La presse, 18 juillet 2005, B. Actuel - Arts et spectacles
[" Montréal, le Naples d'Amérique?Le civisme des automobilistes montréalais dérape parfois de manière inquiétante.Sommes-nous vraiment obligés d'accélérer aux feux jaunes ?Quand Montréal prend des allures napolitaines.FRANK FIORITO COLLABORATION SPÉCIALE « Si je ralentis au lieu d'accélérer au feu jaune, je vais me faire foncer dedans ! » s'exclame Yves Réjean, chauffeur de taxi.Et selon cet homme qui sillonne les rues de Montréal depuis six ans, la situation va de mal en pis : « Ici, on roule de plus en plus collés les uns aux autres.Accélérer au feu jaune est devenu une habitude ! » Pourtant, le Code de la sécurité routière est clair : à moins qu'il ne soit engagé dans la voie, le véhicule doit s'immobiliser avant la ligne d'arrêt ou le passage pour piétons.Mai s avouons-le, nous avons tous déjà pesé sur la pédale lorsque le vert tourne au jaune.Et depuis quelques années, on dirait qu'à Montréal c'est devenu la règle.Cette délinquance motorisée s'explique peut-être par la certitude de ne pas se faire prendre.Et ce risque est effectivement minime.En 2004, 22 669 constats ont été remis à Montréal pour avoir brûlé un feu rouge, contre 3079 pour un jaune, selon des statistiques compilées par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).En 2003, cette proportion était de 25 119 pour le premier délit contre 3481 pour le deuxième.Bref, cette infraction est relativement impunie.Et les quelques malchanceux qui se font arrêter pour un feu jaune brûlé peuvent dormir en paix.Bien que l'amende soit la même que pour un feu rouge (151 $ avec les frais d'administration), aucun point d'inaptitude ne sera comptabilisé au dossier.Laxisme?« Nous sommes conscients du problème », convient le chef de la sécurité routière au SPVM, Jean- François Pelletier.Il admet du même souffle recevoir des plaintes de citoyens ulcérés par ces feux jaunes de plus en plus invisibles.« Mais il faut rappeler que le bilan routier de Montréal s'améliore et généralement, lorsqu'il y a accident, c'est parce que l'automobiliste n'a pas respecté un feu rouge.Le jaune est rarement en cause », précise-t-il.Du côté de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), on parle d'une question de « perception ».« Il n'y a pas d'enquêtes qui permettent de démontrer qu'il y a un non-respect des feux jaunes.Nous insistons plutôt sur l'observance du Code de la sécurité routière », affirme Monique Dufour, chef du service à la sécurité routière à la SAAQ, jointe à Québec.Ni le SPVM ni la SAAQ ne prévoient de faire de campagne de sensibilisation relative aux feux ambrés.Les conducteurs ne sont pourtant pas tous devenus daltoniens.À Montréal, la durée de ces zonestampons entre le rouge et le vert est au minimum de quatre secondes et dans la majorité des cas, de six.Une période bien courte pour tenter de rattraper le temps perdu dans le trafic.Cette chasse aux secondes a inévitablement des répercussions.Pour Lynda Piché, chroniqueuse circulation à Info 690, le manque de courtoisie des automobilistes est à la source de bien des retards : « Il suffit de deux ou trois voitures qui ne respectent pas la signalisation pour, en quelques minutes, créer un bouchon qui prendra un temps fou à se résorber », dit-elle.Le cas classique est l'automobiliste pressé de prendre le pont, qui étire son feu jaune et se retrouve coincé en pleine intersection, bloquant ainsi le trafic dans l'autre sens.Résultat : on klaxonne et on peste.Un exutoire bien inutile car, en principe, l'automobiliste parasitaire agit de son plein droit : le feu était jaune après tout.Solution new-yorkaise La Ville de New York a mis en place dans les années 90 une mesure béton pour calmer les allergiques au jaune : la règle du don't block the box (ne bloquez pas le carrefour), en vertu de laquelle tout automobiliste pris au milieu d'une intersection alors que les feux changent (et qui crée ainsi ce qu'on appelle un gridlock, ou obstruction ) se voit coller une amende de 115 $US, et ce, peu importe la raison.>Voir NAPLES en page 2 PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, LA PRESSE Accélérer au feu jaune, comme le fait cette voiture à l'angle des rues Sherbrooke et Émile-Durand, est une infraction qui demeure relativement impunie à Montréal.FILL121 www.cyberpresse.ca/actuel MONT R É A L L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 0 5 ARTS SPECTACLES FESTIVAL NUITS D'AFRIQUE CURIEUX DABY TOURÉ PAGE 3 DABY TOURÉ ACTUEL Les dessous d'American Apparel Il n'y a aucun doute làdessus, Dov Charney n'est pas un gestionnaire de la vieille école.Fondateur de la chaîne de t-shirts et de vêtements tout-aller American Apparel, décrite par certains comme une version « éthique » de Gap, il décore ses magasins de photos suggestives, admet avoir des relations sexuelles avec des employées et s'est fait photographier nu pour une pub.Le voilà maintenant poursuivi pour harcèlement sexuel.d'après le NEW YORK TIMES LOS ANGELES \u2014 Son entreprise se targue de ne pas avoir d'ateliers de « pressurage » et de fabriquer ses produits à Los Angeles, faits rares dans une industrie souvent critiquée pour s'approvisionner à l'étranger et payer des salaires de misère.Et les jeunes consommateurs sont fous de ces t-shirts et sous-vêtements vendus à prix raisonnable dans un décor suggestif, lequel a généreusement contribué au succès du propriétaire.Mais il semble que le sexe ne serve pas uniquement à stimuler les ventes chez American Apparel.Trois ex-employées ont intenté des poursuites pour harcèlement sexuel et déclarent avoir été victimes d'inconduite et d'insinuations de nature sexuelle dans un environnement où elles ne se sentaient pas en sûreté.Elles montrent du doigt Dov Charney, enfant terrible de la vente de détail, qui a créé American Apparel en 1997.Originaire de Montréal, l'homme de 36 ans emploie aujourd'hui 4500 salariés, possède plus de 50 boutiques dans cinq pays dont le chiffre d'affaires est de 250 millions de dollars américains.On lui reproche notamment d'avoir employé un langage cru, fait des gestes suggestifs, interviewé en sous-vêtements des candidates, ordonné d'engager des femmes présentant pour lui un intérêt sexuel et offert un vibrateur à l'une des plaignantes.Mais Charney a tout nié en bloc, précisant sa pensée dans un courriel : « On essaie de me soutirer de l'argent et d'exploiter ma personnalité transparente.» Ouverture d'esprit Son avocat, Andrew B.Kaplan, soutient que Charney « se défendra vigoureusement» pour démontrer qu'il n'y a pas eu harcèlement sexuel.