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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-09-10, Collections de BAnQ.

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[" Unifamiliales, maisons de ville, condominiums, duplex, triplex À 3 km de Montréal, rivière, marina, parc et jardins 100, chemin du Bord-de-l'Eau, Sainte-Dorothée, Laval (450) 689-0995 L.M.M : 13h à 20h S.D : 12h à 17h Prix de départ incluant les taxes.Prix sujets à changement sans préavis.aussi : duplex à 169 000 $ piste cyclable et piétonnière belvédère nature à profusion intégration architecturale trois secteurs harmonisés projet sans fil 165 000 $ 280 000 $ 500 000 $ - 1 M $ et plus 3343208A CAROLINE TOUZIN Luc a 31 ans quand il décide de quitter la capitale ontarienne pour fuir Tina en novembre 2003.Il était temps.Luc, qui mesure 5 pieds 8 pouces, ne pèse plus que 120 livres (le crystal meth coupe la faim).Cerné jusqu'au menton, il peut parfois passer jusqu'à six jours sans dormir.Une seule dose au prix de 10$ le garde éveillé pendant 12heures.Dès que son buzz redescend, il prend une autre dose.Pour se sevrer, Luc pense d'abord à entrer dans un centre de désintoxication à Toronto.Puis il sedit qu'il sera loin de la menace chez ses parents dans la région de Montréal.Il réussit à rester à jeun les deux premiers mois.Mais son attirance envers Tina est trop forte.Il lui suffit d'un appel à unvendeur dedroguequ'il connaît dans la métropole pour en trouver.«Je me souviens.J'ai eu littéralement de la bave qui m'a coulé de la bouche quand il m'a dit qu'il avait du crystal meth», raconte-t-il en cherchant ses mots.Première rencontre avec Tina Sa première rencontre avec Tina remonte à quelques jours après son départ de Montréal pour la capitale ontarienne en avril 2002.C'est l'un de ses nouveaux colocataires qui lui en offre.Luc occupe alors un travail assez particulier.Âgé de 28 ans à l'époque, il est payé pour être filmé 24 heures sur 24 dans un condo partagé avec 11 autres gars, un genre de Loft Story pour homosexuels diffusé sur Internet.CRYSTAL UNE VICTIME SE CONFIE Luc a fait la fête avec Tina jour et nuit pendant un an et demi à Toronto.C'est à cause d'elle s'il a contracté le sida.Tina n'est pas son ex-copine.C'est un autre nom donné au crystal meth, une drogue brutale à base de métamphétamines qui fait des ravages aux États-Unis et, maintenant, aussi, au Canada.À un tel point que cet été, Ottawa a durci sa loi pour lutter spécifiquement contre ce fléau.Actuel a rencontré une de ses victimes.> Voir CRYSTAL en page 2 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE© OVAIRES ET CONTRE TOUS UNE NOUVELLE CHRONIQUE DES MOQUETTES COQUETTES PAGE 4 ACTUEL «J'étais timide.Je ne connaissais personne.Jeme suis dit que je pourrais en prendre une fois pour essayer.» Grave erreur, reconnaît-il aujourd'hui.Le crystal meth crée une dépendance plus forte que la grande majorité des drogues dès les premières utilisations.Quand ce n'est pas dès le premier essai, que Tina soit injectée, fumée ou reniflée.Il avait déjà pris du speed dans des raves, mais l'effet est incomparable.Le crystal meth est la forme la plus pure, donc la plus puissante de méthamphétamine.Tina lui fait perdre toutes ses inhibitions.«Sur le crystal, tu veux faire des choses super extrêmes, des choses que tu ne ferais jamais à jeun.Tu ne te contentes pas d'un partenaire pour faire l'amour.Tu en baises 20- 25 durant une soirée», dit-il.Durant la grande panne d'électricité qui a plongé l'Ontario dans le noir en août 2003, Luc gambade nu pendant des heures dans un grand parc de Toronto.Paranoïaque, il croit voir des démons partout.Outre son obsession pour le sexe, il fait du ménage sans arrêt.«Je lavais mon linge, je le séchais, puis je le remettais dans la laveuse.» Ses parents ne le reconnaissent plus.Le Luc doux et timide est devenu un Luc violent et imprévisible.À cette époque, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans crystal, dit-il.Intoxiqué, il s'enferme souvent dans sa chambre pour regarder de la pornographie sur Internet.Un jour, ses parents et son frère de 24 ans décident de défoncer sa porte de chambre, inquiets de ses trop longues périodes passées barricadé.Ils se mettent à fouiller dans ses tiroirs à la recherche de drogue.«J'étais prêt à tout pour qu'ils ne trouvent pas ma drogue.J'ai levé le poing à quelques pouces de ma mère.J'ai vraiment failli la frapper», dit-il en mimant la scène.Trip à trois Après cet incident, Luc déménage dans le Village gai chez un ami.Même si cet ami devient son amoureux, Tina n'a pas totalement disparu de sa vie.Il espace ses consommations.Il n'en prend qu'une fois par mois.Il trouve même un emploi de caissier dans un dépanneur.Il a presque oublié Tina.Sauf que son patron se met à lui faire de l'oeil, puis à le harceler.Il se dit qu'avec elle, il pourra mieux lui résister mais la drogue lui fait perdre son emploi.Il décide alors d'arrêter, pour de bon, seul.Luc est une exception puisque la plupart des consommateurs de crystal meth font plusieurs séjours dans des centres de désintoxication pour y arriver.Quand ils y arrivent.Luc considère le crystal meth comme une «drogue du diable qui mène droit en enfer».Avec Tina, il oubliait de mettre un condom.En mai dernier, il a pris son courage à deux mains pour aller passer un test de dépistage du sida.C'est une campagne publicitaire new-yorkaise de prévention sur Internet qui a semé le doute dans son esprit.On pouvait y lire: «Super aubaine: achetez du crystal et obtenez gratuitement le VIH.» La pub a dit vrai.Son traitement de trithérapie a débuté il y a deux mois.Aujourd'hui, le jeune homme ne pense plus à Tina.Il ne voudrait surtout pas que cette drogue nuise à l'effet de ses médicaments ni à son nouvel emploi.Il travaille comme caissier dans un centre de santé.Après avoir réorganisé sa vie, il rêve maintenant de réorganiser celle des autres.Du moins leur maison, en étudiant le design intérieur.À sa demande, son nom a été changé pour préserver son anonymat.Pour joindre notre journaliste : caroline.touzin@lapresse.ca CRYSTAL suite de la page 1 352 échantillons 38 au Québec et 173 dans l'Ouest 2591 échantillons 461 au Québec et 1588 dans l'Ouest 5262 échantillons ÉCHANTILLONS DE CRYSTAL SOUMIS À SANTÉ CANADA PAR LA POLICE CAROLINE TOUZIN La recette se trouve dans Internet.Les ingrédients, à la quincaillerie et à la pharmacie du coin.Destructeur et peu coûteux à produire, le crystal meth inquiète les autorités du pays.«C'est ça, le problème.Tu peux en faire à la maison.Tu peux trouver les ingrédients facilement dans n'importe quelle communauté.Le coût de production est de moins de 1$ le gramme, alors que ce même gramme peut se vendre de 80 à 100$ dans la rue», explique Doug Culver, coordonnateur national des opérations contre les drogues de synthèse de la Gendarmerie royale du Canada.Partout au Canada, le nombre de consommateurs et de laboratoires clandestins ne cesse de croître.Le problème est surtout criant à Vancouver et à Toronto.Dans l'ensemble du pays, la GRC a fait des saisies dans une quarantaine de laboratoires l'an dernier, comparativement à une trentaine en 2003.Au Québec, depuis quatre ans, le corps policier a fait des perquisitions dans trois d'entre eux situés dans les Laurentides et Laval.Au Québec, la grande majorité de la méthamphétamine saisie est sous la forme de comprimés.Cette drogue se déplace d'ouest en est au pays.D'abord popularisée dans les raves et le milieu gai de Vancouver, elle sévit actuellement dans les régions rurales des Prairies et à Toronto.Le Québec est aussi visé.