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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-02-15, Collections de BAnQ.

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[" FIFM : LE FESTIVAL DU NOUVEAUCINÉMA RÉPLIQUE AUJOURD'HUI PAGE 3 BAS LES MASQUES PAGE 2 Michel Bouquet Radio-Canada court après Véro pour animer son talk-show d'été Guy A.n'animera pas le prochain gala de l'ADISQ LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Radio-Canada ne s'en cache pas : c'est Véronique Cloutier qu'elle veut pour animer son talk-show d'été.Qui pourrait revenir à l'automne comme La Fureur, lancée en été, qui a connu un grand succès.C'est le premier choix de la maison, avant celui de Michel Barrette qui a refusé l'offre.Voilà deux ans que le directeur des programmes Mario Clément court après Véronique Cloutier, admet Dominique Chaloult, directrice des Variétés.Mais Véro n'a pas encore dit oui.Hier, Mme Cloutier disait qu'elle n'avait jamais été approchée par Radio- Canada.Un léger mensonge.Et elle ajoutait qu'avec deux enfants, son émission de radio qui se prolongera jusqu'au 25 juin parce que les sondages iront jusque là, et sa série hebdomadaire Ça va être ta fête, elle est super occupée.Ça, c'est vrai.Toutefois, la série Ça va être ta fête finit le 8 avril.La grande travailleuse qu'est Véro pourrait-elle caser un talk-show quotidien dans son horaire d'été ?Peut-être que Radio-Canada pourrait installer ses caméras sur le bord de la piscine de Véro.Le jeu 21 mis à mort par TVA Dès son entrée en ondes l'automne dernier à l'antenne de TVA, le jeu 21 sentait la mort : silence dans le studio, aucun rythme, et questions répétées deux fois.En plus, les questions étaient souvent sans intérêt.21 n'aura vécu qu'une saison et mourra au printemps.Même son animateur Guy Mongrain, à la radio 98,5 FM hier, avouait que le jeu n'était pas une réussite.Mais si 21 est d'un ennui total pour les téléspectateurs à 18 h 30 du lundi au vendredi, il avait quand même de l'auditoire en première partie de saison.Mais peu à peu, le joyeux jeu L'union fait la force à Radio-Canada a commencé à le battre de temps en temps.Puis, Radio- Canada a porté le coup fatal en gardant le jeu animé par Patrice L'Ecuyer à l'affiche durant le congé de Noël.Des spéciales avec enfants.Le succès a été très grand et depuis les Fêtes, L'union fait la force dépasse confortablement le plat 21.Devant cette concurrence de Radio- Canada \u2014à laquelle TVA n'était plus habitué \u2014 et aussi celle du magazine Flash à TQS, TVA a décidé de ne pas renouveler 21 en septembre.Une émission qui part mal une soirée est sans utilité pour une chaîne comme TVA qui tient à garder sa première place dans les cotes d'écoute.Pour l'instant, le vice-président programmation Philippe Lapointe dit étudier différents concepts, et pas tous de jeux.Une chose est certaine : pas question de ramener le jeu Charivari, qui faisait des heureux à l'époque, dans le portrait.Reste que le public n'en veut pas à l'animateur Guy Mongrain, qui fait aussi avec succès La Poule aux oeufs d'or.Il est en nomination deux fois au Gala Metro Star.Pour la meilleure animation de jeu et dans la catégorie ultime, la personnalité de l'année Le Metro Star.Question: pourquoi TVA a-t-il acheté un vieux concept américain plutôt que d'inventer un nouveau jeu ?L'union fait la force a été concocté chez nous, par les humoristes Dominique Lévesque et Pierre Huet, et beaucoup d'idées de Patrice L'Ecuyer.Et ça marche ! Enfants mal aimés par leurs parents et par le système L'émission Enjeux \u2014Radio-Canada, 21 h ce soir\u2014 présente une réalité désolante ce soir : des enfants dont personne ne veut qui sont hébergés dans l'internat Le Tremplin.Où le personnel dévoué fait de son mieux, mais est nettement débordé.Le reportage nous montre \u2014sans qu'on puisse les identifier\u2014 une douzaine de garçons qui ont toutes sortes de troubles de comportement.Ils sont ou autistes, ou psychotiques, ou anxieux, ou psychotiques.Souvent incapables de gérer leur colère.Ils sont sous médication et le personnel ne sait pas si les nombreux médicaments sont vraiment efficaces dans leur condition.En tout cas, ça les calme un peu et ils peuvent fonctionner.Ces enfants viennent de familles dysfonctionnelles qui n'en pouvaient plus.Mais qui souvent les réclament tout de même.Les juges sont portés à dire oui, parce que les droits de la famille sont sacrés.Mais la plupart sont tellement atteints qu'ils reprendront le chemin des institutions.Il faut entendre les petits garçons dire avec ferveur combien ils ont hâte de retourner chez eux.Poignant.Au Tremplin, il n'y a pas de pédopsychiatres pour s'occuper d'eux.Pour en voir un, il faut prendre rendez- vous à l'hôpital comme tout le monde.Des cas graves doivent attendre longtemps.Un reportage effrayant sur notre société qui est sensée s'occuper des plus faibles et les néglige.HUGO DUMAS TÉLÉVISION Guy A.Lepage n'animera pas le prochain gala de l'ADISQ, tâche dont il s'acquittait depuis cinq ans déjà.Tout le monde en parle remplit toutes les cases libres de son agenda et il manque de temps.« C'est purement conflictuel », explique Guy A.Lepage, qui consacre quasiment sept jours chaque semaine à la préparation et à l'animation de son émission dominicale.Ajouter un gros gala à sa tâche de travail actuelle se ferait « en hypothéquant des nuits, soutient l'animateur, et ce serait très rough ».Et Guy A.Lepage ne veut pas accumuler les contrats pour tourner, au bout du compte, les coins ronds.« Je suis un livreux.Si j'accepte un contrat, je livre », indique-t-il.L'animateur remarque également que le gala de l'ADISQ et Tout le monde en parle sont deux projets très collés sur l'actualité et qu'il est impossible de « prendre de l'avance ».Guy A.Lepage vient de communiquer sa décision aux gens de l'ADISQ, qui partent maintenant à la recherche d'un nouvel animateur pour le gala de 2005, qui se tiendra encore à la fin du mois d'octobre.Le départ de Guy A.Lepage n'a rien avoir avec le lancer du trophée du Félix de Richard Desjardins et la controverse qui a éclaté par la suite, précise le président de l'ADISQ, Yves- François Blanchet.« C'est lui (Guy A.) qui nous a informés qu'il ne pourrait pas animer cette année.La relation entre Guy A.et l'ADISQ a toujours été excellente », dit Yves-François Blanchet.Pour l'instant, personne n'est sur les rangs pour le job de Guy A.Lepage.Et pas question d'imiter le gala des Gémeaux, qui fonctionne sans animateur depuis deux ans.«Les animateurs ont toujours eu un rôle central dans le gala de l'ADISQ », souligne Yves-François Blanchet.L'ADISQ et la SRC se rencontreront prochainement pour discuter du remplacement de Guy A.Lepage, qui a tenu la barre pendant cinq ans.Avec neuf galas derrière la cravate, Yvon Deschamps détient le record à l'ADISQ.René Simard et Michel Rivard en ont animé deux chacun.Guy A.Lepage laissait entendre hier qu'il pourrait animer si le gala se déroulait en mai, par exemple.Une option que le président de l'ADISQ écarte tout de suite.