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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Lectures - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2005-03-13, Collections de BAnQ.

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[" SYMPOSIUM Sens ou insignifiance de l\u2019être humain Dialogue entre science et religion Jeudi 17 mars - 13 h 30 à 16 h 45 Vendredi 18 mars - 9 h à 16 h 30 Université de Montréal 3200, rue Jean-Brillant, local B-0325 Entrée gratuite Merci de confirmer votre présence.(514) 343-7024 ou au coordination-cerum@umontreal.ca Organisé dans le cadre des Détails au : www.cerum.umontreal.ca Conférences publiques Templeton 3300691 NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE LE MAIRE DE HUNTINGDON, STÉPHANE GENDRON PAGE 11 anecdote est exemplaire.Vous la connaissez peutêtre pour l\u2019avoir lue en ces pages.François Avard, auteur des Bougon, mais aussi écrivain, avait fait paraître en 1997 Le Dernier Continent, son troisième roman, aux éditions Les Intouchables.Quelques années plus tard, pour éviter le pilonnage, Avard rachetait les invendus à son éditeur, Michel Brûlé.Or, fin janvier, revirement de situation : Le Dernier Continent est réédité par Les Intouchables en format poche.Aux dernières nouvelles, il caracolait pour quatrième semaine consécutive en tête de la liste des bestsellers en livre de poche des librairies Renaud-Bray.Un exploit, quand on considère, comme nous le fait remarquer Blaise Renaud, superviseur commercial chez Renaud-Bray, que le volume des livres de poche est encore plus imposant que celui des nouveautés, avec tous les classiques repris en Folio et autres petits formats.Qu\u2019est-il arrivé pour que le vent tourne ainsi en faveur du Dernier Continent?Il a suffi que son auteur passe quelques minutes à l\u2019émission Tout le monde en parle, le dimanche 23 janvier, brandisse son roman devant un auditoire frôlant les deux millions de spectateurs, et affirme haut et fort que ce livre-là était celui dont il était le plus fier.«Tout le monde en parle est la plus formidable vitrine pour le monde du livre au Québec», affirme l\u2019éditeur des Intouchables, Michel Brûlé.Après avoir regardé l\u2019émission du 23 janvier et entendu Avard parler du Dernier Continent, l\u2019éditeur, reconnu pour savoir flairer la bonne affaire (on lui doit l\u2019édition du Coeur au beurre noir, de Jeannie Hilton, dont le passage à Tout le monde en parle été fortement remarqué), a immédiatement réagi.«On a commencé avec un tirage de 1500 exemplaires en format poche, raconte-t-il, en mettant accent sur Les Bougon.On a imprimé un petit bandeau où c\u2019était écrit «par l\u2019auteur des Bougon».Aujourd\u2019hui, on s\u2019en va en réimpression!» Augmentations spectaculaires Outre François Avard, une douzaine d\u2019écrivains, romanciers, mais surtout essayistes, se sont retrouvés sur le plateau de Tout le monde en parle.À part quelques exceptions, des auteures comme Janette Bertrand ou Nelly Arcan, qui bénéficiaient déjà d\u2019une très importante campagne médiatique, la plupart ont vu les ventes de leur livre augmenter de façon spectaculaire.«Les répercussions se font immédiatement sentir dans nos palmarès, affirme Blaise Renaud.C\u2019est presque systématique : quand on parle d\u2019un livre à Tout le monde en parle le dimanche, la semaine suivante, il se retrouve en haut de nos listes des best-sellers.» Yves Thériault et son éditeur, Libre Expression, en savent quelque chose.Tout le monde dehors ! , enquête sur les libérations conditionnelles, avait bénéficié d\u2019un premier tirage de 3000 exemplaires, le 17 janvier.\u203a Voir PARLE en page 2 \u203a Voir PAPALE en page 2 Avant de briller au sommet des palmarès de livres, l\u2019étoile de Dan Brown était plutôt pâlotte : ses deux premiers romans, Digital Fortress et Angels and Demons, n\u2019avaient connu qu\u2019un modeste succès.Vint Da Vinci Code.Depuis, Dan Brown n\u2019est pas seulement éclairé par une bonne étoile mais par une constellation au complet.Da Vinci Code, c\u2019est plus de 20 millions d\u2019exemplaires vendus en quelque 35 traductions, une adaptation cinématographique dont le tournage se fera cet été, sous la direction de Ron Howard et avec Tom Hanks dans le rôle du spécialiste de symbolique religieuse Robert Langdon.C\u2019est aussi des lecteurs qui, jouant le jeu du pied de la lettre, en traquent les «artéfacts» au Louvre, à l\u2019église Saint-Sulpice et autres château Villette, en solo (les braves?) ou en participant à des tours guidés (les riches, le coût de telle virée pouvant atteindre les 400 euros).Et puis il y a ceux qui, n\u2019ayant pas remarqué (!) qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une oeuvre de fiction, brandissent des «codes décodés» à tous vents afin d\u2019expliquer aux crédules combien Dan Brown est à côté de la track.L\u2019 L\u2019effet Tout le monde en parle MARIE-CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE PÉRILS EN LA DEMEURE.www.cyberpresse.ca/lectures M O N T R É A L D I M A N C H E 13 M A R S 2 0 0 5 SONIA SARFATI > LA JOURNÉE DES «JEUNES» FEMMES > MIDAM EN ENTREVUE PAGES 7 À 10 ALORS QUE JEAN-PAUL II SE BAT CONTRE LA MALADIE ET QUE PÂQUES APPROCHE À GRANDS PAS, DEUX ROMANS NOUS ENTRAÎNENT DANS LES COULISSES DE PAPAUTÉS EN PÉRIL: LE SAINT-PÈRE Y EST MORT OU PAS FORT.APRÈS DA VINCI CODE, VOICI LE NOUVEAU DAN BROWN: ANGES ET DÉMONS.APRÈS IMPRIMATUR, VOICI LE NOUVEAU MONALDI ET SORTI: SECRETUM. 2 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R É A L D I M A N C H E 13 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .LECTURES L\u2019effet Tout le monde en parle PARLE suite de la page 1 « Arrive l\u2019émission du dimanche, raconte Jean Baril, directeur marketing et promotion de chez Libre Expression : tout de suite, les libraires ont réagi.On a réimprimé 6000 exemplaires du livre et, un semaine plus tard, encore 3000.Ça n\u2019est pas rien ! » Même effet, quoique moins spectaculaire, sur les ventes de la biographie de Robert Piché écrite par Pierre Cayouette.« Robert Piché, aux commandes du destin, a paru en octobre 2002, rappelle Jean Baril, et se vendait très bien.À titre d\u2019exemple, en 2004, on en vendait en moyenne 100 exemplaires par mois.Et puis tout à coup, au mois d\u2019octobre, on reçoit une commande de 2000 exemplaires des librairies.» Carole-Andrée Laniel, rédactrice en chef de Tout le monde en parle, n\u2019en revient pas.«L\u2019impact de l\u2019émission est incroyable.Par exemple, quand on a reçu Jack Layton, on a parlé de son livre Des idées pour les gens d\u2019ici, publié cinq mois plus tôt chez Guy Saint-Jean Éditeur.La semaine suivante, l\u2019éditeur nous a contactés pour nous dire qu\u2019il avait reçu de nombreuses commandes en ligne.» Même répercussions pour le livre Musulmane mais libre, d\u2019Irshad Manji, qui a suscité un regain d\u2019intérêt plusieurs semaines après sa parution.« Maintenant, quand on invite un auteur, poursuit Laniel, les éditeurs veulent être avisés à l\u2019avance pour s\u2019assurer d\u2019avoir un nombre d\u2019exemplaires suffisant sur le marché.» Faut-il préciser qu\u2019on se bouscule au portillon ?De là à dire que Guy A.Lepage serait notre Oprah Winfrey, et que Tout le monde en parle serait enfin la formule idéale pour parler de livres, il n\u2019y a qu\u2019un pas que certains n\u2019hésitent pas à franchir.Mais en coulisses, quelques éditeurs grognent, convaincus qu\u2019un auteur timide ou non télégénique n\u2019a aucune chance de passer à Radio- Canada le dimanche soir.« C\u2019est sûr qu\u2019il faut faire un show », reconnaît Michel Brûlé, qui sera d\u2019ailleurs l\u2019invité de Guy A.Lepage ce soir pour parler de son roman, L\u2019Enfant qui voulait dormir (Grasset Jeunesse).Pourquoi les Michel Tremblay, Yves Beauchemin, Francine d\u2019Amour, entre autres grands noms de l\u2019année littéraire, n\u2019ont-ils pas été invités ?C\u2019est une autre histoire.à suivre.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L\u2019effet Première Chaîne Si la télévision fait vendre des livres, la radio, en particulier la Première Chaîne de Radio-Canada, joue aussi un rôle important.« Quand René Homier-Roy (C\u2019est bien meilleur le matin) parle d\u2019un livre, souligne Françoise Careil, de la Librairie du Square, il a de l\u2019influence.Et c\u2019est étonnant, car il ne parle de livres que le vendredi matin, avant 7h ! S\u2019il aime un roman, comme c\u2019est arrivé récemment avec L\u2019Évangile de Jimmy, de Didier Van Cauwelaert, on nous le demande le jour même.» « Marie-France Bazzo (Indicatif présent) a aussi de l\u2019influence, remarque Yves Guillet, de la librairie Le Fureteur, sur la Rive-Sud.Particulièrement ses entrevues.Et le Combat des livres, qui suscite beaucoup d\u2019intérêt.» « Outre René Homier-Roy, et bien sûr Pierre Foglia, l\u2019ensemble de l\u2019émission de Marie-France Bazzo a un impact fort, renchérit Suzanne Fauvel, de la librairie Raffin.Dernièrement, on y a invité l\u2019auteur de La Société malade de la gestion, Vincent de Gaulejac.À la suite de l\u2019émission, la demande a été si importante que les distributeurs montréalais ont pu négocier un prix de vente à la baisse, ce qui est très rare ! » Mar ie-Claude Fort in co l laborat ion spéciale PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Guy A.Lepage, notre Oprah Winfrey ?lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Périls en la demeure.papale PAPALE suite de la page 1 Bref, du délire et des ventes.D\u2019où la décision, chez JC Lattès, d\u2019apporter de l\u2019eau au moulin en faisant traduire le roman que l\u2019auteur avait écrit avant Da Vinci Code.Angels and Demons devient ainsi Anges et Démons.Lancé il y a quelques semaines en Europe, il a été imprimé à 400 000 exemplaires et a même bénéficié d\u2019une campagne publicitaire dans le métro parisien.Il vient d\u2019arriver dans les librairies québécoises.L\u2019ascension (dans les palmarès) ne tardera pas.Justifiée ?Oui.Et non.Le roman se consomme à la manière de la série télévisée 24 heures chrono : en rafale, hors d\u2019haleine, viscéralement.Puis, une fois la chute.tombée, le rationnel prend la relève.Les incohérences apparaissent à la minute où les lunettes de lecture sont déposées.Les ficelles, grosses, prennent du volume.Mais demeure le plaisir, celui \u2014 très coupable \u2014 de s\u2019être laissé emporter par cette intrigue rocambolesque propulsée par une mécanique parfaitement huilée (ointe, quoi !).Des squelettes semblables Sauf que, veut, veut pas, on a l\u2019impression d\u2019assister à une répétition de Da Vinci Code.Répétition dans le sens de représentation préparatoire.Comme si Dan Brown s\u2019était, avec Anges et Démons, fait la main pour son oeuvre suivante \u2014 construite sur un squelette similaire.Ainsi, l\u2019intrigue se déroule à Rome plutôt qu\u2019à Paris, alors que le pape vient de mourir et que le conclave est réuni au Vatican pour élire son successeur.Les lumières de Robert Langdon sont sollicitées pour résoudre un meurtre sordide : un homme est tué et le mot Illuminati a été gravé à même sa chair.Le mot en question fait référence à une confrérie secrète fondée des siècles plus tôt par des gens dont le nom a survécu au passage du temps (dont Galilée) \u2014 et elle joue ici un peu le même rôle que campait le Prieuré de Sion dans Da Vinci Code.Le mort, un scientifique, travaillait sur une arme dévastatrice, l\u2019antimatière ; et est « pourvu » d\u2019une fille adoptive qui deviendra le bras droit de Langdon durant l\u2019enquête \u2014 et la