« Elles se servent de l'ouverture d'esprit de mon client comme d'une arme », a-t-il ajouté au sujet des plaignantes.Mis à part ce qui est reproché à Charney, il ne fait aucun doute que son style de gestion va à contre- courant de la culture d'entreprise américaine traditionnelle, ce qui joue en sa défaveur, selon des spécialistes en droit du travail et des alliés de l'homme d'affaires.Charney a pris lui-même la plupart des photos qui ornent les murs de ses magasins, comme des gros plans de parties intimes féminines.Et parmi les femmes qu'il a photographiées, certaines sont des employées.Dans un article publié l'été dernier par le magazine Jane, on décrit un Charney lubrique qui a eu des relations sexuelles orales avec une employée et s'est masturbé plusieurs fois devant l'auteure de l'article, après avoir obtenu son consentement.En entrevue téléphonique, Charney a qualifié de « sensationnaliste » la référence par les médias à l'article de Jane, à la publicité où on le voit nu et aux photos provocantes ornant ses magasins, surtout maintenant qu'il fait l'objet de poursuites.Il a martelé qu'il avait le droit d'être mannequin pour son entreprise et d'être photographié nu, ce qui, selon lui, rend hommage à la liberté sexuelle de l'adulte contemporain.Charney affirme que ses publicités avant-gardistes plaisent à la clientèle des jeunes et que les relations sexuelles mentionnées par le magazine Jane étaient « consensuelles », « agréables pour les deux partenaires» et « se sont déroulées dans un lieu privé, et ne peuvent donc pas faire l'objet d'une plainte pour harcèlement sexuel ».Enfin, il ne voit pas pourquoi on devrait empêcher les relations consensuelles entre adultes au travail.Celles qui poursuivent Charney, et American Apparel du même coup, l'accusent d'avoir rendu l'atmosphère de travail « tout à fait intolérable » et « intimidante », en raison de gestes sexuels importuns et d'invitations explicites.L'une d'entre elles, Heather Pithie, employée comme agente de recrutement entre le mois de juin 2004 et le mois de mars 2005, a affirmé que Charney parlait des femmes en termes vulgaires, dégradants et méprisants.Elle était d'ailleurs « terrifiée » à l'idée de devoir rester seule avec lui.Il l'aurait un jour fait venir dans son bureau pour lui offrir un vibrateur, après avoir annoncé : « C' e s t si bon pendant l'amour ! » Une autre fois, alors que Pithie était en mission à Los Angeles, il lui aurait demandé de recevoir une candidate qu'il trouvait particulièrement désirable.Une autre plaignante, Rebecca Brinegar, qui a travaillé comme planificatrice d'expositions commerciales entre le mois de décembre 2002 et le mois de janvier 2005, accuse Charney de s'être dénudé devant elle.Quant à la troisième plaignante, Mary Nelson, âgée de 33 ans, qui a été directrice des ventes entre le mois de novembre 2003 et le mois de janvier dernier, elle soutient que Charney l'aurait invitée à se masturber avec lui.Pithie et Brinegar, qui ont déposé une plainte commune et dont les intérêts sont défendus par Gloria Allred, célèbre avocate des droits des femmes, ont choisi de démissionner.Alors que Nelson, représentée par Keith A.Fink, explique avoir été licenciée après que Charney eut appris qu'elle voulait consulter un avocat.Charney a organisé un rendezvous entre un journaliste et une poignée d'employés, qui ont dit de Nelson qu'elle était une vendeuse médiocre et que ni elle ni les deux autres employées ne se sont plaintes de harcèlement sexuel avant leur départ, ce que les plaignantes réfutent.Les employés ont ajouté que certaines affirmations sont dénaturées ou présentées hors contexte.Selon Pat Honda, responsable du service à la clientèle, il n'est pas inhabituel de voir Charney en sous-vêtements dans son bureau puisqu'il essaie lui-même les produits avant leur commercialisation.« Nous sommes des fabricants.Nous fabriquons des sous-vêtements », insiste-t-elle.Alexandra Spunt, rédactrice publicitaire, explique que le langage cru est monnaie courante dans l'industrie de la mode.Cependant, des avocats en droit du travail qui ne sont pas liés aux poursuites estiment que les entreprises ne risquent pas seulement d'être poursuivies en justice, mais aussi de devoir payer des amendes aux agences d'État et aux organismes fédéraux pour harcèlement sexuel si elles exposent leurs employés à des insinuations et à des comportements à connotation sexuelle que toute personne raisonnable jugerait offensants.Allison Michael, avocate du cabinet Jones Day de Los Angeles, qui défend les entreprises faisant l'objet de plaintes pour harcèlement sexuel, qualifie d'« extrêmement graves» les actes de Charney.Richard H.Koppes, également avocat au cabinet Jones Day et spécialiste en gouvernance d'entreprise, croit que les lois relatives au droit du travail sont devenues plus strictes avec les années et que de nombreuses sociétés ont investi beaucoup d'énergie pour s'assurer que l'attitude des hauts dirigeants est appropriée, éthique et irréprochable.Mais tout le monde n'approuve pas le geste des plaignantes.« Quand on a le mal de mer, on ne s'enrôle pas dans la marine », a dit Ilse Metchek, directrice principale de la California Fashion Association, groupe commercial dont Charney est membre.