« On a un gala qui fonctionne bien à l'automne et qui fait de très bonnes cotes d'écoute », note Yves-François Blanchet.>Voir ADISQ en page 3 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Radio-Canada souhaite confier son émission d'été à Véronique Cloutier.L'animatrice, pour sa part, fait valoir son emploi du temps très chargé.Un cahier spécial mercredi dans 3293934A Copies supplémentaires disponibles aux endroits suivants : > UQAM > Mc Gill > HEC-UdM > ETS > Cegep du Vieux-Montréal > Cegep Ahuntsic > Renaud Bray > Chapters Indigo CARRIÈRES PROFESSIONS ARTS ET SPECTACLES 55e FESTIVAL DE BERLIN BERLINOTES Bas les masques Dans un cinéma israélien près de chez vous.Serait-ce une conséquence du récent sommet entre les dirigeants palestiniens et israéliens ?Toujours est-il que le réalisateur palestinien Hany Abu-Assad, dont le nouveau film, Paradise Now, est présenté à Berlin en première mondiale, a appris cette semaine que le Israeli Film Fund allait soutenir la distribution de son film dans son territoire.Compte tenu du fait que le récit s'attarde à deux terroristes kamikazes qui comptent se rendre à Tel-Aviv pour se faire exploser, la nouvelle se révèle pour le moins étonnante.« J'en suis évidemment ravi », a commenté hier le cinéaste.« Cela dit, il faudra maintenant voir sir les Israéliens seront intéressés à aller voir ce film.Ce n'est pas gagné.Du côté palestinien, j'espère au moins pouvoir organiser des projections à Naplouse, où le film a été tourné, mais sachez qu'à part celui de Ramallah, il n'y a aucun cinéma dans les territoires occupés.» Cherchez l'erreur.La plupart des journalistes de cinéma présents à Berlin ayant le mandat de couvrir les films inscrits en sélection officielle (trois projections par jour, suivies d'autant de conférences de presse), les autres sections du Festival ne peuvent évidemment bénéficier de la même attention médiatique.Don Mc Kellar, dont le film Childstar est présenté ici dans la section Panorama, a pourtant eu le plaisir de voir le nombre de journalistes assistant à sa conférence de presse s'accroître au fur et à mesure que celle-ci se déroulait.L'ennui, c'est que ces derniers, n'ayant pas vu son film, ne lui posaient pas de questions.Plusieurs d'entre eux étaient en effet là pour réserver leur place en vue de la conférence de presse de Catherine Deneuve, prévue 40 minutes plus tard.L'approbation des stars Le phénomène est le même partout dans le monde.Dès qu'une star hollywoodienne pose les pieds en terre étrangère, les « indigènes » s'empressent de s'enquérir de l'opinion de ladite star sur l'endroit qu'elle daigne honorer de sa visite.Inévitablement, les Keanu Reeves, Dennis Quaid et Kevin Spacey de ce monde se font ici demander, de la même manière qu'à Montréal, Toronto, Tokyo ou ailleurs, ce qu'ils pensent de leur ville hôte.« Ich liebe Berlin ! » s'est contenté de répondre Reeves.Spacey, dont le film Beyond the Sea est présenté dans la section Panorama de la Berlinale (cette biographie de Bobby Darin fut d'ailleurs tournée en partie dans les studios de Babelsberg, situés non loin d'ici), a déclaré en riant ne pas avoir eu beaucoup de temps pour visiter la ville.« Bob Hoskins et moi avons toutefois beaucoup bu au bar de l'hôtel ! » Les traits tirés, Spacey est venu à Berlin pendant le jour de relâche du Old Vic Theatre de Londres, le théâtre dont il assume la direction artistique.Marc-André Lussier MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL BERLIN Le cinéaste français Robert Guédiguian, dont les films ont toujours été socialement engagés, a vécu de façon paradoxale l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand.« Aujourd'hui, dit-il, je crois que tout ce qui reste de lui se résume à une seule date : le 10 mai 1981.Personnellement, j'ai vécu ce moment de façon parfaitement contradictoire.Je me réjouissais bien entendu de la victoire \u2014 enfin ! \u2014 du socialisme en France, mais celle-ci survenait à un moment où le socialisme était en train de s'effondrer un peu partout dans le monde.» Dans ces circonstances, aucun homme, selon lui, ne pouvait être à la hauteur des attentes.Aussi n'estil pas étonnant que dans Le Promeneur du Champ de Mars, un film qui s'attarde aux derniers mois de la vie de l'ancien président de la République française, Guédiguian ait évacué tout l'aspect relatif à l'exercice du pouvoir pour ne se concentrer que sur le plan des idées.« D'une certaine façon, Mitterrand était déjà mort le jour où il a été élu président », fait remarquer le cinéaste.Un peu comme si le mythe était déjà devenu trop grand.Inspiré par Le Dernier Mitterrand, le livre qu'a écrit Georges-Marc Benamou à partir de ses entretiens avec François Mitterrand, ce film, présenté ici en compétition officielle, est, précise Guédiguian, une « fiction totale ».Bien que le bouquin lui ait permis de trouver une structure dramatique, de même qu'une interprétation aux faits qui y sont décrits, le réalisateur de Marius et Jeannette s'est en effet beaucoup écarté du livre afin de faire du film une oeuvre à part entière.« Il ne s'agit pas ici d'un film biographique mais plutôt d'une allégorie, d'une théâtralisation du personnage qu'était Mitterrand », explique-t-il.C'est pour cette raison même qu'il tenait à ce que Michel Bouquet se glisse dans la peau d'un homme dont l'influence demeure intacte pendant tout son deuxième mandat, même si, au moment où commence le récit, il est déjà passablement diminué par la maladie.« Si Michel n'acceptait pas la proposition, je ne signais pas la réalisation, c'était aussi clair que ça.Pour qu'un film comme celui-là fonctionne, il faut que l'image que nous proposions du personnage l'emporte sur celle que le spectateur a déjà dans son esprit.Seul un très grand acteur peut y parvenir.À mon sens, personne d'autre que Michel ne pouvait relever un tel défi.» Excusant l'absence de l'acteur qui, après une tournée de promotion intense (le film sort demain en France), est « un peu fatigué », Robert Guédiguian a évidemment aussi évoqué les espoirs déçus de tous les tenants de la gauche, soufflés par « 20 ans de libéralisation effrénée ».« Mais je ne perds pas espoir.Ce film procède déjà d'un questionnement qui doit être fait par rapport à nos idéaux.» Quant à cette vague de films biographiques qui semble maintenant déferler dans les salles de cinéma, Guédiguian explique que l'humanité ayant présentement très peu de projets collectifs, elle a évidemment besoin de se tourner vers des personnages du passé afin de stimuler son imaginaire.