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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-10-24, Collections de BAnQ.

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[" 3264540A \u203a Voir CONTES en page 2 LECTURES CONTES DE FILLES lors qu'à l'Halloween, les garçons privilégient les costumes de vampires, momies et monstres en tous genres, bien des filles affichent une prédilection pour le déguisement seyant plutôt que saignant.La tendance, cette année, est à la princesse.Et pour cause ! Avant leur grande sortie en cette nuit du trick or treat, elles ont squatté le grand écran (Journal d'une princesse, Ella l'ensorcelée, etc.) et le petit Disney multiplie les DVD du genre Princess Party, Princess Stories, Disney Princess Sing-Along Songs), de même que quelques romans.où leur rôle se distingue quand même de celui des Blanche-Neige et autres passives Belle au bois dormant.La belle (car elles sont bien sûr toujours belles) Malva, héroïne de La Princetta et le Capitaine, d'Anne-Laure Bondoux (Hachette), par exemple, n'acceptera pas de donner sa main au prince pas trop charmant que ses parents, roi et reine de Galnicie, lui ont choisi.Elle s'enfuira donc et se retrouvera à bord du navire commandé par le capitaine Orféus Mac Bott\u2014avec lequel elle sillonnera des mers inconnues, fera des rencontres stupéfiantes, essuiera quelques tempêtes.et un coup de foudre.Un roman d'aventures palpitant où, attention, personne n'est protégé par son statut de héros.Ça peut étonner.Et attrister les plus romantiques.Autre rebelle : l'héritière du merveilleux royaume de Landor, héroïne de Cendorine et les dragons, de Patricia C.Wrede (Bayard).Elle non plus ne veut pas du promis que lui ont trouvé ses parents et, plutôt que de devenir l'épouse de ce «prince aux lèvres roses et aux boucles blondes», elle s'arrange pour se faire enlever par un dragon.et pour repousser les princes venus la sauver \u2014 son père promettant monts et merveilles (et la main de Cendorine) à celui qui lui ramènera sa fille.Et ce n'est que le début d'un conte impertinent qui se joue des conventions et des classiques du genre.SONIA SARFATI DANY LAFERRIÈRE : LE SPECTACLE DE LA MISÈRE PAGE 7 ARTS SPECTACLES ILLUSTRATION DE RÉBECCA DAUTREMER POUR LA PRINCESSE ET LE CAPITAINE LECTURES LITTERATURE QUEBECOISE Jeux d'enfants L'un etonne, l'autre ennuie MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPECIALE Une blonde gentille, quelques bons vieux chums, un petit trois et demi, un salon, une tele de 51 pouces de bonheur, de couleurs, de lueur , c'est peu, mais bien assez pour rendre heureux Matthieu, la vingtaine insouciante, passionne de hockey.Assez pour ecrire, au jour le jour, la chronique du temps qui passe, au rythme des matches du Canadien de Montreal.Quand Matthieu commence son journal, nous sommes le jeudi 9 octobre 2003 (Canadiens 2, Senateurs 5).Ecran de tele geant pour regarder la saison, ecrit-il.Ecran d'ordinateur minuscule pour raconter la saison.Ma saison, celle de Mike, celle des chums.Et celle de Claude, celle de Saku et des autres.Deuxieme roman de Matthieu Simard, Ca sent la coupe est parti d'un defi amusant mais surement pas facile : ecrire un livre de 93 courts chapitres, autant de chapitres que la saison de hockey du Canadien a compte de matches, en 2003-2004.En faire une sorte de journal intime et de journal du Canadien ecrit par un fan, au rythme des parties, des defaites, des victoires, sur la glace comme sur mon sofa .On ne peut pas ne pas penser a Marc Robitaille, a ses Histoires d'hiver, avec des rues, des ecoles et du hockey, et a Un ete sans point ni coup sur.Mais alors que Marc Robitaille pose un regard nostalgique sur les sports et les etoiles qui ont marque son enfance, Matthieu Simard, 29 ans, est completement dans le present.Les amateurs de hockey en manque de leur sport prefere pourront jeter leur devolu sur ce petit roman plein d'une jeunesse que les moins de 30 ans connaissent bien, une certaine jeunesse pour qui tout ce qui compte, c'est l'amour, le sexe, la gang et le hockey, pas toujours dans cet ordre.Parfois, comme le vendredi 23 avril (Canadiens 0, Lightning 4), c'est la desolation.Ils ont l'air de rien, le Lightning.Mais c'est une illusion.L'illusion de l'equipe historiquement poche, qu'on va ecrapoutiller sans probleme.Mais parfois aussi, comme le soir du 10 janvier (Canadiens 8, Penguins 0, ca leur apprendra a avoir le nom d'un oiseau qui ne vole meme pas ), ou comme celui du 13 mars (Canadiens 4, Maple Leafs 3), c'est le bonheur parfait.C'est pour ca que, soir apres soir, je me colle devant mon ecran de 51 pouces, et je deviens un enfant nono qui pense que tout ce qu'il y a dans la vie, c'est 20 gars en patins, avec des chandails rouges, qui poussent une rondelle, qui crachent partout, qui souffrent sans vraie raison.(.).Rive devant mon grand ecran, je regarde Koivu, Zednik et Perreault jouer comme s'ils etaient Gretzky, Kurri et Tikkanen, et j'oublie ma vie, pendant deux heures et demie, j'oublie que j'ai une vie.C'est pour ca que j'aime tant le hockey.Portrait de groupe, ou l'on retrouve la blonde Julie, qui confond les amours et les Glorieux, la soeur Nat, qui collectionne les echecs amoureux ; l'ami Richard qui collectionne, lui, les conquetes, Patrice, obsede par le desir de devenir connu , et Mike, dont les amours ne vont jamais tres bien, Ca sent la coupe est un petit livre leger mais loin d'etre bete, ecrit dans un style vivant, privilegiant le langage parle, mais de facon coherente et constante.Un livre plein d'humour, de finesse et de gros mots, que l'on aimera meme si on n'est pas amateur de hockey.Mais surtout, que l'on mettra entre les mains de l'adolescent delure, fan du Canadien, que l'on desespere de voir ouvrir un roman.Dans un tout autre registre Un jour, a Ha Long, au Vietnam, une jeune fille se voit contrainte de donner son bebe naissant en adoption puisqu'il a ete concu hors mariage, jetant le deshonneur sur sa famille.Au meme moment, ou presque, mais sous d'autre cieux, une jeune Montrealaise qu'une operation a rendue sterile decide, avec son mari, d'adopter une petite Vietnamienne.Ainsi commence Ha long, premier roman de Linda Amyot, qui nous fait suivre, en alternance, le parcours de ces deux femmes etroitement liees, sans pourtant se connaitre, par l'amour d'une meme petite fille.Dans un style sans fioritures mais charge d'emotion, l'auteure raconte la tragedie de cette jeune Vietnamienne qui a perdu a la fois son enfant et son amant, mais aussi les peines et les joies d'Elise, qui vit ici dans l'attente, celle du jour ou elle recevra la premiere photo de sa petite fille qu'elle porte dans les alveoles du coeur , celle du grand depart pour le Vietnam, du retour a la maison, et de cette nouvelle vie qui l'attend.Je ne saurai jamais qui est la mere de ma fille, mais je sais desormais que, toute ma vie, son ombre furtive s'attachera a mes pas.Linda Amyot reussit a decrire avec beaucoup de nuances l'eventail des emotions contradictoires de cette mere en laquelle beaucoup d'autres, certainement, se reconnaitront.FFF1.2 CA SENT LA COUPE Matthieu Simard Stanke, 2004, 270pages FFFF HA LONG Linda Amyot Lemeac, 2004, 121 pages REGINALD MARTEL Etonnez-moi, mais pas trop ! Dominique Lavallee, qui fait de cette instance tres raisonnable le titre de son recueil de nouvelles, connait la juste mesure des choses.Elle sait que l'interet d'une nouvelle, meme la plus tordue, est lie a sa vraisemblance dans un espace, fut-il eclate.Si le lecteur accepte gentiment d'etre terrasse par les astuces d'un auteur, il refuse qu'on le prenne pour un imbecile, en le menant quelque part par des chemins qui n'y menent pas.Mme Lavallee va ou elle peut et veut aller, sans tricher.Pour en traiter utilement et plaisamment, il faut saisir vite les faits du quotidien qui promettent une bonne nouvelle, quitte a inventer ce petit rien qui lui donnera sa couleur singuliere.L'auteur ne se contente pas de ce qui arrive aux personnages anonymes nes de l'imagination.Elle phagocyte par exemple la mort de Jean-Louis Millette, qui fut sans le savoir, pour le protagoniste feminin d'une nouvelle, un second pere, aime autant que l'autre, le biologique.Cela donne La patate .fine allusion !., hommage au comedien qui lui a ouvert les portes du merveilleux, hommage aussi au pere qui est mort sous ses yeux, sans un adieu, avant de lui avoir dit assez qu'elle etait jolie, intelligente et qu'il l'aimait.Un sourire, un peu triste certes, traverse cette nouvelle.On sourira aussi, peut-etre en grincant des dents, en accompagnant l'heroine de Vocation gangreneuse (sic) .Cette vocation est celle de l'ecrivain, on s'en doute un peu.Elle nourrit d'angoissantes divagations qui deploient leur pus dans tous ses membres, leur transmettant la gangrene.La pauvre ! Ecrire, c'est serieux.Dans les nouvelles de Mme Lavallee, les femmes menent le bal.Elles n'ont pas necessairement le beau role.Femmes trompees, femmes meprisees par plus jeunes qu'elles, femmes que la demence de la vie urbaine destabilise un moment, femmes qui doutent de leur capacite de seduire encore, femmes qui ne voient pas venir l'enfant espere, toutes sont saisies dans la verite exacte de leur souffrance, disons de leur inquietude, et sauvees par une sagesse sans illusions.Cette precision de tir et une parfaite justesse de ton sont la signature meme de Dominique Lavallee.L'enfant introuvable Jean-Francois Beauchemin a fait mentir le diktat selon lequel les bons sentiments ne font pas de la bonne litterature.Garage Molinari, entre autres romans, prouvait en effet l'exact contraire.Il est moins question dans le dernier ouvrage de cet ecrivain de bons sentiments que de mauvaise poesie.Al'origine de Turkana boy, il y a la disparition d'un enfant de 12 ans.Fugue, rapt, accident ?On ne le saura jamais, pas plus que le pere, monsieur Bartolome, qui consacrera le reste de ses jours a sa recherche.Resigne peut-etre, il le cherche de moins en moins ; ou plutot il le cherche en lui-meme, dans des decors differents, la ville d'abord, la montagne ensuite, la mer enfin.On finit par comprendre qu'il prefere les choses aux idees et qu'il ne met jamais en doute ses profondes racines terriennes.On voudrait sympathiser avec lui .perdre un enfant est une immense tragedie., mais il faudrait pour y parvenir comprendre ce qu'il raconte.Ce collage d'images, sans progression dramatique, ne donne rien a quoi s'accrocher et ajoute les mots aux mots, sans aller au dela de ce que le langage courant pourrait exprimer aussi naivement.Un exemple : monsieur Bartolome a appris a ne plus avoir peur de la mort : Un chien egare, peut-etre, s'approcherait, monsieur Bartolome poserait la main sur le museau humide.Une question serait dans les yeux de l'animal : En quoi fus-tu un bon habitant de la Terre ?Et la reponse ressemblerait a ceci : Qui peut le dire, hormis les soirs quand ils eteignent les oiseaux.Ce lamento a l'eau de ronces et de roses, ecrit en hommage au pere de l'ecrivain, est une impasse qu'on souhaite passagere.FFF ETONNEZ-MOI, MAIS PAS TROP ! Dominique Lavallee Triptyque, 128pages FF TURKANA BOY Jean-Francois Beauchemin Quebec Amerique, 144 pages Contes de filles CONTES suite de la page 1 D'ailleurs, parlant classique, en voici un : The Princess Bride, le grand classique du conte de grand amour et de grande aventure de S.Morgenstern dans sa version abregee (maniere de parler : elle fait 328 pages) par William Goldman.Une magnifique edition francaise (malgre son titre) que lancent les editions Bragelonne pour le 25e anniversaire de ce conte qui a joliment ete adapte pour le cinema ou il est devenu, en francais, Princesse Bouton d'or.L'histoire d'une princesse elle aussi fiancee contre son gre a un prince mal embouche, enlevee par des mechants qui n'en sont peut-etre pas vraiment et qui, ainsi, cotoie Fezzik le plus doux des geants, Inigo Montoya l'escrimeur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son pere et, bien sur, le prince charmant.qui est en fait un valet de ferme.Plus de rebondissements que ca, on tombe en bas du lit ! Un peu comme est tombee Mia quand elle a appris qu'elle etait princesse et non pas la collegienne new-yorkaise a tendance ecolo qu'elle croyait etre.Ainsi commence Journal d'une princesse, qui se poursuit dans Premiers pas d'une princesse (tous deux ont ete adaptes au cinema par les studios Disney), Une princesse amoureuse et Une princesse dans son palais, de la prolifique Meg Cabot (Hachette) .d'ailleurs, un cinquieme tome, L'Anniversaire d'une princesse, est attendu d'ici la fin de l'annee.avec impatience par les fans de cette serie qui ne donne pas dans la grande litterature mais dans l'humour facile et les preoccupations tres, tres contemporaines.Une maniere de Journal de Bridget Jones a la sauce ado et bleue (comme le sang noble, quoi !).Princesses et fantasy A noter que la princesse se conjugue egalement, ces derniers temps, sur le mode heroic fantasy.Une tentative d'explication ?Jusqu'a tout recemment, le genre a trouve la grande majorite de ses lecteurs parmi les garcons.Est-ce pour cela que la plupart des personnages principaux qui le traversent sont de sexe masculin ?Ou, a l'inverse, le genre interesse-t-il les garcons parce qu'ils y sont en vedette ?Et nous voila coinces dans le cercle tres vicieux de l'oeuf et de la poule.Ce qui n'a pas empeche, ces dernieres annees, l'apparition de plusieurs series gravitant autour d'heroines.Probablement parce que le fantastique est devenu a la mode aupres d'un large public grace a Harry Potter et a J.K.Rowling et que les filles se sont ainsi ouvertes en grand nombre a ce type de recits.L'idee de leur ecrire des romans ou des cousines d'Hermione seraient aux commandes a frappe plusieurs auteurs.Ainsi sont apparues les Peggy Sue et Sigrid de Serge Brussolo, Lou Hendrix d'Isabelle Dominguez, Rachel de Cliff Mc Nish, Ewilan de Pierre Bottero (auteur qui recidive cet automne avec le debut d'une nouvelle trilogie, Les Mondes d'Ewilan .youpi !).Mais, aussi, quelques princesses.fantastiques .qui, au depart, ignorent tout de leur statut et de leur pouvoir puisque, comme le veut le genre, elles sont orphelines ou mal aimees par ceux qui les