La presse, 12 janvier 2005, C. Arts et spectacles
[" Fox et ABC s'intéressent aux Bougon HUGO DUMAS TÉLÉVISION L'article sur Les Bougon paru dans le New York Times a rapidement fait sonner le téléphone chez Aetios, la compagnie de production de Fabienne Larouche et Michel Trudeau.Les réseaux ABC (New York) et Fox (Los Angeles) ont appelé la semaine dernière et veulent visionner des cassettes de la série québécoise, a appris La Presse.Imaginez.De son bureau de Los Angeles, un responsable de Fox a rappliqué à deux reprises parce qu'il trouvait que les cassettes n'arrivaient pas assez vite.Les rubans ont été mis à la poste vendredi dernier.Chez ABC, le réseau qui diffuse Desperate Housewives et Lost, l'appel est venu de New York.Les Américains veulent-ils acheter la série pour la refaire ?Ou simplement la doubler ?Mystère.« La seule chose que j'en déduis, c'est qu'il y a de l'intérêt », explique Michel Trudeau, coproducteur des Bougon pour Aetios.ABC souhaite aussi réaliser un topo sur la popularité des Bougon pour son émission Stealing Scenes, qui traite de cinéma, de télévision et de divertissement.L'intérêt des réseaux américains a été nourri par l'article du journaliste Clifford Krauss, qui a été publié, avec deux photos, en page 4 du New York Times le 27 décembre.Une vitrine incroyable dans le plus prestigieux des journaux nord-américains, dont le tirage oscille autour de 1 133 000 exemplaires en semaine et 1 600 000 le dimanche.Le Times est lu autant sur la côte Ouest que sur la côte Est.Dans l'article, le journaliste notait que la famille Bougon, par ses propos crus, faisait passer la famille Simpson pour des saints.Et qui produit l'émission Les Simpson?Le réseau Fox, qui souhaite sans doute voir qui fait de la compétition à Bart, Lisa et Homer.Les Productions Aetios ont posté les deux premiers épisodes des Bougon, qui ont été doublés en anglais pour une éventuelle diffusion sur le réseau Global, à l'automne prochain.Quelques autres épisodes en français ont également été ajoutés dans le colis.Fait intéressant à noter : trois des cinq comédiens principaux des Bougon \u2014 Rémy Girard, Antoine Bertrand et Hélène Bourgeois-Leclerc \u2014 se doublent eux-mêmes dans la version anglophone.Mais on ne leur a pas demandé de camoufler leur accent : la famille Bougon parle en anglais avec un gros accent québécois.Comme nombre d'entre nous.Le producteur Michel Trudeau confiait hier que les sacres québécois n'ont pas été traduits.>Voir BOUGON en page 3 PHOTO FOURNIE PAR TVA Le Chat (Éric Lapointe) dira à Mac (Frédérick de Grandpré) : « Tu pourras pas dire que j'ai jamais rien fait pour ta carrière ».LE NÉGOCIATEUR Une série d'action irrésistible LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION L'auteure et le réalisateur du Négociateur n'ont manifestement pas envie de révolutionner la télévision.Du moins pas encore puisqu'ils en sont tous les deux à leur première grande série.Mais cette histoire qui commence lundi prochain à 21 h à TVA est quand même irrésistible.On ne devrait pas s'ennuyer au cours des huit prochaines semaines.D'abord pour le héros, un jeune homme qui tombera dans la passion du reportage judiciaire comme Obélix est tombé dans la potion magique quand il était petit.Mac, qui s'est fortement inspiré de la carrière du grand maître des faits divers chez nous, Claude Poirier, assistera à son premier meurtre en amenant sa blonde chez le bijoutier.Bingo.Mac (Frédérick de Grandpré) oubliera la blonde et son emploi de vendeur d'appareils électriques chez son père.Il dictera la nouvelle à une station de radio et pendant des mois, y travaillera sans salaire.Bref, un employé comme les patrons les aiment : il ne coûtait rien et travaillait fort.L'action se déroule dans les années 70.Ensuite, ce qui est passionnant dans cette série, c'est la folie super violente des bandits que rencontrera Mac.Le Chat, interprété avec conviction par le chanteur Éric Lapointe, est un tueur abominable qui enfermera un soir 13 personnes dans le frigo d'un bar avant d'y mettre le feu.Le Chat, inspiré du célèbre Richard Blass, ne peut pas parler sans brandir ses revolvers.On ne sait jamais quand il va péter les plombs, ce qui rend le suspense délicieux.Et l'idolâtrie que lui a vouée le public incompréhensible.Mais entre lui et le jeune journaliste s'installera une relation étrange.Ils ont besoin l'un de l'autre.Le Chat pour faire connaître ses revendications.Mac pour se faire connaître tout court.Le Chat dira d'ailleurs à Mac, lors d'une scène mémorable : « Tu pourras pas dire que j'ai jamais rien fait pour ta carrière, mon Mac ».Après l'exécution du Chat, le patron de la station offrira enfin un salaire à Mac.Autre raison d'aimer cette série : la justesse des personnages et celle de leurs interprètes.Mac a une mère qui l'adore \u2014 elle aussi a toujours été amateure de crimes et découpe les articles de journaux \u2014 et qui le fera vivre pendant que son patron l'exploite.Elle croit au talent de son fils.Pauline Martin, qu'on ne voit pas souvent dans un rôle dramatique à la télé\u2014sauf ici et là dans Virginie\u2014a longtemps hésité avant d'accepter le rôle.Au visionnement hier, elle ne regrettait rien.Nous non plus.Au troisième épisode, lors de la première grande prise d'otages négociée par Mac, on verra le talent incroyable de Serge Thériault, qui joue le rôle de son père.Son registre va du père excédé par le manque de sérieux de son fils à l'homme éploré par le danger que court sa fille.Pour jouer la soeur de Mac, le réalisateur Sylvain Archambault a choisi Stéphanie Lapointe, la gagnante de Star Académie 2.Un choix non imposé par la convergence, disait-il hier.Stéphanie, qui a été « coachée » par Denise Filiatrault, s'en tire très bien en jeune fille un peu rebelle \u2014 nous sommes dans les années 70 où la libération remplaçait la grande noirceur\u2014 qui fumera du pot.Ce qu'on peut reprocher au scénario de Danielle Dansereau, c'est