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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-08-28, Collections de BAnQ.

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[" OBÉSITÉ MALGRÉ TOUT L'AMÉRIQUE ENFLE PLUS PAGE 5 SUPERGRILLE ARTS ET SPECTACLES PAGE 10 WEB « UN MIRACLE DU CAPITALISME » PAGES A2 ET A3 L'ÉCOLE TOUTE L'ANNÉE PLUS PAGE 1 MOLSON INDY > TAGLIANI, 6e > RANGER, 14e > LA POLE À BOURDAIS SPORTS PAGES 1 À 4 PRIX DE L'ESSENCE STOPPER L'HÉMORRAGIE À VOS AFFAIRES PAGE 1 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Montréal dimanche 28août 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 304 54 pages 5 cahiers «Ma carrière en finances est finie», dit le président de Norbourg à La Presse LACROIX PRÉPARE NÉANMOINS SA RIPOSTE HUGO MEUNIER MAGOG \u2014 Le président de Norbourg, Vincent Lacroix, s'engage à tout mettre en oeuvre pour que ses investisseurs recouvrent leur argent jusqu'au dernier sou.Soupçonné d'avoir détourné près de 70 millions de dollars dans ce qui semble être l'un des pires scandales financiers québécois, Vincent Lacroix s'apprête à riposter.Rencontré à son chalet au bord du lac Memphrémagog, le gestionnaire de 38 ans affirme préparer une stratégie qui lui permettra de laver sa réputation, terriblement entachée depuis que les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de l'Autorité des marchés financiers ont fait irruption dans les bureaux de sa compagnie, jeudi matin.Les deux instances reprochent à la firme spécialisée en fonds communs de placement et à son président d'avoir floué des milliers d'investisseurs de près de la moitié des quelque 156 millions de dollars qu'ils leur avaient confiés.Les dirigeants de Norbourg, le président en tête, auraient falsifié des documents et produit des états financiers trompeurs.L'argent détourné aurait abouti dans les comptes personnels de Vincent Lacroix et de sa conjointe.Détournement de fonds, fraude, fréquentation assidue de bars d'effeuilleuses et association au crime organisé : autant de rumeurs bombardées de toutes parts sur le président de Norbourg depuis jeudi.>Voir LACROIX en page A4 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Norbourg ou Norbougon?On vous doit peut-être de Détails au www.RECYC-QUEBEC.gouv.qc.ca l'argent! 3331718A PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Vincent Lacroix s'engage à tout mettre tout en oeuvre pour que ses investisseurs recouvrent leur argent.Pas de pourboire ici SOMMAIRE Àtire d'aile PLUS 8 Bandes dessinées AFFAIRES 10 Bridge AFFAIRES 9 Décès AFFAIRES 9 Feuilleton AFFAIRES 10 Forum A 10 et 11 Génies en herbe SPORTS 6 Grille thématique SPORTS 6 Horaire télévision LECTURES 6 La presse d'ailleurs A 9 Loteries A 5 Mots croisés AFFAIRES 10 Mot mystère SPORTS 9 Observateur AFFAIRES 7 Petites annonces AFFAIRES 7 Météo Possibilités d'orages.Vents légers, maximum 27, minimum 19, plus de détails en page SPORTS 9 DIM 6 21924 12352 3 RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Grand, svelte, imposant, Thomas Keller est déjà considéré comme le plus grand chef né aux États- Unis.Âgé de 49 ans, il est propriétaire de deux restaurants, dont le French Laundry, l'une des meilleures tables du monde, près de San Francisco.Il y a moins d'un an, Keller a ouvert à New York son deuxième restaurant, le Per Se, dans le Time Warner Center, avec vue sur la cime des arbres de Central Park.L'aménagement de la cuisine et de la salle à manger a coûté la bagatelle de 16 millions de dollars.Dans un décor chic et sobre, on y déguste des repas de cinq à neuf plats raffinés, dont un sabayon de tapioca aux huîtres et au caviar et un filet de thon sur lit de radis braisés et de confiture de kumquat.Tout ça pour 175 $ par personne, au minimum, et moyennant une attente de deux mois pour obtenir une table, au minimum.Jeudi, le Per Se, nouveau temple de la gastronomie américaine, tournera le dos à une pratique quasi universelle dans les restaurants des États-Unis et du Canada : le pourboire volontaire.À compter de ce jour-là, Keller inclura dans ses additions le coût du service, comme en France ou au Japon.Il représentera 20%du prix.>Voir HÉTU en page A8 Résolution de 6 mégapixels Objectif 18-55 mm inclus Système autofocus sur 5 zones Flash intégré i-TTL Recevez en prime une carte mémoire Lexar 512 Mo et un sac Nikon.lozeau.com BEAUBIEN Valide jusqu'au 4 septembre 2005 NIKON D50 114999$ NIKON COOLPIX 5600 5 mégapixels, zoom optique 3x Appareil simple d'utilisation Piles et chargeur inclus 34999$ NIKON COOLPIX 7900 7,1 mégapixels, zoom optique 3x Boîtier de métal, écran ACL 2\" Piles et chargeur inclus 54999$ 3325297A VOLLEYBALL DE PLAGE C'EST FINI POUR LES CANADIENNES SPORTS PAGE 5 GOOGLE L'INCONTOURNABLE DU NET réé et peaufiné deux ans auparavant dans lesmurs de l'université Stanford, leur moteur de recherche, Google, apparaît immédiatement comme une révélation aux côtés des Alta Vista, Yahoo!, MSN.com et autres outils qui se partagent le marché à l'époque.La bête numérique de Brin et Page ne fait pas que recenser les sites Web et recracher le tout en vrac aux internautes; elle évalue leur pertinence et les classe par ordre d'importance.Autre argument massue pour Google : comparée à celles des concurrents, l'interface de son moteur est d'une sobriété déconcertante.Àl'heureoùlespublicitésphoto, lesanimations flash et les fenêtres pop-up commencent à agacer sérieusement les internautes, les seules pubs qui apparaissent sur Google sont textuelles.Et pas question ici de bombarder les utilisateurs de marques auxquelles ils ne s'intéressent pas; Google croit dur comme fer qu'une publicité bien ciblée est plus efficace qu'une annonce tapageuse (voir encadré).La philosophie de l'entreprise fait mouche.En l'espace de quelques mois, le moteur de recherche devient incontournable et son efficacité donne même naissance à un nouveau verbe: «googler».Mais détenir 36% du marché, avec une bonne avance sur les 30% de Yahoo! et les 15%de MSN.com, n'était pas suffisant pour Page et Brin.En avril 2004, l'entreprise lance Gmail, son propre service de courriel.Insolents au possible, les programmeurs basent le service sur une idée révolutionnaire: «Vous ne devriez jamais avoir à supprimer un courriel.» Offerts sur invitation seulement, les comptes Gmail donnent en plus à leurs utilisateurs un espace de stockage gratuit de 1000 méga-octets, qui fait passer Yahoo! et Hotmail (qui offrent deux pauvres mégaoctets d'espace) pour des radins.Yahoo! et Hotmail répliquent immédiatement en faisant passer leurs services respectifs à 100 et 250 méga-octets.Google répond en haussant le sien à 2000 (un an plus tard, il atteint plus de 2500 méga-octets).Jouer dans la cour des grands Quand ensuite Google a décidé de s'inscrire en Bourse, alors que Silicon Valley ne s'était pas encore tout à fait remise de la longue gueule de bois qui a suivi la débâcle des dotcom, beaucoup d'observateurs se sont demandé où Page et Brin s'en allaient avec leurs skis dans le désert.Avec trois milliards d'argent frais en poche, ils n'ont pas tardé à faire comprendre que le célèbre moteur ne serait dorénavant plus seulement.qu'unsimple moteur de recherche.Coup sur coup, ses programmeurs ont pondu deux logiciels gratuits qui ont fait grincer des dents plusieurs développeurs bien établis (lire Microsoft): Picasa 2 et Google Desktop.Le premier est un programme d'archivage de photos incroyablement intuitif, qui permet aux photographes du dimanche d'améliorer la qualité de leurs clichés aussi bien que s'ils maîtrisaient un logiciel professionnel vendu à prix fort.Le second est un logiciel qui se faufile dans les tripes de Windows pour indexer et archiver tous les textes contenus dans les fichiers Word, les courriels et les fichiers PDF, afin de permettre aux utilisateurs de PC de les retrouver au moyen de mots-clés.La réplique de Yahoo! est venue deux mois plus tard, à la mi-décembre, alors que celle de Microsoft n'est apparue qu'en février.Autre coup de génie \u2014 et c'en est tout un \u2014, les whiz kids de Google ont lancé en juin Google Earth, un logiciel gratuit qui présente la terre comme une immense photo satellite interactive, qu'on peut zoomer jusqu'à en distinguer le toit de sa maison ou le nombre de voitures garées dans le stationnement du Pentagone.Pendant ce temps, les codeurs de Microsoft planchent comme des fous sur leur Virtual Earth, dont la date de sortie n'est même pas annoncée.Que fera Google avec4milliards ?Maintenant que l'entreprise a annoncé son intention de recueillir quatre nouveaux milliards en actions pour financer ses activités, l'avenir de Google demeure un mystère complet.Aumilieude lasemaine dernière, le nouveau géant a donné une petite idée de ses intentions en dévoilant son logiciel de messagerie instantanée Google Talk, qui permet notamment l'envoi de messages audio d'un usager à l'autre.Des porte-parole ont souligné que l'application pourrait même bientôt permettre aux utilisateurs de communiquer directement par téléphone (fixe ou portable).La machine à rumeurs s'est aussitôt emballée, voulant que Google s'apprête à acheter le géant américain de la téléphonie Internet Skype et lancerait son propre service de communication vocale sur protocole Internet (VoIP).D'autres rumeurs indiquent plutôt que Google s'apprête à créer un vaste réseau d'accès Internet sans fil gratuit (Wi-Fi).Allez donc savoir.Quoi qu'il en soit, cette fois-ci, l'entreprise de Palo Alto n'aura pas le haut du pavé.Ses éternels rivaux, présents depuis des années dans le marché des messageries instantanées, comptent chacun des dizaines de millions d'utilisateurs (41,6 pour AOL, 19,1 pour Yahoo! et 14,1 pour MSN).Mais depuis quelques mois, les patrons de Google ont prouvé qu'en dépit du dogme énoncé par Page et Brin, la cruauté de la Bourse les force à être aussi hargneux que la concurrence.C'est qu'en drainant bon nombre de programmeurs talentueux et en faisant monter les enchères au plan salarial, l'entreprise est de plus en plus perçue comme arrogante dans Silicon Valley, révélaient récemment le New York Times.Pire encore, contrairement au concert d'éloges habituel, la sortie de Google Talk a généré de virulentes critiques de la part de plusieurs blogueurs, qui estiment que le logiciel a été mis au point à la va-vite.Il est peut-être trop tôt pour dire que Google a vendu son âme au diable pour jouer dans la cour des grands.Mais il est clair que ses patrons commencent à montrer les dents et à grogner comme des petits démons.«G gle».TRISTAN PÉLOQUIN Quand vous lancez une requête dans votre moteur de recherche, vous ne la remarquez peut-être pas.mais elle est bien là.Sept ans après la mise en ligne de Google, la pub contextuelle est partout sur la Toile.Son fonctionnement, relativement simplemais plutôt astucieux, a poussé les annonceurs canadiensàdépenser quelque 350 millions en pub interactive en 2004.En2005, le Bureaucanadien de la publicité interactive prévoit que ce montant sera de 500 millions, en hausse de50%.«Leprincipal facteur de cette hausse, c'est Google, estime son directeur régional, Samuel Parent.L'année dernière, sa part demarché représentait 30%; cette année, ce sera 40%.C'est énorme.En gros, le concept consiste à présenter dans les pages de résultats de recherche des publicités textuelles qui ont rapport avecle sujet auquel s'intéresse l'internaute.