La presse, 12 janvier 2005, Cahier A
[" HOCKEY L'EUROPE DEVIENT BLEU-BLANC-ROUGE SPORTS PAGE 3 ARTS ET SPECTACLES FOX ET ABC VEULENT LES BOUGON PAGE 1 LOUISON DANIS LE GRAND MÉNAGE Avec neuf mois de retard, Nortel Networks a finalement présenté hier ses résultats corrigés pour l'année financière 2003.> Les profits corrigés sont en baisse de 41 % > 12 dirigeants devront rembourser 9millions $ >Cinq membres du conseil s'en vont > Les administrateurs démissionnaires passibles de poursuites > L'action en hausse de 11 % LA CHRONIQUE DE MICHEL GIRARD: Que faire avec ce titre ?LA PRESSE AFFAIRES PAGE 3 NORTEL SAKU KOIVU Montréal mercredi 12janvier 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 81 62 pages 5 cahiers Nuageux, neige, Max.-3 Min.-3 3E CAS DE VACHE FOLLE EN MOINS DE 2 ANS La réouverture de la frontière américaine au boeuf canadien risque d'être compromise JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Une nouvelle tuile s'est abattue hier sur l'industrie canadienne du boeuf après que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) eut confirmé avoir détecté un troisième cas de maladie de vache folle en moins de deux ans au pays.La découverte de ce nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) risque de compromettre la réouverture de la frontière américaine aux exportations canadiennes de boeuf prévue le 7 mars.En effet, ce nouveau cas qui, à l'instar des deux précédents, a été mis au jour dans une ferme d'élevage de l'Alberta, intervient au moment où les États-Unis s'apprêtent à mettre fin totalement à l'embargo sur les exportations canadiennes qui avait été imposé dès la découverte du premier cas en mai 2003.>Voir VACHE en page A12 Californie Glissements de terrain et inondations font 19 morts PHOTO DAMIAN DOVARGANES, AP La pluie abondante des derniers jours a fait en sorte qu'un immense rocher de huit mètres de haut s'est détaché d'une montagne et est venu bloquer la route du canyon Topanga, en Californie, entraînant dans sa course poteaux et fils électriques.Le mauvais temps, qui fait rage dans cette région des États-Unis, a fait au moins 19 morts depuis samedi.Les détails en page A3.SCANDALE DES COMMANDITES Le juge Gomery malmené par l'avocat de Jean Chrétien GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le juge John Gomery a connu un rude retour de vacances hier, à la reprise des travaux de la commission qu'il préside sur le scandale des commandites.L'avocat de l'ancien premier ministre Jean Chrétien, et celui de son ancien chef de cabinet, Jean Pelletier, l'ont pris à partie, lui reprochant d'avoir manqué à son devoir de réserve au cours d'entrevues accordées aux médias avant Noël.« Remarques sans précédent » « Nous avons la conviction et vous soumettons, a fait valoir au juge Me David Scott, l'avocat qui représente Jean Chrétien, que vos remarques aux médias sont sans précédent, en ce qui a trait à leur contenu, pour une commission d'enquête toujours engagée dans le processus de présentation de la preuve.>Voir GOMERY en page A14 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Détruire le Stade olympique coûterait 510 millions de dollars.Et dire qu'on se plaignait quand le toit se détruisait gratuitement.Météo Nuageux, averses de neige et pluie verglaçante, maximum -3, minimum -3, plus de détails en page SPORTS 12 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 15 Bandes dessinées ARTS 6 Bridge AFFAIRES 15 Décès AFFAIRES 16 et 17 Feuilleton ARTS 6 Forum A 18 et 19 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 16 Mots croisés ARTS 6 et SPORTS 8 Mot mystère ARTS 6 Observateur AFFAIRES 12 Petites annonces AFFAIRES 12 et AFFAIRES 2 Vacances ACTUEL 4 à 6 Des bâtons dans les roues des fumeurs Québec pourrait bannir totalement le tabac des lieux publics PASCALE BRETON En plus des bars et des restaurants qui sont déjà dans le collimateur de Québec, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, songe à bannir la cigarette des cours d'école et de l'entrée des édifices publics.Il pourrait aussi être plus difficile de se procurer des cigarettes puisque le ministre envisage de définir précisément les types de commerces et les endroits qui seront autorisés à vendre les produits du tabac.Tel qu'il l'avait promis, M.Couillard a dévoilé hier un document de consultation qui ouvre la voie aux dispositions législatives qu'il compte déposer au printemps afin de renforcer l'actuelle Loi sur le tabac adoptée en 1998.Il a promis d'aller aussi loin que le voudra le consensus social.« Ce document est une occasion de réflexion sur l'ensemble des enjeux qui entourent l'usage du tabac dans une société qui change, qui transforme les normes sociales.(.) Il est temps de revoir les normes sociales relatives à l'usage du tabac en société », a déclaré M.Couillard.>Voir FUMEURS en page A14 www.leriopelle.com : : : : B U R E AU D E S V E N T E S 1011, RUE DE BLEURY COIN BLEURY/VIGER AU COEUR DU QUARTIER INTERNATIONAL DE MONTRÉAL À PARTIR DE : : : : numéro de téléphone 514_866_1011 pour 856p2 à partir du 6e étage 3281424A IANMOLSON VOTERA CONTRE LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 FUSIONCOORS-MOLSON NATHAËLLE MORISSETTE Pendant que le monde entier a les yeux rivés sur les régions d'Asie dévastéesparle tsunamidu26décembre et que la communauté internationale s'engage à donner des milliards de dollars pour prêter main-forte aux populations touchées, d'autres pays en crise attendent toujours après l'aide promise.La guerre en République démocratiquedu Congoaurait fait3,8millions de morts depuis 1998.La crise du Darfour a obligé près de deux millions de personnes à fuir les atrocités perpétrées par les milices arabes et a causé la mort de dizaines de milliers de personnes.Et le VIH frappe durement l'Afrique subsaharienne De plus, à certains endroits dans lemonde, onattend toujours lessommes d'argent promises par les pays riches.Par exemple, à Bam, en Iran, où un tremblement de terre a tué près de 40 000 personnes le 26 décembre 2003, la communauté internationale s'était engagée a versé 1 milliard US pour aider à la reconstruction.Un an plus tard, seulement 17 millions US ont été octroyés.L'Organisation des Nations unies, qui a rappelé aux pays donateurs de ne pas négliger les autres régions du globe, a dressé une liste de 14 crises humanitaires \u2014 dont 12 en Afrique \u2014sur lesquelles elle compte concentrer son action au cours de la prochaine année.Ces crises frapperaient plus de 26 millions de personnes.Lors d'un point de presse à Genève, à l'occasion de la conférence annuelle des pays donateurs, la ministre fédérale de la Coopération internationale, Aileen Carroll, a assuré que le Canada n'avait pas l'intention d'oublier les autres régions du globe dans le besoin.«C'est très important que les efforts de la communauté internationale se poursuivent au Soudan, en Haïti et au Congo», a-t-elle affirmé.Mais pourquoi la catastrophe en Asie du Sud-Est a-t-elle provoqué un tel vent de sympathie en incitant 80 pays à offrir une contribution financière?«Dans le cas du tsunami, on voit ça comme une catastrophe naturelle, donc ce sont des victimes innocentes qui n'ont pas contribué à leur propre catastrophe, explique Marie-Joëlle Zahar, spécialiste en résolution de conflits au département de science politique de l'Université de Montréal.Dans ce cas, peut-être que l'impulsion d'aider est plus forte.Ça s'est passé pendant le temps des Fêtes, donc à une période où les gens étaientmoinsoccupéset plusàl'écoute.» De plus, le fait que le tsunami n'ait pas affecté une seule région mais plusieurs pays à la fois, contribue à alimenter cet élan de générosité, croit Mme Zahar.Tenir ses promesses Si Mohammed Chikhaoui, directeur de la planification et de l'évaluation à Oxfam-Québec, se réjouit du soutien des pays riches envers les régions dévastées, il souhaite que les sommes d'argent annoncées soient bel et bien remises.«Notre plus grande préoccupation, c'est que les engagements soient respectés», dit-il.Marie-Joëlle Zahar rappelle que ce genre de catastrophe suscite habituellement beaucoup de sympathie au début, mais que bien souvent les promesses restent lettre morte.«Je crains que cette région ne devienne à son tour pénalisée par la prochaine catastrophe qu'on va avoir d'ici un ou deux ans.» DES RÉGIONS OUBLIÉES PHOTO PETROS KARADJIAS, AP Si la catastrophe en Asie du Sud-Est a provoqué un vent de sympathie dans le monde entier, l'ONU rappelle aux pays donateurs que d'autres régions du globe méritent l'attention et le soutien de la communauté internationale.Loin des feux de la rampe ÉCRIVEZ-NOUS TEXTES : AGNÈS GRUDA ET ÉMILIE CÔTÉ Racontez-nous de quelle manière vous manifestez votre solidarité aux sinistrés en Asie du Sud-Est.La Presse aimerait faire connaître vos histoires.De même, si vous avez un proche qui a survécu en Asie du Sud-Est ou si vous êtes toujours à la recherche d'une personne disparue dans cette région à la suite du sinistre, écriveznous à nouvelles@lapresse.ca.SRI LANKA Le DART secouru L'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (ou «DART»), dont on aperçoit un membre en plein travail, a été accueillie chaleureusement, lundi, à Ampara, au Sri Lanka \u2014, même si les Canadiens ont dû demander de l'aide pour changer un banal pneu crevé.Personne au sein du convoi de huit véhicules, arrivé dans cette région sinistrée après un trajet pénible de 18 heures marqué par les bévues et les contretemps, ne disposait de la clé à écrous nécessaire pour retirer le pneu crevé d'une remorque.Des Sri-Lankais obligeants se sont empressés de leur venir en aide.Mais dans tous les villages qu'a traversés le convoi des Canadiens, les résidants souriaient, klaxonnaient, levaient le pouce ou envoyaient la main.PHOTO CP INDE Un nom du tonnerre Un couple d'Indiens a décidé de donner le nom de Tsunami à leur fils de deux mois retrouvé sain et sauf dans une église alors qu'ils le croyaient mort dans le raz-de-marée qui a balayé leur village il y a deux semaines.«C'est parce que le tsunami a épargné sa vie que nous avons décidé de l'appeler ainsi», a expliqué sa mère.Les deux pêcheurs ont perdu le bébé alors qu'ils fuyaient les vagues qui ont dévasté leur hameau, dans la région de Colachel, dans l'État indien du Tamil Nadu.Il faut dire que le père de l'enfant s'appelle.Stalin.En mémoire d'une autre catastrophe ?