La presse, 11 novembre 2004, B. Arts et Spectacles - Actuel
[" R.E.M.ne baisse pas les bras PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Le 4 novembre, au surlendemain de la victoire électorale du président Bush, R.E.M.a donné un concert au Madison Square Garden de New York.En ouverture, le groupe jouait son succès It's the End of the World (As We Know It) : « Nous ne l'avions pas jouée depuis le début de la tournée, et nous ne la jouerons peut-être plus jamais, note le bassiste Mike Mills.C'était pour témoigner de notre état d'esprit.» En entrevue quelques jours avant les spectacles de R.E.M.à Ottawa, ce soir, et à Montréal, demain, le musicien fait cependant preuve d'un peu plus d'optimisme.Comme s'il était déjà remis du choc électoral et des critiques tièdes du plus récent album du groupe, Around the Sun, son 13e album (superstition quand tu nous tiens !).Anciens enfants chéris du indie rock américain, les membres du groupe avaient paraphé en 1996 un contrat de cinq albums pour 80 millions de dollars.Une somme vertigineuse, l'un des plus importants contrats du genre à avoir été conclus, même pour l'époque, celle où l'industrie dormait au gaz face à la « menace » mp3.Sauf qu'Around the Sun, dont on pourrait comparer l'atmosphère calme à Up, n'a pas vraiment décollé ; disparu du radar, il ne figure même plus dans le Top 50 du Billboard.Mais permettez qu'on reparle de politique américaine avec Mike.On ne pouvait passer à côté du sujet avec Mills au bout du fil : ses collègues et lui \u2014 Michael Stipe et Peter Buck \u2014 ont, après tout, été d'ardents participants à la très médiatisée tournée Vote for Change, qui mettait de l'avant Bruce Springsteen et Dave Matthews, de grosses pointures appuyant le démocrate John Kerry.« C'était très inspirant de voir Springsteen et les autres s'unir pour une telle cause, évoque le bassiste.Nous avions vraiment le sentiment de faire quelque chose de positif pour les États-Unis.Tout le monde sur cette tournée était plein d'espoir.Et puis, il s'agit de musiciens qui se respectent ; alors c'était aussi amusant, du strict point de vue musical.» Mais comme on sait, le fun a coupé court le soir du 2 novembre.« Oh ! la vie est longue et les choses vont changer », lâche Mills sur le ton du gars qui essaie de s'en convaincre afin de chasser les idées noires.« Que nous soyons déçus du résultat des élections ne signifie pas que nous devons baisser les bras.On continue à vivre et prendre le meilleur de ce qui s'offre à nous, non ?» Complexité et profondeur Justement, voilà ce qui nous a étonnés lorsqu'on a découvert Around the Sun.Il me semble qu'en ces temps troubles, un album trouble aurait été pertinent.Un indice de l'atmosphère du disque avait cependant transparu sur le Web, lorsque du studio de Bryan Adams à Vancouver, où le groupe s'est longtemps isolé, les musiciens avaient offert sur leur site une version démo de Final Straw, chanson certes politisée, mais aussi calme dans l'esprit que le reste d'Around the Sun.Mills s'explique : « Je pense que musicalement, à ce stade-ci de notre carrière, Peter, Michael et moi étions plus intéressés à explorer la complexité et la profondeur qu'on retrouve dans les chansons douces.Lorsque tu combines les paroles à la musique, tu te retrouves avec un albumassurément plus sombre.» Le réalisateur et ingénieur de son Pat Mc Carthy a joué un grand rôle dans la définition sonore de ce disque, souligne Mills, tout comme les trois autres membres officieux du groupe qui se sont greffés lorsque l'ancien batteur, Bill Berry, a pris sa retraite en 1997, à la suite d'une rupture d'anévrisme survenue en pleine tournée deux ans plus tôt.« Notre nouveau batteur a un jeu assez puissant, et on a laissé le claviériste s'amuser avec des pédales à effets.Ça confère à l'album une palette de sons différente de ce à quoi nous étions habitués.« Mais bon, ajoute le bassiste, c'est là où nous en étions lors de l'enregistrement de l'album; ce n'est pas garant de ce que nous ferons à l'avenir.» Façon de dire : on a compris le message, le prochain disque sera plus rock.Le concert aussi, martèle Mike : « Les chansons gagnent en intensité sur scène.Final Straw, pour reprendre ton exemple, est une super chanson à jouer live.I Wanted to Be Wrong aussi (une autre chanson politisée du disque).Sur scène, nous retrouvons cette urgence : plusieurs chansons d'Around the Sun ne semblent pas avoir la même rage, mais ils la retrouvent sur scène parce que c'est ainsi qu'on joue.» En terminant, pensez-vous que votre président réélu réussira à unifier votre pays ?Le ton s'assèche : « Non, il ne réunifiera pas le pays.Il le rendra encore plus polarisé, c'est sûr.Le temps de se réconcilier, le temps de panser les blessures, tout ça, c'est de la rhétorique politique.Je pense qu'au cours des quatre prochaines années, le peuple américain sera aussi divisé que lors des quatre dernières années.Ces gens-là à la Maison- Blanche ont un programme et ils se foutent de ceux qui ne pensent pas comme eux.C'est le dernier de leurs soucis.« La vie continue, conclut Mills.C'est sûr que les temps ont changé et qu'ils continueront à changer, mais la musique est une véritable force.On se motive avec cela, nous et notre public.» .R.E.M.se produit au Ottawa Civic Centre, ce soir, et au Centre Bell, àMontréal, demain PHOTO GETTY IMAGES © Le dernier disque de Michael Stipe et de sa bande est calme, plus doux.Le spectacle devrait cependant être plus rock.«Avec la tournée Vote for Change, nous avions le sentiment de faire quelque chose de positif pour les États-Unis.» La Presse avec Gregory Charles à New York Un billet à la fois ISABELLE MASSÉ ENVOYÉE SPÉCIALE NEW YORK Le tapis de la chambre d'hôtel est couvert de billets, d'enveloppes et d'invitations.Quiconque veut faire une razzia et ainsi prendre d'assaut le Beacon Theatre, lors de la première new-yorkaise du spectacle de Gregory Charles, n'a qu'à s'introduire incognito dans la chambre 559 de l'hôtel Roosevelt de la Grosse Pomme ! Depuis une semaine, Marianik Giffard, directrice des événements de Groupe Spectacles Gillett, producteur de Black and White, et deux collègues multiplient les appels, envois de courriels, distributions de flyers dans les restaurants, rencontres avec spectateurs potentiels et gens influents pour faire connaître l'artiste de 36 ans et ainsi écouler 1000 billets.Leur argument de vente ?« Le gars qui a fait fureur au Canada (The man who took Canada by storm), répond Marianik Giffard.Un gars qui a attiré 200 000 spectateurs et qui connaît tout.parce qu'il ne dort que trois heures par nuit ! » Les 2700 sièges du Beacon doivent trouver preneur, demain et samedi.>Voir BILLET en page 5 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Rien ni personne n'a été négligé par l'équipe de marketing qui entoure Gregory Charles.Claudia Salvatore prépare ici des invitations pour la première de vendredi.BLANCS SUR BLANC PAGE 7 ISABELLE DUBOIS ARTS ET SPECTACLES COUP DE COEUR FRANCOPHONE Les femmes de Karin Clercq ALAIN BRUNET Elle est très grande, très blonde, elle a les yeux très bleus, l'esprit très vif.A-t-on besoin d'en rajouter ?À la rencontre de Karin Clercq dans le hall d'un hôtel planté dans l'est de la ville, on se dit que cette jeune trentenaire a sûrement des origines flamandes malgré sa langue maternelle, le français.La lauréate du prix Rapsat- Lelièvre, décerné en alternance à des artistes belges et québécois de la chanson (qu'on lui remet officiellement aujourd'hui), se soumettra courtoisement aux exigences du photographe en ce matin plus que frisquet, pour ensuite se prêter au jeu des questions.« Je n'ai jamais eu l'intention véritable d'être chanteuse », amorce l'auteure et interprète de l'album Femme X, qui enfile une treizaine d'histoires au féminin et qui peut se targuer d'avoir créé un univers qui lui appartient.« Lorsque j'avais 18 ans, raconte l'artiste de 32 ans, une amie avait bien apprécié mon interprétation de Suzanne (de Leonard Cohen).Les années ont passé et il fut question que je joue dans un court métrage dont Guillaume Jouan signerait la bande originale.Le court métrage n'a jamais abouti, mais je me suis quand même rendue à Rennes où réside Guillaume.» Et la rencontre fut déterminante.À tel point que la comédienne de formation fut finalement convaincue d'interpréter ses propres textes.« C'est une rencontre artistique qui a fonctionné », estime-t-elle, non sans fierté.« C'est une vraie rencontre entre textes et musiques, renchérit-elle.Où la musique peut exprimer ce que le texte ne dit pas.En ce sens, les deux composantes de nos chansons sont devenues indissociables.» Pendant quelques instants, son collègue (qui a aussi fait la traversée) viendra s'asseoir à notre table et compléter quelques réponses.« C'est quand même toi qui m'a poussé au cul », dit affectueusement le musicien (guitares, basse, trompette, machines) à sa collègue, après avoir souligné au journaliste qu'il avait dû bousculer ses méthodes de création, voire se surpasser dans la réalisation et la composition des musiques de Femme X.Le compliment n'est pas banal : originaire de Brest, Guillaume Jouan fut l'architecte du son de Miossec pour ses trois premiers disques \u2014 Boire, Baiser et À prendre.Le voilà maintenant chef de chantier pour Karin Clercq.Avant de mettre au point une grammaire commune avec son complice breton et ainsi créer ce disque lancé en Europe il y a deux ans et demi (étiquette PIAS), la Bruxelloise n'était pas non plus auteure, n'écrivait que pour elle-même.Elle est pourtant devenue parolière et interprète.Le résultat est étonnant de substance pour une jeune femme qui ne maîtrisait aucune technique de parolière ou d'interprète.Ce à quoi elle oppose: « J'ai une technique d'actrice, tout de même ! Quant au chant, Guillaume m'a même interdit de prendre des cours ; il voulait conserver ce qu'il avait entendu au départ.Mon approche du chant est donc instinctive, émotive, j'ai d'ailleurs encore toujours du mal à me voir dans la peau d'une chanteuse.Mais je m'exprime avec une technique de jeu, j'exploite un langage de comédienne.» La théâtralité déteint donc sur sa manière d'aborder ses histoires, qu'elles soient ou non liées à sa propre existence.