«Tu vas sur Internet pour lire sur les radios-réveil.Tu cliques, et bang.La pub de réveille-matin est là», résumeM.Parent.«La beauté de tout ça, c'est que les annonceurs ne paient qu'au clic et peuvent fixer un budget quotidien au-delà duquel le moteur de recherche cessera de diffuser les annonces, poursuit-il.S'ils n'ont pas de notoriété, ça leur permet de se faire connaître sans débourser une fortune.» C'EST AVEC CE DOGME EN TÊTE, LE 7 SEPTEMBRE 1998, DANS UN GARAGE DE MENLO PARK, EN CALIFORNIE, QUE SERGEY BRIN, LARRY PAGE ET LEURS QUATRE EMPLOYÉS ONT DÉCIDÉ DE METTRE UN PEU D'ORDRE DANS LA JUNGLE DE L'INTERNET.TRISTAN PÉLOQUIN La pub interactive, le nerf de la guerre «IL EST POSSIBLEDEGAGNERDEL'ARGENT SANSVENDRESONÂMEAUDIABLE.» Google Talk Google Earth Picasa 2 Google Desktop GOOGLE L'INCONTOURNABLE DU NET son inscription en Bourse il y a un an, l'action de Google valait 85$US.Aujourd'hui, elle se transige à plus de 283$.Une croissance fulgurante qui rappelle les plus beaux jours de la bulle techno.avant son éclatement.Mais cette fois, c'est du solide, disent les experts.«C'est plus qu'exceptionnel, c'est unmiracle du capitalisme», résume François Rochon, président et gestionnaire de portefeuilles chez Giverny Capital.«C'est une compagnie qui n'existait même pas il y a six ans et qui va faire plus de 5 milliards de dollars de revenus et 1,4milliard de profits cette année, poursuit M.Rochon.Il y a des compagnies qui existent depuis 100 ans et qui ne font même pas ça!» Avec son moteur de recherche devenu une référence en la matière et ses nombreuses applications efficaces et gratuites (Google Earth, Froogle, Google Desktop, etc.), l'entreprise fondée en 1998 dans un sous-sol californien est encensée de toutes parts.Surtout depuis son entrée en Bourse en août 2004, dans le cadre d'une émission initiale d'actions qui a fait la joie de nombre d'investisseurs.Et c'est loin d'être fini.La semaine dernière, Google a annoncé qu'elle allait émettre des millions de nouvelles actions, ce qui devrait garnir ses coffres de 4 milliards supplémentaires.La société, qui emploie 4183 personnes, se retrouvera alors avec un coussin de 7 milliards, aucune dette et de nombreuses perspectives d'acquisitions.Àl'heure actuelle, sa valeur en Bourse atteint 79 milliards, et ses deux fondateurs, Larry Page et Sergey Brin, auraient tous deux 7 milliards bien au chaud à la banque.Yahoo!, deuxième moteur de recherche en terme de popularité, et même le géant Microsoft, commencent à trembler.«Google nous ressemble plus que n'importe quelle entreprise avec qui nous ayons jamais été en compétition», a déclaré Bill Gates, le grand patron de Microsoft, au magazine Fortune le printemps dernier.C'est que Google, Yahoo ! et Microsoft jouent de plus en plus dans les mêmes platebandes.Ils ont chacun leur moteur de recherche, leur messagerie, leur service de courriel, et font constamment de la surenchère pour offrir toujours plus d'espace de stockage aux internautes.Et ils multiplient tous trois les nouveautés à toute vitesse.Le moteur de recherche de Google, son fer de lance, demeure de loin le plus populaire.Le mois dernier, il détenait 46,2%des parts demarché, contre 22,5%pour celui de Yahoo! et 12,6% pour MSN Search (le moteur de Microsoft), selon la firme Nielsen/Net Ratings.Mais la gloire est souvent éphémère dans le milieu des point.com, et les prévisions à long terme, difficiles à faire.«Où sera la compagnie dans cinq ans?C'est difficile à direpuisqu'elle n'existait même pas il y a six ans.Microsoft va essayer d'avoir un meilleur moteur de recherche, va offrir des logiciels similaires, comme Google Map.Et ce n'est pas dit qu'elle ne va pas réussir», dit François Rochon.«On peut faire l'analogie avec Netscape, poursuit l'analyste.Il y a 10 ans, quand elle est devenue publique, la compagnie était très hot, c'était LE titre de 1995-1996, et finalement on est là 10 ans plus tard et il n'y a presque plus personne qui utilise Netscape.» Par ailleurs, même si Google ne subit pas l'effet d'une «bulle», le titre risque fort de subir une correction un jour ou l'autre, signalent les experts.Keith Mc Lean, gestionnairechezI.G.Investment Management, croit que l'action est surévaluée à l'heure actuelle.«S'ils continuent à voir leurs revenus croître de 100% par an pour les trois ou quatre prochaines années, alors nous croyons que le titre sera justement évalué au prix actuel, indique M.Mc Lean, joint à Toronto.Mais on ne croit pas qu'ils puissent faire ça.Si cette compagnie glisse sur un trimestre et ne montre pas une croissance de 100%, le titre va être significativement puni, comme celui d'e Bay l'a été au début de l'année.» Pour l'instant toutefois, la vente de publicité en ligne (la principale source de revenus de Google) augmente constamment, et l'entreprise est en mode «croissance accélérée».Elle ouvrira même un centre de recherche et développement en Chine le mois prochain.La spéculation va bon train sur les acquisitions que pourrait faire Google dans les prochains mois.Le nom de la société de téléphonie Internet Skype revient très souvent.«UN MIRACLE DU CAPITALISME» La croissance fulgurantede Google repose sur des bases solides, disent les experts MAXIME BERGERON «C'EST UNE COMPAGNIE QUI N'EXISTAIT MÊME PAS IL Y A SIX ANS ET QUI VA FAIRE PLUS DE 5 MILLIARDS DE DOLLARS DE REVENUS ET 1,4 MILLIARD DE PROFITS CETTE ANNÉE.» Dès sa première journée en Bourse, le 19 août 2004, le titre de Google a bondi, comme en fait foi cette photo prise à la Bourse Nasdaq.Depuis un an, la valeur de l'action a triplé.PHOTO CHRIS HONDROS, GETTY IMAGES Le siège social de Googleà Mountain View, en Californie Sergey Brin et Larry Page.PHOTO BEN MARGOT, AP 283,58$US 85,00$US VALEURÀ LAFERMETURE VENDREDI 23/08/2005 L'ÉVOLUTIONDUTITREDEGOOGLE VALEURÀ SACRÉATION JEUDI 19/08/2004 PHOTO CHRIS HONDROS, GETTY IMAGES ACTUALITÉS LE SCANDALE NORBOURG Deux firmes se dissocient de Norbourg DENIS ARCAND Deux firmes qui ont eu de brefs rapports avec Norbourg dans le passé ont tenu à prendre leurs distances, vendredi, de cette firme financière visée par une enquête policière.Junex, une firme d'exploration pétrolière de Québec, a eu Norbourg comme investisseur institutionnel durant quelques mois entre décembre 2002 et le printemps 2003, a dit vendredi le président de l'entreprise, Jean-Yves Lavoie.« Norbourg a brièvement détenu 800 000 actions (environ 3% de Junex, à l'époque), acquises sur le marché secondaire.Elle n'a jamais été initiée de Junex et, bien entendu, elle n'a jamais siégé au conseil d'administration ni eu aucune influence sur la gestion de l'entreprise.Elle était simple actionnaire.» Ces quelques mois ont suffi pour que Junex soit mêlée bien malgré elle à une enquête des autorités financières de la Suisse, où Norbourg et son président, Vincent Lacroix, ont été nommés mais non accusés.Comme La Presse l'a écrit jeudi, l'Inspecteur financier du canton du Valais, en Suisse, a fait enquête sur de nombreuses opérations qui ont appauvri la Caisse de retraite et de prévoyance des enseignants (CRPE) du canton.L'enquête a mené en 2004 à l'inculpation de deux gestionnaires du CRPE et d'un conseiller externe.L'une des opérations examinées impliquait Norbourg, soit l'acquisition à rabais, en décembre 2002, puis la vente rapide, en mai 2003, de 800 000 actions de Junex.La transaction s'est soldée par une lourde perte pour la CRPE et a aussi fait chuter de 35% en deux jours le cours de l'action de Junex en mai 2003.Le rapport suisse n'a nullement mis Junex en cause.« Au contraire, on a subi cette affaire, a dit M.Lavoie.On était en train de se financer sur les marchés à l'époque et ça nous a causé pas mal de problèmes.Notre action est passée de 1,75 $ à 0,98 $ en quelques jours, quand Norbourg a vendu en masse.La dilution accrue nous a coûté un million de dollars.M.Lavoie dit que Junex ne savait pas qui vendait d'aussi grandes quantités d'actions : « J'ai appelé mes actionnaires institutionnels pour essayer de savoir.Ces transactions n'étaient pas faites logiquement.Normalement, on vend de façon ordonnée, pas pour saccager un marché.J'ai appelé le bureau de Vincent Lacroix, à Norbourg, qui ne m'a jamais rappelé.Finalement, on a su seulement à l'automne que c'était eux.» Par ailleurs, MCA Valeurs mobilières, une firme de courtage de Montréal, a diffusé un communiqué dans lequel elle nie avoir été acquise par Norbourg en octobre 2004.Cette information a été reprise jeudi par des médias, dont La Presse.« Le projet d'acquisition annoncé le 7 octobre 2004, dans un communiqué de Norbourg, spécifiait que la transaction devait recevoir l'approbation des autorités de réglementation.Cette approbation n'a jamais eu lieu », a dit Michel Cousineau, président de MCA, selon qui « Norbourg possède moins de 10%des actions de MCA».Le vice-président Gilles Beauregard a indiqué vendredi à La Presse que MCA n'a pas diffusé de communiqué quand elle a appris au début de 2005 que la vente à Norbourg avait été bloquée.« Je n'avais pas à le faire, il n'y avait pas de nouvelle, a dit M.Beauregard.C'est Norbourg qui avait annoncé le projet de transaction en 2004, pas nous.S'ils nous avaient consulté, on aurait dit non.Tu n'annonces pas une nouvelle tant que c'est pas fait.» Vendredi, MCA a été inondée d'appels de clients craignant que leurs placements chez eux s'évanouissent avec ceux des clients de Norbourg.« J'ai parlé à 50 ou 60 clients et j'en ai envoyé beaucoup d'autres à mes adjoints, a dit M.Beauregard.Personne n'a demandé à recouvrer ses placements, mais de nombreux clients ont eu besoin d'être rassurés.» Pas de «filière CDP» Plutôt démissionner! Un conseiller raconte pourquoi il a refusé de travailler pour Vincent Lacroix MAXIME BERGERON Plusieurs dirigeants de Norbourg sont passés par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDP) avant de se retrouver dans la tourmente déclenchée jeudi.Mais rien n'indique qu'il y ait eu une quelconque « filière CDP » dans cette affaire.« C'est tout à fait farfelu », tranche Michel Nadeau, qui a été président de CDP Capital jusqu'en 2002 et membre de la haute direction de la Caisse durant près de 20 ans.«Il faudra voir les chefs d'accusation.En attendant, il ne faut condamner personne.» Aux lendemains de la découverte de la vaste fraude perpétrée chez Norbourg, qui risque de faire perdre 70 millions de dollars à plus de 5000 petits investisseurs, certains ont commencé à soulever la théorie d'une « filière CDP ».C'est que le président-fondateur, Vincent Lacroix, tout comme l'administrateur Serge Beugré et l'ancien dirigeant Mario Lavallée, ont tous déjà travaillé à la CDP ces dernières années.La Caisse rejette avec véhémence la théorie de la « filière ».« Des anciens employés de la Caisse, il y en a partout, signale la porte-parole Lucie Frenière.La Caisse a 40 ans, et depuis 40 ans, il y a eu bien du va-et-vient.Des anciens employés de la Caisse, il n'y en a pas juste chez Norbourg, il y en a dans un paquet d'entreprises.Il faut faire bien attention.» Mario Lavallée, qui dirige maintenant la société Finlab et agit à titre de consultant pour Norbourg, va dans le même sens.