La presse, 27 mai 2005, Cahier A
[" LA PRESSE AU GRAND PRIX D'EUROPE LES SCHUMACHER FONT LA PAIX PAGES 2 ET 3 SPORTS LA PRESSE À INDIANAPOLIS ENCORE UNE COURSE DE PRESTIGE?PAGE 5 IL DISAIT SI TU PARLES, TU VAS BRISER DES VIES.IL M'ADÉJÀ PRISE À LAGORGE EN DISANT TU ESÀ MOI, TU M'APPARTIENS.\u2014Nathalie Simard MICHAEL SCHUMACHER PAGES A2 ET A3 Montréal vendredi 27mai 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 213 66 pages 5 cahiers Averses, Max.16 Min.10 Santé Un comité propose d'imposer une prime annuelle pouvant atteindre 600$ UNE NOUVELLE TAXE SE DESSINE À L'HORIZON DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 L'imposition d'une nouvelle taxe spéciale se trouvera au coeur du rapport que soumettra au gouvernement Charest le comité mandaté par le premier ministre pour proposer une solution à l'angoissant problème du financement des services de santé.Le comité présidé par le patron de la Banque de Montréal, Jacques Ménard, entreprend ce matin l'une de ses dernières réunions au siège social de l'institution financière.>Voir TAXE en page A8 Un Québécois intercepté par des F-16 au-dessus de Washington PHOTO IAN BARRETT, CP L'homme d'affaires Philippe Bonnet a eu une peur bleue, lundi, quand des chasseurs F-16 de l'armée de l'air l'ont intercepté au-dessus de Washington puis escorté jusqu'à l'aéroport Gaithersburg, au nord de la capitale.«Une minute de plus, ils m'auraient peut-être descendu» BRUNO BISSON L'indicateur de vitesse du Cessna 304 signalait quelque chose qui n'avait pas de sens.Les nuages noirs qui entouraient l'avion de Philippe Bonnet, homme d'affaires de la Rive-Sud de Montréal, lui obstruaient la vue et empêchaient tout repère visuel.Il n'avait plus de radio.Sur les écrans du contrôle aérien à Washington, son avion venait tout juste de disparaître, parce qu'il n'avait plus de transpondeur.« Et ça, dit-il en souriant, ils n'aiment pas beaucoup ça, à Washington.>Voir AVION en page A11 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « C'était bon, le film à Télé-Québec, hier soir.» \u2014Guy Cloutier IRAK Le sort de Zarqaoui, le mauvais garçon converti au jihad, est toujours incertain Météo Nuageux avec averses, maximum 16, minimum 10, plus de détails en page SPORTS 16 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 11 Bandes dessinées ACTUEL 6 Bridge AFFAIRES 13 Décès AFFAIRES 13 Feuilleton ACTUEL 6 Forum A 18 et 19 Horaire cinémas ARTS 7 Horaire télévision ARTS 2 Loteries A 16 Monde A 20 à 22 Mots croisés ACTUEL 6 et SPORTS 13 Mot mystère ACTUEL 6 Observateur AFFAIRES 9 Petites annonces AFFAIRES 9 et AFFAIRES 2 Saveurs ACTUEL 5 AGNÈS GRUDA Sa tête a été mise à prix pour 25 millions de dollars.Il est l'homme le plus recherché de la planète après Oussama ben Laden.Pourtant, Abou Moussab Al-Zarqaoui, dont le sort était toujours incertain hier, a failli n'être qu'un terroriste raté et doit en bonne partie sa carrière spectaculaire à l'offensive américaine contre l'Irak.Selon des informations circulant depuis mardi, le célèbre Jordanien, considéré comme le numéro deux d'Al-Qaeda, aurait été grièvement blessé à la poitrine lors d'une embuscade américaine en Irak, près de la frontière syrienne.Hier, le ministre irakien de l'Intérieur, Bayane Baqer Soulagh, a confirmé lors d'une conférence de presse à Bagdad que Zarqaoui a effectivement été blessé, mais il a dit ignorer la gravité de son état.Parallèlement, des informations contradictoires diffusées sur Internet alimentaient les spéculations sur l'état précaire du terroriste.Le successeur Selon un premier communiqué, un adjoint de Zarqaoui, Abou Hafs Al-Gerni, aurait pris temporairement le relais à la tête des opérations irakiennes du réseau Al-Qaeda.>Voir ZARQAOUI en page A12 MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.Cet été, VIA Rail est 5ère partenaire de l'exposition Saint-Pierre et le Vatican.Montréal - 4 juin au 18 septembre 2005 Visitez notre site Web pour conna tre nos rabais d'été.3304619A COMMISSION GOMERY MORSELLI, UN SIMPLE «VENDEUR DE BILLETS» PAGE A6 NATHALIE SIMARD L'ENTREVUE «Elle n'a jamais parlé de ce qu'elle vivait à qui que ce soit» Le journaliste Michel Vastel écrira l'histoire de l'ex-chanteuse ÉLISABETH FLEURY LE SOLEIL Comment une personnalité publique comme Nathalie Simard a-telle pu mener une vie apparemment normale avec un secret aussi lourd à porter ?Voilà l'aspect que compte développer le chroniqueur du Soleil Michel Vastel dans la biographie qui sera publiée à l'automne aux Éditions Libre Expression.« C'est un livre sur sa vie à elle, pas sur la vie de Guy Coutier, insiste Michel Vastel.Les gens ne doivent pas s'attendre à beaucoup de détails scabreux.Ils ne seront pas occultés, mais ce ne sera pas l'essentiel du livre.Je raconterai surtout comment Nathalie, qui a connu un succès pour le moins phénoménal, a pu garder le silence pendant autant d'années.Pourquoi Nathalie Simard a-telle choisi de faire écrire l'histoire de sa vie par Michel Vastel ?Parce que le journaliste et chroniqueur politique a déjà une certaine expérience dans les biographies.C'est lui qui a recueilli les confidences du tueur à gages de la mafia Réal Simard, en 1987.Le livre qui en a découlé, Le Neveu, aurait beaucoup plu à l'entourage de la chanteuse.M.Vastel est aussi l'auteur des biographies de Pierre Trudeau (Le Québécois), de Bernard Landry (Le Grand Dérangeant) et de Jean Chrétien, Un Canadien pure laine.« C'est le chanteur Jacques Michel, coconcepteur et coauteur du Village de Nathalie, qui a convaincu Nathalie Simard de retenir mes services, explique le chroniqueur.Jacques Michel est très proche de Nathalie, et il a toujours eu beaucoup d'influence sur elle.» Joint par Le Soleil, hier, Jacques Michel a préféré ne pas faire de commentaires sur l'affaire Nathalie Simard.Une démarche de biographie Michel Vastel, donc, a rencontré Nathalie Simard chez elle, le 7 mai.« J'ai discuté avec elle pendant environ trois heures.À la fin de ces trois heures, elle m'a demandé si j'acceptais d'écrire sa biographie.Je lui ai répondu que j'avais trois filles, et que si ce qui lui est arrivé était arrivé à une de mes filles, j'aurais aimé que l'auteur qu'elle aurait choisi pour écrire l'histoire de sa vie lui dise oui.J'ai donc accepté.» Pour Nathalie Simard, la parution d'une biographie s'inscrit dans une démarche de libération, mais aussi de sensibilisation, croit Vastel.« Il y a le livre, mais il y a aussi la fondation qui est importante pour elle.Elle projette de donner des conférences dans les écoles.Ce qu'elle veut, c'est se lancer en campagne.Elle veut dire aux jeunes de ne pas avoir peur de parler, de ne pas garder ces choses-là en dedans », dit le chroniqueur, qui a observé chez la chanteuse un refus marqué d'adopter « une attitude de victime ».Si Nathalie Simard a gardé son terrible secret pendant si longtemps, c'est qu'elle craignait de ne pas être crue, raconte encore le chroniqueur.« Elle avait très peur du système de justice et de devoir témoigner.C'est extraordinaire ce qu'elle a vécu, parce qu'elle n'a jamais parlé de ce qu'elle vivait à qui que ce soit.Pas un mot à ses proches, à son mari, à ses amants.Pour moi, c'est vraiment ça qui est marquant.Ce n'est qu'après s'être confiée à un proche et à ses psychologues que la chanteuse a finalement décidé de porter plainte, poursuit le journaliste.« C'est eux qui l'ont conduite à la Sûreté du Québec.Aujourd'hui, elle appelle les deux policiers qui se sont occupés d'elle ses petits anges.» Selon lui, l'enfer vécu par Nathalie Simard est pire que ce qu'on peut imaginer.« Quand elle habitait chez les Cloutier, par exemple, il lui arrivait de garder Véronique, avec qui elle avait développé une amitié.Une heure avant, il (Guy Cloutier) pouvait lui avoir fait une passe.» Si Nathalie Simard a gardé son terrible secret pendant si longtemps, c'est qu'elle craignait de ne pas être crue.PHOTO DENIS COURVILLE, ARCHIVES LA PRESSE © Nathalie Simard dans la comédie musicale Demain matin, Montréal m'attend, en 1999.Sa biographie paraîtra aux Éditions Libre Expression, sous la plume du journaliste Michel Vastel.www.omegawatches.com L'EAU EST L'ÉLÉMENT NATUREL DE IAN THORPE.SA MONTRE EST UNE PLANET OCEAN.MON CHOIX La Fondation Nathalie Simard SARA CHAMPAGNE Nathalie Simard aurait un droit légitime de se verser un salaire à même les 100 000 $ que TVA a remis à sa fondation en échange d'une entrevue exclusive à l'émission de Paul Arcand.Sauf que cette somme ne serait pas exempte d'impôt ni de taxes sur le capital de sa fondation, qui vient en aide aux victimes de pédophilie.En entrevue avec M.Arcand hier, l'ex-chanteuse et animatrice disait que sa fondation deviendrait sa cause au cours des prochaines années.« Je veux donner des conférences dans les écoles, parler aux parents, expliquer qu'il y a une justice », a-t-elle confié.Au Québec, les quelque 50 000 organismes sans but lucratif (OSBL) bénéficient d'un privilège important : ils sont exonérés d'impôt en vertu de la Loi sur les impôts.Ces OSBL doivent cependant être formés et exploités exclusivement dans un but non lucratif.« En général, un OSBL ne peut pas retourner de l'argent à ses propriétaires.Mais la Loi ajoute que certains paiements versés directement aux propriétaires, membres ou actionnaires ne rendent pas l'organisme inadmissible.En autant que ces montants soient raisonnables en marge des fonctions de l'organisme », explique René Martineau, chef de service au ministère du Revenu.En clair, cela veut dire que Nathalie Simard devra s'acquitter de plusieurs responsabilités : faire des retenues à la source et les remettre à Revenu Québec, produire les déclarations exigées et percevoir, si le total des ventes taxables dépasse 50 000 $, la TVQ et la TPS.Le ministère du Revenu demande également aux dirigeants d'OSBL de tenir des livres et des registres détaillés afin de permettre à Revenu Québec de vérifier les montants indiqués dans les déclarations.Finalement, pour déterminer si un OSBL est bien formé dans un but non lucratif, le gouvernement se réfère à des lettres patentes, à des statuts constitutifs de l'oeuvre, aux contrats et à tout autre document de cette nature.« Nous veillons sur les OSBL au même titre que nous veillons sur les autres entreprises », ajoute René Martineau.Notre dossier sur Nathalie Simard : www.cyberpresse.ca/nathalie PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © L'ex-chanteuse et animatrice affirme que sa fondation deviendra sa cause au cours des prochaines années.Qu'entend-on par « sans but lucratif » ?> Aider les personnes défavorisées ou contribuer au bien commun de la collectivité.> Favoriser ou améliorer la qualité de vie communautaire et le civisme.> Améliorer les loisirs et la vie culturelle de la collectivité.(N.B.: Les organismes dont l'activité principale consiste à exploiter un commerce ou une entreprise ne sont généralement pas considérés comme des OSBL.) « Je veux donner des conférences dans les écoles, parler aux parents.» \u2014 Nathalie Simard « Ses remords, je n'y crois pas.Il aurait dû en avoir bien avant, après la première agression.» \u2014 Nathalie Simard « » Il disait qu'il allait tout m'apprendre sur la sexualité.\u2014Il était votre prof ?\u2014Oui. NATHALIE SIMARD L'ENTREVUE Face à face avec l'animateur Paul Arcand PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Si Nathalie Simard a attendu toutes ces années avant de dénoncer Guy Cloutier à la police, c'est qu'elle avait peur des répercussions : « Il me disait que ma carrière serait finie, celle de mon frère aussi, que ma famille serait à la rue et lui en prison.» Un témoignage bouleversant SARA CHAMPAGNE L'idole des enfants de toute une génération a levé le voile avec courage, hier soir, sur une enfance volée, violée, où il n'y avait pas de place pour les rêves de petite fille peuplés de fées des étoiles et de peluches roses.Elle a parlé de honte, de peur et enfin de délivrance.Avec des trémolos dans la voix en début d'entrevue, diffusée hier soir à TVA, l'ex-chanteuse et animatrice a vite repris le contrôle et répondu avec tact aux questions crues de l'animateur Paul Arcand.« Après 25 ans de silence, ça fait du bien de partager ce que j'ai vécu », a-t-elle lancé au début de l'entretien.« Je n'en pouvais plus.Plus ma vie avançait et plus c'était un cul-desac », explique Nathalie Simard au sujet de sa décision de dénoncer Guy Cloutier.De l'âge de 11 ans jusqu'à sa majorité, son imprésario, en qui elle avait une confiance aveugle, le considérant « comme un père », l'a agressée sexuellement dans la voiture, à l'hôtel, à son appartement de l'Île-des-Soeurs, à son chalet de Sainte-Adèle, en voyage au Mexique et même en tournée.« Une, deux, même trois fois par semaine », avoue-t-elle.« Il disait qu'il allait tout m'apprendre sur la sexualité.» «Il était votre prof ?» a demandé Arcand.« Oui.» Peur des répercussions Nathalie Simard confie que si elle a attendu toutes ces années avant de dénoncer Cloutier à la police, c'est qu'elle avait peur des répercussions.« Il me disait que ma carrière serait finie, celle de mon frère aussi, que ma famille serait à la rue et lui en prison.Il disait qu'il ne pourrait plus me protéger derrière les barreaux.La jeune femme de 35 ans affirme que personne dans son entourage, pas même dans sa famille, ne se doutait des sévices physiques et psychologiques dont elle était victime.Au sujet de sa mère, elle explique que Guy Cloutier avait instauré une relation de confiance, qu'il savait comment manipuler les gens.« Ma mère ne le savait pas.C'est une sainte, ma mère, trop bonne, qui fait confiance trop facilement.Je ne lui en veux pas.» L'ex-chanteuse parle du contrôle qu'exerçait l'imprésario sur elle, racontant qu'il a commencé à lui dire qu'elle avait un problème de poids à l'âge prépubère.« J'avais le visage rond, mais c'était normal, j'étais en transformation.Je pesais 120 livres », s'insurge-t-elle.Elle rappelle qu'elle a dû abandonner l'école en 2e secondaire, selon le souhait de Cloutier, qu'elle travaillait extrêmement fort et qu'elle pouvait passer deux semaines sans aller à l'école.Sa fille, sa raison de vivre Au sujet des 1,3 million de dollars qu'elle a empochés au fil des ans, Nathalie Simard assure qu'elle n'a jamais proféré de menaces à l'égard de Guy Cloutier.«Je n'ai jamais dit : Si tu ne me donnes pas de l'argent, je vais te dénoncer.» « Je n'ai jamais fait de chantage.Il me promettait du travail, moi j'avais besoin de m'accomplir.J'avais été sous les projecteurs pendant toutes ces années et pouf, plus rien du jour au lendemain.(.) Je me disais que si Guy Cloutier ne pouvait pas me trouver du travail, qu'est-ce que j'allais devenir ?» Est-ce que Nathalie croit que son bourreau a des remords ?Non, a-telle répondu avec assurance à Paul Arcand.« Ses remords, je n'y crois pas.Il aurait dû en avoir bien avant, tout de suite après la première agression », alors qu'elle était âgée de 11 ans.Sort-elle de l'ombre dans un esprit de vengeance ?« Non.Je ne base pas ma vie sur la vengeance.Si c'était le cas, je serais probablement morte aujourd'hui.» Forte de toutes ces révélations, elle a confié, les larmes aux yeux, que sa fille est devenue sa raison d'être.« Je ne sais pas ce que je ferais sans elle.Je t'aime, ma chouette », a-t-elle dit en regardant la caméra.Auparavant, elle a expliqué que sa fille a réveillé beaucoup de choses en elle.Elle veut maintenant faire de la Fondation Nathalie Simard sa cause, et pas seulement pour quelques mois.« Aujourd'hui, j'ai levé le voile.Je veux que ça cesse, qu'on brise le silence \u2014et là je m'adresse aux téléspectateurs\u2014 parce que le silence donne une protection extraordinaire aux délinquants et aux pédophiles.Il faut que ça cesse.» Finalement, au sujet des recettes que lui rapportera la sortie d'un livre au mois de novembre, elle affirme qu'il « faut bien gagner sa vie ».« Je ne veux plus être chanteuse, remonter sur scène, c'est terminé tout ça pour moi.» La résilience de l'enfant-objet YVES BOISVERT CHRONIQUE «Plus ma vie avançait, plus c'était un cul-de-sac », a dit Nathalie Simard hier soir à Paul Arcand qui lui demandait pourquoi, un jour, elle avait décidé de dénoncer Guy Cloutier.Cul-de-sac parce qu'elle était prisonnière de son secret: celui qui l'avait « mise au monde », au monde du spectacle en tout cas, était le même qui la violait la nuit venue, dans le salon, pendant que sa famille dormait, ou à l'hôtel, ou dans l'auto.Cul-de-sac parce qu'elle pensait ne rien pouvoir faire d'autre dans la vie que par et pour Guy Cloutier.Culde- sac parce qu'en plus, chose indicible, elle était amoureuse de son agresseur.Il était assez clair, en écoutant Nathalie Simard hier, qu'en plus de la peur de son agresseur, elle vivait dans l'angoisse de disparaître elle aussi.Guy Cloutier était le pivot sur lequel s'articulait sa vie.Dénoncer ce deuxième père aux pouvoirs magiques, celui qui transformait les enfants Simard en idoles populaires, c'était se détruire soi-même.Disparaître.« Guy Cloutier, c'était le père Noël », a-t-elle déjà dit un jour aux policiers.On ne tue pas le père Noël sans conséquences.Au-delà des crimes eux-mêmes, ce qui s'étalait hier soir, c'est toute la perversité incestueuse de la relation entre cette enfant-objet et son créateur.Cloutier n'a pas seulement évincé le père Simard du foyer familial pour prendre sa place (dans les yeux de la fillette, en tout cas).Il l'a sortie de l'école à 13 ans.Tout ce qui était susceptible de générer un esprit critique : dehors.Elle n'était pas encore pubère qu'il lui faisait des commentaires sur son poids.Marketing oblige.« Cloutier contrôlait toute ma vie », a-t-elle dit.Cloutier, en effet, a pris possession de Nathalie Simard.L'enfant-objet a fait sensation.Mais quelques années plus tard, il n'y avait plus d'enfant.Ne restait que l'objet.Il n'était pas recyclable.L'autobus du show-business arrivait au terminus.Comme par hasard, les agressions coïncident avec la période de succès de Nathalie Simard, lorsqu'elle était âgée entre 11 ans et 18 ans.L'enfantobjet servait non seulement l'imprésario, mais le pédophile.Tellement qu'à 18 ans, Cloutier a cessé d'avoir des rapports sexuels réguliers avec elle.Le père Noël avait disparu.Non, il ne l'aimait pas.Certes, il lui apportait encore des cadeaux.Mais ils n'avaient plus aucun sens.Elle ne travaillerait plus jamais pour Cloutier.Même pas « derrière la caméra ».Rien.Que des chèques lourds de silence.Il ne lui offrait pas le moindre travail, le moindre contrat.Ne restait que cette enfant perdue, apeurée, dépossédée de son enfance pas seulement par les agressions sexuelles.Mais par tout le reste.Une enfant sortie de la vie des enfants, mise en marché comme un chien savant, c'est déjà une enfant exploitée.À la question de départ, donc, pourquoi avoir attendu si longtemps ?Nathalie Simard a répondu, de toutes sortes de manières, qu'après toutes ces dépossessions, il faut mettre le temps pour se réapproprier son être.La résilience, cette faculté de surmonter les pires épreuves, est une chose qui fonctionne à vitesse variable.Nathalie Simard nous dit qu'en tout cas, c'est faisable.L'enfant-objetafait sensation.Mais quelques années plus tard, il n'y avait plus d'enfant.Ne restait que l'objet.Il n'était pas recyclable.L'autobus du show-business arrivait au terminus.Aujourd'hui, j'ai levé le voile.Je veux que ça cesse, je veux qu'on brise le silence \u2014 et je m'adresse aux victimes\u2014parce que le silence donne une protection extraordinaire aux pédophiles.« «J'avais peur de le décevoir.\u2014 Nathalie Simard » \u2014 Nathalie Simard » 3319710A ACTUALITÉS PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Alors qu'il prenait part à une réunion dans l'arrière-boutique de son barbier, le mafioso Frank Martonara a été enlevé il y a deux jours.RAPT DU MAFIOSO CHEZ SON BARBIER Aucune nouvelle de Martonara ANDRÉ CÉDILOT Le mafioso Frank Martonara, victime il y a deux jours d'un spectaculaire enlèvement dans un salon de barbier de Saint-Léonard, n'a toujours pas donné signe de vie.« On cherche toujours à décrypter cette mystérieuse histoire », a indiqué un enquêteur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Pour l'instant, on ne peut dire si Martonara est vivant ou mort.Même sa famille reste sans nouvelles de lui.Rien non plus n'a filtré du monde criminel, sinon qu'il avait perdu beaucoup de son prestige au cours des dernières années.A priori, les policiers continuent de privilégier la thèse d'un rapt lié à des emprunts \u2014 on parle au bas mot de un million \u2014 qui demeurent impayés « depuis trop longtemps au goût de ses créanciers ».Martonara avait également de la difficulté à collecter de l'argent qu'il a lui-même prêté à des taux exorbitants.Le mafieux de 46 ans se sentait en danger.Il était tellement inquiet qu'il a même téléphoné à la police il y a un mois pour se plaindre que des individus étaient à ses trousses.Il n'a cependant pas dévoilé de noms, ni les motifs de ses ennuis, a confirmé sa femme, hier, lors d'un bref entretien à la porte de sa résidence de la rue Val d'Aljol, à Lorraine.Entourée de connaissances \u2014 il y avait pas moins de quatre voitures dans l'entrée \u2014, elle attendait des nouvelles de son mari dans l'anxiété.« Je ne sais rien de ce qu'on lui reproche.Il achète et vend des voitures, il ne me tenait pas au courant de tout ce qu'il faisait », a-t-elle répondu.Elle était bien sûr méfiante.Son regard et ses traits tirés trahissaient par ailleurs son angoisse.Quant au propriétaire du salon de coiffure Paduano, où a été kidnappé Martonara, mercredi matin, à Saint-Léonard, il ne tenait absolument pas à discuter de l'affaire.« Comme vous le voyez, j'ai repris le boulot.Tout ce que je veux, c'est oublier tout ça », a-t-il dit sèchement.L'air nerveux, il a offert un « pas de commentaires » quand on lui a demandé s'il connaissait bien Martonara.Habitué de la place, ce dernier bavardait dans l'arrière-boutique avec un individu quand il a été enlevé à la pointe d'une arme par quatre fiers-à-bras.Martonara a été blessé à la tête en tentant de leur résister.Les ravisseurs l'ont ensuite fait monter de force dans une fourgonnette et sont partis en trombe.La police n'a toujours pas idée de qui ils sont, ni où ils ont emmené Martonara.Après de belles années aux côtés de Francesco Arcadi, membre influent du clan sicilien, il semble que Martonara ait perdu des plumes au sein du clan sicilien à cause de son inconscience et de son culot.