« Guillaume s'étonne souvent que je décrive mes personnages à la troisième personne lorsque notamment j'exploite le mythe de Cassandre, qui avait reçu ce don d'Apollon de prédire exactement l'avenir.sans jamais que ses prophéties ne fussent prises au sérieux.» Ce dont Karin Clercq est particulièrement fière, c'est non pas d'avoir bien brossé ses 13 portraits féminins sur Femme X, de l'abusée à la résistante en passant par la lascive, mais bien d'avoir été «super juste » dans l'émotion.Prêt à être lancé avant même que l'on découvre son premier (lancé en Europe il y a deux ans et demi), son nouvel album s'intitulera Après l'amour et traitera des sujets suggérés par le titre, « aux sens propre et figuré ».Ce disque, annonce Karin Clercq, sera «moins électro que le premier, plus mélodique, plus acoustique, plus chanté ».Le cadre dénudé de sa prise de contact avec le public québécois (trois personnes sur scène, pas de machines) est annonciateur en ce sens.KARIN CLERCQ se produit ce soir Club Soda, 20 h, en première partie d'Ariane Moffatt COURRIEL Pour joindre notre journaliste alain.brunet@lapresse.ca PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Karine Clercq a une approche du chant instinctive et émotive.Fred Fortin: en attendant le Spectrum.Un Show du Refuge vivifiant CHRISTIAN CÔTÉ CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE On a eu droit à l'un des Shows du Refuge des plus variés et parmi les plus surprenants hier soir au Métropolis.Après tout, ce n'est pas à chaque année qu'on peut entendre le maire Gérald Tremblay pousser un petit « yodle » bien senti entre un numéro de Pierre Lapointe et une chanson de Kathleen.Y'a pas à dire, pour une 14e année du spectacle-bénéfice, on en aura eu pour notre contribution.Pilotée encore et toujours par le grand manitou Dan Bigras, la soirée nous a apporté pas mal plus de surprises que ce à quoi on s'attendait.On profitait d'ailleurs de l'occasion pour souligner le 15e anniversaire de l'ouverture du Refuge des jeunes de Montréal qui abrite, réconforte et conseille les jeunes qui n'ont d'autre adresse qu'un coin de rue, été comme hiver.Comme on l'a répété à quelques occasions hier, il ne s'agissait pas de célébrer quinze années d'itinérance juvénile, le constat à ce sujet n'étant pas plus réjouissant qu'il y a une décennie et demi.On comptait plutôt profiter de l'occasion pour souligner tous les coups de main qui ont été apportés au fil des jours depuis 1989.On estime que plus de 12 000 jeunes âgés entre 17 et 24 ans ont été accueillis par l'organisme de la rue Berri.Cela dit, le Show du refuge 2004 nous réservait un sacré bon moment de scène : original, rafraîchissant et parfois même déconcertant.Entendre Dany Bédar et Kathleen (oui, oui cette fille-là qui chantait Ça va bien il y a onze ans !) entonner Le vent nous portera des Noir Désir n'aura été qu'un seul des quelques cadeaux offerts sans artifices inutiles.La soirée a toutefois débuté sur une note pas mal plus grave avec la présentation de Power Freak, pièce composée par l'hôte Bigras.Un vidéo assez dur tourné en partie en ex-Yougoslavie, gracieuseté de l'homme aux claviers, appuyait le propos.« Une mère qui enterre son enfant, ce sont des choses que l'on voit à Sarajevo et que l'on voit ici aussi, malheureusement », a lancé le chanteur ange-animal en introduction.Un Ave Maria avec le choeur Troisquatre, et un extrait de Carmina Burana allaient compléter cette ouverture solennelle.Puis Ariane Moffatt allait venir promener sa bonne humeur pour la première de ses deux apparitions, en entonnant Les enfants du ciel.Elle est revenue un peu plus tard, cette fois pour interpréter une de ses compositions, la pimpante Fracture du crâne.Pierre Lapointe a suivi seul au piano avec Maman.Laurent Paquin l'a dit, ce ne devait pas être un spectacle d'humoristes, mais bon c'était plus fort que lui, il fallait qu'il soit du show.Ainsi, il est venu nous proposer un petit tour de chanson un brin absurde qui apportait justement un peu de fraîcheur à l'ensemble de la soirée.Entre une session de yodle offerte par l'énergique Manon Bédard, une attaque de cordes en compagnie des Violons d'Amérique et un Tous les cris, les S.O.S.interprété par Marie- Denise Pelletier, on peut dire qu'on a ratissé large.Par ailleurs, deux moments d'émotions sont venus secouer les spectateurs.Le duo mère-fils de Ginette Reno et Pascalin sur Va où ton coeur te porte », une autre chanson écrite expressément pour l'occasion, avait du souffle à revendre.Dans le cas de l'interprétation d'Amazing Grace par la paire d'amies Lulu Hughes et Luce Dufault, on ne pouvait trouver interprétation plus soul et pétrifiante que ça à l'est de la rue Saint- Laurent.Notons que pour la première fois, le Show du Refuge se permet deux représentations plutôt qu'une, la seconde ayant lieu ce soir au même endroit.La mouture 2004 du Show sera aussi présentée en décembre sur les ondes de Radio-Canada.PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Non content d'avoir pondu l'album de la rentrée, Fred Fortin pouvait-il aussi livrer le concert québécois de l'automne?En tout cas, la performance d'hier soir est quelque part là-haut dans la liste des bons coups de la saison \u2014 avec bien sûr la rentrée de Pierre Lapointe, lequel sera aussi à l'affiche du Coup de Coeur, aussi au Lion d'Or, samedi prochain.Hier, dans un Lion d'Or on ne peut plus complet, après le lancement de son plus récent album \u2014 Planter le décor, paru sur le label C4 \u2014, Fortin et sa bande ont parcouru les 10 chansons du disque avec l'aplomb qu'on leur connaît, et pour le bonheur des fans qui ont attendu longtemps avant de pouvoir découvrir le nouveau matériel du chansonnier- rocker.De quoi rassurer Fortin, apparemment nerveux avant le début du concert.Grosse semaine, quand même: lui et ses associés de C4 ont d'abord dû faire face à la pénurie de Planter le décor chez plusieurs disquaires, notamment à Montréal où tous les exemplaires disponibles s'étaient envolés le week-end dernier.Trois mille copies vendues plus tard, le distributeur (DEP) a fait tourner ses presses à plein régime pour rassasier les fans.Beau problème, qui a finalement été réglé, même si quelques boutiques en province attendent encore leur cargaison.Ne vous découragez pas, elles arrivent.La situation était similaire hier soir au Lion d'Or.Selon l'organisation du spectacle, on a dû refuser autant de fans que ce que la salle peut contenir.Note à tous ceux qui se morfondent d'avoir manqué ce (soufflant) concert: d'abord, Fred remet ça au Spectrum le samedi 11 décembre prochain.Ensuite, ne vous avisez pas de le manquer.Car le bonhomme s'est entouré de musiciens de première classe et qu'à l'aune des quelque quarante minutes attrapées hier, ils vont vous virer le Spectrum à l'envers deux chansons, trois mouvements.Alain Berger martèle sa batterie avec bagout, le fiable complice Olivier Langevin se charge des solos et des ambiances à la guitare électrique, François «Sunny» Duval (des Breastfeeders) le seconde brillamment et Dan Thouin fait encore sa magie derrière ses claviers.Fortin, basse au cou, plante ses chansons comme son décor : dans la face du monde.C'était à prévoir, les chansons de Planter le décor prennent du muscle sur scène.Scotch, par exemple, a donné lieu à un jouissif et gavant groove rock psychédélique.Plus soucieux des nuances en studio, le Fred Fortin de la scène est celui que nous avons toujours connu, généreux, sincère, spontané, direct, vitaminé.Lucia, autre splendide exemple, nous labourait le thorax, véritable décharge que la version studio ne laissait pas deviner.Je n'en dis pas davantage, préférant pour vous laisser encore quelques surprises, aussi parce que nous nous pencherons à nouveau sur son cas au lendemain du concert du 11 décembre prochain.Soulignons aussi que le jeune Ben Wah, à qui échouait la tâche de réchauffer la salle bondée de Fred, devait être aussi nerveux que ce dernier à sa première performance montréalaise.Originaire de Winnipeg, le musicien, secondé d'un groupe sympa, a étalé son style de chanson penchant tant vers le rock que les grooves empruntés au jazz et au funk, voire au reggae, livrant des compositions colorées qui rappelaient un petit quelque chose de Tomas Jensen à ses débuts.Pas vilain du tout; il pourra repartir avec la satisfaction du devoir accompli.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Dany Bédar et Dan Bigras durant la soirée hier. ARTS ET SPECTACLES MADELEINE PEYROUX Le Rideau Vert suit son plan de redressement Revenir de loin ALAIN BRUNET Madeleine Peyroux revient de loin.Promise à une grande carrière en 1997, la chanteuse américaine au nom français (à cause d'un père louisianais et d'une mère francophile), à la voix si proche de celle de Billie Holiday et qui s'appliquait à relire Patsy Cline, Bessie Smith ou même Édith Piaf, n'avait pu survivre aux surenchères.Après le succès d'estime de Dreamland, son contrat de disques chez Atlantic fut relégué aux oubliettes ; elle a mis du temps avant de retrouver son chemin dans la vallée des réputations.À l'approche de son retour en sol montréalais, on l'a jointe à son appartement de Brooklyn, le jour même de l'élection présidentielle.« Je dois y aller, j'espère y arriver.Le pays entier est très préoccupé », at- elle laissé tomber candidement.La préoccupation étant maintenant décuplée, Madeleine Peyroux doit se concentrer sur.La Tulipe, où elle joue ce soir, sept ans après s'être fait vachement remarquer par les amateurs d'ici, dans le cadre du Festival de jazz de Montréal.« Ce qui s'est passé depuis ?J'espère avoir fait beaucoup de choses, peut-être n'est-ce pas énorme.glousse-t-elle.J'ai essayé d'écrire des chansons ; j'ai aussi essayé de créer un deuxième disque sans vraiment savoir si cela se produirait.Finalement, j'ai signé un contrat de disques chez Rounder, après avoir été prisonnière chez Columbia avec qui j'avais signé en 2001 », de préciser la chanteuse.Un classique.On met un artiste sous contrat, puis le pouvoir change au sein de la multinationale ; on fait alors poireauter l'artiste pour finalement le laisser tomber.Heureusement, Madeleine Peyroux a pu trouver ailleurs.Careless Love, son nouvel album, n'est pas sans rappeler le premier : reprises de jazz primitif, de blues ou de country, de Joséphine Baker à WC Handy en passant par Hank Williams, le tout étoffé de reprises « récentes » de Leonard Cohen et Bob Dylan.« Certaines chansons, explique-telle, ont été créées il y a très longtemps et m'accompagnent depuis de nombreuses années, d'autres font partie de mon répertoire depuis peu.J'ai mis un certain temps à les endosser, à en faire quelque chose de beau, à en utiliser la force intrinsèque.Mes chansons, en fait, s'adressent à la personne moyenne qui traverse l'existence d'aujourd'hui, cette vie compliquée qui ne nous mène pas à envisager la vie et l'amour comme autrefois.« Par ailleurs, les gens de ma génération n'ont pas fait l'expérience du swing et du blues, ce qui est une valeur ajoutée à mon approche.Dans un contexte qui ressemble étrangement à celui où ces genres ont fleuri, c'est-à-dire en même temps que l'intolérance et le chaos de la Seconde Guerre mondiale, ce répertoire me semble redevenir pertinent.» Le bassiste Larry Klein, l'ex de Joni Mitchell, a ficelé les arrangements et la présentation du dernier album de Peyroux.Rien de moins.« Il est un être humain extraordinaire, s'exclame Peyroux.Il m'avait été hautement recommandé, bien entendu.Il m'a aidée à rester près du but ; il s'est impliqué jusque dans les moindres détails de cet enregistrement.Il porte une sorte de minimalisme en lui, ce qui a évidemment déteint sur mon album.Il a, en fait, voulu éviter de surcharger quoi que ce soit ; son attitude m'a beaucoup inspirée à faire de mon mieux.Il a eu une vision, il a brillé, les choses se sont passées admirablement.» D'excellents musiciens, tels le claviériste Larry Golding ou le guitariste Anthony Wilson, ont été recrutés par Larry Klein, dont le studio est installé à Los Angeles.« Ces musiciens ont beaucoup travaillé avec Larry Klein, ce qui était d'autant plus facile à gérer.Ce fut une expérience formidable.Ce fut pour moi une nouvelle façon de travailler, les méthodes de travail de Larry tenaient du mystère.» Le groupe de tournée ne sera (évidemment) pas le même, annonce la dame : elle sera accompagnée d'un bassiste et d'un pianiste.La conversation téléphonique se terminera sur le choix de sa résidence en ces temps incertains.