«Allez dans n'importe quelle boîte de gestion à Montréal, et si vous ne trouvez pas quatre, cinq, six anciens de la Caisse.vous êtes tombé sur une boîte anglophone ! » La CDP emploie actuellement 717 personnes, dont une centaine d'analystes.Vincent Lacroix y a travaillé comme analyste de 1991 à 1995.M.Lavallée s'est dit estomaqué par les faits reprochés au président de Norbourg.Il soutient n'avoir été au courant de rien.« Évidemment, je voyais son style de vie, mais la fraude de 70 millions, il n'y avait aucunmoyen de voir venir ça.» Selon lui, seul un groupe extrêmement restreint devait être au fait des malversations mises au jour par l'Autorité des marchés financiers et la GRC.« J'imagine que ça devait être très, très limité, à deux ou trois personnes.Évidemment, c'est le genre de chose que tu ne peux pas prendre le risque d'ébruiter, donc tu n'en parles pas.» Michel Nadeau partage lui aussi cette impression.« Une fraude n'est habituellement pas l'objet d'un grand groupe de personnes », dit-il.MAXIME BERGERON « On a vu venir les choses longtemps d'avance.On ne se disait pas : Qu'est-ce qui va arriver ?On se disait : Quand est-ce que ça va arriver ?» Fabien Major n'est pas tendre quand il raconte ce qu'il a vu dans les états financiers de Norbourg Gestion d'actifs, dont les activités ont été stoppées jeudi par l'Autorité des marchés financiers (AMF).L'homme était directeur des produits de placement de la firme Teraxis, une entreprise achetée en janvier 2004 par Norbourg.« Quand j'ai appris l'identité de l'acheteur (de Teraxis), j'ai remis ma démission, effective en mars 2004 », relate M.Major.Il n'aura donc jamais travaillé directement pour Norbourg.En fait, M.Major ne voulait pour rien au monde avoir à faire avec Vincent Lacroix, présidentfondateur de la société de fonds communs de placement Norbourg.« Il y avait beaucoup de rumeurs dans le marché mais, surtout, j'avais épluché les états financiers de la firme et ça m'apparaissait extrêmement douteux.Je ne voulais être associé ni de près ni de loin à cette firme-là.» M.Major affirme avoir remarqué plusieurs anomalies dans les documents qu'il a consultés.« Si vous avez un fonds d'action qui est à 95 % en cash, il y a un problème parce que le gestionnaire est payé pour gérer des actions, et il n'y a que très peu d'actions.Pour moi, le fait qu'il entretenait une importante liquidité de mois en mois, c'était suspect.C'est de l'argent qui aurait dû être investi et qui ne l'a pas été, poursuit-il.Dans ce temps-là, on pense que ce sont des bons du Trésor ou des titres gouvernementaux mais, en fait, c'était détourné.C'est de ça que j'ai eu peur : que l'argent soit utilisé à d'autres fins.» Pourquoi ne pas avoir alerté l'AMF alors ?« Pour moi, c'était une impression assez forte, qui faisait en sorte que je ne pouvais pas dire que quelqu'un était malhonnête \u2014 je n'avais pas de preuves \u2014, mais ça ne répondait pas à mes standards en matière de choix d'investissements.» Ainsi, Fabien Major et une trentaine d'autres conseillers rattachés à Norbourg ont rompu tous leurs liens avec la firme en juin 2004.M.Major est aujourd'hui conseiller dans une autre firme montréalaise.« Je ne voulais être associé ni de près ni de loin à cette firme-là.» PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE© L'ex-président de CDP Capital, Michel Nadeau, ne croit pas qu'il y ait eu une quelconque « filière » de la Caisse de dépôt chez Norbourg.« C'est tout à fait farfelu », tranche-t-il.Lacroix prépare néanmoins sa riposte LACROIX suite de la page A1 C'est pourtant un homme dynamique, volubile \u2014quoique visiblement ébranlé par les événements\u2014 qui a ouvert sa porte aux représentants de La Presse hier après-midi.Sous un soleil de plomb, ses deux enfants et sa femme se trouvaient dans la cour arrière avec d'autres membres de sa famille, y compris son frère Patrick, avec qui il s'est porté acquéreur, l'an dernier, du magnifique complexe hôtelier L'Étoile-sur-le-Lac, à Magog.Portés par une brise légère, de nombreux bateaux glissaient sur l'immense lac estrien.Clarification D'entrée de jeu, Vincent Lacroix a promis de sortir rapidement de sa retraite pour clarifier les choses : « On met tout en oeuvre pour que chaque investisseur retrouve son argent.» Il souligne que ses « réseaux » sont encore en vie et que certaines divisions de Norbourg, comme Gestion du patrimoine Tandem, fonctionnent toujours.Le président de Norbourg veut donc rassurer les milliers d'investisseurs qui se sentent floués par cette histoire, mais aussi les quelque 70 employés à son service sur la Rive-Sud, à Québec, à Toronto et à Montréal.Il a d'ailleurs rencontré ces derniers vendredi.Mais avant tout, le président veut éloigner coûte que coûte sa famille de la tempête médiatique qui fait rage.Il avoue avoir d'ailleurs beaucoup de mal à digérer les allusions à sa « vie de pacha » de même que les attaques personnelles qui s'abattent sur lui et ses proches.« Je veux bien collaborer, mais qu'on laisse ma famille hors de tout ça », a insisté M.Lacroix.En cours d'entrevue, la conjointe du président a d'ailleurs poussé un soupir d'exaspération à la vue de journalistes dans le vestibule de sa maison de campagne.« Ma femme trouve ça dur », a-t-il indiqué.La famille n'a pas remis les pieds à son domicile de Candiac depuis que les policiers ont débarqué chez Norbourg.Processus judiciaire Quant aux sévères allégations qui pèsent contre lui, Vincent Lacroix a refusé de jouer la carte de la victime d'accusations mensongères.Il s'est contenté d'affirmer qu'il avait confié l'affaire à ses avocats.Pour cette raison, il s'est fait avare de commentaires sur les présumées malversations financières de 69,8 millions de dollars, le nerf du scandale.Il se défend d'avoir utilisé des comptes personnels à des fins frauduleuses.« On a des activités en Suisse, mais pas pour cacher de l'argent.Tout le monde mêle tout, il y a deux côtés à la médaille.» À ce sujet, M.Lacroix a vivement écarté les allégations concernant sa participation à une fraude commise par les dirigeants d'une caisse de retraite en Suisse en 2004.« Que quelqu'un me dise où on est poursuivis là-dedans: c'est nous qui poursuivons ! » a tranché le président, une note de défi dans la voix.Il se demande par ailleurs sur quoi se base l'Autorité des marchés financiers pour stopper les activités de sa compagnie.« Ces chiffres mentionnés (69,8 millions), ils sortent d'où ?» demande Vincent Lacroix.Refusant de montrer du doigt qui que ce soit, le président n'écarte pas la piste de la jalousie que pourrait susciter chez ses concurrents la croissance rapide de sa compagnie.Pour cette raison, il affirme ne pas avoir été totalement surpris lorsque les agents de la finance ont fait irruption chez lui.« Ça fait longtemps qu'on cherche à me.Pourquoi ai-je eu autant de jambettes de la part de concurrents ?» a lancé M.Lacroix, évasif.Il révèle du même souffle que déjà deux concurrents désireux d'acheter des fonds lui ont téléphoné.« Si je suis un écoeurant, pourquoi y a-t-il a tant de gens qui veulent me rencontrer pour acheter des choses ?» a ironisé Vincent Lacroix.Mais avant de régler ses comptes, le président de Norbourg répète qu'il tient mordicus à protéger sa famille et à rassurer ses investisseurs.Après un long silence, il ajoute qu'il comprend l'inquiétude de ces derniers, mais affirme qu'il n'a rien à gagner à frauder puisque sa famille et ses proches font partie du lot : «Moi-même, ma famille et des amis avons investi près de deux millions dans les fonds.On est aussi des investisseurs importants.» Le président de Norbourg s'engage toutefois à travailler pour l'ensemble des épargnants.Dans un bref communiqué diffusé vendredi, Vincent Lacroix s'engageait à collaborer avec les autorités.Il promet aussi d'être disponible pour les médias dans un avenir rapproché.Dès que tous auront remis la main sur leurs économies, il pourra tourner la page.« Mais ma carrière en finance est finie », avoue le président éclaboussé.À court terme, il mettra sans doute en veilleuse ses activités dans l'équipe de hockey de la Ligue nord-américaine dont il est copropriétaire, les Prolab de Thetford Mines.Il commence à peine à prendre contact avec ses proches et avec les parents des amis de ses enfants pour clarifier la situation.« C'est un coup de poing sur la gueule, c'est difficile à gérer.» 3339829A Un été fantastique STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Avez-vous passé un bel été ?Oui ?Je le savais ! Posez la question à votre voisin, à vos collègues, à votre belle-mère ou à votre facteur, tout le monde va répondre oui avec un immense sourire.Le Québec entier a passé un été fantastique.Même Paul Martin.Même Jean Charest.Pourquoi ?Parce qu'il a fait beau.Tout simplement.Parce qu'il a fait soleil.Parce qu'il n'a presque pas plu.Parce qu'il a fait chaud.C'est tout ce que ça nous prend pour être heureux.Du beau temps.Le bonheur est dans la météo.L'été 2005 en est la preuve.Oubliez toutes les grandes dissertations sur la quête de l'humanité, sur le mal de vivre, sur l'être ou ne pas être.L'Homme est bien quand il fait beau.Ce n'est pas l'argent, ce n'est pas le sexe, ce n'est pas la drogue, le paradis.Le paradis, c'est le soleil.Tout simplement.L'humain est une plante.L'humain est un tournesol.Sachant cela, qu'est-ce qu'on fait ?Notre humeur étant liée à une chose à laquelle on ne peut rien \u2014 le temps qu'il va faire demain \u2014, on se calme.On respire.On arrête de courir à gauche et à droite.De chercher le bonheur là où il n'est pas.Et on attend.On attend un rayon de soleil.En sachant que ça ne prendra que ça pour nous faire sourire.Puisque la météo possède la plus grande influence sur nos états d'âme, il faudrait apprendre à l'aimer dans toutes ses variétés.Aimer la pluie.Aimer le vent.Aimer la neige.Aimer le froid.Et le tour est joué, l'Homme est heureux à l'année.Aimer la pluie, ça ne devrait pas être trop compliqué.Quand on est enfant, il suffit d'un boyau d'arrosage pour nous faire tripper.On traverse le jet, on s'arrose.La pluie, c'est de l'eau.Et l'eau, on aime ça.On aime être au lac.On aime entrer dans la mer.Pourquoi n'aimerait-on l'eau que sous sa forme horizontale ?À la verticale, l'eau, ça demeure de l'eau.L'Atlantique vous tombe sur le dos ?Profitons- en ! Chantons sous la pluie.Les plantes ne rentrent pas dans la maison, quand il pleut ! Ça leur fait du bien.Ça les fait vivre.Cessons de voir la pluie comme un malheur, et notre bonheur sera plus grand.Aimer le vent, c'est simple aussi.C'est si agréable, une bonne brise.Rappelez-vous durant la canicule, quand vous leviez les deux bras devant le ventilateur pour aérer vos aisselles.Aaah ! Le doux frisson.Alors quand il ventera à écorner les boeufs en novembre, dites-vous que c'est le ventilateur de Dieu.Que Dieu fait aérer son salon, pour que ça sente bon.Aimer la neige, ça c'est facile.Elle nous rend fous.Quand les enfants sont turbulents, tous les profs le savent, c'est qu'il va neiger.La neige nous rend poètes.La neige nous rend Nelligan.Elle nous fait glisser.Elle nous fait skier.Elle nous fait aussi tomber dans les marches de l'escalier, mais c'est pour faire rigoler.le voisin.La neige nous rend déjà heureux.C'est déjà connecté à notre baromètre moral.Aimer le froid, ça c'est moins évident.Parce qu'on haït ça.Attendre l'autobus à moins 30.Monter dans une Toyota gelée.Marcher les oreilles et le bout du nez en train de tomber.Le froid nous rend secs.Le froid nous rend bêtes.Comment renverser cette tendance ?En compensant.On a froid, réchauffons- nous.Si les gens qui attendent l'autobus se prenaient dans les bras les uns des autres ?S'ils se serraient, amis et étrangers ?Si tout le monde se collait ?Les journées de grand froid deviendraient des journées de collades, des journées de caresses.Je connais bien des coeurs solitaires qui auraient hâte qu'il fassent froid.Puisque que notre bonheur est réglé par le temps, il suffit d'aimer tous les temps pour être heureux tout le temps.Sinon, il nous faut espérer que l'automne 2005 sera aussi beau que l'été.Et que l'hiver qui suivra imitera ses deux amis.C'est la grâce que je nous souhaite : que l'été 2005 ajoute des supplémentaires.Au moins jusqu'en janvier.Bonne continuité ! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur stephane@stephanelaporte.com Puisque la météo possède la plus grande influence sur nos états d'âme, il faudrait apprendre à l'aimer dans toutes ses variétés.Une semaine de rentrée perturbée LES ÉTABLISSEMENTS TOUCHÉS Les cégeps touchés demain par une grève de 24 heures sont : André-Laurendeau, Outaouais, Rivière- du-Loup, Rosemont, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint- Jérôme, Vieux-Montréal, Saint- Laurent, Maisonneuve, de l'Abitibi et Marie- Victorin.Les commissions scolaires touchées par une demi-journée de grève sont : Charlevoix, de l'Estuaire et Moyenne- Côte-Nord.RAYMOND GERVAIS Des grèves vont retarder la rentrée dans bon nombre d'établissements d'enseignement du Québec cette semaine.À la commission scolaire de Montréal (CSDM), notamment, la rentrée des élèves du préscolaire et du primaire, initialement prévue pour le mardi 30 août, est reportée au lendemain, le mercredi 31 août.Pour les élèves du secondaire, la rentrée aura lieu l'après-midi du mardi 30 août au lieu du matin.l'éducation des adultes et à la formation professionnelle, les cours sont maintenus toute la journée du 30 août.La CSDM a pris ces décisions en raison de la demi-journée de grève prévue mardi matin par ses employés de soutien.Selon la CSDM, ce report n'aura pas d'impact sur le nombre total de journées de classe (182) pour les élèves touchés puisque les heures perdues seront déduites des journées pédagogiques.Depuis lundi dernier, les employés de soutien des cégeps et des commissions scolaires ainsi que les professionnels membres du Front commun CSN-FTQ ont décidé de perturber la première journée de cours dans les institutions d'enseignement afin de protester contre la lenteur des négociations avec Québec en vue du renouvellement de leur convention collective.Sept commissions scolaires seront touchées par ces moyens de pression en plus de la CSDM.Une grève de 24 heures pertubera aussi la rentrée prévue demain dans 11 collèges, dont huit de la région de Montréal (André- Laurendeau, Rosemont, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint- Jérôme, Vieux-Montréal, Saint- Laurent, Maisonneuve et Marie- Victorin).Une demi-journée de grève touchera par ailleurs trois commissions scolaires: Charlevoix, de l'Estuaire et Moyenne-Côte-Nord.EN BREF 1-866-GREGOIRE Financement facile 1 ère et 2e chance au crédit sur place.Plus de 400 véhicules de prestige.Nissan Altima \u201801 Volkswagen Jetta GLS \u201801 Pontiac Sunfire \u201801 Mazda 3 \u201804 BMW X5 3.0L \u201802 Cadillac Escalade \u201804 58 950 Mercedes G500 4X4 \u201802 BMW Mini Cooper \u201805 57 950 Lexus SC430 \u201803 Hummer H2 \u201804 Audi A4 1.8T \u201804 28950 BMW 330XI TIP Tronic \u201802 BMW 540I 4.4L \u201801 Mercedes SL55 AMG 5.5L \u201805 Tous nos véhicules sont: Kilométrage certifié Non-accidentés Garantis Sortie 14 de l'autoroute 640 Ouest 625 Dubois, St-Eustache (450) 472-7272 Sortie Curé-Labelle sud autoroute 440 2470, Curé-Labelle, Laval (450) 978-8878 1 888 222-3133 1-866-978-8878 7300 Notre-Dame Ouest Trois-Rivières (819) 373-7373 Sortie Cousineau Est autoroute 30 1840, Ch.Chambly, Carignan (450) 658-5858 1 866 443-7373 1-866-505-5858 Illustrations à titre de référence Décapotable C omma n d it a ir eoffic iel Dodge Caravan SE \u201803 Mazda Protege 5 \u201802 Ford Focus \u201802 7 800 Chevrolet Venture \u201801 Chrysler 300 \u201805 Ford Escape XLS \u201803 Chevrolet Venture \u201805 Honda Accord \u201802 Décapotabl e 3335550A Les infirmières de retour à la table Les infirmières du Québec retournent à la table de négociation et ne prévoient aucun moyen de pression, du moins pour l'instant.Après une rencontre avec les représentants du Conseil du Trésor, les responsables de la Fédération des infirmières du Québec ont décidé de reprendre les pourparlers, suspendus à la mi-juillet.Selon Sylvie Savard, vice-présidente et responsable des négociations à la FIIQ, plusieurs dossiers prioritaires devront être réglés, avant même de discuter des salaires et de l'équité salariale.PC Le richesse de l'Alberta pourrait nuire à l'unité du pays Un des plus grands experts en matière de péréquation et de relations interprovinciales estime que l'Alberta devra partager ses surplus provenant de l'exploitation des richesses naturelles ou, sinon, risquer la destruction de la fédération canadienne.Thomas Courchêne, de l'Institut de recherche en politiques publiques de Montréal, a indiqué au National Post que le surplus prévu cette année de 7 milliards devrait être partagé avec les autres provinces.Selon le chercheur, si cela devait se produire, ce serait la fin de la Confédération.PC Alerte dans le métro Une douzaine d'oeufs oubliée à la station Frontenac a été à l'origine de la fermeture de la ligne verte du métro durant près de deux heures et demie hier, entre les stations Berri-UQAM et Honoré-Beaugrand.Les oeufs, emballés de papier journal et ficelés, étaient dans un sac qui contenait aussi un tract comme il s'en distribue régulièrement dans le métro.Des employés d'entretien ont découvert ce qu'ils ont cru être un colis suspect et ont alerté les policiers.Raymond Gervais Accident à Longueuil Un automobiliste de 25 ans a embouti violemment une auto de la police de Longueuil dans la nuit de vendredi à hier à l'intersection de la montée Saint-Hubert et du boulevard Cousineau, à Saint-Hubert.Les feux de circulation à cette intersection ne fonctionnaient pas et des panneaux d'arrêt y avaient été installés.Comme la police de Longueuil est impliquée, c'est la Sûreté du Québec qui a été chargé de l'enquête.Le jeune homme était toujours à l'hôpital, hier, dans un état critique.Les deux policiers ont été légèrement blessés.Raymond Gervais Marche pour vaincre le cancer du sein Plus de 3000 personnes participent à Montréal à une marche de 60 km pour vaincre le cancer du sein.Hier matin, les marcheurs se sont mis en route au Stade olympique.Ils ont fait halte pour la nuit à l'Académie Queen of Angels, à Dorval.Ce matin, ils entreprendront la seconde tranche de leur marche, qui les ramènera au Stade olympique.Près de 9,2 millions de dollars ont ainsi été amassés au bénéfice de l'Hôpital général juif.Raymond Gervais Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du NUMÉRO Tirage du NUMÉRO Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du Complémentaire : GAGNANTS LOTS 2005-08-27 2005-08-27 2005-08-27 2005-08-27 2005-08-27 2005-08-26 2005-08-26 Participation gratuite 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 19 066 658 $ 5 000 000,00 $ 118 000,40 $ 2 717,10 $ 150,20 $ 10,00 $ 10,00 $ Complémentaire: Complémentaire: 2 500 000 $ Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2005-08-27 Tirage tous les jeudis dès le 8 septembre COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes, admission continue ANGLAIS À temps partiel et semi-intensif matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.375 $/45 h COURS INTENSIF de jour, 25 h/semaine 165 $ à 183 $/semaine matériel pédagogique inclus, non taxable, déductible d'impôt, frais d'inscription : 45 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Montréal (514) 278-5309 www.converlang.com Laurier 3337855A ACTUALITÉS Le parti du maire Tremblay cuisine un projet de programme électoral Sébastien Lacasse vit toujours.SÉBASTIEN RODRIGUE Les délégués de l'Équipe Tremblay / Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM) ont mis à jour un projet de programme électoral en éliminant, entre autres résolutions, celles qui visaient à soulager le fardeau fiscal des Montréalais et à geler les tarifs du transport en commun.Réunis en congrès, les délégués ont en revanche adopté des propositions en faveur d'une politique familiale, d'une meilleure intégration des communautés culturelles dans la fonction publique municipale, d'une taxe sur le stationnement pour financer le transport en commun et de la mise à niveau des équipements sportifs.Selon le parti, environ 500 personnes ont participé à l'événement, mais l'auditorium du collège Maisonneuve ne contenait environ que la moitié de ce nombre au plus fort des discussions.Le congrès des délégués de l'UCIM sert à fournir des idées au comité exécutif du parti du maire Gérald Tremblay pour élaborer une plate-forme électorale.Les quelques 150 résolutions adoptées hier peuvent donc être retenues, modifiées ou rejetées dans la version qui sera dévoilée plus tard à l'automne.Les délégués ont déjà rejeté hier quelques résolutions, tandis que d'autres ont été modifiées ou abandonnées faute de temps pour en discuter.Les délégués ont ainsi rejeté une résolution suggérant de percevoir l'impôt foncier en quatre versements plutôt que deux, un changement dont l'implantation aurait coûté environ 30 millions de dollars.Les délégués ont néanmoins adopté une résolution en faveur de la perception en deux versements des droits de mutation immobilière, communément appelés « taxe de bienvenue ».Les participants ont modifié une résolution qui suggérait de geler les tarifs de transport en commun pour plutôt proposer une augmentation selon l'inflation.Une résolution visant à obliger les propriétaires à nettoyer leur façade a en outre été adoptée.Le maire Tremblay a refusé de donner des indications sur l'éventuelle plate-forme électorale de son parti.« Aujourd'hui (hier), il s'agit d'écouter ce que les participants ont à dire et ensuite on fera part de notre plate-forme électorale, notamment en matière de fiscalité », a-t-il déclaré.À l'élection de 2001, Gérald Tremblay s'était engagé à négocier un pacte fiscal de trois milliards de dollars avec Québec et de baisser l'impôt foncier de 5 %.Le chef de l'UCIM doit prononcer aujourd'hui le discours de lancement de sa campagne électorale et présenter son slogan en vue du scrutin du 6 novembre prochain.Mais la campagne électorale municipale démarrera véritablement le 23 septembre.La direction de l'UCIM acceptera, modifiera ou rejettera à son gré les propositions avancées au cours du présent congrès.