« Le fric pour le fric, ce n'est pas toujours une bonne recette », ont souligné les policiers.Entre autres, il ne faisait plus tellement bon ménage avec le chef, Vito Rizzuto.« Depuis quelque temps, il se tenait loin du milieu criminel tout court », a relaté un enquêteur.Martonara se serait notamment fait des ennemis à la fin des années 90 en incitant d'autres mafieux à investir dans des oeuvres d'art achetées d'un ami de sa famille.Il s'agissait, en l'occurrence, de Pierre-Antoine Tremblay, ce marchand de la Galerie 2000 au centre de la récente controverse entourant les toiles « surévaluées » de Loto-Québec et de la Société des alcools du Québec.Ses relations avec Tremblay ayant tourné au vinaigre, Martonara s'était présenté à la galerie d'art et, se faisant menaçant, avait sommé le riche homme d'affaires de lui remettre un large éventail des peintures en exposition.Apeuré, Tremblay avait demandé l'aide de la police.Coupable d'extorsion, Martonara a écopé en 2002 de deux ans de prison avec sursis et d'une amende de 75 000 $.« Depuis quelque temps, il se tenait loin du milieu criminel tout court .» PROCÈS DES 21 MOHAWKS BÉBÉS BATTUS La juge veut allerà Gouin Cathy Matteau écope de cinq ans JEAN-PAUL CHARBONNEAU Prévu à compter du 6 septembre à Saint-Jérôme, le procès des 21 Mohawks accusés d'émeute et de séquestration à la suite des événements de janvier 2004 au poste de police de Kanesatake, se tiendra probablement au centre judiciaire Gouin.Lors de la conférence préparatoire, la juge Lise Côté a mentionné que cet endroit serait approprié en raison du grand nombre d'accusés dans ce procès.Elle a rapidement reçu l'approbation du procureur de la Couronne, Me François Brière, qui a eu à travailler dans ce centre lors des procès des Hells Angels.À Saint-Jérôme, aucune salle d'audience n'est assez grande pour accueillir 21 accusés à la fois.La juge a demandé aux avocats de la défense s'ils étaient d'accord pour un changement de lieu.Ils ont répondu qu'ils allaient en parler à leurs clients.Normalement, leur décision devrait être connue mardi, lors de la reprise de la conférence préparatoire.L'un des 21 accusés, Tehane Nelson Mc Donald, en liberté sous condition, vient d'enregistrer un plaidoyer de culpabilité pour voies de fait sur deux agents de la Sûreté du Québec, dont l'un est d'origine amérindienne.Mc Donald et un autre individu, Jason Nelson, se trouvaient place dans une automobile aux glaces teintées, à l'angle de la route 344 et de la rue Chevalier, lorsqu'ils s'en sont pris aux deux policiers qui patrouillaient.Le juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec, l'a condamné à une amende de 500$ et lui a émis une ordonnance de garder la paix pour une période de deux ans.Il lui a également interdit de monter à bord d'un véhicule aux glaces teintées et de se trouver en présence de Nelson, qui est toujours au large.Un autre Mohawk, Jason Gabriel, recevra le 3 juin sa sentence après avoir enregistré, la semaine dernière, un plaidoyer de culpabilité à diverses accusations, dont celle de méfait dans la maison où il était hébergé à la demande du tribunal.Il est actuellement détenu.Autre incident hier Adam Bonspille, 19 ans, résidant de la communauté autochtone de Kanesatake, a été accusé hier au palais de justice de Saint-Jérôme de voies de fait armées sur deux policiers de la SQ et de méfait sur une voiture de police.Vers 2 h, hier, deux policiers ont aperçu des gens à l'intérieur du stand de vente de cigarettes appartenant à Gary Gabriel, sur la route 344.Ils se sont approchés et ont été reçus par des roches et des bouteilles lancées par cinq ou six individus qui, selon les policiers, étaient en état d'ébriété.La lunette arrière du véhicule de police a été fracassée par un projectile.Les deux policiers ont quitté les lieux et, peu de temps après, deux collègues sont venus sur les lieux afin de vérifier s'il y avait eu cambriolage.Ils ont été reçus de la même façon que les deux autres, et ont arrêté Bonspille.CHRISTIANE DESJARDINS C'est une peine de cinq ans de prison que la juge Isabelle Rheault a imposée hier à Cathy Matteau, cette gardienne d'enfants ayant battu deux bébés qui lui avaient été confiés.Matteau, 25 ans, avait précédemment été déclarée coupable de deux chefs de voies de fait graves dans cette affaire.Les incidents se sont produits à quelques jours d'intervalle, à la fin février et au début mars 2003, dans la garderie en milieu familial que Matteau tenait dans son logement du boulevard Rosemont, à Montréal.Les petites victimes, âgées de 7 et 10 mois, ont subi de graves blessures.L'une aurait été lancée sur le plancher, ce qui lui a causé des fractures au crâne, tandis que l'autre a été assise très rudement dans sa chaise, ce qui a endommagé sa colonne vertébrale.En imposant cette sévère peine de prison, la juge a souligné qu'elle avait tenu compte de plusieurs facteurs, dont la vulnérabilité des victimes et la violence inouïe utilisée par Matteau.Les enfants se portent mieux aujourd'hui, mais l'un garde tout de même des séquelles des mauvais traitements. ACTUALITÉS CENTRES D'ÉDUCATION DES ADULTES Classes bondées et absence de services pour «raccrocheurs» MARIE ALLARD À l'école secondaire régulière, les jeunes ont une place garantie et accès à divers services, tel que psychologue ou orthopédagogue.Ironie du sort, les décrocheurs qui veulent reprendre les études sont plutôt dirigés vers les centres d'éducation des adultes, où il n'existe rien de tout cela, a dénoncé hier l'Alliance des professeurs de Montréal.« Nous accueillons des élèves souvent fragiles, qui ont eu beaucoup de difficulté, a témoigné Lucie Comtois, enseignante au Centre Sainte-Croix, rue Jarry.Quand on en a 35 dans une classe, on n'a pas beaucoup de temps pour les aider.Plusieurs s'inscrivent, puis abandonnent.» Il faut dire que l'éducation des adultes connaît un succès fou : sa clientèle est passée de 15 000 à 25 000 élèves en cinq ans à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Seulement en francisation (cours de langue pour les immigrants), le nombre d'élèves a plus que doublé.Fait nouveau, les mineurs (de 16 à 18 ans) forment maintenant 25% de la clientèle des 16 centres montréalais, emmenant avec eux des problèmes de violence, de drogue et de comportement.Il n'y a cependant aucun budget permettant d'embaucher du personnel supplémentaire pour les aider, a dit l'Alliance, qui profite du renouvellement de la convention collective des enseignants pour mettre en lumière cette situation.Dominique Marleau, 23 ans, est un bel exemple de réussite au Centre Sainte-Croix.Après avoir abandonné l'école à 16 ans, le jeune homme est maintenant décidé à se rendre jusqu'au cégep.« Je veux finir mon secondaire cet été, mais j'ai parfois l'impression de perdre du temps, at- il indiqué.Dans une grosse classe, ça peut prendre une heure ou une heure et demie avant que le prof puisse répondre à mes questions.» Officiellement, les groupes de l'éducation des adultes doivent être de taille raisonnable, soit 24 élèves par professeur dans les cours de secondaire, 16 élèves en francisation et 14 élèves par prof en alphabétisation (cours de base pour les analphabètes).« Le problème, c'est qu'il n'y a pas de pénalité prévu en cas de dépassement », a expliqué Yves Parenteau, porte-parole de l'Alliance.Au Centre Sainte-Croix, certaines classes accueillent 40, 41 voire 47 élèves, tel qu'indiqué par l'horaire officiel.Au Centre Saint-Pascal-Baylon, de Côte-des-Neiges, c'est la grande affluence qui cause des maux de tête.Bien qu'on y accueille 1000 élèves par semaine, de jour, de soir et le week-end, 350 personnes patientent sur une liste d'attente.Il faudra de deux à six mois avant de leur trouver une place, faute de financement.ENTENTE SUR LES BOURSES DU MILLÉNAIRE L'entente qui a permis de mettre un terme à la longue grève étudiante de l'hiver dernier est désormais officielle.Québec a ratifié par décret, mercredi, ce nouvel accord entre le ministère de l'Éducation et la Fondation canadienne des bourses du millénaire.Les étudiants recevront donc 10millions de plus par année de la Fondation, pendant quatre ans.« L'entente permet donc au Québec d'obtenir 40millions additionnels et concrétise les discussions qui ont eu lieu (.) pour améliorer la situation des étudiants et des étudiantes qui ont besoin d'un soutien financier », a commenté Jean-Marc Fournier, le ministre de l'Éducation.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Dominique Marleau, 23 ans, a décroché du secondaire à 16 ans.Aujourd'hui, il fréquente le Centre d'éducation des adultes Sainte-Croix et espère se rendre au cégep.llllllllllllllll CKAC: le couperet tombera lundi L'Assemblée nationale unanime: non aux tribunaux islamiques LAURA-JULIE PERREAULT La charia n'est pas près d'avoir force la loi au Québec.Hier, les députés de l'Assemblée nationale ont laissé tomber l'esprit partisan le temps de voter à l'unanimité contre l'implantation de tribunaux islamiques dans la province.En présentant cette motion conjointe, la députée libérale de La Pinière, Fatima Houda-Pepin, et la députée péquiste de Terrebonne, Jocelyne Caron, espéraient envoyer un message aux parlements des autres provinces et, surtout, aux législateurs de l'Ontario, qui devront bientôt trancher sur la question.Depuis l'hiver 2003, un groupe de musulmans de Toronto tente de fonder des tribunaux d'arbitrage qui utiliseraient les prescriptions de la charia pour régler les questions de divorce, de garde des enfants et d'héritage.Un rapport commandé par le gouvernement ontarien à l'ancienne ministre de la Condition féminine, Marion Boyd, a ouvert la porte à l'établissement de ces tribunaux islamiques dans la province la plus multiculturelle du pays, où des tribunaux d'arbitrage chrétiens et judaïques existent déjà.« Les victimes de la charia ont un visage humain et ce sont les femmes musulmanes.Pas étonnant qu'elles aient réagi vivement au rapport Boyd.Souhaitons que leur voix trouvera une meilleure écoute auprès du procureur général de l'Ontario, qui doit disposer du rapport », a clamé hier Mme Houda- Pepin, elle-même de religion musulmane.Elle craint que l'acceptation de la charia au Canada rende possible la répudiation et la polygamie.Au Québec, le Code civil ne permet pas l'arbitrage religieux, mais des groupes musulmans ont laissé entendre qu'ils pourraient contester cet état de fait.La décision unanime de l'Assemblée nationale leur envoie un message sans équivoque.Interrogé par La Presse hier, le président du Conseil des musulmans, Salam El-Menyawi, s'est dit attristé par le geste du Parlement.« Si le Parlement avait voté contre tous les genres d'arbitrage religieux, ça aurait été acceptable.Mais pourquoi ne s'attaquer qu'aux musulmans ?C'est de la discrimination », s'est-il exclamé.TRISTAN PÉLOQUIN Dans les heures suivant le passage officiel de CKAC aux mains du groupe Corus, lundi à minuit une, une vingtaine d'employés permanents de la station, dont 10 journalistes, perdront définitivement leur emploi.Le nouveau propriétaire de la plus vieille radio de langue française au monde a fait connaître ses intentions au syndicat au cours d'une rencontre mercredi.L'information qui en a filtré indique que les coupes toucheront environ la moitié du personnel syndiqué de la station et que les mises à pied seront en vigueur immédiatement.Pour le service des nouvelles, Corus s'est déjà engagé à maintenir trois postes de journaliste permanent.Ils agiront à titre de lecteurs de nouvelles, puisque l'essentiel de l'information proviendra de la salle des nouvelles d'Info 690 qui, elle, verra ses effectifs gonflés de trois nouveaux journalistes au cours des prochaines semaines.Des discussions sont actuellement en cours afin de déterminer si ces trois nouveaux postes reviendront à des surnuméraires actuellement à l'emploi d'Info 690 ou à des journalistes de CKAC fraîchement mis à pied.À terme, entre 24 et 26 journalistes travailleront pour la salle des nouvelles d'Info 690, en plus de neuf chroniqueurs à la circulation.Bien que deux recherchistes syndiqués affectés à la programmation régulière aient été informés de leur licenciement imminent, on ne sait toujours pas précisément ce qu'il adviendra de la grille horaire au cours des prochaines semaines.«Nous n'allons pas arriver lundi et tout chambouler dans la grille horaire, a indiqué le porte-parole de Corus au Québec, Martin Tremblay.Les Montréalais ont démontré au cours des derniers mois qu'ils sont fortement attachés à CKAC.Il y aura certainement des changements, mais rien n'est encore définitif », a-t-il précisé.Corus n'entend toutefois pas commenter davantage sur son plan d'action avant lundi.En principe, en vertu de leur convention collective, les journalistes licenciés de CKAC devraient toucher leur plein salaire pendant les 60 jours suivant leur mise à pied.QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE , VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Économisez 53%.C\u2018est l'effet métal pure mode des zips laiton sur la jambe et à la poche arrière, des rivets et des gros boutons partout sur le capri en coton texturé de rayures ton sur ton.Gris acier.30 à 36.Rég.64.00 Économisez 23%.Forme minimaliste rythmée par la géométrie des découpes piquées ton sur ton, des poches zip cachées.Mélange coton et nylon, sangles à pression aux genoux.Blanc, gris, sable, olive, marine.30 à 38.Rég.39.00 3319866A Un cahier spécial à ne pas manquer, demain dans L'ÉTÉ CULTUREL THÉÂTRE ARTS VISUELS MUSIQUE DANSE LITTÉRATURE SPECTACLES HUMOUR ACTUALITÉS COMMISSIONGOMERY PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Lors de son témoignage, Giuseppe Morselli s'est si souvent contredit que le juge Gomery s'est finalement emporté.Morselli était un simple «vendeur de billets» Il avoue avoir reçu 5000$ comptant de Jean Brault.qu'il a gardés KARIM BENESSAIEH Giuseppe Morselli, décrit par certains comme le « vrai boss» du Parti libéral du Canada section Québec en 2001, assure n'avoir été qu'un simple vendeur de billets pour des cocktails-bénéfice qui n'a jamais sollicité directement des contributions financières.Une fois, a-t-il reconnu hier devant la commission Gomery, il a demandé au président de Groupaction, Jean Brault, une contribution de 5000 $ pour la campagne municipale de novembre 2001.Il a obtenu cet argent en billets de 50 $.qu'il a gardés pour lui, a-t-il avoué sans détour.« C'était une enveloppe matelassée, petite, fermée.Je n'en ai informé personne, je ne vois pas pourquoi j'aurais dû le faire.» Il a expliqué avoir gardé cette somme pour les frais qu'il avait déjà à l'occasion de cette campagne.L'objectif initial était d'aider l'ex-directeur général du PLC-Q, Benoît Corbeil, qui se présentait alors pour le parti Vision Montréal.Il s'agit du seul épisode, a-t-il soutenu, où il a touché à de l'argent comptant provenant de M.Brault.Ce dernier avait pourtant témoigné en mars dernier avoir donné plus de 100 000 $ en liquide à M.Morselli.Dans un témoignage bourré de contradictions, qui a réussi à faire s'emporter le juge Gomery, M.Morselli a constamment minimisé son rôle au PLC-Québec à partir de septembre 2000.Il s'est d'entrée de jeu décrit comme un homme honnête, plutôt candide, allant même jusqu'à rappeler qu'il était né en 1939 au nord-est de l'Italie, en Vénétie, « une région où il n'y a pas de groupes de parrains », une allusion à peine voilée à la Mafia.« C'est effectivement assez loin de la Sicile », a convenu le commissaire.De l'expérience venue du PLQ C'est à l'automne 2000 que M.Morselli a reçu la mission de prendre en main le financement du PLC-Québec, en s'occupant de l'organisation d'un important cocktail-bénéfice annuel.Il répondait à la demande de son ami intime Alfonso Gagliano, alors ministre des Travaux publics et lieutenant du Québec, qu'il connaissait depuis les années 70.M.Morselli s'était déjà fait la main en matière de financement politique au Parti libéral du Québec, où il a travaillé de 1985 à 1998.« Je vendais des billets à toutes les occasions, une fois par année, des billets à 100 ou 150 $.Des soupers, avec la soirée de danse après.On essayait de vendre le plus de billets possible.» Il utilisera la même méthode pour le PLC-Québec à partir de l'automne 2000, a-t-il soutenu.Comme responsable du financement du PLC-Québec de 2000 à 2002, M.Morselli a admis avoir rencontré à de nombreuses reprises des propriétaires d'agence de communications, de Claude Boulay à Jean Lafleur en passant par Jean Brault.Mais jamais, a-t-il soutenu, il ne leur a demandé une contribution au parti : il voulait simplement leur appui pour la vente de billets.« J'ai rencontré presque toutes les compagnies (sic) de communications, toujours au même endroit, au restaurant Chez Frank, at- il expliqué.C'était surtout pour budgétiser l'année, les écouter, voir combien de billets ils pensaient vendre, ce qu'ils pouvaient faire pour.je ne dirais pas la cause, mais pour réduire le déficit, ramasser de l'argent.» Il a précisé qu'il payait toujours la facture du dîner, pour s'assurer de n'être pas en dette avec personne.L'explication a soulevé le scepticisme du juge Gomery.M.Morselli a reconnu avoir usurpé le titre de «vice-président » à la commission des finances en faisant imprimer des cartes de visite le présentant ainsi.Mais il n'y voyait rien de mal, d'autant plus que le tout avait été approuvé par le directeur général de l'époque, Benoît Corbeil.« Ça ne dérangeait personne.Du moment que j'avais la carte, le titre a commencé à exister.La carte le disait.Ce n'est pas comme si je prenais la place de quelqu'un d'autre.» La seule personne, à l'époque, qui n'avait pas apprécié la manoeuvre était le nouveau directeur général du parti, Daniel Dezainde, entré en poste en mai 2001.M.Morselli ne s'est pas fait prier pour descendre en flammes M.Dezainde qui, moins d'un mois après son arrivée, a congédié son bras droit au financement, Beryl Wajsman.« C'était un raciste, a soutenu hier M.Morselli.Il m'a dit : On a réussi à se débarrasser du maudit juif, et, bientôt, on va se débarrasser de toutes les maudites couleurs.J'ai perdu mon calme, ma pression est montée, Si j'avais eu un bâton, je l'aurais frappé.Contrairement à ce qu'avait soutenu M.Dezainde il y a quelques semaines, M.Morselli assure n'avoir jamais été présenté comme « le vrai boss » du parti.Il a scrupul eusement rendu des comptes sur ses activités de financement au ministre Gagliano, au prédécesseur de M.Dezainde, Benoît Corbeil, ainsi qu'au président de la commission des finances, Clément Joly.Rien à voir, a-t-il soutenu, avec le réseau de financement parallèle évoqué par M.Dezainde.« Mon rôle, c'était de vendre des billets.Je faisais la coordination, j'incitais le monde, c'est tout.» .Voir notre dossier sur la commission Gomery à : www.cyberpresse.ca/ commandites De 2000 à 2002, M.Morselli a admis avoir rencontré à de nombreuses reprises des propriétaires d'agence de communications, de Claude Boulay à Jean Lafleur en passant par Jean Brault.Mais jamais, a-t-il soutenu, il ne leur a demandé une contribution au parti : il voulait simplement leur appui pour la vente de billets.À RETENIR > Témoignage hier de Giuseppe Morselli, un organisateur libéral proche du ministre Alfonso Gagliano qui a coordonné le financement du PLC-Québec de 2000 à 2002.> Comparution ce matin des deux successeurs de M.Gagliano au ministère des Travaux publics, Ralph Goodale et Don Boudria.> La commission entendra de nouveau par la suite Jacques Corriveau, qui aurait confié en août 2001 avoir mis sur pied un « système de ristournes » sur les commandites qui permettait de financer le PLC-Québec.Jean Brault et Le Parrain Giuseppe Morselli le concède, les rencontres épiques au restaurant, que Jean Brault avait décrites dans son témoignage de mars dernier, ont bel et bien eu lieu.Mais il en a donné une version radicalement différente.Chaque rencontre, une demidouzaine au total, a été demandée par Jean Brault, a-t-il soutenu.À cinq reprises, le président de Groupaction lui a demandé d'intervenir pour obtenir des contrats gouvernementaux, essentiellement des commandites.Chaque fois, M.Morselli aurait poliment refusé en précisant qu'il n'avait pas ce pouvoir.« Il me demandait si je pouvais intervenir, j'ai dit : non, je ne peux rien faire pour toi », a affirmé M.Morselli.Il n'aurait jamais demandé de contribution pour le parti, et M.Brault n'aurait offert de l'argent qu'en une seule occasion, en octobre 2001.Il a alors laissé entendre qu'il serait prêt à payer 100 000 $ comptant si Giuseppe Morselli arrivait à retarder un appel d'offres du ministère de la Justice.L'appel d'offres a bel et bien été retardé, mais M.Morselli a soutenu n'être jamais intervenu et n'avoir jamais touché cet argent.Plusieurs épisodes du témoignage de Jean Brault, a soutenu M.Morselli, semblent directement tirés du film Le Parrain et n'ont jamais eu lieu.L'enveloppe de 5000 $ laissée sur une table du restaurant Chez Frank, en août 2001, il ne l'a « absolument» jamais prise.« L'argent, il disait qu'il l'a laissé sur la table.Je n'ai pas vu d'enveloppe.Le « body pack » Et l'anecdote du « body pack » en mai 2002, alors que Jean Brault avait monté le chauffage au Club Saint-Denis pour s'assurer que M.Morselli enlève son veston qui aurait pu cacher un système d'enregistrement ?« Bel exemple de conte créatif », tranche M.Morselli dans un document remis aux journalistes à sa sortie.Il y définit d'ailleurs Jean Brault par un seul mot : « Mégalomane ».