\u2014 Source AFP CANADA Question de foi Une petite congrégation bouddhiste du Canada a vendu un de ses temples pour recueillir de l'argent pour aider les victimes du tsunami.Le temple a été vendu par un groupe tibétain à une organisation vietnamienne pour la somme de 500 000$.\u2014Source BBC INDONÉSIE Après la vague, la rougeole L'UNICEF a confirmé cette semaine deux cas de rougeole parmi les survivants du tsunami en Indonésie, ce qui fait craindre la perspective d'une épidémie de cette maladie virale hautement contagieuse.L'UNICEF a entrepris de vacciner 600 000 enfants contre cette maladie, mais cette opération pourrait prendre jusqu'à trois semaines.\u2014Source AFP Deux semaines en mer Autre histoire de survie miraculeuse : un Indonésien qui a survécu pendant deux semaines accroché à un radeau de fortune a été secouru dimanche.Âgé de 21 ans, Ari Afrizal s'est nourri essentiellement de noix de coco.Il n'avait rien mangé depuis trois jours et avait perdu tout espoir lorsqu'il a enfin aperçu un navire qui a filé tout droit devant lui, avant de l'apercevoir et de rebrousser chemin pour le sauver des eaux.\u2014 Source BBC PHOTO AP Ari Afrizal a survécu deux semaines en mer.Territoires palestiniens 302,6 République démocratique du Congo 185,4 Somalie 164,4 Ouganda 157,7 Érythrée 157,2 Afrique de l'Ouest 152,3 Burundi 134,2 Tchétchénie 59,4 Guinée 43,7 Côte-d'Ivoire 39,4 République centrafricaine 23,3 Congo 21,9 Tchad 182,6 Enmillions $ US Crises humanitaires oubliées Sommes réclamées par l'ONU pour les aider Avec AFP D'autres pays attendent toujours l'aide promise ACTUALITÉS TSUNAMI LA MÉTÉO TROUBLE LA CALIFORNIE PHOTO GARY PHELPS, AP © Les coulées de boue ont coupé la route à Conchita, située à environ 110 km au nord-ouest de Los Angeles.À la recherche de survivants 27 personnes manquent toujours à l'appel en Californie JOHN M.BRODER THE NEW YORK TIMES LA CONCHITA, Californie \u2014 Le mur de boue de 150 mètres qui s'est affaissé du haut de la falaise au-dessus du petit hameau s'est abattu avec une telle force que Jimmy Wallet, travailleur de la construction, n'a pas pu retourner chercher sa femme et ses trois filles retenues à la maison le temps de ramasser des effets personnels.« Il n'a pas été assez rapide », se désole son ami Ross Keck, de la ville voisine, Ventura, venu à Conchita pour aider.Les sauveteurs ont passé la journée à creuser la montagne de boue profonde de 10 mètres pour trouver des survivants après le terrible glissement de terrain qui a englouti en quelques secondes la majeure partie du petit village côtier lundi après-midi.« Avec un peu d'espoir, elles seront sous les décombres, toujours vivantes, espère M.Keck.Ou alors Jimmy a perdu tout ce qu'il avait de plus cher.» Cinq jours de pluies torrentielles ont fait 19 morts dans le sud de la Californie.Dans la ville de Conchita, située à environ 110 km au nord-ouest de Los Angeles, on compte trois victimes et 12 blessés, dont deux dans un état critique.Mais les autorités craignent de voir le nombre des morts grimper à 27.Les secouristes utilisent des microphones à très haute sensibilité, des capteurs infrarouges et des caméras à lentilles flexibles pour fouiller les décombres.Entre 15 et 20 maisons de La Conchita ont été endommagées ou détruites par la boue et les arbres.Le ciel était bleu hier sur la majeure partie du sud de la Californie.Le temps clément contraste avec les pluies qui se sont abattues sur la région depuis 15 jours.Plusieurs routes demeurent fermées, car les coulées de boue menacent la région.La dernière tempête, qui a débuté jeudi, a laissé 20 cm de pluie sur La Conchita, 28 cm sur Beverley Hills et 81 cm sur Opids Camp, dans les montagnes au-dessus de Los Angeles.La ville a elle-même reçu 43 cm de pluie.Selon les météorologues, cette région n'a pas connu de telles pluies depuis 40 ans.Les coulées ont été aussi soudaines que violentes lundi, déclare le porte- parole du département des incendies de Ventura, Tom Kruschke.Les fortes tempêtes de neige et de pluie inhabituelles qui ont frappé la région ont causé les inondations et les glissements de terrains.M.Kruschke indique qu'il reste toujours entre 20 et 27 personnes manquant à l'appel.« Cela ne signifie pas qu'elles soient enterrées sous la boue, mais nous ne savons pas où elles se trouvent.« C'est très triste, explique Kirk Peterson, un voisin de M.Wallet.Nous avons perdu quelques amis.» Une autre coulée de boue menace Glendale, au nord-est du centre-ville de Los Angeles.Une maison de trois étages se trouve dans une situation précaire.Ailleurs, les autorités ont fermé la route qui longe la mer entre Ventura et Santa Barbara sur une distance de 43 km.Hier, plusieurs secouristes ont dû quitter les lieux en raison des risques élevés de glissements de terrain à La Conchita.Une petite équipe est restée en place dans l'espoir de capter des sons.Hier matin, elle n'avait toujours rien entendu.« Avec un peu d'espoir, elles seront sous les décombres, toujours vivantes, espère M.Keck.» PHOTOS AP © Ci-dessus, un sauveteur tente de ramener sur la rive une femme tombée dans les eaux de la rivière San Luis.Ci-dessous, dans l'ordre habituel : un secouriste cherche des survivants sous la route à Conchita ; un homme pleure, cellulaire à l'oreille, sur le bord de l'autoroute 101 ; une maison mobile de Sand Canyon est emportée par les flots.Pendant ce temps au Québec Aujourd'hui, Dame Nature réserve également un cocktail météo inhabituel pour l'est du Québec, avec de la pluie verglaçante ou du grésil selon les régions, et un mercure qui se balade bien au-delà des normales de saison.Pour la région de Montréal, un avertissement de pluie verglaçante est en vigueur.Alors qu'Environnement Canada prévoyait une température de -14 oC la nuit dernière, elle devrait grimper à 2 oC aujourd'hui.La neige se transformera donc en pluie verglaçante, puis en averses demain, alors que le mercure devrait afficher 11 oC, fracassant ainsi un record datant du 14 janvier 1950 (10oC).De tels redoux au mois de janvier surviennent environ tous les trois ans, indique de mémoire Gilles Coulombe, d'Environnement Canada.Il indique qu'un front froid fera chuter la température à -6 oC dans la nuit de demain à vendredi, avec des bons vents de 40 à 60 km/h.Samedi, on prévoit un retour dans les normales de saison, avec de la neige passagère et unmaximumde -8 oC.La Presse ACTUALITÉS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Même si la RIO a commandé deux études pour savoir combien coûterait la démolition du symbole des Jeux de 1976, elle n'entend pas pour autant passer à l'action.Pas question de démolir le Stade ÉMILIE CÔTÉ La Régie des installations olympiques (RIO) et le gouvernement provincial sont catégoriques : il est hors de question de démolir le Stade olympique, bien que la RIO ait commandé deux études pour savoir combien coûterait la démolition du symbole des Jeux de 1976.À la suite d'une demande d'accès à l'information, le réseau TQS a dévoilé l'existence des deux études.La première, réalisée à l'automne 2002 par le Groupe Séguin, et la seconde, réalisé en 2002 par la firme CIMA Plus, arrivent au même constat : le prix à débourser pour démolir le Stade se situe aux environs de 500 millions de dollars.Le président, Gilles Lépine, explique que la RIO a commandé ces analyses pour pouvoir confronter les arguments des gens désirant que Québec se débarrasse du Stade.«À la RIO comme au gouvernement, on n'a jamais pensé démolir l'icône et la signature internationale de Montréal.C'est un attrait touristique (300 000 personnes chaque année) et un chef-d'oeuvre architectural, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, soutient-il.Mais on voulait quand même être en mesure de présenter des données précises aux gens qui souhaitaient sa démolition.» La RIO a demandé une seconde étude simplement pour valider les résultats de la première, assure M.Lépine.« Le montant de 500 millions était astronomique.Nous étions estomaqués.» Du côté du ministère du Tourisme, la ministre déléguée, Nathalie Normandeau, confirme les propos du président du RIO.« Il n'est pas question de démolir le stade.Nous sommes catégoriques là-dessus.On croit en son potentiel, d'où le comité ministériel que nous avons mis sur pied pour trouver des solutions viables quant à l'avenir du Stade.» Le groupe de travail considère plusieurs possibilités, dont le projet de centre de foire proposé en octobre dernier par le RIO.Préférant ne pas énumérer d'autres options à l'étude, la ministre indique qu'une décision sera prise en 2005, mais que le processus est « parallèle à la démarche de trouver une solution durable pour le toit ».« Le fait que nous n'ayons pas de solution permanente pour le toit hypothèque l'utilisation qu'on peut faire du Stade », explique-t-elle.Par ailleurs, la RIO retourne aujourd'hui en appels d'offres auprès de la vingtaine de firmes internationales qui ont manifesté leur intérêt pour établir \u2014 selon plusieurs conditions \u2014 un partenariat public-privé avec le gouvernement pour concevoir, construire et entretenir le nouveau toit.À la Ville de Montréal, Marc Tremblay, directeur adjoint de la mise en valeur du territoire et du patrimoine, et Michel Prescott, responsable des sports et des loisirs, ont préféré ne pas émettre de commentaires.Bernard Larin, porte-parole du comité exécutif, a néanmoins indiqué que les pourparlers se poursuivaient afin d'obtenir de Québec la garantie que le Stade restera sous la responsabilité du gouvernement.Rappelons que, selon la Loi sur les installations olympiques, Montréal devient propriétaire des infrastructures une fois la dette remboursée, soit au printemps 2006.lexus.ca ES 330 PDSF de la ES 330 2005 (modèle BA30GP « D »).Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre.SA SUSPENSION VARIABLE ADAPTATIVE CARESSE LA ROUTE.SON SIÈGE À 10 RÉGLAGES CARESSE LE CONDUCTEUR.LA ES 330 2005.BIEN ÉQUIPÉE À PARTIR DE 39 900 $.Qu'il s'agisse de son comportement routier ou du confort du conducteur, la ES330 se refuse à tout compromis.Preuves à l'appui, grâce à son groupe d'options de suspension, elle peut pratiquement « lire » la route.Son luxueux habitacle mémorise les préférences du conducteur.Et son moteur V6 de 3,3 litres offre une performance optimale à haut comme à bas régime.Bref, en tant que pilote, la ES 330 vous amène au sommet de votre art\u2026 à un prix plutôt terre à terre.Redécouvrez la conduite automobile.Composez le 1 800 26-LEXUS pour connaître le concessionnaire le plus près de chez vous.À LA CONQUÊTE DE LA PERFECTION 3276159A Agression d'une sexagénaire Un adolescent change d'idée et plaide coupable CAROLINE TOUZIN François (nom fictif), 14 ans, l'air d'en avoir à peine 12, toujours aussi impassible, a plaidé coupable à neuf chefs d'accusation, hier, en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, dont quatre liés à l'agression d'une sexagénaire handicapée dans l'arrondissement de Montréal-Nord, alors qu'il avait plaidé le contraire aux mêmes chefs la veille.L'adolescent a ainsi reconnu sa culpabilité à des accusations de complot, de vol qualifié, de voies de fait graves et de vol de voiture relativement à l'agression de la dame de 64 ans dans le stationnement de son édifice à logements sur le boulevard Gouin.Il a également avoué trois autres crimes survenus entre la mi-novembre et la fin de décembre 2004.Il a plaidé coupable à cinq chefs d'accusation qui y sont liés, dont voies de fait à l'endroit d'une éducatrice de son école pour jeunes en difficulté, vol de véhicule et délit de fuite.Des admissions Après sa première comparution, lundi, son avocat, Richard Brunet, a reçu la communication de la preuve, ce qui l'a fait renoncer à demander la mise en liberté de son client et l'a incité à lui recommander de plaider coupable.« J'ai regardé tous les dossiers au regard de la preuve avec mon client hier soir (lundi) et il m'a fait des admissions sur plusieurs dossiers », a expliqué Me Brunet à La Presse à sa sortie de l'audience.La procureure de la Couronne, Karen Ohayon, a demandé la confection d'un rapport avant la sentence et une évaluation psychologique pour le jeune François.Le premier servira à évaluer l'ensemble des besoins du jeune et le second son état psychologique, dont le juge pourra tenir compte lorsqu'il imposera la peine.Les avocats débattront de la peine le 21 février.Selon la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents, François risque une peine maximale de trois ans de placement dans un centre jeunesse fermé.Son avocat a précisé que l'ado avait plaidé coupable à l'accusation de voies de fait graves, mais qu'il n'avait lui-même pas asséné un seul coup à la victime.Il n'aurait que salué la dame handicapée alors qu'elle était près de sa voiture avant de se diriger vers un autre véhicule plus loin dans le stationnement.«Mon client n'a porté aucun coup à la victime, mais il était présent sur les lieux au moment du crime et c'est suffisant en vertu du Code criminel pour amener un juge à le déclarer coupable », a expliqué Me Brunet à La Presse.Quant à l'autre jeune de 14 ans, le juge Gaétan Zonato a refusé de le mettre en liberté en attendant son procès.Également impassible, le regard perdu dans le vide durant une bonne partie de la comparution, il a toutefois éclaté en sanglots à cette annonce.En même temps que sa mère présente dans la salle.Une ordonnance de non-publication empêche les médias de donner les raisons de ce refus.Un signe Signe que l'agression a particulièrement choqué l'opinion publique, une personne âgée qui s'est présentée dans la salle d'audience, hier, a fait signe avec sa main à deux reprises aux deux jeunes dans le box des accusés qu'il allait leur trancher le cou.La mère de l'un d'eux a remarqué les menaces subtiles et en a averti un gardien de sécurité qui a expulsé l'homme de la salle.Par ailleurs, le 24 janvier, l'accusé qui vient d'avoir 18 ans retournera en cour pour qu'on fixe la date de son enquête préliminaire, tandis que le deuxième de 14 ans se présentera aussi pour connaître la date de son procès.La police de Montréal affirme que d'autres personnes pourraient être arrêtées prochainement dans cette affaire. YVES BOISVERT L'âgisme L'âgisme.La discrimination fondée sur l'âge.C'est le truc qui émerge, aussi bien se préparer, on risque de nous rebattre les oreilles avec ça au moins pour les 95 autres années du siècle.Les vieux se feraient barrer la route, pousser hors du chemin, bref, on ne veut rien savoir des vieux, on vit même, nous dit-on, un « culte de la jeunesse ».Vraiment ?Ça dépend de quelle jeunesse on parle, je suppose.Celle des babyboomers, probablement.Ah, cellelà, on la glorifie.Elle est apparemment éternelle.Quand j'écoute CHOM FM, je tombe sur les mêmes vieilles tounes rock que j'écoutais à 15 ans.Les radios pop bourrent les ondes de fin de semaine de vieilles platitudes nostalgiques, déjà plates il y a 25 ans.Je me demande bien où se retrouvent les jeunes dans ces radios.Ils ne se retrouvent nulle part, en fait, pour plein d'entre eux.Ils se retrouvent sur le Net et MP3.Ce qu'on dit des ados dans les médias, d'autre part, est assez loin du culte de la jeunesse et plus près de la diabolisation.J'en entends d'ici : Oui, mais les vieux, eux ?Vous voyez : vous ne voulez pas entendre parler des jeunes.Tout de suite les vieux.D'accord, j'y viens.Janette Bertrand, l'automne dernier, a dit qu'elle avait été « flushée » de la télévision québécoise pour cause d'âge.Ses projets, elle ne sait pas pourquoi, ont soudainement été mis sous la pile chez tous les diffuseurs il y a cinq, six ans.Après le sexisme, nous voici face à l'âgisme, dit-elle.On n'a pas lu ces projets-là.Peut-être étaient-ils formidables.Je n'ai personnellement aucun, mais aucun préjugé contre les vieux.J'ai vu Léo Ferré chanter superbement à 70 ans et des poussières, les films d'Éric Rohmer, à plus de 70 ans, parlaient mieux de la jeunesse française que ceux de bien des jeunes, Leonard Cohen est encore génial à 70 ans, et le père Bergman vient tout juste de se retirer dans son île à 85 ans.Denise Filiatrault a quoi ?74 ans ?On s'en fout totalement.Elle est pertinente et c'est tout ce qui compte.Bref, pas de problème avec les vieux.Peut-être les projets de Janette Bertrand étaient-ils bons.Peut-être pas.Les vieux ont aussi le droit à l'erreur.Mais sauf son respect, je suis convaincu qu'il y a plus de jeunes inconnus qui ne sont pas capables de vendre leurs très bons projets, seulement parce qu'ils sont inconnus, que de vieux auteurs connus et formidables dont on refuse de lire les projets du simple fait de leur grand âge.Depuis son entrevue, au fait, Mme Bertrand a vendu plus de 150 000 exemplaires de son livre, dont un à quelqu'un de ma parenté qui m'en a parlé pendant tout le temps des Fêtes.« Un grand homme, Janette Bertrand ! » me dit-il, tout admiratif.Absolument.On apprend maintenant que les diffuseurs télé, pas fous, veulent tous avoir un rendez-vous avec Mme Bertrand, qui est dans sa quatre- vingtième année.Ma foi, l'âgisme recule à vue d'oeil au Québec ! Bonne nouvelle pour Mme Bertrand et pour nous tous.L'âgisme serait-il un mythe ?Non.Plein de vieux et de « pas jeunes » en sont victimes.Je sais.Mais les vraies victimes de l'âgisme au Québec ne sont pas les vieux, ce sont les jeunes.Ça ne se voit pas à l'oeil nu, mais s'il y a un groupe dans la société de qui on devrait s'inquiéter, ce sont les moins de 20 ans.Il pèse sur les enfants d'aujourd'hui un poids énorme.Fiscal et humain.Mais invisible.Ce n'est que dans 25 ans qu'il apparaîtra, quand ils seront trois, ou moins encore, à faire vivre un retraité \u2014 au lieu de quatre ou cinq.Quand le budget de la Santé \u2014 déjà 42% des dépenses publiques au Québec \u2014 prendra la plus grande part de leurs impôts.Que restera-t-il pour l'éducation, pour l'environnement, pour les routes, pour l'imagination ?Je ne dis pas qu'on traite bien les vieux pour autant.Il suffit de visiter une fois un CHSLD pour le comprendre.Je ne dis pas non plus qu'il n'y a pas de préjugés, de gens mis sur la touche qui auraient encore beaucoup à donner.Il y en a plein.On en connaît tous.Ils ne sont pas Janette Bertrand.Ils ont 60 ans, 50 ans, 45 ans.On ne le leur dit jamais, mais ils voient bien que c'est l'âge qui fait la différence quand on ne les engage pas.Ce n'est pas nouveau.C'est même probablement moins critique qu'avant.Les nouvelles générations ont toujours poussé dans le dos des plus vieilles.Ce qui est nouveau, c'est qu'on en parle davantage.Et ce n'est qu'un début.Pourquoi ?Si on parle d'âgisme, contrairement aux apparences, ce n'est pas parce qu'il est plus grave qu'avant.C'est parce que le pouvoir gris est plus important.Les premiers baby- boomers entrent dans la soixantaine.Il faut donc s'attendre à entendre parler abondamment des problèmes des vieux ou de ceux qui risquent de le devenir.Je ne dis pas que ce n'est pas correct.Simplement que les problèmes des gens âgés, en prenant de l'ampleur, en cacheront d'autres.Il ne s'agit pas de choisir son camp.Ce n'est pas « les vieux contre les jeunes ».Nous sommes tous ensemble là-dedans.Je nous mets simplement en garde.Les gens de six mois ont peu de porte-parole aussi éloquents et populaires que Janette Bertrand.Mais les vraies victimes de l'âgisme au Québec ne sont pas les vieux, cesont les jeunes.Ça ne sevoit pasàl'oeil nu, mais s'il yaungroupe dans la sociétéde qui ondevrait s'inquiéter, cesont les moins de 20 ans.Un millier de personnes assistent aux funérailles de Louis J.Robichaud PRESSE CANADIENNE MONCTON \u2014 Plus d'un millier de personnes ont assisté hier aux obsèques de l'ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick Louis J.Robichaud, mort la semaine dernière.Plusieurs dignitaires, dont le premier ministre du Canada Paul Martin, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui fut premier ministre de sa province de 1960 à 1970 et qui avait entrepris de nombreuses réformes ayant contribué à sa modernisation.Le cercueil de Louis J.Robichaud est entré dans la cathédrale Notre- Dame-de-l'Assomption, à Moncton, couvert du drapeau néo-brunswickois, adopté pendant son règne.Dans son homélie, Mgr André Richard, archevêque de Moncton, a salué la « passion et le coeur de Louis Robichaud pour son peuple ».Il a affirmé que les accomplissements de ce réformateur responsable du programme « Chances égales pour tous » passeront à la postérité.Son fils René a rendu un vibrant hommage au père de famille.