La presse, 12 septembre 2005, C. Arts et spectacles
[" LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Guy A.et Dany rentraient de vacances et voilà sans doute pourquoi la première heure de Tout le monde en parle m'a paru ordinaire.Pas ennuyeuse, remarquez.Mais je trouvais que ça manquait de punch.Aux pauses publicitaires, je me suis précipitée sur Star Académie, où une petite chanteuse essayait une chanson.Heureusement, elle a neuf semaines pour apprendre et je regarderai la cassette aujourd'hui.Au fond, je l'avoue, j'avais envie de quelques bonnes vacheries qui font vlan.Il a fallu l'arrivée de Linda Lemay pour que Dany allume.La petite carte disait : « Tu écris comme tu respires.Une année sans respirer, ça te tente pas ?» Elle a de l'esprit, beaucoup de succès en France, elle se remettra des flèches empoisonnées.Et puis, elle est repartie avec plein d'idées de chansons soumises par Guy A.Lepage, genre les « craques » des trottoirs \u2014 elle a craqué \u2014et la presbytie : elle ne voyait rien là.Auraient-ils dû commencer l'émission avec Jean Charest, que les téléspectateurs attendent avec une brique et un fanal et qui a été ridiculisé par Laflaque ?Je reviens au début.Patrice L'Écuyer qui a répété combien il a souffert que L'union fait la force soit relégué le week-end.Il n'a pas songé à quitter Radio-Canada malgré l'intérêt de TVA pour lui.Il a deux émissions, il est bien traité, il ne se plaint pas.C'est Dominique Lévesque, l'expartenaire de Dany Turcotte dans Le Groupe sanguin et concepteur du délicieux jeu, qu'il faudrait inviter.Il doit se sentir comme le père d'un enfant qu'on assassine.Le travailleur humanitaire Marc Vachon était étonnant : un enfant de centre d'accueil qui finit dealer \u2014 l'autre choix, c'était la prostitution \u2014, qui se sauve à l'étranger et qui découvre que faire le bien, ça lui va.Sylvie Moreau qui a eu une enfance très catholique et qui peut chanter fameusement un hymne d'église.Et qui a peur de la promo des films québécois, qui prend souvent trop de place.Je ne pouvais pas blairer son personnage de Catherine mais Sylvie m'impressionne.Et l'explorateur Jean Lemire qui s'en va se prendre dans les glaces de l'Arctique, il m'impressionne aussi.Pourquoi courir après l'hiver, sinon par abnégation pour la science ?Finalement, Jean Charest s'en est plutôt bien tiré.Il ne s'est pas ridiculisé, a apprécié le vin de Jacques Parizeau et a passé le maire de Huntingdon et nouvelle vedette média Stéphane Gendron à la moulinette parce qu'il l'a traité d'assassin.Cette accusation m'avait échappé pendant les vacances.Julie Snyder et Star Ac ont passé au cash.La pire vacherie : Dany Turcotte regarde sur son moniteur et s'exclame : « C'est vrai qu'elle est grosse, Julie ! » Comme Tout le monde en parle est enregistrée le jeudi, Dany y allait au pif.Vilain, va ! Par contre, la sortie de Céline Dion sur l'incurie de Bush en Louisiane a été appréciée par Guy A.À juste titre.L'indignation tend à disparaître dans notre société qui pratique la tolérance à toutes les sauces.Finalement, une émission un peu sage, mais il fallait recasser la glace.HUGO DUMAS TÉLÉVISION La machine Star Académie n'a pas eu le temps de rouiller en un an et demi.Candidats sur le retour, histoires familiales touchantes et beaucoup de larmes, le gala d'envoi de l'émission la plus populaire de la télé québécoise a donné hier soir le ton pour les neuf semaines à venir : préparez vos mouchoirs.Et il n'y a pas que Guy A.Lepage qui gruge dans le temps des bulletins de nouvelles.Julie Snyder a animé hier pendant 2 h 50, le gala ayant fini à 22 h 20.Tout le monde en parle s'est conclu à 22 h 15.D'abord, belle surprise que ce choix de L'Étoile d'Amérique de Claude Léveillée comme chanson thème de Star Académie 3.Encore affaibli par la maladie, l'auteur- compositeur-interprète n'a pas participé au gala inaugural, mais il a témoigné de sa gratitude par vidéo.Et les 14 nouveaux candidats ?Difficile de juger s'ils sont meilleurs ou moins bons que ceux des deux moutures précédentes, car plusieurs d'entre eux n'ont pas eu l'occasion de chanter hier.Deux visages étaient cependant connus des téléspectateurs : Audrey Gagnon et Bruno Labrie, qui ont tous deux tenté d'entrer à l'académie de Sainte-Adèle en 2004.Ils n'avaient cependant pas été sauvés par le public.Cette fois-ci a été la bonne.Les recrues de 2005 C'est une tradition, les nouvelles recrues proviennent d'un peu partout au Québec et au Nouveau- Brunswick.Les cinq premières académiciennes choisies ont été: Annie Blanchard, 27 ans, de Caraquet, au Nouveau- Brunswick, Valérie Boivin, 19 ans, de Montréal, Jennifer Silencieux, 19 ans, de Montréal, Audrey Gagnon, 23 ans, de Jonquière, et Stéphanie Bédard, 22 ans, de Drummondville.Chez les gars, il y a Marc Angers, 24 ans, de Boucherville, Francis Greffard, 26 ans, de Rapide- Danseur, Bruno Labrie, 20 ans, de Châteauguay, Steve Provost, 22 ans, de Saint-Faustin, et Marc-André Fortin, 23 ans, d'Hébertville.Les quatre derniers académiciens ont dû gagner leur place à Sainte-Adèle en chantant pour le public.David Tremblay, 21 ans, de Jonquière, a raflé les votes en chantant une de ses compositions, tandis que Kevin Haché, 23 ans, de Sainte-Anne-des- Monts, a décroché sa place à l'académie en interprétant Dieu.Linda Rocheleau, 28 ans, de l'Abitibi, et Jenny Hachey, 19 ans, de L'Annonciation, iront aussi à Sainte-Adèle.>Voir STAR ACADÉMIE en page 2 La pire vacherie : Dany Turcotte regarde sur son moniteur et s'exclame : « C'est vrai qu'elle est grosse, Julie ! » PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Le premier ministre Jean Charest a répondu aux questions de Guy A.Lepage avec un certain humour.La confiance.De série avec toute Mercedes-Benz d'occasion Certifiée Étoile.certifiesetoiles.ca © Mercedes-Benz Canada Inc., 2005.Certifiés Étoiles Véhicules d'occasion de Mercedes-Benz Certification suite à une inspection en 150 points Garantie de jusqu'à 6 ans ou 120000 km Assistance routière 24 h sur 24 Pièces de rechange Mercedes-Benz d'origine uniquement Historique complet de l'entretien Recherche en ligne et service de notification électronique Toute Mercedes-Benz Certifiée Étoile inclut : 3339618A www.cyberpresse.ca/arts MONT R É A L L U N D I 12 S E P T E M B R E 2 0 0 5 FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILMDE TORONTO UNE POSITIONDE PLUS EN PLUS STRATÉGIQUE PAGE 4 THÉÂTRE > LA MANUFACTURE CONTINUE SUR SA LANCÉE PAGE 7 PHOTO GETTY Johnny Depp LE MATCH DU DIMANCHE SOIR Départ un peu lent de Guy A.La machine toujours bien huilée VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES La machine toujours bien huilée STAR ACADÉMIE suite de la page 1 C'est Alexandre Despatie, qui a participé au numéro de Robert Charlebois et du cirque Éloize, qui leur a annoncé la nouvelle.Vers 21 h 10, il y a eu une bévue dans l'attribution des numéros de téléphone.Une candidate, Jenny Hachey, a été oubliée.L'erreur a été corrigée au retour de la pause et Jenny n'en a pas souffert puisqu'elle a été repêchée.Pour les candidats masculins, il aurait sans doute été moins mêlant de leur attribuer des numéros en fonction de l'ordre dans lequel ils ont chanté.L'émotion et le stress, on imagine, ont rendu plusieurs candidats muets hier.Le professeur d'expression orale, Joël Legendre, a assuré qu'il allait leur donner des trucs pour trouver les mots dans des situations corsées.Et Denise Bombardier, qui dirigera les débats de l'académie, s'est engagée à ce que les académiciens parlent correctement.L'émission a débuté sur un porte- à-porte de 15 minutes (un peu trop long) dans lequel d'anciens académiciens (Marie-Élaine, Wilfred, Marie-Mai, Émily, Véronique, Meggie et Corneliu) ont annoncé aux 20 finalistes qu'ils fouleraient la scène du studio Mel's.Autre surprise cette année : le gagnant de Star Académie, en plus d'enregistrer un disque, raflera une bourse de 50 000 $.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Julie Snyder en compagnie de la candidate Patricia Rodi.CANAUX TQc 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h45 VD VDO Macaroni tout.Ramdam Méchant.M'as-tu lu?Tiens-toi au Coran Points chauds FISH'N CHIPS (4) D.O'Donnell .francs-tireurs Un terroriste dans votreentourage?3339205A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 16H a LA FOSSE AUX LIONNES Première visite chez les trois lionnes : François Avard.18H a VÉRO Véronique Cloutier brise la glace entourée de Guy A.Lepage, Éric Lapointe et Patrick Huard.18H30 r ÉMISSION SPÉCIALE Claude Charron rencontre Michel Jasmin.19H a VIRGINIE Dixième saison : Virginie fait le point sur son été loin de Bernard et Patrick confie son lourd secret.19H30 a RUMEURS Retrouvailles réjouissantes.Benoit parti, Esther se remet sur le marché des célibataires.19H30 r STAR ACADÉMIE 2005 Premier jour de formation des académiciens.20H K 11 SEPTEMBRE : COURAGE SUR LE VOL 93 Que s'est-il passé dans l'avion avant son écrasement ?V.f.du docudrame The Flight That Fought Back.Narrateur : Jean-Luc Mongrain.21H r LE PETIT MONDE DE LAURA CADIEUX 2 Premier de 10nouveaux épisodes.De retour des États, Laura et ses amies se font arrêter aux douanes ! 21H VIE L'ÉLOGE DU MENSONGE Un docu-fiction de Jean-Claude Lord et Marie-Josée Laporte qui prétend que nous sommes tous des menteurs.en amour ! 