La presse, 27 juin 2004, C. Lectures d'été - Arts et Spectacles
[" VENDREDI DANS NOS COLLABORATEURS PATRICK CAMUS PAOLOBOMBARA JEAN-MICHEL DESNOUES OLIVIER PANIS ACHIM SCHLANG CHRISTIAN TORTORA Prenez un tour d'avance ARTS VISUELS TURNER, WHISTLER, MONET PAGE 5 ARTS SPECTACLES FRÈRE MARIE-VICTORIN DES CONFIDENCES QUI DÉRANGENT PAGE 2 LECTURES D'ÉTÉ SANDALES ET GROSSES POINTURES «J'ai toujours dit que je n'écrirais pas de suite au Poète.En décidant de revenir sur cette décision, je savais que j'aurais à m'expliquer», admet Michael Connelly.Et il l'a fait.Avec humour, simplicité.Et avec sérieux.Los Angeles River (Seuil Policiers) est visiblement, et à plusieurs points de vue, un roman qui occupe une place spéciale dans l'oeuvre du romancier.Sur le plan personnel, ce quatorzième roman est le premier dont sa mère, décédée il y a un an, ne sera pas la première lectrice, la première critique.Sur le plan professionnel, il marque le premier lancement simultané d'un de ses romans en version originale et en traduction française.Sur le plan littéraire, il présente le premier retour d'un méchant «connellien», et pas n'importe lequel : le Poète, cet agent du FBI devenu tueur en série qui s'était échappé à la fin du livre éponyme.«Je me suis trompé en laissant le Poète s'échapper, a-t-il admis lors d'un déjeuner de presse tenu la semaine dernière, au moment de l'arrivée du roman en librairie.J'ai donc décidé de rectifier le tir.» La correction, donc.Mais avant, l'erreur.Michael Connelly raconte s'être mis à l'écriture du Poète il y a dix ans.Ce roman-là est le premier qu'il a écrit à titre d'écrivain à plein temps.Pendant les 12 années précédentes, il avait été journaliste de faits divers en Floride puis à Los Angeles.«J'ai appris là que, dans bien des cas, le méchant échappe à la justice.Il y a donc une étrange contradiction entre la réalité, c'est-à-dire le journalisme, et la fiction où, traditionnellement, le Bien triomphe.J'ai décidé de faire les choses autrement.D'autant que 12 ans de ce régime, ça vous rend cynique.Le Poète est né de ce cynisme.Le narrateur, d'ailleurs, ressemble à celui que j'étais à l'époque.» Ainsi, ce cynique-là a décidé de faire un pied de nez à toutes les conventions non écrites et de laisser le Mal prendre la poudre d'escampette, dans un roman qui était son quatrième et qui, vraiment, l'a médiatiquement mis sur la carte.«Le narrateur était un journaliste, c'est peutêtre ce qui a attiré les journalistes », avance-t-il sur un ton.amusé ou cynique?Chose certaine, il a été satisfait de sa décision pendant les dix années qui ont suivi.Et puis, le monde a changé.Lui aussi.Il est devenu père.Il y a eu les événements du 11 septembre 2001.«Le monde est devenu moins sûr et j'ai soudain trouvé absurde d'avoir laissé un méchant prendre la fuite dans ce monde que j'ai créé, ce monde dont je suis responsable, où j'ai élaboré tout un système de valeurs et sur lequel j'ai le contrôle.» Il lui est devenu évident que cette décision était une erreur.Il (lui) fallait la réparer.D'où Los Angeles River, version française (!) de The Narrows \u2014 «Je ne suis toujours pas sûr de la pertinence de cette traduction du titre», laisse-t-il d'ailleurs tomber au passage.Retour, donc, du Poète.Pour lui faire face, le journaliste Jack Mc Evoy?«Je ne pouvais pas faire ça, répond le romancier qui affiche ici encore son souci de cohérence et de réalisme.Je n'ai pas pratiqué le métier de journaliste depuis dix ans et dans ce pays où les choses ont changé, la pratique de ce métier a, aussi, changé.» Il avait donc le choix entre créer un nouveau personnage ou ramener un de ses habitués.Harry Bosch s'est imposé.Pour plusieurs raisons.> Voir CONNNELLY en 2 «Je me suis trompé en laissant le Poète s'échapper.J'ai donc décidé de rectifier le tir.» MMicchhael CConnnnelly Le romancier Michael Connelly était de passage à Montréal pour parler de son quatorzième roman, Los Angeles River, dans lequel Harry Bosch affronte le Poète.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© LECTURES Le journal du frère Marie-Victorin Une lumière crue et cruelle Des confidences qui dérangent?sur l'Inde FABIENNE COUTURIER Rohinton Mistry, né à Bombay en 1952, vit au Canada depuis 1975.Son premier roman paru en français, L'Équilibre du monde, est de ces bouquins qui vous ligotent à votre fauteuil jusqu'à pas d'heure et vous laissent en deuil à la fin.Il remet ça avec Une simple affaire de famille, son troisième roman, qui se déroule lui aussi à Bombay, au milieu d'un chaos aussi désespérant qu'irrésistible.Accidents tragiques, meurtres gratuits et mille petits séismes de la vie ordinaire s'y bousculent sans désemparer.C'est là-dedans que se débattent les Chenoy, (Yezad, Roxana et leurs deux fils), qui voient leur quotidien bouleversé par l'arrivée du père de Roxana, Nariman.Brillant professeur atteint de la maladie de Parkinson, rendu impotent par une fracture de la cheville, il a besoin de soins.Malgré la bonne volonté de (presque) tous, la présence de Nariman a un effet dévastateur sur la famille.Minée par les tensions et les malheurs qui se multiplient au même rythme que les cafards dans la cuisine de Roxana, la famille sombre à son tour, inévitablement.Car chez Mistry, la question n'est pas de savoir si la catastrophe surviendra, mais bien quand, et la rédemption que l'on ne cesse d'espérer arrive toujours trop tard.Ainsi la lente glissade de Nariman vers la déchéance et la mort n'est-elle que la suite logique de sa vie de jeunesse: son amour impossible avec une jeune catholique, son mariage forcé avec une veuve, parsie comme lui et mère de deux enfants, la mort des deux femmes dans un ultime duel, la maladie qui le force à vivre ensuite avec sa belle-fille pleine de ressentiment, laquelle finit par se débarrasser de lui en l'expédiant chez Roxana, où il se délitera comme une photo polaroïd.À travers cette déliquescence, c'est celle de tout un monde que nous dépeint Mistry, jetant une lumière crue et cruelle sur la mesquinerie, la puanteur, la corruption et l'extrémisme religieux qui contaminent « son » Inde.Ses personnages, jamais banals, parfois à la limite de la caricature, s'agitent comme des papillons de nuit autour d'une lampe : ce qui les obsède les tuera, mais ils recommenceront demain, après-demain, toute la vie, parce que c'est la vie, justement : plus forte que tout, tirant son jus de la pourriture même qu'elle engendre.C'est aussi ce que nous montre Mistry, à travers des moments d'une grâce inattendue ou d'une drôlerie un peu cruelle, dont le souvenir subsiste longtemps après qu'on a refermé le livre.FFFF UNE SIMPLE AFFAIRE DE FAMILLE Rohinton Mistry Éd.Albin Michel, 488 pages JOCELYNE LEPAGE Les éditions Fides viennent de publier les journaux intimes du frère Marie-Victorin qu'il a tenus de 1903 à 1920, c'està- dire de l'âge de 18 ans à 35 ans.Il y en a pour 800 pages.Bel ouvrage.Annotations intéressantes.Mais le lecteur est laissé seul avec les états d'âme du frère et les combats intimes de ce scientifique autodidacte qui fondera plus tard, au début des années trente, le Jardin botanique de Montréal, un des fleurons de notre épopée nationale (pour emprunter le langage patriotique).Soulignons ici le courage qu'ont eu les Frères des écoles chrétiennes à sortir ce journal dans sa version intégrale.Toutefois, dépourvu d'introduction, Mon miroir \u2014 c'est le titre que le jeune Conrad Kirouak donne à son journal, demande une grande patience au lecteur d'aujourd'hui qui n'a plus l'habitude d'appeler les « Coeur sacré de Jésus », « Très Sainte Trinité » et autres « Bon Maître » à l'aide, ce que fait souvent le frère aux prises avec ses tourments.Mais quel homme intéressant ! Quel visionnaire ! On s'en rend compte encore plus aujourd'hui, les préoccupations écologiques faisant désormais partie de nos vies.Et l'éducation sexuelle étant au programme de nos écoles.Rappelons ici que le frère avait entrepris l'éducation sexuelle de quelques-uns de ses étudiants à titre expérimental.Il détestait l'ignorance.Je vous avouerai que c'est l'introduction écrite, mais non publiée, de l'historien Yves Gingras, qui m'a guidée dans cet ouvrage que j'ai parcouru en m'intéressant surtout aux passages les plus importants signalés par M.Gingras, historien des sciences et professeur à l'UQAM.Les « combats intimes» contre les « appels de la chair », qui ont presque entraîné Marie-Victorin à quitter les Frères des écoles chrétiennes (en 1917), reviennent souvent.Les questions que soulève le jeune homme sont pertinentes et le regard qu'il pose sur lui-même est lucide.Il se demande, par exemple, si c'est vraiment sain d'aller ainsi (par la chasteté) « contre nature », cette nature qu'il observe et qui ne se limite pas aux plantes.On connaît bien la vie publique de Marie-Victorin, dit M.Gingras, mais avec ce journal, on a un premier accès à sa vie privée.L'introduction, qui faisait 25 pages, s'intéressait aussi à l'homme engagé, l'avant-gardiste, l'éducateur, le scientifique, le philosophe, l'amateur de livres et de théâtre qui n'a pas seulement fondé les Jeunes Naturalistes, mais aussi un cercle littéraire.On peut lire ce texte de présentation sur le site de la radio de Radio-Canada (www.radio-canada.ca/ actualite/v2/anneeslumiere/ ).Yves Gingras a écrit, entre autres, Frère marie-Victorin : science, culture et nation, (Boréal, 1996).Mais pourquoi avoir publié ce livre sans introduction ?« Ce n'est pas Fides qui a refusé, explique Yves Gingras au téléphone.Ce sont les annotateurs Lucie Jasmin et le frère Gilles Beaudet.» L'introduction a été commandée par Fides.Elle fut relue, corrigée, puis rejetée à la dernière minute.« J'ai passé trois heures avec le frère Beaudet à corriger certains passages.Trois heures pour quatre pages sur 25, celles qui parlent des « combats intimes ».« S'il y avait eu censure, explique Lucie Jasmin, jointe au téléphone elle aussi, elle aurait été faite dans les pages même du journal du frère Marie-Victorin.L'introduction d'Yves Gingras est une interprétation.Il y en a d'autres.Moi j'en aurais fait une autre, le frère Beaudet, qui est le spécialiste de Marie-Victorin, aurait pu la faire.Yves Gingras était le choix de l'éditeur, pas le nôtre.Mais l'important, c'est Marie- Victorin lui-même.Il faut revenir aux sources.Tellement de gens vont l'analyser, ce document.Nous estimions que c'était ni le lieu ni le temps de le faire.» Lucie Jasmin, musicienne et recherchiste, animera bientôt Concerts d'été à la radio de Radio-Canada.Elle se passionne pour le frère Marie-Victorin depuis plusieurs années.FFFF MON MIROIR \u2014 JOURNAUX INTIMES 1903-1920 Frère Marie-Victorin Édition établie et annotées par Gilles Beaudet, é.c., et Lucie Jasmin Fides, 814 pages comprenant des appendices et un index des patronymes cités PHOTOTHÈQUE LA PRESSE © Le frère Marie-Victorin se demande, par exemple, si c'est vraiment sain d'aller ainsi (par la chasteté) « contre nature », cette nature qu'il observe et qui ne se limite pas aux plantes.Quand Michael Connelly corrige l'histoire CONNELLY suite de la page 1 D'abord, son profil collait au récit.Et puis, au cours des dernières années, Michael Connelly s'est de plus en plus intéressé à lui.Parce qu'en évoluant, le personnage a posé des défis au romancier \u2014 le responsable, donc, de l'évolution en question.Harry est devenu père.Il a quitté les rangs de la police pour devenir détective privé.Et il a vieilli \u2014 en temps réel, puisque l'oeuvre de Michael Connelly se déroule à ce rythme-là.« Chaque année passée avec un autre personnage est une année perdue pour Harry.Or je sais qu'il ne m'en reste pas beaucoup à lui consacrer.Il sera encore de trois ou quatre romans et, après, je vais le mettre sur une tablette.» Pardon ?Il dit ça comme ça, comme si de rien n'était ?Oui.Parce que les dés ont été jetés dans ce sens-là quand il a créé Harry Bosch, en 1992, déjà âgé de 42 ans.Le personnage en a maintenant 54.Il arrive donc à un âge où il ne deviendra plus crédible dans certaines situations.