« Oui, c'est une personne excentrique, mais ce n'est un secret pour personne, a-t-elle ajouté.Personnellement, je ne voudrais pas travailler là-bas, car je sais pertinemment que je ne pourrais changer les habitudes de travail du propriétaire d'une entreprise privée.» Selon elle, la mauvaise publicité des dernières semaines ne devrait pas nuire à American Apparel, étant donné que sa clientèle est surtout composée de jeunes, qui ne demanderaient pas mieux que de se retrouver sur les affiches de l'entreprise.Charney a déjà été la cible de vives critiques, notamment lorsqu'il s'est opposé au mouvement de syndicalisation de ses usines de Los Angeles.D'un autre côté, il est souvent cité en exemple par d'autres fabricants, remporte des prix dans le milieu des affaires et reçoit des mentions élogieuses de la part du gouvernement parce qu'il garde aux États-Unis toutes les étapes de production.En outre, les employés d'American Apparel, d'origine latinoaméricaine pour la plupart, touchent plus que le salaire minimum, bénéficient d'une assurance maladie, se voient offrir des repas subventionnés et des cours d'anglais.Julie Su, directrice du contentieux de l'organisme Asian Pacific American Legal Center of Southern California, qui représente les ouvriers du textile, pense que Charney et son entreprise incarnent un modèle à suivre dans l'industrie du vêtement.« Il a démontré qu'on pouvait fabriquer des produits aux États-Unis, payer les ouvriers décemment et faire tout de même un profit.» Elle souligne que si les allégations de harcèlement sexuel se confirmaient, Charney devrait être jugé.« Mais ce serait dommage, fait-elle remarquer, car tout ce qu'il a fait de bon s'envolerait du même coup.» Honda et Spunt qualifient de « stimulant» leur environnement de travail et se disent fières d'appartenir à une société nouveau genre en pleine croissance.Mais d'anciennes employées leur ont confié avoir eu le sentiment d'être traitées comme des objets sexuels.Étudiante de deuxième année à la New School University, Hannah Rappleye, âgée de 18 ans, a travaillé comme vendeuse dans une boutique newyorkaise d'American Apparel durant trois mois.Elle dit avoir quitté son emploi de son plein gré, en mai dernier.Cependant, bien qu'elle n'ait rien à reprocher à cette entreprise, elle ne voudrait pas y retravailler.Le premier commentaire que lui a fait Charney, à l'occasion d'une de ses visites, a été : « Tu es aguichante aujourd'hui.» Et lorsqu'elle s'est opposée à ce qu'on installe des photos suggestives dans le magasin, ses collègues se sont moqués d'elles.« Au début, on nous donne l'impression que nous sommes des personnes spéciales, explique Rappleye.Si on est choisie, c'est qu'on est suffisamment attirante pour vendre des vêtements sexy.Mais, très vite, on trouve ça dégoûtant.PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE Dov Charney, président de American Apparel.Mis à part ce qui est reproché à Charney, il ne fait aucun doute que son style de gestion va à contrecourant de la culture d'entreprise américaine traditionnelle, ce qui joue en sa défaveur, selon des spécialistes en droit du travail.Montréal, le Naples d'Amérique?NAPLES suite de la page 1 En d'autres mots, l'automobiliste a le devoir de dégager le carrefour, peu importe les circonstances et doit prévoir s'il est sage (ou pas) de s'engager dans l'intersection.Les succès new-yorkais ont fait des petits.Philadelphie vient d'adopter une loi semblable et les autorités de Miami y songent sérieusement.« C'est une idée de prime abord géniale, mais je ne suis pas certain qu'elle soit la meilleure pour nous », affirme le chef de la section de la sécurité routière au Service de police de la Ville de Montréal, Jean-François Pelletier.« Que ferait-on en hiver lorsque la neige cache les lignes d'arrêt et rend le freinage difficile ?» poursuit- il.Selon lui, il ne faut pas chercher de solutions magiques.Il cite en exemple les provinces de l'Ouest qui ont installé des feux « tout rouges », c'est à dire qui restent rouges de tous les côtés pendant quelques secondes, question de forcer la discipline et d'éviter les collisions.«Les conducteurs ont découvert le stratagème et savent qu'ils ont quelques secondes de plus pour passer.On crée ainsi un comportement déviant », ironise Pelletier.Du côté du CAA-Québec, on prône plutôt l'installation de caméras de surveillance.« C'est la meilleure façon de revenir à nos bonnes vieilles attitudes.C'est une question de sécurité », clame Claire Roy, porte-parole de l'organisme.Une campagne de sensibilisation serait-elle appropriée ?« Peut-être mais l'éducation a ses limites.Environ 40% des conducteurs y adhéreraient de façon volontaire, pour les autres, il faudrait sévir », conclut l'inspecteur Pelletier.Alors avant que l'État s'en mêle, cessons d'accélérer aux feux jaunes ! PHOTOROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Courtoisie, on veut bien.mais il faut aussi « prendre sa place dans le trafic », comme le chante Francis Cabrel.Notre photo : angle Peel et Sainte-Catherine. ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL NUITS D'AFRIQUE Curieux Daby Touré ALEXANDRE VIGNEAULT Il y a des choses qui s'entendent sur disque et d'autres pas.Une seule écoute du premier album solo de Daby Touré, Diam, suffit pour comprendre qu'on a affaire à un artisan méticuleux et à un musicien au goût sûr.Sa voix, ouverte et empreinte d'une certaine fragilité, témoigne d'une grande sensibilité, voire d'une grandeur d'âme certaine.Mais ce n'est qu'une fois qu'on a l'artiste au bout du fil qu'on peut découvrir son sympathique sens de l'humour et sa bonhomie.Bien des publications européennes ont pris la peine de parler de lui depuis qu'il a chanté en première partie de plusieurs concerts de Peter Gabriel en 2004 et lancé un disque sur étiquette Real World.Tous ne s'entendent cependant pas sur les origines de Daby Touré.Les uns le disent neveu des Touré Kunda, d'autres assurent qu'il est en fait le fils d'un des chanteurs de ce groupe sénégalais qui fut populaire en Occident au cours des années 1980 et a participé à l'émergence de ce qu'on allait appeler la world music.La vérité, c'est que tout le monde a raison.Daby Touré est le fils de Hamidou Touré, qui a brièvement rejoint ses frères au sein de Touré Kunda en 1990.Il ne se réclame toutefois pas de la culture casamançaise ou même sénégalaise.« Je suis né en Mauritanie et j'y ai grandi, fait-il valoir.C'est le pays que je connais le plus, même si j'ai voyagé un tout petit peu.Et même si j'ai vécu un an ou deux au Sénégal, je demeure profondément mauritanien.» Daby Touré, 35 ans, n'a de toute évidence pas envie de marcher sur les traces de Touré Kunda.Il ne fait ni de la pop africaine ni du folklore destiné à séduire les Occidentaux.Il ne se voit pas tellement en gardien des traditions.