22H MMAX DES GENS PAS ORDINAIRES Mado, Mélanie, Tammy, Steph Carse, Caroline Marcil et Paul Cagelet cohabitent pour les besoins d'une téléréalité.ou d'un roman savon.23H a AU-DESSUS DE LA MÊLÉE Pour sa première, Mario Langlois reçoit Guy Lafleur.Véro / Guy a.Lepage, Éric Lapointe, Patrick Huard / Début Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir Les Bougon Les Bougon Le Téléjournal/Le Point Au-dessus de la mêlée Véro / Guy A.Lepage Le TVA 18 heures Claude Charron / Michel Jasmin Le Sketch Show Star Académie.Annie et ses hommes .Laura Cadieux 2 Les Ex / Début Le TVA 22 heures Claude Charron / Michel Jasmin Michel Jasmin Macaroni tout garni Ramdam Méchant Contraste! M'as-tu lu?Les Grands Documentaires / Tiens-toi au Coran Points chauds / L'Ennemi intérieur FISH AND CHIPS (4) avec Om Puri, Linda Bassett Les Francs-tireurs (22:46) Le Grand Journal (16:30) Flash 101 métamorphoses de stars 11 SEPTENBRE: COURAGE SUR LE VOL 93 avec Toni Young Blood, Ankur Bhatt Le Grand Journal 110% Confidences érotiques News Access H.e Talk Daily Corner Gas Degrassi.(20:32) Medium CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Pop up.Coronation Canadian Country Music Awards The National The National .(23:25) Simpsons ABC News The Insider .Millionaire Wife Swap NFL Football / Eagles - Falcons News CBS News E.T.King of Queens .Raymond Two and a Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Las Vegas Medium .(23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow History Detectives American Experience Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Roadside Adventures / Shadows of the Seasons For the.BBC News City Confidential Cold Case Files Intervention Growing up Gotti Airline Crossing Jordan Relais.Bouscotte Grands Spectacles / Appelez-moi Stéphane .du Cirque de Massy (21:20) Le Garage Paroles./ Chloé Ste-Marie Street Legal Videos Dance.Emerald Shoes ALEGRIA (5) avec René Bazinet, Frank Langella Law& Order Mission Cascades Biographies / Le Géant Ferré Superscience Expéditions d'enfer Histoires de crimes Mission Cascades .la croissance d'une PME Raisonner à point vaut mieux que coups de poing .véhicules lourds Einblicke In Focus Histoire des formes urbaines Building the Ultimate Daily Planet Myth Busters / Breakstep.Monster Garage Biker Build-off Daily Planet Maritimes.Pilot Guides / Moyen-Orient Soleil.Soif de.La Route.Au fil.l'eau Itinéraires de rêve / Australie Americas .Voyageur .Stevens Darcy's Wild Life That's so.Smart Guy Radio Free.Boy Meets.NOBODY'S PERFECT (5) avec Chad Lowe Brotherly.My So-Called Life Malcolm.That '70s Friends Seinfeld 7th Heaven Global News National E.T.Canada E.T.Prison Break Re Genesis Global News Sports Histoire maritime Chantiers Destins / Charles Chiniquy JAG L'ÉVADÉ D'ALCATRAZ (3) avec Clint Eastwood, Patrick Mc Goohan Masterminds Disaster of.JAG Full Throttle Shipwrecked: Edmund.Turning Points of History JAG Home to go Extra Matchmaker .Marry me Making it Big Taking it off Project Runway Making it Big Max Succès .nos idoles .choix.com Histoires.Pour une histoire d'un soir.Hollywood Fantaisies Des gens pas ordinaires L'Académie.La Vie rurale Top5M+.Top5M+.Infoplus M.Net .clips .Top5.com Bloc VJ Top Rockde Babu Fou raide! Jackass Le Mike.SPAM Terra Speranza The Insider .Half Men Sino Mtl Ni Hao From Egypt Rock Star.Plaisirs des îles.Cosmopolis .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour The National The Passionate Eye CBC News:The Hour Le Téléjournal Capital Actions Le Monde La Part.Pétrole africain.dans la mire.Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30 Sports 30 NASCAR Coupe Nextel / Chevy Rock & Roll 400 Sports 30 En forme.Sports 30 Demain à la une Nos vies secrètes L'Empreinte du crime Témoins silencieux La vie après la vie Victimes du passé Doc Lexx Da Vinci's Inquest American.Trailer Queer as Folk CSI (23:05) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Star Trek: Enterprise Earth 2 Andromeda Sportsnetnews Wk Baseball Baseball / Blue Jays - Red Sox Sportsnetnews Prime Time Nos cousins.Canada.Panorama.gènes C'est mathématique LES ENFANTS DU DIMANCHE (3) ave Thommy Berggren Panorama.gènes Martha / Début In a Fix Untold Stories of the E.R.101 Things Removed.Human Body Untold Stories of the E.R.Off the Record Sportscentre .Hockey NFL Monday Night Countdown WWE Raw Sportscentre Totally Spies Sourire.6teen Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Henri, gang South Park Les Griffin Futurama Henri, gang La Cible Journal FR2 Thalassa / La Grande Barrière de corail.(2/2) Les Falbalas de Jean-Paul Gaultier D'ici &.Le Journal Bibliotheca Tout ça.Big Bang Workforce First Scientists Studio 2 Rosemary and Thyme A History of Britain Studio 2 Métamorphose Nicolas et.Décore ta vie Manon.Interventions miracles L'Éloge du mensonge.Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Oui, je le veux! Doc Lapointe Conne Xion Le Guide de l'auto Moi et Cie Le Guide de l'auto Trajectoire 5$.bien manger Le Guide de l'auto .(17:30) Degrassi.Une grenade.Ce que j'aime.Touche pas.Parents à.70 Charmed Degrassi.Edgemont Radio Free.Being Ian Martin.Unfabulous 15 Love Spongebob Sabrina.Yvon of.Fresh Prince My Family .(22:35) .(23:05) .(23:35) Les Chemins de l'étrange .nerdz .c'est fait Star Trek:Voyager Star Trek: Enterprise Queen Mary 2.La Porte des étoiles .(20:40) CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC TRIO Pour nous envoyer une question : arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca 1 2 QUIZ Cette mythique boîte de nuit new-yorkaise défraie actuellement la chronique, quelle est-elle ?1) Jailhouse b) Zoogaloo c) CBGB d) Night Magic LE SITE ! Peut-on aimer à la fois Metallica et les Beatles ?La réponse est oui, si on en croit le groupe Beatallica.Sur leur site Web (www.beatallica.org) Jaymz Lennfield, Kirk Hammetson, Kliff Mc Burtney et Ringo Larz s'amusent à «métalliser» les classiques des Fab Four.Cela donne d'excellents titres comme A Garage Dayz Nite, And Justice for All my Loving, Hey Dude ou Blackened in the USSR !! Très drôle\u2026 mais pas pour tout le monde.La compagnie Sony ATV, qui détient les droits d'édition des Beatles, a intenté cette année une poursuite contre Beatallica.Il aura fallu l'intervention de James Hetfield, de Metallica, pour que la multinationale abandonne ses charges ! DANS LE LECTEUR DVD DE SONIA SARFATI Gladiator Gladiator de Ridley Scott, compte parmi les 15 DVD les plus vendus au monde.Le hic pour plusieurs : il ne possédait, jusqu'ici, pas de piste française.Pour le cinquième anniversaire du film, Dream Works remédie à la chose \u2014 oui, il était temps ! \u2014 et en profite pour offrir de gros bonbons aux fans de ce formidable péplum: Gladiator Extented Edition est un coffret de trois disques sur lesquels on trouve, outre la version du long métrage telle que vue au cinéma, une version allongée de 17 minutes (toutes deux en version anglaise ou française), une présentation de Ridley Scott, des commentaires du sympathique Russell Crowe, un documentaire en sept parties totalisant 3 heures 20 (en anglais seulement mais avec possibilité de sous-titres), etc.De quoi mettre du baume sur les blessures laissées par l'Alexander d'Oliver Stone ! Sonia Sarfati est journaliste aux Arts Réponse: Le CBGB.Cette petite salle de spectacle, qui existe depuis 32 ans, vient de recevoir un avis d'éviction formel de la part de son propriétaire.Ce dernier affirme que la boîte de nuit lui doit plus de 100 000 $ de loyer.Même si leur bail se terminait fin août, les patrons du CBGB refusent pour leur part de mettre la clé sous la porte, invoquant la grande valeur historique de l'endroit.Épicentre de la révolution punk, le CBGB a vu naitre des groupes importants comme les Talking Heads et les Ramones.PHOTO GNS Russell Crowe NATHALIE PETROWSKI J'ai des nouvelles pour vous Ce soir, sur le coup de 18 h, ça risque de brasser dans les chaumières.Les uns ne voudront surtout pas manquer le début du nouveau talk-show de Véro, qui remplace désormais le bulletin d'information à la SRC.Les autres, parce qu'ils rentreront du travail ou de la garderie, qu'ils auront manqué le bus ou seront restés coincés dans le trafic, voudront voir les informations.Si d'aventure ils sont radio-canadiens par habitude, par automatisme ou par affinité, ils devront aller prendre leurs nouvelles ailleurs.Ils ne seront peut-être pas nombreux, mais ils constitueront en quelque sorte, les premiers boat-people de l'information, des déportés privés de leurs repères habituels et condamnés à errer, non pas de pays en pays, mais de chaîne en chaîne.Ce sera un peu mon cas.Car aussi insolite que cela puisse sembler à certains, j'ai toujours été fidèle au bulletin de 18 h de Radio-Canada.Notez bien : j'écris 18 h.Pas une minute de plus ou de moins.Pluie ou beau temps, Pascale Nadeau, Simon Durivage ou Harry Potter, pour moi les informations de 18 h commencent et se terminent à Radio-Canada.Je n'ai peut-être pas le logo de la SRC tatoué sur le coeur ou encodé dans mon ADN, mais son bulletin fait partie des petits rituels qui, mis bout à bout, en sont venus à me définir.Il m'est bien sûr arrivé de commettre quelques infidélités avec Pierre, Claude ou Jean-Luc.Mais il s'agissait généralement d'aventures d'un soir, ou d'à peine quelques minutes, que je m'empressais de conclure pour vite revenir au bercail.Et même quand le bulletin de la télé publique s'est mis à verser dans les faits divers et la petite magouille sordide et locale comme le font ses concurrents (et doublement depuis qu'ils ont un hélicoptère), je tenais bon, en attendant les nouvelles internationales.Mais cette époque est révolue et mes habitudes, torpillées.