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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-05-31, Collections de BAnQ.

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[" ANNIE BROCOLI Une carrière pleine de détours ISABELLE MASSÉ imasse@lapresse.ca Soirée Tupperware d'antan, mégaparty de Noël, événements costumés de toutes sortes.Les idées les plus farfelues viennent à l'esprit d'Annie Brocoli quand il s'agit d'organiser une boum inoubliable.Dernier en lice : un rallye dans le coin de pays où elle habite, en Montérégie.C'était l'automne dernier.La blonde artiste avait alors invité 25 amis.qui devaient être accompagnés de trois de leurs amis.Leur mission : rien de moins que de trouver sept trésors en un après-midi.À pied.et en voiture.Un mois de préparation « C'est tellement beau, où j'habite ! dit Annie Brocoli.Et j'ai un tel besoin d'organiser des fêtes, des jeux, des choses simples (!) avec mes amis.Surtout quand je fais trop de spectacles et qu'il faut que je retombe sur terre.» C'est que ça roule pour Annie Brocoli.Et plus vite qu'en Coccinelle ! En cinq ans, elle est devenue la meilleure amie des bouts de choux.La récipiendaire de deux Félix, pour ses albums Annie Brocoli dans l'espace et Noël dans l'espace, a vu ses disques et DVD se vendre par centaines de milliers.Son film, Annie Brocoli dans les fonds marins, a émerveillé plus d'enfants qu'on n'aurait pu imaginer.Et la New- Beetle jaune qui lui sert de véhicule promotionnel a fait le tour du Québec plusieurs fois.« Je n'aurais jamais cru que ça prendrait une telle ampleur, lance la principale intéressée.Jamais cru que j'aurais, un jour, à déménager à la campagne parce que trop d'adultes sonnaient à ma porte.Des gens sont déjà descendus de Québec, avec leurs enfants, pour me voir.Je sentais une obligation d'ouvrir la porte.» Ne cherchez plus la Coccinelle devant sa porte.Annie Brocoli roule, depuis quelque temps déjà, en « voiture fantôme ».« Un jour, ma fille en a eu assez ! Moi-même, j'ai, un jour, voulu me promener en simple maman.La Coccinelle, c'est maintenant pour les spectacles, les tournées.» Regrette-t-elle d'avoir laissé son emploi incognito dans un hôtel, il y a cinq ans, pour divertir les tout-petits à temps plein ?Pas du tout ! « Je veux simplement qu'il y ait un bel équilibre entre ma vie privée et ma viepublique.» Annie Brocoli aime que les choses se passent comme elle les a planifiées.« À 50 ans, par exemple, j'aimerais m'occuper d'un verger », dit celle qui a 50 pommiers dans sa cour.Certes, elle accepte parfois de déroger à ses plans.Mais à ses plans professionnels.Malgré une carrière partie sur les chapeaux de roue, elle rêvait de contrats à la télé.« Mais dans deux ans seulement.» Le destin a décidé que la proposition qui ne se refuse pas arriverait cet été : l'animation de 100 Détours (en ondes à TVA, à 20 h, à compter de demain).Le concept ?Des équipes formées de personnalités québécoises participent à des rallyes dans différentes régions du Québec.« Des rallyes ?» s'est alors exclamée la future animatrice au grand patron de JPL, producteur de l'émission.« C'est une blague ?» Découvrir la province Organiser des fêtes chez soi avec les amis de nos amis peut mener à de bien belles choses.C'est que parmi les invités qui ont participé au rallye maison d'Annie Brocoli, l'automne dernier, se trouvait un réalisateur de TVA.« Ces dernières années, on m'a offert des chroniques à la télé, mais j'ai refusé, parce que je ne me sentais pas à l'aise », raconte celle qui a également accepté d'animer le téléthon Opération Enfant Soleil, les 5 et 6 juin, à TVA.« Mais, parfois, il faut se laisser bousculer.Ça fait du bien de s'éloigner momentanément des choses confortables.D'autant plus que l'émission 100 Détours ne dénature en rien Annie Brocoli.Le concept est sain, familial et hyper positif.Je n'aurais pas accepté, par exemple, un rôle de junkie dans un film.» C'est donc Annie Brocoli, et non Annie Grenier, qui a sillonné, tout le mois de mai, les routes du Québec.Il n'y aurait d'ailleurs plus que ses factures d'Hydro- Québec et de Bell Canada qui portent le nom de jeune fille d'Annie.« Même ma mère m'appelle Brocoli ! » >Voir ANNIE en 3 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © En cinq ans, Annie Brocoli est devenue la meilleure amie des bouts de choux.À compter de demain (20 h à TVA), la chanteuse passe à l'animation de 100 Détours, une émission d'été où des équipes formées de personnalités québécoises participent à des rallyes dans différentes régions du Québec.« Parfois, il faut se laisser bousculer.Ça fait du bien de s'éloigner momentanément des choses confortables.D'autant plus que 100 Détours ne dénature en rien Annie Brocoli.» HUGO DUMAS TÉLÉVISION hdumas@lapresse.ca Deux heures d'Occupation double par semaine, une version doublée d'Extreme Makeover du réseau américain ABC, une heure de Pour le meilleur et pour le pire, en plus des auditions de Star Académie 3 ; TVA met le paquet sur la téléréalité pour remplir sa grille d'automne.Selon les informations récoltées par La Presse depuis quelques jours, TVA présentera une première demi- heure d'Occupation double les lundis d'automne à 19 h 30.Le tout culminera le jeudi à 20 h, comme l'an dernier, dans une émission bonifiée d'Occupation double qui durera maintenant 90 minutes.Ce sera deux fois plus de Natacha, de Livia et de Mikaël que l'an passé.En janvier, la vice-présidente à la programmation de TVA, Sophie Pellerin, expliquait à La Presse que beaucoup de bon matériel de cette émission de téléréalité était resté sur le plancher des monteurs, faute de temps pour le diffuser.TVA corrige donc le tir.TVA a aussi concocté des dimanches costauds, qui commenceront avec L'École des fans de Charles Lafortune à 18 h 30.L'émission Demandes spéciales suivra à 19 h, quittant ainsi sa case traditionnelle du jeudi soir.On ne sait toujours pas qui seront les académiciens à la barre de la deuxième saison de Demandes spéciales : ceux de 2003 ou de 2004 ?Tout de suite après Demandes spéciales, entre 20 h et 21 h, TVA a placé la fameuse émission de téléréalité Pour le meilleur et pour le pire, qui se terminera par le mariage en direct d'un couple choisi par le public.Louis Morissette avait été sélectionné pour l'animer, mais il a été congédié après une intervention de la haute direction de Quebecor.Guy Jodoin l'a finalement remplacé.Le retour des auditions de Star Académie dans la grille d'automne de TVA (lundi et mardi à 19 h) est une excellente indication que le réseau va de l'avant avec la troisième saison de son émission championne des cotes d'écoute, même si l'annonce de son retour n'a pas été faite officiellement.Il serait en effet illogique de programmer la sélection des candidats de Star Académie 3 tout l'automne sans nous montrer leur apprentissage au manoir de Sainte-Adèle durant l'hiver.Devancées de 30 minutes, les auditions de Star Académie affronteront dorénavant Virginie de Radio-Canada et la nouvelle quotidienne de variétés de TQS.Le téléroman Annie et ses hommes reste le lundi à 20 h.Il sera suivi de Lance et compte : la reconquête de Réjean Tremblay.Parmi ses nouveautés, TVA a logé son Sketch Show le mardi à 19 h 30.Émission cinglante, le Sketch Show est une adaptation d'une série britannique où cinq comédiens interprètent tous les rôles.En principe, ces comédiens devraient être Sylvain Marcel, Emmanuel Bilodeau, Réal Bossé, Édith Cochrane et Catherine de Sève.Le quiz Vingt et un, une adaptation d'un jeu de NBC sur le black jack et les connaissances générales, passera chaque jour à 18 h 30, contre Flash à TQS et L'union fait la force à la SRC.TVA a confirmé vendredi que c'est Guy Mongrain qui l'animera.Vingt et un remplace Ultimatum et est produit par la même boîte, Casablanca.TVA a programmé une autre nouveauté le mercredi à 19 h 30.Selon toute vraisemblance, il s'agit de l'émission culturelle à laquelle se joindrait Herby Moreau, qui vient de quitter Flash.Le nom de Julie Bélanger circule pour l'animation.Le mercredi à 21 h, place à Transformation extrême, la version doublée d'Extreme Makeover où des gens subissent une série de chirurgies esthétiques dans le but d'améliorer leur apparence.Les avant-après sont souvent très dérangeants.Quant au talk-show de fin de soirée, il sera piloté par Josélito Michaud, l'ex-directeur de Star Académie.Du moins, c'est ce que révèle le plan de grille de TVA que nous avons obtenu.Beaucoup de téléréalité à TVA à l'automne BILLETS TONY BENNETT MERCREDI 30 JUIN, Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 20 h 30 PLEINS FEUX CONCERT D'OUVERTURE À LA BILLETTERIE CENTRALE Spectrum de Montréal : 318, rue Sainte-Catherine Ouest À LA PLACE DES ARTS www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 RENSEIGNEMENTS : MISS UNIVERS QUITO S'EMBALLE PAGE 5 ARTS ET SPECTACLES DANSE STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Petite soirée sympathique au Théâtre La Chapelle, gracieuseté du compositeur de musique actuelle Michel F.Côté et de cinq complices, les danseurs et chorégraphes Estelle Clareton, Emmanuel Jouthe, Dominique Porte, David Pressault et Catherine Tardif.Soixante-trois apparitions, rencontre inusitée entre ces six poids lourds de la danse montréalaise, est orchestrée par Danse-Cité qui inaugure ainsi sa nouvelle série Tracehors sentier.La formule est assez simple.Michel F.Côté, créateur boulimique (autodidacte, il est à la fois compositeur, réalisateur de disques, chroniqueur musical, membre d'orchestres divers, musicien de scène pour des artistes comme Marie-Jo Thério et on en passe), compose 19 courtes variations sur quatre ou cinq thèmes extraits de Socrate, un opéra peu connu d'Éric Satie, et de sa version revue et corrigée par l'Américain John Cage.Il les soumet ensuite à l'imagination de Clareton, Jouthe, Pressault et Tardif qui ont carte blanche pour se créer des solos sur des extraits au choix.Touche finale : ces cinq têtes fortes consacreront trois semaines à la mise en commun de leurs petits bijoux, sous le regard attendri de Côté qui refuse de jouer au boss.Moment fascinant d'ailleurs que d'épier les cinq chorégraphes, un certain mardi après-midi, en train de construire les transitions entre les solos.Ils s'entendent comme larrons en foire, cherchant à tout prix à respecter l'intégrité de chaque solo et à offrir l'espace nécessaire pour laisser respirer le travail de chacun.D'ailleurs, cette belle complicité est évidente lorsqu'on assiste à Soixante-trois apparitions.L'ensemble dégage une candeur et une aisance de quasiment tous les instants.Malgré quelques temps morts, quelques transitions escamotées, les solos s'entrelacent et se chevauchent avec bonheur, formant un tout qui dégage une délicatesse candide, rempli de clins d'oeil subtils.La musique de Côté, planante et aérée, s'immisce en douce à la danse, par murmures et tintements, respectant la respiration naturelle de l'oeuvre.D'ailleurs, il est intéressant de constater que les cinq chorégraphes aux esthétiques très diverses et qui ont, rappelons-le, travaillé de façon indépendante, ont joué, chacun à leur façon, sur l'idée de naissance.