et décanter tout ça avant de déterminer comment il entend siéger à l'opposition.Devant une cinquantaine de partisans réunis hier à l'auberge Universel de l'arrondissement de Rosemont\u2014La-Petite- Patrie, il s'est engagé à rencontrer ses membres un à un avant de décider du rôle qu'il tiendra au sein du conseil municipal.Encore vers 21 h hier, il gardait espoir de redevenir le maire de Montréal.Mais il a dû se rendre à l'évidence.Il a expliqué à ses partisans émus aux larmes que si son parti a remporté des sièges dans certains arrondissements \u2014comme Ville-Marie et Hochelaga-Maisonneuve \u2014, il n'a pas fait de gain dans l'Ouest-de-l'Île, comme il s'y attendait.« Je m'attendais à gagner.Vraiment.J'ai fait une très très bonne campagne.Je me suis battu, vraiment battu jusqu'à la fin.Alors maintenant les citoyens ont décidé.Je suis un homme démocrate, je dois me rallier à eux.» Il s'explique cependant mal certaines défaites, comme dans Rosemont\u2014La-Petite- Patrie.« C'est triste.Je ne comprends pas.Et j'ai de la difficulté à comprendre ce vote électronique.Toute la journée on a entendu parler de bogues.Et il reste encore des dizaines de milliers de votes à dépouiller », n'a pas manqué de dire le politicien déchu.Jusqu'à la fermeture des bureaux de scrutin, vers 20 h, M.Bourque a poursuivi la tournée de ses 37 locaux pour saluer les bénévoles.Il aura marché et remarché durant toute la campagne comme il l'avait promis.Africains, Dominicains et Chiliens l'ont tous applaudi chaleureusement.« C'est un politicien atypique.Il a étudié en Belgique et, comme nous autres, il a eu de la difficulté à faire reconnaître ses diplômes au Québec », a dit le Chilien d'origine Manuel Fierro, un bourquiste de Ville- Marie, qui attendait encore la fin des résultats.« Nous sentions qu'avec lui on aurait eu accès à des postes administratifs à la Ville.Bourque est quelqu'un avec qui on se sent en famille », a ajouté Julio Forres, un Dominicain arrivé à Montréal il y a 20 ans.L'ex-maire prendra un peu de repos avant de déterminer comment il entend siéger dans l'opposition.«Tremblay! Tremblay! Tremblay!» scandaient les fans du souriant maire réélu NATHAËLLE MORISSETTE « Ce soir, il n'y a plus une ancienne ville et des anciennes banlieues.Ce soir, il y a Montréal ! » Accueilli en véritable héros par quelque 200 militants réunis au Centre des sciences, le chef l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), Gérald Tremblay, élu maire pour un second mandat, est monté sur scène en tendant la main aux maires des villes défusionnées.« Je souhaite qu'ensemble nous puissions établir un climat de saine collaboration, a-t-il lancé.Une collaboration essentielle au développement, tant au niveau de l'agglomération que de la communauté métropolitaine de Montréal.Même si les citoyens ont fait le choix de reconstituer leur ville, pour nous, c'est important qu'on travaille dans l'harmonie », a-t-il ensuite ajouté en point de presse.Dans son allocution, M.Tremblay en a profité pour souligner le travail mené par ses deux principaux adversaires, le chef de Vision Montréal, Pierre Bourque, et le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.Il a également remercié sa femme, Suzanne Tailleur, ainsi que ses deux enfants, Georges-Étienne et Marie-Laurence, pour leur soutien.Une longue soirée La soirée a été longue pour les partisans de M.Tremblay, qui ont dû prendre leur mal en patience avant d'apprendre que leur candidat avait remporté la mairie de Montréal.Un début d'incendie dans la chaufferie de l'école Morand- Nantel, à Saint-Laurent, a forcé l'évacuation du bureau de scrutin qui s'y trouvait pendant une cinquantaine de minutes.Afin de ne pas pénaliser les électeurs, le bureau de vote a fermé ses portes à 20 h 50 au lieu de 20 h.Les militants de l'UCIM ont commencé à affluer tranquillement peu après 21 h dans une salle de ballons verts et blancs, couleurs du parti.Les yeux rivés aux écrans géants installés un peu partout, ils ont passé une bonne partie de la soirée à suivre le dépouillement du vote.À l'annonce des premiers résultats, qui confirmaient l'avance des candidats de l'UCIM, ils étaient toutefois peu nombreux à manifester leur enthousiasme malgré les encouragements d'un maître de cérémonie déterminé à réchauffer la salle.Puis, à mesure que la soirée avançait, les applaudissements de la foule se sont faits entendre.Pendant ce temps, le maire sortant suivait le dépouillement du vote en compagnie de sa famille et de quelques collaborateurs.Après une campagne calme et sans histoire, M.Tremblay, qui a passé les dernières semaines à rencontrer des citoyens, a récolté le fruit de ses efforts en remportant, à 63 ans, un second mandat.Pour séduire l'électorat, le chef de l'UCIM a d'ailleurs misé sur ses réalisations des quatre dernières années.« Nous avons connu une excellente campagne, a déclaré hier, le porte-parole de l'UCIM, Maxime Chagnon, peu de temps avant la fermeture des bureaux de scrutin.M.Tremblay a su bien expliquer les enjeux et les priorités du parti.Après quatre ans à la mairie, il a su s'imposer.» Hier, à quelques heures du dévoilement des résultats, Gérald Tremblay est allé voter au Centre d'éducation des adultes, à Outremont.Il était accompagné de sa femme et de ses deux enfants.Il a ensuite fait un saut dans quelques bureaux électoraux pour encourager ses candidats et les bénévoles qui ont travaillé durant toute la campagne.Le maire réélu tend la main aux maires des villes défusionnées.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, PC Le maire réélu de Montréal, Gérald Tremblay, avait la mine réjouie hier soir, entouré de ses partisans au Centre des sciences de Montréal, dans le Vieux-Port.ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 LES RÉSULTATS Ahuntsic-Cartierville Mairie d'arrondissement : Maurice Beauchamp, VM, 11 208 votes (38,5%) Marie-Andrée Beaudoin, UCIM, 14 320 votes (49,2 %) Yves Laporte, PM, 3591 votes (12,3 %) Conseillers de ville élus : Jean-François St-Onge (UCIM) Jocelyn Ann Campbell (UCIM) Pierre Lapointe (UCIM) Noushig Eloyan (UCIM) Côte-Des-Neiges\u2014Notre-Damede- Grâce Mairie d'arrondissement : Michael Applebaum, UCIM, 12 035 votes (46,7%) Sonya Biddle, VM, 7096 votes (27,6 %) Alexandre Montagano, IND, 1649 votes (6,4%) Jeremy Searle, Équipe Jeremy Searle, 4973 votes (19,3 %) Conseillers de ville élus : Saulie Zajdel (UCIM) Francine Senécal (UCIM) Marvin Rotrand (UCIM) Marcel Tremblay (UCIM) Warren Allmand (UCIM) Outremont Mairie d'arrondissement : Stéphane Harbour, UCIM, 4372 votes (70,3 %) Frédérick Churchill, VM, 659 votes (10,6 %) Claude Gladu, Parti des citoyens d'Outremont, 314 votes (5 %) Christine Hernandez, Oser Outremont, 876 votes (14,1 %) Conseillers de ville élus : Ana Nunes (UCIM) Christian G.Dubois (UCIM) Plateau-Mont-Royal Mairie d'arrondissement : Helen Fotopulos, UCIM, 9450 (46 %) Richard Théorêt, VM, 4879 votes (23,7%) Claude Mainville, PM, 6232 votes (30,3 %) Conseillers de ville élus : Michel Labrecque (UCIM) Richard Bergeron/Carl Boileau (Projet Montréal) Michel Prescott (UCIM) Eleni Fakotakis-Kolaitis (UCIM) Émilie Thuillier (Projet Montréal) Isabel dos Santos (UCIM) Sud-Ouest Mairie d'arrondissement : Robert Bousquet, VM, 5756 votes (40,2 %) Jacqueline Montpetit, UCIM, 5687 votes (39,7%) Daniel Tremblay, Équipe Ville- Marie, 1026 votes (7,2 %) PierreM.Valiquette, PM, 1586 votes (11,1 %) Glenmore Browne, IND, 279 votes (1,9%) Conseillers de ville élus : Line Hamel (Vision Montréal) Jean-Yves Cartier (Vision Montréal) Charles Veilleux (Vision Montréal) Ville-Marie Mairie d'arrondissement : Benoît Labonté, UCIM, 4767 votes (38%) Robert Laramée, VM, 4412 votes (35%) Louise O'Sullivan, Équipe Ville- Marie, 1405 votes (11,2 %) Jean-Pierre Denis, PM, 1967 votes (15,7%) Conseillers de ville élus : Catherine Sévigny (UCIM) Sammy Forcillo (UCIM) Karim Boulos (UCIM) Pierre Mainville (Vision Montréal) Villeray\u2014Saint-Michel\u2014Parc- Extension Mairie d'arrondissement : Anie Samson, VM, 14 709 votes (44,3 %) Paolo V.Tamburello, UCIM, 12 909 votes (38,9%) Jose Luis Bolanos, Equipe PM, 4170 votes (12,6 %) Muhammad Haseen, IND, 1383 votes (4,2 %) Conseillers de ville élus : Soraya Martinez (UCIM) Le coeur de la ville à l'UCIM CAROLINE TOUZIN Dans les arrondissements centraux de Montréal, la majorité des candidats de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM) menaient ou disputaient une chaude lutte aux candidats du parti de Vision Montréal (VM), hier soir au moment de mettre sous presse.L'exception: Villeray\u2014Saint-Michel\u2014 Parc-Extension, où l'Équipe Bourque avait une avance plus considérable.Un cafouillage de l'entreprise PG Élections a empêché La Presse de divulguer les résultats définitifs, hier soir.Dans l'arrondissement du Plateau- Mont-Royal, la mairesse, Helen Fotopulos, gardera fort probablement son poste.Elle menait alors par près de 3000 voix sur ses rivaux.Au deuxième rang provisoire venait le candidat de Projet Montréal, Claude Mainville, résultat de la concentration des efforts de ce nouveau parti dans le quartier.Il devançait alors par plus de 1000 voix le candidat de VM, Richard Théorêt.Son collègue et voisin dans l'arrondissement Outremont, Stéphane Harbour, n'a pas été inquiété.Il avait une confortable avance de plus de 3400 voix sur sa plus proche rivale, Christine Hernandez, du parti Oser Outremont.Dans l'arrondissement de Côte- Des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce, l'actuel maire, Michel Applebaum, bénéficiait d'une solide avance de plus de 4000 voix.En fin de campagne, ce candidat de l'UCIM a accusé sa rivale de VM, Sonya Biddle, de violer la loi électorale.La candidate ne réside pas depuis assez longtemps sur le territoire de la Ville de Montréal, a-t-il lancé la semaine dernière.Il faut croire que les électeurs l'ont entendu.Les alliés du maire Tremblay dans cet arrondissement et candidats au poste de conseiller : Marvin Rotrand (septième mandat), Marcel Tremblay et Francine Senécal avaient également une bonne avance.Surprise à Ahuntsic À Ahuntsic-Cartierville, une recrue de l'Équipe Tremblay, Marie-Andrée Beaudoin, a supplanté son adversaire de VM et maire suppléant depuis 2001, Maurice Beauchamp, par près de 3000 voix.Il faut dire que la candidate connaît très bien le quartier.Jusqu'à tout récemment, elle était directrice générale de la Corporation de dével Ahuntsic-Cartierville.Les arrondissements de Ville- Marie et du Sud-Ouest, eux, étaient le théâtre d'une chaude lutte au moment de mettre sous presse.Ville-Marie a été une épine au pied du maire Gérald Tremblay durant son premier mandat puisque l'arrondissement était détenu par le parti de Pierre Bourque.Le maire a voulu que ça change en recrutant l'ancien président de la chambre de commerce du Montréal métropolitain, Benoît Labonté.Il aurait gagné son pari.Vers 23 h, M.Labonté menait par 355 votes sur son rival de l'Équipe Bourque-Vision Montréal, Robert Laramée.« Tout le monde avait prévu une bataille difficile.Ce soir, c'est une satisfaction prudente.Demain, je pourrai en dire plus », a dit M.Labonté.Quant à la candidate de l'UCIM dans le Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit, elle perdait par une soixantaine de votes face à son rival de VM, Robert Bousquet.Dans Villeray\u2014Saint-Michel\u2014 Parc-Extension, le candidat à la mairie de l'arrondissement pour l'UCIM, Paolo V.Tamburello, a dû regretter d'avoir quitté VM il y a deux ans.Sa rivale et ancienne collègue, Anie Samson, menait par plus de 1800 voix peu après 23h.Elle n'aura plus besoin de s'enchaîner à son bureau pour protester contre la mauvaise ambiance qui régnait dans son local d'arrondissement, qu'elle partageait à l'époque avec M.Tamburello.Quand l'informatique déraille Le système de vote électronique et les sites Internet n'ont pas été à la hauteur PHILIPPE MERCURE La soirée des élections s'est déroulée dans le chaos à Montréal pour ceux qui tentaient de suivre l'évolution du vote.Le serveur chargé de traiter les résultats s'est retrouvé surchargé par toutes les données envoyées simultanément par les bureaux de vote, tandis que les sites Internet ont été incapables d'afficher clairement les résultats.Le vote électronique, en usage pour la première fois à Montréal, était censé fournir des résultats presque instantanément.À 22 h 15 hier, les résultats de seulement 240 des 402 bureaux de vote étaient entrés.Parmi ceux-ci, 123 provenaient du vote par anticipation de la semaine dernière.« Tous les bureaux essaient de transmettre en même temps, et le serveur est surchargé », a expliqué Joan Beauchamp, porte-parole au Bureau de la présidente d'élections àMontréal.Le site Internet diffusant les résultats n'offrait aucune vue d'ensemble des arrondissements.Aucun menu, aucune liste : pour passer d'un arrondissement à l'autre, il fallait aller modifier un chiffre caché dans l'adresse Internet du site.Et encore : cela ne donnait que les résultats des courses à la mairie.Pour savoir quels conseillers étaient élus dans les 73 districts, il fallait encore une fois y aller un district à la fois.« Les sites, dans l'ensemble, fonctionnent assez bien.C'est juste qu'il faut savoir comment en venir à bout », a expliqué Mme Beauchamp tard hier soir, admettant du même souffle que le site n'avait pas été conçu pour les médias.Le responsable de ce cafouillage : la firme PG Élections, qui a conçu les systèmes de vote de 83 des 179 municipalités qui votaient hier de façon électronique.On n'a pu joindre ses dirigeants hier.« Cette firme avait été aussi chargée du référendum de 2004.Mais c'est la première fois que le vote électronique est utilisé dans une ville de l'ampleur de Montréal », a affirmé hier Joan Beauchamp.On a expliqué que le système de vote électronique avait été testé au préalable, mais avec un volume de données beaucoup moindre que celui d'un véritable scrutin.Les journalistes qui suivaient sur Internet l'évolution du taux de participation avant la fermeture des bureaux de scrutin ont eu une autre surprise: celle de pouvoir prédire l'avenir.Il était en effet possible de connaître le taux de participation une heure à l'avance.« La programmation a été faite il y a deux semaines, alors qu'on était encore à l'heure avancée », a expliqué Mme Beauchamp.Dans certaines villes défusionnistes de l'île de Montréal, certains appareils ont flanché, obligeant les responsables à dépouiller les votes à la main.À Montréal même, quelques pépins se sont aussi produits.« On a eu neuf pannes signalées à 11 h (hier matin), et ça s'est arrangé en moins d'une demi-heure, a expliqué hier Joan Beauchamp.Dans certains cas, c'était une mauvaise connexion, dans d'autres, des machines étaient défectueuses et ont été remplacées.Dans certains bureaux, le personnel a eu besoin d'un peu de temps avant de s'adapter au nouveau système.Au collège Notre-Dame, par exemple, l'urne électronique a refusé les bulletins des premiers électeurs.Après un petit moment de nervosité, on s'est rendu compte que le scrutateur avait omis d'apposer ses initiales au verso des bulletins.Vingt minutes après l'ouverture du bureau, une quarantaine d'électeurs faisaient déjà la queue.Le fait qu'il n'y ait qu'une seule urne pour neuf sections de vote n'a pas aidé à résorber l'attente.