Évidemment, je ne suis pas folle.Je comprends très bien pourquoi Radio-Canada a pris la décision de nous balancer Véro à 18 h.Les Athéniens ont fait la même chose avec leur cheval de bois.Pendant que les Troyens trinquaient et se félicitaient de leur victoire (dans ce cas-ci, on parlera de cotes d'écoute), les Athéniens ont débarqué en douce pour foutre la pagaille et pulvériser leurs ennemis.Les radio-canadiens comme les Troyens n'avaient plus rien à perdre.Malgré toutes les réformes et liftings cosmétiques administrés au bulletin de 18 h, celuici n'a jamais levé.Encore la semaine dernière, ses cotes d'écoute stagnaient sous la barre des 250 000, pendant que les bulletins de TQS et TVA attiraient à eux deux plus d'un million de téléspectateurs.Je ne suis pas folle et les gestionnaires de Radio-Canada non plus.Un jour, ils ont compris qu'à l'heure sacrée de Bobino, les enfants sont désormais absents et laissent moisir une case horaire qui leur était dévolue depuis 50 ans.Les gestionnaires se sont alors rabattus sur ce que les Français appellent la ménagère de moins de 50 ans et qui n'est pas tant une femme qu'un concept publicitaire, né à la fin des années 50 dans une boîte de Tide.Au Québec, la ménagère de moins de 50 ans a, dans les faits, 55 ans et plus.Elle n'a pas de visage, mais elle a déjà eu un nom : Mme Tartempion de la rue Panet.Aujourd'hui, cette ménagère, qui n'a plus de nom mais qui a toujours le même âge, pèse lourd dans la balance télévisuelle.TVA le sait depuis toujours ; TQS, depuis sa naissance, et Radio-Canada vient de le découvrir.Pour séduire la ménagère, la télé publique a décidé de lui offrir, dès 16 h, un bloc béton qui débute avec les lionnes et leurs opinions, se poursuit à 17 h avec Pascale et ses nouvelles et culmine, à 18 h, avec Véro et ses variétés.Je comprends la stratégie.Par certains aspects, je la trouve ingénieuse.Par d'autres, proprement navrante.Et ce qui me navre le plus, ce n'est pas de devoir changer d'habitude ou de chaîne.Au pis-aller, si les bulletins de TVA ou de TQS ne me conviennent pas, je pourrai toujours me consoler avec le bulletin revampé de Dominique Poirier à RDI.En revanche, je ne pourrai rien faire contre l'inéluctable érosion de l'information, déjà bien engagée mais que l'arrivée de Véro à 18 h ne fera qu'accélérer.Qu'on le veuille ou non, les Québécois prennent majoritairement leurs nouvelles à 18 h.C'est une tendance lourde, confirmée année après année par les sondages.Or, si subitement à cette heure névralgique il y a une nouvelle offre, un nouveau produit jeune et pimpant qui danse et scintille, ils vont s'y précipiter comme les phalènes sur les lumières la nuit.La plupart de ces nouveaux convertis n'auront pas eu le temps de regarder les informations de 17 h à Radio-Canada.Ils ne pourront pas les rattraper aux autres chaînes à 18 h puisqu'ils seront en train de regarder Véro.S'ils aiment son émission, ils vont l'adopter et tranquillement déserter les bulletins de nouvelles.Résultat, une importante tranche de la population sera sans doute charmée, séduite et divertie.Mais elle sera moins informée qu'avant.Vous pensez que ce n'est pas grave ?Que ces gens-là ne sont pas si nombreux et qu'ils finiront bien par s'informer ailleurs et à un autre moment ?J'ai des nouvelles pour vous.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca Pour séduire laménagère, latélépubliquea décidéde lui offrir, dès 16 h, unblocbéton qui débuteavec les lionnes et leurs opinions, se poursuità17 havec Pascale et ses nouvelles et culmine, à18 h, avec Véroet ses variétés.Lennon, un homme caractériel et violent Sa première femme signe un nouveau livre telequebec.tv Télé-Québec ça change de la télé 19h Méchant contraste! Mesures d'urgence : lac aux 300 000 obus, eau contaminée.Animation : Matthieu Dugal Réalisation-coordination : Erik Tremblay 19h30 M'as-tu lu?Entrevue avec François Barcelo Animation : Pierre Poirier, Sylvie Lussier Cesoir 21h Points chauds Londres a enfanté ses propres kamikazes.Et si ça se passait ici?Animation : François Bugingo Réalisation-coordination : Simon Girard 3339211A ASSOCIATED PRESS LONDRES \u2014 La première femme de John Lennon affirme que le Beatle avait un tempérament violent et l'avait frappée une fois lors d'une crise de jalousie, si l'on en croit les passages de son nouveau livre publiés par le Sunday Times.Cynthia Lennon avait rencontré John à Liverpool où ils étaient étudiants en art.Ils se marièrent en 1962 et eurent un fils, Julian, avant de divorcer en 1968.Dans son nouveau livre, John, Cynthia Lennon écrit qu'elle pouvait « endurer ses éclats, la jalousie et la possessivité, mais pas la violence ».Et de raconter la seule fois où il l'a frappée, jaloux de la voir danser avec son ami Stuart Sutcliffe, un des premiers Beatles.« Le lendemain à la fac il m'a suivie dans les toilettes des filles au sous-sol.Quand je suis sortie, il m'attendait avec un air sombre.Avant que je puisse parler, il a levé le bras et m'a frappée au visage, envoyant ma tête cogner contre les canalisations qui couraient le long du mur.» John Lennon mit ensuite trois mois avant de s'excuser de l'avoir frappée et de lui demander de ressortir avec lui.« Même s'il était encore cassant et méchant, il n'a plus jamais été physiquement violent envers moi », ajoute-t-elle.Cynthia Lennon associe ce type de comportement à son éducation perturbée : John Lennon fut élevé par sa tante Mimi « dans une maison froide et austère, avec peu d'affection ou de confort» après avoir été enlevé à la garde de sa mère en 1944.Elle attribue l'échec de leur couple à la drogue, et non pas aux infidélités de John Lennon.Dans la préface au livre, en vente le 27 septembre en Grande-Bretagne, Julian Lennon écrit : « Papa était un immense artiste, un homme remarquable qui luttait pour la paix et l'amour dans le monde.Mais en même temps, il avait beaucoup de mal à montrer la même paix et le même amour à sa première famille, ma mère et moi.» SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS MA CHÈRE CLARA ONF: 19h.VARIÉTÉS CENTRE BELL Robert Plant: 19h30.PLACE DES ARTS Julio Iglesias: 20h. ARTS ET SPECTACLES 30e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE TORONTO Le gros casse-tête MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL TORONTO Il y a ici tant à faire et à voir qu'il n'est pas rare que les journalistes et professionnels s'arrachent les cheveux en tentant de construire leur programme.Comment choisir quand pratiquement toute la programmation est composée d'incontournables ?Voilà le dilemme auquel les festivaliers font face quotidiennement.Tel film que nous ne manquerions pour rien au monde est présenté à l'heure où se tient aussi une conférence de presse importante, laquelle a probablement lieu en même temps que l'entrevue individuelle qu'on vous a consentie avec Anthony Hopkins ou Patrice Chéreau.Il suffit de se promener un peu dans les couloirs de l'hôtel Intercontinental pour constater à quel point toute la planète cinéma s'est donné rendez-vous ici.Poussez une porte et vous tomberez sur Viggo Mortensen.Poussez-en une autre et vous arriverez face à face avec Ed Harris ou William Hurt.Attendez un moment dans le corridor avant d'entrer dans la pièce où se déroulera votre prochaine interview et Caroline Dhavernas passera devant vous en vous adressant le plus beau des bonjours.Le Festival de Toronto occupe indéniablement une position de plus en plus stratégique.Les Américains commencent ici à mesurer les chances de leurs poulains pour la prochaine saison des récompenses, les acheteurs concluent des ententes et les journalistes mettent en boîte un lot d'interviews qu'ils pourront ressortir au moment où ces films prendront l'affiche chez eux.Croisé par hasard rue Cumberland, le délégué général à la programmation du nouveau Festival international de films de Montréal, Moritz de Hadeln, ne cachait pas son admiration : « Il y avait un moment que je n'avais pas mis les pieds ici.J'avoue que c'est assez impressionnant.» Et aussi un peu inquiétant, pourrions- nous ajouter.Dans la réaction de cet homme d'expérience qui en a déjà vu beaucoup d'autres (il a notamment dirigé les destinées du Festival de Berlin pendant plus de 20 ans), on pouvait en effet deviner un léger sentiment d'angoisse devant l'ampleur du défi qui l'attend chez nous.Redonner à Montréal une place significative sur l'échiquier des festivals internationaux ne se fera pas en criant ciseaux, surtout pas dans le contexte actuel.Et il le sait très bien.S'il réfute la théorie de certains journalistes voulant que Toronto ait maintenant surclassé le Festival de Cannes en importance (c'est ce qu'a notamment affirmé Roger Ebert, le plus influent critique américain), de Hadeln accorde maintenant volontiers le deuxième rang à la Ville reine.à égalité avec Berlin.Depp dans de joyeuses ténèbres Il y avait foule à la conférence de presse tenue ce week-end à l'occasion de la présentation de Tim Burton's Corpse Bride, le film d'animation qu'a conçu le réalisateur de Charlie and the Chocolate Factory.La raison de tout cet émoi?La présence de Johnny Depp, l'acteur fétiche du cinéaste qui, ici, prête sa voix au protagoniste du film.Après s'être fait mitrailler par les flashes, l'acteur s'est prêté à l'exercice de bonne grâce, répondant avec le sourire aux questions qui fusaient de toutes parts.Quand quelqu'un lui a demandé si, à force de se transformer de la sorte, il n'avait pas perdu la trace de sa propre personne, l'acteur a répondu qu'il aimerait bien trouver le « vrai Johnny Depp » un jour.Quand un autre journaliste a lui demandé d'expliquer la nature du lien qui le lie à Burton, Depp a rétorqué que, en guise de préparation pour ce rôle, il n'avait parlé avec le cinéaste que 15 minutes avant d'entrer dans le studio d'enregistrement.