La presse, 15 août 2004, Cahier A
[" Montréal dimanche 15 août 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 120e année no 292 54 pages 5 cahiers Ciel variable, Max.23 Min.13 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Quand on lit une phrase écrite avec l'alphabet grec, on croirait lire un courriel envoyé par un cégépien.SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 9 Bandes dessinées AFFAIRES 12 Bridge AFFAIRES 11 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton AFFAIRES 12 Forum A 8, 9 Grille thématique ARTS 8 Horaire télévision ARTS 5 La presse d'ailleurs PLUS 4 Loteries A 4 Lucky Luke ARTS 4 Mots croisés AFFAIRES 12 Observateur AFFAIRES 8 Petites annonces AFFAIRES 8 Météo Ciel variable, vents légers, maximum 23, minimum 13, plus de détails en page SPORTS 14 NUMÉRIQUE PHOTO IMPRESSION PHOTO 3217163A VOLLEY-BALL BONHEUR À LA PLAGE PAGE 5 PLONGEON MALHEUR AU TREMPLIN PAGE 3 ÉMILIE HEYMANS ET BLYTHE HARTLEY La colère des filles de joie ISABELLE HACHEY ATHÈNES \u2014 Décidément, la Grèce avait pensé à tout.En prévision de l'arrivée massive d'athlètes et de spectateurs pour les Jeux olympiques, elle avait même décidé d'augmenter le nombre de licences accordées aux maisons closes de la capitale.Gentille délicatesse, d'autant plus que 100 000 condoms ont été distribués au Village olympique.Mais la puissante Église grecque orthodoxe, les groupes féministes et certains gouvernements étrangers ne l'entendaient pas ainsi.Les pays nordiques, où l'achat de services sexuels est illégal, ont officiellement protesté auprès du Comité international olympique.Des lobbies de femmes européens ont organisé des pétitions pour que «la dignité humaine et l'esprit des Jeux soient sauvegardés».Face au tollé, le gouvernement a abandonné son projet.Pas question de prêter flanc à la critique internationale à l'approche des Jeux.C'était l'automne dernier et, depuis, le vent a tourné.Influencée par l'Église, la nouvelle administration conservatrice de la ville d'Athènes s'est mise en tête d'appliquer à la lettre la loi sur la prostitution, qui limite la pratique aux maisons closes et qui interdit la présence des bordels à moins de 200 mètres des églises, des écoles, des institutions caritatives et même des sites archéologiques.>Voir FILLES en A2 GUYLAINE DUMONT ET ANNIE MARTIN CHARLEYMEURTRIER L'ouragan le plus dévastateur depuis Andrew D'APRÈS AP ET AFP FLORIDE \u2014 L'ouragan Charley a violemment frappé la Floride, laissant derrière lui au moins 15 morts, des centaines de disparus et des milliers de sans-abri avant de lécher hier les côtes de Caroline du Sud et du Nord.Wayne Sallade, directeur des services de secours du comté de Charlotte (Floride), a confirmé 10 décès, qui s'ajoutent aux cinq recensés ailleurs dans l'État.Des centaines de personnes sont portées disparues, et M.Sallade n'excluait pas qu'il y ait « des dizaines, voire des centaines » de morts.Après avoir frappé Cuba (quatre morts), la Jamaïque (un mort) et les îles du sud de la Floride, Charley avait commencé à toucher le continent américain vendredi soir, dévastant notamment Punta Gorda, une ville de retraités située sur la côte ouest de l'État, à 32 kilomètres au nord de Fort Myers.Les habitants de cette petite ville de 15 000 habitants ont été pris par surprise, le cyclone ayant touché le littoral plus au sud que prévu.M.Sallade a précisé que Charley avait notamment sévi dans des parcs de caravanes.« Punta Gorda ressemble à Ground Zero », a indiqué un autre responsable des services d'urgence, Craig Fulgate, en référence aux attentats du 11 septembre 2001 et à la destruction des tours du World Trade Center à New York.« Je pouvais entendre les clous s'arracher du toit.Les murs tremblaient violemment, d'avant en arrière.C'était tout simplement stupéfiant et terrifiant », a commenté Anne Correia, qui a passé deux heures dans un placard.>Voir CHARLEY en A2 PHOTO CRISTOBAL HERRERA, AP © Xiamara Santamaria serre son petit-fils dans ses bras, devant sa maison détruite, au lendemain du passage de l'ouragan Charley, près de La Havane.Caracas fébrile à la veille du référendum JOONEED KHAN ENVOYÉ SPÉCIAL VENEZUELA \u2014 Des chic et vastes centres commerciaux de Sabana Grande aux trottoirs du centre-ville bondés de petits marchands miséreux, une attente fébrile régnait hier à Caracas, à la veille du référendum historique qui décidera de la poursuite ou de la fin du mandat du président Hugo Chavez et, du coup, de l'avenir de sa « Révolution bolivarienne» pour le Venezuela, pour l'Amérique latine et pour le monde.Toute activité référendaire est interdite depuis 48 heures, et les grands médias privés, radios, télés et journaux, résolument anti- Chavez, se sont faits moins stridents.Le fait que l'ancien président américain Jimmy Carter ait rabroué publiquement le chef de la Coordination démocratique (CD), Enrique Mendoza, y est peut-être pour quelque chose.La CD, qui ne jure que par Carter et son Centre d'observation des élections, a décidé jeudi d'annoncer les résultats partiels du vote dès 14h aujourd'hui «pour couper court à toute manipulation des chiffres de la part du pouvoir ».Le Conseil national électoral (CNE) s'y est opposé, appelant les parties au respect des règles.La Chambre électorale de la Cour suprême lui a donné raison : « Personne ne peut diffuser les résultats, partiels ou complets, avant que le CNE ne l'autorise.» Jimmy Carter, auquel se sont joints les anciens présidents Rodrigo Carazo, du Costa Rica, et Raul Alfonsin, d'Argentine, s'est rangé à l'avis du CNE et de la Cour.>Voir CARACAS en A2 AUTRE TEXTE Le portrait de Chavez en page A7 L'effet Moore RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Où en est Michael Moore dans sa campagne personnelle pour dégommer George W.Bush ?À moins de trois mois de l'élection présidentielle, le réalisateur de Fahrenheit 9/11 est peut-être en train d'aider son ennemi juré.Son documentaire a certes fracassé des records au box-office, mais il n'a touché que les convertis, selon une enquête récente.Aux États- Unis, Michael Moore plaît à la gauche lunatique, comme l'animateur de radio Rush Limbaugh plaît à la droite fanatique.Les deux Américains obèses s'adressent à un public relativement restreint, quoique très fervent.Fahrenheit 9/11 est sorti le 25 juin.Du 5 au 25 juillet, en plein coeur de ce qu'on peu appeler le phénomène Moore, les enquêteurs de l'institut Annenberg ont interviewé 5051 Américains d'âge adulte.Environ 432 personnes, ou 8 %, avaient vu le brûlot anti-Bush.La grande majorité d'entre elles (86 %) honnissaient déjà les politiques du président républicain avant de faire la queue devant les cinémas.Seulement une poignée de républicains avaient vu le film politique de l'été.Et combien y avait-il d'auditeurs de Rush Limbaugh parmi les 5051 répondants du sondage ?Trois cent quatre-vingt-onze, ou 7 %.Ainsi, l'auditoire de Fahrenheit 9/11 est à peu égal à celui de Limbaugh, qui défend le président Bush avec les arguments de la droite fanatique.Pour combattre le même Bush, Michael Moore utilise les arguments de la gauche lunatique, endossant toutes les théories de conspiration.>Voir MOORE en A2 PHOTO KEVIN WINTER, GETTY IMAGES© Le cinéaste Michael Moore SUITESDE LA UNE AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE Suivez le Championnat de la PGA cyberpresse.ca/pga Toute l'actualité des Jeux d'Athènes cyberpresse.ca/athenes Notre index de recettes thématiques cyberpresse.ca/cuisine DEMAIN DANS LA PRESSE À la conquête de la génération Y Les analystes sont catégoriques : dans 20 ans, près de la moitié des voitures vendues sur le continent nord-américain seront achetées par des consommateurs nés entre 1977 et 1994.Pour séduire la génération Y, les constructeurs lancent donc des voitures qui semblent sorties d'un dessin animé des années 80.Mais est-ce vraiment ce que veulent les jeunes ?À lire demain dans le cahier L'Auto POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.La colère des filles de joie Charley meurtrier L'effet Moore MOORE suite de la page A1 Ce n'est pas que Moore ait tort sur toute la ligne, mais il passe l'essentiel sous silence, de l'islamisme radical au messianisme de Bush, en passant par la politique des États- Unis à l'égard d'Israël.Ce n'est pas que Rush Limbaugh ait tout faux.Les États-Unis d'Amérique ont bel et bien été attaqués par des terroristes maléfiques le 11 septembre 2001, des terroristes qui veulent en remettre.Or, comme les commentaires tonitruants de Limbaugh, Fahrenheit 9/11 ne vise pas à convaincre les électeurs indécis mais à attiser la motivation des convertis.Ce n'est pas un mal en soi.Mais chaque action entraîne des conséquences imprévues.Ainsi, Michael Moore n'est pas passé inaperçu à la convention nationale du Parti démocrate à Boston, fin juillet.Il était attendu partout par ses fans et suivi pas à pas par de nombreux journalistes.Le premier soir de la convention, au Fleet Center, l'ancien président Jimmy Carter l'a même invité dans sa loge.La présence de Moore au côté de Carter n'a pas échappé à l'attention de l'ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, l'un des « héros » du 11 septembre 2001.« Michael Moore est la star de cette convention », a déclaré le républicain, qui briguera peut-être la Maison- Blanche en 2008.Giuliani s'était rendu à Boston en personne pour attaquer John Kerry et Michael Moore.Il a qualifié Fahrenheit 9/11 de « film de propagande qui attaque vicieusement le président à propos du 11 septembre 2001 ».Et d'ajouter : « Je n'ai pas besoin de Michael Moore pour savoir ce qui s'est passé le 11 septembre 2001.» Qui aura plus d'impact sur les indécis?Rudolph Giuliani ou Michael Moore ?Il va sans dire que les républicains misent sur Giuliani, qui montera à la tribune de la convention de leur parti à New York (du 30 août au 2 septembre).L'ancien maire de New York ne rate jamais une occasion d'associer John Kerry à Michael Moore.Au début du mois, Kerry a vivement critiqué Bush pour ne pas avoir réagi immédiatement le 11 septembre 2001, après avoir eu connaissance des attentats.« En premier lieu, si j'avais été en train de lire un livre à des enfants et que mon conseiller m'avait murmuré à l'oreille l'Amérique est attaquée, j'aurais dit très poliment et très gentiment à ces enfants que le président des États-Unis avait à s'occuper de quelque chose », a dit Kerry à Washington lors d'une conférence de journalistes.Une des séquences les plus fortes de Fahrenheit 9/11 montre le président Bush lisant pendant sept minutes dans une école de Floride, alors qu'il vient d'apprendre que des avions ont percuté les tours du World Trade Center à New York.Giuliani est monté au créneau pour les républicains, répliquant à l'attaque de Kerry.