«C'est clair qu'il y a du crystal meth dans la province, mais je ne peux pas en dire plus.Des enquêtes sont en cours», dit Raymond Martel, caporal responsable duprogramme Précurseur de la GRC au Québec.Ce programme volontaire encourage les entreprises de produits chimiques et pharmaceutiques à dénoncer à la GRC toute vente suspecte de produits qui entrent dans la fabrication de drogues de synthèse.Explosion du nombre de laboratoires et de consommateurs de crystal PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE© ACTUEL Boom de consommation de «peach» à Rivière-du-Loup LA MÉTHAMPHÉTAMINE EN RÉGION LES RAVAGES DU CRYSTAL CAROLINE TOUZIN QU'EST-CEQUELECRYSTALMETH?Le crystal meth est la forme la plus pure de méthamphétamine (80% et plus).Ces cristaux clairs sont aussi appelés Ice, Tina ou Glass.Une fois chauffés ou broyés, ils peuvent être injectés ou inhalés.Si la drogue est inhalée, l'effet est ressenti aussitôt et dure au moins 12 heures.Cette drogue fait perdre les inhibitions et coupe l'appétit.Elle est fabriquée avecde la pseudoéphédrine (contenuedans les médicaments contre le rhume en vente libre) et plusieurs produits chimiques comme du lithium et du phosphore rouge.SOURCE : COMITÉ PERMANENT DE LUTTE À LA TOXICOMANIE LESRAVAGES Le crystal meth entraîne une forte dépendancephysiqueet psychologique.C'est l'un des plus puissants psychostimulants sur le marché des drogues illicites.Il détruit les dents, en plus de causer, entre autres, une transpiration excessive, une dysfonction érectile, des hallucinations auditives et une augmentation de la pression sanguine.Selon une récente étude de Santé Canada, une très large proportion des pilules vendues sur le marché de la drogue au Québec comme étant des amphétamines ou de l'ecstasy contiennent en fait de la méthamphétamine comme principal ingrédient actif.Les gens n'ont donc aucune idée de ce qu'ils consomment.SOURCE : COMITÉ PERMANENT DE LUTTE À LA TOXICOMANIE HISTORIQUE Les techniques de fabrication ont évolué, mais la méthamphétamine n'est pas une nouvelle drogue.Les soldats en consommaient durant la Deuxième Guerre mondiale pour rester éveillés de longues heures.Dans les années 50, les médecins en prescrivaient dans le cadre de régimes ou pour traiter la dépression.Vingt ans plus tard, la méthamphétamine est finalement devenue illégale.Aux États-Unis, les motards et des groupes criminels mexicains se sont mis à en produire.À la fin des années 90, cette drogue est devenue populaire dans l'ouest du Canada.La vague a ensuite frappé le Québec.LEPOLITIQUE S'ENMÊLE Le gouvernement fédéral a décidé de prendre le taureau par les cornes.À la mi-août, il a augmenté les sanctions maximales pour la possession, le trafic, l'importation, l'exportation et la fabrication de crystal meth.La peine maximale pour la fabrication et la distribution de méthamphétamine passe de 10 ans d'incarcération à l'emprisonnement à perpétuité.Plus tôt cette année, il a aussi proposé l'ajout de quatre substances qui servent à fabriquer le crystal meth dans la liste de produits chimiques réglementés.CAROLINE TOUZIN RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Un lundi de fin d'été à Rivière-du-Loup.Le soleil se couche sur le fleuve Saint-Laurent.Dans un stationnement, huit jeunes au début de la vingtaine admirent le paysage en fumant du pot à côté de leurs voitures.Ce soir, ils sont tranquilles.Deux jours plus tôt, ils ont fait de la «peach».«Il y a pas mal de monde là-dessus, dit l'un d'eux à La Presse en rallumant sa pipe.Tu as juste à aller dans les bars ou au skatepark.C'est sûr que tu vas en trouver.» Au centre-ville, les vendeurs sont nombreux.Àla brasserie La Fontaine, la première personne à qui nous demandons où on peut se procurer cette drogue est un vendeur.Il ressemble à n'importe quel autre jeune qui boit de la bière (à 1$) ce soir-là.Ils sont une cinquantaine d'élèves du cégep et même du secondaire à profiter de leurs derniers jours de vacances avant la rentrée.Au parc de planche à roulettes, même facilité déconcertante.Tous les ados rencontrés, âgés de 14 à 16 ans, savent où en dénicher.La «peach» est unsynonyme de méthamphétamine (une drogue de synthèse au moins deux fois plus puissante que l'amphétamine).Sous forme de comprimé, souvent de couleur pêche, comme sous forme de cristaux, les consommateurs la nomme «peach».Ailleurs au Québec, c'est du «crystal meth».«On peut trouver des pilules et de la poudre, mais en général, c'est des cristaux que les gens fument ici parce que ça fait effet plus vite», indique Sophie Picard Martin, agente de réadaptation en toxicomanie à l'Estran, seul centre de réadaptation de la région.Elle a entendu parler de la «peach» pour la première fois il y a deux ans.L'an dernier, Sophie Picard Martin a vu une personne cogner à sa porte pour se sevrer.Cette année, c'est sept ou huit.Tous des garçons âgés de 18 à 25 ans.«Ils arrivent en état de psychose toxique.Ils sont paranoïaques, agressifs.Ils ont des idées dépressives ou suicidaires.Souvent, ils sont amenés par leurs parents qui ont peur d'eux.Les jeunes peuvent être hospitalisés jusqu'à 30 jours.Ça prend 10 bons jours avant qu'ils dégèlent parfois», raconte l'intervenante qui n'en connaît aucun qui a réussi à se sevrer.La dépendance est grande, les rechutes nombreuses.Comme des wake-up Simon Fournier et Lise Bérubé ont 20 ans, l'âge de ceux qui consomment de la peach.Eux aussi l'ont essayée.Mais aujourd'hui, ces travailleurs de rue parcourent la ville le soir pour informer leurs semblables sur les drogues.«Le pot est la drogue la plus consommée ici.Mais depuis deux ans, il y a vraiment eu un boom de consommateurs de peach», dit la jeune femme, originaire de la région.Les centaines de jeunes qu'ils rencontrent ont tendance à banaliser cette drogue.«Ils ne savent vraiment pas ce qu'ils prennent.Ils comparent ça à des wakeup (comprimés en vente libre) ou à du Red Bull (boisson énergétique)», ajoutet- elle.Même les histoires d'horreur qui circulent à la vitesse de l'éclair ne découragent pas les jeunes consommateurs.En juin dernier, une élève de troisième secondaire a quitté le party d'après-bal en ambulance.«Selon les jeunes, ceux qui se ramassent à l'hôpital sont seulement ceux qui ne savent pas consommer», déplore Simon Fournier.L'an dernier, le jeune travailleur de rue a entraîné l'équipe de football de l'école secondaire de Rivière-du-Loup.Six ou sept de ses joueurs en prenaient avant les matchs.