La presse, 19 mai 2005, Cahier A
[" LE DERNIER STARWARS UNE RUÉE GALACTIQUE À MONTRÉAL ARTS ETSPECTACLES PAGE 1 CONSOMMATION APRÈS LES BÉBÉS ET LES ADOS.LES AÎNÉS! LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 Montréal jeudi 19mai 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 206 86 pages 5 cahiers Ensoleillé, Max.18 Min.9 «L'EFFET STRONACH» SE FAIT SENTIR ENONTARIO DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La défection-surprise de la conservatrice Belinda Stronach a eu un effet immédiat sur les électeurs ontariens.L'avance des libéraux s'est amplifiée de façon significative sur le champ de bataille névralgique de l'Ontario, où se scellera l'issue des prochaines élections.C'est la conclusion à laquelle en arrive la maison de sondage EKOS, dans une enquête menée pour le compte de La Presse et du Toronto Star.Le sondeur avait joint 1203 personnes du 13 au 16 mai ; il en a ajouté 501, mardi, pour mesurer l'impact de la décision de Mme Stronach, en particulier dans sa province d'origine, l'Ontario.Les libéraux profitent manifestement de l'arrivée de l'ex-aspirante à la direction du Parti conservateur.« Il y a un effet Stronach significatif en Ontario », résume Andrew Sullivan, vice-président d'Ekos.Le coup de sonde permet de conclure, selon lui, que des élections générales tenues cette semaine auraient débouché sur un gouvernement libéral minoritaire, un peu plus faible que le gouvernement actuel.Lundi soir, Ekos estimait à 42% l'appui obtenu par le PLC en Ontario, une avance de 11 points sur les conservateurs.Vingt-quatre heures plus tard, cette avance grimpait à 15 points \u2014 le PLC récolte désormais 45% des intentions de vote contre 30% au PC, en recul de 1 %.« Les premiers signes montrent que cela peut renforcer une tendance favorable aux libéraux et avoir un effet négatif sur les chances déjà vacillantes des conservateurs en Ontario », croit le président de la maison EKOS, Frank Graves.Mardi soir, seulement un Canadien sur trois n'avait pas entendu parler de la bombe lancée en matinée par Mme Stronach.Les répondants sont très clairement partagés quant au bien-fondé de son geste; 41% l'appuient contre 37 % qui le désapprouvent.Chez les électeurs conservateurs, 15 % des répondants cautionnent le choix de la jeune députée de la banlieue nord de Toronto.Les trois quarts des gens soutiennent que cette décision n'influencera pas leur vote.>Voir STRONACH en page A2 VOTE CRUCIAL CE SOIR AUX COMMUNES Les libéraux auraient tenté de soudoyer un député conservateur JOËL-DENIS BELLAVANCE ET GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 La lutte acharnée que se font libéraux et conservateurs en vue du votre crucial de ce soir sur le budget a pris une nouvelle tournure quand le député conservateur Gurmant Grewal a révélé hier soir que les libéraux lui avaient offert un siège au Sénat ou un poste d'ambassadeur s'il s'abstenait ou s'il votait avec le gouvernement.Le député de la Colombie-Britannique soutient même avoir enregistré les conversations qu'il a eues avec le ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh et le chef de cabinet du premier ministre Martin, Tim Murphy.Il ajoute que les libéraux ont fait des avances semblabes à trois de ses collègues.Le cabinet du premier ministre a nié la version du député Grewal.« Ce n'est pas ce qui s'est passé, a déclaré Scott Reid, directeur des communications de Paul Martin.M.Grewal a demandé un poste et on lui a refusé.» Les libéraux de Paul Martin n'en finissent décidément plus de vivre toutes sortes de surprises.>Voir DÉPUTÉ en page A8 PHOTO TOMHANSON, CP La nouvelle ministre des Ressources humaines, Belinda Stronach, a participé à son premier caucus libéral, où elle a reçu un accueil triomphal de ses nouveaux collègues.La vice-première ministre Anne Mc Lellan s'est chargée de souhaiter la bienvenue à la nouvelle ministre, qualifiant son geste de « courageux » et « d'un grand instinct ».Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE C'est aujourd'hui que Chuck Cadman décide s'il veut une Mercedes bleue ou une Mercedes rouge.AFFAIRE KAZEMI La romancière Kathy Reichs appuie la démarche du gouvernement canadien Météo Généralement ensoleillé, maximum 18, minimum 9, plus de détails en page SPORTS 12 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 14 Bandes dessinées AFFAIRES 16 Bridge AFFAIRES 13 Décès AFFAIRES 15 Feuilleton AFFAIRES 16 Forum A 21 à 23 Horaire télévision ARTS 6 Loteries A 7 Mots croisés AFFAIRES 16 et SPORTS 9 Mot mystère AFFAIRES 16 Observateur AFFAIRES 11 Petites annonces AFFAIRES 11 et AFFAIRES 2 Trait d'union LP2 18 et 19 Vin ACTUEL 12 LAURA-JULIE PERREAULT Même deux ans après l'enterrement de Zahra Kazemi, le Canada a raison d'exiger le rapatriement du corps de la photographe, croit la romancière à succès et anthropologue judiciaire Kathy Reichs.Une autopsie pratiquée maintenant pourrait en dire long sur les dernières heures de la Montréalaise en Iran, estime la docteure en anthropologie.« Pour la satisfaction de la famille, ce serait important de pratiquer une autopsie sur la dépouille de Mme Kazemi », a dit à La Presse, lors d'une entrevue téléphonique, l'auteure des best-sellers Déjà Dead et Death du jour.Cette semaine, le ministère des Affaires étrangères a demandé pour la énième fois à l'Iran de rendre la dépouille de la femme de 54 ans morte à Téhéran le 11 juillet 2003.« Même maintenant, nous pourrions obtenir des résultats intéressants.En faisant l'autopsie, nous pourrions discerner les traumatismes subis par le corps », explique la spécialiste qui partage son temps entre le Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal et la Caroline du Nord, où elle enseigne l'anthropologie à l'université.Kathy Reichs ne parle pas au « nous » accidentellement.>Voir KAZEMI en page A8 Examen de la vue Vaste choix de montures signées ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Achetez maintenant et payez en 12 versements sans intérêt Sur approbation de crédit.189$ Voir détails et sélection en succursale Offre spéciale TECHNOLOGIE BREVETÉE Verres et monture (simple vision) Lunettes complètes PLC 34% PCC 28% NPD 18% SONDAGE EKOS - LA PRESSE - TORONTO STAR RÉFÉRENDUM DE 1995 LE HIR SE VIDE LE COEUR PAGE A19 OTTAWA L'EFFET STRONACH Les jeux sont faits au Québec Si des élections avaient eu lieu cette semaine, le Bloc aurait récolté 54% des suffrages DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les jeux sont faits au Québec quant à l'issue des prochaines élections fédérales.En langage de sondeurs, « le ciment est pris » et les troupes de Gilles Duceppe vont balayer le Québec au prochain rendez-vous électoral.C'est la prédiction que fait la maison EKOS à partir d'une enquête menée pour La Presse et le Toronto Star, auprès de 1700 personnes du 13 au 17 mai derniers.Pour Andrew Sullivan, vice-président d'EKOS, la solidité de l'appui au Bloc québécois apparaît nettement quand on considère l'augmentation de la confiance à l'endroit de son chef, Gilles Duceppe.Cette semaine, 47% des Québécois disaient avoir « un niveau élevé de confiance » en M.Duceppe, une augmentation importante par rapport aux 35 % du début février.En revanche, après des mois de commission Gomery, l'étoile de Paul Martin a considérablement pâli au Québec : 26 % des Québécois disaient faire confiance au premier ministre début février, il ne s'en trouvait plus que 16 %cette semaine.M.Duceppe n'est pas le seul chef à voir sa cote monter au Québec.Jack Layton, le néo-démocrate fait le plein de sympathie avec 34 % d'appuis contre 11 % il y a trois mois.Même le conservateur Stephen Harper marque des points \u2014 sa cote est passée de 9 à 21 % durant la même période.Si des élections avaient eu lieu cette semaine, EKOS estime que le Bloc aurait récolté 54 % des suffrages, un record historique.Les électeurs bloquistes de l'an dernier sont les plus fidèles puisque 90% revoteront comme l'an dernier, tandis que le PLC conservera 65 % de ses électeurs et les conservateurs 85 %.« Les libéraux frôlent le naufrage au Québec », résume l'expert.Avec de tels niveaux d'appuis, le PLC sera repoussé dans ses derniers bastions, l'ouest de Montréal et l'Outaouais.Le coup de sonde ajouté mardi soir par EKOS pour jauger l'effet Belinda porte à croire que l'impact sera bénéfique au Québec.Les libéraux de Paul Martin sont passés de 17 à 20% des intentions de vote en une journée au Québec, des chiffres qu'il faut manipuler avec précaution, compte tenu du nombre réduit d'entrevues réalisées \u2014 125, soit le quart de l'échantillon \u2014, prévient M.Sullivan.PHOTO JIM YOUNG, REUTERS Des bénévoles du Parti libéral du Canada à Ottawa se préparent en vue des élections fédérales qui pourraient être déclenchées dès aujourd'hui.«L'effet Stronach» se fait sentir en Ontario STRONACH suite de la page A1 Dans l'ensemble du pays, la cote des libéraux augmente d'un point, à 35 % avec « l'effet Belinda », les conservateurs glissent d'une marche à 28 % tandis que les néo-démocrates marquent le pas à 18 %.Par rapport à une précédente enquête à la fin d'avril, le PLC a gagné deux points et n'est plus qu'à deux points de son score de juin 2004.Les conservateurs, eux, ont chuté de deux points depuis avril et sont un point en dessous de leur performance des dernières élections.Les appuis au Bloc et au NPD ne fluctuent guère, à moins d'un point, bien en deçà de la marge d'erreur, qui est de 2,4 points de pourcentage sur l'ensemble de l'échantillon.Pour M.Graves, plusieurs constats s'imposent.D'abord, les conservateurs ne sont pas parvenus à capitaliser sur les révélations récentes de la commission Gomery.« Non seulement ils ont échoué à marquer des points, mais ils ont été repoussés dans leurs châteaux forts au cours des dernières semaines », estime M.Graves.En outre, il n'y a pas qu'en Ontario que l'effet Belinda a changé la donne.L'arrivée de la transfuge a, partout au pays, fortement accrédité l'impression que les libéraux remporteraient les prochaines élections.À la fin du mois d'avril, seulement 40 % des gens prédisaient une victoire libérale \u2014 contre 37% qui voyaient Stephen Harper au pouvoir.Juste avant l'annonce de Mme Stronach, 47% des gens voyaient les libéraux reportés au pouvoir, un score qui a atteint 58% dans le coup de sonde de mardi soir.En même temps, EKOS constate que l'opposition à des élections hâtives, toujours majoritaire, tend à diminuer.Début avril, 62 % des gens souhaitaient qu'on attende les conclusions de la commission Gomery ; il ne s'en trouve plus que 56 %.Inversement, la proportion de ceux qui veulent voter le plus vite possible augmente.On en comptait 15 % seulement au début d'avril ; on est presque au double, à 27 % actuellement.D'autres cadrans au tableau de bord des sondeurs n'ont pas bougé.Les Canadiens sont toujours insatisfaits du gouvernement de Paul Martin, \u2014 55 % pensent qu'il va « dans la mauvaise direction ».Aussi, 70% des gens croient que les élections devraient avoir lieu à date fixe.Les questions sociales sont encore en tête des préoccupations \u2014 50 % des électeurs croient qu'il s'agit de la priorité, contre 47 % à la fin d'avril.Les questions d'éthique et de transparence ont moins la cote ; 15% des gens y voient l'enjeu principal du prochain scrutin.Autre indice encourageant pour les libéraux : le parti de Paul Martin est perçu comme celui « offrant les meilleures solutions » sur les enjeux majeurs des prochaines élections, les questions sociales et l'économie.En revanche, les électeurs préfèrent les solutions conservatrices sur les questions d'éthique et d'impôts.SONDAGE EKOS - LA PRESSE - TORONTO STAR MÉTHODOLOGIE : Ce sondage EKOS a été réalisé par téléphone pour le compte de La Presse et du Toronto Star, du 13 au 17 mai 2005, auprès de 1704 Canadiens âgés de 18 ans et plus.Cela inclut les 501 répondants contactés après l'annonce du passage de Belinda Stronach chez les libéraux, mardi matin.La marge d'erreur est de 2,4 points de pourcentage 19 fois sur 20 ; elle s'accroît cependant lorsque les résultats sont répartis par province.55 % 78 % Électeurs décidés seulement Si des élections avaient lieu demain, pour quel parti voteriez-vous ?INTENTIONS DE VOTE AU FÉDÉRAL LA TENDANCE PAR PROVINCE PLC PLC PCC PCC NPD NPD BQ BQ PARTI VERT PARTI VERT 36% 28% 28% 45% 20% 43% 27% 52% 37% 30% 13% 29% 28% 15% 30% 18% 10% 25% 54% 9% 6% 3% 8% 1% 39% 15 % 33 % 18 % 22 % 10% 50% 6 % 5% 4% C.-B.Alberta Prairies Ontario 28 avril Québec Maritimes 33 % 40% 21 % 6 % 9 avril 9 avril 21 % 11 % 14 % 49 % 4% 28 avril des Canadiens sont insatisfaits du gouvernement fédéral des Québécois sont insatisfaits du gouvernement fédéral 56 % des Canadiens préfèrent que les élections soient déclenchées après le dépôt du rapport Gomery, l'automne prochain (62% en avril) 72 % des Canadiens estiment que les enjeux sociaux et l'économie devraient être au coeur de la bataille électorale 15 % des Canadiens pensent au contraire que c'est l'éthique du gouvernement qui est l'enjeu de cette élection EKOS 6-9 avril PARTIVERT 5% 5% 5% BQ 12% 12% 12% NPD 18% 19% 20% PCC 28% 30% 36% PLC 34% 32% 25% EKOS 26-28 avril Au-delà de votre opinion politique, quel parti remportera selon vous les prochaines élections ?CONFIANCE À L'ÉGARD DES CHEFS : J'ai une très grande confiance à l'égard du chef.Jack Layton 36% (22% en février) Paul Martin 30% (37% en février) Stephen Harper 26% (24 % en février) Gilles Duceppe 34% (11% en février) 16% (26% en février) 21% (9% en février) 47% (35 % en février) Au Québec seulement Les intentions de vote en Ontario : PLC 42% 45% PCC 31% PLC PCC 58 % 17 mai 20 % 47 % 13-16 mai 31 % 40% 26-28 avril 30% 37 % NPD 18% 18% L'EFFET STRONACH SUR L'ONTARIO Avant son arrivée chez les libéraux Après son arrivée chez les libéraux 1 1 > cette partie du sondage a été réalisée mardi auprès de 501 répondants OTTAWA L'EFFET STRONACH PHOTO ANDREWVAUGHAN, CP Blessé, meurtri, Peter Mac Kay s'est réfugié à la ferme familiale, à Lorne Station, en Nouvelle-Écosse.« Je suis venu réfléchir à la maison et me faire consoler auprès des gens qui m'aiment », a-t-il dit.«Ça fait mal à l'âme» Peter Mac Kay a songé un instant à quitter la politique GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Blessé, meurtri, les traits tirés, le leader adjoint du Parti conservateur, Peter Mac Kay, a avoué hier n'avoir pas dormi depuis deux nuits après que Belinda Stronach eut décidé de quitter le parti pour passer chez les libéraux et, surtout, de le quitter.« Ça fait mal à l'âme », a-t-il confié au cours de la première entrevue qu'il a accordée depuis son départ précipité d'Ottawa mardi.Interrogé par le réseau anglais de Radio-Canada, Peter Mac Kay s'est livré tout près du potager de la ferme de son père, à Lorne Station, en Nouvelle-Écosse.« Je suis venu réfléchir à la maison et me faire consoler auprès des gens qui m'aiment », a-t-il dit tout en annonçant qu'il rentrait (hier soir) à Ottawa pour le vote de confiance crucial d'aujourd'hui aux Communes.Parfois la gorge serrée par l'émotion, le ton grave, Peter Mac Kay a refusé de donner des détails sur l'aspect personnel de sa rupture avec Mme Stronach.« Aujourd'hui est un jour nouveau, a-t-il lancé.J'ai l'esprit clair.Mon coeur est encore un peu amoché, mais cela va guérir.» Il a affirmé que de rentrer à la maison, où vit sa famille depuis cinq générations, lui avait rappelé les valeurs traditionnelles qu'il chérissait.Au petit-déjeuner, son père, l'ancien ministre de Brian Mulroney, Elmer Mac Kay, lui a fait un petit sermon de réconfort.Il lui a dit d'encaisser le coup et de continuer sa route.« Je lui ai dit, a confié Elmer Mac Kay : Fais ton travail comme tu l'as toujours fait.Tu fais partie de la loyale opposition de Sa Majesté, ne te laisse pas distraire par ces intrigues.Il n'a pas vu venir le coup Le député de Central Nova, en Nouvelle- Écosse, a raconté qu'il avait été foudroyé par la nouvelle de la défection de son amie chez les libéraux au point d'avoir été traversé momentanément par l'idée de quitter la politique.« Ce n'est pas comme cela que l'on doit réagir, a-t-il aussi affirmé, cette fois au réseau CTV.On doit encaisser le coup, se relever et continuer le travail.On n'abandonne pas des amis, des collègues et un parti.» N'empêche que Peter Mac Kay n'a pas vu venir le coup, de son propre aveu.« Je n'en avais aucune idée, at- il dit.Elle était malheureuse, mais je ne croyais certainement pas que cela se terminerait de cette façon.» M.Mac Kay a notamment raconté qu'il avait appris la défection de Mme Stronach après minuit lundi soir, seulement quelques heures avant la conférence de presse que le premier ministre Paul Martin allait donner le lendemain matin pour nommer Belinda Stronach ministre des Ressources humaines.« Je lui souhaite bonne chance, sincèrement, a affirmé Peter Mac Kay.J'ai beaucoup d'affection pour sa famille, pour ses enfants en particulier.Elle a fait ce qu'elle croyait devoir faire et je lui souhaite du bonheur.» Sur le terrain politique, le leader conservateur adjoint a fait savoir qu'il avait l'intention de prendre le taureau par les cornes, de travailler fort et de tout faire pour que le Parti conservateur forme le prochain gouvernement des Canadiens.Pour lui, le départ de Mme Stronach n'aura que peu d'influence sur la suite des choses.« Ça ne signifie rien, a-t-il expliqué, parce qu'il y a suffisamment de personnes au parti qui partagent l'idée que nous devons être modernes, inclusifs ; que nous devons être une force politique véritablement nationale.C'est un recul mineur dans l'économie générale des choses.» Je continue de croire, a ajouté M.Mac Kay, qu'il faut mettre le pays en premier, qu'il faut parfois baisser la tête et aller de l'avant.C'est ce que j'ai l'intention de faire.» Le second de M.Harper a de plus rejeté hier l'un des principaux arguments de Belinda Stronach pour justifier sa défection, celui d'une alliance entre les conservateurs et le Bloc.