« John Kerry va avoir des désillusions s'il prend conseil auprès de Michael Moore, a-t-il dit aux journalistes.John Kerry est un candidat faisant preuve d'indécision, qui a montré cette indécision dans la guerre contre le terrorisme, qui.ne peut exposer clairement sa position sur la décision de renverser Saddam Hussein.» Contrairement à Jimmy Carter, John Kerry ne se fera pas photographier avec Michael Moore.Il cherche à plaire aux indécis.Aussi, la semaine dernière, il a fait un aveu étonnant, affirmant qu'il voterait « de nouveau pour accorder au président » l'autorité de partir en guerre contre l'Irak.Et ce, même s'il savait que l'Irak n'avait pas d'armes de destruction massive ! Le lendemain, le président Bush a remercié Kerry pour cette « nouvelle nuance », qui est peut-être une gaffe majeure de la part du candidat démocrate.John Kerry veut passer pour un commandant en chef.De leur côté, les républicains aimeraient le faire passer pour un fan de Michael Moore.FILLES suite de la page A1 Jusque-là, les autorités municipales avaient fermé les yeux sur les petits accrocs à la loi, pratiquement impossible à respecter.Si elles s'étaient montrées tatillonnes, la plupart des 600 tenanciers de bordels légaux de la capitale n'auraient plus eu qu'à se recycler dans la location de chambres pour jeunes mariés.Craignant un boom du tourisme sexuel pendant les Jeux, la Ville d'Athènes a donc entamé son grand nettoyage olympique, forçant la fermeture de 15 bordels pour violation de zones.Furieuses, les prostituées sont descendues dans la rue à plusieurs reprises pour protester contre la nouvelle approche de la Ville.Elles ont fait la grève pendant trois jours et ont même menacé de se jeter du haut de leurs balcons Les 7000 prostituées légales de Grèce détiennent des permis et des certificats de santé.Elles paient leurs impôts et signent des reçus à ceux qui en font la demande.Mais elles sont minoritaires dans l'industrie du sexe, qui « emploie » 70 000 personnes au pays.Selon elles, l'application stricte de la loi pousse les filles de joie vers la clandestinité, un jeu dangereux qui ne profite qu'aux proxénètes.En permettant à plus de bordels légaux d'ouvrir leurs portes, l'intention de l'ancien gouvernement socialiste, bouté hors du pouvoir en mars, n'était d'ailleurs pas d'offrir un séjour plus épicé aux visiteurs, mais plutôt de faire concurrence à la prostitution clandestine, un véritable fléau en Grèce.Plusieurs ONG grecques et internationales ont prévenu que des bandes criminelles pourraient profiter des Jeux pour augmenter le trafic d'enfants au pays.Déjà, on estime à 17 000 le nombre de victimes de ces réseaux d'exploitation sexuelle.Ce sont, pour la plupart, des filles d'Albanie et d'Europe de l'Est à qui l'on promet un job de serveuse.Dès qu'elles mettent les pieds en Grèce, leur rêve d'une vie meilleure se transforme en cauchemar.Avenue Syngrou, au centre d'Athènes, on les voit faire le trottoir par dizaines.D'autres sont retenues prisonnières dans des appartements, où elles sont battues et violées à répétition.Elles sont désespérées.En juin, une Ukrainienne de 22 ans s'est grièvement blessée en sautant du troisième étage d'un immeuble pour échapper à ses proxénètes.Quelques jours plus tôt, une Lituanienne de 18 ans s'était brisé la colonne vertébrale en tentant une évasion similaire.Elle restera paralysée toute sa vie.La Grèce est une plaque tournante pour les bandes mafieuses.L'an dernier, elle a figuré sur la « liste noire » des États-Unis, qui la comptent parmi les nations les plus laxistes en matière de trafic d'humains.Depuis, les forces de sécurité grecques ont démantelé plusieurs réseaux de prostitution, et le pays a été rayé de la liste américaine, tout en demeurant « sous surveillance ».Désormais sous les projecteurs du monde, la Grèce commence à sortir de sa léthargie.Neuf jours avant le début des Jeux, le 4 août, le gouvernement a présenté un plan d'action contre la traite sexuelle d'êtres humains, promettant de prendre en charge et de protéger les victimes.Le plan, doté d'un budget de 3,1 millions d'euros en 2004, permettra aux jeunes filles d'obtenir de l'assistance juridique, une place en centre d'accueil, une formation et un permis de travail.Quand la flamme olympique s'éteindra, quand les dizaines de milliers de visiteurs auront plié bagages, le gouvernement songera peut-être de nouveau à augmenter le nombre de maisons closes pour lutter contre la prostitution illégale.Après tout, il n'y aurait rien de bien révolutionnaire là-dedans : six siècles avant Marie-Madeleine, le roi Solon avait été le premier à légaliser le plus vieux métier du monde.CHARLEY suite de la page A1 Charley était plus puissant que prévu quand il a touché la côte : ses vents dépassaient alors les 230 km/h, avec des vagues de 4,5 m de hauteur et de très fortes pluies.Une pointe à 276 km/h a même été enregistrée.Les toits ou les portes de nombreux bâtiments ont été arrachés, des arbres pliés en deux, des véhicules emportés et de nombreuses fenêtres brisées par des débris.Des vaches mortes gisaient au bord des routes.Deux millions de foyers et de sociétés ont été privés de courant.À l'hôpital régional Charlotte, à Punta Gorda, une quarantaine de personnes étaient soignées pour des fractures ou des coupures causées par des éclats de verre.Mais les dégâts à l'hôpital même étaient si importants qu'il a fallu transférer les patients vers d'autres établissements : « Tous les toits sont endommagés, la moitié des fenêtres ont explosé », a expliqué le directeur de l'hôpital, Josh Putter.La compagnie d'électricité de Floride a indiqué que 1,3 million de personnes étaient privées d'électricité hier dans l'ensemble de l'État et que ce chiffre pourrait augmenter.Les autorités avaient appelé quelque 2 millions d'habitants à quitter les zones qui devaient être frappées par le cyclone, mais beaucoup n'ont pas tenu compte de cet avertissement.Zone sinistrée Le président George W.Bush, qui se rendra aujourd'hui sur place, a déclaré la Floride zone sinistrée, ouvrant la voie à une aide fédérale pour l'État, deux heures seulement après l'arrivée de Charley sur la côte.« Je veux qu'ils sachent que notre gouvernement fédéral réagit rapidement pour fournir une aide.De nombreuses vies sont touchées par cet ouragan et je sais que vous vous joignez à moi pour envoyer nos prières à ces gens qui recherchent du réconfort et de l'aide », a-t-il lancé lors d'une réunion électorale dans l'Iowa.Son frère, le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, a survolé la région en hélicoptère et évalué le coût des dégâts à plus de 15 milliards de dollars.Certains commencent déjà à évoquer l'ouragan Andrew, qui avait dévasté notamment le sud de la Floride en 1992, faisant 26 morts.Selon les autorités, quelque 2000 gardes nationaux ont été déployés à Punta Gorda et dans les environs pour appuyer quelque 500 policiers et aider les autorités locales à fouiller les décombres à la recherche de victimes et protéger maisons et commerces endommagés de pilleurs.Un responsable de la justice de Floride, Mike Mc Hargue, a déclaré à Tallahassee, la capitale de l'État, que les recherches de victimes à Punta Gorda se déroulaient minutieusement quartier par quartier, maison par maison.« C'est une mission fastidieuse mais qui peut aussi être dangereuse », a-t-il dit en notant que de nombreuses routes étaient inondées et que de nombreuses lignes électriques étaient au sol.Les autorités ont appelé la population de toute la région à rester à l'écart des routes pour faciliter le travail des sauveteurs.«Les badauds peuvent être une vraie plaie », a commenté l'un des responsables des transports de Floride, le colonel Graham Fountain.« Pour le moment la population est abattue, découragée et frustrée », a déclaré de son côté le directeur des services fédéraux d'urgence, Michael Brown.« Mais je peux vous promettre, a-t-il ajouté, que le soleil brillera de nouveau et que les choses s'arrangeront, avec patience et labeur.C'est ce que j'ai déjà constaté ailleurs dans de telles circonstances ».Charley avait gagné en puissance en traversant le golfe du Mexique, provoquant l'évacuation d'environ 1,4 million d'habitants vendredi, notamment dans la baie très peuplée de Tampa, finalement épargnée.Par précaution, 180 000 habitants et touristes avaient également quitté vendredi les côtes de la Caroline du Sud à l'appel des autorités.Alors que les vents étaient redescendus samedi à 120 km/h, à 15 h, le centre de l'ouragan se trouvait dans l'Atlantique, à plus de 55 km au large de Myrtle Beach, en Caroline du Sud.Il se déplaçait vers le nord/nord-est à une vitesse de 45 km/h.La Caroline du Nord a également été placée en état d'alerte : les vents pourraient atteindre 95 km/h à l'intérieur des terres.L'ouragan devrait faiblir à mesure qu'il atteindra les zones situées plus au nord.PHOTO J.PAT CARTER, AP © Une voiture s'est retrouvée dans les débris d'une maison, à Port Charlotte.Caracas fébrile à la veille du référendum CARACAS suite de la page A1 Les anti-chavistes, qui affirment qu'ils n'accepteront les résultats que s'ils sont avalisés par le Centre Carter, digéraient hier cette rebuffade.Une liste incomplète obtenue aux bureaux du CNE, envahis par les journalistes et protégés par des barrages militaires et des soldats armés au coeur du bruyant centreville nommé El Silencio, désigne 185 observateurs provenant de corps électoraux, de Parlements, de syndicats, d'ONG de sociétés civiles et de droits de la personne ainsi que des universitaires et des personnalités d'une trentaine de pays des Amériques, d'Europe et de groupes comme le Mercosur et l'Union européenne, sans compter l'OEA et le PNUD.Le Canada, qui a exhorté vendredi les Vénézuéliens à tenir un scrutin référendaire « juste et pacifique », a deux représentants sur la liste, le stratège altermondialiste Sam Gindin, de Toronto, et un certain Jacques Cortes, du Québec, représentant la Confédération parlementaire des Amériques (COPA).« Ce référendum est un tournant décisif de la démocratie vénézuélienne.Il offre la possibilité de définir l'orientation future du pays et de mettre fin à des mois de division et d'instabilité politiques », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, en réitérant l'appui du Canada à la mission d'observation de l'OEA.Ce qui se passe aujourd'hui au Venezuela \u2014 l'exercice populaire du droit de révoquer le chef de l'État \u2014 est en réalité sans précédent.La destitution populaire aux États-Unis a touché des États, comme la Californie récemment, alors que, au fédéral, elle est restée l'apanage du Congrès.Au nom de la « démocratie participative », c'est Hugo Chavez luimême qui a intégré ce droit dans la Constitution bolivarienne, qu'il a fait plébisciter en 1999 avant de se faire réélire pour six ans en 2000.Trois types de référendums y sont prévus : consultation, abrogation, révocation.L'oligarchie a recouru à la grève générale et même au coup d'État pour se débarrasser de Chavez, qu'elle voit comme un autre Fidel Castro.Après plusieurs tentatives, elle a réussi à réunir les quelque 2,75 millions de signatures (20 % de l'électorat) requises pour la tenue du référendum de révocation d'aujourd'hui.Plus de 16 600 tables de vote ont été installées dans le pays, dont plus de 4300 pour le vote manuel dans les zones retirées, le reste étant des machines de vote électronique.