«Je vis à Brooklyn et je ne sais pas vraiment pourquoi, confie Madeleine Peyroux.J'avais quitté New York en 1998, j'ai travaillé jusqu'à ce que j'obtienne ce contrat de disques, je me suis alors installée près du très agréable Prospect Park.Mais.qui sait où une âme errante sera l'an prochain ?Peut-être à Montréal, avec une garde-robe assortie de vêtements chauds ! » .MADELEINE PEYROUX se produit ce soir, 21 h, à La Tulipe, précédée de Jackie Greene ÈVE DUMAS On apprenait mardi soir que le Théâtre du Rideau Vert, lourdement endetté, s'était placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers (une loi qui s'apparente à la Loi sur la faillite).L'avis d'intention déposé en Cour par l'institution le 2 novembre dernier, dont La Presse a obtenu copie hier, indique que le théâtre doit un total de plus de 2,8 millions de dollars.Jointe au téléphone hier aprèsmidi, Lorraine Beaudry, directrice générale du Théâtre du Rideau Vert depuis cet été, affirmait qu'il ne s'agissait pas d'une mesure désespérée, mais d'une étape prévue dans le plan de redressement réalisé par la firme Raymond Chabot Grant Thornton.« On suit le plan de redressement demandé par les Conseils des arts (du Canada, du Québec et de Montréal).C'est le plan qui devrait aider le Rideau Vert à se sortir de cette impasse.On a donc déposé une lettre d'intention et bientôt, il y aura une réunion avec les principaux créanciers pour faire une proposition.» En réalité, la proposition devant être faite dans les 30 jours suivant le dépôt de l'avis d'intention, celle-ci sera déposée au plus tard le 2 décembre 2004, à moins d'une demande de délai additionnel.L'assemblée des créanciers aura lieu 21 jours plus tard.Parmi ces créanciers, la Banque Nationale du Canada réclame un montant garanti de près de deux millions et une somme non garantie de 277 500 $.Zone 3, coproducteur du spectacle Cabaret, apparaît également sur la liste comportant 130 noms de personnes et de compagnies.Le Théâtre annonce d'ailleurs une dernière série de supplémentaires de ce spectacle, qui a repris l'affiche le 22 septembre.À moins que la demande se fasse plus importante, Cabaret terminera sa carrière le 27 novembre.Besoin d'appuis « On ne peut pas prolonger plus longtemps si les gens ne suivent pas.C'est sûr qu'en sortant dans les médias, les termes « avis d'intention » et « Loi sur la faillite » peuvent faire peur.Mais en cette période cruciale pour le Rideau Vert, c'est important qu'on sente l'appui du public et des médias.C'est important que le Rideau Vert vive.C'est un théâtre qui existe depuis 55 ans et qui a encore sa place ici.» Lorraine Beaudry et la nouvelle directrice artistique de l'institution nommée également en juin dernier, Denise Filiatrault, sont très occupées à assurer un avenir au Théâtre du Rideau Vert.« Mme Filiatrault a accepté de travailler bénévolement depuis le mois de juin.Elle sait où elle s'en va.La saison prochaine est déjà toute décidée.C'est sûr que nous devons attendre que tout se règle.» Rappelons que le Théâtre du Rideau Vert vit une grave crise financière attribuable à une mauvaise gestion et à des saisons peu rentables.Ce gouffre financier, rendu public en mars dernier, avait obligé le théâtre à hypothéquer ses immeubles des rues Saint-Denis et Gilford pour plus d'un million (auprès de la Banque Nationale), en 2002 et en 2004.Au printemps dernier, son directeur général adjoint perdait la vie tandis qu'il travaillait au redressement de l'institution.La seule bonne nouvelle que le théâtre ait reçue dans la tourmente fut celle, annoncée cet été, de l'appui des trois ordres de gouvernement pour la période 2004-2005, malgré l'absence d'une saison.Au total, l 'établissement recevra 835 000 $ du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal.PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC Madeleine Peyroux : « Mes chansons s'adressent à la personne moyenne qui traverse l'existence d'aujourd'hui, cette vie compliquée qui ne nous mène pas à envisager la vie et l'amour comme autrefois.s a i s o n 2 0 0 4 - 2 0 0 5 6_8_11_13_17 NOVEMBRE 2004 À 20H § MARINA SHAGUCH PRIMA DONNA - ARIANE § MICHAEL HENDRICK TÉNOR - BACCHUS § DANIÈLE LEBLANC COMPOSITEUR § ALINE KUTAN ZERBINETTE § JOHN FANNING MAÎTRE DE MUSIQUE § ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE JACQUES LACOMBE § MISE EN SCÈNE DE CHRIS ALEXANDER § BILLETS À PARTIR DE 41 $ § ABONNEMENTS À 3 OU 4 OPÉRAS DISPONIBLES § PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS § ODM 514 985 2258 § PDA 514 842 2112 § EXTRAITS 514 282 OPERA 3250391A Singin' in the Rain L'Opéra Royal de Wallonie, Centre lyrique de la Communauté française de Belgique, présente Représentations à 20 h du mardi au samedi / Matinée les samedis et dimanches à 14 h (relâche le lundi) Théâtre Maisonneuve, Place des Arts, Montréal Achetez vos billets maintenant ! Réservations : à la Place des Arts (514) 842-2112, sur Ticketpro à www.ticketpro.ca ou au (514) 908-9090 POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FRANÇAIS EN AMÉRIQUE DU NORD ! Chorégraphie originale de Gene Kelly et Stanley Donen Scénario et adaptation de Betty Comden et Adolphe Green Chansons de Nacio Herb Brown et Arthur Freed Basé sur le )lm Singin' in the Rain produit par les studios MGM Chansons en anglais Adaptation française et mise en scène : Jean-Louis Grinda Chorégraphie : Barry Collins Direction musicale : Didier Benetti « [.] l'adaptation sur scène du )lm-culte Singin' in the Rain relève de l'exploit, d'un tour de force [.] » - Jean Beaunoyer, La Presse « Frais, charmant et euphorisant [.] d'une ef)cacité enthousiasmante : son rythme est soutenu, les voix sont belles, les costumes sont superbes.» - Le Parisien « Une vraie machine à bonheur ! »- Le Figaro Plus de 30 artistes sur scène accompagnés par un orchestre de 20 musiciens ! CHANSONS ORIGINALES INTERPRÉTÉES EN ANGLAIS ! À L'AFFICHE JUSQU'AU 21 NOVEMBRE ! SPECTACLES ÉGALEMENT EN MATINÉE LES SAMEDIS ET DIMANCHES 3271370A Le samedi dans POUR TROUVER. ARTS ET SPECTACLES Bouleversant documentaire sur le suicide assisté HUGO DUMAS TÉLÉVISION «Demain, ça va se faire.Je suis tellement heureuse.Ça va se faire et vous allez être là.» La personne qui parle, c'est Manon Brunelle, 44 ans, atteinte de sclérose en plaques.Elle est en route pour Zurich, en Suisse, où elle a choisi de mourir dans un petit appartement loué par Dignitas, un organisme qui aide les personnes souffrantes à se suicider.Nous sommes alors le 10 juin 2004.D'une lucidité à toute épreuve, Manon Brunelle a également choisi d'être accompagnée par Benoit Dutrizac et le réalisateur André St-Pierre, qui ont documenté les neuf derniers mois de sa vie.Jusqu'à ce qu'elle rende son dernier souffle.« J'accepte que ce soit diffusé, bien sûr.J'espère que ça va servir à tout le monde qui en arrache dans la vie », dit Manon Brunelle à la caméra, avec un aplomb étonnant.Il en résulte un bouleversant documentaire de 65 minutes intitulé Manon, que Télé-Québec diffusera le jeudi 18 novembre, à 21 h.Une oeuvre coup de poing qui ne pourra que raviver le débat sur le suicide assisté au Québec et au Canada.Le coeur vous fendra quand le meilleur ami de Manon, Jean Verrette, la serrera dans ses bras en lui chantant, sur son lit de mort, Heart of Gold de Neil Young.Quelques secondes plus tard, Manon Brunelle s'endormira pour toujours.Et la caméra est présente jusqu'à la toute fin, ce qui ne s'est pratiquement jamais fait sur aucune autre chaîne de télévision dans le monde, rappelait hier la présidente de Télé-Québec, Paule Beaugrand- Champagne.Jamais Manon Brunelle n'exprimera un regret ou un remords.Elle est déterminée à en finir avec la vie.Si sa demande avait été refusée par Dignitas, c'était la « carotide et un couteau », confie-t-elle à Benoit Dutrizac.Avant de partir pour Zurich, on voit Manon dire adieu à ses deux meilleurs amies\u2014Ginette et Christine\u2014 sans jamais verser une larme.« Je ne pouvais pas manquer ma sortie à ce point-là.C'est un rôle et c'est moi qui ai décidé de le prendre ce rôle- là.Personne ne m'a forcée à le faire.Je ne peux pas reculer.Parce que c'est con.Parce que je le fais pour moi.Ça me fait mal et je suis écoeurée d'avoir mal partout », explique-telle.Dans le taxibus qui la conduit à l'aéroport, elle appelle sa cousine et lui laisse ce message sans équivoque : « Je m'en vais vivre l'euthanasie.Enfin, je vais être délivrée de mes douleurs.Longue vie à tous.» Le documentaire montre une femme aigrie et enragée par des années de souffrance.Oui, Manon a un « sale caractère », pour paraphraser Benoit Dutrizac.Elle dira aux passagers qui la dévisagent dans l'avion : « Arrêtez de me défigurer de même, bande d'habitants.Vous n'avez jamais vu ça une infirme, sacrament.» Elle-même confiera que tout ce qui reste de Manon, « c'est une tête qui chiale ».« Je ne suis plus capable d'être gentille.J'envoie chier le monde à bout portant », ajoute-t-elle.Lucide, Manon le reste jusqu'à la fin.Après qu'elle a avalé la dernière gorgée de sa dose létale, on l'entend murmurer : « C'est atrocement mauvais ».Manon Brunelle est morte « dignement » le 11 juin 2004.Benoit Dutrizac a rencontré Manon Brunelle en septembre 2003.Le but était d'abord réaliser un topo pour Les Francs-Tireurs sur le suicide assisté et les conditions de vie dans les CHSLD.Le reportage a finalement été transformé en documentaire.À chacune de leurs rencontres, Benoit Dutrizac n'a cessé de répéter à Manon qu'elle avait le droit de changer d'idée.« Chaque fois, elle me revirait de bord », rappelle-t-il.Manon Brunelle a travaillé dans le milieu de la télévision pendant une vingtaine d'années.Elle a notamment été assistante à la réalisation de l'émission Le Clap, animée à l'époque par Pierre Thérien à Radio-Québec.Plume Latraverse parle même d'elle dans la chanson Le Patriote, qui a été enregistrée pendant un spectacle en 1976.Souffrant d'une scoliose, Manon portait alors un imposant corset métallique.En la voyant dans les premières rangées, Plume Latraverse s'était exclamé : « Un génie qui sort d'une bouteille de Coke.» Le musicien a cependant refusé de céder les droits pour le documentaire, rappelait hier Benoit Dutrizac.Les membres de la famille de Manon, qui n'étaient pas présents à Zurich, ont vu le documentaire mardi soir.Selon le producteur, Jean-Pierre Paiement, de Zone 3, leur réaction a été positive : ils étaient contents que le message de Manon soit entendu.En Suisse, le suicide assisté est décriminalisé.Pas au Canada.Télé- Québec espère que la présentation du documentaire va relancer le débat.Tout suite après la diffusion de Manon, à 22 h 05, Joane Prince animera l'émission spéciale Le Dernier Droit ?, où quatre spécialistes viendront discuter de suicide assisté et d'euthanasie.Il s'agira du juge Jean- Louis Baudoin, de la professeure Joane Martel, du directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie, Brian Mishara, de même que du bioéthicien et médecin, Hubert Marcoux.Non aux génériques publicitaires Dans une lettre acheminée au viceprésident de la télévision française de Radio-Canada, Daniel Gourd, des artisans de l'audiovisuel dénoncent les nouvelles pratiques de la SRC de comprimer les génériques de fin d'émission pour y insérer de la publicité.« Il s'agit là, à nos yeux, d'une pratique déplorable, inadmissible de la part d'un diffuseur public qui méprise ainsi l'apport des divers artisans aux émissions et qui risque malheureusement de faire école chez les autres diffuseurs », écrivent les signataires de la lettre, dont le président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, et le président de la Société auteurs de radio, télévision et cinéma, Marc Grégoire.Selon eux, Radio-Canada refuse «à bon nombre d'artisans une juste reconnaissance de leur apport en rendant illisibles les crédits au générique ».Ils ont aussi qualifié ce procédé de « navrant ».La SRC n'a pas répliqué hier.COURRIEL Pour joindre notre journaliste hugo.dumas@lapresse.ca PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC Benoit Dutrizac et Manon Brunelle.