Étreints par les éclairages en clair-obscur de Michel Beaulieu, ils font vibrer des êtres engourdis qui finissent par exploser, exulter ou rager.Soixante-trois apparitions est à voir pour la beauté sensuelle de David Pressault, la vélocité ronde et jouissive de Dominique Porte, l'étrange petite bonne femme de Catherine Tardif, l'OVNI mouvant d'Emmanuel Jouthe et la folie révoltée d'Estelle Clareton.SOIXANTE-TROIS APPARITIONS, au Théâtre La Chapelle jusqu'au 5 juin.Infos: 514 843-7738.Candides apparitions 3231911A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 r SUCRÉ SALÉ On ne le verra peut-être pas tout nu dans la rue cette année, mais Guy Jodoin nous promet des minutes de fiction tournées à Cuba et autant d'audace.Pour sa première de la saison, il reçoit la gagnante de Star Académie 2004, Stéphanie Lapointe.19H a UNE ÉMISSION COULEUR DE RADIO-CANADA Invités: Véronique Cloutier, Denise Bombardier, Dominic Anctil, Chantal Petitclerc et Rémi Bellerive.En prestation: Nancy Dumais.Notez la nouvelle heure de diffusion.19H30 TV5 VIE PRIVÉE, VIE PUBLIQUE Les invités de Mireille Dumas parlent de leur démon du jeu.Certains d'entre eux ont gagné de véritables fortunes, mais ont tout perdu.Parmi eux: le chansonnier Jean Amadou et l'humoriste et présentateur Philippe Bouvard.21H r MONK Un milliardaire de l'informatique est abattu après avoir sauvagement attaqué un couple à sa sortie du cinéma.Bien sûr, il y a anguille sous roche et Monk veille au grain.21H A CINÉMA: LES PALMES DE M.SHUTZ Une délicieuse comédie avec Charles Berling, Isabelle Huppert et Philippe Noiret.La découverte de la radioactivité et du radium par Pierre et Marie Curie provoque des étincelles dans le monde scientifique.21H g THE ONE THAT GOT AWAY Amateurs de téléréalité, c'est pour vous: un tombeur retrouve sept de ses ex-petites amies et leur propose une.deuxième chance! Deux heures de cris et de chuchotements.Aujourd'hui (17:30) L'union fait la force MATRONI ET MOI (4) avec Alexis Martin, Pierre Lebeau Le Téléjournal/Le Point UN MONDE SANS PITIÉ (3) avec Hippolyte Girardot Le TVA 18 heures Sucré Salé / S.Lapointe Max inc.Caméra Café Ma maison Rona Monk Le TVA Sucré Salé / S.Lapointe DRACULA: MORT ET TRÈS HEUREUX (5) (23:02) Ramdam 1045, rue des Parlementaires Aux p'tits bonheurs Téléscience / Madagascar, l'odyssée des cimes LES PALMES DE M.SCHUTZ (3) avec Charles Berling, Isabelle Huppert L'oeil ouvert / Rolling (22:53) Le Grand Journal (17:00) Fun noir & Cie / Rita Lafontaine Coroner LE MARTYR D'ANDREW(5) avec Park Overall, Seth Adkins Le Grand Journal Caméra extrême Pub News Access H.e Talk Daily The O.C.CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now This Hour.Air Farce Hockey / Finale de la coupe Stanley: Lightning - Flames The National The Simpsons ABC News Will & Grace Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Yes, Dear Still Standing .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor The One that got Away Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow / Kansas City American Experience / War Letters American Valor Bus.Report BBC News Bus.Report The Newshour BBC News Cold Case Files (8:00) IKE: COUNTDOWN TO D-DAY avec Tom Selleck, Timothy Bottoms IKE: COUNTDOWN TO D-DAY avec Tom Selleck, Timothy Bottoms .musique Les Violons.Classe de.Jardins L'Héritage Grands Spectacles / CIMJM 2003 Harmoniques Bravo! Videos Road to Avonlea Freedom Acrobats and Maniacs SKIRTS AHOY (5) avec Esther Williams, Barry Sullivan Law& Order Sans détour / .barbecue Biographies / Alain Choquette Exploits / Combattants Micro Monstres Les Nouveaux Détectives Excès de stars / Crimes.NASA Educational File Galerie d'art Planète Terre Le Monde à la carte .substances psychotropes Physiologie et Vieillissement How'd they do that?Daily Planet Monster House Monster Garage Monster Machines Daily Planet Saveurs.de Corse Évasion.Bain de soleil Reiselust .les fous Casse-cou Gris Évasion.Documentaires européens All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Mentors 8 SECONDS (5) avec Luke Perry, Stephen Baldwin The Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld The O.C.7th Heaven The WB's Superstar USA Global News Global National Train 48 E.T.Fear Factor The One that got Away Global News Global Sports Artisans de notre histoire Trouvailles./ Québec Frontière (6/6) L'Enfer du devoir LE COMMANDO DE LA DERNIÈRE CHANCE (5) avec Susan Diol Greatest Journeys on Earth JAG D-Day Week / D-Day in Colour - D-Day on Juno Beach JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs .Gourmet Opening.Extra Matchmaker Surprise Wedding .Story of the Wedding .Weddings Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / F.Pérusse Génération 80 / 1988 Benezra Max Baladeur Musicographie / F.Pérusse Top5M.anglo Top5M.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Bécosse.Banzai Dollaraclip Dans la peau de La Forza del Desiderio Will & Grace From Egypt to Montreal Hellas Spectrum King of Queens .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Sports Journal Fashion File The National The Passionate Eye Sports Journal Fashion File Le Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.Le Bateau de l'avortement Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Hors-jeu Sports 30 Avant-match Hockey / Finale de la coupe Stanley: Lightning - Flames Sports 30 (22:45) Largo Winch Brigade des mers Brigade spéciale Les Experts Agents doubles Les Condamnées Poltergeist Doc Cold Squad The Crow: Stairway to Heaven Queer as Folk MANDRAGORA (4) (23:12) PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Firefly Angel Outer Limits Hockeycentral Sportsnetnews Snapshots NHLPA's.Jzone US Open Nine Ball You Gotta.Baseball / Blue Jays - Mariners Débrouillard Volt Panorama Culture du tabac LA GUERRE DES NERFS (5) avec Donald Sutherland, Anne Archer Panorama What not to Wear / Diffusion de 11 émissions.(16:00) Off the Record Sportscentre That's Hockey Playoff Edition Boxing Preview Off the Record WWE Raw Sportscentre Moi Willy.Sacré Andy! Yakkity Yak Ratz Porcité Fred.Les Simpson Henri, gang South Park La Clique Les Simpson Déchiqueteurs On a tout essayé (18:05) Journal FR2 Vie privée, vie publique / Les jeux d'argent font-ils le bonheur?.Jardins Le Journal Les Enfants de l'année blanche School Bus Fun Food.No Price too High Studio 2 Inspector Morse Canada:A People's History Imprint Studio 2 Maigrir.Nicolas Décore ta vie Métamorphose Diagnostic: inconnu Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne .pour la vie! .(16:30) Connexion: la technologie.Le Guide de l'auto La Justice.Question Santé Événement spécial Le Guide de l'auto Edgemont .justiciers Une grenade Degrassi.Gilmore Girls Vice Versa .galaxie Spongebob Nick Cannon Martin.Yvon of.Dragon Ball Dragon BallZ .Hunters Timeblazers Fries with.Mental Block Addams.My Family Au-delà du réel .Nerdz .c'est fait Farscape Aux frontières de l'inexpliqué Cour à \"Scrap\" La Porte des étoiles Une émission couleur de Radio-Canada .clips (23:45) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CS SD SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine 1 Diana Krall The Girl in the Other Room 2 Alanis Morissette So-Called Chaos 3 Method Man Tical 0 : The Prequel 4 D-12 D-12 World 5 Black Eyed Peas Elephunk 6 Usher Confessions 7 Evanescence Fallen 8 Rasmus Dead Letters 9 Guns N' Roses Greatest Hits 10 George Michael Patience Palmarès des ventes au Québec 1 Isabelle Boulay Tout un jour 2 Francis Cabrel Les beaux dégâts 3 Marie-Élaine Thibert Marie-Élaine Thibert 4 Artistes variés Star Académie 2004 5 Corneille Parce qu'on vient de loin 6 Pierre Lapointe Pierre Lapointe 7 Artistes variés Le Petit Roi 8 Laurence Jalbert Ses plus grands succès 9 Ariane Moffatt Aquanaute 10 Marie-Chantal Toupin Maudit Bordel Francis Cabrel Alanis Morissette PHOTO GETTY IMAGES NATHALIE PETROWSKI Alertemétéo Il arrive rarement que, en sortant d'un film-catastrophe, j'aie envie de m'acheter un condo au Mexique.Il arrive encore plus rarement que j'aille voir un film-catastrophe, étant par nature et par tempérament suprêmement allergique au Big Mac de leurs effets spéciaux.Mais The Day After Tomorrow, de Roland Emmerich, le réalisateur d'Independance Day et de Godzilla, n'est pas un film-catastrophe comme les autres.D'abord cette superproduction de 125 millions sur les effets pervers de l'effet de serre est un tour de force technologique qui a été tourné nulle part ailleurs qu'à Montréal-les-Bains, dans un bassin géant construit au milieu des usines Alstom.Pendant deux semaines, les acteurs et figurants ont pataugé dans un océan d'eau filtrée et montréalaise.Le nombre d'emplois locaux générés par le tournage remplit six pages du cahier de presse.C'est dire que The Day After.a créé pendant six mois autant d'emplois que Bombardier en a aboli la semaine dernière, et laissé en héritage aux technos québécois une expérience de haute voltige à inscrire sans complexes dans leur CV.Pour ajouter à mon plaisir, le film a reçu l'appui inconditionnel de l'exvice- président américain Al Gore.George Bush