« Tant dans la littérature qu'au cinéma, j'ai d'ailleurs l'impression qu'on porte une grande attention aux puissants pour une raison bien simple : ce qui nous fascine chez eux, c'est que tout leur pouvoir ne les préserve pas de leur condition humaine.» Le Promeneur du Champ de Mars, qui est essentiellement constitué de scènes de dialogues entre Mitterand et un jeune journaliste avec qui il s'entretient durant les derniers mois de sa vie (Jalil Lespert, très bien), est un film qui, bien qu'un peu statique sur le plan de la mise en scène, est néanmoins fascinant.Et révèle une facette de l'homme qui, pour la plupart d'entre nous, restait jusqu'ici inédite.Michel Bouquet offre par ailleurs une composition saisissante.À ce qu'on nous dit, ce film intéresserait présentement l'un de nos distributeurs.Si on croise bien les doigts, on pourra peut-être même avoir droit à une sortie en salle au cours des prochains mois au Québec.Une bombe dans la tête Le cinéaste palestinien Hany Abu- Assad s'était fait remarquer il y a trois ans avec Rana's Wedding, drame romanesque sur une jeune Palestinienne en quête d'un mari à Jérusalem.Avec Paradise Now, présenté hier en compétition dans la Berlinale, il pousse sa démarche encore plus loin en s'attardant cette fois au parcours de deux jeunes hommes qui viennent d'être désignés pour commettre des attentats suicide à Tel-Aviv.Proposant une vision qui a le mérite de ne pas peindre tout en blanc ou en noir, ce film donne un visage à des individus qui, parfois, sont quand même rongés par le doute.Magnifiquement interprété, Paradise Now s'attarde en tout cas à une problématique qui, jusqu'à maintenant, n'avait jamais été abordée dans un long métrage au cinéma.Rien que pour ça, Abu-Assad aura ici fait oeuvre utile.Les frais de ce reportage ont été en partie payés par le Festival de Berlin.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : mlussier@lapresse.ca PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE L'acteur Michel Bouquet prend les traits du président François Mitterrand dans le dernier film du cinéaste Robert Guédiguian.« S'il n'acceptait pas le rôle, je ne réalisais pas ce film », a indiqué le réalisateur.Autour deminuit.MARIE-CHRISTINE BLAIS Dans le milieu du court métrage, les rumeurs allaient bon train : qui allait bien réaliser le court métrage fait sur mesure pour être diffusé à minuit, au cours de la Longue Nuit du court, cette nuit blanche consacrée aux « p'tites vues », du 26 au 27 février, dans le cadre du festival Montréal en lumière ?La réponse est officielle, ce sera le jeune réalisateur- scénariste Christian Laurence, un des quatre cofondateurs de Kino, ce mouvement québécois qui a remis au goût du jour le court depuis 1999.Les comédiens Sébastien Delorme et Geneviève Brouillette ont tourné sous sa direction samedi dernier.Son film intitulé Comme une heure qui n'existait pas fera en outre l'objet d'une première puisqu'il sera simultanément présenté en salle dans sept villes, ainsi qu'à la télé et en ligne : quand le 26 deviendra le 27 février, non seulement sera-t-il projeté à Montréal (tant à l'Impérial qu'au Cinéma ONF) mais également dans six autres villes, soit Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay, Rouyn-Noranda, Edmundston et Moncton, tout en était aussi diffusé à ARTV et sur le site www.Silence On Court.tv.« Michel (Coulombe, responsable de la programmation de La Longue Nuit du court) m'avait demandé de faire un film autour de la thématique de minuit, explique Christian Laurence, et j'ai eu envie de pousser encore plus loin cette idée en me penchant sur le temps lui-même.Hasard ou non ?L'entrevue avec le réalisateur s'est faite à toute vapeur, par téléphone, entre deux réunions: « Exactement comme dans mon film », dit-il en riant.Le court métrage débute en effet par une entrevue menée par un journaliste pigiste, entrevue téléphonique avec la ministre de la Famille qu'il mène directement.assis sur les toilettes ! « Fred, mon personnage, pense que le plus grand inventeur est Alexandre Graham Bell, qui a inventé le téléphone et qui a ainsi réussi, pour la première fois, à séparer le temps et l'espace », précise encore Laurence.Pendant la fameuse nuit où nous reculons tous notre montre d'une heure (enfin, presque tous), Fred rencontrera une ancienne flamme, devenue mère de famille et dont la conception du temps est évidemment tout autre que celle du pigiste.On n'a encore rien vu, mais cela présage- t-il que Geneviève Brouillette jouera un personnage zen et Sébastien Delorme un énervé ?Quoi qu'il en soit, dans la grande tradition de Kino, le film a été tourné par une très petite équipe et dans le temps de le dire : c'est Kim Nguyen (réalisateur du Marais) qui fera le montage, alors que Rafaêl Ouellet s'est chargé de l'image et Geneviève Albert de la prise de son.Short and sweet, comme Shakespeare devait parfois se faire la remarque.Rappelons, comme ça, en passant, que la devise de Kino, qui compte aujourd'hui des membres dans neuf pays, regroupés dans une trentaine de cellules, est toujours « Faites bien avec rien, faites mieux avec peu, faites-le maintenant ».Pour connaître maintenant les détails de la programmation de la Longue Nuit du court à Montréal et dans chacune des six villes associées www.Silence On Court.tv ENTENDU « Kevin Spacey ne travaillera jamais plus avec ce goujat ! » \u2014Le réalisateur Kevin Spacey à propos de l'acteur Kevin Spacey.Soyez de la fête! Grâce à La Presse, courez la chance d'être parmi les 20 personnes qui obtiendront une paire de billets pour assister à la pièce Billy l'éclopé le 9 mars prochain au Théâtre Jean-Duceppe.Tous les invités seront conviés à une petite réception à l'entracte ainsi qu'à une rencontre avec les comédiens après le spectacle.Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 25 février 2005 (date du tirage) à 9 h 30 à : Concours « Soyez de la fête! », C.P.1029, succ.Desjardins, Montréal, Québec, H5B 1C2.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles à la Compagnie Jean Duceppe.La valeur totale approximative du prix est de 1 710 $.Coupon de participation Nommez un(e) comédien(ne) de Billy l'éclopé Nom Prénom âge Adresse app.Ville C.P.Tél.rés.( ) .Tél.trav.( ) .À L'AFFICHE DU 16 FÉVRIER AU 26 MARS AU THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE RÉSERVATIONS (514) 842-2112 CONCOURS www.du ceppe.com 3291734A . ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS DE MONTRÉAL STÉPHANIE BÉRUBÉ Il était question d'une fusion entre le Festival du nouveau cinéma de Montréal et le nouveau festival de films organisé par l'Équipe Spectra et son regroupement.Le mariage des deux événements montréalais ne semble plus possible : les organisateurs des deux festivals ne s'entendent pas.Loin de là.Au coeur du problème, il y a les dates.La semaine dernière, le président de l'Équipe Spectra, Alain Simard, a annoncé officiellement que son nouvel événement, baptisé le Festival international de films de Montréal, se tiendrait cette année du 12 au 23 octobre.Le directeur du Festival du nouveau cinéma de Montréal, qui fêtera son 34e anniversaire cette année, es t ulcéré: Claude Chamberlan soutient que les deux organisations ne se sont jamais officiellement entendues pour présenter leurs événements simultanément en 2005.De plus, il voit la date d'ouverture choisie par Spectra, le 12 octobre, soit la veille du lancement de son festival, comme un acte de confrontation.Le Festival du nouveau cinéma doit avoir lieu du 13 au 23 octobre, autour du Complexe Ex-Centris, boulevard Saint-Laurent ; le Festival international de films de Montréal ; quelques rues à l'est, dans le Quartier latin, autour du Théâtre Saint-Denis.