« Et je ne veux pas que cela devienne irréaliste.» L'erreur a donc été de le faire naître (!) en 1950 ?« Pas vraiment.À l'époque, ça m'a semblé une bonne idée.» Dans l'absolu, ce l'était.En particulier pour cet homme qui a un souci journalistique du détail : « Je côtoyais alors régulièrement les détectives de la police de Los Angeles et 80% d'entre eux avaient une formation militaire et avait fait le Vietnam.» Il était normal qu'il en aille de même pour Harry \u2014 dont les enquêtes sont très suivies et très appréciées dans les milieux policiers, pour leur acuité et leur réalisme.Ce qui explique pourquoi Michael Connelly, même s'il n'est plus journaliste, a toujours accès à ses sources.« C'est même plus facile depuis que je n'ai plus de carte de presse, s'amuse le romancier.Quand j'écrivais dans les journaux, que ce soit au FBI ou au LAPD, ils craignaient toujours que je voie ou que j'entende quelque chose dont ils ne voulaient pas qu'on parle.Je n'ai plus ce problème maintenant.» Les relations sont si bonnes, en fait, avec le milieu.que dans le roman qu'il est en train d'écrire, Harry lui-même réintègre officiellement les forces de l'ordre.« Je l'en avais extrait pour me revigorer un peu.Quand on utilise des personnages récurrents, il faut trouver des moyens de secouer les choses afin de ne pas s'ennuyer \u2014 et, ainsi, risquer d'ennuyer les lecteurs.» Faire de Harry Bosch un détective privé a changé ses ressources, le type d'enquête auxquelles il est mêlé et.la narration.Ça, parce que Michael Connelly l'a voulu \u2014 histoire de faire un clin d'oeil aux classiques du roman mettant en scène des privés, qui sont généralement écrits à la première personne.« Dans le prochain livre, Harry est de retour dans la police et moi, donc, à la narration à la troisième personne.» Encore une fois, pour se secouer.Et pour explorer, d'une autre manière, la zone d'ombre du personnage qui porte le nom d'un autre être tourmenté \u2014 le peintre Hieronymus Bosch «que personne ne connaît aux États-Unis alors qu'en Europe, je me fais régulièrement demander pourquoi j'ai choisi ce patronyme et en Hollande, pourquoi il est surnommé Harry et non Jerry.pour Jérôme.» Hieronymus Bosch, donc, parce que Michael Connelly en a étudié l'oeuvre à l'université et qu'il sentait que les ténèbres de l'un pouvaient être l'écho de celles de l'autre.« Mais la vraie question, quand il s'agit des zones d'ombre de Harry, et c'est ce qui me fascine en lui, c'est de savoir où elles ont pris racine, jusqu'où elles s'étendent et jusqu'où elles peuvent s'étendre.» Il fait alors référence à la célèbre citation de Nietzsche : « Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi.» Or Harry Bosch a le regard vissé sur l'abîme, et doit trouver comment éviter que l'abîme n'entre en lui.N'entre trop loin.Ce que le Poète n'a pu faire.Il fallait donc lui régler son cas.L'occasion pour Michael Connelly de lui faire affronter Harry Bosch mais, aussi, de ramener Rachel Welling \u2014 l'agente du FBI formée par le Poète qui, pour elle, était l'agent Robert Backus\u2014 et plusieurs autres personnages.Parmi eux, Terry Mc Caleb.Le héros de Créance de sang, que Clint Eastwood a personnifié au cinéma \u2014 dans un long métrage que le romancier qualifie de « bon en soi, mais qui n'est pas mon livre ».Un passage par Hollywood qui n'a donc rien à voir avec le décès du personnage.Car, découvre-t-on dans les premières pages de Los Angeles River, Terry Mc Caleb est mort.« Certains ont cru que je l'avais fait mourir à cause du film, mais c'est faux.Pour moi, Terry était, dramatiquement, mort depuis un certain temps.Il ne possédait plus assez de potentiel dramatique pour m'intéresser pendant une année d'écriture.J'aurais pu le tabletter, j'ai préféré l'utiliser pour entraîner Harry sur la piste du Poète.» Mais le monde selon Michael Connelly donnant dans le réalisme, il était impossible de ne pas trouver, dans le roman, de références au long métrage de Clint Eastwood.Et l'un de se plaindre de la manière dont il est personnifié au grand écran.Et l'autre de mentionner ironiquement le film au passage.Et un autre de noter que l'acteur- réalisateur était présent à l'enterrement (!) de Terry.« En fait, ce que je pense du film, c'est Harry qui le dit », fait le romancier.Qui affirme avoir trouvé l'expérience agréable.ne serait-ce que pour l'ego : « Vous allez sur un plateau et vous voyez tous ces gens qui travaillent grâce à ce que vous, vous avez écrit ! » Et puis, il y a l'admiration qu'il voue à Clint Eastwood.« Il y a certainement du Dirty Harry dans Harry Bosch.» Maintenant qu'il le dit, l'évidence saute aux yeux.Et on reconnaît là la logique de son oeuvre, donc la sienne.Présente jusque dans les moindres détails de la formidable mosaïque qu'il bâtit \u2014pièce après pièce, roman après roman. LECTURES Naïm Kattan fête ses 50 ans de vie au Québec LAURA-JULIE PERREAULT Comment peut-on cumuler les pluies d'honneur, propres à l'âge vénérable et l'énergie débordante de la force de l'âge?Demandez-le à Naïm Kattan.Depuis cinq ans, le père d'Adieu Babylone a été couronné sur toutes les tribunes.En 2002, il recevait de Jacques Chirac la Légion d'honneur.La même année, ses fans issus du milieu littéraire consacraient à l'écrivain un livre-hommage, L'Écrivain du passage.Demain, 28 juin, l'Université de Novi Sad lui décernera un doctorat honoris causa, moins d'un an après que son roman Farida eut été traduit en serbe.Tous ces honneurs, décernés pour l'ensemble de son oeuvre, viennent s'ajouter aux lauriers déjà décernés par le Québec et le Canada, dont le titre de chevalier de l'Ordre national du Québec.Mais Naïm Kattan refuse de voir tout cela comme l'annonce de la fin de sa prolifique carrière d'écrivain et d'essayiste.« Je suis à la retraite et je n'ai jamais autant travaillé.» Ces jours-ci, il peaufine un roman qu'il a déjà terminé et qui traitera de l'oubli.Il dirige une collection sur le métissage et vient tout juste de publier aux éditions Hurtubise, La Parole et le Lieu, un recueil de ses meilleurs essais.Le secret de Naïm Kattan ?L'homme de lettres a à la fois 76, 58 ans.et 50 ans.Les trois vies d'un écrivain « J'ai trois villes de naissance, je suis né trois fois : je suis passé d'une ville à l'autre, mais dans chaque ville, je renais.Je passe à une autre vie.La première ville, c'est ma ville de naissance, Bagdad, que je porte en moi, mais que ça fait plus de 55 ans que j'ai quittée », lance-t-il d'emblée, mais sans s'arrêter pour regarder derrière.« La deuxième ville, c'est Paris, où tout est arrivé pour moi.C'est là que j'ai passé du temps en têteà- tête avec une jeune fille, c'est là je suis allé au théâtre et à l'orchestre symphonique pour la première fois.Je suis arrivé là à 18 ans, tout était possible.J'arrivais des confins de l'Orient pour aller en Occident », continue l'homme.« Et la troisième ville, c'est Montréal.C'est là où j'ai fait ma vie.Je célèbre cette année le 50e anniversaire de mon arrivée à Montréal.C'est ma ville.Pour moi, Montréal contient toutes les autres villes.Toutes les autres villes que j'ai visitées, que j'ai connues.C'est ici que j'ai ma vie, mes amis, mon travail.» « C'est une ville qui n'est pas aussi belle que Paris mais qui est ouverte à celui qui arrive.Pour un immigrant, ce qu'on peut lui offrir de mieux, ce n'est pas de dire voilà, tu es là, voici ce qu'on te donne.Le plus beau cadeau, c'est de demander : Tu es ici, qu'est-ce que tu as à donner ?» Et depuis 50 ans, Naïm Kattan donne.Il a d'abord donné la vie à son fils, « la plus grande aventure de ma vie ».Transmis le goût de la littérature aux étudiants de l'Université du Québec à Montréal à qui il a enseigné.Mais surtout légué au monde de la littérature des histoires.« Chacun a une histoire à raconter et chacun a le goût de le faire.Pour moi, c'est ça l'humanité, ça ne m'aide pas qu'à écrire, ça m'aide à vivre.Je vis le monde comme une histoire racontée », souligne-t-il, assis dans son appartement du ghetto Mc Gill, où s'empilent autant ses manuscrits que ses publications nombreuses, les lettres de ses proches et les photos de ses petits-enfants.L'écrivain du passage Même si l'existence de Naïm Kattan a été marquée par les déménagements, les renouveaux, les renaissances et les transplantations, il rejette du revers de la main le concept de l'exil.« Je refuse l'idée d'exil.Car quand on dit qu'on est en exil, on perd sur les deux plans.On n'est pas là où on est, donc, le réel nous échappe.Mais le réel derrière, dans le lieu d'origine, lui, aura déjà changé.Quand j'ai quitté Bagdad, il y avait 750 000 habitants.Maintenant, il y en a 3 millions.Ce n'est pas la même ville.Donc, en étant en exil, j'aurais perdu et Montréal et Bagdad, reconnaît-il.Il faut dire où on est né, dans quel milieu, mais il ne faut pas rester enfermé dans ça.Il faut le dire et continuer.» Ses trois vies, c'est donc sous le signe du passage que Naïm Kattan a choisi de les vivre.« Le passage, c'est la traduction du mot hévri ou hébreu.Ça veut dire passager.Dans la Bible, ce mot est utilisé pour parler d'Abraham, qui était un hévri, passé d'un lieu à l'autre.Le passage, ce n'est pas l'errance.Ceux qui traversent le désert, ce sont des nomades, pas des errants, ils savent d'où ils partent et où ils arrivent.» Parfaitement de Montréal et de Bagdad La mémoire de toutes ces vies, Naïm Kattan la confine dans ses livres, ses récits, ses essais.Et c'est donc aussi dans ses livres que ces vies se rencontrent, entrent en dialogue.« Dernièrement, on a traduit en arabe Adieu Babylone et Le Réel et le Théâtral.Je suis d'abord un écrivain de langue arabe.Et là, je me vois traduit dans ma propre langue.C'est à ce moment-là que j'ai vu la distance.Ces livres-là, Adieu Babylone et Le Réel et le Théâtral, je les ai écrits comme Montréalais, à l'adresse de mon pays.En les voyant traduits, j'ai eu le sentiment concret, précis de l'identité multiple.On peut être de Bagdad et de Montréal.On peut être parfaitement des deux.» Naïm Kattan est parfaitement des deux.Il a parfaitement 76 ans et 50 ans à la fois.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Naïm Kattan porte toujours en lui la ville de sa naissance, Bagdad, même s'il l'a quittée il y a plus de 55 ans.Librairie Le baromètre du livre au Québec Palmarès des ventes Pour commander : \" (514) 342-2815 www.r e n a u d - b r a y.com \" : Coup de Coeur RB : Nouvelle entrée Un réseau de 25 librairies au Québec Plus de 1000 Coups de Coeur, pour mieux choisir.16 au 22 juin 2004 1 Polar DA VINCI CODE \" D.BROWN JC Lattès 2 Sport LE TOUR DE FOGLIA ET CHRONIQUES FRANÇAISES \" P.FOGLIA La Presse 3 Polar LOS ANGELES RIVER M.CONNELLY Seuil 4 Essais Qc BIEN COMMUN RECHERCHÉ F.DAVID Écosociété 5 Polar LA NUIT EST MON ROYAUME M.HIGGINS CLARK Albin Michel 6 Polar PRIÈRES POUR LA PLUIE \" D.LEHANE Rivages 7 Roman ENSEMBLE, C'EST TOUT \" A.GAVALDA Dilettante 8 Polar THE DA VINCI CODE \" D.BROWN Doubleday 9 Roman LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT \" M.HADDON Robert Laffont 10 Cuisine BARBECUE \" RAICHLEN /SCHNEIDER L'Homme 11 Flore Qc LES JARDINS DE MÉTIS \" A.REFORD L'Homme 12 Roman Qc L'HISTOIRE DE PI \" - Booker Prize 2002 Y.MARTEL XYZ éd.13 Essais Qc CONTES ET COMPTES DU PROF LAUZON, t.2 L.-P.LAUZON Lanctôt 14 Polar LA LIGNE NOIRE J.-C.GRANGÉ Albin Michel 15 Essais LE DOSSIER NOIR DES COMMANDITES J.KEABLE Lanctôt 16 Jeunesse HARRY POTTER ET L'ORDRE DU PHÉNIX \" J.K.ROWLING Gallimard 17 Histoire JOUR J \" S.BADSEY Atlas 18 Polar LA SALLE DES MEURTRES P.D.JAMES Fayard 19 Polar UNE AMITIÉ ABSOLUE \" J.LE CARRÉ Seuil 20 Roman LA PROCHAINE FOIS M.LÉVY Robert Laffont 21 Psychologie GUÉRIR \" SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont 22 Essai TOUS AUX ABRIS ! \" M.MOORE Boréal 23 Roman Qc UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SÛR M.ROBITAILLE 400 coups 24 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?