« Peu importe le stress que lui imposait le monde politique, je ne l'ai jamais vu s'inquiéter.Même durant la période où les politiques qu'il mettait de l'avant provoquaient colère et contestation.Ni ma mère ni mon père ne m'ont jamais montré leur inquiétude.» Parmi les personnalités présentes à la cérémonie, outre M.Martin, il y avait l'actuel premier ministre de la province, Bernard Lord, le lieutenant- gouverneur du Nouveau- Brunswick, Herménégilde Chiasson, et l'ex-premier ministre Frank Mc Kenna.« M.Robichaud était un homme sobre, un homme très modeste qui n'aurait jamais oublié ses origines acadiennes et ses origines, point.Dans ce sens, je pense que ça traduisait bien qui il était.Je pense qu'il aurait bien aimé cette cérémonie, parce qu'il était un homme modeste et sincère », a commenté M.Chiasson.Le premier ministre Martin a précisé que le travail de M.Robichaud n'a pas seulement bénéficié aux Acadiens et aux Néo-Brunswickois, mais à l'ensemble des Canadiens.« C'est le premier ministre qui a le plus marqué la province du Nouveau- Brunswick et qui l'a modernisée, a dit le premier ministre Bernard Lord.Je vis avec son héritage comme je vis avec celui de Richard Hatfield, et celui de Frank Mc Kenna.Nous travaillons tous à notre façon pour faire avancer la province, mais il n'y a aucun doute que M.Robichaud a été celui qui a le plus marqué le Nouveau-Brunswick.» M.Robichaud est décédé jeudi dernier, à la suite d'une courte lutte contre le cancer, à l'âge de 79 ans.PHOTOANDREW VAUGHAN, PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Paul Martin a accompagné Jacqueline Robichaud, veuve de l'ex-premier ministre du Nouveau- Brunswick, à la sortie de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Moncton, hier.LES PROGRAMMES OFFERTS AU COLLÉGIAL Le Collège Jean-de-Brébeuf est un collège essentiellement préuniversitaire.Baccalauréat international Sciences de la nature (200.10) Sciences de la santé Sciences pures et appliquées Sciences humaines (300.10) Option Économie Option Histoire Diplôme d'études collégiales Arts et Lettres (500.A1) Arts visuels, Design et Communications Lettres, Théâtre et Communications Création multimédia et Communications Sciences de la nature (200.B0) Sciences de la santé Sciences pures et appliquées Sciences humaines ou (300.A0) Études internationales de l'administration Individu, culture et société Sciences, Lettres et Arts (700.A0) Ce programme vise à fournir à l'étudiant une formation préparant à la quasitotalité des programmes universitaires.Deux programmes en association avec l'École de musique Vincent-d'Indy 5e SECONDAIRE - Pour filles et garçons LES SERVICES Résidences (pour filles et garçons) Bourses d'aide financière et d'excellence - plus de 140 000 $ versés annuellement Collège Jean-de-Brébeuf 3200, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1C1 Collégial : (514) 342-9342, poste 5355 \u2014 Télécopieur : (514) 342-1846 Secondaire : (514) 342-9342, poste 5231 \u2014 Télécopieur : (514) 342-2676 www.brebeuf.qc.ca PORTES OUVERTES Collégial et 5e secondaire LE JEUDI 10 FÉVRIER 2005 DE 14 H À 21 H PORTES OUVERTES 3282897A Le Chic de l'ouest au prix de l'est Trois étages d'idées à parcourir.3960, rue Bélanger Est, Mtl.Fermé le dimanche Tél.: 514-725-5245 Meubles du Québec Nous payons les taxes sur meubles et matelas jusqu'au 4fév.2005 N o u s sommes m a i n t e na n t o u v e r t au 67 6 8 , rue S t - H u b e r t HEURES D'OUVERTURES lun.- mer.: 10 h à 18 h jeu.- ven.: 10 h à 20 h Samedi : 10 h à 17 h Dimanche fermé 8 211, 17 e a venu e, Mont r é al (514 ) 728 -6200 1828, boul.Le Corbusier, Laval Vous nous retrouverez bientôt à Tél.: (450) 686-5055 www.esprit-nouveau.com Vos meilleurs moments de détente En cuir souple Tous les jours dans LA NOUVELLE SOCIÉTÉ ACTUALITÉS Kyoto: Ottawa pencherait pour le nucléaire et le charbon « propre » Martin pourrait annoncer des mesures sur les automobiles le 16 février CHARLES CÔTÉ Le Canada pourrait recourir à l'énergie nucléaire, à la recherche de technologies plus propres pour les centrales au charbon et à l'imposition de réglementations plus sévères aux constructeurs automobiles afin de respecter le protocole de Kyoto, selon un document de travail obtenu par La Presse.Ce document, dont le Globe and Mail faisait état dans son numéro d'hier, est daté du 5 janvier et est marqué « secret ».Il semble avoir été rédigé par des hauts fonctionnaires afin d'informer le cabinet fédéral des enjeux et des pistes possibles, à l'approche de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto le 16 février et du prochain budget fédéral.Le porte-parole du ministre fédéral de l'Environnement affirmait hier ne pas connaître ce document.« Il est encore très tôt » pour savoir quelles mesures le gouvernement adoptera au cours des prochaines semaines, a dit André Ménard.Toutefois, les constats que ce document de travail contient rejoignent ceux de plusieurs observateurs.« Avec les politiques et les programmes actuels, le Canada manquera de beaucoup sa cible de Kyoto.» Un peu plus loin : « L'approche volontaire et les mesures incitatives limitées ne suffisent pas à induire les changements substantiels.On doit envisager la réglementation et la fiscalité.» Le premier ministre Paul Marin pourrait profiter de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto le 16 février pour faire un énoncé politique.Cet énoncé pourrait porter entre autres sur l'état des négociations qui sont en cours depuis quatre ans avec l'industrie automobile afin de diminuer la consommation d'essence des véhicules vendus au Canada de 25 % d'ici 2010.Il pourrait aussi être question d'un système de redevances et de remises pour encourager les consommateurs à choisir des véhicules plus économiques.Gaz carbonique Sur le plan industriel, le document qualifie de « critique » le développement de systèmes permettant de capter et d'injecter dans des cavités souterraines le gaz carbonique (CO2), principal gaz à effet de serre.On souligne aussi le « besoin d'investir plus » dans ce domaine, ainsi que dans d'autres technologies comme le « charbon propre » et l'hydrogène.On considère aussi qu'il faut investir dans l'énergie nucléaire, qui n'émet pas de gaz à effet de serre et qui est un secteur « critique pour la situation concurrentielle du Canada ».Sur ces derniers points, des critiques s'élèvent.«L'industrie du charbon n'a pas besoin de fonds publics, dit Bernard Bigras, porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement.Elle est très profitable.» Steven Guilbeault, responsable de la campagne Climat et énergie chez Greenpeace Canada, conteste quant à lui les autres avenues mentionnées dans le document.« Sur le captage du CO2, il y a beaucoup d'incertitude, dit-il.Combien de temps restera-t-il entreposé ?Est-ce qu'on ne fait pas que reporter le problème dans l'avenir ?Sur l'hydrogène, on sait qu'il y a plusieurs façons de le produire, certaines sont meilleures que d'autres.On parle trop peu d'énergie renouvelable et trop du nucléaire dans ce document.Formellement, l'énergie nucléaire est exclue du protocole de Kyoto.» Toutefois, selon M.Guilbeault, le contenu de ce document est un « signe que les gens commencent à se réveiller à Ottawa », à un mois de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto.« Avec les politiques et les programmes actuels, le Canada manquera de beaucoup sa cible de Kyoto.» Les lacs du Québec contaminés par les centrales thermiques de ses voisins CHARLES CÔTÉ En l'absence de toute réglementation, les centrales thermiques au charbon des États-Unis et de l'Ontario ont continué d'envoyer en 2002 des tonnes de mercure dans l'atmosphère, ce qui contamine les lacs du Québec.C'est ce que constate la Commission de coopération environnementale de l'ALENA, qui a rendu public hier le premier rapport détaillé jamais réalisé sur la pollution en provenance des centrales électriques d'Amérique du Nord.« Une des raisons pour lesquelles nous avons pu publier ce rapport, c'est que pour la première fois, les centrales canadiennes ont dû faire rapport de leurs émissions en 2002 », explique l'auteur, Paul Miller.Cette année-là, les centrales thermiques des États-Unis ont rejeté 44 tonnes de mercure dans l'atmosphère.Les centrales canadiennes en ont émis deux tonnes et celles du Mexique, une tonne.Le mercure est contenu dans la houille, à des concentrations qui varient d'un gisement à l'autre.Certains charbons sont plus « propres » que d'autres.Selon M.Miller, le mercure est relâché sous deux formes dans la fumée des centrales.Une première forme est inerte et demeure dans l'atmosphère longtemps avant d'éventuellement se déposer.Son impact est global.L'autre forme se dépose localement ou régionalement.Il peut par exemple partir de l'Ohio et se déposer dans les lacs québécois, contaminant le poisson.Midwest et Ontario « Au Québec, on est sujet à ces émissions qui proviennent du Midwest et de l'Ontario, affirme René Canuel, chimiste à l'UQAM au sein du COMERN, groupe pancanadien sur l'impact du mercure.Les lacs sont les plus sensibles, surtout avec la présence de milieux humides autour qui absorbent le mercure.Par ailleurs, dans les lacs où le cycle de vie est plus lent, les poissons grandissent plus lentement et donc ils absorbent plus de mercure.La déforestation aussi augmente la charge en mercure des lacs, à cause du ruissellement.Un aliment sain Les autorités de santé publique ne veulent pas pour autant décourager la consommation de poisson, un aliment sain.Cependant, le mercure peut affecter le système nerveux humain.« L'ensemble de la population n'est sans doute pas à risque, dit M.Canuel.Mais il y a des gens qui, par tradition ou par dépendance économique, mangent plus de poisson.On leur conseille de varier les espèces de poisson, de ne pas toujours manger des prédateurs comme le brochet ou le doré, de ne pas toujours manger les plus gros poissons.Ce sont les poissons-trophées qui sont les plus dangereux.» Bush opposé à une réglementation plus sévère L'impact sur la faune n'est pas très étudié, selon M.Canuel.Cependant, il commence à y avoir des données, notamment sur les huards.