À cinq reprises, le président de Groupaction lui a demandé d'intervenir pour obtenir des contrats gouvernementaux, essentiellement des commandites. VINCENT MARISSAL L'homme qui accompagnait celui qui était accompagné D'abord, réglons un point important: la Vénétie n'est pas la Sicile, et s'il y a des parrains à Palerme, il n'y en a pas à Venise.C'est clair ?Avant même de commencer son témoignage devant la commission Gomery, Joe Morselli, bras droit d'Alfonso Gagliano durant les belles années des commandites, tenait à remettre les pendules à l'heure.Il ne peut pas être appelé le « parrain » du Parti libéral du Canada, puisqu'il n'y a pas de parrain au pays des gondoles.Ce n'est pas un détail.Et Joe Morselli s'y connaît en détails, le procureur Guy Cournoyer l'a appris à ses dépens, hier, lui qui s'est fait reprocher par le témoin de poser des questions futiles.Hautain, baveux parfois jusqu'au dédain, Joe Morselli n'a rien dit (on s'en doutait), mais il a, en plus, trouvé une nouvelle excuse pour ne pas parler : « Ce n'est pas parce que je suis sous serment que je dois me rappeler tous les détails.Vous me posez des questions futiles, maître », a-t-il envoyé dans les gencives du procureur adjoint.Le coup a porté et Me Cournoyer, dont le calme n'a habituellement d'égal que le sens de l'humour, a paru sur le point de perdre patience pendant une bonne partie de la journée.Même le juge Gomery a dû monter le ton à quelques reprises, ce qui n'est pas dans ses flegmatiques habitudes.On comprend aisément l'exaspération des deux hommes.Mais Joe Morselli, montré du doigt par plusieurs témoins comme le « vrai boss » du PLC-QC, dépeint par Jean Brault, Benoît Corbeil et Daniel Dézainde comme un homme menaçant, n'allait pas se faire cuisiner docilement.C'est ce que l'on appelle un témoin hostile.Ou une tête à claques, si on n'est pas avocat.Reste que l'homme était là parce qu'il y a été contraint.Il n'allait pas laisser la commission s'essuyer les pieds sur le paillasson de son honneur avant de lui rentrer dedans.Ce faisant, Joe Morselli a montré, précisément, en quoi il peut être un personnage craint et inquiétant.Il y a deux semaines, devant la même commission, son ami Tony Mignacca avait longuement hésité à dévoiler le nom de Joe Morselli, se bornant à dire : « J'étais accompagné de la personne qui m'accompagnait ».Hier, on a vu l'homme qui accompagnait celui qui était accompagné.Le gros du témoignage de M.Morselli s'est déroulé en paraboles, le plus souvent incompréhensibles, en non-dits et, le plus souvent, en « rien-dits» du tout.D'où l'exaspération du juge et de son procureur.Mais il faut admettre que le juge et son procureur n'avaient pas beaucoup de munitions dans leur barillet pour affronter un témoin si peu bavard.Pas beaucoup de preuves accablantes contre lui, pas de souricière savamment mise en place pour le coincer, pas de questions-surprises non plus.Bref, Me Cournoyer n'a pas réussi à mettre M.Morselli en boîte et, par moments, son interrogatoire ressemblait davantage à un procès d'intention du genre : « Vous n'allez tout de même pas nous dire que vous parliez du temps qu'il fait lorsque vous rencontriez telle personne ?» Vrai, l'homme s'est réfugié dans l'omertà (ça existe, ça, en Vénétie ?).Pas besoin d'être docteur en psychologie pour comprendre que Joe Morselli n'aime pas beaucoup parler.Pas besoin de référer au classique de Mario Cuomo pour comprendre qu'il devait très bien se faire comprendre en quelques mots, entre la poire et la grappa chez Frank.C'est bien le même homme qui s'est défendu dans une entrevue au Suburban d'avoir menacé l'ex-DG du PLC-QC, Daniel Dézainde, en disant : « Peut-être qu'il a dû changer ses sous-vêtements après ça (l'altercation entre lui et Dézainde), mais c'est son problème.Je n'ai jamais menacé de le battre, mais c'est vrai, je ne l'aime pas.» C'est bien le même homme qui, après avoir vu son auto détruite par une bombe en face de sa résidence, en 1989, avait déclaré : « Peut-être que la personne qui a fait ça n'aimait pas la couleur de mon auto.» Il en aurait fallu plus pour faire craquer un témoin pareil.La commission n'y est pas arrivée, hier.Peut-être était-ce voulu?Peut-être que la commission ne tape plus trop sur le clou parce qu'elle a déjà entendu suffisamment de témoins à ce jour pour se faire une bonne idée de ce qu'il y aura dans son rapport.Chose certaine, les collègues qui couvrent vaillamment la commission depuis des mois semblent, eux, en avoir plein leur « casse ».Faut les comprendre, ils viennent de se taper trois jours de juricomptables.De quoi perdre la foi.Mais leur lassitude est probablement plus profonde.Trop, c'est comme pas assez, dit-on.Ces gens-là vont avoir besoin de longues vacances bien méritées après avoir été exposés si longtemps aux mensonges, aux demi-vérités, aux omissions, aux crises de larmes, aux malaises soudains, aux accès d'Alzheimer galopants et, plus rarement, aux révélationschocs.C'était peut-être ça, après tout, la « stratégie Gomery » du gouvernement Martin : avoir les Canadiens à l'usure et attendre le jour où il crient : assez, n'en jetez plus, la cour est pleine ! Ça marche déjà ailleurs au pays, où la lassitude s'est installée depuis quelques semaines, bien avant la fin de la partie publique de la commission, prévue la semaine prochaine.Cela soulève une question angoissante pour les milliers de Québécois gomerynomanes : ils vont regarder quoi à la télé après la semaine prochaine ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Pas besoin d'êtredocteur en psychologiepour comprendreque Joe Morselli n'aimepas beaucoup parler.Affaire Grewal: le NPD s'adresse au commissaire en l'éthique NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Le commissaire en l'éthique, Bernard Shapiro, devra déterminer sous peu s'il a l'autorité morale pour intervenir dans « l'affaire Grewal ».Le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui veut savoir s'il y a eu violation du code d'éthique des parlementaires, a fait parvenir une lettre à cet effet hier à M.Shapiro.Dans cette lettre, que La Presse a obtenue, le NPD demande au commissaire s'il est de son ressort d'étudier ce cas, qui éclabousse à la fois les conservateurs et les libéraux.Rappelons que le député conservateur Gurmant Grewal a accusé les libéraux \u2014enregistrements à l'appui\u2014 d'avoir tenté de le soudoyer en prévision du vote sur le budget, qui a eu lieu la semaine dernière à la Chambre des communes.M.Grewal affirme que le Parti libéral lui a demandé de s'abstenir lors du vote en échange d'un poste de sénateur ou d'ambassadeur.Pour donner plus de poids à ces allégations, le Parti conservateur a même rendu public l'enregistrement d'une conversation qui aurait vraisemblablement eu lieu entre le député Grewal et Tim Murphy, le chef de cabinet du premier ministre Paul Martin.M.Grewal affirme que le ministre de la Santé Ujjal Dosanjh l'aurait aussi courtisé.Outré par ces révélations, le Bloc québécois a demandé à la Gendarmerie royale d'enquêter sur l'affaire.Le chef Gilles Duceppe soutient que « d'acheter le vote de quelqu'un en échange d'une récompense » contrevient à l'article 119 du Code criminel.Le NPD, pour sa part, souhaite que le commissaire en l'éthique intervienne dans le dossier.Dans la lettre envoyée à M.Shapiro, le député néodémocrate Yvon Godin demande au commissaire «de déterminer s'il y a eu violation du Code de conduite des parlementaires ».Pour ce faire, le NPD propose au commissaire d'examiner trois allégations: mesures incitatives offertes pour que M.Grewal change d'opinion en prévision du vote, enregistrement de conversations et tentatives de la part de M.Grewal de piéger le ministre Dosanjh dans une situation inappropriée.La lettre n'avait toutefois pas encore atterri sur le bureau du commissaire hier, mais le député néodémocrate estime que M.Shapiro devrait la recevoir aujourd'hui.Il a été impossible hier de savoir si le commissaire a l'intention d'intervenir.Épargnez 400$ Sofa en cuir inclinable 1299$ LAVAL 2400, boul.le Corbusier (angle du boul.le Carrefour) (450) 687-5221 SAINT-LÉONARD 5860, boul.Métropolitain est sortie Lacordaire (côté sud du Métropolitain) (514) 257-6001 LIQUIDATION D'INVENTAIRE Jusqu'à de rabais Épargnez 270$ Fauteuil en cuir inclinable 799$ TOUT LE MONDE COURT CHEZ MC CENTRE DE LIQUIDATION 3100, boul.le Corbusier (angle Gutenberg) Jeudi et vendredi: 10 h à 21 h Samedi et dimanche: 11 h à 17 h Prix valables sur livraison immédiate.5 000 000 $ EN LIQUIDATION MATELAS jusqu'à70% Tous les échantillons de plancher sont réduits Ensemble de salle à manger 1 table, 4 chaises Épargnez 470$ 699$ 3318490A Le procès d'Alain Richard.et de la pub CHRISTIANE DESJARDINS « J'ai entre les mains un bat de baseball qui te fera repousser la chevelure et te permettra d'avoir toute la visibilité que tu veux pour les nouvelles de ce soir et des prochains jours.» Ce courriel qu'Alain Richard a envoyé à Yves Gougoux, président de l'agence de publicité BCP, le 13 février 2004, doit-il être pris au sens propre ou au figuré, comme on le fait souvent en publicité ?Voilà la question qui se dégage de la première journée du procès d'Alain Richard, qui se tenait hier devant le juge Claude Millette, au palais de justice de Montréal.Alain Richard, ex-cadre de BCP et de Groupaction, est accusé d'avoir menacé de mort son ancien patron, Yves Gougoux, le 13 février 2004, en lui envoyant un courriel agressif contenant la phrase citée plus haut.Ce courriel allait être suivi de plusieurs autres, et Gougoux, connu comme un dur dans le milieu de la publicité, que l'on surnomme même parfois « Dominator », a décidé de porter plainte à la police le 8 avril 2004.Devant le juge Millette, Gougoux a soutenu hier qu'il avait peur de Richard à l'époque, parce qu'il le savait « dérangé ».Selon lui, Richard avait entrepris une campagne de dénigrement contre lui et l'agence BCP, et voulait lui extorquer de l'argent.Faux, soutient Richard, qui affirme plutôt que ses courriels visaient à faire cesser la campagne de dénigrement que Gougoux avait lui-même entreprise contre lui, en le faisant passer pour un malade mental.Selon lui, Gougoux voulait surtout le faire taire parce qu'il menaçait de révéler le « trafic d'influences» qui régnait chez BCP.Richard en veut pour preuve le fait que Gougoux a porté plainte le 8 avril, soit le lendemain où Richard a témoigné à huis clos au Comité des comptes publics.Par la suite, on n'a plus voulu de son témoignage, et la rumeur courait qu'il était dérangé, et qu'il avait été hospitalisé six mois à l'hôpital Douglas, dit-il.La réalité, a insisté Richard hier, est qu'il a « fait une dépression en 1995, et (a) été hospitalisé deux semaines au Reddy Memorial ».Richard a souligné qu'il en connaissait long sur les finances de l'agence et de Gougoux, puisque sa conjointe d'alors était vice-présidente aux finances de l'entreprise.« C'était sûr que s'il m'écoeurait, c'était mon seul recours.Richard affirme que son message visait à faire réagir Gougoux, mais ne constituait pas des menaces de sévices ou de mort.Il soutient qu'il a utilisé le langage que Gougoux emploie lui-même dans son fonctionnement de tous les jours.Un langage de sport, de guerrier.Richard reconnaît qu'il est agressif, et affirme que c'est d'ailleurs pour ça que Gougoux était allé le chercher dans une autre agence en 1994.« Je l'avais planté sur un pitch sur Yoplait.Il a perdu cinq millions.Il n'a pas aimé ça, il est venu me chercher.J'ai beaucoup de respect pour Gougoux, je suis prêt à lui reconnaître l'intelligence suprême.Ça prend quelqu'un d'intelligent pour faire croire à des millions de personnes qu'on n'est pas coupable », a dit Richard, en faisant allusion au récent témoignage de Gougoux à la commission Gomery.Le procès se poursuit aujourd'hui. SUITE DE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Une nouvelle taxe se dessine à l'horizon TAXE suite de la page A1 Avec un rapport attendu pour la fin juin, le groupe de 17 personnes venues de tous les horizons n'a guère trouvé de consensus quant aux façons d'endiguer l'hémorragie financière que représentent des soins de santé qui augmentent de plus de 5% par an.À 20 milliards actuellement, le budget de la Santé devrait plus que doubler, et passer à 50 milliards en 2030, si aucun coup de barre n'est donné.Avec le vieillissement de la population, les coûts de santé vont croître encore plus rapidement après 2020, a-t-on expliqué aux membre du comité.Une avenue toutefois récolte de larges appuis, et, selon plusieurs sources jointes au cours des derniers jours, se trouvera à coup sûr au centre du rapport du comité Ménard.Il s'agit de la création d'une « caisse santé ».On retrouvait déjà cette idée dans le rapport de la commission présidée par Michel Clair, il y a plus de quatre ans.L'ancien ministre péquiste est d'ailleurs membre de ce comité qui avait reçu son mandat à l'issue du Forum des générations organisé par Québec à l'automne 2004.Un milliard de plus par année Selon les documents préparés par la direction des politiques du ministère des Finances pour le comité Ménard, une « prime santé » pour financer les soins récolterait un milliard de dollars de plus par année auprès des contribuables.Le sous-ministre des Finances Clément d'Astous a déposé récemment sur la table du groupe les scénarios détaillés de ce nouvel impôt déguisé.Deux scénarios sont envisagés.Le premier « progressiste », fait monter la cotisation progressivement de 200$ à 600$ par année par personne, pour les revenus entre 15 000 $ et 100 000 $.Cette mécanique existe déjà en Ontario et en Colombie-Britannique.L'autre, calqué sur la cotisation à l'assurance médicaments, frappe également tous les contribuables à 325 $ par année pour les revenus de plus de 20 000 $, une mesure qui ressemble à ce qui se fait en Alberta.Le niveau de la prime ne tient pas compte de l'âge ou du nombre de dépendants des contribuables.L'insistance des responsables du comité et des fonctionnaires\u2014trois ministères sont représentés, la Santé, les Finances et le Conseil du Trésor\u2014a donné aux membres l'impression très nette que des orientations importantes attendues du gouvernement se trouvaient déjà dans les cartons à Québec.Le président du comité, M.Ménard, a déjà ouvert la porte au fait que le rapport comporte aussi quelques opinions « dissidentes ».« Si on prend des revenus de plus, on va dire aux gens que c'est pour la santé », explique un membre du comité.Prime santé Après 12 réunions et seulement trois à venir, le comité Ménard a planché sur plusieurs idées mises rapidement de côté.M.Ménard paraissait intéressé au début par l'idée d'un nouveau régime d'épargne où les salariés soustrairait de leur revenu imposable des sommes destinées à payer leur frais de séjour dans les hôpitaux de longue durée à la fin de leur vie.Pour plusieurs membres, cette solution marginale ne répondait qu'aux besoins des nantis.Autre idée vite passée à la trappe : faire payer les patients des hôpitaux pour les services d'hôtellerie.Le groupe a aussi eu droit à la présentation de l'économiste Claude Montmarquette, déjà consulté par Québec sur le financement de l'assurance médicaments.Selon l'économiste, tous les maux du gouvernement sont liés à sa dette gigantesque, et l'État devrait tout mettre en oeuvre pour l'éradiquer.On a aussi spéculé sur la vente d'actifs importants, comme la Société des alcools, ou Transelec, filiale d'Hydro-Québec, pour éponger la dette, mais sans trop de conviction.Et on a vite mis de côté l'idée de faire payer les patients pour les soins, le spectre de la «médecine à deux vitesses » a fait reculer tout le monde, mais les services de laboratoire et d'imagerie médicale pourraient être assumés par les usagers, comme c'est souvent le cas en pratique actuellement.Hôpitaux « loués » En revanche, on examine avec plus d'attention une autre piste: faire payer par des fonds « collectifs », comme la Caisse de dépôt et placement, les gigantesques factures de construction d'hôpitaux et d'établissements de santé.En devenant locataire plutôt que propriétaire de ces immobilisations, le gouvernement ne ferait plus gonfler sa dette.Au surplus, les coûts de construction et de gestion des nouveaux bâtiments seraient probablement mieux contrôlés, confie-t-on.Familier avec les questions énergétiques \u2014il fut longtemps président du conseil d'Hydro\u2014, M.Ménard a fait circuler nombre de tableaux comparatifs sur les coûts de l'hydroélectricité, démontrant que les Québécois bénéficiaient d'aubaines coûteuses pour le Trésor public.Les tableaux, que La Presse a aussi obtenus, montrent que l'électricité se paie moins cher à Montréal que partout ailleurs au Canada.Si Hydro augmentait son rendement de 1% de plus que l'indice des prix, c'est 80 millions de plus qui entreraient dans la cagnotte.On a fait d'autres scénarios avec des hausse de la taxe de vente \u20140,5% égale 460 millions.Une hausse de 10$ pour l'immatriculation et une autre identique pour les permis de conduire font sonner la caisse pour un total de 90 millions, indiquent les documents fournis par le ministère des Finances.1-866-GREGOIRE Financement facile 1 ère et 2e chance au crédit sur place.Tous nos véhicules sont: Kilométrage certifié Non-accidentés Garantis Sortie 14 de l'autoroute 640 Ouest 625 Dubois, St-Eustache (450) 472-7272 Sortie Curé-Labelle sud autoroute 440 2470, Curé-Labelle, Laval (450) 978-8878 1 888 222-3133 1-866-978-8878 7300 Notre-Dame Ouest Trois-Rivières (819) 373-7373 Sortie Cousineau Sud autoroute 30 1840, Ch.Chambly, Carignan (450) 658-5858 1 866 443-7373 1-866-505-5858 Illustrations à titre de référence Chevrolet Venture \u201801 5 690 Chevrolet Cavalier \u201801 Pontiac Montana \u201803 Ford Taurus SE \u201804 Hyundai Accent \u201802 Ford Focus \u201802 9999 Volkswagen Jetta GL \u201801 Ford Windstar \u201801 Oldsmobile Alero GL \u201801 Honda Civic DX \u201802 Saturn SL1 \u201801 Nissan Sentra \u201801 Mazda 3 \u201805 9 499 Chrysler PT Cruiser \u201801 BMW Mini Cooper \u201802 C onv e rtib le BMW M3 \u201802 Dodge Caravan SE \u201801 C onv e rtib le Audi TT Quattro \u201802 C onv e rtib le Porsche Carrera 4 \u201801 C onv e rtib le Mercedes E55 \u201803 C onv e rtib le BMW Z4 \u201803 3318912A 3320434A OGM et biosécurité UQÀ M, Pavillon De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est avec des conférenciers d'ONG du monde entier Samedi 28 mai 2005 FORUM INTERNATIONAL CITOYEN 999, rue Université, Montréal Dimanche 29 mai 2005 de 13h à 16h Pour détails: www.greenpeace.ca 10h 30: Impératifs et enjeux de la biosécurité 14h30 : Ateliers : Étiquetage des OGM / Contamination génétique / Responsabilité civile et agriculture / Commerce international et OMC / Impacts socio-économiques et participation publique 16h30 : Zones sans OGM Inauguration d'une zone sans OGM avec Tomás Jensen et d'autres artistes 3318603A Précision Entrevue Dans l'article titré Les dangers de payer pour une entrevue, publié en page A4 de notre numéro d'hier, le professeur Marc-François Bernier rappelait un cas où TQS avait versé 1000$ à un fugitif pour l'exclusivité de ses propos.En fait, ce n'est pas 1000$ que TQS lui a versé, mais 300$.SIMULATION DE PRIME SANTÉ Deux scénarios ont été préparés : PRIME SANTÉ - QUÉBEC Le scénario 1 s'inspire de la prime santé en Ontario et sa structure est composée d'une exemption de base sur la première tranche de revenu de 15 000$ et de cinq paliers ; Le scénario 2 ressemble davantage à la prime santé que l'on retrouve en Alberta.Sa structure se compose d'une exemption de base sur la première tranche de revenu de 15 000$.Par la suite, la prime augmente de 6,5¢ sur chaque hausse de 1$ de revenu jusqu'à concurrence de 325$ somme qui est atteinte à un revenu de 20 000$.(Dans les deux scénarios, la prime santé devrait générer des revenus d'environ 1 milliard de dollars) SOURCE : MINISTÈRE DES FINANCES, QUÉBEC Revenu imposable c Pornotproibrtuiaobnlede Prime Prime 14 999 $ et moins 36 % 0$ 0$ 15 000 $ à 19 999$ 11 % 200$ 72 $ 20 000 $ à 24 999$ 9% 200 $ 325 $ 25 000 $ à 39 999 $ 26 % 250$ 325 $ 40000 $ à 59 999$ 13 % 375 $ 325 $ 60 000 $ à 99 999$ 4% 500 $ 325 $ 100 000 $ et plus 2 % 600 $ 325 $ Scénario1 Scénario 2 VOUS AVEZ AIMÉ LE PEUPLE MIGRATEUR, VOUS TOMBEREZ SOUS LE CHARME DE CHRISTAL FILMS PRÉSENTE UN FILM DE LUC JACQUET BANDE ORIGINALE AUSSI DISPONIBLE CHEZ UNIVERSAL MUSIQUE ORIGINALE EMILIE SIMON SCÉNARIO LUC JACQUET ADAPTATION LUC JACQUET MICHEL FESSLER IMAGE LAURENT CHALET JEROME MAISON POSTPRODUCTION JEAN-CHRISTOPHE BARRET MONTAGE SABINE EMILIANI DESIGN SONORE LAURENT QUAGLIO MIXAGE GERARD LAMPS UN FILM PRODUIT PAR YVES DARONDEAU CHRISTOPHE LIOUD EMMANUEL PRIOU UNE PRODUCTION BONNE PIOCHE AVEC LA PARTICIPATION DE BUENA VISTA INTERNATIONAL FILM PRODUCTION FRANCE et CANAL + EN COPRODUCTION AVEC APC EN COLLABORATION AVEC L'INSTITUT POLAIRE FRANÇAIS PAUL-EMILE VICTOR www.christalfilms.com FFFF « Un petit bijou ! » Sylvain Prévate, Le Journal de Montréal « Un conte fascinant magnifiquement mis en images.» Marc-André Lussier, La Presse FFFF « .le film est remarquable.» Brendan Kelly, The Gazette « .à voir sans faute ! » Claude Deschênes, Le Téléjournal Montréal « Une splendeur autant pour les grands que les tout petits.» Johanne Despins, C'est bien meilleur le matin « C'est vraiment un beau film ! » Marie-Christine Trottier, Désautels G Présentement à l'affiche à: VISA GÉNÉRAL FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉMA Beaubien 2396, Beaubien E.721-6060 CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉ-ENTREPRISE ÉLYSÉE GRANBY / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / CINÉMA ST-EUSTACHE / CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ FAMOUS PLAYERS PARISIEN / CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS / SON DIGITAL dès aujourd'hui dans les salles suivantes: 3315741A I L É TA I T UNE F OI S EN ANTARC T IQUE .Laissez-vous séduire par la plus belle histoire de vie que nous offre la nature PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE DANS UN CINÉMA PRÈS DE CHEZ VOUS.« En racontant l'existence des manchots empereurs, le plus humain des oiseaux, j'ai souhaité raconter une histoire éternelle, simple comme la vie.J'ai vraiment eu envie d'embarquer les gens, de les faire rêver comme un père ou une mère peut faire rêver son enfant en lui racontant une histoire avant de s'endormir.» Luc Jacquet, réalisateur du film L'Antarctique : aux frontières de la vie Le continent Antarctique est un immense territoire de glace (14 millions de km2) balayé par des vents soufflant jusqu'à 320 km/h.La température moyenne est de -55,5° C, soit la plus froide de la planète! Le manchot empereur est la seule créature vivante qui y vit durant tout l'hiver, nichant en plein blizzard et jeûnant pendant près de 115 jours.Sur ces terres désolées, dans ce désert de gel, le manchot incarne la frontière de la vie; il est la dernière sentinelle debout dans cet hiver éternel.