À une chroniqueuse qui voulait savoir pourquoi son personnage choisissait telle fiancée plutôt que l'autre à la fin du film, il a parlé de « l'élément de tristesse qui caractérise toujours les plus belles histoires d'amour ».Un « A !!! » collectif s'est alors fait entendre.Une chose est certaine, c'est que la composition vocale de Depp s'inscrit parfaitement dans le caractère charmant de ce film, une virée accidentelle dans le monde des morts quand, à la suite d'un quiproquo, un jeune homme, Victor (Depp), se retrouve à la fois fiancé à une vivante (voix d'Emily Watson) et à une morte (voix d'Helena Bonham-Carter).Parsemé de chansons et de chorégraphies marrantes, ce film d'animation, réalisé selon la technique du stop motion animation (de vraies maquettes et de vrais personnages, filmés mouvement après mouvement \u2014un travail de moine), se distingue notamment par son aspect « gothique », mais aussi par cette joyeuse façon de présenter un monde des ténèbres plus « coloré » que le monde des vivants.« Cela vient probablement du fait que j'ai déjà vécu près de la frontière mexicaine, a expliqué Tim Burton.On aborde la mort de façon beaucoup plus festive là-bas ! » .Les frais de ce reportage ont été en partie payés par le Festival de Toronto.Redonner à Montréal une place significative sur l'échiquier des festivals internationaux ne se fera pas en criant ciseaux, surtout pas dans le contexte actuel.PHOTO DONALD WEBER, PC Un groupe d'admiratrices attendait l'acteur Johnny Depp, venu assister à la projection hier, à Toronto, du film d'animation Tim Burton's Corpse Bride.Concours OLIVER TWIST 640, St-Paul O.# 200, Montréal, (Qc), H3C 1L9 Nom : Adresse : Ville: Code Postal : Tél.(jour): Tél.(soir) : Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des prix est de 500.00 $ Vous invitent à assister au visionnement de LE JEUDI 29 SEPTEMBRE À 19h00 QUARTIER LATIN ( 352 Emery ) À L'AFFICHE DÈS LE 30 SEPTEMBRE ! Règlements disponibles chez Pour participer : Remplissez le coupon de participation et postez-le à l'adresse indiquée.Les gagnants seront tirés au hasard chez Communications Sa Vi Inc.le 19 septembre.au cinéma DU RÉALISATEUR DU FILM « LE PIANISTE » GAGNANT D'UN OSCAR® 3342914A CANCANS DE LA VILLE REINE MARC-ANDRÉ LUSSIER Cameron Crowe retrouve la touche Après avoir rendu hommage à sa mère (à travers le personnage qu'incarnait Frances Mc Dormand dans Almost Famous), Cameron Crowe s'est inspiré de son père pour élaborer Elizabethtown, une comédie dramatique dans laquelle un jeune homme en dépression professionnelle (Orlando Bloom) doit retourner dans un bled du Kentucky afin d'aller s'occuper des funérailles de son père.Il est difficile de faire ici une recension en bonne et due forme puisqu'un représentant de la société Paramount a prévenu les médias avant la projection que, bien que Cameron soit « très fier de présenter cette version au Festival de Toronto », le montage n'était peut-être pas encore définitif.« Cameron aime fignoler ses films et il travaillera au montage jusqu'à la toute dernière minute.C'est ce qui arrive quand un cinéaste bénéficie du final cut », a ajouté le représentant.Permettonsnous quand même de dire que ce que nous avons vu est déjà prometteur.Kirsten Dunst et Susan Sarandon offrent en effet des prestations magnifiques, et la trame musicale \u2014 faut-il s'en étonner\u2014 est d'enfer.Soderbergh expérimente Parfois difficile à suivre tellement il compte de projets, Steven Soderbergh arrive à Toronto avec, sous le bras, Bubble, un film « expérimental » tourné en vidéo numérique, et interprété par des non-professionnels recrutés sur les lieux du tournage en Ohio.Dans cette production, le réalisateur d'Ocean's Twelve parvient d'ailleurs à bien saisir l'esprit de désolation qui sévit dans une petite localité américaine.Dans une fabrique de poupées, une femme d'âge mûr entretient des liens d'amitié avec un collègue beaucoup plus jeune qu'elle.L'équilibre se brise le jour où une nouvelle employée dans la vingtaine s'immisce entre les deux et commence à s'intéresser au jeune homme.Au lendemain d'une sortie, la jeune femme est retrouvée morte, assassinée.Si les « acteurs» ont du mal à donner chair à des dialogues qui, parfois, semblent trop « écrits », il reste que la démarche est fascinante.Parmi les films expérimentaux de Soderbergh, Bubble se démarque avantageusement de Full Frontal.Formidable Judi Dench Vous vous rappelez la prestation délicieuse de Judi Dench dans Shakespeare in Love ?Cette malice au fond du regard ?Cette façon unique de balancer les pires vacheries ?C'est un peu ce à quoi nous avons droit dans Mrs.Henderson Presents, une comédie dramatique réalisée par Stephen Frears ayant pour cadre la scène théâtrale londonienne de la fin des années 30.Si la seconde partie du film s'écrase un peu, il reste que la prestation irrésistible de dame Dench, qui incarne ici une riche héritière qui décide d'acheter un théâtre (même si elle ne connaît que dalle dans le domaine), vaut largement le détour.Nous aurons bien sûr l'occasion de revenir sur ce film, qui met aussi en vedette Bob Hoskins et Kelly Reilly, à sa sortie au début de la prochaine année.Entendu « Si j'avais le choix, je n'incarnerais plus que des marionnettes pour le restant de mes jours ! » \u2014 Helena Bonham-Carter, qui prête sa voix à La Mariée cadavérique, de Tim Burton.MONTRÉAL CE MATIN LUNDI AUVENDREDI CKAC.COM 5:30~9:00 3339251A PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © L'actrice Judi Dench. ARTS ET SPECTACLES RADIO PAR SATELLITE Liza Frulla est satisfaite de la tournure du dossier.ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE TROIS-RIVIÈRES \u2014 La volonté démontrée par les compagnies détentrices de licences de radio satellite de faire plus de place aux chaînes francophones et au contenu canadien a « rassuré » la ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, qui se dit satisfaite de la tournure du controversé dossier.Vendredi, en fin de journée, un comité du cabinet a décidé de ne pas modifier la décision du CRTC du mois de juin donnant le feu vert aux consortiums Sirius Canada et CSR (Canadian Satellite Radio), qui peuvent maintenant offrir ce service par abonnement.Préoccupés par le faible pourcentage de contenu canadien exigé et le nombre de chaînes francophones, des groupes d'artistes, le Bloc québécois et même le caucus des députés libéraux fédéraux du Québec pressaient la ministre d'obliger le CRTC à refaire ses devoirs.Mme Frulla estime que la décision est la meilleure dans les circonstances, puisque les propriétaires de radio satellite ont eux-mêmes offert de revoir leurs conditions de licences.« Elles (les compagnies) ont agi de la même façon que si nous demandions au CRTC de surseoir à la décision », a fait valoir la ministre du Patrimoine, rappelant que l'organisme fédéral tiendra des audiences publiques sur la question.Pour faire taire les critiques, Sirius Canada et CSR ont annoncé il y a quelques jours qu'elles s'engageaient à doubler le nombre de chaînes francophones prescrit par le CRTC.Elles promettent aussi d'augmenter le contenu canadien dans leur programmation.« Ça me rassure », dit la ministre Frulla.Les libéraux du Québec ne sont pas tous du même avis.La députée de Gatineau, Françoise Boivin, craint que les promesses des deux compagnies soient vite oubliées.« Ça ne me satisfait pas, lâche Mme Boivin.C'est bien beau le volontariat, mais à un moment donné, quelqu'un peut changer d'idée si tu n'es pas sous l'oeil du CRTC.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Le prochain disque du groupe Franz Ferdinand, auquel ont travaillé Nick Mc Carthy et Alex Kapranos (à droite), sortira le 2 octobre : ce sera assurément un événement.Des promesses, des promesses.ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK L'automne, c'est le déluge.L'ultime point de déséquilibre entre l'offre et la demande.Toutes les étiquettes de disques, petites ou tentaculaires, lancent leurs nouveautés dans cette arène impitoyable qu'on appelle le marché en l'espace de huit ou neuf semaines.Que les meilleurs \u2014 ou les mieux publicisés \u2014 gagnent.Le bon côté de la chose, c'est qu'une telle abondance ne peut pas ne pas donner à entendre quelques disques grandioses, pourvus de chansons qui vont nous dresser le poil sur les bras et qu'on va écouter en se prenant une fois de plus pour une rock star dans l'intimité du salon.Après avoir éteint la lumière, bien sûr.On a sa fierté.L'arrivée prochaine du nouveau Franz Ferdinand constitue assurément l'un des événements de l'automne.Le jour J a été choisi : le 2 octobre, un an jour pour jour après le concert frénétique donné dans un Métropolis survolté.Notre impatience est d'ailleurs partagée par le chanteur et guitariste Alex Kapranos, qui trouve que le rythme de production actuel (un album tous les trois ou quatre ans en moyenne) est scandaleusement lent comparé aux fertiles années 60.Dévoué, il a même raté le mariage de son guitariste Nick Mc Carthy pour boucler le mixage du disque, qui devrait s'intituler You Could Have It So Much Better.With Franz Ferdinand.On l'en remercie.Aux tonnes de disques attendus \u2014 dont Goldfrapp, Chloé Sainte-Marie, System of a Down, Thomas Fersen et Katerine, pour ne citer que ceux qui sont actuellement stockés dans ma mémoire vive \u2014, il