en a immédiatement fait de l'urticaire, rêvant de bannir un film qui rappelle son désengagement des accords de Kyoto et le fait passer une fois de plus pour un irresponsable qui va entraîner la planète à sa perte.Devant cette attaque en règle contre la piètre gestion environnementale de l'administration Bush, la haute direction de la NASA a fait circuler une directive interdisant à tous ses employés de commenter le film.Pendant ce temps, à l'Agence américaine d'administration climatique et atmosphérique, on ne contenait pas sa joie.Non seulement l'Agence, paralysée par les coupures de Bush, est citée dans le film, mais le personnage principal, une sommité en climatologie, interprété par Dennis Quaid, y travaille ! J'en ai vite conclu que, même si ce film était une nullité absolue, il méritait d'être vu, ne serait-ce que pour le bordel qu'il a réussi à créer avant même sa sortie.Tant pis pour mes allergies ! Je suis sortie du film complètement sonnée.Le crachin qui mouillait l'asphalte m'a immédiatement paru suspect.Et s'il se transformait en averse, puis en orage, puis en typhon ?Et si au même moment des dizaines de tornades faisaient voler Los Angeles en éclats ?Si des grêlons de la taille d'une noix de coco assommaient tous les habitants de Tokyo ?Si une immense vague de fond vomissait des trombes d'eau sur Wall Street avant que tout vire en glace et réduise la statue de la Liberté à une momie congelée ?Et puis qu'est-ce qui me dit que le temps pourri qui sévit sur le Québec n'est pas le prélude d'une nouvelle ère glaciaire causée par une conspiration de Mère Nature et Al-Qaeda ?J'ai jeté un regard inquiet vers le ciel gris et bas, sentant qu'il pourrait aisément cacher derrière son banc de nuages épais le théâtre d'un cataclysme universel ne nous laissant aucune issue possible sinon la fuite vers le Mexique.Bon.OK, je l'avoue : les films-catastrophes ont tendance à neutraliser les gaz carboniques produits par mon cerveau et à donner à ma matière grise la consistance du Jell-o.Dans ce cas-ci, j'ai tout de même réussi à garder une once de sens critique et à voir que The Day After Tomorrow est aussi débile que les autres films-catastrophes, mais mieux fait.Assurément mieux fait.J'ai même compris ce que les scientifiques de tout acabit clament sur les tribunes depuis une semaine : le chaos climatique énoncé par le film est scientifiquement impossible.Si l'hémisphère nord doit absolument revenir à l'ère glaciaire, ça prendra 1000 ans, pas 30 secondes au micro-ondes.Ajoutez à cela qu'il faudra me rôtir en broche avant que je croie une seule seconde que la dévotion paternelle puisse pousser un homme à faire Washington-New York à pied à moins 350o sans que son Kanuk le lâche.The Day After Tomorrow est un festival d'invraisemblances aussi ridicules qu'hilarantes.La plupart des critiques américains ne se sont d'ailleurs pas gênés pour le descendre en flammes dès sa sortie.Mais ils peuvent hurler de rire tant qu'ils veulent, ils ne m'enlèveront pas le trouble étrange que j'ai ressenti à la fin du film, lorsque la nature détraquée engendre un nouvel ordre du monde.Mon trouble vient du fait que l'ennemi, dans ce cas-ci, n'est pas un extraterrestre, un tyrannosaure, un gorille plus gros qu'un gratte-ciel ni une météorite en folie.L'ennemi est un objet quotidien dont nous nous informons chaque matin avant les indices de la Bourse ou les résultats du hockey.C'est notre obsession numéro 1 et notre plus grande religion : la météo et son patron en chef, la nature.Voir ces deux-là se déchaîner sur grand écran fait vibrer autant notre fibre émotive que notre culpabilité.Car au plus profond de notre « Ford » intérieur, nous savons tous qu'avec nos gaz pourris, nos pesticides toxiques, nos aérosols empoisonnés et la pollution endémique que crachent nos bagnoles et nos usines calamiteuses, nous abusons à chaque seconde de Mère Nature.Elle nous le signale d'ailleurs tous les jours sur les chaînes météo de la Terre avec ses typhons, ses tempêtes et ses inondations.Et malgré l'insouciance avec laquelle nous lui répondons, nous avons tous l'intime conviction que nous vivons du temps emprunté : un jour ou l'autre, môman va se fâcher pour de bon et le meilleur des avocats ne saura la raisonner.C'est tout cela que The Day After Tomorrow remue inconsciemment avant de nous abandonner, hagards et grelottants, dans un camp de réfugiés au Mexique.Interrogé sur les leçons à tirer de ce film, un expert des changements climatiques de Washington a déclaré au National Geographic qu'il espérait que les gens retiendraient que le système climatique est fragile, et non qu'ils devraient s'acheter au plus vite un condo au Mexique.Le réalisateur Roland Emmerich est plutôt d'accord avec ce constat, à une nuance près: il a déjà son condo au Mexique.Une carrière pleine de détours ANNIE suite de la page 1 Alors, après nous avoir fait visiter l'espace et les fonds marins, Miss Brocoli nous invite, tout l'été, à découvrir notre belle province.L'Outaouais, le Saguenay, Québec, Lanaudière, les Laurentides, Charlevoix.« Es-tu déjà allée dans Charlevoix ?demande- t-elle, enthousiaste, à la journaliste.Et à Wakefield, dans l'Outaouais ?Si un jour, je me marie, je veux que ce soit dans ce village.J'ai passé 1000 fois à côté du Cosmodôme, à Laval, sans jamais m'y arrêter.J'y ai finalement inscrit mon fils, l'autre jour ! Les pubs de Tourisme Québec me touchent vraiment maintenant ! Je suis partie plusieurs fois en tournée, ces dernières années, mais sans jamais avoir le temps de m'arrêter quelque part.J'ai joint l'utile à l'agréable, en mai.J'ai vraiment découvert le Québec d'une autre façon.» Garder la confiance des parents Au repos donc, la Coccinelle jaune, cet été ! Mais pas pour longtemps ! En septembre, Annie Brocoli reprend le volant pour divertir jeunes et plus jeunes.Pas question d'arrêter de chanter, même si le plus beau semble encore à venir.A-t-on peur de vieillir quand on symbolise l'image immaculée et parfaite d'une certaine jeunesse ?Et cette image est-elle difficile à porter 24 heures sur 24 ?« Je reste moi-même.Je me suis toujours dit que j'allais faire ce métier du plus profond de mon coeur.Et un coeur, ça vieillit bien ! « Oui, il y a des choses que je voudrais faire mais que je ne peux pas faire, poursuit Annie Brocoli.Parce que je ne veux pas perdre la confiance des parents.On m'a déjà proposé de participer à un spectacle d'humour.Les blagues étaient drôles, mais juste assez grivoises pour conclure que ça n'en valait pas la peine.Il y a quelques années, on m'a également proposé de devenir porte-parole d'une marque de céréales, que je trouvais trop sucrées.Même quand l'offre est alléchante, je dois me rappeler que j'ai une responsabilité envers les enfants et les parents.» La chanteuse, et désormais animatrice, n'aurait fait aucun sacrifice, en cinq ans de carrière.C'est qu'elle l'a dans la peau depuis des lustres, ce personnage d'Annie Brocoli.« J'ai écrit Germaine, la grenouille végétarienne à 17 ans.J'ai ouvert des boîtes récemment, après un déménagement, pour découvrir des tonnes de textes écrit, plus jeune.Toutes des histoires d'éléphants dans des pots de beurre d'arachides ! L'enfant en moi est encore vraiment présent.» Annie Brocoli estime avoir 16 ans.« Surtout depuis le mois passé à l'enregistrement de 100 Détours, dit l'idole de 33 ans.J'ai vécu un vrai trip de célibataire, le sac au dos.J'ai toutefois souffert de ne pas voir mes enfants (de 9 et 7 ans).» Le paradis pour une fille qui était franchement calme à la préadolescence et à l'adolescence.«À 7 ans, j'étais pas mal grande.À l'heure du souper, je m'assoyais avec les grands et j'adorais écouter leurs discussions.Et à l'adolescence, je n'ai pas fait les 400 coups.Je ne voulais pas faire de peine à ma mère.» L'idée de faire 100 détours lui plaît davantage.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Les frères Diouf ont donné leur spectacle devant un public féru de musique percussive.LES FRÈRES DIOUF AU CABARET La fête au bout des doigts PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Avant même de mettre les pieds au Cabaret vendredi soir dernier, j'étais certain de l'issue de ce concert mettant en vedette les frères Diouf.Ça se terminerait dans la fête, assurément.Comment peut-il en être autrement avec ces maîtres du tambour africain, devant un public assurément féru de musique percussive ?C'était gagné d'avance.Déjà que les frères Diouf garantissent la fête aux musiciens montréalais qui ont la bonne idée de les engager comme accompagnateurs, imaginez lorsqu'ils mènent leur propre pirogue.Non seulement ça, mais le mot s'était assurément passé : ces musiciens d'origine sénégalaise avaient convoqué leur tribu de danseurs.Une foule nombreuse, colorée, souriante et massée au pied de la scène attendait le signal pour se faire aller les jambes.Un public favorable, ainsi que quelques collègues musiciens, Ariane Moffatt et le guitariste Rick Haworth (« notre Ry Cooder ! » comme a dit Ariane à la blague durant la première partie du concert).Il a pris son rôle au sérieux, notre Cooder, passant tout le concert sur scène avec ses guitares, caché à l'arrière, accompagnant les longs jams épicés d'influences du monde.La jolie introduction de kora n'était que de la poudre aux yeux.C'était trop calme, on sentait la tempête africaine poindre à l'horizon.En moins de deux, Karim, derrière ses instruments, et El Hadji, qui tient difficilement assis plus de 30 secondes, ont allumé la mèche de ce qui était pour devenir une fiévreuse soirée de danse.Les baguettes claquaient sur les peaux des instruments des deux frères qui battaient en cadence un appel à la danse.Ce concert, présenté comme celui de la rentrée pour les Diouf, servait de prétexte à présenter sur scène les chansons de leur premier album, Dund, paru l'hiver dernier.Horaire de travail oblige, ce n'est donc qu'à l'orée de l'été que nous avons pu prendre le véritable pouls de ce disque, qui prend enfin sur scène tout l'envol que l'on souhaitait.Dund, sur disque comme sur scène, s'éparpille entre les influences