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Macaroni Ramdam tout garni Les artisans du rebut global Les groupes parlementaires POÈMES POUR IRIS (4) Écran libre avec Kate Winslet et Judi Dench Écran libre Vivre seul.La clé du bonheur?Yin Yang 3249173A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 10h40 a LE JOUR DU SOUVENIR Un hommage aux soldats canadiens en direct du cénotapheà Ottawa.19h A LES ARTISANS DU REBUT GLOBAL Des bénévoles vont donner un coup de main aux artisans.C'est le retour de la corvée.au rythme des percussionnistes.Bravo l'entraide ! 19h Z LA REVANCHE DES NERDZ L'auteure Nelly Arcand donne son avis sur un logiciel d'écriture.19h r DANS MA CAMÉRA Geneviève fait la cuisine avec André Robitaille et Martin Petit.20h a QUI L'EÛT CRU ! Invités : Francis Reddy et Louis Morissette.20h r OCCUPATION DOUBLE Jusqu'où iront les filles dans cette soirée cabaret pour séduire Hugo ?20h K CINÉMA : VIRÉE D'ENFER Un thriller efficace où deux frères vivent un cauchemar après avoir joué un mauvais tour à un mystérieux camionneur.20h A LES GRANDS DOCUMENTAIRES : YIN YANG L'idée est originale, le résultat pas banal ! Quatre réalisateurs et quatre réalisatrices explorent à leur façon le thème des relations amoureuses.Pour la première : deux films où des gars et des filles s'expriment sur le célibat.À découvrir.20h D SAVING PRIVATE RYAN En ce 11 novembre, voici l'un des films les plus prenants sur la Deuxième Guerre mondiale.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie L'Épicerie Qui l'eût cru! / Francis Reddy, Louis Morissette Ciao Bella! La Petite Vie Le Téléjournal/Le Point HOCHELAGA (4) (23:40) Le TVA 18 heures Vingt et un Dans ma caméra Star Système Occupation double Hommes en quarantaine Le TVA Devine qui vient ce soir Michel Jasmin (23:33) Macaroni tout garni Ramdam Les Artisans du rebut global Écran libre Les Grands Documentaires / Yin Yang - Le Célibat (1/4) POÈMES POUR IRIS (4) avec Judi Dench, Jim Broadbent Écran libre Groupes parlementaires Le Grand Journal (16:30) Flash / Martin Matte C'est mon show / Martine St-Clair VIRÉE D'ENFER (4) avec Steve Zahn, Paul Walker Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily The O.C.CSI: Crime Scene Investigation ER CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Final Flight The 13th Mission The Giller Prize The National The National ZeD (23:25) Simpsons ABC News The Insider Who Wants.SAVING PRIVATE RYAN (2) avec Tom Hanks, Edward Burns King.(23:20) Night.(23:55) News CBS News E.T.Survivor:Vanuatu CSI: Crime Scene Investigation Without a Trace News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Joey Will & Grace The Apprentice 2 ER Tonight (23:35) The Newshour BBC News Find! The New This Old House Hour Secrets of the Dead / D-Day Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Windy Acres National Geographic World War II Memorial BBC News City Confidential American Justice Cold Case Files A&E's Live by Request Starring John Mellencamp Crossing Jordan Bibliotheca .musique Montréal, P.Q.country Paroles et Musique Au pays de Fanfreluche Le plaisir croît avec l'usage / Patrick Norman Videos Jack London's Call of the Wild Richler, Ink RED SKY AT MORNING (4) avec Richard Thomas, Catherine Burns Law& Order La violence dans le sport Biographies / Richard Blass Dossiers FBI Matière à enquête Justice américaine Stars sur le vif Einblicke Des enfants.médias Le Cégep.La politique Les Durs à.Physiologie et Vieillissement Affaires.des arts Activités physiques.Ultimate Ten Specials Daily Planet Ultimate:Mayday / Flying on Empty - Cutting Corners - Racing the Storm Daily Planet Évasion.Alaska VR .l'aventure .motoneige .la France Saveurs.Soleil.Bleu II Évasion.Itinéraires de rêve / France .Stones That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.THE CANDIDATE (4) avec Robert Redford My So-Called Life (23:09) Malcolm.That '70s Show Friends Seinfeld The O.C.North Shore SAVE THE LAST DANCE (5) avec Julia Stiles, Sean Patrick Thomas Global News National E.T.Joey Survivor:Vanuatu The Apprentice Without a Trace Global News Sports Les deux font la loi Tournants de l'Histoire Amour et Devoir JAG LE MEILLEUR ENNEMI (4) avec David Niven, Alberto Sordi For King and Country (16:00) JAG The Great Escape The Mysterious Sinking of.Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Adoption.Gourmet Extra Matchmaker Campus Vets Dogs, Jobs Animal Miracles Sex Toys.Matchmaker Juke-box.Top DVD .qui fait courir le monde?d.Musicographie / Gerry Garcia Miami Vice M.Richard Benezra Musicographie / Gerry Garcia Top5.anglo Top5 franco M.Net Décompte.Vidéo Clips Toprockdebabu Le Mike.Pimp mon char SPAM Banzai Garibaldi, Eroe Dei Due Mondi The Insider Will & Grace Ciao Mtl Arte Mondo Sino Mtl Ni Hao Teleritmo Cosmopolis Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News Greatest Canadian The National Rough Cuts / First and Last Greatest Canadian Le Journal Capital Actions Le Monde La Part.Normandie: le chemin.Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30.Sports 30 Hockey / Match des étoiles (1987) Sports 30 Hors-jeu .quilles Le Caméléon Newport Beach Agents doubles Les Soprano LA CHUTE (6) avec Michael Roll, Ann-Kathrin Kramer Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Trailer Park Boys .(22:01) .(22:31) CSI.(23:03) Andromeda Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 MutantX Stargate SG-1 V Sportsnetnews Snapshots Golf /World Long Drive NBA Action World Pool Masters 2004 Sportsnews Snapshots Sportsnetnews Degrassi.Volt Panorama La Vraie Histoire de.LA MENACE (4) avec Yves Montand, Carole Laure Panorama Clean Sweep In a Fix Mega Machines Tattoo!: Beauty, Art and Pain Sports Disasters Mega Machines Off the Record Sportscentre Boxing NHL Hockey / Canada - Tchécoslovaquie Sportscentre Of the Record Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Griffin La Clique South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Sur la piste.DOCTEUR SYLVESTRE: POUR L'EXEMPLE Les Yeux.Ni rose, ni bleu (1/2) Le Journal Panorama Dites-moi.G.Shrinks Tracey.Superstructure / The Big Dig Studio 2 The Royal The Private Life.Film 101 Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.Ménage Dre Nadia.Interventions miracles Quand la vie est un combat Décore ta vie Métamorphose C'est pourtant vrai .(17:30) Mosaïque Planifiez.Ma première Top plus .l'humour Louise à votre service À l'heure de Montréal Musique urbaine.Astro Boy Jackie Chan Gilmore Girls Smallville .vidanges Martin.Spongebob Jacob Two.Martin.Yu-Gi-Oh Dragon Ball Inuyasha .Hunters Fries with that Radio Active Fries with that Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz Projet.MutantX Les Chemins de l'étrange Futur extrême Alias C'est dans l'air! .(22:47) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC ARTS ET SPECTACLES DEVENDRA BANHART Un billet à la fois Folk zen BILLET suite de la page 1 Et on ne peut uniquement compter sur les appels placés et les pochettes de presse envoyées par la firme de relations publiques américaine Rubenstein aux New York Times, New York Post, Fox News et autres médias établis à Manhattan, ni sur l'achat de billets par l'intermédiaire de www.ticketmaster.com.Ni sur les pubs diffusées dans les journaux et à la radio depuis deux semaines et encore moins sur la notoriété d'un artiste.inconnu à New York.Il ne doit pas rester un seul siège vide, vendredi et samedi, à 20 h.Pas même une petite rangée de bancs tout au fond du balcon ?« Pas un siège, insiste Marianik Giffard.Il faut que le plus de gens possible voient Gregory, pour que le bouche à oreille fasse son effet.Pour qu'on en parle dans les bureaux, lundi matin.Pour que l'agence Rubenstein (engagée par Gillett jusqu'au 31 décembre) puisse convaincre les recherchistes des grands talk-shows d'inviter Gregory.» Pour l'instant, Gregory Charles peut répéter en paix dans son studio de la 47e Rue.Depuis une semaine, aucune association ou presque n'a été négligée par Marianik Giffard, Claudia Salvatore et Melissa Giampaolo.« On a envoyé de la documentation, mardi, à 1400 résidants de New York, du New Jersey et du Connecticut inscrits sur une liste détenue par Tourisme Montréal, explique Marianik Giffard.L'organisme Concierges Info Montréal, en contact avec les grandes chaînes hôtelières américaines, nous a acheté 100 billets.» Le spectacle bouche à oreille Le trio a même joint une association de pompiers pour lui proposer des forfaits.Car s'il en coûte 60$ US au guichet pour assister à Black and White, celui qui achète une grappe de billets, après avoir été joint par Gillett, pourra entendre et voir Gregory Charles chanter, danser, parler de ses origines québécoise et trinidadienne et répondre aux demandes musicales du public pour.« Pour un bon prix, répond Marianik Giffard.On a surnommé Black and White le Word of Mouth Show(le spectacle bouche à oreille).Il y a deux types de spectacles à Broadway : les pièces de théâtre et les spectacles musicaux.Celui de Gregory n'entre dans aucune des deux catégories.» Établir des liens avec d'éventuels acheteurs est donc primordial.« Lorsqu'il est allé présenter Black and White au Winter Garden de Toronto, en mars dernier, on a eu le même problème.» Inutile de dire que l'opération Gregory Charles à New York est plus imposante.« Six fois plus grosse que Toronto, estime Marianik Giffard.Le Winter Garden ne compte que 952 sièges.La moitié du bureau de Gillett (neuf employés sur 20) est impliquée, cette fois.On a, par ailleurs, pris le contrôle de la billetterie américaine, car on veut s'assurer que le bon monde est dans la salle.» Peut-on compter sur les Québécois qui aiment Gregory Charles, ceux établis à New York comme ceux prêts à passer la frontière ce week-end, pour remplir le Beacon ?On a vendu quelques billets au Québec, selon Groupe Spectacles Gillett.« Mais il faut qu'il y ait beaucoup d'Américains sur place », mentionne Aldo Giampaolo, patron de l'entreprise.« Il serait bien que la majorité des chansons demandées, en deuxième partie de spectacle, soient anglaises », ajoute Marianik Giffard.Ultime effort sur le terrain ?Demain et vendredi après-midi, l'équipe de Marianik Giffard compte faire un pèlerinage jusqu'à Times Square pour accrocher les acheteurs de billets de spectacles de dernière minute qui se présentent au kiosque Tkts (angle Broadway et 42e Rue).« On va aussi approcher ceux qui attendent en ligne pour assister aux émissions comme le Today Show et le Late Night with David Letterman.» Vivement la fin de l'opération ! « J'ai hâte qu'il soit 20 h 05, vendredi.Quand tout le monde sera assis au Beacon et que se sera au tour de Gregory de travailler », blague Marianik Giffard.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Tout est très zen à propos du jeune Devendra Banhart, que l'on découvrira à la Sala Rossa ce soir.Le style musical dans lequel il évolue, d'abord : néo-folk, diront les journalistes, ce à quoi répond Devendra : « Pfff.C'est de l'ignorance.Je ne sais même pas ce que tout ça veut dire.Je n'ai jamais l'impression que les journalistes écrivent sur moi, comme s'ils n'avaient pas trouvé le bon Devendra.Comment ne pourraientils avoir le bon ?Tu vois, j'ai ces étranges expériences extracorporelles depuis que je suis petit et.» Je disais donc : tout est très zen à propos de Banhart, l'un des plus brillants représentants de ce qu'il appelle « sa famille » de musiciens qui font une relecture de la musique folk.Mais voilà, en ces temps de rock rigidement rythmé et d'électroclash, le retour en force (si, si !) du folk, tel qu'apprêté par une nouvelle génération, est le bienvenu.Le yin et le yang appliqués aux courants musicaux : voyez comment c'est zen.Devendra Banhart est sans domicile fixe \u2014il paraît cependant qu'on lui a récemment trouvé un logement à New York.Couchsurfer chronique, il n'a pour bagage qu'une guitare et un paquet de belles chansons qu'il trimbale depuis qu'il a quitté le Venezuela, avec sa maman hippie, pour retourner en Californie.