«Ils étaient fatigués durant les entraînements la semaine, alors que la fin de semaine durant les matchs, ils étaient super allumés, stressés et ils parlaient beaucoup», raconte-t-il.Cette drogue circule aussi à l'école secondaire de Rivière-du-Loup, confirme Jean-Paul Émond, le travailleur social de l'établissement.Mais personne n'a de chiffres.Cet été, la police a compliqué le travail des deux jeunes intervenants en accentuant la répression dans les parcs.Les consommateurs se sont déplacés dans desmaisons privées et même dans des chambres de motel qu'ils louaient en gang pour un soir.«On perd le contrôle quand les jeunes se cachent pour consommer.Au moins, dehors, on peut intervenir», indique Roch Rousseau, coordonnateur de la maison de jeunes l'Entre-Jeunes qui supervise les deux travailleurs de rue.Manque de policiers Le maire Jean D'Amour n'est pas du même avis.Il voudrait plus de policiers dans sa ville.Selon lui, la présence de méthamphétamines est due à la fermeture dubureaude laGRCauprintemps dernier.«Ça relève à mon avis de l'irresponsabilité sociale.C'est l'équivalent de dire aux trafiquants de débarquer.» Il accuse également la Sûreté du Québec de ne pas être assez préoccupée par le trafic de drogues.«Je me demande jusqu'à quel point la SQ est consciente du problème.Lorsqu'on les interpelle elle nous dit que c'est juste du trafic de rue, alors c'est notre responsabilité.» La police locale en a plein les bras.«On sait que la méthamphétamine circule, mais on n'a pas assez de dénonciations pour faire des perquisitions», indique Johanne Levasseur, agente de prévention au service de police de Rivière-du-Loup.Résultat: elle en saisit des petites quantités «par hasard» lorsqu'elle a un mandat de perquisition pour autre chose.À Rivière-du-Loup, on peut tout de même entendre des histoires de jeunes consommateurs de drogue qui finissent bien.Jonathan, 17 ans, dévalait à toute allure un sentier de vélo de montagne situé derrière la maison de jeunes quand La Presse l'a croisé.«J'en ai pris plusieurs fois, mais là, je n'y touche plus.C'est trop dangereux», dit-il.Il y a deux ans, il a vu un ami changer du tout au tout après avoir fait une surdose.«Maintenant, il se parle tout seul.Je crois qu'il est devenu schizophrène.» «IL Y A DEUX ANS, IL A VU UN AMI CHANGER DU TOUT AU TOUT APRÈS AVOIR FAIT UNE SURDOSE.«MAINTENANT, IL SE PARLE TOUT SEUL.JE CROIS QU'IL EST DEVENU SCHIZOPHRÈNE.» THE NEW YORK TIMES DEMAIN LES ÉTATS-UNIS FRAPPÉSDEPLEINFOUET Suite et fin de notre dossier.PHOTO PC PHOTO PC En Californie, des centaines, voire des milliers de laboratoires, produisent du crystal meth, une drogue en pleine explosion. ACTUEL Voyeurs indésirables chez les Zoulous Pornographie infantile: la Suisse durcit le ton ASSOCIATED PRESS BERNE \u2014 Après le succès des opérations Genesis et Falcon, la Suisse maintient la pression dans la lutte contre la pornographie infantile sur Internet.Une nouvelle campagne de prévention nationale, prévue sur trois ans, vise à informer enfants, parents et responsables sociaux, tout en incitant les pédophiles potentiels à recourir à une aide thérapeutique.« La police ne laissera pas Internet devenir un espace exempt de droit », ont expliqué jeudi à Berne les responsables de la Prévention suisse contre la criminalité, le service spécialisé des chefs cantonaux de justice et police.La police a acquis ses dernières années les compétences pour intervenir sur la Toile et les cybercriminels savent qu'ils ne peuvent pas agir en toute impunité.La campagne nationale veut informer le public sur les risques et donne des conseils.Elle s'adresse d'une part aux enfants et aux parents et fournit les recommandations permettant de rester sur le réseau en courant le moins de risques possible.Les parents sont invités à rechercher le dialogue avec leurs enfants, qui souvent maîtrisent Internet mieux qu'eux.La problématique des blogues, journaux d'opinions personnelles en ligne, est aussi inclue.La deuxième année de la campagne sera axée sur le travail de prévention dans les écoles.La campagne s'adresse d'autre part aux malfaiteurs potentiels.Des enquêtes montrent que le nombre d'hommes sexuellement attirés par les enfants et les adolescents est bien plus élevé que supposé.Sur le Web: www.stop-pornographie-enfantine.ch AGENCE FRANCE PRESSE JOHANNESBURG \u2014 L'Afrique du Sud a adopté de sérieuses restrictions pour empêcher la diffusion de photos sur Internet des jeunes filles zoulouses qui, ce week-end comme chaque année, vont danser seins nus devant leur roi.De strictes mesures ont été mises en place pour l'accréditation des photographes désireux d'assister à cette cérémonie traditionnelle de la « Danse des roseaux », qui débute aujourd'hui au palais royal à Nongoma dans la province du Kwa Zulu- Natal, selon le Daily News, quotidien de Durban.Quelque 10 000 jeunes filles doivent participer à cette cérémonie au cours de laquelle elles s'engagent à rester vierges jusqu'au mariage, tradition instaurée il y a 200 ans par Shaka, roi fondateur de la nation zouloue.L'actuel roi zoulou, Goodwill Zwelethini, s'est dit inquiet du nombre croissant de photos de ces jeunes filles aux seins nus diffusées sur des sites pornographiques.« Sa Majesté s'est plainte de cela et nous allons nous assurer que les personnes qui le font sont justement condamnées », a déclaré un responsable des services de la culture, Mpumelelo Mnguni, cité par le quotidien.Il a précisé que seuls les photographes munis d'accréditation de presse seraient admis et que les autres seront limités à certains lieux.« Nous ne voulons pas d'appareils photo sous la tente utilisée par les filles pour se changer », a-til dit.La cérémonie de la Danse des roseaux est également une tradition annuelle au Swaziland voisin.Vous êtes une femme d'affaires ou songez à le devenir ?Vous voulez le faire différemment ?L'une de ces deux formations est certainement pour vous.1.« Coaching d'affaires » avec une approche créative ! Utilisez votre créativité pour réaliser votre projet.Jocelyne Munger, vous convie à une rencontre d'information Le 13 septembre 2005 ou 2.« Coaching d'affaires » pour femmes artistes de la relève, de toutes disciplines ! Formation réunissant « Arts, Affaires ».Lucie Laviolette, vous convie à une rencontre d'information Le 14 septembre 2005 NOMBRE DE PLACES LIMITÉ Réservation : (514) 521-5733 Partenaire de 3333978A SERVICE DE SHOPPING PERSONNALISÉ style contemporain service traditionnel pour rendez-vous ou informations veuillez contacter FRANCINE LANGEVIN 514.842.7711 poste 406 1307, rue Ste-Catherine O.Montréal www.ogilvycanada.com 3340920A Le samedi dans POUR TROUVER.Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR.LESMOQUETTESCOQUETTES OVAIRES ET CONTRE TOUS Comme première chronique, voici une chronique sur notre chronique; unmode d'emploi pour une lecture efficace.Métachronique MÉT(A) Élément du grec exprimant ce qui englobe une science.Impératif maternel visant à préserver la santé : métatuque, métaveste, métaptitelaine.Souvent confondu avec beta, poisson agressif vendu dans un verre à cognac.