elevent.C'est le cas de Tara Duncan, heroine nee sous la plume d'une vraie princesse: Sophie Audouin-Mamikonian est pretendante au trone d'Armenie.Elle est aussi l'auteure de Les Sortceliers et de Tara Duncan et le livre interdit (Seuil).Tara qui a 12 ans, est elevee par sa severe grandmere mais est en realite princesse sur Autre Monde, un univers parallele ou elle sera propulsee et decouvrira l'ampleur de ses pouvoirs de ses affrontements avec les forces du Mal.On sent que la romanciere connait les grandes lignes du fantastique mais, aussi, qu'elle en maitrise mal les subtilites.Resultat : un sentiment d'improvisation dans ce deferlement d'idees qui gagnerait a moins s'inspirer (!) de concepts deja vus dans les Harry Potter de J.K.Rowling et A la croisee des mondes de Philip Pullman.Mais on peut se dire que ces deux premiers tomes d'une serie qui en comptera dix servent de mise en contexte aux suivants et que le flot sera mieux regle par la suite.Exactement comme cela s'avere dans les Abarat de Clive Barker (Albin Michel) dont l'heroine, Candy, est expediee de sa bourgade du Minnesota au monde fantastique d'Abarat.D'etudiante plus qu'ordinaire, elle devient porteuse de l'ame de la princesse des lieux .decouvre- t-on dans Jours de lumiere, nuits de guerre (en librairie a la fin du mois) qui fait suite a Abarat.Le premier volet de cette tetralogie presentait une brochette fournie de creatures et de lieux (sautilleurs marins, tarries- chats, hommes a huit tetes, etc.vivant sur 24 iles eclectiques en geographies et en moeurs) dans une intrigue qui etait moins originale que ses protagonistes.Heureusement, le second livre utilise ces pieces a bien meilleur escient.Foisonnante aussi, Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne Robillard (Mortagne).Une serie au coeur de laquelle se trouve Kyra, la princesse mauve qui veut et va devenir chevalier, et dont le destin est intimement lie a Enkidiev .monde defendu des attaques de l'Empereur Noir par des chevaliers-magiciens.Une serie grand public mais qui plaira davantage aux jeunes qu'aux adultes habitues a la complexite et a la richesse des univers crees par les maitres de la fantasy : la romanciere presente en effet quantite de pays et de personnages sans posseder les outils pour donner verite et profondeur a chacun.De plus, l'action est, dans les premiers tomes, extremement repetitive (de meme que la narration).Les choses vont heureusement en s'ameliorant .ce qui promet pour l'aboutissement de cette saga qui compte presentement cinq tomes (L'ile des lezards vient de paraitre) et en comptera, au final, 12.Bref, de la princesse-princesse a la princesse-guerriere en passant par la princesse-sorciere et la sorciere- magicienne, la princesse d'Halloween aura le choix dans l'uniforme.Mais la citrouille, elle, est obligatoire .31 octobre oblige ! . LECTURES LITTÉRATURE DU VOISIN Un roman peut-il changer les élections américaines?DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE Au XIXe siècle, un assez mauvais roman, La Case de l'oncle Tom, a changé le cours de l'histoire américaine en galvanisant l'opinion publique contre l'esclavage.Le nouveau roman de Philip Roth, The Plot against America (un très bon roman, soit dit en passant), pourrait-il influencer le résultat des élections américaines de novembre 2004 ?Car The Plot Against America (Le Complot contre l'Amérique) qui vient de paraître aux États-Unis et au Canada, est une fiction politique, un cauchemar nazi made in USA vécu par la famille Roth de Newark, dans le New Jersey.L'intrigue est très simple et trouve ses racines dans des faits réels.On est en 1940, le président Roosevelt décide de demander un troisième mandat, chose jamais vue aux États-Unis depuis que George Washington s'est limité à deux.À sa convention, le Parti républicain cherche sans le trouver un candidat apte à faire face au puissant Roosevelt.À 3 h15 du matin, lorsque les délégués sont au bout de leurs énergies et de leur patience, une solution se présente aux ailes du petit avion The Spirit of St.Louis.C'est le célèbre aviateur, Charles Lindbergh.En réalité, cette année-là, les républicains ont choisi comme candidat un dénommé Wendell Wilkie, qui a été écrasé par Roosevelt aux élections de 1940.Un an plus tard, l'Amérique est entrée dans la guerre.C'est là que Roth décide de tordre l'histoire de son pays.Dans son livre, c'est Lindbergh qui triomphe sur Roosevelt.Il fait campagne sur le bon vieux thème isolationniste qu'on connaît aux États-Unis.Son slogan sera « Votez pour Lindbergh ou votez pour la guerre ».Lindbergh et Hitler Mais cet isolationnisme aura d'autres bases plus sombres.Dans la vraie vie, Lindbergh fut un grand admirateur de Hitler, et il s'est rendu en Allemagne après son exploit, où il a accepté une médaille du dictateur allemand.Dans le roman de Roth, Lindbergh est maintenant au pouvoir, et il peut mettre en oeuvre cette admiration.Au lieu de déclarer la guerre à l'État nazi, il signe l'entente de l'Islande avec Hitler \u2014une promesse de ne pas intervenir en Europe, quoi que fasse le gouvernement nazi.Pendant que Hitler a les mains libres en Europe (il n'y a que l'Angleterre et le Canada qui s'opposent à lui), les antisémites se sentent très à l'aise aux États-Unis.Petit à petit, les Juifs de Newark et d'ailleurs perdent leur espace vital.Le gouvernement inaugure le programme Just Folks (Des Gens ordinaires), grâce auquel on envoie des enfants juifs à la campagne travailler pour des familles protestantes.Sandy, le frère du petit Phil (l'auteur prête couramment son nom à ses personnages), passera un été dans le Kentucky à faire la récolte du tabac.Ensuite, un nouveau programme qui vise lui aussi l'éclatement des communautés juives décrète la mutation du père de Phil à des centaines de milles de Newark.Le père refuse.Anciennement vendeur d'assurance \u2014une profession respectable\u2014, le père de Phil va trouver du travail au marché aux fruits et aux légumes de Newark.Tout cela sur fond d'émeutes antisémites qui causent la mort d'une centaine de citoyens juifs.La partie la plus touchante de Plot Against America, le coeur du roman, ce sont les tentatives du jeune Phil pour comprendre les changements qui mettent fin à son enfance.Ce garçon de 7 ans aura à affronter beaucoup de conflits.Ce sentiment de protection dont les Juifs jouissaient aux États- Unis \u2014parti.Cette liberté de flâner dans les quartiers, et même de faire de mauvais coups de temps à autre \u2014disparue.La sécurité financière par le travail de son père \u2014ça aussi.Son voisin de palier, le petit Seldon, pitoyable mais quand même aimable, est déporté lui aussi dans le Kentucky, où sa mère mourra.Petit à petit, la famille Roth cédera sous la pression politique.À la suite de son séjour à la campagne, le frère, Sandy, se révoltera contre le père, Herman, le traitant de « Juif de ghetto », à cause de son attachement au quartier de Newark.Plus douleureux est le sort du cousin Alvin, qui est monté au Canada (notre pays jouera le rôle de refuge aussi pour des familles persécutées) rejoindre les troupes qui combattent Hitler.Il perdra une jambe à la guerre, blâmera Herman de l'avoir poussé à se faire soldat et finira gangster.Les traumatismes dont souffre Alvin se reflètent chez le petit Phil.« Il n'a pas le droit de rester avec nous », se révolte-t-il au sujet de son cousin.« Il n'a qu'une jambe ! » La fin de la crise fasciste arrivera un peu vite dans The Plot Against America.Sa résolution sera un peu soudaine.Tout comme il l'a fait dans La Tache avec l'évocation de la Maison-Blanche habitée par Bill Clinton, Philip Roth joue sur les frontières entre réalité historique et fiction.C'est en fin de compte là que jouent plusieurs bons écrivains.À la fin de The Plot, Roth nous fournit un guide des personnages historiques réels, un peu pour nous rappeler que sa fiction a ses assises dans la réalité de l'époque.Pour moi, ce n'est pas nécessaire.Je fais plus confiance au romancier qu'à l'historien.C'est peut-être pour convaincre ses concitoyens du bien-fondé de son histoire que Philip Roth fournit cette toile de fond.Roth fait-il allusion aux élections qui viennent?Seraient- elles aussi dangereuses pour l'Amérique que celles de 1940 dans son roman ?Le romancier n'y fait jamais référence, mais son intention est nette.L'impensable pourrait très bien se passer ici.FFFF THE PLOT AGAINST AMERICA Philip Roth Houghton Mifflin, 391 pages PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Philip Roth revisite l'histoire américaine, une fois de plus.Jean Fugère chez Renaud-Bray Jean Fugère sera cet après-midi en compagnie de Marie-Sissi Labrèche, Daniel Pinard et Jean- François Chassay pour discuter de thèmes inspirés par La Bête qui meurt, roman de Philip Roth sorti récemment en français chez Gallimard qui est notre livre du mois.La rencontre, à laquelle vous êtes vivement invités à participer, a lieu à la librairie Champigny-Renaud- Bray, 4380, rue Saint-Denis, à partir de 15 h 30.Par ailleurs, nous avons hâte de lire vos commentaires sur l'oeuvre de Philip Roth ou sur des thèmes qu'il aborde dans ses romans, notamment la sexualité (débridée) et le puritanisme (radical), deux attitudes qui s'affrontent depuis le commencement de l'histoire des États-Unis, selon lui.La date de tombée de vos textes est le 3 novembre.Vous pouvez aussi vous exprimer sur d'autres sujets si le coeur vous en dit.La meilleure lettre vaudra à son auteur un bon d'achat de 200 $ en livres dans les librairies Renaud- Bray.HISTOIRE Un très bel ouvrage sur Champlain ANDRÉ NOËL Les Éditions Septentrion et du Nouveau Monde connaissent un étonnant succès de librairie avec un sujet pourtant loin de la mode : Samuel de Champlain.Lancé en juillet, le livre grand format de 400 pages, abondamment illustré, s'est déjà vendu à 3000 exemplaires.Un bon bilan compte tenu du prix élevé (75 $).Il a fallu procéder à un deuxième tirage.Voilà bientôt 400 ans qu'une première « Abitation » a été bâtie à Québec.Son fondateur continue de passionner le public.Épaulé par Raymonde Litalien, chargée de projet aux archives et à l'histoire à l'ambassade du Canada à Paris, l'éditeur Denis Vaugeois a réuni une brochette d'historiens pour produire une somme colossale sur le père de l'Amérique française.L'ouvrage collectif regroupe toutes les connaissances sur ce personnage hors du commun.Il se distingue par sa mise en contexte.Le premier chapitre, par exemple, porte sur l'état pitoyable de la marine royale française jusqu'à Richelieu.Un autre décrit en détail comment a débuté le commerce de la fourrure : la « traite des pelleteries » était si développée, au XVIe siècle, que des autochtones de la côte du Maine parlaient le français et le basque, bien avant l'arrivée de Champlain.La biographie de ce dernier est entourée de mystère.On croit qu'il est né à Brouage, un port de mer prospère situé entre La Rochelle et Bordeaux, mais les archives de cette ville ont brûlé dans un incendie.On ignore sa date de naissance.On ne sait pas trop qui était sa famille, ni même s'il est né catholique ou protestant.Un détail important à cette époque de guerre de religion.Il commence à voyager jeune.Géographe, navigateur hors pair, il se révèle un très bon dessinateur.Doté d'un sens de l'observation aigü, il note tout ce qu'il vit et tout ce qu'il voit : paysages, us et coutumes des autochtones, aventures et mésaventures des découvreurs et des premiers colons.Mais quatre siècles plus tard, les historiens continuent de débattre sur l'authenticité de certains documents qui lui sont attribués, comme Le Brief Discours des choses plus remarquables que Samuel Champlain de Brouage a reconnues aux Indes Occidentales, portant sur des voyages faits dans les colonies espagnoles.En 1603, Champlain s'embarque comme simple passager pour la Nouvelle-France.Il fait escale à Tadoussac et assiste aux « tabagies », des fêtes qu'il décrira dans sa relation : les Algonquines dansent nues et les hommes participent à des concours de vitesse.L'année suivante, c'est lui qui choisit le site du premier établissement en Acadie.Les « hivernements » sont désastreux : les colons n'ont pas la recette de l'annedda, un remède indigène contre le scorbut dont ont pu profiter Jacques Cartier et ses hommes un siècle plus tôt.Trentecinq pionniers meurent le premier hiver ; 12 autres le second.Champlain assiste aux autopsies pratiquées par le chirurgien de la colonie.La cause de la maladie \u2014 la lacune en vitamine C\u2014 n'est pas identifiée, mais il se doute que l'alimentation joue un rôle.Il crée « l'Ordre du Bon Temps », à mi-chemin entre la confrérie gastronomique et le club social.Chacun leur tour, les membres de l'ordre chassent et pêchent pour ravitailler les autres en chair fraîche.L'été venu, Champlain incite les colons à cultiver des jardins et, à l'automne, à cueillir des canneberges.Les confitures de ces petits fruits magiques feront chuter la mortalité.Lorsqu'un poste est créé, le premier hiver est le plus meurtrier, justement parce que les pionniers ne peuvent profiter de leurs récoltes.Vingt-huit Français s'installent à Québec en 1608 ; il en mourra une vingtaine pendant l'hiver.Ces déboires n'arrêtent pas Champlain.Il menace les commerçants de leur faire perdre leur monopole avec le Canada s'ils n'envoient pas de familles pour défricher des terres.Louis Hébert et sa famille immigrent à Québec en 1617.Champlain se démène pour bien établir la colonie.Elle comptera 150 habitants à sa mort.Il explore l'Ontario et le nord de ce qui est maintenant les États-Unis (non sans prétention, il donne son nom au lac éponyme), il dresse des cartes, noue des alliances avec les Hurons et les Algonquins, écrit plusieurs relations, fait des va-etvient dans la métropole pour défendre les intérêts de la Nouvelle- France et s'éteint à Québec, en 1635.Aucun portrait, sauf fictif, n'a été fait de lui.Les archéologues cherchent encore son tombeau.Il ne visait ni la gloire, ni la richesse.Rarement vie aussi remplie aura été aussi énigmatique.FFFF CHAMPLAIN, LA NAISSANCE DE L'AMÉRIQUE FRANÇAISE sous la direction de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, Éditions Nouveau Monde et Septentrion, 400 pages, 89 $ pour la deuxième édition.33 . LECTURES Avons-nous manqué le bateau?