« Les huards empoisonnés au mercure ont des comportements déviants et agressifs : les mères abandonnent leurs petits, les mâles s'entretuent », dit-il.En 2002, la pire source de pollution au mercure en Amérique du Nord était la centrale au charbon de Monticello, au Texas.Elle a rejeté 849 kg de mercure.Au Canada, la plus grande émettrice de mercure était la centrale de Sundance, en Alberta, avec 275 kg, suivie de celle de Nanticoke, en Ontario, avec 241 kg.Le gouvernement Bush a combattu une proposition de réglementer plus sévèrement les émissions de mercure.Mais, souligne M.Miller, quatre États, le New Jersey, le Massachusetts, le Connecticut et le Wisconsin, ont imposé des réductions de 90 % des émissions de mercure au cours des prochaines années.De son côté, l'Alberta vise une réduction de 50 %.« Notre travail pourra permettre de mesurer le chemin parcouru en 2010 », dit-il.Toutefois, sur le terrain, il n'y aura pas d'amélioration avant longtemps, estime M.Canuel.« On pense que les charges atmosphériques en mercure ont doublé dans le dernier siècle, dit-il.Il finit par tomber quelque part.On n'a pas réussi à démontrer qu'un arrêt des émissions va avoir des impacts à court ou moyen terme.Mais il faut agir quand même, pour ne pas que le problème continue de s'aggraver.» .Pour consulter le rapport : www.cec.org/files/PDF/ POLLUTANTS/ Power Plant\u2014Air Emission\u2014fr.pdf Pour en savoir plus sur les impacts de la pollution au mercure : www.unites.uqam.ca/comern/ indexfr.html PHOTO PRESSE CANADIENNE La centrale au charbon de Lakeview, à Toronto, a émis 46 kg de mercure en 2002, se classant au 15e rang au Canada et au 254e rang en Amérique du Nord.« Une des raisons pour lesquelles nous avons pu publier ce rapport, c'est que pour la première fois, les centrales canadiennes ont dû faire rapport de leurs émissions en 2002.» DU 14 AU 23 JANVIER 2005 Palais des congrès de Montréal Conditions de validité Présentez ce bon-rabais aux guichets du Palais des congrès de Montréal.Ce bon-rabais ne peut être jumelé à d'autres promotions, n'a aucune valeur marchande et un seul bon-rabais par personne sera accepté.Offre disponible jusqu'à l'épuisement des quantités imprimées.Valide du 14 au 22 janvier 2005 de 10h à 22h et le dimanche 23 janvier 2005 de 10h à 20h.Tous les jours, la billetterie fermera deux heures avant la clôture du Salon.à l'achat d'un billet à 12 $ ou à 10 $.(Offre non applicable aux enfants de 6 à 12 ans) 2$ DU 14 AU 23 JANVIER 2005 Palais des congrès de Montréal de rabais Présenté par En collaboration avec 3283147A ÉMISSIONS DE MERCURE DES CENTRALES THERMIQUES Centrales thermiques nord-américaines 1000 kilogrammes 400 kilogrammes 100 kilogrammes La taille de chaque cercle correspond au volume des émissions en 2002 OBTENEZ 0% de financement à l'achat jusqu'à 48 mois \u2020 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ vroum-vroum Modèle GS-V6 illustré Taux de location personnalisée Mazda: offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda Tribute GX 4 cyl.2005 (modèle WSXD55AC50), des camionnettes Mazda B3000 SX Dual Sport (modèle XCXB55AA00) et des Mazda6 Familiale Sport GS-V6 (modèle G6SZ55AA00) 2005 neufs.Comptant initial ou échange équivalent et premier versement mensuel exigés.Aucun dépôt de sécurité requis.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 20 000 km par année.Frais de 8¢ le km additionnel à la fin du terme.Location avec limite de 25 000 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription 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de loisir sur le marché.» L'Annuel de l'automobile 2005 LOUEZ À PARTIR DE 295$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 1995 $ PASSIONNÉS DU VOLANT, C'EST VOTRE ANNÉE.LOUEZ À PARTIR DE 299$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2395 $ OBTENEZ 1,9% de financement à l'achat jusqu'à 36 mois \u2020 OU LOUEZ À PARTIR DE 235$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 1995 $ 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ OBTENEZ 0% de financement à l'achat jusqu'à 36 mois \u2020 OU ET ET 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ MAZDA B3000 DUAL SPORT 2005 FAMILIALE SPORT GS-V6 2005 Camionnette compacte importée la plus vendue au pays depuis 18 ans \" ET OU Modèle B3000 Dual Sport illustré Modèle GT-V6 illustré 3284802A . POLITIQUE Pressenti pour le poste d'ambassadeur aux États-Unis Mc Kenna a des «liens troublants» avec un groupe américain relié aux armes ANDRÉ NOËL Frank Mc Kenna, pressenti pour devenir ambassadeur du Canada aux États-Unis, a des « liens troublants » avec le groupe américain Carlyle, lequel est fortement impliqué dans la fabrication et la vente d'armes, a dénoncé hier l'Institut Polaris, groupe de recherche d'Ottawa.« La présence de Frank Mc Kenna au sein d'une société américaine d'investissement dirigée par de puissants membres du Parti républicain, qui ont occupé des postes de haut pouvoir à la Maison-Blanche, au Pentagone et à la CIA, devrait préoccuper les Canadiens », a déclaré Steven Staples, auteur d'un rapport de l'Institut Polaris, publié hier.M.Mc Kenna, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, est membre du Conseil consultatif de Carlyle Canada.Parmi les autres membres se trouvent Frank Carlucci, ancien directeur adjoint de la CIA et ancien secrétaire de la Défense sous la présidence de Ronald Reagan, et James A.Baker III, ancien secrétaire d'État sous la présidence de George Bush père.Établi à Washington, le groupe Carlyle se définit lui-même comme « une des banques d'affaires les plus importantes au monde, gérant des investissements de plus de 18,9 milliards de dollars ».George Bush père a déjà été membre du Conseil consultatif de cette firme en Asie.Le groupe concentre ses investissements dans des industries qui dépendent des décisions et des contrats du gouvernement américain, notamment dans l'aérospatiale, les télécommunications, la sécurité et la défense.Il a investi fortement dans la compagnie United Defense, qui fabrique des véhicules de combat, des pièces d'artillerie et des lanceurs de missiles.Carlyle a vendu ses intérêts dans cette compagnie en 2004, mais le groupe possède Vought Aircraft Industries, qui a participé à presque tous les programmes de l'aviation militaire américaine.Le film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, a fait connaître le groupe Carlyle en exposant ses liens avec le Saudi Binladen Group, firme de construction saoudienne appartenant à la famille d'Oussama ben Laden.Des membres de cette famille se trouvaient aux États-Unis pour une rencontre avec des investisseurs du groupe Carlyle lors des attentats terroristes du 11 septembre 2001, attribués à l'organisation d'Oussama ben Laden.Pendant l'été 2001, Frank Mc Kenna a organisé une réunion de 60 dirigeants d'entreprises canadiennes et de représentants de Carlyle à sa résidence de Moncton.L'invité d'honneur était le ministre des Finances Paul Martin, aujourd'hui premier ministre.Quelques mois plus tard, le gouvernement canadien a investi dans le « Carlyle Venture Partners II Fund », par le biais de l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada.Ce « Partners II Fund » investissait à son tour dans des compagnies fabriquant des armes.Pas de commentaires Jointe à son cabinet d'avocats de Moncton, hier, la secrétaire de M.Mc Kenna a dit qu'il ne commenterait pas le rapport de l'Institut Polaris.De son côté, l'Institut craint que M.Mc Kenna n'influence la politique canadienne envers les États-Unis s'il est nommé ambassadeur à Washington.« M.Mc Kenna prendra-t-il en considération les effets négatifs du bouclier antimissile sur la sécurité internationale ou seulement les perspectives lucratives des retombées économiques des contrats ?» demande l'auteur du rapport, Steven Staples.« Les liens entre Frank Mc Kenna et les faucons du Parti républicain, ce qui inclut la famille Bush, impliquent-ils qu'il soutient leurs politiques ?Que penser de l'association de Frank Mc Kenna avec le groupe Carlyle, compte tenu des liens d'affaires avec le groupe Saudi Binladen ?» L'Institut Polaris rappelle que Paul Martin avait promis de faire examiner les nominations d'ambassadeurs par des comités parlementaires.« La nomination de Frank Mc Kenna comme ambassadeur canadien aux États-Unis représente l'occasion de remplir cette promesse », conclut l'Institut.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Frank Mc Kenna, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, est membre du Conseil consultatif de Carlyle Canada.Terre-Neuve lance un appel à tous pour développer le fleuve Churchill Hydro-Québec reste sur ses positions HÉLÈNE BARIL Hydro-Québec n'a pas l'intention de participer à l'appel à tous lancé hier par le gouvernement de Terre- Neuve pour développer le potentiel hydroélectrique du fleuve Churchill.« Notre intérêt pour ce projet est connu depuis fort longtemps.Nous avons une offre sur la table depuis 2002.On respecte leur démarche, mais nous n'avons pas l'intention d'y participer », a fait savoir hier la porte-parole de la société d'État, Christine Martin.Comme il l'avait annoncé à l'automne, le gouvernement de Terre- Neuve a finalement lancé hier un appel aux investisseurs internationaux qui pourraient être intéressés par le développement des deux sites hydroélectriques qui restent à développer sur le fleuve Churchill, soit Gull Island et Muskrat Falls.Le gouvernement terre-neuvien a acheté des espaces publicitaires dans des journaux au Canada (dont La Presse), aux États-Unis (dont le New York Times) et à l'étranger (dont The Economist) pour faire savoir qu'il est à la recherche de partenaires publics ou privés pour investir dans ce projet.Cette démarche est vue comme une façon d'écarter Hydro-Québec, qui s'intéresse depuis des décennies au développement du Bas-Churchill.Plusieurs ententes de principe entre Québec et Terre- Neuve ont avorté au cours des années, dont la dernière en 2002.Depuis, de nouveaux gouvernements ont été élus à Québec comme à St.John's.Hydro-Québec et le gouvernement de Terre-Neuve ont construit ensemble un premier complexe hydroélectrique sur le fleuve Churchill.Active depuis 1971, Churchill Falls a une capacité de production de 5428 mégawatts.Presque toute l'énergie produite est achetée par Hydro- Québec selon un contrat qui lie les deux parties jusqu'en 2041.Cette entente à long terme conclue à des conditions avantageuses pour le Québec a maintes fois été dénoncée par le gouvernement terre-neuvien, qui l'a même contestée sans succès devant les tribunaux.Hier, la porte-parole du ministre terre-neuvien des Ressources naturelles, Ed Byrne, a assuré que l'appel de propositions n'était pas une façon d'écarter Hydro- Québec de Churchill.