« Êtes-vous d'accord pour laisser sans effet le mandat populaire accordé par des élections démocratiques légitimes au citoyen Hugo Rafael Chavez Frias comme président de la République bolivarienne du Venezuela pour le mandat présidentiel en cours ?» Voilà la question à laquelle plus de 14 millions d'électeurs potentiels sont appelés à répondre par oui ou par non.En cas de la victoire du oui, Chavez s'est engagé à démissionner immédiatement et à charger son vice- président, José Vicente Rangel, d'élire dans les 30 jours un président pour le reste de son mandat, qui expire en janvier 2007.Il s'est aussi engagé à se porter candidat, ce qui promet, le cas échéant, de nouvelles batailles judiciaires.Mais il a bon espoir de gagner, et de gagner fort.« Tous les sondages le disent, les dernières évaluations le disent, le vent le dit, les arbres le disent », a-t-il lancé hier aux journalistes après avoir reçu Jimmy Carter au palais présidentiel de Miraflores.Ce lyrisme optimiste ne saurait guère séduire l'opposition, qui croit qu'« un pessimiste, c'est quelqu'un qui sait la vérité ».La vérité, pour Enrique Mendoza et ses alliés, c'est que si le Non gagne, ce sera uniquement par la fraude.La réconciliation nationale ne semble pas pour demain, quelle que soit l'issue du vote. ACTUALITÉS Le paradoxe péquiste Soutenu par les plus jeunes de son parti, Bernard Landry est poussé vers la sortie par certains des plus âgés PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Bernard Landry trouve un peu cocasse que certains des membres les plus âgés du Parti québécois souhaitent qu'il tire sa révérence alors que les plus jeunes espèrent qu'il reste en poste.« On tombe dans la haute philosophie paradoxale, en effet.Ce sont des gens plus vieux que moi qui veulent que je m'en aille et des gens beaucoup plus jeunes veulent que je reste.J'imagine qu'il y en qui croient en l'alliance intergénérationnelle », a-t-il répondu, hier, aux journalistes qui le questionnaient sur la sortie publique d'une poignée de militants péquistes de Montréal.Dans une lettre au Devoir, quatre personnes, dont Marc Brière, de l'Association péquiste de Notre-Damede- Grâce, et Janine Valois, du PQ de Marquette, estiment que M.Landry souffre d'un manque de crédibilité parce qu'il n'a jamais été élu à la présidence du PQ.Cette faction apparemment dissidente du PQ juge que sa défaite électorale de 2003 a aussi miné sa crédibilité auprès de la population.Elle demandent donc que le PQ tienne une élection à la présidence au plus tard en 2006.«J'entends des voix totalement discordantes », a répliqué M.Landry.À l'Université Laval hier, il était entouré de jeunes.Le Comité national des jeunes péquistes est apparemment derrière lui et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) semblait tout à fait au diapason avec le chef péquiste.Le PQ de Marquette a par ailleurs fait savoir hier « son appui indéfectible » à Bernard Landry et s'est fermement dissociée de la position de Janine Valois.« La légitimité de M.Landry est incontestable », a soutenu le président de l'Association du PQ de Marquette, Philippe Bureau.Bernard Landry a répété hier qu'il poursuivait sa réflexion.À 67 ans, il dit devoir prendre en considération tous les éléments de cette décision et accueille avec sérénité les suggestions du quatuor montréalais.De toute évidence, M.Landry veut rester en poste et mener la prochaine bataille électorale.Hier, à côtoyer les jeunes, il a pu constater à nouveau que « le vent est bon ».« Et d'après ce que j'ai vu chez les jeunes, il est encore meilleur », a-t-il ajouté en souriant.M.Landry fera connaître sa décision de rester ou non à la tête du Parti québécois au cours du conseil national, le 28 août, ou au congrès suivant, en octobre.Landry appuie la FEUQ Par ailleurs, outrée par les récentes restrictions aux prêts et bourses, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s'est assurée en fin de semaine de pouvoir répercuter ses revendications à l'Assemblée nationale.La FEUQ accueillait le chef de l'opposition péquiste, Bernard Landry, qui lui a donné un appui indéfectible.Aujourd'hui, ce sera au tour du chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui devrait, lui aussi, tenter de faire reculer le gouvernement sur les réductions des programmes d'aide financière aux études.« C'est très attristant de voir un gouvernement violer ses promesses ou prendre des décisions contraires à l'intérêt de l'ensemble de la société.Pour l'éducation, c'est vraiment lamentable », a-t-il soutenu hier.M.Landry a signalé les compressions dans les universités, les cégeps et les commissions scolaires qui, selon lui, vont à « l'encontre de la priorité fondamentale de la société québécoise ».La FEUQ soutient également que les compressions dans l'éducation seront néfastes au Québec, déjà aux prises avec un problème démographique.M.Landry estime que l'on « court directement à la catastrophe ».Enfin, M.Landry a ajouté que le contenu des rapports rédigés à la suite de la Saison des idées sera publié au conseil national.Il a déclaré qu'il s'agissait d'un «chef-d'oeuvre » qui mènera à la saison des choix, alors que le programme du PQ sera revu lors du congrès de 2005.Les politiciens locaux font pression pour conserver la vocation de l'hôpital de Lachine CAROLINE TOUZIN L'arrondissement de Lachine, son maire Claude Dauphin en tête, a demandé hier l'intervention du ministre de la Santé, Philippe Couillard, pour conserver la vocation actuelle de son hôpital général.« Nous allons faire les pressions nécessaires avec l'aide de notre député et de la communauté pour à tout le moins maintenir les services actuels », a affirmé le maire hier matin en conférence de presse, à la suite d'une réunion extraordinaire du comité externe de soutien au Centre hospitalier de Lachine, dont il est le président.L'annulation d'une vingtaine d'opérations faute de médecins aux soins intensifs, annoncée jeudi dernier, est au coeur des préoccupations de ce comité.« On ne veut pas de bris de service », a répété à plusieurs reprises M.Dauphin.Des médecins de l'hôpital de Lachine qui assistaient à la conférence de presse ont aussitôt pris la parole pour nuancer le cri d'alarme de M.Dauphin.Selon Theodore Kass et Paul Saba, tous deux chirurgiens, le recrutement d'intensivistes va bon train.Un médecin de famille de l'hôpital St.Mary's prêtera main-forte à celui de Lachine dès demain.Il pourra travailler aux soins intensifs sans être spécialiste grâce à une formation adéquate.Des négociations sont aussi en cours avec deux intensivistes, l'un d'Ottawa et l'autre de Montréal.Le député de Marquette, François Ouimet, qui appuie les demandes du comité, prévoit rencontrer son collègue Philippe Couillard à deux reprises d'ici deux semaines pour discuter de l'avenir de l'hôpital.Selon M.Ouimet, la communauté de Lachine serait ouverte à ce que son hôpital offre des services complémentaires à ceux du centre hospitalier de La Salle, l'arrondissement voisin, tant que le ministère de la Santé ne ferme pas les urgences de l'établissement.D'ailleurs, la vingtaine de patients qui ont vu leur opération annulée seront opérés à La Salle, a affirmé M.Dauphin.Le comité externe de soutien au Centre hospitalier de Lachine a aussi tenu à préciser qu'il ne veut pas d'une reconversion en centre de gériatrie active, comme l'envisage le ministère de la Santé, si cela signifie la perte d'autres services.« Notre souhait est de maintenir l'hôpital de Lachine ouvert, mais il faut l'adapter aux besoins de sa population vieillissante.Il est clair qu'on veut garder les urgences ouvertes, répond Cathy Rouleau, attachée de presse du ministre de la Santé Philippe Couillard.(.) Si le corps médical de Lachine veut maintenir son hôpital comme il était il y a 30 ans, ça risque d'être difficile parce qu'il n'y a pas autant de médecins qui veulent y pratiquer que l'hôpital voudrait en avoir pour occuper tout le terrain.» Nouvel incident d'instrument chirurgical souillé La contamination a été évitée PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Des milliers d'enfants comme Malory Beaubien se sont retrouvés hier au parc Maisonneuve.C'était leur fête ! La plus grande cour de récréation en ville CAROLINE TOUZIN Un employé du centre hospitalier Honoré-Mercier, dans la région de Saint-Hyacinthe, a découvert des débris osseux et du sang à l'intérieur d'un instrument chirurgical prêté par un fabricant il y a environ deux mois.L'instrument aurait dû arriver stérilisé à l'hôpital, qui s'apprêtait à l'utiliser lors d'une opération.Ces prêts en échange de l'achat de prothèses, clous et autres vis destinés aux patients sont courants, a expliqué le Dr Gilles Brien, directeur des services professionnels et hospitaliers à Réseau Santé Richelieu-Yamaska.Après l'intervention chirurgicale, l'hôpital remet l'instrument à la compagnie, qui le prêtera à un autre hôpital qui en a besoin.Chaque hôpital est censé nettoyer l'instrument avant de le renvoyer à la compagnie.Cette foisci, cela n'a pas été fait par l'emprunteur et encore moins vérifié par l'entreprise prêteuse.L'instrument en question est un impacteur.Il sert à planter un clou dans un os.Il possède une tête en caoutchouc qui recouvre une tête de métal conçue comme un engrenage.Les débris et le sang ont été trouvés sous la tête de caoutchouc.La contamination a été évitée notamment grâce au fait que l'hôpital a révisé ses méthodes de stérilisation à la suite du rappel, en avril dernier, de plusieurs patients qui avaient été opérés pour un remplacement de la hanche à l'aide d'un instrument chirurgical mal stérilisé, a précisé le Dr Brien.Dans ce cas-ci, il n'y a pas eu de rappel puisque l'objet souillé a été découvert avant d'être utilisé.Toutefois M.Brien a demandé à la compagnie qui a fourni l'instrument d'être plus attentive à la qualité des produits qu'elle prête.Personne au centre hospitalier Honoré-Mercier n'était en mesure hier de fournir à La Presse le nom de la compagnie en question.Le rappel de 1200 patients au mois d'avril avait poussé le ministère de la Santé et des Services sociaux à travailler à l'implantation d'un protocole de stérilisation plus rigoureux à l'échelle de la province, et ce, pour tous les types de chirurgie.Avant l'incident, les normes de stérilisation avaient toujours été déterminées par chaque hôpital.RAYMOND GERVAIS Le parc Maisonneuve est devenu, depuis hier et jusqu'à ce soir, une immense cour de récréation d'un kilomètre carré réservée aux enfants et à leur famille.Hier matin, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le comédien Francis Reddy, porte-parole de l'événement, ont donné le coup d'envoi de la sixième Fête des enfants de Montréal.Trente-quatre jeunes âgés de 8 à 12 ans, ambassadeurs des différents arrondissements de la ville, ont ouvert la grande fête populaire.Ces jeunes garçons et filles, qui ont parcouru la ville durant tout l'été à la découverte de ses principales attractions, ont fait part de leurs trouvailles.Francis Reddy a expliqué hier que la Fête des enfants est l'occasion de venir s'amuser et de découvrir les différentes communautés qui composent Montréal : « Ce qui se passe ici, c'est sans fin! Il y a une vingtaine de structures gonflables gigantesques, des sports à pratiquer en famille, comme le rugby, le hockey sur gazon et le jeu de kinball, que l'on pratique avec un immense ballon.Il ne faut pas oublier les maquillages typiques de différents pays.Puis il y a les spectacles pour enfants donnés par des professionnels et une scène où ce sont des enfants qui donnent des spectacles de danse, de musique et de chant.