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS Un lecteur nous reproche d'avoir employé la locution manquer le bateau dans un titre.Cette expression est effectivement un calque de to miss the boat.Il est préférable, bien entendu, de lui substituer des tournures plus françaises comme rater ou manquer l'occasion, louper ou manquer le coche.En revanche, la locution manquer son train (son avion, voire son bateau) est bien française au sens d'« arriver après son départ ».Ennuyant et ennuyeux QDans le Petit Robert, ennuyant est un terme considéré comme vieilli ou comme régionalisme (Canada).Or c'est aussi un participe présent du verbe ennuyer.En Europe francophone, on ne l'emploie pas.Pour moi, ce qui est ennuyeux, c'est ce qui est un peu contrariant.C'est ennuyeux que d'avoir une crevaison à 120 km/h.Et ennuyant signifie « plate à mourir », qui fait place à l'ennui.Un film peut être ennuyant alors qu'un film ennuyeux sonne faux à mon oreille.Qu'en est-il selon vous ?Étienne Laurent RL'adjectif ennuyant, au sens d'ennuyeux, n'est plus usité dans le reste de la francophonie, mais il est demeuré vivant au Québec.On peut l'employer bien sûr, mais il faut savoir que c'est strictement un québécisme.Si je vous ai bien compris, vous n'hésitez pas à employer ennuyeux pour désigner « ce qui est contrariant », mais vous répugnez à l'utiliser pour qualifier « ce qui cause l'ennui ».Je comprends cette réserve.Mais bien d'autres solutions sont possibles : monotone, endormant, lassant, barbant, voire assommant, insipide ou soporifique.Un limonadier QOn entend à l'occasion le terme limonadier pour désigner un type de tire-bouchon.Pourtant, si on consulte le Larousse ou le Robert, on parle du limonadier comme d'un fabricant ou d'un vendeur de limonade.La seule référence à un tire-bouchon se retrouve sur le site Internet de l'Office de la langue française.Pourriez-vous m'éclairer sur ce sujet ?J'attends votre réponse avec impatience.afin de déboucher correctement mes prochaines bouteilles.avec un limonadier.ou non.Danièle Forest, Anjou RCertains ouvre-bouteilles comprennent une lame, un levier et un tire-bouchon.On appelle cet ustensile de cuisine tire-bouchon limonadier, limonadier, couteau de sommelier ou sommelier.Le Petit Larousse et le Petit Robert n'attestent pas ces termes, sans doute parce qu'ils sont trop spécialisés.Mais ils sont largement utilisés dans la publicité des grandes maisons françaises.L'accord des raisons sociales QLorsque la raison sociale d'une entreprise est au pluriel, doiton accorder l'adjectif et le verbe au pluriel, ou doit-on plutôt opter pour l'accord au singulier, en référant à l'entreprise ?Sonia Lévesque RLorsqu'une raison sociale commence par un article, on fait l'accord en genre et en nombre des mots s'y rapportant en fonction de cet article.> Le Méridien a été vendu.> Les réseaux Premier Choix pourraient être vendus.En l'absence d'article, l'accord peut se faire avec le premier mot, s'il s'agit d'un nom commun, ou avec le mot sous-entendu (société, association, organisme, etc.).> Air Transat sera actif (ou active) pendant le temps des Fêtes.En l'absence d'article et de nom commun, l'accord se fait avec le mot sous-entendu.> Hydro-Québec est débordée par les pannes.Noix de cajou ou d'acajou ?QNous avons eu une discussion à savoir si nous devions dire noix de cajou ou noix d'acajou pour désigner un « cashew ».Linda Mondor RContrairement à ce que disent la plupart des Québécois, le terme exact est noix de cajou, et non noix d'acajou.Et/ou, et, ou ?QPouvez-vous me dire comment faire la différence entre le et/ou, le et, et le ou utilisé dans une description telle voulezvous une pomme et/ou une poire ?A.Aspireault RL'emploi de la locution et/ou devrait, à mon avis, être réservé à la langue administrative, car il est lourd.En outre, il est généralement inutile, étant donné que la conjonction ou ne marque pas nécessairement un rapport d'exclusion.Ainsi dans votre exemple, l'emploi de ou n'exclut pas la possibilité d'obtenir et la pomme et la poire.Toutefois, si vous jugez que l'emploi du ou seul ne rend pas l'énoncé suffisamment clair, vous pouvez, bien entendu, recourir à une tournure différente.> Voulez-vous une pomme, une poire ou les deux ?Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière 1.Grâce à lui, le voyage a été épouvantable.2.L'intermission a duré 15 minutes.\u2014 La locution grâce à ne peut se dire que de ce qui est souhaitable.Lorsqu'il est question d'un fait qui est contrariant, désagréable, on dira plutôt à cause de, en raison de.\u2014 Le mot intermission appartient au vocabulaire médical et signifie intermittence.Il constitue un anglicisme au sens d'entracte au théâtre ou de pause au hockey.Il aurait donc fallu écrire : 1.À cause de lui, le voyage a été épouvantable.2.L'entracte a duré 15 minutes.Voici les pièges de cette semaine.Les phrases suivantes comprennent chacune une faute.Quelles sont-elles 1.La glace noire rendait la chaussée glissante.2.Des produits hauts de gamme.Les réponses la semaine prochaine.Faites parvenir vos questions, vos suggestions ou vos commentaires par courriel à paul.roux@lapresse.ca ou par la poste au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (QC), H2Y1K9.EN BREF Volontaires et oubliés L'histoire du Québec durant la Deuxième Guerre mondiale futelle à ce point oblitérée par le conflit de la conscription qu'on en a oublié la participation volontaire de dizaines de milliers de Canadiens-français titillés par l'aventure outre-mer et la défense de la patrie ?C'est ce que semble croire Sébastien Vincent, auteur de l'ouvrage Laissés dans l'ombre, récemment paru dans la collection Études québécoises chez VLB éditeur.À force de relire le titre, on en vient à le trouver polémique et même un peu baveux.Chose certaine, il y a déjà là matière à une bonne discussion.Vincent pourrait arguer par exemple \u2014 et avec raison \u2014 qu'aux commémorations annuelles du 11 novembre, ce sont toujours des volontaires de la Deuxième qui sont interviewés et filmés ; des conscrits, on n'entend jamais parler.Mais revenons à cet ouvrage qui suscitera un intérêt élargi, ne serait-ce que par son contenu, intelligent, où chaque partie est divisée en deux sections : la première faisant la recension d'une période ou d'un aspect de la guerre et la seconde où d'anciens combattants témoignent de cette période.Dans ce jeu d'échos, chaque partie nourrit l'autre.Avec ces interviewés dont les réponses, dépouillées de fioritures, font parfois sourire, on passe du front de Hong Kong à celui de Dieppe, de la Sicile à l'Allemagne, de la marine à l'aviation.Photos, cartes et documents complètent le tout.Un travail réjouissant.André Duchesne LAISSÉS DANS L'OMBRE Sébastien Vincent, VLB, 281 pages La Grande Guerre dans la mémoire Quatre générations séparent la fin de la Première Guerre mondiale, aussi nommée Grande Guerre, d'aujourd'hui.Autant dire une éternité, avec les conséquences que cela entraîne, comme par exemple un déficit de mémoire.Pourtant, il se trouve quelques braves auteurs pour venir nous rappeler le rôle substantiel qu'ont joué le Canada et le Québec dans cette querelle boueuse où s'est engluée l'Europe.Chercheur à la chaire Hector- Fabre d'histoire du Québec à l'UQAM, Mourad Djebabla-Brun est de ceux-là.De son mémoire de maîtrise est né Se souvenir de la Grande Guerre, publié chez VLB.Mais le sous-titre de l'ouvrage, La Mémoire plurielle de 14-18 au Québec est davantage révélateur du contenu.L'auteur ne se lance pas dans un récit de la guerre 1914-1918 mais s'attarde à la façon dont cette période a été interprétée et s'est gravée dans la mémoire collective.Pour ce faire, il a relevé comment et où ont été érigés les monuments aux morts, la place du conflit dans les manuels scolaires, la littérature et le roman ou encore comment a évolué le rituel du 11 novembre en parallèle aux mouvances de la société québécoise.Sa conclusion : à une mémoire consensuelle, le conflit s'inscrit plutôt dans une mémoire plurielle.On sent que le clivage Canada anglais/Canada français n'est jamais loin.Un travail intéressant, nécessaire même, mais qui, on s'en doute, plaira avant tout aux initiés.André Duchesne SE SOUVENIR DE LA GRANDE GUERRE Mourad Djebabla-Brun, VLB, 181 pages 3262024A Soeurs par la maladie LILIANNE LACROIX «Ces deux-là n'étaient pas des soeurs par le sang, mais elles l'étaient par la maladie.Et par bien plus.Des âmes soeurs.Malgré leur différence d'âge, ou peut-être grâce à elle, elles étaient devenues inséparables ».Pour Mélanie, Kamylle lui rappelait son petit frère Maxime.Kamylle, elle, voyait en Mélanie une autre Geneviève, sa grande soeur.Toutes deux étaient atteintes de cancer et toutes deux devaient en mourir, la toute petite avant sa grande soeur adoptive.C'est au coeur de leur amitié et de leur complicité mais aussi de toutes ces émotions qui bouleversaient leurs familles que nous entraîne Sonia Sarfati dans cette histoire touchante, tendre et superbement écrite mais qui, souligne Louise Portal en préface, n'a pourtant rien d'un conte de fées.Cinq roses, avait réclamé la petite Kamylle, revenue à la maison pour mourir parmi les siens.Au bout de cinq jours, elle est morte.Aussi consciente de la fin qui approchait mais encore plus mature, Mélanie a su préparer toute sa famille, y compris son frère, Martin, qui se refusait toujours à son départ.Un jour où elle a vu en rêve plein de Kamylle dans un grand jardin, sa mère a compris que son temps était arrivé et que sa petite soeur adoptive était prête à la recevoir.Kamylle et Mélanie, c'est aussi l'histoire, en filigrane, de Suzanne, la masseuse qui a soulagé leurs souffrances et qui a su «masser le courage » de leurs proches.Inspirée par ces deux rayons de soleil, Suzanne a fondé « Au Jardin de Kamylle et Mélanie », destiné à aider les familles de ces autres Kamylle et Mélanie, meurtries par la maladie d'un des leurs.FFFF KAMYLLE ET MÉLANIE Sonia Sarfati Éditions HMH, 230 pages LECTURES Ou s'en va la democratie americaine?Entrevue avec le directeur de la redaction du Harper's Magazine ELIAS LEVY COLLABORATION SPECIALE Journaliste et ecrivain de renommee internationale, directeur de la redaction, depuis 1971, de la prestigieuse revue liberale Harper's Magazine, Lewis Lapham est l'un des plus brillants intellectuels americains contemporains.D'une remarquable lucidite et d'un humour decapant, il s'inscrit, selon le celebre mensuel americain Vanity Fair, dans la tradition de Mark Twain .Il vient de publier L'Amerique baillonnee (Editions Saint-Simon) .version francaise de Gag rule.On the stifling of dissent and the suppression of Democracy (The Penguin Press).Un essai brillant et cinglant dans lequel cet intellectuel iconoclaste analyse exhaustivement les principaux enjeux de la campagne presidentielle en cours et decrypte la crise de la democratie americaine.Lewis Lapham, qui vit a New York, nous a accorde une entrevue.QComment expliquez-vous que malgre les nombreux deboires que l'Amerique connait en Irak et les revelations sordides inherentes a cette guerre, qui ont sensiblement terni l'image de l'armee americaine, le president George Bush soit toujours aussi populaire aupres du public americain ?RC'est vrai que dans un cadre social rationnel, il est difficile de comprendre pourquoi des millions de personnes saines d'esprit s'appretent a voter pour George W.Bush le 2 novembre, pour qu'il soit reelu a la presidence des Etats- Unis.Surtout lorsqu'on sait que son gouvernement n'a cesse de berner les Americains, en les enlisant dans une guerre desastreuse legitimee (il insiste sur les guillemets) avec des mensonges grotesques.Mais il faut rappeler que l'Amerique de l'ere Bush n'est pas une nation rationnelle.En temps de guerre, la majorite des Americains preferent eluder deliberement les erreurs flagrantes et les menteries abjectes de leur gouvernement.Il est tres difficile aux Etats-Unis de critiquer les dirigeants, surtout quand ils sont engages dans une guerre.Dans cette conjoncture morose, les Americains ont le devoir .c'est le terme martele par Bush depuis le debut de cette campagne presidentielle.de se rassembler derriere leur commandant en chef.Le patriotisme a ete abusivement utilise apres l'horreur du 11 septembre 2001 et il demeure tres fort.C'est pourquoi Bush continue avoir une tres bonne cote aupres de l'opinion publique americaine.QD'apres vous, l'administration Bush a trahi les valeurs democratiques de l'Amerique ?RL'administration Bush associe l'esprit americain a la force, non a la liberte, et cherche des monstres a detruire dans tous les recoins de l'univers moral et geopolitique.Incapables de former un perimetre sur autour d'une societe libre en placant des agents a des points de controle temporels et spirituels, les principaux organismes charges de la securite publique des Americains resolvent les problemes techniques en veillant a ce que la societe soit moins libre.Les tenors du gouvernement Bush font beaucoup de bruit autour de leur noble et grand projet de changer les regimes en Afghanistan et en Irak, mais, a en juger d'apres les deux dernieres annees, c'est aux Etats- Unis qu'ils ont eu le plus de succes.Comment decrire le programme republicain a present en vigueur, sinon comme un effort concerte visant a limiter les libertes du peuple americain ?L'administration Bush a usurpe l'etendard de la liberte pour assurer non la defense des citoyens americains contre un ennemi etranger, mais la protection de l'oligarchie sevissant a Washington contre la democratie americaine.QVous critiquez severement le systeme politique americain, qui, selon vous, est devenu le complice impetueux du gouvernement Bush.RL'administration Bush est soutenue dans cette entreprise par un Congres servile qui se prosterne devant le vote de la peur et du sentiment nationaliste, qui approuve des projets de loi aussi promptement que s'il s'agissait de sauver un vaisseau du naufrage en colmatant au plus vite une voie d'eau.A chaque fois, quel que soit le probleme examine, le but est le meme : promulguer plus de lois qui limitent la liberte des individus, moins de lois qui restreignent les libertes