« C'est surtout en début de journée que ce genre d'incident se produit, parce que le personnel n'est pas encore parfaitement à l'aise avec le système », a tenu à souligner Mme Beauchamp.Incendie à Saint-Laurent Pour ajouter à la confusion, un incendie s'est déclaré vers 17h dans la chaufferie de l'école Morand- Nantel, à Saint-Laurent, forçant l'évacuation du bureau de vote pendant 50 minutes.L'incident a retardé sa fermeture à 20 h 50.Puisqu'il est illégal de dévoiler des résultats avant que tous les bureaux soient fermés, l'incident a eu pour effet de prolonger l'attente dans toute la ville.Avec Nicolas St-Pierre PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE© Le système de vote électronique, en usage pour la première fois à Montréal, a connu des pépins hier.« Tous les bureaux essaient de transmettre en même temps, et le serveur est surchargé.» ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 SONYA BIDDLE Côte-des-Neiges/ Notre-Damede- Grâce TÊTES D'AFFICHE > ÉQUIPE BOURQUE | Vision Montréal ROBERT LARAMÉE Ville-Marie NORMAND MARINACCI L'Île-Bizard/ Sainte-Geneviève MAURICE BEAUCHAMP Rivière-des-Prairies/ Pointe-aux-Trembles RICHARD THÉORÊT Plateau-Mont-Royal DENISE LAROUCHE Rosemont- La-Petite-Patrie COLETTE PAUL Ahuntsic/ Cartierville ANIE SAMSON Villeray/Saint-Michel/ Parc-Extension ÉLUE ÉLU ÉLU ÉLU ÉLU ÉLUE ÉLU ÉLUE BATTUE BATTU BATTU BATTU BATTU BATTUE BATTUE NNOONN DDIISSPPOONNIIBBLLEE NNOONN DDIISSPPOONNIIBBLLEE NNOONN DDIISSPPOONNIIBBLLEE NNOONN DDIISSPPOONNIIBBLLEE NNOONN DDIISSPPOONNIIBBLLEE NNOONN DDIISSPPOONNIIBBLLEE LES RÉSULTATS Lachine Mairie d'arrondissement : Claude Dauphin, UCIM, 4391 (71%) Jasson Finney, VM, 1174 (21%) Conseiller de ville élu : Jane Cowell-Poitras (UCIM) Conseillers d'arrondissement élus : Bernard Blanchet (UCIM) Jean-François Cloutier (UCIM) Lasalle Mairie d'arrondissement : Manon Barbe, UCIM, 9816 (65%) Michael Vadacchino, 5268 (35%) Conseillers de ville élus : Richard Deschamps (UCIM) Alvaro Farinacci (UCIM) Conseillers d'arrondissement élus : Ross Blackhurst (UCIM) Laura Palestini (UCIM) Vincenzo Cesari (UCIM) Lise Zarac (UCIM) Île-Bizard\u2014Sainte-Geneviève Mairie d'arrondissement : Richard Bélanger, UCIM, 2586 (55 %) Normand Marinacci, VM, 1951 (41 %) Amina Ouaqouaq, PM, 167 (4%) Conseillers d'arrondissement élus : Diane Gibb (UCIM) Christopher Little (UCIM) François Robert (UCIM) Philippe Voisard (UCIM) Pierrefonds\u2014Roxboro Mairie d'arrondissement : Monique Worth, UCIM, 4219 (55 %) Michael Labelle, VM, 2676 (35%) Nima Valérie Machouf, PM, 741 (10%) Conseillers de ville élus : Christian G.Dubois (UCIM) Bertrand Ward (UCIM) Conseillers d'arrondissement élus : Roger Trottier (UCIM) Catherine Talbot (UCIM) Saint-Laurent Mairie d'arrondissement : Alan de Sousa, UCIM, 5586 (67%) Vincent Bilodeau, VM, 2196 (26 %) Maudeline Châtaigne, PM, 606 (7 %) Conseillers de ville élus : Laval Demers (UCIM) Patricia Bittar (UCIM) Conseillers d'arrondissement élus : Michèle D.Biron (UCIM) Maurice Cohen (UCIM) Verdun Mairie d'arrondissement : Claude Trudel, UCIM, 6803 (62 %) Philippe Lalonde, VM, 4227 (38%) Conseillers de ville élus : Ginette Marotte (UCIM) Alain Tassé (UCIM) Conseillers d'arrondissement élus : Paul Beaupré (UCIM) Marc Touchette (UCIM) Josée Lavigueur Thériault (UCIM) André Savard (UCIM) PHOTOROBERT SKINNER ARCHIVES LA PRESSE © Dans l'ouest de Montréal, Vision Montréal a subi un cinglant revers.Aucun de ses candidats n'a été élu.Balayage de l'UCIM dans l'Ouest TRISTAN PÉLOQUIN Coup dur pour Vision Montréal dans l'Ouest-de-l'Île : l'équipe de Gérald Tremblay a réussi un écrasant balayage, si bien qu'aucun des candidats de l'équipe de Pierre Bourque n'a réussi à y obtenir un poste.Deux des principaux piliers du cabinet de Gérald Tremblay, Alan de Sousa et Claude Dauphin, l'ont facilement remporté face à leurs adversaires.M.de Sousa, responsable du développement durable et du développement économique au sein du comité exécutif, qui briguait un second mandat dans l'arrondissement de Saint-Laurent, a obtenu la faveur de 5586 électeurs, loin devant les 2196 suffrages de son rival de Vision Montréal, Vincent Bilodeau.La candidate Maudeline Châtaigne mordait quant à elle la poussière avec seulement 606 voix.Dans Lachine, Claude Dauphin, responsable du transport au sein du cabinet Tremblay et président de la Société des transports de Montréal (STM), a récolté 4391 voix, contre 1174 pour son adversaire Jasson Finney, de Vision Montréal.Dans l'arrondissement de La Salle, Manon Barbe (UCIM), qui sollicitait un second mandat au poste de mairesse d'arrondissement, a pulvérisé son adversaire Michael Vadacchino, un ex-militant défusionniste transfuge de l'UCIM.Le résultat final est de 9 816 voix contre 5268.Monique Worth, qui sollicitait elle aussi un deuxième mandat sous les couleurs de l'UCIM dans l'arrondissement de Pierrefonds\u2014 Roxboro, l'a aussi emporté haut la main, avec 6124 voix contre 3730 pour son adversaire Michael Labelle.La candidate de Projet Montréal, Nima Valérie Machouf, a dû se contenter de 1048 appuis.La lutte s'est avérée plus féroce dans l'arrondissement de Verdun, où deux candidats se battaient pour remplacer le maire sortant Georges Bossé (UCIM), qui a quitté la politique après être resté 12 ans en poste.Avec 6803 votes, le candidat de l'UCIM, Claude Trudel, l'a remporté par 2576 voix contre Philippe Lalonde (4227 votes).La course a également été serrée dans l'arrondissement de l'Île-Bizard\u2014 Sainte-Geneviève.Le compte final est de 2586 voix pour le représentant de l'Équipe Tremblay, Richard Bélanger, contre 1951 pour son vis-à-vis, l'exmaire de l'Île-Bizard Normand Marinacci.Au cours de la campagne, ce dernier s'est déclaré favorable à ce que l'arrondissement de l'Île-Bizard\u2014Sainte-Geneviève se sépare de Montréal si une demande de révision judiciaire concernant les listes électorales utilisées lors du référendum sur les défusions concluait qu'il y a eu des irrégularités.Projet Montréal réussit sa percée Deux candidats, dont son chef, Richard Bergeron, en avance DANIEL DUBRÛLE Projet Montréal pourrait bien constituer une des surprises de la soirée, avec deux élus potentiels dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.Les deux candidats, dont le chef Richard Bergeron, menaient par de courtes avances en fin de soirée.« La phase 1 du parti est terminée et elle est concluante, nous sommes devenus un parti crédible », se réjouissait M.Bergeron devant des militants en liesse.Avec son colistier, Carl Boileau, en avance de 361 voix dans le quartier De Lorimier, M.Bergeron, a annoncé qu'il se présenterait au conseil municipal pour mettre de l'avant le programme de Projet Montréal.Émilie Thuillier, pour sa part, menait par 118 voix au poste de conseillère d'arrondissement dans le même district de De Lorimier.C'est dans l'arrondissement de Plateau-Mont-Royal que le parti a fait le plein de votes.Le candidat à la mairie d'arrondissement, Claude Mainville, l'un des fondateurs du parti, a fait relativement bonne figure en terminant deuxième derrière la mairesse sortante, Helen Fotopoulos, de l'UCIM.À mesure que les résultats du Plateau entraient, la foule s'enflammait davantage.« On les torche », a lancé un militant avec enthousiasme.Dans le reste de la ville, Projet Montréal a fait des scores honnêtes.Les organisateurs, eux, souhaitaient obtenir le taux requis pour obtenir le remboursement des dépenses électorales.Dix pour cent, c'était le nombre de voix que le chef de Projet Montréal souhaitait obtenir pour le placer sur les rails en vue du prochain rendez-vous électoral, en 2009.Dès que les premiers résultats sont sortis, les gens ont pu applaudir chaleureusement.Au moment de mettre sous presse, Bergeron avait obtenu près de 28 000 votes soit près de 9 %.« Ça va me permettre d'avoir la tête haute », a-t-il proclamé.Le défi de la reconnaissance Le défi de Projet Montréal pour cette élection était celui de se faire connaître et d'être reconnu sur l'échiquier politique de la ville.« La performance du parti est déjà acceptable, croit Amir Khadir, porte- parole de l'Union des forces progressistes et dont l'épouse se présentait pour Projet Montréal.Projet Montréal est probablement le parti qui fera l'opposition à l'hôtel de ville.Pierre Bourque ne restera pas.Projet Montréal lui restera et fera l'opposition.Ce n'est pas pour rien que les médias ont identifié le parti comme porteur d'espoir pour les élections à venir.» Il faut dire qu'il régnait une atmosphère de fête à la soirée électorale de Projet Montréal.Plusieurs centaines de personnes ont bravé les intempéries pour se rendre dans le quartier Centre-Sud.C'est une foule compacte qui s'entassait au Centre Saint-Pierre.« Ça me rappelle le RCM de 1974 », a dit André Cardinal, candidat défait dans le district Jeanne-Mance.M.Cardinal a représenté cet ancien parti à l'hôtel de ville de 1982 à 2001.Projet Montréal part de loin.Fondé il y a à peine 18 mois, le parti dirigé par un employé de l'Agence métropolitaine de transport, Richard Bergeron, se consacre principalement aux questions du transport.Il souhaite réinvestir dans le transport collectif en améliorant le transport en commun, limiter l'accès aux automobiles au centre-ville en imposant des droits d'accès aux automobilistes de la banlieue selon le nombre de personnes par voiture.Le candidat à la mairie a eu fort à faire au cours de cette campagne pour faire connaître le programme de son parti.On l'a empêché de participer aux deux débats télévisés, l'un en français et l'autre en anglais ; il a néanmoins obtenu une brève entrevue au terme du débat sur les ondes du Réseau de l'information.LÉGENDE > UCIM : Équipe Tremblay/ Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal > VM : Équipe Bourque/Vision Montréal > PM : Projet Montréal >EA :Équipe Anjou > EB : Parti éléphant blanc de Montréal > Ind : Indépendant ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 BATTU BATTU BATTU BATTU BATTU BATTUE BATTU BATTU PIERRE BÉLANGER Mercier/ Hochelaga- Maisonneuve TÊTES D'AFFICHE > ÉQUIPETREMBLAY | Union des citoyens de l'île de Montréal ANDRÉ LAVALLÉE Rosemont/ La-Petite-Patrie ÉLU BENOÎT LABONTÉ Ville-Marie ÉLU CLAUDE DAUPHIN Lachine ÉLU MICHAEL APPLEBAUM Côte-des-Neiges/ Notre-Damede- Grâce ÉLU HELEN FOTOPULOS Plateau-Mont-Royal ÉLUE ALAN DESOUSA Saint-Laurent ÉLU FRANK ZAMPINO Saint-Léonard ÉLU LES RÉSULTATS Rivière-des-Prairies/ Pointe-aux-Trembles Mairie d'arrondissement : Cosmo Maciocia (UCIM) : 11 570 (51,3 %) Marius Minier (Équipe Ville-Marie) : 1361 (6 %) Colette Paul (VM) : 9621 (42,7%) Anjou Mairie d'arrondissement : Rémi Arsenault (VM) : 1324 (12,3 %) Carol Beaupré (UCIM) : 3166 (29,4%) Luis Miranda (Équipe Anjou) : 5995 (55,7%) Gilles Rhéaume (PM) : 275 (2,6 %) Montréal-Nord Mairie d'arrondissement : Élaine Bissonnette (VM) : 4925 (40,6 %) Marcel Parent (UCIM) : (59,4%) Saint-Léonard Mairie d'arrondissement : Joseph Charles Raschella (VM) : 2782 (22,6 %) Frank Zampino (UCIM) : 9503 (77,4%) Mercier-Hochelaga-Maisonneuve Mairie d'arrondissement : Pierre Bélanger (UCIM) : 9389 (41 %) Éric Alan Caldwell (PM) : 2412 (10,5%) Lyn Thériault Faust (VM) : 11 124 (48,5%) Rosemont-La-Petite-Patrie Mairie d'arrondissement : Marc-André Gadoury (PM) : 5072 (17,5%) Denise Larouche (VM) : 11 492 (39,6 %) André Lavallée (UCIM) : 12 445 PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE © (42,9 %) Pas moins de 504 postes de maire et 2696 postes de conseillers étaient à combler dans l'ensemble du Québec.Plus de la moitié des postes avaient déjà été comblés sans opposition.Lutte serrée dans Rosemont-La-Petite-Patrie Rosemont est considéré comme un château fort de l'équipe de Pierre Bourque ANDRÉ DUCHESNE Une lutte farouche était en cours hier soir vers 21h45 dans l'arrondissement de Rosemont-La-Petite- Patrie, où la mairesse sortante et candidate de Vision Montréal, Denise Larouche, tirait de l'arrière par 953 voix sur le candidat de l'UCIM, André Lavallée.Au moment de mettre sous presse, Mme Larouche avait obtenu 11 492 voix et M.Lavallée, 12 445.Le troisième candidat, Marc-André Gadoury, de Projet Montréal, le parti de Richard Bergeron, a enlevé beaucoup de voix à l'un ou l'autre de ses adversaires avec 5072 votes.Rosemont est considéré comme un château fort de l'équipe de Pierre Bourque.D'ailleurs, sa colistière, Nicole Thibault, s'y présentait dans le district de Marie- Victorin.Aucun résultat dans son district ne nous était parvenu au moment de mettre sous presse.Anjou À Anjou, le candidat indépendant Luis Miranda semblait en voie de gagner son pari : à 21h20, il avait 5995 voix des électeurs, soit 2829 de plus que son plus proche adversaire, Carol Beaupré, de l'UCIM.En 2001, Miranda, alors avec l'équipe de Gérald Tremblay, avait récolté plus de 10 600 voix.Saint-Léonard Dans Saint-Léonard, le président du comité exécutif de la Ville, Frank Zampino, n'a jamais été inquiet.Moins d'une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote, il menait par 6721 voix sur son unique adversaire, Joseph Charles Raschella, de Vision Montréal.M.Zampino récoltait 9503 voix (77% du total) contre seulement 2782 pour M.Raschella.Mercier-Hochelaga-Maisonneuve Candidat de l'équipe Tremblay dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, l'ancien ministre péquiste Pierre Bélanger traînait la patte en milieu de soirée alors qu'il était devancé par la conseillère du district de Louis-Riel, Lyn Thériault Faust, pour le poste de maire d'arrondissement.À 21h30, M.Bélanger obtenait 9389 votes contre 11 124 pour Mme Faust.Quartier populaire par excellence, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve est un fief de Vision Montréal.En 2001, les cinq candidats de VM aux postes de conseillers municipaux, Ivon Le Duc, Richer Dompierre, Lyn Thériault Faust, Luc Larivée et Claire St-Arnaud, avaient littéralement piétiné leurs opposants de l'UCIM.Rivière-des-Prairies Le maire de l'arrondissement de R i v i è r e - d e s - P r a i r i e s / Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia, était en bonne voie d'être réélu hier soir.Alors que le dépouillement des bureaux se poursuivait, le candidat de l'UCIM avait 11 570 voix, contre 9621 pour Colette Paul, de Vision Montréal, et seulement 1321 à Marius Minier, de l'Équipe Ville-Marie.En 2001, M.Maciocia l'avait emporté par près de 600 voix sur son adversaire de Vision Montréal.Par contre, le parti du maire Bourque avait fait élire deux conseillers municipaux, Marius Minier et Michel Plante.Montréal-Nord Enfin dans Montréal-Nord, le maire d'arrondissement sortant et candidat de l'UCIM, Marcel Parent, avait récolté 7205 voix vers 21h30 contre 4925 pour Élaine Bissonnette, de l'Équipe Bourque/Vision Montréal.3354293A Seulement de la maîtrise jusqu'à ce que vous deveniez le maître.MDX Offres de location-bail d'une durée limitée, par l'entremise de Honda Canada Finance Inc.S.A.C.seulement.Tarifs mensuels de location-bail d'une durée de 48 mois établis pour l'Acura MDX (modèle YD1866JN) 2006 neuve.Un acompte de 9354$ vous donne un versement mensuel de 498$ et un total des paiements de 33258$.Taux de 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Mont-Royal, Brigitte Mack-Arsenault (22 %).Ancienne présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Mme Danyluk est bien connue des 20 000 habitants de Mont-Royal.Elle a en effet été mairesse de la ville de 1987 à 1994.