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Quelque 200 personnes, dont la grande majorité étaient des jeunes, ont défilé en silence hier à Laval afin de commémorer le premier anniversaire de la mort de Sébastien Lacasse, assassiné de plusieurs coups de couteau.Organisée par la famille du disparu et par la maison des jeunes Carrefour Sainte-Rose, cette marche voulait sensibiliser la collectivité à la violence dans notre société.Trois jeunes qui ont reconnu leur culpabilité à des accusations d'homicide involontaire dans cette affaire connaîtront la peine qui leur est imposée le 21 octobre prochain.Si vous souhaitez obtenir plus d'informations, veuillez contacter Martine Gauthier au 514-987-5552 \u2020Golf : 35%, Jetta familiale : 33 %, Passat : 20%.Calcul effectué à partir de données de Transports Canada pour les modèles 2005.Ex.: Pour la Golf, le pourcentage est basé sur une consommation moyenne ville et route de la Golf TDI (ville 6,2 L/100 km et route 4,6 L/100 km) qui correspond à 35% moins de consommation de carburant que la Golf à essence équipée du moteur de 2,0 L (ville 9,8 L/100 km et route 7,0 L/100 km) avec boîte manuelle.La consommation réelle dépend des conditions et habitudes de conduite et des équipements additionnels du véhicule.Première mensualité gratuite jusqu'à concurrence de 350 $ (taxes incluses) pour la Golf TDI 2005, jusqu'à 500$ pour la Jetta familiale TDI 2005 et jusqu'à 650$ pour la Passat TDI 2005.L'offre s'applique aux modèles 2005 mentionnés, neufs, en stock.Exemple de financement: un montant de 20 000$ au taux d'intérêt annuel de 2,9% correspond à un versement mensuel de 358,49$ pendant 60 mois.Coût d'emprunt de 1 509,14 $, pour une obligation totale de 21 509,14 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varieront en fonction de la durée, du montant emprunté et de l'acompte ou de l'échange.Offres sujettes à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offres en vigueur à partir du 1er août 2005.Ces offres sont d'une durée limitée et peuvent être retirées en tout temps sans préavis.Chez les concessionnaires Volkswagen participants du Québec seulement.Quantité limitée.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre.Ne s'appliquent qu'aux ventes faites à des particuliers.Tous les détails sur vw.ca et chez votre concessionnaire.Réglez vos problèmes de consommation.Avec le prix du pétrole qui fait de la haute voltige, la sobriété des moteurs turbo diesel TDI de Volkswagen fait envie.Leur consommation exemplaire vous fait même économiser jusqu'à 35% en carburant comparativement à nos moteurs à essence correspondants.Alors lorsque vous penserez acheter une Golf TDI, Jetta familiale TDI ou Passat TDI, faites votre deuil des nombreuses virées dans les stations-service.vw.ca/tdi Économisez jusqu'à 35% en carburant, selon le modèle.\u2020 MOTEUR TDI 2,9% de financement à l'achat sur 60 mois 0$ Première mensualité 3336912A La 8ième série éducative sur l'Holocauste Le Centrecommémoratif de l'Holocausteà Montréal présente: Lt.-Gén.l'hon.ROMÉO DALLAIRE (rét.), Sénateur l'indifférence éternelle: de l'holocauste au rwanda Général Dallaire fut témoin du meurtre de plus de 800 000 Rwandais dans une période de cent jours.Il nous fera part de ses réflexions sur le mal, l'indifférence et l'ignorance.L'hon.IRWIN COTLER, ministre de la Justice et procureur général du Canada l'holocauste, le génocide et les droits de la personne - quelles leçons en avons-nous tirées?qu'en ferons-nous?Cette annonce est une gracieuseté de la Fondation Famille Tauben Merci à nos commanditaires: BMO Banque de Montréal The Dym Family FEDERATION CJA Fort Insurance RBC Banque Royale du Canada Reitmans (Canada) Ltd Dimanche 11 septembre - 19H30 Cinéma Impérial | Centre Sandra & Leo Kolber | 1430, rue de Bleury Billets 5$ disponibles au Musée de l'Holocauste, 5151, ch.de la Côte-Ste-Catherine et la Fondation canadienne des droits de la personne, 1425, boul.René-Lévesque O., #407.Info: (514) 345-2605, x 3291 | www.mhmc.ca 3338976A 3339026A 369$ Poste d'ordinateur au fini érable 2 morceaux et tiroir filière intégré Livraison gratuite ÉCONOMISEZ GROS sur les meubles, mobiliers de bureau, matelas, accessoires de décoration, électroménagers et appareils électroniques.Là où la qualité n'est pas un obstacle aux bas prix ! 10 grands magasins www.braultetmartineau.com Poste d'ordinateur mobile au fini érable naturel Pupitre avec tablette coulissante pour clavier, tablette ajustable pour imprimante.Dimensions : 75 x 50 x 136 cm (29 x 19 x 53 po) Livraison gratuite 179$ 119$ 99$ 169$ poste d'ordinateur Chaise non incluse Aussi offert : Filière mobile 2 tiroirs A Armoire de B rangement Étagère 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GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, boul.de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Promenades) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) août 2008 Aucun intérêt à payer jusqu'en avec 36 versements égaux sans frais ni intérêt sur les meubles, mobiliers de bureau, matelas, accessoires de décoration, électroménagers et appareils électroniques Gratuit! 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MONDE EN BREF Katrina Évacuation massive à la Nouvelle-Orléans Pas de pourboire ici Il accuse Ottawa d'avoir demandé son arrestation Un Canadien originaire de Syrie, détenu pendant environ deux ans dans ce pays où il affirme avoir été torturé, accuse Ottawa d'avoir demandé à Damas de l'emprisonner pendant un séjour dans son pays d'origine, selon des propos rapportés hier dans le quotidien Globe and Mail.Arrivé au Canada à l'âge de 16 ans, M.Almalki a travaillé dans les années 90 en Afghanistan pour une ONG dirigée par Ahmed Said Khadr, un Canadien d'origine afghane proche d'Al-Qaeda.À son retour au Canada, M.Almalki a créé une entreprise exportant des composants d'appareils électroniques vers le Pakistan, une activité qui a suscité la suspicion des services secrets canadiens.Abdullah Almalki a été arrêté et incarcéré en Syrie en mai 2002.Il affirme que ses geôliers syriens l'interrogeaient sous la torture grâce à des informations fournies par Ottawa.AFP Un jeune Afghan opéré au Canada se porte mal L'état de santé du jeune garçon afghan hospitalisé au Canada afin d'y subir une intervention chirurgicale au coeur, l'an dernier, n'est pas très bon, mais il demeure stable, alors que les fonds amassés pour lui venir en aide n'ont pas encore quitté le pays.De retour en Afghanistan depuis novembre 2004, Djamshid Popal, qui avait été envoyé à l'Hôpital pour enfants malades de Toronto afin que deux de ses quatre valvules cardiaques soient remplacées et une troisième soignée, en juillet dernier, a vu son état de santé se détériorer, a indiqué Omar Samad, ambassadeur d'Afghanistan au Canada.La situation n'est cependant pas jugée critique, a-t-il précisé.PC Manifestation anti-Michaëlle Jean La controverse entourant la nomination de la gouverneure générale désignée, Michaëlle Jean, s'est portée sur la colline du parlement, hier, lorsque 250 manifestants ont réclamé au premier ministre Paul Martin qu'il revienne sur sa décision.Les protestataires ont été accusés de racisme par un second groupe d'une vingtaine de manifestants, selon lesquels l'objection des premiers à la nomination de Mme Jean, d'origine haïtienne, reposait sur la couleur de sa peau et non pas sur ses liens présumés avec les milieux indépendantistes québécois.L'organisatrice de la manifestation principale, Debbie Jodoin, membre du groupe conservateur Free Dominion, a dit douter que Mme Jean constitue un choix approprié pour représenter la reine au Canada.PC HÉTU suite de la page A1 Thomas Keller a déjà implanté cette pratique dans son restaurant californien, ouvert il y a sept ans.En annonçant son intention de la mettre en vigueur dans son restaurant new-yorkais, il ne tenait pas à lancer un débat national, mais c'est un peu ce qu'il a fait, le pourboire étant l'un de ces sujets sur lesquels tout le monde a son opinion.La politique de Thomas Keller est née d'une nécessité, celle de garder ses cuisiniers.Ceux-ci quittent son restaurant ou menacent de le faire, se plaignant d'être moins bien payés que les serveurs et les sommeliers, qui se partagent les pourboires de la riche clientèle de Per Se.Les serveurs Après le chef, les serveurs sont les grandes stars de la maison.Ils ont été formés par un danseur de l'American Ballet Theater pour apprendre à bouger gracieusement.Ils gagnent au moins 75 000$ par année, alors que certains travailleurs de la cuisine doivent se contenter de 30 000 $.Or, à compter de jeudi, ils recevront tous une part égale des pourboires, qui auront été ajoutés automatiquement à la note.Les clients ne verront guère de différence dans l'addition.Depuis l'ouverture de Per Se, ils laissent en moyenne 22% de la note en pourboire.Les serveurs et les sommeliers auront évidemment plus à perdre.Claqueront-ils la porte de Per Se, comme certains le prédisent ?En 1994, Danny Meyer, propriétaire d'un autre restaurant bien coté à New York, le Union Square Cafe, avait lui aussi tenté d'abolir le pourboire volontaire.Il considérait que cette pratique établissait une relation malsaine entre les clients et les serveurs.Ces derniers étaient parfois anéantis lorsque les clients ne leur laissaient qu'un petit pourboire ou rien du tout.Meyer avait donc pensé régler le problème en ajoutant un pourboire de 15% à l'addition, mais il a vite fait face à une rébellion, ses serveurs, qui ont réclamé le retour du « service non compris ».Car il se trouve toujours, à New York ou ailleurs, des clients riches et satisfaits qui laisseront des pourboires de 100% et plus.Les clients Aussi, 11 ans plus tard, Meyer doute que la politique de Per Se sera adoptée par d'autres restaurants new-yorkais.Car les serveurs ne sont pas les seuls à tenir au service non compris.Il y a aussi les clients.Selon un sondage réalisé par le guide des restaurants Zagat, environ 80% des clients préfèrent décider combien ils laisseront comme pourboire.Ils ont ainsi l'impression de pouvoir exprimer leur satisfaction ou leur insatisfaction par rapport au service et à la nourriture.Mais cette impression est souvent fausse, soutient Michael Lynn, professeur à l'Université Cornell, qui a publié plusieurs études sur le sujet.Selon lui, les clients d'un restaurant ont tendance à donner de meilleurs pourboires aux serveurs qu'ils ont aimés.Leur générosité n'a souvent rien à voir avec la qualité du service ou de la nourriture.C'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que, aux États-Unis, les serveurs saluent souvent leurs clients en leur lançant, d'une voix enthousiaste : « Hi ! My name is John (ou Jane), and I will be your waiter tonight ! » Les restaurants américains ne sont donc pas sur le point d'imiter le French Laundry et le Per Se, les deux joyaux de Thomas Keller.Mais il faut reconnaître que le « service compris» gagne du terrain dans d'autres secteurs, comme celui des croisières, où les passagers ont longtemps distribué de petites enveloppes au personnel de bord.Maintenant, ce pourboire est souvent inclus dans le prix du voyage.Dans les hôtels, le phénomène se remarque également dans les notes des repas servis aux chambres, qui comprennent souvent un pourboire.Il n'y aura donc peut-être pas de révolte jeudi parmi les serveurs du restaurant new-yorkais de Thomas Keller.