de la propriete.Tout cela pour couvrir les tromperies odieuses d'un pouvoir politique qui meprise profondement les libertes civiles.Meme les voix critiques emanant de l'interieur du systeme ont ete marginalisees ou tournees en derision.Au cours des six derniers mois, plusieurs livres decapants .devenus des best-sellers.ont mis a nu la strategie de l'administration Bush.Des livres ecrits par des personnalites politiques de premier ordre et des journalistes tres credibles, dont Richard Clarke, ancien conseiller a la securite pour la lutte contre le terrorisme dans l'administration de Bush pere, puis de Bill Clinton et de Bush fils ; Paul O'Neill, qui a demissionne de son poste de secretaire d'Etat au Tresor ; Bob Woodward, journaliste vedette du Washington Post.Des acteurs et des temoins-cles du systeme, farouchement opposes a la politique belliciste de Bush et a ses consequences deleteres sur l'image, la securite et l'economie de l'Amerique.La ploutocratie washingtonienne a totalement passe outre aux mises en garde lancees par ces grands democrates.QVous blamez aussi avec vehemence les medias americains.RLe systeme mediatique americain, voue au seul culte du profit, a aussi pendant des mois diffuse des informations fallacieuses emanant de l'administration Bush.Des informations a tel point mensongeres, souvent forgees de toutes pieces, que des grands quotidiens nationaux, dont The New York Times et Los Angeles Times, ont ete contraints de faire leur mea-culpa et de presenter des excuses a leurs lecteurs.Du jamais vu dans l'histoire de la presse americaine ! En Amerique, en 2004, neuf grands groupes industriels commercialisent 90% de l'information.Les grands medias americains sont le fruit d'un systeme d'education elitiste.Conformistes, ils sont tres reticents a s'ecarter du troupeau ! C'est la raison pour laquelle ces medias ont diffuse, jour apres jour pendant des mois, la desinformation concoctee par les specialistes en communication du Pentagone et de la Maison-Blanche.Une pratique scandaleuse aux antipodes d'une tradition seculaire de la presse americaine, celle qui animait les debats a l'epoque ou Abraham Lincoln fustigeait la theorie de la destinee manifeste de l'Amerique, invoquee pour justifier l'invasion du Mexique en 1846.QVous pronez un retour a ce que vous appelez les vraies valeurs de l'Amerique ?RL'Amerique, sous la gouverne de Bush, est devenue la risee du monde entier.Mon ami l'ecrivain Paul Auster a tout a fait raison lorsqu'il dit que les Americains sont en train de perdre leur pays .Un pays magnifique, genereux et foncierement democratique, qui a incarne pendant des siecles les espoirs de toute l'humanite.Mon livre est un plaidoyer sans concession pour le retour aux vraies valeurs de l'Amerique, celles d'une democratie desordonnee, bruyante, protestataire.Nous avons aujourd'hui un gouvernement qui ne defend pas la liberte du peuple americain, qui prend aux pauvres pour donner aux riches, qui trouve fortune et bonheur a mener une guerre injustifiee et incessante.Pour les peres batisseurs de l'Amerique, la democratie devait etre avant tout une protestation.Il faut que les voix liberales de la dissidence americaine se fassent entendre de nouveau.Elles ont ete etouffees pendant cette longue campagne presidentielle.FFFF L'AMERIQUE BAILLONNEE Lewis Lapham Editions Saint-Simon 2004, 175 pages PHOTO FOURNIE PAR HARPER'S MAGAZINE Le directeur de la redaction de l'influent Harper's Magazine.L'administration Bush associe l'esprit americain a la force, non a la liberte, et cherche des monstres a detruire dans tous les recoins de l'univers moral et geopolitique.3223282A Un garcon courageux LILIANNE LACROIX Nous devrions tous mourir a 98 ans, ou meme a 105, de simple vieillesse et entoures des gens qui nous aiment.Mais ca ne se passe pas toujours ainsi.Tout le Quebec le sait, Charles Bruneau, lui, est mort a 12 ans.Pourquoi lui ?Sans raison, comme ca, parce que le cancer l'a finalement terrasse.Mais si on veut vraiment une explication, si notre esprit et notre coeur en ont besoin pour comprendre un peu, on pourrait presque dire que c'est parce qu'en 12 ans, il avait vecu et accompli plus de choses que bien des adultes morts de vieillesse.Porteparole de Leucan, extraordinairement courageux devant la maladie, il avait touche non seulement tous ceux qui l'avaient cotoye mais aussi des dizaines de milliers de gens.Extraordinairement courageux mais en meme temps un enfant encore si fragile que son pere, le journaliste et lecteur de nouvelles Pierre Bruneau, est retourne a la maison pour prendre sa doudou et amener pour la derniere fois son fils vers l'hopital.Un enfant qui a eu peur, a la derniere minute, de decevoir : Qu'est-ce que les gens vont dire ?Je n'arrete pas de dire que quand je vais etre grand, je vais etre gueri ! Ils vont dire que je suis un lacheur.En roulant tranquillement vers la mort, Charles a insiste : Mais toi, tu vas continuer.Son pere a alors su qu'il venait de signer un contrat a vie.Le livre Quand je serai grand, je serai gueri, que Pierre Bruneau a realise avec la collaboration de Corinne De Vailly, c'est une partie du contrat.Dans un recit un peu lineaire mais dont certains passages nous chavirent, comme ce voyage fictif a Paris dans lequel il entraine son fils agonisant, Pierre Bruneau raconte le cheminement de Charles et de toute sa famille.Charles est mort, mais l'esprit qu'il a insuffle a la lutte contre le cancer vit toujours.On ne s'etonnera donc pas que le livre se poursuive sur pres de 100 pages apres le recit de sa mort.Il allait aussi de soi que les profits des ventes soient verses a la Fondation Charles-Bruneau.FF1.2 QUAND JE SERAI GRAND JE SERAI GUERI ! Pierre Bruneau, avec la collaboration de Corinne De Vailly Editions Publistar, 256pages Marc Fisher auteur de Mort subite Nelly Arcan auteure de Folle ECRIRE un atelier intensif de Marc Fisher avec la participation speciale de Nelly Arcan et Michel Brule, editeur DATE: Le 31 octobre, de 9 h a 17 h LIEU: Hotel Holiday Inn, 420 Sherbrooke, ouest COUT: Tarif regulier: 115$ (taxes incluses) TARIF ETUDIANT: 95$ (taxes incluses) INFORMATIONS ET INSCRIPTION: telephone (514) 326-8485 courriel : \"sher_globe@hotmail.com 3266416A POUR SE FAIRE UNE IDEE Tous les jeudis dans RÉÉDITIONS George Harrison, pas toujours fab.Un DVD raconte la pire période discographique du Beatle discret.Mauvaise nouvelle : c'est encore moins bon que les disques.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Alors comme ça, le Cirque du Soleil s'attaque aux Beatles.Tout ça à cause d'une passion commune pour la Formule 1, partagée par Guy Laliberté et George Harrison.Oublions le Cirque pour ne poser qu'une question : quelqu'un peutil m'expliquer pourquoi George, le Beatle mystique, le Beatle tranquille, le Beatle doux et éthéré, trippait autant sur les courses de bolides ?Y a-t-il milieu plus show off et matérialiste ?Y a-t-il univers moins discret et spirituel que le grand cirque de la F1 ?Doit-on parler du « paradoxe anglais » ?Derrière son flegme et sa classe, l'ex-Beatle possédait- il un côté Gino latent ?Le guitariste répond vaguement à ces troublantes questions dans le DVD The Dark Horse Years (1976-1992), lancé tout récemment.Il avoue aimer les courses de chars depuis l'enfance.Ce dada lui a même inspiré l'insipide chanson Faster, hommage bien personnel à Jackie Stewart, Niki Lauda et autres Nelson Piquet.Cette « confidence » \u2014 qui n'en est pas une \u2014 ouvre le clip de la chanson, guère plus reluisant que la toune ellemême.Y a-t-il autre chose que des histoires de bagnoles sur ce DVD ?Bien sûr.Un superbe livret, notamment.Quelques clips.Des extraits de shows et d'entrevues télé.Mais pour le reste, on préfère vous avertir : ça ne vaut pas un gros char.On résume.Dark Horse, c'est la petite maison de disques fondée par George au milieu des années 70.Après 15 ans passés sous la bannière d'EMI, Harrison avait besoin d'air.Créer sa propre étiquette était, disait-il, une façon de « reprendre le contrôle de son art ».Ainsi naquit cette compagnie au logo superbe (Un cheval noir à sept têtes) inspiré de l'imagerie hindoue.Entre 1976 et 1992, l'ex- Beatle a lancé six albums sur Dark Horse.Longtemps discontinués, tous ces disques ont été réédités sur CD il y a un an sous forme de coffret.Inclus Thirty Three & 1/3, Gone Troppo, George Harrison, Somewhere in England, Cloud Nine et Live in Japan.Le coffret, somptueux, était accompagné d'un DVD où, entre deux clips, l'ex-Beatle racontait ces années plus ou moins fastes au niveau créatif.Or voilà qu'on ressort le DVD à l'unité, pour ceux qui n'auraient pas eu les moyens de s'acheter toute la collection.Outre les vidéos et les extraits d'entrevues, on y trouvera quelques passages de la frigide tournée Live in Japan et les chansons du minable film Shangai Surprise, pour lequel George avait composé la musique.On n'apprend rien à personne : la période Dark Horse ne fut pas la meilleure de George.Hormis une petite poignée de tubes (All those Years Ago, Got my Mind Set on You, When we was Fab) et quelques bijoux moins connus, il y a peu à se mettre sous la dent.Mais ce n'est pas pour ça que le DVD The Dark Horse Years est ordinaire.En fait, ce documentaire n'en est pas un.Et si c'en était un, il serait à ranger à l'étage des ratés.Imaginez un mauvais collage de clips et d'interviews réalisés au fil des ans pour la télé.Le montage semble fait à la hache et les films d'archives ont l'air d'avoir été raboutés avec du masking tape.Les images sont plaquées là, maladroitement, sans amour.Serions-nous à Télé-Cégep ?Passe encore pour les clips.Les années 80 n'ont pas été heureuses pour tout le monde et Harrison ne fut certainement pas le mieux servi au niveau de l'image.Surprenant, du reste, pour quelqu'un qui a trempé son gros orteil dans la production de films (Monty Python).À rescaper du lot : When We Was Fab, pour ses petites sautes d'originalité.Pour le reste, c'est d'un ennui, mes amis.Mais ça se gâche encore plus au niveau des entrevues, avec leur texture vidéo à hurler d'horreur.On y voit George, assis sur un sofa, dans les années 70, 80 et 90, aussi charismatique qu'un nain de jardin, commenter telle ou telle chanson, avec des plantes vertes comme seul décor.Plus « plate » que ça, tu meurs.Sans parler de la pochette, qui n'a rien à voir avec le contenu.Ne cherchez pas le George cool, chevelu et moustachu de 1974.Vous ne trouverez que le George des années 80 et 90, dans toute la splendeur de son brushing quétaine.La vérité est que The Dark Horse Years ne se suffit pas à lui-même.Comme prime dans un coffret, va toujours.Mais pas comme DVD indépendant.George Harrison, qui est mort il y aura bientôt trois ans, aurait franchement mérité mieux que ce ramassis de retailles télévisuelles.La veuve Olivia Harrison a peutêtre voulu faire plaisir aux fans en produisant cette «chose », et souhaitons que ceux-ci ne soient pas trop exigeants.Les « vrais », de toute façon, s'étaient sans doute déjà procuré le box-set.Le DVD est devenu une industrie très lucrative, dont les standards de qualité augmentent de jour en jour.Et avec les moyens dont disposait la dame, il aurait été possible de faire beaucoup mieux.Le montage semble fait à la hache et les films d'archives ont l'air d'avoir été raboutés avec du masking tape.Les images sont plaquées là, maladroitement, sans amour.Serions-nous à Télé-Cégep ?The Dark Horse Years, un DVD qui ne fait pas honneur à George Harrison, mort il y aura bientôt trois ans.MONTRÉAL ÉLECTRONIQUE GROOVE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Le MEG s'en remet aux femmes pour assurer le succès de sa soirée de clôture.Au Métropolis ce soir, deux groupes féminins de New York, deux époques mais un impact similaire sur la musique pop pour un vrai gros party : Le Tigre, fort d'un nouvel album (This Island) et d'une rumeur agréable, mais surtout ESG, groupe-culte à cheval entre les années 70 et 80 que la nouvelle passion pour la décennie new-wave a réchappé de la pop underground.Le potentiel de ESG C'est un de ces cas où « il fallait y être ».En 1980, New York fouille, cherche, explore, amalgame les courants musicaux, se perd dans les dénominations et les influences.que l'on ne célébrera vraiment qu'au 21e siècle.En 1980, le punk bat son plein, les synthétiseurs commencent à occuper une bonne place dans la quincaillerie des nouveaux groupes cherchant à redéfinir le langage pop, le hiphop consolide ses bases pour devenir une nouvelle force de l'underground, et le disco n'est pas aussi moribond qu'on le dit.Dans ce contexte musicalement instable mais incroyablement soluble naît ESG, une affaire de famille aux grooves rigides et radicalement originaux.Quatre soeurs du quartier South Bronx \u2014Valerie, Marie, Renee et Deborah Scroggins \u2014, ambitionnent de devenir musiciennes.Leur oeuvre, tout à fait en phase avec l'énergie de l'époque, ne révélera que plus tard tout son potentiel étrangement évocateur.On se demande même si ne ce serait pas par accident qu'ESG a si précisément pu englober toutes les influences musicales de l'époque.Un funk froid, glacial même, des voix noires retenues, qui se posent sûrement mais méthodiquement sur des instrumentations minimales.Tout est dans l'attitude, dans cette envie de danser sans vouloir trop s'extasier.Restons cool.Le groupe, qui a donné des concerts en ouverture de ceux de The Clash, Gang of Four et P.I.L., pour ne nommer que ceux-là, proposait une oeuvre à la croisée des chemins du rap, du punk et du disco \u2014le légendaire Larry Levant était apparemment si fou d'elles qu'il les invita à se produire aux célébrations de clôture du Paradise Garage.Les rappeurs des années 80 ont été les premiers à reconnaître l'influence d'ESG, en échantillonnant en masse leurs grooves mécaniques ; Public Enemy et Grandmaster Flash font partie des nombreux malfaiteurs.Récemment, et en dépit de l'abandon de Deborah, ESG est revenu dans l'actualité musicale à la faveur d'une proposition faite par le label anglais Soul Jazz, passé maître dans la réédition de grooves plus ou moins obscurs \u2014du catalogue reggae de Studio One à la soul de Chicago, Miami et Philadelphie, etc.Après une compilation de très haut calibre (ESG\u2014A South Bronx Story (best of)), le trio, augmenté de deux des filles des musiciennes, a lancé l'an dernier Step Off.L'album, quoique inégal, capture toujours l'essence de ce son étrange, quelque part entre les intonations rappées, les chants langoureux et les accompagnements limités au strict nécessaire.Le Tigre sur scène Les critiques du troisième album du trio Le Tigre sont très partagées.Cela ne devrait pas vous retenir d'aller voir leur concert.Les demoiselles offrent apparemment bien plus que ce que le client demande lorsqu'on les invite sur scène.