« Les trois choses que m'ont révélées mes parents et qui ont changé ma vie furent Caetano Veloso, Nusrat Fateh Ali Khan et Neil Young.» Belle façon de cerner son univers chansonnier.Le label Young Gods a lancé cette année deux disques de Banhart : le très lo-fi Rejoicing the Hands puis Nino Rojo.À l'écoute de ces deux disques, on pige le magnétisme du jeune chansonnier de 22 ans, une espèce de réincarnation de Syd Barrett, voix particulière, jeu de guitare tout aussi étonnant.Et des chansons rêvasseuses aux refrains improbables.On craque, c'est certain.«Mon groupe et moi sommes les gitans d'Amérique ! » lâche le bourlingueur.Ce n'est pas tout : « Je ne me vois pas comme un hippie, mais un newage.Ça signifie être exposé à tout ce qu'il y a autour de nous.C'est comme l'expérience psychédélique où toutes choses sont connectées.» Ou, comme l'a si bien formulé Raôul Duguay : toutte est dans toutte.DEVENDRA BANHART, en spectacle ce soir à la Sala Rossa (4848, boul.Saint-Laurent) PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Un billet pour le spectacle de Gregory Charles, vendredi, à New York.Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 19h30 Écran libre L'héritage Arcand avec Pierre Curzi et Michel Coulombe.20 h Yin Yang Quatre «couples» de cinéastes.Huit visions sur les relations hommes-femmes.Le célibat.1er de 4 Poèmes pour Iris Une romancière prolifique est confrontée à la maladie d'Alzheimer.21h Animation : Marie-Louise Arsenault 3249289A PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Joseph Rouleau, président d'honneur du Concours OSM, et Lucien Bouchard, nouveau président du conseil d'administration de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Le 65e Concours OSM s'ouvre aujourd'hui CLAUDE GINGRAS Le lancement du 65e Concours OSM était souligné hier après-midi à l'hôtel de ville par une réception réunissant d'anciens lauréats devenus musiciens de carrière ou professeurs, quelques-uns des membres du jury et des participants de la compétition de cette année, et de nombreuses personnalités de notre monde musical.Ouvert aux jeunes musiciens du Canada tout entier et consacré tour à tour à une discipline différente, le Concours OSM est maintenant commandité par Standard Life.L'« édition » 2004 est partagée entre les instruments à cordes et le chant et réunit 24 concurrents, soit 15 en cordes et neuf en chant.Ces 24 demi-finalistes ont été choisis par audition de cassettes soumises par 80 candidats de sept provinces canadiennes.Les auditions publiques, offertes sans frais d'admission, se dérouleront à la Chapelle historique du Bon-Pasteur pendant quatre jours à compter d'aujourd'hui.Horaire aujourd'hui et demain : 9 h et 13 h 15.Horaire samedi : 9 h 30 et 13 h.Dimanche, jour de la finale : 9 h et 12 h 30.La proclamation des lauréats est prévue pour 18 h.Rappelons que les concurrents en cordes sont placés en deux classes : A (18 à 25 ans) et B (17 ans et moins), alors qu'il n'y a qu'une classe en chant.Dans chacune des trois divisions sont offerts trois prix, de 5000 $, 3000 $ et 1500 $, et un prix de 2000 $ pour la meilleure exécution d'une oeuvre canadienne, soit un total de 34 500 $ auquel s'ajoutent de nombreux prix secondaires.Le jury comprend les sopranos Virginia Zeani et Nicole Lorange, les violonistes Régis Pasquier, Chantal Juillet et Richard Roberts, le violoncelliste Tsuyoshi Tsutsumi, l'animateur Richard Turp, ainsi que Jacques Lacombe, qui dirigera le concert des principaux lauréats le 28 novembre.FLASH PAR CHAMBRE, PAR NUIT, TAXES EN SUS 125$ À PARTIR DE 179$ À PARTIR DE PAR CHAMBRE, PAR NUIT, TAXES EN SUS Drouot à Montréal Drouot, la maison française spécialisée dans les enchères publiques, organisera son premier événement en terre d'Amérique, lundi prochain, le 15 novembre, à 19 h 30, au Ritz-Carlton de Montréal.L'exposition des objets a lieu jusqu'au 14 novembre, au 1448, Sherbrooke Ouest.Renseignements : www.iegor.net ou 514 344-4081. BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC11NEM - 200 - - À vos ordres, chef! - À vos ordres, Votre Élucubration! - Vous allez immédiatement vous rendre dans la salle d'attente et vous allez vous asseoir.C'est un ordre.- Mais.- Trêve de récriminations superfétatoires! Cul sur chaise et lisez des magazines si vous ne savez pas à quoi occuper vos neurones oisifs.Puis il ajouta, sur un ton plus posé: - J'ai demandé à madame Weber de venir me rencontrer.Pour une fois qu'une citoyenne nous offre sa bienveillante collaboration, vous ne voudriez pas que je lui fasse faire le pied de grue à ma porte?N'est-ce pas?- Je comprends, mais.- Alors, nous sommes d'accord.Allez méditer dans la salle d'attente.Après avoir rencontré madame Weber, j'aurai quelque chose pour vous.Vous allez bientôt amorcer votre combat contre les forces du chaos intempestif! Lorsque Dominique referma la porte derrière elle, un sourire amusé éclairait son visage.- Les clones?demanda-t-elle.- Eux-mêmes.Dans toute leur splendeur.- Ça va égayer votre vie.- À partir de demain, mon existence devrait redevenir plus sereine.J'ai trouvé un subterfuge pour les neutraliser.Machiavel et moi, c'est copain-copain.Vous, comment ça va?- Moi, ça va bien.Pour le bar, ça va peut-être ralentir pendant quelques jours.On verra.- On dirait que vous allez perdre une danseuse.- Je viens de l'apprendre.- Je n'ai pas tellement reconnu - Ça vient d'ouvrir.C'est une sorte de boîte concept sur le thème des araignées.Ça fait un peu high tech.Ils ont un site Web et les clients peuvent réserver du temps avec leur danseuse préférée.- Vous avez appris ça où?- Les filles en parlent.Il paraît qu'ils font une sélection très serrée, avec des tests psychologiques.- Des tests psychologiques?- Oui.Mais ils donnent un salaire de base.Pas grand-chose, remarquez.- Un salaire?Théberge n'avait jamais entendu parler de bars qui donnaient un salaire aux danseuses.Habituellement, lorsqu'un endroit était intéressant, c'étaient les filles qui payaient pour travailler.Dans le centre-ville, le tarif tournait autour de vingt dollars par jour.Le Palace était une exception: toutes les danseuses y travaillaient gratuitement.- Les Raptors et les Skulls laissent faire ça?- D'après mes informations, il n'y a aucun lien avec les motards.- Peut-être qu'ils attendent que le bar se fasse une clientèle avant de se manifester.- À moins que ce soient les Italiens.la jeune fille traumatisée que vous m'aviez décrite.- Moi non plus.Elle m'attendait à l'entrée de l'édifice.Elle m'a juste annoncé qu'elle ne revenait plus, qu'elle voulait recommencer à neuf ailleurs.Puis elle est partie.- Le client qui est décédé, vous l'aviez déjà vu au bar?- À ma connaissance, c'était la première fois qu'il venait.- Votre danseuse affirme l'avoir rencontré à plusieurs reprises.- C'est possible.Mais je ne l'ai jamais vu.- Elle lui avait donné son numéro de téléphone.Le type lui avait proposé de partir en voyage avec lui.- Quoi! - Elle pensait qu'il était sa chance pour sortir du milieu.- Je comprends mieux pourquoi elle ne veut plus revenir au bar.- Le Spider Club, c'est quel genre d'endroit?À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN11NE ACTUEL PHOTO FOURNIE PAR ISABELLE DUBOIS Fascinée par les courses de chiens et le plein air, Isabelle Dubois était prédestinée à tomber amoureuse du Nord.BLANCS SUR BLANC Alors que la plupart des Québécois migrent vers le sud, certains prennent parfois la direction contraire.Établis dans le Grand Nord pour des raisons diverses, ils n'ont jamais regretté leur choix.LILIANNE LACROIX Quand elle est partie en voyage d'affaires 10 jours, sa famille a vite compris qu'elle ne reviendrait sans doute pas.Depuis des années, Isabelle Dubois s'intéressait aux chiens de traîneaux et rêvait de grand air.Avec son frère Sébastien et Frédéric Gaxotte, un ami, ils avaient même monté une équipe de cinq chiens avec lesquels ils promenaient les touristes à Orford.Journaliste pigiste et photographe pour des magazines de plein air, elle est montée dans le Grand Nord pour préparer un article et n'est plus jamais redescendue ou plutôt oui, deux mois, pour faire ses bagages, déménager et retourner bien vite au Nunavik.Temporairement sans doute, croyait-elle alors.De temps à autre, des gens qu'elle avait interviewés la taquinaient : « Encore là, toi ! Tu ne partiras pas.» Ils sont quelques centaines, pas même un millier, de Blancs à avoir choisi le Grand Nord pour domicile.Pour la liberté, pour l'air pur, par amour et parfois aussi pour l'argent et les primes d'éloignement.Dans son recensement de 2001, Statistique Canada a totalisé un peu plus de 800 non-autochtones qui vivaient au Nunavik.Les chiffres vont de 4,3% de la population à Umiujaq, sur les bords de la baie d'Hudson, jusqu'à 10 %, pourcentage qu'ils ne dépassent jamais, sauf à Kuujjuaq, métropole de l'Ungava, où les Blancs, souvent des travailleurs de la santé, des professeurs ou des professionnels de tout acabit, forment 18,6 % de la population locale.« Je suis tombée amoureuse avec la place », admet-elle.Pour sceller son destin, elle est aussi tombée en amour, tout court.Avec Etua Snowball, professeur d'inuktitut mais aussi musicien et guide local, qui a décidé de prendre les choses en mains : « Mon chum fait parfois des shows à Montréal.On revenait dans le même avion quand il s'est levé pour parler à quelqu'un.Un peu plus tard, ce monsieur me tapait sur l'épaule pour m'offrir de remplacer le rédacteur en chef de son magazine, qui partait en congé sabbatique pour deux-trois ans.À ma descente de l'avion à Kuujjuaq, j'avais un job.et une nouvelle vie.« Ici, on n'est pas stressés par la vie.On vit au jour le jour, dans un milieu super pour le plein-air.On peut planter sa tente n'importe où.» Isabelle vient d'une famille de chasseurs et de pêcheurs : « À l'adolescence, j'avais renié tout ça pour la mode et la musique.En arrivant ici, j'ai tout retrouvé.Ce fut comme un retour aux sources.» Il y a cinq ans de cela.Son remplacement terminé, Isabelle travaille maintenant comme journaliste à la pige et consultante en communication en plus d'organiser la course annuelle de traîneaux à chiens du Nunavik.« Depuis un an que le rédacteur en chef est revenu, je n'ai jamais manqué de travail.» Elle a deux livres en tête, un roman historique sur le cheminement des Inuits des dernières décennies et un ouvrage sur les chiens de traîneaux.« Un jour aussi, je vais ravoir une équipe de traîneaux à chiens.» Défilé de mode et aurores boréales Nicole Rainville, elle, a suivi son mari jusqu'à Kuujjuaq.Puis, quand celui-ci a disparu de la carte, elle est restée.Cette ex-propriétaire d'une agence de mannequins complètement branchée sur la mode est maintenant chef du service alimentaire de l'hôpital local.