À l'instar des citoyens de Mont- Royal, des milliers d'électeurs de l'île de Montréal ont dit adieu hier à la grande ville en se rendant aux urnes pour élire leurs nouveaux maires et conseillers municipaux.De Montréal-Est à Sainte-Annede- Bellevue en passant par Westmount, les citoyens de 10 municipalités de l'île ont choisi ceux et celles qui présideront à leurs destinées à partir du 1er janvier prochain.C'est à cette date que les villes fusionnées à Montréal en 2001 renaîtront de leurs cendres.Hampstead a été le théâtre d'une chaude lutte à trois.C'est finalement William Steinberg qui l'a emporté, un homme sans expérience politique, mais qui avait mené le mouvement défusionniste.M.Steinberg a récolté 41,47% des voix, devançant l'ancien maire Irving Adessky (34,37 %) et le conseiller d'expérience Gerald Kessner (24,16 %).Pas de surprise dans Westmount, où la favorite et actuelle présidente d'arrondissement, Karin Marks, a défait son seul adversaire, Gerald Glass, en raflant 89,44% des voix.M.Glass n'a récolté que 375 votes.Il avait mené une campagne plutôt discrète, avec un programme électoral tapé à la machine et photocopié, et des affiches faites au crayon feutre sur des cartons.À Dorval, où quatre candidats se faisaient la lutte pour le fauteuil du maire, Edgar Rouleau a remporté les honneurs avec une majorité absolue de voix (52 %).Le chef d'Action Dorval succède ainsi à l'ancien maire d'arrondissement, Peter Yeomans, qui avait annoncé en septembre dernier son départ de la vie politique après 27 ans de carrière.Le chef des Citoyens de Dorval pour la démocratie, Brent Hussey, est arrivé bon deuxième avec 30 % des voix.M.Hussey avait siégé comme vice-président du camp du Oui lors de la campagne de 2004 portant sur les défusions.Quant à Raymond Lauzon, il a recueilli 16% des suffrages.Ralph Pelley a dû se contenter de miettes, avec 82 votes.Dans Côte-Saint-Luc, les électeurs ont jeté massivement leur dévolu sur le candidat indépendant Anthony Housefather.Au moment de mettre sous presse, celui-ci jouissait d'une confortable avance.Fort de l'appui de sept électeurs sur 10, M.Housefather prendra le relais de l'ancien maire Peter Libman, qui avait annoncé son départ de la vie politique en septembre dernier.M.Housefather n'est pas un nouveau venu en politique municipale puisqu'il siège présentement au poste de conseiller d'arrondissement.À 79 ans, Bernard Lang devra quant à lui remettre à plus tard son retour en politique.Au moment de mettre sous presse, le candidat mordait la poussière avec 16% des votes (sept bureaux de scrutin sur 11).Les résultats complets des scrutins ne seront vraisemblablement connus qu'aujourd'hui.En raison des ratés qu'a connus hier le système de votation électronique mis au point par la firme PG Élections, plusieurs boîtes ont dû être dépouillées à la main.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© À l'instar des citoyens de Mont-Royal, des milliers d'électeurs de l'île de Montréal ont fait leurs adieux hier à la grande ville en se rendant aux urnes pour élire leurs nouveaux maires et conseillers municipaux.En 2001, des résidants de l'ouest de l'île avaient manifesté leur opposition aux fusions annoncées (notre photo).LISTE DES MAIRES ÉLUS > Beaconsfield : Bob Benedetti (en avance) > Côte Saint-Luc : Anthony Housefather (en avance) > Dorval : Edgar Rouleau, Équipe Action Dorval (confirmé) > Hampstead : William Steinberg (confirmé) > Kirkland : John W.Meaney (en avance) > Mont-Royal : Vera Danyluk, Action Mont-Royal (confirmé) > Montréal-Ouest : Campbell Stuart (confirmé) > Sainte-Anne-de-Bellevue : Bill Tierney (confirmé) > Senneville : George Mc Leish (confirmé) > Westmount : Karin Marks (confirmé) ÉLUS PAR ACCLAMATION > Baie d'Urfé : Maria Tutino > Dollard-des-Ormeaux : Edward Janiszewski > L'Île-Dorval : Gisèle Chapleau > Montréal-Est : Yvon Labrosse > Pointe-Claire : Bill Mc Murchie Jean Garon perd son poste à Lévis PRESSE CANADIENNE Le maire sortant de Lévis, Jean Garon, n'a pas réussi à conserver son poste, hier.C'est Danielle Roy-Marinelli qui a été élu à la mairie avec 42 % des voix.L'ex-ministre péquiste est arrivé deuxième avec 29 % des voix et Gilles Lehouiller termine troisième avec près de 25 %.Le conseil municipal sera formé de sept membres de l'équipe de Mme Roy-Marinelli.Elle a promis de changer le ton au conseil municipal.Elle a affirmé qu'elle et son équipe avaient pris des engagements responsables et conformes à la réalité financière des citoyens.Le chef de Démocratie Lévis, Gilles Lehouiller, avait dressé une liste d'engagements et promis aux citoyens de leur redonner les clés de leur ville.Quant au maire sortant, Jean Garon, il s'est toujours perçu comme le vainqueur de la course.Il a affirmé être sûr de la compétence de son équipe et être en mesure de faire face à n'importe quelle situation.« Je n'ai jamais été à la solde de personne et aucun lobby ne me contrôle.Je n'ai de comptes à rendre qu'aux seuls Lévisiens », avait-il déclaré.ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 RIVE-SUD Au moins un pur et dur de la défusion l'emporte MARIE-CLAUDE MALBOEUF Les quatre villes riches ayant choisi de quitter Longueuil risquent de faire la vie dure aux arrondissements de la ville-centre, avec lesquels elles devront continuer de s'entendre au conseil d'agglomération au sujet du transport en commun, de la sécurité publique et du développement économique.Au moment de mettre sous presse, au moins un pur et dur de la défusion l'avait déjà emporté dans l'une des villes reconstituées.À Saint-Lambert, les citoyens ont choisi comme maire le candidat indépendant, Sean Finn, 48 ans, qui s'est fait connaître comme leader officieux de la Coalition antifusion de sa municipalité.Premier vice- président de Canadien National, M.Finn a déjà été maire suppléant.À Brossard \u2014 deuxième ville en importance sur la Rive-Sud \u2014, les citoyens ont écarté le seul candidat à avoir déjà manifesté publiquement son opposition à la défusion : Raymond Guyot.Ils lui ont préféré le leader syndical et chercheur Jean-Marc Pelletier, de Démocratie Brossard.Héritier du maire sortant Paul Leduc, M.Pelletier n'a jamais milité officiellement pour la défusion.Mais il n'a pas attendu d'être élu pour remettre à Québec une pétition afin que sa ville récupère une zone verte cédée au Longueuil nouveau.« Étant à la tête de la deuxième ville de la Rive-Sud, il n'appuiera pas une décision qui va à l'encontre de l'intérêt de ses citoyens », a déclaré à La Presse son porte-parole, Rolland Charlebois.À Saint-Bruno-de-Montarville, le sort de Ginette Durocher \u2014 la plus acharnée des militants antifusion de la Rive-Sud \u2014 était toujours incertain à 22 h.Après six ans de lutte pour la défusion, Mme Durocher promet aujourd'hui de se battre pour que la ville retrouve ses pleins pouvoirs.Elle se mesure au haut fonctionnaire Claude Benjamin, de l'Alliance municipale de Saint-Bruno-de-Montarville.À Boucherville, l'ancienne mairesse Francine Gadbois a été élue par acclamation.Reléguée à la tête du conseil de son arrondissement ces quatre dernières années, l'ancienne infirmière avait alors tourné le dos au maire sortant de Longueuil, Jacques Olivier.L'attitude des nouveaux maires sera déterminante pour le nouveau Longueuil \u2014 qui regroupe les arrondissements de Greenfield Park, Saint-Hubert et Vieux-Longueuil \u2014 puisque le gouvernement de Jean Charest a accordé aux villes reconstituées un droit de veto au conseil d'agglomération.Le nouveau Longueuil représente 60%des habitants et les quatre villes reconstituées, 40 %.Ces dernières détiennent toutefois 52,7% de la richesse foncière.Entre autres batailles, certains des nouveaux maires veulent éviter que leurs électeurs payent les retrouvailles avec leur ville, que ce soit en assumant les coûts de transition ou par une hausse de l'impôt foncier.RIVE-SUD > Maire de Brossard (51 087 électeurs) Jean-Marc Pelletier / Démocratie Brossard > Mairesse de Boucherville (29 700 électeurs) Francine Gadbois / Renouveau démocratique municipal Élue par acclamation > Maire ou mairesse de Saint- Bruno (18 461) N.D.> Maire de Saint-Lambert (16 680 électeurs) Sean Finn / indépendant PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © Grande manifetation sur la Rive-Sud alors que la campagne antifusion battait son plein.L'Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant au modèle CTS 2006 (6DM69/R7A).Le modèle illustré comprend certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels 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procuré hier un quatrième mandat consécutif, le deuxième à la tête de la nouvelle ville unifiée.La mairesse sortante l'a emporté par une majorité d'un peu plus de 4600 voix sur sa plus proche adversaire, Renée Fournier.À son arrivée au Centre des arts, Lise Landry a accueilli sa victoire avec sobriété, mentionnant même qu'elle venait de traverser sa campagne électorale la plus difficile depuis son arrivée en politique.« Ce n'est pas le genre de campagne qu'on aime faire, a-t-elle laissé tomber.Il n'y a pas eu moyen de livrer vraiment nos idées.Il fallait continuellement revenir sur des dossiers qui avaient été adoptés à l'unanimité au conseil municipal.» ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 Claude Gladu l'emporte à Longueuil MAURICE JANNARD Le chef du Parti municipal Rive- Sud, Claude Gladu, l'a emporté sans surprise hier à Longueuil en défaisant son opposant, Claude Lamoureux, par une marge très confortable.Plus connu que son adversaire, M.Gladu a fait élire 19 conseillers de son parti tandis que le Ralliement Longueuil aura sept représentants au conseil municipal.Ces derniers viennent des arrondissements de Greenfield Park et de Saint-Hubert.Dès 20 h 45, les jeux étaient faits et la presque totalité des résultats connus.Le taux de participation a été de 38,3%, nettement inférieur aux 45%de 2001.Devant les médias, celui qui a été maire de 1994 à 2001 s'est dit très heureux de sa victoire, mais il admis que le futur conseil d'agglomération «ne sera pas facile ».Il approuve la démarche du maire sortant, Jacques Olivier, qui conteste devant les tribunaux le décret du gouvernement Charest sur la double majorité.En juin, le chef du Parti municipal avait organisé un putsch contre Jacques Olivier.Il avait alors annoncé qu'il se présentait à la mairie et qu'il avait l'appui des trois quarts des conseillers de la ville.Maintenant, M.Gladu aura deux dossiers difficiles.Il deviendra président du conseil d'agglomération, où les tensions ne manqueront entre la ville-centre et les villes qui seront reconstituées le 1er janvier.De plus, l'évaluation foncière a fait un bond spectaculaire de 56% à Longueuil même, et il est bien évident que les contribuables ne pourront supporter une pareille hausse de l'impôt foncier.M.Olivier a déposé une requête vendredi devant la Cour supérieure du Québec pour annuler le décret que Québec s'apprête à adopter et qui vise à donner un droit de veto aux quatre nouvelles villes qui sont reconstituées.La ministre des Affaires municipales du Québec, Nathalie Normandeau, a tranché en faveur de Boucherville, Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert : celles-ci disposeront d'un droit de veto pour contrecarrer le poids démographique de Longueuil, en vertu du système de double majorité dans le futur conseil d'agglomération.Le document déposé par les procureurs Fasken Martineau Du Moulin, obtenu par La Presse, fait valoir que les lois 9 et 75 ont établi que le conseil d'agglomération prendrait ses décisions à la majorité et que le nombre de voix serait accordé en fonction de la population.Longueuil représente 60% de la population.Selon le choix de Québec, le nouveau conseil d'agglomération sera composé de 10 membres : le maire de Longueuil en sera président et nommera cinq personnes parmi les 26 conseillers élus.Les quatre maires des villes reconstituées composeront les autres membres du conseil.Le principe de double majorité signifie que pour adopter une résolution, une majorité des membres de la ville de Longueuil devra l'approuver, de même qu'une majorité de membres des villes reconstituées.Comme ces derniers sont au nombre de quatre, le représentant de Brossard se voit accorder deux voix en raison de la population plus nombreuse de cette ville.Il suffit qu'une ville comme Saint-Lambert s'associe à Brossard pour bloquer un projet.Dans un tel cas, à peine 23% de la population de la Rive- Sud pourra paralyser le conseil.VILLE DE LONGUEUIL Candidat, Nombre de votes, pourcentage > Claude Gladu : 40834, 61,7% > Claude Lamoureux : 22 502, 34,3 % 26 conseillers > Parti municipal Rive-Sud Équipe Gladu : 19 élus > Ralliement Longueuil Équipe Lamoureux : sept élus PHOTO BOB SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Claude Gladu.YVES BOISVERT La pénible transition de Longueuil «démanché» C'est un expérience unique de voir le maire Claude Gladu s'approcher d'une estrade au son de Jump, de Van Halen, et nous avons vécu cela hier soir.Ça jurait un peu, mais pas tant que ça, au fond, puisque l'ancien maire (1994-2001) l'est redevenu d'un petit saut, en défaisant un presque inconnu, Claude Lamoureux.Le discours de victoire était rédigé depuis plusieurs heures.Un monsieur s'est avancé au lutrin pour présenter le maire, vers 21 h 30.Il s'est trompé de papier et a commencé à lire le discours à sa place.Un peu gêné, il a laissé le maire venir le terminer.On s'y attendait donc et ceux qui financent les campagnes aussi.Claude Lamoureux allait fêter ce qu'il y aurait à fêter dans un coin d'une Cage aux sports du chemin Chambly.Claude Gladu avait loué une immense salle de bingo sur le boulevard Taschereau \u2014écrans géants, centaines de chaises, animateur et sandwichs pas de croûte compris.Pas le même budget, de toute évidence.Gladu a perdu quelques districts, mais il se retrouve néanmoins avec une forte majorité au conseil municipal (19 conseillers sur 26).Sauf que voici enfin une vraie opposition à Longueuil, capable de surveiller l'administration.Le chef en sera probablement l'ancien maire de Saint-Hubert, Michel Latendresse.Il avait milité pour les fusions, tout comme Gladu, et s'était lui aussi retrouvé dans l'équipe de Jacques Olivier jusqu'à ce que Gladu pousse Jacques Olivier hors du train.Le maire de Longueuil dit que l'ère de l'affrontement est terminée.mais il est déjà en guerre (judiciaire) contre Québec ; les leaders défusionnistes ont gagné dans les quatre villes détachées (Brossard, Boucherville, Saint-Bruno, Saint-Lambert) et on promet un comité de transition sans maître.Tout est donc en place pour des années chaotiques.Cela tient principalement au modèle proposé par Yves Ryan, l'ancien maire de Montréal-Nord, qui présidait le comité de transition pour « démancher» Longueuil, comme il dit.Mercredi, il a rendu son rapport, qui dessine un système très différent de celui de Montréal.Le comité recommande que le conseil d'agglomération ne soit pas dominé par la ville-centre.Et la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, a accepté l'idée.À Montréal, la grande ville détiendra la majorité absolue à ce conseil.Tout ce que pourront faire les villes mécontentes sera de se plaindre à la ministre en vertu d'un «droit d'opposition» dont les contours sont encore bien vagues.Sur la Rive-Sud, au contraire, les quatre villes défusionnées pourront bloquer des décisions du conseil.Il comptera 10 membres : six de Longueuil (le maire plus cinq élus), plus les maires des quatre villes qui défusionnent.Il faudra une double majorité pour faire adopter toute décision.La logique de l'affaire est que sur la Rive- Sud, les villes défusionnées représentent 40% de la population de l'ancienne ville.