« Deux festivals en même temps, dans la même ville, c'est du jamais vu sur toute la planète, lance Chamberlan.On peut voir ça juste au Québec.C'est du grand ridicule, avec un R majuscule.» En décembre dernier, la SODEC et Téléfilm Canada, ont annoncé qu'ils confiaient l'organisation d'un nouveau festival de cinéma à Spectra et un regroupement de professionnels de l'industrie.Daniel Langlois, le président du Festival du nouveau cinéma de Montréal, a accepté de se joindre au conseil d'administration du nouvel événement, sur lequel il siège toujours.Depuis, les deux groupes discutent sur de possibles collaborations.Mais, apparemment, tous ne s'entendent pas.Hier soir, l'Équipe Spectra a publié une « mise au point » où elle qualifie la sortie de Chamberlan de « malentendu ».« Même si l'objectif du Regroupement est de rallier toutes les forces vives du milieu cinématographique, incluant M.Chamberlan, autour d'un projet commun (.), nous ne cherchons aucunement à obliger M.Chamberlan à se joindre au Regroupement et à son festival, ni à lui imposer ses vues », peut-on lire dans le communiqué.On y précise aussi que Spectra et le Regroupement qui organise le nouveau festival demandent aux institutions publiques de permettre au festival de Claude Chamberlan de continuer d'être présenté en octobre, si tel est sa volonté.Quant à ce nouveau Festival international de films de Montréal, il sera présenté l'été, dès 2006.Ce «malentendu» entre Alain Simard et Claude Chamberlan n'est rien de bon pour ce festival naissant.Déjà, Serge Losique, le président du Festival des films du monde de Montréal (FFM) a vertement critiqué le nouvel événement dans un communiqué envoyé aux médias la semaine dernière.Losique accuse Spectra, entre autres, d'usurper le mandat du FFM.Joint au téléphone en soirée hier, alors qu'il rentrait à peine du festival de cinéma de Berlin, le président de Spectra, Alain Simard, s'est dit désolé de la tournure des événements et affirme qu'il a d'excellentes relations avec d'autres représentants du Festival du nouveau cinéma de Montréal, notamment avec sa directrice générale, Sheila de la Varende.Il a aussi précisé que s'il a choisi le 12 octobre pour inaugurer son nouveau festival, c'était justement pour « ne pas faire d'ombre » au Festival du nouveau cinéma.Selon lui, les discussions entre les organisateurs des deux événements sont toujours possibles et le projet de fusion n'est pas encore abandonné.Claude Chamberlan était moins positif hier soir.Le directeur du Festival du nouveau cinéma a affirmé qu'il ferait connaître ses intentions, officiellement, aujourd'hui.Une guerre de dates s'amorce Coup de choeurs à Laval 3284908A ALEXANDRE VIGNEAULT Laval compte des dizaines de chorales de tous les genres.Grégory Charles affirme d'ailleurs que c'est dans sa ville d'adoption qu'on trouve la plus grande concentration de choristes au Québec.Le lieu semblait donc tout désigné pour accueillir un festival annuel de l'art choral, dont la toute première présentation aura lieu du 22 au 30 juin.Le Mondial choral de Laval, c'est une équipe d'une trentaine de personnes qui travaille depuis huit mois à la mise sur pied d'un événement d'envergure.Imaginez, le nouveau festival accueillera dès sa première présentation des milliers de chanteurs en provenance de différentes régions du Québec, mais aussi du Canada, de l'Espagne, de la Belgique, de la France, de Cuba et des États-Unis.« On ne se doute pas à quel point l'art choral est un élément central de la musique, fait valoir Grégory Charles, qui dirige des choeurs depuis 20 ans.Souvent, on regarde ça avec un peu de mépris, parce qu'on imagine des gens qui chantent dans un jubé.Mais le chant choral, c'est la forme la plus universelle de musique.Peu importe la civilisation ou le moment de l'histoire, tous les grands événements sont accompagnés d'une forme de chant collectif.Le chant choral figure au premier rang des loisirs au Québec, selon Grégory Charles.Il suffit de se rappeler l'intérêt suscité par les concerts événements 2000 voix chantent le monde, au tournant du millénaire, pour avoir une idée du phénomène.Bien que l'art choral ait longtemps été étroitement lié à la religion \u2014 quantité de jeunes et moins jeunes ont déjà été enfants de choeur, au sens strict\u2014 les chorales sont depuis longtemps sorties de l'église.« Le chant choral est une expression élémentaire de notre spiritualité, c'est clair, reconnaît Grégory Charles.Mais c'est aussi une expression élémentaire de nos bonheurs et nos peines.Indépendamment de la force d'une religion ou d'un mouvement spirituel, c'est l'expression de notre humanité.» Le Mondial choral de Laval débutera le 23 juin avec un spectacle de la fête nationale intitulé le Grand Choeur du Québec, conçu à partir des coups de coeur chansonniers du public (il est possible de voter sur le site www.mondialchoral.org).Au cours des jours suivants, le public aura notamment droit au Choeur diabolique (avec Les Charbonniers de l'Enfer), au Choeur du pays (avec des ensembles du Québec, de l'Espagne et de l'Acadie) et à un concert symphonique avec l'Orchestre symphonique de Montréal.Guy A.n'animera pas le prochain gala de l'ADISQ ADISQ suite de la page 1 Parlant de Guy A.Lepage, Tout le monde en parle a rassemblé 1 772 000 personnes devant leur téléviseur dimanche soir.Il y a été question, en ouverture, de la fermeture du Wal- Mart de Jonquière.Guy A.Lepage serait parfaitement à l'aise si les DVD d'Un gars, une fille étaient retirés des tablettes des Wal-Mart du Québec en guise de protestation au geste antisyndical du géant américain.« Je serais pour.Mais la décision ne m'appartient pas à moi tout seul », rappelle-t-il.