[ [ Tadam.Un jeu de mots.Entre deux spectacles, les Moquettes Coquettes s'adonnent à leur passion première: cultiver une vie sociale réussie.Toutes les deux semaines, elles vous livrent leurs secrets.Ce texte reviendra aux deux semaines pour les nouveaux abonnés ou pour ceux qui souffrent d'un problème de mémoire à court terme.POURQUOI NOUS?PARCOURS ET HONNEURS Baccalauréat en communication à l'UQAM.Bénévolat de tout acabit: paniers de Noël, aînés, radio religieuse.Refusées au concours de lipsync du Club des 100 watts.Prix de participation au concours de dessin Desjardins.Attentat à la pudeur dans une épluchette de blé d'Inde à London, Ontario.Kidnapping de loutres au Biodôme.Championnes d'Omnikin du camp de jour du CEPSUMpendant deux années consécutives.ÎLOTS DE PLAISIR Cinq têtes, huit jambes, neuf pieds.EXPLICATION Vous êtes un peu déstabilisé par l'absence d'un texte suivi réparti en quatre colonnes.C'est normal.Mais vous prendrez goût à cette chronique éclatée offerte en différents îlots de plaisir.Si le besoin de «cartésianisme» est trop fort, jouez à Battleship ou faites un Sudoku.MÉTALOGO Êtes-vous observateur?Qu'y a-t-il d'étrange dans notre logo?(réponse ci-bas) NOTRE MISSION Vous épanouir.Vous donner la furieuse envie de faire de votre vie une suite de moments incontournables.Vous enlever à tout jamais cette lubie d'organiser une soirée meurtre et mystère, un party hawaïen ou un mariage médiéval.Métarecetteoularecetted'une recette INGRÉDIENTS Une listed'ingrédients, dontuncorps graspourlier les élémentssecs Unnombre pair deconvives àbourrer Une photoalléchante Termes évocateurs (pincée, noix, larme, doigt, soupçon) Système métriqueouimpérial, augoût.PRÉPARATION Créer une listed'étapes àsuivre, en prenantsoin d'indiquer àlatoute fin qu'il fallaitfaire mariner pendant48 heures.Nommer larecette avecuntitre quienditpeu(« Nuage aux fines herbes ») oubeaucoup trop (Confitdelapin sautéaux tomates séchées ausoleil de Sicile sur litderizpilafetpignons).Les Moquettes vous proposent chaque fois des FLTM, Fais-le toi-même sur le thème de la semaine! {{ {{ Elles sont cinq, elles nous font crouler de rire avec leurs émissions à CHOC-FM et leurs spectacles néo-humoristico-musico-féministes.Elles écrivent maintenant le samedi, une semaine sur deux, dans Actuel.Ce sont les Moquettes Coquettes.Pour les présenter, on leur a demandé ce qu'elles seraient, si elles étaient un drink.« Une bière on the rock », a répondu Evelyne Morin-Uhl.Marianne Prairie ?Un mojito.Marie-Hélène Lebeau-Taschereau ?Un coco cognac.Valérie Caron ?De la vodka pure.Et Laurence Cayer-Desrosiers ?Un Shirley Temple, extra grenadine.Mesdames et messieurs, voici les Moquettes Coquettes ! J'ai toujours eu l'impression que l'année commençait en septembre plutôt qu'en janvier.Peut-être est-ce une des séquelles laissées par environ 17 rentrées scolaires, mais septembrem'a toujours fait l'effet d'un début d'année.Or donc, que font les gens qui ont plus ou moins de temps à perdre lorsqu'une année se termine et qu'une autre commence?Ils font des bilans.Ils se retournent, regardent derrière eux l'année qui s'est écoulée et se demandent: qu'en reste-t-il?Ayant moi-même plus ou moins de temps à perdre, j'en étais l'autre jour à me poser cette grave question quand j'ai entenduà la radio la chanson Seasons of Love, de la comédie musicale Rent.Et, heureuse coïncidence, l'ensemble de chanteurs semblait se poser exactement la même question que moi: «525 600 minutes, entonnaientils.Howdo you measure a year?» Puis ils poursuivaient \u2014 je me permets de traduire librement: «Comment mesure-t-on une année?En levers de soleil, en tasses de café?En pouces, en milles, en éclats de rire, en conflits?Comment mesuret- on une année dans une vie?Et pourquoi pas en amour?» Après, il y avait beaucoup de stridentes harmonies vocales et j'ai un peu cessé d'écouter.Mais j'avais ma réponse, ou en tout cas au moins une piste.C'était peut-être la meilleure manière de considérer cette année qui, à mes yeux, vient tout juste de se terminer.En mesurant l'amour qui s'y était empilé.«C'est pas un mot un peu indigne de l'amour, ça, empilé?» a demandé Maxime.Depuis qu'il a lui-même goûté à la tendre et terrible chose, il est devenu très tatillon quand vient le temps d'en parler.Mais je me suis obstinée.«Empilé» était exactement ce que je voulais dire.Je voyais des strates d'amour et d'amitié, des couches de sentiments s'empiler les unes par-dessus les autres depuis le début de l'année \u2014 depuis toujours, d'ailleurs, la première strate (et souvent la plus solide) ayant été déposée le jour de notre naissance avec la profession d'amour infini qu'ont fait ce jourlà nos parents.J'imaginais une coupe interne de l'année, ou encore une immense carotte comme on en retire des glaciers du Grand Nord pour en apprendre les secrets.Il devaityavoir des carottes lisses et homogènes \u2014 celles des couples de longue date ayant inscrit cette année dans la continuité d'une vie d'amour.Des carottes furieusement striées au rythme des amours effrénées et des amitiés cahoteuses de certains, des carottes.« .des carottes vides?a proposé Marianne.\u2014Non, a répliqué Maxime.Il n'y a pas de carottes vides.» Il voulait dire par là qu'il n'existe pas de soustraction en amour.Les échecs, les peines et les départs, même s'ils nous laissent parfois seul, n'étaient pas vides aux yeux de Maxime.«Ils sont comme les silences en musique», a-t-il dit.Je voyais ce qu'il voulait dire: ces moments plus difficiles s'ajoutaient à nos années d'amour, autant que les joies éblouissantes des premiers regards.J'ai pensé au même moment qu'il y avait eu au coeur de mon année une rupture profonde.Elle avait été suivie de douleur, mais aussi de réconciliation, du travail si lent et si bon de l'amitié qui survit à l'orgueil.Il y avait bien sûr d'autres vies, d'autres ruptures qui ne laissent pas place à l'espoir ou au renouveau, mais ce que disait Maxime, c'était qu'elles aussi se jouaient dans la mélodie de nos vies amoureuses.«Et ceux qui n'ont pas connu d'amour, a demandé Marianne.Quelle genre de carotte ils ont?» Maxime n'a pas répondu tout de suite \u2014 je crois qu'il ne savait pas trop quoi dire.Une année durant laquelle l'amour, qu'il soit bonheur ou douleur, ne nous aurait pas approché, serait-elle une année perdue?Pas perdue, a-t-il fini par dire.Mais ça pouvait bien être là l'idée: qu'il y a sur le parcours de nos vie des années plus maigres que d'autres, en amour comme en toute chose.Et que c'était peut-être effectivement la meilleure façon de mesurer nos années, bien plus qu'en revenu moyen, en réussites professionnelles ou en nouvelles rides.Et c'est ainsi qu'en ce début de septembre, à la veille de l'automne, dans un rayon de soleil encore chaud, nous nous sommes souhaité une belle et surtout, une grosse année.Oui, a dit Maxime en levant son verre.Une bonne grosse année bien tassée.Questions ?Commentaires ?Écrivez à Rafaële Germain à actuel@lapresse.ca ou au 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 En tant qu'élève, suis-je moralement tenu de respecter les piquets de grève qui pourraient être érigés devant mon cégep?Ou, au contraire, étant donné qu'ils risquent d'avoir des conséquences dommageables sur mon année scolaire, mon «devoir social» est-il plutôt de tenter d'assister à mes cours?Que me dicte l'éthique à ce sujet?