À Montréal, les 15 villes défusionnées ne représentent que 200 000 personnes sur 1,8 million, donc à peine plus de 10 %.On ajoute que la valeur foncière des quatre ville défusionnées est de 51% de l'ancienne ville.Elles fournissent donc la plus grande partie des impôts fonciers.Il n'en reste pas moins que, à Longueuil comme dans l'ouest de l'île de Montréal, on se demande pourquoi les choses fonctionneraient selon deux modèles.Déjà, Longueuil a saisi la Cour supérieure de l'affaire.Ne soyons pas étonné.Yves Ryan a été maire 40 ans durant d'une petite ville de l'île de Montréal.Il a vécu le système de la « double majorité », en vigueur dans l'ancienne communauté urbaine de Montréal : il fallait l'accord de la banlieue et de la ville- centre pour faire adopter tout projet.Montréal s'est plaint amèrement du modèle, mais M.Ryan, comme d'autres, trouvait son compte dans ce rempart contre la « tyrannie » de la grande ville.« Ça va prévenir les abus et leur permettre de s'apprivoiser », me disait-il hier.Ils en auront bien besoin, de cet apprivoisement, vu la somme des injures prononcées depuis le début du feuilleton fusion-défusion.La barre, pour ce saut-là, est assez haute.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : yves.boisvert@lapresse.ca © Mercedes-Benz Canada Inc., 2005.La Reponse Est B .com UN CONCENTRÉ DE PROTECTION.3354610A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire : 2/6+ GAGNANTS LOTS Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS LOTS Ventes totales : Tirage du Tirage du Tirage du NUMÉRO NUMÉRO Tirage du 2005-11-05 0 9 690 235,00 $ 1 389 437,00 $ 118 2 726,30 $ 6 803 89,60 $ 135 135 10,00 $ 92 218 5,00 $ 18 266 508 $ 16 000 000 $ Complémentaire : 2005-11-05 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 15 500,00 $ 860 50,00 $ 16 841 5,00 $ 509 896,50 $ 2005-11-05 2005-11-06 2005-11-06 2005-11-06 Félicitations à M.Aurélien Desmeules ! Heureux gagnant du gros lot de 2 000 $ par semaine à vie.Carrefour Angrignon 514.367.5033 Carrefour Laval 450.681.4255 Centre Rockland 514.737.9055 Fairview Pointe Claire 514.426.3622 Les Galeries d'Anjou 514.354.2622 Place Montreal Trust 514.982.9339 Promenades St.Bruno 450.441.4671 Visitez le lenscrafters.ca Examen de la vue non compris.Pas deTPS sur les lunettes d'ordonnance.Au Québec, les lunettes (monture et lentilles) après fabrication sont vendues par les optométristes indépendants et les médecins voisin de Lens Crafters.Offre prend )n le 19 novembre 2005.©2005 Lens Crafters, Inc.Tous droits réservés.125 $ DE RABAIS À L'ACHAT DE LUNETTES DE QUOI VOUS RENDRE HEUREUX.Les derniers styles en magasin chaque semaine.Tous à 125 $ de rabais.La plupart prêts en environ une heure.Le simple fait d'y penser vous rendra heureux.3292694A ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE © Contrairement aux attentes suscitées par ce scrutin entièrement électronique, les chiffres ont été divulgués au compte-gouttes, révèle la Presse Canadienne.Les résultats de plus de la moitié des bureaux de scrutin ont été connus presque immédiatement après leur fermeture, un peu avant 21h, mais les mises à jour ont mis beaucoup de temps à suivre.LANAUDIÈRE Nouveaux maires à l'Assomption et Chertsey DANIEL LEMAY Pierre Gour, le fils d'une vieille famille du village, a été élu maire de l'Assomption en défaisant hier le maire sortant Lionel Martel par quelque 500 voix (2988 contre 2370).M.Gour, comptable de son état, s'était présenté comme indépendant et un peu sur le tard.« Les quatre dernières semaines ont été passablement occupées », nous disait-il hier avec la voix rauque d'un homme qui a beaucoup parlé.Pour expliquer aux gens qu'il voulait « réviser les orientations tout en conservant nos acquis.L'Assomption (16 000 hab.) est une ville culturelle et une ville verte.Il faut consolider ces aspects.Et le nouveau maire de souligner que tout le monde au conseil, qui compte huit élus, est indépendant.« Personne ne doit à rien à personne, a-t-il dit.On va mener ça tranquillement, comme dans un conseil d'administration.Il y aura de la concertation à faire, c'est certain, mais je crois être capable d'assumer sans problème cet aspect du travail d'un maire.» Lionel Martel, qui sollicitait un troisième mandat, laisse la municipalité dans un fort élan d'expansion résidentielle.Chertsey : 65 % de participation À Chertsey, par ailleurs, le nouveau maire Yves Lafortune arrive en poste avec cinq de ses conseillers (sur six).M.Lafortune, retraité d'Hydro-Québec, a défait le maire sortant Daniel Brazeau par un score de 1610 voix contre 1109.La campagne menée par les deux équipes de cette petite municipalité de la Haute-Lanaudière a convaincu 65% des électeurs de se présenter aux urnes, 2281 Chertsois et Chertsoises ayant exercé leur droit de vote sur une possibilité de 4436 : une participation remarquable.La défaite de M.Brazeau amènera par ailleurs la nomination d'un nouveau préfet dans la MRC de la Matawinie dont la préfecture est à Rawdon.Scrutin «chaotique» à Québec 3359269A LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 De nombreux problèmes informatiques ont ralenti le déroulement des élections municipales de Québec, hier.Une panne d'une heure du serveur transmettant le verdict final des électeurs a couronné une journée marquée par les nombreux ratés des terminaux de vote.Échaudés par ce premier vote électronique, plusieurs organisateurs de campagne n'ont pas hésité à qualifier ce scrutin de « chaotique ».Prévus pour 20 h, les premiers résultats sont finalement tombés une cinquantaine de minutes plus tard.Les candidats à la mairie ont dû attendre jusqu'à 23 h pour obtenir les résultats définitifs donnant Andrée Boucher gagnante.Ces problèmes de transmission sont venus s'ajouter aux difficultés connues par les électeurs tout au long de la journée d'hier pour exercer leur droit de vote.Après avoir subi des interruptions en raison des pannes informatiques, près d'un bureau de scrutin sur 10 a dû prolonger sa période d'ouverture.La frustration était palpable à l'école primaire Du Buisson, dans Les Saules, où les quatre terminaux recueillant les votes sont demeurés déserts pendant 90 minutes hier soir.Une centaine d'électeurs attendaient dans le corridor menant au gymnase que l'ordinateur permettant de vérifier leur identité se décide à fonctionner.Alertés de l'interruption du vote à l'heure du souper à l'école Du Buisson, trois candidats sont accourus pour s'enquérir de la situation.« Je ne comprends pas qu'on n'ait pas prévu de solution de rechange pour suppléer un système mis à l'épreuve pour la première fois », rageait le candidat Louis Bois, de Vision Québec.Même frustration chez son vis-àvis de l'ACQ, Jean Cloutier.« Des centaines de personnes n'ont pas pu voter.Si je gagne par 100 voix, qu'est-ce que ça vaut ?» Les ratés informatiques ont également privé les partis de la liste électorale qui devait être mise à jour toutes les heures.C'est en appelant les électeurs que les organisations ont découvert les problèmes informatiques qui ont miné la journée.ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 Gilles Vaillancourt réélu sans surprise ni difficulté JEAN-PAUL CHARBONNEAU Comme prévu depuis des mois, Gilles Vaillancourt s'est fait élire sans aucune difficulté hier, car le maire de Laval n'avait aucun adversaire sérieux.Il en sera à son cinquième mandat à l'hôtel de ville.Laval, ville créée en 1965, a connu hier son plus faible taux de participation à des élections municipales avec un pourcentage de 29,4 %.En 2001, il avait été 50,47 et en 1997 de 49,97 %.Les résultats des 835 bureaux de vote donnent à M.Vaillancourt 58 800 voix, soit 74,59 % des suffrages exprimés.Les 21 conseillers sont tous de son parti, ce qui signifie que pour un autre mandat de quatre ans, l'opposition ne sera aucunement représentée à l'hôtel de ville.Neuf candidats avaient été réélus ou élus sans opposition.Parmi les adversaires de M.Vaillancourt, c'est Audrey Boisvert, une cégépienne de 18 ans, qui a récolté le plus de voix avec 12 629 (16,02% du vote exprimé) Emilio Migliozzi a obtenu 3922 voix (4,98 %), tandis que l'éternel candidat à la mairie, Régent Millette, a reçu l'appui de 3477 (4,41 %), ce qui est beaucoup plus qu'en 2001.Même si sa victoire ne faisait aucun doute, Gilles Vaillancourt s'est dit très heureux des résultats obtenus par tous les candidats de sa formation.« Le porteà- porte que nous avons fait nous a permis de récolter un taux de satisfaction auprès de la population sans précédent depuis la création de Laval », a-t-il précisé.Même s'ils savaient que ces élections seraient passablement faciles, les troupes de M.Vaillancourt n'ont rien pris à la légère.Elles ont frappé à la très grande majorité des portes de l'île Jésus afin de rencontrer leurs concitoyens.Aux élections de 2001, M.Vaillancourt avait récolté 72 222 voix, soit 57,24 % du suffrage exprimé.M.Millette en avait obtenu 606.Pour ce qui est de l'absence d'adversaires de calibre, M.Vaillancourt a mentionné que ce n'était pas lui qui les choisissait.« Pour moi, il y a une démocratie à Laval et la population a parlé », a-t-il rappelé.M.Vaillancourt est membre du conseil municipal depuis 1973.Il a été élu une première avec Lucien Paiement et il avait été choisi au comité exécutif.Parmi les adversaires de M.Vaillancourt, Audrey Boisvert, une cégépienne de 18 ans, a récolté plus de 16 %du vote exprimé.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Gilles Vaillancourt en campagne électorale.Le maire de Laval a été réélu pour un cinquième mandat.Beaucoup de changements dans la couronne nord JEAN-PAUL CHARBONNEAU Plusieurs nouveaux maires siégeront dans les municipalités de la couronne nord membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Cette situation s'explique principalement par le fait que plusieurs maires sortants ne se représentaient pas.C'est ainsi que, à Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant devient mairesse.Elle a défait Marc Laporte, qui avait été élu par ses pairs à la suite de la démission surprise d'Élie Fallu en juin dernier.Seulement 7247 électeurs sur 20 029 se sont prévalus de leur droit de vote.Jusqu'au départ de M.Fallu, Mme Surprenant et M.Laporte étaient de la même équipe.M.Fallu, qui a déjà été ministre dans un cabinet du Parti québécois, avait été élu maire en 1987, la journée du décès de son ancien chef René Lévesque.À Boisbriand, la lutte a été féroce après la démission du maire Robert Poirier à la suite d'allégations de tentative d'extorsion.C'est Sylvie Saint-Jean qui a gagné devant Pierre-Marc Gendron.Avant le départ de M.Poirier à la mi-juillet, ils étaient membres de la même formation.Mme Saint- Jean agissait à titre de mairesse.Elle a fait sa campagne sur la continuité.À Lorraine, Boniface Dalle-Vedove a été élu.Il a défait Max Mahi par plus de 1500 voix.Cadre à la Ville de Laval, M.Dalle- Vedove avait été désigné pour remplacer Gilles Pelletier à la tête du parti.Ce dernier avait été maire six ans et membre du conseil municipal durant 30 ans.À Deux-Montagnes, Marc Lauzon a remporté la victoire à la mairie après avoir échoué aux élections précédentes.Il a défait Stéphane Plante, qui a démissionné de son poste de directeur général adjoint de la Ville afin de succéder à Pierre-Benoit Forget, qui ne demandait pas de nouveau mandat.À Saint-Eustache, Claude Carignan a été réélu pour un deuxième mandat.Il avait comme adversaire Lucien Vallée.À Mirabel, Hubert Meilleur, maire depuis 18 ans, a conservé son poste devant Normand Laberge.Plus à l'est, Richard Marcotte l'a emporté sur Serge Hamelin à Mascouche.Il est en poste depuis 1991.M.Marcotte a fait élire cinq conseillers sur huit.Soulignons que, dans deux autres villes de la CMM, Terrebonne et Bois-des-Filion, les maires sortants ont été réélus sans opposition, tout comme les membres de leur conseil municipal.Au nord, à l'extérieur de la CMM, Marc Gascon demeure à la tête de Saint-Jérôme.Il avait comme adversaire Gérald Cyr.Pour sa part, Charles Garnier a été réélu par acclamation préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) des Pays-d'en- Haut.Il est l'un des seuls préfets d'une MRC qui doit faire face à l'électorat.Cette MRC regroupe principalement Piedmont, Sainte- Adèle et Saint-Sauveur.À Rosemère, Hélène Daneault a été élue mairesse avec 58 % des voix exprimé.Elle a défait Monique Richer qui avait été élue en 2002.Mme Daneault était conseillère de l'opposition.LOCATION 48 MOIS 398$ / MOIS 3,9% COMMENT UNE VOITURE AUSSI SILENCIEUSE PEUT-ELLE EN DIRE AUTANT SUR VOUS?ES3302006 3,9%à la location d'un véhicule Lexus ES3302006 Suffixe «D».Acompte ou échange équivalent: 6846$ - Mensualité de location: 398$ / 48mois - Dépôt de sécurité: 500$ - PDSF : 39950$.Cette offre s'applique à des plans de location de 48 mois de SFL, sur approbation du crédit.Cette offre s'applique uniquement aux véhicules en stock chez le concessionnaire et ne peut être combinée à aucune autre offre.Limite de kilométrage: 24000 km par an.Frais de 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dit M.Ladouceur.On va regarder la question des mégaporcheries.Comme ville, on n'a pas plus de pouvoir qu'avant, mais on a plus d'information.On va la faire circuler.» « Les porcs nous ont passé au travers, a dit M.Guertin.C'est malheureux que la campagne ait été axée là-dessus.» À Saint-Marc-sur-Richelieu, le maire sortant, Robert Beaudry, a eu plus de chance.Il est réélu avec 54% des voix, ainsi que tous ses candidats conseillers.« J'ai un mandat clair pour discuter avec tous les citoyens », dit-il.Son opposante, Christiane Kim Cornelissen, perd le siège de conseillère qu'elle occupait depuis huit ans.Elle avait fait campagne contre l'implantation de porcheries dans la municipalité.« L'équipe des trois porcheries est rentrée au complet », a-t-elle lancé.À Saint-Cyprien-de- Napierville et Saint-Charles-sur-Richelieu, où la question des porcheries était également le principal enjeu, aucun résultat n'était disponible au moment de mettre sous presse.Ailleurs dans la vallée du Richelieu, les citoyens ont montré la porte au maire sortant de Beloeil, Marcel Bédard, qui sollicitait un second mandat.Il a été battu par son rival Réal Jeannotte, qui a remporté 62%des suffrages.À Carignan, la mairesse sortante, Jocelyne Lecavalier, s'est inclinée contre Jean-Guy Legendre.À Chambly, un second dépouillement sera nécessaire.Le maire sortant, Pierre Bourbonnais, a seulement cinq voix d'avance sur le chef du parti d'opposition à l'hôtel de ville, Denis Lavoie.L'an dernier, la Sûreté du Québec a ouvert une enquête sur M.Bourbonnais après que le ministère de la Sécurité publique eut fait état d'« illégalité » et de « pratiques douteuses » dans la gestion d'une usine d'eau potable.L'équipe de M.Lavoie a remporté trois des huit sièges de conseiller.À Saint-Jean-sur-Richelieu, le maire sortant Gilles Dolbec est réélu avec 61 % des voix, contre Lucille Méthé.Il entamera un deuxième mandat à la tête de ville fusionnée, après avoir été presque 20 ans maire de Saint- Luc.Ses candidats ont remporté huit des 12 sièges de conseiller.À Sorel, le maire sortant Robert Martel l'a remporté contre trois opposants avec 51 % des votes.À Mont-Saint-Hilaire, le maire sortant, Michel Gilbert, a écrasé son adversaire, l'ex-maire Paul Sofio, avec 78 % des voix.Tous ses conseillers ont été élus.