« Ce n'est pas vrai, a-t-il dit.On n'est pas aligné sur le Bloc.C'est un non-sens.Le problème au Québec, je l'attribue directement au Parti libéral qui a fait preuve de corruption et qui, par des moyens criminels, a essayé d'acheter les gens et, en même temps, a renfloué son propre parti pour faire des gains politiques.C'est ce qui donne des ailes au séparatisme.Le Parti conservateur se dissocie de ces comportements.Il est pervers de penser autrement.» Ya-t-il une porte de sortie dans lapièce?VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Dans l'atmosphère de profonde paranoïa qui règne aux Communes ces temps-ci, le mot courait hier dans l'entourage de Stephen Harper que les libéraux, après tout, préféreraient perdre le vote de ce soir et qu'ils manoeuvreront en conséquence.Il suffit pour Paul Martin, avancent certains conservateurs, de ne pas rappeler David Kilgour, de le laisser sécher avec sa demande d'envoyer 500 soldats canadiens au Darfour.Le premier ministre, qui a promis de ne pas déclencher lui-même d'élections avant le dépôt du rapport Gomery, pourrait toujours dire que ce n'est pas son parti qui a perdu volontairement le vote, mais bien l'alliance Bloc-Parti conservateur, appuyée de deux députés indépendants, qui précipite le pays dans une campagne électorale dont il ne veut pas.Scénario farfelu, rétorquent les libéraux, qui affirment vouloir survivre au vote de ce soir pour pouvoir, enfin, repousser la menace électorale à plus tard et commencer à planifier des vacances d'été bien méritées.Sérieusement secoués depuis la défection-surprise de Belinda Stronach au profit des libéraux, les conservateurs ne trouveront rien pour se rassurer ce matin dans notre sondage EKOS-La-Presse-Toronto Star.Eux qui avaient déjà beaucoup moins envie de partir en campagne électorale depuis mardi matin, se retrouvent maintenant sept points derrière les libéraux (35% contre 28%) au Canada et, c'est surtout là que ça fait mal, 15 points en arrière en Ontario (45% contre 30 %).Pour espérer ravir le pouvoir aux libéraux, les conservateurs doivent remporter entre 15 et 20 sièges de plus en Ontario.Ils en sont bien loin, si on en croit les chiffres des derniers sondages.Reste-t-il une sortie de secours à Stephen Harper, lui qui a promis de «mettre un terme à la misère des libéraux le plus tôt possible » ?Pas évident.Il pourrait bien sûr ordonner à deux ou trois de ses députés d'attraper subitement une vilaine grippe, mais s'il orchestre lui-même la victoire des libéraux aux Communes, il perd la face devant le pays tout entier.Et une bonne dose de crédibilité et d'autorité sur son propre caucus, déjà fortement ébranlé par le départ de Belinda Stronach.C'est le danger de jouer les machos : quand on promet de donner une raclée à son adversaire, on ne peut plus se défiler sans passer pour un pleutre.Le vote de ce soir, donc, semble bel et bien entre les mains des deux députés indépendants, Chuck Cadman et David Kilgour (du moins hier soir au moment de mettre sous presse, mais les événements des derniers jours démontrent que nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles surprises).En particulier entre les mains de Chuck Cadman, qui pourrait satisfaire les deux côtés de la Chambre en votant avec le gouvernement.Au point où en sont les conservateurs, M.Cadman, qu'ils ont éjecté de leur parti avant les dernières élections, leur rendrait service en appuyant le gouvernement.Cela suffirait pour sauver les libéraux, qui lui en seraient eux aussi reconnaissants.Pour M.Cadman, il vaut probablement mieux passer pour le pacificateur ayant permis au Parlement de retrouver un peu de calme que pour celui qui a précipité le pays dans des élections dont la majorité ne veut pas.Voilà, enfin, une porte de sortie honorable pour tout le monde.Pour Stephen Harper surtout, qui semble bien mal équipé pour mener le combat de sa carrière politique.Notre sondage comporte au moins deux très mauvaises nouvelles pour le chef conservateur.D'abord, l'« effet Gomery », qui s'est fait sentir le mois dernier après les révélations-chocs de Jean Brault, s'est complètement évaporé en Ontario.Comme les éléments les plus juteux (pour reprendre l'expression du commissaire) sont déjà sortis, le meilleur pari de M.Harper est maintenant d'attendre le rapport final, sachant que le premier ministre a promis des élections dans les 30 jours suivant son dépôt.Ce qui est pire encore pour Stephen Harper, c'est que le EKOS de ce matin démontre que, malgré l'usure du pouvoir (les libéraux règnent depuis 1993), malgré les scandales et malgré la performance très moyenne de Paul Martin, les conservateurs n'arrivent pas à décoller.Dur constat pour M.Harper.Quand une équipe ne gagne pas, c'est généralement le coach qui finit par casquer.Il faut dire que les libéraux, sentant le souffle chaud de la grande Faucheuse sur leur nuque, se débattent avec l'énergie du désespoir pour survivre.Il y a le « coup » Belinda, mardi, puis, hier, cette promesse de créer une fiducie pour y mettre l'argent sale des commandites.Depuis le temps que le Bloc réclame cette mesure, il sera difficile de critiquer la décision des libéraux.En plus, les libéraux jouent les pères Noël partout au pays depuis quelques semaines, distribuant les milliards que nous n'avions pourtant pas il y a trois mois, selon le ministre des Finances.Quand on est train de mourir, on ne regarde pas à la dépense.Pendant ce temps, les conservateurs, eux, font ce qu'ils font le mieux depuis 12 ans : ils s'autotorpillent.Brian Mulroney, qui se remet lentement d'une pancréatite, a dû avoir mal au ventre en voyant son ex-protégée Belinda Stronach poignarder Stephen Harper avec autant d'enthousiasme.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur vincent.marissal@lapresse.ca Reste-t-il une sortie de secoursà Stephen Harper, lui quiapromis de«mettreunterme àlamisèredes libéraux le plus tôt possible » ?Pas évident. POLITIQUE Que de méchancetés CHUCK CADMAN Député indépendant de Surrey-Nord, en Colombie- Britannique, M.Cadman est entré en politique dans l'espoir de rendre les lois sur la criminalité plus sévères à la suite de l'assassinat de son fils, en 1992.Il a été élu pour le Parti réformiste en 1997, devenue l'Alliance canadienne.Àla suite de la fusion avec les conservateurs, Stephen Harper l'écarte du parti.Il se représente quand même comme indépendant le 28 juin 2004.Victoire sans équivoque : il prend 43,8%du vote et obtient une majorité de 6777 voix.Affaibli par sa lutte contre le cancer et les traitements de chimiothérapie, il a quand même fait le voyage à Ottawa.\u2014André Duchesne ANDRÉ DUCHESNE Millionnaires pas à l'abri > Interrogé mardi sur la défection de sa collègue Belinda Stronach, le député conservateur de Provencher (Manitoba), Vic Toews, a dit : «Même les millionnaires peuvent se faire acheter.» On ne vous veut pas > Toujours à la suite de cette défection, le ministre des Transports Jean Lapierre s'est fait demander si les libéraux tenteraient d'attirer des bloquistes dans leurs rangs, dans l'espoir de gagner le vote sur le budget.M.Lapierre a répondu : « On n'en veut aucun.Il n'y en a pas un qui a assez de talent pour joindre notre cabinet.» Pool génétique > « Si j'avais à recruter quelqu'un, j'irais un peu plus haut dans le pool génétique.» \u2014Le président du Conseil du Trésor, Reg Alcock, à propos des affirmations du député conservateur d'origine chinoise Inky Mark voulant que les libéraux l'aient approché pour un poste d'ambassadeur.M.Alcock s'est excusé par lettre.Peter Mac Kay interpellé > En l'absence de Stephen Harper en Chambre, c'est le numéro 2 du Parti conservateur, Peter Mac Kay, qui pose la première question pour l'opposition officielle.Or, mardi, quelques heures après la défection de Belinda Stronach (son ex-amie de coeur), ce dernier ne s'est pas présenté.M.Harper étant aussi absent, c'est le député Rob Nicholson qui a pris le relais.Gonflés à bloc par l'arrivée de Mme Stronach dans leurs rangs, les libéraux criaient « Peter ! Peter ! Peter ! » Anciens combattants et maladie > « Monsieur le président, le premier ministre devrait avoir honte d'exploiter les anciens combattants pour sauver son gouvernement et \u2014 j'ajouterais aussi \u2014 d'exploiter la maladie de certains députés.» \u2014Louis Plamondon, député bloquiste de Bas-Richelieu\u2014Nicolet\u2014 Bécancour en Chambre le 11 mai.Il soutenait que les manoeuvres du gouvernement allaient miner l'entente sur la reconnaissance des anciens combattants et que deux députés conservateurs atteints de cancer pourraient rater le vote de défiance si celui-ci était retardé.Gauthier hystérique ?> «Monsieur le président, je ne peux qu'espérer que vous allez faire abstraction du comportement hystérique du député d'en face.» \u2014Tony Valeri, leader du gouvernement en Chambre à la suite d'une question du député bloquiste Michel Gauthier sur la volonté ou non du gouvernement de dissoudre la Chambre à la suite du vote de défiance de la semaine dernière.Argent sale > « Monsieur le président, nous n'avons pas acheté trois élections avec de l'argent sale.» \u2014Le député bloquiste de Repentigny, Benoît Sauvageau, qui interrogeait le gouvernement Martin le 10 mai sur le scandale des commandites.PHOTOCP © Le député indépendant David Kilgour a été bombardé de questions hier à sa sortie des Communes.Il annoncera sa décision une heure avant le vote, a-t-il déclaré.DAVID KILGOUR Ce vétéran de la politique représente une circonscription de la région d'Edmonton depuis 1979, d'abord comme conservateur puis comme indépendant, ensuite libéral de 1991 à cette année.Mais le 12 avril dernier, il quitte la formation de Paul Martin pour devenir indépendant.Il a une cause : l'Afrique, et plus particulièrement le Darfour.\u2014André Duchesne VOTE SUR LE BUDGET Deux députés indépendants font durer le suspens NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Déterminés à ne pas afficher leurs couleurs, deux des trois députés indépendants, David Kilgour et Chuck Cadman, laissent toujours planer le mystère entourant le vote crucial d'aujourd'hui.Depuis des semaines, la ligne téléphonique des deux députés ne dérougit pas : médias et stratèges politiques tentent de savoir de quel côté ils pencheront lorsque viendra le temps de se prononcer sur le budget concocté par les libéraux et les néodémocrates.C'est que, pour assurer sa survie, le gouvernement minoritaire de Paul Martin a besoin de l'appui de l'un des deux hommes.Jusqu'à ce jour, M.Kilgour et M.Cadman ont soufflé le chaud et le froid à ce sujet.Bombardé de questions par les journalistes à sa sortie des Communes hier, David Kilgour a une fois de plus répété que sa décision n'était pas encore prise.«Mon choix n'est pas encore arrêté, a déclaré cet ancien député libéral qui a claqué la porte du parti, outré par les révélations fracassantes faites à la commission Gomery.Je pèse le pour et le contre.J'annoncerai probablement ma décision une heure avant le vote.» Pourtant, en début de semaine, il avait clairement indiqué que le temps était maintenant venu pour les électeurs de décider quel parti devait gouverner le pays.Pendant ce temps, conservateurs et libéraux courtisent le député pour tenter de gagner son appui.M.Kilgour s'est d'ailleurs déjà entretenu avec les stratèges des deux partis.La semaine dernière, le premier ministre Paul Martin a même rencontré son ancien député à son bureau de la colline parlementaire.M.Martin lui a promis d'injecter des fonds pour dénouer la crise qui sévit au Darfour, le cheval de bataille de David Kilgour.Peu de temps après cette rencontre, le premier ministre annonçait l'envoi de 100 soldats canadiens dans cette région du Soudan, ainsi que des investissements de 170 millions.Un engagement qui a toutefois été jugé insatisfaisant par le député qui souhaite le déploiement de 500 militaires au Darfour.Autre coup de théâtre hier: David Kilgour a révélé que des gens de sa circonscription d'Edmonton-Beaumont ont reçu des appels téléphoniques, au nom de leur député, afin de sonder leur opinion politique.Par voie de communiqué, M.Kilgour a tenu à rectifier le tir en assurant qu'il n'a jamais commandé pareil sondage.« Une enquête est présentement en cours pour connaître l'origine de ces appels », indique-t-on.Chuck Cadman Arrivé en début de semaine dans la capitale fédérale, le député Chuck Cadman, gravement malade, refuse lui aussi de révéler son jeu.Doutant de la fiabilité des sondages menés jusqu'à maintenant dans sa circonscription de Surrey North pour prendre le pouls de ses commettants, M.Cadman décidera de quel côté il penchera en entrant aux Communes aujourd'hui.Les sondages lui indiquent toutefois que les gens de sa circonscription ne veulent pas d'élections.Lundi, le député de la Colombie- Britannique a pris un café en compagnie du premier ministre Martin et du ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh.La rencontre a duré environ 45 minutes.« Il n'y a pas eu de promesse, ni d'entente, a-til déclaré sur les ondes de CBC.Mais mon instinct me dit que les gens veulent attendre avant d'avoir des élections.» Il y a trois semaines, M.Cadman s'est également entretenu au téléphone avec le chef du Parti conservateur, Stephen Harper.Pour sa part, la députée indépendante Carolyn Parrish a déjà fait son choix : elle appuiera le Parti libéral, assure-t-elle.L'ex-députée libérale a été expulsée du caucus de son parti en novembre dernier après avoir tenu des propos méprisants à l'endroit des Américains.« J'ai une parole, a-t-elle déclaré à La Presse hier.Même si parfois mes propos choquent, je fais ce que je dis.» PETER MILLIKEN SOUS LES PROJECTEURS Plus le vote de ce soir approche, plus les projecteurs se tournent vers Peter Milliken, le président de la Chambre des communes.En cas d'égalité des voix, il lui reviendra de trancher en exerçant son vote prépondérant.Dans l'histoire canadienne, une telle situation ne s'est produite que sept fois, mais jamais un vote prépondérant n'a été exercé sur un vote où la survie du gouvernement est en jeu.La tradition parlementaire veut qu'en cas d'égalité, le président vote en faveur du statu quo.M.Milliken est député libéral de Kingston-Les Îles (Ontario) depuis 1988 et président de la Chambre des communes depuis le 29 janvier 2001.bmw.ca 1800 667-6679 La nouvelle berline BMW de Série 3 Le plaisir de conduire.MD © 2005 BMW Canada.« BMW », le logo BMW, « Le plaisir de conduire » et toutes les désignations de modèles BMW sont des marques déposées de BMW AG, utilisées sous licence.Voici la nouvelle berline BMW de Série 3.Faites de chaque départ un événement.Vous avez envie de rafraîchir vos notions en matière de gravité?Vous êtes au bon endroit.Équipée d'un moteur révolutionnaire ValvetronicMD de 255 chevaux à six cylindres en ligne, d'un système avancé de contrôle dynamique de la stabilité et de la direction active en option, la nouvelle BMW de Série 3 vous offre l'expérience du rendement suprême chaque fois que vous tournez la clé.3314448A . PIERRE FOGLIA L'élégance et lapolitique Je veux bien que le rouge lui aille mieux que le bleu comme le titrait joliment mon collègue Marissal hier : Le rouge vous va si bien.D'ailleurs, à peu près tous les chroniqueurs politiques s'entendaient pour dire que Mme Stronach sera plus à sa place dans la famille libérale que chez les conservateurs.Je veux bien aussi qu'elle ait été soudainement saisie de l'horreur de cette alliance contre nature entre son ex-parti et le Bloc, et que c'est pour cela qu'elle a changé de camp maintenant, dans l'urgence de sauver son Canada.Je veux bien tout ça.Mais étiezvous obligée, madame, d'accepter un poste de ministre sur-le-champ ?Il y a quelque chose de malséant dans cette immanence, un peu comme si vous aviez oublié d'ôter le prix attaché à la manche de votre belle robe rouge toute neuve.Il y avait aussi votre jupon qui dépassait outrageusement, et il n'était pas rouge libéral, votre jupon, il était d'un jaune sale, d'un jaune cupidité.Quand je pense qu'il s'est trouvé de nombreux fins finauds, hier, pour faire observer qu'on pouvait au moins être sûr que Mme Stronach ne s'était pas fait acheter puisqu'elle est milliardaire.Petits comiques, il ne leur est donc pas venu à l'idée que c'était elle qui achetait quelque chose ?Ainsi, il n'y aura point d'élections.Moi qui en faisai le voeu, je ne suis pas sûr, maintenant, d'en être si heureux.Je n'aime pas que cela tourne au triomphe de M.Martin et des libéraux du Québec qui vont sauver leur peau.Je n'aime pas que les libéraux soient en train de glisser Gomery sous le tapis.Je n'aime pas cette image des bloquistes déculottés, même s'ils n'ont qu'eux à blâmer.Depuis le début de ce coup de force, ils sont sur la mauvaise track et avec la mauvaise gang (les conservateurs).Ils n'avaient et n'ont toujours aucune raison de voter contre ce budget plus NPD que libéral, même s'ils vous diront, il leur faut bien une raison, que ce budget ignore le déséquilibre fiscal.Aucune raison de ne pas attendre l'hiver pour des élections, aucune raison, sauf la hâte de balayer le Québec.Ils ont bonne mine maintenant avec leur balayette dans le cul.La lettre de M.Parizeau Pour rester dans l'élégance politique je viens de recevoir avec l'émotion qu'on devine, cette lettre de l'ex-premier ministre M.Jacques Parizeau.Cher monsieur, Quand l'ex-directeur du Parti libéral du Canada, section Québec, M.Benoît Corbeil a déclaré devant la commission Gomery que « Parizeau avait raison » en référence à mon célèbre commentaire sur les ethnies et l'argent au soir du référendum de 95, j'ai dit dans les studios de Radio-Canada combien cette réhabilitation m'avait fait plaisir, remerciant abondamment, au passage, Mme Lise Payette pour sa chronique dans Le Journal de Montréal qui rappelait avec justesse quel grand homme je suis.En rentrant chez moi ce soir-là, je me suis dit, cout'donc me semble que j'aurais dû remercier aussi M.Foglia, ne m'a-t-il pas défendu une fois ou deux dans La Presse quand tout le monde m'assassinait, ou l'ai-je rêvé ?Je suis allé vérifier dans les archives, pour y découvrir, à mon grand ébahissement, que vous êtes monté exactement 14 fois aux barricades depuis 1995 pour me défendre.Celle que je préfère ?Je n'ai jamais compris comment on a pu laisser traiter M.Parizeau de raciste.C'est d'une lâcheté.Je réfère en particulier à la lâcheté de ces gens-là qu'on pourrait le moins soupçonner de sympathie pour l'injurié et qui ne se lèvent pas pour le défendre.Les devoirs d'honneur envers nos ennemis sont les plus impérieux.Je vous souhaite un bel été ainsi qu'à votre épouse et vos chats.NOTA BENE : mais non ! bien sûr que non ! Faut toujours tout vous expliquer.Je n'ai jamais reçu cette lettre de M.Parizeau, mais je sais qu'il a l'intention de le faire.C'est pas nécessaire Monsieur.Juste dire merci suffira.Cartes postales C'est pas pour critiquer mon journal, mais l'autre jour, dans le cahier Tourisme, y'avait les 10 plus beaux circuits cyclistes du monde.Holà ! Le monde ! C'est grand le monde ! Ça va de l'Islande au Zambèze.Et Pékin ?T'es déjà parti de Pékin en vélo, un petit matin d'automne, dans la brume, pour aller n'importe où ?À la Grande Muraille tiens ?Et Calcutta?Et Saigon?Et d'abord, ça veut dire quoi, beaux ?Voyons un peu tes choix, la Toscane, la Provence, l'Irlande, le lac Léman ! Franchement, tu le fais exprès?C'est pas les plus beaux.C'est les plus chromés.C'est pas pareil.On dirait que tu fais une collection de cartes postales.Oublie pas d'ajouter le Pays basque et la Corse ! Si au moins tu disais parmi les plus beaux.