belle Vittoria Vetra de remplacer la belle Sophie Neveu, nièce de la première victime dans Da Vinci Code.Sur leur route, d\u2019autres meurtres, commis par un assassin vicieux à l\u2019âme aussi torturée que le corps de ses victimes ; des énigmes et des oeuvres d\u2019art \u2014 des sculptures du Bernin plutôt que des toiles de Léonard de Vinci.Pas besoin de scruter les deux oeuvres à la loupe pour détecter leur parenté.Mais le Dan Brown pré-Da Vinci Code étant moins expérimenté, le résultat, bien que prenant malgré une traduction souvent lourde, s\u2019ancre moins dans le domaine du plausible.Ainsi, les protagonistes utilisent des « accessoires » dignes des meilleurs James Bond \u2014 ce qui, immédiatement, range l\u2019intrigue dans les rangs de la fiction : un avion qui permet d\u2019aller de Boston à Genève en 64 minutes ; des tours d\u2019impesanteur et des microparachutes qui permettent des cascades à côté desquelles celles d\u2019Indiana Jones feraient piètre figure.Et puis, intégrant moins bien les données historiques et les réflexions aux péripéties, Dan Brown alourdit le texte d\u2019interminables pages traitant des conflits opposant la science et la religion depuis la nuit des temps.Une interaction qui fascine le romancier \u2014 il explique cela par le fait que sa mère était organiste dans des églises et son père, professeur de mathématiques : il a donc baigné dans ces deux mondes que tout semble opposer.Malheureusement, c\u2019est avec lourdeur qu\u2019il transmet ici cette passion et cette érudition.Autre pape, autre complot Un menu \u2014 passion, érudition.mais aussi lourdeur \u2014 que partageront aussi les lecteurs de Secretum, de Rita Monaldo et Francesco Sorti, couple d\u2019érudits italiens (elle est diplômée de philosophie classique et spécialiste de l\u2019histoire des religions ; il est musicologue, spécialiste de la musique du 17e siècle) qui vivent à Vienne et ont amorcé leur carrière littéraire avec Imprimatur.Ils ont donc derrière eux deux tomes de cette série qui en comptera sept et dont les titres formeront une sibylline citation en latin : Imprimatur secretum veritas mysterium unicum.Ce qui peut être traduit par « L\u2019on peut imprimer les secrets du monde entier, mais la vérité est toujours un mystère.Ce qui reste est seulement.» Stop.La citation est tronquée et les deux derniers titres de la saga, tenus secrets.Imprimatur se déroulait à Rome, au 17e siècle, dans une auberge dont les pensionnaires et le personnel étaient cloîtrés pour enrayer un risque d\u2019épidémie de peste.À l\u2019horizon, le siège de Vienne par les Turcs menaçant la chrétienté.Sur la ligne de tir, Louis XIV, Fouquet, Guillaume d\u2019Orange, le pape Innocent XI et de très colorés pilleurs de tombes.Entre les lignes, un hommage à la musique et à la cuisine de l\u2019époque.Dans les rôles principaux, un narrateur anonyme et fictif ; et Atto Melani, personnage historique, castrat devenu abbé, espion et diplomate pour le Roi Soleil.Ils sont de retour dans Secretum.Dix-sept ans se sont écoulés.Nous sommes en juillet 1700.En cette année du Jubilé, le pape Innocent XII est malade.Il faut penser à un successeur.Au même moment, en Espagne, le roi Charles II se porte très mal.Il faut penser à la succession.Deux questions dont il sera beaucoup.question au palais du cardinal Spada, qui a convié les membres des plus grandes familles italiennes, des cours européennes et des autorités ecclésiastiques au mariage de son neveu.Atto Malani est parmi les hôtes.Le narrateur anonyme, parmi les serviteurs.Il y aura une tentative de meurtre, des meurtres tout court, des vols, mais, surtout, des complots.Des ficelles se tirent \u2014 elles sont attachées à ceux (des marionnettes ?) qui pourraient monter sur le trône d\u2019Espagne ou sur.disons, le « saint siège ».Les deux auteurs, qui se targuent d\u2019avoir fait d\u2019imposantes recherches les ayant menées aux révélations ici étalées, jouent la carte de la vérité historique.Comme ils l\u2019avaient fait dans Imprimatur.D\u2019ailleurs, ils affirment que ce roman a fait l\u2019objet, en Italie, d\u2019un boycottage orchestré par le Vatican et ont, pour cela, décidé de ne plus publier dans leur pays natal.Pour des raisons plus obscures, ils ont rompu avec leur éditeur français, JC Lattès, et sont passés chez Plon pour Secretum \u2014 qui publiera aussi Veritas.Lequel contiendra plus encore de vérité ?On verra.Chose certaine, que l\u2019on adhère ou pas à la thèse élaborée dans Secretum, ce livre, bien que trop long et très bavard, est fascinant d\u2019érudition et de savoirs partagés.Les passages concernant Mazarin et ses nièces, le portrait de Marie Mancini et de sa relation avec Louis XIV, les incursions dans le monde des argotiers (ainsi étaient appelés les brigands), la description de l\u2019invention de leur langage (oui, l\u2019argot) et celle de leur hiérarchie, sont absolument fascinants.Mais, au bout de 764 pages, on n\u2019en redemande pas.Ça peut se comprendre, non ?FFF ANGES ET DÉMONS Dan Brown JC Lattès, 571 pages FFF SECRETUM Monaldi et Sorti Plon, 764pages .AU PIED DE LA LETTRE Les petites nouvelles du monde littéraire FRANÇOIS AVARD ACRAQUÉ POUR.Les Mardis de Béatrice, de Francine Tougas: «Le livre le plus important pour moi, c\u2019est toujours le dernier bon que j\u2019ai lu, celui qui vibre encore.Et aujourd\u2019hui, c\u2019est Les Mardis de Béatrice, de Francine Tougas.Quiconque suit une psychothérapie ou envisage en suivre une devrait lire ce livre.Pour rire, pour réfléchir sur sa propre condition et ses propres «bébites», mais surtout pour réaliser qu\u2019on est ben tous pareils dans l\u2019fond.et peut-être choisir d\u2019économiser une soixantaine de dollars par semaine.» ARRIVÉE La populaire série télévisée 24 heures chrono a servi de base à deux bandes dessinées signées J.C.Vaughn et Mark Haynes.Publiée par Casterman, la version française de la première nous arrive cette semaine.Le scénario se déroule, comme il se doit, en une journée\u2014au rythme d\u2019une double page par heure.Mais il se consomme en moins que ça! On y suit l\u2019équipe du CTU qui doit protéger une belle et «défectrice» terroriste.Quant au deuxième tome, paru au début de l\u2019année dans sa version américaine, il suit les débuts de la mission d\u2019infiltration de Jack Bauer au sein du cartel des frères Salazar.LU «Je ne pouvais pas le dupliquer, alors j\u2019ai introduit dans chaque numéro un concours, doté d\u2019un prix.Je louais le journal à d\u2019autres enfants et avec le montant des «loyers», j\u2019achetais ce qui constituait le prix, généralement un livre.» \u2014 Le romancier libanais Alexandre Najjar, auteur du Roman de Beyrouth, au Monde.fr, à propos de ses premières «publications»: Le Petit Baigneur, un journal de 30 à 40 pages qu\u2019il rédigeait entièrement.C\u2019était en 1979, il avait 12 ans.PASSEZ AU SALON! Le 26e Salon du livre de l\u2019Outaouais se tient du 16 au 20 mars au Palais des Congrès de Gatineau, sous la présidence d\u2019honneur de Lucie Pagé et le thème Silence, on lit ! Le septième art est donc à l\u2019honneur par l\u2019intermédiaire d\u2019auteurs dont les oeuvres ont été adaptées au cinéma : Patrick Senécal et Dominique Demers.Seront aussi de passage au Salon : Janette Bertrand, Pierre Bruneau, Raymond Plante, Michael Hoeye et le dessinateur Plantu.ENTENDU «C\u2019est grand public, notre affaire.Je vais difficilement mettre un coup de coeur sur une plaquette de poésie parce que c\u2019est vraiment trop particulier.» \u2014Pierre Renaud à l\u2019émission M\u2019as-tu lu?, au sujet des «Coups de coeur Renaud-Bray».EN HAUT DES PALMARÈS La revue Lire du mois de mars publie la liste des 15 meilleures ventes jeunesse selon une étude réalisée dans 150 points de vente, en France.Les premières places sont occupées par : 1.Histoires inédites du petit Nicolas, de Goscinny et Sempé (Imav Editions) 2.L\u2019Histoire de France pour les nuls, de Jean-Joseph Julaud (First Editions) 3.Eragon, de Christopher Paolini (Bayard Jeunesse) 4.Arthur et la vengeance de Maltazar, de Luc Besson (Intervista) 5.Harry Potter et l\u2019ordre du Phénix, de J.K.Rowling (Gallimard) La tendance «série fantastique» frappe toujours aussi fort : trois positions sur cinq, occupées par de tels romans! SONIA SARFATI sonia.sarfati@lapresse.ca François Avard Patrick Senécal .L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 13 M A R S 2 0 0 5 L E C T U R E S 3 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LECTURES ENTREVUE AVEC MIRIAM TOEWS Les racines du ciel En 2004, la Canadienne MiriamToews remportait le Prix littéraire du gouverneur général, langue anglaise, avec A Complicated Kindness, son quatrième roman.Un roman inoubliable inspiré de son enfance passée dans une secte mennonite au Manitoba.Rencontre avec une écrivaine que les éditions du Boréal nous permettent, pour la première fois, de découvrir en français.MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Miriam Toews est née en 1964, au Manitoba, au sein d\u2019une communauté mennonite, cette secte protestante proche des Amish, fondée par le mouvement anabaptiste au cours du 16e siècle.Elle a grandi dans un monde refermé sur lui-même, où la vie commence et finit avec la Bible, où l\u2019avenir est une carrière à l\u2019abattoir de poulets du village, où tout plaisir est suspect, passible d\u2019excommunication.Aujourd\u2019hui, Miriam Toews a 40 ans, deux enfants, quatre romans derrière elle.Mais elle se rappelle très bien sa jeunesse passée à Steinbach, cette petite ville fondée en 1874 par une poignée de familles mennonites, et qui compte aujourd\u2019hui près de 10 000 habitants.De ce passé singulier, Toews (prononcez « tavz ») a tiré un roman poignant, bouleversant, écrit à la pointe d\u2019un humour ravageur et désespéré.Le récit à la première personne d\u2019une héroïne inoubliable, qui a valu à son auteure le prix du Gouverneur général en langue anglaise, en 2004, et qui vient de paraître en traduction, grâce au travail patient et minutieux de Lori Saint-Martin et de Paul Gagné.« Nous sommes des mennonites, raconte la narratrice de Drôle de tendresse.À ma connaissance, il n\u2019y a pas, pour une adolescente, de soussecte à laquelle il soit plus gênant d\u2019appartenir.» Drôle de tendresse relate quelques mois chauds dans la vie de Nomi, une adolescente en pleine crise, profondément troublée par le départ de sa mère, Trudy, formidable esprit libre que sa communauté a bâillonné, et par la fugue de sa soeur aînée, qui a fui l\u2019atmosphère étouffante de leur village.« La vie déborde de promesses », lui répète son père, Ray, personnage beau et tragique avec qui elle vit seule désormais.«Mais je pense qu\u2019il veut parler de la promesse d\u2019une fin : jusqu\u2019ici, en tout cas, je n\u2019en ai pas vu d\u2019autres.» Dans la vie de cette jeune fille qui n\u2019a vu qu\u2019un seul film, Les Robinson des mers du Sud, et qui n\u2019a pas le droit de regarder Ma sorcière bien-aimée à la télévision (« magie rimant avec satanisme »), l\u2019enfer, c\u2019est Lou Reed, le cinéma, All My Love, de Led Zeppelin, c\u2019est l\u2019herbe fumée en contemplant les étoiles avec son amoureux, les bières bues à la dérobée, l\u2019école buissonnière.L\u2019enfer, c\u2019est littéralement le paradis et ses fruits défendus.