À Saint-Mathias-sur-Richelieu, deux conseillers sortants s'affrontaient et Patrice Viens l'a emporté contre Maurice Carrier.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © « Là, on commence le vrai travail, a déclaré le nouveau maire de Richelieu, Jacques Ladouceur.On va regarder la question des mégaporcheries.Comme ville, on n'a pas plus de pouvoir qu'avant, mais on a plus d'information.On va la faire circuler.» WWW.CAFAIT FRANCHEMENT DUBIEN AUPORTEMONNAIE.COM Sur certains termes de location.Sujet à approbation de crédit.Visitez le www.cafaitfranchementdubienauporte-monnaie.com ou votre concessionnaire pour tous les détails.nissan.ca 1 800 387-0122 versements payés sur l'avantageuse Sentra 2006 3 versement payé sur 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début de la campagne électorale, a subi toute une dégelée avec seulement 10,4 % du vote.L'Action civique de Québec de Pierre-Michel Bouchard arrive quatrième avec 8,7% des voix.Ces deux partis n'atteignent pas le seuil de 15% des voix requis pour se faire rembourser les dépenses électorales.La présidence des élections de Québec avait promis des résultats très rapides grâce au vote électronique de PG Élections ; il aura fallu attendre 22 h 45 avant de savoir qu'Andrée Boucher était la gagnante.Les terminaux de vote de 10 des 107 bureaux de vote ont éprouvé des difficultés, forçant la prolongation du scrutin pour permettre aux électeurs d'exercer leur droit de vote.De plus, la firme PG Élections, qui fournissait les services informatiques, a éprouvé des difficultés en soirée avec son serveur, selon un porte-parole de la Ville de Québec, François Moisan.Vers 22 h, la compagnie s'est retrouvée dans l'impossibilité d'envoyer les informations recueillies dans chacun des bureaux de vote.Andrée Boucher a fait son entrée au Château Bonne-Entente à Sainte-Foy \u2014son hôtel portebonheur où elle s'est mariée en 1959\u2014 au son d'une chanson de circonstance, I'm still standin, d'Elton John.comme un pied de nez à ses adversaires.Les larmes aux yeux et la lèvre tremblante d'émotions, la nouvelle mairesse a remercié les électeurs de l'avoir suivie dans une campagne si simple, disait-elle, où pour une fois on s'adressait à l'intelligence des gens.Celle qui disait, lors de sa défaite face à Jean-Paul L'Allier en 2001, qu'elle ne croyait pas aux fusions parce qu'elles sont néfastes, a affirmé hier vouloir faire en sorte de diriger une municipalité qui en comprenne 13.La mairesse Boucher a laissé un appel à la collaboration aux nouveaux membres du conseil municipal.« Les gens ne les ont pas élus pour bousiller la Ville, les gens les ont élus pour qu'il travaillent avec moi à faire quelque chose d'extraordinaire et il n'est pas question qu'on arrête en chemin, a lancé Andrée Boucher.S'ils devaient se former une coalition pour bloquer la Ville, ils auront à en payer le prix et peut-être que ça ne prendra pas quatre ans.La mairesse, qui s'avoue coriace, mais se défend d'être chicanière, espère rallier les gens au point que dans quatre ans, même ceux qui n'ont pas voté pour elle « se disent que j'ai été une bonne mairesse ».Avec la co llaborat i on de Pi e r r e-André Normandin PHOTO JACQUES BOISSINOT, PRESSE CANADIENNE Andrée Boucher De plus, courez la chance de gagner: Une bourse d'étude pouvant atteindre 5000$ Nom: Prénom : Adresse: App.: Ville: Code postal : Tél.(dom.):( ) Tél.(trav.):( ) Prénom et nom du bébé : Fille Garçon Date de naissance : Prénoms et noms des parents : Remplissez le coupon ci-dessous et retournez-le à l'adresse suivante, avec la photo qui ne doit pas excéder 5 po sur 7 po et qui ne sera pas retournée : La Presse, petites annonces, Les bébés de l'année 2005 C.P.11051, succ.Centre-ville, Montréal, Québec H3C 4Y7 ou faites parvenir la photo de bébé et vos coordonnées complètes à : bebes@lapresse.ca La Presse et cyberpresse : 48,95 $ (taxes incluses) Ci-joint un chèque ou mandat-poste de 48,95 $ à l'ordre de La Presse, ltée ou Je souhaite effectuer le paiement de 48,95 $ par carte de crédit: Visa Master Card No de la carte de crédit : Date d'expiration : ____/____ Signature : Cochez si vous ne désirez pas recevoir d'offres promotionnelles.Les Le vendredi 30 décembre prochain LA PRESSE regroupera dans un cahier spécial, les photos des enfants nés au cours de l'année 2005 Hâtez-vous! bébés de l'année Les 16 bébés se partageront l'honneur d'être en couverture du cahier spécial.Présentez-nous votre bébé dans le cahier spécial et sur cyberpresse.ca, en réservant dès maintenant votre espace pour seulement 48,95 $ (taxes incluses) et vous recevrez GRATUITEMENT : DEUXLIVRES DELA SÉRIE «PLAISIRS » (les livres seront sélectionnés au hasard) Et UNESORTIE AUCINÉMA dans un environnement entièrement adapté aux nouveaux-nés dans les cinémas Guzzo participants.www.matineespourmamans.ca La date limite est le 9 décembre Inscription au coût de 200$ (taxes en sus) ATTENTION : PREMIERS ARRIVÉS, PREMIERS SERVIS ! BÉBÉSÀ LAUNE! ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 EN BREF Un quatrième mandat pour Jean Perrault à Sherbrooke Avec 53 % des voix exprimées, Jean Perrault a obtenu hier un quatrième mandat consécutif à la mairie de Sherbrooke.En fait, tout l'ancien conseil a été réélu.Au cours de la campagne, le maire sortant avait promis que, s'il était réélu, il allait tenir un sommet sur l'avenir de Sherbrooke afin de déterminer les grandes orientations de la ville dans les années à venir.Mme Gravel, qui gagné en assurance au cours de la campagne, a surtout parlé du budget de la ville, de sa dette et de la réduction des dépenses.Un troisième candidat à la mairie, Hubert Richard, s'était engagé, quant à lui, à accorder plus d'importance aux problèmes liés à la pollution.La Tribune Un nouveau maire à Gatineau Marc Bureau a causé une certaine surprise en devenant hier maire de Gatineau, écrasant le maire sortant Yves Ducharme avec quelque 30 000 voix de majorité.Le conseil municipal de Gatineau se trouvera également transformé.Le nouveau maire de la municipalité a obtenu 55 650 votes alors que Yves Ducharme obtenait la faveur de 25 834 électeurs.Loin dans les intentions de vote au début de la campagne électorale, Marc Bureau a tourné la situation à son avantage en misant sur le fort sentiment anti-Ducharme et sur la volonté de changement des Gatinois.Les deux derniers sondages le donnaient d'ailleurs gagnant.Lors du débat opposant les deux candidats, Yves Ducharme avait avoué s'être éloigné de ses concitoyens au cours de son dernier mandat.Plusieurs citoyens ont reproché au maire Ducharme de ne pas avoir été assez près de ses citoyens au cours des quatre dernières années.Le candidat Marc Bureau a promis de suivre de près le développement de la nouvelle ville et d'effectuer d'importantes économies en assurant une gestion serrée du budget municipal.Le Droit Claude Fournier élu à Saint-Pauld'Abbotsford Le cinéaste Claude Fournier a fait son entrée en politique municipale.Le réalisateur de Deux Femmes en or et de la télésérie Félix Leclerc a été élu conseiller municipal de la ville de Saint-Pauld'Abbotsford, où il réside depuis 43 ans.Il a défait Raymond Leblanc II par 125 voix contre 46.La Voix de l'est Yves Lévesque de retour à Trois-Rivières En Mauricie et au Centre-du- Québec, il y a eu peu de mouvement lors de ces élections municipales.C'est sans grande surprise que le maire sortant de Trois-Rivières, Yves Lévesque, l'a emporté sur son principal adversaire, l'ancien ministre péquiste Guy Julien, avec une forte majorité.À Shawinigan, la mairesse sortante Lise Landry conserve son poste pour les quatre prochaines années.Elle a remporté la victoire sur sa principale rivale, l'ancienne directrice générale du CLD, Renée Fournier.Du côté de Bécancour, le maire sortant Maurice Richard l'a emporté avec une confortable majorité sur Pierre Duplessis.À Nicolet, un nouveau maire est désormais en poste, puisque l'ancien maire Clément Dubois avait tiré sa révérence après 11 ans à la mairie.C'est Alain Drouin qui lui succédera.Le Nouvelliste Jean Tremblay l'emporte à Saguenay Les électeurs de Saguenay ont massivement décidé de garder leur maire populiste et charismatique, Jean Tremblay, l'appuyant dans une proportion de 72 %.Il a devancé Mireille Jean (26 %) et André Reid (2 %).Jean Tremblay aura non seulement gagné la mairie, mais il a aussi réduit à néant l'opposition à l'hôtel de ville.Le Parti Vision nouvelle (PVN) de la femme d'affaires Mireille Jean ne pourra même pas se faire entendre au cours des quatre prochaines années.Le PVN, qui a présenté des candidats dans neuf des 19 districts électoraux, a été défait partout.Pour André Reid, le frère de l'ancien ministre de l'Éducation du Québec Pierre Reid, les résultats ne sont guère étonnants.Il a soumis sa candidature quelques minutes avant l'heure limite et il n'a jamais réussi à sortir de l'ombre.Jean Tremblay est donc élu pour un troisième mandat, lui qui est arrivé à la mairie de l'ancienne ville de Chicoutimi en 1997.Son pourcentage d'hier dépasse de 15 points l'appui qu'il avait obtenu en novembre 2001.Le Quotidien DOLLARD-DES-ORMEAUX 3800, boul.des Sources Mtl 335-6331 (514) 685-5555 ILE-PERROT 1, boul.Don Quichotte Mtl 875-1925 (514) 453-3333 GARAGE RECOMMANDÉ 2 ADRESSES POUR MIEUX VOUS BRANCHER! 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Si ça avait été bien géré, ça n'aurait pas duré comme ça.On va voter dans sept jours, et on est encore là-dedans », a-t-il ajouté.Richard Legendre déplore en outre les insultes qui fusent de toutes parts depuis quelque temps.Il regrette que Jean Ouimet se soit fait traiter d'« enculé de première » et de personnage « méprisable» par Sylvain Simard et Stéphane Bédard respectivement, deux partisans d'André Boisclair.« Il faudrait qu'André Boisclair rappelle ses troupes à l'ordre », a-t-il dit.Selon lui, Jean Ouimet, Pierre Dubuc, Gilbert Paquette et Ghislain Lebel, qui ont affirmé mercredi qu'André Boisclair devait lever le voile sur sa consommation de cocaïne ou se désister, « avaient le droit de s'exprimer ».Richard Legendre dit vouloir lancer un «appel au calme ».« Depuis deux ou trois jours, je regarde les premières pages et je me dis : voyons, qu'est-ce qu'on est en train de se faire ?Ça n'a pas de bon sens ! » Vous aimez les dé\"s?Relevez celui qui propulsera votre carrière Inscrivez vous au MBA qui s'est classé parmi les meilleurs programmes internationaux, selon les magazines Forbes et Business Week.MBA en français : un an (temps plein) ou trois ans (temps partiel) MBA en anglais : un an (temps plein) Séances d'information Le mercredi 9 novembre - en français : à 12h - en anglais : à 17h30 Salon international 1 Centre Mont-Royal RSVP au (514) 340-6299 ou shannon.rudy@hec.ca Un léger goûter sera servi.www.hec.ca/mba mba@hec.ca 3357750A © Mercedes-Benz Canada Inc., 2005.L'ANTIDOTE DE LA CLAUSTROPHOBIE.La Reponse Est B .com 3354607A ÉLECTIONS MUNICIPALES 2005 L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez hondaquebec.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur les véhicules neufs 2006 mentionnés ci-après.Période de location de 48 mois.Odyssey LX (modèle RL3826E), Ridgeline LX (modèle YK1646E) et Pilot LX (modèle YF1816E).Pour les véhicules, sont identifiés : a) le paiement mensuel, b) lemontant initial requis ou échange équivalent, c) lemontant au terme de la location.Odyssey LX (modèle RL3826E): a) 348 $, b) 6607 $, c) 23 311 $.Ridgeline LX (modèle YK1646E) : a) 398 $, b) 5951 $, c) 25 055 $.Pilot LX (modèle YF1816E): a) 398 $, b) 6267 $, c) 25 371 $.Franchise de kilométrage de 96000 km; frais de 0,12$ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Photos à titre indicatif.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Ener Guide pour 2006 publiées par NRCan.Consommation de carburant ordinaire sans plomb.Véhicules à transmission automatique.\u20204 Michelin X-ICE ou pneus de valeur équivalente.Applicable uniquement sur les modèles 2006.L'offre n'est pas transférable, monnayable ou être jumelée.Valide seulement chez vos concessionnaires participants.Offre d'une durée limitée sujette à changement sans préavis par le manufacturier.Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.hondaquebec.ca 0$ dépôt de sécurité 348$ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement par mois/48 mois Odyssey EX-L illustrée Odyssey LX 2006 0$ dépôt de sécurité 398$ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement par mois/48 mois 398$ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement par mois/48 mois Pilot LX 2006 Ridgeline LX 2006 Pilot EX-L illustré Ridgeline EX illustré On vous chausse pour l'hiver.C'est vraiment le vaisseau familial par excellence - Guide de l'auto 2006 Camionnette de l'année - Guide de l'auto 2006 Bien équipée, beau comportement routier, habitacle spacieux et confortable - Annuel de l'automobile 2006 0$ dépôt de sécurité Route : 9,9 L/100 km Route : 8,5 L/100 km Route : 10,1 L/100 km En location et à l'achat de l'un de ces véhicules Obtenez en prime 4 pneus Michelin X-ICE\u2020 3343509A ACTUALITÉS La soeur de la gouverneure générale EN BREF appuie Pauline Marois Lettre d'appui de 79 personnalités d'une quinzaine de communautés ethniques Milieu familial: une journée de grève Réunies en assemblée générale samedi, les représentantes de l'Alliance des intervenantes en milieu familial de Montréal (ADIM), affiliée à la CSQ, ont voté à l'unanimité pour le déclenchement d'une journée de grève au moment jugé opportun.Les intervenantes en milieu familial protestent contre le projet de loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, déposé la semaine dernière par le gouvernement du Québec.Les syndiquées comptent envoyer des lettres aux parents afin de leur expliquer la situation, faire pression auprès des députés et participer aux activités de la coalition pour la sauvegarde des Centres de la petite enfance (CPE).NICOLAS ST-PIERRE À six jours du vote qui permettra au Parti québécois de se donner un nouveau chef, des dizaines de personnalités issues de diverses communautés culturelles ont rendu publique hier une lettre d'appui à Pauline Marois.Parmi elles, Nadèje Jean, la soeur de la gouverneure générale du Canada.« Nous reconnaissons en Pauline Marois une femme de conviction et d'ouverture, une battante, une courageuse qui est à l'avant-garde des choix sociaux qui animent le Québec moderne », peut-on lire dans cette lettre, signée par 79 hommes et femmes appartenant à une quinzaine de communautés ethniques.Vivian Barbot, ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec, Maka Kotto, député bloquiste de Saint-Lambert, Dan Philip, président de la Ligue des Noirs du Québec et Nadèje Jean, orthopédagogue, figurent au nombre des signataires.« Il ne suffit pas de faire du Québec un pays, il faut le réussir et Pauline Marois a su insuffler en nous cette confiance, poursuit la lettre.Son dynamisme et son énergie nous ont contaminés et nous voulons mener nos luttes communes avec elle.» Hier, Pauline Marois s'est dite particulièrement émue de cette marque d'encouragement.