À TVA, il faut croire que Les Retrouvailles de Claire Lamarche à TVA ont grugé un peu de l'auditoire dominical de Radio-Canada avec ses 1 285 000 téléspectateurs.Toujours dimanche soir, le gala spécial de La Poule aux oeufs d'or a bien failli ravir le titre de l'émission la plus regardée à Guy A.Lepage.Entre 18 h 30 et 19 h 30, 1 699 000 personnes étaient à l'écoute.Tout de suite après, Demandes spéciales a décroché un auditoire chiffré à 1 365 000 téléspectateurs.Il n'y aura pas de Tout le monde en parle ce dimanche en raison de la présentation du gala des prix Jutra.Sans nouvelles de Jack Carter Les auteurs Sylvie Lussier et Pierre Poirier sont toujours sans nouvelles de leur héros Jack Carter, car Radio- Canada n'a toujours pas pris sa décision concernant le retour des aventures du super détective.Jointe hier, Sylvie Lussier semblait un peu découragée.La SRC a demandé à ce que les budgets de production soient revus à la baisse.Dans Jack Carter 2, les intrigues se dérouleront sur trois épisodes et non plus sur deux épisodes, comme c'était le cas dans la première saison.Au départ, le budget alloué à un épisode d'une heure se chiffrait à 940 000 $.Radio-Canada, qui manque d'argent pour financer toutes ses séries, a demandé à ce que ce montant chute sous la barre des 850 000 $.Le réalisateur Louis Choquette est toujours intéressé au projet.Le producteur reste Cirrus.EN COPRODUCTION AVEC 4D art 3293069A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE ÈVE DUMAS Il n'y a pas que les journalistes, les économistes et les sociologues pour se pencher sur la question du offshoring (exportation du travail, notamment en Inde).The Builders Association, dont on a pu voir le spectacle Jet Lag au FTA en 2000, s'est associée à la compagnie londonienne motiroti pour créer Alladeen.Présentée à l'Usine C à compter de ce soir, la production revisite l'histoire d'Aladin à l'ère des centres d'appels.La metteure en scène Marianne Weems, jointe à New York par la magie du téléphone, nous exauce.« Alladeen est un gros projet parce qu'il est composé de trois éléments distincts: une performance t h é â t r a l e, un s i te Web (www.alladeen.com) créé par Ali Zaidi et un vidéoclip (présenté sur les ondes de MTV Asia) également réalisé par Ali Zaidi, sur une musique de Shri.Cela permet de rejoindre les gens qui n'ont pas accès au spectacle ou qui ne sont pas intéressés par ce genre de performances.» Alladeen s'inspire donc de l'histoire d'Aladin, ce personnage des Mille et Une Nuits qui fait fortune en frottant une lampe magique dénichée au centre de la Terre.« Il y a deux niveaux à la production : l'histoire d'Aladin et les centres d'appels en Inde.Tout est lié de manière poétique.On ne fait qu'emprunter des éléments à Aladin, récit qui parle d'une transformation.Dans Alladeen, les spectateurs suivent très librement un jeune homme qui travaille dans un centre d'appels, devient un homme d'affaires et finit seul dans un bar de karaoké à Londres.Il y a, en quelque sorte, transformation.On peut également faire un parallèle entre le fantasme de la réalisation instantanée des rêves, qui fait également partie de l'histoire d'Aladin, et le Web, qui nous permet de tout trouver instantanément.Finalement, il y a aussi dans le spectacle des références visuelles se rapportant à l'univers riche et luxuriant d'Aladin.Nous avons par exemple emprunté des séquences aux films d'inspiration orientale des années 30 et au cinéma bollywoodien.D'autres séquences, qui imitent ces films, ont été tournées par notre équipe.Il y a donc toute une couche visuelle qui raconte l'histoire d'Aladin.» À des fins de recherche, Marianne Weems a séjourné à Bangalore, la Silicon Valley de l'Inde.Elle a visité des centres d'appels et assisté à une de ces hallucinantes séances de formation où l'on enseigne la culture américaine aux futurs téléphonistes et où on leur apprend à parler anglais comme de vrais de vrais Yankees.« Je suis allée là-bas et j'ai rencontré plusieurs des travailleurs.C'était une expérience culturelle schizophrénique.Ce qui m'a vraiment fascinée, c'était de voir comment une technologie aussi simple, la fibre optique, nous permet de transformer un autre continent en arrière-boutique.Tout le paradoxe de la technologie est là : on a l'impression qu'elle rapproche les gens, mais en réalité, elle les isole de plus en plus en remplaçant la culture d'origine par une culture d'entreprise passe-partout.Comme la plupart de nos productions, Alladeen utilise la technologie pour parler de technologie.» En effet, The Builders Association, fondée en 1994, intègre de plus en plus les nouvelles technologies à ses productions.Pour Marianne Weems, il est important d'installer un dialogue entre la présence humaine des acteurs et la présence électronique, c'est-à-dire tout ce qui est matériel médiatisé.Dans Alladeen, cela prend la forme de grands écrans qui dominent la scène.Les acteurs jouent à l'intérieur d'une fenêtre et au-dessus, leurs images sont manipulées et mixées avec d'autres matériaux numériques.La plupart des images sont générées en direct par les cinq acteurs et quatre techniciens, qui travaillent ensemble très étroitement.Il y a également du matériel préenregistré qui est mixé en direct à chaque représentation.« Je pense aux concepteurs de la vidéo et du son comme des VJ et des DJ qui sont en dialogue constant avec les acteurs », explique la metteure en scène, qui a elle-même étudié la musique avant de s'intéresser au théâtre et aux arts médiatiques et de travailler avec des compagnies d'avant-garde comme le Wooster Group.« Je trouve que tout ce travail de superposition de la vidéo, du son, de la lumière, etc.est finalement très musical.» Chose certaine, il s'annonce fascinant et novateur.Les amateurs d'expériences « théâtrales » hors normes ne voudront pas rater ce nouveau passage de la Builders Association.ALLADEEN est présenté à l'Usine C, jusqu'à samedi, dans le cadre du festival Montréal en lumière.Aladin à l'ère des centres d'appels PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE Dans Alladeen, les spectateurs suivent très librement un jeune homme qui travaille dans un centre d'appels et devient un homme d'affaires.Un Aladin revisité ! TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 21 h 53 22 h 00 22 h 30 23 h 00 VD VDO Ramdam Cultivé et bien élevé Macaroni National Geographic tout garni 24 heures chrono Méchant contraste! L'Amérique française Méchant contraste! Les grandes heures de la médecine Pourquoi Kate?3269669A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19h30 a LA FACTURE Pour souligner sa 300e, l'équipe a recueilli les témoignages de gens qui ont réussi à faire valoir leurs droits à la suite de reportages de l'émission.20h00 r HISTOIRES DE FILLES Pour fêter ses 10ans en affaires, Judith invite une personnalité : Gildor Roy ! En préparant son mariage, Gerry découvre.qu'il est déjà marié ! 21h00 b DR.PHIL : ROMANCE RESCUE Le gourou des relations hommes-femmes a-t-il vraiment des trucs pour faire marcher nos vies de couples ?Pour ceux qui sont passés difficilement à travers la Saint-Valentin.21h00 a ENJEUX Des internats sont rouverts pour accueillir des jeunes ayant des problèmes de santé mentale, mais la tâche est ardue pour les éducateurs débordés qui n'ont pas toujours la formation nécessaire.21h00 r CAMÉRA CAFÉ Désabusé, Bruno suit les conseils de Jean-Claude et s'adonne à l'échangisme.22h00 HI CINÉMA : IMPROMPTU George Sand, qui aime le scandale et la provocation, fait rougir l'aristocratie parisienne par ses conquêtes amoureuses.Le jour où elle entend la musique de Chopin, elle craque pour le timide musicien.Un bon film avec Judy Davis et Hugh Grant.23h00 TV5 RIDEAU ROUGE Le tsunami, 50jours après : le décompte macabre n'est pas fini, mais on fait le point sur la reconstruction.