« J'aime la nature, la pêche, et les aurores boréales sont une des plus belles choses que j'aie vues dans ma vie.Et puis, ici, il n'y a pas d'histoire de magasins ou de voisins gonflables qui doivent avoir absolument tout ce que vous avez et vice-versa.Non, ici, c'est la vie sociale qui compte et ça me va très bien comme ça.» Elle ne peut pourtant s'empêcher de penser parfois chiffons et mode : « Dès que je me débrouillerai assez en anglais, je vais enseigner les rudiments du métier de mannequin aux jeunes filles.La démarche, le maintien, l'étiquette, le protocole.On croit que c'est superficiel, mais non ! C'est très valorisant.Avant de venir ici, j'ai donné un cours dans le Centre-Sud, à Montréal.La première semaine, il y avait 10 femmes, puis, ça a doublé et triplé.Ces femmes avaient enfin l'impression de s'occuper d'elles-mêmes et qu'on s'occupait d'elles.» Le caribou de Justin-Ahoyak Ce jour-là, toute la famille était en liesse et Craig Lingard était fier comme un paon : à 9 ans, son fils Justin-Ahoyak venait de tuer son premier caribou.Les femmes, la sienne et sa belle-fille surtout, avaient déjà commencé à dépecer la bête.« Ça va nous faire de la belle viande pour l'hiver », déclare M.Lingard, originaire de Terre-Neuve et chef de la sécurité publique à Kuujjuaq.Il y a déjà plus de 20 ans qu'il est venu au Nunavik, pour un contrat de cinq mois dans la construction.Il y a rencontré celle qui devait devenir sa femme.Avec les trois enfants issus du précédent mariage de celle-ci, ils ont maintenant sept enfants de 9 à 31 ans.Justin-Ahoyak est le plus jeune.« La chasse, la pêche, les bons amis, les paysages, l'entraide, tout me plaît ici, surtout le fait qu'on ne s'inquiète pas pour nos enfants.Même s'il est tard et qu'ils sont encore dehors, on sait toujours où ils sont, ce qu'ils font et avec qui.» Ses enfants, dit-il, se considèrent avant tout comme des Inuits : « Leur culture est unique et spéciale.Mais mes enfants visitent de temps à autre ma famille à Terre- Neuve pour connaître aussi cette autre partie d'eux-mêmes.Ce qui me plaît particulièrement chez les Inuits, c'est leur façon d'apprécier la vie et d'en jouir.J'essaie d'adopter cette mentalité et de ne pas me laisser prendre dans la course quotidienne.Technicien en radiologie, Louis- Frédéric Daigle a passé des années chez les Cris et les Inuits : « Depuis que j'avais lu un reportage dans National Geographic, je rêvais du Nord et ça a bien répondu à mes attentes.» En janvier dernier, pourtant, il revenait à Québec : « J'ai passé plusieurs années à me familiariser avec d'autres cultures et j'ai eu envie de connaître la mienne.» Mais l'attraction du Nord demeure forte : « Ça fait deux fois que je prends mes vacances pour venir dans le Nord.Ici, les gens sont vraiment à l'écoute des saisons, de la nature, de l'environnement, du temps.Nous, on s'en fait avec un tout petit problème.» Catherine Parceaud est enseignante au primaire.Mais dans une autre vie, celle du Sud, elle a été bachelière en relations industrielles.Toute sa vie, elle a eu envie d'un ailleurs.Son premier stage universitaire, elle l'a fait à Nantes, son deuxième, à la baie d'Ungava : « Je commençais ma carrière et je savais qu'au Sud, je serais prise dans un engrenage.Les grands espaces, la liberté, ça m'attirait.» Sa fille de 14 ans est maintenant partie pour étudier au Sud: « C'est pas facile, mais c'était important qu'elle puisse voir autre chose.» Son fils de deux ans et demi est à la garderie, si près qu'elle peut dîner avec lui tous les midis.« Parfois, les petites visites à la librairie me manquent mais maintenant, Internet nous a rapprochés de tout.» Papa « fait » du Nord Entrepreneur-électricien sur la Rive-Sud, Denis Brisson n'en pouvait plus de la compétition féroce.Il a acheté une ferme en Abitibi, puis a répondu à une annonce qui of frait un emploi d'électricien itinérant dans le Nord.Maintenant, il se promène.De Quaqtaq à Kangiqsuallujjuaq en passant par Kangirsuk ou l'un ou l'autre des villages du Nunavik.Depuis cinq ans, l'électricien de 57 ans, père de cinq enfants, y passe 220 jours par année : « Quand je revois ma famille, ils ont plein de choses à me raconter et moi aussi.Et quand je me retire dans ma chambre pour lire tranquillement, ils rient et lancent : Papa est en train de faire du Nord.» >Voir BLANCS en page 8 AUTRE TEXTE L'Inuk blanc de Kangiqsualujjuaq, ACTUEL L'Inuk blanc de Kangiqsualujjuaq LILIANNE LACROIX «À Montréal, je sais apprécier les librairies, les fromageries, mais j'aime encore mieux ma liberté.Ici, j'ai le droit de tout faire de mes mains sans demander à Pierre, Jean, Jacques.Pour les gens du Sud, je suis trop rustique et pas assez domestique.» Certains l'appellent le Poète, d'autres l'Inuk blanc.Jean-Guy Saint-Aubin a tâté de tout.«J'ai travaillé en enfance inadaptée ; j'ai été garde-chasse, mécanicien, plombier, infirmier, laveur de vaisselle et vendeur de chaudrons.La seule chose que je n'ai jamais faite, c'est d'être prêtre », dit-il en riant.« Et oui, j'écris aussi, c'est pourquoi on m'appelle le Poète.» Il adore d'ailleurs les vrais de vrais , comme Félix ou Richard Desjardins : « Un poète c'est un baromètre de la santé sociale, il garde les pieds sur terre.Si vous demandez à quelqu'un du village s'il y a un seul Blanc qui parle correctement l'inuktitut, son nom surgit aussitôt.Alors que les goûts culinaires de bien des Blancs pourtant établis depuis longtemps au Nord se limitent pas mal à la banique, le pain local, et au ragoût de caribou, le Poète, lui, ne dédaigne pas une pièce de caribou cru bien vieillie : « Faudrait pas me laisser une fesse de caribou qui est là depuis cinq jours, je la mange tout crue.Du phoque, du lagopède, de l'omble arctique cru, il y a plein de vitamine C là-dedans et les gens d'ici adorent ça et moi aussi.D'ailleurs, si une baleine a le malheur de passer dans le coin, ils vont passer sur le corps du garde-chasse pour l'atteindre.» Sur une hauteur lui donnant une vue magnifique sur la baie de Kangiqsualujjuaq, il a bâti lui-même sa maison de bois rond que plusieurs lui envient : « Y a plein de gens qui viennent du Sud bâtir des maisons ici, mais il n'y en a pas une d'aussi chaude.C'est la seule chauffée juste au bois, mais aussi la seule où on peut marcher pieds nus en plein hiver sans avoir froid.» Là, dans cet endroit qui s'appelle la « très grande baie » en inuktitut, Jean-Guy Saint-Aubin vit depuis plus de 30 ans.Avec une femme du pays, dont il est maintenant séparé mais qui habite tout près dans ce village de quelque 700 habitants, il a eu deux enfants et quatre petitsenfants.Sa petite-fille qui vit juste à côté, vient d'entrer en courant et saute sur son lit.Une enfant magnifique aux cheveux très droits et très noirs.En inuktitut, elle lui demande si elle peut mettre de la musique (enfin, c'est ce que je crois qu'ils se disent) et en riant, elle s'exécute.« Les gens d'ici sont d'une bonté incroyable, pas méchants pour deux sous.C'est sans doute pour ça qu'on a si facilement abusé d'eux », déplore-til.Il n'est pas fier de ce que les siens, certains Blancs, ont fait là-bas : « Ils leur ont enlevé leurs moyens de subsistance et les ont entassés en leur donnant de l'argent pour tourner en rond.On croit leur faire des cadeaux, mais on les tue tranquillement.Ce sont parfois des politiciens qui viennent ici une demi-heure qui décident de l'avenir.Trop souvent, même les Blancs qui s'installent ici arrivent avec cet esprit du Sud qu'ils n'ont jamais laissé là-bas.» Trop nombreux, estime-t-il, sont ceux qui méprisent les Inuits et leur culture : « Mais quand le blizzard se lève, alors le Blanc colle l'Inuk au cul, car lui seul sait lire le Nord.» Certains Blancs aiment vraiment le Nord, estime-t-il, mais rares sont ceux qui l'ont adopté envers et contre tout : « Sans leur job, la plupart quitteraient aussitôt l'endroit pour retourner dans le Sud, dit-il.La plupart sont ici pour accumuler de l'argent pour bâtir leur rêve.Prends tous les Blancs d'ici et enlève-leur la grosse job payante.Ceux qui resteraient, ce sont ceux qui sont vraiment ici pour de bon, ceux qui ont vraiment adopté le Nord.Ils seraient une poignée.» Jean-Guy Saint-Aubin est de ceuxlà, depuis très très longtemps.« Les gens d'ici sont d'une bonté incroyable, pas méchants pour deux sous.C'est sans doute pour ça qu'on a si facilement abusé d'eux.» PHOTO ISABELLE DUBOIS Alain Paré a passé plus de 20 ans au Nunavik, dont quelques années dans un petit village de 86 personnes : « Je n'ai jamais décroché.Le corps revient, mais pas l'esprit.» Blancs sur blanc BLANCS suite de la page 7 Au Nord, c'est pareil : « Les gens te reconnaissent d'un village à l'autre, t'appellent par ton nom.À cause de l'isolement, il y a beaucoup d'entraide.Quand il n'y a plus de pain parce que l'avion ne peut atterrir à cause du mauvais temps, des gens viennent nous porter de la banique.Au début, de crainte de manquer de bouffe, j'ai traîné une boîte de sardines pendant un an dans mes valises.Je ne l'ai jamais ouverte.En Abitibi, sa femme a repris ses études, au même cégep que sa fille, et compte devenir infirmière : « Elle aimerait même un jour travailler dans le Nord.» Lui y sera encore : « Pas question de retraite.Tant que la santé me le permettra, je travaillerai ici.» Blizzard et sourires Dès qu'elle a atterri au Nunavik il y a 13 ans, Lyne Roy a été séduite par le blizzard.« C'était tellement fort que je me suis perdue et j'ai dû cogner à une porte.On est venu me conduire à l'hôpital.Au début, d'ailleurs, je me perdais beaucoup.» Ces rencontres fortuites, heureusement, comblaient son goût d'aventure.Séparée depuis trois ans, elle est arrivée avec ses quatre enfants : « À Montréal, ils auraient eu la clé dans le cou.Ici, ma porte n'était jamais verrouillée, la voisine les surveillait et ils pouvaient même venir faire leurs devoirs à la cafétéria de l'hôpital.Le Nord m'a permis d'élever mes enfants l'esprit en paix.» Depuis 11 ans, elle a un conjoint inuit et son benjamin va à l'école en inuktitut.«Je suis tombée en amour avec le sourire des gens d'ici.Même quand je reviens à Montréal, je continue à sourire et les gens me regardent d'un air bizarre.» Infirmier, Alain Paré a passé plus de 20 ans dans le Nord : « Après 10 mois de pratique, je voulais abandonner ma profession, mais le Nord m'a donné le goût de continuer.» Affecté à Tasiujaq, un petit village de 86 personnes en 1977-1978, il a déjà passé neuf semaines sans courrier : « Au village, on se plaisait à dire que l'avion passait mais n'atterrissait pas.J'adorais la vie locale.Loin de me peser, l'isolement me plaisait et j'étais bien accepté.Cela m'a conduit à l'ouverture de l'Autre, à la reconnaissance des différences mais aussi de toutes ces ressemblances qui nous rapprochaient, cela m'a aussi ouvert à l'idée de coopération internationale.Je suis un itinérant dans l'âme, toujours avide de découvrir des choses nouvelles.» Il est revenu éventuellement.« Parce que je suis un Blanc, dit-il simplement, et que je croyais qu'il était temps.Mais je n'ai jamais décroché.Le corps revient, mais pas l'esprit.» DÉGUSTÉS POURVOUS Les matamores de Madiran.JACQUES BENOIT DU VIN Vous aimez les vins rouges richement colorés, concentrés, puissants ?Si c'est le cas, il y a de toute évidence l'un ou l'autre des Madirans disponibles sur le marché capables de vous satisfaire.Il faut rappeler d'abord que le vignoble de Madiran, dans le sudouest de la France, faillit disparaître à la fin du 19e siècle, après la crise du phylloxéra.Car cette terrible maladie de la vigne décima son vignoble, grand alors de quelque 1400 hectares.Par la suite, il périclita, au point qu'il ne comptait plus, en 1950, que 50 hectares en production.Depuis, il s'est rétabli, au point d'occuper désormais la même superficie \u2014 dans les 1400 hectares \u2014 qu'à la fin du 19e siècle.Comme presque tous les vignobles, Madiran a son cépage roi, à savoir le Tannat, si bien nommé.Car il s'agit d'une variété à la peau dure, très riche en matière colorante et en tannins, susceptible de donner des vins compacts et extrêmement concentrés.