« Je suis tout à fait contre ça, tranche- t-il.Je suis pour le respect de toute tradition et de toute communauté.Tout être humain tient à ses racines et je suis fier de ce que je suis, mais je ne suis pas attaché aux traditions musicales de chez moi.« Au contraire, je suis bien plus attaché aux traditions musicales d'autres pays.C'est ce qui m'intéresse le plus, insiste-t-il.Je suis curieux d'aller vers d'autres trucs.» Il est vrai que si on ne se laisse pas arrêter par les différentes langues utilisées (wolof, soniké, pulaar), on constate aisément que ses chansons s'apparentent à une forme de folk souple, intime et lyrique.Son instrument de prédilection est d'ailleurs la guitare acoustique.« Je suis guitariste, j'ai commencé avec ça, convient-il.Quand j'étais en Afrique, c'était le seul instrument qui traînait, alors je n'avais pas trop le choix non plus », lance-t-il d'un ton joyeux.Autour de sa voix et de sa guitare \u2014une Godin, de fabrication québécoise, apprend-on au cours de l'entretien \u2014, il a fabriqué des chansons limpides, accueillantes et atmosphériques, en ce sens qu'elles témoignent d'une grande sensibilité spatiale.« J'aime qu'on entende bien les choses, explique-t-il.Je n'aime pas qu'on mette un instrument derrière, tout au fond, juste pour dire qu'il est là.Si on le met, c'est pour qu'il soit devant.J'aime qu'on entende les détails, la respiration de chaque instrument.C'est comme ça qu'on ressent bien les choses, autant les arpèges que les vibrations.» De petits bijoux polis Diam a un je-ne-sais-quoi d'intime qui pourrait s'expliquer par le fait que Daby Touré l'a peaufiné dans son studio maison \u2014 il joue d'ailleurs de la majorité des instruments.Ses airs n'ont cependant rien de petites chansons d'appartement.Disons plutôt de petits bijoux polis avec l'aide d'un passionné de musique électronique, Cyrille Dufay, et avec la collaboration de musiciens capables de poésie : Cyril Atef et Vincent Ségal, une paire d'as vus auprès de Susheela Raman, Cesaria Evora et M.Le temps a été l'autre allié important du musicien pendant l'écriture de Diam.« La musique a besoin de mûrir », estime-t-il.Hassina, par exemple, date de l'époque où il jouait avec son cousin Omar dans un groupe appelé Touré Touré (grosso modo 1992-2002).« J'avais écrit cette chanson pour une fille dont j'étais épris, raconte-t-il.C'est une belle histoire que je chantais avec mon premier groupe, mais la mélodie était différente.C'est l'exemple parfait de la chanson qui évolue.Des années plus tard, il l'a finalement enregistrée à la maison en y ajoutant une partition de sitar.Cet instrument muni de cordes de résonance est, comme chacun sait, typiquement mauritanien.« Ah, oui ! Et je le revendique ! » s'amuse le musicien, en lâchant un rire franc.Maintenant, oubliez tout ce que vous venez de lire si vous avez l'intention d'aller le voir, ce soir, au Balattou.«Sur scène, c'est complètement différent.C'est beaucoup plus méchant, plus rock'n roll.Je ne joue plus pareil et je ne chante plus pareil, explique- t-il.L'album peut être dangereux pour moi, parce que les gens vont penser que le concert est mou.Bon, la tranquillité qui se dégage du disque, c'est bien, on la retrouve sur scène, mais il s'y ajoute un côté qui bouge vachement, qui fait danser les gens.» On n'a rien contre.Au contraire.DABY TOURÉ est en spectacle au Balattou (4372, boul.Saint-Laurent) ce soir, à 21 h 30.PHOTO FOURNIE PAR NUITS D'AFRIQUE « Ce qui m'intéresse, c'est de donner quelque chose de vrai aux gens.De donner une histoire que je ressens au plus profond de moi-même », affirme Daby Touré, artiste mauritanien invité à se produire ce soir, au Balattou, dans le cadre du festival Nuits d'Afrique.LES GROOVES DU MANDINGUE PAUL JOURNET CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Dans la culture mandingue, le griot transmet l'histoire de son peuple d'une génération à l'autre.Samedi soir au Spectrum, trois célèbres griots ont plutôt décidé de l'exporter au public montréalais.Et surtout de le faire bouger.Ce dernier événement spécial du festival Nuits d'Afrique réunissait Zale Seck, Balla Tounkara et Sekouba Bambino, trois Mandingues \u2014 de l'empire qui unifiait toute l'Afrique de l'Ouest avant que la colonisation ne la divise en imposant de nouvelles frontières.Le spectacle s'intitulait Mandingue groove.Titre mérité, avec presque quatre heures de rythmes chauds servis à la foule.Un véritable party africain pour célébrer sa riche culture.Zale Seck a ouvert la fête.« C'est l'Afrique, il faut que ça bouge en tabarnouche », a-t-il lancé, tout sourire.Sous des éclairages orange soleil, le grand Sénégalais a donné le ton avec ses sept musiciens.Hésitante au début, sa voix a vite gagné en assurance avec le jeu de cymbale syncopé du batteur.Une flûte et des guitares entraînantes ont complété l'enveloppe sonore.Seule ombre au tableau, les djembés étaient difficilement audibles.Balla Tounkara a pris la relève.Toujours en mode puissance, le chant du jeune Malien a rempli toute la salle.Les pièces plus mélodieuses de son répertoire ont été délaissées au profit des plus rythmées.Cette structure a mis en valeur sa kora.Dans ses mains, l'instrument tire dans toutes les directions.Quoique toujours très aigu, le son de la kora a été bien balancé par les lignes de basse pesantes.À part quelques slogans français lancés avec parcimonie \u2014 « Sida, faut se protéger » et « Afrique, on veut la paix » \u2014, l'auditeur non initié au mandingue a dû s'en remettre à son imagination pour comprendre les propos chantés.Le grand Sekouba Bambino Sekouba Bambino a ensuite montré pourquoi il est l'un des grands chanteurs africains.Le Guinéen exploite à merveille sa voix de ténor.Rien n'est négligé, des petits murmures aux cris qui font vibrer toute la salle.Le groove s'est rapidement installée.Pas moins de 10 musiciens ont pris la scène d'assaut.De ce lot est ressorti avec brio un xylophone africain.Combinant la fougue d'un batteur à la finesse d'un pianiste jazz, les envolées du xylophoniste ont teinté chacune des pièces.L'envie de danser ou de taper du pied s'est faite contagieuse lors des solos de percussions.Les choristes ont répondu à l'appel par des danses frénétiques qui ont soulevé la foule.Rarement a-t-on vu des convulsions aussi esthétiques.Et aussi cruellement courtes.Tout juste avait-on