Ça nous laisserait une chance.On serait moins tenté de te chicaner.Et pourquoi inclus-tu, dans tes 10 plus beaux parcours, la cyclosportive disputée sur le parcours d'une étape du Tour de France, que tu situes dans les Pyrénées, longue de 177 km?Où t'es allé chercher ça?Le parcours change tous les ans, et quand ça tombe dans les Alpes, tu te retrouves à pédaler des putains de montagnes à ski couvertes de condos, tu te croirais dans les Laurentides.Il y a 100 fois mieux en France pour moins cher et beaucoup moins chiant.Le Massif central notamment.Les Vosges, etc.Je vais te donner un truc : faut jamais pédaler les circuits de cyclistes, ça me fait de la peine de te le dire, mais sont un peu cons, les cyclistes, sont très guides Michelin, sont Toscane, sont Provence, sont Corse, sont Pays basque.Il vaut mieux pédaler les écrivains, Lapouge, Rolin, Bouvier, Jerome Charyn pour les États-Unis et Julien Gracq surtout, pédale Gracq, mon vieux.Je me souviens d'un long chemin de nuit que je fis de Soria à un hôtel sans accueil sur la route qui mène à Saragosse, je me souviens d'un froid de lune morte, le même froid qui imprègne le Maître de Santiago, la pièce de Montherlant.Rappelle-toi, pédale la littérature, pas le Michelin.Jacques Léonard fait un retour en politique NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Chaudement accueilli par les troupes de Gilles Duceppe, l'ex-député péquiste Jacques Léonard a décidé de sauter dans l'arène politique pour représenter les couleurs du Bloc québécois dans Outremont aux prochaines élections.La bataille s'annonce toutefois difficile puisqu'il devra se mesurer au coloré ministre des Transports, Jean Lapierre, ainsi qu'au très connu professeur de comptabilité Léo- Paul Lauzon, qui songe pour sa part à représenter les couleurs du Nouveau Parti démocratique.Du côté des conservateurs, c'est l'homme d'affaires Daniel Fournier qui sera dans la course.Qualifiée hier de « belle acquisition » par le chef bloquiste Gilles Duceppe, Jacques Léonard semble donner espoir au parti qui tente de ravir cette circonscription montréalaise considérée comme une forteresse libérale.La bataille électorale qui l'opposera à Jean Lapierre n'effraie M.Léonard.« Je ne veux pas faire de débat au niveau des personnalités, at- il déclaré en point de presse hier.Je pense que nous avons tout ce qu'il faut pour faire de bons débats politiques.» Résidant d'Outremont depuis 36 ans, M.Léonard a bien l'intention de travailler sans ménagement dans cette circonscription pour gagner un siège.« Je suis du style coureur de fond, je vais aller jusqu'au bout.» L'homme qui compte 40 ans d'expérience en politique provinciale, notamment en tant ministre des Affaires municipales et président du Conseil du Trésor, était loin de se douter qu'il se lancerait de nouveau en politique.« Depuis un an et demi, il a coulé beaucoup d'eau sous les ponts », a-til mentionné, faisant entre autres référence à l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire et au scandale des commandites.Selon lui, ce scandale qui éclabousse les libéraux « a fait grandement réfléchir les Québécois ».Également très sensibilisé à la question du déséquilibre fiscal qui oppose Ottawa et les provinces, Jacques Léonard a rédigé l'an dernier un rapport faisant état des intrusions du gouvernement fédéral dans les champs de compétence des provinces.«Il y a des raisons financières pour faire la souveraineté », estime M.Léonard.Le ministre des Transports, Jean Lapierre, n'a pas tardé à réagir à la candidature de Jacques Léonard.« Je le salue et je lui souhaite la bienvenue, parce qu'au fond, avec M.Léonard, qui est un pur et dur de la séparation, les enjeux vont être clairs.» QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Économisez 25% sur le tee-shirt clé de l'été, revisité par American Apparel dans une forme plus près du corps, avec une patte de boutonnage allongée et offert au 31 dans une palette de coloris qui se coordonnent avec tout.Coton de qualité supérieure.Rose pure mode, noir, gris acier, blanc, choco, ciel.P.m.g.tg.Rég.39.95, capri 29.95 3317902A Le dollar canadien sous tension parlementaire MARTIN VALLIÈRES TORONTO Les négociants du marché des devises des principales places financières du monde prêteront une attention particulière au Parlement canadien, en fin de journée, où un vote décidera de la survie à court terme du gouvernement de Paul Martin.L'issue de ce vote aura un impact immédiat sur la valeur du dollar canadien, déjà affecté à la baisse par l'incertitude politique des dernières semaines, selon des analystes.Les cambistes ont eu un avant-goût de la nervosité du marché, mardi, lorsque le dollar canadien s'est relevé d'un demi-cent environ après l'annonce de la défection de la conservatrice Belinda Stronach au profit du gouvernement libéral, réduisant le risque d'une défaite parlementaire.Le dollar a terminé mardi en hausse de 22 centièmes de cents, à 78,98 cents US.Et hier, cette embellie s'est poursuivie avec un gain de 32 centièmes, à 79,30 cents US.« Après les événements de mardi, le marché des changes s'attend désormais à ce que le vote décisif de jeudi (aujourd'hui) soit gagné par le gouvernement Martin », a résumé Robert Audet, directeur du service des devises pour les clients institutionnels de la Banque Nationale, à Montréal.Dans ce contexte, le scénario contraire d'une défaite du gouvernement Martin aux Communes aurait l'effet d'une mauvaise surprise sur le marché des devises, suscitant à coup sûr une rechute au moins momentanée du dollar canadien.« Notre devise affiche déjà depuis le début de l'année la pire tenue parmi les autres principales devises du monde, en raison surtout du report de la hausse des taux d'intérêt par la Banque du Canada.Une défaite du gouvernement Martin, quoique moins probable depuis deux jours, serait donc un facteur négatif additionnel à court terme », a indiqué Marc Lévesque, économiste et stratège monétaire principal chez Valeurs Mobilières TD, à Toronto.Mais en cas de vote positif pour le maintien du gouvernement, M.Lévesque anticipe un certain soulagement sur le marché des devises, qui pourrait susciter une remontée « d'un demi-cent à un cent US » pour le dollar canadien à moyen terme.Le dollar canadien pourrait alors rattraper momentanément le seuil des 80 cents US.Dans un tel scénario, les importations des entreprises et les dépenses de voyage à l'étranger des Canadiens leur reviendraient moins cher.En contrepartie, les revenus des entreprises exportatrices, qui pèsent lourd dans l'économie du Québec et du Canada, seraient désavantagés.EN BREF Le Oui l'emporte en C.-B.Même si moins de 60% (le seuil à atteindre) des citoyens de la Colombie- Britannique ont voté en faveur d'une réforme électorale, les partisans du vote populaire veulent inciter le gouvernement provincial à adopter un nouveau mode de scrutin.Un référendum était assorti aux élections de mardi en Colombie-Britannique.On a alors demandé aux électeurs s'ils étaient en faveur d'un système de représentation proportionnelle.Le Oui l'a emporté avec 57,4% des voix, tandis que 42,6% des gens étaient contre le mode de scrutin à vote unique transférable qui avait été proposé.PC Insulte en Alberta Ce qui a commencé par une insulte de mauvais goût à l'endroit de Belinda Stronach a failli dégénérer en bagarre à l'Assemblée législative de l'Alberta, hier.Un député conservateur, Tony Abbott, a dû s'excuser à répétition après avoir déclaré que Mme Stronach s'était « prostituée» en quittant le Parti conservateur dans le but de se joindre aux libéraux.PC . POLITIQUE COMMISSION GOMERY ASSURANCE MÉDICAMENTS Six millions pour la promotion de l'unité canadienne.en Chine La hausse des primes un peu moindre que les années passées KARIM BENESSAIEH Le programme de commandites a servi à promouvoir l'unité canadienne jusqu'en.Chine, grâce à 26 émissions de télévision diffusées dans ce pays de 1997 à 2001.L'opération, menée de A à Z par le géant torontois de la publicité Vickers and Benson, a coûté 10 millions en fonds publics, dont six millions en commandites.Cette firme, dont le président, John Hayter, a comparu hier devant la commission Gomery, n'aurait appris qu'en 2002 qu'elle avait alors reçu des fonds censés défendre l'unité du Canada.De 1994 à 2003, Vickers and Benson a hérité de plus de 280 millions de contrats de publicité du gouvernement fédéral (dont 15 millions provenaient du programme des commandites).L'agence torontoise en a retiré 50 millions en salaires et commissions.Ironique, le commissaire John Gomery a interrogé M.Hayter sur l'utilité de promouvoir l'unité canadienne aux Chinois dans leur propre pays, dans le cadre de ce qu'on a appelé la « série Chine ».Le PDG de V&B y est allé d'une explication complexe, assurant que le commerce avec la Chine créerait des emplois au Canada et, partant, au Québec.La réponse n'a pas convaincu le juge Gomery qui a répété sa question en des termes légèrement différents.En bon publicitaire, M.Hayter a fait un aveu candide : « Je suis d'accord avec vous.J'ai essayé quelque chose sur vous.Ça n'a pas marché.» Sur les 10 millions de budget, six provenaient du Fonds de l'unité nationale puis du programme de commandites.Le reste a été obtenu de divers ministères, dont Agriculture, Santé et Tourisme Canada.Contrats gouvernementaux légaux M.Hayter s'est présenté «sans honte » comme un fervent supporteur du Parti libéral du Canada : son entreprise a donné 151 000$ au parti de 1993 à 2003, et lui-même a travaillé de façon bénévole durant cette période lors des élections générales.V&B a également fait partie des consortiums d'agences de communications qui ont pris en main ces campagnes.M.Hayter a cependant assuré que tous ses contrats gouvernementaux, qui représentaient bon an, mal an le quart des revenus de ses entreprises, ont toujours été obtenus de façon « légale ».La commission Gomery a cependant relevé qu'il avait embauché deux illustres lobbyistes qui agissaient sans permis : l'ex-ministre des Travaux publics David Dingwall en février 1998, et l'exfonctionnaire Charles Guité en mars 2000.M.Dingwall a reçu 180 000 $ sur une période de deux ans pour trouver du financement gouvernemental pour le deuxième volet de la « série Chine ».Quant à M.Guité, il a reçu plus de 400 000 $ en honoraires et frais de dépenses de mars 2000 à avril 2002 pour ses services de « consultant ».Le mois dernier, dans un des moments forts de son témoignage, Charles Guité avait affirmé qu'il avait approché le ministre Alfonso Gagliano en mars 2000 pour le compte de Vickers & Benson.L'ex-fonctionnaire aurait alors obtenu la confirmation du ministre et de deux de ses collègues, John Manley et Paul Martin, que le volume des contrats gouvernementaux détenu par l'agence torontoise serait maintenu.Hier, John Hayter a nié à plusieurs reprises avoir demandé à Charles Guité d'obtenir ce genre d'assurances.« Il n'y a jamais jamais jamais eu de discussions concernant une garantie.Ça n'existe pas, une garantie : une élection, et tout ça peut changer.Ce serait la chose la plus stupide à faire : nous travaillons de façon légale.Le PDG de Vickers and Benson a également soutenu que le généreux salaire versé à Charles Guité après sa retraite du gouvernement n'était pas un «renvoi d'ascenseur» pour les commandites et contrats publicitaires obtenus entre 1996 et 1999.« J'y ai beaucoup pensé avant aujourd'hui, et je referais la même chose, a précisé M.Hayter.Si Charles Guité n'avait pas été capable de remplir ses engagements, on ne lui aurait pas donné de contrats.» Système et compagnies cousines Vickers and Benson, firme fondée à Montréal en 1924, a été achetée en septembre 2000 par l'agence française Havas, pour une somme non dévoilée.Une des tâches de Charles Guité, a expliqué M.Hayter, était de s'assurer que V&B pourrait continuer à recevoir des contrats du gouvernement fédéral, qui exige une propriété à 100%canadienne.La nouvelle entité a réussi à satisfaire cette exigence par un complexe réaménagement de sa structure.Vickers and Benson Companies a ainsi continué d'être la propriété de M.Hayter, tandis que la quasi-totalité de ses activités de production étaient données en sous-traitance à des compagnies « cousines » au sein du même groupe.C'est le « système» qu'avait évoqué Charles Guité lors de son témoignage, et qui aurait également été utilisé par l'agence québécoise BCP, rachetée à 70% en 1996 par la firme française Publicis.Vickers and Benson a également dû se défendre d'avoir utilisé un coûteux système de transferts entre ses filiales : l'entreprise facturait au gouvernement les frais de production de sous-traitants qui lui appartenaient, et y ajoutait sa commission habituelle de 17,65%.Cette commission, que le juge Gomery a plusieurs fois dénoncée ces dernières semaines, « semble à première vue arbitraire et inutile », a-til affirmé hier.Si l'agence de publicité avait son propre département de production, elle ne facturerait pas cette commission, a-t-il expliqué en substance.En créant de toutes pièces une filiale qui, bien souvent, travaille dans les édifices de l'entreprise principale, on surfacture le gouvernement, a-t-il estimé.« Je ne suis pas d'accord, a rétorqué M.Hayter.C'est notre pratique et c'est quelque chose que nous avons discuté avec nos clients (gouvernementaux) et ils étaient d'accord.Vous ne pouvez prendre le travail des gens de production et les mettre avec le reste, vous obtenez un fouillis (gazoo).» TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Charest violera, une fois de plus cette année, son engagement électoral de limiter l'augmentation de la prime annuelle du régime d'assurance médicaments à la hausse du coût de la vie.L'augmentation de la prime sera tout de même inférieure à celle de l'année dernière qui s'élevait à 7,4%, soit 34 $.Lors de l'étude des crédits budgétaires du ministère de la Santé et des Services sociaux, hier, le ministre Philippe Couillard a confirmé que, pour 2005, « le niveau d'augmentation de la prime sera parmi les plus bas de l'histoire du régime d'assurance médicaments sinon le plus bas ».La plus faible augmentation a été adoptée en 2004, alors que la prime maximale annuelle est passée de 460 $ à 494 $, un bond de 7,4%.Il faut donc s'attendre à une hausse légèrement inférieure cette année.La prime pourrait donc croître d'une trentaine de dollars environ.Or, lors de la campagne électorale de 2003, le Parti libéral avait promis de limiter l'augmentation de la prime à la hausse du coût de la vie, qui se situe entre 2 et 3 %.« On applique nos engagements en tenant compte de la réalité financière du gouvernement », a expliqué Philippe Couillard.Selon le ministre, l'augmentation des coûts du régime se situera en deçà de 10% cette année, comme en 2004.Le cabinet du ministre précise cependant que le Conseil des ministres n'a pas encore pris une décision sur la hausse de la prime.La Régie de l'assurance maladie du Québec doit d'abord soumettre au ministre ses recommandations finales.Dans son dernier budget, le ministre des Finances, Michel Audet, a annoncé que les personnes âgées ayant droit à la totalité du supplément de revenu garanti profiteront de médicaments gratuits à compter du 1er juillet, ce qui représente une facture de 6 millions par année pour Québec.Toutefois, le gouvernement Charest n'a toujours pas mis en oeuvre sa promesse de rétablir la gratuité des médicaments pour les assistés sociaux.Depuis l'instauration du régime d'assurance médicaments il y a huit ans, la prime maximale annuelle a augmenté de 180%, passant de 175 $ en 1997 à 494 $ en 2004.Il est à noter que la prime a été gelée entre le 1er janvier 1997 et le 1er juillet 2000.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Un moment de repos pour John Hayter, président de l'agence de publicité Vickers and Benson, entre deux témoignages devant la commission Gomery.À RETENIR > Témoignage hier de John Hayter, président et directeur général de Vickers and Benson, une agence de publicité torontoise qui a reçu plus de 280millions de contrats de publicité du gouvernement fédéral, dont 15 millions provenaient du programme de commandites.> Sa comparution se poursuit ce matin avec la fin de l'interrogatoire et la tenue des contre-interrogatoires.> En après-midi, la commission entendra Luc Mérineau, exvice- président de l'agence BCP et propriétaire de la firme Éminence grise.Complexe Les Ailes, centre-ville Montréal (514) 282-4537 Mail Champlain (450) 672-4537 Carrefour Laval (450) 682-4537 Place Ste-Foy (418) 652-4537 www.l e s a i l e s .c om Dès maintenant ! 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Faites vite, l'offre prend fin le 21 mai.Départs de Montréal.Prix par personne «à partir de» pour le vol aller-retour en classe économique.Valides pour les nouvelles réservations à compter du 20 mai 2005.Taxes et frais de dossier du grossiste inclus.Prix sujets à changements et à la disponibilité au moment de la réservation.Suppléments applicables pour certains départs.Les places sont limitées.Voiture gratuite: Valide à l'achat de deux billets d'avion pour les dates de départ indiquées sur les destinations sélectionnées.Non applicable aux vols sur Paris.Location gratuite pour un maximum de 7 jours.Journées additionnelles en supplément.France et Belgique: voiture de catégorieA (économique) sans assurance.Grande-Bretagne: voiture de catégorie A (mini) sans assurance.Aucun crédit accordé en remplacement d'une location gratuite.L'offre prend fin le 21 mai 2005.Peut être retirée en tout temps.\u2020Payez vos vacances en 6 versements égaux.Aucun intérêt courra durant cette période.Les versements impayés porteront toutefois intérêts aux taux de la carte de crédit émise par la Banque Nationale.À titre indicatif, le taux d'intérêt de la carte Master Card Régulière de la Banque Nationale est de 18.9% en date du 13 avril 2005.Certaines conditions s'appliquent.Carte émise et financement octroyé sous réserve de l'approbation de crédit de la Banque Nationale.Le prix mensuel exclu le dépôt de 250$ à effectuer lors de la réservation.Pour tous les détails et conditions générales, veuillez consulter la brochure Europe 2005-2006 de Vacances Transat.Vols opérés par Air Transat.Air Transat, Vacances Transat et Club Voyages sont membres de Transat A.T.inc.Détenteurs d'un permis du Québec.Prix excluant la TPS et TVQ (si applicables) et 3,50$/1000$ de services touristiques pour la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages.Jusqu'au 21 mai, Vacances Transat vous fait une offre exceptionnelle ! 