La presse, 23 février 2005, C. Arts et spectacles
[" Diffuseurs et distributeurs invités à mieux payer les acteurs ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le film Les Invasions barbares a rapporté à ce jour au moins 45 millions de dollars.Le Déclin de l'empire américain en a fait tout autant.Par contre, les acteurs qui ont joué dans l'un et dans l'autre ont touché en tout et partout autour de 50 000 $, en cachet et en droit de suite.« Ça ne fait pas cher l'Oscar », a lancé le président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, hier, devant quelque 300 membres de la chambre de commerce de Montréal.Il s'est dit fin prêt à ferrailler ferme pour que distributeurs et diffuseurs se mettent à mieux rémunérer les artistes, acceptent de partager de façon plus équitable les profits réalisés.Surtout, de signaler M.Curzi, que le fossé ne cesse de se creuser entre le sort des uns et celui des autres avec la multiplication des lieux de diffusion des films et des émissions de télévision et le développement des supports de distribution.Le président de l'UDA estime qu'il est plus que temps que les distributeurs et diffuseurs acceptent la mise en place d'une société de gestion collective chargée de rétribuer les droits d'utilisation des oeuvres des créateurs, comme cela se fait en Europe, en France notamment.« Sinon, nous allons continuer à privatiser les profits d'un secteur financé majoritairement avec l'argent public », a-t-il dit.À l'heure actuelle, les artistes touchent en tout et partout un pourcentage du budget de production.L'UDA souhaite arriver à un juste partage des retombées positives de l'exploitation des oeuvres quand, après l'exploitation au cinéma, les films sont montrés à la télé ou encore sont transféré sur cassettes.Quand il a joué dans un film en France et que celui-ci a été diffusé par la suite à TF1, il a reçu un cachet important.J'ai reçu « une prime au succès », a-t-il dit, comme ce fut le cas pour le producteur et l'auteur.Ici, au Québec, quand un film ou une émission télé est transféré sur cassettes, 80% des profits vont au distributeur et 20% au producteur.« Les acteurs ne touchent rien », a-til déploré.M.Curzi ne se leurre pas.La mise en place d'une société québécoise de gestion des droits d'auteurs n'est pas pour demain.« Les distributeurs et diffuseurs s'y opposent.Ils ne veulent pas céder une partie de leurs profits », a-t-il dit.Mais il ne désespère pas.L'UDA croit détenir un moyen de pression face aux diffuseurs et distributeurs désireux de mettre « en coffret» de populaires émissions de télé.Pas question de leur céder les droits à prix de faveur.«Tout le monde a intérêt à en venir à une entente », croit M.Curzi.Un exemple l'inspire: celui des joueurs de hockey du temps de Maurice Richard qui gagnaient des salaires de misère jusqu'à ce que certains réclament une part des profits réalisés par la vente des droits de diffusion des matchs, de la bière et des chandails de hockey.« C'est ce que je veux pour les artistes », a-t-il soutenu.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Le gala des Jutra, animé par Patrick Huard, en compagnie de Clémence Des Rochers, a causé beaucoup de remous depuis sa diffusion, dimanche dernier.GALA DES JUTRA De la grogne dans l'air HUGO DUMAS TÉLÉVISION Deux jours après sa diffusion, le gala des Jutra cause encore beaucoup de remous.Le metteur en scène de la soirée et agent de Patrick Huard, François Flamand, fulmine.Radio-Canada dit en avoir ras le bol de toujours se faire tirer dessus.Et la ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, dénonce le traitement réservé aux politiciens qui servent de défouloir dans les galas culturels québécois.« Ce que la ministre dit, c'est : aidez-nous à vous aider.S'il y a un domaine difficile à défendre, c'est la culture.Et dans les galas, les politiciens se font toujours peinturer dans le coin.Le public a l'impression qu'ils ne font rien, alors que la ministre se bat en coulisses pour défendre la culture.C'est frustrant.Les décideurs se disent : pourquoi on leur donnerait de l'argent (aux artistes), ils rient de nous autres », explique le porte-parole de Liza Frulla, Jean-Philippe Côté.Au cabinet de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Line Beauchamp, la réaction a été moins virulente hier.« Ce n'est pas toujours plaisant d'être montré du doigt dans un gala, mais la ministre comprend que c'est pour faire un spectacle.Dans les galas, ça arrive qu'on montre les politiciens du doigt.Mais ça n'empêchera pas la ministre d'être une alliée de la culture », indique Isabelle Melançon, attachée de presse de Line Beauchamp.De son côté, François Flamand, collaborateur de Patrick Huard depuis plusieurs années, n'était pas de bonne humeur quand La Presse lui a parlé hier.Il fulminait contre un quotidien montréalais ayant rapporté que Patrick Huard avait fait une mauvaise blague sur le décolleté de Liza Frulla.«Patrick Huard n'a pas à répondre à la critique.Il a été critiqué, très bien.On a compris le message.Mais qu'on l'accuse de faire des mauvaises blagues sur Liza Frulla, ça, il ne le prend pas.C'est tout à fait faux », note-t-il.Voici comment cette portion du gala s'est réellement déroulée.Liza Frulla et Vincent Guzzo (des cinémas du même nom) ont été invités à remettre le Jutra du film québécois s'étant le plus illustré à l'étranger.Arrivée sur scène, Liza Frulla a lancé : « Bonsoir Clémence, tu nous donnes 30 secondes ?» Ce à quoi Clémence Des Rochers a répondu : « Oui, oui, vas-y.Ah.tu es belle.Quel beau décolleté.» Et Liza Frulla a rajouté : « On essaie quand même de mettre en évidence son âge, quoi.» La blague n'est pas venue de Patrick Huard et la remarque de Clémence Des Rochers n'avait rien de vulgaire ni de déplacé, remarque François Flamand.« Nous ne sommes pas des neurochirurgiens, nous ne sauvons pas de vies.Notre travail n'est pas si important que ça.Pourquoi en faire un tel drame ?» demande-t-il.La directrice de la culture et des variétés de Radio-Canada, Dominique Chaloult, est consciente que le gala des Jutra de dimanche n'était pas parfait.« Ce n'était pas le meilleur gala au monde, ça manquait de rythme, souligne-t-elle.Mais j'en ai ras le bol.On se fait planter sur chacun des galas qu'on fait.Ça ne donne plus le goût d'en faire après ça.» Radio-Canada a six galas à son antenne : les Gémeaux, les Jutra, l'ADISQ, les Masques, les prix du Gouverneur général et le gala de La Presse.« Pas un de ces galas-là n'était mauvais du début à la fin », remarque Dominique Chaloult.Selon elle, l'organisation d'un gala s'avère compliquée avec la multitude d'intervenants et d'institutions en cause.« Si tu mets de l'humour une coche mal taillée, tu te fais ramasser.Si tu n'en mets pas, on dit que le gala est plate », note Dominique Chaloult.La présence de Patrick Huard a tout de même fait doubler la cote d'écoute du gala des Jutra, qui est passé de 561 000 l'an dernier à 1 045 000 téléspectateurs cette année.Mais Patrick Huard, contrairement à Sylvie Moreau en 2004, n'avait pas à affronter la machine Star Académie.Grosse différence.Merci, bonsoir, Josélito TVA a confirmé hier que le talkshow de Josélito Michaud ne reviendra pas dans sa forme actuelle en septembre.L'animateur de Devine qui vient ce soir devra se contenter d'une émission de variétés hebdomadaire de 90 minutes, TVA abandonnant complètement la formule du talk-show de fin de soirée.La rentabilité n'y était pas.En entrevue à La Presse hier, le vice-président principal à la programmation de TVA, Philippe Lapointe, expliquait que le réseau songeait depuis quelques années à se retirer du créneau.« Avant, il y avait beaucoup plus de monde devant sa télé le soir.Maintenant, il y a plus de gens le matin.Les gens se couchent plus tôt et se lèvent plus tôt », remarque-t-il.Lundi à 8 h, Salut Bonjour avait 508 000 fidèles.Toujours lundi, entre 22 h 30 et 23 h 15, Josélito Michaud a attiré 329 000 téléspectateurs.Par quoi remplacera-t-on Devine qui vient ce soir ?« On ne va pas fermer l'antenne à 22 h 30.On va mettre quelque chose d'autre de très intéressant, mais ce ne sera pas un talk-show traditionnel », dit Philippe Lapointe.Détect.Inc.: c'est fini La série Détect.Inc.de Claude Meunier a terminé sa saison lundi avec 636 000 téléspectateurs.En même temps, à TVA, Le Négociateur récoltait un auditoire de 1371 000 personnes.L'émission la plus regardée de la soirée a été Les Auditions de Star Académie avec 1 640 000 fidèles.À TQS, Casting ne décolle vraiment pas et a obtenu un auditoire évalué à 177 000 téléspectateurs lundi soir.COURRIEL Pour joindre notre journaliste hugo.dumas@lapresse.ca La ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, dénonce le traitement réservé aux politiciens qui servent de défouloir dans les galas culturels québécois.Au creux de l'oreille, elle contribue à un meilleur confort et à une grande qualité acoustique.Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la RAMQ.Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Adaptée avec précision à vos besoins! comprenez pas toujours ! Vous entendez mais ne Le modèle illustré n'est pas couvert par la RAMQ 3290331 N ouve l l e t e chnologie 100% numér i q u e NATHALIE PETROWSKI L'adieu au grand Gonzo PAGE 3 LE FOLK CONVERGE VERS MONTRÉAL PAGE 2 YVES LAMBERT ARTS ET SPECTACLES Efficace, la lutte contre le terrorisme chez nous?LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Hydro-Québec qui ne barre pas les portes de ses barrages, Adil Charkaoui condamné à porter le bracelet qui bipe.sauf qu'on n'a pas ça chez nous, le Maroc qui dit avoir lancé un mandat international en septembre dernier contre le monsieur, sauf que personne ne semble avoir vu passer le mandat.Décidément, côté sécurité, le Canada fait pic pic.Vous allez découvrir cela demain soir dans le premier épisode de la série Réseaux clandestins qui prend l'affiche à Canal D à 21 h.L'histoire fascinante de l'arrestation d'Ahmed Ressam, ce Montréalais d'origine algérienne pincé à la frontière, sur la côte ouest américaine en décembre 1999 avec un coffre d'auto plein d'explosifs destinés à faire sauter l'aéroport de Los Angeles.Rappelez- vous : à l'époque, on était tous terrorisés par le bogue du millénaire.Mais la vraie terreur était ailleurs.Il a failli ne pas être condamné parce que le Canada refusait d'envoyer des agents de la GRC témoigner aux États-Unis.Il a fallu que les États-Unis menacent d'organiser une conférence de presse pour dénoncer le manque de coopération du Canada pour querrelle régnait entre la GRC et notre agence d'espionnage, le SCRS.M.Ressama été condamné à 130 ans de prison.On apprendra durant cette heure fascinante que le Canada a détruit plein de cassettes audio de l'appartement de Ressam.Mieux encore : un matin, la police est débarquée à son appartement, rue Sherbrooke Est, pour l'arrêter.M.Ressam s'est sauvé par la porte arrière.La police avait oublié de poster un agent dans la ruelle ! Ce sont des journalistes qui ont suivi l'affaire Ressam de près qui racontent l'histoire.Notamment André Noël de La Presse et Michel Auger du Journal de Montréal, ainsi que des reporters américains de Seattle.L'histoire d'un jeune Algérien qui a débarqué chez nous en se cherchant une vocation dans la vie.Il l'a trouvée lorsque des extrémistes islamistes l'ont recruté.Il était très doué pour voler des papiers, des cartes de crédit.Recruté par Al-Qaeda, il est devenu un expert en fabrication de bombes dans un camp en Afghanistan.Le grand expert français en terrorisme, le juge Bruguière, a prévenu les autorités policières canadiennes du danger de groupe de Ressam.On ne l'a guère pris au sérieux.La série de 10 épisodes, qui est reprise le lundi à 22 h, abordera chaque semaine un sujet différent.Mais toujours d'intérêt local.La semaine prochaine, on aborde la mondialisation dans le trafic de drogue et le blanchiment.Puis la contrebande, les sectes \u2014notamment celle de Roch Moïse Thériault\u2014 le blanchiment d'argent (les Hells Angels ont fondé leur propre banque), la fraude de tout acabit, le trafic de drogues, le trafic d'organes où on met sur pied des forfaits « transplantation » et finalement les bons vieux vols.Notamment ceux de voitures dont le Québec détient le championnat en Amérique du Nord.La série documentaire est produite par La Presse Télé.Mettons que côté réussite, c'est pas mal meilleur que le téléroman Casting.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse louise.cousineau@lapresse.ca Folk: mariage festifà Montréal ALAIN BRUNET La 17e Conférence internationale de la North American Folk Music and Dance Alliance, c'est-à-dire la plus puissante fédération des diffuseurs folkisants sur ce continent, converge chez nous cette semaine avec le festival Strictly Mundial, mené par une organisation européenne consacrée aux patrimoines vivants du monde entier.Pour ces deux organisations, Montréal était le lieu tout désigné de ce mariage festif entre praticiens européens et nord-américains de la chose folkeuse.Sélectionnés par d'éminents spécialistes des musiques traditionnelles et des musiques du monde, une cinquantaine de courts spectacles de calibre international seront présentés simultanément au Club Soda, au Medley et au Gesù, ce qui n'inclut pas les nombreux spectacles « off » produits en périphérie.Une multitude de patrimoines y seront explorés, du kanoun syrien du virtuose Abdullah Chhadeh au fado portugais de Joana Amendoeria en passant par notre Lhasa ou encore la chanteuse réunionnaise Nathalie Natiembe.Et l'on ne compte pas le marché international tenu dès aujourd'hui au Palais des congrès, réunissant diffuseurs et fabricants d'instruments.Pendant ce temps, une foire culturelle se tiendra à l'hôtel Hyatt Regency : une quinzaine de suites ont été aménagées afin d'y susciter des découvertes et rencontres inédites \u2014 plusieurs centaines de mini spectacles y sont prévus, rien de moins.En tout, 600 artistes et 800 professionnels de la diffusion (sur scène) participent à ces événements jumelés.« Nous allons assister à un véritable chaos organisé ! Une fièvre extraordinaire se transmettra entre musiciens et musiciennes, ce sera frénétique », s'exclame Gilles Garand, émérite et passionné folkeux en plus d'être le responsable de l'accueil pour l'organisation de ce vaste happening \u2014 en fait, deux organisations locales, Folkébek, et la Société pour la promotion de la danse traditionnelle au Québec (SPTDQ) sont les hôtes de cette rencontre unique.Et comment a-t-on choisi Montréal « Pierre Guérin, ex-membre du groupe Barde et alors président de la Folk Alliance, avait pris l'initiative de mettre Montréal sur la carte et faire en sorte que le festival itinérant de l'organisation se tienne ici en 2005.Deux ans plus tard, la directrice de l'organisation, Phillis Barney, me demandait de faire partie du conseil d'administration.Puis, j'ai participé aux rencontres annuelles de la Folk Alliance à Nashville, à San Diego, à Jacksonville.Et nous voici à Montréal », raconte Garand.Connivence Amérique-Europe à Montréal Strictly Mundial, nous apprend-il en outre, est la vitrine culturelle d'une cinquantaine de festivals européens spécialisés dans les musiques du monde.Normalement, ce festival est présenté sur le Vieux Continent.« La connivence Amérique-Europe qu'on vit quotidiennement à Montréal a convaincu les gens de Strictly Mundial d'y converger avec ceux de la Folk Alliance.Depuis qu'on leur a fait une présentation toute montréalaise à Marseille il y a deux ans, les diffuseurs européens sont emballés à l'idée de tenir leur événement dans une ville nord-américaine comme la nôtre.Car cette ville a tout le potentiel de devenir une plaque tournante des musiques du monde, des musiques folk et traditionnelles.» Inutile d'ajouter que moult professionnels venus cette semaine à Montréal ont connu Yves Lambert à travers la Bottine Souriante, qui a parcouru le monde à maintes reprises.Le choix de Monsieur Lambert en tant que porte-parole de l'événement était tout naturel.« Si ce titre n'avait été qu'honorifique, tient-il à préciser, j'aurais probablement refusé l'invitation.Mais je me sens dans le vif du sujet, conscient aussi qu'il s'agit d'une vitrine extrêmement importante pour les artistes de la musique traditionnelle québécoise.Et puisque la profession est de plus en plus difficile pour des musiciens de notre catégorie (malgré la richesse accrue du talent et de la qualité des productions), cet événement m'apparaît d'autant plus important.Nous espérons en ce sens que nos spectacles puissent susciter des engagements à l'étranger.Mais il ne faut pas non plus oublier qu'il s'agit d'abord d'une grande fête.» Yves Lambert et son Bebert Orchestra participeront ainsi au spectacle d'ouverture (ce soir, 20h, au Medley, pour la modique somme de 20 $ comme c'est le cas de tous les spectacles) qui comprend également nos Charbonniers de l'enfer, Spi et La Gaudriole de France, Vishten d'Acadie, Gino Delafosse de Louisiane.« Fondamentalement, c'est l'approche acoustique qui s'ouvre à tous les espaces de liberté », résume Monsieur Lambert.« Nous sommes les descendants de Woodie Guthrie, Pete Seeger, Bob Dylan, du protest song américain et des générations suivantes qui se sont appliquées à faire renaître les musiques traditionnelles du monde pour en faire évoluer les expressions.Tout ce patrimoine vivant ne cesse d'avancer, s'approprier, mettre en valeur.C'est une grande chaîne de continuité », de conclure Gilles Garand.Pour plus d'informations sur Strictly Mundial et la 17e Conférence internationale de la North American Folk Music and Dance Alliance, on compose le 273-0880.Sur Internet : www.folk.org PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Yves Lambert, porte-parole de l'événement et Gilles Garand, l'un des organisateurs du festival Strictly Mundial, qui se tient à Montréal cette semaine.Nom, prénom : Adresse: Ville : Code postal : Téléphone : Question du 23 février : Qu'est-ce que Kevin a décidé d'organiser ?Réponse : NATHALIE PETROWSKI L'adieu au grand Gonzo Pour plusieurs d'entre vous, la nouvelle a semblé sans intérêt.Un journaliste américain avec un drôle de nom s'est flingué dimanche soir dans son salon au fin fond du Colorado.Et puis après ?Des dizaines de journalistes meurent chaque année sous les balles.Celui-ci n'était même pas en service.Son pire ennemi était lui-même, alors pourquoi s'en émouvoir ?Pourtant, l'annonce du suicide de Hunter S.Thompson, pape du journalisme gonzo, m'a touchée et émue.Même si je ne fréquentais plus ses écrits dans les journaux depuis longtemps, même si le dernier bouquin de lui que j'ai acheté porte sur un marathon à Honolulu et date de 1980, je lui avais gardé une petite place dans mon coeur, un peu par nostalgie, mais aussi par fidélité à un certain idéal journalistique qui n'est plus praticable, qui ne l'a jamais vraiment été, mais qui partait d'une foutue belle idée.Pour être honnête, si je fais ce métier, c'est en grande partie à cause de Hunter S.Thompson : Docteur Thompson.Je ne l'ai rencontré qu'une fois à Montréal, il y a peut-être 15 ou 20 ans et tout ce dont je me souviens, c'est qu'il a renversé sa bière ou son Wild Turkey sur mon magnéto posé sagement sur la table de conférence de l'Université Concordia.Pendant longtemps, j'ai préservé l'énorme cerne collant sur l'appareil comme une précieuse relique.Mais ma première vraie rencontre avec le docteur remonte à novembre 1971.Je n'étais pas encore journaliste, je ne lisais même pas les journaux, qui m'apparaissaient tous plus ennuyeux les uns que