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie La Facture / 300e Providence Enjeux / Des enfants au bord du gouffre; Air Médic Le Téléjournal/Le Point / Le Protocole de Kyoto C'est dans l'air! Le TVA 18 heures Vingt et un Qui perd gagne Histoires de filles Km/h Caméra Café Juste pour rire hors série Le TVA Devine qui vient ce soir Michel Jasmin (23:17) Macaroni tout garni Ramdam Cultivé et bien élevé Méchant Contraste! National Geographic / Le corps humain et les progrès.24 heures chrono / L'Amérique française (21:50) Les Grands Documentaires / Le Début des opérations Méchant Contraste! Entrée côté court Le Grand Journal (16:30) Flash Casting Faut le voir pour le croire SIMPLEMENT IRRÉSISTIBLE (6) avec Sarah Michelle Gellar, Sean Patrick Flanery Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily American Idol / Eliminations Law& Order Law& Order: SVU CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now This Hour.Coronation.Legendary Sin Cities This is Wonderland The National The National ZeD (23:25) The Simpsons ABC News The Insider Who Wants.My Wife.George Lopez According.Rodney NYPD Blue King of the Hill Nightline News CBS News E.T.NCIS Dr.Phil Primetime Special Judging Amy News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Law& Order: CI Scrubs Committed Law& Order: SVU Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Outdoor.Quest: .our World Nova / Saving the National.Frontline / Rumsfeld's War Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Nava / Saving the National.Frontline / Rumsfeld War Briars in the Cotton Patch BBC News City Confidential / Detroit American Justice Cold Case Files Dog the Bounty Hunter Crossing Jordan Un air de.Bouscotte ROSE PASSION (4) avec Laura Dern, Lukas Haas Relais.L'Ombre de l'épervier Moi et l'autre Bravo! Videos Seeing Things Sarah Mc Lachlan: Life &Times Super Troupers - 30 Years of Abba John Kay - Magic Carpet Ride Law& Order Juste pour rire Samedi de rire Biographies Bilan d'une catastrophe Dévorés vivants Autopsie Excès de stars Entre l'arbre et l'école Capharnaüm UQAR.Technologie.Programme ALI Prévention des toxicomanies Gilles Houde La Maternelle Le Monde des affaires Ultimate Racing Crashes Daily Planet Howit's Made American Chopper American Hotrod Daily Planet Évasion.Casse-cou .les fous Zone limite .la France Julie.Bain de soleil Évasion.pratique Les Routes oubliées That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.CALENDAR GIRL (6) avec Jason Priestley .(22:32) My So-Called Life Malcolm.That '70s Show Friends Seinfeld American Idol House Gilmore Girls One Tree Hill Global News Global National Train 48 E.T.That '70s Show Judging Amy Global News Global Sports Les deux font la loi Origines / Alexandre Bourg.Passion Maison / Beloeil JAG IMPROMPTU (3) avec Judy Davis, Hugh Grant Great Train / Locomotives JAG Speed Machines Crime Stories Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Holmes.Real Renos Extra Matchmaker Crash Test Mommy English.Med.Sex Toys.Matchmaker .nos idoles Les Succès Juke-box.Top DVD Musicographie Génération 80: 1981 Les Idoles.le monde?Musicographie Top5M+.Top5M+.le monde?M.Net Décompte.VJ Rebecca Top Rockdebabu Crampe.Babu à planche Le Mike Ward.Terra Speranza The Insider Will & Grace Navy NCIS In Montreal Acasa NYPD Blue Polonia Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour The National Rough Cuts / Broken Roots CBC News:The Hour Le Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.Todo Incluido Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30 Mag.Sports 30 Hockey LHJMQ / Rimouski - Québec Sports 30 Qc Courses Sport Gillette Le Caméléon Espionnes à talons Pour la cause Le Protecteur Coroner Da Vinci Sans laisser de trace Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Human Cargo Rescue me CSI: Crime Scene Investigation Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 MutantX Jeremiah They Came from Outer Space Sportsnetnews Sacred Ride World Pool Championship Champ Poker at the Plaza Sportsnetnews Prime Time Amandine.Volt Panorama L'art d'être parent SAUVE QUI PEUT (LA VIE) (4) avec Isabelle Huppert Panorama Clean Sweep In a Fix Mega Machines Overhaulin' Rides / Eleanor Mega Machines Off the Record Sportscentre Westminster Kennel Club Dog Show Sportscentre Off the Record Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Tout le monde en parle / Jean-Pierre Foucault, Jacques Lang SO.D.A.Le Journal Rideau rouge / Tsunami.Lilly Home.Animal.Great Rivers Studio 2 Our Mutual Friend National Geographic 2nd Opinion Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.LE DERNIER ANNIVERSAIRE (4) avec Eric Roberts, Gregory Harrison .toute confidence Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .pour la vie! Mosaïque Clips hip.Vos droits Ma maison Louise à votre service Génération.école Ma maison .vidanges A+ Anormal Il était une.Les Frères Scott Une grenade .galaxie Spongebob Being Ian Martin.Yu-Gi-Oh Dragon Ball Inuyasha .Hunters Funpack Radio Active Fries with.Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz La Patente Tru Calling Dead Zone Monstres mécaniques Les Chroniques du paranormal CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES Défilé de stars pour le procès de Michael Jackson Rencontre Mc Gill-UdM ce soir CLAUDE GINGRAS MUSIQUE L'Orchestre d'instruments à vent de l'Université Mc Gill et l'Harmonie de concert de l'Université de Montréal, réunis en une formation d'environ 70 jeunes musiciens, présentent cinq oeuvres ce soir, 20 h, Pollack Hall de Mc Gill.Le titulaire de Mc Gill, Alain Cazes, dirigera trois oeuvres : Balbuzard, de David Adamcyk, étudiant en composition à Mc Gill, Débâcle, de Robert Lemay, et la première série des Armenian Dances d'Alfred Reed.On a confié à une débutante en direction, Josée Laforest, les Symphonies d'instruments à vent de Stravinsky et le Concerto pour trompette de Jacques Hétu, dont le soliste sera Briand Sand.Nelligan, version concert Cette semaine encore, l'Orchestre Symphonique de Montréal fait relâche de sa programmation habituelle pour aller \u2014selon l'expression consacrée\u2014 vers un autre public.Vendredi et samedi soirs, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, dans sa série « Weekends Pop », l'OSM reprend en version concert l'opéra de Michel Tremblay et André Gagnon Nelligan, créé en 1990.Jacques Lacombe sera au pupitre et les chanteurs seront Daniel Lavoie, Pierre Flynn, Kathleen Fortin, Daniel Bélanger, Dominique Côté, Sylvie Tremblay et Richard Séguin.Les concerts de grande série reprennent la semaine prochaine, exceptionnellement mercredi et vendredi, série « Gala », avec le chef invité Hans Graf dans la 7e Symphonie de Dvorak et le pianiste Nelson Freire dans le 