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hippodromes de Montréal, Québec, Gatineau et Trois-Rivières seront ainsi cédés au privé, possiblement en bloc.Deux entreprises, la torontoise Magna et la québécoise Remstar, se sont déjà montrées intéressées à obtenir la gestion de ces établissements en investissant quelque 100 millions.Québec entend transférer quelque 1500 appareils de loterie vidéo des bars vers les hippodromes, une nouvelle source de revenus évaluée à 30 millions.Or, Michel Audet souhaite que les entreprises qui soumettront des propositions ne s'engagent pas seulement à gérer les hippodromes, mais également à soutenir l'élevage de chevaux.Il s'agira d'une condition claire inscrite dans l'appel d'offres public, a-t-il insisté.« L'objectif, c'est de trouver un moyen pour soutenir l'industrie et pas simplement de trouver quelqu'un dans le secteur privé », a expliqué le ministre.Par exemple, l'entreprise sélectionnée pourrait devoir s'assurer qu'une bonne partie des bourses remportées lors des courses le soit par des propriétaires de chevaux québécois \u2014et non étrangers\u2014 en préparant une programmation appropriée.Une fois l'appel d'offres lancé, le gouvernement Charest étudiera les soumissions et fera une annonce à l'automne.Le transfert de la gestion des hippodromes au secteur privé ne mènera pas nécessairement à l'abolition de la Société nationale du cheval de course (SONACC).Selon le ministre, les fonctions de cette société à but non lucratif pourraient être tout simplement modifiées.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.3 4 NUMÉRO Tirage du 2005-05-18 Tirage du Tirage du Tirage du 2005-05-18 Complémentaire : 2005-05-18 ( 33) Tirage du 2005-05-18 Complémentaire : ( 07) décomposables 2005-05-18 Tirage du 1er numéro 2e numéro Numéros «Télé » 25 000 $ 100 000 $ 50 000 $ non décomposables 3e numéro NUMÉRO BONI 07 2005-05-18 SOYEZ TOUJOURS GENTILS AVEC CEUX QUI JOUENT AU 3280477A RIMA ELKOURI > LA VIE LA VILLE rima.elkouri@lapresse.ca appareil photo de Daniel Sweeney est brisé.En fait, il vaudrait mieux dire qu'il «a été» brisé.Par qui?Par un policier en civil, dit-il, qui, durant une manifestation étudiante, le 1er avril, voulait l'empêcher de prendre des photos de policiers.Ce jour-là, le photographe pigiste montréalais de 36 ans travaillait pour un journal communautaire russe.Carte de presse bien en vue sur la veste, il a commencé vers 18h à suivre les étudiants qui avaient pris d'assaut le centre-ville.Tout se déroulait de façon tout à fait pacifique jusqu'à ce que Daniel Sweeney, posté à la queue du cortège de manifestants, ait l'idée de se retourner pour photographier les policiers qui suivaient les manifestants, à l'angle des rues Sainte- Catherine et Crescent.Levant son appareil au-dessus de sa tête, il a vu une main surgir.C'était celle d'un gars costaud, fin de la vingtaine, un petit écouteur dans l'oreille, qui lui dira plus tard être un policier en civil.Devant des témoins, l'homme a assené au photographe un coup sur la main en lui criant: «Tu n'as pas le droit de nous prendre en photo!» Le coup était si violent que l'appareil du photographe est tombé et s'est fracassé sur le béton.En fait, Daniel Sweeney avait le droit de prendre des photos.Et même si le photographe avait été dans le tort, ce n'était certainement pas une raison pour le frapper.Lui qui a déjà travaillé à l'étranger, notamment en Russie, dit n'avoir jamais été traité de la sorte.«Comment est-ce que je peux ravoir mon appareil photo?» a demandé un Daniel Sweeney furieux à l'homme qui l'avait frappé.Le gars lui a dit d'aller au poste de police.C'est ce qu'il a fait.Accompagné d'un témoin, le photographe a déposé une plainte en bonne et due forme.«On va vous rappeler », lui a-t-on dit.On ne l'a jamais rappelé.Finalement, le journal communautaire russe n'a jamais eu de photos de la manifestation du 1er avril.Mais ce n'est évidemment pas ce qu'il y a de plus grave dans cette histoire.Unmois et demi après cet incident, ce qu'il y a de plus grave dans cette affaire, c'est qu'elle a été presque oubliée.Le photographe à la lentille brisée est amer.Etpour cause.Il réclame des excuses ainsi qu'un dédommagement pour son appareil photo numérique qui valait plus de 800 $.Il réclame surtout que la liberté de la presse soit mieux respectée par les policiers.Cette affaire n'est pas juste «son» affaire, dit-il.Elle concerne tous les photographes de presse qu'on empêche de faire leur travail.Elle concerne aussi le public qui a le droit d'être informé.Un mois et demi s'est donc écoulé depuis l'incident.Et puis?Que s'estil passé depuis?Rien.Pas d'excuses.Pas de dédommagement.Pas de discussion.«On va vous rappeler », avait-on dit au photographe à la lentille brisée.Mais le téléphone est resté muet.Le 6 avril, la Fédération professionnelle desjournalistesdu Québec avait diffusé un communiqué pour dénoncer l'affaire.Une rencontre avec la police devait avoir lieu le 21 avril pour en discuter.Elle a été annulée à la dernière minute, sous prétexte que l'enquête n'était pas terminée.Cette semaine, après qu'on eut relancé la police, un nouveau rendez-vous a été fixé pour vendredi.On dira qu'il s'agit là d'un incident isolé.L'ennui, c'est que ce n'est pas la première fois que des policiers s'en prennent sans raison valable à des photographes de presse.Moins d'une semaine après la mésaventure de Daniel Sweeney, lors d'une autre manifestation étudiante devant la Tour de la Bourse, Pedro Ruiz, photographe pigiste qui travaillait ce jour-là pour Le Devoir, a aussi été frappé devant témoins, trois fois plutôt qu'une, par un policier.«Je viens d'Amérique du Sud et je croyais qu'ici, les policiers étaient différents.» disait le photographe, vraiment surpris d'avoir été traité de façon aussi violente.Il s'en est sorti sans blessure.Mais il souligne avec raison que, symbo-liquement, ce genre d'abus demeure très grave.«Ça donne l'impression que les policiers n'aiment pas avoir des témoins.» Ondiraquelespoliciers de Montréal ne sont ni meilleurs ni pires que ceux d'ailleurs.Ils font leur travail, c'est tout.Et ce travail ne consiste pas à chanter la sérénade aux photographes de presse.N'empêche qu'on a déjà vu des policiers avoir la décence de s'excuser pour des incidents beaucoup moins graves.Regardez, par exemple, ce qui s'est passé le mois dernier à Halifax.Un photographe de presse y a été injustement arrêté par la GRC après avoir pris des photos d'un accident de voiture impliquant un policier.Vingt-quatre heures plus tard, la GRC, talonnée par l'Association canadienne des journalistes, s'excusait publiquement.Ni deux jours, ni deux semaines, ni deux mois plus tard.Le lendemain même.Quedit lapolicedetout cela?Quelle est sa version des faits?J'aurais bien aimé le savoir, mais au Service de police de la Ville de Montréal, on me dit qu'on ne fera aucun commentaire avant que le rapport d'enquête sur le sujet soit remis, demain, à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Bref, toujours rien pour Daniel Sweeney.Pas d'excuses.Pas de compensation.Pas même un simple coup de fil.Un beau silence qui en dit long.Tout ça au moment même oùles policiers disent vouloir améliorer leurs relations avec les médias.Bravo les gars.C'est bien parti.APARTÉ L' Le photographe à la lentille brisée «Le geste de ce policier est une atteinte directe à la liberté de presse, au droit du public d'être pleinement informé des événements qui agitent notre société.Les photographes de presse sont essentiels à la mise en oeuvre de ce droit du public et ils doivent pouvoir accomplir leur travail sans menaces ou interférences policières.» (Extrait d'un communiqué diffusé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec le 6 avril 2005 pour dénoncer les agissements de la police envers le photographe Daniel Sweeney.) F.LÉVEILLÉE SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Les libéraux auraient tenté de soudoyer un député conservateur DÉPUTÉ suite de la page A1 Plus tôt dans la journée, un des leurs, le député Jim Karygiannis, de Scarborough-Argincourt, a donné des sueurs froides à ses collègues quand il a été victime d'un malaise cardiaque en pleine Chambre des communes durant la période de questions.Voyant le député dans un état de douleur, les députés Bernard Patry et Keith Martin, tous deux médecins, se sont précipités à ses côtés et l'ont transporté délicatement dans l'antichambre du gouvernement pour lui prodiguer les premiers soins.M.Karygiannis a été ensuite conduit en ambulance à l'hôpital pour subir un électrocardiogramme.Après examen, le malaise s'est avéré de nature gastrique.En conséquence, il participera au vote ce soir.Ce rebondissement a tout suite déclenché de nouvelles supputations quant à l'issue du vote de ce soir, qui risque de se jouer sur une seule voix.Les libéraux ont quand même demandé aux conservateurs de respecter l'entente intervenue la semaine dernier en vertu de laquelle un parti retirera volontairement un député si un de ses vis-à-vis est absent pour cause de maladie.Résultat difficile à prévoir C'est donc dans ce contexte que le premier ministre Paul Martin saura, aux environs de 18h aujourd'hui, s'il peut continuer à diriger le pays pour quelques mois encore ou s'il doit remettre sa démission et déclencher des élections générales pour la fin juin.Après des semaines de rebondissements plus ahurissants les uns que les autres, dont le plus spectaculaire demeure le passage, mardi, de la députée conservatrice Belinda Stronach aux libéraux, les députés doivent voter sur le budget Goodale-NPD en fin de journée.Le résultat de ce vote de confiance, qui déterminera la survie du gouvernement libéral minoritaire, est très difficile à prévoir.Les péripéties de la journée d'hier en ont été la démonstration éloquente.Création d'une fiducie Aux Communes, les conservateurs, toujours secoués par la défection inopinée de Mme Stronach, ont attaqué de plus belle le gouvernement Martin sur le scandale des commandites, insistant notamment, pour la énième fois, pour que le Parti libéral verse dans une fiducie « l'argent sale » des commandites.Voulant parer à toutes les critiques à la veille du vote d'aujourd'hui qui pourrait entraîner la chute du gouvernement, le Parti libéral a créé la surprise quand le ministre des Transports, Jean Lapierre, lieutenant politique de Paul Martin au Québec, a annoncé la création d'une fiducie de 750 000 $.En point de presse, M.Lapierre s'est défendu d'agir de façon électoraliste après avoir refusé pendant des semaines de créer une fiducie.Le ministre avait même refusé une résolution du Bloc québécois, adoptée par une écrasante majorité, pressant le Parti libéral de verser dans un compte l'argent sale des commandites.Il a affirmé que c'est une simple coïncidence si la fiducie est créée à la veille d'une éventuelle campagne électorale.Il a ajouté que c'est finalement le témoignage de l'ancien directeur de l'aile québécoise du PLC, Michel Béliveau, qui a convaincu les dirigeants du parti d'agir.«Moi, c'est ce qui m'a ébranlé personnellement.Depuis ce temps-là, je suis devenu le promoteur du fait qu'on devait mettre des sommes d'une certaine importance de côté pour rembourser l'argent.Bien sûr, c'est un fonds intérimaire et on verra par la suite.On pense que c'est un montant substantiel comme base de départ », a affirmé M.Lapierre.Somme insuffisante Le Bloc québécois a réagi en jugeant nettement insuffisante la somme mise de côté, alléguant que le PLC aurait touché 2,2 millions de dollars en argent souillé, uniquement à la lumière du témoignage de l'ancien président de Groupaction, Jean Brault.« Ça a pris bien des questions à la Chambre des communes pour mettre ce gouvernement au pied du mur », a commenté Michel Gauthier, leader parlementaire du Bloc québécois.Le moment choisi par M.Lapierre pour faire cette annonce fait croire à M.Gauthier que les libéraux veulent que des élections aient lieu dès ce printemps.« Je vous avoue franchement que le fait de décider aujourd'hui, après avoir refusé jusqu'à hier avec une obstination qui ne se démentait pas, on peut penser qu'ils ont peut-être décidé d'aller en élections, quel que soit le résultat du vote », a déclaré M.Gauthier.Aucun des partis politiques aux Communes n'a osé se prononcer sur l'issue du vote de confiance d'aujourd'hui.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est contenté de dire qu'il était optimiste.«Moi je suis très serein, a-t-il dit.Nos 54 députés seront là et puis on verra bien.» Le chef néo-démocrate, Jack Layton, qui appuie le budget des libéraux, s'est contenté pour sa part d'« espérer » gagner le vote.Accueil triomphal La nouvelle ministre des Ressources humaines, Belinda Stronach, a participé à son premier caucus libéral, où elle a reçu un accueil triomphal de ses nouveaux collègues.En l'absence de Paul Martin, qui est allé accueillir la reine Élisabeth II à Regina, la vice-première ministre Anne Mc Lellan s'est chargée de souhaiter la bienvenue à la nouvelle ministre, qualifiant son geste de « courageux » et « d'un grand instinct ».Mme Mc Lellan a aussi vivement dénoncé certains commentaires « sexistes » de quelques conservateurs dans les heures qui ont suivi sa nomination comme ministre des Ressources humaines.« Abstenezvous de voter et on verra pour un poste au Sénat » NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014À la veille du vote crucial sur le budget, le député conservateur Gurmant Grewal affirme, enregistrement à l'appui, que les libéraux ont tenté d'acheter son vote en échange d'un poste d'ambassadeur ou de sénateur.Lors d'un point de presse organisé en catastrophe hier soir, le député conservateur a déclaré que le Parti libéral de Paul Martin lui avait offert de se joindre à son équipe afin de s'assurer de son appui pour le vote de ce soir sur le budget.Selon ses affirmations, ce sont le ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh et le chef de cabinet de Paul Martin, Tim Murphy, qui ont entrepris les démarches.M.Grewal affirme que trois ou quatre de ses collègues ont également été courtisés.La femme de M.Grewal, la députée conservatrice Nina Grewal, fait partie du lot.« On m'a demandé de m'abstenir ou de voter avec le gouvernement, après quoi j'ai compris que je serais récompensé », a-t-il dit, tout en précisant qu'il n'avait jamais eu l'intention d'accepter cette offre.Pour appuyer ces allégations, le Parti conservateur a fait entendre aux journalistes un extrait sonore de huit minutes.Selon les stratèges conservateurs, il s'agit d'une conversation enregistrée hier entre Tim Murphy et Grewal.« Abstenez-vous de voter et on verra après pour un poste au Sénat, affirme la voix que les conservateurs identifient comme étant celle de Tim Murphy.Comme dans le cas de Belinda, nous dirons que c'est une tierce personne qui nous a réunis.(La version officielle c'est que) vous ne nous avez pas pressentis et on ne vous a pas pressenti.» Réactions des libéraux Les libéraux n'ont pas tardé à réagir.« Aucune offre n'a été faite à M.Gurmant Grewal, a affirmé M.Murphy par voie de communiqué.Il a indiqué qu'il se joindrait aux libéraux.Je lui ai indiqué qu'il serait préférable de s'abstenir de voter.Nous ne l'avons pas courtisé.» En point de presse, le ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh, a soutenu qu'un ami commun l'avait mis en contact avec le député conservateur, car celui-ci aurait souhaité changer de camp.Le ministre aurait dit qu'il serait heureux d'accueillir un nouveau venu dans les rangs libéraux, mais il affirme qu'aucune offre n'a été faite.KAZEMI suite de la page A1 Si la dépouille de Zahra Kazemi était rapatriée à Montréal, elle serait l'une des premières à l'examiner.Elle aurait aussi été appelée à la rescousse si la police avait trouvé des restes humains dans le canal de Lachine la semaine dernière lors des recherches visant à retrouver Jolène Riendeau, fillette de 10 ans disparue le 12 avril 1999.Sa spécialité en anthropologie judiciaire lui permet de faire parler des os, même des dizaines d'années après le décès d'une personne.Le travail qu'elle fait en laboratoire à Montréal a d'ailleurs inspiré la plupart de ses romans.Monday Mourning, un roman policier dont l'action se déroule exclusivement dans la métropole québécoise, sera publié en français l'automne prochain.L'anthropologie judiciaire, dont Mme Reichs est l'une des rares spécialistes en Amérique du Nord, permet notamment d'identifier un cadavre, la date du décès et dans plusieurs cas, la cause de la mort.Même des os qui ont passé des années sous l'eau ou sous la terre en ont souvent long à dire, précise Mme Reichs.« Mais une autopsie n'est pas l'oeuvre d'une seule personne.C'est un travail d'équipe.Les pathologistes, les dentistes médico-légaux, les anthropologues judiciaires, les spécialistes de balistique et les enquêteurs de police font tous partie du processus », souligne la romancière originaire de Chicago.En entrevue, Kathy Reichs explique que le squelette des morts garde à jamais des traces de certains crimes.La strangulation, note-t-elle, est toujours accompagnée du bris de certains os du cou chez l'adulte.Les côtes cassées, les doigts fracturés, les brûlures profondes et les traumatismes crâniens sont perceptibles après des années.Kathy Reichs est convaincue qu'en examinant aujourd'hui les restes de Mme Kazemi, ses collègues et elle pourraient confirmer ou infirmer les observations du Dr Shahram Aazam, un médecin iranien qui a ausculté Zahra Kazemi à son arrivée aux urgences de l'hôpital Baghiattolah en Iran.Le Dr Aazam, qui vit maintenant en exil à Montréal, dit avoir relevé sur le corps de Mme Kazemi plusieurs signes de torture.L'infirmière qui l'a assisté pendant l'examen a pour sa part observé des marques laissées par un viol brutal.Ce dernier crime, note Kathy Reichs, est cependant l'un des plus difficile à détecter.« Pour le viol, on peut trouver beaucoup de choses quelques jours après la mort de quelqu'un, mais ça ne laisse pas de marque sur le squelette », explique la docteure américaine.L'histoire de Raoul Léger Au cours de sa carrière qui l'a menée jusque dans les charniers du Rwanda, Mme Reichs a vu maintes fois la vérité sur le décès suspect d'une personne éclater au grand jour après des décennies de questions sans réponse.En 2001, lorsqu'elle s'est penchée avec une équipe d'experts médico-légaux sur la dépouille de Raoul Léger, un Acadien mort au Guatemala en 1981, elle a mis en pièces la version des faits des autorités guatémaltèques.Selon le gouvernement de ce pays d'Amérique centrale, M.Léger s'était enlevé la vie.Or, en exhumant le cadavre de l'homme de 30 ans originaire de Bouctouche, au Nouveau- Brunswick, les expertises ont révélé qu'il a été tué par une grenade.« Pendant 20 ans, nous n'avons pas su ce qui s'était passé.Nous n'avons jamais cru au suicide.L'autopsie, que nous avons payée nous-mêmes parce que le gouvernement canadien a refusé de nous aider, nous a permis de dissiper les doutes », a dit Andréa Léger, la soeur de Raoul Léger à La Presse cette semaine.