« Il n'y a plus rien après le manchot empereur, pas même une cellule.Dans cet horizon blanc à perte de vue, il est le dernier guetteur, le dernier élément de vie de la planète.À supposer que cela ne soit pas déjà en soi une autre planète.Parce que si on n'est pas vraiment dans l'espace, on n'est plus vraiment sur terre non plus! », affirme le réalisateur de La Marche de l'empereur, Luc Jacquet.Tournage extrême Le tournage de La Marche de l'empereur s'est fait dans des conditions extrêmes.Les caméras ont dû être préparées spécialement pour résister au grand froid de l'hiver antarctique et l'équipe devait tirer un traîneau avec près de 60 kg de matériel, tout en marchant dans une poudreuse atteignant près d'un mètre de hauteur! Deux caméramen ont même failli perdre la vie au cours du tournage.Pris dans un White-Out (blizzard où il est impossible de distinguer le ciel de la terre à cause de la neige en suspension dans l'atmosphère), ils n'ont eu la vie sauve que grâce à leurs GPS.Alors que la visibilité était nulle, ils ont mis six heures pour faire 3 km et ainsi regagner la base! Au total, le tournage aura duré un an et 120 heures d'images auront été nécessaires pour offrir aux spectateurs du monde entier le cadeau rare d'entrer dans l'intimité de cet oiseau fabuleux.Le manchot en péril Malheureusement, le réchauffement climatique qui affecte la planète a de graves répercussions sur la vie des manchots.En effet, en 2001, deux icebergs géants se sont détachés, bloquant les colonies de manchots dans leur recherche de nourriture, les obligeant à faire un détour de plus de 50 km.La même année, de nombreux poussins de manchots empereurs sont morts noyés, suite à une débâcle précoce, avant d'avoir appris à nager.Des études menées récemment ont révélé qu'une des colonies de manchots empereurs que compte le continent de glace a perdu 3 000 couples en 50 ans! La Marche de l'empereur, une histoire de vie Pour en savoir plus, ne manquez pas La Marche de l'empereur, un film qui raconte la fascinante histoire d'une créature qui survit, année après année, dans les conditions de vie les plus extrêmes de la planète.www.christalfilms.com 3315743A ACTUALITÉS Un muret contre des tonnes de produits toxiques SÉBASTIEN RODRIGUE Le Technoparc a recraché près de quatre tonnes de produits toxiques et d'hydrocarbures dans le fleuve Saint-Laurent depuis 10 ans.Cela représente plus que le poids d'un Hummer qui a ainsi été récupéré grâce à des estacades installées par la Ville de Montréal aux abords du pont Jacques-Cartier.Mais il s'agit d'une fraction de tous les produits toxiques qui s'écoulent de l'ancien dépotoir et des anciens terrains du CN, selon le coprésident de la Société pour vaincre la pollution, Daniel Green.La Ville de Montréal a annoncé hier l'octroi d'un contrat pour construire un muret de 160 mètres et un puits de captage au pied du pont Victoria pour stopper les produits toxiques.Il s'agit toutefois d'une solution partielle, selon M.Green, qui s'intéresse au problème du Technoparc \u2014 ou Adacport \u2014 depuis les années 80.Le coprésident de la Société pour vaincre la pollution croit qu'une station d'épuration des eaux serait plus efficace, mais un tel équipement coûte environ 25 millions de dollars.La Ville de Montréal avait entrepris de construire un mur de 1,6 kilomètre en 2002, mais le gouvernement fédéral a arrêté le projet en 2003 en exigeant des modifications.Le fédéral demandait alors de doubler la hauteur du mur, d'installer des pompes pour retirer les hydrocarbures du sol et de construire une station d'épuration des eaux pour traiter les liquides prélevés.Le responsable de l'environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan De Sousa, reconnaît que les boudins installés pour recueillir les hydrocarbures et les produits toxiques flottants ont été plus ou moins efficaces.M.De Sousa ajoute que le muret de 7,5 mètres de hauteur apparaît maintenant comme la meilleure solution au problème, pour l'instant.Le muret a d'ailleurs reçu l'approbation d'un comité technique formé, entre autres, des ministères fédéral et provincial de l'Environnement.Les estacades resteront en place au cas où le muret serait submergé.Ce mur coûtera près de 1,6 million et les travaux pour l'installer débuteront en juin pour se terminer en septembre.Jusqu'à maintenant, la Ville de Montréal a dépensé un peu plus de 4,8 millions de dollars pour endiguer les écoulements de produits toxiques, sans jamais régler totalement le problème.M.Green s'inquiète que le mur ne crée des accumulations de produits toxiques en amont, là où le stade de soccer Saputo est prévu.« Essentiellement, l'annonce semble électoraliste », conclut-il.M.De Sousa croit pour sa part que le muret réglera une bonne partie du problème et permettra justement de développer ce secteur de la ville.3319209A « Une minute de plus, ils m'auraient peut-être descendu » AVION suite de la page A1 Les chasseurs F-16 de l'armée américaine étaient déjà en route pour l'intercepter.Ça aussi, il le savait.Tellement qu'il avait prévenu ses trois passagers que les F-16 allaient leur rendre visite.Il était parfaitement conscient que son appareil volait en aveugle directement vers la Maison- Blanche ! Mais ce qu'il aurait bien voulu savoir, à ce moment-là, c'était comment il allait bien pouvoir se sortir de là.Entre le moment où son appareil de six places a été frappé par la foudre, à quelques dizaines de kilomètres de Washington, lundi, et celui où il s'est posé sain et sauf à l'aéroport Gaithersburg, au nord de la capitale, un F-16 toujours collé au train, M.Bonnet ne sait pas trop combien de temps s'est écoulé.Tout s'est passé tellement vite.L'homme d'affaires revenait d'un voyage de quelques jours à La Nouvelle-Orléans à bord de son bimoteur, en compagnie de sa conjointe et d'un couple d'amis.M.Bonnet a 20 ans d'expérience et n'avait jamais vécu le moindre incident en vol.Jusqu'à ce que l'orage les entoure, à leur approche de la capitale américaine, il n'avait aucune raison de penser qu'il en irait autrement ce jour-là.Quand la foudre a touché le devant de l'appareil, une vive lumière blanche a envahi la cabine, comme un flash.Mais rien de plus.Quelques instants plus tard, M.Bonnet lisait sur un indicateur que le Cessna perdait rapidement de la vitesse, passant de 190 à seulement 60 noeuds.Ça n'avait pas de sens : à moins de 75 noeuds, un bimoteur de cette taille décroche et tombe comme un poids mort.Alors qu'il tentait de se repérer sur quelque chose pour estimer sa vitesse, le pilote réalisait que la radio et le transpondeur (qui émet un signal permettant d'identifier et de repérer l'appareil en vol) avaient grillé.Même s'il savait qu'il se dirigeait vers le périmètre de sécurité aérienne autour de la Maison- Blanche, il ne pouvait pas changer de cap sans prévenir dans un espace aérien aussi encombré que celui de Washington.Ses systèmes d'alerte de proximité « bippaient » à tout moment pour le prévenir que d'autres avions se trouvaient près de lui.C'est alors qu'il a vu une fusée d'avertissement passer devant le Cessna, suivie de près par la masse grise et menaçante d'un F-16.Un des deux appareils qui l'avaient pris en chasse est venu si près de son avion qu'il pouvait distinguer la silhouette du pilote dans le cockpit.L'avion de chasse a balancé les ailes.M.Bonnet a répondu en faisant de même.Et il a suivi le jet, qui lui indiquait la route à suivre.« Je pense qu'ils s'amusaient, dit l'homme d'affaires, en imitant des mains les passages en successions rapides près du Cessna.Un des F- 16 était en position d'escorte à côté de nous, puis il a amorcé une ascension très rapide, il s'est complètement retourné pour redescendre, et il est repassé à côté de nous, comme ça, en position à l'envers.» Le copropriétaire de la fromagerie Damafro, de Saint-Damase, affirme qu'il n'a pas eu peur.Rétrospectivement, il se demande s'il n'aurait pas dû.« Je pense que si j'avais continué de voler une minute de plus dans la direction où j'allais, ils m'auraient peut-être descendu », ditil.Les autorités américaines l'ont bien traité, assure- t-il.Et pour être traité, il a été traité.Des policiers l'attendaient sur la piste dès qu'il a immobilisé son Cessna.Dans les secondes qui ont suivi, huit voitures de police ont entouré l'appareil et ses passagers.Peu après sont arrivés quatre agents du FBI, puis deux enquêteurs de la National Security Agency.Il n'y avait pas de quoi rire.Après explication, aucune accusation n'a été portée contre M.Bonnet, qui a pu redécoller dès le lendemain pour rentrer à Saint-Hyacinthe, sans autre incident.Le Cessna n'a même pas été endommagé.Quand l'éclair a frappé, la décharge a carbonisé des diodes dans le système électronique qui alimente l'indicateur de vitesse.Tout ça, donc, à cause d'une ou deux diodes ?« Oui, répond le pilote.Mais il a fallu que ça arrive dans les pires conditions météo possibles et au pire endroit du monde où une chose semblable puisse arriver.» 3315130A SUITE DE LA UNE Le sort de Zarqaoui, le mauvais garçon converti au jihad, est toujours incertain ZARQAOUI suite de la page A1 « Les chefs se sont rencontrés après que notre cheikh Abou Moussab Al- Zarqaoui eut été blessé et ont décidé de nommer un chef adjoint jusqu'à son retour », disait ce texte.Mais il a été aussitôt démenti par un autre communiqué.Cela n'empêchait pas certains experts, dont le rédacteur en chef du quotidien arabe londonien Al-Qods Al- Arabi, Abdel Bari Atwan, de conclure que Zarqaoui se trouvait en fait à l'article de la mort.Un proche d'Abdul Aziz Al-Hakim, leader du Conseil suprême de la révolution islamique, la plus grande coalition politique irakienne, a dit de son côté que la nomination d'un adjoint ne signifiait pas nécessairement que Zarqaoui était mort.«Nous ne sommes pas certains à 100% qu'Al- Zarqaoui est mort et nous ne pouvons pas confirmer cette décision comme une confirmation de son décès », a-t-il dit.Même si elle ne porterait pas un coup fatal à Al-Qaeda, la disparition éventuelle de Zarqaoui causerait un choc chez ses militants, estime Jean- Charles Brisard, auteur d'une récente biographie du terroriste.« Les groupes qui forment le réseau Al-Qaeda se régénèrent sans cesse, un chef disparaît, un autre réapparaît aussitôt », a noté M.Brisard, joint par La Presse en Suisse.Il souligne cependant que le Jordanien de 38 ans, inconnu du grand public il y a deux ans à peine, est devenu le symbole de la résistance irakienne contre l'occupation américaine.Selon lui, il serait même devenu plus important, aux yeux de la résistance irakienne, qu'Oussama ben Laden lui-même.Ce dernier est un « symbole lointain, mais sans grande marge de manoeuvre », dit M.Brisard.Alors que Zarqaoui peut mettre à son crédit des attentats spectaculaires.Dans sa biographie du terroriste (Zarqaoui, le nouveau visage d'Al-Qaeda), Jean-Charles Brisard raconte comment le mauvais garçon de Zarqa, en Jordanie, est d'abord attiré par les batailles de rue et la drogue, avant de se convertir au jihad après que sa mère, voulant le ramener dans le droit chemin, l'eut envoyé dans une mosquée intégriste.Zarqaoui commence sa « carrière » par une série de ratages.Voulant combattre en Afghanistan, il arrive dans ce pays au moment où les Russes viennent de se retirer.Suivent une série d'attentats ratés en Jordanie, où ses essais infructueux finissent par le faire atterrir en prison.C'est là qu'il fait ses classes et qu'il finit par s'imposer, affirmant un leadership fondé sur la force physique et la violence.Libéré en 1999, il rejoint l'Afghanistan, où il fraie dans les hautes sphères d'Al-Qaeda.Il aurait même assisté aux réunions préparatoires des attentats du 11 septembre.À l'époque, il était un lieutenant parmi d'autres, alors qu'aujourd'hui, il est devenu la figure dominante du mouvement terroriste.Le 25 octobre 2002, Zarqaoui fait abattre le diplomate britannique Lawrence Fowley à Amman.C'est son premier « succès professionnel ».Il y en aura d'autres, et de plus en plus sanglants.On croit qu'il a été derrière l'attentat contre le siège de l'ONU à Bagdad.le 19 août 2003, l'un des pires dans l'Irak occupé.Régnant par la terreur, Zarqaoui aurait été l'instigateur de nombreuses décapitations.On croit qu'il a même personnellement exécuté l'otage américain Nicholas Berg, il y a un an.Le réseau de Zarqaoui est formé d'une trentaine d'hommes qui le suivent depuis 10 ans : des Jordaniens, mais aussi des Marocains, des Pakistanais.Jusqu'à maintenant, estime Jean-Claude Brisard, ce noyau dur a échappé aux forces américaines.Selon les services de renseignement occidentaux, au-delà de ce premier cercle, les troupes de Zarqaoui comptent de 1500 à 2000 militants.Avant l'offensive américaine contre l'Irak, le Jordanien ne figurait pas sur la liste des terroristes recherchés par le FBI.« Depuis la guerre, l'Irak est devenu l'épicentre du terrorisme islamiste dans le monde », constate M.Brisard.Avec AFP et AP économisez plus Jusqu'à15$/mois en combinant vos services(4) 1888 4MOBILE L'offre prend fin le 30 juin 2005; réservée aux nouvelles activations.Services disponibles là où la technologie le permet.Prix/offre et options sujets à changement sans préavis et ne peuvent être combinés à aucune autre offre.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent avec tout engagement.Photo à titre indicatif.Jusqu'à l'épuisement des stocks.Pas disponibles dans tous les magasins.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent.(1) S'applique aux appels faits dans la zone de couverture de Bell Mobilité ou ses partenaires pendant la durée de l'engagement; sinon des frais d'interurbains et des frais d'itinérance peuvent s'appliquer.(2) Soirs du lundi au jeudi, de 20h à 7h, et week-ends du vendredi 20h au lundi 7h.(3) Sujet à un engagement de 3 ans.(4) Offert avec les services et forfaits de Mobilité, Sympatico et Express Vu sélectionnés aux clients résidentiels, là où l'accès et la technologie le permettent.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Il n'est pas nécessaire d'être abonné au service local ou à d'autres services tarifés de Bell Canada.Des frais pour l'équipement et l'installation professionnelle peuvent s'appliquer.Sympatico est une marque de 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Samsung a680 vidéotéléphone ANJOU Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 BELOEIL Mail Montenach (450) 446-7176 BROSSARD Mail Champlain (450) 465-8759 CHÂTEAUGUAY Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 COATICOOK 18, rue du Manège Place J.R.Lefebvre (819) 849-9997 COWANSVILLE Domaine du Parc (450) 263-4444 DELSON 5, route132 (450) 635-9999 DOLLARD-DESORMEAUX 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 DORION-VAUDREUIL 84, boul.Harwood (450) 424-1416 DORVAL Les Jardins Dorval (514) 631-1222 DRUMMONDVILLE 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 GATINEAU Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 GRANBY Galeries de Granby (450) 777-4058 HULL Galeries de Hull (819) 771-2716 JOLIETTE Les Galeries Joliette (450) 755-5533 LASALLE Carrefour Angrignon (514) 364-3071 LAVAL 1655, boul.St-Martin O.(450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 LONGUEUIL Place Longueuil (450) 679-4558 MONTRÉAL 9280, boul.de l'Acadie (514) 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) (514) 526-2020 892, rue Ste-Catherine O.(514) 866-6686 Boul.Décarie (angle Jean-Talon) (514) 739-7777 Centre Rockland (514) 340-1269 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) (514) 270-1155 MONTRÉAL-NORD Place Bourassa (514) 322-3202 MONT-TREMBLANT 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 POINTE-AUX-TREMBLES 12530, rue Sherbrooke E.(514) 645-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 REPENTIGNY 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 ROSEMÈRE 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 SALABERRY-DEVALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 SHAWINIGAN 1Plaza de la Mauricie (819) 539-8691 SHERBROOKE 2700, rue King O.(819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 SOREL Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 ST-BRUNO-DEMONTARVILLE Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 STE-AGATHEDES- MONTS 80A, boul.Morin (819) 321-0265 ST-EUSTACHE Place St-Eustache (450) 623-8500 ST-HUBERT 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 391, boul.Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 ST-JÉRÔME Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 ST-LAURENT La Place Vertu (514) 335-2355 ST-LÉONARD 6050, boul.Métropolitain E.(514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 TERREBONNE Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 TRACY 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 TROIS-RIVIÈRES 5691, boul.Jean XXIII (819) 376-6849 Centre Les Rivières (819) 691-0482 VICTORIAVILLE 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 AUTEUIL Entreprise Yaco enrg.5330, boul.des Laurentides (450) 628-9366 DORVAL J.D.Mobilité 10925, chemin Côte-de-Liesse (514) 422-0511 GRANBY Bell Mobilité 590, boul.Boivin (450) 378-3618 HULL Action Solutions Radio Inc.73, rue Jean-Proulx (819) 777-0999 JOLIETTE Boutique du téléphone 127, boul.St-Charles- Borromée N.(450) 752-5030 LACHINE CBCI Telecom inc.2409, 46e Avenue (514) 422-3334 LAFONTAINE Cosat 2121, boul.Labelle (450) 431-5122 LAVAL Metro Com Canada 800, boul.Chomedey (120) (450) 687-4000 LONGUEUIL Cellcom 650, place Trans-Canada (450) 463-7777 Triacom 2771, boul.Jacques-Cartier E.(450) 928-2244 MONTRÉAL ABCO Telecom inc.8900, rue Lajeunesse (514) 389-8900 CelluMTL Complexe Desjardins (514) 282-3388 Citécell 5450, rue Saint-Patrick Suite101 (514) 762-2000 Télécentre Québec 6855, rue St-Jacques O.(514) 485-5222 SALABERRY-DEVALLEYFIELD Librairies Boyer ltée 10, rue Nicholson (450) 373-6211 SHERBROOKE Gobeil et Filles 4505, boul.Industriel (819) 563-0406 ST-EUSTACHE Communications J.D.66, rue Dubois (107) (450) 974-7444 TERREBONNE Her-Comm 1729, chemin Gascon (450) 964-7777 Magasins Espace Bell et Bell Mobilité participants Aussi offert chez ces détaillants : 3317658A POLITIQUE 3319213A Déménagement du Casino de Montréal Couillard réserve son jugement DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le ministre de la Santé, Philippe Couillard n'appuiera pas le déménagement du Casino de Montréal tant que cette décision ne sera pas approuvée par une étude indépendante, pour vérifier les questions de santé publique.Une telle étude pourra être réalisée par la direction régionale de santé publique, a expliqué hier la porte-parole du ministre, Cathy Rouleau.« Pour l'instant, M.Couillard n'a pas à être pour ou contre un projet, il ne se prononcera qu'une fois que l'on aura fait l'évaluation du point de vue de la santé publique », résume-t-elle.Début mai, La Presse rapportait que M.Couillard était fort opposé à l'idée que le Casino puisse quitter l'île Notre-Dame pour le Bassin Peel : une maison de jeu plus proche du centre-ville est susceptible d'inciter davantage les joueurs compulsifs à céder à leur vice.Une réunion d'une douzaine de ministres, organisée en avril par Stéphane Bertrand, le chef de cabinet de Jean Charest, avait fourni l'occasion à plusieurs d'exprimer leur inquiétude face au projet.Dans l'entourage du premier ministre, on ne cachait pas dès lors qu'il s'écoulerait plusieurs mois avant que le gouvernement ne prenne position sur ce dossier susceptible de devenir explosif.Un reportage de Radio-Canada, diffusé mercredi, fournit l'occasion au gouvernement Charest de resserrer d'un tour le couvercle sur le projet.Pour Jean Charest on est « à l'avant-avant-avant projet : il n'y a pas de projet sur la table du gouvernement ».Responsable de Loto-Québec, le titulaire des Finances Michel Audet a été plus nuancé.Toute décision sur le déménagement du Casino ne pourra survenir avant l'automne et pourrait même attendre le début de 2006.Mais le projet, bien que « préliminaire », pourrait « être très intéressant » compte tenu du fait que Loto- Québec s'engage à ce que l'offre de jeu n'augmente pas à cause de ce déménagement, a expliqué le ministre.D'ici la décision du Conseil des ministres, indique M.Audet, Loto-Québec obtiendra le feu vert dont elle a besoin pour compléter une série d'études sur la faisabilité et la rentabilité potentielle de ce projet.Pas de précipitation « Avec la Gaspésia, on a vu un exemple de projet lancé dans la précipitation.Celui- là ne le sera pas.On va prendre toutes les précautions pour s'assurer que toutes les études ont été faites quant aux coûts, aux retombées économiques et sociales », a souligné M.Audet.Actuellement, le Casino se trouve dans un bâtiment à l'origine temporaire, en service depuis près de 40 ans.L'édifice comporte neuf étages, ce qui complique les opérations et la sécurité, observe- t-il.Le nouveau casino s'inscrirait dans un complexe récréotouristique.Loto-Québec a trouvé un partenaire pour la construction d'un hôtel de 400 chambres adjacent.En Chambre, le critique aux finances du PQ, François Legault, a tenté en vain de savoir si M.Audet avait des réticences sur le projet.Sa collègue de Rimouski, Solange Charest, a réclamé que chaque dollar supplémentaire encaissé par Loto-Québec grâce à ce projet soit accompagné d'un montant équivalent pour la prévention du jeu pathologique.Finalement, Mario Dumont, le chef adéquiste, a accusé Québec de « gaspiller l'argent à étudier un déménagement absolument inutile ».Les opérations de Loto-Québec avaient d'ailleurs préoccupé suffisamment les députés plus tôt cette semaine, pour inciter les dirigeants de la société d'État à venir rassurer les élus.En région surtout, plusieurs s'inquiétaient du retrait des machines de vidéopoker des bars, une opération qui devait débuter en novembre prochain.Or, rien ne sera prêt pour à l'automne.La semaine prochaine, M.Audet devrait soumettre au Conseil des ministre sa proposition de déclencher un appel d'offres pour la vente des quatre hippodromes du Québec, susceptibles d'être accompagnés de « salons de jeu » où l'on replacerait les machines retirées des bars.Mais plusieurs mois s'écouleront avant que ces nouveaux hippodromes ne puissent être exploités.