les autres.Une fois aux deux semaines, je faisais une exception pour le magazine Rolling Stone, la bible de mon adolescence américaine.Voilà qu'un jour, en feuilletant la bible, je tombe sur une tartine déjantée racontant les frasques éthyliques et hallucinées de son auteur pendant une convention de policiers à Las Vegas et coiffée du titre Fear and Loathing in Las Vegas.Drette là, comme on dit, je suis tombée sous le charme des excès stylistiques, du rythme haletant et syncopé, de la subjectivité assumée, du regard torve et tordu, mais ô combien lucide de ce fou furieux, kamikaze impénitent et inventeur du journalisme gonzo, un courant prônant l'étrangeté et dont il était en fait, le seul pratiquant.Drette là, je me suis dit si c'est ça le journalisme, alors oui, ce métier m'intéresse.Ce qui m'intéressait dans le fond, c'était l'écriture explosive, échevelée, heavy metal, plus proche de la littérature que du journalisme, soutenue par un regard qui se foutait éperdument de l'objectivité et qui préférait de loin embrasser d'un oeil ivre et hilare, une subjectivité désespérée.Ce qui m'intéressait aussi, c'était la licence avec la réalité que le docteur prenait en déclarant, magnanime : tout ce que j'écris est vrai même si rien de ce que je vous raconte n'est arrivé, mise en garde polie de la part d'un fin renard qui tentait déjà de se prémunir contre d'éventuelles poursuites des champions de la langue de bois et des faiseurs d'images.Les images qui se frottaient à Hunter S.Thompson finissaient toutes de la même manière : pulvérisées comme sa machine à écrire qu'il a abattue un jour avec un pistolet 9 millimètres.En 1972, alors que je n'avais aucun intérêt pour la politique, j'ai suivi avec assiduité ses aventures palpitantes et paranoïaques pendant la campagne présidentielle américaine opposant George Mc Govern à Richard Nixon.Au milieu de la prose précise et documentée, le grand Gonzo ne se gênait pas pour déraper et traiter Nixon de Hitler maquereau, de gangster congénital et de loup-garou lubrique, autant d'injures qui rendent celles de Michael Moore à l'égard de George Bush un brin inoffensives.Le malheur, c'est que malgré son titre autoproclamé de docteur, Hunter n'a jamais réussi à imposer son style dans les salles de rédaction conventionnelles ni nulle part ailleurs.Combien de fois, à mes débuts, ai-je tenté de convaincre mes patrons que l'avenir du journalisme passait par cette forme de reportage exagérée et extrême, branchée sur les réalités souterraines.Les plus patients me laissaient braire, les autres me regardaient comme si j'étais une ado attardée qui avait pris trop de LSD.N'empêche.Hunter S.Thompson n'était peut-être pas une référence, ni un modèle à suivre et certainement pas le genre de gendre qu'on ramène à sa mère, à moins de vouloir la faire mourir d'une crise cardiaque, mais quand on sortait de son école d'improvisation, on le faisait muni de liberté, d'audace, de culot et avec un sens de la musique.Pas une musique douce.La musique que font les mots crachés par une mitraillette.J'ignore à partir de quel moment les choses se sont définitivement gâtées pour lui.Peut-être le jour où il est devenu une star et l'inspiration de Uncle Duke, le personnage de la bande dessinée Doonesbury de Gary Trudeau ou alors, Great Gonzo, le muppet bleu et déjanté de Jim Henson.Peutêtre lorsqu'il s'est installé avec les millionnaires à Woody Creek en banlieue d'Aspen au Colorado où il a brigué le poste de shérif qu'il a, dieu merci, perdu par 465 voix.Peut-être quand les armes à feu mêlées au Wild Turkey et à toutes les autres cochonneries chimiques ont pris possession de cet homme passablement déséquilibré qui proclamait fièrement son appartenance à vie à la vile et puissante National Rifle Association.Je sais seulement qu'un esprit libre et furieux comme le sien était condamné à plus ou moins brève échéance à exploser ou à imploser et, dans les deux cas, avec grand fracas.Que Hunter S.Thompson ait tenu le coup jusqu'à 67 ans relève du miracle.Mais maintenant, c'est bel et bien fini.Enfin pas tout à fait.Avant de mourir, le grand Gonzo a laissé une note demandant à sa famille de lui organiser un service religieux à l'église.Son corps ou ce qu'il en reste sera incinéré.Quant à ses cendres, il a exigé qu'elles ne soient pas dispersées, mais expulsées.Par la bouche d'un canon.Cré farceur, va.Si tu n'avais pas existé, je me demande bien qui aurait pu t'inventer.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse nathalie.petrowski@lapresse.ca Lemalheur, c'est quemalgré son titre autoproclaméde docteur, Hunter S.Thompson n'a jamais réussiàimposer son style dans les salles de rédactionconventionnelles ni nullepart ailleurs.3284916A Dieudonné porte plainte AGENCE FRANCE-PRESSE L'humoriste français Dieudonné a annoncé, hier, avoir porté plainte « pour diffusion de fausse nouvelle » contre le site Internet procheorient.info, qui affirme qu'il a publiquement parlé de « pornographie mémorielle » à propos de la mémoire de la Shoah.« Nous avons porté plainte avec mon avocat contre le site proche-orient.info qui a mis en scène cette phrase pour provoquer une vague d'indignation dont je suis victime », a-til déclaré.L'humoriste a de nouveau nié avoir parlé de « pornographie mémorielle » au sujet de la Shoah, affirmant qu'il avait évoqué «l'instrumentalisation politique de crimes contre l'humanité comme la Shoah » pour dire qu'il trouve ça « obscène », au cours d'une conférence de presse la semaine dernière à Alger.Il a accusé le site d'avoir sorti ses déclarations de leur contexte pour en déformer le sens.À L' A F F I C H E L E 1 1 M A R S Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: La Chute/ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM, C.P.575, SUCCURSALE PLACE D'ARMES, MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 3H8 Nom: Adresse: Ville : Code postal : Téléphone (jour) : Téléphone (soir) : Courriel : CETTE PROMOTION EST PUBLIÉE DANS LA PRESSE DU 23 AU 26 FÉVRIER INCLUSIVEMENT.LE TIRAGE AURA LIEU LE 3 MARS 2005.LES GAGNANTS RECEVRONT LEUR PRIX PAR LE COURRIER POSTAL.LES FAC-SIMILÉS NE SONT PAS ACCEPTÉS.SEULS LES COUPONS REÇUS PAR LA POSTE SONT ACCEPTÉS.RÈGLEMENTS DISPONIBLES CHEZ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSER-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE invitent 200 personnes à la première Nomination pour l'OscarMD du meilleur film en langue étrangère L'UN DES 15 PRIX SECONDAIRES INCLUANT LE LIVRE ET UN LAISSEZ-PASSER DOUBLE POUR LE FILM.GAGNEZ Version française de Downfall «Academy AwardMD» est une marque déposée et une marque de service de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS).La statuette OscarMD est aussi protégée par les droits de propriété de l'AMPAS.Utilisée avec permission.B R U N O GANZ LARA C O R I N N A HARFOUCH J U L I A N E KÖHLER U L R I C H NOETHEN T H O M A S KRETSCHMANN 3294261A ARTS ET SPECTACLES Les derniers mois du monarque LOUIS-BERNARD ROBITAILLE PARIS \u2014 On risque toujours le ridicule en portant au cinéma un personnage historique récent.On choisit un comédien en fonction de sa silhouette et, comme ça ne correspond jamais tout à fait, on rajoute une moustache, on creuse ou on remplit les joues, on accentue le menton, bref ça tourne souvent à la mascarade.Le Promeneur du Champ de Mars, du cinéaste populiste marseillais Robert Guédiguian, est certes loin d'être un grand film : autour du personnage de François Mitterrand, incarné par Michel Bouquet, il n'y a rien, c'est-àdire des comparses qui font de la figuration.Ou pire que rien : à la place du journaliste mondain branché Georges Marc Benhamou, dont un livre a inspiré le film, on trouve une sorte de grand journaliste benêt d'une naïveté consternante, qui n'en finit pas de se demander si Mitterrand était vraiment de gauche ! Ce qui donne envie de pleurer dans son chapeau.En revanche, et cela fait au moins les deux tiers du film, il y a ce monarque moribond, cynique et philosophe, superbement interprété par Michel Bouquet, qui tient là sans aucun doute le meilleur rôle de sa carrière cinématographique.Et qui a réussi une performance digne de figurer au programme des conservatoires d'art dramatique, au chapitre « Comment interpréter un grand homme sans chercher à lui ressembler ».Dix minutes après le début du film, on a d'une certaine manière oublié qu'il s'agissait de Mitterrand \u2014dont le nom n'est d'ailleurs jamais prononcé.Il reste un grand acteur personnifiant un empereur en fin de vie, dont on ne sait plus s'il s'agit de Marc-Aurèle ou de Charles Quint.Mais en fait, ce mystérieux personnage, comme sorti du théâtre de l'absurde, est bel et bien ce président « socialiste » qui régna sur la France pendant 14 ans malgré deux périodes de « cohabitation » avec la droite.Le plus frappant, dans ce portrait du président mourant d'un cancer, mais agrippé coûte que coûte aux derniers mois de son mandat, c'est la complexité du personnage.Un mélange de cynisme parfait concernant les rapports de pouvoir et le maniement des courtisans et d'une conception très élevée de son rôle historique et de sa valeur personnelle.Le tout enrobé dans une indifférence assez grande pour les questions économiques et une haine bien traditionnellement française de l'argent, une vraie passion pour la littérature et quelques poussées de romantisme.Au cours des 18 derniers mois de son dernier mandat présidentiel, Mitterrand a été durement attaqué, puis harcelé sur son passé «vichyste » : oui, venu d'ailleurs de la droite, Mitterrand a été du côté de Pétain et dans son administration jusqu'à la fin de 1942.Mais le reproche est injuste et totalement anachronique: beaucoup de futurs résistants de premier plan étaient d'abord passés par Vichy et il est trop facile aujourd'hui de