qu'il n'explique pas vraiment les états d'âme de Mac.Mais peut-être que Claude Poirier, qui a suivi le tournage de la série de très près, a voulu garder pour lui-même ce jardin secret.Quand le héros est devant un tueur drogué jusqu'aux oreilles et imprévisible comme un alligator, il a peur, bien sûr, mais on n'en saura jamais beaucoup plus sur ses réactions profondes.Mais comme l'expliquera son ami le photographe \u2014Julien Poulin\u2014 un soir d'épanchements, faire le genre de travail où ils sont constamment placés entre la police et les bandits demande une gymnastique particulière : il faut être juste au milieu, jamais noir, jamais blanc, juste du gris.Du gris présenté dans une série pleine de rythme, où le Montréal des années 70 \u2014 il a fallu faire disparaître les soucoupes de télévision des balcons \u2014 est plausible, et les bagnoles chromées.Le tout ponctué de chansons d'époque, de Beau Dommage à Câline de blues en passant par Isabelle Pierre.Une réalisation sans fioriture de Sylvain Archambault, qui a travaillé jusqu'ici dans la publicité.Il n'a pas essayé de nous montrer ses états d'âme, la tentation de bien des réalisateurs.«Mon rôle, disait-il hier, n'est pas de m'offrir un film mais de m'offrir à un film.» TVA est tellement content du résultat qu'on prépare déjà un Négociateur 2.Détect.Inc No 1 lundi soir Malgré certaines critiques très négatives, la nouvelle série de Claude Meunier Détect.Inc.a été No 1 de la soirée de lundi, attirant 1 288 000 spectateurs.>Voir NÉGOCIATEUR en page 3 NATHALIE PETROWSKI FRANCE EN FUMÉE PAGE 3 JUTRA HOMMAGEÀ MICHEL BRAULT PAGE 2 MICHEL CÔTÉ MICHEL BRAULT ARTS ET SPECTACLES MICHEL BRAULT, LAURÉAT DU JUTRA-HOMMAGE Le cinéma d'auteur est l'âme du 7e art LUC PERREAULT Que ce soit à titre de caméraman, directeur photo, réalisateur ou producteur, le nom de Michel Brault figure au générique de 200 films.Il a participé notamment à quatre des 10 meilleurs films canadiens de tous les temps.Personne ne s'étonnera en conséquence que ses collègues de la profession l'aient désigné cette année à l'unanimité comme lauréat du Jutra- Hommage.Cette récompense, assortie d'une bourse de 5000$ offerte par l'APFTQ (l'Association des producteurs de films du Québec) lui sera remise le 20 février prochain au cours de la soirée de remise des Jutra.Hier, le cinéaste de 76 ans participait à un déjeuner de presse convoqué par le nouveau président de la Grande Nuit du cinéma, le comédien Michel Côté, et son délégué général, Henry Welsh.Intarissable, Brault évoquait devant des journalistes qui, pour la plupart, auraient l'âge d'être ses petits-enfants, quelques-uns des moments-clés d'une carrière fertile en rebondissements.« Un des moteurs qui m'ont animé, confessera-t-il, c'est l'enthousiasme pour le pays.Ce sont les gens qui m'ont stimulé.Je peux presque dire que j'ai développé des techniques pour rejoindre ces gens-là.» Avec son compagnon de collège, l'ami inséparable, Claude Jutra luimême, Brault caressait l'idée d'une caméra qui leur permettrait de tourner les films auxquels ils rêvaient.Ils l'avaient baptisée Teatro, du nom d'un café parisien où ils avaient tous les deux imaginé refaire le monde.Cette caméra, ils la voulaient à la fois silencieuse, synchrone et portable.« J'ai filmé Pour la suite du monde avec quatre ou cinq épaisseurs de manteaux par-dessus moi pour étouffer le son d'ambiance autour de moi », rappelle le cinéaste.Dès 1957, il avait pu tester les lacunes des caméras existantes lors du tournage des Raquetteurs, ce court métrage qui allait lancer l'équipe française de l'ONF et donner naissance à un courant plus tard baptisé cinéma direct.Ce film ne compte qu'une seule séquence synchrone, assure Brault, celle où le preneur de son Marcel Carrière apparaît avec une enregistreuse à manivelle \u2014 l'ancêtre du magnétophone \u2014 et tend son micro au maire de Coaticook.Tout le reste du son fut reconstitué en studio.Ainsi, un technicien utilisait un sac de farine pour imiter les pas d'un chien dans la neige.Quant à l'air d'harmonica joué par un participant du film, le compositeur de l'ONF de l'époque, Eldon Rathburn, l'avait reconstitué de toutes pièces.C'est sans doute l'intérêt porté à ce film par Jean Rouch qui a propulsé la carrière de Brault.Invité à un séminaire à Santa Barbara, il y rencontre Rouch, dont la curiosité fut piquée par le plan du film montrant un coureur que la caméra continuait à suivre après le fil d'arrivée.Non seulement Rouch va-t-il inviter Brault à faire la photo de Chronique d'un été en 1960, mais ce séjour en France va offrir l'occasion à Brault, quelques années plus tard, de participer à une rencontre à Lyon organisée par Pierre Schaeffer, le fondateur du studio d'essai de l'ORTF.On y avait convoqué les cameramen du direct les plus importants de l'époque : les Américains D.A.Pennebaker et les frères Maysles, la Hongroise Judit Elek, Rouch, sans oublier quelques fabricants de caméras.Chacun y allait de leurs suggestions, si bien que trois ans plus tard, on vit apparaître la caméra Éclair qui, malgré son poids, fut pendant des années la caméra du cinéma direct.Un autre Français à la même époque donna un bon conseil à Brault et à ses camarades de l'ONF qui s'apprêtaient à entreprendre le tournage de La Lutte, un autre des documentaires- clés de cette époque.Ils voulaient démythifier ce sport, montrer que tout y était truqué.« Vous êtes fous ! s'était écrié Barthes.C'est comme si vous vouliez détruire le théâtre ! » Pas facile à cette époque de lutter contre l'inertie d'une machine comme l'ONF.Lors de l'avènement du direct, on ne pouvait rien changer, soutient Brault.Mais ces contraintes se révélèrent finalement la chance de cette génération.