« Car, dans le doute, ajoute-t-elle, il n'y a pas de deuil possible.» La romancière Kathy Reichs appuie la démarche du gouvernement canadien CONFORT = COL EXTENSIBLE Venez les essayer et vous apprécierez le confort du nouveau col breveté Expand-A-CollarTM des chemises habillées ARROW à manches longues ou manches courtes dans un grand choix de styles et de couleurs.Mélange 60% coton 40% poly d'entretien facile.Prix courant de 55$ à 65$ Encolure 14 1/2 à 22, manches 33\u201d, 35\u201d, 38\u201d Pour tailles moyennes, fortes et élancées.Chemises habillées MONTRÉAL: 4475, boul.Métropolitain Est CENTRE-VILLE: Complexe Desjardins OUEST: Centre Rockland - Fairview Pointe-Claire RIVE-SUD: Promenades St-Bruno - Mail Champlain, Brossard LAVAL: Carrefour Laval RIVE-NORD: Place Rosemère REPENTIGNY: Galeries Rive-Nord JOLIETTE: Galeries Joliette QUÉBEC: Place Sainte-Foy (Espace Nord) - Galeries de la Capitale 3315753A Bagues de fiançailles à diamants de la collection exclusive Birks Blue®, à signature saphir.Nouveau solitaire à sertissage classique étroit, à partir de 2 650 $.Bague Trilogy® à trois diamants taille brillant, à partir de 6 100 $.Sertissage contemporain en demi-chaton, à partir de 2 150 $.Magasinez avec nous en ligne ou en vous rendant au Birks le plus près de chez vous.Visitez le www.birks.com ou composez le 1 800 682.2622.L'âme soeur.Inspirée par Birks Le coup de foudre.3311611A ACTUALITÉS Les fumoirs sont inefficaces VOISIN FUMEUR La plainte qui revient le plus souvent aux oreilles de James Repace concerne un voisin fumeur.La fumée de cigarette qui envahit le logement d'un non-fumeur constitue un véritable fléau, dit-il.Les constructions ne sont pas étanches et laissent filtrer un voile de fumée désagréable et nocif pour la santé.À New York, cette fumée secondaire a même déclenché une flopée de poursuites.« Les propriétaires ont des recours contre un voisin qui fait trop de bruit.Dans le cas de la fumée secondaire, il n'y a presque rien à faire et c'est un réel problème », soutient M.Repace.Il est d'avis que les constructeurs devraient envisager sérieusement de construire des édifices destinés aux fumeurs et d'autres, aux non-fumeurs.PASCALE BRETON Seule une tornade aurait la puissance nécessaire pour chasser la fumée secondaire qui flotte en quasi-permanence dans les fumoirs.Les systèmes de ventilation, eux, sont inefficaces.C'est ce que soutient le biophysicien américain James Repace qui ne mâche pas ses mots lorsqu'il est question de fumée secondaire.Avec un bagage de 30 ans d'expérience et la rédaction d'une soixantaine d'articles scientifiques sur le sujet, il s'y connaît.Les fumoirs ne sont jamais totalement étanches et les systèmes de ventilation sont incapables d'évacuer complètement la fumée.« Dans l'une de nos études, nous avons démontré que le système de ventilation d'un bar que nous avons visité renouvelle l'air 10 fois par heure.Il faudrait que ce soit fait 25 000 fois par heure.C'est impossible.Le seul système de ventilation capable d'évacuer la fumée est une tornade », lance M.Repace.Le spécialiste de Washington est de passage à Montréal dans le cadre d'une conférence organisée par l'Institut national de santé publique du Québec sur les enjeux reliés au tabac.Cancer du poumon, maladie cardiaque, asthme, autres types de cancer, la fumée secondaire provoque des effets néfastes sur les non-fumeurs, décrit le conférencier.Exposés quotidiennement, les employés des bars et des restaurants figurent parmi les personnes les plus affectées par la fumée secondaire du tabac.Parmi les 161 000 travailleurs que compte l'industrie, 320 en meurent chaque année, soutient M.Repace en extrapolant les données d'une étude américaine sur le sujet.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, vient de déposer un projet de loi musclé qui vise à bannir totalement la cigarette dans les bars, les restaurants et tous les lieux publics à compter de janvier prochain.Une mesure dénoncée par le Regroupement des employés de bars du Québec parce qu'elle entraînera, selon lui, une diminution des ventes et par le fait même, des pourboires.En revanche, les anciens employés de bars et de restaurants sont de plus en plus nombreux à intenter des poursuites parce que la fumée secondaire a ruiné leur santé.Au Canada, la cause de Heather Crowe, une serveuse atteinte d'un cancer du poumon après avoir travaillé 40 ans dans un milieu enfumé, est bien connue.Les mesures envisagées par le ministre Couillard sont draconiennes, mais les militants antitabac aimeraient que Québec en fasse encore davantage.L'expert James Repace les appuie.La seule façon d'éviter les effets nocifs de la fumée secondaire est d'interdire complètement le tabac.Même dans les fumoirs réservés aux travailleurs de certaines entreprises et établissements.L'incidence du tabac a diminué dans la province au cours des dernières années, mais le Québec demeure un gros fumeur.Près du quart de la population fume.économisez plus Jusqu'à15$/mois en combinant vos services(4) 1888 4MOBILE L'offre prend fin le 30 juin 2005; réservée aux nouvelles activations.Services disponibles là où la technologie le permet.Prix/offre et options sujets à changement sans préavis et ne peuvent être combinés à aucune autre offre.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent avec tout engagement.Photo à titre indicatif.Jusqu'à l'épuisement des stocks.Pas disponibles dans tous les magasins.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent.(1) S'applique aux appels faits dans la zone de couverture de Bell Mobilité ou ses partenaires pendant la durée de l'engagement; sinon des frais d'interurbains et des frais d'itinérance peuvent s'appliquer.(2) Soirs du lundi au jeudi, de 20h à 7h, et week-ends du vendredi 20h au lundi 7h.(3) Sujet à un engagement de 3 ans.(4) Offert avec les services et forfaits de Mobilité, Sympatico et Express Vu sélectionnés aux clients résidentiels, là où l'accès et la technologie le permettent.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Il n'est pas nécessaire d'être abonné au service local ou à d'autres services tarifés de Bell Canada.Des frais pour l'équipement et l'installation professionnelle peuvent s'appliquer.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.Nouveau forfait Tout-en-un de chez nous, offert exclusivement au Québec et seulement chez Bell : 1000 minutes d'interurbain partout au Canada(1) Appels locaux illimités, soirs et week-ends(2) 100 minutes locales à utiliser en tout temps Pas de frais cachés, pas de frais d'activation 3mois d'appels locaux illimités(3) 30$ Loin des yeux, près du cell.1000 minutes d'interurbain mobile par mois En prime! Samsung a680 vidéotéléphone ANJOU Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 BELOEIL Mail Montenach (450) 446-7176 BROSSARD Mail Champlain (450) 465-8759 CHÂTEAUGUAY Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 COATICOOK 18, rue du Manège Place J.R.Lefebvre (819) 849-9997 COWANSVILLE Domaine du Parc (450) 263-4444 DELSON 5, route132 (450) 635-9999 DOLLARD-DESORMEAUX 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 DORION-VAUDREUIL 84, boul.Harwood (450) 424-1416 DORVAL Les Jardins Dorval (514) 631-1222 DRUMMONDVILLE 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 GATINEAU Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 GRANBY Galeries de Granby (450) 777-4058 HULL Galeries de Hull (819) 771-2716 JOLIETTE Les Galeries Joliette (450) 755-5533 LASALLE Carrefour Angrignon (514) 364-3071 LAVAL 1655, boul.St-Martin O.(450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 LONGUEUIL Place Longueuil (450) 679-4558 MONTRÉAL 9280, boul.de l'Acadie (514) 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) (514) 526-2020 892, rue Ste-Catherine O.(514) 866-6686 Boul.Décarie (angle Jean-Talon) (514) 739-7777 Centre Rockland (514) 340-1269 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) (514) 270-1155 MONTRÉAL-NORD Place Bourassa (514) 322-3202 MONT-TREMBLANT 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 POINTE-AUX-TREMBLES 12530, rue Sherbrooke E.(514) 645-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 REPENTIGNY 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 ROSEMÈRE 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 SALABERRY-DEVALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 SHAWINIGAN 1Plaza de la Mauricie (819) 539-8691 SHERBROOKE 2700, rue King O.(819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 SOREL Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 ST-BRUNO-DEMONTARVILLE Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 STE-AGATHEDES- MONTS 80A, boul.Morin (819) 321-0265 ST-EUSTACHE Place St-Eustache (450) 623-8500 ST-HUBERT 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 391, boul.Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 ST-JÉRÔME Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 ST-LAURENT La Place Vertu (514) 335-2355 ST-LÉONARD 6050, boul.Métropolitain E.(514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 TERREBONNE Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 TRACY 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 TROIS-RIVIÈRES 5691, boul.Jean XXIII (819) 376-6849 Centre Les Rivières (819) 691-0482 VICTORIAVILLE 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 AUTEUIL Entreprise Yaco enrg.5330, boul.des Laurentides (450) 628-9366 DORVAL J.D.Mobilité 10925, chemin Côte-de-Liesse (514) 422-0511 GRANBY Bell Mobilité 590, boul.Boivin (450) 378-3618 HULL Action Solutions Radio Inc.73, rue Jean-Proulx (819) 777-0999 JOLIETTE Boutique du téléphone 127, boul.St-Charles- Borromée N.(450) 752-5030 LACHINE CBCI Telecom inc.2409, 46e Avenue (514) 422-3334 LAFONTAINE Cosat 2121, boul.Labelle (450) 431-5122 LAVAL Metro Com Canada 800, boul.Chomedey (120) (450) 687-4000 LONGUEUIL Cellcom 650, place Trans-Canada (450) 463-7777 Triacom 2771, boul.Jacques-Cartier E.(450) 928-2244 MONTRÉAL ABCO Telecom inc.8900, rue Lajeunesse (514) 389-8900 CelluMTL Complexe Desjardins (514) 282-3388 Citécell 5450, rue Saint-Patrick Suite101 (514) 762-2000 Télécentre Québec 6855, rue St-Jacques O.(514) 485-5222 SALABERRY-DEVALLEYFIELD Librairies Boyer ltée 10, rue Nicholson (450) 373-6211 SHERBROOKE Gobeil et Filles 4505, boul.Industriel (819) 563-0406 ST-EUSTACHE Communications J.D.66, rue Dubois (107) (450) 974-7444 TERREBONNE Her-Comm 1729, chemin Gascon (450) 964-7777 Magasins Espace Bell et Bell Mobilité participants Aussi offert chez ces détaillants : 3318258A ACTUALITÉS Du retard dans le prolongement du boulevard Cavendish Les maires d'arrondissement élus au suffrage universel à Montréal Le gouvernement du Québec rejette les arguments de Pierre Bourque SÉBASTIEN RODRIGUE Annoncé en grande pompe à la veille des référendums sur la défusion, le projet de prolongement du boulevard Cavendish a pris du retard et il ne sera achevéqu'en 2012, selon un document du Service des infrastructures, transport et environnement de la Ville de Montréal, que La Presse a obtenu.Le document daté d'avril dernier présente un calendrier prévoyant la conception et la réalisation du projet entre 2007 et 2012, alors qu'en juin dernier, la Ville disait que tout serait terminé en 2009.Tout juste avant les référendums, trois membres du comité exécutif de la Ville de Montréal (Claude Dauphin, Alan De Sousa et Robert Libman) avaient annoncé la mise sur pied d'un « bureau de projet » pour concevoir et réaliser le prolongement du boulevard.L'appel d'offres pour retenir une firme pour diriger ce bureau n'a toutefois été lancé que le 9 mai dernier, près d'un an plus tard.Le maire de l'arrondissement de Côte-Saint-Luc\u2014Hampstead\u2014 Montréal-Ouest, Robert Libman, confirme que le projet a pris du retard, mais il soutient qu'il pourrait toujours se terminer avant 2012.M.Libman précise en fait que le tracé final déterminera l'allure du projet.Le document de la Ville de Montréal prévoit que le projet sera étudié par le Bureau d'audience publique sur l'environnement à partir de l'automne 2006 et que les travaux débuteront au printemps 2007.La Ville a déjà estimé que ce projet coûterait environ 100 millions de dollars.SÉBASTIEN RODRIGUE N'en déplaise au chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville, Pierre Bourque, il y aura des maires d'arrondissement élus au suffrage universel à Montréal ainsi qu'un cadre électoral quasi similaire à celui présenté par l'administration Tremblay-Zampino pour le scrutin de novembre prochain.En déposant la semaine dernière un projet de loi modifiant, entre autres, la Charte de la Ville de Montréal, le gouvernement provincial a entrepris de rendre permanente l'élection des maires d'arrondissement par les électeurs du territoire qu'ils représentent.En entrevue, la sous-ministre adjointe au ministère des Affaires municipales et des régions, Suzanne Lévesque, précise que les modifications législatives permettront de rendre permanente l'élection des maires d'arrondissement.« On va venir préciser ce concept en disant que le maire d'arrondissement est élu par l'ensembl e des élec teurs de l'arrondissement comme si l'arrondissement était un district », explique- t-elle.Quant au cadre électoral, la grande majorité des recommandations adoptées par le conseil municipal de Montréal seront avalisée, souligne la sousministre adjointe.« En gros, ça va être conforme à ce que la Ville a présenté.Il reste quelques petits détails que la ministre (des Affaires municipales) regarde et c'est pourquoi il n'est pas adopté, mais pour les trois quarts, il est conforme », dit-elle.Le chef de l'opposition a mené une véritable cabale sur cette question en tentant par tous les moyens d'empêcher l'adoption du nouveau cadre électoral par le conseil municipal.Mais les nombreuses protestations de Pierre Bourque n'ont vraisemblablement pas trouvé d'écho à Québec.Il y a quelques semaines, M.Bourque avait même rencontré la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, et le sous-ministre Denys Jean pour leur faire valoir ses réserves quant au nouveau cadre électoral.Pierre Bourque a déjà brandi la menace d'une contestation judiciaire après avoir obtenu un avis juridique de Julius Grey, avocat spécialisé en droit constitutionnel.Pierre Bourque refuse de baisser pavillon.« Je continue mes démarches auprès des députés et des partis, je vais continuer à me battre, on va attendre l'avis juridique », dit-il.M.Bourque attend l'avis de Me Grey pour entreprendre une contestation devant les tribunaux.Pierre Bourque trouve illogique que les conseillers municipaux soient élus par un nombre différent d'électeurs.«Je ne comprends pas que le gouvernement puisse aller de l'avant avec ça », dit-il.Le Conseil des ministres devrait adopter d'ici quelques semaines le nouveau cadre électoral dans un décret.Cela déterminera ni plus ni moins l'allure du bulletin de vote des Montréalais aux prochaines élections.Il a par ailleurs été impossible d'avoir des commentaires de la ministre des Affaires municipales à ce sujet.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE En déposant la semaine dernière un projet de loi modifiant la Charte de la Ville de Montréal, le gouvernement a entrepris de rendre permanente l'élection des maires d'arrondissement par les électeurs du territoire qu'ils représentent.CARTE ÉLECTORALE DE MONTRÉAL La carte électorale proposée par Montréal pour les élections de novembre 2005 > 1 maire > 63 conseillers de ville (dont 19 maires d'arrondissement) > 37 conseillers d'arrondissement > Total : 101 élus Voici une nouvelle toute fraîche : Jusqu'au 31 mai, obtenez une réduction de 25 % sur le prix courant de tous les services de pelleterie Apportez à votre fourrure tout le soin qu'elle mérite.Fourrures Holt Renfrew met à votre disposition un entrepôt frigorifique moderne ainsi que des services de remise en état, de retouche et de transformation.Communiquez avec le magasin Holt Renfrew le plus près pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de nos prochains ateliers de transformation.N'hésitez pas à vous prévaloir de notre service de cueillette et de livraison à titre gracieux.1300, RUE SHERBROOKE OUEST (514) 842-0914 HOLTRENFREW.COM 3306052A GLAM POUR DAMES LAISSEZ RESPIRER VOS PIEDS thermographie sur ordinateur GEOX EST DISPONIBLE EN MODÈLES POUR HOMMES, FEMMES ET ENFANTS BREVET INTERNATIONAL Chaussures GEOX disponibles chez les détaillants suivants : Chaussures Moka Vieux Montréal 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ACTUALITÉS La campagne pas si tranquille de Pierre Bourque STÉPHANE PAQUET On a beau ne pas voir sa binette très souvent à la télé ou lire son nom dans les quotidiens, Pierre Bourque est bel et bien en campagne électorale.Une campagne pas si tranquille qu'elle en a l'air.Des mains, il en serre.Et beaucoup.« J'ai une espèce de lien particulier avec les Montréalais et c'est comme ça que je vais être élu, ce n'est pas autrement », lance Pierre Bourque, rencontré hier midi au parc Athéna, dans Parc- Extension.« J'ai toujours fait campagne sur le terrain.Ce sont les gens qui votent, c'est avec eux que j'ai une relation, c'est avec eux que j'ai une affection pendant toutes ces années-là », dit-il, laissant à son adversaire le soin de gérer la ville et de défrayer la chronique plus souvent qu'à son tour.Mardi il y a deux semaines, ce n'est pas moins de sept activités publiques extérieures qu'il a eues.Un rythme semblable à celui de ses fins de semaine, qui alternent entre les compétitions sportives, les soirées de bingo et les soupers-spaghettis.« Ça me tient en forme.Ça m'oblige à une discipline, ça m'oblige à une grande force, pratiquement spirituelle, physique et morale », dit celui qui aura 63 ans à la fin du mois, précisant au passage qu'il fait une heure de vélo dès 6 h le matin.« Il faut que je me tienne en forme.» Hier midi, sa présence dans Parc-Extension se justifiait par l'opération Portes ouvertes des policiers du quartier.Pas de veine, le temps était frisquet, les gens peu nombreux.« Ils auraient dû faire ça le soir, dit-il en parlant des policiers.Mais ils n'ont pas compris.» Lui peut expliquer l'histoire du parc, son état pitoyable avant que le maire qu'il fut ne le jumelle à la ville d'Athènes.« Le parc était tout le temps vandalisé.Tant et aussi longtemps qu'on n'a pas mis la statue d'Athéna, qu'on n'a pas donné une personnalité, une âme à ce parc, il était vandalisé.» Il cite le nom de maire d'Athènes avec qui il a inauguré le parc, comme il nomme par leur nom plusieurs des personnes qui viennent lui serrer la pince.Il distribue baisers et dépliants en forme de géranium, le thème de sa précampagne.Constatin Ailamakis est un des citoyens qui se sont pointés hier midi.Il dit avoir déjà voté pour Pierre Bourque et penche vers lui pour les élections de novembre.