À ce point tanniques et concentrés, dans certains cas, qu'on a l'impression non pas de boire, mais de manger.du vin ! Un producteur de Madiran, Patrick Ducornau, du Domaine Chapelle L'Enclos, a trouvé une parade à cet excès de concentration et de tannins.Appelée microbullage ou micro-oxygénation, cette technique consiste, rappelons-le, à diffuser de l'oxygène dans le moût pendant l'élaboration du vin, sous forme de microbulles, ce qui stabilise la couleur, mais, surtout, attendrit les tannins.On peut ajouter que cette technique se répand puisqu'on l'utilise aussi désormais, entre autres, dans certaines propriétés du Bordelais, mais également en Toscane.Théoriquement, enfin, la proportion de Tannat que renferment les Madirans doit se situer quelque part entre 40 et 60 %, auquel on peut associer du Cabernet franc, du Cabernet Sauvignon et du Fer Servadou, qui est une variété particulière au Sud-Ouest.En pratique, certains producteurs utilisent 100% de Tannat, puis parfois, avec le Tannat, jusqu'à 40 à 50% de Cabernet Sauvignon et de Cabernet franc, mais, semble-t-il, rarement du Fer Servadou.Assemblage qui a été conçu spécifiquement pour le marché québécois par son producteur, le Madiran 2001 Torus Alain Brumontest un bon exemple de Madiran, sans que ce soit un vin très compact.Bien coloré, grenat foncé, son bouquet de bonne ampleur est dominé par des arômes de petits fruits noirs, et la bouche suit, charnue, assez corsée, avec des tannins fermes, mais sans rugosité.Et le prix est correct.L'assemblage pour ce vin est de 50% de Tannat, auquel s'ajoutent, en proportions égales (25 %-25 %), du Cabernet franc et du Cabernet Sauvignon.C, 466656, 15,60 $, FF(F)$($), à boire, 1-2 ans.Qui aime les Madirans aux larges épaules préférera le Madiran 2001 Château d'Aydie, élaboré celui-là avec quasi uniquement du Tannat et un peu de Cabernet Sauvignon.Très coloré, quasi opaque, son bouquet, de grande amplitude, est marqué par des notes de torréfaction (genre chocolat), suivi par une bouche très dense, compacte, extrêmement riche en tannins, mais des tannins que la micro-oxygénation a domptés.Chose certaine, il faut aimer les vins très concentrés pour apprécier.S, 10268553, 28,05 $, FFF $$$, à boire, 5-6 ans au moins.> Madiran 1998 Domaine de Mourchette.Grenat foncé, un peu orangé en bordure du verre, son bouquet est unidimensionnel, dominé par des nuances torréfiées (cuir, etc.).Tannique, relativement corsé, austère, ses saveurs sont plutôt ternes.S, 728427, 17,80$, FF$$, à boire, 2-3 ans.> Madiran 2000 Château de Crouseilles.Très coloré, un bouquet de fruits rouges, profond, pour l'instant tout d'une pièce, et aux notes boisées comme de.poussière de bois.Corsé, tannique, il a moins d'éclat que le Château d'Aydie, mais devrait fort bien vieillir.S, 968735, 23,90$, FFF $$$, à boire, 5-6 ans.> Madiran 2001 Premium Château de Crouseilles.C'est le précédent, avec plus de tout : couleur, corps, concentration, et passablement chocolaté (le bois) au nez vu son élevage en fûts de chêne neuf.Puissant, de larges épaules, mais sans rudesse.S, 895441, 30$, FFF $$$($), à boire, 7-8 ans.> Bordeaux 2001 Merlot Michel Lynch.Vin rouge de simple appellation Bordeaux, au bouquet plutôt simple, mais franc, de fruits rouges, et un brin épicé.Moyennement corsé, assez charnu, meilleur que jamais, m'a-t-il semblé.Retiré du répertoire de la SAQ, il en reste cependant quelque 75 caisses çà et là.C, 466128, 16,10$, FF(F) $($), à boire, 1-2 ans.Undes grands bonheursde Sophie Çachangede latélé Qui dit vin.Sophie Durocher.Cépages, accords mets et vins.Animation : Chrystine Brouillet Demain 19h30 3269873A FAMILLE EN BREF CHRISTIAN GEISER COLLABORATION SPÉCIALE SORTIE DE LA SEMAINE En route vers Noël C'est parti ! En fin de semaine, c'est le grand lancement de la saison des Fêtes.Pas un, mais deux défilés du père Noël \u2014 on vous suggère de préparer des réponses à la question « Mais pourquoi le père Noël il est pas comme hier ?»\u2014 se chargeront de rappeler aux enfants que Noël frappe à nos portes.Les festivités commencent vendredi soir alors que la Promenade Ontario tient son 10e défilé nocturne de Noël.Celui-ci s'élancera du Parc olympique et se rendra à la Promenade Ontario, où se tiendra la fête.Le lendemain, à compter de 11 h, le célèbre barbu, qui a Annie Brocoli comme fée des Étoiles, remettra ça lors du traditionnel défilé de la rue Sainte-Catherine, entre l'avenue du Fort et la rue Saint-Urbain.Les centres commerciaux du centre-ville tiendront aussi de nombreuses activités destinées aux enfants.Après ça il ne vous restera plus qu'à poser le timbre sur la lettre contenant la précieuse liste à envoyer au pôle Nord.PETITES VITES Découvrir la Grèce antique Le théâtre de l'Esquisse invite le public à découvrir la mythologie grecque.Renouez avec Hercule, Zeus et de la terrible Gorgonne à travers les histoires des conteurs d'Arbraconte.Dimanche 14 novembre à 10 h 30.Théâtre de l'Esquisse, 1650 rue Marie-Anne Est.4 $ pour les enfants et 6 $ pour les parents.À partir de quatre ans.Renseignements : (514) 527-5797 ou www.theatredelesquisse.qc.ca Ciné-Kid est de retour Le cinéma Ex-Centris lance la cinquième saison de Ciné-Kid dimanche.L'objectif est de présenter au jeune public un cinéma différent, qui est souvent négligé par les grands distributeurs.Le coût d'entrée est de 4 $ pour les enfants et de 6 $ pour les parents.Renseignements et horaires : www.ex-centris.com Marionnettes en double Dimanche prochain, les enfants de 5 à 9 ans sont invités à explorer le thème du double grâce à un spectacle de marionnettes s'inspirant de la tradition japonaise.À nous deux raconte l'histoire de Nicolas, un auteur dont l'inspiration ne vient pas et qui reçoit l'aide de son double.Des quiproquos en perspectives ! Le 14 novembre à 15 h.Renseignements et réservations (450) 667-2040.Village de Noël en argile Construisez votre propre village de Noël au musée Mc Cord.Profitez de quelques conseils techniques puis, en famille, allez-y de votre construction d'argile féérique.Tous les samedis et dimanches du mois de novembre de 13 h 30 à 15 h 30.Renseignements : (514) 398-7100 ou à www.musee-mccord.qc.ca Citations > Marguerite, 3 ans, a vraiment fait un gros bordel sur le siège arrière de l'auto.Son père le lui fait remarquer : « Margot, va falloir nettoyer tout ça.C'est une vraie soue à cochons.» Et elle de répondre : « Non papa, c'est une soue à princesses ! » Envoyé par papa J.-C.> Dali, 5 ans, exige de sa petite soeur, Alice, qu'elle l'accompagne aux toilettes.Son père lui demande alors : « Pourquoi as-tu besoin que ta soeur vienne avec toi ?» « Parce sinon elle va détruire ma construction », de répondre Dali.Envoyé par maman Sylvie Verville, Victoriaville .La Presse se réserve le droit de publier dans un livre les citations d'enfant qu'elle fait paraître sous cette rubrique.En transmettant à La Presse ces citations, vous autorisez une telle publication et renoncez à tout droit d'auteur.Des mots d'enfants ?Des suggestions ?Écrivez-nous à La Presse, a/s section Famille, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 ou à actuel@lapresse.ca PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Julie Morin, Martin Brière et les trois fistons : Arnaud, 5 ans, Émile, 2 ans et demi, ainsi que Loïc, 5 mois.Le troisième siège bébé Alors que l'heure est à la dénatalité, certains parents continuent de porter le flambeau et de faire un, deux, voire trois enfants.Et surprise : les naissances d'un troisième enfant ont même connu une légère augmentation en 2003.Portrait de ces irréductibles procréateurs.SILVIA GALIPEAU On dit généralement que les couples qui n'ont qu'un seul enfant ne forment pas encore de famille.À deux, ils commencent à en avoir tout l'air.Mais ça n'est qu'à trois qu'on atteint franchement ce statut, affirment les principaux intéressés.Martin Brière, jeune papa de trois garçons, est catégorique : ça n'est que depuis qu'ils sont cinq sous son toit qu'il a l'impression d'avoir construit une vraie famille.« C'est comme si les trois enfants nous confirmaient ce statut de famille, le style de vie que nous allons avoir pour les prochaines années.» Même son de cloche de la part d'Hélène Duchaine, mère, elle aussi, de trois jeunes garçons.«À deux enfants, j'ai l'impression qu'il manque de monde, de bruit.Deux enfants, c'est bien, mais trois, c'est mieux.» Alors que les démographes dénoncent depuis des années la chute de la natalité au Québec, que de plus en plus de couples ne font plus qu'un seul enfant, deux max, voilà qu'en 2003, les naissances dites de troisième rang ont connu une légère augmentation, passant, d'après les données préliminaires de l'Institut de la statistique du Québec, de 8658 en 2002 à 8873 en 2003.Bien sûr, il est trop tôt pour parler de tendance, l'augmentation n'étant que de quelques maigres points de pourcentage.N'empêche, nous ne sommes pas seuls à avoir connu une telle augmentation : aux États-Unis, les petits troisièmes comptaient pour 28 % des naissances en 2002, une hausse de 2% en six ans, signalait dernièrement le Wall Street Journal.« Depuis trois ou quatre ans, les familles de trois enfants commencent à être de plus en plus populaires, confirme aussi France Cantin, directrice générale du CPE Soleil du quartier, situé au coeur du Plateau Mont-Royal.Avant ça, on n'en voyait pas beaucoup.» Selon elle, la création de places subventionnées en garderie y est certainement pour quelque chose.« La politique des garderies à 7 $ aide les familles à faire un deuxième et un troisième enfant.Je le vois.» Évelyne Lapierre Adamcyk, démographe à l'Université de Montréal, trouve délicat de parler de tendance, mais s'interroge tout de même en ce sens : « Est-ce que les garderies subventionnées, en facilitant la conciliation travail-famille, auraient eu un effet ?C'est une hypothèse à explorer.» Chose certaine, si elles avaient dû payer le gros prix, les mères interrogées y auraient pensé à deux fois avant de faire un petit troisième.« Je ne pense pas qu'on aurait pu financièrement », affirme Julie Morin, la conjointe de Martin Brière.« Ouf ! On aurait eu de la misère », ajoute Hélène Duchaine.C'est que les experts interrogés sont unanimes : les parents qui font le choix d'avoir un troisième enfant ont généralement les moyens.« Ce sont des gens légèrement au-dessus de la moyenne financière, qui peuvent se permettre d'avoir une gardienne à la maison, d'envoyer leurs enfants à la garderie ou de rester à la maison », explique Claude Fortin, président sortant de l'Association des obstétriciens et gynécologues de Québec.Les statistiques le confirment : depuis quelques années, ce sont aussi les femmes ayant les plus hauts niveaux de scolarité qui ont tendance à faire le plus d'enfants.En 2003, les femmes avec plus de 15 années de scolarité étaient responsables de 38 % des naissances de troisième rang.Celles qui avaient moins de six ans d'études, en revanche, ne représentaient que 1,2% de toutes ces naissances (de troisième rang).Au-delà de ces questions financières (fondamentales certes, mais abondamment analysées), qu'est-ce qui anime ces parents à ainsi passer de deux à trois bouches à nourrir ?