\u2014Philippe, Montréal.L'éthique n'est pas une série de règles, un code de conduite à appliquer quelles que soient les circonstances.Comme dans la vie elle-même, les absolus y sont plutôt rares.Ce qu'elle offre plutôt, ce sont des théories, des processus qui nous permettent d'en arriver à des meilleurs choix, d'un point de vue moral.Avant tout, peut-être, l'éthique est une réflexion sur l'impact de nos actions sur les autres.Par rapport aux piquets de grève, les points de vue divergent.Certains, par principe, respectent tous ceux qu'ils rencontrent, qu'importe les tenants et aboutissants du conflit de travail.D'autres, au contraire, n'y accordent pas la moindre importance.La plupart d'entre nous, quelque part entre ces deux pôles, y allons au cas par cas, tentant péniblement, à l'aide d'un vague système d'évaluation morale, de déterminer si les grévistes méritent notre appui ou non.Il arrive aussi parfois que nous désirions tellement ce qui se trouve de l'autre côté du piquet de grève que les évaluations morales prennent le bord, et seules tiennent alors des considérations pas très glorieuses du genre «SAQ = mmm, bons vins/dépanneur = pas super, hein?» Que devriez-vous faire?Ce n'est pas une question facile.Une solution pourrait être l'analysedes conséquences selon des principes utilitaristes, souvent utilisés dans ce genre de situation.En gros: quelle action causera le plus grand bien pour le plus grand nombre?Mais, encore là, les choses ne sont pas aussi tranchées qu'on pourrait le souhaiter.Oui, en respectant les piquets de grève, vous pourriez théoriquement contribuer à l'amélioration du sort de plusieurs, plutôt que de ne penser qu'au vôtre.Mais, dans la réalité, est-ce vraiment le cas?Et puis, dans le contextededépenses gouvernementales limitées, où l'argent qui va à l'un ne va pas à l'autre, n'est-ce pas un peu simpliste de penser ainsi?Etc.Pas facile, donc.Mais des éléments de réponse se trouvent dans vos valeurs, et dans le type de société au sein duquel vous souhaitez vivre.Par quelle action y serez-vous le plus fidèle?Quel geste causera le plus de bien, et le moins de tort?Et, peut-être surtout: quelle décision, à votre avis, vous permettra le mieux de contribuer au bien commun?Vous avez des interrogations éthiques, des dilemmes moraux déchirants et autres questionnements existentiels ?Écrivez-nousà Questions existentielles, à ethique@lapresse.ca ou au 7, rue Saint- Jacques, Montréal H2Y1K9.NICOLAS LANGELIER COLLABORATION SPÉCIALE Traverser les piquets de grève?L'éthique dans la vie de tous les jours.QUESTIONS EXISTENTIELLES Informations, observations et poésie chaque samedi NICOLAS LANGELIER COLLABORATION SPÉCIALE LETTRE OUVERTE LE HAÏKU Cher ami lecteur, Heureux de vous retrouver, en cette rentrée à odeur de cuir neuf et d'eaux stagnantes.Heureux aussi de voir que vous avez survécu à l'été 2005, au smog, au malaise profond et général causé par les émissions estivales de la radio de Radio-Canada, aux risques d'aliénation liés à la répétition mentale des mêmes paroles salaces de TTC, ainsi qu'aux étranges rayons émis par ces nouveaux feux de circulation super-super-brillants que les cols bleus montréalais se plaisent à installer, dans le dessein probable de nous rendre aveugles et de nous voler nos maisons.Pour sa part, Actuelités n'a pas chômé cet été, vous préparant une flopée de nouvelles rubriques plus informatives les unes que les autres, de quoi vous tenir au chaud, au cours de ces frisquets samedis matin à venir.Et on travaille très fort sur nos vertus antipaludiques, promis.ACTUELITÉS RECOMMANDE.Bush en manque d'excuses N'en finit plus d'embrasser de jeunes enfants noirs L'actualité hebdomadaire sous la forme du poème classique japonais.ACTUELITÉS La vie est une carotte LA QUESTION DE LA SEMAINE Le sympathique chanteur populaire Bruno Pelletier, entouré de tout aussi populaires chanteurs (Sylvain Cossette, Daniel Boucher, Andrée Watters) et d'autres moins populaires (Pierre Flynn), présentera, l'an prochain, une version musicale du roman Dracula.La grande question posée par Actuelités, cette semaine, est.Ah, et puis non.Oublions cela.On ne va pas se mettre dans un état le jour de la rentrée, hein?Bravo Bruno, on a très hâte de voir ça.Notre analyse occasionnelle d'authentiques chefs-d'oeuvre des relations publiques.De: Projet Montréal.Date: 6 septembre 2005, 17:50:19 HAE.Résumé: Le 31 août dernier, Jeff Itcush, Magda Popeanu et Trevor Hanna ont été choisis candidats de Projet Montréal dans Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce.Éléments d'intérêt: La pluie battante.La foule (71 personnes) était constituée d'une pluralité citoyenne.Claude Mainville, président de Projet Montréal, a fait une présentation Power Point.Moment fort: «Jeff a un don pour attirer les personnes chevronnées en organisation ou simplement nouvellement militantes.Il aime le monde et le monde le lui rend bien.Il est aussi à l'aise de prononcer un discours formel à un dîner à une synagogue ou à une église que lors d'un déjeuner aux crêpes où c'est lui qui est en charge de faire la cuisine.» 1> Middlesex, par Jeffrey Eugenides Son premier roman était The Virgin Suicides, celui-ci est son deuxième \u2014 prix Pulitzer \u2014 et est certainement l'une des plus belles choses que l'on a lues depuis très longtemps.2> Appuyer sur «Non», quand notre guichet automatique Desjardins nous demande si on désire un reçu.Les caisses Desjardins ont commencé à installer de nouveaux guichets automatiques.Ils sont gros, splendidement modernes et de manière générale plus somptueux que l'appartement montréalais moyen.Mais, malheureusement, les reçus donnés par ces choses ont autant de faste que le Taj Mahal de la transaction bancaire électronique dont ils sont issus: épais, bien blancs et à peu près de la taille d'un livre de poche.Ce sont les VUS du reçu.Sauvez la moitié d'un arbre: dites non à votre guichet.3> Ignorer le cours de ses actions Tant qu'à se retrouver dans la revue de presse de Desjardins, aussi bien en profiter pour soulever la déconcertante question de ce tableau lumineux que la caisse populaire du Mont-Royal a décidé cet été d'apposer à sa façade, tableau dont l'utilité, d'après ce qu'on peut en comprendre, est de donner au passant une information continue et très à jour sur la valeur de son portefeuille d'actions.Bon, plusieurs questions nous viennent à l'esprit à la suite de cette initiative (telles que «pourquoi ?» «oui, mais pourquoi ?» et «sérieux, pourquoi ?»), mais nous nous contenterons d'une seule: qui, pour l'amour de tout ce qui est juste et sacré, prend des décisions financières importantes en fonction d'informations fragmentaires aperçues au coin d'une rue, alors qu'il sort du métro ou s'apprête à acheter l'une de ces délicieuses crêpes que l'on vend juste à côté?Que faire devant une ligne de piquetage?PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© RAFAËLE GERMAIN JE T'AIME MOI NON PLUS COLLABORATION SPÉCIALE La campagne de Projet Montréal dans CDN/NDG fait l'histoire.Questions, réponses, commentaires, suggestions : actuel@lapresse.ca.