« Aujourd'hui, c'est le témoignage et le résultat d'une relation profonde, réelle, concrète et positive que j'ai réussi à établir avec beaucoup de citoyens issus de tous les horizons », a-t-elle affirmé.Selon un sondage CROP-La Presse publié à la fin du mois d'octobre, Mme Marois traîne de l'arrière dans les sondages sur les intentions de vote des électeurs péquistes.Une enquête réalisée entre le 12 et le 26 octobre révèle que 59% d'entre eux appuient André Boisclair, contre 23% pour Mme Marois.Au cours des prochains jours, la députée de Taillon entend redoubler d'ardeur pour convaincre les militants du Parti québécois de lui accorder leur confiance.Appelée à commenter l'appui que ses adversaires Jean Ouimet, Pierre Dubuc et Gilbert Paquette s'apprêtent à lui accorder, Mme Marois a évité d'être triomphaliste : « Ce que je souhaite, c'est qu'on se rallie tous à la fin de la course à la direction du Parti québécois, a-t-elle indiqué.Si certains souhaitent le faire avant que la course ne se termine, c'est un signe que ces ralliements sont possibles.Dernière chance de profiter d'offres exceptionnelles sur tous nos modèles 2005.Uplander Cobalt Optra Malibu Maxx Malibu Silverado Optra familiale Aveo 5 Optra 5 Jusqu'au 30 novembre, vous obtiendrez une carte d'essence vous donnant droit à des rabais de 20¢ par litre jusqu'à 2 500 litres à l'achat ou à la location de tous les modèles Cobalt et Optra¥.gmcanada.com L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs Chervolet 2005.¥À l'achat ou à la location des modèles Cobalt et Optra 2005 neufs ou de démonstration en stock et moyennant le versement d'une somme additionnelle de 0,01 $, le consommateur reçoit une carte de prix préférentiel permettant d'obtenir la réduction sur l'essence (rabais de 20 ¢ par litre jusqu'à concurrence de 2 500 litres.) L'offre s'applique aux véhicules dont la livraison est prise au plus tard le 30 novembre 2005.La réduction de 20 ¢ inclut les taxes applicables.Les cartes sont valides à compter de 72 heures de la livraison et jusqu'au 31 août 2007, uniquement dans les stations Petro-Canada participantes ainsi que dans d'autres établissements approuvés, et ne sont pas monnayables.Une quantité limitée de modèles 2005 est offerte.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez gmcanada.com LIQUIDATION DE FIN DE SAISON 2005 3357343A MONDE LE TOUR DU GLOBE BRÉSIL Bush attaque la gauche Le président américain George W.Bush a mis en cause hier ceux qui veulent faire « reculer le progrès démocratique » dans les Amériques, une attaque à peine voilée contre les présidents vénézuélien Hugo Chavez et cubain Fidel Castro.« Assurer la justice sociale pour les Amériques exige que l'on choisisse entre deux visions contradictoires », a dit le président américain à l'occasion de sa visite officielle de 24 heures à Brasilia.« L'une offre une vision d'espoir.Elle est fondée sur le gouvernement représentatif, l'intégration dans la communauté mondiale, et une foi dans le pouvoir de transformation de la liberté pour la vie des individus », a-t-il dit.AFP ÉTATS-UNIS tornade meurtrière Au moins 20 personnes sont mortes et plus de 200 ont été blessées dans le centre des États- Unis après le passage de tornades dans les États de l'Indiana et du Kentucky (centre-est) dans la nuit de samedi à hier, selon un nouveau bilan provisoire de la police hier aprèsmidi.Il y a 15 morts confirmés dans le comté de Vanderburgh (Indiana) et plus de 100 blessés, a indiqué à l'AFP le lieutenant John Strange, shérif adjoint de ce comté, zone la plus touchée.Dans le comté voisin de Warrick (Indiana), il y aurait quatre ou cinq tués ainsi qu'une centaine de blessés, a ajouté pour sa part le sergent Scott Whitlow, du bureau du shérif de ce comté.L'état d'urgence a été déclaré à Vanderburgh, où se trouve Evansville, municipalité qui a particulièrement souffert et où la tornade a frappé un terrain sur lequel étaient installées de nombreuses maisons préfabriquées, a précisé le lieutenant Strange.AFP AFGHANISTAN appel à la guerre sainte Le chef spirituel des talibans, le mollah Mohammad Omar, a appelé les musulmans du monde entier à « s'unir et à se joindre à la guerre sainte contre les envahisseurs américains » en Afghanistan et en Irak, dans une déclaration publiée à l'occasion de la fin du Ramadan.« En ces jours saints, j'appelle la nation musulmane d'Afghanistan à ne pas se décourager, à s'unir et à rejoindre la guerre sainte contre les envahisseurs américains », indiquait-t-il hier dans un communiqué publié à l'occasion des célébrations de l'Aïd el- Fitr, qui se sont achevées samedi soir.Le mollah Omar est en fuite depuis la chute des talibans, chassés du pouvoir par la coalition militaire sous commandement américain au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.AFP CHINE grippe aviaire ?Les autorités chinoises n'excluent pas la possibilité de cas humains de grippe aviaire dans la province de Hunan (centre) où trois personnes ont été atteintes le mois dernier de pneumonies suspectes, dont une est décédée, a rapporté hier l'agence officielle Chine Nouvelle.Pékin a demandé à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de l'aider à déterminer la cause de ce décès et des deux autres cas et l'éventuelle présence du virus grippal mortel H5N1.Si cette souche est confirmée, il s'agirait des premiers cas humains de grippe aviaire en Chine.Les cas suspects ont touché trois personnes : une fillette de 12 ans, qui est décédée, ainsi que son frère de 9 ans et un enseignant de 36 ans, qui ont survécu à leur pneumonie.AP PHOTOÉRIC CABANIS, AFP Les émeutes amorcées il y a près de deux semaines en banlieue de Paris se répandent en France.Pompiers et policiers ont été appelés hier à éteindre des véhicules en flammes dans un quartier défavorisé de Toulouse, dans le sud-ouest du pays.PHOTO DARRON CUMMINGS, AP Des secouristes fouillent les décombres d'un parc de maisons mobiles anéanti par une tornade à Evansville, en Indiana.Chirac: l'ordre d'abord LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS « La priorité absolue, c'est le rétablissement de la sécurité et de l'ordre public.Jacques Chirac est finalement sorti de son silence hier soir.Il a fait une brève déclaration dans la cour de l'Élysée, à l'issue d'un conseil de sécurité qui avait réuni le premier ministre, Dominique de Villepin, et les sept ministres concernés par les émeutes qui ravagent les banlieues des grandes villes françaises depuis 10 jours.Le message est clair et sans surprise : avant d'annoncer des réformes et des plans chiffrés pour les centaines de quartiers « sensibles », il faut ramener le calme dans le pays.Aussitôt après le chef de l'État, c'était au premier ministre Villepin de préciser cette politique de fermeté : « Nous avons décidé de renforcer le dispositif de sécurité sur l'ensemble du territoire, là où c'est nécessaire, car il ne doit subsister aucune zone de non-droit.Quant aux procédures de justice, elles seront accélérées.» Au moment où commençait « une nouvelle nuit à haut risque » selon un présentateur de la télé, force était de constater que l'escalade se poursuivait.La 10e nuit d'émeutes avait largement battu les records de la précédente relativement aux dégâts matériels, aux villes touchées et aux casseurs arrêtés.Comme on pouvait le craindre pour une fin de semaine, la nuit de samedi à hier a été la pire de toutes.On a dénombré 1295 voitures incendiées au petit matin.Environ 200 communes, grandes et moyennes, ont été touchées.Parmi elles, de petites villes de province généralement paisibles comme Blois, Dijon, Quimper, Soissons ou Orléans.Ici ou là, des autobus attaqués au cocktail Molotov, d'innombrables commerces ou PME saccagés.À Clichy-sous-Bois, où tout a commencé le 27 octobre avec la mort accidentelle de deux adolescents, un gymnase tout neuf a été ravagé par les flammes au cours de la nuit, tout comme à Noisy-le- Grand.À Évreux, ville moyenne de Normandie jusque-là épargnée, 60 voitures ont été détruites, et une bande a tendu un véritable guet-apens à une équipe de pompiers venue éteindre un incendie.« C'était la guerre », a raconté un pompier.Hier, dans la matinée, le député-maire de la ville, Jean-Louis Debré, également président de l'Assemblée nationale est venu constater les dégâts dans une cité HLM de la ville.« La centaine de personnes qui ont tout détruit ne font pas partie de notre univers », a-t-il déclaré.Les premières nuits, les émeutes ressemblaient davantage à des batailles rangées avec les forces de l'ordre, et les émeutiers disparaissaient après les affrontements.Maintenant, les petites équipes de police, plus mobiles, multiplient les arrestations : 250 dans la nuit de samedi à hier, à peu près autant la nuit précédente.Selon la règle de la « comparution immédiate », il y a déjà eu 20 condamnations à la prison ferme.« Les responsables de ces actes doivent savoir qu'ils seront sanctionnés », a répété hier soir le premier ministre.Il reste néanmoins que, souvent, près de la moitié des casseurs interpellés sont des mineurs de moins de 16 ans.Exemple: à Évry, en grande banlieue parisienne : les huit jeunes arrêtés dans un «atelier» de fabrication de cocktails Molotov étaient tous mineurs.Alors qu'en principe le premier ministre de Villepin doit faire une intervention majeure ce soir au journal télévisé de TF1, chacun s'interroge sur la suite des événements : que feraient les responsables de la sécurité si l'escalade continuait ?Faudraitil imposer une sorte de couvre-feu dans les quartiers à risque ?Envoyer l'armée, comme cela se fait en pareil cas aux États- Unis?Pour l'instant, le pire a été évité, même si deux passagers ont été gravement blessés hier soir à Saint-Étienne dans un tramway attaqué au cocktail Molotov.Quant à savoir si les propos « explosifs » de Nicolas Sarkozy sont la cause de cette propagation de la violence, les avis sont partagés.L'affaire du « nettoyage au Karcher» date de juin dernier.Et le terme de « racaille » visait les délinquants violents et les mafieux des cités: « Je crois, disait hier soir l'ex-ministre de gauche de la ville, Bernard Tapie, que les gens innombrables qui subissent ces violences dans les quartiers apprécient que des responsables politiques n'enrobent pas la vérité et appellent un chat un chat.Si l'on vient à bout de cette vague de violence, de ce championnat de France des incendies de bagnoles, Sarkozy en sortira grandi dans l'opinion.1300 voitures brûlées, 200 communes touchées, 250 arrestations : l'escalade jusqu'où ?Le parti au pouvoir mène aux législatives en Azerbaïdjan PHOTO CHINA NEWSPHOTO, REUTERS Deux techniciens vaccinent un poulet dans un poulailler du comté de Tai'an, dans le nord-est de la Chine.ASSOCIATED PRESS BAKOU, Azerbaïdjan \u2014 Le parti Nouvel Azerbaïdjan du président sortant Ilham Aliev était en tête des élections législatives hier soir, mais l'opposition faisait état de fraudes.Après les dépouillement des bulletins dans 47 % des circonscriptions, 63 candidats du parti au pouvoir devançaient leurs adversaires, suivis par 39 indépendants, et six candidats de l'opposition, selon la commission centrale électorale.Sous le regard d'observateurs internationaux, les électeurs étaient appelés au urnes pour renouveler le Parlement de cette ex-république de l'URSS dont le régime autoritaire s'est souvent illustré par les fraudes électorales et la répression des partis d'opposition qui dénonçaient déjà un scrutin entâché d'irrégularités.La participation a atteint 46,83% des électeurs inscrits, selon les responsables électoraux.Les centaines d'observateurs étrangers dispersés dans le pays pour surveiller le déroulement du scrutin et les opérations de dépouillement ne devaient pas se prononcer avant aujourd'hui.Des observateurs locaux sont aussi restés toute la journée dans les bureaux de vote.Nombre d'entre eux s'étaient munis de lampes torches.Dans le passé, expliquaient-ils, de brutales coupures de courant étaient survenues opportunément pendant le dépouillement.L'opposition avait dit qu'elle attendrait que les observateurs étrangers se prononcent avant de donner sa propre évaluation du scrutin.Mais hier soir, Ali Kerimli, l'un des trois principaux responsables de l'opposition, jugeait déjà que le vote était « clairement falsifié ».« Ces élections ne pouvaient pas refléter la volonté du peuple d'Azerbaïdjan », a-t-il déclaré.« À partir de (mardi), nous entamerons notre lutte pacifique dans le cadre de la constitution pour invalider les résultats frauduleux.» Il a expliqué que les premières informations faisaient état d'arrestations de membres de l'opposition participant aux commissions électorales locales.Le vice-président du parti Musavat, Vurgun Eyub, a dit de son côté que sept représentants de l'opposition avaient été interpellés dans un bureau de vote de la circonscription de Surahani en périphérie de Bakou et que les observateurs de l'opposition avaient été expulsés de 23 bureaux de vote juste avant la fermeture des bureaux de vote.À l'issue d'une campagne où les médias d'État ont fait la part belle aux candidats du pouvoir et critiqué systématiquement ceux de l'opposition, les électeurs devaient choisir parmi plus de 1540 candidats les 125 qui siégeront au Parlement, pour cinq ans. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Une démocratie boiteuse apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE La démocratie municipale reste boiteuse au Québec, si l'on en croit ce qui s'est passé hier dans les grandes villes de la province.À Montréal, Gérald Tremblay a été réélu, mais à l'issue d'un scrutin boudé par plus de six électeurs sur 10.Il est vrai que la campagne électorale, où les deux principaux partis s'entendaient sur les grands enjeux, n'était pas de nature à soulever les passions.Tout de même, il est préoccupant de constater que la politique municipale intéresse si peu de gens dans une ville d'un million et demi d'habitants.À Québec, l'ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, a été élue haut la main.Mme Boucher s'est lancée dans la course à la dernière minute, sans équipe et sans programme.On peut penser qu'en choisissant cette populiste, les électeurs québécois auront voulu faire un pied de nez à l'élite politique traditionnelle ; celle-ci devra en tirer des leçons.Cependant, une fois la colère exprimée, la Capitale nationale bénéficierat- elle vraiment d'être dirigée par une mairesse de banlieue davantage connue pour ses déclarations- chocs que pour sa vision ?À Laval, Gilles Vaillancourt a été élu pour un cinquième mandat.Neuf de ses conseillers avaient déjà été élus sans opposition, et tous les autres l'ont emporté hier.Cela témoigne certainement de la satisfaction des Lavallois à l'égard de leur maire.Tout de même, il n'est pas sain que le maire de la troisième ville en importance au Québec, une municipalité de 365 000 habitants, ne fasse face à aucune opposition digne de ce nom lors d'une campagne électorale.Au conseil municipal, M.Vaillancourt régnera sans partage, ce qui est également inquiétant.À Longueuil enfin, où il y avait tout de même une lutte électorale réelle et une stabilité à rétablir après l'administration chaotique de Jacques Olivier, à peine 38 % des électeurs se sont déplacés.Autre sujet d'inquiétude : les nouveaux systèmes de vote électronique ont connu hier des ratés en divers endroits.Ce fut particulièrement le cas à Montréal et à Québec, où les résultats ont mis plus de temps à entrer qu'à l'époque où on dépouillait les votes à la main.Au cours de la soirée, des données pour le moins bizarres ont été transmises, par exemple lorsque le nombre de bureaux de vote rapportant des résultats était plus grand que le nombre réel de bureaux.Les autorités devront expliquer leur intérêt pour cette technologie, de même que le choix de la compagnie chargée de compiler les votes.L'ancienne façon de faire n'a jamais causé de difficultés ; pourquoi vouloir réparer ce qui fonctionnait bien ?Cela dit, dans d'autres villes, les citoyens ont profité pleinement de leur droit de vote.