« Pour nous, tout était à changer.Il fallait détruire les tabous.C'est bien plus difficile pour les jeunes aujourd'hui.Il explique qu'il n'aurait pas pu tourner un documentaire sur la crise d'Octobre.Ce qui l'intéressait, c'était d'être sur place avant que les événements ne se passent.Ce fut le cas pour L'Acadie, L'Acadie, un film qui précéda (ou aida à enclencher) l'éveil acadien.S'il n'a pu traiter de la crise d'Octobre dans un documentaire, il l'a abordée par la fiction.Ce fut Les Ordres, qui remporta le Prix de la mise en scène à Cannes, en 1975.Il est bien étonné d'apprendre qu'Anthony Burgess, membre cette année-là du jury présidé par Jeanne Moreau, a confié dans ses mémoires qu'« un excellent film canadien, Les Ordres, fut éliminé par les Français parce qu'ils ne comprenaient pas la langue qu'on y parlait ».On lui avait préféré un film algérien, Chronique des années de braise, en bonne partie, poursuit Burgess, à cause d'un appel anonyme reçu par le jury et précisant que si ce film ne remportait pas la Palme d'or, une bombe exploserait dans la grande salle.Après Les Ordres, pendant 15 ans, il n'a pas tourné d'autre long métrage.Il l'avoue: « J'étais paresseux.» Mais il précise: « C'était difficile aussi.» Il s'est orienté vers d'autres travaux, notamment une série-fleuve, Le Son des Français d'Amérique coréalisé par André Gladu.L'idée de tourner un nouveau long métrage le laisse plutôt froid.« T'as beau avoir l'air en forme, t'as pas pour autant la forme pour travailler.Il pense qu'il ne serait pas assez alerte pour travailler sur un plateau de 6h du matin jusqu'à minuit.Contrairement aux années 60, le cinéma québécois actuel a trouvé son public, se réjouit le cinéaste.Mais il est contre la prime à la performance instaurée par Téléfilm.« Il faut que Téléfilm crée une niche pour le cinéma d'auteur.C'est trop important.Le cinéma d'auteur c'est l'âme du cinéma, c'est la création à l'état pur qu'il faut à tout prix conserver.» Même s'il est moins actif derrière la caméra, Brault trouve encore à s'occuper en préparant une édition DVD de ses films.Si tout va bien, le premier coffret réunissant ses films de l'ONF et ses premiers films dans le privé sortira le 20 février.En attendant, il a hâte de se remettre au golf, un sport qu'il a découvert tard.« Une chance, ajoute-t-il, parce que c'est passionnant.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© Hier, Michel Brault participait à un déjeuner de presse convoqué par le nouveau président de la Grande Nuit du cinéma, le comédien Michel Côté.Le cinéaste, aujourd'hui âgé de 76 ans, recevra le Jutra-hommage le 20 février.Le Musée Juste pour rire numérise ses archives Ottawa lui verse près de 500 000 $ STÉPHANIE BÉRUBÉ Ça va plutôt mal pour le Musée Juste pour rire qui a fermé ses portes à la fin de l'été.Une bonne nouvelle vient toutefois d'arriver des bureaux de la direction : Patrimoine canadien verse 443 742$ pour l'archivage et la mise en ligne de l'imposant fonds d'archives du musée de l'humour.Car le Musée Juste pour rire possède de nombreux documents audiovisuels qui vont bien au-delà des numéros présentés au cours des festivals Juste pour rire.« Nous avons 100 000 heures d'archives vidéo, précise le directeur du Musée, Raynald Michaud.Et ce n'est que la pointe de l'iceberg.» L'argent d'Ottawa servira à conserver le travail d'artistes canadiens, francophones et anglophones.Le communiqué, qui provient du cabinet de la ministre Liza Frulla, précise que le site Web du Musée présentera des extraits de numéros d'une soixantaine d'humoristes.« Ce sera comme une encyclopédie de l'humour », estime Raynald Michaud, qui précise que les extraits seront bientôt accessibles à tous, gratuitement.L'argent versé par Patrimoine canadien provient d'un fonds qui encourage la mise en ligne de collections culturelles et il comblera 75% du budget nécessaire pour toute l'opération.Le reste des sommes nécessaires, environ 150 000 $, proviendra du Musée, indique le directeur.L'institution est pourtant dans une bien mauvaise passe : aux prises avec d'importantes difficultés financières, elle a fermé ses portes et mis à pied tout son personnel en septembre dernier.L'exposition Les Immortels de l'humour n'est désormais proposée qu'à des groupes, sur réservation seulement.La direction a annoncé à l'automne qu'elle songe à transformer le musée du rire en musée pour enfants.Le projet est toujours à l'étude.FLASH Rétrospective Leclerc La Cinémathèque québécoise amorce son programme de l'année 2005 par une rétrospective des oeuvres du réalisateur Francis Leclerc, qui se déroulera du 12 au 19 janvier.L'événement s'ouvre avec la projection des courts métrages Le Vent dans le dos et Tokyo Maigo, suivie de celle des Sept Branches de la rivière Ota, adaptation de l'oeuvre théâtrale de Robert Lepage, dès 19h ; et, à partir de 21 h 30, celle de Bientôt novembre et d'Une jeune fille à la fenêtre, très beau long métrage mettant Fanny Mallette en vedette qui sera présenté en présence du réalisateur.Les 13 et 14 février seront consacrés aux courts métrages : dans un premier temps, L'Angle mort d'une hirondelle, Avec ou sans Marie, Héros Zacharie, Quand tu vas être mort ; dans un second, Octobre vert, Petites Histoires de linge sale et J'ai un jeu d'espionnage.Enfin, Francis Leclerc assistera, le 19 février à 18h30, à la projection de son plus récent film, le formidable Mémoires affectives où Roy Dupuis se glisse avec brio dans la peau d'un amnésique.La Presse . NATHALIE PETROWSKI France en fumée Quelques jours avant les Fêtes, je suis tombée sur une vieille vidéo maison tournée au bord du lac un été.Cigarette à la main devant la caméra, je prêtais serment d'arrêter de fumer.Pas dans six mois ni dans un an.Le lendemain.C'était il y a 13 ans et, comme de raison, je fume toujours.Oui, je fume toujours mais en respirant autant de saloperies toxiques que de culpabilité.Hier, même le sursis annoncé par le ministre Couillard n'a pas su calmer ma culpabilité.Il faut dire qu'au cours des derniers mois, j'ai subi, coup sur coup, trois chocs culturels qui m'ont coupé l'herbe sous le pied et la cigarette sous le cendrier.Le premier choc s'est produit à