« Imaginez que l\u2019élève le plus mésadapté de votre école fonde une clique dissidente de fidèles dont le manifeste interdit les médias, la danse, le tabac, les climats tempérés, le cinéma, l\u2019alcool, le rock\u2019n\u2019roll, le plaisir sexuel, la natation, le maquillage, les bijoux, le billard, la fréquentation des villes et les veillées qui se prolongent après 21 h.Cet élève, c\u2019est Menno.Merci pour tout, Menno », note ironiquement Nomi.Tout comme son héroïne, Miriam Toews s\u2019est rendu compte, très tôt, que son enfance était différente de celle des autres enfants nord-américains.« Cela ne s\u2019est pas fait en un jour, raconte la romancière, rencontrée à Montréal.Il n\u2019y a pas eu un moment précis où c\u2019est arrivé.Mais graduellement, j\u2019ai compris.Quand nous allions à la ville (Winnipeg) acheter des vêtements pour l\u2019école, je voyais, tout autour, des enfants très différents de ceux qui m\u2019entouraient à Steinbach.Quand j\u2019allais dans des camps d\u2019équitation, l\u2019été, je me rendais bien compte que je ne cadrais pas ! » Mais ce sont surtout ses lectures qui ont ouvert l\u2019adolescente sur le monde.« J\u2019ai vraiment compris, en lisant des romans, que j\u2019allais, tôt ou tard, quitter cette communauté.» Une communauté qu\u2019elle retrouverait par l\u2019écriture.Dans ce dernier roman comme dans les autres \u2014 Summer or My Amazing Luck (qui lui valut le John Hirsh Award 1996, attribué à l\u2019auteur manitobain le plus prometteur), A Boy or Good Breeding, Swing Low \u2014 Miriam Toews s\u2019inspire de ce qu\u2019elle a vécu.« Je me sers de ma vie, en partie, pour écrire, admet-elle sans mal.Il y a peut-être des écrivains qui inventent absolument tout, mais moi, j\u2019ai du mal à comprendre ça.Comment peut-on séparer nos sentiments, notre expérience, de notre travail ?Pour ma part, je n\u2019y arrive pas.» Mais si l\u2019auteure a vécu dans le décor qu\u2019elle dépeint dans Drôle de tendresse, si plusieurs anecdotes sont réelles, elle n\u2019a pas traversé les mêmes épreuves que son héroïne.« J\u2019ai eu mes moments difficiles, confesset- elle, à l\u2019adolescence, mais ma famille ne s\u2019est pas scindée en deux, ma mère n\u2019a pas été excommuniée, et si ma soeur est partie très jeune, elle n\u2019a pas fugué, nous savions où elle était ! » Pourtant, elle a su capter l\u2019essence même de l\u2019adolescence.Et si son roman a remporté un tel succès, c\u2019est sans doute qu\u2019au-delà du milieu qu\u2019il dépeint, au-delà des différences de religion, de culture, de langue, le personnage qu\u2019elle a créé est universel.Miriam Toews vit désormais à Winnipeg et travaille à la rédaction de son cinquième roman.Les droits d\u2019adaptation cinématographique de Drôle de tendresse ont été vendus à une maison de production anglaise, ce qui ravit cette cinéphile passionnée.Le village de son enfance est bien loin.Pourtant, si elle a quitté l\u2019Église, elle se dit toujours mennonite.«Mon mari est mennonite (même s\u2019il ne se considère pas comme tel !), ma mère est toujours membre d\u2019une Église mennonite, mais non conservatrice, plutôt libérale.C\u2019est ma culture, la culture qui m\u2019est familière, c\u2019est comme être juif ou catholique et ne pas être pratiquant.Ce qui me reste de ma religion, c\u2019est une notion, vague, mais bien réelle, d\u2019identité.» FFFF DRÔLE DE TENDRESSE MiriamToews Traduit de l\u2019anglais (Canada) par Lori Saintmartin et Paul Gagné Boréal, 2005, 356pages « J\u2019ai vraiment compris, en lisant des romans, que j\u2019allais, tôt ou tard, quitter cette communauté.» PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Aujourd\u2019hui, MiriamToews a 40 ans, deux enfants, quatre romans derrière elle.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE La magie de l\u2019art.et de l\u2019artiste RÉGINALD MARTEL À chacune des trois premières tentatives de lecture, je me suis endormi.Ce sont des choses qui arrivent.Il vaut mieux ne pas chercher à les expliquer, elles peuvent être humiliantes : manque de subtilité, esprit englué dans la médiocrité de trop de livres, paresse débilitante ?Quand je suis entré vraiment dans Nikolski, j\u2019ai compris : il s\u2019agissait de sommeil prophylactique, puisque ce roman promettait une insomnie carabinée, contre laquelle il n\u2019y a aucune parade.Des heures délicieuses s\u2019annonçaient donc, seulement assombries par la perspective de voir diminuer peu à peu les pages à lire.Jean-Marie Poupart, qui nous a quittés brusquement l\u2019été dernier, pensait que la pire insulte qu\u2019un écrivain puisse faire à un lecteur, c\u2019est l\u2019ennuyer.Nicolas Dickner est d\u2019une politesse exquise.Pour intéresser ses lecteurs, il leur a préparé une construction romanesque assez complexe, en prenant bien soin de cacher ses outils et ses intentions.L\u2019architecture de Nikolksi semble ainsi tenir toute seule, sans fondations et sans poutres apparentes, par la seule magie de l\u2019art.Je me dis, sans trouver la faille, que tout pourrait s\u2019écrouler, comme le château de cartes dont la carte arêtière a glissé.Pour les recettes connues, et toujours rentables, il faut aller voir ailleurs.Il y a plus de déplacements que d\u2019action dans ce roman ; le plus souvent ils mènent ailleurs plutôt que quelque part.Les scènes de sexualité sont à peine suggérées, nécessitées par une naissance à venir.Monseigneur Marc Ouellet sera content.Quant à l\u2019actualité évoquée, simple décor, elle est assez ancienne déjà pour qu\u2019on l\u2019ait presque oubliée.Les obsessions des narrateurs sont tout autres, à supposer qu\u2019il y ait réellement trois narrateurs, ce qui n\u2019est pas certain : peut-être n\u2019y en a-t-il qu\u2019un seul en trois personnes, comme la triade divine où chacun a sa spécialité.Les personnages n\u2019y perdent pas en densité ni en originalité.Le destin ou le hasard les a menés à Montréal, dans la Petite Italie où chacun apporte sa singularité.Noah, étudiant en archéologie, vient des Prairies, de la Saskatchewan surtout.Il a été élevé dans une roulotte peuplée de fantômes, par une mère que son mari a semé au cours de ses propres pérégrinations.Joyce, qui rêvait dans sa Côte-Nord natale de devenir pirate, dans le sillage d\u2019une très vague cousine, piratera, en fille moderne, les ordinateurs et fera une fameuse fraudeuse.Un employé de librairie d\u2019occasion, qui a aussi ses idées fixes, complète le trio des acteurs narrateurs.Montréal, personnage de plein droit, est un lieu de passage plus que d\u2019ancrage.Les cultures s\u2019y frottent sans s\u2019y piquer, du moins dans l\u2019entourage des narrateurs, qui sont chacun métissés de quelque manière.Ils ont mieux à faire que de se quereller avec leur entourage, car ils ont leurs passe-temps et leurs passions.On voit défiler des inventaires d\u2019ordures ménagères et de déchets industriels (appelés ici vidanges), des notions d\u2019anthropologie, des improvisations autour des légendes amérindiennes de l\u2019hémisphère Sud, un livre cousu à partir de sections d\u2019autres livres, des cartes géographiques et aussi des poissons et crustacés en tout genre dont on perçoit presque la couleur et l\u2019odeur exactes.Il n\u2019y a rien de flou, rien d\u2019approximatif et surtout rien de forcé dans cette prose légère qui ne s\u2019absente de son sujet que pour maintenir un délicieux suspense.L\u2019érudition de M.Dickner s\u2019en mêle souvent, mais pas de cette façon prétentieuse qui cache mal le pillage du site de recherches Google.Ce diable d\u2019écrivain semble s\u2019intéresser vraiment à tout ce qu\u2019il raconte, comme si la moindre phrase, le moindre mot avaient leur utilité, leur nécessité même, dans l\u2019économie du roman.La route est omniprésente, mais le narrateur neutre, ou qui feint de l\u2019être, la remet à sa juste place: Noah «ne partageait pas le Glorieux Imaginaire Routier Nord-Américain.De son point de vue, la route n\u2019était rien qu\u2019un étroit nulle-part, bordé à bâbord et tribord par le monde réel \u2014 endroit fascinant, inaccessible et inimaginable ».Nicolas Dickner est né à Rivièredu- Loup en 1972.Il est l\u2019auteur de L\u2019Encyclopédie du petit cercle, nouvelles parues à L\u2019instant même en 2000.Il a été le lauréat des prix Adrienne-Choquette et Jovette Bernier pour ce recueil.Je ne risque rien en écrivant que Nikolski est une grande réussite, pour la forme et pour l\u2019inspiration.Si M.Dickner persévère, il saura séduire et le public et la critique.Si ce n\u2019est déjà fait.FFFF NIKOLSKI NicolasDickner Éditions Alto, 328pages Luce Dufault bleu 1182 St-Laurent, Mtl \u2022 Métro St-Laurent ou Place d\u2019Armes.Billetterie : (514) 871-2224 / Sans frais : 1-866-844-2172 \u2022 Admission : (514) 790-1245 www.admission.com Au Monument national le 25 mars 2005 EN TO URNÉE partout au Québec! FILL05 . .4 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R E AL DI M A N C H E 13 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LECTURES POESIE FFF1.2 J COMME JE JulieDoucet Seuil Etonnante Julie Julie Doucet, pionniere de la BD autofictive, est une fille vraiment etonnante.Lfan dernier, apres avoir renonce a la BD, elle nous offrait son journal intime illustre : un tres joli pave relatant les joies et les miseres de sa vie dfartiste.A present .de plus en plus interessee par lfecrit, semble-t-il .Doucet publie un etrange á recit poetique â entierement fabrique a partir de coupures de journaux.Et de tres petites coupures : des troncons de mots, des syllabes, des lettres, glanes ici et la dans les quotidiens et les hebdos.Il sfagit dfun veritable travail dforfevrerie.Le tout, comme un manuel scolaire du primaire, est recouvert dfun papier que lfon peut deplier et qui est rempli de dessins á autofictifs â des deux bords de la couverture.Aleksi K.Lepage collaboration speciale CONTE FFFF LA DESILET SfEST FAIT ENGROSSER PAR UN LIEVRE Renee Robitaille Planete Rebelle, 92pages et unCD Coquine Renee La coquine Renee Robitaille sfest fait remarquer en racontant des contes grivois, mais jamais grossiers, qui ont deja ete rassembles dans un livre-disque, Contes coquins pour oreilles folichonnes.La voila maintenant qui sfinteresse non pas au bas-ventre, mais au ventre lui-meme.Elle a cree, autour du theme de la procreation, un autre charmant recueil ou une pucelle peut se faire engrosser par un bout cresson etonnamment fertile, ou une femme accouche en voyant son maire de mari se faire fouetter et ou les cures ne pratiquent evidemment pas forcement ce qufils prechent.Le plaisir qufon a a lire (ou a ecouter) la conteuse tient a sa langue savoureuse et a son ton taquin.Habilement construit a partir du conte Le Temps des semailles, son recueil est aussi fort bellement mis en musique par ses complices Etienne et Alexis Loranger.Alexandre Vigneault FANTASTIQUE FFF LE CALICE NOIR Marie Jakober Alire, 718 pages Graal maudit La coupe qui donne son titre au roman de lfAlbertaine Marie Jakober est tout sauf saint.Un graal maudit.Place sous la garde de Raven, sorciere qui vit dans lfinquietante foret dfHelmardin.Grace a ses pouvoirs, la femme a ensorcele le chevalier Karelian a son retour des Croisades, au grand desarroi de son ecuyer, Paul.Cfest sous la plume de ce dernier, devenu moine (a la maniere du narrateur de la formidable á Saga du roi Arthur â de Bernard Cornwell), que lfon decouvre lfhistoire dfune Allemagne medievale ecartelee entre les croyances paiennes et chretiennes.Marie Jakober, dont Le Calice noir est le premier roman, se livre a une reconstitution credible des lieux, des gens, des modes de vie .auxquels elle insuffle pouvoirs et objets magiques.A la maniere de Guy Gavriel Kay, mais avec moins de maestria.Sonia Sarfati ESSAI FFFF JOURNAL DfUN LECTEUR Alberto Manguel Actes Sud/Lemeac, 246pages Un bonheur