traditionnelles, brésiliennes, jamaïcaines, voire blues lorsque Haworth utilise sa slide guitar acoustique durant l'entraînante Téloul, en première partie.En début de deuxième partie, surprise pour le public : Ariane Moffatt grimpe sur scène, guitare au cou, pour se payer la traite en «africanisant » son succès La Barricade, kora et lancées vocales de Karim et El Hadji en prime.La surprise a ensuite rejailli sur la jeune star lorsque, à la fin de sa chanson, on a apporté des timbales à son intention.Tout sourire, Moffatt s'est emparée des baguettes pour défendre sa réputation de multi-instrumentiste.3229473A DANS HORAIRES DE CINÉMA LES JEUDIS ET SAMEDIS 3226447A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Bill 101: dérape extrémiste à l'horizon JULIE PARENT CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le dramaturge Yvan Bienvenue n'a pas l'habitude d'écrire des histoires de Câlinours.Il ne fait pas exception avec sa dernière création, Bill 101 (présentement à l'Espace libre), qui raconte comment un jeune documentariste se trouve piégé dans les locaux d'obscurs défenseurs de la langue française.Engagé pour dactylographier un texte, Philippe (Martin Desgagné) se trouvera mêlé malgré lui aux affaires des militants, lorsque ces derniers lui demanderont d'expliquer à un vieil Anglo inoffensif, emmené illégalement dans les locaux, qu'il n'a pas le droit d'afficher uniquement en anglais.C'est que Philippe est le seul à parler la langue de Shakespeare.Des Francos unilingues, une idéologie de pureté, un anglo unilingue ; de l'incompréhension et de la peur rampante : voilà un terreau propice à l'extrémisme.C'est ce que démontre habilement le thriller qu'est Bill 101 : jusqu'où peut mener une pensée extrémiste, comment cette dernière peut déraper lorsqu'elle est confrontée à la réalité.Et comme ici, l'extrémisme s'applique à la langue française au Québec, il y a tout un discours sur la langue, l'immigration et l'identité québécoise notamment, qui s'articule autour de l'action.Par la bouche des personnages, mais aussi par celle de Bienvenue, qui apparaît dans la pièce, par le truchement d'une projection vidéo où il se fait interviewer par le documentariste.Une façon ingénieuse d'insérer son point de vue, qui aurait peut-être gagné à être abrégée : la projection dure 16 minutes, soit près du quart de la pièce.Cela dit, la réflexion de Bienvenue mérite d'être entendue, notamment lorsqu'il aborde l'importance d'une langue libérée sans être bordélique, et le phénomène des démagogues tels que Gilles Proulx.Un propos lourd à porter Au départ, Yvan Bienvenue voulait donner à Bill 101 une dimension lyrique, poétique, ce qui a été évacué en cours d'écriture.Dépourvue des fenêtres que sait donner la poésie pour éclairer et aérer un peu la réalité, le propos de la pièce, déjà grave, est encore plus lourd à porter.Mais il serait faux d'en conclure que la pièce en soi est lourde.L'auteur a usé de beaucoup d'humour dans les répliques et les situations, et les spectateurs riaient franchement lors de la première, mardi dernier.Et bien que leurs dialogues soient souvent prétexte à véhiculer un contenu politique, les comédiens ont tous su insuffler de la profondeur et de la crédibilité à leurs personnages, même à ceux qui semblent trop extrêmes pour exister, comme François (André Ouellette), le jeune loup fasciste de la Police de la langue française.En fin de compte, on sort de la salle avec l'impression que le théâtre a fait son oeuvre : on s'est identifié au personnage principal, Philippe, pris malgré lui dans ce huis-clos inquiétant, on a étouffé avec lui.Et elle est là, la violence de Bill 101.Pas dans les jurons, les cris ou les coups, mais dans tout ce qui précède et prépare le crescendo final.La violence des petites règles tatillonnes, des certitudes inébranlables, la violence qui se cache derrière le sourire et la voix suave d'Hortense, la directrice du Regroupement des Eugénistes francophiles.BILL 101, à l'Espace libre jusqu'au 19 juin.Texte et mise en scène: Yvan Bienvenue.Distribution: Martin Desgagné, Renée Cossette, André Ouellette, Jacques L'Heureux et Paul Stewart.PHOTO CP Entourant la porte-parole de l'événement, la chanteuse Dawn Tyler Watson, les Bob Walsh, Jim Zeller et Jean Millaire étaient présents lors du dévoilement de la programmation du prochain rendez-vous des amateurs de blues.LE 11e FESTIVAL BLUES DE TREMBLANT Une montagne de blues CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Engagé vers une deuxième décennie de spectacles dans la montagne, le 11e Festival blues de Tremblant a mis tous les atouts de son côté en allant chercher Dawn Tyler Watson à titre de porte-parole.Un bon coup, puisque la suave chanteuse s'est adjoint les services du grand Bluesman d'en haut, de qui elle a exigé une météoclémente pour la durée de l'événement en juillet.Avec ce genre d'alliance divine, les organisateurs de l'événement n'ont plus rien à craindre ! D'autant plus qu'une programmation digne d'intérêt sera offerte aux amateurs.Le blues est souvent affaire de liens de sang et pour le programme de ce 11e rendez-vous, l'observation tombe pile.La rencontre des quatre membres de la famille amérindienne Indigenous (10 juillet) devrait en souffler quelques-uns avec sa puissante concoction faite de blues et de hard rock.Le guitariste Jimmie Vaughan, frère de feu Stevie Ray, viendra perpétuer la tradition familiale le 14 juillet.Même chose pour les Holmes Brothers, le même jour, qui savent mettre le feu à une scène en moins de deux.Sans compter Bernard Allison, fiston de l'électrifiant Luther, qui sera de la partie le lendemain.Hors des cercles familiaux, mais complètement intégré à la grande messe blues, Keb' Mo et ses lancinantes incantations parfumées de soul est au programme.Kevin Moore de son vrai nom, vient d'ailleurs de faire paraître un album intitulé Keep It Simple, qu'il nous présentera le 16 juillet.On attend aussi beaucoup de Sista Monica Parker (10 juillet), une mamma originaire de l'Indiana qui n'hésite pas une seconde avant de pousser ses blues drapés de gospel.Parlant de gospel, on attend aussi les célèbres Blind Boys of Alabama, qui roulent sur les routes d'Amérique depuis une paye déjà.En scène le 16 juillet.Roomful of Blues, Melvin Taylor et Ronnie Baker Brooks figurent aussi au menu.Cela dit, on retrouvera de nombreux musiciens du clan québécois sur les scènes du Festival.La marraine de l'événement, Dawn Tyler Watson montera sur les planches le 10 juillet.Forte de son expérience au cinéma dans Jack Paradise, et se promenant avec son vibrant album Ten Dollar Dress sous le bras, la dame risque d'en faire chavirer plusieurs.« J'ai plein de souvenirs intéressants à propos du Festival de Tremblant, dont un duo acoustique que j'ai fait l'an dernier.Mais ce que j'aime surtout, c'est le cadre de l'événement, les arbres, les montagnes et le blues.Wow! » Au rang des autres artistes de chez nous, on note la présence des incontournables guitaristes Bob Harrison, Bob Walsh (accompagné pour l'occasion de 12 violonistes), Pat The Duke et Steve Hill, de même que des harmonicistes Jim Zeller, Carl Tremblay et Guy Bélanger.Une sélection locale qui revêt une importance supplémentaire pour Suzanne-Marie Landry, directrice de la programmation pour le festival.Harmoniciste, elle connaît plus que tout autre le parcours du bluesman et de la blueswoman pour l'avoir arpenté longtemps.« Je sais ce que c'est d'avoir à faire les petits bars, raconte-t-elle.Et ça arrive parfois qu'on soit traités comme des chiens.Il n'y a rien de facile dans cette vie-là.C'est pour contrer ça que le Festival fait une belle place à nos artistes québécois.Ils le méritent et le public aussi.» .LE FESTIVAL DE BLUES DE TREMBLANT se déroulera du 9 au 18 juillet ; infos: www.tremblant.com/bluesfestival Un Montréalais joué à Stratford cet été PRESSE CANADIENNE STRATFORD, Ontario \u2014 La première pièce du dramaturge montréalais Nicolas Billon, La Chanson de l'éléphant, sera jouée au prestigieux Festival de Stratford, en Ontario, cet été.M.Billon a écrit cette pièce il y a environ cinq ans.Le tout a commencé sous la forme d'une scène à l'intention d'un cours de rédaction à l'Université Concordia, à Montréal, avant de devenir une courte pièce d'un seul acte.Le dramaturge a ensuite donné davantage de corps à l'oeuvre, avant que des acteurs montréalais n'en fassent la lecture.C'est alors qu'il a su que l'oeuvre fonctionnerait.« Mais je n'avais alors aucune idée où aller, où la produire, parce que je n'avais jamais fait ça auparavant, a-t-il raconté.J'ai donc envoyé la pièce au plus grand nombre de gens possible que je savais impliqués directement ou indirectement dans le milieu du théâtre.En fait, je voulais juste voir quelle serait leur réaction.» La pièce est ainsi passée d'une personne à l'autre jusqu'à ce qu'elle se retrouve entre les mains du cinéaste montréalais Jean Beaudin, qui se trouve être le partenaire de la comédienne Domini Blythe, du Festival de Stratford.M.Beaudin a parcouru le manuscrit et a aimé ce qu'il a lu.Il l'a alors remis à Mme Blythe, qui a aussi apprécié l'oeuvre, la refilant à son tour au directeur artistique Richard Monette.Également séduit, ce dernier a décidé de produire la pièce.« Voilà de quelle façon ça s'est passé.Ce fut un hasard, merveilleux et bizarre », a indiqué le dramaturge âgé de 26 ans.La Chanson de l'éléphant, qui sera également présentée au Théâtre d'Aujourd'hui, à Montréal, après les Fêtes, est un drame psychologique au sujet d'un psychiatre qui disparaît de son bureau.La dernière personne à l'avoir vu est un patient intelligent et manipulateur nommé Michael, obsédé par les éléphants.Le directeur de l'hôpital insiste pour poser des questions à Michael, bien qu'il ait été informé du caractère particulier de ce dernier.La pièce est axée sur cette rencontre et la tournure que prend la conversation entre les deux hommes.