New York à l'automne.Quand j'ai découvert que la capitale des excès, des dérèglements et des délinquances de tout acabit respectait à la lettre l'interdiction de fumer dans les lieux publics, incluant les bars, j'ai su que la bataille était perdue à jamais pour les fumeurs.Si les New-Yorkais, qui ont su tenir tête à tous les intégrismes, y compris ceux qui leur ont volé deux tours et des milliers de vie, avaient baissé les bras au point de laisser l'État dicter leurs comportements, aussi nocifs fussentils, il n'y avait plus rien à espérer de l'humanité fumeuse.Tôt ou tard, nous allions tous y passer.Le deuxième choc est arrivé d'Italie sur le coup de minuit, le lundi 10 janvier, date de l'entrée en vigueur d'une loi bannissant le tabac des lieux publics du pays et condamnant 14 millions de fumeurs à la clandestinité.Pour que l'Italie, encore plus fumeuse et réfractaire aux règlements que la capitale américaine, franchisse cet ultime sens unique, elle qui pourtant conduit dans tous les sens et, si possible, dans le sens contraire aux pancartes, alors c'était bel et bien fini.Un fumeur ne pouvait plus compter sur l'anarchie et cela, en dépit des protestations du ministre italien de la Défense, qui a déclaré le jour même aux médias que fumer est un droit sacro-saint auquel il ne renoncera jamais.Mais le pire choc est venu d'ici.J'étais paisiblement assise dans mon salon en train d'en griller une en cachette du reste de la famille, pour qui je suis désormais une paria, quand France Castel est apparue à la télé.France, j'ai l'impression que je la connais depuis toujours ou du moins depuis ma folle jeunesse écumée dans les volutes de fumée du Prince Arthur.À cette époque heureuse et insouciante, France était la reine des excès : une reine fière et assumée qui aurait fumé le tapis s'il y avait eu moyen de le rouler assez serré et de l'allumer sans déclencher un incendie.France était la plus folle mais sans aussi la plus libre des femmes.Elle a quelque peu calmé ses ardeurs depuis, mais son rire est resté aussi jeune que son beau visage.Aujourd'hui encore quand je la croise, c'est la liberté et la tolérance sur deux pattes festives que je salue.Aussi, de voir cette icône de ma folle jeunesse, ce symbole de résistance rieur et téméraire, pester contre la fumée secondaire à la télé dans une pub du gouvernement, m'a assené un coup quasifatal.Après New York et après l'Italie, l'arrivée de France Castel dans le clan public et publicitaire des non-fumeurs qui veulent mon bien, quitte à me le faire avaler de force et de travers, m'a achevée.J'imagine que c'est précisément pour cette raison que les publicitaires sont allés chercher France Castel plutôt que Soeur Angèle, sachant qu'une pécheresse est plus efficace qu'une sainte pour convertir les damnés.Les publicitaires ont bien raison.Quand je vois France exiger à la télé un monde sans fumée, je déprime et je tousse en me tâtant les poumons.Puis je me dis que c'est fini.Demain j'arrête de fumer.Comme sur la vidéo tournée il y a 13 ans.Café en fumée Dimanche matin, ma copine Nicole avait des trémolos dans la voix : le café a brûlé cette nuit, m'a-t-elle annoncé sur un ton funéraire.Elle parlait du mythique café Olimpico de la rue Saint-Viateur, mieux connu sous le nom bancal de Open Da Night en raison du temps qui a effacé de l'enseigne quelques lettres stratégiques qui n'ont jamais été remplacées.Repaire de la bohème artistico branchée du Mile End et immortalisé au cinéma dans La Beauté de Pandore de Charles Binamé, on pouvait rencontrer au Open Da Night en une seule et même journée, Jean Barbe, Jean Leloup, Marie Chouinard, Pierre Flynn, François Gourd et son chien (en laisse dehors), des musiciens, des gens de cinéma, des cracks d'Ubisoft, des magnats discrets des nouvelles technologies ainsi que quelques vieux Italiens, surtout les après-midi et les soirs de grands matchs sportifs à la télé.Pour Nicole et ses voisins du Mile End, ce café tout croche mais tellement chaleureux, tapissé de vieilles photos jaunies datant de son ouverture en 1970 et jamais décollées depuis, était l'âme du quartier.Exception faite d'une plainte déposée à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse par un papa frustré de ne pas avoir le droit d'y rester plus de 15 minutes avec son bambin de 3 ans, l'endroit respirait la bonne humeur et la convivialité.Anglos et francos s'y côtoyaient en parfaite harmonie en sirotant les moins chers, mais surtout les meilleurs latte en ville.L'été, sa terrasse meublée de quelques bancs de bois plombés par le soleil, devenait une plaque tournante et un point de chute où l'on était toujours assuré d'apercevoir un visage familier.Tout cela a pris fin tristement dans la nuit de dimanche à lundi en raison, semble-t-il, d'un courtcircuit.Personne n'a été blessé sauf ceux qui, lundi matin, se sont heurté aux ruines fumantes et aux flaques d'eau laissées par une armée de pompiers.Le café rouvrira peut-être un jour, à moins que le club social italien, ouvert à un coin de rue en guise de protestation contre l'embourgeoisement du Olimpico, ne devienne le nouveau temple à la mode de l'aristocratie artistique.En attendant, ces merveilleux petits cafés, dont Montréal a encore le secret, demeurent un des derniers remparts de notre humanité.Puissent-ils, contrairement à tout le reste, ne jamais partir en fumée.Voir France Castel, cette icônedemafolle jeunesse, cesymbole de résistance rieur et téméraire, pester contre lafuméesecondaireàlatélé dans une pub dugouvernement, m'aassenéuncoupquasifatal.Fox et ABCs'intéressent aux Bougon Une série d'action irrésistible BOUGON suite de la page 1 Par exemple, si Papa Bougon lâche un «tabarnak » en français, il dira également « tabarnak » dans la version anglaise et non fuck, comme on aurait pu s'y attendre.Global n'a pas encore finalisé son contrat avec Aetios.Il resterait quelques petits détails à régler, précise le producteur Michel Trudeau.La