À l'instar de ESG, les filles du Tigre ont mis au point leur son électro- punk à l'aulne des influences rock des années 80 et 90.Kathleen Hanna, par exemple, dirigeait Bikini Kill, groupe de grunge-punk issu de la même scène que Nirvana.Ce n'est qu'à la faveur d'un déménagement à New York que les trois musiciennes se sont retrouvées et ont partagé leurs objectifs : faire une musique festive autant que revendicatrice.Convaincues, captivantes, on dit qu'elles brassent pas mal d'air sur une scène.C'est une mise en garde.ESG: une affaire de famille PHOTO FOURNIE PAR ALI SMITH Trois des quatre soeurs du quartier South Bronx de New York, qui ont été à l'origine du groupe ESG \u2014 Valerie, Marie et Renee Scroggins \u2014, ainsi que deux des filles des musiciennes sont attendues sur la scène du Métropolis ce soir, en clôture du MEG.25 ARTISTES ESPAGNOLS ET ARGENTINS SUR SCÈNE ! UNE FUSION ÉTONNANTE ! 29 OCTOBRE, 20h - THÉÂTRE OUTREMONT présente le en collaboration avec Renseignements : (514) 871-1881 ou 1888 515-0515 www.montrealjazzfest.com Billets en vente sur www.ticketpro.ca ou au (514) 908-9090 PARLETALENT DANZA BALLET ESPAÑOL DE MADRID 217P .ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Le spectacle de la souffrance DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Woody Allen dans son film (je dis « son film» parce qu'à mon avis, il n'a fait qu'un seul film dont le titre aurait pu être Woody Allen tout court \u2014et pour moi, le « ressassement » névrotique est bien signe que nous touchons à une vraie souffrance) compare la vie à un restaurant où la bouffe est non seulement dégueulasse, mais où, pire encore, les portions sont assez chiches.On y mange mal et jamais à sa faim.Bon, bien sûr, il y a ceux qui sont au régime de la vie, ne se nourrissant que de petits fours sur une planète mondaine.Woody Allen est à la fois drôle et désespéré, sachant bien qu'on ne l'aime que tant que ça va mal pour lui.Son malheur fait notre bonheur.Si c'est mal vu de rire de quelqu'un qui se casse la gueule sur le trottoir en glissant sur une peau de banane, ce l'est moins quand la souffrance est psychologique.Je me demande si on a assez réfléchi au fait assez brutal qu'on soit capable de regarder agoniser aussi froidement les gens.Il suffit d'épingler à cette douleur une étiquette « art » pour se sentir délivré de tout sentiment de culpabilité pour nonassistance à personne en danger.Se sent-on complice du drame qui se joue là sous nos yeux ?Cela nous est devenu si familier qu'une telle interrogation semble aujourd'hui déplacée.Et quand l'enfant en nous n'arrive plus à supporter le spectacle de la souffrance humaine (au cinéma ou dans les romans), on lui explique sur un ton assez condescendant qu'il lui faut apprendre à faire la différence entre l'art et la vie.Mais on n'a pas toujours tort de prendre les choses au premier degré, récupérant ainsi en passant son coeur d'enfant.Et la douleur est toujours un roi nu.La caméra de Villon Prenez Villon, par exemple, dans ce grand poème (La Ballade des pendus) où il fait cette description si précise de la mort par pendaison qu'il devient l'un des premiers poètes à filmer l'agonie humaine dans une telle succession de gros plans qu'on a l'impression qu'il tient une caméra plutôt qu'un crayon.Villon nous montre cette grappe de pendus le long de la route, « cinq, six », en un travelling si rapide qu'on n'a pas eu le temps de bien les compter.Plan très serré ensuite où on voit bien la chair « piéça dévorée et pourrie ».Petit procédé d'accélération de l'image permettant un saut dans le temps afin d'observer les os devenir « cendre et poudre ».Retour en arrière pour filmer la pluie qui lave, et le soleil qui dessèche et noircit.Au tout début du processus de désintégration (la caméra fait de brusques allers-retours), on note l'arrivée des charognards, ces pies et corbeaux qui crèvent les yeux et arrachent « la barbe et les sourcils» des pendus.On se croirait à Bagdad, sauf que nos caméramen d'aujourd'hui choisissent de filmer les Jeep en feu plutôt que les hommes en agonie.On ne veut voir la mort qu'en fiction à la télé.Mais Villon n'est pas qu'un reporter.Son astuce pour échapper à l'anecdote est toute simple : au lieu de blâmer ses contemporains, il choisit plutôt de miser sur le lecteur hypothétique de l'avenir.Et cette vaste apostrophe, qui amorce le poème, « Frères humains qui après nous vivez.», est d'abord un grand cri lancé à travers les siècles afin de nous rendre sensible à cette douleur qui vient de la nuit du Moyen-Âge.Et je ne vois nullement de différence avec les pendus du sud des États- Unis, ceux qu'on a pendus, il y a à peine 50 ans, à ces grands magnolias, et qui faisaient tant partie du décor que la jeune fille sudiste en balade en décapotable pouvait penser que c'était des « fruits étranges » jusqu'à ce que Billie Holiday vienne réclamer les corps.Que de chemin tout de même entre la douleur physique que décrit Villon (j'écoute en ce moment Villon chanté par Monique Morelli sur la musique de Leonardi) et la souffrance psychologique de Woody Allen.Les nerfs d'Artaud Ce titre, Le Pèse-Nerfs (NRF, 1925, réédité dernièrement dans la collection poésie de Gallimard), l'une des premières tentatives poétiques d'Artaud, résume assez justement la vie et l'oeuvre du poète.Une constante tension.On hésite, dans le cas d'Artaud, à dire poète quand il s'agit plutôt d'un penseur de la poésie, car il voulait surtout découvrir ce lien possible entre le corps et les idées, pistant la moindre trace du « trajet nerveux de la pensée dans la chair ».J'ai tourné un long moment autour de la maison Artaud sans me résigner à y pénétrer.Il y a de ces gens dont on fréquente tout l'entourage sans oser les aborder eux-mêmes.Dans le cas d'Artaud : son abstinence sexuelle forcée ou volontaire d'ecclésiaste hystérique (un de ses dessins a pour titre La Maladresse sexuelle de Dieu, 1946), ses imprécations blasphématoires, son théâtre énervé, et enfin, son séjour prolongé en asile psychiatrique, tout cela sentait un peu trop la pharmacie à mon goût.J'avais plutôt tendance à le plaindre.Quel destin tragique ! me disais-je.Mais dernièrement, dans un Paris légèrement frisquet mais encore ensoleillé, j'ai découvert, avec les lecteurs du Magazine Littéraire (No 434, septembre 2004), les derniers textes inédits d'Artaud.Au moment même ou l'on annonçait l'attribution du prix Nobel de littérature à la romancière autrichienne Elfriede Jelinek (décidément, les bons écrivains allemands sont souvent autrichiens).Deux personnages qu'on placerait, à première vue, dans le même groupe, pour découvrir qu'ils sont en réalité totalement opposés.Si Artaud vous pousse à vivre lors même qu'il parle de la mort, Jelinek aurait plutôt tendance à vous dégoûter de la vie.La vie d'Antonin Artaud n'a surtout pas été facile.À 18 ans, en dernière année de collège, il fait sa première crise dépressive, refuse de passer les examens du baccalauréat, détruit ses écrits et veut se faire prêtre (je le savais !).Un an plus tard, il a déjà fait le tour des maisons de santé.Seule la drogue l'aide à calmer sa souffrance.Considéré comme incurable, il ne reçoit aucun traitement, sauf par des médecins ayant un tempérament d'artiste, comme le Dr Delmas.Ce qu'on remarque dans la correspondance (je n'ai lu qu'une lettre) avec Jean Paulhan, c'est qu'Artaud s'est battu de toutes ses forces pour éviter la noyade (« Ma vie de tous les instants et surtout de toutes les nuits est une lutte incessante contre la mort »).On sent que tout était perdu quand, en novembre 1947, il écrit à Paulhan : « d'autre part, vous le savez, le Dr Delmas est mort.» Malgré tout, cet homme ravagé « de douleurs errantes et d'angoisse », et se sachant mourir (un cancer du rectum), a tenté, deux mois avant sa fin, et avec quelle vitalité, de clarifier, une dernière fois, la question de la mort.La naissance et la vie qui l'accompagne sont un état définitif sans cimetière et sans tombeau Ayant réglé le problème de la fin, il s'attaque à celui de l'origine.Il est entièrement faux que je n'aie pas toujours été là et qu'il m'ait fallu un jour commencer à exister Artaud: éternellement suspendu entre naissance et mort.Le coeur de Gombrowicz Je reviens sur Gombrowicz, l'un des écrivains qui m'ont le plus marqué.Je n'ai pas lu tout Gombrowicz, mais j'ai beaucoup lu et relu plusieurs de ses livres.Surtout son Journal, où l'on voit sa manière, qui était follement amusante.Il aimait rencontrer ses amis dans les cafés de Buenos Aires (cela s'est plutôt mal passé à Berlin) pour discuter longuement de questions philosophiques un peu vieillottes.Il avait ce côté à la fois suranné et moderne.Borges était son rival à Buenos Aires, et Sartre, son modèle à Paris.En lisant Gombrowicz, on le sent constamment de l'autre côté de la page en train de nous observer.Sa technique consiste à se déshabiller d'abord, pour vous inciter à le faire ensuite.Et si vous hésitez, il vous fait passer alors un interrogatoire exaspérant de familiarité où les questions se font de plus en plus personnelles.Souvent l'interlocuteur finit par claquer la porte.On ne sort jamais indemne d'une rencontre avec Gombrowicz.Il semblait toujours si sec, si élégant, si mordant, que j'ai longtemps cru qu'il n'était pas qu'un pur esprit.Je crois que c'est Rita Gombrowicz, sa femme d'origine québécoise, qui rapporte l'anecdote dans son livre sur Gombrowicz en Argentine, ou peutêtre que c'était dans celui sur Gombrowicz en Allemagne.Mes bouquins sont encore dans des boîtes, et j'en ai marre de faire des recherches sur des gens qui remuent mieux dans mes souvenirs que dans les classeurs.Tout ce dont je me souviens, c'est qu'il est peu probable que ce soit à Berlin, puisque Gombrowicz n'y a vécu que le temps d'une bourse, un an tout au plus, alors qu'il a passé une grande partie de sa vie en Argentine.C'est Rita donc, comme elle a fait avec tous ceux qui ont croisé l'écrivain sur son chemin d'exil, qui a demandé à cette femme peu instruite (sa logeuse, peut-être), qui n'avait donc aucune anecdote littéraire à offrir, de dire ce qu'elle se rappelle de Gombrowicz.Elle a simplement raconté comment l'écrivain l'a aidée durant la maladie de son mari.Celuici devenait de plus en plus insupportable, et la pauvre femme ne savait plus quoi faire.Gombrowicz lui a alors fait remarquer que ce n'était plus son mari mais un malade.Il faut oublier l'homme d'avant et ne voir qu'un malade avec un comportement de malade.Ce trait m'a définitivement rapproché de Gombrowicz.Gombrowicz face à la douleur de l'autre.On peut relire toute son oeuvre dans cette perspective.En fait, tout ce persiflage, cette ironie, ce côté aristocrate polonais (je veux dire un peu à côté de la plaque), tout cela ressemble plutôt à une tentative de se protéger de la noyade par « ces vagues des peines humaines ».Paris sans livre Je marchais dans cette ruelle de Paris, entre deux rangées de librairies (uniquement des livres d'art), quand cette idée étrange me traversa l'esprit.J'ai une bibliothèque de taille normale (je ne suis pas du tout dans la catégorie d'Alberto Manguel, qui remplit une ancienne église française de ses livres) et malgré tout, j'ai trouvé le déménagement, cet été, pénible.C'est que les livres pèsent énormément.Alors imaginez que pour une raison quelconque (une grande inondation annoncée), Paris doive déménager tous ses livres ailleurs.Je parle des librairies (toutes les sortes de librairies), des bibliothèques (privées et publiques), des collections personnelles.Aucune exception.Vous imaginez la flotte de bateaux et le parc de camions qu'il faudrait pour transporter tous ces livres.Et le personnel pour les reclasser.Mais le Parisien serait-il capable de vivre sans livre ?Son amour de la lecture survivrait-il à un tel manque ?J'en doute fort.Paris sans livre.Une douleur sans nom.COURRIEL Pour joindre Dany Laferrière: dany.laferriere@lapresse.ca En lisant Gombrowicz, on le sent constamment de l'autre côté de la page en train de nous observer.Sa technique consiste à se déshabiller d'abord, pour vous inciter à le faire ensuite.Pour un rôle dans Virginie DANSE Deux solos magiques et inspirés ALINE APOSTOLSKA CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE La série des majeurs de l'Espace Tangente permet souvent d'apprécier le travail de recherche d'artistes déjà confirmés, prouvant qu'audelà de la reconnaissance, la danse demeure un cheminement exigeant.Avec le programme actuel, composé des deux solos de Helen Walkley et Pamela Newell, on peut parler non seulement de majeurs, mais de grosses pointures.Newell et Walkley ont en commun leur culture anglophone, leur physique long et délié, ainsi que l'intensité de leur énergie, à la fois aérienne et tellurique, une gestuelle subtile et organique.