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© Bruno Pelletier LE COMMUNIQUÉDE PRESSE DE LA SEMAINE ACTUEL ACTUEL Les surprises de la dégustation JACQUES BENOIT DU VIN L'amateur de vin.vraiment mordu prend beaucoup de plaisir à déguster à l'aveugle.C'est-àdire, rappelons-le, sans savoir quel vin il a dans son verre, et dont il connaît uniquement la couleur.Rien n'est plus instructif, car cela exige un surcroît d'attention et de concentration, et on déguste alors sans préjugé aucun.Des vins vendus à prix élevé, mais dont on ignore tout, y inclus le prix, peuvent nous apparaître alors bien ordinaires.Et, inversement, il arrive que des vins vendus à prix doux \u2014 encore là en n'en connaissant pas le prix\u2014 s'avèrent supérieurs à ce qu'on pourrait en penser en les dégustant à bouteille découverte (en sachant, donc, ce qu'on déguste).Bref, on découvre souvent ainsi dans les vins des qualités et des défauts inattendus ! Toutefois, les circonstances ne s'y prêtent pas toujours.Ne serait- ce que dans le cas où on goûte et s'apprête à boire un vin qu'on a soi-même acheté.Ou encore, lorsqu'on est reçu, et qu'on sait quels vins sont servis.Or, il existe un vieux truc, tout simple, lequel, sans valoir la dégustation à l'aveugle, remplace celle-ci jusqu'à un certain point.Il consiste en ceci.Après avoir dégusté le vin en connaissance de cause \u2014en en connaissant l'origine, le millésime, le prix, etc.\u2014, on le goûte à nouveau, mais cette fois en imaginant qu'on ignore tout cela.Autrement dit, on fait l'effort mental d'oublier tout ce qu'on sait déjà.On fait le vide, et on goûte à nouveau.Simpliste ?Au contraire, car il suffit d'en avoir fait l'essai à quelques reprises pour réaliser à quel point il est possible de découvrir des odeurs, des parentés avec d'autres vins, etc., qui autrement nous auraient échappé.Car, qu'on le veuille ou non, la vue d'une étiquette, le fait de connaître l'origine d'un vin, son statut hiérarchique et son prix \u2014tout cela a forcément une certaine influence sur notre esprit.Goûté de la sorte dans un second temps, en m'imaginant que je le dégustais à l'aveugle, ce vin rouge espagnol à prix très doux qu'est le Carinena 2004 Garnacha Castillo de Monseran, et dont j'ai fait état dans une chronique récente, aux jolis arômes de fruits rouges, me parut avoir une ressemblance étonnante, du point de vue olfactif, avec les bourgognes rouges.C, 624296, 9,05 $, FF, $, à boire.Du Portugal Autre possibilité, qui offre elle aussi des avantages certains : a-ton reçu un vin en cadeau (ou s'agit-il d'un échantillon, comme en reçoivent les journalistes de la presse spécialisée), on le goûte sans prendre connaissance de son prix.Dégusté de la sorte, le Vinho Regional Alentejano 2002 Herdade do Peso, du Portugal, d'une couleur passablement foncée, au bouquet de bonne ampleur, de fruits rouges surtout et relevé de notes fumées (le bois), de corps moyen, aux tannins veloutés, flatteur, me sembla commander un prix d'environ 18 dollars.Car, en pareil cas, il est toujours sage de tenter de mettre un prix sur le vin qu'on goûte.Erreur, il ne coûte que 12,95 $.Cependant, c'est un vin à boire dès maintenant, et à ne pas conserver.C, 501486, 12,95 $, FF(F) $($), à boire.Même scénario, si je puis dire, avec le Saint-Georges Saint Émilion 2001 Château Puy Saint-Georges, qui est le deuxième vin (de jeunes vignes) du Château Saint-Georges, vendu depuis fort longtemps sur notre marché.Sachant qu'il s'agissait d'un bordeaux, sachant aussi que c'était un deuxième vin, j'ai évalué son prix à 22 $ après l'avoir dégusté.Il est plus cher que cela, hélas ! Pourpre-grenat, sa couleur est bien transparente, son bouquet, de volume au plus moyen, allie des nuances de fruits rouges et cuits, avec des notes épicées discrètes (le bois).Au plus moyennement corsé, c'est lui aussi un vin souple, aux saveurs avant tout de fruits rouges, à boire dès maintenant.Fort plaisant.Mais le prix.S, 860510, 31,25 $, FF $$$($), à boire, 1 an.Vendu beaucoup moins cher, le Vin de pays d'Oc 2003 Cabernet Sauvignon Fortant de France, d'un rouge assez soutenu, et au bouquet à la fois simple et typé Cabernet Sauvignon, procure à peu près autant de plaisir.Plutôt léger, facile, c'est un vin, comme on dit, sans aspérités, sans défauts, à servir assez frais (environ 14 degrés Celsius).C, 218123, 11,95 $, FF $, à boire.Quatre Sauternes La SAQ vient de mettre en vente, entre autres, en même temps que des dizaines d'autres bordeaux, quatre Sauternes réputés du très bon millésime qu'a été 2002 pour ce vignoble.Voici donc, comme convenu samedi dernier, de brèves descriptions de ces quatre Sauternes qu'a pu goûter la presse spécialisée à la mi-août à l'occasion d'une dégustation de 26 de ces vins mise sur pied par la SAQ.Les vins \u2014chers comme à peu près tous les Sauternes\u2014 sont présentés dans l'ordre où ils furent dégustés.Premier vin goûté, le célèbre Château Climens 2002, d'un beau jaune soutenu, à reflets verdâtres, au bouquet volumineux, très jeune, aux nuances de citron confit, est un vin dense, riche et très mûr, avec beaucoup d'éclat, et un après-goût qui n'en finit plus.Vin qui a droit également à l'appellation Barsac, on peut s'attendre à ce qu'il tienne la route aisément une dizaine d'années.Grand vin.S, 10241941 et 10241959, 63,90 $ la demie et 119 $ la bouteille standard, FFFF , à boire, 8-10 ans.Comme les trois suivants, cela se boit déjà très bien, mais nul doute qu'il aura gagné en complexité d'ici quatre ou cinq ans.Riche en couleur lui aussi, le Château Sigalas Rabaud 2002, au magnifique bouquet, très large, bien sucré, affiche tout autant de volume en bouche, avec, pour l'instant, des saveurs marquées d'ananas, quoiqu'il soit moins élégant que le précédent.Et j'aurais pu le noter plus généreusement.S, 10240243 et 10240260, 32 $ et 64 $, FFF(F) , à boire, 5-6 ans au moins.Même belle couleur un peu verdâtre pour le Château Suduiraut 2002, nettement plus discret que les deux précédents du point de vue olfactif, serré en bouche, avec même quelque chose d'un peu austère.Très beau style.S, 10240366, 82 $, FFF(F) et même FFFF, à boire, 5-6 ans aisément.Compact, dense, avec en même temps quelque chose d'un peu austère, assez peu sucré, m'a-t-il semblé, comme d'ailleurs le Château Suduiraut, le Château Lafaurie-Peyraguey 2002 est lui aussi un superbe Sauternes, qui tiendra la route sans doute bien plus longtemps qu'on ne peut être porté à le croire.Grand vin également.S, 10240171, 70 $, FFFF , à boire, 6-7 ans facilement.Un nouveau goût à découvrir .plus fruité, plus éclatant.Tout en rondeur et velouté.3323947A 3323952 .Le vin argentin veut conquérir le monde La plus grande dégustation de vins australiens jamais tenue au Québec! www.vinaustralien.com www.admission.com Jeudi 22 septembre 2005 À ne pas manquer! 