Qui, mieux que lfauteur dfUne histoire de la lecture, pouvait signer un Journal de lecteur pertinent ?Alberto Manguel suggererait probablement quelques noms.Peu importe.Son Journal a lui est un bonheur.En juin 2002, il a fini de ranger ses 30 000 livres dans lfancien presbytere du Poitou ou il sfest installe.Ce mois-la, et les 11 suivants, il a choisi un des volumes selon lfinspiration du moment.Il lfa relu.Et a tenu un journal de lfexperience, rappelant les circonstances de la premiere lecture et celles de la nouvelle.Un journal sur 12 mois et en 12 titres eclectiques : de LfInvention de Morel dfAdolpho Bioy Casares a Faire surface de Margaret Atwood en passant par LfIle du docteur Moreau de H.G.Wells.Cfest aussi brillant que chaleureux, tant ce lecteur est intelligent et sa passion, contagieuse.Sonia Sarfati ESSAI FFF LE FILM SUR LfART Gilles Marsolais Triptyque, 204pages Cinema et art La relation complexe et parfois bienheureuse entre le cinema et les autres arts, le Festival international du film sur lfart en donne la pleine mesure.Logique que le lancement dfun livre tentant de la cerner se fasse dans ce contexte.Il nfen est pas pour autant son produit derive, meme si parfois lfauteur, de critique et ancien professeur de cinema Gilles Marsolais, semble passer en revue les recentes editions du Festival.Mais ce survol des bons et moins bons coups depuis 1980 dans le domaine inclut des fictions, telle la Frida de Julie Taymor.La structure simple, le ton leger sont la force et la faiblesse du livre : on a lfimpression de lire des extraits de 24 images, la revue ou travaille Marsolais.Reste que le bouquin, seul dans son genre, servira de reference.Jerome Delgado collaboration speciale .lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll BANDE DESSINEE FFF SINECLOPEDIE DU JAZZ Commentee par AndreClergeat Joelle Losfeld 1996, Gallimard 2004 á Tres affete â Lfapport musicologique francais au jazz est immense mais ne brille pas par son cote souriant.Pour un Boris Vian, combien dfá ecrivants affetes â ?Lfexpression est de Lucien Malson qui signe lfavant-propos .tres á affete â, merci ! .de Sineclopedie du jazz, recemment reedite par Gallimard.Si lfedition de 1996 est epuisee, le projet commun du dessinateur Sine et du jazzologue Andre Clergeat, lui, semble encore plein de vie et de vert.Au menu : 47 aquarelles de Bob Sine (Charlie Hebdo ) representant pour la majorite des Noirs dans des situations de coit prospectif, de coit actif ou de coit interrompu.Et inspirees par autant de classiques de la grande epoque du jazz.Les textes dfAndre Clergeat sont assurement lfoeuvre dfun erudit, mais la sobriete du ton nous fait vite conclure que le livre se tiendrait meme sans les dessins, pas tous a se rouler a terre, qufil veut mettre en vedette.Daniel Lemay Un dictionnaire depasse?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITES QBeaucoup dfexperts de la langue francaise font souvent allusion au fait que lfouvrage de M.Dagenais, le Dictionnaire des difficultes de la langue francaise au Canada, est maintenant depasse a bien des egards.Je sais que le Multidictionnaire est recommande pour toutes sortes de raisons.Pourtant, un grand nombre de lecteurs de votre chronique soulevent des problemes deja traites par Dagenais.Dans quelle mesure (ou dans quelle proportion) lfouvrage de Dagenais est-il depasse ?Trop pointu dans certains cas ?Alain Gauthier RJe ne veux surtout pas dire du mal du Dictionnaire des difficultes de la langue francaise au Canada, que jfai beaucoup etudie, qui mfa beaucoup appris et que je consulte encore a lfoccasion avec interet.Mais il est vrai qufil est aujourdfhui depasse a certains egards.Comme cet ouvrage nfa pas ete mis a jour depuis longtemps, on y trouve bon nombre dfemplois condamnes par Dagenais mais aujourdfhui tout a fait passes dans lfusage.La derniere edition de ce dictionnaire date de 1984.Cfest beaucoup dans un monde ou la langue evolue tres vite.Mais surtout, Dagenais sfetait fait le champion dfune norme a la francaise dont la severite parait aujourdfhui indefendable.Pour ma part, je demeure convaincu que le francais qufon parle et qufon ecrit chez nous doit rester proche de celui qufon parle et qufon ecrit dans le reste de la francophonie.Dagenais, lui, allait bien plus loin, estimant que le francais doit etre identique dans toute la francophonie.á Chaque infraction a la loi generale, ecrivait-il, est une faute de francais.â Ce qui, on lfavouera, ne laisse pas beaucoup de place aux particularismes quebecois.On ne sfetonnera donc pas de le voir rejeter sans appel des termes comme magasiner, magasinage, perdrix, poudrerie ou traversier.Si vous cherchez aujourdfhui un dictionnaire des difficultes du francais au Quebec, je vous conseille plutot le Multidictionnaire.Cet ouvrage fait une large place a nos usages sans pour autant enteriner la plupart de nos erreurs (calques de lfanglais, emprunts semantiques, improprietes, etc.).Les niveaux de langage sont egalement bien definis.Les quebecismes familiers ou vieillots, par exemple, sont clairement marques comme tels.Au moment ou la plupart de nos linguistes flirtent dangereusement avec le laxisme, le Multidictionnaire reste un ouvrage centriste, susceptible de rallier la majorite des Quebecois.Dictionnaire du joual QJfaimerais savoir sfil existe un quelconque dictionnaire des mots en joual.A quelle reference puis-je recourir pour orthographier correctement en joual ?Brigitte Vandal RLfouvrage le plus connu est sans doute le Dictionnaire de la langue quebecoise, de Leandre Bergeron, qufon trouve encore en librairie.Vous y trouverez la plupart des mots quebecois.Mais ce nfest pas un ouvrage tres bien fait.Je vous conseillerais plutot le Dictionnaire quebecois-francais, du professeur Lionel Meney, publie par Guerin.Vous y trouverez la plupart des termes quebecois, qufils soient joualisants ou de bon aloi.Vous y trouverez, outre lforthographe des mots, leur(s) sens ainsi que leur(s) equivalent(s) en francais standard.Il sfagit dfun ouvrage remarquable, que jfai decouvert il y a quelques mois seulement, mais dont je me sers abondamment depuis.Il y a, bien sur, dfautres ouvrages sur le marche, mais je nfen connais ni la valeur ni lfinteret.Peut-etre des lecteurs se feront-ils un plaisir de nous renseigner, vous et moi.Parler a travers son chapeau QEst-il vrai que lfexpression parler a travers son chapeau nfest pas francaise et que cfest un calque de lfanglais ?Que devrait-on dire, a la place ?Et, comme au Quebec, tout le monde comprend ce qufon veut dire par parler a travers son chapeau, ne serait-il pas correct dfutiliser lfexpression qui fait partie de la langue dfici ?Louise Gagnon RCette locution est effectivement un calque de to talk through onefs hat.En francais standard, on dit plutot parler a tort et a travers, parler sans savoir, parler pour ne rien dire.Dans le Dictionnaire quebecoisfrancais, Meney suggere egalement dire nfimporte quoi, dire des betises, dire des aneries, dire des balivernes, deconner et debloquer.Vous vous demandez sfil nfy aurait pas lieu dfaccepter ce quebecisme, etant donne que tout le monde le comprend.Je nfen suis pas aussi sur que vous, car on oublie trop souvent que 25% des Quebecois ne sont pas des á pure laine â.Faut-il pour autant condamner tous les emplois calques sur lfanglais et bien implantes dans notre usage?Non, sans doute.Ma collegue Fabienne Couturier a montre la semaine derniere, sur le blogue Les Amoureux du francais, que certains de ces calques sfintegrent bien a notre langue.Mais je reste reticent a enteriner des emplois calques sur lfanglais quand le francais, comme cfest le cas ici, dispose de nombreuses solutions de remplacement.Petits pieges Voici les pieges de la derniere chronique : 1.Cet acteur est un naturel.2.Elle se pratique au violon tous les jours.La locution cfest un naturel est un calque de itfs a natural.En francais, elle nfa pas de sens.On la remplacera par des expressions comme il a un talent fou, il a un talent inne, il est bourre de talent, il a tous les talents.A la forme pronominale, le verbe se pratiquer a le sens de á etre couramment employe â.Mais il constitue un anglicisme au sens de sfexercer, sfentrainer, se preparer ou repeter.Il aurait donc fallu ecrire : 1.Cet acteur a un talent fou.2.Elle sfexerce au violon tous les jours.Voici les pieges de cette semaine.Les phrases suivantes comprennent chacune au moins une faute.Quelles sont-elles ?1.Il est sense etre a Quebec en ce moment.2.Quoiqufon en dise, elle ne changera pas dfidee.Les reponses la semaine prochaine.Paul Roux est lfauteur du Lexique des difficultes du francais dans les medias, aux editions La Presse.Faites-lui parvenir vos questions, vos suggestions ou vos commentaires par courriel a amoureux@ cyberpresse.ca, par la poste au 7, rue Saint-Jacques, Montreal (QC), H2Y1K9, ou encore en ecrivant directement sur la page www.cyberpresse.ca/amoureux á Une ecriture toute en nuances et subtilites.[c] Tout baigne dans une atmosphere pregnante, extremement dense, d'ou le roman tire sa puissance retenue et sa beaute.**** â Reginald Martel La Presse Apres la nuit rouge Roman 176 pages E 19,95 $ c Dominique Thibodeau Christiane FRENETTE 3300181A . .L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 13 M A R S 2 0 0 5 L E C T U R E S 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LECTURES JEUNESSE Les souris dansent dans les romans SONIA SARFATI « Souris, tu m\u2019inquiètes.pas » : le vieil adage pourrait se décliner ainsi quand on se penche sur le sort, très heureux, que la gent souris connaît ces derniers temps en littérature jeunesse.En effet, les Despereaux, Hermux Tantamoq, Geronimo Stilton et Cendrine Després n\u2019attendent pas que les chats s\u2019absentent pour danser ! La plus craquante d\u2019entre elles se trouve au coeur de La Quête de Despereaux, de Kate DiCamillo (Scholastic, dès 7 ans).La romancière \u2014qui est également l\u2019auteure de Winn- Dixie, dont l\u2019adaptation cinématographique est encore à l\u2019affiche et vaut le détour \u2014 suit ici le destin d\u2019un émouvant souriceau aux oreilles trop grandes, à la taille trop frêle et au coeur.non, pas trop grand : un coeur ne peut l\u2019être.Le sien, bat pour la princesse du château où il vit dans le plus grand des secrets parce que le roi livre un combat sans merci au peuple rongeur.Son épouse, la reine et la mère de la princesse, est morte « noyée » dans sa soupe à cause d\u2019un rat.Interviennent aussi, dans ce roman en quatre actes illustré avec maestria par Timothy Basil Ering, une servante sourde aux oreilles en choufleur qui rêve de monter sur le trône et quelques rats (hommes ou animaux) malintentionnés.Une histoire riche et limpide, pleine d\u2019humour et de tendresse, qui sera prochainement portée à l\u2019écran par Sylvain Chomet, sur des musiques de Ben Charest \u2014 l\u2019équipe gagnante des Triplettes de Belleville.Les autres souriceaux et souricettes, eux, jouent très fort la carte de l\u2019humour, point.Le plus expérimenté d\u2019entre eux est Geronimo Stilton, héros d\u2019une série de romans écrit par un auteur italien qui a pris le nom de.Geronimo Stilton.En français, 18 tomes ont été publiés chez Albin Michel Jeunesse (dès 7 ans) \u2014 les deux plus récents étant Le Secret de la famille Ténébrax et Un week-end d\u2019enfer pour Geronimo.En Italie, on parle de 40 tomes et de 2,5 millions d\u2019enfants complètement accros.La « stiltonmania » a allègrement pris le pas sur la « pottermania » grâce à cette souris propriétaire de L\u2019Écho du rongeur, le quotidien le plus lu de l\u2019île de Souricia.Mais sa véritable passion est l\u2019écriture de fiction \u2014 d\u2019où les romans qu\u2019il publie, dans lesquels il raconte le quotidien « anectodiquement» aventureux qu\u2019il traverse avec sa famille, ses employés, ses voisins et son ennemie jurée, Sally Ratmusen, de La Gazette du rat.Des récits aussi légers que vivants, au rythme trépidant dont les rebondissement « affectent » jusqu\u2019à la typographie, éclatée et colorée.