refaire l'histoire.D'ailleurs, absolument personne ne met en cause le courage et le rôle de Mitterrand dans la Résistance.En revanche, ce qui passe le plus mal en cette fin de règne, c'est l'évocation de ses relations amicales avec René Bousquet, qui avait été rien de moins que chef de la police de Vichy et grand organisateur de la grande rafle des Juifs en août 1942.Statue pour l'histoire Soliloquant sans fin dans les salons de l'Élysée ou au milieu de la campagne, Bouquet-Mitterrand traite ses détracteurs invisibles par le mépris, faisant savoir qu'il se situe lui-même au-dessus du jugement de ses contemporains.Invoque le gigantesque complot qui, à l'en croire, le poursuit personnellement depuis 50 ans : « ils» ont toujours voulu sa peau tout simplement parce que, bourgeois venu de la droite catholique, il avait trahi la bourgeoisie pour se mettre du côté du « peuple ».On le voit donc acharné, par petites doses, à modeler sa statue pour l'histoire.Car au fond, il le sait très bien, les gens de gauche un peu lucides lui ont toujours préféré Léon Blum ou Pierre Mendès-France, réputés sincères, et ont toujours suspecté la réalité de ses convictions « socialistes ».Non sans raison: Mitterrand a fait diverses politiques, mais le fil conducteur dans sa prodigieuse carrière, c'est d'abord la quête obsessionnelle du pouvoir, pas vraiment les convictions.Bouquet- Mitterrand est très agacé par ce perpétuel procès en sincérité.Et en même temps, avec sa prodigieuse intelligence, il laisse entendre, par des remarques très cyniques, qu'il n'est pas dupe de son propre discours.Avec de Gaulle, il a moins de problèmes, car ils ont finalement boxé sur des terrains différents, ils appartenaient à des camps adverses et on ne peut pas comparer leurs trajectoires.Mais il arrive que la stature lui fasse de l'ombre.Au dernier jour de son mandat, à une heure de quitter l'Élysée, il sable le campagne avec quelques proches : « Finalement j'ai réussi.Ils ne m'ont pas eu.Quatorze ans ! Le règne le plus long depuis Napoléon III ! Certes, il y a eu de Gaulle, mais de Gaulle, si on lui enlève le 18 juin, il ne reste pas grand-chose.» Et de Mitterrand, que restera-t-il, en dehors d'une gestion assez moyenne des affaires de la France ?L'abolition de la peine de mort, que son prédécesseur n'avait pas eu le courage de supprimer.Et la mise à mort du Parti communiste, qui a permis l'alternance normale entre la gauche et la droite.Ce film demeure une belle réflexion sur le pouvoir.Pas seulement en France.PHOTO AFP Michel Bouquet incarnant François Mitterrand (à gauche) dans une scène du film Le Promeneur du Champ de Mars, du cinéaste populiste m Le plus frappant, dans arseillais Robert Guédiguian.ce portrait du président Mitterrand mourant d'un cancer, mais agrippé coûte que coûte aux derniers mois de son mandat, c'est la complexité du personnage.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Macaroni Ramdam tout garni Le triangle des Bermudes Une pilule, une petite granule Les francstireurs Boston Public Les francs-tireurs Maux d'amour M'as-tu lu?Mozart doit se retourner dans sa tombe.3269680A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 16h RDI a LCN ÉMISSION SPÉCIALE\u2014LE BUDGET FÉDÉRAL 2005 Le ministre Ralph Goodale dépose son budget.20h A LES FRANCS-TIREURS Le pianiste Alain Lefèvre en a long à dire sur la disparition de la musique classique dans la culture médiatisée d'aujourd'hui.20h TV5 ENVOYÉ SPÉCIAL Première partie d'une émission qui célèbre les 15 ans d'Envoyé spécial : des hommes et des femmes se sont liés les uns aux autres pour changer le monde grâce à la télé ! La suite mercredi prochain.21h J DIRTY WAR Qu'arriverait-il si des terroristes lançaient une bombe nucléaire sur une grande ville du monde ?Un troublant documentaire suivi d'une discussion entre experts.21h A LES GRANDS DOCUMENTAIRES \u2014 SCIENCES Que cache l'inexplicable triangle des Bermudes ?Poches de gaz, anomalies magnétiques, tempêtes monstres ?21h K LE GRAND RIRE BLEUE Ne serait-ce que pour voir Michel Lauzière jouer du rock'n'roll avec des bidules achetés au magasin à un dollar ! 22h ARTV LA FIÈVRE DES OSCARS Une émission pré-Oscars où David Sheehan interviewe Leonardo Di Caprio, Jamie Foxx, Clint Eastwood, Johnny Depp, Morgan Freeman, Annette Bening, Hilary Swank et Kate Winslet.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie L'Épicerie Le Bleu du ciel Les Bougon Minuit, le soir Le Téléjournal/Le Point / Le Budget fédéral C'est dans l'air! Le TVA 18 heures Vingt et un La Poule aux oeufs d'or Arcand / Hendrick Pagé Les Poupées russes Transformation extrême Le TVA Devine qui vient ce soir Michel Jasmin (23:18) Macaroni tout garni Ramdam Boston Public / L'Amérique française (19:50) Les Francs-tireurs / Alain Lefèvre Les Grands Documentaires / Le Triangle des Bermudes Une pilule, une petite granule Maux d'amour M'as-tu lu?/ N.Petrowski Les Francstireurs Le Grand Journal (16:30) Flash / Benoît Brière Casting.à l'école de la vie! S.O.S Beauté d'un jour 450, Chemin du golf 3 X rien Festival d'humour de Québec - Le Grand Rire Bleue Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily Lost American Idol CSI:New York CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now 72 Hours.Coronation.Canadian Antiques Roadshow the fifth estate The National The National Curling (23:25) Simpsons ABC News The Insider Who Wants.Lost Alias Wife Swap King of the Hill Nightline News CBS News E.T.60 Minutes King of.Yes, Dear CSI:New York News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Crossing Jordan The West Wing Law& Order Tonight (23:35) The Newshour BBC News VPT Sports Antiques.Scientific.DIRTY WAR (4) avec Paul Antony-Barber, Louise Breckon-Richards Bus.Report Charlie Rose BBC News Nightly Bus.The Newshour Art Express Moutain.BBC News City Confidential / Kansas City American Justice Columbine:Understanding why Airline Crossing Jordan Chefs en.Bouscotte CINÉMA PARADISO (3) avec Philippe Noiret, Salvatore Cascio La Fièvre.Orgueil et Préjugés Chefs en.Videos The Great Detective Fact.The Singular Series NO ALIBI (6) avec Dean Cain, Lexa Doig Law& Order L'humour après l'école Biographies / Jane Fonda Quelle idée! /.Bigfoot Méga Construction Preuves à l'appui Stars sur le vif Le Monde à la carte Einblicke Affaires.Les Conférences de.Technologie Oasis.Étudiants.À coeur.Contexte.des psychotropes Howit's Made (17:00) Daily Planet Discovery Presents / Martian Mania - Out of the Blue Myth Busters Daily Planet Évasion.tout inclus Reiselust Routes.Jardins Planet Food / Thaïlande Bleu II Évasion.pratique Rose Correspond.That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.GREEN CARD (4) avec Gérard Depardieu .(22:32) My So-Called Life Malcolm.That '70s Friends Seinfeld That '70s Show Simple Life American Idol Smallville Jack & Bobby Global News National Train 48 E.T.Will & Grace Gilmore Girls Queer Eye for the Straight Guy Global News Sports Les deux font la loi Pare-chocs à pare-chocs Avancées.Commandants JAG CATHERINE LA GRANDE (5) avec Catherine Zeta-Jones (2/2) Great Train / Travelling City JAG Antiques Roadshow Beasts of the Roman Games Coup Made in America JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Room.Gourmet Extra Matchmaker Little Miracles Skin Deep Surgeons Sex Toys.Matchmaker Les Idoles.Salut.Juke-box.Benezra Musicographie / Top 90.Les Séducteurs .nos idoles .le monde?Musicographie / Top 90.Top5M+.Top5M+.le monde?M.Net Décompte.VJ Gonzo Top Rockdebabu Les pourris.Viva la Bam Jackass Crampe.Terra Speranza The Insider Will & Grace Luso Montreal Le Pont Russki Chas La Caravane Arte Mondo Cosmopolis Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News Canad.CBC News:The Hour The National The Passionate Eye CBC News:The Hour .(16:00) Capital Actions Le Monde La Part.Ingrid Betancourt.Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30.Sports 30 Hockey / St.John's - Hamilton Sports 30 RDS Motorisé Le Caméléon Simplement Zoé Sans laisser de trace En quête de preuves L'Heure de vérité Loi et l'Ordre: crimes sexuels Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Paradise Falls Six Feet under (22:01) CSI.(23:21) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 MutantX Beyond Tripping.F/X:The Series Sportsnetnews Inside theA AHL Hockey / St.John's - Hamilton Sportsnetnews Soccercentral Amandine.Volt Panorama Cinéma Europe.LA LENTEUR DE LA LUMIÈRE (4) avec Luis Sarmento Panorama Clean Sweep In a Fix Moving up In a Fix While you were out Moving up Off the Record Sportscentre UEFA Soccer / Manchester United - AC Milan UEFA Soccer / FC Porto - Inter Sportscentre Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Sang d'encre Envoyé spécial / Spéciale 15 ans Arte Reportage Le Journal Temps présent Madeline Home.The Life of Birds Studio 2 New Tricks The Holier it Gets Planet.Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.Interventions miracles L'art d'être parent C'est pourtant vrai Décore ta vie Métamorphose .Ménage Pour la vie! Sur la colline À l'heure de Montréal 100% écolo Doc Lapointe Louise à votre service Jeunes Reporters Mosaïque Vos droits .vidanges A+ Les Frères Scott Charmed Une grenade .galaxie Spongebob Odd Parents Martin.Yu-Gi-Oh Dragonball Inuyasha .Hunters 15/Love Radio Active Fries with that Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz Z=MC2 Buffy contre les vampires Poltergeist Métal hurlant Les Chemins de l'étrange CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC MONTRÉAL EN LUMIÈRE ARTS ET SPECTACLES DANIEL LEMAY « Vous êtes des intellectuels ; vous faites un travail d'humanistes et il serait ridicule de vous considérer comme de simples artisans de la transformation alimentaire.» Carlo Petrini, fondateur du mouvement Slow Food, a livré un message fort et clair à la centaine d'étudiants de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec venus l'entendre lundi.Des humanistes attentifs.Slow Food, antonyme et antithèse de fast-food, est un mouvement écogastronomique né en Italie en 1986 qui regroupe aujourd'hui quelque 100 000 membres dans plus de 100 pays.L'ITHQ reçoit cette semaine M.Petrini dans le cadre du volet gastronomique du festival Montréal en lumière.Slow Food n'est ni une secte ni, insiste son leader, un mouvement d'opposition : si Slow Food combat l'homogénéisation des goûts et les méfaits de la « mcdoïsation », son action tend plus à promouvoir la biodiversité par l'affermissement des liens entre l'agriculture durable et la culture gastronomique.L'agriculture durable, qui a vu naître son propre mouvement en Europe, est une agriculture « à taille humaine, liée au sol, économe en intrants comme en moyens de production ».Elle « doit répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre le développement des générations futures.» Pour les pragmatiques de Slow Food, seule cette méthode garantit la production régulière d'aliments sains et savoureux.Et accessibles à tous.« Trop longtemps la gastronomie a passé pour élitiste », regrette M.Petrini, arguant que la question de la nourriture \u2014la seule chose dont l'homme ne peut se passer\u2014 concerne « toute la société humaine », autant les riches des pays du Nord où l'obésité atteint un niveau endémique que les pauvres du Sud où la malnutrition est un mal séculaire.Gastronomie et économie Et Carlo Petrini de citer Brillat-Savarin, (1755-1826), le père de la gastronomie \u2014 Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es \u2014 dont il a énoncé les préceptes dans son fameux Physiologie du goût.« La gastronomie est une science multidisciplinaire complexe qui regroupe l'agriculture, la zootechnie, les techniques de transformation des matières premières qui font que le lait devient fromage et que le malt se transforme en bière.Mais la gastronomie, c'est aussi l'économie, incluant l'économie politique ; on n'a qu'à voir le nombre et le montant des taxes qui, partout, touchent les denrées alimentaires.» Et ajoutons les pressions exercées sur les gouvernements par les producteurs \u2014 les éleveurs américains qui veulent que les frontières restent fermées au boeuf canadien \u2014 et par les gouvernements étrangers : encore la semaine dernière, Condi Rice « invitait » le Japon à reprendre ses importations de boeuf américain.Très politique, l'économie.Et la gastronomie.À ces grands courants mondialistes, Slow Food préfère les relations avec les producteurs du terroir \u2014M.Petrini les appelle « les paysans » \u2014, les seuls capables d'assurer, à terme, la diversité des produits alimentaires tant animaux que végétaux.À condition d'être capables de gagner leur vie avec leur humble production.Ici, expliquera M.Petrini, l'obstacle est « l'agro-business », la grande industrie alimentaire qui, en plus de niveler les goûts, contribue à réduire la diversité par la formidable pression économique qu'elle exerce sur l'ensemble du marché.« L'agro-business préfère bien sûr la vache qui donne 30 kg de lait par jour.Mais si le paysan abandonne son élevage traditionnel \u2014 dont le produit est une vache qui ne donne que 15 kg quotidiens \u2014, le patrimoine planétaire perdra la vache, c'est certain, mais aussi le fromage fabriqué avec le lait de cette vache, assurément très différent d'un autre, et tous les autres produits dérivés.Chaque jour, quatre ou cinq espèces, animales ou végétales, disparaissent de notre patrimoine.Une véritable catastrophe génétique ! » Le prix de la qualité Carlo Petrini encourage les chefs cuisiniers, présents et futurs, et tous les autres « consommateurs» que nous sommes à entretenir, quand c'est possible, des relations personnelles avec les petits producteurs.Et à être prêts à « payer le prix de la qualité ».Il soulignera d'ailleurs que jamais il n'en a coûté si peu pour se nourrir.« En 1970, les Italiens dépensaient plus de 30% de leur salaire pour se nourrir ; aujourd'hui, ce n'est plus que 15%.Et le Canada a suivi la même courbe.Pourtant, tout le monde se plaint du coût de la nourriture ; on paye un prix de fou pour un slip Armani, mais on pleure que le prosciutto est trop cher ! » Toujours au chapitre de la qualité, M.Petrini s'étonne que le Canada n'ait pas encore de politique sur les produits d'« appellation d'origine contrôlée », comme il en existe en Europe depuis longtemps.Les disparités régionales le confondent aussi : « J'ai goûté, ici au Québec, d'excellents fromages de lait cru dont la fabrication est pourtant interdite en Ontario.Pourtant, c'est le même pays.» En entrevue à La Presse, M.Petrini expliquera que le défi de la diversité se pose différemment selon les régions.« Dans la vieille Europe, il s'agit de conserver les acquis d'une tradition culinaire très forte et très diversifiée.Ici, dans le Nouveau Monde, le défi est plus de construire un patrimoine.Ainsi, avant, l'Amérique avait deux bières ; aujourd'hui, elle compte plus de 2000 micro-brasseries.» Les grandes traditions européennes n'en sont pas pour autant à l'abri des dangers, celui du repli sur soi surtout.« La grande France, dira Carlo Petrini, est devenue très chauvine dans sa gastronomie, qui en est venue à perdre de son attrait.» Qu'en penserait Brillat-Savarin qui disait que «le plaisir de la table peut s'associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier pour nous consoler de leur perte » ?COURRIEL Pour joindre notre journaliste daniel.lemay@lapresse.ca Non à la «mcdoïsation» Slow Food n'est ni une secte ni un mouvement d'opposition, rappelle son fondateur Si Slow Food combat l'homogénéisation des goûts et les méfaits de la «mcdoïsation», son action tend plus à promouvoir la biodiversité par l'affermissement des liens entre l'agriculture durable et la culture gastronomique.NOTRE SUGGESTION POUR AUJOURD'HUI LE CIRQUE ÉLOIZE Dernière occasion pour les Montréalais de voir Nomade \u2014 La nuit le ciel est plus grand, un spectacle du Cirque Éloize présenté dans plus de 150 villes et bientôt à l'affiche des Folies Bergère à Paris.La critique européenne a salué la mise en scène de Daniele Finzi Pasca ainsi que la poésie et l'originalité de Nomade.Au théâtre Saint-Denis, 20h.22 h Une pilule, une petite granule Consommer des viandes sans s'inquiéter.Animation : Dr Marquis Fortin Réalisation-coordination : Lynn Phaneuf Télé-Québec ça change de la télé Cesoir 20 h Les francs-tireurs Le pianiste Alain Lefèvre dénonce la disparition de la musique classique dans la culture médiatisée.Et les courriers à vélo.3270017A PHOTO FOURNIE PAR L'ORCHESTRE BAROQUE DE VENISE Jouant debout, approche singulière presque « machiste », les cordistes de l'OBV s'emploient à transfigurer les partitions des compositeurs italiens avec Vivaldi comme principale cible, et font mouche chaque fois.L'Orchestre baroque de Venise fait autorité GUY MARCEAU CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE C'est le constat qui s'impose d'emblée après avoir assisté à la prestation affirmée de l'Orchestre baroque de Venise, lundi soir, salle Maisonneuve.Sous la direction attentive du chef italien Andrea Marcon, une telle phalange au service de la musique baroque ne peut que faire autorité, là où d'autres ressassent des modèles aux conceptions traditionnelles.Jouant debout, approche singulière presque « machiste », les cordistes de l'OBV s'emploient à transfigurer les partitions des compositeurs italiens avec Vivaldi comme principale cible, et font mouche chaque fois.Musicalement, rien ne traîne dans les tempi, les attaques sont franches et les phrasés nuancés sont tous bien intégrés à la rhétorique que le chef Marcon a désormais faite sienne.Les quatre concertos pour cordes, violons et violoncelle solistes, dont deux tirés de l'opus 3 (L'Estro armonico) qu'ils ont brillamment joué devant tout juste un millier de personnes, n'ont laissés planer aucun doute sur la grande qualité qu'ils insufflent au répertoire.Une prestation solide comme ils l'avaient fait en 2002 dans les Quatre Saisons de Vivaldi, dont ils ont bissé, lundi soir, le dernier mouvement orageux de L'été.Six des huit violonistes ont eu la chance de se faire valoir en solo, duo ou quatuor.Et ce n'est pas le premier violon qui a brillé le plus, grésillant ici et là l'intonation et les passages arpégés, permettant plutôt au public averti de constater que les autres étaient nettement meilleurs que lui ! Le Concerto RV 419 pour violoncelle, cordes et continuo, par contre, a offert un très beau moment, alors que Daniele Bovo, sur un instrument que je devine de loin être un violoncelle piccolo (à cinq cordes) fait littéralement chanter son instrument de bois de cette voix blanche et juste, sans affectation et une virtuosité presque sans faille.Et à ses côtés, en voilà un qui réussit à se faire entendre avec son luth à 10 choeurs, qu'il utilise énergiquement au continuo telle une guitare, et aussi comme percussion par moments, dans les mouvements emportés avec ses collègues qui ont la fougue des tziganes.Mais le luthiste n'était pas identifié dans le programme ; nulle trace non plus de notes sur les oeuvres.Deux erreurs toutefois y figurent : les soeurs Katia et Marielle Labèque, pianistes duettistes de renom qui s'étaient gardé la première partie du concert, ont bel et bien joué le Concerto pour trois pianos K.242 transcrit par Mozart pour deux pianos, et non pas, à la base écrit pour deux pianos comme indique le fascicule.Ce détail n'en est pas un, surtout si on se présente ensuite chez le disquaire avec le fascicule en main.Autre erreur : le programme ne faisait aucune mention d'une chanteuse.Synchronisme parfait Un murmure s'élève d'abord subtilement, même