télévision anglaise de Radio-Canada a passé son tour parce que «ça coûtait trop cher », selon Aetios.Le doublage d'un épisode des Bougon coûte entre 15 000$ et 20 000 $.Chaque demi-heure se produit pour 388 000 $.En comparaison, la facture de Détect.Inc.monte à 1,1 million l'heure.Les Bougon suscite aussi de l'intérêt en France et des pourparlers s'effectuent présentement avec le producteur de Caméra café.Un deuxième producteur, PMFilms, surtout spécialisé dans le cinéma, est aussi entré dans la valse des négociations.Rien n'est encore signé, toutefois.La semaine dernière, 1 874 000 Québécois ont regardé l'épisode des Bougon où Dolorès entrait et sortait de sa cure de désintoxication.Cette saison, l'émission est écrite par François Avard et Jean-François Mercier.Le testicule de Junior Les Bougon n'ont pas fini de faire jaser.Dans trois semaines, Junior (Antoine Bertrand) se lancera dans la lutte amateure.Et c'est sa mère Rita (Louison Danis) qui lui confectionnera un costume de scène approprié.Mais il y aura un problème, disons, technique.Du genre : Janet Jackson au Super Bowl.En enfilant son costume, Junior ne se rendra pas tout de suite compte qu'un de ses testicules dépasse.Il s'agira sans doute du premier testicule montré à la télévision généraliste en heure de grande écoute, en excluant celui de l'humoriste Maxim Martin.Rita remettra finalement la partie intime de son fils là où elle va.Retour de 3 x rien Petit rappel des faits.Louis (Louis Morissette) a trompé sa copine Caro (Julie Perreault) et le pot aux roses a été découvert au baptême de leur fille Léa.Résultat : les Mecs comiques se sont brouillés.C'est là qu'on est rendus, pour paraphraser Rock et Belles Oreilles.De retour après la pause des Fêtes, les personnages de 3 x rien tentent de payer les pots cassés à la même heure (20 h 30), au même poste (TQS).Jean-François (Jean-François Baril) passe le plus clair de son temps à remonter le moral de Caro, au grand plaisir de sa mère Jocelyne (Manon Gauthier), qui espère ouvertement devenir la nouvelle grandmaman de Léa.Mis à la porte par Caro après son infidélité, Louis n'a plus d'appartement et « créchera » finalement chez Audrey (Jézabel Drolet), la serveuse pas trop brillante du Azbine.Vous constaterez que la belle Audrey n'est peut-être pas aussi niaiseuse qu'on le pense.De son côté, Alex (Alex Perron) s'adapte difficilement à la vie à deux depuis que son copain Daniel (Nicolas Vachon) a emménagé chez lui.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca NÉGOCIATEUR suite de la page 1 Juste un peu moins que sa première la semaine dernière, qui avait attiré 1 324 000 fidèles.L'émission la plus regardée à TVA lundi soir a été le téléroman Annie et ses hommes, qui repartait après le congé des fêtes.Bilan : 1 138 000 spectateurs.On verra lundi soir prochain où iront les téléspectateurs, alors qu'ils auront un choix de taille.Le Négociateur prendra son envol à 21 h à TVA.Arcand absent en septembre Paul Arcand reprendra ses entrevues du mercredi soir à TVA dans deux semaines, mais ce sera sa dernière saison.Après cinq ans de succès, « l'homme qui pose les vraies questions » quittera la télévision.« Je ne dis pas plus jamais de télévision, mais pour l'instant, je vais me consacrer à mon émission du matin au 98,5 FM.Éventuellement, je vais peut-être regarder une formule magazine, mais pas la saison prochaine.« J'ai l'impression, avec mon émission de radio et mon entrevue hebdomadaire avec un personnage de l'actualité, d'être toujours dans la vitrine.D'être toujours à l'affût de l'actualité brûlante.Cinq ans de ce régime, ça suffit.» La direction de TVA le déplore, mais comprend la décision de Paul Arcand, dont les entrevues attirent souvent plus d'un million de téléspectateurs.On croit déceler chez le populaire animateur un désir d'approfondir un sujet à son goût.Mais faute de « bonne question », je n'ai pas eu de bonne réponse.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca Découvrez le tout nouveau spectacle de tournée du Cirque du Soleil Photo: Al Seib © 2002 Cirque du Soleil Inc.On gagne à le consulter souvent 3276961A PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA© La semaine dernière, 1 874 000 Québécois ont regardé l'épisode des Bougon où Dolores (Hélène Bourgeois) entrait et sortait de sa cure de désintoxication.VOS EMPLOIS, EXPORTÉS EN INDE ?DESTINATION INDE UN GRAND DOSSIER DÈS VENDREDI DANS 3284294A ARTS ET SPECTACLES Exotisme et modernisme japonais STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le Japon, parfait mélange d'exotisme et de modernisme effrené.C'est peut-être ce contraste inusité qui attire tant de Montréalais à Dance in Japan, une production de l'Usine C, présentée, à guichet fermé, ce soir et demain soir, à la maison de la culture Frontenac.Au menu : cinq compagnies de danse contemporaine japonai ses, aux i n f luences contrastantes : BATIK, Kaiji Moriyama, le Sinnichimae Blue Dance Club, Pappa Tarahumara et Noism 05.Encouragés par les succès outremer de compagnies comme Sankaï Juku dans les années 70, le statut de star internationale de « post-butô » Saburo Teshigawara depuis les années 80, l'intrusion dans le milieu de la danse de compagnies issues du milieu des arts visuels et du théâtre comme Dum Type, la danse contemporaine explose actuellement au Japon et tout y passe : butô, post-butô, danse moderne, contemporaine, et aussi ce qu'on a baptisé J-Dance, une forme multiple où les corps reflètent intimement la vie des jeunes Japonais en milieu urbain.