Également journaliste, la benjamine des souris-héroïnes s\u2019appelle Cendrine Després.Elle est née à Villechou, se déplace clandestinement à bord de la voiture de Pierre Sauer (journaliste chez le grand peuple), et écrit dans le Courrier de Villechou.C\u2019est la situation de départ de cette charmante série signée Hélène Cossette qui compte actuellement deux tomes illustrés par Nathalie Huybrechts : Feuille de chou et Souréal et le secret d\u2019Augehym 1er (Éditions Pierre Tisseyre, dès 7 ans).Le premier présente le personnage et son environnement avec moult jeux de mots autour du chou \u2014 décliné dans toutes les couleurs et à toutes les sauces.La passion de Cendrine pour l\u2019écriture pointe dans le premier récit et se poursuit dans le deuxième, où la jeune reporter arrive à la grande ville, Souréal, et passe de chroniqueuse mondaine dans sa feuille de chou à journaliste d\u2019enquête.Ou presque.Des aventures souriantes où il faut, notamment, être à l\u2019écoute des mots.et de leurs jeux.Enfin, le dernier mais non le moindre : Hermux Tantamoq.Que fait une souris quand elle n\u2019est pas journaliste ?Elle donne dans l\u2019horlogerie, répond le romancier Michael Hoeye qui, avec Les souris mènent la danse !, clôt la populaire trilogie publiée en version française dans la collection Wiz d\u2019Albin Michel (dès 9 ans).Toujours grâce à un sympathique mélange d\u2019action, d\u2019intrigues policières et d\u2019humour qui carbure à une ironie décapante visant la société moderne (la nôtre, pas celle des rongeurs), Michael Hoeye entraîne ses personnages dans les coulisses du showbusiness.La belle Linka, aviatriceaventurière de son état, fait face aux avances d\u2019un puissant réalisateur de cinéma alors que Hermux est occupé à sauver le directeur du plus grand théâtre de Pinchester.La goutte qui fait déborder le vase ?Terfèle, la coccinelle domestique de la souris-horlogère, boude son maître.C\u2019est beaucoup pour un seul homme.oups ! pour une seule souris.Qui, comme d\u2019habitude, sortira grandie de l\u2019aventure.Bref, de quoi donner aux souris envie de danser ; et aux petits humains, envie de lire.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le 20e anniversaire de la mort de Ferron souligné deMontréal à laGaspésie llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Club de lecture junior Tous les enfants, mais eux seulement, qui ont lu ou liront L\u2019Étonnante Concierge, le tout nouveau roman de Dominique Demers dont Mademoiselle C.est l\u2019héroïne, sont invités à nous dire ce qu\u2019ils en pensent, d\u2019ici le 3 mai, à clubdelecture@lapresse.ca.Il y aura deux gagnants qui recevront chacun un bon d\u2019achat de 100 $ en livres dans les librairies Renaud-Bray.MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Médecin, écrivain, polémiste, Jacques Ferron est l\u2019un des auteurs québécois les plus estimés et les plus reconnus.Mais est-il lu ?« Pas suffisamment », croit Luc Gauvreau, spécialiste de Ferron, auteur d\u2019un mémoire de maîtrise intitulé Noms et encyclopédie dans l\u2019oeuvre de Jacques Ferron et secrétaire de la Société des amis de Jacques Ferron alors que, jeudi, était lancée à Montréal la programmation des activités entourant le 20e anniversaire de la mort de l\u2019homme de lettres.Des activités qui s\u2019échelonneront sur toute une année.Et qui aideront, espère Gauvreau, à mieux faire connaître l\u2019oeuvre que nous a laissée le prolifique écrivain-médecin.Parmi ces activités, notons celles qui se tiendront au Centre culturel Jacques-Ferron, de l\u2019arrondissement du Vieux-Longueuil, où l\u2019auteur a vécu 35 ans, qui auront lieu dans le cadre du Printemps culturel du Vieux-Longueuil au mois d\u2019avril.Au programme, entre autres choses, une soirée-hommage et une exposition Jacques Ferron et Longueuil.Toujours à Longueuil et en avril, à la bibliothèque du cégep Édouard-Montpetit, on pourra voir une exposition organisée autour de l\u2019oeuvre de Ferron.Par ailleurs, la librairie Alire (Place Longueuil) présentera, d\u2019avril à mai, une exposition des oeuvres complètes de l\u2019homme de lettres.« Les lieux ont une grande importance dans l\u2019oeuvre de Ferron, explique Luc Gauvreau.Les villes où il a vécu l\u2019ont profondément marqué, et les gens qui l\u2019ont côtoyé ont gardé un excellent souvenir du Dr Ferron.» C\u2019est pourquoi la municipalité de Sainte-Madeleine de la Rivière- Madeleine, où Ferron a séjourné dans les années 40, a décidé d\u2019organiser, en juillet et en août 2005, une exposition Ferron et la Gaspésie au Musée du phare de la Madeleine.Par ailleurs, La Société historique de Louiseville (lieu natal de Jacques Ferron) organisera, avec plusieurs partenaires de la Mauricie, des activités diverses pour souligner cet anniversaire.Outre la Bibliothèque nationale du Québec \u2014 qui, en avril et en mai, en attendant l\u2019exposition d\u2019envergure prévue pour le printemps 2006, « montera quelques vitrines dans la collection nationale de l\u2019édifice de la Grande Bibliothèque », dixit Gauvreau \u2014 de nombreuses lectures de l\u2019oeuvre de Ferron auront lieu, notamment au lancement de Montréal, capitale mondiale du livre 2005, le 23 avril 2005, sur l\u2019esplanade de la Place des Arts.Et c\u2019est sans compter toutes les éditions et rééditions de ses oeuvres qui se feront durant l\u2019année.« Ferron est un auteur essentiel, duquel on peut apprendre beaucoup de choses, affirme Luc Gauvreau, non seulement sur nous mais sur la société, sur notre place dans le monde.De plus, son oeuvre est extrêmement variée.Il y en a pour tous les goûts ! Donnez-moi un lecteur et je lui trouverai le livre de Ferron qu\u2019il va aimer ! » Ainsi, aux plus jeunes, Gauvreau conseille la lecture de La Nuit (le livre qui l\u2019a « ouvert à la littérature », à l\u2019adolescence, alors qu\u2019il ne jurait que par Jules Verne et Bob Morane !) ou tous les Contes de Ferron.Au lecteur plus aguerri, qui veut connaître une expérience extraordinaire, il recommande Le Ciel de Québec.Et aux autres, La Conférence inachevée, qui est « une oeuvre-bilan », L\u2019Amélanchier ou Les Roses sauvages.Pour plus de détails sur les activités du 20e anniversaire de la mort de Jacques Ferron : www.ecrivain.net/ferron 3283094A « Un roman très réussi qui fait du bien à l'âme» Marie-France Bazzo Indicatif présent Radio-Canada « So Long est une chanson douce sur le thème du vieillissement, et une réflexion lucide sur ces familles éclatées, recomposées, éparpillées, que l'auteur dépeint avec sensibilité et justesse.*** 1/2 » Marie-Claude Fortin La Presse So long Roman 168 pages · 19,95 $ © Martine Doyon Louise DESJARDINS 3300177A 3301258A .Tous les dimanches dans INFORMATION, PRÉVENTION, SOLUTION .6 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R É A L D I M A N C H E 13 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll TÊTES D\u2019AFFICHE PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION DE L\u2019INSTITUT DE CARDIOLOGIE DEMONTRÉAL La Fondation de l\u2019hôpital Marie-Clarac et la Fondation de la Résidence de soins palliatifs de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île se partageront la moitié des fonds amassés lors du Bal du Coeur, l\u2019autre moitié étant destinée à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal et à l\u2019attribution de bourses de perfectionnement à de jeunes médecins.Ci-dessus, les membres du comité organisateur : Raymond Massi (RSM Richter), Tony Loffreda (Banque Nationale), Benito Migliorati (Château Vaudreuil), Joey Saputo (Jolina Capital), Dana Ades (KPMG), Tony Meti (Banque Nationale), instigateur du Bal du Coeur, et Joseph Capano (Fondation de l\u2019Université Concordia).Bal du coeur pour trois hôpitaux et pour la formation de jeunes médecins 8 millions pour l\u2019Université de Sherbrooke Henri-Paul Rousseau, patron de la Caisse de dépôt et de placement et diplômé de l\u2019Université de Sherbrooke, s\u2019est vu passer le flambeau de leader du volet « externe » de la campagne de financement de son alma mater, par le recteur de l\u2019université estrienne, Bruno-Marie Béchard, alors que ce dernier annonçait qu\u2019on avait recueilli plus de 8 000 000 $ dans le cadre de la phase de sollicitation « interne » de cette grande campagne de souscription.Cette campagne, qui mettra maintenant à profit l\u2019ensemble du Québec par l\u2019équipe de solliciteurs entourant M.Rousseau, est menée en collaboration avec : le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (IUGS), le CLSC universitaire de Sherbrooke, l\u2019Hôpital Charles LeMoyne de Longueuil et le Séminaire de Sherbrooke.Cette collaboration entre institutions d\u2019enseignement et établissements du réseau de la santé constitue une première au Québec.llllllllllllllllllllllllllllll Femmes de mérite 2005: beaucoup de candidates sur les rangs Denise Filiatrault (metteure en scène), Carmelita Sideco (infirmière et professeur retraitée) et Nancy Grayson (McGill Institute for learning in retirement) sont en lice pour l\u2019obtention du Grand Prix Avancement de la femme, du gala des prix Femmes de mérite 2005 du Y des femmes de Montréal, qui aura lieu le 26 avril.Les finalistes candidates aux autres prix sont les suivantes, par catégorie.Affaires et professions: Martine Turcotte (Bell Canada), Mylène Levac-Wolf (Ernst & Young), Monette Malewski (Bacal Insurance Agencies) ; arts et culture: Marie Chouinard, (chorégraphe), Heidi Hollinger (photographe) et Lorraine Desmarais (musicienne); communications : Francine Grimaldi (journaliste), Mutsumi Takahashi (CFCF) et Sophie Thibault (TVA) ; éducation : Dre Danielle Morin (vice-principale Université Concordia), Joan Salette (directrice, Kuper High School) et Nicole Ranger, consultante en gestion et finance ; entrepreneurship : Diane Authier (école d\u2019équitation Mille cent un), Elizabeth Koczi (Transports Coachman), et Marisa Minicucci (M Siamo) ; jeune femme de mérite: Stéphanie Dotto (étudiante au cégep John Abbott), Hannah Gilbert (étudiante au doctorat à l\u2019Université McGill) et Alexandra Leligdowicz, (candidate au doctorat, Université McGill) ; services à la population : Madelin- Ann Aksich (International Children Institute), Cynthia Price-Verreault (Fondation du cancer du sein du Québec) et Claudette Carbonneau (présidente de la CSN) ; sciences et santé : Margaret Becklake (professeur émérite, Université McGill), Dre Pamela George (Kateri Memorial Hospital) et Kamilia Sofia, (vice-présidente CAE) ; sport et mieux-être : Kim Saint-Pierre (athlète) et Penny & Vicky Vilagos (athlètes et conférencières).Billets : 175 $.Renseignements : www.ydesfemmesmtl.rog llllllllllllllllllllllllllllll Déficience intellectuelle Dans le cadre de la semaine de la déficience intellectuelle et de la journée du Grand McDon, l\u2019Association de l\u2019ouest de l\u2019île pour les handicapés intellectuels organise, en collaboration avec cinq restaurants McDonald\u2019s (vente de cartes McDon) une soirée « karaoke avec souper », le 19 mars, au Centre communautaire Sarto Desnoyers (1335, chemin Bord du lac, à Dorval).Coûts : 7 $, 3 $ pour les 5 à 12 ans, gratuit pour les tout-pet i t s.R e n s e i g n e m e n t s : 514-694-7090.Les profits de cette activité-bénéfice sont destinés à un programme spécialisé de pré-maternelle pour enfants avec des problèmes de développement ou souffrant d\u2019autisme.llllllllllllllllllllllllllllll Un Prix Nobel à Montréal pour la semaine Cerveau en tête Le Dr David Hubel, de l\u2019Université Harvard, qui a étudié à l\u2019Université McGill et mérité un prix Nobel (1981) pour la découverte du traitement des messages de la rétine par les cellules de l\u2019aire visuelle, sera le conférencier d\u2019honneur de la Semaine de sensibilisation du cerveau (Cerveau en tête), jeudi, au pavillon Roger-Gaudry (hall d\u2019honneur, salle K-500), de l\u2019Université de Montréal.Entrée libre.Renseignements : 514-398-8825.llllllllllllllllllllllllllllll Appel à l\u2019aide de la SSVP Le vieillissement de la population commence à affecter des organismes communautaires qui s\u2019appuient pour une bonne part sur le concours de retraités.Ainsi en est-il à la Société Saint-Vincent de Paul, qui voit diminuer tant son équipe de bénévoles que les dons reçus, alors que les demandes d\u2019aide continuent de croître.