À Montréal, par exemple, on envisage la construction d'un tout nouvel édifice dans la couronne nord pour remplacer Blue Bonnets.1% BONI DE Capital garanti à 100%.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100$.la première année pour les nouveaux fonds REER.Obligations à taux progressif L'épargne fait le bonheur: Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, ou passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.Nos bureaux sont également ouverts les samedis de mai, de 10 h à 16 h.www.epq.gouv.qc.ca 1 800 463-5229 Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.2,05 2,60 3,00 3,40 4,00 4,40 4,70 5,20 5,75 7,50 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e année 3315007A Martin défend son budget à Bay Street MARTIN VALLIÈRES TORONTO De passage dans le quartier financier de Toronto, hier, le premier ministre Paul Martin a tenté de redorer sa réputation, lui dont on vantait la discipline budgétaire durant ses années comme ministre des Finances.Car du point de vue de Bay Street, cette réputation a été ternie ces derniers temps par les manoeuvres politiques du gouvernement.En particulier l'accord sur le budget conclu avec l'opposition néo-démocrate qui entraîne des dépenses additionnelles.« Bien des gens dans le milieu financier qui ont apprécié Paul Martin se demandent s'il n'a pas sacrifié sa discipline budgétaire pour des raisons purement politiques », a résumé David Watt, économiste principal chez BMO Nesbitt Burns, la filiale boursière de la Banque de Montréal.« Pour le moment, il jouit encore du bénéfice du doute, mais il en faudrait bien peu pour faire pencher la balance.D'autant plus que ces nouvelles dépenses vont pour des programmes qui sont souvent les plus difficiles à réduire en cas de ralentissement économique et de baisse des revenus fiscaux », a indiqué M.Watt, qui était parmi le millier de convives de l'Empire Club et de la chambre de commerce de Toronto venus entendre M.Martin.Quelques vedettes politiques étaient aussi du nombre, dont Belinda Stronach, nouvelle ministre libérale après sa défection-surprise du Parti conservateur.Durant son discours, le premier ministre a insisté que « le plan de mon gouvernement, aujourd'hui comme toujours, est de faire preuve de responsabilité financière.» Il a dit qu'il entendait toujours ramener la dette publique du Canada à 25% du produit national brut de l'économie d'ici neuf ans.Ce pourcentage est actuellement de 38% \u2014déjà une nette amélioration par rapport au niveau d'environ 70% d'il y a 10 ans, quand il est devenu ministre des Finances, a souligné M.Martin.C'était à un moment, a-t-il rappelé, où le Canada se faisait dire par les financiers internationaux qu'il risquait d'avoir à quémander pour financer ses déficits et sa dette, à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.Le premier ministre a aussi soutenu qu'il ne fallait « plus jamais permettre au gouvernement de vivre au-delà de ses moyens.Nous devons être vigilants et disciplinés, car c'est le prix de la liberté financière ».Cela dit, M.Martin a tenu à rappeler à son auditoire de financiers et de politiciens torontois que la situation de son gouvernement minoritaire l'obligeait à travailler avec l'opposition.« Un gouvernement minoritaire ne peut faire adopter un budget en prétendant qu'il a une majorité.Allez demander à Joe Clark pour voir », a lancé le premier ministre, provoquant les rires de son auditoire.M.Martin a admis que l'accord avec les néo-démocrates augmentera d'environ 1% les dépenses prévues au budget original.Mais, a-t-il insisté, cet accord « déclare explicitement que nous n'aurons pas de nouveau déficit.» . DOCTORATS Les noms des nouveaux docteurs sont suivis de ceux de leurs directeurs de recherche.Faculté de l'aménagement Lizarralde, Gonzalo Colin H.Davidson Moussette, Michel Denis Bilodeau, Philippe Poullaouec-Gonidec Postacioglu, Dilek René Parenteau, Peter Jacobs Senghor, Jean-Pierre Peter Jacobs, Gérald Domon Sweeney, Mary Bernadette Blanc, Annick Germain Faculté des arts et des sciences Abdel Razek, Mohammed Claude Frasson, Marc Kaltenbach Ainouche, Linda Paul Sabourin Alberny, Thierry Graciela Ducatenzeiler Allie, Louis Chris R.Bryant, Martin Vanier Alvarez Moraga, Nibaldo Véronique Hussin Antoine, Paul Claude Martin Arcand, Sébastien Danielle Juteau Azar, Rima Daniel Paquette, Mark Zoccolillo Baille, Wilms Emmanuel Julian Zhu Barthelemy, Olivier Joëlle Margot, Mohammed Chaker Basalamah, Salah Alexis Nuselovici Nouss Bassil, Sarita Rudolf Keller, Peter G.Kropf Beaudry, Nicolas Jacques Y.Perreault, Jean-Pierre Sodini Beneventi, Domenico Amaryll Chanady Bernier, Hélène Claude Chapdelaine Bernier, Josée Margaret C.Kiely Bertone, Armando Jocelyn Faubert Bertrand, Karine Louise Nadeau Blanchard, Martin Michel Seymour, Alain Renaut Blot, Louis Gabriel Jean-Guy Vaillancourt Bodson, Claudine Marie-Claude L'Homme Bouchard, Carl Samir Saul, Jean-Claude Allain Boucher, Sophie Mireille Cyr, Andrée Fortin Boudrias, Jean-Sébastien André Savoie Boufaden, Narjes Guy Lapalme, Yoshua Bengio Boutin, Michel Michel Bertrand, Claude Ostiguy Brassard, Renée Mylène Jaccoud Brière, Marie-Ève Roger Godbout Brind'Amour, Anik Daniel Boisclair Brodeur-Girard, Sébastien Dominique Deslandres Bujold, Judith Anne Salomon Castelnerac, Benoit Louis-André Dorion, Luc Brisson Castonguay, Roselyne Jeffrey Keillor Chabi-Yo, Fousseni Damien Éric Renault, René Garcia Charest, Luc El Mostapha Aboulhamid, Guy Bois Chastenay, Marie Hélène Jean-Claude Lasry, Michel Pagé Chicoine, Martin Sjoerd Roorda, Remo Masut Christov, Roumen Michel Bertrand Cinq-Mars, Caroline John Wright Cloutier, Catherine Luc Lamarche Cluzeau, Jérôme William Lubell Coiquaud, Urwana Gilles Trudeau, Marie-Ange Moreau Colpron, Anne-Marie Robert Crépeau Corbeil, Sylvie Margaret C.Kiely Côté, Jean-Philippe Patrice Marcotte, Gilles Savard David, Claire Luc Giroux de Villers, Marie-Éva Monique Cormier Després, Philippe Gilles Beaudoin Di Marco, Marie Viktor Zacek Dominique, Jérôme Camille Legendre Downs, Joanne Daniel Laurier Dupré, Nicole Joanne-Lucine Rouleau El Telmissany, May Abdel Kader Amaryll Chanady Enriquez Rosas, Adriana Maria André-Roch Lecours, Michel Habib, Bernadette Ska Fallu, Jean-Sébastien Michel Janosz Farzindar, Atefeh Guy Lapalme, Jean-Pierre Descles Fiset, Stéphanie Martin Arguin Fotso, Jean Christophe Barthélémy Kuate Defo Fournier, Jérôme Gert Sabidussi Fournier, Vincent Guy Lanoue Fraser, Marie Johanne Lamoureux Fu, Yu-Hsiang Lianne Moyes, Rodica-Livia Monnet Gagnon, Jean Marc-André Bouchard, Constant Rainville Gagnon, Yvon Jean-Yves Frigon Gana, Nouri Eric Savoy, Walter Moser Gaudreau, Patrick Jean-Pierre Blondin Giasson, France Marcel Fournier Giasson, Patrice Amaryll Chanady Gin, Pascal Walter Moser Godbout, Louis Jean Grondin Granjon, Denis Chris R.Bryant Gueye, Ndeye Rokhaya François Perron, Éric Marchand Guillemet, Patrick Camille Legendre, Yves Gingras Gutmanis, Mara Robert Kessler Martin Hanley, Jill Jean Panet-Raymond, Éric Shragge Helzy, Fatima James D.Wuest Hernandez, Olivier Claude Carignan, Philippe Amram Kamberidis, Lambra Jacques Bouchard, Claude Sutto Kelly, Patricia Deirdre Meintel Laberge, Murielle Gilles Guérin Labrèche, Yves Claude Chapdelaine Lacasse, Shirley Deena White, Fran Shaver Lahaie, Annie Martin Arguin, Laurent Mottron Lamontagne, Luc Guy Lapalme Lamothe, Anne-Marie Anne Salomon, Margaret C.Kiely Lamoureux, Guillaume Benoît Roux, Alain Caillé Langlois, Nicole Claude Morin Lapalme, Ervig Bernard Goulard, Jean-Marc Lina Lapointe, Martine Emmanuelle Lise Gauvin Larose, Martin Paul Létourneau Le Jeune, Gaël Victor Piché, Jean Poirier Lebel, Sophie Zeev Rosberger Leclerc, Charles Franco Lepore Lecours, Sophie Martin Arguin Lévesque, Johanne Yves Joanette Lucas, Gwénaëlle Élisabeth Nardout-Lafarge, Yannick Resch, Beida Chikhi Lussier, Patrick Jean Proulx, Marc Leblanc Maheu, Françoise Sonia Lupien Mamodhoussen, Erika Salima John Wright Mantha, Alexis Claude Chapdelaine Marchand, Alain Andrée Demers, Pierre Durand Marcoux, Danielle Alexis Nuselovici Nouss Marois, Christian Daniel Nadeau, René Doyon Mazilu, Daniel Richard Bodeüs Miron, Isabelle Pierre Nepveu Mondain, Nathalie Thomas Kingston Legrand, Paul Sabourin Montoki, Emmanuel Marlène Frigon Montoya, Alejandro Claude Morin Mota, Angel Silvestra Mariniello, Walter Moser Nahon Serfaty, Isaac Gilles Brunel Nguyen, Van Nhan Nathan Ménard Novivor, Ayelevi Josias Semujanga Orliac, Brigitte Alain Polguère, Marie-Claude L'Homme Panneton, François Pierre L'Écuyer Paquet, Ginette Paul Bernard, Marc Renaud Paquet, Suzanne Lise Lamarche, Philippe Poullaouec-Gonidec Paquet, Valérie Hélène Lebel Pelletier, Denis Jean-Marie Dufour, Nour Meddahi Perceval, Olivier Bernadette Pinel-Alloul, Peter G.C.Campbell Philippoussis, Maria Olga Eizner Favreau Poirier, Marie-Claude Catherine Ruth, Solomon Scherzer Poirier, Rémi Sjoerd Roorda, François Schiettekatte Richard, Claude Luc Lamarche Richer, Jean-François Stéphane Vachon, Jacques Neefs Rioux, Phanie André Savoie, Céline Bareil Rocheville, Sarah-Dominique Éric Méchoulan, Yvon Rivard Rojas Viger, Celia Deirdre Meintel Rouane, Khalid Claude Frasson, Marc Kaltenbach Roy, Roxanne Éric Méchoulan Ruiz Calderon, Giselle Monique Sarfati Arnaud Sarrazin, Yanick Francine Cyr Schirm, Michael Karen Waldron, Pierre Thibault Séguin, Michel Maurice Lagueux Sherknies, Denis Jean Meunier, Jean-Claude Tardif Sliwinski, Alicia Pierre Beaucage Sok, Phal Yves-Charles Morin Taillefer, Suzanne Jean-Claude Lasry, Laurence Kirmayer Thiam, Macoumba Victor Piché, Richard Lalou Toqué, Nathalie Alain Vincent Traisnel, Christophe Denis Monière, Hugues Portelli Tremblay, Grégoire Margaret C.Kiely Tremblay, Martin Stephen Hanessian Turcotte, Stéphanie Hélène David Valéry, Pascale Jean-Marie Dufour, Christian Gourieroux Valladares Ruiz, Patricia Catherine Den Tandt, Beatriz Celaya Carrillo Vis, Chantal Richard Carignan, Christiane Hudon Vogt-Moykopf, Chaïm Hans-Herbert Rakel, Marc-Alain Ouaknin Williams, Andrew John William B.Kinsley Wurz, Ryan André Charette Yelle, François Claude Martin, Line Grenier Faculté de droit Azzaria, Georges Guy Rocher Bachand, Frédéric Gérald Goldstein, Charles Jarrosson Emerich, Yaëll Gérald Goldstein, Frédéric Zenati Katsivela, Maria Guy Lefebvre, Yves Tassel Langelier, Richard Pierre Trudel Lemay, Violaine Guy Rocher Ribet, Roseline Suzanne Lalonde, Christiane Alibert Département de kinésiologie Drouin, Réjean François Peronnet, Carole Lavoie Dumas, Alexandre Suzanne Laberge Karelis, Antony François Peronnet, Phillip F.Gardiner Termoz, Nicolas François Prince, Luc Martin Faculté des études supérieures Aouad, Mohammed Salah Rafick-Pierre Sekaly Boudreault, Francis Ryszard Grygorczyk, Jean-Yves Lapointe Chabaud, Stéphane Yves Langelier Clavette, Suzanne Jean-Guy Vaillancourt, Louis Rousseau Girard, Nathalie Trang Hoang Godin, Jean-François Jean Renaud Houle, Martin David Lohnes Lamolet, Bruno Jacques Drouin Leblanc, Lyne Richard Ernest Tremblay Lemay, Louise Claire Chamberland, Deena White Lessard, Geneviève Claire Chamberland, Dominique Damant Mailloux, Carole Marie-Andrée Bertrand Mowszowicz, Zina Sylvie Normandeau Paquet, Claudie Richard Bertrand Racine, Eric Hubert Doucet Raymond, Marc-André Marie-Josée Hébert Rodier, Francis Anne-Marie Mes-Masson Vadeboncoeur, Hélène Gilles Bibeau, Denise Couture Faculté de médecine Abergel, Frédéric Claude Sicotte Abi Farah, Carole Nicole Leclerc Akoume Ndong, Marie Yvonne Ibrahim Yousef, Gabriel L.Plaa Aznavour, Nicolas Laurent Descarries Battista, Marie-Claude Michèle Brochu Beauchamp, Marie-Claude Geneviève Renier Béliveau, Martin Kannan Krishnan, Robert Tardif Bemeur, Chantal Jane Aimée Montgomery Bergeron, Annick Puttaswamy Manjunath Bernier, Virginie Daniel Bichet, Michel Bouvier Bertrand, Martine Daniel Bourbonnais, Johanne Desrosiers Bretzner, Frédéric Trevor Drew Brunette, Jean Jean-Claude Tardif, Rosaire Mongrain Carpentier-Primi, Mélanie Luc Desgroseillers, Guy Boileau Caux, Chantal Claude Viau, David Roy, Louise Guilbert Charest, Pascale Michel Bouvier Cirstea, Mihaela Carmen Mindy Levin Cornea, Virginia Laurent Descarries Coudé, Gino Christian Casanova David, Jocelyn Dindial Ramotar Denis, Maxime Michel Bouvier, Jacques Jr Genest Dergham, Pauline Lisa Mckerracher Deshaies, Francis Jacques Thibodeau Deslauriers, Benoit Pavel Hamet, Zdenka Pausova Erickson, Lonny James Lambert Farand Fecteau, Shirley Yves Joanette, Pascal Belin Gendron, Alain Édouard Kouassi, Jeanne Teitelbaum, Patrick Du Souich Geneau, Robert Raynald Pineault, Paul Lamarche, Pascale Lehoux Hamel, Lucie Simone Chevalier Houde, Mathieu Michel Desjardins Huot, Isabelle Marielle Ledoux, Gilles Paradis Jolicoeur, Francine Louis Gaboury, Luc Laurier Oligny Kabbaj, Ouafae Marc Pelletier, Maria Leiza Vitale Khairy, Paul Jean Lambert Laflamme, Annik Jacques De Champlain, René Cardinal Lagana, Annik Ivan Robert Nabi Langelier, Marie-France Benoît Coulombe Le, Phuong Uyen Ivan Robert Nabi Ledoux, Jonathan Normand Leblanc, Rémy Sauvé Li, Ling Geneviève Renier Liacini, Abdelhamid Muhammad Zafarullah M'Bemba Meka, Prosper Saroj K.Chakrabarti, Nicole Lemieux Mayer, Gaétan Moïse Bendayan Michaelsen, Stella Maris Mindy Levin Mio, Robert Lambert Busque Mongeau, Lyne Lise Gauvin, Michèle Rivard Naslafkih, Abdelouahed François Sestier Ongali, Brice Réjean Couture Patenaude, Christian Jean-Claude Lacaille Potier, Soizic Caterina Psarropoulou, Laurent Descarries Pourrier, Marc Stanley Nattel, Zhiguo Wang Raymond, Isabelle Manon Choinière Rufiange, Marianne Marie Dumont, Pierre Lachapelle Shi, Gui Xiu Jianping Wu Sindhu, Sardar Jose P.C.A.Menezes, Ali Ahmad St-Pierre, Annie Robert Tardif, Kannan Krishnan Stan, Simona Émile Lévy, Marie Lambert Tahami Monfared, Amir Abbas Jacques Le Lorier Terra, Rafik Claude Perreault Trottier, Helen Pierre Philippe Vanie Bi, Dje Jules François Champagne, Nicole Leduc Verdier, Dorly Arlette Kolta, James Percy Lund Voisin, Julien C.Elaine Chapman Walter, Nathalie Yves Joanette, Mario Beauregard Winton, Matthew Lisa Mckerracher, Nicole Leclerc Yu, Guang Jianping Wu Zabjek, Karl Charles-Hilaire Rivard, François Prince Faculté de médecine vétérinaire Guévremont, Évelyne Sylvain Quessy, Marc Sirois Ndiaye, Kalidou Dit Mamadou Jacques Lussier, David William Silversides Sahmi, Malha Christopher Price Wang, Bingtuan Alan Kenston Goff Faculté de musique Bourassa, Sylvie Jean Saulnier Desrosiers, Brigitte Monique Desroches Lépine, Nathalie Stéphane Lemelin Meunier, Catherine Serge Desgagnés, José Evangelista Morin, Éric Serge Provost Reimer, Pamela Lorraine Vaillancourt Faculté de pharmacie Ezzine, Samia France Varin, François Donati Kabbaj, Meriam France Varin, Pascal Vachon Lavoie, François Louis Cartilier, Roch Thibert Leyni-Barbaz, Daniel Jean-Norbert Mc Mullen, Emmanuel Escher Ruel Gariépy, Ève Jean-Christophe Leroux Faculté des sciences de l'éducation Boudreault, Yves Pierre Nonnon Correa Molina, Enrique Alfonso Colette Gervais Da Silva Oliveira, Julia Maria Guy Bourgeault, Lise Renaud Duquet, Francine Clément Dassa Kozanitis, Anastassis Roch Chouinard Lepage, Michel Colette Gervais Marchand, Patricia Louise Poirier Marcotte, Alice Pierre Nonnon Martel, Virginie Nicole Van Grunderbeeck, Jean-Yves Lévesque Ndouna Nsonde, Yvonne Michèle Isabelle Montesinos-Gelet Ouellette, Suzanne Djavid Ajar Paquette, Denise Claudie Jeanne Solar Rangel Torrijo, Pedro Hugo Guy Bourgeault Riopel, Martin Pierre Nonnon Sant'Anna Ramos, Dilmeire Jean-Marie Van der Maren Sercia, Pierre Marie Mc Andrew, Michel Pagé Faculté des sciences infirmières Chouinard, Maud Christine Sylvie Robichaud-Ekstrand Malo, Denise Raymond Grenier, Francine Gratton Noiseux, Sylvie Nicole Ricard, Sylvie Lauzon Faculté de théologie et de sciences des religions Charland, Pierre Guy-Robert St-Arnaud, R.R.Heyer Felices Luna, Rodolfo Pierre Létourneau Furst, Renata Pierre Létourneau Ouellet, Brigitte Jean Duhaime, Vladimir Tobin HEC Montréal Boiteux, Stéphane Alain Chanlat Charbonneau, Michèle Richard Déry Côté, André Christiane Demers, Francine Séguin De Oliviera Lima, Edmilson Louis Jacques Filion Éthier, Jean Jean Talbot Fredj, Karima Michèle Breton, Georges Zaccour Garcia De La Torre, Consuelo Alain Chanlat Jarrar, Ramia Georges Zaccour Lemay, Lilly Francine Séguin Mailhot, Chantale Francine Harel-Giasson Maisonnas, Stéphane Jacques Nantel Mayorga Gutierrez, David Jesus Alain Chanlat Michon, Richard Jean-Charles Chebat Naguib, Rabia Taïeb Hafsi Trabelsi, Samir Réal Labelle Turki, Abdalla Michèle Breton Zahaf, Mehdi Michèle Breton, Georges Zaccour École Polytechnique Achour, Heykel François Soumis Antoniol, Giuliano Ettore Merlo Arzate, Alfa Philippe Tanguy Barbeau, Benoît Michèle Prévost, Raymond Desjardins Becaert, Valérie Louise Deschênes, Réjean Samson Bélanger, Nicolas François Soumis, Guy Desaulniers Bougherara, Habiba Michel Prud'homme Boulanger, Olivier Michel C.Chouteau Bousnina, Sami Fadhel Ghannouchi Boyogueno Bende, André Mohamad Sawan Chevrier, Anik Michael D.Buschmann, Caroline Hoemann Courbariaux, Yann Jamal Chaouki, Christophe Guy Coursol, Pascal Arthur Pelton Degila, Jules Richard Brunilde Sanso Djemouai, Abdelouahab Mohamad Sawan, Mustapha Slamani Fang, Yunli Pierre Carreau, Pierre Lafleur Gamache, Éric Pierre Lafleur, Jean-François Agassant Gélinas, Sylvie François Soumis, Gloaguen, Erwan Michel C.Chouteau, Denis Marcotte Gomes Gonzaga, Gustavo Robert Corthésy, Maria Héléna Leite Harb, Adnan Mohamad Sawan Henry, Olivier Michel Perrier, Kamen Amine Jeckeln, Ernesto Gerardo Fadhel Ghannouchi, Mohamad Sawan Kalla, Lamine Patrick Vasseur, Luc Robillard Kassem, Abdallah Mohamad Sawan, Mounir Boukadoum Lacasse, David Dominique Pelletier, André Garon Lamboursain, Laurence Mario Jolicoeur, Yves Aubin Le Hen, Gaël Louis-André Lefebvre Megateli, Redouane Mouloud Claude Allaire Morency, Catherine Robert Chapleau Nsasi Bakambu, Joseph Paul Cohen, Vladimir Polotski Onder, Ebru Nihan Alberto Teyssedou Patskovskyy, Sergiy Michel Meunier, John H.T.Luong Perron, Sylvain Charles Audet, Pierre Hansen Rodriguez Varela, Francisco Javier Oumarou Savadogo Rouillon, Stéphane Guy Desaulniers, François Soumis Tatu, Serioja Ovidiu Rénato Bosisio, Ke Wu Trudel-Boucher, David Bohuslav Fisa, Johanne Denault Vouligny, Luc Jean-Marc Robert Wang, Qin Schaocheng Ji Wu, Yufei Samuel Pierre Wygowski, Walery Marek Balazinski, Clément Fortin Ye, Fangbao Michel Rigaud, Xianchong Zhong Zerrouk, Nacer Eddine Claude Marche Zhou, Xianxin Michel Rigaud DOCTEURS HONORIS CAUSA Le doctorat honoris causa est attribué à des personnalités de renommée nationale ou internationale.Il souligne leur contribution exceptionnelle à un domaine particulier, qu'il soit scientifique ou artistique, culturel ou économique, littéraire ou politique.www.umontreal.ca 351 docteurs, un seul rendez-vous.La Faculté des études supérieures décerne aujourd'hui.351 doctorats, à l'occasion de la Collation solennelle des grades 2005.PROFESSEURS ÉMÉRITES Alain Caillé Faculté des arts et des sciences Département de physique Pierre-André Côté Faculté de droit Évelyne Lapierre-Adamcyk Faculté des arts et des sciences Département de démographie Jean-Gilles Latour Faculté de médecine Département de pathologie et biologie cellulaire Georges Michaud Faculté des arts et des sciences Département de physique Jean Milot Faculté de médecine Département d'ophtalmologie Réginald Nadeau Faculté de médecine Département de physiologie et Département de médecine Jean Panet-Raymond Faculté des arts et des sciences École de service social Raymond S.Roy Faculté de médecine vétérinaire Panayotis Soldatos Faculté des arts et des sciences Département de science politique Au cours de la présente année universitaire, l'Université de Montréal et ses écoles affiliées ont aussi.décerné 3175 diplômes de 2e cycle et 6616 diplômes de 1er cycle, jouant ainsi un rôle majeur.dans la formation de la relève.Douwe D.Breimer Rector Magnificus, Université de Leiden, aux Pays-Bas.Chercheur réputé en sciences de la biopharmaceutique.Marvin L.Cohen Professeur au Département de physique de l'Université de Californie à Berkeley et président de l'American Physical Society.Pionnier dans le domaine de l'utilisation des méthodes numériques en physique des matériaux.Louise Fréchette Vice-secrétaire générale de l'Organisation des Nations Unies.Jacques-François Thisse Professeur à l'Université catholique de Louvain et directeur du Center for Operations Research and Econometrics.Spécialiste renommé en économie urbaine, industrielle et régionale.3319105A ACTUALITÉS Discrimination raciale dans une ferme La Ligue des Noirs sonne l'alarme LAURA-JULIE PERREAULT La Ligue des Noirs du Québec refuse qu'un récent jugement rendu contre un centre maraîcher du Québec pratiquant la ségrégation raciale tombe dans l'oubli.L'organisation exige que le gouvernement du Québec contrôle plus sévèrement tout le secteur de l'agriculture.« Certains entrepreneurs ont oublié que l'esclavage a été aboli ! Il faut faire respecter les droits des travailleurs saisonniers sur toutes les fermes du Québec », tonnait hier Dan Philipp, porte-parole de la Ligue des Noirs.Hier matin, M.Philipp a pris part à une manifestation devant le Centre maraîcher Eugène Guinois Jr inc.de Sainte-Clotilde-de-Châteauguay avec une vingtaine de personnes munies de pancartes.Le 19 avril dernier, le Tribunal des droits de la personne a condamné les patrons de cette entreprise de la Rive- Sud de Montréal à verser 62 500 $ en dommages et intérêts à quatre de ses anciens employés d'origine haïtienne, congédiés de façon abusive en 2001.Après avoir entendu des témoins, la juge Michèle Pauzé a établi que le centre maraîcher avait pratiqué en 2000 et 2001 de la « discrimination et du harcèlement fondé sur la race ».Selon le jugement, un système de « ségrégation raciale» était en vigueur à la ferme.Contrairement aux employés permanents de race blanche qui avaient accès à une cafétéria propre et à des installations sanitaires adéquates, les employés saisonniers de race noire étaient confinés à une cafétéria insalubre.Les gestionnaires de l'entreprise ont aussi omis de fournir des « équipements d'hygiène nécessaires» et n'ont pas réagi lorsque des gestes disgracieux ont été faits contre des travailleurs noirs.Des pratiques d'il y a 200 ans Dan Philipp dénonçait hier ces agissements rappelant « les pratiques d'esclavagisme dans le sud des États- Unis » il y a 200 ans.Il se réjouit que l'Assemblée nationale ait dénoncé le mois dernier le grand producteur maraîcher, mais il aimerait voir les dénonciations se transformer en action.Il estime que le gouvernement devrait enquêter sur la situation des travailleurs saisonniers \u2014en majorité issus de minorités visibles\u2014 qui travaillent dans les grandes fermes du Québec.La Ligue des Noirs n'est pas la seule à s'inquiéter de la situation.Hier, à Ottawa, l'Alliance de la fonction publique a invité les quatre travailleurs lésés à témoigner de leur expérience en public.