\" J.SPENCER Michel Lafon 25 Biograph.Qc J'AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE \" R.DALLAIRE Libre Expression 26 Roman MALAVITA T.BENACQUISTA Gallimard 27 Sport Qc GUIDE DES TERRAINS DE GOLF AU QUÉBEC P.ALLARD L'Homme 28 Roman MAKTUB P.COELHO Anne Carrière 29 B.D.Qc PAUL EN APPARTEMENT \" M.RABAGLIATI La Pastèque 30 Roman COUCHER DE SOLEIL À SAINT-TROPEZ D.STEEL Presses de la Cité 31 Roman Qc ET QUOI ENCORE! D.BOMBARDIER Albin Michel 32 Roman LE SECRET D'EMMA HARTE B.T.BRADFORD Presses de la Cité 33 Cuisine RECETTES D'ÉTÉ COLLECTIF Marabout 34 Roman PASCALE \" F.De LUCA Varia 35 Santé MÉNOPAUSE, NUTRITION ET SANTÉ \" L.LAMBERT-LAGACÉ L'Homme 36 Polar NEW-YORK BRÛLE-T-IL?COLLINS / LAPIERRE Robert Laffont 37 Roman L'OMBRE DU VENT \" C.RUIZ ZAFON Grasset 38 Biographie MÉMOIRES \" F.PAHLAVI XO éd.39 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT \" E.TOLLE Ariane 40 Biographie BUSH L'IMPOSTEUR J.H.HATFIELD Michel Lafon 41 Biograph.Qc JACQUES PARIZEAU, t.3 - Le régent \" P.DUCHESNE Québec Amérique 42 Roman LA NUIT DE L'ORACLE \" P.AUSTER Leméac/Actes Sud 43 Psychologie LES TREMBLEMENTS INTÉRIEURS D.DUFOUR L'Homme 44 B.D.KID PADDLE, no 9 - Boing ! Boing ! Bunk! MIDAM Dupuis 45 Polar CRACKING THE DA VINCI'S CODE S.COX Sterling 2495 $ 3495 $ Cette semaine Renaud-Bray a vendu 20 358 titres différents.3201299A L'ÉTÉ MEURTRIER Le paradis?C'est l'enfer.NORBERT SPHENER COLLABORATION SPÉCIALE nspehner@globetrotter.net Autant le préciser tout de suite, Journal d'un ange, de Steve Corbucci est une sorte d'ovni dans la Série Noire, une collection habituellement consacrée au roman policier pur et dur.L'histoire se passe au paradis, celui de la mythologie chrétienne, le royaume du Dieu tout-puissant en personne (mais on ne prononce jamais son nom : on ne dit pas « Nom de Dieu », mais « Nom d'Il », on évite «Dieu sait quoi », remplacé par « Il sait quoi », etc).Et il se passe des choses pas très catholiques dans le Saint des Saints : des anges gardiens disparaissent en série.Seule certitude : les démons de l'enfer, pour une fois, ne sont pas dans le coup.Eriel, un ange inquisiteur, une sorte de privé céleste, est chargé de l'enquête.Depuis quelque temps déjà (difficile à évaluer dans un monde où tout est éternel) un vent de fronde souffle dans le Saint des Saints.Un mouvement séditieux appelé PPN (Pourquoi pas nous) accueille des anges qui envient certains « privilèges » des humains, notamment le fait d'avoir un corps, un sexe et le fun qui va avec ! Alors que le monde des anges et des humains est surtout préoccupé par la Coupe du monde de football, Eriel commence une enquête périlleuse dans un paradis miné par une situation économique préoccupante et qui mène de difficiles tractations avec les enfers pour redresser la barre.De plus, certains archanges ne voient pas cette enquête d'un bon oeil car, contrairement à l'opinion bien répandue chez les croyants, le paradis est un divin panier de crabes où les fonctionnaires sont aussi sinon plus emmerdants que sur la Terre.Ce qui n'est pas rien.La hiérarchie angélique utilisée dans ce livre est inspirée librement de la tradition médiévale, elle-même issue de la kabbale.Mais, comme le fait remarquer l'auteur, « toute ressemblance avec des anges existants ou s'étant manifestés serait purement forfuite ».On l'aura compris, avec cette histoire fantaisiste plus drôle que tragique, on est loin du roman noir pur et dur auquel nous a habitués la Série Noire qui navigue de plus en plus souvent en eaux troubles.Le récit est amusant et son intérêt principal repose d'ailleurs entièrement sur l'originalité et sur l'humour car l'enquête d'Eriel n'est pas vraiment passionnante.Ici, tout est dans les détails surprenants, les dialogues savoureux, les petites remarques déjantées et le contexte général plutôt insolite.Le syndrome de la mort subite Publié dans la collection La Noire, Berceuse, de Chuck Palahniuk est un autre de ces récits inclassables qui risque fort de désarçonner l'amateur de polars classiques, car dans ce livre rien ne correspond vraiment aux conventions habituelles du genre.Le style est très particulier, il faut quelques pages pour s'habituer au rythme très nerveux des phrases, à l'emploi systématique du temps présent.Carl Streator, le héros, est un journaliste qui enquête sur le fameux syndrome dit de la mort subite du nourrisson.Ce qui l'amènera à fréquenter Helen Hoover Boyle, une agente immobilière peu orthodoxe, un peu sorcière sur les bords, spécialisée dans la vente de maisons hantées (ce qui lui permet, entre autres, de vendre six fois la même maison en quelques mois !), un infirmier nécrophile, obsédé par le sexe, un écolo radical spécialisé dans des arnaques géniales et une mystique Nouvel Âge.Tous ces personnages passablement excentriques (et fort dangereux) sont embarqués dans la même quête : retrouver un livre de sorcellerie, Le Livre des Ombres qui contient une berceuse aux effets mortels.À la fois roman fantastique et polar noir, Berceuse est une de ces oeuvres typiques de Palahniuk, une des voix les plus originales et les plus radicales de la littérature américaine de ce début de siècle.FFF JOURNAL D'UN ANGE Pierre Corbucci Gallimard, 200 pages FFF BERCEUSE Chuck Palahniuk Gallimard, 316pages Nom: Âge : Adresse: App.: Ville: Code postal : Tél.(rés.) : Tél.(travail) : Remplissez la Supergrille et le coupon de participation.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Retournez le tout avant 17 h, le mercredi 14 juillet 2004 à l'adresse indiquée.Un tirage au sort, parmi tout le courrier reçu, déterminera les gagnants.Ces personnes devront avoir rempli correctement la grille.La valeur totale approximative des prix offerts est de 1497,50 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.La solution de la Supergrille sera publiée le mardi 20 juillet 2004 dans la section Sports et la liste des gagnants le vendredi 23 juillet 2004 dans l'édition régulière de La Presse.Concours «Supergrille 27 06 2004 » La Presse, Ltée C.P.11620, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W7 POUR PARTICIPER EN JUIN, cinquante gagnants mériteront le livre LES MORDUS N0 4, SPÉCIAL ÉTÉ et un t-shirt La Presse.SGJUIN HORIZONTALEMENT 1 Noms de partis.2 Pour étouffer une révolte?- Comédie musicale du Rideau Vert - Livré au public - Assortiments.3 Béjaune - Dieu - Poisson - Très mal gérée, selon la vérificatrice générale - Chef chiite.4 Caractère de ce qui est naturel - Sharon y a échappé à deux motions de censure - Contenu.5 C'est une éponge - Pas rare - A la page - Ceux d'autrefois tournent encore de temps en temps - Rejetée.6 Découverte - Nouveau premier ministre de l'Inde - Supposition - Personnel - Sujet - Bien plus qu'une paire - Aucun.7 Plus fort que d'autres - Spécialité lyonnaise - Théâtre de bien des exploits - Vient rarement d'en-bas! - Remettent de l'argent.8 Cube - Fait des promesses qu'il ne tiendra pas - Punch - Bête - Plaisent au bétail - Poète.9 Gomme-résine - C'est un bruit - Sur le Rhône - Grandes lavandes - noitcnojnoC - Conjonction.10 Article - Gallium - Napoléon II - A peut-être une maîtresse?- Impudente - Terminaison.11 Canadien qui ne s'adresse pas aux enfants - Allemande - Se tient à l'écart - Coule en Europe - Qui empêche de faire ce qu'on veut.12 Le plus jeune président de l'histoire du Festival de Cannes - Très vite - (S') emballer.13 Ne pèse pas beaucoup dans la balance! - Elle est de plus en plus chère - Lisse - Loi - Coulée de lave - Abondant.14 A la tête du Quat'Sous - Une partie de la journée - Démonstratif - Parti - Peintre et sculpteur américain - N'a pas la taille requise pour être mannequin.15 Enrichir - N'ira sûrement pas voter demain - Direction - Pas trop chargée - Blonde - Crie.16 Explicite - Noircir du papier - Il y en a eu un le 14 juin - Très, très bas - Négation - Scandium.17 Avant des lettres - Pierre - Poisson belge - Repousse - Vis-à-vis (à l').18 Ayatollah dont la résidence a été la cible de tirs à Najaf en mai dernier - Il a une grosse tête - Qui ne traîne pas - On y parle anglais - Ragoûts.19 Bain bouillonnant - Blanchit - Ne manque pas de sable - Abréviation chrétienne - Série de noms d'électeurs.20 Elle est mauvaise - Symbole - Lettre - On en fait des cubes, surtout l'été - Parcelles - Film de Spielberg.21 Début d'échange - Viscosité - La rivière Saint-François y coule - Chanteur mort en 1978 - Plut à un dieu - Trucider.22 Peut faire des grumeaux - Montagnard - Affirmation - Mesure - Du boeuf, des oignons et du vin blanc - Pas nous.23 Plante d'appartement - Ne manque pas de piquant - Diligence.24 Privilégié - Union - Ne doit pas être à l'abri du vent - Montrer son admiration - Détourner.25 Préfère la montagne à la mer - Poisson plat - L'eau y coule - Un peu de poulet - Ovation sportive - Tache au pelage.26 Patron - Parfois chahuté - Courtois - Perplexe - Bord.27 Plante très toxique - Porte - Excite autant les hommes que les femmes - Jeu d'esprit - Fleuve.28 Elle est insoluble dans l'eau - Il est déluré - Doudou - Tranche - Rubiacées d'Amérique du Sud.29 Comportements - Relâché - Appels indirects et adroits - Traverse la Russie - Au bord de la mer.30 Elle joue dans 2046 - C'est le but de la journée de demain - Ancienne pièce d'argent - Passereau - Remarque.31 Pas naïf - Il n'est pas manchot! - Elle priait - Marche à la carotte - Met en correspondance.32 Quelques articles - Sable calcaire - Se dépouille - Passa pardessus ses craintes - Trompe - Temps universel coordonné.33 Préfixe - Sorti - Au nord de l'Inde - Vidé - C'est là qu'a lieu l'Euro 2004 - Coule au Québec.34 C'est vraiment l'enfer - Suit le travail - Boulette frite - Gentil - A lire au pied de la lettre.35 Ont une union - Protège - Certains sont plats - Vient d'avoir.36 Extrait - Tente - Chanteur ami de Martin - Excessif - Fréquenter.37 Garde au sec - Évêque de Noyon - Tout le monde veut mettre la main dessus! - Stupéfié.38 Bois - Chemises - Pédiatre au banc des accusés - Sans lui, ça risque de pencher un peu - Arbre.39 Grand chef qui quitte la politique - Négation - Bien des années - Bute - Possession - Réponse de Normand - Couleur.40 Mère des Titans - Greffe - Exerce une pression - Tambour battant - Incommodées.VERTICALEMENT 1 Dans le désordre et sans cases noires : un ancien joueur de hockey qui a gagné ses élections en Slovaquie, un pilote qui gagne tout le temps, une équipe qui a gagné pour la première fois, un cheval qui a failli gagner la Triple couronne et une Russe qui a gagné en battant une autre Russe à Roland-Garros 2 Volcan des Philippines - Ils polluent beaucoup - Prix d'interprétation masculine à Cannes - Problème de peau - Général romain assassiné - Ancienne division égyptienne - Écrivain américain.3 Loin - Soigne - Perdu - Coordonnateur du FRAPRU - Il y en a plusieurs en Iraq - Pas à l'étranger - Sera-t-il élu demain?- 4 Terminaison - Un drame - Jeune Américain décapité - Le premier à s'être montré - Symbole - Demande de la stratégie - Fait savoir - Nom d'un dieu - Zéro pour les ronds.5 Province de Chine - Un film de Kassovitz - Second souffle - Tient le coup dans le vent - En fait - Parti.6 Note - C'est un mystère - Au nord de Syracuse - Jaoui y a gagné le prix du scénario pour Comme une image - Italien qui fait du théâtre - Concours - Se défendre - Naturiste.7 Suspendue - Ville de Turquie - Sera-t-il élu demain?