« Hydro- Québec peut y participer comme tout le monde », a dit Carmel Turpin.De toute évidence, Terre-Neuve veut obtenir de meilleures conditions que celles que lui a offertes Hydro-Québec dans le projet d'entente de 2002.Hier, la société d'État québécoise n'a pas voulu dire si elle pouvait bonifier sa proposition.Les deux sites à développer ont une capacité totale de 2824 mégawatts, soit 2000 mégawatts pour Gull Island et 824 mégawatts pour Muskrat Falls, ce qui en fait un projet comparable à La Grande- 4 (2778 mégawatts).Le coût des aménagements est estimé à 6 milliards de dollars par le gouvernement terre-neuvien.L'appel à tous lancé hier est une première pour Terre-Neuve.Il s'agit de la première étape d'une démarche qui pourrait durer deux ans.Le gouvernement de Terre- Neuve entend d'abord dresser une liste des investisseurs intéressés et inviter ceux qui répondent à ses exigences à entreprendre une étude de faisabilité.La sélection du ou des candidats suivra et les parties négocieront alors les conditions commerciales de leur association.Cette association devra être satisfaisante pour les deux parties, mais aussi pour les autochtones du Labrador et du Québec, a précisé le gouvernement de St.John's.Terre-Neuve aimerait bien pouvoir se passer du Québec pour acheminer l'électricité du Bas- Churchill vers le marché américain, notamment en construisant un lien sous-marin entre le Labrador et Terre-Neuve, d'abord, et avec le continent ensuite.Le gouvernement terre-neuvien a déjà demandé des études sur la faisabilité d'un tel lien.VENEZ L'ADMIRER AU SALON DE L'AUTO DE MONTRÉAL DU 14 AU 23 JANVIER Les taux de location sont ceux offerts par Services Financiers BMW sur approbation de crédit uniquement quant au modèle BMW 325i édition Exécutive 2005 en inventaire.Le PDSF pour le modèle 325i édition Exécutive 2005 BMW de base est de 43 100 $.Pour une location de 39 mois comportant une mensualité de : (i) 395 $, un montant de 6606$ est exigé à la signature du contrat de location, (ii) 449$, un montant de 4723$ est exigé à la signature du contrat de location, (ii) 499$, un montant de 2886$ est exigé à la signature du contrat de location (ces montants incluent le dépôt requis, les frais de transport et de préparation, un dépôt de sécurité, l'enregistrement d'une hypothèque mobilière ainsi que la première mensualité).Le taux de location applicable est de 3,5%.Les frais d'administration du concessionnaire sont facturés selon le concessionnaire et s'ajoutent aux sommes dues à la signature du contrat.Le coût de l'enregistrement du véhicule, les frais d'immatriculation, les options, l'assurance, les taxes applicables sur le dépôt et sur les mensualités sont en sus.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 26 722$.La mensualité varie selon le montant emprunté et le dépôt/la valeur de la reprise.Le kilométrage annuel alloué est de 20 000km; 0,15$ du kilomètre excédentaire.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre sujette à disponibilité.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 mars 2005.Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16710, autoroute Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Rive-Sud Park Avenue BMW 8400, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montréal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com www.bmwmontreal.ca BMW 325i édition Exécutive Le plaisir de conduire.MC 395$ À partir de seulement /mois pendant 39 mois 3,5% Taux de location Pour un temps limité voici laBMW325i édition Exécutive (aussi offerte avec traction intégrale).3282296A O6> %:E17$> A1>>$5A >X5> Y$>>$ ]$ 56EF$XEH 31$5> X)5 ];15A$5>1)$= MX 4X3A=X1AX5Y$ Y/$I 3$> $5(X5A> %:g:OJ %: p5+kS8O&JD 4'=$0$5(X5A ]$ 3X %:g:OJ ES5 J Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Le scandale Nortel mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Après de nombreux reports, Nortel a finalement rendu publics hier matin ses résultats financiers vérifiés pour l'exercice 2003.Il était temps, bien qu'en tant que tel, l'intérêt de l'exercice ne résidait pas vraiment dans le résultat comptable de l'exercice.Ce dernier ne comportait en effet rien de bien surprenant, puisque Nortel avait déjà annoncé que ses profits, précédemment annoncés pour 2003, seraient passablement amputés.Ils ont finalement été réduits de 40 %, passant de 732 millions à 434 millions de dollars US.Même si on s'y attendait, cela n'enlève rien à l'ampleur du scandale.Car scandale il y a et c'est d'autant plus évident à la lecture du rapport du comité de vérification indépendant.Ce document est sans équivoque : il y a eu manipulations comptables et ces manipulations ont été faites en toute connaissance de cause par les membres de la haute direction de Nortel, Frank Dunn, l'ancien chef de la direction, en tête.C'est d'ailleurs plutôt effarant de constater à quel point le traficotage de chiffres chez Nortel était érigé en système.La haute direction avait fait de l'atteinte des cibles financières une priorité et ce, peu importe qu'il faille contrevenir aux normes comptables pour y arriver.Les directives à ce sujet étaient claires et, selon le rapport, il n'était pas question de remettre en question certaines pratiques même si elles semblaient discutables.Avec ce ton donné par la haute direction, c'est toute la culture de l'entreprise qui s'est retrouvée teintée par un relâchement éthique dangereux.On a banalisé la manipulation comptable.Ces pratiques, extrêmement douteuses, ont par ailleurs été encouragées par l'établissement d'un programme de versement de primes liées au retour à la rentabilité de l'entreprise.Ce programme, suggéré par la haute direction, a été entériné par les membres du conseil d'administration.Ces derniers auraient dû faire preuve de plus de vigilance.Pourquoi avoir adopté de telles mesures incitatives sans poser davantage de questions ?Et surtout, comment se fait-il que les membres du conseil aient mis autant de temps à se rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond dans les pratiques comptables de Nortel?On aura beau dire qu'il s'agissait d'une situation fort complexe, il y a eu un certain laxisme dans le rôle de chien de garde qu'un conseil doit jouer au profit de tous les actionnaires.Ce manque de mordant n'est peut-être pas étranger au départ annoncé hier de cinq membres du conseil, dont son président, Lynton Wilson.Pour retrouver la confiance des investisseurs, Nortel devait renouveler son conseil, en plus d'adopter les nombreuses mesures suggérées par le comité de vérification indépendant.Il reste à voir maintenant ce que la justice fera de ce rapport.Si les autorités compétentes en arrivent à la conclusion que les anciens dirigeants de Nortel ont posé des gestes frauduleux, il faudra sévir en conséquence.Ce scandale a coûté trop cher à trop de monde pour qu'on se montre indulgent.Il yaeumanipulations comptables et ces manipulations ont été faites en toute connaissancedecause.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS Leministre de la Torture JOCELYN COULON j.coulon@cerium.ca Dans quelques jours, les États-Unis deviendront la première démocratie à compter au sein de leur gouvernement un titulaire du portefeuille de la Torture.Bien entendu, lorsqu'Alberto Gonzales, sera confirmé dans ses fonctions par le Sénat, sa carte de visite ne portera pas le titre de ministre de la Torture, mais bien celui de la Justice.Pourtant, ne soyez pas dupes.M.Gonzales supervisera bien cette pratique qu'il a contribué à mettre en place depuis trois ans.La loi du cachet Alberto Gonzales est un ami du président George W.Bush depuis toujours.Il est aussi, dit-on, un juriste aux grandes qualités.Je n'en sais personnellement rien, mais pour de nombreux observateurs américains, Alberto Gonzales est un flagorneur plus soucieux de servir les intérêts de son client, le président, que ceux des États-Unis et de son peuple.Àtitre de conseiller juridique de la Maison-Blanche sous le premier mandat Bush, il a supervisé et parfois rédigé les directives adoptées par la présidence sur le traitement des prisonniers capturés par les États-Unis lors des guerres en Afghanistan et en Irak.Ces directives ont abouti à de «mauvais traitements », un euphémisme utilisé par la présidence pour éviter de parler de torture, de meurtres et de crimes de guerre, infligés à des dizaines d'individus et dont la plupart n'ont été accusés d'aucun crime.Comment en est-on arrivé là?Le 11 septembre a joué un rôle déterminant dans la dérive extrajudiciaire actuelle.L'administration républicaine y a vu un nouveau type de guerre et d'ennemi.Le terrorisme auquel le monde est dorénavant confronté est devenu plus aveugle et plus meurtrier.Il ne se réduit plus à des actions locales, mais se déploie à l'échelle de la planète.Il utilise des moyens techniques plus sophistiqués pour frapper et provoquer le maximumde victimes.Enfin, les terroristes sont sans foi ni loi, ne sont liés par aucun accord ou traité, n'ont pas d'allégeance à un pays et sont disposés à se suicider pour commettre leur forfait.Ce constat a amené Alberto Gonzales à redéfinir le cadre légal national et international dans lequel l'administration Bush doit opérer pour lutter efficacement contre cette nouvelle menace.Essentiellement, Gonzales a dit au président qu'il disposait de l'autorité pour outrepasser les lois nationales et les traités internationaux.