« C'est aussi des pavillons où une cinquantaine de communautés culturelles de Montréal nous permettent de découvrir leur pays, par des pièces d'artisanat et parfois même par des dégustations.Les enfants peuvent aussi créer des choses et repartir avec.Ici, il n'y a pas de frais d'admission et tout est gratuit pour eux.Ces deux journées leur appartiennent », a dit le comédien bien connu, qui a signé hier des centaines d'autographes.Hier après-midi, les enfants ont été fort impressionnés par les camions de pompiers installés pour eux.Ils ont pu monter à bord et jouer au pompier.Une roulotte du Service de prévention incendie de Montréal leur a aussi permis d'apprendre par le jeu comment on doit évacuer une maison en cas d'incendie.L'an dernier, près de 215 000 personnes ont assisté à la Fête des enfants.M.Reddy souhaite qu'un jour ce week-end de fête se prolonge durant toute une semaine.Pour les familles qui désirent se rendre à la Fête aujourd'hui, signalons que le transport en commun est gratuit pour les détenteurs d'un laissez- passer, lequel donne aussi accès gratuitement au Biodôme, à l'Insectarium et au Jardin Botanique.On peut se procurer le laissez-passer dans les pharmacies Jean Coutu de Montréal.Par ailleurs, il faut préciser que le boulevard Viau entre le boulevard Rosemont et la rue Sherbrooke est fermé à la circulation de 6 h à 20 h, de même que la rue Sherbrooke entre les boulevards Pie-IX et Viau. ACTUALITÉS Jean-Paul II à Lourdes Un pèlerin malade parmi les autres ASSOCIATED PRESS ET AGENCE FRANCE-PRESSE LOURDES \u2014 Vingt et un ans après sa première visite à Lourdes, le pape Jean-Paul II est revenu hier dans la cité mariale, toujours en pèlerin à l'occasion de l'Assomption, mais cette fois-ci physiquement affaibli par la maladie de Parkinson.Des centaines de milliers de fidèles l'ont accueilli dans la ville des apparitions de la Vierge et des guérisons « miraculeuses ».Le souverain pontife a réservé son « premier salut » aux malades.« Je partage avec vous un temps de vie marqué par la souffrance physique, mais non pour autant moins fécond dans le dessein admirable de Dieu », a-t-il déclaré dans un discours lu par le cardinal français Roger Etchegaray.Auparavant, il avait lancé, devant le président Jacques Chirac, en français et d'une voix faible, un appel à « l'édification d'un monde dans lequel les grands idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité puissent constituer la base de la vie sociale ».En reprenant ainsi la trilogie de la devise de la République française, il illustrait la concordance de vues entre Paris et le Vatican \u2014 affirmée dans leur refus de la guerre en Irak \u2014 sur la nécessité de promouvoir des « valeurs universelles.» Le président Chirac, venu l'accueillir à l'aéroport voisin de Tarbes, a salué un « inlassable pèlerin qui incarne l'audace, le courage et cette force qui fait de vous un pasteur universel et un homme de paix.» Il a prôné le « combat pour la paix, pour que les relations entre les États soient soumises à la loi, récusant la politique du fait accompli, prônant le dialogue des cultures comme antidote à la violence et au rejet de l'autre.» Le pape a ensuite gagné Lourdes en papamobile.Dans la vieille ville, décorée de guirlandes blanc et bleu \u2014couleurs de Marie et de Lourdes\u2014 et de fanions blanc et jaune \u2014couleurs du Vatican \u2014, il a été applaudi et acclamé par la foule enthousiaste qui s'était massée derrière les barrières dressées le long de son parcours.Tandis que sonnaient les cloches des églises, il est arrivé à la grotte de Massabielle, première étape de son pèlerinage.C'est là que, selon l'Église, la Vierge Marie est apparue en 1858 à Bernadette Soubirous, une adolescente pauvre de 14 ans, et a fait jaillir une source.Depuis, les pèlerins bien portants et malades affluent à Lourdes, où ils viennent boire ou se plonger dans cette eau.Et 66 guérisons inexpliquées ont été reconnues « miraculeuses » par l'Église.Jean-Paul II s'est agenouillé sur un prie-Dieu devant la grotte et s'est recueilli.Au bout d'une minute, le haut de son corps a fléchi et on l'a aidé à se rasseoir sur son fauteuil roulant.On lui a ensuite présenté un verre à pied contenant de l'eau de la grotte et il en a bu deux gorgées.« Chers frères et soeurs malades, je voudrais vous serrer dans mes bras, l'un après l'autre, de manière affectueuse et vous dire combien je suis proche de vous et solidaire de vous », a-t-il ensuite déclaré dans un discours lu par Mgr Etchegaray.« Je le fais spirituellement », a ajouté le souverain pontife âgé de 84 ans qui, outre sa maladie de Parkinson, est atteint de problèmes de genou et de hanche.Après la prière de l'Angélus, Jean-Paul II a rejoint en papamobile l'accueil Notre-Dame, une résidence pour malades où il loge ce week-end.Asther Mora, une Madrilène de 48 ans, a expliqué hier après-midi qu'elle avait éprouvé «des sentiments mélangés » en voyant le pape à la grotte.« J'étais heureuse de le voir et triste parce que c'est peutêtre la dernière fois que je le vois à cause de sa santé.» « Ça donne la chair de poule », a estimé Marie-Françoise, qui participe chaque année au pèlerinage national.« Ça a fait mal de le voir comme ça, a renchéri son amie Roselyne.De l'entendre, on a beaucoup compati.» Aux yeux de Christiane Yanrou, une Ivoirienne de 39 ans qui se présente comme « une fan du pape », sa souffrance physique ne retire rien au « charisme » de Jean-Paul II.Ginette Behety, une hospitalière qui fait le pèlerinage en fauteuil à cause d'une maladie, « admire » le Saint-Père.« Il faut certainement un effort terrible pour venir passer deux jours parmi nous.» Dans sa lecture du rosaire, en fin d'après-midi, sous un chaud soleil, le pape a été accompagné par des groupes de malades, de soignants et de prêtres.Il a terminé cette célébration de deux heures en traversant la foule poussé dans son fauteuil roulant, sous les ovations des pèlerins.Le soir, Jean-Paul II a lancé un appel ému en faveur de la paix en donnant le départ de la procession aux flambeaux.« Que tout homme voie dans l'autre non pas un ennemi à combattre, mais un frère à accueillir et à aimer, pour construire ensemble un monde meilleur », at- il demandé.Aujourd'hui, il célébrera la messe de l'Assomption pour les 300 000 fidèles attendus sur la prairie des sanctuaires à Lourdes.Et l'aprèsmidi, il priera seul devant la grotte de Massabielle, avant de prendre l'avion qui le ramènera à Rome.Ce pèlerinage est le huitième voyage de Jean-Paul II en France depuis son élection à la tête de l'Église catholique en 1978.Le pape, qui était venu à Lourdes en 1983, y a été réinvité à l'occasion du 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, qui veut que Marie ait été \u2014 dès le tout début de sa vie \u2014 étrangère au mal et au péché.PHOTOALESSANDRO BIANCHI, REUTERS Le pape Jean-Paul II devant la grotte de Massabielle, hier, premier arrêt d'une procession en cinq étapes correspondant aux cinq mystères de Lourdes.VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?CÉLÉBRITÉS.14 AOÛT 1954 FÉLICITATIONS À JACQUELINE ET ROGER CHAMPAGNE! Avec tendresse et affection.Claude, Pierre et Sylvain Mathieu, Charles, Éliane et Martin Dolorès et Lucie SAMUEL RINGUET (Né le 14 août 2003) Petit ange, bel amour.Déjà un an que tu fais notre bonheur à tous.BON ANNIVERSAIRE! Papa, Maman, William et David.50e anniversaire de mariage JEANNINE LABBÉ ET JULIEN PAQUET (de St-Hyacinthe) C'est avec joie que nous félicitons nos parents Nous leur souhaitons plusieurs autres années de bonheur.Les enfants et petits-enfants.TU NE VIEILLIS PAS! 50 ans pour une sorcière ce sont des poussières BONNE FÊTE ODETTE Ta best friend, Jojo.P.S.Salut Ti-Guy! (14 AOÛT 1954) Joyeux 50e anniversaire de mariage CLAIRE ET LIONEL GIROUX Vos enfants, leurs conjoints, les petits et arrière-petits-enfants et tous ceux qui vous aiment.NICOLE PERREAULT ET CARLO DALLA COLETTA Félicitations! 40e anniversaire de mariage AUJOURD'HUI Vos enfants, leurs conjoint(e)s et vos petits-enfants, xxx FRANÇOISE CHARTRAND ET VINCENT GRANGER célèbrent en ce 15 août, 40 ans de mariage.Votre générosité nous inspire.Dominique, Anne-Marie (Ivan), Michel (Mélanie) et vos 5 petits-enfants.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celeb_150804 40e anniversaire de mariage PIERRE LEDUC ET LILIANE MORISSETTE (8 août 1964 à St-Pie de Bagot) Vos enfants, parents et amis vous souhaitent tous leurs voeux de bonheur.VOUS AVEZ PLUS DE 16 ANS ?VOUS AVEZ PLUS DE 40 ANS ?Vous désirez vous réorienter ?Vous aimez les animaux PRINCIPALEMENT LES CHEVAUX ?Inscrivez-vous à notre cours PALEFRENIER PROFESSIONNEL Visitez notre site www.cabriole.qc.ca Cours débutant le 7 septembre Contactez-nous au (450) 359-7007 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO NUMÉRO Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (40) 2004-08-14 2004-08-14 Tirage du 2004-08-14 Tirage du 2004-08-13 Tirage du 2004-08-13 (25) 2004-08-14 2004-08-14 (31) 25 547 926 $ 21 000 000 $ 17 500 000,00 $ 94 138,70 $ 2 657,10 $ 150,40 $ 10,00 $ 10,00 $ PROCHAIN GROS LOT LE 20 AOÛT 2004 21 000 000 $ Brochette demythes grecs STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE stephane@stephanelaporte.com C'est parti ! Les Jeux d'Athènes sont ouverts.Durant les deux prochaines semaines, le monde entier sera une longue brochette grecque.Et il sera de bon ton de faire étalage de ses connaissances sur la mythologie grecque.Comme j'ai eu la chance d'étudier le grec au Collège de Montréal, laissez-moi vous donner un petit cours de mythes et légendes pour que vous puissiez épater la galerie pendant que vos amis bâilleront en regardant la nage synchronisée à 6h du matin.Selon les grecs de l'Antiquité, l'origine du monde vient du mariage entre Gaïa, la Terre, et Ouranos, le Ciel.On ne sait pas si c'était un mariage d'amour parce qu'ils n'avaient pas ben ben le choix : il y avait juste eux autres qui existaient.Pas besoin de sites de rencontres Internet.Gaïa et Ouranos ont eu six filles et six garçons.C'est une grosse famille, mais il faut dire qu'il y avait bien de la place.La première famille de l'Histoire a donné naissance, bien sûr, aux premières chicanes de l'Histoire.Ouranos n'était pas fin avec son épouse, alors le petit Cronos décida de venger sa mère en coupant les organes génitaux de son père.Ouranos Bobbit dut laisser sa place de chef à Cronos, qui devint donc le Cronos maître.Il était assez heavy, le Cronos.Pour consolider sa suprématie, il exila ses frères et soeurs, sauf Rhéa, qu'il épousa.Victor-Lévy Beaulieu n'a rien inventé.Et pour être sûr qu'aucun de ses cinq enfants ne prenne sa place un jour, Cronos les mangea.Quand Rhéa fut sur le point d'accoucher à nouveau, elle se cacha en Crète et confia à des nymphes son poupon, appelé Zeus.Zeus à l'envers, ça fait suez, et comme tous les big boss, il a fait suer bien du monde.Quand Zeus devint adulte, il fit boire une potion à son père qui lui fit restituer ses frères et soeurs.Je sais, c'est dégueulasse, mais que voulez-vous, Elvis Gratton n'a rien inventé.Zeus déclara la guerre à Cronos.La gang de Zeus gagna et s'établit sur le mont Olympe.