faut bien sûr ajouter la tonne de spectacles à venir.Déjà, le calendrier de cette semaine a de quoi donner le tournis.Prenons la soirée de jeudi : l'électro mélancolique de Notwist à la Sala Rossa ou la mélancolique légèreté de Nouvelle Vague à La Tulipe ?Dilemme.Et j'ai déjà coupé la poire en deux : j'ai déjà vu et revu Le Nombre (qui sera au Café Campus) et aussi Pearl Jam (de retour au Centre Bell).Ne me reste plus qu'à espérer que ce ne sera pas toujours comme ça et qu'aucun conflit d'horaires, devoir social, cataclysme surn a t u r e l ou d i l e m m e shakespearien ne m'empêchera d'assister aux spectacles les plus prometteurs de l'automne.En voici quatre qui, on l'espère, vont tenir leurs promesses.Sigur Ros: le test Le jugement de valeur est roi dans le monde de la musique.N'empêche, on y trouve aussi quelques vérités tout à fait objectives.L'une d'elles, c'est qu'il y a des shows « debout » et des shows « assis ».Sigur Ros, diplômé en compositions lentes et éthérées, fait partie de la dernière catégorie.C'est dire si on a trouvé le temps long lorsque le groupe islandais a joué au Métropolis il y a quelques années.Trois jours après la sortie de son nouveau disque, Takk, le quatuor se produira au confortable Théâtre Maisonneuve.Intéressant test.Combien de spectateurs seront encore éveillés au moment d'applaudir ?Yann Perreau: le défi Yann Perreau s'est forgé une réputation de vraie bête de scène.Son retour sur scène est donc, dans une certaine mesure, encore plus attendu que ne l'était son deuxième disque.On sait que c'est sur les planches que ses chansons deviennent incandescentes.Nucléaire possède plusieurs morceaux qui ont tout ce qu'il faut pour exploser.On espère que ça va péter.Nine Inch Nails: la catharsis Ne tournons pas autour du pot : Nine Inch Nails au Forum, il y a 10 ans, a été l'un des 10 meilleurs spectacles à vie.Assis dans les rouges, face à la scène, j'ai encaissé la décharge de rage, de guitares décapantes et de beauté dans un état presque second \u2014 et en toute lucidité.J'en suis sorti soufflé, secoué, vidé.Catharsis à l'état pur.La marche est haute, mais j'y retournerai.U2: l'évidence U2 n'est jamais banal sur scène, ne serait-ce que pour l'aspect visuel de ses spectacles.La meilleure raison d'aller voir Bono & The Boys, comme ils disent en Irlande, c'est parce qu'ils font encore de sacrées bonnes chansons.Pensons à Vertigo, à Miracle Drug et à l'immense Sometimes You Can't Make It on Your Own.Et puis Arcade Fire assurera la première partie.Que peut-on demander de plus ?COURRIEL Pour joindre notre journaliste : alexandre.vigneault@lapresse.ca .mais Line Beauchamp reste très inquiète PRESSE CANADIENNE La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Line Beauchamp, est extrêmement déçue du maintien par le cabinet fédéral de la décision du CRTC d'accorder une licence de radio par satellite à des groupes qui offriront très peu de contenu francophone.« Je juge par ailleurs inquiétant que le CRTC ait pris des décisions sur la base d'une logique continentale, c'est-à-dire en tenant compte de l'ensemble du marché nord-américain plutôt que strictement canadien », a déclaré la ministre, par voie de communiqué.Mme Beauchamp a également rappelé qu'une coalition canadienne composée de plusieurs intervenants, dont un regroupement formé de huit organismes culturels québécois d'importance, a fait diverses représentations auprès des autorités fédérales pour faire annuler la décision du CRTC.« J'aurais préféré que le gouvernement fédéral tienne davantage compte du contexte particulier de la radiodiffusion de langue française au Québec et qu'il demande au CRTC de revoir sa décision », a ajouté Mme Beauchamp, qui tient à souligner « l'importance d'avoir des politiques culturelles fortes pour faire face à l'émergence des nouvelles technologies ».La ministre entend aborder la question au cours de la rencontre des ministres de la Culture et du Patrimoine, la semaine prochaine à Banff.concours SAFARI SAUVAGE EN 3D Groupe Popcorn, 2388, rue Beaubien Est, Montréal (Qc), H2G 3H2 NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL ÂGE TÉL.(JOUR) (SOIR) prière d'écrire lisiblement Le coupon sera publié les 11, 12 et 13 septembre.Le tirage aura lieu le 21 septembre.50 gagnants recevront une invitation pour 4 personnes par la poste.La valeur des prix est d'environ 2000 $.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Règlements disponibles chez Groupe Popcorn.FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION Le dimanche 2 octobre à 10h au cinéma invitent 200 personnes à assister à une avant-première version française de Wild Safari 3D et MD 3338338A CETTE SEMAINE SUR LES TABLETTES > Sigur Ros: Takk > Super Furry Animals: Love Kraft > Stellastarr: Harmony For the Haunted > The Crimea: Tragedy Rocks > Alain Souchon: La Vie Théodore > Arthur H: Adieu tristesse > Jamil: Pitié pour les bums > Paul Ahmarani: Portrait vivant > Paul Mc Cartney: Chaos and Creation in the Backyard > The Dandy Warhols: Odditorium of Warlords > Tracy Chapman:Where You Live > Colin James: Limelight > The Rasmus: Hide From the Sun SUR LES PLANCHES > Philippe B., ce soir au Verre bouteille.> Robert Plant, ce soir au Centre Bell.> The Doves, mardi au Spectrum.> Backstreet Boys, mardi au Centre Bell.> Our Lady Peace, mercredi à La Tulipe.> Hedley, mercredi au Club Soda.> Pearl Jam, jeudi au Centre Bell.> Le Nombre, jeudi au Café Campus.> Nouvelle Vague, jeudi à La Tulipe.> The Notwist, jeudi à la Sala Rossa.> Ahtlete, vendredi à La Tulipe.> Marco Calliari et Cie, vendredi, samedi et dimanche au Café Campus.> Apocalyptica, vendredi au Spectrum.> Sigur Ros, vendredi au Théâtre Maisonneuve.>White Stripes, samedi au Centre Bell.> Planet Smashers, samedi au Club Soda.C'ESTÀ VOTRE TOUR! Votre vision des choses nous intéresse.VOUS AVEZ SAISI UNE IMAGE que vous souhaitez partager avec les lecteurs de La Presse ?Faites parvenir votre photo à : forum@lapresse.ca 3340993A SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine Palmarès des ventes au Québec SD CS \u2014 1 Stéphanie Lapointe Sur le fil \u2014 2 Variés Dracula \u2014 3 Richard Abel Elegancia 10 4 Cowboys Fringants La Grand-Messe 76 5 Alain Morrisod La Compil 11 6 Carla Bruni Quelqu'un m'a dit 28 7 Annie Villeneuve Quand je ferme les yeux 20 8 Kaïn Nulle part ailleurs 21 9 Variés Aujourd'hui encore.25 10 Marie-Chantal Toupin Non négociable Stéphanie Lapointe PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © 2 1 Kayne West Late Registration 3 2 Our Lady Peace Healthy in Paranoid Times 4 3 Rihanna Music of The Sun 5 4 Tony Yayo Thoughts of a Predicate\u2026 6 5 Black Eyed Peas Monkey Business 7 6 Green Day American Idiot 8 7 Coldplay X & Y 9 8 System of a Down Mezmerize 11 9 Jack Johnson In Between Dreams 12 10 Hilary Duff Most Wanted Kayne West PHOTOAFP QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES ET COLLOQUES Le sens de la révolte dans l'oeuvre d'Ernest Hemingway, avec Carole Lamoureux, aujourd'hui le 12 septembre à 13 h 30, Collège de Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke Est, local B-4420/ métro Pie-IX.Organisée par l'association Éducation 3e Âge du Collège.Coût : 9 $.Rens.: 514 254-7131, poste 4900.Nourrir les oiseaux sauvages, avec Stefan Sobkowiak, le mardi 13 septembre à 19 h, bibliothèque Philippe-Panneton, 4747, boul.Arthur-Sauvé, Laval-Ouest.Avec diapositives.Gratuit.Inscription obligatoire : 450 978-8919.Comprendre et dépasser les limites de nos processus mentaux, avec Nicolas Sarrasin, le mardi 13 septembre à 19 h, au Centre St-Pierre, 1212, rue Panet / métro Beaudry.Organisée par Les Sceptiques du Québec.Coût : 10 $.Rens.: 514-990-8099.L'opéra Norma, de Bellini, avec Pierre Vachon, le mercredi 14 septembre à 19 h 30, au 490, av.Mercille, Saint-Lambert.Organisée par la Fondation des amis de la bibliothèque de Saint-Lambert.Avec musique.Coût : 5 $.Rens.: 450 463-7170.La Galère : les îles du Pacifique à vélo, avec Janick Lemieux et Pierre Bouchard, le jeudi 15 septembre à 19 h 30, Centre Calixa-Lavallée, 3819, rue Calixa-Lavallée (parc La Fontaine), Montréal.Organisée par le magazine Vélo Mag.Présentation assistée par ordinateur.Coût : 15 $.Rens.: 514 521-8356.Le mouvement populaire vénézuélien, avec notamment Jacobo Torres et Magdelena Valdivieso, les vendredi 16 septembre à 19 h et samedi 17 septembre de 9 h 30 à 12 h, pavillon J.-A.-De Sève de l'UQAM, 320, Sainte-Catherine Est, salle DS-R510.Colloque organisé par le Réseau En Défense de l'Humanité.Entrée libre.Rens.: 514 272-1427.EN PLEIN AIR Le Centre touristique et éducatif des Laurentides offre de l'information sur les champignons sauvages et invite à la cueillette dans les sentiers, les samedi 17 et dimanche 18 septembre de 10 h à 16 h, au 5000, chemin du lac Caribou, Saint-Faustin-Lac-Carré.Coût : 5,50 $, 4,50 $, 3,50 $, 2,50 $.Rens.: 1 866 326-9072.Le parc-nature du Bois-de-Liesse offre une excursion à la découverte des traces laissées par les ratons laveurs et renards, le samedi 17 septembre entre 12 h et 16 h.Rendez-vous à l'accueil des champs, 3555, rue Douglas-B.