« Il est proche de la communauté grecque, dit-il.Tu peux lui parler et il aime Montréal.» Pierre Bourque poursuivra son offensive dans les communautés culturelles ce soir, avec une soirée-débat à Côte-des-Neiges.Le maire Gérald Tremblay a refusé d'y participer, prétextant que l'organisateur est trop proche de Pierre Bourque.Prochaine étape, pour l'ancien maire parti à la reconquête de la mairie ?« Vous avez juste à me suivre, lance-t-il.Vous allez rencontrer beaucoup de monde, beaucoup de chaleur humaine.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Pierre Bourque est bel et bien en campagne électorale.Hier, il était au parc Athéna, dans Parc-Extension, pour rencontrer les gens.Pour en savoir plus sur ces super offres, passez nous voir dans une boutique TELUS Mobilité ou chez un détaillant autorisé.Tous les détails à telusmobilite.com Offres valables avec nouvelles mises en service seulement dans le cadre de certains forfaits.L'offre des appels en itinérance gratuits aux É.-U.s'applique seulement au temps d'antenne utilisé pour les appels vocaux et non à la transmission de données.Frais d'interurbain en sus.© 2005 TELUS Mobilité.Montréal Complexe Desjardins Centre-ville 950, rue Sainte-Catherine Ouest 4202, rue Saint-Denis Action Télécom Inc.1531, rue Notre-Dame Ouest (514) 989-9952 Communications Métropolitaine 8780, boul.Saint-Laurent, local 4 (514) 384-4447 Communications Mobilenet 5165, ch.Queen-Mary (514) 788-5080 Direct.Com 2553, boul.Henri-Bourassa (514) 381-3490 Solutions Affaires TELUS Mobilité 1 800 505-3355 Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources (514) 421-9889 PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu (514) 339-1130 Laval Digital Radiocommunication 2770, boul.de la Concorde Est (450) 781-1212 Saint-Eustache Contact Com.D.L.Communications 465A, boul.Arthur-Sauvé (514) 990-1875 Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon (450) 492-1748 RÉGIONS Saint-Hyacinthe Cellulaire + Galeries Saint-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise (450) 773-6621 Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier (450) 446-8895 Candiac D2 Technologie Inc.89, ch.Saint-Francois-Xavier (450) 635-6111 Greenfield Park Proxi Telecom Inc.3814, boul.Taschereau (450) 671-0605 Saint-Jean-sur-Richelieu Majestech 855, ch.du Grand-Bernier Nord (514) 990-0547 Sainte-Julie Alto Communication 1950, ch.du Fer-à-Cheval (450) 649-2525 Appels entrants gratuits et aucuns frais d'itinérance aux É.-U.Voilà une bonne affaire pour vos affaires.MD Profitez de ces deux offres d'affaires exceptionnelles de TELUS.Abonnez-vous dès aujourd'hui en signant un contrat de 2 ou 3 ans et bénéficiez des appels locaux entrants gratuits pendant toute la durée de votre contrat.C'est 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grand bureau pour la dernière fois.Arrivé en poste en 1998, il aura dirigé l'institution de la montagne pendant sept ans.« Je pars en disant : mission accomplie », indique-t-il en entrevue dans la célèbre tour de l'Université.Ce départ, qui survient avant la fin de son second mandat, était prévu depuis longtemps.« Ce que vous n'avez pas fait en sept ans, vous ne le ferez jamais, il faut laisser la place à d'autres, estime M.Lacroix.Et si vous l'avez fait, pourquoi insister et rester ?» Particulièrement fier de la relance de l'équipe de football des Carabins, le recteur a en quelque sorte remis toute l'institution sur ses rails.« Je suis arrivé dans la pire période que les universités ont connue dans leur histoire moderne, rappelle-t-il.On avait subi des compressions budgétaires massives, l'Université de Montréal était en déficit courant de 17 millions par an et son déficit accumulé était de 80 millions.» Pour « sauver l'université », M.Lacroix a lancé une réforme complète des programmes et une reconfiguration de la recherche.Résultat : l'institution accueille maintenant 8000 étudiants à temps complet de plus, ses fonds de recherche ont doublé et elle compte cinq nouveaux pavillons.« Un recteur fait deux choses : il crée des rêves et va chercher les ressources pour les réaliser, indique- t-il.Mon Dieu, quand on regarde au bout du compte, c'est ce qui s'est fait.» À titre de président de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ), M.Lacroix s'est battu en vain pour un réinvestissement dans l'éducation postsecondaire.« Je suis extrêmement inquiet, souligne-t-il.Le gouvernement ontarien vient de décider d'ajouter six milliards sur une période de cinq ans dans le budget de l'enseignement supérieur, tandis que nous, on n'a pas commencé à réduire l'écart évalué il y a plusieurs années.Il va falloir se réveiller très rapidement.» La déception du CHUM S'il a un autre regret, c'est que le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) ne soit pas construit à la gare de triage d'Outremont.« C'est un rêve que je n'ai pas réalisé, constate-t-il.Quand on se lance dans un grand projet, il y a toujours un risque que ça ne réussisse pas.» Le lieu convoité devrait maintenant accueillir de nouveaux pavillons, mais il laisse au prochain recteur, Luc Vinet, le soin d'en faire l'annonce.Bien que la transition soit en cours depuis mars, M.Lacroix n'a pas de conseil à donner à son successeur.« Je ne joue pas au mononcle, il est majeur et vacciné », rigole-t-il.Toujours contestée par les syndiqués de l'Université, cette nomination fera l'unanimité quand M.Vinet sera mieux connu, assure-t-il.Louis Dumont, président du Syndicat général des professeurs de l'UdeM, fait aussi l'éloge des grandes réalisations de M.Lacroix.« Tout le monde applaudit les efforts qu'il a faits pour le développement de l'Université, en terme de subventions, de dons et de construction de bâtiments, indique- t-il.Il est le maître d'oeuvre de cette relance et il faut le reconnaître.Mais il y a également quelques éléments négatifs de son rectorat qui peuvent être soulignés, comme un manque de sensibilité envers la communauté.M.Lacroix ne méditera pas làdessus tout l'été, puisqu'il ne prend pas sa retraite.Bien qu'âgé de 65 ans, il a accepté d'analyser le dispositif canadien de la péréquation fiscale à la demande du ministre des Finances, Ralph Goodale.Le futur ex-recteur compte aussi reprendre son poste de chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), situé en plein centre-ville, au 2020, University.Soit loin du campus de l'UdeM, qu'il quitte sans regarder derrière lui.« J'ai l'impression d'avoir fait ce que je pouvais faire de mieux dans ma vie », résume-t-il, l'air satisfait.«Mission accomplie» Le recteur Robert Lacroix estime avoir remis l'Ude Msur ses rails PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© « C'est très agréable de partir avec l'impression d'avoir réussi ce qu'on avait imaginé », dit Robert Lacroix, qui quittera son poste de recteur de l'Université de Montréal le 27 mai.EN BREF 2\":\"2 B(GGP N2C/8 /# \"2:NC;-#: 6K1)/# QC N2C/8 /# \"K::#&2C:7 7\"038)243\"6& ;2:@-# HKO2:QK-:# 6O3@$ ;CQ QC I$@:252/-@K-17 6'4(7 B'GG4 .,25, (&4,10 (A «Les entrepreneurs, pour leur part, ne se doutaient pas que les partenaires pouvaient se désister.» > « Papiers Gaspésia ne cessa d'ailleurs de mettre la pression pour accélérer les travaux.» > «Le 20 janvier 2004, pour démontrer qu'un paiement serait fait, on transmit par télécopie au Groupe AMI un chèque de 1,388 M$ dont l'original ne fut jamais acheminé.Le même coup fourré aurait été joué à Gastier (une entreprise montréalaise spécialisée en électricité industrielle).» > «La mauvaise réputation peut davantage atteindre toute l'industrie de la construction si les entrepreneurs, dans un grand projet, sont exposés à ne pas être payés, surtout si ce projet est largement financé par les fonds publics.» (1) La mobilisation et le support observés de toutes parts traduisent l'étonnement et le dégoût de la population face aux pratiques commerciales à l'égard des entrepren e u r s, q u a l i f i é es d e « répugnantes » par la commission d'enquête.Les récentes sorties de nos élus semblent laisser de glace les actionnaires de la Gaspésia.Les entreprises québécoises doivent-elles conclure qu'il sera dorénavant acceptable pour le gouvernement et Tembec d'utiliser leur solvabilité et leur notoriété mondiales pour entraîner les PME à travailler sans rémunération Il est reconnu que les PME sont le moteur de l'économie des régions du Québec.Nos régions avaient-elles besoin d'un pareil coup bas de la part de leur propre gouvernement et de Tembec, récemment décrit par le ministre Corbeil comme un fleuron de l'économie québécoise Les défis économiques, conjoncturels, structurels et le niveau de taxation auxquels les PME québécoises doivent faire face sont suffisamment élevés sans qu'on y ajoute la dégradation de l'éthique corporative et le comportement corporatif irresponsable de nos grandes sociétés, voire même de notre propre gouvernement.Dangereux précédent Les risques associés à ces ambitieux projets de développement économique à l'image de la Gaspésia seront toujours présents.Toutefois, interrompre un mégaprojet demeure le choix du promoteur qui se doit d'assumer le respect de ses obligations contractuelles envers ses fournisseurs.Ce scandale de la Gaspésia constitue pour ces grands citoyens corporatifs un dangereux précédent qui affectera la confiance que leur témoignaient toutes les classes économiques.Rappelons les points clés de l'enquête publique.Des contrats accordés alors qu'on savait en haut lieu qu'une fermeture était à prévoir et que les fonds étaient insuffisants pour mener à terme le projet.Des promesses de paiement faites alors que les fonds étaient inexistants.Une grande banque américaine remboursée à la fermeture du chantier alors que certains fournisseurs et entrepreneurs n'ont reçu aucun paiement au cours des quatre derniers mois de leurs travaux.La commission d'enquête s'exprimait ainsi à ce sujet : « Il répugne de constater qu'après l'arrêt des travaux du chantier de Chandler, les partenaires furent libérés de leur cautionnement envers le prêteur John Hancock (la banque), par le paiement, à même les fonds résiduels, d'une somme de sont demeurés impayés.» (1) Plusieurs entrepreneurs ont été contraints de ralentir leur niveau d'activité, de supporter leur manque à gagner par un financement à grand frais d'intérêts, certains ont même dû fermer leurs portes.Dans un tel contexte, peut-on accepter du gouvernement et de Tembec un règlement partiel de nos créances?Non.Nous exigeons de ces grands donneurs d'ordres le remboursement intégral des sommes dépensées par les entrepreneurs à titre de salaires, fournitures et autres services, rien de moins.(.) Messieurs les administrateurs de la Gaspésia, monsieur le président de la SGF, monsieur le président de Investissement Québec, monsieur le ministre Béchard responsable de ce dossier, monsieur le premier ministre du Québec, pouvez-vous vous assurer du paiement immédiat des sommes dues à d'honnêtes citoyens corporatifs qui ont travaillé et attende leur dû depuis plus de 18 mois ! .1) Extraits du rapport d'enquête sur la Gaspésia, pp.165, 166 et 186.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© L'usine de papiers Gaspésia de Chandler.Dialogue adultes-ados Àla suite de notre Appel à tous du dimanche8mai sur le dialogue adultes-adolescents, voici quelques-uns des courriels que vous nous avez fait parvenir.«Ni ado ni adulte» Nous sommes l'avenir ! Adultes d'aujourd'hui, occupez-vous de vos jeunes.Apprenez à nous écouter, attardez-vous à nous connaître.Nos goûts, nos passions, nos rêves, en avez-vous idée ?Offrez-nous de votre temps, un temps de communication, de jeux, de tendresse, un temps de discussion, d'échange.Sûr que nous tempêtons à la moindre controverse, mais adultes nous comprendrons que c'était pour notre bien.Imposez vos limites, faites quelque chose, soyez des parents adultes car nous sommes les adultes de demain, nous sommes la relève.Nous avons besoin de vos encouragements afin de découvrir nos passions et nos habiletés.Aidez-nous à grandir pour que l'on puisse toucher nos rêves, diriger notre pays, éduquer nos enfants et, tout simplement, aimer.Marie-Maude Archambault .Avant de sanctionner.Après avoir lu les commentaires des parents j'ai été assez surpris.Les adultes veulent tellement faire comprendre aux jeunes leurs erreurs.Ils croient y parvenir en leur enlevant un privilège ou en les chicanant.Mais souvent les ados apprennent de leurs propres erreurs.Celui qui vole un objet à la cafétéria ou au dépanneur et qui après, a la honte de sa vie en se faisant prendre sur le fait et qui ensuite, se fait sanctionner par la police ou par le directeur de l'école, c'est bien évident qu'il n'a pas besoin des reproches de ses parents.Cela, parce qu'il a eu sa propre leçon.C'est en faisant des erreurs que l'on apprend et que l'on grandit.C'est donc aux parents de voir si l'ado a compris ou s'il a besoin de se le faire dire (parce que des fois c'est mieux de parler que de sanctionner immédiatement).Michaël Couture (14 ans) Trop de pression Maintenant, les parents « blâment » les jeunes pour plusieurs problèmes comme la drogue, les vols et le vandalisme.Ils mettent souvent ça sur le dos de notre surutilisation de la télévision, de l'ordinateur et des jeux vidéo.Pourtant, le problème ne vient-il pas un peu des parents qui nous mettent trop de pression sur notre réussite scolaire et sur notre vie en général ?Carl Tatonetti-Landry (13 ans) Shawn Mcllelan (13 ans) .Une partie des ados En disant que les jeunes sont paresseux et ne pensent pas à leur avenir, vous parlez seulement d'une partie des ados.Pour chaque délinquant, il y a d'autres jeunes qui assistent à tous leurs cours et qui travaillent très fort.Il faut arrêter de ne prêter attention qu'aux jeunes qui font du grabuge et S.V.P.prenez le temps de connaître le reste de la population juvénile.Alexandra Charlton (13 ans) Mahrnoush Lari (13 ans) .Influence de la technologie Nous croyons que les jeunes d'aujourd'hui sont très différents des adultes en raison de la technologie qui elle a énormément changé les habitudes des jeunes.Nous sommes très influencés par ce qui nous entoure ; et pourtant, nous ne sommes pas ceux qui ont inventé cette technologie.Christophe Gauthier-Davies (13 ans) Timothy Maclean (13 ans) Francis Leduc (13 ans) ANNA-MARIA LACRIOLA L'auteure est résidantede Montréal.J'ai 25 ans.Les vers de terre qui sortent sous la pluie me répugnent.Je n'aime pas aller chez le dentiste, j'écoute Ramdam et j'ai vécu des histoires d'amour qui commençaient bien, d'autres qui finissaient mal.Aux ados, j'aimerais dire de profiter de cette innocence d'enfant qui traîne encore dans le coeur des amoureux et de simplement croire que l'amour peut durer toujours.Les filles, vous n'avez pas nécessairement besoin de vous montrer le nombril pour que l'on vous trouve jolies.Il y a une beauté encore plus vraie qui se cache dans vos yeux.Si vous décidez d'arrêter l'école, finissez au moins votre secondaire.Ensuite, ne restez pas à la maison tout l'après-midi pour écouter des émissions plates.Travaillez pour ramasser un peu d'argent et décidez d'un pays que vous avez toujours rêvé de visiter.Partez le plus longtemps possible.Quand vous reviendrez, vous n'aurez aucun diplôme mais vous aurez appris des choses bien plus importantes sur vous.Et gageons que vous retournerez peut-être sur les bancs d'école.N'ayez pas peur de grandir.La peur, c'est ce qui donne des rides.Aux adultes, j'aimerais dire d'avoir confiance en ces ados qui découvrent la vie.Offrez-leur votre amour même s'ils ne semblent pas l'accepter et vous repoussent.Écoutez leurs rêves.Ne les empêchez pas de vivre quelque chose d'extraordinaire simplement parce que c'est différent de tout ce que vivent les autres.Travaillez fort mais attention aux burn-out et aux dépressions.Gâtez-vous.Et surtout, arrêtez d'avoir peur de dire votre âge.Ça donne des rides.Ça, ça marche pour tout le monde.Soyez heureux ! PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Anna-Maria Lacriola kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Au début de la semaine dernière, Statistique Canada dévoilait les résultats d'une étude internationale qui démontrait que près de 40% des jeunes Canadiens étaient incapables de comprendre un texte simple.À la fin de la même semaine, des données du ministère de l'Éducation indiquaient que le tiers des jeunes Québécois ne décrochent pas leur diplôme d'études secondaires.Mises côte à côte, ces deux statistiques nous font voir quel sort attend la plupart de ces jeunes décrocheurs: la marginalité totale dans notre société de l'écrit.Les résultats de l'étude de Statistique Canada sont si renversants que le premier réflexe est de les mettre en doute.Comment 42% des Canadiens, et 38 % des jeunes de 16 à 25 ans, pourraient-ils être des analphabètes fonctionnels ?Après examen des résultats détaillés et des tests administrés aux participants à l'enquête, force est bien de constater que ces résultats sont sérieux.Ceux qui n'ont pas atteint les compétences minimales en lecture ont été incapables, par exemple, de lire un texte sur les impatientes \u2014 les fleurs \u2014 et de répondre à quelques questions simples.Précisons : ces gens lisent, mais ne comprennent vraiment pas ce qu'ils lisent.Les plus handicapés \u2014 15 % de la population \u2014 sont incapables de déterminer la posologie d'un médicament comme l'Aspirine après avoir lu l'étiquette sur la bouteille.Bien sûr, pour une certaine classe de la population, ces résultats sont compréhensibles.Bon nombre de personnes âgées ne possèdent pas de scolarité avancée.Une catégorie d'immigrants n'a pas une connaissance suffisante de l'anglais ou du français.Mais les jeunes de 16 à 25 ans?Ils ont en principe passé au moins dix ans sur les bancs d'école.Et sont tout de même incapables de dire, après lecture de quelques paragraphes, ce qu'il arrive à ces pauvres impatientes si elles sont exposées à des températures de moins de 14 degrés celsius.Impossible, face à ces résultats, de ne pas se questionner sur le rôle de l'école.Les groupes d'alphabétisation qui s'occupent exclusivement de ces jeunes adultes identifient deux clientèles : les décrocheurs et les élèves en difficulté, qui ont fait toute leur scolarité dans les classes spéciales.Ces jeunes sont, la plupart du temps, issus de milieux défavorisés, où l'école n'était pas valorisée.Dès leur entrée à l'école, ils ont accusé un retard, qui s'est accentué au fil des ans et de l'absence de redoublement.Pour eux, l'école a été un échec sur toute la ligne.Non seulement ils n'y ont pas appris à décoder un texte, mais « leur passage en milieu scolaire les a démolis.Leur estime d'eux-mêmes est à zéro.Il faut les ramasser à la petite cuillère », lance Suzanne Daneau, une intervenante de la Boîte aux lettres, un groupe d'alphabétisation pour jeunes de Longueuil.Bref, pour le tiers des jeunes, l'école échoue dans sa mission la plus fondamentale : apprendre à lire, comprendre et apprendre.Et cela nous ramène à l'actualité et à l'enjeu fondamental des négociations en cours avec les professeurs.Ces jeunes en difficulté qui végètent aujourd'hui dans des classes surpeuplées et qu'on fait patienter de longs mois pour des services spécialisés, seront peut-être les analphabètes de demain.Quand on considère un instant ce que peut signifier un tel handicap dans une société comme la nôtre, où l'écrit est roi, c'est toute leur vie utile d'adulte qui est en jeu.Pour le tiers des jeunes, l'écoleéchouedans sa mission laplus fondamentale.Comment croire notre premier ministre lorsqu'il nous affirme que la venue de Belinda Stronach au Parti libéral n'a rien à voir avec le vote sur le budget ?J'avoue que je suis une fois de plus plongé dans la perplexité face au manque de sincérité de nos politiciens.Je crois qu'il faudrait légiférer dans le but d'empêcher un député élu de changer de parti pendant son mandat.S'il veut quitter sa formation politique, qu'il siège comme indépendant.