- Fête musulmane - Vont être utiles demain - Abréviation musicale.8 Lien - Boisson amère - Ne se met pas à table - Menace bien des Américains - Plante à fleurs bleues - Reviennent en douce.9 Symbole - Moment d'hésitation - Sorte de signature - Remis à Hollywood - Terme de tennis - Meneur de jeu - Se dit d'un écran où il y a des traces de doigts - Avance - Prénom.10 Fleuve de France - Utile en mécanique - Paisible - Dessinateur russe - Romains - Travaille en musique.11 Forme des secrétaires - Lézard - Duo d'humoristes - Il a été arrêté avec Chuck Guité - Cinéaste indien.12 Mémoire fiable - Place de Pékin - Poème - Aux aurores - Partie d'un texte - Il vient tout juste de commencer - Curieux - Note.13 Un film avec Brad Pitt - En Champagne - Fendu - Il va coûter beaucoup plus cher que prévu - Marquait la fin - Dans la gamme - Plante herbacée comestible cultivée en Chine.14 Vent - Elle siffle - Dit oui - Pour faire mordre à l'hameçon - Meilleur marqueur de la LNH la saison dernière - Question.15 Piscivore - Ne pas avoir chaud - La guerre des boutons! - École mixte - Spectacles - Il joue peut-être de l'hélicon.16 Le temps d'une révolution - Rejoint la Seine - Chanv re d' eau - Pousse en hauteur - A la mode - A prendre sur la terrasse - Préposition.17 Établie - Monnaie - Cochon - Grand chef de Kanesatake - Obtus - Capable de saillir.18 Soldate devenue le symbole du scandale d=Abou Gharib - Plein de sincérité - Comme un vieux front - Ruminants - Dressé - Meuble africain - Circule à Malmö.19 Bombardait - Musique - Néon - Ministre des Finances - Possessif - Prépare des petits pois - Buzz Hargrove en est le président - Se donnent aux bêtes.20 Distingué - Dans le Caucase - Prélever - Il a fait l'ouverture du festival de Cannes - Chambres - Avenue.21 Il a quitté très vite Roland- Garros - Troue la peau - Font disparaître - Plante à fleurs jaunes - Territoire occupé - Rédacteur en chef de La Presse de 1958 à 1961, il est mort à la fin du mois de mai.22 Pronom - Chiffres romains - Journal québéco is - Décl i n - Québécoise qui était à Cannes - Ville de Sicile - Chante dans les bois.23 Pas claire - Conjonction - Dieu mexicain - A reçu la palme d'or - Ile - On y rêve - Ne tient souvent qu'à un fil.24 Coule au Zaïre - Enflammée - Étoffe de soie et de laine - Pousse dans les régions tropicales - Moi - L'ancêtre des Arabes.25 Haute tension - Prénom inversé - Contrav e n t i o n - Commandement - Tarte - Spectacle du Cirque du Soleil - Grecque.26 Fait comme un chameau - Américain décédé il y a peu de temps - Jour de fête - Qui embrasse tout le monde - Douleur - C'est un succès.27 Manteau - Près de Valence - Lac - Ancien président accueilli par l'Afrique du Sud - Patrie de Pasteur - Symbole - C'est l'été entre quatre murs - Radon.28 Enlacement - Recherché - Une des villes de France en 2 lettres.ici en 10 lettres! - Elle a quitté la Cour suprême pour les Nations unies - Avance comme un escargot.29 Traditions - Près de Dieppe - Écrivain et chansonnier mort en 2001 - Prénom - Deux branches - Prise - Lettre - Discipline de l'aérobic - Impératrice byzantine.30 On y fait de l'art - Pas apprêtée - Aubépine - Note - Grand palmier - Ogre sympathique.LE MONDE DE LA PRESSE par Michel Hannequart www.hannequart.com ARTS VISUELS Un manque de fini épatant JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE TORONTO \u2014 TWM ?Un avion, une firme de fiducie, un 4X4 ?Ni l'un ni l'autre, seulement les initiales de trois artistes qui auraient très bien pu composer une même famille s'ils étaient nés à quelques années d'intervalle.L'exposition Turner Whistler Monet, visions impressionnistes, montée par le Musée des beauxarts de l'Ontario (Art Gallery of Ontario - AGO) en collaboration avec des prestigieuses institutions de Paris et de Londres, se charge d'en faire des frères.Si Joseph Mallord William Turner (1775-1851), James Mc Neil Whistler (1834-1903) et Claude Monet (1840-1926) n'ont effectivement jamais formé d'alliance artistique, bien que les deux cadets aient entretenu une profonde amitié, tous trois ont dépeint l'atmosphère brumeuse et polluée des villes nouvellement industrialisées.C'est du moins ce qui est soutenu par la réunion d'une centaine de peintures, de pastels, d'aquarelles et de gravures, des vues de la Tamise, de la Seine et de lagunes de Venise, similaires dans le traitement fluide et sommaire du paysage observé.Le parcours s'ouvre en toute logique avec l'aîné du trio, faisant du Londonien Turner, dès les années 1820, le père d'un impressionnisme encore à venir.Ça se poursuit avec Whistler, l'Américain exilé en Europe, dont ses représentations des ponts de Londres (autour de 1860) poursuivent le travail de l'autre.Puis arrivent, enfin, des Monet (tableaux de 1871 faits après un séjour.à Londres), pourtant le plus célèbre des trois, considéré comme le pivot impressionniste.Mais voilà, l'expo sur de ce TWM inusité n'est pas qu'un blockbuster tape-à-l'oeil.Avec une thématique forte, qui tient la route, elle démontre que la transition du réalisme pictural vers la modernité s'est faite en grande partie à travers les obsessions de ces trois artistes à travailler les effets de lumière créés par les ciels pollués.La démonstration coule de source, à un point tel qu'on s'étonne que cette expo en soit une première.Les gens de l'AGO ne mâchent d'ailleurs pas leurs mots : c'est un événement qui fera date dans l'histoire de l'art.« Les rapports entre Turner, Whistler et Monet sont connus, mais c'est la première fois qu'ils sont réunis, dit Katharine Lochnan, conservatrice à l'AGO et instigatrice de l'expo, elle qui en a eu l'idée il y a 15 ans.Au départ, je voulais montrer l'apport de Whistler à l'histoire de l'art.Il a été impossible de le dissocier de Turner et de Monet.» Trait d'union entre l'Angleterre et la France, Whistler a aidé à l'essor de l'impressionnisme au nord de la Manche.Liant dans l'expo Turner à Monet, il sert à revoir, sinon l'impressionnisme, l'idée qu'on s'y fait (c'est de la peinture française) et le culte qu'on lui vénère (autour de la beauté).« En mettant l'accent sur la pollution, ces tableaux ne sont plus seulement beaux, ils peuvent être repoussants.On les actualise, dit la commissaire.Oui, l'impressionnisme a été très fort en France, mais de nos jours, la tendance n'est plus à parler d'arts nationaux.Et Monet n'aurait jamais pu peindre Impression, soleil levant sans aller à Londres.» Impression, soleil levant, oeuvre fétiche s'il en est (c'est elle qui a donné naissance au terme impressionniste), brille par son absence.Elle ne sort visiblement pas de Paris.Dans la théorie Lochnan, l'historique tableau de 1872-1873 est un échelon de plus dans la peinture de paysage, fusion d'un Turner (le motif du soleil au-dessus d'un port parsème ses oeuvres) et d'un Whistler (ses Nocturnes ont influencé Monet).Turner Whistler Monet a sinon son lot de passages forts.Deux huiles de Turner des années 1840, qualifiées d'inachevées, offrent des paysages terreux passablement abstraits, loin de ses premiers tableaux romantiques et idéalisés.Accusé dès les années 1820 de livrer des oeuvres au « manque de fini» douteux, Turner a visiblement ouvert la porte à de nouvelles manières de faire.Accusés à un moment de leur vie du même « manque de fini », Whistler et Monet étaient attirés aussi par la musique et la poésie qui les a, entre autres, rapproché de Stéphane Mallarmé.Une petite section porte sur cette relation, autant amicale que professionnelle, entre les trois hommes.Ailleurs, ce sont les Nocturnes de Whistler, d'abord, qui se démarquent.Puis, trois exemples de la réputée série de Monet à Giverny (1897) deviennent un point culminant, d'autant plus qu'ils font face à des aquarelles que Turner a réalisées en 1830 sur le bord du lac de Lucerne.Le même climat, apaisant et planant, s'en dégage.Le contraste avec le reste de vues polluées en est frappant.L'exposition sera présentée cet automne aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris (Impression, soleil levant devrait y être) et à l'hiver 2005 à la Tate Britain de Londres.TURNER WHISTLER MONET, VISIONS IMPRESSIONNISTES, Musée des beaux-arts de l'Ontario, 317, rue Dundas Ouest, jusqu'au 12 septembre.Ouvert du mardi au dimanche.Info : 416 979-6648.Toronto et sa distillerie Toronto est sans aucun doute la pierre angulaire des arts visuels au Canada.C'est là, on le sait, que se trouve le marché.Et avec les récents développements immobiliers, l'art contemporain, loin de se ghettoïser en deux trois lieux, prend du poids.L'agrandissement du Musée des beaux-arts de l'Ontario, projet de 500 millions de dollars signé Frank Gehry dont une grande salle ouverte dédiée à l'art contemporain, en est sûrement le meilleur exemple.Mais il faudra attendre 2008.D'ici là, par contre, il y a du nouveau ailleurs, au Distillery District.Réaménagé comme centre d'art, de culture et de divertissement, ouvert à l'été 2003, ce vaste complexe en pierre et en brique érigé au 19e siècle risque de devenir un véritable pôle touristique.Restaurants, cafés, ateliers, festivals s'y sont implantés, puis, surtout, une bonne manne de galeries d'art.À ce chapitre, il faut visiter Artcore, qui présente une expo autour de la figure de Joseph Beuys, la réputée Monte Clark Gallery ou, pour qui s'intéresse à l'art verrier, l'immense Sandra Ainsley Gallery.Info : 416 364-1777.SOURCE ART GALLERY OF ONTARIO La Tamise et le Parlement de Claude Monet.Peint à Londres en 1871, ce tableau annonce Impression, soleil levant, qui s'imposera comme l'oeuvre fétiche du mouvement impressionniste La Caraïbe en crise et en poésie DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE dlaferri@lapresse.ca Déjà j'aimais le nom de la ville: Port of Spain.Étrange colonialisme : le mot Espagne s'écrit en anglais.On m'a invité à un énorme colloque sur Haïti (Reinterpreting the haïtian revolution and its cultural aftershocks, 1804-2004), organisé par l'Université West Indies, campus Saint Augustine.Plus de 80 interventions d'écrivains, de poètes, de professeurs, et de spécialistes de la question haïtienne.La Caraïbe, toute la Caraïbe (anglophone, francophone, hispanophone et créolophone) intellectuelle, tenait à saluer, malgré les problèmes et les crises, le deux centième anniversaire de l'indépendance d'Haïti.On a causé, pendant ces chaudes journées de révolution, de dictature, de littérature, du vaudou, du métissage, des mythes, en un mot de tout ce qu'a produit cette petite république de la Caraïbe en situation d'instabilité politique depuis 200 ans.Et comme l'a souligné quelqu'un : « Et on se demande encore comment elle a pu tenir tout ce temps-là ».Et les savantes analyses de ces experts en décomposition ne nous ont pas définitivement éclairés sur la question.Heureusement que les deux invités d'honneur étaient plutôt des rêveurs qui ne cherchaient pas forcément à ouvrir le ventre de la poule.Le poète de Sainte- Lucie, Derek Walcott, qui a présenté le dernier jour une pièce de près de trois heures sur la révolution haïtienne (The Haïtian Earth) et la romancière d'origine haïtienne, Edwidge Danticat.Le poète Son regard me semblait bizarre.On a l'impression qu'il ne vous voit pas avant qu'il se retourne vivement pour vous faire ce bref sourire complice.J'avais eu deux ou trois échos de Derek Walcott avant qu'il ait raflé le Nobel en 1992 pour quelques recueils de poèmes qui constituent tout de même une précieuse fresque de la vie quotidienne dans cette partie anglophone de la Caraïbe, des pièces de théâtre pas toujours réussies, et cette dégaine de flibustier que j'admirais dans les rares photographies débusquées dans de vieilles anthologies qui traînaient encore dans quelques librairies d'occasion.Je m'étais alors précipité sur l'unique recueil de lui traduit en français dans une toute petite maison d'édition (Le Royaume du fruit-étoile, éditions Circé, 1992).Ces petits livres où l'on trouve le texte original sur la page de droite et la traduction en face.J'ai commencé à lire Walcott avec une certaine désinvolture avant de me trouver dans la position d'un poisson bien ferré.Derek Walcott m'avait attrapé avec ce long et magique poème Le Schooner Flight.Je ne crois pas avoir rien lu d'aussi beau en poésie que l'histoire de ce marin, trafiquant de scotch et amoureux fou (Quand les étoiles étaient jeunes sur Castries, je n'aimais que toi, et j'aimais tout l'univers) d'une certaine Maria Conception, toujours un peu perdu parmi ce chapelet d'îles flottant, comme des bouchons de liège, dans la mer turquoise des Caraïbes.Je connais ces îles de Monos à Nassau, matelot au crâne rouille et aux yeux glauques, on m'appelle Chabin, le surnom en patois de tous les nègres rouges, et moi, Chabin, j'ai vu ces taudis de l'empire quand ils étaient un paradis.Je ne suis qu'un nègre rouge qui aime la mer, j'ai reçu une solide éducation coloniale, j'ai du Hollandais en moi, du nègre, et de l'Anglais, et soit je ne suis personne, soit je suis une nation.Et tout de suite Derek Walcott a fait partie de la courte liste des poètes que je relis.Me voilà assis en face de lui dans une étroite pièce sans fenêtre.L'ombre de l'autre prix Nobel de la région n'est pas loin : l'irascible V.S.Naipaul (un jeune étudiant m'a guidé tout l'après-midi dans le quartier où Naipaul a passé ses jeunes années).J'étais en train de réfléchir à ces pimpantes petites îles de la Caraïbe coloniale qui ont donné ces écrivains de stature mondiale quand Walcott voulut savoir comment on dit « éjaculation précoce » en Haïti.J'étais étonné.