À Québec, la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles n'est pas restée insensible aux revendications des organisations non gouvernementales.La ministre Lise Thériault prépare un plan d'action pour s'attaquer à la discrimination, qu'elle devrait rendre public dans les prochaines semaines.Au bureau du ministre du Travail, on note que la Commission des normes du travail fera des inspections au Centre maraîcher Eugène Guinois Jr inc.l'été prochain.« Les fermes sont sur la liste de surveillance de la Commission », a souligné hier l'attaché de presse du ministre.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Une vingtaine de personnes ont manifesté hier devant le Centre maraîcher Eugène Guinois J r inc.de Sainte-Clotildede- Châteauguay.Ils dénoncent les pratiques racistes de l'entreprise, condamnée le mois dernier par le Tribunal québécois des droits de la personne.MÉGA SAC 50 L Quantité limitée.Achat payez et emportez seulement.Aucun compte commercial.Terre noire.50 L.Riche en humus.« C 'est d a n s le s ac !» md/mc Marque déposée / de commerce d'AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.et RONA inc.3318217A Promotion valide jusqu'au12 juin 2005 Laval: 2930 boul.Le Corbusier, 450-682-5614 Montréal: 4881 boul.St-Laurent, 514-845-8103 ACTUALITÉS destination solde du week-end Du vendredi 27 au dimanche 29 mai 10 % Sur les prix de solde et de liquidation.Et 10 %de rabais sur les prix ordinaires.Exceptions ci-dessous.50 % de rabais tenues mode et jeans choisies pour elle et lui Levi's, Tommy Hilfiger Denim, Chaps Denim, Ikeda, Nautica Jeans, Point Zero, Hollywood et Rugged Wear de Wrangler 25 % à 40 % de rabais mode griffée choisie pour elle Tailles courantes, petites et grandes.25 % de rabais sportswear griffé pour lui Exception : mode de la boutique Le Président.30 % de rabais tricots et chemises tout-aller pour lui MantlesMC, Arrow, Perry Ellis Portfolio, Natural Issue et Daniel Hechter 30 % de rabais tenues de nuit, chaussettes, collants et sous-vêtements pour enfant 40 % de rabais robes et ensembles pour fille et bébé mode choisie pour enfant figurines Épisode 3 de Star Wars figurines articulées Épisode 3 de Star Wars 35 $ de rabais verres à pied Cheers de Mikasa en boîte 25 % à 70 % de rabais grand choix d'accessoires déco jusqu'à 70 % de rabais meubles de rayon sans suite solde électronique Sony Exemple.Télé Sony à écran plat, 69 cm (27 po), filtre-peigne numérique et prises vidéo Ord.549,99 $.Solde 489,99 $.Promo de sac à main C'est dans le sac! 30 % de rabais sacs à main MantlesMC 25 % de rabais sous-vêtements et chaussettes Jockey pour lui 20 % de rabais sièges d'auto et poussettes Evenflo, Cosco et Graco 40 % de rabais bijoux à perles de culture rondes ou d'eau douce sous-vêtements Harvey Woods pour lui jusqu'à 40 % de rabais ROCKPORT, HUSH PUPPIES, FLORSHEIM, BOSTONIAN, BROOKS, TOGOMC SPORT et autres.choix de chaussures et sandales chics ou tout-aller pour lui 40 % de rabais mode féminine To GoMC et To GoMC Sport et pantalons tout-aller To GoMC pour lui 25 % de rabais maillots de bain Pour elle.Exceptions : pièces interchangeables et articles dont le prix se termine par 99 ¢.25 % de rabais dessous galbants Pour elle.Flexees, Nancy Ganz et autres.50 % de rabais chaînes et bracelets en or à 10 ct de confection italienne pour lui 40 % de rabais tenues d'extérieur tout-aller pour lui 30%de rabais additionnel tenues mode et jeans, incluant des griffes, à prix de liquidation pour elle et lui Exceptions : I.N.C et Alfani.sacs à main et portefeuilles à prix de liquidation pour elle Sur nos derniers prix étiquetés.50%de rabais additionnel mode Liz Claiborne à prix de liquidation pour elle soutiens-gorge mode et slips à prix de liquidation pour elle.To GoMC et Versailles® literie à prix de liquidation mode à prix de liquidation pour enfant Sur nos derniers prix étiquetés.25 % de rabais mode Sportek pour enfant.Tailles 2 à 16.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction », Home Studio, Liz Claiborne Home, Vera Wang, Gluckstein Home, Mantles Home et ceux des rayons concédés.Les mentions « ACHAT-CHOC » et « Offre spéciale de la direction » indiquent que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Notez que pour les articles « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction » et ceux de L'Entrepôt du style en magasin, les quantités sont limitées, le choix varie selon le magasin et aucuns bons d'achat différé ni articles de substitution ne sont offerts.La mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.Exceptions à l'offre de 10 % de rabais : produits cosmétiques et parfumés, montres Gucci, appareils électroniques, musique, films, jeux vidéo, logiciels, ordinateurs, gros électros, meubles, duos-sommeil, articles « Nouvellement réduit » et ceux des rayons concédés.D'autres exceptions s'appliquent.Précisions en magasin.40%de rabais additionnel tenues de nuit, peignoirs, soutiens-gorge, slips et dessous de jour à prix de liquidation pour elle montres et bijoux à prix de liquidation Sur nos derniers prix étiquetés.25 % de rabais NATURALIZER, AEROSOLES, TOGOMC, MANTLESMC, BROWN'S LANDING, REEBOK et TOGOMC SPORT chaussures et sandales choisies pour elle NOUS OUVRONS À 8 H TOUS LES SAMEDIS! encore plus Durant les 3 premières heures (de 8 h à 11 h) le samedi 28 mai mode griffée Jones New York pour elle mode pour enfant sportswear Chaps pour lui tenues mode ou jeans Chaps Denim pour lui serviettes Ou tant qu'il y en aura.L'article gratuit doit être de valeur égale ou inférieure.achetez un article et obtenez-en un 2e GRATUITEMENT : VOUS DÉMÉNAGEZ LE 1er JUILLET?LA BAIE PEUT VOUS AIDER! Faites appel à nos services à domicile sans tarder.Dénichez aussi des meubles à prix fantastique pour le premier appart ou la nouvelle maison.de rabais additionnel en réglant avec votre carte de crédit Hbc les vendredi 27 et samedi 28mai 30 % de rabais shorts pour lui Dockers, Haggar et Lee maillots de bain pour lui Caribbean Joe, Chaps et To GoMC 60 % de rabais à l'achat de 3 articles ou plus bagages Skyway, Samsonite, Eddie Bauer, Ricardo of Beverly Hills, Travelpro et autres 55%de rabais : 2 articles 50%de rabais : un article 3319088A EN BREF 12 revendeurs de drogue arrêtés Les policiers du SPVM ont procédé hier à l'arrestation de 12 revendeurs de drogue fréquentant la station de métro Henri-Bourassa.Cette rafle policière est l'aboutissement du projet Armada mis sur pied il y a trois mois et visant à éliminer des groupes structurés, gangs de rue et autres criminels impliqués dans le trafic de stupéfiants.L'enquête s'est soldée hier par l'arrestation des 12 individus, dont un mineur, qui avaient été vus au cours des dernières semaines aux abords de la station Henri-Bourassa, ainsi que dans l'arrondissement de Montréal-Nord, à Laval et à Longueuil.Les suspects étaient connus de l'escouade Sans frontière, spécialisée dans la lutte aux gangs de rue.Plusieurs perquisitions ont également permis aux policiers de saisir plus de 7000 $ en argent, 20 roches de crack, 282 grammes de cocaïne, 162 grammes de marijuana, 63 plants de marijuana ainsi que de l'équipement servant à la culture.Les prévenus devront faire face à plusieurs chefs d'accusation de possession et de trafic de stupéfiants, au palais de justice de Montréal.La Presse Accord de principe au Port de Montréal Le syndicat représentant les débardeurs du port de Montréal a indiqué, hier, qu'une entente de principe avait été conclue pour renouveler leur convention collective, échue depuis le 31 décembre 2003.La section SCFP 375, affiliée à la FTQ, réunit quelque 800 débardeurs à temps plein et 150 autres qui travaillent sur appel, a indiqué le porte-parole, Alexandre Boulerice.L'accord a été obtenu mardi, à la suite des discussions tenues la fin de semaine dernière.Les membres doivent voter sur l'entente en assemblée générale, le mercredi 8 juin.Comparativement au précédent contrat de travail, « des correctifs ont été apportés et des bonifications ont été obtenues à la suite des commentaires des membres », ajoute la partie syndicale.Presse Canadienne Consulat général de France à Montréal RÉFÉRENDUM Les Français inscrits dans le centre de vote de Montréal se prononceront sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe, lors du scrutin qui aura lieu au Québec, comme sur l'ensemble du continent américain, le samedi 28 mai 2005 de 8 h à 20 h, au Collège Stanislas, 760, Dollard, Outremont.Pour tout citoyen français, voter est un droit mais aussi un devoir civique.A l'occasion de ce référendum, M.Michel BARNIER, ministre des Affaires étrangères, adresse une lettre aux Français établis hors de France, afin de les informer des modalités de vote mises en oeuvre à l'étranger.Les Français sont invités à en prendre connaissance sur le site Internet du Consulat général de France à Montréal à l'adresse suivante : www.consulfrance-montreal.org Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.22000055-0055-2255 Tirage du 33 889966 663344, ,0000 $$ 112266 229922, ,8800 $$ 22 445544, ,8800 $$ 6677, ,5500 $$ 1100, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ CCoommpplléémmeennttaaiirree :: ((0011)) GAGNANTS LOTS 12 597 848 $ 88 $$ Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : 22000055-0055-2255 Tirage du 22000055-0055-2266 Tirage du 11 , ,0000 $$ 5500 , ,0000 $$ 550000, ,0000 $$ 5500, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree :: ((3311)) 0033 0066 2200 5588 CCoommppll.((5566)) GAGNANTS LOTS Ventes totales : 440 554,50 $ 22000055-0055-2266 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 22000055-0055-2266 22000055-0055-2255 22000055-0055-2266 3 119944 4 55660055 NNUUMMÉÉRROO 889944775533 NNUUMMÉÉRROO 776633889999 PROCHAIN GROS LOT CE SOIR 5 000 000 $ présente en collaboration avec L'Opération vélo-boulot Un Tour la Nuit vendredi 3 juin Le Défi métropolitain Le Tour de l'Île dimanche 29 mai dimanche 5 juin Inscrivez-vous dès maintenant ! 514 521-8687 1800 567-8356 ou www.velo.qc.ca la Féria du vélo de Montréal du 29 mai au 5 juin 2005 3312680A ACTUALITÉS AFFAIRE GENEX EN BREF Wilkins: c'est confirmé Le Sénat américain a confirmé hier la nomination du président de la chambre des représentants de l'État du Caroline du Sud, David Wilkins, à titre d'ambassadeur des États-Unis au Canada.« Je suis comblé et je l'apprécie », a déclaré M.Wilkins après avoir appris la nouvelle.La nomination doit être confirmée de nouveau par le président George W.Bush.Les sénateurs n'ont émis aucune objection à la nomination de M.Wilkins qui remplacera Paul Cellucci, un diplomate qui est intervenu plusieurs fois sur la place publique.Visa pour Tewolde Muni enfin d'un visa canadien, le Dr Tewolde Egziabher, principal négociateur africain sur la biodiversité et la biosécurité, est arrivé hier soir à Montréal pour les négociations prévues dans le cadre de la convention de Cartagena.Il a été accueilli à l'aéroport Trudeau par une délégation d'ONG écologistes, qui étaient sans nouvelles toutefois des autres délégués s'étant vu refuser un visa canadien.Parmi eux, Agbenyo Dzogbedo, du Togo, le professeur K.R.Chowdry et K.Ramakrishna, de l'Inde, six délégués de l'Iran et au moins un du Bangladesh.Le Dr Tewolde doit s'adresser au Forum citoyen sur les OGM à 10 h demain à l'UQAM.La Presse Le CRTC défend son territoire 20%de rabais jusqu'à sur TOUS les mobiliers de jardin À L'ACHAT DE BARBECUES, MEUBLES ET ACCESSOIRES DE JARDIN AUCUN INTÉRÊT AUCUN ACOMPTE AUCUNE MENSUALITÉ Achat minimal de 200 $ (avant taxes) réglé avec la carte de crédit Hbc.Frais d'administration de 19,99 $ (sauf au Québec et en Nouvelle-Écosse).Les taxes et frais applicables sont payables au moment de l'achat.Précisions en magasin.3 jours fantastiques! Le choix varie selon le magasin.Les marchandises en liquidation sont offertes jusqu'à épuisement des stocks.Désolés, aucun bon d'achat différé.Prix en vigueur les vendredi, samedi et dimanche 27, 28 et 29 mai 2005.Accessoires et décorations de jardin 25% de rabais sur TOUS les fauteuils, fauteuils berçants, repose-pieds, chaises longues et tables de jardin (à plateau en résine ou en verre) à l'unité À l'exception du fauteuil à gravité zéro.25% de rabais sur TOUS les luminaires de jardin 25% de rabais sur TOUS les outils de jardinage et TOUTES les décorations extérieures À l'exception de l'équipement et des outils électriques.25% de rabais sur TOUS les abris pare-soleil, parasols et socles pour parasol Les vendredi, samedi et dimanche 27, 28 et 29 mai 2005 d'économies 100$ de rabais 39997Mobilier Milan 6 pièces Aluminium, Textiline et bois.120$ de rabais 47997Mobilier Regency 12 pièces Acier à revêtement en poudre.140$ de rabais 55997 avant 499,97 avant 599,97 avant 699,97 Mobilier Monaco 6 pièces Aluminium et bois.297 avant 4,27 Coke® en canettes, 12 x 355 ml 497 avant 13,97 Oreiller géant à recouvrement pur coton à 233 fils 2$ de rabais Détergent à lessive Sunlight®, tous formats Avant 4,98-11,97.2,97-9,97 50% de rabais sur TOUS les jeans Levi's®, Wrangler® et Cherokee® pour femme (modèles pleine longueur seulement) 70% de rabais sur TOUS les vêtements, vêtements de nuit et sous-vêtements Vanderbilt pour homme sur TOUS les vêtements (à l'exception du denim et du sergé), sacs à main, portefeuilles, chapeaux, ceintures, chaussettes, collants et mi-bas Gloria Vanderbilt pour femme sur TOUS les vêtements de nuit, dessous de jour, soutiens gorge et culottes Gloria Vanderbilt et Delta BurkeTM pour femme (à l'exception des dessous galbants et sans coutures) surTOUS les vêtements printemps-été pour toute la famille et les vêtements de nuit pour homme et enfant (modèles à prix ordinaire seulement)À l'exception des basiques.25% de rabais 3319946A LE SOLEIL Pas de négociation possible pour que Genex recouvre sa licence radiophonique sans passer par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).C'est ce qu'a défendu hier le procureur de l'organisme fédéral, Me Guy Pratte.« La Cour n'est pas habilitée par la loi à prescrire un remède particulier », a soutenu Me Pratte, en faisant référence au litige entre le CRTC et Genex Communication.Mardi, Me Guy Bertrand, qui représente Genex, avait demandé à la Cour d'obtenir un délai pour négocier une entente, qui pourrait être homologuée par la Cour.Hier, Me Guy Pratte a complètement défait cette perspective, soutenant que selon lui, la Cour n'a pas la compétence d'imposer la négociation d'une entente.Peu de temps après, Me Guy Bertrand a répondu aux journalistes qu'il n'avait jamais été question d'une entente à l'amiable et que cette déclaration de la partie adverse ne l'avait aucunement refroidi.Durant son plaidoyer, Me Pratte a tenté de démontrer que le CRTC a entièrement le droit de contrôler le contenu des émissions de radio.L'organisme ne peut agir comme censeur au jour le jour, mais peut le faire une fois la demande de renouvellement de la licence sur la table.En après-midi, c'est Me René Leblanc, représentant du Procureur général du Canada, qui a poursuivi le plaidoyer en faveur du CRTC.Il a traité des questions constitutionnelles relatives à la liberté d'expression, en soutenant que l'État n'est pas tenu de donner une fréquence radio à qui que ce soit pour qu'il puisse s'exprimer.Fillion poursuit ses ex-patrons Rien ne va plus entre Jeff Fillion et Genex Communication.L'ex-animateur de la station CHOI-FM a envoyé un avis à Genex, se plaignant d'avoir été congédié injustement.Il demande 2 millions en dédommagement.Le propriétaire de CHOI, Patrice Demers, confirme la nouvelle.« Ça fait déjà quelques semaines que nous avons reçu la plainte » dit-il.Selon lui, les rapports avec son ex-animateur se dégradent.« C'est sûr qu'on se parle moins.» M.Demers continue de prétendre que la décision de retirer Jean-François Fillion des ondes, le 17 mars dernier, a été prise conjointement.Selon le porte-parole de Genex, Jean- Luc Benoit, la plainte demande également à ce que Jeff Fillion soit dégagé de la responsabilité des poursuites qui pèsent sur lui.Mise en demeure au CRTC L'avocat de Jean-François Fillion a également fait parvenir une mise en demeure aux avocats représentant le CRTC devant la Cour fédérale d'appel et qui enjoint aux procureurs de ne pas porter préjudice à Jean-François Fillion en tentant de le discréditer devant la Cour.On y lit que « (.) tout débordement ou toute tentative d'atteinte aux droits de M.Fillion fera l'objet d'une intervention et d'une dénonciation de notre part à la Cour fédérale ».Hier, cette mise en demeure n'a pas affecté le déroulement de l'appel.Plus de caméras au conseil municipal La Ville de Montréal s'apprête à installer un réseau de caméras sophistiquées dans la salle du conseil municipal pour fournir des images aux réseaux de télévision et diffuser la séance du conseil municipal sur son site Internet.Le Journal de Montréal révélait toutefois hier que les caméras des médias seraient ainsi expulsées de la tribune de la presse où les journalistes suivent les débats du conseil municipal.On précisait toutefois que les médias pourront encore prendre des images à l'intérieur de la salle du conseil à partir de la mezzanine et s'alimenter à même les caméras de l'hôtel de ville.Le projet a aussi pour objet de créer des archives vidéo et de désengorger la tribune de la presse devenue trop petite.Ne manquez pas notre section spéciale dans le cahier MON TOIT, le samedi 28 mai dans La Presse piscine spa terrasse jardin REPORTAGE PUBLICITAIRE FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Une montagne d'inquiétudes francois.cardinal@lapresse.ca FRANÇOIS CARDINAL Drôle de timing, comme disent les Anglais.En plein mois de mai, déclaré mois du mont Royal, le Centre universitaire de santé Mc Gill annonce son intention de regrouper ses activités autour de l'Hôpital général et, du coup, son désir d'ériger une nouvelle tour de neuf étages.sur les flancs de la montagne.Impossible, direz vous, la montagne étant protégée depuis que Québec a confirmé son statut d'arrondissement historique et naturel ?Faux.S'il y a actuellement une trentaine de projets en cours ou en attente d'un feu vert sur le mont Royal, c'est précisément parce que cette protection n'est encore qu'un leurre.Certes, le gouvernement a adopté le décret officialisant le statut du site il y a quelques semaines et l'administration Tremblay a récemment mis sur pied un Bureau du mont Royal ainsi qu'une table de concertation.À cela s'ajoutent toutes les politiques nées ces derniers mois où, à tout coup, on promet de faire bien attention à ce joyau naturel.Mais les apparences sont trompeuses.Cette volonté déclarée cache pour l'instant un capharnaüm indigne de la montagne.L'idée n'est pas de mettre le mont Royal sous verre mais de rendre le processus décisionnel sérieux et crédible, ce qu'il n'est pas encore.Pour bien saisir le problème, il importe de se rappeler l'intention des autorités municipales et provinciales lorsqu'elles ont décidé, en février 2003, de créer l'arrondissement du mont Royal : déléguer en grande partie la gestion du site à la Ville de Montréal afin qu'une seule entité ait une vision d'ensemble de la montagne.Or deux ans plus tard, la Ville n'a presque pas de pouvoir ! Elle a choisi de donner le gros de cette responsabilité aux cinq arrondissements qui se partagent la montagne.et Québec a encore et toujours le dernier mot.Le dossier des mausolées du cimetière Notre-Dame-des-Neiges en est le plus parfait exemple.On donne la responsabilité de ce site d'envergure à un arrondissement.Celuici tient un registre auprès des gens habitant à 200 mètres du cimetière.Puis il approuve le projet en prétextant que personne ne s'y est opposé.On se croirait de retour à l'ère Bourque ! Reste maintenant à Québec à donner son approbation à ce projet qu'elle pourrait difficilement refuser étant donné l'absence de critères, spécifiques à la montagne, aidant à la prise de décision.Là encore, il s'agit d'une promesse que l'on tarde à honorer.Le mont Royal mérite mieux que d'être écartelé entre des arrondissements qui n'ont pas les ressources pour le protéger.En ce sens, la Ville est toute désignée pour s'en occuper.Seule.Après tout, cette butte a bien donné son nom à l'île qui la porte.Vu le retard accumulé, un problème se pose, par contre : la défusion prochaine de Westmount.Puisqu'un des sommets est sur son territoire, cette ville devra avoir son mot à dire sur l'avenir du site.Il serait donc sensé de déléguer la responsabilité du mont Royal au futur conseil d'agglomération, lequel aurait intérêt à s'adjoindre un organisme similaire à la Commission des biens culturels du Québec dont le mandat est de conseiller le gouvernement.La Table de concertation récemment mise en place pourrait bien, avec l'aide d'experts, jouer ce rôle.En attendant, l'administration Tremblay devra résister à la tentation, lors des prochaines élections, de classer ce dossier dans la liste de ses réalisations.