À la prochaine élection, libre à lui d'adhérer au parti de son choix.Le transfert de député d'une formation à une autre, parfois en donnant un ministère, est très antidémocratique à mon avis.N'oublions pas que les électeurs de Mme Stronach ont voté conservateur et non libéral.Un autre vol de démocratie.Daniel Chabot .De vils desseins S'il vous plaît, pourrait-on, ne serait-ce qu'un moment, se permettre de croire que Belinda Stronach a agi non pas par opportunisme mais par conviction et que sa décision reflète l'opinion de la majorité.Devant le déplorable spectacle que nos élus nous font subir peut-être devrionsnous, non pas se rallier à un parti, mais penser au bien commun de notre pays.Les besoins de nos populations sont criants et il serait honteux de gaspiller trois cent millions de fonds publics pour élire un autre gouvernement minoritaire.C'est alarmant de voir ainsi nos élus se déchirer sur la place publique et cracher leur venin.Tant de haine ne peut cacher que de vils desseins.Ginette Charbonneau Opportunisme et ambition Incroyable mais vrai ! Le sort du gouvernement Martin repose sur les épaules d'un seul homme, le député Cadman, depuis qu'une certaine dame Stronach, par opportunisme politique et par ambition (ou vengeance) personnelle, a laissé tomber Harper et Mac Kay pour se faufiler dans le lit politique entre Martin et Layton.La réalité dépasse la fiction et l'entendement.André Defoy Gatineau .Éthique et politique Je suis toujours surpris de constater que dans notre système parlementaire, les députés puissent changer de parti sans égard aux raisons pour lesquelles ils ou elles ont été élus en premier lieu.Les électeurs de madame Stronach doivent être en furie.Si elle n'était pas en accord avec son parti, elle n'avait qu'à voter contre la ligne de son parti si elle désirait sauver son pays.De la façon dont elle s'y est prise, ça ressemble plutôt à un sauvetage de sa carrière politique.Quand un député décide de quitter son parti et par respect pour ses électeurs, celui-ci devrait siéger comme indépendant.De façon caricaturale, dans notre système parlementaire actuel, madame Stronach aurait pu décider de devenir député du Bloc québécois jusqu'aux prochaines élections et ses électeurs ontariens n'auraient pu rien y faire.François Soupras .Vraiment, c'en est trop ! Après Jack Layton et les premiers ministres de Terre-Neuve et de l'Ontario, voilà que Paul Martin achète aussi Belinda Stronach et l'accueille dans la belle famille libérale qu'on a appris à connaître par la commission Gomery.La nouvelle transfuge nous dit, sans rire, qu'elle fait ça pour le Canada, pour l'unité du Canada, qu'elle ne pouvait en son âme et conscience voter du même bord que le Bloc québécois.Mme Stronach agit dans son seul intérêt, par ambition et probablement aussi par vengeance envers Stephen Harper qui l'a coiffée à la course au leadership du PC.Quel spectacle que de voir ces deux multimillionnaires en conférence de presse, eux qui ne paient pas d'impôt au Canada et qui jurent que le Parti libéral ne fera plus dans la fraude et le mauvais usage de nos taxes ! Vraiment, c'en est trop ! Chris Bélanger L'affaire Newsweek PHOTO TOMHANSON, PC© Belinda Stronach FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Condamnés àlamarginalité serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Nos lecteurs encore sous le choc Nathalie Collardse jointà l'équipe éditoriale pour l'été.ncollard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Si on se fie au dire de la Maison- Blanche, une vingtaine de lignes publiées dans l'hebdomadaire Newsweek auraient causé la mort d'au moins 16 personnes en Afghanistan.L'analyse est un peu courte.Rappelons les faits : sous la plume des reporters Michael Isikoff et John Barry, le magazine américain a publié la semaine dernière un texte dans lequel on évoquait un rapport des enquêteurs du US Southern Command.Selon des sources anonymes, ce rapport allait confirmer que des militaires américains de la prison de Guantanamo avaient jeté des exemplaires du Coran dans les toilettes, insulte suprême visant à humilier les prisonniers musulmans.Dans les heures qui ont suivi la publication de cette nouvelle, la violence éclatait en Afghanistan.Il s'est avéré par la suite que les sources de Newsweek n'étaient en fait qu'une seule et même personne \u2014 haut responsable américain \u2014 qui affirme aujourd'hui ne plus se souvenir d'où lui vient cette information.Le magazine ne pouvait faire autrement que de se rétracter, ce qu'il a fait rapidement, en plus de s'excuser à plusieurs reprises.Il n'y a pas de doute que Newsweek a commis une grave erreur.On ne le répétera jamais assez, le recours aux sources anonymes doit être encadré avec précaution.L'histoire aurait pu en rester là mais la Maison-Blanche n'allait pas laisser passer une si belle occasion.Insatisfaite des excuses du magazine, elle l'accuse d'avoir terni l'image de l'Amérique et « propose » au magazine de « réparer les dégâts » en rédigeant un article sur le soin et le respect des militaires américains face au Coran.C'est assez ironique d'entendre le porte-parole de la Maison-Blanche donner des leçons de journalisme pendant que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld déclare que les gens doivent faire attention à ce qu'ils écrivent.Ce n'est tout de même pas la faute des médias si le climat est pourri dans les pays musulmans.La violence des derniers jours en Afghanistan n'est pas imputable à un seul article comme l'a rappelé le général Richard Myers, chef d'étatmajor de l'armée américaine, mais plutôt au climat politique dans ce pays en reconstruction.L'antiaméricanisme qui règne dans les pays musulmans n'est pas dû à la publication de quelques lignes mais plutôt à des faits concrets comme par exemple, la torture des prisonniers d'Abou Ghraib par les militaires américains.Il n'y a aucun doute, l'erreur de Newsweek contribue à augmenter la méfiance et le cynisme \u2014 déjà très élevés\u2014à l'endroit des médias qui doivent plus que jamais faire preuve d'une conduite irréprochable.Chaque erreur les fragilise et ouvre la porte à des abus comme ceux de la Maison-Blanche qui se croit aujourd'hui autorisée à jouer au rédacteur en chef avec un des magazines les plus prestigieux des États- Unis.Une telle attitude aurait été inconcevable avant les scandales qui ont secoué le New York Times et le USA Today.L'autre danger, lorsqu'un média commet une erreur, c'est qu'il se laisse intimider.C'est ce qui est arrivé au réseau CBS qui a abandonné son enquête sur le service militaire de George W.Bush après une bavure de son journaliste Dan Rather.Pour l'instant, on n'a toujours pas la preuve que des militaires américains n'ont pas jeté des exemplaires du Coran dans les toilettes de la prison de Guantanamo.Une enquête est en cours.Les journalistes de Newsweek ont reconnu leur erreur, maintenant ils doivent reprendre leur enquête.De la haute politique?C'est vraiment de la haute politique que le président du PLC, M.Pablo Rodriguez, propose aux militants libéraux du Québec : votez à reculons pour faire avancer le pays et n'oubliez pas de vous pincer le nez.Comme le disait une vieille farce : « Avec les libéraux, le Canada est au bord du précipice ; voter libéral, c'est faire un pas en avant ! » Comment les gens peuvent-ils encore prendre ce parti au sérieux ?J'aimerais rappeler aussi que le Bloc ne fait pas alliance avec les conservateurs mais que tous les deux pensent à renverser le gouvernement minoritaire libéral.parce que leurs actions « sentent mauvais ».Apparemment, Monsieur Rodriguez, ils ne sont pas les seuls.Jean Le May .Un anaconda On nous a joué dans les poches impunément et maintenant on nous demande de nous pincer le nez pour avaler une autre grosse couleuvre, que dis-je, un anaconda de la pire espèce et de voter encore pour ce parti qui ne sait pas tirer les leçons de ses frasques innombrables.Je préfère encore le Parti conservateur tant qu'à se pincer le nez.pour le bouclier antimissile et le protocole de Kyoto.Il me semble que la devise de la province de Québec est : Je me souviens.Mettons-la en pratique.Réjean Bergeron Lawrenceville .Odeur nauséabonde Même en me pinçant le nez, le Parti libéral est tellement pourri que l'odeur nauséabonde est encore trop forte pour me faire voter pour eux.Yvon Gravel FORUM L'ancien ministre péquiste Richard Le Hir se vide le coeur POUR EN FINIR AVEC 1995 Un psychanalyste à la rescousse de la cause R ICHARD LE HI R L'auteur est avocat et conseiller en gestion.Ilaétéministredéléguéàla Restructuration dans le cabinet Parizeau, du26 septembre 1994 au9novembre 1995.L'irresponsabilité des dirigeants péquistes m'amène aujourd'hui à rendre publics certains événements survenus durant la campagne référendaire et inconnus du grand public.Ces faits devraient permettre à celui-ci de comprendre toute l'importance de demeurer vigilant à l'endroit des deux camps et de ne pas se fier aveuglément à celui qui, de temps à autre, a l'air le moins mauvais.Ils font en outre ressortir l'absence totale de souci pour l'éthique des moyens mis en oeuvre par le camp souverainiste pour atteindre ses fins.Quelques semaines après l'assermentation du nouveau gouvernement, je recevais un appel du bureau du premier ministre.Monsieur Parizeau voulait me rencontrer toutes affaires cessantes pour me confier une mission spéciale.Mes bureaux à Québec étant situés au Conseil exécutif (le bunker), je n'avais que l'ascenseur à prendre pour me rendre à la convocation.L'air grave et préoccupé, le PM me montra du doigt sur sa table deux tomes épais.Il s'agissait, selon ses explications, d'une étude que le PQ avait fait faire en 1985 sur les recommandations pressantes de Jean-Pierre Charbonneau, quelques mois avant d'être défait aux élections générales par les libéraux.Je devais en prendre rapidement connaissance et lui revenir dans les deux semaines avec mes recommandations.Le fondement des peurs C'était ma première convocation au bureau du PM depuis ma nomination, et j'étais, bien sûr, impressionné.Je rentrai à mon bureau pour me plonger avidement dans la lecture de ces deux briques.Je mis un moment à comprendre de quoi il s'agissait.En fait, le PQ avait fait faire une étude à un professeur de l'Université Laval (son nom m'échappe) mais qui était reconnu pour ses interventions en psychanalyse.Il avait été mandaté pour découvrir quels étaient les fondements des peurs qu'entretenaient une proportion importante de Québécois à l'endroit de la souveraineté.Pour mener à bien son étude, il avait usé d'un subterfuge.Il avait constitué des groupes témoins en fonction de leurs origines, francophones de souche, anglophones, allophones, autochtones, etc., et s'était présenté à eux comme le réalisateur d'un film sur l'histoire du Canada.Il avait besoin du concours d'un certain nombre de Canadiens pour écrire son scénario.Au cours d'entrevues très approfondies où il avait mis à contribution son expertise en psychanalyse, il avait amené les personnes faisant partie de son échantillon à livrer leurs plus profonds sentiments relativement au Québec, au Canada et à ce que leur inspirait la perspective d'une souveraineté éventuelle du Québec.Plus j'avançais dans ma lecture, et plus mon malaise grandissait.Venant du secteur privé, j'étais très familier avec le processus des études de marché qu'utilisent les entreprises pour connaître les motivations des consommateurs.Mais dans ce cas-ci, on allait bien au-delà de ce que se permettent les entreprises, et c'était en plus à des fins politiques, ce qui soulève immédiatement de très sérieuses questions d'éthique.L'avenir d'un peuple, c'est quand même autre chose qu'une voiture.Je terminai la lecture du premier tome tard dans la soirée, inquiet de la tournure que prenait cette affaire et me demandant déjà quelles recommandations j'allais bien pouvoir faire.Flairant le mauvais coup, je ne pus résister à entreprendre immédiatement la lecture du second tome.Au petit matin, je réalisais avec effroi que j'étais embarqué dans une bien sale affaire.En gros, le deuxième tome contenait les recommandations du psychanalyste pour « traiter » les peurs des Québécois face à la souveraineté.Il fallait leur administrer rien de moins qu'une psychothérapie collective sur cinq ans en organisant à travers le Québec des « lieux de parole » où ils viendraient extérioriser et apprivoiser leurs frayeurs en prenant peu à peu conscience de leur caractère excessif au contact des témoignages de ceux qui n'avaient pas peur et entrevoyaient l'indépendance avec sérénité.Une réaction excessive ?J'étais atterré.Je ne pouvais pas croire que le gouvernement auquel j'appartenais pût un seul instant envisager de recourir à de telles méthodes, ni même utiliser de telles données.Je décidai de me donner quelques jours de réflexion.Après tout, ma réaction était peutêtre excessive.Je pris donc l'initiative de demander au bureau du PM à rencontrer l'expert en question.J'appris qu'il était atteint d'un cancer en phase terminale et qu'il fallait le ménager.Il accepta quand même de me recevoir en même temps qu'il recevrait Jean-François Lisée.Au bout d'une heure d'échange avec le professeur en question, je savais que son analyse se tenait, mais cela ne faisait que poser avec plus d'acuité la question de l'opportunité d'utiliser cette information à des fins politiques, et surtout à recourir à une thérapie collective.Il me fallait un avis professionnel.Je résolus donc d'appeler le Dr Denis Lazure, psychiatre de profession, qui venait de se faire élire une nouvelle fois dans Laprairie.Curieusement vu son expérience comme ministre de René Lévesque, M.Parizeau ne lui avait pas confié de mandat ministériel.Lui expliquant brièvement de quoi il retournait, je lui demandai s'il voudrait bien examiner l'étude et me dire ce qu'il en pensait, ce qu'il accepta avec bienveillance.Comme il tardait à me revenir avec sa réponse, je parvins à le rejoindre.Devant ses commentaires plutôt évasifs, je lui demandai très directement ce qu'il pensait de l'utilisation de ce genre de méthodes dans un contexte politique.Il me répondit qu'effectivement ce n'était peut-être pas tout à fait approprié.J'avais la confirmation professionnelle qu'il me fallait pour retourner voir le premier ministre.J'obtins mon rendez-vous rapidement.Je fis brièvement part à M.Parizeau de mon malaise.Si je pouvais à l'extrême rigueur accepter les conclusions de la première partie de l'étude quoique je désapprouvais l'utilisation de telles méthodes en politique, je trouvais en revanche la deuxième partie tout à fait inacceptable.« C'est Goebbels » lui dis-je, ne mâchant pas mes mots.Mon message ne devait pas avoir l'heur de lui plaire puisque je vis son visage prendre une teinte de plus en plus cramoisie au fur et à mesure que j'avançais dans mon propos.Mais à partir du moment où le PQ connaissait la profondeur des sentiments des Québécois envers le Canada et leur attachement envers ce qui est encore leur pays, il lui devenait impossible de prétendre, comme il le fait encore, que la souveraineté se ferait sans heurts ni départs.Et ça, il le sait depuis 1985.(.) Il faut demeurer vigilantà l'endroit des deux camps (fédéralisteet souverainiste) et ne pas se fier aveuglémentàcelui qui, de tempsàautre, a l'air le moinsmauvais.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© L'ancien ministre péquiste Richard Le Hir.Les syndicats ont été sollicités (.) Quelques mois avant la tenue du référendum, les députés du PQ sont convoqués à un caucus spécial convoqué à leur demande pour discuter de stratégie référendaire.(.) Au moment où j'arrive dans la salle, un député est en train de dénoncer la passivité de notre camp devant la mise en route par le fédéral de la moulinette à citoyenneté.Des centaines de personnes obtiennent leur ci toyenneté canadienne à tous les jours après avoir été endoctrinés par les libéraux.Cela fera d'autant plus de votes pour le camp du Non.L'indignation est généralisée.Il faut trouver le moyen de bloquer le vote des tenants du Non.La discussion s'engage et c'est à qui proposera le plus de trucs pour neutraliser le vote du camp adverse.À un moment donné, un député propose que les syndicats, très expérimentés en la matière, soient sollicités pour fournir des scrutateurs de choc pour endiguer la mer de Non qu'on anticipe dans le West-Island, de façon à rétablir un peu l'équilibre entre les deux camps.Plusieurs renchérissent.Monique Simard et Guy Chevrette (qui à titre de leader parlementaire joue un rôle important dans les réunions du caucus) se portent volontaires pour approcher les syndicats à la requête du caucus.Tous deux issus des milieux syndicaux, ils y ont, disent-ils avec un air entendu et un clin d'oeil, d'excellents contacts ! Au lendemain du référendum, les médias rapportent des allégations d'irrégularités dans les bureaux de scrutin du West-Island.De nombreux citoyens se plaignent de n'avoir pu exercer leur droit de vote et l'on rapporte la présence inusitée de militants syndicaux sur les lieux des bureaux de scrutin.Aucune des enquêtes instituées ne conclut à des irrégularités.Pourtant.Lorsque deux ou trois ans après le référendum je suis approché par l'avocat d'un groupe de personnes estimant avoir été lésés dans l'exercice de leur droit de vote à l'occasion du référendum, j'accepte de le recevoir.Je réponds à ses questions en lui laissant savoir que je ne répéterai mes propos que devant un juge après avoir dûment été assigné à témoigner.J'ai en effet fait serment de respecter la confidentialité des réunions du caucus.Aujourd'hui, dix ans après le référendum, je prends le risque de parler.J'estime en effet que le secret est le pire ennemi de la démocratie.Il transforme des gens intelligents en moutons, il permet de cacher à la population les turpitudes qui se commettent en son nom et il constitue un puissant incitatif à la médiocrité.Je me souviens de ces paroles de René Lévesque : « Nous sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple ».Le sort d'un «grand peuple» ne se scelle pas dans la médiocrité.Pas plus celui du peuple canadien que celui du peuple québécois.On peut consulter le texte intégral de M.Le Hir sur www.cyberpresse.ca Des« scrutateurs de choc »ont étérecrutés pour endiguer la mer de Non qu'on anticipait dans le West-Island.