« C'est réduit à sa plus simple expression, et je dois reconnaître que c'est comme ça que j'aime le théâtre », a indiqué M.Billon.Piano: la finale dès ce soir CLAUDE GINGRAS L'épreuve finale du Concours international de piano débute ce soir et se poursuivra demain et mercredi, chaque soir à 19h30, salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Radio- Canada diffusera en direct les trois séances, au cours desquelles les neuf finalistes, à raison de trois par soir, joueront un concerto à leur choix parmi 30 proposés, avec l'Orchestre Symphonique de Montréal dirigé par Jacques Lacombe.Voici les noms des finalistes et le concerto joué par chacun: CE SOIR: > Gintaras Janusevicius (Lituanie): Mozart K.488 > Darett Zusko (Canada): Brahms no2>Spencer Myer (États-Unis): Brahms no 1 DEMAIN SOIR: > Éliane Reyes (Belgique): Ravel > Alexander Orlov (Russie): Tchaïkovsky no 1 > Sergueï Salov (Ukraine): Brahms no 2 MERCREDI SOIR: > David Fray (France): Ravel > Daria Rabotkina (Russie): Prokofiev no 3 > Natalia Zagalskaia (Russie): Chopin no 2 Les neuf juges (tous pianistes, mais dont les seuls connus sont Michel Dalberto, André Laplante, Benedetto Lupo et Angela Cheng) seront placés au premier rang de la corbeille, devant un lutrin éclairé, et à une bonne distance les uns des autres.Pour ces trois séances, la corbeille sera fermée au public.Derrière les juges À Pierre-Mercure, lieu des trois séances de demi-finale, le public est venu si nombreux qu'il fallut en placer une partie au balcon, derrière les juges.Impossible, de cet endroit stratégique, de ne pas jeter quelques regards indiscrets du côté de l'auguste aréopage.Les juges avaient les partitions sur leur lutrin.Les uns les consultaient, les autres pas ; certains prenaient des notes, d'autres pas.J'ai remarqué que Benedetto Lupo était gaucher.Deux femmes du jury restaient absolument impassibles, leur petite lumière éteinte.Un juge feuilletait paresseusement le programme pendant qu'un concurrent jouait la pièce imposée de Jacques Hétu.Un autre s'est retourné deux fois avec insistance.Mais pourquoi donc ?Au milieu du public immobile et respectueux, une petite fille démêlait sans cesse sa tignasse blonde, jacassait avec sa voisine et allait même jusqu'à mimer les gestes du concurrent.La petite, c'était la « célèbre » Marika Bournaki, 13 ans.À côté d'elle, son père, ne voulant sans doute pas brutaliser la grande vedette, ne semblait se rendre compte de rien.Comme par hasard, le « couple » Bournaki avait pris place derrière la juge Yoheved Kaplinsky, professeur à Juilliard et professeur de mademoiselle.OPÉRA CLAUDE GINGRAS CRITIQUE On ne rit pas souvent, on s'ennuie par moments, la plupart des interprètes sont moyens comme chanteurs et comme acteurs, chef et orchestre sont routiniers, on voit des gens bâiller largement aux entractes, on regrette que cette soirée de trois heures n'ait pas été réduite à deux.Et pourtant, il serait injuste de dire que La Veuve joyeuse, dernière production de la saison à l'Opéra de Montréal, est un échec.Il s'agit d'une bonne présentation de seconde zone qui, comme telle, a plu à une foule de gens, comme en témoigne la réaction très enthousiaste de la salle, samedi soir à la première.J'ai raconté l'intrigue dans nos pages ce jour-là et n'y reviens pas.Bonne présentation, donc, mais loin d'être idéale.Premier problème : la mise en scène.Conventionnelle, sans beaucoup d'imagination, voire marquée de quelques « trous ».Exemple : on annonce solennellement « Le prince Danilo ! » et la scène est complètement vide.Pour l'ensemble : du très bon travail d'amateur.En location du Utah Opera, les décors sont simples et jolis, les costumes sont, les uns somptueux, les autres comiques ; le blanc et noir du premier acte est même assez original.Les éclairages sont brillants.sauf lorsqu'ils sont réduits à la quasi-obscurité pour les épisodes de confidence : la salle est bien grande et alors, à l'arrière, on ne voit plus rien.Dans le rôle-titre, Frédérique Vézina joue efficacement sa grande scène de jalousie à Danilo, mais la voix est limitée, légèrement chevrotante, et il n'y a là rien des spectaculaires entrées qu'on attend d'une femme que la moitié de Paris convoite pour ses millions et sa beauté.Jean-François Lapointe était Danilo dans la production de 1991.Depuis, il a épaissi, le geste s'est alourdi, la voix s'est durcie.La seule voix intéressante du spectacle est celle de John Tessier, authentique tenorino d'opérette, à l'aigu claironnant, et le seul vrai comédien de la distribution est Normand Lévesque, le seul aussi dont on comprend tout le texte (pour les autres, il faut lever les yeux vers les surtitres français !).Jean Marchand habillé en femme : cela eût pu être très drôle, mais cela ne l'est guère.Les danses nationales du pays de la Veuve et le « ballet» des serveurs de Chez Maxim's sont vivement exécutés.«LA VEUVE JOYEUSE», adaptation française de Robert de Flers et Gaston de Caillavet de «Die lustige Witwe», opérette en trois actes, livret de Viktor Leon et Leo Stein d'après la comédie «L'Attaché d'ambassade», de Henri Meilhac, musique de Franz Lehar (1905).Production : Opéra de Montréal.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations : 3, 5, 7, 9 et 12 juin, 20 h.Avec surtitres français et anglais.Distribution (rôles principaux): Missia Palmieri, la «Veuve joyeuse» : Frédérique Vézina, soprano Le prince Danilo : Jean-François Lapointe, baryton Le baron Popoff : Normand Lévesque, comédien Nadia, son épouse : Nathalie Paulin, soprano Camille de Coutançon : John Tessier, ténor Figg, valet du baron : Jean Marchand, comédien Mise en scène : Jacques Leblanc Décors : Michael Yeargan () Costumes : Thierry Bousquet et Susan Memmott Allred () () location, Utah Opera Chorégraphie : Jean Léger Éclairages : Sonoyo Nishikawa Choeur de l'Opéra de Montréal (dir.Jean-Marie Zeitouni) et Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Direction musicale : Bernard Labadie Veuve.joyeuse? Dis-moi qui est la plus belle.L'Équateur mise sur le concours de Miss Univers pour se faire une place parmi les nouvelles destinations branchées FRANÇOIS GUÉRARD COLLABORATION SPÉCIALE « Un, deux, trois.Un, deux, trois.On avance et hop, demi-tour vers la droite.» Le chorégraphe de Miss Univers, Scott Grossman, mime la séquence devant les 80 beautés internationales qui se tiennent ça et là sur une scène formée de blocs et d'escaliers.Les aspirantes au plus important titre de beauté de la planète répètent dans ce salon du chic hôtel Marriott de Quito pour le numéro d'ouverture de la 53e édition du célèbre concours, qui sera diffusé demain soir dans une centaine de pays.« C'est bon les filles, vous êtes superbes ! » répète le chorégraphe, alors que les candidates profitent de la moindre occasion pour décocher aux caméras un sourire à faire fondre un glacier.Selon la chaîne NBC, qui détient les droits du concours avec l'homme d'affaires newyorkais Donald Trump, plus d'un milliard de personnes seront rivées à leur écran lorsque la dominicaine Amelia Vega, actuelle Miss Univers, déposera sa couronne sur la tête de la nouvelle Vénus planétaire.« C'est l'événement le plus important jamais organisé par l'Équateur », indique Monica Tobar, coordinatrice en chef de Miss Univers pour le pays.Le spectacle sera présenté dans une salle aménagée exprès à l'endroit même où passe le parallèle équateur, qui sépare les hémisphères nord et sud.Et la ville de Quito, qui s'étire à 2850 mètres d'altitude dans une vallée entourée de montagnes, s'est faite belle pour l'occasion.Les façades des maisons coloniales ont été repeintes, des lampadaires ont été installés dans les rues du quartier historique et des lignes jaunes, jusque- là inexistantes, ont été tracées sur les boulevards.Le gouvernement équatorien a dépensé 13 millions de dollars américains pour accueillir la troupe de Miss Univers, dont 5 millions versés directement à Donald Trump et NBC pour acquérir la franchise du concours.En échange, le pays obtient des clips totalisant 12 minutes durant l'émission pour faire la promotion de ses lieux touristiques, dont ses volcans, ses plages et les îles Galapagos.« Le tourisme augmentera de 40% dans notre pays l'an prochain », dit Monica Tobar.Mais ces dépenses font jaser dans le petit pays andin, endetté de 14 milliards et où plus de 20% des 12 millions d'habitants gagne moins d'un dollar par jour.Kintto Lucas, directeur de la revue critique Tintaji (Encre piquante), croit que les gens ne vont pas se bousculer dans les agences de voyage après avoir vu des belles filles s'amuser sur une plage.« Le touriste typique en Équateur est un étudiant qui vient pour l'aventure, et ce n'est pas la clientèle que cible l'émission Miss Univers », note-t-il.Rêve de jeunes filles Malgré tout, les Équatoriens se sont laissés emporter par la frénésie de Miss Univers.Les candidates font la une des journaux et des bulletins télévisés chaque jour depuis trois semaines.« C'est incroyable, les gens restent sous la pluie pendant des heures seulement pour voir passer notre autobus », dit Miss USA, Shandi Finnessey, grande blonde athlétique de 25 ans.Pour Martha Vizuete, propriétaire d'un salon de beauté de Riobamba, où passent plusieurs candidates pour les concours de beauté locaux, devenir reine de beauté est le rêve de toutes jeunes équatoriennes.« Qu'elles soient la reine de leur ville ou de leur village, les filles qui remportent ces concours finissent toutes avec de beaux garçons, plus riches qu'elles et d'un meilleur rang social », dit-elle.Neuf juges issus du monde du spectacle (dont la juge d'American Idol Paula Abdul et l'actrice Bo Derek) éliront celle qui aura le plus impressionné dans les trois épreuves du concours : le défilé en maillot de bain, en robes de soirée et l'entrevue.Pour la durée du contrat, la gagnante aura à sa disposition un luxueux appartement situé dans la Trump Tower à New York, une voiture de service, une garderobe complète et plusieurs milliers de dollars de produits cosmétiques.Surmenées et chaperonnées Séances de photos, tournages, réceptions officielles et défilés de mode, les candidates ont un horaire hyperchargé avant la compétition et doivent s'acquitter de toute tâche avec un sourire figé dans le visage.