À compter de ce jour-là, le Per Se se distinguera avec son « service compris» et, peut-être, cet automne, avec une des premières étoiles américaines du Guide Michelin, qui a goûté à ses plats.PHOTO BILL HABER, AP Katrina est devenu hier un ouragan majeur au-dessus des eaux chaudes du golfe du Mexique, avec des vents atteignant 185 km/h, et menace maintenant la Nouvelle-Orléans, où l'état d'urgence a été déclaré.De nombreux commerçants ont commencé à barricader leurs vitrines et les autorités préparent l'évacuation de l'ensemble des 485 000 habitants de la ville.L'ouragan est désormais de catégorie 3 et le Centre national des ouragans de Miami a prévenu qu'il risque d'atteindre aujourd'hui la dangereuse catégorie 4, avec des vents pouvant souffler jusqu'à 250 km/h.En Floride, Katrina a tué sept personnes.Des marins en quête de bonheur ÉLISABETH FLEURY LE SOLEIL Ils ont quitté le navire Imbat à cause de leurs mauvaises conditions de travail, mais aussi et surtout dans l'espoir de vivre dans le « meilleur pays du monde ».Entrevue avec huit marins turcs prêts à tout pour jeter l'ancre en terre canadienne.« Je suis ici parce que je mérite de vivre comme un être humain », résume Mehmet Erden Alpman, qui souhaite vivre au Canada parce que « les droits de la personne sont respectés, ici ».Le 16 août, le marin de 53 ans a plongé de l'Imbat alors que le navire était ancré au large de Sorel.« J'avais emballé des vêtements dans des sacs de plastique de façon à les garder au sec, et j'ai attaché une veste de sauvetage autour pour éviter qu'ils s'enfoncent dans l'eau.J'ai ensuite plongé sans faire de bruit, et j'ai nagé pendant environ deux heures.Il y avait tellement de courant que j'ai bien cru ne jamais pouvoir atteindre la rive ! » raconte l'ex-chef mécanicien de l'Imbat par la voix d'une interprète.Dans un anglais hésitant, Mehmet a obtenu d'une Soreloise les indications pour se rendre à Montréal.« Je suis monté dans l'autocar, mais je n'avais que 100 $US sur moi.Le chauffeur m'a laissé monter gratuitement, et je l'en remercie.Je me suis ensuite rendu par moi-même à l'immigration.» Mehmet dit avoir déserté le navire à cause des conditions « inhumaines » qui régnaient à bord.« Notre employeur ne respectait pas notre contrat.On n'était pas payés comme on devait l'être, et on ne nous donnait même pas d'eau potable.Il fallait acheter notre eau ! Le capitaine refusait même de nous laisser sortir et de nous laisser téléphoner à notre famille.» Selon Ibrahim Ceylan, qui a quitté le navire à la hauteur de Champlain, le capitaine ne signait aucune autorisation de sortie en raison des « risques de fuite » des membres d'équipage, justifiait-il.« Parmi tous les navires sur lesquels j'ai travaillé, l'Imbat est le pire en termes de conditions de travail », dit l'ex-cuisinier du navire appartenant à une compagnie turque.Ibrahim Ceylan a dû lui aussi affronter le courant du fleuve pendant deux heures avant d'être repêché par la police de l'immigration.« J'étais complètement épuisé et je criais à l'aide.Un remorqueur est passé et ne s'est jamais arrêté.Puis j'ai vu une petite embarcation de la police de l'immigration.Ils m'ont recueilli et emmené à l'hôpital.Ils ont vraiment été très gentils avec moi.» Veysel Karnak et Tuncay Kulaber ont pour leur part déserté le navire en même temps à la hauteur de Champlain.« J'ai nagé 15 minutes, et j'ai retrouvé Sadik sur la rive.La police de l'immigration nous a arrêtés, mais on allait se livrer de toute façon », raconte Veysel, un matelot de 26 ans.Aujourd'hui, les huit marins disent craindre pour leur sécurité s'ils retournent dans leur pays.« Mon employeur a fait des menaces à ma famille parce que j'ai déserté, affirme Tuncay, qui occupait un poste de graisseur à bord de l'Imbat.Ils sont mécontents d'avoir eu à payer l'amende de 25 000 $ (à l'Agence des services frontaliers pour la désertion de chaque marin), et exigent que ma famille la rembourse.» Selon Ibrahim, le propriétaire du navire aurait menacé les déserteurs de représailles pouvant aller jusqu'à la mort.« Ils disent que la compagnie peut tout faire.Ils disent qu'ils sont riches et puissants et qu'ils peuvent venir jusqu'ici pour nous retrouver.Ils nous ont même dit qu'ils faisaient affaire avec la mafia.» En Turquie, renchérit Mehmet, « la police et les autorités peuvent tout faire avec de l'argent.Et la compagnie a de l'argent ».3329831A Précision Astrologie du jour Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous ne pouvons publier la rubrique d'astrologie dans notre numéro d'aujourd'hui.Nos excuses. MONDE LE TOUR DU GLOBE Irak: ultimes offres des sunnites JÉRUSALEM-EST Ministres palestiniens Le conseil des ministres palestinien « doit se réunir à Abou Diss pour marquer sa préoccupation devant les nouveaux projets de colonisation israélienne » à Jérusalem- Est, a annoncé hier le ministre de la Planification, Ghassan Al-Khatib.Il a précisé que le cabinet inspectera à cette occasion le mur de séparation, en cours de construction par Israël à Jérusalem-Est et ses faubourgs, en dépit de l'opposition des Palestiniens et des dénonciations internationales.La réunion, présidée par le premier ministre, Ahmad Qoreï, doit se tenir dans les bâtiments de l'université Al- Qods, qui se trouve à la lisière de Jérusalem-Est.Les autorités israéliennes ont annoncé cette semaine leur intention de bâtir le quartier général de la police pour la Cisjordanie près de la colonie de Maalé Adoumim, proche de Jérusalem, où existe un projet de de 3500 logements.AFP IRAN Ouverture?De nouvelles propositions du président iranien Mahmoud Ahmadinejad devraient conduire à une « percée» et à des changements majeurs dans les négociations sur le programme nucléaire de la République islamique, a indiqué hier le chef du programme nucléaire iranien.« Les nouvelles propositions que nous entendons faire aux Européens vont nous permettre une percée et, avec ces résultats positifs, nous atteindrons notre but », a déclaré Ali Larijani, cité par l'agence iranienne de presse Irna.Il a estimé que la participation du Mouvement des non-alignés, de la Chine, de la Russie \u2014susceptibles d'être davantage sensibles aux efforts de Téhéran en matière de nucléaire \u2014 « ne pouvait être écartée » des efforts diplomatiques.« Il va y avoir des changements radicaux dans les méthodes de négociation et les conditions qui régissent actuellement ces négociations », a insisté M.Larijani.AFP AFGHANISTAN Américain tué Un soldat américain a été tué et sept autres ont été blessés, dont un grièvement, vendredi dans deux attaques, l'une dans le sudest de l'Afghanistan, l'autre à l'est de Kaboul, a annoncé hier l'armée américaine.AFP JAY DESHMUKH AGENCE FRANCE-PRESSE BAGDAD \u2014 Les sunnites d'Irak, reprenant l'initiative, ont fait hier d'ultimes propositions sur la Constitution à leurs partenaires chiites et kurdes qui confirment leur rejet d'un système fédéral à la veille d'une réunion du Parlement devant entériner cette loi fondamentale.Les négociateurs sunnites ont reçu le soutien de cinq membres sunnites du gouvernement qui ont étalé en public de sérieuses réserves sur le projet de la Constitution sans annoncer d'intention de geler leur participation ou de quitter le cabinet même si leur démarche porte un coup à sa cohésion.Ces ministres ont repris à leur compte les principaux griefs de leurs négociateurs sur la mouture du texte, résultant d'une entente entre les chiites et les Kurdes, souhaitant notamment un renvoi de tout fédéralisme.« Nous avons élaboré de (nouvelles) contre-propositions aux dernières propositions des chiites et des Kurdes et nous pensons que toute personne voulant un Irak fort et uni ne peut que les accepter », a déclaré l'un des principaux négociateurs sunnites Saleh al-Motlak à la presse.M.Motlak a fait cette déclaration à l'issue d'intenses réunions entre les négociateurs sunnites pour arrêter leur réponse aux propositions des chiites et des Kurdes élaborées dans la nuit et décrites comme « finales ».Le projet de Constitution établi à partir de ces idées doit être soumis aujourd'hui au Parlement avec ou sans l'accord des sunnites, selon le président du Parlement, Hajem al-Hassani.Selon M.Motlak, les dernières contre-propositions écrites doivent être soumises aux blocs kurde et chiite, dont on ignore encore la réponse.Ces propositions, que l'AFP a pu consulter, ne prévoient de région autonome que pour le Kurdistan et avancent l'idée d'un système décentralisé et non régional pour le reste du pays.Elles font de l'islam «la source principale » de la loi, de l'arabe la langue officielle du pays et du kurde la langue officielle du Kurdistan.Elles suppriment la référence au Baas, le parti au pouvoir durant 35 ans sous le régime du président déchu Saddam Hussein, tout en interdisant les formations politiques prônant des idées racistes ou confessionnelles.Ce document souligne que l'Irak appartient aux « mondes arabe et musulman ».Vendredi, les chiites ont assoupli un peu leur position sur le fédéralisme, après une intervention pour débloquer les négociations du président américain George W.Bush auprès de l'un de leurs chefs, Abdel Aziz Hakim, dirigeant du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII).Mais ils ont dit ne pas accepter de veto sur le fédéralisme ni la renaissance du parti Baas.M.Bush a prôné la patience à propos de l'Irak, déclarant : Tout comme nos pères fondateurs il y a plus de deux siècles, les Irakiens sont aux prises avec des problèmes difficiles, tel le rôle du gouvernement fédéral.Ce qui est important, c'est que les Irakiens trouvent maintenant une réponse à ces problèmes grâce à des débats et à des discussions, et pas avec des armes.» Par ailleurs, l'armée américaine a annoncé avoir libéré en trois jours, à la demande du gouvernement irakien, un millier de détenus de sécurité de la prison d'Abou Ghraïb, dans la plus grosse opération du genre.Ces libérations et l'annonce d'autres à l'intitiative du président Talabani sont perçues comme un geste, en pleines tractations sur la Constitution, en direction des sunnites qui ont toujours demandé l'élargissement des détenus.Dans l'intervalle, l'armée américaine jette du lest en annonçant la libération de 1000 détenus d'Abou Ghraïb, ce que demandaient les sunnites.Pro-guerre à l'aide de Bush ASSOCIATED PRESS CRAWFORD \u2014 Face aux centaines de manifestants contre la guerre menés par Cindy Sheehan, la mère d'un soldat américain tué en Irak en 2004, plus d'un millier de manifestants pro-Bush se sont retrouvés non loin du ranch de George W.Bush pour tenter de contrer son message.Environ 1500 personnes du mouvement « Tu ne parles pas pour moi, Cindy ! », partis de Californie la semaine dernière, se sont rassemblés près du ranch du président américain à Crawford au slogan de « Cindy, rentre chez toi ! » « Vous donnez de l'espoir et vous encouragez les ennemis de l'Amérique », s'est indigné l'ancien député de l'assemblée de Californie, Howard Kaloogian, un des organisateurs du mouvement.