« Tous ces facteurs ont encouragé plusieurs jeunes à fonder leur propres compagnies, au cours des années 90, tels que Kim Itoh ou H.Art Chaos, explique Mayumi Nagatoshi, productrice de Dance in Japan.Et ce n'est que depuis peu que le gouvernement commence réellement à nous épauler.Pour le showcase Dance in Japan, j'ai vraiment voulu présenter des compagnies de styles et de générations contrastantes, témoins de cette effervescence.» Le fondateur du Sinnichimae Blue Dance Club, Akadam, a fait ses classes auprès du grand Tatsumi Hijikata, fondateur d'une des lignées du butô.La compagnie est formée de toutes jeunes Japonaises qui apportent de la fraîcheur et une sensibilité très pop à leur danse.M.Koike tente de se détacher de l'étiquette « nouvelle génération butô » souvent apposée à son travail : « Le butô est devenu quelque chose d'assez codifié, de stylisé, explique t-il.Moi, j'essaie de me démarquer de toute forme prescrite.» Issu de la même génération qu'Akadam, Hiroshi Koike, directeur artistique de la compagnie Pappa Tarahumara (qui tire son nom d'une région de Mexique), est un ancien réalisateur télé.Influencées par la nouvelle danse française, ses créations mêlent théâtre, chant, danse et une sensiblité issue du monde du cinéma et des arts visuels.Crinière blonde, costumes excentriques, look androgyne, le soliste Kaiji Moriyama est une véritable pop star au Japon.« C'est la nouvelle tendance, affirme Mme Nagatoshi.Certains artistes ne veulent plus être que danseurs.Ils se présentent comme des entertainers ou personnalités médiatiques.Kaiji Moriyama, par exemple, se fait beaucoup voir à la télé.» Pour toutes ses excentricités, Moriyama est cependant reconnu pour sa technique impeccable et sa danse gracieuse et limpide.Jo Kanamori suit également la tendance pop star.Apparitions télé, photos dans les magazines de mode avec les superbes danseurs de sa compagnie Noism 5.« Il sait certainement se vendre ! » de dire Mme Nagatoshi.La jeune vedette montante de la danse niponne a même conçu un ballet à la demande de la multinationale Epson.Ses interprètes?Les micro-robots Monsieur II-P.Kanamori subit les influences des grands de la danse néo-classique européenne : études à l'école Rudra de Maurice Béjart à Lausanne, membre acclamé de Nederlands Dans Theatre II et du Ballet Opéra de Lyon.De retour à Tokyo en 2002, il forme sa propre compagnie Noism et s'est récemment vu confier, à 30 ans à peine, le poste de directeur artistique du département de danse du Ryotopia Theater de Niigata.La demoiselle du groupe, Ikuyo Kuroda, refuse toute étiquette.Bien qu'elle ait étudié auprès de Kim Itoh, qui retient quelques influences butô, Kuroda n'en subit rien.« Ma formation est avant tout en ballet classique et, oui, j'ai dansé pour Kim Itoh, mais dans mon propre travail, je cherche simplement à être moi-même.Je ne veux pas entrer en réaction avec quelque chose ou dans les traces d'un certain héritage.Je cherche simplement ma voie », répond un peu cryptiquement la jeune femme.Alors, comment décrirait-elle son travail : « Une boule d'énergie, répond- elle simplement, sous les rires approbateurs du petit groupe qui l'entoure dans l'hôtel de New York, où Dance in Japan sera présenté devant la prestigieuse Association of Performing Arts Presenters Market (APAP), avant son passage à Montréal.DANCE IN JAPAN, ce soir et demain à la maison de la culture Frontenac (à guichets fermés).PHOTO NICOLAS RIEL, COLLABORATION SPÉCIALE L'interprète Ziyian Kwan fait partie de la distribution de Dance in Japan.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Macaroni Ramdam tout garni Univers parallèles Une pilule, une petite granule Les francstireurs Boston Public Les francs-tireurs Maux d'amour M'as-tu lu?Guilda et Jean Guilda 3269632A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H30 r QUI A TUÉ ?Qui a bien pu assassiner, il y a neuf mois, Monique Gravel, dans sa maison de Saint-Laurent, pendant son sommeil ?On se rappellera qu'on avait beaucoup parlé de cette affaire quand le comédien Serge Turgeon avait rencontré les policiers.20H r LES POUPÉES RUSSES Retour des épisodes originaux ce soir : Jean-Louis explique pourquoi il se trouvait avec Malorie au moment de l'accident.21H VIE UNE CHANCE QU'ON S'AIME Qui est la femme aujourd'hui ?Anne-Marie Losique et Richard Martineau ont leur petite idée sur le sujet.21H A LES GRANDS DOCUMENTAIRESSCIENCES Même si les scientifiques croient dur comme fer que les univers parallèles existent, ce que vous verrez dans ce documentaire vous paraîtra tout à fait insensé ! 21H30 a MINUIT, LE SOIR Trois portiers d'un bar branché pratiquent leur métier avec zèle, mais leur univers bascule lorsqu'ils réalisent qu'ils ne répondent pas aux critères de beauté de la nouvelle propriétaire de l'établissement.Premier de 12 épisodes mettant en vedette Julien Poulin, Claude Legault, Louis Champagne et Julie Perreault.23H TV5 CES MESSIEURS DE LA FAMILLE L'histoire du cinéaste Henri- Georges Clouzot (Les Diaboliques, Le Salaire de la peur), qui fut interdit de tourner pendant plusieurs années, est fascinante.Avec les interventions de Brigitte Bardot, Michel Serrault, Jean-Paul Belmondo, Isabelle Adjani, Johnny Hallyday et Serge Reggiani.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie L'Épicerie Le Bleu du ciel Les Bougon Minuit, le soir / Début Le Téléjournal/Le Point C'est dans l'air! Le TVA 18 heures Vingt et un La Poule aux oeufs d'or Qui a tué?(2/3) Les Poupées russes Transformation extrême Le TVA COEURS COUPABLES (6) avec Treat Williams, Marcia Gay Harden (1/2) (22:33) Macaroni tout garni Ramdam Boston Public Les Francs-tireurs / Jean Guilda Les Grands Documentaires / Univers parallèles Une pilule, une petite granule Maux d'amour M'as-tu lu?Les Francstireurs Le Grand Journal (16:30) Flash / Bernard Lavilliers C'est mon show .Monsieur Ripley 450, Chemin du golf 3 X rien Partis pour le Sud / La Floride Le Grand Journal 110% Paris érotique News Access H.e Talk Daily Lost Law& Order CSI:New York CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Ciao Bella Coronation.Canadian Antiques Roadshow the fifth estate The National The National ZeD (23:25) Simpsons ABC News The Insider Who Wants.Lost Alias Wife Swap King of the Hill Night.