- Floreani, arr.Saint-Laurent.Activité gratuite.Rens.: 514 280-6829.Course à pied.La Grande Vadrouille de Vaudreuil se tient le dimanche 18 septembre.Départs : 2 km à 8 h 30, 15 km à 8 h 50, 1 km à 10 h 30 et 5 kmà 10 h 45.Rendez-vous au campus de la Cité des Jeunes, 400, av.Saint-Charles, Vaudreuil-Dorion.Coût : 20 $, 5 $, 3 $.Rens.: 450 455-5751.Les clubs de marche de Laval organisent une marche aux abords de la rivière des Prairies, le dimanche 18 septembre dans le quartier Saint-François à Laval.Départ à 9 h 30, centre communautaire Saint-Noël-Chabanel, 8555, boul.Lévesque Est.Activité gratuite.Rens.: 450 662-4901.SUR LES CAMPUS Le Capteur de Rêves présente la Foire des arts, du lundi 12 au mercredi 14 septembre de 9 h à 18 h, UQAM, pavillon Judith-Jasmin, salle Marie-Gérin-Lajoie, 405, rue Sainte-Catherine Est / métro Berri- UQAM.Entrée libre.Rens.: 514 987-3000, poste 7889.Concert de l'Atelier de musique contemporaine de l'Université de Montréal, le mardi 13 septembre à 19 h, au 200, av.Vincent-d'Indy, salle B-484 / métro Édouard- Montpetit.Oeuvres de Berio, Birtwistle et Boulez.Dir.Lorraine Vaillancourt.Entrée libre.Rens.: 514 343-6427.L'Équipe du décathlon solaire canadien offre une visite commentée de la Maison du futur, le vendredi 16 septembre de 11 h 30 à 15 h 30, campus Loyola, 7141, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (près du terrain de sport).Entrée libre.Rens.: derome@alcor.concordia.ca.La Galerie de l'UQAM présente l'exposition Michael Snow : Windows, photographies, jusqu'au 8 octobre du mardi au samedi de 12 h à 18 h, pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120 (1400, rue Berri / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-8421.SANTÉ Sexualité et cancer.Conférence donnée par Valérie Beauséjour, aujourd'hui le 12 septembre à 19 h (accueil à 18 h 30), auditorium du pavillon J.A.-De Sève, hôpital Notre-Dame du CHUM, 2099, rue Alexandre De Sève.Organisée par le groupe de soutien du cancer de la prostate de Montréal et le service d'urologie du CHUM.Inscription nécessaire : 514 890-8000, poste 28 139.Sexualité et diabète.l'Amicale des diabétiques des hôpitaux Notre- Dame et Maisonneuve-Rosemont présente une conférence de Kim Fafard, Reste-t-il une sexualité pour les diabétiques ?, le mardi 13 septembre à 19 h, auditorium Rousselot de l'hôpital Notre-Dame (1560, rue Sherbrooke Est).Entrée libre.Rens.: 514 890-8000, poste 25 358.Schizophrénie : adolescents et jeunes adultes, conférence donnée par le Dr Emmanuel Stip, le mardi 13 septembre à 19 h 30, unité 124, pavillon Bédard de l'hôpital Louis-H.-Lafontaine, 7401, rue Hochelaga, Montréal.Organisée par la Société québécoise de la schizophrénie.Gratuit.Inscription obligatoire : 514 251-4000, poste 3400.GROUPES D'ENTRAIDE Le Budget.L'ACEF du Sud-Ouest de Montréal offre un atelier sur la gestion des finances personnelles, le mardi 13 septembre à 13 h, au 6734 boul.Monk / métro Monk.Activité gratuite.Inscription nécessaire : 514 362-1771.Projet Changement, centre communautaire pour les gens de 55 ans et plus, offre plusieurs activités et services : tai chi chuan, peinture, gymnastique holistique, conversation espagnole, scrabble duplicata, pétanque atout, bridge, voyages, etc.Inscription du 14 au 23 septembre, au 4450, rue Saint- Hubert / métro Mont-Royal.Rens.: 514 521-5145.Le Pont du Suroît présente une conférence de Sylvie Éthier, pour les personnes qui ont un proche atteint de maladie mentale : Démystifier la sécurité du revenu.Le mardi 13 septembre à 19 h, au centre hospitalier régional du Suroît, 150, rue Saint-Thomas, Salaberry- de-Valleyfield.Entrée libre.Rens.: 450 377-3126.La Maison des grands-parents de Villleray offre un service de comptoir vestimentaire ouvert de 10 h à 16 h, du lundi au vendredi, au 8078, rue Drolet, Montréal.Rens.: 514 383-9108.MIRE, Mouvement pour l'intégration et la rétention en emploi, offre un programme de formation et de placement en emploi pour les personnes âgées entre 17 et 45 ans.Formation avec support financier.Au 2187, rue Larivière, Montréal.Rens.: 514 598-7474.HORTICULTURE Les grands jardins du Québec, conférence avec Daniel Fortin, le mardi 13 septembre à 19 h, à la mairie d'arrondissement, 4555, rue de Verdun, Verdun.Organisée par le comité d'embellissement Verdun.Entrée libre.Rens.: 514 765-7150.Les Papillons, joyaux de nos jardins, conférence avec Gilles Paradis, le mercredi 14 septembre à 19 h 30, bibliothèque municipale de Brossard, 7855, boul.San-Francisco.Organisée par la Société d'horticulture et d'écologie de Brossard.Coût : 4 $.Rens.: 450 463-7130.RETROUVAILLES - FAMILLES Doyon.Rassemblement des Doyon d'Amérique le dimanche 2 octobre à Saint-Augustin-de-Desmaures.Inscription et rens.: 418 653-2137.Parent.Rassemblement de l'Association des familles Parent d'Amérique le samedi 24 septembre à Rimouski.Inscription et rens.: www.geocities.com/journalafpa.Prévost et Provost.Rassemblement de l'Association des Prévost et Provost d'Amérique le dimanche 25 septembre à Laval.Inscription et rens.: prevostm@archambault.net.DIVERS Théâtre jeunesse.Le Centre culturel Jacques-Ferron présente SOS Paix, spectacle des Marionnettes du Bout du monde, pour les jeunes de 6 à 11 ans, le dimanche 18 septembre à 14 h (au 100, rue Saint-Laurent Ouest, Longueuil).Entrée : 6 $, 3 $.Rens.: 450 463-7181.Le Marché aux puces du citoyen de l'arrondissement de Saint-Léonard se tient le samedi 17 septembre de 9 h à 16 h, au 8400, boul.Lacordaire (dans le stationnement).300 vendeurs.En cas de mauvais temps, remis au 18 septembre.Rens.: 514 328-8504.Festimiel 2005 se tient les samedi 17 et dimanche18 septembre de 9 h à 18 h, au Centre de la nature de Laval, 901 av.du Parc.Stands de producteurs de miel, dégustation, atelier de bricolage, conférences (métier d'apiculteur, le miel et ses applications).Entrée libre.Rens.: 450 662-4942.Fête de quartier.Le Conseil communautaire Solidarités Villeray organise une fête sur le thème Ensemble, récoltons les fruits de notre solidarité, le samedi 17 septembre de 13 h à 22 h, au parc Jean-Marie- Lamonde (rues Chateaubriand et Villeray).Entrée libre.Rens.: 514 279-0117.Recherche et textes : André Cloutier AHUNTSIC-CARTIERVILLE 514 872-8749 >>> Dimanche 2, 15 h.Radio-concert au bout du Monde.Liu Fang, pipa, Andrew Cronshaw, cithare modifiée, Pham Duc Tanh, dan bau.Improvisation sur des poèmes récités par Jacques Piperni.Laissez-passer : dès le 17 septembre.>>> Mercredi 19, 20 h.Open house.Poésie-performance.Hommage poético-comico-érotico-musical aux années 80.Martin Pouliot, auteurperformeur, Martin Bélanger, multi-instrumentiste.Laissezpasser : dès le 4 octobre.>>> Samedi 22, 20 h.Fragment d'épopée Touareg.Contes et musique de Hamed Bouzzine pour les 12 ans et plus.Laissezpasser : dès le 8 octobre.CÔTE-DES-NEIGES 514 872-6889 >>> Dimanche 9, 15 h.Alice par l'Arsenal à musique.Inspiré d'Alice au Pays des merveilles de Lewis Carroll avec animations vidéo.Six musiciens et une comédienne.Laissez-passer : dès le 25 septembre.>>> Dimanche 23, 15 h.Christèle Pimenta (Portugal).Conte.Laissez-passer : dès le 9 octobre.>>> Mardi 25, 20 h.Koldo Amestoy.Le monde des contes et les mythes du Pays Basque.Laissezpasser : dès le 11 octobre.FRONTENAC 514 872-7882 >>> Mercredi 12, 19 h 30.Le petit Jean-Pierre, le grand Perreault.Cinéma (ONF).La vie du chorégraphe Jean-Pierre Perreault.Rencontre avec la réalisatrice Paule Baillargeon.Laissez-passer : dès le 28 septembre.>>> Du 18 au 22 octobre.À 20 h et 22 h.Frontenac.espace jazz.Laissez-passer : dès le 30 septembre.>>> Dimanche 30, 20 h.Soirée de clôture du Festival interculturel du conte de Montréal.Ben Zimet (Europe de l'Est), Hamed Bouzzine (Maroc), Christèle Pimenta (Portugal).Laissezpasser : dès le 16 octobre.MAISONNEUVE 514 872-2200 >>> Jeudi 13, 20 h.Salut au théâtre québécois.Théâtre de la brique rouge.Extraits du répertoire, de ses origines à nos jours.Laissezpasser : dès le 26 septembre.>>> Vendredi 14, 10 h 30.Les matins qui chantent : Suite québécoise.Lisette Rufiange, chant, Jean Vallières, guitare.Laissez-passer : dès le 26 septembre.>>> Lundi 17, 17 h.Paroles d'exclus.Documentaire de Patrice Rodriguez.Tourné au Québec, en Argentine et au Brésil en 2005.Laissez-passer : dès le 26 septembre.MARIE-UGUAY 514 872-2044 >>> Mercredi 12, 20 h.Trio Matt Herskowitz.Jazz.Laissez-passer : dès le 28 septembre.>>> Mercredi 19, 20 h.Jolis deuils.Petites tragédies pour adultes.Avec la compagnie Kobol, marionnettes, d'après la nouvelle de Roch Carrier.Laissez-passer : dès le 5 octobre.>>> Mercredi 26, 20 h.Deux univers féminins.Conte.Christèle Pimenta (Portugal) et Renée Robitaille (Québec).Laissez-passer : dès le 12 octobre.MERCIER 514 872-8755 >>> Jeudi 6, 20 h.Cyrano, Juliette et les autres.Avec La comédie humaine.Laissez-passer : dès le 24 septembre.>>> Mercredi 26, 20 h.Une veillée pour Honoré Beaugrand.Journaliste, politicien et l'un des écrivains québécois les plus importants du 19e siècle.Avec Jocelyn Bérubé et autres conteurs.Laissez-passer : dès le 15 octobre.>>> Vendredi 28, 20 h.Monsieur.Première partie d'un triptyque sur les hommes.Avec Création Caféine.Chorégraphie d'Estelle Clareton avec Sylvain Lafortune et Julie Marcil.Laissez-passer : dès le 15 octobre.NOTRE-DAME-DE-GRÂCE 514 872-2157 >>> Dimanche 9, 15 h.L'Arsenal à musique.Musique jeunesse (8 ans et plus).Alice.Inspiré d'Alice au Pays des merveilles avec animations vidéo, six musiciens et une comédienne.Laissez-passer : dès le 25 septembre.>>> Mercredi 12, 20 h.Les poètes de l'Amérique française et Gilles Archambault.Récital de poésie et musique classique avec Nathalie Tremblay, piano.Laissez-passer : dès le 28 septembre.>>> Samedi 15, 17 h.Au bord du Danube.Récital de poésie et musique classique.Dans le cadre de l'expo du Regroupement des artistes canadiens-hongrois.Bobo Vian récitera les poètes hongrois du 20e siècle.Laissez-passer : dès le 1er octobre.PLATEAU-MONT-ROYAL 514 872-2266 >>> Samedi 1er, 14 h.La historia de la oca (Histoire de l'oie).Pour les 8 ans et plus.Avec la Compagnie théâtrale Los Endebles du Mexique.En espagnol avec surtitres français et anglais.Laissezpasser : dès le 24 septembre.