le temps de croire ce qu'on voyait, déjà la chorégraphie était terminée.La finale a déçu.La réunion entre les trois griots mandingues n'a pas eu lieu.Zale Seck et Balla Tounkara ont chanté une seule minute avec Sekouba Bambino.Aucune performance simultanée, aucun jam pour combiner le jeu relevé de la kora, du djembé et de la guitare.Les rythmes chauds d'une riche culture Pas moins de 10 musiciens ont pris la scène d'assaut.De ce lot est ressorti avec brio un xylophone africain.Combinant la fougue d'un batteur à la finesse d'un pianiste jazz, les envolées du xylophoniste ont teinté chacune des pièces.BILLETTERIE RÉGLEZ VOS ACHATS DE BILLETS DES FRANCOFOLIES AVEC LA CARTE VISA DESJARDINS Profitez d'un rabais de 2 $ par billet Accès à des billets réservés Possibilité d'utiliser vos BONIDOLLARS via la Billetterie à la carte VISA Desjardins 1 877 BILLETS.Quantité limitée.Certaines restrictions s'appliquent.au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine O.LESNUITS ZX5 DE 3 AOÛT, 21 h, Métropolis STEFIE SHOCK PREMIÈRE PARTIE : GATINEAU DANS SON DÉCOR NATUREL www.ticketpro.ca (514) 908-9090 ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET QUÉBEC Malgré les nuages, malgré un plafond plutôt bas, les organisateurs du Festival d'été de Québec s'attendaient hier à battre un record d'affluence.Au terme de l'événement, on croyait effectivement friser ou même dépasser le million de spectateurs, du jamais vu en 38 ans.La température clémente et l'amélioration tangible de la programmation auraient conduit le festival à générer un tel impact.Sur les Plaines d'Abraham, les Cowboys fringants chapeautaient hier un plateau comparable à celui de la Saint-Jean « alternative » à Montréal.Stephen Faulkner, Loco Locass, Mononc' Serge, Henri Band, Les Zapartistes, Dumas, Pépé et sa guitare, etc.Pas moins de neuf heures de culture locale (et l'on ne compte pas la participation de Tryo dont les membres ont passé la semaine à Québec), pour la somme de 24 $.Au parc de la Francophonie, on offrait aussi un plateau de choix pour les fans de rock : Le Nombre au grand complet (le chanteur Ludwig Wax est rentré d'un long séjour au Niger), Les Breastfeeders gorgés de substance nourricière, les Secrétaires Volantes réunies pour l'occasion, sans compter ce qui reste des légendaires New York Dolls, ancêtres du punk remis sur les rails en 2004 sous l'impulsion de Morrissey (adolescent, le chanteur britannique était président de leur fan club).De la formation originelle démembrée il y a 28 ans, ne restent que Syl Sylvain et David Johansen \u2014 le guitariste Johnny Thunders, les batteurs Jerry Nolan et Billy Murcia ainsi que le bassiste Arthur « Killer» Kane sont tour à tour passés à une autre dimension.Excès de jus d'abricot, vous vous en doutez bien.La veille, le retour de Dinosaur Jr avait une saveur un peu moins jurassique, malgré une affluence moyenne au parc de la Francophonie.Le power trio américain a effectivement livré une performance à la hauteur de sa réputation.Une nouvelle génération Également la veille, La Rue Kétanou a galvanisé les fans de la nouvelle chanson française.Ceux qui aiment Tryo sont naturellement menés à aimer ce trio de chanteurs et musiciens absolument magnétiques, intenses, pétants de santé mentale.Chansons de fête, chansons de conscience, chansons de tripes, voilà de brillants chansonniers (Olivier Leite, Mourad Musset et Florent Vintrigner) autour desquels on a joint toute une équipée.Prédisons un impact comparable à celui de Tryo.Puis Les Trois Accords ont fait retentir leurs trois accords (et quelques suppléments harmoniques) devant une quarantaine de milliers de personnes massées sur les Plaines d'Abraham, certes la plus grosse foule à Québec pour les Drummondvillois depuis que la jeune génération s'est approprié leur répertoire afin d'assouvir leurs besoins festifs.On lève désormais le coude avec l'humour absurde en mode rock des Trois Accords ; Gros Mammouth Chanson servie en apéro, suivie de tous les tubes.Hawaiienne, Super Bon, Bateau et autres Turbo Sympathique, entrecoupées de faux tubes (Pied d'athlète, notamment).En ce vendredi sous les étoiles, le coeur chaud de la désormais célèbre Lucille a fait sécher des centaines de milliers de dents.La chaleur provenait non seulement de Lucille, mais encore du Xarxa Teatre, formé de comédiens, musiciens et artificiers.Ces animateurs de haute tenue ont précédé et conclu la performance des Trois Accords.Jamais, de mémoire de festivalier, n'a-t-on été aussi proche des étincelles, jamais n'ont-elles jailli de cette manière.Depuis les années 80, cette troupe espagnole perfectionne cet art du feu d'artifice théâtralisé, conçu en fonction des lieux et des circonstances.Jeudi soir, par ailleurs, on avait vu déambuler le Xarxa Teatre dans la rue Saint- Jean, alors qu'un brouillard de fumée et de lumière enveloppait le Vieux-Québec et ses badauds ensorcelés.Toujours plus chaud Fumée, lumière mais aussi désert : les hommes bleus du Niger et les Gnawas du Maroc étaient ce weekend la source d'inspiration de musiciens maghrébins, touaregs, gnawas et gaulois regroupés au sein de deux groupes à géométrie variable, Gnawa Diffusion et Désert rebelle.Axée sur le groove lent, amalgame de guitares électriques et d'instruments traditionnels d'Afrique septentrionale ou sahélienne (gumbri, derbouka, etc.), cette dernière formation mettait l'accent sur les Touaregs du Niger.La première performance fut particulièrement molle, manière de répétition en public.On se demandait d'ailleurs ce que faisait Guizmo (chanteur de Tryo), peu présent sur scène, visiblement mal préparé.Mais bon, la seconde salve de Désert rebelle (samedi soir) a sauvé la mise et ravi le public de la place d'Youville.Le chanteur principal de Désert Rebelle est aussi celui de Gnawa Diffusion : Kateb Amazigh aime visiblement le reggae-dub lorsqu'il se fond dans les chants traditionnels gnawas, autre culture métisse faisant la transition entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire.Très politisé, son baratin ne cesse de dénoncer toutes formes d'impérialisme à l'occidentale, qu'il s'agisse de la France colonialiste, des politiques du Fond monétaire international ou de l'occupation militaire américaine en Irak préconisée par George W.Bush.En plus de porter à gauche, la musique de Gnawa Diffusion a des qualités hypnotiques non négligeables.Ces rythmes qui dodelinent entre le Sahara et la Jamaïque, ces ponctions de chants traditionnels gnawas, ces bouffées de chaleur sahélienne font corps avec l'été des latins du Nord.Les nuitards, eux, ont fait la file au Rouje dans l'espoir d'accéder à la performance de DJ Champion (tout nu sans les G Strings et Betty Bonifassi), une des vedettes invitées à l'Off festival de Québec.