À son âge, j'aurais plutôt pensé à « impuissance ».Peut-être qu'il était en train de travailler à un poème ou à une pièce de théâtre.Bon, ce ne sont pas mes affaires.En créole, cela se dit : « Bonjour, poil ».Le voilà qui me regarde un moment, bouche bée, avant de lancer dans un énorme éclat de rire : « You, Haitians, you are fucking poets.» La lettre On m'a demandé de présenter, ce soir-là, la jeune romancière d'origine haïtienne Edwidge Danticat que toute la presse salue comme étant l'un des plus sûrs espoirs de la littérature américaine contemporaine.J'ai lu cette lettre en guise de présentation.« Ma chère princesse, Cela fait un moment que je t'appelle ainsi, je crois bien avant que l'Amérique ait commencé à voir en toi sa petite fiancée.J'ai tout de suite pensé que la dernière chose dont tu avais besoin c'était tout ce bruit qu'on allait faire autour de toi.Ton regard appelait autre chose.Je revois sous ton grand front tes yeux d'enfant effrayé dans le noir.C'est bien cela : tu avais besoin de tendresse.Tu fais partie de ces enfants qui, malgré la peur, continuent à avancer dans l'obscurité.Au fond, je ne devrais pas dire du mal de la nuit, c'est elle qui nourrit ton imaginaire.Et à force d'y rester, tu vois mieux aujourd'hui dans le noir que dans la lumière du jour, ma chère princesse des ténèbres.« Au fond, tu préfères les atmosphères aux histoires.L'habitude que tu avais d'écouter la voisine tirer des contes sur la galerie, près de chez toi.Tu ne faisais pas partie du groupe d'enfants qui écoutaient, comme s'ils étaient dans une salle de cinéma, les fabuleux contes chantés qui ont illuminé les nuits de notre enfance.Tu ne bougeais pas de ta place, la place que ta mère t'avait assignée.Une enfant si obéissante.D'une certaine façon, tu étais bien libre.Tu écoutais différemment des autres.Tu écoutais sans écouter.Comme de biais.Tu écris ainsi aussi.C'est par la manière d'écouter que se développe un style.« Il y a au coeur de cette manière d'écouter une sorte d'humilité qui est en fait un orgueil démesuré.Tu crois que ce n'est pas toi qui écris.Tu penses que tu n'es pas un écrivain.Quel orgueil ! Tu te couches comme une rivière pour laisser glisser la fable.Elle passe par toi, mais ne vient pas de toi.Toutes ces histoires qui entrent et sortent par tes pores : tu sais bien qu'elles ne sont pas de toi, qu'elles n'ont pas été créées par toi, et qu'elles ne font que passer par toi.Tu es, comme dit Depestre, un animal marin.Tu es un être aquatique.Tu vis sous les eaux.Tu peux rester des jours, des mois, sous les eaux sans respirer.Tu possèdes des branchies.Te voilà Simbie, princesse des eaux.Et ton peigne d'or n'est autre que le style.« Tu rêves d'être ce poète anonyme.Comme ceux qui ont inventé toutes ces histoires qui ont bercé ton enfance dans la province haïtienne, et dont on retrouve l'écho dans ta romance.Aucun enfant n'a jamais demandé le nom du compositeur de tel chant sacré ou de l'auteur de tel conte.Ni la chanson de Solé, l'amoureux du fleuve Artibonite, ni non plus celle des « trois feuilles » qui parlent de la mémoire et de l'oubli.Et tu vas dormir, le soir, tout enfiévrée par ces histoires de diables, d'hommes qui se changent en cheval galopant dans la clairière, ou de femmes dont les yeux lancent de dangereuses flammes qui peuvent atteindre une cible à plus de cent mètres.Et au milieu de la nuit, c'est la musique des raras qui t'oblige à te lever pour voir passer ces musiciens qui jouent en courant cette meringue endiablée.« Après les histoires de la nuit, tu passes à la magie de la vie quotidienne.Tu sais capter un regard, écouter autre chose que ce que la voix colporte, et tu sais aussi sentir l'odeur de la mort ou celle du désir.Mais ma chère princesse, d'où tiens-tu cette science ?Tu viens d'une culture pour qui tout cela semble normal.D'un pays où la pluie tombe de bas en haut, du pays des grands désordres, d'un pays rétif à la logique, à l'ordre et aux convenances sociales.Tu as découvert, un jour, le romancier Jacques Stephen Alexis (Compère général soleil, Gallimard).À la fois si différent et si proche de toi.« C'était toujours en toi, comme une obsession, cette pensée, qu'il s'agit, au fond, d'une seule et même fable que tes compatriotes ne cessent de reprendre sans se lasser.Celle « d'un peuple qui chante, qui danse, qui pleure .» et qui résiste.Tu crois fermement qu'il faut témoigner de cette constante résistance pour contrer tous les mensonges dont on couvre aujourd'hui Haïti.« Le reste, la célébrité, c'est toujours un malentendu.Et quand l'Amérique ne voudra plus de nous, quand elle voudra écouter d'autres histoires, toi et moi, on ira à Croixdes- Bouquets boire du « sellé bridé » en pensant à ces jours heureux ou malheureux, ou même à ce jour où je t'ai présentée à ta grande famille caribéenne, dans cette université de Trinidad.» La valise de bouquins Je quitte Port of Spain à l'aube, comme l'aurait fait le marin du poème de Walcott, pour Pointe-à-Pitre, en passant par la Barbade, Saint- Martin et Saint-Barthélemy, avec une valise remplie des seize romans sélectionnés pour le « Prix des Amériques insulaires et de la Guyane» dont je suis un des membres du jury.Depuis un mois, je suis plongé dans cette gargantuesque lecture.Toute la Caraïbe avec ses drames, ses folies et ses fêtes, défile ainsi sous mes yeux.Si ça vous intéresse, voici les trois derniers noms retenus sur la liste finale : Fabienne Kanor, (D'Eaux douces, Éd.Gallimard), Raphaël Confiant (La Panse du chacal, Éd.Mercure de France) et Karla Suarez (Tropique des silences, Éd.Métaillé).Je vous souhaite un été magique, et vous retrouve à la rentrée.BELA FLECK AND THE FLECKTONES / MARCUS MILLER BAND SAMEDI 3 JUILLET, Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 20 h 30 BILLETS PLEINS FEUX À LA BILLETTERIE CENTRALE Spectrum de Montréal : 318, rue Sainte-Catherine Ouest À LA PLACE DES ARTS www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 RENSEIGNEMENTS : PROGRAMME DOUBLE 135 ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES «Méfiez-vous de la caricature» Du Beau Serge à C'est le bouquet, Jean-Claude Brialy a souvent interprété des homosexuels.Dans People, il est Minimo, jet-setteur extravagant.Il a fait le tour de la question avec le magazine Première.QVous avez joué beaucoup d'homosexuels au cours de votre carrière.RJ'ai toujours veillé à ne pas devenir le « spécialiste » du genre.Mais j'ai souvent interprété des rôles ambigus dotés de profondeur.Le plus mystérieux est sans doute l'avocat du Juge et l'Assassin.Il éprouve des sentiments pour son maître d'hôtel vietnamien avec lequel il échange un regard sans que rien soit dit.Ou le père alcoolique des Innocents.Le maire de Paris et le ministre de la Culture, deux de mes amis, n'ont rien d'hystérique.J'ignore avec qui ils vivent.Je ne les ai jamais vu tenir quelqu'un par la main.Alors, je dis toujours aux auteurs : « Méfiez-vous de la caricature ».QVous, vous avez assumé dès le début.RPour moi, il n'y avait rien à assumer.Tout cela est naturel.J'ai eu de très belles maîtresses.Je n'ai jamais été une folle tordue.Je ne courais pas les boîtes de garçons.Je prenais surtout des précautions à l'égard de mes parents.Ils se doutaient de ma préférence sexuelle, bien sûr, mais nous n'en avons jamais parlé.QLes neufs films ou téléfilms que vous avez réalisés ne traitent pas de l'homosexualité.RNon, mais j'ai un projet : «V comme Verlaine ».L'histoire d'un prof de lettres et d'un jeune homme.Le qu'en-dira-t-on accule l'un des deux au suicide.Je le garde sous le coude.Chouchou, Pédale douce, People.Cela fait beaucoup.Mais je le tournerai peutêtre.Jean-Claude Brialy ZOOM Entre guillemets La fidélité à soi-même, le parcours des mannequins, l'embourgeoisement, la famille.Paroles de stars.Claudia Cardinale « Je n'ai jamais joué un personnage qui était moi-même ou très proche de ce que je suis réellement.C'est sans doute ce qui m'a permis de rester intacte.Quand j'ai fait Le plus grand cirque du monde, je suis vraiment sortie de moi.Je me casse la figure tout le temps, je suis si affreusement sujette au vertige.Sur le trapèze, dans le film, je n'ai pas été doublée.Or si moi, dans la vie, je n'ai pas le sens de l'équilibre, quand je tourne ce n'est pas moi qui suis sur le trapèze, c'est l'autre.Et l'autre en l'occurrence est trapéziste, donc elle n'a pas peur du vide et elle ne se casse pas la figure.Oui, j'ai fait la pute très très souvent, la sainte, une fois, mais aussi la princesse, la femme du peuple.Donc, j'ai fait rêver les gens parce que ce n'est pas moi qu'ils voyaient à l'écran.» Charlize Theron « Quels souvenirs je garde de mes débuts comme mannequin ?J'avais 16 ans quand j'ai quitté mon village en Afrique du Sud natale et que je me suis retrouvée à Milan avant de parcourir le reste de l'Europe.Beaucoup de jeunes filles ne tiennent pas le coup et n'ont pas les moyens psychologiques de réagir face aux rejets permanents qui sont le lot du mannequinat.Je me souviens que dans une même journée, on m'avait trouvée successivement trop grande, trop petite, trop grosse et avec pas suffisamment de poitrine ! Par la force des choses, on finit par ne plus rien prendre personnellement et s'endurcir.Autre aspect positif ?Ça m'a aidé à devenir indépendante très tôt.Et puis c'est le tremplin qui m'a permis de devenir actrice quand mes espoirs de devenir danseuse professionnelle sont tombés à l'eau après une blessure au genou.» Michel Sardou « Oui, je suis bourgeois, et alors ?Les artistes sont des bourgeois mais ils détestent qu'on le leur dise.L'inconfort est dans la création, pas dans l'endroit où vous habitez.On peut être un bourgeois mais, comme disait Paul Valéry, avoir l'esprit fiévreux.Cela dit, je trouve ridicule cette notion que la souffrance est créative ; je déteste me complaire dans le malheur.Quand je vais mal, j'ai envie de tout sauf de chanter.Sylvie Vartan « Mon garde-fou a toujours été mes parents, mes enfants.J'ai une folie en moi que je réfrène sans arrêt.Je suis tout le temps obligée de me protéger contre moi-même.Je ne suis faite que de paradoxes.J'aime les turbulences, mais j'ai autant besoin d'ombre que de lumière.Je suis impulsive, passionnée, voire violente si on touche à ceux que j'aime.J'ai trop vu comment on peut tomber très bas, s'avilir, perdre le contrôle.J'ai toujours été portée par ma passion, mais en même temps j'ai toujours gardé assez de recul pour ne jamais me laisser éblouir.Je suis lucide, c'est ce qui m'a sauvée.» E X P R E S S José Garcia sera le héros du prochain film de Costa-Gavras, qui a choisi d'adapter Le Couperet, de Donald Westlake ; il incarnera un cadre supérieur, licencié pour cause de réduction du personnel.Son renvoi va le pousser à franchir les barrières de la morale.Martin Scorsese a accepté de participer à un livre de souvenirs communs avec Robert De Niro et prépare en même temps l'adaptation d'un roman de Graham Greene, Le Fond du problème.Le magazine Première souligne que son prochain film pourrait être Infernal Affairs, remake d'un film de Hong Kong sur la guerre entre la police et les redoutables triades ; Brad Pitt envisage d'y tenir l'un des rôles principaux.Bob Dylan a accepté pour la première fois de sa carrière d'apparaître dans une publicité.Il vante les dessous féminins de la marque de lingerie Victoria's Secret, avec en musique de fond l'une de ses chansons, Love Sick.Quatre ans après Harrison's Flowers, Élie Chouraqui reviendra à la réalisation en novembre, avec Ô Jérusalem, tiré du best-seller de Larry Collins et Dominique Lapierre.Son action se déroule au moment de la création d'Israël.John Woo décrit son nouveau projet comme un croisement entre The Killer et Cabaret.Il mettra en scène un gangster, dans les années 20, qui se révèle être un excellent danseur.Sources : Ciné Live, Paris Match, Studio, Première, Movieline Ethan Hawke « Je me suis dit récemment que si la célébrité était un trop lourd fardeau, je pourrais arrêter dès demain.Je pourrais cesser de faire du cinéma, ce qui ne m'empêcherait pas de continuer à jouer ou à écrire.Et, dans quelques années, plus personne n'aurait envie de m'interviewer, de me photographier.J'irais où je voudrais sans que l'on me reconnaisse.Mais, bizarrement, le fardeau ne doit pas être si lourd car je n'ai aucune envie de faire ça.J'ai toujours volontairement évité les films qui auraient certainement fait de moi une énorme star mais dont je n'aurais pas été fier.