« C'est un choix de vie », analyse Marie Claude Sauriol, psychologue conjugale et familiale.Si on fait un enfant parce qu'on se sent bien avec quelqu'un, deux pour fonder une famille, l'arrivée du troisième témoigne d'un véritable dévouement.« Ce sont souvent des personnes qui ont beaucoup de bonheur à s'actualiser dans l'accompagnement et les soins.» Après la vie à 100 à l'heure et la folie de la productivité, on assiste peut-être à un retour du balancier « vers des valeurs plus humaines, plus proches du biologique dans l'investissement affectif et dans l'engagement », avance-t-elle.N'empêche, si un tel « coup du gouvernail » il y a, celui-ci ne se fait pas sans écueils.Parlez-en aux parents concernés.Car la vie n'est pas faite pour les familles de cinq, disent- ils.D'une part, si avec deux enfants, ils pouvaient encore se permettre de faire des longues heures au travail, avec trois, c'est une tout autre histoire.Finies les semaines de travail de 75 heures, affirme Julie Morin, maman mais aussi architecte de son état.Finis les weekends au boulot, ajoute son conjoint, également architecte.« Avec trois enfants, on réalise qu'il faut changer certaines choses.Il faut qu'on organise davantage notre vie », dit-il.Et rien ne facilite cette organisation.Car d'un point de vue praticopratique, toutes les voitures ne peuvent pas accueillir trois sièges bébés, la plupart des maisons et appartements n'ont que deux, voire trois chambres.Du côté des restos, rares sont les tables pour plus de quatre.Même les Mc Do de ce monde avec parcs d'attractions n'ont souvent pas de table pour cinq ou six.Les forfaits famille, dans les zoos et autres foires ne sont que pour les groupes de quatre.À la piscine, Hélène Duchaine a même dû rebrousser chemin après s'être fait dire que tous les enfants de moins de 3 ans devaient absolument être accompagnés d'un adulte.La petite famille est retournée bredouille à la maison.« Il va falloir trouver un troisième adulte pour nous accompagner à la piscine ! » Et puis dans la routine de la journée, entre les aller-retour à la garderie et l'école du plus vieux, les activités de chacun le week-end, les crises et bagarres à gérer, tout prend plus de temps.« C'est très prenant.La présence des deux parents en permanence est presque requise.Sinon, tu deviens fou, affirme Julie Morin.Je suis tout le temps en train de courir, de gérer une crise ou d'allaiter.Car avec trois enfants, « c'est tough, conclut Hélène Duchaine.Il faut que ton couple soit vraiment très solide ».Tough, certes, mais cela en vaut la chandelle, conclut-elle.« Être parent, c'est une grosse job, mais c'est la plus belle job au monde.» BAMBINS Les enfants qui ont été allergiques aux cacahuètes et qui ne le sont plus devraient manger occasionnellement (au moins une fois par mois) des aliments en contenant.De cette façon, ils développeront une tolérance et éviteront une rechute.C'est du moins ce que révèle une nouvelle étude réalisée auprès de 68 enfants.Ils ont ainsi découvert que les enfants qui évitaient de manger de la nourriture contenant des arachides couraient plus de risques d'éprouver de nouveau des réactions allergiques.Les auteurs de l'étude tiennent quand même à avertir les parents que même si l'allergie a apparemment disparue, il faut continuer à garder avec soi les injections nécessaires en cas de réaction.Source : www.healthday.com ENFANTS Si les nouvelles sur la disparition de plus en plus évidente de la banquise vous inquiète et que vous voulez conscientiser Junior, lisez lui L'Île perdue dans la mer.Ce livre raconte l'histoire d'un roi qui, à force de caprices, se retrouve avec un royaume gris, vidé de tout ce qui lui donnait de la vie et de la couleur.Une belle façon d'aborder le thème abstrait de l'écologie et de la pollution.Le bac vert familial risque d'être plus populaire que jamais.L'ÎLE PERDUE DANS LA MER François Soutif Éditions Kaléidoscope, 22,95 $.ADOS Alors que les femmes enceintes et les parents de jeunes enfants ont droit à une profusion de magazines traitant de leurs petits bonheurs et problèmes, ceux d'adolescents n'ont pas droit au même traitement.Il existe bien une profusion de livres destinés à répondre à toutes sortes de questions, mais peu de magazines.Parents Ados, publié aux Éditions Multi-concept, va combler ce vide.Cette publication s'adresse aux parents qui veulent comprendre leurs adolescents et leur réalité.Le premier numéro aborde des sujets tels le piercing, la consommation de drogue ou les relations sexuelles (doit-on ou non les laisser faire l'amour à la maison ?) Autant de sujets devant lesquels on peut se sentir parfois désarmés. ACTUEL À VOS AFFAIRES LE DIMANCHE CE DIMANCHE DANS Les pièges de L'ACHAT À CRÉDIT 3267296A Une célébration de l'amitié virile D'APRÈS AFP PARIS \u2014 L'utilisation par une chaîne de télévision gaie d'une photographie du chancelier Helmut Kohl et de François Mitterrand, célébrant la réconciliation francoallemande, près de Verdun, a suscité l'indignation du député du parti chiraquien UMP Jean-Marc Nesme.La photo de MM.Kohl et Mitterrand, main dans la main, célébrant la réconciliation francoallemande le 22 septembre 1984 devant l'Ossuaire de Douaumont, a été utilisée pour le lancement, fin octobre, de Pink TV, accompagnée du slogan « il n'y a pas que le sexe dans la vie ».PHOTOASSOCIATED PRESS François Mitterrand et Helmut Kohl.Une photo utilisée de «façon scabreuse », selon le député Jean-Marc Nesme.NE RATEZ PAS CES OFFRES EN VIGUEUR VENDREDI SEULEMENT! encore plus 50% de rabais bijoux fins en or à 10 ct et 14 ct et perles de culture rondes et d'eau douce Colliers, boucles d'oreilles et bracelets dans le lot.Prix étiquetés.Jusqu'au dimanche 14 novembre ENCORE 4 JOURS! solde19999 batterie de cuisine Veneto de Lagostina, 10 pièces.Ord.449,99 $.rabais additionnel de 30 % 40 % de rabais tenues d'extérieur pour lui London Fog, MantlesMC, Dockers et RFT de Rainforest pull Jax en cachemire et soie à encolure en V Prix de comparaison 95 $.chaussures Wolcott Path de Rockport pour elle Prix de comparaison 140 $.30 % de rabais choix de gravures et de reproductions sur toile encadrées Les meilleurs choixà bas prix de la saison.50 % de rabais jeans Point Zero pour lui Ord.39,99 $ et 49,99 $.Solde 19,99 $ et 24,99 $.30 % de rabais soutiens-gorge pour elle Triumph et Lily of France 25 %à 40 %de rabais pantoufles pour elle et lui De notre rayon des chaussures.solde 3999 ensembles-édredons Dan River Deux places à très grand lit.Ord.59,99 $.30 % de rabais bijoux mode de Noël.Épinglettes, boucles d'oreilles, ensembles sous boîte et davantage.40 % de rabais ensembles-cadeaux et layette Kushies solde 299$ coin-repas Farmhouse, 3 pièces Ord.459 $.50 % de rabais rôtissoire French White, 4 l Va au micro-ondes, au congélateur et au lave-vaisselle.Ord.26,99 $.Solde 13,49 $.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : Liz Claiborne Home, Home Studio, offres spéciales de la direction, articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc » et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; 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car vous ne devriez pas avoir à forcer les choses.La route qui mène au succès ne doit pas comporter d'embûches.Alors laissez-vous guider par votre intuition.Tandis que Mercure et Pluton se trouvent dans votre Signe opposé (Sagittaire), un de vos projets peut prendre un envol rapide et atteindre des proportions inespérées.Vos efforts et votre souci du détail porteront fruit.Essayez de multiplier vos contacts et de circuler dans des cercles qui sont fréquentés par des individus susceptibles de vous ouvrir des portes.Vos liens affectifs et vos relations bénéficieront de l'influence de cette veille de Nouvelle Lune en Scorpion.Profitez de ce jeudi pour démontrer à vos proches combien vous les aimez.La technologie peut également jouer un rôle important dans votre journée.Un temps pour vous familiariser avec un nouvel appareil, un logiciel ou un système d'exploitation informatique.Un jeudi où la Lune en Scorpion ne sera peut-être pas votre meilleure amie.Une personne en position d'autorité pourrait décider de vous surveiller de près.Montrez-vous sous votre meilleur jour et soignez votre conduite.Aussi intimidant que puisse sembler cet examen, il pourrait entraîner des conséquences bénéfiques.Alors gardez votre calme.L'entretien que vous appréhendez se déroulera cordialement si vous parlez toujours à la première personne.L'individu dont vous redoutez la réaction se montrera plus compréhensif que vous ne le croyez.N'hésitez donc plus.L'attente constitue la partie la plus difficile de ce défi; vous auriez donc intérêt à passer à l'action sans plus tarder.Les aspects planétaires stimulent votre dynamisme actuellement.D'ailleurs les personnes avec lesquelles vous collaborez risquent de ne pas pouvoir vous suivre.Essayez de ne pas formuler d'exigences trop sévères afin de ne pas les braquer contre vous.Grâce à la douce influence de Vénus en Balance, la soirée s'annonce idéale pour un rendez-vous intime.En plus de la présence de la Lune, l'arrivée de Mars en Scorpion devrait vous ouvrir des portes et vous faciliter l'existence.Mais cette veille de Nouvelle Lune en Scorpion bousculera aussi un peu vos émotions.et vos prévisions.Une étape anniversaire qui aura son importance, puisqu'elle pourrait bien rimer avec chance.Alors faites-lui confiance.La présence de Mercure et de Pluton dans votre Signe vous aidera à réaliser des progrès sur le plan intellectuel et dans le domaine des études.C'est un bon moment pour faire l'apprentissage d'un nouveau métier ou d'une langue étrangère.Vous serez d'autant plus apprécié d'une personne avec laquelle vous entretenez un rapport d'ordre cérébral.L'arrivée d'une nouvelle personne est susceptible de transformer la dynamique de votre foyer, de votre cercle d'amis ou de votre lieu de travail.Ne permettez pas à sa présence de vous intimider.Car vous réaliserez sous peu que son appui pourra vous aider à faire accepter vos idées.En cette veille de Nouvelle Lune en Scorpion, gardez votre aplomb! Seriez-vous en train de vous raconter des mensonges?Vous ne devriez pas avoir honte de vos envies ou de vos besoins.Car les éléments que vous refoulez resteront latents tant que vous ne les accepterez pas.Alors dites-vous que les sentiments ne sont ni justes ni faux, et qu'ils ne font que correspondre aux émotions que vous ressentez.Cette veille de Nouvelle Lune en Scorpion, autre Signe d'Eau, aura un effet stimulant sur le domaine du travail et des réalisations! Le résultat des projets que vous entreprenez devrait dépasser vos attentes.N'hésitez pas à émettre des propositions et à lancer des invitations.Les autres seront probablement beaucoup plus réceptifs que vous ne l'aviez supposé.TAUREAU DU 21 AVRIL AU 20 MAI GÉMEAUX DU 21 MAI AU 21 JUIN CANCER DU 22 JUIN AU 22 JUILLET LION DU 23 JUILLET AU 23 AOÛT VIERGE DU 24 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE BALANCE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE SCORPION DU 24 OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE SAGITTAIRE DU 23 NOVEMBRE AU 21 DÉCEMBRE CAPRICORNE DU 22 DÉCEMBRE AU 20 JANVIER VERSEAU DU 21 JANVIER AU 19 FÉVRIER POISSONS DU 20 FÉVRIER AU 20 MARS HOR11NE MONTOIT LE SAMEDI CE SAMEDI DANS DES IDÉES À PIQUER dans les hôtels 3270084A .astrologue@astro-communications.com Tous les dimanches dans AUX P'TITS SOINS\u2026 "]
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