À deux pas du Rouje, l'Impérial accueillait Crackhaus, autre machine technoïde de Montréal.La nuit suivante au même Impérial, on bouclait la boucle du 38e Festival d'été de Québec avec Mon Côté Punk pour finalement lorgner la sortie côté jardin.FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBEC Vers un record d'affluence PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL Pour la somme de 24 $, les festivaliers ont eu droit à un spectacle de neuf heures hier, sur les Plaines d'Abraham.En après-midi, Mononc' Serge a relevé le défi de réchauffer cette scène que devaient par la suite fouler les Cowboys fringants, Stephen Faulkner, Loco Locass, Henri Band, Les Zapartistes, Dumas, Pépé et sa guitare, etc.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 17H30 h JUST FOR LAUGHS: ALL ACCESS PASS Une émission animée par Joey Elias pour ceux qui veulent tout savoir de la version anglaise de Juste pour rire.Première.18H30 r SUCRÉ SALÉ Invitée: Sophie Prégent.19H a DES VERTES ET DES PAS MÛRES André Robitaille revit quelques bons moments de son enfance à Sainte-Catherine-de-la-Jacques- Cartier où son père avait aménagé un terrain de baseball et un mini-putt dans la cour arrière de la maison ! 19H r JUSTE POUR RIRE EN DIRECT Alexandra Diaz reçoit Denis Bouchard, le nouveau directeur de Star Académie, François Avard et Stéphane E.Roy.20H RDI LES GRANDS REPORTAGES Les Canadiennes, mondialement reconnues pour leurs performances en nage synchronisée, remporteront-elles des médailles aux XIe Championnats mondiaux qui se tiennentà Montréal ?Ce reportage propose de découvrir la fabuleuse histoire de ces nageuses.20H30 VOX LE LIVRE SHOW Dans la Grande bibliothèque, le club de lecture de France Gauthier rencontre l'auteure Isabelle Gaumont qui a écrit un délicieux roman sur la téléréalité intitulé Cousine de personne.22H S+ SECRETS D'ÉTAT Une visite surprise du président des États-Unis au Royaume-Uni est plus complexe qu'il n'y paraît.Le MI-5 doit collaborer avec la CIA et l'équipe chargée de la sécurité du chef d'État.LUNDI 18 JUILLET Le Téléjournal L'union fait la force Des vertes./ A.Robitaille La vie rêvée de Mario Jean En attendant Ben Laden / Dan Bigras Bons Baisers de France / François Morency, Lucie Laurier Le Téléjournal XIes Championnats du monde FINA - Montréal 2005 Des kiwis et./ Gaston Lepage Le TVA 18 heures Sucré salé / S.Prégent Juste pour rire en direct Où sont passées nos idoles?Les Gags Hommes en quarantaine Cauchemar d'amour Le TVA Sucré salé (22:32) Juste pour rire.(23:02) CALME.(4) (23:34) Macaroni tout garni Ramdam Ramdam Méchant Contraste! Télésciene / Les envahisseurs invisibles: les abeilles.HOMÈRE, PORTRAIT DE L'ARTISTE DANS SES VIEUX JOURS (4) avec Claude Rich, Valeria Cavalli L'oeil ouvert / Traître ou patriote?(22:47) Le Grand Journal (16:58) Flash / Les Trois Accords Festival d'humour de Québec / Sylvain Larocque RAMBO 2: LAMISSION (5) avec Sylvester Stallone, Julia Nickson Le Grand Journal 110% Flash / Les Trois Accords News Access H.e Talk Daily Corner Gas Degrassi:Next.(20:32) Medium CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Aquatics World Championship AUSTIN POWERS: INTERNATIONAL MAN OF MYSTERY (4) The National The National Just.(23:25) Simpsons ABC News The Insider Millionaire The Scholar - Season Finale 28 DAYS (5) avec Sandra Bullock, Viggo Mortensen King of the Hill Nightline News CBS News E.T.King of Queens .Raymond 2 1/2 Men Rock Star.CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Las Vegas Medium Tonight (23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow / St.Paul (2/3) History Detectives Guns, Germs and Steel Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour BBC News City Confidential Cold Case Files Teen Thrill Killers Growing up Gotti Airline Crossing Jordan Prise de vues Moi et l'autre Quelle famille! Grands Spectacles / Planètes City Dance .Blind Boys of Alabama Le Garage Visite libre Viens voir les comédiens Bravo! Videos Circus.Street Legal Freedom Emerald Shoes Pegi Nicol: Something Dancing about her Law& Order Excès de stars Biographies / David Berkowitz Urgence Venin Défier la mort Justice américaine Célèbres et.coupables?Parole de citoyen Vous avez dit \"or dur\"?Amérique - Europe Entre l'arbre et l'école .entreprises touristiques Acfas 2005 Ultimate Thrill Parks Daily Planet Shark Week / Bull Shark.Monster Garage Biker Build-off Daily Planet Maritimes.Pilot Guides / Pékin Fous des.Soif de.La Route.Au fil.l'eau Bain de soleil Americas / Toronto Repères Darcy's Wild That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Brotherly.CITY OF JOY (4) avec Patrick Swayze, Om Puri Boy Meets.My So-Called Life Malcolm.That '70s Show Friends Seinfeld Nanny 911 Hell's Kitchen 7th Heaven Summerland Global News Global National Meet.E.T.Fear Factor Las Vegas One Tree Hill Global News Global Sports Avions / Voler Trouvailles./ Tadoussac L'Or (6/6) JAG TOMHORN (4) avec Steve Mc Queen, Richard Farnsworth Disaster of.Manhunt JAG Tactical to Practical The Mysterious Sinking.Turning Points of History JAG Home to go Extra Matchmaker .Marry me Making it Big Taking it off Project Runway Making it Big Made in.choix.com .fait courir le monde?d.Musicographie /W.Houston Hollywood Fantaisies Benezra .le monde?Musicographie /W.Houston Top5M+.Top5M+.M.Net Décompte.Top5.com VJ Nabi Top Rockde Babu Fou raide! Jackass Pimp mon char Les Pourris.Terra Speranza Everybody Loves Raymond King of Queens Listen up Bangla TV Rock Star .Rabbin Pompiers.arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News Holidays in the Danger Zone.The National The Passionate Eye Holidays in the Danger Zone.Journal (17:00) Capital Actions Le Monde La Part.Le Cercle des sirènes Le Téléjournal .FINA La Part.Le Monde Le Téléjournal .FINA Sports 30 Sports 30 NASCAR Coupe Nextel / New England 300 Sports 30 Monde du golf L'homme.Amy Newport Beach Amy Les Experts Secrets d'État L'Oeil du crime Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Slings and Arrows Queer as Folk CSI: Crime Scene.