Ça ne date pas d'hier que les gens puissants préfèrent vivre au sommet des montagnes.Le mont Olympe, c'était un peu comme le Westmount grec.Un coin défusionné du reste de la création.Zeus s'ennuyait dans sa grosse cabane et donna le contrat à Épiméthée et Prométhée de peupler le monde.Ce fut le premier contrat sans appel d'offres.Gagliano n'a rien inventé.Épiméthée créa les animaux et leur donna toutes les qualités.Il laissa l'homme sans beauté et sans intelligence.Prométhée n'était pas d'accord.Il donna la logique et le feu à l'homme.Zeus n'était pas content.Parce que le feu ne devait appartenir qu'aux dieux.Il n'était pas fou, Zeus, il savait comment l'homme se servirait du feu.Il avait prévu les troubles à Kanesatake.Pour punir Prométhée, il l'enchaîna au sommet du mont Caucase, et chaque jour un aigle venait lui dévorer le foie.Qui repoussait chaque fois, le foie.À côté de ça, une prison irakienne, ça ressemble à un Club Med.Un jour, Héphaïstos forgea un être magnifique qui ressemblait à l'homme : une femme nommée Pandore.Ce qui ne choqua pas Zeus, au contraire.Zeus avait un petit côté Bill Clinton.Zeus donna un cadeau à Pandore.Une belle boîte.Non, pas une boîte de cigares.Juste une belle petite boîte décorative, que la femme n'avait pas le droit d'ouvrir si elle voulait rester heureuse.C'est pas trop compliqué, me semble ?Ferme ta boîte, et tu seras heureuse.Mais vous savez comment sont les femmes ! Dès que Zeus eut le dos tourné, Pandore ouvrit la boîte, d'où s'échappèrent la méchanceté, la haine, la peur, la jalousie et les maladies.Notre civilisation n'a rien inventé.Zeus, pour punir les hommes, provoqua un déluge.Il ne sauva que deux êtres humains, Deucalion et Pyrrha, à qui il demanda de construire un bateau pour accueillir les animaux.Je sais, c'est la même histoire que Yahvé avec Noé.Zeus aurait d'ailleurs pu intenter la première poursuite en droit d'auteur de l'Histoire, mais Me Guy Bertrand n'était pas encore inventé.Le premier homme né après le déluge se nomma Hellen, d'où la civilisation des Hellènes.Pas les Hellènes de Roch Voisine.Les Hellènes de Grèce.Au mont Olympe vivaient 12 dieux grecs.Pourquoi autant ?Ça devait être pour les produits dérivés, ça faisait plus de cartes à collectionner.Outre Zeus, il y avait Héra, la déesse du mariage.Héra était la femme de Zeus et la première cocue de la création.Zeus la trompait avec tout ce qui bougeait.D'ailleurs, Apollon, le dieu de la Vérité, de la Lumière, de la Musique et de la Poésie, était le fils illégitime de Zeus.Apollon était très beau, et comme beaucoup de très beaux, il était homo.Il avait plusieurs femmes, mais il était aussi attiré par les garçons.Dire que ça a pris 3000 ans avant le premier mariage gai ! Aphrodite était la déesse de l'Amour.Quand Cronos s'est fait trancher les gosses, elles sont tombées dans la mer, et elles ont donné naissance à Aphrodite.Ne vous demandez pas pourquoi l'amour, ça fait mal.Arès était le dieu de la Guerre.Il a eu un fils : Arès W.Artémis était la déesse de la chasse et de la Lune.Elle était vierge et ne prenait plaisir qu'à chasser.Des machos diraient que c'est la première agace, mais nous, on n'est pas comme ça.Athéna était la déesse de la sagesse.Elle était la protectrice des villes.Athènes, bien sûr, mais aussi Sparte, Mégare, Argos et Troie.C'était la Jean-Marc Fournier de l'antiquité.Déméter était la déesse de la fertilité et de l'agriculture.C'était une des maîtresses de Zeus.Les maîtresses, dans ce temps-là, ne restaient pas stagiaires longtemps.Hadès était le dieu du royaume des morts.Il avait reçu des cyclopes un casque qui le rendait invisible.Si Gilles Duceppe avait eu ça, on n'aurait jamais ri de lui, parce qu'on n'aurait jamais su qui était en dessous du casque ! Hermès, autre fils illégitime de Zeus, était le dieu des commerçants et des voleurs.Dès l'Antiquité, les deux allaient de pair.Héphaïstos, fils légitime de Zeus, était le dieu du Feu et de la métallurgie.Il n'était pas beau.Et ça doit être pour ça que les chanteurs de heavy metal font aussi dur.Hestia était la déesse du foyer.Elle était le symbole de la fidélité.Elle était aussi vierge.Ce qui est encore la meilleure façon de rester fidèle.Enfin, le douzième et non le moindre, Poséidon était le dieu de la Mer.Il était presque aussi puissant que Zeus.Dans tous les sens du termes, puisqu'on lui dénombre plus de 2000 maîtresses.L'océan peut bien être salé.Bon, vous avez assez de culture grecque pour impressionner la Cage aux sports durant les 15 prochains jours.Bonnes ailes de souvlaki, tout le monde ! D'autres grévistes des parcs sur la route de Paul Martin PRESSE CANADIENNE HALIFAX \u2014 Pour une deuxième fois en 48 heures, le premier ministre Paul Martin croisera les piquets de grève érigés par les employés de Parcs Canada lorsqu'il arrivera à un lieu historique national, en Nouvelle-Écosse.Alors que la grève des 4800 employés des parcs et lieux historiques nationaux vient tout juste de commencer, M.Martin est à même de constater les effets du conflit de travail.Vendredi, le premier ministre a été chahuté par une trentaine de membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada quand il s'est arrêté à Whitehorse, dans la cadre de sa tournée dans le Nord canadien.M.Martin s'est brièvement entretenu avec les grévistes, saluant leur loyauté et leur ardeur au travail, des paroles qui ont eu peu d'effet sur les employés, qui sont sans contrat de travail depuis plus d'un an.Des scènes semblables se reproduiront peut-être aujourd'hui au cours d'une autre activité qui soulignera la fin du Congrès mondial acadien, à Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.Des grévistes sont aussi attendus à la cérémonie.Mais le bureau du premier ministre espère que M.Martin ne se retrouvera pas dans l'obligation de franchir les piquets de grève des employés du gouvernement, une image dont l'impact politique pourrait être négatif.« Le premier ministre n'a pas l'habitude de franchir les piquets de grève », a dit le porte-parole Scott Reid.La visite de Paul Martin, aujourd'hui, marquera la fin de deux semaines de festivités en l'honneur de la culture acadienne.Le Congrès mondial a attiré dans l'Atlantique des milliers de personnes dumonde entier.Partez flâner avant de râteler.Super Solde prolongé ! 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pour des raisons de sécurité.À Najaf, l'espoir suscité par l'annonce vendredi d'un cessez-le-feu a été de courte durée.Le conseiller à la sécurité nationale du gouvernement, Mouaffak al-Roubaï, a annoncé en fin d'après-midi l'échec des négociations et la reprise des opérations militaires.Cette annonce intervient à la veille de l'ouverture de la Conférence nationale chargée de lancer le processus démocratique menant aux élections générales de janvier 2005.« Je suis profondément désolé de vous annoncer l'échec des efforts qui ont été déployés pour parvenir à une solution pacifique à la crise de Najaf », a-t-il dit, ajoutant que les opérations militaires allaient reprendre.Les combats ont commencé le 5 août entre les miliciens chiites qui défendent un bastion d'un kilomètre carré dans la vieille ville, avec au centre le mausolée de l'imam Ali, et les forces américaines censées apporter un appui aux forces irakiennes.L'Armée du Mehdi a accusé le premier ministre Iyad Allaoui d'être responsable de l'échec des négociations, tandis que Moqtada Sadr se déclarait prêt, selon un porte-parole, à accepter des Casques bleus de l'ONU en Irak à la place de la Force multinationale (FMN) d'occupation.Par ailleurs, à Samarra, l'armée américaine a affirmé avoir tué une cinquantaine de membres de la guérilla près de cette ville à majorité sunnite (125 kmau nord de Bagdad) après avoir largué des bombes de 230 kg sur des positions rebelles.Ces chiffres ne sont pas confirmés de sources médicales.L'hôpital de Samarra a pour sa part indiqué à l'AFP que 25 Irakiens, dont des femmes et des enfants, avaient été tués et 86 autres blessés dans des affrontements survenus hier avant l'aube entre la guérilla et les policiers irakiens, appuyés par les soldats américains.De violents combats se sont également produits dans la ville majoritairement chiite de Hilla (100 km au sud de Bagdad), faisant au moins 14 morts et 37 blessés, civils, policiers et miliciens, selon des sources médicales.Le chef de la police locale, le général Qaïs Hamza Aboud, a pour sa part affirmé à l'AFP que les combats avaient fait depuis vendredi trois tués parmi la police, et 49 morts dans les rangs des miliciens.Ces chiffres n'ont pu être confirmés de sources médicales.Les combats ont commencé lorsque des miliciens partisans de Moqtada Sadr ont attaqué vendredi soir un commissariat et des bâtiments gouvernementaux, a indiqué le général Aboud.Les miliciens ont occupé pendant plusieurs heures deux commissariats et assiégé un troisième où se trouvaient 70 soldats polonais qui ont pu être évacués hier matin vers leur base sous escorte des forces américaines, selon l'armée polonaise.Le général Aboud a assuré que les forces de sécurité irakiennes « contrôlaient à 100 % » la ville, tout comme l'armée polonaise, déployée dans cette région dans le cadre de la FMN.À Falloujah (60 km à l'ouest de Bagdad), huit Irakiens ont été tués et 10 blessés dans des bombardements de l'armée américaine, selon l'hôpital.PHOTO AFP Des partisans chiites de Moqtada Sadr affluaient par milliers hier dans la ville sainte de Najaf, venant de Bagdad.Les pourparlers de vendredi devant conduire à un cessez-le-feu à Najaf ont échoué hier.180réfugiés tutsis congolais massacrés au Burundi ALOYS NIYOYITA ASSOCIATED PRESS GATUMBA, Burundi \u2014 Des assaillants armés de machettes et d'armes automatiques ont massacré au moins 180 Tutsis congolais vendredi soir dans un camp de réfugiés de l'ONU de l'ouest du Burundi, ont déclaré hier des responsables des Nations unies.Le camp a été incendié.Pasteur Habimana, porte-parole des rebelles hutus burundais des Forces nationales de libération (FLN), a justifié l'attaque en affirmant que ce camp situé à Gatumba, près de la frontière de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), abritait des soldats de l'armée burundaise et des miliciens congolais banyamulenge (tutsis).Il avait dit un peu plus tôt que les victimes avaient été tuées par des soldats burundais voulant échapper aux rebelles.Le camp était destiné aux Congolais fuyant les combats au Sud-Kivu.Ce massacre, 10 ans après le génocide de plus de 500 000 Tutsis et Hutus modérés au Rwanda en 1994, fait craindre des représailles susceptibles d'anéantir les efforts de paix en RDC voisine.Le maire de la localité, Louis Niyonzima, a affirmé que les réfugiés avaient été transférés hier dans une école voisine où ils seraient protégés par l'armée.Selon des rescapés, les agresseurs s'exprimaient dans des langues parlées au Congo-Kinshasa, au Rwanda et au Burundi.Avant d'attaquer, ils auraient distribué des tracts appelant les réfugiés à fuir ou à subir l'assaut d'une coalition de factions armées du Burundi, du Rwanda et de RDC « luttant contre la colonisation tutsie dans la région ».