dans la lancée du concerto K.242, où l'OBV est augmenté à 18 musiciens.La sonorité des pianofortistes séduit par la vigueur et l'unité exemplaire dans ces pages galantes où l'Adagio est même touchant (au pianoforte, il faut le faire !), car les dames se font douces et confidentes dans un jeu fluide.Le synchronisme est parfait dans la cadence qu'on devine de Mozart.Les deux musiciennes sont ensuite seules en scène dans la Sonate pour deux pianos K.448 du même, au demeurant joué avec une grande verve technique et musicale.Mais voilà que le murmure devient chant, brouillant le chant de la musique de Wolfgang, l'empêchant de s'envoler, et tapant franchement sur les nerfs.C'est Katia, la rebelle, « maîtresse ès esbroufe », qui chante comme Glenn Gould, assez fort pour qu'on l'entende du balcon.Pauvre Marielle, concentrée, sérieuse, subissant, on le devine, l'acte schizoïde de sa soeur, concert après concert.Si l'artiste a le droit de s'exprimer, l'auditeur qui a payé son billet n'est pas dans l'obligation d'aimer le traitement.Ni d'applaudir, ce qu'il a tout de même fait en bon public.Personnellement, on ne m'y reprendra plus.Une telle phalange au service de la musique baroque ne peut que faire autorité, là où d'autres ressassent des modèles aux conceptions traditionnelles. ARTS ET SPECTACLES FLASH André Lamy président du Festival du nouveau cinéma Le Festival du nouveau cinéma a un nouveau président-directeur général, André Lamy, ex-directeur de Téléfilm Canada et ex-président de l'Office national du film du Canada.André Lamy succède à Daniel Langlois et Sheila de la Varende qui étaient respectivement président et directrice générale du Festival, mais qui ont démissionné de leurs postes il y a une dizaine de jours, à la suite d'un désaccord au sein de l'organisation.André Lamy, qui est membre du conseil d'administration du Festival depuis cinq ans, cumulera désormais les deux fonctions vacantes.Le Festival du nouveau cinéma de Montréal sera présenté cette année du 13 au 23 octobre.Manifestif.ALAIN BRUNET CYBERCULTURE Au début de février, un manifeste intitulé Libérez l@musique ! publié dans Le Nouvel Observateur a provoqué un débat pour le moins échevelé chez les cousins.Entre les défenseurs acharnés du droit exclusif des créateurs et les partisans du partage des fichiers illégaux par le biais des réseaux peer-to-peer, la communauté musicale de France ne semble plus savoir où donner de la tête.Cacophonie dans l'Hexagone.Dans le coin gauche, donc, un aréopage de chanteurs aussi cotés que les précédents s'inscrit en faux contre les nouvelles dispositions légales sur la contrefaçon, dénonçant la vague de répression contre les internautes pris au hasard à titre de cas exemplaire \u2014 plus de 500 procédures judiciaires en cours chez les cousins.Mathieu Chédid, Keren Ann, Jean-Louis Aubert, Khaled, Bénabar, Sinclair, Dominique A, Manu Chao et Art Mengo sont au nombre des personnalités publiques.Un peu plus de deux semaines après la publication du manifeste Libérez l@ musique ! dont ils sont signataires, le Nouvel Obs a déjà recueilli près de 40 000 signatures des lecteurs du périodique français cautionnant la position de ces artistes « déviants ».Sinclair et Manu Chao, eux, se sont clairement distanciés de la « vieille » industrie de la musique : Sinclair autoproduit ses enregistrements et diffuse lui-même son répertoire (en particulier sur son site Internet), pendant que Manu Chao diffuse ses dernières chansons dans un livre-disque réalisé de concert avec le dessinateur Wozniak, diffusés dans les librairies et kiosques à journaux.Plusieurs de ces artistes du coin gauche, révèle- t-on cette semaine dans le Nouvel Obs, ont fait l'objet de pressions de leur maison de disques.Certains préfèrent désormais se retirer du débat, d'autres comme Bénabar regrettent d'avoir été associés aussi directement à la controverse.Dans le coin droit, ça grouille également : des artistes consacrés se consacrent à une campagne d'incitation au respect du droit d'auteur tel qu'on le connaît, avec le slogan Téléchargez-nous légalement ; Renaud, Françoise Hardy, Calogero, Louis Chédid, Zazie, Véronique Sanson, Isabelle Boulay, Corneille, Gérald de Palmas, Eddy Mitchell figurent au nombre des pointures.Inutile d'ajouter que ces stars ont l'appui inconditionnel des multinationales de la musique qui contrôlent le marché français.Par ailleurs, producteurs et maisons de disques (indépendantes et majors) répliquent au « coin gauche » par un texte intitulé La musique n'a pas besoin d'être libérée, elle a besoin d'être respectée, adjoignant à leur réplique un autre manifeste des artistes pour la création à l'ère numérique présenté en avril 2004 aux parlementaires français en avril 2004 dans le cadre des débats relatifs au projet de loi pour la confiance dans l'économie numérique \u2014adopté depuis lors.Une centaine de créateurs de la musique, de Vanessa Paradis à Rachid Taha, ont signé cet autre manifeste s'opposant au piratage, acceptant néanmoins une marge de manoeuvre en ce qui a trait à la copie privée \u2014 la duplication d'un enregistrement dûment acheté ou téléchargé avec l'autorisation des ayants droit.Position médiane Le célébrissime Jean-Jacques Goldman, un des plus lucratifs créateurs de chansons, n'a pas non plus hésité à se positionner : « Je serai solidaire du Nouvel Obs lorsqu'il sera photocopié et vendu illégalement », a-t-il entre autres déclaré par voie de courriel.Révélation de la nouvelle chanson française, Vincent Delerm a repris un pan de la rhétorique de l'industrie de la musique, à savoir que le déclin des ventes de disques (causé par le piratage) prive les producteurs d'investir sur le nouveau talent.L'éditeur Bruno Lion, qui fut nommé ministre du Rock au temps de Jack Lang (flamboyant ministre de la Culture sous Mitterrand), a qualifié la campagne du Nouvel Obs de « démago-jeuniste faisant le jeu ultralibéral des forces qui affaiblissent chaque jour la diversité culturelle ».Ben coudon.Dans ce bel élan manifestif (.), des artistes tel Jean-Louis Aubert (ex-Téléphone) ont même signé les appels contradictoires ! Douce France.Dans les faits, la plupart des artistes français adoptent une position médiane : comme tant de consommateurs de musique entre la réprobation des manoeuvres répressives de l'industrie de la musique et le respect du droit exclusif de protéger leurs oeuvres circulant sur Internet.Les artistes français doivent faire preuve de prudence en ce qui a trait aux conséquences du piratage, car ils savent que la chanson française occupe toujours les deux tiers de leur marché domestique et que la variété internationale y est beaucoup plus affectée là-bas par le téléchargement non autorisé.Encore faut-il rappeler que les sociétés françaises d'ayants droit émettent des points de vue contradictoires sur la question : si la puissante Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) se montre parfaitement d'accord avec la mise en place de mesures musclées (à l'instar d'une majorité de société cousines, il faut le dire), la Société pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes (ADAMI) défend la gratuité de la musique sur Internet et préconise la rétribution de ses membres par une licence légale.Cacophonie de points de vue, en avez-vous déduit.Normal en ce qui me concerne.En cette période de confusion, rien de plus normal.Toutefois, un seul point de vue rallie toutes les tendances : d'une façon ou d'une autre, il faut rétribuer les artistes pour leur travail circulant sur Internet.Car ce mode de consommation de la musique sera tôt ou tard dominant.COURRIEL Pour joindre notre journaliste alain.brunet@lapresse.ca 3293615A Entre les défenseurs acharnés du droit exclusif des créateurs et les partisans du partage des fichiers illégaux par le biais des réseaux peer-to-peer, la communauté musicale de France ne semble plus savoir où donner de la tête.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien : 17h30.INSIDE DEEP THROAT Cinéma du Parc (1) : 14h, 15h50, 17h40, 19h30, 21h20.LA MALA EDUCACION (LA MAUVAISE ÉDUCATION) Cinéma Beaubien : 15h15, 21h15.Ex-Centris - salle Cassavetes : 15h, 17h10, 19h15, 21h20.LE PÈRE DE GRACILE Ex-Centris - salle Parallèle : 17h45, 21h25.LE PETIT JÉSUS Cinéma Beaubien : 19h.LES TORTUES VOLENT AUSSI (LAKPOSHTHA HÂM PARVAZ MIKONAND) Ex-Centris - salle Parallèle : 12h15, 14h05, 16h, 19h25.LIFE AQUATIC WITH STEVE ZISSOU Cinéma du Parc (2) : 21h05.LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES (UN) (A VERY LONG ENGAGEMENT) Cinéma Beaubien : 12h30.MAMAN LAST CALL Cinéma Beaubien : 12h, 14h15, 16h30, 18h45, 21h.MA VIE EN CINÉMASCOPE Cinéma du Parc (3) : 16h40.THE ASSASSINATION OF RICHARD NIXON (L'ASSASSINAT DE RICHARD NIXON) Ex-Centris - salle Fellini : 15h10, 17h20, 19h30, 21h35.THE AVIATOR Cinéma du Parc (3) : 13h30, 18h35.THE MACHINIST Cinéma du Parc (3) : 21h45.TURTLES CAN FLY Cinéma du Parc (2) : 13h15, 15h10, 17h15, 19h10.VIPÈRE AU POING Cinéma Beaubien : 12h30, 14h45, 17h, 19h15, 21h30.DANSE MAI (3680, rue Jeanne-Mance) Lwaza : 20h.