>>> Mardi 4 et mercredi 5, 20 h.Jolis deuils.Petites tragédies pour adultes.Avec la compagnie Kobol, marionnettes, d'après la nouvelle de Roch Carrier.Laissezpasser : dès le 27 septembre.>>> Vendredi 7, 20 h.Trio Hochelaga.Musique de chambre française.Oeuvres de Maurice Ravel et Théodore Dubois.Église Saint-Jean-Baptiste, 4230, rue Drolet.Laissez-passer : dès le 30 septembre.POINTE-AUX-TREMBLES 514 872-2240 >>> Samedi 15, 20 h.Loulou sur le chemin de Compostelle.Margaret Mc Brearty, auteure et interprète pose un regard sur la violence.Laissez-passer : dès le 1er octobre.>>> Dimanche 16, 11 h.Trio Guy Donis.Sons et brioches.Guy Donis, banjo, Chloé Sainte-Marie, Pierre Flynn et deux musiciens.Laissez-passer : dès le 1er octobre.>>> Samedi 29, 20 h.Monsieur.Chorégraphie d'Estelle Clareton avec les danseurs Sylvain Lafortune et Julie Marcil.Laissezpasser : dès le 15 octobre.RIVIÈRES-DES-PRAIRIES 514 872-9814 >>> Jeudi 13, 20 h.George et Gustave.Lecture publique (grand public).Correspondance entre George Sand et Gustave Flaubert.Avec Gérard Poirier et Françoise Faucher.Laissez-passer : dès le 1er octobre.>>> Jeudi 20.20 h.Jolis deuils.Petites tragédies pour les 15 ans et plus.Avec la compagnie Kobol, marionnettes, d'après la nouvelle de Roch Carrier.Laissez-passer : dès le 8 octobre.>>> Samedi 29, 20 h.Les Vieux m'ont conté.Avec Claudette l'Heureux, Stéphanie Bénéteau, Marc Roberge, André Lemelin.Histoires du Père Lemieux, folkloriste et ethnologue.Laissezpasser : dès le 15 octobre.ROSEMONT-PETITE-PATRIE 514 872-1730 >>> Jeudi 6, 20 h.Thibaud Couturier.Chansons françaises cousues main.L'auteurcompositeur- interprète et Jean- Pierre Jolicard, guitare et flûtes indiennes, et Didier Lassus, accordéon musette.Laissezpasser : dès le 22 septembre.>>> Samedi 22, 20 h.L'Oiseau vert, commedia dell'arte.Théâtre masqué.Avec le Théâtre Tout à Trac.Laissez-passer : dès le 8 octobre.>>> Vendredi 28, 19 h.L'héritage de Darwin.Théâtre pour adolescents de 11 à 14 ans.Le Clou.Laissezpasser : dès le 14 octobre.VILLERAY-SAINT-MICHELPARC- EXTENSION 514 872-6131 >>> Vendredi 7, 20 h.Malambo- Fusion.Musique et danse flamenco.Laissez-passer : dès le 23 septembre.>>> Jeudi 13, 20 h.Québécois tout court ! Six courts métrages cuvée 2004 (ONF).Laissez-passer : dès le 29 septembre.>>> Samedi 15, 20 h.Doulce Mémoire.Les Voix Humaines.Musique espagnole et anglaise des 16e et 17e siècles.Laissez-passer : dès le 1er octobre.Ce calendrier a été préparé en collaboration avec le Service du développement culturel, de la qualité de vie et de la diversité ethnoculturelle de la Ville de Montréal.La programmation complète est disponible sur les sites Internet : www.cyberpresse.ca/arts et www.ville.montreal.qc.ca/ culture.La programmation de novembre paraîtra dans La Presse le mardi 11 octobre.Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y1K9 QUOI FAIRE quoifaire@lapresse.ca OCTOBRE DANS LES MAISONS DE LA CULTURE THÉÂTRE ENTRÉE EN SCÈNE > Parlons chasse et pêche, Bain Mathieu, 13 au 30 septembre > Ma mère chien, Théâtre d'Aujourd'hui, 13 septembre au 8 octobre > Et j'ai entendu les vieux dragons battre sous la peau, Théâtre de Quat'Sous, 15 et 16 septembre OVATION À.Howie le Rookie Le Théâtre de la Manufacture ouvre la saison 2005-2006 de la Licorne avec cette reprise, qui en est à son troisième tour de piste.Et pour cause.On se répète sans doute en parlant des performances inoubliables de Claude Despins et de Maxime Denommée, de la plume crue et drue de Mark O'Rowe et de la qualité cinématographique de cette production pourtant très théâtrale.Mais pour ceux qui n'y étaient pas, il faut rappeler que la pièce se déroule dans un quartier défavorisé de Dublin et que deux jeunes hommes montent sur scène l'un à la suite de l'autre pour raconter une haletante histoire d'honneur, de vengeance et de rédemption.HOWIE LE ROOKIE, de Mark O'Rowe, au Théâtre La Licorne jusqu'au 1er octobre.Marcel Pomerlo crache du feu Publié aux Herbes Rouges tout récemment, Et j'ai entendu les vieux dragons battre sous la peau est maintenant porté à la scène par Marcel Pomerlo, qui a été soufflé par le récit poétique du jeune auteur Dany Boudreault.On prédit un avenir éclatant à cet artiste précoce qui a écrit son premier livre à 15 ans, étudie présentement l'interprétation à l'École nationale de théâtre, parle cinq langues et adore « se faire des histoires ».Présenté dans le cadre de l'AN 05 : Année de l'Air de la compagnie Momentum, cette performance ne sera donnée que deux soirs, soit jeudi et vendredi, au Théâtre de Quat'Sous.Réservations: 514 845-7277.Polyphonie féminine Dans Parlons chasse et pêche, six jeunes voix féminines se lèvent pour révéler le « nouveau féminisme » au public.Amélie Chérubin-Soulières, Mélanie Desjardins-Chevaudier, Valérie Dumas, Caroline Gendron, Geneviève Maynard et Mélanie Auberson explorent le jeu, le chant et la danse dans la première production du Théâtre Sans Borne.Marie-Ève Gagnon (Les hommes aiment-ils le sexe., La Bibliothèque de Constance) signe les textes et la mise en scène de ce spectacle présenté au Bain Mathieu (2915, rue Ontario Est) du 13 au 30 septembre.Réservations : 514 844-2172.ÈVE DUMAS La Manufacture continue sur sa lancée EVE DUMAS Peu de théâtres peuvent se vanter d'avoir un mandat aussi bien défini que la Manufacture, qui fête cette saison son 30e anniversaire.On entend même parfois l'adjectif « licornien », utilisé pour parler de pièces qui conviendraient bien au cadre intime du Théâtre La Licorne, maison de la compagnie depuis 25 ans.Le directeur artistique Jean-Denis Leduc nous raconte ce qui a mené à la Manufacture que l'on connaît aujourd'hui.Le Théâtre de la Manufacture naît en pleine période d'effervescence et de révolte contre les institutions.« On voulait faire les choses à notre façon et mettre de l'avant un théâtre contemporain.» Ce « on », c'est Louise Gamache, Jean-Denis Leduc, Claude Maher et Christiane Raymond.Avant d'obtenir son lieu, cinq ans après la fondation, la compagnie tâte du collectif.« On était 10 et c'était devenu très difficile de prendre des décisions.On avait du mal à acheter un crayon ! » se rappelle Jean-Denis Leduc.De 1981 à 1989, le Théâtre La Licorne a pignon sur le boulevard Saint-Laurent.C'est l'époque des cafés-théâtres, là où se faisait la création à l'époque.La compagnie et son théâtre déménagent rue Papineau en 1989, avec une direction bicéphale formée de Jean-Denis Leduc et Daniel Simard.Un dernier mouvement s'amorce pendant la saison 1996-1997, alors que Jean-Denis Leduc se retrouve seul à la barre et commence à imprimer sa vision sur la Manufacture.« Aujourd'hui, je ne crois plus au collectif.Si on veut vraiment donner une ligne de pensée à un théâtre, il faut que ça vienne d'une personne.» Et pourtant, Jean-Denis Leduc n'agit pas vraiment seul.Il est entouré de sa famille d'artistes.La preuve ?Il ne parle toujours pas à la première personne.«À partir de 1996-1997 à peu près, on a décidé qu'on faisait seulement du théâtre (NDLR : la Licorne a déjà accueilli des spectacles de musique), qu'on ne faisait plus de relectures de pièces classiques et qu'on se penchait sur les enjeux modernes avec une approche humaniste.On a décidé de faire en sorte que le lieu, qui est petit, soit une force et non une contrainte et de briser le quatrième mur pour que le spectateur soit dans le coup.On a choisi le théâtre à texte et les artistes émergents.On commence toujours un spectacle en pensant le faire le plus longtemps possible.» Voilà pour la Manufacture.La Licorne, elle, continue d'être un lieu d'accueil privilégié pour les jeunes compagnies qui se multiplient à un rythme fou.« L'effervescence me fait penser aux années 70.Mais aujourd'hui, les jeunes compagnies demandent à être encadrées.Ce qu'on ne voulait pas, elles le veulent ! » Depuis 1995, le bar minuscule du théâtre, la Petite Licorne, accueille aussi des spectacles.« Jouer ici, c'est mieux que squatter.Les compagnies ont accès à nos infrastructures, la billetterie et le dépliant de saison par exemple.Mais elles se produisent dans des conditions difficiles et bruyantes.» Jean-Denis Leduc aimerait bien que son théâtre soit parmi les prochains à bénéficier de rénovations.