À ce titre, le président était autorisé à reconstruire un système juridique consistant à priver les prisonniers capturés en Afghanistan de toute protection juridique.Et pour s'assurer d'un maximum d'impunité, Gonzales et d'autres juristes ont conseillé au président d'embastiller les captifs pour une période indéfinie à Guantanamo Bay, une base américaine à Cuba, où le droit américain ne s'applique pas.Il devenait ainsi plus facile de torturer ces prisonniers n'ayant ni statut, ni droit.Enfin, des prisons secrètes, toujours inconnues aujourd'hui et jamais visitées par la Croix-Rouge, ont été ouvertes un peu partout sur la planète pour cuisiner les prisonniers à l'abri des regards indiscrets.Dans cet univers kafkaïen, nul ne peut contrôler les actions du président.En un mot, les États-Unis ont adopté la loi du cachet de l'Ancien Régime français où une simple missive du monarque autorisait l'arrestation, l'emprisonnement, l'exil ou le meurtre de n'importe qui, sans qu'un jugement ne soit prononcé.Stupeur et dégoût Enfin, pour couronner le tout, il était nécessaire de définir ce qu'était la torture.M.Gonzales a préféré adopter une approche restrictive.La torture, a dit le créatif juriste, est ce qui provoque «une défaillance organique, l'altération d'une fonction corporelle ou même la mort ».Le reste ne relevait pas de la torture.La porte était dorénavant ouverte à toutes les interprétations et à tous les excès.Les petits soldats, mais aussi les généraux et les civils du Pentagone et même des médecins, ont alors déclaré la chasse ouverte avec les résultats que l'on connaît.Les laborieux distinguos juridiques de Gonzales ont provoqué stupeur et dégoût non pas seulement chez Michael Moore, mais là où l'administration américaine s'y attendait le moins.Le général Antonio Taguba a révélé qu'au centre de détention d'Abou Ghraib, en Irak, « de nombreux cas de mauvais traitements criminels, sadiques, flagrants et dégradants ont été infligés ».La Cour suprême a démoli l'argumentaire du gouvernement sur les combattants irréguliers et reconnu leur droit d'accéder au système judiciaire.Ruth Wedgwood, éminente juriste américaine, et James Woolsey, ancien directeur de la CIA, deux durs, partisans de la guerre, ont rappelé que les États-Unis ne vivaient pas au «Moyen-Âge, à l'époque ou les hors-la-loi étaient pourchassés telles des bêtes sauvages» et qu'une démocratie « ne saurait faire place au pouvoir sans borne exercé sur un être humain, peu importe qui il est ».La semaine dernière, un groupe de 12 anciens généraux et amiraux ont écrit aux sénateurs, et non au président car cela ne servirait à rien, une lettre soulignant le rôle dévastateur que les politiques de M.Gonzales ont sur la réputation de leur pays dans le monde et sur le danger qu'elles posent pour la collecte d'information et pour la sécurité des militaires américains.Selon eux, le respect des Conventions de Genève «repose sur les valeurs morales qui sont au coeur de la création de ce pays ».Lors des auditions du Sénat jeudi dernier, M.Gonzales a qualifié la torture d'odieuse et promis qu'il ferait respecter les lois la proscrivant.Je n'en crois pas un mot.Après tout, il est le collègue de Donald Rumsfeld, celui-là même qui affirmait que Saddam Hussein déplaçait ses armes tous les 12 heures à travers le pays et qui jurait savoir exactement où elles se trouvaient.On les cherche toujours, mais on sait que les prisonniers irakiens eux étaient déplacés d'une pièce à l'autre lorsque la Croix-Rouge visitait les bâtiments.J'en suis persuadé, Alberto Gonzales sera bien le seul ministre de la Torture au sein des démocraties.L'auteur est professeur invité au Groupe d'étude et de recherche sur la sécurité internationale du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal.Un CHUM culturel! mroy@lapresse.ca MARIO ROY Chez les journalistes français, c'est ce qu'on appelle un «marronnier ».C'est-à- dire un dossier, un thème, un débat qui fleurit à saison fixe, avec une régularité métronomique, d'une année à l'autre.Ainsi, l'univers culturel québécois a le sien.Il s'agit, depuis plus de 20 ans, de l'opportunité de construire ou non (et si oui : quoi au juste ?comment ?avec qui ?où ?) une salle à l'usage exclusif de l'Orchestre symphonique de Montréal.C'était l'idée fixe de Charles Dutoit, on s'en souvient.Mais elle n'a apparemment pas dépéri avec le départ du maestro.En fait, l'arbre s'épanouit depuis 1983, alors qu'une société privée avait exprimé l'intention de construire une salle à l'intérieur d'un centre commercial, avenue Mc Gill College.En 1985, on envisagea de planter l'amphithéâtre dans l'asphalte du site Berri-De Montigny : on leva même une première pelletée de terre ! Une décennie plus tard, en 1995, une étude proposait d'investir 30 millions dans la salle Maisonneuve de la Place des Arts pour la remettre à l'OSM.Après le projet avorté de l'îlot Balmoral (février 2002) et un certain nombre d'autres défrichages exploratoires, on apprend que la salle Maisonneuve est à nouveau considérée par Québec pour servir de nid à l'orchestre.Une injection de 64 millions effectuée dans le cadre d'une entente avec l'entreprise privée porterait sa capacité de 1400 à 2000 places, au terme de travaux échelonnés sur une période de deux ans.On n'en sait guère plus pour l'instant.Et ni la PdA ni l'OSM ne désirent se prononcer sur l'affaire.Chose certaine, le dossier s'engage comme beaucoup d'autres amorcés sous le gouvernement Charest.C'està- dire dans le silence et ce qui semble être de l'improvisation.En empruntant la voie de traverse d'une fuite médiatique qui a eu pour principal effet de semer la panique.Chez les Grands Ballets canadiens, par exemple, qui donnent annuellement 35 représentations dans la salle Maisonneuve.Ou au sein de la Compagnie Jean-Duceppe, menacée de devoir transplanter pendant la durée des travaux les 180 prestations qu'elle donne chaque année dans la salle située au-dessous et qui porte son nom.Surtout, il va falloir répondre à la question préalable, en suspens depuis un quart de siècle : faut-il \u2014 et peut-on se payer\u2014une salle entièrement consacrée à l'Orchestre symphonique de Montréal ?Évidemment, l'OSM en est persuadée.De fait, il est largement reconnu que la salle Wilfrid-Pelletier, sans être désastreuse, n'est pas idéale.De par sa dimension (3000 places) et son acoustique (malgré les travaux de 10 millions qui y ont été effectués), elle est mal adaptée aux 80 prestations annuelles de l'OSM\u2014sauf en ce qui concerne ses concerts pop, au registre sonore différent et où le public afflue.Quant à la PdA, elle ne refusera certainement pas un investissement.Mais elle serait de toute évidence plus enthousiaste à l'idée de voir pousser un édifice neuf à l'angle nord-est du quadrilatère qu'elle occupe, un site déjà pourvu en infrastructures.Quoi qu'il en soit, on fait face ici à une équation à variables multiples, dans laquelle entrent, non seulement des questions de coûts, mais aussi d'insertion dans un réseau de salles.De respect des autres institutions de création.D'implication du mécénat privé.De qualité de l'environnement culturel.Et \u2014 pourquoi pas?\u2014 de prestige, puisque ce n'est pas négligeable.Pour une fois, essayons de débroussailler tout ça dans la franchise et la transparence, sans sombrer dans la politicaillerie, l'idéologie et la religion.Personne n'a besoin d'un CHUM culturel.Àtitrede conseiller juridiquedurant le premiermandat Bush, Gonzalezasuperviséet parfois rédigé les directives sur le traitement des prisonniers capturés lors des guerres en Afghanistanet en Irak.Questionpréalable : fautil, et peut-onsepayer, une salledestinéeàl'usage exclusif de l'OSM? FORUM Solidarité n'apas rimé avec sobriété ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE La stratégie des employés de la SAQ, faire grève avant Noël pour forcer l'employeur à céder, a été un échec.Le temps des Fêtes est terminé et les grévistes, sans rapport de forces, s'enlisent dans un conflit qui a commencé à dégénérer.Si la stratégie n'a pas fonctionné, c'est en grande partie parce que les Québécois ne se sont pas mis massivement à l'eau ou à la bière pour soutenir l'effort de grève.La SAQ a ainsi réussi à fonctionner tant bien que mal sans ses employés syndiqués.Solidarité n'a pas rimé avec sobriété.Il y a des leçons à tirer de cette triste aventure.Sur les liens entre l'État, ses serviteurs et les citoyens.La première leçon, devenue d'une évidence limpide, c'est que cette grève n'aurait jamais dû avoir lieu.La grève est un outil de dernier recours, très coûteux, financièrement et psychologiquement, que l'on réserve pour les enjeux graves.L'objet premier du conflit, la volonté de la SAQ de réorganiser les horaires dans les grosses succursales, pouvait certainement inquiéter et mécontenter les employés à temps partiel.Mais il ne justifiait pas une grève, d'autant plus qu'il est extrêmement rare qu'un syndicat débraye pour s'opposer à une demande patronale, puisqu'il suffit de dire non pour maintenir le statu quo.La seconde leçon, il faut le rappeler, c'est que cette grève n'était pas seulement inutile, elle était également stupide.La plupart des gens semblent avoir oublié comment elle a été déclenchée.