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Danses circassiennes : 20h.3291693A ARTS ET SPECTACLES Longue vie à Dracula JEAN BEAUNOYER C'est un long accouchement qui précède la création de Dracula \u2014 Entre la vie et la mort, un spectacle musical qui sera présenté au Théâtre Saint-Denis, dès le 1er février 2006.Après l'annonce du projet, l'automne dernier, Bruno Pelletier, qui a eu l'idée d'un nouveau Dracula, recevait hier les médias pour annoncer la distribution de ce spectacle qui sera présenté non seulement à Montréal, mais également dans plusieurs villes de la province puisqu'il a été conçu en fonction des grandes et moyennes salles.Le choix des interprètes a été celui de Bruno Pelletier, qui a tenu compte des voix et des ressemblances aux différents personnages.Il a choisi des chanteurs, des chanteuses et non les moindres.Il interprète évidemment le rôle de Dracula, comte Vladimir Wallachia, historien et noble rentier alors que Sylvain Cossette joue le rôle de Jonatha Harker, journaliste.Daniel Boucher qui n'a jamais joué un rôle de sa vie, sera R.M.Renfield, photographe-cameraman alors qu'Andrée Watters interprétera Mina Murray, militante engagée, altermondialiste et amoureuse de Dracula.Pierre Flynn, qui a déjà eu l'expérience de la comédie musicale avec Nelligan, jouera le rôle d'Abraham Van Helsing, médecin et scientifique érudit.Finalement, Gabrielle Destroismaisons campera la sexy Lucy Westerna, infirmière et fille de Van Helsing.Brigitte Marchand, Elizabeth Diaga et Rita Tabbakh complètent la distribution en incarnant les sensuelles vampiresses.S'il faut en croire Gregory Hlady, metteur en scène de Dracula et lui-même comédien, ce spectacle musical ne ressemblera à rien de ce qu'on a pu voir à Montréal durant les dernières années.« Ce qui m'intéresse dans ce projet, précise- t-il, c'est le lien avec les morts.C'est aussi la passion qui va au-delà de la mort.J'ai effectué des recherches dans les pays de l'Europe de l'Est et j'ai constaté que les morts sont beaucoup plus présents là-bas que dans les pays industrialisés.Les revenants ont beaucoup plus de place et on croit à un certain mysticisme.Je ne prépare pas une comédie musicale ni un spectacle léger.Ce sera un spectacle qui voyagera dans le temps et l'esprit avec de la musique et des images qui évoqueront l'histoire des vampires.» Mais comment aller si loin sans le jeu de véritables comédiens ?« Je n'ai aucun problème, poursuit-il.Ils vont entrer dans le jeu sans même s'en apercevoir.Je sais comment diriger des gens qui n'ont pas l'expérience du théâtre et parfois, ça donne d'excellents résultats.Nous n'avons pas encore terminé l'écriture de Dracula et il est possible que le spectacle soit uniquement chanté, mais ce n'est pas encore définitif.» Bruno Pelletier, que l'on peut considérer comme le maître d'oeuvre de ce projet, est toujours aussi emballé par Dracula, mais n'a pas la même approche théâtrale que Hlady.« Il faut bien admettre que Gregory est plutôt flyé.Ce sera un spectacle musical pour tous les publics avec des artistes connus et qui devrait remporter beaucoup de succès.L'écriture est terminé à 80 % et j'ai rencontré un à un tous les gens qui ont auditionné pour les rôles disponibles.Nous poursuivons l'écriture du spectacle en fonction des artistes qui vont interpréter les rôles.C'est la touche finale qui nous manquait.Moi, je vis une expérience extraordinaire.C'est comme si j'étais à l'école et j'apprends plein de choses sur les vampires et les pays de l'Europe de l'Est.Si le spectacle fonctionne comme je le souhaite, je suis prêt à y consacrer plusieurs années de ma vie.Une grande tournée est prévue au Québec, mais puisque que le livret est écrit par un Torontois, Richard Ouzounian, on pense déjà au Canada anglais et personnellement, je rêve de présenter Dracula à Paris.» Et Pelletier aura tout le temps, Dracula a encore une longue vie devant lui.«Ce sera un spectacle musical pour tous les publics avec des artistes connus et qui devrait remporter beaucoup de succès», affirme le maître d'oeuvre du projet Bruno Pelletier.3289436A EN COPRODUCTION AVEC 4D art 3293079A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L'ART JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Alors que le documentaire d'art a de plus en plus de mal à se trouver un créneau au Québec, le Festival international du film sur l'art a dévoilé hier une 23e programmation fortement locale.Douze films canadiens dont 10 québécois inscrits en compétition, puis 11 autres dans les autres sections, il faut croire que les problèmes de financement souvent entendus n'ont pas empêché les artisans d'être prolifiques.« Il est important de souligner que c'est une année record pour les films canadiens », a dit d'emblée le directeur du FIFA, René Rozon, à la présentation presque étourdissante d'un lot comprenant 270 films de 25 pays.Et la sélection, comme à son habitude, semble aussi éclatée qu'éclatante.Le 23e FIFA s'ouvre d'ailleurs avec un prestigieux programme double.D'abord, le court métrage du nonagénaire et estimé cinéaste italien Michelangelo Antonioni jette un regard sur une sculpture de son éponyme de la Renaissance, Michel-Ange.Puis, Napoléon, David - Le Sacre de l'image, de Patric Jean, revient sur le célèbre tableau que Jacques-Louis David a signé en hommage au couronnement de Bonaparte.La forte sélection québécoise qui concourra pour un des 10 prix mis en jeu comprend deux gros canons avec les portraits de Victor-Lévy Beaulieu par Manon Barbeau (Les Enfants du Refus global) et d'Alfred Pellan par Pierre Houle, le populaire réalisateur télé.« Le film d'art est celui qui offre le plus de liberté, dit celui qui a pris un an de son temps pour ce second documentaire.Je peux faire quelque chose sur une pensée artisanale, avec trois ou quatre personnes, pas besoin de 75 techniciens.J'ai juste besoin d'un sujet.» Ce Pellan.La Femme désirée, comme son Riopelle de 1998, il l'a fait pour l'artiste.« Tout le monde connaît son nom, mais pas son oeuvre.C'est un film ludique, festif, où tout bouge », dit celui qui espère que les jeunes s'y intéresseront.Il craint par contre que ce soit son dernier opus « artistique » devant les changements à venir à Radio- Canada.« Ils se sont débarrassés de ça (le film d'art) », déplore le père d'Omertà.Grands noms du patrimoine mondial Le reste du groupe comprend d'autres portraits du Québec (Jean- Pierre Perrault, Molinari, Moshe Safdie, l'architecte d'Habitat 67), mais aussi des grands noms du patrimoine mondial.C'est le cas de Mary Shelley avec lequel Guylaine Dionne (Les Fantômes des trois Madeleine) s'attaque, sous forme de fiction, à la vie de l'auteure de Frankeinstein.C'est le photographe Gilbert Duclos qui se démarque le plus avec La Rue zone interdite, un appel au droit de photographier librement dans l'espace public.Parmi les étrangers à surveiller, The Cost of Living, mettant en scène le collectif DV8 Physical Theatre dans une chorégraphie pas piquée des vers.Dans l'extrait vu hier, axé sur un homme sans jambes, les tons, les rythmes et la simplicité des formes se confondent allègrement.Un portrait de Dali, un essai sur le stylo bic ou un film plus trouble comme celui sur une collection d'art bâtie sur l'héritage de fortunes nazies y figurent aussi.D'autres sections montreront à l'écran, pour une rare fois, Sartre et Simone de Beauvoir, puis Truffaut ou Françoise Sagan, au centre du film de clôture Sagan, une vie de tous les dangers.Hommages seront rendus, entre autres, au cinéaste Alexandre Sokourov, à la bande dessinée contemporaine et au Groupe d'intervention vidéo, boîte de production féminine qui célèbre ses 30 ans.De façon générale, le FIFA 2005 s'inscrit sur le mode habituel, mêlant intellect et populisme, tables rondes et expos, grands et petits arts.Les nouveautés, les sujets art du cirque, mime et tatouage (quatre films en tout) ont sûrement à voir avec le phénomène Cirque du Soleil.Les billets pour les 168 séances, prévues dans les huit salles habituelles (du Goethe Institut au Centre canadien d'architecture), seront en vente dès vendredi.23e FIFA, du 10au 20mars.Info : www.artfifa.com ou 514 874-1637.Du Québec et d'ailleurs Nom : Prénom: Âge : Adresse: App : Ville: Code postal : Tél.: (rés.) Tél.: (trav.) Question d'habileté : 10x2+4 -6= Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des prix offerts est de 2800 $.Cette annonce sera publiée les 21, 23, 26, 28 février, 2 et 5 mars 2005.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.POUR PARTICIPER : Remplissez le coupon de participation et postez-le à : La Presse, C.P.11051, Succursale Centre-Ville, Montréal, Québec H3C 4Y7 GRÂCE AU 10 PERSONNES ET 3 DE LEURS AMIS ASSISTERONT AU SPECTACLE 2005 DU CIRQUE DU SOLEIL SOUS LE GRAND CHAPITEAU AU VIEUX-PORTDEMONTRÉAL! LE SPECTACLE EST PRÉSENTÉ À COMPTER DU 21 AVRIL BILLETS EN VENTE MAINTENANT au 790-1245 et à CIRQUEDUSOLEIL.COM ET À 3291968A ENVOYÉ SPÉCIAL Ce soir 20 h 15 ans de grand reportage Une émission anniversaire avec des femmes et des hommes qui ont fait bouger les choses dans le monde.Retour sur des histoires fortes.3295947A Découvrez le tout nouveau spectacle de tournée du Cirque du Soleil Photo: Al Seib © 2002 Cirque du Soleil Inc.On gagne à le consulter souvent 3276961A RACHID TAHA PRÉSENTE 3 MARS CABARET 4 MARS LA TULIPE Billets en vente au 514.845.2014 / 514.529.5000 et chez Admission 514.790.1245 5 MARS MÉTROPOLIS Billets en vente chez Ticketpro 514.908.9090 LA TOURNÉE MONTRÉALAISE APRÈS 6 CONCERTS SOLO À GUICHET FERMÉ 2 nouvelles dates solo au Cabaret LES 13-14 MARS et LES 24-25 MARS à la Tulipe avec son orchestre Billets en vente au 845-2014 / 529-5000 / Admission 790-1245 béluga EN CONCERT AU CABARET 9-16-24 mars et 2 avril Billets en vente au 514.845.2014 / 514.529.5000 et chez Admission 514.790.1245 photo : Jean-Francois Bérubé photo : Richard Dumas illustration : Colette Beaudin 12$ + taxes 3296370A ENFANTS SPORTIFS, PARENTS FAUCHÉS ?LES COÛTS DU SPORT UN GRAND DOSSIER SAMEDI PROCHAIN DANS 3293145A l.BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC23FRM - Autant que possible, nous allons les affronter un par un.D'autre part, le recrutement des équipes de Vacuum - je vous rappelle qu'il s'agit du groupe, à l'intérieur de notre filiale GDS, qui est dédié aux interventions directes - le recrutement des équipes de Vacuum, donc, se fera en bonne partie parmi ces groupes secondaires.Cela nous permettra à la fois d'identifier leurs éléments les plus dangereux et de les utiliser à notre avantage.Au besoin, nous pourrons même les jouer les uns contre les autres.Par ailleurs, leur «consolidation», comme je disais, ne signifie pas nécessairement leur disparition.On peut très bien envisager de leur laisser toute une gamme d'activités en sous-traitance.