« Les filles se lèvent à 6 h et se couchent rarement avant minuit.Elles s'habillent, se maquillent et se coiffent elles-même.Elles doivent être impeccables en tout temps », explique Jimmy Steele, spécialiste canadien des concours de beauté qui a entraîné Miss Canada, l'Ontarienne Venessa Fisher, pour la partie entrevue du concours.La blonde de 18 ans avoue qu'il est difficile de jouer à la miss 18 heures par jour pendant trois semaines.« C'est très fatigant, mais la journée est tellement remplie qu'on n'a pas le choix de s'y faire.» Lorsqu'elles n'ont pas de sortie prévue à l'horaire, les filles sont gardées dans l'hôtel Marriott, qui a depuis leur arrivée des allures de forteresse.Un cordon de 160 policiers entoure l'hôtel, et qui veut entrer doit passer par une fouille et un détecteur de métal.« Ces mesures de sécurité sont justifiées car nous sommes en charge de la sécurité de 80 pays », dit Monica Tobar.Aux étages, inaccessibles au commun des mortels, les candidates profitent de peu de liberté.Impossible de sortir de sa chambre sans être accompagnée par un chaperon de l'organisation.Le rôle de ces bénévoles d'âge mûr est de s'assurer que les miss n'aient aucun contact avec des gens hors de l'organisation du concours, afin d'éviter qu'elles se mettent les pieds dans les plats.« Elles ne les laissent même pas aller seules aux toilettes », dit Jimmy Steele.PHOTO DIEGO GRANJA, REUTERS Un, deux, trois.On avance et hop, demi-tour vers la droite : si la tendance se maintient, la prochaine Miss Univers sera terrienne.Encore une fois.Miss Canada ne laisse pas froid Les Équatoriens comparent la très jeune candidate à Barbie FRANÇOIS GUÉRARD COLLABORATION SPÉCIALE Lorsque le quotidien équatorien El Universo a demandé à ses lecteurs « quelle est votre miss préférée ?» Miss Canada est arrivée en tête avec 203 votes contre 199 pour Miss Équateur, qui est pourtant une véritable héroïne nationale.« Tous les garçons qui l'ont vue pensent que Miss Canada est la plus belle », dit Raul Daza, qui travaille comme bénévole à Quito pour l'organisation de Miss Univers.«Les Équatoriens l'aiment beaucoup car elle a de longs cheveux blonds et ressemble à Barbie », indique Javier Noriega, qui couvre le concours de beauté pour le journal équatorien La Hora.Venessa Fisher, de Waterdown, en Ontario, est arrivée à Quito trois jours avant les autres candidates, ce qui lui a permis de visiter une école dans un quartier pauvre de la capitale.« Elle a fait la une des journaux pendant trois jours, dit l'agente commerciale de l'ambassade canadienne, Zoë Mullard, qui a accompagné Miss Canada.Elle a tout de suite établi une relation de proximité avec les gens.» Âgée de 18 ans, Vanessa est la plus jeune concurrente canadienne de Miss Univers depuis 1978.Jimmy Steele, qui l'a entraînée à répondre aux questions des juges, avoue que son jeune âge lui a donné du fil à retordre.« La candidate de l'an passé, Leanne Celine, a presque terminé son doctorat en pharmacologie.Venessa, elle, vient de finir son secondaire.» PHOTO DIEGO GRANJA, REUTERS Venessa Fisher, candidate canadienne pour le concours de Miss Univers.POUR LA FÊTE DES PÈRES.APPELEZ DÈS AUJOURD'HUI AU (514) 285-6911 Interurbain sans frais 1 888 254-7272 Offrez La Presse à votre père tous les week-ends pour les six prochains mois et cinq numéros du magazine GOLF AGP INTERNATIONAL.Seulement 48,88 $ (plus taxes) ACTUEL ENVIRONNEMENT: UNE PHARMACIE DANS NOS FORÊTS PAGE 7 ACTUEL Les 60 ans du jour J Quand l'histoire rencontre la rumeur CHRISTIAN GAUVRY AGENCE FRANCE-PRESSE CAEN (France) \u2014 Le premier village français libéré, la première maison libérée ou encore les vers de Verlaine annonçant le Débarquement sont autant de sujets où l'histoire se mêle à l'imaginaire collectif.Spécialistes et auteurs d'ouvrages reconnus sur la Seconde guerre mondiale, Jean Quéllien, professeur d'histoire à l'université de Caen, Rémy Desquesnes, historien du conseil régional de Basse-Normandie, et les historiens du Mémorial de Caen ont travaillé sur plusieurs cas.Un premier village libéré en France continentale au matin du 6 juin 1944.Les historiens confirment que le premier village libéré en France continentale par les Alliés est Ranville (Normandie), côté britannique.Tous ne sont cependant pas d'accord sur les horaires exacts de libération.Les heures les plus communément avancées sont 2h 30 pour Ranville et 4 h 30 pour Sainte-Mère-Église, premier village libéré par les Américains.Quant à la première maison libérée le 6 juin 1944 en France continentale, il s'agit certainement, selon les historiens, du Café Gondrée de Bénouville.Mais ils restent cependant plus que réservés sur les légendes qui entourent le café.Le café aurait été la première maison libérée pour une raison purement tactique : sa position par rapport au pont Pégasus, première prise stratégique des Alliés le 6 juin.Mais les témoignages se contredisent.Deux vétérans britanniques de faction au pied du café ont ainsi affirmé dans des témoignages confiés au Mémorial Pégasus de Ranville que personne n'a pénétré dans le café les 6 et 7 juin.Certains mythes sont aussi issus du célèbre film Le Jour le plus long.Ainsi sur Sword Beach, le film nous montre le casino de Ouistreham s'effondrer le Jour J sous le feu allié.En fait, le casino a été détruit par les Allemands en 1942, qui ont construit un bunker à sa place, que les Alliés ont bel et bien détruit le 6 juin 1944.Au Mémorial de Caen, on précise aussi que le modèle de faux parachutiste, équipé de feux d'artifice, présenté dans le film atterrissant en Normandie n'y a jamais été parachuté.En Normandie, les alliés ont utilisé un modèle rudimentaire, le Ruppert britannique, en toile de jute.L'Oscar a en revanche bien été utilisé en Provence.Enfin, le célèbre message du débarquement envoyé par la BBC à la résistance française ne se limitait pas aux vers très connus de Verlaine (Les sanglots longs.).Il s'agissait en fait de « dizaines et dizaines» de messages du type « Les carottes sont cuites » ou « Il fait chaud à Suez », chacun adressé à un groupe de résistants et leur demandant de mettre en oeuvre un plan (guérilla, sabotages), rappelle Jean Quéllien.Les historiens précisent aussi que les fameux criquets du Débarquement ont été utilisés uniquement par la 101e Airborne et très peu.Autre sujet de polémique, le départ de la Voie de la Liberté, la célèbre voie Patton.Certains historiens sont plutôt enclins à placer la première borne de cette voie à Utah Beach (borne 00), au premier kilomètre parcouru depuis l'endroit où ont débarqué les troupes de Patton.D'autres considèrent cependant que la libération de la France a commencé avec la libération par les paras américains de Sainte-Mère Église, à la borne 0 de la commune.PHOTOARCHIVES AP Le Jour J est passé à l'histoire, mais il demeure des anecdotes où l'histoire se mêle à l'imaginaire collectif.Ci-haut : le 6 juin 1945, un bateau de la garde côtière plein à craquer de soldats alliés s'approche des côtes de la Normandie.Le film Troie ravive l'intérêt pour l'histoire PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le nouveau film mettant en vedette Brad Pitt sur la guerre de Troie a fait renaître l'intérêt dans les écoles pour l'histoire et la littérature.Alors que le film, montrant l'acteur dans le rôle d'Achille, demi-dieu de la guerre avec une seule faiblesse (le talon évidemment), était projeté en salle pour une première semaine, les professeurs de littérature de tout le Canada se rassemblaient à Québec pour parler des chefs-d'oeuvre littéraires grecs et romains.Bien que le programme de la rencontre ait été bourré de sujets hautement sérieux comme Le sophiste Burden et la Deuxième Oraison de Libanius, c'est le nouveau film sur la Guerre de Troie qui accaparait l'attention.« Évidemment que tout le monde en parle », affirme Jonathan Edmondson, professeur de littérature classique à l'Université de Toronto.Et il ne fait pas de doute selon lui et selon ses collègues que le film de Brad Pitt fera augmenter le nombre d'étudiants dans les cours classiques l'automne prochain.Et le grand Homère lui-même, auteur de L'Iliade, sur lequel repose le récit de la guerre de Troie, reviendra à la mode.En fait, l'Iliade est déjà en 86e place sur la liste des 100 oeuvres les plus populaires en vente sur Amazon.com.Le film Troie s'inspire de L'Iliade et raconte l'histoire de Pâris, prince de Troie, amoureux de la belle Hélène, épouse du roi de Sparte, Ménélas.Lors d'une visite au royaume de Ménélas, Pâris enlève Hélène et l'emmène avec lui à Troie.Pour retrouver son honneur, Ménélas réunit une grande armée qui arrive éventuellement devant les murs de Troie.La ville antique est située sur la rive orientale près du détroit des Dardanelles, qui sépare la Turquie d'aujourd'hui et la mer Egée.Du côté des Grecs de l'époque achéenne, Achille est le plus grand des héros.Un combattant mythique presque invulnérable.Son seul point faible est un talon, par lequel une déesse l'avait tenu pour le plonger dans une eau d'invulnérabilité.Il sera tué d'une flèche à ce talon tirée par Pâris.Mais auparavant, il aura raison d'Hector.Dans L'Iliade, le siège de Troie dure de nombreuses années et c'est finalement avec un subterfuge que les Grecs feront tomber la ville.Faisant croire aux Troyens qu'ils en ont ras-le-bol de la guerre, ils construisent une grande statue en forme de Cheval en hommage au dieu Poséidon avant de reprendre la mer.Les croyant partis, les Troyens tirent le cheval à l'intérieur des fortifications et, la nuit tombée, des grecs cachés à l'intérieur de la statue en sortent pour ouvrir les portes et laisser entrer leur armée.Le film n'est pas totalement fidèle à L'Iliade, mais pour Sheryl Sullivan, responsable de la Chaire des études classiques à l'Université de Colombie-Britannique, il ne faut pas trop sans faire.Surtout que le film va relancer l'intérêt pour les oeuvres anciennes.