« Ces types étaient armés de grenades, de machettes et d'armes automatiques.Pendant l'attaque, ils battaient les tambours », a déclaré Fernando del Mundo, porte-parole du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) à Genève.Il a ajouté qu'un camp de l'armée situé non loin avait d'abord été attaqué, ce que le colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole de l'armée burundaise, a nié.Il a aussi démenti que des troupes aient pénétré dans le camp de réfugiés.D'après Isabelle Abric, porte-parole de la mission des Nations unies au Burundi, au moins 159 réfugiés ont été tués sur place et, parmi les 101 blessés, 30 ont succombé à l'hôpital.« Les gens étaient en train de dormir.Ils ont été tués en tentant de s'enfuir », a déclaré pour sa part Eliana Nabaa, porte-parole de la mission onusienne au Congo- Kinshasa (MONUC).LE TOUR DUMONDE Hugo Chavez, le rebelle SOUDAN Condamnations Un tribunal soudanais a condamné à mort hier des miliciens reconnus coupables d'avoir participé à des attaques meurtrières à l'aéroport d'El-Facher et dans les environs en avril et mai 2003, au Darfour, dans l'ouest du Soudan, selon l'agence de presse officielle SUNA.Talha Hassan Talha, juge en chef de la Cour suprême du Darfour Nord, a refusé de préciser combien d'hommes étaient EN CAUSE ou s'ils étaient arabes ou africains.AP RUSSIE Coopération Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, et son homologue russe, Serguéï Ivanov, ont mis en relief hier à Saint-Pétersbourg le renforcement de leur coopération militaire et sécuritaire, malgré leurs divergences sur l'élargissement de l'OTAN.M.Rumsfeld, arrivé vendredi à Saint Pétersbourg où il a eu hier des entretiens avec M.Ivanov, a relevé que les interêts sécuritaires des deux pays avaient convergé.AFP JOONEED KHAN VENEZUELA ENVOYÉ SPÉCIAL Un rebelle militaire recyclé dans le civil et qui sait parler au peuple.Ainsi apparaît Hugo Chavez Frias depuis son entrée à l'Académie militaire en 1970, quand il n'avait que 17 ans, jusqu'à son combat ces jours-ci pour maintenir, par les urnes, le cap sur sa « révolution bolivarienne » en faveur des exclus du Venezuela, géant pétrolier.« J'étais enfant quand je suis entré à l'Académie, c'était l'époque des guérillas, de la guerre du Vietnam, de Torrijos au Panama, du coup d'État contre Allende au Chili, cela m'a marqué, et entre Clausewitz et Napoléon, j'ai lu un livre sur l'armée comme agent du changement social », a-t-il confié à la sociologue chilienne Marta Harnecker, dans une longue interview publiée sous forme de livre.Dans le documentaire sur le putsch d'avril 2002 contre lui, Chavez raconte aux cinéastes irlandaises Kim Bartley et Donnacha O'Briain que sa grand-mère détestait son défunt grand-père, l'appelait « bandit» et « assassin ».En fouillant, Chavez découvrit que le grand-père en question avait été tué en se battant contre de riches propriétaires.«Il n'était pas un bandit, il était un révolutionnaire », dit-il.Le choix du « non» au référendum d'aujourd'hui lui sied à merveille, c'est le non rebelle, le non des pauvres à l'oligarchie, le non de Chavez à Bush.En 1982, Chavez et des camarades lancent le Mouvement révolutionnaire bolivarien (MRB), en l'honneur de Simon Bolivar, qui se battit dans les années 1800 pour l'indépendance du Venezuela et de toute l'Amérique latine.« C'était l'époque du bipartisme des élites et de la démocratie malade, selon le titre d'un livre qui m'impressionna.La rente pétrolière était dilapidée et les pauvres du pays, la vraie majorité, étaient confinés à l'exclusion sociale, politique et économique.Il fallait faire quelque chose », raconte-t-il à Mme Harnecker.C'est en février 1992 que le MRB passe aux actes, avec une rébellion doublée d'une tentative de coup d'État.Celle-ci est écrasée, au prix de 18 morts et 60 blessés.Le colonel Hugo Chavez Frias se rend aux autorités et se retrouve en prison pour deux ans, émergeant avec un pardon en 1994.Hugo Chavez lance alors un nouveau parti, le Mouvement pour la Cinquième République, qui reprend les grands projets du MRB mais qui vise à liquider la vieille République formelle et à la remplacer par des structures de démocratie « participative ».Il prône désormais la voie des urnes et la transition pacifique vers le changement révolutionnaire.Il est porté au pouvoir en 1998 par un vote massif des pauvres et des exclus, qu'il a su éveiller et galvaniser grâce à ses traits amérindiens, certes, mais surtout grâce à son discours populiste et à ses rapports spontanés avec les pauvres et avec les foules.Un écrivain a réuni une série de textes sur Chavez qu'il a intitulée Le Magicien des émotions.Gabriel Garcia Marquez, le romancier colombien, voit « deux Chavez, le militaire et le civil », mais Mario Vargas Llosa, le conservateur péruvien, voit plutôt le Venezuela sous Chavez comme « le suicide d'une nation ».C'est dire que Chavez, marié deux fois et père de quatre enfants, ne laisse pas indifférent.« L'homme provoque les passions », écrit Luis José Uscategui, qui a compilé Le Magicien.« Il a sorti le Venezuela de l'ennui et l'a basculé dans l'excitation.» Dans le documentaire de Bartley et O'Briain, on voit Chavez à chaque occasion s'attarder pour bavarder avec de petits soldats ou engager les échanges avec la foule.Il a sa propre émission de télévision où il parle en direct avec des gens qui téléphonent.Cet engagement auprès du peuple se reflète dans les réalisations de ses différentes misiones : alphabétisation, accès au secondaire et à l'université, soins médicaux, adduction d'eau potable dans les barrios, subventions au prix des denrées de base.« Chavez sait parler au peuple », reconnaît à contrecoeur Isabel Arzola, architecte de 34 ans rentrée de ses vacances new-yorkaises à temps pour voter contre Chavez.« Dans notre camp, il y a beaucoup de gens intelligents et capables, mais nous n'avons personne qui puisse parler comme Chavez, parler au peuple comme lui », dit-elle.MONDE FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Noëlàlongueur d'année mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Àcompter de demain, la clientèle des quatre Centres à la mode de Cadillac Fairview aura accès aux 915 magasins que comptent ces centres commerciaux tous les soirs de la semaine et dès 10 h le dimanche matin.Ce seront exactement les mêmes heures d'ouverture que durant la période des Fêtes.Après les magasins d'alimentation, les pharmacies et les magasins à grandes surfaces comme Wal-Mart, voilà donc qu'il sera possible d'acheter vêtements, bijoux et accessoires de mode quand bon nous semblera.Mais est-ce vraiment un gain ?Ce n'est pas évident.Si, à court terme, le consommateur y gagnera en flexibilité, à plus long terme, il risque de perdre en diversité.Cadillac Fairview explique sa décision par les résultats d'un sondage où 62% des gens interrogés se sont dits en faveur d'une augmentation des heures d'ouverture des magasins.Ces résultats n'ont rien d'étonnant ; il est plutôt rare que l'on refuse un avantage, surtout quand on n'a pas à en assumer les coûts.L'argument est donc plutôt faible.Il est évident que, derrière ce souci de mieux servir sa clientèle, se profilent d'autres motifs.Comme tous les centres commerciaux plus traditionnels, Cadillac Fairview perd de la clientèle au détriment des mégacentres, ces regroupements de magasins à grandes surfaces axés sur une politique de bas prix dont plusieurs sont ouverts tous les soirs de la semaine.En allongeant ses heures d'ouverture, l'entreprise espère regagner des parts de marché.C'est parfaitement légitime, d'autant plus que les revenus de location de Cadillac Fairview sont, en partie, fonction des ventes de ses locataires.Le problème avec cette décision, c'est qu'elle est imposée.En vertu de son bail, le locataire doit se conformer aux heures d'ouverture du centre commercial, à moins de bénéficier d'une clause spéciale.Si les grandes chaînes nationales s'adapteront assez facilement à l'ajout de ces 11 heures d'ouverture supplémentaires, n'ayant, dans bien des cas, qu'à remanier l'horaire de leurs employés, les plus petits détaillants en souffriront davantage.Pour nombre d'entre eux, l'augmentation des coûts engendrée par l'embauche de personnel supplémentaire ne sera pas nécessairement compensée par une augmentation suffisante des revenus, ce qui, à terme, mettra leur survie en péril.Car il faut bien comprendre que même si on allonge les heures d'ouverture, les gens n'auront pas plus d'argent à dépenser.Dans le cas de Cadillac Fairview, ce problème ne se pose pas vraiment, puisque 95 % de ses locataires sont des grandes chaînes nationales.Là où cela risque de se compliquer, c'est si l'expérience tentée par les Centres à la mode a un effet d'entraînement important.Pour les centres commerciaux régionaux et les détaillants indépendants, déjà aux prises avec une concurrence féroce et de faibles marges bénéficiaires, l'allongement des heures d'ouverture pourrait être leur coup de grâce.À cette accélération de la concentration dans le commerce de détail s'ajoute la détérioration de la qualité de vie des employés de ce secteur, en grande partie des femmes, qui devront travailler les soirs de semaine.Rien pour favoriser la conciliation travail-famille.On ne peut pas empêcher Cadillac Fairview de prolonger ses heures d'ouverture.Cela dit, rien ne nous oblige à modifier nos habitudes de magasinage.Si cette initiative a un succès mitigé, il est clair qu'il y aura moins de pression pour suivre son exemple.Après tout, est-ce vraiment nécessaire que ce soit Noël à longueur d'année ?patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS OPINION > Pour nous écrire: forum@lapresse.ca Une leçon L'accident du nuage toxique de lundi au-dessus de Montréal soulève beaucoup de questions HÉLÈNE DENI S L'auteure est professeureà laretraitede l'École polytechnique.Le nuage toxique qui a touché Montréal lundi soir dernier soulève des questions relatives à la sécurité civile en général, et en particulier au rôle des entreprises génératrices de risques dans celle-ci.À titre de spécialiste de la gestion des risques technologiques majeurs et des catastrophes, ainsi que d'ex-commissaire à la commission Nicolet sur le verglas et de responsable du retour d'expérience gouvernemental de l'incendie de BPC de Saint-Basile- le-Grand, je voudrais souligner quelques réflexions suscitées par cette alerte, que je crois nécessaire de faire partager par la population en général.Pour commencer, il convient de poser que, puisque nous vivons dans une société technologiquement avancée et, surtout, interconnectée (comme nous l'a appris le verglas de 1998), nous devons donc faire face à des risques technologiques.En effet, le risque zéro n'existe pas.À partir de cette prémisse, il est bon de rappeler que, au jour le jour, dans notre environnement, des entreprises utilisant des matières dangereuses gèrent consciencieusement ce type de risque au quotidien.Le plus souvent, la sécurité de leurs opérations est efficace \u2014et silencieuse.Ce n'est que lorsqu'un accident comme celui de lundi à Valleyfield se produit que l'on se souvient que nous sommes entourés de ces risques, tant dans les opérations de production que dans le transport.