- Cela fera autant de moins pour nous.Cette fois, l'objection venait du Russe.Fogg vit Xaviera se tourner vers lui, mais avec un léger retard, comme si elle avait hésité à tenir compte de la question.- Permettez-moi de faire une distinction.Vos activités, comme vous dites, sont globalement de deux types.Il y a d'abord ce qui a trait à différents commerces: que l'on parle de trafic d'armes, d'oeuvres d'art ou d'organes, de drogues, de prostitution, il s'agit d'offrir aux gens des choses pour lesquelles ils sont prêts à payer, mais que les lois et les gouvernements leur interdisent de se procurer.C'est la partie commerciale de vos entreprises, c'est celle qui est de loin la plus rentable.Et puis il y a la partie extorsion: vols à main armée, enlèvements contre rançon, chantages.- Où classez-vous le racket de protection?- Je veux bien admettre qu'il existe des zones grises.Je pense au prêt usuraire, au détournement de contrats publics, au racket d'assem- - 300 - Cette fois, c'était le responsable de la Cosa Nostra qui avait repris la parole.Le ton presque badin n'enlevait rien à la fermeté de l'objection.- Bien sûr que non.C'est pourquoi le Consortium vous propose un autre service à l'intérieur de GDS.Une sorte de système de courtage pour les interventions musclées qui sortent des opérations courantes.Certaines de vos organisations ont déjà collaboré à des opérations du genre en fournissant de la maind'oeuvre.Je fais référence, à titre d'exemple, au nettoyage que nous avons effectué à Bangkok, il y a quelques années.PARIS, 13H37 - .au nettoyage que nous avons effectué à Bangkok, il y a quelques années.blées générales d'industries, tel - Bangkok?fait le Mexicain.qu'on le pratique au Japon, ou encore au contrôle qu'exerce la mafia américaine sur des secteurs industriels comme celui du béton.Mais, dans tous ces cas, vous rendezrvice: vous accordez une protection réelle à ceux qui vous paient.- Vous oubliez une chose importante.Ces commerces, comme vous les appelez, reposent tous sur l'utilisation d'une certaine force.- Je vous assure que je ne l'oublie pas.Au contraire, j'y viens.Mais je veux d'abord conclure sur la distinction que j'ai faite.Ce que le Consortium vous propose, c'est de vous concentrer sur les activités les plus payantes, je parle des trafics, et de laisser les activités de délinquance aux groupes mineurs.- On ne peut quand même pas faire confiance à ces groupes pour régler toutes les affaires délicates qui peuvent se présenter.À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN23 FR ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE / Billy l'éclopé ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le jeune Billy traîne la patte.Il suscite la moquerie de la plupart des habitants de son île perdue de l'Irlande.Pourtant, il est bien moins handicapé que les autres.Il lit, il rêve, il croit en l'impossible, comme de pouvoir partir un jour pour l'Amérique, faire carrière en cinéma.Il est libre.Billy l'éclopé et La Reine de beauté de Leenane sont du même auteur, Martin Mc Donagh.Dans un premier temps, on se demande ce qu'elles ont en commun \u2014 à part l'Irlande.La reine de beauté frappait par sa violence et sa lucidité ; ici, on a d'abord l'impression de se retrouver devant des scènes du Temps d'une paix, une belle chronique aux accents nostalgiques, animée par une galerie de personnages pittoresques, quasi archétypiques : le journaliste vipérin, les deux vieilles filles du magasin général, la jeune fille délurée (et violente), la vieille dame alcoolique, l'élégant docteur, le valeureux marin.Et Billy, l'équivalent de l'idiot du village.Celui dont on peut rire.Mais à mesure qu'on entre dans ce monde, on se rend compte à quel point il en cache un autre.Enracinés dans cette île-refuge, où ils se connaissent trop pour respirer à l'aise, les insulaires manifestent tous des signes de dérèglement.Kate, une des vieilles filles, parle à une roche dans les moments d'angoisse.Et la roche lui répond.Eileen, sa complice, mange sans contrôle.Le jeune Bartley, qui rêve d'Amérique, aime à placer le mot « longue vue » dans toutes les conversations ; sa soeur Helen éprouve un plaisir voluptueux à lancer des oeufs.Quant à Johnny le journaliste, il s'emploie à tuer sa mère à petit feu en la faisant boire.Illustrer ainsi l'enfermement, sa sclérose et son poids, est d'une superbe originalité.Sous la vivacité de ces gens qui se voient tous les jours, couve une cruauté sans nom.Ils se font mal parce qu'ils étouffent.Les secrets sont violés, la confiance est bafouée.Même Billy doit trahir ses proches pour quitter son île.Ces personnages sont incarnés avec éclat par l'ensemble des comédiens.Entre les « valeurs sûres » \u2014 Pierrette Robitaille, Eileen rageuse et frustrée ; Pierre Gendron, attachant marin au grand coeur ; Béatrice Picard, d'une délirante délinquance en alcoolique finie ; Jean Maheux, Chantal Baril et Normand Lévesque, dont la petite méchanceté quotidienne donne froid dans le dos \u2014 et les « petits nouveaux », Monique Duceppe compose une distribution du calibre, me semblet- il, de celle de son Fleurs d'acier.Stéphane Bellavance (Bartley pathétique et craintif), Carl Poliquin (qui joue Billy sans esbroufe, et dégage sa sensibilité plutôt que d'insister sur son handicap) et Jennie- Anne Walker (Helen, qui se protège par l'attaque) se fondent avec une grande aisance à plus chevronnés qu'eux.Ils sont réjouissants.Même savoir-faire pour le reste de la production.Un plateau tournant où défilent le magasin général, un perron devant une maison, la chambre de la mère de Johnny.À l'avant-scène, du sable, une embarcation renversée.De la musique celtique ou le bruit de la mer en toile de fond.Évidemment, on prend son temps sur l'île d'Inishmaan.Aujourd'hui prolonge hier et évoque demain.Les dialogues sont parfois d'une lenteur éprouvante.Il faut s'acclimater.Si on en fait l'effort, on apprécie cependant la construction de certaines scènes qui, telles de hautes vagues, passent constamment de l'émotion à l'humour dans un mouvement de ressac.(Eileen et Kate s'avouant que Billy leur manque ; Bartley et sa soeur Helen, tentant un rapprochement.) Billy l'éclopé reviendra sur son île.Pour se réapproprier son passé.Mais sur cette contrée d'autrefois, son avenir se dessine.BILLY L'ÉCLOPÉ, de Martin Mc Donagh.Traduction: Michel Dumont.Mise en scène: Monique Duceppe.Interprétation : Carl Poliquin, Pierrette Robitaille, Chantal Baril, Stéphane Bellavance, Pierre Gendron, Normand Lévesque, Jean Maheux, Béatrice Picard, Jennie-Anne Walker.Décor: Marcel Dauphinais.Costumes : François Barbeau.Éclairages : Luc Prairie.Musique : Stéfane Richard.Àl'affiche du Théâtre Jean-Duceppe jusqu'au 26 mars.Le tour de l'île Venez passer la nuit avec les pharaons AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL DU SAMEDI 26 AU DIMANCHE 27 FÉVRIER Présentée par la Fondation American Express VISITEZ L'EXPOSITION ÉGYPTE ÉTERNELLE EXCEPTIONNELLEMENT OUVERTE TOUTE LA NUIT, ET ASSISTEZ EN PLUS À DES ACTIVITÉS GRATUITES ET FASCINANTES.Droits d'entrée réduits de moitié du samedi, 17 h, au dimanche, 5h : 7,50$ au lieu de 15 $ Horaire détaillé des activités : www.mbam.qc.ca/nuitblanche (514) 285-2000 Le pavillon Jean-Noël Desmarais sera ouvert du samedi 26 février, 10h, au dimanche 27 février, 5h.Les portes du pavillon ouvriront de nouveau le dimanche 27 février de 10h à 18h.La réduction s'applique seulement au tarif régulier pour adultes de 15 $.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion.Statuette Shaouabti d'Amosis, provenance inconnue, probablement de Thèbes, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie, Règne d'Amosis (vers 1550-1525 av.J.-C.) © Trustees of The British Museum.Courtesy of the AFA.SAMEDI À 13h et à 14h30 Atelier: portrait de famille à l'égyptienne De 17h à 20h Cérémonie du thé à la menthe; présentation et dégustation de mets égyptiens, offerts par le Café Restaurant Jounieh; art corporel et tatouages traditionnels au henné par Luma R.Brieuc, artiste mehndi De 20h à 22h30 Voyage musical inspiré de l'Égypte en compagnie de Suzy Tremblay, de ses musiciens et de danseurs De 22h30 à minuit Contes érotiques des Mille et Une Nuits par Myriame El Yamani DIMANCHE De minuit à 5h Projection de films (v.o.avec sous-titres français) The Mummy et The Mummy Returns À 13h et à 14h30 Atelier: portrait de famille à l'égyptienne La Boutique satellite de l'exposition sera ouverte jusqu'à 23h samedi.Programmation complète de la Nuit blanche au www.montrealenlumiere.com 3289689A FLASHES Roger Toupin, épicier variété au MOMA Le Musée d'art moderne de New York fait une petite place, pour la deuxième année consécutive, au cinéma canadien.Neuf films seront à l'affiche, au célèbre musée newyorkais, du 16 au 23 mars, dont le film de Carole Laure CQ2, celui de Daniel Roby La Peau blanche et le documentaire de Benoît Pilon Roger Toupin, épicier variété.Chacun des films sera présenté deux fois.L'événement est présenté en partenariat avec Téléfilm Canada.Lynda Thalie au Rwanda L'auteure-compositrice-interprète Lynda Thalie représentera le Canada à la Quinzaine de la francophonie 2005, qui aura lieu au Rwanda du 5 au 20 mars.La chanteuse algéro- québécoise fera une tournée dans les principales villes rwandaises où quatre spectacles sont prévus du 11 au 15 mars.Entre temps, Lynda Thalie se consacre à la préparation de son deuxième album dont la sortie est prévue pour le printemps."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.