« Nous sommes en train de concevoir un projet pour avoir deux salles, une de 160-180 places et une de 90 places.C'est la seule façon pour nous de rejoindre un nouveau public et de jouer plus longtemps.On pourrait avoir une programmation à l'année.» À l'entendre parler, Jean-Denis Leduc fera marcher la Manufacture pendant 30 années encore ! PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE © Jean-Denis Leduc, directeur artistique du Théâtre de la Manufacture, trace un bilan des 30 premières années de la compagnie et PHOTO ARCHIVES LA PRESSE donne un aperçu des projets en gestation.Le comédien Marcel Pomerlo « On a décidé de faire en sorte que le lieu, qui est petit, soit une force et non une contrainte et de briser le quatrième mur pour que le spectateur soit dans le coup.On a choisi le théâtre à texte et les artistes émergents.» DIX PRODUCTIONS MARQUANTES DE LA MANUFACTURE > 1978 : Macbeth, de Shakespeare (traduction de Michel Garneau), Cinéma parallèle, 29 représentations > 1983 : Addolorata, de Marco Micone, 80 représentations > 1985 : Something Red, de Tom Walmsley, 96 représentations > 1989 : Glengarry Glen Ross, de David Mamet, 118 représentations > 1992 : Cabaret Neiges noires (en coproduction avec Il va sans dire), une centaine de représentations > 1997 : Le Génie de la rue Drolet, de Larry Tremblay, 17 représentations > 1999 : Trick or Treat, de Jean- Marc Dalpé, 130 représentations > 2002 : Howie le Rookie, de Mark O'Rowe, 69 représentations à ce jour > 2003 : Cheech, de François Létourneau, 111 représentations > 2003 : La Société des loisirs, de François Archambault, 109 représentations LA SAISON 2005-2006 > Howie le Rookie, de Mark O'Rowe (reprise), jusqu'au 1er octobre > Avaler la mer et les poissons, de Sylvie Drapeau et Isabelle Vincent (création), du 18 octobre au 26 novembre > Gagarin Way, de Gregory Burke (reprise), du 7 mars au 1er avril 2006 > Août, un souper à la campagne, de Jean-Marc Dalpé (création), du 11 avril au 27 mai 2006 Trois coups de coeur «licorniens» au Festival d'Édimbourg Au moment de notre entretien, Jean-Denis Leduc revenait tout juste du Festival d'Édimbourg, un des plus grands rassemblements de théâtre au monde.Il y a eu trois coups de coeur, qui pourraient bien se retrouver un jour dans la programmation de la Manufacture.After the End, de Dennis Kelly, met en scène un homme et une femme enfermés ensemble après une explosion.Dans The Oak Tree, Tim Crouch monte sur scène avec un partenaire différent chaque soir.Celui-là doit incarner un homme de 41 ans dont la fille aurait été tuée par l'acteurauteur.Dans Product, le dramaturge Mark Ravenhill, qui joue son propre rôle, essaie de convaincre une jeune starlette de jouer dans son film.« Je vais faire lire cette pièce à Jean-Marc Dalpé.Je le verrais bien dans le rôle de l'auteur », déclare Jean-Denis Leduc.Le Pont ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le Pont est une pièce imprégnée de tabac et de sueur.Elle sent le vestiaire.Un univers de testostérone et de gros bras.C'est aussi un tableau de l'ouest canadien comme on en voit peu et un regard généreux sur un milieu rarement dépeint, celui d'ouvriers travaillant dans des conditions inhumaines et en quête de sens.Ils sont cinq : Cliff, seul Canadien de souche, kleptomane et délinquant ; Nuno, Portugais émigré illégalement, qui fait vivre sa famille restée là-bas ; Dino, le souffre- douleur, jeune Italo-Canadien simple d'esprit ; Frank, Italien déserteur, aspirant au poste de foreman ; enfin, le Hollandais Peter Zenden, dit Zend, épris d'absolu et suicidaire.Ils vivent tous les uns sur les autres dans un wagon de train aménagé, parce qu'ils sont à bâtir un pont ferroviaire.Dino, condamné à l'entretien du wagon, rêve de travailler au pont, lui aussi.Mais « pourquoi est-ce qu'on travaille sur le pont, Dino ?» lui demandent ses comparses.Il n'a pas de réponse.Les autres non plus, au fond.Pourquoi faire un pont identique à l'ancien, et au même endroit ?La métaphore est claire : autant s'interroger sur le sens de sa vie ! La structure de cette pièce (intemporelle, même si elle se déroule en 1967) est simple.Au cours du premier acte, les hommes ne montrent d'eux que leur façade.Au deuxième, les masques tombent.Le secret de Nuno est dévoilé.Dino n'est pas si simplet qu'on le pense.Cliff est capable de loyauté.Par des monologues lyriques qui tranchent sur le réalisme ambiant, Zend révèle ses tourments avant de trouver une forme de paix intérieure.Frank est plus humain que son ambition ne le laisse paraître.Bien développés, les personnages évoluent toutefois avec lenteur, sinon lourdeur, dans la promiscuité et l'âpreté.Un environnement sonore évocateur \u2014otaries sur la banquise, trains soufflant et sifflant\u2014 suggère avec force la nature sauvage qui les entoure.Des airs country assurent les transitions.Une réplique d'un tronçon de voie ferrée au centre duquel trône le wagon-dortoir occupe la scène.On peut regretter, par ailleurs, que, dans le rôle de Zend, Normand D'Amour ait eu à se fabriquer un accent néerlandais, qui prend toute la place, nous distrait de son personnage et contraste cruellement avec ceux \u2014naturels\u2014 de ses camarades Igor Ovadis et Dino Tavarone, qui incarnent respectivement le Portugais et l'un des deux Italiens.C'est d'autant plus malheureux que Zend est le pivot de la pièce et que l'on connaît le potentiel, ici atténué, de son interprète.Stéphane Bellavance, qui incarne Dino en évitant tout misérabilisme, n'a pas subi ce type de contrainte.Sébastien Delorme campe pour sa part un Cliff moins présent mais crédible.En sortant du théâtre, je me suis fait les mêmes réflexions qu'à la création de Long, Long, Short, Long (le titre anglais du Pont) au Monument- National.D'abord, nul besoin de lire sur le romancier montréalais, Trevor Ferguson \u2014 dont c'était la première pièce \u2014, pour sentir qu'il connaît ce sujet de l'intérieur.Ensuite, ces hommes appartiennent à une autre solitude que la nôtre.Le Québec est loin des Rocheuses! Certains moments d'humanité, cependant, comme ce désir de graver son nom sur le pont, font jaillir la lumière et abolissent les frontières.LE PONT, de Trevor Ferguson.Traduction: Marc Grégoire et Michel Dumont.Mise en scène : Guy Sprung.Distribution : Stéphane Bellavance, Normand D'Amour, Sébastien Delorme, Igor Ovadis, Dino Tavarone.Décor: Maryse Bienvenu.Costumes : Marie-Chantale Vaillancourt.Éclairages : Nicolas Ricard.Musique : Bill Gagnon.Àl'affiche du Théâtre Jean- Duceppe jusqu'au 15 octobre.Conditions inhumaines ARTS ET SPECTACLES OUR LADY PEACE PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE L'inspiration est volatile.Our Lady Peace le comprend plus que jamais.Le quatuor a mis 1165 jours pour accoucher de Healthy in Paranoid Times, son dernier disque.Plus de trois années de luttes intestines.« Le groupe a failli éclater, admet le chanteur Raine Maida.Pas parce qu'on se haïssait.Plutôt parce qu'on n'arrivait pas à s'entendre.C'était très frustrant.Des 45 nouvelles chansons, on était d'accord sur seulement quatre.» Un DVD inclus avec l'album témoigne de ce calvaire.Le court film contient plus de 20 minutes d'extraits en studio où se succèdent d'interminables discussions sur les détails des chansons.« Nous avons diffusé ces images pour que le public comprenne notre souci de qualité et les difficultés que nous avons surmontées », explique Raine Maida.On raconte même que Raine Maida aurait levé les pattes durant une chicane.Ses acolytes ont alors cru à la mort du groupe.Les Canadiens auraient aussi viré Bob Rock, leur producteur, célèbre pour son travail avec Metallica.Ou Bob Rock les aurait largués, les versions diffèrent.Peu importe.Our Lady Peace a survécu, Bob Rock est retourné en studio et l'album a été complété.Cette persévérance a été récompensée.Healthy in Paranoid Times est deuxième au palmarès des ventes au Canada et au Québec.« Ah oui, on est deuxième ?Pour le disque ou pour le single ?» demande Raine Maida, l'air surpris.Car même si les 12 extraits du disque cadrent à merveille avec la programmation des radios FM du pays, le groupe assure que ses intentions étaient modestes.« On voulait seulement progresser vers un son un peu plus mûr sans compromettre notre identité », explique Raine Maida.Le choc du Darfour Sa plume plus mûr, il la doit à deux événements marquants.Sa femme, Chantal Kreviazuk, a récemment accouché d'un garçon.Et avec l'ONG War Child, il a filmé des documentaires en Irak et au Soudan.Les images de ces pays meurtris par la guerre le hantent toujours.« J'ai visité le camp d'El Geneina dans le désert du Darfour.C'est difficile de décrire ce que j'y ai vu.Il restait surtout des femmes et des enfants.Presque tous les hommes combattaient ou étaient morts.Ces gens souffrent terriblement.Mais les médias s'intéressent à eux seulement quelques jours.On les oublie rapidement.» C'est toutefois de retour au Canada qu'il a subi un choc culturel.« Nous tenons tant de choses pour acquises », lance-t-il.À en juger par le livret du dernier disque, Raine Maida n'est pas encore rétabli.La consommation mondiale est comparée à la pauvreté du tiers monde et à l'argent englouti dans les conflits armés.Les pièces Leave a Light On et Will the Future Blame Us témoignent de ce malaise.Et le titre Healthy in Paranoid Times évoque aussi la difficulté de rester sain d'esprit devant tant d'inégalités.Raine Maida se défend toutefois de jouer au prêcheur.« Mes paroles n'abordent pas directement ces thèmes.Dire aux autres quoi penser, ça me paraissait prétentieux.Après tout, on fait seulement du rock.Notre but premier est de communiquer une émotion.L'essence d'Our Lady Peace n'est pas le message, même s'il y en a quand même un auquel les fans peuvent s'attarder.Le groupe cite Neil Young, The Band et les Rolling Stones comme modèles dans sa quête de rock émotif qui résiste à l'épreuve du temps.Ces influences sont très évidentes.Trois de ses nouvelles chansons empruntent d'ailleurs le titre de classiques du rock, comme World on a String (Neil Young), Love and Trust (Pearl Jam) et Don't Stop (Rolling Stones).OUR LADY PEACE joue mercredi, à 20h, à La Tulipe.Le spectacle affiche complet.Rock avec discorde « L'essence d'Our Lady Peace n'est pas le message, même s'il y en a quand même un auquel les fans peuvent s'attarder.» PHOTO FOURNIE PAR SONY MUSIQUE Les dernières années ont été difficiles pour le groupe Our Lady Peace.Mais leur persévérance a été récompensée : leur dernier album, Healthy in Paranoid Times, est actuellement le deuxième meilleur vendeur au Canada et au Québec.3343712A ."]
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