À travers leurs solos respectifs, présentés à la suite l'un de l'autre, apparaît aussi la résonance de leurs visions du monde, imprégnées de spiritualité méditative et inspirée, où le mouvement sert d'instrument de connexion au plus grand que soi.Helen Walkley vient de Vancouver, où elle est connue depuis de nombreuses années à titre d'interprète indépendante, improvisatrice et professeure, notamment spécialisée dans l'analyse du mouvement.Son solo And what hearing is and seeing \u2014titre issu des extraits des livrets de Léonard de Vinci qu'elle dit sur scène\u2014 est un rituel profane dédié à sa mère décédée en 2003.Sur un fond de percussions métalliques, qui rappelle les rituels orientaux, avec une émotion retenue mais une énergie généreuse, elle crée un moment vraiment captivant, servi par une gestuelle très pure, une écriture gestuelle et spatiale très rigoureuse, faite de verticalité.Magnifique danseuse, on a beaucoup de plaisir à la voir évoluer avec ses gestes amples, lents ou soudain très rapides, et aussi, à apprécier sa voix, forte, grave, touchante, ses chants et ses monologues étant partie intégrante du spectacle.En deuxième partie de soirée, Pamela Newell offre quant à elle un solo absolument magique.Le milieu de la danse montréalaise connaît bien cette passionnée interprète venue de Boston en 1992, reconnue d'abord comme interprète de Marie Chouinard pendant six ans, puis maintenant comme maître de danse et répétitrice de la même compagnie, parallèlement à ses activités d'enseignante à Concordia et à l'UQAM, et de chorégraphe pour ses propres solos.Les amateurs attendent son retour sur scène, car sa danse dégage une aura particulière, subtil mélange de puissance sensuelle et de communion méditative et éthérée.Un profond bien-être se dégage ainsi de Ultreya \u2014titre latin issu d'une chanson de pèlerin médiéval qui signifie « tenez bon, ne lâchez pas » \u2014, dans l'évocation du cheminement vers la lumière qu'est la vie de tout un chacun.Sur une musique qui porte vraiment la quête du corps, quête physique et métaphysique, Newell évoque la route, de profil, le corps tendu dans le rai de lumière d'un projecteur, luminaire qui guide ses pas.Avec une interprétation d'une force poignante, elle évoque la douleur tellurique et l'élan de l'âme avec la même grâce.Une belle soirée dont on sort exaucé et serein.LES MAJEURS, solos de Helen Walkley et Pamela Newell, à Tangente, aujourd'hui à 16h.PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Des centaines de personnes ont fait la file hier matin devant la maison de Radio-Canada, boulevard René-Lévesque Est, à Montréal, dans l'espoir de décrocher un des quatre rôles disponibles dans la télésérie Virginie.Le concours Mon premier rôle dans Virginie, qui s'est promené dans différentes villes du Québec depuis plus d'un mois, a suscité un vif intérêt.Chaque fois, des centaines de personnes se sont présentées aux auditions.Hier, des candidats avaient passé la nuit devant l'édifice de Radio-Canada afin d'être parmi les premiers à tenter leur chance.D'autres, comme Maryse des Rochers, bien emmitouflée dans sa couverture, sont arrivés à l'aube. VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES Une leçon de cinéma Depuis Hitchcock, on n'a rien vu de plus précis.Le réalisateur du Village, M.Night Shyamalan, est, souligne le magazine Première, un orfèvre qui réfléchit à la moindre faille de ses personnages, à la signification de chaque couleur, au dosage du plus petit son.Une leçon de cinéma.Soignez le cadre « J'aime beaucoup la symétrie.Cadrer au centre est un parti pris esthétique qui permet de faire ressentir la tension.Quand les choses sont parfaites, ça veut dire qu'elles ont atteint un point culminant et que quelque chose va aller de travers.Si votre héroïne est au milieu de la porte et que la porte est au milieu du cadre, vous vous attendez à ce qu'une créature surgisse et lui coupe la tête.Peu importe si elle est en train de dire Je t'aime, on s'attend à ce que quelque chose d'horrible arrive.La perfection donne le sens de la précarité.» Réfléchissez « J'adore les reflets.Ils sont très métaphoriques.Ils sont aussi très mystérieux parce qu'on n'arrive pas à avoir une vision très claire de ce qui est représenté.Tôt dans Le Village, on voit une créature se refléter dans l'eau d'un ruisseau.Plus tard, au même endroit, on voit un reflet de la fille.C'est une façon d'entrer et de sortir de l'histoire à la façon des contes de fées.Je les ai beaucoup utilisés dans Signes.Soignez le son « Le travail du son est ce qui tient lieu chez moi d'effets spéciaux.C'est là-dessus que je compte en grande partie pour faire voyager le spectateur comme sur un grand huit.L'élaboration des effets sonores est l'équivalent de la dernière réécriture du film.J'y consacre beaucoup de temps et d'efforts, aussi bien pour des scènes importantes que pour celles qui paraissent insignifiantes.C'est un outil extrêmement puissant, l'un des moins bien utilisés dans le cinéma.Ça peut changer complètement le cours de l'histoire.» M.Night Shyamalan Retour aux antipodes E X P R E S S Ben Affleck et David Schwimmer seront réunis devant la caméra de Zak Penn pour une comédie, sans titre pour le moment, qui aura pour toile de fond un tournoi international de poker.Le tournage devrait débuter au mois de février au casino Golden Nugget de Las Vegas.Dans A History of Violence, de David Cronenberg, Viggo Mortensen campera un père de famille qui devient un héros national après avoir commis un meurtre.Tiré de la bande dessinée de John Wagner et Vince Locke, le film pose la question de la légitime defense.Patrick Swayze succède à Stewart Granger, Richard Chamberlain et Sean Connery dans le rôle de l'aventurier Allan Quatermain pour une nouvelle version des Mines du roi Salomon.Sources : The Hollywood Reporter, Film Review, Variety, People À l'instar de Cate Blanchett et Guy Pearce, de retour en Australie pour tourner respectivement Little Fish et The Proposition, Nicole Kidman pourrait également retourner en Australie, sa terre natale, pour jouer dans Dirty Music, un drame sentimental tiré d'un roman homonyme de Tim Winston ; l'histoire se passe dans un village de pêcheurs reculé de la côte ouest australienne.Nicole Kidman incarnerait une femme tiraillée entre son mari et son amant.Benigni s'attaque à l'Irak Roberto Benigni se mettra en scène aux côtés de Jean Reno dans La Tigre e la neve, une comédie sentimentale avec pour toile de fond l'intervention américaine en Irak.Le compositeur Nicola Piovani, gagnant d'un Oscar pour la musique de La Vie est belle, sera également de la partie.Coécrite par Benigni et son fidèle scénariste Vincenzo Cerami, cette comédie musicale racontera les tribulations amoureuses d'un poète italien en Irak lors de l'intervention américaine.Truman Capote.Mark Wahlberg et Sandra Bullock joueront dans Every Word is True, l'adaptation ciné de la biographie de Truman Capote.Wahlberg incarnera le tueur Perry Smith, personnage de son best-seller In Cold Blood, alors que Sandra Bullock interprétera Harper Lee, héroïne de To Kill a Mockingbird.Toby Jones sera Capote.Robert Downey en musique ! Robert Downey Jr.s'apprête à lancer son premier album dans lequel il chante et joue du piano; l'album comportera huit de ses compositions \u2014 des ballades pop chantées et jouées au piano \u2014 et deux reprises : Your Move du groupe Yes et surtout Smile de Charlie Chaplin, chanson qu'il a déjà interprétée dans le film biographique Chaplin (1992) et dans Nicole Kidman lequel il tenait le rôle-titre.THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 15H a LE REVERS DE LA MÉDAILLE Édouard Carpentier, Yvan Cournoyer et Pierre Vercheval ont mangé des coups dans leur carrière.Ils ont dû apprendre à vivre avec des maux chroniques.Aussi: l'éditorial de Pierre Légaré.19H TV5 VIVEMENT DIMANCHE Isabelle Boulay est l'invitée de Michel Drucker.Autour d'elle: Francis Cabrel, Daniel Lavoie, Line Renaud, les comédiens de Don Juan, Jean-Pierre Cassel et Martin Gray.19H45 K CINÉMA: L'HOMME SANS OMBRE Un chercheur sombre dans une paranoïa meurtrière après avoir absorbé une substance l'ayant rendu invisible.Avec Kevin Bacon.20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Qu'ont en commun le commandant Piché, Guy Fournier, Andrée Watters, le député François Legault, Martin Petit, Carole Laure et Janette Bertrand?Ils seront vus par deux millions de personnes ce soir! 20H r POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE Les futurs mariés s'apprêtent à passer une journée en camping, mais devront d'abord prendre une déchirante décision.22H r CINÉMA: COMME UN GARÇON Une charmante comédie avec Hugh Grant dans le rôle d'un play-boy égoïste qui se transforme en se liant d'amitié avec un garçon de 12 ans.21H MMAX 100%PLASTIC Une caméra a suivi le survolté Plastic Bertrand lors de son récent passageà Montréal.Duo avec Stefie Shock, chansons avec le groupe punk québécois Poxy, rencontre avec Nanette.Le Téléjournal Découverte / Clostridium difficile Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Robert Piché, Guy Fournier, Andrée Watters, François Legault, Martin Petit, Carole Laure, Janette Bertrand Le Téléjournal MOI J'ME FAIS MON CINÉMA (4) Documentaire Le TVA 18 heures L'École des fans / Luce Dufault Demandes spéciales / Boom Desjardins Pour le meilleur et pour le pire COMME UN GARÇON (4) avec Hugh Grant, Nicholas Hoult Soyons bêtes! Wonderfalls JÉSUS DE MONTRÉAL (3) avec Lothaire Bluteau, Catherine Wilkening Il va y avoir du sport! / Dan Bigras (22:07) À CINQ HEURES DE L'APRÈSMIDI (4) (23:07) SCOOBY-DOO (5) avec Freddie Prinze Jr., Sarah Michelle Gellar L'HOMME SANS OMBRE (5) avec Kevin Bacon, Elisabeth Shue (19:45) Le Grand Journal (22:15) News E.T.Desperate Housewives Cold Case Law& Order: Criminal Intent The Sopranos CTV News (23:09) News (23:39) News WHO FRAMMED.(3) (17:00) Marketplace Venture OPEN HEART avec Megan Follows, Raoul Bhaneja Sunday Night Mary Walsh Reflections World News .Athlete America's Funniest Home Videos Extreme Makeover Desperate Housewives Boston Legal Will & Grace NFL Football (16:00) 60 Minutes Gubernatorial Debate THE DEAD WILL TELL avec Anne Heche, Jonathan La Paglia News .Raymond News NBC News Dateline NBC American Dreams Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan .Machine Outdoor.Windy Acres Last of the.Naturescene Nature / Pale Male Masterpiece Theatre / The Lost Prince (2/2) THE DIVORCE OF LADY X (4) BBC News Wall Street Classic Gospel BBC News .Lens Find & Design Airline UK Dog the.Growing up Gotti Airline CSI:Miami Relais.Les Fous.Ces enfants d'ailleurs L'Actors Studio / Jude Law Thema / Cinéma Fantastique 2 LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS (4) avec Ron Perlman The Definitive Elvis Arts&Minds Shaping Art AWorld Away: .Regina Five ALONG CAME A SPIDER (5) avec Morgan Freeman, Monica Potter OUT OF SIGHT (3) Québec en humour Docu-d / Variole 2002: une arme silencieuse Sans détour Défier la mort Erreurs de génie Galerie d'art Lachimie.com Le Monde à la carte UQAR.Bilan.Centre.de l'automobile Entre l'arbre et l'école .la croissance d'une PME Frontiers of construction Daily Planet Discovery Presents / Animal Face-off Myth Busters Daily Planet Vins du monde / Armagnac Asslama La Route.la France .le spa Top des stars Gilles Proulx Pilot Guides Les Routes oubliées .(17:39) .(18:33) Radio.(19:25) .(19:50) .(20:42) A RIVER RUNS THROUGH IT (5) avec Craig Sheffer, Brad Pitt RUDY (5) (23:03) NFL Football / Cowboys - Packers (16:00) Baseball / La Série mondiale: Cardinals - Red Sox Charmed Global News Global Sunday Bob & Margaret The Simpsons Arrested.Malcolm.That '70s Show Crossing Jordan Global Sunday Global Sports Trouvailles et Trésors Destins / Irma Levasseur Des histoires d'alcool L'Or (3/6) LES DERNIERS AVENTURIERS (5) avec Bekim Fehmiu Metropolis / Rome Antiques Roadshow Kings and Queens THE CANDIDATE (4) avec Robert Redford, Peter Boyle Manhunt Style Star Fashion File Surviving in the Wild Birth Stories Adoption.Little Miracles Sexy Girl Skin Deep Med.Surgeons M.Richard L'amour à.Nostalgia / Lynda Lemay Musicographie / G.Michael 100%Plastic /Week-end de star Musicographie / G.Michael Top5M.anglo Top5M.franco Babu à bord Groulx luxe Pimp mon.Viva la Bam Les pourris.Pauvres Filles! Les Jeunes.Mike Ward Pimp mon.Noir de monde American Dreams Extreme Makeover .arménien Acasa Boston Legal Teleritmo BBC News Inside Media the fifth estate The Nature of Things CBC News: Sunday Night The Passionate Eye Sunday Hemispheres Sec.Regard Le Téléjournal Le Journal La Part.Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point 5 sur 5 Le Journal RDI La Part.(16:00) Sports 30 Hors-jeu Baseball / La Série mondiale: Cardinals - Red Sox Sports 30 En forme.Les Grands.Les Soeurs Mc Leod Saint-Tropez sous le soleil Brigade spéciale L'Oeil du crime Miss Match Les Experts Prime Suspect NORTH OF SIXTY: IN THE BLUE GROUND (5) avec Tina Keeper Trailer Park Boys .(22:01) Mind of Married Man (22:43) .(23:20) Ghost.Steve Smith Smallville Star Trek: Enterprise MARS ATTACKS! (3) avec Jack Nicholson, Annette Bening .(23:15) Sportsnetnews MLB 2004 Baseball / La Série mondiale: Cardinals - Red Sox Sportsnetnews Au bout.Presserebelle Panorama Africa Trek Metropolis.LA TRAVERSÉE DE PARIS (3) avec Jean Gabin, Bourvil Duos: sessions jazz David Blaine - Street Magic Trading Spaces: Family Trading Spaces America's Ugliest Bathrooms Trading Spaces: Family CFL Football (15:30) Sportscentre NFL Primetime World Series of Poker Sportscentre Tennis .(17:00) .le meilleur Zeroman Duck.Les Simpson Futurama Daria Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Passepart Journal FR2 Vivement dimanche / Isabelle Boulay Écrans.Campus / Islam et Sexualité Le Journal Kiosque It's a Living Reach for.Vox Out there KOLYA (3) avec Zdenek Sverak, Andrej Chalimon The Viewfrom Here Diplomatic.Film 101 Présentation spéciale Décore ta vie Métamorphose Grand Ménage Dre Nadia.en toute confidence / Honte.Une chance qu'on s'aime! Le sexe dans tous ses ébats Révélation Planifiez.Lé Zarts Parole et Vie Ma maison À l'heure de Montréal City Life Gilmore Girls Smallville Charmed Edgemont Radio Free.Drake & Josh 15/Love What I Like.Girlz TV Gilmore Girls 15/Love Radio Active Fries with.Ready or not Monstres mécaniques Cour à \"Scrap\" Métal hurlant Futur extrême La Patente E.Sexe Tru Calling La Vie rurale Le TVA Automania (22:45) Pub (23:15) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES Du réalisateur de «AMOURS, FLIRT ET CALAMITÉS» et de «TROIS ROIS» «VERSION ORIGINALE ANGLAISE» «FFFF DE LOIN, LA COMÉDIE LA PLUS ORIGINALE DE L'ANNÉE.» Glenn Kenny, PREMIERE «Une distribution de rêve.irrévérencieux, provoquant, amusant et satisfaisant.» Krista Smith, VANITY FAIR «Une comédie intellectuelle malicieuse de l'esprit curieux de David O.Russell.» Peter Travers, ROLLING STONE / SON DIGITAL PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! 