(23:07) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 MutantX Earth 2 Dark Angel Sportsnetnews Week Baseball Baseball / Devil Rays - Red Sox Sportsnetnews Prime Time Amandine.Les Intrus Panorama.gènes C'est mathématique FOLIES BOURGEOISES (5) avec Stéphane Audran, Bruce Dern Panorama.gènes Clean Sweep In a Fix Untold Stories of the E.R Iammy Own Twin Untold Stories of the E.R Off the Record Sportscentre Boxing / Jason Litzau - John Nalasco In this Corner WWE Raw Sportscentre .Betty Les Tofou Sourire.6teen Les Simpson Futurama Horreur à.Les Griffin South Park Polyvalente Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Thalassa / Escale au Vietnam Les plus.Elephas Maximus D'ici &.Le Journal Bibliotheca .Actuel Anne of.Jackers Canada:A People's History Studio 2 Rosemary and Thyme A History of Britain Imprint Studio 2 .miracles 2e Peau Décore ta vie Métamorphose Interventions miracles Jeux de société Décore ta vie L'espace.À bout de.la cigogne .(16:30) .Régions Conne Xion Le Monde de l'auto Livre Show .École Chefs.Musique.Clin d'oeil.Le Monde de l'auto Il était une.Radio Free.Degrassi.Edgemont Smallville Degrassi.Parents à.Spongebob Being Ian 15 Love Fries with that Reboot Beasties .Hunters Dark Oracle Inu Yasha Gundam.Yvon of.My Family Poltergeist .nerdz .c'est fait Farscape Star Trek: Enterprise Robot Wars La Porte des étoiles CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC ARTS ET SPECTACLES Lac des Aigles, une autre série du tandem Boyer-d'Astous HUGO DUMAS TÉLÉVISION Si, si, vous avez bien lu.Les auteurs Anne Boyer et Michel d'Astous ont un autre projet de série télé dans leurs cartons, sans compter la suite de Nos étés à TVA et la minisérie policière Le Gentleman à TQS.Son titre : Lac des Aigles, a appris La Presse.Sorte de suspense s'articulant autour d'un meurtre, Lac des Aigles a été soumis à TVA en même temps que Nos étés.À l'époque, la vice-présidente à la programmation de TVA, Sophie Pellerin, qui travaille maintenant à Sphère Média, souhaitait avoir une solution de rechange à Nos étés.Une solution moins coûteuse.C'est ainsi que Lac des Aigles a été mise en chantier, avec un budget d'environ 450 000 $ l'heure, soit la moitié moins qu'un épisode de Nos étés.TVA a finalement choisi Nos étés, mais Lac des Aigles est resté en dormance.Cette série raconte l'histoire de trois familles qui possèdent des résidences autour du lac des Aigles en question.« Un lac qui pourrait se situer autant dans les Laurentides que dans les Cantons-de-l'Est », précise Michel d'Astous en entrevue à La Presse.Parmi les trois familles, une seule \u2014celle d'un entrepreneur\u2014 habite au lac toute l'année.Très riche, la deuxième famille possède une belle résidence secondaire, qu'elle fréquente pendant les vacances.La troisième famille vit à temps partiel dans un chalet rustique et beaucoup moins luxueux.Une femme fraîchement divorcée de son mari anglophone y habite.« Lac des Aigles explorera le rapport entre les trois familles », explique Michel d'Astous.Au départ de la série, l'entrepreneur veut construire dans la montagne et aux alentours du lac.Il réussit à convaincre les deux familles voisines d'embarquer dans son projet.Mais voilà, un meurtre est perpétré.Qui a tué ?Et pourquoi?Chacun des villégiateurs semble avoir un bon motif.Et il y a aussi ce vieil agriculteur aigri, très méfiant, qui possédait les terres bordant le lac des Aigles il y a belle lurette.Tremperait-il là-dedans lui aussi ?« Le meurtre est l'élément déclencheur.Ce sera ensuite un jeu de fausses pistes, surtout que le rapport à la vérité de ces gens-là n'est pas trop évident », raconte Michel d'Astous.Selon lui, les indices se révéleront au fur et à mesure que la série avancera, un peu comme dans Beautés désespérées, où toute l'intrigue de la saison se dénoue au dernier épisode.« Lac des Aigles, c'est un projet qu'on aime beaucoup.Ça fait presque partie de l'identité culturelle des Québécois d'avoir un point d'eau, un chalet ou un camp de chasse quelque part », dit Michel d'Astous.En plus de superviser la production de Nos étés 2, le tandem Boyer-d'Astous travaille aussi sur Le Gentleman, une minisérie policière destinée à TQS.Déjà, trois des six épisodes d'une heure ont été écrits.Le Gentleman racontera les aventures d'un jeune et ambitieux enquêteur de police qui devra mettre la main au collet d'un tueur en série montréalais.Une des victimes du maniaque sera la copine de l'enquêteur en question, ce qui compliquera davantage les choses.La Cible à TVA Les Productions Pixcom recréeront cet automne le quiz français La Cible pour TVA.En fait, Pixcom et TVA recréeront Face Off du réseau américain Fox, dont La Cible est un dérivé.La Cible, animée par Olivier Minne, joue quotidiennement sur TV5 et compte plusieurs adeptes chez nous.Cet automne, c'est Charles Lafortune qui animera Le Cercle, la version québécoise de La Cible.Paul Houde sera le juge, mais « son contrat n'est pas encore signé », précise la porteparole de TVA, Nicole Tardif.Dans Le Cercle, 10 participants sont réunis autour d'une caméra gyroscopique automatique.Les participants composent des suites, comme, par exemple, des noms de pays commençant par la lettre A.La caméra tourne et, au hasard, s'arrête sur un candidat, qui dispose de trois secondes pour répondre.« Allemagne », pourrait-il dire.Bonne réponse.La caméra montre alors un autre participant, qui doit poursuivre la suite.S'il se trompe, ou s'il répète un mot, il est éliminé, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un.TVA diffusera Le Cercle en semaine à 18 h 30 et en a commandé une saison complète.Conséquence: le talk-show d'Éric Salvail, qui doit commencer cet hiver, est repoussé à 19 h ou à 19 h 30, TVA n'ayant pas encore décidé de la case horaire.La semaine dernière, TVA se défendait bien de concéder la case horaire à Véronique Cloutier, qui présentera une quotidienne à Radio-Canada, probablement entre 18 h et 19 h.La SRC n'a pas confirmé ces informations.Mais les émissions de Véro et d'Éric Salvail ne croiseront pas le fer, c'est quasiment officiel.TVA soutient qu'elle ne peut pas lancer un jeu-questionnaire à 18 h 30 à l'automne pour le changer ensuite de case à l'hiver.C'est pour cette raison que l'équipe d'Éric Salvail déménage.Selon Nicole Tardif, ce talkshow « est un projet ambitieux, qui nécessite d'importants investissements.