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Combien vaut la paix intérieure ?Silence à louer, paix à vendre : voilà ce qu'évoque pour moi l'affaire Cloutier-Simard.C'est une malheureuse comparaison, mais quel locataire ne rêve pas de devenir propriétaire à son tour ?Comme si les sommes que Mme Simard a reçues précédemment n'avaient que monnayé son silence, en attendant.Maintenant, elle exige une réparation pécuniaire.Si telle est sa façon de tourner la page sur cette bien triste histoire, qu'il en soit ainsi.Et puis.combien vaut la paix intérieure ?Daphnée Taillandier Terrebonne .L'histoire est terminée maintenant Là, j'en ai assez d'entendre la « pauvre » Nathalie.Certes, ce qu'a fait Guy Cloutier est impardonnable.Il a abusé de sa confiance et de sa naïveté, mais souvenons-nous que M.Cloutier a versé un million de dollars à Mme Simard, qu'elle a accepté en échange de son silence.Et là, par vengeance, elle le fait arrêter et jeter en prison.Parfait ! Mais l'histoire est terminée maintenant.Ça suffit l'idée de le poursuivre pour encore un autre million.Puis le livre qu'elle veut écrire, est-ce vraiment nécessaire ?Cloutier a plaidé coupable.Il paie pour ses gestes.Est-ce qu'on peut lui sacrer la paix maintenant ?Et « tourner la page » ?Nathalie Simard est une « pauvre fille » qui n'a pas réussi autre chose que se mettre les pieds dans le plat une bonne partie de sa vie.Sachez que je n'apprécie pas plus Guy Cloutier mais j'aime la justice, et l'acharnement n'a jamais rien donné de positif.Ginette Larouche Laval .Un malheureux précédent J'éprouve beaucoup de pitié pour la petite fille de 11 ans conduite à avoir des relations sexuelles avec son « protecteur ».Je n'éprouve aucune sympathie pour la femme dans la trentaine qui rentabilise au max cette affaire en acceptant un million d'abord, en tendant ensuite un piège, en demandant un autre million ensuite.tout en préparant un best-seller.TVA crée un malheureux précédent en payant pour ce genre de scoop et aurait fait un meilleur usage de son argent en le donnant directement à une cause, plutôt qu'en le faisant transiter par une personne dont il faut bien constater que le « désintéressement » n'est pas évident.Pierre Allard .Le Bloc pour éviter l'éclatement La meilleure façon de réaliser le rêve des Québécois de conserver un Québec fort dans un Canada uni, c'est de faire le plein de bloquistes à Ottawa et de les y maintenir indéfiniment.Ainsi, parfaitement rassurés quant à leur force, jamais les Québécois attachés au Canada ne voudront se séparer de celuici.L'élection et la réélection massives et constantes des bloquistes représentent donc un truc infaillible pour éviter l'éclatement du pays.Denis Beaulé Montréal .Une feuille d'érable opprimante Le salut de la langue française au Québec passe obligatoirement par la souveraineté.Tant que nous serons inféodés à l'intérieur du Canada, à la merci du statu quo et de lois molles et pleutres (la loi 101 est l'une des plus contournées et des plus trouées qui soit), nous devrons subir le recul de notre langue.Tant que nous resterons annexés aux Canadians , nous devrons endurer l'oppression de la feuille d'érable comme en font foi les statistiques déprimantes qui parviennent à nous recensement après recensement.Un État souverain nous permettra d'envoyer un message clair aux immigrants et nous donnera la possibilité d'accueillir des nouveaux arrivants qui veulent vraiment vivre en français.Tant que nous restons une simple province, nous demeurons une minorité.Et qui, parmi les étrangers, veut se rallier à une minorité ?Personne ou presque.Sara Tremblay Le retour de Karla ncollard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Le 5 juillet prochain, la criminelle Karla Homolka sortira de prison et tentera de recommencer sa vie dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.On aurait envie de crier notre désaccord, de clôturer le quartier, d'enfermer nos enfants pour qu'ils ne croisent jamais son chemin.Mais nous devons accepter les règles de notre système de justice et reconnaître, même si c'est difficile, qu'après avoir purgé une peine de 12 ans, cette femme qui a commis des actes horribles a le droit de réintégrer librement notre société.Toutefois, nous avons également le droit de nous questionner sur le cadre de cette réintégration.Comment se fait-il qu'on laisse une femme qui vient de passer le tiers de sa vie derrière les barreaux, et qui est assurément fragile, retourner à une vie normale sans aucune assistance ?On devine l'ouragan médiatique qui l'attend et qui risque de l'accompagner au cours des prochaines années (au Canada anglais, les médias sont sur le pied de guerre et ont déjà baptisé la journée de sa sortie K Day).Sera-t-elle assez solide pour y faire face ?Ne devraiton pas prévoir des dispositions particulières pour assurer que Karla Léanne Teale (ce sera sa nouvelle identité) réussisse sa vie ?Il y a deux jours, on apprenait que l'ex-femme de Paul Bernardo entretient une correspondance à caractère sexuel avec un détenu condamné pour le meurtre de sa conjointe.Rien pour rassurer qui que ce soit.Si elle n'en fait pas la demande auprès des organismes reconnus, Karla Homolka ne recevra aucune aide, aucun soutien psychologique.Le succès de sa réintégration repose donc sur sa seule volonté.Jouons-nous à la roulette russe ?Déménager le Casino, oui et non Lorddéchu C'est avec grande satisfaction que j'ai appris que plusieurs ministres du cabinet Charest manifestent certaines inquiétudes face au projet de déménagement du Casino de Montréal.Après avoir analysé pendant quelques années les coûts sociaux associés aux jeux de hasard et d'argent au Québec, j'en suis venu à la conclusion que ces coûts sont aussi élevés que les bénéfices engendrés.Il est vrai que les jeux de hasard ont toujours existé et seront présents encore pour longtemps.À cet égard, la société québécoise ne diffère pas des autres.Par contre, si les joueurs québécois ne peuvent jouer ici, ils miseront ailleurs.Cependant, ce ne sont pas tous les jeux, ni tous les joueurs qui sont à la source des coûts élevés découlant du jeu.On doit également être conscient qu'au Québec le jeu n'a pas eu l'impact attendu auprès des touristes.Il y a quelques années, lors d'une commission parlementaire portant sur Loto-Québec, on avait prétendu que les estimés de coûts sociaux étaient peu crédibles car on ne pouvait les établir de façon exacte, à la manière des comptables.On doit convenir que la plupart des analyses économiques nécessitent le recours à des outils statistiques.Néanmoins, si cette approche ne permet pas d'établir un coût social précis, elle permet, avec une grande probabilité, d'estimer un coût minimum précis.D'un point de vue fonctionnel, en faisant abstraction des coûts sociaux, la construction d'un nouveau complexe immobilier pour le casino est probablement justifié si l'on considère un seul exploitant et un seul site dans le contexte actuel.Cependant, suite aux connaissances acquises, on peut difficilement concevoir pour ce projet une analyse coûts-bénéfices ignorant les coûts sociaux et l'impact touristique.De plus, si un tel projet était approuvé, souhaitons que cette fois-ci, tous les coûts d'édification soient compilés, accessibles et diffusés.Pierre Beaulieu Laval mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT On savait déjà que, pour siphonner les coffres de Hollinger International, Lord Black de Crossharbour avait érigé la magouille en système.Les auteurs du rapport d'enquête mené par un comité d'administrateurs indépendants avait même inventé le mot « cleptocrate » pour décrire l'illustre magnat de la presse.On y décrivait comment Lord Black et ses associés avaient siphonné plus de 400 millions de dollars des coffres de Hollinger International.Si les stratagèmes employés étaient multiples, l'objectif poursuivi répondait à un seul critère : enrichir Conrad Black et ses proches pour leur permettre de maintenir un train de vie princier.Qui n'a pas vu l'incroyable cliché où Lord Black trône dans l'un de ses domaines, sa femme Barbara Amiel amoureusement assise à ses pieds.Quel contraste avec les images vidéo publiées en début de semaine ! On y voit M.Black transportant lui-même des boîtes pour les sortir subrepticement par la porte arrière du siège social de Hollinger Inc.Lord Black est ainsi pris en flagrant délit, car en récupérant ce matériel il a défié une ordonnance de cour qui l'empêchait de sortir quoi que ce soit de cet immeuble, sans en avoir reçu l'autorisation d'un inspecteur.Ces images sont l'illustration même de la déchéance de Black, aujourd'hui traqué par la justice, qui cherche à subtiliser des documents compromettants.Elles sont aussi la preuve que Conrad Black n'a rien compris.Malgré ses déboires, il se croit toujours au-dessus des lois et est encore prêt à tout pour arriver à ses fins.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Le Casino de Montréal. FORUM Littératie, dites-vous?Un défi collectif Il faut créer un régime public d'assurance collective pour l'autonomie des personnes très âgées ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Certains néologismes sont rébarbatifs.C'est le cas de la « littératie », un concept qui décrit les capacités d'utiliser la lecture dans la vie quotidienne et le travail.Et son proche cousin, la numératie, pour les nombres et les opérations logiques.Est-ce parce que ces mots se prononcent mal, ou parce que les concepts sont nouveaux, que nous y sommes indifférents ?Une étude volumineuse et fouillée, publiée il y a deux semaines par Statistique Canada, a révélé que 42 % des Canadiens n'avaient pas les compétences suffisantes en littératie et en numératie pour « faire face aux demandes croissantes imposées par la société du savoir et l'économie de l'information ».Pas mieux qu'il y a dix ans, et sérieusement derrière un pays comme la Norvège.En principe, c'est une grosse nouvelle.Pour une société comme la nôtre, qui se targue d'être entrée dans l'économie du savoir et d'être à la fine pointe des nouvelles technologies de l'information, le fait que quatre personnes sur dix soient à toutes fins pratiques exclues de cette réalité devrait être une bombe.Mais au Québec, rien, le silence absolu.Et pourtant, c'est un enjeu majeur, si important que l'Organisation de coopération et de développement économique a consacré beaucoup de ressources à ce champ nouveau de réflexion, celui des compétences des adultes, notamment avec cette étude récente, à laquelle Statistique Canada a participé et qui s'est déroulée dans sept pays.En gros, on ne parle pas d'analphabétisme, mais plutôt de compétences pour fonctionner normalement : « La littératie est la capacité d'utiliser des imprimés et des écrits nécessaires pour fonctionner dans la société, atteindre des objectifs, parfaire ses connaissances et accroître son potentiel.» L'étude a entre autres consisté à mesurer les compétences des adultes dans quatre domaines, comprendre des textes suivis, comprendre des textes plus schématiques, savoir compter, résoudre des problèmes.Les personnes, selon leurs réponses, ont été classées en cinq niveaux : les niveaux un et deux sont considérés comme insuffisants pour fonctionner.Le tout, à partir d'exemples puisés dans la vie quotidienne.Il s'agit de personnes incapables de trouver, sur une étiquette, le nombre de jours où il faut prendre un médicament, de trouver le rang d'un pays dans un graphique qui classe des pays, de compter le nombre de voix exprimées dans un article de journal qui donne le score des trois candidats à une élection, de calculer combien il reste d'essence dans un réservoir de 60 litres plein aux trois-quarts.Et bien au Canada, 41,9 % des Canadiens sont aux niveaux un et deux pour la compréhension des textes suivis, 42,8 % pour les textes schématiques, 49,8 % pour la numératie, 66,5 % pour la résolution de problèmes.Sans en faire un concours, la Norvège et la Suisse font mieux que le Canada, les Bermudes sont équivalentes, les États-Unis un peu derrière le Canada et l'Italie et le Mexique loin derrière.Mais en regardant ce qui se passe en Norvège, on pourrait réduire de presque de 7 ou 8 points de pourcentage la proportion des laissés pour compte du savoir.Ces progrès, grâce à de la formation en milieu de travail, par de l'éducation permanente, par les stimulations dans les milieux de vie, sont essentiels pour les citoyens, pour trouver un emploi, résister au choc des transformations, lutter contre l'exclusion, et même être fonctionnels dans un univers de plus en plus compliqué, par exemple en santé.Ces compétences sont également essentielles pour une économie qui veut continuer à progresser.Les grands virages vers l'économie du savoir seront impossibles si les gens ne peuvent pas suivre.Une autre étude, dans la même mouvance, a montré qu'il y a un lien clair entre les compétences et la croissance.Pour chaque point d'augmentation des compétences, on observe une augmentation de 2,5 % de la productivité, et de 1,5 % de la croissance économique.Cette enquête porte sur les adultes de 16 à 65 ans, et non pas sur les écoliers.À ce chapitre, on peut avoir un certain espoir, car une vaste enquête sur la littératie d'étudiants de 15 ans a classé le Canada au deuxième rang mondial derrière la Filande.Le Québec, troisième province, réussit mieux que la moyenne canadienne.Mais cela ne permet pas au Québec de respirer, car les données disponibles indiquent un retard par rapport au Canada, et montrent que 47,5 % des Québécois auraient des compétences insuffisantes en littératie, en se situant aux mêmes niveaux un et deux.Bien sûr, si on a du mal à se mobiliser pour le sous-financement universitaire, on imagine que le sort des exclus du savoir ne suscitera pas un large débat.Mais si on veut sérieusement s'affirmer dans le monde du savoir, c'est le genre de questions qu'il faudra apprendre à regarder de très près.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca MICHEL CLAI R L'auteuraété président de la Commission d'étude sur lasanté et les services sociaux du Québec en 2000-2001.Il est actuellement président et chef de ladirection du Groupe Santé Sednainc.Les personnes très âgées, de 85 à 100 ans et plus, sont et seront de plus en plus nombreuses au Québec.Elles étaient environ 85 000 en l'an 2000, elles seront plus de 165 000 en 2020.À cet âge avancé, les besoins d'assistance et de soins sont très importants.Ces personnes très âgées, qui sont parmi les plus vulnérables, souffrent souvent de perte d'autonomie reliée à de graves incapacités physiques ou à des déficits cognitifs.Les dépenses encourues pour maintenir leur dignité et leur autonomie, même limitée à cet âge avancé, sont bien plus que des médicaments et des services médicaux au sens strict : ce sont largement des soins infirmiers, des soins et services personnels et d'assistance.Ces services peuvent être offerts à domicile, en milieu familial ou substitut ou dans certains cas, dans des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).Il n'y a pas de « one size fits all » dans le domaine des services aux personnes très âgées.De multiples facteurs interviennent pour identifier la façon optimale d'assister et d'offrir des soins personnalisés à une personne très âgée en perte d'autonomie.Ces services coûtent cher car la dignité à un prix : environ 60 000 $ par année pour une personne en CHSLD, le double sinon plus pour les 3000 personnes en attente d'hébergement dans un lit d'hôpital.Malgré ce que certains optimistes voudraient nous faire croire, les coûts globaux reliés à la perte d'autonomie chez les personnes très âgées vont continuer de croître rapidement dans les prochaines décennies.Les meilleures habitudes de vie et l'allongement de la durée de vie en bonne santé n'annuleront pas l'effet combiné de notre démographie et des bienfaits des médicaments, mais aussi de leurs coûts pour les malades chroniques, coûts toujours croissants.Le Québec est mal préparé pour faire face à ce défi collectif majeur.Nos services à domicile sont insuffisants.Nous le savons tous.Nos CHSLD sont très souvent vétustes et mal équipés, qu'ils soient publics ou privés conventionnés.Les ressources alternatives ou intermédiaires sont depuis longtemps le parent pauvre et sous-équipé de notre système de santé.Notre reconnaissance du rôle des aidants naturels demeure très limitée.Nos hôpitaux sont engorgés par des personnes en perte d'autonomie en attente de ressources adéquates.En plus, contrairement à de nombreux pays occidentaux, nous n'avons pas un régime de financement spécifique et suffisant pour répondre à ces besoins.Pas surprenant que ceux-ci soient souvent moins bien financés et donc moins développés ! (.) Trois leviers Pour relever ce défi collectif, nous devons, à mon avis, recourir à trois leviers simultanément.> Premièrement, il faut créer un régime public d'assurance spécifique à l'autonomie des personnes très âgées.Sans un financement dédié et un cadre de gestion renouvelé, bien arrimé aux nouveaux CSSS, nous ne pourrons garantir aux personnes en perte d'autonomie d'aujourd'hui ou de demain l'accès à la gamme appropriée des services requis.Plusieurs pays développés, aux prises comme nous avec des problèmes d'iniquité et d'insuffisance des ressources déployées pour le support aux personnes en perte d'autonomie, ont mis sur pied un régime de financement et de gestion spécifique à cet effet : l'Allemagne, le Japon, la France, pour ne nommer que ceux-là.Un exemple récent : le gouvernement français a dernièrement décidé de consacrer 2 milliards d'euros à une Caisse nationale pour l'Autonomie.Ces fonds spécifiques proviennent de l'abolition d'une journée de congé par année devenue « Journée de solidarité ».Il nous appartient de choisir notre voie, mais nous ne pouvons pas continuer d'offrir des services de cette nature en fonction des aléas politiques et budgétaires du moment.> Deuxièmement, un tel régime devrait être partiellement capitalisé en vue d'amoindrir les impacts reliés à notre démographie pour les générations montantes.Le défi de l'équité intergénérationnelle en matière de finances publiques est réel et il y a ici une occasion à saisir : nous pouvons raisonnablement bien prévoir la croissance des besoins, des coûts et des modes de dispensation dans ce domaine pour les 20-25 prochaines années et agir avec prévoyance.> Troisièmement, il faut offrir plus de choix et plus de qualité de services aux personnes âgées.Il faut que les personnes âgées, avec leur gestionnaire de cas et leur famille, puissent choisir davantage leur ressource.Pour ce faire, l'État doit moins s'occuper d'offrir lui-même le service que d'assurer qu'il est offert selon les standards qu'il exige.Cela veut dire de gros changements pour tout le monde mais au bénéfice des personnes âgées.Cela signifiera, autant pour l'économie sociale que pour les entreprises privées, l'occasion de mettre de l'avant, dans le respect des droits des travailleurs concernés, des formules novatrices d'investissement et de gestion pour mieux répondre à la diversité des besoins exprimés.Loin d'être une occasion de désengagement social et de précarisation des emplois de ce secteur, ce projet devrait amener la création de milliers emplois et permettre la mobilisation de tous les intervenants vers un grand objectif : celui de faire un vrai saut qualitatif et quantitatif pour les services aux personnes très âgées en perte d'autonomie.Nous n'avons pas tant besoin d'un État qui investit dans le béton de CHSLD, ni qui insiste pour les gérer lui-même avec toutes les rigidités qui sont les siennes.Il n'est pas nécessaire non plus que l'infirmière ou l'auxiliaire familiale qui offre des services à domicile soit obligatoirement l'employé(e) de l'État pour offrir un service de qualité.Nous voulons plutôt, je crois, d'un État qui met en place un régime de financement public adéquat, fixe les standards de qualité exigés, établit clairement les règles du jeu, facilite le développement d'une diversité de ressources, veille à l'accès à des services de qualité pour les personnes qui en ont besoin et évalue régulièrement les résultats de l'ensemble des ressources.Une assurance collective pour l'autonomie des personnes très âgées serait, à mon sens, un vrai signe de maturité et de solidarité sociale pour le Québec d'aujourd'hui et de demain.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Michel Clair croit qu'il faut créer un régime public d'assurance spécifique à l'autonomie des personnes très âgées.«Et vous osez me dire que je gèremal!» ANNE FRANÇOIS-BONGARÇON L'auteure est directrice générale du CPE Pomme Soleil, à Longueuil.Mme Carole Théberge, ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Une fois de plus, la mauvaise foi de votre gouvernement vient me heurter.Lorsque vous imputez les déficits des CPE à leur gestion, je m'offusque et réplique.Directrice générale d'un centre de la petite enfance situé à Longueuil, j'aimerais que vous m'expliquiez comment il se fait que lors de l'exercice financier 2002-2003 mon CPE faisait un surplus de 30 000 $ et qu'en 2003-2004 il faisait un déficit de 50 000 $, alors que rien n'a changé dans mon administration.Le même nombre d'enfants, le même personnel, le même horaire.Et de plus, le 1er avril 2002, nous avions ouvert une nouvelle installation ce qui avait entraîné des dépenses supplémentaires.J'aimerais porter à votre attention que les coupures budgétaires pour l'exercice 2003-2004 ont été annoncées en décembre 2003, soit trois mois avant la fin de notre exercice financier.Madame, je ne connais pas de gestionnaire aussi compétent qu'il soit qui puisse, en trois mois, ajuster son budget, surtout lorsque les dépenses dans un CPE se répartissent comme suit : 70 % en masse salariale, 17% en frais fixes et 13% en frais variables.Si on tient compte de l'augmentation des salaires due au changement d'échelon et de la rationalisation de 2,65 % cela signifie que mon CPE s'est retrouvé face à une coupure de 100 000 $ qu'il aurait fallu que j'absorbe en trois mois ! En décembre 2003, après avoir pris connaissance des règles budgétaires 2003-2004, je me suis questionnée quant au sérieux de l'analyse que votre ministère avait faite pour pouvoir annoncer une telle rationalisation.Maintenant, je suis carrément outrée de voir que vous ne vous questionnez pas plus qu'en décembre 2003 mais qu'en plus vous faites porter l'odieux de vos décisions sur le dos des gestionnaires de CPE.Ayant 15 ans d'expérience dans l'entreprise privée, j'ai eu, à plusieurs occasions, à initier des rationalisations mais jamais ces rationalisations n'ont mis en péril la survie des entreprises concernées.J'étais prête à participer à l'assainissement des finances publiques, mais à la lumière des ratios que j'ai calculés, ce que vous nous demandez est infaisable.Et vous osez me dire que je gère mal ! . Bush module son soutien à Abbas Nomination de John Bolton à l'ONU Les sénateurs démocrates JOONEED KHAN imposent un nouveau délai REGARD SUR LE MONDE Soutien à un État palestinien « indépendant, viable et contigu », remontrances réitérées à Israël pour ses activités « en violation de la feuille de route ou portant préjudice aux négociations finales », appel au démantèlement des « colonies sauvages » et à l'arrêt de l'expansion des colonies juives, et 50 millions de dollars d'aide directe et immédiate à l'Autorité palestinienne pour prendre charge de la bande de Gaza.Tels sont les acquis de la visite du président Mahmoud Abbas hier à la Maison-Blanche.Les responsables palestiniens se déclarent « enchantés », comparant le boycottage de feu Yasser Arafat par la Maison-Blanche à l'accueil accordé par le président George W.Bush à son successeur, qualifié de démocrate, d'homme de paix et d'ennemi de la corruption et du terrorisme, .Mais, à la lumière de leurs exigences minimales et du soutien multiforme que les États-Unis continuent d'accorder à Israël, d'autres Palestiniens interrogés par le quotidien israélien Haaretz restent prudents.