13 ANS + VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉMAS AMC LE FORUM 22 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 «HILARANT!» «DE VRAIS RIRES!» «AMUSANT!» JANE HORWITZ, CLAUDIA PUIG, MICK LASALLE, QUEEN LATIFAH JIMMY FALLON «VERSION FRANÇAISE» VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 GVISA GÉNÉRAL 3266140A ARTS ET SPECTACLES FLASHES Dans la peau de Superman Un jeune acteur de 25 ans, Brandon Routh, peu connu du public, a été pressenti pour interpréter au cinéma le nouveau Superman, ont annoncé vendredi des responsables des studios Warner.Dans le rôle du super héros, le comédien succédera à Christopher Reeve, mort le 10 octobre à l'âge de 52 ans.Le nouveau Superman, qui sortira dans les salles en 2006 sera dirigé par Bryan Singer (Usual Suspects, X-Men).Le tournage doit commencer en Australie au début de l'année prochaine.Depuis plusieurs mois, les studios recherchaient qui incarnerait Superman.Ils ont finalement préféré un quasi inconnu à une vedette confirmée.Déjà en 1978, Christopher Reeve, alors inconnu, avait été préféré à des acteurs comme Steve Mc Queen ou Sylvester Stallone.Brandon Routh est apparu dans quelques séries télévisées.Le nouveau Superman sera le cinquième volet des aventures de l'hommevolant sous la bannière des studios Warner Bros.Agence France-Presse Pamela Anderson écrit à la reine Pour Pamela Anderson, il ne faut pas vendre la peau de l'ours, même après l'avoir tué.L'ancienne naïade de la télésérie Alerte à Malibu a écrit à la reine Elisabeth II d'Angleterre pour lui demander de ne plus utiliser de peau d'ours pour la fabrication des casques traditionnels portés par les gardes royaux britanniques.Selon l'organisation de défense des animaux People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), Pamela Anderson a collecté 200 signatures de fans en Grande- Bretagne et a adressé, vendredi, sa pétition à Buckingham Palace.Dans sa lettre, l'actrice explique que des matières synthétiques pourraient être utilisées pour fabriquer les longs casques noirs portés par les gardes qui patrouillent devant le palais de Buckingham.Ces couvre-chefs datent de la victoire britannique contre Napoléon à Waterloo et sont un élément essentiel de l'uniforme des cinq régiments de gardes royaux.Ils sont également portés lors des cérémonies traditionnelles du Salut au drapeau et de la Relève de la garde.« Nous exhortons la reine à en référer au ministère de la Défense pour faire cesser l'utilisation de fourrure véritable dans les uniformes du régiment des gardes à pied », déclare Pamela Anderson dans la pétition.L'actrice a collecté les signatures dans un magasin londonien où elle dédicaçait son dernier livre jeudi.Mais, selon le lieutenant-colonel Peter Dick-Peter, porte-parole de l'armée britannique, aucune matière synthétique convenable n'a encore été trouvée pour remplacer la peau des ours.Le porte-parole a, en outre, affirmé que les animaux n'étaient pas tués pour leurs peaux.« Aucun ours n'est tué uniquement pour les chapeaux.Les ours sont tués pour contrôler leur population.Quand nous pourrons utiliser une solution de rechange, nous le ferons », a-t-il déclaré.Associated Press FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / CINÉMA GALERIES AYLMER / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / CINÉMA MAGOG MAGOG / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAURENTIEN GRENVILLE / CINÉMA PINE MONT-TREMBLANT / VERSION FRANÇAISE FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT / DÉSOLÉ, LAISSEZ-PASSER REFUSÉS VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE / SON DIGITAL Unee nouvveellllee ééccollee monttrree sseess deenttss version française de Shark Tale GENE SHALIT «APRÈS LES DEUX PREMIÈRES MINUTES DU FILM, J'ÉTAIS ACCROCHÉ!» JEFFREY LYONS «UN OCÉAN DE PLAISIRS; INGÉNIEUX ET DIVERTISSANT EN GRAND.TOUTE LA FAMILLE \u2018ACCROCHERA' AU CHARME FOU DE CE FILM!» Encore la comédie no 1 3266076A LAURIERVICTORIAVILLE CINÉ-ENTREPRISE TRIOMPHE LACHENAIE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE CINÉ-ENTREPRISE GRANBYGALERIES ST.BASILE MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE\" CINÉMA 9 ROCK FOREST TERREBONNE 14\" CARNAVALCHATEAUGUAY\" CINÉMA ST.LAURENT MEGA-PLEXMDGUZZO SOREL-TRACY LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8\" CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON JACQUES-CARTIER 14\" BOUCHERVILLE MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXMDGUZZO PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE\" FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON\" FAMOUS PLAYERS PARISIEN\" FAMOUS PLAYERS VERSAILLES \" FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL \" FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL \" VERSION FRANÇAISE MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14\" MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18\" MEGA-PLEX GUZZO MD LACORDAIRE 16 \" CINEPLEX ODEON MD CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON\" FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE \" FAMOUS PLAYERS COLISÉEKIRKLAND \" FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL \" FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT\" VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRÉSENTÉ EN SON THX VIOLENCE, LANGAGE VULGAIRE ANS+ CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE! CINÉ-ENTREPRISE CARNAVALCHATEAUGUAY TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE LOUISEVILLE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON CINEMA PIXEL BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE GALERIES ST.HYACINTHE ST.HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON JACQUES-CARTIER 14 LES CINÉMAS GUZZO MEGA-PLEXMDGUZZO TERREBONNE 14 STE.THERESE 8 GROUPE MATHERS MEGA-PLEXMDGUZZO ST.EUSTACHE MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 MD FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL CINEPLEX ODEON CAVENDISH AMC THEATRES FORUM VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS VERSION ORIGINALE ANGLAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! (Version française de TEAM AMERICA: WORLD POLICE) 3265875A Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 19 h Wonderfalls Jaye emprisonnée pour avoir aidé sa femme de ménage à revenir au pays.17 h À la di Stasio La fondue.Sauces exquises et accompagnements divins.22 h Décriminaliser la prostitution.Faire à manger en 2004?Il va y avoir du sport! Animation : Marie-France Bazzo Invité : Dan Bigras Avec Caroline Dhavernas 5e de 13 3260644A À L'AFFICHE DÈS LE 12 NOVEMBRE ! Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: VOYAGE AU PAYS IMAGINAIRE / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.278, Succ.B, Montréal, QC H3B 3J7 Nom: Adresse: Ville : Code postal : Téléphone (jour) : Téléphone (soir) : Courriel : Cette annonce est publiée dans La Presse du 24, 25 et 26 octobre inclusivement.Le tirage aura lieu le 4 novembre 2004.Les gagnants recevront leur prix par le courrier postal.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Seuls les coupons reçus par la postes sont acceptés.Valeur totale des prix : 2 000 $.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.COUREZ LACHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSER-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE Succombez à la fantaisie.invitent 200 personnes à la première JULIE CHRISTIE AND DUSTIN HOFFMAN JOHNNY DEPP KATE WINSLET Version française de FINDING NEVERLAND 3265644A «LEFILM LEPLUSSURPRENANTDEPUIS\u2018LESIXIÈMESENS'.» Bill Bregoli, WESTWOOD ONE version française de THE FORGOTTEN G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ VERSION FRANÇAISE LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 / LES CINÉMAS GUZZO PARADIS / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉMA MAGOG MAGOG / CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE / À L'AFFICHE ! / SON DIGITAL HORREUR ANS + AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE «SI VOUS AVEZ AIMÉ \u2018LE CERCLE', VOUS ALLEZ ADORER \u2018RAGE MEURTRIÈRE'.» jim ferguson, abc k-gun-tv version française de THE GRUDGE 3266138A Le dimanche dans DE LA PREMIÈRE À LA DERNIÈRE PAGE\u2026 ARTS ET SPECTACLES Billets 20$ et 25$ CHANTS SACRÉS DU MONASTÈRE DE VALAAM CHANSONS FOLKLORIQUES DE LA RUSSIE D'ANTAN samedi 27 novembre, 20h ÉGLISE SAINT-VIATEUR Avenue Laurier Ouest (angle Bloomfield, Outremont) BAJIAAM Réseau Admission (514) 790-1245 Renseignements : 1-888-846-9371 ENSEMBLE VOCAL DE VALAAM Quintette a cappella d'hommes SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS AIMANTS (LES) Cinéma Beaubien: 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien: 14h15, 18h.CHORISTES (LES) Cinéma Beaubien: 12h30, 14h30, 16h30, 18h30, 20h30.FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA Infos: (514) 847-1242 ou www.nouveaucinema.ca.LA LUNE VIENDRA D'ELLE-MÊME Cinéma Beaubien: 12h15, 16, 19h30, 21h15.SILENCE, ON COURT présente QUÉBÉCOIS TOUT COURT Cinéma ONF: 19h.TOSCA Cinémathèque québécoise: 18h30.VÉNUS ET FLEUR Cinéma Beaubien: 15h.DANSE TANGENTE (840, Cherrier) Ultreyea, de Pamela Newell, entrACTE premier, de Julie Chateauvert, et And what hearing is and seeing, de Helen Walkley: 16h.MUSIQUE SALLE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Rolf Bertsch.Bernard Fortin, comédien.Smetana, Dukas, Saint-Saëns.Jeux d'enfants: 13h30 et 15h30.POLLACK HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Sergueï Khachatryan, violoniste.Au piano: Lusine Khachatryan.Sonate BWV 1003 (Bach), Sonate op.108 (Brahms), Sonate K.304 (Mozart), Sonate (1959) (Babadjanian).Ladies' Morning Musical Club: 15h30.REDPATH HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Ensemble de musique ancienne de Mc Gill: 20h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Ensemble instrumental.Dir.Jean- Eudes Vaillancourt.Dvorak, Martinu, Mozart, Ponce: 14h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Mathieu Gaudet et Mathieu Fortin, pianistes.Schumann, Rachmaninov, Barber: 15h30.GRAND SÉMINAIRE Pierre Grandmaison, organiste.Du Mage, Bach, Grandmaison: 15h.VARIÉTÉS THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, Saint-Denis) Cabaret, comédie musicale.Livret de Joe Masteroff.Mise en scène de Denise Filiatrault.Du mer.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.CABARET DU CASINO Édith Butler.Du mar.au ven., dimanche: 13h30.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Sylvie Tremblay: 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS Peter Mac Leod: 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND Gilles Vigneault: 20h.Le concours s'adresse aux résidents du Québec agés de 18 ans et plus.Le tirage aura lieu le 1er novembre 2004.Règlements complets du concours disponibles à La Presse.Fac-similés refusés.Valeur totale des prix offerts : 6 000$.Retourner à : Concours soirée VIP Génération Motown a/s La Presse Ltée C.P.11052 Succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 4Y8 Nom: Prénom : Adresse: App : Ville: Code postal : Téléphone : ( ) Complétez : (52 + 29) ÷ 9 = CONCOURS SOIRÉE VIP Spectacle Génération Motown suivi du lancement de l\u2018album en compagnie des artistes Pour participer au concours, vous n'avez qu'à remplir le coupon ci-joint et le retourner à l'adresse mentionnée.Génération Les 29, 30 et 31 octobre : L'île Bonsecours se transforme pour le Week-end d'Halloween: un décor fantastique et plein d'activités pour toute la famille ! Dès maintenant : Un meurtre a été commis au Centre des sciences de Montréal: menez l'enquête dans Autopsie d'un meurtre! Au Cinéma IMAX® les esprits se déchaînent dans le Château hanté en 3D ! Les méandres du Labyrinthe du hangar 16 vous donneront des frissons ! (514) 496-PORT 1800 971-PORT www.vieuxportdemontreal.com 3262041A CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ VERSION FRANÇAISE LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 / GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE! DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS / SON DIGITAL VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES Affreux Noël version française de Surviving Christmas Partagez la chaleur.3266137A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Ma cabane au Canada JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Les chutes Niagara, les paysages enneigés, la cabane dans la forêt : difficile de ne pas susciter à l'étranger autre chose que ces clichés lorsqu'on évoque le Canada.Encore de nos jours, les peintres du dimanche et les galeries marchandes entretiennent ces stéréotypes en continuant à offrir des dérivés de Krieghoff et autres Groupe des Sept.Quand un espace commercial, mais quand même sérieux, comme la galerie Art Mûr, se lance dans une exposition intitulée Un groupe de sept, on peut présumer que l'affaire sera teintée d'ironie.Et ça l'est : si les chutes Niagara, les montagnes enneigées et la cabane dans la forêt font en effet partie des vues exposées, les sept artistes réunis sont loin de simplement les magnifier.Car ce n'est pas tant la représentation d'un lieu qui les intéresse, que le traitement de tous ces thèmes plus vastes dont la nature n'est que le prétexte.Ainsi, dans une installation de 1997, Francis Le Bouthillier se sert des célèbres chutes comme décor pour parler de sensibilité masculine et revendiquer le droit de pleurer des hommes.Dotée d'une bande- son et d'images empruntées à cette destination touristique, l'oeuvre Onion Skins a comme élément central un très réaliste télescope, qui révèle des choses.disons, non publiables.L'ironie est aussi palpable chez Lucie Duval, reconnue pour son habile usage des mots.L'artiste, native de Mont-Laurier, présente trois oeuvres similaires, composées à partir d'une image fragmentée et visibles à travers un mur formé de pots de conserve.La plus petite d'entre elles, Série mettre en pot (érablière), n'est pas la moins sarcastique : ce petit bois bien encadré serait- il en voie de disparition ?Sinon, la plus spectaculaire, Saint- Jean-Port-Joli, octobre 2001, fait partie d'une série créée et exposée en Italie, à partir d'une collection de récipients de produits de la marque Quattro Stagione (quatre saisons).Sylvie Fraser a aussi été remarquée en Europe par une série renouvelant le paysage canadien.Ici, photographe