3343023A OLIVIER BAUBE AGENCE FRANCE-PRESSE MENDOZA (Argentine) \u2014 Les viticulteurs argentins veulent conquérir le monde et cherchent la recette pour se faire admettre dans le club très sélect et déjà très encombré des exportateurs de vin, à l'image de leur voisin chilien.Piquées au vif par les succès obtenus à l'export par le « petit » vignoble chilien, les bodegas (exploitations vinicoles) argentines se sont réunies à la fin de la semaine dernière dans leur fief de Mendoza (Ouest) pour trouver la parade.Ce premier forum international, organisé par l'industrie vitivinicole argentine sur le thème du « défi exportateur », a surtout été l'occasion pour la profession de mesurer son retard par rapport aux autres producteurs du « nouveau monde ».Le vin argentin se vend bien mais surtout chez lui.L'Argentine, cinquième producteur mondial, est aussi un des principaux consommateurs de vin dans le monde avec plus de 33 litres par an et par habitant (59 litres en France).Mais ce pays ne représente que 2 % des exportations mondiales de vin contre 6 % pour le Chili, où la surface des vignobles est pourtant trois fois moins importante que de l'autre côté de la Cordillère des Andes.Rafael Guilisasti, vice-président de Concha y Toro, principale bodega chilienne, a donné, à l'occasion de ce forum, quelques clés de son succès.Le secret de cette réussite tient en grande partie au système de liberté dans lequel s'est développé la viticulture chilienne, loin du système contraignant des appelations d'origine, et à la stabilité macro-économique du pays au cours des dernières années, à la différence de l'Argentine secouée en 2002 par une débâcle économique sans précédent.XII II III IV VI VIIVIIIIX XI 3341146A B I S T R O B A R RESTOTAPAS an.Resto 4 Fondée en 1960 3132, rue Sherbrooke Est, Montréal Réservation : 527-8313 521-0194 Terrasse Service de valet Gastronomie italienne Musique du jeudi au dimanche EN SPECTA CLE François Bernard www.francoisbernard.ca FLASH-BLACK MARDI DANS LE CAHIER ACTUEL, découvrez les grandes tendances de la saison avec le spécial Mode Beauté.3343940A Chouette, du coréen! Manger pour moins de 15 $, par personne, tout compris ACTUEL SUR LE POUCE MARIE-CLAUDE LORTIE RESTAURANTS Le soir où j'ai annoncé à ma famille qu'on allait tous manger dans un restaurant coréen, la réponse générale en fut une remplie de perplexité.« Qu'est-ce que tu penses que les enfants vont manger ?» s'est enquis gentiment leur papa, tandis que l'aînée des trois allait droit au but : « Es-tu sûre que ça va être bon ?» J'ai fini par dire à tout le monde qu'ils pourraient toujours manger du riz à la sauce soja s'ils n'étaient pas contents, mais que je les emmenais quoi qu'il en soit chez Hwang- Kum House.« Une lectrice nous propose d'y aller et promet qu'on ne sera pas déçus.» Eh bien, chers lecteurs, c'est exactement ce qui est arrivé.Personne n'a été déçu, sceptiques compris.Tout le monde a adoré.Hwang Kum House n'est pas un restaurant chic.C'est en fait presque un boui-boui.Mais quel bouiboui ! Comme on les aime : sans façon, pas cher et offrant une cuisine aussi dépaysante qu'exquise.Quand la serveuse nous a entendu lui demander conseil, elle n'a pas hésité et nous a fait la liste des valeurs sûres.Boeuf mariné, dumpling, poulet au teriyaki coréen, galette aux fruits de mer.Sur la table coréenne, on commence toujours le repas en apportant les kimchis.Ce sont en général des légumes marinés (chou chinois, pousses de soja, daïkon, etc.) dans la saumure, légèrement fermentés et assaisonnés.Certains sont doux, voire sucrés, d'autres très piquants.On les utilise comme condiment.Mais certains sont si délicieux, comme les petites rondelles de concombre, qu'on a envie d'en manger de pleines bouchées.Si les dumplings au boeuf étaient assez classiques, ils ont vite été doublés à l'arrivée par le poulet teriyaki coréen et les morceaux de boeuf marinés (Bul Go Gi) que les enfants ont littéralement dévorés.Servis dans un plat de fonte très chaud (attention aux petits doigts), ils fondaient dans la bouche, grâce à la marinade très douce et légèrement aillée, à base d'huile de sésame, de sauce soja, de jus de fruit, de vinaigre de vin de riz et de sucre.Le tout a été englouti avec du riz vapeur blanc.Du côté des adultes, le succès de ces plats a été tout aussi grand, mais c'est le Pa Jeon, une sorte de galette- omelette à base d'oeuf et d'un peu de farine de riz, frite avec beaucoup d'oignons, un peu de piment, des crevettes et des calmars, qui a reçu la palme du plat le plus délicieux.C'est servi brûlant, encore une fois sur un plat en fonte.Nous avions aussi choisi un plat de Bi Bim Bob, une des spécialités coréennes les plus connues.On y retrouve du riz, des légumes (pousses de soja, chou asiatique), du boeuf haché et un oeuf frit.Commentaire du papa lorsque le plat est arrivé sur la table : « Oh, du pâté chinois à la coréenne ! » On mélange le tout avec quelques kimchis avant de savourer ce réconfortant mélange mariant la douce résistance de la viande hachée, le croquant des légumes, la moelleux de l'oeuf et la tendreté du riz.La prochaine fois, j'essaie les soupes aux nouilles froides.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: actuel@lapresse.ca Chez Gérard àOka LILIANNE LACROIX Ils ont appelé ça la « salade du terroir ».Une immense assiette-repas où on retrouve des célébrités gustatives d'Oka : le fromage évidemment, venu directement de la Trappe à peine un kilomètre plus bas et distribué en abondance dans un mesclun impeccable, puis les pommes, qui s'ouvrent en jolis éventails et cette petite touche de sirop d'érable local dans la vinaigrette.Concoctée par l'École hôtelière des Laurentides (EHL), la salade du terroir est servie non pas dans un resto à la mode qui aurait ouvert sur le lac des Deux-Montagnes mais bien Chez Gérard patates, un casse-croûte du coin, couru pour ses succulentes frites maison.On est bien loin de 1966, alors que Cyprien Caron achetait le premier Chez Gérard patates à Saint- Joseph-du-Lac.Depuis, ses enfants gèrent les casse-croûte de Sainte- Marthe, Saint-Placide, Saint-Eustache.À Oka, c'est Lysanne qui a poussé le plus loin l'expansion en compagnie de son beau-fils Louis- Philippe Rocque, bachelier en communications recyclé dans la restauration.Au-delà du resto-dépannage, ils ont voulu créer un resto familial où on peut manger tous les jours sans faire éclater les coutures de son pantalon.Pour les habitués, ils ont gardé le comptoir extérieur et les tables à pique- nique.Les autres peuvent choisir la terrasse ou la salle à manger.Avec l'automne et le temps des pommes qui arrivent, voilà le prétexte d'une belle promenade.FFF Chez Gérard patates frites, 1350, chemin Oka ; 450- 479-6846.Favoris > Les plats du jour, de plus en plus diversifiés et conçus par l'EHL, la salade du terroir (7,95 $).et évidemment les incontournables frites maison.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© Sur la table coréenne, on commence toujours le repas en apportant les kimchis.AVEC DES ENFANTS.Lorsqu'on va au restaurant avec de jeunes enfants, les condiments coréens, les kimchis, des légumes marinés, fermentés et épicés, sont fort pratiques car ils nous offrent la possibilité de pimenter inviduellement les assiettes.Comme ça, tout le monde peut adapter le niveau de piquant à son goût.Hwang Kum House 5908, rue Sherbrooke Ouest (514) 487-1712 Prix > Le repas, pour deux adultes, deux enfants et un bambin, nous a coûté 64$ (taxes et pourboire compris).Nous n'avons pas pris de bière, ni de sake, ni de dessert, mais nous avions assez de nourriture pour en rapporter à la maison pour le lunch du lendemain.Faune > Des jeunes du coin, des Montréalais d'origine coréenne.Plus > Le plaisir de découvrir une cuisine vraiment savoureuse.Moins > Disons-le honnêtement, ce restaurant pourrait profiter d'une petite rénovation ou à tout le moins d'un sérieux ménage.Croisière dans les Mille-Îles RAMADA PROVINCIAL INN 1 nuitée incluant le petit-déjeuner complet et une croisière dans les Mille-Îles avec Gananoque Boat Line.