1er Concerto de Chopin.Dutoit à Montréal Charles Dutoit revient régulièrement à Montréal (il conserve son appartement du Port-Royal, rue Sherbrooke Ouest) et s'y trouvait encore récemment.Au moins deux musiciens l'ont croisé dans une épicerie chic de l'Ouest de la ville en compagnie de la violoniste Chantal Juillet.On raconte même que « Charlie » exerce une certaine influence au sein de son ancien orchestre à travers son grand ami Lucien Bouchard, maintenant président du conseil d'administration de l'orchestre, et qu'il ne serait pas étranger à l'extrême lenteur des négociations syndicales dont le symbole le plus voyant est le chandail rouge que les musiciens portent depuis septembre.Mort de Lazar Berman Décrit comme le « colosse du piano» le plus spectaculaire depuis Horowitz, Lazar Berman est mort le 6 février à 74 ans, à Florence, où il vivait depuis 1995.Né à Leningrad le 26 février 1930, il joua pour la première fois en Amérique en 1976 et fit cette année-là, à Ottawa, ses débuts au Canada, dans le premier Concerto de Tchaïkovsky.J'ai conservé l'album de disques sur lequel il avait posé sa griffe : « Le 1e fois à Canada \u2014Ottawa \u201412.X.76 ».Montréal l'entendit à l'OSM et au Festival de piano de la famille Turp.La Montréalaise Lucille Chung a étudié avec lui.Decker à Barcelone Franz-Paul Decker, qui dirigeait Eine Alpensinfonie de Strauss à l'OSM la semaine dernière, assistait dimanche au concert de l'Orchestre du Conservatoire.Il regagne sa résidence de Cologne jeudi et retrouvera ensuite l'Orchestre de Barcelone pour un programme Strauss comprenant la scène finale de Capriccio avec Dame Felicity Lott.I Musici en concerto À leurs concerts de la salle Tudor d'Ogilvy, jeudi et vendredi, 11 h et 17 h 45, les Musici de Yuli Turovsky joueront des concertos pour violon, pour alto et pour violoncelle de Telemann et Boccherini ainsi qu'un arrangement de Schubert.Le baryton Marc Boucher chante Duparc et Fauré jeudi, 20 h, au Bon-Pasteur, avec Esther Gonthier au piano.Lancement de son disque après le récital.Le « Met »-radio Samedi, 13 h, Radio-Canada, en direct du «Met » : La Bohème, de Puccini, avec Ruth Ann Swenson, Roberto Aronica, Patricia Racette et Dwayne Croft, dir.Daniel Oren.AGENCE FRANCE-PRESSE SANTA MARIA \u2014 De Diana Ross à Elizabeth Taylor en passant par le joueur de basketball Kobe Bryant, les avocats de Michael Jackson ont présenté hier, à la reprise du procès du chanteur pour agression sexuelle à un mineur, une longue liste de stars qui pourraient être appelées à témoigner.L'actrice aux yeux améthyste Elizabeth Taylor, amie et confidente de Michael Jackson, la chanteuse Diana Ross, qui a joué dans le film Le Magicien d'Oz avec lui en 1978, et le producteur Quincy Jones qui a lancé sa carrière en solo, font partie des quelque 500 noms qui figurent sur les listes de témoins potentiels pouvant être appelés à la barre.Le chanteur et musicien de pop Stevie Wonder fait aussi partie de la liste présentée hier par l'avocat de la défense Thomas Mésereau, à la reprise du procès suspendu depuis une dizaine de jours.Michael Jackson, vêtu de noir et de rouge, y a été accueilli par une vingtaine de fans chantant des airs de la Saint-Valentin.La liste comprend aussi le champion de basketball, Kobe Bryant, qui a lui-même échappé à une condamnation pour viol à l'issue d'un procès très médiatique durant lequel toute l'Amérique a été tenue en haleine pendant plusieurs semaines.On y trouve aussi le chanteur des Bee Gees Barry Gibb, la pop star Nick Carter des Backstreet Boys et son frère Aaron Carter, l'illusionniste Uri Geller, ami personnel de Michael Jackson, ou des animateurs de talk-shows télévisés très populaires aux États-Unis, Larry King et Jay Leno, de même que l'acteur Chris Tucker.Deux jeunes enfants de Jackson, Prince Michael I et sa fille Paris, pourraient également être appelés à témoigner.De son côté, la partie civile a cité Corey Feldman, ancien enfant-star américain, et le journaliste britannique Martin Bashir, auteur d'un documentaire sur Michael Jackson qui a déclenché l'enquête menant à son inculpation.Corey Feldman qui avait par le passé pris la défense de Michael Jackson, a donné une interview récente à la télévision américaine disant qu'il avait maintenant des « doutes » sur l'innocence du chanteur.PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE © Charles Dutoit, toujours Montréalais.Télé-Québec ça change de la télé Cesoir 19h30 21h 24 heures chrono Elle court un risque énorme.Mais Jack est là.Méchant contraste! Bouffe, malbouffe, tête-à-tête et patrimoine.Animation : Matthieu Dugal Réalisation-coordination : Erik Tremblay 3270005A Nézet-OM: presque lemiracle! CLAUDE GINGRAS Cette semaine, fort curieusement, le second orchestre de cette ville, l'humble Métropolitain, consacre un programme entier au répertoire autrefois chasse gardée de notre super-OSM, cependant que celui-ci se tourne vers la musique d'André Gagnon et se prépare à l'un des événements majeurs de sa présente saison : accompagner le spectacle du chanteur Ch.Aznavour.Déjà donné trois fois en périphérie, le programme «français» de l'OM terminait son rodage hier soir à Maisonneuve devant une salle comble où régnait un scepticisme bien compréhensible, le tandem OM/ Nézet-Séguin visitant bien rarement ce répertoire extrêmement fragile.Écartons tout d'abord les mauvaises herbes qui nous empêchent d'admirer les fleurs.Le programme est encore trop long \u2014de 19 h 30 à 22h\u2014et il fait bien chaud dans cette salle bondée.Nézet aurait pu abréger ses présentations.Surtout, il aurait dû éliminer le Berlioz : l'OM n'y a pas encore trouvé les timbres justes et le tout fait fanfare.Et il aurait dû refuser carrément la niaiserie que lui a livrée Yannick Plamondon à qui il avait commandé une oeuvre.Ce garçon a pourtant du talent.La chose qu'il a envoyée à l'OM appartient au genre subliminal, c'est-à-dire stérile, soporifique, interminable (18 minutes), allonge et alourdit le programme et mine notre concentration pour les événements à venir.Événements qui seront, l'un après l'autre, assez bouleversants.Le miracle commence à se produire avec le cinquième Concerto pour piano de Saint-Saëns, dit « Égyptien ».Tour à tour accrocheuse, triviale et subtile, cette musique brillamment écrite ne rate jamais son effet.Hier soir encore, l'auditoire subjugué écoutait dans le plus total silence.La partie de piano est très difficile.Angela Cheng l'a jouée sans une fausse note et avec une clarté parfaite et des sonorités de clochettes correspondant tout à fait à l'exotisme recherché par le globe-trotter Saint- Saëns.À l'orchestre, le son « français » y était déjà, notamment dans les trémolos des cordes qui terminent le mouvement lent.Les deux oeuvres les plus attendues venaient en dernier lieu : Ma Mère l'Oye, de Ravel, et La Mer, de Debussy.Dans chaque cas, un résultat absolument étonnant, une réalisation proche, à tous égards, de ce qu'on a entendu de mieux dans cette musique, soit au concert, soit au disque.Il était manifeste que Nézet-Séguin avait demandé le maximum \u2014et même plus!