« Tout ce qui peut ouvrir l'horizon des gens et les renseigner davantage sur l'Histoire ne peut qu'être bénéfique, dit-elle.Même si les faits ne sont pas rapportés exactement.» Et puis ce ne serait pas la première fois qu'un film relance l'intérêt pour un domaine en particulier.Mme Sullivan mentionne le film Gladiateur, avec Russel Crowe, qui a remis à l'honneur les études pour l'anthropologie de l'antiquité.En 1959, Ben Hur a également redonné le goût aux cinéphiles d'en savoir davantage sur les vieilles civilisations.Et puis, selon M.Edmondson, ce sera fascinant à l'automne de comparer avec les étudiants les événements racontés dans le film et ceux évoqués par Homère dans L'Iliade.PHOTO WARNER BROS/HANDOUT, REUTERS Le cheval de Troie tel qu'on peut le voir dans le film du même nom.Des bactéries rongent les ruines mayas au Yucatan Plusieurs activités au parc Lafontaine le mercredi 2 juin, de 7 h à 18h : Ateliers portant sur l'environnement et sur les transports alternatifs ; Remise du bidon officiel de l'Opération vélo-boulot aux 400 premiers cyclistes ; Contenants de lait Natrel offerts entre 7 h et 9 h par Les Producteurs laitiers du Canada ; Remise d'échantillons de gels-douche Dial ; Récupération de vieux vélos par S.O.S.VÉLO, entreprise d'insertion sociale pour les jeunes ; Fromages de chez nous et pommes lors du retour à la maison.présente l'Opération vélo-boulot www.velo.qc.ca Information 514 521-TOUR 1 800 567-8356 Du 31 mai au 4 juin, on va au boulot à vélo pour découvrir ou retrouver le plaisir du transport actif, économique, sain et écologique.3232760A AGENCE FRANCE-PRESSE MERIDA (Mexique) \u2014 Une étude réalisée sur les sites archéologiques mayas de Tulum, Uxmal et Ek Balam, dans la péninsule du Yucatan, révèle qu'ils sont menacés par des bactéries, a-t-on appris vendredi.« Ces bactéries précipitent la corrosion des pierres poreuses avec lesquelles ont été construits les monuments de la civilisation maya, a expliqué à l'AFP Luis Maldonado Lopez.Et les pierres se détériorent en raison des conditions naturelles de la région, comme la chaleur, supérieure à 40 degrés, et l'humidité propre au climat des tropiques.» Selon le chercheur, les agents chimiques nécessaires pour lutter contre cette corrosion sont accessibles, mais l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (Inah), chargé de la préservation des sites, ne dispose pas du budget nécessaire. ENVIRONNEMENT ÉCHOS JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Le nucléaire salvateur « Seul le nucléaire peut maintenant stopper le réchauffement planétaire », écrivait dans une lettre ouverte, publiée lundi dans The Independent, James Lovelock, qualifiant du même coup le protocole de Kyoto « d'opération cosmétique ».L'opinion est étonnante quand on sait que ce scientifique britannique est très respecté des verts et que les écolos européens n'hésitent pas à le qualifier de gourou.Lovelock est le père de l'hypothèse Gaïa, qui conçoit la terre comme un être vivant.En 1989, il a été parmi les premiers à alerter le gouvernement de Margaret Tatcher à propos des changements climatiques.La nouvelle ne pouvait pas mieux tomber pour le lobby atomique, qui n'a de cesse de rappeler que son énergie est propre parce que sans GES.\u2014d'après The Independent Une charte contestée L'Assemblée nationale française doit adopter demain sa charte de l'environnement.Ses 10 articles, intégrés à la constitution, auront la même valeur que la Déclaration des droits de l'homme de 1789 et que celle des droits économiques et sociaux de 1946.Elle consacrera le droit de chacun à « vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.» Néanmoins, l'initiative du gouvernement Chirac est contestée par les socialistes et même par les verts.Tous deux envisagent même de voter contre elle.Les premiers veulent qu'on y inscrive le principe du pollueurpayeur, tandis que les seconds s'interrogent, y voyant plus « un trompel'oeil » et jugeant que le principe de précaution, au lieu d'être sacralisé par la charte, en sortira « en lambeaux.» \u2014d'après Le Monde La pollution fait des jumeaux Des niveaux élevés de pollution ont pour effet d'augmenter les naissances de jumeaux, conclut une étude menée par le ministère de la Santé et de l'environnement allemand et par l'Institut d'épidémiologie et de biométrie d'Hambourg.L'étude portait sur les femmes vivant à proximité d'un incinérateur de déchets toxiques (BPC et métaux lourds) situé dans la vallée du Rhin.Sur 671 mères interviewées, 5,3% ont accouché de jumeaux.Or, la moyenne dans les zones peu polluées se situe entre 1,6 et 2,3 %.Ces statistiques ont été confirmées par les quelques 20 000 naissances inscrites sur les registres dans les régions limitrophes de l'incinérateur : la gémellité y est de l'ordre de 1,4 à 1,6 pour 100 naissances.Elle n'est que de 0,8 ailleurs.\u2014d'après New Scientist Une panne bénéfique La grande panne de courant qui a touché 50 millions de personnes en Ontario, dans le nord-est et le midwest américains, en août 2003, a eu du bon : de l'air plus propre.La pollution associée aux centrales électriques à énergie fossile (charbon, pétrole ou gaz) a été très réduite momentanément, puisque la production était arrêtée.Ainsi, au-dessus de la Pennsylvanie, le niveau de dioxyde de souffre était de 90% moindre et celui de l'ozone de 50% moindre, tandis que la visibilité a augmenté de 40 kilomètres.Ces résultats ont été présentés par le météorologue Russell Dickerson, de l'Université du Maryland, à l'occasion de la conférence printanière de l'American Geophysical Union tenue à Montréal il y a 10 jours.\u2014d'après New Scientist PHOTO ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Les forêts du pays couvrent une superficie près de huit fois supérieure à celle de la France.Pas moins de 56% de celles-ci sont exploitées commercialement, essentiellement pour le bois d'oeuvre et les pâtes et papiers.La forêt médicinale JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Nos forêts recèlent des trésors ignorés en matière de produits pharmaceutiques qui surpassent ceux de l'Amazonie.Tel est le message que Diana Beresford-Kroeger a livré il y a 15 jours au Congrès national de la foresterie autochtone.Selon cette chercheuse ontarienne indépendante, il est temps de s'y intéresser en assurant une saine gestion forestière.Le potentiel est très grand.« On dit que ceux qui survivront à notre époque sont les enfants qui vivent dans les dépotoirs de Manille parce qu'ils vivent des conditions extrêmes.Notre climat est rigoureux.Au point de vue génétique et biochimique, nos arbres sont différents à cause de notre environnement extrême, ils ont un potentiel extraordinaire », explique au téléphone la chercheuse.Elle poursuit des recherches dans ce domaine depuis 25 ans dans son « jardin» de 60 acres.Mais ce potentiel demeure virtuel.Pas un sou du million du budget de recherche de Santé Canada en matière de plantes médicinales et de produits pharmaceutiques n'est dépensé sous la canopée.Pourtant, selon ce ministère, la croissance annuelle de ce marché est de 15 à 20 %.Le tiers de nos 3200 espèces indigènes auraient des vertus thérapeutiques, et ce nombre ne comprendrait pas les arbres.Le marché mondial est estimé par ailleurs à 60 milliards US $.Ainsi, nous serions assis sur une mine d'or.La foresterie traditionnelle serait en quelque sorte l'arbre qui.cache cette forêt.«Depuis 200 ans, nous pensons uniquement en fonction de pieds planches, note Mme Beresford-Kroeger, auteur d'Arboretum America (University of Michigan Press, 2003).Nous coupons les arbres seulement pour le papier et le bois de construction, alors qu'on peut en tirer beaucoup plus.» Les forêts du pays couvrent 417,6 millions d'hectares, soit une superficie près de huit fois supérieure à celle de la France.Pas moins de 56% de celles-ci sont exploitées commercialement, essentiellement pour le bois d'oeuvre et les pâtes et papiers.Ainsi, selon l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), l'industrie ligneuse génère annuellement un bénéfice net de 5 milliards.En contrepartie, les revenus associés aux produits forestiers non ligneux (PNFL) sont bien inférieurs.Ils se chiffrent par exemple à 280 millions en Colombie-Britannique, tous produits (pharmaceutiques, alimentaires et, même, cosmétiques) confondus.Mme Beresford-Kroeger plaide pour une exploitation plus large et durable.Une espèce de jardinage à grande échelle rencontrant les besoins de tous.Elle s'étonne à ce sujet que l'industrie vinicole ontarienne, pourtant bien développée, importe ses tonneaux parce qu'elle ne trouve pas de chêne pour les fabriquer ici.Le monde sylvicole est-il sensible à ce discours ?« J'ai été invitée à parler aux gens de l'industrie forestière canadienne.Ils m'ont écouté attentivement.Le reste du monde n'aime pas voir le Canada couper tous ses arbres, ils essaient de trouver d'autres manières d'exploiter.» D'ailleurs, il y a 15 jours, une coalition formée entre autres de Greenpeace, du Natural Ressources Defense Council et du Rainforest Action Network lançait une campagne internationale pour obliger les forestières à faire de l'exploitation plus durable.À l'entendre, on comprend qu'il y a bien des choses à tirer des sousbois avant que les débusqueuses ne les écrabouillent.Car si l'écorce des saules est à l'origine de la fabrication de l'aspirine, le secteur des PNFL est encore assez limité.Un exemple connu est l'if du Canada (taxus canadensis).Son écorce fournit le paclitaxil, qui sert, sous le nom de Taxol, à lutter contre une vingtaine de cancers, dont ceux des ovaires et du sein.Au Québec, la récolte de l'if a été fixée l'an dernier à 3000 tonnes.Mais d'aucuns ont critiqué les normes d'exploitation gouvernementales.Elles reproduisent celles d'une compagnie pharmaceutique alors qu'on ne prélevait que 300 tonnes.Quoi qu'il en soit, les PNFL ne sont pas à l'abri d'une exploitation abusive.En matière de phytothérapie, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) énonçait en février des règles de gestion durable.Elle se rendait ainsi au constat des environnementalistes à l'effet que le cinquième des 50 000 plantes médicinales du monde sont menacées.