(23:35) News CBS News E.T.60 Minutes King of Queens Center of.CSI:New York News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Sports Illustrated Swimsuit.The West Wing Law& Order Tonight (23:35) The Newshour BBC News P.Allen.Call the Governor Leonard Bernstein's Candide with the New York Philharmonic Bus.Report Charlie Rose BBC News Nightly Bus.The Newshour Art Express Mountain.BBC News City Confidential American Justice Bullied to Death Biography / Dorothy Stratten Crossing Jordan Chefs en.Bouscotte BERLIN EST EN ALLEMAGNE (4) avec Jorg Schuttauf, Julia Jager .country Style et.Ally Mc Beal Chefs en.Videos The Great Detective Fact.Getting in DRUIDS (6) avec Christophe Lambert, Klaus Maria Brandauer Law& Order Grand Rire Bleue Biographies L'Ultime Explosion Méga Construction Preuves à l'appui Stars sur le vif Le Monde à la carte Einblicke Affaires.Les Conférences de.Technologie .des arts Étudiants.À coeur.Contexte.des psychotropes Howit's Made (17:00) Daily Planet Discovery Presents / Blueprint for Disaster Myth Busters Daily Planet Évasion.tout inclus Reiselust Routes.Jardins Planet Food Bleu II Évasion.pratique Rose Correspond.That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.HOOK (4) avec Robin Williams, Dustin Hoffman .(23:22) Malcolm.That '70s Friends Seinfeld That '70s Quintuplets Nanny 911 Smallville BMOC (Big Men on Campus) Global News National Train 48 E.T.Sports Illustrated.Gilmore Girls Blue Murder Global News Sports Les deux font la loi Pare-chocs à pare-chocs Avancées.Commandants JAG CHURCHILL: POUR L'AMOUR D'UN EMPIRE (4) Great Train Stories JAG Antiques Roadshow Sounds from the Stone Age Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Room.Gourmet Extra Matchmaker .Miracles .to Dance Skin Deep Surgeons Sex Toys.Matchmaker Les Idoles.Julien.Juke-box.Benezra Musicographie / Janis Joplin Les Séducteurs .nos idoles .le monde?Musicographie / Janis Joplin Top5M+.Top5M+.le monde?M.Net Décompte.Vidéo Clips Top Rockdebabu Les pourris.Viva la Bam Jackass Crampe.Terra Speranza The Insider Will & Grace Luso Montreal Ciao Mtl La Bella Vita King of.Center of.Cosmopolis Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News Retro Reels: Against All Odds The National Cruelty Call Retro Reels: Against All Odds Le Journal Cap.Actions Le Monde La Part.Abu Graïb:Made in USA Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30.Sports 30 Hockey / Tournée mondiale des étoiles Sports 30 Sport Golf.Le Caméléon Simplement Zoé Sans laisser de trace En quête de preuve L'Heure de vérité Loi et l'Ordre: crimes sexuels Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Showme.Bliss (21:31) Six Feet under (22:01) CSI.(23:16) Andromeda Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 MutantX Beyond Tripping.F/X:The Series Sportsnetnews NBA XL Snapshots 2004World Champ Poker at the Plaza AHL Hockey / St.John's - Edmonton Amandine.Volt Panorama Staline / Village et Usine SAINT-GERMAIN OU LA NÉGOCIATION (4) avec Jean Rochefort Panorama Clean Sweep In a Fix What were you Thinking?In a Fix What were you Thinking?Off the Record Sportscentre .Hockey 2004.Hockey /Worldstars Tour Sportscentre Off the Record Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Savoir plus santé Envoyé spécial Arte Reportage Le Journal Ces messieurs de la famille Madeline Home.Life of Birds Studio 2 Amnesia (2/3) The Viewfrom Here Planet.Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.Interventions miracles L'art d'être parent Une chance qu'on s'aime! Décore ta vie Métamorphose .Ménage Pour la vie! .Entrepreneurs Musique urbaine.100% écolo Doc Lapointe .des arts Révélation Louise à votre service Vos droits Touche.A+ Les Frères Scott Charmed Une grenade .galaxie Spongebob Odd Parents Martin.Yu-Gi-Oh Dragonball Inuyasha .Hunters 15/Love Radio Active Fries with that Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz Z=MC2 Buffy contre les vampires Poltergeist Métal hurlant Les Chemins de l'étrange Mostly True Stories CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Un tissu d'idées Courrèges ARTS ET SPECTACLES Surprenante Claire Pelletier PRESSE CANADIENNE Même si sa musique n'est pas du genre à tourner à toutes les demiheures sur les ondes de la radio montréalaise, Claire Pelletier compte de nombreux admirateurs.Des admirateurs qui risquent d'être un brin surpris lorsqu'ils écouteront Ce que tu donnes, son nouvel album.Claire Pelletier a décidé de prendre un risque, de faire les choses de façon différente.Ainsi, après nous avoir séduits avec des récits mettant en vedette des personnages historiques (Galilée, Platon, Aristophane, etc), elle nous présente un album où les inconnus de la Terre prennent toute la place.Puis, elle prend ses distances avec le folk aux accents celtiques afin d'embrasser l'électro.Oui, on parle ici d'un changement de registre important.Mais l'exchoriste l'assume totalement.« En tant qu'artiste, il faut savoir se renouveler, il faut être capable de regarder en avant, dit-elle.C'est vrai que j'ai pris un risque, mais je n'avais pas du tout envie de me répéter.Et honnêtement, je suis très satisfaite du résultat.» Claire Pelletier et le réalisateur Pierre Duchesne (qui est aussi son conjoint) voulaient explorer les contrastes.Mettre en opposition, par exemple, les instruments traditionnels aux sons produits par l'ordinateur.Dans la même veine, le parolier Marc Chabot, l'autre membre du trio infernal, a dû, lui aussi, modifier son approche.« J'aime ce que peut apporter l'électronique.L'ordinateur ne remplace aucun instrument, il va simplement chercher des sons qui n'existent pas autrement.Quand on a commencé à penser à cet album, j'ai tout de suite aimé l'idée d'opposer l'organique et le synthétique.Car Claire Pelletier n'a pas changé totalement de style.Sur Ce que tu donnes, on retrouve du piano, du violon, du violoncelle, de la harpe, de la flûte irlandaise, etc.Et l'album contient quelques perles.On pense notamment à la pièce titre, sur laquelle Claire Pelletier forme un émouvant duo avec Stephen Eicher.