À Lévis, par exemple, Jean Garon s'est fait congédier ; comme quoi il y a des limites à l'arrogance.À Montréal, la défaite de Pierre Bourque n'est en rien déshonorante.L'homme laisse en héritage une ville de Montréal plus grande et plus forte, résultat de sa vision « Une île, une ville », sans parler de ses contributions au développement du Jardin botanique et à la création du Biodome.Réélu, Gérald Tremblay a du pain sur la planche.Les frontières et les structures du nouveau Montréal étant désormais fixées, il pourra se consacrer entièrement à améliorer la qualité de vie des Montréalais.M.Tremblay a fait de la propreté sa priorité, et il a placé la barre haut : dans son programme, il a promis que la propreté de la ville serait dans quatre ans « une source de fierté » pour les Montréalais.Les attentes des citoyens seront en conséquence.L'amélioration de la qualité de vie passera aussi par une voirie en meilleur état, la lutte contre les activités des gangs de rue et l'amélioration des services fournis aux Montréalais.De plus, nous nous attendons à ce que le maire s'investisse à fond dans les grands projets importants pour Montréal, c'est-à-dire les deux nouveaux hôpitaux universitaires, le nouveau campus de l'Université de Montréal, et le réaménagement du Havre.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS OPINION «Rentrez chez vous!» FRANÇOI S COURNOYER L'auteur habite Montréal/Ahuntsic J'ai 58 ans et je suis sans doute très naïf.Depuis que j'ai le droit de vote, je n'ai jamais manqué une élection.La pluie, la neige, les responsabilités professionnelles rien ne m'a jamais arrêté.J'ai toujours été fidèle à mon devoir de citoyen.Pourtant, hier aux élections municipales, j'ai failli être infidèle et tout laisser tomber.Alors que le très faible taux de participation aux élections municipales met en péril la notion même de démocratie et que la légitimité de ceux qui nous dirigent peut être remise en cause, nous avons attendu, quelques centaines de naïfs (dont je faisait fièrement parti), plus d'une heure à la pluie pour voter.Je suis prêt à le faire si c'est un problème d'achalandage.Bravo, la démocratie va bien.Mais quand, comme quelques centaines de personnes l'ont malheureusement constaté à Saint- André-Apôtre, c'est un problème de mépris des électeurs, rien ne va plus.Le taux de participation va continuer à diminuer si les responsables (probablement nommés par les partis politiques en place) préfèrent parler avec leurs enfants au téléphone et fermer la votation parce qu'à une table (sur six), il y avait un léger problème informatique et que les responsables avaient besoin d'une pause ?De toute évidence, personne n'avait lu son guide de directives dans l'équipe de Saint-André.Démocratie en péril Quand les électeurs ont manifesté un léger mécontentement, la réponse est venue rapidement des responsables de la votation : « Si vous n'êtes pas contents rentrez chez vous.» Je ne sais pas si ma naïveté va me ramener à la boîte de scrutin dans quatre ans.Mais un système de votation qui n'est pas assez fiable pour accueillir 25 à 30 pour cent des électeurs et qui les traite aussi mal met dangereusement la démocratie en péril.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA BOÎTE AUX LETTRES RÉPLIQUE Le burlesque de la GG Les récentes « steppettes » de la gouverneure générale du Canada devant les membres de la galerie de la presse ont de quoi laisser les citoyens pantois, peu importe leurs allégeances politiques.Après une installation, disons difficile, Michaëlle Jean aurait dû se contenter d'une entrée en fonction tout en retenue au lieu de jeter de l'huile sur le feu en insultant et en se payant la tête de plusieurs personnalités québécoises respectées, comme elle l'a fait.Dans le contexte, la GG avait le devoir de rester au-dessus de la mêlée, comme le lui indique son rôle de chef d'État.Si Mme Jean voulait faire une folle d'elle-même, et c'est son droit le plus strict, on aurait souhaité qu'elle le fasse en privé et non à la face du monde.Ce faisant, elle a projeté l'image typée et désagréable d'une employée de bureau qui, ayant trop bu, aurait décidé de vider son sac au party de Noël.Faut-il lui rappeler qu'elle représente tous les Canadiens et que le burlesque n'est pas tellement de mise quand les portes de Rideau Hall sont grandes ouvertes Maurice Nantel .D'autres commandites Je condamnerai le Parti libéral du Canada quand on condamnera aussi le Parti québécois qui a également utilisé les fonds publics pour faire sa propagande souverainiste.En effet, depuis 1976 le Parti québécois s'est servi avec régularité de mes taxes pour faire la promotion de la cause séparatiste, ce qui a eu pour effet de nous enlever notre fierté d'avoir le Canada pour pays et de nous rendre mal à l'aise en tenant un fleurdelisé ou en assistant à un défilé de la Saint-Jean.Encore il n'y a pas longtemps, Bernard Landry avait le front de parler ouvertement de mettre tout en son pouvoir pour obtenir un référendum gagnant au détriment de l'administration même de la province, alors que plus de la moitié de ses administrés veulent rester dans la confédération canadienne et ne veulent rien savoir d'un autre référendum.Si ce n'est pas des commandites, je ne sais pas ce que c'est.Le parti, lorsqu'il était au pouvoir, nous abreuvait de slogans, de banderoles, de mers de drapeaux de couleur bleue péquiste, de chicanes avec Ottawa, toutes des manières de faire qui constituent de la publicité subliminale.Pauline Charron .Arrêter les clients, pas les prostituées Il y a présentement une campagne pour faire la promotion de la loi suédoise qui interdit l'achat de services sexuels.En Suède, les prostituées peuvent faire la rue en toute quiétude, seuls les clients peuvent être arrêtés.Pendant des générations, la société a condamné les prostituées sans trop juger les clients.Aujourd'hui, on vise l'autre extrême.Ce qui est stupéfiant ici, ce n'est pas tant cet acharnement contre les hommes.Mais je suis encore surpris qu'aucun groupe d'hommes ne fasse ressortir un point de vue différent.Pourquoi ne pas appliquer cette même logique au domaine de la drogue.Les vendeurs pourraient offrir leur marchandise en toute quiétude sur la rue Saint Denis, seuls les acheteurs risqueraient d'être arrêtés ! Raymond Tousignant Manque d'équité?YVAN BORDELEAU L'auteur est députéde l'Acadie et adjoint parlementaire auministrede l'Éducation, du Loisir et du Sport.Monsieur Denis Lessard, Le 25 octobre dernier, vous avez publié dans La Presse un article intitulé « Des primes alléchantes pour les députés» dans lequel vous faisiez référence au fait que dix députés libéraux recevaient cette prime de 12 000 $.Vous nommiez alors ces députés.Comme j'y étais personnellement mentionné, je me dois donc de réagir pour corriger certains faits.J'ai été très surpris de constater que vous n'aviez pas poussé très loin votre analyse et votre compréhension relativement aux règles d'attribution de cette prime pour les présidents de séance.D'ailleurs, vous auriez pu consulter l'article 7,14 de la Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale qui est un document public accessible à tous.Si vous aviez fait les vérifications qui s'imposaient, vous vous seriez rendu compte que les députés occupant d'autres fonctions parlementaires (adjoint parlementaire, whip adjoint, membre du Bureau de l'Assemblée nationale) ne pouvaient recevoir ladite prime et que ceci n'entraînait aucune rémunération additionnelle lorsqu'ils présidaient des séances.Le 25 octobre, journée même de la publication de votre article, le whip en chef du gouvernement a émis un communiqué de presse pour corriger la perception négative que pouvait susciter votre article.Or, le lendemain, soit le 26 octobre, vous publiez un autre article plus succinct sur le sujet (loin en page 16.) dans lequel vous apportez quelques corrections en signalant que mesdames Yolande James et France Hamel n'avaient pas bénéficié de cette prime additionnelle en tant que présidentes de séance.J'avoue avoir été déçu de constater, qu'après avoir été informé de cette impossibilité de cumul, vous n'ayez pas, de façon responsable, revu la liste de noms mentionnés dans votre premier article, pour faire toutes les corrections que vous auriez dû effectuer de votre propre initiative afin d'être équitable pour toutes les personnes que vous aviez mentionnées.Si vous aviez agi ainsi, vous auriez pu alors souligner que, aux deux noms précédents, il fallait ajouter Yvan Bordeleau, Jean-Pierre Paquin, Éric R.Mercier et Lucie Charlebois.Donc, ces six députés sur les dix députés libéraux mentionnés n'ont aucunement reçu de la prime de président de séance contrairement à ce que vous affirmiez.Vous auriez pu également utiliser les informations fournies par le whip en chef du gouvernement pour corriger en même temps l'impression négative que vous auriez pu avoir laissé concernant le remboursement des frais de voyage des députés entre leur circonscription électorale et le parlement.Dans le but de bien informer nos concitoyens, je regrette beaucoup de devoir intervenir personnellement pour pallier à une démarche imprudente contrairement à celle qui m'apparaissait devoir être celle d'un journaliste responsable.Une prime qui mérite réflexion Monsieur Bordeleau, Mon texte était d'abord basé sur les informations fournies par le site Internet de l'Assemblée nationale où on ne retrouve que 16 députés portent le titre de « présidents de séance ».Cette fonction est assortie d'une prime de 15%comme le mentionne la lettre que m'a transmise le responsable de l'Accès à l'information de l'Assemblée nationale.« Le président de séance d'une commission permanente reçoit, sur une base annuelle, une indemnité égale à 15 % de son indemnité annuelle de députés qui est de 78 886 $ », indique-t-on.Je comprends bien que si vous ne recevez pas cette prime comme « président de séance », c'est que vous en avez une autre, d'un montant identique pour une autre fonction parlementaire.Le jour de la publication du texte, j'ai aussi fait une entrevue avec le président de vote caucus, M.David Whissel, qui m'a souligné que cette prime automatique méritait réflexion, que compte tenu de la rareté des remplacements on pourrait se demander s'il ne vaudrait pas mieux accorder des allocations pour des séances réellement présidées par ces substituts.Pas de mention des députés qui faisaient double emploi.Mmes Hamel et James m'ont personnellement informé de leur situation, identique à la vôtre, le jour de la publication de mon premier article, voilà pourquoi elles sont mentionnées dans le second, et pas vous.Denis Lessard. pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Tous sujets confondus, il ne fait aucun doute que c'est le scandale des commandites qui nous a valu le plus grand nombre de courriels (au delà de 7000) au cours des deux dernières années.Responsable du courrier des lecteurs depuis des lustres, j'oserais même préciser que c'est cet événement qui a le plus fait réagir nos lecteurs depuis 10 ans.La dernière période d'aussi intense émotion avait été le référendum de 1995.Il fallait donc s'attendre à ce que le rapport du juge Gomery, publié mardi dernier, provoque chez les lecteurs de La Presse un véritable raz-de-marée, une onde de choc brutale.Eh bien non ! À peine une petite centaine de courriels depuis mardi midi.Comment expliquer un tel désintérêt après que ce sujet vous a tant passionnés depuis ce beau matin de février 2004, quand la vérificatrice générale, Sheila Fraser, avait remis son rapport dévastateur qui allait provoquer la mise sur pied de la commission Gomery ?Pourtant, les courriels reçus la semaine dernière ne sont pas très différents de ceux qui nous ont été envoyés depuis le début de cette affaire.Il y a toujours ceux des indépendantistes qui voient là une aubaine électorale qui contribuera à ouvrir le chemin vers la séparation du Québec.Il y a encore ceux des fédéralistes convaincus qui tentent tant bien que mal (plutôt mal que bien) de minimiser l'importance de l'affaire.Et il y a toujours et encore ceux de la majorité de nos correspondants qui sont foncièrement révoltés par ce qui est arrivé.Mais que peut cacher ce subit désintérêt ?Peut-on prévoir que, d'ici quelques semaines, à peu près plus personne ne s'intéressera à l'affaire ?Difficile à dire.Mais il semble bien qu'une certaine lassitude se soit installée et que l'opinion des gens soit désormais arrêtée.Tout cela devrait inquiéter les dirigeants du Bloc québécois qui, à ce qu'on sache, comptent bien bâtir principalement leur prochaine campagne électorale sur ce thème.Y aura-t-il encore de l'intérêt dans quatre mois ?L'effet collatéral le plus inattendu du rapport du juge Gomery aura peut-être été le « déboulonnage » que certains, insatisfaits des conclusions du rapport, ont fait subir à sa statue.Adulé et élevé au rang de héros national québécois au moment où les Joe Morselli et Jacques Corriveau déballaient leur linge sale devant « sa » commission, le juge John Gomery est ainsi rapidement passé de héros à zéro.Il faut dire que les audiences de la commission, avec toutes les révélations scandaleuses et sulfureuses qu'on y a entendues, avaient créé beaucoup d'espoir chez beaucoup d'indépendantistes.Ainsi, nombreux étaient ceux qui soupesaient les chances que John Gomery blâme à ce point le premier ministre Martin que le Bloc puisse balayer le Québec au complet aux prochaines élections.Mais le rapport tant attendu est venu jeter une douche froide sur les attentes de ces gens qui, du coup, n'ont pu retenir les soupçons qu'ils entretenaient en secret sur le juge : > «De qui se moque-t-on au juste ?Comment se fait-il que le juge Gomery ait ainsi droit a priori à toute notre confiance ?N'a-t-il pas été nommé par Paul Martin ?Or, quelles sont ses allégeances politiques?Dites-moi que je rêve et qu'en réalité nous en saurons plus que ce qu'il y a dans ce rapport.» (France Marcotte, Montréal) > « John Gomery a décidé que le beau grand Canada avait besoin de son rapport.Il a rapetissé juste assez le rôle et la responsabilité de Chrétien, pour pouvoir l'exempter de commenter les nombreux aveuglements volontaires de l'ancien ministre des Finances et de ses acolytes, chargés de surveiller le trésor de l'État.» (André Marceau, Sillery) > « Il était impossible de s'attendre à un rapport totalement impartial d'une personne qui ne pouvait l'être.Le juge Gomery est à la solde du gouvernement.Tout ce cinéma nous aura coûté probablement encore plus cher que le scandale des commandites lui-même.» (Françoise Houle, Montréal) En définitive, il faudrait désormais adopter une attitude ambivalente face au juge Gomery.D'une part, on a bien aimé toute la partie « enquête » de son travail ; mais, d'autre part, il faudrait douter de l'honnêteté de ses conclusions.