À l'arrivé, j'aurais probablement fini par ne plus pouvoir me supporter.» Première Claudia Cardinale VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 15h RDI USHUAÏA NATURE Des images à couper le souffle qui réjouiront les visuels et les amants de la nature.Dans le premier épisode de cette série documentaire, le photographe et journaliste Nicolas Hulot nous transporte aux quatre coins du monde à la recherche de l'eau, appelée ici l'or bleu.Nous n'arroserons plus nos pelouses de la même façon.Rediffusion à 20h.18h30 r L'ÉCOLE DES FANS Andrée Watters rencontre les artistes en herbe de Charles Lafortune.19h K CINÉMA: PIÈGE DE CRISTAL Un doublé Bruce Willis pour ses admirateurs insatiables.Dans Piège de cristal, des terroristes prennent d'assaut un gratte-ciel de Los Angeles.C'est suivi de Sur les traces de l'ennemi, où un policier de Pittsburgh chasse un meurtrier.19h CD PÉRIPLE EN TERRES SAUVAGES La nature sauvage du Canada filmée par des cinéastes.Ce soir, nous explorons la côte du Labrador, les monts Torngat et le Yukon où un troupeau de 150000 caribous parcourt 750 kilomètres pour aller passer l'hiver plus au sud.Deux épisodes en rafale.20h TV5 CULTURE ET DÉPENDANCES Denise Bombardier est entourée d'autres auteurs pour répondre à la question du jour : « Homosexuels : faut-il tout autoriser ?» Madame Bombardier a une opinion sur le sujet.21h r CINÉMA: HANTISE Dans un vieux manoir, Catherine Zeta-Jones et Liam Neeson se font peur.Le Téléjournal Découverte NAPOLÉON (4) avec Christian Clavier, Isabella Rossellini (3/4) Le Téléjournal Musique de chambre / Les Voix intérieures FENÊTRE.(23:25) Le TVA 18 heures L'École des fans Top 10 - Désastres naturels Juste pour rire - Gala HANTISE (5) avec Lili Taylor, Liam Neeson Le TVA Téléscience / Créatures des abysses Boston Public Belle et Bum/ Nanette Workman, Luce Dufault, Andrée Dupré BAR SALON (4) avec Guy L'Écuyer, Madeleine Chartrand LE SECRET DE ROAN INISH (3) avec Jeni Courtney (23:02) Une fois c't'un gars PIÈGE DE CRISTAL (4) avec Bruce Willis, Alan Rickman SUR LES TRACES DE L'ENNEMI (5) avec Bruce Willis, Sarah Jessica Parker (21:45) News E.T.punk'd Pimp my Ride Cold Case THE DEATH AND LIFE OF NANCY EATON avec Jessica Paré, Brendan Fletcher CTV News News News Taken HENRY THE VIII avec Ray Winstone, Helena Bonham Carter (1/2) Canada Votes.Election Last Chapter.News Homeowner America's Funniest Home Videos Extreme Makeover PRACTICAL MAGIC (5) avec Sandra Bullock, Nicole Kidman .Homes Pub CBS News 60 Minutes Cold Case THE SOUL COLLECTOR (6) avec Melissa Gilbert, Bruce Greenwood News .Raymond Arena Football.(16:00) U.S.Olympic Trials: Gymnastics Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan .Machine Outdoor.Wildlife Trailside Naturescene Nature / Triumph of Life Masterpiece Theatre / Foyle's War: Eagle Day MURDER AT THE GALLOP (4) avec M.Rutherford BBC News Wall Street Classic Gospel Masterpiece Theatre / Prime Suspect: Last Witness (2/2) BBC News I Saw you .(17:30) Makeover.Biography / Jayne Mansfield Cleavage The Celebrity Hot 100 of Forbes Je t'aime.de scène Relais.Visite libre Viens voir les comédiens CHACUN CHEZ SOI (4) avec Tolga Cevik, Erol Keskin Thema: Exil / Home (22:50) Denzel Washington: Profile Arts&Minds Deconstruct.Cecil's Journey RISING SUN (4) avec Wesley Snipes, Sean Connery THE CHOIRBOYS Le Super Spectacle OLO2 Périple en terres sauvages Périple en terre sauvages Sans détour / Idoles.Plan de vol / En route Vidéo Patrouille Bilan.Faculté de théologie Le Cégep.Festifilm 2004 Centre.de l'automobile Entre l'arbre et l'école Kindergarten Le monde.Frontiers of Construction Daily Planet Thrill Rides / America's Thrillmakers - Extreme Rides 2003 Myth Busters / Barrel of Bricks Daily Planet Vidéo Guide Roue de.La Route.plongée Maeva .le spa Itinéraires de rêve Correspond.Pilot Guides .(17:56) .(18:20) .(19:10) King (19:35) Honey, I Shrunk the Kids THROW MOMMA FROM THE TRAIN (4) Radio Free.I-MAN (4) (22:47) NASCAR Nextel Cup (15:30) King of the Hill The Simpsons Arrested Dev.Malcolm.Quintuplets Charmed Global News .Sunday Bob &.The Simpsons Malcolm in the Middle Crossing Jordan Global News Sports Trouvailles &Trésors / Québec Chefs amérindiens Tournants de l'Histoire Légendes du hockey L'AFFAIRE LINDBERGH (4) avec Cliff De Young, Anthony Hopkins War Surgeons Hitler's Henchmen The Irish Crown Jewels THE TRAIN (4) avec Burt Lancaster, Jeanne Moreau Style Star Fashion File Birth Stories Adoption.Little Miracles Exchanging Vows Trading Places Love 911 Skin Deep Stars &.L'Amour à.Nostalgia Musicographie / Mariah Carey Mariah Carey Mariah Carey:Télévisez! Musicographie / Mariah Carey Bécosse.la peau de Babu à bord Concer Plus / C.Aguilera Viva la Bam Groulx Luxe Pauvres Filles! Vidéo Clips Ya Sou Mizik 60 Minutes In Montreal .arménien Jase Cafe .Vietnam Yes, Dear .Standing Teleritmo BBC News CBC News Life and Times The Nature of Things Canda Votes.Election The Passionate Eye Hemispheres 30 Millions.Le Téléjournal Le Journal .(19:15) Ushuaïa Nature Téléjournal Le Point La Part.Histoires.Le Journal Sec.Regard Golf Mag Sports 30 Football / Alouettes - Stampeders Sports 30 En forme.Soccer / Euro 2004 Doc Amy Le Caméléon L'Empreinte du crime Nip/Tuck L'Oeil du crime Prime Suspect DRAGHOULA (7) avec Stephanie Seidle, Chriss Lee Trailer Park Boys .(22:01) .(22:41) Is Harry on the Boat?(23:13) Relic Hunter V Star Trek: Enterprise EARTHQUAKE (5) avec Charlton Heston, George Kennedy OUTBREAK (4) 2004 NASCAR / Dodge/Save Mart 350 (16:00) Sportsnetnews Baseball / Mets - Yankees Sportsnetnews Au max T'as faim?Panorama Marchés Les Chercheurs d'or LE TRÔNE DE SANG: LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNÉE (2) Affaires.Profils Mostly True Stories Trading Spaces: Family Faking it / Snowhills.Trading Spaces: Family Sportscentre CFL Football / Alouettes - Stampeders Sportscentre Soccer Moi Willy.le meilleur Silverwing Redwall Bugs Bunny and Tweety Les Simpson Futurama Les Griffin South Park Les Simpson Henri, gang Acoustic SO.D.A.Journal FR2 Portrait.Culture et Dépendance / Homosexuel.L'Esprit.Le Journal Kiosque Bibliotheca It's a Living Reach for.Vox Renegadepress Foyle's War Rebus Person 2.Film 101 Interventions Miracles Décore ta vie Métamorphose .Ménage .la cigogne Guy Corneau.en toute confidence C'est pourtant vrai Éros et Compagnie La Cuisine.L'Apéro Le Guide.Maisons et Jardins L'Apéro Musique.l'humour Parole et Vie Citron Lime Radio Enfer Une grenade Ce que j'aime chez toi Buffy contre les vampires Degrassi.Bob.Jacob Two.Fries with.YTV's Hit List Mental Block Girlz TV .Hunters Timeblazers .Scholars 2030CE Breaker High Ready or not MutantX Cour à \"Scrap\" Robots Wars Métal hurlant Fastlane Les Chroniques du paranormal CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Leading Men ARTS ET SPECTACLES DISTRIBUÉ PAR BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION (Version française de AROUND THE WORLD IN 80 DAYS) VOYEZ-LE MAINTENANT! GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS (Version Française de \u201cThe Stepford Wives\u201d) CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! LE ECRET N'EN EST PLUS UN! 3238849A «VRAIMENT GÉNIAL\u2026 VOUS ADOREREZ.» Good Morning America - Joel Siegel CC''EESSTT UUNN ÉÉTTÉÉ SSHREEKTTAACCUULLAAIIREE VISITEZ LE SITE www.tribute.ca POUR LES HORAIRES / SON DIGITAL DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS 2e film aux ciné-parcs / SON DIGITAL GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉMA PINE MONT-TREMBLANT / CINÉ-PARC TEMPLETON CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉ-PARC ORFORD CINÉ-PARC ST-HILAIRE FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / 3238641A PHOTO PIERRE ARPIN Cinq comédiens - Marcel Leboeuf, Diane Lavallée, Martin Drainville, Lise Martin et Benoît Brière - dans un Cinq Étoiles.Au Théâtre des Grands Chênes à Kingsey Falls.THÉÂTRE Une recette infaillible VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES version française de «GARFIELD THE MOVIE» Roger Ebert «CHARMANT.BRAVO!» «IRRÉSISTIBLE!» Joe Baltake, THE SACRAMENTO BEE «PATRICK HUARD ÉTAIT LA PERSONNE TOUTE DÉSIGNÉE POUR INCARNER LE GROS CHAT AUX YEUX VERTS EN FRANÇAIS.» Isabelle Massé, LA PRESSE version française de «DODGEBALL a TRUE underdog story» CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL CINÉMA PINE STE-ADÈLE MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND CINÉMAS AMC LE FORUM 22 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE CINÉMA GALERIES GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL LES CINÉMAS GUZZO PARADIS MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LE JOUR D'APRÈS OÙ SEREZ-VOUS?version française de «THE DAY AFTER TOMORROW» «QUELLE AVENTURE! LE FILM POP-CORN PARFAIT!» Joel Siegel, CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 CINÉMA GALERIES GRANBY VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND LE CARREFOUR 10 JOLIETTE GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES CINÉ-PARC ST-EUSTACHE «CONSTAMMENT DRÔLE!» Stephen Holden 3238630A JEAN BEAUNOYER CRITIQUE C'est avec les médias et les comédiens qui ont participé à leurs productions antérieures que les propriétaires du Théâtre des Grands Chênes, Marcel Leboeuf et Normand Chouinard, ont célébré le 15e anniversaire du théâtre de Kingsey Falls.Voyage en autobus, champagne et repas convivial : rien de trop beau pour fêter en s'inspirant du titre de la comédie présentée cet été : Cinq Étoiles.Contrairement à ses habitudes, le Théâtre des Grands Chênes ne présente pas une création québécoise, mais une version de la comédie américaine de Neil Simon, Hotel Suites.J'imagine qu'on a voulu célébrer en misant sur des valeurs sûres : une oeuvre du très populaire Simon et des comédiens aussi recherchés que Benoît Brière, Martin Drainville, Diane Lavallée, Lise Martin et Marcel Leboeuf.Voilà une recette infaillible pour connaître une bonne saison.Ce que Leboeuf et Chouinard mériteraient bien, après avoir pris d'énormes risques au cours des 15 dernières années et avoir présenté des comédies de qualité.Certaines d'entre elles, Clone-moi et André Le Magnifique, par exemple, étaient des créations audacieuses et elles n'ont pas toujours eu le succès escompté auprès du grand public.Alors, on a choisi une comédie américaine traditionnelle qui ne dépaysera personne, nous propose du jeu physique presque chorégraphique et nous permet d'admirer les prouesses de Benoît Brière et Martin Drainville.Le spectacle est trop long.Une comédie de trois heures, c'est impossible en été lorsqu'on donne deux représentations le samedi.Il faudra donc couper au moins 30 minutes dans ce spectacle qui exige énormément d'énergie de la part des comédiens.