« Actuellement, la Société Saint-Vincent de Paul de Montréal vit des moments difficiles.Elle voit son nombre de bénévoles et de dons diminuer d\u2019année en année tandis que les demandes, quant à elles, augmentent sans cesse », pouvait-on lire dans un récent communiqué de presse de la SSVP.L\u2019organisme est en période de recrutement de nouveaux bénévoles et compte relancer sa campagne de financement.llllllllllllllllllllllllllllll SSVP et théâtre La société Saint-Vincent de Paul vient de s\u2019associer à l\u2019école de théâtre Nos voix nos visages, pour présenter une pièce de théâtre portant sur le décrochage scolaire, dont la première aura lieu mercredi, à l\u2019école Daniel-Johnson à Pointe- aux-Tembles.Il est question par la suite de présenter cette oeuvre théâtrale dans le cadre d\u2019une tournée liée à l\u2019Opération Bonne mine de la SSVP, qui vise à encourager les jeunes de familles démunies dans leur démarche scolaire.llllllllllllllllllllllllllllll Champions olympiques handicapés Matthieu Besnier, de Québec, Charlène Saindon, de Saint-Faustin, et Sara-Jane Daigle, de Dollard- des-Ormeaux, sont revenus des Jeux olympiques spéciaux de Nagano, avec respectivement des médailles d\u2019or, d\u2019argent et de bronze, obtenues en compétitions de raquettes, alors que Michael Gilbert, de Saint-Donat, champion du monde de ski alpin, arborait une médaille d\u2019or en slalom et Laurent Massignac, de Sainte-Agathe, la médaille d\u2019or pour le 5 km en ski de fond.llllllllllllllllllllllllllllll Rona: 25000$ à la Fondation Mélanie Turgeon Important appui de la Fondation Rona, qui vient de remettre 25 000 $à la Fondation Mélanie Turgeon d\u2019Opération enfant soleil, à la veille d\u2019une première activité-bénéfice à Tremblant le 7 avril.Rona s\u2019associe à cette activité de ski, de préciser le responsable du marketing chez Rona, Michael Brossard, lors de la remise du don par Alain Germain, du Rona l\u2019entrepôt Anjou.llllllllllllllllllllllllllllll Liaison au Corona: pour aider les immigrants Un spectacle-bénéfice du Centre social d\u2019aide aux immigrants (CSAI) aura lieu le dimanche 20 mars, au théâtre Corona, avec en vedette le quintette vocal Liai-son.Coût: 60 $.Renseignements : 514-932-2953.llllllllllllllllllllllllllllll Paix à Jérusalem?Renconre publique Trois représentants de l\u2019Université hébraïque de Jérusalem discuteront du thème La question de Jérusalem : Défis actuels et cadres de paix, dans le cadre d\u2019une rencontre publique organisée par le Programme en société civile et rétablissement de la paix au Moyen-Orient de l\u2019Université McGill, mercredi, à 17 h, au pavillon Leacock, salle 232 (855, rue Sherbrooke Ouest).Renseignements : 514-398-1095.llllllllllllllllllllllllllllll Trois Québécois reçoivent des bourses Killam Trois scientifiques québécois figurent parmi les quatorze lauréats 2005 des prestigieuses bourses de recherche Killam décernées par voie de concours par le Conseil des Arts du Canada.Il s\u2019agit de Denis Bouchard (linguistique), de l\u2019Université du Québec à Montréal, de Kenneth Dean (études de l\u2019Asie de l\u2019Est) et de Clifford Burgess (physique), tous deux de l\u2019Université McGill.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Métro donne 358422$ à Centraide Loto-Québec donne à Centraide PHOTO FOURNIE PAR LOTO-QUÉBEC Loto-Québec a doublé les dons de ses employés de Montréal, de Québec, de Charlevoix et de l\u2019Outaouais (251 523,88 $) pour présenter une somme d\u2019un plus d\u2019un demi-million à Centraide.Le chèque symbolique a été remis à Michèle Thibodeau-DeGuire de Centraide du Grand Montréal (au centre), par Alain Cousineau, PDG de Loto-Québec, et Louise Dostie, directrice des communications de la Société des casinos du Québec.PHOTO FOURNIE PARMÉTRO On reconnaît dans l\u2019ordre habituel : Éric Richer-La Flèche, Alain Picard, Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide du Grand Montréal, Hélène Sillicani, Alain Brisebois et Jacques Thibault. .MIDAM LE CRÉATEUR DE KID PADDLE EN ENTREVUE PAGE 3 www.cyberpresse.ca/oups MONT R É A L D I M A N C H E 13 MA R S 2 0 0 5 L E C T U R E S 7 COMME CORINNE, VOUS AVEZ ÉTÉ NOMBREUSES, LECTRICES DU CAHIER OUPS, DE 11 À 17 ANS, À PRENDRE PART À NOTRE FORUM SUR LA JOURNÉE DES FEMMES.VOUS NOUS DITES CE QUE VOUS PENSEZ DE CETTE JOURNÉE, DE SA SIGNIFICATION, DE SON IMPACT SUR LA CAUSE DES FEMMES, DU CHEMIN QU\u2019IL RESTE À PARCOURIR.VOUS EXPRIMEZ ÉGALEMENT VOS PRÉOCCUPATIONS PARTICULIÈRES, VOTRE FRUSTRATION FACE À LA SITUATION DES FILLES, VOTRE RESPECT POUR CELLES QUI VOUS ONT PRÉCÉDÉES, VOTRE DÉTERMINATION À LUTTER POUR AMÉLIORER LE SORT DES FEMMES DU MONDE ENTIER.LISEZL'ENSEMBLE DENOTREDOSSIERENPAGE 2.« Qu\u2019elles aient 16, 20, 35 ou bien 60 ans, les femmes resteront les femmes.Qu\u2019elles soient romantiques, colériques ou bien sympathiques, les femmes resteront les femmes.Qu\u2019elles viennent du Moyen-Âge, de la Renaissance ou bien de la préhistoire, les femmes resteront les femmes.Depuis toujours, les femmes se battent pour avoir les mêmes droits que les hommes, elles se battent pour la justice, même encore aujourd\u2019hui, dans certains pays, les femmes et les filles ont moins de droits que les autres.Mais, jamais elles ne laisseront tomber.Voilà pourquoi on fête la Journée des (jeunes) femmes.Je crois que c\u2019est pour encourager et surtout remercier ces femmes qui ont changé quelque chose dans notre histoire pour permettre l\u2019égalité des sexes.» UNE JOURNÉE DES «JEUNES» FEMMES ?\u2014Corinne, 12 ans, de Montréal 8 L A P R E S S E MON T R É A L D I M A N C H E 13 MA R S 2 0 0 5 9 PAGE 2 PAGE 3 www.cyberpresse.ca/oups www.cyberpresse.ca/oups KAROLYNE « Moi, je crois que la journée de la femme a été inventée afin de faire taire les féministes.Lorsqu\u2019on y pense, il n\u2019y a pas de journée de l\u2019homme et ces derniers ne se plaignent pas.Malgré cela, j\u2019aime quand même cette petite attention du monde entier envers les femmes de toutes conditions.Partout, dans les journaux comme à la télévision, on nous sensibilise à la cause des femmes, des féministes, de ce droit d\u2019égalité entre les sexes qui n\u2019est toujours pas acquis.J\u2019espère enfin qu\u2019un jour, femmes et hommes seront égaux, et que ce ne sera pas que durant une petite journée que la Terre se rappellera le martyre de centaines de femmes dans le monde.» CHARLOTTE « Je me sens concernée car les femmes de nos jours sont exploitées; au cinéma, dans les publicités ainsi que partout dans les médias.Et il faut que cela cesse.Ce ne sont pas juste les adultes qui doivent se battre, mais nous aussi, car dans 10 ans, nous serons adultes et nous subiront les conséquences de n\u2019avoir pas agi.Si nous n\u2019agissons pas, ce sera un retour en arrière.Dans l\u2019Antiquité, les femmes n\u2019avaient aucun droit et elle restaient à la maison avec les jeunes enfants et les esclaves.Est-ce ce que nous voulons?Non, il faut agir et la journée des femmes, c\u2019est une chance d\u2019agir.» ROXANE « Salut Oups.C\u2019est domage que la journée des femmes soit aussi peu connue.À l\u2019école, on a des affiches pour la semaine de la nutrition, de la prévention de la drogue, de la prévention sur Internet, mais il n\u2019y en a pas une sur la journée des femmes.C\u2019est plate, car cette journée est un peu une preuve que nous comptons pour le reste du monde.Il n\u2019y a pas si longtemps que ça, les femmes n\u2019étaient encore bonnes qu\u2019à faire le ménage.» CHLOÉ « Bonjour.La journée des femmes est un événement très intéressant.Ici, au Canada, nous avons fait d\u2019énormes progrès et la condition des femmes est très bonne à ce que je peux en croire, même s\u2019il reste certains points à améliorer.Malheureusement, ce n\u2019est pas le cas dans plusieurs autres pays.La journée des femmes nous permet de nous exprimer et de défendre notre sexe.Plusieurs femmes ont marqué l\u2019histoire du Canada, à nous de faire notre trace.» ANABELLE « Je pense que cette journée a été inventée pour souligner que nous sommes des personnes qui ont autant de droit que les hommes.Je crois aussi qu\u2019on doit penser au sort des femmes maltraitées dans le monde comme celles, en Inde, qui doivent se marier avec un homme pour qui elles n\u2019éprouvent parfois aucun sentiment puisqu\u2019elles ne le choisissent pas.Elles ne sont pas encore matures pour se marier et avoir des enfants, mais c\u2019est comme cela et elles ne doivent pas protester.Je pense aussi que nous nous battons contre le sexisme et que nous faisons notre possible pour que les deux sexes aient des droits égaux.Si la journée des femmes est réelle, c\u2019est bien parce que malgré la maltraitance des femmes, les gens tiennent à elles en toutes conditions.Vive la journée des femmes et vive la justice! Au fait, vous nous demandiez si nous, les jeunes, nous nous sentions concernées; je peux dire que oui car nous voulons aussi améliorer le sort de femmes.» JOËLLE « Bonjour, je suis une jeune femme de 17 ans, qui accorde énormément d\u2019importance à la journée des femmes.Cette journée n\u2019est pas banale, elle représente les femmes et leurs combats envers la société, au fil du temps.Cette journée est un hommage que l\u2019on doit se rendre, nous les femmes.Le 8 mars est une date comme une autre pour certains, mais pour d\u2019autres, cette date est l\u2019emblème d\u2019une histoire courageuse et remarquable.La journée des femmes est aussi pour nous, femmes d\u2019aujourd\u2019hui, une façon de remercier ces milliers de femmes qui se sont battues au détriment de leur propre vie pour faire valoir nos droits et pour tracer notre chemin vers la liberté! » NANCY « La journée des femmes est très importante.Je ne me sens pas vraiment concernée pour l\u2019instant, mais beaucoup de personnes de mon entourage le sont et je sais que je le serai un jour.Je trouve que cette journée est importante pour les femmes, car elles se sentent plus importantes et moins rejetées.» « Le 8 mars, c\u2019est la Journée internationale de la femme.Il y en a beaucoup qui vont simplement se balader en ville avec cette idée en tête et glisser cet événement dans certaines conversations.Mais est-ce la seule utilité de la journée de la femme?Boucher un trou dans une conversation et griffonner le signe de la femme quand on s\u2019ennuie durant un cours ou au travail?Je ne pense