Éric ne fera pas un talk-show traditionnel.» « L'émission de Véro, ce sera flamboyant au départ.Mais la beauté, ce sera de durer.À TVA, on est convaincu que les gens veulent encore s'informer à 18 h », souligne Nicole Tardif.« Lac des Aigles, c'est un projet qu'on aime beaucoup.Ça fait presque partie de l'identité culturelle des Québécois d'avoir un point d'eau, un chalet ou un camp de chasse quelque part.» Le théâtre à l'air libre ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Prologue : Montréal en juillet.Sur la Catherine, les sirènes s'époumonent et les freins crissent.En vain.Au parc culturel Hydro-Québec (adjacent au TNM), une poignée de jeunes fervents disent les mots de Molière et le temps suspend son vol.C'est toujours comme ça.Il y avait eu une éclipse de ces spectacles.Dieu merci, elle est terminée.Le Molière en plein air du TNM s'associe cette année avec Repercussion Theatre, compagnie fondée en 1988 et instigatrice du festival d'été Shakespeare-in-the-Park.Ainsi, partout dans les parcs de Montréal et en banlieue, sont présentées \u2014 gratuitement\u2014 cet été L'Amour médecin et A Midsummer Night's Dream.Humour et vivacité Premier acte : L'Amour médecin.Dans un haut-parleur, une voix claironnante nous invite à nous sustenter dans les tentes Snapple et Provigo, à acheter des t-shirts et nous promet un tirage à la fin du spectacle.J'ai d'abord cru à une blague.Les temps changent.Le spectacle, cependant, intègre parfaitement le côté théâtre de rue des Molière en plein air.Les jeunes diplômés sont non seulement appelés à danser, à chanter et à jouer cette comédie-ballet, mais ils doivent faire preuve d'une présence d'esprit constante.Là est le défi : caprices de la nature, aléas de la technique, mouvements d'un public parfois de passage, tout peut arriver.Particulièrement éprouvés par cette première \u2014fluctuations du son, accrocs dans un costume et pluie\u2014, ils s'en sont tirés avec humour et vivacité.Et quand s'ajoutent à cela des anachronismes drôles, l'inventivité du metteur en scène Michel Bérubé, une scénographie et des costumes amusants, et les railleries encore si percutantes de Molière sur les médecins (« ils vous disent en latin que votre fille est malade », « elle sera morte dans les formes »), on vit, forcément, un moment de charme.Les acteurs sont impeccables, même si le jeu outré auquel on les soumet s'épanouira davantage dans les grands parcs qui les attendent.Une véritable prouesse Deuxième acte : A Midsummer Night's Dream.Ce spectacle est enchanteur.Sans jeu de mots.Offrir une production d'une telle qualité dans ce contexte de précarité est en soi une prouesse.Il faut dire que la compagnie itinérante est rompue à l'exercice, que certains de ses comédiens sont tout de même expérimentés et qu'elle semble disposer d'un meilleur budget que sa partenaire francophone.Et quelle adaptation réjouissante ! La trouvaille de Kevin Orr (qui signe aussi la mise en scène) : l'intégration de succès des années 60, que les personnages chantent ou dont ils glissent des paroles dans le texte, sans le dénaturer ou que l'on sente le procédé.Cher, Bob Dylan, les Kinks, Aznavour.Délectable.Deuxième réussite : l'amalgame entre français, anglais, espagnol (et même cri).On passe de l'un à l'autre selon les personnages \u2014Quince est francophone, Snug lance quelques mots d'espagnol, Hermia s'exprime en anglais et en français.Cette jonglerie, dont aurait pu se dégager un relent de rectitude politique, dynamise au contraire le spectacle.L'espace me manque pour rendre hommage à la fougue et à la maîtrise des acteurs, Puck le malicieux, Oberon le majestueux, Lysandre l'ensorcelé.Et les autres.La composition que fait d'Helena Amanda Kellock est particulièrement originale.Tous chantent joliment et dansent avec aisance, dans des chorégraphies parfois endiablées.Dénouement : en sortant, j'ai levé la tête vers une fenêtre.Audessus d'une boutique de lingerie affriolante (!), quelqu'un avait tout suivi du chef-d'oeuvre de Shakespeare.Mission accomplie.L'AMOUR MÉDECIN.Mise en scène: Michel Bérubé.Avec : Frédéric- Antoine Guimond, Magalie Lépine- Blondeau, Leïla Louchem, Véronique Pascal, Guillaume Tellier, Alexandre Leroux-Gendron et Martin Tremblay.Scénographie: Mathieu Giguère.Conception sonore : Jean-François Poirier.AMIDSUMMER NIGHT'S DREAM.Mise en scène : Kevin Orr.Avec Tristan D.Lalla, Emily Shelton, Aaron George, Amelia Sargisson, Thomas Malone, Geoffrey Appelbaum, Amanda Kellock, Hubert Lemire, Nick Vescio, Matthew Kabwe, Job Daniel Galaz, Lita Tresierra, Denise Paquet et Eleanor Young.Conception sonore : Tim Rideout.Scénographie et costumes : James Lavoie.Dans les parcs de Montréal et banlieue jusqu'au 20août.Infos : voir le site www.theatreenpleinair.ca PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Les comédiens qui jouent dans l'univers des Molière en plein air doivent faire preuve d'une présence d'esprit constante.3325196A SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine Palmarès des ventes au Québec SD CS 1 1 Marie-Jo Thério Les Matins habitables 2 2 Cowboys Fringants La Grand-Messe 3 3 Les Trois Accords Gros Mammouth 4 4 Andrée Watters À Travers 6 5 Dobacaracol Soley 5 6 Variés Beau D'Hommage 7 7 Loco Locass Amour oral 8 8 Marie-Chantal Toupin Non négociable 13 9 Nicola Ciccone J'T'aime tout court 9 10 Boom Desjardins Boom Desjardins Andrée Watters Coldplay PHOTO AP PHOTO BOB SKINNER LA PRESSE © 1 1 Black Eyed Peas Monkey Business 2 2 Coldplay X & Y 7 3 Simple Plan Still Not Getting Any 6 4 System of a Down Mezmerize 3 5 Pink Martini Hang On Little Tomato 5 6 Michael Buble It's Time 4 7 Backstreet Boys Never Gone 10 8 Jack Johnson In Between Dreams 8 9 T-Rio Choopeta 12 10 50Cent Massacre Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 "]
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