(.) Le rôle civique des entreprises Selon la nouvelle loi de la sécurité civile adoptée fin 2001, toute entreprise a l'obligation de déclarer les dangers qu'elle peut produire, en informant les premiers répondants et la population des risques qu'elle génère pour la santé publique, de façon à ce que les plans d'intervention soient appropriés ; elle doit aussi, bien entendu, informer d'un accident si celui-ci est susceptible d'affecter la population avoisinante.Ces actions constituent une révolution pour certaines enterprises.En effet, la tendance, bien humaine, que l'on a pu observer dans certaines catastrophes du passé a été, lorsque survient un accident, de garder le plus possible l'événement à l'interne, probablement par peur d'ouvrir ce qui est parfois considéré comme la boîte de Pandore du fouillis de l'intervention des pouvoirs publics dans la réponse aux catastrophes \u2014 et la perte subséquente de contrôle pour l'entreprise.Pourtant, chaque minute de retard peut devenir la cause, si l'accident est sérieux, de graves séquelles pour la population proche et même éloignée.À la base, c'est donc essentiellement à l'entreprise que revient le rôle de communiquer le fait qu'un accident est survenu.Selon les rapports préliminaires des médias (La Presse, numéro du 11 juillet 2004), des pompiers de la municipalité voisine (6 km) de Saint-Timothée n'avaient pas été informés de la fuite.Comment alors décider des mesures de protection ?Il faut rappeler que, dans certains cas, le confinement peut être préférable à l'évacuation.De même, les ministères québécois et fédéraux n'auraient été informés que très tard (seule une enquête pourra dire avec précision les délais impliqués).Comme ce fut le leitmotiv lors de l'incendie de BPC de Saint- Basile-le-Grand, « on a été chanceux ».Parce que s'il s'était agi du produit de Bhôpal, ce sont des morts que l'on aurait constatées après coup.Dans le domaine de la chimie ou de la pétrochimie, comme d'ailleurs dans bien d'autres, le produit en cause est de la première importance.D'où l'absolue nécessité de la communication, tant du risque que de l'accident.Cela fait partie intrinsèquement du rôle civique d'une entreprise, au même titre que, par exemple, sa participation à des oeuvres caritatives dans sa communauté.Ma conviction personnelle à cet égard est que les entreprises devraient dans ce domaine être proactives plutôt que réactives.(.) Attendre la prochaine catastrophe ?Tel que vu plus haut, une nouvelle loi sur la sécurité civile a été adoptée par le gouvernement du Québec.Cette loi, fort courageuse au demeurant parce qu'elle met l'accent sur la connaissance des risques par les premiers répondants et la population, n'a toutefois pas encore la réglementation qui permettrait de l'appliquer dans la réalité.Bien sûr, il y a des dangers à communiquer les risques, entre autres le danger que le public demande ce que l'on fait pour le gérer, d'abord, et ensuite, si la catastrophe survient, ce que l'on fait pour y répondre.Cela interpelle en premier lieu les pouvoirs publics.Une chose est certaine, toutefois, c'est que ce long délai pour faire connaître la réglementation laisse supposer des enjeux importants.Cela rappelle aussi que les catastrophes sont les grandes oubliées de la population et des gouvernements, à moins qu'elles ne surviennent.On cherche alors des coupables, ce qui est relativement facile.Pourtant, avec un peu de prévention, on pourrait, sinon empêcher l'impossible (cette autre définition d'une catastrophe), mais certainement être en mesure de mieux y faire face.L'accident du nuage toxique de lundi dernier, qui ne sera peutêtre finalement qu'un incident, devrait nous servir de leçon.La protection ou la sécurité civile, ce n'est pas seulement un bouc émissaire après une catastrophe : c'est un service public qu'il ne faut pas oublier, au quotidien.Ce service est toutefois à la merci des instances gouvernementales et des intérêts qu'elles doivent concilier.Il est également à la merci des entreprises génératrices de risques, qui ont ici un rôle civique essentiel à jouer.Mais, en définitive, c'est la pression des citoyens qui seule peut faire bouger l'ensemble.Le retour des vieux démons mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Mauvaise nouvelle, le chef de guerre Rachid Dostom sera candidat aux élections présidentielles du 9 octobre en Afghanistan.Il affrontera Hamid Karzaï, le chouchou des Américains qui dirige le pays depuis deux ans et demi.Comment Dostom, un brutal seigneur de la guerre qui ne s'est pas gêné pour narguer le pouvoir légitime de Karzaï, peut-il prétendre devenir président de l'Afghanistan Comment ce vire-capot qui a mangé à tous les râteliers, qui a pactisé avec les communistes puis flirté avec les talibans avant de les laisser tomber dès qu'il a senti le vent tourner, a-t-il réussi à intimider la Commission électorale afghane, qui n'a pas osé écarter sa candidature ?Immensément riche, Dostom trempe dans le trafic d'opium jusqu'au cou.Sa milice personnelle compte 30 000 hommes ; l'armée nationale afghane, elle, n'en dénombre que 15 000.Il possède des palais dans le nord du pays et une grande villa à Kaboul, où l'ambassadeur des États-Unis vient parfois le visiter.Dostom ne fait pas dans la dentelle.Il a été accusé d'avoir tué des milliers de Kaboulis au début des années 1990 alors que le pays était plongé dans une nième guerre civile.À la tête de ses milices, il aurait pillé des maisons et violé des femmes.D'humeur fantasque, il a déjà ordonné qu'un de ses hommes soit ligoté sur les roues d'un char d'assaut qui a roulé jusqu'à ce qu'il soit réduit en bouillie.Dostom voulait le punir parce qu'il avait volé.L'annonce de sa candidature a soulevé une certaine indignation à Kaboul.Dans un communiqué, la Commission électorale a mentionné que « personne ne pouvait être déclaré coupable sans avoir l'occasion de se défendre devant la justice ».La Commission ne donnait pas de nom, mais tout le monde a compris qu'elle justifiait la candidature de Dostom.Rachid Dostom a peu de chances de remporter le scrutin.Hamid Karzaï demeure le favori, mais il est talonné par un autre candidat, Yunus Qanooni, ministre de l'Éducation et figure forte de l'Alliance du Nord, qui a réussi à bouter les talibans hors du pouvoir au lendemain du 11 septembre.Qanooni a l'appui de deux hommes puissants, Mohammed Qasim Fahim, le redouté ministre de la Défense, et Abdullah Abdullah, ministre des Affaires étrangères.Tous tadjiks et fidèles à leur clan.Karzaï, lui, est pachtoun, la principale ethnie du pays, alors que Dostom est ouzbek.En toile de fond de ce scrutin à haut risque se profile l'explosive question ethnique.Pendant ses deux ans et demi au pouvoir, Karzaï a réussi à neutraliser les rivalités ethniques qui ont toujours empoisonné l'Afghanistan et à faire travailler main dans la main Pachtouns, Tadjiks, Ouzbeks et Hazaras.Mais avec le scrutin présidentiel, les vieilles alliances ethniques refont surface.Une bien mauvaise nouvelle.Autre tuile: Karzaï ne réussira probablement pas à obtenir 50% des votes le 9 octobre car il affronte 18 candidats, dont Dostom et Qanooni.La Commission électorale devra alors organiser un deuxième tour de scrutin, une opération cassegueule dans un pays qui n'a ni les infrastructures ni le climat de sécurité nécessaires.Même si Karzaï n'a pas fait de miracles en deux ans et demi et que son bilan est plutôt mitigé, il reste le meilleur candidat car il a réussi un tour de force : dompter les vieux démons ethniques.La pire nouvelle serait qu'il perde les élections.Un moyen d'assumer leur rôle civique est, pour les entreprises génératrices de risques, de mettre l'accent sur une culture de sécurité. À VOTRE TOUR Où est passé l'instant présent?LETTRE DE LA SEMAINE JUL IE DESROCHES L'auteure résideà Beloeil.Jeudi 22 juillet.Trente et un degrés.Sixième journée des vacances de la construction.La cigale chante à tuetête, l'eau de la piscine est parfaite, je suis en maillot et j'ai très chaud.Après un printemps moche et froid, l'été est enfin arrivé.Le facteur me laisse mon courrier : une enveloppe et des circulaires de magasins.J'ai tout un choc ! « Êtesvous prêts pour la rentrée ?/ Are you ready to go back to school ?» (Zellers), « Votre guide automnal pour une beauté renouvelée » (Yves Rocher), « La grande liquidation d'été » (Sports Experts) pendant qu'à la radio j'entends « Profitez de notre grande vente de fin de saison » (Club Piscine).Ce n'est pas vrai ! C'est la même chose tous les ans, mais je ne m'y habitue pas.Je n'ai pas eu le temps de profiter de la chaleur de l'été, de la douceur de cette magnifique saison qui passe malheureusement trop vite, que l'on me projette déjà dans le temps maussade de l'automne, des feuilles qui virevoltent et des sacs d'école.Je suis atterrée.Ça semble maintenant officiel : l'été se termine en juillet ! Où est donc passé le moment présent?J'en arrive à imaginer que l'instant présent a été enlevé, qu'il est séquestré quelque part et que nous avons tous oublié le coût de la rançon.Pourtant, j'aurais dû m'en douter.Ça fait déjà trois semaines que je lis mon Châtelaine du mois d'août.La mode dans les magasins nous devance toujours d'au moins une saison.Essayez de trouver un maillot en pleine canicule qui soit de votre taille.Pas toujours évident.C'est bien connu, le meilleur temps pour acheter un bikini, c'est quand il fait froid dehors.Allez y comprendre quelque chose ! Pendant ce temps, on s'évertue à nous faire suivre des cours de gestion du temps et à donner priorité aux priorités.Comment y arriver dans de telles circonstances ?Quand c'est tout l'extérieur qui règle notre propre tempo?Quand tout nous pousse en-dehors du présent?Se pourrait- il que nous soyons victimes d'une vaste conspiration?Comme des petits rats de laboratoire, nous courons dans les dédales d'un labyrinthe, attirés par l'odeur du fromage qui recule sans cesse à mesure que nous avançons ?Pauvres de nous.Impossible d'être à temps.La ligne d'arrivée se trouve inévitablement repoussée.Alors, nous sommes toujours à courir à plein régime pour rattraper le temps perdu.J'en suis venue à plaindre les gens qui prennent leurs vacances au mois d'août.Non seulement ils ont déjà un pied dans l'automne, mais en plus, ils vont manquer tous les soldes de la rentrée.Ouf ! Je n'ai plus de temps à perdre.Noël sera à nos portes dans seulement cinq mois.Si je veux y arriver, je suis mieux d'aller magasiner tout de suite.Et prendre les devants pour la Saint-Valentin aussi.et Pâques.et la fête des Mères.et.et.Je comprends maintenant pourquoi on dit « faire des courses ».Alors sincèrement, du plus profond de notre coeur, prions pour nous : Instant Présent, Moment Précieux Que ton règne vienne Que ta volonté soit faite sur la terre Ici et maintenant, pour l'éternité.Amen.Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Desroches recevra une copie laminée de cette page.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Julie Desroches aimerait jouir de l'été sans recevoir une avalanche de circulaires annonçant toutes sortes d'articles à acheter en prévision de l'hiver.Ainsi va la relève.Chérie, tu m'étouffes! SYLVAIN CHARBONNEAU et ANDRÉANNE GAGNÉ Mercredi soir, le baby-boomer se prépare.Il doit être au parc Jarry pour le match de tennis \u2014 il a une pensée nostalgique pour les Expos qui ont déjà élu domicile dans ce stade.Le baby-boomer a de très bons billets offerts par sa compagnie.Il est chanceux, une Russe, dont il n'a jamais pris la peine de connaître le nom, joue ce soirlà.Il quitte donc le bureau à l'heure de sa préretraite ; appelle sa douce, sa maîtresse, sa femme pour confirmer le rendez-vous ; et part tout joyeux s'asseoir dans les sièges corporatifs.Mercredi soir, la relève se prépare.Elle doit être au parc Jarry pour la même raison que le baby-boomer\u2014aucune pensée pour les Expos cependant.La relève vérifie son billet électronique.Niveau 300.C'est pas grave, se dit-elle, le stade Uniprix (la relève a l'oreille à la commandite), c'est bien petit ! Elle est chanceuse, deux jeunes Québécoises, Marois et Pelletier, jouent ce soir-là.