« Leurs attentes sont modestes, car ils savent qu'une seule question domine ces jours-ci, soit le projet du premier ministre Ariel Sharon d'effectuer d'ici trois mois le retrait complet d'Israël de la bande de Gaza », écrit le vétéran journaliste Danny Rubinstein.Lors de sa conférence de presse commune avec Bush, Abbas a souligné que le retrait de Gaza, une décision unilatérale de Sharon, « ne fait pas partie de la feuille de route » mais « du processus pour mettre fin à l'occupation ».Aussi a-t-il appelé à « des négociations immédiates sur le statut permanent », donc sur la Cisjordanie, Jérusalem-Est, les réfugiés, les colonies, les frontières, la sécurité et les questions de l'eau.Bush s'est gardé d'abonder dans son sens, se contentant d'affirmer qu'un « État composé de territoires éparpillés ne marchera pas ».« Une solution viable de deux États doit assurer une contiguïté en Cisjordanie, et des liens importants entre la Cisjordanie et Gaza », a-t-il dit, demandant que les forces israéliennes se replient sur leurs positions du 28 septembre 2000, à la veille de la nouvelle Intifada.Affirmant qu'Israël ne doit rien entreprendre en violation de la feuille de route ou portant préjudice aux négociations finales sur Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem, il a appelé Israël à « retirer les colonies sauvages et arrêter l'expansion des colonies ».« La barrière doit être une barrière de sécurité plutôt qu'une barrière politique et son parcours doit tenir compte de l'impact sur les Palestiniens qui ne sont pas engagés dans le terrorisme ».Reste que les États-Unis continuent d'accorder à Israël 2,5 milliards de dollars par an en aide économique et militaire.Selon le Washington Report on the Middle East, depuis 1949, les États-Unis ont versé à Israël au moins 105 milliards de dollars sous forme d'aide directe.Les 50 millions annoncés hier pour les Palestiniens s'ajoute à 350 millions déjà annoncés cette année par les États-Unis, et Bill Frist, le chef de la majorité au Sénat, recommande de doubler l'aide aux Palestiniens, mais ce voeu reste bien modeste au regard des énormes défis sociaux et économiques dans les Territoires occupés.Abbas à Ottawa Mahmoud Abbas passe la journée à Ottawa avant de regagner Ramallah, et il ne semble pas qu'il puisse s'attendre, là aussi, à autre chose que des paroles de soutien et de petits projets.Le ministre des Affaires étrangères Pierre Pettigrew, en entrevue téléphonique avec La Presse, et ses fonctionnaires en séance de briefing à Ottawa, ont insisté sur « le tournant historique » et « la fenêtre d'opportunité » que représentent l'élection d'Abbas et le retrait projeté de Gaza, mais ils ont admis qu'il n'y aurait pas d'annonces dramatiques au terme de la rencontre entre Abbas et le premier ministre Paul Martin.« Le Canada va se déclarer disponible à épauler, au besoin, le Quartette à l'origine de la feuille de route (États-Unis, Europe, ONU et Russie), mais il va surtout attendre que les deux parties, Palestiniens et Israéliens, s'entendent entre eux au terme de négociations directes, a dit Pettigrew.Comme nous le faisons partout, nous aiderons à la mesure de nos moyens et de nos expertises.» CHARLOTTE RAAB AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 La confirmation par le Sénat américain du très controversé John Bolton au poste d'ambassadeur à l'ONU devra attendre jusqu'au 7 juin au moins après un nouveau délai imposé hier à la Maison- Blanche par les démocrates qui réclament des informations supplémentaires sur le candidat.Après l'annonce le 7 mars dernier de la nomination de M.Bolton à l'ONU par la Maison-Blanche, ce retard dans le processus de confirmation représente un nouveau camouflet pour l'administration Bush qui ne parvient pas à imposer son candidat, cinq mois après la démission du précédent ambassadeur américain à l'ONU John Danforth.Les sénateurs démocrates ont obtenu par un vote de 42 voix contre 56 un délai jusqu'au 7 juin pour recevoir un supplément d'information sur M.Bolton qu'ils réclament à la Maison- Blanche.Or, ils devaient réunir au moins 41 voix pour obtenir ce délai et ainsi empêcher la tenue d'un vote de confirmation dès hier soir.Les sénateurs démocrates ont souligné qu'il allait leur permettre de faire pression sur l'administration Bush pour obtenir des documents au sujet de M.Bolton, sous-secrétaire d'État au désarmement, considéré comme l'un des chefs de file des « faucons » unilatéralistes au sein du gouvernement américain.Ils réclament notamment la publication d'un compte rendu d'audition parlementaire écrit par M.Bolton au sujet d'éventuelles tentatives syriennes de se procurer des armes de destruction massive.L'administration Bush avait essuyé un premier camouflet il y a deux semaines lorsque la commission des Affaires étrangères, après plusieurs semaines de délibérations, avait refusé d'endosser le choix de M.Bolton : aucune majorité ne s'était manifestée en faveur de ce fervent partisan de la guerre en Irak et d'une ligne dure envers l'Iran et la Corée du Nord, accusé d'avoir cherché à limoger des analystes du renseignement en désaccord avec lui pour faire prévaloir ses propres analyses.« Nous envisageons d'envoyer aux Nations unies quelqu'un accusé d'être arrogant, de ne pas écouter ses amis, d'agir unilatéralement, et de brutaliser ceux qui ne sont pas en mesure de se défendre : ce sont exactement les perceptions que les États- Unis tentent de dissiper dans le monde ! » s'est lamenté en séance plénière le républicain George Voinovich, qui avait fait obstacle à la nomination de Bolton en commission.« Les Nations unies sont la première instance diplomatique du monde », a déclaré pour sa part Edward Kennedy, sénateur démocrate du Massachussetts.« Maintenant plus que jamais, l'Amérique a besoin de montrer son meilleur visage à la communauté internationale.Nous pouvons et devons trouver mieux que John Bolton », a-t-il ajouté.La Maison-Blanche, de son côté, avait décrit John Bolton comme le candidat idéal pour réformer les Nations unies, au prestige entaché par le scandale Pétrole contre nourriture.L'organisation internationale avait refusé d'entériner la décision de George W.Bush d'entrer en guerre contre l'Irak en mars 2003 et beaucoup de républicains la vouent aux gémonies.« Les Nations unies ont besoin de réformes, elles ont échoué dans des opérations de maintien de la paix, il leur faut la présence d'un homme dur, coriace, dévoué à ses objectifs », a souligné hier le républicain John Mc Cain, favorableàM.Bolton.PHOTO REUTERS Devant l'hôtel de ville de Paris, des députés du Parlement européen font la chaîne en faveur du Oui au référendum qui doit se tenir en France sur le traité constitutionnel de l'Europe.Le psychodrame français Le correspondant de La Presse en France poursuit aujourd'hui sa série d'articles en prévision du référendum de ratification de la constitution européenne.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Jacques Chirac en a vu d'autres dans sa carrière.Deux sévères défaites aux présidentielles de 1981 et 1988.Une dissolution ratée de l'Assemblée nationale en 1997, qui a abouti, à la stupéfaction générale, à une majorité de gauche au Parlement pour cinq ans.Hier soir, à 20h, c'est donc avec une apparente sérénité que le président de la République a invité instamment les Français à voter oui au référendum de dimanche sur le traité constitutionnel européen.En rappelant pour commencer que c'était luimême qui avait décidé de soumettre le nouveau texte au jugement de l'électorat.Sur 25 pays de l'Union, seulement huit ou neuf \u2014 ce n'est pas définitif \u2014 ont décidé de passer par la voie référendaire (dont la Pologne et la Grande-Bretagne), tandis que les autres (dont l'Italie, l'Allemagne et la Belgique) se contentent d'une ratification au Parlement.Chirac, longtemps fluctuant sur l'Europe, croyait sans doute faire un coup politique facile sur une question d'évidence.La coalition de tous les mécontentements lui est revenue en plein visage et, sauf miracle, le Non est annoncé triomphateur dimanche soir.Après avoir réaffirmé vigoureusement, en 10 minutes, les avantages du nouveau texte, le président n'a pu faire autrement que de promettre, dès lundi, pour répondre à ce mécontentement général, « une nouvelle impulsion politique », c'està- dire le remplacement de Jean-Pierre Raffarin au poste de premier ministre.Sans doute au profit de Dominique de Villepin, estiment les milieux politiques.Mais, sauf revirement spectaculaire de dernière minute, on a l'impression que les jeux sont faits, que tout est coulé dans le béton.Et que le Non est devenu totalement légitime et hégémonique dans les milieux sociaux les plus inattendus.Bien sûr, il y avait une frange de l'électorat depuis toujours hostile à l'Europe ou à l'économie de marché, et qui une fois de plus voterait non à l'Europe : les 15% d'extrême droite de Le Pen, les 5 à 10% d'extrême gauche, les petits 5% du Parti communiste, et à peu près autant de « souverainistes» de droite (De Villiers, Pasqua) ou de gauche (Chevènement).Les innombrables sondages ont confirmé que ces électorats voteraient Non à 90 %.Le Non dans les milieux inattendus Mais le Non a débordé sur des milieux plus inattendus.François C., journaliste de Montpellier mais originaire du Berry, région très rurale : « Je suis allé voir ma famille l'autre jour : tous les paysans du coin votent non.Alors qu'ils votent pour la droite modérée et ont tellement profité de l'Europe ! » Confirmé dans les sondages : les agriculteurs, encore nombreux, voteront non à 75 %.Malgré les consignes de vote de l'Union pour une majorité populaire dirigée par Nicolas Sarkozy.Autre basculement, plus inattendu, dans le camp du Non : une majorité d'enseignants et d'universitaires, forcément de gauche et dont une majorité votent socialiste.Chez ces « intellectuels » a fini par croître l'idée que la France « de 1789 » pouvait une fois de plus montrer la voie révolutionnaire à l'Europe, que la crise annoncée serait fructueuse pour l'Europe sociale, et qu'on renégocierait sans problème un texte constitutionnel beaucoup plus progressif.Au cours d'un dîner entre une vingtaine de collègues (de gauche), un tour de table indiquait non seulement que le Non était majoritaire et s'affichait, mais surtout que chez les universitaires, personne n'osait se déclarer publiquement pour le Oui.Ce serait plutôt l'inverse dans les grands médias nationaux, et même dans les milieux culturels performants, où le Oui fait quasiment l'unanimité.Bref, les alliés politiques traditionnels en France se divisent brutalement, à l'image du Parti socialiste, pro-européen depuis toujours, et où le Non rejoint aujourd'hui entre 50 et 60%des électeurs.SUR QUOI VOTENT LES FRANÇAIS?Le Traité constitutionnel soumis à un référendum en France, n'est pas une Constitution à proprement parler et ne représente pas une révolution par rapport aux textes existants.Sur 482 pages touffues, plus de 300 reprennent textuellement les traités précédents.Dont le traité de Nice, signé en 2000, et qui resterait la loi européenne en cas d'échec du projet actuel.Arguments majeurs des partisans du Oui: ce texte est un compromis honorable entre le libéralisme à l'européenne et la social-démocratie.Contrairement à Nice, il affirme clairement le principe du système européen de protection sociale, reste un cadre acceptable pour construire une Europe « sociale », et il augmente les pouvoirs du Parlement européen.Même si la gauche n'a pas obtenu que les politiques sociales et fiscales se décident à la majorité qualifiée.D'un point de vue français, la France aura 13,5%des voix au Conseil des ministres, contre 8,9% des voix, une pondération absurde décidée à Nice en 2000.Parmi les arguments (de bonne foi) des partisans du Non, il y a le fait que ce traité constitutionnel va couler dans le béton une orientation « libérale » déjà existante, et qu'on ne pourra plus la changer.En disant non, on force l'Europe à renégocier l'ensemble.En fait cette renégociation « à gauche » reste très aléatoire : la Grande-Bretagne, entre autres, n'en voudra jamais.Et le traité de Nice, déjà existant, ne peut être modifié qu'à l'unanimité de ses 25membres.MONDE MONDE EN BREF Le Coran à Guantanamo Le Pentagone a identifié 13 incidents présumés concernant le Coran à la prison de Guantanamo mais « aucune preuve crédible » sur un coran jeté dans les toilettes, a déclaré hier un haut responsable militaire américain, le général Jay Hood.Il a indiqué que l'enquête avait identifié «15 incidents où des détenus ont traité irrespectueusement ou de manière inappropriée leur propre coran ».Un peu plus tôt, le porte-parole du Pentagone, Lawrence Di Rita, avait déclaré que le détenu à la prison de Guantanamo qui aurait affirmé que le coran avait été jeté dans les toilettes assure que «cela ne s'est pas produit », après avoir été récemment interrogé par des enquêteurs de l'armée américaine.D'après AFP Uranium enrichi : l'Iran attend L'Iran a reculé sur le front nucléaire devant la menace du Conseil de sécurité de l'ONU et les conséquences intérieures qu'elle pourrait avoir, se préservant pour l'après-présidentielle du 17 juin.Après avoir claironné pendant un mois qu'ils allaient reprendre des activités nucléaires sensibles suspendues en novembre, les dirigeants iraniens ont consenti mercredi, auprès des Européens, à surseoir.Pour qu'ils patientent, les Européens ont promis des propositions détaillées et concrètes de coopération d'ici au mois d'août.d'après AFP Ottawa savait qu'Arar pouvait être torturé PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le ministère des Affaires étrangères du Canada a disposé très tôt d'informations à l'effet que Maher Arar était sans doute torturé en Syrie, après avoir reçu des rapports diplomatiques en ce sens.C'est ce qui a été révélé hier à l'enquête publique qui cherche à connaître l'implication du Canada dans l'expulsion de ce citoyen canadien en Syrie par les États-Unis.Malgré tout, autant les fonctionnaires que les politiciens, incluant le ministre des Affaires étrangères d'alors, Bill Graham, ont préféré minimiser les informations voulant qu'Arar soit maltraité par les autorités syriennes.M.Arar avait été intercepté à l'automne 2002 par les autorités américaines alors qu'il revenait d'un voyage au Proche-Orient et qu'il faisait escale à l'aéroport international Kennedy de New York, avant de revenir au Canada.Soupçonnant l'homme de faire partie d'un réseau terroriste, les États-Unis l'avaient expulsé dans son pays d'origine, la Syrie.Dans son témoignage livré hier à l'enquête, l'ex-directeur des opérations consulaires au ministère des Affaires étrangères, Gar Pardy, a déclaré qu'il y avait de bonnes raisons d'être inquiet lorsque le ministère à reçu des rapports de Léo Martel, le consul du Canada en poste à Damas, en novembre et décembre 2002.Les rapports ne mentionnent pas directement les mauvais traitements mais signalent que des gardes syriens étaient toujours présents lorsque des diplomates canadiens allaient le rencontrer.En outre, M.Arar était toujours tenu à distance des visiteurs de sorte qu'ils ne pouvaient déterminer s'il était en bonne santé.Dans un rapport, M.Martel indique que Maher Arar apparaît soumis en présence de ses geôliers et résigné sur son sort.Tous ces faits auraient dû avertir les autorités canadiennes que M.Arar était victime de mauvais traitement, a déclaré son avocat, Marlys Edwardh.Maher Arar a finalement été libéré sans aucune accusation par les autorités syriennes en octobre 2003 et est rentré au Canada.NOTRE POLITIQUE : Prix en vigueur dans tous les magasins et chez les détaillants Radio Shack participants.Les produits peuvent être commandés dans tous les magasins.En étalage dans certains magasins.Prix en vigueur au moment d'aller sous presse et sujets à des changements.Si un article est temporairement épuisé, nous distribuerons des bons de réduction différés afin que vous puissiez vous procurer le produit en question au prix en solde dès qu'il sera disponible.Radio Shack rejette toute responsabilité relative aux erreurs photographiques ou typographiques.Taxes non comprises.MDRadio Shack est une marque de commerce déposée de Radio Shack Corporation (É.-U.), utilisée sous licence par InterTAN Canada Ltée.Piles/cassettes/adaptateurs/accessoires/CD non compris à moins d'être mentionné.CRÉDIT ET FINANCEMENT : \u2020SAC.Paiement minimum mensuel requis.Financement fourni par Services financiers HSBC.Au moment de passer sous presse, le taux d'intérêts en vigueur est de 28,8 %.Voir la Convention du détenteur de carte de crédit pour plus de détails.Frais de membre annuels de 10 $ pour la carte Atout Radio Shack.Magasinez en ligne au pour encore plus d'aubaines incroyables MOITIÉ PRIX ch.Lecteur DVD portatif 3,6 po DolbyMD Digital et DTS Télécommande à 32 touches, adaptateur CA 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l'unique planche de salut d'une économie asphyxiée par l'absence de matières premières.Il a aussi servi de plateforme pour les trafics de toutes sortes, notamment le trafic de drogue.Sur ce terrain, la vallée de la Bekaa offrait de multiples avantages.Située derrière un pan de montagnes la séparant du reste du pays et à l'orée de la frontière avec la Syrie, cette plaine fertile pouvait très facilement échapper au pouvoir de Beyrouth.De fait, elle s'est rapidement retrouvée quadrillée par les services de renseignements damascènes.C'est là, à Anjar, que se trouvait leur quartier général.«À partir de 1991, c'est-à-dire à la fin de la guerre, lorsque les milices ont déposé les armes, ce sont les Syriens qui ont commencé à contrôler le trafic de drogue au Liban », assure Antoine Boustany, psychiatre libanais et auteur de Drogues de paix, drogues de guerre.Mais les Syriens n'ont fait que tirer avantage d'un commerce existant depuis longtemps.Les plants de cannabis de la Bekaa sont connus des amateurs.Ils donnent un haschich de couleur rouge, relativement prisé.L'héroïne n'est venue qu'après, au cours des années 70, alors que la situation politique du pays s'était déjà considérablement détériorée.Depuis, et malgré la pression internationale, le trafic ne faiblit pas.« Aujourd'hui, l'héroïne produite au Liban inonde toute la région », explique M.Boustany.Car si le Liban doit faire face à une consommation importante d'héroïne, notamment chez les jeunes, la demande s'est aussi accrue dans le reste du monde arabe, notamment en Arabie Saoudite ou au Koweït.En période d'abondance à Beyrouth, le gramme se négocie à environ 10 $.Un prix dérisoire.Autant dire que les opérations antidrogue lancées sous la pression de la communauté internationale à partir de 1994 n'ont pas vraiment abouti.Au dire de nombreux témoins, les campagnes d'éradication ont longtemps été plus folkloriques qu'efficaces.Menées par des soldats syriens, plus enclins à partager les bénéfices du négoce qu'à détruire les cultures, elles n'ont pas eu d'effets.D'autant que les programmes de substitution soutenus par l'Organisation des Nations unies n'ont jamais été appliqués non plus.« Personne ne nous a jamais rien offert d'autre que des graines de cannabis », soutient le descendant d'une famille qui en cultive «depuis toujours ».« Si les Nations unies n'ont finalement pas mis ces programmes d'aides en place, c'est qu'elles devaient savoir que l'argent finirait dans les poches des Syriens », se désole Antoine Boustany.En outre, dans la Bekaa, le trafic de drogue est une tradition bien ancrée.« Jusqu'à la guerre, il n'y avait aucun tabou dans ce domaine », souligne M.Boustany qui précise que, pour la majorité d'entre elles, les familles de cultivateurs ne consommaient même pas leurs produits.Ce n'est que lorsque la guerre éclate, en 1975, que le psychiatre commence à rencontrer des phénomènes de dépendance.Chez les miliciens d'abord qui ont besoin de psychotropes pour aller au front.Chez les habitants ensuite qui consomment « tout et n'importe quoi pour tenir dans les abris », se souvient le psychiatre.Au plus fort du conflit, dans les années 80, les revenus du négoce atteignent chaque année 4 milliards de dollars.Tout le monde trempe dans le business.« Il y avait un accord tacite entre les combattants.Et chaque milice baissait les armes au passage des convois de drogue », raconte Antoine Boustany.Aujourd'hui, le Liban aimerait se refaire une virginité.Les autorités libanaises ont donc promis de combattre pied à pied le trafic de drogue.Elles ont d'ores et déjà annoncé des opérations de destruction le mois prochain.« À partir de 1991, ce sont les Syriens qui ont commencé à contrôler le trafic de drogue au Liban », assure Antoine Boustany, psychiatre libanais et auteur de Drogues de paix, drogues de guerre.Mais les Syriens n'ont fait que tirer avantage d'un commerce existant depuis longtemps.DES SALLES D'EXPOSITION QUI FONT RÊVER.DES OFFRES QUI FONT JASER.à partir de26 795$ 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