pas.Avant tout, je pense qu\u2019il faut se demander si le statut de la femme est à sa juste place.Est-ce qu\u2019on a réussi à avoir l\u2019égalité avec les hommes?Au Canada, probablement.Mais il faudrait être borné pour ne pas penser aux autres pays.Par exemple, dans plusieurs pays d\u2019Afrique on pratique encore l\u2019excision, et dans des conditions terribles.En Chine, les femmes doivent avoir de tous petits pieds pour être belles, et la technique est extrêmement souffrante.La religion musulmane oblige les femmes à se voiler, parce que voir son visage serait inacceptable.Et en Amérique aussi on a nos défauts.C\u2019est rendu que pour être cool et avoir des amies (amis), eh bien il faut être à la mode, qui nous offre des vêtements où le tissu est presque inexistant, transparent ou extra moulant de façon à voir toutes les rondeurs de celle qui les porte.Alors que les garçons, eux, sont bien à l\u2019aise dans leur jeans XXXXXL.Ensuite, il y a la musique, les vidéoclips où on voit des filles à moitié nues à la merci d\u2019un gars.Déprimant.Alors d\u2019après moi, je pense que la femme a malheureusement encore un bon bout de chemin à faire partout dans le monde.Donc, la journée de la femme, pour moi, c\u2019est en quelque sorte une journée de conscientisation du féminisme, une journée où l\u2019on doit se poser la question: suis-je féministe?Estce que j\u2019agis toujours en faveur de la femme?Que puis-je faire pour améliorer le statut de la femme?Et toute cette sensibilisation ne s\u2019adresse pas seulement aux femmes.Les hommes doivent se sentir très concerné, car si le statut de la femme s\u2019améliore, ils entendront moins de phrases du genre: «Les hommes sont tous des salauds, des pachas, des paresseux.» Il n\u2019y a aucune honte, absolument aucune honte à être un homme féministe.Être féministe, ça ne veut pas dire crier à tue-tête dans la rue: vive la Femme! Ça signifie prôner l\u2019égalité de la femme.Bonne réflexion! » MAUDE Fannie Perrault-Picard, 16ans, deMontréal.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © PHOTO DUPUIS La journée des «jeunes»femmes « Depuis que je suis petite, on me dit que la journée des femmes ne s\u2019adresse qu\u2019aux filles majeures.Pourtant, les fillettes et les adolescentes de par le monde ont encore bien des droits à revendiquer.Dans les médias, on peut entendre et voir des histoires d\u2019horreur incroyables: l\u2019excision, la prostitution juvénile, les mères qui donnent leurs filles pour un peu d\u2019argent, l\u2019inceste, la pédophilie, le viol.Si la femme se bat toujours pour ses droits, la jeune femme, elle, demande toujours désespérement de l\u2019aide.» FANNIE CONCOURS CINEMA LESTROIS ACCORDS ENCORE UNE SEMAINEPOURPARTICIPER ! Le Pacificateur Amusant, VinDiesel! Une lectrice deOups nous a fait parvenir son évaluation du film LePacificateur, actuellement n°1 au boxoffice nord-américain, malgré les critiques sévères des professionnels.NADÈGE LEMAY-OUELLET COLLABORATION SPÉCIALE Moi, j\u2019aime bien Vin Diesel, je l\u2019ai toujours trouvé bon dans ses films d\u2019action et ça m\u2019intriguait de le voir dans une comédie.Le scénario du Pacificateur n\u2019est pas très original; ça fait plusieurs fois qu\u2019on voit des «durs» obligés de protéger des enfants au cinéma, pour des raisons souvent invraisemblables.Heureusement, le beau Vin est entouré d\u2019enfants qui sont, eux, très amusants.Plusieurs scènes du film m\u2019ont beaucoup fait rire, même si l\u2019histoire est assez prévisible.Je ne pense pas que Diesel soit un acteur de comédie, mais je ne me suis pas ennuyée.En fait, c\u2019est un bon film à aller voir en famille, avec vos petits frères ou petites soeurs.et vos parents.Par contre, la prochaine fois que Vin Diesel va jouer dans un bon film d\u2019action, j\u2019irai seulement avec mes copines.Vous aimez le cinéma?Vous êtes toujours parmi les premiers à découvrir les nouveautés?Oups a besoin de vous! Envoyez-nous vos critiques (pas plus de 150 mots) sur les films à l\u2019affiche dans les salles du Québec à l\u2019adresse oups@lapresse.ca.Nous publierons les commentaires les plus intéressants.ENVOYEZ-NOUS VO SCRITIQUES ! VO SCRITIQUES ! Gagnez le Gros Mammouth AlbumTurbo ! Vous trippez sur Saskatchewan?Vous rêvez de rencontrer une Hawaïenne ?Mieux, vous voulez un exemplaire du Gros Mammouth Album Turbo, le génial album des Trois Accords ?L\u2019équipe de Oups vous offre la chance de mettre la main sur le CD.Il suffit de répondre à trois questions sur la Saskatchewan \u2014 sortez vos livres de géographie \u2014, et de nous envoyer vos réponses à oups@lapresse.ca, en précisant que c\u2019est pour le concours.1.La Saskatchewan est.A.un pays B.une province C.un territoire D.un parc national 2.Nommez la capitale de la Saskatchewan A.Calgary B.Saskatoon C.Winnipeg D.Regina 3.Laquelle de ces villes n\u2019est pas en Saskatchewan ?A.Prince Albert B.Swift Current C.Medecine Hat D.Moose Jaw Bonne chance à tous! COMMEPRIXDEPARTICIPATION, nous avons fait tirer le disque des Trois Accords, Gros Mammouth AlbumTurbo, parmi les participantes de notre forum.Le hasard a désigné CORINNELAJOIE, deMontréal, dont vous pouvez lire le texte en première page du cahier.Félicitations encoreàtoutes nos collaboratrices.C\u2019est de sa Belgique natale que Michel Ledent, alias Midam, m\u2019a accordé une entrevue téléphonique durant la semaine de relâche.Je l\u2019ai appelé deMontréal à 9h du matin.Lorsqu\u2019iladécroché, quelques fuseaux horaires plus tard, il était 15h! Pourtant, cela ne m\u2019a pas dis-trait : difficile de perdre sa concentration quand on parle à une célébrité comme cet auteur de renom ! Comme je m\u2019y attendais (ou plutôt, comme je l\u2019espérais), ce bédéiste est vraiment très sympathique.J\u2019ai adoré cette expérience d\u2019entrevue, qui fut pour moi aussi amusante qu\u2019instructive.GABRIEL LAUZON-PAYETTE COLLABORATION SPÉCIALE Après une brève entrée enmatière, ma première question: quelles sont les collections qui ont précédé Kid Paddle?Sa première série était titrée Gowap et se vendait si mal qu\u2019il en a refilé l\u2019idée à d\u2019autres auteurs.Il a aussi collaboré à une collection de bédés intitulée Durant les travaux, l\u2019exposition continue qui possédait un humour totalement différent de la série qui connaît, depuis un certain temps, un immense succès.Je parle bien sûr de Kid Paddle qui est, croyez-le ou non, publié et traduit dans une quinzaine de pays! Mais où diable ce bédéiste va-t-il chercher son inspiration?Tout a commencé quandMidam, faisant ses débuts dans la bande dessinée, fut engagé par le Magazine Spirou pour faire lacritiquehebdomadairede jeux vidéo.Pour l\u2019animer, il créa un petit garçon nommé Kid Paddle: un boulimique du virtuel.Peu à peu, celui-ci gagna en popularité et l\u2019auteur décida d\u2019en faire une bédé, en y ajoutant des personnages; d\u2019abord Horace, puis Big Bang, et ainsi de suite.Les lecteurs ont adoré et la série marchait à merveille, si bien que Disney a un jour proposéàMidamde faire un Kid Paddle Magazine.Ce fut un véritable honneur, particulièrement venant de Disney, qui ouvrait alors sa porte à un auteur étranger.Malheureusement, le magazine ne connut que 18 numéros, mais comme la collection battait des records de popularité, on proposa alors à Midamde faire une série télévisée mettant en vedette son héros.Le bédéiste en fut d\u2019abord très content, maisparlasuiteinquietquantautravail qu\u2019il aurait à faire, étant déjà excessivement occupé à gérer tous les produits dérivés: agendas, minialbums, sacs à dos et compagnie! Aujourd\u2019hui, Midam a si peu de temps libre qu\u2019il n\u2019y a plus de place pour les loisirs dans son horaire.C\u2019est d\u2019ailleurs avec un peu de nostalgie qu\u2019il se remémore l\u2019époque où, accompagné d\u2019amis bédéistes, il formait un groupe de musique rock dans lequel il était guitariste.Habitant actuellement la ville de Kraainem, située à trois kilomètres de Bruxelles, Midamtravaille sur de nouveaux projets: d\u2019autres albums Kid Paddle et une nouvelle série baptisée GameOver, mettant en vedette «le barbare», un personnage incarné par Kid lorsqu\u2019il joue à certains jeux vidéo.Quant au nombre d\u2019albums à venir dans les deux séries, l\u2019auteur n\u2019en a pas encore une idée nette mais souhaite vivement les poursuivre.De mon côté, en tant que lecteur assidu de Midam, je crois qu\u2019on doit lui faire confiance \u2014 et être patient \u2014 quant à la quantité et à la qualité de ceux-ci.Et si, comme moi, vous êtes intéressés à le rencontrer, sachez qu\u2019il sera au Salon du livre de Montréal à la mi-novembre 2005.Serez-vous du nombre?Qui l\u2019aime le suive! AVANT,PENDANT ETAPRÈS KIDPADDLE MMMiiidddaaammm Michel Ledent, aliasMidam PHOTO DUPUIS Midamà sonatelier .Titeuf Kid Paddle TIRÉ DE KID PADDLE 8, DE MIDAM©DUPUIS, 2002 > Suivez les aventures de Kid Paddle dans ses albums en vente dans toutes les bonnes librairies.TIRÉ DE TITEUF 9, DE ZEP,©GLÉNAT, 2002 10 PAGE 4 www.cyberpresse.ca/oups L A P R E S S E M O N T R É A L D I M A N C H E 1 3 M A R S 2 0 0 5 ESSAI Titre : NBA Street V3 Éditeur : ElectronicArts Consoles : XBox, GameCube et PS2 Prix : 49,99$ Classé : pour tous Il n\u2019y a aucun problème avec un jeu de basketball qui vous permet de faire rebondir le ballon au visage de Kobe Bryant, de dribbler jusqu\u2019à l\u2019autre bout du terrain et de lancer le ballon bien haut pour qu\u2019un coéquipier, en pleine impulsion, réussisse un dunk.PETER HARTLAUB SAN FRANCISCO CHRONICLE Une nouvelle version du populaire jeu vidéo NBA Street est sur le marché et les joueurs sautent plus haut que jamais ! On y découvre aussi des uniformes rétro et beaucoup plus de manoeuvres que dans les deux précédentes versions du jeu.pourtant excellentes toutes deux.Dans ses premières moutures, NBA Street se voulait un jeu assez simple et les gamers n\u2019avaient pas réellement besoin de consulter attentivement le guide d\u2019utilisateur pour s\u2019amuser pleinement.On vient toutefois d\u2019entrer dans une nouvelle ère avec NBA Street V3.La complexité s\u2019ajoute à ce qu\u2019on appelle le trick stick, lequel permet aux joueurs de bouger le levier situé près du pouce, d\u2019appuyer sur le bouton turbo et réussir une quantité de manoeuvres toutes plus spectaculaires les unes que les autres.Dans le match trois contre trois, les joueurs peuvent amasser des points et débloquer éventuellement la fonction gamebreaker.C\u2019est alors que la maîtrise du levier des jeux truqués permettra de réussir des dunks très spectaculaires, ce qui plaira aux joueurs les plus aguerris.De fait, c\u2019est la partie la plus intéressante du jeu.Les inconditionnels du jeu NBA Street vont adorer cette nouvelle version, mais l\u2019enthousiasme sera moins grand pour les néophytes.Au départ, c\u2019était un jeu avec lequel même les parents pouvaient s\u2019amuser, mais la nouvelle version est sans doute trop sophistiquée pour quiconque ne passe pas au moins huit heures par semaine devant sa console Les amateurs de basketball risquent quant à eux d\u2019être déçus par les joueurs de la NBA qui ne ressemblent pas vraiment aux vrais et ne jouent pas comme eux.Autre détail, un jeu de basketball n\u2019est pas très captivant quand vous jouez un match contre les Warriors de Golden State et que vous n\u2019avez pas la possibilité d\u2019affronter Eduardo Najera.La version NBA Street V3 vous permet d\u2019affronter cinq joueurs des Warriors, mais Speedy Claxton et Adonal Foyle n\u2019y sont pas.Le jeu vous permet heureusement