À l'origine de Hotel Suites, il y a un collage de différentes histoires qui se déroulent dans un hôtel.La première histoire, fort simple, nous fait voir Martin Drainville qui se retrouve dans sa chambre d'hôtel, avec une inconnue, cachée sous la couverture, dans son lit.Une jolie jeune fille évidemment inerte, assommée par l'alcool.Drainville se rappelle tout à coup que sa femme doit venir le rejoindre dans sa chambre.Il doit donc cacher l'ingénue et on imagine facilement les prouesses et les acrobaties auxquelles il doit se livrer.La deuxième histoire nous raconte les malheurs d'un père de famille qui tente désespérément de faire sortir de la salle des toilettes sa fille qui doit se marier dans les prochaines minutes.Benoît Brière, même s'il n'a pas l'âge du père de famille, est délirant.L'histoire suivante surprend quelque peu puisqu'elle ne contient pas d'éléments de comédie.Un auteur menace son agent littéraire avec un revolver puisqu'il a pris tout son argent et tente de s'enfuir en Argentine avec les 2 millions de dollars que l'auteur de best-sellers possédait.Ensuite, deux couples amis qui achèvent leurs vacances qu'ils ont passées ensemble, règlent leurs comptes et en viennent littéralement aux coups.Ils se sont tapés sur les nerfs pendant trois semaines et ne peuvent plus se supporter.Une dernière scène, non prévue par l'auteur, nous permet d'assister à une chorégraphie où les acteurs de la pièce, tous déguisés en femmes de ménage, viennent nous livrer une petite danse du 15e anniversaire.Tout à fait charmant.Somme toute, un succès assuré pour l'été à Kingsey Falls avec cette comédie sans prétention, parfois décousue, sans ligne directrice.Mais qu'importe, le duo Drainville-Brière attirera les foules qui en auront pour leur argent.C'est garanti.CINQ ÉTOILES de Neil Simon.Adaptation et mise en scène : Normand Chouinard.Décor, costumes et accessoires : Jean Bard.Éclairages : Stéphane Vézina.Musique : Ludovic Bonnier.Chorégraphie : Dominique Giraldeau.Distribution: Martin Drainville, Lise Martin, Diane Lavallée, Benoît Brière et Marcel Leboeuf.Comédie présentée du 16 juin au 28 août au Théâtre des Grands Chênes à Kingsey Falls.Infos : 819 363-2900.sont de version française de «WHITE CHICKS» AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES 2e film au ciné-parc G À L'AFFICHE ! VISA GÉNÉRAL VERSION FRANÇAISE CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / CINÉ-PARC JOLIETTE / SON DIGITAL 3238622A VISITEZ LE SITE www.tribute.ca POUR LES HORAIRES / SON DIGITAL DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE / CINÉ-PARC ORFORD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL Présentement à l'affiche Tom Hanks Catherine Zeta-Jones UnfilmdeSTEVENSPIELBERG «Un divertissement de ce calibre est très rare.Hank se donne corps et âme pendant les moments comiques.C'est contagieux.» Kenneth Turan, LOS ANGELES TIMES «Spielberg est un producteur génial.J'adore ce film.» Richard Roeper, EBERT & ROEPER «C'est drôle, brillant et touchant\u2026 un des grands films de l'année.» Jeffrey Lyons, NBC-TV «Un bon film pour vos rendez-vous amoureux.» Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA «Deux fois BRAVO!» EBERT & ROEPER www.theterminal-themovie.com DREAMWORKSPICTURESprésente Uneproduction PARKES/MacDONALD Unfilmde STEVENSPIELBERG TOMHANKS CATHERINEZETA-JONES WALTERF.PARKES LAURIEMacDONALD STEVENSPIELBERG ro it ar ANDREWNICCOLet SACHAGERVASI Histoire e SACHAGERVASIet JEFFNATHANSON Scénario ar STEVENSPIELBERG Réalisé ar PATRICIAWHITCHER JASONHOFFS ANDREWNICCOL ro cte r s «LETERMINAL» STANLEYTUCCI CHIMcBRIDE DIEGOLUNA JOHNWILLIAMS Délég és M sq e ar TRAMESONOREDISPONIBLESUR version française de «The Terminal» 3238637A S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX ARTS ET SPECTACLES REEDITIONS Yellow Magic Orchestra, negliges de l'histoire du techno PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPECIALE Sans beatbox ni trompettes, Sony Music a recemment procede a la remasterisation du catalogue du groupe japonais Yellow Magic Orchestra.Le moment se prete donc pour jeter un peu de lumiere sur une des formations pop les plus en avance sur son temps, cruellement laissee dans l'ombre des New Order, Depeche Mode ou Kraftwerk.Le Yellow Magic Orchestra (YMO) est d'abord la creation du fameux compositeur et musicien Ryuichi Sakamoto ; surtout reconnu pour ses nombreuses musiques de film (The Last Emperor, Furyo) et ses collaborations avec des musiciens issus de milieux fort differents.Sakamoto rencontre en 1978 ses deux futurs collaborateurs, deja etablis sur la scene pop underground japonaise : le batteur et chanteur Yukihiro Takahashi et le bassiste et clavieriste Haruomi Hosono.Leur collaboration va s'averer des plus fructueuses : en cinq ans de travail, le groupe a fait paraitre neuf albums ! Le travail du YMO etait un travail d'experimentations et de defrichage.La diversite des influences musicales condensees dans la discographie du groupe est siderante : beaucoup d'electronique alliee aux musiques traditionnelles du Japon, du Bresil, de l'Afrique, avec un cote pop pleinement assume.D'abord marque par le succes de Kraftwerk, puis par l'emergence d'un nouveau et excitant genre de divertissement - le jeu video -, le groupe concoit un mariage de ces deux univers, une musique ludique et frenetique incarnee par le hit Computer Game (Theme From The Invader) ou sont echantillonnes (le groupe fut parmi les premiers au Japon a travailler avec de telles machines musicales) les themes des jeux video en vogue.La musique du YMO s'est ensuite grandement developpee, tout en gardant cet esprit ludique: des rythmes electroniques bossa-nova sur lesquels on plaque un jeu de synthetiseur elabore, inspire par les grands compositeurs classiques que Sakamoto a etudies a l'universite, entre ses cours de musique ethnique et d'electronique.Parmi les compositions se glissent quelques reprises hilarantes, notamment Day Tripper des Beatles .un hommage de plus a la pop que cherissaient les membres.Le groupe a obtenu un succes d'estime a l'exterieur du Japon, ou ils etaient de vraies stars et a permis au cerveau du groupe de travailler dans les annees 80 avec des musiciens reputes : Adrian Belew, David Byrne, David Bowie (a travers l'oeuvre du YMO, on entend beaucoup ce que Bowie allait devenir dans les annees 80), Youssou N'Dour, Caetano Veloso, David Sylvian et Pierre Barouh, pour ne nommer qu'eux.Nul doute qu'en Angleterre, les groupes emergeants de la scene electro-pop se sont nourris du YMO.Leur musique cache une etonnante richesse qui, malgre les nombreuses rides, arrive encore a nous emerveiller.De plus, on dirait que cette oeuvre nous aide a comprendre les gouts musicaux si etranges des Japonais.Achats recommandes : Technodelic (1981) BGM (1981) et X Multiplies (1980), tous reedites par Sony.Classique du hip hop Illmatic, rien de moins qu'un classique, est un album essentiel que tout amateur de hip hop qui se respecte doit avoir dans sa discotheque, ici reedite en version 10e anniversaire de deux CD.En 1994, Nasir Jones .fils du jazzmen Olu Dara, qui joue d'ailleurs de la trompette sur Life's a Bitch.avait a peine 18 ans, mais etait deja en pleine possession de son immense talent de rappeur.Paru un an auparavant, son single Halftime avait allume la meche du buzz ; Illmatic l'a sacre nouveau champion des rues de New-York.Sa voix et son rythme le placaient au-dessus de la masse et, surtout, sa poesie etait brillante, chargee d'images fortes et de rimes astucieuses.La rumeur de son talent lui avait permis de travailler avec les meilleurs producteurs de beats de l'epoque : DJ Premier (Gang Starr), Pete Rock, The Large Professor, Q-Tip (A Tribe Called Quest).L'album a aujourd'hui ete remasterise et le second disque propose quatre remix et deux chansons inedites.Dix ans plus tard, la musique n'a pas pris une ride.Illmatic est considere, a juste titre, comme l'un des plus grands albums rap des annees 90, sinon le plus grand.FFFF1.2 NAS Illmatic - 10Years Anniversary Platinum Series Columbia/Sony BERNADETTE PAYEUR CHRISTIAN LAROUCHE PRESENTENT Mot-cle CANOE : Elvis GVISA GENERAL Deconseille aux jeunes enfants PRESENTEMENT A L'AFFICHE ! 3238608A GENI E S EN HERBE #1099 En collaboration avec Genies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- QUI SUIS-JE ?QUE SUIS-JE?TOUTES LES REPONSES COMMENCENT PAR LA LETTRE S 1 Stratege militaire chinois, a qui l'on doit : Qui connait l'autre et se connait, en cent combats ne sera point defait.2 Compositeur d'origine tcheque a qui l'on doit Ma patrie (Ma Vlast Vltava).3 Ce pays montagneux, royaume de la chasse, a pour capitale Bratislava?4 Quel fleuve coule a Salzbourg, ville de naissance de Mozart?5 C'est le patronyme d'un imitateur d'Elvis, d'une fondeuse canadienne medaillee olympique et le prenom du patineur artistique canadien, Hamilton.Auteure de polars quebecois.D- ASSOCIATIONS ASSOCIEZ CES REGIONS AUX PAYS OU ELLES SE SITUENT.G- LITTERATURE QUEBECOISE 1 D'origine libanaise, il est l'auteur de la recente piece Incendies, dont l'action se deroule a la fois a Montreal et au Liban, et a ete pendant cinq ans directeur ar t istique du Quat'Sous.2 Cette auteure de polars quebecois a cree la detective Maud Graham que l'on retrouve notamment dans Le Collectionneur.3 Ce sociologue et auteur d'un essai d'histoire comparee intitule Genese des nations et cultures du Nouveau Monde a publie, en 2002, son premier roman, hommage aux pionniers du Saguenay, Mistouk.4 Ce dramaturge et auteur de l'Histoire de l'oie, a vu sa piece Les muses orphelines adaptee au grand ecran par Robert Favreau en 2000.5 Fondateur des Editions de l'Hexagone en 1953, il a organise la Nuit de la poesie en 1970, la meme annee ou parait son recueil de poesie, L'homme rapaille.B- COLIBRI 1 Quelle espece de colibri, que l'on retrouve uniquement a Cuba, correspond au plus petit oiseau du monde, le male ne mesurant en moyenne que 5,5 cm de long?2 En s'inspirant de la question precedente et du cri de l'oiseau- mouche, comment dit-on colibri en anglais?3 Dans son Histoire naturelle, ce naturaliste francais decrit l'ois .le plus elegant pour la forme, et le plus brillant pour les couleurs.4 Quel type de vol distingue les colibris lorsque ceux-ci se nourrissent, vol qui exige un nombre de battements d'aile superieur aux autres oiseaux, donc une plus grande depense d'energie?5 Quelle espece de colibri est la plus repandue au Canada et la seule presente dans l'est du pays; son nom provenant de la couleur de sa gorge?1 Baviere a- Croatie 2 Pomeranie b- Allemagne 3 Transylvanie c- Pologne 4 Istrie d- Republique tcheque 5 Moravie e- Roumanie E- CHARADE 1 Mon premier est le mot manquant dans le titre du film suivant, datant de 1967 et mettant en vedette Sidney Poitier et Katharine Hepburn: Guess .coming to dinner.2 Mon second est le prenom de la skieuse de fond canadienne, medaillee d'or a Salt Lake City, .Scott.3 Mon troisieme est le prenom du proprietaire de la brasserie servant de lieu de rassemblement dans le film quebecois Les Boys.4 Mon tout est un pays d'Asie centrale dont la capitale est Tachkent et qui a un acces a la mer d'Aral.H- HISTOIRE DE LA TURQUIE 1 Quel gouvernement turc, arrive au pouvoir en 1908 a la suite d'une revolution qui a mene a l'application de la Constitution de 1876 et a des elections subsequentes, a emis un decret ordonnant la deportation des Armeniens, le tout s'etant solde par la mort de plus d'un million de personnes?2 Alors que l'Empire ottoman est demantele entre ses divers ennemis, la Perse etant divisee en zones d'influence par l'accord anglo-russe, la Crete etant rattachee a la Grece, la Bosnie-Herzegovine a l'Autriche- Hongrie, quel pays arrache la Libye aux Turcs en 1912?3 Quel detroit turc, permettant d'acceder a la mer de Marmara, a fait l'objet d'une sanglante bataille lors de la Premiere Guerre mondiale entre les Anglais, les Francais et leurs allies, perdants, et les Turcs aides