Également, impossible de ne pas être interpellé par Le Silence, un antidote au bruit qui, comme le fait remarquer l'interprète, « ne cesse d'augmenter autour de nous ».Claire Pelletier a enregistré Ce que tu donnes chez elle, c'est-à-dire au studio adjacent à la résidence à l'intérieur de laquelle son conjoint et elle ont emménagé l'été dernier.Située tout juste à l'extérieur de Granby, la maison offre la quiétude dont la chanteuse originaire du Bas- Saint-Laurent rêvait.« Nous aimons faire du ski de fond et, chemin faisant vers le mont Orford, nous nous sommes arrêtés dans le coin et nous sommes tombés amoureux du secteur, expliquet- elle.Nous recherchions un lieu propice à la création et, avec ce décor champêtre qui nous entoure, nous l'avons trouvé.Vraiment, nous sommes très bien ici.» Et Claire Pelletier, qui est mère d'une grande fille de 21 ans, a effectivement l'air heureuse.Mais il y a encore des rêves qu'elle aimerait réaliser.Comme celui de véritablement percer en Europe.« Ce que tu donnes va sortir en France et en Espagne au printemps et j'ai bien hâte de voir la réaction qu'il va susciter.Les Européens aiment plutôt ce que je fais et j'ai vraiment l'impression que cet album a ce qu'il faut pour voyager.» Une lueur apparaît tout d'un coup dans les yeux de l'artiste.À ne pas en douter, le Vieux Continent l'attire vraiment.« J'en suis à un stade de ma vie où j'accepterais de m'installer en Europe pendant un an ou deux si cela me permettait de faire avancer ma carrière.Évidemment, il faut travailler très fort pour faire sa place là-bas, mais le marché offre tellement de possibilités.En attendant que l'Europe lui fasse signe, Claire Pelletier sera en spectacle au Théâtre Saint-Denis à Montréal le 25 janvier.Suivra une vaste tournée québécoise.« C'est vrai que j'ai pris un risque, mais je n'avais pas du tout envie de me répéter.Et honnêtement, je suis très satisfaite du résultat » PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Avec son album Ce que tu donnes, Claire Pelletier a exploré de nouvelles avenues musicales.3281530A Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 19 hnouveauté Boston Public 20 h Les francs-tireurs Révélations-chocs de Jean Guilda.Et l'écriture avec Marc Fisher et Claude Jasmin.Lutte de pouvoir, dissensions, compétition amoureuse.22 h Une pilule, une petite granule On ne se lave plus, on se décape?Douleur et musique.Animation : Dr Marquis Fortin Réalisation-coordination : Lynn Phaneuf nouveau rendez-vous 3269727A BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC12JRM - 258 - - Claude Brochet, dit-il en tendant sa main à Gilbert.Je suis le nouveau vice-président aux affaires corporatives chez Hope Fund Management.Je m'occupe également d'un certain nombre d'investissements privés.- J'ai entendu quelqu'un mentionner votre nom, se contenta de répondre Gilbert sur un ton froid.La proposition de Brochet était simple.Gilbert faisait partie du comité de placement de la caisse de retraite des employés de l'Hydro.Il en était même le membre le plus influent.On voulait qu'il utilise cette influence pour réorienter une partie des placements de la caisse de retraite vers d'autres gestionnaires.- Vous voulez qu'on vous confie cinq cents millions, résuma Gilbert.- Sur un fonds de plus de huit milliards, ce n'est pas si important.- Le rendement, chez Ultima- Gest, a toujours été supérieur au marché.Et à presque toute la compétition, d'ailleurs.- Ils viennent d'avoir trois semestres assez ordinaires.- Ça peut arriver.- Il serait prudent de diversifier davantage vos gestionnaires.- Si je fais en sorte qu'on vous donne cinq cents millions à gérer, je retrouve ma fille?- Je ne suis d'aucune façon au courant des ententes que vous pouvez avoir avec mademoiselle, fit Brochet.Je suis ici uniquement pour éclaircir les points techniques de la proposition qui vous est faite.- Vous pouvez disposer, fit alors la danseuse, comme si elle voulait affirmer sa position d'autorité.Brochet se leva, salua Gilbert.- Ce fut un plaisir, dit-il.Il se tourna vers la danseuse, la salua d'une légère inclinaison du buste et se dirigea vers la sortie.malité au demeurant tout à fait agréable.- Laquelle?- Vous voyez la danseuse, làbas?Elle montrait une jeune fille qui dansait pour un client et qui avait l'air d'une jeune étudiante, avec ses petites lunettes cerclées d'argent.- Oui.- C'est Beverly.Vous allez la suivre dans un de nos habitacles semi-privés.- Je n'ai vraiment pas la tête à ce genre de chose.- Je sais.Elle pourrait être votre fille.- Vous êtes répugnante.- Elle a probablement faussé ses papiers pour pouvoir travailler, poursuivit la danseuse, ignorant la remarque.- Aller dans cet habitacle est la dernière chose dont j'ai envie! continua de protester Gilbert.- C'est pourtant nécessaire.Nous faisons confiance à nos associés, mais nous tenons à avoir des garanties.Dans l'habitacle, une caméra va filmer votre.interaction.C'est notre garantie.- Vous ne pouvez pas me demander ça! - Tant que nos relations demeureront mutuellement satisfaisantes, je peux vous assurer que la bande-vidéo sera conservée en toute sécurité dans mon coffre-fort.- Je ne peux pas.- Si j'accepte de faire ce que vous voulez, redemanda Gilbert, ma fille va sortir de là?- Bien sûr.Nous prendrons même sa désintoxication en charge, si cela vous arrange.Mais je dois être franche avec vous: ce que mes clients cherchent, c'est une association à long terme.- Que voulez-vous dire?- N'espérez pas faire le virement de cinq cents millions et que tout soit fini.Plus tard, vous recevrez d'autres suggestions.- D'autres suggestions?- Pour améliorer la rentabilité de vos placements.- Et vous me garantissez que ma fille sortira du salon de massage?- Dans les minutes qui suivront votre acceptation.- Je suis d'accord.- Il ne nous reste donc qu'une petite formalité à remplir, une forÀ S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN12JR "]
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