de créer votre propre joueur qui pourra éventuellement remplacer les absents.De toute façon, les matchs se déroulent rapidement avec de la bonne musique et plein de surprises visuelles.Vous ne remarquerez sans doute pas quelques invraisemblances, par exemple que Troy Murphy est plus lourd d\u2019une vingtaine de kilos et qu\u2019il ne parvient pas à réussir les paniers de trois points qu\u2019il ne rate jamais dans la vraie vie.Electronic Arts Big a encore réussi avec NBA Street V3 un jeu urbain qui fait la joie des adolescents et qui porte la cote «pour tous».On y trouve des moqueries et des méthodes du genre de celles qu\u2019employaient les Harlem Globetrotters pour s\u2019amuser aux dépens de leurs adversaires.Et encore, on y trouve moins de violence et de gros mots que lors des matchs présentés en semaine à la télé.UNE NOUVELLE ÈRE POUR LES JEUX DANS LA RU E JEUX E V3 NBA STREET« MARC HMADNESS » CONCOURS Les meilleures équipes universitaires américaines de basketball vont bientôt disputer le Championnat de la NCAA, mieux connue sous le nom de March Madness.Jusqu\u2019au 4 avril, cette compétition haute en couleur permettra d\u2019assister à des matchs enlevants.L\u2019équipe de Oups vous offre la chance de gagner un exemplaire du jeuNCAA MarchMadness 2005, d\u2019Electronic Arts, pour console PlayStation 2.Il suffit d\u2019identifier le joueur qu\u2019on retrouve sur la pochette du jeu et de dire avec quelle équipe de la NBA il joue cette saison.Vos réponses doivent nous parvenir à oups@lapresse.ca, avec vos coordonnées postales.Précisez que c\u2019est pour le concours March Madness.Bonne chance à tous! .L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 13 M A R S 2 0 0 5 A R T S & S P E C T A C L E S 11 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le saumon angoissé DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Je ne sais pas comment c\u2019est arrivé, mais j\u2019ai mise au point avec les années une façon tout à fait personnelle de préparer le saumon.C\u2019est simple : je fais bouillir de l\u2019eau avec du jus de citron, de la sauce de tomate, de l\u2019ail, du poivre, du piment, du sel et quelques rondelles d\u2019oignon.Après quelques minutes d\u2019ébullition, je baisse le feu au minimum jusqu\u2019à ne plus percevoir qu\u2019un léger frémissement à la surface de la sauce.Ce n\u2019est qu\u2019au moment où l\u2019odeur des épices embaume la pièce que je dépose délicatement le poisson dans la casserole, ne voulant aucunement brusquer la chair rose et sensible du saumon.Je commence alors à marcher de long en large dans la pièce sans cesser de surveiller la cuisson.En fait, je suis souvent si tendu à ce momentlà que je n\u2019ai jamais remarqué que la plus jeune de mes filles, Alexandra, tapie dans un coin de la cuisine, m\u2019observait en silence.Un jour que j\u2019étais en voyage, Maggie a voulu faire du saumon.Comme Alexandra a refusé d\u2019y goûter, elle a voulu en savoir la raison : « Tu l\u2019as fait sans angoisse, maman.» Depuis, c\u2019est devenu « le saumon angoissé ».Cette histoire m\u2019a appris au moins une chose : c\u2019est que nos émotions finissent par toucher ceux qui nous entourent.Quelqu\u2019un qui n\u2019était pas présent dans la cuisine au moment de la cuisson pourrait-il sentir mon angoisse simplement en mangeant le poisson ?Mon saumon a-t-il vraiment un goût différent ?Alexandra a vu la chose autrement.Si je suis si angoissé, croitelle, c\u2019est parce que je voulais lui préparer un saumon parfait.Elle ne sait pas encore qu\u2019on peut avoir du goût pour la chose ellemême, ce souci de bien faire sans penser à une quelconque finalité.Le titre de ma chronique aurait dû être « Le cuisinier angoissé ».Début difficile Comment suis-je arrivé à un tel degré de raffinement, jusqu\u2019à concevoir la nourriture comme une oeuvre d\u2019art, moi qui viens d\u2019un pays si démuni en la matière ?Je ne parle pas de la qualité de ma cuisine, mais de cette angoisse que je ressens face au saumon.Bien avant que la littérature ne le fasse, la cuisine avait changé ma vie.Mes rapports avec la cuisine remontent à la haute enfance, du temps que ma grand-mère régnait sur ce territoire.Quand on n\u2019avait pas le sou, elle mettait quand même l\u2019eau à bouillir, et on allait ensuite s\u2019asseoir sur la galerie en attendant un miracle qui ne manquait jamais d\u2019arriver.Cette attitude a déterminé ma vision de la cuisine et de la vie.Ayant finalement appris la recette magique, qui est de toujours mettre l\u2019eau sur le feu, et cela même s\u2019il ne restait plus un seul légume dans le garde-manger, je suis parti à Port-au-Prince.Pour ma mère, la cuisine n\u2019était pas pour les enfants, et encore moins pour les garçons.Cela se passait dans une petite pièce séparée de la maison où je voyais entrer ma mère (et une jeune fille qui n\u2019était pas de notre famille) pour ressortir quelques heures plus tard avec des plateaux de victuailles.Les rares fois où je me suis aventuré dans cette grotte aux odeurs et aux saveurs métisses, ma mère me regardait comme on le fait généralement pour un chien qui arrive dans un jeu de quilles.>Voir LAFERRIÈRE en page 12 PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Déjà que le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, agit à titre de commentateur aux débats du soir à TQS, voilà que la chaîne de télé songe à l\u2019embaucher pour son bulletin d\u2019information du midi.En attendant, c\u2019est sur les ondes du 98,5 FM qu\u2019on pourra l\u2019entendre dès demain, où il animera, à compter de 18 h, une tribune téléphonique quotidienne.STÉPHANE GENDRON Un maire et ses micros En ramenant le couvre-feu à Huntingdon, le maire Stéphane Gendron est devenu une vedette médiatique instantanée.Au cours des huit derniers mois, certains clament que les médias se sont plus intéressés à son cas qu\u2019à celui du maire Tremblay.Ils n\u2019ont encore rien vu puisque TQS songe à l\u2019embaucher pour animer son bulletin d\u2019information du midi et que dès demain, 18 h, le maire animera une tribune téléphonique quotidienne au 98,5 FM.Héritier de Gilles Proulx ou nouveau Jeff Fillion ?L\u2019avenir le dira.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Il y en a qui font de l\u2019urticaire à la moindre mention du nom de Stéphane Gendron.Pour ceuxlà, le maire de Huntingdon est un homme dangereux et antidémocratique qui a pris une ville en otage au nom de la gloriole et de ses seuls intérêts personnels.En lui, ils ne voient qu\u2019un pathétique kid Kodak, privé de morale et d\u2019éthique et profitant du vent de droite qui souffle sur le Québec.Ce n\u2019est pas l\u2019avis de tout le monde et certainement pas des médias, qui n\u2019hésitent pas à faire une heure de route dans leurs cars de reportage pour rapporter ses opinions à la moindre crise.Commentateur régulier aux débats du soir à TQS, objet d\u2019un long reportage pas très flatteur à Enjeux, le maire médiatique a fait sensation à Tout le monde en parle où, malgré ses idées pro-peine de mort et pro-law and order mais aussi, pro-mariage gai et pro-avortement, il s\u2019est attiré la sympathie des invités comme du public.Entre ceux qui le honnissent et ceux qui le portent aux nues, existe- t-il un milieu, où Stéphane Gendron ne serait ni un monstre ni un héros ?C\u2019est ce que j\u2019ai voulu vérifier en lui donnant rendez-vous dans une brasserie chic du Vieux- Montréal, la veille de son enregistrement d\u2019un pilote pour le bulletin du midi à TQS.Pendant une heure et demie, j\u2019ai tenté en vain de saisir ce drôle d\u2019énergumène à lunettes, qui fume à la chaîne des Matinée Slim Menthol, se confie comme un livre ouvert et accumule les contradictions comme les gamins des cailloux dans leurs poches.Il y a d\u2019ailleurs quelque chose de gamin dans ce type de 37 ans, père de quatre enfants, dont un mort-né, qui garde un cercueil dans le hall d\u2019entrée de sa maison victorienne, sous prétexte qu\u2019il a grandi à Saint-Rémi entre une usine de cercueils et les salons funéraires du cousin de sa mère et que « la mort, y a rien là ».Ce côté gamin qui n\u2019a pas peur de ses opinions et qui court après la controverse comme la souris après le fromage a quelque chose de très rafraîchissant mais, en même temps, d\u2019affreusement troublant.Car il est impossible de savoir à quelle enseigne Stéphane Gendron loge vraiment, lui qui veut mettre au pas les enfants, qui traite les jeunes de chiens errants, qui rêve de plus de police, plus de lois et de discipline pour tout le monde.sauf pour lui-même.Éthique personnelle Stéphane Gendron a tous les droits.Il conduit au-delà de la limite permise et s\u2019en vante.Il peut dire : « Ferme ta gueule » à un de ses concitoyens pendant une réunion du conseil municipal comme nous l\u2019a fait voir la caméra d\u2019Enjeux.Et surtout, il ne voit aucun problème éthique à animer une tribune à la radio et à participer à un bulletin d\u2019information tout en étant un élu municipal.« J\u2019ai mon éthique personnelle et je me fais confiance.Chose certaine, je ne vais pas me servir du micro pour faire Radio-Huntingdon ni pour planter constamment le député Chenail, avec qui je suis en guerre.Si jamais il y a une nouvelle sur ma ville, je vais me retirer du débat, c\u2019est tout », laisse-t-il tomber, comme si la notion de conflit d\u2019intérêts avait été inventée pour les autres, pas pour lui.Stéphane Gendron clame que son goût de la provocation est génétique et lui vient de son grand-père gaspésien \u2014Romuald Gendron \u2014, qui a résisté à l\u2019expropriation jusqu\u2019à ce que le gouvernement mette le feu à sa maison.D\u2019aussi loin qu\u2019il se souvienne, le maire Gendron a toujours été un hyperactif qui ne s\u2019est jamais privé de dire sa façon de penser.À 11 ans, son idole était Gilles Proulx, qu\u2019il tient responsable de ses premières grandes jouissances intellectuelles.« Ce gars-là m\u2019a tellement fait vibrer ! Je le voyais comme le porte-voix des sans-voix.J\u2019aimerais pouvoir avoir autant d\u2019impact que lui mais en le faisant à ma manière.Pas question d\u2019être son clone.» Stéphane Gendron est né à Saint-Jean-sur-Richelieu le 22 décembre 1967.Il est le fils unique d\u2019un père ouvrier dans une fonderie et d\u2019une mère prof au primaire.Il a grandi à Saint-Rémi, près de Huntingdon, mais a étudié dans les collèges privés.Sa mère rêvait qu\u2019il devienne prêtre ou médecin, mais après un trimestre houleux en sciences de la santé à Brébeuf, il a envoyé paître les rêves maternels pour s\u2019inscrire en musique à Vincent- d\u2019Indy.Il a obtenu un DEC en grandes orgues, a été admis au Conservatoire dans la classe de l\u2019organiste Raymond Daveluy avant de déclencher la première d\u2019une longue série de volte-face qui l\u2019ont porté là où le vent souffle et où l\u2019occasion brille.« J\u2019étais dans la basilique de Québec quand j\u2019ai décidé drette là qu\u2019il fallait que je fasse de la politique.J\u2019ai un tempérament bouillant et quand je sens quelque chose, je niaise pas.Ce jour-là, j\u2019ai eu la certitude que la politique serait mon meilleur véhicule », affirme-t-il, sans préciser quelle cause ledit véhicule allait servir.La sienne ou celle des autres ?>Voir GENDRON en page 15 « Un parti, c\u2019est un véhicule, tu peux en faire ce que tu veux.L\u2019important, c\u2019est la direction que lui donne le chauffeur.Moi je veux être chauffeur ou rien.» EEE2C8#;*C@A?2#\" 0(.)1 -9%+-9-9 H8*=*>CB I =,CA?@?
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