À partir de95 $ par nuit pour une chambre occupée par deux personnes, taxes incluses.L'offre est valide jusqu'au 16 octobre 2005.www.caaquebec.com 1 877 861-8222 Toronto, tu m'épates ! COMFORT SUITES CITY CENTRE 2 nuitées incluant le petit-déjeuner continental et 1 laissez-passer Toronto City pass donnant accès à six attractions majeures.À partir de236 $ par personne pour une chambre occupée par deux personnes, taxes incluses.L'offre est valide jusqu'au 31 octobre 2005.www.caaquebec.com 1 877 861-8222 Vignoble et tour d'hélicoptère HÔTEL RENAISSANCE FALLSVIEW 2 nuitées incluant le petit-déjeuner complet, la visite d'un vignoble avec dégustation de vin et le survol des chutes Niagara en hélicoptère.À partir de287 $ par personne pour une chambre occupée par deux personnes, taxes et pourboires inclus.L'offre est valide jusqu'au 31 octobre 2005.www.caaquebec.com 1 877 861-8222 Niagara C'est comme si une semaine de vacances tombait du ciel Pour en savoir plus ou pour découvrir d'autres forfaits, visitez www.ontariotravel.net/automne ou composez le 1 800 ONTARIO (668-2746).Quand est-ce qu'on part ?Mille-Îles Toronto Tout le romantisme d'une semaine complète de vacances.dans une escapade de quelques jours.Il y a tellement de choses à faire en Ontario, et c'est seulement à quelques heures de Montréal.Cet automne, admirez la splendeur des Mille-Îles lors d'une croisière, voyez plus de 200 oeuvres d'art acquises par Catherine la Grande, impératrice de Russie, au Musée des beaux-arts de l'Ontario à Toronto et dégustez un délicieux Merlot sur la route des vignobles de la région du Niagara.Vous en aurez pour des semaines à raconter votre week-end ! 3333443A . ACTUEL Vélos en liberté SYLVIE ST-JACQUES Il faut avoir étudié à l'Université de Montréal pour comprendre à quel point il est fastidieux de faire la navette à pied entre les pavillons Marie- Victorin, J.A.-De Sève ou Jean-Brillant.Des vélos réservés aux déplacements d'un bâtiment à l'autre, l'idée est simple.Il fallait non seulement y penser, mais aussi la concrétiser.« Trois supports à vélos peints en bleu supportant 10 vélos ont été implantés en face du pavillon Roger-Gaudry du Marie- Victorin et de la direction des immeubles, des endroits stratégiques sur le campus », dit Alain Meilleur, l'instigateur du projet, qui agit à titre de conseiller en gestion environnementale à l'UdeM.Tous les étudiants et employés peuvent enfourcher un vélo après en avoir fait la demande à la régie du pavillon, qui prête les clés et s'assure que les vélos reviennent à bon port.Du lundi au vendredi entre 8h et 16 h, jusqu'à la mi-octobre, les emprunteurs peuvent parcourir le campus ou pédaler à l'autre bout de la ville.«Maintenant, il nous reste à espérer l'implantation d'une piste cyclable sur le campus », dit Alain Meilleur.Avec ses vélos communautaires, l'UdeM n'a pas réinventé la roue.Grâce aux efforts de l'organisme Voyagez Futé, qui a lancé le bal du partage à Montréal, le vélo en libre service fait son chemin depuis quatre ans dans le centre-ville.Plusieurs emprunteurs ont ainsi boudé la voiture en utilisant 4000 fois les vélos libre service.Bell Canada, CGI et Gaz Métropolitain sont de la liste des compagnies qui mettent des vélos à disposition de leurs employés pendant les heures de travail.« Nos statistiques démontrent que la plupart des utilisateurs prennent les vélos pour des balades ou des emplettes, pendant l'heure du dîner », dit Bernadette Brun, porte-parole de Voyagez Futé.Ce sont les entreprises qui se chargent de l'achat et de la gestion de prêt des vélos, alors que Voyagez Futé fournit les outils de promotion et les activités de sensibilisation auprès du personnel.Depuis le début de l'été 2005, 125 vélos en libre-service ont sillonné le centre-ville.« Cela prouve que même dans les quartiers denses, le cyclisme est populaire », dit Mme Brun.« Avec le prix de l'essence en hausse et la construction récente d'une résidence près du Collège, nos vélos sont très en demande », exprime Pascal Labonté technicien en environnement au collège de Rosemont.Depuis deux ans, ce cégep prête à ses étudiants et employés sept vélos communautaires.Ces vélos d'occasion ont été reconditionnés par des jeunes de milieux défavorisés qui ont participé à un atelier de réparation de vélos.Pour obtenir un vélo pendant 24 heures au Collège de Rosemont, il suffit de laisser en consigne.Question de poursuivre la promotion du cyclisme auprès des élèves de Rosemont, Pascal Labonté prône également l'instauration de supports à vélos sûrs près des stations de métro à proximité du Collège.Le cégep organise aussi des sorties à vélo aux abords du canal de Lachine et à Oka.La conscience écolo et le sens du partage.On se croirait presque à Oslo.En juin, l'Université de Montréal s'est dotée d'un parc de 10bécanes flambant neuves pour faciliter les transports de ses étudiants et employés.Et depuis quelques années, des cégépiens du collège de Rosemont et des travailleurs du centre-ville utilisent des vélos en libre service pour les emplettes ou la balade.Pédaler, c'est bien.Partager, c'est mieux.PHOTOALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE © Un cycliste se rend au travail à vélo.Un réflexe de plus en plus fréquent à Montréal.LES CONSOMMATEURS AVERTIS LISENT LES TEXTES EN PETITS CARACTÈRES.Photos à titre indicatif seulement.Escape XLT 2006 : dépôt de sécurité de 350 $, mise de fonds de 2 495 $ et première mensualité exigés à la livraison.Frais de transport inclus.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 60 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Escape XLS 2006 : transport (1 050 $) en sus.L'offre du Plan familial Ford s'applique à la plupart des modèles Ford ou Lincoln 2005 neufs en stock, à l'exception des Mustang, Escape hybride, Econoline (modèles tronqués et à châssis nu) et châssis-cabines Série F.Frais de transport inclus.Cette offre est en vigueur jusqu'au 30 septembre 2005, en prenant livraison du véhicule le ou avant le 30 septembre 2005.Toutes ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle certaines conditions s'appliquent.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres d'une durée limitée s'appliquent uniquement aux véhicules neufs en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut vendre ou louer moins cher.Voyez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.ford.ca TIREZ LE MAXIMUM DE VOTRE ARGENT.ESCAPE XLT 2006 ESCAPE XLS 2006 à partir de seulement .de votre vert titane, de votre gris 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