des Allemands, victorieux?4 Ce general turc, heros des Dardanelles, convoque l'assemblee nationale turc en 1920 et entreprend de resister a l'autorite du sultan Mehmed VI qui negocie secretement un projet de protectorat avec la Grande- Bretagne.5 Quel traite de 1920 consacre la decheance de l'Empire ottoman et reduit la Turquie a une region du centre et du nord de l'Anatolie, traite dont l'application n'aura jamais lieu en raison de la reprise de l'ensemble du territoire par les forces kemalistes?C- ACTUALITE 1 Dans quelle region du monde se deroule le documentaire Ce qu'il reste de nous realise par Francois Prevost, Kalsang Dolma et Hugo Latulippe?2 Dans quelle prison de Bagdad ont ete commis des sevices envers les prisonniers irakiens, reveles par la presse au printemps 2004, et pour lesquels George W.Bush a presente ses excuses au monde arabe?3 Quelle convention du droit humanitaire signee en 1949 reglemente le traitement des prisonniers de guerre?4 Quelle tribu indienne des Andes, comptant pres de deux millions d'habitants et ayant conserve la plupart de ses coutumes ancestrales, a procede a des actes de violence pour revendiquer la fin de la corruption et des inegalites au printemps 2004?5 Quel geant francais de l'aluminium Alcan a-t-elle achete en 2004 pour cinq milliards de dollars americains?F- IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Il nait le 3 octobre 1896 a Lille.Il se destine tout d'abord a une carriere theatrale.2 Son penchant pour le cinema l'amene a realiser durant sa periode muette La tragedie de Lourdes et de s'imposer dans les annees 30 avec Maria Chapdelaine et Pepe le Moko.3 Convie a Hollywood, il y realise durant la guerre Toute la ville danse, evocation de la vie de Johann Strauss fils et L'imposteur, film de propagande de guerre.4 Il renoue avec le succes en 1951 avec le Petit monde de Don Camillo et la suite Le retour de Don Camillo, serie tiree des romans de l'Italien Guareschi.Il meurt en 1967 apres avoir realise son dernier film, Diaboliquement votre.Colibri GEN27JN SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES - 66 - - Nous nous contenterons de cinquante et un pour cent du capital- actions.- C'est hors de question.- J'ai oublié de préciser que vous demeurez président.À vie, bien entendu.Et que vous conservez le contrôle complet des stratégies d'investissement.D'après l'excellence de vos rendements nous permettra de récupérer notre mise de fonds en moins de quatre ans.Surtout si nous augmentons chaque année d'un milliard ou deux les fonds que vous allez gérer pour nous.- Aucun gestionnaire sérieux ne peut vous garantir une performance comme celle que j'ai obtenue au cours des dernières années.Il y a toujours un risque.- Nous sommes prêts à vivre avec ce risque.- Et si jamais vous n'étiez pas satisfait de mon travail - Si les performances ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons le droit de reprendre une partie de notre investissement.Quatre-vingt-dix pour cent après un an, quatrevingt après deux.Après dix ans, nous retirerons simplement les fonds sous gestion et nous vous laisserons tout le capital-actions.C'est le genre de risque que nous sommes prêts à courir pour nous assurer votre collaboration.- C'est tout?- Il y a une dernière condition.J'ai un droit de veto sur toute transaction touchant la propriété de la compagnie.En termes clairs, vous ne pouvez pas vendre sans mon accord.Mais si jamais vous ou un de vos associés tenait à se départir de ses actions, je puis vous assurer que nous saurions trouver un terrain d'entente.- C'est vraiment tout?Hope avait de la difficulté à - Je vous le concède, votre proposition n'est pas sans intérêt.Je vais y réfléchir.Mais je ne peux rien vous promettre.- Dès que vous serez assez convaincu pour examiner une proposition concrète, téléphonez-moi.Vous l'aurez dans les vingt-quatre heures.L'argent sera déposé en fiducie à votre nom, dans l'institution de votre choix.- Il y a un point important dont nous n'avons pas parlé: les autres actionnaires de la compagnie.- Si vous le désirez, nous pouvons répartir notre investissement entre l'ensemble des actionnaires, au prorata de leur participation actuelle dans la compagnie.La décision vous appartient.- Et si un actionnaire s'opposait à la transaction?- Aurait-il le moyen de s'y opposer?Vous avez la majorité des votes, me semble-t-il.- Le vice-président, en tant que cofondateur, a un droit de veto sur toute modification à la structure de propriété de la compagnie.- Vous prévoyez des difficultés?- Nous avons bâti la compagnie ensemble et il y est très attaché.- Nous pourrions probablement consentir à un effort supplémentaire de quelques millions.Si c'était la seule chose qui manquait pour conclure une entente.croire qu'on puisse lui faire une telle proposition.- Un dernier détail, fit Brochet.- Il me semblait, aussi.- Je deviens consultant pour la compagnie.À ce titre, je reçois des honoraires d'un demi-million de dollars par année.Plus un pour cent des profits.- Qu'est-ce que vous apportez, en retour de ces honoraires?- Mon expérience, mes contacts.Je représente l'actionnaire majoritaire pour toute matière dont vous pourriez avoir besoin de discuter.- Vos services sont plutôt coûteux, non?- Sans moi, il n'y a pas d'entente.- Je vois.- Nous souhaitons évidemment une réponse assez rapide, reprit Brochet, avec un sourire qui se voulait complice.Plus vite nos fonds seront gérés par vous, mieux ce sera pour notre rendement.À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN27JN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC27JNM 3233472A .LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Inscrire sa présence.C'est un désir.Créer une oeuvre qui parlera de lui mais, surtout, qui témoignera davantage de ses contemporains, de leur manière d'être et de vivre.L' «Je suis exigeant pour moi, je le suis aussi pour les autres.Intransigeant, on dit quelquefois que j'ai mauvais caractère, c'est que je ne marchande pas.Je ne peux accepter l'ignorance, l'indolence, l'incompétence, le je-m'en-foutisme.» ANNE RICHER architecte Dan S.Hanganu possède la fureur de construire et, quand il est aurepos, il construit encore, comme si toute sa vie devait tenir sur des assises aussi solides que le mur de pierres qu'il érige autour de sa maison.Ce personnage entier recueille à 65 ans les fruits d'une carrière menée tambour battant, rigoureuse et imaginative.Il y a quelques semaines, il a reçu des mains de M.Bernard Lamarre le prix Carrière Sam-Lapointe dans le cadredu Gala de l'Institut de Design Montréal 2004, un prix qui souligne l'ensemble de l'oeuvre d'un designer québécois.La semaine dernière, Dan Hanganu a reçu un doctorat honoris causa de l'Université Laval.La Presse ajoute à ce palmarès le titre de Personnalité de la semaine.«Je ne peux pas nier que cela me chatouille de recevoir tous ces honneurs, dit-il dans un éclat de rire.Mais j'aurais tellement apprécié les recevoir à 30 ans!» Il avoue que, dans certains projets, si de jeunes architectes se présentent, il leur cède volontiers la place, sachant ce que cela signifie d'avoir à se battre pour se créer une place au soleil.Tout est architecture Jeune architecte, il voulait construire une église \u2014 c'est fait.Une école\u2014c'est fait.Un théâtre, desmaisons, unmusée, des hôtels.Il a tout fait, et encore plus que ce que lui permettait son rêve.Il a parfois même dépassé ses attentes avec un pur plaisir, comme ce fut le cas du musée de Pointe-à-Callière.«Dans un espace historique, on a construit unmusée contemporain sans copier, sans pastiche, original.Il sera là encore dans 100 ans.» Il aimerait avoir toujours cette liberté, ce cadeau de pouvoir aller au bout de son idée sans entraves.«Ce champ d'action me fascine.On ne fait pas beaucoup de place à la créativité.Etlacritiqueinternevienttoutdémolir.Pourtant, tout est architecture: les rues, les villes, les maisons.Je peux influencer la vie des gens.» «Vous êtes jugé sur un bâtiment, sur la placepublique, pardesforcesnoncompétentes.» Lucide, il poursuit : «L'architecture a perdu de son panache.C'est devenu un bien de consommation.On construit ce qui se vend.» Il sait, en entrant dans une maison, quelle sorte de personnage vit là.Par les objets surtout.Lui-même en collectionne de tous les coins du monde qui lui rappellent une rencontre, unpays, une culture.«Je collectionne les anges», avoue-t-il, car l'imagerie le touche.«Des pays d'Amérique latine, malgré de maigres moyens, réussissent à traduire par leur architecture des habitations de masse qui ont un caractère.» Il regrette le peu de place que l'on fait à l'architecture dans notre culture.«Nous n'avons pas eu de véritable débat ici, dit-il pour expliquer ce marasme.La société et les gouvernements ont certes leur responsabilité, mais l'architecte lui-même n'a pas su se faire connaître.On souffre et on pleure, on est bon, mais on n'est pas compris.», dit-il, mi-figue, mi raisin.Il faudrait légiférer sur le bon goût?«Au moins situer un niveau en deçà duquel on ne peut pas descendre.» À travers une quarantaine de prix d'excellence, on retient de lui ce qui va durer : l'église de Saint-Benoît-du-Lac, le siège social du Cirque du Soleil, Val de l'Anse à l'Île-des- Soeurs, le Théâtre du Nouveau-Monde, l'École des hautes études commerciales, etc.Son rêve?Un jour, il construira une tour d'habitation dont il a déjà une esquisse dans ses carnets.Une enfance communiste Avant de s'établir au Canada en 1970, il s'installe à Paris avec ses parents après avoir quitté la Roumanie, son pays d'origine.Il est né à Iasi le 27 janvier 1939.Il était «bon garçon», studieux à l'école, mais sans plus, avoue-t-il.Son père était militaire de carrière dans l'Armée royale.Il était quasi inévitable que le petit Dan suive ses traces.Une tante architecte, un phénomène rare à l'époque (il faut serappelerque, sous le régime communiste, les femmes exerçaient tous les métiers), une tante, donc, l'influence au point que depuis l'adolescence il n'a pas envisagé faire autre chose.À21 ans il a reçu son diplôme.En 1970, lorsqu'il s'installe ici, «ce n'était pas le paradis, il s'en faut».Citoyen du monde, Dan.S.Hanganu, reconnaît toutefois qu'en Amérique «on peut se trouver un coin qui nous ramène quelque part».Cet ailleurs, c'est un peu de sa Roumanie qui coule dans les veines\u2014«par quel mystère?» s'interroget- il \u2014 de ses deux filles nées ici.Avec le temps, il apprend, comme il le souhaite à tous, à faire la différence entre l'éphémère et l'essentiel.Ce n'est certes pas par la Roumanie de Caucescu.«Je n'ai pas eu d'idole, car tout ce qui était au-dessus de nous était faux.Nos idoles étaient des fabrications, des farceurs, des minables.C'était unmonde hypocrite.» Il ne veut plus perdre de temps en choses futiles, pour que ce qu'il y a d'important ne lui échappe pas, confie-t-il.L'avenir est incertain et l'homme n'est pas aussi bon qu'on le croit.«Ça m'a coûté cher d'y croire.Enfin, je devrais dire que je garde espoir, mais dans cette société riche qui tombe dans le narcissisme, tout est devenu trop facile.» Alors, pour ne jamaisperdrepied , il construit son mur à sa maison de campagne.«Des murs de pierres.larges comme ça!» expliquet- il avec un grand geste.Une maison qui a son histoire, qu'ilatransformée en larespectant.Il aime, plus que tout, la simplicité.La pierre mariée avec le verre, les matériaux bruts.Son travail, c'est sa vie.Il n'est pas homme de loisirs, à ne rien faire.Il donne tout ce qu'il a.«Je suis exigeant pour moi, je le suis aussi pour les autres.Intransigeant, on dit quelquefois que j'ai mauvais caractère, c'est que je ne marchande pas.Je ne peux accepter l'ignorance, l'indolence, l'incompétence, le je-m'en-foutisme.» C'est comme professeur d'architecture qu'il retrouve l'espoir.Il reconnaît souvent dans les yeux de ses étudiants le même éclat qui ne s'éteint pas dans les siens.PHOTOS ANDRÉ PICHETTE LA PRESSE © "]
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