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Jacques Parizeau et Lucien Bouchard quelques mois avant le référendum de 1995. MONDE OUZBÉKISTAN BAGDAD Visite guidée Une milice chiite accusée d'assassiner des sunnites AGENCE FRANCE-PRESSE ANDIJAN, OUZBÉKISTAN \u2014 Des parterres de roses bien entretenus et des soldats lourdement armés, voilà ce qu'ont vu, hier à Andijan, des diplomates emmenés en visite guidée, mais ils n'ont rencontré presque aucun habitant de la ville de l'est de l'Ouzbékistan où des violences ont fait ces derniers jours de très nombreux morts.Trente-six diplomates et 30 journalistes sont arrivés à bord d'un vol nolisé affrété par le gouvernement du président Islam Karimov, qui cherche à convaincre l'opinion internationale que, contrairement à de nombreux témoignages, ses troupes n'ont ouvert le feu que sur des insurgés armés.Sortant du petit aéroport d'Andijan, les ambassadeurs sont passés à côté de mitrailleuses installées sur des postes entourés de sacs de sable, puis dans les rues ornées de parterres de roses rouges, mais closes au trafic.« Pourquoi sont-ils armés jusqu'aux dents ?», disait un ambassadeur européen en arrivant en face d'un poste de mitrailleuses devant la prison qui avait été prise d'assaut vendredi par des insurgés ayant volé des fusils pour libérer des centaines de détenus.Dans un commissariat de police, les diplomates ont rencontré le père d'un des 32 fonctionnaires officiellement tués.Debout dans une longue robe, il tenait une photo de son fils, un colonel de la police.Pour les visiteurs étrangers, cette rencontre devait rester la seule d'un habitant ne faisant pas partie des officiels.La promesse du ministre de l'Intérieur, Zakir Almatov, d'entrer éventuellement dans l'école N° 15 où des témoins ont déclaré avoir vu des centaines de corps n'a pas été concrétisée.De petits groupes de gens regardaient le convoi passer à toute vitesse depuis les trottoirs.Une jeune femme, un foulard sur la tête, se tenait les mains jointes, comme priant.Visite-éclair Finalement, les observateurs sont arrivés sur la place centrale, théâtre principal des événements.Des reporters y ont vu vendredi des soldats juchés sur des camions militaires ouvrir le feu dans toutes les directions sur des milliers de manifestants.Il n'y avait plus aucune tache de sang, des ouvriers étaient en train de remettre les pavés à leur place et même le bâtiment abritant le bureau du gouverneur avait été remis en ordre, à l'exception du dernier étage détruit par le feu.Ramenés à l'aéroport pour un déjeuner-buffet à peine deux heures après leur arrivée, certains diplomates ont montré des signes d'irritation.L'ambassadeur britannique David Moran, appuyé par d'autres, a interpellé un haut fonctionnaire ouzbek, lui demandant de lui permettre de rencontrer des habitants, peut-être de se rendre au bazar d'Andijan, lieu de violences passées.L'ambassadeur américain Jon Purnell a exprimé un avis similaire, mais dans un langage plus réservé.« Ce dont on a besoin ici, c'est d'un examen très strict de ce qui s'est passé et des causes de ces événements, et ensuite de chercher à garantir que cela ne se répétera pas », a dit Purnell en reprenant son fauteuil dans l'avion pour Tachkent.Karimov, qui dirige l'Ouzbékistan depuis l'époque soviétique, a affirmé que le bilan total était de 169 morts.Un parti d'opposition ouzbek non enregistré, qui a fait du porte-à-porte, évoque au moins 745 tués.À Bruxelles, la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est prononcée hier en faveur d'une enquête indépendante sur l'insurrection en Ouzbékistan.« Seulement alors, la réaction européenne pourra être objective et à bon escient », a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse.Le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a également demandé une enquête indépendante sur la répression à Andijan, tout comme la haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Louise Arbour.D'APRÈS AFP ET AP BAGDAD \u2014 Le Comité des oulémas, principale association religieuse sunnite d'Irak, a accusé hier les services de sécurité d'avoir assassiné 14 sunnites à Bagdad, mettant en cause « des milices de certains partis au gouvernement », dont l'organisation chiite Badr.« C'est l'Organisation Badr qui est responsable (de ces meurtres) », a déclaré le porte-parole du comité, Hareth Dari, dans une conférence de presse à Bagdad.Les soldats et les commandos du ministère de l'Intérieur ont « arrêté des imams et des gardiens de mosquée », les ont « torturés, tués et se sont débarrassés des corps dans des décharges d'ordures dans le quartier Chaab », affirme le comité.Les ministres de l'Intérieur, le chiite Bayane Baqer Soulagh, et de la Défense, le sunnite Saadoun al-Doulaïmi, ont démenti l'implication de leurs services dans ces meurtres.Ces ministères-clés paraissent être sur la sellette.Dans la journée, le président de la Commission de l'intégrité publique, chargée de la lutte contre la corruption, a annoncé que ses services avaient ouvert une enquête sur la gestion des ministères de la Défense et de l'Intérieur sous le précédent gouvernement Allaoui.L'Organisation Badr est l'héritière de la Brigade Badr, bras armé du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), dirigé par Abdel-Aziz al-Hakim et qui est l'un des piliers du gouvernement à dominante chiite du premier ministre Ibrahim al-Jaafari.Le ministère de la Défense a aussi promis hier d' « arrêter rapidement la violence ».Mais de nouvelles attaques ont tué au moins quatre personnes dans la journée.Un haut responsable du ministère de l'Intérieur était assassiné au sud de Bagdad, et deux policiers étaient tués au nord dans un attentat suicide à la voiture piégée.À Mossoul, un civil a été tué dans un accrochage.En outre, 18 Irakiens, dont 14 policiers, ont été blessés par un attentat à la voiture piégée à Baaqouba.Un message audio du chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, qualifiant le régime irakien d'« apostat », a été diffusé hier sur Internet.« Ce que les sunnites (minoritaires) souffrent toujours des chiites (majoritaires) est bien plus grave que ce qu'ils ont subi des Américains », déclare la voix sur la cassette.Les chiites « collaborent avec les adorateurs de la croix» et « tout cela se passe sous le régime apostat des dirigeants de ce pays », ajoute la voix, qui ne peut être authentifié mais qui ressemble à celle d'Al-Zarqaoui.Elle a légitimé par des références à la charia (loi islamique) les attentats antiaméricains dans ce pays, dans lesquels périssent aussi des civils irakiens.Et elle a stigmatisé les chiites irakiens qui «essayent par tous les moyens de ternir l'image des moudjahidines et de les présenter comme des sanguinaires ».Il a critiqué «les gouvernants apostats» et « les oulémas qui ont promulgué des fatwas assimilant le jihad à du terrorisme ».Une « semaine diplomatique » Le gouvernement Al-Jaafari menait entre-temps une « semaine diplomatique » avec les voisins de l'Irak : poursuivant une visite historique à Bagdad entamée mardi, le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi a préconisé la création d'une commission mixte sécuritaire irano-irakienne.En Turquie, le ministère des Affaires étrangères a annoncé la visite demain et samedi du premier ministre irakien Ibrahim Al-Jaafari, dans le premier déplacement à l'étranger du responsable irakien depuis sa prise de fonction le mois dernier.La Turquie soutient les efforts de reconstruction de son voisin, mais elle redoute que les Kurdes d'Irak ne gagnent davantage d'autonomie, voire la création d'un État indépendant dans le nord de l'Irak.À Londres, l'avocat de neuf Irakiens qui accusent des soldats britanniques de les avoir torturés dans un camp militaire à l'ouest de Bassorah en mai 2003 a réclamé hier une enquête indépendante sur ces accusations.Phil Shiner a prévenu lors d'une conférence de presse que si l'attorney général, Lord Goldsmith, n'acceptait pas d'enquête indépendante publique, il épuiserait toutes les voies de recours pour l'obtenir.Aux États-Unis, la soldate Sabrina Harman, 27 ans, a été condamnée à six mois de prison par la cour martiale de Fort Hood, au Texas, pour avoir maltraité des détenus dans la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad.PHOTO REUTERS La violence s'est poursuivie hier en Irak.Les poignets attachés, cet homme, employé d'une agence de sécurité, a été abattu d'une balle dans la tête.Carriles: le dilemme de Bush JOONEED KHAN REGARD SUR LE MONDE Les États-Unis ont jusqu'à cet aprèsmidi pour décider quoi faire avec Luis Posada Carriles.Est-ce qu'ils libèrent l'ancien agent de la CIA et lui accordent l'asile pour services rendus?Ou est-ce qu'ils extradent ou expulsent le vieux soldat de l'ombre car il y va de la crédibilité de l'administration Bush dans la « guerre au terrorisme » ?Les médias américains s'interrogeaient hier, 24 heures après l'arrestation de Carriles à la fin d'une conférence de presse en Floride où, entré clandestinement il y a deux mois, il se terrait en attendant que soit traitée sa demande d'asile politique.Des responsables indiquaient que les règlements de l'immigration leur donnaient 48 heures pour se prononcer sur le sort de Carriles.Né à Cuba, anticastriste devenu agent de la CIA et ayant participé au fiasco de la baie des Cochons en 1961, Carriles, 77 ans et naturalisé vénézuélien, est accusé de terrorisme par Cuba et le Venezuela.Il est notamment accusé d'avoir monté un attentat contre un avion des lignes Cubana en 1976, qui s'abîma au large de la Barbade, faisant 73 morts.Il fut acquitté deux fois de cette accusation au Venezuela, où il est en outre accusé d'avoir torturé des opposants du président Carlos Andres Perez dans les années 80.Il attendait un nouveau procès quand il s'évada en 1985, déguisé en prêtre.Au Panama, où il trouva refuge, il fut jugé coupable d'avoir comploté l'assassinat de Fidel Castro en 2000 et envoyé en prison, mais la présidente Mireya Moscoso le gracia l'an dernier.Cuba a fait défiler mardi un million de manifestants devant la section des intérêts états-uniens à La Havane aux cris de « Capturez le terroriste ».Il ne demande pas que Carriles lui soit remis.Il soutient plutôt la demande d'extradition de Carriles soumise aux États-Unis par le Venezuela, en vertu d'un traité remontant à 1922.« Le Venezuela n'a aucune intention de remettre Carriles à Cuba », a assuré hier le vice-président Jose Vicente Rangel.« Il sera jugé ici, et s'il est coupable, détenu ici », a-t-il affirmé, ajoutant que Caracas ferait appel aux instances internationales si Washington refusait sa demande d'extradition.« On va enfin savoir si le président Bush est vraiment opposé au terrorisme », a dit Rangel.« L'arrestation de Carriles plonge l'administration Bush dans un dilemme : elle proclame combattre le terrorisme sous toutes ses formes, mais elle ne peut pas s'aliéner la puissante communauté cubaine de Floride, qui soutient Carriles », écrivait hier le Washington Post.Pour le Miami Herald, Carriles « ne doit être remis ni au Venezuela ni à Cuba, (deux pays) où les procès justes et équitables ne sont pas la norme ».Le journal regrette que les États-Unis ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale, « qui serait un bon endroit pour le juger ».En attendant de trouver un pays tiers qui l'accepterait, Carriles doit rester en détention, conclut-il.Mais des analystes interrogés par le Herald y voient de sérieuses objections, à commencer par le fait qu'une décision doit être prise cet après-midi au plus tard.« Un refus d'extrader Carriles au Venezuela sera interprété dans tout l'hémisphère comme une acceptation du terrorisme par les États-Unis quand il est dirigé contre un régime que nous n'aimons pas », a dit William Rogers, avocat de Washington et ancien assistant secrétaire d'État aux Affaires interaméricaines.Pour Dennis Hays, ancien coordonnateur des Affaires cubaines au secrétariat d'État, « Castro a transformé l'affaire Carriles en une occasion de propagande, comme il l'avait fait avec l'affaire Elian Gonzalez en 2000 ».Sauf qu'Elian était un jeune garçon et sa cause avait galvanisé les Cubanoaméricains, alors que Carriles est un vieillard qui ne semble guère susciter les passions populaires.Mais l'affaire est suivie de près dans les Amériques et dans le monde.Aussi, dit Laura Carlsen, du Centre des relations internationales (IRC), à Albuquerque : « C'est une belle occasion pour l'administration Bush d'oublier les idéologies et d'appliquer la loi, pour démontrer que sa guerre contre le terrorisme respecte l'humanité partout et ne comporte pas de motivations cachées.» « On va enfin savoir si le président Bush est vraiment opposé au terrorisme.» MONDE Un premier maire hispanique pour Los Angeles LE TOUR DU GLOBE ARABIE SAOUDITE Opposants condamnés Les États-Unis ont exprimé leur « inquiétude » après de lourdes peines de prison infligées à trois opposants politiques en Arabie Saoudite, qui vont à l'encontre, selon Washington, d'un engagement des autorités vers plus de démocratie dans le royaume.« Les procès publics des accusés ont apparemment été conduits de manière irrégulière », a poursuivi.le porte-parole du secrétariat d'État, Richard Boucher.Les opposants réclamaient des réformes constitutionnelles dans le royaume.Ali al-Demaini a été condamné à neuf ans de prison, Abdullah al- Hamed à sept ans, et Matruk al-Faleh à six ans.D'après AFP IRAN Dossier nucléaire L'Union européenne espère trouver une solution dans la crise avec l'Iran au cours d'une rencontre prévue mardi prochain à Bruxelles, a indiqué hier un diplomate de l'UE.Il a cité une lettre envoyée à Hassan Rohani, le dirigeant iranien responsable du nucléaire, par les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, de France et d'Allemagne ainsi que par le haut-représentant de l'UE Javier Solana, avertissant Téhéran qui menace de reprendre ses activités nucléaires.D'après AFP ÉTATS-UNIS Exemple nucléaire Les États-Unis devraient commencer par montrer le bon exemple s'ils veulent convaincre d'autres pays de renoncer à l'arme atomique, a estimé hier le premier ministre égyptien Ahmad Nazif.« Ceux qui conseillent de ne pas fabriquer d'armes nucléaires sont ceux qui en ont eux-mêmes et ne tiennent pas leurs promesses de réduire ces armes.Il est très difficile de convertir quelqu'un si l'on n'est pas soimême un vrai pratiquant », a-t-il dit devant le Council on Foreign Relations, un institut indépendant à Washington.D'après AFP LIBAN Premiers élus Les listes présentées à Beyrouth par Saad Hariri, fils de l'ancien premier ministre assassiné Rafic Hariri, ont remporté par défaut au moins neuf des 19 sièges dévolus à la capitale, 11 jours avant les législatives, selon une source officielle.Parmi ces candidats figure Solange Gemayel, veuve de Bachir Gemayel, fondateur de la milice chrétienne des Forces libanaises (FL), assassiné après son élection à la présidence en 1982.Plus de 400 000 électeurs sont inscrits dans les trois circonscriptions de Beyrouth, selon les listes publiées par le Parlement.D'après AFP RDCONGO L'ONU dénonce La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) a dénoncé hier la poursuite des violences contre les civils à Walungu, dans le Sud-Kivu, où 177 exécutions sommaires et 320 viols ont été recensés de juin à avril.La MONUC a enregistré dans ce territoire 465 cas d'enlèvements, 748 cas de traitements cruels, inhumains et dégradants, et 14 cas de disparitions, a déclaré Fernando Castanon, directeur de sa Division droits de l'Homme, en conférence de presse à Kinshasa.D'après AFP PHOTOASSOCIATED PRESS Los Angeles a élu hier son premier maire hispanique en 133 ans.Antonio Villaraigosa, 52 ans, a défait le maire sortant James Hahn par 59% des suffrages contre 41 %.« Je suis ici grâce à vous.Je n'oublierai jamais d'où je viens », a déclaré le nouveau maire après son élection.Fils d'immigrés mexicains pauvres, Villaraigosa a été membre du Congrès de la Californie.Son ascension traduit la montée en puissance de la communauté hispanique dans la deuxième ville des États-Unis, où elle forme 46,5 % des habitants.CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU Condoleezza Rice voudrait garder l'Allemagne hors du cénacle AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice ne serait pas favorable à ce que l'Allemagne obtienne un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, a rapporté hier le Washington Post en se basant sur un mémorandum confidentiel.La chef de la diplomatie américaine aurait exprimé ses réserves sur la candidature de Berlin lors d'une réunion le 5 mai dernier avec un groupe de travail du Congrès chargé d'examiner la future réforme des Nation unies.Mme Rice « pense qu'il n'y a pas de bonne raison pour donner un siège permanent à un autre membre de l'Union européenne », selon le compte-rendu de cette rencontre cité par le quotidien.Mme Rice aurait estimé que « l'Europe a déjà, à bien des égards, une politique étrangère commune, et cela doit être pris en compte dans le Conseil de sécurité », selon ce texte rédigé par le groupe de travail.Le Conseil de sécurité compte deux membres de l'Union européenne - France et Grande-Bretagne-, ainsi que les États-Unis, la Russie et la Chine.Le conseil compte aussi 10 sièges non-permanents.L'Allemagne a fait cause commune avec le Japon, l'Inde et le Brésil pour que tous les pays de ce groupe obtiennent un siège permanent dans le cadre de la réforme.Mais l'Inde insiste pour que ces nouveaux membres aient le droit de veto, comme les cinq autres.L'Afrique du Sud, l'Égypte et le Nigéria sont en lice pour deux sièges peutêtre, qui iraient à l'Afrique.En outre, quatre nouveaux sièges non permanents sont envisagés.Washington a pour l'instant annoncé son soutien à la candidature de Tokyo, sans se prononcer officiellement sur les ambitions d'autres pays.HYPOTHÈQUE À lire dimanche dans le cahier À VOS AFFAIRES de La Presse.LES PROPRIÉTAIRES SE PAYENT LA TRAITE.Sujet à l'approbation de crédit.Certaines conditions s'appliquent.3283234A 3309351A "]
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