Ça vaut bien les 50 $, se dit la relève.Mercredi soir, parc Jarry.Tout est à sa place.Le baby-boomer est sur son siège corporatif, la relève au niveau 300.La Russe joue et gagne.Simple formalité, en moins d'une heure.Le baby-boomer est heureux.Demain, il dira au bureau : « La Russe a gagné, un ben beau match.» Et il ajoutera : « J'avais des ben bons billets ! » Le baby-boomer aime que les favorites gagnent.La relève n'est pas déçue pour autant.Elle s'y attendait.Et elle a enfin une seconde de répit pour aller se chercher à souper avant que le match intéressant ne commence.Rappelez-vous, chers lecteurs baby-boomers, que la relève est partie très tard du bureau.Elle doit travailler pour payer son billet.Mercredi soir, stade Uniprix.Tout est en ordre, mais un peu vide.Le deuxième match commence.Premier set très disputé.Nos Québécoises perdent le set au bris d'égalité.Tout le premier set, la relève, perchée au niveau 300, regarde le babyboomer déserter son rang.Le baby-boomer n'encourage pas la relève.La relève n'est pas favorite.Si la relève devient favorite alors, il l'encouragera.Il est donc parti.Il n'a pas vu que Marois et Pelletier ont été époustouflantes.Un bris d'égalité d'une émotion rare.Mercredi soir, stade Uniprix.Deuxième set.Le baby-boomer n'est plus là.La relève se dit que, comme toute la section corporative est vide, elle pourrait bien prendre la place que le baby-boomer a délaissée pour mieux se faire entendre des deux jeunes joueuses.\u2014TUTT TUTT ! Pas si vite ! Est-ce que ce sont vos sièges ?Voix hors champ de la placière, qui n'a d'ailleurs plus l'âge d'une placière depuis une trentaine d'années.\u2014 Non, mais vous voyez bien que le baby- boomer a déserté massivement ! \u2014Ces places appartiennent quand même au baby-boomer.\u2014 Ce ne sont plus les places de personne.Ils sont tous partis ! On veut seulement encourager la relève.Vous savez, on s'y identifie un peu ! \u2014 Désolée, mais ces sections sont réservées.Veuillez regagner le niveau 300 et laisser la section corporative vide.(.Un peu comme si la section rouge du centre Bell était vide pour le premier match des séries du Canadien.) Tenez-vous le pour dit.Même quand le baby-boomer quitte sa section corporative et abandonne le match, la relève ne peut y accéder.Lueur d'espoir parmi la génération du baby-boomer : Yvan Ponton.Resté jusqu'à la fin du match, il serait probablement d'accord pour dire que c'était du très, très beau tennis.Mélanie Marois et Marie-Ève Pelletier ont fait preuve d'une détermination et d'une persévérance remarquable.Ainsi va la relève.Merci les filles ! ÉDITH LACHANCE L'auteure est une Montréalaisedemeurant dans Hochelaga-Maisonneuve.Montréal, mon amour, je manque d'air ! Samedi soir dernier, après une soirée bien remplie au centre-ville (festivals et re-festivals), je retourne chez moi, à bicyclette.Je n'ai que quelques kilomètres à faire pour me rendre près du marché Maisonneuve et je prends toujours plaisir à pédaler dans des petites rues plus calmes où la circulation automobile est restreinte et où il n'y a pas de circuits d'autobus.Pour moi, le vélo, c'est un plaisir et aussi mon moyen de transport.Plusieurs rues sont bloquées (festival de l'humour et feux d'artifice), donc la circulation automobile est beaucoup plus dense dans les rues ouvertes à la circulation.J'essaie de me frayer un chemin ! Ça pue ! C'est bloqué partout et.je manque d'air ! De plus, les particules laissées par les feux d'artifice me suivront tout au long de ma route, direction est.Montréal, ma chérie, qu'es-tu devenue ?Est-ce possible que tous ces automobilistes et passagers n'aient pas pensé à d'autres moyens pour aller au centre-ville?Comment se fait-il qu'on puisse se rendre sur Mars et qu'on ne possède toujours pas de voiture dont le moteur s'éteint automatiquement aux feux de circulation ou dans les innombrables bouchons ?Qu'est-ce que ça va nous prendre pour qu'on réagisse ?Notre inconscience et notre léthargie mettent notre santé en péril et.que faisons-nous ?Montréal, ma chérie, devrais-je te quitter pour mieux respirer?Dis-moi, qu'allons-nous devenir Qu'ils partent au plus vite.DANIEL BELLEMARE Je suis détenteur de billets de saison des Expos depuis 1970, en les partageant d'abord avec d'autres et en les ayant à mon nom par la suite.J'ai vécu toutes les émotions que nos Expos ont procurées aux partisans et amateurs de baseball du Québec : les échanges bons et mauvais, le parc Jarry avec son danseur et le Stade olympique avec son.toit ouvrant, l'équipe qui ne voulait plus perdre en 1994, le lundi noir de Rick Monday, l'annonceur maison Claude Mouton et l'organiste Fernand Lapierre, les retours de Staub et Carter, l'année de Pete Rose, les pratiques au bâton de Mark Mc Guire, les valeureux efforts des hommes d'affaires québécois pour garder l'équipe à Montréal, les pirouettes pleines d'hypocrisie de Grand Galop et Petit Trot.Je veux que vous sachiez, dirigeants du baseball majeur, que les partisans des Expos ne sont pas dupes de l'indifférence et du mépris que vous manifestez envers eux.Un seul exemple suffit pour le prouver : placer au calendrier à Porto Rico la série Toronto-Montréal alors qu'elle a été conçue pour profiter de l'éternelle rivalité entre les deux villes.Un coach que vous persistez à garder et que les joueurs ne respectent plus et qui n'a jamais gagné dans de telles fonctions, 24 jours en plein été et sans une partie à domicile, le refus en septembre dernier de permettre à l'équipe d'ajouter des joueurs des filiales.Assez, c'est assez ! S.V.P., pour l'amour de nos Expos et pour le bien-être de ce beau sport qu'est le baseball, sortez notre équipe au plus tôt de Montréal.Le cadavre sent mauvais et les amateurs ne souhaitent pas être contaminés.L'extrême violence MAR IO BEAUREGARD L'auteur habiteà Granby.Toute vérité n'est pas bonne à dire, encore moins à voir.Savoir qu'il y a des enfants qui se font martyriser avec un sadisme digne des horreurs des chambres de torture est une chose.Mais s'y complaire au point de payer pour se vautrer durant quelque deux heures dans un ramassis d'agressivité vis-à-vis d'un petit enfant innocent en est une autre.Il existe des milliers de sujets intéressants pour un film.Mais il fallait que la productrice Denise Robert choisisse un sujet à la mode : la violence.l'extrême violence.La violence jusqu'à la cruauté.Car aujourd'hui, on ne se contente plus de violence ; il faut l'extrême violence.Toujours plus: l'extrême vitesse, l'extrême défi, l'extrême combat, l'extrême ci, l'extrême ça.Et Mme Robert a choisi l'extrême violence sur un enfant en choisissant de produire un film sur l'histoire d'Aurore, l'enfant martyre.Et j'entends déjà toutes ces belles paroles des pseudo-psychologues nous vendre la salade : « Ce cas de violence fait partie de notre l'histoire.Il faut analyser dans ce cas-ci le comportement du clergé.Il faut savoir pour ne pas retomber dans l'horreur.», etc.Il n'est pas nécessaire de s'asseoir sur un tas de merde pour en renifler la puanteur.Il se fait étude par-dessus étude pour nous démontrer les effets néfastes de la violence dans la société.Tout le monde est d'accord.Mais tous les prétextes sont bons pour nous enliser toujours plus creux dans la fange de la cruauté.La violence est un expédient provisoire, elle constitue tout au plus une procédure de début qu'on pourra ensuite rejeter, mais en réalité elle vous suit, paraît commode, devient indispensable, arrive à devenir une habitude, finit par vous coller au corps et vous étouffer.Malheureusement, la violence est devenue une composante majeure d'une bonne partie des divertissements modernes, et des exploiteurs cupides en profitent.Toute personne sensée, saine d'esprit, normale, équilibrée n'ira pas se complaire à visionner un film aussi répugnant : voir une petite fille se faire martyriser.Quel spectacle pour le peuple, ce géant stupide ! . vroum-vroum 16295$ LOUEZ À PARTIR DE 199$ 90 JOURS AUCUN PAIEMENT AVANT au financement à l'achat \u2020 OU GX 2004 Dépôt de sécurité 0$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2805 $ ACHETEZ À PARTIR DE LOUEZ À PARTIR DE 259$ OU BERLINE 2004 Dépôt de sécurité 0$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2395 $ LOUEZ À PARTIR DE 279$ OU SPORT-5 PORTES 2004 Dépôt de sécurité 00$ 0% par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2395 $ de financement à l'achat jusqu'à 48 mois \u2020\u2020 OBTENEZ 0%de financement à l'achat jusqu'à 48 mois \u2020\u2020 OBTENEZ 0%de financement à l'achat jusqu'à 48 mois \u2020\u2020 LOUEZ À PARTIR DE OBTENEZ 289$ OU FAMILIALE SPORT 2004 Dépôt de sécurité 00$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2395 $ « Le meilleur achat de sa catégorie» « Coup de coeur» Le Guide de l'auto 2004 Modèle GT-V6 illustré INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u2020 L'offre aux particuliers de «aucun paiement avant 90 jours» s'applique au financement à l'achat de toutes les Mazda 2004 neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 3 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 60 jours.Après cette période, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être payés en fonction du terme prévu au contrat.\u2020\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% jusqu'à 48 mois sur les Mazda6 berline, Mazda6 Sport et Mazda6 Familiale Sport 2004 neuves.Financement consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Autres taux et termes de financement disponibles.Taux de location personnalisée Mazda: offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda3 GX (modèle D4XS54AA00), des Mazda6 berline GS-I4 (modèle G4LD54AA00), des Mazda6 Sport GS-I4 (modèle G5SD54AA00) et des Mazda6 Familiale Sport GS-V6 (modèle G6SZ54AA00) 2004 neuves.Comptant initial ou échange équivalent et premier versement mensuel exigés.Aucun dépôt de sécurité requis.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8¢ le km additionnel.Location avec limite de 1 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au RDPRM en sus.Offre réservée aux particuliers et portant sur les Mazda3 GX 2004 (modèle D4XS54AA00) neuves.Frais de transport et préparation (925$), immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au RDPRM en sus.1 Richard Russell, Halifax Chronicle-Herald.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 9 août 2004.Modèle GT GFX illustré « Le look et la maniabilité d'une berline et la capacité de transporter tout ce que vous voulez» 1 Modèle GT 4 cyl.GFX illustré « L'espace de rangement d'un utilitaire-sport avec tout le plaisir de la conduite automobile» 1 Modèle GS-V6 GFX illustré 3247385A "]
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