« Maudite politique.», disait mon paternel.JEAN-PAUL FONTAINE L'auteur est un Longueuillois.Il se trouve sans doute des employeurs qui investissent dans un environnement de travail susceptible de favoriser à la fois la qualité et la productivité, mais je n'en ai pas connu, en 35 ans de carrière.Dès que les outils informatiques et l'Internet sont arrivés à maturité, j'ai donc quitté volontairement un poste permanent dans une grande entreprise, pour poursuivre à mon compte et m'offrir des conditions de travail adaptées à mes besoins et conformes à mes goûts.J'ai installé mon bureau dans une pièce, à l'étage de ma maison, avec des meubles dont certains ont été construits sur mesure, tant pour utiliser au mieux l'espace que pour le rendre pratique et agréable.Entre autres, je me suis fait fabriquer des modules sur roulettes pour loger les appareils informatiques, de façon à avoir un accès facile aux multiples connexions situées à l'arrière des appareils.Adieu le transport aux heures de pointe, une économie de cinq semaines et de 1500 $ par année.Bonjour l'horaire totalement flexible.Je peux travailler les fins de semaine pluvieuses, en pyjama, si ça me chante, et faire du sport quand il fait beau.Mais cela ne représentait qu'une partie de l'objectif que je m'étais fixé, l'autre étant de couper le ficelle me retenant à une patte de pupitre.Mon bureau virtuel se compose essentiellement de deux portables, un ordinateur et un téléphone, et de quelques autres accessoires essentiels, le tout tenant dans une mallette.Quand j'ai le goût de prendre l'air, il suffit de réacheminer mes appels sur mon téléphone portable, que la destination soit mon chalet ou les antipodes.J'ai déjà préparé une traduction dans l'avion qui me menait à Sydney, en Australie.J'ai déjà aussi fait de petits travaux, sur les bords du lagon, dans l'île de Moorea, en Polynésie.Directement de la Grande Muraille, en Chine, j'ai envoyé des textes accompagnés de photos, pour démontrer qu'il est facile de rester en contact avec ses clients et de bien les servir, de n'importe où dans le monde.Toutes les fonctions ne se prêtent pas au télétravail, j'en conviens.Mais quand la chose est possible, vive le bureau virtuel ! Cela rend le travail agréable, car on a l'impression de toujours être en vacances.Et dans de telles conditions, la retraite, qu'ossa donne ?GHI SLAIN LEROUX L'auteur habite Outremont.Je suis vraiment peu impressionné par Postes Canada et son service Xpresspost.Je dirais même estomaqué ! J'ai payé plus de 12 fois le coût de l'envoi d'une lettre pour être certain que mes deux mandats postaux arriveraient à destination dans les délais les plus courts possibles afin que certaines marchandises me soient acheminées avant un certain soir d'octobre.Sur deux enveloppes postées le dimanche 23 octobre en partance d'Outremont et pour lesquelles on m'avait garanti une livraison en deux jours, une enveloppe en a mis trois pour se rendre à Toronto et l'autre cinq jours pour se rendre à Kirkland ! Soyez donc avisés que ce n'est pas parce qu'on vous garantit un délai de livraison en deux jours que vos articles seront effectivement livrés en deux jours.Votre seule garantie, c'est qu'on vous remboursera les frais d'expédition si la norme de livraison n'est pas respectée.Postes Canada n'assume aucune imputabilité quant aux conséquences du non respect de leur norme de livraison.Tenez-vous le pour dit.Jean-Paul Lafontaine tire le meilleur parti des nouvelles technologies, il a toujours son « bureau » à portée de main.FORUM Lassitude?Lemeilleur bureau Peu impressionné Situation inquiétante AUDE JIMENEZ Voilà, on y est ! Des couteaux dans les écoles, et des adultes qui reprochent aux professeurs de montrer leur peur, sous prétexte que les élèves vont le savoir et penser « qu'on peut tout faire ».Cette situation est inquiétante.Et la moindre des choses, c'est à mon avis de faire preuve de solidarité envers ces professionnels qui souhaitent une seule chose, finalement, comme vous et moi, c'est faire leur travail et le faire bien.Oui, les professeurs ont peur.Et ils sont dans une situation d'autant plus difficile qu'ils sont là pour représenter une autorité, et se faire respecter.Demandez à ces enseignants pourquoi ils ont voulu faire ce métier.Pas un vous dira que c'est par amour de l'ordre et de la discipline.Qu'est-ce qu'on demande à ces gens-là ?D'être des enseignants qui aiment leur métier, aussi des éducateurs qui apprennent le respect, et aussi des policiers ! Or, on est prof parce qu'on aime les maths, le français, l'anglais et surtout les jeunes.Pas pour les punitions et pour les mots à signer par les parents.Ça, on le fait parce qu'il faut le faire, mais c'est la partie du métier la moins intéressante.Une destruction délibérée MURRAY DALFEN L'auteur est Montréalais.Plusieurs Québécois, dont moi-même, sommes attristés par la prolifération des graffitis à Montréal et aux environs.Cela diminue l'esprit de fierté que nous avons toujours eu pour notre belle ville.Le graffiti est une destruction délibérée de la propriété publique et privée.C'est contre la loi.Jusqu'à aujourd'hui, il semble y avoir eu très peu, sinon aucune action entreprise par le gouvernement pour mettre fin à cette profanation de notre ville.Les graffitis sont souvent perpétrés par les membres d'un gang.C'est leur forme de publicité.Des études menées à travers l'Amérique du Nord ont démontré que le problème de graffiti peut être traité avec succès en utilisant une approche à plusieurs facettes.Les villes de Chicago, New York, Atlanta et Toronto ont institué le programme de base suivant : > Mettre en place une unité de patrouille de police pour les graffitis et arrêter et poursuivre les vandales en justice.Les pénalités incluent le coût de réparation des dommages.> Le graffiti est enlevé aussitôt qu'il est observé, soit avec de la peinture ou par nettoyage à pression « pop-corn ».Le maire de New York, Rudolph Giuliani, a lancé sa campagne contre le crime, qui fut un succès, en enlevant les graffitis sur les voitures du métro tous les soirs lorsqu'elles retournaient au terminus.> Établir une ligne téléphonique « graffiti hotline ».Le problème du graffiti est tout aussi évident sur les routes provinciales.Les autoroutes 15 et 20 sont absolument dégoûtantes.Les graffitis ruinent la beauté de Montréal.Si le ministère des Transports du Québec incorporait les politiques ci-haut mentionnées conjointement avec les municipalités, le problème de graffiti pourrait être résolu et nous pourrions tous retrouver notre fierté pour Montréal.PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE, © Les graffitis, oeuvres d'art pour certains, pures horreurs pour d'autres.On chasse dansma cour! SYLVI E BROUI LLET L'auteure habiteà Saint-Damien-de- Brandon.Je vis à Saint-Damien-de-Brandon, à 100 kilomètres de Montréal, pas à 200 kilomètres en haut de Mont-Laurier ! Et ce matin, comme à toutes les années à l'automne, je me suis fait réveiller par des détonations de fusil dès 6h38.On se serait cru dans une zone de combat ! La chasse aux outardes est commencée dans le champ de l'agriculteur à côté de chez moi.Après de multiples démarches au fil des ans, faites par moi ou des voisins, auprès des chasseurs eux-mêmes, des agents de la faune et de la municipalité, on se fait dire qu'il n'y a rien à faire puisque nous vivons dans une zone où la chasse est permise.Il est aberrant que la loi n'interdise pas de chasser à quelques dizaines de mètres des résidences.La chasse, c'est fait pour être pratiquée en plein bois, à des kilomètres des lieux habités.Après tout, la chasse, ça tue ! Chasser dans des champs bordés par des chemins où les gens passent à pied, à bicyclette ou en auto, par agrément ou simplement pour se rendre chez-eux, c'est pas logique du tout, surtout que certains chasseurs se permettent de tirer bord en bord du chemin.Les gens qui n'ont aucun respect pour les autres et pour la nature ont tous les droits, et nous, aucun.Est-ce normal Comment se fait-il que pour en amuser quelques-uns, on en écoeure des centaines et qu'on ne puisse rien faire ?VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 MONDE Gobernator Schwarzenegger: de héros à zéro?ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON Arnold le héros, c'est de l'histoire ancienne en Californie.Pire, dans à peine plus de 48 heures, la crédibilité du gouverneur pourrait être réduite à zéro.Schwarzenegger, dont le taux d'approbation oscille ces jours-ci autour d'un maigre 33 %, appelle les électeurs à participer, demain, à un référendum impopulaire.Et ce scrutin risque fort de se retourner contre lui.Le nom du gouverneur californien ne figurera pas sur le bulletin de vote, mais c'est tout comme.Avec ce référendum, il joue sa réputation et peut-être même son avenir politique.Au cours des derniers mois, Schwarzenegger a fait campagne pour quatre des propositions qui seront soumises aux voix demain.Il les qualifie d'« outils » qui permettront de « construire une meilleure Californie ».Les sondages les plus récents révèlent cependant que ses citoyens s'opposent à chacune de ces mesures.Une majorité d'électeurs californiens (51 %) croit même que le référendum est un exercice partisan plutôt qu'un moyen de réformer l'État, a révélé la semaine dernière la maison de sondage The Field Poll.« Les Californiens sont contre l'idée même du référendum.Et en raison de la tenue de ce référendum, les sondages ne sont actuellement pas favorables à Schwarzenegger », indique Pam Fiber, qui enseigne les sciences politiques à l'Université d'État de la Californie à Fullerton.Arnold le faible La récente étude menée par The Field Poll montre en effet que la réputation du gouverneur a souffert.Dorénavant, 55% des électeurs (contre 36 %) disent ne pas avoir l'intention de voter pour Schwarzenegger l'an prochain lorsqu'il sollicitera le renouvellement de son mandat.« Je pense que ça montre qu'il a un talon d'Achille.Qu'il n'est plus en mesure de mobiliser les électeurs et qu'il n'a certainement plus le soutien populaire », ajoute Mme Fiber, interrogée par La Presse.had Kousser, spécialiste de la politique californienne à l'Université de San Diego, estime que l'erreur de Schwarzenegger a été de faire campagne pour « des enjeux priorisés par beaucoup de militants républicains sur le plan national, dans le but de devenir une star du parti au pays ».Cet expert affirme que les électeurs Californiens n'identifient pas les quatre propositions parrainées par leur gouverneur comme « des solutions» aux problèmes de l'État.La moins populaire aurait pour effet de plafonner les dépenses de l'État et de permettre au gouverneur d'effectuer des restrictions budgétaires si le seuil prévu est franchi.Une autre faciliterait le congédiement des professeurs.Une troisième empêcherait les syndicats d'utiliser à des fins politiques l'argent prélevé auprès de leurs membres sans en avoir obtenu l'autorisation.Enfin, une autre favoriserait la création d'une commission indépendante pour s'occuper du redécoupage des circonscriptions électorales.Beatty s'en mêle Les divers syndicats et organismes qui s'opposent à ces propositions ont mené une campagne énergique au cours des derniers mois.Ils auraient dépensé pas moins de 100 millions de dollars américains pour dénoncer les initiatives et attaquer Schwarzenegger.L'ancien Terminator a même été décrié par deux étoiles d'Hollywood, Warren Beatty et Rob Reiner.Les deux hommes disent ne pas être intéressés par le poste de gouverneur, mais leurs noms circulent, chez les démocrates, en vue de l'élection de novembre prochain.Preuve ultime que les choses ne tournent pas rond pour Schwarzenegger: il n'a même pas pu compter sur l'appui de sa femme, Maria Shriver.Elle lui avait pourtant prêté main-forte, il y a deux ans, dans sa lutte pour déloger le gouverneur démocrate Gray Davis.Les médias californiens n'ont pas manqué de souligner le mutisme de Shriver, au moment où son mari traverse son heure la plus difficile depuis son entrée en politique.« Elle est plus modérée, plus libérale que lui.C'est une Kennedy.Et je ne pense pas qu'elle soutienne les propositions, dit Thad Kousser.En ce moment, en fait, ces initiatives sont probablement aussi impopulaires dans la maison de Schwarzenegger qu'ailleurs en Californie ! » PHOTO GETTY / AFP Le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, arborait son éternel sourire ce week-end, en campagne sur ses référendums, en dépit de sondages qui ne lui sont guère favorables.On soupçonne même la femme du gouverneur, Maria Schriver, de désapprouver les propositions soumises à référendum.SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY LACHUTE SUBARU BROWNSBURG SUBARU DES SOURCES DOLLARD DES ORMEAUX SUBARU DE LAVAL ADM AUTOMOBILES CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU RIVE-SUD GREENFIELD PARK JOHN SCOTTI SUBARU SAINT-LÉONARD JOLIETTE SUBARU JOLIETTE SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE DES-MONTS CARREFOUR SUBARU AUTO SAINTE-ROSE, LAVAL SUBARU AUTO CENTRE MONTRÉAL SUBARU SAINT-JÉRÔME SAINT-JÉRÔME 1 Possibilité de financement à l'achat à partir de 2,8%minimum sur le modèle Forester 2.5X 2006 5 vitesses.Sujet à l'approbation de crédit par GMAC.2 Possibilité de financement à l'achat à partir de 3.8 % sur le modèle Outback 2.5i familiale 2006 5 vitesses.Sujet à l'approbation de crédit par GMAC.3 Référence: Guide de l'Auto 2006.4 Pour les modèles Forester 2.5X 2006 5 vitesses (6J1XO) et Outback 2.5i Familiale 2006 5 vitesses (6D1UL) : prix de détail suggéré par le fabricant.Taxes, transport et préparation (1395 $) en sus.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.Immatriculation (prix varie selon le client), assurances, taxes sur les pneus neufs (15 $) et autres taxes en sus.Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.5 Une carte d'essence prépayée Pétro-Canada d'une valeur de 500 $ sera remise en prime à l'achat ou à la location d'un véhicule de modèle Impreza 2.5RS berline 2005 5 vitesses (5F1RS) acheté et livré entre le 1er et le 30 novembre 2005.La carte expirera 2 ans après la date de l'achat ou de la location du véhicule.La carte ne peut être échangée contre de l'argent.6 Pour le modèle Impreza 2.5RS berline 2005 5 vitesses (5F1RS) : prix de vente spécial.Taxes, transport et préparation (1395 $) en sus.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.Immatriculation (prix varie selon le client), assurances, taxes sur les pneus neufs (15 $) et autres taxes en sus.Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.7 Possibilité de financement à l'achat à partir de 0% minimum sur le modèle Impreza 2.5RS berline 2005 5 vitesses.Sujet à l'approbation de crédit par GMAC.Offres valables jusqu'au 30 novembre 2005.Photos à titre indicatif seulement.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire Subaru participant.www.subaru.ca Roulez partout, par tous les temps.L'attraction 2006 est arrivée Traction intégrale symétrique Climatisation Rétroviseurs extérieurs dégivrants Transmission manuelle 5 vitesses et beaucoup plus\u2026 4 27995$ Forester 2.5x 2006 4 32995$ Traction intégrale symétrique Outback 2.5i familiale 2006 Sièges avant chauffants Système de sécurité antivol avec antidémarrage électronique Transmission manuelle 5 vitesses et beaucoup plus\u2026 La première de sa classe 2006 comme utilitaire sport compact.3 Le premier utilitaire sport familial au monde 6 21495$ 500$ Impreza 2.5RS berline 2005 5 vitesses d'essence gratuite à l'achat ou à la location d'une Financement 1 à l'achat à partir de 2,8% Financement 7 à l'achat à partir de 0% Impreza 2.5RS berline 2005 5 vitesses Offre spéciale Financement 2 à l'achat à partir de 3,8% Traction intégrale symétrique 3357767A "]
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