À quelques kilomètres de là, une cloche a sonné au « Camp Casey », du nom du fils de Cindy Sheehan, en hommage aux soldats servant en Irak, en présence de centaines de manifestants, 2000 selon les organisateurs.PHOTO JEFF MITCHELL, REUTERS Des agents de la paix ont arrêté ce manifestant pro-guerre hier, en périphérie du ranch du président Bush, à Crawford, au Texas.Allemagne: vers une «coalition élargie»?En mai dernier, tous les sondages concordaient: les forces conservatrices d'Angela Merkel devaient écrabouiller les forces sociales-démocrates du chancelier sortant Gerhard Schröder.Gens d'affaires et presse d'affaires \u2014 en Allemagne et ailleurs\u2014 ne sablaient pas encore le champagne, par pudeur, mais ces milieux allaient dormir le soir dans la béatitude d'une anticipation plus palpable que le rêve : la chute imminente du fameux modèle socio-économique allemand et le triomphe des décideurs.Mais voilà qu'à trois semaines de ce scrutin du 18 septembre, le flou s'installe : on reste assuré que les troupes de Mme Merkel vont l'emporter, mais on redoute qu'elle doive gouverner avec la complicité d'une « coalition élargie» incluant le SPD de M.Schröder, auquel cas l'anticipation bien assise d'un effondrement du modèle allemand serait ravalée au rang de rêve.Ce rêve des décideurs, c'est essentiellement deux choses : jouer du ciseau dans le costaud filet de sécurité sociale qui protège les Allemands et démanteler, par voie de décentralisation, le classique modèle de négociations nationales dans les relations du travail.Ce qui menace ce rêve, c'est le déroulement de la campagne d'Angela Merkel, ponctuée d'erreurs, et la mollesse de ses interventions mesurée à la férocité de l'adversaire aguerri qu'est Schröder, et enfin la perception \u2014 par les analystes sinon à ce jour par les électeurs\u2014 d'une Allemagne qui a commencé à se remettre d'une décennie de dégénérescence économique.Reprise remarquée « Surprenante », la reprise économique en Allemagne, titrait la semaine dernière The Economist, un magazine pourtant près des milieux conservateurs.C'est que les grandes entreprises allemandes ont commencé à se restructurer et à couper dans le gras, et le magazine s'en réjouit.Les syndicats commencent à comprendre que des changements s'imposent, que les salaires doivent davantage se négocier sur un plan local, que les heures de travail doivent s'allonger et qu'il faut même accepter des réductions de salaires.La production en Allemagne était devenue la plus onéreuse en Europe : elle devient maintenant plus concurrentielle par rapport à la France, à l'Italie, aux Pays-Bas, voire à la Grande-Bretagne.De ce fait, l'Allemagne a reconquis l'an dernier son titre d'exportateur dominant dans le monde, pendant que les profits et les rendements boursiers augmentent beaucoup, poursuit The Economist.Dans l'intervalle, le client allemand n'a pas encore, lui, eu le privilège de souscrire avec le sourire à cette remontée de l'économie allemande.Le taux de chômage gravitant autour de 11% commence à peine à reculer et il est peu probable qu'il y réussira avant le scrutin du 18 septembre.La morosité allemande, décrite dans notre cahier PLUS de dimanche dernier, demeure entière, confirme la presse anglo-saxonne.Mais l'enthousiasme pour le clan Angela Merkel, éclatant ces dernières semaines, paraît avoir atteint son apogée.Un tiers parti dérangeant Deux reporters du Wall Street Journal s'en désolent : « Si Mme Merkel gagne et réussit à ranimer l'emploi, l'exemple de l'Allemagne pourrait accélérer le changement dans les 12 pays de la zone euro, qui, pour la plupart, souffrent de sous-emploi et de faible croissance depuis des années.» Le parti de Mme Merkel, comme d'ailleurs celui de M.Schröder, sont affectés par l'émergence du Parti de gauche, formation composée des ex-communistes d'Allemagne de l'Est et des déçus sociaux- démocrates de l'Allemagne de l'Ouest.Le parti ne recueille guère que 10% du vote dans les sondages, mais son poids risque de rogner suffisamment le vote des chrétiens-démocrates et des sociaux-démocrates pour obliger ces deux formations à former éventuellement une « coalition élargie » sous l'autorité de Mme Merkel, auquel cas il faudrait oublier le projet chrétien-démocrate de casser la négociation nationale en relations du travail.Werner Abelshauser, professeur d'économie et d'histoire sociale à l'Université de Bielefeld, rappelle qu'une « coalition élargie » de ce type a existé entre 1966 et 1969 et qu'elle n'a pas donné de mauvais résultats : « On y a mis au point des solutions novatrices et la coopération y fut très bonne », dit-il au WSJ.Mais Eckart Tuchtfeld, analyste à la Commerzbank, a des doutes : les partis conservateurs et néodémocrates, dit-il, ont peu en commun quand il s'agit de réformer la sécurité sociale et les règles du marché du travail.À surveiller : le premier débat télévisé des chefs dans l'histoire de l'Allemagne, le 4 septembre, entre la leader chrétienne-démocrate, Angela Merkel, et le chancelier sortant social-démocrate, Gerhard Schröder.Des indices donnent à penser que les sociauxdémocrates de M.Schröder et les conservateurs de Mme Merkel pourraient se retrouver dans le même gouvernement, sous l'autorité de celle-ci.LA PRESSE D'AILLEURS RÉAL PELLETIER N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 À VOTRE TOUR La vraie solidarité SUZANNE MARCHAND L'auteure habiteà Outremont.L'entraide, la solidarité, l'esprit d'équipe, la force de la communauté, ça vous dit quelque chose ?Eh bien ! moi, je n'y croyais plus.jusqu'au 16 août dernier.Cette journée restera à jamais gravée dans ma mémoire puisqu'elle fut à la fois marquée par une tristesse indéfinissable et par des découvertes inespérées.Le 16 août 2005, jour des funérailles de ma cousine, morte d'un cancer à l'âge de 34 ans.Elle laisse dans le deuil un conjoint et sept beaux enfants âgés de un an et demi à 14 ans qui avaient la chance d'avoir des parents unis.Elle habitait un petit village nommé Saint-Malo.J'imagine que, tout comme moi avant le 16 août, ce village ne vous dit rien.Il est situé au sud-est de Sherbrooke tout près de la frontière américaine.Je m'y rends donc le coeur lourd en me disant à quel point la vie est injuste puisqu'elle enlève à ces enfants ce qu'ils ont de plus précieux : leur mère et leur vie de famille.Comme bien d'autres, je cherche un sens à ce drame.Le curé qui préside les funérailles a bien beau nous dire de garder la foi, qu'il y a la résurrection, que ma cousine est toujours présente parmi nous, qu'elle aidera sa famille « d'en haut », je sens la colère qui monte en moi et qui gronde dans le coeur de tous les gens présents.Il faudra sûrement attendre que la poussière retombe avant de pouvoir vivre cette peine de façon plus sereine.Collecte de fonds Lors des funérailles, j'apprends par des membres de ma famille que la municipalité de Saint-Malo, associée aux municipalités avoisinantes, a réussi à amasser plusieurs milliers de dollars lors d'une collecte afin d'aider la famille de ma cousine, qui, comme vous vous en doutez sûrement, ne roule par sur l'or, à passer à travers cette épreuve.Du moins financièrement.Je me dis que ces gens sont très gentils d'avoir fait un tel geste.Toutefois, j'ai été bien obligée de constater qu'il ne s'agissait pas de simple gentillesse mais plutôt d'une vraie solidarité, vous savez, celle qu'on ne peut retrouver que dans ces petits villages où le malheur des uns fait le malheur des autres.En effet, lorsque nous sommes arrivés à l'église pour les funérailles et que le cortège dont je faisais partie a commencé à gravir l'allée centrale, je me suis dit qu'il ne resterait plus de place dans l'église pour la famille tellement il y avait de fidèles.À l'heure où les églises sont désertes, je me suis dis qu'il s'agissait de fidèles qui croient au pouvoir de la communauté et à l'importance de le démontrer.La révélation ! À la fin de la cérémonie, je ne m'attendais pas à ce que le curé nous dise que la famille nous invitait à un goûter étant donné les moyens financiers de celleci.Non, le curé nous a plutôt invités à un goûter offert par la communauté ! Pour moi, ce fut la révélation ! Cette communauté est vraiment partout ! Où les membres de cette communauté trouvent-ils le temps de travailler ?La question ne se pose pas puisqu'il s'agissait probablement d'une journée de deuil collectif pour eux.Un membre de leur communauté était décédé et laissait dans le deuil un conjoint, sept enfants et la communauté.Merci à cette communauté pour ce repas si réconfortant pour tous ceux qui devaient reprendre la route le ventre plein mais le coeur vide.Merci à vous tous de m'avoir permis de croire à nouveau en la solidarité et l'entraide.Après cinq ans de vie et de travail à Montréal, je ne croyais plus à ce « monde meilleur » où les valeurs collectives l'emportent sur les valeurs individuelles.Enfin, merci de prendre si bien soin de la famille de ma cousine.Lors de mon trajet de retour, perdue dans mes pensées, je me suis dit que le jour où je quitterai cette terre, j'aimerais tellement pouvoir me dire que ma famille sera entre bonnes mains, c'est-à-dire entre celles de centaines de concitoyens unis pour le meilleur et pour le pire.MÉLANIE LEBLANC L'auteuredemeureà Drummondville.Avoir un enfant.Tout ce qu'il y a de plus naturel comme choix de vie pour un couple dans la jeune trentaine.On achète déjà les cigares, c'est comme si c'était fait, penseront plusieurs.Après un an, deux ans, cinq ans d'essais et de tests de toutes sortes, les médecins vous disent un bon matin « Vous êtes ce que l'on appelle une infertile inexpliquée.Bonne fin de journée ! » D'accord, mais qu'est-ce qui s'offre à moi maintenant ?J'abandonne l'idée d'avoir une grossesse, j'adopte au plus vite, j'entre chez les soeurs ou quoi ?Tout à coup, une gynécologue se rappelle une amie qui travaille au Centre de reproduction Mc Gill de l'hôpital Royal Victoria et m'organise un rendez-vous.Il y a un centre de reproduction à Mc Gill ?me dis-je.Jamais entendu parler dans ma lointaine contrée.À ma première visite, je comprends que je suis présentement dans une ligue à part, la ligue nationale, que dis-je, la ligue internationale des gynécologues.En un test d'à peine cinq minutes, à l'aide d'un appareil à ultrasons, l'infertile inexpliquée devient une femme aux ovaires polykystiques.En gros, cela veut dire que je peux produire jusqu'à 10 fois plus de follicules que la moyenne des femmes (mon cas), donc très difficile pour ceux-ci de maturer normalement par manque d'espace.Je ne suis pas infertile, je suis juste une super-poule pondeuse ! Quel bonheur ! Après analyse de mon dossier, on me propose la maturation « in vitro » (MIV) qui encore jusqu'à récemment n'était offerte que dans cinq cliniques dans le monde, les plus avancées en recherche, comme le Centre de reproduction Mc Gill.Cette pratique consiste à extraire des ovaires les ovules non matures et de les faire maturer en laboratoire avant de les féconder et de les transférer dans l'utérus de la future maman.Après réflexion et quelques calculs budgétaires (car ces traitements sont quand même assez chers et seulement remboursés à 30% par notre cher gouvernement « pro-famille »), nous acceptons de vivre cette aventure.Je dis aventure, car c'en est toute une ! Au début, j'étais déçue de ne pouvoir vivre une grossesse dite « normale », sans aide de scientifiques et de laboratoire, mais après avoir vécu tout le processus MIV, je me sens privilégiée d'avoir eu recours à l'équipe de chercheurs en gynécologie du Royal Victoria.Mon conjoint et moi avons dû nous rendre à la clinique six fois pendant les 18 jours qu'a duré le traitement et, chaque fois, nous étions reçus comme si nous étions leurs seuls patients (ce qui est loin d'être le cas.) Nous nous sommes sentis importants pour eux et on a répondu à nos questions, mêmes les plus insignifiantes (et il y en a !) avec un sourire rassurant.L'équipe est formée de professionnels qui proviennent de différents pays.Au cours de mes nombreuses visites, j'ai été traitée par gynécologues, embryologistes, pharmacienne, infirmières d'origine asiatique, européenne, musulmane, africaine tous plus qualifiés les uns que les autres.Personne ne parle la même langue ou ne croit au même Dieu, mais tous travaillent dans le même but : créer la vie ! En ces temps d'attaques terroristes et de racisme maladif, les professionnels de l'espoir du Centre de reproduction Mc Gill, natifs des quatre coins du monde, s'unissent chaque jour avec humanisme et coeur pour qu'en bout de piste, la vie triomphe.Un gros merci au Dr Tan et à toute son équipe pour nous avoir fait vivre l'expérience la plus humaine de toute notre vie.Est-ce que le traitement a fonctionné ?Nous aurons notre réponse dans quelques jours.On estime mes chances à plus de 50 %.En attendant, nous gardons espoir.Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Leblanc recevra une copie laminée de cette page.Au Centredereproduction Mc Gill, personne ne parle lamêmelangueoune croit aumême Dieu, mais tous travaillent dans lemêmebut : créer lavie ! ROMAIN GAGNON M.Gagnon est auteur dulivre « Vivremince, gourmand et en santé ».Il y a 20 ans, l'ennemi No1 de la population était le tabagisme.Aujourd'hui, l'obésité a dérobé cette première place.Le problème de sous-financement du système de santé n'est donc pas prêt de se résorber, bien au contraire.Pour avoir une idée de ce qui nous attend, il suffit de regarder vers le Sud.Aux États-Unis, l'obésité a fait carrément exploser les coûts de la santé au cours des 10 dernières années.Québec devra donc augmenter substantiellement le budget de la santé, sans quoi la qualité des soins continuera de se détériorer.Qu'on le veuille on non, cet accroissement du budget passe inexorablement par un accroissement parallèle du fardeau fiscal.La question est de déterminer comment taxer davantage la population.On a suggéré récemment de hausser la taxe de vente provinciale.À mon sens, cette mesure ne serait pas équitable car les coûts de santé sont très variables d'un citoyen à l'autre.Certes on ne peut reprocher à un individu d'avoir une santé plus fragile.Néanmoins, on peut certainement pénaliser un individu qui adopte sciemment des habitudes de vie qui causent préjudice à sa santé.Or le lien entre l'obésité et la malbouffe est clairement établi.Taxer la malbouffe accomplirait deux objectifs louables.D'une part, pénaliser la délinquance alimentaire m'apparaît socialement équitable.D'autre part, l'augmentation des prix réduirait la part de marché de la malbouffe et incidemment les coûts du système de santé.Il reste maintenant à définir le terme « malbouffe » d'un point de vue législatif.La loi devrait minimalement taxer tout aliment préparé avec sucre ajouté ou édulcorant.Ainsi, le cola serait taxé mais non les bananes.La loi devrait aller aussi loin que de taxer l'indice glycémique des aliments préparés.Ainsi le pain blanc et les pâtes blanches seraient taxés mais non leur contrepartie de blé entier ou intégral.La loi devrait également taxer tout aliment préparé avec des gras trans (Ottawa devait bannir ces aliments mais la Chambre des communes ne semble pas pressée de mettre en application ce projet de loi).Ainsi, les frites de la plupart des grandes chaînes de malbouffe seraient doublement taxées : une fois à cause de l'indice glycémique et une fois à cause des gras trans.PHOTO JOCELYN RIENDEAU, LA TRIBUNE© Mélanie Leblanc et Steve Doyon en compagnie de Wesley.Pour que la vie triomphe LETTREDE LA SEMAINE Taxons lamalbouffe! Petit mépris ordinaire DOMINIQUE DUPIRE L'auteur demeure àOutremont.Je voudrais attirer l'attention ce qui m'apparaît un parti pris vexant dans les affiches de la STM invitant au civisme.En effet, j'ai vu ce matin un panneau dans le wagon de métro qui se lisait comme suit : « Pensez à ELLE, juste une seconde ! » et qui représentait une femme âgée munie d'une canne que des individus assis ignoraient ostensiblement.Premièrement, je comprends mal comment on en est encore à justifier la demande de savoir vivre par le sexe de la bénéficiaire (au XXIe siècle !).C'est à son âge ou à sa condition de santé que l'appel au civisme devrait référer.Ce ELLE infantilisant m'apparaît anachronique, arrogant et complètement déplacé.Deuxièmement, je ne comprends pas pourquoi tous les malpolis de cette affiche sont de sexe masculin : des adolescentes i-podées qui ignorent les besoins des personnes affaiblies, j'en vois tous les jours.Enfin, je ne vois pas pourquoi on attribue un blâme excessif à ces hommes inattentifs en affirmant qu'ils ne pensent même pas « une seconde» aux pauvres femmes.Un peu de mesure dans le langage eut été de mise pour tout autre groupe, mais les hommes, c'est commode: on peut laisser libre cours à son petit mépris ordinaire.La conjonction de ces trois éléments dans une même affiche dégage une odeur d'intention sexiste dont la STM devrait, à mon avis, se préoccuper.D'autres exemples Cette affiche n'est d'ailleurs pas le seul exemple de parti pris puisque l'autocollant invitant à céder la place pour les sièges réservés aux personnes à mobilité réduite semble affirmer que seuls les hommes doivent céder leur place (trois sur trois exemples).Je dois souligner toutefois que l'autocollant en question a le mérite de représenter des personnes à mobilité réduite des deux sexes et, contrairement au cas de l'affiche, je ne fais aucun procès d'intention à son auteur(e).Je saurais gré à la STM (en tant qu'usager masculin ayant souvent dû rester debout malgré mes paquets et mon enfant sur les bras), de remplacer ces deux affiches par des représentations plus modernes et moins sexistes de la courtoisie civile. LA PERSONNALITÉ ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Qu'ont en commun Les Simpson, Bob l'éponge, Les Triplettes de Belleville et les dessins animés de Disney?Ils ont tous été conçus à partir du logiciel USAnimation, mis au point par Toon Boom Animation, une PME de Montréal.DDEE LLAA SSEEMMAAIINNEE CHRISTIAN GEISER e travail acharné de cette petite compagnie n'a pas échappé à l'attention de l'industrie.L'Académie des arts et des sciences de la télévision remettra à Toon Boom, le 11 septembre prochain, un prix Emmy, l'équivalent d'un Oscar en télévision, reconnaissant ainsi la contribution de cette PME montréalaise à l'avancement de la production télévisée.Pour avoir mis au point un logiciel mondialement reconnu et témoigné de l'excellence de Montréal comme ville de premier plan de la scène multimédia, La Presse décerne à toute l'équipe de Toon Boom et à sa présidente et directrice générale, Joan Vogelsang, le titre de Personnalité de semaine.Àl'image des dessins animés qu'elle permet de créer, la petite compagnie a vécu des rebondissements spectaculaires et un dénouement heureux.Après un passage difficile l'année dernière, ce prix consacre 10 ans de travail.À ses débuts, au milieu des années 90, Toon Boom comptait plusieurs concurrents.Aujourd'hui, ils ont presque tous disparu.Comment expliquer cette résilience?Par les efforts mis dans la recherche et la mise au point d'un logiciel toujours à la fine pointe de la technologie.«Alors que certaines compagnies mettent une grande partie de leurs ressources dans la vente et le marketing, nous préférons affiner notre technologie.La rendre toujours meilleure, c'est à ça que nous consacrons notre énergie.Nous voulons un produit qui permette de laisser libre cours à la créativité de l'artiste», avance Joan Vogelsang.Dès 1997, l'année de l'acquisition des droits sur le logiciel USAnimation, Toon Boom a investi de manière importante dans la recherche et le développement.Ces efforts ont permis de créer un outil qui facilite la production de dessins animés grâce, notamment, à la gestion des fichiers et à l'automatisation des fonctions.Le logiciel permet ainsi d'économiser jusqu'à 20%des coûts de production.Pour y parvenir, Toon Boom profite du formidable bassin que représente Montréal.«Je ne crois pas qu'il existe un meilleur endroit au monde pour faire ce que nous faisons, déclare tout de go Joan Vogelsang.Les employés qualifiés sont nombreux et, comme ils aiment vivre à Montréal, on ne craint pas de les perdre.Cela apporte de la stabilité à notre compagnie.» Mais tout n'a pas été facile.L'éclatement de la bulle technologique a fait mal: la petite compagnie s'est retrouvée avec une dette importante et a dû se mettre à l'abri de ses créanciers le printempsdernier.Passageobligé: il a fallu restructurer.Ce fut fait, mais sans les sacrifices habituels de ce genre de démarche.«Dès que l'on parle de restructuration, les avocats et les consultants envisagent la réduction du personnel, rappelle Joan Vogelsang.Mais nous n'avons pas procédé à une seule mise à pied.Nous ne voulions pas perdre d'employés, car la richesse de notre compagnie réside dans leurs capacités intellectuelles.»Encontrepartie, son personnel l'a bien remerciée.«Ils ont été extraordinaires.Alors que dans de telles circonstances les employés sont parfois distraits\u2014quand ils ne partent pas carrément\u2014, notre équipe est restée confiante et concentrée.Pendant que le travail se faisait, Pierre (Ravary, viceprésident aux finances et à l'administration) et moi pouvions ficeler le financement.» Depuis, les choses se sont redressées et la compagnie a embauché.Aujourd'hui, 42 personnes travaillent dans les bureaux de Toon Boom, discrètement installés au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Laurier.Small is beautiful Joan Vogelsang a connu une carrière singulière.Née en 1949 à Manchester, en Angleterre, elle suit ses parents en Jamaïque puis à Trinidad.Àl'âge de 19 ans, elle décide d'immigrer au Canada «afin d'y trouver une carrière», avec 300$ en poche.En 1968, elle est engagée chez IBM.Quelques années plus tard, la compagnie cherche huit femmes pour gérer un nouveau projet.Grâce à son travail, elle gravit rapidement les échelons et devient la première femme vice-présidente d'IBM.Sa carrière la fera ensuite voyager de Toronto à Vancouver en passant par Montréal, pour des compagnies telles que Philips Electronics et Hitachi.Voulant relever un autre défi, elle décide de travailler pour une petite entreprise avec laquelle elle pourra progresser.En 1998, elle est engagée comme directrice des opérations de Toon Boom.Elle estnommée présidente et directrice générale en 2003.«Travailler dans une petite entreprise demande un engagement de tous les instants.On ne peut pas se permettre de vivre sur ses acquis.Il faut constamment tirer le meilleur de nos ressources.On n'a pas le temps de jouer au golf!» constate-t-elle avec humour.Énergique, la présidente veut emmener Toon Boom plus loin.«Nous sommes reconnus dans le produit haut de gamme, nous voulons maintenant mieux rejoindre celui qui fait du dessin animé comme passe-temps et ainsi élargir notre clientèle.Ensuite, on pourra envisager des acquisitions complémentaires à nos produits, comme une compagnie d'effets spéciaux, par exemple.» En attendant, l'équipe se prépare à aller recevoir la petite statuette tant convoitée à Los Angeles, le 11 septembre prochain.Toon Boom Animation PHOTO FRANÇOIS ROY LA PRESSE© « Je ne crois pas qu'il existe un meilleur endroit au monde pour faire ce que nous faisons.Les employés qualifiés sont nombreux et, comme ils aiment vivre à Montréal, on ne craint pas de les perdre.» 3330024A "]
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