\u2014 à ses musiciens.Tous peuvent être très fiers de cette réussite : leur Ravel possédait exactement les couleurs que requiert cette musique délicate, leur Debussy vivait d'une vraie pulsation, avec du lyrisme, des silences, du suspense, de la puissance et des mélanges de timbres créant des sonorités indéfinissables.Nézet a même réussi à faire jouer juste le fameux passage des violoncelles en divisi, au début, qui est toujours faux.C'est tout dire ! .ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Yannick Nézet-Séguin.Soliste : Angela Cheng, pianiste.Hier soir, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Programme : « Le Corsaire », ouverture de concert, op.21 (1855)\u2014Berlioz « Et après » (2005) (création)\u2014Plamondon Concerto pour piano et orchestre no 5, en fa majeur, op.103 (« Égyptien ») (1895)\u2014Saint-Saëns Suite du ballet « Ma Mère l'Oye » (1908-12) \u2014 Ravel « La Mer » (1903-05)\u2014Debussy PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Yannick Nézet-Séguin LES ARTS LA FINANCIÈRE SUN LIFE WWW.MONTREALENLUMIERE.COM LE FESTIVAL COMMENCE JEUDI ! BILLETTERIES : Notez que les prix des billets n'incluent pas les taxes, les redevances ni les frais de services.RENSEIGNEMENTS : (514) 288-9955 1888 477-9955 WWW.MONTREALENLUMIERE.COM JUMP RHYTHM JAZZ PROJECT Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE présente Spectrum de Montréal : (514) 861-5851 318, rue Sainte-Catherine Ouest www.ticketpro.ca (514)908-9090 DÈS CE SOIR ! BILLETS DISPONIBLES À LAPORTE DE L' OUTREMONT ! 15, 17 ET 18 FÉVRIER,20H THÉÂTRE OUTREMONT Tapdance et percussion des corps En première partie :Yoel Diaz Quartet 17 FÉVRIER, 20 H MÉTROPOLIS (FORMULE CABARET) 17 ET 18 FÉVRIER, 20 H SPECTRUM DE MONTRÉAL ARTURO SANDOVAL CE JEUDI ! LE JAZZ AFROLATIN À SON MEILLEUR JEUDI ET VENDREDI ! SPECTACLE D'OUVERTURE Présenté par en collaboration avec le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE L' un des plus grands cantautori d'Italie GIANMARIA TESTA 3294636A Le dimanche dans POUR NOTRE MIEUX-ÊTRE Tous les jours dans L'ESSENTIEL.Tous les jours dans TENDANCES ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien : 17h.FINDING NEVERLAND Cinéma du Parc (3) : 21h30.LIFE ISAMIRACLE Cinéma du Parc (3) : 14h30.LA MALA EDUCACION (LA MAUVAISE ÉDUCATION) Cinéma Beaubien : 12h15, 14h30, 19h, 21h15.Ex-Centris\u2014salle Cassavetes : 15h, 17h10, 19h15, 21h20.LE GOÛT DES JEUNES FILLES Ex-Centris\u2014Cinéma Parallèle : 17h, 19h05.LE PÈRE DE GRACILE Ex-Centris\u2014salle Parallèle : 15h25, 21h.ON BEING A BLACK WOMAN IN QUEBEC ONF ; 19h.SHAKE HANDS WITH THE DEVIL Cinéma du Parc (3) : 17h30, 19h30.TARNATION Cinéma du Parc (2) : 17h20, 21h20.THE ASSASSINATION OF RICHARD NIXON (L'ASSASSINAT DE RICHARD NIXON) Ex-Centris\u2014salle Fellini : 15h10, 17h20, 19h30, 21h35.THE WOODSMAN Cinéma du Parc (1) : 17h, 21h35.MUSIQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Tim Brady, guitariste, et Philip Hornsey, percussionniste : 14h.MARIKA BOURNAKI Encore du travail à faire 1 888 ROULE VW | vw.ca Première mensualité gratuite jusqu'à concurrence de 500$ (taxes incluses), 0 $ de dépôt de sécurité et 0 $ d'acompte applicables à la location d'une Jetta berline 2005.Pour un temps limité, louez une Jetta berline 2005 et ces frais seront assumés pour vous.\u2020L'offre de location à 299$ par mois s'applique à la Jetta GLS 2005 berline à essence, de base, 5 vitesses, neuve, en stock.Photo à titre indicatif seulement.Taxes, immatriculation, assurances et frais de 12¢ du kilomètre après 80 000 km en sus.Offres sujettes à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offres en vigueur à partir du 1er février 2005.Ces offres sont d'une durée limitée et peuvent être retirées en tout temps sans préavis.Chez les concessionnaires Volkswagen 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est facile d'oublier que la pianiste Marika Bournaki aura tout juste 14 ans en mars.Mais à l'écoute du récital d'une heure qu'elle donnait à Pro Musica dimanche dernier, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, devant quelque 300 personnes, on constate, l'effet de surprise passé, qu'au plan de la personnalité de cette jeune pianiste très douée, tout reste à faire.Peut-être la fait-on trop jouer en concert ?Une seule journée d'étude par semaine à la prestigieuse école Juilliard de New York est-elle suffisante ?L'adolescence restera toujours cette période charnière et même cruciale à l'affirmation de la personnalité, surtout dans le cas de Marika Bournaki, élevée très tôt au rang de prodige du piano, dans une sphère à part.Mais audelà du glamour des soirs de première, des applaudissements et des tenues de concert, il faut, dit l'expression consacrée, « livrer la marchandise ».Et les attentes sont toujours extrêmement élevées.À la pression déjà grande qui repose sur ses épaules à chaque prestation publique, s'ajoute celle de prendre position sur ses propres choix artistiques et de carrière.Je doute qu'elle ait en ce moment assez de recul pour pouvoir le faire.Il faut que jeunesse se passe.Ce long préambule un peu nuageux n'est pas que gris.Marika Bournaki possède un réel talent, mais elle doit trouver l'expression de sa voix, et cesser de jouer des émotions apprises.Qu'on me comprenne bien : l'artiste ne manque pas de sensibilité et son récital ne fut pas mauvais, mais des plus imparfaits et manquant nettement de fini.Même la technique qui devrait aller de soi achoppait dans les dédales impressionnistes des pièces de Debussy qu'elle inaugurait en public, mais surtout dans le redoutable Scherzo op.20 de Chopin.Va pour quelques fausses notes, mais quand, à la main droite, la pesée fait défaut, évacuant une partie du discours essentiel à l'architecture de l'oeuvre, l'auditeur avisé décroche.Jeu inégal donc, inspiré dans les parties lentes lui permettant de chanter chez Debussy (Sarabande de la suite Pour le piano) et chez Chopin (section centrale du Scherzo, Mazurka op.67, no 4), mais précipité dans les parties rapides du Scherzo, oubliant de doser la fougue, trop occupée à bien faire.L'Isle joyeuse de Debussy, bien que marquée par les couleurs judicieuses d'un toucher délicat, a souffert de respirations, et de phrasés mal soulignés.L'oeuvre n'est pas une espagnolade ! et les clairs-obscurs furent à peine esquissés.Ce qui me fait dire, que des oeuvres de Granados ou Turina lui tomberaient bien sous les doigts.Mais bien plus tard, s'entend.La Presse surveillera de près son ascension qui s'annonce prometteuse.Car au fond, qu'a-t-on vécu à 14 ans ?Nom, prénom : Adresse : Ville: Code postal: Téléphone : Question du 15 février : Que rappelle le revolver à Kevin ?Réponse : 3283832A "]
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