À la mi-novembre, les débrayages de courte durée des syndiqués de la SAQ ont amené la société d'État à faire appel à un négociateur prestigieux, l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, ce qui annonçait une nette volonté patronale d'en arriver à un règlement.Mais Lucien Bouchard, au moment d'entamer les négociations, est tombé malade et a été hospitalisé.Le lendemain, dans un revirement inattendu, le syndicat, au lieu d'attendre quelques jours le retour du négociateur patronal, prenait tout le monde par surprise en déclenchant une grève illimitée.C'était un geste inélégant et franchement bête.Sur un coup de tête, le président du SEMB-SAQ, M.Martin Charron, menait ses troupes à l'abattoir.La troisième leçon, c'est qu'en raison de la minceur des enjeux, un tel arrêt de travail n'était possible que dans le secteur public, où la certitude de ne jamais perdre son emploi crée un sentiment de sécurité qui a fait oublier les risques d'une grève.Le fait que la Société des Alcools du Québec soit une société d'État a également donné une dimension politique au conflit.Il est évident que, dans le calcul syndical, une grève en décembre, en plus de priver l'entreprise de revenus, comportait un élément de chantage politique, en provoquant un mécontentement populaire qui pourrait forcer le gouvernement à céder.La quatrième leçon, c'est que ce conflit, quoiqu'on en dise, se faisait sur le dos des citoyens.Parce que la SAQ est en situation de monopole, et donc parce que les consommateurs ne peuvent pas aller ailleurs, cette grève, par définition, pénalisait les citoyens au moment de l'année où ils consomment le plus de vin et d'alcool.Cette absence de complicité avec les citoyens québécois, on l'a vu aussi dans un autre enjeu du conflit, l'opposition du syndicat aux comptoirs de la SAQ, ces points de vente en épicerie dans les zones non urbaines.Une bataille qui sert bien davantage des intérêts corporatistes que l'intérêt des consommateurs.C'est dans ce contexte que les membres du syndicat en grève sollicitaient l'appui des Québécois.Plusieurs ont exprimé leur solidarité, soit parce que, par principe, ils ne franchissent pas un piquet de grève, soit par appui aux revendications syndicales ou soit aussi, quand ils sont dans le secteur public, parce qu'ils se sentent menacés par toute tentative de l'État de remettre en cause le statu quo dans les relations de travail.Mais si un nombre encore plus grand de Québécois n'a pas appuyé les grévistes dans leur conflit, c'est essentiellement parce que le syndicat des employés de la SAQ a oublié que la solidarité devait reposer sur une certaine réciprocité.Et qu'un citoyen pouvait, s'il était forcé à faire un choix, être solidaire du gouvernement en estimant que l'État, qui n'est pas un patron exploiteur, défendait mieux ses intérêts qu'un syndicat corporatiste.Pourquoi fallait-il nécessairement être solidaires de travailleurs qui ont déclenché une grève dont la nécessité stratégique n'était pas évidente, qui sont bien traités, pas victimes d'injustices flagrantes, dont le conflit ne porte pas sur des enjeux dramatiques, et qui ne peuvent pas prétendre qu'ils mènent leur bataille pour les citoyens ou pour d'autres travailleurs.Et c'est là que la grève a été perdue.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca PHOTO CEERWAN AZIZ, REUTER© Un jeune Irakien passe devant une affiche géante enjoignant aux Irakiens de se prévaloir de leur droit de vote au scrutin général du 30 janvier prochain.Un échec assuré En scellant les urnes en Irak, on risque de sceller l'échec de la paix MAR IE-JOËLLE ZAHAR L'auteure est professeure audépartement de science politiquede l'Université de Montréal.Spécialistede larésolution des conflits civils et des politiques de reconstruction des États et sociétés, elle s'intéresse notamment au Moyen- Orient etàlarégion des Balkans.Elle estmembredu Groupe de recherche sur lasécurité internationale (GERSI, Universitéde Montréal et Université Mc Gill).Les Irakiens iront aux urnes le 30 janvier.Le premier ministre Allaoui a tranché en faveur de la tenue des élections malgré les voix qui s'élèvent demandant le report du scrutin.Il s'agirait, selon lui, de ne pas céder aux terroristes qui oeuvrent à « entraver le processus politique et saboter le pays ».Pour le président américain, le scrutin devrait rétablir la démocratie en Irak.Au-delà des pieux espoirs et des voeux les plus fous, quelles sont les véritables raisons de cette détermination à toute épreuve et quelles en seront les conséquences ?Pour les États-Unis, le scrutin du 30 janvier représente une échéance symbolique.Les Américains ont beau avoir gagné la guerre, il n'en est pas de même pour la paix.Ils s'attachent aujourd'hui au respect du calendrier électoral avec le désespoir du naufragé s'arrimant à une bouée de sauvetage.Les élections offriraient désormais la seule issue, tant soit peu factice, aux problèmes de légitimité et de gouvernance qui sapent l'Irak.Depuis que George Bush a clamé « mission accomplie» en mai 2003, les forces américaines ont essuyé d'importants revers dans la restauration de la sécurité.Ceci a gravement entravé le processus de reconstruction des institutions étatiques et de l'économie irakienne.Aujourd'hui, la restauration d'un pouvoir central légitime fait miroiter devant Washington la possibilité de s'extirper du bourbier irakien.Mais, au-delà des déclarations officielles qui investissent le scrutin d'une importance capitale, nul n'est vraiment dupe.Même le secrétaire américain à la Défense, pourtant porté à des affirmations péremptoires, reconnaissait récemment qu'il serait erroné de s'attendre à une pacification de l'Irak après le 30 janvier.Quel apprentissage de la démocratie ?Quant à inculquer des valeurs libérales et restaurer la démocratie, le processus électoral est tellement entaché qu'il ne saurait remplir cette fonction-clé.Les forces sunnites, nationalistes et islamistes risquent de ne pas être représentées.Ces forces représentent l'opposition à la présence américaine.Nonobstant les interrogations sur le bien-fondé de leur lutte, il serait dangereux de prétendre qu'elles ne sont aucunement représentatives et que leur marginalisation n'aura pas d'impact sur la qualité de la démocratie.L'adoption de la circonscription unique (la décision de traiter tout le territoire irakien comme un seul et même district électoral) pose un autre défi de taille.Elle ne permet pas le report du scrutin quand même la violence empêcherait les citoyens de voter par endroits.Mis à part la marginalisation potentielle de l'électorat dans des régions « sensibles » où la légitimité gouvernementale est d'autant plus nécessaire (le triangle sunnite par exemple), ceci risque de donner à la diaspora un poids électoral disproportionné si la violence embrasait une grande partie du territoire le jour du scrutin.On peut légitimement s'inquiéter d'un tel état de fait car les sensibilités politiques et les priorités de la diaspora sont loin de correspondre au vécu des Irakiens de l'intérieur.D'autre part, la circonscription unique escamote les allégeances régionales et tribales en faveur de l'allégeance primordiale, ethnique et religieuse.C'est une recette bien connue pour avoir radicalisé les débats et paralysé le jeu politique dans d'autres situations post-conflictuelles, notamment en Bosnie-Herzégovine.Enfin, en l'absence d'une vraie campagne électorale et de plates-formes politiques bien définies, le système de liste unique risque d'avaliser des choix décidés en amont plutôt que de refléter le choix éclairé des électeurs.Ceci est d'autant plus inquiétant que les critères d'éligibilité des candidats sont lourdement biaisés en faveur des puissants et des riches.Les élections irakiennes auront probablement lieu le 30 janvier envers et contre tout.De toute évidence, elles ne réussiront à régler ni les problèmes de sécurité ni les défis de gouvernance.Elles présentent toutefois un double danger.D'une part, un processus tronqué risque de sceller l'incrédulité des Irakiens à l'égard des institutions, peut-être même de l'essence de la démocratie.D'autre part, des élections même imparfaites permettront éventuellement aux Américains de se désengager d'Irak en clamant : « Mission accomplie ».L'ironie de la chose c'est qu'en scellant les urnes, on risque de sceller l'échec de la paix.Les élections irakiennes ne réussirontàrégler ni les problèmes de sécuriténi les défis de gouvernance.Pourquoi fallait-il être solidaires de travailleurs qui ont déclenché une grèvedont lanécessité stratégiquen'était pas évidente ?LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Québec annonce une nouvelle consultation publique sur son projet de durcir la Loi sur le tabac.Il existe un indicateur fiable de ce qui finira par faire tomber le gouvernement Charest : son manque de colonne vertébrale.Enfin bon, voilà un sujet sur lequel la vaste majorité de la population, y compris les fumeurs, est d'accord.Mais la trouille des lobbies de l'industrie du tabac confine le gouvernement à une pusillanimité de douairière.C'est vraiment nul d'avoir des politiciens aussi pissous.Syndicats, lobbies de l'industrie, groupes de pression (vendeurs de motoneige, profs du public, sectes féministes.), ils ont peur de tout.Pas étonnant que les Québécois regrettent Lucien Bouchard.Ça ne sert à rien les bonnes idées, quand on n'a pas le courage de les appliquer avec détermination et de laisser les chiens aboyer pendant que la caravane passe.Pierre-Yves Pau Montréal Assez de tergiversation ! Franchement, quel genre de gouvernement avons-nous élu ?Consultations par dessus consultations, tant qu'à y être, pourquoi pas une consultation sur la façon de consulter les gens lors d'une consultation portant sur les consultations ! Par le passé, j'ai déjà vu des gouvernements tergiverser, mais franchement ici on bat des records.Je suis d'accord avec le fait que l'on doive restreindre l'usage du tabac dans les lieux publics, mais pourquoi encore une autre consultation ?Pour ne pas perdre le vote des fumeurs lors de la prochaine élection ?Les autres gouvernements provinciaux ont pris la décision d'interdire le tabac dans les lieux publics et à ce que je sache, aucun d'entre eux ne s'est préoccupé de faire une consultation sur le sujet.Ces gouvernements ont fait preuve de leadership, car après tout, il s'agit ici d'un cas de santé publique.En passant, ça fait près de 10 ans qu'on consulte pour le nouveau CHUM et ça nous a coûté près de 30 millions de dollars.et devinez quoi ?Une autre consultation s'en vient sous peu.Bientôt, je ne serais pas surpris de voir une consultation pour discuter de la démolition du Stade olympique.Il est grand temps que la Grande Consultation arrive, lire ici les élections générales.Ghislain Royer Repentigny .Bon sens et courage Pourquoi attendre ?Il me semble que ce qui pue et tue doit être interdit dans les lieux publics, point à la ligne.Alors pourquoi consulter ?Pour se demander combien de personnes encore devront mourir de la fumée des autres ?Franchement ! Un peu de bon sens et de courage ne feraient pas de mal à notre gouvernement qui fait dans la mollesse.Comme toujours, on préfère protéger des votes, plutôt qu'investir dans la santé à long terme des citoyens.André Carrier Tabac: encore une consultation Éric Chénard, analyste financier.Aime vraiment son emploi.3284985A ."]
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