urbaine, elle a complètement mis de côté le « beau » : ses trois Protecteurs : icônes du commun s'attardent à ces arbres des villes qu'on revêt, l'hiver, d'une couverture.Cette coutume, paraît-il propre au Canada, au Québec surtout, a quelque chose de paradoxal.Non seulement Fraser donne à ces végétaux une allure humaine (les sans-abri ont-ils droit à autant de soins ?), elle montre avec justesse les rapports pour le moins frileux qu'on entretient avec le climat.L'hiver, quoi qu'en pensent les étrangers, est mal accepté, sinon mal compris, au Québec.Mark Vatnsdal, lui, ne fait pas autant dans la charge cynique.Même que son triptyque Landscape relève de la tradition paysagiste basée sur des études chromatiques, et en particulier, sur les théories voulant que les tons d'une couleur varient selon ce qui l'entoure.Reste que les petites compositions au centre de ses tableaux monochromes ne sont pas exaltées.Ce groupe de sept, inusité, est complété par Lois Andison, la protégé de la galerie Art Mûr, qui fait dans la robotique, par Katharine Harvey et ses peintures aquatiques, et par Monique Mongeau et son obsessionnelle nomenclature végétale, la série L'Herbier se poursuivant depuis plusieurs années.UN GROUPE DE SEPT, UN REGARD CONTEMPORAIN SUR LE PAYSAGE CANADIEN, galerie Art Mûr, jusqu'au 6 novembre.Ouvert du mardi au samedi.Info : 514 933-0711.EN BREF La galerie des fibres Discrète mais importante mutation, le Conseil des arts textiles du Québec s'est transformé cet automne en Diagonale, centre des arts et des fibres du Québec.La chose peut paraître anodine, surtout que l'organisme, autrefois voué uniquement à son rôle de chien de garde, organise des expositions depuis 2001.Mais voilà, il manquait un nom et surtout un espace digne de ce nom.C'est chose faite.Diagonale s'est brodé une galerie dans un ancien local de manufacture, sis dans un édifice qui abrite déjà le centre Clark et son lot d'ateliers d'artistes.L'expo en cours, Corporelle, réunissant trois artistes de l'est du Canada, manque peut-être de cran, mais il faudra voir à la longue quelle place cet endroit prendra véritablement dans le circuit des galeries.Au 5455, rue de Gaspé, espace 203.Info : 514 524-6645.René Blouin honoré En cette période de prix et d'hommages, se démarquent ceux attribués par la Faculté des beaux-arts de l'Université Concordia.La particularité de ces distinctions, exclusivement honorifiques (sans cachet), c'est qu'elles n'échoient pas à des artistes.Cette année, ce sont le galeriste René Blouin et l'homme d'affaires Noël Spinelli, grand mécène auprès du milieu de la musique, qui ont été honorés.Fondée en 1986, la galerie René Blouin a amplement marqué l'art contemporain montréalais en appuyant les carrières de plus d'un artiste de grande renommée, des Betty Goodwin et Geneviève Cadieux aux Nicolas Baier et Pascal Grandmaison de ces dernières années.Jérôme Delgado, collaboration spéciale PHOTO FOURNIE PAR RHÉAL OLIVIER LANTHIER Photographe urbaine, Sylvie Fraser s'attarde à ces arbres des villes qu'on revêt, l'hiver, d'une couverture, donnant à ces végétaux une allure humaine.Version française de Being Julia DIGITAL GVISA GÉNÉRAL FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM ET SERENDIPITY POINT FILMS PRÉSENTENT UNE PRODUCTION DE ROBERT LANTOS UN FILM DE ISTVAN SZABO ANNETTE BENING JEREMY IRONS «ADORABLE JULIA» BRUCE GREENWOOD MIRIAM MARGOLYES JULIET STEVENSON SHAUN EVANS LUCY PUNCH MAURY CHAYKIN SHEILA MCCARTHY ET MICHAEL GAMBON PRODUCTEURS DÉLÉGUÉS MARK MILLN MARION PILOWSKY CO-PRODUCTEURS JULIA ROSENBERG SANDRA CUNNINGHAM MARK MUSSELMAN SUPERVISEURE MUSICAL LIZ GALLACHER MUSIQUE DE MICHAEL DANNA CONCEPTION VISUELLE LUCIANA ARRIGHI MONTAGE DE SUSAN SHIPTON DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE LAJOS KOLTAI, A.S.C.SCÉNARIO DE RONALD HARWOOD BASÉ SUR LE ROMAN «THEATRE» DE W.SOMERSET MAUGHAM PRODUIT PAR ROBERT LANTOS RÉALISÉ PAR ISTVAN SZABO PRODUIT EN ASSOCIATION AVEC FIRST CHOICE FILMS - MYRIAD PICTURES - ISL FILMS - SONY PICTURES CLASSIC PRODUIT AVEC LA PARTICIPATION DE THE MOVIE NETWORK ET SUPER ÉCRAN - TÉLÉFILM CANADA - CORUS ENTERTAINMENT PAR L'ENTREMISE DE MOVIE CENTRAL - LE FONDS HAROLD GREENBERG ASTRAL MEDIA - LE FONDS CANADIEN DE LA TÉLÉVISION INSPIRÉ DU LIVRE «THEATRE» DE W.SOMERSET MAUGHAM DU RÉALISATEUR ISTVAN SZABO, LAURÉAT D'UN OSCARMD JEREMY IRONS ANNETTE BENING «Annette Bening, éclatante de beauté et de talent, trouve un rôle en or!» Manon Dumais, VOIR «BENING EST SENSATIONNELLE! Une performance haute en couleurs d'Annette Bening!» A.O.Scott, New York Times «SCINTILLANTE! BENING EST MAGNIFIQUE!» Kevin Thomas, The Los Angeles Times «Bening fait de cette scintillante adaptation de la pièce de W.Somerset Maugham un pétillant triomphe personnel et donne un bon divertissement au public blasé des comédies idiotes.» Rex Reed, New York Observer «Annette Bening illumine l'écran.un TOUR-DE-FORCE!» Michael Wilmington, Chicago Tribune «Avec cette performance, Bening s'approche du panthéon!» Peter Rainer, New York Magazine 3265936A MUSIQUE SMCQ/La soirée des excès CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Les concerts portent maintenant des « titres ».Celui qui lançait la 39e saison de la Société de Musique contemporaine du Québec vendredi soir s'intitulait « In Extremis ».Le directeur artistique Walter Boudreau y avait groupé des oeuvres qui, sans être nécessairement très récentes (ce qui est habituellement le cas à la SMCQ, comme d'ailleurs au NEM), ont en commun ce qu'il appelle « la poursuite obsessionnelle et la réalisation in extremis d'une idée directrice forte ».L'excès était en effet à l'ordre du jour.Excès dans la puissance du son : mon siège tremblait littéralement sous les basses du Cauchemar climatisé, pour bande, d'Alain Thibault, certainement les plus assourdissantes que j'aie expérimentées depuis mon passage chez ACDC.Excès aussi dans certaines durées : le trille sur lequel se terminent les Planètes de Boudreau est probablement le plus long du répertoire pianistique tout entier.Au départ, l'idée de démesure avait présidé à l'élaboration de l'événement, d'une durée de quatre heures.Après un cocktail de bienvenue ouvert à tous, à 18 h, le concert commença à 19h pour se terminer un peu après 22 h.En fait, le concert était constitué de trois petits concerts séparés par une pause-boîte à lunch.Pièce gagnante du prix Québec-Flandre 2003 et seule pièce étrangère du programme, Tsjizj (prononciation non fournie), de la Belge Petra Vermote, ouvre les opérations, en présence de l'auteure.La chose ne se démarque guère de tout ce qui s'écrit actuellement pour voix et instruments.Elle demande de chanter, de parler, de crier même, et Julieanne Klein accomplit tout cela avec beaucoup d'aplomb (elle remplace Ingrid Schmithüsen, souffrante mais présente au concert).J'ai parlé du Cauchemar de M.Thibault.Intéressante, l'importance donné ici au rythme ; assez originales, les soudaines interruptions ici et là.Et Julien Grégoire au marimba est prodigieux, comme toujours.Mais la pièce de 13 minutes est un peu répétitive.L'autre pièce pour bande, de Paul Dolden, fait 18 minutes et paraît deux fois plus longue que l'autre.Seul élément valable : la brève séquence évoquant quelque gigantesque locomotive entrant en gare.Les deux pièces provoquèrent des « chou ! » et des « bou ! » dans la salle bien remplie.Beaucoup trop longue, aussi, la pièce pour piano de Walter Boudreau, soit 37 minutes, où finalement rien ne distingue une Planète de l'autre.Mais Louis-Philippe Pelletier en traduit la poésie aussi bien que le vertige.Boudreau chef obtient une lecture émouvante de la pièce extrêmement austère du regretté Raynald Arseneault.En total contraste, Denys Bouliane termine le concert avec un joyeux tintamarre signé de lui mais où pointent pourtant d'autres noms : Ives, Weill, Hindemith même.SOCIÉTÉ DE MUSIQUE CONTEMPORAINE DU QUÉBEC.Ensemble de la SMCQ, dir.Walter Boudreau et Denys Bouliane, Julieanne Klein, soprano, Julien Grégoire, marimbiste, et Louis-Philippe Pelletier, pianiste.Vendredi soir, salle Pierre- Mercure.Lancement de la 39e saison.Programme : «Tsjizj», pour soprano et ensemble instrumental (1999-2000) - Petra Vermote «Le cauchemar climatisé», pour bande et marimba (1995) - Alain Thibault «L'Après (L'Infini)», pour ensemble instrumental (1993) - Raynald Arseneault «Beyond the Walls of Jericho», pour bande (1991-92) - Paul Dolden «Les Planètes», pour piano (1983-98) - Walter Boudreau «Paysage Qu.», pour ensemble instrumental (1992) - Denys Bouliane PHOTO FOURNIE PAR LA SMCQ Le chef Denys Bouliane et l'Ensemble de la SMCQ. 3244848A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Pour lui, un enfant violé, maltraité, mal nourri, apeuré, triste, est un être tout de même rempli d'espoir.«L'enfant est pur, direct.On voit à travers.» Pour ce faire, il capte son regard et le laisse lui parler.En tout petits mots pour décrire de gros maux; en dessins, en silences.Gilles Julien «Il faut être proche mais respectueux: on ne peut travailler que si la confiance s'est installée.Pour défendre les droits des enfants et les remettre en piste, on doit d'abord les apprivoiser.» ANNE RICHER e Dr Gilles Julien a fondé l'organisme AED (Assistance d'enfants en difficulté) et le Centre de services préventifs à l'enfance de Côte-des-Neiges.Il pratique la pédiatrie sociale dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve et Côte-des-Neiges.Il a écrit des livres pour expliquer sa façon de faire.Il a organisé le premier colloque nord-américain d'ESSOP (European Society for Social Pediatric).L'Association des médecins de langue française du Canada et le Groupe l'Actualité médicale vont lui décerner en novembre le Prix des médecins de coeur et d'action.Pour toutes ces raisons, La Presse lui décerne le titre de Personnalité de la semaine.Au-devant d'eux Il gère médicalement et rigoureusement plus d'un millier de dossiers d'enfants.C'est l'aspect scientifique et entrepreneur de sa vie.Mais le coeur n'est pas «gérable».L'affection qu'il prodigue n'est pas de la complaisance ni de la pitié, mais une empathie naturelle.Le Dr Gilles Julien est un pédiatre social.Une espèce de médecin en voie de développement.Gilles Julien est responsable d'un nouvel intérêt pour la vraie médecine.Il offre à l'enfance souffrante à la fois des baumes et des attentions à long terme.Il offre aux adultes l'occasion de se questionner sur les failles du système de santé et l'une des manières de s'en sortir.Pour l'amour des enfants.Dans Côte-des-Neiges, le médecin se frotte à 200 cultures différentes.«Il faut être proche mais respectueux : on ne peut travailler que si la confiance s'est installée.Pour défendre les droits des enfants et les remettre en piste, on doit d'abord les apprivoiser.» Apprivoiser aussi les parents, pour qu'ils le laissent pénétrer sur leur territoire, afin qu'il découvre le lieu souvent insalubre et morose où se déroulent leur vie et celle de l'enfant.Il ne juge pas.Un magnifique enfant de 18 mois est assis sur le plancher sale d'une cuisine de sous-sol.Sa mère vit seule avec lui, elle est malade, elle l'aime plus que tout au monde, mais c'est trop dur.Son cri au secours est entendu.Ils sont tous deux pris en charge d'une manière qui ne ressemble pas à une punition, où il n'y aura pas d'hospitalisation ni de séparation.Le médecin connaît certes les aspects faibles, les traumatismes de «ses» enfants.«Pour les faire cheminer, grandir il faut utiliser ce qu'il y a de fort et de positif en eux.» Mais comment rester de glace face à unenfant africain qui racontequ'on a décapité un homme devant lui ?«Je n'ai peur de rien en général, dit-il, à part de ce côté sombre de l'humain, qui me désole.» Alors il va courir, patiner, bricoler, écrire, sculpter la pierre calcaire dont les formes douces et fortes à la fois parlent sans doute de façon subliminale, une fois de plus, de l'enfant.La colère prend ainsi la fuite.Les gratifications Avant qu'il ne s'engage dans la voie sociale de son travail, le pédiatre «normal» est allé en Afrique avec femme et enfants.Ensuite chez les Inuits.Il témoigne : «Au retour, on est allés dans Hochelaga.C'était pire qu'en Afrique parce que, contrairement à là-bas, ici, les enfants sont abandonnés par les adultes.C'est la véritable pauvreté.» Au début de son aventure, le pédiatre de rue a été marginalisé.Incompris, traité comme un cas d'exception.Aujourd'hui, les universités s'arrachent son savoir-faire.Il en est heureux et confirme qu'il devient impératif que d'autres médecins se joignent à lui, car les projets sont incalculables.L'énergie qu'il porte en lui bouillonne.«J'y crois, à cette façon de faire.» Et cela lui vient de très loin, depuis l'adolescence, oùil savait déjàqu'il travaillerait avec les enfants.Il est né à Grand-Mère le 14 mai 1946.Il se souvient d'une enfance sans histoire, où l'imaginaire avait beau jeu.Les cowboys rassemblaient le bétail, faisaient vibrer les murs de la maison de leurs cris stridents.À l'université, la médecine et la pédiatrie a été un choix naturel.Son travail, aujourd'hui, occupe la plus grande partie de son temps.Ses enfants sont grands.«Les amis sont rares.Je n'ai pas de vie sociale, mais je n'en veux pas non plus», dit-il.Sa vie sociale, ce sont les enfants, leur souffrance, l'intensité du lien qui l'unit à eux.C'est toujours lamême émotion.Il surveille ses enfants de près, les défend au besoin, il se pointe à l'école, parle au père abusif.«Je suis protégé», reconnaît-il lorsqu'on fait allusion à de possibles représailles.Il s'est donné, depuis cinq ans, les outils pour être heureux et serein.«Ça me remplit tellement !» En plus de la joie de voir chaque jour un enfant devenir plus épanoui («Je ramasse plus d'enfants que j'en échappe»), il y a la reconnaissance infinie des parents.Il fait ce que personne n'ose faire.Il ne se mêle pas de ses affaires.et c'est justement là que les résultats sont le plus spectaculaires.Les enfants savent qu'il est de leur côté, qu'il est là pour les aider, qu'il ne va pas les trahir.Ils ne connaissent qu'une façon de le remercier: ils lui sautent au cou pour l'embrasser.PHOTOS ARMAND TROTTIER LA PRESSE© "]
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