« Au moins 50% des médicaments viennent des arbres et des plantes.J'ai peur qu'on surexploite », s'inquiète d'ailleurs Mme Beresford- Kroeger.Elle compte néanmoins sur ses concitoyens : « Il y aura toujours des gens cupides, bien entendu.Mais nous devons dire que ce n'est pas correct d'exploiter la forêt comme on le fait.» PHOTO GRACIEUSETÉ DIANA BERESFORD-KROEGER Diana Beresford-Kroeger.Quelques arbres prometteurs Diana Beresford-Kroeger a identifié quelques-unes des essences prometteuses de nos forêts.Le pawpaw (Annonaceae) contiendrait 250 substances chimiques utiles pour traiter une soixantaine de cancers.L'une d'elles détruit l'enzyme permettant à la cellule cancéreuse de transformer l'énergie nécessaire à son développement.« Le pawpaw est aussi un insectifuge non toxique », a-t-elle ajouté.La sève du bouleau contient du zyletol.« Ce sucre combat les maladies de dents et des oreilles.On pourrait aisément en mettre dans de la gomme et prévenir les caries et les otites chez les enfants.» Le févier épineux (Gleditsia triacanthos) pourrait remplacer le bois traité.L'arséniate de cuivre de ce dernier est dangereux pour la santé.Le févier « résiste aux moisissures et aux termites », dit-elle, ajoutant que le bois traité représente «4 milliards de dollars par an aux États-Unis seulement ».Le caryer ovale (Carya ovata), en plus de fournir des noix, sera utile selon elle dans le contexte du réchauffement global.« Il y a toute une variété de cette famille dans la région de Montréal.Ses noix ressemblent à des pacanes.Les aborigènes s'en nourrissaient, sous forme de lait ou de crème.» L'Amérique, dit-elle, jouit de plus d'ensoleillement qu'ailleurs.« Ces arbres ont besoin de beaucoup de soleil et avec les changements climatiques, ils seront très importants.« Un noyer noir (Juglans nigra) est un placement pour vos enfants.Un seul arbre fournit 60 000$ en planches.De quoi payer largement l'université.» Certes, il n'est mature qu'après 30 ans, mais « il y a une énorme demande pour ses noix.Elles valent plus de 9 $ la livre et servent à faire des biscuits ou de la crème glacée.» TERRE À TERRE Le film catastrophe The Day After Tomorrow a le mérite de sensibiliser bien des gens à la question des changements climatiques.On espère plus de 20 millions d'entrées aux États-Unis.La production du film a été faite, dit-on, avec un souci de la préservation.Ainsi, les producteurs se sont associés à Future Forests, firme conseil britannique qui propose des solutions aux compagnies qui veulent notamment réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).Dans Internet, on incite d'ailleurs à suivre l'exemple des producteurs.Mais avant de planter des arbres ou de faire un don à Future Forests, le cinéphile peut faire sa part, simplement en planifiant une soirée au cinéma verte.« La première des choses : aller voir le film en autobus ou en métro », recommande André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).S'il n'y a pas moyen de prendre le bus, Steven Guilbeault, de Greenpeace, recommande le covoiturage.L'auto est la source de GES non industrielle la plus importante.L'une des voitures les plus écoénergétiques, la Toyota Écho, émet quand même près de trois tonnes de CO2 par an.Selon le Worldwatch Institute de Washington, si les 20 millions d'Américains roulaient 16 km en Toyota Prius (une voiture hybride) plutôt qu'en Hummer pour aller voir le film, plus d'un million de barils de pétrole, 460 millions de tonnes de CO2 et 44 millions de dollars américains seraient épargnés.Au cinéma même, on peut ausi se comporter en consommateur responsable.« La bouteille d'eau, dit Steven Guilbault, a coûté cher en transport pour l'amener ici et en énergie pour la produire.» La fabrication d'un kilo de plastique revient à émettre 2,3 kg de CO2 et requiert.17,5 l d'eau que personne ne boira.« En sortant du cinéma, il est totalement interdit de fumer, dit André Bélisle, à peine à la blague.Ça peut paraître idiot, mais chaque fois qu'on allume ou qu'on brûle quelque chose, on produit des GES.Et le tabac est une des cultures les plus exigeantes et polluantes.» .Questions ?Commentaires ?Écriveznous : actuel@lapresse.ca The Day After Tomorrow et le cinéphile écolo ACTUEL LE VIADUC DE MILLAU L'ouvrage de tous les records AGENCE FRANCE-PRESSE MILLAU, France \u2014 Le viaduc de Millau, dont les deux tronçons se sont rejoints vendredi au-dessus du Tarn, est sans doute l'ouvrage d'art de tous les records, à la fois par sa hauteur, sa légèreté et la rapidité de son exécution.Si la mise en service a lieu comme prévu le 17 décembre 2004, il n'aura fallu que 38 mois depuis le premier coup de pioche en octobre 2001 pour réaliser le pont le plus haut du monde.Les sept piles ont été achevées dès novembre 2003, permettant de placer la chaussée à 270 mètres d'altitude, pulvérisant le record du monde.Celui-ci avait été battu le 12 juin lorsque la pile P2 avait dépassé les 180 mètres du viaduc allemand de Kochertal.L'ouvrage, savant dosage d'acier et de béton, culminera ainsi à 343m au-dessus du sol, soit 23 mètres de plus que la Tour Eiffel.La phase la plus spectaculaire des travaux a été la mise en place de ce tablier, quatre fois plus léger qu'un tablier en béton, mais pesant néanmoins 36 000 tonnes, soit l'équivalent de cinq tours Eiffel, 70 TGV, 42 500 voitures, 1,7 milliard de canettes ou 180 milliards de trombones.Les premiers « lançages » ont commencé en février 2003.Précédé d'un avant-bec, le tablier était soulevé de deux centimètres par des vérins hydrauliques, puis poussé de 60 cm avant d'être reposé au bout de trois minutes, soit une vitesse moyenne de 10 mètres à l'heure.Soixante-quatre translateurs disposés sur le parcours ont participé aux opérations.La reptation était contrôlée par une batterie de télémètres, un laser, et la synchronisation, assurée par ordinateur.À chaque étape la hantise des ingénieurs était de voir le reptile d'acier piquer du nez à l'accostage d'une pile ou déplacer une des piles par frottement.Le viaduc de Millau fera sauter le « bouchon » de Millau, hantise des estivants, avec un débit moyen de 15 000 véhicules/jour, et un «pic» de 25 000 pendant la haute saison.L'A-75 sera ainsi l'autoroute la plus directe et la moins coûteuse entre Paris, la Méditerranée et l'Espagne.Le coût du viaduc est d'environ 320 millions d'euros.Le droit de passage devrait atteindre 6,10 euros en été et 4,6 euros en hiver pour les véhicules légers.PHOTO ERIC FEFERBERG, AFP Si sa mise en service a lieu comme prévu le 17 décembre 2004, il n'aura fallu que 38mois pour ériger le viaduc de Millau, le plus haut du monde.maison jusqu'à 70 $ de rabais congélateurs Beaumark® Coffre, 142 l.Ord.299,99 $.Solde 269,99 $.198 l.Ord.339,99 $.Solde 279,99 $.396 l.Ord.599,99 $.Solde 529,99 $.55 % de rabais duo-sommeil Dura Select II de Simmons, format grand lit Ord.1 999 $.Solde 899 $.50 % de rabais batteries de cuisine et articles suivis.Lagostina, Kitchen Aid, Analon, Circulon et T-Fal 40 % de rabais articles suivis Royal Albert serviettes Nautica literie à prix déjà réduit Ralph Lauren, Laura Ashley, To Gomc et autres 30 % de rabais sélection d'articles Outdoor Living articles-cadeaux en cristal et 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Hbc.3232902A Groenland: des Inuits à Strasbourg pour récupérer leurs terres AGENCE FRANCE-PRESSE COPENHAGUE \u2014 Les Inuits du Groenland, forcés de quitter leurs terres en 1953 pour permettre l'agrandissement de la base américaine de Thulé, ont déposé plainte mardi devant la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg, a annoncé leur avocat, Christian Harlang.Quelque 250 Inuits avaient été déplacés contre leur volonté de leurs riches terres de chasse et de pêche de Dundas, vers Qaanaaq, à environ 140 km au nord, après la décision des États-Unis d'élargir le périmètre de sécurité de la base de Thulé.Les plaignants, réunis en association, Hingitaq 53 (Les déportés de 1953), avaient porté plainte dans les années 90 contre l'État danois, obtenant en 1999 des compensations jugées nettement insuffisantes.Ils avaient fait appel de ce jugement auprès de la Cour suprême avant d'être déboutés le 28 novembre dernier.Ils réclament la restitution de leurs terrains de chasse et de pêche et des compensations pour les préjudices subis.Leur avocat plaide pour « le retour légitime» de ses clients, sur leurs terres, « les seules dans le nord du Groenland où l'on peut vivre des ressources qui s'y trouvent ».Selon lui, « on peut déplacer la base de Thulé et la mettre partout, vu l'immensité du territoire au nord, mais on ne peut déplacer les animaux qui vivent dans une certaine zone, et qui constituent la base de l'existence de la population locale ».« La base est située là où elle se trouve car le gouvernement de l'époque voulait cacher ce projet, parlant d'un simple agrandissement d'une station météorologique et non d'une station de plusieurs milliers d'hommes », a-t-il souligné.Cette plainte survient quelques jours après l'annonce d'un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland sur la modernisation de la base, élément essentiel du bouclier antimissile américain.10000 trésors toujours disparus AGENCE FRANCE-PRESSE BERLIN \u2014 Un an après les pillages au musée national de Bagdad, il manque encore près de 10 000 oeuvres d'art, soit environ deux tiers des quelque 14 000 pièces qui avaient disparu, a déclaré le ministre de la Culture du gouvernement provisoire irakien, Mufid Jazairi, jeudi.Il n'y a toujours « aucune trace » des 9000 à 10 000 « trésors archéologiques » emportés par des pillards, a déclaré le ministre.« Nous avons arrêté les voleurs et certaines oeuvres nous ont été restituées », a ajouté Mufid Jazairi, en visite à Berlin à l'invitation de l'Institut Goethe.Des oeuvres ont réapparu dans plusieurs pays d'Europe et du Moyen-Orient ainsi qu'aux États-Unis, mais la plupart des objets pillés sont en Irak, a précisé le ministre.LES PETITES ANNONCES pour s e ulement 26,00 $ pour 5 lignes 2,60 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus 2jours cons é cuti fs VENTE DE GARAGE Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) "]
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